La presse, 10 février 2007, C. Arts et spectacles
[" NATHALIE PETROWSKI RENCONTRE.STÉPHANIE LAPOINTE PAGE 22 Une bonne aura « Je suis bien contente que la vie redevienne à peu près normale », s'est exclamée Norah Jones en entrevue avec La Presse.Normale?Pas au sens où vous et moi l'entendons généralement! Car, après avoir vendu 20 millions d'exemplaires de son premier album (Come Away with Me) en 2002), puis 11 millions de son second (Feels Like Home en 2004), la jeune femme de 27 ans apprenait, récemment, que son troisième disque, Not Too Late avait été certifié double platine (200 000 exemplaires) en Amérique du Nord, avant même d'être en magasin: il avait fait l'objet de précommandes phénoménales sur le site Internet Amazon! Il est d'ailleurs en tête du palmarès ITunes dans 20 pays.Enfin, le CD est au premier rang des ventes dans de nombreux pays, dont les États-Unis, le Canada, le Brésil, le Liban, la Norvège, la France, la Nouvelle-Zélande, la Grande-Bretagne, Dubaï, etc.Ce n'est pourtant pas pour ces raisons bassement commerciales que Norah Jones est vraiment hors norme.Une entrevue à lire en page 5 PHOTOMONTAGE LA PRESSE ©, PHOTO JIM COOPER, AP TÉLÉVISION L'HÉRITAGE DE LA COURSE PAGES 2 ET 3 3458378A ARTS ET SPECTACLES ROBIN AUBERT Course destination monde 1997-1998 L'acteur (Temps dur) et cinéaste (Saints-Martyrs-des-Damnés) est de la distribution des Invincibles, à Radio-Canada (lundi, 21 h) Q Quel impact a eu la Course sur votre vie?R Après un voyage de six mois dans le monde où t'as vu des places ben pauvres pis ben crades, tu reviens chez vous pis tu vois des itinérants dormir au pied des tours du centre-ville pendant que des gens en veston-cravate passent à côté d'eux sans les voir parce qu'ils n'ont pas le temps : trop occupés à rentrer dans leurs chars incandescents qui brillent au soleil comme des diamants volés.Le contraste fait mal à voir.Q Quel est selon vous l'héritage de la Course ?R Des images imprégnées à jamais dans le coeur de jeunes cinéastes qui, dans le silence de leurs nuits, rêvent encore de s'insurger contre l'inacceptable, de filmer des visages qui parlent ou de raconter des histoires.Pis ça, personne pourra jamais leur enlever.PHILIPPE FALARDEAU Course destination monde 1992-1993 Réalisateur de La moitié gauche du frigo et de Congorama, candidat au Jutra du meilleur film québécois de 2006.Q Quel impact a eu la Course sur votre vie ?R La Course a complètement changé la trajectoire de ma carrière et par le fait même la vie que je mène.Je complétais des études en relations internationales dans le but de travailler soit dans le domaine de la coopération, soit comme journaliste.La Course m'a plongé définitivement dans le monde de l'audiovisuel, d'abord par la branche du documentaire, puis ensuite de la fiction.Elle m'a permis de gagner ma vie par le biais de la création et m'a forcé à donner un sens au monde qui m'entoure.Aujourd'hui, je ne me limite pas à formuler une opinion sur les enjeux qui m'intéressent, mais j'essaie de réfléchir sur ces questions et développer un point de vue singulier, c'est-à-dire une manière personnelle de regarder ou de représenter la réalité.Q Quel est selon vous l'héritage de la Course ?R La Course a été une école pour ceux qui l'ont faite et une source d'inspiration pour toute une génération.La Course a également enfanté une génération de réalisateurs, de journalistes, de reporters et de créateurs qui allaient aborder la création sous un angle universel, transcendant les questions d'identité nationale.Pour chaque époque, le Québec a connu des laboratoires de création uniques : l'ONF, la Course, puis récemment Kino.La Course n'a pas eu que du bon, s'enlisant souvent dans un style narratif pompeux et ennuyant.La Course mourait toujours un peu plus lorsque les réalisateurs se désintéressaient de « l'autre » pour tourner la caméra sur eux et leurs états d'âme.BRUNO BOULIANNE Course Europe-Asie 1990-1991 Le documentariste (Des hommes de passage) présente la docufiction L'homme est son projet, le mercredi 21 février, à 21 h 45, à la Cinémathèque québécoise, dans le cadre des Rendezvous du cinéma québécois.Q Quel impact a eu la Course sur votre vie ?R La Course, c'est comme une nouvelle fenêtre qui s'est ouverte.En m'y glissant la tête, j'ai vu qu'il y avait moyen de voir le monde autrement, de s'y projeter de plain-pied, de s'impliquer dans cette réalité tout en gardant un certain recul, une distance me permettant de partager ma représentation de ce que j'avais vécu.La Course m'a fait réaliser que j'avais une certaine disposition, une certaine sensibilité pour rentrer en contact avec les gens, pour les faire se raconter, pour les écouter le plus sincèrement possible.Aujourd'hui, je crois que c'est l'élément qui est au centre de ma démarche de cinéaste documentaire.Q Quel est selon vous l'héritage de la Course ?R Je crois que la Course a permis au public de voyager différemment, de découvrir que lui aussi pouvait partir appréhender le monde à sa façon, avec sa naïveté, son humilité, sa fraîcheur, tout en ne prétendant pas au savoir universel.Chaque année, huit petits culs, au nombril à peine sec, lui jetaient à la figure leur prétention de jeunesse, leurs gaffes et leur talent.Est-ce qu'il reste quelque chose de tout ça, huit ans après la fin de la Course ?Difficile de le mesurer sur la durée, mais je rencontre encore plein de gens qui souhaitent le retour de ce genre d'émission.HUGOLATULIPPE Course destination monde 1994-1995 Le documentariste (Bacon, le film, Ce qu' il reste de nous) est le porte-parole du deuxième Festival de films sur les droits de la personne de Montréal, qui aura lieu du 23 au 29 mars 2007 au Cinéma du Parc.Q Quel impact a eu la Course sur votre vie ?R Je suis originaire d'un petit village forestier au nord de Québec, une région du monde extrêmement pourvue en richesses (matérielles), plutôt conservatrice, qui m'a peu préparé à la nécessité absolue d'une solidarité internationale hardcore.Faire le tour du monde à 20 ans, pour un ti-cul plein de marde, c'était une révolution.Le choc ne m'a pas quitté et il ne me quittera jamais.La Course m'a imprimé dans le coeur la notion de simultanéité; ailleurs, partout, maintenant, une large part de mes soeurs et de mes frères humains rêvent de vivre jusqu'à 40 ans, rêvent de manger sainement et complètement, rêvent de ne pas choper une tuberculose ou une malaria, rêvent de ne pas être écorchés par un snipper, un shrapnel ou une tempête d'obus.Q Quel est selon vous l'héritage de la Course ?R Je pense que la Course était la meilleure émission de télévision que notre télé nationale ait diffusée.La perte est énorme.Pour les jeunes surtout.La génération qui a eu la chance d'en profiter continue d'ailleurs de m'arrêter dans la rue, à l'occasion, 10 ans après, pour me demander POURQUOI ?Pourquoi la SRC a finalement tué cette incarnation même d'un service public ?C'est un mystère.probablement chiffré.L'héritage de la Course devrait être La Course encore.parce que la télévision manque de solidarité hardcore.RICARDOTROGI Course destination monde 1994-1995 Réalisateur de Québec-Montréal et d'Horloge biologique, sa nouvelle série Les étoiles filantes est diffusée à Radio-Canada, le jeudi à 19 h 30.Q Quel impact a eu la Course sur votre vie ?R Je m'en sers tous les jours.Chaque fois qu'une saloperie s'abat sur moi, je repense aux pires images que j'ai ramenées en me disant bêtement que ça pourrait être pire.J'ai l'air d'un profiteur, mais vous feriez la même chose.Q Quel est selon vous l'héritage de la Course ?R Un mélange entre la piqûre du voyage et le bonheur d'habiter le Québec ! PATRICK MASBOURIAN Course Europe-Asie 1990-1991 Chroniqueur à la télévision (Flash) et à la radio (Radio-Canada), il cherche du financement pour son premier long métrage, une comédie satirique autour d'une famille arménienne.Q Quel impact a eu la Course sur votre vie ?R La Course, elle m'a cassé, comme dirait Brice.Elle a exposé mes limites et m'a fait prendre conscience qu'au-delà du talent, il y a le travail.Avec la Course, j'ai découvert que j'étais arrogant, assoiffé, GÉNÉRATION À l'occasion de leur 25e anniversaire, les Rendez-vous du cinéma québécois rendront hommage aux anciens concurrents de la Course (des Amériques, Amérique-Afrique, Europe-Asie et Destination monde).L'émission mythique de Radio-Canada a non seulement fait rêver les jeunes et ouvert leurs yeux sur le monde, elle a aussi contribué à former, entre 1988 et 1999, la génération de cinéastes la plus talentueuse depuis celle de l'ONF des années 60.La moitié des oeuvres finalistes au Jutra du meilleur film (la Soirée des Jutra, le 18 février) ont été réalisées par d'anciens concurrents.Quel a été l'impact de la Course ?Quel héritage a-t-elle légué ?Marc Cassivi a posé la question à huit « coureurs ». ARTS ET SPECTACLES orgueilleux, paresseux, bref, que je n'avais pas confiance en moi.C'est ce qui a été extraordinairement difficile avec la Course.Elle a offert le meilleur de moimême au public, ma soif de justice, et m'a laissé me démerder avec le pire.C'est ce qu'on appelle une expérience de vie et on ne peut qu'en sortir grandi.Q Quel est selon vous l'héritage de la Course ?R L'héritage de MA course, c'est l'oeil de Denis Villeneuve, l'empathie de Bruno Boulianne, l'ironie de Stéphane Thibault, etc.L'héritage de LA course, c'est ça.Elle a forgé des points de vue sur le monde qui change le monde.STÉPHANE LAPOINTE Course destination monde 1995-1996 Réalisateur de Tout sur moi (Radio-Canada) et de La vie secrète des gens heureux, candidat au Jutra du meilleur film.Q Quel impact a eu la Course sur votre vie ?R La Course m'a permis de sortir de ma carapace.C'est peut-être la première fois que j'avais la permission d'être moimême, sans l'obligation de faire le clown.C'est plus qu'une école de cinéma, c'est une école de vie.Côté intensité, j'avais le feeling que c'était cinq ans de vie compressés en six mois.Q Quel est selon vous l'héritage de la Course ?R L'invention.Les coureurs avaient une drive particulière, l'audace un peu insouciante de la jeunesse, une soif de tout connaître pour après recracher tout ça comme ça leur chantait , à leur manière.Ç'a peut-être amené une vague de débrouillardise, de goût du risque et de passion à notre télévision.DENIS VILLENEUVE Course Europe-Asie 1990-1991 Réalisateur d'Un 32 août sur terre et de Maelström, il prépare un film sur la tragédie de Polytechnique et une adaptation de la pièce de Wajdi Mouawad, Incendies.Q Quel impact a eu la Course sur votre vie ?R J'ai un rapport avec la Course comme on en a un avec l'enfance.Mes films, maladroits, ludiques et candides, créés dans une liberté et une insouciance totales, demeurent pour moi une référence de chevet.Je m'y réfère quand j'ai besoin de retrouver les racines de mon style.Parce que l'urgence et la virginité, l'épuisement (perte de pudeur) et la « surstimulation » de cette aventure étaient un laboratoire parfait pour développer les racines d'un regard cinématographique propre.Aussi.l'Asie est rentrée dans ma vie comme un TGV.Q Quel est selon vous l'héritage de la Course ?R L'apparition du phénomène « chien savant » - une seule personne mal payée est caméraman/preneur de son/réalisateur/ recherchiste - a fait des ravages dans le monde de la télévision toujours soucieuse de toujours faire plus (?!) avec le moins de moyens possible.J'ai fui ça comme la peste dès mon retour.Regrettez-vous la disparition de la Course destination monde ?Répondez sur www.cyberpresse.ca/arts MARC CASSIVI J'avais 15 ans.À travers les yeux de Catherine Fol , j 'a i découver t l 'Amérique du Sud.L'année suivante, ceux de Stéphane Drolet m'ont permis d'entrevoir l'Afrique.Je n'avais jamais voyagé.Je l'ai fait de formidable manière, par procuration, porté par les images de terre brûlée et d'horizons figés, comme on l'est parfois par les livres.Ceux de Nicolas Bouvier.Je crois que j'ai rêvé pour la première fois de devenir correspondant de guerre en voyant Pierre Deslandes, caché sous une camionnette, risquer sa peau pour filmer un attentat au Niger.L'attentat a fait une vingtaine de morts.Le reportage de Deslandes m'a donné l'impression, subite et violente, d'être en vie.Un paradoxe de mes 19 ans.L'envie du danger est passée.Celle de vivre, pas.Les tiroirs de ma mémoire sont remplis d'images de la Course.Celle de 1994-1995 en particulier.L'ironie de François Parenteau sur un paquebot, la bonhomie de Ricardo Trogi au Népal, les images à couper le souffle de François Prévost en Antarctique et l'émotion brute d'Hugo Latulippe, bercé par le chant incantatoire de Dreams des Cranberries, regardant par la fenêtre d'un autobus, qui m'avait tiré une larme (ainsi qu'à la juge Manon Barbeau) en fin de parcours.Cet te année-là, La Pres se m'avait demandé de couvrir la Course.Je joignais les coureurs au téléphone.Ils étaient à Katmandou ou à Tombouctou.Moi, dans un trois et demi de l'avenue de l'Esplanade.Nous avions le même âge.Ils me racontaient leurs histoires de rencontres fortuites et de concours de circonstances.Celles qui ne se retrouvaient jamais dans leurs films.J'ai vécu la Course à travers leurs récits, après en avoir rêvé comme eux et tant d'autres, sans jamais tenter ma chance.J'étais un groupie de la Course, comme bien d'autres de ma génération.Fan des coureurs surtout.Toujours prêt à les défendre devant des juges injustes, regrettant les points de retard qu'ils accumulaient et fustigeant la menace d'expulsion qui planait sur Manu Foglia, génial « late bloomer » dont nous attendons, encore aujourd'hui, un nouveau film (sans jamais perdre la foi).Une amie a conservé des éditions de presque tous les albums souvenirs de la Course, autographiés par les concurrents.Un collègue des Sports peut nommer à brûle-pourpoint tous les candidats de la Course Europe-Asie.C'était en 1990 ! Nous étions fidèles au poste, parfois jusqu'à 400 000, même le dimanche après-midi , à savourer le regard audacieux, le sans-gêne fanfaron ou le spleen poétique de ces jeunes reporters et cinéastes en herbe.Parfois, une narration fleur bleue ou un traitement à l'eau de rose nous exaspérait.Mais une image, une phrase, un personnage hors du commun nous réconciliait avec cette émission imparfaite, qui avait le génie de ses aspérités.Aujourd'hui, en constatant à quel point les anciens de la Course ont contribué à l'essor de notre cinéma et de notre télévision, nous sommes en mesure d'en évaluer la perte.Qu'en coûterait-il à Radio-Canada pour ressusciter la Course ?Le budget des coureurs n'était que de 8000 $ à 11 000 $.Les équipements de tournage sont désormais beaucoup plus compacts , abordables et accessibles.Le montage n'a plus de secret pour les jeunes apprentis réalisateurs, qui tournent des films et les diffusent sur le Web avant même de connaître leurs tables de multiplication.Nous avons, plus que jamais, besoin du retour de la Course.Une génération y a trouvé une brèche.Elle a foncé, avec les résultats que l'on sait.L'ouverture sur le monde n'est pas un luxe à une époque où les apôtres « du gros bon sens » incitent au repli sur soi.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : marc.cassivi@lapresse.ca Plaidoyer pour la Course Qu'ont en commun Philippe Falardeau, Denis Villeneuve, Stéphane Lapointe, Robin Aubert, Ricardo Trogi, Hugo Latulippe, Stéphane Drolet, Stéphane Thibeault, Maryse Legagneur, François Prévost, Brigitte Nadeau, Bruno Boulianne, Karina Goma, Jennifer Alleyn, Catherine Fol et Marie-Julie Dallaire ?Ils ont forgé le cinéma québécois des dernières années.Qu'ont-ils en commun avec le chroniqueur Patrick Masbourian, les réalisateurs Philippe Desrosiers, Sophie Lambert, Marc Cayer, Simon Dallaire, Pascal Brouard, Danic Champoux, Frédéric Gieling, Pascal Sanchez et Manuel Foglia, les humoristes Guy Nantel et François Parenteau, le journaliste Étienne Leblanc, le metteur en scène Antoine Laprise et la comédienne Isabelle Leblanc ?Ce sont tous des anciens concurrents de la Course.Le samedi 24 février, à 15 h, à la Cinémathèque québécoise, les Rendez-vous du cinéma québécois souligneront leur contribution au cinéma, aux médias et aux arts québécois.COURSE Qu'en coûterait-il à Radio-Canada pour ressusciter la Course ?Les équipements de tournage sont désormais beaucoup plus compacts, abordables et accessibles, et le montage n'a plus de secret pour les jeunes apprentis réalisateurs.ILLUSTRATIONS FRANCIS LÉVEILLÉE, LA PRESSE © ARTS ET SPECTACLES HUGO DUMAS BILLET Cela se passe à la mi-décembre, par une journée pluvieuse et frisquette.Les fans - des vrais - d'Arcade Fire s'empilent dans la minuscule boutique de disques Atom Heart, rue Sherbrooke, qui met en vente une série de billets pour cinq concerts à la Fédération ukrainienne, une ancienne synagogue du Mile-End pouvant accueillir, au maximum, 650 fidèles.Évidemment, les listes d'attente débordent.À l'heure prévue, un représentant d'Arcade Fire livre enfin les précieuses liasses de tickets.Gros problème: les quantités prévues n'ont pas été respectées.Le propriétaire des lieux panique.Littéralement.Que s'est-il passé?Réponse évasive et nonchalante de M.Arcade Fire, qui repart, comme ça, avec un « je-m'enfous- complètement » étampé dans le visage.Entre les quatre murs d'Atom Heart, les dents des hipsters grincent, les esprits s'échauffent et plusieurs clients repartent du petit commerce avec le feu au.Oui, Arcade Fire compte des fans dévoués - dont David Bowie, David Byrne et U2 - qui lui vouent un culte quasi religieux.Mais d'autres ne vénèrent pas autant les créateurs du génial disque Funeral, qui fuient les médias comme un vampire mis en présence d'un chapelet de gousses d'ail.Remarquez, Win et Régine peuvent s'emmurer dans leur silence ecclésiastique aussi longtemps qu'ils le désirent.C'est leur droit le plus strict.Par contre, un groupe aussi connu mondialement qu'Arcade Fire, même s'il souhaite de tout coeur garder un mode de gestion simple et communautaire, ne peut plus s'entourer de gens qui gèrent leur carrière à la va-comme-je-te-pousse.Mardi soir, pour la grande rentrée montréalaise du groupe, les photographes de presse ont été officiellement convoqués à la Fédération ukrainienne puis, finalement, non, on leur a barré l'accès à la salle, pour ensuite leur permettre d'entrer, trois chansons plus tard.Euh, qui mène la barque ici?C'est oui ou c'est non.Branchez-vous.En même temps, peut-on vraiment taper sur une formation qui vend ses billets 25$ (ils les liquideraient facilement quatre, cinq ou même 10 fois plus cher) et qui partage ses maigres recettes avec des organismes de charité locaux?Peut-on écorcher un groupe qui privilégie l'authenticité des salles paroissiales et qui a versé les profits de la vente du simple Intervention à Partners in Health, un organisme qui aide les plus pauvres à obtenir des soins de santé adéquats?Et, bien honnêtement, ce n'est pas la faute d'Arcade Fire si vous avez l'impression que l'on vous enfonce dans la gorge leurs mérites à grand coups de superlatifs et que si vous ne les a-do-rez pas, eh bien, vous ne connaissez rien de rien à la musique.C'est de notre faute à nous, les médias.Eux n'ont jamais quémandé autant d'attention.Au contraire.C'est dans cet état d'esprit confus que je me suis pointé à la Fédération ukrainienne mardi, où une foule bigarrée (Pierre Lapointe, Patrick Watson et même Martin Petit) se préparait à communier à cette grand-messe musicale.Après quelques mesures de cette pop baroque, c'était clair: j'aimais encore Arcade Fire.Encore plus que lors de leur dernière visite au Corona ou au Centre Bell, en première partie de U2.Le côté un peu brouillon de leur prestation, style concert d'école secondaire, nous les rend extrêmement sympathiques, eux qui dégagent pourtant une image austère avec leurs habits bruns de Quaker et leurs sombres références à la mort et au chaos.En sortant de la synagogue, une anecdote rabat-joie m'est cependant revenue en tête.En décembre, une collègue a croisé le grand Win Butler et son épouse Régine Chassagne dans un café hyper connu de la rue Saint-Viateur.O.K., pour les groupies, on parle ici du Olimpico.Du coin de l'oeil, Win a entrevu le camion lettré aux couleurs de l'émission de télé pour laquelle travaille cette collègue.Flairant l'embuscade journalistique (ce qui n'était pas du tout le cas), Win s'est mis à suer comme une petite bête traquée.Relaxe, Win.Respire.Si ton groupe a le talent de mettre le feu dans les salles de Londres à New York, il est tout aussi capable d'éteindre l'ardeur des fans avec des attitudes étranges comme celle-là.Arcade Fire joue-t-il avec le feu?Un groupe aussi connu qu'Arcade Fire ne peut plus s'entourer de gens qui gèrent leur carrière à la va-comme-je-te-pousse.ENTRACTE entracte@lapresse.ca André Laplante Richard Desjardins Une rubrique qui cède la place aux experts SÉPARÉS À LA NAISSANCE Récemment sur scène, l'un portait un élégant complet noir, l'autre, une chemise de cow-boy fleurie.L'un interprétait des oeuvres de Mozart et Chostakovitch à la Place des Arts, l'autre offrait sa «guétare » et ses plus beaux poèmes à La Tulipe.Malgré ces contrastes, on reconnaît l'air de famille d'André Laplante et Richard Desjardins.Tous deux possèdent une chevelure balayée vers l'arrière, des lunettes rondes et surtout un immense talent.ILS, ELLES ONT DIT «Au nom de qui parlez-vous, de la go-gauche du Plateau ?» - Marie-France Bazzo, elle aussi capable de poser les vraies questions, à Luck Mervil et Paul Piché à Il va y avoir du sport.«Ce que j'ai fait, personne ne l'a tenté depuis, ni Freud ni même Socrate» - André Moreau, auteur de La Bible érotique, « livre-choc » de 907 pages qui «invite le lecteur à se tenir au pied de son lit et à vivre ses aventures sexuelles ».«Quatre-vingt-quinze pour cent du peuple est à 100% d'accord avec nous.» - L'inénarrable conseiller municipal André Drouin à Tout le monde en parle.«On va faire un spécial sur Hérouxville, ça va s'appeler La petite répulsion.» - Dany Turcotte, prêt à adapter son émission estivale La petite séduction.«Disons que les accommodements ici sont moins raides que quelqu'un qui partirait en Palestine faire de l'humour.» - Gildor Roy à Caféine, clarifiant l'aspect international du débat.EN HAUSSE.EN BAISSE ROBERT LEPAGE Robert Lepage recevra le prix Europe pour le théâtre, ex aequo avec le metteur en scène allemand Peter Zadek.L'honneur leur sera remis officiellement le 28 avril au Festival de l'Union des théâtres de l'Europe.À 49 ans, notre dramaturge est au deuxième rang des plus jeunes lauréats du prix, et le premier à ne pas exercer son métier en Europe.BEV ODA «Bonne nuit à ma ministre de la Culture qui ne parle pas le français », disait un faux Stephen Harper dans le Bye Bye de RBO.Il pourrait maintenant ajouter : «Bonne nuit à ma ministre qui laisse des géants de la télécommunication contourner le règlement.» Quebecor et Shaw ont cessé de verser les cotisations de 5% de leurs revenus au CRTC.La ministre du Patrimoine ne bouge pas.Pendant ce temps, des téléséries québécoises projetées pour l'an prochain risquent d'être abandonnées.3456979A 30 mars 1979 : naissance de Geetali Norah Jones Shankar à New York; son père est le musicien indien Ravi Shankar.Enfance et études musicales au Texas.1999 : premiers spectacles à New York, dans de petits clubs.Norah Jones fait également partie du groupe de triphop Wax Poetic et chante avec le jazzman Charlie Hunter.26 février 2002 : lancement du disque Come Away With Me, qui lui vaudra cinq Grammys - plus trois pour ses collaborateurs (photo ci-contre).6 juillet 2002 : premier spectacle à Montréal, au Club Soda.3 juillet 2003 : deuxième spectacle à Montréal, à la salle Wilfrid-Pelletier.20 avril 2004 : lancement du disque Feels Like Home.28 août 2004 : troisième spectacle à Montréal, au Centre Bell.30 janvier 2007 : lancement du disque Not Too Late.ARTS ET SPECTACLES MARIE-CHRISTINE BLAIS Sur les photos à l'intérieur de la pochette, on la voit d'ailleurs sourire à quelques reprises.Et c'est un joli rire qui jaillit au bout du fil lorsqu'elle évoque la très jolie robe virevoltante qu'elle porte justement sur ces photos : « Elle était trop petite pour moi.On a dû l'ouvrir sur les côtés et la coller sur moi.Non, je ne pense pas que je vais la porter pour les spectacles de la tournée! » Car Norah Jones entreprend une tournée qui s'arrêtera à Montréal , au Théâtre Saint- Denis, le 12 mai (billets en vente mercredi).Ce sera sa quatrième prestation chez nous en cinq ans, mais sa première hors du cadre du Festival de jazz de Montréal.C'est que son album est beaucoup plus folk et country-folk que les précédents.« J'avais vraiment envie d'essayer autre chose avec cet album, explique Mlle Jones, de Toronto.Il y avait un piano dans le studio d'enregistrement, mais franchement, il ne convenait pas à plusieurs des chansons.Alors, nous ne l'avons pas utilisé, tout simplement.Si cela me libère un peu ?C'est sûr qu'un piano dresse toujours une barrière physique.Cette fois, sur scène, ce sera un peu différent, je vais même jouer un peu de guitare ! En fait, nous allons être les mêmes musiciens que d'habitude, sauf que nous jouons tous d'instruments qui ne nous sont pas habituels, et nous poussons cette idée le plus loin possible.» Sourire également dans quelques chansons de ce Not Too Late (en passant, fans finis de Norah Jones, la version « deluxe » de l'album compte de nombreuses vidéos et prestations, pour cinq dollars de plus).Ainsi, dans la délicieuse Little Room, on entend la voix de Norah qui sourit en évoquant cette toute petite chambre aux murs couverts d'étoiles de plastique fluorescentes, dans laquelle elle se réfugie avec bonheur avec son bien-aimé, si petite chambre en fait qu'elle se cogne le coude sur la poignée de porte, comme elle le chante.« C'est une chanson que j'ai écrite en 1999, explique-t-elle, alors que je n'étais pas du tout connue et que je vivais vraiment dans une toute petite chambre.Si c'est moi qui siffle pendant la chanson ?Oh non, c'est mon copain, moi, j'en suis incapable (rires) ! » Certains se souviendront peutêtre que Norah Jones avait défrayé la chronique en 2003 lorsqu'on avait appris qu'elle vivait toujours dans un petit appartement de Brooklyn.La pression médiatique l'avait obligée à se trouver un logement dans l'île de Manhattan, plus « respectable » en regard de sa notoriété\u2026 Autre révolution quasi invisible : Norah Jones signe ou cosigne avec son bassiste-amoureux-réalisateur Lee Alexander toutes les chansons de ce troisième album, qu'ils ont enregistrées dans leur propre studio.« On ne tenait pas à faire cet album par nousmêmes.Sur les deux premiers disques, Arif (Mardin, réalisateur chevronné, disparu en juin 2006) était le réalisateur, mais franchement, il nous laissait faire pas mal ce qu'on voulait, il n'imposait pas ses idées.Ce qui comptait cette fois-ci, c'était surtout que la maison de disques ne sache pas que nous enregistrions des chansons, afin qu'elle n'exerce pas de pressions pour que je lance l'album avant que je sois prête à le faire.» Dans ses textes, elle a donc abordé l'itinérance (Broken), la guerre (Wish ICould), le privilège de vivre en démocratie (Election Day), la tentation du suicide (magnifique Rosie's Lullaby), la destruction de l'univers par les humains (Sinkin' Soon)\u2026 Et pour les musiques ?Par exemple, ce côté franchement Kurt Weill et Tom Waits de Sinkin' Soon ?« Lee et moi sommes des mégafans de Tom Waits », répondelle simplement.Au cours des deux dernières années seulement, elle a multiplié les expériences musicales, se produisant tant avec son groupe country-folk Little Willies qu'avec la formation rockpunk El Madmo, sans oublier des prestations en duo avec Dolly Parton ou Foo Fighters! Vous avez dit éclectique ?« Oui, quand j'ai le temps, je joue avec Little Willies ou El Madmo ou avec d'autres parce que c'est important pour moi d'explorer d'autres choses.Je suis reconnaissante pour tout ce qui m'arrive.Parfois, ç'a été un peu écrasant, mais vraiment, dans l'ensemble, je me considère privilégiée.Et je suis bien contente que la vie redevienne à peu près normale.» NORAH JONES Révolution tranquille Les révolutions, on le sait, se font parfois tranquillement.Mine de rien, le troisième album de Norah Jones, Not Too Late, marque justement un discret mais net tournant dans la carrière de la jeune auteurecompositrice- interprète : elle a délaissé son piano au profit des guitares et, si elle parle encore d'amour triste, elle s'inspire surtout du monde qui l'environne.Désormais, quelquefois, juste un peu, Norah sourit.PHOTO JIM COOPER, ASSOCIATED PRESS La tournée de Norah Jones s'arrêtera à Montréal, au Théâtre Saint-Denis, le 12 mai prochain.QUELQUES TRUCS RIGOLOS ET CHARMANTS > La toile qui figure sur Not Too Late (ci-contre) est de la peintre Melanie Little Gomez, dont toutes les toiles, miniatures, sont consacrées à des visages féminins ornés de grands yeux : http://www.basementfront.com/melanie > La pochette du premier disque de Norah Jones était dans les tons bleus, celle du deuxième, dans les tons jaunes, celle du troisième (Not Too Late) est donc\u2026 rouge.« Pour le distinguer des autres ! » explique-t-elle.> Il existe une chanson-hommage et un clip intitulés A Song to Norah Jones, du chanteur brésilien Damaceno : sur You Tube, cherchez avec le nom de la chanson et Damaceno.> Pour voir de quoi a l'air Norah Jones en blonde surmaquillée dans le groupe rock-punk El Madmo : www.stereogum.com/archives/ 002603.html « Ce qui comptait cette fois-ci, c'était surtout que la maison de disques ne sache pas que nous enregistrions des chansons, afin qu'elle n'exerce pas de pressions pour que je lance l'album.» NORAH AU CINÉMA On a appris l'an dernier que Norah Jones tournait un film sous la direction de Wong Kar-Wai (In The Mood for Love).Mieux que ça, elle tenait le rôle principal dans son film My Blueberry Nights, sans avoir passé d'audition, aux côtés de Jude Law et Natalie Portman.On y suivra la quête d'amour d'une jeune femme à travers les États-Unis, y compris la Louisiane en plein ouragan Katrina ! Ce n'est pas une comédie, explique Norah Jones, mais il y a des moments vraiment drôles.» Le film devrait être lancé cet automne, mais\u2026 « Il me reste une semaine de tournage à faire, dit Norah Jones.Or, je répète sans cesse à l'équipe de tournage que je pars en tournée, que je n'aurai pas beaucoup de temps, qu'il faut que tout se fasse assez vite, mais en vain.Alors, franchement, je ne sais pas du tout quand le film va sortir ! » Heureuse de cette expérience ?C'est intéressant.Mais c'est vraiment bizarre : même si vous êtes le personnage principal, c'est avant tout 70 personnes qui doivent travailler ensemble ! C'est un énorme monstre auquel tout le monde contribue\u2026 J'aime vraiment aller au cinéma, mais je ne sais pas si je tournerai de nouveau.Peut-être\u2026 » présenté par en collaboration avec Première saison de Kent Nagano www.osm.ca 514.842.9951 Le Concert-bénéfice de l'Orchestre symphonique de Montréal Mardi 10 avril 2007, 19h Kent Nagano, chef d'orchestre Karita Mattila, soprano James Morris, baryton-basse Un concert tout à fait unique! Venez entendre deux des plus grandes voix de notre époque vous interpréter le 2e acte complet de Tosca de Puccini \u2014 incluant le célèbre « Vissi d'arte » \u2014 ainsi que des extraits d'opéras de Beethoven et Wagner.Concert d'une heure sans entracte Venez entendre Pascale Bussières vous expliquer pourquoi elle a choisi ces oeuvres.Cocktail pré-concert 17 h 30 Assistez au concert uniquement ou achetez le forfait concert et cocktail.Les 5 à 8 de l'OSM en collaboration avec Les choix de Pascale Bussières Mercredi 21 février, 17h30 Jean-François Rivest, chef d'orchestre Stéphan Bureau, animateur Mozart, Symphonie nº 40 Copland, Appalachian Spring, suite Zappa, G-Spot Tornado Les Grands Concerts en collaboration avec Fleurons de l'école russe Lundi 26 et mardi 27 février, 20 h Valery Gergiev, chef d'orchestre Alexander Toradze, pianiste Stravinski, Concerto pour piano et instruments à vents Circus Polka Capriccio pour piano et orchestre Tchaïkovski, Symphonie n° 6, « Pathétique » Présenté dans le cadre du Festival Montréal/Nouvelles Musiques Valery Gergiev, directeur artistique du célèbre Théâtre Mariinski (autrefois Kirov) de Saint-Petersbourg Kent Nagano dirige le célèbre baryton-basse James Morris et la soprano Karita Mattila à l'occasion d'une de ses rares visites à Montréal.présenté par 3461926A ARTS ET SPECTACLES ISABELLE MASSÉ On croit d'abord avoir affaire aux membres des Trois Accords t rot tinant dans un cl ip de 30 minutes.À cause de leurs bouilles, de leurs coupes de cheveux (semblables à celles de Simon Proulx et Olivier Benoît), de leur propension à jouer un peu faux, mais surtout à cause de la folie qui émane de leur produit jeunesse\u2026 pour jeunes et moins jeunes.On est plutôt en présence de grands garçons de Sudbury, Ontario (et non Drummondville), prêts à tout pour faire la leçon.Et quelle leçon ! Il y a plusieurs façons d'en apprendre sur la vie aux plus petits que soi.En faisant la morale à outrance, en montrant du doigt, en surprotégeant l'interlocuteur et, bien souvent, en ratant complètement son coup.Pour attirer l'attention des ados, le trio des Pieds dans la marge a opté pour le rire et le risque.« Certains nous ont qualifiés de Jackass intellectuels », lance Jean-Sébastien Busque.Ils ont entre 28 et 33 ans.Depuis l 'a r r ivée en ondes de leur émission (di f fusée le samedi, à 17 h, à Radio- Canada), les gars ont fait la preuve par neuf aux téléspectateurs de l'importance de persévérer, de l'importance de saisir l'occasion, d'être patient, de ne pas mourir, de faire ça vite, de faire confiance, de se protéger, de savoir ce qu'on mange\u2026 Tout ça grâce à des sketches et mises en situation que n'approuverait pas toujours le ministère de l'Éducation ! t roui l lards ! Leurs démonstrations passent par des sauts en parachute, en bungee, des concours de prises de cochon graissé, la décapitation de poules, des séances de tatouage par des mains non expertes, des dégustations de vers de terre\u2026 De bons exemples pour la jeunesse ?« Sincèrement, je pense que oui, répond Mathieu Pichette.On n'essaie pas de se faire mal, mais de se mettre au défi.On se rend vulnérables et ça a son charme ! Ce que je n'aime pas de Jackass, c'est que ce sont des gars qui se disent amis mais qui se font du mal.Nous, on est amis et ça paraît en ondes.C'est positif comme message.» « On n'a pas le goût de faire quelque chose juste parce que c'est niaiseux, poursuit Félix Tanguay.Il y a une thématique dans chacune de nos émissions, on ne se lance pas gratuitement des défis.» « Notre émission est proact ive , ajoute Jean-Sébast ien Busque.Elle incite les gens à réaliser des choses, à inventer, découvrir.» Leur émission est surtout drôle, originale (même si on sent des influences des Chick'n Swell, un faible pour l'humour de Marc Labrèche et Philippe Laguë de Macadam Tribus) et bien tournée.Elle est pensée et concoctée par des adeptes du système D, qui savent en faire beaucoup avec peu.Mettez ça sur le compte de leurs origines franco-ontariennes\u2026 Ces bidouilleurs télévisuels se sont fait la main à TFO (la télévision éducative et culturelle de l'Ontario francophone), il y a quelques années, qui ne croule pas sous les millions en financement.« Il y a un gros problème d'assimilation chez les Franco-Ontariens, explique Jean-Sébastien Busque.Nos références, ce sont bien souvent les émissions américaines.On nous a, à l'époque, mandaté par donner le goût aux gens de regarder la télé en français (dans une émission baptisée Volt).» « On rendait hip un reportage sur le bénévolat, par exemple, explique Mathieu Pichet te.Comme les Franco-Ontariens ne connaissent pas forcément les vedettes québécoises, on a redoublé d'effort pour intéresser les téléspectateurs.On a développé notre humour absurde.On avait carte blanche.TFO est moins bureaucratique, plus chaleureuse et moins riche que TVO (son pendant télévisuel anglophone).Étant donné qu'on était en minorité, on nous laissait faire.» Travailler à Montréal étant dans leur mire, ils se sont établis ici, il y a quelques années, avec des projets en poche, puis plusieurs désillusions.« Quelqu'un dans une boîte de production nous a déjà dit : \u2018votre concept est vraiment bon, mais ça ne marchera pas car vous n'êtes pas connus' », af f i rme Jean-Sébastien Busque.« Pour un autre projet, on nous a dit : \u2018on pourrait peutêtre mettre des vedettes\u2018, se rappelle Mathieu Pichette.Ce fut très frustrant.» Il a fallu que la maison de production Pixcom leur donne la chance de concevoir une émission à l'image des gars patenteux et ouverts d'esprit qu'ils ont toujours été pour qu'ils fassent leur chemin jusqu'à Radio-Canada.« J'ai l'impression que la relève à la télé est vraiment là, dit Mathieu Pichette.Je pense aux Invincibles.Il y a un changement de garde.Ça ouvre la porte à des styles de réalisation et d'écriture qui nous ressemblent.» Les gars, qui se sont connus au primaire et au secondaire, triment dur pour bien faire grandir leur bébé.« On y pense tout le temps, dit Jean-Sébastien Busque.C'est drainant.Il faut faire attention au burn-out ! » Dans les semaines à venir, pourquoi pas des émissions sur l'importance de ne pas trop travailler, d'être une star au Québec, d'être amis depuis longtemps\u2026 TÉLÉVISION / Les pieds dans la marge Attachez votre ceinture ! L'émission Les pieds dans la marge ?C'est complètement débile, pour reprendre notre ligne préférée de l'hymne de Watatatow ! Après l'étonnement initial, on prend rapidement goût à la folie de Jean-Sébastien Busque, Mathieu Pichette et Félix Tanguay.Bienvenue dans leur univers absurde, créatif et, attention, un brin éducatif ! PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE © L'ingénieux trio des Pieds dans la marge : Félix Tanguay, Mathieu Pichette et Jean-Sébastien Busque.Pour attirer l'attention des ados, le trio des Pieds dans la marge a opté pour le rire et le risque. Illustration: Nadja Cozic et Bernard Leduc Mise en scène : Daniel Brière Texte : Sylvie Dumontier, Marc Larochelle De retour à la demande générale Réseau Admission 514-790-1245 Idée-cadeau pour vos p etits Valentins ! 3460634A Place des arts 514 842-2112 pda.qc.ca 514 790-1245 admission.com et en personne au s Pectrum, 318, ste-catherine Ouest tangente / ag Ora de la danse 514 525-1500 514 790-1245 admission.com 514 288-9955 1 888 477-9955 montrealenlumiere.com informations spectacle d'ouverture en collaboration avec présente Mapa et les chambres des Jacques théâtre maisonneuve, Pda 22-23-24 février, 20 h Première montréalaise en collaboration avec 27-28 février, 20 h théâtre maisonneuve, Pda l'afrique du sud pays à l'honneur 22 au 25 février, 20h30 tangente / agora de la danse Biennale de Contemporai Gne igue Entouré de danseurs et musiciens Première canadienne cette année encore, le festival aime la danse 3461710A DONJUAN DE MOLIÈ RE MISE EN SCÈNE DE LORRAINE PINTAL À L' AFFICHE! Avec JAMES HYNDMAN / BENOÎT BRIÈRE JEAN-FRANÇOIS BLANCHARD / PAUL ESSIEMBRE / ÉVELINE GÉLINAS / NOÉMIE GODIN-VIGNEAU / FRÉDÉRIC-ANTOINE GUIMOND / SARA HANLEY / CLAUDE LAROCHE / JEAN-MICHEL LE GAL / MAGALIE LÉPINE-BLONDEAU / MARTIN TREMBLAY / JEAN-LOUIS ROUX / NICOLAS VAN BUREK WWW.TNM.QC.CA 514.866.8668 EN COLLABORATION AVEC LE FESTIVAL DE STRATFORD DERNIÈRE SEMAINE SUPPLÉMENTAIRES 14, 15, 16 FÉV.20H + 17 FÉV.15H ET 20H UNE PRÉSENTATION DÈS LE 6 MARS LA MOUETTE D' ANTON TCHEKHOVTEXTE FRANÇAIS ELIZABETH BOURGET ET RENÉ GINGRAS MISE EN SCÈNE YVES DESGAGNÉS 3461921A SPECTACLES : 20 H CAUSERIES : 22, 23 ET 24 FÉV 2007, 19 H À 19 H 30 514 842-2112 GROUPES : 514 849-0269 Danseuse : Dwana Adiaha Smallwood/ Photo : Andrew Eccles PRÉSENTÉ PAR DE NEWYORK 2 4 f é v COMMANDITAIRE NATIONAL DIRECTRICE ARTISTIQUE FAITES VITEPOURRÉSERVER LES MEILLEURS BILLETS! BILLETS POUR LE PROGRAMME DE MARS DÉJÀ ENVENTE 3456905A PUZZLE DANSE FRANCE/QUÉBEC 4 CHORÉGRAPHES - 4 DUOS - 4 UNIVERS 31 JANVIER AU 24 FÉVRIER 07 QUÉBEC > GINETTE LAURIN + ESTELLE CLARETON FRANCE > JEAN-CLAUDE GALLOTTA + ISIRA MAKULOLUWE TOURNÉE EN JANVIER 31 MONTRÉAL 514 525.1500 TOURNÉE EN FÉVRIER 1.2.3 MONTRÉAL 514 525.1500 4 SAINTE-GENEVIÈVE 514 626.1616 6 SHERBROOKE 819 822.9692 8.9.10 OTTAWA 613 755.1111 12 QUÉBEC 418 643.8131 16 BIC 418 736.4141 18 SEPT-ÎLES 418 962.0100 20 BAIE-COMEAU 418 295-2000 23 SAINTE-THÉRÈSE 450 434.4006 24 TERREBONNE 450 492.4777 3454261A ARTS ET SPECTACLES MARIO CLOUTIER La carrière de Louise Arbour est fascinante.Intellectuelle et femme d'action, la juriste canadienne a d'abord enseigné et écrit.Par la suite, elle est devenue procureure au Tribunal pénal de l'ONU en ex-Yougoslavie et au Rwanda.Nommée à la Cour suprême du Canada, à l 'aube de la soixanta i ne , « l 'ac t ion lui manque », comme elle le dit elle-même.Elle accepte une nouvelle mission impossible : le poste de haut-commissaire aux droits de l'homme.Le réalisateur Ole Gjerstad l'a suivie dans ses déplacements à travers des zones périlleuses, là où les femmes, surtout, et les enfants souffrent du pouvoir et des armes des hommes.Son documentaire fort intelligent tente moins d'ériger une statue à la juriste que d'expliquer toute la complexité mondiale des droits humains.L'agenda est plein : du Darfour à Guantánamo, de l'Ouganda au Népal, en passant par la Bolivie et la Tchétchénie.Louise Arbour est partout, entre deux feux: la souveraineté des États s'opposant aux droits individuels.On la voit rencontrer Vladimir Poutine qui lui déclare que «la Russie a sa propre vision des droits humains ».On comprend que la tâche est énorme.Les eaux sont troubles.Il ne s'agit plus de traîner un tyran devant la cour, mais de promouvoir les idéaux de la Déclaration des droits de l'homme dans des contrées où, parfois, le viol est un moindre mal et les enfants, des esclaves.Juge, procureure, femme énergique et persévérante, Louise Arbour apparaît ici sous un jour plus politicien et psychologue.En entrevue cette semaine à Montréal, elle parlait davantage de « stratégie et d'efficacité » confrontée qu'elle est, plus que jamais, à « vivre avec le monde qu'on a ».« L'action doit toujours être axée sur les chances de faire des choses qui vont marcher.C'est dur.C'est rare qu'on a des succès flamboyants », avoue-t-elle à propos de son poste et des moyens dont elle dispose.Dans le film et la vie, il n'y a qu'une seule Louise Arbour.Devant l'impuissance du Conseil de sécurité des Nations unies ou des gouvernements sourds et aveugles, elle relève la tête et parle.Encouragée en ce sens par l'ex-président américain, Jimmy Carter, sa parole devient sa nouvelle arme.Ainsi, elle se prononce sur un des sujets canadiens de l'heure : l'Afghanistan.Il y a eu des violations graves des droits humains, crimes restés impunis.Pas question d'amnistie, dit-elle.« C'est peut-être le pays où il y a le moins d'espoir d'une paix durable sans que la justice se penche sur les responsabilités (des crimes commis) », explique Louise Arbour.Chassez la juge et la revoilà ! La force de cette femme admirable reste sa foi inébranlable en la loi et la justice.Sur la ligne de tir : le combat de Louise Arbour pour les droits humains sera présenté à Zone libre de Radio-Canada, le vendredi 16 février à 21 h.TÉLÉVISION / Documentaire sur Louise Arbour Avoir foi en la loi PHOTO GOPAL CHITRAKAR, ARCHIVES REUTERS Louise Arbour est apparue cette semaine en entrevue sous un jour plus politicien et psychologue, parlant davantage de « stratégie et d'efficacité » confrontée qu'elle est, plus que jamais, à « vivre avec le monde qu'on a ».« L'action doit toujours être axée sur les chances de faire des choses qui vont marcher.C'est dur.C'est rare qu'on a des succès flamboyants.» Louise Arbour, la suite.Après avoir produit le téléfilm de Charles Binamé, Hunt for Justice : The Louise Arbour Story, déjà diffusé à CTV, Galafilm propose maintenant un documentaire sur la suite de l'oeuvre de la haut-commissaire des Nations unies aux droits de l'homme.CE QU'ON A VU, CE QU'ON EN PENSE.Tous les samedis dans UN RÉCITAL UNIQUE ! AU PROGRAMME, DES AIRS DE POULENC, MALHER, GRANADOS, DUPARC, BIZET ET DE FALLA.En collaboration avec DIMANCHE 4 MARS 20h THÉÂTRE MAISONNEUVE, PDA BARBARA HENDRICKS RENSEIGNEMENTS 514 288-9955 1 888 477-9955 montrealenlumiere.com présente 8e édition DU 22 FÉVRIER AU 4 MARS 2007 De meilleurs sièges offerts en exclusivité aux titulaires de la Carte American ExpressMD! montrealenlumiere.com/americanexpress 3461712A 3461687A RENSEIGNEMENTS 514 288-9955 1 888 477-9955 montrealenlumiere.com FÊTE SES 30 ANS DE CARRIÈRE ANGÈLE DUBEAU COPRÉSIDENTE D'HONNEUR 2 mars 20h Salle Wilfrid-Pelletier, PdA Entourée de Oliver Jones, Anton Kuerti, Yuli Turovsky et La Pietà De meilleurs sièges offerts en exclusivité aux titulaires de la Carte American ExpressMD! montrealenlumiere.com/americanexpress En personne au Spectrum de Montréal 318, rue Sainte-Catherine Ouest 3461708A ARTS ET SPECTACLES MARIE-CHRISTINE BLAIS En aout 2006, au moment du deces de Claude Blanchard, c'est avec raison que tout le monde a souligne l'importance de cet artiste hors du commun.Au cours des dernieres annees de sa vie, il a d'ailleurs obtenu le respect qu'il meritait, particulierement a titre de comedien (Omerta, Virginie, etc.).La sortie simultanee de la compilation double Claude Blanchard .Retrospective (a partir d'enregistrements des annees 70) et de la captation de son ultime spectacle Pour une derniere fois (devant public, au casino du Lac- Leamy, en 2003), sans oublier un album consacre exclusivement a son personnage de Nestor le ti-gars impertinent, bref, le lancement de ces trois albums vient nous rappeler un tout autre Blanchard: celui des cabarets, des sketches avec Leo Rivest, des jokes faciles, des farces ole-ole ou scatologiques, des jeux de mots previsibles, etc.Entre les dialogues Blanchard et son straigtman Leo Rivest, le petit Nestor qui observe avec cynisme le monde des grands et le Blanchard chanteur-crooner (qui chante surtout en anglais sur Pour une derniere fois), se dresse le portrait de l'humoriste type des annees 60 et 70, qui a neanmoins su passer a travers les epoques grace a une presence, un professionnalisme et un sens du timing indeniables.Rappelons que c'est Blanchard qui ecrivait la tres grande majorite de ses sketches, solo ou en duo avec Rivest.Cela tombe bien, ce sont surtout des sketches et monologues qu'on trouve sur Retrospective et sur Pour une derniere fois.Et ses chansons?Il y en a, mais comme les sketches durent jusqu'a 20 minutes, les chansons occupent moins de place.En fait, c'est sur Nestor qu'on en trouvera plus (dont le succes Chu d'bonne humeur), signees Blanchard, y compris quatre duos avec, eh oui, Patof le clown philosophique du canal 10 .Bref, on aura comprisqu'on est loin de l'elegance naturelle et de l'autorite que degageait ce grand monsieur du show-business.Pensez plutot humour de mononc'.Si on ne supporte pas les gags sur les epouses, les seins, le toucher rectal, les doubles sens du mot venir , les ti-gars attires par les tites-filles , etc., on n'appreciera pas vraiment Retrospective et encore moins Pour une derniere fois, qui devait etre plus convaincant sur scene.Toutefois, si on veut avoir une idee de ce que c'est, un show de varietes a la maniere de Las Vegas mais en francais, ou encore si on aime l'humour bon enfant, pas complique, parfois vulgaire mais efficace, bref classique , on est servi: on rit gras et aux eclats.Enfin, si on est nostalgique de personnages d'emissions tele des annees 70, on (re)decouvrira avec etonnement Nestor: je m'en souvenais comme d'un personnage drole, il est finalement surtout triste, pauvre, demuni.La vie de Nestor, c'est beaucoup la vie de l'humoriste quand il etait enfant.Voila ce qui reste de plus touchant de Claude Blanchard.Claude Blanchard Retrospective Disques Merite Pour une derniere fois Premiere fois/DEP Nestor Disques Merite HUMOUR / Reeditions Que reste-t-il de Claude Blanchard?BLANCHARD 1932-2006 La carriere de Claude Blanchard en photos sur www.cyberpresse.ca 3458437A 3460505A Des le 16 mai Grand Theatre de Quebec, Quebec 418.643.8131 ARTS ET SPECTACLES ALAIN BRUNET Je voulais rendre hommage au violon que je joue depuis l'age de 4 ans.Et puisque j'ai encore la passion de cet instrument, je voulais en illustrer toute la palette.Dans cette optique, j'ai fait beaucoup de recherche.Le repertoire pour violon solo n'est pas si vaste, mais il y a bien assez de matiere, somme toute.Avant de choisir ce repertoire, j'ai rempli des boites de partitions! explique la violoniste.Angele Dubeau a arrete son premier choix sur un caprice de Pietro Antonio Locatelli compose en 1733.Et puisque mon Stradivarius a ete cree en 1733, il y a eu un declic.Ca a ete mon point de depart.Le choix du compositeur roumain George Enescu, dont elle interprete seule un prelude pour orchestre (Opus 9, No 1), evoque un tant soit peu ses annees d'etudes a Bucarest au debut des annees 80 .elle y avait etudie avec Stefan Gheorghiu, repute mondialement.Lorsque j'entendais ce prelude (ecrit a l'origine pour orchestre) qui se joue a l'unisson, je me disais regulierement que j'aimerais le jouer en solo, a la maniere d'une cadence.C'est tellement violonistique! Et puisque je suis une trippeuse de textures sonores et que j'ai l'instrument pour le faire, ce prelude d'Enescu etait tout indique.Ca va chercher les graves de l'instrument, ca donne des frissons! Quant aux Etudes-Tango d'Astor Piazzolla, elles sont aussi partie integrante de l'imaginaire de la violoniste montrealaise.Il y a une quinzaine d'annees, racontet- elle, j'avais presente un concert sur l'histoire du tango avec le guitariste Alvaro Pieri.J'avais trippe fort ! J'avais aussi realise a quel point Piazzolla avait ete prolifique en tant que compositeur.J'aime beaucoup sa musique, je la trouve tellement racee! Son ecriture me semble d'autant plus solide au plan technique.La piece Serenade & Dance, qui figure aussi au menu, a ete composee par feu Srul Irving Glick, compositeur torontois.Je le savais malade, mais je l'avais eu au telephone pour lui annoncer que mon ensemble (La Pieta) interpreterait une de ses pieces.D'une voix tres faible, il m'avait dit alors qu'il allait bientot mourir, mais qu'il etait heureux que sa musique lui survive et qu'il serait comme un papillon au-dessus de ma tete chaque fois que je jouerais sa musique.Il est decede trois jours plus tard.Cette serenade de Glick avait ete d'abord creee pour Jacques Israelievitch, premier violon au Toronto Symphony Orchestra.Lorsque j'ai contacte le violoniste pour retrouver la partition, il m'a confie qu'il voulait l'offrir comme cadeau de mariage a sa femme.Romantique.Je lui ai demande comment il l'avait interpretee dans ce contexte, il n'a pas voulu entrer dans les details , relate la musicienne, hilare.Le jazzman Dave Brubeck fait egalement partie de la trajectoire professionnelle d'Angele Dubeau, d'ou l'interpretation de cette bourree.Je l'avais deja jouee au Festival de jazz, dans le cadre d'une soiree qui lui etait consacree.Mais il s'agit d'une premiere discographique pour cette oeuvre encore recente.Il faut d'ailleurs souligner que cela n'a rien a voir avec Take 5 ou Blue Rondo a la Turk.C'est une ecriture plus contemporaine avec certains elements de jazz.Et la musique de Bartolomeo Campagnoli?C'est de la petite broderie , estime Angele Dubeau.L'element les plus accessibles de cet Angele Dubeau Solo est certes Ferdinand the Bull de Alan Ridout qui comprend une narration interpretee en anglais par Blair Williams et une autre en francais par Pierre Lebeau .le texte a ete traduit par Yves Beauchemin.C'est l'histoire d'un taureau qu'on aurait voulu fougueux et batailleur, mais qui prefere humer le parfum des fleurs.Cette histoire est tout a fait mignonne et charmante, la musique y est tres violonistique.Meme si cette piece est accessible, je dirais que c'est du gros repertoire .beaucoup de notes! Je propose d'ailleurs la premiere version francaise narree par Pierre Lebeau.On ne se connaissait pas personnellement avant de travailler ensemble, j'ai decouvert un artiste qui carbure a la chair de poule.Repertoire diversifie, en somme.Ce projet solo, conclut la musicienne, m'a procure une liberte qui me manquait ces dernieres annees.Ce disque, c'est vraiment moi, mes 30 ans de carriere et mes 44 ans de vie.Le 2 mars a la salle Wilfrid- Pelletier, Angele Dubeau soulignera sur scene ses 30 ans de carriere.DISQUE / Angele Dubeau Sans artifice PHOTO ANDRE PICHETTE, LA PRESSE c Angele Dubeau lors du lancement de son nouvel album, mardi.CLAUDE GINGRAS Angele Dubeau a etabli un programme tres inhabituel pour son plus recent disque.Disque bien nomme, Solo, puisqu'il est entierement compose de pieces pour violon seul, si l'on excepte la voix d'un narrateur dans un cas.Qui dit violon seul pense Bach, Paganini, Bartok, Prokofiev.Mme Dubeau n'a pas puise de ce cotela, ou la concurrence est enorme, mais plutot aux raretes.Ce qu'elle a choisi a ete peu, sinon jamais, enregistre.Sur l'execution meme, aucune reserve.Ce disque fera taire les mauvaises langues qui racontent que notre heroine du violon s'entoure des femmes de sa Pieta pour camoufler ses legendaires problemes de justesse.Ici, aucun probleme de cet ordre et, au contraire, du grand violon, dans un impressionnant deploiement technique et une sonorite riche et presente.Ce que ce grand violon raconte est helas! moins passionnant.A 45 ans bientot, Angele Dubeau croit sans doute qu'elle peut proposer n'importe quoi a ses fans et que ceux-ci suivront.Je le lui souhaite.Pour l'instant, je dirais que Gidon Kremer lui-meme ne se risquerait pas dans pareille aventure.Le programme s'ouvre sur un des caprices de Locatelli (contemporain de Vivaldi) qui sont en fait des cadences de concertos.Brillant.Dommage que la violoniste n'en ait retenu qu'un et qu'elle ait prefere trois des six Etudes-Tango de Piazzolla, qui sont davantage des etudes (c'est-a-dire des exercices) que des tangos.Elle leur donne une certaine dimension expressive mais les interrompt avec une Serenade and Dance du Torontois Srul Irving Glick, page bien violonistique mais ne laissant aucune impression durable, et un contemusical du Britannique Alan Ridout ou il est question d'un taureau qui refuse de participer a une corrida.La partie de violon se suffit a elle-meme; on peut ignorer l'insignifiant recit, lu ici en francais puis en anglais.Un meilleur choix est le Prelude a l'unisson d'Enesco (ou Enescu dans l'orthographe roumaine utilisee ici), premier morceau de la premiere Suite pour orchestre, ou le violon joue seul ce que tous les violons jouent ensemble dans l'original.Tres long, mais livre avec un vrai phrase de musicienne.La Bourree du jazzman Dave Brubeck est gigantesque et interminable et le Divertimento en trois courts mouvements de Bartolomeo Campagnoli (contemporain de Beethoven) est assez bien tourne.Le CD est accompagne d'un DVD: photos d'Angele enfant, affiches de concerts, seance d'enregistrement du present CD.ANGELE DUBEAU, violoniste.Solo, Analekta, AN 2 8741-2 A quoi sert le grand violon d'Angele ?Lorsqu'on va vers le violon solo, c'est sans artifice.Les emotions, les sentiments, enfin tout ce qui peut se degager de la musique passe d'une facon beaucoup plus directe.On est a fleur de peau, il n'y a pas de place pour se cacher.C'est en ces termes que s'exprime Angele Dubeau au sujet de son disque solo (assorti d'un DVD), un concept qu'elle a choisi pour commemorer ses 30 ans de carriere.Ce disque, Angele Dubeau Solo, c'est vraiment moi, mes 30 ans de carriere et mes 44 ans de vie.PRESENTE PAR Reservez vos sieges des maintenant ! 514 521-1002 ou 1 800 558-1002 Globe-trotters originaires de Charlesbourg, Melanie Carrier et Olivier Higgins se sont rencontres a l'age de 14 ans.Tous deux diplomes en biologie et ayant poursuivi leurs etudes a l'ile de la Reunion, ils s'interessenta l'environnement, a la culture, aux traditions et au sens de la vie.Aujourd'hui, nos jeunes bourlingueurs ont choisi d'aller au bout de leur reve et de partir a deux roues, en Asie, parcourir l'une des regions les plus arides de la planete.de la Mongolie a Calcutta 11 fev RieR 19h .COMPLeT Longueuil Salle Pratt&Whitney Canada 13 et 14 fev RieR 19h .COMPLeT Montreal Salle Pierre-Mercure Asiemut suPPLe Men Tai Re montreal, 14 mai 19h Salle Pierre-mercure Ariane Moffatt Photo: Lisa Roze EN VENTE PARTOUT arianemoffatt.com 10 fev.Ste-Julie 450 922-7122 16 fev.Chi Coutimi 1-888-873-3333 17 fev.la Chine 514 634-3471 23 fev.longueuil 450 670-1616 24 fev.granby 450 375-2262 27 fev.mon Cton 506 858-3712 1 mars rimou Ski 418 724-0800 2 mars matane 418 566-0011 3 mars amqui 418 629-3355 4 mars new ri Chmond.418 392-4238 6 mars baie-Comeau 418 295-2000 7 mars Sept-IleS 418 962-0100 10 mars St-hya Cinthe 450 778-3388 9 mars L'Olympia de Montreal 1004, rue Sainte-Catherine Est derniere repre Sentation a montreal! interprete feminine de l'annee gala adi Sq 2006 en nomination danS la Categorie album fran Cophone de l' annee prix Juno 2007 en tournee ! TICKETPRO.CA .514 908-9090 RESERVATIONS 3460776A ARTS ET SPECTACLES ELLIS T.1 LADY CROWN, LATOUR ET GRIFF, LE LOMBARD (((.Le Groupe Ellis est une organisation secrete a la Men In Black.A une difference pres: au lieu de pourchasser des extraterrestre mal intentionnes, ses agents speciaux, dont le mysterieux Deep, combattent des cauchemars.Les plus puissants d'entre eux, appeles abominations, menacent l'ordre etabli, notamment la hierarchie de la mafia new-yorkaise.Dirige par Lady Crown, une espece d'incarnation du reve de la liberte, le Groupe Ellis evoque non seulement Men In Black et The Matrix (l'inspecteur Sax ressemble a Laurence Fishburne dans le role de Morpheus), mais aussi cette bande de mutants qui, chez les X-Men, defendent le Bien autour de professeur Xavier.Sans transcender tous ces univers geniaux, Ellis s'annonce comme une aventure intrigante.Un peu confus au debut, le recit s'eclaire peu a peu.on apprend d'ailleurs la veritable nature de Deep des ce premier tome.Les dialogues sont parfois faibles, mais le scenariste donne l'impression d'avoir envie de creuser ses personnages plutot que d'en faire de simples archetypes.L'univers prend corps dans le dessin de Griffo, qui opte pour la simplicite et une touche d'infographie, et une mise en couleur habile a rendre des jeux de lumiere nuances.Etonnant.Alexandre Vigneault SUGGESTION BEAU LIVRE EXPRESSO SEMAINE DU 10 AU 16 FEVRIER 2007 Pour recevoir une suggestion: expresso@lapresse.ca ELENI MANDELL NOTRE SUGGESTION DISQUE DE LA SEMAINE PAGE 12 CHRISTIAN BEGIN NOTRE PERSONNALITE INVITEE PAGE 14 POUR MIEUX CHOISIR BANDO BIBLIO Exceptionnel / Tres bon / Bon / Passable / A eviter FRANCO 1 Artistes varies Les grands de la chanson.2 Mes aieux En famille 3 Mes aieux Tire-toi une buche 4 Eric Lapointe N'importe qui : 1994-2006 5 Dumas Fixer le temps 6 Kain Nulle part ailleurs 7 Artistes varies Quand le country.8 Etienne Drapeau Je l'ai jamais dit a personne 19 Gerard Lenormand Le Best Of 10 Pierre Lapointe La foret des mal-aimes ANGLO 1 Madonna Confessions Tour 2 Norah Jones Not Too Late 3 Patrick Watson Close To Paradise 4 Justin Timberlake Futuresex/Love Sounds 5 Nelly Furtado Loose 6 Victoria Abril Putcheros 7 Daniel Desnoyers Dan Desnoyers Live.8 Beatles Love 9 Gregory Charles I Think Of You 10 Grammy Nominees 2007 Grammy Nominees LIVRES > DVD > DISQUES > JEUX Pour recevoir une suggestion: expresso@lapresse.ca PALMARES DISQUES LA BELLE GABRIELLE AUGUSTE MAQUET PARIS ALTEREDIT ((( Ca vous dit quelque chose, Chicot ?C'est le fou du roi Henri III dans La dame de Monsoreau et dans Les Quarante-Cinq, deux grands romans d'Alexandre Dumas qui s'achevent sur une intrigue non resolue.Dumas n'a jamais repris le personnage apres s'etre querelle en 1847 avec Auguste Maquet, son collaborateur avec qui il avait realise ses plus grands succes romanesques.Maquet est aujourd'hui oublie meme si sa carriere d'ecrivain en avait fait un riche chatelain.Il a repris le personnage de Chicot dans La belle Gabrielle, roman qui se deroule entre l'adjuration d'Henri IV et ses secondes noces avec Marie de Medicis.Le fou du roi s'est fait moine muet, mais il agit avec tout autant de prevoyance et de sagacite pour proteger le roi contre les ultracatholiques allies aux Espagnols et contre son insatiable appetit pour la galanterie.Maquet cree un heros romantique parfait avec Esperance, amoureux fou de Gabrielle d'Estrees, maitresse officielle du roi.Il tisse une intrigue riche, pleine de rebondissements, mais son style empese et son ton par trop moralisateur nous fait regretter le beau roman qu'aurait pu en faire Dumas.Rudy Le Cours, collaboration speciale LES DANSEUSES DE LAHORE LOUISE BROWN ALBIN MICHEL ((( Des chroniques de jeunes prostituees dans une societe connue pour ses moeurs sexuelles tres strictes .difficile de penser a un sujet aussi emoustillant.Voila que Les danseuses de Lahore nous amene dans le monde de la prostitution a Lahore, au Pakistan.Sociologue, Louise Brown nous propose ce voyage pour le moins insolite.Pour entrer dans cette societe close, elle passe par la jeune Maha, qui pratique ce metier d'impure.Il y a peu de joie chez les filles de joie.L'histoire en est une d'exploitation et de cruaute, mais non sans eclats de folie tout a fait seduisants.En bonne sociologue, Louise Brown nous raconte comment est structure cet univers, et comment chaque strate en tire son profit, des vendeurs de drogue jusqu'aux balayeurs de rue, pour pouvoir survivre.Et en bonne Britannique, Louise Brown ne perd jamais son sang-froid lors du voyage, meme sous l'influence de quelque opiace.David Homel, collaboration speciale NERUDA PAR SKARMETA ANTONIO SKARMETA GRASSET (((( Skarmeta, c'est une sorte de grand ecrivain qui se fait rare : scenariste, professeur, ambassadeur (du Chili en Allemagne), nouvelliste, romancier, conteur.et poete.Il fut l'ami de Pablo Neruda, et il entreprend dans ce livre de nous raconter mille anecdotes du grand poete chilien mort tout de suite apres la chute d'Allende et la prise de pouvoir de voussavez- qui ( comme s'il eut refuse de voir la suite .).Parmi ces aventures de l'esprit, on trouvera la naissance d'un livre : Une ardente patience, qui devint un scenario de film, puis ce film extraordinaire que tout le monde a vu, Le Facteur, dans lequel Philippe Noiret tient le role, justement, de Pablo Neruda.On trouvera la bien d'autres choses, une esquisse de biographie, et surtout une suite de poemes de Neruda, choisis par Skarmeta, qui met en valeur ces grands evenements de sa vie, ses maisons, ses femmes, son oeuvre.Un regal.Jacques Folch-Ribas, collaboration speciale LENDEMAINS, JOEL MEYEROWITZ PHAIDON Peut-on classer un ouvrage relatant un desastre comme un beau livre ?Oui, lorsque l'ouvrage, comme celui-ci, est exceptionnel.L'auteur preparait une exposition sur le sud de Manhattan au moment des evenements.Il possedait des tonnes de cliches pris de la fenetre de son appartement ou l'on voyait les tours jumelles se decoupant sous toutes sortes de cieux.A la suite des attaques, il est revenu en vitesse a New York et a pris tous les moyens, legaux ou non, pour penetrer jusqu'au coeur de Ground Zero.Durant des mois, il a pris des milliers de photos, toutes aussi saisissantes les unes que les autres, de cette zone aneantie.On a beau avoir vu mille fois les avions s'encastrer dans le World Trade Center et les tours s'effondrer, on ne peut realiser l'ampleur des degats avant d'avoir parcouru les pages de cet ouvrage gigantesque.Le commentaire, minimaliste, s'attarde aux peripeties du photographe en proie a une lutte quotidienne pour realiser son travail et a ses rencontres avec les secouristes.Et il fait tres peu de place au patriotisme et a la haine.Bravo! .Andre Duchesne PHOTO ELLIS T.1 c LATOUR, GRIFFO ET LE LOMBARD ARTS ET SPECTACLES NOTRE CHOIX SUGGESTION DISQUE CHRONIQUE SÉRIE DVD Véronica Mars The Complete Second Season SONIA SARFATI «J'espérais que ce soit toi.» Traduction libre des derniers mots du dernier épisode de la première saison de Veronica Mars.La jeune détective privée incarnée par Kristen Bell, fille du sheriff déchu de Neptune, ostracisée par ses pairs pendant toute l'année scolaire, venait d'échapper à la mort, de découvrir l'identité du meurtrier de sa meilleure amie, Lilly.Et elle ouvrait la porte à\u2026 qui?L'angélique Duncan (Teddy Dunn), son riche petit ami - et frère de Lilly - qui lui avait tourné le dos au moment du drame ?Ou Logan (Jason Dohring), le mauvais garçon qui semblait sur la voie de la rédemption depuis qu'il s'est lové entre les bras de Veronica?Le mystère, qui a mis les fans de la série sur les dents pendant plusieurs mois, est éclairci assez rapidement dans la deuxième saison (22 épisodes en anglais avec sous-titres en anglais ou en français).C'est bien le seul.Parce que les eaux troubles dans lesquelles Veronica patauge cette fois-ci sont extrêmement glauques.Jusqu'à donner l'impression que même les auteurs de la série se sont égarés dans leurs flots.Outre les missions (bouclées en un épisode) que lui confieront les élèves de Neptune High et autres connaissances, deux enquêtes principales attendent la jeune fille.Un autobus jaune a plongé du haut de la falaise, tuant plusieurs étudiants\u2026 et ce n'est pas un accident.Et puis, retour sur la mort de Felix, motard poignardé (peut-être par Logan) dans le dernier épisode de la première saison.Pas simple, que tout cela.En fait, cela a dû être cauchemardesque à suivre à la semaine ! Veronica Mars, surtout dans cette deuxième année, bénéficie vraiment de la rafale.Ce qui n'excuse pas les flous pas artistiques : éclipse totale ou partielle de certains personnages, inexpliquée ou imposée de manière pas totalement satisfaisante; mise de côté de certaines pistes amorcées et laissées en plan ; et, bien sûr, complexité brouillonne de ce que l'on appellera le mystère de l'autobus.Tout cela, porté par une Veronica qui a la réplique moins mordante que dans ses débuts.Peut-être parce qu'elle est mieux acceptée par ses pairs.Dans ce cas, on la préférait reject ! Quant à la série, si elle demeure sombre, elle est moins lourde, moins tourmentée.Et plus adolescente.Heureusement, bien de ces défauts (pas mineurs mais quand même pas fatals) sont rachetés\u2026 non, pas par les suppléments \u2014 eux, sont minimaux et c'est regrettable (des bloopers banals, une journée de tournage résumée en huit minutes et un documentaire (!) de cinq minutes sur les origines de la série) \u2014 mais par la finale.Disons que si la première saison nous laissait sur le bord de notre chaise, à la fin de cette seconde, on en est tombé.Et on est sur le c\u2026 Veronica aussi.Ça aidera à supporter l'attente.(((½ STÉRÉO LUDO PERUDO : LES DÉS FAÇON PIRATE (((½ Vous souvenez-vous du défi qu'avait lancé Will Turner au capitaine Davy Jones dans Pirates des Caraïbes 2 ?Voici l'occasion de revivre cette palpitante partie de dés avec quelques amis et peut-être un verre de cuba libre et quelques nachos.Perudo est un jeu de hasard, mais aussi de bluff.Chaque joueur dispose d'un gobelet et de cinq dés.À chaque manche, vous agitez vos dés dans le gobelet, le posez sur la table et regardez discrètement la valeur des dés.Ensuite, vous devez parier.ou bluffer.Croyez-vous qu'il y a quatre cinq?Vos adversaires doivent surenchérir pour continuer.La manche dure jusqu'à ce qu'un joueur accuse un adversaire de bluffer.Mais il ne faut pas accuser à la légère : à chaque erreur, vous perdez un dé.Et quand vous n'en avez plus, vous êtes éliminé.Bien entendu, le vainqueur sera le dernier joueur à qui il restera des dés ! Perudo est un jeu qui devrait plaire aux amateurs de poker tout en ayant une dimension rigolote qui manque parfois aux jeux de hasard.Vous pouvez aussi imaginer des gageures pour les perdants ! Perudo, un jeu de party pour quatre à six joueurs de Cosmo Fry et Alfredo Fernandini.\u2014 Chantal Ide, collaboration spéciale JOHN LENNON, PLASTIC ONO BAND Le 14 février approche et je ne sais pas trop pourquoi, j'ai le goût de vous suggérer une chanson d'amour.Parfois, ce sont les chansons d'amour les plus simples, les plus directes, qui frappent le plus fort.Comme la bien nommée Love, sur ce premier album solo de John Lennon.«Love is real, real is love», chante un Lennon angélique, libéré de ses démons le temps d'une chanson que l'on dirait sortie d'un rêve : le piano de Lennon apparaît en fondu après une vingtaine de secondes et nous revient en rappel, après un moment de silence, au moment où on ne l'attendait plus.On se laisse émouvoir, on échappe un soupir de béatitude et on se dit que Lennon était un maître.L'album John Lennon/Plastic Ono Band n'est rien de moins qu'un chef-d'oeuvre.Comme Paul Mc Cartney et George Harrison, Lennon est sorti de l'aventure des Beatles avec un trop-plein de créativité qu'il a déversé sur ses premiers disques, mais la suite a été inégale.John Lennon/Plastic Ono Band commence par les cloches d'église annonçant la mort de maman Lennon sur la déchirante Mother - à ne pas confondre avec les cloches épeurantes de Black Sabbath, entendues elles aussi en 1970 \u2014 et ça se termine par la très courte complainte My Mummy's Dead, qui nous donne l'impression d'épier Lennon qui chanterait pour lui-même.Entre les deux, c'est le Lennon acerbe, no-bullshit, qui règle ses comptes et déboulonne des statues dans Working Class Hero, I Found Out, Well Well Well, God et même Isolation.Lennon se met-il vraiment à nu ou n'est-ce là que l'un des nombreux personnages de ce brillant artiste ?Avec la chanson Love, on ne se pose même pas la question.\u2014 Alain de Repentigny ROCK ONO I'M A WITCH ASTRALWERKS (((( Criante\u2026 et moderne Attention, la corneille nippone est de retour.Et elle croasse toujours autant.Mais peut-être, enfin, clouera-t-elle le bec à ses détracteurs.Car cet album est réussi.Yoko Ono a demandé à une quinzaine de musiciens actuels de revisiter son vieux catalogue.Les pistes de voix originales ont été trafiquées, copiées-collées, et les bases musicales carrément refaites.Étrangement digestes, ces chansons remixées oscillent entre l'électroclash (participation de Peaches sur la reprise de Kiss Kiss Kiss), le rock (Yes I'm a witch), le groove hypnotique (Cambridge 1969/2007, avec les Flaming Lips) et la techno-pop sophistiquée (Sisters O Sisters, avec Le Tigre).Surprise : il y a même de très jolies ballades (Toyboat avec Antony and the Johnsons).Bon.Si vous n'avez jamais pu la supporter, passez votre tour.Mais on ne peut qu'admettre cec i : Yoko Ono n'est, n'a jamais été et ne sera jamais une has been.Ses chansons étaient en avance sur leur temps.Et le XXIe siècle leur va comme un gant.Qu'on l'aime ou qu'on la déteste, il faut bien reconnaître que la dame a une oeuvre unique, cohérente et d'une criante modernité.Actuel Cette voix\u2026 \u2014 Jean-Christophe Laurence JAZZ BILLY STRAYHORN LUSH LIFE BLUE NOTE / EMI ((( ½ Jazzman de l'ombre mis en lumière Quatre décennies après sa disparition précoce en 1967, la mémoire de Billy Strayhorn est ici célébrée de fort belle façon.Une fois de plus, on constate l'envergure de ce compositeur, arrangeur et pianiste à qui l'on doit Take the A Train\u2026 et qui ne figure pas sur ce disque.Tant mieux ! Pour nous rappeler l'envergure de l'alter ego de Duke Ellington (avec qui il passa le plus clair de sa carrière), on a préféré reprendre d'autres classiques de son cru (Lush Life, Chelsea Bridge, Rain Check, My Little Brown Book, etc.) ainsi que des standards créés de concert avec son employeur (Day Dream, Satin Doll, Tonk, Something to Live For).Chacune de ces 15 pièces au menu est une réussite en soi, qu'il s'agisse d'un solo des pianistes Bill Charlap et Hank Jones, d'un duo réunissant la chanteuse Dianne Reeves et le guitariste Russell Malone, d'un quartette formé de l'octogénaire Hank Jones, Joe Lovano (sax ténor), George Mraz (contrebasse) et Paul Motian (batterie) ou encore d'un autre quartette constitué de Dianne Reeves, Peter Martin (piano), Reuben Rogers (contrebasse) et Greg Hutchinson (batterie).Sauf la relecture atypique d'Elvis Costello qui a collé du texte à Blood Count (My Flame Burns Blue), les pièces ici suggérées n'ont certes pas pour objet de transcender la tradition mais bien de mettre en lumière le travail d'un immense jazzman de l'ombre.Le goût, le raffinement, la classe Les épais vibratos de Costello dans un cadre jazz \u2014 Alain Brunet ÉLECTROINDUSTRIEL SKINNY PUPPY MYTHMAKER SYNTHETICSYMPHONY /FUSION3 (((½ Maîtres de l'épouvante Skinny Puppy a un son unique.Son nom rappelle immanquablement cette voix torturée au vocodeur, ces rythmes rigides, ces synthés rêches et ces atmosphères pleines de frustrations, de peurs et de cauchemars divers.On pense à des albums comme Vivi Sect to VI ou Too Dark Park et à des chansons comme Assimilate et Smothered Hope.Skinny Puppy a tout gâché avec The Process (1996) où le groupe, au bord de l'éclatement, a succombé à la tentation des guitares.Ogre et c Evin Key tentent de recoller les morceaux depuis l'an 2000.Avec des résultats étonnants.Sombre à souhait et encore gorgé de ressentiment, Mythmaker n'offre rien d'aussi incisif, menaçant et viscéral que ses meilleurs albums publiés entre 1998 et 1991.Pedafly force néanmoins l'auditeur récalcitrant à reconnaître que Skinny Puppy demeure un maître de l'épouvante.Impression renforcée par Politkil, un très dense morceau dansant qui fait oublier ces autres passages où le groupe s'emmêle dans ses idées anciennes devenues clichés.Skinny Puppy entreprend en mars une tournée mondiale.Mythmaker convainc d'aller voir le mythe \u2014 car c'en est un \u2014 en chair, en os, en colère et, qui sait, en boue et en sang! Dense et cauchemardesque Difficile d'égaler son propremythe \u2014 Alexandre Vigneault FOLK-JAZZ ELENI MANDELL MIRACLE OF FIVE ZEDTONE / FUSION3 (((( Eleni pleine de grâce Norah Jones va séduire pas mal de gens à la recherche de réconfort avec son récent Not Too Late.Grand bien leur fasse.On espère seulement qu'elle ne fera pas trop d'ombre à Eleni Mandell, une songwriter américaine qui navigue, elle aussi, entre folk, jazz et country.Avec plus de nerf et plus d'audace que la fille prodige de Ravi Shankar.Avec Miracle Of Five, la Californienne poursuit un parcours discographique quasi sans faille.Encore une fois, elle manifeste un goût certain pour les chansons lentes.Encore une fois, sa voix sensuelle, subtilement voilée, et son jeu à la guitare constituent la pierre angulaire de ses chansons, habillées par le réalisateur Andy Kaulkin.Miracle Of Five a été enregistré en deux temps : d'abord la voix et la guitare, le reste (la clarinette, le mellotron, le violon, la harpe, les percussions, le banjo, etc.) par la suite.Curieusement, le disque n'en souffre pas.Il dégage même une chaleur que Norah Jones ne saurait même pas suggérer.Même si les orchestrations ne sont ni légères ni purement décoratives, les chansons paraissent rarement encombrées.Eleni Mandell et sa voix mélancolique planent avec grâce au-dessus de ces tableaux peints aux couleurs des nuits de solitude et des jours de pluie.Lenteur parfaitementmaîtrisée Certains arrangements envahissants \u2014 Alexandre Vigneault O & D Productions et City Lights présentent MICHEL LEGRAND en supplémentaire interprète ses plus grands succès! Concert en trio Exceptionnel, Album disponible maintenant 27 avril Centre des arts Juliette-Lassonde Saint-Hyacinthe Billeterie: 450-778-3388 (membre du réseau Admission) centredesarts.ca 26 mars Salle André-Mathieu Laval Information et billeterie 450-667-2040 www.salleandrémathieu.com www.admission.com 514-790-1245 6 avril Théâtre des Deux Rives Saint-Jean-sur-Richelieu Information et billeterie 450-358-3949 ou sans frais le 1-888-443-3949 7 avril 3461453A HÔTEL OFFICIEL RENSEIGNEMENTS 514 908-9090 ticketpro.ca BILLETS 514 871-1881 1 888 515-0515 montrealjazzfest.com OREGON JOHNNY CLEGG ROY HARGROVE QUINTET CHRIS POTTER'S UNDERGROUND À L'AFFICHE CET HIVER JEUDI22 FÉVRIER, 20 h SPECTRUM DE MONTRÉAL VENDREDI23 FÉVRIER, 20 h MÉTROPOLIS MERCREDI28 FÉVRIER, 20 h SPECTRUM DE MONTRÉAL JEUDI 1er MARS, 20 h SPECTRUM DE MONTRÉAL 3461940A 2345, rue Jarry Est (angle d'Iberville) Montréal (Québec) H1Z 4P3 (514) 376-TOHU (8648) 1-888 376-TOHU (8648) www.tohu.ca info@tohu.ca Du 20 février au 3 mars 2007 Un cirque aussi beau qu'un battement d 'aile BILLETS EN VENTE! En collaboration avec présente Par Feria Musica (Belgique) PHOTOS : PASCAL DUCOURANT, M.SERGË, ANTOINETTE CHAUDRON _ GRAPHISME : STÉPHANE PARENT Forfaits hébergement - spectacle disponibles.Informez-vous au (514) 376-TOHU (8648).3454000A PHOTOS : ÉRICK LABBÉ, GUY RAINVILLE, DAVID CANNON LES 10 ET 11 FÉVRIER AU THÉÂTRE ST-DENIS (514) 790-1111 1 800 848-1594 www.tel-spec.com C'est la revue musicale au Québec qui m'a le plus impressionné.à égalité avec Elvis Story.- Myriam Woljick, CKAC Bombe musicale! En lever de rideau, on remarque une scénographie fort impressionnante.performance époustouflante de Sylvie Desgroseilliers.- Jean Beaunoyer, La Presse Tout pour donner envie de taper des mains, de claquer des doigts et de danser.- Agnès Gaudet, Le Journal de Montréal Fun, energetic, brassy and filled with a handful of talented performers.probably the best show ever produced at the Casino.- Tony Lofaro, Ottawa Citizen Black is beautiful ! - Régis Tremblay, Le Soleil La production est hautement spectaculaire par ses décors, ses costumes, ses chorégraphies et, surtout, par la qualité de ses voix.- Pierre O.Nadeau, Le Journal de Québec Le spectacle Génération Motown décoiffe ! Des chorégraphies endiablées, des costumes d'époque hallucinants, des éclairages, sans oublier des musiciens énergiques au possible.- Paul Toutant, Radio-Canada Du talent pur dans cette troupe ! Je lève mon chapeau à René Simard, une mise en scène vivante, ingénieuse ! - Linda Tremblay, CITF C'est un show qui fait du bien ! - Patrick Marsolais, Flash MISE EN SCÈNE ET DIRECTION ARTISTIQUE : René Simard DIRECTRICE DE PRODUCTION ET ASSISTANTE À LA MISE EN SCÈNE: Marie-Claude Boilard CONCEPTION: Josée Fortier et René Simard IDÉE ORIGINALE ET DIRECTION MUSICALE: Joël H.Ferron CHORÉGRAPHIES: Geneviève Dorion-Coupal TEXTES : Josée Fortier COSTUMES: Mireille Vachon DÉCORS: Pierre Labonté ÉCLAIRAGES : Nicolas Labbé PRODUCTRICE DÉLÉGUÉE: Shantal Bourdelais PRODUCTEUR: Jean Pilote DERNIÈRECHANCE CE SOIR ET DEM AIN 3457951A Album et DVD disponibles en magasin lesdenisdrolet.com Dans Les Dro Letteries! spectrum de Montréal 514 908-9090 ticketpro.ca Prix étu Di Ant Dis Ponible à lA billetterie Du s Pectrum 318, ste-c Atherine ouest 14 et 16 mars Photo: Sylvain Dumais Nouveau Spectac le ! Mise en scène: Joseph St-Gelais NouveLLe supp Lé Me Ntaire Le sa Me Di 17 Mars ! eN ve Nte aujourD'hui 3460959A ARTS ET SPECTACLES SUGGESTION DVD-COFFRET CHRISTIAN BÉGIN Comédien dans Rumeurs, à Radio-Canada, et acteur dans le film Ma fille, mon ange d'Alexis Durand-Brault, en salle le 17 février.Ce qu'il lit : Les bienveillantes de Jonathan Littell.Une belle rencontre! J'avais peur d'entamer la lecture de ce livre qui fait 800 pages (Goncourt 2006).Mais c'est finalement très bon.C'est l'horreur expliquée, humanisée.C'est la preuve qu'on est potentiellement tous capables de tout dans la vie.Du meilleur comme du pire.Ce qu'il écoute : Villa borghese.L'album d'un groupe montréalais que j'ai reçu en cadeau.Un mélange des Beatles, de David Bowie et de yé-yé.C'est incroyable comme musique.Le son est extraordinaire.Denis Ferland, le leader et guitariste, qui joue aussi pour le groupe Sas-31, est vraiment écoeurant.Ce qu'il regarde : La moustache d'Emmanuel Carrère.C'est capoté, complètement flyé comme intrigue.Ce rapport avec la réalité trouble.Il faut vraiment embarquer et accepter la proposition du réalisateur.Comme la fin du film Caché de Michael Haneke, celle de La moustache est ouverte et laisse place à 1000 interprétations.Ça sollicite mon intelligence et ma liberté de spectateur.- PROPOS RECUEILLIS PAR ISABELLE MASSÉ STÉRÉO PERSO Dire que les admirateurs de Pedro Almodovar attendent depuis longtemps l'oeuvre du chantre de la Movida en coffret DVD relève de l'euphémisme.Même si celui qu'a récemment mis en marché la maison Sony Pictures Classics comporte quelques lacunes, notamment dans la sélection des longs métrages proposés, les cinéphiles loueront quand même le grand soin apporté à cette collection.Le coffret regroupe en effet huit des 11 longs métrages qu'Almodovar a réalisés entre 1984 et 2004, dont deux des «classiques» de la première période (Matador et La loi du désir), pratiquement disparus de la circulation en Amérique du Nord.Des documents et des interviews inédits sont aussi offerts en guise de suppléments dans un 9e DVD.Au grands succès des plus récentes années (Tout sur ma mère, Parle avec elle) s'ajoutent ainsi ceux d'hier (Femmes au bord de la crise de nerfs), de même que certains films plus méconnus (La fleur de mon secret, En chair et en os).Fait assez remarquable, des sous-titres en français sont disponibles sur tous les DVD, sauf, curieusement, sur celui de La mauvaise éducation.Évidemment, les admirateurs purs et durs regretteront l'absence des titres-phares du début (Dans les ténèbres, Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça?) mais il n'y a quand même pas lieu de faire ici la fine bouche.Ce coffret ravira tout amateur du cinéma d'Almodovar.Gracias mille fois, Pedro.\u2014 Marc-André Lussier VIVA PEDRO! THE ALMODOVAR COLLECTION PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE© ROCK BLOC PARTY A WEEKEND IN THE CITY VICE RECORDINGS/WEA ((( Qui trop embrasse\u2026 Pour tous ces groupes «sauveurs du rock», l'étape du deuxième album est le plus intéressant.Survivront-ils à la hype ?La plupart des fans sont fixés sur le cas Arcade Fire (c'est bon), on attend celui d'Arctic Monkeys\u2026 et voici A Weekend in the City, de Bloc Party.Alors ?On pourra compter encore longtemps sur les étincelles de génie de ce quatuor, sur les brillantes lignes de batterie de Matt Tong, sur la voix du viscéral chanteur Keke Okereke.Sauf que A Weekend in the City est un peu plate.C'est-àdire qu'une fois passée la surprise de découvrir l'évolution sonore de Bloc Party (les séquences rythmiques qui côtoient le jeu de Tong, les arrangements synthétiques mais judicieux, les effets spéciaux), on se retrouve avec des chansons qui ne nous restent pas en tête, des textes énormément moins pertinents (et moins bien écrits) que sur l'excellent Banquet.Attention : c'est loin d'être un bide, on salue le goût du risque d'un groupe envers lequel les attentes sont plus élevées (que pour Arctic Monkeys, en ce qui nous concerne).Mais hormis la jolie On et les Uniform et The Prayer, bien ficelées, ce sont les refrains du premier album que nous chanterons en choeur avec eux, le 27 mars, au Métropolis.Bloc Party n'aime pas le vide, ni le surplace Des compositions peu mémorables \u2014 Philippe Renaud, Collaboration spéciale MONDE CHANTAL CHAMANDY LOVE NEEDS YOU NINEMUSE / NOVA / EMI ( 1\\2 Méli-mélo En écoutant ce premier album de Chantal Chamandy, née en Égypte, élevée et vivant à Montréal et lorgnant le marché nord-américain au complet, comme en témoigne la sortie de son disque ici et aux États-Unis (sur sa propre étiquette de disques), je suis partagée entre deux sentiments.D'un côté, j'éprouve une certaine admiration pour l'ambition de cette jeune femme qui ne répudie aucune de ses racines et qui chante en anglais, arabe, espagnol et français, une auteure-compositrice qui réalise elle-même son disque (enregistré à Montréal, avec des collaborateurs et musiciens québécois) et qui est manifestement une fonceuse.D'autre part, je ressens un accablement complet, total, en écoutant cette « pop-ette » pseudo world-beat, ce méli-mélo mâtiné de sensualité factice, ces amalgames parfois ahurissants de mauvais goût entre rythmes baladi-orientaux, pop latino et ballades « sentimentiques et romantales »\u2026 Oui, c'est vrai, deux de ses chansons ont figuré sur les palmarès (d'écoute radio, pas de vente d'albums) « adultes » américains.Mais désespoir, quel ramassis de clichés musicaux, oscillant entre les bandes sonores de films « made in Bollywood » et les pires chansons de Mariah Carey\u2026 Le comble ?Ce disque a été enregistré avec de vrais musiciens et, pourtant, on jugerait que le moindre son est synthétique.Eh, misère\u2026 L'opiniâtreté de Chantal Chamandy.Le reste.\u2014 Marie-Christine Blais CHANSON VINCENT DELERM LES PIQÛRES D'ARAIGNÉE TÔT OU TARD ((( La manière Delerm tient la route Sa plume est encore affûtée, en phase parfaite avec la culture des trentenaires instruits, progressistes, critiques de la société française et\u2026 à l'aise dans la vie.Cet imaginaire bourgeois-bohème (bobo) a ainsi trouvé son incarnation chansonnière, mais on ne peut s'en tenir à cette étiquette réductrice.À son troisième album, Vincent Delerm démontre sa pérennité d'auteur de chansons.Il a su s'entourer d'une équipe pour ainsi créer un contexte un peu plus orchestral, c'est-à-dire moins axé sur l'intimité piano-voix.On peut donc parler d'une évolution musicale, dans un cadre pop éminemment conservateur, attribuable au Scandinave Peter Von Poehl qui a réalisé Les Piqûres d'araignée.On ressent bien les amours pudiques du narrateur, maladroitement exprimées.On décode avec intérêt ses chroniques d'un triangle amoureux.On applaudit sa dénonciation d'un nouveau conservatisme qui monte dans l'Hexagone.On se promène à ses côtés dans les rues parisiennes, ses descriptions ironiques des pervenches (préposés aux contraventions vêtus de mauve, d'où le sobriquet), des affiches de l'UMP (parti de droite dirigé par Sarkozy) et autres rollers (patineurs à roulettes) en troupeau.Cette sensibilité française n'est certes pas la nôtre mais elle mérite d'être goûtée de ce côté de l'Atlantique.Et puisque la manière Delerm tient la route\u2026 La pertinence du propos, la qualité poétique Le conservatisme pop \u2014 Alain Brunet ROCK JOHN MELLENCAMP FREEDOM'S ROAD UNIVERSAL ((( ½ Le meilleur et le pire Il existe deux John Mellencamp.La vedette col bleu aux hymnes populistes sur les mythes américains.Et l'artiste aux visions plus sombres, celui qui touche à l'essentiel avec peu de choses.Sur Freedom's Road, les deux cohabitent encore.Et il faut remonter au moins jusqu'à Human Wheels en 1993 pour le voir maîtriser autant ces styles.L'abrutissante The Americans glorifie l'Américain moyen, réduit à celui qui porte «jeans et t-shirt» et parle «avec un southern drawl».Un peu l'équivalent du «tough canadian kid» de Don Cherry.Quant à Our Country, vendue à une pub de Chevrolet, elle prouve que les démocrates aussi peuvent instrumentaliser le patriotisme.Mais le reste du disque vaut l'achat.Très dépouillées, les superbes Jim Crow et Rural Route respirent juste assez pour valoriser les parcimonieuses frappes grasses de batterie, la distorsion grave des guitares et les notes fugaces de violon.Tous alourdissent les mots de Mellencamp, simples mais accrocheurs.Il brasse même un peu la cage avec la Ghost Towns Along the Highway et Freedom's Road, aux mélodies contagieuses et enrobées d'harmonies vocales country.Avec des arrangements pas trop polis qui assurent la cohérence de l'ensemble.Réalisation efficace Le populisme de certains textes \u2014 Paul Journet, collaboration spéciale ARTS ET SPECTACLES PHOTO FOURNIE PAR MIRVISH PRODUCTIONS Yvan Pedneault vient de décrocher un premier grand rôle dans le musical, We Will Rock You, présenté dans la Ville reine.Yvan Pedneault vient de déménager à Toronto.Le jeune Québécois a décroché le rôle-titre de We Will Rock You, un musical à succès inspiré du mythique groupe britannique Queen.Pas mal pour un gars de Sept-Îles qui parle à peine anglais ! STÉPHANIE BRODY COLLABORATION SPÉCIALE C'est un premier grand rôle pour Yvan Pedneault, après une participation à la version française de RENT et à l'opéra-folk Un éternel hiver de Lynda Lemay.We Will Rock You, c'est aussi la chance de travailler avec des légendes.À l'écriture et à la mise en scène: Ben Elton, prestigieux comique et scripteur anglais.À la direction musicale : deux membres fondateurs de Queen, le guitariste et parolier Brian May et le batteur Roger Taylor.En novembre dernier, Pedneault se rend aux auditions tenues à Montréal de We Will Rock You.C'est un vrai fan de Queen (« Ils sont tellement hot côté mélodies ! »).Mais comme il ne parle pas vraiment anglais, tout ce qu'il espère, c'est de prendre un peu d'expérience et.de comprendre les indications qu'on va lui donner ! À son grand étonnement, on le rappelle.Encore et encore.Puis, la production le convoque aux auditions à Toronto et lui offre les services d'un coach linguistique pour quelques heures.Dans la Ville reine, audition devant 20 personnes, dont May, Taylor, et Elton.On pense d'abord à lui comme doublure.« Je me disais : j'ai aucune chance à cause de mon anglais, mais je fonce.Et j'ai tout donné.Quand ils m'ont dit que c'était moi, le lead, j'ai eu les jambes molles ! » lance le grand baraqué aux yeux doux.Pedneault sera Galileo, le jeune leader d'un groupe de rebelles, The Bohemians, qui se bat pour le retour du rock sur terre.En 2307, la Global Soft Corporation de la cruelle Killer Queen contrôle la planète.Global Soft dicte tout: quoi penser, comment s'habiller.La musique officielle ?Une sirupeuse pop préenregistrée car les instruments de musique sont interdits.Mais la résistance guette.Quête futuriste, portée par 32 chansons de Queen, 15 interprètes et 14 danseurs, We Will Rock You We Will Rock You est présenté depuis maintenant cinq ans dans le fameux West End de Londres - d'autres productions ont vu le jour en Australie, en Russie, en Allemagne et en Afrique du Sud, entre autres.À Toronto, le musical sera à l'affiche du Canon Theater, une salle de 2300 places.Joint par La Presse, à Toronto, entre deux répétitions, Pedneault avoue bosser comme un fou.« Je fais du 6 à 6.On a six semaines pour tout monter avant d'entrer au théâtre.» Mais à lui les magnifiques chansons de Queen: I Want to Break Free, Under Pressure, We are the Champions ou Bohemian Rhapsody.« Vocalement, c'est tout un défi ! C'est pas facile, du Freddy Mercury.Y'a des grosses notes tout le long du show.Les grands fans de Queen vont être là.Faut que ce soit respectueux », ajoute-il.Pedneault prend tout ça très au sérieux.Le soir, dans sa chambre, loin de sa blonde, étudiante au doctorat en psychologie, restée à Montréal, Pedneault transcrit au propre les indications qu'on lui a données au cours de la journée.Tôt le matin, il prépare les scènes à venir ou bichonne sa langue seconde.Tiens, et l'anglais justement ?« C'est O.K.pour les chansons, j'ai l'habitude.Mais si on me parle trop vite, faut que j'y pense.Ça tire de l'énergie.Ils m'ont trouvé un coach pour effacer mon accent et m'aider avec ma prononciation.» Il se sent épaulé et, en échange, il met toute la gomme.« Ils se sont rendu compte que je pouvais travailler sous pression.et moi aussi ! » Une étape à la fois Sa piqûre du théâtre musical, Pedneault l'a eue à Sept-Îles, au sein de la troupe amateure Le Masque d'or.« Un jour, ils ont eu besoin de bras pour monter une immense pièce de décor.J'étais tout le temps back-stage à regarder comment tout ça fonctionnait.» L'ado passe une audition et décroche le rôle de Gaston dans La Belle et la Bête.Le coup de foudre ! Et les rôles ont suivi, entre l'école, l'emploi chez Mc Donald's et les amis.Pedneault s'inscrit au cégep de Sainte- Thérèse, en théâtre musical.Il y reste un an.avant d'être remercié.« J'étais le genre de gars un peu nonchalant qui passait ses cours pareil.Petit détour par Star Académie, pour des auditions.« Je n'ai pas été retenu, mais je suis content de ne pas l'avoir été, avoue-t-il.J'aime mieux franchir les étapes petit à petit.Y'a pas de place au Québec pour 14 nouveaux chanteurs par année ! » Puis, direction École supérieure de théâtre musical, à Montréal.Cours de chant, de diction et d'interprétation, solfège, ballet, jazz, claquettes, gumboots.Avant la fin de sa scolarité, il décroche le rôle de Tom Collins dans la version francophone de RENT.Puis Lynda Lemay le retient pour son opéra folk Un éternel hiver, un tourbillon qui le mène sur les scènes d'Europe.Les mentions dans les médias sont prometteuses : on remarque sa voix, sa fraîcheur et sa présence scénique.Pour l 'heure, ce charmant jeune homme, affable, chérit l'aventure Queen.Sent-il l'appel de Broadway ?« Une étape à la fois, renchérit-il sagement.On traversera l'pont à la rivière (sourire).Tout ce que je demande à ma bonne étoile, c'est de me permettre de vivre de ce métier, même si je ne fais pas la couverture des magazines.» Après We Will Rock You, il songe à faire un album: « J'adore Norah Jones.Quelque chose comme ça, à saveur folk, rock et blues.» We Will Rock You, à partir du 14 mars au Canon Theatre de Toronto.MUSICAL / Yvan Pedneault De Sept-Îles à Toronto avec Queen 514 288-9955 1 888 477-9955 montrealenlumiere.com PLACE DES ARTS 514 842-2112 pda.qc.ca 514 790-1245 admission.com CHAPELLE NOTRE-DAME-DE-BON-SECOURS 514 739-7944 514 790-1245 admission.com ÉGLISE ST-LÉON DE WESTMOUNT 514 790-1245 admission.com INFORMATIONS TOHU, la Cité des arts du cirque 514 376-TOHU 514 790-1245 admission.com THÉÂTRE OUTREMONT 514 908-9090 ticketpro.ca BILLETS Marchez en famille dans le parcours-découverte joyeusement animé et commenté; une grande fête familiale attendra petits et grands au complexe Desjardins.GRATUIT ! inscrivez-vous montrealenlumiere.com 514 521-8356 DIMANCHE 25 FÉVRIER DES ACTIVITÉS GRATUITES POUR TOUTE LA FAMILLE Organisée de concert avec CONSULTEZ LA PRESSE DE SAMEDI PROCHAIN POUR LA PROGRAMMATION COMPLÈTE DE LA FÊTE DE LA LUMIÈRE HYDRO-QUÉBEC LA GRANDE RACLETTE présentée par SAMEDI 3 MARS, 19H30 AU MARCHÉ BONSECOURS 45$, incluant le service (vins et taxes en sus) billets : 514 908-9090 ticketpro.ca Tirage de 10 ensembles-cadeaux d'un four àraclette T-FAL et des fromages d'ici ! PLUSIEURS ACTIVITÉS GASTRONOMIQUES DONT LES BONNES TABLES DU FESTIVAL Les Bonnes Tables du Festival, le rendez-vous ultime pour les sens avec des chefs réputés et audacieux.L'ACTIVITÉ À LAQUELLE VOUS VOULIEZ ASSISTER DANS L'UN DES RESTAURANTS PARTENAIRES DU FESTIVAL EST COMPLÈTE ?APPELEZ AU 514 288-9955 OU 1 888 477-9955 ET UN DE NOS CONSEILLERS VOUS RECOMMANDERA D'AUTRES ACTIVITÉS GASTRONOMIQUES.MARDI 27 FÉVRIER, 19H30 ÉGLISE SAINT-LÉON DE WESTMOUNT DIMANCHE 25 FÉVRIER, 19H30 ÉGLISE SAINT-LÉON DE WESTMOUNT Grandes Arias de Handel LARA ST-JOHN JEUDI 22 FÉVRIER, 19H30 CHAPELLE NOTRE-DAME-DE-BON-SECOURS DANIEL TAYLOR Musique de la chapelle Sixtine STUDIO DE MUSIQUE ANCIENNE DE MONTRÉAL VENDREDI 2 MARS 20H THÉÂTRE MAISONNEUVE, PDA MÍSIA LUNDI 26 FÉVRIER, 20H THÉÂTRE MAISONNEUVE, PDA L'ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN DU GRAND MONTRÉAL Chanter à la française enregistré par I MUSICI Tableaux dansants d'une Exposition JEUDI 1ER MARS, 20H THÉÂTRE MAISONNEUVE, PDA en collaboration avec LE VERTIGE DU PAPILLON Cie Feria Musica du 20 FÉVRIER au 3 MARS 20H TOHU, LA CITÉ DES ARTS DU CIRQUE 28 FÉVRIER, 2-3 MARS, 20H THÉÂTRE OUTREMONT CONSTANTINOPLE avec le Gryphon Trio présenté par SAMEDI 3 MARS, 20H THÉÂTRE MAISONNEUVE, PDA SOWETO GOSPEL CHOIR Blessed African Spirit AFRIQUE DU SUD, PAYS À L'HONNEUR SPECTACLE DE CLÔTURE en collaboration avec Tout Bach de Christos Hatzis' Après un spectacle inoubliable à l'Olympia de Paris ! PLUS DE 30 CONCERTS ET ÉVÉNEMENTS DONT DU 22 FÉVRIER AU 4 MARS LE FESTIVAL COMMENCE DANS 12 JOURS! 3461711A A R T S 15 ARTS ET SPECTACLES ISABELLE MASSÉ Q À quoi s 'at tendre de ton spectacle ?R Je ne suis pas un trippeux de spectacles qui sont simplement des reprises des chansons d'un album.La trame du mien s'appuie sur les thèmes de mes chansons.Je vais glisser vers d'autres qui les ont inspirées.Après avoir raconté la vie de mes parents, je vais me raconter.C'est pas un show coulé dans le béton.Il y aura matière à improvisation.Sauf que cette fois, on ira encore plus loin dans l'interactif.Ça n'aurait pas été moi autrement.L'album compte beaucoup de chansons tristes, mais ce sera le party sur scène.Q Ceux qui aiment vos chansons veulent probablement les entendre telles qu'elles ont été enregistrées.Pouvez-vous vous permettre de les présenter différemment ?R C'est un défi.Je dois tenir compte du public qui aime les chansons de l'album.Mais il y a aussi bien des gens qui ont aimé le spectacle précédent.J'ai angoissé pendant des mois en me demandant par quel bout prendre le spectacle.Mais je crois que le public est prêt à tout, comme mes camarades musiciens sur scène.Q Pourquoi retourner au Centre Bell ?R C'est une question d'être bien chez soi.Je n'ai pas fait de calculs stratégiques du genre: je peux vendre tant de billets tant de soirs.Mes musiciens et moi connaissons tous beaucoup mieux le Centre Bell que le Théâtre Saint- Denis (NDLR: où Gregory Charles a d'abord présenté Noir et blanc, à Montréal).Ailleurs, on a choisi de plus petites salles.Au Capitole à Québec (du 1er au 4 mars), par exemple, plutôt qu'au Colisée, parce que je veux donner plusieurs spectacles pour bien m'en imprégner.Q Le spectacle Noir et blanc est-il enterré à jamais ?R Dans sa forme initiale, oui.Cela dit, il y a des éléments, comme mon numéro où je joue sur deux pianos à la fois, que je ne laisserai pas dans une boîte pour toujours.Autrement, l'aspect plus sociologique de ce show n'est pas facilement exportable.Le monde entier vit dans un tumulte.C'est de plus en plus difficile de faire comprendre ailleurs la réalité québécoise, cette espèce de métissage de langues et de couleurs dans lequel on baigne ici.Q Où cette nouvelle tournée va-telle vous mener?R Contrairement à notre première tournée, les dates du nouveau spectacle sont plus rapprochées.On va jouer un peu partout au Québec avant de se produire au Canada anglais.Ensuite, le reste du monde va se placer.Je vis avec l'espoir de trimballer mes affaires en Europe (en France et en Angleterre, notamment) et aux États-Unis.Q Avez-vous tout prévu pour ne pas tomber en bas de la scène?R Oui, car il n'y a pas d'entracte dans ce spectacle.Une fois partis, on joue jusqu'à ce que mort s'ensuive! I Think of You, au Centre Bell, les 14, 15 et 16 février, à 20h.6 QUESTIONS À.Gregory Charles Le soir de la Saint-Valentin, Gregory Charles remonte sur scène, neuf mois après la fin des représentations de Noir et blanc.L'artiste a d'abord raconté sa jeunesse, ses origines et ses soirées musicales de jeunesse festives entourées d'un père trinidadien et d'une mère québécoise.Il livrera cette fois les chansons de son populaire album I Think of You (en nomination pour l'Album de l'année au gala des prix Juno du 1er avril).Le départ se fait en grand: au Centre Bell, encore une fois.PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE © Gregory Charles en répétition, à quelques jours de ses spectacles au Centre Bell.MARIO CLOUTIER L'espace chorégraphique Jean- Pierre-Perreault vibrera à nouveau sous les pas et les gestes de la danse.L'édifice vacant de la rue Sherbrooke sera repris par Circuit-Est qui regroupe deux chorégraphes et quatre compagnies de danse, notamment Fortier Danse-création et Louise Bédard danse, a appris La Presse.Après être venu en aide aux Ateliers de danse moderne et à la Compagnie Marie Chouinard récemment, le gouvernement Charest s'apprête à investir 1,9 million dans le réaménagement et la rénovation de l'ancien Espace Jean-Pierre- Perreault.Le centre chorégraphique Circuit-Est pourra prendre possession de l'édifice, après des travaux d'aménagement et de mise aux normes évalués à environ 1,7 million.Les fonds restants pourront servir aux locaux déjà occupés par les deux studios de Circuit-Est, rue Saint-André à Montréal.Les investissements proviendraient du Fonds du patrimoine culturel créé par le ministère de la Culture.Québec appuie depuis des mois plusieurs travaux d'immobilisations que nécessitent des institutions culturelles à travers la province.L'Espace Jean-Pierre-Perreault revivra TÉLÉTHON DES CABLOS Qu'arrivera-t-il de vos bons programmes si le patron de Québécor, Pierre-Karl Péladeau ne contribue plus à leur financement?Infoman propose une solution : vendre les vieilles robes de Julie Snyder du temps de L'enfer, c'est nous autres 60 000$ chacune.Trouveront-elles preneur?La suite samedi.Aussi à l'émission Mario Dumont discute des élections qui s'en viennent et Chantal nous apprend comment, grâce à la trousse canadienne «Préparez-vous », votre famille peut survivre à n'importe quelle hécatombe.On fera également une tournée des bowlings avec Mc Gilles et nous apprendrons l'anglais avec Fidel Lachance.CE SOIR 19H30 WWW.RADIO-CANADA.CA/INFOMAN INFOMAN 3449978A MOREAU JEAN-GUY SACEF DU21AU24MARS 2007 \u201cIl était temps que Jean-Guy Moreau revienne\u201d Jean Beaunoyer, La Presse \u201cLe rire franc, le rire jaune, (.) pas le moindre rire bête\u201d Sylvain Cormier, Le Devoir \u201cTête-à-têtes réussi\u201d Michel Therrien, Journal de Montréal Après 3 soirs à guichets fermés Supplémentaires 3460176A Angela Song en spectacle Le 13 février 2007 @ 20h Amphithéâtre du Gesù 1200, rue de Bleury Montréal (Québec) H3B 3J3 Billets disponibles à : www.admission.com (514) 528-2840 billetterie@gesu.net (514) 861-4036 3461472A présentent 514 790-1111 1 800 848-1594 www.tel-spec.com Billetterie du Théâtre St-Denis, 1594, rue St-Denis, Montréal Aussi à québec Les 2, 3, 4, 5 et 6 mai 2007 nouveLLes supp Lément Aires Les 10, 11 et 12 mai 2007 capitole de québec spectaclejoedassin.com « Les harmonies vocales sont à vous jeter par terre.on sort de là et on est heureux et ça fait du bien ! » Marie-Josée D'amours -Rythme FM « ce qu'il faut pour servir de vaccin contre la morosité » Marie-Christine Blais -La Presse « Des chorégraphies extraordinaires.un spectacle très coloré qui sème la bonne humeur » Daniel Daignault -98,5 « Les paroles nous rentrent dans la tête, dans les oreilles, dans le coeur » Louise Cousineau -98,5 « Du grand divertissement à grand déploiement.Des images d'une grande beauté » Catherine Perrin -Première Chaîne « Les voix étaient impeccables, justes, riches ; les costumes, splendides » Julie Marcoux -TVA 4, 5, 6, 7 et 8 avril au Théâtre St-Denis 1 13 avril à20h 14 avril à18hetà21h30 Nouvelles suppléme Ntaires ! 3461939A ARTS ET SPECTACLES Tous les samedis dans TOUS LES SCÉNARIOS\u2026 Intégrale Chostakovitch Le Quatuor Arthur-Le Blanc vient d'entreprendre une intégrale Chostakovitch chez Disques XXI.Le producteur Pierre Dionne a choisi le Domaine Forget comme lieu d'enregistrement et prévoit un total de cinq sessions de trois jours chacune, à raison de trois quatuors par session.La première avait lieu récemment et comprenait les Quatuors nos 6, 11 et 13.Les enregistrements se poursuivront jusqu'en janvier 2008 et le coffret de 15 Quatuors paraîtra ensuite.La Septième de Bruckner L'enregistrement de la septième Symphonie de Bruckner de Yannick Nézet-Séguin et l'Orchestre Métropolitain du Grand Montréal vient de sortir chez ATMA.Par ailleurs, l'enregistrement de la même oeuvre par Jean-Philippe Tremblay et l'Orchestre de la Francophonie canadienne, annoncé chez Disques XXI , paraîtra chez Analekta.On ne connaît pas les détails de ce passage d'une marque à une autre.En attendant, le catalogue s'augmente de deux autres versions de la Septième : Ivor Bolton et le Mozarteum de Salzbourg, chez Oehms, et Eduardo Chibas et l'Orchestre du Venezuela, chez Mousike.Yundi Li en concerto Deutsche Grammophon sort le premier disque de concertos du jeune pianiste chinois Yundi Li: le Concerto no 1 de Chopin et le Concerto no 1 de Liszt, avec la Philharmonia de Londres, dir.Andrew Davis.NOUVELLES DU DISQUE ALEXANDRE VIGNEAULT U2 n'apparaît que deux fois dans la liste des artistes en lice pour un Grammy, demain soir.Voilà une excellente nouvelle pour.les autres concurrents.La bande à Bono n'a pas l'habitude de passer inaperçue à ce gala.Sa présence dans deux catégories mineures, collaborations pop et rock, signifie que Mary J.Blige, sélectionnée huit fois, et que Red Hot Chili Peppers, six fois, peuvent espérer rapporter quelques gramophones dorés à la maison.Être première sur la ligne de départ, c'est bien, mais il serait étonnant que Mary J.Blige, déjà détentrice du titre de « reine du hip-hop soul » soit élue reine de cette 49e remise des Grammys par acclamation.Elle fait face à plusieurs autres poids lourds.Red Hot Chili Peppers, bien sûr, mais aussi James Blunt, John Mayer, Prince, Danger Mouse, et Dixie Chicks, sélectionnés cinq fois chacun.Encore boudée par les radios country pour avoir critiqué George W.Bush en 2003, les Chicks trouvent sans doute un certain réconfort à voir leur chanson Not Ready to Make Nice et leur album Taking the Long Way figurer dans les trois catégories de pointe: enregistrement, album et chanson de l'année.Natalie Maines, Emily Robinson et Martie Maguire figurent d'ailleurs parmi les groupes invités à se produire au cours du gala qui se tient au Staples Center de Los Angeles.Oseront-elles interpréter Not Ready to Make Nice ?Au-delà de la compétition, le gala des Grammys, c'est un gros spectacle télévisé qui fait des pieds et des mains pour proposer des numéros inédits.Son gros coup, cette année, c'est d'avoir réuni Sting, Andy Summers et Stewart Copeland pour le numéro d'ouverture.Voir The Police se reformer pour les Grammys alimente la rumeur voulant que le groupe se reforme le temps d'une tournée mondiale, histoire de souligner le 30e anniversaire de la parution de son premier 45-tours, Fall Out.Coïncidence, le trio tiendra une conférence de presse lundi.La longue soirée sera ponctuée par une dizaine de prestations d'artistes tels Justin Timberlake, Corinne Bailey Rae (en lice pour le Grammy révélation), Gnarls Barkley et Beyoncé.Shakira et Wyclef Jean chanteront Hips Don't Lie, alors que le vétéran Lionel Richie participera à un hommage aux grandes figures masculines du R&B.Reste à voir quelle forme prendront les remises de Grammys honorifiques à Joan Baez, ainsi qu'aux membres survivants des Doors et de Grateful Dead.Contrairement à l'an dernier, où Arcade Fire était en lice dans deux catégories, aucun groupe montréalais n'est dans la course cette année.Côté canadien anglais, c'est sans grande surprise qu'on retrouve les noms de l'incontournable Diana Krall (catégorie jazz vocal pour From This Moment On), Sarah Mc Lachlan (pour Wintersongs), Neil Young (pour Living With War) et Nelly Furtado (pour sa chanson Promiscuous, en duo avec Timbaland).Le gala des Grammys est présenté demain sur Global et CBS, à 20h.GALA DES GRAMMYS La reine sera-t-elle couronnée ?Mary J.Blige domine la course avec huit nominations.PHOTO SCOTT GRIES, ARCHIVES GETTY IMAGES La reine du hip-hop soul, Mary J.Blige, devrait faire bonne figure demain, aux Grammys.3459862A Au Théâtre de Quat'Sous | 100, AVENUE DES PINS EST 6, 7, 8,9 ET10 MARS 07,20H www.gsimusique.com « Spectaculairement seul.(.) Ce spectacle était aussi riche de bonnes idées, aussi glorieusement elvissien dans la gestuelle(moins le costume blanc), aussi génialement inspiré que les précédents.» Sylvain Cormier, Le Devoir « Articulé autour de chansons qui sonnent, Chansonnier est un spectacle qui fait de grandes choses avec des petits riens.» Alexandre Vigneault, La Presse « un must ! (.) on aurait juré qu'il y avait dix mille Boucher sur cette scène, comme si tout l'espace était occupé dans ses moindres recoins.Chapeau! » Philippe Rezzonico, Journal de Montréal COMPLETCOMPLETCOMPLETCOMPLET COMPLET À NOUVEAU SEUL SUR SCÈNE DANS UN SPECTACLE ÉPOUSTOUFLANT Direction artistique de Michel Rivard NOUVELLES DATES!!! 16, 17, 22 ET 23 MARS 07, 20H Au Cabaret Juste pour rire, 2111 BOUL.ST -LAURENT, MTL B ILLETS :514 845-2322 OU 514 790-1245 OU WWW.ADMISSION.COM 3461104A www.laforfaiterie.com Promenades St-Bruno Mail Champlain Galeries d'Anjou Fairview Pointe-Claire Carrefour Laval Place Rosemère Courez la chance de gagner l'un des 5 certificats-cadeaux de 100$ ! Pour participer, remplissez le coupon qui se trouve ci-dessous et déposez-le dans l'une de nos boutiques La Forfaiterie.Un vrai jeu d'enfant! Pour participer au Concours «Des amours de forfaits», déposez ce coupon dûment rempli à l'une de nos boutiques La Forfaiterie ou par la poste à La Forfaiterie, Concours «Des amours de forfaits» 434, boulevard des Promenades Saint-Bruno QC J3V 6A8 Nom Prénom Adresse Ville Code postal Téléphone Bureau Nommez un des forfaits vendus à La Forfaiterie : Les règlements sont disponibles à La Presse.Les fac-similés sont refusés.Le tirage aura lieu le 23 février 2007 à la boutique La Forfaiterie des Promenades Saint-Bruno.AUberge VICerOY 253.06 $ Ce forfait pour deux vous offre : Une nuitée,½mousseux et mignardises à la Chambre, souper gastronomique 7 services avec un verre de porto, petit déjeuner en buffet continental gourmand Un forfait coup de coeur : 3457179A HOMMAGE À SYLVAIN LELIEVRE QU'EST-CE QU'ON A FAIT DE NOS RÊVES?18 FEVRIER 2007 DIMANCHE - 14 H 5ANS DÉJÀ.EDGAR FRUITIER CLAUDE GAUTHIER DANIEL LAVOIE ROBERT MARIEN ROBERTO MEDILE DANIELLE ODDERA LINDA RACINE GINETTE RENO MICHEL RIVARD MARIE-CLAIRE SÉGUIN CLAUDE VALLIÈRES THÉÂTRE DE LA VILLE / SALLE PRATT & WHITNEY CANADA 150, RUE GENTILLY EST, LONGUEUIL BILLETTERIE : 450 670-1616 ACCOMPAGNÉS PAR : L\u2018ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE LONGUEUIL LE CHOEUR PRATT & WHITNEY CANADA L'ATELIER DE JAZZ VOCAL DE MONTRÉAL 3458675A ARTS ET SPECTACLES PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE Q À la question « Pourquoi André », vous avez l'habitude de répondre par l'absurde.Dans ce cas, pourquoi avoir mis dehors le seul André du groupe ?R Y'en a plus d'André, on a réglé la question! En vérité, le guitariste André Papanicolaou est parti de lui-même, occupé à d'autres projets (NDLR : le groupe +Kid, qu'il a fondé avec son frère).À la base, André était un trio, mais on cherchait à mettre plus de guitares durant nos concerts puisque sur l'album, il y a souvent deux ou trois pistes de guitare électrique.Et c'est comme ça qu'on nous a recommandé André Papanicolaou; il a fait partie du groupe pendant un an et demi.Sauf qu'avec « l'explosion » Yolande Wong, on s'est mis à faire pas mal de spectacles, et ça ne laissait plus beaucoup de temps à André (le guitariste) pour ses projets personnels\u2026Aujourd'hui, on a deux guitaristes en réserve! Q La chanson - et le clip - Yolande Wong a été votre carte de visite, non ?R Tout à fait.Sur les radios universitaires, il y a plus de deux ans, c'était la chanson qui tournait.Elle était sur notre mini-album, sauf que par choix, on ne voulait pas l'envoyer aux radios commerciales pour ne pas la brûler (lorsque paraîtrait le premier disque).Lorsque Les derniers modèles.est sorti, j'ai envoyé la chanson et téléphoné aux programmateurs radio.Q L'année 2006 a été particulièrement chargée pour vous.Vos meilleurs moments ?R On a joué durant la mi-temps d'un match des Alouettes, c'était cool.Les cheerleaders étaient habillées comme la Yolande Wong du vidéoclip, elles ont fait nos chorégraphies, autour de nous, pendant que nous jouions au centre du terrain.Jouer devant 20 000 personnes, c'est spécial ! En plus, on a fait une entrée à la Beatles, avec les filles qui nous couraient après ! Aussi, on s'est rendus à Toronto pour les Video Music Awards de Much Music, parce que notre clip était en nomination.On a réussi à fouler le tapis rouge, entre un gars qui joue dans les films X-Men et Paris Hilton.En fait, on a même eu l'occasion de jaser avec José Théodore avant qu'il se fasse prendre en photo avec Hilton.Q Maintenant que vous avez goûté au luxe du star-system, est-ce une sensation que vous recherchez ?R Disons qu'on relativise : c'est étrange de vivre ça à Toronto.Là-bas, t'es une star ou t'es moins que rien.Ici, c'est différent, tout le monde se connaît un peu, on est tous le cousin, la connaissance d'une autre vedette\u2026 Tu fais le tapis rouge du gala, mais après, tu rentres chez toi dans le minivan que t'as loué.Q Vous avez fait la première partie des Trois Accords ; est-ce que ça vous embête d'avoir connu le succès avec un son semblable à celui des Trois Accords ?R Je pense que ça nous a servis plus que ça nous a nui.Par contre, y'a l'envers de la médaille : les gens appelaient les radios pour demander Yolande Wong des Trois Accords ! On en est conscients, mais la chanson qui tourne en ce moment dans les radios commerciales, L'Amour en 2 couleurs process, montre une autre facette de notre musique.Yolande Wong est la chanson qui ressemble le plus à ce que font les Trois Accords.On se rejoint quelque part, mais le reste de l'album est clairement différent.Par ailleurs, les Trois Accords nous ont aidés sur le plan des affaires lors de notre entente avec l'étiquette Anubis (un partenariat entre le distributeur Outside et le label Indica) et aussi pour l'expérience.Grâce aux nombreux concerts qu'on a donnés avec eux, notre performance est désormais plus solide et rodée.André, en spectacle au Club Soda, ce soir, 20 h 30.5 QUESTIONS À.André Printemps 2006, les radios commerciales, précédées en cela par les CISM et CIBL, plient à la demande populaire et tournent l'énigmatique single punk-pop Yolande Wong.Ses auteurs, un trio de musiciens affublé d'un nom moins exotique, André, allaient, grâce à ce succès, vivre des prochains mois assez palpitants\u2026 André effectue ce soir, au Club Soda, sa « rentrée officielle », tout en mijotant une prochaine tournée et un album tout neuf, digne successeur de Les derniers modèles de la mode masculine, paru en octobre 2005.On jase avec Louis Therrien- Galasso, bassiste-chanteur-multiinstrumentiste.PHOTO FOURNIE PAR ANDRÉ André prépare une nouvelle tournée et un album tout neuf.VARIÉTÉS SALA ROSSA (LA) Kiss My Cabaret : 20 h.SALLE ANDRÉ-MATHIEU Spectacle Fou d'la vie : 20 h.SALLE OSCAR-PETERSON Université Concordia Soirée de son et de musique variée : 20 h.SALLE PAULINE-JULIEN (Sainte-Geneviève) Marco Calliari : 20 h.STUDIO-THÉÂTRE DE LA PLACE DES ARTS Renée-Claude Gaumond : 20 h.THE UKRAINIAN NATIONAL FEDERATION The Arcade Fire : 20 h 30.THÉÂTRE DE LA VILLE Salle Pratt &Whitney Marjo : 20 h.THÉÂTRE L'OLYMPIA DEMONTRÉAL Le Gala de l'Humour Aveugle.THÉÂTRE SAINT-DENIS Génération Motown : 20 h.Réal Béland : 20 h.UPSTAIRS JAZZ BAR & GRIL Dorothée Berryman : 21 h.suite en page 21 SPECTACLES 3461167A SUPPLÉMENTAIRES 23-24 FÉVRIER 2007 3460231A Renoir Paysages Musée des beaux-arts du Canada Ottawa 8 juin - 9 septembre 2007 Présentée par Organisée par le Musée des beaux-arts du Canada, la National Gallery de Londres et le Philadelphia Museum of Art.Pierre-Auguste Renoir, La Yole (détail), v.1875, The National Gallery, Londres 380, promenade Sussex, Ottawa 613 990-1985 1 800 319-ARTS musee.beaux-arts.ca 3461191A ARTS ET SPECTACLES PHOTO JESSICA RINALDI, REUTERS John Mellencamp est resté fidèle à ses racines.Sa musique non plus n'a pas trop changé.Elle reste ancrée dans le folk-rock depuis la fin des années 70.PAUL JOURNET COLLABORATION SPÉCIALE C'est en regardant la télé en mars 2003 que John Mellencamp a trouvé l'inspiration pour son nouvel album, Freedom's Road.Le président Bush était questionné au sujet des gens qui brûlaient les disques des Dixie Chicks.« On a demandé à Bush : « Que pensez-vous du traitement réservé aux Dixie Chicks?» Il a répondu : \" La liberté d'expression a un prix et elles le paient \".Quelle chose fucked up à dire ! » peste Mellencamp.L'incident le poussa à écrire le texte de la pièce-titre.« Mais je ne voulais pas simplement faire une chanson anti- Bush, précise-t-il.C'est trop facile.Ma chanson parle plutôt d'une nation qui se regarde dans le miroir.La route de la liberté, c'est celle où le bien et le mal restent toujours possibles, celle qui exige une certaine responsabilité.» Sur le reste du disque, Mellencamp présente d'autres facettes de son pays.Une victime du crystal meth.Des chrétiens peu miséricordieux.La campagne désertée.Et même une rescapée des années 60, Joan Baez, qui chante sur Jim Crow.« Jim Crow, c'était d'abord une section des minstrel shows des années 1840, raconte Mellencamp.Les blancs se peignaient le visage en noir pour narguer les Afro-Américains.Plus tard, le nom a servi à surnommer les lois ségrégationnistes.La chanson traite de cet esprit qui perdure, mais sous des formes plus subtiles.» Cigarettes et Stephen King Me l l enc amp c ause a l lè - grement au téléphone.Les controverses suscitées par son dernier disque ne semblent pas le contrarier.Et malgré son infarctus en 1994, sa santé ne l'inquiète pas trop.« Oui, je vais bien, je grille d'ailleurs une cigarette en ce moment », répond-il un brin espiègle.Puis il parle de son aîné qui vient d'attraper un poisson avec ses mains nues, de l'autre fils qui pratique le combat ultime et de la dernière toile qu'il a peinte, un collage en acrylique de 10 pieds sur 10.Il demeure toujours dans son Indiana natal.Loin de Hollywood, près des gens dont parlent ses chansons.Un gars resté fidèle à ses racines ?Le cliché l'amuse.« Écoute, je suis pas mal seulement connecté à moi-même et à ma famille.» Sa musique non plus n'a pas trop changé.Elle reste ancrée dans le folk-rock depuis la fin des années 70.Dans Freedom's Road, Mellencamp a dépouillé ce son pour qu'il frappe le plus directement possible.Avant de présenter le résultat en concert, il termine son tout premier théâtre musical avec Stephen King.Depuis quatre ans, il mijote les 17 chansons de The Ghost Brothers of Darkland County, pièce inédite de l'auteur fantastique.Quelque chose à ajouter, Mr.Mellencamp?« Oui, écris plus de 50 mots et fais-moi bien paraître.» ROCK / John Mellencamp Le poids de la liberté PAUL JOURNET COLLABORATION SPÉCIALE Il y a une vingtaine d'années, un certain John Cougar l'avait juré.Jamais il ne vendrait sa musique à la pub.Mais c'était quand il n'en avait pas besoin.Aujourd'hui, la radio ne tourne presque plus sa musique.Ce qui l'a poussé à changer d'avis.« Devine pourquoi j'ai fait une putain de pub pour Chevy » ! lance-t-il d'un rire exaspéré.Et il ne regrette absolument pas de leur avoir prêté sa chanson Our Country.« Écoute, Columbia ou GM, ce sont des compagnies publiques.Elles répondent avant tout à leurs actionnaires.Où est la différence ?Et puis, Chevrolet a été pour moi une meilleure compagnie de disques que Columbia (son ancienne, avant qu'il ne passe à Universal).» Vrai que cette pub l'a bien servi.Depuis l'automne, impossible de regarder le baseball ou le football américain sans la voir avec sa finale triomphante : Our Country, Our Truck.Le reste montre un diaporama de l'Amérique : Rosa Parks dans l'autobus.Des soldats au Vietnam.Martin Luther King à Washington.Nixon, peu avant sa démission.Et La Nouvelle- Orléans qui coule sous Katrina.Sauf que la pub déforme les mots de ce démocrate notoire.L'image du Vietnam défile pendant qu'il chante : I can stand beside/ The idea to stand and fight.Son appel à contester la guerre devient soudainement un appel à la cautionner.Drôle de destin pour cette chanson qui se veut un clin d'oeil à This Land Is Your Land de son mentor Woody Guthrie.En Chevy dans son pays «Il y a un temps pour l'intégrité, et un autre pour les affaires», conseillait Nora Guthrie (fille de Woody) à John Mellencamp.Il l'a écoutée.Comme les Guthrie, Mellencamp a vendu sa musique à la pub.Pour eux, c'était Riding In My Car à Nissan.Pour lui, c'est Our Country à Chevrolet depuis septembre dernier.Presque cinq mois avant que la chanson ne paraisse avec son nouveau disque Freedom's Road.Résultat, l'album vient d'entrer en cinquième position du Billboard, son meilleur début en carrière.Mais pour le reste, le «petit bâtard» du Midwest n'a pas changé.Même folk rock, mêmes louanges et diatribes pour son Amérique chérie. ARTS ET SPECTACLES VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION ALEXANDRE VIGNEAULT CRITIQUE Inoffensif, ce Vincent Vallières, s'est-on dit, lorsqu'on s'est frotté à son univers pour la première fois, à l'époque de Bordel ambiant.Oui, son rock déménageait, mais le côté adolescent de plusieurs de ses chansons ne laissait pas clairement présager l'émergence d'un véritable auteur.Il avait plutôt l'air d'un gars ordinaire, du genre à fumer du pot et à boire sa bière, et à jouer de la guitare pour passer le temps.Il faut se méfier de ceux qui font leur petite affaire dans leur coin en donnant l'impression de ne pas courir derrière le succès.On l'a donc gardé à l'oeil.Avec raison.Après deux albums impeccables, Chacun dans son espace (2003) et Le repère tranquille (2006), Vincent Vallières a offert une prestation irréprochable, jeudi, à La Tulipe.Un vrai bon spectacle de chansons rock, fluide et enlevant.Vincent Vallières se plaît à dire qu'il a plus d'expérience sur scène qu'en studio.Sur les planches, il fait effectivement preuve d'une aisance remarquable.Sa tournée a beau être encore jeune, il a déjà trouvé l'équilibre entre son goût pour le rock énergique et ses chansons country folk plus tranquilles qui scrutent les dessous de nos petites vies quotidiennes.Volontiers cabotin, jamais poseur, Vincent Vallières s'impose sans jamais chercher à en imposer.Tout se passe le plus naturellement du monde.Il a ouvert son spectacle avec Un quart de piasse, assez fidèle à l'interprétation qu'on retrouve sur Le repère tranquille.Dix minutes plus tard, il proposait une version brute de Hier au soir qui tranchait avec la légèreté mélodique de celle entendue en ouverture de Chacun dans son espace.Son groupe et lui mettaient la pédale au plancher quand venait le temps de rocker, comme dans L'avenir est plus proche qu'avant ou O.K.on part, mais tous savaient se montrer d'une grande finesse lorsqu'il s'agissait de ne pas se mettre en travers des mots.Chacun dans son espace et, surtout, la fort jolie Le repère tranquille, ponctuée d'un touchant passage à l'harmonica, furent d'une limpidité exemplaire.Il est rare que tout paraisse si juste sans laisser un arrière-goût de froideur.Recrue au sein du groupe de Vincent Vallières, le guitariste Olivier Langevin (Fred Fortin, Mara Tremblay, Galaxie 500) y occupe déjà un poste clé.On l'a constaté dès la première chanson.Il n'est pas là juste pour plaquer des accords et donner du muscle aux chansons les plus rock.Il le fait, bien sûr, mais il passe l'essentiel de son temps à égrener des notes sur sa guitare comme s'il ouvrait le dialogue avec le chanteur.Organique et très émotif, son jeu à la guitare commente les chansons et en révèlent le sous texte.Il a de plus livré plusieurs courts solos époustouflants qui montraient l'étendue de son langage musical et sa parfaite maîtrise de tout ce qui s'appelle rock, blues, country ou folk.Son arrivée dans l'univers musical de Vincent Vallières constitue un ajout majeur qui décuple l'impact de plusieurs chansons.Le gars de Sherbrooke (il le répète souvent sur scène) a fait son bonhomme de chemin tout seul.Sans crier pour se faire remarquer.Sans faire du style pour avoir l'air dans le coup.Il se met au service de ses histoires avec une espèce d'insouciance généreuse et les fait rayonner en toute simplicité.Inoffensif, Vincent Vallières?Incontournable, désormais.La tournée Le repère tranquille se poursuit en province.Une supplémentaire a été ajoutée à Montréal le 31 mars, au Spectrum.CHANSON / Vincent Vallières Impeccable Vallières PHOTOANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE © Le gars de Sherbrooke a fait son chemin tout seul.Sans crier pour se faire remarquer.Sans faire du style pour avoir l'air dans le coup.Il se met au service de ses histoires avec une espèce d'insouciance généreuse et les fait rayonner en toute simplicité.Les francs-tireurs Avec Claude Legault et Pierre-Yves Bernard Ce soir 19h telequebec.tv 3454200A Les pieds./ Prendre soin de soi.5 sur 5 Le Téléjournal La Fureur / Marie-Mai, Kaïn, Mélanie Renaud, Gage Infoman Dre Grey, leçons d'anatomie / Une épidémie de syphillis fait rage parmi les membres du personnel.Le Téléjournal Fran Coeur / Sophie veut la ferme.L'AÎNÉ DES FERCHAUX (4) Traqué par la justice, un homme d'affaires prend la fuite.(1/2) Boxe / Sébastien Demers - Jason Naugler (16:00) Le TVA 18 heures DÉFI BLEU (4) É.-U.2002.Drame sportif de John Stockwell avec Kate Bosworth, Michelle Rodriguez et Matthew Davis.\\ À Hawaii, une jeune femme s'entraîne en vue d'une importante compétition de surf.LE ROI SCORPION (5) É.-U.2002.Aventures de Chuck Russell avec The Rock.\\ 3000 ans avant J.-C., des chefs de tribus chargent un assassin d'éliminer le sorcier qui conseille un puissant conquérant.(20:45) Le TVA (22:45) Boxe / Sébastien Demers - Jason Naugler (23:18) Qu'est-ce qui mijote?Le Journal Drôle, Drôle, Drôle AUVOLANT AVEC LES GARS (5) É.-U.2001.Chronique de Penny Marshall avec Drew Barrymore, Steve Zahn et Brittany Murphy.\\ Dans les années 1960, une adolescente enceinte renonce à l'université pour épouser le père, un irresponsable héroïnomane.JOHN Q.(6) É.-U.2001.Drame social de Nick Cassavetes avec Denzel Washington, Kimberly Elise et Robert Duvall.\\ Un père de famille démuni prend des otages dans un hôpital pour obtenir de force que son fils, gravement malade, soit opéré.Le Journal Une pilule, une petite granule / Les bienfaits de l'exercice physique Dernière Édition La vie en vert Les Francs-tireurs / Claude Legault et Pierre-Yves Bernard, auteurs de la série Minuit, le soir.Crime dans la nature / Qui a tué le paresseux?Belle et Bum / Richard Séguin, Sylvain Deschamps, Laurent Paquin, Sylvain D'Arcy, Dubb LA FENÊTRE D'EN FACE (4) It.2003.Drame sentimental de Ferzan Ozpetek.\\ Une jeune mère de famille éprouve du désir pour son voisin.Alpine Skiing / World Champ.Sat.Report Saturday Night Hockey / Sénateurs - Canadiens Hockey / Thrashers - Canucks According.Knights of.CTV News Sportsnight W-Five Cold Case Robson Arms Jeff Ltd.Law & Order: Criminal Intent CTV News News .(16:00) Global National QC Room to.Accidental Investigator Andromeda Blue Murder Making the Cut JR Digs Sat.Night College Basketball (15:30) ABC News .Raymond Will & Grace / Deux épisodes Charlie Brown.Winnie.Pooh BRINGING DOWN THE HOUSE (5) avec Steve Martin, Queen Latifah Sex and the City / Deux épisodes Pebble Beach./ Golf (15:00) NFL Football / AFC - NFC Pro Bowl Cold Case 48 Hours Mystery News Late Night NBC Sports / Bullriding (16:30) News NBC News Stargate SG-1 Dateline NBC Law & Order: SVU Law & Order: CI Sat.Night Your Body's Framework (16:00) Sinatra: Vegas.Caesars Palace André Rieu: The Flying Dutchman André Rieu: The Homecoming Doo Wop's Best Antiques Roadshow The Lawrence Welk Show As Time.Perfect State .Served?Chef! Jeeves & Wooster GUYS AND DOLLS (4) avec Marlon Brando, Frank Sinatra Clean, House Sell this House / Deux émissions Big Spender Sell this House / Deux émissions Flip this House / Deux émissions The First 48 American Justice Moi et l'autre Moi et l'autre .Crazy Horse La Vie, la vie Pour l'amour du country Viens voir les./ Karine Vanasse Toute une soirée avec Beau Dommage .Beau Dommage (22:45) INTERIORS (4) (16:00) Arts & Minds Bravo! Videos Anne Robert - S.Lemelin Measha Brueggergosman Bathroom Divas: So you Want.Dance Sport: World Latin.Entourage Experts en crime / .disparition Fallait y penser! / Le Casino Drôle, monde Juste pour rire Comico./ Caméras cachées Comico./ Spécial Femmes Stars sur le vif Webdreams Excès de stars .(15:00) FUNNY LADY (17:40) À PROPOS D'HENRY F/X: EFFET DE CHOC Future Weapons How it's Made Future Weapons/ Power of Fear How do they do it?Dirty Jobs / Snake Researcher Criss Angel: Mindfreak Myth Busters / Franklin's Kite Top des stars Soif.voyage Mordu de la pêche / Irlande Roses des Sables / L'Initiation Biosphère / Waterton Partons, la mer est belle Danse, passion du monde Routes.Voyageur Kim.(17:12) Phil.(17:39) Sadie (18:06) Darcy (18:32) .Raven Zoey (19:25) Derek (19:51) .(20:38) CLASS PRESIDENT avec Sam Poppen Movie.FROZEN IMPACT (6) (22:46) Friends / Deux épisodes Pub That '70s Show Seinfeld / Deux épisodes NASCAR on Fox / Budweiser Shootout The Shield Mad TV Espions / Bull: pacte avec.À vos marteaux! Passion Maisons / St-Gérard .qui ont changé le monde Red Cap, police militaire ELIZABETH (3) avec Cate Blanchett, Geoffrey Rush Battlefield Detectives Disasters of.Ancestors.CSI: New York Conspiracy: TWA Flight 800 REVENGE (5) avec Kevin Costner, Anthony Quinn Exhibit A Gwen Stefani (16:00) Top albums Box Office Info Max La Mode.Made in.Évolution Hollywood Fantaisies Style de star La Vie.Les 101 maladresses de la mode M.Net BO2 Pop! Nés sous.Exposé Matche-moi Laguna.Tatoués Pimp mon .Barker Viva la Bam en rafale Arte Mondo Ciao Montreal La Caravane From Egypt.Magazine libanais Paysage.Bangla TV Parsvision Ukranska.Teleritmo Mad TV Téléjournal La Facture La Semaine verte Le Monde 5 sur 5 Enjeux / Soignés ailleurs Le Téléjournal 109 Enjeux / la greffe du visage Le Téléjournal La Facture Les Experts Les Soeurs Mc Leod Juste Cause La Loi & l'Ordre: crimes sexuels Whistler Témoins silencieux Fortune et Trahisons TROIS ENTERREMENTS (17:05) DRÔLES DE BOTTES (19:10) BASIC INSTINCT 2 (21:05) PATROUILLEUSES DE PLAGE Life on Mars Silent Witness THE MANGLER 2 (7) avec Chelse Swain, Lance Henriksen Kenny vs.Rent.CSI: Miami OPEN WATER (5) Je vis ta vie 1er Emploi Correspondance Presserebelle Panorama Insectia Jazz./ Trio Philippe Noireaut LES GRANDS DUCS (4) avec Jean-Pierre Marielle, Philippe Noiret Canadian Geographic / Manger Moving up Property Ladder Flip that House / Deux émissions Moving up Flip that House / Deux émissions Trading Spaces Moving up LE ROI ET MOI (5) Dessins animés Di-Gata.Classe, Titans Billy & Mandy Futurama Les Simpson Les Griffin South Park La Côte Ouest Les Simpson Futurama La carte aux trésors (16:00) Questions.Journal FR2 Par ici la vie Tenue de soirée / Gérard Jugnot, Sheila, Hugues Aufray Envers, décor Village.Le Journal LE LAIT.(4) 30 Jours / Homos et Hétéros Joue, docteur César.Décore ta vie Métamorphose Bye-bye maison! Manon.On a échangé nos mères Super Nanny La vie avant tout Ar Shiteches.Boom la vie Parole et Vie Eurêka! .des Arts Plaisir.skier Xsnowtera .pour rire 1res Vues Baromètre Le 9.5 Ici et là Tête.Méchant.Smallville Les Frères Scott Charmed Newport Beach / Deux épisodes Gilmore Girls .c'est fait Z=MC2 La porte d'Atlantis Délire techno Mélinda, entre deux mondes Surnaturel BIENVENUE À GATTACA (4) avec Ethan Hawke, Uma Thurman Golf PGA (15:00) Sports 30 Avant-match Hockey / Sénateurs - Canadiens Agents libres Sports 30 / 30 Images (22:45) Les Séries de poker (23:15) Hockeycentral Saturday NFL Football / AFC - NFC Pro Bowl Sportsnet.Saturday Night Poker Sportsnet Connected PGA Golf (15:00) Sportscentre Muhamma Ali Special: Ali's 65th 2007 NASCAR Nextel Cup Auto Racing / Budweiser Shootout Sportscentre NFL Films.185 \u2014 \u2014 556 \u2014 67 180 \u2014 \u2014 137 \u2014 \u2014 \u2014 9 9 17 h00 17 h 30 18 h00 18 h 30 19h00 19h 30 20 h00 20 h 30 21h00 21h30 22h00 22h 30 23h00 23h 30 BEV VD VDO 17 h00 17 h 30 18 h00 18 h 30 19h00 19h 30 20 h00 20 h 30 21h00 21h30 22h00 22h 30 23h00 23h 30 BEV VD VDO CBC CTV-M GBL-Q ABC CBS NBC PBS-P PBS-B A & E ARTV BRAV CD CinéPOP DISC EV FC FOX HI HIST MMAX MP MTL RDI S+ SE SHOW TFO TLC TTF TV5 VIE VOX VRAK RDS SPN TSN SRC TVA TQS TQc ARTS ET SPECTACLES SPECTACLES CLASSIQUE CHAPELLE BIRKS (UNIVERSITÉ MCGILL - 3520, UNIVERSITY) Choeur de chambre Tactus.Dir.François Ouimet.Monteverdi : 20h.REDPATH HALL (UNIVERSITÉMCGILL) Musica Camerata Montréal.Suk, Roland-Manuel, Fauré : 20h.SALLE CLAUDE-CHAMPAGNE Orchestre de l'Université de Montréal.Dir.Simon Leclerc.Moussorgsky, Mahler, Bernstein, Williams, Goldsmith, Newman, Gardel : 20h.SALLE WILFRID-PELLETIER (PLACE DES ARTS) Lakmé (Delibes).Opéra de Montréal.Aline Kutan, soprano, Frédéric Antoun, ténor, James Westman, baryton.Mise en scène: Adam Cook.Dir.musicale : Jean-François Rivest : 20h.DANSE CENTRE PIERRE-PÉLADEAU - SALLE PIERRE-MERCURE Louise Lecavalier : 20h.KOLANOTE Ensemble Montréal Tango: 20h30.TANGENTE Chalk : 20h30.VARIÉTÉS CABARET DU CASINO Sylvain Cossette : 20h30.CAFÉ CAMPUS Planet Smashers : 21h.CASA DES POPOLO Intercom + Ghost Limbs + Argon Floozy: 21h.CLUB SODA André : 21h.ESPACE DELL'ARTE Boom Desjardins : 20h.GESÙ - CENTRE DE LA CRÉATIVITÉ Boucar Diouf : 20h.LA TULIPE Pop 80: 20h.LE NATIONAL Dumas : 20h.MONUMENT NATIONAL - SALLE LUDGER-DUVERNAY Daniel Lemire: 20h.OPATROVYS LABproject 34 avec John Labelle & Jorane: 21h30.PLACE DES ARTS - THÉÂTRE MAISONNEUVE Gary Kurtz : 20h.PUB ST.PAUL Groupe Big 12: 21h.CHANTAL GUY CRITIQUE Au terme de sa participation au Festival Voix d'Amériques (FVA) en tant qu'invité d'honneur, on peut dire que Richard Desjardins se sera payé tout un trip.Deux soirs à La Tulipe avec son spectacle solo Richard Guétare, un « éditorial forestier » au Combat contre la langue de bois et jeudi, une conférence sur son nouveau documentaire suivie du monologue Aliénor, un texte de son cru entièrement écrit en alexandrins! Cette dernière soirée, pas mal atypique, nous a fait penser au spectacle de Chloé Sainte-Marie il y a deux ans, présenté lui aussi en deux temps.La dame avait organisé une conférence avec des aidants naturels avant de chanter les poètes.Richard Desjardins, lui-même poète, s'est transformé en professeur d'histoire pour nous raconter l'étrange destin des Algonquins, sujet de son prochain documentaire, Le peuple invisible, présentement à l'étape du montage.Pendant une heure, cartes géographiques et feuilles de notes à l'appui, Desjardins a fait la chronologie des événements qui ont touché et qui continuent de déterminer ceux qu'il nomme « nos Palestiniens ».On se serait cru de retour à l'école, pour un cours sur les Indiens qu'on a raté, certainement, car sans ça, Desjardins n'aurait pas à faire un documentaire sur le sujet.Après cette présentation, le public était invité à lui poser quelques questions.Quelqu'un lui a demandé s'il croit que Le peuple invisible aura le même impact que L'erreur boréale.« L'industrie forestière vaut des millions, alors qu'un Indien, ça ne vaut rien » a-t-il répondu.On verra bien à la sortie du film.Après l'entracte, c'est un Richard Desjardins déguisé en soldat moyenâgeux qui nous est apparu.Un vieux paysan, avide de vengeance, qui veille le corps gisant d'Aliénor d'Aquitaine, et lui raconte sa vie rocambolesque.En alexandrins.Un beau texte d'environ 30 minutes, écouté religieusement par les spectateurs, qu'on aimerait bien voir un jour publié - et, pourquoi pas, enregistré.Il n'y a pas à dire: Richard Desjardins ne fait rien comme les autres.À cause de cela, cette sixième présentation de Voix d'Amériques fut mémorable.FESTIVAL VOIX D'AMÉRIQUES Aliénor chez les Algonquins STÉPHANIE BRODY CRITIQUE COLLABORATION SPÉCIALE Louise Lecavalier, c'est bien sûr cette danse incendiaire et explosive qui l'a rendue célèbre lorsqu'elle était associée à Édouard Lock.Mais c'est également une interprète qui, à l'époque de La La La Human Steps, savait émouvoir dans l'infiniment petit.Souvenez-vous de ces petits spasmes chorégraphiés qui peuplent l'univers de Lock.Dans le spectacle qu'elle présente en ce moment à la salle Pierre-Mercure, et qui réunit des commandes à Crystal Pite, Tedd Robinson et Benoît Lachambre, elle évolue dans ce registre tout en finesse, comme si elle était allumée de l'intérieur.Mais attention, charbons ardents! Le solo Lone Epic, c'est du Crystal Pite tout craché: un subtil dosage d'humour, d'inattendu et d'angoisse.Lecavalier surgit des coulisses, habillée d'un magnifique complet bleu cobalt, petites lunettes noires au nez.Sur scène, quatre rangées de lutrins.Jouant d'un timing impeccable, Lecavalier glisse du comique à l'angoisse existentielle et au songe poétique avec beaucoup d'aisance.Une sorte de trame digne des films de Chaplin, qui révèle Lecavalier la comédienne, ou le mime devrait-on dire tant le jeu, doublé d'une danse tordue, tourmentée et hésitante, est retenu et minimal.On aime surtout ce passage condensé, repris plusieurs fois en boucle, où l'arrogance se transforme en doute, puis en détresse par un simple jeu d'épaules, de tête et la maîtrise de son visage si expressif.Et la chute de cette histoire dansée est tout aussi magique qu'énigmatique.Lecavalier reprend aussi le duo Lula and The Sailor, créé par Tedd Robinson, qui lui permet d'endosser une gamme de qualités gestuelles, riches et nuancées.Cette fois, c'est Éric Beauchesne qui reprend le « rôle » interprété à l'origine par Robinson, et qui souligne certains passages en entrant en symbiose avec la danseuse.Lecavalier se délecte de toute la précision de cette gestuelle frétillante, qui semble se transformer des milliers de fois à la seconde.Et parlant de transformation.Avec « I » is Memory, Benoît Lachambre, le provocateur, offre à Lecavalier un véritable marathon de la lenteur, une sorte de croisement, à la fois étrange et naturel, de butô et de hip-hop.Quelle audace, quel contreemploi magistral! D'abord, lentement, très lentement, Lecavalier enfile d'un ample pantalon de jogging, puis un kangourou, puis des chaussures de sport.Au final, elle n'a plus de visage, plus de formes.On dirait une tortue qui s'est retirée dans sa carapace.Et alors, avec une lenteur quasi insoutenable, Lecavalier amorce une suite de mouvements et de déplacements qui ne se terminera 45 minutes plus tard, sans interruption aucune.Un processus de transformation qui renvoie à la création.La concentration de l'énergie est extrême - on dirait que le corps veut imploser -, le contrôle total (tout en cuisses et en abdos), bien qu'elle semble flotter en apesanteur.Une présence à la fois dense et évanescente, portée par une lascinante musique électronique.Sans aucune vrille, sans aucune figure de bravoure, Lachambre et Lecavalier nous offrent ici un moment tout à fait spectaculaire.Louise Lecavalier, dans des chorégraphies de Crystal Pite, Tedd Robinson et Benoît Lachambre, ce soir, 20h et demain, 16h, à la salle Pierre-Mercure du Centre Pierre-Péladeau.DANSE / Louise Lecavalier Attention, charbons ardents ! PHOTO CARL LESSARD, COLLABORATION SPÉCIALE Louise Lecavalier dans « I » is Memory, du chorégraphe Benoît Lachambre : un audacieux croisement de butô et de hip-hop.Histoire de passions Du 24 janvier au 18 mars 2007 Exposition rétrospective 38 oeuvres marquantes de la Collection Loto-Québec 27 années d'existence 950 artistes 3 700 oeuvres 3462049A telequebec.tv Richard Séguin, Laurent Paquin, Sylvain Deschamps, Sylvain D'Arcy.telequebec.tv 21h Belle et Bum 3454130A ARTS ET SPECTACLES NATHALIE PETROWSKI RENCONTRE Cer taines choses chez Stéphanie Lapointe sont totalement prévisibles.Le Café Byblos de l'avenue Laurier en est une.Depuis sa grande victoire à Star Académie en 2004, Stéphanie donne immanquablement rendez-vous aux journalistes au Byblos.Elle aurait pu changer d'endroit depuis trois ans, mais non.Chez cette jeune fille de Brossard, qui a vécu 21 ans dans la même maison avec ses parents, certaines habitudes ne meurent pas.Cela ne fait pas de Stéphanie un monument d'immobilisme pour autant.Voilà une jeune fille qui a beaucoup voyagé : en Tanzanie, au Laos et tout récemment au Vietnam.Qui a fait un DEC en sciences humaines au collège Édouard-Montpetit tout en s'éclatant dans une activité parascolaire de comédie musicale.Qui aime aussi bien chanter, jouer la comédie que tenir la caméra de son amoureux, le vidéaste Dominique Laurence, quand il tourne des clips pour Marie-Jo Thério ou Simple Plan.Voilà enfin une jeune fille bien de son temps dont la grand-mère maternelle fut une des premières divorcées du Québec.Pour l'heure cependant, la jeune fille, qui aura 23 ans le mois prochain, vient de découvrir que le Byblos est fermé le lundi.Pas de problème.La solution de rechange se trouve quelques portes plus loin, aux Entretiens.Même ambiance granole, même odeur de thé au jasmin, même débauche de lumière et de plantes.Stéphanie Lapointe est peut-être prévisible, mais cela témoigne aussi d'un esprit cohérent qui, dès son arrivée à l'académie de Julie Snyder en 2004, a teinté ses faits et gestes.Que Stéphanie ait voulu abandonner la partie en cours de route et quitter la machine Star Académie n'est pas étonnant.Elle a souvent le pied sur le frein.Qu'elle ait décidé de rester et de travailler fort, au point de gagner, non plus.Elle a toujours le pied sur l'accélérateur.Dans tous les cas de figure, Stéphanie n'a jamais été une star académicienne comme les autres.Encore aujourd'hui, le contraste entre elle et ses ex-camarades de scène et de dortoir est frappant.Depuis son couronnement, Stéphanie Lapointe n'a pas concédé un pouce au strass et au côté fabriqué du showbiz.Elle ne porte pas de maquillage, ne s'est jamais teint les cheveux ni fait percer le nombril.Rien chez elle depuis sa victoire n'a été refait, arrangé ou relooké.Elle a le mot « authentique » estampillé sur le front.Lorsqu'elle chante, on croit que chaque mot qui sort de sa bouche est un mot qui jaillit directement d'une source intérieure, comme c'est le cas pour tous les auteurs-compositeursinterprètes.Erreur.Même si Stéphanie donne l'impression qu'elle est la seule vraie artiste et auteure à être sortie de l'usine Star Académie, c'est en partie une illusion.Stéphanie n'a écrit qu'une seule chanson des 12 de son premier CD, Sur le fil.Exception faite de Love you, toutes les chansons sont signées Dave Richard, Catherine Durand ou Jean-Christophe Boies.« Oui, mais attention, fait-elle remarquer, ce ne sont pas des chansons que je suis allée chercher chez l'éditeur comme on va magasiner un vêtement.Ces chansons-là m'appartiennent à un certain niveau puisque je les ai travaillées pendant des heures et des jours avec leurs auteurs.J'ai changé des mots, changé des accords.Et si je n'ai pas de crédit, c'est parce que j'estime qu'il appartient à ceux qui ont trouvé l'angle et la forme de la chanson.» L'envie d'écrire Subtilement et sans élever la voix, la douce et candide Stéphanie vient de se mettre en mode défensif.Elle croit que je lui reproche de n'avoir rien écrit alors qu'en réalité, je m'étonne seulement de la confusion artistique qui flotte autour d'elle.Quelques minutes plus tard, avec une candeur qui l'honore, elle avoue qu'elle crève d'envie d'écrire, mais qu'elle a peur.En fait, elle écrit mais elle n'ose pas exposer le fruit de son travail.« L'autre jour, j'écoutais le CD de Viviane Audet et je me suis rendu compte que ses thèmes et ses préoccupations étaient proches des miens.Cela m'a tellement fait du bien que je suis allée au piano et je me suis immédiatement mise à écrire une chanson qui était un peu le bilan de mon année.Je me suis juré de la faire en rappel à mon spectacle, mais je n'ai pas été capable.Ni ce soirlà ni aucun autre soir.C'est trop personnel.» Trop personnel ?N'est-ce pas le but de la démarche artistique ?Un artiste n'est-il pas censé creuser au plus profond de luimême pour en extraire le métal précieux et intime qu'il donnera en offrande aux autres ?Comment peut-on rêver d'être artiste et craindre la surexposition ?Stéphanie Lapointe est d'accord.L'ennui, c'est qu'elle ne se sent pas prête.« Mes textes s'améliorent, affirme-t-elle timidement.Et si pour le prochain CD, je réussis à écrire quatre chansons qui se tiennent, je serai la plus heureuse des femmes.Et si ça ne se passe pas, ce ne sera pas plus grave que ça.Honnêtement.» En fait, si j'entends bien ce que dit Stéphanie, ce n'est pas l'écriture qui pose problème, mais bien le fait d'assumer ce qu'elle a écrit, sans égard pour la critique ou la comparaison.À ce chapitre pourtant, il y a loin de la coupe aux lèvres pour Stéphanie.Il suffit d'écouter la chanson Libre comme l'eau, et surtout ce passage éloquent où Stéphanie chante : « Björk est bien meilleure que moi, ça fait peur.Je ne suis pas Ben Harper.» Elle s'étonne que j'aie relevé ce passage qui, pourtant, la décrit bien.Elle s'explique.« C'est Dave Richard qui m'a dit que ça me ferait du bien de chanter ça.Il avait senti cette tendance chez moi de toujours me comparer aux autres et forcément de me désoler.Faut dire que toute l'année qui a suivi ma victoire à Star Académie, je me suis sentie comme un imposteur.Je me suis mise à avoir honte d'avoir fait ça alors que je n'avais aucune raison d'avoir honte.Au contraire.Parce que peu importe par où tu passes, peu importe si tu entres dans le métier grâce à un coup de chance, l'important, c'est ce que t'en fais après.» La comédienne La meilleure illustration de cette capacité chez Stéphanie d'assurer la suite des choses, c'est le film Aurore, où elle a incarné avec une belle sensibilité la mère biologique de la petite martyre.Stéphanie raconte qu'au départ, le réalisateur Luc Dionne ne voulait rien savoir d'elle.Ce dernier, en retraite d'écriture en Floride, le confirme au téléphone.« C'est vrai.J'ai commencé par refuser de la voir en audition parce que je trouvais que l'engager, ça sentait trop la récupération.J'ai auditionné plusieurs comédiennes qui ne me donnaient pas ce que je cherchais.Puis Denise Robert m'a conseillé de la voir.Comme je n'avais plus rien à perdre, j'ai accepté.J'ai tout de suite su que c'était elle.Elle avait exactement la fragilité que je recherchais.Sur le plateau, j'ai découvert une actrice généreuse, travaillante comme 10, qui ne se plaint jamais, qui y va avec tout son coeur, mais aussi une petite fille brillante, qui fait les bons choix et qui comprend rapidement la game.» Stéphanie Lapointe n'oserait jamais se lancer autant de fleurs.N'empêche.Elle est fière de ce qu'elle a fait dans Aurore comme dans Le négociateur.Et qu'on ne vienne surtout pas lui dire que tout ça lui est tombé tout cuit dans le bec, comme l'a laissé entendre le comédien Christian Bégin dans une lettre ouverte contre les vedettes qui s'improvisent acteurs.« D'abord, c'est moi qui ai demandé à passer des auditions.Je venais de terminer Star Académie, je ne voulais pas sortir un disque tout de suite.J'avais envie de prendre mon temps et d'essayer autre chose que la chanson.Je suis de cette génération qui a la possibilité de faire plein de choses et qui ne voit pas pourquoi elle s'en priverait.Je savais qu'il y avait des limites que je ne pourrais pas franchir, mais j'avais envie de tenter ma chance.J'ai passé beaucoup d'auditions.Et si vous ne m'avez pas vue dans Le secret de ma mère ou Saints-Martyrsdes- damnés, c'est parce que je n'ai pas été choisie.Quant aux rôles que j'ai obtenus, je n'allais quand même pas pousser l'altruisme jusqu'à les refuser pour faire plaisir à Christian Bégin.De toute façon, l'histoire du cinéma est remplie de têtes d'affiche qui n'étaient peut-être pas des comédiens professionnels, mais qui ont fait des films pareil.» Malgré son talent pour le cinéma, Stéphanie la comédienne a suspendu ses activités.Ces jours-ci, c'est Stéphanie la chanteuse qui a pris le relais.Cette dernière a passé l'été à faire les cafés, clubs et salles paroissiales du ROSEQ (Réseau des organisateurs de spectacles de l'est du Québec), le passage obligé de tout interprète québécois qui se respecte.« Ça m'a fait un bien fou, raconte-t-elle.J'ai découvert que ce qui fait la magie d'un show, c'est un piano, une guitare et des gens qui ont envie d'être là.J'ai appris un tas de choses précieuses - comment communiquer avec le public, comment occuper la scène et s'y sentir bien.Et l'autre soir à Coaticook, dans une toute petite salle absolument merveilleuse, j'ai constaté que j'étais bien sur scène.Vraiment bien.» Il y a quelques mois, Stéphanie a déclaré que sa rentrée montréalaise allait marquer un tournant dans sa vie.Ça passe ou ça casse, avait-elle lancé, ajoutant qu'une fois le spectacle terminé, elle déciderait si elle continue la scène ou si elle lâche tout pour faire de l'aide humanitaire.Partir ou rester ?Le spectacle au Gesù n'a pas encore eu lieu, mais Stéphanie Lapointe sait déjà la réponse.Elle reste.STÉPHANIE LAPOINTE Un pied sur le frein, l'autre sur l'accélérateur Jeune demoiselle rêveuse égarée au pays de la Star Académie, interprète qui brûle d'écrire mais qui craint la surexposition, petit roseau frêle qui n'hésite pas à gravir le Kilimandjaro, Stéphanie Lapointe n'est jamais là où on l'attend.Elle le prouvera de nouveau à la fin du mois, en foulant la scène du Gesù, loin des studios Mel's, du Centre Bell et de leurs foules déchaînées.Portrait d'une jeune fille douce.et récalcitrante.PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE © Depuis son couronnement, Stéphanie Lapointe n'a pas concédé un pouce au strass et au côté fabriqué du showbiz.Elle ne porte pas de maquillage, ne s'est jamais teint les cheveux ni fait percer le nombril.Elle a le mot « authentique » estampillé sur le front.« Mes textes s'améliorent.Et si pour le prochain CD, je réussis à écrire quatre chansons qui se tiennent, je serai la plus heureuse des femmes.Et si ça ne se passe pas, ce ne sera pas plus grave que ça.Honnêtement.» ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE / Ils se marièrent et eurent beaucoup\u2026 Les histoires d'amour finissent\u2026 PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE © Sylviane Fortuny (metteure en scène) et Philippe Dorin (auteur) proposent aux tout-petits une vision de l'amour qui baigne plus dans le vinaigre que dans l'eau de rose\u2026 3457519A Cette exposition est organisée et mise en circulation par le Musée national des beaux-arts du Québec, société d'État subventionnée par le ministère de la Culture et des Communications du Québec.Elle a aussi reçu le soutien financier du Programme d'aide aux musées du ministère du Patrimoine canadien.3459933A SYLVIE ST-JACQUES « D'ennuis.» Voilà le premier mot qui a fusé, lorsque Philippe Dorin et Sylviane Fortuny ont proposé à un groupe de petits Français de compléter la phrase « Ils se marièrent et eurent beaucoup\u2026 » Une vision de l'amour qui baigne plus dans le vinaigre que dans l'eau de rose\u2026 « Pour cette pièce, nous avons choisi d'aborder l'amour non pas du côté de la « grande histoire », comme ce que les enfants ont l'habitude de retrouver dans les contes de fées.Ce qui nous intéresse, c'est ce qui arrive après », explique Philippe Dorin qui, soit dit en passant, n'a ni la tête ni le discours d'un empêcheur de rêver.Seulement voilà : cet auteur qui écrit depuis 25 ans pour les enfants voulait montrer que l'amour existait aussi à petite échelle et dans des détours insoupçonnés.Et puis en réaction à Dans ma maison de papier, j'ai des poèmes sur le feu, (son précédent spectacle qui traitait de la mort), il avait soif de légèreté.C'est pourquoi Dorin a décidé d'écrire sur l'amour.Celui qui se tisse à partir des petites conversations, des pensées complices, des douces déclarations.Le même, aussi, qui inspire la jalousie ou s'éteint en séparation.C'est selon.« On veut quand même conserver une part de rêve », souligne Sylviane Fortuny, avant d'ajouter qu'Ils se marièrent et eurent beaucoup\u2026 montre une vision de l'amour plutôt réjouissante.Parce qu'à cet âge (entre 7 et 12 ans), les enfants ont encore la naïveté pour parler d'amour simplement, sans pudeur, ni censure.« On raconte de façon légère des tas de choses qui construisent la vie amoureuse.» Bricoler des mots En proposant aux enfants des univers brodé de poésie, de littérature, en les invitant à la contemplation qui se nourrit du silence, Philippe Dorin et Sylviane Fortuny nagent à contrecourant d'une culture où règne la stimulation des sens.« On a envie de montrer que les toutes petites choses de la vie ne se construisent pas avec de la lumière ou de la musique qui marchent à fond la caisse », poursuit Sylviane Fortuny.Son compagnon de travail renchérit, en insistant sur la pertinence de « ne pas caresser les enfants dans le sens du poil », au théâtre.« Quand on écrit ou qu'on s'adresse aux enfants, on ne doit pas abandonner notre part d'adulte ou être condescendant.Beaucoup de choses faites pour les enfants sont bêtes ou idiotes, parce qu'on s'est mis à la place des enfants », ajoute celui qui n'a peur ni du noir ni des silences, dans son théâtre qui se passe d'incessantes péripéties.« Notre proposition va à l'inverse de ce que les enfants voient à la télé.» Au milieu des années 90, soit avant qu'ils amorcent leur collaboration pour le théâtre, Dorin et Fortuny ont d'abord transmis leur amour de la poésie par les arts plastiques.« Au début, on travaillait avec des boulettes de papier.On appelait ça des corbeilles d'écrivains.Avec les enfants, on faisait des portraits d'écrivains imaginaires à partir de ces boulettes.Ces ateliers parlaient de la naissance de l'écriture.Ces travaux sur le papier nous ont donné l'idée d'un premier spectacle, où le papier tenait un rôle central de la scénographie », relate Philippe Dorin.Encore aujourd'hui, le tandem, qui en est à sa deuxième visite au Québec, conserve ce goût de réveiller chez les enfants l'amour des mots par son médium privilégié, le papier.Pour écrire Dans ma maison de papier, j'ai des poèmes sur le feu, Philippe Dorin a installé son bureau de travail dans une classe de primaire, où il passait ses journées entouré d'enfants.Il s'agissait, à ses yeux, de donner aux petits une vision plus terre-à-terre du travail d'écrivain.« D'habitude, on parle d'écriture aux enfants en leur faisant faire de petits jeux.Mais ils doivent aussi savoir que c'est un travail de longue haleine où on se retrouve seul face à la feuille de papier.» À Beloeil, Dorin et Fortuny ont dirigé un atelier dans lequel enfants et adultes fabriquaient un philtre en papier, dans lequel ils glissaient un message d'amour.Répéteront-ils l'expérience à Montréal ?Non.Les petits Montréalais auront droit à un atelier différent.Craignant la « recette », Dorin et Fortuny ne reproduisent jamais ces expériences qu'ils vivent comme des « moments de grâce » uniques.« On ne s'ennuie jamais », sourit Sylviane Fortuny.Ils se marièrent et eurent beaucoup\u2026, une création de La Compagnie Pour ainsi dire, texte de Philippe Dorin, mis en scène de Sylviane Fortuny, à la Maison Théâtre, du 14 au 25 février.Avec leurs regards candides et prompts à l'émerveillement, Philippe Dorin et Sylviane Fortuny semblent sortis d'un monde où le cynisme n'a pas droit de cité.Lui auteur, elle metteure en scène, ils travaillent en symbiose depuis 1994, année de la fondation de Pour ainsi dire, leur compagnie de théâtre jeunesse qui a ses assises à Paris.Après des passages par Beloeil et Québec, leur nouvelle création, Ils se marièrent et eurent beaucoup\u2026 fera escale à la Maison Théâtre, du 14 au 25 février.Des petits mots doux pour donner chaud aux coeurs des enfants, juste à temps pour la Saint-Valentin. 3458047A "]
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