La presse, 26 février 2006, C. Arts et spectacles - Radar
[" CÉLÉBREZ LE PRINTEMPS AVEC LE MAGAZINE RICARDO EN KIOSQUE MAINTENANT Cuisinez avec Ricardo, du lundi au vendredi, 11 h, sur les ondes de Radio-Canada TÉLÉVISION RÉJEAN TREMBLAY LE SPORT, LA TÉLÉ.ET LA VIE UN TEXTE DE JEAN BEAUNOYER À LIRE EN PAGE 7 LONGUE VIE AUXALLUSIFS PAGE 13 OUPS UNE SEMAINE DE RELÂCHE EN FOLIE PAGES 8 ET 9 LECTURES DANY LAFERRIÈRE, ÉCRIVAIN DU MONDE PAGE 11 TECHNO DES JOUETS TECHNO AVANT L'ÉCOLE PAGE 10 IL Y A TANT DE SOIRÉES, DE CÉRÉMONIES ET DE GALAS QU'ON SE DEMANDE SI LE PUBLIC PEUT RECONNAÎTRE TOUS LES TROPHÉES QUI LEURS SONT RATTACHÉS.MAIS, PLUS ENCORE, SOMMES-NOUS CAPABLES DE LES CRITIQUER ?À LIRE EN PAGES 2 ET3 LESTROPHÉES SUR LE TAPIS ROUGE IULLUSTRATION PHILIPPE TARDIF, LA PRESSE© DANY LAFERRIÈRE ARTS ET SPECTACLES HUGO DUMAS > DANS MA TÉLÉ hdumas@lapresse.ca Voir des étoiles à Los Angeles LOS ANGELES \u2014 En ce glorieux vendredi matin ensoleillé, me voilà confortablement attablé à la terrasse du Coffee Bean & Tea Leaf, qui surplombe la fameuse Sunset Strip à Hollywood.L'ordinateur portable?Il fonctionne très bien, merci.Le café ?Mmmm.Encoreplus savoureux quand il est dégusté en plein air.Mapérilleusemission aujourd'hui?Voir des stars dans leur habitat naturel et traquer la vedette quand elle sort pour son extragrand café au lait de soja écrémé, frappé, renversé, brassé, mais sans mousse, s'il-vous-plaît.Jusqu'à présent, pas de veine.La vedette se laisse désirer.Pourtant, le Château Marmont, ce célèbre hôtel qui sert de refuge à toute la jeunesse dorée de Hollywood, se trouve quelques coins de rue plus loin.Rien à faire.Pas de Lindsay Lohan, ni de Britney Spears, ni de Jack Osborne en vue.Premier constat, donc : la vedette ne court pas les rues.En une semaine à Los Angeles, je n'ai croisé que deux stars sur le vif, comme dans une émission du Canal D : Jason Bateman et Ricky Gervais.OK, le mot « star » est sans doute un brin exagérédans le cas de Jason Bateman, un acteur de série Ddont la carrière a ressuscité grâce à la désopilante sitcom Arrested Development.Manque de pot pour Bateman : Fox vient d'annuler son émission.N'empêche, Bateman souriait à pleines dents quand un fan lui a quémandé un autographe.Il s'est ensuite engouffré dans un gros VUS.Quant à Ricky Gervais, l'horrible David Brentdans The Office, il attendait l'ascenseur avec un air de boeuf si impressionnant que personne n'a osé le saluer.Et il n'a même pas bronché quand huit starlettes, en routevers les auditions d'unvidéoclip de hip hop au 12e étage, lui ont filé sous le nez.Deuxième constat : deux vedettes captées sur le vif en six jours, ça ne constitue pas un tableau de chasse tellement impressionnant.Non, attendez.Le compte augmente si j'ajoute à la liste le rappeur Jay-Z (sans Beyoncé, malheureusement), Eva Longoria (elle est mi-nus-cule) et Brittany Murphy, tous aperçus jeudi soir dans un resto où Fox avait organisé une fête.Rajoutez au lot l'excellent Kiefer Sutherland, mieux connu en tant que Jack Bauer dans 24 heures chrono, ainsi que toutes les autres similivedettes que j'ai interviewées cette semaine, on arrive peut-être à trois ou quatre pages d'un Us Weekly.D'ailleurs, exclusif, exclusif, La Presse a été le seul média écrit du Canada à pouvoir visiter le plateau de tournage de 24, en banlieue de Los Angeles.Le CTU est exactement comme vous le voyez à la télévision.Et les vidéotéléphones qu'utilisent Edgar et Chloé dans l'émission fonctionnent réellement.On vous raconte tous les détails bientôt.En terminant, un gros merci pour les nombreux courriels concernant le dossier publié la semaine dernière sur les coûts des séries de fiction au Québec.Lemessagedu«comptable masqué » était particulièrement intéressant.On reviendra sur le sujet, ah, ça oui, comme on dit dans Le Coeur a ses raisons.Olivier, Jutra, Oscar et Artis (jadis remis au gala Metro Star, rebaptisé gala Artis) restent encore à distribuer dans le long marathon des galas télévisés.À la très sérieuse manière des critiques de mode, nous avons demandé à des spécialistes leur opinion sur les plus célèbres silhouettes de statuettes d'ici et d'ailleurs.Et les gagnants sont.CHANTAL GUY ET ALEKSI K.LEPAGE Et les gagnants sont.PHOTOS, LA PRESSE©, PC, REUTERS Laissant de côté le flou et l'abstraction, contrairement à la majorité des concepteurs de trophées, l'artiste Gigi Perron, qui ne s'est jamais tenue très loin des universdelabandedessinée, aoffert au gala de l'humour un portrait à la fois bouffon et touchant de l'immense Olivier Guimond, tout à fait reconnaissable sur cette jolie statuette.LA POLICEDUDESIGN : simplicité, émotion, naïveté.C'est amusant, car il a l'air fait en pâte à modeler.Ondirait de l'artisanat avec son petit côté Saint-Jean-Port-Joli.Comme une référence à nos racines, sans que ce soit copié sur les Américains.Touchant, aussi, parce qu'il représente bien Olivier Guimond tout en restant respectueux.GUY A.LEPAGE : un trophée très laid à la télé.On dirait un petit caca gelé.Et pourtant, « en personne », c'est un très bel objet.MADAMETOUT-LE-MONDE: adorable.Est-ce qu'il vont en faire en peluche?COTE: Olivier Gala Les Olivier (Humour, Québec) Créé en 1976 afin de célébrer l'excellence du cinéma français, cet objet insolite est une invention du sculpteur marseillais César Baldaccini (dit César, tout simplement), artiste assimilé au mouvementdu«nouveauréalisme » et qui s'est beaucoup amusé au cours desacarrière d'artisteàfouiller dans la ferraille et autre détritus industriels de notre société de consommation.LA POLICEDUDESIGN : très original, on adore.On offre aux gagnants une oeuvre d'art, on ne sent pas la commande commerciale.Un peu comme si on avait fait une miniature d'un Riopelle.C'est en même temps irrévérencieux; on le voit une fois et on ne l'oublie pas.Mais il faut une certaine culture pour comprendre son origine, car il faut connaître le créateur César, qui a utilisé de vieilles voitures comme matériau.GUY A.LEPAGE : l'expression « je vais te gosser un trophée » s'applique très bien ici.MADAMETOUT-LE-MONDE: on dirait un char écrapouti.COTE: César La Nuit des Césars (Cinéma, France) Le cosmonaute inconnu, image récurrenteàMTVdans lespublicités et les logos autopromotionnels, devient une petite sculpture cool et rétro ; on dirait un jouet de l'ère atomique, une figurine decollection (malheureusement non articulée), à l'image des jeunes générations.« I've got my MTV ! » (« J'ai mon MTV !»), souvent crié par les gagnants, est passé dans les moeurs de l'événement, comme un pied de nez à toutes les cérémonies sérieuses.LA POLICEDUDESIGN : connectésurlaculturedesjeunes et loin de l'académisme.C'est sans prétention, comme l'événement, où les vedettes ne portent pas la robe du soir.Très efficace.GUY A.LEPAGE : j'ai vu le même chez Dollorama.Je ne l'ai pas acheté.MADAMETOUT-LE-MONDE: IWANT MY MTV ! COTE: Moon Man MTV Video Music Awards (Musique, États-Unis) Créé en 1929par Cedric Gibbons, grand amoureux d'Art déco et directeur artistique émérite des studiosMGM, le trophée sans nom aurait étépar après baptisé suivant le commentaire d'une certaine Margaret Herrick, laquelle trouvait que le personnage ressemblait à son oncle Oscar.C'est du moins la version officielle de la légende.Bette Davis a déjà revendiqué l'invention du nom, qu'elle aurait trouvé en se rappelant un Oscar parmi ses ex-maris.LA POLICEDUDESIGN : design classique des années 20, 30.C'est devenuune icône, un intouchable comme la statue de la Liberté.Ce qu'on aime moins, c'est lorsqu'ils le reproduisent 20 pieds de haut en styromousse doré, genre colonnes grecques.Avez-vous vu le décor cette année ?C'est laid ! GUY A.LEPAGE : j'en ai vu un « en personne » la semaine passéeà Hollywood.Honnêtement, c'est un trophée très laid et très quétaine.MADAMETOUT-LE-MONDE: mon dieu ! C'est un Oscar ! UN VRAI! COTE: Oscar Academy Awards (of Merit) (Cinéma, États-Unis ) Il faut dire LA Félix puisque le personnage représenté est une femme, dans l'une des plus décentes positions du yoga (celle du lotus).Créé par le sculpteur Marc-André Parisé en 1978, ce fétiche devait représenter quelque chose comme l'avènement d'une ère nouvelle, la rencontre des cultures et des continents, d'oùson premier nom, Orient-Express.D'un commun accord, les gens de l'ADISQ ont rebaptisé lastatuette Félixen 1979, en hommage à Félix Leclerc.LA POLICEDUDESIGN : massif et lourd, il a l'air prestigieux, on dirait bien un trophée, pas une sculpture.Les lignes sont belles, le socle est bien intégré.GUY A.LEPAGE : le trophée qui se garnotte le mieux, fiez-vous sur moi ! MADAMETOUT-LE-MONDE: on dirait un Oscar en position yogique.COTE: Félix Gala de l'ADISQ (Musique, Québec) En 1999, feu Charles Daudelin, l'un de nos grands sculpteurs, fêté à l'Expo 67 et dont on peut encore admirer les expériences formelles au Palais de justice, au Palais des congrèsetjusqu'àlaplacedu Québec àParis, a créé cetrophée, debronze et de laiton (et de sept livres !) en hommage, évidemment, aucinéaste Claude Jutra.Daudelinaégalement créé ce monument haut de deux mètres, dont le trophée est une sorte de modèle réduit, qui trône aux coins des rues Prince-Arthur et Clark, dans un petit square justement nommé Claude-Jutra.LA POLICEDUDESIGN : ça ne fait penser ni à Claude Jutra, ni au cinéma, ça ne va nulle part.On dirait un truc de bière pression dans les bars.GUY A.LEPAGE : j'en ai juste un et je le dédie à Aleksi K.Lepage, qui a détesté mon film.MONSIEURTOUT-LE-MONDE: oùest-cequ'onmet les batteries ?COTE: Jutra Soirée des Jutra (Cinéma, Québec) LA POLICE DU DESIGN Barbara Jacques, Gilles Legault et Francis Turgeon de Feu sacré design believers, spécialisés en identité de marque.Lauréats du Grand Prix 2006 de la catégorie Logotype du concours Grafika.LA STAR MULTIRÉCOMPENSÉE Guy A.Lepage, animateur de Tout le monde en parle.En plus d'avoir reçu un nombre impressionnant de trophées au cours de sa carrière (Gémeaux, Félix, Artis, Jutra, etc.), il en a aussi donné plusieurs (il en a même lancé un) en tant qu'animateur du gala de l'ADISQ.MONSIEUR ET MADAME TOUT-LE-MONDE Chantal Guy et Aleksi K.Lepage.NOSJUGES PHOTO REUTERS Eva Longoria ARTS ET SPECTACLES TÉLÉSCOPE \u2014Isabelle Massé LUNDI RÉSUMÉ DES J.O.DE TURIN SRC 19h30 368000 À19h30, Rumeurs attire habituellement deux fois plus de téléspectateurs.Àla même heure, Le Coeur a ses raisons, à TVA, a décroché son deuxième résultat de la saison (1 444 000).UN HOMME MORT TVA 21h 1 046 000 Même en reprise, le premier épisode de la télésérie de Fabienne Larouche est millionnaire ! Est-ce à cause du jeu Un homme mort sur Internet ou parce que l'intrigue est tarabiscotée ?MARDI LOFT STORY TQS 19h 962 000 Lemeilleur auditoire de la quotidienne, cette saison.Lemardi, les téléspectateurs apprennent quels lofteurs sont soumis au ballottage et risquent de quitter le loft le dimanche.MERCREDI LA POULE AUX OEUFS D'OR TVA 19h30 1 283 000 Louis se trouve des colocs et les cotes d'écoute de la comédie de vie des Mecs comiques remontent.CONTACT T.-Q.22h 5000 Résultats décevants pour l'émission de grandes entrevues de Stéphan Bureau.La diffuser pendant les bulletins de nouvelles de Radio-Canada et TVA n'est peut-être pas une bonne idée.JEUDI ONN'APASTOUTELA SOIRÉE TVA 19h 986000 La visite des coulisses de l'émission d'Éric Salvail est plus populaire que les portions EN PROLONGATION de son émission diffuséesmardi et mercredi.MUCH REGRETS John Martin, le «père du vidéo rock au Canada», est décédé la semaine dernière.Il avait 57 ans.Ancien paysagiste et homme de radio, Martin fut le premier à utiliser le clip comme matière première dans une émission de télé.C'était à l'émission New Music en 1979.Grand fan de la revue Rolling Stone, il était convaincu qu'on pouvait faire un magazine de rock à la télé, en abordant la musique de façon sérieuse et «journalistique».En 1984, Martin a rejoint Moses Znaimer comme directeur des programmes dans l'aventure Much Music.Après un départ confidentiel, la chaîne de clips rejoignait plus de 5 millions de téléspectateurs en 1989.Martin a réalisé le documentaire The Genius of Lenny Breau en 1999.Il travaillait depuis quelques années pour la station numérique iChannel.Cette schizophrénique création bronzée de l'artiste canadien Scott Thornley pèse trois kilos et veut illustrer, si on lit bien ses formes, la bonne entente dans la dualité, et ainsi réconcilier l'illusion à la réalité, la libre création à l'artisanat, la conception à la technique.Enfin, ilcélèbretouslesgensdelatélévision, del'éclairagisteauproducteur.Aussi, le trophée, fabriqué en 1986, rend hommage au biculturalisme canadien « from unocéanà l'autre coast ».LA POLICEDUDESIGN : la dualité est évidente, il y a deux profils, positif et négatif.Il y a une intelligence dans le concept, un petit côté Dali.De plus, il est à l'échelle de la tête humaine.Reconnaissable pour le public.GUY A.LEPAGE : le seul trophée qui est vide à l'intérieur.Qu'est-ce qu'ils font avec le dedans du trophée ?MONSIEURTOUT-LE-MONDE: on dirait C3PO vu de profil.COTE: Gémeaux Gala des prix Gémeaux (Télévision, Canada) Roumain d'origine, résidant Canadien depuis 1963, le sculpteur Sorel Etrog a conçusur commande, en 1968, ce curieux objet, l'équivalent«canadian»ducélèbre Oscar.Selon son auteur lui-même, le trophée représente un homme debout dont le « centre énergétique » est tout concentré dans la partie supérieure ducorps, reflétant ainsi le processusdetransformationd'une idée ou d'un concept en réalité visuelle.D'abordnommé The Etrog, la chose a été rebaptisée Le Génie en 1980.LA POLICEDUDESIGN : c'est un pipe wrench?C'est quoi?Ni abstrait ni concret, on n'est pas sûr que c'est un trophée, alors ça ne fait pas le boulot.Pas de parti pris, c'est un amalgame.Quand on veut trop en dire dans un concept, on devient insignifiant.GUY A.LEPAGE : il a un trou comme le Félix.Il faudrait faire un concours de lancer ! MONSIEURTOUT-LE-MONDE: heu.Un coupe-papier avec un gros manche ?COTE: Genie Canadian Film Awards (Cinéma, Canada ) Originellement nommé le Gramophone Awarden 1959, celui qu'on appelle communément aujourd'hui le Grammy, pour faire pluscourt, estune création collective des entreprises de design Billings Artworks pour le gala célébrant l'industrie de lamusiqueaméricaine.LA POLICEDUDESIGN : on a vu pire.Classique.Il n'est pas conventionnel même s'il est traditionnel.Une certaine élégance distinctive.GUY A.LEPAGE : un bel objet à offrir à grandmaman.Ça oudes paparmanes.MADAMETOUT-LE-MONDE: il manque un petit chien, des pantoufles et une pipe.COTE: Grammy The Recording Academy (Musique, États-Unis) On l'appelle ordinairement le «Métrostar», trophée du « gala du public » inauguré en 1986, et célébrant les vedettes chéries par la foule.Mais il s'agit en vérité du trophée Artis, créationdudécorateur André Désautels \u2014 ou disons directeur de la scénographie \u2014 à TVA en 1986.L'objet de bronze présente le torse d'unpersonnage unisexeaux larges épaules, soutenu par une sorte de spirale, laquelle illustre le vertige du succès ou l'ascension vers la célébrité.LA POLICEDUDESIGN : en design, il y a des modes qui transcendent moinslesâges.En voici un bon exemple.Ce trophée vieillit très mal.Vous savez, quandvous allezau Salon des métiers d'art et que vous voyez des sculptures d'oiseaux ?Eh bien! c'est à cela que ça ressemble.Ou à un fantôme.GUYA.LEPAGE : une armeoffensive.Si unvoleur entre chez nous au milieu de la nuit et que je l'assomme avec ça, c'est sûr que je le tue.MADAMETOUT-LE-MONDE: quand je vois ce trophée, je pense à toutes mes vedettes préférées de la grande famille artistique québécoise et ça m'émeut.COTE: Artis Gala Artis, (autrefois Gala Métrostar) (Télévision, Québec) Autre création duregretté Charles Daudelin, conçue en 1994 pour un gala moins glamour que celui de l'ADISQ et moins foufou que celui des Olivier ; une célébration « entre les deux », entre gens qui rient et gens qui pleurent comme référence à l'art dramatique.LA POLICEDUDESIGN : on ne peut pas dire que c'est séduisant.Il semble encore à l'état de projet, pas de produit final.Selon les angles, on dirait une citrouille ou une reproduction de la flamme olympique.L'équilibre est disproportionné.Ondirait une pièce de plomberie industrielle.GUY A.LEPAGE : je le trouve magnifiquement inaccessible, car je le ne le gagnerai jamais.MONSIEURTOUT-LE-MONDE: sans la gogosse du dessus, ça ferait un beau chandelier.COTE: Masque Soirée des Masques, (Académie québécoise du théâtre, Québec) Comme son nom l'indique clairement, ce gala s'adresse aux ados du vaste public américain, qui détiennent seuls le droit de voter.Ici, c'est le peuple juvénile qui s'exprime et qui choisit.Depuis 1999, les Teen Choice Awards ratissent large puisqu'on y célèbre autant lamusiquepop et le cinéma quelatélévision.Enguisedetrophée, ondécerneauxvainqueurslaréplique grandeur nature d'une planche de surf.Il y a autant de planches qu'il y a de catégories.LA POLICEDUDESIGN : Jeune, avec la petite touche californienne.Le rapport avec l'objet est intéressant, les gagnants peuvent jouer avec.C'est comme du ready-made, et, pour une fois, ce n'est pas en or.C'est jeune, et avec un tel trophée, le gala l'est aussi.On sent que tout le monde peut arriver sur la scène en culottes courtes.GUY A.LEPAGE : c'est rareuntrophéequienjolive un garage ! MADAMETOUT-LE-MONDE: ce n'est pas untrophée, voyons donc ! Ridicule ! COTE: Planche de surf Teen Choice Awards, (Cinéma, télévision, musique, États-Unis) CHANTAL GUY Pourquoi faut-il des trophées aux gagnants ?Une simple mention ou un papier officiel ne peut donc pas suffire ?L'anthropologue Bernard Arcand se pose aussi la question, à la blague, pour participer à notre jeu.« Les sportifs, on comprend; par définition, c'est le contraire de la pensée de Coubertin, l'important n'est pas de participer, mais de gagner.Il s'agit de savoir qui est le plus vite, qui est le plus fort, et on a des mesures extraordinaires d'évaluation pour ça.Pourquoi les artistes sententils le besoin de se prendre pour des sportifs ?C'est peut-être un problème sérieux d'adulation (rire).Enplus de les applaudir en spectacle, il faut les applaudir lorsqu'ils reçoivent un trophée.Ils ont le pouvoir de faire ce qu'ils aiment, mais ils veulent qu'on les aime en plus ! » Le trophée est un accessoire indispensable du show-business, en somme.Sauf que dans le monde du vedettariat, la reconnaissance est une chose bien particulière.«Déjà d'être en nomination, c'est avoir réussi, note Bernard Arcand.On ne reconnaît pas de parfaits inconnus.» Ce sont donc souvent des gens connus qui vont chercher les récompenses, ce qui leur assure pendant quelques temps une visibilité encore accrue dans les médias\u2014et une hausse des cachets.Pourtant, ajoute Bernard Arcand, on a souvent reconnu des vedettes éphémères qui sont devenues, dans nos mémoires, de parfaits inconnus.« L'exercice est très intéressant à faire à l'inverse; il y a une longue liste de films, d'acteurs ou de chanteurs lauréats dont on ne se souvient absolument plus.» Les cas de Hitchcock et d'Orson Welles, dont les films n'ont jamais remporté d'Oscars, sont à cet égard très significatifs quant à la relative valeur du trophée à l'échelle du temps.Mais à quoi sert spécifiquement l'objet ?C'est une preuve tangible d'une réussite, en quelque sorte.«Quand vous aurez 72 ans, vous pourrez le regarder en vous disant qu'au moins une fois dans votre vie, vous avez été le meilleur.» Par contre, ce culte de la récompense en dit beaucoup sur nous.« Il existe des sociétés où, au contraire, se distinguer est très mal vu, rappelle l'anthropologue.Si on est le meilleur chasseur dans une bande, tout le monde le sait et on n'en parle surtout pas.Il faut être très modeste pour ne pas exacerber la différence entre les personnes.Dans d'autres sociétés, il y a un culte de la distinction, de l'individualisme.C'est l'essence même de l'ère des droits de la personne; un individu a le droit de progresser socialement, d'être reconnu et de faire fortune sur la basedeson travail et de sonmérite.» Pour sa part, Bernard Arcand dit ne pas être un fan des galas télévisés.«C'est très mal fait, habituellement.Ce qu'on voudrait voir, ce sont de longues entrevues avec les perdants ! » Les facettes de la statuette ÉMISSION TÉLÉSPECTATEURS À RETENIR ARTS ET SPECTACLES 31e NUIT DES CÉSARS DU CINÉMA FRANÇAIS De battre mon coeur s'est arrêté sacré meilleur film Nathalie Baye et Michel Bouquet choisis meilleurs acteurs MARC-ANDRÉ LUSSIER De battre mon coeur s'est arrêté est sorti grand vainqueur de la 31e Nuit des Césars du cinéma français, transformant huit de ses 10 nominations en trophées : meilleur film, meilleure réalisation, meilleure adaptation, meilleur acteur de soutien, meilleur espoir féminin, meilleure photo, meilleur montage, meilleure musique.Le seul prix « important » à avoir échappé à la bande de Jacques Audiard est celui du meilleur acteur.Plutôt que d'échoir dans les mains de Romain Duris, le César est plutôt allé à Michel Bouquet.L'admirable composition de ce dernier dans Le Promeneur du Champ de Mars, le film de Robert Guédiguian dans lequel il incarne François Mitterrand, lui aura ainsi valu la consécration.Inutile de dire que personne n'en tiendra rigueur aux membres de l'Académie.Bouquet est un acteur d'exception qui méritait grandement cet honneur.L'acteur de 80 ans, en tournée avec Le Roi se meurt, n'était toutefois pas présent pour recevoir son prix.En allant ensuite cueillir le César ultime, Jacques Audiard n'a par ailleurs pas manqué de dédier la plus haute récompense du cinéma français à l'acteur principal de son film.« Ce César est pour toi ; sans toi, il n'est pas ça », a déclaré le cinéaste à Duris, qui l'a alors rejoint sur scène.Vingt-trois ans après avoir été « césarisée» pour La Balance, Nathalie Baye a de nouveau été choisie meilleure actrice grâce à sa prestation dans Le Petit Lieutenant, un film de Xavier Beauvois qui devrait en principe prendre l'affiche chez nous l'été prochain.Contrairement à l'an dernier, où les grands favoris (Les Choristes, Un long dimanche de fiançailles) avaient été écartés au profit de films plus artisanaux (L'Esquive, Quand la mer monte), les membres de l'Académie des arts et techniques du cinéma ont confirmé les pronostics.De battre mon coeur s'est arrêté raconte le parcours d'un jeune agent immobilier véreux qui va trouver sa rédemption personnelle par la musique en renouant avec sa vocation de pianiste.Niels Arestrup, impressionnant dans le rôle du père du personnage qu'incarne Romain Duris, a obtenu le César du meilleur acteur dans un rôle de soutien.« Je voudrais remercier le petit garçon que j'étais, qui rêvait d'être ici devant vous et qui a persisté », a déclaré l'acteur, âgé de 57 ans.Linh-Dan Pham, révélée par Indochine il y a près de 15 ans, fut de son côté élue meilleur espoir féminin pour son rôle de professeur de piano.Des miettes pour les autres Va, vis et deviens, qui évoque l'histoire des Juifs éthiopiens envoyés en Israël au milieu des années 80, a de son côté valu à ses auteurs, Radu Mihaileanu et Alain-Michel Blanc, le César \u2014très convoité\u2014 du meilleur scénario original, une catégorie où l'on trouvait aussi Caché, L'Enfant et Joyeux Noël.Extrêmement ému, Mihaileanu a notamment remercié « tous ceux qui l'ont aidé à quitter la Roumanie» en 1980, de même que son père, présent dans la salle, rescapé des camps nazis.Gabrielle, de Patrice Chéreau, a dû se contenter de deux distinctions (pour les décors et les costumes) ; La Marche de l'empereur, d'une seule (pour le son).Révélé par The Dreamers et Ma Mère, le jeune Louis Garrel a été sacré meilleur espoir masculin grâce à sa prestation dans Les Amants réguliers.« Bonjour à Philippe, que je connais bien ! » a-t-il plaisanté.Dans ce film austère, tourné par son père (Philippe Garrel), l'acteur incarne un poète pris dans la tourmente de mai 68.Directement issu du courant de la nouvelle vague, ce film beau mais exigeant prendra l'affiche au Québec au cours des prochains mois.Cécile de France a de son côté sauvé l'honneur des Poupées russes en décrochant le César de la meilleure actrice dans un second rôle, coiffant ainsi à l'arrivée Catherine Deneuve, assez marrante dans Palais Royal ! (une comédie de Valérie Lemercier qui, aux dernières nouvelles, n'avait toujours pas trouvé preneur au Québec), et Charlotte Rampling, sélectionnée pour Lemmy, de Dominick Moll (à l'affiche chez nous au cours des prochains mois).Rappelons que Cécile de France avait déjà reçu la distinction en 2003 pour son rôle dans L'Auberge espagnole, dont Les Poupées russes est la suite.Le documentaire choc Le Cauchemar de Darwin, d'Hubert Sauper, un film qui s'attarde sur l'industrie de la pêche et la misère humaine autour du lac Victoria en Tanzanie, a créé une certaine surprise en enlevant le César du meilleur premier film, devant La Marche de l'empereur et La Petite Jérusalem, notamment.Le cinéaste autrichien Sauper a dédié sur scène son César « au mec qui a creusé le métal, quelque part au bout du monde », qui a permis de fabriquer le trophée qu'il a reçu.Notons que Darwin et l'Empereur s'affronteront de nouveau la semaine prochaine aux Oscars.Million Dollar Baby, sorti l'an dernier dans l'Hexagone, a par ailleurs obtenu le César du meilleur film étranger.Joyeux Noël de Christian Carion (six nominations), Caché de Michael Haneke (quatre), et L'Enfant, de Luc et Jean-Pierre Dardenne (trois), sont repartis complètement bredouilles.La soirée, retardée d'une bonne vingtaine de minutes par une manifestation des intermittents du spectacle, était animée par Valérie Lemercier et présidée par Carole Bouquet.Elle avait lieu au Théâtre du Châtelet à Paris.Des Césars d'honneur ont été remis à l'acteur britannique Hugh Grant de même qu'au « grand blond », Pierre Richard.Avec AFP .Voyez toutes les photos des gagnants sur : www.cyberpresse.ca/cinema PHOTO FRANÇOIS MORI, ASSOCIATED PRESS Carole Bouquet, qui présidait la soirée de gala, a remis à Hugh Grant un César d'honneur.Ce soir 18h Pure laine C'est l'hiver, préparons l'Africain.Avec Michel Mpambara.telequebec.tv Télé-Québec 3371452A VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 14H a CÉRÉMONIES DE CLÔTURETURIN Des cérémonies grandioses auxquelles participent deux Québécois : Julie Hamelin et Jeannot Painchaud, du Cirque Éloize.Thème : le Carnaval ! Avec le chanteur italien Andrea Bocelli et la chanteuse Avril Lavigne.19H K LOFT STORY Laquelle sera libérée ce soir : Isabelle ou Stéphanie ?19H30 r LE 8e GALA LES OLIVIER Martin Matte anime cette folle soirée en direct de la salle André- Mathieu de Laval remplie d'humoristes ! Quinze prix Olivier, dont trois nouveaux dans des catégories reliées à l'humour à la télé.Le public choisira le récipiendaire de l'Olivier de l'année.19H30 a ET DIEU CRÉA.LAFLAQUE Le maire Tremblay suit une formation pour apprendre à durcir le ton face à ses cols bleus et on règle le cas des cabanes à sucre ! 20H a TOUT LE MONDE EN PARLE Retour de Guy A.et de son fou du roi ! Invités : Normand Brathwaite, Guillaume Lemay-Thivierge, Dany Laferrière, François Chartier, Arminda Mot et Jeff Filion à la veille de lancer sa radio parallèle.20H30 K CINÉMA : CHARLIE ET SES DRÔLES DE DAMES SE DÉCHAÎNENT Au diable l'histoire, c'est juste pour s'amuser.Trois belles filles et beaucoup d'action.En prime : Demi Moore, athlétique ! 20H30 TV5 CINÉMA : LE PÈRE GORIOT Charles Aznavour incarne monsieur Goriot, le personnage clé du roman de Balzac, un père obsédé par ses deux filles pour qui il s'impose sacrifices et privations.Le Téléjournal Découverte / Neandertal (1/3) Et Dieu créa.Laflaque Tout le monde en parle / Jeff Fillion, Normand Brathwaite, Guillaume Lemay-Thivierge, Dany Laferrière Le Téléjournal Pleins Feux / Un théâtre dans la cité - le TNM MONDES POSSIBLES (5) Le TVA 18 heures L'École des fans / M.D.Pelletier On n'a pas./ Roch Voisine Les Olivier 2006 La Fièvre du dimanche soir Le TVA LE PARRAIN II (1) Rire et Délire Talk Show Loft Story CHARLIE ET SES DRÔLES DE DAMES SE DÉCHAÎNENT (5) avec Drew Barrymore, Cameron Diaz Le Grand Journal (22:47) Talk Show Loft Story (23:17) Pure Laine Il va y avoir du sport! / Pierre Lebeau Contact / Simone Veil PERDUS DANS LA MANCHA (4) Documentaire CODE INCONNU (3) avec Juliette Binoche (22:44) CTV News On Assignment Law& Order Dancing with the Stars - Finale Grey's Anatomy (22:01) CTV News CTV News CTV News Torino 2006 - The Olympic Winter Games Sunday Night Golf (14:30) Ebert & Roeper America's Funniest Home Videos Dancing with the Stars - Finale Grey's Anatomy (22:01) Alias News CBS News 60 Minutes Cold Case CSI: Crime Scene Investigation News NBC News Olympic Winter Games 2006 / Cérémonies de clôture Olympic.Ballykissangel .Wine Keeping up.Nature / Snow Leopard Masterpiece Theatre / Bleak House (6/6) THE IN-LAWS (5) BBC News Foreign.Boomers! Real Simple World News Short List Flip this House 24 LAKE PLACID (5) avec Bridget Fonda, Oliver Platt CSI:Miami L'Actors Studio Les Misérables (6/8) Portraits: Charles Trenet.Thema / Rêves de petits.Thema / Rêves de petits garçons Carte de mode .Robin Williams (17:00) Arts, Minds Photos Visions from the Edge SLIVER (5) avec Sharon Stone, William Baldwin BASIC.Le Super Spectacle OLO Docu-d / Yao Ming: géant du basket Sans détour / La Corporation: planète inc.Medium.Crash / Payne Stewart Vous avez dit \"or dur\"?Génération À coeur.Israël - Palestine Planète Terre Information internationale Le Monde à la carte Myth Busters / Salsa Escape Daily Planet Discovery Presents / The Blasters Myth Busters Daily Planet .la France Jet-set.Hôtels Tendance Destination Monde / Cuba .Voyageur Xin Chào Vidéo Guide / Islande Pub .Sadie (18:06) Darcy's (18:33) .so Raven .(19:25) Radio.(19:49) .(20:42) POP ROCKS (5) avec Gary Cole, Sherilyn Fenn OVERBOARD (5) avec Goldie Hawn, Kurt Russell Nextel Cup Racing / Course automobile (15:30) The Simpsons Family Guy American Dad Charmed Charmed House &.Caitlin's.Malcolm.King of the Hill The War at Home Crossing Jordan Past Lives Sports Trouvailles./ Île-aux-Coudres Tragédies / La Crise d'Oka Pare-chocs à pare-chocs Compte à rebours / Naufrage Tournants de l'Histoire Avions Band of Brothers Zero Hour / The Plot to Kill.The Reich Underground SPEER & HITLER (4) avec Sebastian Koch, Tobias Moretti (3/3) The Reich Underground L'Académie .the Pops Musicographie / Dan Bigras Les Acoustiques: Kevin Parent En concert: Cat Stevens Musicographie / Dan Bigras .le monde?Made in.Top5.anglo Top5.franco La peau de.Babu à planche Exposé / Les Pop Tarts Nu Musik M.Boilard Mike Ward Fou raide Jackass Noir de monde Luso Montreal Extreme Makeover .arménien In Montreal Emily's.Will & Grace Teleritmo World News Turin Today Turin Olympics Closing Ceremonies CBC News: Sunday Night Turin Olympics Closing Ceremonies Derrière le masque du Hamas Le Monde 5 sur 5 Ushuaïa Nature Le Téléjournal Turin 2006 - Cérémonies de clôture .(14:30) Sports 30 K.O.30 images Jeux extrêmes d'hiver Sports 30 Jeux extrêmes d'hiver Rex Porté disparu Sue Thomas, l'oeil du FBI Victimes du passé François.Voisins.Les Experts .(16:35) Rires en famille La Chute Seule la mort peut m'arrêter (22:40) AliG Little Britain FALLEN KNIGHT (6) avec Dolph Lundgren, Françoise Robertson Trailer Park Kenny vs.Six Feet under .(23:20) Battlestar Galactica Smallville Stargate Atlantis WILDER NAPALM (6) avec Debra Winger, Dennis Quaid .(23:15) NASCAR 2006 / Nextel: Auto Club 500 (15:30) World Curling Tour Sportsnetnews Degrassi.Volt Panorama Les Gens.La Mémoire perdue de l'île.LE DIMANCHE DE LA VIE (4) avec Danielle Darrieux Destination Nor'Ouest The New Detectives / Diffusion de six émissions.(14:00) .World's worst Drivers David Blaine / Frozen in Time - Vertigo .World's worst Drivers Sportscentre Curling / 2006 Scott Tournament of Hearts Sportscentre 6TEEN Carl au carré Billy, Mandy .Titans Batman Les Simpson Les Griffin South Park La Côte.Les Simpson Polyvalente Arrière-scène Journal FR2 Vivement dimanche / Jean-Marie Bigard LE PÈRE GORIOT (4) avec Charles Aznavour Job Trotter Le Journal Passep Art Panorama Vox Rough.Gulliver's Travels (1/4) ONE MAN'S MEAT avec David Jason, John Lyons Cheating.Chinese.Diplomatic Film 101 Interventions Miracles Décore ta vie Métamorphose .Ménage Dre Nadia.Guy Corneau./.l'inceste SEULEMENT PAR AMOUR (5) avec Laura Leighton, Michael Hayden .(17:30) Sans filtre Livre Show Le bon air.Doc Lapointe Meublez.Baromètre Parole et Vie Boxe Rock Parents.Degrassi Degrassi 25e anniversaire 70 Il était une.Anormal Réal-TV Loup-garou LOONEY TUNES: BACK IN ACTION (4) avec Brendan Fraser Hollywood's Mystery.Ghost.Spy.Prank Patrol 15/Love My Family Bob (23:35) Cour à \"Scrap\" Autopsie d'un désastre Les Stupéfiants Délire techno ENEMY MINE (4) avec Dennis Quaid, Louis Gossett Jr.Raymond CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 BEV CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 BEV VD VDO CÂBLE PBS CTV :S+: :SE: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :NW: :HI: :HIST: :MMAX: :MP: :MTL: :RDI: :RDS: CBC ABC CBS NBC TVA TQS TQc CÂBLE PBS CTV VD VDO SRC DANSE / Shen Wei Dance Arts Une expérience unique 20 h Contact Stéphan Bureau rencontre Simone Veil, politicienne.18h30 Il va y avoir du sport Avec Pierre Lebeau.telequebec.tv Télé-Québec Cesoir 17 h À la di Stasio Plats ensoleillés aux agrumes avec Jacques Robert.3371509A ALINE APOSTOLSKA CRITIQUE COLLABORATION SPÉCIALE Riche idée que celle des Grands Ballets Canadiens de Montréal d'avoir invité, pour la première fois à Montréal, la célèbre troupe américaine Shen Wei Dance Arts.Le programme double, présenté jusqu'à hier soir à la salle Wilfrid-Pelletier, invitait à vivre une expérience unique, issue de la fusion des différents arts dans lesquels Shen Wei, artiste polymorphe et transculturel, excelle en fusionnant tessiture picturale et minutie géométrique.Formé à l'Opéra chinois depuis l'âge de 9 ans, peintre et designer, Shen Wei conçoit les décors, les costumes et les maquillages comme des éléments de la chorégraphie au même titre que le mouvement.Créateur chinois vivant et créant à New York depuis 2000, il fusionne Extrême- Orient, minimalisme et conception énergétique, et Extrême-Occident, sophistication des lumières et des effets, cérébralité et modernité délibérée de la danse.Les 12 interprètes de la compagnie représentent peut-être le mieux cette subtile fusion Orient-Occident, non seulement par leur provenance, mais par leur parfaite intégration, dans leur corps même, des techniques et des gestuelles respectives.En première partie de soirée, Le Sacre du printemps crée tout de suite la surprise.Dans un dépouillement absolu, un tapis de danse peint par Shen Wei constitue le seul décor, sur lequel les interprètes évoluent dans des costumes unisexes moulants dans les mêmes tons de terre, d'humus et de sable, traversés par des traits de calligraphie.Depuis sa création, Le Sacre du printemps de Stravinsky, sans doute à cause de la puissance évocatrice de la musique, représente une sorte de passage obligé pour les chorégraphes.Tous les grands chorégraphes ont, à un moment ou un autre, « fait leur sacre », donné leur vision du complexe message de vie qu'induit la musique.La vision de Shen Wei est celle d'une interaction permanente entre les danseurs.Toujours debout, dressés comme des jeunes pousses, ils ne se touchent jamais et pourtant, le mouvement de chacun est induit par celui d'un autre.Ainsi, dans le microcosme qu'est la scène, se reflète le complexe agencement, à la fois mathématique et aléatoire, du macrocosme de l'univers.Chaque danseur dépend de l'ensemble et la chorégraphie elle-même dépend de chacun, en un ensemble parfaitement harmonieux où chaque mouvement, chaque nouvelle figure chorégraphique, semble à la fois prévu et hasardeux.En seconde partie, Folding, première pièce créée par Shen Wei pour sa compagnie en 2000, propose une signature plus orientale.Deux groupes de danseurs évoluent sur scène, toujours androgynes, visage et buste enduits de maquillage très blanc, enveloppés à partir de la ceinture dans des jupes rouge sang, ou noir d'encre.La démarche évoque celle des geishas, les regards sont tournés vers le ciel, le tout dans une extrême lenteur.Une toile de Shen Wei constitue le fond de scène sur lequel les danseurs évoluent comme s'ils étaient eux-mêmes sortis du pinceau du maître.Les mantras rauques des moines tibétains s'élèvent et leur vibration parachève l'impact fortement hypnotique de cette pièce.Grâce aux effets de lumière, on voit les personnages monter littéralement vers le ciel.L'illusion est parfaite.On en sort en état d'apesanteur.PHOTO BRUCE R.FEELEY, GRACIEUSETÉ DE LA PRODUCTION Pour concrétiser sa vision du Sacre du printemps, le chorégraphe Shen Wei a imaginé une interaction permanente entre les danseurs.Toujours debout, dressés comme des jeunes pousses, ils ne se touchent jamais et pourtant, le mouvement de chacun est induit par celui d'un autre.ARTS ET SPECTACLES STÉPHANIE BÉRUBÉ > MÉDIAS ÉLECTRONIQUES sberube@lapresse.ca Jeff le pirate Jeff Fillion a annoncé qu'il reprendra son micro exactement à la même minute où il l'avait fermé, l'année dernière.Lemême jour, le 17 mars.Sa radiopirate.com ne sera accessible qu'aux abonnés d'un service payant, sur Internet.À moins que le pirate ne soit piraté.Cette semaine, sa nouvelle émission fera son arrivée incognito, sur des sites cachés pour une série d'essais.Son budget de publicité annuel est déjà dépensé, plusieurs de ses annonceurs lui viennent directement de CHOI, la station de Québec qu'il a quittée l'an passé.Il vend ses abonnements par cartes de crédit, à 4,99 $ par mois avant le 17 mars et 5,99 $ après.C'est à peu près la moitié duprixquedemandent les services de radio par satellite, pour un bouquet de radio en ligne qui compte offrir une quinzaine de postes différents à son lancement.Essentiellement des stations musicales programmées par Jeff Fillion lui-même.Son émission du matin sera présentée de 8h à 11h, mais rediffusée et offerte en format baladodiffusion, pour les auditeurs en mouvement.Pour faire parler de son projet, il a finalement accepté l'invitation de Guy A.Lepage, avec qui, dit-il, il n'a aucun atome crochu.« Ou je mettais plus d'argent dans mon budget de publicité ou j'optais pour un moyen moins coûteux, profiter des tribunes qui me sont offertes », raconte Fillion.Ilachoisi ladeuxième option et s'est fait rôtir plus d'une heure par Lepage, sans vraiment parler de son projet radio.On verra ce soir ce que l'équipe de Tout le monde en parle a gardé au montage.La radiopirate.com n'est pas encore en ligne et elle compte déjà 2000 abonnés.Jeff Fillion croit qu'il atteindra 10 000 abonnés à la fin du mois de mars.Mais c'est sans compter l'écoute illégale.Parlez-en aupauvre Howard Stern.Sa nouvelle émission de radio, offerte uniquement aux abonnés de la radio par satellite Sirius, est piratée.Dès le jour de son lancement, ses admirateurs qui ne désirent pas payer l'abonnement échangeaient l'émission de la bête noire de la radio mondiale en fichier MP3, sur la toile.Les plus malins ont même réussi à diffuser l'émission sur des fréquences libres, à New York.Gratuit pour tous.« Moi je ne m'inquiète pas trop dupiratage, assure Fillion.Ça pourrait même m'aider parce que la qualité desfichiers échangésest assezordinaire.Çapeutamenerquelqu'unàfinalement s'abonner.» Stern, comme Fillion, avait quitté les fréquences traditionnelles pour fuir les agences de réglementation.Aux États-Unis, la Commission fédérale des communications, l'équivalent de notre CRTC, avait donné du fil à retordre aux stations de radio qui diffusaient les émissions du grand frisé.Stern, en retour, ne segênait pas pour insulter l'organisme gouvernemental, qu'il accusait de censure.L'ironie de la situation a fait que lemême animateur est allé cogner aux portes de la Commission fédérale pour signaler qu'on lui volait son show\u2026Il devrait recevoir néanmoins son salaire de 250millions de dollars cette année.Mince consolation.EN BREF LOUIS-JOSÉHOUDEAURADROITÀ UNBIENCUIT QUI S'ANNONCE ASSEZ RELEVÉ.Jeudi prochain, pour marquer la 500e représentation de son spectacle, CKOI lui organise une émission spéciale, animée par Richard Z.Sirois, où il se fera rôtir par François Avard, Patrick Groulx, Cathy Gauthier et Mike Ward.En direct, dès 19h.LES CAPSULES DE FRANÇOIS PÉRUSSE que l'on entend le matin sur le réseau Énergie s'affichent maintenant sur les téléphones sans fil.L'humoriste est devenu partenaire de Rogers, qui vend les capsules une à une.Pire : on peut télécharger des extraits d'un sketch de Pérusse pour en faire sa sonnerie ! FAUT-IL DYNAMITER LE STADE OLYMPIQUE ?C'est ce que se demandent le maire Drapeau (caricaturé par Jean-Guy Moreau) René Lecavalier (caricaturé par Pierre Verville) et Richard Martineau (caricaturé par lui-même).Le documentaire de Jérôme Labrecque est présenté lundi soir, à 20h, sur la Première Chaîne de Radio- Canada.Il sera suivi d'un débat, sérieux.APRÈSTVA, VOICIQUECKOI, CKAC, INFO690, LE 98,5FM ET LES ANGLOS 940NEWS ETQ92 BÉNÉFICIERONT DE SERVICES AÉRIENS.Corus a conclu une entente avec une compagnie d'hélicoptères.Les émissions du matin et du retour à la maison des stations du groupe auront désormais des bulletins de circulation en direct du ciel.Tous les dimanches dans INFORMATION, PRÉVENTION, SOLUTION SPECTACLES FLASHES CINÉMAS INDÉPENDANTS LES RENDEZ-VOUS DU CINÉMA QUÉBÉCOIS ONF et Cinémathèque québécoise CLASSIQUE ÉCOLE VINCENT-D'INDY Les Petits Violons.Dir.Jean Cousineau: 16h.ÉGLISE DE LA VISITATION Marc-André Doran, organiste.Bach: 15h.ÉGLISE DES SAINTS-ANGES (Lachine) Dominique Joubert, organiste, et Jean-Yves Gicquel, hautboïste: 15h.SALLE TUDOR (Magasin Ogilvy) Concert pour enfants: 14h.REDPATH HALL (Université Mc Gill) Ensemble Arion.Dir.Monica Huggett, violoniste.Mozart: 14h.POLLACK HALL (Université Mc Gill) Trio Pennetier-Pasquier-Pidoux (piano, violon, violoncelle).Trio Hob.XV:18 (Haydn), Trio (Ravel), Trio op.101 (Brahms).Ladies' Morning Musical Club: 15h30.SALLE CLAUDE-CHAMPAGNE Hänsel und Gretel (Humperdinck).Atelier d'opéra de l'Université de Montréal.Mise en scène: Alice Ronfard.Dir.musicale: Jean- François Rivest: 20h.SALLE WILFRID-PELLETIER (Place des Arts) Orchestre Symphonique de Montréal.Dir.Jacques Lacombe.Sergueï Salov, pianiste, Noëlla Huet, mezzo-soprano.Ouverture, Scherzo et Finale, Ouverture xc et Concerto pour piano (Schumann), Adieu Robert Schumann (Schafer): 14h30.Dimanches en musique.SALLE WILFRID-PELLETIER (Place des Arts - Piano Nobile) Atelier lyrique de l'Opéra de Montréal: 11h.Sons et brioches.VARIÉTÉS CABARET DU CASINO Michel Louvain: 13h15.Robert Charlebois: 20h30.MÉTROPOLIS (59, rue Sainte-Catherine E.) Belle & Sebastian: 20h.THÉÂTRE SAINT-DENIS (1594, rue Saint-Denis) Dracula: 16h.Renée Martel blessée La chanteuse québécoise Renée Martel a subi de multiples blessures dans un accident de la route survenu jeudi soir près de Saint- Hyacinthe.Mme Martel, dont la vie n'est toutefois pas en danger, a perdu la maîtrise de son véhicule qui est allé percuter un lampadaire, sur la route 235, à Saint-Pie-de-Bagot.Selon son gérant, la chanteuse de 58 ans est « passablement amochée ».Elle a notamment été blessée aux côtes et à une main.Après avoir subi une opération vendredi, elle devra demeurer hospitalisée pour encore quelques jours.La fatigue pourrait être à l'origine de cet accident.La Sureté du Québec a indiqué que l'alcool n'était pas en cause.Presse Canadienne Sheryl Crow opérée La chanteuse américaine Sheryl Crow a été opérée d'un cancer du sein mercredi à Los Angeles, a annoncé son agent vendredi.La chanteuse, compagne, jusqu'à tout récemment, du cycliste Lance Armstrong, récupère sans complication, a précisé son agent, Dave Tomberlin.« Ses médecins pensent que le pronostic est excellent », a-til déclaré.Dans un communiqué mis en ligne sur son site Internet, Sheryl Crow, 43 ans, annonce le report d'une tournée nord-américaine qui devait débuter en mars.« Approximativement, un cancer du sein sera diagnostiqué chez une femme américaine sur sept et plus de deux millions d'Américaines vivent aujourd'hui avec un cancer du sein, explique la chanteuse.Je fais partie des 200 000 femmes chez qui un cancer du sein sera diagnostiqué cette année.» Sheryl Crow et Lance Armstrong ont annoncé leur séparation au début du mois après avoir pourtant annoncé leur fiançailles l'automne dernier.Il s'étaient rencontrés en octobre 2003.Associated Press Les Sex Pistols se rebellent Pendant des années, le Temple de la renommée du rock trouvait que les Sex Pistols, qui avaient pourtant profondément transformé le rock en popularisant le mouvement punk, n'étaient pas dignes d'être reçus dans leur enceinte.Maintenant qu'on leur a ouvert la porte du panthéon, les Sex Pistols ont décidé qu'ils n'allaient pas honorer le Rock and Roll Hall of Fame de leur présence.Le groupe a finalement été invité à se joindre aux immortels du rock, à la fin de l'an dernier, en compagnie de Black Sabbath, Miles Davis, Lynyrd Skynyrd et Blondie.La cérémonie d'intronisation aura lieu le 13 mars à New York.Toutefois, dans une lettre au langage vulgaire affichée sur leur site Internet, vendredi matin, les Sex Pistols ont clairement indiqué qu'ils ne seraient pas de la partie.Comparant le Panthéon du rock à de « l'urine dans du vin », la lettre manuscrite affirmait: « Nous n'irons pas.Nous ne sommes pas vos singes et puis après?La renommée à 25 000 $ si nous payons pour une table, ou à 15 000 $ pour se tasser sur le balcon, va à une organisation à but non lucratif qui veut nous vendre de vieilles gloires », pouvait-on lire dans une allusion apparente à ce qu'il en coûte pour assister au gala.Associated Press (Version Française de Eight Below) Distribué par BUENA VISTA PICTURES DISTRIBUTION ©DISNEY ENTERPRISES, INC.VOYEZ-LE MAINTENANT! Suivez les OSCARSMD LE 5 MARS DÈS 20h, HNE SUR © 2005 UNIVERSAL STUDIOS CURIOUS GEORGE © & TM HOUGHTON MIFFLIN COMPANY (Version française de Curious George) Consultez le Répertoire des Cinémas ou www.universalpictures.ca pour l'horaire des films VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE À L'AFFICHE! LE Film No1 au canadA! « UNE AVENTURE EXCITANTE ET RÉCONFORTANTE.» «UN FILM À NE PAS MANQUER! JESS CAGLE, WCBS-TV/ SCOTT MANTZ, 3384754A GVISA GÉNÉRAL PRÉSENTEMENT À L'AFFICHE «FFFF!» Shawn Edwards, FOX-TV «UN THRILLER CAPTIVANT.» Larry King version française de FREEDOMLAND Consultez les guides-horaires des cinémas ou visitez le Sony Pictures Releasing.ca VIOLENCE ANS + Consultez les guides-horaires des cinémas ou visitez le Sony Pictures Releasing.ca PRÉSENTEMENT À L'AFFICHE LARRY KING version française de THE PINK PANTHER REGARDEZ LA SOIRÉE DES OSCARS® LE 5 MARS 20H REGARDEZ LA SOIRÉE DES OSCARS® LE 5 MARS 20H 3384734A CHIROLOGIE CLAIRVOYANCE PARANORMAL MÉDITATION SPIRITUALITÉ RÉINCARNATION LIVRES MÉDIUMS ASTROLOGIE SANTÉ HEALING AURAS TAROT 43e SALON INTERNATIONAL DE l'ÉSOTÉRISME de Montréal Prix d'entrée : Adultes : 10 $ Aîné(e)s : 7 $ (Taxes incluses) 24 fév.16 h - 23 h 25 fév.11 h - 22 h 26 fév.11 h - 19 h Conférences et démonstrations MARCHÉ BONSECOURS 350, rue St-Paul Est Vieux-Montréal P Champ-de-Mars Édifice Chaussegros-de-Léry Vieux-Port de Montréal 3385323A L'ENFANCE, PAS LAVIOLENCE www.marie-vincent.org FMV3 ALAIN BRUNET » CYBERCULTURE alain.brunet@lapresse.ca ARTS ET SPECTACLES L e désormais célèbre format de compression MP3 et ses cousins seraient dénigrés par les audiophiles.qui représentent plus ou moins 5% des consommateurs de musique.Les amateurs de musique classique ou de jazz n'auraient pas confiance en la qualité d'un fichier musical compressé et téléchargé sur Internet.Vraiment ?Amis mélomanes, ce préjugé est en voie d'être pulvérisé.Pour vous donner une petite idée, comparons les supports traditionnels aux fichiers de compression.Le CD que vous achetez au magasin de disques a été reproduit en format PCM, qui comporte 16 bits de résolution sonore (un bit est une unité de données) et 44 khz, c'est-à-dire 44 000 particules de son transmises à vos oreilles à chaque seconde.Le DVD-A, qui s'adresse à une clientèle plus exigeante en matière de haute fidélité (un peu comme le SACD), comporte 24 bits et 96 khz (96 000 échantillons par seconde).Or, d'aucuns croient que le format de compression MP3, véhicule par excellence du piratage sur Internet et aussi des nouveaux services de téléchargement légal, fait piètre figure à côté des CD, DVD-Aou SACD.Et que fait le format de compression, au juste ?Il permet l'élimination d'une partie de l'information sonore de l'enregistrement original pour faire voyager la musique plus facilement et plus rapidement sur Internet.Un logiciel de compression, en fait, élimine certaines données jugées superflues par le biais de formules mathématiques qu'on nomme algorithmes de compression.Ces formules permettent ainsi différentes qualités de fichiers de compression.«Ces algorithmes de compression ne cessent de s'améliorer, tant et si bien que l'oreille humaine est de moins en moins capable de discerner les carences d'un fichier MP3 par rapport à un CDou un 33 tours.Par ailleurs, les bandes maîtresses des enregistrements professionnels ne cessent aussi de faire des progrès; on peut d'ores et déjà atteindre une intelligibilité de 64 bits et 192 khz, ce qui nous permet de créer de fichiers compressés supérieurs au CD», explique Alexandre Vovan, directeur des ventes et des communications chez Analekta, le plus important producteur indépendant de musique classique au Canada.«La combinaison de ces deux facteurs (formats de compression et bande maîtresse) me laisse croire que les fichiers MP3 et leurs descendants dépasseront très prochainement la qualité des CD», croit Vovan, informaticien de formation en plus d'être pianiste.Vous le voyez venir ?Voyez son patron renchérir : «En 2001, j'ai allumé sur un rapport de l'institut Forrester Research : on y révélait que 80 % de la jeunesse américaine ne possédait pas de lecteur CD conventionnel! Plusieurs de ces étudiants de 2001 sont maintenant sur le marché du travail, et ils ne sont pas partis pour acheter des CD.Et lorsque certains d'entre eux se mettront à la musique classique, ils se la procureront autrement», pense Mario Labbé, propriétaire d'Analekta.Avez-vous saisi que l'homme d'affaires n'est absolument pas effrayé par les bouleversements technologiques en cours?«D'autant plus que le consommateur de musique classique a toujours été amateur de technologies.Il fut le premier à passer du 78 au 33 tours, il fut le premier à passer à la haute fidélité, le premier à acheter des CD.Pourquoi ne serait-il pas enclin à consommer la musique sur Internet?» Au printemps dernier, Mario Labbé déjeunait avec James Joly, patron du prestigieux magazine britannique Gramophone, leader mondial du journalisme spécialisé en musique classique.«À un moment de la conversation, je lui dis comment je suis devenu adepte de l'i Pod.Il me sort alors le sien de sa poche en me citant les noms de grands chefs d'orchestre comme Roger Norrington.tous conquis par le baladeur numérique!» Inutile d'ajouter que le répertoire entier d'Analekta est désormais offert sur des dizaines de sites légaux de téléchargement, i Tunes Music Store (qui vient de franchir le cap du milliard de chansons téléchargées), Napster, Naxos Music Library, Archambault Zik, Pure Tracks, etc.Pas encore très payant, estime Mario Labbé mais.«Éventuellement, on encaissera plein de chèques qui proviendront des sites de téléchargement légal.D'ici là, cependant, il faut admettre la baisse de la valeur de la musique telle qu'on l'a consommée jusqu'à maintenant.Il faut traverser la tempête, tenir le coup jusqu'à ce que la musique soit complètement dématérialisée.» Lesmélomanes et leMP3 ARTS ET SPECTACLES RÉJEAN TREMBLAY LE SPORT, LA TÉLÉ, LA VIE JEAN BEAUNOYER Quel défi que de cerner le personnage qu'a toujours été Réjean Tremblay.En fait, à quel personnage dois-je.m'attaquer?Au journaliste sportif, qui regarde le match de hockey Canada-Russie à la télé pendant l'entrevue ?À l'auteur de séries télévisées ?Au mélomane, qui s'est payé une collection de disques classiques qu'il a rangée tout près de sa collection d'enregistrements d'Elvis ?À l'homme de radio, de télévision ?À l'homme d'affaires, qui sait compter ses revenus et surtout, ses dépenses?À l'amoureux passionné, qui veut toujours connaître l'histoire de mes anciennes blondes ?À l'indéracinable Bleuet du Saguenay ?Pendant que le téléphone sonne sans arrêt et qu'à la télé le Canada ne réussit toujours pas à marquer un but, Réjean me lance la longue liste de ses émissions à succès.Nommez- les : Lance et compte, Scoop, Miséricorde, Le Masque, Urgence, Réseau, Paparazzi, Innocence, Casino.Et les chiffres sont impressionnants.Les 200 heures de télévision ont coûté 160 millions, rapporté 90 millions aux artistes et artisans et 70 millions en publicité.« C'est comme écrire 100 longs métrages.ou un peu moins », se ravise Tremblay.Réjean n'a jamais joué la carte de la fausse modestie à propos de ses succès et de ses bons coups.Ce qui en a irrité certains et amusé bien d'autres.C'est selon.Mais il n'en demeure pas moins qu'il a tenu le coup pendant 20 ans à la télé, tout en poursuivant ses activités à titre de journaliste et chroniqueur à La Presse.J'imagine que la moitié de ses lecteurs se demandent pourquoi il persiste à « couvrir les pratiques» du Canadien alors qu'il pourrait se retrouver peinard dans l'une de ses trois résidences, à compter son argent et vivre dans la bulle du jet-set.« Pour moi, la vie est plus facile en restant à La Presse parce qu'il y a là quelque chose de magique.C'est un privilège d'avoir rencontré tant de personnalités comme Muhammad Ali, Wayne Gretzky, Gary Bettman, Guy Lafleur, le président du CIO et des gens de la F1.Je me suis payé une bibliothèque humaine comme je n'en aurais jamais trouvé nulle part ailleurs.Jamais j'aurais été capable de quitter ce journal.C'est impossible de s'enfler la tête dans un journal.T'es l'un des membres de l'équipe : l'entreprise ne repose pas sur toi comme lorsque j'écris une série.Ça sert à me grounder.» Mais le journaliste est-il devenu malgré lui un auteur à succès?Comment peut-on concilier deux métiers tout de même différents ?L'un repose sur la réalité et l'autre sur l'imaginaire.« Je ne veux pas privilégier une profession, parce que le journalisme est une profession, par rapport à l'autre.C'est 50-50 dans mon cas.J'ai pensé à la fiction dans les années 80 parce que, si tu te souviens bien, la section des sports était très littéraire dans les années 70-75 à La Presse.En réalité, on oubliait parfois de rapporter le score, pour raconter des histoires.Et c'est ce que j'ai fait pour la télévision par la suite.» La liberté Pour ma part, je me souviens de cette époque où je débutais à la section des sports, alors que Réjean multipliait les contacts à Québec, tout particulièrement pour écrire la première série consacrée au hockey.Il a travaillé pendant une bonne année avant de réaliser son projet.L'histoire de la télévision retiendra qu'il a écrit la première série lourde du Québec, Lance et compte, qui allait changer radicalement le rythme et le contenu de la téléfiction québécoise.« Au début, j'avais écrit cinq heures et demie dans le genre téléroman, et Richard Martin, à l'époque, m'avait dit qu'on pouvait faire mieux.L'année suivante, le réalisateur Jean-Claude Lord m'avait dit une phrase que je n'oublierai jamais : « Ne mets pas de barrières dans ta tête.» Il n'y avait plus de limites, plus de censure et j'étais complètement libre.Le producteur Claude Héroux m'a protégé, Radio-Canada a trouvé du financement et finalement la série a été tournée en français et en anglais et coproduite par TF1 en France et par la Suisse.Je n'ai pas la même liberté aujourd'hui.Disons qu'en raison du budget, mon écriture doit être plus technique pour éviter, par exemple, de trop nombreux tournages extérieurs.» Réjean a poursuivi avec d'autres séries de Lance et compte et a pris une certaine distance avec le sport en écrivant Scoop, Urgence et maintenant Casino, entre autres.Quel était son intérêt pour le monde hospitalier ou celui du jeu ?« Dans mes séries, il y a toujours un gagnant ou un perdant comme dans le sport.À l'hôpital, le médecin va réussir à sauver une vie humaine ou rater son intervention.Au jeu, il y a quelqu'un qui va gagner ou tout perdre.C'est toujours une confrontation dans un climat de tension avec un résultat rapide.Je ne pourrais écrire un téléroman avec un dénouement qu'on connaîtrait cinq ans plus tard.» En somme, une écriture masculine, sportive, bien différente de celle de Fabienne Larouche, son ex-compagne, qui privilégie la vie quotidienne et l'analyse psychologie dans son oeuvre télévisuelle.On se souvient qu'ils ont écrit ensemble, qu'ils ont vécu ensemble et qu'ils se sont séparés.« La rupture a été doublement douloureuse, confie Tremblay, parce que je perdais quelqu'un au niveau personnel et que je perdais une auteure qui m'appuyait et facilitait mon écriture.C'est sûr que je l'ai aidée au début en lui donnant les bases de l'écriture télévisuelle mais.je suis certain que 999 autres personnes dans les mêmes conditions n'auraient pas aussi bien réagi qu'elle.Après cette rupture, j'ai toujours écrit seul.Elle aussi d'ailleurs.Elle est arrivée au bon moment dans ma vie et moi aussi, dans sa vie.Aujourd'hui, on est rendus ailleurs, tout est paisible et elle m'a même appelé aujourd'hui.» Comme un journaliste Les années ont passé.Déjà 20 ans et quelques transplantations capillaires depuis la première mouture de Lance et compte.L'auteur persiste et signe Casino et une autre série de Lance et compte : La revanche, pour diffusion au cours de la prochaine année.Peu d'auteurs ont réussi à porter le poids de séries lourdes depuis les années 80.Tremblay y est parvenu et ne semble pas en voie de s'arrêter à 60 ans.Comment expliquer cette longévité ?« Ma formation de journaliste m'a aidé à continuer.Pour écrire Casino, j'ai passé un an à faire des recherches, à rencontrer régulièrement une criminologue, à lire des ouvrages spécialisés, à consulter le mémoire d'une étudiante qui traite du jeu.De plus, j'ai profité de mes séjours à Atlantic City et à Monte- Carlo pour visiter les casinos et rencontrer des gens du milieu.J'ai mangé régulièrement avec une Vietnamienne pour connaître la relation entre les peuples asiatiques et le jeu.Quand j'ai écrit Urgence, j'ai assisté à des opérations à l'hôpital Fleury, j'ai rencontré des politiciens.En fait, je travaillais comme un journaliste.Après, je passais à l'étape de la fiction et je laissais vivre mes personnages dans ma tête.C'est ce que j'appelle ma période de rêve dirigé.Sur la plage ou sur ma moto, je me laisse aller au rêve et après, j'écris.» Et pendant tout ce temps, il écrit presque quotidiennement à La Presse, se raconte tous les matins à la radio et affirme fièrement qu'il n'a jamais refusé une affectation pour son journal.Ce qui est rigoureusement vrai.Et quand on lui parle de sa fortune personnelle, Réjean ne se défile pas.« Être millionnaire, c'est pas gênant.C'est pas une tare.Quand tu travailles assez fort pour le gagner, tu l'as mérité.Je n'ai pas envie de jouer le faux pauvre et je ne pense pas que ça dérange mes confrères de travail.Le milieu journalistique est un milieu que j'aime profondément parce que c'est là qu'on peut sentir le monde.Je n'ai pas envie de m'enfermer dans une bulle d'auteur et de vivre à l'extérieur du vrai monde.Penses-tu que j'ai besoin d'aller sentir les jock-strap pendant les pratiques du Canadien ?Non ! Mais j'y vais parce que c'est là qu'est la base du métier.» Et puis, bien sûr que Réjean Tremblay prend beaucoup de place dans une salle de rédaction.C'est aussi un fier compétiteur, qui ne laisse de chance à personne, même à ses meilleurs amis, pour aller chercher son scoop.Mais il va vite trouver un médecin pour un confrère malade.Il a fait embaucher plusieurs journalistes des sports pour de la figuration dans Lance et compte.Il a été à l'origine de ma biographie de Céline Dion en me mettant en contact avec un éditeur.Il a fait de même avec Mathias Brunet.Et puis, c'est le meilleur gars à qui raconter ses peines d'amour.pendant que le téléphone sonne ou que le Canada se fait éliminer en direct à la télé.Lorsque Radio-Canada diffusera le deuxième épisode de la nouvelle télésérie de Réjean Tremblay, Casino, le8mars prochain, celui-ci en sera exactement à sa 200e heure d'écriture télévisuelle, toujours à l'intérieur d'une « série lourde », comme on dit dans le milieu.Belle occasion pour rencontrer un confrère que je connais depuis 30 ans.PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE © Certains s'en irritent, d'autres s'en amusent, mais une chose est sûre : Réjean Tremblay, journaliste sportif et auteur de séries télévisées, n'a jamais joué la carte de la fausse modestie à propos de ses succès et de ses bons coups.« Le milieu journalistique est un milieu que j'aime profondément parce que c'est là qu'on peut sentir le monde.Je n'ai pas envie de m'enfermer dans une bulle d'auteur et de vivre à l'extérieur du vrai monde.» PRÉPAREZ LE CONGÉ SCOLAIRE LES GAGNANTS DU WALLACE ET GROMIT Le Mystère du lapin-garou Wallace et Gromit : Le Mystère du lapin-garou est le film d'animation favori pour remporter l'oscar dans sa catégorie.Le DVD du film permet aux amateurs de tout âge de plonger dans l'univers de l'ingénieux entrepreneur et son adorable compagnon, tout en pouvant découvrir le court métrage de Steve Box Stage Fright, obtenir un accès privilégié aux séquences tournées dans les coulisses de la production, à la visite des studios Aardman, ainsi qu'à de nombreux jeux et activités.Oups, en collaboration avec Dream Works, vous offrait cinq copies de ce DVD indispensable.Il fallait savoir que les courts métrages d'animation du duo Nick Park-Steve Box honorés aux oscars étaient The Wrong Trouser (Un Mauvais pantalon) etAClose Shave (Rasé de près), mais cela n'a été qu'une formalité pour les centaines de mordus de Wallace et Gromit qui ont participé au concours.Le sort a désigné ROSALIE CARON, de Saint-Pie-de-Bagot, MARC-ANDRE LONGCHAMPS, de Saint-Hubert, GABRIELA ROSAS, de Laval, ANDRE SENKARA, de Montréal, et STEPHANIE SHEA, de Rosemère.DUOS DECHOC En collaboration avec Universal, Oups vous proposait quatre ensembles de deux DVD.Les premiers mettant en vedette Hilary Duff, les seconds étant l'oeuvre de Robert Rodriguez, un spécialiste de l'action.Pour gagner le duo L'Homme parfait / Trouve ta voix, il fallait savoir que Heather Locklear (entre autres) partage la vedette de L'Homme parfait avec Hilary Duff.CAROLINE DUBÉ, de Blainville, et SOPHIE BLANCHETTE, de Saint-Jean-sur-Richelieu, ont été désignées par le sort.Pour l'ensemble Les Aventures de Shark Boy et Lava Girl / Espions en herbe 3D: fin du jeu, il fallait répondre que le film mettant en vedette Bruce Willis et réalisé par Robert Rodriguez s'appelle Sin City.JUSTINE REID, de Laval, etMARIE VERRONNEAU, de Montréal, sont les heureuses gagnantes.Ça yest!Voilàlarelâche scolaire ! Certains denos lecteurs sontdéjàen congé, d'autres le serontlasemaine prochaine.L'équipe de Oups entend bien faire en sortequevousprofitiezaumaximumdecettesemaine de relâche.Enplusdenos suggestions desorties, nousdévoilons aujourd'hui le nom des gagnants denos concours.Ils receverontdes DVD, des livres, des jeux vidéo, des laissez-passer pourles musées.Et lasemaine prochaine, avec d'autres suggestions, nousannoncerons les cinq gagnantsdes laissezpasser VIP pourla Semaine derelâche en folie Oups /Musique Plus .LECTURE DVD JEUX VIDÉO LAISSEZ-PASSER Les jeunes ont fait un triomphe à La Trilogie de Bartiméus, l'ambitieuse série de l'auteur Jonathan Stroud.En collaboration avec les éditions Albin Michel, nous vous offrions la chance de gagner trois ensembles de la trilogie, constituée des livres L'Amulette de Samarcande, L'Oeil du Golem et La Porte de Ptolémée.Près de 2000 pages d'intrigues passionnantes et sombres! À la question: dans La Trilogie de Bartiméus, comment se nomme la plébéienne qui mène la résistance contre les sorciers?La bonne réponse était Kitty.Le sortadésigné trois lectrices, MARIE-FRANCEHUET, de Montréal, SABRINA JACQUES, de Montréal, et NASHA LAFOND, de Brossard.Ce sont surtout nos lectrices qui ont tenté de gagner les deux ensembles-cadeaux Limonade \u2014 comprenant les 4 titres de la série Il était deux fois, un Agenda perpétuel, un Carnet d'amies, un Carnet de notes secrètes, des accroche-porte et des signets \u2014 offerts en collaboration avec la maison d'édition Boomerang.Parmi toutes celles qui avaient répondu 4-trine et Zoé à la question: Comment se nomment les deux amies qui sont en vedette dans la série Limonade?, le sort a désigné VALÉRIE HAMEL, de Le Gardeur, et MARIÈVE LAVOIE, de Delson.DEUX SÉRIES DE MANGAS Les mangas sont devenus l'un des secteurs les plus actifs du domaine de l'édition, et de nombreuses collections se disputent la faveur des jeunes lecteurs.En collaboration avec la maison d'édition Kana, nous vous offrions les quatre premiers tomes de la collection Mär ou les trois derniers de la série Naruto.Le sort a désigné KIMPHUNG, de Gatineau, qui a gagné les Naruto, alors que BENOÎT QUIRION, d'Orléans en Ontario, a gagné les Mär.LA TRILOGIE DE BARTIMÉUS L'ENSEMBLE LIMONADE L'événementROBOFOLIES en famille au Centre des sciences de Montréal L'un des musées montréalais les plus populaires auprès des jeunes est certainement le Centre des sciences et ce n'est jamais aussi vrai que pendant l'événement Robofolies, du 4 au 12 mars cette année.En collaboration avec l'équipe du Centre des sciences, Oups vous offrait la chance de gagner deux laissezpasser familiaux pour toutes les activités du centre et du cinéma Imax.Il fallait deviner que les célèbres avions qu'on peut actuellement piloter au simulateur du Centre des sciences sont surnommés les Snowbirds et, parmi tous ceux qui ont bien répondu, le sort a désigné ROSALIE LACASSE, de Drummondville, et CATHERINEGAGNÉ, de Saint-Jean-sur-Richelieu.ZOOTYCOON2 Espaces en danger La série Zoo Tycoon est très populaire et l'ensemble que nous vous proposions \u2014 Zoo Tycoon 2 et l'extension Espèces en danger \u2014 permet de vous placer directement dans la peau d'un directeur de zoo.Il fallait savoir que les fameuses tortues géantes menacées qu'on retrouve dans Espèces en danger sont originaires des îles Galapagos et, parmi tous ceux qui ont bien répondu, le sort a désigné PASCALE LE MAIRE, de Laval.MISSIONARCTIQUE Dans ce jeu, il faut sauver des ours polaires en répondant à des questions sur la faune et sur les effets du réchauffement climatique.Une façon amusante de faire des devoirs ! Le voilier sur lequel les joueurs de Mission arctique partent à l'aventure se nomme le Sedna IV et c'est DELPHINE THÉRIAULT, de Saint- Denis-sur-Richelieu, qui a été désigné par le sort parmi ceux et celles qui avaient bien répondu.EAU SECOURS! Professeur Scientifix Une aventure où il faut sauver un pays de la sécheresse, en compagnie des Débrouillards, qui plongent tête première pour résoudre ce mystère.Vous deviez nous dire le nom du pays imaginaire qui s'assèche dans Eau secours, et le bonne réponse était: le Bongo.Parmi tous ceux qui ont bien répondu, le sort a désignéMATHILDELAVOIE, de Montréal MERCI À TOUS LES PARTICIPANTS ET BON CONGÉ SCOLAIRE ! MUSÉES POUR S'AMUSER 10 avec Oups et Musique Plus! Oups et Musique Plus vous offrent la chance de gagner un traitement VIP pour la semaine de relâche en folie à l'émission Plus sur commande ! À gagner : une paire de billets VIP pour chacun des spectacles présentés à Plus sur commande.En vedette: Stéphanie Lapointe, Les Dales Hawerchuck, Kaïn, Loco Locass et Mentake, en plus de la présence de tous les VJ de Musique Plus! Pour participer, il fallait noter un des indices du jour diffusés à Plus sur commande jusqu'au 24 février et remplir le coupon de participation ci-dessous.Vous pouvez aussi visiter le site musiqueplus.com pour tous les détails.Et préparez-vous à une semaine de relâche que vous n'êtes pas près d'oublier.CONCOURS OUPS MUSIQUEPLUS SEMAINE DE RELÂCHE EN FOLIE Votre indicedujour: Nom : Adresse : RETOURNEZ LE COUPON À : Concours «Plus sur commande, la semaine de relâche en folie » Musique Plus 355, rue Sainte-Catherine Ouest Montréal, Québec H3B 1A5 Des histoires de pêche Le Musée Mc Cord vous invite à plonger dans l'exposition D'eau vive et à découvrir 500 ans d'histoire reliée à la pêche autochtone.Allez entendre des récits de pêche, manipuler des objets, apprendre une chanson, découvrir la légende de la tortue et réaliser un collage en trois dimensions inspiré de cette version de la création du monde.Du lundi 6 mars au vendredi 10mars, de 10h30 à 16h.>Musée Mc Cord, 690, rue Sherbrooke Ouest, (514) 398-7100, poste 222, www.mccordmuseum.qc.ca La Biosphère gratuite! Durant la relâche scolaire, du 25 février au 12 mars, la Biosphère est ouverte de 10h à 17h tous les jours.L'entrée est gratuite pour tous du 1er au8mars! En plus des expositions permanentes, une programmation spéciale prévoit des expériences scientifiques, des activités interactives, des ateliers de création et des activités de groupe.> Biosphère, île Sainte-Hélène, (514) 283-5000, http://biosphere.ec.gc.ca Une ville de neige Les 4, 5, 11 et 12 mars, le Centre canadien d'architecture propose l'activité familiale Ma ville de neige : une visite de l'exposition Sensations urbaines, suivie d'activités de construction dans le parc Baile.Les aspirants architectes en neige, de tous âges, pourront créer une ville imaginaire en édifiant des labyrinthes et des fondations dans la neige.Àla fin de l'activité, une tasse de chocolat chaud sera servie.Il faut réserver.> Centre canadien d'architecture, 1920, rue Baile, (514) 939-7026, www.cca.qc.ca/programmes Les Robofolies Au Centre des sciences de Montréal, à Robocité, les robots ont encore cette année la bougeotte.Ils se disputeront la prestigieuse Robocup lors de parties de hockey et de soccer ! Robocité accueillera de nouveaux visiteurs, dont le Captain Basile, qui imite étrangement la marche d'un insecte reconnu pour sa rapidité : la coquerelle! Venez parcourir le circuit de Robocité où vous serez entraînés dans le monde de la robotique.Vous serez témoins du macadamdes robots, vous pourrez vous arrêter à Plazabot, où se donnent en spectacle des robots astucieux, ou aux Cybermondes AIBO, un univers peuplé de 60robots qui s'activent autour du robot-chien.Mettez le cap sur le futur! > Centre des sciences de Montréal, Quai King- Edward, Vieux-Port de Montréal, 1 877 496- 4724 ou (514) 496-4724, www.centredessciencesdemontreal.com Jouer les archéologues Pour la semaine de relâche scolaire, du 7 au 12 mars, le Musée de Pointe-à-Callière invite parents et enfants âgés de 4 à 12 ans à prendre part à des séances de déguisement, à des jeux de devinettes, de découvertes et de créativité, le tout lié à l'histoire de Montréal.De plus, toute la famille aura la chance de participer à une simulation de fouilles archéologiques en compagnie d'un guide-animateur.Voilà l'occasion pour tout ce petit monde en congé de bien s'amuser tout en apprenant des tas de choses intéressantes sur l'archéologie et l'histoire de la métropole.>Musée de Pointe-à-Caillière, 350, place Royale, Vieux-Montréal, (514) 872-9150, www.pacmusee.qc.ca Le Biodôme auclair de lune Le Biodôme, le Planétariumet la Tour de Montréal unissent à nouveau leurs talents pour vous en mettre plein la vue.Du 3 au 11 mars 2006, vous aurez la chance d'explorer le Biodôme au clair de lune, jusqu'à 20h30, pour vous permettre d'explorer le sentier des écosystèmes dans une ambiance bleutée et feutrée.Par la suite, rendez-vous à l'Observatoire de la Tour de Montréal, au Stade olympique, pour une expérience du ciel montréalais comme vous ne l'avez jamais vécue grâce à l'équipe du Planétariumde Montréal.> Biodôme et Stade olympique, 4777, avenue Pierre-de-Coubertin, (514) 868-3000, www2.ville.montreal.qc.ca/biodome Pas de relâche pour la relâche Le Musée de la civilisation de Québec se transforme pour la relâche scolaire en un gigantesque centre d'activités éducatives et culturelles pour toute la famille.Visitez des pays exotiques, déguisez-vous, apprenez à voler, explorez des espaces interactifs.Vous en aurez pour toute la journée et même davantage.>Musée de la Civilisation, 85, rue Dalhousie, Québec (418) 643-2158; 1-866-710-8031, www.mcq.org/fr/relache Passeport pour le Nord! Du 4 au 12 mars, le Musée national des beaux-arts du Québec se transforme en véritable région polaire! Àexplorer en famille, 10stations portant chacune le nom d'un village du Nunavik où jeux, animation, parcours-découvertes, ateliers de création, cinéma et maquillage vous attendent ! >Musée national des beaux-arts du Québec, parc des Champs-de-Bataille, Québec, (418) 643-2150, 1-866- 220-2150, www.mnba.qc.ca L'univers de Clifford Vous rêvez de pénétrer dans le monde de Clifford, le gros chien rouge au grand coeur?Il suffit de vous rendre au Musée canadien des enfants, à Ottawa, et d'embarquer sur le traversier de l'île Birdwell.Vous ferez la connaissance d'Emily Elizabeth et de plusieurs habitants de l'île, tout en participant à des activités interactives qui renforcent les grandes idées de Clifford, 10règles simples et concrètes destinées à aider les jeunes enfants à s'y retrouver dans leur univers: partager, jouer franc-jeu, respecter les autres, collaborer, être responsable, dire la vérité, être gentil, croire en soi, être un bon ami et aider les autres.>Musée canadien des enfants (au Musée canadien des civilisations), 100, rue Laurier, Gatineau, (819) 776-7000; 1-800-555-5621, www.civilisations.ca/mce_ccm/mce_ccmf.asp Lesmystères de lamétéo Est-il possible de voir des éclairs, une tornade, un tremblement de terre et un arc-en-ciel à un seul et même endroit?Oui, au Musée des sciences et de la technologie du Canada, où vous ferez, du 25 février au 10mars, une incursion dans le monde fascinant de la météo.Venez recréer d'étonnants phénomènes météorologiques à nos stations d'activités pratiques, fabriquer une station météorologique à emporter à la maison et essayer de faire des prévisions météorologiques, tout ça sous un même toit.Surtout, n'oubliez pas votre parapluie.>Musée des sciences et de la technologie du Canada, 1867, boul.Saint-Laurent, Ottawa, (613) 991-3044; 1-866-442-4416, www.sciencetech.technomuses.ca Àl'occasion dela relâche scolaire, Oups vouspropose 10sorties amusantes dans autant demusées réputés de Montréal, de Québecet d'Ottawa.Québec Ottawa UNESEMAINEDERELÂCHE ENFOLIE DIVERTISSEMENT Des jouets techno avant l'école! ARTS ET SPECTACLES La Foire des jouets de New York consacre le virage technologique de l'industrie MICHAEL BARBARO NEW YORK TIMES Les jeux électroniques numériques ont envahi le royaume des jouets depuis longtemps, mais les compagnies qui visent une clientèle préscolaire ont jusqu'àmaintenant préféré conserver unmur entre la technologie destinée aux adultes et celle qui s'adresse aux enfants.Ça pourrait toutefois changer rapidement et le mur commence à se fissurer.C'est du moins ce que laisse penser une visite à la Foire internationale des jouets, la plus grande exposition de cette industrie en Amérique du Nord, qui se déroulait la semaine dernièreà Manhattan.La compagnie Fisher-Price, par exemple, va mettre en marché un lecteur numérique et un appareil photo numérique pour les enfants de 3 ans et plus à compter de la période des Fêtes cette année.La firme Tek Nek Toys a exposé un lecteur numérique de musique avec des haut-parleurs et des lumières clignotantes, appelé CoolP3 Fusion, pour les enfants de 4 ans et plus.Emerson Radio ne sera pas en reste avec son Bob L'Éponge.Elle introduira sur le marché un système de haut-parleurs et un appareil photo numérique Sponge Bob Square Pants.L'exemple le plus flagrant de cette tendanceestpeut-êtredelacompagnie Baby Einstein, qui lancera une berçante pour enfants munie d'un adaptateur pour lecteur MP3 et de haut-parleurs.Les partisans des jeux traditionnels s'étaient mobilisés l'année dernière quand les compagnies avaient offert des jeux électroniques numériques pour les enfants de 7 à 12 ans.Ils vont protester avec encore plus de vigueur si la publicité s'adresse maintenant aux enfants d'âge préscolaire.«C'est une grosse étape, reconnaît Reyne Rice, un spécialiste des tendances pour enfants de l'Association des manufacturiers de jouets.C'est inhabituel de voir un enfant de 3 ans avec un appareil photo numérique.Les jouets électroniques pour enfants ont constitué une belle percée dans l'univers stagnant des jouets.Selon la firme de recherche en marketing NPD, les ventes de jouets pour enfants ont progressé de 3% pour atteindre les 600 millions entre 2003 et 2005.L'an dernier, Hasbro avait lancé une caméra vidéo numérique pour les enfants de 8 ans et plus, pendant que Disney mettait en marché un lecteur MP3 pour des enfants de 6 ans.Des dirigeants de la compagnie Fisher-Price, une division de Mattel, mentionnent que leur appareil photo numérique et leur lecteur MP3, qui se détaillent à 70$, sont spécialement conçus pour de jeunes enfants, qu'ils peuvent résister au choc d'une chute répétitive de quatre pieds de haut et que les gros boutons facilitent l'utilisation.L'appareil numérique Kid-Tough possède deux viseurs\u2014comme dans le cas d'une paire de jumelles, plutôt qu'un simple oeil dans la version adulte.Sans oublier les deux larges poignées qui solidifient la prise par l'enfant et une fonction à deux temps quand vient le temps de détruire des photos non désirées.Comme tous les enfants d'âge préscolaire ne peuvent lire le titre d'une chanson avant de pousser le bouton, le lecteur Digital Song & Story Player est muni d'icônes pour symboliser chaque chanson : une étoile pour Twinkle, Twinkle Little Star ou une grange pour Old Mac Donald.Chacun de ces produits est facile à utiliser.L'apareil photo numérique est muni de seulement cinq boutons.«Nous avonsanalysélecomportement des jeunes avec des produits et nous avons enlevé ce qu'ils rejetaient», mentionne David Ciganko, viceprésident de la conception des jouets chez Fisher-Price.Sa collègue Lisa Mancuso, viceprésidente du marketing, soutient que les jeunes peuvent s'accomplir avec ces jouets en disant : «Regarde maman, ce que j'ai fait.» Sauf que, peuimportelatechnologie, lesparents sont toujours mis à contribution pour télécharger des chansons pour le lecteur MP3 ou pour transférer les photos sur un ordinateur avant de les imprimer.Les analystes indépendants de jouets sont toutefois inquiets à propos de ces produits.Fondatrice de Toy Tips, une firme de recherche de Milwaukee, Marianne Szymanski soulignequelamajorité des jouets électroniques numériques favorisent un jeu en solitaire, comme dans le cas d'un enfant qui s'assoit avec ses écouteurs sur les oreilles pour écouter de la musique.«Je ne dis pas que la technologie est mauvaise ou néfaste, soutient-elle, maisnous avonsbesoin de jouets qui favorisent l'interaction sociale dans les années préscolaire et non qui incitent à la solitude.» «Ce que nous entendons deplusenplusdesparents, c'est qu'il est très important que les enfants ne perdent pas l'habitude de jouer avec des jouets traditionnels, des blocs de construction par exemple, pour favoriser un développement complet, ajoute Lorrie Browning, directrice générale de la division pour les jouets destinés aux enfants d'âge préscolaire.Les jouets électroniques ne sont pas mauvais en soi, mais ils ne doivent pas remplacer les autres jouets, ou prendre toute la place.» GINNY PARKER WOODS NEW YORK TIMES NEWS SERVICE TOKYO - La firme Sony traîne la réputation d'être très conservatrice quand il s'agit d'offrir aux consommateurs ce qu'ils veulent en matière d'appareils numériques.C'est ainsi que la compagnie a perdu le marché de la musique portable au profit d'Apple, quand les Ipods ont détrôné les célèbres Walkman.D'ici quelques mois, Sony aura l'occasion de démontrer qu'elle a appris de ses erreurs.Le géant japonais de l'électronique projette en effet d'offrir ce printemps le Sony Reader, un appareil portatif pour la lecture numérique de livres et de dossiers.En collaboration avec des maisons d'édition importantes, elle offrira des livres sur le site Internet Sonyonline.Lesutilisateurs pourront télécharger des bouquins et les transférer dans leur lecteur portatif.Le lecteur se détaillera entre 300 et 400 $US et l'autonomie de la pile permettera de lire jusqu'à 7500 pages.Selon les analystes, le succès de cenouveauproduit seraliéàlafacilité avec laquelle les utilisateurs pourront gérer le contenu de leurs achats et les transporter sur leur appareil.«Du point de vue quincaillerie, cet appareil est fantastique, souligne Michael Gartenberg, vice-président et directeur de la recherche avec la firme Jupiter Research.Tout est relatif aux restrictions du contenu.Si les éditeurs décident d'exiger des droits trop élevés, les téléchargement pourraient devenir tellement chers que les acheteurs potentiels n'y toucheraient pas.» Il appert que cet appareil pourrait lire des dossiers Word et PDF, ce que les appareils précédents ne permettaient pas, et pourraient les transférer ensuite sur d'autres appareils.Plusieurs compagnies ont tenté d'envahir ce marché par le passé, mais sans grand succès.Cet appareil pourrait permettre à Sony d'effectuer une percée magistrale dans l'univers des lecteurs numériques puisque le marché des textes est complètement libre.Responsable du développement du Reader, Takashi Sugiyama, soutient que la lecture sera très facile sur cet appareil de la taille d'un livre de poche qui ne pèsera que 250 grammes.Une fois qu'il aura choisi son livre, l'utilisateur pourra en tourner les pages en appuyant sur un bouton.Un nouveau livre électronique JEUXVIDÉO TOP 10 Voici la liste des jeux vidéo les plus populaires en location dans les boutiques spécialisées du Canada.1.Torino 2006, Play Station 2 2.Need for Speed:Most Wanted, Play Station 2 3.Star Wars: Battlefront II, Xbox 4.Peter Jackson's King Kong, Play Station 2 5.Gun, Play Station 2 6.True Crime: New York City, Play Station 2 7.Madden NFL 06, Play Station 2 8.Need for Speed:Most Wanted, Play Station 2 9.Call of Duty 2: Big Red One Xbox 10.Tony Hawk's American Wasteland, Play Station 2 Sources: Blockbuster, Rogers, Vidéotron L'appareil photonumérique Kid Tronics de Fisher-Price La berçante Baby Einstein DANY LAFERRIÈRE Écrivain du monde Articles dans Le Monde, L'Express, Le Point, Le Figaro, apparitions à la télé et entrevues dans les radios, voilà qu'en France, on réalise l'importance d'un auteur qu'ici, on apprécie depuis 20 ans.MARIE CLAUDE FORTIN COLLABORATION SPÉCIALE Alors que prend l'affiche Vers le Sud, le film de Laurent Cantet mettant en vedette Charlotte Rampling et Louise Portal, et que la nouvelle mouture du livre qui l'a inspiré paraît chez Grasset en France (et chez Boréal au Québec), Dany Laferrière fait les manchettes des journaux parisiens.Pourtant, il y a longtemps que ses romans sont publiés outre Atlantique.Mais c'était chez Le Serpent à plumes, une maison de qualité, mais petite.En passant chez Grasset la vénérable, Dany Laferrière est passé du statut d'inclassable (ni vraiment de la créolité ou de la négritude, à la fois Haïtien, Québécois, Américain) à celui d'incontournable.Ce n'est pas seulement d'Haïti que nous parle Laferrière d'un livre à l'autre.Ce n'est pas seulement d'exil, même si « tout individu, tout écrivain est en exil de son enfance et de son adolescence ».«Ce que j'essaie de faire avec tous mes livres, dit-il, c'est de montrer qu'il y a autre chose, à Haïti, que ce que l'on veut bien nous montrer.Qu'il y a une sensibilité haïtienne.» « La dictature est l'arbre qui cache la forêt, disait-il en entrevue au Monde.Moi, j'ai voulu dépeindre la forêt.» « Je suis submergé par ces journalistes qui veulent que j'explique les choses uniquement par le biais de l'actualité politique et des grands contrastes sociaux, nous confie- t-il.Mais j'ai démissionné; je n'explique plus l'actualité politique haïtienne, moi je veux plonger plus dans l'émotion.» Et dans Vers le Sud, « un recueil d'histoires entrelacées qui forment un roman », ainsi que le décrit joliment l'éditeur français, l'émotion se décline sous toutes ses formes : jalousie, peur, haine, joie, passion, désir et séduction.Et l'art \u2014 la musique, la poésie, la peinture \u2014 traverse ces histoires.Cette Américaine, qui se découvre une passion pour Haïti en contemplant une peinture naïve que son père lui a donnée, c'est un peu nous, lecteurs, qui découvrons le pays de Laferrière à travers ses artistes.« La peinture, la poésie, la musique, ce sont des choses qui expliquent le pays beaucoup mieux que des mots, qui donnent la possibilité de voir une autre facette de Haïti, croit Laferrière.C'est très important de déplacer le focus, de temps en temps.» L'envers de la médaille Son Haïti natal, qu'il a dû fuir il y a 30 ans, Dany Laferrière en parle encore et toujours avec fierté.« Dans ce pays où la situation économique est plus que désastreuse, la culture demeure très puissante.On nous avait pourtant dit que l'art était quelque chose qui arriverait en plus, comme le glaçage sur le gâteau, une fois que les besoins fondamentaux \u2014 se nourrir, se vêtir, travailler \u2014 seraient satisfaits.Mais ce n'est pas vrai.Haïti survit par l'art.Si on n'avait pas l'art, on n'aurait aucune dignité humaine.On ne pourrait survivre comme individus, et personne ne s'intéresserait à nous.La culture en Haïti est populaire, poursuit-il.Alors que presque partout dans le monde, la peinture, par exemple, est un art bourgeois, en Haïti ce sont les paysans qui la font.Et c'est la même chose pour la musique.L'art pleut partout, autant chez les pauvres que chez les riches.Et la littérature continue de fleurir, envers et contre tout.« C'est une littérature qui existe depuis avant l'indépendance, et qui survit malgré le fait que les écrivains doivent financer eux-mêmes leurs livres \u2014 ils publient à compte d'auteur ! Quand on vit à Montréal, on peut finir par croire que la littérature ne peut qu'être subventionnée.Je n'ai rien contre, mais il faut se rappeler que la littérature, c'est de l'art ! Son but premier, ce n'est pas un but uniquement marchand.C'est l'expression de soi ! » >Voir LAFERRIÈRE en page 12 PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE En allant chez Grasset, Dany Laferrière est passé du statut d'inclassable (à la fois Haïtien, Québécois, Américain), à celui d'incontournable.« Je retourne sur mes traces pour mieux écrire, et réécrire, et peut-être même, dans 20 ans, réécrire ceux qui ont déjà été réécrits.Je rêve de ça ! VERS LE SUD CYBERPRESSE Faites-vous plaisir ! Lisez un extrait de Vers le sud sur www.cyberpresse.ca/ lectures Invitation au voyage dans l'imaginaire haïtien MARIE-CLAUDE FORTIN COLLABORATION SPÉCIALE Il a 17 ans (il en avait 15 dans Le Goût des jeunes filles), il s'appelle Fanfan, c'est un jeune faune qui attire les femmes comme d'autres les ennuis.Et c'est à sa suite que l'on est invité à pénétrer dans l'univers de Vers le Sud, version revue et peaufinée de La Chair du maître, paru d'abord en 1997 chez VLB, puis repris par l'auteur, suite logique de cette vaste opération de réécriture que Dany Laferrière a entreprise il y a quelques années.De La Chair du maître, ce gros roman touffu, surpeuplé, l'auteur a gardé, parmi ses personnages, ceux qui suivaient la même direction, la même flèche, Vers le Sud.Comme cette femme blanche, d'âge mûr, Mme Saint-Pierre, enseignante dans un collège huppé de Port-au-Prince que fréquente la soeur de Fanfan.La mère de Fanfan, reconnaissante, lui confectionne gratuitement des robes.«Tu comprends, Fanfan, c'est grâce à elle si ta soeur peut fréquenter cette école.» Or tout ce que Fanfan comprend, c'est que cette femme exploite sa mère.Dans une Haïti où la nuit, les « chiens » (les tonton macoutes) sont « lâchés », où l'on ne peut être riche que si nos parents l'ont été, et avant eux nos grandsparents, mais où « tout semble possible », Fanfan découvre le pouvoir subversif de la séduction.Dans les bars, auprès de ses semblables, Charlie, Legba, les musiciens, les filles qui leur tournent autour, en observant les gens s'entredéchirer pour un morceau de chair fraîche, ou simplement par orgueil.Et les touristes, les femmes d'ambassadeurs, donner leur âme pour que l'on prenne leur corps.>Voir SUD en page 12 Pour profiter des rabais CYBERPRESSE.CA/PRIVILEGES POUR LES ABONNÉS SEULEMENT NOUVEAU Jusqu'à 30 % de rabais sur les livres des Éditions La Presse et 10 % sur les abonnements aux magazines des Éditions Gesca.FILL35P LECTURES LIVRES LITTÉRATURE FRANÇAISE Les sceptiques seront confondus JACQUES FOLCH-RIBAS COLLABORATION SPÉCIALE Sollers écrit comme vous respirez, sans y prêter plus d'attention que cela\u2014ce qui ne veut pas dire qu'il écrit n'importe quoi.Depuis des années, ce monsieur raconte la même chose : que la littérature, la pensée, l'art, c'est pareil.Il le dit sur tous les tons.En allant au lit avec des madames d'aujourd'hui et lisant Casanova au sujet des madames d'hier \u2014 presque en même temps.En écoutant Mozart et l'écrivant comme personne ne l'avait fait.En s'en allant à Venise avec une tendre amie et contemplant les grands peintres renaissants au fond des églises.Il écrit un roman pour déclarer la guerre du goût (l'un de ses titres) qui parle de façon amoureuse presque idolâtre de Rodin, de De Kooning, de la Bible et de Rimbaud, de Proust, Sade, Morand, Haydn, Ucello, et de la ville de Bordeaux (on cite dans le désordre).Sollers, on le demande à la télévision pour parler de n'importe quoi ?Il y va, il y court, sort sa grande rapière et sa cape, et s'en tire avec les oreilles et la queue.Alors, forcément, cela agace.Cela agace qui ?Telle est la question.Dans son dernier roman qui s'intitule Une vie divine, il nous présente un homme qui mène cette guerre du goût, entouré de deux femmes qui lui servent de gâchette et de cran d'arrêt.Comme souvent dans ses livres: prétextes, prétextes.Nous rencontrons une certaine Ludivine (il y a le jeu et la divinité), feu follet, blonde, fraîche, bronzée, menteuse, et Nelly, putain, philosophe, savante, brune, violente.Les ébats de notre narrateur, fort agréables à lire, nous conduiront à Monsieur Nietzsche dont l'ombre moustachue et la folie seront fourrées partout, avec ses idées de Surhomme et d'Éternel retour.Ce sont les commentaires sur la vie et les pensées de M.N.(Monsieur Nietzsche) qui vont parcourir et alimenter le livre, servant eux aussi de prétextes pour illustrer cette idée maîtresse (une autre) de l'auteur : que la vie est un bonheur, que la vie est divine \u2014 suivant l'angle par lequel on la voit, on la vit, on l'aime, on en jouit.Et il montre comment.Encore un bon roman de Sollers.Dans lequel les tristesses de la littérature française actuelle sont ridiculisées (il ne nomme personne, il y a trop de monde, mais vous reconnaîtrez les idoles crasseuses d'aujourd'hui) où les légions hypocrites contre l'esprit et le goût sont écrasées, où sont montrées clairement et joyeusement les qualités de la vie : l'intrépidité, la beauté, l'intelligence, la liberté, le plaisir, l'art.Le bonheur, en somme.Un livre dans lequel comme le disait un capitaine célèbre du Québec, « Les sceptiques seront confondus ».Enfin, on l'espère.Et que le diable emporte les mauvais coucheurs.FFFF UNE VIE DIVINE Philippe Sollers Gallimard, 525pages PHOTO FOURNIE PAR GALLIMARD Dans son dernier roman, Philippe Sollers nous présente un homme qui mène une guerre du goût.K1 1.0 24.0 RÉGINALD MARTEL Les livres de Ying Chen se suivent et se ressemblent, malgré l'absence, ou la multiplicité, de repères spatiaux et temporels.Des personnages qu'on a cru appréhender un instant, en vain, reviennent et repartent et revienn insaisissables.Depuis l'adolescent V., premier objet de désir, jusqu'à A., le mari archéologue qui n'est plus mari mais un simple élément de la collection d'artefacts de la narratrice, le récit trouve ses matériaux dans le domaine bien plus vaste de la mémoire et de l'oubli, dans les forces élémentaires de la nature et dans une conscience certes aiguisée, mais étrangère aux usages de ce monde.La narratrice qui s'est approchée du garçon et de l'homme, par amour de l'amour plutôt que par désir ciblé, a mieux à faire que de les séduire.Elle n'a retenu que bien peu de ce qu'ils sont, ou paraissent être, peut-être parce qu'ils existeraient dans un espace et un temps donnés, avec la finitude que cela suppose, tandis que la jeune femme ne cesse jamais de s'offrir des existences multiples, parfois simultanées, ce qui ne simplifie rien pour elle \u2014 ni pour les lecteurs.Vraiment, on ne sait pas trop quel bateau Mme Chen nous a monté.Si on navigue avec plaisir, tant mieux ; si on s'ennuie, alors là, aussi bien revenir sur terre et au réalisme de la vie ordinaire.« Je n'ai jamais appris à mesurer ni à situer proprement une durée.Je me débrouille en accumulant les événements, les enchaînant de mon mieux sur une ligne que j'espère chronologique, mais qui peut ne pas l'être.» Ainsi Ying Chen expliquait sa manière, dans un ouvrage précédent.Pour ce qui concerne le lieu de l'action du Mangeur, l'absence de repères est moins, disons, gênante.Sommes- nous en Orient, au Québec ou ailleurs ?À la campagne en tout cas, dans une maison que l'épicière d'en face peut surveiller, pas très loin d'une rivière où le père et la fille pêchent des poissons aussi longtemps qu'il y en a, quittes à se résigner ensuite à manger d'importe quoi.Père et fille forment un couple singulier, soudé par un amour inconditionnel.Le père est un mangeur pathologique.La fille lui ressemble, en moins gloutonne.L'un et l'autre sont condamnés à en mourir.C'est la fille qui mourra en premier, mangée de son plein gré par son père.Le lien entre eux est définitivement rompu : digérée par son géniteur, la fille rompt avec ses racines en s'y fondant totalement, c'est-à-dire en s'identifiant matériellement à son père.Ce qui ne l'empêchera pas de raconter cette vie et cette mort, puis la fuite du père, puis l'enquête policière qui tournera en queue de poisson.Il fallait un peu s'y attendre : la fille serait la descendante d'une grand-mère qui fréquentait les poissons de très près.Il y a dans ce récit beaucoup d'audace et bien peu de chose pour séduire.À moins de faire appel à une étude symbolique autour de notions un peu exotiques, la réincarnation par exemple, il faut se résigner à une lecture au premier degré qui devient très vite lassante.FF1/2 LE MANGEUR Ying Chen Boréal, 144 pages LITTÉRATURE QUÉBÉCOISE Mange-moi, papa Invitation au voyage dans l'imaginaire haïtien Écrivain du monde LAFERRIÈRE suite de la page 1 Cent fois sur le métier Aujourd'hui, l'auteur d'un premier roman mémorable, Comment faire l'amour avec un nègre sans se fatiguer, paru il y a 21 ans, a décidé qu'il n'écrirait plus de nouveaux romans mais qu'il réécrirait.« Je retourne sur mes traces pour mieux écrire, et réécrire, et peut-être même, dans 20 ans, réécrire ceux qui ont déjà été réécrits.Je rêve de ça ! C'est une question de tempérament, explique Laferrière.Tout nous pousse à progresser, et moi je ne veux pas progresser (rires).Ce qui est important pour moi, c'est la configuration d'une oeuvre.Ce que j'ai voulu dire dans un livre, je me demande si je peux mieux le dire.C'est ça qui m'importe.» Pour l'auteur du Pays sans chapeau, écrire est moins une affaire de style qu'une question de témoignages.« Il faut d'abord fonder la littérature, insiste-t-il.Et ça, on le fait avec le contenu.Il faut dire la vie réelle des gens, et après, le style viendra comme la cerise.Ne nous laissons pas prendre par ceux qui ont des siècles d'histoire littéraire derrière eux, et qui nous disent que la littérature, c'est d'abord et avant tout affaire de style.Un peuple n'a pas de littérature s'il n'y retrouve pas ses grands récits.» .Dany Laferrière sera l'un des invités ce soir à l'émission Tout le monde en parle.SUD suite de la page 1 Ces femmes blanches, qu'une image d'Haïti ont un jour séduites, et qui cherchent en ce pays la chaleur ou une raison de vivre.Comme Brenda, Ellen et Sue, que l'on retrouve dans le film de Laurent Cantet, elles « vont vers la mer.La mer qui n'a pas d'âge.Et face à l'éternité turquoise, 50 ans ne sont pas bien loin de 17 ans ».Campé dans l'Haïti des années 70, mais écrit dans un éternel présent, Vers le Sud est une invitation à découvrir par l'imaginaire un pays où le désespoir côtoie la joie, où la pauvreté ne vient pas à bout de l'exubérance, ni le danger, du désir.Ce désir qui, au fond, « a toujours été le moteur de l'histoire ».FFFF VERS LE SUD Dany Laferrière Boréal, 250pages AU PIED DE LA LETTRE Les petites nouvelles du monde littéraire MARIE-CLAUDE FORTIN, COLLABORATION SPÉCIALE PATRICE SAUVÉACRAQUÉ POUR Le Livre des illusions, de Paul Auster, que j'ai lu en anglais.C'est toujours la même histoire qu'Auster raconte depuis Moon Palace, mais il atteint ici une grandeefficaciténarrative, c'est unbonheur.Lepersonnage central enquête sur ungrandacteur ducinéma muet tombé dans l'oubli.Sous le prétexte de cette intrigue, Auster nous parle de la vie, évanescente et impalpable.Et il le fait avec un sens narratif épique.Ce romanlà est l'un de ses plus réussis, conclut le réalisateur de La Vie la vie et de La Grande ourse, dont le premier long métragedefiction, Cheech, prendra l'affiche à l'été.À VOS PLUMES Bon an mal an, la Fédération québécoise du loisir littéraire organise un concours littéraire afin d'«encourager les jeunes et les moins jeunes à écrire pour le plaisir ».Cette année, le thème du concours est : «Ce jour- là.un sourire».Les textes en langue française, de 200 à 500 mots, doivent être reçus au plus tard le 1er mai 2006.Pour en savoir plus, rendez-vous sur leur site Internet : www.litteraire.ca Pierre Nepveu PHOTOPIERRE CÔTÉ, LA PRESSE © Patrice Sauvé PHOTOPIERRE MCCANN LA PRESSE © LU Dans l'édition internet du magazine Livre d'ici, on vient de publier le palmarès des meilleures ventes en librairie, selon les membres de l'Association des libraires du Québec.Au premier rang, toutes catégories confondues, Les Secrets d'Option Canada (Les Intouchables), de Normand Lester et Robin Philpot.Dans la catégorie Roman québécois, Les Chevaliers d'Émeraude, tome 8 (éditions de Mortagne) vient en première place, avant Le Cahier bleu (Leméac Actes-Sud) de Michel Tremblay, et Les Soeurs Deblois, tome 4 (Éditions Guy Saint-Jean), de Louise Tremblay-d'Essiambre.Dans la catégorie Littérature jeunesse, Le Monde de Narnia (Gallimard), de Clive Staple Lewis, dame le pion à Bryan Perro, bon deuxième ET troisième avec les tomes 9 et 10 de sa série Amos Daragon (Les Intouchables).À VOS POSTES Aujourd'hui, à l'émission Vous m'en lirez tant, animée par Raymond Cloutier et diffusée de 16 h à 18 h à la Première Chaîne (95,1 FM à Montréal), nos collègues Dany Laferrière et Nathalie Petrowski tenteront, avec Jacques Godbout, de répondre à la question suivante: Les meilleurs films viennent-ils de romans ?L'écrivain Pierre Nepveu nous entretiendra de Gaston Miron ; le comédien Pierre Lebeau viendra interpréter, en rappel, La Marche à l'amour (« une inoubliable prestation d'une quinzaine de minutes », nous promet-on) ; Gilles Archambault nous parlera de Hemingway, et Biance Zagolin, de son roman L'Année sauvage (vlb éditeur). LECTURES BRIGITTE BOUCHARD Le dur défi de durer Qu'est-ce que tu lis en ce moment ?Les Naufragés du Zocalo, de Fabrizio Mejia Madrid.Drôle, brillant, terrible.C'est un roman sur Mexico.\u2014Je ne connais pas.C'est publié chez qui ?\u2014Les Allusifs.\u2014Ah ! si c'est aux Allusifs, pas étonnant que ce soit bon.JOCELYNE LEPAGE Cette conversation n'est pas inventée.Elle a eu lieu récemment entre la libraire du Square et une journaliste.On s'est dit entre nous tout le bien que l'on pensait de Brigitte Bouchard, qui dirige les Allusifs.Qu'il fallait souligner le cinquième anniversaire de sa maison d'édition.On aime cette femme exigeante, bourreau de travail, fonçeuse, dont tous les livres publiés \u2014 une quarantaine de novelas, ou courts romans \u2014 sont d'une qualité exceptionnelle.Comment fait-elle ?Les écrivains qu'elle choisit sont du Mexique, du Brésil, d'Argentine, de Suède, de Serbie, des Pays- Bas.sans oublier quelques-uns du Québec et du Canada.Brigitte Bouchard ne parle tout de même pas toutes les langues.La qualité de ses livres et sa propre ténacité lui ont permis de faire sa place sur le marché français, où elle écoule 80 % de sa production.Rarement un éditeur ou une éditrice a eu droit aussi rapidement à tant d' intérêt de la part de la presse française.Tous les livres des Allusifs, moins un, ont été recensés.On a fait le portrait de l'éditrice ou de sa maison d'édition dans Vendredi, Le Magazine littéraire, Le Monde des livres, Libération, Le Parisien, Elle, Télérama.On a cherché là aussi à percer son secret.La revue de presse qui la concerne, elle ou ses auteurs, est particulièrement impressionnante.Comment fait-elle ?Qu'ont donc en commun ses romans à part leur petite taille et leur qualité ?Mais commençons par le commencement.Quand Brigitte Bouchard fonde sa maison en 2001, elle a déjà une vingtaine d'années d'expérience dans le milieu de l'édition, notamment à La Courte Échelle, chez Libre Expression et aux 400 Coups.Elle demande alors à une dizaine d'écrivains qu'elle connaît d'écrire une novela pour elle \u2014 longue nouvelle ou court roman d'environ 150 pages.Certains acceptent, d'autres non.La suivent donc Pan Bouyoucas dont la trilogie \u2014 L'Autre, Anna Pourquoi et L'Homme qui voulait boire la mer \u2014 est, je crois, ce qu'il a écrit de meilleur.Aussi Tecia Werbowski, qui vit à Montréal et écrit en polonais.Jean-François Beauchemin, qui connaîtra lui aussi un bon succès avec Le Jour des corneilles et dont les droits pour le cinéma ont été cédés à une entreprise française.« Une partie de l'équipe a fait Les Triplettes de Belleville », précise Mme Bouchard.Après quatre premiers livres publiés en 2001 au Québec, c'est le cinquième, Du mercure sous la langue, de Sylvain Trudel, qui lance l'aventure en Europe.« Le livre est tombé entre les mains de Martine Laval, de Télérama, qui le lit et demande à faire une entrevue avec Sylvain Trudel, dit Mme Bouchard, rencontrée chez elle.Mais je dois lui dire que je n'ai pas de distributeur en France.La maison est trop petite.Alors elle me met en contact avec un petit éditeur qui me conseille d'aller chez Alterdis (qui fera plus tard faillite).Grâce au succès de Trudel (12 000 exemplaires vendus), un autre distributeur offrira ses services.Et c'est parti ! Comme bien d'autres éditeurs et avec un peu d'aide gouvernementale, Brigitte Bouchard court les salons et les foires du livre \u2014 Francfort, Londres, Turin, Paris, Madrid, New York, Toronto.où elle rencontre d'autres éditeurs qui lui font connaître des auteurs et des traducteurs.Les traducteurs en retour lui font découvrir encore d'autres auteurs qui correspondent à ses goûts.Marcel Mörling, écrivain néerlandais important dont elle publiera La Chambre d'amis, un bijou, elle l'a rencontré au Salon du livre de Paris quand le pays invité était les Pays-Bas.Le Cantique de Meméia, elle en a reçu le manuscrit traduit en français par la poste.« Les deux traductrices avaient vu mes livres dans les librairies, précise Mme Bouchard, et elles ont pensé que ce texte m'intéresserait.» L'éditrice vient d'ailleurs de publier un autre court roman de la députée brésilienne féministe Heloneida Studart intitulé Les Huit Cahiers dont nous parlerons la semaine prochaine.Encore une fois une réussite.Elle fait aussi des découvertes étonnantes.« Un soir, je me retrouve dans un dîner organisé par la Maison de l'Amérique latine à Paris.Autour de la table il y a des éditeurs, des auteurs et des traducteurs.À côté de moi, il y a le traducteur de Sergio Pitol, grand écrivain latinoaméricain.Gabriel Iaculli, le traducteur, me dit qu'il vient de lire en serbe un récit très original d'un mathématicien qui vit au Nouveau- Brunswick et il m'offre ses services pour le traduire en français.C'était tellement bon ! J'entre en contact avec Vladimir Tasic, un gars d'à peine 40 ans qui est ravi de venir à Montréal \u2014 ville où il vient de toute façon assister à des concerts rock.Quand Cadeau d'adieu a été publié en France, Libération a terminé son article en écrivant: « Applaudissements ! » Je vais en publier un autre de lui, un livre qui vient de gagner les deux prix littéraires les plus importants de la Serbie.» Si Brigitte Bouchard court les salons et les festivals, elle n'a pas les moyens de moyenner aux enchères de livres.« J'avais créé des liens avec Roberto Bolaño, c'est Jorge Edwards qui m'en avait parlé \u2014 mais après sa mort, des agents et éditeurs ont acheté son oeuvre.Tasic reste avec moi par lien personnel.Mais maintenant, le Seuil s'intéresse à lui.C'est comme si moi, je faisais le travail de découvreuse.je n'ai pas l'artillerie lourde.Après, les gros arrivent.» Comment fait-elle ses choix ?« J'ai besoin d'être déstabilisée, dit-elle, secouée par l'écriture, j'ai besoin de découvrir quelque chose de plus.C'est toujours un plaisir pour moi de découvrir en dehors des sentiers battus, c'est stimulant.Ce qui revient souvent dans mes livres, c'est le thème de l'identité \u2014 le destin \u2014 la mort.» On peut ajouter l'originalité et la dérision.« L'originalité de l'écriture, précise-t-elle, de la voix.» Elle est incapable de publier un livre qu'elle aurait du mal à défendre, même si ce livre d'un auteur qu'elle a déjà publié a des chances de bien se vendre, même si elle perd alors sur le plan commercial.Quant à la traduction, il lui arrive aussi de refuser le travail mal fait.Encore de l'argent perdu.Le grand défi de Brigitte Bouchard, maintenant, c'est de durer.Elle s'apprête à célébrer le cinquième anniversaire des Allusifs à Paris, le 23 mars, avec Alberto Manguel, qui aime bien la maison d'édition.À Montréal, la fête aura lieu le 11 avril à la galerie de design de l'UQAM.Longue vie aux Allusifs ! « C'est toujours un plaisir pour moi de découvrir en dehors des sentiers battus, c'est stimulant.Ce qui revient souvent dans mes livres, c'est le thème de l'identité \u2014 le destin \u2014 la mort.» PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE Depuis cinq ans, Brigitte Bouchard fait, pour sa maison d'édition Les Allusifs, des découvertes étonnantes qui sont souvent récupérées par les grands éditeurs.À DÉCOUVRIR Mexico, Mex co l'apocalyptique JOCELYNE LEPAGE « (.) une ville où tout s'enfonce, s'inonde et se précipite.une ville où ce qui est usé est tellement recyclé qu'une boîte de soda peut avoir été un taxi à l'origine.une ville où les réclames et ornements des camions leur valent le pardon quand ils nous écrasent.une ville où les gens ont confiance en une rôtisserie parce qu'elle présente une image du pape.une ville où les marchands ne vendent pas du poisson mais leur parole d'honneur qu'il est frais.une ville où les chiens sont jaunes.» Cette ville, c'est Mexico dans Le Naufragé du Zocalo de Fabrizio Mejia Madrid publié aux Allusifs.Dans ce roman étonnant, Mejio Madrid, 38 ans, parle de Mexico en ayant l'air d'en vouloir à la mégapole dont il fait ressortir toutes les misères, les horreurs et les extravagances, mais on sent qu'il l'aime d'un amour impossible.Le roman est divisé en quatre chapitres qui correspondent aux quatre éléments : la terre, l'eau, l'air et le feu et l'action se déroule de 1997 à 2000.Chaque élément permet à l'auteur d'aborder des événements historiques ou catastrophiques qui ont fait de Mexico la ville qu'elle est \u2014 le tremblement de terre de 1985 par exemple, les inondations au cours des siècles, les éruptions de volcans, la pollution mais aussi des inventions plus farfelues les unes que les autres.En même temps, et tout en respectant chaque élément, le narrateur raconte sa vie de raté, de paumé qui ne travaille pas, n'arrive pas à garder ses blondes, vit dans un appartement minable qui n'est même pas le sien \u2014 ce qui permet la description humoristique de la vie quotidienne dans cette mégapole de 20 millions d'habitants où il n'y a pas, dit-on, de classe moyenne ; que des élites et des pauvres.Et du monde, du monde partout, qui joue du coude, se fait fourrer, respire mal.Et soudainement, quand on s'y attend le moins, l'histoire dérape, le narrateur disjoncte complètement, on se croirait dans du Boris Vian.Quand un nuage entre dans l'appartement et le poursuit, par exemple.Ou quand la Vierge de Guadalupe qui n'a pas de pieds et dont la tête est ornée d'une auréole en carton vient lui rendre visite et précise qu'elle ne fait que des miracles misérabilistes.La Vierge demande à un moment donné : « N'auriez-vous pas un morceau de tissu sur lequel je pourrais laisser l'empreinte de mon visage ?Cette nappe-là, peut-être.» « Non, elle est neuve », s'empresse de répondre le narrateur.Et puis, il dit des choses drôles sur l'amour : « Être amoureux c'est croire que quelqu'un est plus important que la télé.» Ou encore : « L'amour est une foi dans laquelle l'un croit que l'autre est tout ce que personne n'est.» À découvrir ! FFFF1/2 LE NAUFRAGÉ DU ZOCALO Fabrizio Mejia Madrid Les Allusifs, 197 pages SALLE WILFRID-PELLETIER PLACE DES ARTS SAMEDI,8AVRIL, 20 h 30 CESARIA EVORA BILLETTERIE ARTISTE CHOUCHOU DES MONTRÉALAIS ! RENSEIGNEMENTS : (514) 871-1881 1 888 515-0515 WWW.MONTREALJAZZFEST.COM Au Spectrum de Montréal 318, rue Sainte-Catherine Ouest Place des Arts (514) 842-2112 /www.pda.qc.ca Admission (514) 790-1245 /www.admission.com 26P LECTURES BIOGRAPHIE FFFF C'ÉTAIT FRANÇOIS MITTERRAND Jacques Attali Éditions Fayard, 445 pages Jacques Attali a été pendant presque 30 ans l'ami et l'un des plus proches conseillers de François Mitterrand, dont on vient de commémorer en grande pompe le 10e anniversaire de sa mort.L'auteur des Verbatim (Éditions Fayard) \u2014 carnets personnels d'Attali retraçant les deux septennats élyséens de Mitterrand\u2014 vient de consacrer à l'ancien chef de la gauche française un livre de souvenirs et de témoignages passionnant, C'était François Mitterrand (Fayard).Regorgeant d'anecdotes, ce livre narre avec gourmandise les principaux épisodes de la conquête du pouvoir par les Socialistes français et les grandes décisions prises par Mitterrand au cours de ses deux mandats.Tout en étant très admiratif devant l'oeuvre mitterrandienne, l'écrivain brosse un bilan assez sévère de celle-ci : «Mitterrand a laissé à son successeur une France profondément modernisée, mais encore rongée par le chômage, n'ayant rénové ni son urbanisme, ni son système de santé, ni son système fiscal et incapable d'intégrer les plus défavorisés.Un pays doutant de son identité, peut-être même de sa raison d'être.» On est loin de l'hagiographie flagorneuse ! Elias Levy collaboration spéciale BD FFF ICARE Moebius, Jirô Taniguchi Kana, 284 pages La prémisse était alléchante : une collaboration entre Moebius et le maître du manga Jirô Taniguchi (Le Sommet des dieux, Quartier lointain).Une histoire de science-fiction du créateur de L'Incal illustrée par le trait aussi méticuleux qu'expressif du dessinateur japonais.Le rêve ! Sauf qu'Icare laisse le lecteur sur sa faim.Publiée au Japon en 1997, cette histoire d'enfant mutant capable de voler comme un oiseau, qu'un gouvernement fascisant garde prisonnier pour percer le secret de sa génétique, n'est pas sans intérêt.Mais elle ne devait être que le prologue à une oeuvre dont Moebius prévoyait qu'elle s'étirerait sur des milliers de page.C'est du moins ce que l'auteur français explique dans un entretien publié en annexe à Icare.On salive à l'idée de ce qu'aurait pu être ce « mélange de rebondissements à la XIII ou à la Largo Winch, avec beaucoup de technologie et une vision prospective sur le Japon ».Il semble malheureusement que ce projet ne verra pas le jour, même si une suite est dans l'air.Dommage.Jean-François Bégin BIOGRAPHIE FFF1/2 THE FASCINATING LIFE OF A SEPARATIST ICON Megan Durnford True Canadian Amazing Stories, 135pages Ce n'est pas une traduction, mais une biographie écrite en anglais par Megan Durnford, une journaliste anglo-montréalaise fascinée par l'icône séparatiste nommée René Lévesque.C'est quand même un peu surprenant de retrouver dans l'autre camp l'attachement affectueux porté par les nationalistes québécois à leur héros bien-aimé.Une vie bien remplie \u2014 de la naissance à l'hôpital de Campbellton en 1922 à la fin dans un hôpital de Montréal en 1987 \u2014 que Megan Durnford raconte avec émotion et dévotion.Toutes les grandes étapes et tous les grands enjeux de la carrière du populaire leader péquiste y sont clairement exposés.Une bonne façon de joindre l'utile à l'agréable pour les nationalistes qui veulent parfaire leur anglais.Une petite erreur s'y est glissée à la page 67 : le départ du Parti libéral n'a pas, comme le prétend l'auteur, mis fin à la profonde amitié liant René Lévesque et Eric Kierans.Gérald Le Blanc DIVERS FF1/2 POUR BIEN VIVRE.IL FAUT DU SAVOIR-VIVRE \u2014 Un guide sur l'étiquette au quotidien Danièle Parent Éditions Publistar, 200 pages S'il vous arrive d'hésiter sur l'attitude à adopter dans telle ou telle situation et que vous tenez à éviter les faux pas, Danièle Parent arrive à votre rescousse avec un guide sur l'étiquette qui nous fait réviser nos habitudes dans le métro, à l'épicerie, lors d'un mariage, d'une rencontre sur le Net, au bureau, au volant et même à l'étranger.Quand on lit , dans un paragraphe sur le cellulaire, que 15 % des gens répondraient au téléphone même quand ils font l'amour, disons que ça prendrait des tonnes de littérature du genre pour espérer redresser certains travers désespérants.L'ouvrage, léger mais qui aurait gagné à tabler encore plus sur l'humour, n'est évidemment pas exhaustif, les bonnes manières constituant un domaine aussi vaste que la culture dont elles sont issues.Un petit message au correcteur: Un problème est INSOLUBLE et non pas INSOLVABLE (P.28) et on ne SE relaxe pas, on relaxe, tout simplement (mot qui revient souvent dans le livre).Lilianne Lacroix ROMAN FF1/2 OÙ SONT ALLÉS LES ENGOULEVENTS ?Louise Simard Libre Expression, 255 pages C'est encore une fois au sein d'une tribu amérindienne à peu près décimée, les Nimipus, ou Nez-Percés du nom que leur avaient donné les Blancs, que Louise Simard campe le récit de son 14e roman, Où sont allés les engoulevents ?À travers la quête du soldat Nathan Rivers pour retrouver ses origines, dont les seuls indices qu'il possède se trouvent à l'intérieur d'un cahier usé rempli de dessins, le lecteur découvre petit à petit l'histoire de ce peuple fier désormais condamné à vivre dans une réserve de l'État de Washington.Par la bouche de La Conteuse, une vieille Indienne pour laquelle Nathan a développé un attachement filial, on assiste à ce refoulement d'hommes et de femmes vers des terres hostiles qui, à court terme, les condamnera à disparaître.Louise Simard semble avoir un flair pour dénicher les côtés occultés de l'histoire.Mais cette fois, le suspense fait défaut.Dommage.Mario Dufresne collaboration spéciale Des chrétiens répondent àMichel Onfray SOPHIE BROUILLET COLLABORATION SPÉCIALE Le Traité d'athéologie, du philosophe Michel Onfray, qui démolit les trois religions monothéistes et spécialement le christianisme, est devenu un best-seller depuis sa parution l'an dernier.Mais il a très mal passé dans les milieux croyants, et s'est valu l'automne dernier trois livres de répliques bien étayées.Tour à tour, l'historien René Rémond, de l'Académie française, la professeure de philosophie Irène Fernandez et le romancier Matthieu Baumier font à Onfray le même reproche : avec son portrait lapidaire de la religion, présentée comme l'ennemie de l'intelligence, de la vie, de la paix, des femmes et de la sexualité, l'essayiste est beaucoup plus agressif que rigoureux.Fanatique athée « Michel Onfray serait plus crédible et son discours aussi plus recevable si trop souvent la passion ne l'avait pas emporté sur le raisonnement », déplore René Rémond.Onfray se présente, selon les trois auteurs français, comme un « croyant de l'incroyance », un fanatique athée, un miroir des excès dénoncés dans son traité.Dans Dieu avec Esprit : réponse à Michel Onfray, Irène Fernandez l'accuse d'avoir été « remarquablement sélectif » en ne retenant que le côté négatif de la religion et que les bienfaits de l'incroyance.« Peut-on honnêtement croire que, si on était débarrassé du Vatican, on entrerait par là même dans une ère de paix, d'hédonisme et de prospérité ?ironise-t-elle.Mais ces perfidies sont dangereuses, parce qu'elles nourrissent la haine, dont il ne peut rien sortir de bon.» Caricatural et faux Non seulement caricatural, le christianisme visé par Onfray est faux en plusieurs points, poursuit Mme Fernandez.« Il est aisé de construire un épouvantail, et de le renverser ensuite triomphalement.» Avec les deux autres, elle s'attarde moins à reconstituer une image victorieuse de la religion qu'à départager son élan premier et ses dérives historiques.Une vue d'ensemble du message religieux, doublée d'une série de corrections et de précisions puisées dans l'histoire, suffisent à démonter la thèse de Michel Onfray, tentent de montrer ses adversaires.Par exemple, disent- ils, au-delà du grand affrontement entre l'Église et Galilée, le christianisme a souvent été favorable à la science.Le prix du déséquilibre René Rémond est celui des trois qui concède le plus à Onfray, admettant et regrettant par exemple l'existence d'une tradition ascétique dans le christianisme.« L'Église paie probablement le prix d'un discours déséquilibré, croit-il, car dans sa longue histoire, elle a peutêtre passé plus de temps à définir les normes de conduite qu'à transmettre le message de l'Évangile.» Attitude de facilité, avance Rémond, car il est plus aisé de prêcher la morale que d'annoncer la Révélation.La destruction d'un édifice est plus spectaculaire que sa reconstruction brique par brique.À côté des accusations chocs d'Onfray, les trois ouvrages demandent un certain effort au lecteur.Il vaut sans doute mieux en faire une lecture spirituelle, un chapitre à la fois, que de les enfiler comme on peut le faire avec le Traité d'athéologie.C'est le livre d'Irène Fernandez qui se prête le mieux à une telle lecture : le style académique des deux autres les rend plutôt laborieux.Athéisme aveugle Mais les trois seront utiles aux gens qui se questionnent et aux croyants à la recherche d'une défense rigoureuse de leur foi.Leur caractère nuancé a aussi le mérite d'appuyer leur thèse commune: à savoir que la croyance peut par certains côtés être moins radicale que l'athéisme.« L'athéisme ne comprend pas la foi, regrette Irène Fernandez, en tout cas pas un athéisme comme celui de ce Traité.La foi au contraire, me semble-t-il, comprend l'athéisme, si elle est un athéisme sans cesse surmonté, un dialogue avec l'insensé que nous sommes tous et qui dit en son coeur : il n'y a pas de dieu.» FFF LE NOUVEL ANTICHRISTIANISME René Rémond Desclée de Brouwer, 147 pages FFF1/2 DIEU AVEC ESPRIT\u2014réponse à Michel Onfray Irène Fernandez Philippe Rey, 158 pages FFF L'ANTI-TRAITÉ D'ATHÉOLOGIE Matthieu Baumier Presses de la renaissance, 238pages K1 1.0 25.0 « Michel Onfray serait plus crédible et son discours aussi plus recevable si trop souvent la passion ne l'avait pas emporté sur le raisonnement.» K1 1.0 23.0 K1 1.0 22.0 LECTURES La conversation, cet art français en voie de disparition DANY LAFERRIÈRE CHRONIQUE Malraux dans un salon Il y a bavardage et conversation.Comme il y a dialogue de sourds et monologue inspiré.Malraux, par exemple, pouvait entendre l'objection alors qu'il était en plein vol sur un sujet de son choix.Son monologue était si chatoyant qu'on avait l'impression d'assister à une conversation.Quand Malraux se colletait à Malraux, l'assistance retenait son souffle.Un convive s'étonne du fait qu'on parle beaucoup moins de sexualité en Orient qu'en Occident (même si les images sont plus crues en Orient) et Malraux de s'enflammer « C'est à cause de la Vierge Marie.L'Occident a inventé la valorisation de la femme au moment du culte marial.S'il n'y avait pas de cathédrales, de sainte Marie, il n'y aurait pas de poésie courtoise.À un moment, la chrétienté se met à valoriser la femme.Ce phénomène n'a pas d'équivalent ailleurs.Le Bouddha est misogyne.La valorisation de la femme a lieu à cause des croisades.Pour la première fois des jeunes gens prêts à être chevaliers, mettons à 15 ans, se sont retrouvés à la table d'une femme qui avait, disons, 27 ans.Par définition, elle n'était pas affreuse puisque leur suzerain n'avait pas raison d'épouser une femme moche.C'est assez musulman, la chrétienté ! Qu'est-ce qu'ils voyaient ces garçons ?Des bergères.Cela devait être du joli.À part les bergères ?Leurs soeurs.Alors les danses ?Dans lesquelles on ne s'étreignait pas.Bon.Le suzerain s'en va.La table du château est présidée par la châtelaine.Pour la première fois, un garçon de 15 ans a vu une femme de sa société qui avait 27 ans et qu'il pouvait aimer.Le phénomène ne s'était jamais produit.Bien sûr qu'un Malraux serait redoutable dans un salon d'aujourd'hui.Il fume comme une cheminée, fait des grimaces en parlant, et surtout ne s'adresse à personne en particulier.Il convoque aisément Sénèque, réfute Freud pour des raisons presque personnelles (« L'inconscient freudien, c'est l'ancien domaine du Mal »), fait un clin d'oeil à Mao, et quand quelqu'un tente de faire le malin, il lui assène sèchement : « Développez.» Ce qui fait immédiatement taire le mondain.Et lui de continuer : « Dans le christianisme, à travers la Vierge, ça finira par saint François.Le Christ redevient amour.Ce qui est beaucoup plus fort chez les protestants que chez nous.Vous avez pu voir à Londres des affiches lumineuses : « Dieu est amour.» Alors que les Français qui auraient, il y a 10 ans, pris cette définition étaient peu nombreux.Autre différence : j'opposerais érotisme, pornographie, tout ce que vous voudrez, à partir du moment où vous supprimez la personne.Les personnages de Sade sont interchangeables.Si vous les personnalisez, cela vous donne Les Liaisons dangereuses.Vous ne pouvez pas mélanger le Kama Sutra avec la description attentive de la première nuit de Julien Sorel et de Mme de Rénal.Dès qu'il y a individualisation, dès que l'amour est fait par une personne, tout change.» Essayez de parler ainsi dans un salon, on ne vous réinvitera plus.Ce n'est pas parce que les gens refusent d'entendre de tels harmoniques \u2014 le solo d'un musicien inspiré comme Malraux.C'est que l'intelligence est plutôt mal vue.C'est devenu une forme de trahison.Être intelligent équivaut, ces jours-ci, à être d'intelligence avec l'ennemi.C'est étonnant que la simple tentative de se mettre à la place de l'autre soit devenue l'exercice le plus périlleux qui soit.Le consensus est requis pour la moindre banalité.Quand Malraux trouve Bouddha machiste, c'est une façon de l'introduire dans la conversation.Car il s'empresse d'ajouter que « c'est assez musulman, la chrétienté ! » C'est là, en fait, qu'il voulait en venir : introduire l'autre dans un rapport égalitaire sans qu'aucun des deux parties ne perde son essence.Balayant, dans un même mouvement, Sade et le Kama Sutra pour ne garder finalement que Les Liaisons dangereuses qui lui semble être le triomphe de la volonté érotisée.On a trop rapidement conclu que cette manière de jouer avec les siècles et les cultures, comme un gamin avec ses billes, était devenue ringarde.Aujourd'hui on a plutôt affaire à des ouvriers de la culture suant sur les chaînes de montage de la pensée unique.Chacun jouant sa partition en ignorant ce que fait l'autre.C'est ainsi qu'on finit par perdre l'idée même d'une perspective de fond.Le nez toujours collé à l'événement.Face au scandale des caricatures de Mahomet, Malraux serait bien plus utile que ces intellectuels frileusement retranchés dans leur camp.Je le vois bien expliquer Mahomet aux musulmans.Aujourd'hui, nous n'aspirons qu'à faire plier l'autre.« L'érotisation de la volonté » de Malraux s'est changée en simple application de la force.L'auteur chez Truffaut Je ne connais pas bien la voix réelle de Truffaut (aigrelette, si je me souviens).Son esprit, oui.Et si Malraux recherchait l'individu jusque dans le roman de Stendhal, Truffaut, lui, n'aspirait qu'à faire entendre sa voix rêvée \u2014 son ton d'écrivain.« J'ai toujours défendu, même au début des années soixante, un cinéma à la première personne, résolument autobiographique et romanesque.À l'époque, je voulais défendre des films qui puissent ressembler aux livres de Françoise Sagan, et, d'une certaine façon, je suis resté fidèle à ce principe.Je me souviens de mon émotion quand j'ai vu pour la première fois Sommarlek d'Ingmar Bergman : un être parle de lui, de sa vie, et sa sincérité suffit à déclencher le mécanisme de notre propre rêverie.» Ce n'est pas qu'il ait eu peur de changer, simplement qu'il sait que la petite émotion du début est chose si précieuse qu'on aurait tort de la brader.Avec tous ces bonimenteurs qui veulent nous échanger nos cailloux (la monnaie de l'enfance) pour de l'or (l'obsession de l'adulte).Alors le seul vrai défi c'est de faire en sorte que l'enfant (l'enfant occupe une place importante dans l'oeuvre de Truffaut) qu'on porte en soi ne devienne jamais un monstre à exhiber dans les foires.Je dis cela quand déjà l'intraitable Godard pointait du doigt la trahison du poète : « Mais Truffaut qui tourne en noir et blanc, ça c'est douteux.L'enfant chez Perse Je passe de l'enfant que Truffaut rêvait d'être à l'enfance sage de Perse.Je comprends parfaitement Truffaut avec ses jeunes voyous.Dans mon quartier aussi, il y avait des types qui n'allaient pas à l'école, qui jouaient au bandit.Cela me fascinait.Le genre d'individu qui a impressionné aussi Henry Miller.C'est souvent à cause de telle frustration qu'on devient artiste.Le voyou libre et heureux a peutêtre été une invention petitebourgeoise avant de devenir un des grands thèmes de la littérature.J'ai passé mon adolescence dans les jupes de ma mère.La culture est-elle affaire de puceau ?Certains, tel Saint-John Perse, ont aimé sans restriction leur adolescence rêveuse.C'était un garçon avec cette sensibilité de jeune fille.« J'ai aimé un cheval \u2014 qui était-ce ?\u2014 il m'a bien regardé de face, sous ses mèches.Les trous vivants de ses narines étaient deux choses belles à voir \u2014 avec ce trou vivant qui gonfle au-dessus de chaque oeil.Quand il avait couru, il suait : c'est briller ! \u2014 et j'ai pressé des lunes à ses flancs sous mes genoux d'enfant.(Éloges, 1907) On l'imagine dans un salon, celui-là.Noeud papillon et yeux d'encre.Le seul, d'après Gide, qui aurait pu tenir tête à Malraux.Malraux enjambant les siècles comme un chat botté, et, lui, Saint-John Perse, évoquant cet oiseau qu'il a vu en Camargue, plus vieux que les siècles de Malraux mais si frais qu'il apporte une espèce de gaieté à l'instant (« La présentation d'un petit guêpier et d'une fauvette à tête noire.») Ma nuit chez Proust J'ai cherché en vain, tout l'aprèsmidi, ce petit livre de Morand où il raconte sa nuit chez Proust.Proust était, comme toujours, bien emmitouflé.Il avait froid jusqu'aux os.Et Morand cède généreusement la parole à Proust.Il parlait comme son livre.A-t-il imposé sa voix naturelle à La Recherche ?J'ai oublié de quoi Proust entretenait Morand pour ne me rappeler que l'éblouissement de ce dernier.La raison de cette interminable conversation importe peu.Parlait-il avec Morand ou avec ce double qui le cravache pour qu'il termine l'ouvrage ?Toute une nuit en apnée.Comme une prière qui finit par épouser notre rythme cardiaque.Voilà un homme, Proust, branché à son oeuvre, qui ne vit que pour elle, qui ne parle que d'elle.La conversation ne descend jamais plus bas que sa prose étincelante.Là encore, c'est une conversation où une seule personne parle.Plutôt un spectacle.Le spectacle de la parole.J'admets que c'est aussi le rituel d'un dépressif (le monologue nocturne), mais cela peut devenir un espace de liberté.Le terrain de la nuance, de l'esprit libre parce que cultivé, bien informé et travaillé par un réel souci de l'autre.La France a élevé l'art de la conversation à un tel degré de charme qu'il faudrait, pour le protéger de toutes ces voix hurlantes et agressives qui le menacent, qu'il fasse immédiatement partie du patrimoine de l'humanité.La France a élevé l'art de la conversation à un tel degré de charme qu'il faudrait, pour le protéger de toutes ces voix hurlantes et agressives qui le menacent, qu'il fasse immédiatement partie du patrimoine de l'humanité.3370121A LITTÉRATURE DU VOISIN Le monument irlandais DAVID HOMEL COLLABORATION SPÉCIALE En 2005, le romancier irlandais John Banville a gagné le prix Man Booker, la plus haute récompense du Royaume- Uni.Surprise générale.On dit de Banville et de son dernier roman, The Sea, qui lui a valu le prix, que « c'est un écrivain d'écrivains ».C'est-à-dire, un styliste très apprécié par d'autres écrivains, mais pas forcément accessible à tous.Pourtant, ses livres sont traduits en France, malgré cette réputation d'opacité et d'austérité.J'ai décidé de tenter ma chance avec Athéna, son dernier à voir le jour en langue française.Il est vrai qu'il faut un certain effort pour s'y couler.Une certaine soumission : le lecteur doit se donner au monde de Banville.Et s'il réussit à le faire, il en découvrira les richesses.Athéna, c'est l'histoire de Morrow, ancien détenu et historien d'art.Un jour, Morrow va dans une maison délabrée, car il a accepté d'identifier huit tableaux de maîtres.Des faux ou des vrais ?Nous le saurons jamais, mais son patron dans cette affaire, lui aussi issu du monde interlope, est louche à souhait.Si Morrow accepte de jouer ce jeu, ce n'est pas par besoin d'argent.À sa sortie de prison, il apprend que sa tante Corky lui a laissé une petite fortune.Plus besoin de criminalité pour vivre, mais Morrow ne connaît que ça, l'attrait du monde en dehors des lois.Pourtant, la tante Corky n'a jamais été tendre à son sujet.« Tu n'es bon à rien, lui disait-elle, pas plus bon que ton père.» De sa tante Corky, qui massacrait joyeusement la langue anglaise, Morrow dit qu'elle était « encline aux vérités qui tuent ».Tout de même, il accompagne la vieille dame jusqu'à ses dernières agonies.Dans la maison qui abrite les huit tableaux, Morrow tombe sur une jeune femme aux cheveux noirs.Il l'appelle A.Et ce sera la passion tout de suite.C'est une fille au corps anguleux, presque chétif, qui ne semble pas connaître de limites en amour charnel.Athéna est un roman sombre, à l'intrigue parfois difficile à suivre, mais illuminé par des flashs érotiques.De telles passions ont leur fin inscrite dès le début.A.disparaîtra un beau jour.Sa disparition suivra celle de Morden, le patron de Morrow dans cette combine, et l'arrivée de la police.A.serait la femme de Morden, ou bien sa soeur, ou bien les deux.Sa passion aurait servi le crime fomenté par Morden.On ne lit pas Banville pour l'intrigue, mais pour entrer dans l'étrangeté de ses inventions.Pour cela, nous sommes bien servis par Athéna.K1 1.17 30.02 FFFF ATHÉNA John Banville, traduit par Michèle Lévy-Bram Éditions Laffont, 315 pages . LECTURES Tempête de verglas PAUL ROUX MOTS ET ACTUALITÉS QOn entend l'expression tempête de verglas, calque probable de la locution anglaise ice storm, pour désigner les épisodes majeurs de verglas.Mais, d'un point de vue purement lexical, le verglas ne tombe pas du ciel : c'est l'eau de pluie qui, une fois tombée au sol, se transforme en glace.Ce serait plutôt l'expression verglas massif qui conviendrait.Alain Gauthier, Montréal RLe verglas, c'est effectivement la « couche de glace qui se forme quand une pluie froide entre en contact avec des objets audessous du point de congélation ».Traduire ice storm par tempête de verglas est courant mais illogique et critiquable.Il est préférable de parler de verglas massif ou de grand verglas.> Le grand verglas de 1998 a paralysé toute la région de Montréal.La pluie qui engendre le verglas est une pluie verglaçante.Par ailleurs, la « mince couche de glace transparente et presque invisible » qui se forme parfois sur la chaussée en hiver se nomme verglas.La locution glace noire est une traduction littérale de black ice.Bien qu'on la trouve dans le Glossaire de météorologie et de climatologie, elle n'ajoute rien à verglas, terme employé par tous les grands dictionnaires pour traduire black ice.Certains locuteurs soucieux d'éviter le calque parlent plutôt de glace invisible.Cet emploi est correct sans doute, mais à mon avis, il n'ajoute rien à verglas, tout en étant plus long.Névasse et sloche QDu même coup, je vous demanderais aussi ce que vous pensez du terme névasse pour désigner la fameuse sloche.On ne l'entend jamais, mais ce mot existe ! La gadoue, quant à elle, désigne ce mélange d'eau et de terre, de la terre détrempée.Alain Gauthier, Montréal ROn a d'abord emprunté à l'anglais le mot slush pour décrire ce « mélange de neige fondante, de sable, de sel ou de calcium » dans lequel nous pataugeons l'hiver.L'orthographe du mot s'intégrant mal au français, on a cherché des solutions de remplacement.C'est ainsi qu'on a vu apparaître la forme francisée sloche, que j'aime bien, même si elle est considérée comme familière.Puis, on s'est rabattu sur gadoue, terme qui a le sens de « terre détrempée » en France, mais qui, comme le fait remarquer l'Office, est aisément applicable à l'état de nos rues et de nos trottoirs en hiver.Gadoue me paraît préférable à bouillie neigeuse, locution qui a fait long feu, ainsi qu'à neige fondante ou fondue, solutions trop jolies et trop propres.Autre solution possible : névasse, terme formé d'après névé (masse de neige durcie) et -asse pour traduire slush.On trouve ce terme dans le Grand Robert.Radio-Canada tente de l'implanter au Québec.« On n'a qu'à se souvenir, note-t-on dans une Capsule linguistique, que névasse rime avec dégueulasse ! » Tempête ?QIl me semble que, depuis quelques années surtout, on utilise à outrance le mot tempête pour parler d'une chute de neige dès que celle-ci dépasse quelques centimètres.Pourtant les dictionnaires associent tous la notion de vents violents à une importante dépression atmosphérique pour désigner une tempête.Ce qui est loin d'être toujours le cas, même quand une chute de neige atteint une quarantaine de centimètres comme celle que Montréal a connue en décembre dernier.Irénée Goulet, Sherbrooke RSelon l'intensité, on peut parler de flocons de neige, de chute de neige ou de tempête de neige.Par sensationnalisme, on abuse de ce dernier terme dans les médias.On ne peut correctement l'employer que si de fortes précipitations de neige sont poussées par de grands vents.Ce phénomène semble devenu rarissime, dans le sud du Québec du moins.Une chute de neige abondante qui n'est pas accompagnée d'un vent violent peut être qualifiée de bordée de neige, un beau québécisme.Quant à la « pluie soudaine, parfois accompagnée de grêle ou de neige », on l'appelle giboulée.Petits pièges Voici les pièges de la semaine dernière : 1) Les coûts ont été plus importants que prévus.2) La campagne de promotion remet l'oeuvre sur la sellette.\u2014 La locution que prévu a le sens de que comme il était prévu ou de qu'il n'était prévu.C'est pourquoi elle est invariable.Elle est un peu familière, mais elle est courante, même à l'écrit.\u2014 Être sur la sellette, c'est être accusé.Une campagne de promotion remet plutôt une oeuvre sous les projecteurs de l'actualité.Il aurait donc mieux valu écrire : 1) Les coûts ont été plus importants que prévu (ou qu'il n'était prévu).2) La campagne de promotion remet l'oeuvre sous les projecteurs de l'actualité.Les phrases suivantes comprennent au moins une erreur.Quelles sont-elles ?1) On a rendu hommage à sa feu tante.2) On peut accéder au balcon par la porte-patio.Les réponses dimanche prochain.Paul Roux est l'auteur du Lexique des difficultés du français dans les médias.Il anime le blogue des Amoureux du français à cyberpresse.ca/amoureux.DES CHIFFRES En collaboration avec Génies en herbe Pantologie Inc., ghpanto@videotron.ca A- ASIE 1- Pays du Sud-Est asiatique comptant près de 50 millions d'habitants pour une superficie comparable à celle de la France, traversé par la Salween et l'Irrawaddy.Ma devise est le kyat et ma capitale, Rangoon.2- Quel pays a inspiré le premier Guide du Routard en 1973?3- Quel est le plus grand pays entièrement situé en Asie?4- Dans le kendo moderne, en quelle matière est le sabre des pratiquants?5- Dans quel conte nocturne trouve- t-on le personnage de Yharoun el-Raschid?B- PHOTOGRAPHIE 1- Quel terme utilisé couramment en photographie aussi bien en français qu'en anglais désigne un cliché pris face à une source lumineuse?2- Pouvant être de près de 16 millions de couleurs différentes, cette unité fondamentale de l'image se compose de dégradés de vert, rouge et bleu.3- Issu du nom d'un personnage de la Dolce Vita de Federico Fellini, quel mot venant de l'italien désigne des photographes de journaux à potins ?4- Logiciel de retouche d'images développé et mis en marché par la société Adobe, mon prix de détail approche les 800 $.5- Grand reporter, cofondateur de l'agence Magnum en 1947, Henri Cartier-Bresson baptisa ce fameux instant où l'on croque sur le vif une scène de vie authentique.C- HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE 1- Suite à quel accord conclu en 842 de notre ère, le roman, intermédiaire entre le latin et le français, deviendra la seule langue officielle de la Francia Occidentalis?2- Datant du XVe siècle, de quel pays provient la première et unique grammaire médiévale du français ?3- Les langues d'oc (occitan) et d'oïl (ancien français) furent respectivement parlées dans le sud et le nord de la France au Bas Moyen-Âge.Que signifient ces mots dans leur langue respective?4- N'ayant pourtant écrit qu'en latin toute sa vie, qui est cet humaniste français qui traduisit la première bible en français et ce, en format de poche 5- Au nombre de quarante et s'étant réunis à l'hôtel de Rambouillet avant sa création formelle, les membres de quelle institution française fondée en 1635 par le cardinal de Richelieu sont-ils appelés Immortels?Auteur - Compositeur - Interprète E- COMMENÇANT PAR DA- 1- À quel mouvement artistique Tzara, Picabia et Mann Rey insufflèrent-ils toute la truculence provocatrice et la dérision qui le caractérisent?2- Nom des cinquante filles du roi d'Argos, Danaos, qui toutes, à l'exception d'Hypermnestre, tuèrent leurs époux le soir de leurs noces.Elles furent condamnées, dans les Enfers, à remplir d'eau un tonneau sans fond.3- Successivement sous domination byzantine, vénitienne, ottomane, française et austro- hongroise, quelle région côtière de la Croatie donna son nom à une race de chiens qui inspira un film à Disney?4- Deuxième roi hébreu (1010-970 av.J.-C.), il succéda à Saul, dont il apaisait la mélancolie en jouant de la harpe.Vainqueur des Philistins, son combat contre le géant philistin Goliath le rendit célèbre et inspira un riche folklore.5- Groupe agroalimentaire français, j'occupe une place parmi les leaders mondiaux dans les secteurs des produits laitiers, des biscuits et des boissons.Avec Nestlé, Pepsi-Cola et Coca-Cola, je suis un des quatre géants de l'eau embouteillée.F- CHARADE 1- Mon premier est un pronom possessif de la première personne du singulier en anglais, je désigne aussi une moitié.2- Mon deuxième est produit à partir du mouton, de l'alpaga ou même du lapin.Une fois filée, je forme une étoffe qui garde au chaud.3- Mon troisième, en français, est à paupières.En anglais, il peu désigner l'est ou l'ouest.4- On dit qu'elle n'est pas à boire lorsque l'on fait face à une situation décevante, insatisfaisante.Bien qu'on dise qu'il y en ait sept dans le monde, elles existent en bien plus grand nombre.5- Mon tout est une auteurecompositeur- interprète née Gauthier à Pierrefonds en 1968.Ma douce voix frôlant parfois la cassure en séduisit plus d'un avec Sans contrefaçon et Désenchantée.G- CERVEAU DIRECTION Trouvez le mot qui unit les trois de chaque suite 1- vie salée forte 2- virgule orgue match 3- parti gris billet 4- lunaire menstruel quatre-temps 5- merveilles payer humaine H- ATHLÉTISME 1- Tyler Christopher devint le seul Canadien à remporter une médaille aux championnats du monde d'athlétisme 2005, brisant ainsi son propre record canadien de quelle épreuve pour une troisième fois de l'année?2- Quelles sont les trois épreuves de saut aux Olympiques?3- Depuis que le 3000 mètres féminin a été remplacé par le 5000 mètres, quelle est la seule épreuve d'athlétisme des Jeux olympiques dont la distance diffère selon le sexe des athlètes?4- Comment appelle-t-on ce cylindre d'aluminium que les membres d'une course à relais se transmettent l'un à l'autre?5- Laquelle des quatre épreuves de lancer voit son projectile propulsé le plus loin si l'on compare les records du monde respectifs?D- ASSOCIATION Associez la monnaie à la capitale du pays où on l'utilise.1 - Paris 2- Oslo 3- Moscou 4- Alger 5- Zagreb A - Kuna B - Euro C - Couronne D - Rouble E - Dinar Tyler Christopher SOLUTION DANS LA PAGE DES BANDES DESSINÉES GEN26FR L'année 2005 dominée par Astérix et Harry Potter Trois livres se sont vendus à plus d'un million d'exemplaires en France en 2005 : Le Ciel lui tombe sur la tête, 33e aventure d'Astérix, éd.Albert René ; Harry Potter le prince de sang-mêlé (Gallimard Jeunesse) et le Da Vinci Code en format de poche.Par ailleurs, trois auteurs, Dan Brown, J.K.Rowling et Marc Lévy totalisent, avec seulement 10 livres, 5,5 millions de volumes vendus.Dans les 50 meilleures ventes, on trouve sept bandes dessinées qui représentent 2,5 millions d'exemplaires vendus.Au total, 17 livres comptent pour 60 % des ventes dans un marché très concentré.Ces chiffres sont le résultat d'une enquête menée par l'Institut Ipsos pour Livres d'ici, le magazine des éditeurs, repris dans Le Monde des livres (10 février 2006).Il y est question aussi du phénomène Anna Gavalda (Ensemble, c'est tout, Je l'aimais, Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part), qui n'a rien publié cette année mais se retrouve néanmoins en troisième position des ventes pour les romanciers avec 815 000 exemplaires vendus de ses trois romans publiés en poche dans la collection J'ai lu.Par contre, les essais n'ont pas eu la cote en 2005, pas plus qu'en 2004.Les ventes ont diminué de 37,9 %.L'essai qui arrive en tête est le Traité d'athéologie de Michel Onfray, chez Grasset."]
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