La presse, 27 février 2007, C. Arts et spectacles
[" OSCARS SUR LE TAPIS ROUGE AVEC NATHALIE PETROWSKI PAGE 3 ISABELLE MASSÉ Torill Kove n'a pas fermé l'oeil dans la nuit de dimanche à hier.Ou si peu.Une petite heure.Les nuits sont courtes à Hollywood lorsqu'on gagne un Oscar et que les organisateurs de la fastueuse réception de Vanity Fair vous ouvrent grand leurs bras! Deux semaines après avoir remporté le Genie du meilleur court métrage d'animation, à Toronto, Torill Kove est allée cueillir un Oscar pour son joli film The Danish Poet (coproduit par l'ONF), avant-hier soir.« C'était si inattendu », lance la réalisatrice montréalaise au bout du fil, entre deux entrevues avec la Norvège, où elle est née.Les discussions avec les journalistes se sont succédé à un train d'enfer, hier.Un tel prix fera-t-il grandir la notoriété de son court métrage?« C'est difficile à dire, répond Kove.C'est bien pour l'oeuvre, c'est sûr.Ça peut par ailleurs ouvrir les portes de studios à Los Angeles ou San Francisco à certains réalisateurs.Mais ça ne me touche pas à cause du type d'oeuvres que je réalise.» The Danish Poet, dont la narration est assurée par Liv Ullman, raconte l'histoire d'un poète en panne d'inspiration en vacances en Norvège et se penche sur les coïncidences menant à la naissance des êtres humains.« C'est une histoire qui peut toucher bien des gens », résume Kove qui a d'abord étudié en urbanisme et qui s'est tournée vers le film d'animation, il y a une douzaine d'années.À son retour à Montréal, où elle vit depuis 1981, la réalisatrice de 48 ans s'attardera à son prochain film.Pour l'instant, elle pense raconter la vie dans un monde d'adultes lorsqu'on est haut comme trois pommes.« Mais tout peut encore changer.Il n'est pas impossible que je ponde finalement un film sur les dinosaures ! lance Kove.Réaliser des films est si long.J'ai travaillé sur The Danish Poet trois ans.La coproduction (le court métrage oscarisé a été coproduit avec la Norvège), c'est merveilleux, mais ça comporte des inconvénients.Juste le fait qu'il y ait six heures de décalage entre Montréal et la Norvège, ça complique les choses.» La consécration de Torill Kove NATHAËLLE MORISSETTE L'industrie québécoise du cinéma s'active dans l'espoir de ramener à Montréal des vedettes hollywoodiennes comme Brad Pitt et Brendan Fraser, aumoment où un conflit entre deux syndicats qui a chassé les grands studios américains de la métropole est sur le point de se régler.Le commissaire national pour le Bureau du cinéma et de la télévision du Québec (BCTQ), Hans Fraikin s'est envolé hier vers Los Angeles pour convaincre les producteurs de six films américains, qui avaient décidé d'installer leurs plateaux de tournage à Montréal puis qui avaient reculé, de venir faire leur film comme prévu dans la métropole.Les longs métrages Mummy 3 et Benjamin Button mettant respectivement en vedette Brendan Fraser et Brad Pitt comptent parmi les productions que le BCTQ tente de sauver.Si les six productions sont finalement tournées au Québec, leurs retombées économiques pourraient atteindre 140 millions.« J'essaie de ramener les six productions qui n'ont pas encore verrouillé leurs lieux de tournage ici, explique Hans Fraikin.Je sais que Brendan Fraser aime beaucoup Montréal et qu'il souhaiterait y revenir.» Six autres productions qui ont un temps pensé à Montréal se sont déjà tournées vers d'autres villes.Il est trop tard pour les ramener.En raison du conflit entre l'Alliance québécoise des techniciens de l'image et du son (AQTIS) et l'Alliance internationale des employés de scène, de théâtre et de cinéma (AIEST), qui touche principalement l'accréditation syndicale des techniciens québécois travaillant sur des productions étrangères tournées ici, plusieurs studios américains ont décidé de ne plus venir à Montréal.Conséquence de ce différend : la métropole aurait perdu 260 millions en retombées économiques, évalue M.Fraikin.Or, les deux syndicats en sont venus à une entente de principe qui sera présentée à leurs membres jeudi.Si le conflit se règle, tous les espoirs sont permis, estime-t-on au BCTQ.La paix industrielle est une condition sine qua none pour attirer des productions étrangères dans la province, rappelle M.Fraikin.« Outre la qualité de la main-d'oeuvre et les mesures d'incitation financière, il faut également une certaine stabilité.» En ce sens, si l'accord entre les deux associations est avalisé, le BCTQ croit que 2008 pourrait être une année record pour le Québec quant aux retombées économiques générées par des tournages étrangers.D'ailleurs, M.Fraikin souligne que si les 260 millions n'avaient pas été perdus, 2007 aurait aussi sans doute été une des meilleures années pour l'industrie québécoise du cinéma.Long conflit La bisbille entre l'AIEST et l'AQTIS dure depuis de longs mois.Les deux syndicats veulent représenter les techniciens qui travaillent sur des productions étrangères tournées au Québec.Partout en Amérique du Nord, les artisans des plateaux de tournage sont membres de l'Alliance internationale des employés de scène, de théâtre et de cinéma, un syndicat américain qui s'est installé à Montréal à l'invitation de certains techniciens.Forte de cette présence québécoise, l'AIEST a signé des contrats d'exclusivité avec les studios hollywoodiens pour toute l'Amérique du Nord, coupant ainsi l'herbe sous le pied de l'AQTIS, le syndicat québécois qui représentait tous les techniciens d'ici avant l'arrivée de l'AIEST.À la demande de l'AQTIS, la ministre de la Culture, Line Beauchamp, a mandaté un comité de travail afin d'organiser des rencontres intensives entre les deux parties.Résultat : les associations en sont arrivées à une entente dont le contenu ne sera révélé que jeudi, après que les membres en eurent pris connaissance.L'AQTIS avait récemment fait savoir qu'elle proposait un partage de compétence basé sur la provenance des fonds qui financent les productions.La plupart des productions américaines relèveraient ainsi de l'AIEST et les productions locales, de l'AQTIS.Il a été impossible d'obtenir des commentaires des représentants des deux syndicats.L'Association des producteurs de films et de télévision du Québec (APFTQ), qui a avalisé l'entente, est elle aussi demeurée silencieuse.La nouvelle d'un règlement imminent réjouit toutefois Michel Trudel, propriétaire des studios Mel's, qui loue ses installations à plusieurs producteurs américains.Même son de cloche du côté de la ministre de la Culture.« Je suis satisfaite que les parties en soient venues à une entente de principe.Je souhaite qu'elle soit ratifiée rapidement afin que les producteurs étrangers puissent tourner au Québec dans les meilleures conditions possibles et avec l'assurance de trouver sur place des équipes techniques compétentes et disponibles », a déclaré Line Beauchamp par voie de communiqué.Opération de sauvetage à L.A.Une entente de principe entre deux syndicats ravive les espoirs d'attirer les grosses productions qui ont quitté la métropole PHOTO MARIO ANZUONI, REUTERS Le film Benjamin Button, qui mettra en vedette Brad Pitt, devait être tourné à Montréal.Mais le conflit entre les deux syndicats de techniciens de l'image et du son a fait reculer le producteur.Avec la fin probable de ce conflit, le Bureau du cinéma et de la télévision québécoise tente de ramener les productions perdues.Hiver 2007 Billets ticketpro.ca 514 908-9090 informations 871-1881 1 888 515-0515 montrealjazzfest.com du soleil au coeur de l'hiver ! ARTS ET SPECTACLES BOX-OFFICE WEEK-END DU 23 FEVRIER 2007 1 Ma fille, mon ange 450 824$ -41% 85 5 304 1 521 702$ 2 The Number 23 336 812$ ¡X 60 5 614 336 812$ 3 Ghost Rider 301 980$ -51% 84 3 595 1 109 110$ 4 Bridge to Terabithia 168 290$ -31% 59 2 852 456 012$ 5 Nos voisins Dhantsu 167 214$ ¡X 59 2 834 167 214$ 6 Music and Lyrics 84 747 $ -39% 63 1 345 319 761 $ 7 Norbit 57 906$ -39% 32 1 810 425 171 $ 8 Le Labyrinthe de Pan 50 447$ -31% 26 1 940 909 162$ 9 Breaking and Entering 48 926$ -18% 15 3 262 130 082$ 10 Reno 911!: Miami 47 817 $ ¡X 50 956 47 817 $ VAR.WEEKƪEND NOMBRE MOYENNE RANG TITRE DU FILM WEEKƪEND PRECEDENT D'ECRANS PAR ECRAN CUMULATIF NOTE : Recettes brutes (avec taxes), compilees en dollars canadiens.2006 Cineac inc.MARC-ANDRE LUSSIER CINEMA Pour la deuxieme semaine consecutive, Ma fille, mon ange est en tete du box-office du Quebec alors que Nos voisins Dhantsu, qui a pris l'affiche la fin de semaine derniere, se classe au cinquieme rang du palmares.Ma fille, mon ange, long metrage signe Alexis Durand-Brault, a depasse le cap du million en generant des recettes de 1 521 702$.Au cours du week-end, le film a toutefois enregistre une baisse de 41% de son box-office par rapport a la semaine precedente.Par ailleurs, projete sur 59 ecrans, Nos voisins Dhantsu, mettant en vedette le duo d'humoristes Real Beland et Stephane K.Lefebvre a genere des recettes de 167 214 $.Apres six semaines a l'affiche, Le labyrinthe de Pan figure toujours dans le top 10.- Nathaelle Morissette Ma fille, mon ange toujours au sommet du box-office Nous nous sommes tous rejouis de voir Martin Scorsese monter sur la scene du Kodak Theater pour aller chercher ¡V enfin! ¡V l'Oscar de la meilleure realisation, lequel lui etait du depuis si longtemps.L'ovation qu'il a recue pour l'occasion, sous l'oeil du trio de puissance Spielberg-Lucas-Coppola, fut d'ailleurs belle a voir.Une fois cela dit, il reste que l'Oscar du meilleur film octroye a The Departed en a fait grincer des dents plus d'un.Je ne sais trop combien d'admirateurs decus de Babel j'ai croises hier, mais ils avaient tous pour moi la meme question : pourquoi ?La victoire de The Departed avait d'autant moins de sens pour eux que Babel avait obtenu le Golden Globe du meilleur film dramatique, s'empressaient-ils de me faire remarquer.Je voudrais bien etre dans le secret des dieux de l'Academie, mais a defaut de l'etre, je vais quand meme esquisser un semblant de theorie.Premierement, les Golden Globes comme barometre, oubliez ca.Depuis que la ceremonie des Oscars est devancee d'un mois (fin fevrier plutot que fin mars), les membres de l'Academie sont obliges de faire leurs devoirs.Ils ne peuvent en effet plus attendre les resultats des Golden Globes avant de fixer leurs choix pour les nominations.D'ou les differences notoires que nous pouvons observer depuis quelques annees.Et puis, il y a autre chose.Si les resultats de la course aux Oscars restent assez faciles a predire dans les principales categories, il n'en est pas du tout de meme pour la plus prestigieuse statuette de toutes.Une fois faite l'annonce des cinq films finalistes pour l'Oscar du meilleur film, rien n'est encore joue.Pendant toute la duree de la campagne, les cinq oeuvres sont debattues, discutees, evaluees, encensees ou rejetees.Les cotes peuvent facilement varier d'une semaine a l'autre, voire d'une journee a l'autre.Avec ses sept nominations, plus que n'importe quel autre de ses concurrents dans la categorie ultime, Babel devenait ainsi, par la force des choses, l'objet de bien des enjeux, notamment au regard des nouveaux rapports de force qu'entretiennent les artisans internationaux avec l'industrie du cinema americain.La vaste majorite des quelque 5830 membres de l'Academie des arts et sciences du cinema, ne l'oublions pas, habitent la region de Los Angeles.Bien entendu, le film d'Alejandro Gonzalez Ina r r itu pouvai t compter sur de solides appuis au sein des membres de l'Academie.Mais il avait aussi de nombreux detracteurs.A mon avis, ce n'est pas tant le discours critique sur la politique etrangere du gouvernement americain qui a coule Babel (apres tout, ce discours est assez consensuel maintenant) que celui, tout aussi critique, sur l'etat d'esprit qui anime certains Americains sur le plan individuel depuis le 11 septembre 2001.Certains electeurs n'ont visiblement pas tellement apprecie cet aspect du propos.Une fois Babel elimine, on prefere alors y aller au feeling.The Queen ?Trop british.Letters from Iwo Jima ?Trop froid, trop austere, trop japonais.Little Miss Sunshine ?Meme si cette comedie dejantee beneficie du plus grand courant de sympathie, peuton vraiment aller jusqu'a voter pour un film aussi atypique ?Alors il reste The Departed.On sait tres bien qu'il ne s'agit pas du plus grand chef-d'oeuvre de Scorsese, mais comme on a envie de lui faire la fete, lui decerner aussi l'Oscar du meilleur film se revele alors logique.Et puis, The Departed est le plus hollywoodien des films en lice, le plus populaire, celui qui compte le plus de vedettes.Sans aller jusqu'a dire que les membres de l'Academie ont effectue un mouvement de repli face a .l'invasion .internationale de leur remise de prix, on remarque quand meme que ce sont les Americains .de souche .qui ont enleve les categories les plus prestigieuses, tant sur le plan de l'ecriture et de la realisation que sur celui de l'interpretation.Seule la Britannique Helen Mirren a pu sauver l'honneur du reste de la planete a cet egard.Les productions internationales, elles, ont plutot ete releguees aux categories techniques.L'Academie ne revelera bien entendu jamais les details du scrutin, mais quelque chose me dit que Little Miss Sunshine, l'autre film .americain 100% tarte aux pommes .de la course, est arrive bon deuxieme.Je n'en ai evidemment aucune preuve, mais permettez-moi d'y aller aussi au feeling¡K The Departed, un choix politique ?On sait tres bien qu'il ne s'agit pas du plus grand chef-d'oeuvre de Scorsese, mais comme on a envie de lui faire la fete, lui decerner aussi l'Oscar du meilleur film se revele alors logique.PHOTO TIMOTHY A.CLARY, AFP Le film Babel faisait l'objet de bien des enjeux avec ses sept nominations.Le film du Mexicain Alejandro Gonzalez Inarritu n'a finalement remporte que l'Oscar de la meilleure musique originale.On voit ici une des vedettes de Babel, l'acteur mexicain Gael Garcia Bernal.TRIO GROS OUBLI OU PETITE VENGEANCE?Jennifer Hudson, sacree meilleure actrice dans un role de soutien aux Oscars dimanche, a remercie feu sa grandmere et Dieu pour lui avoir donne tout ce qu'il fallait pour briller parmi les etoiles.Apres avoir quitte la scene avec sa statuette, elle a repete ses remerciements dans les coulisses, puis a cherche a savoir qui elle avait oublie, sans succes.Jusqu'a ce qu'une journaliste lance : .American Idol ?.Apres une fraction de seconde d'hesitation, l'actrice a convenu que le concours televise avait sans doute contribue a son succes.Sans doute ?Sans American Idol, Jennifer Hudson ne serait encore qu'une choriste dans une eglise de Chicago.Bonjour la reconnaissance ! Jennifer, il est vrai, n'avait termine qu'en septieme place, mais disons qu'elle a quand meme la memoire courte.LEPRIXDECONSOLATION DE PENELOPE Penelope Cruz, en nomination dans la categorie meilleure actrice, est repartie bredouille de la 79e remise des Academy Awards.Mais voila que l'on apprend qu'elle tournera aux cotes de Javier Bardem dans un film de Woody Allen, l'ete prochain a Barcelone.Penelope avait donne la replique a Javier dans Jamon Jamon, le film qui a lance leur carriere en 1992.Depui s , on ne les a jamais vus ensembl e au g rand ecran .Pas mal, comme prix de consolation.LES PLUS GRANDS.PERDANTS Chaque annee, la ceremonie des Oscars nous offre son lot de surprises et.de malheureux.Des candidats qui se voyaient deja la statuette a la main et qui repartent la mine basse, la queue de pie entre les deux jambes, quoi! Si vous aviez a refaire le gala, a quel laisse-pour-compte donneriez- vous un Oscar?Le site du USA Today a pose la question a ses lecteurs.Alors voici donc le gagnant dans la categorie du plus grand perdant : Eddie Murphy, qui a vu Alan Arkin s'envoler avec l'Oscar du meilleur acteur dans un role de soutien.M.Murphy recolte pres de 40% des voix exprimees sur usatoday.com, loin devant PeterO'Toole (19%) et Leonardo Di Caprio (17%), deux autres candidats malheureux.O'Toole a ete finaliste huit fois, mais n'a jamais gagne, ce qui fait de lui le plus grand perdant de l'histoire des Oscars.PHOTO KEVORK DJANSEZIAN, AP Penelope Cruz Peter O'Toole PHOTO MARIO ANZUONI, REUTERS LOS ANGELES \u2014 Pour les uns, gagner un Oscar est le rêve d'une vie.Pour les autres, être en nomination est déjà une consécration.Et pour les derniers, fouler le tapis rouge en compagnie de Tom, Penélope, Gwyneth ou Nicole est un excellent prix de consolation.Appartenant à cette dernière catégorie, c'est avec fébrilité et trépidation que je me suis mise en ligne à 15h30 tapantes devant le mythique tapis rouge coin Highland et Hollywood Boulevard avec en main mon permis de conduire et mon précieux billet pour le cinquième balcon.Contrairement aux années passées, les contrôles étaient moins serrés et les policiers, nettement plus souriants.En revanche, les types de la sécurité, ceux qui parlent constamment à leurs boutons de manchettes ou à leur cravate, n'entendaient pas à rire.Plus nombreux que les statuettes géantes plantées comme une haie dorée le long du tapis rouge, les types de la sécurité n'avaient qu'une obsession : faire entrer le troupeau dans le Kodak Theatre le plus vite possible.Par troupeau, j'entends tous ceux venus assister à la 79e cérémonie des Oscars sans nomination, sans notoriété et avec un statut égal à celui d'un poisson rouge ou d'une plante verte.Une fois passé la guérite de sécurité et le dépôt obligatoire des appareils photo (interdits dans le théâtre) le troupeau est dirigé à droite vers le couloir des nobodies.À intervalles réguliers, c'est-à-dire toutes les 30 secondes, ils se font dire d'avancer.Et rapidement s'il vous plaît.Après 20 minutes de cette dictature militaire, j'ai perdu patience.Déjouant la sécurité, j'ai rebroussé chemin, prétexté une urgence et sauté le mur pour me retrouver dans la section VIP entre Helen Mirren, magnifique et souveraine dans sa robe champagne et Sally Kirkland, sorte d'Anna Nicole Smith de l'âge d'or qui se promenait les bras ouverts comme Jésus en confiant à qui voulait l'entendre qu'elle était une actrice de la méthode Stanislavski.C'est à ce moment précis que j'ai découvert que les Oscars, comme malheureusement trop de choses, fonctionnent à deux vitesses.Si vous êtes du mauvais bord du tapis rouge, vous avancez au pas sans dire un mot.Si vous êtes du bon bord, vous pouvez faire ce qui vous chante : marcher à un quart de mille à l'heure, saluer tout le monde et son frère et faire un vrai Will Smith de vous-même.Chaque fois que je tournais la tête et que je tendais le cou pour voir une vedette, je ne voyais que Will Smith.Ce grand cabotin accompagné de son petit garçon et de sa ravissante épouse, a mis une heure et des poussières à faire 500m sur le tapis rouge.Il a soufflé mille baisers à son public en délire, s'est arrêté devant chacune des 300 caméras de télé pour faire un petit boniment, a sauté sur Leonardo Di Caprio pour immortaliser leur accolade devant les photographes avant de s'emparer du micro de l'animateur attitré du tapis rouge pour faire un discours.Pas fou, il savait que Forest Whitaker allait lui ravir l'Oscar du meilleur interprète masculin de l'année et que, s'il voulait vivre son heure de gloire, c'était maintenant ou jamais.D'autres ont été plus discrets que lui.Aussi n'ai-je pas vu se profiler l'ombre d'un Tom Cruise, d'un Tom Hanks ou d'un Jack Nicholson sur le tapis.Mais j'ai vu Eddy Murphy sortir d'un ascenseur avec une tête d'enterrement, exactement sept minutes après avoir perdu l'Oscar du meilleur acteur dans un rôle de soutien à Alan Arkin.J'ai eu la maladresse de lui demander pourquoi il partait si tôt.Et il a eu la gentillesse de ne pas me répondre.Gwyneth Paltrow, moulée dans une robe gaufrée à mi-chemin entre le saumon et le caramel, n'a guère été plus loquace.Quand je lui ai demandé le nom de son designer, elle m'a regardée avec des yeux de merlan frit, l'air de dire : c'est pas de tes affaires.Non loin d'elle, un acteur petit, râblé et d'origine mexicaine dont je n'arrivais pas à me souvenir du nom, m'a fait un grand sourire.Je me suis approchée en lui disant félicitations pour votre nomination.Vous êtes vraiment un acteur formidable.Pour toute réponse, il m'a lancé un regard poli mais perplexe.Lorsqu'il a tourné les talons, j'ai donné un coup de coude à une relationniste.C'est quoi encore le nom de cet acteur, déjà ?Ce n'est pas un acteur, m'a-t-elle répondu.C'est le maire de Los Angeles.Céline chante pour la 5e fois Céline Dion s'est amenée peu de temps après, les bras nus, frissonnant dans une robe vert tendre de Gallano (à ne pas confondre avec Galliano), un serpent de diamants autour du poignet.À sa droite, il y avait René Angélil et à sa gauche, maman Dion qui m'a avoué qu'elle aurait préféré regarder les Oscars dans sa chambre d'hôtel, ajoutant « mais comme c'est peut-être la dernière fois que je viens, aussi bien être avec le monde ».Céline, pour sa part, m'a rappelé que c'était la cinquième fois qu'elle chantait aux Oscars, que la dernière fois, son père l'accompagnait.Puis elle a regardé avec envie mon châle en se plaignant gentiment du froid et du fait que les chanteuses populaires ont tous les droits sauf de se couvrir aux Oscars.Kirsten Dunst est passée en coup de vent, pâle Ophélie dans un nuage de robe bleu poudre signé Chanel.Al Gore s'est arrêté tout près pour aller signer le livre de trois jeunes soldates parachutées par l'armée américaine sur le tapis rouge.Non seulement l'ex-vice-président et futur gagnant d'un Oscar n'a pas cherché à les convaincre de changer de carrière, mais il leur a parlé de son propre service militaire.Quoi d'autre ?ai-je demandé à la plus blonde des soldates.Il nous a dit tout le respect qu'il avait pour les hommes et les femmes en uniforme.Heureusement que Guillermo del Toro ne l'a pas entendu.En plus d'être l'auteur et le réalisateur du Labyrinthe de Pan, une fable politique hallucinée sur le fascisme, del Toro est une grande gueule, joviale et corrosive qui ne rate jamais une occasion de planter George W.Bush et sa guerre.La veille des Oscars, il a déclaré qu'à titre de maître absolu de l'horreur, George Bush avait dû apprécier son film, projeté à la Maison-Blanche.Lorsque j'ai retrouvé ce sympathique Mexicain de Guadalajara sur le tapis rouge, je lui ai demandé s'il avait prévu remercier Bush publiquement en cas de victoire.« Non je ne vais pas dire merci George d'avoir été une si belle source d'inspiration pour mon film.Mais je vais dire quelque chose d'encore plus tordu.C'est une surprise.Je ne peux pas vous le dire mais vous verrez.» Malheureusement j e n'ai rien vu du tout.C'est La vie des autres qui a remporté l'Oscar du meilleur film en langue étrangère.J'ai vu le réalisateur, un jeune Allemand verbomoteur de 7 pieds avec un visage rond de bébé, se pincer de bonheur à plusieurs reprises.Quand je l'ai félicité au nom de Montréal, il m'a rendu la politesse en disant que c'est une ville où il avait toujours été bien traité.J'ai refait le coup à Jennifer Hudson dans les toilettes des femmes.Celle qui a été éliminée à American Idol avant de dérocher un rôle en or dans Dreamgirls était en train de remonter la bretelle spaghetti de sa robe chocolat.Bravo pour votre Oscar même si vous ne l'avez pas encore gagné lui ai-je lancé.Elle s'est retournée, m'a souri et m'a dit merci mille fois avec une chaleur dont devrait s'inspirer Gwyneth Paltrow.Dans le système à deux vitesses des Oscars, il y a un couloir pour les nobodies et un autre pour les vedettes.Ça du moins, c'est avant le début de la cérémonie.Quand l'air est saturé de promesses et que tout le monde calme son anxiété au bar en sirotant du Laurent-Perrier Grand Siècle et en grignotant des canapés de saumon à l'effigie d'Oscar.Mais dès que le rideau se lève et que la remise des étoiles commence, un changement subtil se produit.L'auditoire se fracture à nouveau en deux avec d'un côté, une petite famille de gagnants et de l'autre, un peuple entier de perdants.Water repart bredouille Cette année aux Oscars, il y a eu 50 gagnants et cinq fois plus de perdants qui y ont cru jusqu'à la dernière minute, jusqu'à la dernière seconde quand le bruit de l'enveloppe qu'on déchire est décuplé par l'espoir.Je ne sais pas à quoi pensait la réalisatrice indo-canadienne Deepa Mehta quand elle a su que Water ne gagnait pas l'Oscar du meilleur film étranger.Je sais seulement que la déception s'est abattue sur elle comme une chape de plomb.Le regard éteint, les traits tirés, elle semblait en profonde dépression.Elle n'était pas la seule.Tous les membres de l'équipe de Water semblaient aussi abattus sur la terrasse des fumeurs où ils étaient venus se réfugier.Le producteur David Hamilton n'avait rien à dire, sinon que la récolte des films étrangers avait été trop bonne cette année.J'ai tenté de le consoler en lui rappelant que le mois prochain, Water sort enfin en Inde.Mais c'était le mauvais argument.« Avec tous les problèmes que nous avons eus avec les intégristes hindous qui nous ont obligés à plier bagage pendant le tournage, un Oscar aurait pu les faire taire.Mais là, je les entends déjà dire que notre film n'est pas si bon que ça et qu'il ne vaut pas la peine d'être vu.» Autant la bande à Deepa était déçue, autant la bande de productrices canadiennes et norvégiennes de Torill Kove, la cinéaste d'animation de Montréal qui a gagné l'Oscar du meilleur court d'animation, était excitée.J'ai retrouvé Torill au pied de l'escalier mobile menant au bal des gouverneurs au bras de son mari Kevin.Elle tenait son Oscar serré contre son décolleté signé BCBG.Puisque son film dit en substance que notre existence est un accident, je lui ai demandé si gagner un Oscar était tout aussi accidentel.« Oui, complètement, a-t-elle dit, c'est accidentel mais c'est compliqué.Chose cer taine, même si gagner cet Oscar était ce que je souhaitais le plus au monde, j'étais convaincue que je ne gagnerais pas.Je n'y croyais pas.» Devant son air qui s'assombrit à mesure qu'elle parle, je lui demande pourquoi elle n'est pas plus euphorique que ça.Es-tu déprimée, Torill ?« Non, m'at- elle-répondu, je ne suis pas déprimée, je suis norvégienne.» À 21h et des poussières, heure de Los Angeles, la soirée de toutes les promesses et de toutes les déceptions, a pris fin.Le système à deux vitesses à repris ses droits.Le gratin hollywoodien est parti se saouler au champagne et se goinfrer de truffes et de saumon fumé avant de repartir avec son Oscar en chocolat bio plaqué or 14 carats, pour aller folâtrer dans des dizaines de fêtes somptueuses pour VIP seulement.Le troupeau, lui, est rentré sagement à la maison manger son Kraft Dinner.Les Oscars à deux vitesses PHOTO KEVORK DJANSEZIAN, AP Dans le système à deux vitesses des Oscars, il y a un couloir pour les nobodies et un autre pour les vedettes.On voit ici la chanteuse et actrice Beyoncé Knowles (Dreamgirls) qui passe devant la file du « troupeau ».NATHALIE PETROWSKI PHOTO HECTOR MATA, AFP Will Smith a mis une heure et des poussières à faire 500 mètres sur le tapis rouge.On le voit ici avec sa femme Jada Pinkett et leur fils Jaden Christopher Syre.Si vous êtes du mauvais bord du tapis rouge, vous avancez au pas sans dire un mot.Si vous êtes du bon bord, vous pouvez faire ce qui vous chante : marcher à un quart de mille à l'heure, saluer tout le monde et son frère et faire un vrai Will Smith de vous-même. ARTS ET SPECTACLES VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION MARDI 27 FÉVRIER Kif-kif / Allison reçoit un appel.L'union fait la force Le Téléjournal Virginie / Bernard ressent un grand vide.La Facture Providence / Louis se soumet à un test d'ADN afin de connaître l'identité de son père biologique.La Galère / Antoine discute avec Claude des arrangements pour son départ.Le Téléjournal Au-dessus de la mêlée La fosse aux lionnes / Guylaine Tremblay Le TVA 17 heures Le TVA 18 heures Le Cercle La fièvre du mardi soir Hist.de filles / Roch a besoin de lunettes.KM / h / Germain est sur Internet.La Promesse / Michel revoit Hélène qui lui annonce qu'elle s'est fait avorter.Le TVA 22 heures Le Cercle Denis Lévesque Le Grand Journal / Les dessous du concours Miss Univers Canada: la copine de Guillaume Latendresse.(16:30) Flash / Anthony Kavanagh, Éric Lapointe Donnez au suivant / Suzanne et son groupe chante pour la Fondation du cancer du sein.L'Île de la tentation Les plus sexy Le Journal du soir Dutrizac 110% L'avocat du diable Zoboomafoo (16:58) Cornemuse Kaboum! Ramdam Malcolm a besoin d'argent.Tournoi des mètres National Geographic / Dans les coulisses du Pentagone.24 heures chrono / Audrey ne pardonne pas à Jack d'avoir laissé mourir son mari.Bazzo.tv / Alain Lefèvre Tournoi des mètres À la di Stasio / Parfums d'Asie The Simpsons Arrested.CBC News at Six Coronation.Antiques.Rick Mercer This Hour.Hustle The National The Hour Dr.Phil CTV News Access H.e Talk American Idol Robson Arms Law & Order: SVU CTV News CTV News .(16:30) National News House, Home ET Canada E.T.Risk Takers The Office .5th Grader?Gilmore Girls ET Canada Diva.Dime Family Feud .Millionaire .Raymond ABC News .Raymond Will & Grace America's Funniest Home Videos Primetime: The Outsiders To Iraq and Back: Bob Woodruff Sex & the City Nightline Dr.Phil News CBS News E.T.NCIS The Unit Criminal Minds News Late.(23:35) First at Five 5:30 Now News NBC News Jeopardy Wheel of.Dateline: To Catch a Predator Law & Order: Criminal Intent Law & Order: SVU Tonight (23:35) Caillou Homework.BBC News Bus.Report The Newshour Nova / Treasures of the Sunken City Secrets of the Dead / Amazon Frontline / News War: .Happening to the News World News Cyberchase Hometime The Newshour World News Outdoor.Frontline / News War: .Happening to the News Water's Journey - Everglades Bus.Report Cold Case Files Crossing Jordan CSI: Miami / Deux épisodes Dog the Bounty Hunter / Quatre émissions King of Cars / Deux émissions Les contes d'Avonlea Les Belles Histoires des pays.Visite libre QUI A PEUR DE VIRGINIA WOOLF?(3) avec Richard Burton, Elizabeth Taylor Moi et l'autre La Vie, la vie La Trentaine Seeing Things Street Legal Roots n' Roll Women of.Bathroom Divas: So you Want.THAT MIDNIGHT KISS (5) avec Mario Lanza, Kathryn Grayson Law & Order Humour PQ / .à la télévision Caméra tout-terrain / .motos Biographies / Gilles Proulx Traque au prédateur Vidéo Patrouille Interpol enquête / Trafic Hantise / La forêt des ténèbres THE ART OF LOVE (16:30) L'HOMME EN COLÈRE (18:15) LES BOUCANIERS L'ÉTOILE DU SOIR How it's Made Ultimate Ten Specials Daily Planet How it's Made Megabuilders / Sinking Wings Future Weapons / Mission Daily Planet Pilot Guides Airport Mordu de la pêche / Cuba .Mpambara .à table Holà Argentina! / Calchaqui .campagne Cap sur la Sicile / Catanie Grands Aventuriers / Pérou Kim.(17:08) Zack (17:34) So Little Time Darcy's Wild Life .Raven Smart Guy Zack & Cody Life with Derek 8 Simple Rules Sinbad Show Popular 8 Simple Rules Life with Derek Friends / Deux épisodes That '70s Show King of the Hill The Simpsons Seinfeld American Idol .5th Grader?Gilmore Girls Veronica Mars La petite maison dans la prairie Tournants de l'Histoire À vos marteaux! / .photo Passions Maisons Commandant en chef Mini-série / Jean Moulin, une affaire française (2/2) JAG Disasters of.Masterminds CSI: New York Britain Ad King Arthur's Britain Metropolis / Paris CSI: New York Crime Stories / The Pictou Sadist Max Glam Mode / Jonas .va à Granby Top5.franco Top5.anglo Max Musique En concert: Nickelback Live Paris vs Nicole Le Clan Carter Hollywood./ Rivalités.Mode / Jonas Max Musique Plus sur commande Top5 anglo Info Plus M.Net Combat des clips Nu Musik 2.0 VJ Rockde Babu L'Gros Show Hogan a raison / Deux épisodes Tévé Tourista La Caravane La Bella Vita Tempesta d'amore Arte Mondo Seinfeld NCIS Noir de monde Boston Legal The Insider Late.(23:35) Élections Québec 2007 Dominique Poirier en direct Somalie: les derniers jours.Le Téléjournal 5 sur 5 Le National Le Téléjournal Le destin de Lisa Amy Sue Thomas, l'oeil du FBI Whistler Victimes du passé 55° Nord Le destin de Lisa L'INTERPRÈTE (17:05) LOOKING FOR COMEDY IN THE MUSLIM WORLD (19:15) FILM DE PEUR 4 (21:05) LE QUATUOR JACK HIGGINS'.(16:00) Doc Andromeda Cold Squad Trailer Park Rent Rescue me CSI: Crime Scene.(23:05) .ta science Amandine.Coups, génies .affaires! Panorama Le Canada.Fran Coeur JE VOUS AIME (5) avec Catherine Deneuve, Serge Gainsbourg Panorama Take Home Chef Moving up What were you Thinking?Overhaulin' Miami Ink / Quatre émissions Sacré Andy Carl au carré Les Simpson Delilah & Julius 6TEEN Classe, Titans Megas XLR Futurama Les Simpson Henri pis.Futurama Les décalés.Les Simpson Star ou Boucher La Cible (17:15) Questions.Journal FR2 Tu m'étonnes! On n'est pas couché d.Le Journal Envers du décor Oui, je le veux! Mariage.Déco sur.Ménage Finir.dettes Bye-bye maison! Homéo, chiro./ Naturopathie Délivrez-moi de mes kilos Décore ta vie Métamorphose .la cigogne Oui, je le veux! .(16:30) Pirouettes.Juré, craché! Xsnowtera Le 9,5 .pour rire 1res Vues Xskatera Bonheur total Louise à votre service .chasse et pêche Une grenade?R-Force Les Frères Scott Une grenade?Touche pas.Parents.70 Smallville Degrassi.R-Force .le trouble Degrassi Jr.Mélinda, entre deux mondes La porte des étoiles .nerdz .c'est fait Le messager des ténèbres La loi des nombres Autopsie d'un désastre La porte d'Atlantis 30 Images Handicapeurs Sports 30 Hockey / Canadiens - Rangers Sports 30 Canadiens express Hockeycentral / Trade.(10:00) Sportsnet Connected Hockey / Sénateurs - Hurricanes Sportsnet Connected Best Damn Sports Show Period NHL on TSN Trade Centre (10:00) Sportscentre That's Hockey NHL on the Fly Sportscentre .Games 185 \u2014 \u2014 556 \u2014 67 180 \u2014 \u2014 137 \u2014 \u2014 \u2014 9 9 17 h00 17 h 30 18 h00 18 h 30 19h00 19h 30 20 h00 20 h 30 21h00 21h30 22h00 22h 30 23h00 23h 30 BEV VD VDO 17 h00 17 h 30 18 h00 18 h 30 19h00 19h 30 20 h00 20 h 30 21h00 21h30 22h00 22h 30 23h00 23h 30 BEV VD VDO CBC CTV-M GBL-Q ABC CBS NBC PBS-P PBS-B A & E ARTV BRAV CD CinéPOP DISC EV FC FOX HI HIST MMAX MP MTL RDI S+ SE SHOW TFO TLC TTF TV5 VIE VOX VRAK RDS SPN TSN SRC TVA TQS TQc LOUISE COUSINEAU TÉLÉVISION J'avoue qu'après une heure d'Oscars dimanche, j'en avais assez.D'abord une demi-heure de tapis rouge.C'est bien beau les robes, les petits couples souriants, mais les niaiseries des interviewers, du « Quelle belle robe! » à « Passez une bonne soirée ! » sont détestables.Qu'ils mettent donc quelqu'un qui s'y connaît pour nous décrire le tout.Si possible avec un peu de piquant.Mais chapeau à la robe cadeau de Noël de Nicole Kidman.Il fallait du génie et une très haute taille pour accommoder la boucle rouge.Bon, le spectacle commence.Ellen De Generes est charmante, mais pas assez pointue dans ses commentaires.Pas de blagues politiques, pas de gentilles vacheries.Je pense qu'il a fallu plus de trois heures avant d'entendre Jerry Seinfeld qui présentait les nominations des documentaires, les qualifier de « cinq films bien déprimants ».Avant, il avait parlé des cinémas qui essaient de convaincre la clientèle de ne pas jeter leurs déchets par terre.Sa réflexion : « Ils demandent trop cher pour leur junk food et en plus ils veulent qu'on fasse notre ménage.Alors que leurs tapis sont collés depuis The Shawshank Redemption ! » Les Oscars étaient sous le signe du vert et on a même vu l'animatrice passer l'aspirateur en fin de soirée.Aucun piment fort ne traînait dans la place, hélas.Mon moyen de survivre a été d'aller voir Tout le monde en parle jusqu'à 22h25, de regarder la fin des Oscars, c'est-à-dire jusqu'à minuit et demi, et de voir la plupart des lauréats intéressants.Pour finir la soirée, j'ai regardé l'enregistrement du début de Guy A.Pas l'émission la plus hot, mais quand même intéressante.Bernard Drainville a confessé qu'il regrettait d'avoir interviewé son chef André Boisclair alors qu'il négociait avec le PQ.Trop de numéros de production, trop de longues promenades de stars sur la scène avant de rejoindre le micro, trop de présentations insignifiantes aux Oscars.Les Golden Globes qui se concentrent sur les vedettes et pas les preneurs de son - mes excuses à cette profession méritoire - expédient la cérémonie sans un seul numéro de production.En plus, ils avaient déjà couronné une bonne partie des oscarisés de dimanche.Malgré tout, j'ai été impressionnée par l'auditoire francophone de chez nous qui s'est chiffré à 438000 pour une cérémonie qui a duré quatre heures et demie et qui a distillé l'ennui pendant les deux premières heures.L'année des Invasions barbares, il y a trois ans, ils avaient été plus de 6 .Le monde y est-il allé dimanche surtout pour voir Céline Dion qui a donné l'aubade à Ennio Morricone?Dans une chanson hélas ordinaire.Pour rester éveillé, rien ne vaut l'observation des grands de ce monde.Très peu de têtes blanches chez les dames, alors que leurs conjoints peuvent se permettre de vieillir.Je n'en ai compté que quatre : l'extraordinaire Helen Mirren, la monteuse du film de Scorsese, Maman Dion qui s'est retrouvée assise avec Céline et René juste derrière Forest Whitaker et Mme Ennio Morricone, à qui le compositeur a annoncé son amour indéfectible.Traduit de l'italien par Clint Eastwood.Surprenant Clint qui est acteur, réalisateur, producteur, écrit ses musiques et en plus comprend l'italien.Comment une industrie aussi puissante que celle du cinéma américain peut-elle produire des soirées de gala aussi ternes?Les films sont déjà vendus partout dans le monde?Les gogos de téléspectateurs vont regarder quand même parce qu'il y a « ben de la vedette »?Certains critiques américains se sont déchaînés hier, mais pas tous.On a quand même vu un signe de progrès : le président de l'Académie a expédié en 60 secondes un message maison sur son organisme.Bravo! Maintenant, montrez aux autres comment faire court, efficace et drôle.Pour sa part, Tout le monde en parle a attiré 1227000 personnes, moins que sa moyenne de 1671000 cet hiver.On n'a pas toute la soirée, qui ne jouait pas dans le trafic des Oscars, a fait le meilleur score de TVA avec 989000 auditeurs.Questions pour un champion : demain C'est demain à 18h à TV5 que commence la Spéciale langue française du quiz le plus huppé des ondes, Questions pour un champion, animé par Julien Lepers.L'Algérie ouvre le bal et les quatre candidats du Canada iront se battre le mardi 6 mars.La finale de 90 minutes aura lieu le lundi 12 mars à 19h30.Le meilleur candidat des 10 pays représentés tentera d'éliminer les autres.Pour vous mettre en route, un reportage, Tu m'étonnes ! - ce soir à 19h à TV5 - vous montrera comment se sont déroulées nos finales où les candidats ont été choisis.Et le calibre des questions.438000 francophones ont vu les Oscars PHOTO GARY HERSHORN, REUTERS L'animatrice de la soirée des Oscars, Ellen De Generes, est charmante mais pas assez pointue dans ses commentaires.Bazzo.tv 12h30 et 22 h telequebec.tv Les élections avec Michel C.Auger, Christian Dufour, Chantal Hébert et Dennis Trudeau.Et Stéphane Archambault.3454215A 514 288-9955 1 888 477-9955 montrealenlumiere.com PLACE DES ARTS 514 842-2112 pda.qc.ca 514 790-1245 admission.com POUR TOUT SAVOIR SUR LES 3 VOLETS DU FESTIVAL BILLETS De meilleurs sièges offerts en exclusivité aux titulaires de la Carte American ExpressMD ! montrealenlumiere.com/americanexpress ROY HARGROVE QUINTET 28 FÉVRIER 20H SPECTRUM DE MONTRÉAL THÉÂTRE OUTREMONT 514 908-9090 ticketpro.ca LE FESTIVAL SE POURSUIT JUSQU'À DIMANCHE en collaboration avec 27-28 FÉVRIER 20H THÉÂTRE MAISONNEUVE, PDA LA DIVA DU PORTUGAL De New York à l'Afrique du Sud en passant par la Gaspésie, voilà tout un menu pour le volet gastronomique du Festival ! JUSQU'À VENDREDI BYBLOS LE PETIT CAFÉ 514 523-9396 PRATO PIZZERIA ET CAFÉ 514 285-1616 LA PAPAYE VERTE 514 279-0688 RÉSERVEZ DÈS MAINTENANT ! 11,95 $ RUMI 514 490-1999 TASCA 514 987-1530 LA KHAÏMA 514 948-9993 en collaboration avec LES MIDIS DU FESTIVAL Le rendez-vous ultime pour les sens! Activités gourmandes, jumelage de grands chefs d'ici et d'ailleurs, menu spécial exclusif, audace culinaire.Tous les plaisirs sont au menu ! LES BONNES TABLES DU FESTIVAL PROCUREZ-VOUS DES BILLETS POUR CES SPECTACLES EXCEPTIONNELS DÈS DEMAIN MERCREDI 28 FÉVRIER ET 1-2 MARS 20H THÉÂTRE OUTREMONT CONSTANTINOPLE de Christos Hatzis avec le Gryphon Trio DEMAIN CE SOIR ET DEMAIN ANGÈLE DUBEAU fête ses 30 ans de carrière AVEC OLIVER JONES, ANTON KUERTI, YULI TUROVSKY ET LA PIETÀ VENDREDI2 MARS 20H SALLE WILFRID-PELLETIER, PDA BARBARA HENDRICKS DES ARIAS DE POULANC, MALHER, GRANADOS, DUPARC ET BIZET DIMANCHE4 MARS 20H THÉÂTRE MAISONNEUVE, PDA enregistré par MÍSIA VENDREDI2 MARS 20H THÉÂTRE MAISONNEUVE, PDA Théâtre musical et multimédia 3465650A Tournoi des mètres Jeu-questionnaire animé par Martin Drainville 19h30 Cesoir 21h tteelleeqquueebbeecc.ttvv 24 heures chrono Coup fourré 3454149A ARTS ET SPECTACLES CLAUDE GINGRAS MUSIQUE Notre présente semaine musicale est peut-être la plus chargée de toute l'année.La course d'une salle à une autre commençait dimanche avec trois événements inclus dans les deux festivals présentement en cours : Montréal /Nouvelles Musiques et Montréal en lumière.Hier soir, l'Orchestre Symphonique de Montréal et l'Orchestre Métropolitain du Grand Montréal jouaient dans deux salles différentes de la Place des Ar ts, sous la direction - pure coïncidence - de chefs tous deux associés à l'Orchestre Philharmonique de Rotterdam : Valery Gergiev et son successeur comme titulaire, Yannick Nézet-Séguin.Donné à la salle Wil frid-Pelletier, le concert OSM-Gergiev est repris ce soir, 20h.Ce soir également, 20h, salle Pierre-Mercure : l'Ensemble Contemporain de Montréal, dir.Véronique Lacroix, et l'Ensemble Aventa, de Colombie-Britannique, dir.William Linwood, dans Gonneville (avec la pianiste Jacynthe Riverin), Jorgensen (avec la soprano Janice Jackson), Eggert, Magnanensi et Ruders.À l'église Saint- Léon de Westmount à 19h30 : le Studio de Musique ancienne de Montréal, dir.Christopher Jackson, dans Allegri, Palestrina, Victoria et Després.La journée de demain commence à 10h30, salle W.-P., avec un « Matin symphonique » de l'OSM, dir.Jean-François Rivest, et Jennifer Swartz dans un arrangement pour harpe, de Nicanor Zabaleta, du Concierto de Aranjuez de Rodrigo à l'origine pour guitare.Trois événements en soirée, 20h : le spectacle multimédia Constantinople du compositeur Christos Hatzis, avec des chanteurs et le Trio Gryphon, au théâtre Outremont (reprises vendredi et samedi, même heure); les Chanteurs d'Orphée et Cappella Mc Gill, dir.Peter Schubert, dans Ligeti, Messiaen, Isabelle Panneton et autres, Redpath Hall de Mc Gill; le baryton Gino Quilico, salle Pierre-Mercure, dans un programme dont on ne fournit pas le détail.Pour jeudi, cinq choix.Dès 12h10, aux Mélodînes du Studiothéâtre de la PdA : Mozart par le Quatuor Claudel-Canimex.Quatre événements en soirée, 20h : première de quatre représentations de L'Incoronazione di Poppea, de Monteverdi, à l'Atelier d'opéra de l'UdM, salle Claude-Champagne; I Musici de Montréal, dir.Yuli Turovsky, dans le 7e Quatuor de Chostakovitch (orchestration Turovsky), le Concerto pour violon op.54 d'Arensky, avec Alexander Trostiansky, et un arrangement de Tableaux d'une exposition de Moussorgsky avec projections de toiles de Natasha Turovsky, salle Maisonneuve de la PdA; projection encore, cette fois Metropolis, célèbre film muet de Fritz Lang assorti d'une nouvelle musique de Martin Matalon jouée par l'Ensemble de musique contemporaine de Mc Gill, dir.Denys Bouliane, Pollack Hall de Mc Gill; enfin, dans la série « Autour de la flûte », Mika Putterman à l'instrument et un ensemble, Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours.Quatre concerts vendredi : le Nouvel Ensemble Moderne, dir.Lorraine Vaillancourt, dans Philippe Leroux (avec le violoniste Alain Giguère), Stahnke et Dufourt, Pollack Hall, 19h; la violoniste Angèle Dubeau, le pianiste Anton Kuerti, le violoncelliste Yuli Turovsky, le pianiste de jazz Oliver Jones et l'ensemble La Pietà, salle Wilfrid-Pelletier, 20h; la soprano Shannon Mercer, la violoniste Hélène Plouffe et le claveciniste Luc Beauséjour dans Mondonville, au Bon-Secours, 20h; le Theatre of Voices, du Danemark, dans Stimmmung de Stockhausen, 21h15, Redpath Hall.Les concerts de samedi se déroulent à diverses heures.Chapelle historique du Bon-Pasteur, 14h : le Quatuor Molinari et les oeuvres gagnantes de son 3e Concours de composition.Redpath Hall, 16h : deux musiciens d'Estonie, Urmas Vulp, violoniste, et Heiki Mätlik, guitariste.Pollack Hall, 19h : Ensembles de percussions de Mc Gill, de l'UdM et du Conservatoire de Lyon dans Boudreau, Huber, Stahnke et Jodlowski.Bon- Pasteur, 20h : Denis Brott, violoncelliste, et Wonny Song, pianiste, dans Beethoven et Haydn.Usine C, 21h : Robot Coop, événement de cinq heures de durée réunissant robots et automates.Société des Arts technologiques, 21h30 : Quatuor de saxophones Quasar, Octuor de violoncelles Uccello et DJ Orchestra.St.James United Chuch, 22h : marathon où se succéderont cinq organistes.Le « Met »-radio À la radiodiffusion en direct du Metropolitan samedi, 13h, Radio-Canada : Simon Boccanegra, de Verdi, avec Thomas Hampson, Angela Gheorghiu et Marcello Giordani, dir.Fabio Luisi.Aux entractes locaux : Ossama el Naggar et Richard Turp.La semaine des 33 concerts Le dimanche dans CE QU'ON A LU, CE QU'ON EN PENSE.Tous les mercredis et samedis dans PARTONS ! CLAUDE GINGRAS Très impressionnante, cette Pathétique que Valery Gergiev, sans partition et sans baguette, uniquement avec ses mains et ses élans, arrache à l'OSM et livre pendant 45 minutes à la salle presque comble.Écho d'un épouvantable tumulte intérieur, telle est la conception de Gergiev de ce Tchaïkovsky autobiographique.L'introduction d'une lenteur inquiétante, l'explosif fortissimo annonçant le développement au premier mouvement, les bois et cuivres lugubres, ces ostinatos de contrebasses qui grattent l'âme, le sens du conflit que le chef imprègne aux contrepoints, comme des éléments en lutte les uns avec les autres, sans oublier ce très long silence qu'il maintient à la toute fin.On est impressionné, mais on n'y croit pas vraiment.Tout ce qui est marqué lent est ralenti à l'excès, comme chez Bernstein, au point de déranger, de susciter des questions chez l'auditeur.Ce qui devrait être émotion véritable n'est plus alors que pose et maniérisme.On sent que le chef russe, entre deux représentations d'Evgueny Onieguine au Met, est venu faire son numéro à Montréal.Il y était passé une fois, en 1992, alors peu connu.La première partie du concert est, elle, pleinement convaincante.Gergiev nous a emmené son compatriote Alexander Toradze pour deuxoeuvres concertantes néoclassiques de Stravinsky.Minuscule et rondelet, le pianiste traverse les deux oeuvres extrêmement percussives et dissonantes avec une force, une précision et un esprit absolument éblouissants tout en faisant une place à la poésie dans chaque mouvement lent.Presque toutes les cordes sont absentes du premier concerto et la disposition du reste de l'orchestre est alors différente : cuivres à gauche, contrebasses à droite.Dans les deux oeuvres, Gergiev soigne les timbres des bois.Entre les deux, la très courte Circus Polka amuse et ne fait pas de mal.ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL.Chef invité : Valery Gergiev.Soliste : Alexander Toradze, pianiste.Hier soir, salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts ; reprise ce soir, 20 h.Dans le cadre des « Grands Concerts ».Programme : Concerto pour piano et orchestre d'harmonie (1923-24, rév.1950) - Stravinsky Circus Polka (1944) - Stravinsky Capriccio pour piano et orchestre (1929, rév.1949) - Stravinsky Symphonie no 6, en si mineur, op.74 ( Pathétique ) (1893) - Tchaïkovsky OSM Toradze avant Gergiev ARTS ET SPECTACLES SYLVIE ST-JACQUES CRITIQUE C'est évident, Denis Lavalou, du Théâtre Complice, a un grand respect pour le travail du romancier français Philippe Besson.Inspiré par le grave sujet de l'accompagnement aux mourants, après avoir vécu la disparition d'un ami poète, Lavalou a eu l'idée de recréer pour la scène Les jours fragiles.Parce qu'il s'agissait du récit des derniers jours d'un autre poète, Rimbaud, raconté par son austère soeur Isabelle, qui est restée à ses côtés jusqu'à la fin.Et aussi, bien sûr, parce que quelques années auparavant, il avait été saisi par la beauté de la prose de Besson.Bref, la table était mise.Pour la version scénique des Jours fragiles, Lavalou extirpe le récit du journal intime d'Isabelle Rimbaud, imaginé par Philippe Besson, pour le transposer dans la parole de trois personnages.Isabelle, la soeur vieille fille, bigote, austère, partage donc ses souvenirs avec Vitalie, la mère gardienne des apparences.À ce duo à l'image de la rudesse des Ardennes s'ajoute Arthur le poète, qui revient d'Afrique, amputé, lui qui a connu toutes les passions et ne peut supporter l'ambiance de la demeure familiale.Lavalou qui, on le disait, a une admiration flagrante pour le texte de Besson, a choisi de le conserver dans sa forme intégrale.Autrement dit, il s'agit d'une lecture à trois voix de ce roman sous forme de journal intime.Or, aussi forte et bien écrite soit-elle, la prose de Besson, dans ce cas-ci, réussit difficilement son passage sur la scène.Peut-être aurait-il fallu prendre quelques risques, en coupant dans le texte ou en s'appropriant davantage le sujet pour en faire une oeuvre plus personnelle ?Autant le roman de Besson est captivant, autant sa transposition sur scène, quoique fidèle, traîne en longueurs et en lourdeurs.Fort heureusement, la présence magnétique de Marie-Josée Gauthier, qui défend une Isabelle Rimbaud plus attachante que répugnante, sort le texte de son carcan strictement littéraire.En revanche, l'inertie de Ginette Morin, en mère des cahiers d'Isabelle, alimente le sentiment de longueur.Tandis que de son côté, Marcel Pomerlo campe un Arthur Rimbaud agité, angoissé, dont la fougue contraste avec l'inertie des deux femmes.Sans doute que les purs et durs, les vrais disciples de Rimbaud, trouveront leur compte dans cette production du Théâtre Complice.Mais pour qui souhaite passer un bon moment de théâtre, la pièce Les jours fragiles laisse sur sa faim et suggère de revenir au livre, pour mieux apprécier l'oeuvre de Besson.En fin de compte, pour évoquer les derniers jours d'un auteur qui, en son temps, a été incroyablement subversif et avant-gardiste, on aurait souhaité quelque chose de moins conventionnel.Les jours fragiles, de Philippe Besson, adaptation et mise en scène de Denis Lavalou, au théâtre Prospero, jusqu'au 10 mars.THÉÂTRE / Les jours fragiles Lecture à trois voix PHOTO ROBERT ETCHEVERRY Marcel Pomerlo campe un Arthur Rimbaud agité, angoissé, dont la fougue contraste avec l'inertie des deux personnages féminins.PRESSE CANADIENNE La troupe de danseurs irlandais Riverdance sera de retour à la Place des Arts, de Montréal, du 24 au 29 avril prochain et ce, pour huit représentations.La formation en est à sa 12e année d'existence.Le spectacle réunira musique, chansons et danse du terroir irlandais.Composé par Bill Whelan, produit par Moya Doherty et dirigé par John Mc Colgan, Riverdance a été présenté, à ce jour, plus de 9000 fois devant plus de 19 millions de spectateurs dans 276 salles et 32 pays.La troupe a vendu 2,5 millions d'albums de leur CD récompensé par un Grammy et 9 millions de vidéos.La première mondiale de Riverdance a eu lieu à Dublin, en février 1995, au Point Theatre.La troupe de danseurs irlandais Riverdance de retour à Montréal 33445674371656A COMPLET Supplémentaire le 23 mars Plus Marie-Michèle que jamais! Le meilleur spectacle à vie.Pas étonnant qu'on annonce des supplémentaires.(Régis Tremblay - Le Soleil, Québec) Je l'aimais et je l'aime encore plus.Tout pour créer un univers intimiste, ce genre d'univers me plaît.Pas d'esbroufe, ça me plaît.Dany Laferrière - Libre Échange, TQ Elle bouge bien, elle est chez elle dans ce spectacle.On dirait que ça fait 100 fois qu'elle le fait.Et cette voix unique qui fait du bien.Hélène Pedneault - Libre Échange, TQ En plus de toucher son public, en plus de le faire rire, Marie-Michèle impressionne par cette voix exceptionnelle doublée d'un évident talent de comédienne.(Pierre-O.Nadeau - Journal de Québec) 3458057A "]
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