La presse, 4 novembre 2006, C. Arts et spectacles
[" BOB DYLAN LE DERNIER HOMME LIBRE PAGES 4 ET 5 LHASA DE SELA APRÈS LE MONDE, L'INTIMITÉ PAGE 6 PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE © PLUS JAMAIS SEUL YVON DESCHAMPS Le printemps prochain, Yvon Deschamps célébrera ses 50 ans de carrière.C'est le 27 avril 1957 qu'il est monté, pour la première fois, sur une scène comme comédien.Pour marquer le coup, rien de gros, rien de grand.Car l'homme de 71 ans, qui ne veut plus être seul sur scène ni animer de galas, préfère se la couler douce pour l'instant, se reposer à la maison près de sa Judi.Mardi, le monologuiste lancera néanmoins son quatrième DVD (Les années 90-2000) qui retrace une carrière faste en spectacles, en animation de galas et d'émissions humoristiques.Une pièce anthologique qui permet de constater que l'artiste n'a jamais cessé de faire le bien en mots et gestes, de rêver à l'indépendance du Québec, de jaser de tout et de s'en faire pour tout.UNE ENTREVUE D'ISABELLE MASSÉ À LIRE EN PAGE 18 Tipéo Grande visite du désert au Biodôme 514 868-3000 www.museumsnature.ca Jusqu'au 12 novembre 2006 seulement Fermé les lundis Découvrez cet univers méconnu.Chiens de prairie, grands géocoucous, lézards cornus\u2026 Et un tunnel qui permet aux enfants de les observer de près ! 3430845A ARTS ET SPECTACLES Une rubrique qui veut un trophée SÉPARÉES À LA NAISSANCE Va-t-on, chers lecteurs, devoir faire un Pierre Lapointe de nous-même pour vous motiver à nous envoyer des Séparés à la naissance dignes de mention ?«Réveillez-vous ! » comme disait l'autre.En attendant, on se rabat sur une suggestion de Martin Thibault qui trouve que la lofteuse Kim, de Loft Story, et la chanteuse Lulu Hughes ont un gros quelque chose de similaire.Certains la trouvent tirée par les cheveux\u2026 bruns ou blonds, on n'en sait pas encore, mais on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a ! Disons que les deux filles ont la même énergie, tiens.C'est tout ce qu'on a à dire pour notre défense.ILS, ELLES ONT DIT.«En coulisses, j'ai entendu des mots d'église.» \u2014 Louis-José Houde, animateur du gala de l'ADISQ, au sujet de certains discours de remerciement interminables, à C't'encore drôle, à Énergie 94,3 FM.«Wow, ce n'est pas Isabelle Boulay qui gagne et j'ai battu Céline Dion dans quelque chose.» \u2014 Ariane Moffatt, sacrée Interprète féminine de l'année par le public, au gala de l'ADISQ.«Mon show dure plus de deux heures.Certains m'ont dit que c'était trop long.Je comprends le gars qui finit par avoir envie de pisser ou fumer.Mais quand je m'en vais au cinéma, je ne bois pas deux litres de Pepsi avant la projection! » \u2014 Jean-François Mercier, en entrevue à La Presse OUBLIEZ LA PLUIE! «Mariage plus vieux, mariage heureux.» \u2014 Yvon Deschamps, 71 ans, qui célèbre ses 35 ans de mariage avec Judi Richards, lundi.BIEN PRÉPARÉ «.» \u2014 Un candidat du concours Devenez reporter à Flash, en audition, à la question «Qui est l'animatrice de Flash ?» DANS LA PEAU DE.Herby «Derby » Moreau (Éric Salvail), animateur de Ça m'tappe sul système, parodie de Star Système, à TVA: «Bienvenue à «Ça m'tappe sul système», l'émission où on garde juste au montage les fois où les vedettes me reconnaissent.» EN HAUSSE\u2026 EN BAISSE NANCY HUSTON La romancière a remporté, cette semaine, le prestigieux prix littéraire français Femina pour son roman Lignes de faille.Seulement deux autres Canadiennes ont remporté un tel honneur dans le passé : Gabrielle Roy et Anne Hébert.À combien d'exemplaires de plus va maintenant s'écouler son livre ?THE PRICE IS RIGHT Le populaire quiz américain perdra sous peu son célèbre animateur.Bob Barker a annoncé qu'il accrochait son micro après 35 ans de loyaux services.«J'aurai 83 ans en décembre, a-t-il dit.J'ai décidé de partir pendant que je suis encore jeune ! » Que celui qui fera désormais tirer des voitures neuves et des voyages à Hawaii attache sa tuque, car on l'aime, notre Bob! \u2014 L'équipe des Arts et Spectacles ENTRACTE entracte@lapresse.ca PHOTO AP / LAURENT REBOURS Louis-José Houde PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE Kim de Loft Story PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE Lulu Hughes Les premières fois, j'étais incapable de regarder.J'avais beau écarquiller les yeux et les obliger à rester au foyer, les images, comme une bouffe trop riche en gras saturés, n'arrivaient pas à passer.Cela n'avait rien à voir avec le décor tout blanc et comme passé à l'eau de Javel.Ni avec Marie-France Bazzo qui s'acquitte parfaitement de sa tâche d'animatrice et qui le fait dans les règles de l'art avec la bonne couleur de cheveux, des vêtements jolis et sobres et une façon franche et pas gnangnan de s'adresser au téléspectateur pour qu'il se sente le bienvenu sur son plateau à Télé-Québec.Malgré cela, les premières fois de Bazzo.tv, sa nouvelle quotidienne, j'étais incapable de regarder l'émission plus de deux ou trois minutes.Certains de mes collègues n'ont pas tardé à mettre un nom sur mon malaise et le leur.Le défaut de Bazzo.tv, selon eux, c'est que c'était de la radio et non de la télé.Je suis d'accord, mais une fois qu'on a dit ça, on n'a rien dit.Et d'autant plus que Bazzo n'est pas la première à faire de la radio à la télé.Larry King pratique cette forme de confusion depuis 200 ans.Pourquoi ça ne me dérange pas dans son cas ?La réponse est simple.Parce que je n'ai pas fréquenté Larry King à la radio de Radio-Canada pendant 12 ans.Parce que ses chroniqueurs, comme ceux de Bazzo, ne sont pas issus d'un monde sonore et parlant à partir duquel j'ai imaginé une galerie de personnages dessinés par le seul timbre de leur voix.On n'imagine pas la puissance évocatrice d'une voix tant qu'on ne s'est pas heurté à la surface lisse et sans aspérité d'une image.Alors qu'avec une voix, on peut tout imaginer - le meilleur comme le pire - avec une image, on est condamné aux limites mornes d'un contour et d'une enveloppe physique.Dans un premier temps, ce sont ces limites-là que je n'ai pu supporter dans Bazzo.tv.D'autant plus qu'au lieu de changer de bande pour marquer une nette coupure avec ce qu'elle faisait à la radio, l'animatrice a choisi de retenir les services de tous ses anciens chroniqueurs.À mon avis, un changement de personnel aurait été salutaire et aurait évité le jeu des comparaisons et la découverte que certains gagnent plus à être entendus que vus.Mais c'est un détail.Car le fond du problème de Bazzo.tv, ce n'est pas l'enveloppe corporelle de ses chroniqueurs.C'est la densité de leurs propos.Combien de fois, alors que ces mêmes chroniqueurs échafaudaient une théorie à la radio, n'aije pas tout arrêté pour les écouter et savourer leurs idées.Mais à la télé, c'est impossible de savourer quoi que ce soit, à plus forte raison des idées.La stimulation visuelle de la télévision est tellement tyrannique et accaparante, que pour peu qu'un propos soit le moindrement intellectuel, on n'entend rien.On a peine à suivre, comme si l'intelligence et la complexité n'étaient tout simplement pas solubles dans la télé.Pour toutes ces raisons et parce qu'on retient mieux ce qui se dit à la radio que ce qui se dit à la télé, je doute fort que Bazzo.tv devienne une référence comme le fut pendant une décennie Indicatif présent.Je le souhaite de tout coeur à Bazzo, mais pour l'heure, je vois mal comment cette émission statique réussira à s'imposer, à moins évidemment qu'on l'écoute sans jamais la regarder.Reste que l'autre jour, j'ai vu une lumière clignoter au bout du tube de télé.L'invité était le dramaturge René- Daniel Dubois.Pour une raison que j'ignore, voilà un homme un brin fêlé, mais pourvu d'un esprit extraordinaire, qui passe aussi bien à la télé qu'à la radio.Ironie du sort, aucune télé ne l'invite parce que cet homme est beaucoup trop intelligent et provocant pour la télé qui se fait aujourd'hui au Québec.Pourtant, chez Bazzo, il pétait le feu.Et miracle, sa présence aussi forte que son propos, donnait à cette émission qui se cherche un vrai sens.Pour une fois, j'ai non seulement regardé, mais j'ai tout compris.Peut-être est-ce cela le secret.L'intelligence oui, mais incarnée.De la télé trop intelligente?JOCELYNE LEPAGE L'histoire se répète.Un nouveau courant en art est, pendant un certain temps, «d'avant-garde», « underground » ou « outsider art» - comme on dit aujourd'hui de l'art des graffitistes-muralistes.Puis, quelques années plus tard, sinon quelques mois, on découvre dans une galerie dite commerciale le fameux art contestataire.C'est ce qui nous est arrivé la semaine dernière à la chic galerie Yves Laroche.Un des membres du collectif Kop Shop (Produkt) - dont les fresques tapissent les murs du centre-ville de scènes apocalyptiques - y avait une de ses oeuvres.Que s'est-il passé ?Yves Laroche a décidé de changer de cap et de consacrer l'ensemble de ses grands espaces luxueux éclairés de lampadaires dignes du Ritz-Carlton à l'art de la rue et aux «ugly toys », une autre bizarrerie contemporaine.«En 1991, il y avait trois galeries d'art rue Saint-Paul, dit-il, en expliquant sa conversion.Aujourd'hui, il y en a bien une trentaine.La concurrence était devenue trop dure.J'ai décidé de passer à autre chose et de courir des risques en présentant ce que j'aime.» Il vient de louer son sous-sol à des gens qui en feront une épicerie fine, ce qui réduira ses frais.Les galeries dites commerciales - galeries qui vendent ce qui se vend le mieux - proposent à peu près toutes les mêmes choses - paysages canadiens, cabanes à sucre, mère et enfant attendrissants, nus hyperléchés, sculptures de danseuses élancées, têtes d'animaux ou animaux complets, dessins amusants, art abstrait décoratif\u2026 Mais Yves Laroche - qui est aussi promoteur immobilier - est déjà l'agent de Zilon, âgé aujourd'hui de 50 ans, première vedette de l'art de la rue qui laisse ses traces dans la ville depuis les années 80.Et il a acheté une partie de la succession de Serge Lemoyne, artiste pop par excellence.Il y a donc une certaine cohérence dans cette réorientation.Ce que ces artistes «outsiders» ont en commun une fois en galerie ?L'habileté des illustrateurs, l'esprit moqueur des bédéistes, le goût de choquer des rebelles.Imaginez un artiste figuratif, possédant parfaitement les moyens académiques de bien dessiner, se servir de ces moyens pour rendre à la perfection des scènes oniriques, fantastiques, horribles, perverses ou comiques\u2026 C'est ça que vous trouverez à la galerie d'Yves Laroche.«Ugly toys » C'est une nouvelle manie semble- t-il.Pour ceux qui s'y adonnent, cette manie est peut-être déjà vieille.Il s'agit de collectionner des figurines comme le faisaient les enfants de la génération de La Guerre des étoiles, sauf que les modèles n'ont rien de beau ni de gentil, généralement.Certains monstres s'appellent carrément ugly toys, ils viennent du Japon.« Ça a commencé au Japon, explique Ximena Becerra, l'assistante d'Yves Laroche.Les Japonais sont fous des babioles.Alors on leur offre des figurines empruntées aux dessins animés et aux mangas (bandes dessinées) dont les personnages sont célèbres.Des Américains ont trouvé l'idée intéressante.Ils ont commencé par importer les babioles japonaises puis quelques petites entreprises ont demandé à des illustrateurs américains, auteurs de comics et à des graffiteurs s'ils pouvaient leur emprunter des modèles, ou, à d'autres, d'en inventer pour le marché.» Il y en a à toutes sortes de prix.Cela fonctionne comme pour tout ce qui se collectionne.Plus la chose est rare et l'artiste célèbre, plus le prix est élevé.«Nous en avons à 18 $, pour les débutants; le tirage est élevé.Mais pour un Doze Green, graffiteur connu, le prix grimpe à 130$.» Mais il faut faire vite, dit la jeune femme.Dès qu'ils sont sur le marché (par Internet surtout), c'est sold-out.Vous êtes donc avertis.Galerie Yves Laroche, 4, rue Saint- Paul Est (www.yveslaroche.com).ART DE RUE ET «UGLY TOYS» Un mariage tonitruant NATHALIE PETROWSKI La stimulation visuelle de la télévision est tellement tyrannique et accaparante, que pour peu qu'un propos soit le moindrement intellectuel, on n'entend rien, on a peine à suivre.PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE © Ximena Becerra, la tête dans ses jouets de mauvais goût que certains collectionnent comme d'autres les tableaux de maîtres.Une bizarrerie contemporaine qui vient du Japon.Ce que ces artistes « outsiders » ont en commun une fois en galerie ?L'habileté des illustrateurs, l'esprit moqueur des bédéistes, le goût de choquer des rebelles. 3439987A ARTS ET SPECTACLES SONIA SARFATI Les Chick'n Swell - qui, dans la vraie vie s'appellent Daniel Grenier, Francis Cloutier et Ghislain Dufresne - fouleront, jeudi, la scène du Théâtre Saint- Denis 2.Et ses coulisses, où s'empileront une bonne centaine d'accessoires et des dizaines de costumes - Daniel, par exemple, en change six fois dans un numéro de six minutes.Absurde ?Ben.heureusement, avec le genre d'humour que pratique le groupe originaire de Victoriaville.Où Daniel et Francis ont fait leurs premiers pas, dans la vie puis sous les projecteurs.Ou plutôt, les néons du gymnase de leur polyvalente et, quand ils ont monté en grade, ceux du centre sportif.Et de se rappeler leur prestation sur la scène installée dans un coin de l'« aréna ».Le reste de la patinoire était occupé par une vache.Une vraie.Qui déambulait sur le sol « imprimé » de carreaux.Les spectateurs n'avaient d'yeux que pour elle : ils avaient parié sur l'endroit où elle ferait.disons, ses p'tits besoins.« L'organisateur du show nous avait prévenus : si la vache ch., vous arrêtez tout », pouffe Daniel.La journaliste, elle, demeure perplexe.Elle est en entrevue ou elle vient d'être intégrée, à son insu, au spectacle ?Le trio se défend, bien, de toute manipulation médiatique.Et y va d'une rebelote : Francis relate alors, avec tout le sérieux dont il est capable (pftt !) comment ils ont créé les Chick'n Swell après que le propriétaire d'un bar de Victo leur eut fait passer une « audition », quand ils avaient 16 ou 17 ans, et profité de l'occasion pour leur piquer des gags.Les histoires bizarres se succèdent ainsi.« La réalité est plus absurde que tout ce qu'on peut inventer », affirme ici un Ghislain qui veut la jouer réaliste.Il a raison.Mais pas dans le cas de ces trois gars-là, comme le savent pertinemment ceux qui les ont suivis, pendant trois étés, à la télévision de Radio-Canada - et ceux qui ont, par la suite, acheté les DVD de l'émission (ils sont 20 000.et ils attendent avec impatience la sortie de la troisième saison - message !); ou encore, ceux qui les ont vus sur la scène du Studio Juste pour rire, en 2005, où ils ont fait un tabac pendant le festival.Humour multimédia Leur nouveau spectacle, écrit (à jeun) au début de l'année et en rodage autour de Montréal depuis le mois d'avril, reprend quelques-uns des numéros alors présentés.Mais en version améliorée.Dangereux, ça, d'imaginer le sketch des parachutistes ou les nouvelles livrées par James Mac Gregor en plus efficace.D'autant que les trois gars intègrent plus que jamais les différents arts de la scène à leur spectacle destiné à tous (même aux enfants) et à ceux qui sont tannés de se faire parler des relations homme-femme (pourquoi donc ?).«C'est sûrement le spectacle d'humour le plus multimédia : il y a des sketches, des chansons, des effets spéciaux, des vidéos avec lesquels on interréagit, des poursuites automobiles.», résume Francis.N'importe quoi, quoi ?«Non, y a pas de cheval », réplique Ghislain.«Ben.oui, y a un cheval, non ?» s'inquiète Daniel.Le mieux est (peut-être) d'aller voir par soi-même.Pour vérifier.Au sujet du cheval.Et, aussi, que l'absurde, ce n'est pas n'importe quoi.C'est ce qu'assurent les trois complices et, pour une fois, on ne doute pas de leur sérieux.Oups ! Seraient-i ls contagieux ?Une nouvelle souche de grippe aviaire est-elle à la veille de s'abattre sur la métropole ?À suivre (musique de circonstance, please).Les Chick'n Swell, en spectacle le 9 novembre, 20h, au Théâtre Saint- Denis 2.HUMOUR / Les Chick'n Swell Ah, la vache !.et autres histoires PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE © Les Chick'n'Swell intègrent à merveille les différents arts de la scène à leur spectacle destiné à tous (même aux enfants) et à ceux qui sont tannés de se faire parler des relations homme-femme.Ils sont chics (!), ils sont swell.Ils sont les Chick'n Swell, et ils n'ont pas peur de se donner en spectacle.Sur scène.Ou pour entraîner une journaliste dans leur bulle «monty-pythonienne».Ou pour en faire voir de toutes les couleurs à un photographe bien intentionné.Rencontre avec un trio qui vous fait commencer la journée du bon pied en vous faisant (un peu) perdre pied.« La réalité est plus absurde que tout ce qu'on peut inventer », assure Ghislain. ARTS ET SPECTACLES DYLAN À MONTRÉAL 1 A Hard Rain's A-Gonna Fall Bryan Ferry Un dandy qui chante la guerre atomique, vraiment ?Voir la suggestion disque en page 10 2 Gates of Eden Arlo Guthrie Arlo, fils de l'idole de Dylan, Woody Guthrie, a repris plusieurs chansons de Dylan.Avec Percy's Song, c'est la plus belle.3 Les temps changent Richard Séguin Hugues Aufray a fait connaître Dylan aux Français, mais Séguin chante sa version de The Times They Are A-Changin' avec plus d'autorité, de conviction que lui.4 Mr.Tambourine Man The Byrds Les débuts du folk-rock avec la guitare chantante de Roger Mc Guinn qui allait influencer bon nombre de ses pairs malgré les réserves de Dylan.5 Masters of War Eddie Vedder et Mike Mc Cready L'un des moments forts du concert du 30e anniversaire de carrière de Dylan, gracieuseté de deux Pearl Jam: acoustique et mordant.6 Chimes of Freedom Bruce Springsteen Dommage qu'il n'existe pas d'enregistrement de cette chanson avec le Boss, Sting, Peter Gabriel, Youssou N'Dour, Tracy Chapman, Michel Rivard et Daniel Lavoie au concert d'Amnistie internationale en 1988.7 Love Is Just a Four-Letter Word Joan Baez Indissociable du Dylan des débuts, la belle Joan lui a presque piqué à son insu cette magnifique chanson.8 I Shall Be Released The Band Sur le premier album du groupe qui accompagnait Dylan.Il faut aussi voir et entendre la version de l'équipe d'étoiles à la fin du film The Last Waltz de Martin Scorsese.9 Lay Lady Lay Ministry Une version musclée d'une des chansons les plus douces du répertoire de Dylan.10 All Along the Watchtower Jimi Hendrix Un classique.Hendrix s'est emparé de cette chanson et elle est aussitôt devenue sienne.11 Like a Rolling Stone The Rolling Stones Un naturel, comme on dit dans le langage du sport.Les Stones ont mis du temps à oser cet exercice cassegueule (1995), mais cette version live et plutôt fidèle ne fait pas honte à Dylan.12 The Mighty Quinn (Quinn the Eskimo) Manfred Mann Une version pop parfaite du groupe qui a popularisé Do Wah Diddy Diddy \u2014 ou était-ce Tony Roman ?13 My Back Pages The Nice Une version live du premier groupe de Keith Emerson où notre homme improvise au piano puis à l'orgue.14 It Ain't Me Babe The Turtles Avant de chanter avec Zappa et T.Rex, Mark Volman et Howard Kaylan (Flo & Eddie) mordaient à belles dents dans cette chanson, leur premier succès avant même Happy Together.15 Seven Days Ron Wood Le guitariste des Stones n'a pas de voix \u2014 Dylan non plus \u2014 mais il a du coeur ! Je n'a pas encore oublié cette Seven Days qu'il nous a chantée à La Brique en 1992.ALAIN DE REPENTIGNY BOB DYLAN A ÉCRIT DES CENTAINES DE CHANSONS DONT DES DIZAINES D'IMMORTELLES QU'ONT CHANTÉES DES INTERPRÈTES DE TOUS GENRES.VOICI UN PALMARÈS TOUT À FAIT SUBJECTIF DES EMPRUNTS LES PLUS INTÉRESSANTS.DYLAN À TOUTES LES SAUCES ALAIN DE REPENTIGNY Je viens de me taper plusieurs commentaires de fans de Dylan sur les spectacles de sa tournée actuelle à Chicago, Denver et Lincoln, Nebraska.Partout, une constante que l'on retrouve aussi dans les extraits de critiques de ses spectacles parues dans La Presse au fil des ans : Dylan maltraite ses chansons, Dylan est d'humeur changeante, Dylan est imprévisible, bref Dylan n'est pas Dylan.Pourtant c'est précisément en cela que Dylan est Dylan.Depuis qu'on en a fait un Dieu dans les années 60 (remarquez le d majuscule), Dylan s'est fait un devoir, certains diront un plaisir sadique, de ne pas correspondre aux attentes de tout un chacun.Le jour où nous serons tous des petits soldats programmés, le dernier résistant sur cette terre aura pour nom Bob Dylan.Si vous en doutez, je vous invite à regarder le fascinant documentaire de Martin Scorsese sur le Dylan des débuts, No Direction Home.À l'aide de témoignages de l'époque ou plus récents, Scorsese dessine le portrait du jeune Robert Allen Zimmerman qui s'ennuie à mort dans un trou perdu au milieu de nulle part (Hibbing, Minnesota) et s'enfuit à New York avec sa guitare pour en revenir transfiguré.Les témoignages des Joan Baez, Allen Ginsberg et autres Al Kooper sont intéressants, mais c'est Dylan, le tout jeune homme brillant, charismatique, sûr de lui jusqu'à l'arrogance, qui vaut à lui seul le prix de ce DVD de près de quatre heures.En conférence de presse, avec des fans trop pressants, devant des vieux messieurs bienpensants qui lui rendent hommage pour son «humanisme», avec le public qui lui crie Judas! traître ! ou putain ! parce qu'il vient d'électrifier sa musique, Dylan a TOUJOURS le dernier mot.« Je ne vous crois pas », lance-t-il aux spectateurs londoniens qui l'insultent.Puis il se tourne ver son band: «Play it fucking loud!» C'est Like a Rolling Stone et on regrette de ne pas avoir été sur place pour l'ovationner.La dernière fois qu'on l'a vu à Montréal, en août 2002, Dylan a donné un show musical jouissif, avec la complicité de musiciens doués et généreux comme Tony Garnier et Charlie Sexton.Évidemment, Dylan chante tout croche, et rend parfois ses classiques méconnaissables.«J'ai entendu dire, vous aussi probablement, que tous mes arrangements changeaient d'un soir à l'autre, se défendait-il pourtant, en septembre, dans le magazine Rolling Stone.Eh bien, c'est de la foutaise.Les arrangements ne changent pas d'un soir à l'autre, c'est impossible.Les structures rythmiques sont différentes, voilà tout.» À 65 ans, Dylan nous revient avec un groupe qui, dit-il, est le meilleur qu'il ait jamais eu.De la part de celui qui a joué avec le Paul Butterfield Blues Band, The Hawks/The Band et le Grateful Dead, ce n'est pas rien.Comme l'écrivait si justement mon collègue Philippe Renaud après son spectacle en 2002 : « Il égrène péniblement ses solos de guitare et cause bruyamment plus qu'il ne chante.Mais tant qu'il sera vivant, nous irons revoir Bob Dylan pour y passer une aussi belle soirée que celle d'hier.» DÈS SES DÉBUTS FULGURANTS, BOB DYLAN A DÉCIDÉ QUE JAMAIS IL NE SERAIT PRISONNIER DE SA LÉGENDE «IL EST INSUPPORTABLE (PAIN IN THE ASS) POUR CEUX QUI TRAVAILLENT AVEC LUI OU QUI FONDENT DES ATTENTES PRÉCISES SUR LUI», A DÉJÀ DIT JOAN BAEZ, QUI LE TROUVE ADMIRABLE.C'EST UN ARTISTE IMMENSE MAIS INSAISISSABLE QUE L'ON REVERRA AU CENTRE BELL MERCREDI.Les 28, 29, 30 juin et 1er juillet au Pot- Pourri, rue Stanley, et le 2 juillet au Finjan Club, avenue Victoria Aucune trace dans La Presse de ces premiers concerts au Canada de Bob Dylan.Dylan avait 21 ans et il venait à peine de lancer son premier album.Le 20 février à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.Dylan, devenu électrique, chante seul en première partie puis est accompagné après l'entracte par le groupe The Hawks qui sera bientôt rebaptisé The Band.Pas de critique dans La Presse, mais une photo de Dylan la veille du concert.Les 11 et 12 janvier, au Forum « (.) pendant que balayaient la salle, 18 000 spectateurs debout sur leur siège tapaient dans leurs mains et chantaient e n c h o e u r ( la dernière chanson) Like a Rolling Stone avec Bob Dylan.Impressionnant.C'est le public qui a donné toute sa dimension à ce spectacle.» \u2014 «Vous souvenez-vous de Dylan ?Oh ! oui.» Christiane Berthiaume, La Presse, le 12 janvier 1974 Le 4 décembre, au Forum «Un show de quatre heures très country rock, très électrique et très Nashville, où figuraient Joan Baez, Joni Mitchell, Roger Mc Guinn (the Byrds), Ronee Blakley (la fille du film Nashville), Jack Scott et une bonne quinzaine des meilleurs musiciens rock et western américains.(.) Une bonne grosse musique de cow-boys qui visiblement avaient un immense plaisir à jouer devant un aussi beau public, qui remplissait complètement le Forum, même l'arrière de la scène.» \u2014 «Dylan : son premier show», Georges- Hébert Germain, La Presse, le 5 décembre Le 19 septembre, au Forum « Son spectacle avait quelque chose d'anachronique.On avait vraiment l'impression que, pour pouvoir captiver les grandes salles, il avait décidé de les défoncer, de jouer le jeu des groupes rock qui vous assomment de leurs décibels.C'est pourtant quand il se présentait ALAIN DE REPENTIGNY BOB DYLAN EN SERA MERCREDI À SON 22E CONCERT À MONTRÉAL, SI L'ON TIENT COMPTE DE CELUI QU'IL A DONNÉ À LANAUDIÈRE EN 1989.À LA LECTURE DES CRITIQUES PARUES DANS LA PRESSE, ON CONSTATE UNE FOIS DE PLUS QUE DYLAN FAIT TOUJOURS LES CHOSES À SA MANIÈRE.ET QU'IL NE FAIT PAS TOUJOURS L'UNANIMITÉ. seul (très rarement) avec sa guitare et son harmonica que les gens réagissaient davantage.Il nous semblait que sa seule voix, sa seule présence suffisaient à le faire passer.» \u2014 «Dylan le troubadour n'existe plus», Pierre Beaulieu, La Presse, le 20 septembre Les 22, 23, 24 et 25 avril, au Théâtre Saint-Denis «Le public a beau rêver et réclamer le Dylan d'avant, un seul message, très clair, celui de la renaissance de Dylan, passera.Le nouveau spectacle de Dylan repose donc principalement sur les chansons de son dernier disque inspiré Slow Train Coming plus quelques nouvelles chansons à teneur religieuse et des propos de même nature.Il y a bien sûr quelques moments plus électrisants, et d'autres où les chanteuses peuvent rendre ce qu'il y a de meilleur dans le gospel.» \u2014 «Dylan: témoignage de foi chrétienne», Denis Lavoie, La Presse, le 23 avril 1980 Le 30 octobre, au Forum « Si Dylan nous offre ses meilleures chansons, son spectacle ne semble pas pour autant des meilleurs.C'est comme si le coeur n'y était pas.C'est froid.Le son n'est pas propulsé pour nous briser les tympans, comme c'est l'habitude lors des shows rock du Forum, et l'artiste parle peu et manifeste peu d'entrain.» \u2014 «Le retour de Dylan: un show plutôt terne», Denis Lavoie, La Presse, le 2 novembre 1981 Le 8 juillet, au Forum « (.) n'y a-t-il pas quelque chose d'indécent à passer à la moulinette une pièce comme Ballad Of A Thin Man?À banaliser ce monsieur Jones passé à l'histoire comme le plus grand archétype dylanesque?À en détruire les arrangements si habilement construits par Bloomfield et Kooper pour en donner une version scénique que toute la bonne volonté du guitariste G.E.Smith n'aura pas réussi à rendre potable?Il y a parfois chez Dylan, dirait-on, une inclination morbide à gâcher les bons moments.» \u2014 «Bob Dylan, comme un rendez-vous manqué», Mario Roy, La Presse, le 10 juillet Le 31 juillet, à l'Amphithéâtre de Lanaudière «Enfin et surtout, l'homme a inséré au milieu de son show une partie acoustique qui a été le grand moment de la soirée.En fait, ce grand moment a débuté avec les instrumentistes par le classique I Want You, donné avec (presque) toute la subtilité requise.Et il s'est poursuivi avec Don't Think Twice, It's All Right et Mr Tambourine Man, toutes deux précisément ornées de solos d'harmonica puissants en même temps que subtils.Du très grand Dylan, pour tout dire.» \u2014 «Bob Dylan à Lanaudière : bien meilleur que l'an dernier au Forum de Montréal», Mario Roy, La Presse, le 1er août 1989 Le 29 mai, au Centre sportif de l'Université de Montréal « Il est cependant moins agréable d'observer l'artiste pomper l'huile en certains moments, manquer de magnétisme.pour reprendre vie par la suite.Et comment une célébrité qui a 30 ans de métier derrière la cravate peut-elle réussir à fausser totalement avec son harmonica en jouant un de ses mythiques succès ?Ah ces anti-stars.» - «Bob Dylan: un showcorrect, mais sans plus», Alain Brunet, La Presse, le 30 mai 1990 Le 26 avril, à l'Auditorium de Verdun «Refusant de s'immobiliser derrière sa guitare, il a démarré avec un aplomb que l'on ne lui soupçonnait plus.(.) Ainsi donc, l'auteur-compositeur-interprète allait nous asséner une ponction stupéfiante de folk rock, fort d'un groupe ayant parfaitement saisi la rugosité potentielle de son art chansonnier \u2014 Winston Watson à la batterie, Bucky Baxter au pedal steel, John Jackson à la guitare et Tony Garnier, ex-Lounge Lizard, à la basse.» \u2014 «Le mythe vivant ne s'est pas tourné les pouces », Alain Brunet, La Presse, le 27 avril 1996 Le 5 août 1997, au stade du Maurier du parc Jarry «Les fans de la première heure se lèvent, les nombreux jeunes hippies, eux, ne se peuvent plus.Dylan pose les lèvres sur le micro.Il regarde son guitariste, et chante: «Hey mister tambourine man, play a song for me.» Là, c'est le côté exécrable de Bob Dylan qui nous saute au visage.Le voilà qui retombe dans sesmauvaises habitudes et qui massacre une de ses plus belles chansons.» \u2014 «Dylan égal à lui-même: tantôt brillant, tantôt nul», Richard Labbé, La Presse, le 6 août 1997 Le 12 août, au Centre Molson « (.) à 61 ans, Bob Dylan n'a visiblement pas tout dit, ne serait-ce que pour redire la musique qui l'a nourri dans sa jeunesse et pour croasser la fine poésie qu'il nous pond encore à son âge de rock star honorable.(.) Il égrène péniblement ses solos de guitare et cause bruyamment plus qu'il ne chante.Mais tant qu'il sera vivant, nous irons revoir Bob Dylan pour y passer une aussi belle soirée que celle d'hier.» \u2014«Bob Dylan: 40ans en deux heures», Philippe Renaud, La Presse, 13 août 2002 Si vous voulez en savoir davantage sur les concerts de Bob Dylan chez nous, je vous recommande le livre Bob Dylan Live in Canada \u2014 A Concert History, 1962- 2005 (Trafford Publishing), signé par deux messieurs zélés et un peu maniaques, Brady J.Leyser et Olof Björner.GRAPHISME ET ILLUSTRATION PAR YANICK NOLET, LA PRESSE BOB DYLAN Biographie, dates importantes, incontournables, discographie : retrouvez en un clic toutes ces informations sur www.cyberpresse.ca 3440153A MARIO CLOUTIER L'un des événements incontournables du 20e Coup de coeur francophone s'avère le retour sur la scène montréalaise de Lhasa de Sela.Elle présentera ses nouvelles chansons ce soir et demain à la maison de la culture Maisonneuve, sans amplis, tout en voix et en musique.Le voyage intérieur de Lhasa se poursuit.Son disque The Living Road l'a amenée à se promener beaucoup en deux ans.De retour à Montréal depuis des mois, son périple actuel se veut plutôt intime.En émergeront un troisième CD, en anglais essentiellement, et le spectacle acoustique des Coups de coeur.En fait, la chanteuse préfère le mot «soirée» à celui de «spectacle ».Elle avait surtout envie de chanter sans micro, ce qu'elle n'a pas fait en public depuis l'âge de 14 ans.«On a tellement de mal à se laisser aller en public.Il faut que la musique soit forte et les éclairages intenses pour y arriver, comme dans un rave.On a perdu l'habitude de juste vivre ce qu'on est en train de vivre sans allumer une machine.C'est le fun de retourner aux sources de la musique », explique-t-elle.Il y aura quelques micros pour ajouter de la résonance dans la salle, mais surtout, avec elle sur scène, des multi-instrumentistes de talent comme Rick Haworth, Mélanie Auclair et Marc-André Larocque.Des invités comme Patrick Watson et Mike Burns aussi, ainsi que son frère Alex en première partie.Pour Lhasa de Sela, l'important, c'est la famille.La famille musicale, mais celle de sang surtout.Son métier de chanteuse et sa famille éparpillée sur plusieurs continents l'amènent à voyager.Contrairement à ce que l'on pourrait penser, Lhasa de Sela n'aime pas particulièrement vivre dans ses valises.«Je me fous de la route.Je ne voyage pas pour voyager.Je ne me suis jamais dit : ah, j'ai envie de voyager ! Ma famille voyage depuis des générations, par nécessité surtout.Tous mes arrièresgrands- parents venaient de pays différents », raconte-t-elle.Les clichés n'adhèrent pas à l'artiste dont la voix veloutée enchante depuis une dizaine d'années.Timide, disent certains ?Elle propose spontanément à La Presse de faire des photos à l'extérieur, en public.Puis, être sur scène représente la chose la plus naturelle au monde pour l'artiste de 34 ans.«La scène est une zone sécuritaire pour moi, avoue-t-elle.Souvent, on peut exprimer beaucoup de choses qu'on n'oserait pas exprimer dans la vie.On n'y est pas la même personne que dans la réalité et c'est pour cette raison qu'on aime chanter.» Intimité Tout coule de source 100 % naturelle dans les propos de celle qui vient de chanter en France et aux États-Unis, mais aussi en Roumanie, en Pologne et au Mexique.L'une de nos artistes les plus universels n'a pas du tout la grosse tête.« Je fais ce que j'ai la capacité de faire avec les outils que j'ai », note-t-elle simplement.Avec ce nouveau spectacle, elle a voulu retrouver l'essence de la performance musicale.La voix, l'instrument et un public restreint.«Je trouve qu'il y a énormément de bruit partout autour de nous, souligne-t-elle.J'avais envie de faire un show où c'est moins bruyant et plus musical.Dans beaucoup de spectacles, il y a trop de sons et de lumières, trop de tout.On dirait que les gens sont de plus en plus habitués à ça.» Elle se présentera sans filtre et sans filet devant 600 spectateurs en deux soirs.Les premiers tests de son ont été réalisés hier à la maison de la culture Maisonneuve.La chanteuse ne reprendra pas beaucoup de pièces de ses deux premiers albums, se concentrant sur un nouvel univers, plutôt anglophone d'ailleurs.Et le disque?«Le disque viendra quand ça viendra.Personne ne pousse dans le dos », dit-elle tout sourire.Chansons vivantes Depuis ses débuts et La Llorona, les fans ont l'impression de connaître l'auteure-compositriceinterprète.Lhasa leur donne raison, en grande partie, au sujet de ses chansons.«C'est complètement autobiographique.Je ne saurais pas écrire autrement », dit-elle.Et La confession, cette magnifique chanson, tout en aveux?«Non, je me suis mise dans la peau d'un personnage.Je l'ai écrite comme si ma main n'était plus à moi.» Son écriture relève d'ailleurs d'un mélange de possession et d'écoute fine des émotions.«Je suis à l'écoute des chansons.Elles viennent.Je ne sais jamais à quoi m'attendre.Quand elle est écrite, je vois que je vais dans une direction, mais je n'aurais pas pu le savoir avant.Les chansons me disent quelle sorte de chanteuse je suis.» Les autres formes d'expression artistique, également.« J'aime beaucoup la peinture et les arts visuels.Je vais dans les musées.J'adore le cinéma», dit celle qui a fait les dessins de ses albums et qui exposera sans doute un jour avec «un peu de temps et de discipline».Lhasa de Sela donne l'impression d'un volcan tranquille qui bouillonne de créativité à l'intérieur, qui laisse libre cours à une oeuvre dense et intense, des chansons d'amour et de tragédie, d'espoir aussi.«Mon boulot c'est de faire de la musique pas de l'analyser, note-telle.Souvent les gens entendent des choses que moi je n'entends pas.Si une chanson est bonne, on peut la chanter pendant toute une vie puisqu'on change à travers d'une vie.On l'approche différemment avec le temps.» COUP DE COEUR FRANCOPHONE / Lhasa de Sela Après le monde, l'intimité PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE © Ce soir et demain, à la maison de la culture Maisonneuve, Lhasa de Sela chantera sans micro, ce qu'elle n'a pas fait depuis l'âge de 14 ans.ARTS ET SPECTACLES VIDÉO Voyez notre reportage sur le 20e anniversaire du Coup de coeur francophone dans notre section vidéo sur www.cyberpresse.ca/video « Je trouve qu'il y a énormément de bruit partout autour de nous.J'avais envie de faire un show où c'est moins bruyant et plus musical.» SUPPLÉMENTAIRES LES 28 ET 29 NOVEMBRE « VOIR INCENDIES EST UNE GRÂCE QUE JE VOUS SOUHAITE; LA REVOIR, UN PRIVILÈGE À RECEVOIR HUMBLEMENT.» - Le Soleil, mai 2006 « LES MOTS AFFÛTÉS COMME DES COUTEAUX DE MOUAWAD SONT EMPOIGNÉS PAR UNE DISTRIBUTION INSPIRÉE (\u2026) » - Le Devoir, avril 2004 « (\u2026) UN OBJET THÉÂTRAL UNIQUE (\u2026) UN TRAVAIL D'ÉQUIPE REMARQUABLE, TRÈS BRILLANT.» - Voir, mai 2004 INCENDIES ANNICK BERGERON / ÉRIC BERNIER / GÉRALD GAGNON / REDA GUERINIK / ANDRÉE LACHAPELLE / MARIE-CLAUDE LANGLOIS / ISABELLE LEBLANC / ISABELLE ROY / RICHARD THÉRIAULT assistance à la mise en scène ALAIN ROY / direction de production MARYSE BEAUCHESNE / direction technique et régie ALEXANDRE BRUNET / concepteurs ANGELO BARSETTI / ÉRIC CHAMPOUX / MICHEL F.CÔTÉ / ISABELLE LARIVIÈRE / MARIE-EVE LEMIEUX UNE PRÉSENTATION DU THÉÂTRE ABÉ CARRÉ CÉ CARRÉ Une création du Théâtre de Quat'Sous en coproduction avec le Festival de théâtre des Amériques, le Théâtre Ô Parleur, l'Hexagone Scène nationale de Meylan, le Dôme Théâtre d'Albertville Scène conventionnée, Scène nationale d'Aubusson Théâtre Jean Lurçat, le Festival international des Francophonies en Limousin et le Théâtre 71 Scène nationale de Malakoff.DU 31 OCTOBRE AU 25 NOVEMBRE WWW.TNM.QC.CA 514.866.8668 TEXTE ET MISE EN SCÈNE DE WA JDI MOUAWA D À L'AFFICHE 3440725A présenté par en collaboration avec Première saison de Kent Nagano www.osm.ca 514.842.9951 Tarifs sp éciaux 18-34ans Les Soirées Signature en collaboration avec Gurrelieder d'Arnold Schoenberg Mercredi 15 et vendredi 17novembre,20h Kent Nagano, chef d'orchestre Stephen Gould, Waldemar Christine Brewer, Tove Doris Soffel, la colombe des bois Eike Wilm Schulte, le paysan Stephan Rügamer, Klaus le bouffon Sir Donald Mc Intyre, récitant Choeur de l'OSM Iwan Edwards, chef du choeur Avec la participation de l'Orchestre et du Choeur de l'École de musique Schulich de l'Université Mc Gill Diffuseur officiel Des événements uniques dirigés par Kent Nagano La nouvelle série de l'OSM Les Soirées Signature présente quatre concerts événements uniques, tous dirigés par Kent Nagano, pour les passionnés de musique ou ceux qui souhaitent sortir des sentiers balisés.Une oeuvre magistrale Le premier concert de cette série présentera les Gurrelieder de Schoenberg, une oeuvre ambitieuse, grandiose et puissante.D'inspiration wagnérienne, cette histoire d'amour rappelle Tristan et Isolde.On y décèle également des influences de Richard Strauss et de Mahler.La première à Vienne, en 1913, fut un véritable triomphe.Une grande fresque lyrique Ce cycle de légendes médiévales raconte l'histoire du Roi danois Waldemar tombé follement amoureux de la jeune et belle Tove, que sa femme la Reine Hedwige, ivre de jalousie, finira par assassiner férocement.Puni par Dieu pour son blasphème et sa soif de vengeance, Waldemar sera condamné à errer rageusement à travers le pays, à la recherche de Tove devenue colombe.Plus de 400 personnes sur scène Pour l'interprétation de cette oeuvre remarquable, plus de 400 personnes seront présentes sur scène, notamment 6 chanteurs solistes, l'Orchestre et le Choeur de l'École de musique Schulich de l'Université Mc Gill, l'OSM et le Choeur de l'OSM.«La sensation de ces flots sonores m'exalte à mourir.» Anton Webern (à propos des Gurrelieder) Un événement à ne pas manquer! Prochain concert de cette série : Le Général, programme en hommage au général Roméo Dallaire.Texte original récité par Chrisopher Plummer sur des musiques de Beethoven.Causerie avant concert, 19h : Françoise Davoine reçoit Kent Nagano.3435820A Oncle Vania d' Anton Tchekhov mise en scène d' Yves Desgagnés JUSQU'AU 2 DÉCEMBRE www.duceppe.com « \u2026 une production extraordinaire\u2026 Michel Dumont et Catherine Trudeau sont fabuleux\u2026 C'est à peu près ce qu'on peut espérer de mieux au théâtre\u2026 c'est bouleversant\u2026 » C'est bien meilleur le matin, Première Chaîne « C'est un des grands événements de théâtre auquel j'ai assisté dans ma vie\u2026 dont vous allez ressortir bouleversés [\u2026] et l'âme un peu plus haute, vraiment quelque chose d'extraordinaire.» Libre échange, Télé-Québec « \u2026 Yves Desgagnés ouvre avec brio son année Tchekhov\u2026Michel Dumont [\u2026] un Vania extraordinaire\u2026 Gérard Poirier est un Sérébriakov hors pair\u2026 Catherine Trudeau[\u2026] bouleversante\u2026Si Tchekhovaprouvé sa virtuosité en dessinant l'homme et la femme, les mains tendues vers l'insaisissable objet de leur bonheur, Desgagnés fait preuve d'une maîtrise comparable lorsqu'il s'agit d'entraîner ses contemporains à la rencontre d'eux-mêmes.» Voir « \u2026 courez voir cette pièce absolument\u2026 » Désautels, Première Chaîne «\u2026brillamment monté par Yves Desgagnés\u2026 » Samedi et rien d'autre, Première Chaîne «\u2026Oncle Vania, superbe Michel Dumont\u2026 magnifique production\u2026 » Le Téléjournal, SRC «On rit, on est ému et on s'incline devant la grande beauté de ce spectacle \u2026 Acteur magistral [\u2026] Michel Dumont est bouleversant\u2026 il est foudroyant de constateràquel point Tchekhov dépeint des archétypes très près de la réalité des années 2000.» La Presse 3435701A ARTS ET SPECTACLES LOUISE COUSINEAU Personne au Québec n'ignore la fin du conte de fées : Céline Dion devient une grande star internationale.Dans La vie est un beau voyage, la biographie de sa mère, Thérèse Dion, Georges-Hébert Germain remonte aux origines de ce succès.Une histoire qui commence à Sainte- Anne-des-Monts en Gaspésie où une petite fille qui n'a peur de rien et adore la vie déménagera dans le plus grand ravissement avec ses parents dans une colonie à bâtir : Saint-Bernard-des-Lacs.On se croirait dans Les Belles histoires des pays d'en haut, où les colons et leurs nombreux enfants doivent savoir se débrouiller ou périr.Apprendre à tout faire eux-mêmes, une maison, un jardin, du pain, le tissu de leurs vêtements.Pas de gros docteur, même pas d'infirmière.Mais pas d'avare non plus.Et beaucoup de musique très tôt dans la vie de la petite Thérèse qui apprendra presque parmagie l'harmonica, l'accordéon, la mandoline et finalement le violon avec un de ses frères.Une maison joyeuse, toujours pleine de monde.Nous sommes dans les années 1930-1940 et dans la famille Tanguay, on est encore au XIXe siècle comme Donalda: les femmes doivent être soumises, quitter la pièce quand les hommes parlent de politique.Les garçons font les gros travaux à l'extérieur, les filles règnent sur l'intérieur.Thérèse sera longtemps rétive au sort réservé aux filles.Mais lorsqu'elle verra sa mère Antoinette arracher à la mort son frère Lauréat, elle sera en admiration.Et découvrira que ce «miracle» a été accompli à force de patience, de travail et de courage.Dans la vie, on n'a rien si on ne travaille pas pour l'avoir.La pensée magique ne sera jamais dans la philosophie de Maman Dion.Elle ne va pas rêver, elle va faire tout son possible pour que ses désirs se réalisent.La colonie avait été créee par les ravages de la Dépression.Mais une fois la Deuxième Guerre mondiale déclarée, les colonies ont été abandonnées par les gouvernements.Et les Tanguay ont déménagé à La Tuque.Thérèse avait 16 ans et cette ville industrielle allait à jamais lui rappeler que la colonie avait été le paradis.Et nous voici dans un autre téléroman, Les Filles de Caleb.Les hommes montent au chantier, travaillent en usine.Un d'entre eux s'appelle Adhémar Dion.Toujours bien mis, peu causant, peu aventureux, mais il joue de l'accordéon.Il va passer l'hiver au Rapide-Blanc et Thérèse va s'ennuyer de lui.Adhémar, dont les parents sont alcooliques, sera toujours un nomade, ne voudra jamais prendre des risques, mais quand il épousera Thérèse, il lui promettra de ne pas prendre une goutte d'alcool pendant 25 ans.Et il a tenu parole.Et il a aimé avec passion ses 14 enfants, même si jamais il n'a prononcé de mots de tendresse.Thérèse a eu rapidement 13 enfants.Les enfants la gardaient jeune.Elle ne pouvait pas sortir souvent, mais les enfants lui apportaient les idées et les musiques du monde qui changeait.À sa 14e grossesse, qu'elle ne désirait pas, elle a fait une dépression.Mais quand elle a pris dans ses bras sa petite dernière, ce fut le bonheur.Et c'est en encourageant cette enfant qui détestait l'école mais adorait la musique que Thérèse Dion a fini par réaliser les rêves qu'elle avait toujours cru irréalisables: découvrir le monde, voyager, s'accomplir.À 71 ans, elle devenait une vedette de la télé et animait une émission.Sa vie n'a pas été un jardin de roses.Des chicanes ont secoué la famille, Céline s'est fait demander de l'argent par ses frères et soeurs.Maman Dion a instauré des conseils de famille et fait sortir le méchant des enfants.Et Céline est tombée amoureuse de son imprésario René Angélil, tellement plus vieux qu'elle.Thérèse, qui aimait bien René, s'est sentie trahie et a mis du temps à accepter ce choix de sa fille.Ce livre se lit comme un roman, dont le personnage central est une mère comme on n'en voit plus, pour qui la famille est l'essentiel de la vie.Et une femme qui ne croyait pas au tout-fait : Céline ne s'est pas présentée chez René Angélil avec des chansons déjà connues.Maman lui avait écrit Ce n'était qu'un rêve.Et quand Céline est débarquée chez Michel Jasmin, Maman lui avait fait sa robe rose.BIOGRAPHIE / Thérèse Dion Histoire d'une maîtresse femme PHOTO ARCHIVES LA PRESSE Thérèse Dion sera l'invitée d'Éric Salvail, demain soir, à On n'a pas toute la soirée.Elle sera accompagnée de ses 14 enfants.C'est en encourageant sa petite dernière qui détestait l'école mais adorait la musique que Thérèse Dion a fini par réaliser les rêves qu'elle avait toujours cru irréalisables : découvrir le monde, voyager, s'accomplir.3426186A COMPLET LES7et9NOVEMBRE NOUVELLESSUPPLÉMEN TAIRES JUSQU'AU 11 NOVEMBRE LA TRAV IATA GIUSEPPE VERDI L'UN DES OPÉRAS LES PLUS POPULAIRES! BILLETS À PARTIR DE 44$ - ABONNEMENT À PARTIR DE 132$ PRIX SPÉCIAUX 18-30 ANS À PARTIR DE 35$ ODM 514-985-2258 - WWW.OPERADEMONTREAL.COM WILLIAMS - PITTAS - KECHULIUS - ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN DU GRAND MONTRÉAL - MEENA - LEBLANC 4.8.11.13.16 NOVEMBRE 2006 À 20H ET 18 NOVEMBRE 2006 À 14H EN ITALIEN AVEC SURTITRES FRANÇAIS ET ANGLAIS PARTENAIRE ASSOCIÉ PRÉSENTE COMPLET LE 4NOVEMBRE 3440468A www.denise-pelletier.qc.ca TDP Sai Son 2006-2007 4353, rue Sainte-Catherine Est, Montréal (Québec) H1V 1Y2 Papineau ou Viau, autobus 34 Pie-iX, autobus 139 Sud BILLETTERIE (514) 253-8974 Admission : (514) 790-1245 1 (800) 361-4595 admission.com Flore nce Du 10 au 25 novembre 2006 Jeudis et vendredis, 20 h ; samedis, 16 h (Matinées et soirées scolaires en semaine 10 h 30, 13 h 30 et 19 h, du 7 novembre au 6 décembre) Avec MARIE-ANNE ALEPIN, STÉPHANE BELLAVANCE, MICHEL DAIGLE, CHARLES-ANDRÉ GAUDREAU, AUDREY LACASSE, PAULINE MARTIN, LOUIS-OLIVIER MAUFFETTE, MARIE-EVE SOULARD LA FERRIÈRE Concepteurs et collaborateurs JULIE BRETON, ALAIN JENKINS, LISON PLANTE, ANNE-SÉGUIN POIRIER, MICHEL ST-AMAND De Marcel Dubé Mise en scène de Jacques Rossi Un spectacle des Productions Kléos Photographie : Marie-Lyne Baril, macadam Conception graphique : Passerelle bleue 3437636A ARTS ET SPECTACLES EXPRESSO SEMAINE DU 3 AU 9 NOVEMBRE 2006 Pour recevoir une suggestion: expresso@lapresse.ca BRYAN FERRY NOTRE SUGGESTION DISQUE DE LA SEMAINE PAGE 10 FREDERICK DE GRANDPRE NOTRE PERSONNALITE INVITEE PAGE 12 POUR MIEUX CHOISIR BANDO BIBLIO Exceptionnel / Tres bon / Bon / Passable / A eviter PALMARES DISQUES SOURCE: NIELSEN SOUNDSCAN LIVRES > DVD > DISQUES > JEUX Pour recevoir une suggestion: expresso@lapresse.ca POURQUOI LES BALEINES BLEUES VIENNENT-ELLES S'ECHOUER SUR NOS RIVAGES?MOYNOT, AIRE LIBRE / DUPUIS ((.Qu'est-ce qu'un auteur peut bien cacher derriere un titre aussi long et enigmatique ?Un recit un peu longuet qui refuse de devoiler tous ses secrets.Moynot a manifestement eu envie de jouer avec les codes.Sa derniere bede se donne des airs de roman noir : le ton est introspectif, son principal protagoniste est un ecrivain en panne d'inspiration pas particulierement sympathique et l'atmosphere sombre dans laquelle on plonge page apres page laisse croire que tout ca va tres mal se terminer.L'utilisation parcimonieuse de la couleur, ainsi que la variete des tons de gris subtilement teintes contribuent grandement a garder le lecteur dans un etat d'inquietude nauseeuse.Et puis ?La chute est a l'image de celle de tant de films francais dits d'auteur : ouverte et un peu plate.Dommage, parce que la peinture d'un certain milieu litteraire intello n'a rien de complaisante et que le ton est convaincant.Alexandre Vigneault CREDIT PHOTO: POURQUOI LES BALEINES c MOYNOT ET ED.DUPUIS SUGGESTION LIVRE Ben voila, c'est fait.L'heure est revenue a la normale.Et le moral, a zero .il joue parfois au cameleon avec le thermometre.C'est la faute a pas de lumiere.Depression saisonniere, disent certains.On aurait tendance a les croire.Alors, dans tel etat, on lit quoi .en piochant dans la bouteille d'omega-3?On retourne dare-dare a Une annee en Provence de Peter Mayle et/ou a Sous le soleil de Toscane de Frances Mayes.Delicieusement droles et ensoleilles que ces deux recits qui relatent respectivement l'installation d'un Britannique au pays de Pagnol et d'une Americaine dans celui de Michel-Ange.Tous deux, parce qu'ils sont tombes amoureux d'une region.et d'une maison dont les renovations (et les renovateurs) les tiendront TRES occupes.Pourtant, de maniere tout a fait inconcevable, on en sort avec l'envie de les imiter .enfin, si on n'a pas deja suivi leur exemple et entrepris la danse de la scie sauteuse.Mais ca, c'est une autre histoire.Sonia Sarfati LA DOUCEUR ASSASSINE FRANCOISE DORNER ALBIN MICHEL Brave Armand ! Il est vieux, a la retraite, seul, famille pas drole et absente, il erre dans la vie et dans la ville.Quand soudain, il glisse dans l'autobus.Qui le ramassera ?Une femme, evidemment, une jeune fille, 50 ans de moins que lui.Quelqu'un a qui rever, a qui parler, chercher son adresse, chercher le magasin ou elle travaille.Armand finit par trouver : accessoires menagers en tout genre, la jeune fille se nomme Pauline, elle est seule a Paris.Au fond, aussi seule que lui.Alors se noue une amitie qui n'a rien a voir avec le sexe, ni avec un certain Pygmalion.Une douceur extreme, une complicite, bref, comme l'a dit Montaigne (plus ou moins) : parce que c'etait elle, parce que c'etait moi .Les deux personnages sont bouleverses, leur vie aussi.Le vieux et la jeune se revoltent ensemble contre une societe stupide, et l'on ne vous dira pas la fin, qui est triste et en meme temps tres douce, tres belle et pas morale du tout.C'est un petit roman, par la taille.Souvent, on aime bien le court et le simple, comme une distraction, un reve de tendresse.Jacques Folch-Ribas, collaboration speciale INDELEBILE KARIN SLAUGHTER GRASSET (((( Deux hommes lourdement armes font irruption dans le poste de police de Grant County et font un veritable carnage, suivi d'une prise d'otages.Le chef de police Jeffrey Tolliver est gravement blesse, alors que Sara Linton, medecin legiste, est parmi les otages.Retour en arriere, 12 ans auparavant : Jeffrey et Sara font un voyage d'amoureux dans la ville natale de Tolliver.Mais les choses tournent au vinaigre quand le meilleur ami de Jeffrey est accuse de meurtre et qu'une affaire de disparition jamais elucidee impliquant Jeffrey refait surface.Avec un art consomme, Karin Slaughter tricote habilement les deux intrigues, qui evoluent en parallele jusqu'a la confrontation finale, digne du patronyme sanglant (slaughter = massacre) de cet auteure qui ne fait pas dans la dentelle.Indelebile est le quatrieme polar de cette remarquable serie mettant en scene Sara et Jeffrey.C'est aussi le meilleur ! .Norbert Spehner, collaboration speciale MEME LES PIERRES MARIE JAKOBER ALIRE ((.L'auteure de fantasy Marie Jakober avait un message a passer.Et elle le passe, 10 fois plutot qu'une dans Meme les pierres., qui avait ete publie une premiere fois en 1993 et en anglais seulement sous le titre High Kamilan.Ce nouveau roman de l'auteure albertaine, qui nous arrive apres Le calice noir, n'est donc pas vraiment son livre le plus recent.L'histoire est celle de Marwene, princesse heritiere du Kamilan, prisonniere du royaume voisin, la Dravie, dont le roi a fait son epouse.Elle se sauve en compagnie de Kiri, une menestrelle guerriere, rentre dans son propre chateau ou l'attend son destin.et des hommes qui ne veulent pas qu'elle tienne les renes du pouvoir entre ses blanches mains.La demoiselle ne se laissera pas faire.Avec l'aide du sombre Shadrak, un esclave libere.Et motivee par une promesse a la deesse Jana, dont elle a jure de rebatir le temple et reinstaurer le culte.Cela pourra-t-il se faire sans violence, le pouvoir reposant sur les epaules d'une femme ?Il faut se taper les 555 pages du roman pour avoir un semblant de reponse.et, discours feministe ou pas, tomber dans les poncifs du genre.Belle princesse attend prince, charmant ou pas, pour la tirer du petrin.Sonia Sarfati FRANCO 1 Mes aieux En famille 2 Nicola Ciccone Nous serons six silliards 3 Jean Leclerc Mexico 4 Richard Seguin Lettres ouvertes 5 Alain Lefevre & L'OSM Rhapsodies Mathieu Rachmaninov 6 Porn Flakes L'album ducoeur 7 Frederick De Grandpre Frederick De Grandpre 8 Mireille Mathieu Mes plus belles emotions 9 Cindy Daniel J'avoue 10 Kain Nulle part ailleurs ANGLO 1 Gregory Charles I Think of You 2 My Chemical Romance The Black Parade 3 Jonas Suite Life 4 Rod Stewart Still The Same.Great Rock Classics 5 James Blunt Back to Bedlam 6 Evanescence Open Door 7 Justin Timberlake Futuresex/Love Sounds 8 Diana Krall From This Moment On 9 Tony Bennett Duets : American Classics 10 Marco Calliari Mia Dolce Vita Stephane Archambault du groupe Mes aieux PHOTO ANDRE TREMBLAY, LA PRESSEc FREDERICK DE GRANDPRE SUGGESTION DISQUE La première fois que j'ai écouté These Foolish Things de Bryan Ferry, en 1973, j'ai pouffé de rire.Était-ce bien le même Bryan Ferry qui redéfinissait avec Brian Eno le rock et la pop des années 70 à la tête du groupe avant-gardiste Roxy Music ?Tout à fait.Avec ce premier album solo, on découvrait que ce héros du glam-rock était aussi et peut-être surtout un dandy fanatique de pop, de soul et de rhythm and blues, de bonne musique qui vous accroche un sourire, toutes catégories confondues.Sur un même album, Ferry pouvait vous servir une version dansante de A Hard Rain's A-Gonna Fall, la chanson à message apocalyptique de Dylan, aux côtés de Piece of My Heart de Janis, It's My Party de Lesley Gore (et Ginette Sage), le délicieux standard crooner These Foolish Things, You Won't See Me des Beatles, The Tracks of My Tears de Smokey Robinson ou encore la menaçante Sympathy for the Devil de Jagger qui, petit potin, allait piquer à Ferry sa blonde Jerry Hall quelques années plus tard.Encore aujourd'hui, Ferry chante aussi bien ses propres compositions que des emprunts originaux et inspirés.Dans mon livre, comme diraient mes amis sportifs, c'est l'interprète le plus intéressant \u2014 parce que le plus étonnant \u2014 de Bob Dylan, qu'il réussit à désacraliser tout en lui vouant un immense respect.Écoutez ses versions de Don't Think Twice, It's All Right et It's All Over Now, Baby Blue, deux bijoux de son dernier album, Frantic (2002).Vous me reprocherez sans doute de ne pas les avoir incluses dans mon palmarès «Dylan à toutes les sauces » en page 4.\u2014 Alain De Repentigny ARTS ET SPECTACLES NOTRE CHOIX CHRONIQUE DVD Rumeurs Saison 3 STÉRÉO LUDO KASL: INVASIONS ET PESTE NOIRE (((( Vous êtes un seigneur médiéval en possession d'un domaine que vous souhaitez agrandir.Mais il faudra aussi le défendre contre les invasions.Et faire face à la peste noire qui ravage tout.Ce jeu québécois plaira aux amateurs de jeux de conquête.KASL est plus élaboré que Risk car vous disposez de diverses unités militaires, de châteaux forts et de seigneurs de guerre.Pour prendre un château, assurez-vous d'avoir une machine de guerre; en revanche, si vous attaquez des fantassins, privilégiez plutôt votre cavalerie.En consolidant vos châteaux forts, vous protégez votre domaine et vous améliorez vos chances de résister à une attaque.Pour les joueurs avertis, il existe aussi une règle avancée offrant des missions secrètes qui, lorsque réalisées, augmentent substantiellement les points de victoire.Toute la subtilité du jeu repose dans sa phase stratégique où vous choisirez de recruter, construire ou fortifier un château.Attention ! Si la peste noire apparaît, elle peut se propager rapidement et renverser la situation.Vous ne disposez que de huit tours pour agrandir votre domaine.Ainsi les parties ne s'éternisent pas comme dans Risk.Un jeu de conquête pour 2 à 4 jours de Marc Beaudoin.\u2014 Chantal Ide, collaboration spéciale JAZZ STEFANO BOLLANI I VISIONARI (LABEL BLEU) (((( Vision italienne La planète jazz peut compter sur la nation italienne, en voici une autre preuve éclatante.Ce CD double de Stefano Bollani comporte plusieurs traits de la personnalité collective des Italiens : raffinement extrême, inventivité, sens accru de la transgression, propension au ludisme, lyrisme assumé, amour sincère du chant populaire et du folklore local, autodérision, sourire en coin.Parmi les meilleurs pianistes de jazz de l'Europe entière, Bollani préconise ici une instrumentation que l'on ne retrouve pas souvent en Amérique : le trio de base (piano, contrebasse, batterie) est ventilé par un amalgame de clarinettes et saxophone, joués respectivement par Nico Gori et Mirko Guerrini.Des invités spéciaux y font aussi leur marque : le violoniste (américain) Mark Feldman, le trompettiste/ cornettiste Paolo Fresu, la chanteuse Petra Magnoni.Voilà un projet d'une souplesse exemplaire, libre de toutes contraintes sans que l'on y néglige la densité du propos pour autant.Autre caractéristique importante de I Visionari, l'écriture de Bollani est traversée par une riche culture de musique classique et de musique contemporaine de souche européenne.Voilà un excellent disque de jazz qu'on n'aurait pu concevoir chez les États-Uniens.La variété des paysages Trop varié pour un seul projet ?\u2014 Alain Brunet CLASSIQUE PIAZZOLLA LES VIOLONS DU ROY / JEAN-MARIE ZEITOUNI (ATMA CLASSIQUE) (((( Respect et ferveur Piazzolla rime avec les Violons du Roy.Non, il n'y a pas de bandonéon, instrument central de tous les tangos, instrument de prédilection de feu Astor Piazzolla.Pour ces oeuvres, le musicien argentin avait soigneusement évité d'écrire pour cet instrument : Las Cuatro Estaciones Portenas (hommage à Vivaldi en version tango moderne), Deux tangos pour orchestre à cordes, Fuga y Misterio, Milonga del Angel, La Muerte del Angel.Sous la direction de Jean-Marie Zeitouni, les Violons du Roy ont le grand mérite de n'exhaler aucun opportunisme classique.C'est que ce disque ne sent pas la commande pour attirer les amateurs de musiques du monde ; on y ressent plutôt le respect et la ferveur pour le répertoire de Piazzolla conçu pour les cordes.Ajoutons que la commande était grande pour les solistes, vu que le grand (violoniste) Gidon Kremer avait déjà mené à bien une entreprise comparable avec son ensemble Kremerata Baltica.Or ce projet québécois se défend fort bien par rapport à celui de Kremer, à commencer par la performance plus qu'honorable de la violoniste Pascale Giguère.Il a aussi le mérite de ne nous «mettre en cordes » que du tango piazzollien ainsi qu'une pièce du compositeur (et violoncelliste) argentin José Bragato, Graciela y Buenos Aires.La ferveur et l'esprit piazzolliens Les limites de Piazzolla dans un tel cadre \u2014 Alain Brunet CHANSON BRIGITTE SAINT-AUBIN ÊTRE (L-ABE / SÉLECT) ((½ P.S.tendresse Son timbre fait penser à celui d'une autre jeune auteure-compositrice et interprète, Andréanne Alain.Son univers rappelle un peu celui d'Ariane Moffatt, mais en plus folk et, surtout, en plus conservateur sur tous les plans.N'empêche, Brigitte Saint-Aubin se démarque de bien d'autres jeunes chanteuses qui tentent de se faire remarquer.Pas tant pour ses airs gentils que pour ses textes trop pleins de bons sentiments, mais fort bien écrits.La fille de Québec a une forte inclination pour les jeux de mots et les métaphores filées.Pour le meilleur (Être et Dénouer le nous, bien servie par ces procédés) ou le pire, comme sur Au bord de la mère, chanson tendre sur la maternité.qui aurait dû demeurer privée.À moins que Brigitte Saint-Aubin ait l'ambition de jouer dans les plates-bandes de Lynda Lemay.Être pourrait devenir l'acte de naissance d'une véritable auteure de chansons.Mais pour vraiment se faire chair, l'interprète devra étoffer son chant aérien qui, bien que très joli, ne semble capable d'évoquer qu'une seule émotion : le vague à l'âme.Cet univers possède cependant déjà tout ce qu'il faut pour plaire aux amateurs de chanson d'appartement.De belles trouvailles Le chantmanque de couleurs \u2014 Alexandre Vigneault ROCK THE TRAGICALLY HIP WORLD CONTAINER (UNIVERSAL) ((½ Sans surprise, mais.On ne tend pas l'oreille à chaque nouveau disque des Hip par curiosité, plutôt par habitude.On connaît leur son et on ne s'attend pas tellement à être surpris.World Container n'a d'ailleurs rien d'un ovni dans le parcours du groupe de Kingston, Ontario.Gordon Downie demeure dans les limites d'un rock assez conventionnel, assis sur un solide fond de guitare et peut-être plus tenté qu'avant par le lyrisme.Dire que World Container amène un vent de fraîcheur serait grandement exagéré.The Lonely End of the Rink, qui parle vaguement de la fièvre du hockey, se démarque cependant du lot grâce à une rythmique plus carrée, une couleur et un tranchant qui évoquent le premier Franz Ferdinand.In View possède quant à elle une légèreté pop à laquelle on ne s'attendait pas.Quand au reste, il correspond à ce qu'on attend de la part de ces vétérans.On ne doute pas une seconde que The Tragically Hip saura défendre ses nouvelles chansons lors de ses deux concerts montréalais, jeudi et vendredi au Métropolis.Mais on ne doute pas non plus que ce sont ses plus vieux hits qui feront vraiment lever le show.Les rares surprises L'habitude \u2014 Alexandre Vigneault SONIA SARFATI Vous souvenez-vous du dernier week-end?La pluie qui, samedi, tombait comme vache qui pisse et le vent qui, dimanche, souff lait à écorner les boeufs?Mauvais temps pour les ruminants, quoi \u2014 incluant ceux qui se sont mis à ruminer de sombres pensées en ces journées de grand «bof!».Eh bien, j'en connais une (devinez laquelle) qui a traversé l'épreuve avec le sourire.Ce n'est pas une rumeur.mais grâce à Rumeurs, dont la troisième saison a été lancée en DVD le 24 octobre.La troisième saison, pour vous (re)situer, c'est celle qui commence avec le retour à la maison d'Esther avec bébé Laurence, Benoît dans le décor (plus ou moins flou); la disparition de Jacques qui laisse un grand trou dans le coeur d'Hélène; et l'arrivée de David-tête-à-claques dans les pattes de la toujours impayable Michèle Lauzon \u2014 qui s'offre le luxe d'une finale percutante, dans le dépanneur situé au rez-de-chaussée de l'immeuble où se trouvent les bureaux de Rumeurs.En cours de route, des répliques assassines signées Isabelle Langlois («Tu dois me confondre avec quelqu'un qui a le goût de se faire niaiser », grondera Mme Lauzon); des situations plus que cocasses (Benoît qui sort de force (!) du placard, en direct à la télé, l'animateur d'une émission de cuisine; la pseudo-mort d'Hélène; la chasse au psy; la course à l'amour \u2014 surtout celle de Pierre-Paul qui se retrouve dans de beaux draps en compagnie d'une auteure d'émissions pour enfants, etc.).En tout, 26 épisodes d'environ 22 minutes.Ça fait neuf heures et demie de bonne humeur en barre (ou plutôt en disque) pour qui est adepte de la rirothérapie, ou d'ensoleillement \u2014 pour qui pratique la luminothérapie (puisque c'est tendance).En guise de supplément, une entrevue d'une demi-heure avec Lynda Johnson, Geneviève Brouillette, James Hyndman et le réalisateur Pierre Théôret.Entrecoupée de bloopers, elle se déroule dans la salle de conférence de Rumeurs - où, semblet- il, se tournent les scènes les plus difficiles.à cause de la dissipation des acteurs ainsi réunis.Elle permet de découvrir comment les interprètes s'approprient leurs personnages, comment se fait le tournage (par blocs de quatre épisodes et par décors), etc.En prime, un commentaire (involontairement) très drôle de l'intervieweuse, Christine Saucerotte, qui mentionne au passage que «les textes d'Isabelle Langlois sont très dialogués».Pour des scénarios, il paraît que ça aide.Mais ce n'est peutêtre qu'une rumeur.(((( ARTS ET SPECTACLES DEMAIN, LA TERRE\u2026 DE YANNICK MONGET, ÉDITIONS DE LA MARTINIÈRE.On apprenait cette semaine que le réchauffement climatique pourrait coûter 7000 milliards de dollars à l'économie mondiale.Une autre nouvelle alarmante qui s'ajoute à la liste des scénarios catastrophes avancés par les écologistes.Des chiffres, encore des chiffres, aux dimensions tellement énormes qu'ils créent plus un sentiment d'absurdité qu'autre chose.On dit qu'une image vaut mille mots et c'est le cas avec Demain, la Terre.un beau livre d'images dont l'étrange concept consiste à nous montrer\u2026 de magnifiques apocalypses, qui n'ont rien à avoir avec la science-fiction mais avec les prédictions des scientifiques.Les conséquences du réchauffement climatique sont non seulement expliquées dans un texte concis de Yannick Monget, mais illustrées à l'aide d'images retouchées.Avec la montée des eaux, seul le Big Ben à Londres est visible au-dessus des flots ; la nouvelle ère glaciaire emprisonne Manhattan sous les glaces; l'extinction de notre espèce permet à la nature de reprendre ses droits, et le centre-ville de Toronto comme le Capitole aux États-Unis sont recouverts de végétation.Enfin, dans le pire des scénarios, le réchauffement transforme la Terre en une planète désertique, et de Montréal sous les sables, nous ne voyons émerger que le mât du Stade olympique\u2026 Visions terribles et spectaculaires, qui nous font comprendre que notre civilisation pourrait bien un jour connaître le destin de la mythique Atlantide.Heureusement, le dernier chapitre nous montre des images qui pourraient devenir réalité si nous nous réveillons à temps : des villes sans voiture, remplies de jardins qui rendent à la planète et aux hommes un peu d'air pour respirer\u2026 \u2014 Chantal Guy SUGGESTION BEAUX LIVRES « C'est immense, c'est surdimensionné\u2026 » RADIO-CANADA « \u2026 Des marionnettes géantes époustouflantes, alliant cette fois le grandiose à la technologie.» VOIR 9 ET 10 DÉCEMBRE 2006, GRANBY Le Palace de Granby 450 375-2262 14 ET 15 DÉCEMBRE 2006, L'ASSOMPTION Théâtre Hector-Charland 450 589-9198 #5 28 ET 29 DÉCEMBRE 2006, QUÉBEC Salle Louis-Fréchette, Grand théâtre de Québec 418 643-8131 3 ET 4 JANVIER 2007, TERREBONNE Théâtre du Vieux-Terrebonne 450 492-4777 24, 25 ET 26 NOV.2006 3437289A 3439802A 3437279A ARTS ET SPECTACLES SUGGESTION DVD STÉRÉO PERSO Entre les frasques de Paul et Paul, les singeries de Ding et Dong, et bien avant le délire de La petite vie, Claude Meunier a pondu, avec Louis Saia, deux pièces de théâtre, lesquelles ont été adaptées pour la télévision dans les années 80 : Appelez-moi Stéphane et Les voisins, produites par Radio- Québec.Sorte de classique, Les voisins passe enfin à l'ère du DVD.Mettant en vedette, entre autres, Serge Thériault, Marc Messier, Rémy Girard et Paule Baillargeon, tout l'univers tordu de La petite vie s'y trouve, à l'état d'embryon ; univers cette fois peuplé de personnages presque extraordinairement ordinaires, empêtrés dans une existence routinière d'une infinie platitude, incapables de s'exprimer autrement qu'à coups de phrases toutes faites et de formules d'usage.Ce pourrait être d'une tristesse apocalyptique si Meunier et Saia n'étaient pas des génies de la « langue de tous les jours », langue qu'ils triturent et torturent jusqu'à la rendre grotesque et, surtout, immensément comique.Voyez enfin, ou revoyez, ce petit chef-d'oeuvre d'humour qui illustre à merveille la devise de l'ancien magazine Croc : C'est pas parce qu'on rit que c'est drôle.(À quand le DVD d'Appelez-moi Stéphane ?) Aleksi K.Lepage, co l laboration spéciale Les voisins FRÉDÉRICK DE GRANDPRÉ Ce qu'il lit : « J'essaie de trouver le temps de finir The Narrows de Michael Connelly.J'aime beaucoup l'univers de Connelly et je me fais un devoir de lire tous ses romans dans l'ordre.Son héros, l'inspecteur Bosch, est un personnage fascinant, et cette incursion dans les bas-fonds de Los Angeles, passionnante.» Ce qu'il écoute : « J'ai des compilations de musique jazz de la collection Ultra-Lounge.Chaque disque a un thème, et j'apprécie le choix musical et l'ambiance qui se dégage de chaque compilation.» Ce qu'il vient de voir en DVD: «Casanova de Lasse Hallström, avec Heath Ledger.La direction artistique et le souci du détail m'ont beaucoup impressionné.J'aime beaucoup le jeu de Heath Ledger, tout en subtilité mais avec une assurance et une force désarmantes.Si je me faisais critique, je dirais de ce film qu'il est divertissant mais sans plus.» \u2014 PROPOS RECUEILLIS PAR ALAIN DE REPENTIGNY POP A HAWK AND A HACKSAW THE WAY THE WIND BLOWS (LEAF/FUSION III) (((½ Un disque qui berce et remue Avant le Gulag Orkestar de Beirut, devenu coqueluche des blogueurs et qu'a ramassé le label 4AD, il y avait A Hawk and a Hacksaw, formation essentiellement instrumentale du batteur Jeremy Barnes (Neutral Milk Hotel).Leur truc, aux quatre musiciens de AHAAH et à ceux de Beirut, c'est la rencontre entre le folk américain et la musique des Balkans.Là où la naïveté et l'impétuosité d'un Beirut rend la musique imparfaite, mais attachante, c'est avec sérénité, maturité et une certaine dose de vraies bonnes idées qu'a été conçu The Way the Wind Blows.Enregistré dans leur patelin d'Albuquerque ainsi qu'en Roumanie avec le concours des cuivres déchirants de la Fanfare Ciocarlia, le troisième album du groupe défile en montagnes russes (ou encore roumaines, tiens!) cherchant moins à s'inscrire dans une mouvance pop (comme le fait Beirut) que de tenter un mariage de coeur entre la chanson folk et les couleurs typiquement gitanes.Les musiciens est-européens sont utilisés parfois à contre-emploi, lors de solos touchants appuyés par des arrangements minimalistes, mais évocateurs.Parfait pour l'automne À trop emprunter des gitans, on ne peut que préférer l'original\u2026 \u2014 Philippe Renaud, collaboration spéciale POP THE ALBUM LEAF INTO THE BLUE AGAIN (SUBPOP/OUTSIDE) ((( Douillet The Album Leaf est l'affaire d'un seul homme aux jolies inspirations, l'Américain Jimmy La Valle, un ancien collaborateur du groupe californien Black Heart Procession aujourd'hui rompu au post-rock ambiant.L'homme à tout faire - il joue de pratiquement tous les instruments sur ce nouvel album, qu'il réalise aussi - provoque les comparaisons avec Sigur Ròs : non seulement a-t-il tourné avec eux, mais ce Into the Blue Again, tout comme son prédécesseur, a été en partie conçu dans les studios du groupe islandais.Voilà pour la petite histoire; le disque, maintenant, aussi langoureux et douillet et confortable soit-il, marque un arrêt sur image par rapport au précédent effort, moins poli sur le plan des arrangements mais plus vibrant.L'instrumentation rock traditionnelle rencontre les arrangements électroniques sur des compositions essentiellement instrumentales, aux progressions harmoniques agréables quoiqu'un peu faciles.De la musique pour les dimanches matins d'automne.S'écoute sans heurts Déjà entendu ailleurs \u2014 Philippe Renaud, collaboration spéciale INSTRUMENTAL PSYCHOCARAVANE À L'ABRI D'UN CONVOI (L-ABE / SÉLECT) (((½ « Disque de genre » Depuis la belle époque des French B dont il était le guitariste, Roger Miron enchaîne campements et bivouacs.On l'a vu notamment du côté des Chiens et d'Ève Cournoyer pendant qu'il mettait en oeuvre ce projet de rock instrumental empreint d'américanité.Tout ce qui émane de ce disque évoque déserts, cactus, mesas, pics rocheux, motorisés, 18 roues, forêts, prairies, autoroutes, relais routiers et villes champignons.Si j'étais Sam Shepard ou Wim Wenders, j'embaucherais Roger Miron pour la musique d'un prochain road movie car le musicien montréalais maîtrise la quasi-totalité des concepts originels de notre pop culture continentale : surf rock, country rock, country planant, country psychédélique, ballades, le tout orné de guitares variées (slide, lap steel, dobro, etc.) harmonica, Hammond B3 et autres Fender Rhodes.Entouré du batteur Jean Larocque, du bassiste Éric Rathé et d'invités triés sur le volet (l'harmoniciste Jean Pellerin et le multi-instrumentiste Éric Goulet), Miron a dirigé ce convoi avec l'autorité nécessaire.On aurait peut-être aimé davantage de transgressions stylistiques (comme le fait Calexico, par exemple), encore fallait-il commencer par mettre la table.Encore fallait-il un «disque de genre » de cette trempe.Américanité totalement assumée Manque de transgressions stylistiques \u2014 Alain Brunet HIP HOP LADY SOVEREIGN PUBLIC WARNING (CASUAL/DEF JAM/UNIVERSAL) ((( Deux ans plus tard\u2026 La jeune rappeuse londonienne Lady Sovereign lance enfin son premier album, Public Warning, et honnêtement, nous ne ferons pas semblant d'être emballé par le phénomène, ni par le contenu de son premier disque.Et c'est bien tout le problème de la Lady, une excellente rappeuse au caractère bouillant qui arrive un peu tard avec ses promesses de fraîcheurs musicales.Née et biberonnée par la blogosphère musicale, Lady Sovereign a commencé à faire parler d'elle il y a deux ans - autant dire une éternité.Quelques singles et mini-albums plus tard, elle nous sert Public Warning.Or, les fans écoutent depuis plusieurs mois déjà sept des 13 titres de ce disque, qu'on espérait par ailleurs plus riches en idées musicales.Ne nous méprenons pas, on maintient que cette demoiselle est une boule d'énergie qui a déjà une voix propre, un verbe fort et articulé.Mais les productions de son ami Medasyn sont déjà datées et, avec le recul, pas si croustillantes qu'il n'y paraissait à l'origine.Heureusement, le remix de Love Me Or Hate Me, avec Missy Elliott, vaut à lui seul le prix de l'album.Une bonne vocaliste, colorée et caractérielle Trop peu, vraiment trop tard \u2014 Philippe Renaud, collaboration spéciale PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE© 3429672A 3437550A NOUVELLE SUPPLÉMENTAIRE! 18 NOV./19 NOV.20H AU SPECTRUM 318, rue Ste-Catherine Ouest www.gsimusique.com 3 nov.Ste-Thérèse / 5 nov.Moncton / 9 nov.St-Hyacinthe / 10 nov.Québec 11 nov.Sherbrooke / 15 nov.Chicoutimi / 16 nov.Dolbeau / 17 nov.Shawinigan 18 nov.Montréal / 19 nov.Montréal / 23 nov.Gatineau / 24 nov.St-Eustache 25 nov.St-Jérôme / 28 nov.L'Assomption / 29 nov.Joliette / 30 nov.Terrebonne COMPLET ALBUM DISPONIBLE Félix Meilleur album de l'année Folk contemporain Bravo! 3439863A MOREAU JEAN-GUY SACEF DU21AU24MARS 2007 \u201cIl était temps que Jean-Guy Moreau revienne\u201d Jean Beaunoyer, La Presse \u201cLe rire franc, le rire jaune, (.) pas le moindre rire bête\u201d Sylvain Cormier, Le Devoir \u201cTête-à-têtes réussi\u201d Michel Therrien, Journal de Montréal Après 3 soirs à guichets fermés Supplémentaires 3435099A 3438741A PLACE BONAVENTURE incontournable 3439114A 3440159A Illustration: Nadja Cozic et Bernard Leduc 2 nouvelles supplémentaires le 29 décembre Billets en vente ce samedi midi 3440463A ARTS ET SPECTACLES CLAUDE GINGRAS Comme deuxième spectacle de sa 27e saison, l'Opéra de Montréal affiche l'un des ouvrages les plus populaires du répertoire lyrique : La Traviata, de Verdi.Si populaire, en fait, cette Traviata, que l'OdM annonce six représentations, au lieu de quatre ou cinq, de ce succès de box-office qui détient le record de la maison.En effet, c'est la sixième fois que l'OdM le monte, par rapport à cinq fois pour Tosca, La Bohème et Madama Butterfly et quatre fois pour Aida, Carmen, Rigoletto et Il Barbiere di Siviglia.Première ce soir, 20 h, salle Wilfrid-Pelletier de la PdA, suivie de quatre soirées et d'une matinée, 14h, pour la dernière le 18 novembre.Pour cette sixième Traviata, l'OdM a conçu une toute nouvelle présentation scénique (décors et costumes) et une nouvelle approche.Le metteur en scène invité, Jacques Leblanc, de Québec (qui a déjà signé La Veuve joyeuse et Agrippina à l'OdM), a déplacé l'action d'un siècle: nous ne sommes plus en 1840 mais en 1950.Lors d'une récente rencontre de presse, M.Leblanc a tenté de justifier son choix, mais sans convaincre.Donnons-lui quand même jusqu'à ce soir\u2026 En attendant, rappelons brièvement l'intrigue, inspirée de La dame aux camélias, roman et pièce de théâtre d'Alexandre Dumas fils.Au milieu d'une vie de demimondaine, Violetta Valéry trouve l'amour vrai en Alfredo Germont, mais le très correct père du jeune homme obtient de Violetta qu'elle renonce à son fils et celui-ci en conclut qu'elle ne l'aime plus.Abandonnée de tous, Violetta meurt dans les bras d'Alfredo venu lui pardonner.Les trois interprètes principaux sont, pour l'instant, de célèbres inconnus: la soprano portoricaine Yali-Marie Williams, le ténor américain Dimitri Pittas (formé à Mc Gill, dit la notice) et le baryton américain Stephen Kechulius.Également des États-Unis, James Meena, invité à quelques reprises à l'OdM, dirigera l'Orchestre Métropolitain du Grand Montréal.OPÉRA / La Traviata Pour la sixième fois PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © Yali-Marie Williams, une Violetta bien entourée au premier acte de La Traviata.NOUVELLES DU DISQUE Un nouveau Lemieux Marie-Nicole Lemieux ajoute un autre opéra de Vivaldi à sa discographie: Griselda, dont elle chante le rôle-titre avec Philippe Jaroussky et Simone Kermes, sous la direction de Jean-Christiphe Spinousi, chez Opus 111.Oratorio de Waxman Une autre première au disque chez Deutsche Grammophon: Joshua, oratorio dramatique de l'Allemand Franz Waxman, établi à Hollywood comme compositeur de musique de film.Maximilian Schell est le narrateur et James Sedares dirige chanteurs et orchestre dans cette oeuvre de 1959 sur la vie de Josué (Joshua), successeur de Moïse comme chef des Israélites. 514 790-1111 .1 800 848-1594 .www.tel-spec.com Billetterie du Theatre St-Denis,1594, rue St-Denis, Montreal presente C'est vraiment une fete! - Premiere Chaine de Radio-Canada Irresistible et enlevant - Radio-Canada Authentiquement Dassin ! - Claude Lemesle, parolier de Joe Dassin Ses chansons nous font encore vibrer - TVA De beaux moments d'emotions - Espace Musique Un spectace qui vaut le detour - RDI Tres reussi - CKAC J'ai rarement vu autant de monde positif a la sortie d'un spectacle - 98,5 FM production relevee et genereuse - Journal de Montreal Tout un spectacle !! - 7 Jours Envoutee - 105,7 RYTHME FM Magnifique - Julien Dassin spectaclejoedassin.com le bistro des tr is colombes Animation et degustation gratuite de fromages d'ici au bistro des trois colombes, une heure avant chaque representation.Theatre St-Denis 26 novembre Des mercredi jusqu'au complet 8et9novembre toUS leS S oIRS A20H leS d Imanc HeS 12,19 et 26 novemb Re A16H SamedI 25 novemb Re A14H ne manq Uez pa SleS Rep Re Sentat IonS en mat Inee dU 8aU26novemb Re Ho RaIRe 3440302A ARTS ET SPECTACLES CLAUDE GINGRAS L'Ensemble Arion a choisi Vivaldi comme sujet de son dernier disque.Le programme comprend sept concertos : quatre pour basson, deux pour flute et un pour flute et basson.Des quelque 500 concertos qu'a laisses le prolifique compositeur, la moitie sont pour le violon, soit 250 environ.L'instrument le plus genereusement represente ensuite est le basson, avec 39 concertos, alors qu'on n'en compte que 15 pour la flute traversiere.Bien que peu porte sur la musique du Pretre roux, j'avoue avoir pris un reel plaisir a ce disque.Tout d'abord, les concertos retenus offrent une certaine originalite; il y a meme la un ou deux themes qu'on retient.Ensuite, le petit ensemble de sept instruments est extremement vif et colore dans les mouvements rapides et les cordes de boyau prennent un ton plaintif et assez touchant dans les mouvements lents (systematiquement places entre deux allegros et contrastant avec eux).Enfin, les deux solistes, Claire Guimond a la flute baroque et Mathieu Lussier au basson baroque, sont impeccables.Contrairement a l'impression qu'elle donne parfois en concert, la flutiste montre ici .car un disque est une chose qui reste .qu'elle peut jouer en technicienne precise et en vraie musicienne.Mais la vedette du disque, c'est Mathieu Lussier, et il a heureusement la plus grande part du programme.Virtuose du basson baroque, Lussier en fait ressortir le cote sombre dans les mouvements lents et, a l'oppose, le transforme en compere moqueur dans les mouvements rapides.Dommage que la prise de son reproduise les bruits des cles du basson et jusqu'aux respirations de celui qui en joue.VIVALDI.Ensemble Arion, Claire Guimond, flutiste, Mathieu Lussier, bassoniste.early-music.com, EMCCD-7764 CLASSIQUE Mathieu Lussier et le basson de Vivaldi Revivez «Le sacre du printemps» et le Best of des plus beaux moments des créations de Maurice Béjart À LA PDA LE 14 ET 15 AVRIL 2007 Billet en vente maintenant Un spectacle touchant et grandiose 3440732A www.espresso-com.com 3440360A ARTS ET SPECTACLES SPECTACLES CLASSIQUE CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR Ensemble instrumental du Conservatoire: 20h.MONUMENT-NATIONAL Akousma : musique électroacoustique: 20h.POLLACK HALL (UNIVERSITÉMCGILL) Orchestre symphonique de Mc Gill.Dir.Yaniv Attar.Coriolan (Beethoven), Requiem (Fol), Symphonie no 5 (Tchaïkovsky) : 20h.REDPATH HALL (UNIVERSITÉMCGILL) Musica Camerata Montréal.Reger, Gougeon, Strauss : 20h.SALLE WILFRID-PELLETIER (PLACE DES ARTS) La Traviata (Verdi).Opéra de Montréal.Yali-Marie Williams, soprano, Dimitri Pittas, ténor, Stephen Kechulius, baryton.Mise en scène: Jacques Leblanc.Orchestre Métropolitain du Grand Montréal.Dir.James Meena : 20h.DANSE AGORA DE LA DANSE Wen Wei Dance Unbound: 20h.(suite en page 19) MARIE-CHRISTINE BLAIS Didier Morissonneau, pas plus que le metteur en scène Pierre Boileau, ne s'en cachent : pour obtenir un tel commentaire et des réactions de plus en plus enthousiastes du public, il a fallu travailler fort PENDANT les 16 représentations du spectacle au Capitole de Québec.«Disons qu'il y avait beaucoup de trafic sur la scène et qu'on a fait le ménage, on a épuré, on a recentré les numéros, explique Pierre Boileau.Mais c'est un processus normal, qu'on connaît encore peu au Québec parce que nous n'avons pas tant de revues musicales dans notre histoire récente.» «Tous les soirs, on a apporté au moins un bon changement, précise Didier Morissonneau.Il fallait trouver l'équilibre : en offrir suffisamment pour que les gens en aient pour leur argent (le prix des billets oscille entre 60$ et 80$) et leur permettre aussi, tout simplement, de chanter, eux, sans qu'ils aient l'impression qu'on leur fait faire le travail.On a eu des heures et des heures de discussion dans la nuit pour parvenir à ce qu'est devenu ce spectacle.» Les projections aux couleurs très vives, qui étaient très (trop) nombreuses, ont été réduites et souvent ralenties, et sont moins stressantes pour la rétine; la chanson Salut les amoureux, écourtée, est maintenant présentée en version intégrale; les trois écrans géants mobiles rentrent et sortent un peu moins à tout propos (« oui, moi aussi, ils me gossaient, les écrans », reconnaît t rès simplement Mor issonneau); les chorégraphies ont été épurées; enfin, les 10 chanteurs et les huit danseurs, sans oublier les sept musiciens sous la direction du percussionniste Luc Boivin, ont tous vraiment trouvé leurs marques.Ils étaient déjà tous très bons à Québec (la journaliste qui signe ces lignes a assisté à la première au Capitole au début du mois d'octobre), ils n'en seront donc que meilleurs à Montréal.«Il faut se rappeler que nous n'avons pas les conditions de travail de Broadway, explique Pierre Boileau, et que, par exemple, on n'a même pas eu 48 heures pour tester les projections avant la première représentation!» Idem pour la voix de Dassin, qu'on entend maintenant davantage durant le spectacle : «Quand on a négocié les droits avec la France, on nous a dit : \"oui, oui, on vous envoie tout ça \" », s'exclame Boileau, en prenant un accent français.Résultat, on a reçu la bande avec la voix isolée de Dassin le jour de la répétition générale ! Il était trop tard pour l'utiliser de façon pertinente et fluide pendant les premières représentations.» En d'autres termes, le public montréalais aura droit à une production plus aboutie qu'à Québec (que nos lecteurs de Québec se consolent en se rappelant c'est à Montréal que Dracula, autre production musicale québécoise réussie, a été rodée avant d'être interprétée dans la capitale.) En outre, la scène de Saint- Denis est un peu plus large, ce qui donnera au spectacle encore plus «d'erre» d'aller.Déjà, en octobre, malgré ses défauts, cette revue musicale «made in Québec » m'avait vraiment plu et j'ai véritablement hâte de la revoir en version améliorée.Il y a un plaisir infini à chanter tous ensemble : «On ira où tu voudras, quand tu voudras, et on s'aimera encore, même quand l'amour sera mort\u2026» Joe Dassin, la grande fête musicale, au Théâtre Saint-Denis du 8 au 26 novembre.REVUE MUSICALE / Joe Dassin, la grande fête musicale Salut, Joe ! C'est après l'une des dernières représentations à Québec du spectacle-hommage québécois Joe Dassin, la grande fête musicale que le producteur Didier Morissonneau a enfin entendu LA phrase qu'il attendait : «Un journaliste m'a dit que cela lui avait fait penser au Big Bazar de Michel Fugain.Hey, c'était ça, mon agenda secret depuis le tout début de cette production : recréer la joie, le bonheur que j'avais ressentis à 9 ans quand j'ai vu mon tout premier spectacle, celui de Michel Fugain et son Big Bazar au Grand Théâtre de Québec, en 1975! » Montréal est-il prêt à recevoir une telle dose d'énergie et de bonne humeur à compter de mercredi, au Théâtre Saint-Denis ?PHOTO ARCHIVES FAMILLE DASSIN Oui, il y a bel et bien une tache sur le col de Joe Dassin, sur cette photo prise à l'époque où il étudiait aux États-Unis.Ce document d'archives est l'une des nombreuses photos inédites utilisées pour Joe Dassin, la grande fête musicale.C'est d'ailleurs le seul spectacle-hommage au chanteur qui a reçu l'aval de la famille Dassin.PHOTO ARCHIVES FAMILLE DASSIN Avec sa femme Christine, Dassin a eu deux fils, Jonathan et Julien, et le spectacle Joe Dassin, la grande fête musicale souligne de façon particulière la vie de Dassin papa, avec photos et films d'époque et, surtout, la voix du chanteur.Le public montréalais aura droit à une production plus aboutie.«On a épuré, on a recentré les numéros.Mais c'est un processus normal », explique le metteur en scène Pierre Boileau. Le Messie BILLETS À PARTIR DE 30$ ÉTUDIANTS : 25$ SPECTACLES : 20 H CAUSERIES : 23, 24 ET 25 NOV 2006, 19 H 514 842-2112 GROUPES : 514 849-0269 Chorégraphe MAURICIO WAINROT Musique GEORG FRIEDRICH HÆNDEL 2 5 n o v Danseurs : Tara Birtwhistle et Jaime Vargas / Photo : David Cooper PRÉSENTÉ PAR 3437562A Photo : Chris Van der Burgt RÉSERVEZ VOS BILLETS DÈS MAINTENANT 514 842.2112 1 866 842.2112 www.pda.qc.ca Réseau Admission 514 790.1245 MULTI-PRÊTS PRÉSENTE LES BALLETS C.DE LA B.BELGIQUE CONCEPTEUR ET METTEUR EN SCÈNE : KOEN AUGUSTIJNEN | ALTO MASCULIN : STEVE DUGARDIN COMPOSITEUR : GUY VAN NUETEN SIX DANSEURS ET QUATRE MUSICIENS La collaboration enthousiaste entre le chorégraphe Koen Augustijnen, l'alto masculin Steve Dugardin et le compositeur Guy Van Nueten dans bâche réclamait une suite.Le chanteur et quatre musiciens, présents sur scène, sont rejoints par six danseurs, hommes et femmes.Cette nouvelle oeuvre explore plus avant le langage formel né de l'association de différents styles de danse, de performances, de théâtre, d'acrobatie, de musique et d'art plastique.Co-production avec la Place des Arts.Directeur de la programmation : Michel Gagnon.IMPORT EXPORT [PREMIÈRE MONDIALE] 14 AU 18 NOVEMBRE 2006 TARIFS : 28 $ (adulte) 18 $ (étudiant) par spectacle, taxes et redevances incluses 3439652A 3437292A B.C.FIEDLER et RUBIN FOGEL présentent E N C O N C E R T Jeudi 9 novembre 20 h Le légendaire CE JEUDI 3440832A www.dansedanse.net saison 2006.2007.16.17.18.NOVEMBRE, 20 h Chorégraphe Chaosgraphe Musique Angelin Preljocaj Fabrice Hyber Antonio Vivaldi BALLET PRELJOCAJ LES 4 SAISONS.France 3436516A ARTS ET SPECTACLES PAUL JOURNET CRITIQUE COLLABORATION SPÉCIALE Jeudi soir, Jean-François Breau retournait au Théâtre Saint-Denis.C'est là, en février 2004, que sa carrière a vraiment décollé avec la comédie musicale Don Juan.Cette fois, c'est différent.Il doit charmer le public avec ses propres chansons, surtout celles de son dernier disque Exposé.Pas facile de se retrouver seul avec sa guitare et trois musiciens.Pas facile, après Don Juan, d'être Jean-François.Au début, c'est réussi avec Tu me manques et Toi et moi.La voix est juste et les mélodies sont accrocheuses.Mais quand il dépose sa guitare, l'interprétation devient un peu caricaturale.Ses danses ou mimiques ne rendent pas toujours bien l'émotion des pièces.C'est le cas de Grand dérangement, que l'Acadien chante un peu comme il chante l'amour.D'une belle voix puissante, mais sans nuance.Reste que les «on t'aime» qui suivent ses déhanchements le confirment : la foule apprécie.D'ailleurs, il cherche souvent ces cris d'approbation.Comme quoi on ne ressort pas indemne de l'aventure Don Juan.Son charisme séduira toute la soirée.Généreux, il invite l'auteur de En un instant à la chanter avec lui.Souriant et détendu, il ose quelques monologues assez drôles.Toutefois, certains s'adressent seulement à une ou deux vedettes parmi la foule.Et d'autres s'étirent.Comme celui qui aboutit avec le punch : «Ma f ly était baissée.» Seul au piano, Jean-François Breau amorce la deuxième partie avec Ta chanson.Cette douce mélodie sur une rupture est jouée toute en finesse.Un beau moment.Son choix des pièces est audacieux.Il fait confiance à son matériel.Plaisir, le premier extrait de Don Juan, n'arrivera qu'en fin de soirée.Le deuxième extrait, Aimer, est interprété en duo avec Marc Dupré, qui imite Marie-Ève Janvier dans le rôle de Maria.Le choix de quelques reprises aussi est judicieux.Petite Marie et Cap enragé conviennent à sa voix et à ses racines.La soirée prend même un peu de muscle.Cela culmine avant le rappel avec Bonfire.Et on se demande pourquoi.Pourquoi, comme tant d'autres, il s'improvise un accent quasi joual pour paraître rock.Avec les paroles, on se croit presque dans une pub de bière.Heureusement, il termine en beauté.Seul à la guitare et sans amplification, Jean-François Breau joue en rappel Les petits riens.Il débute en chantant : «Veux-tu m'embrasser ?» La réponse sera stridente et immédiate: «Ouiii ! » CHANSON / Jean-François Breau Il est don Breau ARTS ET SPECTACLES ISABELLE MASSE Vous connaissez Paul Descha nel ?me lance Yvon Deschamps.Un coup d'oeil dans le Petit Larousse illustre nous apprend que l'homme a brievement occupe la fonction de president de la Republique, en 1920.Le nom inscrit au-dessus de celui de Deschanel est plus familier aux Quebecois : Deschamps, Yvon, Montreal 1935, humoriste canadien.Dans des monologues pleins de finesse, il met en scene les petits travers quotidiens de ses contemporains.Le nom du monologuiste y est repertorie depuis 2005.Pleins de finesse.repete un Deschamps fier, en parcourant la pochette du quatrieme DVD renfermant les coups marquants de sa carriere, de 1990 a 2001.Pochette qu'il n'avait pas encore vue au moment de l'entrevue ( Je n'ai pas participe a sa conception.J'ai fait confiance.) et sur laquelle on a retranscrit la definition laroussienne de Deschamps.C'est dire a quel point l'humoriste a, par ses histoires, laisse sa marque depuis un demi-siecle.L'homme devant nous reste toutefois modeste, meme quand il rappelle qu'il a donne pres de 600 spectacles a la Place des Arts, depuis 1970.Qu'a force d'y jouer, jusqu'a sept fois certaines semaines, toujours au meme endroit, au bord de la scene de la salle Wilfrid-Pelletier, ses semelles ont erode le plancher.On disait, a l'epoque: c'est la place a Yvon, se rappelle le monologuiste.Fions-nous a la parole du venerable artiste, car un nouveau plancher a, depuis, efface toute trace d'une periode chargee de souvenirs.J'ai tellement ecrit dans les annees 70 et 80, raconte Deschamps.J'etais une machine.Je montais un spectacle aux 15 mois.J'aurais aime avoir un moulage de mes pieds, ajoute-t-il.Quel beau trophee que de pouvoir montrer que tu as use un plancher de scene! La sortie, mardi, du quatrieme coffret DVD de l'anthologie (de l'equipe de Patrice Duchesne) retracant les 50 ans de carriere de Deschamps arrive alors que le monologuiste souhaite prendre du recul.Celui qui vient de terminer une tournee quebecoise de 150 spectacles avec sa tendre moitie et de vendre son manoir Rouville- Campbell ne veut plus rien faire.pour l'instant.J'ai quand meme donne 600 spectacles ces dernieres annees (Comment ca, 2000?et Judi et Yvon font une scene).A 71 ans, un gars a le droit d'arreter! Cela dit, je suis dans un etat inquietant, que je connais bien pour l'avoir vecu plusieurs fois.Inquietant?Car j'ai toujours peur que ca reste comme ca, qu'il n'y ait plus rien d'autre, plus d'etincelle.Remarquez que maintenant, c'est moins grave.Quand notre carriere est en pleine effervescence, c'est autre chose.Difficile d'imaginer Deschamps assis, les bras croises, dans son salon.J'ecoute de la musique.Je ne peux pas lire, car je me tanne.Aucun livre ne m'interesse pour le moment.Par contre, depuis plusieurs semaines, je realise sur mon ordinateur des montages souvenirs avec les films d'enfance de mes filles.Le monologuiste jure cependant qu'il ne fera plus de spectacle en solo et qu'il n'animera plus de galas.Il y a deja 10 ans qu'il a anime son dernier gala Juste pour rire.L'idee meme d'assister a un tel evenement le rebute, aujourd'hui.C'est Judi Richards qui est allee cueillir seule leur Felix du meilleur spectacle d'humour lors du plus recent gala de l'ADISQ.C'est trop long et, depuis quelques annees, je ne connais aucun chanteur, aucun groupe, explique Deschamps pour justifier son absence a la soiree.Je ne veux plus animer de gala non plus, a part peut-etre un de 30 minutes au Canal Vox, ajoute-t-il en s'esclaffant.En 1996, j'ai ete angoisse pendant huit mois.Cette annee-la, j'ai fait cinq galas Juste pour rire, avec du nouveau materiel tous les soirs, le gala de l'ADISQ et le Bye Bye.Je ne peux plus vivre ca.Je vais faire des ulceres ! Cet ete, je pensais faire une apparition-surprise a un gala Juste pour rire, puis je me suis ravise en me disant que j'aurais juste l'air du gars qui veut faire parler de lui.L'independantiste qu'il a toujours ete n'a plus le gout, non plus, de rappeler haut et fort ses convictions politiques.La, c'est aux plus jeunes de prendre position et de decider ce qu'ils veulent dans la vie.Mais on ne sait jamais avec Yvon Deschamps ! Depuis qu'il se la coule douce, il s'est remis a penser a une vieille idee.Celle de faire jouer des monologues de ses debuts par un autre.Ceux avec le gars de la shop, tout particulierement.Gilbert Rozon y pense aussi beaucoup, avoue-t-il.Mes premiers shows etaient comme des comedies musicales et non du stand-up.Avec le gars de la shop, je pourrais monter une piece de theatre.On pourrait le voir dependant de son patron, incapable de se prendre en main.Mais ce n'est pas simple.Ceux qui m'aiment apprecieraient-ils mes affaires jouees par d'autres ?Les annees qui ont passe aideraient peut-etre ses fans a accepter la chose.Remarquez que depuis qu'il porte la barbe (une dizaine d'annees), Yvon Deschamps semble, lui, ne pas avoir pris une ride de plus.Mais je vieillis, dit-il en pointant une photo de la pochette du DVD devant lui prise en 2000.Ca creuse ici, la.On est appele vers le sol ! Et certaines parties veulent y aller plus vite que d'autres ! C'est fatigant, mais Judi me rappelle souvent qu'on est chanceux d'etre en sante.Ironiquement, celui qui a longtemps ete angoisse par la mort, au point de fonctionner difficilement , semble s'en faire moins en vieillissant.Avant, j'etais incapable d'accepter la mort, ditil.Maintenant que l'echeance est plus proche.Je suis dans le groupe de ceux a qui ca va arriver bientot.C'est normal.On a perdu Marc Favreau, (Claude) Leveillee est sur le carreau, (Jean-Pierre) Ferland nous a fait peur.On n'a plus de parents et nos cousins s'en vont.Et si l'heure etait au bilan?La sortie du coffret Les annees 90-2000 force la question.En 50 ans, c'est difficile de dire que tout a ete parfait.Il y a des monologues que je prefererais ne pas reentendre et j'ai parfois mal fait mon travail.En 1969, a mes debuts, il m'est arrive de donner cinq spectacles par jour! J'etais donc parfois sur le pilote automatique.J'oubliais mon nom et ou j'etais.Deschamps pourrait aussi mentionner la courte aventure televisee CTYvon, dans les annees 80, des spectacles ou il poussait son public a bout, dans les annees 70, et des roles joues en debut de carriere par le gars pas vraiment acteur qu'il etait.L'artiste a au moins touche a tout.Je n'ai pas le sentiment du devoir accompli, mais le sentiment d'avoir bien fait mon travail en general.J'ai profite de ma notoriete pour faire connaitre notamment le Chainon, Defi-Sportif et Oxfam- Quebec.Des choses qui ont leur importance.Ajoutez a ces bonnes actions la creation du Quat'Sou (avec Paul Buissonneau), L'osstidcho, les monologues Les Unions, qu'ossa donne ?, Mirabel, Les benevoles, Les vieux et Le cable.Il y a eu assez de bons coups en 50 ans de carriere pour justifier une presence dans le Petit Larousse illustre ! J'ai droit a une etoile dans mon cahier de devoirs ! YVON DESCHAMPS Apres la scene Yvon Deschamps n'a plus envie de rien.pour l'instant.A 71 ans, apres une tournee de 150 spectacles aux cotes de sa douce, le monologuiste a decide de prendre du recul, sans pouvoir toutefois chasser une vieille idee de son esprit.PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE c La sortie, mardi, du quatrieme coffret DVD de l'anthologie retracant ses 50 ans de carriere arrive au moment ou Yvon Deschamps souhaite prendre du recul.J'ai quand meme donne 600 spectacles ces dernieres annees ! rappelle le monologuiste.ISABELLE MASSE A 71 ans, Yvon Deschamps est un independantiste toujours aussi convaincu, mais n'est plus forcement un allie inconditionnel des pequistes.Quebec solidaire l'attire, depuis qu'il est tombe sur une brochure detaillant le parti de Francoise David.Social-democrate, souverainiste, pluraliste, feministe et environnementaliste.C'est moi, ca! lance le monologuiste.Si Jean Charest declenchait des elections demain, Deschamps affirme qu'il voterait pour Quebec solidaire.De quoi donner du souffle a un parti qui pietine, selon un recent sondage CROP-La Presse.J'ai toutefois le droit de changer d'idee apres-demain., soutient Deschamps.Cela dit, n'esperez pas plus d'engagement politique de sa part.J'ai encore des idees, mais je n'irai pas sur la place publique les elaborer, mentionne-t-il.Je n'irai militer ni appuyer officiellement aucun parti.Dans vos reves seulement, vous verrez donc Deschamps prendre la pose sur le mont Orford ou a cote d'une eolienne! A combien de spectacles contre le developpement de la Baie-James ai-je participe a l'epoque ?J'etais tres engage.Je ne connais plus assez les dossiers aujourd'hui.Pret a suivre Francoise David HUMOUR YVON DESCHAMPS VOLUME 4: LES ANNEES 90-2000 .Les productions Cent detours/ GSI Musique Les derniers gags en lice On sourit en voyant la presentation visuelle d'une autre epoque.puis on embarque pendant les 43 minutes de l'entrevue qui passent en trombe.Les annees 90-2000, quatrieme DVD (au coffret luxueux) sur la carriere d'Yvon Deschamps, vaut d'abord le coup pour l'entretien qu'a accorde, en 1993, le monologuiste a Lise Payette, alors animatrice de Tete-a-tete.Deschamps rappelle qu'il est un etre angoisse qui craint la mort et se sent vraiment impuissant face a cer tains grands enjeux sociopolitiques et economiques.D'une duree de six heures (seulement ! Les trois premiers coffret en font au moins le double), ce quatrieme tome visuel est moins pertinent et fait moins office de precieux document d'archives que les precedents, mais s'avere tout de meme fort interessant : breve visite et histoire du manoi r Rouville-Campbell, propriete de Deschamps pendant 10 ans, les meilleurs numeros de deux bons spectacles solo (dont Comment ca, 2000 ?), quelques galas Juste pour rire que Deschamps a animes, des entrevues pertinentes et bien menees et de joyeuses apparitions dans des jeux televises.L'equipe passionnee de Patrice Duchesne aurait toutefois pu y ajouter le spectacle Judi et Yvon font une scene, gratifie d'un Felix, il y a quelques jours, afin qu'on ait l'impression de posseder enfin tout, tout, tout sur Deschamps.L'entrevue avec Lise Payette Les petites erreurs dans le livret I sabe l l e Mas s e llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L'independantiste qu'il a toujours ete n'a plus le gout de rappeler haut et fort ses convictions politiques.La, c'est aux plus jeunes de prendre position et de decider ce qu'ils veulent dans la vie. COUPON DE PARTICIPATION Nommez un(e) comédien(ne) de la pièce Nom Prénom Âge Adresse app.Ville C.P.Tél.rés.Tél.trav.Courriel Pour être valide, le coupon doit être dûment rempli et reçu avant le 13 novembre 2006 (date du tirage) à 9 h 30 à : Concours « Oncle Vania » C.P.1029, succ.Desjardins, Montréal, QC, H5B 1C2.Un coupon par enveloppe.Les fac-similés ne sont pas acceptés.Ce concours s'adresse aux résidants du Québec âgés de 18 ans et plus.Aucun achat requis.Règlements disponibles à la Compagnie Jean Duceppe.Valeur totale: environ 1 800 $.CONCOURS Suivez la troupe Tchekhov en coulisses La Presse vous offre la chance d'être l'une des 20 personnes qui, avec l'invité de leur choix, assisteront à la pièce Oncle Vania lemardi 28 novembre au Théâtre Jean-Duceppe.Après la représentation, les gagnants et leurs invités seront conviés à un cocktail en coulisses avec les comédiens.JUSQU'AU 2 DÉCEMBRE www.duceppe.com ACHAT DE BILLETS, FORFAIT THÉÂTRE : 514 842-2112 1 866-842-2112 Oncle Vania d' Anton Tchekhov mise en scène d' Yves Desgagnés 3439472A Mise en scène : Jean Bissonnette et Eric Belley 17-18 novembre Théâtre St-Denis 2 Mise en scène: Stéphane Crête 29 novembre au 2 décembre Théâtre St-Denis 2 15 -16 novembre Théâtre St-Denis 2 Mise en scène Guy Fournier Théâtre St-Denis 2 (514) 790-1111 www.tel-spec.com Billetterie Juste pour rire (514) 845-2322 www.hahaha.com NOUVELLES SUPPLÉMENTAIRES Les machines à café présentent 3438108A ARTS ET SPECTACLES DANSE MUSÉE JUSTE POUR RIRE La Fiesta Salsera: 22h30.TANGENTE Alliage entre langages 1, 2, 3: 20h30.THÉÂTREMAISONNEUVE DE LA PLACE DES ARTS Roméo et Juliette : 20h.VARIÉTÉS CABARET DU CASINO Claude Dubois : 20h30.FOUFOUNES ÉLECTRIQUES The Video Dead + Triy to win + Death Breath: 20h.OLYMPIA DEMONTRÉAL Chorale du conservatoire de musique moderne: 19h.PETIT CAFÉ CAMPUS The Madcaps : 21h.PLACE DES ARTS (STUDIO-THÉÂTRE) Blues Gitan: 20h.SALLE PIERRE-MERCURE Dominic et Martin : 20h.SPECTRUM Richard Desjardins : 20h.STUDIO HYDRO-QUÉBEC DUMONUMENT-NATIONAL Christian Calon: 20h.SPECTACLES Une voix à la Andrea Bocelli, une allure de fils à maman, des chansons qui flirtent avec la pop-opéra et qui trempent jusqu'au cou dans les bons sentiments.C'est la formule, gagnante, de Josh Groban.En 1999, on le découvrait sur scène avec Céline aux Grammys.À seulement 17 ans.Depuis, tout roule : deux albums, 13 millions d'exemplaires vendus et une légion d'inconditionnels qui attendent le 7 novembre, date de parution de son disque Awake.PAUL JOURNET COLLABORATION SPÉCIALE Pour quelqu'un qui vend autant de disques, Josh Groban passe relativement inaperçu.Aucun paparazzi ne le pourchasse.Aucun magazine tendance ne l'affiche en couverture.Aucun tabloïd ne se réjouit de ses mésaventures.C'est à peine si on le reconnaît dans la rue.Pourtant, son succès est indéniable.L'an dernier, les billets des spectacles de sa tournée américaine d'arénas se seraient vendus en 20 minutes.«Je peux remplir le Centre Bell sans problème.Mais si je vais au Starbucks du coin, probablement que personne ne détournera le regard.» Car Josh Groban est plutôt tranquille.Du type dynamique et équilibré, comme le révèle notre rencontre dans un chic hôtel de Montréal.Mettre trois sucres dans son latté, voilà le genre d'écart de conduite auquel on s'attend de lui.Ce qui ne l'empêche pas de vivre des angoisses typiques d'un artiste.«Si un fan m'approche, ça ne vire jamais aux séances interminables de photos.Les gens gardent un petit mystère sur qui je suis.C'est bien, mais je m'inquiète parfois.Achèteront-ils mon prochain album?» Si la tendance se maintient, oui.Car depuis sa percée aux Grammys (comme remplaçant de dernière minute d'Andrea Bocelli pour chanter avec Céline), puis à l'émission Ally Mc Beal et aux Jeux olympiques de Salt Lake City, ses fans loyaux se multiplient.Mais quelques fidèles détracteurs aussi, qui n'apprécient pas sa pop-opéra sirupeuse, et encore moins sa présence sur les palmarès classiques (classical crossover).Josh Groban leur répond calmement.«Ma musique est simplement pop.Avant, on envoyait souvent mes disques aux critiques de classique.Plusieurs n'étaient pas justes.Maintenant, je m'assure de les donner aux critiques de pop.Après tout, je n'ai jamais prétendu être un chanteur d'opéra.C'est seulement le timbre de ma voix.» Imiter Paul Simon Cette voix, Josh Gorban veut maintenant l'exploiter différemment.«Avec Awake, je désirais surprendre en explorant la musique du monde.» Le virage - très subtil - s'inspire de son récent passage en Afrique du Sud.En 1986, il découvre lamusique du pays grâce à la collaboration de Ladysmith Black Mambazo à Graceland de Paul Simon.Deux décennies plus tard, il est venu les visiter.Groban y a d'abord offert quelques concerts.Ses dons à la Fondation Nelson Mandela lui ont même valu un entretien avec le Prix Nobel.Puis il a rencontré Ladysmith Black Mambazo, avec qui il a enregistré deux chansons : Weeping et Lullaby.«Weeping a été écrite par un soldat dégoûté par l'apartheid.Elle m'a renversé.Lullaby est une mélodie douce et simple que j'ai composée avec Dave Matthews.On aborde ce thème du point de vue des enfants.» Mais essentiellement, son nouveau disque demeure très pop.Le premier extrait, You Are Loved (Don't Give Up), en témoigne.Autre constante, Josh Groban chante encore en anglais, italien et espagnol.Le changement majeur, c'est qu'il n'interprète presque plus de classiques comme Caruso.Onze des 13 pièces sont des compositions.Un peu les siennes, et surtout celles de vieux routiers.Outre Dave Matthews, de vieux pros comme Marius De Vries (Madonna, David Gray), David Foster (Andrea Bocelli, Céline Dion) et même Herbie Hancock en signent.«Un jour, j 'écrirai tout un album», conclut Josh Groban.En attendant, il annoncera sous peu un concert au Centre Bell en mars.POP / Josh Groban Une voix d'or qui attendrit PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE © La vie sourit à Josh Groban.L'an dernier, les billets des spectacles de sa tournée américaine d'arénas se seraient vendus en 20 minutes.«Avant, on envoyait mes disques aux critiques de classique.Plusieurs n'étaient pas justes.Maintenant, je m'assure de les donner aux critiques de pop.Après tout, je n'ai jamais prétendu être un chanteur d'opéra.» ALAIN BRUNET «On ne passe pas par Kenadsa.On s'y rend», résume Zaïdi Houcine, joint cette semaine dans le Sahel algérien, au sud-ouest du pays, en marge des grands axes routiers du Maghreb.Là où se plante Kenadsa, bled perdu où il a grandi et dont il est visiblement fier.« Je ne quitterais pas cette ville.Un musicien ne quitte pas une ville qui est sa principale inspiration», soutient notre interviewé.Mais pourquoi Kenadsa, au-delà de l'attachement exprimé par l'un de ses résidants les plus actifs, est-elle digne d'intérêt au Festival du monde arabe ?Au cours des années 30, 40 et 50, nous raconte le leader de l'ensemble El Ferda, la ville méridionale de Kenadsa a connu un âge d'or.Âge de charbon, pour être précis : alors en pleine effervescence, l'industrie houillère avait aussi attiré dans la région moult esprits créatifs issus de toute l'Afrique musulmane (Soudan, Mali, Mauritanie, Maroc, Tunisie, etc.), sans compter les Juifs sépharades et les Européens qui migrèrent aussi vers Kenadsa.Ce brassage de cultures avait produit un multiculturalisme peu banal.Zaïdi Houcine en trace un portrait quasi idyllique.«Au-delà de la religion, de l'origine nationale ou de la couleur de la peau, les multiples communautés y vivaient dans la bonne entente », relate-t-il.De ce singul ier brassage de cultures subsiste un patrimoine artistique restauré par la troupe qui nous visite ce soir au Corona : El Ferda.Cette musique se distingue des autres traditions maghrébines par la richesse de ses modes et la diversité de son répertoire : chants soufis, medh (ancêtre du châabi), haouzi , rythmes ouest-africains, diwanes, gnaouis ou hadras.Au chant choral et à la ferveur des instrumentistes (guembri, djembé, derbouka, violon, banjo, oud, bendir, etc.), on prévoit des danses catalysées par un tapement des mains collectif et intense.« La formation existe depuis 1991, souligne Zaïdi Houcine.Nous avons repris un genre musical qui avait fleuri à Kenadsa.C'est un mélange de sacré et de profane, qui s'amorce toujours par des louanges à Dieu ou au saint fondateur de la zaouïa de notre ville - avant que la ville ne devienne industrielle au début du XXe siècle, il se trouvait une zaouïa, établissement religieux d'une confrérie musulmane (les Ziania) dont les chants sacrés ont marqué toute la région.Par la suite, les gens y ont amené leurs cultures.» Ces métissages, apprend-on par ailleurs, se produisaient à l'occasion d'événements rassembleurs, cérémonies de mariage par exemple.«Certains y participaient avec leurs instruments, les autres avec leurs voix et leurs mains.Les rythmes démarraient lentement, ça se mettait tranquillement à chauffer.On pouvait même assister à des transes, notamment lorsque battaient les tambours africains.Cette musique n'en est pas une de transe, pourtant, mais certains rythmes (africains de l'Ouest, gnawas ou Aïssawas) peuvent la déclencher.» Fondé sur un amalgame de musiques traditionnelles, le style El Ferda, plus « citadin » pour reprendre le qualificatif de Zaïdi Houcine, a rapidement inclus des instruments modernes ou occidentaux comme le banjo ou le violon.Le déterminisme économique étant ce qu'il est, le déclin des mines de charbon a engendré celui de la culture à Kenadsa.«Durant les années 60, raconte Houcine, cette culture a disparu.Elle était alors associée aux personnes âgées et rejetée par la jeunesse.La tendance clairement moderniste qu'avait pris le pays après l'indépendance nous a provisoirement éloignés de tout ce qui était traditionnel.Le style el ferda était considéré comme rétrograde en ce sens.» Au tournant des années 90, des musiciens semi-professionnels, passionnés de folklore maghrébin, ont fait renaître les rythmes El Ferda.Depuis lors, la formation s'est taillé une réputation à l'échelle nationale, elle s'est aussi produite en Europe à quelques reprises.«Au départ, explique Houcine, chacun d'entre nous avait sa petite expérience.Au fil du temps, nous avons intégré de petites réformes au style El Ferda.Par exemple, nous avons notamment donné une place plus grande aux rythmes qui font bouger, nous avons davantage mis à contribution la voix de l'interprète.Nous avons un peu modifié cette musique tout en se gardant bien de la dénaturer.» Voilà pourquoi on se rend de nouveau à Kenadsa.Rythmes El Ferda, ce soir, 20h, au Théâtre Corona dans le cadre du Festival du monde arabe.ARTS ET SPECTACLES FESTIVAL DU MONDE ARABE / El Ferda Métissages d'une autre époque PHOTO FOURNIE PAR LE FESTIVAL DU MONDE ARABE DE MONTRÉAL Les membres de l'ensemble El Ferda jouent les rythmes et mélodies d'origines diverses ayant convergé vers la ville algérienne de Kenadsa.Le métissage culturel n'est pas un monopole occidental, l'Algérie est une terre fertile en ce sens.L'exemple des rythmes El Ferda en est un éloquent.Dès les années 30, des artistes issus de plusieurs peuples, races et confessions religieuses convergeaient vers Kenadsa, une ville minière du Sud-Ouest algérien.L'harmonie qui régnait alors entre les communautés avait produit un formidable amalgame de rythmes et mélodies que l'ensemble El Ferda a ressuscitées depuis les années 90.SAMEDI 4 NOVEMBRE Le Téléjournal La Fureur / Marie-Chantal Toupin, Marc Déry MONICA LAMITRAILLE (4) avec Céline Bonnier, Frank Schorpion Le Téléjournal Fran Coeur LES AVENTURES DE PRISCILLA, FOLLE DU DÉSERT (4) Le TVA 18 heures HARRY POTTER ET LE PRISONNIER D'AZKABAN (4) avec Daniel Radcliffe, Emma Watson LE MARIAGE (5) avec Jason Biggs, Seann William Scott Le TVA Drôle, Drôle, Drôle Quand le sport devient.Loft Story GAGNEZ UN RENDEZ-VOUS AVEC TAD HAMILTON (5) avec Kate Bosworth, Topher Grace Sexy Cam La Porte des étoiles Le Journal Loft Story La vie en vert Dernière Édition Questions de société / Lettre à Lou Libre Échange / Michel Tremblay Belle et Bum / Pierre Lapointe, Les Trois Accords, Sébastien Benoît 24 heures chrono LAUREL CANYON (4) CTV News Sportsnight Corner Gas Dancing with the Stars Skate Canada International/ Patinage artistique CTV News News Reg.Contact Sat.Report Sat.Night Hockey / Maple Leafs - Sabres Hockey / Canucks - Avalanche Golf (15:30) Will & Grace College Football / Virginia Tech - Miami Sex and the City SEC College Football (15:30) News King of.CSI: Miami CSI: Crime Scene Investigation 48 Hours Mystery News Late Night News NBC News Stargate SG-1 Dateline NBC Law & Order: Criminal Intent Law & Order: SVU Sat.Night The Lawrence Welk Show As Time.The Savages .Served?Thin Blue.Jeeves&Wooster Austin City Limits Sierra Center Stage Mountain Lake Journal: Election Special Monarch of the Glen My Family Fresh Fields Remaking American Medicine BBC News Monty.Cold Case Files The First 48 American Justice États_humains La Vie, la vie Pour l'amour du country Viens voir les comédiens Toute une soirée d'imposture GROSSE FATIGUE (4) avec Carole Bouquet (22:10) Arts, Minds Backspace Canadian Guitar Quartet Gord Atkinson's Showbill La Nouba Entourage Fou! Fou! Fou! Par la bande Juste pour rire .l'humour Claudine Mercier Show rire avec Lise Dion Magazine à la une Culture du X Contes.Des enfants.collections Lachimie.com Information internationale Enseigner.L'Univers de la Bible Durs à cuire Prévention des toxicomanies How it's Made Dirty Jobs / Plumber Star Racer Canada's worst Driver American Chopper Breaking Vegas Mordu de la pêche Roses des Sables Ports de la Méditerranée Partons! la mer est belle Danse, passion.24 heures de la vie d'une ville .Sadie (18:06) Darcy's (18:33) .so Raven Zoey (19:25) Life.(19:49) .(20:38) SPY HARD (5) avec Leslie Nielsen, Charles Durning @ the Movies MR.JONES (4) (22:46) Pub That '70s Show Seinfeld / Deux épisodes Cops / Deux épisodes America's most Wanted The Shield Mad TV QC Room to.Global Currents Very Bad Men Gemini Red.Gemini Awards .Re Genesis JR Digs Sat.Night Docu Fiction (17:00) Passions Maisons Chantiers JAG JEUX DE GUERRE (4) avec Harrison Ford, Anne Archer The Rocket Man Ancestors.Zero Hour THE EAGLE HAS LANDED (4) avec Michael Caine, Donald Sutherland Ça commence.Box-Office Infomax Évolution.Musicographie / Bob Dylan Paris vs Nicole Gene Simmons Hollywood Fantaisies Les 101 rencontres.Pop! Nés sous.Exposé Matche-moi.Laguna.Mes vieux.Hogan.Barker Pimp mon char La Caravane From Egypt Magazine libanais Paysage.Bangla TV Parsvision Ukranska.Teleritmo Mad TV World News Fashion File Sat.Report Venture's.Antiques Roadshow Sat.Report Mansbridge The 56ers Doczone Dragon's Den La Semaine verte Le Monde 5 sur 5 Enjeux / La modération.Le Téléjournal Le Mur Agents très secrets Le Téléjournal La Facture Sports 30 Hockey / Devils - Canadiens Les Agents.Sports 30 .hockey Football universitaire Les Soeurs Mc Leod Sue Thomas, l'oeil du FBI La Loi & l'Ordre Porté disparu Justice à Boston Destins croisés King Kong (15:55) .petit Chaperon rouge (19:05) Entourage 3 Les Dernières Vacances (21:05) Le Dernier Signe Silent Witness ANOTHER COUNTRY:A NORTH OF 60 MYSTERY avec Dakota House Kenny.Rent.Ali G in Da USA / Six émissions Beyond Space Top Supernatural Jericho Battlestar Galactica SUPERMAN (4) avec Christopher Reeve, Gene Hackman Hockeycentral Saturday NBA XL NBA Basketball / Pacers - Knicks Saturday Night Poker Sportsnetnews Correspond.Presse.com Panorama Insectia Metropolis MÉTISSE (4) avec Mathieu Kassovitz, Julie Mauduech Vu du large Flip that House Little People, Big World Little People, Big World Flip that House Trading Spaces Little People, Big World Golf (15:30) Sportscentre In this Corner Boxing / Sergei Liakhovich - Shannon Briggs Sportscentre DELILAH & JULIUS.(17:00) Di-Gata.Titans Billy.Futurama Les Simpson Les Griffin South Park Côte Ouest Les Simpson Futurama Questions.Journal FR2 Bâtisseurs.Tenue de soirée / À Marseille La Croisée.Humanima Le Journal STAND-BY Animal.Undersea.National Geographic 10 RILLINGTON PLACE (3) avec Richard Attenborough, John Hurt IN COLD BLOOD (2) avec Robert Blake (22:15) On joue.César.Décore ta vie Métamorphose .Maison! Manon.On a échangé nos mères Super Nanny Dépendance maudite Parole et Vie Juré.Xskatera .École 360 Ar Shitechs.Vues Baromètre Le 9.5 Ici et là Smallville Makaha Charmed La Clique de Brighton Presse.com Degrassi.Mauvais 1/4 d'heure Amazing.Grossology Ghost.Mystery.Smallville LIAR, LIAR (4) avec Vanessa King, Art Hindle Bob & Margaret Les Stupéfiants Délire techno Le Messager des ténèbres Surnaturel LE VILLAGE DES DAMNÉS (5) avec Christopher Reeve CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 BEV CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 BEV VD VDO CÂBLE PBS CTV :S+: :SE: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :NW: :HI: :HIST: :MMAX: :MP: :MTL: :RDI: :RDS: CBC ABC CBS NBC TVA TQS TQc CÂBLE PBS CTV VD VDO SRC L'Avant-match VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 18H30 yTVA CINÉ-EXTRA: HARRY POTTER ET LE PRISONNIER D'AZKABAN Un dangereux prisonnier en cavale s'en prend au jeune sorcier.18H30 ySRC LA FUREUR Pour entendre Marc Déry chanter I Am the Walrus des Beatles et Marie-Chantal Toupin dans quelques extraits de son répertoire.19H yTQC QUESTIONS DE SOCIÉTÉ Documentaire sur les coulisses des grands magazines Vanity Fair, Time, Rolling Stone, Paris Match et Playboy : leurs débuts modestes, leur évolution, leur influence et leurs secrets.Avec les témoignages d'éditeurs qui se livrent une féroce concurrence.19H30 ySRC LES GRANDS FILMS: MONICA LA MITRAILLE En primeur, ce film de Pierre Houle avec Céline Bonnier, Roy Dupuis et Patrick Huard, sur la vie de la criminelle Monique Sparvieri, mieux connue sous le nom de Monica la Mitraille.21H yTQC BELLE ET BUM Grosse soirée avec le bienaimé Pierre Lapointe, Les Trois Accords, Sébastien Benoît, Ian Kelly et Lara.22H yHBO ROSEANNE BARR: BLONDE AND BITCHIN' Quand Roseanne Barr fait du stand-up, ce n'est jamais banal.Elle y va à fond de train sur la politique, les femmes de son âge \u2014 elle a 53 ans \u2014 et autres sujets délicats.Retour d'un drôle de phénomène.22H yPBS AUSTIN CITY LIMITS D'abord la musique folk de Sufjan Stevens, qu'il faut découvrir si ce n'est déjà fait, qui se mêle aux airs colorés de la formation Calexico, de l'Arizona.Un mariage parfait ! Dernièreédition Avec Michel C.Auger et Yves Boisvert.Sur la sellette : Philippe Couillard Ce soir 18h30 telequebec.tv 3428031A Anne-Louis Girodet, Napoléon en costume impérial (détail), vers 1812.County Durham, England, The Bowes Museum, Barnard Castle.Photo ©The Bowes Museum La puissance de son art a conquis Napoléon Girodet, le rebelle romantique 12 octobre 2006 - 21 janvier 2007 Pavillon Jean-Noël Desmarais 1380, rue Sherbrooke Ouest Métro Guy-Concordia/Peel 514-285-2000 ou 1-800-899-MUSE Maintenant ouvert jusqu'à 21h du mercredi au vendredi www.mbam.qc.ca Longtemps oubliée et méconnue, la peinture exaltée d'Anne-Louis Girodet retrouve enfin la place qui lui appartient.À Paris, New York et Chicago, plus de 5 visiteurs sont tombés sous le charme de ce peintre excessif, virtuose et sensuel.C'est maintenant à votre tour de découvrir ce maître de l'émotion.3432545A telequebec.tv Pierre Lapointe, Les Trois Accord s, Sébastien Benoit, Ian Kellyet Lara.telequebec.tv 21h Belle et Bum 3427872A ARTS ET SPECTACLES LUC BOULANGER COLLABORATION SPÉCIALE Pauline Martin a laissé le micro de C'est bien meilleur le matin, le 23 juin dernier, pour renouer avec son premier amour: le théâtre.Si elle joue régulièrement au théâtre d'été, sa dernière collaboration avec une compagnie montréalaise remonte à 1994.C'était au Rideau Vert, dans Héliotropes, un flop unanimement éreinté par la critique.Et aussi le symbole d'un malentendu que Pauline Martin entretient depuis longtemps avec ce métier.Depuis 1972.Pauline Martin avait alors décidé d'abandonner ses études en théâtre au Cégep de Sainte-Thérèse pour retourner au Saguenay se perdre dans la nature.«C'est Hélène Loiselle - mon idole de jeunesse qui m'a enseigné au collège - qui m'a convaincue de revenir et de finir mes cours », confie-t-elle en entrevue cette semaine.«Elle m'a dit qu'on peut avoir une vie normale et fonder une famille tout en exerçant une carrière de comédienne.» Des années plus tard, un metteur en scène affirme à son agent : « Pauline n'est pas une comédienne, mais une humoriste.» «Je m'excuse : je suis une actrice.J'ai joué dans une quarantaine de pièces, dont plusieurs créations québécoises et presque toujours des premiers rôles.» Paul ine Mar ti n es t bien consciente que ses sketches à la télévision ont fait de l'ombre à la comédienne qui a défendu Tremblay ou Genet, et qui a fait partie de la création mythique de Wouf Wouf, la pièce ultime d'Yves Sauvageau, en 1974.«Un jour, le théâtre m'a excommuniée, ditelle.Et je l'ai boudé aussi.J'ai refusé des rôles.À une époque, j'étais trop identifiée à mes personnages de la télé.Les gros yeux de Jean-Luc Mongrain, dans une tragédie de Racine, ça ne marche pas vraiment ! » Le retour avec Marcel Dubé Pauline Martin remonte donc avec bonheur sur les planches dans Florence de Marcel Dubé, présentée dès la semaine prochaine au Théâtre Denise-Pelletier.La distribution comprend aussi Marie-Anne Alepin dans le rôle-titre, Michel Daigle, Pierre Gendron et quatre jeunes comédiens.«Je joue la mère de Florence.Une mère très différente de celle, conciliante, que j'incarne dans Le Négociateur.Antoinette est l'archétype de la femme québécoise conformiste des années 50.Elle se préoccupe de l'opinion des voisins.Elle refuse d'évoluer et veut rester dans l'ignorance.» Écrite en 1957 pour la télévision (puis créée au théâtre en 1960), Florence annonce l'entrée du Québec dans la modernité.La Révolution tranquille point à l'horizon.L'auteur n'a pas donné à son héroïne le nom de la ville berceau de la Renaissance italienne par hasard.«Cette oeuvre parle toujours aux jeunes d'aujourd'hui, estime Pauline Martin.Elle symbolise le passage à l'âge adulte, les conflits entre les générations, la découverte de la sexualité.» La mise en scène a été confiée à Jacques Rossi, un excellent directeur d'acteurs selon Pauline Martin.« Jacques me dit parfois: Pauline, on n'enregistre pas demain.On répète.C'est un luxe d'avoir le temps de fouiller.Je réalise que je me suis beaucoup ennuyée du théâtre.» À 47 ans, quand l'offre de devenir présentatrice météo à la radio est tombée, Pauline Martin était dans un passage à vide.«Je ne savais plus moi-même quel était mon casting! avoue-t-elle candidement.On me voulait toujours pour les mêmes personnages comiques (elle me fait les gros yeux de Jean- Luc Mongrain).J'avais fait le tour du jardin.» «J'ai vécu cinq années extraordinaires à la radio, poursuit-elle.Çam'a permis de prendre un recul, de faire le passage du temps»\u2026 En le prévoyant ! S'ennuie-t-elle des aurores ?«L'équipe et les discussions que j'avais avec René (Homier-Roy) me manquent.Quand une nouvelle importante arrive, je me demande toujours qu'est-ce que ma gang du matin en pense.» Désormais, Pauline Martin ne se privera jamais aussi longtemps du plaisir de jouer ni, surtout, du bonheur de donner vie à des personnages sur scène.D'ailleurs, au milieu de l'entrevue, elle se met à me jouer des extraits de Bachelor.Pauline Martin connaît par coeur des répliques de cette pièce de Louise Roy et Louis Saïa qu'elle a dites au public près de 200 fois\u2026 il y a 25 ans.En la revoyant dans la peau de Dolorès, je me doute bien que la comédienne n'a plus qu'un seul désir : briller de tous ses feux sur scène.Florence, de Marcel Dubé, au Théâtre Denise-Pelletier du 10 au 25 novembre.THÉÂTRE / Pauline Martin Avec le temps Après une éclipse de 12 ans, Pauline Martin remonte sur la scène d'un théâtre montréalais pour jouer dans Florence de Marcel Dubé.Rencontre avec une comédienne qui a fait la paix avec son métier et sa nature.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © Pauline Martin retrouve les planches dans la pièce Florence, de Marcel Dubé. FEMME DREAM WP © Geox 2006 - GEOX.COM - BREVET INTERNATIONAL Trouvez le détaillant GEOX le plus près de chez vous : geox.com ou 1-866-454-GEOX(4369) DISPONIBLE CHEZ 3422985A Vous aimez jouer avec lesmots?Inscrivez-vous ! Courez la chance de participer à la grande finale du 17mars 2007 à l'Assemblée nationale du Québec.Test de qualification : samedi 20 janvier 2007 Pour en savoir plus, consultez le site www.dicteedesameriques.com Formulaire disponible dans le guide télé Voilà de La Presse du samedi 18 novembre telequebec.tv Partenaire majeur : 3436403A La Maison Heffel ENCAN D'OEUVRES D'ART CANADIEN La Maison Heffel ~ Encanteurs et Évaluateurs Vancouver Toronto Ottawa Montréal 13 Hazelton Avenue Toronto, Ontario M5R 2E1 Téléphone: 416 961 6505 Sans frais: 1 866 961 6505 1840 rue Sherbrooke Ouest Montréal, Québec H3H 1E4 Téléphone: 514 939 6505 Sans frais: 1 866 939 6505 2247 Granville Street Vancouver, C~B V6H 3G1 Téléphone: 604 732 6505 Sans frais: 1 800 528 9608 Exposition à Montréal débute jeudi 1840 rue Sherbrooke Ouest Soirée de vernissage à Montréal Le jeudi 9 novembre, de 17h à 20h Exposition à Montréal Du jeudi 9 novembre jusqu'au samedi 11 novembre, de 11h à 18h Exposition à Toronto 13 Hazelton Avenue Le samedi 18 novembre jusqu'au jeudi 23 novembre, de 11h à 18h Le vendredi 24 novembre de 10h à 13h Encan à Toronto Park Hyatt Hotel, 4 Avenue Road Le vendredi 24 novembre 2006 à 19h CLARENCE GAGNON Twilight in the Laurentians, Winter huile sur toile, vers 1910 ESTIMATION: 200 000 $ ~ 300 000 $ Site web: www.heffel.com Courriel: mail@heffel.com 3439928A ARTS ET SPECTACLES ISABELLE MASSÉ Il faut aussi avoir une haute estime de soimême pour intituler son spectacle Le Show du gros cave\u2026 «En fait, c'est plus une affaire de marketing, dit l'humoriste.Si j'ai le choix d'aller voir le show du gars intelligent ou celui du gros cave, je vais aller voir le deuxième.Un tel titre marque l'imaginaire.Ça dit, en gros, ce qu'il y a dans le spectacle et ça ne met pas la barre haut.» N'en déplaise à Mercier, la barre est haut placée.Après tout, ces dernières années, l'humoriste a marqué des points dans chacune de ses aventures scénaristiques et télévisées.Trois années de Bougon époustouflantes, plusieurs gags payants écrits pour Un gars, une fille, des apparitions dans 3 x rien (qu'il a aussi coécrit), un rôle dans le toujours suivi Virginie, des pitreries en gars frustré dans Le Mike Ward Show à Musique Plus\u2026 Il n'y a eu que son Tour de ville en bus mal préparé, lors du dernier Festival Juste pour rire, pour jeter de l'ombre récemment à sa feuille de route.Prêt à tricher! L'humoriste a beau être une recrue sur scène, il ne part pas à zéro.«Écrire ne garantit pas le charisme sur scène, estime toutefois Mercier.Je repars donc à zéro.» Même si sa plume est aussi aiguisée qu'explosive?«Quand tu as fait des commandes d'écriture toute ta vie, ton citron est pressé complètement.Je sentais que François Avard et moi avions tout dit dans Les Bougon.Je me suis alors demandé s'il me restait des gags à faire et si j'allais être aussi bon pour écrire pour moi que pour les autres.J'ai finalement écrit mon show (seul) en un mois et demi, à l'été 2005.» On doute qu'il n'aurait osé se présenter comme un gros cave s'il avait été plus jeune et moins connu\u2026 Un gros cave de presque 40 ans, on le rappelle, qui a d'abord fait des études en actuariat avant de se retrouver à l'École nationale de l'humour! «Il n'y a pas de bons ou de mauvais parcours, dit Mercier.Ultimement, c'est plus facile de commencer plus jeune.Quoique, plus vieux, on a le temps de subir certaines humiliations, de se planter et ne pas se prendre pour Dieu quand le succès arrive.D'avoir un peu souffert rend plus humain.» Maintenant qu'il pousse les gags, l'humoriste ne compte pas retourner dans l'ombre de sitôt.«Je vais tout faire pour qu'il marche, ce show, avoue-t-il.Je suis même prêt à tricher!» Question de promotion, encore une fois! «Patrick Huard avait vendu son deuxième one man show en disant qu'il y avait un bout vraiment vulgaire, donne en exemple Mercier.Habituellement, c'est difficile d'être réinvité à Tout le monde en parle.Mais si je sacre un coup de poing sur la gueule de Guy Fournier, je pense bien que je vais avoir un téléphone de Guy A.Lepage\u2026» Cru et réfléchi Aux lecteurs donc d'en prendre et d'en laisser, à partir de maintenant! Le show du gros cave renferme un numéro sur la tolérance dans lequel les musulmans en prennent pour leur rhume.Un autre baptisé Le misogyne.Un troisième dans lequel il fait l'apologie de la violence\u2026 Mercier s'attaque aussi à ces petits riens qu'on nous suggère de faire quotidiennement pour améliorer notre environnement.«On me dit : tu es cynique, tu ne changes rien dans le monde, raconte-t-il.Mais de dire que chaque petit geste compte, c'est de la merde! Qu'est-ce que ça donne de recycler le plastique sur notre boîte de Kleenex quand le gars d'à côté verse son purin dans le fleuve?Ce sont les gros gestes qui comptent.» Avec ce premier one man show, Mercier veut faire rire gras, jaune et de bon coeur.«La difficulté fut de trouver un équilibre entre les gags plus organiques (pipi-caca) et plus réfléchis, confie-t-il.Je suis content de ce à quoi je suis arrivé.C'est réfléchi, malgré le langage très cru.C'est vulgaire, car je le suis.C'est aussi un choix artistique.Sur scène, je ne dis pas \"matante\", mais \"vieille crisse de chienne\".Ça te sort de ton confort.» On rappelle que Mercier aime dire qu'il est capable du meilleur et du pire\u2026 mais qu'il préfère faire le pire.«Le lendemain de la première de mon spectacle à Québec, récemment, un journaliste ne croyait pas me faire si plaisir en écrivant : \"Plus vulgaire qu'avec Les Bougon, Mercier relègue Mike Ward et Peter Mac Leod aux rangs d'enfants de choeur.\" Il ne manque plus, maintenant, qu'on me dise que c'était intelligent ! » Le show du gros cave, au Théâtre Saint-Denis 2, le 7 novembre 2006, et au Gesù, les 26 et 27 janvier 2007.HUMOUR / Jean-François Mercier La consécration du gros cave Avertissement : le texte qui suit comporte un langage parfois cru pouvant ne pas convenir aux jeunes yeux.La supervision des parents, qu'on supplie de rester abonnés à La Presse, est fortement suggérée.Faut ce qu'il faut lorsqu'on fait une entrevue avec Jean-François Mercier, coauteur des Bougon ! Un gros cave (c'est lui qui le dit) qui, à 39 ans, réalise un rêve : présenter un premier one man show.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © Avec ce premier one man show, Jean-François Mercier veut faire rire gras, jaune et de bon coeur."]
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