La presse, 20 janvier 2007, C. Arts et spectacles
[" Tombez sous le charme de l'un de nos 6 villages de montagnes traditionnels, ainsi que de la légendaire poudreuse sèche d'Alberta.Plus de 9 mètres (30') de chutes de neige annuelles 5 442 mètres (17 856') de dénivellation 12 893 hectares (31 860 acres) de poudreuse skiable Wow ! www.poudreuse.ca 3451164A SALLES DE SPECTACLES Y A-T-IL PÉNURIE À MONTRÉAL ?PAGES 4 ET 5 FRANCO DRAGONE LE CRÉATEUR PLANÉTAIRE PAGE 13 aire du rock en français et rêver de jouer aux États-Unis était tout à fait illusoire il y a 10 ou 15 ans.Les artistes francophones d'ici dévorés par une ambition d'envergure internationale choisissaient d'ailleurs de chanter en anglais à l'époque.Sans grands résultats.sauf pour Céline.Le monde et les musiciens ont changé.Malajube, lauréat du Félix Révélation au dernier gala de l'ADISQ, entreprend en février une tournée d'une vingtaine de spectacles au sud de la frontière.Poussé par une rumeur favorable propagée par la presse spécialisée, le groupe sillonnera les États- Unis pendant plus d'un mois.Une chance inédite.qui n'impressionne pas tellement les rockeurs concernés.Une entrevue d'Alexandre Vigneault à lire en page 3 PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE / ILLUSTRATION CATHERINE BERNARD S'EN VA AUX ÉTATS ARTS ET SPECTACLES L'image valait son pesant d'or Quebecor.À droite, tout de blanc vêtu, un imam.À gauche, un rabbin enfoui sous son chapeau et ses poils, et entre les deux, le cardinal Turcotte, preuve qu'il n'y a désormais plus de religion dominante au Québec, mais une grande marmite spirituelle sur laquelle plus aucun barbu n'a le monopole.C'était mercredi soir à TVA lors d'une émission spéciale sur les accommodements raisonnables animée par Paul Arcand, avec Denise Bombardier dans son rôle habituel, Richard Martineau dans son nouveau costume de commentateur officiel de l'empire, Mario Dumont, le vice-premier ministre Dupuis et une pléthore de vedettes issues pour la plupart des communautés culturelles, exception faite de notre Fabienne nationale.De ces deux heures et des poussières de débat, ce que je retiens surtout, c'est l'image du rabbin, de l'imam et du cardinal obligés de partager la même table et le même temps d'antenne, une image qui , symboliquement, valait tous les sondages Léger Marketing du monde.Ce que je retiens aussi, c'est la remarque cinglante du rabbin au sujet du YMCA de l'avenue du Parc.Si le seul problème, c'est trois vitres givrées, appelons immédiatement les Nations unies pour leur dire que le Canada est le meilleur pays au monde, ironisa le rabbin, signalant à sa façon que TVA avait sorti ses gros canons dramatiques pour rien et que ce n'est pas demain la vieille qu'il y aurait à Montréal une guerre civile entre les natifs et les néo-Québécois.Je partage en partie son avis puisque le sondage sur les accommodements raisonnables révélé ce soir-là démontrait que les Québécois de souche et les immigrés sont sur la même longueur d'onde sur la question.Et quand on quittait les tableaux de Jean-Marc Léger pour aller se promener avec la journaliste Julie Marcoux cachée sous un hidjab ou un niqab, on se heurtait à la même absence de crise, d'intolérance ou de drame.Vous voulez travailler voilée ?Aucun problème, ont répondu la plupart des employeurs.Denise Bombardier croit que cette tolérance masque en réalité la peur des Québécois de passer pour des racistes et d'être poursuivis devant les tribunaux.Selon elle, les Québécois ne disent pas le fond de leur pensée, quand ils sont à la télé, devant des sondeurs ou tout simplement en public face à une femme voilée.Si c'est le cas, alors TVA s'est complètement fourvoyé.Il ne fallait pas faire un débat où chacun, sachant qu'il était en représentation, dirait ce que l'autre voulait entendre, ni donner dans le marathon verbal où, entre deux pauses publicitaires, les concurrents ont 10 secondes pour donner leur opinion.Si TVA avait vraiment voulu avoir l'heure juste, au lieu de commander des sondages à Jean- Marc Léger et de demander à Paul Arcand de sortir son complet bleu et ses vraies questions, elle aurait dû produire un Accommodation Académie.Le principe est simple.Vous prenez six Québécois de souche.Vous les jumelez à six personnes issues des communautés culturelles en vous assurant qu'il y a au moins dans la mêlée un Juif, un Arabe et une femme voilée et vous enfermez tout ce beau monde dans une maison infestée de caméras pendant un mois en les laissant s'arranger entre eux, raisonnablement ou pas.C'est en gros ce qui s'est passé cette semaine en Grande-Bretagne avec la téléréalité Celebrity Big Brother.Des sommets de cotes d'écoute ont été atteints grâce au manque d'accommodement de deux Britanniques à l'égard de Shilpa Shetty, une jeune actrice indienne, vedette de Bollywood.Traitée de conne et de chienne, ridiculisée pour sa façon de cuisiner par ses amies britanniques, Shilpa a tellement goûté au racisme que le premier ministre Blair a été obligé de se porter à sa défense en Chambre cette semaine.Les choses se passeraient-elles de la même manière dans une Accommodation Académie québécoise ?Probablement pas, mais l'expérience mérite d'être tentée.D'une part, elle permettrait de sortir des discours pavés de bonnes intentions et de soumettre le principe de l'accommodement à l'épreuve du réel.De l'autre, on pourrait enfin regarder une téléréalité utile et éducative où les gens ne font pas que mariner comme des cornichons dans un bain tourbillon.Si jamais cette téléréalité voit le jour, j'exige qu'on m'en attribue le mérite.Accommodation Académie NATHALIE PETROWSKI L'image du rabbin, de l'imam et du cardinal obligés de partager la même table et le même temps d'antenne valait tous les sondages Léger Marketing du monde.LOUIS-BERNARD ROBITAILLE COLLABORATION SPÉCIALE PARIS \u2014 Le seul point - important tout de même - sur lequel tous les spécialistes et critiques français se sont mis d'accord, c'est l'intérêt majeur que représente cette exposition baptisée Il était une fois Walt Disney.Laquelle débarquera au Musée des beauxarts de Montréal le 8 mars, après avoir attiré ces quatre derniers mois quelque 260 000 visiteurs aux prestigieuses Galeries du Grand Palais à Paris.Le projet consistant à retracer les rapports entre Disney et l'art européen était iconoclaste.Walt Disney a été et demeure une pure incarnation d'un certain art américain où domine le souci de divertir et de plaire au plus grand nombre.Face à ce paradoxe, certains critiques d'art français y voient la preuve que les principaux longs métrages d'animation de Disney - Blanche Neige, Fantasia, Pinocchio, etc.- manifestent une véritable profondeur et une culture universelle.D'autres ont prononcé le mot plagiat.De façon passionnante, l'expo élaborée par Bruno Girveau ret race avec une précision extrême les innombrables sources d'inspiration de Walt Disney.On constate par exemple que la méchante reine de Blanche Neige est directement inspirée d'une statue de la cathédrale gothique de Naumburg en Allemagne.Que le château de Blanche Neige est un collage inspiré de dessins de Viollet le Duc et des enluminures des Très riches heures du duc de Berry.Bien d'autres artistes européens, souvent mineurs, ont été mis à contribution par les équipes de Disney, d'ailleurs presque entièrement composées de dessinateurs européens.Notamment Gustave Doré, Daumier, les préraphaélites anglais, etc.Il se trouve qu'en 1935, deux ans avant la réalisation de Blanche Neige, Walt Disney avait fait en Europe un long voyage d'où il avait ramené pas moins de 350 ouvrages d'art et de dessins dans lesquels ses studios ont abondamment puisé.Un projet autrement plus novateur, en 1946, mais qui n'a jamais abouti : la collaboration majeure de Salvador Dali à un film intitulé Destino.Il en reste une collection fascinante de dessins et d'esquisses.Mais le propos était sans doute trop décalé pour le public de Disney.D'où la question qui se pose.Cette expo est peut-être un hommage à l'intuition et à l'esprit novateur de cet hyper-Américain du Middle-West, peu cultivé à l'origine.Et capable de dénicher dans les oeuvres du passé des images et des idées à destination du plus grand nombre.Mais, comme l'écrit L'humanité, cette expo montre également comment « l'inspiration peut mener au plagiat ».Quant au Monde, il en conclut : « On peut admirer le savoir-faire (\u2026) mais il s'exerce aux dépens des oeuvres qu'il recycle\u2026 C'est à la naissance de l'industrie de divertissement que l'on assiste ».Éloge ou dénonciation de Walt Disney ?Aux visiteurs de juger.Ils ont donc été quelque 260 000 à le faire à Paris.Avec ce léger malentendu : les parents y ont amené leurs enfants.Or, de manière générale, ce n'est pas une exposition pour enfants.Plutôt pour adultes, anciens fans de Mickey.Ou pas.L'EXPO DISNEY, À MONTRÉAL LE 8 MARS 260 000 visiteurs à Paris PHOTO ARCHIVES ASSOCIATED PRESS L'expo retrace avec une précision extrême les innombrables sources d'inspiration de Walt Disney, que l'on aperçoit ici à Disneyland.ENTRACTE Une rubrique raisonnablement accommodante SÉPARÉES À LA NAISSANCE Une brave lectrice particulièrement perspicace, Dominique Couture pour ne pas la nommer, doit avoir l'oeil du lynx et la mémoire de l'éléphant pour nous proposer, sans preuves à l'appui, Marcia Pilote et Simone Signoret comme jumelles éloignées.De fait, en fouillant dans nos archives, nous avons mis la main sur ces étonnantes photographies qui ne mentent pas: Marcia et Simone ont effectivement été séparées à la naissance.Tout est dans le charme du sourire coquin et dans la tendresse amusée du regard.Cela est parfaitement charmant.On ignore si Marcia est fan de Signoret, mais la similitude est frappante, et Pilote doit évidemment prendre cette comparaison pour un immense compliment.ILS, ELLES ONT DIT « Les Québécois doivent tendre la main aux autres, mais les autres ont besoin de ne pas la refuser.Sans ça, moi, je vais leur crisser mon poing sur la gueule.» -Pierre Faladreau, toujours aimable, à Jean-Luc Mongrain « Non, ça ne me manquera pas.» -Jean-Pierre Ferland, à propos de son retrait de la chanson.« J'ai vu des côtés sombres et laids de l'Amérique.Je réfère bien sûr à l'anus et aux testicules de mon partenaire Ken Davitian.» - Sacha Baron Cohen, alias Borat, aux Golden Globes, évoquant l'une des scènes les plus salées de son film.« Je vous le jure, monsieur le gouverneur, j'ai tous mes papiers! » - Le cinéaste mexicain Alejandro Gonzalez Inarritu, à la blague, à Arnold Schwarzenegger, en recevant son prix pour Babel aux Golden Globes.« Elle ressemble à une épave.Et de toute façon, on a déjà Paris Hilton.» - Un porte-parole de NFL Network, qui n'aura visiblement pas besoin des services de Britney Spears pour la promotion du Super Bowl, cette année.« Je n'ai pas vu \u2018\u2018Dreamgirls''.» - Diana Ross, à propos de la comédie musicale qui lui rend pourtant un vibrant hommage.DANS LA PEAU DE.Steve Chouinard (Patrice Robitaille), ironique, dépressif et constipé, dans Les Invincibles.« Ma vie chie.Je ne chie plus.Très agréable! » EN HAUSSE.EN BAISSE JEAN-PIERRE FERLAND En hausse, alors qu'il disparaît.Tout de même, difficile de quitter la scène avec plus d'élégance.Par son ultime spectacle d'adieu, Jean-Pierre Ferland a redéfini les bases de ce qu'on appellera « l'art de s'en aller».Et s'il s'est trouvé des proches de feu Félix pour reprocher à JP quelque commentaire plus ou moins maladroit, on dira tout de même que Ferland, ce soir-là, s'est donné à son public, une dernière fois, avec chaleur et générosité.On lui souhaite évidemment une retraite mille fois méritée, loin des kodaks et de cet incessant bavardage public.LANOUVEAUTÉ TÉLÉVISUELLE Certains se rappelleront peut-être un vieux gag des Cyniques où Marc Laurendeau, personnifiant un décideur du « Canal 10 », déclare, à peu près: « Les gens ne veulent pas du nouveau, ils veulent se faire rafraîchir la mémoire.» Apparemment, rien n'est plus vrai, et cela à TVA à la SRC et à TQS.Comme on l'annonçait récemment, les nouvelles émissions proposées l'automne dernier n'ont pas trouvé leur public.Pas que ces émissions soient mauvaises, mais les gens ont préféré retrouver celles qu'ils connaissaient déjà.Par exemple, malgré leurs efforts et leur esprit créatif, les concepteurs d'un projet original et ingénieux comme Tout sur moi, ont vu le fruit de leur travail traîner en 115e position, pendant que le quiz La poule auxoeufs d'or grimpait en 11e place.C'est tout dire (mais c'est dire quoi exactement ?).Marcia Pilote Simone Signoret REUTERS/MIKE BLAKE Sacha Baron Cohen et Ken Davitian entracte@lapresse.ca Billets Ach Ats en personne: spectrum de montré Al 318, Ste-Catherine O.Renseignements: De meilleurs sièges offerts en exclusivité aux titulaires de la Carte American ExpressMD! montrealenlumiere.com/americanexpress enregistré par Vend Redi2 ma Rs 20h salle Wilf Rid-PelletieR, Pda coprésidente d'honneur angèle dubeau fête ses 30 ans de carrière Jeudi 1er ma Rs 20h théât Re maisonneu Ve, Pda i musici Tableaux dansants d'une Exposition ma Rdi 27 et me Rc Redi 28 féVRieR 20h théât Re maisonneu Ve, Pda Vincent mantsoe Men-Jaro lundi 26 féVRieR 19h30 théât Re maisonneu Ve, Pda l'o Rchest Re mét Ro Politain du gRand mont Réal Chanter à la française présenté par en collaboration avec du Jeudi 22 au samedi 24 féVRieR 20h théât Re maisonneu Ve, Pda [b Jm_danse] les Ballets Jazz de Montréal MAPA et Les Chambres des Jacques Yann PeRReau du Jeudi 22 au samedi 24 féVRieR, 20h gesù - cent Re de c Réati Vité monica f Rei Re Jeudi 1er et Vend Redi 2 ma Rs, 20h30 lion d'oR Bahiatronica l'hi VeR en musique! 514 288-9955 1 888 477-9955 montrealenlumiere.com Perreau et la lune samedi3 ma Rs 20h salle Wilf Rid-PelletieR, Pda présenté par en collaboration avec l'afrique du sud, Pays à l'honneur so Weto gos Pel choiR Blessed spectacle de clôture spectacle d'ouverture entourée de oliver Jones, anton Kuerti, Yuli turovsKY et l'ensemble la pietà lion d'or 514 790-1245 admission.com pl Ace des Arts 514 842-2112 / 1 866 842-2112 / pda.qc.ca 514 790-1245 / admission.com Gesù - centre de cré Ativité 514 861-4036 514 790-1245 admission.com en collaboration avec nouveau s Pectacle en Première montréalaise ! présenté en collaboration avec le Festival montréal en lumi Ère en collaboration avec enregistré par premi Ère montréalaise présenté en collaboration avec le Festival montréal en lumi Ère l'a Frique du sud, région à l'honneur dirigé par YannicK nézet-séguin 3456273A ALEXANDRE VIGNEAULT L'une des grandes qualités de Malajube, c'est son absence de complexe.Sa musique incandescente n'est pas engoncée dans les clichés du rock québécois et ne calque ni les Américains ni les Britanniques.Ses chansons allumées et enrobées de mélodies justes assez sucrées parlent d'égal à égal avec les plus tripatifs des représentants de la scène indie rock internationale.Plus dans le vent que ça, tu reçois un appel d'Alexandra Patsavas, la fouineuse qui conçoit les bandes sonores de Grey's Anatomy.Le coup de fil n'est pas (encore ?) venu, mais la réputation du groupe composé de Julien Mineau (chant et guitare), Thomas Augustin (claviers et voix), Mathieu Cournoyer (basse, absent le jour de l'entrevue), Francis Mineau (batterie) et Renaud Bastien (claviers et guitare) dépasse déjà largement les frontières du Québec.Trompe l'oeil, lancé ici l'hiver dernier, a aussi été publié aux États-Unis et remarqué par la plus importante machine à buzz du moment : pitchforkmedia.com.Des magazines tels que Spin et Blender, ainsi que les quotidiens National Post et New York Times lui ont emboîté le pas en publiant des critiques ou des interviews du groupe.Les gars de Malajube disent ne pas trop savoir qui a parlé d'eux en premier ni se sentir portés par une rumeur médiatique semblable à celle qui a propulsé Arctic Monkeys l'an dernier.« C'est sûr qu'il y a des magazines qui nous donnent de bonnes critiques et que ça attire l'attention des autres.Je le vois bien que c'est ça qui se passe, mais il faut relativiser aussi.On n'a pas explosé comme Arctic Monkeys », remarque Francis Mineau.Le vent qui pousse Malajube aux États- Unis n'est peut-être pas aussi fort que celui qui a porté Arcade Fire il y a deux ans, mais il amène des offres concrètes.Le mois prochain, après un spectacle au Café Campus, le quintette entreprend une tournée d'une vingtaine de dates au sud de la frontière.L'itinéraire?Des escales évidentes comme New York, Los Angeles ou San Francisco et des arrêts moins prévisibles dans des villes telles que Minneapolis, Denver, Tucson et Salt Lake City.L'envergure de la tournée est d'autant plus inusitée que le groupe chante en français.« Ce n'est pas comme si c'était une surprise », dit pourtant Julien.Malajube a toujours eu envie d'aller jouer à l'étranger et le chanteur affirme avoir donné quelques spectacles aux États-Unis dans le passé, avec un autre groupe.« On peut quand même y aller, avec des contacts personnels, ajoute-t-il.The Saintes Catherines l'a aussi fait, sans avoir l'attention des médias.» The Saintes Catherines, collègue de Malajube sur l'étiquette Dare to Care, chante essentiellement en anglais.La différence a son importance.Occasion de renouveau ?Il y a une dizaine d'années, il aurait été impensable qu'un groupe francophone d'ici suscite un tel intérêt.Chanter en anglais dans l'espoir d'une carrière internationale a pourtant été un réflexe pour les groupes rock jusqu'à tard dans les années 90.Thomas tente une explication sociologique : « Ça se peut que les États-Unis soient plus ouverts à la musique en français.(Les Américains) ne sont pas fiers d'eux en ce moment, ils n'aiment pas vraiment leur pays.Peut-être que ce qui vient d'ailleurs les attire plus, dit-il.Peut-être qu'on arrive juste au bon moment.» « Ce genre de tournée-là, c'est quand même une surprise », admet finalement Francis.Sa nuance ne parvient toutefois pas à contrebalancer l'indolence de Malajube visà- vis de la tournée qui s'annonce.Confortablement affalés sur le sofa trônant dans le salon de l'appartement que Francis et Thomas partagent avec un autre coloc, les musiciens en parlent avec un détachement derrière lequel on ne devine aucune ambition particulière.Il s'agit peut-être d'une forme de pragmatisme: mieux vaut ne pas s'emballer si on craint d'être déçu.Il s'agit peut-être aussi d'une certaine forme de calcul.Les gars de Malajube semblent extrêmement conscients de leur image.La moitié d'entre eux s'étaient visiblement préparés pour la séance photo.Thomas a enfourché son plus beau vélo, Francis a chaussé ses patins, alors que Julien avait pensé emporter un sac de couchage et des objets étranges comme un Christ en croix fixé dans un miroir \u2014 souvenir d'un spectacle présenté à Jonquière.Avoir de l'attitude, ça fait partie du jeu dans le monde du rock.Pour s'y démarquer et pour durer dans ce milieu, il faut aussi avoir l'oeil du tigre, comme on dit chez Rocky.« On ne va pas faire un mois de tournée pour rien, assure toutefois Julien, sortant un peu de sa torpeur.On va vouloir donner un bon show à chaque soir.On aime mieux quand le monde nous aime.« La tournée qui vient me fait penser à nos débuts, dit-il aussi.Je vois ça comme une espèce de renouveau.On va vivre quelque chose qu'on n'a pas vécu depuis longtemps : jouer devant du monde qui ne nous connaît pas, dans des conditions qui ne sont pas nécessairement faciles.» Francis croit que ce long périple va devenir « une espèce de laboratoire », l'occasion de modifier les chansons et d'en glisser quelques nouvelles.« Ça va casser nos vies pendant un mois.On n'aura pas le choix de penser au prochain spectacle, prévoit pour sa part Thomas.Soit on va changer des choses tous les soirs, soit on va être sur une espèce de pilote automatique.Je ne sais pas quelle va être la meilleure solution pour passer au travers.On va voir.» Une tournée de 26 concerts Malajube s'en va aux États Exportable le rock québécois francophone?Apparemment, oui.Le mois prochain, Malajube va donner 26 concerts aux États-Unis.Rencontre avec des garçons dans le vent qui ne mesurent pas leur chance.Ou qui font mine de ne pas voir ce qui leur arrive.« On va vivre quelque chose qu'on n'a pas vécu depuis longtemps : jouer devant du monde qui ne nous connaît pas, dans des conditions qui ne sont pas nécessairement faciles.» PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE © Malajube part pour les États-Unis et met dans sa valise: un vélo (enfourché par Thomas Augustin), un parapluie (tenu par Renaud Bastien), un sac de couchage (habité par Julien Mineau) et des patins (chaussés par Francis Mineau).Mathieu Cournoyer, absent de la photo, emportera peut-être un maillot de bain, puisqu'il rentre tout juste d'un séjour en Amérique centrale.ARTS ET SPECTACLES ARTS ET SPECTACLES ALAIN DE REPENTIGNY Ya-t-il pénurie de salles de spectacles à Montréal?Oui, répondent en choeur les producteurs que La Presse a interviewés, même s'ils ne s'entendent pas toujours sur la nature de la salle manquante: une salle multifonctionnelle de 4000 ou 5000 places, un théâtre pouvant accueillir environ 2000 spectateurs ou un autre de 400 places.Tous reconnaissent que Montréal a besoin d'un théâtre pouvant accueillir des comédies musicales et ils déplorent unanimement l'échec du projet de salle du Cirque du Soleil dans le casino du bassin Peel.«Oui, il y a une pénurie de salles, affirme Paul Dupont-Hébert, vétéran producteur de spectacles et vice-président de Zone 3 qui a monté plusieurs comédies musicales (Notre-Dame de Paris, Dracula).Si demain, Bruno Pelletier et Sylvain Cossette veulent monter une comédie musicale sur la vie de Simon et Garfunkel, il faudra d'abord voir quelles dates sont disponibles au Saint-Denis.Si on voit un spectacle intéressant en voyage, on ne peut pas l'acheter.On n'est pas à la merci du spectacle, on est à la merci des salles.C'est vrai ailleurs aussi: on va faire Dracula en France, on visait 2007, mais j'ai seulement des dates pour 2008.» Même son de cloche chez Gilbert Rozon, président du groupe Juste pour rire.«Je constate qu'il y a un vrai problème de salles dans d'autres villes qui sont créatives, Londres, New York, Paris, dit-il.Ici, il manque un théâtre de 400 places (le Saint-Denis 2 est monopolisé par les humoristes) et probablement qu'on a besoin d'un Zénith (salle multifonctionnelle de Paris d'une capacité de 5000 places), mais le vrai problème, c'est une salle de comédie musicale de 1300 à 2000 places, entre le Maisonneuve et le Saint-Denis, comme le Mogador, comme à Broadway.» Rozon va plus loin.Selon lui, les producteurs de spectacles québécois ne font pas travailler leur imaginaire autant qu'ils le pourraient: «On ne peut même pas penser à de nouveaux projets, on n'a pas les salles.» Un problème ponctuel?En juillet 2005, Bruce Springsteen est allé chanter à Ottawa plutôt qu'à Montréal parce que Juste pour rire occupait le Saint-Denis, Mamma Mia était à Wilfrid-Pelletier et Notre-Dame de Paris au Centre Bell.Mais s\u2018agit-il d'un problème ponctuel propre à la saison des festivals?Une nouvelle salle serait-elle rentable à longeur d'année?«Si demain matin, on avait une nouvelle salle de 2000 places, le marché serait secoué, mais le marché évolue en fonction d'une plus grande offre culturelle.Il y a 15 ans, nos salles étaient vides l'été, aujourd'hui elles sont toutes pleines », affirme Rozon.«Comme créateurs, comme producteurs, on aimerait avoir plus de salles, renchérit Dupont-Hébert.Disons que dans la région de Montréal on a un public de 3 spectateurs pour la comédie musicale ; il pourrait facilement passer à 400 000.» Jacques Primeau, agent de RBO et des Denis Drolet, et l'un des principaux promoteurs du Quartier des spectacles, estime lui aussi qu'il manque une salle entre le Métropolis et le Saint-Denis.«Souvent, on veut mettre une supplémentaire sur pied, parce que les billets se vendent mieux qu'on pensait, mais le délai est beaucoup plus long.Avant, les producteurs réagissaient en fonction du public, plus maintenant.» Biensûr, la salle de l'OSMdevrait désengorger Wilfrid-Pelletier en 2011, mais «on oublie que René Lévesque a fait la première pelletée de terre pour la salle de l'OSM en 1982!» rappelle Primeau.André Ménard, vice-président d'Équipe Spectra, abonde.Pour les comédies musicales comme Joe Dassin - La grande fête musicale ou même pour le groupe Air Supply, son Métropolis ne convient pas au public de baby-boomers qui cherche un certain confort.Pour lui, la seule solution, c'est le Saint-Denis qu'il faut réserver longtemps d'avance.C'est pour cette raison que Ménard, comme Paul Dupont- Hébert, a appuyé publiquement le projet du Cirque du Soleil au casino du bassin Peel, en décembre 2005.Dupont-Hébert parle d'un rendezvous historique raté.«C'était une des seules fois que le privé investissait dans un projet comme celuilà et ça prenait une société d'État (Loto-Québec) avec beaucoup d'argent.» Dupont-Hébert a l'impression qu'un nouveau théâtre serait très occupé: «Mais il faut faire une entente avec le Cirque.Le projet du Casino n'était pas un flash égaré de Loto-Québec, le Cirque est le leader mondial du divertissement.» Gilbert Rozon regrette lui aussi que la salle du Cirque du Soleil n'ait pas vu le jour.«C'est peutêtre un choix de société, mais alors pourquoi ne pas dire carrément qu'on ferme le Casino?» Pourtant Rozon ne croit pas que cette salle aurait réglé les problèmes de congestion que l'on constate aujourd'hui.«Mon feeling, dit-il, c'est que la salle du Cirque aurait été occupée à longueur d'année, peut-être qu'on n'aurait même pas pu la louer.Le jour où on aura une salle pour les comédies musicales, à mon avis, elle va être pleine en 24 mois.La force du Québec depuis 50 ans en culture, c'est que souvent on a créé le moyen de diffusion d'abord, l'offre culturelle a suivi et les salles se sont remplies.» Le problème du Spectrum Qui donc aujourd'hui investira de sa poche pour construire une nouvelle salle de spectacles?Rozon s'étonne qu'un gros groupe américain comme Clear Channel ne se soit pas déjà manifesté.«Ils achètent des salles et exploitent le stationnement, la billetterie, les concessions.Il faut une sorte d'intégration verticale.» À court terme, estime Jacques Primeau, «le problème qui nous pète dans la face, c'est la salle de 1000 places qu'on n'a plus, Le Spectrum accueillait au moins 150 spectacles par année, ce n'est pas rien.Peut-être que 50 de ces spectacles n'auront pas lieu à Montréal.» André Ménard, l'âme du Festival de jazz et du Spectrum, reconnaît que la boîte de la rue Sainte-Catherine vivait sur «du temps emprunté» et qu'il était hors de question d'y faire des investissements nécessaires si on n'avait pas l'assurance d'y rester.«Si le Spectrum est redéployé ailleurs, dit-il, il y aura au moins 1300 places assises, donc une salle plus grande avec la même flexibilité.» Mais il n'y a encore rien de concret dans l'air et Spectra aurait sans doute attendu avant d'annoncer la fermeture du Spectrum si La Presse n'avait pas annoncé la nouvelle.Paul Dupont-Hébert, qui était associé aux jeunes Alain Simard et André Ménard dans les années 70, s'attend à ce que le Spectrum ressuscite un jour.«Le Festival de jazz est assez fort pour véhiculer politiquement le projet d'une salle, dit-il.Mais on va l'avoir dans cinq ans et ça va coûter 25 millions.Alors qu'on l'avait et que ça aurait coûté de 7 à 10 millions pour la retaper.» PECTACLE S Y A-T-IL PÉNURIE DE SALLES À MONTRÉAL?MONTRÉAL N'A JAMAIS COMPTÉ AUTANT DE PETITES SALLES DE SPECTACLES.MAIS LE PEU DE SALLES DISPONIBLES POUVANT ACCUEILLIR PLUS DE 1000 SPECTATEURS EST UN PROBLÈME RÉEL POUR LES CRÉATEURS ET LES DIFFUSEURS.NOUS EN AVONS DISCUTÉ AVEC DES PRODUCTEURS ET ACTEURS IMPORTANTS DU MILIEU DU SPECTACLE MONTRÉALAIS.« La force du Québec depuis 50 ans en culture, c'est que souvent on a créé le moyen de diffusion d'abord, l'offre culturelle a suivi et les salles se sont remplies.» ARTS ET SPECTACLES JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE Pour compenser lemanque de salles, d'anciens centres ethniques sont recyclés en théâtres rock.Pittoresque.Pénurie de salles à Montréal?Les anglos, eux, ont réglé le problème en donnant une nouvelle vocation à d'anciens centres communautaires ethniques.Les gens de la Casa del Popolo ont parti le bal en 2001, en ressuscitant la salle située en haut du Centre social espagnol.Rebaptisé la Sala Rossa, ce lieu ultradépouillé est aujourd'hui un pivot de la scène live à Montréal.Depuis un an, la tendance s'est alourdie, donnant naissance à un nouveau réseau de salles particulièrement originales.Les clubs Lambi (haïtien) et Académie (latino), ainsi que la salle de l'Association portugaise sont utilisés à l'occasion par les festivals Pop Montréal et le Fringe.Dernier en date \u2014 et non le moindre : la Fédération ukrainienne dans le quartier Outremont, ancienne synagogue des années 30, qui accueillera les concerts du groupe The Arcade Fire en février prochain.«L'originalité d'une salle fait partie de l'expérience live, soutient Dan Seligman, directeur de Pop Montréal, qui organise le prochain spectacle d'Arcade Fire à la Fédération ukrainienne.Il est important de trouver des nouveaux lieux pour les spectacles.Quand le public est trop habitué à un endroit, il finit par s'engourdir.» Pour M.Seligman, la réhabilitation de ces salles permet de redécouvrir des aspects moins connus de la réalité montréalaise, qu'ils soient d'ordre historique ou multiculturel.Et puis, il y a le plaisir de redonner vie à des lieux oubliés.Pour des raisons diverses, la plupart de ces salles étaient délaissées par leurs communautés.Les Espagnols étant de moins en moins nombreux à Montréal, la Sala Rossa n'était presque plus utilisée.Quant aux Ukrainiens, ils avaient depuis un bon moment ouvert une autre église dans le quartier Rosemont.Un « trip de hipsters » ?Évidemment, toute chose a son revers.Mal équipés, ces endroits pittoresques ont tendance à «sonner le cul».«Ça ne rend pas toujours justice aux groupes qui vont jouer là», résume Gourmet Délice de Bonsound, qui s'occupe notamment de Champion et Malajube.Exception confirmant la règle: le concert du Montréalais Patrick Watson, présenté en décembre dernier à la Fédération ukrainienne, jouissait d'une sono parfaite \u2014 fruit d'un système de haute qualité, utilisé spécialement pour l'occasion.Pour Mauro Pezzente, il faut surtout veiller à ce que ce nouveau «trip de hipsters » ne se fasse sur le dos des associations ethniques \u2014 qui ne réalisent pas toujours la valeur de leurs salles.«Les Ukrainiens doivent comprendre que c'est encore leur place», résume celui qui a découvert la Sala Rossa en 2001.Sans parler du côté exotique de l'affaire, qui séduit grandement les Montréalais branchés.«Au restaurant espagnol sous la Sala Rossa, il y a des jeunes qui viennent manger rien que pour voir les vieux jouer aux cartes, poursuit M.Pezzente.Ce n'est pas un zoo! » Montréal cache-t-il encore d'autres salles de ce genre?Dan Seligman poursuit sa quête.Dans le quartier Parc- Extension, il a dégotté l'ancien théâtre de la Fédération hellénique, rue Ogilvie.Les lieux, selon lui, ne servent plus depuis longtemps, si on en juge par les nombreux appels restés sans réponse.Qui sait ?Peut-être y verra-t-on un jour The Arcade Fire ?«C'est l'avantage avec un groupe comme celui-là, conclut M.Seligman.Peu importe l'endroit, tu es sûr que la salle sera remplie.» Du neuf avec du vieux RECHERCHE:MARIOCLOUTIER CENTRE BELL 1260, De La Gauchetière Ouest.2000 - 21 500 places.Groupe Gillett.SALLE WILFRID-PELLETIER 260, boulevard de Maisonneuve Ouest.2982 places.Société de la Place des Arts.MÉTROPOLIS 59, rue Sainte-Catherine Est.2300 places.Spectra.SAINT-DENIS 1 1594, rue Saint-Denis.2218 places.Fondation J.A.de Sève (Pierre René, président).MEDLEY 1170, rue Saint-Denis, 1800 places.Paul Matte.THÉÂTRE MAISONNEUVE 175, rue Sainte-Catherine Ouest.1453 places.Société de la Place des Arts.THÉÂTRE OLYMPIA 1004, rue Sainte-Catherine Est.1280 places.Daniel Revah.SPECTRUM 318, rue Sainte-Catherine Ouest.900 \u2014 1200 places.Spectra (locataire), SIDEV (propriétaire).CLUB SODA 1225, boulevard Saint-Laurent.542 \u2014 1000 places.Michel Sabourin.SAINT-DENIS 2 1594, rue Saint-Denis.933 places.Fondation J.A.de Sève (Pierre René, président).SALLE PIERRE-MERCURE 300, boulevard Maisonneuve Est.850 places.Société du Centre Pierre-Péladeau.THÉÂTRE DU NOUVEAUMONDE 84, rue Sainte-Catherine Ouest.845 places.Fondation du Théâtre du Nouveau- Monde OSBL (Jean Houde, président).IMPÉRIAL 1432, rue de Bleury.819 places.OSBL (Serge Losique, président).THÉÂTRE OUTREMONT 1248, avenue Bernard Ouest.807 places.Ville de Montréal.MONUMENT-NATIONAL 1182, boulevard Saint-Laurent.804 places.École nationale de théâtre du Canada.STUDIO JUSTE POUR RIRE 2109, boulevard Saint-Laurent.350 - 800 places.Musée Juste pour rire.THÉÂTRE NATIONAL 1220.rue Sainte-Catherine Est.550 - 760 places.La Compagnie Larivée Cabot Champagne.SALLE DÉSILETS 7000, rue Marie-Victorin.715 places.Ville de Montréal.THÉÂTRE CORONA 2490, rue Notre-Dame Ouest.659-712 places.Robert Vinet.LA TULIPE 4530, avenue Papineau.550 - 700 places.La Compagnie Larivée Cabot Champagne.FÉDÉRATION UKRAINIENNE 5213, rue Hutchison.650 places.OSBL (Ihor Kutash, président).SALLE SYLVAIN-LELIÈVRE 2700, avenue Bourbonnière, 585 places.Cégep Maisonneuve.THÉÂTRE MIRELLA ET LINOSAPUTO 8350, boulevard Lacordaire.533 places.Ville de Montréal.CABARET DU CASINO 1, avenue du Casino.504 places.Société des casinos du Québec, Loto-Québec.CAFÉ CAMPUS 57, rue Prince-Arthur Est.500 places.Coop (Nancy Mc Donald, présidente).BOURBON STREET OUEST 1866, boulevard des Sources.500 places.Paul Massie.CLUB OPÉRA 32, rue Sainte-Catherine Ouest.500 places.Martin Paquette.LE TEMPLE 2111, boulevard Saint-Laurent.500 places.Juste pour rire.LE LOFT 2111, boulevard Saint-Laurent.500 places.Juste pour rire.USINE C 1345, avenue Lalonde.472 places.OSBL.KOLA NOTE 5240, avenue du Parc.450 places.Laminé Touré.GESÙ 1200, rue de Bleury.425 places.OSBL (Alain Cousineau, président).CINQUIÈME SALLE 260, boulevard de Maisonneuve Ouest.417 places.Société de la Place des Arts.THÉÂTRE PLAZA 6505, rue Saint-Hubert.400 places.Claudio Bustamante.FOUFOUNES ÉLECTRIQUES 87, rue Sainte-Catherine Est.400 places.Amiri Habibollah.CABARET JUSTE POUR RIRE 2111, boulevard Saint-Laurent.200 - 400 places.Juste pour rire.SALLES DE SPECTACLES DE400PLACES ET PLUS SALLES Montréal manque-t-il de salles de spectacles ?Répondez sur www.cyberpresse.ca/arts Le dernier don Juan de Neil Simon mise en scène de Monique Duceppe « \u2026 provoque rigolades et réflexions\u2026 Edith Cochrane livre ici une performance hilarante\u2026 un savant mélange de drames humains et de passages fort comiques\u2026 Un divertissement sympathique\u2026 »Voir « Marie Michaud joue brillamment avec le parfait éclair de dépression au fond des yeux.Claude Prégent [\u2026] souplesse d'interprétation à la hauteur de sa virtuosité d'acteur\u2026 la mise en scène de Monique Duceppe brille par ses exploitations périlleusesmais réussies\u2026 » Journal de Montréal « \u2026 c'est un divertissement à voir\u2026 » Samedi et rien d'autre, Première Chaîne excellente Diane Lavallée\u2026 www.duceppe.com JUSQU'AU 3 FÉVRIER traduction et adaptation de Benoit Girard Claude Prégent Edith Cochrane Diane Lavallée Marie Michaud concepteurs Marcel Dauphinais Daniel Fortin Luc Prairie Christian Thomas Normand Blais de Benoit Marie Michaud 3448969A 3451663A ARTS ET SPECTACLES LOUISE COUSINEAU TÉLÉVISION Voilà une comédie délicieuse qui n'a réussi à attirer qu'une moyenne de 124 000 spectateurs l'hiver dernier, et il a fallu additionner les deux diffusions hebdomadaires pour arriver à ce total.Son titre est Pure laine et son problème d'auditoire trop bas vient sans doute du fait que l'oeuvre est diffusée à Télé-Québec, une chaîne éternellement discrète lors de la publication des sondages, même si elle diffuse parfois de bonnes émissions.Pure laine aborde un sujet très à la mode ces jours-ci : les relations entre les ethnies et les pure laine au Québec.Avec beaucoup d'esprit.L'auteur Martin Forget nous a précédemment donné KM/H à TVA.Série qui a pris fin la saison dernière.Mais qui attire encore bien du monde : mardi dernier, la énième reprise d'un épisode a eu 744 000 spectateurs.Plus que les reprises des Bougon le même soir à Radio-Canada.Pure laine entreprend sa deuxième saison mercredi prochain à 19 h 30, toujours à Télé-Québec.Avec un sujet chaud : les relations avec les Arabes.Le héros de la série, Dominique Michel - Didier Lucien - se fera ramasser par la police en faisant son jogging.Dans le panier à salade, que des ethniques - c'était un soir de profilage racial - et il deviendra copain avec son compagnon de banquette, l'Arabe Mustapha.Le bon Mustapha débarquera un jour chez son noir copain Dominique.Ding dong, sa fillette Ming -Mélodie Lapierre - répond et part en criant se cacher sous son lit dans sa chambre.Un terroriste, un terroriste, crie-t-elle, paniquée.Ainsi se présente ce premier épisode où Dominique sera invité par deux pure laine à découvrir les joies de la chasse.L'un des deux est interprété par Louis Champagne, le gros héros de Minuit, le soir.En attendant l'orignal, Louis, qui est aussi épais que l'autre pure laine, fait une blague absolument sexiste sur les femmes.Que je vous laisse le plaisir de découvrir vousmême.Et enchaîne aussitôt qu'il trouve les musulmans épouvantables.« Ils n'ont aucun respect pour les femmes, ça me lève le coeur.» Voilà le type d'humour de Pure laine.Qui fait sourire tout le long de la demi-heure.Chantale - Macha Limonchik - la femme de Dominique, s'arrangera elle aussi pour se mettre les pieds dans les plats en réussissant à se faire varloper et par les Juifs et Mustapha, qui se sont trouvé une ennemie commune.Tout en se moquant du ramadan qu'elle trouve inhumain, elle fera une diète tellement sévère qu'elle en perdra connaissance.Et Nykol - Pascale Montpetit - leur amie qui tombe continuellement en amour avec des étrangers, aura le coup de foudre pour Mustapha.Elle décidera de porter le niqab pour lui faire plaisir.Attendez de voir la réaction du gars.C'est donc une comédie à fréquenter en ces jours de grands questionnements sur les accommodements trop déraisonnables selon certains.En conclusion, Dominique Michel dira que l'immigrant découvre eu le peuple qui l'a accueilli est aussi mélangé que lui.L'épisode de la deuxième semaine sera centré sur notre bizarre manie de déménager tous en même temps le 1er juillet.Dominique, un Haïtien immigré qui enseigne l'histoire du Québec, expliquera le combat éternel des Québécois entre leurs tendances nomades de coureurs de bois et sédentaires de cultivateurs.Un bon moment vous attend sur notre culte mitigé des héros, de Maurice Richard à René Lévesque.Bref, une série qui mérite d'être enfin découverte.Vous ne serez pas les premiers : la télévision française l'a achetée et diffusée avec notre accent l'été dernier.Une rareté dans un univers où les adaptations, comme celles d'Un gars une fille, sont très à la mode.L'étonnant succès de Laura Cadieux et ses grosses femmes Contrairement aux accommodements raisonnables, les grosses ne sont pas à la mode depuis quelques années.Pourtant, Le petit monde de Laura Cadieux a attiré une moyenne de 1 263 000 spectateurs la saison dernière.À TVA, bien sûr.Je n'ai pas suivi attentivement cette comédie, croyant qu'elle se déroulait dans les années 60 et qu'elle était loin de nos préoccupations actuelles.Des femmes cantonnées dans leur cuisine et qui se plaignent de la pire belle-mère au monde, ce n'était pas ma tasse de thé.Voilà qu'elles se libèrent de plus en plus, qu'elles sont devenues agentes d'immeubles, que Laura a éconduit son Pit parce qu'elle en a marre de sa belle-mère, l'effrayante chipie jouée délicieusement par Véronique Le Flaguais.Michel Tremblay a légué ses personnages à Denise Filiatrault qui en a fait une espèce de commedia del arte où presque toute sa famille a été mise à contribution.Sa fille Sophie Lorain est productrice et son autre fille Danièle est une des héroïnes.La moins dodue du groupe.« Ma mère est fascinée par des femmes qui s'entraident et qui ont une vie qu'elles trouvent intéressantes, même si elle n'est pas fashionable.Les rondes ne sont pas beaucoup vues dans les téléromans québécois.Laura Cadieux, c'est une ode à la différence.» Des femmes bien dans leur peau, continue Sophie Lorain.De l'héroïne jouée par Lise Dion à son amie Alice, interprétée par la blonde Sonia Vachon, en passant par plusieurs des pauvres aides qui seront conscrites pour s'occuper de la chipie de belle-mère, notamment Mireille Thibault, elles sont plantureuses.Même que Denise Filiatrault en a découvert une nouvelle, Claudine Paquette, qu'elle a repérée dans La Chambre no 13 l'été dernier à Radio-Canada.« Je trouve qu'elles ont de la personnalité », dit la grande Denise, qui en réalité est plutôt petite.Pas plus grande que Lise Dion.Alors que ses grosses sont sympathiques, même si elles sont parfois tentées par la boisson, se chicanent publiquement dans leurs escaliers d'en arrière, la chipie ultime est interprétée par la très maigre Véronique Le Flaguais.Celle-là a tous les défauts.Mais une qualité énorme : elle nous fait mourir de rire à la plupart de ses répliques.Mme Filiatrault destinait ce rôle à Dominique Michel.Qui l'a refusé parce qu'elle tournait Les invasions barbares.Laura Cadieux et sa bande habitaient le Plateau à l'époque de leur création par Michel Tremblay.Aujourd'hui, le Plateau est trop in pour elles.Les voilà déménagées dans Hochelaga-Maisonneuve.La troisième saison commence lundi à 19 h 30 à TVA.Laura récupérera- t-elle son Pit ?Et Pit - Jean- Guy Bouchard - peut-il vivre sans Laura ou trouvera-t-il une autre femme ?Pierrette Robitaille qui a pris le voile pourra-t-elle résister aux hommes qu'elle aime tant ?L'univers de Laura Cadieux est fait de ces questions.Et de temps en temps, d'une scène irrésistible de drôlerie.Pure laine moins à la mode que les accommodements raisonnables PHOTO FOURNIE PAR TÈLÈ-QUÈBEC Reda Guerinik (Mustapha) et Mélodie Lapierre (Ming), de la comédie Pure laine, qui aborde un sujet plutôt d'actualité : les relations entre les communautés ethniques et les pure laine au Québec. PRESENTE PAR Reservez vos sieges des maintenant ! 514 521-1002 ou 1 800 558-1002 Ne a Alger, en 1942, Claude Pavard parcourt l'Afrique, ses deserts et oceans.Amateur de plusieurs regions fascinantes, il a realise plus de 50 films documentaires et ecrit une dizaine de livres.Officier de l'Ordre national du Merite mauritanien a titre national, il nous presente son film sur la Mauritanie de facon bien a lui.Il sait jouer avec les ambiances, les decors changeants et l'exotisme.du desert a la mer 23 au 28 janvieR Montreal Salle Pierre-Mercure 29 janvieR au 3 fev RieR Longueuil Salle Pratt&Whitney Canada 5 et 9 fev RieR Saint-Hyacinthe College Saint-Maurice 6 au 8 fev RieR Montreal-Nord Cegep Marie-Victorin 10 fev RieR Saint-Jean Theatre des Deux Rives 12 et 13 fev RieR La Prairie Ecole de la Magdeleine 14 fev RieR Pierrefonds Polyvalente de Pierrefonds 5 et 6 ma Rs La Salle Salle Jean-Grimaldi 7 ma Rs Saint-Jerome Polyvalente 3451599A PRESENTE PAR Reservez vos sieges des maintenant ! 514 521-1002 ou 1 800 558-1002 Globe-trotters originaires de Charlesbourg, Melanie Carrier et Olivier Higgins se sont rencontres a l'age de 14 ans.Tous deux diplomes en biologie et ayant poursuivi leurs etudes a l'ile de la Reunion, ils s'interessenta l'environnement, a la culture, aux traditions et au sens de la vie.Aujourd'hui, nos jeunes bourlingueurs ont choisi d'aller au bout de leur reve et de partir a deux roues, en Asie, parcourir l'une des regions les plus arides de la planete.de la Mongolie a Calcutta 21 janvieR 16h Gatineau Maison de la Culture 24 janvieR 20h et 25 janvieR 19h Laval Salle Andre-Mathieu 31 janvieR et 19 fev RieR 20h Sainte-Foy Salle Albert-Rousseau 418 659-6710 7 fev RieR 20h Sherbrooke Salle Maurice-O'Bready 819 820-1000 11 fev RieR 19h Longueuil Salle Pratt&Whitney Canada 13 et 14 fev RieR 19h Montreal Salle Pierre-Mercure Asiemut 3451907A DON JUAN DE MOLIE RE MISE EN SCENE DE LORRAINE PINTAL A L' AFFICHE EN COLLABORATION AVEC LE FESTIVAL DE STRATFORD 5 SUPPLEMENTAIRES 14, 15, 16 FEV.20 H 17 FEV.15 H ET 20 H UNE PRESENTATION Avec JAMES HYNDMAN / BENOIT BRIERE JEAN-FRANCOIS BLANCHARD / PAUL ESSIEMBRE / EVELINE GELINAS / NOEMIE GODIN-VIGNEAU / FREDERIC-ANTOINE GUIMOND / SARA HANLEY / CLAUDE LAROCHE / JEAN-MICHEL LE GAL / MAGALIE LEPINE-BLONDEAU / GARETH POTTER / JEAN-LOUIS ROUX / NICOLAS VAN BUREK assistance a la mise en scene et regie BETHZAIDA THOMAS concepteurs DANIELE LEVESQUE, FRANCOIS ST-AUBIN, AXEL MORGENTHALER, ROBERT NORMANDEAU, JOHN STEAD, ESTELLE CLARETON, JACQUES-LEE PELLETIER, GERALD ALTENBURG DU 16 JANVIER AU 17 FEVRIER WWW.TNM.QC.CA 514.866.8668 CONCOURS DON JUAN POUR PARTICIPER, ECOUTEZ CHRISTIANE CHARETTE A LA PREMIERE CHAINE RADIO DE RADIO-CANADA.3451330A CE N'EST QU'UN AU REVOIR Pour une fois, on avait un politicien qui n'avait pas la langue dans sa poche et qui nous divertissait regulierement avec des citations telles que on achete pas un cochon dans un sac .Mais apres un regne beaucoup trop court, on doit deja lui dire au revoir.Infoman rend hommage a Jean Lapierre.Aussi a l'emission: Chantal nous offre une patate facon banquier et MC Gilles presente un reportage sur les effets de la loi anti-tabac.CE SOIR 19H30 WWW.RADIO-CANADA.CA/INFOMAN INFOMAN 3449975A CLAUDE GINGRAS Un autre nom s'ajoute au firmament des chanteuses : Christianne Stotijn, mezzo-soprano neerlandaise.La Societe musicale Andre-Turp lui offrira ses debuts canadiens jeudi soir, 19 h 30, Redpath Hall de Mc Gill.En attendant, un disque de la nouvelle marque Onyx la fait connaitre.Il groupe 15 lieder avec piano de Mahler et s'intitule Urlicht (Lumiere originelle), du nom du 12e lied entendu ici et qui est aussi le quatrieme mouvement de la deuxieme Symphonie, dite Resurrection.Le programme choisi par Christianne Stotijn comprend d'autres lieder tres connus tires du recueil Des Knaben Wunderhorn, deux lieder egalement connus sur des poemes de Ruckert, Um Mitternacht et Ich bin der Welt abhanden gekommen, et quelques lieder peu familiers.Voici, je pense, une chanteuse d'importance, formee aupres de sommites telles que Janet Baker et sa compatriote Jard van Nes, qui chanta Mahler a l'OSM a quelques reprises.La voix est richement timbree et tres egale sur toute la tessiture, avec un grave ferme et un aigu libre de tout effort.Mieux encore, Christianne Stotijn est une interprete racee qui apporte aux textes toutes les nuances souhaitees d'articulation et de couleur et rend chaque piece, qu'elle soit legere ou sombre, avec la meme intelligence.Le piano est ici comme le prolongement de la voix et la prise de son est tres precise.MAHLER : 15 lieder Christianne Stotijn, mezzo-soprano.Au piano : Julius Drake Onyx, 4014 CLASSIQUE Une nouvelle voix : Christianne Stotijn Le dimanche dans DE LA PREMIERE A LA DERNIERE PAGE Le dimanche dans INFORMATION, PREVENTION, SOLUTION ARTS ET SPECTACLES CLAUDE GINGRAS CRITIQUE La semaine d'evenements centres sur Luigi Nono comprenait jeudi soir un programme d'oeuvres pour grands ensembles qui, tout comme celui de l'OSM dimanche dernier, se limitait a la musique pure du compositeur et faisait abstraction de son engagement politique.La premiere moitie du concert groupait trois oeuvres instrumentales de duree raisonnable (de six a 12 minutes) pour des formations allant de six percussionnistes a un petit orchestre de 23 garcons et filles.L'apres-entracte decouvrait un ensemble de 13 chanteurs et chanteuses, derriere 13 micros, ainsi qu'un soliste a la flute basse, pour le gros morceau de la soiree: Das atmende Klarsein.Cette Clarte qui respire .traduction libre .est une sorte de vaste cantate de 45 minutes ou une bonne part de ce qui vient des voix et de la flute basse est retransmise dans six haut-parleurs suspendus au-dessus de la salle.Un cordon coupait celle-ci en deux, mais on comptait neanmoins pres de 300 personnes dans la partie accessible , 300 personnes qui ont ecoute dans le silence le plus total .j'allais dire le plus admiratif.Qui dit Nono dit, en effet, silence, le mot etant ici synonyme d'oubli.On ne joue a peu pres plus Nono .disques rarissimes, partitions introuvables en magasin .parce que cette musique est trop difficile d'execution et, surtout, trop difficile d'ecoute.Jeudi soir, nous avons tous joue le jeu, nous avons ete seduits, mais nous avons assiste a quatre premieres et, je le crains, a autant de dernieres.La musique de Nono se caracterise principalement par l'extreme raffinement des sonorites mais aussi le statisme du discours.Cela est tres beau, mais cela ne mene nulle part ; l'impression ne dure pas.Abstraction faite des attaques trop souvent approximatives de l'ensemble vocal, je me joins a l'ovation du public pour louer sans reserves le travail de ces jeunes et de leur principal chef Veronique Lacroix.Et mention tres speciale au jeune Maxime Lataille qui a tire de sa flute basse des sons absolument troublants.Le petit festival se termine ce soir, 20h, meme salle Pierre-Mercure.Raffi Armenian dirigera alors l'Orchestre du Conservatoire dans des Bach, Schoenberg et Webern qui ont inspire Nono.FESTIVAL LUIGI NONO Nono et le silence LAKMé LéODELIBES 3.8.10.14 FÉVRIER 2007 À 20 H KUTAN # ANTOUN # JAKOBSH # ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN DU GRAND MONTRÉAL # RIVEST # COOK EN FRANÇAIS AVEC SURTITRES FRANÇAIS ET ANGLAIS - BILLETS À PARTIR DE 44$ - PRIX SPÉCIAUX 18-30 ANS : À PARTIR DE 35$ BILLETTERIE PDA : 514-842-2112 - WWW.PDA.QC.CA EN COPRODUCTION AVEC OPERA AUSTRALIA PARTENAIRES ASSOCIÉS 3454560A Retourner à : Concours Génération Motown, a/s Le Capitole de Québec 972, rue Saint-Jean, Québec (Québec) G1R 1R5 Nom: Prénom : Adresse : Code postal : Téléphone : Complétez : (20 x 2) ÷ 10 = CONCOURS Le 4 février prochain à 16h, soyez parmi les 50 privilégiés qui assisteront auspectacle Génération Motown présenté au Théâtre St-Denis ! Le concours s'adresse aux résidents du Québec agés de 18 ans et plus.Le tirage aura lieu le 26 janvier 2007 à 11 h.Règlements complets du concours disponibles à La Presse.Fac-similés refusés.Valeur totale approximative des prix offerts : 6 000$.Pour participer au concours, vous n'avez qu'à remplir le coupon ci-joint et le retourner à l'adresse mentionnée.3448875A BILLETS À PARTIR DE 30$ ÉTUDIANTS : 25$ SPECTACLES : 20 H CAUSERIES : 22, 23 ET 24 FÉV 2007, 19 H 514 842-2112 Danseuse : Dwana Adiaha Smallwood/ Photo : Andrew Eccles PRÉSENTÉ PAR « Les membres de la compagnie Alvin Ailey American Dance Theater bougent toujours comme si leur corps était en feu et leur âme, en jeu.» Chicago Sun Times DE NEWYORK 2 4 f é v COMMANDITAIRE NATIONAL DIRECTRICE ARTISTIQUE 3456745A présenté par en collaboration avec 514.842.9951 www.osm.ca en collaboration avec Un rendez-vous unique! 7et 9 février, 20 h Métissage symphonique avec Luck Mervil Guy St-Onge, chef d'orchestre avec la participation de Monica Freire, Doba Caracol, H'Sao et Syncop Monica Freire Doba Caracol 3449385A présenté par en collaboration avec 514.842.9951 www.osm.ca Les Soirées Signature en collaboration avec Jeudi 15 février à 19 h et dimanche 18 février à 14 h Tristan et Isolde Kent Nagano, chef d'orchestre Ben Heppner, ténor Christine Brewer, soprano et 4 autres chanteurs Choeur de l'OSM Iwan Edward, chef de choeur Dimanche 4 février, 13h30 et 14h30 Théâtre Maisonneuve À la recherche du chant perdu Jean-François Rivest, chef d'orchestre Platypus Theatre Peter Duschenes, directeur artistique Spectacles bilingues pour les 5 à 12 ans Rencontre avec les musiciens, 13 h et 15 h Causerie : 1 h avant chaque concert, Kelly Rice reçoit Guy Marchand et Jean-Pierre Brossmann Jean-François Rivest Richard Wagner, Tristan und Isolde (opéra version concert) Soirée du 15 : 3456696A ARTS ET SPECTACLES LES FRONTIERES INTERDITES .BUNKER, TOME 1, CHRISTOPHE BEC ET STEPHANE BETBEDER EMPREINTES, DUPUIS ((.Grattons les fonds de tiroirs en ce creux de debut d'annee.Debut octobre, Dupuis a publie le premier tome d'une nouvelle serie dessinee par Christophe Bec, a qui l'on doit Sanctuaire.Bunker tournera vraisemblablement autour du soldat Aleksi Stassik.Celui-ci a quitte la ferme familiale pour aller se battre dans la demarkacia, c'est-a-dire la frontiere qui separe une espece d'URSS baptisee Velikiistok du territoire des Ieretiks.Le bunker numero 37, ou Stassik est stationne, se trouve dans les hauteurs himalayennes du mont Ulu-Teliak.Ca explique peut-etre pourquoi l'armee d'elite doit faire face a un ennemi surnaturel moins conciliant que le yeti croise chez Tintin.En melant politique et fantastique, Bunker tente une forme d'hybridation assez osee.Va pour l'approche realiste du dessinateur et pour l'idee de faire de la montagne un personnage a part entiere du recit.Le coup d'envoi de Bunker ne se revele toutefois pas particulierement convaincant en raison d'un scenario alambique et particulierement verbeux (dialogues inutiles et trop de voix hors-champ).L'incursion du surnaturel dans un recit au ton aussi explicatif n'est pas tres credible.Laissons tout de meme la chance au coureur.Alexandre Vigneault MON PERE EN IMAGES PHILIPPE DE GAULLE, MICHEL LAFON Tant de livres, tant d'articles, tant de memoires ou l'on parle de lui.De son mausolee de Colombey-les-deux-Eglises ou il repose depuis plus de 36 ans, Charles de Gaulle ne doit pas detester tout ce deluge de mots ecrits sur sa personne.D'autres biographies seront sans doute ecrites.Mais susciteront-elles autant d'etonnement et d'emotion que celle-ci ou les mots ont cede le pas aux images.Images : un terme judicieux ici parce que davantage evocateur d'une certaine reverie.Il est evident que celui qui parle, l'amiral Philippe de Gaulle, fils de l'autre, n'a pas le recul necessaire pour ausculter de fond en comble la vie du paternel.Mais cette recension du genre commentaires sur l'album de famille est faite avec tendresse, meme lorsque l'auteur evoque les choses moins jolies.Lorsqu'il dit par exemple que son pere detestait telle photo.L'ensemble est presente en cinq chapitres qui retracent chacun une periode importante de la vie du fondateur de la Cinquieme Republique.Le choix des photos est equilibre, juste, evocateur.On ressort instruit de la lecture de ce beau livre.Andre Duchesne EXPRESSO SEMAINE DU 20 AU 26 JANVIER 2007 Pour recevoir une suggestion: expresso@lapresse.ca FRANCOISE HARDY NOTRE SUGGESTION DISQUE DE LA SEMAINE PAGE 10 PATRICE BELANGER NOTRE PERSONNALITE INVITEE PAGE 12 POUR MIEUX CHOISIR BANDO BIBLIO Exceptionnel / Tres bon / Bon / Passable / A eviter FRANCO 1 Mes aieux Tire-toi une buche 2 Mes aieux En famille 3 Eric Lapointe N'importe qui : 1994-2006 4 Dumas Fixer le temps 5 Kain Nulle part ailleurs 6 Pierre Lapointe La foret des mal-aimes 7 Artistes varies Quand le country.8 Etienne Drapeau Je l'ai jamais dit a personne 9 Les Trois Accords Grand champion.10 Richard Seguin Lettres ouvertes ANGLO 1 Gregory Charles I Think of You 2 Beatles Love 3 Nelly Furtado Loose 4 Justin Timberlake Futuresex/Love Sounds 5 Loreena Mckennitt An Ancient Muse 6 Various Artists Muchdance 2007 7 Akon Konvicted 8 Gwen Stefani Sweet Escape 9 Various Artists Eminem Presents : Re-up 10 U2 U218 Singles LIVRES > DVD > DISQUES > JEUX Pour recevoir une suggestion: expresso@lapresse.ca PALMARES DISQUES PHOTO CHRISTOPHE BEC, STEPHANE BETBEDER ET DUPUIS GUNNI LE GAUCHE DIANE LACOMBE VLB EDITEUR ((( Je l'avoue, j'ai un faible pour Diane Lacombe.L'ecrivaine s'entend.Cette faculte qu'elle deploie a meler l'histoire au roman d'aventures me plait assez.On a par bouts l'impression de lire du roman jeunesse.C'est le cas ici avec Gunni le Gauche, son dernier sur les rayons apres La chatelaine de Malaig, qui avait atteint, contre toute attente, des records de ventes.Encore une fois, l'auteure demeure fidele a cette Ecosse qui l'a si bien servie.D'abord banni, puis rehabilite sans meme qu'il le sache, Gunni le Viking, echoue sur les cotes ecossaises, devra user de toute son imagination et de tous ses talents pour simplement survivre.Passant d'esclave a dreng, jeune homme au service d'un noble, il deviendra l'homme de confiance du mormaer Moddan .ou si vous preferez, dans un langage plus courant, un riche seigneur .dont il reve d'epouser la fille.C'est plein de rebondissements, c'est rafraichissant et heureusement, il y a un lexique pour tous ces mots puises dans l'Ecosse medievale.A conseiller a nos ados.Mario Dufresne, collaboration speciale HANNIBAL LECTER THOMAS HARRIS ALBIN MICHEL ( .Hannibal le cannibale est de retour ! Cette fois, Thomas Harris nous raconte l'enfance du personnage.Il veut nous expliquer comment le petit garcon est devenu un monstre.Malheureusement, le recit ne tient pas ses promesses.En Lituanie, vers la fin de la guerre, un groupe de renegats massacre la famille Lecter et devore la petite soeur d'Hannibal qui lui, s'en tire par miracle.Apres ce debut allechant, nous avons droit a une centaine de pages laborieuses au cours desquelles Hannibal adolescent courtise sa belle-mere d'adoption.Puis il se decide enfin a traquer les assassins de sa soeur.Le recit devient alors un banal thriller de poursuite/vengeance avec quelques scenes de sadisme juteuses pour nous rappeler, qu'apres tout, ce sympathique jeune homme est un gros mechant.Sauf que c'est difficile a croire.On jubile a chaque execution! Les ordures qu'il traque sont des criminels de guerre de la pire espece.Le vrai monstre, l'incarnation du mal, c'est son adversaire Grutas, le chef de la bande.Bref, avec ou sans jeu de mots, Hannibal Lecter est une oeuvre alimentaire fadasse, un mediocre scenario de film pour ados ou manquent les ingredients qui ont fait un chef-d'oeuvre du Silence des agneaux.Norbert Spehner, collaboration speciale JULIEN PARME FLORIAN ZELLER FLAMMARION, 302 PAGES ((( On a tous un jour ou l'autre un passage a vide, une periode ou, le cerveau a off, on croit qu'on n'arrivera plus jamais a lire une seule ligne.Puis on tombe sur Julien Parme.Bizarrement, il parait que ce petit roman de Florian Zeller (La fascination du pire) a ete ereinte par la critique en France.L'auteur a pourtant cree la un personnage plutot reussi, a la fois pathetique et haissable, attendrissant et exasperant.Fils de bourgeois parisiens, Julien, a 14 ans, ne doute pas de recevoir le prix Nobel de litterature mais n'ecrit jamais une ligne, ment a tous autant qu'a lui-meme, fume comme un charretier et jure comme une cheminee .enfin, il fait tout de travers.Il decide de fuir la maison quand il apprend que sa mere va se remarier, pique la Visa de son futur beau-pere et erre dans Paris jusqu'a l'aube en jouant les durs.Un petit con, comme beaucoup d'ados de 14 ans.Il n'est pas sans rappeler le heros de L'attrape-coeurs .en moins complexe, sans doute, mais ce qu'il perd en profondeur, Julien Parme le gagne en humour.En fait, il faut prendre ce roman comme un vin de soif : c'est bon pour le moral, et ca vous met en train pour du meilleur Du Salinger, par exemple.Fabienne Couturier SUGGESTION BEAUX LIVRES ARTS ET SPECTACLES NOTRE CHOIX SUGGESTION DISQUE CHRONIQUE DVD Les Bougon C'est aussi ça la vie ! \u2014 saison deux SONIA SARFATI François Avard a dit que la deuxième saison des Bougon était la meilleure.Il pourrait bien avoir raison.Dans la saison inaugurale, son complice Jean-François Mercier et lui ont campé l'univers et les personnages de cette série innovatrice, et les spectateurs ont appris à les apprivoiser.Dans la seconde, les auteurs s'affichent comme de formidables funambules qui se déplacent avec une aisance remarquable sur le fil du non politiquement correct et du subversif.Ils vont très loin, sans trébucher et tomber dans le trop loin.Bref, nous ne sommes pas encore dans les excès qui leur ont été reprochés dans la troisième.Retour, donc, de Papa et Maman Bougon (Rémy Girard et Louison Danis), de Junior et Dolorès (Antoine Bertrand et Hélène Bourgeois-Leclerc), de Mao et Mononque (Rosalee Jacques et Claude Laroche).La tribu au complet.Qui s'en donne à coeur joie à faire ce que l'on sait avec le système.Au fil des épisodes, il sera question de travail communautaire, de naturopathie, de culture hydroponique «thérapeutique», de scoutisme, de retour à l'école.Des sujets comme il faut, quoi\u2026 avant qu'Avard et Mercier ne les passent dans leur tordeur.Grinçant.Mais il y a plus.Le tandem s'est permis, cette fois, d'aller jouer dans des eaux plus sombres\u2026 et pas parce qu'elles sont sales.La dépression de Junior, le secret de Mononque, la finale dramatique où Mao est atteinte d'une balle et, surtout, la descente aux enfers de Dolorès - d'abord aux prises avec une secte puis avec la drogue: on ne fait plus que seulement rire.Même jaune.En guise de supplément, un pseudo making-of et un documentaire qui met en scène les deux auteurs et la productrice Fabienne Larouche discutant écriture et rature et censure et mouture.Le tout est ponctué de scènes qui ont été supprimées ou coupées ou censurées.Amusant , entre autres, ce passage où Maman donne une leçon d'écriture scénaristique (!) à Mononque - dont le projet de série a été accepté par la Société Radio-Canada dirigée par\u2026 Marc Labrèche (un excellent épisode d'ailleurs, où les auteurs envoient pas mal de messages - que ceux qui ont des antennes les captent).On croirait entendre Fabienne Larouche parler à François Avard et Jean-François Mercier.Ce n'est pas une coïncidence.Mais, bon, avec telle série, on aurait aimé un peu plus en bonus.Des bloopers, des entrevues aves les acteurs.Enfin, cela dit sans (trop) vouloir jouer les\u2026 bougonnes.(((( SIAM : DES ÉCHECS MODERNES ((( ½ Voici un jeu intéressant et facile d'accès.Au Siam, des éléphants et des rhinocéros s'affrontent.Leur but : être le premier à déplacer une montagne en dehors du plateau.Les règles de Siam tiennent sur une page.On peut soit faire entrer une pièce en jeu, soit la déplacer et la tourner ou encore pousser une pièce adverse ou une montagne.La stratégie est importante.Vous pouvez utiliser les pièces de l'adversaire à votre avantage.Par exemple, un de vos éléphants pourrait être aidé par un rhinocéros pour déplacer une montagne; en revanche, une de vos pièces pourrait vous bloquer lors d'un déplacement.Un adversaire peut alors profiter de vos erreurs assez facilement.Les parties sont très rapides et durent moins de quinze minutes.Siam rappelle un peu le jeu d'échecs : les déplacements d'éléphants et de rhinocéros ressemblent à ceux des tours.Chaque joueur dispose de cinq pièces.Le plateau et les pièces sculptées en bois sont magnifiques autant dans l'édition de voyage qui est plus compacte et moins dispendieuse que dans l'édition grand format.Siam, un jeu rapide pour deux amateurs d'échecs de Didier Dhorbait.\u2014 Frédéric Collin STÉRÉO LUDO Elle a eu 63 ans mercredi et elle les porte plutôt bien, merci.Toute jeune, elle faisait fantasmer tout le monde, y compris Mick Jagger, Bob Dylan et David Bowie qui avaient le béguin pour cette ingénue à la beauté inorthodoxe.Son tout récent album de reprises en duo (Parenthèses) ne fait pas l'unanimité\u2014certains préfèrent les versions d'origine\u2014mais Françoise Hardy a dans son répertoire suffisamment de chansons marquantes pour vous faire passer de bien belles heures.Il existe de nombreuses compils de Françoise Hardy sur le marché.La plus intéressante, parce que la plus complète et la plus diversifiée, est sans nul doute le coffret de3CDMessages personnels paru en 2002, qui comprend 74 chansons, dont 13 inédites, et qui commence par L'amitié, lamagnifique chanson que Denys Arcand a rappelée à notremémoire dans son film Les invasions barbares.Vous trouverez dans ce coffret qui s'ouvre commeun livre (longbox, disent les Français) plusieurs chansons qui, pourmoi en tout cas, justifiaient son achat : des classiques comme Des ronds dans l'eau, Ma jeunesse fout l'camp, Puisque vous partez en voyage et Il n'y a pas d'amour heureux d'Aragon et Brassens, aussi bien que la magnifique version d'Until It's Time for You to Go de la Canadienne Buffy Sainte-Marie ou encore Suzanne de Leonard Cohen, mais n'y cherchez pas Voilà, ni La maison où j'ai grandi, ni même Tous les garçons et les filles que l'on dit pourtant incontournables.Et je ne vous ai pas encore parlé des photos du longbox qui expliquent mieux que les mots pourquoi elle a fait chavirer tant de coeurs.Messages personnels n'est pas toujours facile à trouver, mais vous pouvez sûrement le commander, en magasin ou en ligne.\u2014 Alain de Repentigny PHOTO SCAN FRANÇOISE HARDY FRANÇOISE HARDY SOUL-REGGAEJAZZ AMY WINEHOUSE BACK TO BLACK ISLAND / UNIVERSAL ((( ½ Amy Winehouse choisit la soul «classique» Elle m'avait mis sur le cul lorsqu'elle s'était présentée sur la scène du Club Soda, un soir de juillet 2005.Voix grave, puissante, métallique.Tatouages sur l'épiderme, vernis à ongles ébréché, mascara presque dégoulinant, soupçon de délinquance, irrévérence des plus sexy.Amy Winehouse se démarquait d'autant plus par son amalgame revivifiant de jazz vocal, de soul et de hip hop, en témoignait Frank, album canon pour un départ canon.Cette fois, la jeune Londonienne choisit la soul classique, évoquant les grandes années Motown au féminin - The Supremes, Martha & The Vandellas, Tammi Terrell ou Valerie Simpson avec qui elle a créé Tears Dry On Their Own.Pour ce deuxième opus, la référence jazzistique a été mise de côté (provisoirement, on l'espère), le hip hop n'y est pas non plus un matériau préconisé, le reggae y fait quelques incursions.C'est clair, la soul des années 60 l'emporte largement.Ce disque ne s'intitule pas Back to Black pour rien ! Cela étant, la production (Mark Ronson et Salaam Remi) confère une touche anglaise à cette dizaine de chansons d'allégeance afro-américaine.On peut ainsi parler de classicisme pop, même s'il est ici question de compositions originales signées Amy Winehouse.La puissance, le chien Trop référentiel \u2014 Alain Brunet ROCK THE GOOD, THE BAD AND THE QUEEN PARLOPHONE / EMI (((( Le «fab four» de Damon Albarn Après Blur et Gorillaz, Damon Albarn met en marche un autre projet d'envergure, ce qui doit réjouir les décideurs de la multinationale EMI \u2014 en proie à de sérieuses difficultés ces derniers mois.Danger Mouse, héros repenti de la bastard pop (devenu célèbre pour son Grey Album qui fusionnait l'album blanc des Beatles et le Black Album de Jay-Z), a réalisé cet album comme il l'a fait pour Gorillaz en 2005.Or cette fois, c'est plutôt le personnel qui impressionne : Albarn a recruté l'ex-Clash Paul Simonon (toujours à la basse), le guitariste Simon Tong (The Verve) ainsi que le mythique batteur Tony Allen.D'entrée, on se serait attendu à des beats proéminents mais Albarn a préféré mettre la section Allen-Simonon au service de la chanson, sauf exceptions.Voilà la seule déception au terme de plusieurs écoutes de cet éponyme, qui ne cesse de croître entre les oreilles.Au moins cinq extraits (Herculean, Kingdom of Doom, The Bunting Song, A Soldier's Tale), s'avèrent inspirés, puissants en mélodies et en progressions harmoniques, solidement charpentés, arrangés avec goût sans souffrir la surproduction.Ce qui en dit long sur la longévité de Damon Albarn.(en vente mardi prochain) La qualité des chansons Rythmes un peu décevants \u2014 Alain Brunet POP ÉLECTRO WATER ON MARS DELTA AUDIOLAB ELECTROPHONES / STATIK ((( Québec spatial.On voit bien que ces musiciens dirigés par Philippe Navarro (ex-attaché politique, auteur de science-fiction, guitariste, compositeur et plus encore) doivent miser sur l'imagination fertile (un euphémisme) de leur leader.Aucun membre de ce trio de Québec (Navarro aux guitares et machines, Benoît L'Allier à la basse, Sylvain Harvey à la batterie) ne fréquente ici la complexité instrumentale, là n'est pas le propos.Les structures sont simples, les propositions rythmiques le sont également, la profondeur de ce deuxième album se révèle plutôt dans les ambiances et les arrangements.On y note des croisements de genres (rock progressif floydien, light jazz électrique, chant classique, noise, lounge, sous-tendances électro, etc.) témoignant d'une culture musicale étoffée et d'une connaissance profonde de la haute fidélité\u2026 sans compter un parti-pris évident pour l'enregistrement analogique.Au trio de Navarro se juxtaposent chant choral ou opératique (au féminin), saxophone, piano, scratches de vinyle, Rhodes ou Minimoog, ce qui mène à conclure à une envergure certaine.L'aérien et le spatial l'emportent sur le terrestre, force est de constater au bout de quelques écoutes.Ce n'est pas par hasard que ce groupe se nomme Water on Mars ! La spatialisation du son Un peu touffu, rythmes trop mous \u2014 Alain Brunet BOSSA NOVA VICTORIA ABRIL PUTCHEROS DO BRASIL REMSTAR / SÉLECT ((( Charmante Victoria Tous ceux et celles - surtout ceux - qui ont vu le disque de Victoria Abril sur mon bureau se sont exclamés: «Oh, Victoria » ou « Ah, Victoria », avant d'essayer de me le subtiliser.Véritable icône de la féminité assumée, la belle Espagnole sort ici son premier album, déjà vendu à 200 000 exemplaires en Europe.Et, mon Dieu, il est aussi charmant que Victoria.Charmant et souriant (ne vous laissez pas berner par la larme au coin des yeux de l'actrice sur la pochette), il propose 10 classiques de la bossa nova et de la samba, de Agua de beber à Desde que samba, y compris une reprise de Tu verras, de Nougaro.Je le répète, c'est charmant.La voix de Victoria est juste, jolie, mais ne nous leurrons pas, si ce n'était pas que nous l'aimons passionnément comme actrice, ce disque passerait assez inaperçu.Ce n'est pas un hasard si se distinguent les deux chansons où figurent la voix et les arrangements de Rosa Passos (grande chanteuse et guitariste de bossa) ou encore la reprise de Agua de Março, audacieuse par ses orchestrations, signées par l'excellente Concha Buika, qui mêle Espagne, Brésil et Afrique.Ah, Victoria\u2026 Mme Passos et Agua de Março Obarquinho avec Lord Kossity, un brin ridicule\u2026 \u2014 Marie-Christine Blais SOUPER-SPECTACLE À 18 H / SPECTACLE À 20 H 30 Billets en vente au Casino de Montréal et sur le réseau Admission au 514 790-1245 ou au 1 800 361-4595 Groupes et Forfaits cinq diamants : 514 392-2749 ou 1 888 883-8823 Moyennant les frais de service PHOTO : HE I D I HOLLINGER AU CASINO DE MONTRÉAL DÈS LE 7 FÉVRIER 2007 3447965A BILLETTERIE (514) 253-8974 Admission : (514) 790-1245 1 (800) 361-4595 admission.com Du 26 janvier au 13 février Montréal 1929.La fin des années folles et le krach boursier.Entre richesse et misère, entre amour et solitude, chantons et dansons! PHOTOGRAPHIE : JOSÉE LAMBERT CONCEPTION GRAPHIQUE : PASSERELLE BLEUE La Cagnotte D'après Eugène Labiche Adaptation : Denis Chouinard Mise en scène : Vincent Bilodeau www.denise-pelletier.qc.ca 3451341A avec Rita Lafontaine Eric-Emmanuel Schmitt présentent en collaboration avec Mise en scène: Rita Lafontaine et François Flamand / Scénographie: Steban Sanfaçon / Éclairages: Nicolas Ricard Bande sonore: Christian Thomas / Costume: François Laplante / Assistance à la mise en scène: Pascale d'Haese Direction de production: Guy Côté / Relations de presse:Élisabeth Roy, Roy&Turner Communications / Production: Sortie 22 Inc.3 fév.17 fév.24 fév.6 mars Dès le 13 mars Monument National, Montréal 514.871.2224 Théâtre du Vieux-Terrebonne, Terrebonne Salle Pauline-Julien, Ste-Geneviève Salle Roland-Brunelle, Joliette Salle J.-Antonio-Thompson, Trois-Rivière 450.492.4777 514.626.1616 450.759.6202 819.380.9797 514.871.2224 3455513A «Words to Music:The Canadian Songwriters Hall of Fame » Regardez la Télévision de la CBC le lundi 5 mars dès 20 heures (20 h 30 HTN) pour une émission spéciale, et des reprises sur CMT Canada.Diffusé d'un océan à l'autre le lundi 29 janvier dès 9h00 sur Espace Musique à Radio-Canada - 11h00 sur CBC Radio One et 20h00 à CBC Radio Two.Le nombre de billets est limité.Pour rejoindre la billetterie du Panthéon dès aujourd'hui : 416-469-9619 Les artistes invités sont : Isabelle Boulay, Patrick Bruel, Michael Bublé, Karkwa, Florence K, Laurence Jalbert, Marie-Eve Janvier, Marc-André Fortin Les intronisés de 2007 sont : Jean-Pierre Ferland, Joni Mitchell www.cansong.ca 3456265A CYB_RSS ARTS ET SPECTACLES SUGGESTION DVD PATRICE BÉLANGER Ce qu'il lit : Quelques reprises de Christian Tétreault.Il s'agit là d'un collage de ses billets quotidiens sur les grandes et petites humeurs du sport, diffusés sur les ondes de Radio Énergie.C'est vraiment très agréable à lire.Cela me permet de plonger d'une façon différente dans ce merveilleux monde qui me passionne.Toute l'essence de la vie se retrouve dans le sport, en concentré.Il y a l'espoir et la joie, la tristesse et le découragement, le travail parfois récompensé mais parfois ignoré, le talent qui seul ne sert pas à grand-chose, le dépassement et l'importance de l'autre.Je crois depuis toujours qu'il y a énormément de similitudes et de parallèles à faire entre le monde du sport et celui, artistique, de mon métier de comédien.Ce qu'il regarde: Je raffole des DVD parce qu'ils me permettent non seulement d'écouter des séries en «rafale», mais aussi pour tous leurs extras.Je me suis payé la traite en visionnant en quelques soirées le coffret complet de la première saison des Invincibles, question d'être fin prêt et à jour pour la nouvelle saison.Je m'apprête à faire de même avec la série Minuit le soir.Je suis également à replonger dans notre jeunesse, à moi et ma blonde, en regardant de temps à autre un épisode du coffret de Passe-Partout.Quels souvenirs indélébiles Marie Eykel, Jacques L'Heureux et Claire Pimparée ont-ils laissés dans nos imaginaires d'enfant!Quand je n'arrive pas à m'endormir, j'aime bien me gâter en regardant quelques épisodes de la sit-com américaine Friends.Petite anecdote: je suis tellement maniaque de cette série que lorsque le coffret de la dixième et dernière série est sorti, j'ai visionné les dix-huit épisodes en une nuit blanche.Sinon, le temps des Fêtes m'a permis de plonger dans l'univers plus que particulier et grandiose de The Godfather.On a beau savoir que l'on s'apprête à s'immerger dans un monde unique, et surtout à visionner des pièces d'anthologie de l'histoire du cinéma, mais cette oeuvre dépasse son mythe.Quelles performances des Brando, Pacino, Caan, Keaton! Et je suis sans mot devant la réalisation de monsieur Francis Ford Coppola.Ce qu'il écoute: Pour ce qui est de la musique, je dois avouer que j'écoute vraiment de tout! Les albums qui ont accompagné mon temps des fêtes sur la route entre mon Outaouais natal et mon «Mourrial» d'adoption ont été variés:Mes aïeux, Love (spectacle du Cirque du Soleil que j'ai eu le privilège de voir en septembre dernier à Las Vegas), Loco Locass, Eva Avila, les Colocs, Ariane Moffatt, Elvis Presley, Evanescence, Éric Lapointe et Daniel Boucher.\u2014 PROPOS RECUEILLIS PAR ISABELLE MASSÉ STÉRÉO PERSO WHITE NIGHTS Ce «thriller dansé» fait incontestablement partie de ces plaisirs coupables dont on attendait désespérément l'arrivée en DVD.Réalisé en 1985 par Taylor Hackford (Ray), White Nights met en vedette deux danseurs remarquables, Mikhail Baryshnikov et Gregory Hines, alors au sommet de leur art.Le film s'est d'ailleurs construit autour du talent de ces deux artistes aux styles opposés, l'idée étant d'abord de proposer un récit dans lequel la danse servirait de moteur narratif.C'est essentiellement à cet égard que le film suscite l'intérêt car les nombreuses scènes dansées, chorégraphiées par Twyla Tharp, sont magnifiquement filmées.On retient notamment cette interprétation vibrante du pas de deux de Roland Petit Le jeune homme et la mort (qui ouvre le film); l'expression nostalgique de Baryshnikov au son d'une chanson du poète maudit Vladimir Vissotsky; ou encore l'abandon du regretté Hines à travers son approche unique du tap dance.Le récit, campé en pleine guerre froide, n'en reste pas moins improbable, cela dit.L'histoire d'un danseur russe qui, après un accident d'avion, se retrouve de nouveau soumis aux autorités soviétiques, ne tient en effet pas la route.Comment, en effet, peut-on croire une seule seconde que les autorités soviétiques placeraient Nicolaï, cet ex-danseur étoile du Bolchoï, sous la surveillance d'un danseur noir américain qui a décidé de s'installer en Union soviétique pour dénoncer le racisme de sa société?Malgré son aspect outrancier, le récit renferme néanmoins de vrais plaisirs, ne serait-ce que sur le plan de l'interprétation.C'est une joie de voir Helen Mirren, qui triomphe présentement dans The Queen, dans le rôle de la femme que Nicolaï a dû quitter quand il s'est réfugié à l'ouest.L'actrice, qui vit avec le réalisateur depuis le tournage du film (un potin qu'on apprend en bonus!), participe en outre au document qui fut tourné pour les besoins de la sortie en DVD.Isabella Rosselini et Taylor Hackford y vont aussi de leurs commentaires (pas Baryshnikov toutefois, dommage!).Des sous-titres français sont par ailleurs offerts en option mais la version doublée n'était pas disponible sur le DVD que nous avons visionné.\u2014 Marc-André Lussier ROCK BÉRURIER NOIR INVISIBLE FZM / DEP ((½ Retomber en adolescence Bérurier Noir a ressuscité et reprend là où il avaient laissé à l'aube des années 1990.Le jeu de guitare de Loran est toujours aussi primaire et il n'a pas jugé bon de mettre à jour sa collection de pédales à effets.Il sonne comme en 1989.Fan Xoa, c'est le nouveau pseudo du chanteur François, tape sur les mêmes clous qu'avant.Nostalgie d'une époque «magique» antédiluvienne où «il n'y avait pas de haine» (Le cerf, le druide et le loup), coup de gueule antiaméricain où il est question du «massacre des Indiens» (Empire State Bulldog), charge contre la malbouffe (On en a marre), Invisible s'écoute comme un manifeste adolescent.Le malaise n'est jamais plus grand que lorsqu'on entend Fan Xoa, qui doit avoir franchi la quarantaine, en appeler à un «coup d'État de la jeunesse».De ce nouvel album du mythique cirque rebelle, on retient surtout le côté.cirque.On a beau se laisser convaincre par certaines musiques, on regrette que Béru soit retombé en adolescence, alors qu'il aurait été intéressant de voir ces vétérans tenter de proposer une vision punk du monde.dotée d'une certaine maturité.Musiques biens menées Côté ado attardé \u2014 Alexandre Vigneault WORLD MARCO CALLIARI MIA DOLCE VITA CASA NOSTRA/DEP (((½ L'Italiano Marco Calliari a enregistré une suite parfaite à Che la Vita, paru en 2004.L'ancien hurleur en chef du band métal Anonymus avait alors causé la surprise en lançant un album de chansons ritales, et la suspicion initiale s'était peu à peu transformée en affection nationale.Quand Mia Dolce Vita s'est retrouvé sur les tablettes, l'automne dernier, le public avait déjà goûté à son interprétation de la tradition chansonnière italienne, bel canto à pleins poumons où l'énergie est vive et contagieuse.Le folklore italien est à nouveau bien servi sur Mia Dolce Vita, d'abord avec l'excellente L'Americano, de Renato Carosone, pompée par le rythme et les cymbales qui forment un enivrant crescendo, pour ensuite enchaîner avec L'Italiano (Toto Cutugno).Durant 13 chansons (Bella Ciao, évidemment, O sole mio, Caruso, Chitarra Romana.), Calliari revisite les airs de son enfance, de sa famille, avec le flegme et l'énergie qui transcendaient son premier album.Envoûtant, par ses cuivres exubérants et ses mélodies suaves, et sans temps mort.Dynamique, beaux arrangements Rien de neuf par rapport à l'album précédent \u2014 Philippe Renaud, collaboration spéciale POP DIANA ROSS I LOVE YOU EMI (( La triste princesse Diana Pourquoi ce nouvel album studio de Diana Ross?Pour profiter de la vague Dreamgirls, film inspiré par le trio féminin The Supremes dont Madame Ross fut la vedette incontestée dans les années 60 et 70?Parce que la Saint-Valentin s'en vient et qu'un disque intitulé I Love You et composé de chansons d'amour très connues devrait se vendre comme des petits chocolats chauds?Mais alors, pourquoi faire un disque de reprises enregistrées de telle manière qu'aucune n'occupera pas même l'ombre de la place tenue par les versions originales?Quel décevant amalgame que ce disque, où on trouve certes la belle voix singulière de Diana Ross, mais jumelée à des interprétations creuses, dans des arrangements parfois parodiques ou pitoyables (Take My Breath Away, tout simplement ri-di-cu-le), quasi toutes sans chaleur, sans âme, comme si Madame Ross n'avait jamais été amoureuse de sa vie.C'est troublant, vraiment, la tristesse qu'on ressent en écoutant ce disque fait pourtant de chansons d'amour heureux\u2026 Cerise sur ce désolant gâteau: hormis la relecture sensible de What about Love, la seule chanson intéressante est l'unique morceau original de l'album, I Love You, écrit pour Diana Ross par son choriste, Fred White.Fred pourrait-il écrire - et vite - d'autres chansons pour Diana?I Love You et What About Love.Les autres morceaux.\u2014 Marie-Christine Blais ROCK MAHJOR BIDET LA VIE QUI FITTE AVEC LA TAPISSERIE (((½ Le souci du détail Les auditeurs des radios indépendantes de la métropole connaissent déjà Mahjor Bidet qui, en l'espace d'un EP, s'est attiré nombre d'éloges à la faveur de la rotation enviable de Painfull Love.Oui, c'était bon, mais ce premier album en révèle de bien meilleures, comme la céleste Sensibilité d'un robot ou Les Mouches, refrain accrocheur beuglé par un choeur discordant tenu au pas par un barrage d'accords de guitares électriques.On entend Les Mouches et on songe illico à Malajube.Il n'y a pas de hasard, et c'est moins dû à la présence d'un transfuge du fameux groupe montréalais (Renaud Bastien, multi-instrumentiste) au sein de Mahjor Bidet qu'à un reflet des aspirations musicales d'une nouvelle génération de créateurs, à laquelle appartient aussi le Navet Confit.La pop moelleuse se frotte aux guitares acidulées, les textes impressionnistes semblent tout autant engourdir les arrangements que cette apparente spontanéité qui anime ces musiciens.Chez Mahjor Bidet comme chez leurs confrères, le souci du détail dans les arrangements, la manière d'occuper l'espace sonore, le mariage entre expérimentation (magie électro-lugubre de Les Irresponsables) et pop franche.Beaucoup de souffle et de caractère Lesmaladresses d'un premier album plein d'ambition \u2014 Philippe Renaud, collaboration spéciale PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE© 3456836A ARTS ET SPECTACLES ALAIN DE REPENTIGNY Franco Dragone, c'est l'artiste derrière les grands spectacles de tournée du Cirque du Soleil.C'est aussi le créateur qui a transformé Las Vegas et jonglé avec des millions de billets verts pour accoucher de Mystère, de O, du spectacle de Céline Dion et du Rêve pour le milliardaire Steve Wynn.Ce même Dragone qui a exigé que ses spectacles soient préparés dans la petite ville minière de La Louvière, en Belgique, et qui créera la comédie musicale Carmen en Californie cette année puis ira mettre son art au service d'un nouveau casino à Macao, juste en face de celui où le Cirque du Soleil va s'installer l'an prochain.Mais Franco Dragone, c'est aussi un artiste qui se remet constamment en question, qui doute, qui a le trac, qui travaille en atelier avec ses artistes et qui accepte des commandes plus « modestes » comme la mise en scène du tour de chant de son compatriote belge Saule (qu'on a vu au Coup de coeur francophone en novembre) et la création du gala d'humour visuel, mis en scène par son associé Pierre-Philippe Guay et animé par Arturo Brachetti, qui marquera les 25 ans de Juste pour rire cet été puis sera exceptionnellement présenté en tournée, au Québec et à l'étranger.« Je n'ai pas 50 projets, je n'en ai qu'un seul, celui de développer ma compagnie dans une ville qui a souffert, me disait Dragone cette semaine.J'ai besoin de faire Saule, de faire aussi Macao, de faire Le Rêve, sinon je suis malheureux.Ça ne devient plus que de la pression, c'est le succès à tout prix.» Quand elle a vu O, Céline Dion a immédiatement su que c'est ce qu'elle voulait faire à Las Vegas.« Quand on s'est rencontrés, Céline, René et moi, on a mis la barre très haut, se rappelle Dragone.On voulait révolutionner Céline elle-même.On voulait Michael Jackson ou Paul Mc Cartney comme parolier, on voulait refaire toutes les chansons, moi, je trouvais ça génial.Chemin faisant, je me suis rendu compte, René aussi, qu'il ne faut pas avoir la prétention d'ignorer ce que les gens attendent de Céline.Il a fallu trouver le registre juste qui ferait que Céline serait à l'aise, que ça la servirait.En même temps, mon objectif c'était de lui donner de la classe \u2014 ça semble prétentieux quand je dis ça.En privé, elle est très sophistiquée et très exigeante, mais sur scène, parce qu'elle est gentille, elle croit que la gentillesse s'exprime par \u201cça va mon grand ?\u201d.Il a fallu trouver un écrin dans lequel Céline serait belle et c'est, je crois, ce qu'on a réussi à faire malgré tout le scepticisme des gens au début.On disait qu'une salle de 4000 places avec une tête d'affiche à l'année, ça ne marcherait pas à Las Vegas.Aujourd'hui, toutes les têtes d'affiche veulent venir à Las Vegas.» Des écueils Franco Dragone ne l'a pas toujours eu facile.Il devait mettre en scène la comédie musicale Le Graal de Catherine Lara qui allait être créée au Théâtre Saint-Denis en mars.Un projet mort-né.« On a fait confiance à quelqu'un qui nous a entubés, me dit Dragone.Un incompétent.On ne fera plus jamais confiance à un producteur.» L'aventure du Rêve, créé en 2005 dans le nouvel hôtel-boutique de Steve Wynn, n'a pas été de tout repos non plus.Comme Wynn ne lui donnait pas les moyens d'une technologie « impressionnante », Dragone a décidé de se distinguer avec un spectacle plus audacieux, un peu trop peut-être.L'opération médiatique a été complètement ratée et ce fut presque le divorce entre Wynn et Dragone.Aujourd'hui, leurs relations sont meilleures et Le Rêve semble avoir trouvé son public.« Si je ne devais faire que du Steve Wynn, je mourrais, me dit Dragone.J'aurais besoin d'être protégé.Ce que j'ai adoré au Cirque, c'est que je n'ai jamais senti la pression des millions sur mes épaules.C'est difficile, faut se secouer tous les matins pour ne pas avoir peur.Mais grâce à Guy (Laliberté), les concepteurs sont protégés, il les laisse travailler.» Après O, Dragone et le Cirque se sont séparés.Le plan artistique de Dragone s'accordait mal au plan d'affaires du Cirque.Dans le milieu hypercompétitif de Las Vegas, les relations entre le Cirque et Dragone n'ont pas toujours été au beau fixe.« Pire que ça, tout ce qui était Dragone devenait diabolique », me dit l'artiste belge.Mais Dragone vient de réaliser un documentaire sur Mystère pour le Cirque et Laliberté l'a invité à la première de Saltimbanco en Italie, le pays où il est né.Se pourrait-il qu'ils travaillent ensemble dans un avenir rapproché ?« On ne sait jamais dans la vie » répond Dragone qui a des projets en Amérique du Nord (« pas nécessairement à Vegas »), en Asie, en Allemagne, à Paris et dans le golfe Persique.« Il est clair qu'il y a deux compagnies au monde qui peuvent faire ce genre de spectacle, le Cirque et nous, dit-il.On se respecte.Par le biais de La Presse, je lance un appel à Guy : rencontrons- nous, pour se dire ce qu'on fait à Macao, comme ça on va vaincre l'Asie\u2026 Ou plutôt, on va convaincre l'Asie.» Le gala Juste pour rire Dragone- Brachetti sera présenté au Théâtre Saint-Denis du 24 au 28 juillet.Les billets pour les représentations des 24, 25 et 26 juillet, sont en vente à compter d'aujourd'hui, 10 h.FRANCO DRAGONE Le succès à tout prix, très peu pour lui MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © Se pourrait-il que Franco Dragone et le Cirque du Soleil travaillent ensemble dans un avenir rapproché ?« On ne sait jamais dans la vie », répond Dragone qui a des projets un peu partout sur le globe.Franco Dragone était à Montréal cette semaine pour préparer un gala Juste pour rire qui sera animé par Arturo Brachetti.Le concepteur et metteur en scène belge nous a parlé de ses mille et un projets et en a profité pour lancer dans La Presse une invitation au grand patron du Cirque du Soleil, Guy Laliberté.Rencontre avec un créateur planétaire. ARTS ET SPECTACLES NATHALIE PETROWSKI RENCONTRE La presque totalité des 739 billets du spectacle de Marco Calliari, ce soir à la Tohu, se sont envolés en une journée.Les billets étaient gratuits, c'est vrai, mais cela faisait des semaines que des dizaines de gens réclamaient à la Tohu un spectacle de Marco Calliari.Pourtant, Marco Calliari est encore loin du statut de vedette.Même s'il a fait Belle et bum une demi-douzaine de fois, que Chantal Jolis le fait tourner à la radio de Radio-Canada régulièrement, qu'il a participé aux Franco Folies, qu'il est le porteparole des festivités du 40e anniversaire du Café Campus et qu'il est sur le point de signer avec l'équipe Spectra, Calliari n'est pas encore une vedette, aux yeux du grand public du moins.Demandez à l'homme et à la femme de la rue s'ils connaissent ce décrocheur du metal hurlant qui ne chante plus qu'en italien et il y a fort à parier que la vaste majorité répondra « Marco qui ?» C'est sans doute pourquoi, lorsque Marco Calliari pousse la porte du Caffé Italia, entre et se dirige vers le fond de la salle où je l'attends, personne ne se retourne sur son passage.\u2014 Vous venez souvent prendre un café ici ?\u2014 Pas vraiment, je ne bois que de la tisane.Un Italien buveur de tisane, j'avoue que je n'ai jamais vu ça de ma vie.Pas plus qu'un Italien blond mais rasé et habillé plus pour le maquis que pour une soirée Giorgio Armani.Mais Marco Calliari n'est pas un Italien comme les autres.D'abord, il n'est pas chauvin et n'hésite jamais à critiquer ses compatriotes.« Les Italiens sont italiens surtout pendant la Coupe du monde », ironise-t-il avant d'ajouter : « La musique pop italienne qu'on entend à la radio, c'est de la merde.La vraie belle chanson italienne, les Italiens ne la connaissent même pas.» Cela n'empêche pas Calliari d'être fier de ses origines italiennes, mais comme le dit le communiqué des restaurants Pacini avec qui il vient de signer un contrat de trois ans, c'est le plus Québécois des Italiens.Québécois, Calliari l'était jusqu'au bout des ongles la première fois qu'il a mis les pieds à Trentino dans les Dolomites, au pays de son père à l'âge de 20 ans.Québécois, il l'était à la puissance 10 cet été quand il est allé donner des spectacles dans le talon de la botte italienne.« Au Québec, quand tu fais du spectacle, t'es habitué à certains standards techniques.Là-bas, c'était la catastrophe.Je n'ai jamais vu des installations techniques aussi tout croches.Le micro marchait une fois sur deux, les fils ne connectaient pas entre eux.Et puis, les Italiens ne comprenaient pas ce que j'étais venu faire là et pourquoi je leur chantais des classiques du répertoire italien.L'image qui me vient à l'esprit, c'est celle d'un Québécois qui aurait vécu toute sa vie en Italie et qui reviendrait au Québec pour faire des chansons de Beau Dommage ou de Félix.Les gens ici le trouveraient un peu étrange.C'est l'effet que j'ai fait aux Italiens làbas », raconte-t-il en souriant.Lâcher le diable Il sourit souvent, Marco Calliari, irradiant au passage une gentillesse peu compatible avec la musique qui l'a formé et accompagné pendant 17 ans.Car depuis l'âge de 14 ans jusqu'au début de la trentaine, Marco Calliari a baigné dans le heavy metal, une musique volontiers associée à la rébellion et à la mauvaise humeur adolescente induite par un excès de broyage de noir.Comment un gentil garçon que l'on peut voir en DVD faire du risotto avec sa mamma a-t-il pu épouser aussi longtemps la musique du diable ?Et surtout comment a-t-il pu lâcher le diable pour O sole mio et quantité d'autres ballades italiennes?Tout a commencé en 89, explique le principal intéressé.À Saint-Michel, où il est né et a été élevé, cet enfant de la loi 101 avait trois grandes activités : l'école, le hockey - l'hiver sous le Métropolitain avec ses copains haïtiens, espagnols et chiliens - et le soccer - l'été, avec la même bande de copains.C'était le Saint- Michel d'avant les gangs de rue, un quartier d'immigrés peu fortunés, mais pas accablés comme aujourd'hui par une pauvreté glauque et extrême.Le meilleur ami de Marco s'appelait Carlos Araya et cette année-là, avant de déménager à Saint-Léonard, ses parents lui ont payé une batterie.« Je n'oublierai jamais l'été de mes 14 ans.Avec Carlos et mes deux copains espagnols, on n'était pas encore en âge de travailler, ça fait qu'on a passé l'été dans la piscine de Carlos ou dans son sous-sol à écouter du heavy metal et à en faire avec des instruments qu'on avait ni plus ni moins trouvés dans les poubelles.» Ainsi naquit l'embryon du groupe Anonymus, à la fois laboratoire, école et véhicule utilitaire sport qui a permis pendant 17 ans à Calliari et à sa bande de voyager, d'abord aux quatre coins du Québec, de Natashquan jusqu'à Amos en passant par Rimouski, mais aussi en France et au Mexique.Même si les musiciens d'Anonymus gagnaient mal leur vie, ils se produisaient en spectacle au moins une soixantaine de fois par année, enregistrant une demi-douzaine de disques.Calliari aurait pu continuer avec Anonymus des années encore, mais un premier disque de ses compositions écrites et enregistrées en italien pour faire plaisir à ses parents a tout bouleversé.« Mes parents sont de grands amateurs d'opéra et des fans finis de Pavarotti.Il y a toujours eu beaucoup de fêtes chez nous et chaque fois, on finissait ça dans le sous-sol en buvant de la grappa et en écoutant de l'opéra.C'est dans cet esprit que pour les 60 ans de mon père, j'ai décidé de lui faire une grosse fête et de lui écrire quelques chansons.D'autres chansons se sont ajoutées et cela a fini par faire un disque.J'ai monté un spectacle autour de ces chansons puis j'y ai ajouté des vieilles chansons du répertoire italien et cela a fini par donner un deuxième disque, voilà.» Et c'est ainsi que celui qui s'était toujours vanté de pouvoir faire plusieurs choses en même temps a été obligé de choisir entre le groupe ou le solo.En mars dernier, Calliari quittait définitivement Anonymus mais pas son batteur Carlos, qui continue de jouer à la fois pour Anonymus et pour lui.Wilfred Calliari ! Changement de cap donc pour Calliari.Changement de style musical, mais surtout changement de monde et de mentalité.Et c'est là que les choses se corsent car avant de tomber dans la marmite italienne, Calliari était un grand ami du mauvais garçon et apôtre de la grossièreté Mononc' Serge, avec qui il a d'ailleurs enregistré le disque L'Académie du massacre.Or, comment un type ami avec Mononc' Serge, auteur des classiques Requiem pour la merde, Je chante pour les mirons et quelques tounes anti-Céline, comment ce type-là peut-il chanter O sole mio et être porte-parole des restaurants Pacini ?Calliari éclate de rire à la mention de Mononc' Serge.« J'ai toujours été la tête de Turc de Mononc' Serge, qui me traite ces jours-ci de Wilfred Calliari.Il dit des horreurs à mon sujet, mais je sais que c'est par amour.Et puis, je crois qu'il a compris qu'en ce moment, je suis en train de faire mon trip robots et que ça va éventuellement déboucher sur autre chose.» Quoi exactement ?Calliari évoque la fusion du world beat et du metal, deux styles musicaux qu'il aimerait bien réconcilier.Il raconte qu'il s'est récemment lié d'amitié avec Yves Lambert, l'exchanteur de la Bottine souriante, et que les deux travaillent présentement sur un rigodon mélangé à une tarentelle italienne.Pour ce qui est de son association avec les restaurants Pacini, Calliari clame que c'est un cadeau du ciel.« Moi, je n'ai jamais reçu la moindre subvention pour ma musique, se plaint-il.Même que tout récemment j'ai encore essuyé un refus de Musicaction sous prétexte que je ne fais plus de la musique du monde mais de la pop.Les restaurants Pacini ont été mes sauveurs.Ils m'ont aidé à produire mon deuxième disque.Sans eux, il n'y aurait pas eu de disque ni cette pub où on me voit chanter avec mes musiciens avant que ma mère ne m'appelle sur mon portable.Grâce à cette pub, j'ai vendu plus de disques en deux mois qu'en un an pour mon premier.Alors je n'ai rien à dire contre Pacini, une entreprise exemplaire qui a récemment fait de gros changements et où on mange de la très bonne bouffe.Et croyez-moi, si on n'y mangeait pas bien, je n'aurais jamais accepté de leur être associé, surtout pas avec la mère que j'ai et la bouffe qu'elle fait.» Mamma Calliari ne se contente pas de faire la bouffe pour son fils adoré.Elle et son mari gèrent ni plus ni moins la Casa Nostra, la boîte de production de leur progéniture.Depuis leur sous-sol, les deux se chargent autant de la vente de ses disques que de la vente de ses billets de spectacle.Et quand c'est possible, comme cela le sera ce soir, à la fin de la performance de fiston, ils montent chanter sur scène avec lui.Mais mesdemoiselles, soyez rassurées, Marco Calliari n'habite plus chez ses parents.Du moins plus sept jours sur sept comme avant.MARCO CALLIARI Paradoxe italien C'est un Italien qui préfère la tisane au cappuccino.Un amateur de heavy metal qui fait la cuisine avec sa maman.Un artiste alternatif commandité par une chaîne de restaurants.Un ambassadeur de la chanson italienne qui n'a pas mis les pieds en Italie avant l'âge de 20 ans.Un type capable de passer de Mononc' Serge à Serge Fiori, de L'Académie du massacre à l'Académie culinaire Pacini.Vous en voulez des paradoxes ?Le chanteur Marco Calliari peut vous en fournir.Portrait d'un artiste émergent qui émerge depuis 15 ans et à qui le succès sourit enfin.PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE © Marco Calliari qualifie de « cadeau du ciel » son association avec les restaurants Pacini.« Les restaurants Pacini ont été mes sauveurs.Ils m'ont aidé à produire mon deuxième disque.(.) Grâce à cette pub, j'ai vendu plus de disques en deux mois qu'en un an pour mon premier.» « Les Italiens sont italiens surtout pendant la Coupe du monde.La musique pop italienne qu'on entend à la radio, c'est de la merde.La vraie belle chanson italienne, les Italiens ne la connaissent même pas.» 3456844A ARTS ET SPECTACLES ISABELLE MASSÉ Environ 285 bouteilles disposées avec soin sur le bitume, 450 pieds de long de terrain de jeu, 42 secondes de balade en patins à roulettes.et toute une carte de visite pour l'Amérique du Nord! En chaussant ses patins pour épater la galerie au Late Show with David Letterman, en mai dernier, Michel Lauzière s'est ouvert de grandes portes.Celles, cinq mois plus tard, du studio du talk-show de Jay Leno, mais aussi celles de 30 salles de spectacles aux États-Unis.C'est qu'il en a surpris des gens en interprétant, dans une rue de New York, un extrait de la 40e symphonie de Mozart en frôlant avec ses pieds des bouteilles de vin ! « Il m'a fallu deux semaines pour accorder les bouteilles », explique Michel Lauzière, qui imaginait exécuter un tel numéro depuis 10 ans.Patiner donne des ailes ! Patiner empêche également son homme de vieillir ! À 52 ans, Lauzière a gardé sa taille et ses cheveux noirs de jeunesse.Il faut une vision parfaite pour débusquer une mèche grise sur sa tête.À 52 ans, il turbine encore dans son atelier des Laurentides pour mettre au point des gadgets qui lui permettent de réaliser moult prouesses sur scène.Ici et ailleurs, mais surtout ailleurs.À un tel rythme, impossible de prendre une livre.Ces 19 dernières années, l'artiste a offert ses numéros dans des salles et sur des plateaux de télé du monde entier, du Chili au Japon, en passant par l'Allemagne, l'Italie et la Chine.Monsieur a recensé les villes visitées : 400 dans 45 pays ! « C'est la première fois en 19 ans que je présente un long spectacle au public québécois.C'est excitant ! Le 1er février, je vais travailler à Vienne, le 2 à Copenhague et le 10 à.Boucherville ! » L'artiste vit dans des valises pleines de jouets et bidules trafiqués depuis la séparation des Foubrac, duo au sein duquel il s'est beaucoup amusé, de 1975 à 1988.Vous vous souvenez du numéro musical avec des pompes à air pour bicyclette, au Festival Juste pour rire, dans les années 80 ?« Petit, j'étais vraiment un amateur de variétés, fasciné par le cirque et les acrobates.Je m'identifiais beaucoup au gamin du film L'enfant du cirque.» Il n'était pas question de ranger son imagination au vestiaire après l'époque Foubrac.« Dans ma tête, il y avait un trajet logique à suivre : avoir du succès ici, puis en France, puis ailleurs, ajoute celui qui a d'abord pensé devenir psychologue.Mais mes premiers contrats à l'extérieur du Québec ont été à Tokyo et au Chili.C'est vraiment ce que je rêvais de faire : voyager tout en gagnant ma vie.» Cela dit, donner des spectacles ici l'enchante tout autant.L'artiste a une quinzaine de numéros à offrir (des nouveaux et des classiques), entrecoupés d'extraits vidéo qui dévoilent la conception de ses joyeux tours.On ne s'étonne plus de voir Lauzière arriver sur scène avec de la vaisselle, des klaxons, des ballons, des ampoules.Il se donnera à fond, comme ces clowns qui ne manquent jamais d'énergie.« Je suis réaliste, dit-il.Je sais que je ne ferai pas le même genre de numéros dans 20 ans.Cela dit, je ne me sens pas vieux.Est-ce le fait de jouer avec des bébelles ?Les performances me tiennent en forme.Ce spectacle est un bel effort physique.» En pleine création, on l'imagine à la maison, constamment en train de chercher l'objet qui donnera un élan à son imagination.Tapant sur les doigts de ses enfants chaque fois qu'une conserve trouve son chemin trop rapidement dans le bac de récupération.« Des pots de beurre d'arachides, je n'en ai jamais assez ! dit le papa qui ne mêle toutefois pas boulot et vie familiale.Pour mes (cinq) enfants, je ne suis pas un drôle de numéro ni un clown.Mon travail ne déteint pas sur ma vie de tous les jours.» Pour sa rentrée montréalaise, Lauzière fait les choses en grand en se payant la salle Maisonneuve de la Place des Arts.Parce que ses numéros nécessitent une grande scène ?« Pendant longtemps, j'ai été assez discret ici.Présenter un spectacle dans une salle prestigieuse, c'est une manière d'entrer par la grande porte.» Michel Lauzière au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts, les 25 et 27 janvier.MICHEL LAUZIÈRE Après le tour du monde Depuis trois décennies, Michel Lauzière joue à l'enfant en proposant des numéros qui défient toute imagination.Il a amusé des spectateurs aux États-Unis, en Europe et en Asie.Il pose enfin ses valises à la Place des Arts, les 25 et 27 janvier.PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE © L'ex-Foubrac Michel Lauzière n'a pas pris une ride.« Je ne me sens pas vieux.Est-ce le fait de jouer avec des bébelles ?Les performances me tiennent en forme.Ce spectacle est un bel effort physique », dit l'artiste de 52 ans.« C'est la première fois en 19 ans que je présente un long spectacle au public québécois.C'est excitant ! Le 1er février, je vais travailler à Vienne, le 2 à Copenhague et le 10 à.Boucherville ! » ARTS ET SPECTACLES MARIE-CHRISTINE BLAIS En 2001-2002, ça n'allait vraiment pas fort, les tournées de chanteurs, et il n'y en avait que pour les spectacles d'humoristes.Ça n'empêchait pourtant pas Mario Pelchat de faire une tournée de quelque 120 représentations, un peu partout au Québec ! On ne se surprendra donc pas d'apprendre que sa tournée actuelle, entreprise à La Baie hier soir, compte déjà une cinquantaine de spectacles avant septembre - et cela, sans compter les festivals.« On est presque complet à bien des endroits, on a ajouté des soirs à Gatineau, à Québec, à Montréal.Disons que ça va bien et que je touche du marbre! » dit le chanteur en riant, la main sur la table non de bois, mais bien de marbre.« Ça ne veut surtout pas dire que je tiens tout ça pour acquis, au contraire, reprend-il plus sérieusement.Je me suis entouré d'une nouvelle équipe qui s'est chargée de plusieurs choses dont je m'occupais auparavant, justement pour que je puisse me concentrer sur les chansons, la tournée\u2026 mais aussi sur les activités de ma maison de production.» Car, un peu comme sur la pochette de son nouvel album, Le monde où je vais, Pelchat a le vent dans les voiles : son passage à l'émission Tout le monde en parle l'a fait connaître autrement (« Guy m'a donné l'occasion de m'expliquer sur certains événements qui se sont passés, j'ai trouvé que c'était le fun »); son disque a été lancé en France, additionné de certains de ses grands succès; enfin, l'album de Cindy Daniel (qui assurera la première partie des spectacles du chanteur) et le disque-hommage Quand le country dit bonjour\u2026, tous deux produits par la propre maison de disques de Pelchat, MP3, marchent très bien.Un vidéoclip est d'ailleurs actuellement en cours de réalisation pour la chanson Mille après mille reprise par les Respectables.« Les gens ont été surpris d'entendre Ginette Reno faire du country et ont découvert la belle chanson La fabrique chantée par Jorane, commente Pelchat le producteur.Il y a aussi Un coin de ciel par Mara (Tremblay) qui plaît beaucoup\u2026 » Accompagné notamment par un orchestre de 10 instruments à cordes, Pelchat le chanteur reprendra évidemment sur scène la chanson que lui-même interprète sur cet album-hommage, soit Perce les nuages de Paul Daraîche.« C'est une si belle chanson.J'ai participé à l'émission Chaîne d'artistes et j'ai pu en profiter pour parler avec Paul Daraîche, que je n'avais pas vu depuis longtemps.Après l'émission, on a chanté ensemble de ses chansons et il était surpris de voir comme j'en connaissais.C'est normal, il fait partie de mes influences.» Ses inf luences donneront d'ailleurs lieu à un numéro pendant le spectacle (« J'écoutais du Plume, du Supertramp et du Genesis, comme tous les jeunes de ma génération »), aux côtés de ses grands succès et de la majorité de ses nouvelles chansons.Notamment Arrêtez- les, texte et musique de Pelchat, inspirée des tragiques événements de Columbine et de Polytechnique.« Et avec ce qui est arrivé à Dawson ou aux petites filles amish (en Pennsylavnie, en octobre), c'est encore la même chose.Ce sont toujours des femmes, des enfants qui sont tués.Je n'ai pas voulu faire une chanson subtile au sujet de la vente d'armes, mais vraiment une chanson directe; c'est ma réflexion, c'est la corrélation entre tous ces événements qui me frappe\u2026 » Une réflexion qu'il portera partout là où il ira.MARIO PELCHAT La tournée où il va ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE © Mario Pelchat, dont la tournée a commencé hier à La Baie, présentera une cinquantaine de spectacles avant septembre.En avril prochain, cela fera 25 ans que Mario Pelchat a lancé son premier album.Au fil des années, l'interprète à succès est devenu auteur-compositeur à succès, a joué dans de nombreuses comédies musicales à succès et goûte désormais au métier de producteur de disques\u2026 à succès, là aussi.Fort de son récent album Le monde où je vais, Pelchat entreprend une nouvelle longue tournée du Québec, baptisée Les villes où je vais, avec arrêt à Montréal, au Théâtre Saint-Denis, de mercredi à vendredi prochain.Les francs-tireurs Claude Béchard, ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs.Ce soir 19h telequebec.tv 3451870A 185 \u2014 \u2014 556 \u2014 67 180 \u2014 \u2014 137 \u2014 \u2014 \u2014 9 9 17 h00 17 h 30 18 h00 18 h 30 19h00 19h 30 20 h00 20 h 30 21h00 21h30 22h00 22h 30 23h00 23h 30 BEV VD VDO 17 h00 17 h 30 18 h00 18 h 30 19h00 19h 30 20 h00 20 h 30 21h00 21h30 22h00 22h 30 23h00 23h 30 BEV VD VDO CBC CTV-M GBL-Q ABC CBS NBC PBS-P PBS-B A & E ARTV BRAV CD CinéPOP DISC EV FC FOX HI HIST MMAX MP MTL RDI S+ SE SHOW TFO TLC TTF TV5 VIE VOX VRAK RDS SPN TSN TVA TQS TQc SAMEDI 20 JANVIER Les pieds dans la marge 5 sur 5 Le Téléjournal La Fureur / Sylvie Moreau, Sandra Dumaresq, Isabelle Boulay, Renée Martel, Fidel Lachance Infoman Dre Grey, leçons d'anatomie / Christina s'occupe d'une infirmière cancéreuse.Le Téléjournal Fran Coeur / Luc rencontre son père.LA BEAUTÉ DE PANDORE (5) avec Pascale Bussières, Jean-François Casabonne BATMAN ET ROBIN (5) avec George Clooney, Arnold Schwarzenegger (15:30) Le TVA 18 heures RETOUR VERS LE FUTUR III (4) É.-U.1990.Comédie fantaisiste de Robert Zemeckis avec Michael J.Fox, Christopher Lloyd et Mary Steenburgen.\\ Un adolescent retourne en 1885 afin de ramener au XXe siècle l'inventeur d'une machine à voyager dans le temps.LE SEIGNEUR DES ANNEAUX III (2) É.-U.2003.Conte de Peter Jackson avec Viggo Mortensen, Elijah Wood et Ian Mc Kellen.\\ Des humains et des êtres fabuleux livrent un dernier combat contre la gigantesque armée d'un sinistre seigneur qui convoite un anneau maléfique.Qu'est-ce qui mijote?Le Journal Drôle, Drôle, Drôle PROFESSION: HÔTESSE DE L'AIR (5) É.-U.2003.Comédie de Bruno Barreto avec Gwyneth Paltrow, Mark Ruffalo.\\ Une jeune femme poursuit sans relâche son rêve de devenir une hôtesse de l'air de prestige.LE TERMINAL (4) É.-U.2004.Comédie dramatique de S.Spielberg avec Tom Hanks, Catherine Zeta-Jones.\\ Un voyageur d'Europe de l'Est sans visa reste bloqué dans un aéroport de New York pendant des mois.(20:15) UN AMOUR D'EMMANUELLE (7) Une passagère raconte à son voisin ses tribulations sensuelles .(23:15) Une pilule, une petite granule / Devrait-on rendre nos maisons plus saines?Dernière Édition La vie en vert Les Francs-tireurs / Claude Béchard, Alain Krivine La Planète bleue / Ours polaires, avec ou sans glaces?Belle et Bum / Élise Guilbault, Sylvain Marcel, Steve Martin, OTMC, Bloodshot Bill LES CONFESSIONS DU DOCTEUR SACHS (3) Un jeune médecin de campagne plein de compassion pour ses patients évacue sa souffrance par l'écriture.Alpine Skiing on CBC Sat.Report Sat.Night Hockey / Sabres - Canadiens Hockey / Flames - Oilers According.Knights.CTV News Sportsnight Canadian National Figure Skating Championships Whistler Whistler CTV News News .(16:00) Global National QC Room to Grow Accidental Investigator Gene Roddenberry's Andromeda Blue Murder Final 24 JR Digs Sat.Night College Basketball (15:30) ABC News .Raymond Will & Grace / Deux épisodes SEABISCUIT (4) avec Tobey Maguire, Jeff Bridges Sex and the City / Deux épisodes College Basketball (15:45) News CBS News Entertainment Tonight Cold Case Numb3rs 48 Hours Mystery News Late Night Sports / .Bull Riding (16:30) NBC News Stargate SG-1 Dateline NBC Crossing Jordan Law & Order: SVU Sat.Night Doo Wop's Best André Rieu: The Flying Dutchman Celtic Woman: A New Journey BBC News Monty.Antiques Roadshow / Honolulu The Lawrence Welk Show As Time.Perfect State .Served?Chef! Jeeves & Wooster Austin City Limits / Dixie Chicks Sierra Center Stage Sell this House / Trois émissions Big Spender Sell this House / Deux émissions Flip this House / Deux émissions The First 48 Cher Olivier .Crazy Horse La Vie, la vie Pour l'amour du country Viens voir./ Vincent Bilodeau Toute une soirée avec Maurice Béjart .avec Maurice Béjart (22:45) THE THOMAS CROWN.(15:30) Arts & Minds Dance.Mario Lanza: Singing to the Gods A Song to Sing Ray Charles Tribute on Ice Entourage Experts en crime / Folie.Fallait y penser! Drôle, monde Juste pour.Soirées d'humour 2005 / Mike Ward Stars sur le vif Webdreams Excès de stars A Summer Story (16:15) L'Inconnu de Las Vegas (17:55) Le Concours Le Dossier Anderson (22:15) Future Weapons How it's Made Future Weapons / Stealth How do they do it?Dirty Jobs / Avian Vomitologist Criss Angel: Mindfreak Myth Busters / Deadly Straw Top des stars Soif.voyage Mordu de la pêche Roses des Sables Biosphère / Charlevoix Partons, la mer est belle Danse, passion./ Flamenco 24 heures de la vie d'une ville .Kim (17:12) Phil.(17:39) Sadie (18:06) Darcy (18:33) .Raven Zoey (19:25) Derek (19:49) .(20:38) KRIPPENDORF'S TRIBE (5) avec Richard Dreyfuss .(22:31) PREFONTAINE (5) (22:47) Friends / Deux épisodes Pub That '70s Show Seinfeld Cops / Deux émissions America's most Wanted The Shield Mad TV Espions / .de l'English Club À vos marteaux! Armoire Passion Maisons / Rosemère .qui ont changé le monde D.O.S.opérations spéciales L'EXPRESS DE MINUIT (4) avec Brad Davis, John Hurt Battlefield Detectives Disasters of.Ancestors.CSI: New York UFO Files: Canada's Roswell DISCLOSURE (5) avec Michael Douglas, Demi Moore Exhibit A Présentation / Big.(16:00) Ça commence.Box Office Infomax La Mode.Made in.Évolution.Hollywood Fantaisies Style de star La Vie.Les 101 maladresses de la mode M.Net BO2 Pop! Nés sous.Exposé Matche-moi.Laguna.Tatoués Pimp mon char .Barker Présentation spéciale / Vot'vote 2006 Arte Mondo Ciao Montreal La Caravane From Egypt.Magazine libanais Paysage.Indo Montreal Parsvision Ukranska.Teleritmo Mad TV Le Téléjournal La Facture La Semaine verte Le Monde 5 sur 5 Enjeux / Orphelins génétiques Le Téléjournal 109 Zone libre / Du sable dans.Le Téléjournal La Facture Les Experts Les Soeurs Mc Leod Juste Cause La Loi & l'Ordre: crimes sexuels Porté disparu Témoins silencieux Fortune et Trahisons Munich (16:30) La Panthère rose (19:20) Le Visage de la peur (21:05) Le Transporteur 2 (22:55) Life on Mars Silent Witness THE RETURN OF ALEX KELLY (6) avec Matthew Settle, Cassidy Rae Kenny vs.Rent.CSI: Miami THE BLUES BROTHERS (4) Je vis ta vie 1er Emploi Correspondance Presserebelle Panorama Insectia Jazz Cabaret / Molly Johnson DROIT DANS LE MUR (6) avec Pierre Richard, Véronique Genest Aux limites du corps Property Ladder Flip that House / Quatre émissions Moving up Flip that House / Deux émissions Trading Spaces Moving up ALOHA, SCOOBY-DOO.Dessins animés Di-Gata.Classe, Titans Billy & Mandy Futurama Les Simpson Les Griffin South Park La Côte Ouest Les Simpson Futurama La carte aux trésors (16:00) .(18:05) Journal FR2 Par ici la vie Le plus grand cabaret du monde / Gérard Jugnot, Alexandra Rosenfeld .décors Village.Le Journal VOYANCE.30 Jours Joue, docteur César.Décore ta vie Métamorphose Bye-bye maison! Manon.On a échangé nos mères Super Nanny La vie avant tout Le 9.5 Boom la vie Parole et Vie Plaisir.skier Xskatera .École Jeunes, la rue Ar Shitechs.1res Vues Baromètre Le 9.5 Ici et là Tête.Méchant.Smallville Les Frères Scott Newport Beach Gilmore Girls .c'est fait Z=MC2 La porte d'Atlantis Délire techno Mélinda, entre deux mondes Surnaturel MÉTÉORITES (6) avec Tom Wopat, Roxanne Hart Boxe / Peter - Toney (16:30) Sports 30 Avant-match Hockey / Sabres - Canadiens Agents libres Sports 30 Boxe / Ricky Hatton - Juan Urango (22:45) NBA Basketball (15:30) Hockeycentral Saturday NBA Action NBA XL World Pool Championships International Fight League Sportsnet Connected World Cup of Trick Shots Sportscentre College Football / East-West Shrine Game Boxing / Ricky Hatton - Juan Urango Le Journal (22:45) Prison Break.SRC VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION PIPE À EFFIGIE, FRAGMENT.COLLECTION DU SITE ARCHÉOLOGIQUE MANDEVILLE (CAFG-1).PHOTO : JACQUES BEARDSELL, CENTRE DE CONSERVATION DU QUÉBEC, 2006.DESIGN : DOMINIQUE BOUDRIAS, POINTE-À-CALLIÈRE P lu s i l f a it f r o id , m o i n s c ' e s t c h e r ! Samedis sous zéro 3455477A telequebec.tv Élise Guilbault, Sylvain Marcel, Steve Marin, OTMC et Bloodshot Bill.telequebec.tv 21h Belle et Bum 3451835A ARTS ET SPECTACLES SYLVIE ST-JACQUES Ça y est.Après une année marquée par un triomphe du nom de Tout comme elle, il est venu le temps, pour Brigitte Haentjens, de tourner la page.Et le contraste est saisissant.Autant sa fresque à 50 femmes autour de la poésie de Louise Dupré était un festin de démesure, autant son travail sur Virginia Woolf se situe dans l'intime, dans le plan serré.Les trois comédiens qui se partagent la scène, Céline Bonnier, Sébastien Ricard et Marie-Claude Langlois, ont cheminé avec Haentjens dans la gestation de ce spectacle qui interroge l'identité sexuelle et même l'androgynie de la création.« Virginia Woolf, avec son côté bipolaire, accumulait certaines choses avant d'arriver à une sorte d'éclatement créatif.Je trouve très courageux ce combat, cet engagement.C'est hallucinant, le nombre de mots qu'elle a écrits dans sa vie! Il y avait son journal, sa très abondante correspondance, les livres qu'elle récrivait en sept versions, les articles, les conférences\u2026 Pour quelqu'un qui avait une image de neurasthénique, elle a eu une vie drôlement active.» Vivre n'est ni une adaptation d'un texte de Virginia Woolf, ni un drame psychologique sur la vie de l'auteure anglaise qui, en quelque sorte, a été redécouverte grâce au film Les Heures.Orlando, roman écrit en 1928, sert de charpente à laquelle Haentjens a greffé des éléments de la vie et de l'oeuvre de Virginia Woolf.« Le thème d'Orlando, un homme qui devient une femme, est très intéressant pour mettre en contraste les relations de Virginia avec son mari, ses proches et les filles dont elle tombait amoureuse.» Les mots de Virginia Woolf, poursuit Brigitte Haentjens, résonnaient dans la vie émotive de l'auteur.La lecture de son journal ou sa fiction, permet de comprendre comme elle digérait la vie pour s'en servir dans la création.« On est loin du déballage d'aujourd'hui, où les gens se racontent dans l'impudeur.On est loin de la télé-réalité! Virginia Woolf masquait beaucoup les choses.On le voit, dans sa façon de décrire les femmes sans jamais entrer dans la relation amoureuse.C'est vibrant.» Vivre pour se dépasser « Virginia Woolf était un personnage bourré de contradictions.Elle pensait que pour créer, il fallait réunir le féminin et le masculin.Surtout, elle voulait être reconnue comme un homme.» Haentjens - qui depuis une décennie, explore avec sa compagnie Les Sibyllines, les méandres de la psyché féminine - évoque avec admiration le courage de celle qui s'est battue pour gagner une autonomie financière et une « chambre à soi ».Metteuse en scène reconnue tout autant pour son audace que pour son talent, elle adhère pleinement à cette recherche constante du dépassement artistique.« Virginia Woolf était très préoccupée par l'architecture littéraire.Je m'identifie dans ce désir de se dépasser, de franchir des murs.Pour faire Vivre, il ne faut pas avoir froid aux yeux! » Après les toujours douloureux rapports mère-fille qui tissaient la poésie de Tout comme elle, nous voilà plongés, avec Vivre, dans le furieux besoin de création, d'affranchissement, d'une femme qui n'a jamais enfanté.Enfant ou oeuvre ?Le dilemme, selon Haentjens, perdure encore aujourd'hui.« C'est bizarre qu'on doive faire ce choix.Un homme ne le fait pas.» Craint-elle le poids de la comparaison avec Tout comme elle, qui a subjugué autant le public que la critique?« Vivre a été décidé il y a trois ans, soit bien avant Tout comme elle », précise Brigitte Haentjens.« J'aurais trouvé immobilisant de repartir à zéro, après Tout comme elle.Je pense que j'aurais voulu me positionner, face à ce spectacle.» Plus que d'histoire ou de psychologie, c'est de littérature qu'est éprise Brigitte Haentjens.Il le fallait, pour s'attaquer à des auteurs comme Koltès, Duras, Louise Dupré, Sylvia Plath\u2026 « Ce sont tous des écrivains obsédés par la mort.» Avec Vivre, elle sent que son cycle d'exploration sur l'origine de l'écriture féminine arrive à terme.« J'ai l'impression qu'en aboutissant à Virginia Woolf, la boucle est bouclée.» Vivre, de Brigitte Haentjens, d'après Virginia Woolf, à l'Usine C, du 23 janvier au 3 février.THÉÂTRE / Vivre Hymne à Virginia PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE © Céline Bonnier (au centre), Sébastien Ricard et Marie-Claude Langlois dans la pièce de Brigitte Haentjens, Vivre.Pour intituler sa dernière création, une pièce intimiste sur la vie et l'oeuvre de Virginia Woolf, le verbe « vivre » s'est imposé à Brigitte Haentjens, presque malgré elle.« Vivre contient aussi écrire », avance la femme de théâtre, qui rappelle que, toute sa vie durant, l'auteure d'Orlando, suicidée à 59 ans, a lutté pour ne pas se laisser enfoncer par ses troubles psychiques et physiques.« Elle a mené un combat acharné pour vivre.» Qu'elles soient à Clichy-sous-Bois, à Queens ou dans Parc-Extension, les « cités » multiethniques des grandes villes occidentales se ressemblent toutes dans leur étrangeté.Avec Une nuit arabe, l'auteur allemand Roland Schimmelpfennig dévoile les fantasmes de cinq occupants d'un immeuble banal situé dans la cité d'une ville occidentale, où l'Orient rencontre l'Occident.SYLVIE ST-JACQUES Il y a d'abord ce titre empreint de mystère, qui renvoie aux Mille et une nuits.« La pièce gravite autour d'un personnage, Vanina, qui oublie qui elle est, pendant la nuit.Celle-ci plonge dans des rêves étranges dans lesquels elle est enlevée à Istanbul, dans le bazar.Elle est ensuite amenée dans le désert, dans le harem d'un cheik qui va la dépuceler », résume Theodor Cristian Popescu, qui signe une troisième mise en scène « professionnelle » en sol québécois.La cité d'Une nuit arabe n'est jamais nommée, mais elle pourrait tout autant se situer à Paris, à New York qu'à Montréal.Le genre de quartier où l'on peut faire le tour du monde, en lisant la liste de résidents d'un immeuble.« Deux des cinq personnages, qui sont d'origines arabes, ont presque perdu leur identité.On ne sait pas s'ils parlent arabe et leur langage n'est pas chargé de références orientales.Mais ils sont différents des autres, dans leur recherche d'un amour pur et monogame.» L'érotisme traverse cette nuit ordinaire et banale, dans un quartier où il n'y a pas grand-chose à faire.« Ce ne sont pas des personnages avec des destins extraordinaires.Ils plongent dans des fantasmes érotiques assez prévisibles qui, en bout de ligne, ont tous une issue tragique.» Bloqués et insatisfaits par leur identité, les personnages d'Une nuit arabe reproduisent les schémas de la tragédie grecque.Ils paient cher leurs péchés d'orgueil, d'ambition, de frivolité, de coquetterie ou leurs désirs érotiques non confessés.« C'est un regard sur le rêve de l'exotisme.On s'imagine notre culture occidentale comme le centre, en percevant tout le reste comme exotique, fantastique, dangereux, chargé de mystère », poursuit Popescu.Établi au Québec depuis maintenant trois ans, le metteur en scène d'origine roumaine semble avoir pris ses aises dans le rôle qu'il s'est donné de « mieux faire connaître la nouvelle dramaturgie du monde ».Ainsi, il travaille sur un projet intitulé « Rêver le monde » qui, par une série de spectacles, des acteurs de la nouvelle dramaturgie québécoise seront jumelés avec ceux de la nouvelle dramaturgie du monde.Il a également organisé une série d'activités pour marquer le passage montréalais de l'auteur d'Une nuit arabe, Roland Schimmelpfennig.Âgé de 39 ans, ce dernier vit à Berlin et est actuellement l'auteur allemand le plus produit dans le monde.« Dans plusieurs de ses pièces, il dresse, par la forme et la structure, un objectif par lequel les personnages observent le monde.Par exemple, Une nuit arabe est une espèce de conte formée de cinq points de vue différents.Un peu comme un montage parallèle, au cinéma.» Avec Une nuit arabe, celui qui avoue « commencer à peine à comprendre l'univers de la dramaturgie québécoise » sort d'une phase plutôt sombre, en tant que metteur en scène ».« Certains de mes spectacles, comme Histoire de famille, questionnaient les origines du mal.Maintenant, je sens que je me dirige vers un alliage plus coloré, qui contient toutefois une noirceur.Après trois ans, je me sens plus ancré en Amérique du Nord.» Une nuit arabe, texte de Roland Schimmelpfennig, traduction de Johannes Honigmann et Laurent Muhleisen, mise en scène de Theodor Cristian Popescu, au Théâtre de Quat'Sous, du 22 janvier au 24 février.Une nuit arabe Sexe et la cité PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © Theodor Cristian Popescu, metteur en scène de la pièce Une nuit arabe, 3456570A Hâtez-vous! Ce chef-d'oeuvre retourne au Louvre.Girodet Le rebelle romantique Jusqu'au 21 janvier 2007 Maintenant ouvert jusqu'à 21h du mercredi au vendredi Renseignements: 514-285-2000 Plus de 500 000 visiteurs à Paris, New York et Chicago.Anne-Louis Girodet, Atala au tombeau dit aussi Les funérailles d'Atala (détail), 1808, Paris, musée du Louvre.Photo © RMN / René-Gabriel Ojéda www.mbam.qc.ca 3451673A ARTS ET SPECTACLES Concerto de Jolivet Le Concerto pour violon d'André Jolivet, daté de 1972, vient d'être enregistré par Isabelle Faust et le Deutsches Symphonie Orchester de Berlin, l'ancien orchestre de Kent Nagano dirigé ici par Marko Letonja, chez Harmonia Mundi.La jeune violoniste allemande - coïncidence, née en 1972 - a reçu la partition de la fille de Jolivet, Christine.Devy Erlih, l'époux de celle-ci, a déjà joué l'oeuvre en concert et a conseillé Isabelle Faust pour cet enregistrement.Disque complété par le célèbre Poème de Chausson.Bach au violoncelle Une autre intégrale des six Suites pour violoncelle seul de Bach s'ajoute au catalogue: Gavriel Lipkind, chez Berlin Classics.Mélodies de Donizetti Naxos sort un disque de 16 mélodies de Donizetti, le célèbre compositeur d'opéra, chantées par le ténor Dennis O'Neill, avec Ingrid Surgenor au piano.Norrington et Mahler On n'associe habituellement pas les noms de Sir Roger Norrington et Gustav Mahler.Voici pourtant la cinquième Symphonie du compositeur autrichien avec le baroqueux Norrington dirigeant l'Orchestre de la Radio de Stuttgart, chez Hänssler Classic.Un enregistrement de concert de 2006.Grieg at home Enregistré au pays de Grieg, un disque BIS groupe les deux suites de Peer Gynt et des pages moins connues du compositeur national de la Norvège.Le chef norvégien Ole Kristian Ruud dirige l'Orchestre Philharmonique de Bergen.NOUVELLES DU DISQUE "]
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