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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Actuel - Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2005-01-31, Collections de BAnQ.

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[" à votre écoute Par André-Philippe Côté Surbooké FAUTE C'EST LA AUX FEMMES Les enfants qui éprouvent des problèmes d'apprentissage, les hommes en crise d'identité, la baisse de la natalité, l'éclatement des familles.Tout ça serait la faute des femmes qui tentent de concilier vie familiale et ambitions professionnelles.On ne compte plus les livres et les articles de magazine parus au cours des derniers mois qui blâment les femmes de la classe moyenne pour tous les maux de la planète.Assiste-t-on à un autre retour du balancier?NATHALIE COLLARD iagnostic : mauvaise mère» titrait le New Yorker dans son édition du 9 août dernier.La journaliste Margaret Talbot expliquait que de plus en plus de mères étaient accusées de rendre leurs enfants malades en leur donnant unmédicament pourtant prescrit par le corps médical.En mars 2004, la revue The Atlantic publiait un texte controversé de la journaliste Caitlin Flanagan sur ces femmes professionnelles qui, tout en grimpant les échelons du pouvoir, exploitent les femmes des pays en voie de développement venues aux États-Unis pour travailler comme femme de ménage, nanny, bonne, etc.Dans Home Alone America, l'auteure, Mary Eberstadt affirme que depuis l'entrée massive des femmes sur le marché du travail, les enfants sont laissés à eux-mêmes.Résultat : les jeunes sont sédentaires, obèses, actifs sexuellement beaucoup plus jeunes, plus susceptibles d'éprouver des problèmes d'apprentissage et donc, de consommer des médicaments.Bref, un portrait cauchemardesque.Puis, il y a quelques semaines, le coup de grâce : le président de la prestigieuse université Harvard déclare que le cerveau des filles n'est pas fait pour comprendre les mathématiques et les sciences.\u203a Voir FAUTE en page 2 CRÉDITS ALL-AMERICAN ADS SURPRISESÀ LA11e SOIRÉE DES MASQUES PAGE 5 DOSSIER FEMMES AU BORD DE LA CRISE DE NERFS QU'ELLES SOIENT À LAMAISON OU EN TRAIN DE COURIR AU BUREAU, LES MÈRES CHERCHENT ENCORE ET TOUJOURS UN MODÈLE DE VIE QUI CONCILIE LEURS RÊVES FAMILIAUX ET PROFESSIONNELS.DANS LE TROISIÈME VOLET DE CE DOSSIER, ACTUEL SE PENCHE SUR CE QUE SIGNIFIE ÊTRE MÈRE ET TRAVAILLER À L'EXTÉRIEUR EN 2005.«D CLAUDE POISSANT Anne-Marie Saint-Pierre Dans l'oeil du cyclone PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE © Anne-Marie est une jeune maman de 23 ans.Son fils a tout juste 1 an.Elle a pris un congé de maternité de trois mois.et trouvait le temps long.Elle n'a donc pas hésité à sauter sur l'offre de son père qui lui a légué l'entreprise familiale : un commerce de produits naturels.Anne-Marie travaille au moins 45 heures par semaine, parfois plus, fréquemment les week-ends.« Mon conjoint est à la maison durant les fins de semaine.Je me réserve le lundi de congé pour pouvoir passer du temps avec mon fils et être avec lui à la maison.» Elle ne sait pas comment elle pourrait joindre les deux bouts sans son conjoint.« La garderie ferme à 17 h 30 et mon commerce ferme à 18 h.Je me demande comment font les femmes qui travaillent le soir pour parvenir à gérer leur famille.» C'est la faute aux femmes SONDAGE Les papas dans tout ça?FAUTE suite de la page 1 Qu'est-ce qui ne tourne pas rond ?Même l'actrice Jennifer Aniston (de la défunte comédie de situation Friends) se fait accuser par la presse à potins d'avoir privilégié sa carrière aux dépens de sa vie familiale, ce qui expliquerait l'écroulement de son mariage avec l'acteur Brad Pitt, désireux de fonder une famille.Fausse nostalgie En 1992, Susan Faludi publiait Backlash : la guerre contre les femmes, un livre devenu rapidement un classique dans lequel la journaliste du Wall Street Journal recensait les preuves d'un violent ressac à l'endroit des femmes sous l'ère Reagan et ce, dans le domaine de la santé, du travail, des médias et de la politique.Treize ans plus tard, alors qu'un autre républicain occupe la Maison- Blanche, les femmes en arrachent encore.Un exemple : un peu partout au pays de George W.Bush, des médecins et des pharmaciens refusent de prescrire la pilule à leurs patientes sous prétexte que cela va à l'encontre de leurs convictions morales.Selon eux, la pilule, en empêchant l'oeuf fécondé de se fixer à la paroi de l'utérus, serait un avortement chimique.Autre exemple : dans une chronique bien sentie, la chroniqueuse du New York Times, Maureen Dowd, remarquait qu'aucun des trois principaux lecteurs de nouvelles américains qui partent à la retraite (Jennings, Rather et Brokaw) ne sera remplacé par une femme.« Aux États-Unis, la situation est beaucoup plus prononcée qu'ici, remarque Francine Descarries, sociologue et membre de l'Institut de recherches féministes de l'UQAM.Chez nos voisins, il y a une résurgence du fondamentalisme religieux tandis que chez nous, je dirais que dans un contexte de dénatalité, on est soudainement nostalgique de l'époque des femmes procréatrices.On a peur de ces nouveaux modèles de femmes, on ne sait pas trop quoi faire avec ça, alors on s'ennuie d'un monde qui, au fond, n'a jamais existé.» Le retour de la wife La journaliste Caitlin Flanagan incarne aux yeux de plusieurs un certain retour aux valeurs traditionnelles en revisitant des idées qui semblent parfois tout droit sorties des années 50.Avec ses articles qui blâment presque toujours le comportement des Occidentales blanches de la classe moyenne, elle est devenue l'ennemie publique numéro un de bien des féministes américaines.En pleine rédaction d'un ouvrage qui portera sur l'évolution du rôle de la femme à la maison, The Hell With All That, elle se définit elle-même comme une femme au foyer puisqu'elle travaille à la maison tout en élevant ses jumeaux de 6 ans.« Un backlash ?Voyons donc, c'est encore une fabrication des médias de la Côte Est, a-t-elle répondu lorsque nous l'avons jointe par téléphone à son domicile de Los Angeles.Les médias des États bleus (NDLR : qui ont voté pour les démocrates aux dernières élections) aiment bien faire peur aux femmes en inventant ces histoires.La plupart des contenus des magazines sont décidés dans des bureaux à New York par des femmes qui n'ont aucune idée de ce que la femme américaine moyenne pense vraiment.» Elle dit en avoir marre des féministes qui critiquent les femmes qui choisissent de rester à la maison.« Pendant des années, les féministes ont eu le monopole du discours sur le rôle de la femme.Aujourd'hui, de plus en plus de femmes se réapproprient ce rôle et le réinterprètent à leur façon.Vous appelez ça un backlash ?Allez vous promener dans les États rouges (NDLR : ceux qui ont voté pour les républicains), vous verrez : les femmes sont très fières d'être à la maison et d'élever leur famille.C'est très bien vu dans leur communauté.Quand on lui demande si elle est antiféministe, Caitlin Flanagan s'en défend bien : « Je suis une féministe égalitaire, je crois que les femmes devraient avoir les mêmes droits et les mêmes occasions que les hommes, dit-elle.Mais attention, je dis aussi qu'elles devraient avoir les mêmes devoirs et faire les mêmes sacrifices que les hommes.Elles veulent être avocates ?D'accord.Mais qu'elles se préparent à ne pas voir leurs enfants souvent.J'en ai marre de ces femmes qui veulent tout faire sans perdre leurs privilèges.Ça ne marche pas.La situation ne changera pas.Le milieu du travail ne changera pas et les hommes non plus.» Pendant ce temps, au Québec « Il y a sans contredit une petite vague antiféministe, estime Francine Descarries.Au Québec, c'est un antiféminisme qui est parfois soutenu par des femmes \u2014 féministes repenties, déçues de ne pas avoir obtenu tous les résultats escomptés\u2014 ainsi que par des hommes et des groupes masculinistes.On blâme les féministes alors que c'est la société qui est incapable de s'adapter.» La sociologue estime cependant que le principe d'égalité entre hommes et femmes est bien accepté au Québec, beaucoup plus qu'aux États-Unis.Dans son numéro du 25 juillet dernier, le Boston Globe Magazine parlait des efforts de la millionnaire américaine Barbara Lee qui utilise sa fortune et ses contacts politiques pour tenter de faire élire une femme (Hillary Clinton pour ne pas la nommer) à la Maison- Blanche.Et le magazine de poser la question suivante : Sommes-nous prêts ?La réponse est venue quelques mois plus tard.Le 19 janvier dernier, veille de la cérémonie d'investiture du président George W.Bush, Larry King et ses invités discutaient du couple présidentiel sur les ondes de CNN.Un des invités, l'ancien conseiller David Gergen, faisait remarquer que Laura Bush est sans aucun doute la figure politique la plus populaire des dernières années aux États-Unis.«Vous croyez qu'elle va se lancer en politique ?» demande Larry King.« Non, répond Gergen.Et c'est pour ça qu'elle est populaire.» SELON UN SONDAGE CROP-LA PRESSE > Au Québec, une mère sur trois est à la maison ; > 92 % des femmes qui travaillent à l'extérieur disent manquer de temps ; > 70 % des femmes travaillant à l'extérieur resteraient à la maison si elles en avaient les moyens ; > 40 % des mères qui travaillent à l'extérieur croient que leur carrière est freinée par le fait qu'elles ont des enfants.SARA CHAMPAGNE Le dernier sondage CROPLa Presse rassurera les hommes qui seront heureux d'apprendre que les femmes trouvent qu'ils en font pas mal à la maison.Ainsi, 69 % des mères qui travaillent à l'extérieur estiment que leur conjoint participe « beaucoup » ou « assez » aux travaux domestiques et 78 % disent qu'il participe « beaucoup » ou « assez » à l'éducation des enfants.Les mères à la maison ont elles aussi un bon mot pour leur conjoint qui n'a pas diminué \u2014 on parle même d'augmentation dans certains cas\u2014 sa contribution aux travaux domestiques et à l'éducation des enfants après qu'elles eurent quitté le marché du travail.Partage des tâches En effet, 68 % des femmes interrogées estiment que leur conjoint participe autant ou même plus aux travaux domestiques qu'avant leur décision de rester au foyer et 63% disent qu'il participe autant et sinon plus à l'éducation des enfants.« Je ne sais pas comment je ferais sans mon conjoint », admet Anne- Marie Saint-Pierre, une jeune mère de 23 ans, propriétaire d'une boutique de produits naturels au Centre Rockland, à Montréal.Son fils a tout juste 1 an.« Mon conjoint est très présent.C'est lui qui va chercher notre fils à la garderie, sinon je ne sais pas comment je parviendrais à joindre les deux bouts.Ma boutique ferme à 18 h et la garderie à 17 h 30.Je me demande comment les autres femmes font.» «Il y a sans contredit une petite vague antiféministe au Québec, estime Francine Descarries, sociologue et membre de l'Institut de recherches féministes de l'UQAM.On blâme les féministes alors que c'est la société qui est incapable de s'adapter.» «(Ma carrière) a été, à une époque, sur une trajectoire très rapide.Puis je me suis mariée et j'ai eu des enfants.Et savez-vous quoi?J'ai pas mal tout gâché.» \u2014 KYRA SEDGWICK, actrice (Born on the Fourth of July et récemment Loverboy, réalisé par son mari Kevin Bacon.) «Rien n'influence plus un individu que son environnement psychologique et particulièrement, dans le cas des enfants, la vie que leurs parents auraient souhaité avoir.» \u2014 CARL GUSTAV JUNG Christine Poulin Cadre dans le domaine du marketing PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE © Au total, Christine Poulin aura passé quatre années dans un emploi qui ne la passionnait pas.« Les deux premiers mois, je pleurais en me rendant au travail, raconte-t-elle.Pour moi, la carrière a toujours été importante.J'ai un bac, un MBA, et j'en suis fière.Aujourd'hui, mes fils ont 7 et 5 ans et j'ai repris un poste de direction en marketing.Mais j'ai vécu des frustrations.J'ai vu des collègues passer de promotion en promotion tandis que moi, je ne bougeais pas.» Prendre la filièremaman Pour sauvegarder l'unité familiale, des femmes choisissent parfois de ralentir le rythme de leur carrière pendant quelques années.Dans les entreprises, cette voie professionnelle a un nom.Les Américains l'ont baptisée la mommy track, une expression que l'Office québécois de la langue française a bien illustrée : la filière maman.Certaines femmes le vivent bien, d'autres moins.NATHALIE COLLARD ET SARA CHAMPAGNE Quand le tsunami a dévasté l'Asie du Sud, Annie Boisclair était confortablement installée dans un chalet de l'Estrie avec son mari et ses deux enfants, âgés de 5 et 9 ans, à profiter d'un doux lendemain de Noël.Le téléphone a sonné.Oxfamavait besoin d'elle de toute urgence.Mme Boisclair est agente de développement pour l'organisme d'aide humanitaire et responsable des collectes de fonds.Une fois de plus, elle s'est retrouvée face au dilemme classique de la mère au travail : elle se sentait coupable de ne pas être au bureau à 200% pour aider, surtout dans les circonstances, et coupable de devoir briser les vacances familiales.« J'ai heureusement un patron compréhensif.Je suis entrée au bureau le temps d'une journée et j'ai pu retourner au chalet.C'était quand même tout un branle-bas de combat qui a escamoté nos vacances », raconte- t-elle.Annie s'est jointe à l'organisme Oxfam il y a tout juste quatre mois.D'entrée de jeu, devant les membres du comité de sélection, elle a imposé ses conditions de mommy track.La famille est pour elle une priorité.Pas question de revenir à des horaires de fou, de 7 h 30 à 22 h 30, comme lorsqu'elle était organisatrice d'événements pour des grandes entreprises.C'est un sacrifice professionnel énorme mais elle ne veut pas mettre en péril sa famille.« C'est certain que je pourrais aller plus loin dans ma carrière.J'aime autant ne pas y penser.On verra éventuellement.Pour l'instant, j'apporte mon ordinateur portable à la maison quand il le faut.J'ai compris que si j'en donne plus, l'employeur va prendre tout ce que j'ai à donner.» Quand les fondations de la maison familiale craquent, ce sont presque toujours les femmes qui prennent la décision de diminuer leur charge de travail.La culpabilité joue pour beaucoup.« Je me sens constamment coupable d'être au bureau et constamment coupable d'être à la maison.Coupable quand je vois mes collègues rester tard le soir et coupable quand je ne peux pas être là pour le souper ou pour les devoirs », résume Annie avec un soupir, ajoutant qu'elle a appris à vivre avec ce sentiment.Il y a quatre ans, Christine Poulin et son mari ont dû se rendre à l'évidence : leur vie de fou ne pouvait plus continuer ainsi.Christine partait souvent en voyage d'affaires, son mari travaillait de longues heures, leurs fils étaient jeunes.«C'était rendu à un point tel que je pleurais à chaque fois que je prenais l'avion.Je partais une semaine, je revenais quatre jours et je repartais.Je suis déjà revenue de Toronto un samedi soir, juste pour passer la nuit chez moi, et je suis repartie le lendemain.» Christine a donc pris la décision qui s'imposait et ce, même si c'était un immense sacrifice à ses yeux.« J'ai changé d'emploi.Je travaillais pour le département marketing d'une grosse entreprise pharmaceutique et je suis allée au département des ventes, où je pouvais avoir des heures plus régulières et être plus présente pour les enfants.Mais j'ai trouvé ça très dur.» La nécessaire conciliation Quand Nathalie est revenue de son congé de maternité, c'était pour apprendre à ses supérieurs qu'elle était de nouveau enceinte.Avec deux enfants, un emploi à temps plein comme directrice des ressources humaines et un mari à la tête de sa propre petite entreprise, la vie quotidienne est vite devenue un cauchemar.Nathalie a décidé de laisser son emploi.Aujourd'hui, elle travaille à temps partiel pour son mari.« Nous en avons discuté sérieusement, explique Nathalie, aujourd'hui âgée de 37 ans.Mon mari aurait peut-être arrêté, mais comme il a une entreprise, il aurait fallu mettre des gens à la porte, ça n'avait pas de bon sens.Alors je reste à la maison.» L'objectif: faire passer la famille avant le reste.« Comme c'est un objectif commun, mon conjoint aussi a fait des changements, explique Nathalie.Il est à la maison tous les soirs et rapporte rarement du travail.» Aux États-Unis, ces nouveaux arrangements ont un nom.Par exemple, les femmes qui travaillent très fort au début de leur carrière, qui prennent une pause pour élever leurs enfants avant de retourner en force dans l'arène du travail, font du sequencing, (terme calqué sur la terminologie informatique pour marquer une hiérarchisation des opérations en fonction de leur importance).Ce terme a été employé pour la première fois en 1986 par l'auteure Arlene Rossen Cardozo.Celles qui changent de carrière ou qui choisissent de travailler à temps partiel sont aussi dans le domaine de l'accomodement.Mais ces arrangements, qui traduisent des choix nobles mais parfois coûteux, ne se font pas sans heurts.« Nous sommes dans une société où les filles sont de plus en plus scolarisées, et elles veulent faire valoir leurs compétences, remarque Diane-Gabrielle Tremblay, titulaire de la chaire de recherche du Canada sur les enjeux socio-organisationnels de l'économie du savoir.« En même temps, les jeunes parents veulent passer plus de temps avec leurs enfants et les entreprises, ainsi que la société, vont devoir s'adapter à cette nouvelle réalité, ditelle.En attendant, ce sont souvent les femmes qui font les sacrifices.Or socialement, une femme qui ne travaille pas, ce n'est pas responsable.Avec le haut niveau de rupture, elle risque beaucoup.» Au total, Christine Poulin aura passé quatre années dans un emploi qui ne la passionnait pas.« Les deux premiers mois, je pleurais en me rendant au travail, raconte-t-elle.Pour moi, la carrière a toujours été importante.J'ai un bac, un MBA, et j'en suis fière.Aujourd'hui, mes fils ont 7 et 5 ans et j'ai repris un poste de direction en marketing.Mais j'ai vécu des frustrations.J'ai vu des collègues passer de promotion en promotion tandis que moi, je ne bougeais pas.C'est certain que je me demande parfois où je serais rendue si je n'avais pas arrêté.» Nathalie, elle, sait très bien que dans son domaine, elle va vite se sentir dépassée.« Il faut toujours se tenir à jour et j'ai l'intention d'essayer de suivre quelques séminaires, question de ne pas me sentir complètement out.Vais-je vouloir reprendre le même emploi?Je ne sais pas.Pour l'instant, mes enfants ont besoin de moi et je ne crois pas qu'ils auront moins besoin de moi lorsqu'ils seront à l'école, au contraire.Alors je ne me mets aucune pression pour retourner travailler.» Quant à Annie Boisclair, qui est bachelière en histoire de l'art, mais a déjà dû mettre un frein à des études supérieures en communications alors qu'elle était enceinte de son premier enfant, elle fait d'autres compromis pour réussir à tout combiner.« Pour réussir à poursuivre ma carrière, j'ai également arrêté d'aller au gym.Et disons que les 5 à 7 avec les collègues du bureau se font plutôt rares.Je dois aussi négliger mes amies », avoue-t-elle.Diane-Gabrielle Tremblay effectue présentement une recherche sur le travail autonome, le télé-travail et la conciliation travail-famille.Ceux et celles intéressés à répondre à un questionnaire peuvent le faire à cette adresse www.teluq.uquebec.ca/formes .Vous avez des questions, des commentaires à partager sur ce dossier ?Écrivez à l'équipe d'Actuel de La Presse à actuel@lapresse.ca ou au 7, rue Saint- Jacques, Montréal H2Y1K9.«C'est certain que je pourrais aller plus loin dans ma carrière.J'aime autant ne pas trop y penser.On verra éventuellement.» «La peur d'un vain remords trouble cette grande âme.Elle flotte, elle hésite, en un mot elle est femme.» \u2014 JEAN RACINE, Athalie.«Une femme qui sait comment tenir une maison sera plus à même de savoir comment diriger un pays.» \u2014 MARGARET THATCHER ÉCHOS Un ras-le-bol bien canalisé San Francisco pourrait taxer les sacs La Commission sur l'environnement de San Francisco a proposé l'adoption d'une taxe de 17 cents sur chaque sac d'épicerie, plastique ou papier.Ce serait la première ville à le faire, bien qu'une taxe semblable existe ailleurs, notamment en Irlande, en Afrique du Sud, en Australie et au Bangladesh.Le maire a demandé une étude sur la question.Plus de 50 millions de sacs de plastique sont distribués chaque année dans cette ville.Antiseptique dans les cours d'eau Un agent antimicrobien, le triclocarban, est présent dans les deux tiers des cours d'eau américains, selon une recherche de l'Université Johns Hopkins.En usage depuis 50 ans dans des savons à main et d'autres produits nettoyants, ses effets sur l'environnement ont rarement été étudiés.« On utilise presque un million de livres de triclocarban chaque année, mais pour l'essentiel, on n'a aucune idée de ce qui arrive au produit quand on l'envoie dans les égouts », dit l'auteur principal, le Dr Rolf Halden.Le triclocarban est assez persistant et peut s'accumuler dans l'organisme.\u2014 source : AP Plus de gorilles, malgré la guerre et le braconnage En République démocratique du Congo, la protection apportée par une poignée de gardes-chasse a permis à une population de gorilles de croître, malgré la guerre civile et le braconnage, rapportent des scientifiques du Zoo du Bronx.Un récent recensement a dénombré 168 gorilles dans le parc Kahuzi- Biega, alors qu'en 2000, on estimait la population à 130.Ces primates appartiennent à une sous-espèce nommée gorille de Grauer.Ce sont les plus grands singes au monde.La réserve est située au pied de deux volcans, dans une région déchirée par la guerre, aux confins de l'Ouganda et du Burundi.La population avait d'ailleurs été ravagée en 1996, alors qu'on l'estimait à 245 sujets.Le travail des gardeschasse n'est pas de tout repos.Il y a cinq ans, 10 membres d'une équipe, qui tentait de dénombrer les gorilles, avaient été massacrés.\u2014 source : ENS Ours polaires et phoques menacés de disparition De nombreux animaux arctiques, dont les ours polaires et les phoques, pourraient disparaître au cours des 20 prochaines années, en raison du réchauffement climatique, qui menace la banquise, selon le Fonds mondial pour la nature (WWF).Le mode de vie traditionnel des peuples de l'Arctique est également menacé.« Si nous n'agissons pas immédiatement, l'Arctique va rapidement devenir méconnaissable », selon Tonje Folkestad, spécialiste du changement climatique au WWF.Sur le Net : www.panda.org/arctic \u2014d'après AP Nicolas Boisclair présentera mercredi un mémoire aux audiences sur l'avenir énergétique du Québec.Portrait d'un simple citoyen qui a décidé de faire sa part.JEAN-PHILIPPE FORTIN COLLABORATION SPÉCIALE « J'appartiens à une génération qui a grandi avec la fierté des Québécois d'avoir réalisé de grands barrages, mais qui croit qu'aujourd'hui il y a d'autres solutions pour répondre à nos besoins en énergie », explique au téléphone Nicolas Boisclair, 29 ans.C'est presque mot pour mot ce qu'il dit dans le mémoire qu'il a écrit avec l'aide d'une amie, Véronica Ponce, pour la consultation gouvernementale sur le secteur énergétique au Québec.Il sera présenté, mercredi, à la Commission de l'économie et du travail de l'Assemblée nationale.Ce grand gars, portant barbiche et cheveux mi-longs, a fixé rendezvous à La Presse dans une boutique de commerce équitable, rue Saint- Denis, pour se raconter.Souriant devant son latte, il n'a pas l'air d'un farouche militant mangeur de tofu \u2014 il n'est pas végétarien\u2014, mais plutôt d'un gars sans prétention qu'on croiserait dans une boutique de plein air.Pourtant, c'est le ras-le-bol qui l'a poussé à écrire son mémoire.« L'écoeurantite aiguë de voir la bêtise de nos gouvernements qui font passer l'argent avant les gens et le futur.Est venu un moment où ça a dépassé mon seuil de tolérance.» Développement durable: un terme galvaudé Car comme bien des gens, il commence à trouver que le terme « développement durable» est on ne peut plus galvaudé et trop souvent perverti par la logique des coûts et des profits aux dépens du bien-être des gens et de leur environnement.Il résume l'essentiel de son mémoire comme suit.«Mon message, c'est que le gouvernement, dans sa politique, fasse du vrai développement durable au lieu d'utiliser ce terme à tort et à travers.Détruire une rivière pour de l'électricité, de l'énergie, c'est comme donner du Kool-Aid à nos enfants au lieu de leur donner du vrai jus d'orange, ce qui serait l'efficacité énergétique.» Une indignation qui prend origine dans son amour des rivières.Il fait du canot-camping l'été, passant une vingtaine de jours pagaie en main.Il craint de n'avoir plus que des « réservoirs où pagayer », et non pas des rivières.Un cours de cyclotourisme au cégep a éveillé sa passion pour la nature et, en même temps, sa conscience.« Quand tu campes sur le bord d'une rivière dans une coupe à blanc, là tu te dis que ça n'a pas de bon sens ce qu'on fait ! » Depuis, il essaie de faire sa part, rappelant qu'il n'est « qu'un simple citoyen qui agit sur son propre temps ».Dans son mémoire, il recommande d'ailleurs de mettre fin à la construction de barrages pour mieux équiper les centrales existantes, afin de maximiser leur production.« On a assez détruit de choses, poursuit Nicolas Boisclair.Ça devient criminel de parler de développement durable pour faire des grands barrages en 2005.Avec la technologie qu'on a, on devrait pouvoir utiliser et gérer l'énergie intelligemment.» Il pense à l'éolien, mais surtout à l'efficacité énergétique.L'efficacité d'abord Cinq des neuf recommandations de son mémoire touchent d'ailleurs l'efficacité énergétique.Il faut dire qu'il connaît bien la question.Il travaille auprès des ménages à faible revenu comme conseiller et technicien en efficacité énergétique avec l'équipe d'Équiterre.L'efficacité énergétique est l'option « la moins coûteuse, la plus écologique et la plus créatrice d'emplois », écrit-il après analyse.En se basant sur des documents d'Hydro- Québec, d'Équiterre et les journaux, il a comparé différentes filières énergétiques.Parmi ces recommandations, il y a d'abord de mettre en place d'ici 15 ans toutes les mesures d'efficacité énergétique coûtant moins de six cents du kilowattheure (k Wh).La quantité d'énergie économisée demeure à calculer, mais il rappelle qu'il reste encore quatre terawattheures à exploiter « au faible coût de 2,8 /k Wh » dans le « gisement » visé par les mesures de ce type annoncées à l'automne.Une autre recommandation consiste à suggérer d'augmenter les tarifs d'électricité au-delà de la tranche des 30 k Wh par jour en été.Cette mesure vise la consommation des appareils « de luxe » (climatiseurs, thermopompes, filtres, chauffe-piscine, ordinateurs, etc.).Elle protégerait les petites gens d'une note astronomique, puisqu'ils n'en disposent pas, dit Nicolas Boisclair.« Je suis content d'avoir fait ça.Je n'ai pas fait que chialer dans ma cuisine, dit-il à propos de son mémoire.Je dis ce que j'ai à dire aux bonnes personnes, à celles qui tirent les ficelles.Et si on est nombreux à dire notre opinion, à un moment donné ils vont agir, parce qu'ils vont comprendre que politiquement comme pour le reste ce n'est pas rentable.» Changement de carrière Personne n'aurait pu dire il y a 10 ans que ce bachelier en sexologie deviendrait un militant écolo.«Mon livre de chevet au cégep, c'était le Guide de l'auto et je suis venu en vélo aujourd'hui ! J'ai découvert qu'il faut changer nos habitudes de vie et de consommation.» Après sa présentation mercredi, il ne retournera pas, comme il dit, « chialer dans sa cuisine ».Il prépare un diaporama sur la disparition de la rivière Eastmain avec le photographe Normand Blouin de l'agence Stock photos.Il l'a canotée l'été dernier et est allé lui dire adieu, car Hydro- Québec y termine la construction d'un nouveau barrage.«On veut montrer aux gens ce qu'elle était et les faire réagir pour que de tels saccages ne se reproduisent plus », explique- t-il.Et si tout va bien, le site Internet de la Fondation rivières fera circuler une pétition électronique, qu'il prépare avec Éric Gagnon de Révérence Rupert, afin d'empêcher le projet de dérivation d'Hydro-Québec de cette rivière du même nom.« C'est le premier mémoire que j'écris et je ne pense pas que ce sera le dernier », dit-il à la fin de l'entrevue.On peut le croire.PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE Nicolas Boisclair posant sur le fleuve St-Laurent, près du parc Marie-Victorin à Longueuil.TERRE À TERRE Reboiser pour contrer les GES des autos JEAN-PHILIPPE FORTIN COLLABORATION SPÉCIALE Combien faut-il d'arbres pour absorber les émissions de CO2 d'une voiture ?Et combien en faudraitil pour les 3 millions d'autos du Québec émettant ce gaz à effet de serre (GES) ?Ces questions sont incontournables, maintenant qu'on parle d'échanger des crédits d'émission de GES contre des programmes de reboisement, les arbres étant considérés comme des puits de carbone forestiers.Voyons ce qu'en disent les experts.Sur le site Internet d'Environnement Canada, on trouve les données permettant de faire soi-même ses petits calculs.Voici ceux de mon collègue Charles Côté, titulaire de la chronique Environnement à La Presse.« Supposons que la voiture consomme 10 litres par 100 km.Cela signifie qu'elle utilisera 2000 litres en une année (pour rouler 20 000 km).La combustion d'un litre d'essence produit 2,5 kg de dioxyde de carbone.La voiture émettra donc quelque 5000 kg de dioxyde de carbone par an.Comme un arbre moyen arrivé à maturité absorbe de 4,5 à 5 kg de dioxyde de carbone par an, il en faut environ 1000 pour absorber le dioxyde de carbone émis par le véhicule.» Ainsi, pour contrer les effets du parc automobile québécois, il faudrait «3 milliards d'arbres ! », s'étonne-t-il.Où planter tous ces arbres ?Un bon potentiel La forêt québécoise couvre plus de 75 millions d'hectares, soit presque la Suède et la Norvège réunies.La forêt exploitable à des fins commerciales approche quant à elle la superficie de la France, soit 54,4 millions d'hectares.En matière de puits de carbone, la forêt boréale a un potentiel de fixation de une à trois tonnes de carbone par hectare par an.Le Québec aurait un bon potentiel comme puits de carbone forestiers, selon le professeur Claude Villeneuve de l'Université du Québec à Chicoutimi.C'est du moins ce qu'il a fait valoir, dans un mémoire présenté à la Commission parlementaire sur les transports et l'environnement de l'Assemblée nationale, en 2003.Il estimait alors la superficie forestière classée improductive qui pourrait être reboisée à « un total minimum de 1500 000 hectares » pour un potentiel de fixation « de 5 à 10 millions de tonnes de CO2 par année, à condition que ces forêts soient protégées contre les feux.» Donc, en suivant les observations du professeur Villeneuve, c'est entre le tiers et les deux tiers des émissions de GES des autos qu'on pourrait neutraliser chez nous.Et d'après un texte qu'il publiait dans nos pages à l'époque où il présentait son mémoire, il faudrait pour ce faire planter 8 à 10 milliards d'arbres ! Et aux États-Unis Dans un rapport récent, le Pew Center, un organisme américain de lutte contre les changements climatiques, a estimé le coût du reboisement en vue de neutraliser les émissions de GES entre 7,50 et 22,50 $US par tonne de C02.Il faudrait reboiser l'équivalent de la superficie du Texas (69,5 millions d'hectares) pour faire contrepoids à 20% des émissions américaines, soit 300 mégatonnes.Questions ?Commentaires ?Écriveznous : actuel@lapresse.ca .VIVRE BIEN LA 11e SOIRÉE DES MASQUES Surprises et diversité ANNE-MARIE CLOUTIER COLLABORATION SPÉCIALE Les Soirées des Masques se suivent et ne se ressemblent pas.L'an dernier, avec ses cinq statuettes, Les Feluettes de Michel Marc Bouchard avait pris l'avant-scène.Pour cette 11e édition, les votes sont allés dans toutes les directions, ont consacré un vaste éventail de spectacles (une quinzaine de productions \u2014 sur 20 trophées et un classement ex aequo) et ont causé quelques surprises.Arès André Brassard, c'est au Théâtre de Quat'Sous, jeune de 50 ans, que la Soirée a rendu hommage.Une occasion de souligner l'intégrité artistique et l'audace de ses directeurs artistiques: Paul Buissonneau, fondateur du théâtre, entouré de Louise Latraverse, Louison Danis, Pierre Bernard, Wajdi Mouawad et Éric Jean.Il fallait une circonstance particulière pour associer dans la même phrase le Théâtre Le Clou et le Théâtre du Nouveau Monde.Mais à tous seigneurs, tous honneurs: c'est à ces deux compagnies qu'échoit l'honneur d'avoir récolté le plus de Masques \u2014trois chacun.Romances et karaoké a remporté le Masque de la production Jeunes publics, celui du texte original (Francis Monty) et celui de la mise en scène.Benoit Vermeulen était en compétition avec Lorraine Pintal et L'Asile de la pureté dans cette dernière catégorie.La mise en scène de ces deux pièces peut-elle vraiment se comparer?«Il est vrai que les univers de ces spectacles sont fort différents, répond Benoit Vermeulen.Cependant, pour ma part, je considère qu'une mise en scène de spectacle jeune public nécessite le même travail qu'une autre et je suis heureux que l'Académie le reconnaisse.» L'Asile de la pureté a pour sa part reçu les Masques de la conception des costumes (Marie-Chantale Vaillancourt), de la conception sonore (Walter Boudreau) et de l'interprétation masculine (Marc Béland; en 1998, celui-ci était lauréat pour deux prestations : Picasso au lapin agile et La Tempête).Claude Poissant, coanimateur de la soirée, peut se réjouir de voir sa compagnie \u2014le Théâtre PàP\u2014remporter deux Masques.Everybody's WELLES pour tous, de Patrice Dubois et Martin Labrecque (qui a aussi reçu un Masque pour ses éclairages dans Le Peintre des madones), ne récolte rien de moins que le Masque de la Production Montréal (un deuxième pour le PàP, après Le Ventriloque, de Larry Tremblay, en 2003) et celui de la conception sonore (Larsen Lupin, ex aequo avec Walter Boudreau).Dans la même catégorie, on s'étonne qu'Avec Norm, de Serge Boucher, n'ait qu'un seul Masque, celui de l'interprétation féminine dans un rôle de soutien décerné à Louison Danis \u2014absolument remarquable.Sur Serge Boucher, dont elle est une voix si touchante, elle est intarissable.« C'est un grand homme.Il comprend la misère humaine et la respecte.Dans la vie, ce qui me fait plus peur que les problèmes, ce sont les gens qui ne veulent pas les voir.Je pense qu'au théâtre, on a la responsabilité sociale urgente d'exposer tous les problèmes auxquels on fait face.Du moins, c'est ce théâtre-là qui m'intéresse.Celui qui transmet des enseignements sur l'âme humaine, qui ouvre à la tolérance.Et Serge, avec son acuité, nous permet de faire ça.» Le lauréat du Masque de l'interprétation masculine dans un rôle de soutien est Albert Millaire.Par sa participation à Oreste : the reality show (mise en scène de Serge Denoncourt), il donne sa seule récompense au Théâtre de l'Opsis.Incidemment, Serge Denoncourt lui porte chance puisque le comédien avait déjà décroché un Masque pour sa performance dans (Oncle) Vania, en 2003.Une surprise : le couronnement de Grace et Gloria, par l'entremise de Muriel Dutil, lauréate du Masque de l'interprétation féminine.Non pas, évidemment, que son travail ne méritait pas récompense.Bien au contraire.Mais on aurait cru cette production du Théâtre du Tandem (Rouyn- Noranda) éclipsée dans cette catégorie \u2014du moins aux yeux des jurys\u2014 par Sophie Cadieux (également brillante) et Cette fille-là (Théâtre du Grand Jour, Montréal).Pour Muriel Dutil, il s'agit de son premier Masque.Mais ce soir-là, elle était bien plus troublée par l'annonce du décès de son amie, la comédienne Gisèle Schmidt, que par son trophée.« J'essayais de l'appeler depuis trois jours.J'ai oublié des noms pendant que j'étais sur la scène.Je voulais raconter une anecdote sur le théâtre: quand j'ai commencé à jouer, il y a 35 ans, le salaire minimum était de 3,50 $.J'ai fait le calcul : les acteurs étaient payés 0,35 $ l'heure.Maintenant, l'écart est moins grand, mais on est encore en-dessous du salaire minimum.Dans le contexte actuel, je tenais à le dire.» Encensé partout où il est passé, le HA ha ! de Réjean Ducharme, mis en scène par Frédéric Dubois et produit par le Trident, remporte le Masque de la production Québec (le Trident remporte ce Masque pour la troisième fois).Même si Québec est moins présente aux Masques que l'an dernier, le Masque du public Loto- Québec revient à Gros et Détail, d'Anne-Marie Olivier, une production du Théâtre «Bienvenue aux Dames ! » À noter que 2000 personnes de plus que l'an dernier ont voté dans cette catégorie (plus de 57 000 par rapport à 55 000).Enfin, dans la catégorie des heureuses surprises, signalons le Masque Révélation décerné aux Apatrides (théâtre I.N.K.).La pièce de Louis Champagne, Le Gros Homme et la Mère (Productions À tour de rôle, Carleton sur Mer), remporte le Masque des productions Régions.Au très éclaté Le Mystère d'Irma Vep revient le Masque des productions, Théâtre privé.Somme toute, cette 11e remise des Masques, multiple et éclatée, est tout à fait à l'image de la production théâtrale actuelle, d'une essoufflante diversité.PHOTOS BERNARD BRAULT, LA PRESSE © Les Masques récompensant les interprètes de l'année ont été remis à Marc Béland et Muriel Dutil, pour leur performance respective dans L'Asile de la pureté et Grace et Gloria.« Je pense qu'au théâtre, on a la responsabilité sociale urgente d'exposer tous les problèmes auxquels on fait face.» Une soirée musicale et politique.ANNE-MARIE CLOUTIER COLLABORATION SPÉCIALE Des numéros musicaux réussis, une réalisation enlevée, des textes percutants.Claude Poissant a répondu à tous les appels, puisqu'en plus d'être coanimateur, il signait sa première mise en scène du Gala des Masques.Qu'il s'agisse du Premier Acte, diffusé à ARTV, ou du Gala de 20h à Radio-Canada, l'intérêt était constamment maintenu, en grande partie grâce aux quatre jeunes animateurs qui soutenaient le doyen Poissant\u2014Pascale Montreuil, David Savard, Éveline Gélinas et Benoît Mc Ginnis.Sobre et rigoureux, l'hommage au Quat'Sous nous a valu notamment de très beaux extraits de pièces, présentés par des comédiens associés à ce théâtre.En vrac, nous avons entendu des répliques de Vinci, Hosanna, Elvire Jouvet 40, Impératif présent, La tour Eiffel qui tue, Incendies.Pas de sentimentalisme, seulement de beaux souvenirs de grands moments.Et un appel vibrant de Claude Poissant « aux élus : le Quat'Sous tombe en ruines ».Besoin d'argent urgent pour théâtre menacé.Les théatrophiles ont par ailleurs retrouvé avec plaisir, dans un medley, les chansons qui ont marqué la dernière saison théâtrale.Parmi celles-ci, en vrac, Si la vie vous intéresse, de Pied de poule, et le divin Popli, le poulet populaire, de la pièce Mille-Feuilles, que les Éternels Pigistes devraient endisquer.L'intérêt principal de cette soirée tenait cependant à sa couleur politique, due aux revendications actuelles des comédiens qui demandent que leurs répétitions soient payées.Dans ce contexte, nous avons eu droit à toute une incongruité.Le directeur du Trident a en effet senti le besoin, à l'occasion de la remise d'un trophée, de plaider la cause du TAI (Théâtres Associés Inc.), dont il se faisait soudain le porte-parole, auprès de l'Union des artistes et des comédiens ! Étrange.Non moins étonnante, l'absence de la ministre de la Culture dans la salle (du moins la caméra ne nous l'a pas montrée une seule fois).« Ils ont peur, ils se cachent », a lancé un des membres de Loco Locass dans la salle de presse.C'est à eux que nous devons d'ailleurs un des moments forts de la soirée, lorsqu'après un numéro du Grand Cirque ordinaire, ils ont enchaîné avec Libéreznous des libéraux ! La salle, debout, exultait.Évidemment, sur le même sujet, nous avons aussi eu droit à plusieurs piques des acteurs.Après avoir répété une phrase deux fois, Claude Poissant a demandé s'il était payé parce qu'il se répétait.Benoit Vermeulen a demandé « une enveloppe supplémentaire pour soutenir le théâtre convenablement ».Martin Faucher a fait un appel similaire.Vincent Bilodeau a aussi demandé au gouvernement d'investir dans la culture.Pour sa part, Markita Boies, au cours d'un hommage au Quat'Sous, est allée à l'essentiel : « Il ne faut pas séparer la culture de la vie ».PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE © Le gala d'hier soir était animé par Claude Poissant, entouré des comédiens David Savard, Pascale Montreuil, Éveline Gélinas et Benoît Mc Ginnis.3282286A ARTS ET SPECTACLES PRODUCTIONS LAURÉATES > Masque du public Loto-Québec Gros et Détail d'Anne-Marie Olivier > Masque des Enfants terribles T'as aucune chance d'Ariel Ifergan La Fondation de la Tolérance (Montréal) > Production «Théâtre privé » Le Mystère d'Irma Vep de Charles Ludlam >Jeunes publics Romances et karaoké de Francis Monty > Révélation Théâtre I.N.K.- sa première production Les Apatrides de Marilyn Perreault > Production «Montréal» Everybody's WELLES pour tous de Patrice Dubois et Martin Labrecque > Production «Québec» HA ha !\u2026 de Réjean Ducharme ARTISTES LAURÉATS > Interprétation féminine Muriel Dutil Grace et Gloria de Tom Ziegler > Interprétation masculine Marc Béland L'Asile de la pureté de Claude Gauvreau > Mise en scène Benoît Vermeulen Romances et karaoké de Francis Monty > Texte original Francis Monty Romances et karaoké ARTS ET SPECTACLES Du nouveau chez Taima ALEXANDRE VIGNEAULT POP-ROCK Le duo folk hivernal Taima connaît du changement.Alain Auger et Elisapie Isaac ont en effet quitté l'étiquette de disque Full Spin et sa propriétaire, Nicole Bouchard, qui a lancé leur premier disque il y a un an à peine.« On est en restructuration », a confirmé le guitariste et compositeur Alain Auger, sans vouloir donner de détails.Taima travaillera désormais avec Avalanche Productions, la boîte de Sébastien Nasra, qui gère la carrière internationale de Jorane.Après un automne chargé au plan de la paperasse, Elisapie Isaac et Alain Auger pourront de nouveau se concentrer sur leur musique.Leur emploi du temps risque d'être chargé puisque, en plus d'une tournée québécoise qui s'arrêtera vraisemblablement à Montréal à la fin du mois d'avril, ils devraient participer à un «showcase » en France au mois de février et s'envoler pour le Brésil en mars.Alain Auger évoque une possible virée au Groenland et au Danemark.« L'objectif, cette année, c'est de trouver nos partenaires en Europe », précise le guitariste.L'arrivée de Sébastien Nasra dans le décor pourrait bien amener le duo à se produire dans le même circuit que Jorane, tant au Canada qu'en Europe.L'intérêt suscité par Taima en Angleterre pourrait, en retour, servir Jorane.Taima a vendu environ 23 000 exemplaires de son très bel album éponyme jusqu'ici.Ma bulle, vraiment à l'eau?Si le maire de Montréal parvient à convaincre la FINA de lui redonner les Championnats du monde de sports aquatiques, les fans de Daniel Boucher et de Jorane auront peut-être la chance d'entendre Ma bulle, la chanson qu'ils ont composée pour l'événement.Une chanson dont l'existence est demeurée presque secrète pendant deux ans.et qui semble avoir un mauvais karma.Ma bulle, créée en 2003, devait servir de carton d'invitation pour l'événement qui devait avoir lieu l'été prochain à Montréal.Daniel Boucher et Jorane sont même allés à Barcelone, où se tenait la compétition il y a deux ans, pour la chanter lors de la cérémonie de clôture.Dans le plan initial, les deux artistes québécois devaient se produire devant les délégués et les athlètes.Mais pour d'obscures raisons de mise en scène, tous les athlètes avaient déjà quitté les lieux de la cérémonie lorsque Jorane et Daniel Boucher ont chanté.« Ça n'a pas été un grand succès », se rappelle Sébastien Nasra, l'agent de Jorane.Puisque la chanson n'a pas grand intérêt hors du contexte des Championnats de sports aquatiques, il y a peu de chance que l'un ou l'autre des artistes la reprenne un jour.Sébastien Nasra se rappelle avoir laissé trois ou quatre caisses de 50 disques de cette chanson dans un hôtel de Barcelone, il y a deux ans.Un peu moins de 10 caisses traînaient encore dans les bureaux des promoteurs montréalais de la compétition, la semaine dernière.La chasse aux raretés est ouverte.Lauréats de Granby: place au spectacle La quatrième tournée des lauréats du Festival international de la chanson de Granby passe par Montréal demain, à La Tulipe.Les artistes qu'on pourra voir sur scène sont le collectif Malade Mantra, l'auteur-compositeur et interprète Guillaume D'Aoust et l'interprète belge Pascale Delagnes.CETTE SEMAINE SUR DISQUE > Trail Of Dead:Worlds Apart >Mötley Crüe: Red, White and Crüe > Rilo Kiley: More Adventurous > Seal: Best: 1991-2004 > Unwritten Law: Here's to the Mourning > Tina Turner: All the best.> Liane Foly: Chanteuse de bal > Dalida: Dalida Queen > Laurent De Wilde: Organics > Def Leppard: Best of > Ed Harcourt: Strangers > IAM: Live au Dôme de Marseille > Le Peuple de l'herbe: Cube SUR SCÈNE > Patrick Norman, ce soir, au Gesù > Lauréats du FICG, mardi, à La Tulipe > Secret Machines, mardi, au Cabaret Music Hall > Cowboys Fringants, mercredi à vendredi, à La Tulipe > Tomas Jensen et les Faux-monnayeurs, mercredi, vendredi et samedi, au Corona > Fred Fortin, jeudi et vendredi, au Va-et- Vient > Champion et ses G-Strings, vendredi, au Club Soda > Dumas en solo, samedi, au Cabaret Music Hall > Marie-Denise Pelletier, samedi, à la Cinquième Salle de la Place des Arts > Dillinger Escape Plan, dimanche, au PHOTO ARMAND TROTTIER, ARCHIVES LA PRESSE © Club Soda La musique du duo Taima suscite beaucoup d'intérêt en Angleterre.Festival international Montréal / Nouvelles Musiques GUY MARCEAU COLLABORATION SPÉCIALE Pour sa deuxième présentation, du 28 février au 10 mars, le Festival international Montréal / Nouvelles Musiques (MNM) promet 11 jours à l'enseigne de la création contemporaine et de la découverte, mettant des organismes musicaux et compositeurs français à l'honneur, en plus de faire une large place au jeune public.Walter Boudreau et Denys Bouliane, directeurs artistiques d'un des rendez-vous les plus importants de la scène musicale contemporaine d'ici, ont tenu les promesses faites en 2003, à l'issue de la première mouture de ce festival.Aussi copieux qu'il y a deux ans (20 concerts, autant de créations, des conférences et classes de maîtres, et 25 premières canadiennes), le MNM se signale par son étroit partenariat avec la France.C'est ainsi qu'on compte des invités prestigieux tels l'Ensemble Court-Circuit, les compositeurs Marc-André Dalbavie, Martin Matalon, Yan Maresz et Philippe Hurel, les chefs Pierre-André Valade et René Bosc, ce dernier étant le directeur musical de l'imposant festival de création Présences (Radio-France).S'ajoutant aux partenaires de l'événement (SMCQ, Espace Musique / CBC Radio Two, OSM et la Faculté de musique de l'Université Mc Gill), Présences, en collaboration avec le MNM, a permis quatre commandes conjointes Radio-Canada / Radio-France.Présences accueillera en février des compositeurs québécois et canadiens à Paris pour la création de leurs oeuvres, qui seront reprises en première nord-américaine au MNM en mars.Ces échanges internationaux, entrepris en 2003 avec les Pays-Bas, et qui se poursuivent cette année avec la France, seront au menu des prochaines biennales, entre autres avec des pays de l'Europe du Nord.Une première Aux concerts du soir, parmi les événements à surveiller au programme de ce bouillonnant festival, mentionnons la première montréalaise du Matin des magiciens, une oeuvre de Walter Boudreau pour gamelan javanais (huit percussions) et sept instruments occidentaux, avec le Evergreen Club Contemporary Gamelan, une première présence au MNM ; la présentation des Noces de Stravinski pour quatuor vocal, six percussions, deux cymbalums, piano mécanique numérique, harmonium numérique et choeur mixte, « dans sa version en russe, et dans l'orchestration originale recréée par René Bosc », précisait Walter Boudreau en conférence de presse, ajoutant que Bosc a concrétisé avec des moyens contemporains ce qui était à l'époque demeuré un projet impossible.Le même soir, on présentera deux courts métrages : La Symphonie mécanique de Jean Mitry (1955) sur la musique de Pierre Boulez, et des extraits du film Les Noces (1955) avec Boulez et Stravinski lui-même.En plus des multiples oeuvres des nombreux compositeurs d'ici (dont Chroma de Clermont Pépin, L'Homme papillon de John Rea), notons aussi la présentation de la Symphonie no 1 de Henri Dutilleux par l'Orchestre symphonique de Mc Gill.MNM Jeunesse Plusieurs activités ont été pensées pour le jeune public.Presque tous les midis, le Salon MNM (quatrième étage du Centre Pierre-Péladeau) sera le point de rencontre des jeunes des écoles de musique de la région montréalaise pour aborder des musiques d'aujourd'hui (Pépin, Pärt, Southam, Hendrix, etc.).Et pas moins de 85 jeunes musiciens uniront leurs forces dans le grand événement d'Espaces Sonores Illimités (ESI), La Symphonie des éléments.Aussi, une nouveauté en matinée : le Musicolateur, une drôle de machine à composer « à la fine pointe de la technologie » sous la direction du compositeur Yves Daoust.Pratiquement tous les ensembles de musique contemporaine de Montréal figurent à la programmation, incluant le NEM pour la première fois, et d'autres de Toronto.Le quatuor vocal britannique Hilliard Ensemble revient aussi au MNM et sera couplé au Quatuor Bozzini.Le MNM offre aussi des Points de rencontre avant les concerts animés par une personnalité du milieu artistique, en plus de permettre, après certains concerts, de rencontrer les artistes et de découvrir, dans une atmosphère festive, une de leurs Faces cachées.Pour tous les détails sur le MNM (programme, lieux, dates, heures, navettes entre les différents sites), voir le site Internet : www.festivalmnm.ca Biennale prometteuse SD FRANCOPHONE ANGLOPHONE CS SD : semaine dernière CS : cette semaine Palmarès des ventes au Québec Rufus Wainwright Annie Villeneuve PHOTO: LA PRESSE © PHOTO: LA PRESSE © SD CS 1 Game Documentary 2 Green Day American Idiot 3 Eminem Encore 4 Gwen Stefani Love.Angel.Music.Baby 5 Simple Plan Still Not Getting Any 6 Shania Twain Greatest Hits 7 Usher Confessions 8 Various Danceplus 2005 9 U2 How To Dismantle an Atomic Bomb 10 Rufus Wainwright Want Two 1 Annie Villeneuve Quand je ferme les yeux 2 Cowboys Fringants La Grand-Messe 3 Les Trois Accords Gros Mammouth Album 4 Pascale Bussières Ma Vie en cinémascope 5 Dany Bédar Écoute-moi donc 6 Pierre Lapointe Pierre Lapointe 7 Corneille Parce qu'on vient de loin 8 Les Choristes Bande originale 9 Boom Desjardins Boom Desjardins 10 Loco Locass Amour oral ARTS ET SPECTACLES PHOTO ROBERT MAILLOUX, ARCHIVES LA PRESSE© Gisèle Schmidt, en 1993.La comédienne Gisèle Schmidt meurt à 83 ans PHOTO BOB SKINNER, LA PRESSE © Le professeur de chant émérite et pédagogue Jan Simons, 80 ans, a reçu, hier au Gesù, le Prix Hommage soulignant sa grande contribution à l'enseignement et à l'art vocal.REMISE DES PRIX OPUS GUY MARCEAU COLLABORATION SPÉCIALE Plus de trois heures.Comme tous les galas peut-on dire.Les Prix Opus n'y ont pas échappé, hélas ! Mais si le milieu de la musique classique a besoin de sa grande fête, pourquoi ne pas lui en donner une à la mesure des talents qu'il célèbre?Ras-le-bol de cet humour « secondaire V », de cette approche à sketches, et dans une salle obscure.Faisons plutôt toute la place à la musique ! Car la télévision et le théâtre (la Soirée des Masques avait lieu au même moment) ont raison de faire place à la comédie.Mais aux Opus, il n'est vraiment pas drôle du tout, sous le couvert de l'humour, de voir ridiculiser les noms de nos artistes, comme ce fut le cas dans quelques-unes des présentations par un insupportable et mauvais humour des deux comédiens, aussi musiciens (?).Même si le présentateur de la soirée, Martin Berner, a brillé par ses touches absurdes, une hirondelle ne fait pas le printemps.Le metteur en scène Jean-Antoine Charest est un bon comédien et a déjà prouvé qu'il avait de bonnes idées, mais il serait peut-être temps de confier cette organisation à des musiciens.Voilà pour la facture « théâtrale ».Cela dit, hier soir, dans la salle du Gesù bondée, on a remis à nos musiciens québécois 29 trophées pour autant de catégories, soit deux de moins que l'an passé.Ont disparu : le prix Reconnaissance, et le Prix des auditeurs de la Chaîne culturelle de Radio-Canada.Le Conseil québécois de la musique (CQM) aurait dû remettre un prix symbolique à titre posthume à la défunte Chaîne que notre Société d'État a assassinée, privilégiant les cotes d'écoute.Hier, une seule sortie en règle, venue de l'électroacousticien Robert Normandeau, récipiendaire d'ailleurs d'un Opus dans la catégorie Concert de l'année \u2014 Musiques actuelle, électroacoustique, pour un concert de la série Rien à voir (14) : Concert Luigi Ceccarelli de son organisme Réseaux.Il a vilipendé avec beaucoup de fébrilité le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) et la nouvelle chaîne Espace Musique pour la place maintenant inexistante de ces musiques émergentes dans leur programmation, alors que Montréal est un passage obligé des créateurs en électro.Il a chaudement été applaudi.Peu de surprises Autrement, pas de vagues.On a vogué au gré des nombreuses catégories qui ont révélé une propension du CQM à récompenser notamment des oeuvres du XXe siècle.Le Château de Barbe-Bleue de Bartok présenté à l'Opéra de Montréal fut élu Concert de l'année \u2014 Montréal ET Concert de l'année: musique moderne et contemporaine, décernant par ailleurs à Wozzeck de Berg, présenté à Orford, l'Opus du Concert de l'année \u2014 régions.L'ensemble Les Violons du Roy, pour son impeccable Alcina de Handel, a reçu l'Opus pour la région de Québec.Deux prix rafraîchissants, ceux remis d'abord pour la première fois au jeune choeur de chambre Viva Voce pour Romantisme X-trême (Concert de l'année \u2014 Musiques classique, romantique, postromantique, impressionniste), et à La Nef pour Élégies : musiques pour le Jour des Morts (Concert de l'année \u2014 Musiques médiévale, de la Renaissance, baroque).Assorti d'une bourse de 5000 $ du ministère de la Culture et des communications du Québec, l'Opus du Concert de l'année \u2014 jeune public est allé à l'OSM pour son concert Frissons à l'OSM, « un prix en lien direct avec le mandat de l'orchestre via le public de demain », a déclaré Marie-Josée Desrochers, directrice des communications à l'OSM.Deux anniversaires importants ont certes motivé l'octroi de prix.Les 125 ans des Orgues Casavant (Reconnaissance à un facteur d'instruments), prix accompagné d'une bourse de 5000 $ de la Société de développement des entreprises culturelles, et le Conservatoire de musique et d'art dramatique du Québec \u2014 Saison du 60e anniversaire (Diffuseur de l'année).Par ailleurs, on a remis à Denis Dion, l'Opus du Compositeur de l'année (il est en résidence à l'Orchestre symphonique de Trois-Rivières), et celui de la Création de l'année (De mains osées toiles).Le chef de l'OSTR, Gilles Bellemare, a pour sa part mérité l'Opus du Directeur artistique de l'année.Des disques primés Dans la catégorie Disque de l'année, ATMA ressort grand gagnant : Batailles \u2014 Montréal Baroque (médiéval, Renaissance et baroque), Nouvel Ensemble Moderne, dir.Lorraine Vaillancourt \u2014 Panneton, Demers, Lesage, Evangelista (Musique moderne et contemporaine), et Mahler 4\u2014Orchestre Métropolitain du Grand Montréal, dir.Yannick Nézet-Séguin (musique classique, romantique, postromantique).Johanne Goyette a remporté d'ailleurs l'Opus de la Production discographique de l'année pour le disque Mahler 4.Des magazines européens spécialisés en ont aussi fait l'éloge.Pour la catégorie Musiques actuelle, électroacoustique, l'Opus est allé à Seuil de silences, chez empreintes DIGITALes.En jazz, c'est Indefinite Time, du François Bourassa Quartet (Effendi records), qui l'a emporté.Dans les catégories sans nominations, on a nommé la violoniste Chantal Juillet Personnalité de l'année.Mme Juillet était à Milan en concert sous la direction de Charles Dutoit, et a fait lire un touchant message par Françoise Davoine, qui semblait toute aussi émue.Autre absent, le pianiste Anton Kuerti a reçu l'Opus pour la Reconnaissance à un artiste hors- Québec.Sa messagère a lu son discours à sa place « Yeah, Wow! » Le Prix Hommage a été remis au professeur de chant et grand pédagogue Jan Simons, soulignant sa carrière associée à l'Université Mc Gill et au CAMMAC.À 80 ans, toujours en verve et à l'humour vif, il a dit, après avoir visionné la vidéo survolant sa carrière par la voix de quelques-uns de ses élèves : « Le chant sollicite non seulement le corps tout entier, mais exige aussi de l'intelligence.» Heure de tombée oblige, j'ai dû quitter avant la fin, mais on m'a informé qu'on avait remis l'Opus du Rayonnement à l'étranger au chef Jacques Lacombe.On se rappellera qu'il a fait ses débuts au Met de New York en 2004, en dirigeant Werther de Massenet.Et enfin, c'est Yannick Nézet-Séguin qui a reçu l'Opus de l'Interprète de l'année.Avec la carrière de plus en plus internationale du jeune chef, parions qu'il sera nommé dans la catégorie précédente l'an prochain.Drôle d'humour.Le monde de la musique classique mérite une plus belle fête RAYMOND GERVAIS Le théâtre québécois est en deuil: il a perdu hier l'une de ses grandes comédiennes, Gi s è le Schmidt, qui s'est éteinte à l'âge de 83 ans.Mme Schmidt a joué sur les planches, puis dans des téléromans durant 60 ans.Elle a incarné d'innombrables rôles qui lui ont valu les applaudissements du public.Elle s'était retirée depuis une dizaine d'années.À la télévision, elle a joué notamment dans La Petite Patrie de Claude Jasmin, de 1974 à 1976, et, plus récemment, dans Montréal P.Q.Dans les années 60, elle avait tenu un rôle dans Rue de l'Anse, aux côtés de Gilles Pelletier et de Daniel Gadouas, sur les ondes de Radio-Canada.Elle a aussi fait partie de la distribution de nombreuses pièces de théâtre, dont le Temps des lilas, de Marcel Dubé, en 1993.Cette grande comédienne a joué avec les plus importantes troupes du Québec, a participé aux plus importantes séries à la radio, puis lorsque la télévision a fait son apparition, elle a poursuivi sa carrière à la fois au théâtre et au petit écran.Elle a joué avec à peu près tous les grands comédiens, dont Olivette Thibault, Françoise Faucher, Jean-Louis Roux, Roger Joubert, Yvette Brind'Amour, Gilles Pelletier et Geneviève Rioux, pour ne mentionner que ceux-là.En regardant la feuille de route de Gisèle Schmidt, on s'aperçoit qu'elle représente une bonne partie de l'histoire du théâtre, de la télévision (téléromans) et du cinéma québécois.Mme Schmidt aimait la vie et écouter les autres bien plus que de parler d'elle.Ses restaurants préférés étaient, paraît-il, Chez son Père et Au 400.Don Pasquale: long et ennuyeux CLAUDE GINGRAS CRITIQUE Les metteurs en scène d'opéra incapables de livrer l'essentiel de leur métier, c'est-à-dire réussir à faire jouer les chanteurs comme de vrais acteurs et amener ainsi l'auditoire à vibrer aux situations décrites par le texte, se rabattent sur toutes sortes de gimmicks dont la plus répandue est la « transposition ».Choisissant Don Pasquale comme spectacle « comique» de sa 25e saison, l'Opéra de Montréal est allé chercher à San Diego un metteur en scène qui avait déplacé le petit opéra de Donizetti de son habitat original, une simple maison à Rome, début du XIXe siècle, vers le Far West, en Arizona, dans un lupanar de la fin du même siècle.Pour les gens du coin (San Diego et l'Arizona sont voisins), la transposition peut offrir un certain intérêt, celui du rafraîchissement d'un sujet familier.Pour le reste du monde, y compris pour nous, l'initiative n'a aucune espèce de justification.Décor de saloon, costumes de cowboys, chapeaux mexicains et cheval sur roulettes n'ajoutent absolument rien à cette histoire de vieux célibataire marié sur le tard et marié à la mauvaise personne, non plus que les scènes « locales» comme celle du bain offert à un client par trois « pensionnaires» du lieu.L'envahissement de la scène par les deux douzaines de domestiques qu'a engagés la jeune Madame Pasquale est assez amusant, les pitreries du valet aussi, mais il faut enregistrer un raté complet pour la plupart des scènes comiques, principalement celle où le bonhomme se fait présenter sa « future», le visage voilé, et que l'entremetteur Malatesta décrit comme sa timide soeur sortie du couvent.Ici, la faiblesse de Nathalie Paulin comme comédienne est flagrante.La voix est agile et jolie, malgré un aigu imparfait, mais Mme Paulin n'a pas du tout la vigueur et la fantaisie du personnage.Les Américains Kevin Glavin et Stephen Powell passent bien vocalement (au niveau de la virtuosité notamment) mais s'en tiennent au minimum au plan du jeu.Le Pasquale de M.Glavin est très ordinaire après celui, hilarant, de Pierre Charbonneau dans la production de 1985 et le Malatesta de M.Powell est proche de l'inexistant.Des États-Unis également, Shawn Mathey est un comédien élégant et un honnête ténor léger, sans cependant la vraie couleur de tenore di grazia requise ici.En notaire (déguisé en franciscain !), le Montréalais Étienne Dupuis pousse quelques bonnes notes de baryton.Fort jolis, les décors et les costumes conviendraient davantage à un western \u2014 ou à La Fanciulla del West, de Puccini, que l'OdM songe à présenter.Au départ, la musique même de Don Pasquale n'est pas la meilleure de Donizetti.Des formules qui reviennent interminablement, un bout de mélodie ici et là, aucun air important à retenir.Le succès de la pièce ne s'explique que par une chose : son scénario, comique et même irrésistible entre les mains d'un vrai metteur en scène.Ce qui n'est pas le cas ici.Heureusement, une certaine vie monte de la fosse, c'est-à-dire de l'OSM animé par le nouveau venu Jean-Marie Zeitouni.«DON PASQUALE», opéra bouffe en trois actes (cinq tableaux), livret Gaetano Donizetti et Giovanni Ruffini, musique de Gaetano Donizetti (1843).Production: Opéra de Montréal.Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.Première samedi soir.Autres représentations : auj., jeu., sam.et le 9 fév., 20 h.Avec surtitres français et anglais.Distribution : Don Pasquale, vieux célibataire : Kevin Glavin, basse Ernesto, son neveu et héritier : Shawn Mathey, ténor Le Docteur Malatesta, son ami : Stephen Powell, baryton Norina, jeune veuve : Nathalie Paulin, soprano Le Notaire : Étienne Dupuis, baryton Mise en scène : David Gately Décors : Tony Fanning ; costumes : Helen Rodgers (location, San Diego Opera) Éclairages: Mark Mc Cullough Choeur de l'Opéra de Montréal et Orchestre Symphonique de Montréal Direction musicale : Jean-Marie Zeitouni PHOTO FOURNIE PAR L'OPÉRADEMONTRÉAL Don Pasquale (Kevin Glavin), le Docteur Malatesta (Stephen Powell) et Norina (Nathalie Paulin).PRIXOPUS Le Conseil québécois de la musique (CQM) dévoilait hier soir au Gesù les lauréats des Prix Opus pour la saison 2003-2004, récompensant les artistes des milieux musicaux classiques et jazz.L'organisation des Prix Opus remettait au total 29 trophées.VOICI QUELQUES GAGNANTS : > Concert de l'année \u2014 Montréal Le Château de Barbe-Bleue (Bartok) \u2014Opéra de Montréal > Personnalité de l'année Chantal Juillet, violoniste > Rayonnement à l'étranger Jacques Lacombe, chef d'orchestre > Découverte de l'année Vincent Boucher, organiste > Compositeur de l'année Denis Dion > Événement musical de l'année Festival MMM, Des musiques et du monde > Interprète de l'année Yannick Nézet-Séguin, chef d'orchestre VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE Le Professionnel ANNE-MARIE CLOUTIER CRITIQUE COLLABORATION SPÉCIALE En guise d'amorce de son « cycle balkanique », le théâtre Prospero présente, en première québécoise, Le Professionnel, de l'auteur serbe Dusan Kovasevic.Une initiative heureuse de ce théâtre, qui, cette saison, nous offre de fructueux dépaysements.Si Kovasevic est considéré comme l'un des plus importants auteurs dramatiques serbes, il est surtout connu sur la scène internationale en tant que scénariste de cinéma.(Rappelons qu'il a signé le scénario d' Underground, de Kusturica.) Du Professionnel, qui a tenu l'affiche à Belgrade de janvier 1990 à février 2002, il a aussi tiré un film présenté au FFM en 2003 et lauréat de nombreux prix.La pièce porte sur une rencontre belle parce qu'improbable, entre une planète et son satellite, le temps d'une éclipse.Nous sommes à Belgrade, en 1990.Une époque charnière, transitoire, entre deux régimes.Celui, totalitaire, du maréchal Tito, s'écroule.La Yougoslavie se disloque.L'ombre d'un nouveau pouvoir \u2014 celui de Milosevic\u2014 se dessine.La désillusion est dans les deux camps.Teodor Teja Kraj (Gabriel Arcand) est un écrivain dissident recyclé en cadre dans l'édition.Il tape fiévreusement son histoire sur le clavier de sa vieille machine à écrire.On l'entend d'abord en voix off.La gradation de l'éclairage mène au récit incarné.La lumière se fait sur le bureau de l'écrivain, constamment harcelé par des auteurs aspirants inquiets de leurs manuscrits.Et c'est à un de ceux-là que Teja croit avoir affaire lorsque surgit un homme en imperméable qui lui demande : « Tu ne sais pas qui je suis ?» Non, il ne sait pas.Comment pouvait-il se douter que, pendant près de 15 ans de sa vie, pas à pas, jour après jour, il a été épié et tous ses mots, consignés précieusement dans les manuscrits reliés que lui présente Luka, un agent « professionnel » rétrogradé après le départ de Tito ?Comment pouvait-il savoir que, dans sa jeunesse, il a échappé à la mort de justesse parce qu'un de ses discours anti-communistes avait déclenché la rage de son « ombre » ?D'une révélation à l'autre, les deux hommes confrontent leurs convictions.Comment ne pas le faire, quand le bourreau d'hier devient la victime de demain ?« Pendant 20 ans, tu as été l'ennemi de ce pays et là (.) il apparaît que c'est moi l'ennemi.(.) Moi dans la rue et toi dans le bureau », dit le policier.Il n'y a plus de vérité.S'ils sont désenchantés, ils n'en sont pas moins drôles.Un certain sourire illumine ce spectacle.Une ironie fine, pétillante, due à la fois aux transitions narratives qui tamisent la gravité du propos et aux réactions de l'écrivain devant l'absurdité (le mot est lâché) de sa situation.L'intériorité fébrile, la fragilité de Gabriel Arcand offrent un riche contraste avec la bonhomie et l'énergie d'Onil Melançon et, à eux deux, ils extraient de leurs personnages l'humanité que la teneur politique de cette pièce pourrait masquer.(La présence des deux personnages secondaires n'est toutefois pas marquante.) Parallèlement, ce texte livre des pensées rafraîchissantes sur l'écriture, puisque, selon le « professionnel », pour faire un drame, il suffit de transcrire des enregistrements d'une conversation intéressante, de la saupoudrer de quelques didascalies et le tour est joué ! Vous tenez une pièce de théâtre.Avis aux aspirants auteurs.LE PROFESSIONNEL, de Dusan Kovacevic, traduction Anne Renoue et Vlademir Cejovic.Mise en scène, scénographie et environnement sonore: Teo Spychalski.Interprétation: Gabriel Arcand, Onil Melançon, Liliana Komorowska, Bernard Carez.Recherche des costumes: Carmen Jolin.Àl'affiche du Théâtre Prospero jusqu'au 19 février.La comédie du pouvoir PHOTO FOURNIE PAR LE THÉÂTRE PROSPERO Onil Melançon et Gabriel Arcand forment un beau duo dans Le Professionnel, de Dusan Kovacevic.TQc CANAUX 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 VD VDO Ramdam RETOUR À BROOKLYN (3) Macaroni M'as-tu lu?tout garni Voyagegrandeur El Chogüi Maux d'amour Cultivé et bien.Qui dit vin.nature Points chauds Sans-papier 3249239A THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 19H K CASTING Présentation spéciale des deux premiers épisodes de cette série où 13 jeunes comédiens improvisent leurs dialogues à partir d'un scénario élaboré par une équipe d'auteurs.Le dernier party avant le début de la misession prend fin sur un drame.19H r LES AUDITIONS STAR ACADÉMIE 2005 La nouvelle tournée d'auditions animée par Pascale Wilhelmy commence ce soir, et se poursuivra jusqu'au 4 avril.Le jury est composé de Stéphane Laporte, Dominique Savoie et Bill St-Georges.Durée: une heure.Cette semaine: Ottawa/ Gatineau.19H Z LA REVANCHE DES NERDZ Les NerdZ fêtent cinq ans dans ce spécial anniversaire souvenir.19H30 a RUMEURS Michèle célèbre un an de sobriété.dans l'alcool! Hélène s'intéresse au poste de Benoît.20H a L'AUBERGE DU CHIEN NOIR Manon organise une séance de speed dating à l'Auberge.Alex et Ariane se retrouveront-ils enfin seuls.21H r LE NÉGOCIATEUR Un vol de banque tourne mal.Ses deux auteurs se réfugient dans une station-service et exigent la présence de Mac Cloutier.21H CD ENQUÊTES SUR LES LIBÉRATIONS CONDITIONNELLES Un deuxième épisode qui donne le vertige.Un détenu qui se retrouve en libération conditionnelle pour la 7e fois viole et assassine Isabelle Bolduc avec deux complices.D'autres, condamnés pour trafic de drogue, sortent de prison six fois plus vite qu'avant! Le Téléjournal (17:30) L'union fait la force Virginie Rumeurs L'Auberge du chien noir Détect.Inc.Le Téléjournal/Le Point C'est dans l'air! Le TVA 18 heures Vingt et un Les Auditions Star Académie / Début Annie et ses hommes Le Négociateur Le TVA Devine qui vient ce soir Michel Jasmin (23:17) Macaroni tout garni Ramdam M'as-tu lu?Voyage grandeur.Les Grands Documentaires / El Chogui Points chauds / Immigrants: la terre promise Maux d'amour Cultivé et bien élevé Qui dit vin.RETOUR À BROOKLYN Le Grand Journal (16:30) Flash / Patrick Norman Casting LA LOI DU SILENCE (4) avec Anne Heche, Sam Shepard Le Grand Journal 110% Confidences érotiques News Access H.e Talk Daily Degrassi:The Next Generation Medium CSI:Miami CTV News News eTalk Daily Jeopardy Canada Now .Air Farce Coronation.Rick Mercer's Tournament The Passionate Eye The National The National ZeD (23:25) Simpsons ABC News The Insider Who Wants.Extreme Makeover:Home Edition The Bachelorette Supernanny King of the Hill Nightline News CBS News E.T.Standing Listen up .Raymond .Half Men CSI:Miami News Late.(23:35) News NBC News Jeopardy Wheel of.Fear Factor Las Vegas Medium Tonight (23:35) The Newshour BBC News Profile Antiques Roadshow / Omaha, Nebraska (2/3) American Experience / Fidel Castro Bus.Report Charlie Rose BBC News Bus.Report The Newshour BBC News City Confidential / Carthage American Justice Airline Growing up Gotti Caesars 24/7 Crossing Jordan Le Garage Bouscotte Les Fous.Piège pour un homme seul Palettes Viens voir les comédiens Videos Road to Avonlea Screaming.OLIVER! (2) avec Mark Lester, Ron Moody Law& Order Excès de stars Biographies Vie en action Enquêtes sur les libérations.Experts en crime Célèbres et.coupables?.entreprises touristiques Les Conférences.Spry Des livres.Galerie d'art Regards Bilan.Einblicke Le monde.Planète Terre Myth Busters / Chicken Gun Daily Planet Monster House Special / Discovery Fun House Biker Build-off Daily Planet Évasion.neige La ruée.Fous des.Plaisirs d'Italie Vins du monde Odysseus Évasion.Top des stars Asslama Une journée That's so.Stevens Brotherly.Radio Free.Boy Meets.Radio Free.HERO (4) avec Dustin Hoffman, Geena Davis .(22:34) My So-Called Life Malcolm.That '70s Friends Seinfeld Trading Spouses 24 7th Heaven Everwood Global News National Train 48 E.T.Fear Factor Las Vegas Zoe Busiek:Wild Card Global News Sports Les deux font la loi Trouvailles et Trésors / Marché Série noire / St-Jean-Vianney JAG BETHUNE, L'ÉTOFFE D'UN HÉROS (4) avec Donald Sutherland Great Train./ All Aboard JAG Tactical to Practical In the Footsteps of Goliath Turning Points of History JAG Zoo Diaries Dogs, Jobs .Homes Buy me Extra Matchmaker Manhunt Search for Male.Trading Places Sex Toys.Matchmaker Made in.Smack.Juke-box.d.Musicographie Hollywood Fantaisies Benezra .le monde?Musicographie Top5M+.Top5M+.le monde?M.Net Décompte.VJ Nabi Top Rockdebabu Viva la Bam Jackass Pimp mon char Banzai Terra Speranza The Insider Will & Grace CH for Asia.CH pour l'Asie 24 Rabin2 Cosmopolis .arménien Late.(23:35) BBC News CBC News CBC News CBC News CBC News:The Hour The National Surviving Canada CBC News:The Hour Le Journal Capital Actions Le Monde La Part.Guerriers à louer Le Téléjournal/Le Point La Part.Le Monde Le Téléjournal/Le Point Sports 30.Sports 30 Boxe / Championnat canadien senior Les Combats ultimes TKO Sports 30 Chasse et.Vacances.Le Caméléon Miss Match Balko Témoins silencieux Six pieds sous terre L'Oeil du crime Doc Da Vinci's Inquest Cold Squad Body & Soul Queer as Folk CSI.(23:09) Star Trek:Voyager Andromeda Stargate SG-1 MutantX Earth 2 Dark Angel Sportsnetnews Hockeycentral NBA XL NBA Basketball / Magic - Hawks Sportsnetnews Hockeycentral Amandine.Volt Panorama La Frontière blanche LISE ET ANDRÉ (4) avec Isabelle Candelier, Michel Duchaussoy Panorama Clean Sweep In a Fix The Next Wave Tsunami Survival Stories Incredible Medical Mysteries The Next Wave Off the Record Sportscentre 2004.I'd do Anything In this Corner WWE Raw Sportscentre Atomic Betty Les Tofou Sourire.Quoi d'neuf Les Simpson Futurama Les Simpson Les Griffin South Park Henri, gang Les Simpson Futurama Cible (17:55) Journal FR2 Double Mixte Double JE Ombre.Coeurs.Phôtos Le Journal Actuel / Travail de caissière Madeline Jackers Chiefs Studio 2 Rosemary and Thyme The Sixties:The Years that.Imprint Studio 2 Oui, je le veux! Nicolas et.Décore ta vie Métamorphose Interventions miracles Jeux de société Décore ta vie Métamorphose .la cigogne Pour la vie! Doc Lapointe Conne Xion Le Monde de l'auto Génération.Louise à votre service Musique urbaine.Le Monde de l'auto .vidanges A+ Anormal Une grenade Degrassi.Radio Free.Une grenade .galaxie Spongebob All Grown up 15/Love Dragon Ball Inuyasha .Hunters Dark Oracle Radio Active Fries with that Ready or not My Family Les Chroniques du paranormal .Nerdz .c'est fait Farscape Star Trek: Enterprise Robot Wars La Porte des étoiles CÂBLE PBS CTV TQS TQc TVA :RDS: :S+: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :MTL: :HI: :HIST: :LIFE: :MMAX: :MP: :NW: :RDI: CBC h ABC D CBS b NBC g aq cj or yA EM zH VD VDO CANAUX VD VDO 18h00 18h30 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 SRC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC NATHALIE PETROWSKI Acteurs enragés Du temps qu'il vivait encore, l'acteur Guy Provost aimait rappeler qu'il était payé 9$ de l'heure lorsqu'il jouait au théâtre.En dépit de son expérience, de sa réputation, de sa prestance et de la nature du rôle confié, le salaire restait le même : 9 $ de l'heure.Guy Provost répétait le chiffre sans colère ni amertume.Cela ne l'empêchait pas d'être douloureusement conscient de la valeur dérisoire que la société, la sienne, accordait aux acteurs de théâtre.Guy Provost est mort en février de l'année dernière.Bien qu'il ne hante plus les coulisses du théâtre québécois, sauf peut-être en pensée, il serait sans doute heureux d'apprendre que la révolte gronde chez ses anciens compagnons de jeu.Une centaine d'entre eux, réunis en assemblée générale sous les auspices de l'UDA, ont décidé qu'assez c'est assez.Ils n'ont pas dit : on ne joue plus, mais ils n'en pensaient pas moins.Les acteurs ont donné aux Théâtres associés inc.(TAI) jusqu'au 17 avril pour changer les règles du jeu.En attendant, ils ont décidé de ne plus s'engager ni signer de contrats avec les directions de théâtre.Que veulent ces acteurs payés entre 137,64 $ et 350 $ (pour les plus connus) par soir au théâtre ?Ils veulent, bien entendu, une augmentation de cachet.Qui pourrait les blâmer ?Ils sont à peine plus payés qu'un étudiant qui flippe des burgers chez Mac Do.Mais surtout, ils veulent qu'on reconnaisse l'énorme travail \u2014 de création, de recherche et de défrichage\u2014 qu'ils abattent en répétition pendant six semaines.Ils veulent enfin et surtout que ces répétitions soient payées séparément au lieu d'être incluses dans le cachet global, comme c'est le cas actuellement.Pure technicalité ?Pas vraiment, dans la mesure où pendant ces six semaines où ils prennent le texte à bras-le-corps, où ils creusent et fouillent leur personnage, où ils s'enferment dans leur bulle et pratiquent une partie importante et essentielle de leur métier, que l'on pourrait appeler la recherche et le développement, ils n'ont aucun revenu.Aucun.Qu'ils s'appellent Anne-Marie Cadieux, Marc Béland ou Joe Bleau, qu'ils portent toute la pièce sur leurs épaules ou non, le résultat est le même : ils ne touchent pas un rond.Pas besoin d'être comptable à la Banque mondiale pour comprendre que six semaines sans revenus, c'est long longtemps.Non seulement c'est long, mais ça invite à la dispersion et à l'éparpillement.Suffit qu'une offre de pub, de télé ou de figuration tombe du ciel pour que les acteurs sautent dessus comme des affamés même si, au fin fond d'eux-mêmes, ils préféreraient s'en passer.Mais comme il faut bien vivre.À cette mécanique tordue s'ajoute une nouvelle réalité.Il y a quelques années encore, les acteurs étaient assurés de jouer une trentaine de représentations et parfois plus quand la pièce marchait fort.Plus ils jouaient souvent, plus ils arrivaient à rentabiliser le temps et le travail investi.Mais le nombre des représentations a sensiblement diminué au fil des ans.Les heures de répétitions, elles, n'ont cessé d'augmenter.Il n'est pas rare de nos jours de voir une pièce quitter l'affiche après 22 représentations.L'effet pervers de cette diminution, c'est qu'un acteur répète maintenant plus longtemps qu'il ne joue et gagne encore moins d'argent qu'avant.Les directeurs des Théâtres associés inc.(TAI) se disent sensibles à leurs revendications et espèrent que la rencontre d'aujourd'hui saura débloquer le conflit.Mais certains jugent que compte tenu du manque criant d'argent, la demande et surtout l'échéance du 17 avril sont irréalistes.D'autres, comme Jacques Vézina, membre du comité de direction des TAI, proposent de négocier de nouvelles conditions de travail et de paiement, mais à l'intérieur des enveloppes disponibles.Bref de répartir l'argent autrement mais sans rien augmenter.C'est ce qu'on appelle changer un dollar pour quatre 25 sous.Y a-t-il une solution ?Pierre Curzi, président de l'UDA, semble croire que oui.Il rappelle l'augmentation du budget du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) consentie sous le gouvernement péquiste.L'année dernière seulement, 21 millions supplémentaires sont venus gonfler les coffres du CALQ.Il avait été convenu qu'un pourcentage de cette somme irait directement aux créateurs et aux acteurs du milieu du théâtre.Dans certains théâtres, on a remis une prime à tous les acteurs qui avaient joué cette année-là.Dans d'autres théâtres, on a préféré engager plus d'acteurs, donc faire travailler plus de monde, sans augmenter les cachets.Curzi croit qu'une vaste réorganisation budgétaire dans les théâtres s'impose.Raymond Cloutier disait la même chose il y a sept ans quand il a lancé le débat sur la surproduction des théâtres et l'épuisement des acteurs, piégés par son carroussel infernal.Sept ans plus tard, rien n'a vraiment changé.On produit toujours autant de pièces en payant toujours aussi mal ceux qui les interprètent.Une certitude demeure : on ne peut pas faire de théâtre sans acteurs.Et on ne peut pas éternellement demander à ces acteurs de faire don de leur temps, de leur talent et de leur désir de jouer, sans les payer en retour.Les payer convenablement.Pour leur travail sur les planches, mais aussi pour leur travail en coulisses.On n'est pas qu'acteur sur scène.On est acteur le soir, tout seul chez soi face à un texte qu'on doit assimiler mot après mot, scène après scène, sur le disque dur de sa mémoire.On est acteur face à l'immensité de Hamlet, Gertrude ou Albertine, ces personnages surgis du néant et à qui il faut donner un souffle, une démarche, une vie.On est acteur autour d'une table, dans un local poussiéreux, à poser des questions, à chercher un sens au texte qui refuse parfois de se laisse apprivoiser.Quel message la société envoiet- elle aux acteurs quand elle les paie des milliers de dollars pour une pub et trois fois rien pour un grand rôle au théâtre ?Leur ditelle que la pièce est aussi importante et essentielle que l'air qu'ils respirent?Ou, au contraire, qu'elle n'a pas de réelle utilité et qu'ils pourraient la quitter avant la fin sans que cela n'y change rien ?Les acteurs veulent qu'on reconnaisse l'énorme travail\u2014 decréation, de recherche et de défrichage \u2014qu'ils abattent en répétitionpendant six semaines.Ils veulent enfin et surtout que ces répétitions soient payées séparément aulieud'être incluses dans le cachet global, comme c'est le cas actuellement.Cesoir Télé-Québec ça change de la télé 19h M'as-tu lu?Rafaële Germain et son premier roman.20 h El Chogüi Documentaire qui raconte la vie de deux jeunes Mexicains immigrants illégaux aux États-Unis.21h Points chauds Pourquoi des millions de personnes tentent-elles d'immigrer illégalement en Occident chaque année?Et comment réagir à ce phénomène?Réalisation-coordination : Simon Girard 3249338A Le documentaire sur le général Dallaire séduit le public au Festival de Sundance JIM HOLT PRESSE CANADIENNE PARK CITY, Utah \u2014 Le cinéaste Peter Raymont, de Toronto, a remporté samedi soir le Prix du public pour le meilleur documentaire au Festival du film de Sundance, pour son film Shake Hands With The Devil: The Journey of Romeo Dallaire (J'ai serré la main du diable: Roméo Dallaire).Le film suit le général à son retour au Rwanda, une décennie après que des dizaines de milliers de Tutsis et de Hutus modérés eurent été massacrés en 1994 alors qu'il était commandant de la force militaire des Nations unies dans ce pays.Le général a lui-même raconté ces terribles événements dans son récit autobiographique J'ai serré la main du diable\u2014La faillite de l'humanité au Rwanda.C'est la deuxième année consécutive qu'un film canadien récolte la principale récompense attribuée aux documentaires, après The Corporation.C'est « fantastique, et un grand honneur », a commenté M.Raymont, qui a souligné que cela contribuera à faire connaître le film auprès d'un plus grand nombre de personnes, à préserver la mémoire du génocide et à empêcher qu'une telle chose se reproduise.Il a dit espérer que son prix lui vaudra une entente de distribution en salles aux États-Unis.Le film du cinéaste torontois était le seul long métrage canadien en compétition à Sundance, cette année.C'est l'un des 38 documentaires qui avaient été sélectionnés à partir de plus d'un millier d'oeuvres, venant du monde entier, soumises au festival.Le réalisateur s'est dit particulièrement flatté quand le créateur du festival de cinéma, le comédien Robert Redford, a présenté son film, la semaine dernière, au début du festival.Le célèbre acteur n'a pas l'habitude de distinguer des films parmi les oeuvres projetées au festival.« Il est venu en partie, je crois, parce qu'il admire le général Dallaire.(.) Il a rencontré le général et moi-même avant la projection pendant quelques minutes.Ils ont en quelque sorte exprimé leur admiration mutuelle.» M.Redford a ensuite affirmé à l'auditoire venu assister à la représentation que ce documentaire est exactement le genre de film pour lequel Sundance a été créé \u2014c'est un film indépendant, et il traite d'importantes questions de justice en matière de droits de la personne, a ajouté M.Raymont.Robert Redford est resté pour la période de questions-réponses qui a suivi la projection.« Il y a eu beaucoup d'applaudissements.J'étais encore au septième ciel juste du fait d'être en présence de Redford », a poursuivi le réalisateur, ajoutant que l'auditoire avait posé de nombreuses questions au général Dallaire.L'édition de cette année du Sundance Film Festival a attiré plus de 36 000 cinéphiles.BREFS Rapport sur la mort de Martin Gendron Le décès, il y a un an, du jeune comédien de la série télévisée Watatatow, Martin Gendron, est imputable à une intoxication mixte à la drogue et à l'alcool.C'est ce que révèle le rapport du coroner Michel Trudeau.Le matin du 12 janvier 2004, Martin Gendron avait été trouvé en arrêt cardio-respiratoire dans une chambre de la résidence d'un ami, à Blainville, après une fête bien arrosée qui avait duré toute la nuit.De plus, la nuit précédente, il avait participé à un rave.Le rapport du coroner note que le jeune homme avait consommé de l'alcool, de la cocaïne, de la marijuana et du GHB.Ce mélange explosif a provoqué une chute de pression, un coma, puis l'arrêt respiratoire.Un cancer emporte Jim Capaldi Jim Capaldi, le batteur du légendaire groupe de rock Traffic, qui s'illustra dans les années 1960 et 1970, est mort vendredi à l'âge de 60 ans, a annoncé un porteparole de sa famille.Capaldi avait été intronisé au Panthéon du rock n'roll, l'an dernier, en compagnie des autres membres de Traffic.Il est mort pendant son sommeil dans une clinique de Londres où il était soigné pour un cancer à l'estomac.Avec son compère Steve Winwood, Capaldi avait formé ce groupe, dont la devise était : « jouer comme le même groupe mais ne jamais jouer de la même façon ».Des chansons comme Dear Mr.Fantasy, Paper Sun et Hole in My Shoe ont connu beaucoup de succès.Au total, au cours de son existence, le groupe aura lancé 10 albums.Le groupe Traffic, qui comprenait également Dave Mason et Chris Wood, s'est séparé en 1974, mais Capaldi et Winwood l'ont reformé en 1993 pour enregistrer un album.Capaldi a mené une carrière solo fructueuse, ayant oeuvré auprès d'artistes comme Eric Clapton, George Harrison et Paul Weller.Ryan Vikedal affirme avoir été congédié L'ancien batteur du groupe Nickelback, Ryan Vikedal, affirme ne pas avoir quitté le célèbre groupe rock comme cela a été annoncé, mais qu'il a plutôt été congédié.Videkal a dit au quotidien Edmonton Sun s'être senti trahi par les autres membres du groupe.« Je ne sais toujours pas pourquoi, a-t-il déclaré au sujet de son congédiement.Nous avons rencontré le producteur Bob Rock avant les vacances de Noël et tout semblait correct, mais lorsque je suis rentré de vacances, on m'a annoncé que j'étais viré », a-t-il raconté.Le musicien affirme avoir été pris par surprise, et indique qu'il était prêt à se consacrer à l'enregistrement du prochain album de la formation lorsqu'il a appris la nouvelle.Après le succès du single How You Remind Me, en 2001, l'ensemble d'Alberta est devenu l'un des groupes rock les plus populaires au monde.SPECTACLES CINÉMAS INDÉPENDANTS BAD EDUCATION Cinéma du Parc (1): 14h50, 17h, 19h10, 21h20.CAPACITÉ 11 PERSONNES suivi de LE GOÛT DES JEUNES FILLES Cinéma Beaubien: 12h.Ex-Centris - Cinéma Parallèle: 13h30, 17h, 19h05.CE QU'IL RESTE DE NOUS Cinéma Beaubien: 18h.LA MALA EDUCACION (LA MAUVAISE ÉDUCATION) Cinéma Beaubien: 11h15, 13h30, 15h45, 19h30, 21h40.Ex-Centris - salle Cassavetes: 15h, 17h10, 19h15, 21h20.LES NAVIRES DE LA HONTE (TURBULENT WATERS) Ex Centris - Cinéma Parallèle: 15h30, 21h.LONG DIMANCHE DE FIANÇAILLES (UN) (A VERY LONG ENGAGEMENT) Cinéma Beaubien: 13h, 15h40, 18h20, 21h.Ex-Centris - salle Fellini: 14h, 16h30, 19h, 21h30.MA VIE EN CINÉMASCOPE Cinéma Beaubien: 11h, 18h, 22h.TARNATION Cinéma du Parc (3): 15h15, 17h20, 19h25, 21h30.THE WOODSMAN Cinéma du Parc (2): 15h, 17h, 19h, 21h.MUSIQUE SALLE WILFRID-PELLETIER DE LA PLACE DES ARTS Don Pasquale (Donizetti).Opéra de Montréal.Mise en scène: David Gately.Kevin Glavin, basse, Nathalie Paulin, soprano, Shawn Mathey, ténor, Stephen Powell, baryton.Choeur de l'Od Met OSM.Dir.Jean-Marie Zeitouni: 20h.SALLE PIERRE-MERCURE Ensemble Polaris.Musique traditionnelle scandinave: 20h.SALLE MAISONNEUVE DE LA PLACE DES ARTS Janina Fialkowska, pianiste.Sept Pièces lyriques (Grieg), Impromptus op.142 (Schubert), Études (Lutoslawski), Sonate op.58 (Chopin) : 20h.Pro Musica.VARIÉTÉS STUDIO-THÉÂTRE DE LA PLACE DES ARTS Ma première Place des Arts avec Catherine de Varennes, Martin Ouellet, Sandie Letendre: 20h.GESÙ (1200, rue de Bleury) Patrick Norman: 20h. avec Paul Arcand Lundi au vendredi de 5h30 à 10h PUISQU'IL FAUT SE LEVER.L'ÉMISSION QUI REMET LES PENDULES À L'HEURE ! 3289385A . TÊTES D'AFFICHE Don du Salon de l'auto L'hôpital Maisonneuve-Rosemont (HMR) est le premier bénéficiaire le l'activité-bénéfice organisée dans le cadre du Salon international de l'auto de Montréal et qui a permis d'amasser 150 000 $ pour les services d'oncologie de l'hôpital.Le chèque symbolique a été présenté par le président du salon, André Dorais, sa directrice, Francine Saint-laurent, ainsi que Norman Hébert Jr et Diane Bélair, respectivement président et vice-présidente de la Corporation des concessionnaires automobiles de Montréal.GM donne à Centraide Le constructeur automobile General Motors vient de donner six fourgonnettes à des organismes communautaires pour favoriser les déplacements de bénévoles et le transport de matériel, a précisé Marc Comeau, en remettant les clés d'un de ces véhicules à la pdg de Centraide du Grand Montréal, Michèle Thibodeau-De Guire.Les autres organismes bénéficiaires de pareil don sont: Association de l'Ouest de l'Île pour les handicapés intellectuels (Pointe-Claire), Centre d'action bénévole d'Iberville et de la région (St-Jean-sur-Richelieu), Maison de Quartier Fabreville (Laval), Bénado (Delson), Sésame (Service d'éducation et de sécurité alimentaire de Mercier-Est).Fraser Milner Casgrain Le cabinet d'avocats Fraser Milner Casgrain vient de remettre 62 000 $ à Centraide.Parmi les avocats et employés qui ont contribué à la campagne annuelle de souscription, on compte 33 donateurs de 1000 $ et plus.Centraide La campagne annuelle de Centraide a pris fin à Montréal au début de décembre et plus récemment pour la région des Laurentides, mais s'étirerait encore dans Lanaudière pour arriver au million de dollars recherchés, car on était à 80% de l'objectif au milieu de ce mois.Par ailleurs, comme on peut déjà le voir dans cette chronique, les entreprises donatrices ont commencé à organiser les présentations officielles de leurs dons à Centraide du Grand Montréal.Belle entraide En marge des grandes organisations de collecte de fonds, on retrouve de multiples initiatives personnelles qui permettent d'offrir une aide directe aux plus démunis de nos concitoyens.Ainsi en est-il pour un groupe d'amis du Dr Gilles Julien (une des « Personnalités de l'année » de La Presse), dont la météorologue de Radio-Canada, Ève Christian, qui ont organisé une collecte de jouets à la veille de Noël à l'intention des enfants et de l'organisme Assistance d'enfants en difficulté.Les Montréalais se sont montrés généreux, donnant plus de 10 000 $ et beaucoup de jouets et de livres neufs, ainsi qu'un bazar composé de viande de boucherie, de billets pour le Planétarium, le Biodôme, l'Insectarium, des CD, des toutous, des skis, etc.Renseignements : www.infobuz.com/ aed/.La Dauphinelle Soulignons la contribution d'élèves du Collège de Montréal et du Collège Mont-Royal, d'institutions financières (caisses populaires, BN, RBC, Ernst & Young, etc.) et d'organismes charitables pour offrir pour Noël argent, cadeaux et nourriture aux femmes et enfants qui font appel à l'aide du refuge pour femmes enfants La Dauphinelle.Renseignements : www.ladauphinelle.org.Les Haïtiens et le tsunami Sensibles aux malheurs des populations affectées par des désastres naturels, dans leur pays d'origine mais aussi ailleurs dans le monde, les Haïtiens de Montréal ont tenu un « banquet de la solidarité » et ainsi amassé 7852 $ qu'ils ont remis à la Croix-Rouge, pour venir en aide aux sinistrés du tsunami en Asie et en Afrique.C'est à croire que les gens les plus éprouvés savent le mieux aider aussi ceux qui vivent un malheur semblable au leur.PHOTO FOURNIE PAR CENTRAIDE LEURENTIDES C'est entouré de 180 bénévoles et collaborateurs, que le président de la campagne annuelle de souscription de Centraide Laurentides, Roger Fugère Jr (Pièces automobiles Lecavalier), a dévoilé la somme des dons amassés auprès des citoyens et entreprises de la région des Laurentides.Cette somme de plus de 2 millions de dollars permettra de soutenir 80 organismes qui viennent en aide à 45000 personnes.PHOTO FOURNIE PAR ALCAN Les employés et retraités d'Alcan ont contribué pour 242 000$ à la campagne 2004 de Centraide du Grand Montréal.L'entreprise a ajouté plus de 400 000 $ pour présenter un don de 640 500 $.Participaient à la remise du chèque symbolique à la pdg de Centraide (au centre sur la photo) : Kim Divakaran et Michael Hanley (président du Groupe bauxite et alumine), d'Alcan ; Michèle Thibodeau-De Guire, Travis Engen (pdg d'Alcan) et Lorraine Fortier.QUOI FAIRE Adressez vos communiqués à Rubrique Quoi faire, La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 quoifaire@lapresse.ca CETTE SEMAINE CONFÉRENCES Le Design, des années 30 à nos jours, avec Monique Gauthier, le mardi 1er février à 14h, auditorium Maxwell-Cummings du Musée des beaux-arts de Montréal, 1379, rue Sherbrooke Ouest.Entrée libre.Rens.: 514 343-2020.Les oiseaux de proie dans la littérature et la mythologie, avec Yves Fredette, le mercredi 2 février à 18h30, bibliothèque Armand-Cardinal, 150, rue du Centre-Civique, Mont- Saint-Hilaire.Organisée par l'École des rapaces.Entrée libre.Rens.: 450 467-5672.Une discipline intelligente appliquée au tempérament de l'enfant, avec Gérard Caron, le mercredi 2 février, bibliothèque de l'arr.de Brossard, 7855, av.San-Francisco.Avec diapositives.Entrée libre.Rens.: 450 463-7130.L'Exotisme du Laos et de sa culture, avec Caroline Paul-Hus, le mercredi 2 février à 19h30, bibliothèque de l'arr.d'Anjou, 7500, av.Goncourt.Organisée par le comité d'animation culturelle de la bibliothèque.Coût : 4 $.Rens.: 514 493-8260.Le R.I.N., période 1966 à 1968 : dissensions entre la gauche et la droite, avec Francis Provost, le samedi 5 février à 14h, au musée Pointe-à-Callière, 350, place Royale, Montréal.Organisée par la Société historique de Montréal.Entrée libre.Rens.: 514 878-9008.Les Sept Sommets, l'oeil du fils, avec Jason Rodi, le dimanche 6 janvier à 19h, salle Pratt&Whitney du Théâtre de la Ville, 150, rue de Gentilly Est, Longueuil.Film-conférence présenté par Les Grands Explorateurs.Coût : 14 $.Réservation : 514 521-1002.COURS, ATELIERS Travailleurs autonomes.L'ACEF du Sud-Ouest de Montréal offre un cours sur le budget personnel, adapté pour les travailleurs autonomes, les mercredis 2 et 16 février de 9h à 12h (au 6734, boul.Monk).Coût : 15 $.Inscription et rens.: 514 362-1771.Environnement.Le Conseil régional de l'environnement de Montréal tient une rencontre avec Jean Rivet, sur le thème L'Avant-projet de loi sur le Plan de développement durable du Québec, le mercredi 2 février à 17h (454, rue Laurier Est / métro Laurier).Gratuit.Réservation nécessaire : 514 842-2890.Le Comité logement Rosemont offre aux locataires une séance d'information sur la hausse des loyers, afin d'éviter des augmentations abusives ou injustifiées, le jeudi 3 février à 14h, au 5095, 9e Avenue, Montréal.Gratuit.Réservation nécessaire : 514 597-2581.Le Collège de Rosemont organise une activité portes ouvertes, le samedi 5 février de 13h à 16h, au 6400, 16e Avenue, Montréal.Rencontre avec les profs, visite du collège, informations, etc.Rens.: 514 376-1620.Cours d'interprétation.Le Conservatoire de musique de Montréal présente un cours d'interprétation avec le pianiste Raoul Sosa, le dimanche 6 février à 14h, Maison des Jeunesses musicales du Canada, 305, av.du Mont-Royal Est / métro Mont- Royal.Oeuvres de Scarlatti, Chopin, Litzt, etc.Entrée libre.Rens.: 514 873-4031, poste 221.FESTIVALS EN PLEIN AIR Le Festival Feu et Glace se tient du samedi 5 au dimanche 13 février, au parc régional de l'île Lebel, 396, rue Notre-Dame, à Repentigny.Du lundi au vendredi de 9h à 17h, les samedis et dimanches de 12h à 17h (activités le soir de 17h à 21h).Patinage, ski de fond, glissade libre, etc.Entrée libre.Rens.: 450 581-0319.La Fête des neiges de Montréal se poursuit les samedi 6 et dimanche 7 janvier de 10h à 17h, au parc Jean-Drapeau, île Notre-Dame (métro Jean-Drapeau).Sentiers des patineurs, glissade, balades en carrioles, traîneaux à chiens pour enfants (3 $), ski alpin pour enfants, etc.Entrée libre.Rens.: 514 872-6120.Le Festi-Neige se tient le dimanche 6 février de 13h à 16h30, au parc Pierre-Laporte, 195, rue Empire, à Greenfield Parc.Patinage et musique, courses à obstacles, etc.Entrée libre.Rens.: 450 463-7045.Le Carnaval des Moulins de Terrebonne offre des balades en traîneaux tirés par des chevaux, patinage, peinture sur glace, etc.le dimanche 6 février de 13h à 16h.Pour s'y rendre : autoroute 25 Nord, sortie 22.Coût : 3 $, 2 $.Rens.: 450 471-0619.SUR LES CAMPUS La Galerie de l'UQAM tient une rencontre avec les artistes Martin Dubé et Thierry Marceau, le mercredi 2 février à 13h, pavillon Judith-Jasmin, salle J-R120 (au 1400, rue Berri / métro Berri-UQAM).Entrée libre.Rens.: 514 987-8421.Portes ouvertes à l'Université de Montréal, axées sur la découverte des pavillons, le mercredi 2 février de 14h à 19h.Tours du campus en autobus, information sur les programmes, visites commentées (à 14h30 et 17h30), visites du CEPSUM (16h, 16h30 et 17h).Rens.: 514 343-6032.Concert.Les classes de musique de chambre et d'ensembles-claviers de Jean-Eudes Vaillancourt de la faculté de musique de l'Université de Montréal, avec les quintettes Ampheus et AL4AS, présentent un concert, le dimanche 6 février à 14h, salle Claude-Champagne (220, av.Vincent-d'Indy / métro Édouard-Montpetit).Entrée libre.Rens.: 514 343-6427.Le Centre de design de l'UQAM présente l'exposition Raymond Savignac, affichiste.Ça c'est de la pub ! 136 affiches originales de 1935 à 2002.Du mercredi au dimanche de 12h à 18h, jusqu'au 10 avril, au 1440, rue Sanguinet / métro Berri-UQAM.Entrée libre.Rens.: 514 987-3395.FEMMES Ateliers d'arts visuels.Le Centre des femmes de Laval offre des ateliers de dessin, de peinture, etc., du 31 janvier au 21 mars, de 13h à 15h45 (au 504, rue Cousineau, Laval).Activité gratuite.Inscription et rens.: 450 629-1991.Concertation-Femme présente une conférence animée par Claude Gravel, sur le thème Mouvement syndicaliste au Québec\u2014rôle et pouvoir, le mercredi 2 février à 9h (au 2005, rue Victor-Doré, Montréal).Inscription obligatoire : 514 336-3733.Le Centre des femmes de Verdun organise les Déjeuners autour du monde, tous les mercredis de 9h à 12h, au 4255, rue Wellington, local 108, arr.de Verdun.Échanges interculturels, témoignages de voyages, etc.Entrée libre.Rens.: 514 767-0384.La ménopause : échanges, questions et multiples réponses, conférence avec Johanne de Passillé, organisée par le Centre des femmes du Plateau Mont-Royal, le jeudi 3 février à 13h30, au 1022, boul.Saint-Joseph / métro Laurier.Entrée libre.Rens.: 514 527-2295.Marché du travail.La Cinquantelle du Centre des femmes de Montréal offre des ateliers de groupe et de counselling individuel pour une réinsertion durable sur le marché du travail (3680, rue Jeanne-Mance).Activité gratuite.Rens.: 514 284-2023.Témoignages.Un réalisateur connu dans les milieux de la télévision recherche des femmes de tout âge pour un documentaire télé, prêtes à témoigner de la relation étouffante avec une mère envahissante.Rens.: 514 242-8961.BÉNÉVOLAT Auprès des élèves.Le Centre d'action socio-communautaire de Montréal recherche des bénévoles pour son programme de soutien scolaire pour les enfants en difficulté d'apprentissage ; un jour par semaine de 15h à 18h.Le Centre est situé près du métro Laurier.Rens.: 514 842-8045.Auprès des itinérants.Un organisme offrant des services auprès des itinérants recherche un bénévole pour son département de promotion.Disponibilité demandée : 5 à 10 heures par semaine.Rens.: 514 523-6599, poste 232, Service bénévole de l'Est de Montréal.La Fondation des maladies du coeur du Québec recherche des bénévoles à l'occasion de Février mois du coeur : livraison, tenue de stands, etc.Rens.: 514 871-8038, poste 254.Le Baobab familial, une maison de familles multiethniques de Côtedes- Neiges, recherche des bénévoles pour offrir une écoute attentive et apporter une aide aux jeunes parents.Rens.: 514 842-3351, Centre d'action bénévole de Montréal.Le Centre d'écoute Le Foyer recherche des bénévoles disponibles de jour ou de soir pour répondre aux demandes d'aide par téléphone.Formation en écoute active disponible gratuitement.Rens.: 514 493-1335.La Maison Plein Coeur recherche des bénévoles pour accompagner des personnes vivant avec le VIH à leurs rendez-vous à l'hôpital.La Maison est située au 1611, rue Dorion / métro Papineau.Rens.: 514 597-0554.Recherche et textes : André Cloutier Y'a des VOYAGES DANS LE SUD et y en a d'autres qui vont AVOIR LEUR VOYAGE !!! 3289383A "]
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