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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2007-05-04, Collections de BAnQ.

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[" Et si l\u2019équilibriste tombait ?Et si le fildefériste chutait ?Le dernier-né du Cirque du Soleil vous enmet plein les yeux.Et vous coupe le souffle.PREMIÈRE MONDIALE DE KOOZA LA CRITIQUE DE MARIE-CHRISTINE BLAIS, EN PAGE 1 DU CAHIER ARTS ET SPECTACLES LES ABEILLES TOMBENT COMME DES MOUCHES PAGE A7 À LA SORTIE DESCENTRES JEUNESSE : DIRECTION, LA RUE NOTREDOSSIERÀLIRE EN PAGES A2 ET A3 RESTAURANTS CHINOIS CHOW MEIN ET HISTOIRES D\u2019IMMIGRATION ACTUEL PAGE 1 PHOTOANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE © Mon clin d\u2019oeil STÉPHANE LAPORTE Ben Laden, c\u2019est comme un trousseau de clefs, c\u2019est quand on ne le cherchera plus qu\u2019on va le trouver.Venez voir mon blogue ! cyberpresse.ca/laporte L-V 6 21924 98765 1 MARIE ALLARD Forcés de quitter la Commission scolaire de Montréal l\u2019été dernier, en raison de la forte baisse d\u2019élèves prévue, une trentaine d\u2019enseignants permanents sont aujourd\u2019hui obligés d\u2019y revenir.Peu importe s\u2019ils ont déménagé et se sont adaptés à leur nouveau travail, en banlieue.Une entente entre l\u2019Alliance des professeurs et la CSDM les oblige à rentrer au bercail, 12 mois plus tard.« Je n\u2019en peux plus d\u2019être barouettée de tout bord tout côté sans mon consentement », a dit hier à La Presse Stéphanie Zimmermann.Comme elle était considérée de trop à la CSDM l\u2019an dernier, cette prof permanente a été mutée dans une école de Saint-Constant.« Ça a été un choc, mais je me suis adaptée », a-t-elle indiqué.CSDM Des profs chassés puis obligés de revenir >Voir RETOUR en page A8 PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE Le président de la Commission d\u2019enquête sur le viaduc de la Concorde, Pierre Marc Johnson, a paru un peu médusé, hier.Peut-être que la volte-face de l\u2019ingénieur spécialisé en ponts et viaducs du ministère des Transports du Québec, Tiona Sanogo, y était pour quelque chose.Au début, son témoignage sur la gestion des chantiers en 1992 des viaducs de l\u2019autoroute 19 était rempli de révélations étonnantesmais peu flatteuses pour son employeur, raconte notre journaliste Bruno Bisson.Puis, ses propos se sont décomposés au fil des heures pour former unmagma de contradictions.Àlire en page A6.Offrez du temps précieux à Maman.L\u2019allégresse.Inspirée par Birks.De la collection de chronographes pour femme de Birks, montre en acier inoxydable à cadran de nacre ponctué d\u2019indicateurs en diamants et d\u2019un bracelet satiné rose, 795 $.3478587A Montréal vendredi 4 mai 2007 Le plus grand quotidien français d\u2019Amérique 123e année No 191 56 pages, 5 cahiers 70¢ taxes en sus \u2013 Édition provinciale 80¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées L\u2019UQAM À LA LOUPE Commission Johnson Volte-face et confusion DENIS LESSARD ET MALORIE BEAUCHEMIN QUÉBEC \u2014 Inquiet du « dérapage financier » à l\u2019UQAM, le gouvernement Charest demande au vérificateur général du Québec d\u2019enquêter sur ce qui s\u2019est passé dans les dossiers de l\u2019îlot Voyageur et du Complexe des sciences, deux projets qui totalisent, pour l\u2019instant, 200 millions de déficit.À l\u2019issue d\u2019une réunion du Conseil des ministres de deux jours, hier, Michelle Courchesne, titulaire de l\u2019Éducation, a annoncé du même souffle que le réseau des Universités du Québec, conjointement avec l\u2019UQAM, devra proposer d\u2019ici au 15 juin un « plan de redressement » pour préciser comment, et quand, l\u2019institution pourra retourner aux budgets équilibrés.Deux scénarios avancés par l\u2019UQAM ont déjà été rejetés par le Ministère.Le vérificateur enquêtera sur son «dérapage financier » de 200 millions llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll >Voir DÉFICIT en page A9 VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?nouvelles@lapresse.ca UN COMMENTAIRE SUR NOTRE JOURNAL?commentaires@lapresse.ca SOMMAIRE Amusez-vous ! SPORTS 8 Astrologie du jour ACTUEL 5 Bourses AFFAIRES 6, 7 ET 8 Décès ACTUEL 7 ET 8 Forum A14 ET A15 Horaire télévision ARTS 4 Monde A18, A19 ET A20 Loteries A8 Petites annonces ACTUEL 4 AFFAIRES 4 Sudoku AFFAIRES 4 Météo Ensoleillé avec quelques nuages, maximum 16, minimum 3.SPORTS 5 KATIA GAGNON La moitié des jeunes de 16 et 17 ans hébergés dans les centres de réadaptation de la Direction de la protection de la jeunesse en Montérégie seront totalement livrés à eux-mêmes à leur majorité.Or leur séjour en centre, souvent très long, les a très peu préparés à l\u2019autonomie : le risque, pour eux, c\u2019est de se retrouver à la rue.C\u2019est la conclusion-choc d\u2019une étude inédite, commandée par le centre jeunesse de la Montérégie.L\u2019enquête, qui pose parfois un jugement dur sur les pratiques des centres d\u2019hébergement, a été réalisée par un ancien directeur du centre jeunesse de la Montérégie, Roger Gagnon.D\u2019abord, M.Gagnon critique la durée de prise en charge des jeunes.En moyenne, ces jeunes sont hébergés en centre depuis près de trois ans et dans certains cas, le placement s\u2019étend sur pas moins de 12 ans.Ils ont déménagé leurs pénates bien des fois : certains ont vécu une trentaine de déplacements dans diverses ressources.La plupart du temps, ils n\u2019ont pas de diplôme.Et surtout, dans la moitié des cas, ils n\u2019ont personne.Aucune famille.Les jeunes paniquent « Il faut que les centres d\u2019hébergement changent leur approche par rapport à l\u2019autonomie.Les éducateurs essaient de former des jeunes obéissants, parce qu\u2019avant, la majorité de la clientèle retournait dans sa famille à la sortie.Mais là, dans 50% des cas, il va falloir que le jeune se débrouille tout seul », explique M.Gagnon en entrevue.« Souvent, on débute la préparation à l\u2019autonomie quant on envisage un appartement autonome vers dix-sept ans et demi », poursuit-il.« Les jeunes paniquent quand ils voient arriver leurs 18 ans.Plus personne n\u2019est là pour les aider.Et bien souvent, on les voit, pas longtemps après : ils sont devenus itinérants.» À la sortie des centres ÉMILIE CÔTÉ La rue, un chemin tracé d\u2019avance?est le titre d\u2019une étude terrain faite par le Refuge des jeunes de Montréal.Pendant 14 mois, l\u2019anthropologue Christian Levac a suivi et écouté 21 jeunes hommes de la rue.Dix-sept de ces jeunes avaient déjà été placés sous la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ).« À la fin de leur séjour dans les centres jeunesse, plusieurs se sont encore sentis abandonnés et rejetés », peut-on lire dans l\u2019étude.« C\u2019est là que l\u2019idée d\u2019être sur la rue m\u2019a frappé\u2026», confie un des jeunes.« Quand je sus sorti de là, j\u2019étais fucké en tabarnac.Ça fuck en criss », a dit un autre.Les jeunes hommes critiquent vivement leur passage en centre jeunesse.« Il a renforcé leur sentiment d\u2019abandon et de rejet familial tout en accentuant leur instabilité.Le discours des jeunes témoigne de leur colère, de leur révolte et de leur rancoeur à l\u2019égard de leur placement.Ces prises en charge n\u2019ont fait qu\u2019augmenter leur méfiance face au monde des adultes », ont constaté M.Levac et France Labelle, directrice du Refuge et coauteure de l\u2019étude.Plusieurs jeunes croient que le centre jeunesse leur a ouvert le chemin de la rue.Même si c\u2019était préférable à leur environnement familial.« Les éléments de l\u2019étude du centre jeunesse de la Montérégie et notre recherche vont dans le même sens », souligne Mme Labelle.« Quand ils sortent des centres jeunesse, ces jeunes ne veulent plus rien savoir des ressources.Ils veulent être libres, explique-t-elle.Souvent, ils ont vécu un ensemble de problèmes : l\u2019abandon de leurs parents, la drogue, une tentative de suicide.Ou ça n\u2019a pas marché en appartement.» Alexandre a raconté : « Je venais de me faire crisser dehors de mon centre d\u2019accueil.Pis je vais te dire, franchement, des fois (.) le fait que je me sois ramassé dans la rue est pas complètement de ma faute, (.) le gars passe 10 ans en centre d\u2019accueil.Quessé que tu veux qui fasse : 18 ans avec rien, pas une criss de cenne dans ses poches.» Quand le jeune placé sous la responsabilité de la DPJ atteint 18 ans, c\u2019est le réseau communautaire qui prend le relais.« Parfois, les jeunes nous arrivent directement des centres jeunesse, indique France Labelle.Plus ils ont été longtemps en centre, plus ils ont des problèmes d\u2019autonomie.Ils n\u2019ont pas été préparés à la vie après.» Souvent, les jeunes souffrent de solitude.Ils se sentent abandonnés.Ils n\u2019ont pas d\u2019adulte significatif dans leur vie.« Les figures d\u2019attachement ne sont pas restés.» Mme Labelle entend souvent : « À un moment donné, il y avait un éducateur, mais il est parti.» Un jeune peut avoir vu passer plusieurs travailleurs sociaux.Il est méfiant.Les témoignages recueillis par Christian Levac parlent d\u2019euxmêmes.Un jeune a déménagé 22 fois.L\u2019autre craignait constamment que sa mère se suicide.Un troisième se faisait battre.« Je suis le déchet résiduel de ma famille », dit l\u2019un.« J\u2019ai tout le temps été rejet à l\u2019école », dit l\u2019autre.Dans 85% des cas , leurs parents sont séparés, divorcés ou morts.Dans 50 % des cas, leur mère ou leur père était toxicomane.Près des trois quarts des jeunes ont subi de la violence physique ou psychologique.Il n\u2019y a pas de recette miracle.« Il faut un lieu stable, des liens significatifs durables », conclut Mme Labelle.Le réseau communautaire doit souvent prendre le relais PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE © Arrivés à la majorité, les jeunes qui sortent des centres jeunesse ont bien peu de débouchés.L\u2019absence de suivi et de personnes susceptibles de les « raccrocher » est l\u2019un des problèmes identifiés par l\u2019étude de Roger Gagnon.BIEN DES JEUNES S\u2019INTÈGRENT À PEU PRÈS HARMONIEUSEMENT À LA SOCIÉTÉ LORSQU\u2019ILS SORTENT D\u2019UN CENTRE JEUNESSE.MAIS SOUVENT, C\u2019EST TOUT LE CONTRAIRE QUI SE PASSE.LEUR SÉJOUR EN INSTITUTION LES AMÈNE DROIT À LA RUE.ENRAGÉS, RÉVOLTÉS.SANS ARGENT, MAL PRÉPARÉS À SE PRENDRE EN MAIN.ET SURTOUT, DÉSESPÉRÉMENT SEULS.LE CENTRE JEUNESSE DE LA MONTÉRÉGIE A FAIT ENQUÊTE.POUR CONSTATER QU\u2019ON FAIT FACE À BIEN DES PROBLÈMES, MAIS QU\u2019IL Y A AUSSI DES SOLUTIONS.IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII LA RUE UN CHEMIN TRACÉ D\u2019AVANCE?oyster perpetual lady-datejust acier et or jaune 3478656A lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 2 L A P R E S S E M O N T R É AL VE N D R E D I 4 M A I 2 0 0 7 KATIA GAGNON Que faire avec une jeune fille de 17 ans qui se destine, à sa sortie du centre d\u2019hébergement, à la prostitution ?Solution actuelle : on l\u2019enferme derrière des portes closes pour la protéger.Solution suggérée : « l\u2019outiller » pour sa future carrière de danseuse ou de prostituée.Car le séjour en centre fermé jusqu\u2019à la majorité n\u2019est pas une réponse adéquate dans de tels cas, croit Roger Gagnon.« À 18 ans, ces filles-là n\u2019ont pas pu se trouver une job, elles n\u2019ont pas pu essayer d\u2019aller en appartement avec une copine.Elles sont incarcérées pour être protégées.Qu\u2019est-ce que vous voulez qu\u2019elles fassent à leur majorité ?Elle se mettent une petite jupe courte et elles vont rejoindre leur pimp.Elles ne connaissent personne d\u2019autre ! » lance-t-il.M.Gagnon a une autre solution à proposer.« Plutôt que de nier l\u2019évidence, il faut l\u2019armer », résume-t-il.Au sens figuré, bien sûr.Cours d\u2019autodéfense, apprentissage de la gestion des clients, recherche d\u2019une adresse inconnue du souteneur pour recevoir le chèque d\u2019aide sociale, contacts avec l\u2019organisme Stella qui vient en aide aux ex-prostitués.Disons que le centre jeunesse de la Montérégie n\u2019est pas très à l\u2019aise avec cette recommandation « controversée ».Le directeur général, Camille Picard, n\u2019est pas du tout prêt à la mettre en oeuvre.Cependant, des spécialistes de la question croient, eux, que c\u2019est la voie à suivre.« Je comprends très bien cette position et c\u2019est aussi ce que je prône », dit Lise Durocher, spécialiste de la prostitution au centre jeunesse de Montréal.Oui, il faut essayer d\u2019aiguiller les jeunes vers autre chose que le plus vieux métier du monde.« Mais quand le mode de vie est déjà enclenché, il faut tout de suite mettre les jeunes en contact avec les ressources du milieu.Comme ça, si le jeune est dans le trouble, il va déjà avoir un contact.» COURRIEL Pour joindre notre journaliste : katia.gagnon@lapresse.ca «Outiller» les futures prostituées plutôt que de nier l\u2019évidence Jean-Luc, 16 ans, se retrouve exactement dans la situation que décrit le rapport Gagnon.Il est hébergé en centre depuis l\u2019âge de 6 ans.On l\u2019a souvent déplacé.Il a l\u2019équivalent d\u2019une quatrième année du primaire : il s\u2019apprête à abandonner les études pour le marché du travail.L\u2019été prochain, il partira en appartement avec un copain.Ce grand saut l\u2019inquiète un peu.« Penser à ça, ça donne un coup », dit-il sobrement.En attendant, il s\u2019exerce à faire des repas dans le foyer de groupe où il habite.Des solutions Mais Roger Gagnon ne se borne pas aux constats.Il offre aussi un certain nombre de solutions, qui impliquent cependant de gros changements dans le fonctionnement du centre jeunesse.En tête de liste : continuer le suivi de ces jeunes au-delà de leur majorité.Le jeunes qui quittent un centre d\u2019hébergement et qui sont dans une situation à risque devraient bénéficier d\u2019un suivi de six mois à un an de plus.Aussi, après trois années passées en centre, le cas d\u2019un jeune devrait automatiquement faire l\u2019objet d\u2019une discussion de fond, afin de trouver des « solutions novatrices » pour identifier une autre option d\u2019hébergement.Et à 17 ans et six mois, les jeunes placés en centre devraient automatiquement être déplacés vers une ressource qui les prépare à leur nouvelle vie.De même, le séjour en centre fermé \u2013 où les jeunes vivent derrière des portes verrouillées \u2013 devrait être régi par des critères beaucoup plus stricts.« Parfois, il est un peu difficile de saisir le rationnel d\u2019un tel placement », écrit M.Gagnon.Les intervenants du centre jeunesse devraient également disposer de davantage d\u2019outils pour permettre à un jeune d\u2019acquérir l\u2019autonomie.Ils devraient par exemple être autorisés à signer un bail pour un jeune au nom du centre jeunesse.Le directeur du centre jeunesse de la Montérégie, Camille Picard, accueille favorablement le rapport.« Ça sert à rien de se cacher la tête dans le sable : on a des choses à changer », dit-il.« Ces enfants sont des enfants du réseau, qui n\u2019ont plus de réseau lorsqu\u2019ils sortent », constate-t-il.Le CJM a d\u2019ailleurs commencé à réagir : un colloque organisé à la fin mars a réuni, pour une rare occasion, les éducateurs de la DPJ et les groupes communautaires qui s\u2019occupent des jeunes lorsqu\u2019ils se retrouvent à la rue afin de se pencher concrètement sur ces enjeux.À l\u2019échelle du Québec, l\u2019Association des centres jeunesse a également implanté dans huit régions le programme Qualification des jeunes, dont le mandat consiste spécifiquement à faciliter le passage à l\u2019autonomie des jeunes qui sortent des centres d\u2019hébergement.jeunesse: direction, la rue PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE © Le parc Émilie-Gamelin au centre-ville de Montréal, carrefour de tous les jeunes sans-abri.« Les jeunes paniquent quand ils voient arriver leurs 18 ans.Plus personne n\u2019est là pour les aider.Et bien souvent, on les voit, pas longtemps après : ils sont devenus itinérants.» PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE © Les jeunes filles qui quittent les centres jeunesse peuvent se trouver complètement isolés.C\u2019est dans ce moment qu\u2019elles peuvent se tourner vers un souteneur et se prostituer.C\u2019est en fonction de cette éventualité que souhaite intervenir l\u2019ancien directeur du centre jeunesse de la Montérégie, Roger Gagnon.« Les jeunes paniquent quand ils voient arriver leurs 18 ans.Plus personne n\u2019est là pour les aider.» « » Plus ils ont été longtemps en centre, plus ils ont des problèmes d\u2019autonomie.Ils n\u2019ont pas été préparés à la vie après.\u2013 France Labelle, directrice du Refuge des jeunes IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII LA RUE UN CHEMIN TRACÉ D\u2019AVANCE?lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL VE N D R E D I 4 M A I 2 0 0 7 A 3 ACTUALITÉS CHRISTIANE DESJARDINS Chose rare dans le domaine judiciaire, l\u2019ex-policier du SPVM Benoît Guay, qui s\u2019est avoué coupable d\u2019une série d\u2019agressions sexuelles armées sur des adolescentes et de toutes jeunes femmes, ne s\u2019oppose nullement à la demande de la Couronne, visant à le faire déclarer délinquant à contrôler pour la période maximale prévue par la loi, soit 10 ans.Comme les deux parties suggèrent de lui imposer huit ans de prison, l\u2019accusé serait suivi pendant les 18 prochaines années, si cette proposition est acceptée.« C\u2019est une mesure assez lou rde, on l\u2019a c cept e pou r rassu rer les vic times et la société », a fait valoir l\u2019avocat de Guay, Me Philip Schneider, hier, alors qu\u2019on débattait de la peine à imposer à son client.L\u2019exercice s\u2019est tenu devant la juge Micheline Dufour, au palais de justice de Laval, et certaines des victimes y assistaient.Six d\u2019entre elles ont livré leurs états d\u2019âme par écrit, et c\u2019est la procureure de la Couronne Isabelle Briand qui les a lus.La septième et dernière victime de Guay, qui est aussi la plus jeune de toutes puisqu\u2019elle fêtait ses 15 ans le jour où elle a été agressée, le 1er juillet 2005, a tenu pour sa part à s\u2019adresser à la Cour de vive voix.L\u2019attaque brutale, au cours de laquelle elle a été violée et sodomisée sous la menace d\u2019un pistolet, l\u2019a rendue nerveuse, anxieuse, et lui a fait perdre confiance en elle.Elle a eu des bleus, a souffert d\u2019insomnie, et a dû se soumettre préventivement à un traitement choc contre les MTS et le VIH qui l\u2019a grandement affaiblie et qui lui a causé des hémorragies.Résultat : elle a fait une mononucléose.Quand elle a recommencé l\u2019école, ses notes chutaient.Le vase a débordé quand un journaliste l\u2019a retrouvée à son école et s\u2019est présenté pour l\u2019interviewer.Cela l\u2019a traumatisée, et elle a alors abandonné l\u2019école.Elle s\u2019est remise aux études depuis, mais en suivant des cours privés chez elle.« J\u2019ai perdu un an et demi », a-t-elle dit, en soulignant qu\u2019elle craignait de sortir seule dehors.« J\u2019ai besoin d\u2019aide » Benoît Guay, qui avait l\u2019air penaud dans le box des accusés, a lui aussi tenu à s\u2019adresser à la Cour et aux victimes.« Votre Honneur, j\u2019ai honte d\u2019être ici devant vous.À chaque jour, j\u2019ai beaucoup de peine de voir tout le mal que j\u2019ai causé par ma faute.J\u2019essaie de comprendre ce qui m\u2019est arrivé, je travaille fort sur mes difficultés, et j\u2019ai besoin d\u2019aide pour continuer mes démarches.Je veux dire aux victimes que je suis sincèrement désolé pour le mal que je leur ai fait », a-t-il dit, manifestement au bord des larmes.Son avocat a fait valoir qu\u2019il a entrepris une thérapie en août dernier en prison dans le but de régler ses problèmes, thérapie dont il assume lui-même les frais.Une fois sa peine prononcée, Guay voudrait être envoyé au pénitencier de La Macaza, spécialisé dans le traitement des agresseurs sexuels, parce qu\u2019ainsi il pourrait poursuivre dans la voie thérapeutique sans perdre ce qu\u2019il a acquis.Deux rapports, l\u2019un réalisé par le sexologue André McKibben, et l\u2019autre par le psychiatre Sylvain Faucher, évaluent les risques de récidive de « faibles à modérés.Guay n\u2019a pas de problèmes psychiatriques, mais il a des traits narcissiques importants ainsi que des tendances obsessives compulsives ».Terrorisé par l\u2019échec et ayant de faibles mécanismes d\u2019adaptation, il aurait utilisé la sexualité comme soupape, et pour avoir du pouvoir.Guay avait un passé sans tache avant de commettre les agressions, qui se sont déroulées entre mai 2004 et juillet 2005.Il est conscient des torts causés.S\u2019appuyant sur ces rapports, Me Schneider a dit que son client faisait partie d\u2019une minorité d\u2019agresseurs sexuels pour qui une arrestation est l\u2019occasion de « vider leur sac » et de réorienter leur vie.L\u2019avocat a aussi insisté sur le fait que l\u2019accusé est honnête dans sa démarche, car il a admis tous ses crimes et a plaidé coupable.Il en a même confessé deux qui ne lui étaient pas attribués, dont un pour lequel la victime est inconnue, car elle n\u2019a jamais porté plainte.Rappelons que Guay était marié et qu\u2019il était policier depuis 14 ans au moment des faits.La juge Dufour rendra sa décision le 12 juin.Benoît Guay Violeur en série de la couronne nord L\u2019ex-policier prêt à être déclaré délinquant à contrôler Démantèlement d\u2019un réseau de fraudeurs La Gendarmerie royale du Canada vient de démanteler un réseau de fraudeurs qui fabriquaient des dispositifs servantàpirater des signaux satellites.Deux mille clients ont tiré profit de cette activité illégale, qui privait les radiodiffuseurs canadiens de revenus estimés à 1,2 million par année.Les perquisitions effectuées mercredi matin dans deux commerces et trois résidences de la région métropolitaine ont mené à l\u2019arrestation de trois individus.Aucune accusation n\u2019a encore été portée contre les 2000 clients du réseau, même si les policiers ont dit avoir sous la main des moyens de les retrouver.« De plus en plus, on va poursuivre les gens qui volent les signaux », a souligné le caporal Luc Bessette.Les récepteurs permettaient de décoder illégalement des canaux de télévision, les chaînes offertes par Bell Express Vu et l\u2019américaine Dish Network notamment.Hugo Meunier Un présumé meurtrier arrêté Recherché pour le meurtre d\u2019une jeune femme, la semaine dernière dans l\u2019ouest de Montréal, le récidiviste James Gould se terrait toujours dans la métropole quand il a finalement été appréhendé, hier après-midi, par les policiers du SPVM.Gould, un individu de 23 ans au lourd passé criminel, est soupçonné d\u2019avoir battu à mort Karina Paola Esquivel-Moya, âgée de 18 ans.Elle aurait eu le malheur de s\u2019interposer dans un conflit conjugal survenu le 23 avril dans un immeuble à logements de Dorval.La jeune femme, qui était l\u2019une des meilleures copines de la conjointe de Gould, aurait été sauvagement battue à coups de pied et de poing.Plongée dans un profond coma, elle a succombé à ses blessures.James Gould avait pris la fuite avant l\u2019arrivée des policiers.Il avait trouvé refuge dans un logement du quartier Saint-Pierre, quand il a été appréhendé hier.Gould doit comparaître cet après-midi sousune inculpation de meurtre non prémédité.Marcel Laroche Voitures volées retrouvées Les policiers ont poursuivi leurs fouilles, hier, dans la cour de la compagnie Recyclage d\u2019autos Yasmine à Laval.Mercredi, 25 autos volées avaient été découvertes sur le terrain de l\u2019entreprise appartenant à Nasser Aoude.« Nous avons continué notre enquête aujourd\u2019hui.En tout, 25 voitures et 70 moteurs volés ont été trouvés », affirme Pierre Desautels du Service de police de Laval.Plus de 800 véhicules entassés pêlemêle attendent toujours d\u2019être analysés par les enquêteurs.Ariane Lacoursière EN BREF CAROLINE TOUZIN Des transactions de crack à la pelletée en plein jour.Des femmes avec leur nouveau-né dans une poussette qui se font accoster par des hommes à la recherche de services sexuels.Des condoms et des tessons de bouteille trouvés dans le sable de la zone réservée aux enfants de moins de 6 ans.Scènes quotidiennes du parc Ovila- Légaré, situé sur le boulevard Pie-IX au coin de la 47e Rue dans le quartier Saint-Michel.Du moins jusqu\u2019à il y a deux jours.La police de Montréal y a fait une deuxième grosse rafle en six mois visant à démanteler un réseau de vendeurs de crack.Un réseau qui écoulait 200 roches de crack par jour.À 20 $ la roche, cela représente quelque 4000 $ de transactions quotidiennes.En décembre, la police a arrêté la présumée tête du réseau et membre connu d\u2019un gang de rue, Josué Bernard, et 16 autres hommes, dont cinq mineurs.Le gang intimidait les gens du secteur délimité par le boulevard Pie-IX à l\u2019ouest, la 56e Rue au nord, la 40e Rue au sud et la rue Lionel-Groulx à l\u2019est.Mercredi, la police a frappé à nouveau en arrêtant 13 jeunes hommes, dont deux mineurs.Un mois après le démantèlement du réseau, de nouveaux vendeurs ont fait leur apparition dans les environs du parc.« On savait que d\u2019autres vendeurs tenteraient de s\u2019approprier le territoire, alors on a maintenu notre surveillance », explique Fady Dagher, commandant du poste de quartier 30, qui englobe le parc Ovila-Légaré.Au fil des mois, les policiers ont observé un réseau moins bien organisé et plus jeune que le gang de Josué Bernard.Certains revendeurs seraient affiliés aux Crips (bleus), mais pas tous.« Merci, il était temps! » Mercredi, vers 15h30, la police a perquisitionné dans sept édifices à logements, dont six qui longeaient le parc dans la rue du même nom.Le septième est situé dans Montréal- Nord.La police y a saisi la plus grosse quantité de roches de crack en 2007, soit 3123 roches, plus de 10 000 $ en argent et deux armes à feu (un revolver de calibre 22 et un fusil de calibre 12 modifié).Lors de l\u2019opération policière, une dame âgée qui habitait l\u2019un des immeubles est spontanément sortie sur son balcon pour crier : «Merci, il était temps! » Une quarantaine de résidants du secteur, surtout des personnes âgées et des jeunes mères de famille, étaient réunis hier dans le sous-sol du centre communautaire René-Goupil, voisin du parc.« Je sortais même plus sur mon balcon.Les jeunes vendaient dans la ruelle.Ils buvaient, ils pissaient sur les murs.Puis après ils se sont mis à vendre en avant de chez nous, direct sur le trottoir », a racontée Hélène, une femme frêle de 73 ans qui vit dans un immeuble d\u2019appartements où il y a eu une perquisition.« Moi, j\u2019arrive plus à dormir la nuit », a lancé une autre personne âgée.La rencontre entre la police, les citoyens et la mairesse de l\u2019arrondissement, Anie Samson, était prévue depuis longtemps pour parler du problème de prostitution dans le secteur.Mais avec la rafle policière de la veille, impossible de ne pas aborder le sujet.« Les gangs sont là pour faire du business de drogues, pas pour s\u2019attaquer aux personnes âgées », leur a dit le commandant Dagher, qui semble très apprécié dans le secteur.Jeunes mères exaspérées Un peu plus tôt cette année, le policier a rencontré une vingtaine de mères de famille qui n\u2019en peuvent plus de se faire accoster par des hommes à la recherche de faveurs sexuelles, alors qu\u2019elles amènent leurs enfants au parc.La journaliste de La Presse s\u2019est ellemême fait accoster en bordure du parc alors qu\u2019elle attendait un taxi.C\u2019est que beaucoup de prostituées vivent dans des logements à bas prix près du parc et y amènent leurs clients.Le commandant a promis aux résidants une grosse offensive contre les clients dans les prochains mois.Sans clients, pas de prostituées.« N\u2019hésitez pas à prendre en note les plaques d\u2019immatriculation des clients que vous voyez.Vous pouvez faire des dénonciations anonymes par téléphone », leur a expliqué le policier.Le discours du policier ne va pas empêcher Éric, père de trois garçons âgés de 4 mois à 4 ans de déménager à Longueuil le 1er juillet.« J\u2019en ai assez de devoir inspecter le carré de sable du parc et d\u2019enlever les condoms, les seringues et les tessons de bouteille pour que mes gars puissent jouer.Je croise des prostituées dans mon bloc d\u2019appartements, puis j\u2019ose pas passer à travers le parc après 17h pour ne pas croiser de gangs de rue.Icitte, les loyers sont pas chers.C\u2019est pas pour rien », a raconté l\u2019homme, visiblement exaspéré, rencontré dans le carré de sable hier.Parmi les présumés trafiquants, il y a Gardy Prosper, un contremaître qui a été arrêté au travail sur le chantier de reconstruction du viaduc de la Concorde à Laval.Il a comparu hier au palais de justice de Montréal et reviendra en cour aujourd\u2019hui pour son enquête sous cautionnement.La douzaine d\u2019hommes arrêtés font face à des accusations de possession de stupéfiants, de trafic de stupéfiants, de complot et de possession d\u2019armes.Crack et prostitution dans un parc de Saint-Michel Deuxième grosse rafle en six mois PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE © Certaines victimes de l\u2019ex-policier Benoît Guay étaient présentes hier au palais de justice de Laval, pour faire entendre de vive voix leur témoignage.EN CHIFFRES Appels au poste de quartier 30 concernant le secteur du parc Ovila-Légaré Menaces, harcèlement, intimidation: 76 66 71 Méfaits : 40 47 33 Bagarres : 31 44 20 Conflits : 197 204 157 Source : SPVM llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2004 2005 2006 De quoi êtes-vous fait ?MARIA SHARAPOVA ET SA AQUARACER ACIER ET OR 18 CARATS SERTIE DE DIAMANTS 866-260-0460 www.tagheuer.com 3460211A lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 4 L A P R E S S E M O N T R É AL VE N D R E D I 4 M A I 2 0 0 7 YVES BOISVERT Attention citoyens : cette chronique contient un appel à tous.Zet à toutes.Loin de moi l\u2019idée d\u2019encourager la délinquance.Mes voisins de bureau vous le diront, moi, c\u2019est la Loi et l\u2019Ordre \u2013 pas nécessairement dans l\u2019ordre, et surtout la loi, finalement.Mais regardons les choses en face.S\u2019il fallait que tous les citoyens appliquent à la lettre les règlements municipaux concernant la construction et la rénovation, l\u2019industrie du clou s\u2019effondrerait instantanément.Bang.La vérité?Plus vous êtes honnête, plus votre projet est beau, plus on vous emmerdera.Hier, je lisais l\u2019article de mon collègue Éric Clément sur le promoteur David Owen, qui construit des condos dans l\u2019arrondissement de Ville-Marie sans permis.Son projet a été refusé?Pas grave, il a 72 condos à livrer, alors il fonce.Il est rendu à trois étages.Cow-boy, dites-vous?Bien sûr.La Ville lui a envoyé des constats d\u2019infraction pour une valeur totale de 18 000 $.Attendre lui coûterait bien plus cher, peut-on penser.C\u2019est le même M.Owen à qui on a ordonné de démolir un étage illégal sur une construction cet hiver.Mais c\u2019est aussi le même qui attend depuis deux ans (DEUX ANS) pour qu\u2019on fasse passer son projet de pharmacie, angle Ontario et Champlain.Une pharmacie.Pas un méga-hôpital.La raison?L\u2019immeuble projeté a 71 centimètres de trop en hauteur (la Ville a accepté cet écart, finalement), le parking est trop près de la rue, l\u2019édifice trop loin, etc.Et des citoyens du coin se battent contre le projet.Nous comprenons tous qu\u2019il doit y avoir des normes d\u2019urbanisme.Mais pourquoi faut-il deux ans pour qu\u2019un projet se règle?Voilà un promoteur qui n\u2019attirera la sympathie de personne.Il construit sans permis, et des condos, en plus, imaginez! Sauf que dans bien des arrondissements de la Ville, même avec un superbe projet, correct, respectueux de tout ce qu\u2019il y a à respecter, plus vous êtes transparent, et plus on vous fera des misères.Essayez, par exemple, de changer une fenêtre en aluminium ou, mieux, en PVC sur le Plateau.Présentez un projet de fenêtre faite à la main par un artisan, un beau truc, en acajou, tiens.Première réaction : Non! Si vous voulez changer, il faut faire comme à l\u2019origine! On parle de 1911, disons.Il vous faudra vous battre avec les gens des permis jusqu\u2019à ce qu\u2019on finisse par dire, OK, d\u2019abord.Pendant ce temps-là, il y a un artisan et toutes sortes de gens qui attendent.Ils n\u2019attendent pas toujours, ils ont d\u2019autres contrats.Les gens de la construction ont toujours d\u2019autres contrats.Par exemple, ils vont poser des fenêtres chez quelqu\u2019un qui n\u2019a pas demandé de permis.S\u2019ils se font pincer par les mandarins, ils leur répondent en cantonnais : Su Mi, ce qui se traduit à NDG par «Sue me!» et dans Rosemont par «Nous nous reverrons en Cour!» Une amende, si on vous attrape, coûtera parfois moins cher en plans, en demandes, en heures d\u2019attente, en rage, en désespoir et en immobilisme.Vous êtes un sympathique citoyen qui aime le patrimoine?Vous refaites la façade affreuse de votre maison du Plateau, du Mile End, de la Petite-Patrie?Hé! Tout n\u2019est pas magnifique dans ces quartiers à la mode! Vous apportez vos briques, vos plans, vous êtes fier de votre architecte.Ils vous donneront un permis illico ! Vous êtes sympathique mais un peu twit.Ça ne se passera pas comme ça.Première réaction du fonctionnaire municipal : «Hum\u2026 c\u2019est pas tout à fait la bonne teinte de rouge, ça\u2026» Vous aurez beau lui dire que le voisin a des briques blanches avec des colonnes gréco-hawaïennes, rien n\u2019y fera : il faut se comparer avec l\u2019original ou n\u2019importe quel modèle avec lequel vous n\u2019êtes pas en conformité.Comme disait John Locke, quand une loi est absurde, ou que l\u2019application de la loi devient absurde, le citoyen a le droit et même le devoir de se révolter.Mais la révolte, c\u2019est ben de l\u2019ouvrage.Alors le citoyen se contente de contourner la loi.Et de risquer une amende : SuMi, Ville.C\u2019est vrai dans le résidentiel, c\u2019est vrai dans le commercial, dans l\u2019institutionnel, c\u2019est vrai partout.Alors voici l\u2019appel à tous.Envoyez-moi un résumé de vos démêlés avec votre arrondissement de la Ville de Montréal côté permis et travaux.Des dates, des faits, mais ramassez-vous, ne me faites pas 20 pages.Discrétion assurée si nécessaire.Et quand nous aurons recueilli suffisamment d\u2019absurdités, on fera un beau portrait en forme de bilan.Et ensuite, on posera des questions.Des questions compliquées et dures \u2013 on nous paie pour poser des questions compliquées et dures.Comme par exemple : pourquoi?V o u s e n v o y e z ç a à yves.boisvert@lapresse.ca.Avez-vous un permis?ARIANE LACOURSIÈRE Un conseil ler municipal de Boisbriand, Patrick Thiffault, fait face à des accusations de menaces de mort.Si le principal intéressé nie cette affirmation, sa conjointe, la députée adéquiste Linda Lapointe, le confirme.« Vous ne m\u2019apprenez rien dans cette cause-là.Mais je vous rappelle qu\u2019il (Patrick Thiffault) est un homme fort respectable et respecté à Boisbriand.Il est conseiller municipal.Faites bien attention à ce que vous allez écrire », a dit M me Lapointe, qui est porteparole de l\u2019opposition officielle en matière de développement économique.Les policiers de Laval confirment s \u2019êt re présentés chez Patrick Thiffault le 4 octobre dernier à la suite d\u2019une plainte d\u2019une citoyenne qui disait avoir reçu des menaces de mort.M.Thiffault a plaidé non coupable à ces accusations, mais il doit se présenter au palais de justice de Laval le 22 juin prochain pour son procès.Pourtant, quand La Presse a joint M.Thiffault, il a nié son implication dans cette cause.« Je ne suis pas au courant pantoute de ce que vous me diteslà! » a-t-il déclaré.À plusieurs reprises, il a refusé de dire si des policiers se sont présentés chez lui le 4 octobre.« Je ne comprend absolument rien à ce que vous me dites », a-til dit une première fois.La Presse a donc répété sa question.« Je ne comprends absolument pas ce que vous me dites, madame », a répété M.Thiffault.Questionné pour la troisième fois, le conseiller municipal a été plus volubile : « Je n\u2019ai pas à répondre à vos questions.(.) Vous dites que vous êtes journaliste.Si vous êtes sérieuse, vous allez venir me voir.Je n\u2019ai proféré de menaces de mort à personne.Je n\u2019en ai pas reçu non plus.Je ne sais pas qui a parti toute cette histoire-là.» Mais alorsqueM.Thiffault refuse d\u2019avouer son implication dans une cause judiciaire, sa conjointe n\u2019hésite pas à le confirmer.« Jusqu\u2019à preuve du contraire, il est innocent.Je suis sûre qu\u2019il est innocent », a affirmé Linda Lapointe.La politicienne est-elle contrariée d\u2019être indirectement impliquée dans cette histoire ?« Vous savez, ce n\u2019est pas mon conjoint.Je le fréquente.Je n\u2019habite pas avec lui », a-t-elle précisé.Dénégation rocambolesque d\u2019un élu de Boisbriand accusé de menaces de mort ÉRIC CLÉMENT Le parti Vision Montréal a estimé, hier, que la mairesse de de l\u2019arrondissement du Sud-Ouest devrait « ravaler ses paroles » et s\u2019excuser auprès de ses trois collègues de l\u2019arrondissement qu\u2019elle a accusés « d\u2019être de connivence avec un méchant promoteur ».Mais la mairesse Jacqueline Montpetit ne veut ni s\u2019excuser ni retirer ses propos.Dans le dossier du promoteur immobilier David Owen, dont l\u2019entreprise a fait débuter la construction de 72 appartements sur un terrain de la rue Saint-Ambroise qui ne lui appartenait pas encore et sans permis de l\u2019arrondissement, Mme Montpetit avait dit à La Presse que M.Owen avait bénéficié du « soutien » des élus de Vision Montréal dans Sud-Ouest, soit Ronald Bossy, Jean-Yves Cartier et Line Hamel.Hier, le directeur général de Vision Montréal, Robert Laramée, a réagi par communiqué à ces déclarations en « sommant » la mairesse de « retirer ses insinuations malicieuses ».Et comme le promoteur a déjà eu des différends dans l\u2019arrondissement de Ville-Marie, M.Laramée, ancien conseiller de Ville-Marie, a dit qu\u2019il avait « fait la lutte en 2005 contre le même promoteur dans le projet Pharmaprix, coin Ontario et Champlain, et que ce sont ses collègues de l\u2019UCIM qui, l\u2019an dernier, lui donnaient le feu vert avec des changements de zonage faits à la cachette en pleine période estivale ».Selon M.Laramée, derrière toute cette histoire se cache pour M me Montpetit la difficulté d\u2019accepter d\u2019être mairesse au sein d\u2019un conseil où elle est minoritaire.Mme Montpetit a ajouté hier que quoi que dise Vision Montréal, elle maintient ses dires.« Non, je ne ravalerai pas mes propos, dit-elle.Je n\u2019ai parlé que de faits.Je ne pars en guerre contre personne, mais il y avait déjà des liens entre M.Owen et Vision Montréal avant 2001, et pour le projet situé au coin des rues Duvernay et Charlevoix, ce promoteur a été favorisé.Il ne devait pas avoir ce terrain-là et j\u2019ai voté contre ça à la fois à l\u2019arrondissement et à la ville centre.» Mme Montpetit dit que si M.Owen n\u2019avait pas obtenu l\u2019appui des élus de Vision Montréal dans ce dossier, le terrain aurait pu être utilisé par un organisme communautaire qui avait un projet pour l\u2019occuper.Par ailleurs, une citoyenne du quartier de la rue Saint- Ambroise, Camille de Guire, a déploré hier que pour la construction des appartements, l\u2019administration du Sud-Ouest ait fait couper une dizaine d\u2019arbres matures le long du trottoir.Liens entre Vision Montréal et le promoteur David Owen La mairesse de Sud-Ouest persiste PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © La mairesse de l\u2019arrondissement du Sud-Ouest, JacquelineMontpetit.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll LA ROBE FEUILLAGE VOLANTS ÉTAGÉS Légèreté, transparence de la georgette de soie pour une robe cache-coeur bordée de dentelle, taillée en frisons froncés.Imprimé tropical en tons de kaki.2 à 14.195.00 \u2022 QUÉBEC PLACE STE-FOY, GALERIES DE LA CAPITALE, VIEUX-QUEBEC \u2022 MONTRÉAL CENTRE-VILLE, PROMENADES ST-BRUNO, CARREFOUR LAVAL \u2022 SHERBROOKE CARREFOUR DE L\u2019ESTRIE 3481317A « Je ne suis pas au courant pantoute de ce que vous me dites-là ! » lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL VE N D R E D I 4 M A I 2 0 0 7 A 5 ACTUALITÉS ÉRIC CLÉMENT Année après année, l\u2019assemblée annuelle d\u2019Aéroports de Montréal est l\u2019occasion pour des citoyens montréalais de pourfendre ADM : cette année encore, la quinzaine de personnes qui ont posé des questions ont toutes critiqué le bruit des avions, les décollages nocturnes ou trop matinaux, la disparition d\u2019une importante partie du golf Dorval ou le fait qu\u2019ADM ne fasse pas de profits malgré l\u2019augmentation du nombre de passagers.Personne parmi les gens d\u2019affaires présents n\u2019est venu au micro féliciter l\u2019entreprise pour son record de passagers (11,4 millions en 2006), l\u2019augmentation de son trafic (585 décollages et atterrissages par jour en moyenne en 2006), sa création d\u2019emplois ou ses ambitieux projets reliés à une gare routière ou à un hôtel prestigieux de 275 chambres.Par contre, des citoyens des quartiers de Saraguay et de Cartierville s\u2019étaient déplacés pour se plaindre du bruit provoqué par les atterrissages et décollages et les conséquences à la fois personnelles et financières qui en découlent : impact sur la santé des résidants, sur leur travail, sur leur vie de famille mais aussi sur la valeur de leur maison ou les dépenses que cela leur occasionne (insonorisation, changement de fenestration, etc.).Ces citoyens ont réclamé la réouverture de Mirabel .Mais le présidentdirecteur général d\u2019ADM, James Cherry, ne leur a guère laissé d\u2019espoir à ce sujet.Il a dit qu\u2019il faisait de gros efforts pour atténuer le bruit, notamment en essayant de modifier l\u2019angle au décollage.« Mais tous les avions ne sont pas équipés pour prendre des virages rapides et suivre un corridor précis », a-t-il dit, ajoutant que le bruit a diminué de 56 % depuis 1995.Pour l\u2019importance des vols de nuit (entre 1h30 et 7h), il a plaidé que cela concerne surtout des petits avions (Dash 8, Regional Jet, avions à pistons) et que seulement quelques gros avions décollent tôt le matin mais pas plus que quatre.Un comptable, Gordy Hoffman, a demandé comment ADM pouvait fonctionner en ne faisant pas de profits.Il a expliqué que la perte par passager correspondait à 1,54 $ en 2006 et qu\u2019elle augmente chaque année (1,17 $ en 2005 et 73 cents en 2004).ADM a aussi une dette de 1 milliard actuellement.M.Cherry a répondu que l\u2019objectif d\u2019ADM n\u2019était pas de faire des profits.Il a aussi dit avoir demandé à Ottawa d\u2019être exempté de loyer (21,8 millions par an) et aux municipalités (Dorval et Montréal) qu\u2019elles diminuent leurs taxes (34,1 millions en 2006).Quant à la disparition des espaces verts du golf, une chargeuse- pelleteuse était déjà sur les lieux, hier, marquant le début des travaux d\u2019agrandissement de l\u2019aéroport.Le ministère du Développement durable, de l\u2019Environnement et des Parcs avait pourtant exigé il y a quelques semaines qu\u2019ADM attende d\u2019avoir reçu un certificat d\u2019autorisation environnemental avant d\u2019entreprendre ces travaux.Le ministre fédéral des Transports, Lawrence Cannon, avait même fait savoir par son attachée de presse qu\u2019ADM respecterait les règlements et lois du Québec.Mais hier, M.Cherry a dit qu\u2019ADM irait de l\u2019avant car, selon lui, son plan d\u2019utilisation des sols lui permet de commencer ces travaux sans autorisation de Québec ou de Dorval.Ce n\u2019est pourtant pas ce qu\u2019écrivait un cadre d\u2019ADM dans une lettre envoyée cet hiver à Dorval et dans laquelle ADM disait avoir bien compris qu\u2019elle avait besoin d\u2019un changement de zonage municipal pour commencer ses travaux.Quoi qu\u2019il en soit, le ministère québécois semble avoir jeté l\u2019éponge dans ce dossier : ni le ministère à Québec ni la direction régionale du ministère n\u2019ont répondu aux demandes d\u2019explications de La Presse, cette semaine.COURRIEL Pour joindre notre journaliste eric.clement@lapresse.ca Assemblée annuelle d\u2019ADM Les citoyens critiquent l\u2019aéroport de Dorval BRUNO BISSON L\u2019ingénieur spécialisé en ponts et viaducs du ministère des Transports du Québec (MTQ), Tiona Sanogo, a ruiné hier ce qui lui restait de crédibilité en disant le contraire de tout ce qu\u2019il avait raconté la veille devant la Commission d\u2019enquête sur le viaduc de la Concorde présidée par Pierre Marc Johnson.Son témoignage sur la gestion des chantiers de 1992 sur les viaducs de l\u2019autoroute 19, à Laval, rempli de révélations étonnantes mais peu f latteuses pour son employeur des 30 dernières années, s\u2019est peu à peu décomposé au fil des heures, hier matin, pour former un magma de contradictions, sinon même d\u2019incohérences, dont on ne savait plus, à la fin, que penser.Ainsi, alors qu\u2019il affirmait mercredi qu\u2019il n\u2019avait pas détecté de problèmes dans la conception et l\u2019installation des armatures d\u2019acier nécessaires pour soutenir les poutres de béton du viaduc de la Concorde, en 1992, il a déclaré hier qu\u2019il avait, au contraire, vu ce problème, et exigé une correction.M.Sanogo a même affirmé hier qu\u2019il avait stoppé à deux reprises le chantier pour s\u2019assurer que l\u2019entrepreneur en construction, la défunte firme DIMS, ajoutait de nouvelles barres d\u2019acier pour redresser des étriers qui ne soutenaient rien du tout.L\u2019entrepreneur qui a obtenu le contrat à l\u2019époque ne se souvient de rien de cela.Ni des arrêts de chantier, ni d\u2019une commande d\u2019acier provenant de l\u2019ingénieur.L\u2019un et l\u2019autre auraient eu un impact sur ses coûts, et le témoin, Primo Scapin, ancien président de DIMS, a laissé entendre que si cela avait été le cas, il s\u2019en souviendrait.Par ailleurs, la Commission a fait remarquer qu\u2019on n\u2019a pas retrouvé trace d\u2019aciers d\u2019armature récents dans les débris du viaduc qui s\u2019est effondré sur l\u2019autoroute 19, tuant cinq personnes et causant des blessures sérieuses à six autres le 30 septembre dernier à Laval.Des barres d\u2019acier récentes ont bien été retrouvées dans les culées du viaduc de la Concorde, mais celles-ci servaient à lier les bétons originaux datant de la construction de l\u2019ouvrage en 1970 et le béton coulé en 1992, après la réparation (par ailleurs bâclée) d\u2019un joint de dilatation.Autre contradiction majeure : alors que le supérieur de M.Sanogo, Drasko Simic, affirmait mardi qu\u2019il n\u2019était pas intervenu sur ce chantier supervisé par M.Sanogo, celui-ci a assuré hier qu\u2019il avait contacté M.Simic, et que ce dernier avait même rendu visite à ce chantier, après qu\u2019on eut réalisé que la réparation du joint de dilatation s\u2019avérait plus compliquée et beaucoup plus importantes que prévu.Le béton effrité s\u2019étendait jusqu\u2019à 60 centimètres de profondeur sous le joint de dilatation, jusqu\u2019aux appuis des poutres, à l\u2019intérieur du viaduc.Devant les commissaires, avocats, journalistes et spécialistes en tous genres, qui ne savaient plus que croire, M.Sanogo s\u2019est finalement contredit lui-même, à au moins deux autres reprises, en affirmant qu\u2019il avait constaté lui-même les problèmes posés par l\u2019armature déficiente du viaduc avant de préciser que c\u2019est un technicien qui avait veillé aux vérifications d\u2019usage.Ce technicien l\u2019aurait informé que le travail avait été fa it par l\u2019entrepreneur.M.Sanogo aurait alors donné l\u2019autorisation de rebétonner le joint de dilatation du viaduc, par téléphone.C\u2019en était trop pour le président de la Commission, qui a perdu f legme et patience en même temps.« Si jamais on ne retrouvait pas de trace de ces aciers d\u2019armature, a demandé, en substance M.Johnson, est-ce que ça voudrait dire que votre technicien était aveugle?» M.Sanogo s\u2019en est allé en présentant ses condoléances aux familles des cinq victimes de cette tragédie, et en donnant cette assurance : « Si j\u2019avais eu l\u2019information suffisante pour fermer ce pont, je l\u2019aurais fermé.» VIADUC DE LA CONCORDE Témoignage confus de l\u2019ingénieur Tiona Sanogo llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll REPRISE LE 15 MAI La Commission d\u2019enquête sur le viaduc de la Concorde a ajourné hier ses travaux et ne reprendra ses audiences que le 15 mai à 9h30, au 500, boulevard René-Lévesque Ouest, 17e étage.Le premier témoin entendu devrait être l\u2019ingénieur Gilbert Bossé, de la direction régionale Laval-Mille-Îles de Transports Québec, auteur d\u2019une brève note de service qui est devenue célèbre en mars dernier lorsque le chef de l\u2019ADQ, Mario Dumont, l\u2019a brandie au nez du premier ministre Jean Charest en plein débat électoral télévisé.La Commission entendra donc le témoignage de cet inspecteur qui a sollicité, en juin 2004, un avis de la Direction des structures du ministère des Transports après avoir constaté des fissures inquiétantes sur le viaduc de la Concorde.Quelques mois plus tard, la Direction des structures rejetait l\u2019idée de soulever le tablier du viaduc pour voir l\u2019état des assises de poutres, dont M.Bossé soupçonnait la dégradation avancée.Quinze mois après ce refus, le viaduc s\u2019est effondré sur l\u2019autoroute 19, entraînant la mort horrible de cinq personnes, en plus de faire six blessés.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE © Le flegme et la patience de Pierre Marc Johnson ont été mis à l\u2019épreuve par l\u2019incohérence du témoignage de l\u2019ingénieur Tiona Sanogo.Sur notre photo, le président de la commission d\u2019enquêteparle avecRogerNicolet.PATRICK LAGACÉ C\u2019est parce que la FTQ est un « rouage du capitalisme » que huit jeunes militants communistes ont occupé le bureau d\u2019Henri Massé, mardi après-midi.Avant d\u2019être brutalement expulsés par des fiers-à-bras.Hier soir, La Presse a rencontré sept des huit militants, qui se décrivent comme « communistes, pas anarchistes », dans une pizzeria de la rue Ontario.Ils n\u2019ont pas 25 ans, ils sont idéalistes, altermondialistes.Avec son Fonds de solidarité, la FTQ est un patron, jugent-ils, « qui ne défend pas les travailleurs ».Même s\u2019ils ont refusé de s\u2019identifier, nous avons pu confirmer qu\u2019il s\u2019agissait bien des « visiteurs » de M.Massé.Ils ont raconté leur après-midi mouvementé, leur expulsion sans gants blancs par des « gars baraqués », selon l\u2019image d\u2019une des militantes.Et , non, les « ouvriers » de la FTQ-Construction n\u2019ont pas utilisé une scie à chaîne pour détruire la porte, derrière laquelle ils avaient empilé le mobilier d\u2019Henri Massé.« Ils ont utilisé une scie ronde », assure un des militants.À travers la porte, dit une des filles, ils ont entendu une dame, une employée de bureau, demander aux costauds qui s\u2019apprêtaient à percer un trou dans la porte : « On ne devrait pas appeler la police?» Réponse : « Non! On va régler ça tu-seuls! » Ce qui fut fait.Une fois la porte ouverte, ce fut le chaos, racontent les jeunes communistes : « Quand ils nous ont sortis, ils nous criaient après, ils nous tiraient par les cheveux », relate une des filles.« Ils semblaient vraiment apprécier de pouvoir être violents avec nous », jure une autre.Un à un, ils ont été balancés dans l\u2019ascenseur.Cinq gaillards les ont raccompagnés à l\u2019extérieur.« L\u2019un d\u2019eux hurlait dans nos faces », se souvient une des filles.Ils sont huit amis, qui se sont rencontrés dans des manifs, au cégep, lors de la grève étudiante de 2005.Ils disent ne faire partie d\u2019aucun groupe structuré.« Nous sommes une organisation éphémère, ponctuelle », dit une militante.Mardi, ils ne s\u2019attendaient pas à ce que des hommes de la FTQ-Construction les expulsent manu militari.« On attendait la police! » rapporte une jeune fille.Ils connaissent les durs de la FTQ, disent-ils, pour s\u2019être frottés à eux, lors de manifs récentes.Mardi, Journée internationale des travailleurs, ils ont ciblé la FTQ pour faire un coup d\u2019éclat, « pour réveiller les gens », pour « que le public porte un regard nouveau sur la FTQ », parce que Henri Massé est un rouage « de cet te grosse machine, l\u2019impérialisme ».L\u2019opération est-elle un succès, à leurs yeux?« Ça s\u2019est bien déroulé! » décrètent-ils.Barricadés dans le bureau de Henri Massé Les jeunes militants voulaient dénoncer la FTQ Un dossier spécial à conserver samedi dans LIBÉREZ-VOUS DESEMBALLAGES 3479070 SAUVONS LA PLANÈTE! 3479072 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 6 L A P R E S S E M O N T R É AL VE N D R E D I 4 M A I 2 0 0 7 CORRECTION DUMOULIN C\u2019EST BIEN 400 MILLIONS DE PILES QUI SERONT JETÉES DANS LES DÉPOTOIRS DU PAYS EN 2007 Une erreur s\u2019est produite lors de l\u2019impression de notre catalogue semi-annuel de 76 pages où le nombre de piles jetées, dans les dépotoirs du pays en 2007, aurait dû se lire 400 millions au lieu de 4 millions.Puisque Dumoulin est très concernée quant au bien de l\u2019environnement et afin de contribuer à améliorer cette situation, nous annonçons dans notre catalogue qui sera inséré demain dans ce journal, que très bientôt nous n\u2019offrirons à notre clientèle que des piles rechargeables.Nous vous remercions pour votre compréhension.3481535A 3480057A PARTENAIRE PRINCIPAL EN COLLABORATIONAVEC PLATINE OR MÉDIA 2 mai Forum public des Amis de la montagne 6 mai Corvée du Mont-Royal, inscriptions au Chalet du Mont-Royal de 8h45 à 9h30 12-13 et 19-20 mai Les journées de sensibilisation de la Patrouille de conservation du Mont-Royal 16 mai Randonnée guidée au Domaine des Sulpiciens sur le mont Royal 24 mai Conférence (en anglais) «La vision de Frederick Law Olmsted pour le mont Royal » 24 mai Remise du Prix du Mont-Royal © Martine Doyon Porte-parole Stéphane Bourguignon, écrivain et scénariste, auteur de la série télévisée «La Vie, la vie » De petits gestes pour de grands résultats Devenir un ami pour la montagne 514 843-8240 | www.lemontroyal.qc.ca 3476304A LE GUIDE TOURISTIQUE MES VACANCES AU QUÉBEC DÉCOUVREZ LES RÉGIONS DU QUÉBEC CET ÉTÉ EN PARTICIPANT AU CONCOURS MES VACANCES AU QUÉBEC GRÂCE À LA PRESSE, LES ATR ASSOCIÉES DU QUÉBEC ET TOURISME QUÉBEC une réalisation 3475822A ACTUALITÉS STÉPHANIE BÉRUBÉ Il semble que le Québec n\u2019échappera pas à la mystérieuse fatalité qui décime les colonies d\u2019abeilles aux États-Unis.À l\u2019ouverture de leurs ruches, au printemps, les apiculteurs québécois découvrent que des milliers de leurs colonies sont mortes.On estime que le Québec a déjà perdu 40 % de ses abeilles.La diminution du nombre d\u2019abeilles annonce une diminution de la quantité de miel qui sera produit ici cette année.Mais ce n\u2019est pas l\u2019enjeu principal.La disparition des abeilles est de très mauvais augure pour des fruits comme les pommes, les canneberges et les bleuets qui dépendent grandement de la pollinisation.Et qui sont la fierté de l\u2019agriculture québécoise.« C\u2019est l\u2019hécatombe, lance Anicet Desrochers, important apiculteur des Hautes- Laurentides et éleveur de reines.Les gens ne réalisent pas que 40% de ce qui se trouve sur les tablettes d\u2019épiceries dépend des abeilles, d\u2019une façon ou d\u2019une autre.» La situation est d\u2019autant plus inquiétante, estime cet expert, que les abeilles sont considérées comme d\u2019excellents « bioindicateurs ».« Quand ça va mal chez les abeilles, ça veut dire qu\u2019il y a quelque chose qui ne va pas bien dans la nature, dit Anicet Desrochers.Ça fait longtemps que je me dis que nous allons avoir des problèmes, mais de cette ampleur, je ne m\u2019y attendais pas.» Les médias américains ont beaucoup parlé du « syndrome d\u2019effondrement des colonies ».Non pas qu\u2019ils sont particulièrement friands de miel, mais parce que les causes de ce mal sont inconnues et mystérieuses.La communauté scientifique s\u2019entend, pour l\u2019instant, pour dire que cette situation inhabituelle est le résultat de plusieurs mauvaises conjonctures qui arrivent cette année, en même temps.D\u2019abord un parasite, le varroa, attaque les ruches du monde depuis des années, tuant des millions d\u2019abeilles tous les ans.L\u2019utilisation d\u2019antibiotiques par certains apiculteurs et la pollution sont aussi mises en cause.La cire d\u2019abeille absorbe les contaminants et les conserve dans la ruche.La diminution de la biodiversité et la prolifération de cultures, comme le maïs et le soya, issues du génie génétique pourraient également faire mal aux ruches.Autre hypothèse : une étude de l\u2019Université Koblenz-Landau, en Allemagne, conclut que les ondes de téléphones cellulaires affectent le sens de l\u2019orientation des abeilles.Après avoir butiné, elles ne retrouveraient pas leur chemin vers la ruche.Il y a 40 000 ruches au Québec et chacune contient une colonie de 60 000 abeilles.Le président de la Fédération des apiculteurs de la province ne veut pas parler de syndrome d\u2019effondrement des colonies pour le Québec malgré la mort de millions d\u2019abeilles.« La situation est très inhabituelle, dit Jean-François Doyon.Une perte de 10% à 15 % des abeilles, c\u2019est normal.Nous sommes à 40 % et ça tombe tous les jours.C\u2019est très inquiétant.Nous attendons les expertises vétérinaires.» Lui-même a déjà perdu le quart de ses colonies.Selon les dernières estimations, près de deux millions de colonies sont mortes aux États-Unis et 27 États sont touchés.Un détail inquiète beaucoup les entomologistes : normalement, les parasites se précipitent pour envahirune ruche,une fois que ses abeilles sont mortes.Actuellement, les parasites tardent à en t r e r dans les ruches vides.Comme si quelque chose les en éloignait.Anicet Desrochers croit que cette crise doit provoquer un questionnement sur certaines façons de faire l\u2019apiculture.Un grand nombre de producteurs louent leurs ruches aux agriculteurs.Les ruches sont parfois déplacées dans un camion sur de grandes distances, d\u2019un verger à une bleuetière à un champ de menthe ou de trèfle.« C\u2019est très stressant pour des abeilles, dit-il.On leur en demande beaucoup.» L\u2019année dernière, 15 000 ruches ont été louées pour les bleuets seulement, au Québec.À 100 $ la location, c\u2019est une importante partie du revenu des apiculteurs qui disparaît en même temps que les abeilles.Les producteurs de canneberges, de pommes, de fraises et de concombres louent aussi des ruches.Jean-François Letarte, apiculteur de Sainte-Mélanie dans Lanaudière, loue des ruches à un producteur de courges de sa région.Même s\u2019il a perdu la moitié de ses abeilles cette année, il reste optimiste.« Si nous avons un excellent été, peut-être pourrons- nous récupérer un peu de nos pertes », dit-il.Une ruche donne de 125 à 150 livres de miel par année, explique-t-il.Cela peut monter jusqu\u2019à 300 livres, par un bel été fleuri.Peu importe la météo, les amateurs de miel ne verront pas la différence : 80 % du miel acheté ici est importé.D\u2019Argentine, majoritairement.« La crise est planétaire, dit Jean-François Doyon.Il y aura aussi moins de miel argentin cette année.Mais c\u2019est vraiment à l\u2019été, au moment de la pollinisation, que nous allons mesurer l\u2019ampleur de la crise au Québec.Le miel, c\u2019est un cadeau du ciel.Le coeur du travail des abeilles, c\u2019est vraiment la pollinisation.» Une mystérieuse maladie décime les abeilles duQuébec PHOTO LILA DE GUZMAN, REUTERS On estime que le Québec a déjà perdu 40% de ses abeilles.Deux millions de colonies sont mortes aux É.-U.CAROLINE TOUZIN « Sabia aux Indes.» « Sabia, tête à claques.» « Bell Canada, compagnie de rats.» Quelques centaines d\u2019employés de Bell Canada ont manifesté hier midi à Montréal pour en soutien aux 67 employés temporaires de l\u2019édifice de la rue Jean- Talon qui ont appris la veille que leurs emplois étaient transférés en Inde.Il leur reste un peu moins de quatre semaines de boulot.Cent soixante autres, permanents à temps partiel, verront leurs heures de travail diminuées de 35 à 15 heures par semaine en janvier 2008.« Comment est-ce que je peux payer ma maison et faire vivre mes trois enfants en travaillant seulement 15 heures par semaine?On a fait plein de sacrifices pour Bell et c\u2019est comme ça que l\u2019entreprise nous remercie », a dit Manon* à La Presse, rencontrée dans la manifestation.Catherine*, elle, ne décolère pas.Sa patronne, directrice de la gestion des effectifs, lui a annoncé fièrement la semaine dernière qu\u2019elle quittait le bureau de la rue Jean-Talon pour un « grand projet spécial ».« Hier, on nous a confirmé qu\u2019elle venait de partir en Inde pour superviser ceux qui nous ont volé nos jobs.On est une méchante gang à se sentir trahis.La semaine passée, on lui avait souhaité bonne chance dans ses nouvelles fonctions », raconte l\u2019employée.Deuxième rassemblement Au même moment, quelque 300 personnes bloquaient la rue De La Gauchetière à la hauteur du bureau du président et chef de la direction de BCE et Bell Canada, Michael Sabia.Cette deuxième manifestation était prévue depuis un mois pour dénoncer les coupes annoncées dans les avantages sociaux des futurs retraités.« À partir de 2012, les employés qui partiront à la retraite ne bénéficieront que d\u2019une version allégée des avantages sociaux normalement offerts aux retraités.Pire encore, à compter de 2016, c\u2019est l\u2019ensemble des avantages sociaux des retraités qui seront abolis », a dénoncé Line Brisson, vice-présidente de l\u2019Association canadienne des employés en télécommunications (ACET).Ce syndicat indépendant représente les employés de bureau de Bell.Pour une rare fois dans l\u2019histoire, l\u2019ACET a marché main dans la main avec les techniciens et téléphonistes de Bell, qui eux sont membres du Syndicat canadien des communications, de l\u2019énergie et du papier (SCEP-FTQ).Bell Canada n\u2019a pas rappelé La Presse, hier.Les syndiqués feront sentir leur présence à la marche pour récolter des fonds pour la jeunesse que Bell organise dimanche.« Bell prêche ce qu\u2019elle ne fait pas.D\u2019un côté elle veut aider les jeunes, mais de l\u2019autre, ellemet à la porte ses plus jeunes employés.Les 67 employés qui ont perdu leur emploi, ce sont des jeunes qui viennent de rentrer », a dit à La Presse Roger*, un manifestant, technicien depuis 28 ans chez Bell.Une autre manifestation est aussi prévue à l\u2019assemblée annuelle des actionnaires le 6 juin prochain.* Les employés de Bell ont requis l\u2019anonymat Dans la rue contre Bell « Quand ça va mal chez les abeilles, ça veut dire qu\u2019il y a quelque chose qui ne va pas bien dans la nature », s\u2019inquiète Anicet Desrochers, apiculteur.EN BREF Entente sur les moyens de lutter contre les changements climatiques Les spécialistes mondiaux du climat, réunis à Bangkok, se sont finalement mis d\u2019accord hier sur les moyens à prendre contre le réchauffement au terme de quatre jours de négociations marathon.Les quelque 400 délégués mandatés par les gouvernements de 120 pays se sont mis d\u2019accord sur un texte d\u2019une vingtaine répertoriant les coûts et les moyens à prendre pour lutter contre l\u2019effet de serre, qui sera présenté aujourd\u2019hui à Bangkok.Selon plusieurs scénarios présentés dans un projet de résumé, il en coûterait entre 0,2% et 3% du Produit intérieur brut mondial (PIB) à l\u2019horizon 2030 pour stabiliser les émissions de gaz à effet de serre.Le document sera présenté ce matin en conférence de presse à Bangkok.Agence France Presse llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL VE N D R E D I 4 M A I 2 0 0 7 A 7 ACTUALITÉS TOMMY CHOUINARD QUÉBEC \u2014 Les négociations entre l\u2019ADQ, le PQ et le PLQ sur l\u2019organisation des travaux parlementaires achoppent.Le Parti québécois menace de bloquer le fonctionnement de l\u2019Assemblée nationale la semaine prochaine si ses députés n\u2019obtiennent pas plus de budget et de temps de parole en Chambre.Frustrée de la tournure des négociations, la leader parlementaire du PQ, Diane Lemieux, a fait une sortie hier pour condamner la « fermeture totale» de l\u2019ADQ à ses demandes, dont plusieurs nécessitent des modifications aux règles de l\u2019Assemblée nationale.« L\u2019ADQ nous signifie une fin de non-recevoir pour à peu près tous les éléments litigieux que nous avons mis sur la table », a-telle affirmé au cours d\u2019un point de presse, à la suite d\u2019une rencontre avec des représentants adéquistes.« Les électeurs des 36 comtés qui ont choisi des députés du Parti québécois n\u2019ont pas élu des demidéputés, a-t-elle ajouté.Alors, il est temps que l\u2019ADQ revienne à de meilleures dispositions.» Son vis-à-vis de l\u2019ADQ, Sébastien Proulx, tient au respect du règlement actuel.Il trouve Diane Lemieux «assez culottée» de se plaindre du traitement réservé au PQ.« Ici, on a un règlement.Le PQ a fini troisième.Et nous sommes l\u2019opposition officielle », a souligné le leader parlementaire.Les partis doivent s\u2019entendre d\u2019ici l\u2019ouverture de la session parlementaire, le8mai.Si le PQn\u2019obtient pas un règlement qu\u2019il juge satisfaisant, « on va bloquer, c\u2019est sûr, la création des commissions parlementaires, et là on bloque le Parlement », a lancé Diane Lemieux.En vertu du règlement de l\u2019Assemblée nationale, l\u2019ADQ dispose d\u2019un budget de fonctionnement de 3,5 millions.Le PQ se retrouve avec un budget de 1, 9 million.« Cette différence est déraisonnable.Nous exigeons des moyens équivalents et équitables pour tous les députés », a dit Mme Lemieux.Le PQ compte 36 députés contre 41 pour l\u2019ADQ.Le PQ réclame un million de plus.« Presque 2millions de dollars pour le troisième parti au Québec, je trouve que c\u2019est très généreux, a soulignéé Sébastien Proulx.Je ne crois que les gens seraient d\u2019accord de prendre unmillion d\u2019argent neuf pour le mettre dans l\u2019Assemblée nationale afin de permettre au Parti québécois d\u2019exercer son travail.» Diane Lemieux exige que les députés péquistes aient droit à 45% du temps de parole lors de la période des questions, la tribune privilégiée des représentants de l\u2019opposition.Avec 36 députés, « on forme 45% de l\u2019opposition à l\u2019Assemblée nationale », a-t-elle dit pour justifier sa demande.Sébastien Proulx refuse que le temps de parole soit proportionnel au nombre de députés.« Je pense que l\u2019opposition officielle a droit à sa prépondérance », a-t-il expliqué, se disant tout de même prêt à négocier.Sur ce point, le président de l\u2019Assemblée nationale \u2013 Michel Bissonnet sera réélu, selon toute vraisemblance \u2013 aura à trancher.En vertu du règlement, le gouvernement Charest, minoritaire à l\u2019Assemblée nationale, serait majoritaire au sein des commissions parlementaires.Le PQ ne pourrait nommer qu\u2019un député par commission parlementaire.« C\u2019est un problème », selon Diane Lemieux.Sébastien Proulx voit les choses autrement.«On a un gouvernement minoritaire en Chambre mais qui peut très bien être majoritaire dans les commissions parlementaires ».Selon Diane Lemieux, le règlement actuel n\u2019est pas adapté au contexte actuel, c\u2019est-à-dire l\u2019existence d\u2019un gouvernement minoritaire et d\u2019un deuxième parti d\u2019opposition de la taille de celle du PQ.« Je ne suis pas à l\u2019aise à ce qu\u2019on négocie à la pièce le règlement de l\u2019Assemblée nationale », a répliqué M.Proulx.L\u2019ADQ réclame une réforme en profondeur des règles parlementaires, ce qui exigerait des semaines de pourparlers.Diane Lemieux soupçonne le parti deMario Dumont d\u2019être habité par la « vengeance », la « rancune » et la «mesquinerie ».M.Proulx se défend d\u2019être rancunier, mais il souligne que le PQ «a tout fait pour bloquer » dans le passé une réforme parlementaire que l\u2019ADQ appuyait.André Boisclair, leader parlementaire du PQ en 2003, avait également refusé un traitement plus généreux pour l\u2019ADQ, qui avait obtenu 18,2% des suffrages mais fait élire seulement quatre députés.Le PLQ reste discret pour l\u2019instant.Le leader parlementaire Jean- Marc Fournier serait ouvert à ce que le gouvernement perde sa majorité dans les commissions parlementaires \u2013 la conserver est mathématiquement impossible \u2013 et à ce que le whip du PQ dispose d\u2019un budget de fonctionnement.« Nous, on veut que le Parlement fonctionne », a dit l\u2019attachée de presse de M.Fournier, Marie-Claude Lavigne.ASSEMBLÉE NATIONALE Le PQ menace de bloquer les travaux lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Nouveau coup de théâtre: mardi, elle a appris qu\u2019elle devait bouger à nouveau, toujours contre son consentement.Pire encore, ses chances de retourner à son ancienne école sont minces, puisque son ex-poste a été comblé.Elle devra aller ailleurs à la CSDM.« C\u2019est un beau gâchis, a indiqué Yves Bellavance, porte-parole de l\u2019Alliance.Toute la procédure s\u2019est faite de façon illégale, sur la base de mauvais calculs de prévision d\u2019effectifs.» La preuve : dès septembre, la CSDM a dû embaucher une centaine de profs supplémentaires pour combler ses besoins.Le syndicat a déposé un grief à ce sujet, auquel l\u2019employeur vient de donner droit.« On reconnaît qu\u2019on n\u2019aurait pas dû mettre en disponibilité ces 32 personnes-là », a confirmé Joëlle Landry, directrice des ressources humaines de la CSDM.Une lettre parviendra à ces enseignants bientôt, leur précisant qu\u2019ils sont convoqués à une séance de placement le 5 juin.« On va tout faire pour que ça ne se reproduise pas », a-t-elle ajouté.Mme Zimmermann ne savait même pas qu\u2019un grief avait été déposé en son nom par l\u2019Alliance.« C\u2019est vrai qu\u2019on n\u2019avait pas avisé en tant que tel les profs, a reconnu M.Bellavance.C\u2019est un processus automatique et habituellement, ça se règle rapidement.Dans ce cas, ça a pris du temps.Mais on a essayé de satisfaire le plus grand nombre de personnes : la majorité ne voulait pas quitter la CSDM.» D\u2019autres profs heureux de revenir C\u2019est le cas d\u2019Isabelle Filion, dont La Presse avait raconté l\u2019histoire en septembre.Forcée d\u2019aller enseigner contre son gré en Montérégie, la jeune Montréalaise se réjouissait hier de revenir à la CSDM.« Je suis très heureuse, a-t-elle dit.J\u2019ai aimé mon année à Sainte-Catherine, mais mon coeur est à Montréal.» Quant à ceux qui souhaitent rester où ils sont, cela paraît impossible, puisqu\u2019ils « appartiennent » de nouveau à la CSDM.En les gardant, leur nouvel employeur s\u2019exposerait à des poursuites réclamant que leurs postes soient plutôt donnés aux candidats locaux.«Nous sommes obligés de laisser aller les enseignants qui appartiennent à la CSDM, a confirmé Fanny Deschamps, porte-parole de la Commission scolaire des Grandes-Seigneuries, qui en compte cinq.On est malheureusement tributaires de cette situation-là.» Même son de cloche au syndicat d\u2019enseignants local.« Nous voulions que les gens qui souhaitent rester restent, mais ce n\u2019est pas si simple que ça, ils n\u2019en ont pas le droit », a résumé Ève Martel, présidente de l\u2019Association des professeurs de Lignery.Le seul espoir consiste en une entente spéciale qui serait conclue entre les parties.« Nous ne nous y opposerions pas », a dit Mme Landry de la CSDM.Il faut faire vite : le poste de Mme Zimmermann à Saint- Constant sera offert à quelqu\u2019un d\u2019autre dès ce soir.Chassés puis forcés de revenir RETOUR suite de la page A1 Résultats des tirages du: Résultats des tirages du: En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.Ventes totales : Prochain gros lot (approx.) : GAGNANTS LOTS GAGNANTS LOTS - Mois - Année - Signe *décomposable dans les deux sens *décomposable dans les deux sens 500 000 $ compl.compl.C C (C) C (C) compl.(C) 2007-05-03 9503645 Ventes totales : 496 659,00 $ 1 000 000,00 $ 01 14 876 16 524 50 000,00 $ 500,00 $ 50,00 $ 5,00 $ 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 2/6+ 86 650 5,00 $ 15 000 000 $ 16 435 070 $ 9 088 745,00 $ 02 121 6 483 125 058 173 668,70 $ 2 371,30 $ 83,80 $ 10,00 $ 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 22 24 32 33 37 41 46 03 06 22 34 35 48 16 02 08 11 12 14 19 23 31 33 36 37 41 43 48 54 57 59 62 63 67 17 SEPTEMBRE 37 BÉLIER Jour 01 11 18 19 24 191 2007-05-02 500 000 $ 9911229 * * 1718 35 28 GROS LOT CE SOIR 10 000 000 $ (APPROXIMATIF) Avis d\u2019audience publique Ordonnance d\u2019audience RH-2-2007 Droits et tarifs de la canalisation 9 L\u2019Office national de l\u2019énergie a convoqué une audience publique orale afin d\u2019examiner une demande qu\u2019Enbridge Pipelines Inc.a présentée aux termes de la Loi sur l\u2019Office national de l\u2019énergie aux fins de la délivrance d\u2019ordonnances visant à fixer et à autoriser les droits qu\u2019Enbridge peut exiger au titre des services de transport offerts sur sa canalisation 9 pour la période d\u2019essai 2006 (1er avril au 31 décembre 2006) et l\u2019année d\u2019essai 2007 (1er janvier au 31 décembre 2007).On peut consulter la demande sur le site Web de l\u2019Office au www.neb-one.gc.ca (cliquez sur « Documents de réglementation », puis sur « Liens rapides » et faites défiler vers le bas jusqu\u2019à « Enbridge Pipelines Inc.- Demande concernant les droits et les tarifs de la canalisation 9 »), aux bureaux d\u2019Enbridge, situés au 425, Première Rue S.-O., 30e étage, et à la bibliothèque de l\u2019Office [rez-de-chaussée, 444, Septième Avenue S.-O., Calgary (Alberta)].Audience publique L\u2019audience publique débutera le lundi 24 septembre 2007, à 9 h (heure locale), à un endroit qui sera annoncé à une date ultérieure.L\u2019Office y entendra la preuve et l\u2019opinion des parties intéressées au sujet de la demande.Toute personne qui souhaite participer à l\u2019audience peut le faire en demandant le statut d\u2019intervenant ou en présentant une lettre de commentaires.Les personnes intéressées devraient consulter l\u2019ordonnance d\u2019audience RH-2-2007 qui fournit des précisions et des instructions concernant l\u2019audience.Information pour les intervenants Toute personne désireuse d\u2019intervenir à l\u2019audience doit déposer une demande d\u2019intervention auprès du secrétaire de l\u2019Office au plus tard le jeudi 24 mai 2007, à midi (heure de Calgary), et en signifier une copie à Enbridge et à son avocat aux adresses suivantes : Madame Hélène Long Monsieur Jerry H.Farrell Avocate principale Fraser Milner Casgrain LLP Enbridge Pipelines Inc.1, First Canadian Place, bureau 3900 425, Première Rue S.-O., 30e étage 100, rue King Ouest Calgary (Alberta) T2P 3L8 Toronto (Ontario) M5X 1B2 Télécopieur : 403-231-7380 Télécopieur : 416-863-4592 Courriel : Helene.Long@enbridge.com Courriel : jerry.farrell@fmc-law.com Une formule en ligne de demande d\u2019intervention est fournie dans le site Web de l\u2019Office au www.neb-one.gc.ca (cliquez sur « Déposer un document », puis faites défiler vers le bas jusqu\u2019au lien « Demande de statut d\u2019intervenant ») et vous pouvez l\u2019employer pour demander le statut d\u2019intervenant.Enbridge signifiera une copie de la demande et de la documentation connexe à chaque intervenant.Lettres de commentaires Les personnes qui souhaitent uniquement faire des observations sur la demande sont priées de déposer une lettre de commentaires auprès du secrétaire de l\u2019Office et d\u2019en faire parvenir une copie à Enbridge et à son avocat, au plus tard le lundi 23 juillet 2007, à midi (heure de Calgary).Vous pouvez déposer votre lettre de commentaires à l\u2019aide de la formule en ligne fournie à cette fin dans le site Web de l\u2019Office au www.neb-one.gc.ca (cliquez sur « Déposer un document », puis faites défiler vers le bas jusqu\u2019au lien « Lettre de commentaires »).Renseignements sur les procédures de l\u2019audience L\u2019ordonnance d\u2019audience est accessible sur le site Web de l\u2019Office au www.neb-one.gc.ca (cliquez sur « Documents de réglementation » puis sur « Liens rapides » et faites défiler vers le bas jusqu\u2019à la demande d\u2019Enbridge, puis cliquez sur « Ordonnance d\u2019audience » dans le haut de l\u2019écran).Pour obtenir les instructions sur le déroulement de l\u2019audience ou une copie des Règles de pratique et de procédure de l\u2019Office national de l\u2019énergie, 1995, dans leur version modifiée, régissant la tenue de toutes les audiences (disponibles en français et en anglais), prière d\u2019en faire la demande par écrit au secrétaire de l\u2019Office ou de contacter Mona Butler, agente de réglementation, au 403-299-3928 ou au 1-800-899-1265.Vous pouvez aussi consulter les Règles de pratique et de procédure de l\u2019Office et les lois pertinentes sur le site Web de l\u2019Office (cliquez sur « Lois et règlements »).David Young Secrétaire par intérim Office national de l\u2019énergie 444, Septième Avenue S.-O.Calgary (Alberta) T2P 0X8 Télécopieur : 403-292-5503 3481745A lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 8 L A P R E S S E M O N T R É AL VE N D R E D I 4 M A I 2 0 0 7 SUITE DE LA UNE A 9 MALORIE BEAUCHEMIN Dans ses démarches pour trouver des solutions aux problèmes financiers criants de l\u2019UQAM, la rectrice par intérim, Danielle Laberge, a sollicité la collaboration des employés et étudiants de l\u2019UQAM, ce qui n\u2019a pas manqué de faire craindre le pire à ces derniers.Certains parlent même de grève étudiante advenant qu\u2019ils se fassent refiler une partie de la facture.« Non seulement on n\u2019a pas pu participer aux décisions, mais on avait prévenu l\u2019administration qu\u2019on avait des doutes sur le projet, souligne Yann Louvel, étudiant à la maîtrise en sciences de l\u2019environnement.Maintenant on va devoir doublement payer, par l\u2019augmentation des frais afférents et la détérioration de la qualité de l\u2019enseignement.» Si la rectrice entend « tout faire » pour maintenir intacte la mission d\u2019enseignement de l\u2019institution, elle ne cache pas qu\u2019une hausse des frais afférents est possible, ainsi que des concessions demandées aux professeurs, qui doivent commencer prochainement les négociations pour le renouvellement de leur convention collective.Déficit de 12 millions Bien que les budgets de fonctionnement et d\u2019immobilisations soient censés être deux enveloppes séparées, le projet de l\u2019îlot Voyageur, dans sa forme actuelle, créerait un déficit d\u2019exploitation annuel de 12 millions sur l\u2019UQAM, pendant 30 ans.Les années qui s\u2019en viennent « seront sombres » pour l\u2019UQAM, croit M.Louvel.« Plutôt que de tenter de créer un mouvement de solidarité, l\u2019UQAM est en train de se mettre tout le monde à dos : le gouvernement, le réseau de l\u2019Université du Québec, les étudiants, les employés », estime pour sa part Christian Dumont, coordonateur général de l\u2019Association facultaire des étudiants en science politique et droit (AFESPED).Les représentants des associations étudiantes, tenus à l\u2019écart de la conférence de presse de la rectrice, hier, ont pu rencontrer par la suite Mme Laberge pour lui faire part de leurs inquiétudes.Ils déplorent toutefois de ne pas avoir eu beaucoup de réponses.Les étudiants craignent en fait de voir apparaître en septembre une hausse substantielle des frais afférents, puisque les deux derniers plans de redressement de l\u2019UQAM \u2013 rejetés par Québec\u2013 contenaient déjà une hausse de 80 $ par semestre.À l\u2019AFESPED, on souligne que si l\u2019UQAM va de l\u2019avant avec une hausse des frais afférents en même temps que le dégel des droits de scolarité annoncé par le gouvernement Charest, l\u2019automne risque d\u2019être « très chaud ».« On n\u2019exclut pas des mandats de grève », dit M.Dumont.GOUFFRE FINANCIER À L\u2019UQAM Les étudiants n\u2019excluent pas la grève s\u2019ils se font refiler la facture PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Le projet de l\u2019îlot Voyageur créerait, à partir de 2009, un déficit annuel d\u2019exploitation de 12 millions pendant 30 ans.« Il faut aller au fond des choses.Les gens sont en droit de savoir exactement ce qui s\u2019est passé à l\u2019UQAM sur le plan de la gouvernance et de la gestion », a dit Mme Courchesne.L\u2019annonce d\u2019une enquête du vérificateur a surpris des cadres qui travaillaient pour le réseau au moment où les décisions sur l\u2019îlot Voyageur furent prises, sous le rectorat de Roch Denis.« Il va y avoir du sang sur les murs », laisse-t-on tomber.L\u2019obligation de produire un plan de redressement, en revanche, fait sourire \u2013la même demande avait été formulée à l\u2019UQAM en décembre dernier, sans résultat.À l\u2019interne, on explique que c\u2019est la vice-rectrice à l\u2019administration, Monique Goyette qui a, dès l\u2019automne dernier, attaché le grelot au désastre financier en gestation : l\u2019îlot Voyageur, toujours en chantier, pourrait causer un déficit de plus de 360 millions.« L\u2019UQAM a une situation financière très difficile, à cause de la construction de certains pavillons », a expliqué la ministre.Pour elle, en dépit de l\u2019autonomie « complète » des universités, les dirigeants de ces institutions sont « imputables ».« Les universités sont autonomes, mais pour moi, cela ne veut pas dire qu\u2019elles n\u2019ont pas de comptes à rendre, qu\u2019elles ne doivent pas être transparentes », a soutenu Mme Courchesne.Elle compte rencontrer très prochainement la conférence des recteurs, la CREPUQ, pour réévaluer les « règles qui existent depuis très longtemps entre le gouvernement et le milieu universitaire ».Des sources à l\u2019Éducation indiquent que Québec songe à des amendements législatifs pour se donner un pouvoir d\u2019examen sur les dépenses d\u2019immobilisation.« L\u2019autonomie ne veut pas dire qu\u2019on n\u2019a pas de comptes à rendre à nos bailleurs de fonds » , a dit Mme Courchesne.« Tous les établissements qui ont des conseils d\u2019administration et une direction sont imputables des décisions qu\u2019ils prennent.On ne nomme pas des conseils d\u2019administration seulement pour le prestige.Ceux qui sont sur ces conseils ont des mandats, des responsabilités.Ils doivent poser toutes les bonnes questions », a poursuivi la ministre.Le vérificateur général aura à se pencher sur les relations entre la direction et le conseil d\u2019administration de l\u2019UQAM \u2013le projet de l\u2019îlot Voyageur avait été présenté bien superficiellement aux administrateurs, semble-t-il.L\u2019UQAMa promis une entière collaboration.L\u2019UQAMcoincée L\u2019Université du Québec à Montréal se retrouve ainsi aujourd\u2019hui dans une situation délicate.D\u2019un côté, elle ne peut réaliser le projet de l\u2019îlot Voyageur tel quel.Le projet créerait, à partir de 2009, un déficit annuel d\u2019exploitation de 12 millions pendant 30 ans, soit la durée de l\u2019entente avec le promoteur, la firme Busac, a expliqué la direction en après-midi hier.Ces millions s\u2019ajouteraient à tout déficit engendré par l\u2019institution, déjà incapable d\u2019atteindre l\u2019équilibre budgétaire depuis deux ans.C\u2019est aussi sans compter le trou de presque 200 millions provoqué par les dépassements de coûts du Complexe des sciences Pierre-Dansereau (106 millions) et de l\u2019îlot Voyageur (estimé à 81 millions).L\u2019UQAM calcule que le Ministère déliera les cordons de sa bourse pour financer le nouveau pavillon, et finira par payer les subventions conditionnelles tant attendues pour boucler le budget\u2026 de 2005- 2006, ce qui est loin d\u2019être acquis.De l\u2019autre côté, pour modifier le projet, il est indispensable de rouvrir le contrat qui lie l\u2019UQAM à Busac.Or, plusieurs sources soutiennent que le promoteur privé n\u2019est aucunement intéressé à le faire.Le président du C.A., Alain Lallier, ne se fait pas d\u2019illusion.« Ce seront des négociations très difficiles », confie-t-il, ajoutant que des pourparlers sont déjà en cours.Le stationnement et la gare d\u2019autobus seront prêts en juin et juillet.Les planchers des résidences sont coulés, mais l\u2019UQAM pourrait toujours décider de les vendre après coup.Seuls la tour de bureaux ou le pavillon universitaire pourraient, à ce jour, disparaître du projet, ce que n\u2019exclut pas le conseil.« Nous ne fermons la porte à aucune hypothèse, a souligné la rectrice par intérim, Danielle Laberge.Notre objectif est de préserver la mission académique de l\u2019institution.» Ainsi, l\u2019université a mis en vente cinq bâtiments acquis dans les dernières années pour combler le manque d\u2019espace, jugeant que les coûts de rénovation ou d\u2019exploitation seraient trop élevés.L\u2019université pourrait en retirer 12,5 millions, ce qui ne comblerait même pas le déficit prévu pour 2007- 2008, de 40 millions.Manque de communication, mauvaises estimations des coûts et des revenus potentiels, décisions prises sans l\u2019approbation du C.A.: la direction de l\u2019UQAM a tenté, hier, d\u2019expliquer les causes qui ont mené à ce gouffre financier.Mais l\u2019institution renvoie aussi la balle au gouvernement pour le sous-financement global des universités.L\u2019UQAM à la loupe DÉFICIT suite de la page A1 « Les universités sont autonomes, mais pour moi, cela ne veut pas dire qu\u2019elles n\u2019ont pas de comptes à rendre, qu\u2019elles ne doivent pas être transparentes.» IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Espace Santé Beauté Johanne Verdon 1278, rue Jean-Talon est Montréal (Québec) H2R 1W3 (514) 279-3709 www.johanneverdon.com Boutique Luc Mathieu 227, rue Principale ouest Magog (Québec) J1X 2A8 (819) 868-3368 Boutique Luc Mathieu 5455, boul.des Forges Trois-Rivières (Québec) G8Y 5L5 (819) 378-7777 Boutique Luc Mathieu 104, route du Président-Kennedy Lévis (Québec) G6V 6C9 (418) 833-5933 Espace Santé Beauté Johanne Verdon Centre Laval 1600, boul.Le Corbusier Laval (Québec) H7S 1Y9 (450) 688-5455 Vitavie au naturel 3333, boul.du Carrefour Promenade Beauport (Québec) G1C 5R9 (418) 667-0070 Espace Santé Beauté Johanne Verdon 341-A, boul.Saint-Joseph Gatineau (Québec) J8Y 3Z8 (819) 770-3645 Bio-Actif inc.880, rue Michèle-Bohec Blainville (Québec) J7C 5E2 (450) 979-2506 Heures d.ouverture restreintes www.bio-actif.com Boutique Luc Mathieu 2304, rue King Ouest Sherbrooke (Québec) J1J 2E8 (819) 823-3322 Espace Santé Beauté Johanne Verdon 2750, chemin Ste-Foy (Plaza Laval) Bureau 109, Ste-Foy (Québec) G1V 1V6 (418) 656-1266 Espace Santé Beauté Johanne Verdon 145A, boul.des Promenades St-Bruno (Québec) J3V 5K2 (450) 653-6009 (Promenades St-Bruno) Commandes postales pour les boutiques Luc Mathieu ligne sans frais: 1-877-511-3368 www.boutiquesantelucmathieu.com Ferti 2000: commandes postales Téléphone: (514) 272-1365 Ligne extérieure: 1-800-272-1365 Lundi 8h à 18h Mardi au vendredi 8h à 17h Samedi 7h à 17h Dimanche 7h à 17h Disponible aux endroits suivants: * Jusqu.à épuisement de l.inventaire 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stock des concessionnaires.Le concessionnaire peut avoir a echanger un vehicule.Lfacheteur recevra un cheque pour ses 3 premiers versements mensuels (maximum de 1 500$).Le premier versement mensuel du locataire sera fait en son nom (jusqufa un maximum de 500$), tandis que les 2 versements suivants lui seront rembourses sous forme de cheque (jusqufa concurrence de 1000$).AUSSI, le montant dfessence gratuite sera accorde au consommateur admissible sous la forme dfune carte-cadeau dfessence Esso dfune valeur de 500$, qui peut etre utilisee pour des achats aux stations Esso au Canada.AUSSI, la premiere visite dfentretien (graissage; vidange dfhuile et remplacement du filtre) du consommateur admissible sera a la charge du concessionnaire Chrysler, Jeep, Dodge participant.Alternativement, le client peut choisir dfobtenir un cheque de 1500$ a titre de rabais comptant au lieu des elements du programme á3 mois gratuits â.Les taxes sont calculees sur la totalite du montant negocie.Les offres peuvent changer sans preavis.Voyez votre concessionnaire participant pour tous les details et conditions.ƒ¢ Tarifs mensuels etablis pour la Dodge Caravan 2007 avec lfensemble 28S + MWG + CLE.Le depot de securite est de 0$ pour une periode de temps limitee seulement et peut changer sans preavis.Premier versement exige a la livraison.Location pour usage personnel seulement.Aucun rachat requis.Le locataire est responsable de lfexcedent de kilometrage apres 81 600 km pour 48 mois au taux de 15\u2018 le kilometre.ƒ¶ 0% de financement a lfachat jusqufa 60 mois applicable sur les modeles Dodge Caravan et Dodge Grand Caravan 2007 a lfexception du modele 25T.ƒ¢, ƒ¶ Sous reserve de lfapprobation de Services financiers Chrysler Canada.Services financiers Chrysler Canada est un membre du groupe de Services DaimlerChrysler Canada.Frais dfinscription au RDPRM de 60$, incluant les frais du registre, sont en sus.Transport (1300$ pour la Dodge Caravan et Grand Caravan 2007), taxes sur le climatiseur (lorsque applicables), immatriculation, assurance, droits sur les pneus neufs, frais dfadministration des concessionnaires et taxes en sus.Offres exclusives et dfune duree limitee qui ne peuvent etre combinees a aucune autre offre, a lfexception de lfoffre á Mon Volant â lorsque applicable et a lfexception du programme dfaide aux handicapes physiques, et qui sfappliquent a la livraison au detail pour usage personnel seulement des modeles 2007 neufs en stock selectionnes.Les offres peuvent changer sans preavis.Le concessionnaire peut devoir echanger un vehicule.Le concessionnaire peut louer a prix moindre.Voyez votre concessionnaire pour plus de details.Photos a titre indicatif seulement.ö Tests effectues par lforganisme americain National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) lors de tests de collisions frontales pour la Dodge Caravan 2007 et lors de tests de collisions frontales et laterales pour la Dodge Grand Caravan 2007.Voyez votre concessionnaire participant pour les details et les conditions.** Lfoffre áMon Volantâ de 500$ est en vigueur chez les concessionnaires DaimlerChrysler Canada inc.participants du 3 avril au 2 juillet 2007 et sfapplique a tous les modeles 2006, 2007 et 2008 neufs et inutilises (modeles inadmissibles : Chrysler Crossfire et Dodge Sprinter).Lfoffre est limitee aux residents canadiens presentement inscrits a une ecole secondaire a temps plein, un college, un cegep ou une universite reconnue et a ceux qui ont recu un diplome de lfune de ces institutions au cours des quatre dernieres annees.Lfoffre áMon Volantâ sfapplique a la vente ou a la location dfun vehicule 2006, 2007 ou 2008 neuf et admissible, livre durant la periode de lfoffre.500$ seront deduits du prix negocie apres application des taxes.Les taxes sont calculees sur la totalite du montant negocie.Voyez votre concessionnaire pour tous les details et conditions.\u2021 Base sur les cotes du Guide de consommation de carburant 2007 publie par Ressources naturelles Canada.Methodes dfessai de Transport Canada.Votre consommation dfessence peut varier.õ Pour participer, les personnes interessees doivent sfinscrire en ligne en visitant le site Web du concours au www.dodgecaravan.ca/gagnezmoi et remplir les champs obligatoires sur le bulletin de participation standard.(Tous les renseignements fournis a DaimlerChrysler Canada Inc.[DCCI] doivent etre exacts.) Un (1) seul bulletin de participation standard sera credite a chaque participant.La valeur totale du grand prix est dfenviron 53 370$ CA.Les chances de gagner dependront du nombre de bulletins admissibles recus.Une question mathematique reglementaire devra etre repondue correctement.Le concours prend fin le 4 juillet 2007, a 11 h 59 (HE).Le tirage aura lieu a 14 h (HE), le mercredi 11 juillet 2007, a Brantford, en Ontario.Aucun achat requis.Voir le reglement complet au www.dodgecaravan.ca/gagnezmoi ou votre concessionnaire participant.ã Selon la premiere eventualite.Des conditions sfappliquent.Voyez votre concessionnaire pour tous les details et conditions.Shrek est une marque deposee de DreamWorks Animations L.L.C.SHREK LE TROISIEMEMD et c DreamWorks Animation L.L.C.2007.MD Jeep est une marque deposee de DaimlerChrysler Corporation, utilisee sous licence par DaimlerChrysler Canada inc., une filiale a propriete entiere de DaimlerChrysler Corporation.Coop publicitaire des concessionnaires Chrysler .JeepMD .Dodge du Quebec VISITEZ VOTRE CONCESSIONNAIRE CHRYSLER .JEEPMD ** .DODGE OU DODGE.CA FINANCEMENT OFFERT EXCLUSIVEMENT PAR 3 MOIS GRATUITS* NOTRE MEILLEURE OFFRE DE LfANNEE! versements mensuels GRATUITS* mois dfessence GRATUITE* mois dfentretien regulier GRATUIT* 3 +3 + 3 LfEVENEMENT DODGE CARAVAN Consommation dfessenceö : Autoroute: 8,2 L / 100 km (34 mpg)\u2021 Ville: 12,2 L / 100 km (23 mpg)\u2021 Cote de securite 5 etoiles de la NHTSA aux essais de collisions frontalesö DODGE GRAND CARAVAN 2007 AVEC de financement a lfachat jusqufa 60 moisƒ¶.Louez a 0% 299$ƒ¢ par mois.Location de 48 mois.299$ comptant initial 0$ depot de securite 0% de financement a lfachat jusqufa 60 moisƒ¶.Cote de securite 5 etoiles de la NHTSA aux essais de collisions frontales et laterales.ö DODGE CARAVAN 2007 EN SALLE SEULEMENT Seule la Grand Caravan offre les sieges Stow fn Go avec systeme de rangement au plancher, une innovation en matiere de commodite qui redefinit la categorie.ou obtenez ã ã VOUS POURRIEZ GAGNER UNE DODGE CARAVAN SXT 2007 PLUS UN VOYAGE FORMAT SHREK POUR TOUTE VOTRE FAMILLE A HOLLYWOOD, EN CALIFORNIE.õ 3481260A Faites croître vos épargnes plus vite ! 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Gilles Duceppe se prépare à battre la proposition du comité exécutif du parti qui remet à septembre 2008 la tenue d\u2019un congrès où les militants pourront se prononcer sur la direction du parti.Cette proposition sera faite à la Conférence des présidents, le 26 mai prochain à Boucherville.« Chez nous, c\u2019est partagé.Je ne dis pas que c\u2019est majoritaire mais je suis d\u2019avis que les choses devraient se régler plus rapidement », a soutenu à La Presse William Fayad, le président de Montréal\u2013Ville-Marie, qui regroupe une quinzaine de circonscriptions.« C\u2019est partagé, ce n\u2019est pas noir ou blanc.Mais il y a une tendance à dire qu\u2019il ne faut pas laisser les choses traîner comme en 2003, quand M.Landry a hésité\u2026 puis est resté pour démissionner deux ans plus tard », résume M.Fayad.« Je veux écouter les arguments du chef, mais pour moi le plus vite possible on sera fixé mieux ce sera.» Une seule députée se trouve da ns cet te région , L is e t te Lapointe, dans Crémazie, et elle est restée impassible il y a quelques jours quand les membres de son association étaient en majorité favorables à ce que la question du leadership se règle bien avant septembre 2008.Des sources proches du Bloc québécois indiquent à La Presse que Gilles Duceppe suit de très près les péripéties du Parti québécois.Louise Harel, députée d\u2019Hochelaga-Maisonneuve, est toujours très proche de l\u2019organisation Duceppe, qui compte des appuis même dans la direction du PQ, indique-t-on.Hier à RDI, le chef bloquiste disait trouver « déplorable et difficile » la situation au Parti québécois.« C\u2019est aux membres du Parti québécois de régler les problèmes qui sont les leurs », a dit M.Duceppe, refusant de se prononcer sur l\u2019opportunité de devancer le congrès prévu pour septembre 2008.Déjà, à huis clos, plusieurs députés avaient prévenu M.Boisclair qu\u2019i l fa l lait selon eux clarifier dès l\u2019automne la question du leadership.Parmi ceux-ci, les gros canons Louise Harel, François Legault et François Gendron.Depuis, Serge Desl ières (Beauharnois) et Sylvain Pagé (Labelle) ont dit publiquement qu\u2019un congrès en septembre 2008 ne permettait pas de clarifier la situation assez rapidement.On indique dans les coulisses que Gilles Duceppe n\u2019a pas l\u2019intention de faire un geste tant qu\u2019André Boisclair reste en poste.Un participant à un tout récent caucus du Bloc québécois expliquait que les élus fédéraux étaient « résignés » à voir leur chef quitter Ottawa.Déjà, la nomination de Pierre Paquette comme remplaçant de Michel Gauthier a été vue par tous, à juste titre, comme la désignation de son dauphin.Au PQ, plusieurs croient qu\u2019André Boisclair ne pourra pas supporter la pression, et annoncera son départ avant l\u2019été.M.Duceppe s\u2019annoncera dès que le poste sera libre, mais il serait prêt, indique-t-on, à affronter des adversaires dans une course \u2013 le nom de Diane Lemieux est le seul qui revient ; Mme Marois n\u2019a pas l\u2019intention de se lancer pour la troisième fois dans une course à la direction du PQ.Denis Lazure prône un départ rapide Un ancien ministre de René Lévesque et de Jacques Parizeau, le Dr Denis Lazure, a ajouté sa pierre, prônant le départ rapide d\u2019André Boisclair.L\u2019ancien chef Bernard Landry avait cautionné cette sortie de son vieil ami \u2013 M.Landry multiplie les téléphones incendiaires auprès de militants influents où il s\u2019en prend à André Boisclair a appris La Presse.Pour Denis Lazure, André Boisclair « est légitime, mais en politique cela ne suffit pas.Un grand nombre de députés se sont prononcés pour qu\u2019il se prête à un vote de non-confiance.Je dis qu\u2019il devrait avoir l\u2019élégance de partir, il devrait quitter honorablement pour le bien du parti et de la souveraineté », a lancé M.Lazure.« Il s\u2019accroche à son poste de chef alors que la rébellion couve dans le parti et le caucus », soutient M.Lazure.Pour lui, il est clair que M.Boisclair « n\u2019a pas ce qu\u2019il faut pour faire la souveraineté.La population ne se reconnaît pas en lui.Le parti a plus de risques d\u2019éclater si M.Boisclair reste en poste », a dit l\u2019ancien ministre.Pour Philippe Boucher, président de l\u2019Outaouais, la proposition de la direction péquiste pour un congrès en septembre 2008 sera appuyée à l\u2019unanimité par les circonscriptions de cette région, « mais laissez-moi votre numéro de téléphone au cas où cela changerait », a-t-il conclu.La fronde contre Boisclair vise le 26 mai Dans l\u2019article portant sur les femmes enceintes et le risque d\u2019allergie, publié hier, il aurait fallu préciser que l\u2019étude en question portait sur l\u2019arachide, un type de légumineuse.Par contre, les femmes qui pourraient être à risque parce qu\u2019il y a des cas d\u2019allergie dans leur famille devraient également être vigilantes en regard de la consommation de certains produi ts contenant des noix, puisqu\u2019ils peuvent aussi contenir des arachides.Toutes nos excuses.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll PRÉCISION lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 12 L A P R E S S E M O N T R É AL VE N D R E D I 4 M A I 2 0 0 7 POLITIQUE JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a laissé la porte toute grande ouverte hier à l\u2019idée de faire le saut en politique provinciale afin de prendre la relève d\u2019André Boisclair à la tête du Parti québécois.Interrogé pour savoir s\u2019il dirigera le Bloc québécois aux prochaines élections fédérales, M.Duceppe a pour la première fois esquivé la question.Dans le passé, M.Duceppe avait toujours affirmé qu\u2019il comptait être à la tête du parti pendant la prochaine bataille électorale.« Écoutez, on verra tout ce qui peut se passer d\u2019ici 2009 », a dit M.Duceppe, manifestement hésitant.Le Soleil rapportait hier que l\u2019on s\u2019active dans les rangs péquistes afin de jauger les appuis que recueillerait Gilles Duceppe dans une éventuelle course à la direction du Parti québécois.Cette démarche intervient au moment même où le chef péquiste André Boisclair lutte pour sa survie politique et qu\u2019un ancien ministre péquiste, Denis Lazure, réclame sa tête pour le bien du mouvement souverainiste (voir texte en A12).Selon des partisans d\u2019André Boisclair interrogés par Le Soleil, l\u2019entourage de Gilles Duceppe serait à l\u2019origine de cette manoeuvre.Hier, Gilles Duceppe a nié que certains de ses organisateurs aient été en train de tâter le terrain afin de mesurer les appuis qu\u2019il pourrait obtenir s\u2019il décide de prendre les commandes du Parti québécois.« Ces appels viennent tous d\u2019organisateurs, de militants, de députés ou d\u2019exdéputés du Parti québécois et aucunement de la part du Bloc québécois.On n\u2019a fait aucun appel.C\u2019est très clair », a dit M.Duceppe.Devant les journalistes, le chef bloquiste a dit être prêt à continuer à travailler avec André Boisclair s\u2019il décide de s\u2019accrocher à son poste.« Il y a un chef au Parti québécois.Je l\u2019ai dit le lendemain des élections et j\u2019ai toujours collaboré avec les chefs du Parti québécois.Donc, il n\u2019est pas question que l\u2019on fasse des appels », a dit le chef bloquiste.« Il y a un chef actuellement.Je travaille avec le chef comme je l\u2019ai toujours fait.» Ce n\u2019est pas la première fois que le nom de Gilles Duceppe circule comme possible chef du Parti québécois.Selon des informations obtenues par La Presse hier, des députés bloquistes ont même discuté de cette question lundi dans l\u2019antichambre de l\u2019opposition, une salle adjacente à la Chambre des communes où se retrouvent tous les députés de l\u2019opposition.Un député d\u2019un autre parti a été témoin de la conversation.« Le consensus chez les députés bloquistes est que Gilles Duceppe doit s\u2019en aller à la tête du Parti québécois pour l\u2019avenir du mouvement souverainiste », a confié le député de l\u2019opposition sous le couvert de l\u2019anonymat.Avec la Presse Canadienne Gilles Duceppe hésitant quant à son avenir llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll QUESTION À votre avis Gilles Duceppe ferait-il un meilleur chef du PQ qu\u2019André Boisclair ?Répondez sur www.cyberpresse.ca PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE © Gilles Duceppe a esquivé pour la première fois les questions concernant son éventuelle présence à la tête du Bloc québécois pour les prochaines élections fédérales.Il a laissé la porte ouverte à l\u2019idée de prendre la relève d\u2019André Boisclair.L\u2019ex-commissaire à l\u2019immigration Yves Bourbonnais est libéré L\u2019ex-commissaire fédéral à l\u2019immigration Yves Bourbonnais, âgé de 65 ans et incarcéré depuis un an pour abus de confiance et de pouvoir, a été mis en liberté à la fin du mois d\u2019avril en raison de problèmes de santé qui ne lui laisseraient que quelques mois à vivre.La Commission nationale des libérations conditionnelles a pris cette décision qualifiée d\u2019« exceptionnelle » après avoir été saisie d\u2019une demande en ce sens par le personnel du Service correctionnel du Canada en raison «d\u2019un diagnostic de maladie incurable » et « du pronostic de survie énoncé en termes de mois et non d\u2019années ».Dans le cadre de ses fonctions de commissaire à la division d\u2019appel de la Commission de l\u2019immigration et du statut de réfugié, M.Bourbonnais avait, avec des rabatteurs complices, soutiré des sommes d\u2019argent à des individus avec la promesse de leur obtenir des décisions favorables dans le cadre d\u2019appels de décisions rendues par la Commission.\u2013 Presse Canadienne Les maires demandent à Ottawa une part de la TPS Les maires des plus grandes villes canadiennes ont décidé d\u2019imiter leur homologue de Toronto et de demander à Ottawa de leur remettre une partie des recettes de la TPS.C\u2019est à l\u2019unanimité que les maires des 22 plus grandes villes en sont arrivés à cette décision, deux mois après que le maire de Toronto, David Miller, eut lancé une campagne similaire.Celui-ci a alors cherché à convaincre le gouvernement fédéral d\u2019assurer le financement continu des municipalités en leur remettant un cent pour chaque somme de six cents amassée au moyen de la TPS.Les maires affirment qu\u2019il est crucial d\u2019assurer un soutien financier continu aux villes canadiennes pour leur permettre d\u2019améliorer les infrastructures et le transport en commun, notamment, ce qui selon eux favorisera davantage les échanges commerciaux.Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a indiqué que sa ville recevrait environ 275 millions dans le cadre d\u2019une telle entente, une somme qui l\u2019aiderait grandement à régler six des dossiers prioritaires de l\u2019administration municipale.\u2013 Presse Canadienne EN BREF TOMMY CHOUINARD QUÉBEC\u2014 L\u2019Action démocratique du Québec déposera à l\u2019ouverture de la session parlementaire, la semaine prochaine, une motion visant à suspendre la privatisation partielle du parc national du mont Orford.Le Parti québécois est ouvert à donner son appui à cette motion.Le gouvernement Charest, minoritaire à l\u2019Assemblée nationale, ne ferme pas la porte à la suspension du processus de privatisation.Le critique de l\u2019opposition officielle dans le dossier des parcs, Claude Roy, a révélé hier le libellé de sa motion.Celle-ci prévoit « que l\u2019Assemblée nationale demande au gouvernement du Québec de suspendre le processus d\u2019appel d\u2019offres en cours dans le cadre de la vente d\u2019une partie du parc national du Mont-Orford ».Il présentera sa motion à l\u2019Assemblée nationale jeudi.Le député adéquiste souhaiterait toutefois que le gouvernement Charest prenne lui-même la décision de suspendre le processus d\u2019appel d\u2019offres, sans attendre l\u2019adoption de la motion.Privatisation du parc du Mont-Orford L\u2019ADQ déposera une motion jeudi HOMME SNAKE INTERNATIONAL PATENT - GEOX - RESPIRA- -ARE TRADEMARKS OF GEOX DISPONIBLE CHEZ: Trouvez le détaillant GEOX le plus près de chez vous : geox.com ou 1-866-454-GEOX(4369) Magasins GEOX: 980 Robson St., Vancouver, Sherway Gardens, Toronto Eaton Centre, Yorkdale Mall, Carrefour Laval, Rockland Centre, 716 Ste-Catherine St.West, Montreal 3476668A A 3480602 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL VE N D R E D I 4 M A I 2 0 0 7 A 13 André Desmarais > Président du conseil d\u2019administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l\u2019information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l\u2019information André Pratte > Éditorialiste en chef FORUM ÉDITORIAUX sergechapleau@lapresse.ca DROITS RÉSERVÉS LA BOÎTE AUX LETTRES /// Pour nous écrire : forum@lapresse.ca nathalie.collard@lapresse.ca NATHALIE COLLARD Les documentaristes sontils toujours tenus de dire la vérité?C\u2019est la question qu\u2019on se pose après avoir visionné Manufacturing Dissent, un documentaire qui dévoile les côtés moins reluisants du cinéaste engagé Michael Moore.Les auteurs l\u2019ont répété, c\u2019est d\u2019abord par admiration qu\u2019ils ont voulu tourner ce film.Après tout, c\u2019est grâce à Moore si toute une génération de cinéphiles s\u2019est réconciliée avec le documentaire.Le cinéaste s\u2019est fait connaître un peu partout sur la planète avec son film Roger and Me, une charge à fond de train contre General Motors et son président, Roger Smith.Son rôle de chantre de la gauche américaine s\u2019est confirmé avec Bowling for Columbine et Farhenheit 9/11, deux brûlots dans lesquels les républicains et le président Bush sont devenus ses cibles de prédilection.Peu importe les informations qui surgissaient au fil des ans à propos de sa paranoïa et de son côté caractériel ou encore, sur le fait qu\u2019il enverrait ses enfants à l\u2019école privée.L\u2019important, se disaient ses fans, ce sont ses films.Or voilà que les reproches formulés à l\u2019endroit de Moore ne concernent pas seulement sa personnalité acariâtre.Dans leur film, les réalisateurs de Manufacturing Dissent (qu\u2019on pourra voir sur Canal D en août) reprennent le flambeau des auteurs du livre Michael Moore is a Big Fat Stupid White Man et nous dévoilent plusieurs mensonges au coeur de l\u2019oeuvre de Moore.Un exemple: le président de GM, Roger Smith, n\u2019a jamais refusé une entrevue au cinéaste.Pire encore, les deux hommes se sont rencontrés à deux reprises durant le tournage.Or le fil conducteur de Roger and Me, c\u2019est justement l\u2019impossibilité de rencontrer le président de GM.Autre mensonge : dans Bowling for Columbine, Moore nous montre des images de l\u2019acteur Charlton Heston, alors président de la National Rifle Association, prononçant un discours peu de temps après le massacre de Columbine.Or l\u2019ordre chronologique de ces deux événements a été inversé.Ce discours n\u2019a pas été prononcé en réaction à la tuerie et au backlash anti-armes, comme a voulu nous le faire croire Moore.IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII En tant qu\u2019auteurs, les documentaristes jouissent d\u2019une liberté créative, c\u2019est vrai.Mais leur travail est de livrer un point de vue à partir de faits vérifiés.Quand on a la prétention d\u2019informer la population comme le fait Michael Moore, dont les documentaires sont devenus de véritables armes politiques aux États-Unis, il y a un devoir de vérité.Que dirons-nous si, dans cinq ans, on découvre qu\u2019Al Gore avait délibérément menti pour défendre sa thèse environnementaliste dans le documentaire An Inconvenient Truth ?En mentant ainsi au public, Michael Moore a causé un immense tort à l\u2019information.Les milliers de personnes qui ont vu ses films se croyaient bien informées.Il n\u2019en était rien.Moore a également sali la réputation des documentaristes, éclaboussés par les méthodes peu orthodoxes du cinéaste.Lorsqu\u2019il a reçu l\u2019Oscar du meilleur documentaire pour Bowling for Columbine, Michael Moore avait sidéré la foule en interpellant le président des États-Unis à propos de l\u2019invasion en l\u2019Irak: «Honte à vous, M r Bush», avaitil lancé.Aujourd\u2019hui, c\u2019est à lui qu\u2019on aimerait dire : «Honte à vous, Mr Moore!» Honte à qui?mroy@lapresse.ca MARIO ROY Sur la photo, on voit une reine.C\u2019est évident.La vieille dame (elle a 81 ans) a le vêtement, la posture, la couronne qui l\u2019indiquent, sans parler du regard noble qu\u2019elle porte vers le jardin sur lequel donne la pièce où elle se trouve et qui est somptuaire.Or, l\u2019image est lourdement critiquée.Traditionnelle et empesée, accuse-t-on, montrant une figurine de porcelaine dans un château de conte de fées\u2026 L\u2019oeuvre est de la photographe Annie Leibovitz et salue la tournée que la reine Élisabeth II entreprenait, hier, en Amérique (elle ne viendra pas au Québec, sinon par surprise et lourdement protégée, comme George W.Bush le ferait s\u2019il débarquait dans la zone verte de Bagdad!) Il est vrai qu\u2019on connaît Leibovitz pour son portfolio beaucoup plus rock\u2019n\u2019roll : John Lennon nu enroulé autour de Yoko Ono ou Whoopi Goldberg plongée dans un bain de lait, par exemple.La photographe est allée à l\u2019école du magazine Rolling Stone.Mais peutêtre a-t-elle décidé, pour l\u2019occasion, de fréquenter une autre école et d\u2019en assumer la filiation: celle du photographe canadien d\u2019origine arménienne, Yousuf Karsh, décédé en 2002 après s\u2019être établi comme le plus grand portraitiste de son époque.Karsh avait un regard historique sur son sujet, qu\u2019il a par exemple porté sur Winston Churchill faisant sa tête de bouledogue.Sur le grand physicien Robert Oppenheimer (qu\u2019on dirait en cire !) devant un tableau garni d\u2019équations.Sur Lester B.Pearson haranguant la Chambre des communes.Sur François Mauriac ou Jean-Paul Riopelle placés de façon solennelle dans des décors solennels\u2026 toujours au grand profit de l\u2019Histoire.C\u2019est un point de vue, celui de Karsh en général et aujourd\u2019hui celui de Leibovitz sur Zabeth, qui n\u2019est certainement pas dénué d\u2019intérêt.Porcelaine royale Et dire que cet homme a la réputation d\u2019être un personnage austère, voire fondamentaliste, sorte de version islamique de la très chrétienne grenouille de bénitier.Or, son comportement frisant la luxure est un vrai scandale.Mercredi, le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a gratifié d\u2019un baisemain une vieille dame (gantée) qui fut jadis son institutrice.Laquelle, emportée par tant d\u2019ardeur, lui a fait l\u2019accolade en retour.Non mais, quelle scène dégoûtante ! Ce n\u2019était d\u2019ailleurs pas la première fois qu\u2019Ahmadinejad manifestait son goût pour le péché.Il a déjà statué, en effet, qu\u2019il est permis aux femmes d\u2019assister à des matches de foot, où s\u2019agitent honteusement des hommes à moitié nus.Heureusement, il existe des gens habités de hautes valeurs morales dans ce pays.«Indécence ! Atteinte aux valeurs religieuses et sacrées ! » a ainsi tonné un journal qui, lui, sait reconnaître un mauvais toucher (seul ou avec d\u2019autres).Bravo.Le monde peut vivre avec un président iranien équipé de l\u2019arme nucléaire.Ou soupesant l\u2019à-propos de rayer Israël de la carte.Mais il est hors de question de supporter un leader qui risque de plonger son pays dans le marécage hideux du stupre et de la fornication.Mario Roy Honte à lui! À peine le printemps est-il entamé qu\u2019on nous relance à grands coups d\u2019études et de publicités les dangers d\u2019être exposé au soleil.Il n\u2019y a pas si longtemps, on laissait les enfants jouer dehors toute la journée.Nous pouvions sans crainte nous asseoir à une terrasse pour profiter du doux confort d\u2019un jour d\u2019été.Aller à la plage, se promener dans les rues, pique-niquer au parc, toutes ces activités qui permettent de se départir du stress causé par le travail, des bouchons de circulation et des tracas quotidiens.Maintenant, c\u2019est la panique.Dès que le beau temps arrive, on se terre dans les sous-sols, on se pare de grands chapeaux et d\u2019habits longs durant les canicules, on achète des climatiseurs et on s\u2019enrhume en juillet.Car le cancer nous guette, de son oeil flamboyant, du haut de son socle céleste.À part retourner à l\u2019état d\u2019hommes des cavernes, il semble y avoir peu de solutions.Un peu de crème solaire, ce n\u2019est plus assez et plusieurs vêtements n\u2019offrent même pas la protection souhaitée! On se fait culpabiliser par des quidams qui font remarquer que notre enfant, emmitouflé dans sa poussette, est légèrement exposé aux rayons mortels de l\u2019astre du jour, alors qu\u2019on est en plein mois de janvier ! Cette héliophobie, typique des psychoses occidentales modernes, à qui profite-t-elle le plus?Aux compagnies de crèmes solaires ?Ou aux producteurs d\u2019antidépresseurs ?Car effectivement, il faut beaucoup de Prozac pour soigner une population qu\u2019on veut enfermer dans le noir tous les étés\u2026 OlivierMénard Montréal L\u2019héliophobie, nouvelle psychose Un beau débat Bravo, mille bravos les Français : vous savez faire un débat télévisé intéressant et civilisé.Et merci à TV5 qui a retransmis ce superbe événement.On a vu deux candidats qui discutent et s\u2019interrompent l\u2019un l\u2019autre sans être à tout bout de champ freinés par un chronomètre; deux candidats souvent en désaccord, tantôt agressifs et tantôt mis en difficulté, mais toujours courtois.Discrets mais efficaces, les animateurs se sont contentés d\u2019indiquer brièvement les sujets à discuter et de faire respecter l\u2019égalité, globalement, dans les temps de parole.Quelle formule extraodinaire ! J\u2019espère que nos «négociateurs» pré-débats superréglementés, aseptisés et plates à mourir ont écouté et appris ! Bernard Paiement Hystérie médiatique L\u2019hystérie médiatique et politique concernant Shane Doan, un joueur qui aiderait grandement le Canadien, est inquiétante.Tous ceux et celles qui se sont prononcés sur le sujet ont admis qu\u2019il «aurait» proféré des propos racistes anti-francophones.À ma connaissance, nous vivons dans une société basée sur la présomption d\u2019innocence.Que dirait-on si un francophone était traité de la sorte?André Bordeleau Pointe-Claire Où est le médecin ?Dans la section des sports de La Presse de ce mercredi, un reportage publicitaire annonce une initiative de l\u2019Association des médecins omnipraticiens de Laval sous le titre: «Le 6 mai prochain, marchez avec votre médecin de famille».Je veux bien participer, mais dois-je comprendre que je devrai aller marcher seul car moi je n\u2019ai pas de médecin de famille?Michel Matte Trois-Rivières Un accident Je ne suis pas capable d\u2019entendre le mot meurtre pour la mort du jeune Jean-Benoît Beaulieu qui a succombé à un simple coup de poing.Pour moi c\u2019est un accident et la responsabilité de l\u2019agresseur est très limitée.Dans une société qui valorise la violence, comme si c\u2019était un sport, et d\u2019ailleurs de nombreux sports sont basés sur la violence, comment peut-on culpabiliser un jeune qui n\u2019a fait que jouer la partie qu\u2019on lui enseigne?Combien de parents empêchent leurs enfants de regarder des émissions de télé ou des films où la violence est utilisée pour régler des problèmes qui, dans la vie, doivent être traités avec beaucoup de diplomatie et de patience?Mais non, un coup de poing bien placé ou un coup de feu et le public applaudit.Quels parents se sont fixés comme politique d\u2019empêcher leurs enfants de jouer à des jeux vidéo où la violence est le principal thème?Qui ferme la télé lorsque des joueurs de hockey se tapent sur la gueule alors que toute la machine laisse le spectacle se dérouler pour donner des émotions aux spectateurs?Jeannot Vachon Québec Tolérance honteuse C\u2019est honteux de voir qu\u2019au Québec on tolère la diffusion de propos dans le genre de ceux de M.Plante.Ce qui est encore plus honteux, c\u2019est quand un parti supposément sérieux comme l\u2019ADQ recrute des candidats de la sorte.J\u2019espère que Super Mario fera enfin appel à sa super force pour rappeler à l\u2019ordre son ancien candidat, qui est par ailleurs encore un gros membre de l\u2019exécutif national de l\u2019ADQ.Charles Frémont PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE Peut-on encore profiter des beaux jours de l\u2019été sans craindre le pire ?llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 14 L A P R E S S E M O N T R É AL VE N D R E D I 4 M A I 2 0 0 7 FORUM VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?forum@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 Le premier ministre Charest a une fâcheuse tendance à confondre la détermination et l\u2019entêtement.C\u2019est un défaut qui a largement contribué à son impopularité pendant son premier mandat.C\u2019est le même entêtement que le premier ministre manifeste en refusant de reculer sur sa promesse de fin de campagne électorale de réduire les impôts de 700 millions avec la marge de manoeuvre que lui procurait le budget fédéral.À un premier niveau, M.Charest peut sembler faire preuve d\u2019une certaine noblesse et voulant tenir parole et honorer ses engagements.Mais les devoirs et les obligations d\u2019un premier ministre doivent se poser en termes moins simplistes.L\u2019intention de M.Charest soulève en fait deux interrogations.La première, disons-le crûment, c\u2019est que la promesse électorale du Parti libéral était franchement bête.Jusqu\u2019où un politicien a-t-il le devoir de défendre coûte que coûte une mauvaise idée?La seconde tient au fait que M.Charest dirige un gouvernement minoritaire.La faiblesse des appuis dont il dispose doit l\u2019amener à réinterpréter le sens et la nature de son mandat.M.Charest, au lendemain du budget fédéral, très généreux pour le Québec, a pris tout le monde par surprise.Il a alors annoncé que les surplus que permettaient de dégager une péréquation fédérale plus généreuse iraient en entier en baisses d\u2019impôt : la réduction de l\u2019impôt personnel annoncée dans le budget, 250 millions, passerait donc à 950 millions.Personne n\u2019a applaudi.La mesure ressemblait trop à une manoeuvre électorale improvisée.Un lapin que l\u2019on sort du chapeau au dernier droit d\u2019une campagne serrée.Au-delà de son opportunisme, cette promesse soulevait une foule de questions sur les priorités de l\u2019État.Il est vrai que les libéraux s\u2019étaient engagés, en 2003, à réduire le fardeau fiscal, une promesse qu\u2019ils n\u2019avaient pas réussi à tenir.Mais ils auraient dû s\u2019astreindre à la même discipline qu\u2019ils se sont imposés pendant leur premier mandat, qui consiste à se demander si ces 700 millions ne seraient pas mieux utilisés ailleurs : une réserve pour tenir compte du contexte budgétaire serré, la réduction de la dette, l\u2019éducation supérieure, ou l\u2019élimination de la taxe sur le capital.Ce débat n\u2019a pas eu lieu.Et jamais, ni dans le budget, qui était pourtant le coup d\u2019envoi de la campagne, ni dans la plate-forme électorale, les libéraux n\u2019ont évoqué l\u2019idée que toute marge de manoeuvre irait à la réduction d\u2019impôt.Sans compter l\u2019effet désastreux de cette manoeuvre sur les relations fédérales-provinciales.Ailleurs au Canada, surtout dans les provinces qui paient cette péréquation que reçoit le Québec, on a été indignés de voir M.Charest baisser les impôts des Québécois avec l\u2019argent des autres.Ils ne l\u2019oublieront pas.Le Québec en paiera le prix.IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII C\u2019était une très mauvaise idée.Est-il intelligent ou admirable que le gouvernement libéral persiste et signe?Bien sûr, M.Charest veut respecter ses engagements.Mais envers qui?On ne peut certainement pas dire qu\u2019il est porté en cela par une quelconque volonté populaire, puisque à peine 34% des électeurs ont choisi son parti, que cette promesse n\u2019a pas suscité de réactions positives, qu\u2019elle n\u2019a pas non plus permis aux libéraux de remonter dans les sondages.Le chef libéral, au lendemain des élections, disait avoir compris le message des électeurs.Pourtant, en ne changeant pas d\u2019idée, M.Charest n\u2019écoute pas les Québécois, il s\u2019écoute lui-même.Le fait que le gouvernement soit minoritaire soulève une autre réflexion.M.Charest doit-il gouverner pour les électeurs qui ont choisi son parti ou doit-il prendre acte du verdict sévère à son endroit.Si tel est le cas, il ne peut pas ne pas savoir que les deux tiers des Québécois ont choisi des partis qui n\u2019appuyaient pas cette mesure.La morale de l\u2019histoire, c\u2019est que le gouvernement Charest entreprendra son second mandat dans l\u2019adversité.Le dépôt du budget, qui sera aussi le baptême du feu pour la nouvelle ministre des Finances, M me Monique Jérôme-Forget, promettait au départ d\u2019être un moment difficile pour un gouvernement minoritaire aux prises avec deux partis d\u2019opposition.Ce sera pire parce qu\u2019il devra défendre une mesure pour laquelle il n\u2019a pas vraiment d\u2019appuis et qui ne suscite aucune forme d\u2019enthousiasme dans la population.En outre, les libéraux, en engageant 700 millions de façon désinvolte, ont ouvert la porte à tous ceux qui voudront proposer d\u2019autres façons d\u2019utiliser cette somme.Un débat ingérable.Bref, les libéraux de Jean Charest se retrouveront encore une fois seuls contre tous, isolés dans la défense d\u2019une mesure impopulaire.Décidément, il y a des gens qui n\u2019apprendront jamais.Les mauvaises promesses de Jean Charest ALAIN DUBUC adubuc@lapresse.ca COLLABORATION SPÉCIALE VINCENT J.LACROIX L\u2019auteur est professeur adjoint au département de médecine familiale de l\u2019Université McGill et directeur du programme de médecine sportive de l\u2019Université McGill.En s\u2019acharnant sur le fait que les médecins diplômés de l\u2019extérieur du Québec ont de la difficulté à acquérir leur permis de pratique, les médias semblent oublier de mentionner la raison première du manque de médecins de famille au Québec.Pourquoi ya- t-il tant de places disponibles dans nos programmes de résidence en médecine familiale?Plusieurs des médecins diplômés, récemment gradués des quatre facultés de médecine du Québec, choisissent de ne pas pratiquer dans la province parce que: 1) Ils sont payés à un salaire beaucoup moindre que dans les provinces avoisinantes (40% de moins dans bien des cas).2) Ils ne peuvent choisir leur emplacement de travail.À cause du Plan régional d\u2019effectifs médicaux (PREM) les médecins de famille sont pénalisés d\u2019un montant additionnel de 30% pour les 5 premières années de pratique, s\u2019ils décident de travailler dans un endroit non désigné par le gouvernement.3) Ils sont forcés de rendre des services auxquels ils sont peu intéressés, ou encore dans lesquels ils n\u2019ont pas tout à fait les compétences dans le cadre du programme des Activités médicales particulières (AMP).Tout dépendant du nombre d\u2019années de pratique, les médecins de famille sont forcés de travailler un nombre substantiel d\u2019heures par semaine dans les services d\u2019urgence, d\u2019obstétrique, de gériatrie ou de soins palliatifs, sinon ils écopent d\u2019une coupure additionnelle de 30% sur leurs revenus.Situation insupportable Ces mesures coercitives jumelées au manque d\u2019incitatifs financiers ont créé une situation insupportable pour la majorité des médecins de famille au Québec.Les étudiants en médecine à l\u2019intérieur et à l\u2019extérieur de la province sont au courant de la situation.Ils choisissent de s\u2019enrôler dans des programmes de résidence ailleurs qu\u2019au Québec, parce qu\u2019ultimement ils ne veulent pas pratiquer ici.Les étudiants en médecine choisissent les programmes de résidence en grande partie en rapport avec les opportunités d\u2019emplois futurs.Nous subissons donc les conséquences des décisions erronées prises au cours des dernières années.En permettant à plus de gradués internationaux d\u2019obtenir leurs permis de pratique pour remplacer les postes laissés vacants par les diplômés des universités québecoises, nous ne touchons qu\u2019une infime partie du problème de la pénurie d\u2019effectifs médicaux.À court et à long terme, l\u2019élimination des mesures restrictives et la création d\u2019incitatifs financiers substantiels sont les seules solutions réalistes à la résolution de la pénurie de médecins de famille au Québec.Trop de contraintes La raison première du manque de médecins de famille, c\u2019est la présence de trop nombreuses mesures coercitives qui frappent les futurs médecins STEPHANIE YATES L\u2019auteure est candidate au doctorat en science politique à l\u2019Université Laval.Ce texte est rédigé dans le cadre du programme Action Canada, un partenariat entre le gouvernement fédéral et le secteur privé pour promouvoir le leadership au Canada.Le resserrement des règles du lobbying a la cote.Alors que les lois se multiplient et tendent à être plus sévères, une réflexion en profondeur s\u2019impose sur les effets de ces réglementations.Quelles sont les conséquences d\u2019un encadrement plus rigoureux du lobbying?En faisant preuve de plus de sévérité, atteint-on réellement les objectifs visés?Le moment est propice pour réfléchir à ces enjeux, d\u2019autant plus qu\u2019au Québec, cinq ans après son adoption par le gouvernement Landry, il est prévu que la Loi sur la transparence et l\u2019éthique en matière de lobbyisme soit réévaluée.Ce sera alors l\u2019occasion de proposer certaines modifications.Des effets pervers Le lobbying est une activité légitime dans une société démocratique.Les élus et les fonctionnaires ne peuvent gouverner en vase clos: il est souhaitable que les acteurs de la société civile puissent faire valoir leur point de vue auprès de ces derniers afin que leurs décisions reflètent la volonté collective.Or, malgré leurs bonnes intentions, les décisions des législateurs résultent parfois en des réglementations qui, dans les faits, peuvent dissuader les entreprises et les groupes d\u2019intérêt à faire valoir leurs revendications auprès des gouvernements.Alors qu\u2019on doute fort que la sévérité des règles n\u2019intimide les lobbies les plus puissants \u2013 industrie pétrolière, aérospatiale, pharmaceutique, ou autres \u2013 la question se pose pour les groupes d\u2019intérêt aux ressources plus limitées, de même que pour les petites entreprises, qui constituent, rappelons-le, 97% de l\u2019ensemble des entreprises canadiennes.Dans une étude que j\u2019ai menée un an après l\u2019adoption de la loi québécoise, il ressort clairement que la lourdeur bureaucratique liée à l\u2019inscription au registre des lobbyistes est susceptible de générer deux types d\u2019effets pervers.Il y a de fortes chances, d\u2019une part, que les plus petits joueurs poursuivent leurs démarches d\u2019influence dans l\u2019ombre, n\u2019ayant pas les ressources nécessaires pour procéder à l\u2019inscription au registre et aux mises à jour requises.On anticipe, d\u2019autre part, que devant la complexité des règles, plusieurs groupes et PME choisiront plutôt de limiter leurs démarches auprès des gouvernements, en risquant de se retrouver avec des législations inadéquates au regard de leurs activités.(\u2026) «Laver plus blanc que blanc» Les législations visant à encadrer le lobbying sont le plus souvent adoptées \u2013 ou modifiées \u2013 en réponse à des crises politiques.Ce fut le cas au États-Unis, au Québec, tout comme au niveau fédéral canadien, où la Loi sur la responsabilité fait écho à plusieurs des recommandations du juge Gomery, formulées dans la foulée du scandale des commandites.Un tel climat mène souvent à des décisions législatives qui ont davantage pour but de redorer le blason des partis politiques que d\u2019encadrer avec efficacité le lobbying.L\u2019exception québécoise pour les organismes à but non lucratif, qui ne sont pas assujettis à la loi, témoigne de façon éloquente des raccourcis législatifs qui résultent parfois d\u2019une crise politique.Ainsi, puisque les événements ayant mené à l\u2019adoption de la loi québécoise impliquaient des lobbyistes-conseils, ceux-ci ont écopé d\u2019une politique de deux poids, deux mesures, qui les astreint à des règles démesurément sévères par rapport aux contraintes imposées aux autres catégories de lobbyistes.Dans la saga entourant le déménagement du Casino de Montréal, par exemple, les promoteurs du projet ont dû inscrire au registre des lobbyistes, notamment, les titulaires de charges publiques visés par leurs démarches, la nature de celles-ci, la période pour laquelle elles se sont poursuivies et les objectifs établis, alors que la majorité des groupes s\u2019opposant au projet ont pu exercer leurs démarches auprès des autorités sans rendre compte de ces détails.Confiance et reconnaissance Nous ne pouvons qu\u2019espérer que la réflexion entourant la mise à jour de la loi québécoise puisse se faire dans un climat serein, à distance du jeu politique.Il est primordial que les tenants et aboutissants de plusieurs éléments législatifs soient longuement réfléchis.Alors qu\u2019on doit éviter les excès de zèle, l\u2019assujettissement formel des organismes sans but lucratif semble incontournable pour en finir avec ce double standard qui fait perdurer la suspicion à l\u2019endroit de certains types de lobby.L\u2019obligation d\u2019inscrire au registre certaines stratégies de lobbying, telle la formation, par un groupe donné, de coalitions de citoyens, mérite aussi d\u2019être explorée.La consultation du registre doit par ailleurs être simplifiée afin que les intéressés \u2013 les médias, par exemple \u2013 puissent s\u2019y retrouver pour jouer pleinement leur rôle de «chien de garde».Enfin, la hausse de confiance des citoyens envers nos institutions passe aussi \u2013 et surtout \u2013 par la reconnaissance du lobbying.Il est essentiel que cette activité, qu\u2019elle provienne des entreprises ou des groupes d\u2019intérêt, soit considérée comme légitime, saine et souhaitable dans toute société démocratique.Pour en finir avec la suspicion Il est essentiel que le lobbying soit considéré comme légitime, sain et souhaitable dans toute société démocratique lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll PHOTO JACQUES BOISSINOT, PC, ARCHIVES LA PRESSE En 2002, le ministre de la Justice Paul Bégin et le premier ministre Bernard Landry, annonçaient que le gouvernement péquiste allait légiférer en matière de lobbying.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL VE N D R E D I 4 M A I 2 0 0 7 A 15 ACTUALITÉS JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Tentant par tous les moyensdemettre finàlacontroverse entourant le traitement réservé aux détenus talibans, le gouvernement Harperaannoncéhierque leCanada a conclu une nouvelle entente avec l\u2019Afghanistan sur le transfert des prisonniers afghans capturés par les soldats canadiens.En vertu de cette nouvelle entente, les autorités afghanes s\u2019engagent à donner accès sans restriction aux prisonniers qui sont transférés par les militaires canadiens.Durant la visite des représentants du gouvernement canadien dans les prisons, aucun responsable afghan ne pourra être présent afin de permettre aux prisonniers de parler librement.En outre, le gouvernement Karzaï s\u2019engage à prévenir les autorités canadiennes de tout changement dans les conditions des détenus.Cette entente, signée hier à Kaboul par l\u2019ambassadeur du Canada en Afghanistan, Arif Lalani, et le ministre afghan de la Défense, Abdul Rahim Wardak, vient corriger des lacunes de la première entente sur le transfert des prisonniers conclue en décembre 2005 par l\u2019ancien gouvernement libéral de Paul Martin.Dans cette première entente, il n\u2019y avait aucune clause prévoyant une quelconque forme de surveillance afin d\u2019empêcher que les prisonniers remis aux Afghans ne soient torturés.Bizarrement, l\u2019entente a été annoncée non pas par le ministre des Affaires étrangères, Peter Mac- Kay, ou le ministre de la Défense, Gordon O\u2019Connor, à la Chambre des communes, comme le voudrait la tradition, mais par des avocats du gouvernement en pleine Cour fédérale, hier matin.L\u2019annonce a été faite au moment où le tribunal s\u2019apprêtait à entendre une demande d\u2019injonction visant à interrompre le transfert des prisonniers afghans capturés par les Forces armées canadiennes.Cette demande d\u2019injonction a été déposée il y a quelques mois par Amnistie internationale et l\u2019Association britanno-colombienne des libertés civiles.Les audiences relatives à cette cause ont été suspendues après que les avocats du gouvernement eurent présenté au tribunal les grandes lignes de l\u2019entente.Amnistie internationale a immédiatement critiquée cette entente, estimant qu\u2019elle était insuffisante pour s\u2019assurer que les prisonniers soient bien traités.Elle compte revenir à la charge devant les tribunaux pour obtenir une injonction permanente sur le transfert des prisonniers.Improvisation dénoncée par Dion Le quotidien torontois The Globe and Mail rapportait la semaine dernière le témoignage d\u2019une trentaine de prisonniers afghans qui affirmaient avoir été torturés après avoir été remis aux autorités afghanes par les soldats canadiens.Aux Communes hier, le chef du Parti libéral, Stéphane Dion, a accusé le gouvernement Harper d\u2019improviser sur toute la ligne dans ce dossier.« La ligue d\u2019improvisation continue.(\u2026) Aujourd\u2019hui, pour éviter une injonction in extremis, le gouvernement prétend qu\u2019il a une entente », a affirmé M.Dion.En l\u2019absence du premier ministre Stephen Harper, le leader du gouvernement en Chambre, le ministre Peter Van Loan, a répondu que la nouvelle entente vient clarifier celle conclue par l\u2019ancien gouvernement en décembre 2005.« Nous avons dit que nous travaillerons avec le gouvernement afghan pour clarifier ses responsabilités quant au traitement des prisonniers talibans.Avec le gouvernement afghan, nous avons fait explicites ces responsabilités.Nous avons indiqué et appliqué ces améliorations dans l\u2019accord de 2005, comme nous l\u2019avions promis », a dit le ministre.Devant les journalistes, M.Dion a dit que l\u2019entente contenait encore des lacunes.Il a aussi réclamé que l\u2019OTAN soit mise dans le coup parce qu\u2019il ne croit pas que le Canada puisse faire confiance aux autorités afghanes pour bien traiter les prisonniers.« L\u2019entente laisse entendre que le gouvernement afghan va prendre part de nos inquiétudes quand nous en aurons et fera enquête.Après, il reviendra pour nous dire ce qui en est.Je crois qu\u2019on en est à une étape maintenant où il faut avoir une entente avec l\u2019OTAN pour s\u2019assurer que ce travail est fait conjointement du début à la fin », a dit M.Dion.Pour sa part, le chef bloquiste Gilles Duceppe a dit que cette entente répond en bonne partie aux exigences du Bloc québécois.Toutefois, il veut avoir l\u2019assurance que l\u2019entente s\u2019applique à tous les prisonniers et non pas uniquement aux détenus qui auront été interrogés par les soldats canadiens et ensuite remis aux autorisé afghanes.TRANSFERTDES PRISONNIERS AFGHANS CAPTURÉS PAR LES SOLDATS CANADIENS Ottawa et Kaboul s\u2019entendent PHOTO JOHN D MCHUGH, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE En vertu de l\u2019accord conclu entre Ottawa et Kaboul, les autorités afghanes s\u2019engagent essentiellement à donner accès sans restriction aux prisonniers qui leur sont transférés par les militaires canadiens.IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII La controverse sur le transfert des prisonniers afghans a plongé le gouvernement Harper dans la pire crise de sa courte histoire.Qui savait quoi ?Qui a signé quoi ?Voici un petit guide pour vous retrouver dans ce dossier.AGNÈS GRUDA Q Que reproche-t-on au juste au gouvernement canadien?R Selon une enquê te du Globe and Mail, des détenus afghans transférés par l\u2019armée canadienne aux autorités locales sont maltraités en prison.Le journaliste Graeme Smith a interviewé une trentaine de ces prisonniers et visité plusieurs prisons afghanes.Selon les informations qu\u2019il a recueillies, des détenus sont battus, affamés, exposés au froid et soumis à des chocs électriques pendant les interrogatoires.Q Que dit le droit international à ce sujet ?R La troisième convention de Genève, signée en 1949, prohibe toute torture physique, morale ainsi que toute contrainte exercée sur les prisonniers de guerre.La menace de mauvais traitements est également exclue de l\u2019arsenal des méthodes d\u2019interrogatoire.Lorsqu\u2019un pays remet ses prisonniers aux autorités d\u2019un autre État, il doit s\u2019assurer que celles-ci sont disposées à respecter ce traité et en mesure de le faire.Q Quelles sanctions risque un pays qui ne respecte pas ce traité?R Théoriquement, il peut être poursuivi pour crimes de guerre devant la Cour pénale internationale.Mais le risque que le Canada soit inculpé à ce chapitre est quasi inexistant.Q Depuis quand le Canada remetil ses prisonniers aux Afghans ?R Avant décembre 2005, le Canada remettait ses prisonniers aux autorités américaines.En décembre 2005, le chef d\u2019état-major Rick Hillier a signé une entente avec le ministre de la Défense Afghan en vertu de laquelle les forces armées canadiennes s\u2019engagent à remettre tous leurs prisonniers aux autorités locales.Cette entente a été aussitôt décriée par Amnistie internationale, selon qui « bon nombre de personnes ainsi livrées seraient presque certainement torturées et maltraitées ».Q Que dit exactement cet te entente?R Elle ne permet pas aux responsables canadiens de rendre visite aux prisonniers, laissant ce rôle à la Croix-Rouge \u2013 qui n\u2019a pas l\u2019obligation de rendre compte de ses observations au Canada.Un accord supplémentaire conclu plus tard attribue cette responsabilité à la Commission indépendante afghane des droits de la personne, mal outillée pour faire ce travail.Au cours des derniers jours, il y a eu plusieurs déclarations contradictoires à ce sujet.Le ministre de la Défense Gordon O\u2019Connor a assuré que les responsables canadiens pouvaient rendre visite aux détenus.Stephen Harper a dit le contraire.Ce qui est sûr, c\u2019est que l\u2019entente de 2005 ne le prévoit pas.Q Qui est responsable de la signature de l\u2019entente de décembre 2005?R C\u2019est l\u2019un des enjeux politiques de la controverse.Les ministères de la Défense et des Affaires étrangères se renvoient la balle à ce sujet.Selon des documents obtenus par La Presse, le ministre libéral des Affaires étrangères Bill Graham a donné le mandat à Rick Hillier de négocier l\u2019accord, puis le feu vert pour le signer.Q Le gouvernement était-il au courant des allégations de torture ?R Human Rights Watch et Amnistie internationale ont multiplié les alertes au sujet des conditions de vie dans les prisons afghanes.Selon des documents obtenus par La Presse, des diplomates canadiens ont aussi averti le gouvernement en 2003, 2004 et 2005 du recours généralisé à la torture en Afghanistan.John McCallum, ministre de la Défense en 2003, a dit n\u2019avoir jamais vu ces documents.La ligne officielle, à Ottawa, reste la suivante : il ne s\u2019agit que d\u2019allégations, et le gouvernement n\u2019est pas au courant de cas de torture spécifiques.Q Que font les autres pays engagés en Afghanistan avec leurs prisonniers?R Les Pays-Bas, la Grande-Bretagne, le Danemark et la Norvège ont tous signé des ententes avec les Afghans, prévoyant des garanties d\u2019accès aux prisonniers.C\u2019est également ce que prévoit l\u2019entente signée hier par le Canada.Q Cette nouvelle entente règle-telle tous les problèmes?R Pas aux yeux d\u2019Amnistie internationale, qui estime que la torture est si répandue en Afghanistan que même un système de surveillance ne permettra pas de prévenir les mauvais traitements.Et que le meilleur moyen d\u2019assurer le respect de la Convention de Genève demeure la mise en place d\u2019un centre de détention contrôlé par l\u2019OTAN.Petit guide d\u2019une grosse tempête\u2026 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll GILLES TOUPIN OTTAWA \u2014 Les représentants de Hockey Canada ont défendu avec ardeur hier devant un comité parlementaire leur décision de nommer le hockeyeur Shane Doan au poste de capitaine de l\u2019équipe nationale.Même si l\u2019ailier droit des Coyotes de Phoenix est au coeur d\u2019une polémique à propos de présumées insultes qu\u2019il aurait proférées contre les francophones lors d\u2019un match à Montréal le 13 décembre 2005, le président et directeur général de Hockey Canada, Bob Nicholson, a déclaré que la Ligue nationale de hockey lui avait soumis un rapport qui innocentait M.Doan et que par conséquent, pour lui, rien n\u2019empêchait le joueur de représenter le Canada au sein de l\u2019équipe nationale.« Nous sommes 100% avec Shane Doan », a lancé un Bob Nicholson émotif qui a ajouté que tout le monde devrait appuyer un hockeyeur de cette trempe qui a représenté huit fois le Canada sur la scène internationale.« S\u2019il n\u2019était pas capitaine de cette équipe, je ne suis même pas sûr qu\u2019il y aurait une équipe », a ajouté M.Nicholson, un ami de Wayne Gretsky, l\u2019un des propriétaires des Coyotes de Phoenix et entraîneur de Shane Doan.Le directeur général de Hockey Canada n\u2019a pas nié cependant que, selon le rapport d\u2019enquête de la LNH, les mots « fucken Frenchman » ont bel et bien été lancés à l\u2019intention d\u2019un quatuor d\u2019arbitres francophones lors du fameux match du 13 décembre 2005.« Il n\u2019y a aucun doute que ces mots ont été prononcés sur la glace, a-t-il dit.Mais l\u2019enquête démontre que ce n\u2019est pas Shane Doan qui a prononcé ces mots.» Plusieurs députés du comité des langues officielles ont cependant objecté à Hockey Canada que l\u2019affaire n\u2019était pas véritablement réglée puisqu\u2019elle était encore devant les tribunaux.Shane Doan poursuit en effet le député libéral Denis Coderre pour diffamation et M.Coderre a pour sa part intenté une contre-poursuite contre le hockeyeur pour le même motif.Le député bloquiste de Verchères- Les Patriotes, Luc Malo, a soutenu en comité que Hockey Canada aurait pu donner le C du capitaine à quelqu\u2019un d\u2019autre en attendant que l\u2019affaire se règle parce que, a-t-il dit, « ce dossier n\u2019est pas un dossier réglé pour les Québécois ».Le député Pablo Rodriguez ne comprend pas pour sa part que Hockey Canada n\u2019ait pas tenu compte du témoignage du juge de ligne Michel Cormier qui a formellement affirmé à la cour, dans une déclaration sous serment, que Shane Doan avait bel et bien tenu le 13 décembre 2005 les propos antifrancophones qu\u2019on lui attribue.« Cela aurait pu faire en sorte que vous preniez un peu de recul », a affirmé M.Rodriguez.Le président du conseil d\u2019administration de Hockey Canada, René Marcil, a répondu à cela que son organisation croyait la version de la LNH parce que la LNH est le partenaire de Hockey Canada.« Ce qui me fait extrêmement mal là-dedans, a répondu à Hockey Canada le député bloquiste Richard Nadeau, c\u2019est de vous entendre me dire que la Ligue nationale de hockey, c\u2019est plus important que les cours de justice.Le système de justice est saisi présentement de cette situation.Il aurait fallu, pour un moindre respect, pour quiconque respecte les droits de la personne au Québec et au Canada, surtout en tenant compte des allégations qui ont été rapportées, qu\u2019il y ait eu une petite gêne de la part de Hockey Canada pour justement faire en sorte de ne pas mettre de l\u2019huile sur le feu.» De son côté, le député néo-démocrate Yvon Godin n\u2019a pas digéré que le vice-président de la LNH, Colin Campbell, ait sommé la veille les élus de se«mêler de leurs affaires ».« Je ne suis pas d\u2019accord pour mettre les députés au banc des punitions, a-t-il dit avec colère.On ne joue pas au hockey, on est là pour représenter notre pays.» À plusieurs reprises, les membres du comité des langues officielles ont rappelé à Hockey Canada que l\u2019organisme recevait 3,2 millions en subventions fédérales par année et qu\u2019en conséquence, il devait rendre compte de ses actions aux Canadiens, un point de vue repris plus tard devant les journalistes par le chef de l\u2019opposition officielle, Stéphane Dion.Pour le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, la nomination de Shane Doan au poste de capitaine d\u2019Équipe-Canada avant que l\u2019on connaisse toute la vérité sur cette affaire « est une injure faite aux Québécois ».Par ailleurs, certains députés francophones se sont inquiétés hier en privé du sort que la Ligue nationale de hockey allait réserver au juge de ligne Michel Cormier, en raison de son témoignage.Ce dernier sera-t-il protégé?Serat- il l\u2019objet de représailles?« Il est étrange de constater que M.Cormier n\u2019a arbitré aucun match depuis le début des séries éliminatoires », a fait remarquer l\u2019un de ces députés qui a demandé à ne pas être identifié.Hockey Canada soutient Shane Doan lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 16 L A P R E S S E M O N T R É A L V E N D R E D I 4 M A I 2 0 0 7 le côté WOW de la retraite Admirez.Swignez.Savourez.Relaxez.Découvrez le complexe pour retraités le plus grand, le plus complet e t l e p lus WOW au Québec.V is i t e z 5500, rue Sherbrooke Est Appelez ( 514) 259-5500 Cliquez www.luxgouverneur.c a LO U EZ À PAR T IR DE 10 45 $ PAR MO I S.ATTENTION Habiter au LUX provoque un sentiment de WOW intense.Nous préférons en avertir les retraités.3481828A MONDE BURAK AKINCI AGENCE FRANCE-PRESSE ANKARA \u2014 Le Parlement de Turquie a fixé hier au 22 juillet les législatives anticipées visant à sortir le pays de la crise qu\u2019a provoquée l\u2019élection présidentielle entre le gouvernement issu de la mouvance islamiste et le camp laïque.Les députés ont voté à l\u2019unanimité une proposition du parti Justice et Développement (AKP, majoritaire) d\u2019avancer les législatives prévues initialement le 4 novembre.Évoquant mardi des élections anticipées, le premier ministre Recep Tayyip Erdogan, chef de l\u2019AKP, avait relancé le débat sur l\u2019élection du président au suffrage universel après que la Cour constitutionnelle eût invalidé le premier tour de scrutin présidentiel au Parlement.Les juges ont estimé, sur un recours du Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate), qui a boycotté le vote, que le manque d\u2019un quorum des deux tiers des députés ne permettait pas de valider ce scrutin.Dix voix avaient manqué à Abdullah Gül, numéro 2 de l\u2019AKP et seul candidat en lice, pour être élu lors de ce vote.Gül, ministre des Affaires étrangères, a indiqué qu\u2019il ne maintiendrait pas sa candidature s\u2019il échouait à être élu au nouveau premier tour qui se tiendra dimanche.Cet ancien islamiste de 56 ans n\u2019a aucune chance d\u2019être élu à la magistrature suprême, l\u2019opposition ayant annoncé qu\u2019elle boycotterait ce deuxième vote aussi.L\u2019armée veille Le président de la République est considéré héritier de Musta fa Kemal Atatürk, fondateur de la Turquie laïque.Ce qui choque les laïques les plus sourcilleux, c\u2019est que l\u2019épouse de Gül porte le voile.Le président sortant Ahmet Necdet Sezer, défenseur résolu de la laïcité dont le mandat s\u2019achève le 16 mai, a affirmé hier qu\u2019il resterait à la tête de l\u2019État tant que son successeur n\u2019aura pas été élu.Certains responsables de l\u2019AKP avaient suggéré que le président du Parlement, Bülent Arinç, considéré comme l\u2019un des cadres du parti les plus proches de la mouvance islamiste, devrait assumer la fonction de chef de l\u2019État par intérim après l\u2019expiration du mandat de Sezer.L\u2019armée, qui a fait tomber quatre gouvernements depuis 1960, a publié un texte accusant le gouvernement et son candidat à la présidence de ne pas défendre les principes laïques.Turquie : la crise persiste en attendant les législatives anticipées L\u2019armée, qui a fait tomber quatre gouvernements depuis 1960, a accusé le gouvernement et son candidat à la présidence de ne pas défendre les principes laïques.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Au Salvador, comme dans toute l\u2019Amérique latine, les déchets métalliques sont exportés de l\u2019autre côté du Pacifique afin d\u2019alimenter la croissance chinoise.Un commerce qui permet à des milliers de récupérateurs de survivre.Tout y passe, des vieilles canettes de bière jusqu\u2019aux câbles téléphoniques \u2013 que l\u2019on vole pour mieux les vendre.FRÉDÉRIC FAUX COLLABORATION SPÉCIALE SAN SALVADOR \u2014 Un samedi matin de fin avril, un véritable embouteillage se forme devant l\u2019entrepôt de l\u2019entreprise Indresa, au centre de San Salvador.Des camions débordant de ferraille sont déchargés par des « trieurs » qui dégoulinent de sueur.Des particuliers se bousculent devant la bascule pour peser leur sac rempli de câbles ou de tôle rouillée.Trônant au milieu de ce capharnaüm, Victor Chizmar, le gérant, mesure d\u2019un oeil expert la hauteur des montagnes de rebut : « Là-bas ce sont des pièces de moteur et de transmission de voiture, c\u2019est de l\u2019aluminium.Ici, ce sont des cannettes de boisson\u2026 Ça va directement dans les compacteuses.Par là, ce sont des câbles en cuivre\u2026 C\u2019est ce que nous avons de plus précieux.» Au Salvador, la récupération de métal est une vieille tradition : ce petit pays d\u2019Amérique centrale n\u2019a pas de matières premières, et le recyclage des déchets permet aux plus pauvres de ses habitants de survivre.Mais depuis quelques années les entreprises de ce secteur se sont multipliées en envahissant notamment la « primera calle oriente », devenue une véritable Mecque de la ferraille.Une frénésie dont les causes se trouvent de l\u2019autre côté du Pacifique : « Tout ce que nous ramassons part pour la Chine, explique Victor Chizmar.Là-bas, la croissance économique est telle qu\u2019ils ne peuvent pas se contenter du minerai qu\u2019ils produisent ou qu\u2019ils importent.Un métal, comme le cuivre par exemple, est fondamental pour leur développement : tout le réseau électrique est en cuivre.Mettez ça à l\u2019échelle du marché chinois et vous comprendrez pourquoi la demande a explosé.» Les prix grimpent Le Salvador, dépourvu de mines susceptibles d\u2019intéresser l\u2019ogre chinois, avec lequel il n\u2019entretient d\u2019ailleurs aucune relation diplomatique, a ainsi exporté l\u2019année dernière 30 000 tonnes de fer, d\u2019aluminium ou de cuivre vers l\u2019Asie.Ce marché, qui dépasse les 10 millions de dollars, est par ailleurs porté par une hausse sans précédent des cours : entre 2005 et 2007, au Salvador, la valeur de 100 livres de fer a été multipliée par quatre en passant de 4 à 15 $US.Le cuivre, qui a battu son cours record en mai 2006, est aujourd\u2019hui acheté à deux dollars la livre, soit deux fois plus qu\u2019il y a quatre ans.Des prix qui ont très vite intéressé Ilda Pineda, mère célibataire qui a monté une mini-épicerie dans sa maison : « Quand j\u2019ai commencé à ramasser des cannettes de boisson, on me les achetait 25 cents la livre, aujourd\u2019hui c\u2019est 70 cents, se félicite-t-elle.Ça me permet de compléter mes revenus, mais il y a beaucoup de concurrence\u2026 Je croise maintenant des familles entières, avec les enfants, qui fouillent les poubelles après le travail.» « La collecte de métal, on appelle ça le négoce de la faim car ça permet à des centaines d\u2019ivrognes et de vagabonds de survivre, ajoute Victor Chizmar.Mais aujourd\u2019hui ils ne sont plus seuls : nous avons aussi des femmes seules, des retraités, des ouvriers qui bouclent leurs fins de mois.» Le gérant d\u2019Indresa se souvient encore de ses premiers conteneurs envoyés vers la lointaine Chine, en 2003 : « À l\u2019époque il y avait beaucoup de terrains en friche avec des pièces métalliques abandonnées, ça allait très vite.Mais aujourd\u2019hui c\u2019est devenu plus difficile, regrette-t-il.On ne trouve plus un morceau de boîte de conserve ou de cannette dans les rues de San Salvador ! » Les récupérateurs, qui souffrent aussi de cette pénurie, se sont donc tournés vers les infrastructures du pays : 700 kilomètres de câbles téléphoniques ont disparu en 2006, ainsi que des centaines de compteurs d\u2019eau en cuivre, des bouches d\u2019égout en fonte.Même les grilles du parc Simon Bolivar, au centre San Salvador, auraient elles aussi disparu dans les fonderies de Shanghai ou de Canton.Salvador : la ruée vers la ferraille « La collecte de métal, on appelle ça le négoce de la faim car ça permet à des centaines d\u2019ivrognes et de vagabonds de survivre.» PHOTO FREDERIC FAUX, COLLABORATION SPÉCIALE Le Salvador n\u2019a pas de mines, mais ce pays envoie chaque année 20 000 tonnes de déchets métalliques en Chine.Ce sont des restes de moteurs, de voiture, de machines à laver, des casseroles ou des boîtes de Coca.Tout y passe.CHAMPÊTRE URBAIN CLASSIQUE de réduction 15à35% de réduction 15à25% CONFORT 100% de réduction 15à35% de réduction 15à25% QUALITÉ 100% de réduction 15à35% de réduction 15à25% SATISFACTION 100% Mai.Vent de fraîcheur et de renouveau.Faites peau neuve avec notre belle collection de cuirs naturels.Cuir pleine fleur, cuir de buffle ou cuir rustique, vous trouverez votre alter ego parmi notre élégante sélection de mobiliers rembourrés fabriqués sur commande, pour vous, à votre goût.Jusqu\u2019au 31 mai 2007, bénéficiez de réductions 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La Havane, où ils avaient tenté de s\u2019emparer d\u2019un avion pour quitter le pays, a-t-on appris de source aéroportuaire.Leur sort exact demeurait inconnu en l\u2019absence de toute confirmation officielle, certaines sources faisant état d\u2019un mort, d\u2019autres de deux, un déserteur et un officier militaire.\u2013 AFP RUSSIE Course aux armements Le projet d\u2019extension du bouclier antimissile états-unien à l\u2019Europe va déclencher une nouvelle course « incontrôlable » aux armements, a affirmé hier le chef d\u2019état-major de l\u2019armée russe, le général Iouri Balouïevski.Les États-Unis veulent installer 10 missiles en Pologne et un radar en République tchèque.Ce projet est très mal accueilli par la Russie.Le président Vladimir Poutine a remis en cause le traité sur les Forces conventionnelles en Europe (FCE), et le vice-premier ministre Sergueï Ivanov a indiqué hier que la Russie n\u2019informerait plus l\u2019OTAN des mouvements de ses troupes.\u2013 AFP NIGERIA Vague d\u2019enlèvements Une vingtaine d\u2019étrangers, dont un patron du groupe sud-coréen Daewoo, ont été enlevés en 48 heures dans la région pétrolifère du sud du Nigeria, où des séparatistes ont annoncé hier la libération de plusieurs otages enlevés le matin même.Le delta du Niger, d\u2019où le pays tire 95% de ses rentrées en devises, est depuis un an le théâtre de rapts et d\u2019attaques menés par des groupes armés qui réclament une meilleure distribution des richesses.\u2013 AFP BANGLADESH L\u2019armée recule Cédant aux pressions internes et étrangères, le régime « intérimaire » qui a pris le contrôle du pays avec l\u2019appui de l\u2019armée par un « coup d\u2019État discret » le 11 janvier a renoncé à envoyer en exil la première ministre sortante Khaleda Zia et à interdire le retour de la chef de l\u2019opposition, Hasina Wajed.Celle-ci est attendue à Dhaka la semaine prochaine.Muhammad Yunus, lauréat du Nobel de la paix 2006, a entre-temps renoncé, par manque de soutien, à son projet de créer un nouveau parti politique.\u2013 AFP ARMÉNIE Manif préélectorale Plusieurs milliers d\u2019opposants se sont rassemblés hier dans le centre d\u2019Erevan, capitale d\u2019Arménie, pour dénoncer le pouvoir sortant à l\u2019approche des législatives du 12 mai dans cette ex-république soviétique.La manifestation était organisée par les partis Temps nouveaux et République, et par une coalition de groupes d\u2019opposition.« Notre but est de chasser ceux qui sont au pouvoir », a lancé Aram Sarksyan, ancien premier ministre et chef du parti République.\u2013 AFP LE CHIFFRE DU JOUR 19 C\u2019est l\u2019équivalent en $US de l\u2019amende que le district de Gicumbi, au Rwanda, a instituée (10 000 francs rwandais) à l\u2019encontre de tout homme polygame.Une femme qui aura accepté d\u2019être épousée par un homme déjà marié sera renvoyée de son nouveau foyer par les autorités locales, qui vont aussi traquer les couples vivant en union libre.Ils seront punis d\u2019une amende de 5000 francs, ou 9,50 $US.AFP BENOIT FAIVELEY COLLABORATION SPÉCIALE TEL-AVIV \u2014 Entre 150 000 et 200 000 manifestants ont bruyamment exigé, hier soir, la démission du premier ministre israélien Ehoud Olmert, ainsi que celle de son ministre de la Défense Amir Peretz.Les deux hommes sont sévèrement pris à partie dans le pays pour leur conduite lors de la guerre au Liban l\u2019été dernier, sanctionnée par une commission d\u2019enquête.Le chef de l\u2019opposition de droite, Benyamin Nétanyahou, a lui aussi demandé au premier ministre Olmert de quitter le pouvoir et de déclencher des élections anticipées.Sans succès.Au contraire, le controversé chef du gouvernement est bien déterminé à rester en poste, et est même parvenu hier à endiguer la fronde menée contre lui par sa ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni, qui exigeait elle aussi son départ à la suite du rapport de la commission Winograd.Celle-ci l\u2019a blâmé, lundi, pour sa gestion catastrophique de la guerre avec le Liban.Le conflit a coûté la vie à 1200 Libanais et à 160 Israéliens.Une intervention malheureuse, mal planifiée et mal menée, a conclu la commission.D\u2019où la grande manifestation d\u2019hier sur la place Rabin, lieu habituel des grands rassemblements à Tel-Aviv.Tous appelaient à la démission des deux dirigeants.Attachées à la façade de l\u2019hôtel de ville qui surplombe la place, les terre-pleins et les quelques palmiers à proximité, des dizaines de banderoles aux larges caractères professaient des slogans repris à tue-tête par des milliers de manifestants\u2026 et les milliers de watts de la sono installée pour l\u2019occasion.«Olmert à la maison! », « Les perdants dehors! » L\u2019été dernier, Ran, étudiant de 23 ans, a été mobilisé comme beaucoup d\u2019Israéliens de son âge sur le front libanais : « Pour moi, c\u2019était l\u2019infanterie.Et pendant plusieurs semaines.Pas de stratégie de défense.Pas de stratégie d\u2019attaque.Rien.Lamentable.» Le jeune manifestant n\u2019est pas le seul à critiquer le premier ministre et son ministre de la Défense.Selon les sondages, deux Israéliens sur trois exigent aussi leur départ.L\u2019appel à la démission lancé hier devant le Parlement israélien par le leader de l\u2019opposition Benyamin Nétanyahou est donc largement partagé.Mercredi, Tzipi Livni, la ministre des Affaires étrangères, avait elle aussi conseillé à Ehoud Olmert de rendre son tablier.Et cela même si elle est membre de Kadima, le parti du premier ministre.Numéro deux du gouvernement, cette ancienne du Mossad et héritière de l\u2019ancien premier ministre Ariel Sharon, n\u2019a pas caché ses intentions de se porter candidate à la direction du parti centriste israélien.« Le moment est venu de rétablir la confiance de l\u2019opinion à l\u2019égard du gouvernement », avait-elle insisté.Mais la fronde a échoué, et seuls deux autres députés de Kadima sur 29 ont soutenu son appel.Aussi présent hier sur la place Rabin, Uri Avneri, un des plus vieux activistes du pays et fondateur du «Gush Shalom », le Bloc de la paix, ne peut que confirmer les propos de Tzipi Livni : « Ehoud Olmert est sans aucun doute le pire premier ministre qu\u2019Israël ait connu, il est arrivé au pouvoir par accident après l\u2019attaque cérébrale d\u2019Ariel Sharon en janvier 2006.La meilleure solution pour le pays serait qu\u2019il démissionne et que Tzipi prenne directement sa place\u2026 Un moindre mal finalement.Ensuite, on verra.» Sur la scène \u2013 drapée d\u2019un « loosers dehors! »\u2013, un père qui a perdu son fils durant la dernière guerre somme Olmert de partir.Un peu plus tard, Meir Chalev, un écrivain israélien, prend la parole et s\u2019insurge : « Vous aviez voulu cette guerre, vous l\u2019avez déclenchée! Et tout le monde vous a surpris défroqués, le pantalon sur les chevilles! » Des artistes aussi se succèdent.Une ballade mélancolique jouée à la guitare folk donne le ton : « Rentrez à la maison, nous méritons mieux que vous.» Israël : 200 000 manifestants réclament le départ d\u2019Olmert PHOTO ODED BALILTY, AP Dans la foule rassemblée à Tel-Aviv pour exiger la démission du premier ministre Ehoud Olmert, des manifestants déploient une banderole arborant les visages des soldats israéliens capturés par le Hezbollah.Le nouveau téléviseur à écran plasma plat UltraVision® de Hitachi \u2013 le HD1080 \u2013 a recours à une nouvelle méthode pour alimenter des pixels sur un panneau; ce qui se traduit par une résolution incroyable de 1,3 million de pixels.Concrètement, ce panneau génère 300 000 pixels de plus que les produits 768p traditionnels.Une résolution verticale de ligne à ligne en parfaite harmonie avec la norme de télévision haute définition actuelle permet donc de créer une image 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lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL VE N D R E D I 4 M A I 2 0 0 7 A 19 MONDE JOONEED KHAN ANALYSE Six mois après avoir perdu le Congrès et reçu le rapport Baker- Hamilton sur l\u2019Irak, l\u2019administration Bush a renoué hier les contacts avec la Syrie et l\u2019Iran, une demande majeure du rapport et de l\u2019opposition démocrate.Mais elle s\u2019est aussitôt employée à minimiser la portée de l\u2019événement.Les entretiens à Charm el- Cheikh, en Égypte, en marge d\u2019une conférence internationale sur l\u2019Irak, entre la secrétaire d\u2019État Condoleezza Rice et ses homologues syrien et iranien n\u2019étaient que « des conversations en aparté » et n\u2019annonçaient pas une normalisation des relations, a déclaré le porte-parole de la Maison-Blanche, Tony Snow.Les démocrates, qui négocient avec l\u2019administration un compromis sur le financement de la guerre doublé d\u2019un plan de retrait états-unien d\u2019Irak, ont salué les rencontres entre Rice et ses homologues syrien Wallid Mouallem et iranien Manouchehr Mottaki, et déploré que la Maison-Blanche ait critiqué de récents voyages à Damas d\u2019élus démocrates.« J\u2019apprécie le fait que cette administration, si prompte à critiquer ceux d\u2019entre nous qui ont rencontré des dirigeants syriens, ait finalement décidé de prendre cette initiative diplomatique », a déclaré le sénateur John Kerry, défait à la présidentielle de 2004.Des résultats flous Il n\u2019était pas clair hier si les rencontres de Charm el-Cheikh ont débouché sur du concret ou si elles auront une suite.De même, l\u2019engagement de plus de 50 pays et organisations à la conférence de financer un plan quinquennal de sauvetage de l\u2019Irak et d\u2019annuler près de 30 milliards de dollars américains de dette de ce pays est resté flou et virtuel.Bagdad pose à ses créanciers l\u2019annulation de sa dette comme condition préalable à tout investissement en Irak, a d\u2019ailleurs affirmé à Charm el-Cheikh le ministre irakien des Finances, Bayan Jabr.Les 19 pays riches du Club de Paris ont convenu en 2004 d\u2019alléger la dette de l\u2019Irak à hauteur de 80 % en trois phases, à l\u2019issue desquelles cette dette devrait passer de 38,9 milliards de dollars US à 7,8 milliards en 2008.M me Rice a dit avoir évoqué avec Mouallem, à la première rencontre de ce niveau depuis janvier 2005, « le problème des combattants étrangers à l\u2019origine des attentats suicide en Irak ».Washington accuse la Syrie de ne pas faire assez pour empêcher l\u2019infiltration des insurgés en Irak.L\u2019entretien a été « professionnel, efficace et très concret » pour Mme Rice, « franc et constructif », selon son homologue syrien.Auparavant, Mme Rice a échangé quelques mots avec son homologue de l\u2019Iran, dont le rôle est jugé crucial pour la stabilisation de l\u2019Irak.C\u2019était la première rencontre bilatérale de plus haut niveau depuis la rupture des relations entre les deux pays en 1980.Gates, Fallon et Cheney Parallèlement, pendant que les violences continuaient en Irak et que sunnites et Kurdes s\u2019opposaient à une nouvelle loi sur le pétrole, le secrétaire à la Défense, Robert Gates, a réitéré hier la mise en garde de Washington contre un retrait d\u2019Irak laissant ce pays dans le chaos, ce qui serait, selon lui, une catastrophe pour le Moyen-Orient et les États-Unis.L\u2019amiral William Fallon, chef des opérations militaires étatsuniennes au Moyen-Orient, s\u2019est plaint de son côté de la lenteur des progrès politiques réalisés par les Irakiens.« Ils n\u2019avancent pas, à mon avis, assez vite pour soutenir ce que nous essayons de faire dans ce pays », a dit le chef du Centcom devant la commission des forces armées du Sénat.Les démocrates lient l\u2019éventuel retrait états-unien d\u2019Irak à la prise en charge progressive de leur pays par les Irakiens, cela dans un laps de temps plutôt court, d\u2019ici début 2008.Les propos comme ceux de Gates et de l\u2019amiral Fallon ont amené hier Joseph Galloway, analyste militaire des journaux McClatchy, à écrire que « Bush est déterminé à prolonger la guerre perdue » en Irak, où 4000 GI viennent de s\u2019ajouter aux 146 000 déjà sur place.Enfin, sur fond des tractations à Washington et dans la foulée de Charm el-Cheikh, le vice-président Dick Cheney effectuera, la semaine prochaine, une tournée aux Émirats arabes unis, en Arabie Saoudite, en Égypte et en Jordanie, pays que Washington cherche à rallier pour soutenir le fragile gouvernement de Nouri al-Maliki à Bagdad.Irak : Bush bouge sans bouger PHOTO NASSER NASSER, AP La secrétaire d\u2019État américaine Condoleezza Rice a assisté hier à la conférence internationale sur l\u2019Irak, à Charm el- Cheikh en Égypte.Il n\u2019était pas clair hier si les rencontres de Charm el-Cheikh sur l\u2019Irak ont débouché sur du concret ou si elles auront une suite.CONÇUE POUR AMÉLIORER RÉELLEMENT VOTRE VIE , UN MOMENT À LA FOIS.\u2020Modèle Lexus neuf ES 350 2007 Sfx 'A' à un PDSF de 42 900 $.Frais de transport et de préparation (1 775 $), taxes applicables, immatriculation, enregistrement, taxe sur les pneus neufs et assurances en sus.*Terme de location offert par l'entremise de Lexus Services Financiers sur approbation du crédit.Offre de durée limitée valide à la location d\u2019un modèle neuf ES 350 2007 Sfx 'A'.Location basée sur un terme de 48 mois, au taux annuel de 6,9 %.Paiement mensuel de 535 $ avec acompte de 5 074 $, frais de transport et de préparation de 1 775 $, dépôt de sécurité de 0 $ et premier paiement mensuel exigibles au début du bail.Taxes 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0 0 7 CROISSANCE EXCEPTIONNELLE DENOTRETIRAGE RECORD HISTORIQUE DENOTRENUMÉRO DUDIMANCHE SOMMET INÉGALÉEN 15ANSDENOSNUMÉROS DE LA SEMAINE CE PRINTEMPS, LA PRESSE A LE COEUR EN FÊTE! En nous plaçant au 8ème rang mondial des journaux ayant la meilleure présentation, le Society for News Design nous fait partager la scène avec des quotidiens tels que The New York Times, El Mundo, Excelsior et The Los Angeles Times.Nous sommes fiers de faire partie de ce petit nombre de privilégiés.Conscience sociale et écologique, ouverture aux différences, besoin d\u2019originalité, grande volonté d\u2019apprendre, confiance en l\u2019avenir et sentiment d\u2019être citoyens du monde: voilà quelques traits qui caractérisent les lecteurs de La Presse selon le dernier sondage 3SC de CROP.Chaque année, ce sondage trace un portrait socioculturel de la société québécoise.Dans son édition 2006, il montre qu\u2019aucun autre média de masse ne rejoint nos lecteurs aussi bien que celui que nous imprimons CARACTÉRISTIQUES QUI FONT TOURNER NOS PRESSES 3480040A Chers lecteurs, Le retour du beau temps, avec sa promesse de soleil et de chaleur, représente toujours un des moments les plus agréables de l\u2019année.À La Presse, ce début du mois de mai nous apporte aussi une autre raison de nous sentir le coeur en fête.En effet, les derniers résultats ABC, organisme qui certifie le tirage des quotidiens, nous ont valu d\u2019excellentes nouvelles.Je tiens à les partager avec vous, qui nous accordez toujours en plus grand nombre votre confiance.D\u2019abord, les chiffres.Le tirage de La Presse en semaine atteint 204545 exemplaires, un sommet inégalé depuis les 15 dernières années.Le samedi, le tirage est de 277624 exemplaires et il atteint un record historique le dimanche avec 224333 exemplaires, (moyenne des exemplaires vendus pour la période de six mois se terminant le 31 mars 2007).Depuis 2001, une progression spectaculaire Au-delà des données brutes, une analyse approfondie est encore plus révélatrice des tendances du marché.En effet, dans l\u2019industrie des journaux, il est reconnu que le calcul du nombre d\u2019exemplaires vendus à plus de 50% du prix courant est le meilleur indice pour mesurer la performance et la vitalité d\u2019un quotidien.En observant cette tendance à long terme, La Presse se distingue une nouvelle fois.En effet, depuis la refonte du contenu en 2001, nos exemplaires vendus à plus de 50% du prix courant sont en augmentation tous les jours avec une hausse de 37583 exemplaires du lundi au vendredi, 15750 exemplaires le samedi et 49499 exemplaires le dimanche (voir graphique ci-contre).À titre comparatif, dans cette catégorie, Le Journal deMontréal a connu une chute notable tous les jours avec une baisse de 19808 exemplaires du lundi au vendredi, 45555 exemplaires le samedi et 27040 exemplaires le dimanche.Au total, pour les exemplaires vendus à plus de 50% du prix courant entre 2001 et 2007, l\u2019écart entre La Presse et Le Journal de Montréal s\u2019est amélioré en faveur de La Presse de 57391 exemplaires chaque jour de la semaine, de 61305 exemplaires le samedi et de 76539 exemplaires le dimanche.Une qualité récompensée Depuis quelques années, la qualité du travail des professionnels de l\u2019information de La Presse se distingue dans des concours de haut calibre alors qu\u2019on ne dénombre à ce jour pas moins de 78 prix et mentions reçus par notre équipe depuis 2005.Dans ce contexte réjouissant, c\u2019est avec une fierté renouvelée que nous avons appris que La Presse a été retenue comme finaliste au prix Michener 2006, une des plus prestigieuses récompenses en journalisme au Canada, une nomination attribuée pour la série de reportages de Jacques Benoit sur les tarifs des vins importés d\u2019Europe à la SAQ.Merci Le succès de La Presse, c\u2019est aussi celui de ses artisans.Merci à tous les employés et collaborateurs qui font preuve chaque jour d\u2019un professionnalisme et d\u2019un enthousiasme exemplaires, de l\u2019équipe de la salle de rédaction aux camelots, en passant par la publicité et tous les services qui contribuent au fonctionnement de l\u2019entreprise.Merci aussi aux annonceurs, qui reconnaissent dans La Presse un véhicule publicitaire efficace pour rejoindre leur clientèle.Merci également à nos lecteurs.Il n\u2019est pas de récompense plus précieuse que d\u2019avoir des lecteurs plus nombreux, plus fidèles et plus satisfaits.Merci de votre confiance.Guy Crevier Président et éditeur GuyCrevier Sources : Audit Bureau of Circulations (ABC) Fas-Fax pour les six mois se terminant le 31 mars 2001 et 2007 (total d\u2019exemplaires vendus et exemplaires vendus à plus de 50% du prix régulier), et calculs de l\u2019éditeur.Croissance exceptionnelle du tirage de La Presse 15750 LA PRESSE SAMEDI + 49499 LA PRESSE DIMANCHE Évolution de l\u2019écart, en faveur de La Presse, en nombre d\u2019exemplaires : +57391 + + LA PRESSE SEMAINE 37583 ÉVOLUTION2001-2007 EXEMPLAIRES VENDUS À PLUS DE 50 % DU PRIX COURANT Dans l\u2019industrie des journaux, il est reconnu que le calcul du nombre d\u2019exemplaires vendus à plus de 50% du prix courant est le meilleur indice pour mesurer la performance et la vitalité d\u2019un quotidien.LE JOURNAL DEMONTRÉAL SEMAINE -19808 LE JOURNAL DEMONTRÉAL SAMEDI -45555 LE JOURNAL DEMONTRÉAL DIMANCHE -27040 Évolution de l\u2019écart, en faveur de La Presse, en nombre d\u2019exemplaires : +61305 Évolution de l\u2019écart, en faveur de La Presse, en nombre d\u2019exemplaires : +76539 Sources : Audit Bureau of Circulations (ABC) Fas-Fax pour les six mois se terminant le 31 mars 2001 et 2007 (total d\u2019exemplaires vendus et exemplaires vendus à plus de 50% du prix régulier), et calculs de l\u2019éditeur.+ "]
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