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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2005-03-07, Collections de BAnQ.

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[" PATINAGE DE VITESSE REVOILÀ LES CANADIENS AU SOMMET SPORTS PAGE 5 WHELDON, DANS UNE CLASSE ÀPART CARPENTIER TERMINE SEPTIÈME PAGES 2 ET 3 FRANÇOIS-LOUIS TREMBLAY L\u2019AUTO LES BONNES À TOUT FAIRE PAGE 1 Montréal lundi 7mars 2005 Le plus grand quotidien français d\u2019Amérique 65¢ taxes en sus - Édition provinciale 75¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées 121e année no 135 66 pages 6 cahiers Nuageux, Max.1 Min.-2 Assemblage de la série C de Bombardier au Québec LES EMPLOYÉS ACCEPTENT DE FAIRE DES CONCESSIONS CAROLINE TOUZIN Les employés de Bombardier Aéronautique dans la région montréalaise tiennent mordicus à ce que l\u2019assemblage de la nouvelle famille d\u2019appareils de Bombardier, la série C, se fasse chez eux.Réunis en assemblée générale extraordinaire hier matin, ils ont voté à 91,4 % en faveur d\u2019un projet de convention collective qui devrait améliorer leurs chances de l\u2019obtenir.Bombardier Aéronautique et le cabinet du ministre des Transports du Canada, Jean Lapierre, ont tous deux qualifiés le résultat du vote de « bonne nouvelle ».Plus de 4000 des 6300 membres de la section locale 712 du Syndicat des machinistes et des travailleurs de l\u2019aérospatiale (FTQ) des usines de Saint-Laurent, Dorval et Mirabel s\u2019étaient déplacés pour voter.>Voir BOMBARDIER en page A6 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L\u2019ambassadeur Cellucci accuse Martin d\u2019avoir renié sa parole sur le bouclier TRAINS DE BANLIEUE Le réseau craque de partout BRUNO BISSON Les trains de banlieue de l\u2019Agence métropolitaine de transport (AMT) sont archibondés.Ils sont de plus en plus souvent en retard.L\u2019hiver, des locomotives ne démarrent pas à cause du froid.Le service à la clientèle est lamentable.Des gares temporaires sinistres, mal placées, deviennent permanentes faute de mieux.Et les stationnements incitatifs débordent dans les rues de toutes les villes traversées par les trains de banlieue de Blainville, Deux-Montagnes et Mont-Saint-Hilaire, au nord, à l\u2019ouest et au sud de Montréal.Alors que la clientèle continue de croître au rythme étourdissant de 10, 20 ou même 30% par année, la plus grande et la plus imprévisible des success stories de l\u2019histoire de l\u2019AMT connaît depuis des mois une série de ratés sans précédent.Les usagers, d\u2019ordinaire très placides mais qui viennent de passer l\u2019hiver à geler des pieds en attendant des trains qui ne sont jamais arrivés, s\u2019indignent.Les pannes fréquentes des locomotives en rase campagne, les portes de voitures qui refusent de s\u2019ouvrir, les rails qui cèdent, les aiguillages défectueux et les annulations de départs sans préavis témoignent tous de l\u2019épuisement d\u2019un réseau construit à la hâte au plus bas coût possible.>Voir TRAINS en page A2 PHOTO FRED CHARTRAND, CP Le premier ministre Paul Martin était à la fois heureux et soulagé d\u2019apprendre que près de neuf militants libéraux sur 10 appuient son leadership.Les libéraux plébiscitent leur chef JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Ragaillardi par le vote de confiance de 88 % que lui ont accordé hier les militants libéraux, Paul Martin a vite été rattrapé par la dure réalité de la politique après que l\u2019ambassadeur américain Paul Cellucci l\u2019eut accusé d\u2019avoir fait volte- face dans le dossier du bouclier antimissile.Cette accusation de M.Cellucci, dont le mandat à Ottawa prend fin sous peu, est venue assombrir le dernier jour du congrès du Parti libéral, qui devait permettre à Paul Martin de rallier les troupes en prévision de la prochaine bataille électorale après une année assez difficile à la barre du parti.Cette sortie du diplomate, qui est un proche du président George W.Bush, est d\u2019autant plus étonnante que M.Martin et son homologue américain avaient convenu samedi, au terme d\u2019une conversation téléphonique d\u2019une vingtaine de minutes, de tourner la page sur l\u2019affaire.Dans une entrevue accordée au réseau CTV, hier, M.Cellucci a soutenu que le gouvernement Martin avait clairement laissé entendre que le Canada participerait à ce projet militaire.« On nous avait clairement donné cette impression depuis un bon bout de temps », a déclaré le diplomate, qui, au cours de son mandat, n\u2019est jamais passé par quatre chemins pour faire connaître son opinion sur une foule de sujets, notamment les relations canado-américaines et les dépenses militaires du Canada.M.Cellucci a indiqué que les Américains demeurent « perplexes » de voir le Canada rejeter le bouclier d\u2019autant plus qu\u2019« on nous avait assurés depuis longtemps que le Canada voulait y participer, que cela était dans l\u2019intérêt de la souveraineté du Canada d\u2019y participer ».>Voir MARTIN en page A9 Mon clin d\u2019oeil STÉPHANE LAPORTE « Je m\u2019excuse d\u2019avoir attendu deux semaines avant de rappeler Paul Martin.Je pensais que c\u2019était les Justiciers masqués.\u2014GeorgeW.Bush lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll La STMne fait plus de suivi sur la criminalité dans le métro Météo Nuageux avec faible neige, maximum 1, minimum -2, plus de détails en page SPORTS 12 6 21924 98765 1 SOMMAIRE Astrologie du jour AFFAIRES 11 Bandes dessinées ACTUEL 4 Bridge AFFAIRES 11 Décès AFFAIRES 11 Feuilleton ACTUEL 4 Forum A 10 et 11 Horaire télévision ARTS 2 Loteries A 5 Mots croisés ACTUEL 4 et SPORTS 8 Mot mystère ACTUEL 4 Observateur AFFAIRES 9 Petites annonces AFFAIRES 9 et AFFAIRES 2 Quoi faire ARTS 4 Têtes d\u2019affiche ACTUEL 5 NICOLAS BÉRUBÉ ET SÉBASTIEN RODRIGUE L\u2019analyse et le suivi de la criminalité ont cessé à la Société de transport de Montréal (STM) depuis que les directeurs de la division surveillance ont rétrogradé leur criminologue et confisqué son ordinateur, le mois dernier, après la publication dans les médias de données inédites sur la hausse du nombre de crimes, a appris La Presse.A insi, depuis le 9 février, personne ayant la formation nécessaire pour analyser les problématiques et les tendances en matière de criminalité ne compile les données à la STM.Selon une source haut placée à la STM, l\u2019ordinateur et les documents statistiques de la criminologue et conseillère en prévention de la criminalité Josée Massicotte ont été confisqués le 9 février.La veille, La Presse avait révélé en manchette le contenu d\u2019un rapport préliminaire que la STM n\u2019a jamais dévoilé, qui faisait état d\u2019une hausse de 50% de la criminalité dans le métro et les autobus en cinq ans.Depuis, Mme Massicotte, seule employée habilitée à analyser la problématique criminelle dans le métro, a été affectée à d\u2019autres tâches, qui excluent la production de statistiques sur la criminalité.Selon nos informations, la criminologue a été rétrogradée la semaine dernière au poste d\u2019agent de surveillance dans le métro.Mme Massicotte n\u2019a toutefois pas rappelé La Presse.La porte-parole de la STM, Odile Paradis, a confirmé que l\u2019ordinateur de la criminologue avait été saisi à la suite de la publication de l\u2019article de La Presse.>Voir STMen page A6 3291771A 3291797 MAYERTHORPE LES POLICIERS SONT TOUS REMUÉS PAGE A5 A 2 L A P R E S S E M O N T R É AL LU N DI 7 M A RS 2 0 0 5 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll .TRAINS DE BANLIEUE UN RÉSEAU EN CRISE Victimes de leur incontestable succès auprès des banlieusards, les lignes de train de Blainville, Mont-Saint-Hilaire et Delson sont déjà menacées de saturation.Et le service à la clientèle est lamentable.Le plus gros success story de l\u2019histoire de l\u2019AMT connaît une série de ratés sans précédent qui soulèvent l\u2019indignation des usagers.Derniers voyages vers Rigaud La municipalité prête à abandonner le plus vieux train de banlieue de Montréal BRUNO BISSON Le train qui dessert les municipalités de Hudson et Rigaud depuis 1887 pourrait bien s\u2019arrêter pour de bon à Vaudreuil dès janvier 2006.Pour éviter ce scénario, l\u2019Agence métropolitaine de transport (AMT) doit trouver 1 million de dollars pour restaurer 26 km de voie ferrée appartenant au Canadien Pacifique (CP).La municipalité de Rigaud (6542 âmes) paie 115 000 $ par année à l\u2019AMT pour maintenir une liaison quotidienne avec le centre-ville de Montréal.Elle se dit prête à mettre fin à un service « déjà moribond » si la réfection de la voie ferrée, prévue en 2005, a pour effet d\u2019augmenter sa facture annuelle.Selon la directrice générale de Rigaud, Diane Desjardins, « la réalité économique d\u2019aujourd\u2019hui pourrait bien mettre fin à une page du patrimoine ferroviaire parce que nous ne pouvons pas contribuer davantage pour un service qui n\u2019est pas appelé à s\u2019améliorer, et qui n\u2019est plus utilisé que par 25 ou 35 personnes par jour.» « La réalité des gens de Rigaud a aussi changé, ajoute-t-elle.Aujourd\u2019hui, tout le monde a une automobile et, contrairement à une certaine époque, tout le monde ne travaille plus à Montréal.La municipalité est prête à maintenir le train, sauf que le prix à payer commence à devenir prohibitif pour une municipalité de la taille de Rigaud, avec la réfection de la voie ferrée.» La décision de la municipalité toucherait toutefois une centaine d\u2019usagers quotidiens du train de Dorion-Rigaud, et pas seulement ceux de Rigaud.En effet, la fermeture de la voie entre Hudson et Rigaud forcerait les trains à s\u2019arrêter à la gare de Vaudreuil parce qu\u2019il n\u2019y a pas de voie de garage à Hudson, où une soixantaine de personnes prennent le train chaque jour.Les trains ne pourraient ni s\u2019y garer ni se retourner.Les travaux de réfection de la voie ferrée sont devenus incontournables.Même si la sécurité de la voie ferrée n\u2019a jamais été compromise, le CP a ordonné en 2004 que la vitesse du train, entre Rigaud et Hudson, soit réduite à seulement 15 km/h, ce qui a eu pour effet d\u2019allonger de presque 20 minutes le temps de parcours quotidien des usagers.Après le remplacement de 500 montants de voies, réalisé en octobre 2004 au coût de 100 000 $, le CP a permis aux trains de rouler à 45 km/h, limitant la perte de temps moyenne des usagers à seulement huit minutes, sur un trajet de 85 minutes, par rapport au temps normal de parcours.« Étant donné la somme en jeu, nous avons décidé de ne pas demander de contribution à la Ville de Rigaud pour les travaux d\u2019octobre 2004, a expliqué hier Manon Goudreault, porte-parole de l\u2019AMT.Mais pour la prochaine phase des travaux, où des dizaines de milliers de montants vont être remplacés sur 26 km, la contribution de Rigaud est inévitable.» Le coût de la réfection des 26 km de voies entre les gares de Vaudreuil et de Rigaud est estimé à 1,9 million par l\u2019AMT, l\u2019agence gouvernementale qui gère les cinq trains de banlieue de la métropole.Le financement des travaux pour la première partie de ce tronçon, entre Vaudreuil et Hudson, ne pose aucun problème à l\u2019AMT puisque les deux municipalités font partie du territoire qu\u2019elle couvre.Mais ce n\u2019est pas le cas de Rigaud.La municipalité, située à 35 km à l\u2019ouest de l\u2019île de Montréal, ne fait pas partie de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), dont le territoire recoupe celui de l\u2019AMT.Les municipalités de la CMM financent les activités de transport collectif de l\u2019AMT, mais aussi son budget d\u2019immobilisation, alors que Rigaud n\u2019est liée à l\u2019agence que par un contrat de service pour le train.En vertu de ces règles de financement, l\u2019AMT a donc l\u2019obligation de solliciter la contribution de la municipalité pour la réfection des voies ferrées entre les villes de Hudson et de Rigaud, par souci d\u2019équité envers les autres municipalités.Cette portion des travaux, dont le coût est estimé à 950 000 $, devra aussi faire l\u2019objet d\u2019une autorisation directe du ministre des Transports du Québec, parce qu\u2019elle se situe hors du territoire de l\u2019AMT.« Aujourd\u2019hui, tout le monde a une automobile et tout le monde ne travaille plus à Montréal.» PHOTO RÉMI LEMÉE, ARCHIVES LA PRESSE © Si Rigaud refuse de payer sa part des travaux de réfection de la voie, la locomotive bleue risque fort de faire face à un butoir comme celui-ci à Vaudreuil, privant de service une centaine d\u2019usagers.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 20L\u2019ANNÉE D0E L\u2019ACURA5 *Offre de location-bail d\u2019une durée limitée, par l\u2019entremise de Honda Canada Finance Inc.S.A.C.seulement.Tarif mensuel de location-bail d\u2019une durée de 48 mois établi pour l\u2019Acura TSX (modèle CL9585J) 2005 neuve.Un acompte de 3 998 $ vous donne un versement mensuel de 388 $ et un total des paiements de 22 622 $.Taux de location annuel de 4,8 %.Un 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et Delson sont déjà menacées de saturation.Dix ans après avoir été reconstruit de bout en bout et converti à l\u2019électricité au coût de 300 millions de dollars, le train de Deux-Montagnes, la Cadillac de l\u2019AMT, ne suffit plus à la tâche : ses 10 départs quotidiens à l\u2019heure de pointe sont tous pleins.Selon des documents de l\u2019AMT remis au ministre des Transports du Québec à l\u2019automne de 2004 et obtenus par La Presse, l\u2019augmentation de la capacité de chacune des lignes de trains de banlieue et la remise en état des infrastructures nécessiteront des investissements d\u2019au moins 310 millions d\u2019ici cinq ans.De cette somme, au moins 225 millions serviront seulement à l\u2019acquisition de locomotives et de voitures neuves, pour augmenter de 20% à 35 % le nombre de places dans les cinq trains de banlieue d\u2019ici la fin de 2007.Le document de l\u2019AMT précise : « Depuis l\u2019automne 2004, toutes les lignes présentent des augmentations d\u2019achalandage qui atteignent la capacité de certains trains.» Six mois plus tard, le ministre des Transports du Québec \u2014qui a changé entre-temps\u2014 n\u2019a toujours pas réagi à ce plan.Pour des raisons qui ont fort peu à voir avec les trains de banlieue, cette réponse pourrait attendre encore longtemps, même si les besoins sont urgents et que les indices de fiabilité des trains, qui ont toujours fait la fierté de l\u2019AMT, sont en train de dégringoler partout dans le réseau.Car si la popularité des trains ne cesse de croître auprès des banlieusards, elle ne fait pas que des heureux.Certaines municipalités, en particulier Longueuil et Laval, leur reprochent maintenant de favoriser la construction immobilière dans les deuxièmes couronnes de banlieue.De plus, les relations entre l\u2019AMT et ses « partenaires » municipaux se seraient détériorées à un point tel que l\u2019Agence serait plus ou moins paralysée depuis des mois.Ainsi, selon une source de La Presse, l\u2019AMT pourrait rapidement ajouter une cinquième rame au train de Mont-Saint-Hilaire, dont la moitié des départs du matin et tous les départs du soir sont remplis à pleine capacité.Certaines des municipalités concernées ont toutefois refusé de verser leur part des coûts d\u2019exploitation, qui s\u2019élèveraient globalement à 1,8 million de dollars.Enfin, en novembre 2004, la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), qui regroupe Montréal, Laval, Longueuil et 95 autres municipalités de banlieue, a rejeté le plan d\u2019immobilisation 2005-2007 de l\u2019AMT.La CMM a justifié ce rejet par le fait que l\u2019AMT, responsable du transport en commun dans la métropole, a rayé de ses priorités la réalisation des grands projets de tramways et de prolongement du métro, à Anjou et Longueuil. L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 7 M A R S 2 0 0 5 A 3 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll .TRAINS DE BANLIEUE UN RÉSEAU EN CRISE PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE © Trois matins de suite cet hiver, les locomotives du train Montréal\u2014Mont-Saint-Hilaire n\u2019ont pas démarré à cause du froid.Plus d\u2019une fois aussi, les wagons se sont longuement immobilisés au milieu de nulle part, sans que les gens qui s\u2019y trouvaient soient informés des raisons de ces arrêts.Les usagers indignés Bondés et peu fiables, les trains de Blainville et deMont-Saint-Hilaire ne répondent plus à la demande BRUNO BISSON « Ça devient compliqué d\u2019être banlieusard, vous savez ?» dit Vicky Boivin, de Saint-Bruno, avec un sourire dans la voix.« On se fait tomber dessus dès qu\u2019on prend l\u2019automobile pour aller travailler en ville.Et quand on prend le transport en commun.eh bien, je trouve qu\u2019on est un peu traités comme un troupeau.» Mme Boivin et son mari, Donat, font régulièrement l\u2019aller-retour vers Montréal en transport en commun.Ce sont de fidèles usagers du train de banlieue de Mont-Saint-Hilaire.Mais en hiver, M.Boivin ne le prend plus depuis deux ans après avoir été laissé en rade deux fois sur le quai de la sinistre « gare » de Saint-Bruno, par -25.« J\u2019utilise l\u2019autobus qui va au métro.C\u2019est plus fiable.» Jusqu\u2019au 23 février, M.Boivin avait toutefois gardé l\u2019habitude de prendre le train pour revenir du travail.Ce soir-là, le train s\u2019est immobilisé à Saint-Hubert pendant une demi-heure, sans explication.L\u2019intercom n\u2019a pas fonctionné.Personne n\u2019a circulé dans les allées pour dire aux passagers ce qui se passait ou combien de temps ils devraient rester là.«Je devais rencontrer un entrepreneur chez moi pour des travaux.J\u2019ai manqué mon rendezvous, explique-t-il dans sa plainte à l\u2019Agence métropolitaine de transport (AMT).Ma femme devait prendre le train de 18h20.Il a été retardé à 19h.Elle est rentrée en taxi, 45 $ non remboursables.Et je ne vous transmettrai pas les commentaires de jeunes mères de familles qui étaient près de moi et qui pestaient parce qu\u2019elles seraient en retard à la garderie.» Ras-le-bol dans le Nord Pendant ce temps, dans la banlieue nord de Montréal, les usagers du train de Blainville, dans les Basses-Laurentides, ont depuis longtemps passé le cap de la méfiance insidieuse qui s\u2019installe chez les usagers de la Rive-Sud.Cet hiver, plusieurs incidents (un rail brisé, des portes qui n\u2019ouvrent pas, une locomotive qui flanche) et quatre ou cinq départs ratés en quelques semaines ont suffi à ranimer la colère qui gronde dans les wagons archibondés.Dans une circulaire qui sera distribuée cette semaine, le groupe Accès Nord invite les usagers du train à faire connaître leur mécontentement « par téléphone, par écrit, par courriel, peu importe le moyen », dit André Blais, le président de l\u2019organisme.Pour encourager le mouvement, on a reproduit sur le tract les numéros de téléphone, adresses postales et adresses de courriel du premier ministre Jean Charest, du député d\u2019Argenteuil, David Whissell, du président de l\u2019AMT, Joël Gauthier, du ministre des Transports du Québec, Michel Després, et des municipalités de Saint-Jérôme, Mirabel, Blainville, Sainte-Thérèse, Boisbriand, Rosemère, Bois-des-Filion et Laval.Histoires parallèles Les trains de Mont-Saint-Hilaire et de Blainville préoccupent sérieusement l\u2019AMT, pour des raisons différentes.Dans le Nord, la ligne de Blainville ne suffit carrément plus à la demande.Après deux ans de plafonnement relatif, sans ajout de service, le train a transporté l\u2019an dernier environ 300 000 passagers de plus qu\u2019en 2002.Sur la Rive-Sud, les quatre départs du soir sont presque toujours pleins, mais il reste encore un peu de place le matin à Mont- Saint-Hilaire.Ce sont les installations qui clochent.Depuis janvier, il y a eu des événements bizarres.Trois matins d\u2019affilée, les locomotives n\u2019ont pas démarré à cause du froid.Elles viennent de Miami, ces locomotives ?Non, du New Jersey.Il y a deux semaines, une autre locomotive s\u2019est arrêtée peu après son premier départ du matin.Elle avait deux fois trop d\u2019huile ! Dans le train, dit Mme Boivin, il n\u2019y a pratiquement plus qu\u2019un seul sujet de conservation : le train.Ses retards, et ses inconvénients, bien sûr.Ses arrêts impromptus au milieu de nulle part.L\u2019air embêté des représentants de l\u2019AMT, qui ne savent que dire aux passagers frustrés parce qu\u2019ils ne savent généralement pas, eux non plus, ce qui se passe.L\u2019AMT impuissante L\u2019AMT reconnaît le problème.« Depuis le début de l\u2019hiver, liton dans une circulaire aux passagers, le CN éprouve des difficultés avec le fonctionnement des aiguillages sur le parcours de la voie principale des trains de la ligne de Mont-Saint-Hilaire.Ces problèmes de fonctionnement ne mettent pas en cause la sécurité des passagers, mais provoquent de nombreux retards déplorables.» Créé en 2000, le train de banlieue de Mont-Saint-Hilaire, qui dessert McMasterville, Saint-Basile- le-Grand, Saint-Bruno, Saint-Hubert et Saint-Lambert n\u2019a pas été un succès instantané.Mais depuis 2002, sa fréquentation a doublé, passant de 650 000 à 1,3 million de passagers l\u2019an dernier.Sa courte histoire rappelle celle du train de Blainville.Créé comme solution temporaire pour pallier la fermeture d\u2019un pont entre Montréal et Laval en 1997, le train des Basses-Laurentides a été immédiatement adopté par les banlieusards.Aujourd\u2019hui, il transporte 10 000 passagers par jour (allerretour) entre Blainville et le centre- ville, en passant par Sainte- Thérèse, Rosemère, Laval et l\u2019ouest de l\u2019île de Montréal.En 2004, les revenus provenant de ses 2 millions d\u2019usagers ont permis de couvrir 65 % des frais d\u2019exploitation de la ligne.Même le vénérable train des Deux- Montagnes, avec ses 7,5 millions d\u2019usagers, ne fait pas mieux.Son rapport d\u2019autofinancement est de 51 %.« Mais là, intervient André Blais, président d\u2019Accès Nord, c\u2019est rendu loufoque.Si on atteint 65 %, c\u2019est aussi parce que, depuis cinq ans, les tarifs ont augmenté de 40% dans certaines zones, sans ajout de service.Ça prend une cinquième rame.Ça fait des années qu\u2019on le dit.L\u2019AMT le sait.Le gouvernement du Québec le sait.Et les usagers le savent mieux que quiconque.» « On se fait toujours répéter la même chose, conclut-il : il n\u2019y a pas d\u2019argent.Apparemment, ça n\u2019a pas été si difficile à trouver pour payer les factures du métro de Laval ».Les coûts de ce mégaprojet de 380 millions de dollars ont grimpé à 800 millions, soit presque trois fois ce qui serait nécessaire pour rééquiper à neuf et remettre à niveau tout le réseau de trains de la métropole.PHOTOMARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE © À bord, il n\u2019y a pratiquement plus qu\u2019un seul sujet de conservation : le train.Ses retards, et ses inconvénients, bien sûr.« Là, c\u2019est rendu loufoque.Ça prend une cinquième rame.Ça fait des années qu\u2019on le dit.L\u2019AMT le sait.Le gouvernement du Québec le sait.Et les usagers le savent mieux que quiconque.» .DES TRAINS NEUFS ?Coûts d\u2019acquisition des voitures et locomotives > 10locomotives neuves : 40millions > 26 voitures neuves à deux niveaux : 80millions > 22 voitures électriques neuves : 105millions Plan d\u2019amélioration du réseau : 310 millions Amélioration de la capacité des trains : Blainville : 20 % Deux-Montagnes : 20 % Dorion-Rigaud : n.d.Delson-Candiac : 35% Mont-Saint-Hilaire : 30 % Source : AMT, Programme triennal d\u2019immobilisations 2005-2007, novembre 2004 A 4 L A P R E S S E M O N T R É AL LU N D I 7 M A R S 2 0 0 5 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll .ACTUALITÉS EN BREF Assassiné par six jeunes Un homme de 22 ans a été poignardé et battu à mort tard samedi soir près du terminus d\u2019autobus de la Société de transport de Laval, situé non loin de la station de métro Henri-Bourassa, à Montréal.La victime a été attaquée derrière le terminus par un groupe de six personnes, dont quatre adolescents.Après l\u2019agression, l\u2019homme a réussi à se traîner jusque dans le terminus pour y chercher de l\u2019aide et fournir une description de ses agresseurs.Lorsque les policiers et les ambulanciers sont arrivés sur les lieux, il était mal en point et a été transporté à l\u2019hôpital, où il est mort quelques minutes après son admission.Non loin des lieux de l\u2019agression, six suspects ont été arrêtés par des policiers et des agents du terminus.Le mobile de l\u2019agression n\u2019est pas clair pour le moment mais pourrait être lié au commerce des stupéfiants.Les six personnes appréhendées pourraient être membres d\u2019un gang de rue.Hier, la police interrogeait toujours les suspects et tentait de déterminer la participation de chacun dans ce qui est le cinquième homicide depuis le début de l\u2019année à Montréal.Raymond Gervais Un meurtrier se rend aux policiers Un homme de 33 ans, accompagné de son avocat, s\u2019est livré samedi soir à la police de Montréal en relation avec le meurtre d\u2019une femme de 48 ans, Rollande Beaudet, trouvée sans vie samedi matin vers 4h30 dans la maison de chambres où elle habitait, au 1993, boulevard Rosemont, à Montréal.L\u2019homme a été arrêté et comparaîtra aujourd\u2019hui au palais de justice de Montréal afin de répondre à une accusation de meurtre au second degré.L\u2019enquête policière a révélé que le présumé meurtrier connaissait sa victime.Une autopsie sera pratiquée aujourd\u2019hui afin de déterminer la cause du décès.Il semble que la femme, qui selon des voisins se livrait à la prostitution, ait été étranglée ou battue.Raymond Gervais PHOTO JEAN-CLAUDE TALIANA, COLLABORATION SPÉCIALE Blessé par des policiers au cours d\u2019une fusillade, un homme de 48 ans, originaire de Bolton, en Estrie, était dans un état critique, hier soir, dans un hôpital de Montréal.Un homme grièvement blessé par des policiers dans une fusillade ÉMILIE CÔTÉ Un homme de 48 ans repose dans un état critique aux soins intensifs d\u2019un hôpital de Montréal.Des policiers de Longueuil l\u2019auraient atteint par balle après une poursuite.En vertu de la politique ministérielle appliquée lorsqu\u2019il y a mort ou blessures graves lors d\u2019une intervention policière, l\u2019enquête a dû être confiée à un autre corps policier : la Sûreté du Québec.D\u2019après les informations que nous avons pu obtenir, l\u2019homme originaire de Bolton, en Estrie, connu des policiers, a commis hier matin deux vols avec violence, l\u2019un dans un dépanneur du boulevard Maricourt et l\u2019autre dans un restaurant, dans l\u2019arrondissement de Saint-Hubert, à Longueuil.Il a une arme à feu.Il a pris la fuite à bord d\u2019une voiture blanche de marque Nissan Sentra vers 7h30.Deux voitures de police l\u2019ont pris en chasse jusqu\u2019à Brossard.Le fuyard est alors entré en collision avec un autre véhicule, à l\u2019intersection des boulevards Rome et Taschereau.Le suspect a tiré des coups de feu en direction des policiers.Un des projectiles a atteint la porte d\u2019une voiture, l\u2019un des deux policiers a riposté, et une balle a atteint l\u2019homme dans la région du cou.Blessé grièvement, le voleur s\u2019est écroulé et a été conduit à l\u2019hôpital en ambulance.Un projectile a fracassé une fenêtre d\u2019un marché d\u2019alimentation, dont les portes étaient encore fermées.Aucun passant n\u2019a été blessé.Un des policiers a subi un choc nerveux.Hier soir, la Sûreté du Québec ne pouvait commenter l\u2019événement.Elle devait interroger l\u2019ensemble des témoins, dont les policiers de Longueuil impliqués dans la poursuite.CHEVROLET AVEO LS «Que demander de mieux pour une mini du XXIe siècle?» Jacques Bienvenue, Journal de Montréal Sécurité 5 étoiles¥ \u2022 Moteur 1,6L DACT 4 cyl.de 103 HP \u2022 Habitacle pour 5 passagers \u2022 Sacs gonflables avant côtés conducteur et passager \u2022 Banquette arrière divisée 60/40 rabattable \u2022 Direction et freins assistés \u2022 Phares antibrouillard (5 portes) \u2022 Essuie-glace et lave-glace de lunette arrière (5 portes) \u2022 Tachymètre \u2022 Volant inclinable \u2022 Radio AM/FM avec 4 haut-parleurs \u2022 Sièges baquets avant, côté conducteur réglable en hauteur \u2022 Rétroviseurs extérieurs à télécommande manuelle \u2022 Chauffe-moteur \u2022 Pneus P185/60R/14 toutes-saisons \u2022 Garantie limitée 5 ans ou 100000km sur le groupe motopropulseur sans aucune franchise 139$/ mois* Avec comptant de 1981$ 0$ dépôt de sécurité Terme de 60 mois à la location.Transport et préparation inclus.Mensualité Comptant Dépôt de sécurité 159 $ 174 $ 849$ 0 $ 0 $ 0 $ OU 0% DE FINANCEMENT À L\u2019ACHAT\u2020 139$/ mois* Avec comptant de 2263$ 0$ dépôt de sécurité Terme de 60 mois à la location.Transport et préparation inclus.Mensualité Comptant Dépôt de sécurité 159 $ 179 $ 1131$ 0 $ 0 $ 0 $ OU CHEVROLET AVEO 5LS 0% DE FINANCEMENT À L\u2019ACHAT\u2020 L\u2019Association des concessionnaires Chevrolet du Québec suggère aux consommateurs de lire ce qui suit.Offres d\u2019une durée limitée, réservées aux particuliers, s\u2019appliquant aux modèles neufs de base 2005 suivants : Aveo (1TD69/R7A), Aveo5 (1TD48/R7A).Les modèles illustrés comprennent certaines caractéristiques offertes en option à un coût additionnel.Conditionnel à l\u2019approbation de crédit de GMAC.Frais liés à l\u2019inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers et droits en sus et payables à la livraison.*À la location, paiements mensuels basés sur un bail de 60 mois avec versement initial ou échange équivalent, voir ci-contre.À la location, transport et préparation inclus.Immatriculation, assurance et taxes en sus.Frais de 12¢ du km après 100 000 km.Première mensualité exigible à la livraison.\u2020Taux de financement à l\u2019achat de 0% pour un terme de 36 mois sur approbation de crédit de GMAC seulement.¥Modèle 5 portes seulement.Sécurité 5 étoiles pour le conducteur et le passager avant lors des tests d\u2019impacts frontaux.Essais effectués par la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) des É.-U.sur les modèles Aveo 5 2005.Ces offres sont exclusives et ne peuvent être combinées avec aucune autre offre ni aucun autre programme incitatif d\u2019achat ou de location, à l\u2019exception des programmes de La Carte GM et de GM Mobilité.Le concessionnaire peut louer à un prix moindre.Une commande ou un échange entre concessionnaires peut être requis.Renseignez-vous chez votre concessionnaire participant, au 1 800 463-7483 ou visitez www.gmcanada.com.3283390A 3283406 . L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 7 M A R S 2 0 0 5 A 5 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll .YVES BOISVERT L\u2019honneur de Jean Chrétien Le Turkménistan, vous connaissez?C\u2019est un pays désertique gros comme la Californie qui compte 5 millions d\u2019habitants en Asie centrale.Il possède des réserves pétrolières intéressantes.Laissez-nous vous présenter le président du Turkménistan.Il s\u2019appelle Saparmurat Niyazov.Exmembre du Parti communiste, il est devenu président du pays lors de l\u2019accession à l\u2019indépendance de cette ancienne république de l\u2019URSS, en 1991.Il aime à se faire appeler le Grand Turkmène.Il y a, un peu partout dans ce pays, des statues du président.Il n\u2019est pas seulement président, d\u2019ailleurs, il est également chef du gouvernement.Aux élections de 2003, il a conservé le pouvoir avec un taux d\u2019approbation populaire de 99,5 %.On ne peut pas plaire à tout le monde, mais avouez qu\u2019il est passé près.Certes, me direz-vous, c\u2019est toujours plus facile quand les partis d\u2019opposition sont illégaux, comme c\u2019est le cas au Turkménistan.Au fait, M.Niyazov s\u2019est proclamé président « indéfiniment» de la république du Turkménistan.La semaine dernière, un organisme américain, en collaboration avec le Wall Street Journal, lançait son ouvrage annuel qui classe 155 pays du monde selon un indice de liberté.Le pire au monde, à cette échelle, est la Corée du Nord.Le Turkménistan est quatre rangs plus haut dans le fond du baril.llllllllllllllllllllllllllllll Pourquoi parler du Turkménistan ?me demanderez-vous.Excellente question, mais celle que moi je me pose, c\u2019est comment il se fait qu\u2019on n\u2019en parle pas davantage.On a fait grand état la semaine dernière de la requête en récusation présentée par Jean Chrétien contre le juge John Gomery.Et presque pas de cette nouvelle du Globe and Mail de mardi dernier qui révélait les activités professionnelles de notre ancien premier ministre au Turkménistan.C\u2019est que, voyez-vous, M.Chrétien, consultant notamment pour un bureau d\u2019avocats de Calgary, Bennett Jones, a obtenu un entretien privé de près d\u2019une heure avec le président du Turkménistan, en décembre.Le but de la rencontre était de faciliter l\u2019obtention d\u2019un contrat d\u2019exploitation de pétrole et de gaz naturel dans la mer Caspienne pour un client de Bennett Jones, l\u2019homme d\u2019affaires de Calgary Roger Haines.Une des sociétés de M.Haines, Buried Hill Energy, a d\u2019ailleurs obtenu la concession du gouvernement turkmène au mois de janvier.On est évidemment très content, chez Bennett Jones, du travail de M.Chrétien comme facilitateur auprès du président turkmène.Le Grand Turkmène ne reçoit pas n\u2019importe qui.Le président turkmène lui aussi est content d\u2019avoir rencontré Jean Chrétien, et le site officiel du pays cite les paroles approbatrices de Jean Chrétien à l\u2019endroit de son gouvernement.M.Chrétien n\u2019a pas confirmé l\u2019authenticité de ces propos, mais il y est dit que Jean Chrétien a louangé la façon dont le Turkménistan construit un « modèle optimal de développement socio- économique ».M.Chrétien a toujours été un optimiste.Que ces paroles soient vraies ou non, voilà l\u2019ancien premier ministre du Canada qui est utilisé par un régime totalitaire pour faire la promotion de son « modèle ».N\u2019est-ce pas édifiant ?Pendant que Jean Chrétien se bat devant la Cour fédérale pour préserver son honneur et sa réputation, il les utilise sans vergogne, comme il utilise le prestige du Canada, pour faire avancer des affaires avec un dictateur.Oh, bien sûr, rien d\u2019illégal là-dedans.On peut même arguer que le développement économique est un outil de lutte contre le totalitarisme.Les sociétés canadiennes ont parfaitement le droit de faire des affaires au Turkménistan et, par conséquent, ceux qui les représentent ont le droit d\u2019aller rencontrer les hommes politiques pour tenter d\u2019y obtenir des contrats.Mais dans le cas précis du Turkménistan, pour rendre l\u2019affaire encore plus sympathique, la concession pétrolière est l\u2019objet d\u2019une dispute internationale avec l\u2019Azerbaïdjan voisin, qui prétend avoir découvert le gisement et en être propriétaire.Voici donc l\u2019ancien premier ministre canadien qui se trouve utilisé indirectement dans une querelle internationale impliquant un des pires régimes politiques de l\u2019Asie centrale, sinon de la planète.Bien sûr, il a le droit de gagner sa vie dans les affaires en tant qu\u2019avocat et consultant, comme Brian Mulroney d\u2019ailleurs, qui lui aussi a établi un nombre redoutable de contacts de par le monde.Mais si rien dans les règles d\u2019éthique du gouvernement ne restreint les activités internationales d\u2019un ancien premier ministre, n\u2019est-il pas tenu à des normes plus exigeantes dans ses rapports avec des politiciens ?N\u2019y a-t-il pas certaines limites que la décence empêche de franchir, dans l\u2019utilisation qu\u2019on peut faire du prestige de sa fonction passée ?Si c\u2019est aux affaires que Jean Chrétien a décidé de consacrer l\u2019essentiel de ses activités, de ses contacts et de la réputation du pays qu\u2019il représente, qu\u2019au moins il n\u2019aille pas se déshonorer auprès de despotes staliniens pour un deal de pétrole.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : yves.boisvert@lapresse.ca Pendant que JeanChrétiensebat devant laCour fédérale pour préserver son honneur et saréputation, il les utilisesans vergogne, commeil utilise le prestigeduCanada, pour faireavancer des affaires avec undictateur.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Sale embuscade, macabre guet Nuit et jour, les agents de la GRC gardent la ferme où s\u2019est passée la tuerie LOUISE LEDUC ENVOYÉE SPÉCIALE ALBERTA MAYERTHORPE \u2014 Des nuits sans fin, dans un rang maudit, au milieu de champs plongés dans la noirceur la plus totale.Depuis jeudi, tel est le lot d\u2019une vingtaine d\u2019agents albertains de la Gendarmerie royale du Canada, qui se relaient 24 heures sur 24 pour faire le guet autour de la ferme où Jim Roszko s\u2019est embusqué pour tuer quatre des leurs.Peut-on imaginer plus macabre tâche ?« On est toujours en équipes de deux parce que tout seuls, plongés dans nos pensées, ce serait franchement trop pénible », répond le caporal Darren Simons, tout disposé à piquer une petite causette dans le rang 75 de Rochfort Bridge, dont l\u2019accès sera interdit jusqu\u2019à la fin de l\u2019enquête.Mais oui, il y a pire.« Je peux composer avec ces longs guets, je peux garder la tête assez froide sur les lieux des pires accidents de voiture et des meurtres les plus sordides.Ce à quoi je ne m\u2019habituerai jamais, c\u2019est d\u2019aller sonner à la porte de quelqu\u2019un pour lui annoncer que son enfant ou son mari est mort.» Jeudi dernier, le caporal Simons comptait parmi ceux qui étaient chargés d\u2019aller réconforter la famille de Leo Johnston, mort en service.Ce qu\u2019il leur a dit ?« Je ne me souviens de rien, dit-il.Ça me rappelle une formation que j\u2019ai suivie à Regina, il y a quelques années.Notre professeur nous avait demandé si nous savions quelle phrase il nous faudrait prononcer dans de telles circonstances.Tous, nous avions dit que non, et nous étions suspendus à ses lèvres.Et il nous avait dit : Eh bien, quand vous le saurez, dites-le moi, parce que moi, bien que je l\u2019aie fait des dizaines de fois, je ne sais toujours pas.» Il n\u2019y a pas de recette : chaque situation est un cas d\u2019espèce, poursuit le caporal Simmons.« La nouvelle que nous nous apprêtons à annoncer tombe-t-elle en pleine nuit ?Sinon, où garer notre voiture pour ne pas que la famille l\u2019aperçoive et comprenne tout avant même que nous ayons pu la voir en face ?Et puis on ne sait jamais à quoi s\u2019attendre : j\u2019ai vu aussi bien des gens fondre en larmes et chercher réconfort dans mes bras que d\u2019autres me frapper comme si tout était de ma faute.» Quand il s\u2019agit d\u2019affronter la famille d\u2019un confrère, « et d\u2019un confrère non pas mort accidentellement, mais à la suite d\u2019une embuscade préméditée, comme dans le cas présent », on se sent particulièrement petit, poursuit le caporal Simons.« On est là, planté devant eux, alors que leur fils, lui, n\u2019y est plus.On se sent coupable du seul fait d\u2019être en vie.On ne sait pas quoi dire à cette famille qu\u2019on n\u2019a jamais vue, mais de laquelle on se sent proche comme si c\u2019était la sienne.» Aucun agent de Mayerthorpe ne reprendra le collier avant quelques jours encore.Aussi bien l\u2019enquête sur le quadruple meurtre que le travail de tous les jours sont assurés par des agents albertains de l\u2019extérieur de la région, qui se partagent les rares chambres d\u2019hôtels plutôt miteuses du coin.« Les agents d\u2019ici sont bien trop remués pour être fonctionnels, note l\u2019agente Elissa Purvis, qui fait le guet avec le caporal Darren Simmons.Ils doivent se poser des tas de questions, se sentir coupables, se dire qu\u2019ils ont passé très près d\u2019y passer eux-mêmes.Il aurait suffi que ce soit eux qui soient appelés à cette ferme.» Des détails au compte-gouttes Pour l\u2019instant, les détails de l\u2019enquête sortent au compte-gouttes.Ce qui est sûr, c\u2019est que les quatre agents ont été tués à la suite d\u2019une embuscade.Jim Roszko les attendait, armé jusqu\u2019aux dents.Roszko aurait été atteint par au moins un des policiers, mais il a succombé aux blessures qu\u2019il s\u2019est lui-même infligé en retournant son arme contre lui.Citant une source anonyme, l\u2019Edmonton Sun rapportait hier que l\u2019un des policiers se serait présenté sur les lieux sans arme ni veste pareballes.La GRC nie ces allégations et soutient que rien n\u2019aurait pu être fait pour éviter la tragédie.La GRC nie également la rumeur voulant que l\u2019un des agents ait été atteint accidentellement par un confrère.Comment Roszko a-t-il pu se faufiler dans le hangar, qui était pourtant gardé par deux policiers depuis plusieurs heures en raison d\u2019une perquisition ?Le mystère demeure.Respecter la vie Pour la première fois depuis le massacre, les communautés les plus touchées par le drame se sont réunies à l\u2019occasion des célébrations dominicales.À l\u2019église catholique St.Agnes, à Mayerthorpe, un homme s\u2019est effondré au micro en recommandant les quatre agents à la prière de ses concitoyens.Une manifestation silencieuse a eu lieu hier soir à Whitecourt (à environ deux heures et demie de route au nord-ouest d\u2019Edmonton), où habitait l\u2019agent Anthony Gordon.Environ 200 personnes y étaient et, bougies à la main, elles ont observé quatre minutes de silence en hommage aux quatre agents tombés sous les balles.Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.22000055-0033-0055 TTiirraaggee dduu 1 3 175 9 813 181 613 116 055 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 2/6+ 0066 1122 2200 2211 2244 4433 CCoommpplléémmeennttaaiirree :: ((2222)) GAGNANTS LOTS 19 206 318 $ 44 000000 000000 $$ Ventes totales : Prochain gros lot (appr.) : 22000055-0033-0055 TTiirraaggee dduu 11 000000 000000,,0000 $$ 5500 000000,,0000 $$ 550000,,0000 $$ 5500,,0000 $$ 55,,0000 $$ 00 13 1 126 19 891 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 0022 0099 2222 2288 3300 4433 CCoommpplléémmeennttaaiirree :: ((1188)) GAGNANTS LOTS Ventes totales : 532 179,50 $ 22000055-0033-0066 0022 0033 0044 1111 1166 1199 2233 2255 2288 2299 3311 3333 4411 4455 5577 6633 6644 6655 6666 7700 TTiirraaggee dduu TTiirraaggee dduu TTiirraaggee dduu 22000055-0033-0055 22000055-0033-0066 NNUUMMÉÉRROO 009900440077 NNUUMMÉÉRROO 117788770055 TTiirraaggee dduu 22000055-0033-0066 3 665511 4 33779977 DES GROS LOTS PLUS GROS, PLUS SOUVENT 99 225577 447799,,0000 $$ 112277 008855,,8800 $$ 11 779999,,7700 $$ 6600,,8800 $$ 1100,,0000 $$ 55,,0000 $$ « Les agents d\u2019ici sont bien trop remués pour être fonctionnels.» 3298694A .Tous les jours dans L\u2019ARGENT, L\u2019ARGENT OÙ PASSE-T- I L? .A 6 L A P R E S S E L U N DI 7 M A R S lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Berline Civic DX 2005 0dépôt de sécurité 198 En location Incluant 120 000 km Transport et préparation en sus par mois/60 mois $ $ * 0 versement avant 90 jours à l\u2019achat \u203a Chaîne AM/FM avec lecteur CD \u203a Déverrouillage sans clé des portes \u203a Serrures électriques \u203a Système de filtration d\u2019air 0 comptant en location Pour 20$ de plus, obtenez la Civic Édition Spéciale comprenant : ÉVÉNEMENT L\u2019Association des concessionnaires Honda du Québec P our o b t e n i r l \u2019ad r esse d \u2019 u n conc essionn a i re pr è s d e chez v ous, v i s i t e z l e www.h onda.ca o u compos e z l e 1 888 9 -HONDA- 9 .*Les offres de location-bail sont faites par Honda Canada Finance Inc., sur acceptation du crédit.Cette offre porte sur le véhicule neuf 2005 mentionné ci-après.Période de location 60 mois.Berline Civic DX 5 vitesses (modèle ES1515PX).Pour le véhicule, est identifié : a) le paiement mensuel, b) le montant initial requis ou échange équivalent, c) le montant total au terme de la location.Berline Civic DX 5 vitesses (modèle ES1515PX) : a) 198$, b) 0 $, c) 11880 $.Pour 20 $ de plus par mois obtenez la Civic Édition Spéciale 5 vitesses (modèle ES1535PX).Franchise de kilométrage de 120 000 km; frais de 0,12 $ le kilomètre excédentaire.Transport et préparation inclus en location seulement.Frais de publication, taxes, immatriculation, assurance et frais d\u2019administration en sus.Option d\u2019achat au terme de la location moyennant un supplément.Le prix de location des concessionnaires peut être inférieur.Offre d\u2019une durée limitée.Voyez votre concessionnaire pour plus de détails.Photos à titre indicatif.**Les récents diplômés universitaires ou collégiaux peuvent être admissibles au programme donnant droit à une allocation allant jusqu\u2019à 750 $ sur certains modèles.Tous les véhicules Honda sont livrés avec un réservoir plein.** Berline LX-G illustrée 3295468A L A P R E S S E L U N DI 7 M A R S A 7 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll ACTUALITÉS ACTUALITÉS Les employés acceptent de faire des concessions Les jeunes cols bleus crient à la discrimination BOMBARDIER suite de la page A1 Ils ont accepté un gel de salaire durant la première année de la nouvelle convention collective, suivi d\u2019augmentations salariales de 13,75 % étalées sur les cinq années suivantes.Bombardier Aéronautique avait demandé au syndicat de trouver des solutions pour réduire de 60 millions de dollars les coûts de production dans ses installations de Montréal.C\u2019est ainsi que de nouveaux quarts de travail volontaires seront créés les week-ends, ce qui permettra de diminuer les heures supplémentaires.L\u2019employeur pourra aussi demander à ses employés d\u2019accomplir un plus grand éventail de tâches.En effet, lors d\u2019un deuxième vote, hier, des centaines d\u2019entre eux ont accepté de fusionner leurs « classifications ».Seuls les employés des ateliers de peinture et de composites ont refusé la fusion.La convention comprend également une série de mesures pour lutter contre l\u2019absentéisme au travail.« Le site de Montréal a le taux d\u2019absentéisme le plus élevé des trois sites en compétition.C\u2019était un problème », a expliqué à La Presse le vice-président aux affaires publiques de Bombardier, John Paul Macdonald.Un projet d\u2019horaire flexible devrait diminuer de moitié ce taux, qui oscille actuellement de 8 % à 10 % dans les trois usines montréalaises, croit le syndicat.En échange, Bombardier s\u2019engage à maintenir l\u2019usine dans la région montréalaise pendant 20 ans, à condition évidemment qu\u2019elle soit préférée aux deux autres dans la course (Toronto et Belfast, en Irlande du Nord).Si l\u2019usine de Montréal n\u2019est pas choisie, le nouveau contrat de travail devient nul et sans effet.La décision définitive revient au conseil d\u2019administration de l\u2019entreprise, qui se réunira pour évaluer les trois offres dans un peu plus d\u2019une semaine.Beaucoup d\u2019employés rencontrés par La Presse se sont dits surpris par le peu de compromis que leur syndicat a dû faire.« Je m\u2019attendais à un plus long gel de salaire.Après tout, ce projet-là, ça va sauver nos emplois », a dit l\u2019ajusteur monteur d\u2019avion Michel Ayotte.Jacques Alain, l\u2019un de ses collègues, est du même avis.« C\u2019est raisonnable, ce qu\u2019on a eu.Le but, c\u2019est quand même de garder le domaine de l\u2019aéronautique fort au Québec », affirme-t-il.Le président de la section locale 712 du Syndicat des machinistes et des travailleurs de l\u2019aérospatiale (FTQ), Dave Chartrand, a bon espoir que Bombardier choisira Montréal.« Les membres ont démontré leur bonne foi.Maintenant, il est évident qu\u2019on attend un retour d\u2019ascenseur de la part du conseil d\u2019administration de Bombardier », a-t-il affirmé en conférence de presse après l\u2019assemblée générale.Si les employés avaient refusé le nouveau contrat de travail, Montréal aurait difficilement fait le poids, selon Bombardier.« Avec le vote d\u2019aujourd\u2019hui (hier), Montréal a fait un pas en avant.Il était le site le plus dispendieux.Il est maintenant devenu plus compétitif par rapport aux autres sites », a dit M.Macdonald.Le ministre des Transports du Canada, Jean Lapierre, se réjouit de la nouvelle.« La décision d\u2019aujourd\u2019hui (hier) envoie un excellent signal aux dirigeants de Bombardier », a dit à La Presse sa directrice des communications, Irène Marcheterre.Si le conseil d\u2019administration de Bombardier accepte le projet de la série C, 5000 emplois seront créés dans le secteur de l\u2019aéronautique.La mise au point de cette nouvelle famille d\u2019appareils de 110 à 130 places nécessitera des investissements de 2,1 milliards de dollars américains.Bombardier a demandé aux gouvernements d\u2019en payer le tiers.L\u2019entreprise en fournira autant et les fournisseurs, la dernière tranche.STÉPHANE PAQUET Les jeunes cols bleus de Montréal se disent victimes de discrimination basée sur l\u2019âge et ils vont profiter de la réunion du conseil d\u2019arrondissement de Rosemont-Petite- Patrie ce soir pour le crier haut et fort.Leur grogne s\u2019explique par un nouvel article de la convention collective que leur a imposée l\u2019arbitre Gilles Lajoie l\u2019automne dernier.Celui-ci stipule que « lorsqu\u2019il y a deux ou plusieurs employés ayant la même date d\u2019ancienneté générale, le facteur déterminant est la date de naissance ».En clair, déplore le président des cols bleus auxiliaires, Christian Bissonnette, ça veut dire que les auxiliaires plus âgés peuvent travailler alors que de plus jeunes, ayant la même ancienneté, peuvent être laissés de côté.M.Bissonnette, 27 ans, entend demander aux élus de « mettre fin à la honte qu\u2019est pour Montréal l\u2019article discriminatoire 19.03 du décret Lavoie ».« Ce n\u2019est pas vrai que les élus sont d\u2019accord avec une clause discriminatoire comme ça », poursuitil en entrevue.La semaine dernière, dans l\u2019arrondissement de Ville- Marie, lui et son groupe de jeunes cols bleus se sont retrouvés face à des conseillers qui n\u2019étaient pas au courant des détails de leur nouvelle convention.Éric Belleville, 24 ans, est auxiliaire au Plateau Mont-Royal.Il s\u2019occupe de la signalisation pour les camions à neige après une tempête.« On est quatre à avoir la même date d\u2019embauche dans le Plateau », déplore-t-il.En raison de la classification en fonction de l\u2019âge, il est classé au troisième rang sur quatre.L\u2019ancien système prévoyait que, dans le cas d\u2019une même date d\u2019embauche, le numéro matricule de l\u2019employé était pris en considération.Le numéro était accordé en fonction de l\u2019ancienneté acquise pendant les emplois d\u2019été comme étudiant chez les cols bleus, soutiennent les auxiliaires.« On avait beaucoup de plaintes avant au niveau du matricule », souligne Stéphanie Jecrois, porteparole de la ville.Selon un calcul «à l\u2019oeil nu », poursuit-elle, la nouvelle mesure, qui est rétroactive, pourrait toucher environ 50 auxiliaires sur les 2000 qui ont travaillé suffisamment longtemps pour avoir une date d\u2019ancienneté.Le président des auxiliaires, lui, se dit incapable de fournir de chiffre précis.« D\u2019ici les deux prochaines semaines, on va travailler à faire passer le message pour que ceux qui sont potentiellement lésés se fassent entendre.» Pour l\u2019avocat Andrew G.George, que nous avons informé du contenu de la clause litigieuse de la nouvelle convention collective, il y a au moins « apparence de discrimination ».Me Andrews, qui travaille sur ce type de discrimination basée sur l\u2019âge, n\u2019a toutefois pas voulu commenter d\u2019avantage, n\u2019ayant pas étudié le cas précis des cols bleus.Ces derniers ont déjà déposé une plainte à la Commission des droits de la personne, qui ne commente pas les dossiers qui sont déposés devant elle.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Un séisme secoue le sud du Québec lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll ÉMILIE CÔTÉ Les résidants de Rivière-du-Loup ont subitement bondi de leur lit, dans la nuit de samedi à hier.Une explosion, ont-ils pensé, alors que le plancher sous leurs pieds s\u2019est mis à vibrer.Heureusement, ils avaient tort.C\u2019est plutôt un séisme d\u2019une magnitude modérée de 5,4 sur l\u2019échelle de Richter qui les a secoués pendant 22 secondes.«C\u2019étaient 22 secondes bien senties qui nous ont paru très longues, raconte le maire Jean d\u2019Amour.J\u2019ai eu l\u2019impression qu\u2019il y avait une explosion dans la fournaise.» Le tremblement de terre, dont l\u2019épicentre était situé à 17 kilomètres au sud-ouest de Rivière-du-Loup, sous le fleuve Saint-Laurent, s\u2019est produit à 1h17.La secousse a été ressentie jusqu\u2019à Ottawa, Fredericton et Boston, a indiqué Cathy Woodgold, sismologue à la Commission géologique du Canada.Le séisme n\u2019a pas causé de dommages ou d\u2019incidents majeurs, mais il a alimenté bien des discussions dans les commerces et stations-service de Rivière-du-Loup.« Il n\u2019y a eu aucun problème chez les résidants, dans les centres de soins de longue durée et à l\u2019usine d\u2019épuration, a assuré le maire.Mais c\u2019est LE sujet de conversation partout où l\u2019on va.» « Tout le monde a sursauté ! » raconte Stéphanie Fournier, 24 ans.Je me suis réveillée, et tout tremblait.Ça faisait peur, comme si ça rentrait dans le corps.J\u2019espérais que la situation n\u2019empire pas et que mon grand aquariumn\u2019explose pas ! » La zone sismique de Charlevoix-Kamouraska est la plus active et la plus à risque de l\u2019est du Canada.Un tremblement de terre s\u2019y produit chaque jour et demi en moyenne, selon la Commission géologique du Canada.Entre 1978 et 1997 inclusivement, on y a détecté presque 2200 tremblements de terre.Cinquante-quatre ont excédé une magnitude de 3, dont huit ayant surpassé ou égalé 4.En novembre 1988, le violent séisme ayant secoué l\u2019est du Canada et une partie des États-Unis avait pris naissance au Saguenay, à 75 kilomètres au nord de cette zone.Il avait atteint 6,2 sur l\u2019échelle de Richter.La STMne fait plus de suivi sur la criminalité dans le métro STM suite de la page A1 « Mme Massicotte était extrêmement surprise de voir que ce document était tombé entre les mains des journalistes.Nous avons donc voulu vérifier si des gens avaient le code d\u2019accès de son ordinateur.On lui a retiré l\u2019ordinateur pour faire des vérifications.» Mme Paradis a indiqué que Mme Massicotte avait reçu l\u2019ordre de ne plus produire de statistiques.« On va essayer d\u2019éclaircir tout ça avant.Quand on aura besoin de rapports, on avisera.Elle est au centre d\u2019une controverse.C\u2019est plate.» Des sources internes à la STM ont confié que les directeurs de la surveillance étaient « furieux » de voir les véritables statistiques de la criminalité de la STM publiées dans les médias.Le rapport préliminaire en question datait d\u2019octobre 2004, mais la haute direction de la Société de transport en ignorait l\u2019existence.Mme Massicotte, qui a déjà été agente de surveillance dans le métro avant de devenir criminologue, avait préparé ce document pour le chef de division Alain Bélanger.La porte-parole de la STM soutient toutefois que la rétrogradation de Mme Massicotte n\u2019est pas reliée à la controverse entourant la diffusion des statistiques.Elle affirme que l\u2019idée de rétrograder la criminologue était dans l\u2019air depuis le mois de décembre, et qu\u2019une lettre d\u2019avertissement lui avait été envoyée à ce moment.« L\u2019idée de la changer de poste ne date pas de la publication de l\u2019article.On me dit que c\u2019est une employée qui est en difficulté depuis fort longtemps et qu\u2019elle n\u2019arrivait pas à faire le travail qu\u2019on lui demandait », a dit Mme Paradis, ajoutant qu\u2019elle ne pouvait pas discuter du dossier d\u2019une employée, qui est confidentiel.Pour sa part, le porte-parole de la Fraternité des constables et des agents de la paix de la STM, Jean- Guy Sabourin, a défendu la criminologue, soutenant qu\u2019elle est une t ravai l l euse «compétente, consciencieuse et intègre ».« Depuis qu\u2019elle est en poste, il n\u2019y avait jamais eu de problème, on n\u2019avait que des éloges », ajoute-t-il.M.Sabourin indique qu\u2019un grief a été déposé après sa rétrogradation.« Tout propos sur Mme Massicotte est téméraire étant donné l\u2019existence de ce grief », indique-t-il.Le directeur de l\u2019exploitation des stations et de la division surveillance, Serge Dupont, n\u2019a pas voulu nous accorder une entrevue.Le 8 février, La Presse a révélé le contenu d\u2019un rapport interne de la STM faisant état d\u2019une hausse de 50% de la criminalité dans le métro et les autobus de 1999 à 2003.Le nombre de crimes signalés par les agents du métro est passé de 1998 à 3016 au cours de cette période, pendant que la criminalité baissait de 13% dans l\u2019ensemble de l\u2019île de Montréal.Le rapport de la STM fait notamment état d\u2019une hausse de 67% du nombre de vols (747 cas en 2003), de 86% du nombre de méfaits (952) et de 14% des voies de fait (232).Les agressions sexuelles et les appels à la bombe sont cependant en baisse, respectivement de 38 % et de 59 %.Pour sa part, la STM affirme que les crimes sur la personne ont diminué de 40 % depuis 1996.EN BREF lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Week-end mortel sur les routes Au moins huit personnes ont perdu la vie sur les routes du Québec au cours du week-end.La journée d\u2019hier a été particulièrement sanglante, avec sept morts.D\u2019abord, un homme et une femme ont perdu la vie lorsque deux voitures sont entrées en collision sur la route 173, entre Notre-Dame-des-Pins et Beauceville, dans la région de Chaudière- Appalaches.Hier toujours, à Bury, en Estrie, trois femmes sont mortes à la suite d\u2019un face-à-face survenu sur la route 108.Une autre personne a été blessée gravement.Aussi, deux personnes ont péri en après-midi dans une collision frontale sur la route 116, à Saint-Liboire, en Montérégie.Une perte de maîtrise serait à l\u2019origine du drame.La chaussée était glacée par endroits.Enfin, vers minuit dans la nuit de samedi, à Kinnears Mills, dans la région de l\u2019Amiante, une camionnette conduite par un adolescent de 17 ans a été déportée dans la voie opposée, dans une courbe de la route 269.La conductrice de la voiture qui venait en sens inverse a vainement tenté d\u2019éviter l\u2019impact.Son passager, un Albertain de 25 ans, n\u2019a pas survécu à la collision.Presse Canadienne Radiothon-Haïti : les dons ont été distribués L\u2019Organisme d\u2019entraide canado-haïtien (ODECH), a confirmé hier que tous les dons recueillis lors du radiothon qui a eu lieu du 25 au 28 septembre derniers afin de venir en aide à la population des Gonaïves, durement éprouvée par une inondation, ont été distribués.Des 532 775,21 $ recueillis, 31% (168 093,36 $) ont été dépensés pour l\u2019acheminement de matériel d\u2019urgence (médicaments, produits sanitaires, eau), 43% (227 456,67 $) ont été engagés dans des activités présentement en cours et 26% (137 225,18 $) sont réservés à un projet d\u2019arboriculture destiné à favoriser le reboisement pour éviter qu\u2019un tel désastre ne se reproduise.Il y a quelques mois, l\u2019organisme avait été critiqué pour avoir retardé l\u2019envoi des dons recueillis.Raymond Gervais Week-end Visite libres à Montréal Quelque 12 500 personnes ont participé au cours des deux dernières fin de semaine aux neuvièmes Weekends Visites libres à Montréal.Cette année, 53 projets résidentiels et 22 unités modèles décorés étaient présentés dans 17 arrondissements.Raymond Gervais lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll EN BREF Les Canadiens se méfient des casinos en ligne Plus de la moitié des Canadiens pensent que jouer au poker sur Internet est inacceptable, indique un nouveau sondage Decima.Cinquante-six pour cent des personnes interrogées se disent contre un tel passe-temps, un quart d\u2019entre elles n\u2019y voient aucun problème, et le reste se situe entre les deux groupes.Ce sondage, qui fournit l\u2019un des aperçus les plus détaillés des attitudes face aux jeux de hasard, semble témoigner d\u2019un grand malaise vis-à-vis des casinos électroniques.Il révèle aussi une plus grande préoccupation de l\u2019opinion publique à propos de la dépendance au je, et de la faiblesse de la réglementation dans les régions où les appareils de loterie vidéo sont répandus.Presse Canadienne . .A 8 L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 7 M A R S 2 0 0 5 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll POLITIQUE Le raz-de-marée bloquiste n\u2019était qu\u2019un accident, croit Jean Lapierre NATHAËLLE MORISSETTE OTTAWA \u2014 Qualifiant de « pur accident » le raz-de-marée bloquiste qui a déferlé sur le Québec lors des dernières élections, le ministre Jean Lapierre est convaincu que le Parti libéral va reconquérir les électeurs de la Belle Province.Dans un discours prononcé presque entièrement en anglais, à la fin du congrès de son parti hier, le lieutenant politique de Paul Martin au Québec a déclaré haut et fort que le refus du premier ministre de participer au projet de bouclier antimissile permettra à ses troupes de marquer des points dans la province au prochain scrutin.Or, depuis qu\u2019il a informé le président George W.Bush de sa décision, le premier ministre Martin en parle du bout des lèvres.D\u2019ailleurs, l\u2019épineuse question a été très peu abordée lors du congrès, qui avait lieu dans la capitale fédérale.Rappelons que la non-participation du Canada au projet américain, une position défendue par Bloc québécois, a toujours fait consensus au Québec.« La décision du premier ministre et du cabinet sur le bouclier antimissile nous rend la tâche beaucoup plus facile au Québec pour rebâtir et pour gagner des circonscriptions, a lancé Jean Lapierre sous les chauds applaudissements de l\u2019assistance.Nous allons sortir de la prochaine élection avec un gouvernement majoritaire et une majorité de députés libéraux au Québec.Le Bloc a gagné ses sièges par accident », a-t-il soutenu.Dans son discours de fin de congrès, le premier ministre Martin en a remis.« Les bloquistes prétendent protéger le Québec, a-t-il déclaré.Mais en réalité, ce qu\u2019ils cherchent, c\u2019est une permanence dans l\u2019opposition.Lors de la prochaine élection, ce que les Québécois vont dire, ils vont le dire clair et fort : assez, c\u2019est assez ! » Les prochaines élections Redoutant que le scénario des dernières élections \u2014 où les troupes de Gilles Duceppe ont récolté 54 sièges \u2014 ne se répète, les libéraux se préparent déjà en vue du prochain scrutin.M.Martin a d\u2019ailleurs annoncé hier les noms des coprésidents provinciaux et territoriaux de la campagne.La ministre des Affaires intergouvernementales et des Ressources humaines, Lucienne Rob i l l a r d, a é té nommée coprésidente du comité de la campagne libérale nationale.Consciente que le scandale des commandites a fait mal à son parti au Québec, Mme Robillard a dit espérer que les électeurs tourneront la page lorsque la lumière sera faite sur ce dossier.Pendant ce temps, les libéraux veulent se donner une image de parti uni qui a mis fin aux querelles intestines entre le clan de l\u2019ancien premier ministre Jean Chrétien et celui de Paul Martin.À preuve, le premier ministre a nommé au comité de campagne David Smith, ancien coprésident de campagne de M.Chrétien.Marc Lalonde, ministre sous le gouvernement de Pierre Elliot Trudeau, sera pour sa part coprésident de la campagne au Québec.« Je suis très fier des années Trudeau, a mentionné M.Martin lors d\u2019un point de presse.Je connais Marc Lalonde depuis longtemps et j\u2019ai beaucoup d\u2019admiration pour lui.» Réaction du Bloc À l\u2019issue du congrès libéral, le Bloc québécois s\u2019est moqué des propos de Jean Lapierre ainsi que de l\u2019image de parti uni que souhaitent se donner les libéraux.« M.Lapierre est rendu le spécialiste des déclarations farfelues, a répliqué Michel Gauthier, leader en Chambre du Bloc.Il répétera ça au Québec si c\u2019est par accident que 54 députés ont été élus.C\u2019est un gros accident en tout cas.Il risque d\u2019être éclopé au cours de la prochaine élection, encore.» M.Gauthier a accusé les libéraux de ne pas être « connectés » sur les préoccupations des Québécois comme l\u2019assurance emploi et le scandale des commandites.Les nominations de Paul Martin pour la prochaine campagne sont également une preuve tangible de l\u2019inconscience des libéraux, estime-til.« Ils peuvent bien nommer Marc Lalonde coprésident de la campagne ! Le renouveau du Parti libéral, ils le prennent dans les vieux meubles associés à la période des mesures de guerre, tonnet- il.La période Lalonde, c\u2019est la période noire du trudeauisme au Québec.C\u2019est comme ça qu\u2019ils veulent séduire le Québec ?Eh ! bien, bravo pour le Parti libéral ! » PHOTO JONATHAN HAYWARD, PRESSE CANADIENNE Pendant que le Parti libéral débat sur des sujets délicats comme le mariage gai et la légalisation de la marijuana durant son congrès, des manifestants prennent clairement position sur la Colline parlementaire.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Les partis heureux n\u2019ont pas d\u2019histoires OTTAWA \u2014 La dernière fois que les libéraux fédéraux s\u2019étaient réunis au Centre des congrès d\u2019Ottawa, il y a cinq ans, Paul Martin avait été obligé de se sauver en courant dans les escaliers mobiles, poursuivi par une horde de journalistes qui voulaient l\u2019interroger sur ses ambitions à la direction du parti.Nous étions alors à un moment charnière de l\u2019interminable guerre fratricide entre les clans Chrétien et Martin.Quelques jours auparavant, nous avions appris qu\u2019un groupe de députés partisans de Paul Martin s\u2019étaient rencontrés à Toronto pour parler stratégie, ce qui avait immédiatement été perçu comme une lamentable tentative de putsch.Vous connaissez la suite : les tensions entre MM.Chrétien et Martin sont devenues invivables, M.Martin a été éjecté du cabinet, puis, fin 2003, Jean Chrétien a finalement rendu les armes.Les choses étaient beaucoup plus calmes cette fin de semaine.Le Parti libéral a retrouvé son harmonie et sa discipline, et les partis politiques heureux, comme les gens dans le même état, n\u2019ont pas d\u2019histoire.Ou plutôt d\u2019histoires, au sens journalistique du terme, parce qu\u2019il fallait gratter pour trouver quelque chose à raconter.Un étranger invité au congrès libéral cette fin de semaine n\u2019aurait jamais cru que ce parti forme un gouvernement minoritaire, que ce gouvernement fait face à un vote crucial sur son budget cette semaine, qu\u2019il est éclaboussé par une commission d\u2019enquête publique et qu\u2019il pourrait techniquement tomber à tout moment.Après des mois difficiles, le gouvernement Martin semble mieux installé au pouvoir.Merci en grande partie à Stephen Harper, qui, lui, a bien du mal à jouer son rôle de chef de l\u2019opposition officielle.Le fait que le congrès libéral puisse débattre sans heurt ni dérapage de sujets aussi explosifs que le mariage gai et la légalisation de la marijuana ou de la prostitution démontre bien sa discipline.Cela rend les choses encore plus difficiles pour les conservateurs, qui se réuniront à leur tour dans deux semaines à Montréal, et dont les dérapages sur les questions sociales sont aussi fréquents que dévastateurs.Cette rencontre, bien plus que le congrès des libéraux, sera déterminante pour l\u2019avenir immédiat de la scène politique fédérale.Il y a bien eu, durant les débats de la fin de semaine, quelques prises de bec entre militants, mais dans l\u2019ensemble, les libéraux se rangent derrière l\u2019argument de la Charte des droits et libertés et se plient à la volonté de la majorité.Bref, ils font comme la majorité des Canadiens.Pendant des échanges passionnés sur le durcissement des lois antidrogue, samedi matin, une militante québécoise exaspérée a lâché : « Si ça continue comme ça, je déchire ma carte de membre et je me joins au NPD.» Pourtant, les excès d\u2019une minorité de libéraux d\u2019extrême droite (comme ceux de la minorité d\u2019extrême gauche) rendent un immense service au PLC.Après avoir laissé tous les courants de la société s\u2019exprimer librement, les libéraux se retrouvent généralement au centre, là ou se trouve la majorité des Canadiens.Dans le paysage politique canadien, le PLC paraît encore aujourd\u2019hui comme la « grande tente politique ».Ça aussi, ça complique les affaires de Stephen Harper, dont le parti penche fortement à droite.Serait-ce le début de l\u2019éclaircie tant attendue par les libéraux ?Peut-être bien.Les militants et les députés de Paul Martin commencent à y croire.Mais un congrès, tout serein et discipliné soit-il, ne dure que trois jours et se déroule dans la bulle confortable de la « famille ».La gestion quotidienne des affaires de l\u2019État s\u2019avère beaucoup moins aisée.Parlant de gestion quotidienne, les libéraux en ont encore pour au moins neuf mois à vivre avec les vagues de la commission Gomery.S\u2019il fallait que les révélations de l\u2019enquête publique annulent les dividendes politiques de la décision de Paul Martin de ne pas participer au bouclier antimissile américain, le Parti libéral stagnerait au Québec, le privant vraisemblablement d\u2019une majorité.Le premier ministre s\u2019en mordrait les doigts longtemps.llllllllllllllllllllllllllllll Sur un tout autre sujet : quelqu\u2019un au gouvernement fédéral pourraitil rappeler à Paul Cellucci qu\u2019il n\u2019est pas gouverneur d\u2019une obscure colonie, mais bien ambassadeur des États-Unis au Canada ?M.Cellucci fait peut-être la fierté de la Maison-Blanche, qui ne se gêne pas pour écraser les orteils de ses amis avec ses gros sabots, mais il est en train de devenir une vraie honte pour la diplomatie.Allez-y, M.Pettigrew, on vous écoute.llllllllllllllllllllllllllllll Et une petite dernière à propos du français au congrès libéral.Encore une fois, la seconde langue officielle du pays en a pris pour son rhume au cours de la grand-messe de ce parti, qui revendique pourtant fièrement la paternité du bilinguisme institutionnalisé.Quand le français n\u2019est pas carrément absent des débats, il est massacré au point de devenir un dialecte incompréhensible.Prenez ce macaron promariage gai des jeunes libéraux, par exemple: « C\u2019est la charte, duh ! », traduction bête de It\u2019s the charter, stupid ! Duh?Où est Mme Bombardier quand on a besoin d\u2019elle ?COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : vincent.marissal@lapresse.ca Après desmois difficiles, legouvernementMartin semble mieux installéau pouvoir.Merci engrande partieàStephenHarper, qui, lui,abiendumalà jouer son rôledechef de l\u2019oppositionofficielle.3290043A 3292701 .VINCENT MARISSAL .L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 7 M A R S 2 0 0 5 \u2022 A 9 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll ACTUALITÉS L\u2019ambassadeur Cellucci accuse Martin d\u2019avoir renié sa parole sur le bouclier Le gouvernail d\u2019un avion d\u2019Air Transat tombe en vol PRESSE CANADIENNE Air Transat a retiré des airs des Airbus A-310 hier à la suite d\u2019un incident impliquant un de ses appareils qui faisait la liaison Cuba-Québec, a appris la CBC.Samedi, un A-310 d\u2019Air Transat en partance de Varadero (Cuba) à destination de Québec a connu des « problèmes mécaniques » après 25 minutes de vol.Un porte-parole de l\u2019entreprise a rapporté que le gouvernail de direction était partiellement tombé.Air Transat possède 10 A-310.La société a dû accommoder les passagers touchés.Je suis Julie Que feriez-vous si vous perdiez quelques kilos?DES OPTIONS MÉDICALES VOUS SONT OFFERTES J\u2019ai essayé tellement de fois de perdre du poids de par moi-même.Un jour, une amie au travail m\u2019a dit qu'il y avait des traitements médicaux pour perdre du poids, et que je devrais aller voir mon médecin.Je suis bien contente d\u2019avoir suivi son conseil.Mon médecin a été formidable! Si vous voulez commencer à perdre du poids, vous devriez en parler à votre médecin.Demandez à votre médecin l'histoire de Julie.Hier soir, j\u2019ai fait un strip-tease à mon mari.3289440A MARTIN suite de la page A1 Réagissant aux propos de M.Cellucci à l\u2019issue du congrès libéral, le premier ministre Martin a nié avoir donné en privé de telles assurances aux Américains, même s\u2019il s\u2019était dit favorable à la participation du Canada au bouclier antimissile durant la course à la direction du Parti libéral en 2003 et que son ministre de la Défense, Bill Graham, a plaidé en faveur du projet à plusieurs reprises au cours des derniers mois.Il a laissé entendre que le Canada avait finalement choisi de ne pas participer au bouclier parce que son gouvernement n\u2019a jamais obtenu de réponse des autorités américaines quant au rôle que le Canada aurait pu jouer.« Le bouclier antimissile est un projet en évolution.Et ça va continuer d\u2019évoluer.On ne sait jamais quelles seront les demandes d\u2019un projet en évolution parce que ça va changer.On sait fort bien que lorsque vous participez dans quelque chose, les demandes peuvent venir.Il n\u2019y a personne qui est capable de les qualifier et de les quantifier aujourd\u2019hui », a déclaré M.Martin.Il a ajouté que son gouvernement était convaincu qu\u2019il valait mieux investir dans les Forces armées canadiennes et dans la sécurité du continent plutôt que de participer à un projet sur lequel il n\u2019aurait aucun pouvoir.Durant toute la durée du congrès de quatre jours, M.Martin s\u2019est félicité que son gouvernement ait tenu la majorité de ses promesses électorales quelques mois seulement après le dernier scrutin.L\u2019une de ces promesses consistait à améliorer les relations canadoaméricaines et, à cet égard, le Parti conservateur ne manquera pas de souligner cette semaine que les tensions entre les deux pays sont aussi vives que sous le règne de Jean Chrétien.Cela dit, M.Martin semblait à la fois heureux et soulagé d\u2019apprendre que près de neuf militants libéraux sur 10 appuient son leadership, conscient que les derniers mois ont été difficiles pour son parti.Ce score est en-deçà des 94 % qu\u2019il avait obtenus en 2003 durant la course à la direction du parti, mais il oscille autour des 90% qu\u2019avait récoltés Jean Chrétien au congrès libéral de 1998.En 1994, l\u2019ancien premier ministre avait recueilli 91 %.« Du fond de mon coeur, merci pour la confiance que vous venez de me démontrer (.).Ensemble, nous mènerons notre parti vers les prochaines élections.Nous travaillerons sans relâche et nous remporterons une victoire éclatante », lancé M.Martin aux militants, qui l\u2019ont longuement ovationné.En conférence de presse, M.Martin a dit qu\u2019il voulait continuer à gouverner pendant encore quelque temps avant de convoquer les électeurs aux urnes.Si toutefois les partis d\u2019opposition décident de provoquer la chute de son gouvernement, il croit que son parti remportera à nouveau une majorité des sièges aux Communes.M.Martin reconnaît que son parti a une pente abrupte à remonter au Québec, mais il affirme que les réalisations de son gouvernement, notamment l\u2019entente sur la santé et l\u2019investissement de 5 milliards de dollars dans un programme national de garderies, permettront aux libéraux de regagner la confiance des électeurs, toujours choqués par le scandale des commandites.« Je crois que ça devient de plus en plus clair que le gouvernement libéral est en train de livrer la marchandise dans des domaines qui sont très importants pour les Québécois et les autres Canadiens », a déclaré M.Martin.« Nous sommes en train de mettre de l\u2019avant un programme qui va assurer un avenir fructueux aux Québécois.Le Bloc québécois ne peut pas faire cela.Le Bloc peut chialer, clamer d\u2019autre chose, mais il n\u2019est pas capable de livrer », a-t-il ajouté.Même s\u2019il dit préférer continuer à gouverner, M.Martin a mis sur pied son équipe électorale en prévision de la prochaine bataille.La ministre des Affaires intergouvernementales, Lucienne Robillard, coprésidera la campagne des libéraux en compagnie de David Herle et de John Webster, deux fidèles alliés de M.Martin qui ont aussi dirigé la dernière campagne.M.Martin a en outre tendu un rameau d\u2019olivier au camp Chrétien en nommant le sénateur David Smith, proche de l\u2019ancien premier ministre, au comité de la campagne électorale et en offrant à Marc Lalonde, ancien ministre sous Pierre Trudeau, la coprésidence de la campagne au Québec.3299231A . .A 10 L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 7 M A R S 2 0 0 5 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll FORUM André Desmarais > Président du conseil d\u2019administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l\u2019information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l\u2019information André Pratte > Éditorialiste en chef .ÉDITORIAUX Deux grands projets apratte@lapresse.ca ANDRÉ PRATTE La consultation parlementaire sur l\u2019emplacement du futur CHUM a donné lieu à la mise à mort du projet d\u2019Outremont, conçu par l\u2019Université de Montréal.Déjà vilipendé depuis plusieurs semaines pour des motifs essentiellement idéologiques, le projet n\u2019a pas résisté aux habiles manoeuvres du ministre de la Santé, Philippe Couillard.L\u2019ancien premier ministre, Daniel Johnson, a asséné le coup de grâce.Ce qui est triste dans cette affaire, c\u2019est que le site Outremont soit écarté non pas à la suite d\u2019une évaluation objective et sereine des deux projets concurrents, mais sur la base d\u2019arguments souvent faussés, voire carrément démagogiques.Ainsi, en ce qui a trait aux risques posés par le transport ferroviaire, on a balayé du revers de la main l\u2019étude fouillée de SNCLavalin, de même que les assurances données par les spécialistes de Transport Canada.Ces derniers sont pourtant catégoriques : les risques d\u2019accidents sont infinitésimaux et, si accident il y avait, compte tenu des produits transportés, des mesures de mitigation et de la vitesse réduite des trains, il ne nécessiterait en aucun cas l\u2019évacuation de l\u2019hôpital.Enfin, les représentants du Canadien Pacifique ont soutenu que le transport par trains à Outremont serait « très, très, très sécuritaire ».Qu\u2019importe : il a suffi à M.Couillard d\u2019invoquer à répétition le « principe de précaution », principe qui, si on l\u2019interprétait à l\u2019extrême comme l\u2019a fait le ministre, découragerait quiconque de conduire une voiture ou d\u2019utiliser un barbecue au gaz.Pour ce qui est des coûts, M.Couillard a manifesté un préjugé tout aussi évident, qui pourrait se résumer ainsi : il y aura certainement d\u2019énormes dépassements de coûts sur le site Outremont, tandis que les budgets seront respectés au cent près au 1000, rue Saint- Denis.Le ministre n\u2019a tenu aucun compte de l\u2019opinion des ingénieurs Couture et St-Pierre, qui s\u2019y connaissent en grands projets, selon qui « les risques de dépassement de coûts sont plus élevés au 1000 St-Denis compte tenu de la dimension du site, des risques en sous-sol et du maintien des opérations hospitalières durant la construction ».Pour leur part, en commission parlementaire comme depuis plusieurs semaines, les promoteurs de la technopole ne sont pas parvenus à répondre de façon convaincante aux inquiétudes, légitimes par ailleurs, soulevées par leur projet.Pendant des mois, les gens de l\u2019Université de Montréal ne s\u2019étaient absolument pas préoccupés de l\u2019opinion publique.Lorsqu\u2019ils ont commencé à le faire, la bataille de l\u2019opinion était déjà perdue.Un projet aussi ambitieux ne peut être mené à bien que si tous les intervenants partagent une volonté ferme d\u2019y arriver.« Autant le concept d\u2019une technopole de la santé est très attrayant, s\u2019il y a la moindre difficulté de mettre ensemble les partenaires, je serais le premier à ne pas le recommander », disait d\u2019ailleurs Guy St-Pierre la semaine dernière.Or, l\u2019opposition au CHUM Outremont est virulente et imposante : le ministre de la Santé est contre, ses fonctionnaires sont contre, l\u2019agence régionale est contre, les syndicats sont contre, les arrondissements concernés sont contre, l\u2019opposition officielle est contre, les médias sont contre.Un récent sondage indiquait que plus de 60% des Québécois préfèrent le site Saint-Luc.Même hors de la région de Montréal, les Québécois expriment sans hésiter une préférence entre les deux emplacements, ce qui confirme à quel point ce débat est devenu beaucoup plus politique que technique, émotif que rationnel.Comme une décision doit être prise rapidement, même les plus chauds partisans du site Outremont doivent se rendre à l\u2019évidence : ils ne parviendront pas à renverser la vapeur.Il est donc plus que probable que le gouvernement du Québec va choisir d\u2019installer le nouveau CHUM au 1000, rue Saint-Denis.Il reste à espérer que le premier ministre et son ministre de la Santé auront la clairvoyance de préserver les deux grands acquis résultant du travail de Robert Lacroix et de l\u2019Université : le concept de technopole, qui a séduit tout le monde, et l\u2019achat du site du CP à Outremont pour le développement de l\u2019Université de Montréal.llllllllllllllllllllllllllllll Malgré ce qu\u2019ont laissé croire le CHUM et M.Couillard, la technopole, telle qu\u2019envisagée par le recteur Lacroix, ne verra pas le jour au centre- ville.Il serait illogique pour des fervents de la synergie, comme le sont les dirigeants et les chercheurs de l\u2019Université, de déménager les facultés de santé à distance du campus principal.Cela dit, la construction du nouveau CHUM et de son centre de recherche au 1000, rue Saint-Denis pourrait, si une volonté existe en ce sens, servir de point d\u2019ancrage d\u2019une nouvelle concentration d\u2019établissements de recherche et d\u2019entreprises spécialisées dans le domaine biomédical.Le Comité des sciences de la vie du Montréal métropolitain, qui réunit une trentaine de décideurs intéressés au domaine biomédical, a souligné que « quels que soient le site et la configuration du projet, il doit s\u2019inscrire dans une vision du développement d\u2019un véritable pôle d\u2019innovation et de développement du savoir lié à la santé ».Boston a son BioSquare, Toronto son MaRS Discovery District, Paris son Biopark ; le nouveau CHUM offre à Montréal l\u2019occasion de se doter de sa propre cité du savoir en santé.L\u2019emplacement Saint-Luc n\u2019est pas idéal, notamment parce que le milieu est déjà densément bâti.N\u2019empêche, il y a sûrement de la place pour construire, par exemple, un centre d\u2019innovation et d\u2019incubation qui pourrait abriter des entreprises de pointe issues des travaux menés au Centre de recherche du CHUM.Plutôt que d\u2019annoncer seulement la construction du CHUM au 1000, rue Saint-Denis, le gouvernement devrait donc lancer un projet de cité du savoir en santé au centre-ville et en confier immédiatement la responsabilité à un organisme à but non lucratif.De son côté, l\u2019Université de Montréal doit absolument acheter le terrain de la gare de triage, terrain qui pourra enfin être exploité après des décennies de tergiversations.Le contrat signé avec le CP permet à l\u2019institution d\u2019acquérir l\u2019emplacement sans grever outre mesure son budget.Il est clair aujourd\u2019hui que le développement futur de l\u2019Université doit se faire à cet endroit.La Ville de Montréal doit saisir cette occasion et travailler de concert avec l\u2019Université pour guérir cette plaie sur son territoire.Le gouvernement du Québec doit également faire sa part pour que les étapes préalables à la construction sur le site \u2014 détournement du transport des matières dangereuses, décontamination, infrastructures locales \u2014 puissent être entreprises sans tarder.L\u2019élan des derniers mois est trop précieux pour être gaspillé.À l\u2019issue de ce débat déchirant, les divers intervenants, au premier chef le gouvernement du Québec, doivent travailler à rallier les deux camps et se relever les manches pour mettre en chantier deux grands projets d\u2019avenir pour Montréal et pour le Québec : une cité du savoir en santé, au centre-ville, et le nouveau campus de l\u2019Université de Montréal, à Outremont.Leprojet duCHUMà Outremont n\u2019apas résisté aux habilesmanoeuvres duministrede laSanté, Philippe Couillard.serge paquette, collaboration spéciale DROITS RÉSERVÉS lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll OPINION Pour que le droit aumariage ne soit pas vide de sens MARC OUELLET L\u2019auteur est archevêquede Québec et Primat duCanada.Monsieur le sénateur Joyal, J\u2019ai bien reçu votre lettre du 7 février 2005, concernant la question de l\u2019extension du mariage civil aux couples de même sexe.Le journal La Presse, dans son édition du 14 février 2005, en a publié un extrait.Je vous remercie de votre participation à cet important débat de société répondant ainsi à mon article « Mariage et Société » du 22 janvier 2005.Permettez-moi d\u2019aller droit à l\u2019essentiel de ce débat qui distingue nos positions respectives face à cette question.Dans l\u2019extrait qui a été publié par La Presse, vous faites référence à deux systèmes de droit, qui existeraient de façon parallèle et indépendante dans une démocratie parlementaire telle que la nôtre.Vous parlez d\u2019un système civil fondé sur les principes élaborés dans la Charte des droits et libertés, et d\u2019un système religieux, fondé sur les règles de la foi et de la conscience.Votre présentation oublie une donnée fondamentale, c\u2019est-à-dire une référence à l\u2019ordre naturel des choses ou, pour parler de façon plus philosophique, à la loi naturelle.Ainsi, les normes des deux systèmes de droit, autant civil que religieux, ne sont valables que dans la mesure où elles sont fondées sur la loi naturelle tout en respectant les données fondamentales.Il s\u2019agit là de données objectives dont personne, qu\u2019il soit législateur ou non, ne peut changer arbitrairement le sens.Appliquée à la question qui nous occupe, cette affirmation entraîne la conséquence suivante : le mariage, avant d\u2019être une institution de la société civile ou d\u2019une société religieuse, est une donnée fondamentale de la réalité humaine.En langage religieux, nous disons que le Créateur lui-même a donné à l\u2019union de l\u2019homme et de la femme sa forme propre et ses finalités.Mais nous pourrions dire aussi, en langage sociologique, que depuis l\u2019apparition des premiers humains, c\u2019est sur l\u2019union reconnue d\u2019un homme et d\u2019une femme qu\u2019a reposé la responsabilité de la conservation de l\u2019espèce humaine.Une telle union a évolué vers une réelle égalité et un respect mutuel accru entre les partenaires, et c\u2019est heureux, mais sa réalité de base n\u2019a pas changé.S\u2019écarter de cette donnée fondamentale, c\u2019est faire place au subjectivisme et à l\u2019arbitraire au risque de saper les fondements mêmes du droit civil.Un passage de votre lettre me semble faire référence à cet aspect des choses.Vous soulignez que le mariage est une institution qui ne peut recouvrir ce que tout le monde voudrait y mettre.Mais, si on refuse toute référence à la loi naturelle ou, si vous préférez, à l\u2019ordre naturel des choses, comment distinguer les changements possibles de ceux qui ne le sont pas ?Ce qui est considéré comme inacceptable aujourd\u2019hui, voire comme farfelu, sera-t-il acceptable plus tard ?Sur quelles bases ?Au gré de quelle tendance sociétale du moment ?Vous voyez bien que notre débat dépasse le cadre d\u2019une référence à une norme religieuse et se préoccupe bien plutôt de ce qui est objectivement fondamental à la réalité humaine.Dans ce débat, comme dans d\u2019autres, j\u2019estime donc qu\u2019on élargit abusivement la notion de « droit » et par conséquent celles d\u2019« égalité » et de « discrimination ».Le droit d\u2019une personne n\u2019est pas bafoué quand celle-ci se voit refuser un geste, une action que l\u2019ordre naturel rend impossibles.À titre d\u2019exemple, un homme ne peut revendiquer le droit d\u2019être «enceint ».De la même manière, deux personnes homosexuelles ne peuvent prétendre au droit au mariage qui implique essentiellement la conjugalité c\u2019est-à-dire la complémentarité des sexes selon l\u2019ordre naturel des choses.Union civile Les personnes homosexuelles, vivant en couple, ont vu leurs réels droits économiques et sociaux garantis par l\u2019établissement, au moins au Québec, de l\u2019union civile.Ne pas définir leur union comme un mariage ne les prive d\u2019aucun droit, mais décrit seulement la réalité.Dans une telle perspective, le recours à la clause nonobstant ne s\u2019avère d\u2019ailleurs pas nécessaire.Il suffirait que le Parlement confirme la définition traditionnelle du mariage et garantisse ainsi le cadre juridique à l\u2019intérieur duquel les cours fédérale et provinciale doivent interpréter les cas litigieux au regard de la Charte.Procéder autrement, par exemple dans le sens du projet de loi C-38, risque de diviser pour longtemps le pays et de jeter le discrédit sur ses institutions.Vous insistez sur les bienfaits de la Charte des droits et vous rappelez, à juste titre, des situations difficiles du passé, voire d\u2019un passé récent.Votre réquisitoire est assez éloquent.Même si j\u2019estime que certaines affirmations demanderaient à être plus nuancées, j\u2019admets que l\u2019Église a dû progresser dans ce domaine.Depuis un certain temps déjà, en particulier sous le Pontificat du Pape actuel, elle a démontré un souci et un intérêt pour la défense des droits humains.Mais la promotion des droits humains ne peut se faire que dans la vérité et le respect de données objectives et fondamentales.Respecter une personne n\u2019est pas satisfaire à toutes ses attentes.Nous le savons bien.De même, vous faites référence à certaines conditions difficiles et à certaines injustices qu\u2019ont vécues et que vivent les personnes homosexuelles.Votre plaidoyer mérite qu\u2019on y réfléchisse sérieusement et qu\u2019on fasse tout pour éviter de telles situations.Respecter la personne homosexuelle ne peut toutefois se faire au détriment du sens objectif de cette réalité humaine fondamentale qu\u2019est le mariage.J\u2019admets cependant que tous, y compris les pasteurs, doivent être une présence de soutien et non de condamnation auprès des personnes qui vivent des situations complexes.Vous avez apporté une contribution sérieuse à ce débat et je vous en remercie.J\u2019espère que ces quelques points continueront d\u2019alimenter votre réflexion face à la gravité d\u2019une décision qui vous reviendra comme législateur.Plutôt qued\u2019annoncer seulement laconstruction duCHUMau1000, rue Saint-Denis, le gouvernement devrait lancer unprojet de citédu savoir en santé aucentre-ville.PHOTO ARCHIVES LA PRESSE © Mgr Marc Ouellet Respecter lapersonne homosexuelle ne peut se faireaudétriment du sens objectif de cetteréalitéhumaine fondamentale qu\u2019est lemariage. .L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 7 M A R S 2 0 0 5 A 11 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Chronique mordante pgagne@lapresse.ca PIERRE-PAUL GAGNÉ Étonnant, parfois, comment de petites nouvelles qui passeraient normalement inaperçues savent retenir l\u2019attention de nos lecteurs et susciter des débats aussi passionnés qu\u2019inattendus.Ainsi, cette attaque de trois chiens bull-terriers, il y a 10 jours à Ottawa, contre un bambin de 2 ans.Lors de l\u2019incident, l\u2019enfant a été gravement mordu par les bêtes, de même que son père et un autre homme qui tentaient de lui porter secours.Cette affaire est survenue quelques jours avant que l\u2019Ontario adopte une loi interdisant les bull-terriers dans la province.Déjà, des pays comme la France, le Grande-Bretagne et l\u2019Allemagne, de même que quelques villes canadiennes, notamment Winnipeg, Windsor et Kitchener, interdisent la possession de bull-terriers sur leur territoire.À la lumière d\u2019incidents semblables survenus ici au cours des dernières années, beaucoup de nos lecteurs se demandent si nous ne devrions pas en faire autant au Québec.Et la tendance quasi unanime de nos lecteurs est de répondre oui à cette question.> « Combien d\u2019enfants défigurés ou morts cela prendra-t-il avant que quelqu\u2019un mette ses culottes?Pourquoi sommes-nous rendus si «moumounes » ?Où sont nos dirigeants responsables ?Où sont nos législateurs ?Ontils perdu tout sens des responsabilités ?» (André Tanguay) > « Il semble évident qu\u2019il y a des races de chiens (pas seulement les pittbulls) qui ont un comportement à risque très élevé.Si mon fils de 2 ans était victime d\u2019un tel animal, je poursuivrais le propriétaire pour des millions.Je me joindrais hardiment au groupe de lobbyistes qui veulent une loi interdisant de tels animaux dans un environnement urbain et même semi-urbain.La lenteur et les tergiversations de nos politiciens dans ce domaine me révoltent.» (Paul Côté, Gatineau) Chose certaine, les propriétaires de bêtes dangereuses sont jugés carrément irresponsables par nos lecteurs, qui font montre d\u2019une tolérance zéro face à leur incapacité à contrôler leurs bêtes : > « Ce qu\u2019il faut être inconscient, irresponsable et immature pour être propriétaire de chiens aussi dangereux et ne pas les attacher, même dans sa cour.J\u2019ai moi-même un berger allemand de 97 livres et, même si c\u2019est le chien le plus doux du voisinage, jamais je ne laisserais un enfant s\u2019approcher de lui sans qu\u2019il soit attaché ou que je sois juste à côté de lui.Un chien reste un chien avec des instincts que nous ne pouvons parfois pas prévoir.Aux propriétaires de pitt-bulls je dis : si, pour vous, garder ces bêtes est une fierté, je me poserais de sérieuses questions sur mes valeurs personnelles.» (Catherine Lapierre, Mont Saint-Hilaire) > « Autant je suis amoureuse des animaux, autant je n\u2019ai aucune tolérance devant la bêtise humaine.Je suis moi-même mère de trois enfants et, selon moi, il n\u2019y a aucun doute que ces chiens doivent être euthanasiés.Ils sont bien évidemment un danger pour la société.Leur instinct de tueur est génétiquement en eux.Pour ce qui est du propriétaire des chiens impliqués dans l\u2019incident d\u2019Ottawa, on devrait lui retirer à vie le droit d\u2019en posséder un, peu importe la race.Souvenez-vous que les dommages occasionnés (physiques et psychologiques) aux enfants qui ont été attaqués seront imprégnés dans leur cerveau pour le reste de leur vie.» (Chantal Labelle) Et rendu là, le ton continue à monter : > « Il faut punir très fermement le propriétaire des chiens qui ont blessé le bambin à Ottawa, car ce ne sont pas les chiens qui sont responsables.Lorsqu\u2019on ne sait pas comment bien dresser des bêtes, aussi bien ne pas en avoir.En principe, les maîtres qui sont mal éduqués et qui ont un tempérament agressif ou encore qui sont de mauvaise foi transmettent leurs propres défauts à leurs animaux.Ces gens-là ne sont pas dignes d\u2019avoir des chiens.» (Alain Orfila) > « Le propriétaire de ces monstres, c\u2019est de la prison qu\u2019il devrait faire pour méditer sur son inconscience criminelle ! Y a-t-il encore une instance politique disposant d\u2019un minimum de bon sens dans notre pays ?» (Jean- Pierre Manzoni) Parions que, au prochain incident de ce genre, surtout s\u2019il survient au Québec, la grogne montera encore d\u2019un cran et que la pression populaire deviendra vraiment forte pour que le gouvernement du Québec bouge.Surtout qu\u2019entre-temps, l\u2019Ontario a adopté sa loi.PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE © Julie Roy en a long à dire sur son conseiller à Emploi Québec et ce n\u2019est pas forcément beau à lire.Conseiller ou ennemi?JULIE ROY L\u2019auteure estMontréalaise.La vie est dure pour les chercheurs d\u2019emploi.Il faut d\u2019abord affronter les aléas de l\u2019hiver lors d\u2019interminables séances de distribution de curriculum vitae aux quatre coins de la ville.Les mains et les joues engourdies, la goutte au nez, le mascara coulé et le pantalon taché de calcium, il faut ensuite se mesurer à la secrétaire.Deuxième obstacle.Ensuite, il y a les insaisissables et désagréables directeurs que l\u2019on dérange toujours.Mais le pire ennemi de celui qui cherche du travail se tient souvent au Centre local d\u2019emploi (CLE) et prend la forme du conseiller d\u2019Emploi Québec.Mon conseiller est Monsieur B.Un être plutôt antipathique aux idées bien arrêtées.« Y en a ostie qui débarquent icitte avec deux maîtrises pis y me disent qu\u2019y veulent travailler ! Ça a les deux pieds dans même bottine crisse pis ça attendent qu\u2019la job leu tombe dessus ! » Monsieur B.clame haut et fort l\u2019inutilité des sciences sociales.«Tout le monde devrait faire un DEC ostie.J\u2019ai vois jamais dans mon bureau c\u2019te monde là.» Le conseiller doit faire le pont entre les besoins individuels et les ressources existantes.C\u2019est par lui que se réalise le mandat du CLE, en l\u2019occurrence d\u2019apporter le soutien nécessaire pour favoriser l\u2019employabilité.Toutefois, en cette ère, le conseiller en emploi doit être efficace.Dix minutes par consultation et obligation de trouver des solutions économiques.Aujourd\u2019hui dans les CLE, la mode est à la décentralisation massive des problèmes vers les clubs de recherche d\u2019emploi.« Je sais pas trop c\u2019est quoi qu\u2019ils font.Va les voir.Ils vont peut-être t\u2019aider.» La tendance est également à taire l\u2019existence de subventions salariales conçues pour favoriser l\u2019intégration au marché du travail.Lorsque j\u2019ai abordé le sujet avec Monsieur B., il est resté évasif.Difficile d\u2019obtenir des renseignements sur ces mystérieux programmes.« Ça, c\u2019est vraiment en dernier recours.» Bac en science po Voici mon cas.Bac en science politique terminé à temps partiel en décembre 2004.Endettée à la banque en raison de parents trop riches (éducateur spécialisé et infirmière).Maintenant admissible au programme de prêts et bourses, les coupes obligent à retarder le projet de maîtrise.Depuis août 2004, recherche un emploi à temps plein.Domaine visé : le communautaire.Une quarantaine de CV envoyés, une vingtaine d\u2019offres répondues.Une quinzaine d\u2019employeurs rencontrés, de même que six conseillers en emploi et deux agences de placement.Quotidiennement consultés : quatre banques d\u2019emplois sur le Net et les journaux.Résultat ?Zéro entrevue.Mars arrive avec la dèche.La marge et la carte de crédit sont pleines.Les sources d\u2019emprunts particuliers sont épuisées.Retourner servir du café dans un resto ou donner des clefs dans un hôtel ?Hors de question.Ras-le-bol de ces petits boulots.Et en plus, ça me rendrait automatiquement non admissible à une éventuelle subvention.Le bien-être social est l\u2019ultime solution.Et vous savez ce qu\u2019en pense Monsieur B.?«Même si t\u2019es sur le BS, t\u2019auras pas de subvention.Ça fait pas assez longtemps que tu te cherches une job.Les sept derniers mois ne comptent pas : t\u2019avais pas fini tes études.Pis on vient de te payer une formation dans un club de recherche d\u2019emploi.Ça veut dire que tu commences tes démarches.On peut rien faire pour toi avant au moins six mois.Ben quoi ! Tu pensais que ce serait facile après avoir faite science po ?» La morale de cette histoire : ne comptez pas sur les intervenants d\u2019Emploi Québec pour vous aider à intégrer le marché du travail.Ils sont les gardiens des cennes du gouvernement, pas des conseillers.À en juger par leurs comportements douteux, on imagine que leur rôle est devenu un rôle d\u2019obstruction entre les subventions et les chercheurs d\u2019emploi.Et sûrement ne sont-ils pas étrangers, ces conseillers, à l\u2019odeur de dépression qui plane dans les centres locaux d\u2019emploi.Quant à toi, Monsieur B., voici mon nouveau plan.Passer le printemps et l\u2019été sur le BS.Faire du vélo et de longues promenades.Prendre des cafés sur les terrasses lors des après-midi ensoleillés.Faire du bénévolat et écrire un livre.On se reverra dans six mois.FORUM llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Chronique d\u2019une mort annoncée MARYSE COURVILLE J\u2019aimerais attirer votre attention sur la détérioration de la voie ferrée sur le tronçon Hudson- Rigaud, la dernière portion du trajet du train de banlieue Montréal-Rigaud.Le service sur cette ligne est relativement fréquent de Montréal à Vaudreuil-Dorion.Récemment une nouvelle station a été construite entre Dorion et Hudson, la station Vaudreuil.En principe cette nouvelle serait excellente puisqu\u2019on y voit une volonté de mieux desservir la population de Vaudreuil- Soulanges, l\u2019une des régions du Québec se qui se développe le plus rapidement au Québec.Ce cadeau semble pourtant empoisonné car les rumeurs veulent que l\u2019AMT songe à stopper le service de train à Vaudreuil pour ne plus desservir Hudson et Rigaud.Réparer la voie Depuis le printemps 2004, les rails entre Hudson et Rigaud se sont détériorés à un point tel que le train ne peut plus y circuler qu\u2019à 15 km/h.On assiste à un bras de fer entre l\u2019AMT et la petite municipalité de Rigaud pour déterminer qui défraiera les coûts de réparation de la voie.L\u2019AMT ne veut pas éponger la note, mais la petite municipalité de Rigaud ne peut non plus l\u2019assumer seule, alors la voie est pour ainsi dire laissée à l\u2019abandon.On peut penser que d\u2019ici peu, cet tronçon sera tout simplement fermé comme le veut la rumeur.C\u2019est déplorable qu\u2019au moment même ou l\u2019on prétend vouloir favoriser le transport en commun et que le récent épisode de smog devrait nous porter à réfléchir aux effets néfastes de l\u2019automobile, on laisse mourir une ligne de train de banlieue.Déjà le service y est si rare et mauvais que l\u2019on s\u2019étonne d\u2019y trouver encore des passagers.Il n\u2019y a qu\u2019un train par jour à partir de Rigaud à 6h40 le matin en semaine et un autre qui revient le soir à 18h58.Aucun la fin de semaine.Ce serait formidable d\u2019avoir deux ou trois trains par jour et un train la fin de semaine.Tous les autres trains s\u2019arrêtent à Vaudreuil.Il ne serait pourtant pas si compliqué de les faire continuer 20 km plus loin jusqu\u2019à Rigaud : la voie ferré et la gare existent déjà.Même pas besoin de construire quoi que ce soit, juste d\u2019entretenir ce qui existe.Ne serait- ce pas un recul que de fermer cette voie ?llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll LA BOÎTE AUX LETTRES > Pour nous écrire : forum@lapresse.ca Revoir la formule des galas Il est impératif de porter une profonde réflexion à la structure de nos nombreux galas.Si on se compare à nos voisins américains, nos galas ont royalement « dérapé » en qualité et en prestige.Pourtant, partout dans le monde, les remises de trophées se font avec classe, élégance et un langage soigné.Ici au Québec, on joue au règlement de compte, au coup bas et à l\u2019insulte publique.Cela confirme malheureusement le peu d\u2019estime des Québécois pour eux-mêmes.Les animateurs devraient se concentrer sur la valeur artistique d\u2019un gala, sur « l\u2019essence » même d\u2019un gala, plutôt que de jouer à la vedette et de tout gâcher par des textes insipides.Jean Robichaud Trois-Rivières .Non merci ! Au Québec, on ne dit plus « frapper », mais « fesser » ; on parle d\u2019« une » autobus et on attend « la » 39, mais « ça l\u2019a pas d\u2019importance ».Je partage entièrement l\u2019avis de Mme Denise Bombardier et je m\u2019inscris en faux contre les prétendus humoristes qui polluent nos ondes, tout comme certains animateurs de radio et de télévision.D\u2019ailleurs, il y a peu de temps, des linguistes québécois de réputation internationale faisaient également part de leur inquiétude à l\u2019égard de la qualité de langue des médias.Que dire enfin de ces jeux-questionnaires où la bêtise le dispute à l\u2019ignorance.Ce qui me désole c\u2019est de penser que ces comiques bas de gamme se réjouissent de la diffusion, dans la francophonie, d\u2019un langage aussi médiocre que vulgaire.Présent au gala qui a fait couler beaucoup d\u2019encre, Frédéric Mitterand, le « gars de la télévision française », pour reprendre les paroles de l\u2019animateur, ne semblait pas tellement apprécier pareil manque d\u2019élégance, pareil étalage de bêtise.Oui, le français du Québec existe.C\u2019est une « belle langue », riche de mots et d\u2019expressions\u2014québécismes\u2014 qui font constamment leur entrée dans les dictionnaires de la francophonie tels que Le Robert.Mais ces mots-là, ces expressions-là, on ne les entend malheureusement pas de la bouche de ces soi-disant humoristes.Enfin, il y a lieu de se demander si c\u2019est là la culture que l\u2019on veut exporter, si c\u2019est là l\u2019image que l\u2019on veut donner du Québec et de sa langue.Si oui, je dis Non merci ! Monique Héroux terminologue .Disciple de Jeff Filion Au gala des Olivier, monsieur Guy A.Lepage a tenu des propos dignes d\u2019un disciple de Jeff Filion, au sujet des prises de position de Mme Denise Bombardier sur la pauvreté du français de nos humoristes.« Qu\u2019a mange de la marde ! » de dire M.Guy A.Lepage, en réponse à la question que lui posait son partenaire Normand Brathwaite.Éclats de rire et applaudissements.Drôles et intelligents de tels propos ?Voilà comment avec des propos scatologiques, certains humoristes règlent le débat sur la qualité de la langue au Québec.Quelle tristesse, quelle désolation tout cela venant de l\u2019animateur-vedette, qui lors de deux émissions de Tout le monde en parle, se permettait de faire la vierge offensée et la morale à Jeff Filion.Gaétan Brault . .LA PRESSE D\u2019AILLEURS RÉAL PELLETIER .A 12 \u2022 L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 7 M A R S 2 0 0 5 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll MONDE Liban: la fausse note chiite Mme Sgrena n\u2019exclut pas avoir été prise pour cible ISABELLE HACHEY ENVOYÉE SPÉCIALE BEYROUTH Haret Hreik est le quartier chiite de Beyrouth.Ici, les femmes ne sortent pas sans tchador.Ici, personne n\u2019est descendu dans les rues pour réclamer le retrait des troupes syriennes du Liban.Et pour cause : nous sommes dans le fief du Hezbollah, parti politique, mouvement de résistance et, selon les États-Unis, organisation terroriste parrainée par Damas.Les centaines de jeunes qui manifestent depuis plus de deux semaines au centre de Beyrouth au nom de la liberté ne représentent qu\u2019une partie de la complexe réalité libanaise.« Il n\u2019y a pas d\u2019unanimité au pays », dit sombrement Hussein Haj Hassan, député du Hezbollah, qui dénonce la « propagande internationale pour aider l\u2019opposition ».M.Haj Hassan réclame un référendum sur le retrait de l\u2019armée syrienne, qui aurait à son avis des conséquences graves pour le pays du Cèdre.Selon lui, la Syrie a toujours un rôle à jouer pour l\u2019unité nationale du Liban et, surtout, pour la résistance à l\u2019ennemi hébreu.Un retrait syrien laisserait le champ libre au retour des troupes israéliennes au sud du Liban, craint-il.« Toute la région est menacée par Israël.Nous ne sommes pas contre la souveraineté, mais nous revendiquons la présence des troupes syriennes dans un but stratégique.» Nourrie par la rage provoquée par l\u2019assassinat de l\u2019ancien premier ministre Rafic Hariri, l\u2019alliance antisyrienne regroupe de plus en plus de communautés libanaises.Il y a d\u2019abord les chrétiens maronites, mais aussi les musulmans druzes et sunnites, qui se sont joints au mouvement protestataire.Mais les musulmans chiites restent à l\u2019écart.Parce qu\u2019elle est représentée par le Hezbollah et le Amal, deux partis liés à la Syrie, la plus grande communauté du Liban a l\u2019impression que le pays est en train de se reconstituer sans elle.Washington considère le Hezbollah comme une « organisation terroriste » mais, pour la vaste majorité des Arabes, il s\u2019agit d\u2019un mouvement de libération, la seule guérilla ayant jamais réussi à infliger une défaite à l\u2019État hébreu en contribuant à bouter les forces israéliennes hors du Liban en 2000.Le Hezbollah compte 12 membres au Parlement libanais et quelque 200 maires dans les villes et villages du pays.Mais les critiques affirment que, financés par Damas, les députés du « Parti de Dieu » ne sont que les pantins de la Syrie.Ils ont pris la communauté chiite en otage et la maintiennent hors du consensus national libanais.Le Hezbollah est maintenant à la croisée des chemins.La voie qu\u2019il choisira sera cruciale pour l\u2019issue de la crise actuelle.« Le Hezbollah a rempli sa tâche, qui était de libérer le Liban de l\u2019occupation israélienne, dit George Haddad, membre de l\u2019opposition chrétienne.Il n\u2019a plus de raison d\u2019être en tant que milice.Il a le choix entre demeurer une milice illégale ou devenir un parti politique, partie prenante de la société.Les membres du Hezbollah prétendent être une composante de la société libanaise ; ils doivent agir en conséquence et se rallier à la majorité dans une cause juste, celle de la souveraineté et de la démocratie.» En conférence de presse hier, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a rejeté l\u2019idée d\u2019un retrait syrien, affirmant que le Liban était en « état de guerre » avec Israël.Il a annoncé que les alliés libanais de la Syrie manifesteront demain à Beyrouth pour dénoncer les ingérences étrangères et la résolution 1559 du Conseil de sécurité de l\u2019ONU, qui appelle à un retrait intégral de l\u2019armée syrienne et à la dissolution des milices libanaises et palestiniennes.Le Hezbollah est la seule milice encore armée au Liban.Rappelons que le redéploiement annoncé samedi des troupes syriennes au Liban doit commencer aujourd\u2019hui, juste après la rencontre des présidents libanais et syrien à Damas.ASSOCIATED PRESS ROME \u2014 L\u2019épilogue sanglant de la détention de Giuliana Sgrena soulevait interrogations et polémiques en Italie hier, à l\u2019heure où des milliers de personnes défilaient devant la dépouille mortelle de Nicola Calipari, qui accompagnait l\u2019ex-otage.Blessée par les tirs américains peu après sa libération, la journaliste, qui a publié un premier récit de son calvaire, n\u2019excluait pas d\u2019avoir été délibérement prise pour cible.« Le fait que les Américains sont contre les négociations pour libérer les otages est connu », a-t-elle noté, la voix rauque et hésitante, au cours d\u2019un entretien accordé par téléphone à la chaîne de télévision Sky TG24.Disant ne pas savoir si une rançon avait été versée pour sa libération, elle a ajouté que les Américains étaient également opposés au principe des rançons pour sauver la vie des gens.« Alors, je ne vois pas pourquoi je devrais exclure d\u2019avoir été prise pour cible », a lancé Giuliana Sgrena, qui a toujours été hostile à l\u2019intervention américaine en Irak.« Je comprends l\u2019émotion de ces heures, mais ceux qui ont subi tant de pression ces dernières semaines devraient se reprendre et éviter de raconter n\u2019importe quoi », a mis en garde le ministre de la communication Maurizio Gasparri, après ces propos et ceux encore plus durs, la veille, du compagnon de l\u2019ex-otage, Pier Scolari.L\u2019armée américaine a promis de faire toute la lumière sur la fusillade ayant coûté la vie à l\u2019agent des services secrets Nicola Calipari sur la route de l\u2019aéroport de Bagdad.Les Américains affirment que les soldats ont ouvert le feu parce que la voiture allait trop vite et n\u2019a pas obéi aux sommations.Ce que vient contredire Mme Sgrena, qui dit que le véhicule roulait lentement et qu\u2019elle n\u2019a pas vu d\u2019avertissements.Dans son premier témoignage, publié dans son journal, le quotidien communiste Il Manifesto, elle explique que ce fatidique vendredi 4 mars aura été « la journée la plus dramatique » de sa vie.Revenant sur les circonstances, toujours très floues, de sa libération, elle se souvient du moment où, sortant les yeux bandés de la voiture de ses ravisseurs, elle a entendu une voix, celle de Calipari : « Giuliana, Giuliana, c\u2019est Nicola.Ne t\u2019inquiète pas, j\u2019ai parlé avec (le directeur d\u2019Il Manifesto) Gabriele Polo.Ne t\u2019inquiète pas, tu es libre.» Puis elle raconte la fusillade, et la mort de Calipari : « Une pluie de feu et de balles s\u2019est abattue sur nous, imposant pour toujours le silence aux voix joyeuses qui retentissaient quelques minutes plus tôt.» L\u2019alliance antisyrienne regroupe de plus en plus de communautés libanaises, mais les musulmans chiites restent à l\u2019écart.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Israéliens et Palestiniens se parlent Pour Jean-Paul II, la prière de l\u2019Angélus en silence AGENCE FRANCE-PRESSE JÉRUSALEM \u2014 Israéliens et Palestiniens ont repris hier un dialogue qui avait été gelé à la suite de l\u2019attentat suicide commis le 25 février à Tel-Aviv par un kamikaze Djihad islamique.Ces contacts portent essentiellement sur des questions de sécurité, laissant de côté les questions de fond, touchant à l\u2019avenir des territoires occupés, pour lesquelles il n\u2019existe aucune base d\u2019accord.De son côté, le premier ministre israélien Ariel Sharon doit effectuer en avril une visite à Washington pour une rencontre à la Maison- Blanche avec le président américain, George W.Bush.Dans ce contexte le président de l\u2019Autorité palestinienne Mahmoud Abbas affirme dans un entretien au magazine américain Time à paraître aujourd\u2019hui que le président américain George W.Bush ne dictera pas les termes du plan de paix avec Israël.Le ministre de la Défense israélien, Shaoul Mofaz, doit, lui, rencontrer dans les prochains jours M.Abbas, a-t-on appris hier auprès du Ministère.Cette rencontre sera destinée à « relancer le processus de paix, à presser l\u2019Autorité palestinienne à lutter contre le terrorisme, et à discuter d\u2019un transfert d\u2019autorité sur les villes» de Cisjordanie, selon cette source.PHOTO ALASTAIR GRANT, AP Le pape Jean-Paul II, hospitalisé depuis le 24 février au Gemelli, a fait hier une longue apparition pendant la prière de l\u2019Angélus, saluant et bénissant les fidèles, mais sans prononcer de paroles.Les images retransmises pendant une dizaine de minutes par la première chaîne de télévision publique italienne, Rai, ont montré Jean-Paul II assis dans un couloir de l\u2019hôpital, suivant le déroulement de la prière de l\u2019Angélus entouré de ses proches collaborateurs.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll La tentation d\u2019enclaver le Venezuela, comme Cuba Montréal a une vieille histoire de rapports commerciaux avec le Venezuela.Avant que le régime Trudeau ne pousse la consommation de pétrole canadien, initiative qui devait avantager notamment Sarnia, en Ontario, au détriment de Montréal-Est comme grand centre de rafinage, un pipeline reliant Portland, dans le Maine, à Montréal-Est alimentait ses raffineries en pétrole vénézuélien.Les États-Unis entre-temps ont entretenu cette histoire : le pétrole vénézuélien est demeuré objet de grande consommation chez nos voisins mais l\u2019avènement d\u2019un gouvernement populiste de gauche, dirigé par Hugo Chavez, irrite simultanément aujourd\u2019hui le tout-Houston du pétrole, Wall Street et Washington.Au point que plusieurs se demandent si l\u2019administration Bush ne prépare pas à l\u2019égard du Venezuela un joli carcan diplomatique et économique du type de celui qu\u2019applique Washington à Cuba depuis l\u2019avènement de Fidel Castro.La grande presse anglo-saxonne relève régulièrement les initiatives d\u2019Hugo Chavez qui porteraient la marque d\u2019une politique antiaméricaine et d\u2019inspiration castriste.Au premier plan de cette politique figure la question vitale du pétrole.La clé pétrolière Pendant que M.Chavez met les bois dans les roues de plusieurs pétrolières américaines s\u2019approvisionnant au Venezuela, M.Chavez concocte des accords de commerce et d\u2019investissement pétroliers avec des pays comme la Russie, le Brésil, l\u2019Iran et la Chine.Ce qui amène les observateurs à Washington à se demander si Caracas ne prépare pas tranquillement une vaste diversion de ses exportations pétrolières des États-Unis vers la Chine, note The Economist.Actuellement, plus de la moitié du pétrole exporté par le Venezuela prend le chemin des États-Unis, où le pétrole vénézuélien représente 15 % de la consommation.Autre facteur d\u2019inquiétude pour Washington : le type d\u2019évolution militaire pratiqué par Hugo Chavez.Se proclamant ouvertement partisan de Fidel, le président Chavez a commencé à réformer sa défense nationale sur le modèle cubain, créant des « unités de défense populaire » de 50 à 500 civils dans les usines et dans les fermes, comme pour préparer une guerre de résistance à un éventuel envahisseur américain.Dans le même temps, Caracas vient de se procurer en Russie 40 hélicoptères Mi35 et 100 000 fusils Kalashnikov et négocie au Brésil l\u2019achat de 24 avions d\u2019attaque Super- Tucano et des corvettes en Espagne.L\u2019inquiétude de Washington, partagée par la Colombie voisine, est que les vieux armements du Venezuela n\u2019aboutissent entre les mains des forces révolutionnaires de gauche de Colombie, les FARC.Finalement, Washington redoute que la démocratie vénézuélienne ne dégénère en dictature.La nouvelle secrétaire d\u2019État, Condoleezza Rice, ne cache pas ses appréhensions, indiquant que le régime de M.Chavez représente une « force négative » dans la région et que certains aspects de sa gouverne sont « très profondément troublants ».On subodore dans l\u2019orientation actuelle de M.Chavez la formation d\u2019un « second Cuba » et un projet d\u2019exporter sa « révolution » dans le reste de la région.Le premier réflexe du département d\u2019État consiste à vouloir isoler diplomatiquement le Venezuela, mais l\u2019opération de paraît pas facile.L\u2019incident récent de l\u2019arrestation d\u2019un dirigeant important des FARC fut l\u2019occasion, avec l\u2019aide de Fidel Castro, d\u2019une rencontre de rapprochement du Venezuela avec le Brésil, le Chili et le Pérou.Ce sont les États-Unis dans ce cas-là qui se sont retrouvés isolés, note The Economist.Le lendemain, le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, se rendait à Caracas pour y signer une « alliance stratégique » sous la forme de deux douzaines d\u2019accords de commerce et d\u2019investissement.Richard Lapper, directeur de l\u2019information sur l\u2019Amérique latine pour le Financial Times, de Londres, croit que l\u2019offensive diplomatique américaine contre Hugo Chavez est bien mal amorcée.Offensive ratée L\u2019obsession de Washington à propos d\u2019Hugo Chavez tend à « simplifier et à personnaliser » les problèmes de la région : « Il est facile, face à des problèmes complexes, de blâmer des individus et de diaboliser des tyrans mais cela fait rarement une bonne politique, comme les États-Unis et leurs alliés l\u2019ont vu à propos de l\u2019Irak.» L\u2019auteur juge que Washington serait mieux avisé de cultiver patiemment et finement ses rapports avec des hommes comme Lula da Silva au Brésil et Ricardo Lagos au Chili.Sans compter qu\u2019au plan intérieur, M.Chavez renforce actuellement sa base en s\u2019attelant à un thème vénéré en Amérique latine \u2014 la réforme agraire \u2014, en luttant contre la pauvreté urbaine (ce que n\u2019avaient pas fait les précédents régimes, tout absorbés par les réformes de l\u2019économie de marché) et en mettant de l\u2019avant des programmes de santé publique (avec l\u2019aide de Cuba) et d\u2019éducation.Hugo Chavez agace Washington, pour des affaires de pétrole mais aussi d\u2019influence dans la région."]
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