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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2006-10-15, Collections de BAnQ.

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[" OÙ VA MONTRÉAL ?LA SUITE DE NOTRE SÉRIE PLUS PAGES 1 À 3 > NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL, NICOLAS BÉRUBÉ, À LA FRONTIÈRE DES DEUX CORÉE PAGES A2 ET A3 CORÉE DUNORD LE MONDE DES BLOGUES RADAR PAGES 8 ET 9 AFGHANISTAN > DEUX AUTRES SOLDATS CANADIENS SONT TUÉS PAGE A12 KIM JONG-IL PHOTOS AP PHOTOMONTAGE, LA PRESSE© ADOPTE DE SÉVÈRES SANCTIONSCONTRE LE RÉGIME DE KIMJONG-IL L'ONU « La Corée du Nord considérera toute pression supplémentaire des États-Unis comme une déclaration de guerre.» \u2014 PAK GIL YON, ambassadeur de la Corée du Nord à l'ONU Montréal dimanche 15 octobre 2006 Le plus grand quotidien français d'Amérique 75¢ taxes en sus - Édition provinciale 85¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées CANADIEN: UNE RENTRÉEÀ DEMI RÉUSSIE Triplemeurtre et tentative de suicide à Beaconsfield 122e année no 350 66 pages 6 cahiers RAYMOND GERVAIS Un drame horrible s'est produit hier à Beaconsfield, dans l'ouest de l'île de Montréal.Un père de famille de 41 ans a tué sa femme, âgée de 40 ans, ainsi que ses deux filles, âgées de 10 et de 17 ans.Pour une raison encore inconnue, Dragolub Tzokovitch, un conseiller en psychologie, a abattu toute sa famille à l'aide d'une arme de poing de calibre 357 Magnum avant de retourner l'arme contre lui.Vendredi, le désespéré avait fait parvenir un courriel à un ami et collègue, lui expliquant qu'il venait de passer « sa derrière journée sur la Terre ».Malheureusement, le destinataire n'a pris connaissance du message qu'hier matin, trop tard pour éviter le drame.Il a d'abord essayé en vain de joindre son ami vers 11h, puis il a communiqué avec le 911.Lorsque les policiers se sont présentés au 188, rue Woodside, à Beaconsfield, ils ont trouvé les corps des deux filles du couple, Alice, 10 ans et sa soeur, Iva, 17 ans, sur leur lit, dans leur chambre à coucher respective.Dans la chambre principale, le corps de Mila Yoynova était allongé à côté de son mari.Le revolver était tout près.Seul l'homme respirait encore.Il a été transporté à l'hôpital, où il était toujours hier soir dans un état extrêmement critique.>Voir MEURTRE en page A8 Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE « Vous appelez ça des sanctions ! ?» \u2014Le peuple irakien Venez voir mon blogue ! cyberpresse.ca/laporte Météo Ciel variable en matinée, maximum 10, minimum 3, plus de détails en page SPORTS 7 DIM 6 21924 12352 3 SOMMAIRE Astrologie du jour ACTUEL 10 Décès ACTUEL 9 Forum A 13à 15 Grille thématique ACTUEL 11 Horaire télévision RADAR 4 Loteries A 11 Monde A 12 Mots croisés ACTUEL 11 Mot mystère ACTUEL 11 Observateur ACTUEL 11 Personnalité AFFAIRES 8 Planète animale ACTUEL 12 Petites annonces ACTUEL 7 PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE Le Canadien s'est incliné 3-2 en fusillade, à son match d'ouverture au Centre Bell, hier soir, face aux Sénateurs d'Ottawa.Sergei Samsonov avait permis à l'équipe locale de niveler la marque 2-2 avec moins de quatre minutes à écouler en troisième.Les détails pages 1 à 3.- 6,2 mégapixels - Zoom optique 5x - Écran ACL 2,5\u201d Incluant un trépied OPTEX OPT10 26999$ valeur de 2999$ NIKON COOLPIX L1 - 6 mégapixels - Autofocus sur 5 zones - Flash intégré i-TTL BEAUBIEN Valide jusqu'au 77999$ 28 octobre 2006 - 7,2 mégapixels - Zoom optique 5x VR - Écran ACL 2,5\u201d 36999$ NIKON COOLPIX L5 Ensemble D50 Incluant un objectif 18-55 mm et un sac de transport 3373315A CRISE FORESTIÈRE L'ABITIBI GROGNE MAIS RESPIRE PAGE A4 ET A5 ©2006 Vacheron Constantin .DÉDIÉE À LA PERFECTION PLUS DE 250 ANS D'HISTOIRE ININTERROMPUE.3431116A SANCTIONS CONTRE LA CORÉE DU NORD JOONEED KHAN La résolution 1718 adoptée hier, à l'ONU, enjoint au régime de Pyongyang, le dernier système stalinien encore en place, d'«éliminer ses armes et son programme nucléaires de manière complète, vérifiable et irréversible ».Elle le presse de revenir aux négociations à six (avec les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon et la Corée du Sud) en vue de réaliser « la dénucléarisation vérifiable de la péninsule coréenne et de préserver la paix et la stabilité en Asie du Nord-Est ».Le président des États-Unis, George W.Bush, s'est félicité de «ce message clair et ferme» de l'ONU.Il démontre que «nous sommes unis dans notre détermination à voir une péninsule coréenne libre de toute arme nucléaire», a dit le président.Un meilleur moyen « Il y a un meilleur moyen d'avancer pour le peuple de la Corée du Nord: si le leader du pays éliminait ses programmes d'armes nucléaires de manière véri fiable, les États-Unis et d'autres pays seraient prêts à aider à la reprise économique de cette nation», a-t-il ajouté.Les États-Unis n'ont toutefois pas obtenu l'autorisation qu'ils cherchaient pour imposer les sanctions en recourant au besoin à la force militaire.La Chine et la Russie, alliées de la Corée du Nord, s'y sont opposées, réussissant à retarder le vote jusqu'à hier.Washington, qui a confirmé hier seulement avoir détecté de la radioactivité dans la région où la Corée du Nord a effectué son test dimanche dernier, s'y est enfin rallié, démontrant, selon des analystes, une nouvelle volonté d'agir de façon multilatérale.La Russie a aussi insisté pour que les sanctions soient limitées dans le temps et ne frappent pas les 25 millions de Nord-Coréens, dont beaucoup souffrent déjà de famine et de malnutrition.La résolution 1718 exclut en effet toutes les ressources financières et autres destinées à l'aide humanitaire et aux services de santé en Corée du Nord.Une bande de gangsters La Corée du Nord a « totalement rejeté» la résolution.L'ambassadeur de la Corée du Nord à l'ONU, Pak Gil Yon, a accusé les membres du Conseil de sécurité de « se comporter comme une bande de gangsters », d'avoir une approche de « deux poids, deux mesures» et de passer sous silence «la menace nucléaire et les pressions des États-Unis ».Il a accusé les États-Unis de continuer des actions «provocatrices » et de préparer une «attaque préventive» contre son pays.«La Corée du Nord considérera toute pression supplémentaire des États-Unis comme une déclaration de guerre et aura recours à des contre-mesures physiques », a ajouté Pak avant de quitter la réunion du conseil.Kenzo Oshima, l'ambassadeur du Japon, s'est dit surpris par la réaction de la Corée du Nord, mais il a estimé qu'elle n'était pas «entièrement imprévue ».La résolution 1718 interdit toute livraison d'armes lourdes et de matériel militaire, de matériel et de technologie nucléaires, balistiques ou liés aux armes de destruction massive et toute contrebande de ce matériel à destination de la Corée du Nord.Elle appelle aussi au gel des ressources financières liées aux programmes d'armes de destruction massive de la Corée du Nord et à l'interdiction de voyager de personnes désignées par le Conseil de sécurité de l'ONU comme étant liées à ces programmes.Arraisonnement de navires L'élément nouveau concerne l'inspection de navires soupçonnés de transporter du matériel interdit à destination de la Corée du Nord.L'ambassadeur chinois Wang Guangya a indiqué que Pékin s'oppose toujours à une telle inspection mais a laissé passer la résolution parce que le défi de Pyongyang appelait une réponse ferme.Cette clause d'arraisonnement apporte une caution internationale à l'Initiative de sécurité contre la prolifération (ISP) lancée par les États-Unis en 2003 pour barrer la route aux fournitures d'armes à des pays comme la Corée du Nord et l'Iran.Le Conseil de sécurité de l'ONU doit d'ailleurs aborder la semaine prochaine un projet de sanctions contre l'Iran pour son refus d'arrêter son d'enrichissement d'uranium, qu'il dit mener à des fins pacifiques.Le Sydney Morning Herald écrit que la marine australienne pourrait jouer un rôle clé dans ce qu'il appelle «le blocus naval» de la Corée du Nord.«La marine et l'aviation australiennes ont acquis de l'expérience dans le domaine de l'arraisonnement dans le golfe Persique et ont fait des manoeuvres en mer de Chine méridionale », précise-t-il.- avec NYT, SMH, VOA, AFP, AP, Reuters, PTI L'ONU se montre sévère « Si le leader du pays éliminait ses programmes d'armes nucléaires de manière vérifiable, les États- Unis et d'autres pays seraient prêts à aider à la reprise économique de cette nation.» NICOLAS BÉRUBÉ ENVOYÉ SPÉCIAL CORÉE GONNAE-MYEON \u2014 Pour se rendre dans la zone démilitarisée qui sépare les deux Corée, on doit emprunter la route 23 et rouler vers le nord.Arrivé aux barbelés, on tend son passeport au soldat qui bloque la voie.Il le regarde en faisant défiler les pages entre le pouce et l'index, comme un magicien avec un jeu de cartes.On roule ensuite entre des rizières, des bunkers et sous des hélicoptères qui bourdonnent au-dessus de la cime des arbres.Au bout 15 minutes apparaît la dernière frontière de la Guerre froide: une vaste bande de forêt qui s'allonge au milieu d'une vallée où personne n'a mis les pieds depuis l'été 1953.À la frontière, le temps semble suspendu: ici, tout n'est qu'attente.Changements de garde, routine, permissions : les journées commencent exactement comme elles ont fini la veille.Les casernes d'une autre époque et les baraques des soldats sont impeccables, nettoyées chaque jour.Les mégots de cigarettes sont éteints sous les bottes et placés dans de petites boîtes de métal vissées aux murs des bâtiments.L'essentiel des activités de la zone démilitarisée tient en une phrase: des militaires de la Corée du Sud épient à travers leurs jumelles des militaires de la Corée du Nord qui, de leur côté, les épient à travers leurs jumelles.Cet te guerre des nerfs se déroule près de la capitale : de Séoul, le voyage prend moins de 45 minutes.Depuis 1953 «Ici, il ne se passe pas grandchose.On les regarde.Ils nous regardent.C'est toujours comme ça, explique un soldat, dont le travail est d'annoncer aux visiteurs qu'il est interdit de prendre des photos ou de diriger une caméra en direction de la Corée du Nord.La zone démilitarisée (DMZ, comme on l'appelle ici) fait 250 km sur trois.Elle a été établie en juillet 1953, quand le Nord et le Sud ont signé un accord de cessez-le-feu (aucun traité de paix n'a été signé à ce jour).Depuis, les militaires se regardent en chiens de faïence.Tunnels transfrontaliers Tout n'es t pas immobi le pour autant : quatre tunnels transfrontaliers ont été découverts au fil des ans par l'armée sud-coréenne.Ils ont été creusés dans le granite, à plusieurs dizaines de mètres sous terre, par l'armée du Nord, dans le but de faciliter une invasion.Le plus récent a été découvert en 1990.La Corée du Nord a toujours soutenu que ces tunnels avaient été creusés pour extraire du charbon.Or, il n'y a pas de charbon dans la région.Aujourd'hui, des visites guidées sont organisées dans la portion des tunnels située en territoire sud-coréen.Depuis la fin de la guerre, les deux Corée ont installé la majeure partie de leurs troupes et de leurs équipements militaires dans les régions qui longent la zone démilitarisée.Aujourd'hui, on estime à plus d'un million le nombre de soldats postés de chaque côté de la frontière.Ce qui fait de l'endroit le dernier front de la Guerre froide encore actif.VISITE AU COEUR PHOTO CHIP EAST, REUTERS La résolution adoptée hier à l'ONU permettra d'arraisonner tout navire suspect.C'est l'une des nouvelles sanctions auxquelles devra faire face le régime de Pyongyang.Des militaires de la Corée du Sud épient à travers leurs jumelles des militaires de la Corée du Nord qui, de leur côté, les épient à travers leurs jumelles.Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté hier à l'unanimité une résolution imposant des sanctions militaires, économiques et commerciales à la Corée du Nord, une semaine après que ce pays communiste eut revendiqué un premier essai nucléaire. JOONEED KHAN ANALYSE «Les États-Unis continuent de mener des actions provocatrices contre la Corée du Nord et envisagent même une attaque préventive.La Corée du Nord considérera toute pression supplémentaire des États- Unis comme une déclaration de guerre », a lancé Pak Gil Yon, l 'ambassadeur nord-coréen, avant de quitter hier la séance à huis clos du Conseil de sécurité de l'ONU.Le Conseil a voté la résolution 1718, qui condamne l'essai nucléaire effectué dimanche dernier par la Corée du Nord.Elle impose de sévères sanctions militaires, économiques et commerciales à Pyongyang pour le contraindre à abandonner ses programmes nucléaires et balistiques, et à retourner aux négociations à six avec les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon et la Corée du Sud.L'ambassadeur Pak a annoncé que son pays «rejette totalement» la résolution, qu'il juge être un modèle de « deux poids, deux mesures », car «elle ignore totalement les menaces conventionnelles et nucléaires des États-Unis contre la Corée du Nord».«Déclaration de guerre » Mais il n'a pas dit que Pyongyang considérait la résolution elle-même comme une « déclaration de guerre ».Cette nuance, capitale, donne raison à l'ancienne secrétaire d'État Madeleine Albright, qui jugea le leader nord-coréen Kim Jong-il, qu'elle rencontra en octobre 2000, comme « un chef résolu, bien informé, pas délirant du tout, démontrant la pleine maîtrise de ses dossiers ».Pyongyang dit plutôt attendre de voir ce que fera l'administration Bush, dont il rejette l'inclusion de la Corée du Nord dans « l'axe du mal », et dont il redoute la doctrine de « guerre préventive » appliquée contre l'Irak en 2003.C'est ce virage unilatéral des États-Unis, avec George W.Bush investi en janvier 2001, qui présida à la relance des tests de missiles et du programme nucléaire que la Corée du Nord avait mis en sourdine après la conclusion d'un accord-cadre avec l'administration Clinton en 1994.Cet accord-cadre, appuyé par la Corée du Sud, prévoyait l'abandon par Pyongyang de ses réacteurs au graphite, capables de produire du plutonium militaire, et leur remplacement par des réacteurs à eau légère pour ses besoins en énergie.Pyongyang recevrait aussi du pétrole et irait vers la normalisation avec Washington.La politique dite du «rayon de soleil» du président sud-coréen Kim Dae-jung date de cette époque, culminant avec le sommet de 2000.Kim Dae-jung parle Ex-détenu politique élu président à Séoul en 1997 et Prix Nobel de la paix en 2000, pour sa politique du «rayon de soleil» justement, Kim Dae-jung a blâmé hier les États-Unis pour la crise nucléaire dans la péninsule coréenne.«Les États-Unis (de George W.Bush) ont beaucoup perdu en refusant de parler », a déclaré hier Kim Dae-jung, 83 ans, dans des réponses écrites à des questions de l'agence Reuters.Il apporte, dans ses réponses, son démenti aux partisans de Bush qui blâment désormais les démocrates de Clinton et Albright pour le programme nucléaire de Pyongyang, disant que l'accord-cadre de 1994 a été un échec.Et il joint sa voix à celles de républicains comme James Baker, ancien secrétaire d'État qui, sur l'Irak par exemple, affirme que «les États-Unis doivent dialoguer avec leurs ennemis».Pyongyang réclame en fait un dialogue bilatéral direct avec Washington.Il y va de la survie du régime communiste tout autant que de l'ouverture aux capitaux étrangers.Avec encore deux années de mandat, Bush va-t-il s'asseoir sur les sanctions de l'ONU ou reprendre avec Kim Jong-il le dialogue là où Bill Clinton l'avait laissé?Soif de dialogue NICOLAS BÉRUBÉ ENVOYÉ SPÉCIAL GONNAE-MYEON \u2014 Imperturbables, les Sud-Coréens ?On serait tenté de le croire à la vue des dizaines d'autobus qui convergeaient hier vers les différents centres d'interprétation situés près de la zone démilitarisée.Alors que l'on pourrait s'attendre à ce que les récentes tensions provoquent des files interminables aux supermarchés et aux stationsservice, les Sud-Coréens choisissent plutôt de ne rien changer à leur routine et d'aller visiter en grand nombre la zone limitrophe avec la Corée du Nord.Des files d'attente de plusieurs dizaines de personnes s'allongeaient devant le centre d'interprétation de Dora, près de la frontière.Rien ne pouvait laisser suggérer que la scène se déroulait à quelques kilomètres d'un régime dictatorial qui menace de déclencher une guerre nucléaire.Les touristes ont également été nombreux à aller visiter le mont Geumgang, en territoire nordcoréen, une excursion organisée par la Corée du Nord et la Corée du Sud.Dora Bunyoung, qui travaille aux ressources humaines d'IBM à Séoul, visitait la région frontalière pour la première fois.«Pour nous, c'est un symbole important.Tous les Sud-Coréens souhaitent la réunification de leur pays.Je voulais venir ici pour montrer que je n'ai pas peur et qu'un dialogue est possible entre le Nord et le Sud.» Tout près, Sam Gong, étudiant en technologie de l'agriculture, profitait d'une journée de congé pour venir à la frontière avec deux amies.«Je suis venu même s'il y a des tensions.Si on arrête de vivre parce qu'il y a des problèmes politiques, c'est encore pire.Il faut aller de l'avant, c'est ce que nous faisons en visitant notre pays.» Des centaines de Sud-Coréens font du tourisme à la frontière DE LA ZONE DÉMILITARISÉE Ironiquement, la zone démilitarisée est devenue au fil des années un refuge pour les plantes et les animaux, de sorte que plusieurs espèces uniques s'y trouvent.Des environnementalistes militent d'ailleurs pour que les lieux soient un jour officiellement transformés en refuge.Juste la routine Cette semaine, des militaires américains postés un peu plus loin sur la frontière ont dit que des soldats nord-coréens avaient fait des gestes de provocation.Au lendemain de l'essai nucléaire, ils auraient craché en direction du Sud et tendu le bras, quatre doigts repliés, un seul dressé.« Ici, on n'a rien vu de ça, indique le soldat rencontré au poste d'observation de Gonnae- Myon, d'où l'on voit très bien les premiers villages de la Corée du Nord, surmontés du drapeau national bleu et rouge qui flotte au vent.« La situation est normale.Pour nous, c'est la routine.Ça ne change pas beaucoup, ici, vous savez », dit-il.À 18h précises, les soldats se sont mis en rang.Cinq par cinq ils ont commencé à marcher vers leurs baraques, la tête haute, pendant que des visiteurs les prenaient en photo.Dans le ciel, une formation d'oiseaux migrateurs volaient en V en direction du Nord dans une cacophonie de cris enroués, indifférents à la scène.PHOTO REUTERS Pendant que son bateau sillonne la rivière Yalu, à Sinuiju, un soldat nordcoréen envoie la main aux passants.SANCTIONS CONTRE LA CORÉE DU NORD PHOTO AHN YOUNG-JOON, AP Un millier de Sud-Coréens ont manifesté hier, à Taegu, au sud de Séoul, pour réclamer que leur pays mette fin immédiatement à toute aide et à tout investissement en Corée du Nord. CRISE FORESTIÈRE PAUL ROY VAL-D'OR \u2014 Ses scieries ont beau fermerlesunesaprèslesautres, l'Abitibi, elle, n'estpasprèsdefermer.Des crises, elle en a vu d'autres.Et depuis deuxoutroisans, sesminesmarchent à plein régime.Les mines, tout le monde s'entend là-dessus, c'est beaucoup d'argent, des gros salaires.Beaucoup plus gros que dans les scieries.Reste que la crise forestière fait mal, en Abitibi, particulièrement dans les villes ou villages qui dépendent exclusivement d'une scierie.«Val-d'Or et Rouyn (les deux plus grosses villes, avec 32 000 et 40 000 habitants) ont des économies plus diversifiées», explique Daniel Massé, président du Groupe financier Massé et ex-président de la chambre de commerce de Val-d'Or.À Val-d'Or, il y a une scierie - qui ferme temporairement elle aussi -, mais il y a aussi des mines, des industries, des PME.À Rouyn, pas de scierie, mais des industries et toute la panoplie de services institutionnels et gouvernementaux.Des villes plus petites, comme Senneterre (3250 habitants) et La Sarre (7400), ont davantage misé sur la forêt.«Pour nous, c'est catastrophique! » dit le maire de La Sarre, Normand Houde.«Une première scierie a fermé en 2004, et une deuxième cette semaine.Chacune employait autour de 140 personnes.C'est des salaires de 40 000 $ et plus, ces gars-là.En chômage, ça va être 400 $ par semaine\u2026 En plus, l'usine de Taschereau, tout près d'ici, ferme également cette semaine (les trois scieries appartiennent à la compagnie Tembec).» Une mine va bientôt rouvrir, au nord de La Sarre.Une mine d'or dont la production est censée débuter en novembre.Elle devrait fournir 250 emplois bien rémunérés à la région.Le maire Houde s'en réjouit.Mais il explique que ces emplois-là ne EN ABITIBI, LES MINES ATTÉNUENT L'Abitibi est ébranlée.Ces derniers mois, les fermetures de scieries s'y sont multipliées.Mais la région a un avantage : ses mines.C'est bon pour l'économie, même si cela ne résout pas le problème des travailleurs mis à pied.Alors, on grogne.Contre le ralentissement de la construction aux États-Unis, contre la valeur du dollar canadien\u2026 Mais aussi contre le gouvernement du Québec et ses « réglementations tatillonnes », contre les « écolos de Montréal » et «monsieur Desjardins ».La Presse s'est rendue en Abitibi, ces derniers jours.Un reportage à lire aujourd'hui et demain.PHOTO FOURNIE PAR L'ÉCHO Des travailleurs sortent de la scierie Tembec à Amos.« L'aspect environnemental a pris tellement d'ampleur qu'on en a oublié les aspects social et économique.Ça fait des drames familiaux, on ferme des villages, des communautés complètes sont détruites ! » dit Daniel Massé.LA SARRE TASCHEREAU LAUNAY AMOS LANDRIENNE CHAMPNEUF SENNETERRE VAL-D'OR ROUYN-NORANDA hyundaicanada.com 387$ par mois/60 mois LOCATION À PARTIR DE ENTOURAGE GL 2007 PDSF : 29 995 $ 391$ par mois/60 mois LOCATION À PARTIR DE Moteur V6 de 2,7 litres Traction avant Transmission automatique PDSF : 27295 $ SANTA FE GL 2007 295$ par mois/60 mois LOCATION À PARTIR DE TUCSON GL 2007 4 cylindres à traction avant PDSF : 21 195 $ LE TUCSON, GAGNANT meilleur véhicule multisegment 2005 selon l'AJAC.DES AUBAINES 0 $ DÉPÔT DE SÉCURITÉ TRANSPORT ET PRÉPARATION PLEIN DE CARBURANT TAPIS PROTECTEURS 0$ COMPTANT TOUT INCLUS Photos à titre indicatif seulement.Paiements de location basés sur un contrat de 60 mois pour le SANTA FE GL de 2,7 litres à traction avant et à transmission automatique 2007 à partir de 391 $/mois.L'obligation totale du consommateur pour 60 mois est de 23 460 $.Aucun comptant, dépôt de sécurité (0 $) inclus.Frais de livraison et de destination (1 545 $) inclus dans la mensualité.Paiements de location basés sur un contrat de 60 mois pour le TUCSON GL 4 cylindres à traction avant 2007 à partir de 295 $/mois.L'obligation totale du consommateur pour 60 mois est de 17 700 $.Aucun comptant, dépôt de sécurité (0 $) inclus.Frais de livraison et de destination (1 545 $) inclus dans la mensualité.Paiements de location basés sur un contrat de 60 mois pour l'ENTOURAGE GL 2007 à partir de 387 $/mois.L'obligation totale du consommateur pour 60 mois est de 23 220 $.Aucun comptant, dépôt de sécurité (0 $) inclus.Frais de livraison et de destination (1 545 $) inclus dans la mensualité.Les frais de livraison et de destination comprennent les frais de transport, d'administration du concessionnaire et un plein du réservoir d'essence.Frais d'acquisition du contrat de location de 350 $ inclus.Taxes applicables, frais d'enregistrement au registre des droits (RDPRM au Québec), d'assurance et d'immatriculation en sus.Kilométrage annuel de 20 000 km, 10 ¢ par kilomètre additionnel.Option d'achat au terme de la location.Ne peut être jumelée à aucune autre offre.Sujet à l'approbation du crédit.Voir votre concessionnaire participant pour tous les détails.Véhicules en inventaire seulement.Les noms, logos, noms de produits, noms des caractéristiques et slogans Hyundai sont des marques de commerce appartenant à Hyundai Auto Canada, une filiale de Hyundai Motor America et sont utilisées sous licence.Offre d'une durée limitée avec livraison d'ici au 31 octobre 2006.3433364A 7903, rue Saint-Denis, Montréal (514) 381-2247 crichelieu@bellnet.ca Du mardi au dimanche, de 11 h à 17 h Stationnement Métro Jarry www.galerierichelieu.com Médaillé de l'Académie Européenne des Arts de France 2006 Rencontrez aujourd'hui l'artiste à l'Espace Grand-Maître de 14 h à 16 h Exposition p Ro LonGAtion jusqu'au 26 octobre Charles Carson 3435546A CRISE FORESTIÈRE PAUL ROY CHAMPNEUF \u2014 Difficile de manquer la scierie d'Abitibi Consolidated à Champneuf, au nord de Val-d'Or.Elle est à gauche, au bout d'une route droite, après le panneau indiquant le début de la limite de vitesse de 50 km/h.Un drapeaumauve avec le logo de la compagnie flottait au bout d'un mât en ce jeudi midi pluvieux de veille de fermeture.Plus facile de manquer le village, par contre.On voit bien des maisons, des VTT, deux chiens husky et un vieux Chevrolet Jimmy «à vendre».Mais on cherche l'épicerie, l'école, le restaurant, la station d'essence\u2026 «Il n'y a plus rien, ici, nous dit le maire, Rosaire Guénette.Il reste l'usine et le bureau de poste.Et pour moi ils vont le fermer lui aussi.» Pour ce qui est de l'usine, c'est fait.Les 34 ouvriers qui y avaient conservé un emploi - ils étaient une centaine il y a deux ans - rentraient chez eux à 15 h vendredi.Terminus.Jusqu'à nouvel ordre.La porte du bureau était fermée.Mais dans la cour, derrière, trois grues continuaient de gaver l'usine de billes de sapin.Un peu plus tôt, un camion semi-remorque était sorti.Sur ses flancs, une annonce du Festival forestier de Senneterre, qui a eu lieu en juin.- Est-ce que je peux vous aider ?L'homme qui vient de sortir de la scierie porte un casque protecteur.C'est Jacques Jobin.Il a 42 ans et travaille depuis 19 ans à la scierie de Champneuf.Il habite juste en face.Il est vice-président du syndicat et siège au conseil de la municipalité de 160 habitants.Nous entrons.Ghislain Guénette, président du syndicat, vient nous rejoindre.Il a 54 ans, et 26 ans d'ancienneté.- Et le moral?- Moins pire que l'an passé.Le 17 novembre (2005), on avait reçu une lettre nous annonçant l'arrêt total des activités pour le 23 décembre! Il y avait eu des discussions, et l'usine avait redémarré le 11 février (2006).Mais avec seulement 34 personnes.On devait continuer les activités de sciage jusqu'en mars prochain.Mais avec l'annonce d'hier, ça ne tient plus.Là, on parle d'un arrêt temporaire.On s'en va chez nous jusqu'à ce que le marché reprenne\u2026 Dans la salle commune, sur des tables, de longues boîtes à lunch en métal, couleur argent.Ghislain Guénette montre une plaque accrochée au mur: «Meilleure fréquence totale 2001-2003.» - Qu'est-ce que ça veut dire?-Çaveut direqu'ona eulameilleure performance enmatière de sécurité.Ça veut dire qu'on est une usine performante.On a été les meilleurs.- Au fait, y a-t-il un patron, ici?- Il reste un cadre, mais on est une équipe autonome.On sait ce qu'on a à faire et on le fait.Si un opérateur a de la difficulté avec sa machine, il ne va pas faire un rapport à un patron, il s'adresse directement au mécanicien, qui règle le problème.Pierre Beauchemin a 55 ans et 29 ans d'ancienneté à la scierie de Champneuf.Il travaille dans une cabine vitrée munie d'écrans de télé poussiéreux, d'où il observe l'écorçage des arbres.- C'est votre cinéma maison?- On peut dire, mais c'est pas du 3X.- Qu'est-ce que vous allez faire si l'usine reste fermée indéfiniment?- J'ai une fermette pas loin d'ici, je fais un peu de céréales, j'ai une vingtaine de vaches d'engraissement\u2026 - Assez pour en vivre?- Pour en vivre, il faudrait que j'investisse un million.Si j'étais plus jeune\u2026 À 42 ans, Jacques Jobin n'a pas le choix de penser à l'avenir.Il est question d'un projet de remplacement si l'usine ne rouvre pas.«On nous parle d'une usine de jointage, on a un comité de relance.» Mais une usine de jointage, c'est de la «deuxième transformation».Moins payant.«Ici, en première transformation, le salaire moyen est autour de 18$ l'heure.» Chose certaine, il n'a pas le goût de partir: «J'ai investi 60 000 $ dans ce village- là.J'ai fini de payer ma maison.Enlevez l'usine, j'ai plus rien.» Ghislain Guénette, lui, dit avoir eu une offre d'emploi au Nunavut.Il pourrait aussi retourner à Mont- Laurier, d'où il est originaire.Avec son ancienneté, il aura droit à une rente de retraite d'environ 16 000 $ par an.Son frère Rosaire, le maire de la ville, était cadre à l'usine.Il est déjà parti.«Ils m'ont donné une indemnité de départ.» - Une bonne somme?- Ça avait du bon sens.Au fait, il raconte que lamunicipalité a été fondée en 1949 et qu'elle a déjà compté jusqu'à 1200 habitants.- Le nom de Champneuf, d'où ça vient ?- Au début, ça s'appelait Les Cossins.C'est un curé qui a fait changer le nom.Les ouvriers de la scierie n'avait rien prévu de spécial après le travail, vendredi.Pas de dernier pichet à la brasserie, rien.«On a déjà fermé avant, explique Ghislain Guénette, on est fatigués de l'incertitude, on a juste le goût de se faire crisser patience.» En plus, il n'y a pas de brasserie à Champneuf.«On a été les meilleurs » seront pas accessibles à la majorité des travailleurs forestiers : «Ça prend une formation de près d'un an pour travailler dans les mines\u2026» Le problème s'aggrave du fait que les scieries sont, à certains égards, la pointe d'un iceberg de mauvaises nouvelles.« Tous les secteurs sont touchés, dit le maire Houde.Le camionnage et les autres soustraitants, des ateliers de soudure de 25, 30 employés, les garages, les marchands\u2026» « C'est la chaîne al imentaire au complet qui y passe, constate pour sa part Daniel Massé, de Val-d'Or.S'il n'y a plus de coupe de bois, il n'y a plus de travail en forêt, plus de transport\u2026 Des usines qui fabriquent des produits avec des copeaux et du bran de scie n'ont plus d'endroit où s'approvisionner.» Dans la foresterie, explique-t-il, une perte d'emploi crée deux fois plus de remous que dans le secteur des services.Qui blâmer?Ici comme ailleurs, on blâme le ralentissement dans la construction aux États-Unis, le demi-million de maisons invendues au sud de la frontière, la force du huard\u2026.Mais on aime bien casser du sucre sur le dos des fonctionnaires du ministère des Ressources naturelles, «des gens déconnectés, dans leur tour d'ivoire», «des champions de la structure et des contraintes tatillonnes».On en casse aussi sur le dos des «écolos de Montréal».«Quand tu coupes un arbre à Montréal, ce qui pousse à la place, c'est du béton; ici, c'est un autre arbre, dit Daniel Massé.L'aspect environnemental a pris tellement d'ampleur qu'on en a oublié les aspects social et économique.Ça fait des drames familiaux, on ferme des villages, des communautés complètes sont détruites!» Daniel Gamache n'entend pas à rire.Sa machinerie forestière lui coûte 20 000 $ par mois et il dit avoir du travail pour encore quatre mois\u2026«Qu'est-ce que ça peut bien faire que tu coupes un arbre?C'est pas du nucléaire! Y repoussent, les arbres!» Mais les «écolos» ne viennent pas tous de Montréal.Il y en a même un qui vient de l'Abitibi.Et si les travailleurs de l'usine de Champneuf parlent respectueusement de «monsieur (Richard) Desjardins», le chansonnier qui a tourné le film-choc L'Erreur boréale, Daniel Massé, de Val-d'Or, parle du «gars qui joue de la guitare».Et il demande, sarcastique: «Sa guitare, elle est en bois ou en plastique?» Guillaume Marquis, de Métal Marquis, une entreprise qui fabrique de la machinerie minière et forestière à La Sarre, est plus nuancé: «Desjardins, il en a beurré un peu épais, mais l'industrie n'a pas fait sa job.» Si, dans les médias, les syndicats et les chambres de commerce, on parle beaucoup de cette crise, dans la rue, on semble moins s'en faire: «On a déjà vu ça, dit Jean- Guy Turgeon, un camionneur à la retraite d'Amos.En 82, 83, 84\u2026 Forex, à Val-d'Or, avait fermé cinq usines d'un coup! C'est une roue qui vire.Faut dire qu'ici, à Amos, on a une usine de papier, la commission scolaire, un cégep, des écoles, un centre de détention\u2026 Il y a tout le temps 80, 85 prisonniers, ça fait travailler un peu de monde.» LE CHOC DES FERMETURES PHOTO FOURNIE PAR L'ÉCHO La scierie Tembec à La Sarre. STÉPHANE LAPORTE CHRONIQUE Venez voir mon blogue ! cyberpresse.ca/laporte COLLABORATION SPÉCIALE Je sais, ça fait désespéré.Un tel titre dans une section sérieuse du plus grand quotidien français d'Amérique.On n'est pas dans les petites annonces.Je suis censé disserter sur l'actualité.Parfois, je peux me permettre de raconter mes souvenirs d'enfance.Et même parler de mon chat.Mais une chronique sur un sofa, est-ce vraiment nécessaire?Oui! C'est vital.Laissez-moim'allonger sur le canapé que je n'ai pas encore et vous conter mon problème.Soyez mon psy.Écoutez.Malheureusement, vous ne serez pas payé.Il y a sept ans, j'ai changé le mobilier du salon.J'avais des canapés en cuir bleu.Beaux mais trop absorbants.Quand on s'y assoyait, on y restait.On y calait.Comme dans du sable mouvant.Je me suis donc rendu dans un grand magasin chic du centre-ville et j'en ai choisi d'autres.Toujours en cuir.Mais brun-rouge.Et virils.Durs.On s'y maintient.Sans disparaître au fond.Ça a pris quatre mois avant que je les reçoive.Puis un jour, ils ont finalement apparu dans mon salon.Je m'y suis assis.Heureux.Je ne m'enfonçais plus.Mais je glissais.Au magasin, je ne les avais essayés que quelques secondes.Le temps de m'apercevoir qu'on n'y enfonçait pas.C'est seulement après quelques minutes qu'on finit par glisser.Que les fesses s'éloignent du dossier et se rapprochent de plus en plus du plancher.Mes sofas sont parfaits pour regarder une pub.Mais pour regarder un match de hockey, oubliez ça.Vous allez patiner plus que Garth Murray.Je les ai quand même gardés, au prix qu'ils ont coûté.En essayant de me convaincre qu'ils étaient extraordinaires.Qu'ils valaient leur pesant d'or et de plumes.Ce déni en moi a duré assez longtemps.Je viens d'atteindre le plateau du seven year itch avecmes divans.Chus pus capable! Faut qu'on se sépare.Mais avant que le Clan Panneton vienne les ramasser, il faut bien que j'en trouve d'autres.C'est ma quête depuis trois mois.Et je n'y arrive pas.Mes bons amis m'ont recommandé plein de beaux magasins où j'étais sûr de trouver chaussure à mes fesses.J'y suis allé.On y entre.Personne.Pas de client.Pas de vendeur.On a l'impression de déambuler dans une maison vide.Les sofas sont beaux, infiniment beaux.Mais on dirait qu'ils ne sont pas faits pour s'asseoir.Ce sont des sculptures.Ils sont trop profonds pour qu'on s'assoie droit, mais trop courts pour être un lit.On y est moitié assis et moitié allongé.Si la télé était au plafond, ce serait parfait.Un vendeur qui ressemble à un danseur de Carbone 14 daigne venir nous voir et nous parle tout bas de sa collection.Quand on lui fait la remarque qu'on est drôlement assis, il nous suggère de mettre des coussins.Quand on a besoin de cinq coussins pour se sentir soutenu, on n'a plus besoin du sofa.Je pense que les designers de canapés ne s'assoient pas dedans.Ils ne regardent pas la télé.Leur salon est une parure.Ils sont toujours dans leur atelier.À travailler.Debout.Ils font des décorations.Mais c'est très inconfortable, regarder Ben-Hur assis dans une décoration.Bref, l'hommemarche sur la Lune, mais il ne s'y assoit pas.On a inventé la fuséemais pas encore le sofa idéal.Le sofa qui ne nous engloutit pas.Qui ne nous rejette pas.Le sofa qui nous épouse.Au fond, tous les canapés sont faits pour qu'on s'y allonge.Qu'on y soit en thérapie.Comme moi, en ce moment.Quand on y pense, il y a peu de structures qui épousent bien la forme assise de l'être humain.L'homme est condamné à vivre debout ou couché.Et pourtant, il passe la moitié de sa vie à essayer d'être à l'aise dans son siège.Grouillant une fesse, voûtant son dos, baissant les épaules, au bureau, dans l'auto, à table, au salon.Cherchant toujours la position idéale pour ses articulations.Trouverai-je un jour le sofa qui me réconciliera avec mon mobilier?Ce trône qui me fera régner sur les saisons de football et de hockey et sur les Olympiques.Cette branche moelleuse où se percheront amis, famille et invités, pour jaser, prendre un verre et regarder le feu de foyer.Ou suis-je condamné à me repositionner aux 10 minutes pour ne pas descendre vers les cendres?Il devrait y avoir des agences de rencontres de canapés pour nous aider.Nous, les mal assis.Nous les mal baissés.Voilà, je vous ai fait part de mon drame.Si vous êtes bien assis dans votre sofa avec votre journal, vous devezmetrouver futile.C'estque vous ne connaissez pas votre bonheur.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : stephane@stephanelaporte.com Je cherche un sofa Trouverai-je un jour le sofa qui me réconciliera avec mon mobilier?PRESSE CANADIENNE Le premier ministre libéral Jean Charest ne peut dire quand son plan d'aide à l'industrie forestière et à ses travailleurs sera annoncé, en dépit de la crise qui frappe ce secteur.Au cours d'une rencontre avec des représentants de communautés ethniques hier à Montréal, M.Charest a aussi écarté la proposition du chef de l'opposition officielle, André Boisclair, de tenir un sommet sur la forêt.Le premier ministre a soutenu qu'«il n'y a pas de retard» dans la présentation du plan d'aide tant attendu.«On va annoncer (le programme) le plus vite possible, il n'y a pas de date», a-t-il laissé entendre.Il a expliqué que le gouvernement devait d'abord s'assurer que ses programmes soient conformes aux règles du commerce international et aux accords de libre-échange.«Le gouvernement revoit ses interventions pour qu'on puisse tenir compte des changements des derniers mois, pour ne pas dire des dernières semaines, a-t-il commenté en évoquant les fluctuations du dollar, les coûts de l'énergie, le litige du bois d'oeuvre, la concurrence des pays émergents et les jugements des tribunaux.C'est normal que pour chaque politique, on vérifie et on contrevérifie la conformité aux règles du commerce international.» Il a rappelé qu'il fallait agir pour les travailleurs, «notre première priorité », et que l'heure n'était pas aux sommets.«On n'est pas au stade de faire un sommet, on est au stade de livrer des politiques qui vont venir en aide aux travailleurs, aux communautés et à l'industrie », at- il répliqué au chef péquiste.Consultation des travailleurs Hier à Baie-Comeau, à l'amorce d'une tournée des régions les plus touchées par la crise forestière, André Boisclair avait demandé au gouvernement Charest que le plan d'aide anticipé pour venir en aide à l'industrie forestière laisse une large part au soutien des travailleurs.Afin que les mises à pied actuelles n'occultent pas le fond du problème, M.Boisclair estimait qu'il y aurait lieu d'organiser un sommet forestier.Selon M.Boisclair, ce serait une erreur que l'aide ne vise que les usines et qu'aucune mesure ne soit prévue pour venir en aide aux travailleurs.M.Boisclair cite également la prolongation de la fermeture des quatre usines de la compagnie Kruger sur la Côte-Nord et en Abitibi pour que le gouvernement exige plus de transparence.La semaine dernière, Abitibi- Consolidated a annoncé la fermeture de quatre scieries au Québec et le licenciement de 700 travailleurs.Domtar a fait de même en fermant trois scieries au Québec et une en Ontario, remerciant ainsi 950 employés.Depuis le 1er avril 2005, un total de 3000 emplois ont disparu au Québec à la suite de la fermeture définitive de 36 usines, selon des données provenant du Conseil de l'industrie forestière du Québec.En outre, pendant la même période, 4144 travailleurs ont été mis en disponibilité, pour des périodes plus ou moins longues, en raison de la fermeture temporaire de leur usine.CRISE FORESTIÈRE Pas de date pour le plan d'aide « Le gouvernement revoit ses interventions pour tenir compte des changements des derniers mois, pour ne pas dire des dernières semaines.» PRIX VALEUR NOM DU GAGNANT NUMÉRO GAGNANT 1er Véhicule de catégorie intermédiaire 25 000$ M.Guy Villemure 002183 d'au plus 25 000 $ (tous frais et Boucherville taxes compris) ou argent comptant 2e Lithographie « L'Orignal» 3950$ M.Mourad Romdhane 028791 de Jean-Paul Riopelle Montréal 3e Équipement de golf 800$ M.Roger Alajarin 000818 Chomedey, Laval 4e Séjour d'une nuit au 250$ Mme Yvonne Brisson 035949 Manoir St-Sauveur Montréal Tirage au profit de la Fondation du Centre hospitalier de l'Université de Montréal Liste des gagnants du tirage annuel du 22 septembre 2006 La Fondation du Centre hospitalier de l'Université de Montréal remercie sincèrement tous les participants, commanditaires et bénévoles qui ont contribué au succès de cette activité.Celle-ci a permis d'amasser près de 1 $ qui seront utilisés pour l'amélioration des soins aux patients.Félicitations à tous les gagnants et à l'année prochaine! FOnd Ati On dU Cent Re hOSPitALieR de L'Uni VeRSitÉ de MOntRÉAL 500, Place d'Armes, bureau 1405, Montréal (Québec) h2Y 2W2 514 890-8077 www.fondationduchum.com 3426972A es lecteurs CDportatifs récepteurs numériques appa numériques lecteurs récepteurs numériques lecteurs DVD caméscopes lecteurs C atifs minich eur lecteurs DVD caméscopes lecteurs CDportatifs récepteurs numériques copes lecteurs CDportatifs récepteurs numériques lecteurs DVD camésco BROSSARD Tél.: 450 619-6777 9500, boul.Taschereau (coin boul.Rivard) GATINEAU Tél.: 819 561-5007 1 877 755-2555 500, boul.de la Gappe (face aux Prom.de l'Outaouais) KIRKLAND Tél.: 514 697-9228 16 975, route Transcanadienne (sortie 50 de la Transcanadienne) LASALLE Tél.: 514 364-6110 7272, boul.Newman (près du Carrefour Angrignon) LAVAL Tél.: 450 682-2516 500, boul.Le Corbusier (coin boul.de la Concorde) REPENTIGNY Tél.: 450 470-0815 145, rue de Lafayette (près du boul.Brien) ROCK FOREST Tél.: 819 562-4242 1 800 267-4240 4275, boul.Bourque (coin rue Grégoire) SAINT-HUBERT Tél.: 450 676-1911 1351, boul.des Promenades (près des Prom.St-Bruno) SAINT-LÉONARD Tél.: 514 254-9455 6700, rue Jean-Talon Est (près des Galeries d'Anjou) SAINTE-THÉRÈSE Tél.: 450 430-0555 125, boul.Desjardins Est (coin boul.Curé-Labelle) HEURES D'OUVERTURE: Lundi au vendredi 9h à 21h Samedi 9h à 17h Dimanche 10h à 17h Desjardins partenaire officiel de Brault & Martineau Prix en vigueur jusqu'au dimanche 15 octobre 2006.Quantités limitées sur certains articles.Valable pour les produits en inventaire seulement.Non valable aux Centres de liquidation (C.D.L.).Détails en magasin.Termes et conditions de la vente : Achat minimum requis de 299$ avant taxes pour les appareils électroniques et de 499$ avant taxes pour les meubles, matelas, accessoires de décoration et électroménagers.Ne payez que les taxes de vente au moment de l'achat.Sujet à l'approbation du crédit.Le montant de votre achat sera réparti en 36 versements égaux, sans frais ni intérêt, débutant le mois suivant votre achat.Détails en magasin.10 grands magasins braultetmartineau.com Ons'occupe de vous L\u2018événement Téléviseur ACL de 26 po Compatible avec la télévision HD 1080i/720p, nouvel écran ACL HD, gestion tridimensionnelle des couleurs.Livraison gratuite.12 mois de garantie.2775$ /mois ou 999$ Rég.:1199$ Caméscope numérique Palmcorder® avec écran ACL de 2,7 po Zoom optique 30x, fente pour carte mémoire SD, connexion USB 2.0.12 mois de garantie 1247$ /mois ou449$ 5CD 230W PLASMA 42 pouces 5275$ /mois ou 1899$ CHÈQUES-CADEAUX LA CAGE AUX SPORTS PLUS100$ Téléviseur au plasma ED de 42 po Traitement numérique 1080p, rapport de contraste 10 000:1, panneau à définition étendue, entrée HDMI, syntoniseur ATSC.Livraison gratuite.12 mois de garantie.Appareil photo numérique de 5,0 mégapixels avec écran ACL de 2,0 po Zoom optique 3x, stabilisateur optique de l'image.12 mois de garantie 55.00 mmeeggaappiixxeellss 199$ Appareil photo numérique de 5,0 mégapixels avec écran ACL de 2,5 po Zoom optique 10x, mémoire interne de 32 Mo.Aussi offert de couleur argent.12 mois de garantie 1108$ /mois ou399$ Support de table inclus Obtenez jusqu'à 350$ en chèques-cadeaux La Cage aux Sports à l'achat de produits Viera ou Lumix de Panasonic.Modèles sélectionnés.Détails en magasin.VERSEMENTS SANS INTÉRÊT JUSQU'EN OCTOBRE 2009 SUR LES MEUBLES, MATELAS, ÉLECTROMÉNAGERS ET APPAREILS ÉLECTRONIQUES 36 Micro-ondes de 1,2 pi3 1 200 watts, fonction de cuisson avec détecteur de chaleur.Aussi offert de couleur noire.24 mois de garantie 149$ CHÈQUES-CADEAUX LA CAGE AUX SPORTS PLUS20$ CHÈQUES-CADEAUX LA CAGE AUX SPORTS PLUS40$ Livraison gratuite 7 jours sur 7 dans un rayon de 200 km Détails en magasin Minichaîne Port musical pour raccordement facile d'un lecteur audio portatif, magnétocassette double avec touches à effleurement, horloge avec minuterie-sommeil, télécommande.12 mois de garantie 199$ GRATUIT! 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Les Boys IV©2006 Christal Films.Tous droits réservés.Express Vu est une marque de commerce de Bell Express Vu, s.e.c.MC©2005, COVAN.Utilisée sous licence Épargnez 3434983A EN BREF MONDE RICHARD HÉTU COLLABORATION SPÉCIALE NEW YORK Depuis le début du mois, Hillary Clinton a fait campagne en Virginie, en Ohio et au Nevada, entre autres États américains.Son itinéraire inusité ne reflète pas seulement la faiblesse de son adversaire républicain à New York.Il signale également le début officieux de sa campagne à la Maison-Blanche.Quel contraste entre cette campagne nationale et celle d'il y a six ans, qui a permis à Hillary Clinton d'entrer dans l'histoire ! En 2000, comme promis, elle avait visité tous les comtés de New York, un par un, pour prouver son humilité, son sérieux et sa ténacité.Le jour du vote, elle avait récolté 57% des suffrages - une victoire éclatante -, devenant la première First Lady à se faire élire au Sénat des États-Unis.Six ans plus tard, la sénatrice de 58 ans - elle célébrera son 59e anniversaire le 26 octobre - demande un nouveau mandat aux New-Yorkais.Elle affronte John Spencer, ex-maire de Yonkers, une ville de banlieue.Âgé de 59 ans, Spencer fait passer Bill Clinton pour un saint.Le candidat républicain a fait deux enfants à une assistante alors qu'il était marié à une autre femme.Dans la course à l'argent, cruciale en politique américaine, Hillary Clinton gagne haut la main.Comme candidate au Sénat, elle a plus de 22 millions en banque ; son adversaire en avait 800 000 $ en août.Le 7 novembre, jour des élections de mi-mandat aux États-Unis, elle devrait remporter la bataille avec une majorité encore plus for te qu'en 2000, selon les sondages.Grande favorite des démocrates, Hillary Clinton peut donc se permettre d'aider les candidats de son parti à l'extérieur de New York.Elle le fait de deux façons : d'abord, par sa présence, qui sème l'émoi et suscite des cris «Hillary for president ! » Puis, avec son argent : elle a donné 2,6 millions de dollars aux campagnes des démocrates à la Chambre des représentants et au Sénat.Une telle munificence n'a pas d'égale ces jours-ci en politique américaine.Bien sûr, Hillary Clinton et ses conseillers se défendent de penser aujourd'hui à la Maison-Blanche.Si, disent-ils, la sénatrice de New York sillonne les États-Unis et donne son argent aux autres candidats de son parti, c'est pour permettre aux démocrates de reconquérir la Chambre des représentants et le Sénat.N'empêc he : en v i s i t a nt aujourd'hui des États clés comme la Pennsylvanie, l'Ohio et la Floride, Hillary Clinton approfondit son influence auprès des militants de son parti, qui seront appelés en 2008 à choisir un candidat présidentiel.Mais Hillary Clinton, femme d'un certain Bill, a-t-elle une chance réaliste de devenir la première femme présidente des États-Unis ?Dans l'entourage de la sénatrice, on prend la question au sérieux.C'est d'ailleurs pourquoi ce même entourage précise toujours qu'aucune décision définitive n'a été prise concernant une course à la Maison-Blanche.En attendant, certains républicains l'encouragent fortement à se présenter à la présidence.Récemment, le révérend Jerry Falwell a déclaré à une assemblée de pasteurs évangéliques : «J'espère qu'elle sera candidate, car rien ne mobilise mes gens comme Hillary Clinton.Pas même Lucifer.» À l'opposé, des démocrates de gauche espèrent qu'elle ne briguera pas la présidence.Soit qu'ils la trouvent trop calculatrice, soit qu'ils ne lui pardonnent pas son vote en faveur de la guerre en Irak.Hillary Clinton n'en a pas moins adopté un discours plus tranchant et combatif au cours des dernières semaines.Dans sa sortie la plus remarquée, elle a défendu son mari, accusé par les républicains d'avoir été négligent face à la menace représentée par Oussama ben Laden.Fin septembre, elle a lancé, en conférence de presse : «Je suis certaine que si on avait montré à mon mari et à son équipe de sécurité nationale un rapport confidentiel intitulé Ben Laden déterminé à frapper aux États-Unis, il l'aurait pris plus au sérieux que semble le suggérer l'histoire en ce qui concerne notre président actuel et son équipe de sécurité nationale.» Et vlan! En campagne électorale, elle met l'accent sur l'Irak et les finances publiques, accusant l'administration Bush d'avoir mal géré l'intervention militaire et l'argent public.«Il ne suffit pas de parler fort, a-t-elle dit récemment.Il faut à la fois être intelligent et fort dans les actions que l'on mène et les décisions que l'on prend.» Hillary Clinton prononce encore ses discours comme un robot.Mais son arrivée dans les assemblées électorales suscite toujours un vif enthousiasme chez ceux qui se sont déplacés pour l'entendre.Malgré tous les coups bas républicains, son étoile brille comme jamais dans le firmament démocrate.Mais choisira-t-elle de briguer la Maison-Blanche ?Et pourquoi ?Elle offrira peut-être un début de réponse dans la soirée du 7 novembre.Hillary en campagne Hillary Clinton, femme d'un certain Bill, a-t-elle une chance réaliste de devenir la première femme présidente des États-Unis?SARA CHAMPAGNE Même s'il ne fait pas l'unanimité, le sac de plastique à des fins de recyclage est sur le point de connaître un essor à Montréal.L'administration Tremblay-Zampino s'apprête à accorder d'importants contrats pour le triage des matières recyclables, et l'option du sac est sérieusement envisagée.Le comité exécutif de la Ville de Montréal, qui étudie présentement les soumissions reçues, veut signer des contrats communs de trois ans pour au moins neuf arrondissements.La décision devrait être entérinée au plus tard d'ici trois semaines.Selon ce qu'a appris La Presse, il est question d'accorder un contrat pour une quantité de 15 000 tonnes par année, c'est-à-dire trois fois la quantité que récupère l'arrondissement de Ville-Marie (selon les dernières données, qui datent de 2004).Un contrat en commun pourrait permettre à la Ville de réaliser des économies d'échelle.Parmi les soumissionnaires inscrits, on trouve la compagnie Nord Ben, du groupe EBI, dont le centre de tri est à Saint-Paul-de-Joliette.L'un des responsables au siège social de la compagnie, Serge Brière, a expliqué que son entreprise se spécialise dans le traitement du sac de plastique selon le mode de tri pêle-mêle, c'est-à-dire le mélange des cartons et des contenants.Dans sa présentation à la Ville, la compagnie Nord Ben a démontré qu'elle est capable de traiter 15 000 tonnes de plus dans son centre de tri, qui en traite actuellement 35 000 tonnes.M.Brière a de plus expliqué que les sacs de plastique sont récupérés en ballots et envoyés en Chine.Les arrondissements visés par les contrats sont essentiellement les neufs arrondissements de l'ancienne ville.On retrouve Ville- Marie, le Plateau-Mont-Royal et le Sud-Ouest.La mairesse du Plateau, Helen Fotopulos, a déjà annoncé, au printemps dernier, son intention de remplacer le bac vert par le sac de plastique.Joint hier, le responsable du développement durable au comité exécutif, Alan De Sousa, n'a pas nié que le sac de plastique connaîtra un essor, mais il est resté prudent dans ses commentaires.«Je pense qu'il faut tenir compte des spécificités de chaque arrondissement, a-t-il dit.Dans le Plateau, où il y a de nombreux escaliers en colimaçon, le sac de plastique peut être pratique.Mais c'est différent dans Saint- Laurent, où le bac roulant est présentement utilisé.Je pense plutôt à une forme de mixité du contenant.» Grogne en vue Mais l'une des entreprises qui contribuent largement au régime de compensation sur la collecte sélective, Éco Entreprises Québec, sert déjà une sévère mise en garde à la Ville de Montréal au sujet de l'utilisation du sac en plastique.Dans une lettre envoyée à M.De Sousa, que La Presse a obtenue, le président directeur général de l'entreprise, Charles Tremblay, explique que ce choix est surprenant.Il fait remarquer que, selon des données recueillies par la Ville elle-même, il est prouvé que le taux de récupération des municipalités qui utilisent le sac est plus bas que celles qui utilisent les bacs.Toujours selon des données colligées par Éco Entreprise, la Ville paie 50$ la tonne pour le triage des matières récupérées dans des sacs de plastique, alors que la méthode du bac est de 34,65$ par tonne.Dans l 'ar rondissement de Verdun, où on ne jure que par le sac de plastique depuis 1996, on pense au contraire qu'il permet des économies indirectes et indirectes.«On estime que le sac coûte 11,91$ par porte tandis que le bac coûte entre 23 et 25$, a expliqué le chef de la division des permis et de l'inspection, Jacques Reid.Et ce n'est pas vrai que le sac est éventré, au contraire, on remarque que nos rues sont plus propres.» COURRIEL pour joindre notre journaliste : sara.champagne@lapresse.ca MATIÈRES RECYCLABLES Le sac de plastique en plein essor L'administration Tremblay-Zampino s'apprête à accorder d'importants contrats pour le triage des matières recyclables, et l'option du sac est sérieusement envisagée.3333, Côte-de-Liesse Saint-Laurent www.toyotagabriel.com (514)748-7777 1920, Sainte-Catherine Ouest (Centre-Ville coin St-Marc) Montréal www.toyotapresident.com (514)937-7777 0$ dépôt de sécurité.Photos à titre indicatif seulement.Membres des concessionaires Gabriel.Un groupe, une force! 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(pour la plupart des modèles 2007) ou remise équivalent à l'achat.Camry 2007 3435761A 7903, rue Saint-Denis, Montréal (514) 381-2247 crichelieu@bellnet.ca Du mardi au dimanche, de 11 h à 17 h Stationnement Métro Jarry www.galerierichelieu.com Sculpteur de renommée internationale Rencontrez aujourd'hui l'artiste en toute simplicité à l'Espace Yang de 13 h à 17 h Expo Sition du 15 au 26 octobre 2006 Gérard Bélanger Le baiser - Bronze EN BREF Source d'eau contaminée à Québec ?L'apparition, depuis trois semaines, de particules verdâtres à la surface du lac Saint-Charles, principale source d'eau de Québec, fait craindre aux riverains une contamination à l'algue bleue.Appelés vendredi, les inspecteurs du ministère de l'Environnement n'ont observé aucune fleur d'eau.Le temps calme d'hier permettait par contre d'apercevoir à la surface du lac une mince pellicule de particules verdâtres.Cela fait partie des signes d'une contamination à l'algue bleue, selon le site du ministère de l'Environnement.Le Soleil ACTUALITÉS EN BREF Harper fait la cour à Terre-Neuve Ottawa va s'attarder à la possibilité d'adopter une loi obligeant les sociétés d'énergie à exploiter leurs champs pétroliers en mer, a indiqué le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Danny Williams, à la suite de sa rencontre avec son homologue fédéral Stephen Harper hier.Lancer une telle idée pourrait cependant n'être qu'une tentative afin d'obtenir du soutien dans une province où les relations du gouvernement conservateur fédéral avec le gouvernement de M.Williams, également conservateur, sont tendues, a reconnu le premier ministre provincial.Avant la rencontre, le premier ministre fédéral avait de nouveau dit ne pas vouloir obliger les sociétés pétrolières titulaires de contrats à exploiter leurs champs pétroliers en mer dans un certain laps de temps, à défaut de quoi elles risqueraient de perdre ces contrats aux mains de la Couronne.«Nous ne pouvons pas retourner en arrière et modifier les contrats de façon rétroactive », a déclaré M.Harper.Presse Canadienne Un système informatique secret empêcherait l'accès à certains documents Une note d'information du gouvernement fédéral envoyée au président du Conseil du Trésor, John Baird, révèle l'existence d'un système informatique secret conçu pour empêcher l'accès du public à certains documents ministériels, y dont des contrats, a révélé hier le quotidien Ottawa Citizen.Dans la note envoyée à M.Baird en février, peu après que le gouvernement conservateur eut entrepris son mandat, il est écrit que, bien que les conservateurs aient promis d'assujettir les ministres à la Loi sur l'accès à l'information, un serveur Internet « isolé » pourrait être mis en place afin que ses documents ne puissent être rendus publics.Un collaborateur de M.Baird a indiqué que le système avait été mis en place au Conseil du Trésor en 2004, alors que le gouvernement libéral de Paul Martin était au pouvoir.En 2002, l'ancien président du Conseil du trésor, Art Eggleton, a démissionné de son poste après qu'il eut été révélé qu'il avait accordé un contrat d'une valeur de 36 500 $ à une ancienne compagne.M.Martin a nommé M.Eggleton au Sénat l'an dernier.Mike Van Soelen, directeur du service de communications de M.Baird, a confirmé que ce dernier avait respecté la position adoptée par le gouvernement.Presse Canadienne +DE 60 % DES BILLETS VENDUS FA ITES VITE ! CONFÉRENCIERS INVITÉS WILLIAM JEFFERSON CLINTON 42IÈME PRÉSIDENT DES ÉTATS-UNIS JEFFREY SACHS, PH.D.ÉCONOMISTE ET DIRECTEUR DU PROJET DU MILLÉNAIRE DES NATIONS UNIES MIA FARROW AMBASSADRICE DE BONNE VOLONTÉ DES NATIONS UNIES CRAIG&MARK KIELBURGER FONDATEURS FREE THE CHILDREN ET LEADERS TODAY NATHALIE SIMARD PRÉSIDENTE, NATHALIE LA FONDATION DR.RÉJEAN THOMAS PRÉSIDENT ETMÉDECIN, CO-FONDATEUR CLINIQUE MÉDICALE L'ACTUEL JEAN-LUC MONGRAIN ANIMATEUR ET CHEF D'ANTENNE, LE GRAND JOURNAL TQS LUCK MERVIL PORTE-PAROLE C.E.C.I.DAN BIGRAS PORTE-PAROLE REFUGE DES JEUNES DE MONTREAL Le 9 novembre prochain, soyez de ceux qui contribueront à changer le monde des enfants.Vous possédez ce pouvoir, joignez-le au nôtre ! Visitez le site www.cpmm2006.ca pour tous les détails Cette conférence est l'initiative de Daniel Germain, président-fondateur du Club des petits du Québec et des Clubs des petits déjeuners du Canada Achetez vos billets pour la Conférence promesse du millénaire de Montréal 2006 en ligne dès maintenant ! Jeudi 9 novembre 2006, au Palais des congrès de Montréal 3435246A L'Association des concessionnaires Pontiac BuickGMC du Québec suggère aux consommateurs de lire ce qui suit.Offres d'une durée limitée, réservées aux particuliers, s'appliquant aux modèles neufs 2007 suivants : G5 (berline 2AJ69/R7A et coupé 2AJ37/R7A) et Vibe (2SL26/R7A).Les modèles illustrés comprennent certaines caractéristiques offertes en option à un coût additionnel.Conditionnel à l'approbation de crédit de GMAC.Les frais liés à l'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers et droits sont en sus et payables à la livraison.1.Selon la première éventualité.2.À la location, paiements mensuels basés sur un bail de 48 mois.Frais de transport et préparation inclus.Frais d'immatriculation, assurance et taxes en sus.Frais de 15 ¢/km après 80 000 km.Première mensualité exigible à la livraison.3.À l'achat, préparation incluse.Transport, frais d'immatriculation, assurance et taxes en sus.4.Pour plus de renseignements, visitez gm.xmradio.ca.Le nom XM et ses logos sont des marques déposées de XM Satellite Radio Inc.MCMarque de commerce © 2005, Comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques d'hiver de 2010 à Vancouver.Utilisée sous licence.Tous droits réservés.Ces offres sont exclusives et ne peuvent être combinées avec aucune autre offre ni aucun autre programme incitatif d'achat ou de location, à l'exception des programmes de La Carte GM, de prime pour étudiants (primegmpouretudiants.ca) et de GM Mobilité.Le concessionnaire peut vendre ou louer à un prix moindre.Une commande ou un échange entre concessionnaires peut être requis.Pour de plus amples renseignements, passez chez votre concessionnaire participant, composez le 1 800 463-7483 ou visitez gmcanada.com.LA GARANTIE DE 160000KM DE GM LA MEILLEURE PROTECTION AU PAYS 160000KM 5 ANS SUR LE GROUPE MOTOPROPULSEUR GARANTIE LIMITÉE1 160000 KM 5 ANS AVEC TRANSPORT DE COURTOISIE1 160000KM 5 ANS AVEC ASSISTANCE ROUTIÈRE1 + + 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du collège Dawson, l'arrondissement de Lachine envisage la possibilité d'adopter un règlement afin de ne plus autoriser l'ouverture de clubs de tir sur son territoire.L'auteur de la fusillade de Dawson, Kimveer Gill, fréquentait le Club de tir de Ville St-Pierre, situé sur le territoire lachinois.Un employé de ce club lui avait vendu un pistolet semi-automatique.Valery Fabrikant, qui a tué quatre professeurs à l'Université Concordia en 1992, avait aussi fréquenté ce club à l'automne 1991.Lachine abrite également le Club de tir de Montréal, dans son parc industriel.Impossible de fermer Puisqu'il est impossible de les faire fermer, ces clubs ayant obtenu un permis du bureau du contrôleur des armes à feu de la Sûreté du Québec, Gary Zarta, professeur d'informatique au collège Dawson, a demandé au conseil d'arrondissement d'adopter un règlement afin qu'il n'y en ait pas d'autres à Lachine.« Ces clubs ont un droit acquis, dit M.Zarta, mais on pourrait au moins fai re en sorte qu'il n'y en ait pas d'autres qui ouvrent.» Le maire de l'arrondissement, Claude Dauphin, également président de la Commission de sécurité publique à la Ville, a bien accueilli cette demande, même s'il ne sait pas encore si l'adoption d'un tel règlement est possible.«On va faire une bonne réflexion là-dessus, car il y a la légalité mais il y a aussi la légitimité et la moralité, a-t-il dit.On ne veut pas que Lachine devienne un lieu spécialisé en clubs de tir.» « Irresponsable et irréfléchie » Il y a au Québec une cinquantaine de ces clubs, dont neuf dans la région montréalaise.Jamais une ville n'en a interdit la création, selon le président de la Fédération québécoise de tir (FQT), Raymond Contré, qui estime que la requête du professeur Zarta est « irresponsable et irréfléchie ».« Les gens qui ont des armes de chasse ou de pointe ne se contentent pas de les posséder, dit-il.Ils veulent les utiliser pour le tir à la cible.Si on élimine les clubs, ces gens-là vont aller dans des endroits où l'utilisation de ces armes n'est pas autorisée.Dans ce cas, on nuit à la sécurité de la population.» COURRIEL Pour joindre notre journaliste : eric.clement@lapresse.ca TRAGÉDIE DE DAWSON Lachine ne veut plus d'autres clubs de tir «On va faire une bonne réflexion là-dessus, car il y a la légalité mais il y a aussi la légitimité et la moralité, a dit le maire de l'arrondissement, Claude Dauphin.On ne veut pas que Lachine devienne un lieu spécialisé en clubs de tir.» HELEN BRANSWELL PRESSE CANADIENNE TORONTO \u2014 Les hôpitaux du Québec semblent avoir vaincu les éclosions de la bactérie C.difficile qui pourraient avoir causé la mort de 2000 personnes, a-t-on appris lors d'une conférence sur les maladies infectieuses, hier, à Toronto.Des rapports en provenance de Sherbrooke et Montréal, où les poussées de Clostridium difficile se sont révélées cauchemardesques pour le personnel hospitalier de même que les patients, laissent entendre que les hôpitaux de ces deux villes sont parvenus à ramener leurs taux de maladies associées à la bactérie à ceux qui constituaient la norme avant le début de l'épidémie, en 2002.Selon le Dr Jacques Pépin, spécialiste de la prévention des infections au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS), les taux de maladies dans son établissement avaient atteint ce printemps ceux qui étaient jugés normaux avant l'épidémie, grâce à une campagne énergique de réduction du recours aux antibiotiques, en particulier ceux connus pour accroître les risques d'infection.« Il y a eu abus d'antibiotiques dans notre hôpital », a déclaré M.Pépin lors d'un séminaire organisé dans le cadre de l'assemblée annuelle de l'Infectious Diseases Society of America.Lors d'une autre séance, ayant donné une vue d'ensemble du problème posé par le C.difficile, le Dr John Bartlett, de l'Université John Hopkins, à Baltimore, dans l'État du Maryland, a cité des données provenant de Vivian Loo, spécialiste du C.difficile à l'Université Mc Gill, qui a également constaté dans le réseau de l'institution montréalaise un retour aux taux qui constituaient la norme auparavant.À Montréal, les succès obtenus dans la lutte contre le Clostridium difficile ont été attribués aux efforts menés afin d'éliminer les spores de la bactérie dans les hôpitaux de même qu'aux mesures de prévention des infections, notamment par l'hygiène des mains, dans toutes les institutions de santé.M.Bartlett a laissé entendre que les hôpitaux aux prises avec un problème de C.difficile pourraient vraisemblablement trouver utile une combinaison de ces deux façons de faire.Le C.difficile en voie d'être éradiqué au Québec Résultats des tirages du: Résultats des tirages du: décomposable dans les deux sens En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.Ventes totales : GAGNANTS LOTS Prochain gros lot (appr.) : Jour - Mois - Année - Signe $500,000 décomposable dans les deux sens DEMANDEZ LA LISTE DE FOOTBALL AVANT 13 H AUJOURD'HUI.compl.compl.Participation gratuite compl.$500,000 7/7 6/7+ 6/7 5/7 4/7 3/7+ 3/7 11 855 838 $ 2 500 000,00 $ 69 405,10 $ 2 041,30 $ 102,50 $ 10,00 $ 10,00 $ 2 500 000 $ 2006-10-14 01 NOVEMBRE 03 SAGITTAIRE 2006-10-13 Résultats complets disponibles au www.10000alheure.com Résultats des tirages du : NUMÉRO COMPLET 10 000 $ 6 DERNIERS CHIFFRES 1 000 $ 5 DERNIERS CHIFFRES 100 $ 4 DERNIERS CHIFFRES 10 $ 00h 1385418 08h 3195211 16h 1451961 01h 3314567 09h 1011184 17h 1466686 02h 3415962 10h 3443023 18h 1192519 03h 1340579 11h 2211700 19h 2225417 04h 3290616 12h 3313861 20h 1073665 05h 3498733 13h 2197970 21h 3291363 06h 2227357 14h 2411749 22h 2115715 07h 1476029 15h 3009981 23h 1275947 2006-10-14 ÉBENISTERIE Montréal-nord 5816, Charleroi (514) 253-1400 laval 510, rue lindberg www.lamaison.qc.ca/jiola SPÉCIAL AINÉS iola sur place ou à domicile, apportez une photo! Promotion noël sauvez la t Ps Conta Ctez-nous avant le 15 novembre 2006 Estimation gratuitE rembourrages 3435008A STÉPHANE AMAR COLLABORATION SPÉCIALE JÉRUSALEM \u2014 Dès la sortie de Jérusalem, au détour des premiers virages qui serpentent vers la mer Morte, se dresse Maale Adoumim, imposante ville nouvelle qui s'étire sur les crêtes des monts de Judée.Avec ses 28 000 habitants, Maale Adoumim est la plus grande colonie israélienne en Cisjordanie.Larges avenues, espaces verts à foison, centre commercial flambant neuf, écoles réputées : la qualité de vie est le principal argument des promoteurs de Maalé Adoumim.« Même si on est dans le désert, on a tout ici, témoigne Anaëlle Djourno, une jeune mère de famille qui s'est récemment installée ici.C'est le rêve, une véritable oasis ».Une oasis qui ne cesse de s'étendre.Attirés par des appartements spacieux à des prix inférieurs de 30 % à ceux pratiqués à Jérusalem (10 minutes en voiture), les Israéliens se ruent sur Maale Adoumim.Et le gouvernement vient d'autoriser la construction de 300 logements supplémentaires.À l'est de la ville, un nouveau quartier sort de terre.Des dizaines d'ouvriers s'activent sous le soleil encore brûlant de ce début d'automne.La plupart d'entre eux sont des Palestiniens venus des villages alentour.Depuis 30 ans, ils sont les témoins privilégiés de la spectaculaire expansion de cette colonie champignon.« Auparavant ici, il n'y avait que des Bédouins qui promenaient leurs troupeaux de chèvres, raconte Abdel, maçon, 55 ans.C'était le désert.Maintenant c'est comme une banlieue de Jérusalem, surtout depuis qu'ils ont construit l'autoroute ».Depuis le toit des immeubles de Maalé Adoumim, on distingue d'ailleurs fort bien les premiers bâtiments de l'université de Jérusalem, perchée sur le mont Scopus.Quelques kilomètres carrés de terre encore vierges séparent Maalé Adoumim de la ville sainte.Un mouchoir de poche qui est au coeur de tensions diplomatiques incessantes entre Israël et les États- Unis.« C'est ce que l'on appelle le secteur E1, nous explique Dror Etkès qui surveille le développement des colonies israéliennes pour le compte du mouvement La Paix Maintenant.Construire sur ce territoire, cela signifie empêcher toute continuité entre Jérusalem et un futur État Palestinien.C'est donc compromettre tout accord de paix.C'est pour cela que la pression internationale est très forte.» « L'agrandissement de Maalé Adoumim est un enjeu crucial, reconnaît David Shapira, porte-parole du conseil des implantations de Judée-Samarie qui défend les intérêts des colons.C'est la bataille de Jérusalem qui se joue ici.En reliant Maalé Adoumim à Jérusalem, nous réalisons un double objectif : constituer une zone tampon autour de la ville et surtout renforcer la présence juive à Jérusalem, qui restera la capitale éternelle et unifiée de notre peuple.» L'extension de Maalé Adoumim n'a d'ailleurs jamais été remise en cause par les gouvernements israéliens, de droite comme de gauche, qui s'entendent sur la préservation de quatre grands blocs d'implantations.Des jumelles en permanence accrochées autour du cou, Dror Etkes établit la cartographie détaillée de la colonisation israélienne.« Même si le mouvement s'est un peu ralenti depuis le retrait de Gaza, en 2005, la population vivant dans les implantations de Cisjordanie n'a jamais cessé d'augmenter, constatet- il, et à un rythme beaucoup plus élevé que dans le reste du territoire.Et après ce qui s'est passé au Liban, le gouvernement n'ose même plus parler d'un retrait, même partiel.» À Maalé Adoumim, l'idée même d'un démantèlement paraît saugrenue aux habitants.« Maalé Adoumim se trouve dans le désert de Judée, souligne Anaëlle Djourno.La Judée, c'est le pays ancestral des juifs.Pourquoi est-ce que je devrais partir ?» La colonisation se porte très bien en Cisjordanie Les Israéliens se ruent sur la colonie de Maale Adoumim : appartements spacieux, 30 % moins chers qu'à Jérusalem (10 minutes en voiture).LE TOUR DU GLOBE GAZA Autre incursion israélienne L'armée israélienne a effectué hier soir une nouvelle incursion dans la bande de Gaza, pénétrant sur 2 km dans la localité de Beit Hanoun, dans le nord de ce territoire palestinien, selon des sources de sécurité et des témoins.Soutenus par des appareils de l'armée de l'air, plusieurs dizaines de blindés, des bulldozers et des véhicules militaires sont entrés par l'est dans Beit Hanoun et ont fermé l'entrée sud de la localité.Ils ont coupé la rue Saladin, principal axe routier reliant le nord au sud de la bande de Gaza et Beit Hanoun à la ville de Gaza.Selon des témoins, des soldats ont pris position sur de hauts bâtiments de la localité.Plus tôt hier, neuf Palestiniens ont été tués dans des opérations lancées par l'armée israélienne dans la bande de Gaza après que trois Israéliens eurent été légèrement blessés vendredi dans la ville israélienne de Sdérot par des roquettes tirées depuis la bande de Gaza.d'après AFP TURQUIE Manif antifrançaise Plusieurs centaines de personnes ont manifesté hier à Istanbul devant le consultat de France pour dénoncr le vote en première lecture à l'Assemblée nationale française d'une proposition de loi pénalisant la négation du génocide arménien.Une première manifestation a été organisée par un petit parti de gauche nationaliste sous l'oeil vigilant des policiers antiémeute déployés dans le centre-ville.Les manifestants brandissant des drapeaux turcs ont appelé leurs compatriotes à ne plus acheter les produits français.Un deuxième groupe de manifestants ultranationalistes a conspué le vote des députés français et accusé le gouvernement turc de « laxisme ».d'après AFP IRAK Famille de 10 personnes assassinée Une famille de 10 personnes a été massacrée à son domicile vendredi dans le sud de Bagdad alors que les violences confessionnelles et les attaques de la guérilla font rage en Irak.Les cinq femmes, trois enfants et deux hommes de cette famille ont été tués avant l'aube par des inconnus dans le village de Sayafieh, dans le sud de Bagdad, où les violences entre chiites et sunnites se sont multipliées ces derniers mois comme ailleurs en Irak, selon une source militaire irakienne.d'après AFP PÉROU Un prof emprisonné Le chef historique de la guérilla maoïste du Sentier lumineux, Abimael Guzman, terminera sa vie en prison sans réaliser son rêve de reproduire au Pérou la révolution de son maître à penser Mao Tsé-Toung, pour lequel il mit son pays à feu et à sang pendant 20 ans.Guzman, ancien professeur de philosophie âgé de 72 ans et incarcéré depuis 14 ans, porte le lourd fardeau d'une des conflits les plus sanglants d'Amérique latine, qui fit entre 31 000 et 70 000 morts, de 1980 à 2000.Le leader du Sentier lumineux se construisit pendant 25 ans l'image d'un révolutionnaire dur et impitoyable.Les incendies de villages et exécutions de paysans refusant de soutenir la guérilla lui valurent le surnom de « Pol Pot des Andes » en référence au dirigeant khmer rouge du Cambodge.d'après AFP FRANCE Policiers pris à partie Un policier a été blessé après avoir été pris à partie avec des collègues par une trentaine de personnes vendredi soir dans la banlieue parisienne où semble se confirmer un regain de violence, un an après les émeutes qui ont secoué des quartiers défavorisés en France.Des syndicats de policiers ont affirmé hier matin à l'AFP que ce policier, qui a dû être hospitalisé après avoir reçu un pavé à la mâchoire, était tombé avec ses collègues « dans un guet-apens ».d'après AFP MARIO GIRARD Il était 15 h 10 (heure d'Afghanistan) hier lorsqu'une unité de soldats canadiens a été attaquée par des insurgés.L'assaut a fait deux morts et deux blessés chez les soldats canadiens.La Défense nationale refuse pour l'instant de dévoiler l'identité des victimes, préférant d'abord entrer en contact avec leurs familles.Cette attaque porte à 42 le nombre de soldats canadiens tués en Afghanistan.L'embuscade a eu lieu dans le district de Panjwayi, à environ 25 km de Kandahar.«On ne se le cache pas, la mission que nous avons entamée en février dernier à Kandahar comporte des risques sérieux», dit Stéphanie Godin, porte-parole de la Défense nationale.Des unités canadiennes travaillent présentement à construire une route.C'est là que s'est produite l'attaque aux armes légères, au canon sans recul et aux grenades propulsées.Elle a été suivie d'une riposte des soldats canadiens, secondés par l'artillerie et des hélicoptères.Les échanges ont duré près de trois heures.«On ne connaît pas encore le nombre de blessés et de morts de l'autre côté», dit Stéphanie Godin.Les deux soldats blessés, d'abord transportés vers le terrain d'aviation, ont été soignés à l'hôpital multinational.Leur état a été jugé stable.Une fête bien arrosée Par ailleurs, une quinzaine de militaires de la base de Valcartier, près de Québec, ont ravagé plus tôt cette semaine le mess des officiers d'une garnison albertaine.Selon le réseau TVA, les soldats du Royal 22e Régiment ont saccagé mardi soir la salle où avait lieu une fête soulignant la fin de leur entraînement en vue d'un déploiement en Afghanistan, à la base de Wainwright.Selon l'officier porte-parole de l'armée, Sylvain Chalifour, les militaires avaient beaucoup bu et les esprits se sont échauffés.Ils ont notamment fracassé des fenêtres, abîmé le mobilier et troué un mur.La police militaire a dû intervenir pour calmer les fêtards et les renvoyer dans leurs baraquements, puisqu'ils s'envolaient pour le Québec le lendemain.M.Chalifour a imputé les gestes à la fatigue accumulée au terme de 39 jours d'entraînement.Les contrevenants s'exposent à des mesures disciplinaires et pourraient devoir payer les réparations.Avec la Presse Canadienne Deux autres Canadiens meurent en Afghanistan Des unités canadiennes travaillent présentement à construire une route.C'est là que s'est produite l'embuscade, à 25 km de Kandahar.PHOTO JIM YOUNG, REUTERS Le président des États-Unis, George W.Bush, et le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, ne paraissaient guère soucieux hier, malgré les pressions croissantes de l'opinion américaine pour le départ du chef du Pentagone.L'occasion: l'inauguration d'un monument à la gloire de l'Air Force, érigé à Arlington, en Virginie.Un brin de détente chez les hommes de guerre PHOTO FATIH SARIBAS, REUTERS « N'achetez plus de produits français », clamait hier la pancarte d'un manifestant nationaliste, dans les rues d'Istanbul.MONDE Les nouvelles internationales en continu sur cyberpresse.ca/monde Le progrès, quel progrès?Bien que le progrès mène à des interprétations divergentes, il y a des secteurs où cette notion ne fait l'objet d'aucune ambiguïté, comme le domaine médical PATRICK FOREST Lauréat de labourse Kurt Swinton du Couchiching Institute on Public Affairs (www.couch.ca), l'auteur est candidat au doctorat en études internationalesàl'Institut québécois des hautes études internationales.Qu'est-ce que le progrès ?Définir le progrès est une entreprise hasardeuse, qui fait difficilement l'unanimité, prête à de nombreuses interprétations, mais aucune certitude.Pour les uns, il est synonyme des irréfutables innovations technologiques qui contribuent à accroître notre qualité et notre espérance de vie.Pour les autres, les signes de notre temps dénient tout progrès : réchauffement climatique, terrorisme, famine, pollution des espaces naturels, etc.Le définir est certainement un exercice subjectif, à la mesure des individus qui s'y intéressent.Faute de définition précise, le progrès est bien souvent considéré comme étant un état d'avancement, une amélioration des conditions de vie.Il est également un objet d'idéologie, de voie à suivre vers ce qui est considéré comme « préférable ».Ne devait-il pas mener, dans les années 60, à la maîtrise de la nature ?De ce discours a découlé le bétonnage de la quasi-totalité des cours d'eau majeurs d'Amérique du Nord, soit pour la régulation du débit des rivières, pour la production d'énergie ou pour des fins récréatives.Aujourd'hui, nul ne songerait à une telle équation sans d'abord tenir compte des impacts environnementaux ou, à tout le moins, des pressions exercées par les environnementalistes et groupes de la société civile.Aucun doute Bien que le progrès mène à des interprétations divergentes, le réputé psychiatre Vivian Rakoff affirme qu'il est certains secteurs où cette notion ne fait l'objet d'aucune ambiguïté, tel que dans le domaine médical.Auparavant, les décès consécutifs à un abcès dentaire étaient loin d'être exceptionnels.Aujourd'hui, qui n'a pas bénéficié d'un plombage, de lunettes, ou d'une opération quelconque ?Cependant, l'amélioration des conditions de vie de la population n'est pas uniquement imputable aux avancées technologiques, mais aussi à des interventions non cliniques de base, telles que l'amélioration des mesures sanitaires, des égouts et de la qualité du logement.Dans un autre registre, la couverture médiatique du progrès varie considérablement en fonction de la géographie.Les médias ont été nombreux à traiter des conflits et des crises humaines en Afrique, mais peu d'entre eux ont été enclins à couvrir les progrès substantiels réalisés au cours des dernières années.Robert Greenhill (président, ACDI) soulève le cas du Ghana, qui bénéficie d'une croissance annuelle d'environ 6 à 7% par année, ou de l'Afrique en général, où une plus grande accessibilité à l'école permet maintenant aux filles de former 49% des effectifs.Elles se font également de plus en plus présentes dans les appareils étatiques, tel que le constate Zine Magubane (professeure, Boston College).Le Liberia a récemment élu la première présidente du continent, tandis que les femmes représentent plus de 30% des députés dans certains pays tels que l'Afrique du Sud et le Mozambique.(.) Le concept de progrès est parfois considéré, à tort, comme une valeur universelle dont les effets s'exercent de façon homogène sur la surface du globe.Bien que l'immense majorité des citoyens du monde y aspirent, pour beaucoup d'entre eux ce concept est et restera une abstraction vide de sens dans leur réalité quotidienne.Le progrès est inégal, tant en bénéfices que spatialement.Non seulement les gains obtenus varient-ils considérablement selon le statut sociodémographique des individus, mais en plus ils varient selon la localisation de ces mêmes individus, selon qu'ils se trouvent en zones périphériques ou en banlieues pauvres des grands centres urbains ou dans les pays du Sud.Le progrès peut également contribuer à exacerber l'individualisme des membres de la société.Peter Timmerman (professeur à York University et bouddhiste) et John Ralston Saul (réputé essayiste) montrent tous deux du doigt la fameuse bouteille d'eau en plastique, exemple flagrant d'un individualisme débridé.Ces bouteilles offrent le même réconfort qu'offraient jadis nos couvertures d'enfant, dixit John Ralston Saul.Pour les individus, la bouteille représente une sorte de protection qui leur assure une consommation d'eau fraîche et sécuritaire, comparativement aux eaux du globe, si polluées et odorantes.Paradoxalement, ce besoin de se prémunir contre les dangers extérieurs mène justement à une plus grande pollution, ces bouteilles se retrouvant un jour ou l'autre dans la nature.L'idée même de progrès trouve sens à partir de son acception sociale ; la société dans son ensemble vise à progresser.Cependant, le progrès peut également détruire l'environnement social duquel il est issu : dis-moi ta capacité à détruire ton voisin et je te dirai ton niveau de progrès.Selon John Ralston Saul, peut-être est-il temps de tenir compte des génocides, massacres et holocaustes dans les calculs de l'espérance de vie des citoyens du monde.Au niveau spirituel, les grands changements et tensions qui affectent notre planète affectent également ceux qui s'y trouvent.Ces perturbations rendent la réincarnation des bouddhistes de plus en plus difficile, du moins pour ceux qui aspirent à une nouvelle vie sous forme de lion, de tigre ou d'ours polaire.Du fait de la disparition de leurs espaces naturels, du réchauffement climatique ou de la chasse abusive, ils se font de plus en plus rares.Le progrès est un concept subjectif, dont l'articulation offre la possibilité de nombreux discours.Tous les individus, seul ou collectivement, sont en mesure de contribuer à son développement et à sa diffusion.Alors, quel progrès pour le Canada et pour le monde ?PHOTO MARTIN TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE Auparavant, les décès consécutifs à un abcès dentaire étaient loin d'être exceptionnels, nous rappelle l'auteur.FORUM Définir le progrès est une entreprise hasardeuse, qui recueille difficilement l'unanimité, prêtant à de nombreuses interprétations, mais aucune certitude.Responsabili-TV Où sont les modèles, les guides, les leaders, où sont passées les idoles qui nous ont donné le goût d'aller au bout de nous-mêmes, il y a 20 ou 30ans ?STÉPHANE PARADIS Conférencier, l'auteur est président de l'Association des intervenants pour le développement de l'estime de soi (AIDES), un organisme qui vient en aide aux enfants.J'ai l'amère impression de ramer à contre-courant.Depuis des années, mon travail consiste à aider les jeunes du primaire et du secondaire à prendre conscience de leur valeur personnelle.L'estime de soi est mon cheval de bataille, et constitue à mes yeux un facteur de prévention important pour contrer l'abandon scolaire, la dépression juvénile, le suicide, et la quantité de maux associés à la jeunesse.J'étais en pause cette journée-là, à l'écoute d'une station radiophonique faisant l'analyse de ce qui fut présenté (et de ce qui ne fut pas présenté) au premier gala dominical de Loft Story 3.Pour l'occasion, l'équipe de l'émission en cours avait invité une ex-lofteuse dont le rôle était de fournir une analyse des premiers balbutiements de l'édition 2006.Ce fut, dans les faits, un travail de dénigrement et de dévalorisation gratuite, où les jugements de valeur et sans fondement inondaient les ondes sans balises.Comment peut-on inviter la jeunesse à chercher à se connaître et se reconnaître, à se respecter pour mieux respecter l'autre, quand une station radiophonique réputée permet à quelqu'un d'affirmer, avec l'assentiment de l'équipe professionnelle en place, des horreurs telles que : « Lui, il a l'air chiant », ou « elle, avec son accent, elle va finir par taper sur les nerfs de tout le monde » ?Personne ne s'en offusquait, et certains auditeurs venaient même en remettre avec leurs potins ou leur avis sur les (malheureux) participants de l'émission-vedette.Cela s'appelle de la téléréalité, et pour cause ! Notre réalité, notre quotidien, tout est maquillé de « paraître », « d'avoir », l'instantané l'emporte haut la main.Tu me plais ou pas.Je n'ai pas besoin d'en savoir plus sur toi, je te regarde et c'est bien assez.Tu as l'air de ça ou de couci-couça, je te prends ou te jette.La profondeur, pas le temps.Devenir célèbre, à tout prix et à tout prendre.Tu es avec moi, ou contre moi.Peu importe les conséquences, je te balance mes désirs ou frustrations, mes états d'âme ou mes jugements, ou je te balance tout court.Ça « croustille », ça « spectacle », ça « cote d'écoute », ça performe, c'est l'essentiel.Responsabiliser ?Pas assez rentable.L'exemple n'est pas le principal moyen d'influencer les autres, c'est l'unique moyen, affirmait le médecin Albert Schweitzer il y a longtemps.À quand la « téléresponsable » ?Où sont les modèles, les guides, les leaders, les passionnés, où sont passées les idoles qui nous ont donné le goût d'aller au bout de nous-mêmes, il y a 20 ou 30 ans ?Remplacés par les saveurs du jour (anonymes à midi, gourous une heure plus tard), ces assoiffés d'un pouvoir éphémère se relaient et tentent aujourd'hui de nous faire croire qu'il est préférable de survivre.Vivre, ça goûte moins bon.Surtout quand l'autre y a droit autant que nous.La vie d'un enfant est comme un bout de papier sur lequel chaque passant laisse sa marque : ce proverbe chinois est plus que jamais d'actualité.J'en fais un credo, il m'interpelle.Que laissons-nous comme héritage à nos enfants, même si ce ne sont pas les nôtres ?La réalité sans télé se vit dans une autre dimension.Dans une école où le nombre d'enfants abonnés à l'intimidation continue d'augmenter.Où des enseignants apprennent ce qu'est le travail de policier.Dans une société où des mamans et des papas font la grève en guise de protestation face à une jeunesse incontrôlable.Où le taux de suicide hisse le Québec sur le podium des trois nations industrialisées les plus suicidaires.Où des parents perdent la trace de leurs jeunes partis inonder Internet de leurs éventuels exploits de tueur en herbe.Où on s'indigne (avec raison) de la cruauté envers les animaux, alors que la cruauté psychologique au travail demeure confinée trop souvent dans l'indifférence.Où le contrôle des armes à feu est souhaité, alors qu'on charge trop souvent ces mêmes armes avec le rejet et les phrases assassines.Un monde où Samuel, 10 ans, m'assène tout un coup au coeur en avouant que son plus grand rêve n'est pas de devenir architecte ou agriculteur, mais plutôt de se faire appeler par son prénom.Cela se passait en classe, il y a six ans.Ce même Samuel qui, devant son téléviseur dimanche soir prochain et comme des milliers d'adolescents comme lui, pensera désespérément que rien n'a changé.Le courant est fort, et ramer en sens contraire peut sembler inutile.Dans le cas où votre lecture s'est poursuivie jusqu'ici, j'ai bon espoir de ne pas être le seul fou à ramer, vivre, et vouloir faire une différence.QU'EN PENSEZ-VOUS ?forum@lapresse.ca L'exemple n'est pas le principal moyen d'influencer les autres, c'est l'unique moyen, affirmait le médecin Albert Schweitzer il y a longtemps. FORUM André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef .ÉDITORIAUX L'élixir du Dr Pemberton akrol@lapresse.ca ARIANE KROL Autre temps, autres maux.En 1886, un nouveau remède miracle comme il y en a tant à l'époque apparaît à Atlanta.Ce soda fabriqué à base de noix de cola et de feuilles de coca peut soigner une foule de bobos, dont la migraine, l'impuissance et la neurasthénie, affirme son inventeur, le pharmacien John Pemberton.Le nom du breuvage ?Coca-Cola.Cent vingt ans plus tard, la migraine, l'impuissance et la neurasthénie, qu'on appelle aujourd'hui dépression, demeurent des problèmes très répandus.Heureusement, la science a créé des médicaments qui, sans être infaillibles, ont une certaine efficacité.Pour l'obésité, l'embonpoint et l'obsession de la minceur chez les personnes de poids normal, par contre, le remède se fait toujours attendre.Coca-Cola a donc repris du service afin d'offrir aux consommateurs l'aliment de leurs rêves: celui qui brûle plus de calories qu'il n'en fournit.Mis au point en partenariat avec Nestlé, l'Enviga sera lancé aux États- Unis au cours des prochains mois et devrait apparaître ensuite au Canada.Les prétentions des fabricants ne semblent pas exagérées.Il est plausible que l'ingestion de 1,1 litre de cette boisson à base d'épigallo-catéchine gallate (EGCG, un extrait de thé vert) accélère suffisamment le métabolisme pour lui faire dépenser 60 à 100 calories de plus dans une journée.Ce concept de « calories négatives » n'est pas nouveau.Quelques autres aliments, dont le céleri et le café noir, contiennent moins de calories qu'ils n'en font dépenser.Mais combien de branches de céleri ou de tasses de café noir pouvezvous ingurgiter dans une journée ?Durant combien de jours pouvezvous le faire ?Et est-ce vraiment bon pour votre santé ?Toutes ces questions se posent au sujet du Enviga car, pour obtenir la dépense d'énergie promise, il faut avaler trois portions du produit.Une seule canette ne brûlerait donc que 20 à 33 calories.Pour perdre une livre, il faudrait en boire entre 106 et 175 ! On comprend que Coca-Cola n'annonce pas sa boisson comme un produit amaigrissant, se contentant plutôt d'affirmer qu'il « tonifie votre métabolisme pour brûler des calories en douceur ».Pour compenser la gourmandise, c'est nul.Trente-trois calories, c'est le tiers d'un verre de vin, quelques gorgées de bière, deux bouchées de pizza ou de crème glacée molle.Par contre, si vous n'aimez pas le goût de la boisson, vous pourrez parvenir au même résultat sans trop d'efforts.Pour perdre 33 calories, il suffit de monter les escaliers durant trois minutes, de rouler à vélo durant sept minutes ou de marcher durant huit minutes.Les choses ont un peu évolué depuis l'époque du Dr Pemberton.On trouve encore des cures douteuses qui promettent un amaigrissement rapide sans régime ni efforts.Mais on voit aussi des entreprises sérieuses comme Coca-Cola et Nestlé capitaliser sur ce fantasme.La différence, c'est qu'elles n'ont pas besoin de mentir pour vendre leurs produits.Il leur suffit d'évoquer l'effet recherché, et de laisser la clientèle imaginer le reste.Les crèmes qui «réduisent l'apparence » des rides ou de la cellulite sans les effacer ne se vendent pas autrement.Il existait déjà plusieurs boissons et aliments amaigrissants à base d'EGCG sur le marché.L'arrivée des deux multinationales dans ce segment risque cependant de faire exploser la demande.Souhaitons que ce genre de produit soit aussi inoffensif que les cosmétiques modernes, et non aussi dangereux que le blanc de plomb que les aristocrates de l'Ancien Régime s'étalaient sur le visage.Serge Paquette, collaboration spéciale DROITS RÉSERVÉS D'UN CANADA À L'AUTRE Contradictoire?Le Canada est incroyablement chanceux de disposer d'énormes réserves de pétrole, mais les sables bitumineux sont aussi un fardeau JEFFREY SIMPSON L'auteur est chroniqueur aux affaires nationales aujournal The Globe and Mail.En 2004, des t ravai l l eurs qualifiés du Québec sont partis ensemble pour Fort Mc Murray, en Alberta.Ils avaient été embauchés grâce à un bureau de placement syndical pour réaliser des contrats de court terme pour Syncrude, la compagnie minière géante qui exploite les sables bitumineux.Selon des dirigeants de la compagnie, les Québécois sont demeurés en groupe, ils ont parlé français tout le temps, ils demeuraient dans les mêmes logements fournis par la compagnie et, lorsque leur travail fut terminé, ils sont retournés au Québec avec plein d'argent dans les poches.Ces travailleurs font partie des rares Québécois qui ont vu les immenses sables bitumineux du nord de l'Alberta, où se déroule la plus intense activité économique au pays.Dit simplement, personne qui réfléchit à l'économie canadienne ou écrit à son sujet ne peut ignorer les sables bitumineux.Il faut les voir pour le croire.Il faut les voir pour comprendre ce qu'est l'avenir de l'économie canadienne.Comme leur nom l'indique, les sables bitumineux sont du sol sablonneux imprégné de pétrole.Ainsi, plutôt que de forer le sol et de pomper du pétrole liquide à la surface pour le raffiner, il faut traiter le sol du nord de l'Alberta pour en extraire l'or noir.Une partie de ce pétrole se trouve près de la surface, de sorte qu'on peut l'extraire grâce à des techniques « minières ».Mais la plus grande partie est trop profondément enfouie pour procéder ainsi.Il faut donc chauffer ce pétrole qui se trouve plus loin de la surface, le transformer en une sorte de liquide avant de le pomper.Cela s'appelle de la production in situ.Quelle est la taille des gisements de sables bitumineux et quelle est leur importance ?D'ici 2020, 80% de tout le pétrole produit au Canada proviendra des sables bitumineux.La production du pétrole conventionnel est en perte de vitesse alors que celle des sables bitumineux est en hausse constante.Jusqu'à présent, seuls 2% des sables bitumineux ont été exploités.310 milliards de barils Examinons la chose dans une autre perspective.Le gouvernement fédéral estime que le Canada dispose à l'heure actuelle d'environ 8,4 milliards de barils de pétrole brut de sources conventionnelles à exploiter.Mais le pays peut aussi compter sur environ 310 milliards de barils de pétrole à extirper des sables bitumineux.En d'autres mots, les sables bitumineux représentent l'avenir de l'approvisionnement en pétrole au Canada.On consacre des dizaines et des dizaines de milliards de dollars à leur exploitation.Chaque fois que le gouvernement albertain accepte des offres pour explorer de nouveaux secteurs du nord de la province, les baux sont vendus immédiatement.Les améliorations technologiques ont permis de réduire les coûts de production à environ 20 $-25 $ le baril.Tant que les prix mondiaux du pétrole demeurent supérieurs à ce niveau, les sables bitumineux peuvent être rentables.C'est la raison pour laquelle tant de capitaux privés prennent la direction du nord de l'Alberta.Le Canada est donc incroyablement chanceux de disposer d'énormes réserves de pétrole.Mais les sables bitumineux sont aussi un fardeau.C'est qu'il faut énormément d'énergie pour produire un baril de pétrole des sables bitumineux.À chaque étape de la production et du raffinage du pétrole en essence, gazole et autres sortes de carburant, il se produit des émissions de gaz à effet de serre.Chaque baril de pétrole tiré des sables bitumineux produit deux ou trois fois plus d'émissions qu'un baril de pétrole conventionnel.(Les opérations de traitement des sables bitumineux nécessitent également d'immenses quantités d'eau, elles laissent un résidu d'eaux usées dans de vastes bassins, et elles absorbent littéralement des territoires très étendus qu'il faut remettre en état.) Les sables bitumineux sont par conséquent une grande source de pollution.Deux des exploitants des sables bitumineux, Syncrude et Suncor, se classent aux sixième et septième rangs des plus gros émetteurs de gaz à effet de serre au Canada.Par ailleurs, les sables bitumineux contribuent à ce que les Albertains soient, per capita, les plus importants producteurs de gaz à effet de serre au Canada.Sous la gouverne du premier ministre Ralph Klein, le gouvernement provincial avait décidé de s'attaquer à ce problème en insistant auprès des compagnies pour qu'elles réduisent leur intensité énergétique.Cela veut dire utiliser moins d'énergie pour produire une unité d'énergie ou un baril de pétrole.Cette approche ralentira la croissance des émissions, mais elle ne les réduira pas.Même si les producteurs utilisent moins d'énergie pour fournir du pétrole, si le nombre de barils augmente (et ce sera le cas lorsque les sables bitumineux seront entièrement exploités), les émissions seront en hausse.Le gouvernement Harper, qui a des racines politiques en Alberta, a apparemment accepté cette manière de s'attaquer au problème des gaz à effet de serre.Il préfère une mesure d'intensité énergétique à des limites obligatoires appliquées aux émissions.Le gouvernement fait aussi un pari sur la technologie.Il n'y a qu'une seule façon de réduire les émissions de gaz à effet de serre à l'horizon : stocker le carbone dans de profonds réservoirs, y compris dans d'anciens gisements pétroliers, profondément dans le sous-sol.À moins que l'on ne fasse appel à cette technologie pour exploiter les sables bitumineux dans l'avenir, cette exploitation demeurera un problème environnemental.BOÎTE AUX LETTRES Du pour et du contre Avec toutes les boissons énergétiques qui se vendent, je ne vois pas du tout pourquoi on ferait tout un tabac de l'arrivée du Enviga sur les tablettes de nos épiceries et dépanneurs.Coca-Cola ne fait que suivre la vague et les offusqués n'ont qu'à ne pas acheter le produit.C'est tout ! Louis Desgagné Les paris sont lancés Que fera Santé Canada dans ce dossier ?L'organisme détient le pouvoir de bloquer l'accès à ce produit s'il est jugé dangereux.Qu'est-ce qui pèsera le plus dans la balance ?La santé ou l'argent ?Les paris sont lancés.Karine Huard Faites-vous une idée ! Les mêmes gens qui dénoncent le fait que Coca-Cola vend des boissons sucrées et pleines de calories dénoncent le fait que Coca-Cola veuille vendre une boisson, l'Enviga, qui fait brûler des calories.Après nous avoir abreuvé de reportages sur la malbouffe et les problèmes d'obésité des jeunes pendant des années, les médias se sont mis à critiquer l'industrie de la mode qui valorise la minceur.À un moment donné, il faudrait arrêter de chialer ! Jacques Tremblay Une « cochonnerie » ?Non mais qu'est-ce qu'on a encore inventé ?C'est absolument épouvantable de retrouver un produit comme ça sur le marché.Et, en plus, de le cataloguer de « santé » ! Je suis de celles qui prétendent que manger relativement sainement, faire un tant soit peu d'exercice et maintenir un style de vie sain et agréable est ce qu'il faut pour rester en santé.Désolée pour vous, gens de Coca-Cola, mais vous ne me ferez pas avaler votre « cochonnerie » ! Nathalie Dubois Fantastique ! C'est une nouvelle fantastique s'il est démontré que ce produit est sécuritaire.En perdant du poids de cette façon, les gens seront de plus en plus intéressés à bouger, à faire de nouvelles activités, de nouvelles sorties, etc.Non seulement les gens amélioreront probablement leur qualité de vie mais aussi leur contribution au développement économique.Une baisse de la demande des services de santé est aussi à prévoir à moyen terme.La consommation de ce genre de produit devrait être encouragée si, bien sûr, il n'y a pas d'effets négatifs sur la santé.Robert Duquette D'ici 2020, 80 %de tout le pétrole produit au Canada proviendra des sables bitumineux. À VOTRE TOUR Drame, rue Guy LETTREDE LA SEMAINE FRANCINE JOLY L'auteure est une Montréalaise.Ce soir-là, le monde n'a rien vu ni rien entendu.Même moi, je n'ai rien ressenti.À l'instant même du drame, je sortais du Parisien, rue Sainte-Catherine, satisfaite du film que je venais de voir, intitulé \u2014 comble d'ironie \u2014 Je ne suis pas là pour être aimé.Toi, tu t'éteignais dans une chambre sordide de l'Armée du Salut, rue Guy.Nous étions tout près et le monde continuait sa fête comme si rien n'était.J'errais dans le centre-ville en cherchant quelque chose à faire pendant que tu te saignais à blanc.Tu étais LG2 qui se fissurait, puis craquait et que plus rien n'arrêterait.Rien n'aurait pu retenir tout ce sang.Une odeur qui grandissait et un filet d'eau qui coulait sans arrêt jour et nuit finirent par alerter un intervenant.À la morgue, j'ai lu sur ton visage en décomposition la colère mêlée à la souffrance, l'empreinte de ce qu'a pu être ton dernier râle.Une journée, puis deux avaient passé depuis ta mort, selon la science des policiers venus constater ton décès, le 5 août, et qui ont inscrit le 3 août dans leur carnet.Moi, j'ai été prévenue le 7 août.Que s'est-il passé, frérot?Qui t'aura fait craquer?Pourquoi avoir claqué la porte de même si près du but ?Toute cette force chèrement reconquise retournée contre toi pour ne pas en étriper un que tu ne pouvais plus sentir ?Pour ne pas te salir sur le monde?Tu te rebâtissais tranquillement, refaisais tes forces, c'est ce que tu disais ; mais aussi tu t'enracinais et ça tu ne voulais pas le savoir.Ton plan était bon mais long.Long ! Dans ce milieu où sont mêlés les coeurs perdus avec les tueurs frais sortis du pen, qui se bidonnent à terroriser les autres en en prenant large, il est impossible d'y rester trop longtemps sans avoir à croiser le fer un jour ou l'autre avec l'un d'entre eux.Tu le savais, bordel ! Tu le savais ! Tu refusais toute aide extérieure, toute médication comme si tu avais voulu nier ta condition.«Y en n'a pas d'problèmes, que tu disais.C'est l'monde qui a des problèmes, pas moé ! » Comme tu ne te laissais pas faire, ça a brassé dans la cabane les derniers jours, peutêtre, je n'en sais rien.On a mentionné une mauvaise tête de la place mais on se tait, on détourne les yeux, on enquête sans faire de vagues, on attend, puis le téléphone sonne : l'enquête est finie.Pourquoi chercher un coupable?On n'a pas voulu parler de terrorisme mental mais de tensions au pluriel.« C'est comme ça ici.» Ah, bon ! Pourtant je le savais, bordel ! Je le savais ! Et la vie continue comme s'il ne s'était rien passé.Je comprends encore mal tout ce silence et ce délai pour me prévenir, cette distance pour ne pas me parler, pour ne pas me dire les vraies affaires : qu'est-ce qui s'est passé ?Toute cette eau qui coulait et tout ce sang.Oui frérot, à cet instant même où tu es parti, la terre aura tremblé dans mon corps plié en deux et le ciel aura changé de couleur.Ton dernier souffle a fait bouger des montagnes : des mains que je ne connaissais pas sont venues prendre les miennes.On t'aimait bien, la chapelle était pleine.C'est toi qui aurais été content ! Maintenant, il y a un grand vide que la vie s'est rapidement empressée de combler.Tes cendres ont été mises en terre, le 16 août, auprès de ceux que tu aimais.Je comprends que tu ne voulais plus souffrir mais je ne comprendrai jamais que je n'aie rien pu faire.Tu es bien maintenant, repose en paix et veille sur moi, sur nous.L'auteure de la lettre primée, Mme Joly recevra une copie laminée de cette page.« Dans ce milieu où sont mêlés les coeurs perdus avec les tueurs frais sortis du pen, il est impossible d'y rester trop longtemps sans avoir à croiser le fer un jour ou l'autre avec l'un d'entre eux.» PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE © Francine Joly « Tues bienmaintenant, reposeenpaix et veillesur nous.» Est-ce que tout s'arrête avec la mort?JEAN CHENAY L'auteur demeure à Sherbrooke.C'est dans le décor banal d'une épicerie qu'elle m'a annoncé qu'un copain venait de recevoir un verdict de cancer généralisé.Il y a bien deux ans que je n'avais pas vu ce gars que j'ai connu à l'école secondaire, il y a 40 ans déjà, et avec qui au cours des décennies j'ai partagé de bons et mauvais moments.Notre dernière rencontre a eu lieu lors des funérailles d'un autre pote bouffé par un cancer du foie.Depuis quelque temps, lorsque je consulte la nécrologie dans le journal local, qui ressemble de plus en plus à un croisement entre un feuillet paroissial et un dépliant publicitaire, je constate que la moitié des morts sont plus jeunes que moi Les gens de ma génération, après avoir vécu la perte de leurs parents, subissent celle de leurs amis, ce qui nous ramène avec de plus en plus de fréquence à notre propre fragilité.Chaque soir, le réseau de télévision américain PBS, à la fin de son journal d'informations, donne la liste des soldats morts en Irak et en Afghanistan durant les dernières 24 heures.Ce sont des enfants de 19, 20 et 21 ans qui, après avoir tué quelqu'un d'aussi jeune qu'eux, meurent ou sortent mutilés à leur tour dans le fracas d'une explosion ou la déchirure d'une balle.Les pères et les mères de ces jeunes qui sont souvent plus jeunes que moi devront pour toujours se réveiller chaque matin devant un horrible vide à combler.Elle gagnera toujours Mais que ce soit par acte de guerre ou à cause d'un cancer, qui vide sa proie de toute force physique et morale, rendant en quelques semaines un colosse à l'état de squelette, la mort est là, inexplicable.On peut l'ignorer, lui cracher dessus, elle gagnera toujours, la salope ! Car, comme nous le savons tous, la vie est une maladie mortelle.Parfois, elle frappe avec la froide rapidité de l'éclair sans prévenir, comme pour cette élève qui se rendait tout simplement à ses cours au collège Dawson.Parfois elle étire la sauce comme chez ces vieilles personnes qui glissent tout doucement sur une période de quelques années d'une joie de vivre à un état de spectre végétatif que l'on nourrit par tube et qui, à la toute fin, pèsent moins qu'un petit moineau qui se vide de toute vie, perdu entre deux draps blancs mouillés et froissés.Mais où vont-ils, tous ces hommes et femmes qui ont été aimés et ont aimé, qui ont vibré à l'apparition d'un rayon de soleil printanier ou au toucher d'un être aimé ?Les croyants jureront qu'ils iront retrouver Dieu, d'autres vous diront que tout se termine dans une tombe ou une urne.Après la mort ?Moi, tout ce que je sais, c'est qu'autant il est sans logique qu'il y ait autre chose après la vie, autant il est inconcevable que tout s'arrête là, et que ce qui a été une vie peu importe sa durée, ne compte pour rien.Comme tout le monde, je dois attendre pour vérifier moi-même ce qui arrive après le dernier souffle.D'ici là, je vais essayer de toucher à ce qu'il est convenu d'appeler le bonheur.Je vais d'ailleurs de ce pas visiter les enfants de mon neveu, Sara-Lou et Jacob.J'essayerai de leur trouver des ressemblances avec mon père et ma mère décédés, il y a quelques années.Peut-être que je constaterai qu'ils sont toujours un peu là, dans un sourire coquin d'une délicate fillette de 2 ans ou dans l' oeil rieur un solide gamin de 4 ans.Lettre d'un fils à papa PATRICE SAUCIER L'auteur est un filsàpapaqui s'assume.Il demeureà Saint- Laurent.Quelle belle lettre remplie d'espoir que celle de l'écrivaine Francine Allard publiée dans l'édition du dimanche 1er octobre de La Presse, dans cette même page ! Comme c'est beau, comme c'est magnifique de voir son enfant affronter la vie avec autant d'idéaux et d'espoirs ! Comme c'est navrant aussi de constater de quelle façon on véhicule encore des préjugés mensongers au sujet des fils à papa.En effet, votre fils et sa conjointe sont contre «les multinationales acquises par les fils à papa ».Ah ! Ces satanés fils à papa ! Ces « privilégiés urbains », ces.« acquéreurs de multinationales ».D'ailleurs, pourquoi « acquéreurs de multinationales » au juste ?En temps que fils à papa qui s'assume, je trouve que c'est assez exagéré (et franchement pas rapport !) de prétendre cela.D'abord, est-ce une insulte ou un compliment?Après « gâtés », « pourris », « snobs », « saligauds », « paresseux» et « fascistes » (eh oui !), voilà qu'on nous sommes aussi des « acquéreurs de multinationales » ?Personnellement, l'envie d'acquérir une multinationale ne m'a jamais traversé l'esprit.Et pourtant, je suis un fils à papa.Ai-je un problème?Mon père est comptable agréé.De 1981 à 2003, il a transformé la firme Raymond Chabot Martin Paré (aujourd'hui Raymond Chabot Grant Thornton) en un véritable empire de l'état financier.J'aurais pu en profiter, devenir comptable et, du jour au lendemain, être calife à la place du calife.Or, premièrement, je n'ai jamais eu envie de faire carrière dans le domaine des finances.Deuxièmement, ce scénario ne se passe pas tout à fait comme ça.Donc, posséder des multinationales n'est pas une ambition que je chéris.Mais soyez sans crainte, je ne passe pas le plus clair de mon temps sur un yacht à Monaco ou en ski à Aspen, au Colorado.Je travaille ! Je gagne honnêtement ma vie.Et j'ai une famille aussi.En effet, je suis marié depuis neuf ans à une femme fantastique.J'ai un fils de 2 ans qui est toute ma vie.À la maison, je m'assure que ma famille ne manque de rien.C'est ma plus grande richesse, d'ailleurs.De là à me porter acquéreur d'une multinationale, ça non ! C'est la même chose pour les nombreux fils et filles à papa que je connais.Certains évoluent dans le domaine des finances, d'autres sont devenus avocats, ingénieurs, médecins, éducatrices en CPE.Et de ce lot, personne, à ma connaissance, ne vit aux Bahamas aux frais de papa.ni ne souhaite posséder de multinationales! J'ai une soeur, une fille à papa qui s'assume.Elle aussi.Designer de mode et grande gagnante du rallye Aïcha les gazelles 2005.Avouez que nous sommes ici à des années lumière du gros méchant idéal d'acquérir une multinationale ! Cependant, je dois l'avouer, j'en connais quelques-uns qui ont eu l'idée d'acquérir des multinationales et qui ont réussi (les salauds !).C'étaient en fait les multinationales de leur père et aujourd'hui, ils les dirigent.Or, cette «passation des pouvoirs multinationaux » ne s'est pas effectuée du jour au lendemain.Ils ont dû faire leurs preuves afin de démontrer qu'ils avaient les épaules pour ce genre de travail.Je suis sûr que cela a été très difficile pour eux.Leur succès, croyezmoi, ils ne l'ont pas volé.Il y a des exceptions dans notre monde.Certains ou certaines profitent de la fortune de leurs parents pour ne rien foutre.Ils voudraient bien acquérir des multinationales, mais à quoi bon ?Pour se taper réunions pardessus réunions ?Ça ne les empêche pas d'être des personnes très sympathiques, qui se préoccupent de bien d'autres choses que leurs portefeuilles d'actions.Voilà, c'est tout ce que j'avais à dire sur le sujet.Maintenant, par votre faute, je devrai endurer les railleries des militants de gauche qui, tout en me montrant du doigt, me crieront « Acquéreur de multinationales! Acquéreur de multinationales! Gna! Gna ! Gna ! » C'est plus sympathique que « fasciste », toutefois.Mais tout aussi faux sur ce que je suis ! « Soyez sans crainte, je ne passe pas le plus clair de mon temps sur un yacht à Monaco ou en ski à Aspen, au Colorado.Je travaille ! » VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?forum@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 7903, rue Saint-Denis, Montréal (514) 381-2247 crichelieu@bellnet.ca Du mardi au dimanche, de 11 h à 17 h Stationnement Métro Jarry www.galerierichelieu.com Rencontrez aujourd'hui l'artiste en toute simplicité à l'Espace Yin de 13 h à 17 h Exposition du 15 au 26 octobre 2006 Lise st-Cyr ACTUALITÉS MARIO GIRARD La construction du viaduc de la Concorde, dont l'effondrement a causé la mort de cinq personnes le 30 septembre dernier, a été accompagnée de négociations de toutes sortes et de retards à répétition.Les responsables de la commission Johnson n'ont maintenant d'autre choix que de tenir compte de ce contexte très particulier.Selon des documents obtenus par le Globe and Mail et publiés dans les années 70 par le ministère Routes et Travaux publics, le tristement célèbre viaduc de la Concorde de Laval a connu plusieurs problèmes de logistique au moment de sa construction.C'est en mai 1969 que le gouvernement québécois approuve les plans et les coûts liés à ce projet.Les plans et les devis émanent d'une année complète de travail de la firme Desjardins & Sauriol (renommée Dessau-Soprin).Le 30 octobre 1969, Inter State Paving (devenue Corrival en 1975), dirigée par Pietro Rizzuto, se voit accorder le contrat de construction de ce projet.Il s'agit du plus important contrat jamais obtenu par la firme, qui est chargée de prolonger l'autoroute 19 sur une distance de 3km, l'autoroute 19 et de construire les viaducs de la Concorde, De Blois et celui du boulevard Saint-Martin.L'évocation du projet du viaduc Saint-Mar tin surprend aujourd'hui ceux qui faisaient partie de cette firme.«Le souvenir de tout le monde, c'est qu'ils n'ont jamais participé au projet de Saint-Martin, a confié à La Presse Jacques Labrie, porte-parole de Jean Rizzuto, actuel dirigeant de Corrival, et des anciens membres d'Inter State Paving.Ils ont fait des approches, mais ils n'ont pas fait les travaux.» Du côté du ministère des Transports du Québec (MTQ), on se contente de dire que ce «viaduc n'est pas de même conception ni de même construction que les deux autres ».Par ailleurs, le viaduc Saint-Martin ne faisait pas partie des 19 viaducs inspectés récemment par le MTQ.«Les viaducs qui ont été inspectés avaient des similarités avec celui de la Concorde», dit Josée Delisle, attachée de presse du ministre des Transports, Michel Després.Retards Au cours d'une réunion, les ingénieurs de Desjardins & Sauriol et les dirigeants d'Inter State Paving décident que les travaux doivent débuter en novembre 1969.Totalisant 3,8 millions, ceux-ci doivent être terminés au 1er juillet 1971.Mais rapidement, on découvre que des câbles souterrains de Bell Canada, qui sont logés dans la zone de construction, doivent être déplacés.Cela a pour effet de retarder les travaux jusqu'au printemps 70.Finalement, le 15 juin 1970, le tout se met en branle.Selon un rapport de deux ingénieurs de la firme Desjardins & Sauriol, Marcel Dubois et Normand Plouffe, publié en 1972, la première étape de coulage de béton devait prendre cinq semaines.Elle ne sera terminée qu'en septembre.Quant au ciment devant soutenir les murs, les travaux de coulage sont exécutés en février 1971.La compagnie aurait demandé au Ministère de repousser cette étape en avril, mais le gouvernement, faisant face à un important taux de chômage, a exigé que l'on procède immédiatement.Quelques semaines plus tard, Inter State Paving demande un autre prolongement de l'échéancier, alléguant un manque de temps.La demande est rejetée par le gouvernement, qui exige plutôt qu'on accélère les travaux.Inter State Paving décide alors de confier quelques portions de la construction du viaduc à la firme Prud'homme & Frères, filiale de Ciment Québec, qui, à son tour, traite avec la compagnie Dominion Form Works.« Les sous-contractants sont entièrement responsables de la qualité et de la quantité des matériaux utilisés », stipule alors le contrat signé le 18 janvier 1970 entre Inter State Paving et Prud'homme & Frères.Selon ce contrat, les soust raitant s étaient assuj et t i s à des amendes impor tantes advenant un non-respect des échéances.Un ingénieur qui travaillait à l'époque pour Inter State Paving a déclaré sous le couvert de l'anonymat que sa compagnie avait obtenu le contrat parce qu'elle avait présenté la soumission la moins élevée.«On laisse sous-entendre qu'Inter State Paving n'avait pas les compétences nécessaires pour réaliser ces travaux, dit Jacques Labrie.Il faut savoir que la soustraitance dans ce domaine est très fréquente.On veut ainsi s'assurer d'une plus grande expertise.» En raison de ces différents délais, Pietro Rizzuto demande un supplément de 248 014$.Le gouvernement québécois lui offre 33 394$.Mais après une année de négociations, on s'entend finalement, en septembre 1973, pour la somme de 86 415$.La même année, la firme de M.Rizzuto reçoit au total pour environ cinq millions de dollars en contrats touchant la construction de route, de la part du gouvernement québécois.À partir du moment où les libéraux prennent le pouvoir, en avril 1970, jusqu'à leur départ en 1975, M.Rizzuto empoche plus de six millions de dollars en contrats.C'est nettement plus que les 50 000$ obtenus en 1997 de la part du Parti québécois.Viaduc de la Concorde : une construction chaotique NE032G103 ©2003.Sears Canada Inc.NE103G806 © 2006.Sears Canada Inc.Utilisez votre carte Sears ou votre carte Master Card Sears et obtenez des points Sur approbation de votre crédit.C'est LA SOIRÉE D'APPRÉCIATION DES CLIENTSSEARS LE MARDI 17 OCTOBRE, DE 18 HJUSQU'À LA FERMETURE DU MAGASIN ÇA Àpartir de 18 h, les 100 premiersclientsqui entreront en magasin (par les 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