La presse, 14 octobre 2005, Cahier A
[" PAUL MARTIN EN ENTREVUE À LA PRESSE PLEINS FEUX SUR YANN DANIS > LA CHRONIQUE DE RÉJEANTREMBLAY >UNPÈRE FIER DE SON FILS > PENDANT CE TEMPS, THÉOADES CHOSES À CORRIGER.SPORTS PAGES 1 À 3 ENTREVUE À LA PRESSE PAULINE MAROIS SE DIT VICTIME DES «VIEUX PRÉJUGÉS» À L'ENDROIT DES FEMMES PAGE A4 « Nos relations avec les États-Unis sont correctes.Mais je n'hésiterai pas à dire la vérité.» PAGES A2 ET A3 Montréal vendredi 14 octobre 2005 Le plus grand quotidien français d'Amérique 65¢ taxes en sus - Édition provinciale 75¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées 121e année no 349 62 pages 5 cahiers NÉGOCIATIONS DANS LE SECTEUR DE L'ÉDUCATION «RUPTURE» OU «PAUSE» Les enseignants suspendent leurs pourparlers avec la partie patronale DENIS LESSARD ET MARIE ALLARD La Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE) a rompu hier les négociations amorcées depuis des mois avec le gouvernement Charest.Pas question de grève générale, mais « l'intransigeance gouvernementale » pousse les enseignants à « hausser le ton », a expliqué hier Johanne Fortier, présidente de la FSE, qui représente les 80 000 enseignants québécois.Du côté patronal, on ne s'expliquait pas cette rupture des négociations.« Ils reculent alors qu'il ne restait que des virgules à régler », a lancé André Caron, le président de la Fédération des commissions scolaires (FCSQ).Habituellement mesuré, M.Caron n'a pas mâché ses mots cette fois.Les syndiqués « ont fait passer leur intérêt avant celui des élèves », a-t-il tranché.En fin d'après-midi, le ministre de l'Éducation, Jean-Marc Fournier, préférait parler de « pause » plutôt que de rupture des négociations.« Pour moi, ce n'est pas une rupture, a-t-il dit.Ma porte est toujours ouverte.» >Voir ÉDUCATION en page A10 SONDAGE CROP-LA PRESSE Simulation d'attentat terroriste Alerte à Saint-Armand Les Québécois inquiets de voir la Terre se réchauffer PHILIPPE MERCURE Les Québécois sont inquiets de voir leur planète se réchauffer.Tellement qu'une majorité d'entre eux seraient prêts à verser 1 % de leur salaire pour lutter contre le réchauffement climatique.C'est ce que révèle un sondage CROP-La Presse effectué à la miseptembre auprès de 1003 répondants.L'exercice permet de prendre le pouls de la population alors que s'ouvrira à Montréal la conférence des Nations unies sur les changements climatiques le mois prochain.En outre, à compter de demain et jusqu'à lundi, La Presse publie un dossier sur le sujet intitulé La planète a chaud.>Voir TERRE en page A12 PHOTO TOBY TALBOT, AP Dans la ville frontalière de Highgate, au Vermont, des membres d'une équipe spécialisée dans la gestion des matières dangereuses, qui participaient hier à une simulation d'attaque terroriste organisée conjointement par les autorités canadiennes et américaines, conduisent des « victimes» à l'abri.Cet exercice s'est tenu simultanément de l'autre côté de la frontière, à Saint-Armand au Québec, village où habite Pierre Foglia.Notre chroniqueur nous raconte ce qu'il a vu, en page A7.Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE Désormais la violence policière devra se faire sous des abris Tempo.L'animatrice Oprah Winfrey traque les prédateurs sexuels Météo Nuageux avec faible pluie , maximum 14, minimum 10, plus de détails en page SPORTS 8 L-V 6 21924 98765 1 SOMMAIRE Astrologie du jour ACTUEL 9 Bandes dessinées ACTUEL 6 Bridge ACTUEL 9 Décès ACTUEL 10 et 11 Forum A 16 et 17 Horaire cinémas ARTS 6 et 7 Horaire télévision ARTS 4 Loteries A 14 Monde A 18 à 20 Mots croisés ACTUEL 6 et 9 Mot mystère ACTUEL 6 Observateur ACTUEL 7 Petites annonces ACTUEL 7 et AFFAIRES 4 Vins et mets ACTUEL 5 ALEXANDRE SIROIS WASHINGTON Deux dangereux prédateurs sexuels américains ont récemment été mis derrière les barreaux.grâce à Oprah Winfrey.Depuis le début du mois, ce ne sont plus les problèmes de poids de la reine des talk-shows ni ses démêlés avec la maison française Hermès qui défraient la chronique.Oprah se retrouve sous les projecteurs parce qu'elle a promis de « remuer ciel et terre » pour mettre les agresseurs sexuels sous les verrous.En collaboration avec le FBI, l'animatrice diffuse dorénavant des photos de prédateurs sexuels à son émission et sur son site Internet.La populaire milliardaire, qui a déjà révélé avoir été agressée dans sa jeunesse, est en plein croisade.Elle a promis une récompense de 100 000 $US pour toute information qui permettra d'arrêter chacun de ces criminels.« Il m'est apparu clair, un peu comme si Dieu m'avait lui-même parlé, que c'est ce que je dois faire.Avec votre aide », a déclaré Oprah à ses téléspectateurs.>Voir OPRAH en page A10 MC Marque de commerce propriété de VIA Rail Canada inc.Pro4tez d'un service divin sans jamais quitter terre avec notre première classe 3304621A PAGE A13 VINCENT LACROIX MET NORBOURG EN FAILLITE AFFAIRES PAUL MARTIN EN ENTREVUE À LA PRESSE «Si je froisse quelqu'un, en défendant le Canada, tant pis!» Face aux États-Unis, Martin n'hésitera pas à jouer la «carte chinoise» Le premier ministre Paul Martin était de passage à La Presse hier.Il s'y est entretenu avec une équipe de journalistes.La discussion a porté sur plusieurs questions d'actualité dont les relations de son gouvernement avec les provinces et sa nouvelle attitude face au voisin américain dans le dossier du bois d'oeuvre.JOËL-DENIS BELLAVANCE ET GILLES TOUPIN Le premier ministre Paul Martin affirme défendre les intérêts du Canada en haussant le ton à l'endroit des États-Unis dans le dossier du bois d'oeuvre.S'il froisse le président américain George W.Bush ou les membres du Congrès au passage, « tant pis ! », dit-il.Et le Canada n'hésitera pas à se tourner vers d'autres marchés tels la Chine ou l'Inde pour vendre ses ressources naturelles, dont le pétrole, si les Américains continuent de bafouer les règles les plus élémentaires du commerce international.« Nos relations avec les États- Unis sont correctes.Mais je n'hésiterai pas à dire la vérité », a affirmé hier le premier ministre au cours de la rencontre.« Si, en défendant le Canada, je froisse quelqu'un, tant pis ! Je défends les intérêts du Canada (.) Il y a d'autres options qui s'offrent à nous.Il faut le dire que nous avons d'autres options.Et nous allons nous en prévaloir », a ajouté Paul Martin.M.Martin a adopté un ton plus musclé à l'endroit des États-Unis depuis qu'ils refusent de se plier à une décision du tribunal de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), rendue en août, qui donne raison au Canada dans le différend sur le bois d'oeuvre.Le gouvernement américain maintient les droits compensateurs de plus de 25 % qu'il impose aux exportations canadiennes depuis quatre ans.Il refuse aussi de rembourser les quelque cinq milliards de dollars en droits punitifs imposés aux entreprises canadiennes jusqu'ici.Dans un important discours prononcé à New York devant le gratin des gens d'affaires, la semaine dernière, M.Martin a d'ailleurs dénoncé sans ménagement le comportement des États-Unis.Il a affirmé que le refus d'accepter les nombreuses décisions favorables au Canada met en doute l'intégrité de l'ALENA.Il a aussi brandi pour la première fois la menace de lier le règlement de ce litige à l'accès dont jouissent les États- Unis aux ressources énergétiques du Canada, dont le pétrole et le gaz naturel.La carte chinoise Depuis lors, le gouvernement Martin joue à fond la carte chinoise dans l'espoir de forcer l'administration Bush à régler le dossier.Le ministre des Ressources naturelles, John Mc Callum, se trouve actuellement à Pékin pour inviter les Chinois à acheter davantage les ressources énergétiques du Canada.En entrevue, hier, M.Martin a indiqué qu'il n'avait toujours pas téléphoné à son homologue américain, comme promis, pour discuter du bois d'oeuvre.Il compte le faire sous peu.Toutefois, il entretient peu d'espoir que ce coup de fil permette un déblocage.« Ce n'est pas un appel entre George Bush et moi qui va changer la donne.George Bush sait exactement ce que je vais lui dire.C'est important de le faire.C'est une étape.Mais la solution est beaucoup plus fondamentale que cela.Il faut s'adresser à l'opinion publique.Il faut gagner en cour.Il faut avoir un plan d'attaque pour le Congrès », a-t-il dit.Le premier ministre blâme d'ailleurs le Congrès américain pour les conflits commerciaux actuels.Il estime que les membres du Congrès se moquent du Canada.« Ça accroche avec le Congrès.La seule façon de nous faire entendre au Congrès, c'est s'ils nous respectent, s'ils savent que nous avons d'autres choix.» En accédant au pouvoir, en décembre 2003, Paul Martin avait promis d'améliorer les relations canado-américaines.Ces relations s'étaient détériorées dans les derniers mois du règne de Jean Chrétien après le refus du Canada de participer à la guerre en Irak.Le président Bush avait annulé une visite officielle en guise de protestation.Pas de prix à payer Le refus du Canada de participer au bouclier antimissile américain a aussi provoqué des tensions.Mais Paul Martin nie que le Canada paie actuellement le prix dans le dossier du bois d'oeuvre pour ces deux décisions militaires, importantes pour les Américains.M.Martin a indiqué qu'il ne cherche pas à « faire peur aux Américains » en évoquant la Chine et l'Inde comme destination pour les exportations canadiennes.Il a affirmé que l'émergence de ces deux géants constitue une occasion en or pour le Canada de diversifier ses relations commerciales.« Pour la première fois dans l'histoire du Canada, nous avons des solutions de rechange.Au tout début, le Canada vendait tout à l'Angleterre.Ensuite, on vendait tout aux États-Unis.Nous n'avions pas d'autres choix.Maintenant, nous avons des choix et nous allons nous en prévaloir », a-t-il dit.PHOTO AP Un employé d'une scierie de Kelona, en Colombie-Britannique, passe devant une montagne de bois destiné aux États-Unis.Les Américains refusent de se plier à une décision du tribunal de l'Accord de libre-échange nord-américain, rendue en août, qui donne raison au Canada dans le différend du bois d'oeuvre.« Nos relations avec les États-Unis sont correctes.Mais je n'hésiterai pas à dire la vérité.» Le retour d'Équipe Canada.et un possible traité de libre-échange avec la Chine JOËL-DENIS BELLAVANCE ET GILLES TOUPIN Le premier ministre Paul Martin souhaite diriger de nouvelles missions commerciales dans certaines régions du globe pour aider les entreprises canadiennes à dénicher de nouveaux marchés.M.Martin veut ainsi faire renaître le concept d'Équipe Canada qui avait été la marque de commerce de l'ancien premier ministre Jean Chrétien dans les années 90.Le premier ministre a abandonné cette pratique afin de marquer une rupture avec le règne de M.Chrétien en 2003.Dans une entrevue accordée à La Presse, hier, M.Martin a indiqué avoir l'intention de relancer ces missions commerciales réunissant les premiers ministres des provinces et les gens d'affaires quand il le jugera opportun.« Je vais le faire quand ce sera dans notre intérêt.Mais c'est un peu trop tôt maintenant (.) Si ça vient de la communauté des affaires et des provinces qui veulent le faire, on va le faire.Ce sont eux qui m'ont demandé de faire une pause », a indiqué M.Martin.Depuis qu'il est au pouvoir, le premier ministre fait de l'intensification des échanges avec la Chine et l'Inde une véritable obsession.Son prédécesseur Jean Chrétien avait dirigé des missions commerciales dans ces deux pays.Les gens d'affaires avaient conclu des ententes et des protocoles d'entente de quelques milliards de dollars.Durant l'un des derniers voyages de M.Chrétien à l'étranger qui l'avait conduit en Thaïlande, en Chine et en Inde, les proches collaborateurs de l'ancien premier ministre avaient critiqué la décision de M.Martin de mettre fin à ces missions commerciales.Par ailleurs, M.Martin a indiqué hier que le Canada pourrait conclure un traité de libreéchange avec la Chine et l'Inde un jour.Il estime que le Canada doit prendre tous les moyens à sa disposition pour conquérir ces marchés émergents qui comptent en tout plus de deux milliards d'habitants.Depuis qu'il est au pouvoir, le premier ministre fait de l'intensification des échanges avec la Chine et l'Inde une véritable obsession.Son prédécesseur Jean Chrétien avait dirigé des missions commerciales dans ces deux pays.PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE Paul Martin a dit vouloir faire renaître le concept d'Équipe Canada.qui avait été la marque de c o m m e r ce de so n prédécesseur, Jean Chrétien, dans les années 90. PAUL MARTIN EN ENTREVUE À LA PRESSE PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE En entrevue à La Presse hier, Paul Martin a dit qu'il acceptait la notion « d'asymétrie » entre les provinces.Mais il a ajouté qu'il ne voulait pas d'une asymétrie vide de sens.S'asseoir avec les provinces, oui; signer des chèques en blanc, non GILLES TOUPIN ET JOËL-DENIS BELLAVANCE Le premier ministre, Paul Martin, en a assez des jérémiades des provinces sur l'ingérence du gouvernement fédéral dans leurs champs de compétence.M.Martin affirme qu'il respectera toujours les champs de compétence des provinces, mais il faudra que ces dernières reconnaissent que le cloisonnement de ces champs de compétence n'est pas réaliste dans le monde d'aujourd'hui.Dans le dossier du financement du réseau des garderies, par exemple, un domaine de la compétence des provinces, le premier ministre souhaite que le Québec accepte de rendre des comptes selon des repères nationaux.« Parce qu'on veut, dit-il, que le leadership du Québec dans ce domaine soit reconnu.» « Je n'ai aucune intention de faire de l'ingérence dans les domaines des provinces, insiste le premier ministre, mais il faut reconnaître qu'il y a des aspects nationaux qui peuvent influencer, qui doivent influencer des choses qui sont dans les domaines des provinces.Les garderies, par exemple, c'est très important pour la capacité d'un enfant à se développer.Alors c'est certes une question de juridiction provinciale, mais c'est aussi une question d'intérêt national.» Qu'il s'agisse aussi de la bagarre autour du déséquilibre fiscal, de celle de la place du Québec sur la scène internationale ou encore de celle autour du financement des municipalités, le chef du gouvernement est certes prêt à s'asseoir avec les provinces, mais pas uniquement dans le but de signer des chèques en blanc.Exaspéré « Je ne suis pas prêt, précise-t-il, à avoir des rencontres simplement pour que les provinces viennent chialer pendant un jour pour demander de l'argent, demander encore de l'argent et refuser de parler des problèmes et des solutions.» Encore gravement irrité par sa rencontre avec les provinces en septembre 2004 sur le financement de la santé, le premier ministre ne veut plus refaire ce genre d'exercice dans les mêmes conditions.M.Martin ne digère pas notamment que les quatre premiers ministres des provinces de l'Atlantique l'aient sommé, avant-hier, de leur verser sans condition huit milliards de dollars pour régler leurs problèmes de financement en éducation.« Si au moins, lance-t-il avec exaspération, ils m'avaient dit : il y a des problèmes en éducation ; est-ce qu'on peut travailler ensemble ?» Le chef du gouvernement maintient par ailleurs qu'il ne cherche en aucune façon à dire aux provinces comment gérer leur système de santé ou leur réseau de garderies.«Dans le cas des garderies, dit-il, chaque province va aborder la question d'une façon différente parce qu'on a reconnu que le problème des garderies en Nouvelle-Écosse est différent du problème des garderies en Colombie-Britannique.» Cette façon de voir les choses, ditil, démontre très bien qu'il comprend et accepte la fameuse notion « d'asymétrie » entre les provinces.«Mais je ne veux pas, ajoute-t-il, que cette asymétrie soit vide de sens.» La place du Québec Dans le dossier de la place du Québec sur la scène internationale, le premier ministre a affirmé qu'il appuyait « à 100 % » la position de son ministre des Affaires étrangères, Pierre Pettigrew, à ce sujet.Certes, il entend consulter les provinces sur les dossiers qui les touchent, mais il n'est pas question de donner au Québec l'espace qu'il réclame dans les grands forums internationaux.« Est-ce que le Canada peut se permettre de parler sur la scène internationale avec plusieurs voix?demande-t-il.La réponse est non.» M.Martin a terminé l'entrevue à La Presse hier en exprimant sa conviction, malgré les sondages actuels, que les Québécois ne se sépareront pas du Canada.Les États-Unis, la Chine, l'Inde et le Japon sont en train de devenir des « géants », a-t-il expliqué.« Voilà le monde dans lequel on va vivre (.) Nous ferons partie d'un monde de géants et il faut tenir tête à ce monde- là.Et vous allez dire à mes enfants que ça ne vaut pas la peine de le faire et qu'on va se diviser et devenir un pays de huit millions et on va se priver de tout cela ?Jamais les Québécois ne vont accepter cela.» AUTRE TEXTE Le monde selon Martin, l'éditorial d'André Pratte en A16.« Je ne suis pas prêt à avoir des rencontres simplement pour que les provinces viennent chialer pendant un jour pour demander de l'argent.» Qu'en pensez-vous ?forum@lapresse.ca VINCENT MARISSAL Et au diable les provinces En s'assoyant à la longue table d'une luxueuse salle de réunion de La Presse où l'attendait une équipe de journalistes, hier matin, Paul Martin a réclamé un café.L'ixième café, pour cet incorrigible caféinomane.« Honnêtement, je bois n'importe quoi, c'est mon problème, j'aime le café, même le café qui n'est pas bon », s'est presque excusé le premier ministre.Il y a de vilaines habitudes que l'on ne change pas.Comme le café, même si Paul Martin essaye de passer au décaf depuis quelque temps.Ou comme cette irrépressible réflexe centralisateur chez tout premier ministre libéral, même si Paul Martin s'est risqué l'an dernier à un peu d'asymétrie.Pourtant, comme pour sa consommation abusive de café, Paul Martin avait promis de changer la façon de faire avec les provinces.Relations fédérales-provinciales À peine servi le premier café, donc, la question des relations fédérales- provinciales s'est naturellement imposée dans cette rencontre.Faut dire qu'il y a deux ans, au moment où Paul Martin s'apprêtait à s'asseoir sur le trône de Jean Chrétien, il avait fait de la décentralisation l'une de ses priorités.Ottawa et les provinces, disait alors le futur premier ministre, doivent réapprendre à travailler ensemble.À peine élu chef du Parti libéral, il avait convoqué les premiers ministres des provinces à une réunion en marge du match de la Coupe Grey, à Regina, et il leur avait même proposé de tenir une rencontre fédérale-provinciale formelle une fois par année.La lune de miel aura été de courte durée.Près de deux ans et une éreintante rencontre sur la santé plus tard, les sentiments de Paul Martin à l'égard des provinces se sont passablement refroidis.Après avoir fait de longs détours pour se distancer des politiques de Jean Chrétien au cours des deux dernières années, M.Martin, comme tous ses prédécesseurs à la tête du Parti libéral, est revenu au bon vieux fédéralisme paternaliste.M.Martin avait pourtant fait une ouverture sincère, avec de bons résultats, en septembre 2004 quand il a négocié avec les 10 provinces une entente de financement à long terme de la Santé.Mais l'exercice, qui s'est transformé en un marathon nocturne de négociation, a épuisé Paul Martin dans tous les sens du terme.D'abord, il a eu l'impression de subir un hold-up de la part des provinces, qui ont profité du climat dramatique pour séquestrer le premier ministre jusqu'à ce qu'il plie.Ensuite, M.Martin s'est fait reprocher par son caucus d'avoir cédé aux caprices du Québec en lui accordant l'asymétrie.Le « chialage » des provinces Alors, quand vous lui parlez aujourd'hui d'une nouvelle rencontre fedérale-provinciale, sur l'éducation cette fois, il ne dit pas non, mais il n'est visiblement pas enchanté par l'idée.« Les provinces disent : Ottawa doit nous verser huit milliards pour l'Éducation, mais estce qu'elles peuvent venir s'asseoir pour parler des vrais problèmes au lieu de juste venir pour une journée de chialage à Ottawa ?» Comme Jean Chrétien, Paul Martin est en train de devenir allergique à ses collègues des provinces.Et comme Jean Chrétien, il se défend bien de piétiner les champs de compétence provinciales.Ça tombait bien mal pour M.Martin parce que l'on apprenait justement hier matin, à la une de La Presse, que son gouvernement cherche à passer par-dessus la tête des provinces pour parler directement aux villes.Ça tombait mal aussi pour M.Martin parce que son gouvernement a déposé la semaine dernière un projet de loi pour disposer de ses futurs surplus budgétaires sans rien prévoir de plus pour les provinces tout en permettant à Ottawa de créer de nouveaux programmes dans les champs de celles-ci.Ça tombait mal, enfin, parce que le transfert des fonds fédéraux à Québec pour les garderies traîne en longueur parce qu'Ottawa veut imposer des conditions.Difficile, dans les circonstances, de parler de fédéralisme flexible, mais Paul Martin avait une réponse toute prête : « Il faut reconnaître qu'il y a des aspects nationaux qui doivent influencer des choses dans les domaines des provinces », avance-t-il.Les garderies, donc, relèvent des provinces, reconnaît M.Martin, mais sont aussi d'intérêt national, notamment parce qu'elles accueillent des immigrants et des autochtones, deux champs de compétence fédérale.« La cohésion, conclut M.Martin, est de responsabilité fédérale.» Voilà qui ouvre toute grande une nouvelle porte vers l'envahissement des compétences provinciales.Si c'est vrai pour les garderies, ce serait vrai aussi pour l'école primaire, secondaire, pour les universités, pour le réseau de santé, pour le marché du travail, bref, il n'y a plus de compétence exclusive qui tienne.Ce qui cloche dans ce raisonnement, c'est que Paul Martin admet, d'autre part, que les provinces ont l'expertise et qu'elles s'acquittent très bien de leurs responsabilités.Alors, qu'est-ce que le fédéral fait dans les garderies ?Pourquoi n'envoie-t-il pas tout simplement le chèque aux provinces ?Pour la cohésion sociale ?C'est noble, mais la raison est plus terre à terre.Cela s'appelle le besoin de visibilité, une autre mauvaise habitude tenace à Ottawa.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : vincent.marissal@lapresse.ca Pourtant, comme pour saconsommationabusive de café, Paul Martin avait promis de changer la façonde faireavec les provinces. POLITIQUE DÉFUSIONS Le sort de Montréal connu sous peu NATHAËLLE MORISSETTE Les Montréalais sauront la semaine prochaine de quelle façon Montréal et les villes défusionnées travailleront ensemble.Une annonce attendue avec impatience par le maire Tremblay, qui semble confiant de voir ses conseils pris en considération par Québec.Au milieu de semaine prochaine, le président du comité de transition et ancien patron de Bombardier Transport, Pierre Lortie, dévoilera les recommandations concernant le fonctionnement de la future agglomération montréalaise.Quant aux résidants de Longueuil, ils connaîtront le sort de leur nouvelle ville dans deux semaines.La ministre des Affaires municipales et des Régions, Nathalie Normandeau, annoncera ensuite ses couleurs.« Je vais formuler publiquement les recommandations que j'entends faire au Conseil des ministres par rapport à la composition, par exemple, du conseil d'agglomération de Montréal, a déclaré hier la ministre lors d'un point de presse, en marge de la conférence internationale sur les villes durables.L'important, c'est que les candidats aux élections puissent avoir l'heure juste quant à nos intentions.» Mme Normandeau souhaite que les décrets fixant le fonctionnement du conseil d'agglomération soient adoptés avant les élections municipales du 6 novembre.Le conseil d'agglomération, une instance qui entrera en fonction le 1er janvier 2006, administrera les services pour l'ensemble de l'île de Montréal, comme l'eau potable et le transport en commun.Le fonctionnement de cet organisme ne fait toutefois pas l'unanimité.Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, demande à Québec de respecter les lois 9 et 75, qui feraient du conseil d'agglomération une instance subordonnée au conseil municipal.Ainsi, toute décision prise au conseil d'agglomération devrait être ensuite approuvée par le conseil municipal.M.Tremblay veut également avoir le pouvoir de limiter le nombre de représentants de la Ville qui siégeront à cette nouvelle instance en compagnie des 15 maires des villes reconstituées.De son côté, le chef de Vision Montréal, Pierre Bourque, appuie plutôt l'une des recommandations formulées par le comité de transition qui propose que les 64 conseillers municipaux de Montréal siègent au conseil d'agglomération avec les maires des villes reconstituées.Un point de vue également partagé par les défusionnistes.Mais la ministre Normandeau ne semble pas fermer la porte aux recommandations formulées par le maire de Montréal.« Dans notre prise de décision, on s'inspire des balises que nous offrent les lois 9 et 75, assure-t-elle.Ce n'est pas dans notre intention de procéder à une modification législative.» À la suite d'une brève rencontre avec Mme Normandeau hier, le maire Tremblay affichait un air confiant.«(La ministre) connaît très bien notre position », a-t-il dit.Le maire a toutefois admis qu'il n'avait pas reçu réponse à toutes ses interrogations.PHOTO ROBERT MAILLOUX, ARCHIVES LA PRESSE© « Une femme ambitieuse, ça n'a pas de bon sens.Un homme ambitieux, c'est correct.C'est toujours le double standard.Le regard qu'on porte sur nous est différent », dit la candidate à la direction du Parti québécois Pauline Marois.En entrevue à La Presse Pauline Marois se dit victime de préjugés TOMMY CHOUINARD Les Québécois doutent de la capacité d'une femme à prendre les rênes du pouvoir, déplore Pauline Marois.En entrevue à La Presse, hier, la candidate à la direction du Parti québécois s'est dite victime des « vieux préjugés » à l'endroit des femmes en politique.Ces préjugés minent selon elle sa campagne.« Il y a comme une espèce de doute parfois sur cette capacité d'exercer l'autorité, de prendre une décision, de s'imposer, parce qu'on ne parle pas fort, parce qu'on ne met pas le poing sur la table », a-t-elle expliqué.À son avis, les Québécois se disent publiquement « prêts » pour une femme chef de parti ou première ministre, mais « quand joue l'inconscient, ils ont peut-être des doutes ».« Est-ce qu'elle va être capable de prendre des décisions, (.) de diriger une équipe, d'aller chercher la confiance de ses collègues.Je crois qu'il y a beaucoup de ça », a-t-elle précisé.Selon un sondage CROP-La Presse publié en juin, 88% des Québécois appuient l'idée qu'une femme dirige le Québec.Seulement 4 % s'y opposent.Pauline Marois considère tout de même que le fait qu'elle soit une femme explique en partie la stagnation de ses appuis dans les sondages.«Il y a de ça parce qu'on ne sait pas à quoi s'attendre du leadership d'une femme.On en a vu très peu l'exercer au niveau politique », a-t-elle affirmé.La candidate déplore le « double standard » à l'endroit des femmes qui sont en politique.Elle dit partager, comme plusieurs hommes politiques, l'idée que « le pouvoir est un moyen puissant pour changer la société », mais elle croit que cette déclaration n'est pas bien vue venant d'une femme.« Une femme et sa relation au pouvoir, ce n'est pas beau, ce n'est pas aussi acceptable.Une femme ambitieuse, ça n'a pas de bon sens.Un homme ambitieux, c'est correct.C'est toujours le double standard.Le regard qu'on porte sur nous est différent », a-t-elle lancé.Pauline Marois n'est pas « sûre » que les Québécois, si elle avait consommé de la cocaïne, lui pardonneraient aussi facilement qu'à André Boisclair, par exemple.« Je ne renonce pas à convaincre » Les préjugés à l'égard des femmes sont également présents au sein du Parti québécois, une formation qui s'est pourtant battue pour cette cause, reconnaît- elle.« Ça me déçoit.Mais je ne renonce pas à convaincre.Je sens que le fond de mon parti est bon.Je pense qu'ils vont faire la réflexion et vont arriver à la conclusion que ce que j'ai à offrir est intéressant pour le parti, pour le Québec.» Pauline Marois a choisi « volontairement » de modifier sa tenue vestimentaire afin d'attirer davantage l'attention sur ses idées.Elle a troqué les foulards aux couleurs vives et les bijoux éclatants contre des tailleurs noirs, gris ou beiges, et des accessoires sobres.« Ils vont peutêtre s'occuper plus de m'écouter », a-t-elle lancé.« Je ne pensais pas avoir à vivre ça.Mais on assume.On vit avec cette réalité-là », a-t-elle laissé tomber.Pauline Marois croit avoir une « autre façon de travailler » que les hommes, en partie parce qu'elle est une femme.« C'est sûr que je préfère expliquer.J'aime beaucoup écouter.Et moi, ça ne me dérange pas qu'on remette en question des points de vue que je pourrais avoir.Après, je prends la distance qu'il faut et je prend mes décisions », a-t-elle expliqué.Malgré tout, Pauline Marois se dit « confiante » de remporter la course, constatant un changement qui lui serait favorable depuis deux semaines.« Je sens que c'est en train de faire son chemin et qu'on se demande c'est qui cette femme-là finalement, au-delà de ce qu'elle a l'air, de ce qu'elle porte.» La candidate reconnaît qu'elle peut ne pas apparaître comme « la nouveauté », car elle est dans le paysage politique depuis 25 ans.Or, selon elle, « la vraie nouveauté, ce serait d'avoir une femme chef d'État ».Pauline Marois se considère également « la mieux préparée » pour « bâtir le pays » en raison de ses états de service.« Quand on va se faire opérer, c'est quelque chose de grave et de sérieux, est-ce qu'on n'a pas le goût de prendre le chirurgien, celui qui a fait ses preuves ?» s'est-elle demandé.« La vraie nouveauté, ce serait d'avoir une femme chef d'État.» Affaire Boisclair: Marois se défend TOMMY CHOUINARD Pauline Marois se défend bien d'avoir alimenté la controverse entourant le passé de consommateur de cocaïne de son rival André Boisclair.« Je n'ose plus ouvrir la bouche pour parler d'André, parce qu'on m'a accusée de l'avoir dénoncé.Mais je ne savais même pas avant que je lise ça, comme tout le monde, qu'il en prenait.Je suis très prudente », a-t-elle affirmé.Pauline Marois assure qu'elle ne savait rien de la consommation de cocaïne d'André Boisclair, même si le député François Gendron a affirmé que «la plupart des collègues étaient au courant des rumeurs ».Tout ce qu'elle savait, a-t-elle précisé, c'est « qu'il prenait un verre, qu'il avait des partys ». Les voyages deM.Boulerice André Boulerice, l'ex-ministre et maintenant ex- député, est très insulté de se faire «associer» à des activités criminelles par les journalistes de Radio-Canada.Il ne le prend pas.Tellement qu'il ne répond plus.Mardi, à son bureau, on doutait qu'il soit possible de lui parler.« Il prépare un voyage », m'a-t-on expliqué.M.Boulerice, au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, aime beaucoup voyager, surtout sur le bras d'autrui, même si c'est aux frais de gens qui veulent utiliser son titre pour faire avancer leurs affaires, louches ou pas louches.M.Boulerice est un homme qui ne pose pas trop de questions quand vient le temps de voyager.Ni aux autres ni à lui-même.Un surcroît d'information peut gâcher le plaisir du député qui entre tout ramolli dans le bain turc.M.Boulerice est fâché, donc.Pauvre monsieur Boulerice.Fait-il semblant d'être cet insignifiant qu'on voit à la télé et qui ne comprend jamais ce qu'on lui reproche ?Eh ! Ce ne sont pas les journalistes de Zone libre qui vous associent, monsieur Boulerice, c'est vous, par votre incurie, qui vous êtes associé.Que nous apprenait cette (excellente) enquête de Solveig Miller ?Qu'à la fin des années 90, les Hells Angels recyclaient de l'argent dans la firme GSI Technologies, fondée par un dénommé Gilles Mathieu.Mathieu, arrêté dans la rafle de Printemps 2001, purge en ce moment une peine de 20 ans de pénitencier pour complot de meurtre et gangstérisme.Bien entendu, Mathieu, membre des Hells, n'était pas aux premières lignes pour faire la promotion de GSI, une entreprise d'affichage multimédia.L'homme qu'on envoyait au front, dans les médias ou chez les investisseurs (car GSI a été inscrite en Bourse), était Michel de Montigny, un homme jamais accusé de quoi que ce soit, au fait.Que vient faire le député Boulerice à l'époque (1998)?De Montigny l'approche pour qu'il aille voir ses collègues ministres du PQ.Et pourquoi pas ?GSI avait des allures d'entreprise légitime, mettait en marché un produit innovateur, après tout.Sauf que le député de Sainte-Marie\u2014 Saint-Jacques ne s'est pas arrêté là.Il est allé faire des voyages de promotion à l'étranger, toutes dépenses payées par GSI.Il n'a jamais vérifié qui était derrière ça.Un député a le droit de poursuivre ses activités professionnelles tant qu'il n'entre pas en conflit d'intérêts.Un député avocat peut continuer à plaider, par exemple, tant qu'il n'a pas de mandat du gouvernement.Il est donc permis à M.Boulerice de travailler pour une entreprise tout en étant député.C'est très discutable, mais c'est la loi.D'ailleurs, le jurisconsulte de l'Assemblée nationale, l'ex-juge en chef de la Cour d'appel Claude Bisson, a dit à M.Boulerice que rien ne l'empêchait de faire ces voyages.Mais les règles qu'applique le jurisconsulte sont si peu contraignantes qu'à moins d'avoir un cas flagrant de conflit d'intérêts classique, il ne peut donner que des opinions favorables.Le jurisconsulte n'est pas un conseiller en éthique.Ni un gardien de la morale des élus.Il est obligé de dire oui.Oublions un instant la présence d'un motard dans GSI.Est-il normal qu'un député se rende à l'étranger, payé par une entreprise, pour utiliser le prestige de sa fonction afin d'ouvrir des portes à ces entrepreneurs ?La réponse est non.André Boulerice est le même qui a accepté un voyage toutes dépenses payées par Royal Air Maroc, alors qu'il était ministre délégué à l'Immigration, voyage au cours duquel il a rencontré un riche Marocain qui cherchait à obtenir sa carte soleil.C'est encore lui qui s'est fait payer des voyages en Chine pour une firme de consultants en immigration, quelques mois après être redevenu simple député.Il a maintenant démissionné, comme par hasard pendant l'enquête de Radio-Canada.Bon et long voyage, M.Boulerice.S'il n'y a aucune loi contre le manque de jugement, il devrait y avoir, pour les députés de l'Assemblée nationale, des normes claires.Ce n'est pas le cas.Le Québec est le seul endroit au Canada où les simples députés (les ministres sont soumis à des règles plus strictes) n'ont aucune déclaration d'intérêts à faire.Ailleurs, ces gens qui votent les lois doivent dire leurs avoirs, leurs intérêts dans des sociétés et les intérêts de leur conjoint.L'an dernier, un comité d'experts a été formé pour conseiller une réforme au président de l'Assemblée nationale.Ils ont accouché d'un code de déontologie détaillé, qui comprend près d'une centaine d'articles, et qui s'inspire de ce qui se fait de mieux ailleurs en Occident.Le comité recommande la création d'un gardien de la déontologie parlementaire qui ait plus de pouvoirs que le jurisconsulte.On daignera peut-être avant la fin de l'année donner accès au public à ce document.Pour l'instant il est secret.Faut-il le rappeler ?Il y a, en plus des conflits d'intérêts stricts, des principes d'éthique fondamentaux.Il semble que certains élus, faute d'une déontologie personnelle rigoureuse, ont besoin d'un cadre juridique bien dessiné pour se faire rappeler la différence entre l'intérêt public et l'intérêt personnel.Et se faire redire que leur fonction ne leur appartient pas.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : yves.boisvert@lapresse.ca Pauvremonsieur Boulerice.Fait-il semblant d'être cet insignifiant qu'on voitàlatéléet qui ne comprend jamais cequ'on lui reproche?lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Déversement sur la 40 EN BREF Tremblay choisit sa colistière Le chef de l'Équipe Tremblay/Union des citoyens de l'île de Montréal, Gérald Tremblay, a choisi Catherine Sévigny comme colistière en vue des élections du 6 novembre.Mme Sévigny est candidate à un poste de conseillère de ville dans le district de Peter-Mc Gill.Le système de colistier permet à un candidat à la mairie défait de prendre le siège d'un candidat élu pour pouvoir siéger au conseil municipal.La colistière de l'Équipe Bourque/Vision Montréal est Nicole Thibault, candidate dans l'arrondissement de Rosemont\u2014La Petite-Patrie.La Presse Déficit imprévu à la STM Les hausses successives du prix du carburant tenaillent la Société de transport de Montréal (STM) qui se retrouve avec des dépenses imprévues de 3 millions de dollars.La STM compte toutefois éponger ce déficit inattendu sans modifier le service ni les tarifs.Selon la porte-parole de la STM, Odile Paradis, chaque cent d'augmentation du prix du carburant coûte 10 000$ de plus par semaine pour faire fonctionner les autobus.La STM brûle 46 millions de litre de diesel par année.La Presse Grève à l'Université de Montréal Furieux de l'offre salariale faite par l'Université de Montréal, les professeurs de l'institution ont voté hier en faveur de six jours de grève à exercer au moment jugé opportun.L'Université propose une hausse des salaires de 2%, plus une fraction des augmentations accordées aux secteurs public et parapublic au 1er juin.Le syndicat réclame plutôt un gain de 11,5%.La Presse Les pompiers responsables de l'incendie?TRISTAN PÉLOQUIN En inspectant l'intérieur du fardier renversé qui contenait un produit toxique extrêmement instable, les pompiers du Service de sécurité et incendies de Montréal ont peut-être eux-mêmes déclenché accidentellement l'incendie qui a forcé mercredi la fermeture de l'autoroute 40 pendant plusieurs heures.C'est une des questions qui feront l'objet d'une analyse plus poussée lors de la séance de débreffage que tiendront les services d'urgence dans les prochaines heures, a reconnu hier le directeur du Service, Serge Tremblay.« On est dans l'ensemble extrêmement satisfaits du déroulement de l'opération.Il n'y a eu aucune perte de vie ni blessé.Mais effectivement, je ne suis pas sûr qu'en ouvrant la porte (du camion), même si on connaissait les risques liés à l'hydrosulfite de sodium, on avait envisagé que ce serait aussi difficile d'éteindre l'incendie qui risquait d'éclater », a-t-il commenté lors d'une entrevue avec La Presse.« Les gars ne voyaient rien et voulaient constater ce qui se passait à l'intérieur.Est-ce que le fait qu'ils aient ouvert la porte d'un camion où se trouvait un produit instable qui réagit à l'eau et à l'air a provoqué le feu ?Est-ce qu'il se serait déclenché par lui-même si on n'avait rien fait ?Ce sont des questions auxquelles on va devoir répondre », a poursuivi M.Tremblay.Chose certaine, en arrivant sur les lieux, les pompiers ont rapidement su qu'ils avaient une bombe à retardement entre les mains.« Un service comme le nôtre doit savoir composer avec 3000 différents produits dangereux.Mais les livres de référence ne disent pas nécessairement quoi faire dans des circonstances aussi particulières que celle qui s'est présentée.Dans les laboratoires, personne n'a jamais essayé d'éteindre un feu qui menace 60 000 livres d'hydrosulfite de sodium.» L'équipe d'intervention a donc dû établir plusieurs scénarios d'extinction.« Les livres de référence suggéraient de laisser brûler le tout.Nos calculs démontraient cependant que ça aurait pris entre 24 et 48 heures.C'était beaucoup trop long », a indiqué M.Tremblay.Une autre solution a été envisagée : étouffer les flammes.« En début de soirée, on avait sur place 22 palettes de bicarbonate de soude et 10 camions de sable prêts à être utilisés.On savait que ça aurait pu éteindre les flammes, mais ça ne rendait pas le produit moins instable.On aurait été confronté à un nouveau problème au moment de déplacer les résidus.La solution de l'eau s'est donc imposée.Après s'être assurés avec l'arrondissement de Saint-Laurent de pouvoir maintenir un débit de 15 000 litres d'eau par minute, les pompiers ont fait un test avec un premier baril.À l'aide d'une pelle mécanique munie d'une pince, ils l'ont broyé dans un conteneur et l'ont noyé d'eau.La technique, satisfaisante aux yeux de M.Tremblay, a été utilisée pour les 11 autres barils.L'opération a finalement pris fin vers minuit trente, plus de 15 heures après l'accident initial.« Dans ce genre de situation, toutes les décisions sont cruciales.On ne peut rien prendre à la légère si on veut assurer la sécurité du personnel et du public.Compte tenu de cela, j'estime que l'opération s'est réalisée dans un temps respectable.» En matinée hier, les restes des barils calcinés ont été transportés à Blainville, où ils sont entreposés par l'entreprise Stablex Canada, spécialisée dans le traitement de matières résiduelles dangereuses.«Nous sommes en train d'analyser les résidus pour déterminer la meilleure façon de les stabiliser pour de bon, a expliqué le vice-président de l'entreprise, Roger Gibb.Lorsque nous les auront traités, ils seront transformés en béton et stockés dans une cellule sécuritaire qui se trouve dans nos installations.» Selon lui, les résidus ne représentent cependant déjà plus un risque important.«Avec l'eau, la poudre d'hydrosulfite de sodium s'est transformée en simple sulfate, comme celui qui se trouve dans les feuilles de gypse de votre maison.» SÉISME AU PAKISTAN Chèque à l'ordre de : UNICEF - Appel d'urgence Séisme PAKISTAN VISA Master Card American Express No de carte de crédit : Date d'expiration : __ Nom : Signature : Adresse : Ville : Prov.: Code postal : ______ Téléphone : ( ) Courriel : _____________________ 1 877 955-3111 www.unicef.ca Pour chaque enfant Santé, Éducation, Égalité, Protection Voici mon don de: 50 $ 100$ 200$ 1000$ ou $ UNICEF Québec, 4474, rue Saint-Denis, Montréal (Québec) H2J 2L1 No d'enregistrement : 122 680572 RR0001 05EM3-J-LPA3 OUI, je veux aider les enfants du Pakistan touchés par le séisme.©UNICEF CANADA L'UNICEF a un urgent besoin de votre aide pour sauver des vies d'enfants.On évalue qu'environ une personne sur cinq touchée par le séisme est un enfant de moins de cinq ans.Nous devons leur fournir aliments, eau, abris et médicaments.Aidez-nous aujourd'hui à soulager leurs souffrances.Le gouvernement du Canada égalera tous les dons faits avant le 25 octobre.Veuillez donner généreusement.3352672A YVES BOISVERT ACTUALITÉS Anne-Marie Péladeau fait face à 21 chefs d'accusation Voleur actif et dangereux Le récidiviste aurait agi 42 fois en deux mois HUGO MEUNIER Anne-Marie Péladeau, la fille du fondateur de l'empire Quebecor, Pierre Péladeau, devra répondre à 21 chefs d'accusations criminelles après son arrestation brutale et largement médiatisée, survenue mercredi matinà Montréal.Les cheveux en bataille, l'air confus, en minijupe et col roulé noir remonté au menton, la petite soeur du magnat de la presse, Pierre Karl Péladeau, a fait son apparition hier en fin d'après-midi dans le box des accusés, au palais de justice de Montréal.Vu les images diffusées de l'arrestation musclée, les journalistes et curieux qui s'étaient déplacés s'attendaient à découvrir un visage tuméfié.Mais la femme de 40 ans, menottes aux poignets, n'avait pas de blessure apparente.Son enquête sous caution a été fixée à ce matin.Durant sa comparution- éclair, l'accusée, toute menue, a tourné le dos à l'auditoire.Avant de reprendre le chemin des cellules, par la voix de son avocat, elle a demandé à la juge de lui permettre d'aller à l'infirmerie.La série d'accusations qui pèsent sur elle renvoie à des infractions commises entre le 28 septembre et le 12 octobre, en compagnie de son complice, Éric Kennedy, 29 ans.Au total, 28 accusations criminelles pèsent sur le duo, dont 21 sur Anne- Marie Péladeau.Celle-ci est impliquée dans trois événements, contre cinq pour son acolyte.Complot, vol qualifié, possession de marchandise volée, délit de fuite, voies de fait contre des policiers: le bilan est lourd.Mercredi matin, le couple s'est présenté dans un supermarché de Saint-Léonard, pour y dérober un carton de cigarettes et un billet de loterie à l'aide d'une fausse carte.Mais leur larcin a mal tourné, puisque des policiers du poste 42 de Montréal-Nord ont aussitôt pris leur véhicule en chasse.Un policier a subi une commotion cérébrale et un autre a été légèrement blessé au terme de la poursuite qui s'est terminée tout près, au coin des rues Lacordaire et des Gallets.L'arrestation musclée des deux fuyards a été croquée par les caméras de l'hélicoptère du réseau TVA.Au moment où l'identité de la suspecte était encore inconnue, deux policiers impliqués dans l'arrestation étaient relégués à des tâches administratives, en attendant qu'une enquête interne fasse la lumière sur la méthode policière utilisée.Après avoir visionné l'arrestation musclée filmée par le réseau TVA, le directeur du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Yvan Delorme a contacté le ministre de la Sécurité publique mercredi soir en vertu de la loi qui régit le travail des policiers.Le ministre Jacques Dupuis a immédiatement ordonné une enquête qui sera menée par la Sûreté du Québec.«À partir du moment où le directeur m'a dit qu'il y avait des allégations criminelles il n'y a pas eu de doute.J'ai agi immédiatement.Les images que j'ai vues nécessitent une enquête.Si vous me demandez « est-ce que j'ai aimé les images (de l'arrestation) » ?Ma réponse est non », a-t-il affirmé hier au Téléjournal de Radio-Canada, 22h.Dans les couloirs du palais de justice, hier, une amie intime du clan Péladeau, Solange Harvey, s'indignait contre le recours à la force abusive manifestée à l'endroit de celle qu'elle considère comme sa fille.« Ils ont été brutaux, je n'en reviens pas.On ne traite même pas un animal de même, c'est odieux ! » s'est scandalisée Mme Harvey, qui a tenu un courrier du coeur durant de longues années au Journal de Montréal.Selon Mme Harvey, Anne-Marie Péladeau, qui a déjà parlé publiquement de ses problèmes de drogue, ne s'est toujours pas sortie de cet enfer qui l'a menée plusieurs fois en cures de désintoxication.Sa toxicomanie l'a aussi menée devant les tribunaux à quelques reprises.En 1999, elle avait engagé une bataille judiciaire contre des membres de sa famille, pour toucher sa part d'héritage deux ans après la mort de son père.Les problèmes de drogue d'Anne-Marie Péladeau avaient également forcé sa famille à gérer ses biens.Dans un bref communiqué, le SPVM a expliqué hier après-midi prendre la situation très au sérieux.Le SPVM a aussi senti le besoin de rétablir les faits, en précisant que dans sa fuite, le véhicule occupé par Mme Péladeau a provoqué deux accidents.« Ce véhicule est entré en collision avec un autre véhicule pour une première fois.Une jeune fille de 5 ans a alors subi un choc nerveux mais sans aucune autre blessure.Les policiers ont finalement intercepté le véhicule suspect après qu'il a provoqué une deuxième collision avec deux camions immobilisés à un feu rouge.», peut-on lire.Le porte-parole de Quebecor n'a pas voulu commenter l'affaire.Avec Sara Champagne.ANNE-MARIE PÉLADEAU ET LA JUSTICE > 1993: La toxicomanie d'Anne-Marie Péladeau force sa famille à la placer sous tutelle, de façon à ce que ses biens soient géré par un tiers.> 1996: Elle conteste la tutelle imposée par son père en cour.> 1997 : Le Trust général du Canada hérite de la tutelle des biens d'Anne- Marie Péladeau, qui possède des parts de Quebecor depuis l'âge de 21 ans.> 1999 : Anne-Marie Péladeau se tourne vers les tribunaux pour poursuivre ses frères, qu'elle accuse de vouloir la priver de sommes d'argent importantes.>Des procédures sont toujours en cours entre les anciens avocats d'Anne- Marie Péladeau et les frères Péladeau.MARCEL LAROCHE En liberté illégale depuis deux mois, Emmanuel Roussakis, un spécialiste des vols à main armée, ne chôme pas et continue de faire courir les policiers du SPVM qui le soupçonnent d'avoir dévalisé pas moins de 42 succursales bancaires et dépanneurs, à Montréal, Longueuil et Laval.Malgré des recherches intensives effectuées depuis plusieurs semaines, ce récidiviste de 38 ans a échappé jusqu'à ce jour aux policiers du SPVM qui précisent qu'il est armé et dangereux.Roussakis, qui purgeait une peine de pénitencier pour vol qualifié quand sa libération conditionnelle a été révoquée en septembre dernier, agit presque toujours en solitaire et s'attaque, une arme à feu à la main, à une caissière de banque ou à un employé de dépanneur, pour faire main basse sur l'argent.Hier matin Fort occupé depuis à peine deux mois, il aurait déjà à son actif une impressionnante liste de 42 vols qualifiés, dont 13 perpétrés dans des banques et 25 dans des dépanneurs de Montréal.Il aurait également dévalisé deux institutions financières à Laval et deux dépanneurs à Longueuil.Roussakis a récidivé pas plus tard qu'hier matin quand il a fait irruption dans un dépanneur de l'arrondissement de Saint-Léonard, à Montréal, pour s'emparer du contenu de la caisse et prendre la fuite à bord d'une voiture volée.Tout renseignement concernant ce récidiviste en cavale peut être transmis en toute confidentialité à la Section des crimes majeurs du SPVM, à (514) 280-2052.PHOTO MICHEL GRAVEL, ARCHIVES LA PRESSE © Anne-Marie Péladeau en 1999.Le dimanche 16 octobre 2005 entre 10h et 15h dans les restaurants Mc Donald's participants du Québec Me reconnaissez-vous?En participant à la journée d'identification, votre enfant obtiendra son propre carnet d'identité.Il ou elle pourra faire prendre gratuitement ses empreintes digitales par les policiers et autres représentants officiels en plus de profiter de judicieux conseils de sécurité.Jusqu'à épuisement des stocks ©2005, Mc Donald's.Imprimé au Canada.Journée d'identification des enfants 3352105A . ACTUALITÉS L'argent pour le logement, un enjeu électoral ?Alerte à Saint-Armand PIERRE FOGLIA Des terroristes s'emparent de deux camions transportant du chlore destiné à une usine installée au Vermont.Les camions ont été interceptés peu après avoir quitté le port de Montréal, les terroristes prennent la place des vrais chauffeurs au volant.Le premier camion traverse la frontière sans encombre, le second est intercepté par la Sûreté du Québec dans le village de Saint-Armand pour un feu arrière défectueux.Si on me permet une parenthèse, c'est là une invraisemblance : depuis 25 ans que j'habite Saint-Armand ou la région, je n'ai jamais vu la SQ arrêter un camion pour quoi que ce soit sur ce chemin où, justement, les camions qui vont livrer le bois à la scierie voisine de mon ancienne maison, roulent comme des vrais mongols.Fermez la parenthèse.Retour au scénario.Donc la SQ arrête le camion, le chauffeur-terroriste s'embrouille dans ses explications, il est mis en état d'arrestation, les policiers découvrent dans la cabine une arme, des cartes, des documents et une bombe artisanale.Ils comprennent qu'un autre camion de chlore a déjà passé la frontière, avertissent les autorités américaines, qui l'interceptent et vont l'immobiliser sur le petit aéroport de Highgate où, autre petite parenthèse, les Grateful Dead ont donné un de leurs concerts les plus planants, un des derniers avant la mort de Jerry Garcia.Je sais bien, ça n'a rien à voir avec mon histoire, mais ça me fait tellement plaisir de m'en souvenir.Donc, un camion chargé de chlore, avec une bombe dedans, immobilisé à Highgate au Vermont.Et un autre camion, même chargement, même bombe dedans, immobilisé sur la grandplace de Saint-Armand, devant l'église Notre-Dame-de-Lourdes.Tout ça n'est pas vrai bien sûr.Le camion était bien là devant l'église, les journalistes et les rares badauds tenus à l'écart par les rubans de la SQ, mais il n'y avait pas de bombe dedans, ni de chlore.Une simulation, exercice commandé par la sécurité civile.Ils sont arrivés à 5h du matin, me raconte Marie qui habite en face du garage municipal où a campé la SQ.Quand les enfants sont sortis pour aller à l'école, les policiers leur ont parlé jusqu'à ce que l'autobus arrive.Les gamins étaient bien fiers.J'étais juste un peu inquiète pour Charlot, mon chat, mais il est arrivé, pas trop ému par tout ça.Le village non plus n'était pas ému.Pas du tout à l'envers, comme il l'aurait été pour le tournage d'un film par exemple.C'est pourtant de ce que ça avait l'air : un film, mais un film plate.Les journalistes étaient arrivés depuis de longues heures et il ne se passait strictement rien.Une panne de courant \u2014 une vraie ! \u2014 a retardé l'opération d'au moins deux heures et je ne veux pas faire mon fin finaud, mais on sait comment Hydro est bien gardée et si j'étais terroriste, je commencerais par couper le courant, pouf, y'a pu rien qui bouge ! Vers midi et quart, un type dans un scaphandre s'est approché du camion pour désamorcer la bombe.Sauf que le scénario en avait prévu une seconde qui a explosé pendant qu'il désamorçait la première, libérant le chlore contenu dans les conteneurs.Un pétard, de la fumée, le scaphandre s'est écrasé.D'autres scaphandres sont venus le ramasser.Je vous raconte la chose légèrement, l'exercice n'était pas futile pour autant.Il y avait là les intervenants habituellement mobilisés par les catastrophes : les policiers, les pompiers, l'environnement, les gens du ministère des Transports, de l'Agricult u r e, l es re s p on s a b l e s municipaux et, bien sûr, en toute première ligne, la direction de la santé publique.Le docteur Claude Tremblay, toxicologue, était là pour informer sur l'extrême nocivité du chlore.Deux tonnes de chlore dans l'air, on fait quoi ?On évacue sur trois kilomètres, sur 10?Et l'école juste à côté ?Et les fermes alentour, les animaux, l es cultures ?L'exercice, c'était surtout pour ça : pratiquer le mode d'intervention et la coordination entre les différentes équipes.Bien sûr aussi, dans ce genre de sauterie on soigne beaucoup les relations publiques et les communications, c'était l'autre objectif de l'opération : rassurer la population.Une population qui, entre vous et moi, de ce côté-ci de la frontière s'inquiète fort peu des terroristes et, vous m'y faites penser, peut-être qu'il s'agissait moins de rassurer que d'alerter.LOUISE LEDUC Les 368 millions espérés d'Ottawa par le gouvernement Charest pour construire des HLM et autres logements sociaux pourraient devenir un enjeu électoral de Paul Martin plutôt qu'un acquis.À la suite d'un marchandage avec le NPD, en juin dernier, le gouvernement Martin a pu rester au pouvoir en déposant un projet de loi promettant, d'ici deux ans et à condition que les surplus le permettent, le versement de 4,6 milliards à divers programmes sociaux.Dans l'enveloppe: 1,6 milliard promis pour les logements sociaux, d'un bout à l'autre du Canada.À la suite d'une rencontre hier avec le ministre fédéral du Travail et du Logement Joe Fontana, le Front d'action populaire en réaménagement urbain criait victoire.Par voie de communiqué, le FRAPRU déclarait : « Annonce majeure: Le Québec recevra d'ici deux mois sa part du 1,6 milliard voté pour le logement à loyer modique.» En entrevue téléphonique avec le ministre Joe Fontana, le tableau diffère.« Nous croyons être prêts d'ici deux mois à annoncer quelle portion (du 1,6 milliard) reviendra au Québec.» Et l'argent?Sera-t-il disponible dès lors?«La loi C-48 est conditionnelle aux surplus, mais nous avons bon espoir qu'il y en aura.L'argent viendra à l'intérieur des deux ans (prévus par la loi) », a précisé M.Fontana.En entrevue téléphonique, Peter Graham, directeur des communications du ministère de M.Fontana, a souligné que tout l'argent pourrait être versé sur-le-champ, ou graduellement, ou encore d'un seul bloc à la toute fin des deux années.À Québec, la ministre Nathalie Normandeau, responsable des questions d'habitation, est évidemment très consciente du fait que les élections approchent et que si l'argent n'est pas versé rapidement, il ne le sera peut-être pas du tout.Les dates de versement « font partie des discussions qu'on a avec eux, signale l'attaché de presse Jonathan Trudeau.Plus tôt on aura l'argent, mieux ce sera ».Selon M.Trudeau, le Québec s'attend à recevoir environ 23%du 1,6 milliard, soit quelque 368 millions.Pour François Saillant, porte-parole du FRAPRU, il serait en tout cas très disgracieux « que le gouvernement fédéral se maintienne au pouvoir avec cet argent, puis décide de ne pas le verser et fasse ensuite campagne électorale là-dessus, sur le dos des mal-logés ».Lors de l'étude du projet de loi C- 48, le Sénat avait souligné que des voix s'étaient élevées parce qu'on n'y prévoyait « aucun détail sur la répartition des fonds ».« Non seulement l'absence de précision dans un projet de loi sur le budget est contraire à notre propre tradition parlementaire, mais contraire également aux traditions des démocraties partout dans le monde ou aux traditions auxquelles les démocraties aspirent », peut-on lire dans rapport du comité sénatorial.Deux tonnes de chlore dans l'air, on fait quoi ?On évacue sur trois kilomètres, sur 10 ?Et l'école juste à côté ?Et les fermes alentour, les animaux, les cultures ?En 3 ans, il a eu 8 courtiers.Et 1 téléphone.Il y a des choses qui ne changeront jamais.C'est fou comme les choses peuvent changer en trois ans.Heureusement, grâce à Samsung, votre téléphone mobile, lui, ne changera pas.Nous concentrons nos efforts afin de satisfaire notre clientèle et nous possédons un taux de retour parmi les moins élevés du marché.Quand viendra le temps de trouver votre prochain téléphone mobile, assurez-vous de choisir celui qui ne vous laissera jamais tomber.Pour de plus amples renseignements, voyez votre fournisseur local.www.samsung.ca ©2005 Samsung Electronics Canada, Inc.Samsung est une marque déposée de Samsung Electronics Co., Ltée.Tous les noms de marques et de produits sont des marques de commerce ou des marques déposées de leurs compagnies respectives.Images d'écran simulées.Renseignez-vous auprès d'un fournisseur de votre région pour connaître les disponibilités et les prix.3350495A EN BREF Pas le bon emploi Les nouveaux immigrants au Canada ne tardent pas à se faire une place sur le marché du travail, mais dans la grande majorité des cas, ils doivent se contenter d'un emploi qui n'a rien à voir avec leurs compétences.Telles sont les conclusions d'une nouvelle étude de Statistique Canada auprès de 12 000 immigrants rendue publique hier et démontrant que plus de 80% des nouveaux arrivants ont occupé un ou des emplois au cours des deux années qui ont suivi leur arrivée au Canada.Après six mois au Canada, seulement 56% d'entre eux avaient réussi à travailler.Mais l'intégration au travail ne se fait pas sans heurts.Rares sont ceux qui réussissent à occuper un emploi dans leur champ d'expertise.Après deux ans, seulement 42% des nouveaux venus \u2014 pourtant choisis pour leur formation et leur expérience dans leur pays d'origine \u2014 réussissent à exercer la profession pour laquelle ils ont été formés.Plus de 85% des gens qui ont été interrogés dans le cadre de l'étude détiennent un diplôme universitaire.Laura-Julie Perreault . ACTUALITÉS Fermeture de trois écoles à Montréal MARIE ALLARD Aux prises avec une perte de 1850 élèves depuis l'an dernier, la Commission scolaire de Montréal (CSDM) recommande la fermeture de trois de ses écoles primaires.Une vingtaine d'autres établissements doivent envisager la fusion ou la cohabitation avec des garderies, des organismes communautaires, voire des cliniques pédiatriques afin d'assurer leur survie.« La diminution de notre clientèle est un problème sérieux, qui s'aggrave d'année en année, a dit hier la présidente de la CSDM, Diane De Courcy.Si la tendance se maintient, si rien n'est fait, ce sont 25 écoles qui devront fermer d'ici 10 ans.» Déjà, cette année, ce sont sept écoles qui devraient disparaître en raison de l'importance de la chute de clientèle.Le plan triennal présenté hier ne prévoit toutefois que trois fermetures d'écoles.Sainte-Gemma- Galgani, située dans Rosemont- Sud, le quartier où la baisse de clientèle du primaire est la plus rapide, fermera en juin.Le même sort est réservé aux écoles Le Caron, de Tétreaultville, et Saint-François-Xavier, du Plateau-Mont-Royal.Cette dernière pourrait toutefois rester ouverte jusqu'en 2007, après quoi elle serait transformée en centre d'arts, avec des logements réservés aux familles d'artistes.Deux écoles de la Petite-Patrie \u2014Saint-Jean-de-la-Croix et Notre- Dame-de-la-Défense\u2014 doivent fusionner afin d'économiser les salaires d'un directeur et d'une secrétaire.L'annexe de l'école des Saints- Martyrs-Canadiens, d'Ahuntsic, doit elle aussi fermer ses portes.Quant aux projets de construction de nouvelles écoles secondaires dans Rosemont, Notre-Dame-de- Grâce et le Centre-Sud \u2014il s'agissait dans ce cas d'un pensionnat\u2014, ils sont abandonnés.Trois facteurs expliquent la décroissance de la clientèle, selon Mme De Courcy.Outre la baisse de la natalité, il s'agit de l'exode vers la banlieue de familles incapables de se loger à prix abordable et de la popularité des écoles privées.Sur le territoire de la CSDM, près de 10% des élèves du primaire et 25% de ceux du secondaire vont au privé.« Au primaire, ça cause une perte supplémentaire d'une centaine d'élèves par an », a reconnu la présidente.Des solutions sont possibles.Dans Hochelaga-Maisonneuve, les projets résidentiels Lavo et Préfontaine donnent espoir de voir 150 nouvelles familles venir s'installer.Ailleurs, des mesures pourraient être prises pour faciliter l'arrivée de familles immigrantes, actuellement concentrées dans Côte-des-Neiges et Parc-Extension.« Il y a urgence d'agir », a plaidé Mme De Courcy.Cette année, la CSDM perd un million de dollars en raison de la baisse du nombre d'élèves.La fermeture de trois écoles permettra de récupérer 600 000 $, le reste devant venir de coupes dans l'administration.Toutes les écoles comptant 40% ou plus d'espace excédentaire sont par ailleurs invitées à louer leurs locaux.Des consultations publiques sur ce plan triennal auront lieu jusqu'au 25 novembre.Quant aux décisions finales, elles tomberont au conseil des commissaires du 21 décembre.« Si la tendance se maintient, ce sont 25 écoles qui devront fermer d'ici 10 ans », dit la présidente de la CSDM, Diane De Courcy Le minuscule total pour 2 services divisé par tout le plaisir que ça procure, je retiens que c'est un excellent calcul, me semble.1 888 603-8399 L'offre est d'une durée limitée et est réservée aux nouveaux abonnés avec un engagement de 1 an à Sympatico Intermédiaire et de 2 ans à Express Vu avec une programmation d'une valeur minimale de 32$/mois (programmation française).Services offerts aux clients résidentiels, là où la visibilité directe et la technologie le permettent.Prix/offre sujets à changements sans préavis et ne peuvent être combinés avec aucune autre offre.Des frais de résiliation anticipée s'appliquent pour tout engagement.Taxes en sus.D'autres conditions s'appliquent.1Des frais d'envoi de 15$ s'appliquent pour la trousse d'installation Sympatico lorsque vous commandez par téléphone.2La vitesse de téléchargement peut varier selon l'achalandage sur Internet.Capacité de 2 Go de téléchargement par mois; frais pour téléchargement en sus.3Fournis avec Zero-Knowledge Systems, Inc.aux abonnés Sympatico.Aucun service n'offre une sécurité absolue.4S'applique au modèle 5920; pour la location d'un autre modèle, un crédit jusqu'à concurrence de 10$/mois s'applique.Le client doit acheter une trousse de location, l'enregistrer entre le 1er octobre et 31 décembre 2005, et activer le système dans les 60 jours suivants; un crédit de 49,99$ s'applique alors sur le compte, avant les taxes.Le tarif mensuel alors courant (maintenant 10$) s'applique par la suite.Sympatico est une marque de commerce de Bell Canada.Express Vu est une marque de commerce de Bell Express Vu, s.e.c.5195$ par mois Sympatico Intermédiaire et Express Vu SANS FRAIS CACHÉS1 Magasins Espace Bell Internet SympaticoMC Intermédiaire Jusqu'à 4 fois plus rapide qu'Internet de base Vitesse constante2 Services de sécurité GRATUITS avec mise à jour automatique: Contrôle parental, Antivirus pour courriels, Bloqueur de fenêtres publicitaires et Antipolluriel3 Liberté de naviguer sans bloquer votre ligne téléphonique Installation facile et assistance technique 24/7 Télé numérique Express VuMC Jusqu'à 135 canaux Pause et reprise instantanée de la télé en direct Enregistrez jusqu'à 80 heures d'émissions Location GRATUITE du récepteur vidéo personnel pendant 2 ans4 Une économie de 120$ par année.Installation incluse et équipement garanti pour la durée de la location.3352220A . ACTUALITÉS Les jeunes Montréalais accros aux jeux de hasard et d'argent CAROLINE TOUZIN Le deux tiers des jeunes Montréalais ont parié ou « gratté » dans la dernière année, montre une recherche de la Maison Jean Lapointe rendue publique hier.Ils courent aussi plus de risques de devenir des joueurs pathologiques que les autres ados québécois.Devant ce constat, la direction de la santé publique de Montréal recommande que des ateliers sur le jeu soient donnés dans toutes les écoles secondaires de la métropole, a appris La Presse.Déjà l'an dernier, la Maison Jean Lapointe a offert ce genre d'ateliers à quelque 4000 jeunes de quatrième et cinquième secondaires de 13 écoles de l'île.Ce n'était alors qu'un projet-pilote financé par la direction de la santé publique.Aujourd'hui, il pourrait s'étendre à toutes les écoles secondaires.« Notre recommandation est de poursuivre (le projet), mais ça prend aussi un engagement du ministère de la Santé », dit Mireille Lajoie, médecin-conseil à la Direction.Le ministère de la Santé trouve le projet « intéressant» puisqu'il cible les jeunes \u2014une « clientèle prioritaire ».Mais l'argent devra être pris dans l'enveloppe de 2,1 millions de dollars allouée chaque année à Montréal pour lutter contre le jeu pathologique, indique la porte-parole, Dominique Breton.Au total, Québec injecte 17 millions par année dans son programme de lutte contre le jeu pathologique.Sauf que 800 000$ prévus dans le budget de cette année seront dépensés seulement l'an prochain, a aussi appris La Presse.Les projets doivent être «bien évalués» avant d'être financés, dit Mme Breton pour expliquer ce report.Ateliers innovateurs Ces ateliers où les jeunes apprennent les risques associés aux jeux de hasard et d'argent sont une première au Québec.«Il est plus que temps que des ateliers de sensibilisation au jeu se donnent à grande échelle dans les écoles », affirme Rina Gupta, codirectrice du Centre international d'étude sur le jeu et les comportements à risque des jeunes de l'Université Mc Gill.En 1998, la chercheuse a découvert que 4,7% des jeunes Montréalais de langue anglaise étaient des joueurs pathologiques.Le taux est de 1% chez les adultes.La recherche de la Maison Jean Lapointe montre un taux encore plus élevé chez les ados, soit 5,3 %.Dans tout le Québec, ce taux est de 4,7% pour les garçons et de 1,3% pour les filles.Aucune recherche n'a encore été faite pour savoir si ces jeunes, une fois adultes, seront encore aussi nombreux à avoir des problèmes de jeu.« Le taux est beaucoup plus élevé que chez les adultes.C'est très préoccupant », lance Rodrigue Paré, le directeur de la Maison Jean Lapointe.Son organisme de réadaptation des personnes alcooliques, toxicomanes ou aux prises avec des problèmes de jeu sent l'urgence d'agir.Il n'attendra donc pas d'argent frais pour rencontrer 1700 nouveaux jeunes dans les écoles secondaires cette année.Pour mener sa recherche, l'organisme a distribué un premier questionnaire à 3748 jeunes.Après l'avoir rempli, les deux tiers ont eu droit à un atelier de sensibilisation.Deux ou trois mois plus tard, les ados ont rempli le même questionnaire.Le dernier tiers a participé à un atelier seulement après avoir rempli le deuxième questionnaire.Résultat : les jeunes qui ont participé à un atelier avant de remplir le deuxième questionnaire répondaient différemment.Ils étaient plus sensibilisés aux risques associés aux jeux de hasard et d'argent.PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE © La direction de la santé publique de Montréal recommande que des ateliers sur le jeu soient donnés dans toutes les écoles secondaires de la métropole.Inscrivez vos projets et obtenez jusqu'à Achats pour le projet de Du 12 octobre au 8novembre 250$ à 500$ 500,01$ à 1500$ 1500,01$ à 3000$ 3000,01$ et plus 15 $ 60$ 200$ 450$ Obtenez un rabais de de 250$ et plus 450$ de rabais.À GAGNER! Plus de 50000$ en prix ! Pour chaque projet inscrit, RONA versera 10$ au fonds «À nous le podium», qui encourage les athlètes de l'équipe olympique canadienne.Détails dans les magasins RONA participants et sur rona.ca.Cette offre n'a aucune valeur monétaire.Le coût du projet doit être de 250$ et + avant taxes.Tous les achats pour le projet doivent être effectués en une seule transaction dans le même magasin RONA entre le 12 octobre et le 8 novembre 2005.Certaines restrictions s'appliquent.Seuls les achats «Payez et emportez» sont admissibles.Paiements comptants et par carte de crédit ou de débit seulement.Offre non valable pour les comptes maison.Règlement du concours disponible dans les magasins RONA participants et sur rona.ca.Vous pourriez gagner un voyage pour deux aux Jeux d'hiver 2006 de Turin et plusieurs autres prix! Détails en magasin et sur rona.ca Avant taxes 3349781A LE JEU Jeu pathologique : C'est une maladie chronique, progressive, apparentée à une dépendance et qui peut même être fatale.Les jeux qui permettent de miser de l'argent les plus populaires chez les jeunes Montréalais sont, dans l'ordre, les jeux de cartes, les paris sur les jeux d'habileté, les loteries instantanées, les paris sur d'autres types de jeux, les paris sur des événements sportifs et les billets de loterie.Sources : La Maison Jean Lapointe et la direction de la santé publique de Montréal. SUITES DE LA UNE «Rupture» ou «pause» ÉDUCATION suite de la page A1 Il a précisé qu'il ne pouvait pas garantir indéfiniment l'ajout de 100 millions en trois ans pour l'aide aux élèves en difficulté.« S'il n'y a pas d'entente et qu'il y en a ailleurs, il n'y aura plus 100 millions pour l'éducation, a-t-il précisé.Cette somme d'argent n'est pas infinie.Alors, il faut qu'on puisse s'entendre prochainement.» Il n'a pas été question de hausses salariales, ces négociations ne portant que sur les clauses normatives des conventions collectives.Pas de grève générale À compter de maintenant, il y aura « une relance de la mobilisation », a de son côté prévenu Mme Fortier.Pas question de déclencher une grève générale illimitée, qui ne ferait que donner à Québec un prétexte pour décréter les conditions de travail.Les moyens de pression adoptés jusqu'ici \u2014le boycottage des sorties et l'application à la lettre de la convention collective\u2014 seront plutôt renforcés.La proposition faite la semaine dernière par les enseignants au ministre Jean-Marc Fournier était finale, a fait valoir la présidente de la FSE.«On ne pouvait aller en deçà », a-t-elle dit.Or, le gouvernement a tenté de financer les 100 millions promis pour l'aide aux élèves en difficulté «à même les conditions de travail des enseignants ».La nouvelle façon de faire proposée par le ministère de l'Éducation abolit l'approche catégorielle, selon laquelle chaque élève en difficulté doit correspondre à un diagnostic précis.Seuls les cas lourds garderaient leur étiquette.« Notre approche en est une de collégialité à l'égard de l'aide aux élèves en difficulté, où les enseignants sont partenaires de l'affectation des ressources en début d'année », a dit le ministre.Pour Réjean Morel, directeur général de la FCSQ, les moyens de pression des enseignants forment le pire scénario pour les services aux élèves.Personne ne fait désormais de la surveillance le midi, personne n'accepte de participer aux activités au-delà de 16 h 30.Or il est prouvé que les activités parascolaires sont un élément important pour contrer le décrochage, a-t-il rappelé.M.Fournier a lui aussi déploré l'intensification des moyens de pression.« Je le regrette, a-t-il dit.Lorsqu'ils ont quitté la table de négociation, ils étaient d'accord avec le texte, lorsqu'ils sont revenus ils n'étaient pas d'accord.» Ce sont les éléments « radicaux» qui existent au sein de la FSE qui sont responsables de cette volte-face, selon lui.Julie Gosselin, sous-ministre adjointe aux réseaux du ministère de l'Éducation, a indiqué qu'une proposition patronale a été déposée à 9 h 30 hier.La partie syndicale a demandé une suspension pour l'analyser, puis est revenue en signifiant qu'il n'y avait plus pour elle aucune possibilité de discuter.« J'avais une marge de manoeuvre, a dit Mme Gosselin.C'est manifeste, Mme Fortier ne souhaitait pas une entente.On sait qu'elle a beaucoup de dissensions à l'interne, qui a pris beaucoup de place ces derniers jours.» Environ 35% des membres de la FSE ont signifié leur dissidence.Sans revenir à zéro, la relance des négociations entraînera un recul, a averti Mme Fortier.Le syndicat compte notamment remettre en jeu sa demande de réduction de la taille des groupes.« Bien sûr, ça va commencer à brasser dans les écoles, a dit Mme Gosselin.Mais je pense qu'on ne peut pas rompre ainsi, il va falloir que ça reprenne tôt ou tard.» PHOTO JACQUES BOISSINOT, ARCHIVES CP « Pour moi, ce n'est pas une rupture.Ma porte est toujours ouverte », a dit, hier, le ministre de l'Éducation Jean-Marc Fournier.L'animatrice Oprah Winfrey traque les prédateurs sexuels OPRAH suite de la page A1 « Les enfants de cette nation sont enlevés, violés, torturés et tués par des prédateurs sexuels qui entrent dans vos maisons, a-t-elle ajouté.J'en ai assez.» Le FBI ravi L'initiative fait couler beaucoup d'encre aux États-Unis.Parce qu'elle est inusitée, mais aussi en raison de son succès.Quarantehuit heures après la diffusion de photos d'agresseurs, les autorités ont mis la main au collet de deux fugitifs grâce aux fidèles d'Oprah.« Nous sommes extrêmement satisfaits de cette initiative, à la fois par son efficacité et sa rapidité », a indiqué à La Presse le porte-parole du FBI, Rex Tomb.Depuis 1988, l'émission America's Most Wanted diffuse les photos de criminels recherchés par les autorités américaines pour divers délits.Oprah pour sa part met uniquement l'accent sur les pédophiles.« Plus il y a d'émissions qui le font, mieux c'est.Certains groupes d'âge, par exemple, ne regarderont pas certaines émissions.L'auditoire d'Oprah n'est probablement pas le même », a dit M.Tomb, interrogé sur le tour de force de la vedette.Mardi, sur le plateau de son émission, Oprah a offert un premier chèque de 100 000 $US à deux femmes du Dakota du Nord ayant contribué à l'arrestation d'un prédateur sexuel aperçu à l'émission.Argent bien placé WilliamC.Davis, recherché pour avoir agressé de jeunes garçons en Indiana, logeait au deuxième étage de la maison de Karie Miller, mère de famille de Fargo.Une amie de Mme Miller, Jeanne Rosenthal, lui a révélé la véritable identité de son locataire après avoir vu sa photo diffusée par Oprah.Davis avait auparavant travaillé à l'immeuble de Mme Rosenthal.Il disait s'appeler Mark, ce qui était en fait le nom de son frère.Pour ne pas être reconnu, il s'était rasé les cheveux.Les deux femmes ont rapidement pris contact avec le FBI et l'homme a été appréhendé.C'est ce qu'elles ont raconté cette semaine à l'émission d'Oprah.Elles y ont rencontré la mère et la grand-mère de deux garçons qui auraient été agressés par Davis en Indiana.Sur le plateau, elles n'ont pas pu retenir leurs larmes.Oprah en a profité pour diffuser la photo d'une poignée d'autres prédateurs.Elle devrait continuer à le faire au cours des prochaines semaines.Elle a aussi annoncé la capture d'un second Américain vu à son émission, retracé au Belize.Elle fera bientôt parvenir la récompense promise à ceux qui ont permis cette arrestation.« Je fais ça pour les parents d'un bout à l'autre de l'Amérique, a dit la vedette.Je n'ai jamais aussi bien dépensé mon argent.» « Je fais ça pour les parents d'un bout à l'autre de l'Amérique, a dit la vedette.Je n'ai jamais aussi bien dépensé mon argent.» PHOTO AP/HARPO PRODUCTIONS Mardi, sur le plateau de son émission, l'animatrice de talk-show Oprah Winfrey a offert un premier chèque de 100 000 $US à Jeanne Rosenthal, à gauche, et Karie Miller, deux femmes du Dakota du Nord qui ont contribué à l'arrestation d'un prédateur sexuel aperçu à l'émission.birks.com L'événement bijoux d'époque de Birks.Tout ancien.Tout nouveau.Profitez d'une occasion exceptionnelle pour admirer et acheter des bijoux uniques, antiques et modernes, à diamants et à pierres précieuses.Un spécialiste en bijoux d'époque de Birks sera sur place pour discuter des possibilités de consignation.Il est suggéré de prendre rendez-vous.Du 14 au 24 octobre 1240, Square Phillips, 514.397.2511 3350565A ford.ca Photos à titre indicatif seulement.Escape XLS 2006 : transport (1 100 $).L'offre de 0 % de financement s'applique à l'achat du modèle Escape XLS neuf pour un terme de 36 mois.Freestar S 2006 : transport (1 200 $).Frais d'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers en sus.Ces offres s'adressent à des particuliers sur approbation de Crédit Ford et ne peuvent être jumelées à aucune autre, à l'exception de la remise aux diplômés à laquelle certaines conditions s'appliquent.Ces offres d'une durée limitée s'appliquent uniquement aux véhicules neufs en stock et peuvent être annulées en tout temps sans préavis.Votre conseiller Ford peut vendre moins cher.Consultez votre conseiller Ford pour obtenir tous les détails.\u2020 La promotion Pharmaprix OptimumMC de Ford Canada/Pharmaprix (la « promotion ») est en vigueur du 7 septembre au 31 octobre 2005 dans les établissements Ford Canada participants.Le Programme Pharmaprix Optimum est un programme de fidélisation conçu et exploité par PharmaprixMC.Cette promotion est offerte pour la plupart des modèles Ford et Lincoln 2006 neufs en stock, à l'exception du fourgon tronqué Econoline et des châssis-cabines Série F.Pendant la période de promotion, les clients admissibles auront le choix de recevoir un crédit de 200 000 points Pharmaprix Optimum sur une seule carte Pharmaprix Optimum ou 250 $, mais pas les deux.Les clients qui choisissent les 200 000 points Pharmaprix Optimum recevront leurs points de Pharmaprix dans les 30 jours suivant la livraison de leur véhicule Ford 2006 neuf.Une seule demande par carte Pharmaprix Optimum peut être effectuée pendant la promotion.Les 200 000 points Pharmaprix Optimum représentent environ 430 $ en produits GRATUITS chez Pharmaprix (selon 5 échanges de 75 $ au niveau de 34 000 points et 1 échange de 55 $ au niveau de 26 000 points).Les taxes s'appliquent au montant total de la transaction avant l'échange de points.Un seul échange de points par transaction.Détails en magasin.Les 250 $ en argent comptant peuvent être utilisés à l'achat ou à la location d'un véhicule Ford 2006 admissible.Si tel est le cas, les 250 $ en argent comptant seront déduits du prix du véhicule, taxes en vigueur incluses.Les clients qui choisissent de recevoir la somme de 250 $ en argent comptant peuvent l'utiliser sous forme d'acompte ou recevoir un chèque de Ford du Canada Limitée dans les 30 jours qui suivent la livraison de leur véhicule Ford 2006 neuf.Cette offre ne s'applique ni aux organismes gouvernementaux ni aux parcs de véhicules et ne peut être combinée à aucun autre rabais ou incitatifs relatifs aux parcs.Tous les détails du programme chez votre conseiller Ford participant.La promotion n'est offerte que dans les établissements Ford Canada participants.Tous droits réservés.Pharmaprix et Pharmaprix Optimum sont des marques de commerce de Shoppers Drug Mart Inc.utilisées sous licence.Aucun achat requis.Participez en visitant www.ford.ca.Un (1) grand prix de 1 000 000 de points Pharmaprix Optimum (valeur approximative au détail de 2 200 $, taxes exclues) sera décerné au Canada.Les chances de gagner dépendent du nombre de participations.Ce concours prend fin le 31 octobre 2005 à 23 h 59 HNE.Pour gagner, les participants sélectionnés doivent répondre à une question d'habileté réglementaire.Détails et règlement complet du concours à ford.ca.© 2005 Ford du Canada Limitée.Tous droits réservés.Offres d'une durée limitée.À moins d'indications contraires, aucune de ces offres ne peut être combinée à une autre et elles peuvent être annulées en tout temps sans préavis.Tous les détails chez votre conseiller Ford.Ford du Canada Limitée, C.P.2000, Oakville (Ontario) L6J 5E4.0 % DE TAUX DE FINANCEMENT À L'ACHAT JUSQU'À 36 MOIS - Moteur 4 cylindres de 2,3 L développant 153 ch - Pneus P225/75R15 toutes saisons - Radio AM/FM stéréo avec lecteurs laser et MP3 - Groupe d'équipements électriques de série, incluant : entrée sans clé avec 2 télécommandes glaces électriques verrouillage des portes à commande électrique rétroviseurs à réglage électrique - Freins antiblocage aux 4 roues - Banquette arrière divisée 60/40 - Console au plancher avec bac de rangement - Plafonnier central avec lampes de lecture ESCAPE XLS 2006 21 245$ COUREZ LA CHANCE DE GAGNER UN MILLION DE POINTS PHARMAPRIX OPTIMUMMC EN VISITANT FORD.CA\u2020 PLUS Dépêchez-vous.Tout cela disparaît le 31 octobre.53/7 '8: ').+7+; 38 038+; 82 2389+'8 43/276 4.'51'45/: 347/1811) - Moteur V6 de 4,2 L (couple de 263 lb-pi à 3 650 tr/min) (plus que la Dodge Caravan) - Boîte automatique 5 vitesses - Volume de charge de 780 L (supérieur à celui de la Dodge Caravan) - Bancaché 3 places repliable à plat dans le plancher - Climatisation - De la place pour 7 personnes FREESTAR S 2006 19 995$ VOYAGEZ DANS L'ESPACE.3352581A Achat minimum de 6 bouteilles.Offre applicable au format 750 ml seulement.Bouteilles et bouchons non inclus.Offre non valable chez SAQ Dépôt.J'EMBOUTEILLE, J'ÉCONOMISE J'embouteille, J'économise 2021, RUE DES FUTAILLES PRÈS DU TUNNEL LOUIS-H.LAFONTAINE 3755, RUE PICARD, SAINT-HYACINTHE 5,92$ LA BOUTEILLE CABERNET-SAUVIGNON FAITES VITE! 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LE PLAISIR D'ÉCONOMISER SE PROLONGE ! 3352743A ACTUALITÉS PHOTOMICHEL GRAVEL, ARCHIVES LA PRESSE© En 2003, les émissions de gaz à effet de serre sont passées à 740 millions de tonnes au Canada.C'est 180 millions de tonnes de plus que l'objectif du protocole de Kyoto.Une différence qui correspond à toute la pollution générée par le secteur des transports au pays.EFFET DE SERRE Le Québec passe de modèle à cancre CHARLES CÔTÉ Le Québec est devenu le cancre du réchauffement climatique au Canada.C'est au Québec que les émissions annuelles de gaz à effet de serre (GES) ont le plus augmenté en 2003, selon un rapport fédéral.L'augmentation de 7,1 % entre 2002 et 2003 est la plus importante jamais observée dans la province.C'est deux fois plus vite qu'en Alberta et trois fois plus vite qu'en Ontario.D'un seul coup, et à six semaines de la Conférence des Nations unies sur le climat, qui a lieu à Montréal cette année, le Québec se trouve plus loin que jamais de respecter l'objectif de Kyoto.Le ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Thomas Mulcair, attribue cette hausse surtout à la centrale thermique de Tracy.Cette centrale qui brûle du mazout lourd a dû fonctionner à plein régime en 2003, mais elle est revenue depuis à son rôle d'appoint.Selon M.Mulcair, le Québec peut encore se vanter de produire moins de gaz nocifs pour le climat par rapport à la taille de sa population.Mais avec de telles augmentations, l'avance de la province est en train de fondre.La hausse des émissions s'est poursuivie à l'échelle du pays en 2003.Elles sont passées de 719 à 740 millions de tonnes, soit 3% de plus.Le Canada s'est donc encore éloigné de l'objectif du protocole de Kyoto, soit une réduction à un niveau annuel de 560 millions de tonnes pour la moyenne des années 2008 à 2012.C'est un écart de 180 millions de tonnes.Il correspond à toute la pollution générée par le secteur des transports au pays: automobiles, camions, avions et trains.Ces nouvelles données sont tirées de l'inventaire des émissions de gaz à effet de serre (GES) que le Canada a déposé cette semaine aux Nations unies.Plan d'action réclamé Hier, les principaux groupes écologistes du Québec ont lancé une déclaration commune pour réclamer l'adoption au Québec d'un plan d'action qui permettra d'atteindre l'objectif de Kyoto dans la province.« Depuis 2000, à peu près rien n'a été fait », a déploré en conférence de presse André Bélisle, de l'Association québécoise de lutte à la pollution atmosphérique (AQLPA).Steven Guilbeault, de Greenpeace, affirme que sans plan crédible avec des objectifs chiffrés, les capacités du Canada et du Québec comme hôtes de la conférence internationale seront affectées.« On a des collègues au Brésil qui se préparent pour la conférence et se font dire par le gouvernement là-bas : Pas question pour nous d'accepter des mesures obligatoires, regardez ce qui se passe au Canada.M.Mulcair promet de faire des gestes.« On va prendre des mesures concrètes, avec des impacts chiffrés », a-t-il dit au cours d'une entrevue téléphonique.Il a évoqué entre autres l'électrification de lignes de train de banlieue.Il a aussi mentionné de possibles « avantages fiscaux », dans le transport de personnes et de marchandises.Toutefois, au-delà de ces quelques mesures ciblées, il semble peu probable que le Québec présente aux quelque 10 000 délégués attendus à Montréal un plan complet.M.Mulcair attribue ce blocage au refus du ministre fédéral de l'Environnement, Stéphane Dion, de financer un tel plan.Mais pour les écologistes, ce blocage fédéral-provincial n'est qu'un autre « faux-fuyant ».DU QUÉBEC.À TERRE-NEUVE Variation des émissions de gaz à effet de serre entre 2002 et 2003.Québec > +7,1% Nouvelle-Écosse > +6,7% Saskatchewan > +4,3% Île-du-Prince-Édouard > +4% Manitoba > +3% Alberta > 2,7% Colombie-Britannique > +2% Ontario > +1,9% Nouveau-Brunswick > -2% Terre-Neuve > -3,6% Source: Environnement Canada Les Québécois inquiets de voir la Terre se réchauffer TERRE suite de la page A1 « Rarement a-t-on vu une préoccupation aussi forte dans un sondage », commente Louis-Philippe Barbeau, viceprésident de CROP, la firme qui a mené ce sondage, précis à trois points de pourcentage près, 19 fois sur 20.Trois Québécois sur quatre (76 %) se disent inquiets du réchauffement de la planète.Parmi eux, 45 % le sont « énormément » ou « beaucoup ».«Ça fait beaucoup de monde à l'échelle du Québec », souligne M.Barbeau.Lorsqu'on leur demande s'ils consentiraient à verser une taxe correspondant à 1 % de leur salaire si elle était entièrement consacrée à la lutte contre le réchauffement, 57%répondent par l'affirmative.Chez les 18-34 ans, la proportion grimpe à 69 %.« Les gens ne se mettent pas nécessairement à faire le calcul de ce que ça représente », avertit par contre M.Barbeau.Selon lui, un gouvernement qui tenterait d'imposer une taxe semblable se heurterait à un autre obstacle : le manque de confiance de ses citoyens.« Ce qui freinerait les gens, c'est la crainte que les fonds ne soient pas entièrement consacrés à la cause », croit-il.Le sondage a été réalisé du 15 au 25 septembre, alors les températures d'été réchauffaient encore le Québec et que les dégâts causés par l'ouragan Katrina étaient bien frais en mémoire.« Tout cela a probablement fait dire aux gens que nos prophètes scientifiques étaient peut-être des prophètes réalistes quand ils ont commencé à parler du réchauffement planétaire, il y a quelques années », souligne M.Barbeau.À qui la faute ?On a également demandé aux répondants de quantifier la responsabilité de l'homme dans les changements observés.Résultat : les dégâts sont causés à 71 % par les activités humaines, selon la moyenne des réponses obtenues.« Une position qui s'éloigne de celle que défend, par exemple, un certain gouvernement voisin », dit M.Barbeau, faisant allusion au fait que le président des États-Unis, George W.Bush, n'a pas reconnu avant cet été la responsabilité de l'homme dans les changements climatiques.Quant à savoir qui peut renverser la vapeur, les répondants désignent d'abord les industries (35 %), le gouvernement (21 %) et les individus eux-mêmes (15 %).La grande majorité des Québécois (78 %) croient qu'ils peuvent faire quelque chose pour contribuer à la réduction des gaz à effet de serre.Mais si rien n'est fait ailleurs, les actions prises au Canada seront sans grand effet, croient-ils dans une proportion de 63 %.Le quart des Québécois clament que le monde s'en va vers la catastrophe.Un énoncé surtout approuvé par les gens plus âgés et les moins scolarisés.« Les personnes moins scolarisées et les gens âgés sont davantage portés vers le fatalisme, observe M.Barbeau.C'est également une raison pour ne pas agir.La bonne nouvelle, c'est qu'il y a beaucoup de monde derrière, et particulièrement les plus jeunes, qui voient qu'il se passe quelque chose d'important et qui veulent s'impliquer.DEMAIN Zone dangereuse, le premier volet de notre série sur l'environnement « Tout cela a probablement fait dire aux gens que nos prophètes scientifiques étaient peut-être des prophètes réalistes quand ils ont commencé à parler du réchauffement planétaire, il y a quelques années.» Qui blâme-t-on surtout ?> Les industries sont ciblées par 37%des répondants (44 %parmi les plus scolarisés) ; > L'homme/l'humanité : 21 % (27%chez les non-francophones) ; > Les autos/camions : 17 % (20%chez les hommes ou 20%chez les plus scolarisés) ; > Les individus/les gens : 11 % (femmes : 14 %) ; > Les gouvernements :9% (55 ans et plus : 11 %).TOUTÀ FAIT D'ACCORD PLUTÔT D'ACCORD PLUTÔTEN DÉSACCORD TOUTÀ FAITEN DÉSACCORD NVP/NSP/ REFUS 32 > Les actions prises au Canada sont sans effet tant que les autres pays ne font rien 31 22 11 4 8 > Il n' y a pas grand-chose que les individus peuvent faire qui aurait un impact significatif sur la réduction des gaz à effet de serre 14 34 41 2 12 > Lemonde s'en va vers la catastrophe et rien ni personne n'y peut rien 12 36 38 1 SONDAGE CROP LA PRESSE MÉTHODOLOGIE : Ce sondage Crop-Express a été mené auprès de 1003 répondants du 15 au 25 septembre 2005.Il est précis à 3 points près, 19 fois sur 20. ACTUALITÉS Vincent Lacroix met Norbourg en faillite Un pied de nez à l'Autorité des marchés financiers qui ne devrait pas nuire aux actionnaires DENIS ARCAND Dans une démarche qui réduira considérablement le rôle de l'Autorité des marchés financiers dans la liquidation du Groupe Norbourg, Vincent Lacroix a luimême mis la firme en faillite, hier, et volontairement cédé les principales firmes de sa compagnie au syndic RSM-Richter.Trois des cinq sociétés cédées, Norbourg International, Norbourg Gestion d'Actifs et Norbourg Groupe Financier sont au coeur du détournement de fonds de 130 millions allégué par l'Autorité des marchés financiers.Fonds Evolution inc.et Gestion d'Actifs Perfolio sont les deux autres.« M.Lacroix en est venu à la conclusion que (la faillite des cinq compagnies) est le moyen le plus approprié et va permettre aux investisseurs et autres créanciers du Groupe Norbourg de protéger leurs intérêts dans la vente des actifs restants et la distribution des sommes réalisées », a dit son avocat, Me Jacques Rossignol.M.Lacroix a mis ses entreprises en faillite malgré une ordonnance de blocage obtenue par l'Autorité qui interdit à M.Lacroix toute transaction sur ses actifs.Mais cette ordonnance n'empêche aucunement M.Lacroix de céder ses compagnies à un syndic, a affirmé hier son avocat : « Les actifs sont gelés, mais M.Lacroix en demeurait (jusqu'à hier) le propriétaire et en tant que citoyen, il a des droits », a dit Me Jacques Rossignol.La démarche a pris l'Autorité de court.« Les procureurs de l'Autorité des marchés financiers étudient la situation et toutes les options sont envisagées », a dit hier soir Christian Barrette, le responsable des communications de l'Autorité.« C'est un joli pied de nez de M.Lacroix à l'Autorité, mais en fin de compte, on arrivera probablement au même résultat.Ça met du sable dans l'engrenage, mais ça n'empêche pas la roue de tourner », a dit une source proche du dossier.La démarche de M.Lacroix, si elle n'est pas contestée, aura comme effet d'exclure l'Autorité de la liquidation des quelques actifs (bâtiments, etc.) qui restent dans les compagnies à proprement parler.Mais il n'était pas clair hier que l'initiative aurait beaucoup d'impact sur la liquidation de ce qui reste des 29 fonds communs Norbourg et Evolution et sur la distribution des avoirs aux actionnaires.En effet, chaque fonds commun est une entité séparée, considérée comme une fiducie indépendante.« La faillite vise le holding, les sociétés qui sont au haut de l'organigramme de Norbourg, mais il y a des entités au-dessous qui ne sont pas nécessairement visées », a dit hier le syndic Gilles Robillard, de RSM-Richter, qui est chargé du dossier Norbourg.La disposition de ce qui reste dans les fonds communs est dans une « zone grise » de la loi, selon M.Robillard.Mais il a ajoute que tout le monde, y compris RSM-Richter, veut agir dans l'intérêt des investisseurs et les aider à recouvrer au plus tôt ce qui reste de leurs placements.« Nous allons parler avec l'Autorité et Ernst & Young et trouver les meilleures solutions », a dit M.Robillard, qui n'exclut pas que Ernst & Young continue à liquider les fonds communs comme prévu.« Si tout le monde met son ego de côté, toutes les parties impliquées pourraient trouver leur avantage dans cette situation », a-t-il dit, rappelant que les syndics sont des officiers de justice dotés de pouvoirs considérables.Il croit possible de distribuer les fonds restants avant Noël, selon l'échéancier établi récemment par l'Autorité des marchés financiers.Néanmoins, l'initiative de M.Lacroix court-circuite, pour l'instant, le processus de liquidation qui avait été entrepris quand l'Autorité des marchés financiers a confié en tutelle les 29 fonds communs du Groupe Norbourg à la firme comptable Ernst & Young, le 24 août dernier.Ernst & Young, qui analyse depuis sept semaines la comptabilité du groupe de Vincent Lacroix, a révélé qu'il manque 130 millions dans les fonds communs Norbourg et Evolution.Le 26 septembre, Ernst & Young avait recommandé la liquidation des fonds communs Norbourg et Evolution et l'Autorité devait ce matin présenter cette recommandation aux tribunaux, ce qui aurait éventuellement mené à la liquidation des fonds communs et des compagnies, par des syndics Ernst & Young.Cette audience n'aura pas lieu ce matin : « Elle va être reportée, les gens de l'Autorité, de Ersnt & Young et du syndic RSM-Richter vont se rencontrer (ce matin) pour faire le point », a dit une source.Neveu de millionnaire sans le sou Le choix varie selon le magasin.Les rabais sont sur nos prix ordinaires, sauf avis contraire.Exceptions : articles « Bon prix la Baie tous les jours », « Nouvellement réduit », « Achat-choc », « Offre spéciale de la direction », Home Studio, Liz Claiborne Home, Vera Wang, Gluckstein Home, mode maison Mantles et ceux des rayons concédés.Les mentions « ACHAT-CHOC » et « Offre spéciale de la direction » indiquent que nous avons trouvé une aubaine incroyable dont nous voulons vous faire profiter.Si nous indiquons un PRIX DE COMPARAISON, il s'agit du prix qu'un autre détaillant canadien a établi pour un article de qualité identique ou comparable.Notez que pour les articles « Achat-choc », « Offre spéciale de la direction » et ceux de L'Entrepôt du style en magasin, les quantités sont limitées, le choix varie selon le magasin et aucuns bons d'achat différé ni articles de substitution ne sont offerts.La mention « PRIX CISEAUX » signifie que le bas prix au quotidien existant est temporairement réduit.Précisions en magasin.Exceptions à l'offre de 10 % de rabais et à l'offre Économisez l'équivalent de la TPS et de la TVQ : produits cosmétiques et parfumés, montres Gucci, appareils électroniques, musique, films, jeux vidéo, logiciels, ordinateurs, gros électros, meubles, duossommeil, articles « Nouvellement réduit » et ceux des rayons concédés.D'autres exceptions s'appliquent.Précisions en magasin.Ne ratez pas notre solde du mitan : nos meilleures offres 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Zappia.Contrairement à sa promesse d'il y a deux mois, quand il a plaidé coupable, le quadragénaire était tout penaud, hier, à son retour devant le tribunal, d'annoncer qu'il n'avait pas remis l'argent de sa fraude.Père de quatre enfants de 9 à 22 ans, Zappia a indiqué qu'il cherchait pour l'instant à rembourser un peu plus de 1000 $ à l'aide sociale.Sans emploi depuis des mois \u2014il en a trouvé un avant-hier seulement\u2014 il comptait sur les maigres revenus de sa femme pour vivre.C'est ainsi, juste avant l'audience, qu'il a pu donner 500 $ à son avocat en vue de le remettre à la victime.Le solde des 4220 $ viendrait plus tard, a-t-il dit à la juge Rolande Matte.« L'affaire remonte à mars 2003, il a eu amplement le temps de payer, mais il ne l'a pas fait.C'est révélateur de ses intentions.Le paiement de 500 $ est un peu tardif », a rétorqué la procureure de la poursuite.Tout rappelant que Zappia s'était compromis dans des affaires de drogue et de voies de fait en 1990 et 1996, Me Mélanie Rose a réclamé qu'il soit condamné séance tenante à 90 jours de prison.Devant une telle menace, Zappia s'est engagé à tout faire d'ici deux mois pour verser un autre 700$ à son ancienne patronne du restaurant La Barraque, dans le nord de la ville.Il est même prêt à quémander l'argent à sa mère.La juge Matte a réservé son jugement pour le 16 décembre prochain.« Ce n'est pas dans mes habitudes de demander de l'argent à un oncle, même si je sais qu'il est très riche.Ça ne serait pas bon pour ma réputation et celle de ma famille », a-t-il dit à La Presse à la sortie de la cour.Il affirme qu'il n'a pas vu son oncle Joseph Zappia depuis deux ans, lors d'un voyage en Italie.Un autre de ses oncles, Rocco, frère de Joseph, vit également là-bas.Vente annuelle à prix incroyable Grande sélection de marchandise Vestons Pantalons Chemises Souliers Gilets Noeuds papillon Cravates Etc.Vente d'entrepôt Vous pouvez maintenant louer votre smoking dans toutes les boutiques Classy à Prix incroyable 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provoqué une hausse d'environ 1,70 mètre du niveau d'eau dans le lac principal, causant par le fait même une érosion des terrains et une baisse de la valeur des maisons qui s'y trouvent », précise M.Daigle, l'instigateur de ce projet résidentiel qui vient de vendre quelque 250 lots à un autre promoteur, Jean-Guy Gaudreault.« Les deux lacs sont des propriétés privées et ils ne font donc pas partie du domaine public.Depuis 25 ans, ces lacs ont évolué jusqu'à un niveau d'équilibre qualifié de fragile par un inspecteur du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs », signale de son côté M.Grenier.Il ajoute : « Une faune et une flore riches s'y sont développées, notamment cinq variétés de poissons et des tortues.Une analyse de l'eau faite avant le début du projet résidentiel (en 2000) a démontré que l'eau des lacs était d'une grande qualité.Le problème aujourd'hui est le fait que les eaux de surface, à cause de la tranchée creusée par la Ville, proviennent du parc industriel situé à environ 300 mètres du développement résidentiel.» Réaction de Blainville La Presse a été incapable d'obtenir une entrevue avec le maire Pierre Gingras, ou avec le directeur général de Blainville, Jean-Luc Julien.Cependant, l'avocat de la Ville, Me Pierre Paquin, mêlé au dossier depuis plusieurs mois, a donné une version très différente des faits.« Premièrement, dit-il, la Ville de Blainville a agi en toute légalité dans cette affaire, ayant même obtenu une autorisation du ministère de l'Environnement pour creuser la tranchée qui était à ciel ouvert.Elle attend maintenant un autre permis du Ministère pour confirmer qu'elle a fait les travaux de façon correcte lorsqu'elle a fermé la tranchée, pour la sécurité des enfants.Ancienne carrière Me Paquin poursuit : « Il faut comprendre que les deux lacs dont il est question remplissent une ancienne carrière (celle de l'entreprise Charron) qui, somme toute, est un ancien trou.Il est donc normal que les eaux de surface se dirigent dans cette direction à la fonte des neiges ou lorsqu'il y a pluie abondante.« Autre élément important, dit-il encore, le parc industriel de Blainville ne comprend aucune entreprise polluante.Il ne s'agit que de condos commerciaux.De plus, la Ville a investi 125 000 $ pour installer un filtre afin de sauvegarder la qualité de l'eau dans les deux lacs.Trois firmes spécialisées ont déjà démontré que l'eau qui se déverse dans les lacs est très pure, plus pure que l'eau des lacs elle-même.» PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE Jean-Marc Daigle, Langis Fortin et Denis Grenier, trois riverains du lac Point-Zéro, à Blainville.Gesca investit 2 millions au Saguenay COUPON DE PARTICIPATION À gagner : Une semaine royale au Maroc pour 2 personnes, en collaboration avec Royal Air Maroc, l'Hôtel Mamounia de Marrakech et l'hôtel Dorint Atlantic Palace de Agadir.Le dimanche 30 octobre, tous les finalistes seront au Salon international tourisme voyages.Le tirage final se fera sur place, devant public, à 17 h.Nom : Âge : Adresse : Ville : Province : Code postal : Téléphone : Courriel : Question d'habileté : nommez l'animateur de l'émission LA FIÈVRE DU VENDREDI SOIR diffusée sur les ondes du 105.7 Rythme FM : Pour être valide, ce coupon doit être dûment complété.Ce concours s'adresse aux résidants du Québec âgés de 18 ans et plus.Les règlements du concours sont disponibles chez média mondial dmg, à La Presse, 105.7 Rythme FM et à TQS.Les fac-similés ne sont pas acceptés.Pour participer, il suffit de compléter le coupon de participation dans La Presse et de le poster à l'adresse suivante : La Presse ltée Concours « Semaine royale au Maroc » C.P.11052, Succ.Centre-ville Montréal, Québec, H3C 4Y8 Grâce à La Presse, 105.7 Rythme FM, TQS et Sympatico-MSN, vous vous envolerez avec la personne de votre choix sur les ailes de Royal Air Maroc en classe affaires pour passer 4 jours de rêve à l'hôtel 5 étoiles luxe Mamounia de Marrakech, en demi-pension.ET CE N'EST PAS TOUT ! Votre semaine royale se poursuivra à Agadir au magnifique hôtel Dorint Atlantic Palace, de même catégorie, également en demi-pension.Le tout d'une valeur de plus de15 000 $.Les 21, 22 et 23 octobre, écoutez sur les ondes du 105.7 Rythme FM LA FIÈVRE DU VENDREDI SOIR avec Mario Lirette, le vendredi de 16 h à 20 h et LES WEEK-ENDS À MARIO, le samedi de midi à 16 h et le dimanche de midi à 17 h pour connaître les noms des finalistes.Le 30 octobre, les 20 finalistes seront au Salon international tourisme voyages à la Place Bonaventure et l'un d'entre eux deviendra le grand gagnant ! Un événement 3350150A LE QUOTIDIEN CHICOUTIMI \u2014 Gesca a annoncé un investissement de deux millions pour moderniser les équipements d'impression de ses installations à Chicoutimi.De passage dans la région hier, Guy Crevier, président de Gesca, qui édite les journaux Le Quotidien, Le Progrès-Dimanche et Le Citadin, a rappelé que Gesca avait à l'origine décidé de se départir de toutes les presses du groupe, partout au Québec.Sauf qu'un projet présenté par le président et éditeur du Quotidien, Guy Granger, l'a fait changer d'idée pour le Saguenay\u2014Lac-Saint-Jean.1104, rue St-Zotique (coin Christophe-Colomb), Montréal www.bebedepotplus.com 514-270-8845 ON TROUVE DE TOUT POUR BÉBÉ MÊME DES BAS PRIX ! SUPER LIQUIDATION Modèles sélectionnés 689$ 209$ 17999$ 209$ 17999$ 49999$ Très grand choix d'articles pour bébé (poussettes, sièges d'auto, chaises hautes et beaucoup plus.) 3345876A Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.2005-10-12 Tirage du 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 2/6+ Complémentaire : GAGNANTS LOTS Ventes totales : 27 318 362 $ 2005-10-12 Tirage du 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 Complémentaire : GAGNANTS LOTS Ventes totales : 602 149,50 $ 2005-10-13 Tirage du Tirage du Tirage du Tirage du 2005-10-13 2005-10-12 2005-10-13 645 NUMÉRO 392003 NUMÉRO 705981 Tirage du 2005-10-13 Lettre gagnante E 07 22 000 000 $ 20 000 000,00 $ 62 153,20 $ 2 254,10 $ 70,30 $ 10,00 $ 5,00 $ 1 000 000,00 $ 50 000,00 $ 500,00 $ 50,00 $ 5,00 $ Prochain gros lot (appr.) : PARIEZ SUR LE HOCKEY ! GROS LOT MINIMUM : 15 000 $.Il va y avoir du sport Quel est votre verdict?Ce soir 19h30 telequebec.tv Télé-Québec ça change de la télé La délation est-elleunmal nécessaire?Avec Louis Laframboise, Franco Nuovo, Dominic Peltier-Rivest et René Villemure.L'homéopathie est-elleune arnaque?Avec Christian Aubry, Michel Bellemare, Jean-François Chicoine et Caroline Fortin.Invitée : la juge Andrée Ruffo 3333509A Chaque année, près de 30 000 nouveaux produits de consommation apparaissent sur les tablettes des magasins de par le monde, des aliments aux parfums en passant par les gadgets technos.La surconsommation est entretenue par des dépenses publicitaires de 450milliards de dollars américains par an.Les habitants d'Europe et d'Amérique du Nord achètent 60%des biens de consommation, bien qu'ils représentent 12%de la population mondiale.\u2014François Berger L'EMBARRAS DU CHOIX L'embarras du choix devient pour le consommateur de plus en plus\u2026 embarrassant ! Sources: The Worldwatch Institute; Los Angeles Times SANTÉ L'Europe se prépare à la grippe aviaire CONSTANT BRAND ASSOCIATED PRESS BRUXELLES \u2014 La grippe aviaire aux portes de l'Europe ?La présence dans des volailles turques du virus H5N1 de la grippe aviaire, qui a fait une soixantaine de morts en Asie depuis deux ans, a été confirmée hier, poussant l'Union européenne à recommander la vaccination des personnes fragiles contre la grippe.« Nous avons reçu la confirmation que le virus découvert en Turquie est un virus de la grippe aviaire H5N1 », a déclaré hier le commissaire européen à la santé Markos Kyprianou.« Il y a une relation directe entre les virus trouvés en Russie, en Mongolie et en Chine.» L'Union européenne a également déclaré que les échantillons prélevés en Roumanie étaient positifs à la grippe aviaire, les analyses montrant qu'il s'agissait du type H5.Or selon l'Organisation mondiale de la santé animale, il est « fort probable » que ce soit la souche H5N1.Il existe plus d'une centaine de souches de la grippe aviaire, mais la plupart sont sans danger pour les êtres humains.M.Kyprianou a recommandé par mesure de précaution « la vaccination des personnes à risque contre la grippe saisonnière ».Les scientifiques estiment que cette vaccination ne protégera pas contre la grippe aviaire, mais pourrait empêcher la souche mortelle de muter en virus humain.Les personnes jugées les plus vulnérables sont les personnes âgées, les enfants et les personnes atteintes de maladies respiratoires ou qui affaiblissent leur système immunitaire.Le commissaire a également exhorté les États membres à constituer des stocks de vaccins comme « première ligne de défense » et a précisé que la Commission européenne avait proposé de réserver 1 milliard d'euros pour pouvoir fabriquer et distribuer des vaccins « en cas de pandémie ».Se défendant de vouloir « provoquer la panique », le commissaire à la Santé a assuré que ses services agissaient pour coordonner de nouvelles mesures.Les ministres de la Santé européens devraient tenir d'urgence une réunion sur le sujet, la semaine prochaine.Ils devraient évoquer la gestion des stocks de vaccins et les autres précautions nécessaires pour éviter la propagation du virus.PHOTO ROBERT GHEMENT, AFP Par crainte de la grippe aviaire, des milliers de volailles ont été éliminées en Roumanie, comme le montre cette photo prise il y a quelques jours.Conformément aux dispositions de l'article 423 de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités, le Directeur général des élections donne avis que monsieur Pierre Barrieau agit depuis le 22 septembre 2005 comme représentant officiel du parti Projet Montréal de la ville de Montréal en remplacement de monsieur Claude Mainville.AVIS NOUVEAU REPRÉSENTANT OFFICIEL Pour plus de renseignements composer sans frais 1 888 ÉLECTION (1 888 353-2846) TRAITEMENT DU CANCER Québec refuse de payer le même produit aux hommes et aux femmes AVIS NOUVEAU REPRÉSENTANT OFFICIEL Conformément aux dispositions de l'article 423 de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités, le Directeur général des élections donne avis que monsieur Émile Lacoste agit depuis le 22 septembre 2005 comme représentant officiel du parti Équipe Action Dorval Action Team de la ville de Dorval en remplacement de monsieur Michel Hébert.Pour plus de renseignements composer sans frais 1 888 ÉLECTION (1 888 353-2846) 3352517 PASCALE BRETON Québec refuse de rembourser aux hommes le Zometa, seul médicament efficace dans le traitement du cancer de la prostate à un stade avancé.Pourtant, il le rembourse aux femmes atteintes d'un cancer du sein.Roger Théberge souffre d'un cancer de la prostate depuis deux ans.La maladie a progressé au point de provoquer des métastases osseuses.Ses os sont devenus fragiles.Le risque de fracture est grand, sans compter la douleur qui est souvent intolérable.Au cours des derniers mois, le mal a empiré au point où M.Théberge avait de la difficulté à vaquer à ses activités quotidiennes.Son médecin, le docteur Fred Saad, l'a informé que le seul médicament qui peut désormais soulager la douleur et retarder l'effet des métastases osseuses est le Zometa.Mais voilà, il ne figure pas sur la liste des médicaments remboursés par la Régie de l'assurance maladie du Québec.Depuis deux mois, M.Théberge puise dans ses maigres revenus pour se payer une injection mensuelle de Zometa.Coût : 590$ chaque fois.« Je ne sais pas combien de temps encore je pourrai me le payer.Pour l'instant, ça fonctionne très bien.J'ai beaucoup moins de douleurs.J'avais tellement mal que je n'étais plus capable de marcher, je ne pouvais plus rien faire », explique l'homme de 64 ans.Aux yeux du Dr Saad, urologueoncologue au pavillon Notre-Dame du CHUM, il est tout simplement « inacceptable» que Québec refuse de payer.Avec une trentaine d'autres spécialistes, il a même signé un avis en ce sens qui a été envoyé au ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard.Le Dr Saad ne s'explique pas que le médicament soit remboursé pour les femmes et pas pour les hommes.Les patientes atteintes d'un cancer du sein à un stade avancé sont soignées avec l'Aredia, un médicament administré par intraveineuse.Celles qui ne répondent pas bien au traitement se tournent vers le Zometa.Santé Canada a approuvé le médicament en 2002.À cette époque, explique le Dr Saad, une étude menée dans plusieurs pays a démontré que pour un patient atteint d'un cancer de la prostate à un stade avancé, l'Aredia a la même efficacité qu'un placebo.Son effet est nul.« Ça ne sert à rien de donner un médicament qui n'a montré aucune efficacité dans les études cliniques.» Il ne reste que le Zometa.Lorsque le cancer de la prostate atteint ce stade, les malades ont une espérance de vie d'environ 15 mois.Le taux de mortalité est de 100%, affirme le Dr Saad.Le médicament permet de retarder les complications qui surviennent avec les métastases, comme les fractures des os.Le cancer de la prostate est le plus répandu chez l'homme.Un Canadien sur sept en souffrira au cours de sa vie.Un malade sur 26 en meurt.Au Québec, près de 1000 patients pourraient bénéficier de ce médicament chaque année pour une période de neuf à 12 mois, estime le Dr Saad.Leur qualité de vie en serait améliorée et la facture ne serait pas si élevée, croit-il.Québec n'est pas de cet avis.M.Couillard se base sur les recommandations du Conseil du médicament, a expliqué son attachée de presse, Cathy Rouleau.Pourtant, le Zometa est remboursé en Ontario et en Colombie-Britannique pour le cancer de la prostate.Mme Rouleau invite donc les médecins québécois à présenter de nouvelles données.« Ce n'est pas le rôle du cabinet d'évaluer ce que nous recommande le Conseil du médicament », insiste-t-elle.spécial 13999$ (450) 975-8786 375, boul.St-Martin O., Laval www.fitnessnutritions.com CONSULTATION EN NUTRITION GRATUITE À L'ACHAT D'APPAREILS D'ENTRAÎNEMENT.AB KING PRO VÉLOS RECUMBENT SEG 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Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef .ÉDITORIAL Lemonde selon Martin apratte@lapresse.ca ANDRÉ PRATTE La première question posée au premier ministre Paul Martin, à l'occasion de sa rencontre d'hier avec les journalistes de La Presse, portait sur les relations (plutôt mauvaises) entre son gouvernement et celui de Jean Charest.Après un début de réponse, M.Martin a tenu à porter la discussion à un autre niveau : « Toutes les décisions de mon gouvernement, a-t-il dit en substance, s'inscrivent dans la nécessité de positionner le Canada pour profiter de l'émergence de la Chine et de l'Inde comme puissances économiques mondiales.» Paul Martin a une vision de l'évolution du monde qui tranche avec la politique politicienne et les petites chicanes qui monopolisent l'attention des médias.On pourra l'accuser, sans doute en partie avec raison, de trouver dans cette vision un faux-fuyant.Toutefois sur le fond, le premier ministre a raison.La prospérité future du Canada, de même que son indépendance à l'égard du géant américain, dépendent de notre capacité à tisser des liens avec les deux immenses pays qui vont dominer l'économie planétaire au cours des prochaines décennies.Lorsqu'on lui a rappelé que depuis plusieurs mois, la moitié des Québécois disent aux sondeurs qu'il sont en faveur de la souveraineté du Québec, M.Martin a répondu avec une conviction et une passion qu'on ne lui voit pas souvent afficher, replaçant à nouveau cette question dans le contexte international d'aujourd'hui : « Nous entrons dans un monde de géants, a-t-il expliqué.La Chine, l'Inde, les États-Unis, le Japon, la Russie, l'Europe.C'est à ces géants qu'il faudra tenir tête.Le Canada, grâce à ses ressources naturelles et sa géographie, dispose pour ce faire d'atouts extraordinaires.Pourquoi, comme Québécois, voudrionsnous abandonner cela, nous séparer pour avoir un pays de 8 millions d'habitants ?» Voilà un argument fort pertinent, que les Québécois auraient avantage à méditer, et que M.Martin devrait exposer plus souvent.Paul Martin paraît désormais à l'aise dans ses fonctions, alors qu'on avait l'impression jusqu'à maintenant que le manteau était trop grand pour lui.Il expose des idées claires, maîtrise ses dossiers, et n'évite pas la controverse aussi systématiquement qu'autrefois.On l'a vu la semaine dernière, à New York, alors qu'il a mis en garde les États-Unis contre les conséquences de leur intransigeance dans le dossier du bois d'oeuvre.Il est revenu sur cette question hier, soutenant que « si je froisse quelqu'un parce que je défends le Canada, so be it ! » Au sujet des velléités du Québec de prendre une place plus importante sur la scène internationale, M.Martin a aussi exprimé son point de vue d'une manière étonnamment tranchée : « J'appuie M.Pettigrew à 100 %.Le gouvernement fédéral doit consulter les provinces, mais en définitive, le Canada doit parler d'une seule voix.» M.Martin semble savoir désormais où il va et est en mesure de l'exprimer clairement aux Canadiens.Bravo ! Cela ne lui donne pas raison à tout coup.Ainsi, si nous comprenons sa volonté de préserver l'efficacité de la politique étrangère canadienne, nous nous demandons pourquoi il ne serait pas possible de convenir d'une entente-cadre sur la place particulière du Québec dans ce domaine.M.Martin affirmait d'ailleurs l'an dernier : « Le Québec doit pouvoir s'exprimer (dans les forums internationaux) sur les grands sujets qui le touchent de près.La porte doit lui être toute grande ouverte, sans équivoque.Et elle le sera.» Hier, la porte semblait fermée et verrouillée à double tour.Le premier ministre n'a pas tort de s'opposer à une lecture statique et rigide du partage des compétences entre les ordres de gouvernement au Canada.Tout en s'engageant à respecter les compétences des provinces, il fait une distinction juste entre « les juridictions provinciales et l'intérêt national ».Ainsi, il estime que le développement à travers le pays de services de garde accessibles relève de l'intérêt national, tout en jurant que chaque province pourra se servir de l'argent fédéral à sa manière.Fort bien.Si cela est vrai, pourquoi y a-t-il impasse dans les négociations entre son gouvernement et celui du Québec ?Le Québec ayant déjà développé son réseau de garderies, on voit mal quelles conditions Ottawa pourrait bien lui imposer avant de lui verser l'argent promis.Il est donc réconfortant de voir M.Martin affirmer plus clairement sa vision du monde et du Canada et inscrire l'action de son gouvernement dans cette vision à long terme.Dans plusieurs domaines de la gestion courante cependant, notamment dans les relations entre le fédéral et le gouvernement du Québec, il y a contradiction entre ce que M.Martin dit et ce qu'il fait.Ce sont des contradictions que le premier ministre devra résoudre s'il veut regagner l'appui d'une majorité de Québécois.serge.chapleau@lapresse.ca DROITS RÉSERVÉS LA BOÎTE AUX LETTRES > Pour nous écrire : forum@lapresse.ca Partir de rien, partir pour rien ! Katrina et Rita ont dévasté les projets de vie de milliers d'Américains au sud des États-Unis.L'onde dévastatrice a emporté des vies, des espoirs, un futur, presque une culture.Les survivants recevront l'aide du gouvernement américain pour reconstruire peu à peu le sud du pays.C'est maintenant le Cachemire, le Guatemala et le Mexique qui voient des milliers de vies emportées par les éléments destructeurs.On parle de 30 000 morts juste au Cachemire, un chiffre comparable aux 29 000 enfants africains qui meurent à chaque jour de maladies pouvant être guéries.Outre les couvertures de laine et les quelques centaines de milliers de dollars que le Canada a offerts, il se doit d'innover dans son aide à l'étranger.Une façon de faire, appuyer le microcrédit partout dans le monde, là où les besoins sont les plus criants.Un petit prêt pour les plus pauvres pour leur permettre de reprendre leur vie.Le Canada se doit de montrer l'exemple et d'exiger des grandes banques mondiales un engagement inconditionnel envers cette forme de soulagement de la pauvreté extrême.Il n'y a qu'une façon de voir ces désastres, c'est de les voir comme s'ils avaient emporté les vies de ceux et celles que l'on aime le plus.Comment auriez-vous reçu les couvertures de laine du ministre Pettigrew?Richard Charette Gatineau .Une madame sans intérêt ?Grande interrogation et gros grattage de bobo : estce qu'il y aurait discrimination à l'égard de Pauline Marois parce qu'elle est une femme ?Mais, si elle n'était qu'une madame sans intérêt ?Faudrait-il quand même voter pour elle parce que c'est une femme ?Peu importe les supposées compétences de la dame, elle n'a jamais, que je sache, soulevé les passions, ni en bien, ni en mal, une espèce de Danielle Johnson, quoi.Désolé Madame, et bonne retraite ! Louis Saint-Arnaud .Pas une larme Incroyable ! Des gens se rendent coupables d'un vol à main armée, s'enfuient et provoquent une poursuite policière et il faudrait les traiter avec déférence et courtoisie (un chausson et une chaise à porteurs avec ça ?) C'est en tout cas ce que suggèrent l'attitude et les commentaires de certains journalistes, comme ceux de TVA.Pourquoi faut-il créer systématiquement des polémiques, alors que le bon sens voudrait ici que l'on considère que ces truands, qui semblaient prêts à tuer pour voler, n'ont eu que ce qu'ils méritaient.Oui, bien sûr, l'arrestation a été musclée, mais les policiers n'ont pas administré de raclée à la « pôv'victime », que je sache.Comment doit-on s'y prendre pour immobiliser un truand, fût-ce une femme, qui résiste ou se débat ?La force employée était apparemment adaptée à ce que commandait la situation et même s'il y a eu un léger excès, je ne verserai pas une larme pour cette délinquante.Il serait bon que certains journalistes cessent de se tromper de cible et de perdre leur objectivité au nom du sensationnalisme, sous peine de perdre toute crédibilité.Philippe Riondel Montréal .De sévères sanctions Montréal deviendrait-elle la Louisiane du Québec où les policiers peuvent commettre des crimes sans trop de problèmes ?Avec comme preuve les images qui ont été diffusées à la télé à la suite des événements de mercredi, il devrait y avoir congédiement d'un des policiers impliqués et sévères sanctions pour deux autres.Il faut que des peines exemplaires soient prises contre les policiers abusant de leur pouvoir avant que l'on banalise de telles actions.Que dire à nos enfants après avoir vu cela ?Daniel Allard Saint-Hyacinthe .Un peu de respect ! Mr Costco, « Costco Wholesale Canada Ltd, faisant affaire au Québec sous le nom Les Entrepôts Costco », dit la lettre que vous venez de m'envoyer pour renouveler ma carte de membre.Jusqu'à tout récemment, vos entrepôts s'affichaient sous le nom de COSTCO.Depuis peu, partout au Québec apparemment, c'est COSTCO WHOLESALE.Pas un mot de français.Pourquoi ne pas utiliser COSTCO L'ENTREPÔT pour vos entrepôts québécois, au moment où Radio Shack vient de changer de nom pour La Source ?Je ne doute pas que la loi autorise votre unilinguisme anglais.Je parle simplement ici de respect.PS : By the way, I won't renewmy membership.Mario Fontaine Paul Martin paraît désormaisàl'aisedans ses fonctions, alors qu'on avait l'impression jusqu'à maintenant que le manteauétait trop grand pour lui.OPINION Àpropos de langue et d'argent JEAN DORION L'auteur est président général de la Société Saint-Jean-Baptistede Montréal.Dans La Presse du 11 octobre dernier, un lecteur reproche à l'Office québécois de la langue française d'exiger que Rosemère donne la prédominance au français sur ses plaques indicatrices de rues, ce qui coûtera 60 000$ à la ville.Supposons que M.Gros D'Aillon aurait raison, il se tromperait de cible.Ce ne sont pas les fonctionnaires de l'OQLF qui font les lois.En ce qui concerne les plaques indicatrices de Rosemère, l'OQLF ne fait qu'appliquer la Charte de la langue française, dont l'article 24 exige, en cas d'affichage bilingue, la « prédominance du français », un principe si cher à feu le ministre Claude Ryan qu'il l'avait même étendu à l'affichage commercial.Pour combattre la loi 101 depuis 27 ans, les administrateurs de Rosemère ont dépensé énormément plus que les 60 000 $ déplorés par M.Gros D'Aillon.Ils ont même organisé un référendum local et engagé de longues procédures judiciaires pour maintenir l'affichage bilingue de leur municipalité, qui comptait 16,6% d'anglophones au recensement de 2001.Aucune municipalité du Québec n'est obligée d'afficher dans une autre langue que le français.Après l'adoption de la loi 101 en 1977, les villes avaient cinq ans pour franciser leurs plaques indicatrices des rues.En pratique, l'OQLF s'est montré extrêmement généreux dans l'octroi de nombreuses années de délais supplémentaires.Puisque l'aspect financier des choses est si important pour lui, votre lecteur a-t-il pensé à tout l'argent que les administrateurs de Rosemère auraient pu épargner en appliquant dès le début une loi qu'ils connaissaient parfaitement et en francisant complètement et une fois pour toutes, les plaques indicatrices des rues ?C'est ce qu'a fait Montréal, qui compte bien plus d'anglophones.On ne s'y porte pas plus mal qu'avant.CYBERPRESSE.CA La vraie nature du terrorisme Lisez sur Cyberpresse.ca/opinions un texte de Jean-Charles Chebat et Germain Belzile, professeurs à HEC-Montréal, qui nous expliquent que, depuis le début de la seconde guerre d'Irak, l'essentiel des victimes sont des Irakiens musulmans chiites tués par des terroristes musulmans sunnites, irakiens ou étrangers.MM.Chebat et Belzile précisent : « Nous nous faisons répéter ad nauseam que le terrorisme est l'arme des pauvres qui veulent en finir avec l'occupation étrangère.C'est ce que tous nos pseudo-intellos de notre prétendue gauche reprennent en coeur.Mais en Irak et ailleurs, qui sont les pauvres sinon ceux qui sont assassinés ! Qui sont les étrangers, sinon les compatriotes qui sont de la mauvaise religion et/ou de la mauvaise couleur de peau ! » Lisez et réagissez à ce texte sur : Cyberpresse.ca/opinions PHOTO ARCHIVES, LA PRESSE© En septembre 2004, les premiers ministres se réjouissaient de l'entente conclue sur le financement de la santé, le déséquilibre fiscal ne faisait pas partie du programme du jour.FRANÇOIS LEGAULT L'auteur est députéde Rousseauet porte-parole de l'opposition officielle enmatièrede développement économique et de finances.C'est avec intérêt que j'ai lu les deux chroniques publiées par Alain Dubuc les 30 septembre et 1er octobre derniers sur le déséquilibre fiscal et la souveraineté du Québec.D'entrée de jeu, j'affirme que le déséquilibre fiscal existe et que le fédéralisme coûte cher aux Québécois.Il ne s'agit en rien d'un « mythe » ni encore moins d'un « mensonge ».Les Québécois paient trop d'impôts à Ottawa, alors que le gouvernement du Québec n'arrive plus à financer les services de base à la population en raison entre autres de la croissance des besoins et des coûts en santé.Depuis plus de 40 ans, les fédéralistes québécois n'arrivent pas à faire accepter au reste du Canada des réformes politiques et fiscales qui permettraient au Québec d'assumer pleinement son développement.L'écart entre les gestes unilatéraux d'Ottawa et les rêves de Benoît Pelletier s'accroît chaque jour.Tout indique de plus en plus clairement que la seule façon pour le Québec de mettre fin au sous-financement en santé et en éducation est de rapatrier tous ses impôts et de faire ses propres choix.Bref, de devenir un pays souverain.Tel qu'exposé dans une étude présentée le printemps dernier, les gains financiers de la souveraineté du Québec seraient de l'ordre de 17,1 milliards de dollars sur cinq ans, dont 5,3 milliards de dollars récurrents la cinquième année (1).Alain Dubuc fonde son argumentation sur les données des Comptes économiques provinciaux.Il doit pourtant savoir que les Comptes économiques ne présentent pas un portrait réel des échanges Ottawa-Québec.La commission Bélanger-Campeau \u2014 non partisane \u2014 l'a bien établi, de même qu'une étude sur les finances publiques d'un Québec souverain de l'INRS-Urbanisation.Les chiffres avancés par Alain Dubuc ne sont donc pas fiables.En réalité, les Québécois verseront cette année environ 41,2 milliards de dollars à Ottawa et ne recevront \u2014 avant élimination des chevauchements \u2014 que 40,7 milliards de dollars en services d'Ottawa.Voilà les vrais chiffres.Chevauchements administratifs L'argumentaire d'Alain Dubuc repose sur une fausse prémisse, celle voulant que la marge de manoeuvre d'un Québec souverain dépende uniquement de l'élimination des chevauchements.N'empêche que les coûts résultant des chevauchements administratifs entre les gouvernements du Québec et d'Ottawa représentent des sommes significatives dont Alain Dubuc ne devrait pas sous-estimer l'importance.Selon une évaluation conservatrice, leur élimination permettrait d'économiser 2,7 milliards de dollars par année.Trouve-t-il efficace le fait qu'Ottawa vienne ajouter à chaque année des programmes qui viennent dédoubler des programmes déjà existants à Québec ?Mais la principale motivation pour faire du Québec un pays est de pouvoir établir nos priorités et faire nos propres choix.Or, dans le cadre fédéral actuel, Ottawa dépense sans compter nos taxes et nos impôts alors que le gouvernement du Québec peine à financer les services de base en santé et en éducation.Ottawa tente par tous les moyens de berner les citoyens en éliminant ses surplus afin de démontrer que le déséquilibre fiscal n'existe pas.Paul Martin, annonce même, dans un projet de loi portant sur l'utilisation des futurs surplus, la liste des cadeaux à venir.Le déséquilibre fiscal ne se mesure pas simplement en calculant les surplus du gouvernement fédéral, mais surtout en fonction des impôts et des taxes qu'il perçoit pour assumer ses obligations.Ottawa prélève trop d'impôts et de taxes pour les compétences dont il a la responsabilité, ce qui est à l'origine des abus du pouvoir fédéral de dépenser.Le Conference Board prévoit qu'au cours des prochaines années, les revenus d'Ottawa augmenteront de 4,4 % par année, alors que les dépenses dans ses champs de compétences ne devraient croître que de 2,2 %.En récupérant du gouvernement fédéral des revenus qui croissent plus rapidement que les dépenses qui y sont associées, les marges de manoeuvre prévues d'un Québec souverain iront en augmentant.Et celles-ci pourront être investies en fonction des priorités des Québécois.Le déséquilibre fiscal est bien réel.Il amène le gouvernement fédéral à dépenser de façon inefficace, en multipliant les chevauchements, au détriment de nos vraies priorités comme l'éducation et la santé.Dans le régime fédéral, les Québécois n'en reçoivent pas pour leur argent, mais surtout le Canada dépense mal notre argent.La souveraineté permettrait, entre autres, de mettre fin à ce gaspillage.(1) L'étude sur les Finances d'un Québec souverain est disponible sur les sites www.francoislegault.org et www.pq.org De l'inefficacité d'Ottawa FORUM Le déséquilibre fiscal existe, mais d'où proviennent les surplus?Ottawatentepar tous les moyens de berner les citoyens en éliminant ses surplus afinde démontrerque ledéséquilibre fiscal n'existepas.ALAIN DUBUC COLLABORATION SPÉCIALE M.Legault, Si vous aviez lu mes deux chroniques avec attention, vous sauriez que je n'ai jamais qualifié le déséquilibre fiscal de « mythe » et de « mensonge ».J'ai au contraire consacré une vingtaine de textes sur cette question depuis deux ans, où j'ai exprimé ma conviction que ce déséquilibre existe, qu'il nuit aux provinces, qu'il affecte la qualité des services, qu'il pervertit le processus politique.Ce que je dénonçais plutôt, c'est l'utilisation abusive de ce problème réel par votre formation politique, le fait de présenter les surplus d'Ottawa comme des sommes financées par les Québécois, par notre argent, et à laisser croire que la souveraineté permettrait de récupérer cet argent.Je me permets de citer un extrait d'un texte que vous avez publié dans La Presse, le 22 septembre : « Le déséquilibre fiscal démontre le dysfonctionnement du système fédéral.L'argent est à Ottawa et les besoins à Québec.La souveraineté aurait pour effet de corriger ce déséquilibre et d'allouer les ressources fiscales là où les besoins se font sentir.Il s'agirait d'une évolution positive.À moins que l'on ne préfère que le gouvernement fédéral continue à engranger des surplus.» Mes textes démontraient de façon très claire qu'on ne peut pas faire le lien que vous faites entre le déséquilibre fiscal et la souveraineté.D'abord parce que le surplus budgétaire d'Ottawa ne provient pas du Québec, il est plutôt financé par les provinces riches.Et si le Québec choisissait l'indépendance, il ne pourrait pas mettre la main sur des sommes provenant de l'Ontario et de l'Alberta.Il perdrait irrémédiablement son accès à ce surplus.La récupération du déséquilibre fiscal est donc un débat qui n'est possible que dans le cadre du fédéralisme.Il perd tout son sens si le Québec choisit la souveraineté.J'ajoutais, en utilisant votre propre étude, que les gains de la souveraineté que vous évoquez, le fameux 17,1 milliards, proviendrait non pas de la récupération d'un quelconque surplus mais qu'il « repose essentiellement sur les économies que permettrait l'élimination des chevauchements ».Manque de limpidité Il y a, dans le discours de votre parti, et dans le vôtre, un manque de limpidité qui induit les Québécois en erreur.Je me serais attendu que vous profitiez de cette lettre pour répondre à mon analyse, pour dissiper le malentendu et pour préciser très clairement qu'un Québec souverain ne peut, en aucun cas, mettre la main sur les surplus fédéraux du déséquilibre fiscal.Mais non.Vous avez choisi de nier l'évidence.Et vous affirmez plutôt que « L'argumentaire d'Alain Dubuc repose sur une fausse prémisse, celle voulant que la marge de manoeuvre d'un Québec souverain dépende uniquement de l'élimination des chevauchements ».Mais est-ce que vous vous êtes rendu compte, en écrivant votre lettre, que vous vous contredisez, que les chiffres que vous utilisez infirment vos affirmations et qu'ils confirment ce que j'avance ?« En réalité, écrivez-vous, les Québécois verseront cette année environ 41,2 milliards de dollars à Ottawa et ne recevront \u2014 avant l'élimination des chevauchements \u2014 que 40,7 milliards de dollars en services d'Ottawa.Voilà les vrais chiffres.» Je ne suis pas comptable comme vous, mais je sais additionner et soustraire.Et cette opération simple me permet de conclure, avec vos chiffres, que les Québécois versent 500 millions de plus à Ottawa qu'ils n'en retirent \u2014 pour être bien clairs : 41,2 $ - 40,7 $ = 0,5 $.Ce n'est pas un gros surplus, pas du tout dans l'ordre de grandeur du déséquilibre fiscal.Ce n'est pas ce maigre 500 millions qui donnerait au Québec sa marge de manoeuvre.Et je poursuis, avec votre propre étude \u2014 pour précision, à la page 40, au tableau 20.Sur les 17,1 milliards de gains que permettrait la souveraineté sur une période de cinq ans, une somme de 10,7 milliards, soit presque les deux tiers, proviendrait des économies que permettrait l'élimination des chevauchements.Je ne l'ai pas inventé, ce sont vos chiffres.Ce sont ces économies potentielles qui vous donnent l'essentiel de votre marge de manoeuvre.Pourquoi essayer de le nier, comme vous le faites ?Je me permets une hypothèse.Il est politiquement plus facile de faire miroiter des gains qui reposent sur la récupération d'un « moton » qui nous attend, que d'annoncer aux citoyens que les gains de la souveraineté reposeront sur une opération de restructuration très difficile, impossible sans sacrifices et sans mises à pied massives.Et tant que les yeux sont fixés sur le déséquilibre fiscal, l'attention porte moins sur les détails de votre étude, sur les hypothèses parfois fragiles qui vous ont permis d'en arriver à un surplus de 17 milliards.COURRIEL Pour joindre Alain Dubuc adubuc@lapresse.ca .QU'EN PENSEZ-VOUS ?forum@lapresse.ca Non, de l'Ontario et de l'Alberta La récupérationdu déséquilibre fiscal est undébat qui n'est possible quedans le cadredufédéralisme.VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?forum@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 Assaut rebelle dans le Caucase russe Un commando s'est attaqué à la capitale de la République de Kabardino-Balkarie D'APRÈS AFP ET AP NALTCHIK, Russie \u2014 Des dizaines d'hommes armés ont lancé hier une opération commando à Naltchik, la capitale de la République russe de Kabardino-Balkarie, dans le Caucase, attaquant des bâtiments des forces de l'ordre et lançant un défi au Kremlin qui ne parvient pas à éliminer les métastases du conflit tchétchène.Le président russe Vladimir Poutine a ordonné le blocage de la ville de 300 000 habitants et l'élimination de toute personne portant des armes et opposant une résistance, a annoncé le premier adjoint du ministre de l'Intérieur, Alexandre Tchekaline, cité par Interfax.« Cet ordre du président sera appliqué », a-t-il ajouté.L'attaque, menée par 100 à 300 combattants armés, a visé simultanément, à 9h du matin, trois commissariats de police, les sièges locaux du ministère de l'Intérieur et du Service fédéral de sécurité (FSB), ainsi qu'une armurerie.Quelques heures plus tôt, les assaillants avaient tenté d'attaquer l'aéroport, mais avaient été repoussés.Tous les vols ont été annulés, selon les médias Des combats de rue ont suivi et fait au moins une soixantaine de morts, dont des responsables des forces de l'ordre et des civils, et plus d'une centaine de blessés.Le président de la Kabardino- Balkarie, Arsen Kanokov, a fait état de 62 tués \u2014 50 assaillants et 12 habitants de la ville.Plus tard, le ministère local de l'Intérieur annonçait au moins 61 tués parmi les combattants, et 17 arrestations.Bilans invérifiables Le vice-procureur général de Russie, Vladimir Kolesnikov, a annoncé pour sa part la mort de « 12 membres des forces de l'ordre et 12 civils ».Les responsables hospitaliers parlaient d'un nombre de blessés compris entre 115 et 150.Des bilans impossibles à vérifier immédiatement, d'autant que les échanges de tirs se poursuivaient en fin de journée autour de deux « foyers », un commissariat et un magasin dans lesquels une poignée de rebelles se seraient réfugiés et auraient pris quelques otages.Des renforts ont été dépêchés et des hommes des forces spéciales continuaient à s'activer près du siège du FSB.Des hélicoptères survolaient la ville.Près du commissariat no 1, où les combats étaient terminés, quatre corps d'assaillants gisaient par terre, non loin de deux carcasses de voitures brûlées.Selon le ministère des Situations d'urgence, les bureaux de l'institution pénitentiaire avaient été assiégés.Une école semble avoir été attaquée.Un instituteur a affirmé que les élèves avaient été évacués de l'école no 5 de Naltchik.D'après les agences de presse russes citant des responsables, la situation revenait à la normale en fin de journée.Cette opération rebelle est la dernière d'une série d'attaques qui, depuis plus d'un an, déstabilisent tout le Caucase russe, et non plus la seule Tchétchénie où les troupes fédérales sont à nouveau déployées depuis octobre 1999.Attaque revendiquée Le Kremlin assure régulièrement que la situation se « normalise » dans le Caucase, mais enlèvements, rafles et attaques diverses s'y sont multipliés, touchant le Daguestan, l'Ingouchie ou la Kabardino- Balkarie.L'assaut, que les autorités régionales ont attribué aux islamistes radicaux, a été lancé au nom des séparatistes tchétchènes, a affirmé un site Internet proche des indépendantistes, assurant avoir reçu une revendication.« Des détachements du Front caucasien, partie intégrante des forces armées de la République tchétchène d'Itchkérie (nom de la Tchétchénie indépendante), dont l'un des détachements de choc est le Djamaat Yarmouk de Kabardino- Balkarie, sont entrés dans la ville », a relevé le communiqué cité par le site Kavkaz-Center, considéré comme la voix du chef rebelle Chamil Bassaïev, Les « combattants» de Iarmouk ont été mis en cause directement par le président de Kabardino-Balkarie, qui les a qualifiés « d'extrémistes religieux ».Iarmouk avait été la cible d'une importante opération des forces de sécurité en janvier 2005.Un mois auparavant, une attaque attribuée à Iarmouk avait visé l'antenne de l'agence de lutte contre le trafic de stupéfiants.Les assaillants avaient saisi un important arsenal.LA GANGRÈNE Lemouvement séparatiste tchétchène s'est fondu dans l'extrémisme islamiste depuis 10ans, gagnant l'ensemble du Caucase russe.La Kabardino-Balkarie est l'une des sept républiques caucasiennes faisant partie de la Fédération de Russie, avec la Tchétchénie, le Daguestan, l'Ossétie du Nord, l'Ingouchie, l'Adyghée et la Karatchaïevo- Tcherkessie.Elle compte 800 000 habitants, dont 45% de Kabardes, un peuple turc islamisé, et 35%de Russes.Des attentats ont lieu régulièrement au Daguestan.L'Ossétie du Nord et l'Ingouchie ont subi des attaques massives s'apparentant à celle de Naltchik.La meurtrière prise d'otages de l'école de Beslan il y a un an est encore dans toutes lesmémoires: 330 personnes, dont une moitié d'enfants, périrent lors de l'assaut des forces de l'ordre.Naltchik se trouve à une centaine de kilomètres au nord-ouest de Beslan.PHOTO EDUARD KORNIENKO, REUTERS L'attaque d'un commando rebelle contre la ville de Naltchik, la capitale de la République russe de Kabardino-Balkarie, dans le Caucase, a fait au moins une soixantaine de morts, dont des responsables des forces de l'ordre et des civils, et plus d'une centaine de blessés.Cette opération rebelle est la dernière d'une série d'attaques qui, depuis plus d'un an, déstabilisent tout le Caucase russe, et non plus la seule Tchétchénie.lllllllllllllll JOONEED KHAN Sa cote de popularité au plus bas dans les sondages, le président états-unien George W.Bush s'est livré hier à une opération médiatique avant le référendum samedi sur la Constitution irakienne, en s'entretenant depuis la Maison-Blanche par vidéoconférence avec un groupe de soldats américains et irakiens.La branche irakienne du réseau Al-Qaeda rejetait entre-temps comme un faux la lettre imputée au no 2 de l'organisation, Aymane Al-Zawahiri, et mise en ligne mercredi sur le site Web du Service de renseignement de l'armée états-unienne que dirige depuis peu John Negroponte, ancien ambassadeur des États- Unis à Bagdad (www.dni.gov).Dans cette lettre présumée, datée du 9 juillet et adressée à Abou Mousab Al-Zarqaoui, chef d'Al-Qaeda en Irak, Zawahiri affirme que les Américains pourraient quitter l'Irak de manière précipitée dans un scénario ressemblant au Vietnam, et que les islamistes doivent se tenir prêts à prendre le pouvoir.« L'Organisation d'Al-Qaeda annonce que ces allégations sont fausses et sans fondement », écrit le groupe de Zarqaoui dans un communiqué publié sur un site islamiste.Les propos « sont seulement fondés sur l'imagination des politiciens à la Maison Noire (Blanche) et de leurs esclaves », ajoute l'organisation, en allusion aux responsables irakiens.« Cela témoigne du niveau de faillite que les infidèles ont atteint », ajoute le groupe, en appelant les « musulmans à ignorer une telle propagande ».L'authenticité du communiqué, comme celle de la lettre, ne peut être établie.Le show de Bush « Merci de prendre un moment sur votre emploi du temps chargé pour que je puisse vous parler un peu », a déclaré hier Bush, accoudé sur son pupitre devant un écran où apparaissaient 10 soldats états-uniens et un irakien.Ceux-ci, triés sur le volet, se trouvaient à Tikrit en Irak, fief de l'ex-dictateur Saddam Hussein.« Je veux que vous sachiez que votre mission est essentielle pour réaliser la paix.Protéger l'Amérique est l'un de mes devoirs les plus sacrés », a affirmé Bush.Le soldat irakien présent a déclaré au président américain : « Merci, merci pour tout.Je vous aime.» Les Irakiens votent demain sur une Constitution.Si elle est adoptée, suivront en décembre des élections générales pour un Parlement permanent.Ce processus devrait ouvrir la voie à un retrait des 150 000 soldats états-uniens d'Irak.Mais pour les Irakiens, cela pourrait signifier un autre référendum constitutionnel en avril 2006 car le texte proposé demain est loin d'être final.Selon un sondage publié hier par le Wall Street Journal et la télévision NBC, une majorité d'Américains (51 %) considèrent désormais que renverser Saddam Hussein ne justifiait pas le coût humain et financier du conflit.« Soutien fantastique » La popularité de Bush est, selon ce sondage, au plus bas depuis le début de sa présidence en janvier 2001, à 39 % d'opinions favorables.Le nombre de GI en Irak devrait être réduit après les élections de décembre, selon 58 % des personnes interrogées.« Vous jouissez d'un fantastique soutien ici et personne n'est plus fier de vous que moi », a affirmé Bush aux soldats, dont les commentaires semblaient avoir été répétés à l'avance.Spirale de violence La violence n'a pas faibli à l'approche du référendum, les attaques ayant fait plus de 90 morts en trois jours.Six Irakiens, dont trois policiers, ont été tués hier dans des attentats, et l'armée américaine a annoncé la mort d'un de ses soldats dans une attaque.Les 10 000 détenus non inculpés dans les prisons irakiennes et celles gérées par les États- Unis ont commencé à voter hier, de même que les personnels et les patients des hôpitaux.Saddam Hussein n'a pas voté, a indiqué une source irakienne.Le gouvernement irakien a annoncé des mesures strictes pour le référendum, incluant la fermeture des frontières, l'extension du couvrefeu, l'interdiction des vols civils et de port d'armes pour les civils, et l'arrêt de la circulation entre les provinces.Avec AFP, AP, Reuters Alertnet, Al-Jazira, BBC D'APRÈS AFP LONDRES \u2014 Le Parlement britannique a adopté hier une proposition gouvernementale interdisant 15 organisations « terroristes» que Londres accuse d'être liées à Al-Qaeda.Le texte, adopté au cours d'une procédure d'urgence, entre en vigueur dès aujourd'hui.La secrétaire d'État aux Affaires intérieures, a affirmé que ces organisations ont des liens avec Al-Qaeda et représentent un danger.L'appartenance, le recrutement, le financement et le soutien à ces organisations seront considérés comme des délits, en vertu du texte adopté par les députés et les lords.Ces 15 organisations s'ajoutent à une première liste de 25 organisations internationales déjà interdites en vertu de la loi antiterroriste de 2000, portant leur total à 40.Parmi ces organisations figurent le Groupe islamique combattant marocain (GICM) et Ansar al-Sunna (« Les Partisans des préceptes du Prophète »), lié au réseau terroriste Al-Qaeda, qui a revendiqué de nombreux attentats en Irak.Le GICM est soupçonné d'être lié aux attentats de Madrid (191 morts en mars 2004) et de Casablanca (45 tués en mai 2003).La police britannique n'a pas établi de lien entre les attentats du 7 juillet à Londres (56 morts) et une organisation précise.MONDE Londres interdit 15 organisations «terroristes» Opération médiatique de Bush avant le référendum irakien Les détenus, les patients et personnels des hôpitaux ont commencé à voter Le soldat irakien présent à la vidéoconférence de Bush a déclaré au président américain : « Merci, merci pour tout.Je vous aime.» LE TOUR DU GLOBE CHILI Général assassin ?Le général chilien Eduardo Aldunate, commandant en second de la force militaire de l'ONU en Haïti, a nié hier être lié à l'assassinat du diplomate espagnol Carmelo Soria, séquestré en 1976 par des agents de la dictature de Pinochet.La fille du diplomate, Carmen Soria, a affirmé mardi que le militaire était lié à la brigade Mulchen, responsable de la séquestration et de l'assassinat de son père en juillet 1976 à Santiago.Elle demande le rappel du général pour qu'il soit entendu par le juge chargé de l'enquête sur ce crime.La fortune accumulée par l'ex-dictateur Augusto Pinochet, découverte il y a un an sur des comptes secrets à l'étranger, s'explique par la vente illégale d'armes, a indiqué hier le Conseil de défense de l'État (CDE), qui a les pouvoirs d'un procureur et représente les intérêts du gouvernement chilien.d'après AFP HAÏTI Polémique électorale Une vive polémique secoue Haïti sur la nationalité des candidats aux prochaines élections présidentielle et parlementaires, après la réintégration d'un Américain d'origine haïtienne malgré l'opposition du gouvernement.Le premier ministre Gérard Latortue, qui a annulé un déplacement à Madrid en raison de la crise, a annoncé la création d'une commission pour régler la question.« On raconte que certains candidats sont belges, canadiens, américains.C'est pourquoi cette commission a été créée », pour que «les institutions et les lois du pays soient respectées », a déclaré Latortue en conférence de presse.Selon la Constitution, une personne ayant renoncé à la nationalité haïtienne en acquérant une autre nationalité ne peut pas accéder à certaines fonctions étatiques.d'après AFP VENEZUELA Évangéliques expulsés Le président Hugo Chavez a ordonné l'expulsion de missionnaires évangéliques du mouvement « Nouvelles Tribus », venant des États-Unis et installés dans des zones peuplées d'indigènes.Citant un rapport militaire et une vidéo, Chavez a accusé ces évangéliques d'envoyer « des informations stratégiques » et de collaborer avec la CIA.« Ce sont des appendices de l'impérialisme.Nous ne voulons pas de « Nouvelles Tribus » ici.Il y en a assez de la colonisation », a lancé Chavez.Il a annoncé sa décision mercredi, lors d'une cérémonie à l'occasion du « Jour de la résistance indigène » dans les Amériques.d'après AFP Le drame de Santiago Atitlan: 1400 cadavres sous la boue FRÉDÉRIC FAUX COLLABORATION SPÉCIALE SANTIAGO ATITLAN, Guatemala \u2014 La maison de Virgilio Perez Saqic était parmi les plus hautes de Panabaj, sur les pentes du volcan Atitlan.Quand l'eau et la terre sont descendues de la montagne, le 5 octobre, à 2 h du matin, le paysan tzutuhil de 23 ans a été le premier à être réveillé par un énorme rugissement.Il était trop tard.« Ma femme et mon bébé ont été emportés.Je n'ai eu la vie sauve que grâce à un arbre qui a retenu ma jambe », raconte- t-il.Plus d'une semaine après le drame, Virgilio est là, grattant sans conviction la nappe de boue durcie qui a recouvert Panabaj.Une gangue nauséabonde d'où émergent parfois un mur, un tronc, ou d'énormes rochers.La commune de Santiago Atitlan, au bord du lac Atitlan, a été la plus touchée par la tempête Stan qui s'est abattue pendant cinq jours sur le Guatemala.Ses hameaux de Sajchaj, Pachicaj et Xechiboy sont dévastés.Les recherches y ont été abandonnées mardi, et les 1400 disparus sont considérés comme morts, laissant les familles désemparées.La tradition indienne, qui veut qu'un corps soit veillé par les proches et mis en terre 24 heures après le décès, n'a pu être respectée.Faute de terrains disponibles ailleurs, certains veulent reconstruire leurs maisons au même endroit, malgré les risques sanitaires.D'autres, comme Virgilio, préfèrent transformer le site en cimetière, et partir, à tout prix.Mais pour aller où ?Tensions mises au jour En noyant les Tzutuhils sous la boue du volcan, le glissement de terrain a mis au jour les tensions, innombrables, qui tiraillent le village indien.À Panabaj, où la majorité des maisons étaient en tôle ou en bambou, vivaient les plus pauvres de la commune.« Un bon lopin de terre, cela coûte cher, explique Pedro Esquina, membre du Comité national indien et paysan.Alors ceux qui n'ont pas les moyens se sont installés là, loin du bourg, dans un endroit moins sûr ».Le maire de Santiago Atitlan, Diego Esquina, a des problèmes plus urgents à régler.Les églises et les écoles, où se sont installés quelque 2000 sinistrés, devront être libérées au 21 octobre, et personne ne sait encore ce que deviendront les blessés et les orphelins.L'élu a suggéré une solution, pour le long terme : « Il y a près du village quelques grandes propriétés, assure-t-il.Le gouvernement doit les racheter, et les mettre à disposition des sans-abri.» La proposition a soulevé à la fois l'espoir.et le scepticisme.Car les Tzutuhils, qui parlent très peu l'espagnol, et qui militent dans leurs propres organisations, sont depuis toujours opposés aux autorités.Cette résistance culturelle leur vaut la faveur des touristes, mais elle se heurte aux vues de l'État guatémaltèque, où les Indiens sont pourtant majoritaires.Aucune aide de l'État « Les cinq premiers jours après la catastrophe, nous avons reçu des vivres d'associations et de commerçants tzutuhils, mais pas du gouvernement, rappelle Rodolfo Procop, membre d'un groupe de défense des droits indigènes.La vérité, c'est qu'il se fout de ce qui peut nous arriver.» Les Tzutuhils ne semblent même plus compter sur les secours de l'antique culte maya, mélange de tradition et de catholicisme qui n'a jamais eu les faveurs du curé.Un simple coup d'oeil sur l'autel de la confrérie San Felipe, l'une des sept du village, suffit à comprendre pourquoi : le local minuscule, au plafond décoré de guirlandes en plastique, est saturé par le parfum des copeaux de résine et des bougies posées à même le sol.Trois statues naïves de saints, crucifiés, sont appuyées contre le mur, symbolisant les forces de la nature qui contrôlent les volcans alentour.« Les trois Batz et les trois Tzis les tiennent avec trois cordes, explique Francisco Coquix Xicay, le responsable de la confrérie.C'est l'une d'entre elles qui a lâché.» Ce jeune homme de 29 ans, qui ne parle pas espagnol, ne met pas cette « rupture » spirituelle sur le compte de la pauvreté, ou du gouvernement.La faute, explique-t-il dans sa langue, revient aux Tzutuhils : « Ils n'ont pas accompli les rites destinés à apaiser la nature.Ils ont préféré rejoindre les églises évangéliques, où l'on insulte les saints, où l'on méprise les bougies.» Plus de 30 chapelles chrétiennes se disputent les âmes de Santiago Atitlan.«À travers cette catastrophe, c'est une leçon qui nous est donnée », conclut-il.Pour ceux qui n'en seraient pas convaincus, le religieux aux pantalons troués se contente de montrer le paysage alentour : isolé entre deux coulées de boue qui ont détruit les maisons et les cultures, le hameau de la confrérie San Felipe a été épargné.« comme par miracle ».MONDE PHOTO D'ARCHIVES AFP La commune de Santiago Atitlan, au bord du lac Atitlan, a été la plus touchée par la tempête Stan qui s'est abattue pendant cinq jours sur le Guatemala.À Panabaj (notre photo), où la majorité des maisons étaient en tôle ou en bambou, vivaient les plus pauvres de la commune.Après la tempête Stan au Guatemala PHOTO D'ARCHIVES REUTERS Manifestation électorale en Haïti.Les Tzutuhils, qui parlent très peu l'espagnol, et militent dans leurs propres organisations, sont depuis toujours opposés aux autorités, une résistance qui leur vaut la faveur des touristes, mais qui se heurte aux vues de l'État, où les Indiens sont pourtant majoritaires.PHOTO D'ARCHIVES REUTERS Le président du Venezuela Hugo Chavez.Ils ont le coeur à la fête ! Et vous ?2005 Toronto, ON Victoria, BC Algonquins of Pikwàkanagàn, ON Annapolis Royal, NS Saint-Jean-Port-Joli, QC 2004 Regina, SK Kelowna, BC Owen Sound, ON Powell River, BC Lethbridge, Canmore, Drumheller & Crowsnest Pass, AB & Fernie, BC 2003 Vancouver, BC Red Deer, AB Thunder Bay, ON Caraquet, NB Rivière-du-Loup, QC À vous de jouer ! 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