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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Actuel
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2005-07-02, Collections de BAnQ.

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[" Centre Rockland (Mtl) 514.341.7810 Prom.de La Cathédrale (Centre-ville) 514.282.9525 Galeries Laval (Laval) 450.681.9090 Place Portobello (Brossard) 450.671.2202 Cette offre se termine le dimanche 10 juillet 2005.Cette offre ne peut être combinée avec aucune autre offre et ne s'applique pas sur les achats antérieurs.Voir la politique de valeur comparative en magasin pour plus de détails.ÉCONOMISEZ JUSQU'À 80% ÉCONOMIES rafraîchissantes sur ESSENTIELS CONFORT! nos pour votre ÉCONOMISEZ 40% 595$ COMPARÉ 10$ OREILLER JUMBO Un oreiller jumbo bien rembourré, rempli de polyester.Enveloppe faite d'un mélange de percale et de polyester.ÉCONOMISEZ80% NOS PRIX SONT IMBATTABLES ! COMPAREZ, VOUS SEREZ CONVAINCUS ! JUMEAU 795$ COMPARÉ 40$ DOUBLE 995$ COMPARÉ 50$ GRAND 1195$ COMPARÉ 60$ TRÈS GRAND 1495$ COMPARÉ 75$ 3324773A À BOIRE ET À MANGER LE TROUPEAU BÉNIT PAGE 4 RESTAURANTS CHEZ ROGER PAGE 5 Chez Roger LE CORSET SE DÉLACE, LES PORTE-JARRETELLES SE DÉVOILENT, COLETTE RENARD POUSSE UNECHANSONNETTEGRIVOISE.ET LE PUBLIC EST EN DÉLIRE.LE NÉOBURLESQUE REVISITE LE STRIPTEASE TEL QU'INVENTÉ PAR LES LILI SAINT-CYR, MAE WEST, MATA HARI ET BETTI PAGE.BUTINANT D'UNE ÉPOQUE À L'AUTRE ET PUISANT DANS LES MULTIPLES VERSIONS DE LA SENSUALITÉ, DES TROUPES COMME BLUELIGHT BURLESQUE (DE MONTRÉAL), THE SCANDELLES (DE TORONTO) OU HARLEM SHAKE BURLESQUE (DE SAN FRANCISCO) NOUS RAPPELLENT QU'AVANT LA PORNO SUR INTERNET ET LES DANSES-CONTACTS, UNEÉPAULE DÉNUDÉELASCIVEMENTPOUVAITENFLAMMERLESPUBLICSDUGAYETYOUDUCORONA.LE BURLESQUE ESTDE RETOUR.TEXTE SYLVIE ST-JACQUES, PHOTOS ANDRÉ PICHETTE, PAGES 2 ET 3 oussouvenez-vousdecette Julie d'une publicité pour un produit amaigrissant, qui avait tellement fait jaser l'hiverdernier?Julieclamaitfièrement qu'elle avait fait un striptease à son mari, après avoir perdu les kilos en trop qui, de toute évidence, l'avait condamnée aux chemises de nuit de grand-mère et aux bas-culottes bruns munis d'une gaine.Nous avons songé à Julie, lors du spectacle du Bluelight Burlesque au cabaret La Tulipe, le 9 juin dernier.La pauvre Julie, qui était tellement heureuse d'être mince (c'est-à-dire enfin désirable aux yeux de sonmari), aurait été estomaquée par les performances de Madame Oui Oui Encore, Blue Cherry ou Désirée D'Amour.Vamps et pulpeuses En fait, Julie aurait été étonnée d'apprendre que le talent pour l'effeuillage n'a de lien ni avec le poids ni avec le tour de taille.Qu'elles soient grandes, petites, pulpeuses ou longilignes, ces effeuilleuses à temps partiel se glissent hors de leurs robes en paillettes et retirent leur soutien-gorge en dentelle avec l'assurance, la finesse et aussi l'humour de Betty Boop.Elles sont tantôt vamps en robe de soirée, tantôt candides femmes-enfants, cocottes d'intérieur en kimono ou pin-up en robes moulantes à paillettes.Et ce ne sont pas quelques rondeurs ou deux-troisvergeturesqui lesenverront se rhabiller.«Les femmes sont belles et elles ont des formes», nous dit pendant l'entracte une jeune dame blonde qui assiste au spectacle en compagnie de son chum.Àl'autre extrémité de la salle, un homme élégamment vêtu pour l'occasion partage son appréciation de la subtilité des numéros.«Ils font appel à l'imagination du public en ne révélant pas tout.Certaines d'entre elles restent même habillées.C'est vraiment rafraîchissant parce que vous savez, aujourd'hui, on a tellement tout vu.» Rétro-chic Réhabiliter le lien entre l'humour et la sensualité, montrer qu'on peut êtresexysansêtreunmannequin remodelé aubistourietprouverquesuggérer est souvent plus érotisant qu'exhiber à outrance: le burlesque transmet une vision du monde qui n'a rien à voir avec le buffet de chez Parée.«Aujourd'hui, le burlesque est presque une prise de position.Nous sommes tellement bombardés par des femmes soi-disant parfaites, minces, pré-pubères.Ce n'est pas à l'image de la réalité.Mais la vraie vie est très sensuelle», poursuit Chléo (alias Madame Oui Oui Encore), émule de Betti Page qui a reçu La Presse dans son appartement d'inspiration fifties où étaient aussi conviés les cofondateurs de la troupe Carine (alias Blue Cherry) et Kurt (alias Blue Eyes).C'est après avoir vu un spectacle de la troupe vancouvéroise The Fluff Girls que Chléo et Kurt ont eu l'idée d'introduire le néoburlesque à Montréal.«Nous aimions l'idée des pin-up et nous connaissions déjà le burlesque.Nous avons été complètement enchantés par cette soirée et trouvions ça tellement amusant, drôle, frais, sain», dit-elle.«C'est un mélange du passé avec destrucsplusactuels, avecdel'humour et de la sensualité.On veut aller chercher le côté séduction qui a été perdu, puisque la nudité est tellement partout.Et il est important pour nous de fixer certaines limites», explique Carine.De fait, la vulgarité et la nudité intégrale n'ont pas leur place au Bluelight Burlesque.Tout au plus, y verra-t-on des seins ornés de pasties (vous savez, le fameuxbijouquiornait le mamelon de Janet Jackson lors de son tristement célèbre striptease au Super Bowl).Bluelight Burlesque en est à son troisième spectacle et prévoit de nouveaux numéros pour une soirée qui aurait lieu à l'automne.La troupe aime les salles qui ont été témoins des belles années du burlesque à Montréal.Elle s'est produite sur les scènes du Lion d'or, Corona et La Tulipe.Pour gagner leur vie, Chléo et Kurt dirigent aussi une école de swing.Chléo offre des cours d'effeuilleuse, travaille comme assistante pour un artiste peintre et fabrique des pasties sur mesure.Carine est coiffeuse et Kurt travaille dans un hôpital.Une PHOTOS ANDRÉ PICHETTE Lili Saint-Cyr PHOTO ARCHIVES LA PRESSE SYLVIE ST-JACQUES 1.Blue Cherry 2.Syko Valentino tenant par les hanches une certaine Blue Cherry 3.Désirée d'Amour 4.Chocolate Chip Molly ajuste la cravate du maître de cérémonie Professeur Private Kiss 5.Désirée d'Amour, Syko Valentino et Blue Cherry. étudiante, une gérante de boutique, une relationniste, des employés de bar ou de resto complètent la troupe Bluelight Burlesque.«On a tous une vraie vie.Sur scène, nos personnages se laissent aller», dit Blue Cherry.La subversion universelle «Si le striptease est la plus moderne des manifestations du burlesque, cette tradition est ancienne et subversive.Le grand art a toujours appartenu aux riches, mais le burlesque est la revanche des pauvres \u2014un pied de nez, un poing en l'air, l'expression d'un doute qui prouve que l'espoir existe (.).Dans le burlesque, l'érotique rencontre le politique, le romantique flirte avec le ridicule, nous offrant un portrait de l'humanité qui est complexe et dynamique.À chaque période de l'histoire, les maints éléments du burlesquesontutilisésdifféremment», écrit Lyndalee Tracey, cinéaste torontoise et auteure dudocumentaire The Anatomy of Burlesque, présenté en février 2004.En cette ère où tout est permis mais où, paradoxalement, les diktats du corps se font oppressants, le burlesque joue effectivement avec la subversion en faisant un pied de nez auconformisme des corps imposé par la culture populaire.«J'aime l'élément taquin du burlesque », dit Miriam Genestier, fondatrice de la troupe La Flor de la Canela (qui fait surtout dans le pantomime) et directrice du festival le Boudoir, qui occupera la scène du Corona.Depuis 1994, cet événement qui s'adresse à la communauté lesbienne montréalaise, s'inspire de l'esprit burlesque du music-hall et du vaudeville.Le spectacle du Boudoir, quisetiendrajusqu'au3juillet, accorde une place significative au burlesque, notamment avec les prestations de la torontoise Sasha Van Bon Bon des Scandelles et du Harlem Shake Burlesque, trio qui rend hommage aux racines afro-américaines du burlesque.«Je suis obsédée par les époques antérieures.Les stars des années 20 et 30 avaient des vies incroyables, non seulement parce qu'elles étaient bellesmaisparcequeplusieurs d'entre elles ont mené des existences remarquables.» Les hommes sont les bienvenus au Boudoir, à condition d'être accompagnés d'une demoiselle.Cette convention, explique Miriam Genestier, est moins de la ségrégation que d'unclin d'oeil aupassé.«C'est pour se rappeler qu'autrefois, les femmes n'étaient pas autorisées à entrer dans les théâtres sans être escortées par un homme.» Le burlesque est politique C'est à la fin des années 90, après avoir été strip-teaseuse pendant huit ans notamment chez Parée, que Sasha Van Bon Bon (également chroniqueuse pour l'hebdo montréalais Mirror), s'est convertie au burlesque.«J'adorais ce travail.Mais le milieu a beaucoup changé avec l'avènement de la danse contact.Ayant moi-même un look très rétro, j'aimais bien l'idée de jouer avec différentes formes d'érotismepuisées dans diverses époques, qui s'adressaient à divers types de publics: les lesbiennes, les femmes hétéros ou encore les hommes qui n'aiment pas les bars de danseuses», raconte Sasha, en entretien téléphonique.«Après les spectacles, il y a des femmes qui viennent me voir pour me remercier de ne pas êtremaigre!» Les Demimondes, le nouveau spectacle que présentera prochainement The Scandelles au club Buddies in Bad Times, à Toronto, est un cabaret conceptuel qui se veut une célébration des femmes dans le cinéma et allie la danse moderne et l'installation artistique.«Avec ce spectacle, nous évoquons l'impact de la prostitution sur plusieurs genre artistique comme la photographie ou le cinéma.Nous soulignons que pendant que les artistes qui ont utilisé comme muses les prostituées ont été louangés, les travailleuses du sexe continuent à évoluer dans des conditions médiocres », dit Mme Van Bon Bon.La marque de commerce des Scandelles réside dans son goût pour la métamorphose entre les genres féminin et masculin et les voyages dans le temps qui n'escamotent aucune décennie.Sasha Van Bon Bon, pour sa part, voue un culte à Paula Negri, à Fernande Barrey et à Mae West.«En fait, toutes ces femmes d'une époque passée, que Madonna échoue à incarner», tranche-t-elle.Celle-ci s'amuse ces jours-ci avec l'esthétisme des cartes postales françaisesdesannées20et30.«Avant, mes personnages étaient surtout inspirés des années 50.Mais puisque j'ai pris 20 livres depuis que j'ai cessé de fumer, je préfère jouer avec l'érotisme des années 20.» Le début de la fin ?L'été sera burlesque s'il faut en croire la programmation du Fringe (où le striptease était à l'honneur) ainsi que l'enthousiasme du public au spectacle du Bluelight Burlesque.Maisauroyaumeduburlesque, toutes les troupes ne sont pas dignes de la tradition des pin-up et de Lili Saint- Cyr.«Il y a des shows qui sont exactement semblables à ce que l'on voit au strip- bar.Les filles se déshabillent immédiatement et font des gestes sexuels pendant trois minutes avec des objets.Souvent, ce genre de spectacle est monté par des filles plus jeunes», dit Kurt du Bluelight Burlesque.Sasha Van Bon Bon ajoute que depuis deux ou trois ans, lemainstream s'est emparé du burlesque.Ce qui la désole, puisque le néoburlesque qui a été «inventé» par les gais et les lesbiennes était l'expression d'une catégoriemarginalisée.«Hollywood a désormais sa troupe burlesque composée de filles aux physiquesparfaits et auxseinsrefaits.Mais j'imagine que les frat boys aussi ont besoin de burlesque, mais ne veulent pas être obligés de voir de la cellulite.» Et pourquoi le burlesque est-il arrivé si tardivement à Montréal?«Je n'ai aucune explication à ça.Même que lorsque je pense à Montréal, je pense au burlesque.D'ailleurs, j'ai déjà fait du striptease sur une scène où s'était produite Lili Saint-Cyr (chez Parée).Cette ville est tellement burlesque dans son essence, peut-être n'en a-t-elle pas autant besoin que Toronto?» «DANS LE BURLESQUE, L'ÉROTIQUE RENCONTRE LE POLITIQUE, LE ROMANTIQUE FLIRTE AVEC LE RIDICULE, NOUS OFFRANT UN PORTRAIT DE L'HUMANITÉ QUI EST COMPLEXE ET DYNAMIQUE.» À VOIR: Le Boudoir avec entre autres The Harlem Shake (www.harlemshakeburlesque.com), La Flor de la Canela, et Sasha Van Bon Bon & Christopher Noelle de la troupe the Scandelles (www.thescandelles.com) the Scandelles de Toronto.Au Théâtre Corona, aujourd'hui, 2 juillet.À SURVEILLER: Le prochain spectacle de Bluelight Burlesque prévu pour l'automne prochain (plus d'info à l'adresse http://bluelightburlesque.com).À LIRE: Stepping Out :The Golden Age of Montreal Night Clubs, par Nancy Marrelli, paru en novembre 2004.Pour les fans de Lili Saint-Cyr : Ma vie de stripteaseuse, l'autobiographie de la reine du Gayety. ACTUEL Les fromages du Troupeau bénit ARIANE KROL À BOIRE ET À MANGER L'été, c'est connu, toutes les excuses sont bonnes pour bifurquer sur les routes de campagne.Un mélange de curiosité et de gourmandise m'a servi de prétexte pour emprunter le chemin sinueux et ombragé qui mène au monastère Vierge Marie la Consolatrice de Brownsburg-Chatham, près de Lachute.J'y allais pour rencontrer les religieuses orthodoxes grecques qui exploitent la fromagerie Le Troupeau bénit, mais j'y ai découvert bien davantage.Dans ce lieu verdoyant au relief inégal, une communauté de jeunes femmes que rien ne prédisposait à l'agriculture ont embrassé le mode de vie exigeant des pionniers, avec tout ce que cela comporte d'essouchage, de dérochement, d'essais et d'erreurs.« Au début, il fallait supplier les soeurs pour manger le fromage que nous fabriquions.Il était dur comme de la roche, ensuite mou comme du yogourt, et quand la texture a été au point, il a fallu trouver le goût grec », raconte soeur Mireille en riant.Aujourd'hui, plus personne ne se fait prier.Le graviera et le feta trônent sur la table du monastère à tous les repas et les Québécois viennent de partout pour en acheter.Mais il a fallu beaucoup d'efforts pour en arriver là.Le monastère a vu le jour en 1993 avec la bénédiction de l'archevêque Sotirios, de la Métropole orthodoxe grecque de Toronto, qui répondait à une demande de la communauté grecque montréalaise.La terre était zonée agricole, mais tout le reste était à faire.Au fil des ans, la petite congrégation d'une vingtaine de religieuses a établi sa résidence, construit une église byzantine, acheté une centaine de chèvres et de brebis, installé une étable, une fromagerie, une cuisine, une boutique.Avant d'arriver ici, la plupart des soeurs, sauf la mère supérieure et une autre religieuse venues de Grèce, habitaient dans la région de Montréal ou aux États-Unis et n'avaient aucune expérience de la vie rurale.Pour les grosses corvées, elles engagent des ouvriers et reçoivent l'aide de leurs proches, mais le travail qu'elles abattent elles-mêmes est impressionnant.Au volant de leur Gator, un petit véhicule utilitaire John Deere qu'elles appellent leur âne, ces femmes voilées et vêtues de noir de pied en cap sillonnent la propriété de 230 acres pour traire les bêtes manuellement, s'occuper des poules, entretenir le jardin et la serre, peindre des icônes, fabriquer des chandelles, préparer des fromages et des plats cuisinés et accueillir les visiteurs.La terre sablonneuse et truffée de roches est difficile à cultiver et les efforts ne sont pas toujours récompensés.Les chevreuils ont mangé les 250 premiers pommiers et les abeilles italiennes n'ont pas survécu un an.Les ruches viennent d'être repeuplées avec une espèce russe présumée plus résistante.Malgré toutes ces tâches et les prières quotidiennes qui les tirent du lit à 3 h le matin, les religieuses trouvent encore le temps de planter des fleurs et d'installer une fontaine pour enjoliver la propriété.« C'est la maison de la Vierge, pas la nôtre.Il faut que ça soit beau », explique soeur Mireille.Si la Vierge y entend quelque chose à la bonne chère, elle a de quoi être fière de ses petites soeurs.Leur tzatziki soyeux et à peine aillé, le meilleur que j'aie trouvé dans le commerce à Montréal, ne contient que de bons ingrédients : yogourt de chèvre et de brebis, vinaigre de cidre de pomme, concombre, menthe, ail, sel de mer et huile d'olive, bien meilleure dans cette préparation que l'économique huile de canola.Le graviera, autre classique grec, est une excellente entrée en la matière pour les palais réticents aux fromages de chèvre ou de brebis.Élaborée avec du lait des deux ruminants, cette pâte ferme légèrement granuleuse, qui rappelle celle du cheddar Chèvre noir, est d'une étonnante douceur pour un fromage d'un an et demi.La communauté offre une foule d'autres spécialités grecques, dont une savoureuse mousaka de chevrette et d'agneau, ainsi que des koulourakias pur beurre et des kourambiés poudrés de sucre blanc auxquels il ne manque qu'une tasse de thé.Certains produits sont offerts en boutiques (Saveurs du marché à Montréal, Fromagerie du marché à Saint-Jérôme, La Croûte et le Fromage à Lachute), mais pour tout goûter, y compris l'atmosphère dans laquelle ils sont fabriqués, mieux vaut faire le détour par Brownsburg-Chatham.Le Troupeau bénit : 827 chemin de la Carrière, Brownsburg-Chatham ; (450) 533-4313.Par respect pour les lieux, le monastère proscrit les shorts et les chandails sans manches et demande aux femmes de porter une jupe.COURRIEL Pour joindre notre journaliste : ariane.krol@lapresse.ca PHOTO RÉMI LEMÉE , LA PRESSE © Des religieuses orthodoxes grecques exploitent la fromagerie Le Troupeau bénit, à Brownsburg-Chatham.MOCHETÉ CULINAIRE CONTRACEPTION D'URGENCE DE LA SEMAINE Controverse morale chez les pharmaciens MATHIEU PERREAULT Depuis que les pharmaciens ont obtenu le droit de prescrire la contraception d'urgence, la fameuse «pilule du lendemain », Cristina Alarcon en a fait son cheval de bataille.La pharmacienne montréalaise veut que le Collège canadien des pharmaciens autorise ses membres à refuser de prescrire la contraception d'urgence.« Un pharmacien peut refuser de prescrire un médicament pour des raisons de conscience, mais il doit référer son patient à un autre pharmacien », explique la Dre Alarcon, qui a grandi et étudié à Montréal, et travaille maintenant en Colombie-Britannique.« Pour moi, référer, c'est moralement équivalent à prescrire la pilule du lendemain.Ça m'inquiète d'autant plus qu'en 2000, l'Association des pharmaciens de Colombie- Britannique a publié un document qui avançait que dans un avenir proche, les pharmaciens pourraient devoir offrir des prescriptions de médicaments pour l'euthanasie.Ça irait encore davantage contre mes convictions morales.» La Dre Alarcon est membre de Pharmacists for Life, un groupe américain qui a le vent dans les voiles aux États-Unis, mais compte moins de 100 membres au Canada.Il s'est illustré récemment en défendant un jeune pharmacien du Wisconsin qui a refusé de transférer à une autre pharmacie le dossier d'une patiente qui voulait renouveler sa prescription d'anovulants ; un juge a récemment recommandé que le permis de pratique du pharmacien soit restreint, en guise de sanction.En juin, deux très importantes publications scientifiques, Science et New England Journal of Medicine, ont publié des éditoriaux sur le sujet.En gros, les éditoriaux rappellent que les pharmaciens ont des obligations particulières envers le public, parce qu'ils détiennent un monopole sur certaines activités.Les deux magazines ont suggéré que chaque pharmacie soit obligée d'avoir en tout temps un pharmacien disposé à prescrire des contraceptifs et la contraception d'urgence.La Dre Alarcon n'est pas d'accord avec toutes les actions de Pharmacists for Life aux États-Unis.« Par exemple, je n'hésiterais pas à transférer un dossier pour une prescription d'anovulants, parce que pour moi, c'est comme transférer de l'argent à la banque.D'une manière générale, je trouve que les gens sont plus respectueux et polis au Canada.Ici, je tiens à ce que mes patients sachent que je ne les juge pas quand je refuse la contraception d'urgence ; c'est moi-même que je juge.D'ailleurs, j'ai décidé que la pharmacie que je gère ne tiendrait pas du tout de contraception d'urgence, ça m'évite de refuser d'en prescrire.Je dis aux patientes d'aller voir à une autre pharmacie, plus loin dans la rue.» Économie et morale Au Québec, seuls quelques dizaines de pharmaciens sur 6700, se sont prévalus de la clause de conscience pour refuser de prescrire la contraception d'urgence, selon Véronique Allaire, porteparole de l'Ordre des pharmaciens.«Depuis décembre 2001, nous n'avons reçu aucune plainte d'un patient qui n'a pas pu avoir accès à ce médicament », dit Mme Allaire.Au Québec aussi, un pharmacien qui ne veut pas prescrire la contraception d'urgence doit obligatoirement référer son patient à un collègue situé à une distance raisonnable.La Dre Alarcon estime que les cas de conscience sont traités injustement.« Récemment, des pharmaciens du nord de la Colombie-Britannique ont décidé de ne plus donner de médicaments aux autochtones, à cause d'un différend avec le gouvernement fédéral sur le paiement de ces médicaments.L'Association les a appuyés et a organisé l'acheminement des médicaments par la poste.Pourquoi les pharmaciens qui refusent de servir des patients pour des motifs économiques sont-ils mieux perçus que ceux qui refusent pour des raisons morales ?» N'y a-t-il pas une différence fondamentale à cause de l'urgence de la pilule du lendemain ?«Non, on a jusqu'à cinq jours pour la prendre, se défend la Dre Alarcon.Aussi, je trouve qu'on exagère le risque de tomber enceinte avec une relation non protégée : il n'est que de 40 % durant la période entourant l'ovulation.» N'est-ce pas un risque élevé, comparable à tirer à pile ou face ?« Oui, c'est élevé, dit-elle.Mais tomber enceinte, ce n'est pas si grave que ça.Ce n'est pas comme si on était malade, comme si on pouvait mourir.» IVANOH DEMERS, LA PRESSE © Smarties unifoliés ARIANE KROL Lorsque le premier ministre terre- neuvien a ordonné de retirer le drapeau canadien de tous les bâtiments de sa province en décembre dernier, les accusations de manque de respect ont fusé de partout au pays.Pourquoi serait- il plus acceptable qu'un fabricant de confiseries incite la population à se faire fondre l'unifolié sur la langue en l'imprimant sur ses bonbons ?Contrairement à Danny Williams, qui voulait protester contre la tournure prise par ses négociations avec Ottawa, Nestlé incite les consommateurs à célébrer leur appartenance au Canada en achetant ses boîtes de « Smarties eh ?» une offre spéciale contenant uniquement deux couleurs de pastilles chocolatées, des rouges et des blanches frappées d'une feuille d'érable un peu pâlotte.« N'est-il pas amusant d'être canadien ?» demande le fabricant sur son site Internet.Le seul côté amusant de cette opération mercantile à saveur patriotique, l'emploi de l'interjection « eh ?» qui a fait la réputation des Canadiens de langue anglaise partout dans le monde, risque d'échapper à la majorité des Québécois francophones.3328392A ACTUEL Chez Roger, le restaurant MARIE-CLAUDE LORTIE RESTAURANT Contrairement aux humains, tous les quartiers n'ont pas été créés égaux, n'en déplaise à Thomas Jefferson et compagnie.Il y a des quartiers remplis de bons restaurants et d'autres, dépourvus de la moindre cambuse acceptable.Nous tenons ces faits pour des évidences.Heureusement, les choses changent.Et le quartier Rosemont fait partie de ces quartiers qui sont actuellement en pleine t ransformation.Vo i là un comptoir à shushi par-ci, une brasserie à la mode par-là.De nouvelles enseignes apparaissent, d'autres s'envolent.Personne ne veut que le quartier perde sa personnalité et se transforme en une rue Prince- Arthur circa 1988.Mais comme on aime toujours avoir d'autres options que le club sandwich, le burger ou la poutine, disons que pour le moment, les nouveaux arrivés sont encore très bienvenus.Barbecue « La qualité de vie de mon chum a augmenté de façon significative depuis que Chez Roger a ouvert », confiait récemment une amie qui habite le quartier Rosemont depuis plusieurs années.Maintenant, il est encore plus heureux parce que Chez Roger a aussi ouvert un restaurant il y a quelques mois.Chez Roger BBQ, car c'est ainsi qu'il s'appelle, est la suite logique du bar de quartier qui a connu un grand succès depuis son ouverture au début du millénaire.Le décor est semblable, donc moderne \u2014 brique, bois, inox\u2014 dans un esprit bistrot, avec une touche rétro proposée par une surprenante murale rappelant vaguement le pop art à la Roy Liechtenstein.On y sert des grillades, des plats simples qui ne heurtent pas de plein front les habitudes locales mais qui sont plus raffinés que ce que les spécialistes en euphémismes du monde du marketing appelleraient « l'offre traditionnelle » de ce bout de la rue Beaubien.Bref, c'est pas mal plus fancy que les vieux shacks à patates urbains du coin.La formule, c'est l'approche « tapas » très à la mode actuellement, qui permet de construire des repas de formats variables, sans être coincé dans le modèle entrée-plat-dessert habituel.On choisit donc les assiettes comme on veut \u2014 les calmars, par exemple, viennent en format entrée ou en format plat principal - et on combine le tout avec ce qui nous convient, que ce soit des légumes ou des frites ou peu importe.La qualité principale des plats est sans nul doute la qualité de la viande.Nous avons essayé, par exemple, un steak appelé entrana de res, un morceau de flan, mariné dans des épices maison (incluant poivre et coriandre), cuit comme on l'avait demandé, qui s'est révélé très tendre, savoureux et bien juteux.Les côtelettes d'agneau, fondantes et parfumées elles aussi ont su de la même façon défendre leur rôle, tout comme les côtes levées, qui venaient avec la sauce sucrée qu'on leur connaît et qui leur donne cette texture à la fois tendre et caramélisée qui leur va si bien.Cependant, même si nous avions choisi les grands formats de tout cela, nous sommes restées sur notre faim.Et la passion ?Mais il ne manquait pas juste de volume dans ces assiettes, il manquait autre chose.Comme il manquait de punch dans ce plat de légumes grillés \u2014 poivrons, asperges, courgettes, etc.\u2014 et comme il manquait aussi de personnalité du côté des sauces, surtout la chimuchurri, cet agréable accompagnement traditionnel argentin à base d'huile, d'herbes et d'ail.En fait, il manquait un peu de passion, un peu de folie, de profondeur, à toute l'expérience.C'est comme si on s'était contenté de préparer des plats honnêtes, voire bien bons, alors qu'on aimerait aller plus loin, avec des parfums plus prononcés, des combinaisons de saveurs plus surprenantes, des sauces plus généreuses.Seules les frites se laissent vraiment aller.Elles sont très délicieuses.Croustillantes et fondantes à la fois, savoureuses.Et il y en a assez.Comme nous avions encore faim, nous n'avons pas hésité à commander un dessert.Nous avions le choix entre quelques classiques.Nous avons choisi un gâteau mousse au chocolat, assez simple, mais riche et bien chocolaté et une crème brûlée, bien faite côté crème mais dont la couverture de sucre avait été réellement brûlée.Brûlée comme dans « trop cuite ».Trop de quelque chose ?On est peut-être sur la bonne voie.Chez Roger BBQ 2316, rue Beaubien Est Montréal (514) 593-4200 Prix : 15,95 $ pour les côtes levées, 10,95 $ pour le steak de flanc, 6,50$ pour une « grande assiette » de légumes, 5,25 $ pour la crème brûlée, 36 $ pour une bouteille de Ca' del Solo.Carte de vins : Pas très longue ni très surprenante mais de bonnes bouteilles, dont plusieurs étiquettes à la mode actuellement.Faune : Très relax et sympathique.Les gens du quartier.Pas une once de m'as-tu-vu.Reposant.Plus : La façade vitrée qui s'ouvre complètement quand il fait beau.Sans être sur le trottoir, on a l'impression de manger dehors et d'être dans l'action \u2014 le soir de notre passage, on a même vu passer Pauline Marois, à la course entre deux réunions.PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE On est peut-être sur la bonne voie.PHOTO ARCHIVES LA PRESSE Morgan Spurlock, réalisateur et principal acteur de Super Size Me.Les horreurs du fast-food B I SS T R OO B A R RESSTOOTAPPASS an.Resto 4 MARIE-CLAUDE LORTIE CHICAGO \u2014 Avant de faire un film sur les horreurs du fast-food américain, le réalisateur et principal acteur de Super Size Me, Morgan Spurlock, a brièvement essayé de gagner sa vie comme humoriste.Aujourd'hui, il met son talent de blagueur au service de la lutte anti-malbouffe en prononçant des conférences qui font rire jaune comme un citron biologique et qui attirent les foules comme s'il était une rock star.Devant une foule assemblée récemment à Chicago, dans le cadre d'une conférence de quelques jours sur l'alimentation biologique, le cinéaste de 34 ans a fait un malheur.Le jeune homme, qui n'a mangé que du Mc Do pendant 30 jours pour raconter dans son film l'impact de cette nourriture sur le corps humain \u2014 il a mis sa vie en danger en le faisant, car il a développé, notamment, de graves problèmes de foie\u2014 s'est fait assaillir par les admirateurs qui voulaient son autographe, faire dédicacer son nouveau livre Don't Eat This Book et savoir si le régime de réadaptation végétalien qu'il a suivi après son expérience serait publié.Ces fans ont ensuite applaudi à tout rompre lorsqu'il a annoncé qu'il s'était fiancé avec sa girlfriend \u2014 celle qu'on voit dans le film.Un peu plus et on lui arrachait un morceau de son tshirt en espérant qu'il soit fait de coton équitable.« Le film a explosé et a eu un impact incroyable.Jamais je n'ai imaginé que ça donnerait tout ça.Parce qu'en fait, c'était simplement une très bonne mauvaise idée », a-t-il expliqué.Aujourd'hui, l'homme qui a ébranlé Mc Do met son énergie dans une nouvelle série télévisée \u2014 30 Days, diffusée actuellement sur une des chaînes de Fox (FX) sur le câble\u2014 qui reprend son concept « on fait quelque chose de particulier pendant 30 jours », mais qui l'applique à toutes sortes d'autres situations.Cependant, il n'est plus l'unique cobaye.Même si Spurlock a passé 30 jours à travailler au salaire minimum avec sa fiancée pour la série, ce sont d'autres personnes qui sont allées passer 30 jours dans une famille de musulmans orthodoxes ou qui ont essayé un régime rajeunissant aux stéroïdes, etc.Ceci n'empêche pas le cinéaste de continuer sa croisade antijunk, qui est aussi le propos de son livre où il démolit morceau par morceau les habitudes alimentaires des Américains moyens, avec leurs excès de sucre, de viande aux antibiotiques produite dans des conditions stupéfiantes, l'industrialisation de toute la production alimentaire, la manipulation des consommateurs, etc.En conférence, comme dans son livre, il écorche encore beaucoup Mc Do \u2014 «Avez-vous déjà remarqué que le clown ne mange jamais de burgers ?» \u2014 mais il attrape aussi d'autres géants controversés de l'alimentation au passage : « Sodexho ?Dans ma tête, ils sont à la même place que Satan ! » M.Spurlock est particulièrement inquiet du sort des jeunes qui, dit-il, apprennent trop souvent à dire Mc Do et à chanter le jingle de ses pubs avant même de savoir parler.La qualité des repas scolaires le met aussi hors de lui.« Moi, ce qui m'a fait le plus peur durant le tournage de mon film c'est quand nous sommes allés dans les écoles pour voir ce que les enfants mangeaient.Dans une école, on a vu une machine à slush.(.) On s'occupe des enfants durant les heures de cours mais on les abandonne durant les heures de repas.» Il ajoute en riant (jaune), mi-blagueur, mi-sérieux, que si tant d'enfants ont besoin de Ritalin, c'est peut-être parce qu'ils sont tellement dopés au sucre.Selon Spurlock, si on ne devait retenir qu'un message de son film et l'envoyer à Mc Do, ce serait un message destiné à protéger les enfants.« Arrêter de donner des jouets, fermer les salles de jeu (où, dit-il, durant le tournage, il a trouvé deux fois des couches pleines, perdues dans les fameuses balles.) Il faut arrêter de cibler les enfants.» Quand aux parents, il n'a qu'une chose à leur dire : « Chaque jour, ne l'oubliez jamais, vous votez avec votre fourchette.» Menu table d'hôte, souper dansant avec François Bernard Fondée en 1960 3132, rue Sherbrooke Est, Montréal Réservation : 527-8313 521-0194 Gastronomie italienne Terrasse Service de valet Du jeudi au dimanche Les Propriétaires du Restaurant Les Halles tiennent à prévenir leurs fidèles Clients que le restaurant FERMERA DÉFINITIVEMENT LE SAMEDI 13 AOÛT 2005.Le Chef vous attend.Au plaisir de vous voir.Restaurant Les Halles 1450, RUE CRESCENT (514) 844-2328 Tous les jours dans EN PRIMEUR, CE SOIR. ACTUEL Des vins contre la soif ! JACQUES BENOIT DU VIN Il arrive au plus serieux et au plus passionne des degustateurs d'avoir d'envie de vins tout simples, a boire a grandes lampees, sans se poser de questions.Cela, surtout l'ete, alors que la chaleur et l'esprit des vacances invitent en quelque sorte a la paresse.D'autant plus, peut-on ajouter, que les grandes chaleurs rendent la degustation plus difficile qu'a l'habitude.Car bien deguster, comme on sait, demande une bonne somme de concentration .on ne deguste pas en parlant de la pluie et du beau temps ! C'est donc.sans se casser la tete qu'on boira, servi bien frais, a environ 13 ou 14 degres Celsius, une bouteille de ce joli vin rouge qu'est le Cotes du Roussillon 2003 Domaine des Trois Vallees, vendu a prix tres doux.Souple et donc veloute, au plus moyennement corse, tout en fruit, il a en bouche quelque chose de legerement sucre, et pas du tout deplaisant, comme beaucoup de vins elabores avec une proportion importante de Grenache.Facile et savoureux, donc, que ce vin dans lequel entrent aussi de la Syrah et du Carignan.C, 642736, 11,40 $, $, a boire, 1 an Deux roses Vin toujours reussi, millesime apres millesime, le Coteaux du Languedoc 2004 Reserve de la Grange .il s'agit d'un rose .se presente dans ce millesime avec le meme charme qu'a l'accoutumee.D'une nuance orangee assez soutenue, son bouquet est net, releve par un arome qui rappelle, justement.l'orange.Moyennement corse comme rose, il renferme un reste de gaz carbonique, qui en avive les saveurs.Fort bon.C, 391565, 9,90 $, $, a boire Autre rose, mais d'Afrique du Sud celui-la, et vendu lui aussi a prix correct, le Tribal Rose 2004, a la robe egalement orangee, est de son cote un vin au bouquet exuberant, intense, avec en bouche, sans que ce soit un rose tres concentre, la meme exuberance.Delicieux.C, 10399932, 11,30 $, $, a boire Aime-t-on au contraire les roses legers, et meme tres legers, on goutera avec plaisir le Cotes de Provence 2004 Roseline Prestige, d'un orange tres pale, ou oeil de perdrix, comme on dit, au bouquet delicat, tenu.Son gout, tout comme le bouquet, est, pour ainsi dire, evanescent, tres peu prononce, mais franc.C, 534768, 15,00 $, () $($), a boire Les roses, rappelons-le, peuvent etre bus soit en aperitif, soit pour accompagner un large eventail de mets, des charcuteries jusqu'aux viandes blanches en passant par les poissons et les fruits de mer.Deux vins blancs Toutes les maisons de Bourgogne ont leur style, mais il arrive que le millesime dame le pion, pour ainsi dire, au style de son producteur ! C'est le cas, a mon sens, pour le Chablis 2003 Joseph Drouhin, une maison dont les vins sont d'habitude plutot du genre a la fois delicat et distingue.Dans ce millesime, ce vin au beau bouquet bien type Chablis, et non boise, m'a semble ainsi nettement plus ample, plus genereux, qu'il ne l'est d'habitude.Autrement dit, sans doute est-ce le millesime qui s'exprime avant tout.Chose a noter enfin : ce Chablis est en fait tres .tres .legerement boise, puisque environ 10% de cette cuvee a ete vinifiee en futs, mais on ne le percoit pas a la degustation.Delicieux, donc.C, 199141, 25,25 $ et 23,95 $ sous peu, $$($), a boire, 2-3 ans De son cote, le California 2003 Big House White Ca' del Solo, qui est elabore avec pas moins de neuf cepages differents ( !), est une oeuvre de prestidigitation , selon son producteur Randall Grham.Lequel, faut-il le dire, a un fort penchant pour l'humour, sinon la farce.Deguste a l'aveugle, on pourrait croire toutefois que ce vin non boise, au fruite bien present, a ete elabore avec surtout du Pinot blanc, puisqu'il rappelle par ses aromes les vins alsaciens du meme cepage.De corps moyen comme vin blanc, ses saveurs sont tout aussi franches que l'annonce le bouquet, et son gout persiste un assez bon moment.Fort bon.S, 10354005, 18,60 $, () $$, a boire Des vins rouges Vin qui a obtenu un franc succes dans les deux ou trois millesimes precedents, le Premieres Cotes de Blaye Chateau Cailleteau- Bergeron est de retour dans le millesime 2003, tres repute pour Bordeaux.Pourpre fonce, et donc bien colore, son bouquet, de petits fruits rouges et noirs, est de bonne ampleur, marque par des notes boisees rappelant a la fois le pain grille et.le madrier.Vin qui a du corps, tannique, ferme, c'est un bordeaux travaille a la moderne, si l'on peut dire, sans que ce soit caricatural.Du serieux, a prix correct.S, 919373, 19,35 $, $$, a boire, 3-4 ans environ Aussi du meme millesime, le Toscana 2003 IGT Centine Castello Banfi, de Toscane, m'a semble lui aussi .surtout comme le Chablis 2003 Drouhin .marque par ce millesime qui a donne, a peu pres partout en Europe, des vins plus denses que d'habitude.Pourpre fonce, son bouquet de fruits rouges comporte aussi des notes fumees discretes (le bois), mais qui s'estompent avec l'aeration.Charnu, nettement plus que moyennement corse, il s'agit d'un vin aux beaux tannins gras, a la texture bien serree, aux saveurs rappelant un peu.les fraises, et d'une concentration, sauf erreur, plus grande que jamais pour ce vin.Quoique ce ne soit pas un vin extremement concentre.Bref, ce vin n'a jamais ete aussi bon.S, 908285, 18,95 $, $$, a boire, 3-4 ans Deux bourgognes rouges Ils sont chers, bien chers tous les deux, sauf qu'il s'agit, a mon sens, de grands vins.Et, pour cette raison, nettement moins chers qu'on ne peut le penser.Le premier, et le moins cher, est le Chambolle-Musigny 2001 Vieilles Vignes Frederic Magnien, d'un rouge prononce pour un bourgogne, et dont le magnifique bouquet, profond, tres bourgogne, de fruits rouges bien murs, enchante.Dense, charnu, il a beaucoup d'eclat, et des saveurs pures, le tout bati sur des tannins bien enrobes.Il y a des bourgognes plus subtils, plus nuances, ce qui ne l'empeche pas de figurer parmi les grands vins.Un regal.S, 746388, 55 $, $$$$($), a boire, 4-5 ans On change de style avec le Beaune 2001 Clos de la Feguine Domaine Jacques Prieur, a la robe un peu orangee, et dont le bouquet, tout aussi superbe, complexe, est celui d'un vin plus evolue (fruits rouges et cuits, aussi comme de fruits rouges a l'eaude- vie, etc.).Peu corse sans qu'il manque de corps, on retrouve en bouche la meme richesse de nuances, avec toute la grace et la finesse du grand bourgogne.Quel beau vin ! S, 919639, 76 $, , a boire, 2-3 ans Moins repute que les deux millesimes qui ont suivi (2002 et 2003), 2001 a neanmoins donne de tres beaux bourgognes rouges, qui offrent l'avantage de couter moins cher que les 2002 et les 2003.Au moment ou ces lignes sont ecrites, il y a 96 caisses de disponibles, dans les succursales et aux entrepots, du Beaune Prieur, et 72 du Chambolle-Musigny.Un Pinot noir de Californie Vin lui aussi du meme cepage que les bourgognes, le Carneros 2002 Pinot noir Cuvaison, plus colore que la plupart des bourgognes, au bouquet bien type Pinot noir, et de bonne ampleur, charnu, veloute, et aux saveurs relevees, seduira les amateurs de Pinot noir de Californie, presque toujours plus exuberants que les bourgognes.Tres bon.S, 10354857, 30,25 $, () $$$($), a boire, 2-3 ans AVIS APPEL D'OFFRES La Ville de Montreal, arrondissement de La Salle requiert des soumissions pour : LOCATION HORAIRE DE DIX (10) CAMIONS REMORQUEURS EQUIPES D'UN SYSTEME DE LEVAGE HYDRAULIQUE DES ROUES DES VEHICULES (WHELL-LIFT) (AVEC OPERATEUR) 3 HIVERS 2005- 2006 / 2006-2007 / 2007-2008.GARANTIE : 100 HEURES PAR HIVER, SOUMISSION 104953.Date d'ouverture : 19 juillet 2005 Pour informations, veuillez contacter M.Claude Paquin au (514) 367- 6710.LOCATION HORAIRE DE VINGT (20) AUTONIVELEUSES DONT DEUX (2) AVEC AILE DE COTE (AVEC OPERATEUR) 3 HIVERS 2005- 2006 / 2006-2007 / 2007-2008.GARANTIE : 200 HEURES PAR HIVER, SOUMISSION 104956.Date d'ouverture : 19 juillet 2005 Pour informations, veuillez contacter M.Claude Paquin au (514) 367- 6710.LOCATION HORAIRE DE DEUX (2) CHARGEURS ARTICULES AVEC CHASSE-NEIGE REVERSIBLE ET PELLE DE 5 VERGES CUBES MINIMUM (AVEC OPERATEUR) 3 HIVERS 2005-2006 / 2006-2007 / 2007-2008.GARANTIE : 200 HEURES PAR HIVER, SOUMISSION 104957.Date d'ouverture : 19 juillet 2005 Pour informations, veuillez contacter M.Claude Paquin au (514) 367- 6710.Les personnes interessees peuvent se procurer les documents relatifs a ces appels d'offres numeros 104953, 104956 et 104957 a compter du lundi 4 juillet 2005 en s'adressant aux Ateliers municipaux de La Salle, 7277, rue Cordner, La Salle (Quebec) H8N 2J7, du lundi au jeudi de 8 h a 11 h 45 et de 13 h 15 a 16 h et le vendredi de 8 h a 11 h 45.Les soumissions devront etre retournees au service des ressources materielles, 7277, rue Cordner, La Salle (Quebec) H8N 2J7, AVANT 10 H 30 le 19 juillet 2005.L'ouverture des soumissions se fera le 19 juillet 2005 a 10 h 30 aux Ateliers municipaux, 7277, rue Cordner, La Salle (Quebec) H8N 2J7.Pour etre consideree, toute soumission devra etre presentee sur les formulaires specialement prepares a cette fin dans une enveloppe clairement identifiee fournie par la Ville a cet effet.La Ville de Montreal, arrondissement de La Salle ne s'engage a accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions recues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Services administratifs Ressources financieres et materielles 3324415A .Le dimanche dans VOUS DEVOREREZ ! 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