La presse, 15 janvier 2005, C. Arts et spectacles
[" Savourez le magazine Ricardo EN KIOSQUE MAINTENANT LE MAGAZINE COMPLET DE LA CUISINE PLUS BEAU QUE JAMAIS ! 112P JEAN-FRANÇOIS PICHETTE DANS UN RÔLE STRAIGHT PAGE 6 STEPHEND MADAME PAG PAGE 13 Stephend et Michel Pagliaro AU COEUR DE LA PLANÈTE ROCK?Dans l'ombre de Simple Plan, quintette pop-punk québécois lancé à l'assaut de la planète, plusieurs groupes issus de la scène rock alternative de Montréal font aussi carrière à l'échelle internationale.The Dears, The Arcade Fire et The Stills ne vendent pas des millions de disques, mais récoltent les éloges des critiques américains et européens et suscitent l'enthousiasme de suffisamment de fans de rock pour justifier d'assez longues tournées aux États-Unis et dans plusieurs pays d'Europe.Portrait d'un microphénomène.planétaire.GRAPHISME FRANCIS LÉVEILLÉE, LA PRESSE © ALEXANDRE VIGNEAULT l y a quelques années, Gus Van Go et Bix, deux ex-Me, Mom & Morgentaler transplantés à New York, ont donné unavertissement à un jeune groupe appelé The Stills: sacrez votre camp de Montréal, il n'y a rien pour les groupes anglophones dans cette ville-là! Écrasée par l'imposante structure dédiée à la musique francophone et hors des radars torontois ou new-yorkais, la scène locale anglo, semblait condamnée à la marginalité.Unevoiesansissue, oupresque, pour quiconquerêvedeconquérir lemonde ou simplement de vivre de sa guitare.The Stills a suivi le conseil et déménagé ses pénates à New York.pratiquement dans le salon de Gus.Durant l'été 2002, le groupe y a joué aussi souvent que possible, tissant des liens d'amitié avec Interpol et ouvrant pour Yeah Yeah Yeahs.Puis, tout a déboulé: il a décroché un contrat de disque, a enregistré à Brooklyn et s'est ménagé une place parmi les 10 groupes à surveiller en 2003 selon le magazine Rolling Stone.Un décollage inespéré pour un groupe d'ici.Trois ans plus tard, provenir de Montréal nesembleplusunhandicappourungroupe rock.C'est même une bonne cartede visite.Unnombresurprenant de formationsissues de la scène anglo-montréalaise ont attiré l'attention d'influentes publications américaines et européennes depuis 18 mois: The Stills, bien sûr, mais aussi The Dears, The Arcade Fire, The Unicorns, Stars et Les Georges Leningrad.«Oui, il y a un buzz Montréal», confirme Martin Pelland, bassiste de The Dears, qui dit s'en faire parler par des journalistes de partout.Ce n'est pas la première fois qu'on prédit \u2014nonsansfierté\u2014que Montréaldeviendra bientôt le centre de la planète rock.> Voir MONTRÉAL en 4 \u2014THE DEARS 1-George Donoso III, 2-Natalia Yanchak, 3-Patrick Krief, 4-Murray A.Lightburn, 5-Valerie Jodoin-Keaton, 6-Martin Pelland, \u2014THE STILLS 7-Olivier Crowe 8-Greg Paquet, 9-Tim Fletcher, 10-David Hamelin, \u2014THE ARCADE FIRE 11-Win Butler, 12-Régine Chassagne, 13-Richard Parry, 14-Tim Kingsbury Identifié par lemagazine Rolling Stone comme l'un des groupes à surveiller en 2003, The Stills s'est notamment fait un nom en Angleterre et en France à la suite de la parution de son premier album, Logic Will Break Your Heart.«Ce qui rend ce groupe si admirable, c'est son sixième sens très pop, ses textes intelligemment tordus, ses mélodies planantes provoquant la dépendance, ainsi que leur belle et bouillante passion», écrit Alexia Loundras sur BBC.com.Après avoir brièvement habité New York en 2002 et longuement tourné en 2003 et 2004, le groupe est de retourà Montréal depuis décembre et travaille actuellement à son deuxième album.Détail intéressant: The Stills partage son local avec Sam Roberts et son band et ils ont pour voisins.The Dears.Tout ce beau monde a ses habitudes au Pistol, sur le boulevard Saint-Laurent.FORMÉ DE: Tim Fletcher, David Hamelin, Greg Paquet, Olivier Crowe et LiamO'Neil L'OBLIQUE «Montréal est une ville où il y a beaucoup demagasins de disques et de soldeurs», signale Pierre Siankowski, journaliste au magazine français Les Inrockuptibles, qui souligne la diversité de l'offre et les prix accessibles.Il considère d'ailleurs L'Oblique, véritable institution parmi les disquaires indépendants de Montréal, «presque comme le meilleur magasin de disques au monde».Un tel endroit peut aussi agir comme catalyseur pour la scène musicale d'une ville au même titre qu'une salle de spectacles, selon lui.GODSPEED YOUBLACK EMPEROR Farouchement indépendant, anticorporatiste et presque anti-médias, le collectif Godspeed You Black Emperor a profondément marqué la scène musicale montréalaise et a prouvé qu'il était possible de s'exporter dans des réseaux en marge de l'industrie du disque.Connu\u2014et mondialement reconnu\u2014 pour ses longues pièces instrumentales en crescendo s'étirant souvent sur plus de 15 minutes, cet ensemble associé à la vague post-rock fut le premier à entreprendre des tournées internationales.presque à l'insu de tous.Sa discographie compte plusieurs CD dont trois albums complets f# a#00, Lift Yr.Skinny Fists Like Antennas to Heaven et Yanqui U.X.O.CASA DELPOPOLO Petit bar-bouffe-spectacles situé sur le boulevard Saint-Laurent, La Casa del Popolo (cofondée en 2000 par Mauro Pezzente, bassiste de Godspeed You Black Emperor) et sa grande soeur la Sala Rossa, jouent un rôle important dans le bouillonnement musical actuel.«La Casa del Popolo a ouvert les esprits et montré aux gens d'ici qu'il y avait une scène musicale différenteà Montréal», juge Martin Pelland, bassiste des Dears.La renommée de ces deux salles dépasse nos frontières.TEXTES ALEXANDRE VIGNEAULT Seattle, au début des années 1990, était associé à un son: le grunge.Manchester avait aussi une identité sonore propre à la même époque: unmélange de rock et de psychédélisme pop propulsé par une rythmique dansante.Montréal a-t-il un son?«Plutôt un esprit, suggère Pierre Siankowski, de l'hebdo français Les Inrockuptibles.Il y a une espèce de liberté qui se dégage des disques.(\u2026)On a l'impression qu'il n'y a pas cette volonté de rentrer dans les formats classiques.» Martin Pelland, bassiste des Dears, parle d'une tendance orchestrale, «peut-être en réaction à ce qui est proposé par les radios commerciales».Bien que, au premier abord, rien ne relie tous les groupes suscitant de l'intérêt ces temps-ci, Bill Crandall, de Rolling Stone.com, estime qu'on peut, à rebours, identifier un «son de Montréal».Un son qui serait marqué par un goût pour les chansons très orchestrées et une «stupéfiante sensibilité pop».«The Dears fait des chansons épiques, sombres et diablement accrocheuses, remarque-t-il.L'albumd'Arcade Fire s'intitule Funeral - vous vous rendez compte?- et pourtant, on ne peut s'enlever leurs mélodies de la tête!» Il faut remonter presque dix ans en arrière pour trouver les premières traces des Dears.Mais le groupe construit autour de Murray A.Lightburn n'a véritablement pris son envol qu'en 2000 avec End OfA Hollywood Bedtime Story.Quatre ans plus tard, sa discographie compte deux mini albums de plus et No Cities Left, disque superbe qui s'est classé dans le top dix de plusieurs collaborateurs de Rolling Stone.com et encensé en Angleterre.«Magnifique suite de pop orchestrale et romantique, écrit James Cowdery, de la BBC.No Cities Left prouve que les comparaisons fréquentes avec The Smiths et Belle And Sebastian, bien qu'indéniables, sont loin d'être défavorables.» Après un concert à New York, ce soir, The Dears entreprend une tournée européenne de 26 dates, surtout en Angleterre, mais aussi en Irlande, en Hollande et en Suède.FORMÉ DE: Murray A.Lightburn, Natalia Yanchak, Patrick Krief, George Donoso III, Martin Pelland et Valérie Jodoin-Keaton Constitué d'Américains, d'au moins un Torontois et d'une fille de Montréal, The Arcade Fire suscite énormément d'intérêt dans le circuit indépendant aux États-Unis et est l'un des chouchous des Inrockuptibles, influent magazine parisien.«Funeral, (premier) albumdu groupe montréalais The Arcade Fire, est probablement le plus beau de cette fin d'année», a écrit Pierre Siankowski.Le critique français souligne aussi «ces belles et trop rares déflagrations soniques et symphoniques qui donnent envie de tout, sauf de baisser les bras».The Arcade Fire a entrepris jeudi une tournée de 16 concerts aux États-Unis et son premier album, Funeral, sera distribué par le respecté label Rough Trade en Europe.Signalons par ailleurs que le groupe nie avoir enregistré unmini albumde Noël, contrairement à ce qu'a affirmé le site pitchforkmedia.com.FORMÉ DE: Win Butler, Régine Chassagne, Richard Parry, Tim Kingsbury et William Butler GRAPHISME FRANCIS LÉVEILLÉE LA PRESSE© POP MONTRÉAL Dernier né des festivals musicaux montréalais de grande envergure, Pop Montréal, lancé en 2002, s'est rapidement imposé comme un lieu de découvertes et un rendez-vous incontournable pour tous ceux \u2014 mélomanes, journalistes ou professionnels \u2014 s'intéressant au rock indépendant.Presque tous les groupes locaux jouissant aujourd'hui d'une certaine renommé en-dehors du pays se sont produits dans le cadre de cet événement qui gagne en notoriété.ÉTOILES MONTANTES Loin d'être seuls à exporter la vitalité de la scène rockmontréalaise, The Dears, The Arcade Fire et The Stills demeurent pour lemoment les plus remarqués.Derrière ce peloton de tête, ça trépigne: Les Georges Leningrad tournent aux États-Unis, la pop romantique des Stars trouve un écho favorable sur la côte Ouest, The Unicorns a fait belle figure, mais a déjà mis fin à ses activités.On parle aussi de plus en plus de Wolf Parade, Priestess et The High Dials.BUZZ :MODE D'EMPLOI Qu'est-cequeça faitdeseretrouver dans lalistedes 10 groupes àsurveiller dressée parlemagazine Rolling Stone ?«Ça faitqueles gens parlentdetoi etteparlent deça, répond Dave Hamelin, de The Stills.La première fois qu'ils ontparlé denousdans La Presse, c'étaitàcause deça.» Unbuzz naît(parfois) lorsqueune ouplusieurs publications influentes s'intéressentàungroupe ouàune ville.Leurenthousiasme estsouventamplifié pard'autres publications quiemboîtentle pas.Le«buzz Montréal» a encore debeaux jours devantluipuisqueselon nos informations, les magazines Spin et Rolling Stone s'apprêtentàpublier des articles surlascène montréalaise.MTV seraitaussi surledossier. ARTS ET SPECTACLES PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE © Provenir de Montréal ne semble plus un handicap pour un groupe rock.Un nombre surprenant de formations issues de la scène anglo-montréalaise (comme The Dears, notre photo) ont même attiré l'attention à l'étranger depuis 18 mois.Montréal au coeur de la planète rock?MONTRÉAL suite de la page 1 On l'a annoncé lorsque Grim Skunk et Groovy Aardvark ont commencé à bousculer l'underground canadien, lorsque plusieurs étiquettes américaines se sont tout à coup intéressées à Bran Van 3000 et aussi lorsque les Mistress Barbara, Tiga et Kid Koala se sont fait remarquer au-delà des frontières.« Avant, on y croyait pour se motiver, en sachant que tout le monde s'en foutait, dit David Hamelin de The Stills.Là, c'est vrai.» Rumeurs sur la ville Pierre Siankowski, critique à l'hebdomadaire français Les Inrockuptibles, et Bill Crandall, rédacteur en chef de Rolling Stone.com, affirment sans détour qu'ils classent Montréal parmi les endroits d'où émergent des groupes intéressants depuis quelque temps.« Tout cela tient au mérite de chacun de ces groupes, estime Bill Crandall.Il n'y a pas de buzz comme ce fut le cas pour Seattle il y a 10 ans.Il se trouve qu'ils sont tous bons et c'est à rebours qu'on se rend compte qu'ils viennent tous de Montréal.Son opinion favorable au sujet des groupes d'ici est partagée par plusieurs de ses collaborateurs.No Cities Left de The Dears figure dans le top 10 de trois autres critiques de Rolling Stone.com, alors que Funeral de The Arcade Fire est cité deux fois et que Who Will Cut Our Hair When We're Gone ?de The Unicorns apparaît une fois.Une très bonne moyenne au bâton pour la scène locale, considérant son poids très relatif à l'échelle continentale.Le son de cloche est semblable outre- Atlantique.L'hebdomadaire britannique New Musical Express s'est entiché de The Stills et The Dears, choisissant une chanson de l'un et de l'autre comme single of the week.Peu importe la crédibilité qu'on prête au NME\u2014ce journal découvre un sauveur du rock quasiment chaque semaine\u2014, son influence est certaine.Martin Pelland assure que, depuis que son groupe a reçu ce coup de pouce, il attire environ 1000 fans à chacun de ces concerts en sol britannique.Un peu plus bas sur la mappemonde, en France, bien des oreilles sont tournées vers Montréal.Bien que, pour la vaste majorité des Français, la musique québécoise se résume encore et toujours à Garou, Natasha St-Pier et Isabelle Boulay, Pierre Siankowski assure que, grâce à The Arcade Fire et aux autres groupes susmentionnés, Montréal est devenu une sorte de sceau de qualité pour les gens qui s'intéressent à la musique et lisent les magazines spécialisés.« Le buzz se trouve dans la rue », affirme aussi Bill Crandall.Climat favorable L'émergence de ces groupes à l'échelle nationale et internationale n'est peut-être pas qu'un hasard.« Le climat du rock a changé depuis The Strokes », juge David Hamelin.Il semble en effet qu'après des années de boys band, de musique électronique, de rap-rock à la Limp Bizkit et l'explosion d'Internet, le monde était mûr pour une nouvelle vague de groupes rock indépendants.Gerard Cosloy, cofondateur du label Matador, a récemment affirmé au magazine Spin qu'il est désormais possible de vendre des centaines de milliers d'exemplaires de disques qui, auparavant, seraient demeurés des secrets bien gardés.Isaac Brock, de Modest Mouse, croit que The White Stripes a ouvert bien des portes à cet égard.Au plan local, ce rôle revient, qu'il le veuille ou non, au collectif post-rock Godspeed You Black Emperor, qui fut le premier des groupes montréalais de la nouvelle vague a faire d'importantes tournées internationales.« Godspeed a redéfini ce que c'était que d'être un band indépendant à Montréal, croit Martin Pelland.Ce groupe- là a montré qu'il était possible d'attirer 1000 personnes dans une salle sans jouer à CKOI ou à CHOM.C'était un gros pas.» « Godspeed a été l'un des premiers à faire sa marque à l'extérieur de Montréal, confirme Dan Seligman, fondateur du festival Pop Montréal.Mais la nature de la musique indépendante a aussi beaucoup changé ces dernières années.Il est possible de créer un momentum sans être soutenu par l'industrie et je ne crois pas que ce soit particulier à Montréal.C'est un mode de fonctionnement répandu qui a servi les groupes d'ici puisque la ville se trouve en dehors du circuit de l'industrie.» Un feu de paille ?Combiné à l'ouverture de la Casa del Popolo et de la Sala Rossa, ainsi qu'à l'avènement du festival Pop Montréal, le succès de Godspeed a agi comme un catalyseur pour la scène locale anglo.Évoluer en marge de l'industrie et du star system québécois ne semble plus être vécu comme une fatalité, mais comme une possibilité.Une chance que bien des musiciens recherchent, puisqu'une bonne partie des musiciens anglo-montréalais viennent au Canada, des États-Unis et même d'Angleterre.« Ils ont choisi Montréal comme lieu de résidence et de création, c'est un beau compliment », juge Dan Seligman.Qu'adviendra-t-il de ce bouillonnement?The Dears et les autres auront- ils une vraie carrière internationale ?« Si leurs attentes ne sont pas trop grandes, oui.Ils ne deviendront jamais Justin Timberlake, mais, dans le circuit indépendant, c'est déjà le cas », fait remarquer Bill Crandall.« L'une des bonnes choses à Montréal, c'est que les groupes se préoccupent de leur musique et non pas de devenir célèbres, dit pour sa part Dan Seligman.On va voir ce qui va se passer.Espérons qu'ils vont simplement continuer à vivre leur vie.» Richard Parry, de The Arcade Fire, regarde tout ça avec nonchalance.« Tout le monde s'est excité sur Seattle et, ensuite, des tonnes de papier ont été gaspillées à tenter d'identifier le prochain Seattle, se rappelle-t-il.Montréal a toujours été un endroit intéressant pour la musique.Les gens vont s'y attarder pendant un moment et après.ça va encore être un endroit intéressant.» Simple Plan : un cas à part ALEXANDRE VIGNEAULT Impossible de le nier, Simple Plan est \u2014et de loin\u2014 le groupe montréalais le plus populaire dans le monde actuellement.No Pads, No Helmets.Just Balls, son premier disque, s'est écoulé à trois millions d'exemplaires depuis 2002.Still Not Getting Any, lancé à la fin du mois d'octobre dernier, a connu un départ fulgurant puisque près de deux millions de copies auraient déjà trouvé preneur.Pourquoi ne pas les intégrer à l'actuelle vague montréalaise ?Parce qu'ils n'en font pas partie.Simple Plan ne fait pas carrière dans un réseau alternatif ; il est lié à une multinationale du disque, Warner, par le truchement de l'étiquette Atlantic.Pierre Bouvier (chant), Chuck Comeau (batterie), David Desrosiers (basse), Sébastien Lefebvre (guitare) et Jeff Stinco (guitare) évoluent dans ce qu'on pourrait appeler les ligues majeures, leurs chansons tournent à la radio et leurs concerts sont produits par un géant en la matière, House of Blues.Simple Plan donnera deux concerts à Mexico et un à Washington à la fin du mois de janvier avant de s'envoler vers le Royaume- Uni pour quatre autres spectacles (à Birmingham, Londres, Manchester et Glasgow) et mettra ensuite le cap sur l'Océanie au mois de mars.Et c'est pas fini, ce n'est même que le début de la nouvelle tournée mondiale de ce très populaire groupe montréalais dont on reparlera très certainement au cours des prochains mois.Avis aux intéressés: Musique Plus rediffuse ce soir la prestation donnée par Simple Plan, son artiste du mois de décembre 2004, ainsi qu'un court documentaire sur les dessous de cette visite à la chaîne musicale.\u2014 L'équipe des Arts + Spectacles ENTRACTE Une rubrique prête à tout pour consoler Brad Pitt Jacques Michel David Hedison SÉPARÉS À LANAISSANCE Amateurs de cette rubrique, l'équipe fantôme se doit d'être honnête avec vous: on trouve que vous avez des fixations.Toutes les semaines, l'un de vous voit une ressemblance entre Guy A.Lepage et toutes sortes d'individus.La chanteuse kd lang, le méchant Lord Farquaad de Shrek, le chanteur gothique Trent Reznor.Nous songeons à faire un numéro spécial «face universelle».Mais d'ici là, nous retenons la suggestion de Diane Descoteaux de l'Île-des- Soeurs, soit les bouilles de l'auteur, compositeur et interprète Jacques Michel, et de l'acteur David Hedison, qui jouait dans The Young and the Restless.C'est sûrement la barbe, mais avouez que c'est saisissant.ILS, ELLES ONT DIT.«J'ai toujours été \"out\" à partir de l'âge de 5 ou 6 ans.» \u2014ISABELLE BOULAY à Tout le monde en parle.«Pour nous, tout était à changer.Il fallait briser les tabous.C'est bien plus difficile pour les jeunes d'aujourd'hui.» \u2014MICHEL BRAULT, lauréat du prix Jutra-Hommage.«Les gens se sont rendu compte qu'elle était encore \"alive and kickin\".» \u2014ANDRÉ MONETTE, agent et ami de Janette Bertrand, courtisée de nouveau par la télé après le succès de son autobiographie.«Dans ma vingtaine et ma trentaine, j'étais une monogame en série.Maintenant, je veux bouger.Le sexe, c'est s'ouvrir à quelqu'un d'autre.Les hommes plus jeunes sont moins terrifiés et moins hésitants.» \u2014KIM CATTRAL, qui n'a pas l'intention de se remarier après son troisième divorce.LA CITATION QUI NOUS FAIT JASER «Y'a deux humoristes qui s'en sont très bien sortis, par manque de preuves !» \u2014CLAUDE POIRIER à Tout le monde en parle, à propos du scandale de la prostitution à Québec.DANS LA PEAU DE.LA PSY D'HÉLÈNE «Vous trouvez que j'ai l'air d'une héroïne d'Almodovar ?» \u2014La psy d'Hélène (Alexandrine Agostini), peut-être plus fêlée que sa cliente.CONVERSATION OSÉE DE LA SEMAINE \u2014Alors, Colette, c'est chaud et humide ?\u2014C'est chaud et humide avec Pierre Bruneau.\u2014On est en ondes, Colette.\u2014Pour vrai ?\u2014Le lecteur de nouvelles Pierre Bruneau et la sémillante météorologue Colette Provencher, dans un échange bien intéressant diffusé pour les Bloopers de TVA.HÉROS ET ZÉRO > HÉROS: Les Bougon La sympathique famille de parias ne fait pas parler d'elle qu'au Québec.Depuis la publication d'un article dans le New York Times sur ce phénomène télévisuel, des chaînes de télé américaines se sont montrées intéressés par la série (Fox et ABC pour être plus précis).Oseraient-ils vraiment montrer le testicule de Junior ?> ZÉRO: Brad Pitt et Jennifer Aniston Un véritable tsunami sur la planète potins: Brad Pitt et Jennifer Aniston, le couple le plus sexy de Hollywood, ont annoncé leur séparation.Émissions spéciales, numéros doubles, correspondants dépêchés en catastrophe, hystérie collective: on ne lésine pas avec cette nouvelle internationale.On va tout savoir: le nombre de fois que Jen a enlevé sa bague de mariage, leurs premières sorties en célibataires, ce qu'ils ont mangé au restaurant, si Angelina Jolie a vraiment fait des téléphones cochons à Brad, les problèmes de fertilité.Pour notre part, on veut bien être mère porteuse pour Brad, mais uniquement sans insémination artificielle. ARTS ET SPECTACLES Nos tribunaux copieront-ils la formule Michael Jackson?LOUISE COUSINEAU TÉLÉVISION Le procès de Michael Jackson, qui commence le 31 janvier, se déroulera sans la présence des caméras, ce qui embête fortement les diffuseurs qui s'apprêtaient à faire beaucoup de millage avec l'événement.Mais la chaîne E ! (E pour Entertainment) a trouvé une solution.Une demi-heure par jour, on va présenter les meilleurs moments du procès, mais interprétés par des acteurs.Les phrases, les répliques, tout cela sera authentique.Mais pas les visages.Une idée que pourraient peutêtre adopter nos médias électroniques qui se sont fait interdire l'utilisation du son des procès dans leurs reportages juste avant les Fêtes.Les médias écrits peuvent reproduire les propos des juges et des avocats.Donc, ces paroles sont accessibles au public.Pourquoi les médias électroniques n'embaucheraient- ils pas des acteurs pour reproduire les propos susceptibles d'intéresser le public ?On ne verrait pas les acteurs, donc pas besoin de décors, maquillages et autres simagrées télévisuelles, mais on entendrait ce qui s'est dit.Un bon acteur est capable d'imiter le ton auguste d'un juge ou l'attitude enragée de certains avocats avec sa voix.Le résultat serait à peu près le même que si on entendait les vrais protagonistes de la cour.Surtout que le commun des mortels ne connaît pas la voix des juges et des plaideurs.Il faudrait bien sûr recourir à des acteurs et actrices dont les voix ne sont pas connues.Et indiquer en bas d'écran que des voix d'acteurs ont été substituées aux voix authentiques.La décision des hautes instances juridiques d'interdire le sonore à la radio et à la télé a enragé, à juste titre, les journalistes des médias électroniques.Elle n'est pas entrée officiellement en vigueur, mais, déjà, on peut s'attendre à ce que radios et télés aillent en cour s'y opposer.Processus qui risque d'être long, comme chacun sait.En attendant, l'utilisation de voix d'acteurs pourrait dépanner.Et peut-être même que certains juges et avocats, entendant les acteurs qui les personnifient, se mettraient à pousser sur la machine pour qu'on revienne aux bons vieux extraits sonores comme avant.Comme dans le reste du public, il doit y avoir des gens dans le milieu juridique qui aiment bien s'entendre parler.Les Bougon, ambassadeurs du Québec ! Vous vous souvenez de la levée de boucliers il y a quelques années lorsqu'un obscur journal de Fort Lauderdale \u2014 le genre qu'on donne gratuitement\u2014 avait ri des Québécois dont les grosses bedaines débordaient de leur Speedo.Ce souvenir m'est revenu en mémoire cette semaine lorsqu'on a appris que des télés américaines s'intéressent aux Bougon depuis la parution d'un article dans le New York Times.Les Bougon, ambassadeurs du Québec ! Si Les Bougon finissent par se vendre à ce gros marché jusqu'ici complètement réfractaire à nos produits télé, on s'en réjouit pour l'auteur François Avard et la productrice Fabienne Larouche.Ce qui m'inquiète, c'est la perception qu'auront les Américains des Québécois.Déjà, la grande majorité des Américains ignorent presque tout de nous.Sauf que nous abritons des terroristes : même la sénatrice Hillary Clinton a dit que les vilains des attentats du 11 septembre étaient venus du Canada.La série West Wing, dans un épisode spécial sur les attentats, a parlé de la « frontière Ontario- Vermont », qui n'existe pas, comme nous le savons tous.Tous les Américains sont d'accord sur une chose : c'est nous qui leur envoyons le temps froid.A cold wind from Canada, dit le Weather Channel.Bien sûr, les Bougon nous ressemblent beaucoup, surtout dans nos virtualités.Bien des spectateurs rêvent de se venger du système, comme ces personnages le font si bien.Mais en général, nous nous retenons.Sans doute par crainte de nous faire prendre.Mais si les Américains pensent que nous sommes vraiment des Bougon mur à mur, les instances touristiques vont avoir beaucoup de travail.Humoristes, à vos postes pour le Gala Excellence Lorsque Christian Bégin a blasté les humoristes qui se transforment en comédiens même s'ils n'ont pas suivi de cours d'art dramatique lors d'une des premières émissions de Tout le monde en parle, bien des humoristes ne l'ont pas trouvé drôle.On soupçonne donc que plusieurs d'entre eux regarderont attentivement le Gala Excellence de La Presse demain soir, 20 h, à Radio-Canada, animé par Christian Bégin.Les dérapages des libérations conditionnelles L'excellente émission Justice \u2014aujourd'hui, 17 h 30, Radio-Canada\u2014 s'attaque aux dérapages des libérations conditionnelles chez nous.Avec deux cas de criminels qui ont commis, lors de leur libération conditionnelle, l'un un meurtre, l'autre une agression sexuelle.Depuis 12 ans, le montant des poursuites entamées par les proches de victimes atteint les 100 millions de dollars.Canal D offrira aussi sous peu une nouvelle série sur les libérations conditionnelles.Quelle famille ! revient pour le congé scolaire Décidément, Janette Bertrand revient à la mode ! ARTV ressortira pour le congé scolaire du 27 février au 6 mars, neuf épisodes de Quelle famille !, la série qui a fait le bonheur des téléspectateurs de 1969 à 1974.Il ne reste aux archives que 39 épisodes.De plus, la spéciale Quelle famille ! Quelle histoire ! le dimanche 27 février à 16 h 30 réunira Janette et plusieurs membres de la distribution qui évoqueront le tournage du célèbre téléroman.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : louise.cousinea@lapresse.ca Une demi-heure par jour, la chaîne E ! va présenter les meilleurs moments du procès de Jackson, mais interprétés par des acteurs.« Il y a des belles trouvailles de la part du metteur en scène Denis Bernard et c'est une distribution solide, donc Des Hommes en habits chez Duceppe, c'est à voir.» - Montréal ce matin, CKAC « \u2026 Marie Michaud\u2026 est absolument formidable\u2026 » - Désautels, Première Chaîne « \u2026 Denis Bernard, qui signe la mise en scène, propose, plutôt qu'une comédie pure, une « fantaisie », c'est-à-dire un gentil délire qui nous fasse décoller de la réalité.» - La Presse « \u2026 les comédiens sont extraordinaires\u2026 Ils sont formidables.» - Je l'ai vu à la radio, Première Chaîne « \u2026 une pièce bien dosée, intéressante et divertissante.Michel Laperrière et Michel Charette sont excellents\u2026 Marie Michaud\u2026 est terriblement drôle\u2026 pièce qui démontre une grande fantaisie dans sa mise en scène et dans l'adaptation\u2026 » - Mon Théâtre.qc.ca JUSQU'AU 5 FÉVRIER mise en scène de Denis Bernard D e s H o m m e s e n h a b i t s traduction de Michel Dumont et Marc Grégoire adaptation de Michel Dumont et Denis Bernard Gilles Renaud Michel Charette Michel Laperrière Marie Michaud David Savard Ludovic Bonnier Décor Jean Bard Costumes Mérédith Caron Éclairages Martin Labrecque Musique Ludovic Bonnier Accessoires Normand Blais www.duceppe.com 3279511A UNE COLLABORATION ASSISTANCE À LAMISE EN SCÈNE ALLAIN ROY DÉCOR CLAUDE GOYETTE COSTUMES MÉRÉDITH CARON ÉCLAIRAGES MICHEL BEAULIEU MUSIQUE SILVY GRENIER MARIONNETTES RICHARD LACROIX ACCESSOIRES NORMAND BLAIS CHORÉGRAPHIES LINA MOROS MAQUILLAGES ANGELO BARSETTI 3279539A ARTS ET SPECTACLES JEAN-FRANÇOIS PICHETTE Un premier rôle straight ÈVE DUMAS Jean-François Pichette essaie de monter sur les planches tous les ans.Il en aime le vertige, le thrill.Peut-être apprécie-t-il le théâtre parce qu'il lui permet aussi d'explorer des personnages que la télévision et le cinéma ne lui ont pas encore offerts.Dans La Chanson de l'éléphant, qui prend l'affiche du Théâtre d'Aujourd'hui mardi prochain, le Mayrand de feu Fortier enfile les habits plus officiels du Dr Greenberg, directeur d'une institution psychiatrique.« J'ai beaucoup joué des rôles de fuckés, admettra-t-il en cours d'entrevue.Là, c'est un personnage qui est droit et qui n'a pas beaucoup de zones d'ombre, ou du moins il les porte discrètement.C'est un directeur d'hôpital.Il est straight.Je n'ai jamais joué ça.Comme acteur, il faut savoir dire non à des personnages qu'on a déjà joués et oui à des rôles qui nous font peur.Mais il faut aussi connaître ses limites.» Cette fois-ci, donc, le « fucké », c'est l'autre.Michael Aleen, jeune patient très doué dans l'art de la manipulation, sera interprété par le comédien Vincent Guillaume-Otis, frais émoulu de l'École nationale de théâtre.Les deux hommes se trouvent en tête-à-tête, avec quelques interruptions de Miss Peterson, « l'infirmière obèse » interprétée par la comédienne et dramaturge Jasmine Dubé.Le premier interroge le deuxième sur la mystérieuse disparition du Dr Lawrence.Le chemin vers la vérité sera semé d'embûches.«À la première lecture de la pièce, je me suis dit : Mais ça ne se peut pas, il est épais, ce gars-là ! C'est (le metteur en scène) René Richard Cyr qui a dit : Il n'est pas épais, il est préoccupé, il n'écoute pas.C'est un gars qui a étudié pendant huit ans pour devenir psychiatre.Mais un jour, il a voulu être directeur.C'est quelqu'un qui trippe un peu sur le pouvoir.En même temps, c'est un être humain et il a ses préoccupations.La pièce se passe un 24 décembre.Il est pressé.Il a des problèmes avec sa femme.Il porte quelque chose en lui.Il pense que l'interrogatoire va prendre 15 minutes mais ça prend une heure et demie.Il n'est pas à l'écoute.Il passe du statut de boss à ceux de détective, de patient, de psychiatre.Quand on sait tout ça, il a l'air moins nono », déclare le comédien.La Chanson de l'éléphant est la première pièce de Nicolas Billon, auteur, metteur en scène et traducteur franco-ontarien.Écrite en anglais, elle a d'abord été présentée à Stratford, en 2004.« C'est une écriture assez classique, presque anglosaxonne, constate Jean-François Pichette.Il y a quelque chose de touchant et de romantique dans ce premier texte-là.Le suspense psychologique, ce n'est pas très à la mode au théâtre en ce moment.On fait des choses plus formelles, oniriques, évocatrices.Dans La Chanson de l'éléphant, il y a quelque chose de simple, de direct qui est rafraîchissant.C'est une belle écriture.Ce qui m'a accroché d'abord, c'était le fait de vouloir lire jusqu'au bout.Si ça fonctionne à la lecture, ça devrait passer sur scène.» Le comédien semble déçu lorsqu'il apprend que la journaliste (et future spectatrice) qui l'interroge a lu la pièce jusqu'au bout et qu'elle en connaît donc tous les rebondissements.« Mais ça ne marche pas, ça ! » lance-t-il, en voulant dire, sans doute, que le théâtre n'est pas fait pour être lu, surtout pas quelques jours avant la représentation.Jean-François Pichette a la réaction fougueuse.Mais il est toujours prêt à nuancer.Par exemple, lorsque la discussion se fraie un chemin jusqu'au sujet plus général de la mise en scène et de la direction d'acteurs, il se dit clairement peu attiré, pour lui-même, par tout ce qui peut ressembler de près ou de loin à de la création collective.« Ça veut dire que ce sont les acteurs qui écrivent et que quelqu'un prend ça en note et restructure.Moi, ça me fait un petit pincement, à moins que l'on fasse signer les acteurs comme auteurs et « idéateurs ».Si on prend Wajdi Mouawad et Robert Lepage, par exemple, ce sont des gens extra, qui rassemblent du monde et qui font des choses géniales, mais moi, j'ai un peu de difficulté avec leurs méthodes.C'est ici que la nuance se pointe : « En même temps, n'importe quel artiste vole à la vie.Moi le premier, je vole à ce que je vois dans la rue, aux films que j'ai vus.Je m'imprègne et je transforme.Je ne condamne pas ce que font ces metteurs en scène-là, mais il y a une petite chose qui me chicote.Quand ce n'est pas clair, ça m'agace.» Et re-nuance : « Mais ça ne doit pas toujours être clair non plus.Souvent les metteurs en scène avec qui c'est le plus agréable de travailler ne savent pas exactement où ils s'en vont.Ils sont en train de chercher.Donc ça finit par être un travail d'équipe, même si c'est le metteur en scène qui va signer la réalisation.Mais bon, ce n'est pas nouveau tout ça.Ce sont des choses que j'ai faites quand j'ai commencé au Théâtre La Veillée.» En effet, Jean-François Pichette avait fait deux ans dans le programme de théâtre de l'UQAM lorsqu'il a été « invité » au Théâtre La Veillée.« J'ai travaillé avec ces gens-là (Téo Spychalski et Gabriel Arcand, entre autres) pendant deux ans et demi, trois ans.Je considère ça comme mon école.C'était un apprentissage assez solide.On faisait des entraînements très physiques.J'ai joué dans Balzac, un spectacle qu'on a créé.On a travaillé pendant deux ans pour monter ce show-là.» Puis il fut révélé par les films de Léa Pool (À corps perdu et Mouvement du désir) et par le long métrage Being at home with Claude, entre autres.Parallèlement à ses apparitions régulières sur scène (chez Duceppe, au TNM, au Théâtre d'Aujourd'hui, par exemple), il s'est façonné une belle carrière à la télévision, grâce à ses rôles dans Fortier, Virginie et Les Poupées russes.On le verra bientôt dans la grande série historique Nos étés, que TVA réserve pour le printemps.LA CHANSON DE L'ÉLÉPHANT, de Nicolas Billon, au Théâtre d'Aujourd'hui, du 18 janvier au 12 février.« Comme acteur, il faut savoir dire oui à des rôles qui nous font peur.» PHOTO PIERRE McCANN, LA PRESSE © Jean-François Pichette explore au théâtre des personnages différents de ceux qu'il incarne à la télévision et au cinéma.E dmond Dan t è s , 1 è r e p a rtie d u C omt ede M onte-C r isto 2 nomina t ions à la p r o c h a ine S oir ée des Mas q u e s : Meilleurepr odu c t ion M ontré a l Meilleuremi s een s c ène FLASHES Découvrez le tout nouveau spectacle de tournée du Cirque du Soleil Photo: Al Seib © 2002 Cirque du Soleil Inc.On gagne à le consulter souvent 3276961A Une création du DU 18 JANVIER AU 12 FÉVRIER 2005 Théâtre d'Aujourd'hui 3900, rue Saint-Denis, Montréal H2W 2M2 ( métro Sherbrooke) Informations et réservations (514) www.theatredaujourdhui.qc.ca 282-3900 En partenariat avec Texte NICOLAS BILLON Mise en scène RENÉ RICHARD CYR assisté de Pierre Pirozzi Avec VINCENT-GUILLAUME OTIS, JEAN-FRANÇOIS PICHETTE et JASMINE DUBÉ Collaborateurs : Réal Benoit, Mérédith Caron, Etienne Boucher, Alain Dauphinais, François Cyr, Pierre Guy Lapointe, Francis Laporte et Shelley Dupasquier 3280177A PHOTOEVAN AGOSTINI, REUTERS Hilary Duff, au Centre Bell demain soir.Les 7sommets présenté par Réservez vos sièges : 514 521-1002 1 800 558-1002 TROIS-RIVIÈRES Salle J.-A.-Thompson 2 février à 19h30 LONGUEUIL Salle Pratt&Whitney Canada 6 février à 19h MONTRÉAL Salle Pierre-Mercure 19 janvier à 19h 9 février à 19h supplémentaire SHERBROOKE Salle Maurice-O'Bready 13 février à 16h 3267662A Hilary Duff : un don et des autographes La chanteuse et actrice Hilary Duff a décidé de faire don d'une partie des fonds issus de la vente des billets pour sa tournée Most Wanted au profit d'opérations de secours menées dans les pays dévastés par le tsunami du 26 décembre dans l'océan Indien.L'artiste de 17 ans versera les fonds à Kids With a Cause, qui aide des enfants souffrant de faim, de maladies et de pauvreté, ainsi que des jeunes victimes d'abandon et de violence.Parmi les 15 dates qui figurent encore au programme de sa tournée Most Wanted, il y a bien sûr le Centre Bell, à Montréal, demain soir.Plus tôt dans la journée, de 13h à 14 h, Hilary Duff rencontrera ses fans et signera des autographes sur une estrade située à l'extérieur du magasin Zellers de la place Alexis-Nihon.Les 300 premières personnes qui se présenteront, à 9 h, à l'entrée du centre commercial, rue Atwater, recevront un bracelet qui leur assurera une place dans la file d'attente.Queen Latifah animera les Grammy L'actrice Queen Latifah animera le 47e gala de remise des prix Grammy.Elle offrira également une prestation lors de cette soirée qui se déroulera le 13 février à Los Angeles et qui sera diffusée par le réseau CBS.Le dernier opus de la chanteuse, The Dana Owens Album, est en nomination pour un prix dans la catégorie du meilleur albumde jazz vocal. ARTS ET SPECTACLES CLASSIQUE CLAUDE GINGRAS Le baryton allemand Matthias Goerne n'a pas encore 40 ans et, deja, il en est a son deuxieme enregistrement du cycle Winterreise ( Le Voyage d'hiver ), de Schubert.Je doute qu'il ait l'intention d'egaler le record .unique dans l'histoire de l'enregistrement.de son maitre Fischer- Dieskau, soit 10 versions differentes du recueil de 24 lieder.Quand meme, deux Winterreise au disque, pour un chanteur ne jouissant pas encore d'une celebrite mondiale, constitue un accomplissement de taille.Goerne a enregistre son premier Winterreise en 1996, avec Graham Johnson au piano, dans le cadre de l'integrale Schubert de la marque Hyperion.Son deuxieme enregistrement est un live de Wigmore Hall, Londres, ou son partenaire est cette fois l'illustre Alfred Brendel.Une realisation de Decca (bien que Brendel soit un artiste Philips), et sans indication de date.Une visite sur Internet nous informe : 2003.Un amoureux trahi par celle qu'il souhaitait epouser erre dans la campagne hivernale ou tout lui rappelle la bien-aimee : c'est le sujet de Winterreise, le cycle de lieder sans doute le plus connu du repertoire entier.La meme oeuvre, le meme chanteur, mais deux interpretations differentes, a sept ans d'intervalle.Il faut choisir.De 1996 a 2003, la voix de Goerne s'est legerement affermie et assombrie, non pas sur toute la tessiture cependant mais dans certains placements vocaux et sur certains accents.Une comparaison serree des deux enregistrements, sur deux lecteurs differents, lied par lied, phrase par phrase, revele des tempi presque inchanges et, consequemment, une duree maintenue a 74 minutes environ.De meme, l'interpretation a peu evolue : tres sentie, tres interieure et tres proche du texte les deux fois, avec, sur certains mots et sur certains accents au piano, les meme subtilites un peu plus marquees la premiere fois ou la seconde.Parfois, le passage d'un enregistrement a l'autre est trompeur : on croit entendre la meme interpretation, alors qu'on est a sept ans d'intervalle et en presence de deux pianistes differents.De tres legers manierismes .a la Fischer-Dieskau!.glisses dans la deuxieme version et, pour ce qui concerne celle-ci, une prise de son de salle, legerement reverberee, avec applaudissements au debut et a la fin, feront finalement preferer la premiere version, celle de Hyperion, quitte a se priver de l'incomparable piano de Brendel.FFF1.2 SCHUBERT : Winterreise, D.911 Matthias Goerne, baryton, et Alfred Brendel, pianiste Decca, 467 092-2 Goerne face a lui-meme 3284437A BACH CONCERTO BRANDEBOURGEOIS NO 5 MOZART SYMPHONIE CONCERTANTE POUR HAUTBOIS, CLARINETTE, BASSON ET COR HAYDN CONCERTO POUR TROMPETTE STRAVINSKI PULCINELLA, SUITE PRESENTE PAR LE LUNDI 24 JANVIER A 19 H 30 CONFERENCE PRE-CONCERT GRATUITE A 18 H 30 PLACE AUX MUSICIENSDE L'OM YANNICK NEZET-SEGUIN CHEF ET CLAVECIN SIMON ALDRICH CLARINETTE LISE BEAUCHAMP HAUTBOIS STEPHANE BEAULAC TROMPETTE MARIE-ANDREE BENNY FLUTE MICHEL BETTEZ BASSON DENISE LUPIEN VIOLON PIERRE SAVOIE COR 3279518A NOUVELLE DU DISQUE Marx avec orchestre ASV consacre un disque aux melodies pour voix et orchestre de Joseph Marx, post-romantique autrichien ne en 1882, mort en 1964.Les chanteurs : Angela Maria Blasi, soprano, et Stella Doufexis, mezzo-soprano.Avec l'Orches t re Symphonique de Bochum, dir.Steven Sloane.29_31 JANVIER ET 3_5_9 FEVRIER 2005 A 20 H KEVIN GLAVIN DON PASQUALE NATHALIE PAULIN NORINA SHAWN MATHEY ERNESTO STEPHEN POWELL DOCTEUR MALATESTA ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTREAL SOUS LA DIRECTION DE JEAN-MARIE ZEITOUNI MISE EN SCENE DE DAVID GATELY ODM 514 985 2258 PDA 514 842 2112 EXTRAITS 514 282 OPERA BILLETS A PARTIR DE 41 $ PRIX SPECIAUX 18-30 ANS ABONNEMENTS A 3 OPERAS DISPONIBLES s a i s o n 2 0 0 4 .2 0 0 5 www.operademontreal.com 3283734A 3283783A ARTS ET SPECTACLES FLASHES THÉÂTRE THÉÂTRE Humaniser Monte-Cristo D'autres premières À l'automne, le Théâtre de la Pire Espèce a lancé la carte Premières pour inciter les gens à découvrir du théâtre « hors circuit » à Montréal.Il semble que l'idée fait son chemin, puisqu'on vient d'annoncer que cinq créations théâtrales s'ajoutent à la saison.On pourra donc assister aux premières représentations des pièces 2828 du Théâtre Deuxième Réalité, Combats du Théâtre à Corps Perdus, L'histoire des ours panda racontée par un saxophoniste qui a une petite amie à Berlin du collectif Les Ours, La vraie vie est ailleurs de Solo Production et Le Doux Parfum du vide du Point d'Exclamation Théâtre à moitié prix.Pour avoir accès à cette réduction, il suffit d'acheter la carte Premières au coût de 20 $.Elle est en vente aux billetteries du Monument- National, de La Licorne et du Théâtre d'Aujourd'hui.Pour connaître toutes les productions au programme : www.cartepremieres.com Mon oncle Gavrila Les finissants du Conservatoire d'art dramatique de Montréal présentent un exercice pédagogique à la Cinquième Salle de la Place des Arts.Sous la direction d'Igor Ovadis, ils jouent une adaptation théâtrale d'une nouvelle de Dostoïevski, Le Songe de l'Oncle.La pièce est présentée gratuitement du 21 au 29 janvier, à 20 h.Il faut réserver ses laissez-passer à la billetterie de la Place des Arts.Infos : 514 842-2112.Théâtre jeunesse à l'Outremont Deux pièces jeune public sont présentées à l'Outremont dans le cadre des Dimanches Jeunes Familles.La première, Maïta, est une production du Théâtre de la Vieille 17 (Ottawa) et du Théâtre du Sable (Québec) qui raconte l'histoire d'une petite fille travaillant dans une usine de jouets en Asie.À l'affiche demain, elle s'adresse aux enfants de 7 ans et plus.Le 30 janvier, les 3 ans et plus pourront voir Le Chien est la Pie, de la compagnie belge Théâtre Maât.Olivier Nivarlet et Frédéric Lammerant réinventeront les fables de La Fontaine en abordant les thèmes du partage et de la solidarité.Infos : 514 495-9944.Réservations : 514 908-9090.Ève Dumas RUDY LE COURS Après le vif succès d'Edmond Dantès l'an dernier, il ne faisait plus de doute pour l'équipe du Théâtre Denise-Pelletier que la suite du célèbre roman d'Alexandre Dumas devait être montée.C'est fait.On pourra en voir le résultat à compter de vendredi.Pour Le Comte de Monte-Cristo (2e partie), on a fait appel au même tandem fructueux : Élisabeth Bourget à l'adaptation, Robert Bellefeuille à la mise en scène, qui baignent depuis bientôt deux ans dans le monde de la justice rédemptrice si bien créé et déployé par l'auteur panthéonisé.« L'amoralité du personnage m'a posé des problèmes, admet d'entrée en jeu Mme Bourget tandis que les répétitions prenaient place dans l'ingénieux décor en mosaïque, imaginé comme des loges d'opéra.Je ne voulais ni le juger ni le réhabiliter.Monte-Cristo est face à un problème : il ne peut s'en remettre à Villefort pour obtenir justice.Aussi dit-il tenir sa légitimité de Dieu.» Villefort, on le sait et on le rappellera au spectateur, est un des parvenus sur qui s'exercera la vengeance autant mûrie qu'implacable d'Edmond Dantès, qui a croupi sans procès 14 ans au château d'If avant de s'évader et de trouver un trésor qui l'a rendu riche, puissant et anobli.La deuxième partie de l'adaptation du roman-fleuve se déroule dans les milieux aisés parisiens.Cela posait un défi de mise en scène.Après avoir ramassé l'action (il y en a, après tout, Dumas a beaucoup de souffle !) en 87 scènes, il fallait trouver un rythme pour emballer le spectacle en trois heures, entracte inclus.« Robert avait un job épouvantable, compatit Mme Bourget : faire des transitions rapides entre des scènes à déploiement comme au bal ou au tribunal et des moments plus intimes.» « J'ai eu le luxe de faire ça avec 17 comédiens (dont à nouveau François- Xavier Dufour dans le rôle-titre), tempère M.Bellefeuille.« Le défi consistait à montrer la douleur du personnage qui justifie sa vengeance.Il fallait humaniser Monte-Cristo.Derrière son masque, se trouve le visage de Dantès.Bref, on a voulu éviter le piège du superhéros, justicier fascisant, qui envahit écrans, jeux vidéo et peutêtre consciences aussi.Éviter aussi le piège de l'adaptation télé faite il y a cinq ans par Didier Decoin avec Gérard Depardieu, conclue par une fin franchement cucu qui trahit Dumas.Mme Bourget s'en est tenur à l'esprit et à la lettre du roman.Que le spectateur se le tienne pour dit : Dantès ne finit pas dans les bras de Mercédès.«L'amour de sa vie, c'est son fils Albert », rappelle Mme Bourget.Elle ne reprend donc pas à son compte la version américaine de Monte-Cristo due à son premier traducteur Charles Fechter, soucieux de fournir le happy-end que son public exigerait.La version du tandem Bourget-Bellefeuille colle plus à l'école romantique dont Dumas était le ténor le plus populaire.« J'ai été surprise par la bonne compréhension que Dumas avait des femmes de son époque, note Mme Bourget.Prenez Mme Danglars qui comprend les liens du pouvoir et de l'argent, qui a pris des risques pour aimer.» La plus grande différence entre les deux parties de Monte-Cristo, c'est peut-être l'importance des femmes dans celle-ci: cinq personnages forts, tous bien différents de par leur situation, leurs intérêts et leur caractère qui forment autant de ressorts au drame.Il y a à nouveau Mercédès, mariée désormais à Morcef qui lui a donné un fils.Bénédicte Décary, qui l'incarnait dans la première partie, campe Haydée cette fois-ci, l'esclave, l'instrument de la vengeance de Monte-Cristo et.peut-être quelque chose en plus.Valentine et Mme de Villefort forment enfin un singulier antagonisme belle-mère/belle-fille qui vient enrichir l'intrigue.L'autre grande différence, c'est que le présent spectacle ne fera pas de tournée, compte tenu de son ampleur.Cela a permis la mise en place d'un décor plus imposant et étagé qui permet un déroulement très rapide de l'action.Après deux ans à adapter l'univers de Dantès, Mme Bourget entend revenir à la création, sans pour autant renoncer à se plonger dans un autre texte de Dumas.Elle aimerait bien que toute la recherche qui a nourri son travail serve encore.Quant à M.Bellefeuille, il rêve de week-ends Monte-Cristo.« On pourrait monter la première partie le vendredi, la seconde le samedi.Ou bien, la première en matinée et la deuxième en soirée.» Qu'il soit entendu ! .LE COMTE DE MONTE-CRISTO, 2e PARTIE, d'Alexandre Dumas.Adaptation : Élisabeth Bourget.Mise en scène : Robert Bellefeuille.Au Théâtre Denise- Pelletier du 21 janvier au 5 février.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © Robert Bellefeuille met en scène Le Comte de Monte-Cristo (2e partie), dont Élisabeth Bourget signe l'adaptation.SPECTACLES 3285365A DANSE TANGENTE (840, Cherrier) Série émergence avec Jean-Sébastien Lourdais : 20h30 MAI (3680, rue Jeanne-Mance) Héloïse Rémy, répétition publique : 16h.MUSIQUE UNIVERSITÉ CONCORDIA Choeur Les Voix de la Montagne.Dir.Bruno Dufresne : 20h.VARIÉTÉS CABARET DU CASINO DE MONTRÉAL Si Alys m'était chantée : du mar.au dim.: 13h30.Broadway, comédie musicale.Du mar.au dim.: 21h.THÉÂTRE DU VIEUX-TERREBONNE \u2014 SALLE GENEVIÈVE GUÈVREMONT Martin Petit : 20h.VENEZ RENCONTRER LES AUTEURS DE L'AUTO 2005 AU KIOSQUE DE LA PRESSE DU SALON INTERNATIONAL DE L'AUTO DE MONTRÉAL ET VENEZ PROFITER DE NOTRE OFFRE SPÉCIALE À L'ACHAT DU LIVRE L'AUTO 2005 Vendredi 21 janvier 19h à 21h Samedi 22 janvier 11h à 14h Éric Lefrançois Samedi 22 janvier 14h à 17h Éric Descarries Jeudi 20 janvier 14h à 18h Alain Raymond Samedi 15 janvier 13h à 16h Dimanche 16 janvier 13h à 16h Alain Mc Kenna 3285983A blues humour théâtre musique chanson Colin James LAVAL :: 25 janvier Dan Bigras TERREBONNE :: 3 février SAINTE-GENEVIÈVE :: 12 février SAINTE-THÉRÈSE :: 27 février Isabelle Boulay LAVAL :: 14 février Audrey De Montigny L'ASSOMPTION :: 21 janvier Dumas SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU :: 22 janvier Plume Latraverse LAVAL :: 22 janvier Daniel Lavoie SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU :: 4 février L'ASSOMPTION :: 10 et 11 février Gino Quilico LAVAL :: 13 février Anne Sylvestre LONGUEUIL :: 5 février Amélie Veille SAINTE-THÉRÈSE :: 21 janvier The International Guitar Night BELOEIL :: 21 janvier L'ASSOMPTION :: 22 janvier Jorane SAINTE-THÉRÈSE :: 16 janvier L'ASSOMPTION :: 3 février SAINTE-GENEVIÈVE :: 5 février SAINT-HYACINTHE :: 12 février Florant Volant BELOEIL :: 22 janvier Taima LONGUEUIL :: 21 janvier Michel Barrette L'ASSOMPTION :: 20 février Chantal Fleury CHÂTEAUGUAY :: 28 janvier Lentement la beauté Théâtre Niveau Parking L'ASSOMPTION :: 25 janvier LONGUEUIL :: 26 et 27 janvier SAINT-HYACINTHE :: 6 février Les Monologues du vagin TERREBONNE :: 21 janvier Pour découvrir la programmation complète de chacune des salles, consultez leur site Web! BELOEIL Centre culturel de Beloeil (450) 464-4772 www.diffusionscoulisse.ca CHÂTEAUGUAY Salle Jean-Pierre-Houde (450) 698-3100 GATINEAU Salle Jean-Despréz La Basoche (819) 595-7455 www.ville.gatineau.qc.ca JOLIETTE Centre culturel de Joliette (450) 759-6202 www.ccultjoliette.qc.ca L'ASSOMPTION Théâtre Hector-Charland (450) 589-9198, poste 5 www.hector-charland.com LAVAL Salle André-Mathieu (450) 667-2040 www.salleandremathieu.com LONGUEUIL Théâtre de la Ville (450) 670-1616 www.theatredelaville.qc.ca MANIWAKI Salle Gilles-Carle (819) 449-1651 MONT-LAURIER Muni Spec Mont-Laurier (819) 623-1833 MONT-TREMBLANT Scène-Art (819) 425-8531 SAINT-EUSTACHE Centre d'art La petite église (450) 974-2787 www.lapetiteeglise.com SAINT-HYACINTHE Société de Diffusion de Spectacles de Saint-Hyacinthe (450) 778-3388 www.sds-st-hyacinthe.qc.ca SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU Cabaret-Théâtre du Vieux Saint-Jean 1 888 443-3949 www.spec.qc.ca SAINT-JÉRÔME En Scène (450) 432-0660 www.enscene.ca SAINTE-GENEVIÈVE Salle Pauline-Julien (514) 626-1616 www.pauline-julien.com SAINTE-THÉRÈSE Théâtre Lionel-Groulx (450) 434-4006 www.theatrelg.com SOREL-TRACY Azimut diffusion (450) 743-2785 www.azimutdiffusion.com TERREBONNE Théâtre du Vieux-Terrebonne (450) 492-4777 www.theatreduvieuxterrebonne.com VALLEYFIELD Salle Albert-Dumouchel (450) 373-5794 1 800 842-5794 www.valspec.qc.ca Réseau Scènes regroupe 19 diffuseurs de spectacles professionnels et s'intéresse à toutes les disciplines des arts de la scène.3285558A ARTS ET SPECTACLES DOCUMENTAIRE Nézet-Séguin et «son» Requiem CLAUDE GINGRAS La profonde fascination que la musique de Brahms et en particulier le Requiem allemand exercent depuis toujours sur le jeune chef de l'Orchestre Métropolitain du Grand Montréal, Yannick Nézet- Séguin, a inspiré au cinéaste Hugo Latulippe un documentaire d'une heure, intitulé Le Maestro, qu'on pourra voir demain soir à Radio-Canada.Noter le changement d'heure : 22 h 30 et non 23 h, comme on nous l'avait d'abord annoncé.Nézet-Séguin rappelle qu'il avait choisi le Requiem allemand \u2014 Ein deutsches Requiem, selon le titre original \u2014 pour ses grands débuts de chef d'orchestre, le 23 mai 1997, à la basilique Notre-Dame.Depuis, il est remonté à la source.La caméra le suit jusqu'aux archives du Musikverein de Vienne, scrutant le manuscrit jauni, et le montre ensuite chez lui, la partition sur son piano, préparant une nouvelle audition de l'oeuvre.Donnée l'an dernier à la salle Maisonneuve et dans trois églises de Montréal, cette reprise fait l'objet d'un intéressant jeu d'images : sans interruption, la musique alterne, puissante et envahissante, entre des séquences de répétitions chorales et le produit fini, écouté par la foule silencieuse massée dans la quasi-obscurité de l'église Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, de Verdun.Dirigeant de mémoire, Nézet-Séguin apporte à l'oeuvre une ferveur totale et presque sensuelle.On aimerait que la caméra nous le montre davantage ainsi, transfiguré par la musique, et passe moins de temps dans la cuisine des répétitions où propos terre à terre et farces plates enlèvent beaucoup de sérieux au sujet \u2014 pis encore, surprennent énormément dans la bouche du jeune musicien qu'on admire tant.en collaboration avec cFraabnrceisl présente nouvel album disponible Théâtre St-Denis le Dimanche 30 janvier Supplémentaire 26, 27, 28 et 29 janvier 2005 Hull 18 et 19 janvier Québec 21, 22, 23 janvier Sherbrooke 31 janvier 1-819-820-1000 COMPLET COMPLET COMPLET 3285460A Tous les jeudis dans OÙ, QUAND, COMMENT\u2026 Le dimanche dans CE QU'ON A LU, CE QU'ON EN PENSE.Tous les samedis dans TOUS LES SCÉNARIOS\u2026 ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE ÈVE DUMAS Devant moi, dans un restaurant vietnamien de la rue Saint-Denis, j'ai trois chercheurs affamés.Ils reviennent d'une nouvelle séance de fouilles dans la salle Jean-Claude Germain du Théâtre d'Aujourd'hui.Au nom du Théâtre de la Pire Espèce, Olivier Ducas, Mathieu Gosselin et Francis Monty ont déterré le mythe de Persée pour le soumettre à leurs expérimentations théâtrales aussi jouissives que subversives.Sur scène, les trois auteurs, metteurs en scène et interprètes de Persée, fable archéo-mythologique, seront des archéologues excentriques qui, au début du 20e siècle, essaient de démontrer l'existence du héros mythologique Persée.Or, le fabuleux les fera dévier de leur trajectoire et les plongera au coeur du mythe, dans une étrange quête personnelle qui leur coûtera la confiance de la communauté scientifique.Olivier Ducas et Francis Monty, codirecteurs artistiques de la compagnie, mijotent ce projet depuis des années.Mathieu Gosselin s'est joint au duo en cours de route et ils ont réalisé ensemble plusieurs ateliers et laboratoires depuis l'été 2002.«L'idée de départ, qui remonte au tout début de la Pire Espèce (née en 1999) et même avant, était de faire du théâtre non pas à partir d'un thème, mais à partir d'une action, explique Francis Monty.Cette action, c'était la décapitation.On avait sorti quelques cas célèbres et, plusieurs années plus tard, c'est Persée qui est resté.» Plusieurs années plus tard, aussi, la décapitation de Méduse, qui semble être le seul événement que l'imaginaire collectif ait retenu du parcours de ce héros, n'est plus l'« action » centrale de la pièce.Les trois chercheurs sont allés voir au-delà de ce fait saignant.« C'est ce que font les archéologues.Ils fouillent, ils creusent, ils vont au-delà de la surface.Les nôtres font en plus une plongée dans l'inconscient et l'imaginaire », raconte Francis Monty.La pièce est également traversée par un discours sur la célébrité et la réussite : « C'est peut-être l'acte de la décapitation qui a rendu Persée célèbre, mais c'est tout ce qu'il y a autour qui compte », croit Olivier Ducas.« Et qu'est-ce que la réussite ?demande Francis Monty.Persée devient un roi puissant, mais son rapport au sexe opposé est trouble.Il est entouré de femmes qui exercent des influences bizarres sur lui.Il finira seul avec la tête de Méduse encore dans son sac.» Mathieu Gosselin ajoute que Persée est un peu comme ces artistes et ces politiciens qui, un jour, ne deviennent qu'une « représentation de leurs idées, une espèce de caricature d'eux-mêmes ».Tel un site de fouilles archéologiques, la scène de la petite Salle Jean- Claude Germain s'animera de toute une galerie d'objets.«L'aspect brocante est encore plus fort que dans Ubu sur la table », constate Francis Monty.Chapeaux, casques, masques, poupées et autres objets complètent la distribution de cette pièce qui allie les deux formes préférées de la Pire Espèce, à savoir le théâtre d'objet et le jeu clownesque.Fans du marionnettiste Félix Mirbt, décédé en 2002, les créateurs de Persée se sont permis une référence esthétique aux masques du grand maître dans la physionomie de certains personnages.Le spectacle lui est d'ailleurs dédié.Ubu reprend la route En technique et en esprit, Persée n'est pas loin du spectacle qui a fait la renommée de la compagnie.Ici comme en Europe et au Mexique, Ubu sur la table a été joué plus de 400 fois.La production portative reprend la route de février à juin.Mais avant, le public montréalais aura droit à une représentation gratuite de Ubu sourd la table, le mercredi 26 janvier.Comme l'indique ce titre légèrement modifié, il s'agit d'une version pour les sourds que la Pire Espèce élabore depuis 2003 et qui a été présentée une cinquantaine de fois en France et en Belgique.Avec la complicité du comédien français Laurent Valo, qui fait la traduction simultanée du texte et participe aussi à la trame du spectacle, la compagnie travaillera à remettre son succès sur les rails, entre autres en formant un nouveau comédien.La demande est telle qu'on a dû créer une troisième équipe de tournée d'Ubu.PERSÉE est présenté à la Salle Jean- Claude Germain du Théâtre d'Aujourd'hui du 18 janvier au 5 février.UBU SOURD LA TABLE sera présenté une seule fois, également à la Salle Jean-Claude Germain, le 26 janvier à 17 h 30.L'entrée est libre.Percer le mystère Persée PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE © Francis Monty, Olivier Ducas et Mathieu Gosselin incarnent ici des archéologues qui font une plongée dans l'inconscient et l'imaginaire.Photo : Suzanne Langevin Anne Sylvestre Les Chemins du vent LES PRODUCTIONS MICHELINE SARRAZIN INC.en accord avec LES ARBRES VERTS présentent Également en TOURNÉE : 18 janvier, Sherbrooke - 19 janvier, Gatineau 20 janvier, Joliette - 27 janvier, Chicoutimi 28 janvier, Baie Comeau - 29 janvier, New-Richmond 6 février, Trois-Rivières 22 JANVIER Ste-Geneviève Salle Pauline-Julien (450) 626-1616 25 JANVIER Ste-Foy Salle Albert-Rousseau (418) 659-6710 4 FÉVRIER Terrebonne Théâtre du Vieux Terrebonne (450) 492-4777 5 FÉVRIER Longueuil Salle Jean-Louis-Millette (450) 670-1616 www.michelinesarrazin.com 3285554A 3281739A CENTRE DES ARTS VISUELS www.centredesartsvisuels.ca brochure gratuite 350 av.Victoria 488-9558 Métro Vendôme Créez.et libérez votre esprit COURS D'ART INSCRIVEZ-VOUS DÈS MAINTENANT Cours débutant fin janvier.Débutant, intermédiaire, avancé peinture dessin aquarelle joaillerie vitrail céramique poterie sculpture et plus encore Aussi, programme pour jeunesse et ados après l'école et le samedi www.fetedesneiges.com ou au (514) 872-6120 Participez au Grand rendez-vous sucré! Inscrivez-vous et courez la chance de gagner un voyage en Tunisie offert par Sultana Tours! Vous faites la meilleure tarte au sucre du Québec?3283009A MAINTENANT EN NOMINATION AUX GRAMMYS APRÈS LE SUCCÈS OBTENU AUX OSCARS ET À L'ADISQ ! PLEINS FEUX SUR LA PROGRAMMATION DESSPECTACLESENSALLE LESARTS LA FINANCIÈRE SUN LIFE WWW.MONTREALENLUMIERE.COM BILLETS EN VENTE MAINTENANT ! (VOIR LES DÉTAILS POUR CHACUN) BILLETTERIES : Spectrum de Montréal :(514) 861-5851 318, rue Sainte-Catherine Ouest Admission :(514) 790-1245 www.admission.com Place des Arts :(514) 842-2112 www.pda.qc.ca 175, rue Sainte-Catherine Ouest Notez que les prix des billets n'incluent pas les taxes, les redevances ni les frais de services.RENSEIGNEMENTS : (514) 288-9955 1888 477-9955 WWW.MONTREALENLUMIERE.COM 24, 25 ET 26 FÉVRIER, 20 H, AU THÉÂTRE ST-DENIS MATINÉE LE SAMEDI 26 FÉVRIER, 14 H Billetteries : (514) 790-1111 / www.theatrestdenis.com www.ticketpro.ca / (514) 908-9090 25 ET 26 FÉVRIER, 20 H Billetterie : www.ticketpro.ca / (514) 908-9090 ALLADEEN THE BUILDERS ASSOCIATION / MOTIROTI'S Billetteries :(514) 521-4493 (514) 790-1245 /www.admission.com DU 15 AU 19 FÉVRIER, 20 H présente En collaboration avec le Festival MONTRÉAL EN LUMIÈRE (En anglais, avec surtitres français) 21 FÉVRIER, 20 H AU THÉÂTRE MAISONNEUVE, PdA Billetteries :(514) 842-2112 /www.pda.qc.ca (514) 790-1245 /www.admission.com Le Festival MONTRÉAL EN LUMIÈRE présente Pianistes : KATIA et MARIELLE LABÈQUE Le Festival MONTRÉAL EN LUMIÈRE présente Avec Daniele Finzi Pasca 19 ET 20 FÉVRIER, 20 H AU THÉÂTRE OUTREMONT Billetterie :www.ticketpro.ca /(514) 908-9090 ICARO UNE VÉRITABLE PERFORMANCE ! ARTURO SANDOVAL 17 FÉVRIER, 20 H AU MÉTROPOLIS (FORMULE CABARET) Billetterie :www.ticketpro.ca /(514) 908-9090 En première partie : Yoel Diaz Quartet LE JAZZ AFRO-LATIN À SON MEILLEUR ! FORFAIT «DANSE » Àl'achat d'un billet pour Passare de OVertigo et Cobalt AU GUICHET DU SPECTRUM UNIQUEMENT Recevez un troisième billet gratuit pour la première du spectacle Jump Rhythm Jazz Project, le15février.22 ET 23 FÉVRIER, 20 H AU THÉÂTRE MAISONNEUVE, PdA Billetteries :(514) 842-2112 /www.pda.qc.ca (514) 790-1245 /www.admission.com ENFIN À MONTRÉAL ! Le Festival MONTRÉAL EN LUMIÈRE présente en collaboration avec Quand le rire se faitclassique ! LES BALLETS TROCKADERO DE MONTE CARLO CIRQUE ÉLOIZE DERNIÈRE CHANCE À MONTRÉAL ! en collaboration avec Noomaaddee - LLaa nnuuiitt, , llee cciieell eesstt pplluuss ggrraanndd UN RETOUR AT TENDU APRÈS SON PASSAGE À GUICHETS FERMÉS AUX FRANCOFOLIES ! -au Métropolis- 24 ET 26 FÉVRIER, 20 H AU THÉÂTRE OUTREMONT Billetterie :www.ticketpro.ca /(514) 908-9090 Chorégraphie :Ted Robinson Interprètes :Louise Lecavalier, Te d Robinson, Marc Boivin et Masaharu Imazu Éclairages :Jean-Philippe Trépanier Répétitrice :France Bruyère Le Festival MONTRÉAL EN LUMIÈRE présente Une collaboration artistiqueentre COBALT LOUISE LECAVA LIER ET TEDD ROBINSON PREMIÈRE MONTRÉALAISE ! 15, 17 ET 18 FÉVRIER, 20 H AU THÉÂTRE OUTREMONT Billetterie :www.ticketpro.ca /(514) 908-9090 Présenté de concert avec JUMP RHYTHM JAZZ PROJECT Ta pdance et percussion des corps UNE PERFORMANCE À COUPER LE SOUFFLE ! Le Festival MONTRÉAL EN LUMIÈRE présente 19 ET 20 FÉVRIER, 20 H AU SPECTRUM DE MONTRÉAL Billetterie :www.ticketpro.ca/(514) 908-9090 sous la direction de ANDRÉA MARCON LES TRIPLETTES DE BELLEVILLE BEN CHAREST EN CONCERT Passare, dernière création de Ginette Laurin 25 ET 26 FÉVRIER, 20 H AU THÉÂTRE MAISONNEUVE, PdA Billetteries :(514) 842-2112 /www.pda.qc.ca (514) 790-1245 /www.admission.com OVERTIGO présente en collaboration avec SPECTACLE DE CLÔTURE EN PREMIÈRE MONTRÉALAISE ! LA CRÉATION INTERNATIONALE CÉLÉBRANT LES 20 ANS D'O VERTIGO ! «Invention àchaque pas, poésie dans chaque intention, tendresse dans chaque geste.» La voix du Nord, France «des moments d'une beauté troublante qui frôlent le sublime.» The Guardian, Londres ORCHESTRE BAROQUE DE VENISE PROGRAMME BACH ET VENISE AINSI QUE VIVALDI, ALBINONI ET MARCELLO ! Fondateur du Te atro Sunil à Lugano 3285746A ARTS ET SPECTACLES DISQUES Urgence retrouvee Chanson Bernard Lavilliers Carnets de bord FFFF Dep / Barclay / Universal Entre passeur et passage, c'est le metier qui me plait , resument ces mots repiques dans le chorus de Voyageur.Et l'on s'etonne d'y croire.Ce disque de Bernard Lavilliers ne sent pas le fond de culotte des has been en mal de succes.Vraiment pas.Depuis des annees, il faut le dire, on a eu plutot envie de rendre compte d'une presque caricature lorsqu'on a depeint Bernard Lavilliers, maniere de Bob Morane gauchiste, romantique revolutionnaire enclin aux explorations nocturnes dans les meandres du Bronx, accro aux expeditions hasardeuses dans la jungle amazonienne ou dans la savane africaine.On ne croyait plus au personnage, on n'en retenait que les bombages de torse et les petages de bretelles.Cette desaffection remonte pour ma part aux deja lointaines annees 80.J'ai donc deballe ce disque sans enthousiasme pour me trouver finalement ravi par la finesse des airs, la qualite des sons et des mots, l'efficience des accompagnateurs (le percussionniste Mino Cinelu, le bassiste Robbie Shakespeare, le batteur Sly Dunbar, l'harmoniciste Gregoire Maret, etc.), l'enthousiasme des duettistes (l'Ivoirien Tiken Jah Fakoly et la Capverdienne Cesaria Evora), la pertinence de la realisation, surtout par l'inspiration de son protagoniste.On n'y decouvre pas un nouveau Lavilliers, remarquez.On y retrouve un Lavilliers au sommet de ses possibilites, debarrasse .provisoirement?.de ses fanfaronnades et crises d'ostentation.Le chanteur y croise les memes deltas, repasse au Bresil ou en Jamaique, ratisse des zones urbaines relativement similaires qu'a la belle epoque .Brooklyn, cette fois.a quand Montreal-Nord?.mais il y a cette urgence retrouvee.Il y a ces melodies captees dans les etoiles, il y a cette substance des disques qui restent.Les mises en contexte du parolier frappent l'imaginaire, les inegalites decrites attisent le sens critique, les propos altermondialistes ou environnementalistes me semblent justes sans qu'on en garde une impression de prechi-precha.Meme La Mort du Che, qui traite d'une celebre execution survenue alors que le fond de l'air etait rouge, n'a rien d'empoussiere ; mise en rimes, cette reconstitution historique s'avere au contraire puissante et magnetique.La conjoncture, il faut dire, favorise un retour a gauche dans le monde de la chanson (un fait notoire au Quebec comme en France).Et, semble-t-il, celui de Bernard Lavilliers.L'inspiration du veteran L'etat des memes lieux Alai n Brunet Pop Annie Villeneuve Quand je ferme les yeux FF1.2 Musicor / Prod J / Select Trouver sa voix Annie Villeneuve a vu neuf collegues de la premiere cuvee de Star Academie lancer des albums avant le sien, Quand je ferme les yeux.Que les gens qui pensaient la voir suivre les traces musicales de son idole Celine Dion se detrompent.Plusieurs des 10 chansons de son disque empruntent une avenue folk et acoustique convenablement pop, avec une voix plus intimiste que celle de la nouvelle porte-parole d'Air Canada.Sur plusieurs ballades, coecrites en grande partie avec son copain Dany Bedar, l'interpretation n'est toutefois pas a point.Tantot la voix n'est pas assez feutree, tantot elle n'est pas suffisamment rauque a la Marie-Chantal Toupin pour accompagner la complainte des melodies.On sent que la chanteuse de 21 ans se retient pour ne pas pousser la note un peu plus haut.Chanter sur des arrangements plus dynamiques ne serait-il pas plus naturel ?C'est ce que porte a croire le premier extrait radio, Tomber a l'eau, un tube plus accrocheur, plus jeune, ou, en plein dans son element, Annie Villeneuve laisse ses cordes vocales se degourdir.Le naturel de Tomber a l'eau Une voix qui se cherche Em i l ie Cote co l laborat ion speciale Pop Martine St.Clair Tout ce que j'ai FFF Atlantis / Select Sur la bonne voie Martine St.Clair s'est longtemps cherchee ; il semble que ce processus tire a sa fin.Apres l'album Caribou et l'effet destructeur de la chanson Lavez lavez qui en fut le principal extrait, tout est devenu laborieux pour la chanteuse.La superbe blonde n'a pas lache le morceau pour autant, s'est accrochee a ses convictions, s'est prise en main.Elle a aussi du se prendre la tete, car la plupart de ses enregistrements subsequents ont menage la chevre et le chou et n'ont atteint que de pietres objectifs.Cette fois, Martine St.Clair se rapproche du but : dans Tout ce que j'ai, elle affirme son identite artistique, elle s'y revele dans l'emotion et la sincerite, elle y vibre au plus fort de ses capacites.Tres impliquee dans le processus de creation, elle a cueilli des rimes de qualite, echantillonne des sons elegants, adapte Moon River, relu Mon amour mon ami, reuni une equipe aguerrie .menee par le clavieriste Peter Ranallo, proche collaborateur de Nicola Ciccone.Toujours en voix, St.Clair nous soumet discretement cette douzaine de titres, evoluant dans une zone mitoyenne de la pop adulte, certes plus riche que ce que la variete convergente ou les vedettes de la variete legere ont a nous offrir.Coherence artistique Manque d'audace Alai n Brunet Rock Fiery Furnaces E.P.FFF Rough Trade / Sanctuary Dense et tordu Fiery Furnaces n'a visiblement aucune envie de caliner et de bercer les oreilles qui s'approchent de ses disques.Sa pop eclatee est dense, multidirectionnelle.Que le duo forme des Matthew et Eleanor Friedberger plonge dans l'electropop dissipe ou le indie rock operatique, il multiplie les enchevetrements melodiques, les contrastes et les jeux de textures.Difficile a suivre ?Un peu, oui.Mais ce gout du risque et de l'aleatoire donne aussi lieu a de bons moments.Moins d'un an apres la sortie de Blueberry Boat, opera-rock dejante tres remarque dans l'underground, Fiery Furnaces revient avec une compilation de 10 titres et d'un peu plus de 40 minutes curieusement intitulee E.P.L'entree en matiere est aussi reussie que provocatrice : une reprise etonnamment pop de Single Again, chanson traditionnelle sur une fille prise dans le cercle vicieux de la violence conjugale.La legere Here Comes the Summer et Tropical Iceland amusent de maniere bien moins troublante.Fiery Furnaces a l'esprit vif, mais cet E.P.charge se revele aussi confus vers la fin.De la pop qui demande un petit effort.La voix d'Eleanor Friedberger Charge et legerement confus Al exandre Vigneaul t Rock The Black Maria Lead Us To Reason FF1.2 Victory Quelques eclairs de genie, mais.Voila le genre de band qui donne des munitions a ceux qui affirment que le rock tres pesant tourne en rond.The Black Maria, c'est un groupe canadien, forme d'anciens membres de groupes canadiens (pas assez importants pour qu'on les nomme), qui s'amusent a faire un type de rock souvent grossier qui ne mene nulle part.Un rock sans nuances et sans subtilite, qui reste parfois a la remorque du genre grunge, avec ses guitares trop bavardes et ses textes trop deprimants.Bref, un rock anonyme, perdu dans les couloirs du temps qui passe.Bien sur, on sent ici une volonte d'aller plus loin, sur la jolie The Lines We Cross ou sur la tres intense et tres reussie Mirrors and Cameras, sans doute le meilleur titre du groupe.Mais c'est tout.Le reste, c'est des pieces qui s'enchainent et qui se perdent dans un tourbillon de cliches deja mille fois entendus a la radio.Ils ont parfois de bonnes idees, les Black Maria.Ils ont parfois de bons arrangements en tete.Malheureusement, ces eclairs de genie sont trop rares pour qu'on puisse vraiment s'y attarder.Les arrangements, parfois Trop de cliches Richard Labbe R&B John Legend Get Lifted FFFF Sony / Columbia Bientot une legende ?C'est l'histoire classique du petit surdoue qui ne rate jamais son coup.A peine la mi-vingtaine, John Legend a deja tout fait : dirige la chorale d'une eglise pendant neuf ans, lance deux albums independants et collabore avec quelques gros noms de la musique pop, dont Janet Jackson, Alicia Keys et les Black Eyed Peas.Le voici qui marche seul, avec la tres puissante Sony derriere lui.Encore une fois, le surdoue remporte son pari ; Get Lifted, son premier album dans les grandes ligues, est un bijou de musique soul.Ici, pas question de pop guimauve et de ballades sirupeuses formatees pour la radio.Notre homme a trop de soul pour ca.Il y a cette voix qui transmet des tonnes d'emotions, ces doigts agiles qui pianotent des melodies a la limite de la perfection, ces arrangements qui evoquent le son du Philadelphie chaud des seventies.Parmi les grands moments : la touchante Ordinary People, qui fait tant penser au Stevie Wonder de la belle epoque, Number One avec le pote Kanye West ou l'hilarante I Can Change avec Snoop Dogg.Finalement, John Legend a un nom predestine.Encore quelques savoureuses galettes comme celle-la, et puis il deviendra assurement une legende de la soul.Les arrangements, les voix On cherche encore Richard Labbe Electro Andrew Pekler Nocturnes, False Downs & Breakdowns FFF1.2 scape / Fusion III Bebitte jazzoide Les fans du label allemand scape savent generalement a quoi s'attendre de la part de cette ecurie : des productions aeriennes, minimales, delicates, construites avec un souci de complexite.Cependant, ce deuxieme disque du producteur d'origine americaine etabli a Berlin Andrew Pekler risque bien de surprendre.Son esthetique premiere est celle du freejazz, des notes folles qui s'echappent sur les albums fusion de Miles Davis.Nocturnes, False Downs & Breakdowns est un titre curieusement descriptif : musique a ecouter tard le soir, compositions hasardeuses, collage de chutes de studio ou rien ne semble prevu, assemblage de tensions et de relache d'un batteur aux bords de l'epuisement.Les sparages resolument jazz donnent l'impression que Perkler cherche une direction a prendre a travers les mailles du filet technologique, des sequenceurs et synthetiseurs, qui, discretement, font derailler des musiciens virtuels.Intrigante musique a deguster dans l'intimite.Le sentiment de fragilite Le cote brouillon Ph i lippe Renaud co l laborat ion speciale Electro Playgroup Reproduction FFF1.2 Peacefrog / Output / Fusion III La touche Playgroup Le producteur, remixeur, DJ et touche- a-tout Trevor Jackson (alias Playgroup) .il a fait ses debuts dans le metier en creant des pochettes de disques ! .compile 16 de ses remix pour le plaisir de ses nombreux fans.Jackson a ete tres actif au cours des deux dernieres annees, d'abord en s'immiscant dans la mouvance electroclash tout en cultivant un son qui lui est propre, plein de classe et epure.En pilotant la destinee de son label Output depuis 1996, Jackson a ensuite mis au monde nombre d'artistes apprecies.Cette retrospective de remixes (deux CD) baptisee Reproduction est genereuse : les versions incluses, remixes de Radio 4, Chicks on Speed, Soft Cell, The Rapture, les Montrealais de Chromeo et Yello sont toutes delicieuses .il y a meme la reprise de Depeche Mode que Jackson avait concoctee pour son album DJ Kicks.Le premier disque parait plus bigarre, se collant davantage aux versions originelles, etalant les influences disco, house, funk et hip hop ; la facture du deuxieme disque est beaucoup plus planante, sterilisee, previsible meme par moments, mais o combien envoutante.Le meilleur de Jackson Pour amateurs avertis Ph i lippe Renaud co l laborat ion speciale Hip hop / electro Artistes varies Collection Ou Mu Po FFFF Ici d'ailleurs/Fusion III Beats, BDet contraintes Voila une idee pas banale, inspiree du mouvement Ou Li Po (l'Ouvroir de Litterature Potentielle) qu'ont fonde Raymond Queneau et Francois le Lionnais dans les annees 60.Transposant le jeu des contraintes de l'Ou Li Po a la creation musicale, des producteurs hip hop et scratcheurs s'associent au bedeiste Etienne Lecroart (lui-meme membre d'un Ouvroir de Bande dessinee Potentielle) pour presenter un album ludique, spontane et detonant.Les contraintes musicales qu'ont du respecter Rob Swift (des X-Ecutioners), Gravite Zero, Buck 65 et autres sont simples : ne jamais travailler sur ses pieces avant minuit et demander a maman de donner un titre a la composition.Les textes (rappes en francais, en anglais et chantes en espagnol) sont aussi surrealistes que l'esprit du mouvement originel.Musicalement, on tend vers la marge du hip hop, alliant ces rythmes au drum & bass, a l'electronique minimale et a la musique arabe.Le disque comprend une bande dessinee qui se lit de gauche a droite ou de bas en haut.Une serie de projets a surveiller .Mr Neveux, DJ Krush et Readymade preparent d'ailleurs leurs experimentations Ou- Mu Po, pour Ouvroir de Musique Potentielle Idee folle Un peu de repetition Ph i lippe Renaud co l laborat ion speciale Jazz Normand Guilbeault Ensemble Mingus Erectus FFFF Ambiances Magnetiques L'esprit de Mingus parfaitement evoque Le contrebassiste montrealais a toujours voue une grande admiration a Charles Mingus ; il a maintes fois evoque le legs de son aine au cours des 15 dernieres annees.Les efforts de Normand Guilbeault sont ici recompenses : il a accompli a mon sens le plus beau disque de sa carriere.Mingus Erectus ferait grandement plaisir au contrebassiste disparu a la fin des annees 70, car il allie toutes les qualites de son approche legendaire : presence de solistes impetueux et virtuoses (particulierement Mathieu Belanger aux clarinettes et Jean Derome aux saxes et flute), soutien rythmique impeccable, variations singulieres des tempii, improvisation collective des plus ferventes, eloquentes deconstructions harmoniques.Et, bien sur, ce cote baveux, irascible et denonciateur de Mingus.On peut gouter a son irreverence superbe notamment dans la reprise de Fable of Faubus, qui evoquait naguere un gouverneur raciste de l'Arkansas (Orville Faubus) et adaptee cette fois a George W.Bush que Guilbeault et ses collegues ne tiennent (evidemment) pas en haute estime.L'esprit preserve de Mingus La modestie de la production Alai n Brunet Classique Brahms Marie-Nicole Lemieux FFF1.2 Analekta Aimez-vous Brahms ?Le contralto Marie-Nicole Lemieux se revele ici dans son element, en plein romantisme germanique, avec un programme tout Brahms.Elle aborde avec beaucoup d'engagement quatre opus de lieder de Brahms reunis soit en recueil (Neun Gesange op.69, Vier ernste Gesange op.121), en cahier (Sechs Lieder op.86), ou en groupes de lied (Zwei Gesange op.91).Soutenue de belle facon par le pianiste Michael Mc Mahon et l'altiste solo de l'OSM, Nicolo Eugelmi (pour le court opus 91), Marie-Nicole demontre ses belles couleurs vocales mais aussi ses limites, dans le souffle notamment qui escamote certaines fins de phrase, et la fait detonner ici et la dans les aigus.Bien qu'elle se lance peu tot dans les Quatre Chants serieux, ultime testament musical de Brahms, Marie- Nicole Lemieux reussit etonnamment a incarner ces textes denses et sombres.Son interpretation du O Tod, wie bitter bist du (.) vaut a lui seul l'achat du disque.Si cette version ne declasse pas celles de Ferrier, Anderson ou Stutzmann, elle offre un riche avantgout de ce que le contralto quebecois pourrait faire avec les memes oeuvres, dans cinq ou 10 ans.Parfois, l'attente en vaut la peine.Quatre Chants serieux Pochette baclee Guy Marceau co l laborat ion speciale presente le en collaboration avec ARTURO SANDOVAL En premiere partie : Yoel Diaz Quartet En collaboration avec RENSEIGNEMENTS : (514) 871-1881 1 888 515-0515 .www.montrealjazzfest.com ACHETEZ VOS BILLETS 17 FEVRIER, 20 H, AU METROPOLIS En personne au Spectrum 318, rue Sainte-Catherine Ouest FILL22 . ARTS ET SPECTACLES STEPHEND Madame Pag ALAIN BRUNET Automne 2003.Le gala de la Société canadienne des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (SOCAN), cette fête plus ou moins intime des créateurs de la musique et de la chanson réunis sous le parasol de la société d'ayants droit, a toujours son lot de surprises.En voici une.Au cocktail précédant la cérémonie officielle, une petite dame française se présente à moi.Rapidement, on repère un cas.Intelligence du propos, apparence d'opiniâtreté, évidente fleur de peau, rock dans le plexus, absolument aucune autocensure.De toute évidence, cette parfaite inconnue carbure à l'urgence.Missile dur à suivre ?se questionne-t-on intérieurement pendant qu'on lui cause en toute convivialité.La conversation suit son cours, Stephend m'annonce qu'elle est chanteuse et que je devrais vraiment assister à un de ses récitals.Bon, bon.Elle insiste, je pourrais me défiler poliment, mais il y a quelque chose de magnétique dans ce personnage devant lequel je reste cloué.Il y a du feu, il y a de l'eau, il y a des neurones et des tripes qui fonctionnent à plein régime.La conversation dérive heureusement sur nos vies familiales respectives.Elle me dit qu'elle habite à Montréal depuis peu, qu'elle a un fils adolescent, qu'elle vit avec le père de son fils.Et qui est le père de son fils?Michel Pagliaro.Oui madame.Étonné (un euphémisme), je lui communique toute mon admiration à l'endroit de son conjoint.et je lui communique mon espoir que Pag accouche enfin d'un album.« T'inquiète pas, il va le sortir », annonce-t-elle, péremptoire.Elle arrive presque à me convaincre ! Justement, le rockeur légendaire est à quelques mètres de la conversation.Il se joint à nous, nous fraternisons.La vie suit son cours, je finis par plus ou moins oublier ce court épisode.Un peu plus d'une année s'écoule, Pag m'appelle, juste avant Noël.Il me dit qu'il voudrait me remettre Live sur terre, un disque de Stephend.Que je devrais peut-être le rencontrer pour écouter ce matériel.Je remets ça après les Fêtes.De retour à la salle de rédaction, je constate que Pag a laissé un message dans ma boîte vocale.Nous prenons rendez-vous : le lendemain, je me retrouve à son studio dans le quartier Centre-Sud.Pag m'accueille, on s'assoit près d'une console sur laquelle on peut voir une liste de neuf chansons, celles de son album qu'on attend depuis la révolution tranquille.Pas très loin, une montagne de bandes qui contiennent une montagne de chansons inachevées.\u2014Et quand ça sortira, Pag ?\u2014Quand ça sera prêt.Et Pag de bifurquer sur le sujet qui nous occupe : le disque de sa femme.« Je ne veux pas en beurrer épais parce que je suis avec elle, prévientil.Mais je te dis franchement qu'elle est une grande artiste, pas le genre de chanteuse qui interprète le bottin téléphonique.Elle ouvre régulièrement pour mes spectacles, elle se produit seule, elle finit toujours par aller chercher ces auditoires qui gueulent qu'ils n'ont rien à foutre de la chanson française.Mais elle est capable d'aller te chercher », dit tendrement notre Pag, dont la main frôle mon avant-bras pour générer de l'électricité statique en guise de métaphore.C'est pourquoi le fameux musicien a entrepris de réunir sur un disque les meilleurs enregistrements de sa compagne, pour ainsi la faire connaître au public local.On écoute, on se dit que cette femme née de mère gitane et de père tunisien a vraiment quelque chose.Malgré les arrangements plus ou moins obsolètes de ses chansons, malgré ces emballages périmés, on conclut illico que Stephend a quelque chose de puissant.Qu'on la rencontrera le lendemain, au domicile familial.Petite bombe d'énergie Elle ouvre la porte en ce mercredi matin, on est en pays de connaissance.On retrouve cette petite bombe d'énergie qui ne lâche pas le morceau.Gamine, Stephend a voulu être journaliste, animatrice de télé, actrice de cinéma, actrice de théâtre, finalement chanteuse.Elle avait eu la piqûre de la chose publique lorsqu'elle eu la chance d'interviewer des sommités comme l'écrivain Bernard Clavel, dans le cadre d'une émission destinée aux jeunes.Elle m'apprend qu'elle a connu Pag à l'époque où ce dernier vivait à Paris et faisait sa musique tout en évoluant au sein d'une tribu d'artistes éminents dont Jacques Higelin, pour qui il a réalisé maints enregistrements.Qu'elle a renoué avec Pag il y a cinq ans et qu'elle habite Montréal depuis un peu plus d'une paire d'années.Qu'elle a déjà gagné une Victoire de la musique en tant que révélation féminine de l'année (en 1996), mais qu'elle préfère oublier cet épisode \u2014en résulta une lutte de producteurs dont elle estime avoir fait les frais.Qu'elle fait aussi de la photo d'art, que des enfants et ados du voisinage sont ses sujets, que plusieurs mannequins débarquent aussi chez elle, qu'elle ira aujourd'hui prendre les photos d'un mariage entre un Amérindien et une Éthiopienne.Et la chanson, Stephend ?« La chanson est arrivée tard pour moi.Il y a une vingtaine d'années, j'étais manager d'un poète chanteur, Émile Lloret et j'ai aussi fait la connaissance d'un musicien, Michel Pagliaro ; ce sont eux qui m'ont plus ou moins mis le pied à l'étrier.Michel fut d'ailleurs la première personne qui m'a emmenée dans un studio d'enregistrement.Nous ne nous sommes revus que lorsque nos vies respectives nous l'ont permis.» Pag était rentré à Montréal, elle était restée à Paris.Elle a toujours eu du travail là-bas, toujours gagné sa vie en tant que chanteuse depuis lors.Un producteur l'a prise en charge, elle a fait quatre albums qui n'ont jamais été endossés par une grande maison de disques.Une vie d'artiste avec des rames, en somme.Je lui dis avoir écouté son disque à deux reprises, que les mélodies y sont belles, que sa voix est intéressante, que les émotions contiennent une douleur certaine, sauf exception.« Ces chansons ne sont pas lourdes ni tristes, rétorque-t-elle.Elles sont plutôt nostalgiques.Nostalgie de l'amour, des époques passées.Il y a aussi du lyrisme.Mais pas de la tristesse.On n'avance pas avec de la tristesse, on avance avec le sourire malgré tout.Bien sûr, mon chemin n'a pas été des plus faciles, il y a eu des obstacles, je n'ai pas été une enfant choyée, j'en traîne encore les blessures.Et une des façons de les guérir, c'est de chanter.Mais pas à tout prix : je suis une personne qui a du caractère, on ne me met pas où je n'ai pas envie d'aller.» Stephend estime que ses chansons sont autobiographiques et s'inscrivent dans une tradition de chanson française.« Car j'aime beaucoup la chanson française, de Bécaud à Bashung en passant par Ferré et Barbara.Ce sont mes influences.J'admets que certaines productions de mes chansons sont surannées, mais il faut rappeler que je les ai faites sur une longue période, c'est-à-dire une douzaine d'années.Des musiciens de Bashung, Berger, Nougaro, Gainsbourg ou même Paul Mc Cartney ont d'ailleurs participé à ces nombreuses séances.« Bien sûr, ça a été décourageant de ne pas sortir de disques mais j'ai toujours bien vécu de la musique.Je n'ai pas besoin de grand-chose, il faut dire.Il me faut un appartement, de quoi bien manger, boire, dormir et créer.Bien, sûr, j'aime le luxe comme tout le monde, les palaces, les belles motos, les voitures de collection, les vacances au bord de la mer, les choses qui font rêver.Je suis normale, quoi.» À Paris comme ailleurs en Europe francophone, elle a bossé sans cesse, elle tente de faire de même de ce côté de la flaque.Modestement.« Je n'ai pas honte de jouer seule avec une « bande orchestre ».Ils l'ont bien fait dans Notre-Dame de Paris, non ?Mais je finirai bien par avoir mes musiciens.Je suis patiente.» .STEPHEND se produit ce soir au Studio- Théâtre de la Place des Arts.Elle chantera aussi à la StationC(1450, rue Sainte-Catherine Est) les 19, 20 et 21.Pour infos : www.stephendmusic.com COURRIEL Pour joindre notre journaliste : alain.brunet@lapresse.ca PHOTO PIERRE McCANN, LA PRESSE © Stephend est non seulement la femme de Pag, elle est aussi une chanteuse qui a galéré en masse.« Je suis une personne qui a du caractère, on ne me met pas où je n'ai pas envie d'aller.» 270P COLONNE DE SONS ALEXANDRE VIGNEAULT PHOTO REUTERS Chris Martin PHOTO MARTIN TREMBLAY LA PRESSE© Une rubrique qui annonce déjà le printemps.LU «Ç'a été assez agité.On est passé par bien des chansons, bien des sonorités et bien des studios.On a mis du temps à comprendre qu'on devait se retrouver tous les quatre dans un local de répétition et jouer ensemble plutôt que de s'en remettre à la technologie.» \u2014CHRIS MARTIN, évoquant l'écriture et l'enregistrement du troisième album de Coldplay, attendu en mars ou avril.BLACK CROWES SUR SCÈNE Deux décennies et des poussières après sa formation, The Black Crowes, séparé depuis 2002, reprendra du service en mars.Pour quelques concerts du moins.Les frères Chris et Rich Robinson doivent se produire au Hammerstein Ballroom de New York du 22 au 26 mars, selon MTV.com, mais les billets n'ont pas encore été mis en vente.La réunion scénique ne préfigure pas, jusqu'à preuve du contraire, un retour sur disque.GARBAGE DE RETOUR Garbage annonce que son nouvel album, Bleed Like Me, sera en magasin le 11 avril, 10ans après la toute première galette du groupe.Shirley Manson, particulièrement extatique, n'est pas seulement heureuse de voir l'albumterminé, Grohl (Foo Fighters, Nirvana) y joue de la batterie sur l'une des 11 chansons, Bad Boyfriend.Shirley Manson doit par ailleurs apparaître à titre de chanteuse invitée sur le prochain disque de Queens Of the Stone Age, Lullabies to Paralyze, prévu pour le mois de mars.L'AVANT-FRANZ FERDINAND Alex Kapranos, chanteur et guitariste de Franz Ferdinand, ainsi que son ancien groupe The Karelia rééditeront, le mois prochain, leur unique album intitulé Divorce At High Noon.Des exemplaires originaux de ce disque publié pour la première fois en 1997 se vendent sur Internet jusqu'à 114$, selon NME.com, alors qu'on peut déjà trouver des exemplaires de ce qui semble être une réédition japonaise de l'an dernier, à des prix oscillant entre 48$ et 66$.Est-ce que ça vaut le coup?«C'est un million de fois mieux que Franz Ferdinand, il y a des trompettes et c'est totalement cool», assure un usager du site Amazon.com.«Achetez ça sinon vous allez mourir.» Satisfait?De toute évidence.Convaincant?Alex Kapranos VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION ARTS ET SPECTACLES ANNIE VILLENEUVE Le fruit de ses récentes nuits blanches ÉMILIE CÔTÉ COLLABORATION SPÉCIALE Annie Villeneuve souffre d'insomnie depuis une semaine.Le fruit de ses récentes nuits blanches, pour reprendre le titre du premier album de son amoureux ?Rien de moins que son disque à elle, Quand je ferme les yeux, qui sera lancé lundi soir au Club Soda, puis qui garnira les tablettes des disquaires le lendemain.À en croire les paroles de la chanson- titre, elle pense « trop fort » à son album avant de tomber dans les bras de Morphée et Dany Bédar n'est pas à ses côtés : Quand je ferme les yeux / C'est que nous sommes tous les deux / Et si je pense à toi trop fort / Un simple soupir et je m'endors, chante-telle à l'homme qu'elle aime.Comme sur trois autres chansons du disque, la chanteuse de 21 ans a coécrit le texte avec le principal intéressé.« Il m'a donné confiance.Avec Dany, je n'étais pas gênée de montrer ce que j'avais écrit et de dire quand je n'étais pas à l'aise.Il n'y avait pas de barrière.» Pour son premier CD, la Saguenéenne a collaboré à la moitié des chansons, tant au chapitre des textes que des mélodies, avec une équipe « formidable ».Outre Bédar, il s'agit de Tino Izzo (Roch Voisine, Mario Pelchat), Diane Cadieux (Audrey de Montigny), Éric Collard (Andrée Watters) et Richard Pelland, avec qui elle cosigne Un homme.Le thème qui l'inspire : l'amour, « que ce soit celui de ma famille, de mes amis ou de mon chum », incluant celui qu'elle porte à sa soeur jumelle Suzie, avec qui elle interprète en duo S'il fallait.LA question : pourquoi avoir patienté si longtemps avant de lancer un album ?« Après la sortie de l'Académie, je n'étais pas prête.J'ai attendu, car je voulais me reconnecter avec moi-même.Quand on vit quelque chose d'aussi gros, on a besoin d'un peu de calme.On s'est demandé, ma soeur et moi, si on allait faire un album ensemble.Puis, on s'est dit qu'il était mieux de se séparer professionnellement, car nos styles sont différents.Ça m'a permis de décider ce que je voulais faire.C'est pourquoi cet album- là me ressemble.» Résultat: une facture folk et acoustique.Un style, convient Annie Villeneuve, qui s'éloigne de l'univers pop de son idole : Céline Dion.« La musique qu'on fait n'est pas nécessairement celle qu'on écoute le plus.Les chansons avec beaucoup de guitares m'ont toujours beaucoup inspirée et touchée.En raison de cette orientation musicale, Annie Villeneuve ne voit pas d'inconvénient à lancer son premier disque après plusieurs de ses collègues de la première mouture de Star Académie, soit les Wilfred, Marie-Élaine, Frank, Dave et Stef, Maritza, Émily et Marie-Mai.« On est tellement différents les uns des autres.On ne se ressemble en rien, à part qu'on a commencé avec 14 Centre Bell, souligne-t-elle en riant.On a tous des styles et des inspirations différents.De plus, voir que même après deux ans, j'ai encore autant d'appui, d'admiration et d'amour du public, ça me motive.» Bien qu'elle ressente beaucoup de stress à l'approche du lancement de Quand je ferme les yeux, Annie Villeneuve ne se fait pas trop de mauvais sang.« Je suis vraiment fière de cet album-là.Je l'aime, vous ne savez pas comment.Je pense que ça va me prendre quelque chose de bien gros et de bien difficile pour me déstabiliser.J'ai hâte qu'il sorte ! » Annie Villeneuve ne considère pas son public comme conquis d'avance pour autant.« Je ne m'assois pas sur le fait que j'ai fait Star Académie.Oui, le Québec me connaît et j'ai une belle longueur d'avance, mais je veux défendre mon album au même titre que quelqu'un qui commence, parce que je commence », insiste-t-elle.Dans les semaines à venir, une tournée promotionnelle attend la jeune chanteuse.À long terme, une tournée du Québec, puis, à très court terme, lundi soir, un passage sur la scène du Club Soda, où elle donnera un avant-goût en quatre chansons de Quand je ferme les yeux.PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE © Annie Villeneuve a pris son temps pour concocter son premier disque, qui est de facture folk et acoustique.TQc CANAUX 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21h 00 21h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 VD VDO Méchant contraste! Cultivé et bien élevé Les francs-tireurs Antarctique Au pays des manchots Belle et Bum ARIZONA JUNIOR(3) Des frères Coen avec Nicolas Cage et Holly Hunter Éclectique, électronique, électrique! 3269635A THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 18H30 K CINÉMA : ERIN BROCKOVICH Julia Roberts a remporté un Oscar pour son interprétation d'une jeune mère qui poursuit la compagnie ayant contaminé l'eau de sa ville.20H00 TV5 ON A TOUS DANS LE COEUR.Émission de variétés : Sylvie Vartan, Isabelle Boulay, David Hallyday, Henri Salvador, Jane Birkin, Lââm, Liane Foly, Véronique Sanson et Richard Anconina se rappellent leur adolescence, leurs premiers flirts et.les chansons de leurs 15 ans ! 20H00 g TSUNAMI AID : A CONCERT OF HOPE Un grand spectacle de deux heures, en direct et sans pause publicitaire, pour venir en aide aux victimes du tsunami.Avec Madonna, Sheryl Crow, Diana Ross, Stevie Wonder, Maroon 5, Norah Jones, Lenny Kravitz, Eric Clapton, Elton John et plusieurs autres.21H00 A BELLE ET BUM En plus de Pierre Lapointe, Jorane et Jérôme Minière, on nous propose deux belles découvertes : Philosonic, formation originaire de Lévis, et Labass, duo formé d'un Algérien et d'un Bosniaque ! VOILÀ : RECTIFICATIF Une erreur s'est glissée dans la grille horaire de la soirée de dimanche du magazine Voilà, inséré dans ce numéro.Dimanche, de 20h à 22h, Radio-Canada diffusera Le Gala Excellence La Presse-Radio-Canada et non pas Tout le monde en parle qui fait relâche cette semaine.LA FALAISE DE LA MORT (23:43) Le Téléjournal La Fureur / Marie-Mai, Jean- François Breau C'T'À TON TOUR, LAURA CADIEUX (5) avec Ginette Reno, Pierrette Robitaille Les Leçons de Josh Le Téléjournal Le Garage PERMIS DE TUER (4) avec Timothy Dalton, Carey Lowell Le TVA 18 heures LES AVENTURIERS DE L'ARCHE PERDUE (3) avec Harrison Ford, Karen Allen LES JEUX SONT FAITS (5) avec Ben Affleck, Charlize Theron Cultivé et bien élevé Méchant Contraste! Les Francs-tireurs / Jean Guilda Les Grands Documentaires / Antarctique - Au pays des manchots Belle et Bum/ Jorane, Pierre Lapointe, Jérôme Minière, Philosonic, Labass ARIZONA JUNIOR (3) avec Nicolas Cage, Holly Hunter .Monsieur Ripley ERIN BROCKOVICH (4) avec Julia Roberts, Albert Finney LA JURÉE (5) avec Demi Moore, Alec Baldwin (21:15) News Sportsnight W-Five Sue Thomas: F.B.Eye Cold Squad The Eleventh Hour CTV News News Raise.(15:00) Sat.Report Red Green THE IRON GIANT (3) Dessins animés STAR WARS IV: A NEWHOPE (3) avec Mark Hamill, Carrie Fisher ABC News Introduction.The Insider Ebert &.U.S.Figure Skating Championships / Patinage artistique Raceline Pub NFL Football / Jets - Steelers (16:30) Cold Case Crimetime Saturday / NCIS 48 Hours Mystery News E.T.News NBC News Stargate SG-1 Tsunami Aid: Concert of Hope Medium Law& Order: Criminal Intent Sat.Night The Lawrence Welk Show UVM Hockey / Un.Vermont - Dartmouth Austin City Limits SUDDENLY (4) Piano (16:30) Rock'N'Roll Forever: Ed Sullivan´s Greatest Hits Get Down Tonight:The Disco Explosion BBC News THE INN.The Big House City Confidential Cold Case Files MI-5 American Justice Silence, on court! Moi et l'autre .country Viens voir./ Rémy Girard Thema: Beau Dommage Thema: Beau Dommage (22:10) Arts&Minds StarTV Classical.Women of.Antonin.Cirque Orchestra Andrea Bocelli.Sex and the City .pour rire Samedi, rire Québec en humour .Michel Courtemanche Excès de stars Stars sur le vif Culture du X / Foires du sexe Mondialisation Websexo.Le Folklore Galerie d'art Les Conférences de.Information internationale 2/3 monde Les Durs à.Un nouveau souffle Howit's Made Ultimate Explosions American Chopper Biker Build-off Myth Busters American Hotrod Vidéo Guide / St-Barth Vins du monde / .Rhône Balade en.la France Inspiration Pilot Guides / New York.Airport Repères Disney (18:06) Mentors (18:33) Radio Free.(19:50) Are you Afraid of the Dark (20:16) WEEKEND AT BERNIE'S II (5) avec A.Mc Carthy EVERYONE SAYS I LOVE YOU (4) avec D.Barrymore That '70s Friends Seinfeld Pre-Game Show NFL Football / Séries éliminatoires: Rams - Falcons Mad TV NFL Football / Séries éliminatoires: Jets - Steelers (16:30) NFL Football / Séries éliminatoires: Rams - Falcons Sat.Night Tournants de l'Histoire Prochaine Station / Papineau Focus / Howard Hughes JAG INSTINCT DE VENGEANCE (4) avec Sharon Stone, Gene Hackman Manhunt Disaster of.Marine Machines They Built the Railway SLEEPERS (5) avec Jason Patric, Robert De Niro Extra Exchanging Vows Say yes.Weddings Manhunt Search for Male.Our House Sexual Secrets Benezra L'amour à.Les Séducteurs / Charlie Sheen Musicographie / Jimi Hendrix THE ROLLING STONES - GIMME SHELTER (5) Musicographie / Jimi Hendrix Box Office Pimp mon char Exposé.Les Trois Accords Pauvres Filles! Les pourris.Le Mike.Simple Pan Concert Plus: l'artiste du mois Simple Plan La Caravane From Egypt to Montreal .libanais Paysage.Indo.Parsvision Polonia Le Pont Russki Chas Mad TV BBC News Fashion File CBC News: Correspondent / Holidays in the Danger Zone Sat.Report Mansbridge CBC News: Correspondent / Holidays in the Danger Zone La Semaine verte Le Journal La Facture Enjeux / La Chasse aux pédophiles Le Téléjournal Zone libre / Roméo Dallaire Enquête.Le Journal .artistes NFL Football / Jets - Steelers (16:30) Sports 30 NFL Football / Séries éliminatoires: Rams - Falcons Sports 30 Golf PGA Coeurs rebelles Doc La Loi & l'Ordre L'Heure de vérité Témoins silencieux Six pieds sous terre Footballers Wives VIRTUAL MOM (6) avec Sheila Mc Carthy, Lauren Collins Paradise Falls The Playmakers TRAFFIC (3) avec Michael Douglas Sea Quest DSV The Dead Zone Battlestar Galactica JOHNNY MNEMONIC (5) avec Keanu Reeves, Dolph Lundgren SLEEPING DOGS (6) Roger Neilson.(15:00) WWE Afterburn NBA Basketball / Magic - Pacers Sportsnetnews WWE.Degrassi.T'as faim Panorama Àla une! Jean Cocteau, autoportrait.BAPTÊME (4) avec Valérie Stroh, Jean-Yves Berteloot (21:05) Fran Coeur (23:05) While you were out What not to Wear Trading Spaces While you were out Trading Spaces Sportscentre PGA Golf / Sony Open - 3e ronde Sportscentre .le meilleur (17:30) Zéroman Duck.Les Simpson Futurama Daria Planète crue Delta State Décalés.Les Simpson Futurama Bibliotheca Journal FR2 Portrait .cirques! On a tous dans le coeur / Paroles de clips (22:15) Le Journal Passepart EAUX TROUBLES Animal.Great Rivers National Geographic BULLITT (3) avec Steve Mc Queen, Robert Vaughn THE FRENCH CONNECTION (2) (22:15) Vice caché Décore ta vie Métamorphose Oui, je le veux! .la cigogne Plasticiens riches et célèbres COEUR À CHARGE (5) avec Lorraine Bracco, Martin Donovan 100% écolo .des arts Musique urbaine.City Life Top Plus .l'humour Musique urbaine.Boxe Rock Les Frères Scott Charmed Smallville Caitlin Montana Spy.Timeblazers .Hunters Dark Oracle ADVENTURES IN BABYSITTING (5) avec Elisabeth Shue YTV's Hit List Spy.Dark Oracle Futur Extrême Métal hurlant Dead Zone Tru Calling Alias Poltergeist Le Grand Journal (23:45) Le TVA / Loteries (23:15) Mountain Lake CÂBLE PBS CTV TQS TQc TVA :RDS: :S+: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :MTL: :HI: :HIST: :LIFE: :MMAX: :MP: :NW: :RDI: CBC h ABC D CBS b NBC g aq cj or yA EM zH VD VDO CANAUX VD VDO 18h00 18h30 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 SRC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC Cesoir Télé-Québec ça change de la télé 21h Belle et Bum Jorane, Pierre Lapointe, Jérôme Minière, Philosonic et Labess.19h Les francs-tireurs 18h30 Méchant contraste! Les meilleurs moments de l'automne.Animation : Matthieu Dugal Réalisation-coordination : Erik Tremblay nouveau rendez-vous Des révélations-chocs de Jean Guilda.3269729A PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE © Les danseurs Marc Boivin et Catherine Tardif, sans leurs complices artistiques du projet Duos, les musiciens Isabelle Duthoit et Jacques Di Donato.SÉRIE DANSE&MUSIQUE À TANGENTE Deux gars, deux filles ALINE APOSTOLSKA COLLABORATION SPÉCIALE Catherine Tardif est une fille occupée : à peine rentrée de Suisse, elle se lance dans les répétitions de Duos ou l'oeil de la renarde, spectacle présenté à Tangente avec son complice de toujours Marc Boivin, mais aussi avec deux musiciens français, Isabelle Duthoit et Jacques Di Donato, clarinettistes spécialistes de musique improvisée, eux-mêmes connus et fort occupés.Tout ça fait du beau monde, intéressant, audacieux, dynamique, lancé dans une expérience inédite de duos croisés.Reprenons les choses du début.Entre janvier et juillet 2003, Catherine Tardif est invitée au Studio du Québec à Paris, ce qui lui permet de rencontrer des créateurs de divers horizons, ainsi que de fréquenter des festivals qu'elle n'aurait peut-être pas connus si elle n'avait bénéficié de ce temps de ressourcement.Ainsi se rend-elle au festival de musique improvisée de Mhere, petit village d'une petite région de Bretagne, le Morvan.Un festival malicieusement nommé Fruits de Mhere et créé par « deux foux musiciens », Isabelle Duthoit et Jacques Di Donato.Et c'est là que tout arrive.Une rencontre en entraînant une autre, Catherine Tardif se trouve invitée à participer à un autre festival de musique improvisée, cette fois en Bourgogne, le festival Densité de Fresne en Woere.« J'étais très étonnée, dit-elle, car je n'étais pas du tout en France pour travailler et, en plus, je ne suis pas du tout experte d'impro.Mais Isabelle et moi avons reçu cette invitation engageante, alors on a pris le défi au sérieux.» Elles ont passé plusieurs mois à se rencontrer une fois par semaine, à Paris, pour parler d'elles et de leur rapport à la scène, histoire de se mieux connaître.Résultat ?« Nous avons donné ce duo de 30 minutes d'impro, ça a été une expérience incroyable, si bien que je n'ai pas voulu en rester là.J'ai invité Isabelle et Jacques à venir le présenter aussi à Montréal.Et puis, j'ai eu envie de proposer une expérience à Marc : un duo avec Jacques Di Donato.» Au final, deux duos, l'un réunissant une danseuse et une musicienne, le second réunissant un danseur et un musicien.Deux gars, deux filles.Un laboratoire d'observation « L'improvisation m'est vraiment tombée dessus, résume Catherine Tardif.Je suis ravie, mais je prends encore ce projet comme un laboratoire d'observation.Je me sens vraiment humble parce que je ne suis pas a priori connue pour ça.Heureusement, Isabelle et moi, on commence à se connaître, et puis elle est une grande musicienne, ça rassure.» Marc Boivin est quant à lui, beaucoup plus aguerri au genre puisqu'il pratique régulièrement l'impro depuis 12 ans, même s'il reste un fabuleux interprète pour des chorégraphes très divers.Comment se sent-il avant ce nouveau duo avec Jacques Di Donato ?« J'ai vraiment le trac, dit-il, parce qu'on ne s'est jamais rencontrés et qu'on va se voir pour la première fois le jour de la première ! Ça réveille les sens ! Alors, je me suis préparé en faisant confectionner les costumes et, avec Catherine, en prévoyant les lumières.Et puis, tous mes amis m'ont dit que Jacques Di Donato est vraiment un grand musicien, très sympa, drôle, très talentueux.Alors j'ai confiance et, pour tout dire, j'ai très hâte ! » Ces musiciens français sont en effet très connus en France, mais également en Europe, ce qui explique que ce spectacle de Tangente soit soutenu par le consulat de France de Montréal.Des ateliers seront donnés autour de ces Duos à Tangente le 22 janvier, et Catherine Tardif et Marc Boivin reprendront leurs performances avec, cette fois, le groupe Super Musique, le 26 janvier à la Sala Rossa.C'est peutêtre tout un nouveau pan de possibilités qui s'offre ainsi à Catherine Tardif et à son public.Ce sont en tout cas des expériences nouvelles et excitantes pour tous, danseurs et musiciens, gars comme filles.Morale de cette histoire ?Il fait toujours bon partir de chez soi pour s'ouvrir à l'inconnu.DUOS OU L'OEIL DE LA RENARDE, à Tangente du 20au 22 janvier, à 20 h 30, et le 30 janvier, à 16h.L'ENVERS DU DÉCOR Une rubrique qui parle souvent dans son propre dos ALEKSI K.LEPAGE, COLLABORATION SPÉCIALE PARAÎTRAIT QUE.Brad Pitt et Jennifer Aniston s'entendent toujours très bien, malgré tout le fracas médiatique provoqué par leur récente rupture.Ils comptent même demeurer pour la vie d'excellents amis.On se demande encore ce qui a bien pu les séparer, ces deux-là, qui représentaient ensemble quelque chose comme le couple hollywoodien idéal : des gens propres, bien vêtus, fidèles, discrets, corrects en tous points.Certains observateurs américains pointent le doigt vers Aniston, laquelle, accaparée par sa carrière, ne serait pas prête à faire des petits, au grand désespoir de Brad.D'autres commentateurs, plus excités, parlent carrément d'adultère.Enfin, d'une forme sophistiquée d'adultère puisque Jennifer aurait surpris son beau en train de faire l'amour avec, devinez qui, Angelina Jolie.au téléphone ! (à frais virés ?) On sait que ce brave Brad et cette jolie Jolie se sont bien amusés sur les plateaux de tournage de Mr.And Mrs.Smith.De là à lancer la rumeur d'une nouvelle liaison, il n'y a qu'un pas, que nous franchissons les yeux fermés.PHOTO GETTY IMAGES Britney Spears Amanda Peet PHOTO GETTY IMAGES PHOTO GETTY IMAGES ON A ENTENDU DIRE QUE.Paris Hilton et sa rutilante comparse Nicole Richie, de la populaire émission The Simple Life, ont été expulsées d'une école par des ligues de parents très peu avenants.En effet, les deux aguicheuses devaient, toute une journée, jouer les «remplaçantes» dans une petite école, la JP Cleary Middle School au New Jersey, cela évidemment pour The Simple Life.Mais des mamans consciencieuses s'y sont opposées : «Elles n'ont pas bonne réputation, explique une mère inquiète.Nous craignons que l'une d'elles se laisse emporter dans un élan d'obscénité.Àla vérité, la plupart des parents n'aiment pas l'idée de voir ces filles traîner dans notre école.» On ne veut pas engendrer d'interminables débats, mais il nous semble que la présence en classe de deux jolies jeunes femmes en minijupe peut s'avérer pédagogiquement stimulant pour les garçons en déficit d'attention.Ç'A L'AIR QUE.Britney Spears, qui ne sait plus comment se rendre vraiment intéressante depuis qu'elle a cessé de se marier tous les quarts d'heure, s'affaire maintenant à passer le balai dans le désordre de son passé, afin de mener une nouvelle existence pépère et confortable.D'abord, elle s'achète des petits chiens.Après le famélique Bit Bit (nommé ainsi dans un grand élan de fièvre poétique), voici le rachitique Lucky, en plus de son gros nounours semi-domestiqué (Kevin Federline) : notre Brit sait s'entourer d'amour.Aussi, elle écrit des lettres de réconciliation à sa vieille amie Christina Aguilera.Rappelons que les deux starlettes se sont rencontrées en bas âge dans les studios de l'émission Mickey Mouse Club TV, et que, pour d'obscures raisons, elles se sont chicanées avant de se perdre définitivement de vue.Tout cela est très bien, tout cela est juste et sain.Mais ça ne fait pas très glamour.Next ! GARDEZ ÇA POUR VOUS, MAIS.Amanda Peet, ça vous dit quelque chose ?Mais oui, elle jouait avec Ben Affleck dans le thriller Changing Lanes, et avec John Cusack dans Identity.Ça ne vous dit rien non plus ?Toujours est-il que la sculpturale actrice (qu'on pourra voir dans le prochain Woody Allen, Melinda & Melinda) ne rechignerait pas, de son propre aveu, à se dévêtir devant les caméras, si les caméras sont tenues par Sofia Coppola : «Je me sens à l'aise dans les scènes de nu quand j'aime le scénario, ditelle.Si Sofia m'appelait et me proposait un rôle brillant, mais qui exige que je me mette à poil, je répondrais tout de suite : Où est-ce que je dois signer ?! Où est-ce que je dois signer ?!» Tant d'empressement fait plaisir à voir.Jennifer Aniston et Brad Pitt PHOTO GETTY IMAGES Paris Hilton et Nicole Richie 3281537A "]
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