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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2007-04-16, Collections de BAnQ.

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[" www.cyberpresse.ca/arts MON T R É AL LU N D I 16 AV R IL 2 0 0 7 LE CHIFFRE DU JOUR La Grande Bibliothèque du Québec possède une collection de plus de 2000 livres sonores enregistrés en français et prévoit bientôt ajouter de nouveaux titres en langue anglaise.Parmi les trouvailles, À l'ombre des jeunes filles en fleurs récité par Lambert Wilson ! Les détails sur www.banq.qc.ca MARIO CLOUTIER La dernière tournée de l'OSM remonte à l'an 2000, avec Charles Dutoit, en Floride.Cesoir, l'orchestre montréalais se rapproche du toit du monde : il jouera au Yukon, première étape d'une grande tournée pancanadienne.Jusqu'au 29 avril, les musiciens de l'OSM connaîtront probablement les quatre saisons de la vie d'ici : neige, pluie, froid et, peut-être, des éclaircies.Deux semaines de promiscuité dans des endroits reconnus pour leurs longues nuits, même si Winnipeg n'en fait pas partie.« Je n'ai aucune cra i nte pour ce périple, af fi rme le premier violon de l'orchestre, Richard Roberts.Ce n'est pas une tournée particulièrement stressante.» Le musicien a participé à toutes les tournées de l'OSM depuis une vingtaine d'années.Il croit que les musiciens apprécieront le paysage de Yellowknife, où les concerts de musique classique se font rares : le dernier remonte à 1994 avec l'Edmonton Symphony.« Les musiciens sont tout excités.C'est notre premier voyage en tant que nouvelle équipe.On a eu assez de temps pour répéter et le climat est vraiment bon à l'orchestre », note le violoniste.Ce n'est pas en voyage que les choses tourneront mal, selon lui.M.Roberts confirme ce que l'on entend depuis le début de la saison sur la relation harmonieuse entre Kent Nagano et son orchestre.« Les musiciens sont contents, dit-il, à la fois du résultat des concerts et de la vision artistique de M.Nagano.C'est une très belle relation.» Feront aussi partie de l'aventure le contralto Marie-Nicole Lemieux et le ténor Michael Schade, qui a lterneront en tant que solistes.Mme Lemieux chantera dans l'ouest du pays, notamment ce soir à Yellowknife, tandis que M.Schade se produira dans l'est, notamment à Ottawa et à Québec.Trois programmes seront présentés.Certaines pièces ont déjà été jouées par l'OSM durant la saison.Les Canadiens pourront entendre Rossini, Beethoven et Mozart, mais aussi le Concerto pour orchestre de la compositrice canadienne Ana Sokolovic, une commande de l'orchestre de Kent Nagano.Concours de circonstances Et dire que cette tournée est le pur fruit du hasard, selon la directrice générale, Madeleine Careau.Une histoire de désirs\u2026 convergents! « Après le succès de Paris en mai 2006, M.Nagano souhaitait se présenter à son pays d'accueil, raconte-t-elle.Heureuse coïncidence, le Conseil des arts du Canada voulait travailler avec nous pour fêter son 50 e anniversaire! » La dame dit vivre de belles heures à la direction de l'OSM.L'assistance a augmenté de façon importante, et les concerts dirigés par Kent Nagano ont presque tous été à guichets fermés, cette année.« Mais on a beau travailler très fort en arrière, si on n'a pas le bon cheval, ça ne marche pas », fait-elle en rendant hommage au maestro.Si les choses continuent comme ça, les contrats de disques suivront.La direction est déjà en négociation avec plusieurs maisons d'enregistrement.« Cela prend du temps, explique Mme Careau, parce que le marché est difficile.Les compagnies veulent des garanties avant de s'engager avec ceux qu'ils croient vraiment être les meilleurs.» Homme de coeur Le président du conseil d'administration, Lucien Bouchard, est d'ailleurs moins inquiet pour la survie de l'orchestre.Il reste beaucoup de travail à faire du côté des collectes de fonds, mais, selon lui, la tournée pancanadienne est ce qui pouvait arriver de mieux.« C'est tout l'effet Nagano.Avec lui, on peut envisager plein de nouvelles choses, comme visiter de nouveaux endroits et attirer de nouveaux publics, surtout les jeunes », affirme l'ancien premier ministre.Il considère aussi qu'il existe une « relation affectueuse » entre Kent Nagano et les musiciens.Ce qui augure très bien.« Quelque chose se passe aussi avec le public.M.Nagano est exigeant , mais les musiciens l 'adorent.C'est parce qu'il parle avec son coeur, qu'il a de l'humour et qu'il est un très bon communicateur.» TOURNÉE PANCANADIENNE L'OSM chez les ours polaires LA TOURNÉE PANCANADIENNE > Yellowknife : 16 avril > Vancouver :17 avril > Calgary :18 avril > Toronto : 21 avril > Kitchener : 22 avril > Ottawa :24 avril > Québec : 25 avril > Saint-Jean, Terre-Neuve : 28 avril PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE © « Les musiciens sont très excités.C'est notre premier voyage en tant que nouvelle équipe », a dit le premier violon de l'orchestre, Richard Roberts.Sur notre photo, les musiciens entourent leur chef d'orchestre, Kent Nagano.L'assistance a augmenté de façon importante et les concerts dirigés par Kent Nagano ont presque tous été donnés à guichets fermés cette année.DANSE Notre critique de Timecode Break, un spectacle présenté par le Toronto Dance Theatre PAGE 2 MUSIQUE Fichiers numériques: l'industrie québécoise de la musique traîne la patte.PAGE 3 INTERNET Des jeunes regardent la révolution numérique avec méfiance.PAGE 3 THÉÂTRE L'HISTOIRE D'UNE POUPÉE BRISÉE PAGE 5 BÉNÉDICTE DÉCARY ET SYLVIE LÉONARD MARIE ÉLAINE THIBERT 14 MAI 1 SEMAINE FORMULE TOUT COMPRIS CORALIA PLAYADEORO \"\"\"\" 898$ PARTEZ POUR VARADERO EN MAI CONTACTEZ VOTRE AGENT DE VOYAGES OU CONSULTEZWWW.TOURSMONT-ROYAL.COM TUXPAN \"\"\"1/2 898$ BRISAS DEL CARIBE \"\"\"\" 898$ NON COMPRIS: les frais de contribution au Fonds d'indemnisation des clients des agents de voyages de 3,50 $ par 1 000$.COMPRIS: Séjour: vol, hébergement, prix par pers.occ.double.Pour nouvelles réservations jusqu'au 17 avril.Titulaire d'un permis du Québec.AUCUN SUPP.SIMPLE AUCUN SUPP.SIMPLE AUCUN SUPP.SIMPLE 3476868A ARTS ET SPECTACLES TRIO CINÉMA LE RETOUR DE BARBARELLA L'affiche de 1968 trône encore aujourd'hui derrière le comptoir de certains clubs vidéo.On y voit l'héroïne en toute petite tenue astrale, fusil futuriste à la main, les cheveux en bataille, dans une vallée désertique de la Lune.Des poupées tueuses la menacent et un ange presque nu veut la sauver.En voyant cette affiche, on comprend déjà pourquoi le film (pourtant mauvais aux yeux des critiques de l'époque) a fait de Jane Fonda un sex-symbol mondial à l'époque.Quarante ans plus tard, Hollywood se laisse séduire et prépare un remake du film.On ne sait pas qui incarnera l'héroïne intergalactique.Et on ne sait pas non plus si le mot de passe sera le même.Llanfairpwllgwyngyllgogerychwyrndrobwllllantysiliogogogoch, ça vous dit quelque chose?MADONNA AU MALAWI.PAS POUR ADOPTER Le célèbre et non moins controversé tabloïd britannique The Sun soutenait vendredi que l'aussi célèbre et non moins controversée Madonna avait l'intention d'adopter une autre enfant au Malawi.Une fillette qu'elle aurait aperçue dans un documentaire sur un orphelinat.«Cette fillette a trop d'amour en elle.Je veux l'aider à réaliser son potentiel», se serait exclamée Madonna en voyant l'enfant montrée dans le film, selon une source proche de la chanteuse citée par le journal.Non, non et re-non, réplique la porte-parole de la chanteuse.«Madonna va en Afrique.pour superviser la construction d'un centre de soins pour enfants», soutient-elle.Comme si l'un empêchait l'autre.CHRISMARTIN LA REVANCHE EST DOUCE AU COEUR DU MUSICIEN «Je suis tombé sur un type qui me faisait vivre l'enfer, une brute qui disait que je ne ferais rien de bon dans la vie.J'ai eu beaucoup de plaisir à lui demander ce qu'il devenait.Il n'a pas répondu grand-chose.Je me suis alors retourné et j'ai déclaré: \u201cJe te présente ma femme, Gwyneth.\u201d Son visage s'est littéralement effondré et il avait l'air très embarrassé.J'étais assez fier de moi.» - Le chanteur de Coldplay, Chris Martin, qui est marié à l'actrice Gwyneth Paltrow, a réglé quelques comptes avec un ancien camarade de Jane Fonda classe qui se moquait de lui.PHOTO REUTERS SPECTACLES C L A S S IQUE chapelle historique du bon.pasteur Ensemble Forestare.Musique espagnole ancienne: 20h.salle claude.champagne Atelier de musique contemporaine.Dir.Lorraine Vaillancourt.Paz, Rea, Tremblay, Weir, Bellemare, Chiasson: 20h.VA R I É T É S métropolis Nas: 20h.la tulipe RJD2, Busdriver et Happy Chichester: 21h.medley La LNI: 19h.petit medley Édouard Lamontagne, Flavie Léger-Roy, Andréanne Warren et Emmanuel Raulet: 20h.studio.théâtre .Place des Arts) Marie-Audrey Lavoie, Félix-Antoine Vallières et Annick Bérubé: 20h.AGENDA CINÉMA MOLIÈRE Le Molière de Laurent Tirard n'a strictement rien de la biographie classique.C'est une fantaisie à la Shakespeare in Love qui fera probablement hurler les puristes et les exégètes de l'oeuvre de l'auteur du Misanthrope.Ceux qui prendront ce film pour ce qu'il est pourront, en revanche, éprouver un réel plaisir face à cette fiction somme toute assez astucieuse.S'insérant dans un espace vacant de la biographie de Molière, les scénaristes ont imaginé un épisode au cours duquel l'auteur rencontre les gens qui lui inspireront quelques-uns des plus célèbres personnages de ses pièces.L'exercice se révèle inoffensif dans l'ensemble, mais on saluera quand même l'habileté dont ont su faire preuve les artisans de ce film pour évoquer l'oeuvre de l'auteur.À cet égard, c'est très réussi.- Marc-André Lussier CINÉMA LE PRESSENTIMENT Il n'est pas du tout étonnant que Jean-Pierre Darroussin ait choisi de camper lui-même le personnage principal du premier long métrage dont il signe la réalisation.À travers l'univers de l'auteur Emmanuel Bove, dont il adapte ici le roman Le pressentiment, on sent bien les préoccupations artistiques d'un acteur qui a toujours préféré l'approche plus subtile à l'esbroufe.Darroussin accouche d'un film intrigant, qui distille un charme aussi élégant que trouble, et qui possède la très grande qualité de remettre en cause le confort des idées reçues.De surcroît, Le pressentiment nous révèle la griffe d'un authentique cinéaste qu'on aura grand plaisir à suivre.-Marc-André Lussier PHOTO FOURNIE PAR CHRISTAL FILMS Romain Duris dans Molière.STÉPHANIE BRODY CRITIQUE COLLABORATION SPÉCIALE Dans Timecode Break, présenté la semaine dernière par le Toronto Dance Theatre, à la Salle Pierre-Mercure, 12 danseurs en chair et en os dialoguent avec leur double, capté sur vidéo.Christopher House, chorégraphe attitré de la compagnie, offre ici une réflexion sur les possibilités mais aussi les limites du corps humain, tout en s'amusant avec les notions de temps et d'espace.Une exploration de facture épurée et limpide, quoiqu'un peu froide et inégale.Timecode Break commence en mode neutre, alors que les 12 danseurs du TDT exécutent une suite de positions de base (tendus, relevés, pliés, etc.), avec une exactitude et une lenteur extrêmes, comme pour circonscrire les limites du corps humain.Puis, c'est l'explosion : sauts et chutes en cascade - un motif récurrent dans Timecode Break qui tombe à point nommé lorsque la monotonie guette -, étendent le rayon d'action du corps.À cette fabuleuse décharge d'énergie, Nico Stagias, concepteur de la vidéo, et House opposent tout à coup des images intimistes, projetées sur un simple écran géant, placé derrière les danseurs.Gros plans préenregistrés sur les visages, le sourire ou les yeux des danseurs : voilà que ces « machines à danser » nous sont présentées sous leur jour humain et faillible.Car bien au-delà des juxtapositions entre scène et écran (des choix basiques, clairs, mais un peu fades à la longue) et de la réflexion sur la notion de temps - décaler de quelques secondes présence réelle et présence virtuelle; démultiplier les points de vue sur le danseur, grâce à une même séquence chorégraphique présentée, à la scène et en vidéo, sous des angles différents ; décomposer le corps en petite mosaïque; cascade de sauts reprise en contre-plongée, suite à celle exécutée en direct -, la part sensible de Timecode Break réside là, dans cette façon dont House, tour à tour, humanise ou déhumanise les danseurs, de qui certains, chorégraphes ou public, exigent toujours plus de virtuosité.Plusieurs procédés sont justes et ingénieux.Ainsi, Stagias reprend sur vidéo, en copie conforme, les puissants déplacements des danseurs, mais réduit considérablement la taille de ceux-ci, les rendant fragiles, presque évanescents.Plus loin, la magie de la vidéo étire la durée d'une série de pirouettes, en la répétant en boucle ; quand arrivent les danseurs, aussi magnifiques soient-ils, ils n'en accompliront que quelques-unes et semblent tout à coup bien lourds.Ici, la caméra capte de près l'essoufflement d'une soliste ; là un cadrage serré trahit l'effort musculaire de la cage thoracique ou un moment de doute, illustré par un bout de discussion, peut-être capté en répétition.Malheureusement, histoire d'ajouter un brin de folie et de sensualité à une pièce assez sobre, House va parfois au plus évident : duo d'amants enlacés ; juxtaposition de danseurs couchés sur scène, en rangs d'oignons, et de vidéos d'un love-in où ils se caressent ou sont pris de crises de spasmes et de grimaces ; séquence live imitant une vidéo à reculons.Ajoutez à cela quelques emprunts à Decouflé, à O Vertigo et une bonne dose de Cunningham, et Timecode Break pèche aussi par manque d'originalité.Limpide, mais un peu froid PHOTO FOURNIE PAR LES COMMUNICATIONS JOHANNE BRUNET Dans Timecode Break, 12 danseurs dialoguent avec leur double, captés sur vidéo.CLAUDE GINGRAS CRITIQUE Jean-François Rivest avait établi un programme original pour clôturer la saison de l'Orchestre de l'Université de Montréal : l'éclatant Magnificat en ré majeur (et 12 numéros) de Bach, qui mettait en valeur le Choeur de l'UdM porté à 86 personnes, et la caricaturale quatrième Symphonie de Mahler, où l'OUM totalisait 80 musiciens (dont quelques moniteurs professionnels).Le Bach vif et stimulant de Rivest s'appuyait sur l'évidente préparation chorale très soignée du titulaire Raymond Perrin.Dans cette acoustique de Claude-Champagne où tout est tellement clair, même lorsque la salle est comble (comme samedi soir), les cinq voix (ou parties) du choeur se détachaient comme autant de plans sonores que soulignait une diction incisive.Des cinq solistes, tous impeccables (épaules nues chez les trois femmes, ce qui n'était certainement pas le cas à la Thomaskirche en 1723!), on isolera le ténor, au style vocal claironnant tout à fait approprié.À l'orchestre réduit : ici trois trompettes, là deux flûtes, sonnant toujours bien ensemble.Montréal connaît Mahler et sa quatrième Symphonie depuis exactement 60 ans (mars 1947, salle du Plateau : Bruno Walter avec le futur OSM et la même soliste, Desi Halban, que sur son disque).La vision de Rivest s'inscrit dans cette grande tradition.Cette heure complète dirigée de mémoire découvre un chef en parfaite possession de la partition et en total contrôle d'un orchestre dans sa meilleure forme (quelques accidents mineurs, aucune faute flagrante), un chef plein d'idées, multipliant les effets (miraculeuse interaction des bois perçants, solos instrumentaux très en dehors, divisi de contrebasses et tintements de harpe qu'on n'entend jamais), faisant plus de ritardandos qu'il n'y en a dans le texte, tout cela dans l'esprit - l'esprit troublé - de Mahler.Au centre, tout à coup, un mouvement lent aux dissonances extrêmement dramatiques; au finale, la voix tendre et naïve qu'il faut.Difficile à décrire exactement, ce Mahler.Comme l'ovation qui suivit.Laplante : presque tout André Laplante avait valu au LMMC une salle presque comble, son programme était considérable et varié, et il en donna une réalisation presque toujours convaincante.Ayant enfin renoncé aux « cheveux blancs en queue de cheval », mais chantonnant encore, et ce dès la neuvième mesure de sa pièce d'entrée, le pianiste de 57 ans apporte le traitement idéal aux trois premiers des six Moments musicaux de Schubert : l'expression dans la simplicité.Suivent, les rares Variations en fa mineur de Haydn.Les titres diffèrent d'édition en édition.Le tableau ci-après donne celui de la Wiener Urtext Edition, laquelle contient à la 4e variation cinq mesures omises hier.Le pianiste a également omis quelques reprises.Peu importe.Il y a maintenu du commencement à la fin la plus admirable clarté de pensée et de jeu.Le vent de folie qui traverse sa Waldstein est tout à fait dans le ton.Le premier mouvement est indiqué « Allegro con brio » et Laplante a raison de le prendre aussi vite.(Il se retourne carrément vers le public à la grande modulation sur le point d'orgue, comme pour vérifier si tous sont d'accord !) Même tempo exact pour la péroraison, marquée « Prestissimo »\u2026 et pour l'« Adagio molto » central, soudain très lent.On retrouvera le même fort contraste dans la Fantaisie en fa mineur de Chopin, aux deux épisodes tumultueux encadrant un long moment de rêverie.Mais la conclusion est plutôt violente et marquée de quelques fautes.Le feuillet n'indique pas que la dernière oeuvre est la septième Sonate de Prokofiev.On l'aura reconnue, même si le résultat n'évoque pas précisément Horowitz et quelques grands Russes, irremplaçables dépositaires de ce répertoire.Laplante possède les énormes ressources pianistiques requises, mais il s'arrête là.Son Prokofiev est exclusivement tapage, avec des fausses notes et un piano qui commence à perdre son accord.Un très beau rappel pour laisser une bonne impression : Sonetto del Petrarca 104, de Liszt.ORCHESTRE et CHOEUR DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL.Chef d'orchestre : Jean-François Rivest.Solistes : Samantha Louis-Jean et France Caya, sopranos, Maude Brunet, mezzo-soprano, Marc-André Pronovost, ténor, et Martin Boucher, baryton (Bach), Kristin Hoff, soprano (Mahler).Samedi soir, salle Claude- Champagne de l'UdM.Programme : Magnificat en ré majeur, pour choeur à cinq voix et cinq voix solistes, BWV 243 (1723) - J.S.Bach Symphonie no 4, en sol majeur, avec solo de soprano (1899-1901) - Mahler ANDRÉ LAPLANTE, pianiste.Hier aprèsmidi, Pollack Hall de l'Université Mc Gill.Présentation : Ladies' Morning Musical Club.Programme : Moments musicaux nos 1, 2 et 3, op.94, D.780 (1827) - Schubert Andante con variazioni en fa mineur, Hob.XVII:6 (1793) - Haydn Sonate no 21, en do majeur, op.53 (Waldstein) (1804) - Beethoven Fantaisie en fa mineur, op.49 (1841) - Chopin Sonate no 7, en si bémol majeur, op.83 (1942) - Prokofiev Rivest-OUM : grand Bach et grand Mahler ARTS ET SPECTACLES ALAIN BRUNET CYBERCULTURE «Je suis née dans cette génération où tout bascule.Je suis méfiante, voire pessimiste devant l'affluence de toutes ces nouvelles formes de technologies\u2026 Je ne peux m'empêcher de brosser un portrait très sombre de l'avenir\u2026 Je suis nostalgique d'une époque que j'ai à peine connue.» Voila, grosso modo, comment s'amorce la réflexion de Marjorie Saulnier, étudiante en troisième année de droit à l'Université de Montréal.Pour être plus précis, elle m'a transmis un long courriel à la suite d'une conférence que j'ai donnée il y a quelques semaines à l'UdeM.Dans le texte de Marjorie, non seulement doit-on prendre acte de ses appréhensions légitimes, mais encore d'une portion importante de jeunes qui basculeront très bientôt dans un monde cyberculturel dont les contours demeurent inquiétants à plusieurs égards.D'où cette « méfiance voire ce pessimisme » ?Bien qu'on ne puisse compter sur des études locales afin de déterminer la proportion des jeunes Québécois réfractaires à diverses conséquences de la révolution numérique, il ne faut pas voir dans les réserves de Marjorie Saulnier un cas isolé.Pour l'avoir observé ça et là ces derniers mois, force est de constater que certains jeunes ne voient pas la révolution numérique avec l'optimisme qu'on leur prêterait d'emblée.À l'instar de notre étudiante en droit, nombre de jeunes gens refusent de se pourvoir d'un téléphone portable, cultivent l'amour des livres, des disques et autres supports physiques\u2026 tous en voie de disparition! « Je trouve important que les individus continuent de communiquer, et par \" communiquer \", je ne fais pas référence à la vague \" cellulaire enmains 24 heures sur 24 \", que je trouve, personnellement, pathétique et exagérée.Certains passent le clair de leur temps sur leur portable, alors qu'ils ne connaissent même pas leurs voisins d'étage.N'est-ce pas le reflet d'une société superficielle ?« Vous avez également parlé de l'avènement de la \" feuille plastique \" », soulève Marjorie en ce qui a trait à l'arrivée imminente du papier électronique soulignée à grands traits dans ma conférence.« Idée révolutionnaire ?ironise-telle.Imaginez les conséquences de cette feuille plastique.Le vendeur du coin de journaux n'existera plus.On renonce à beaucoup plus que du papier.On assiste à l'isolement de l'homme, à son individualisation à son plus haut niveau.» Intéressant, n'est-ce pas ?L'atomisation du tissu social serait une conséquence de la révolution technologique.Et Marjorie en remet : « Prenons Facebook, cette espèce de \" big brother collectif \".Il y a des gens qui passent des heures et des heures à feuilleter la vie des autres, à attendre le message de l'un ou de l'autre.C'est un monde parallèle qui se dessine.Supposé vivre sa vie, on suit la vie des autres et on se crée une vie fictive, vide de sens et d'émotions\u2026 Je trouve ces regroupements virtuels dangereux, d'autant plus superficiels\u2026 » Rappelons que Facebook est un site de réseautage social, typique de l'ère web 2.0.Encore récemment, on y recensait 20 000 nouvelles adhésions par jour et on estimait ce site au septième du trafic global des échanges virtuels aux États-Unis.Voilà une extrapolation typique des forums de discussions des années 90, avec ses avantages et inconvénients - notamment la capacité de chacun de se construire un personnage virtuel différent de la réalité et d'ainsi fausser la communication.Dans la même optique, Marjorie Saulnier abordera les effets désastreux de la communication virtuelle sur la condition physique des jeunes - dont le taux d'obésité ne cesse de croître puisqu'ils restent trop longtemps scotchés à leur ordinateur personnel.« Mais où cultivons-nous les valeurs humaines dans tout cela ?questionne notre juriste en devenir.Je ne pourrais me passer d'un professeur.Je ne pourrais me passer d'aller à l'école.Pourquoi ?Car j'y apprends à vivre en société, j'apprends à former des amitiés, je suis confrontée à d'autres personnalités avec lesquelles je dois \" dealer \", j'apprends la base.Ce n'est pas seulement une formation de droit que l'on m'enseigne.Les cours en ligne, les feuilles de papier plastique ou 3000 chaînes de télévision peuventils m'en apporter autant ?Non.» Voilà une autre appréhension soulevée par la jeune femme : le rôle des personnes ressources dans le monde virtuel.Que deviendront les professeurs, bibliothécaires, libraires, disquaires et autres transmetteurs de savoir ou de culture ?Excellente question, et voici une réponse préliminaire : on ne peut télécharger un être humain.On ne peut remplacer l'expérience humaine en chair et en os, on ne peut remplacer le spectacle vivant, le cours magistral, le conseil d'expert donné face à face par un libraire ou un disquaire.On peut toutefois améliorer les conditions virtuelles de ces contacts, d'où l'utilité des recherches sur la téléprésence (communication audiovisuelle en direct).« Je suis peut-être conservatrice pour mon âge.Je devrais peut-être me réjouir.Or, je trouve qu'il y a un éclatement au niveau des valeurs, un manque d'éducation également et un manque de contrôle\u2026 En fait, je ne suis pas contre l'instauration de ces technologies, mais je veux qu'on se questionne sur le fait qu'elles suscitent tant de réjouissances.Est-ce normal ?Elles sont géniales pour plusieurs raisons, mais on doit en prévoir les effets pervers », conclut notre étudiante en droit.Effectivement.Marjorie Saulnier et des milliers d'autres jeunes à l'esprit critique plus aiguisé que la moyenne ont raison de s'inquiéter des dangers réels de la révolution numérique - et nous n'avons même pas causé des réseaux haineux ou pervers ! La civilisation numérique n'exclut pas d'emblée le capitalisme sauvage en ligne, la précarité des créateurs et autres fournisseurs de contenus, l'isolement des internautes dans leur bulle, leur mauvaise condition physique, sans compter la circulation des contenus tordus - à commencer par l'intolérance religieuse, le banditisme ou la déviance sexuelle.Non, la révolution numérique n'est pas une panacée.Elle n'en demeure pas moins un levier essentiel et surtout\u2026 incontournable.À nous d'en faire quelque chose de bien.Vertiges cyberculturels\u2026 PHILIPPE RENAUD MUSIQUE EN LIGNE COLLABORATION SPÉCIALE Ainsi, les deux albums les plus at tendus de la rentrée printanière, Comme ça, de Mar ie Élaine Thibert, et L'Échec du matériel, de Daniel Bélanger, se sont respectivement hissés en première et deuxième position des palmarès des ventes d'albums québécois et canadiens.Un exploit remarquable et un signe de l'étonnante résilience de notre marché de la musique face aux enjeux du numérique.Mais la bonne tenue, quoique relative, des ventes de CD au Québec ne doit pas donner aux consommateurs et aux acteurs l'illusion que notre industrie résistera bien longtemps à l'inéluctable déplacement des consommateurs du disquaire jusqu'à l'internet.Or, il est étonnant que, une semaine après leurs apparitions sur les tablettes des disquaires, Comme ça et L'Échec du matériel ne figurent toujours pas au catalogue de l 'incontournable i Tunes Store canadien d'Apple.Chef de file incontestable du commerce de fichiers musicaux, iTunes domine avec plus de 80 % des parts mondiales de ce marché émergent (en date de janvier 2007), ayant écoulé plus de 2,5 milliards de chansons.En d'autres termes, pour mieux vendre ses fichiers numériques en 2007, l'industrie ne peut pour le moment se passer de « la grande surface » dominante, iTunes Store.Même l'ADISQ reconnaît que l'industrie musicale québécoise traîne la patte : « Nous sommes en train d'assister à la naissance d'une nouvelle industrie à l'échelle internationale, mais le Québec ne s'est pas donné les moyens d'y prendre sa place », affirmait Solange Drouin, viceprésidente de l'association.Elle s'exprimait ainsi par communiqué, le 16 mars dernier, à l'occasion d'une conférence de presse visant à sensibiliser les chefs des partis politiques québécois aux enjeux qui préoccupent l'industrie de la musique québécoise.Aux responsables des maisons Audiogram (Daniel Bélanger) et Productions J (Marie-Élaine Thibert), nous avons donc posé une question toute simple : pourquoi les deux disques les plus vendus de la saison ne sont-ils pas sur la plate-forme virtuelle du géant Apple ?Audiogram: entente imminente Martin Merlino, directeur du marketing d'Audiogram, assure que L'Échec du matériel, comme tout le reste de son catalogue, sera en vente sous peu sur i Tunes Store Canada.« L'entente avec Apple Canada n'a pas encore été paraphée.Encore quelques semaines et ce sera fait », nous a-t-il confirmé.Ce sera annoncé officiellement en temps et lieux, en même temps que tous les détails à propos de la « stratégie en ligne » d'Audiogram.Car, en plus de mettre son catalogue en vente dans les boutiques de téléchargement légal - Audiogram est déjà desservi par la plate-forme Puretracks, qui comprend Palmarès.ca et la boutique MSN-Sympatico -, Audiogram lancera sous peu sa propre boutique en ligne, audiogram.com.Les fichiers y seront vendus en format mp3 (sans DRM) et même en format .wav, qui, compressé en haute résolution, est largement utilisé par les professionnels de l'audio.« On veut offrir un maximum de qualité aux consommateurs.Le prix de détail sera le même pour le format mp3 ou .wav », indique Merlino.Quant au prix des fichiers, Audiogram est encore à y réfléchir.Musicor/Productions J : le retard d'i Tunes Dans le camp de Marie-Élaine Thibert, on impute le retard à Apple.« Il n'y a que deux employés au bureau torontois d'Apple, qui s'occupe de mettre en ligne les fichiers musicaux du i Tunes Store Canada, explique Anne Vivien, directrice artistique de Musicor, maison de disques et de production associée aux Productions J.Nous, on envoie le matériel avec la date de parution mais, apparemment, tout le processus ne se fait pas en appuyant sur un bouton\u2026 Le nouveau disque de Marie-Élaine Thibert devrait déjà être en ligne.» Le jour du lancement de l'album, Musicor a tenté de mettre un peu de pression sur les bureaux torontois d'i Tunes Store pour s'assurer que l'album soit aussi offert à la boutique virtuelle.Hier encore, seul le premier album (éponyme) était offert aux fans.Sur d'autres plates-formes > Palmarès.ca : Dès leur parution, Comme ça et L'Échec du matériel sont offerts téléchargement payant, mais en format WMA.Curieusement, en visitant la boutique anglophone (Puretracks.ca), les fans pourront déjà acheter ces albums\u2026 en mp3 sans DRM! Question d'ajustement technique, nous a-t-on assuré.Palmarès.ca avait annoncé il y a quelques semaines son intention d'offrir les fichiers numériques sans protection; le catalogue, déjà offert par Puretracks, nécessite encore un peu de temps avant d'être accessible sur Palmarès.ca.Patience! > Archambaultzik.ca : Comme ça y est en vente en format mp3 sans DRM - on remarque au passage que, sans tambours ni trompettes, la plate-forme de téléchargement légal de Quebecor Média a commencé à offrir des fichiers numériques dans le format universel mp3 sans verrous numériques, tout en continuant d'offrir le catalogue international en fichiers WMA protégés.L'album L'Échec du matériel n'y est pas en vente.Une simple question AU PALMARÈS TOP 5 VENTES - SINGLES 1- Give it to Me - Timbaland feat.Nelly Furtado & Justin Timberlake 2- What I've Done - Linkin Park 3- Girlfriend - Avril Lavigne 4- All Good Things (Come to an End) - Nelly Furtado 5- Beautiful Liar - Beyoncé & Shakira Source : i Tunes Store Canada, 13/04/07 TOP 5 VENTES - ALBUMS 1- Shock Value - Timbaland 2- Elements of Life - Tiësto 3- Neon Bible - Arcade Fire 4- Life in Cartoon Motion - Mika 5- Because of the Times - Kings of Leon Source : i Tunes Store Canada, 13/04/07 TOP 5 FICHIERS MUSICAUX PARTAGÉS 1- Don't Matter - Akon 2- This is Why I'm Hot - Mims 3- Ice Box - Omarion 4- I'm a Flirt (remix feat.T-Pain & T.I.) 5- Say It Right - Nelly Furtado Source : Big Champagne, du 5 au 12 avril 2007 POP-ROCK CETTE SEMAINE: SUR LES TABLETTES : Isabelle Boulay : De retour à la source Intakto : Todavia Marc-André Fortin : Marc-André Fortin Nine Inch Nails : Year Zero Avril Lavigne : The Best Damn Thing Artistes variés : Take Me to the Mardi Gras Anny Carrier : Noire John Mayer : The Village Sessions Infected Mushrooms : Vicious Delicious Émilie Simon : Flower Book Geneviève Charest : Comme je suis Lumidee : Unexpected Joseph Arthur : Let's Just Be Patti Smith : Twelve SUR LES PLANCHES : RJD2, ce soir à La Tulipe.NAS, ce soir au Métropolis.Kaiser Chiefs, mardi au Spectrum.Loreena Mc Kennitt, mardi à la Place des Arts.Stéphane Côté, mardi et vendredi au Lion d'or.Damien Robitaille, mercredi au Club Soda Tomi Swick, mercredi au Cabaret JPR.John Mayer, mercredi au Centre Bell.Hellogoodbye, mercredi au Spectrum.Psychocaravane, jeudi au Petit Campus.Jacquemort, jeudi à la Sala Rossa.VNV Nation, vendredi au Club Soda.The Postmarks, vendredi au Petit Campus.Duke Squad, vendredi au Spectrum.The Slackers, samedi au Saints.The Frames, samedi au National.Xavier Caféine, samedi au Cabaret JPR.Gary Jules, dimanche au National.Al Stewart, dimanche au Cabaret JPR.Salif Keita, dimanche au Spectrum.Bouncing Souls, dimanche aux Foufounes électriques.>> >> >>> >> >>> >>>> >> >>> >> >> Force est de constater que certains jeunes ne voient pas la révolution numérique avec l'optimisme qu'on leur prêterait d'emblée.Ne manquez pas Dre Nadia, psychologue à domicile les jeudis à 19 h 30 et du mercredi au vendredi à 16h 30 ABONNÉSDE LA PRESSE Obtenez 10 à 30% de rabais à l'achat en ligne de ce livre LIVRAISONÀ DOMICILE GRATUITE SIMPLE ET RAPIDE cyberpresse.ca/privileges CLUBPRIVILÈGES Nouveau :levolume n o 3, Chut! Fais dodo.Offerts en librairie Les précieux conseils de Dre Nadia 3473497A 3477089A ARTS ET SPECTACLES LUNDI 16 AVRIL Kif-kif / Des souris dans les chambres.L'union fait la force / Pierre Brassard Le Téléjournal Virginie / Rose- Marie.reconquérir Phaneuf.Legendre idéal La Grande Guerre / Les batailles auxquelles ont participé les Canadiens (1/2) Le Téléjournal Au-dessus de la mêlée La fosse aux lionnes Le TVA 17 heures Le TVA 18 heures Le Cercle Le coeur./ Criquette est en danger.L'Imposteur Ma maison Rona / Début Les anges de la rénovation Le TVA 22 heures Le Cercle Denis Lévesque Le Grand Journal (16:30) Flash / Benoît Brière, Christine Ghawni Rire et Délire Portfolio: derrière l'image Un tueur si proche / William Fyfe, condamné à vie pour les meurtres de 9 femmes.Les sosies débarquent! Pourquoi?avec Jean-Luc Mongrain Le Journal du soir Dutrizac 110% L'avocat du diable Zoboomafoo (16:58) Cornemuse Macaroni tout garni Ramdam Méchant contraste! La Reine vierge / Elizabeth est enfermée dans la tour de Londres (1/4) Doc Monde / L'insoutenable déséquilibre du monde - Le Paradoxe démographique.Bazzo.tv / Suzanne Tremblay, Marie-Josée Croze 1900, la vie de château Questions de société / Ryan Larkin The Simpsons Arrested.CBC News at Six Hockey / Séries éliminatoires: Devils - Lightning The National The Hour Dr.Phil CTV News Access H.e Talk Dancing with the Stars Degrassi CSI: Miami CTV News CTV News .(16:30) National News House, Home ET Canada E.T.House 24 My Name is Earl / Deux épisodes ET Canada Open Homes Family Feud .Millionaire .Raymond ABC News .Raymond Will & Grace Dancing with the Stars The Bachelor: Officer & Gentleman Sex & the City Nightline Dr.Phil News CBS News E.T.Mother Old Christine 2 1/2 Men King of.CSI: Miami News Late.(23:35) First at Five 5:30 Now News NBC News Jeopardy Wheel of.Deal or no Deal Thank God you're Here Without a Trace Tonight (23:35) Caillou Homework.BBC News Bus.Report The Newshour Antiques Roadshow / Salt Lake City (1/3) America at a Crossroads / Warriors: Operation Homecoming (2/6) BBC News Charlie Rose Cyberchase Old House The Newshour World News Profile Bus.Report American Justice Cold Case Files CSI: Miami / Deux épisodes The Sopranos Driving Force Dog the.Les contes d'Avonlea Les Belles Histoires des pays.La Vie, la vie Grands Spectacles / Fury Grands Spectacles / Oncle Vania Chic ALEGRIA (5) (16:00) Street Legal Every Body: Sonke Sisonke From Time to Time Stephen Sondheim's Putting it Together Law & Order Cabaret de l'humour Témoins de l'étrange Biographies / Cora Tsouflidou Les Grands Travaux Méga Catastrophes / Tornade Les Nouveaux Détectives Mon oeil! / Si jeunesse savait! DIDIER (16:15) DES FILLES! ENCORE DES FILLES! (18:15) ANASTASIA LA GRANDE VADROUILLE (21:45) How it's Made Ultimate / Megalightning Daily Planet Myth Busters / Mentos and Soda American Hot Rod Canada's Worst Handyman Daily Planet Les pieds.Ma banlieue! BD Cités / Aix-en-Provence Biosphère / Charlevoix Hakuna Matata / Village Massai Partons, la mer./ Martinique Cap sur la Sicile / Terroirs Les pieds.Ciel, banlieue Suite Life of Zack & Cody So Little Time Darcy .Raven Smart Guy Zack Life with Derek 8 Simple Rules Sinbad Show Popular 8 Simple Rules Life with Derek Friends / Deux épisodes That '70s Show King of the Hill The Simpsons Seinfeld Drive 24 .Hates Chris All of us Girlfriends The Game La petite maison dans la prairie Docu-réalité / Ça leur apprendra Mystères / Miracles de Jésus Tragédies / Métiers à risques NCIS LA BELLE ET LE PIRATE avec Ken Duken, Gottfried John JAG Masterminds Things.CSI: New York Engineering an Empire Marine Machines CSI: New York Crime Stories Max 80 Info Max Paris vs Nicole Top5.franco Top5.anglo Max Musique Concert pop / Yann Perreau Les sauveurs du rock 101 faux pas.spectaculaires Info Max Max Musique Plus sur commande Top5 anglo Info Plus M.Net Combat, clips Presque.VJ Rockde Babu .Barker Tatoués Mes vieux.Matche-moi.Indo.Ciao Montreal Tempesta d'amore La Bella Vita Seinfeld Deal or no Deal .a Half Men King of.Sino Montreal Ni Hao The Insider Late.(23:35) Le Journal RDI Dominique Poirier en direct Iran: jeunesse en liberté.Le Téléjournal 5 sur 5 Le National Le Téléjournal Le destin de Lisa Amy Simplement Zoé François en série Témoins silencieux C.S.I: Miami Le destin de Lisa LES BOYS IV UNITED VOL 93 (19:05) SUR ÉCOUTE 4 BEOWULF ET GRENDEL A THIEF OF TIME (5) (16:00) The New Addams Family Series Andromeda Doc Trailer Park G-Spot Dead Like me CSI: Crime Scene Investigation Je vis ta vie Nos cousins.Ma terre.Au bout.Panorama Vu du large LE FRUIT DÉFENDU (4) avec Fernandel, Françoise Arnoul Panorama Take Home Chef Flip that House Little People, Big World / Quatre émissions Honey we're Killing the Kids 1 Week to Save your Marriage Little People, Big World Sacré Andy Carl au carré Les Simpson Delilah & Julius 6TEEN Di-Gata.Batman Futurama Les Simpson Henri pis.Futurama Décalés.Les Simpson Star ou Boucher La Cible (17:15) .(18:05) Journal FR2 À la brocante! Des racines et des ailes / À la Cité de l'architecture et du patrimoine Les aventuriers des mers du sud (2/2) Le Journal Profils Oui, je le veux! Bosse.noces Déco sur.Ménage L'espace.Manon.Interventions miracles Destination Beauté Décore ta vie Métamorphose .la cigogne Oui, je le veux! .(16:30) Pirouettes.animaux Conne Xion Ar Shitechs.Le Guide de l'auto Sans filtre Le Livre Show Boom la vie Louise à votre service Boxe Rock .le trouble R-Force Smallville Une grenade?Frank vs Girard Parents.70 Charmed L'Académie.R-Force .le trouble Degrassi Jr.La porte d'Atlantis La porte des étoiles .nerdz .c'est fait Invasion Doctor Who Scénario Catastrophe La porte des étoiles La Virée Surf.Sports 30 Hockey / Séries éliminatoires: Devils - Lightning Sports 30 Hockey / Séries éliminatoires: Predators - Sharks Poker (16:30) Sportsnet Connected Hockeycentral NBA XL NBA Basketball / Celtics - Heat Sportsnet Connected Best Damn ATP.(14:30) Pardon.the Record Sportscentre Hockey / Séries éliminatoires: Sabres - Islanders Hockey / Séries éliminatoires: Predators - Sharks 185 \u2014 \u2014 556 \u2014 67 180 \u2014 \u2014 137 \u2014 \u2014 \u2014 9 9 17 h00 17 h 30 18 h00 18 h 30 19h00 19h 30 20 h00 20 h 30 21h00 21h30 22h00 22h 30 23h00 23h 30 BEV VD VDO 17 h00 17 h 30 18 h00 18 h 30 19h00 19h 30 20 h00 20 h 30 21h00 21h30 22h00 22h 30 23h00 23h 30 BEV VD VDO CBC CTV-M GBL-Q ABC CBS NBC PBS-P PBS-B A & E ARTV BRAV CD CinéPOP DISC EV FC FOX HI HIST MMAX MP MTL RDI S+ SE SHOW TFO TLC TTF TV5 VIE VOX VRAK RDS SPN TSN SRC TVA TQS TQc VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION JEAN BEAUNOYER Chasseurs sera la dernière pièce présentée dans l'actuel Théâtre de Quat'Sous.Le bâtiment sera démoli l'été prochain et le chantier donnera naissance à une nouvelle salle à l'automne 2008.Le directeur artistique et général de ce théâtre, Éric Jean, avait pensé à un spectacle nostalgique pour marquer l'événement, puis il s'est ravisé.« On continue de faire au présent, me dit-il.Peut-être qu'on se permettra un dernier regard nostalgique avec une soirée portes ouvertes, en août prochain, mais rien de plus ».Le lieu est important pour Éric Jean puisque Chasseurs s'inscrit dans l'expérimentation dans la scénographie, un processus qu'il a entamé il y a 10 ans.La démarche est pour le moins singulière.Éric Jean, qui est le metteur en scène de la pièce, a construit ce spectacle en se basant sur des improvisations menées avec les acteurs dans différents lieux montréalais.Au départ, les sept artistes ignoraient où ils allaient.On leur fournissait une adresse, un costume et, sous l'oeil attentif de l'auteur, ils devaient imaginer, déterrer, découvrir l'histoire de leur personnage.Éric Jean avait choisi un champ désert à la campagne en pleine nuit, le cinéma Beaubien, devenu un cinéma porno, le mât du Stade olympique et une partie du Monument-National.Chacun des comédiens avait des écouteurs et se laissait guider dans sa démarche par le metteur en scène.À partir de cette démarche exploratoire, les comédiens et l'auteur, Pascal Brullemans, ont construit le scénario suivant : Walter, le personnage central, veut savoir pourquoi sa mère, qui travaillait à titre d'escorte pour une agence de rencontre, l'a abandonné à l'âge de 10 ans.Il est question d'un meurtre, de drogue, de souvenirs et de découvertes de la ville en compagnie de voisins mexicains.« J'ai choisi des comédiens instinctifs pour cette pièce, raconte Éric Jean.J'avais besoin de comédiens autonomes qui pouvaient me lancer sur plusieurs pistes.J'en choisissais quelques-unes et, ensemble, on bâtissait une histoire qui ressemblait aux différents lieux.Je crois que les lieux ont une âme et qu'ils cachent des drames, des joies, des peines.» On peut facilement imaginer ce que peuvent raconter les murs du Monument-National, ceux d'un cinéma porno et les arbres et la terre d'une forêt.Il y aura d'ailleurs de la terre sur la scène du Théâtre de Quat'Sous pendant les représentations de Chasseurs.Benoit Mc Ginnis interprète le rôle central de la pièce, celui de Walter, alors que Dominique Quesnel joue la mère.Agathe Lanctôt, Johanne Lebrun, Nelly Magana, Christian Rangel et Héctor Castaneda Arceo complètent la distribution.Des comédiens qui ont évidemment de l'expérience en improvisation et qui ont collaboré à l'orientation de la pièce.« Mon premier métier est la mise en scène, poursuit Éric Jean, et j'aime ce métier parce qu'il me permet la rencontre avec l'autre.Je suis devenu directeur de théâtre par hasard.C'est une expérience que je ne pouvais pas laisser passer.La première année à la direction du théâtre a été difficile, mais après trois ans j'aime beaucoup mieux mon travail.D'autant plus que je me suis impliqué dans la reconstruction du Théâtre de Quat'Sous avec l'architecte Éric Gauthier.Le ministère de la Culture voulait plus de sièges dans le théâtre, mais on s'est battu pour le protéger.Le Théâtre de Quat'Sous est le seul théâtre institutionnel avec une petite salle et il faut le garder ainsi.Les gens aiment cette proximité avec la scène, le jeu.C'est la grande force du Quat'Sous.» Chasseurs texte de Pascal Brullemans, mise en scène d'Éric Jean, au Théâtre de Quat'Sous du 16 avril au 19 mai.THÉÂTRE / Chasseurs Dernier tour de piste au Quat'Sous PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE © Éric Jean, directeur artistique et général du Théâtre de Quat'Sous, a d'abord pensé à un spectacle nostalgique pour marquer la dernière pièce présentée dans la salle actuelle.Il s'est ravisé et a plutôt opté pour Chasseurs. THÉÂTRE SYLVIE ST-JACQUES Sèche tes pleurs, Mika Une histoire d'amitié, de solidarité et d'espérance pour les plus de 7 ans.Mika, l'enfant pleureur parle d'un petit garçon qui soulève les montagnes et réveille l'espoir endormi chez ceux qu'il rencontre.Il raconte le menaçant récit d'un énorme volcan qui menace le pays où vivent les hommes et que seules toutes les larmes du monde pourraient arriver à l'éteindre.Mika, un enfant triste et rêveur, part sur la route en quête de ce volcan gigantesque et ambitionne de sauver la Terre avec ses larmes et sa peine.Parce que les petits se posent aussi de grandes questions fondamentales, ce texte se penche sur le sens de la vie, la quête d'un monde meilleur.Cette pièce créée à l'automne 2005 par le Théâtre Bouches Décousues revient au Théâtre Outremont, le 29 avril à 16h.Informations : www.theatreoutremont.ca Étudier la marionnette Dès septembre 2007, l'École supérieure de théâtre de l'UQAM ouvre un nouveau diplôme d'études supérieures spécialisées en théâtre de marionnettes contemporain.Cette formation de deux ans verra à former des artistes créateurs utilisant la marionnette dans divers domaines de l'art actuel.Chaque cohorte sera composée de 15 étudiants, titulaires d'un baccalauréat ou l'équivalent dans un domaine artistique (art dramatique, arts visuels, arts médiatiques, danse, musique.) Les candidats qui seront en mesure de démontrer qu'elles possèdent les connaissances requises sur la marionnette sont également admissibles au programme.La date limite pour les inscriptions est le 1er mai 2007.Informations : www.programmes.uqam.ca/3010.Stand-up tragique à La Petite Licorne Pour sa quatrième édition, Les Foutoukours proposent neuf textes nés de la plume d'auteurs québécois.Pour l'occasion, Félix Beaulieu-Duchesneau, Charles Gaudreau, Rémi Jacques, Justin Laramée, Annick Lefebvre, Anne-Marie Olivier, Gilles Poulin-Denis et Rébécca Déraspe ont donc écrit des histoires d'amour, de sexe, de drogue, de mort et de renaissance.Les lecteurs, parfois comiques, attachants ou bizarres ou tordus, livrent ces histoires qui ont façonné la vie de leurs protagonistes.Du 22 avril au 22 mai à La Petite Licorne.Comme il vous plaira au Mainline Theatre OEuvre d'esprit, de calembours et d'entourloupettes amoureuses, Comme il vous plaira est un classique du théâtre shakespearien depuis 400 ans.Forcés de s'exiler dans la forêt mythique des Ardennes, un duc malveillant, une brochette d'amoureux ainsi qu'une horde de nobles et de clowns se moquent des aléas de la vie et gravent sur les arbres leurs vers amoureux.Pour la production de As you like it, du Pumpkin theatre, le metteur en scène Joel Fishbane propose une adaptation simplifiée de cette pièce, l'une des plus enjouée de Shakespeare.Les représentations se tiennent du 19 avril au 5 mai, au Mainline Theatre.Informations : www.myspace.com/anothergreatpumpkin EN BREF ENTRÉE EN SCÈNE > Chasseurs, au théâtre de Quat'Sous, du 16 avril au 19 mai > Ubu roi, au Théâtre du Nouveau Monde, du 17 avril au 12 mai > Les escaliers du Sacré-Coeur, au Prospero, du 20 avril au 6 mai > Stand-up tragique, à la Petite Licorne, du 22 avril au 22 mai SYLVIE ST-JACQUES Pour célébrer ses 16 ans, la compagnie Transthéâtre s'offre une grande fête.Le temps de six lundis au Lion d'or, les soirées de Cabaret insupportable seront le lieu d'éclats, de coups de gueule et de tranches d'ironie.« Comme 16 ans symbolisent l'adolescence, un âge où tout nous insupporte, on avait envie d'exorciser ce sentiment dans un spectacle ludique », exprime Michel Monty, codirecteur artistique de Transthéâtre.« Vivons-nous dans un monde de plus en plus insupportable ?Voilà la question que nous nous sommes posée », lâche-t-il.Selon le fondateur de Transthéâtre, suffit de mettre le nez dehors pour trouver une foule de raisons de péter les plombs.Les aliments bourrés d'hormones et de pesticides.Le smog en janvier.Le suremballage.Le gouffre entre les riches et les pauvres qui grossit à vue d'oeil.Le réchauffement de la planète.Le mensonge, la guerre, le culte de la célébrité, la course à l'argent\u2026 Mais pas de prise de tête au menu de ces Cabarets insupportables, avant tout ludiques et composés de numéros d'un maximum de 10 minutes.De l'humour, il y en aura, surtout sous forme de dérision.« Par définition, un cabaret est une fête.On va rire jaune et, parfois, on ne rira pas du tout.On veut créer des moments d'extrême dans un esprit ludique.» Déjouer l'hermétisme Faire du théâtre ouvert sur les enjeux actuels sans verser dans l'hermétisme.Bref, être populaire sans être populiste.Le passage des années n'a pas modifié la trajectoire de Transthéâtre.« Cette motivation nous a menés dans toutes sortes d'aventures esthétiques », rappelle Michel Monty.Il cite évidemment le très politique Gagarin's way (2003).En revanche, poursuit-il, le spectacle Cérémonials de Brigitte Poupart (la codirectrice de la compagnie) questionnait, dans une forme éclatée, le religieux, le patrimoine, les transformations sociales\u2026 En 1992, lors de la création de Transthéâtre, la récente chute du mur de Berlin et les skinheads d'Hochelaga-Maisonneuve teintaient le climat social et l'inspirationdes créateurs.Des préoccupations désormais remplacées par l'inquiétude environnementale, le déséquilibre des civilisations, la montée des extrémismes et l'explosion technologique.« Peter Brook disait que le théâtre est l'art de la modernité par excellence, parce que les spectacles sont ancrés dans le moment présent.Moi, je crée sans me préoccuper de savoir si mon propos sera pertinent ou non dans deux ans », dit celui qui planche sur une pièce qui traite des émeutes autour des quotas de pêche au crabe dans la Baie-des-Chaleurs.Le lien entre le politique et l'intime, souligne Monty, est une source intarissable de fascination pour Transthéâtre.Une dimension qui sera explorée sous tous ses angles dans le Cabaret Insupportable.« Cela va aller dans plusieurs directions.Certains ont pris le thème au sens politique, d'autres abordent la chose de manière plus personnelle ou anodine », annonce-t-il.Un party d'ados qui s'annonce tapageur\u2026 Le Cabaret Insupportable de Transthéâtre sera présenté les 16, 23 et 30 avril ainsi que les 1er, 7 et 8 mai à 20h30 au Lion D'Or.ENTREVUE / Michel Monty Cabaret au bord de la crise de nerfs Vous voulez organiser une sauterie qui lève ?Invitez quelques amis comme Christian Bégin, Nathalie Claude, Guillermina Kerwin, Didier Lucien, Frédéric Pierre ou Catherine Tardif.Comme maître de cérémonie, embauchez un excentrique de la trempe de Stéphane Crête.Et proposez à cette joyeuse brochette de s'exprimer sur les « maudites affaires » qui les font grimper aux rideaux.Bienvenue au Cabaret insupportable ! SYLVIE ST-JACQUES CRITIQUE Difficile de parler d'inceste sans verser dans le pathos.Un père qui agresse sexuellement son enfant, l'horreur de la chose dépasse l'entendement, on en convient.En créant La poupée de Pélopia dans les années 80, pièce qu'il a réécrite et renommée Des yeux de verre en 2005, Michel Marc Bouchard a imaginé une histoire de famille à jamais meurtrie par le plus grand des tabous.Un récit directement inspiré de la tragédie grecque, où une mère obsédée par les apparences s'est cimenté une façade coulée dans le déni.Et où les mensonges longtemps refoulés sous le tapis explosent à la figure des quatre membres d'une famille gâchée.Bref, un cas classique de manuel de psychanalyse.Un propos grave, qui ne se prête pas à la légèreté, bien entendu.Cependant, on déplore à la pièce un certain manque de subtilité.Si l'écriture très achevée et le jeu solide des acteurs créent des moments dramatiques très forts, Des yeux de verre sombre à certains moments dans un ton téléromanesque qui sert mal le théâtre.Mais, entendons-nous, ces lourdeurs ne sont qu'épisodiques dans ce spectacle qui, somme toute, rend justice au talent de ses artisans.L'intrigue tourne autour de Daniel, un patriarche artiste (Guy Thauvette), fabricant de poupées de grande valeur.À ses côtés, Brigitte, fille un peu rustre, mal aimée, au sens de l'humour balourd (Sophie Cadieux) agit comme son assistante-servante.La mère, Judith (Sylvie Léonard), est une femme-enfant qui veille jalousement au prestige de son mari, surtout aux yeux des admirateurs américains.À la veille d'une importante conférence de presse où Daniel sera intronisé à l'American Institute of Dolls, une jeune femme qui se fait appeler Pélopia débarque (Bénédicte Décary).Il s'agit en fait d'Estelle, qui, selon la version officielle des faits, est devenue folle et muette lors d'une nuit où elle a poussé un long cri.En se faisant passer pour l'acheteuse-adoptante d'une poupée faite à son image, elle vient en fait demander réparation à ceux qui l'ont abandonnée.Et, surtout à son père qui l'a violée alors qu'elle avait 10 ans.Tout ça se passe dans un décor aux teintes bleu-gris, qui recrée l'intérieur d'une demeure familiale qu'on arrive mal à situer géographiquement et chronologiquement.Un grand meuble vitré, sorte de présentoir à poupées, trône au centre de la scène.Sa massive présence gêne les déplacements des acteurs, tantôt dissimulés ou contraints de contourner cet objet inutilement gros.Même chose pour le grand escalier qui descend du plafond incliné et encombre l'espace.Cela n'est peut-être que détails, mais cela a limente le côté empesé de la pièce.Ce reproche vaut aussi pour la perruque rétro que porte Sylvie Léonard, qui nuit au réalisme du personnage en lui donnant un air de femme mature déguisée en poulette.Mais il n'y a pas que des sujets d'agacement, dans cette pièce où les dialogues sont souvent réussis.Notons ainsi la présence incarnée de Bénédicte Décary, qui offre une prestation fort honnête de cette jeune femme brisée par son enfance.Guy Thauvette, en père irresponsable et coupable, s'en tire lui aussi honorablement et évite le piège du scabreux.Et l'humour de « mononcle » du personnage de Sophie Cadieux, une inconvenance qui rend plus humaine cette famille impossible.Malgré les longueurs et une exagération dramatique dans certaines scènes, Des yeux de verre réussit à traduire le désespoir de personnages éternellement marqués par les gâchis commis dans le passé.Ce qui, en soit, est louable.Le problème, c'est qu'on arrive mal à trouver réalistes ces personnages qui sont plus des archétypes que des êtres humains.Peut-être parce que Michel Marc Bouchard, pour camper ses personnages dans leurs positions respectives, leur donne des comportements trop typiques, des discours trop prévisibles.Qui, il faut bien le dire, frisent parfois le cliché.Mais reconnaissons le don de Michel Marc Bouchard pour les dialogues efficaces et créer des univers qui ne laissent pas indifférent.Mais pour une perspective nouvelle sur l'inceste, il faudra repasser.Des yeux de verre, texte de Michel Marc Bouchard, dans une mise en scène de Marie-Thérèse Fortin, jusqu'au 5 mai au Théâtre d'Aujourd'hui.Des yeux de verre L'histoire d'une poupée brisée PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE © « Vivons-nous dans un monde de plus en plus insupportable ?» s'est demandé le codirecteur artistique de Transthéâtre Michel Monty.PHOTO YVES RENAUD, FOURNIE PAR LA PRODUCTION Des yeux de verre raconte le drame vécu par une jeune femme violée à l'âge de 10 ans par son père. ARTS ET SPECTACLES CHRISTIAN GEISER CRITIQUE Est-ce de l'amour ou de l'amitié ?Pourquoi m'a-t-elle quitté ?D'Alaska, la dernière création du Théâtre Bluff, aborde sans détour ces questions qu'on se pose à tout âge.Du secondaire à la retraite.Sans préjugé.Sous sa carapace d'adolescent frondeur, Ajourd'hui (c'est le nom du personnage) ne se remet pas du départ de son ami Dominique, ni de la façon dont il est parti (pourquoi l'a-t-il donc embrassé sur la bouche en guise d'adieu ?).Il prend alors en otage Madame, qui regrette que Margot ait, après 40 ans de vie commune, choisi de claquer la porte de sa vie pour partir avec une jeune fille en Alaska.Ces deux êtres tout à coup seuls, que tout sépare, se réconforteront mutuellement.On ne tourne pas autour du pot dans D'Alaska.L'homosexualité de Madame est établie d'emblée et de façon plutôt crue par Aujourd'hui.Plusieurs propos salaces émaillent d'ailleurs le texte de Sébastien Harrison (au grand bonheur des élèves de quatrième secondaire qui assistaient à la pièce).Pourtant, et même si le thème est abordé à plusieurs reprises, l'orientation sexuelle n'est pas le point central de la pièce.Il s'agit plutôt de l'amour et, surtout, du manque d'amour.Outre la limite floue entre l'amour et l'amitié et la perte de l'être cher, D'Alaska explore aussi intelligemment des thèmes délicats, tels la maladie et les préjugés.La mise en scène et le décor sobres laissent toute la place aux comédiens.Hormis quelques rares maladresses, Christian E.Roy et Louisette Dussault démontrent une belle complicité sur scène.Christian E.Roy est un ado tout ce qu'il y a de plus\u2026 ado.À première vue insolent et égocentrique, il ne demande qu'à être rassuré.Quant à Louisette Dussault, elle nous offre un personnage d'une grande sensibilité.Après six ans d'absence, elle réussit donc son retour sur les planches.À travers son texte à la fois vivant et intelligent, qui combine humour et sincérité, Sébastien Harrisson a su captiver son public du début à la fin.D'Alaska est une belle réussite qui réchauffe le coeur.D'Alaska, de Sébastien Harrison, création du Théâtre Bluffdans, mise en scène de Frédéric Dubois.Avec Louisette Dussault et Christian E.Roy.À la Maison Théâtre jusqu'au 22 avril (14 ans et plus).THÉÂTRE JEUNESSE / D'Alaska Qui n'aime pas l'amour ?ARIANE GUILLEMETTE-MUNGER La Rencontre Théât re Ados (RTA), qui en est à sa neuvième présentation cette année, veut donner aux adolescents l'occasion de découvrir le théâtre de création qui leur est destiné.Les jeunes assistent donc à des pièces de différents styles, choisies pour leur créativité et leur qualité.Le fantôme de Canterville, d'Oscar Wilde, L'Histoire d'un coeur, de Larry Tremblay, Pour ceux qui croient que la terre est ronde, de Jean-Rock Gaudreault, King Dave, d'Alexandre Goyette, Le Doux parfum du vide, de Pascal Lafond, et deux pièces fraîchement débarquées sur scène, Assoiffés, de Wajdi Mouawad, et D'Alaska, de Sébastien Harrisson, meubleront les 12 jours de représentation.De plus, quatre écoles lavalloises présenteront des pièces écrites, jouées et réalisées par les élèves et leur enseignant.Conscient que les adolescents constituent un public actif et peu habitué au théâtre, le président du comité artistique de la RTA, Sarto Gendron, explique que chaque pièce fera l'objet d'une introduction avant que les comédiens entrent en scène.On a aussi prévu une table ronde sur la possibilité d'étendre la Rencontre à l'échelle provinciale.« J'aimerais qu'il y ait un circuit québécois de festivals de création pour les jeunes.Les années 80 étaient l'âge d'or des pièces pour adolescents.Dans les années 90, il y a eu un creux de ce type de théâtre.Mais depuis quelque temps, il y a un nouveau souffle », souligne M.Gendron.Moderne et contemporain, le théâtre pour adolescents utilise de nouveaux langages, tels la danse, la musique, les ombres et les mouvements.La Rencontre offrira aux jeunes des ateliers afin de les familiariser avec ces différents moyens d'expression.Le volet improvisation présentera pour sa part la finale des équipes de différentes écoles de Laval, en plus d'un match de MOMI (Manipulation d'objets et de marionnettes improvisées).« Et on pourra dire mission accomplie si des passions ont été éveillées et que les jeunes ont découvert d'autres univers, images et émotions », conclut Sarto Gendron RENCONTRE THÉÂTRE ADOS Initiation aux planches pour un public nouveau PHOTO CAROLINE LABERGE, FOURNIE PAR LA PRODUCTION Aujourd'hui et Madame, deux personnages unis par une solitude nouvelle, se questionnent sur le départ de l'amour.La neuvième édition de la Rencontre Théâtre Ados, qui se déroulera du 17 au 28 avril à la Maison des arts de Laval, pourrait bien en être une record avec ses sept représentations professionnelles et les 7000 participants attendus, selon les organisateurs de l'événement.TEMPÉRATURE MAX MIN Hier Normales du jour Auj.l'an passé (Observé hier à 15h) RECORDS Plus haut maximum Plus bas minimum FACTEUR VENT Aujourd'hui INDICE UV Aujourd'hui PRÉCIPITATION Hier 1 mm d'eau = environ 1 cm de neige LE SOLEIL ET LA LUNE MÉTÉOwww.cyberpresse.ca/meteo Les systèmes météorologiques sont prévus pour 14h00 cet après-midi.Montréal Toronto St-Jean LES SYSTÈMES MÉTÉOROLOGIQUES ©Météo Média 2007 Front chaud Front froid Occlusion Creux Anticyclone Dépression Neige Pluie Pluie verglaçante Orages MONTRÉAL ET LES ENVIRONS QUÉBEC AUJOURD'HUI Grésil.2/1.DEMAIN Pluie ou neige.3/1.OTTAWA AUJOURD'HUI Pluie.4/3.DEMAIN Plutôt nuageux avec averses de pluie ou de neige.4/2.TORONTO AUJOURD'HUI Nuageux avec faible pluie.6/2.DEMAIN Ciel variable.7/1.BAIE-COMEAU AUJOURD'HUI Plutôt nuageux avec averses de pluie ou de neige.2/1.DEMAIN Ciel variable.2/0.AUJOURD'HUI MAXIMUM Maniwaki 4/2 Trois-Rivières 3/2 Rimouski 1/-1 Thetford Mines 1/0 Sherbrooke 5/2 Burlington 5/1 PRÉVISIONS RÉGIONALES Val-d'Or 6/0 Saguenay La Tuque 3/0 5/1 Sainte-Agathe 4/1 MONTRÉAL 4/2 QUÉBEC 2/1 Plattsburgh 5/1 Gatineau 4/3 Pluie en matinée, faible pluie en aprèsmidi.Probabilité de précipitations: 90 %.Facteur éolien -3.CETTE NUIT MINIMUM Pluie ou neige en soirée, 1 à 3 cm de neige au cours de la nuit.Probabilité de précipitations: 90 %.Facteur éolien -6.2/0 DEMAIN MAX / MIN Pluie ou neige.Probabilité de précipitations: 60 %.9/1 MERCREDI MAX / MIN Nuageux avec percées de soleil.Probabilité de précipitations: 20 %.LE MONDE AU SOLEIL AUJOURD'HUI Acapulco Cancun La Havane Honolulu Miami Myrtle B.Orlando Tampa Virginia B.West Palm B.Beijing Boston Bruxelles Lisbonne Londres Los Angeles Madrid Mexico Moscou New York Paris Port-au-Prince Rome Tokyo Washington Variable 13 8 Pluie 7 3 Soleil 26 15 Beau 22 15 Variable 23 13 Variable 20 11 Nuageux 21 10 Beau 25 9 Variable 10 2 Averses 6 5 Soleil 26 14 Beau 34 23 Éclaircies 23 13 Pluie 14 14 Venteux 8 3 AUJOURD'HUI Averses 12 1 Plu ou nei 5 2 Variable 13 2 Pluie 6 2 Pluie 5 3 Variable -4 -9 Soleil 14 1 Verglas 1 0 Beau 15 6 Pluie 9 6 Éclaircies 3 -4 Variable 12 -1 Ave neige 2 -4 AUJOURD'HUI Beau 34 26 Beau 27 19 Soleil 21 16 Variable 28 21 Soleil 23 13 Venteux 18 6 Venteux 22 11 Soleil 22 13 Venteux 13 6 Soleil 23 12 AU PAYS Calgary Charlottetown Edmonton Frédéricton Halifax Iqaluit Régina Saint-Jean Saskatoon Vancouver Whitehorse Winnipeg Yellowknife L'ALMANACH QUOTIDIEN POUR MONTRÉAL 29 en 2002 -5 en 1943 17 avr 24 avr 2 mai 10 mai 6h08 19h42 Durée totale du jour: 13h34 -3 Bas 0.8 mm Halifax Whitehorse Yellowknife Churchill Winnipeg Boston New York Washington Atlanta Miami Chicago Houston Phoenix Denver San Francisco Los Angeles Detroit Ottawa Charlottetown Regina Saskatoon Calgary Edmonton Vancouver Victoria Portland Kansas Minneapolis Thunder Bay Nouvelle- Orléans Fredericton Tampa -10 -20 -30 -40 Pour en profiter cyberpresse.ca/privileges ABONNEMENT 1 866 841-5088 editionsgesca.ca RÉSULTATS DE LA SAISON RÉGULIÈRE STATISTIQUES ET ANALYSES DE STÉPHANE LABERGE LA VRAIE SAISON COMMENCE EN VENTE DÈS MAINTENANT ! 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