La presse, 5 mai 2007, C. Arts et spectacles
[" PHOTO FOURNIE PAR UNIVERSAL MUSIC.RUFUS GLOBAL ENTRE DES SÉANCES D'ENREGISTREMENT À BERLIN, UNE TOURNÉE MONDIALE, DES CHANSONS POUR LE CINÉMA, DES RÉCITALS CONSACRÉS À JUDY GARLAND, L'ÉCRITURE D'UN OPÉRA ET UN RÔLE DANS L'ÂGEDES TÉNÈBRES DE DENYS ARCAND, RUFUSWAINWRIGHT EST PASSÉ CHEZ NOUS EN COUP DE VENT, LE TEMPS DE SALUER SA MÈRE, KATEMCGARRIGLE.CONVERSATIONAVECCE NEW-YORKAIS D'ADOPTION AUTOUR D'UN NOUVEL ALBUM, RELEASE THE STARS, ET D'UNE VILLE, MONTRÉAL.UNE ENTREVUED'ALAIN DE REPENTIGNYÀ LIRE EN PAGE 19.POUR LE JAZZ, JUSTE POUR RIRE ET LES FRANCOFOLIES PAGES 2, 3 ET 4 30 SUGGESTIONS ARTS SPECTACLES LES RITA MITSOUKO UN RETOUR EN GRANDE POP PAGE 18 www.dumasmusique.com www.pepeetsaguitare.com NOUVELALBUM 100% BOEUF maintenant en magasin Billets 13.50$/16$/17$ + taxes et frais de service en vente au National 514-845-2014 et au www.admission.com ENCORE DES SUPPLÉMENTAIRES ! 10-11-12 MAI 8-9 JUIN Au bout du rang UN MAGNIFIQUE PREMIER ALBUM SOLO SIGNÉ MARIE-ANNICK LÉPINE DES COWBOYS FRINGANTS.« Ah! Le bel album! Le tendre album! Le doux album! L'authentique album! » S.CORMIER, LE DEVOIR « Rien de mieux qu'un tel folk contemporain feutré pour contrer le vacarme du monde.Des chansons intimes et belles, murmurées délicatement dans le creux de l'oreille.» F.Hébert, Voir NOUVEL ALBUM EN MAGASIN en concert Déjà 23 représentations ! www.marieannicklepine.com EN CONCERT 19 MAI Billets (10$+tx et frais) en vente au National 514-845-2014 et au www.admission.com PÉPÉ 3481817A DIMANCHE 1er JUILLET Anouar Brahem v L'oudiste tunisien est un pionnier de la fusion entre musique classique arabe et grandes musiques du monde dont la musique classique arabe.Son trio nous convie à un voyage de Sahar qui s'annonce marquant.v Théâtre Maisonneuve, 18h 1er MERCREDI 4 JUILLET Richard Bona et le Jaco Pastorius Big Band v Le plus grand réformateur de la basse électrique est ici honoré par le big band du tromboniste Peter Graves.Mission impossible?Richard Bona remplacera le visionnaire disparu.v Théâtre Jean Duceppe, 19h30 SAMEDI 7 JUILLET Russell Malone Quartet v Un des plus grands virtuoses de la guitare jazz, Russell Malone et son quartette seront précédés par l'ensemble de la nouvelle sensation de la basse au féminin, Esperanza Spalding - qui se sera produite le jeudi précédent aux côtés de Richard Bona.v Spectrum, 22h.CALENDRIER 2007 JAZZ JAZZ Wynton Marsalis Meshell Ndegeocello David Binney SAMEDI 30 JUIN David Binney Quartet v Considéré parmi les plus brillants du jazz actuel, accompagné de pointures tels Brian Blade, Craig Taborn et Scott Colley, le saxophoniste new-yorkais David Binney pourrait enfin connaître la consécration au festival montréalais.v Gesù, 22h30 JEUDI 5 JUILLET Meshell Ndegeocello v Parmis tous les ensembles de jazz électrique, c'est-à-dire fondé sur le groove, l'improvisation et les harmonisations plus savantes du jazz, l'ensemble de Meshell Ndegeocello est un phare.v Spectrum, 18h VENDREDI 6 JUILLET Robert Glasper Trio v Ce jeune pianiste new-yorkais jouit d'une attention exceptionnelle, tant pour sa technique que les éléments constitutifs de son jeu, qui métissent la grande tradition jazzistique et les cultures rock et hip hop.v Gesù, 22h30 LUNDI 2 JUILLET Mike Stern et Richard Bona v Le guitariste Mike Stern termine la série Invitation avec le bassiste et chanteur Richard Bona, qui en amorce le second volet.Avec le trompettiste Roy Hargrove pour invité spécial, on peut parler d'artillerie lourde.v Théâtre Jean-Duceppe, 19h30 JUILLET 2007 Nos journalistes Alain Brunet, Isabelle Massé et Alexandre Vigneault ont parcouru les programmations en salle du Festival de jazz, du Festival Juste pour rire et des Franco Folies, dévoilées ces deux dernières semaines.v Voici leurs suggestions.JEUDI 28 JUIN Wynton Marsalis en ouverture v Question d'évoquer le fameux square louisianais où s'exprimait jadis l'africanité des esclaves noirs, le fameux trompettiste présente Congo Square avec The Jazz at the Lincoln Center et l'ensemble ghanéen Odadaa ! v Salle Wilfrid-Pelletier, 20h JUIN 2007 ARTS ET SPECTACLES ALAIN BRUNET BILLET Àla hauteur de sa «marque» prestigieuse, le Festival international de jazz de Montréal a de nouveau exercé son pouvoir attractif, recrutant parmi les artistes les plus réputés du jazz, du blues, du groove, des musiques du monde ou de la pop de qualité.Wayne Shorter, Keith Jarrett, Harry Connick Jr, Manu Chao, Bob Dylan, Zachary Richard, Francis Cabrel, Toumani Diabaté\u2026 Comme c'est le cas à Montréal depuis la fin des années 90, le jazz ne sera qu'un des matériaux de notre plus grand festival de musique.So what?On en est venu à hausser les épaules\u2026 et même à trouver plus de qualités que de défauts à cette 28e programmation payante de notre grand festival de\u2026 musique.Bien sûr, les plus intransigeants affirmeront que le jazz est devenu un terme dont la fonction est plus rassurante que musicale, sorte de Cirque du Soleil de la musique réservé aux auditoires de masse, auditoires néanmoins en quête de substance.L'événement montréalais n'est pas une exception en ce sens: depuis les années 80, les principaux festivals européens qui ont construit leur réputation sur le jazz (à commencer par celui de Montreux) ont connu des croissances similaires.On ne s'en formalise plus.Les mélomanes savent désormais que la série jazz contemporain du FIJM n'arrive pas à la cheville des Suoni Per Il Popolo ou encore des éléments jazzistiques prévus au Festival de musique actuelle de Victoriaville.Les férus de jazz iront tout de même à la découverte de la chanteuse Mino Agossi, du saxophoniste-flûtiste Jacques Schwarz Bart, des pianistes Robert Glasper et Anat Fort.Ils auront droit à quelques rares surprises.Plusieurs d'entre eux afficheront présent aux concerts de Wayne Shorter et Keith Jarrett, qui sont au jazz ce que Bob Dylan est à la chanson américaine.Ils retourneront entendre l'increvable batteur Roy Haynes, un des derniers témoins actifs issus de l'âge d'or du jazz moderne.Ils iront peut-être revoir les frères Wynton et Branford Marsalis, qui se bonifient avec l'âge.Ils feront peut-être un triomphe au saxophoniste David Binney, un des plus doués compositeurs du jazz actuel.Les fans de groove, fusion ou jazzworld seront tous aux concerts de Mike Stern et Richard Bona, ils élèveront peut-être leur vision du jazz électrifié avec Meshell Ndegeocello.On imagine aussi que les supporters du jazz local se présenteront aux concerts des Michel Donato, Yannick Rieu, François Bourassa, Jean Vanassse et autres Chet Doxas, ils rendront hommage à feu Bernard Primeau, ils applaudiront de nouveau Oliver Jones, Susie Arioli et Vic Vogel.La vaste majorité des festivaliers, vous le savez bien, n'a que faire de ces considérations jazzistiques, puisque le genre n'occupe que 3%à5%des parts demarché de la musique, selon les saisons\u2026 Alors?Ons'excite plutôt pour le retour de Manu Chao.On se demande bien ce que Dolores O'Riordan fera sans les Cranberries ou Skye sans Morcheeba.On se réjouit de la première escalemontréalaise de Chaka Khan, une des plus grandes de la soul jazzy.On prévoit se brancher sur les nouvelles fréquences indie des Beznard Lakes et Patrick Watson.On ira entendre Zachary Richard et Bob Dylan.On ira aux musiques du monde, du côté de Toumani Diabaté, Angélique Kidjo, Lura ou Cesaria Evora.Festival de jazz, dites-vous?Parlons plutôt d'une marque prestigieuse, montréalaise.Parlons plutôt d'un festin de musique dont on sortira assurément rassasié.Le jazz demeure une marque prestigieuse\u2026 et montréalaise ARTS ET SPECTACLES LE 17 JUILLET Urgence de vivre de Jean-Marc Parent v Sacré spectacle d'humour de l'année, au gala Les Olivier 2006, Urgence de vivre vaut le détour pour ceux qui aiment s'abreuver d'histoires livrées par un conteur extraordinaire.v Théâtre du Nouveau Monde, 20h.25 JUILLET Gala Arturo Brachetti v Sans Franco Dragone, les spectacles de Brachetti sont déjà magiques.Imaginez lorsqu'il fait équipe avec celui qui a fait voler Céline Dion sur scène.Si le gala de Brachetti est aussi lyrique et délirant que celui de l'an dernier, on y court.v Théâtre Saint-Denis, 19h30.14 JUILLET La clique v Jamais le chic et le choc ne se sont aussi bien mariés au festival.On rit de bon coeur, on rit jaune et rouge passion à la vue des effeuilleuses, avaleuses de sabre et autres contorsionnistes de cette drôle de Clique.À goûter, en couple de préférence.v Studio Juste pour rire, 21h15.7 JUILLET Le show raisonnable v Ça prenait bien un humoriste d'origine arabe (la talentueux Rachid Badouri) pour animer un drôle de débat sur les accommodements raisonnables.Intrigant\u2026 même si les spectacles de la série Tout show peuvent être surprenants ou décevants.v Au Studio Juste pour rire, 19h.15 JUILLET Marc Labrèche v C'est dans un gala Juste pour rire, au milieu des années 80, que Marc Labrèche a commencé à distiller son humour absurde.Lors d'un numéro aussi hilarant que déroutant.Imaginez tout un gala ! v Théâtre Saint-Denis, 18h30 et 21h30.18 JUILLET Howie Mandel v L'équipe anglophone de Juste pour rire nous offre sur un plateau d'argent Monsieur Deal or No Deal, le temps d'un gala.L'offre est acceptée! v Théâtre Saint-Denis, 19h.LE 23 JUILLET Série Grands comiques Louis-José Houde v Une heure avec le roi du détail insignifiant et du gag livré en accéléré.Une belle proposition avant son deuxième spectacle en solo.v Théâtre Saint-Denis 2, 19h.10 JUILLET Série Grands comiques Maxim Martin v Quand il déblatère sur ce qui l'irrite, Maxim Martin vaut le détour.Il aura une heure pour nous prouver que son récent périple à Paris ne l'a pas changé.v Théâtre Saint-Denis 2, 19h.CALENDRIER 2007 JUSTE POUR RIRE Arturo Brachetti Louis-José Houde Marc Labrèche Lise Dion 9 JUILLET Gala Juste pour Dodo v C'est le dernier gala de Dominique Michel, on vous le jure! Celle qui a piloté nombre de grands messes du festival dans les années 80 aura droit à un bien cuit cette année, servi notamment par Stéphane Rousseau et Jean-Guy Moreau.v Théâtre Saint-Denis, 19h30.11 JUILLET Gala Lise Dion v Elle est l'une des humoristes préférés des Québécois.Le Saint-Denis vibre quand elle met le pied sur scène.Bonne idée de l'avoir nommée capitaine de l'un des grands galas, cette année.v Théâtre Saint-Denis, 19h30.12 JUILLET Série Grands comiques Pierre Verville v L'imitateur ne prend jamais la préparation de ses spectacles à la légère.Qu'il ait un gros budget ou non.Pour ses 25 ans de carrière, il se paye toute une fête.Mon cher Pierre, c'est à ton tour\u2026 v Théâtre Saint-Denis 2, 19h.16 JUILLET Michel Leeb v L'Africain qui veut 10 kilos de pommes de terre, c'était lui! L'imitateur ne s'est pas pointé au festival depuis 20 ans.Qu'a-t-il à nous offrir, cette fois?v Théâtre Maisonneuve, à 20h.20 JUILLET Pierre Richard dans Pierre et fils v Il s'est pointé seul au festival pour décortiquer la mécanique de l'humour, en 2004.Il revient avec Pierre Palmade, pas seulement pour nous faire rire.On parie un dix que le moment sera tout aussi inoubliable.v Théâtre Olympia, 20h.JUILLET 2007 ISABELLE MASSÉ BILLET Quand on célèbre un quart de siècle d'humour et de bouffonneries, un retour en arrière s'impose.Les organisateurs du Festival Juste pour rire marchaient sur un fil ténu, cette année, lorsqu'ils ont établi la programmation.Ils devaient à la fois la jouer au passé et en mettre plein la vue, sans faire trop dans la nostalgie pour éviter de s'aliéner un public plus jeune.Eh bien! à la lecture de la programmation en salle, on constate que les différentes époques du Festival se côtoient fort bien.Plusieurs artistes qui nous ont fait frémir et bien rire lors des balbutiements du Festival seront de la fête.On ne pouvait évidemment inviter feu- Thierry Le Luron, animateur des tous premiers galas (avec Michel Drucker et Jean-Guy Moreau).Ni le poétique Raymond Devos ni Trenet le fou chantant.Les Rozon ne manquaient cependant pas de grosses pointures pour satisfaire les festivaliers.Ils ont fait les beaux yeux à Yvon Deschamps, qui participera à chacun des grands galas du Théâtre Saint-Denis, Dominique Michel qui aura droit à sa soirée hommage, Michel Leeb qu'on n'a pas vu depuis 1988 au Festival, Jean-Guy Moreau et Michel Boujenah.La programmation recèle de belles surprises.On apprécie grandement le retour de Pierre Richard, qui s'est présenté au Festival en maladroit tout autant qu'en expert de la mécanique de l'humour en 2004.La présence de Marc Labrèche, au 25e, rend la brochette d'animateurs de galas Juste pour rire vraiment savoureuse.Offre-t-on pour autant une programmation surprenante?Ce qui l'est, c'est le nombre d'humoristes invités à participer à la fête, cette année.Le nombre de spectacles différents également.Pour les 25 ans, on a tenté de créer une série carte-blanche avec 25 humoristes (série Grands comiques au Théâtre Saint- Denis 2).Une quinzaine ont finalement accepté la proposition.De Jean-Guy Moreau à Mike Ward, en passant par Louis-José Houde, Pierre Verville, Steeve Diamond et Anne Roumanoff.Diversifier la programmation, c'est aussi greffer différents événements (surtout théâtraux) au noyau du Festival.On pense à Toc Toc écrit par Laurent Baffie, le fou du roi du Tout le monde en parle de Thierry Ardisson, présenté en juin, à la comédie musicale Neuf, mise en scène par Denise Filiatrault, aux spectacles en solo de Martin Petit, Jean-Marc Parent et Laurent Paquin qui roulent depuis des lustres.À la pièce Mars et Venus de Sylvain Larocque et Stéphane E.Roy également.Mais les Rozon tiennent à ce qu'il y en ait pour tous les goûts.Et on ne vous énumère pas ici la longue liste de standups du volet anglophone du festival invités par l'équipe de Bruce Hill! On suggère fortement aux festivaliers bilingues de mettre des sous de côté.Maintenant que la direction a tendu une carotte, elle devra tenir ses promesses! Par le passé, certains grands coups annoncés ont fait patate.La série Tout show, par exemple, avec ses jeunes têtes, renferme plus souvent des banalités que des bijoux.Faute de budget ou d'expérience.Qu'on pense au Tour de ville de Jean-François Mercier, l'an dernier! On est cependant impatients d'entendre Rachid Badouri s'exprimer sur les accommodements raisonnables dans son Show raisonnable.Nous aurions quand même aimé la venue de plus de vedettes françaises pour célébrer en grand le 25e.Que des Michel Drucker et Roland Magdane viennent faire un coucou, en juillet.Mais patientons un peu.Les organisateurs disent avoir d'autres surprises à annoncer ! On a mis le paquet pour le 25e ARTS ET SPECTACLES VENDREDI 27 JUILLET Loco Locass Symphonique v Du rap symphonique?Méchant défi.Mais plus il y a de musique dans Loco Locass, plus on aime ça.On ira.v Salle Wilfrid-Pelletier, 20h SAMEDI 28 JUILLET Malajube acoustique v Son rock, Malajube l'aime bruyant et tendu.Qu'en restera-t-il une fois que les guitares seront débranchées ?Intrigante proposition.v Club Soda, 20h30 MARDI 31 JUILLET Renan Luce v Il a le sens de la chute.Il sait raconter ses chansons.Renan Luce fait un folk chansonnier joliment coloré qui change des fables animalières de ce cher Fersen.v Spectrum, 23h DIMANCHE 29 JUILLET Calogero v Star en France, Calogero a la réputation d'avoir une énergie du tonnerre, sur scène.Il en faut beaucoup pour propulser son rock épris de grandeur pop.v Spectrum, 19h ROCK AOÛT 2007 1er MERCREDI 1er AOÛT Grand Corps Malade v Il a une plume alerte et déclame d'un ton hypnotisant.As du slam, forme de poésie urbaine apparentée au spoken word, le Français connaît le poids des mots et il vise juste.v Théâtre Maisonneuve, 20h SAMEDI 4 AOÛT Juliette Gréco v S'agira-t-il de sa dernière visite?L'éternelle Juliette Gréco ne sera pas éternelle.Et son dernier disque est fort beau.v Théâtre Maisonneuve, 20h VENDREDI 3 AOÛT Yann Perreau v Mi-cabaret brechtien mi-exploration électro-pop, Perreau et la lune met en valeur les grandes qualités d'interprète de Yann Perreau.Et de ses chansons.v Cinquième salle de la Place des Arts, 20h30 CALENDRIER 2007 FRANCOFOLIES JUILLET 2007 RAP JEUDI 2 AOÛT Émilie Simon v Elle possède un ton personnel et crée des univers envoûtants.On va se laisser bercer avec grand plaisir par Émilie Simon.v Spectrum, 19h Loco Locass Yann Perreau Émilie Simon ALEXANDRE VIGNEAULT BILLET On ressent toujours un petit frisson lorsqu'on découvre la grille-horaire des Franco Folies.On la déplie avec soin, le coeur rempli d'espoir.et d'inquiétude.On souhaite revoir nos chouchous, recevoir de la visite rare et avoir des sons neufs à se mettre dans les oreilles.On veut tout d'un coup et on réagit d'abord en enfant gâté.On trouve facilement matière à rouspéter en parcourant le calendrier dévoilé il y a une dizaine de jours.Trop de reprises de spectacles présentés récemment, comme ceux de la série Chansons intimes, mettant en vedette Yann Perreau, Stéphanie Lapointe et Chloé Sainte-Marie.Trop de gens qu'on peut voir quand bon nous semble, comme Call Me Poupée, Malajube ou Les Breastfeeders, des habitués du Café Campus.On soupire.Puis, on respire par le nez et on replonge les yeux dans la programmation.Oubliant nos caprices, on trouve très vite des noms qui font jaillir des étincelles.Grand Corps Malade n'a jamais mis les pieds ici.On a vraiment envie d'entendre ce slameur raconter sa banlieue de Paris avec toute la tendresse et la poésie qu'il a mises dans son disque Midi 20.On se réjouit de constater que Jeanne Cherhal a pris du galon, passant du défunt Cabaret Music Hall à la salle Maisonneuve.On se découvre une envie d'aller danser sur du Stefie Shock réarrangé pour la piste de danse.On constate aussi qu'en troquant la salle Wilfrid-Pelletier contre la minuscule Cinquième salle de la Place des Arts, les Franco Folies ont mis au rancart les hommages et les concerts «carte blanche à» conçus pour la télévision, des défilés d'artistes souvent ronflants à force de manquer de corps et de coeur.On soupire de nouveau.Mais de soulagement! On a souvent reproché aux Franco Folies de ne plus être lieu de découvertes.Or, on trouve pas mal d'artistes inconnus dans la série Hip Rap Rock.Plasticines?On n'a jamais vu ces gamines parisiennes ici.Même chose pour Adb Al Malick (un autre as slameur, dont l'excellent album Gibraltar paraît mardi au Québec), Florent Marchet, Le Maximum Kouette et Rocé, ce rappeur qui aime le jazz.En voilà, des découvertes à faire.Deux fois plutôt qu'une sans doute, puisque le festival a l'habitude d'inviter la plupart des nouveaux venus de sa série Hip Rap Rock sur une scène extérieure à la veille de leur spectacle au Spectrum.On regarde tout ça et on conclut que l'affiche de cette année n'est pas tape-à-l'oeil, elle repose sur unemajorité absolue de créateurs talentueux, parfois consacrés, et dans tous les cas estimés.On commence d'ailleurs à se demander comment faire pour voir Mick est tout seul (le Mickey de Mickey 3D), Malajube acoustique, Plasticines, TTC et Jeanne Cherhal, qui se produisent tous le même soir.Ça ne peut pas être un mauvais signe.Une affiche qui a du coffre 28EÉDITION 28 JUIN AU 8 JUILLET 2007 BOB DYLAN AND HIS BAND 4JUILLET 19h30 PLEINS FEUX GENERAL MOTORS SALLE WILFRID-PELLETIER Place des Arts HARRY CONNICK, JR.MY NEW ORLEANS TOUR 30 JUIN 20h PLEINS FEUX GENERAL MOTORS SALLE WILFRID-PELLETIER Place des Arts WYNTON MARSALIS PRÉSENTE CONGO SQUARE AVEC THE JAZZ AT LINCOLN CENTER YACUB ADDY ET ODADAA! 28 JUIN 20h PLEINS FEUX GENERAL MOTORS SALLE WILFRID-PELLETIER Place des Arts MANU CHAO RADIO BEMBA SOUND SYSTEM 1er JUILLET 17 h AU PARC JEAN-DRAPEAU ÎLE SAINTE-HÉLÈNE OLIVER JONES/ SUSIE ARIOLI AVEC I MUSICI 7JUILLET 20h PLEINS FEUX GENERAL MOTORS SALLE WILFRID-PELLETIER Place des Arts ZACHARY RICHARD/ FRANCIS CABREL 6JUILLET 20h PLEINS FEUX GENERAL MOTORS SALLE WILFRID-PELLETIER Place des Arts PLUS DE 150 CONCERTS EN VENTE AUJOURD'HUI À 9H PINK MARTINI PLEINS FEUX GENERAL MOTORS SALLE WILFRID-PELLETIER - PdA JUIN 29 18h et 21h30 KEITH JARRETT GARY PEACOCK JACK DEJOHNETTE PLEINS FEUX GENERAL MOTORS SALLE WILFRID-PELLETIER - PdA 1er JUILLET 20h CESARIA EVORA PLEINS FEUX GENERAL MOTORS SALLE WILFRID-PELLETIER - PDA RICHARD BONA INVITATION ALCAN THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE - PdA JUILLET 19h30 INVITATION ALCAN THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE - PdA JUIN JUILLET 19h30 RYTHMES HYATT REGENCY MONTRÉAL MÉTROPOLIS 30 JUIN 20h30 MIKE STERN PROGRAMME DOUBLE ANTIBALAS/ FEMI KUTI & THE POSITIVE FORCE CONSULTEZ L'HORAIRE DÉTAILLÉ DE TOUS LES CONCERTS DANS LES PAGES CENTRALES DU CAHIER A BILLETS SPECTRUM DE MONTRÉAL 514 908-9090 ticketpro.ca MÉTROPOLIS 514 908-9090 ticketpro.ca Présence ECM 5 SPECTACLES DIFFÉRENTS AVEC INVITÉS 5 SPECTACLES DIFFÉRENTS AVEC INVITÉS BILLETTERIE CENTRALE DU FESTIVAL Spectrum de Montréal 318, rue Sainte-Catherine Ouest PLACE DES ARTS 514 842-2112 1 866 842-2112 pda.qc.ca 514 790-1245 admission.com CONCERT D'OUVERTURE PROGRAMME DOUBLE CONCERT DE CLÔTURE 4 AU7 28AU 2 DE LA PRESSE en collaboration avec le GROUPE SPECTACLES GILLETT PREMIÈRE PARTIE : LURA 2 JUILLET 20h 3481705A Abonnez-vous! 514 842-8194 duceppe.com SAISON 2007-2008 Le Doute de John Patrick Shanley mise en scène de Martine Beaulne Le vrai monde?de Michel Tremblay mise en scène de René Richard Cyr La Casta Flore de Peter Quilter mise en scène de Monique Duceppe Les Sunshine Boys de Neil Simon mise en scène de Claude Maher Equus de Peter Shaffer mise en scène de Daniel Roussel 3479403A ARTS ET SPECTACLES Hugo Dumas BILLET En regardant le dernier épisode plutôt déchaîné de Legendre idéal, ça m'a frappé comme une tonne de briques : l'équipe du faux talkshow de Radio-Canada se prépare à recréer, quasiment mot pour mot, la trame du délicieux roman Saga de l'écrivain français Tonino Benacquista.Dans Saga, paru à la fin des années 90, un réseau de télé français embauche quatre scénaristes inconnus-Louis, Jérôme, Mathilde et Marco -, tous mal assortis et dissemblables, pour rédiger un feuilleton quotidien.« Faites-nous n'importe quoi, absolument n'importe quoi, pourvu que ce soit le moins cher possible », martèle le producteur de l'émission, Alain Séguret, un patron privé du gène de l'empathie.Ce nouveau feuilleton, qui a été baptisé Saga, parce que « ça donne l'impression de connaître l'histoire par coeur et qu'elle va durer des années », passe au beau milieu de la nuit, entre 4h et 5h du matin.Le réseau se contrefiche des résultats d'écoute, car la Saga n'existe que pour remplir un quota de création française.« Ces conneries de quotas obligatoires de création française.Création française.Rien que la réunion de ces deux mots m'écorche la langue », grommelle Séguret, qui préfère investir les deniers du réseau dans des séries californiennes bourrées de filles aux seins refaits.Malgré les nombreuses contraintes de production, du genre pas plus de six personnages par épisode, aucune scène extérieure et seulement quatre décors, Marco, Louis, Jérôme et Mathilde plongent, avec une grosse bonbonne de cynisme, dans leur Saga, écrite à coups de pizzas, de café froid et de Gauloises fumées à la chaîne.Ils déconnent, dérapent joyeusement, insèrent toutes sortes de références débiles dans leurs dialogues.Les premiers jours de diffusion, cette Saga un peu trash n'intéresse que des vieux insomniaques et des noctambules en fin de party, mais, au fil des semaines, elle gagne le statut d'émission culte et déménage même en heure de grande écoute.Dans l'épisode des « vraies affaires » de Legendre idéal, j'ai détecté cette douce folie un peu désespérée et ce sentiment de ne plus avoir rien àperdreque distille Saga.À184 000 téléspectateurs, aussi bien dire le néant pour une grande chaîne publique, les créateurs de Legendre idéal ne peuvent pas dégringoler plus bas dans les sondages BBM.Plus personne ne nous regarde?Parfait.On va pousser le bouchon encore plus loin.Juste pour voir.Lundi soir, les remarques assassines sur le « vrai monde » des régions qui aime Dany Bédar ont fusé.Prises au premier degré, ces répliques ont oscillé entre le mépris et la joke de mononcle bien grasse sur les « pitounes en bikini qui magasinent chez Tigre Géant ».Au deuxième degré, on a compris (ou, du moins, on a tenté de décoder) que Legendre idéal critiquait l'intérêt post-électoral des médias populaires pour la « petite madame des régions ».Le problème, c'est que: a) ce n'est pas toujours limpide et que b) il manque de finesse dans Legendre idéal pour naviguer facilement entre le premier, le deuxième ou le huitième degré.Bien souvent, en fréquentant Pierre-François Legendre et sa bande, j'ai l'impression d'avoir été catapulté dans une fête où ma présence n'est pas du tout souhaitée.Eux, avec leurs blagues d'initiés, se trouvent bien drôles.Moi, je regarde piteusement dans le fond de mon verre de punch en me demandant ce que je fabrique ici.Est-ce trop demander aux scénaristes de nous inclure, nous, simples téléspectateurs, dans leur délire ?Si le premier épisode a été plutôt rigolo, le deuxième a été d'une platitude assommante.L'insignifiant duel entre Jean-Thomas Jobin et Pierre Lapointe (quelle perte de temps), la carpe de Martin Petit (zzzz.), Marc-André Niquet qui fausse comme une recrue de Star Académie (oups!) et M.Wong qui suinte du sang, franchement, ça ne menait nulle part.Remarquez ici l'emploi du mot « nul ».Heureusement, certains gags du troisième épisode, beaucoup moins hermétiques, m'ont fait éclater de rire, dont la parodie de Josée di Stasio « il n'y a jamais de recettes, juste de bons ingrédients » et la présence de Sébastien Benoît, qui a fait preuve d'une belle autodérision.C'est ce que je souhaite à Legendre idéal: plus de parodies comme Le douanier et moins de chansons ennuyeuses de cabane à sucre.Mettez aussi la pédale douce sur l'absurde (le riz pilaf, c'est drôle?).Ça ne passe pas très bien.Pour l'instant, dans mon livre à moi, ça reste Legendre inégal.Legendre inégal PHOTO FOURNIE PAR RADIO-CANADA L'équipe de Legendre idéal se prépare à recréer, quasimentmotàmot, la trame du délicieux roman Saga.une rubrique populaire, comme un artiste de TVa.sÉPaRÉs À La Na IssaNCE Peut-être est-ce parce que les jours allongent ou que le soleil vous aveugle, mais on n'a pu trop compter sur vous, chers lecteurs, cette semaine, pour enrichir notre banque de jumeaux.Heureusement, certains se tiennent à l'affût ! Derrière un Leonard Cohen qui se terre depuis trop d'années se cache un Al Pacino époque Michael Corleone, selon Pierre Allen, qui nous suggère de mettre la main sur la pochette de l'album Songs of Leonard Cohen (1967) pour que la ressemblance soit vraiment frappante.On s'incline.ILs, ELLEsoNT DIT\u2026 «C'est vraiment une émission que j'exècre, c'est vraiment une émission de merde.Plus jamais, je ne ferai cette émission.» \u2014 Marie-Josée Croze qui n'a vraiment pas apprécié que le reporter Patrick Masbourian, de Flash, lui fasse remarquer qu'elle jouait souvent nue au cinéma, à Christiane Charette.«Faudrait un recomptage! Ça doit être une erreur.Il y a eu Christiane Charette et moi !» \u2014 Éric Salvail, parlant des résultats surprenants dans l'histoire du gala Metro Star/Artis.La TÉLÉRÉaLITÉ VuE PaR a LaIN Dumas «Dans le fond, Que lemeilleur gagne, c'est de la téléréalité au sens pur.La seule différence, c'est que nous autres, on ne laisse pas poireauter le monde pendant un mois sur une île déserte ou dans une baignoire à remous.Nous autres, on règle ça tout de suite! Chaque participant est autonome et s'élimine tout seul avec sa mauvaise réponse.» EN HaussE\u2026 EN Ba IssE > RoBERT LEPagE Le doué auteur et metteur en scène est reconnu partout.Robert Lepage s'est vu attribuer le prix Europe pour le théâtre, cette semaine, en Grèce.Ariane Mnouchkine, Peter Brook, Robert Wilson, Michel Piccoli et Harold Pinter ont mérité les mêmes honneurs, dans le passé.La récompense est dotée d'une bourse de 60 000 euros.Parions que Lepage mettra la somme au service de son imagination et sa création.> s CoTIa ET Pa RamouNT Aller voir des films et accumuler des points! C'est ce que nous propose Scotia, toujours soucieuse de fidéliser sa clientèle, lorsqu'on se rend au cinéma Banque Scotia Montréal.Oui, votre Paramount chéri de la rue Sainte-Catherine a été acheté récemment par une banque.Imaginez le nombre de pubs de taux d'intérêt qu'il faudra se taper au début de chaque programme! Reste à voir si le cinéma ne sera ouvert que de 10h à 15h! ENTRACTE Leonard Cohen al Pacino UBU ROI COMPLET JUSQU'AU 12 MAI SUPPLÉMENTAIRES 15 ET 16 MAI + 17 MAI ! TOUT À FAIT ÉBLOUISSANT.LA MISE EN SCÈNE EST UN FEU D'ARTIFICE.RÉMY GIRARD ET MARIE TIFO SONT DÉCHAÎNÉS.LE RESTE DE LA DISTRIBUTION EST D'AUSSI HAUTE VOLTIGE.UN SPECTACLE TOTAL ! - R-C, Le Téléjournal Montréal, Claude Deschênes [.] UNE FÊTE EXALTANTE.[.] UN SPECTACLE RÉGLÉ AU QUART DE TOUR, UNE ÉPOPÉE GRAND-GUIGNOLESQUE QUI RAVIT NOTRE ÂME D'ENFANT.- VOIR, Christian Saint-Pierre UN DÉLIRE VISUEL ININTERROMPU ! - R-C, Désautels, Marie-Christine Trottier UN SPECTACLE ABSOLUMENT DIVERTISSANT, SOUVENT INGÉNIEUX, ET COMIQUE À S'EN DÉCROCHER LA MÂCHOIRE.- La Presse, Sylvie St-Jacques FROM CASTING TO PERFORMANCE TO DIRECTION, TNM'S UBU ROI HITS THE MARK ON EVERY LEVEL.- The Gazette, Matt Radz UN EXCELLENT DIVERTISSEMENT [.] UN ÉTOURDISSANT CARNAVAL DE TROUVAILLES COMIQUES [.] UNE INVENTIVITÉ CONSTANTE [.] UN PLAISIR QUI SE RÉVÈLE FORT CONTAGIEUX\u2026 - Le Devoir, Marie Labrecque COUREZ-Y, C'EST RÉJOUISSANT.- R-C, Je l'ai vu à la radio, Jacques Bertrand UNE PRÉSENTATION D' ALFRED JARRY MISE EN SCÈNE NORMAND CHOUINARD RÉMY GIRARD / MARIE TIFO / FÉLIX BEAULIEU-DUCHESNEAU / GUY BERNARD / NORMAND CARRIÈRE / ALEXANDRE DANEAU / DAVID-ALEXANDRE DESPRÉS / SÉBASTIEN DODGE / MAXIM GAUDETTE / BENOÎT PARADIS / ÉMILE PROULX-CLOUTIER / LISE ROY Assistance à la m.e.s.et régie GENEVIÈVE LAGACÉ / Décor JEAN BARD / Costumes SUZANNE HAREL / Éclairages CLAUDE ACCOLAS /Musique YVES MORIN / Chorégraphies SUZANNE LANTAGNE /Maquillages JACQUES-LEE PELLETIER / Accessoires NORMAND BLAIS JUSQU'AU 17 MAI TARIF JEUNESSE (15 ANS ET MOINS) WWW.TNM.QC.CA 514.866.8668 3481786A L'ILIADE D'APRÈS HOMÈRE H ADAPTATION ET MISE EN SCÈNE ALEXIS MARTIN / LE PROJET ANDERSEN DE ROBERT LEPAGE RHINOCÉROS D'EUGÈNE IONESCO H MISE EN SCÈNE JEAN-GUY LEGAULT / ELIZABETH, ROI D'ANGLETERRE DE TIMOTHY FINDLEY H TRADUCTION RENÉ-DANIEL DUBOIS H MISE EN SCÈNE RENÉ RICHARD CYR LA PETITE PIÈCE EN HAUT DE L'ESCALIER DE CAROLE FRÉCHETTE H MISE EN SCÈNE LORRAINE PINTAL L'IMPRÉSARIO DE SMYRNE DE CARLO GOLDONI H TRADUCTION MARCO MICONE H MISE EN SCÈNE CARL BÉCHARD UNE PRÉSENTATION DE 3475436A 3478899A www.duceppe.com La Leçon d'histoire d' Alan Bennett mise en scène de Serge Denoncourt DU 25 AVRIL AU 2 JUIN «\u2026pièce drôle et pertinente\u2026 mise en scène énergique [\u2026] jeu impeccable des interprètes, Robert Lalonde en tête et l'ironie douce-amère du texte d'Alan Bennett font merveille\u2026 On s'amuse, on rit, on s'émeut\u2026 » Le Téléjournal, SRC «\u2026miseenscène énergique, pleinedetrouvailles\u2026Robert Lalonde [\u2026]remplitmagnifiquement sa tâche dans le rôle du prof\u2026 Les huit comédiens qui composent cette classe [\u2026] sont multitalentueux\u2026une pièce drôlement intelligente\u2026 » Désautels, Première Chaîne « \u2026 quel spectacle\u2026 Vraiment superbe\u2026 Magnifique\u2026 c'est tellement bien écrit, c'est tellement intelligent et c'est tellement bien fait\u2026Denoncourt a un don extraordinaire \u2026 J'ai adoré ça.» Je l'ai vu à la radio, Première Chaîne «\u2026brillamment et élégamment mise en scène\u20268jeunes à découvrir\u2026 C'est unbon, bon, bon, bon spectacle.» Samedi et rien d'autre, Première Chaîne « \u2026 ce texte séduit par son intelligence et son sens de la nuance\u2026 Parmi les jeunes comédiens, tous talentueux, soulignons le travail de Francis Ducharme, de Renaud Paradis et d'Olivier Morin\u2026» D'arts et spectacles, Radio-Canada.ca « Hector [\u2026] incarné magistralement par Robert Lalonde\u2026 de jeunes et bons acteurs \u2026 mise en scène rapide et \u201cpunchée\u201d de Serge Denoncourt\u2026» La Presse 3474841A ARTS ET SPECTACLES SPECTACLES C L A S S IQUE CHAPELLE HISTORIQUE DU BON.PASTEUR Vikingur H.Olaffsson, pianiste.Bach, Beethoven, Axelsson, Chopin: 15h.- Chantal Lavigne, soprano.Au piano : David Emmanuel Bontemps.Lamothe, Jaegerhuber, Bontemps: 20h.REDPATH HALL .Université Mc Gill) Orchestre baroque Arion.Dir.Jaap ter Linden.Telemann: 20h.SALLE PIERRE.MERCURE Les Petits Violons.Dir.Jean Cousineau: 19h30.ST.JAMES UNITED CHURCH Festival de musique de chambre de Montréal.Ensemble instrumental.Brott, Brahms, Tchaïkovsky, Popper, Paganini, Mendelssohn: 19h30.USINE C .1345, av.Lalonde) Alternate Visions (Oliver-Gunn).Production : Chants Libres.Mise en scène : Pauline Vaillancourt: 20h.DA N S E AgORA DE LA DANSE Nocturnes: 20h.PLACE DES ARTS .THéâTRE MAISONNEUvE Amjad: 20h.TANgENTE Croisées 3: 20h30.VA R I É T É S CABARET DU CASINO DE MONTRéAL André-Philippe Gagnon: 20h30.CASA DEL POPOLO The Spins + Racecar: 21h.CLUB SODA Bust a move IV: 21h.gESù .CENTRE DE CRéATIvITé Boucar Diouf: 20h.kOLA NOTE Fally Ipupa: 22h.LA TULIPE Pop 80: 23h.LE NATIONAL Peter, Bjorn and John + Fujiya & Miyagi + Au Revoir Simone: 21h.SALA ROSSA Michael Gira + Daniel Johnston + Brian Seeger: 20h30.STUDIO.THéâTRE .Place des Arts) Renée Robitaille: 20h.THéâTRE OUTREMONT Footloose: 20h. En vente aujourd'h ui La jeune sensation du Festival en 2006 revient dans la série \u201cEn Primeur\u201d, dans l'intimité de la Cinquième Salle (400 places), pour une soirée consacrée à la légendaire Ella Fitzgerald.Du 4 au 7 juillet à 19h30 BILLETTERIE DU FESTIVAL Spectrum de Mtl (318, rue Ste-Catherine Ouest) www.nikkionline.ca Ella.Of Thee I Swing EN VENTE AUJOURD'HUI 3481568A PRÉSENTE France Castel Michel Laperrière François Chénier Julie Ménard À 30 minutes de Montréal, Autoroute 20 Ouest, Vaudreuil-Dorion, Pointe-des-Cascades Théâtre des Cascades (450) 455-8855 1 866 494-8855 Jeu-Ven 20h Sam 19h et 21h30 www.theatredescascades.com 3481030A présenté par en collaboration avec Rock symphonique avec Les Respectables et leurs invités 14 et 15 juin, 20 h 514.842.9951 www.osm.ca en collaboration Marjo, Nanette Workman, avec Claude Dubois et Mélanie Renaud Billets à partir de 35,50$ Jean-François Rivest, chef d'orchestre 3481740A à partir du 14 juin 2007 450.227.8466 514.990.4343 www.theatrestsauveur.com sortie 60 auto.15 nord 450.227.1389 514.990.7272 www.theatresteadele.ca sortie 67 auto.15 nord COMÉDIE de RAY COONEY MISE EN SCÈNE ET ADAPTATION VINCENT BILODEAU COMÉDIE de NORM FOSTER MISE EN SCÈNE : YVON BILODEAU ADAPTATION : ISABELLE MIQUELON à partir du 14 juin 2007 Claude Laroche Violette Chauveau Jean Petitclerc Michèle Deslauriers Jean-Pierre Chartrand Claude Prégent Isabelle Miquelon Mélanie Pilon Vincent Bilodeau Linda Sorgini Roger Léger Pascale Delhaes FAITES-VOUS PLAISIR EN PROFITANT DE NOTRE EXCELLENT SOUPER DE FONDUE CHINOISE 3481510A ARTS ET SPECTACLES ALEXANDRE VIGNEAULT On aurait pu s'attendre à voir Claude Dubois reprendre sa chanson L'infidèle avec Stéphanie Lapointe, qui l'a interprétée dans un gala dominical de Star Académie, mais c'est avec Patrick Bruel qu'il la chante sur Duos Dubois.On ne l'associe pourtant pas spontanément à ce chanteur français, ni même à Natasha St-Pier, à Corneille ou Marilou, qui comptent parmi ses invités sur l'album à paraître mardi.Un disque où on ne croise quasiment aucun de ses contemporains québécois.« Le lien, c'est que tous les invités sont des gens connus en France », explique Claude Dubois.Paul Dupont-Hébert, qui a eu l'idée de ces duos, précise : « Je voyage beaucoup en France et j'y entends Le blues du businessman à peu près tous les jours.Claude a 10, 20, 30 chansons qui méritent d'être connues et lui mérite d'être connu.L'idée, c'est de saluer son travail avec des gens qui rayonnent dans toute la francophonie.» Claude Duboi s, en hôte accueillant, a laissé ses invités choisir la chanson qu'ils voulaient chanter avec lui.Francis Cabrel a voulu Pas question d'aventure.Le coeur de Lynda Lemay a penché pour Comme un million de gens.Céline Dion clôt le disque avec Si Dieu existe.Connue pour ses ballades sentimentales, Natasha St-Pier surprend en livrant une version joliment rythmée de Laisser l'été avoir 15 ans, qui s'éloigne assez de la version originale.« J'ai voulu éviter de leur donner mon pli, expose Claude Dubois.Je voulais entendre les chansons à travers l'autre, c'était très important pour moi.Après, ma job était de voir comment je pouvais embarquer là-dedans en gardant un maximum de ce que l'interprète avait fait et sans avoir l'air d'être un choriste.Des fois je le suis et je n'ai rien contre.» Ici et là, Claude Dubois s'efface et se contente presque de faire des choeurs, en effet.« Quand j'étais le choriste, il fallait que j'aie de l'imagination, dit-il.On a dû réécrire des partitions parce que lorsqu'on se trouve devant quelque chose qui est, selonmoi, dudomaine du sacré, on ne va pas couper dedans sous prétexte qu'on fait des duos.Il faut être con, maladroit ou incapable pour faire ça.» De toutes les chansons choisies par les interprètes, aucune n'a moins de 20 ans.Claude Dubois dit qu'il ne s'en formalise pas.« Je ne fais pas partie des artistes qui ont besoin de pousser leur nouveau stock, tranche-t-il.Je ne suis pas un pusher de stock.Ce que j'ai écrit, que ça fasse 40 ou quatre ans, je m'en fous.Ce qui est important pour moi, c'est le contenu.» Qu'importe leur âge, les chansons regroupées sur Duos Dubois sont familières.Même les gens qui ne possèdent aucun disque de Claude Dubois les reconnaîtront.« Il est important d'avoir un répertoire qui intéresse, convient l'artiste.Comment peut-on sentir l'interprétation d'une chanson, qu'elle soit ancienne ou nouvelle, si c'est la première fois qu'on l'entend?C'est peut-être un must de choisir des chansons déjà très marquées par un interprète et de voir quelqu'un d'autre les inventer à son tour.» CHANSON / Claude Dubois En bonne compagnie PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE © C'est un bouquet de rencontres avec des chanteurs connus dans la francophonie qu'a voulu nous offrir Claude Dubois.Claude Dubois aura accumulé 50 ans de carrière dans deux ans.Ce n'est toutefois pas pour commencer à célébrer sa longue vie artistique qu'il lance un album de duos où il chante avec plusieurs stars de la francophonie.« Ce n'est pas un hommage, précise-t-il, ce sont des rencontres.» « J'ai voulu éviter de leur donner mon pli, expose Claude Dubois.Je voulais entendre les chansons à travers l'autre.» RIEZENCORE.COM BROMONT 1 866 727.0433 15 juin 16 juin 29 juin 30 juin SAINTE-THÉRÈSE 450 434.4006 6 juillet 7 juillet 13 juillet 14 juillet 20 juillet 21 juillet 27 juillet 28 juillet 3 août 4 août 10 août 11 août 17 août 18 août 24 août 25 août martinmatte.com SHERBROOKE 819 820.1000 26 octobre 27 octobre MONTRÉAL 514 790.1111 30 octobre 31 octobre 1er novembre 2novembre 3novembre 8novembre 9novembre 10 novembre VICTORIAVILLE 819 752.9912 29 novembre LA BAIE 418 698.3333 1er décembre L'A SSOMPTION 450 589.9198 #5 5mars 2008 6mars 2008 DRUMMONDVILLE 1800 265.5412 7mars 2008 LONGUEUIL 450 670.1616 21 mars 2008 QUÉBEC 418 659.6710 26 mars 2008 27 mars 2008 28 mars 2008 29 mars 2008 TROIS-RIVIÈRES 819 380.9797 2avril 2008 3avril 2008 OTTAWA 613 755.1111 4avril 2008 ST-SAUVEUR 1 866 727.0433 29 août 30 août 31 août 1er septembre 7 septembre 8 septembre 14 septembre 15 septembre 21 septembre 22 septembre 28 septembre 29 septembre QUÉBEC 418 659.6710 17 octobre 18 octobre 19 octobre 20 octobre 21 novembre 22 novembre 23 novembre 24 novembre COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET JOLIETTE 450 759.6202 5 décembre 6 décembre 7 décembre DRUMMONDVILLE 1 800 265.5412 12 décembre TROIS-RIVIÈRES 819 380.9797 13 décembre 14 décembre 15 décembre ST-HYACINTHE 450 778.3388 19 décembre GRANBY 1 800 387.2262 20 décembre 21 décembre VALLEYFIELD 450 373.5794 10 avril 2008 11 avril 2008 TERREBONNE 450 492.4777 25 avril 2008 26 avril 2008 SHERBROOKE 819 820.1000 29 avril 2008 ST-SAUVEUR 1 866 727.0433 4 septembre 2008 5 septembre 2008 6 septembre 2008 11 septembre 2008 12 septembre 2008 13 septembre 2008 18 septembre 2008 19 septembre 2008 20 septembre 2008 25 septembre 2008 26 septembre 2008 27 septembre 2008 BILLETS VENDUS COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET CO MPLET COMPLET COMPLET COMPLET En vente aujourd'hui COMPLET En vente aujourd'hui COMPLET COMPLET En ventele31mai En vente bientôt En ventele9juin En ventebientôt En ventele12mai En vente aujourd'hui En vente aujourd'hui TOURNÉE 2008 En vente aujourd'hui TOURNÉE 2007 3481890A Tous les jours dans TENDANCES 3481212A PRÉSENTÉ PAR Réservez vos s!èges dès ma!ntenant ! 514 521-1002 ou 1 800 558-1002 de Montréal à Kuujjuaq André Maur!ce est un aventurier dans l'âme, il part en voyage, sac au dos, dès l'âge de 18 ans.Il fait un grand tour d'Europe et visite l'Asie, l'Afrique, les Antilles, l'Amérique du Sud et les États-Unis.Diplômé du Conservatoire d'art dramatique, il se passionne aussi pour le cinéma et se dirige naturellement vers le métier de cinéaste-conférencier.Le voici dans son premier documentaire sur son merveilleux coin de pays, le Québec.8 au 13 MAi mardi au jeudi 19h vendredi 18h et 20h30 samedi 16h et 19h dimanche 13h30 et 16h MoNTRÉAl Salle Pierre-Mercure 300 boul.de Maisonneuve Est 14 et 15 MAi lundi et mardi 20h lASAllE Salle Jean-Grimaldi 1 111 rue Lapierre 3451935A 3481214A ISABELLE MASSÉ Ses cheveux s'approchent dangereusement des fesses, ondulent légèrement, confèrent un look gitan à sa propriétaire\u2026.mais pas suffisamment pour masquer la Claude de La galère.Est-ce parce qu'Anne Casabonne est aussi pétillante et manie le verbe aussi bien que le personnage de la télésérie de Renée-Claude Brazeau ?Du haut de ses cinq pieds « et un demi-pouce », la comédienne ne s'en laisse pas imposer et a peu de retenue.Sans être déplacée, cependant.« À ma hauteur, on voit les trous de nez de tout le monde ! lance-t-elle.C'est plate! » Le tournage de La galère s'est terminé il y a quelques semaines à peine, et revoilà la belle avec une chevelure de feu.« Je me suis fait poser des rallonges au lendemain du tournage, avoue Casabonne.Le jour où je devais me faire couper les cheveux, j'étais traumatisée, nerveuse.J'étais certaine que j'allais ressembler à un iguane.Non mais, j'avais l'air un peu matante Claude, un peu Mireille Mathieu.Mon fils m'a même dit : t'es laide, maman! » Anne Casabonne ne s'aime pas sous la frange bien droite de Claude.Tout le contraire des hommes de la télésérie que son personnage n'a aucun mal à séduire.Il y a eu le mec de son amie Mimi, un massothérapeute fort sur les « extra », un milliardaire et, accessoirement, son chum.« Je dois dire que c'est assez difficile de frencher des gens que tu ne connais pas! » dit simplement la comédienne pour décrire l'expérience de plateau.Cela dit, on ne semble pas en vouloir au personnage d'avoir été infidèle et, pire, d'avoir joué dans le dos de son amie.« J'ai cru, à un moment donné, que j'allais recevoir des tomates dans la rue.Mais, un jour, une dame m'a dit : « J 'aime beaucoup votre personnage.» - Et le fait qu'elle trahisse son amie, ça ne vous dérange pas ?- Non, je la comprends\u2026 C'est que Claude a d'autres atouts.Son franc-parler la rend savoureuse.Étonnamment, le fait qu'elle n'ait aucune fibre maternelle également.Faire des lunchs pour ses deux enfants ?Leur raconter des histoires avant qu'ils ne s'endorment ?Plutôt se diriger vers la potence! « Il y a une espèce de mythe de la femme qui s'oublie, qui fait tous les sacrifices lorsqu'elle devient mère, explique Casabonne.Claude est tout le contraire.Quelqu'un que ses enfants dérangent.À la lecture du scénario, on la déteste.Je suis contente d'avoir rendu le personnage sympathique.On peut toutes se reconnaître en elle, car on est constamment partagées entre nos pulsions et nos obligations.» Et après ?L'histoire des quatre femmes qui vivent ensemble dans une maison de rêve avec leurs enfants tire à sa fin (la dernière est diffusée mardi, à 21h, à Radio-Canada).Claude va-t-elle avoir un autre rendez-vous avec son milliardaire sans bonnes manières ?Va-t-elle rester dans la maison ?« Sa situation financière est nulle.Son chum sort avec une jeune poulette.Elle ne pourrait pas aller bien loin\u2026 » Radio-Canada n'a pas encore reconduit l'émission.On souhaite d'autres galères à Anne Casabonne qui décroche des rôles au comptegouttes.« En carrière, je n'ai passé que 25 auditions, en comptant celles pour des pubs, ditelle.Une chance que ça s'est bien passé chaque fois, sinon j'aurais crevé de faim! J'ai une allure italienne.Mettons que je ne cadre pas dans le portrait pour Les filles de Caleb! » Pendant des années, ce sont les enfants qui l'ont vue au petit écran.Dans Les zigotos et Macaroni tout garni.Mais l'expérience est presque sans valeur aux yeux de plusieurs\u2026 « Ah! tu fais le clown! résume Anne Casabonne, au sujet des commentaires reçus au fil des ans.Au gala Artis, Mariloup Wolfe (Ramdam) a dit exactement ce que je pense des émissions jeunesse.Elles restent imprégnées dans notre mémoire.Et je suis fière de faire partie de cette mémoire.Je rencontre aujourd'hui des gens de 20 ans qui me parlent des Zigotos.» Sans boulot depuis trop longtemps à son goût, la comédienne de 37 ans est retournée sur les bancs d'école, il y a deux ans.Pour devenir médecin.« J'étais un peu découragée du métier.Mais après avoir fait mes cours préalables de bio, chimie et physique, je me suis rendu compte que je ne serais pas capable de prendre des vies en charge.J'ai pris l'été pour réfléchir et La galère est arrivée.» Il y a de quoi regretter parfois d'avoir choisi le jeu comme métier.Un désir que la soeur du comédien Jean-François Casabonne avait depuis l'âge de 5 ans.« Petite, jouer était un exutoire.C'était les seuls moments où je pouvais jouer les niaiseuses et où je faisais rire ma mère.Ça me faisait plaisir.» Jusqu'au décès de sa mère, alors que la comédienne avait 21 ans, les conflits se sont multipliés entre les deux femmes.« Jeune, j'étais disciplinée et j'avais de bonnes notes à l'école.Mais j'étais en confrontation avec ma mère, une Saguenéenne qui se prenait pour une radio-canadienne et qui était très croyante, alors que je ne suis pas très spirituelle.Par contre, mon père (un Basque français, décédé il y a longtemps) était mon idole.C'était un sage.» Perdre ses parents aussi tôt rend-il plus mature et plus fort face à l'adversité ?« Non, répond Anne Casabonne.Ça nous confronte plutôt à la réalité.Je me suis souvent sentie au bord d'un précipice.J'ai vécu un sentiment bien étrange pendant longtemps, après la mort de ma mère.Je venais de terminer l'université.J'étais enceinte.Je n'avais plus de filet, si tout allait mal.Depuis, je vis au jour le jour.Que peut-on faire d'autre, de toute façon ?» ARTS ET SPECTACLES TÉLÉVISION / Anne Casabonne Toute une galère ! Une mère qui n'aime pas ses enfants, sans être une marâtre pour autant ?Le beau rôle ! Mais surtout, un rôle en or pour Anne Casabonne qui ne l'attendait plus, après plusieurs années de douce galère et de contrats pour divertir\u2026 les enfants ! PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE © Anne Casabonne ne s'en laisse pas imposer.L'interprète de Claude dans La galère a surtout été vue dans des émissions pour enfants avant de camper le personnage qui la fait reconnaître dans la rue.« Petite, jouer était un exutoire.C'était les seuls moments où je pouvais jouer les niaiseuses et où je faisais rire ma mère.Ça me faisait plaisir.» 3472527A Photo : Anke Burger RÉSERVEZ VOS BILLETS DÈS MAINTENANT 514 842.2112 1 866 842.2112 www.pda.qc.ca Réseau Admission 514 790.1245 CONCEPTEUR : CHRIS SALTER COLLABORATEUR ET INTERPRÈTE : MICHAEL SCHUMACHER Schwelle II est une danse théâtrale où le public est confronté à un solo du performeur Michael Schumacher (danseur fameux et figure majeure des Ballets de Frankfurt de William Forsythe), qui explore - à travers une expérience physique extrême - les émotions intenses que l'on éprouve aux différents seuils franchis après la mort.Utilisant des technologies acoustiques et interactives de pointe, Schwelle II crée un environnement scénique où la lumière, le son et les objets mènent leur propre chorégraphie et répondent aux mouvements du danseur.Codiffusion Festival Elektra et Série Cinquième Salle Directeur de la programmation : Michel Gagnon TARIFS : 28 $ (adulte) 18 $ (étudiant) par spectacle, taxes et redevances incluses DANS LE CADRE DU FESTIVAL 10 AU 12 MAI 2007, 20 H MULTI-PRÊTS PRÉSENTE SCHWELLE II 3479160A TENDANCES Tous les jours dans 3469308A ARTS ET SPECTACLES On a souvent dit de la musique de Lisa Gerrard qu'elle était d'un autre monde.Sachez que Mme Gerrard l'est tout autant.La conversation téléphonique que nous avons eue cette semaine me l'a prouvé.ALAIN DE REPENTIGNY D'abord, un peu d'histoire.Avec Brendan Perry au sein du groupe Dead Can Dance, par ses albums solo et les nombreuses musiques de films qu'elle a signées, Lisa Gerrard a imposé depuis plus de 20 ans un univers éthéré, proche de la musique médiévale comme du world, où les instruments traditionnels cohabitaient avec la technologie.Elle est tout aussi à l'aise au Spectrum qu'à la salle Pierre-Mercure ou à l'église Saint-Jean-Baptiste où on a vu son premier concert solo en 1995.Vendredi prochain, elle se produira au Théâtre Saint-Denis où elle a chanté lors des retrouvailles de Dead Can Dance en 2005.L'artiste australienne me parle depuis une chambre d'hôtel d'Atlanta, où elle entreprenait sa tournée américaine jeudi soir.Ce ne sera surtout pas une interview classique, Lisa Gerrard improvisant une conversation autour du thème du spectacle menacé par la technologie ou, dans ses propres mots, « le grand combat entre l'amour et l'argent ».Entre deux bouchées - sontce des chips qu'elle grignote en me parlant?- elle me raconte un concert hors de l'ordinaire auquel elle a assisté dans le jardin d'un palais flamand, à Bruxelles.Le violoniste a 99 ans, la chanteuse, 97, et leur public n'est pas né de la dernière pluie.Soudain, Lisa Gerrard entend un splash puis des conversations en flamand, la musique continue puis un autre splash, et un autre.« Je suis allée voir pour me rendre compte que la pression de la foule compacte avait fait basculer des spectatrices septuagénaires aux robes exquises dans un étang et on pouvait voir flotter leurs souliers à talons hauts.Je n'oublierai jamais cette soirée, j'ai tellement ri.C'était presque une expérience tribale.Si ce genre de chose ne se produit plus, il n'y aura plus jamais de concerts.Si on ne crée pas un environnement auquel les gens peuvent accéder pour être en contact avec leur essence originelle, ils n'auront plus aucune raison de sortir.» Le public de Gladiator En Europe, elle s'étonnait de voir le public se déplacer pour aller la voir et l'entendre.« Il semble qu'aujourd'hui les gens préfèrent rester à la maison et regarder leur écran vidéo.» C'est aussi en Europe, à Amsterdam plus précisément, qu'elle a vécu une expérience moins amusante.« On avait axé toute la promotion sur mes musiques de films, explique- t-elle.On n'avait pas dit que j'avais écrit des chansons pour Dead Can Dance et tous les spectateurs, sauf quelques rares vieux fans, étaient là pour entendre la musique de Gladiator.» Malgré tout, Lisa Gerrard se dit optimiste.« Je crois qu'il est encore temps de corriger la situation, dit-elle.Le concert est une expérience alchimique, une nouvelle façon de communiquer.Les gens viennent entendre de vieilles oeuvres et, à travers cette expérience particulière, des fans sont devenus membres à part entière de la race humaine.Ma responsabilité, c'est d'ouvrir des chemins vers la sensibilité.« Je sais que certains disent que Lisa Gerrard est une idiote, ajoutera-t-elle vers la fin de notre conversation.Je suis un oracle ; on m'a donné de l'information et, quand les gens viennent à moi, je leur donne quelque chose et ils me signifient leur appréciation.» Vendredi, avec ses cinq musiciens, elle jouera des pièces des films Gladiator, The Insider, Mission: Impossible 2 et Whale Rider, de nouvelles oeuvres, quelques-unes de son répertoire solo ou avec Dead Can Dance, et une ou deux ballades bluesées.Elle aurait voulu sortir des conventions du théâtre, faire des installations comme les artistes visuels, mais ce sera pour la prochaine fois quand elle en aura les moyens.L'important, c'est la musique et elle a hâte de renouer avec le public montréalais « qui a une compréhension très nette de mon esthétisme », me dit-elle entre deux bouchées.J'oubliais : la grande prêtresse du langage inventé est une fan du Cirque du Soleil.« Oui, je l'ai vu à Barcelone.C'était extrêmement beau, j'ai adoré la folie du spectacle juxtaposée à cette belle musique.» - Ça vous intéresserait de composer de la musique pour le Cirque?- Bien évidemment ! Lisa Gerrard au Théâtre Saint- Denis le 11 mai, 20h.POP / Lisa Gerrard Le dernier combat de l'oracle PHOTO FOURNIE PAR PRODUCTIONS RUBIN FOGEL La chanteuse Lisa Gerrard n'a rien de terre à terre. 3479848A La La La Human StepS amjad CHorégrap He édouard Lo Ck Ce Soir 20 H Wor Ld premiere La La La Human StepS' neW Work iS a triumpH of Sty Le and [\u2026] un ma(tre de L'iLLu Sion [\u2026] une teCHnique redoutab Le qui pouSSe Le CorpS au-de Là de SeS LimiteS [\u2026] L.d.$0& / Lamu Sique e St ex CeptionneLLe [\u2026].LeS dan SeurS ab So Lument renver SantS [\u2026] S+X.-0 .' &0.# -'+)'&., p&.X0è&.Ch+0#., Supp LémentaireS LeS 11 et 12 mai 3476295A «À dévorer » - René-Homier Roy, C'est bien meilleur le matin «Un vent de fraîcheur sur lemonde politique » - Claude Deschênes, Radio-Canada Le livre dont tout le monde parle OFFERT DANS TOUTES LES LIBRAIRIES ET À WWW.CYBERPRESSE.CA/LIBRAIRIE 3475456A Co-fondatrice et chanteuse de Dead Can Dance Vendredi 11 mai Théâtre St-Denis Billets: billeterie du Théâtre St-Denis (514) 790-1111 ou 1-800-848-1594 et au www.theatrestdenis.com « Rien à redire de la voix de Lisa Gerrard\u2026 elle est une merveille quasi-opéresque, un mariage du don des langues et d'une ambiance sonore qui représente plusieurs centenaires d'inspiration.» Jordan Zivitz, THE GAZETTE Best of Lisa EN MAGASIN lisagerrard.com 3481836A Abonnez-vous et courez la chance de gagner un voyage pour deux personnes au Club Med de Cancún Yucatán, Mexique.Montréal (Pierre-Mercure) | Montréal-Nord | L'Assomption | La Prairie Lasalle | Laval | Longueuil | Pierrefonds | St-Hyacinthe | St-Jean | St-Jérôme égypte la magie des couleurs cAmbodge pays du sourire réunion m Aurice îles de tous les extrêmes cro Atie le nouveau pays les plus belles croisières du monde kenyA t Anz Anie voyage aux sources de l'humanité présenté par 514 521-1002 1 800 558-1002 3477197A ARTS ET SPECTACLES Le Concerto de Pettersson Écrit pour l'ex-Montréalaise Ida Haendel et créé par elle en 1980, le deuxième Concerto pour violon du Suédois Allan Pettersson vient d'être réenregistré par la Néerlandaise Isabelle van Keulen dans la révision qu'en fit l'auteur.L'enregistrement de Haendel (56 ½ min., chez Caprice) fut réalisé lors de la création; celui de van Keulen (55 min., chez CPO) est également un live.Dans les deux cas : la salle Berwald de Stockholm et l'Orchestre de la Radio Suédoise.Au pupitre : Herbert Blomstedt (pour Haendel), Thomas Dausgaard (pour van Keulen).Alsop et Orff Une nouvelle version de Carmina Burana, de Carl Orff, est annoncée chez Naxos : Marin Alsop et le Bournemouth Symphony dont elle est le chef.Chanteurs solistes peu connus : Claire Rutter, Tom Randle, Markus Eiche.NOUVELLES DU DISQUE 3480522A ARTS ET SPECTACLES Vous vous attendez à rencontrer une fille de 16 ans un peu fleur bleue et sans grande personnalité - après tout, sur son premier disque, elle interprétait La fille qui chante, hymne au conformisme et à la banalité - et paf, vous tombez sur une très jeune femme équilibrée, lucide et saine comme une belle pêche.Bref, vous tombez sur Marilou, dont le deuxième album sort mardi.MARIE-CHRISTINE BLAIS À quelques minutes de notre entrevue, la toute mince Marilou est en train de dévorer un club sandwich.Elle l'a commandé pour se faire plaisir, comme elle a commandé à des auteurs-compositeurs cinq des 11 chansons qui figurent sur son nouvel album baptisé.Marilou.Cinq « commandes » étonnamment ancrées dans le réel, inspirées de choses que Marilou voit autour d'elle.« Fuis-la, c'est une chanson sur la manipulation.Il y a une personne dans mon entourage qui se fait manipuler, et je trouve que ça n'a pas de sens, ça me rend malade, le chantage émotif.Ton dilemme, elle, m'a été inspirée par une amie bouleversée parce que son copain hésitait entre une autre fille et elle.C'est une situation qui peut arriver souvent, à mon âge.Si après toi, j'y tenais : il y est question de mon petit coeur à moi, tout neuf, qui ne veut jamais être \"grafigné\" (rires), même si je sais bien que ça va finir par m'arriver - c'est ma chanson préférée sur le disque ! « Ton désamour, reprend-elle avec animation, c'est un peu un clin d'oeil à toutes mes amies qui m'appellent pour me dire qu'elles ont un super chagrin d'amour, qu'elles ne s'en remettront pas.et qui ont un nouveau copain deux semaines plus tard (rires).Je la chante de façon très ironique, en en \"mettant épais\".Enfin, la chanson Ce monde est pour nous est inspirée par mon grand-père, mort il y a trois ans ; c'est un peu lui qui m'a élevée quand ma mère est retournée aux études.Sa mort est certainement ce que j'ai vécu de plus triste dans ma vie.Alors, j'ai demandé une chanson qu'on peut chanter à tue-tête quand on est triste! » Un texte suggestif Sur ce Marilou, il y a aussi deux chansons signées par le Français Emmanuel Cottalorda, inconnu au bataillon, mais pas pour longtemps : « Dès que j'ai entendu Danser sur la lune (le premier extrait, très efficace, de son disque), je l'ai voulue parce que c'est une chanson où c'est la fille qui mène l'action: c'est moi qui emmène le gars sur la lune, pas le contraire ! Et je tenais beaucoup à une autre chanson d'Emmanuel, Emmène-moi, poursuit Marilou.Quand Vito (Luprano, son producteur chez Sony/BMG) a entendu le texte pour la première fois, il a crié : « Mon Dieu, mais c'est sur les relations sexuelles » (NDLR: en des termes plus directs que cela), et il n'était pas du tout convaincu qu'il fallait la mettre dans l'album.Moi, je l'ai écoutée trois fois avant de l'enregistrer d'un coup, de façon spontanée.J'y tenais, à cette chanson.C'est une réalité; il faut parler de cette première fois-là.Je connais plein de filles qui \"l'ont fait\" à 13, 14 ans - remarque, le texte est subtil, tout le monde ne comprend pas la chanson; mon frère de 19 ans, en tout cas, ne l'avait pas comprise (rires).J'espère que les parents ne vont pas dire à leur fille de ne pas écouter mon disque à cause de ça, il faut qu'ils comprennent que ça fait partie de la vie aujourd'hui.On n'est plus dans les années 60 », explique posément Marilou, qui est amoureuse du même garçon depuis deux ans.À cela s'ajoutent notamment Un monde en amour signée Luc Plamondon (« Et il l'a écrite en pensant à moi, c'est pas un texte qui traînait ») ainsi que, pour reprendre les mots de Marilou, « un duo pour les Français », avec le jeune chanteur Merwan, qui a fait sa marque dans des comédies musicales comme Le Roi Soleil : « Ç'a cliqué avec Merwan, il est vraiment sympathique.Mais si j'ai accepté de faire cette chanson, c'est parce que je sais que j'ai besoin d'aide pour que le public m'accueille, je n'ai pas de Star Académie ou de concours pour me faire connaître.» Une feuille de route déjà longue Marilou a manifestement beaucoup appris depuis son premier album, lancé en 2005 alors qu'elle avait 13 ans.Elle a notamment fait la première partie de Garou (« Imagine, j'avais 14 ans et un mois, je chantais devant 7000 personnes, au Zénith à Paris, et je ne me rendais pas vraiment compte que c'était gros! ») ; elle a tenu le rôle de Fleur de Lys dans Notre-Dame de Paris pendant un mois en France (« Ç'a rempli un peu plus mon baluchon, j'ai pu jouer, j'ai pu travailler en équipe, ce que je n\u2018avais jamais fait avant ! »).Enfin, elle a beaucoup travaillé au développement de sa très jolie voix.« Pendant cinq ans, j'ai suivi des cours avec Lucette Tremblay (NDLR: la professeure de chant de Richard Séguin, des cantatrices Marie-Josée Lord et Natalie Choquette, de Lara Fabian, etc.).et ça m'a pris quatre ans pour comprendre sa méthode (rires)! Je savais que c'était indispensable ; à 11 ans, j'avais déjà mal aux cordes vocales.J'ai écrit un petit message à Lucette, il y a quelques jours, pour lui dire que je me souhaitais de la voir et d'apprendre avec elle tous les jeudis de ma vie ! Tu sais, j'ai le goût d'être une vraie artiste.Et je n'ai pas l'intention de me priver : j'ai appris la guitare et j'ai même composé ma première chanson: le texte, la musique, tout.On va en faire une maquette! Si c'est bon ?Je ne le sais pas du tout.Mais je sais que j'ai trippé! » POP / Marilou Une fille aux commandes CLAUDE GINGRAS L'immense discographie qu'a laissée Rostropovitch assurera à celui qui fut incontestablement le plus grand violoncelliste de notre époque une sorte de présence au-delà de la mort.Difficile de choisir les réalisations absolument essentielles parmi un héritage considérable où figurent, par exemple, une dizaine de versions du concerto pour violoncelle le plus célèbre du répertoire, celui de Dvorak.Des différents regroupements montés par les marques pour lesquelles Rostropovitch enregistra, l'un des plus représentatifs est le coffret « Historic Russian Archives » de 10 compacts de Brilliant.Les enregistrements qui y sont rassemblés ont été réalisés en Russie entre 1949 et 1972, donc avant l'exil définitif de 1974.Le vaste répertoire de Rostropovitch y est généreusement illustré, depuis les oeuvres soviétiques qu'il créa (1er Concerto de Chostakovitch, Symphonie concertante de Prokofiev) jusqu'aux sonates de Beethoven (il joue la 4e) et de Brahms (la 1ère) et aux suites de Bach (la 5e) et de Britten (la 2e), en passant par les concertos classiques de Haydn, Schumann, Saint-Saëns, Lalo et plus modernes de Honegger et de Sauguet, à la différence que la plupart de ces enregistrements ont été effectués en public et offrent donc des interprétations différentes de celles que Rostropovitch fit plus tard, en Europe ou aux États-Unis.Plusieurs de ces enregistrements sont inédits.Rares exceptions: le Dvorak est celui de 1957 (avec Boris Khaïkine), déjà disponible ailleurs, et le Concerto de Mieczyslaw Vainberg, enregistré en 1964, avait paru chez Russian Disc.On y trouve aussi des curiosités comme la brève Humoresque de sa main qu'il avait jouée à ses débuts à Montréal en 1956.Les oeuvres groupées ici - 36 au total - n'offrent pas toutes le même intérêt (certaines pages soviétiques frisent la vulgarité) mais l'ensemble se tient et illustre bien ce que fut Rostropovitch, musicien du régime et musicien du monde.D'ailleurs, ces live le révèlent souvent plus spontané et plus entier encore que ses enregistrements studio des mêmes oeuvres.Prise de son très présente du violoncelle, parfois un peu confuse de l'orchestre et du piano.HHHH MSTISLAV ROSTROPOVITCH, violoncelliste.Brilliant, coff.10 d., 92771 CLASSIQUE Rostropovitch toujours présent PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE © Marilou a commandé à des auteurs-compositeurs cinq des 11 chansons de son album éponyme.JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE Vous pensiez tout connaître du rock progressif québécois ?Erreur.Sorti des oubliettes, voici qu'on ressuscite deux albums complètement inédits de Lasting Weep, première incarnation du groupe Maneige.Pour ceux qui ne le sauraient pas, Maneige a été une formation importante dans le Québec des années 70.Son rock progressif aux accents jazz jouait dans les mêmes eaux qu'Octobre ou Harmonium.Son succès fut d'autant plus surprenant que Maneige n'avait pas de chanteur.On était dans l'instrumental pur et dur.Dans la musique pour la musique.Enfin bref.Tout ça pour dire qu'avant Maneige, il y avait Lasting Weep, quatuor fondé en 1969 par le pianiste Jérôme Langlois et le flûtiste Alain Bergeron, le batteur Mathieu Léger et le bassiste Claude Chapleau.Inspiré par le rock-blues-jazz psychédél ique des premiers albums de Jethro Tull, Lasting Weep a donné une poignée de concerts dans les cégeps et les cafétérias étudiantes, et s'est produit en première partie de King Crimson, avant de disparaître en 1971.Évidemment, le groupe n'a jamais « endisqué ».Sa musique était trop marginale pour être commercialisée dans le Québec post-yéyé de Jeunesse d'aujourd'hui ! Ce n'est pourtant rien à côté du Spectacle de l'Albatros, ultime concert donné par la formation, ressuscitée pour trois soirs en février 1976 .Inspi rée d'un poème de Samuel Taylor Coleridge, cette fresque musicale reste sans doute l'oeuvre la plus ambitieuse de Jérôme Langlois - qui venait alors de quitter Maneige pour « divergences musicales ».Une oeuvre ambitieuse.et complexe.Entre rock, classique, musique contemporaine, jazz, folk et musique actuelle, L'Albatros plane dans les mêmes strates que l'Heptade d'Harmonium ou les disques de l'Infonie.Pas étonnant qu'on y retrouve Raôul Duguay à la trompette et à la voix, dans toute la splendeur de sa barbe fleurie et de ses délires gutturaux.Le destin, hélas! ne jouera pas en faveur de Jérôme Langlois.Et le Spectacle de l'Albatros ne restera qu'un souvenir scénique fugace.Il faudra l'initiative de l'étiquette Prog Québec, 30 ans plus tard, pour que « les trésors perdus » de Lasting Weep soient réédités sur CD.De la belle exhumation, en vérité.Il faut bien sûr aimer le rock progressif.Les structures complexes.Les longues pièces à développement.Et surtout, la flûte traversière.Parce qu'il y en a jusqu'à la surdose.Mais d'un point de vue archéologique, c'est une découverte à souligner.LASTING WEEP 1969-1971 HHH Le Spectacle de l'Albatros HHH1/2 RÉÉDITIONS Exhumation d'un « trésor perdu » du rock progressif québécois 3479646A presente par en collaboration avec 514.842.9951 Les Dimanches en musique .Les Grands Concerts Dimanche 6 mai, 14 h 30 Mardi 8 et mercredi 9 mai, 20 h Marc-Andre Hamelin joue Mendelssohn Sir Neville Marriner, chef d'orchestre Marc-Andre Hamelin, pianiste Felix Mendelssohn, Symphonie no 3, Ecossaise Felix Mendelssohn, Concerto pour piano no 1 Antonin Dvor.ak, Symphonie no 8 Les Soirees Signature en collaboration avec Jeudi 24 et vendredi 25 mai, 20 h La symphonie Resurrection de Mahler Kent Nagano, chef d'orchestre Adrianne Pieczonka, soprano Sonia Racine, mezzo-soprano Olivier Messiaen, Poemes pour Mi Gustav Mahler, Symphonie no 2, Resurrection Choeur de l'OSM Iwan Edwards, chef choeur Une fin de saison grandiose avec l'OSM! Plus de 200 musiciens et choristes sur scene Soiree du 24 Ne manquez pas le rendez-vous musical de 2007-2008 avec Kent Nagano, les musiciens de l'OSM et les grands noms de la scene internationale.Abonnez-vous des maintenant ! www.osm.ca La nouvelle saison de l'OSM aete devoilee! 3481739A UMWELT Cie Maguy Marin (Lyon) Un rendez-vous privilegie avec l'oeuvre radicale et sans compromis de la grande choregraphe Maguy Marin.A voir absolument! 23>24>25 mai a 20h30 MONUMENT-NATIONAL ROUGE DECANTE Toneelhuis (Anvers) / ro theater (Rotterdam) Le metteur en scene Guy Cassiers, celebre pour son art scenique multimedia, dirige ce magnifique temoignage d'amour de la part d'un homme blesse.24>25>26 mai a 20h USINE C QUANTUM-QUINTET Continuum (Bruxelles) Passionne par les lois qui regissent l'univers, le choregraphe Brice Leroux signe un ballet metaphysique envoutant et hypnotique.24>25>26 mai a 21h THEATRE D'AUJOURD'HUI MNEMOPARK Theater Basel (Bale) / Rimini Protokoll (Berlin) Chef de file d'un nouveau theatre documentaire, Stefan Kaegi nous convie a une rejouissante traversee de la Suisse a bord d'un petit train electrique.25 et 28 mai a 19h, 26 et 27 mai a 16h CINQUIEME SALLE - PDA L'evenement danse theatre FRANK KETCHUP Le Pont Bridge (Montreal) Un bricolage theatral ludique, multimediatique et thrillertique dirige par la metteure en scene et tete chercheuse Carole Nadeau.25>26>29>30>31 mai 1er>2>4>5>6 juin a 21h ESPACE LIBRE UN PEU DE TENDRESSE BORDEL DE MERDE Dave St-Pierre (Montreal) Apres La Pornographie des Ames, Dave St-Pierre recidive en ne montrant aucun signe d'assagissement! 26>27>28>29 mai a 20h SALLE D.B.CLARKE-CONCORDIA HEY GIRL! Societas Raffaello Sanzio (Cesena) Assistez a la naissance d'une Eve nouvelle dans cette creation stupefiante orchestree par l'un des plus grands metteurs en scene actuels, Romeo Castellucci.3>4>5 juin a 20h USINE C ARENA Compania Israel Galvan (Seville) Enfin a Montreal, le choregraphe et danseur Israel Galvan qui a revolutionne le flamenco en creant une gestuelle parfaitement originale.5>6 juin a 20h THEATRE MAISONNEUVE .PDA INFO-FESTIVAL 514 842-2112 1-866-842-2112 www.fta.qc.ca COMPLET LE 23 MAI 3474972A ARTS ET SPECTACLES CLAUDE GINGRAS CRITIQUE Le Quartetto Gelato n'est pas un quatuor a cordes.Mais, toutes proportions gardees, il peut, comme un quatuor a cordes, occuper tres efficacement deux heures (entracte compris) de la vie d'un melomane-spectateur.Les artistes qui le composent sont de tres bons musiciens, virtuoses accomplis (leur Brahms est absolument etourdissant) autant qu'interpretes sensibles (leurs tangos sont presque tragiques), ils se presentent sans manieres et au contraire avec humour, les arrangements dont est constitue leur programme offrent les plus heureuses combinaisons instrumentales, ils jouent avec un ensemble parfait, ont manifestement du plaisir a faire ce qu'ils font et communiquent ce plaisir a ceux qui les regardent et les ecoutent.Et, detail non negligeable, ils traversent leur programme entier de memoire.Dans ces conditions, meme les pieces les plus simples comme La Vie en rose et Besame mucho prennent la dimension de bonne, voire de grande musique.Fort agreable, donc, cette soiree de jeudi au Bon- Pasteur ou s'arretait le groupe de Toronto, actuellement en tournee au Quebec.Seul Canadien du groupe, le violoniste Peter De Sotto est certainement l'egal de Stephane Grappelli pour ce qui concerne la velocite et le charme sonore.(Il chante aussi, mais la, le resultat est moins bon) De Sotto et l'impeccable violoncelliste americaine Elinor Frey ont donne de la fameuse Passacaille signee Handel-Halvorsen l'execution de musiciens pour qui cette forme n'a aucun secret.L'Israelien Shalom Bard est un clarinettiste de premier plan et le Russe Alexander Sevastian maitrise l'accordeon avec la plus totale souplesse.Les musiciens font un effort surhumain pour parler francais.Il n'y reussissent qu'a moitie, mais, au moins, ils essaient! Thank you! QUARTETTOGELATO.Shalom Bard(clarinette), Peter De Sotto (violon et voix), Elinor Frey (violoncelle) et Alexander Sevastian (accordeon).Jeudi soir, Chapelle historique du Bon-Pasteur.Heureux Quartetto Gelato! 3479800A ARTS ET SPECTACLES Revoilà Chichin, le guitariste dandy, et Ringer, la cantatrice folle.Cinq ans après La femme trombone, les Rita Mitsouko sont de retour avec Variéty, un album tout en pop, en anglais et en français.Quelques jours avant la sortie française de Variéty, La Presse a accroché Catherine Ringer pour parler d'un album pas encore dans les bacs, mais déjà sur les planches.ANABELLE NICOUD Au téléphone, Ringer, la plume et la voix des Rita Mitsouko, est d'humeur rigolarde.Elle se prépare à fouler la scène à Paris, avec un nouvel orchestre, et un nouveau répertoire.« C'est beau de jouer des choses que les gens ne connaissent pas », dit-elle.La chose n'a effectivement rien d'aisé pour un groupe qui a sorti plus de tubes qu'il n'en faut pour animer une nuit blanche.Après Andy et Marcia, le groupe s'était fait plus rare dans les années 90, avant de revenir avec des albums plus ou moins heureux (Cool frénésie, La femme trombone).En 2003, c'est la pause.Madame se lance dans une comédie musicale (Concha Bonita), monsieur soigne une maladie.Un jour de 2005, l'inspiration revient.Ainsi est né Variéty.« Variéty, c'est un format classique de pop-rock, tu vois.La fantaisie est à l'intérieur, mais bon, on a fait des textes plus courts que pour La femme trombone.Faire différemment, cela a été notre mot d'ordre.» Les « Rita Mitsouko pareils mais différents » passent d'une pop rythmée et efficace (L'ami ennemi, Communiqueur d'amour) aux ballades romantiques (Même si, Rêverie).Avec toujours des compositions disco-funk (Ding Ding Dong) ou psychédéliques (l'hallucinante Berceuse), portées par la plume excentrique de la « singer Ringer ».Avec et sans accent Leur nouvel album, les Rita Mitsouko le voulaient international.Ils en sortent donc une version française, Variéty (avec accent), et une version anglaise, Variety (sans accent).L'un pour la francophonie, l'autre pour l'international.Dans Variéty, on retrouve trois titres en anglais.Pourquoi l'anglais ?« Souvent, on nous prend un peu le chou sur ces histoires-là.Tu sais, en Europe, l'anglais, c'est la langue que tout le monde baragouine un peu.Et plutôt que de choisir l'un ou l'autre, on a préféré choisir les deux », répond Ringer.Parmi le s compos i t ions anglaises, Badluck Queen, une chanson que les Rita Mitsouko (qui ont collaboré avec Godard et Carax) avaient écrite pour le film de Sofia Coppola, Marie- Antoinette.« Notre maison de disques nous a fait croire que c'était une commande pour le film de Sofia Coppola.Bon, ce n'était pas vrai, mais on a quand même fait la chanson, se marre Catherine Ringer.On l'a gardée en anglais, parce que c'est plus marrant de chanter un truc sur Marie-Antoinette en anglais.» System of a Down C'est à Londres que les Rita Mitsouko ont composé en partie Variéty.C'est aussi en Angleterre que l'album a été mixé, par les soins de Mark Plati (David Bowie, New Order, The Cure).« Plati est à la fois mixeur et producteur, mais c'est aussi un excellent arrangeur, estime Catherine Ringer.Il fait partie des gens qui ont une ouverture d'esprit quant au style musical.Et comme on a souvent des morceaux qui peuvent sonner différemment.» C'est aussi du côté anglophone que les Rita Mistouko sont allés chercher un partenaire pour Ringer.La chanson finale de Variéty, Terminal Beauty, est l'alliage inattendu entre la reine du kitsch-rock et Serj Tankian, leader du groupe rock noir du moment, System of a Down.Loin du répertoire de System of a Down, Serj Tankian pose sa voix sur une mélodie et des arrangements rappelant l'Europe de l'Est.Contrebasse et percussions accompagnent un texte noir - « Terminal Beauties/ They're so meagre/They're sca ring me ».« Je pensa i s que cela pouvait bien rendre cette chanson, qui a un peu des accents européens.Serj a répondu oui tout de suite, mais on ne savait pas à quoi s'attendre : il ne nous connaissait pas du tout », dit Ringer.Avec la sortie de Variety et Variéty, Fred Chichin et Cather ine Ringer bouclent leurs valises pour une tournée européenne dans les procha ins mois.« On a envie de reprendre contact avec notre public européen.Nos derniers disques ne s'étaient pas tellement vendus là-bas, rappelle Catherine Ringer.On veut aller voir ailleurs qu'à Londres comment les gens prennent nos chansons.» La route des Rita les conduira à Montréal, où ils ne se sont pas produits depuis l'été 2003.Il reste à savoir si ce sera cet été ou cet hiver.« On se tâte, dit Ringer.C'est bien aussi en concert, pas en festival.Et j'aime bien l'hiver aussi.» POP / Rita Mitsouko Un retour en grande pop PHOTO FOURNIE PAR BENOIT PEVERELLI Dans les prochains mois, les Rita Mitsouko feront le tour de l'Europe avec leur nouveau répertoire.LES DISQUES DES RITA MITSOUKO ALBUMS STUDIO 1984: Rita Mistouko 1986: The No Comprendo 1988: Marc et Robert 1993: Système D 2000: Cool Frénésie 2002: La femme trombone 2007: Variéty Le tandem a voulu faire un disque « international ».C'est pourquoi il fait paraître une version anglaise et une version française de l'album. ARTS ET SPECTACLES Nous sommes en avril, il fait un temps de chien.Rufus Wainwright entre dans un café bruyant tout près de chez sa mère, me serre la pince et m'entraîne à la table du fond où, en moins de deux heures, le wonder boy originaire de Montréal alignera une demi-douzaine d'interviews.Le fils des chanteurs Kate Mc Garrigle et Loudon Wainwright III est un homme occupé, il faut le prendre quand il passe.ALAIN DE REPENTIGNY «Cette fois, je passe à la caisse enregistreuse », a dit Rufus Wainwright au magazine britannique Q à propos de son nouvel album, Release the Stars, qui sortira le 15 mai et qu'il nous chantera le 14 juin à la salle Maisonneuve de la Place des Arts.Pourtant, dès la première écoute, on reconnaît le Rufus Wainwright très lyrique, à la fois romantique et pince-sansrire, capable d'écrire et d'interpréter des bijoux de chansons que la radio de chez nous ignore généralement, à l'exception de son adaptation de Complainte de la butte, associée au film Moulin Rouge, ou de Quand vous mourrez de nos amours de Gilles Vigneault.Une boutade alors, la « caisse enregistreuse »?« Je pense que certaines pièces sont plus accessibles commercialement.» répond Rufus avant d'expliquer que ce premier album qu'il réalisait lui-même, il le voulait vraiment sobre, dépouillé, et que c'est exactement ce qu'il préparait en jammant avec le noyau de son groupe de musiciens à New York.Mais voilà, il s'en est allé à Berlin - son amoureux est allemand - et plutôt que de plonger tête première dans le spleen ambiant qui a fait des miracles pour Lou Reed, Eno, Bowie et Iggy, Rufus a fait un Rufus de lui-même.« On m'avait donné les clés de la voiture, fallait pas s'attendre à ce que je devienne.hétérosexuel ! » disait cette semaine à une radio de Los Angeles celui qui n'a jamais fait de mystère sur ses préférences en la matière.« Je suis plutôt content que l'album ne soit pas devenu morose, qu'il ait puisé dans cette autre facette de l'Allemagne, une sorte d'esthétique romantique, me disait-il le mois dernier.Je me suis mis à porter le lederhose (le short de cuir traditionnel bavarois, avec des bretelles), à visiter des palais rococo (le palais royal d'été de Frédéric le Grand de Prusse à Potsdam lui a inspiré la chanson Sanssouci), et je suis retombé dans mon trip classique.Après avoir été obsédé par l'opéra pendant tant d'années, il ne fallait pas s'étonner que ça refasse surface, d'autant que, cette fois, je réalisais mon album.» Neil Tennant, des Pet Shop Boys, l'a conseillé en studio, mais c'est vraiment l'oeuvre de Rufus Wainwright.De ses cinq albums, il dit que c'est son plus achevé, qui « fait taper du pied » à l'occasion, et qui correspond à une certaine maturité de la mi-trentaine.C'est justement le thème de la chanson-titre Release the Stars qu'il a composée pour sa grande amie Lorca Cohen, la fille de Leonard, à qui il en voulait d'avoir raté son hommage à Judy Garland à Carnegie Hall.Rufus politique Le premier extrait de l'album, Going to a Town, est la plus belle chose que j'aie entendue en 2007.Une chanson parfaite que Rufus Wainwright a composée au piano en 10 minutes et dont la mélodie, portée par sa voix exceptionnellement sobre, prend aux tripes.Le texte ne passe pas non plus inaperçu.Sur le mode de la complainte, Rufus chante des choses auxquelles il ne nous a pas habitués comme « I'm so tired of America » et, toujours en parlant des États-Uni s, « You took advantage of a world that loved you well ».Rufus Wainwright en a soupé de ce qu'il appelle l'hypocrisie ambiante dans sa ville d'adoption, New York.« Les gens n'arrêtent pas de dire que la ville a été détruite, que ça ne sera jamais plus pareil, explique-t-il.J'avais besoin d'aller dans une ville (Berlin) qui avait vraiment été détruite, qui avait connu la véritable horreur et qui s'est rebâtie.» Il compare Going to a Town à une chanson d'amour, de rupture avec un amant dont vous étiez fou, qui a vous a trompé et dont il vous faut faire le deuil.D'ailleurs, le vidéoclip nous le montre avec trois pleureuses vêtues de noir : une Jackie Kennedy, une Frida Kahlo et une dame noire inspirée de la Flûte enchantée de Mozart.Même si ce n'était pas son intention première, Rufus ne nie pas que Going to a Town est une chanson politique : « Je pense vraiment ce que je chante, c'est un sentiment répandu de par le monde et il ne faut surtout pas tirer sur le messager, dit-il en riant.Je vis encore aux États-Unis et on a comme l'impression que la société est en train de s'écrouler.C'est le temps de dire la vérité pendant que tout est encore sur la table.» Dans un tout autre registre, Tulsa raconte sa rencontre avec Brandon Flowers, le chanteur des Killers - qui sont au Centre Bell demain soir -, dans un bar gai de Tulsa, Oklahoma, of all places.Une chanson qui laisse peu de place à l'imagination, qui commence par « You taste of potato chips in the morning » et se termine sur « Just in case you don't appreciate this song about you ».« C'est une histoire vraie (des photos de la soirée sont même sur internet) et je pense qu'il va être flatté quand il va l'entendre, dit Rufus en riant.Moi, je l'étais quand son groupe et lui m'ont dit que j'étais leur musicien préféré, plus encore que David Bowie.» Rufus et Montréal Habitué des grands festivals rock de la planète - il était à Coachella, en Californie, la semaine dernière, et sera à Glastonbury, en Angleterre, et à Benicassim, en Espagne, cet été - Rufus Wainwright croise à l'occasion des groupes montréalais.« C'est moi qui ai ouvert des portes pour Arcade Fire ! » me dit-il en riant quand je lui parle du groupelocomotive de Montréal.Loin de lui l'idée de s'associer artificiellement à la « nouvelle scène musicale montréalaise ».« Quand je vivais à Montréal, c'était un endroit vraiment déprimant, dit-il.Tu étais chanceux de vivre de ta musique.Personne ne travaillait, tout le monde voulait partir et, curieusement, c'était fabuleux d'une certaine façon parce que tu n'avais pas le choix d'écrire.Aujourd'hui, c'est un peu plus glamour.Quand j'ai commencé à être reconnu, Montréal a été le dernier endroit à m'accepter.Avec le recul, je pense que je l'apprécie, et je crois même que c'est l'une des grandes qualités de cette ville : elle n'est pas à la remorque des médias et elle a un cachet particulier.« C'est drôle, me dira-t-il un peu plus tard, j'écris encore beaucoup ici.Je ne vis plus à Montréal, mais, chaque fois que je rends visite à ma mère et que je fais une promenade, il y a une chanson dans l'air qui ne demande qu'à être cueillie.» Son nouvel album est justement dédié à sa maman, Kate Mc Garrigle, qui combattait un cancer pendant que son fils travaillait à ses nouvelles chansons.« Elle a subi deux opérations intenses, elle se remet de la deuxième et ça s'est très bien passé, dit-il.Pendant l'enregistrement de Want One et Want Two, je combattais mes propres démons et je pensais que c'était une expérience intense.Arrive Release the Stars et ma mère tombe malade, elle est opérée, et c'est l'Everest comparativement à la douleur que j'avais éprouvée auparavant.C'est toujours plus difficile quand la personne qui souffre est quelqu'un que vous aimez.Ça aussi, c'est certainement dans mon album.» RUFUS WAINWRIGHT Chassez le naturel.PHOTO FOURNIE PAR UNIVERSAL MUSIC Le Montréalais d'origine est loin de vouloir s'associer à la « nouvelle scène musicale montréalaise ».« Quand je vivais à Montréal, c'était un endroit vraiment déprimant », confie-t-il.ALAIN DE REPENTIGNY Sans le savoir, Denys Arcand a peut-être trouvé le meilleur agent de promotion qui soit aux États-Unis.De passage cette semaine à l'émission de radio Morning Becomes Eclectic sur les ondes de KCRW à Los Angeles, Rufus Wainwright a parlé abondamment de L'âge des ténèbres, mentionnant que Denys Arcand avait gagné un Oscar pour Les invasions barbares et que son nouveau film ferait la clôture du festival de Cannes.Quand je l'ai rencontré début avril, Rufusavaitprévuassisteren mai à la première montréalaise du film-qui-n'était-finalement-pasprêt- pour-Montréal-mais-qui-seraquand- même-projeté-à-Cannes.Le même Rufus qui pourrait faire un CD double avec toutes les chansons qu'il a enregistrées pour le cinéma - dont les trois qu'il a écrites pour le nouveau film de Disney, Meet the Hendersons - a chanté à l'écran dans le conte pour tous Les aventuriers du timbre perdu en 1988 et dans The Aviator de Martin Scorsese en 2004.Il tient un rôle secondaire, mais fait sur mesure, dans L'âge des ténèbres.« Même si c'est un petit rôle, il est important, ne serait-ce que parce que je suis là au début et à la fin du film, m'explique Rufus.Je chante l'opéra, deux arias du XVIIIe siècle, avec les Violons du Roy.Denys (Arcand) a toujours aimé ma musique et celle de ma mère ; on se croisait à l'occasion dans les Laurentides.Il est un grand amateur d'opéra, mais il déteste le style ampoulé des chanteurs d'opéra, il trouve qu'ils devraient chanter comme moi.Mais moi, j'aime les chanteurs d'opéra, j'en ai écouté toute ma vie et ce sont eux qui ont influencé ma façon de chanter.« L'autre jour, j'écoutais l'enregistrement de mon concert Judy Garland à Carnegie Hall (qui sortira en septembre sur DVD et CD au moment où Rufus refera le légendaire concert de Garland au Hollywood Bowl devant 18 000 spectateurs).J'étais chez Carrie Fisher, avec Debbie Reynolds, à Hollywood, dit encore Rufus en appuyant sur chaque nom pour souligner son penchant pour le name-dropping, et je me suis rendu compte que même si j'imite Garland et un peu Al Jolson, j'ai surtout une dette envers Callas.Il y a beaucoup plus de Callas en moi qu'on ne pourrait le croire.Pas que je veuille comparer une seule seconde ma voix à la sienne, mais cette façon dramatique qu'elle a de retenir la note longtemps et de pousser un dernier soupir avant la fin.Je lui dois beaucoup.» Après avoir composé unemusique pour le chorégraphe newyorkais Stephen Petronio l'an dernier, Rufus écrit présentement un opéra que lui a commandé le Metropolitan Opera de New York.« C'est un rêve qui se réalise, un grand défi, et je passe mon temps à lire sur Wagner, dit-il.Wagner, Mahler, Verdi, Mozart, compte tenu du travail qu'ils ont accompli et de l'amour qu'on leur porte, c'est absolument impossible de faire aussi bien qu'eux.Je trouve cela très encourageant parce que, même si j'ai l'air de travailler beaucoup, comparé à eux, c'est minuscule.» Chanteur d'opéra pour Denys Arcand Rufus Wainwright considère que son cinquième album, qu'il a réalisé lui-même (et qui sortira le 15 mai), correspond à une certaine maturité de la mi-trentaine. MAURICE DENIS D u 2 2 f é v r i e r a u 2 0 m a i 2 0 0 7 Renseignements : 514-285-2000 ou 1-800-899-MUSE www.mbam.qc.ca Cette exposition est organisée par le Musée des beaux-arts de Montréal, le musée d'Orsay et la Réunion des musées nationaux à Paris, et le Museo di Arte Moderna e Contemporanea di Trento e Rovereto en Italie.Maurice Denis (1870-1943), Baigneuses (Plage au petit temple) [détail], 1906, huile sur toile.Lausanne, Musée cantonal des beaux-arts.Maintenant ouvert jusqu'à 21h du mercredi au vendredi 3463169A ARTS ET SPECTACLES Dix ans après la sortie des premières compositions de Air, le duo parisien effectue un retour aux sources avec l'album Pocket Symphony et la tournée qui l'amène, demain soir, au Métropolis.Entrevue avec Nicolas Godin, moitié discrète d'un duo qui fuit les projecteurs.PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE À écouter la discographie de Air, on a l'impression que le duo vit dans une bulle - une sorte de tour de verre, tiens (pour faire écho à la pochette de Pocket Symphony) -, comme si l'usure du temps n'avait aucune prise sur l'univers musical de Nicolas Godin et de son confrère Jean-Benoît Dunckel.« Nous sommes complète - ment hors de l'échelle du temps, confirme Godin.On est à part, et c'est pourquoi on est encore là.Être des outsiders, c'est l'idéal.» Ça peut paraître prétentieux de se déclarer intemporel, mais il faut lui donner raison.Après tout, chaque nouveau disque du tandem est scruté avec passion depuis la sortie de Moon Safari (1998), le premier album qui a défini le son du groupe.Or, après les sonorités analogues et l'abus de synthés et de boîtes à rythmes, Air revient en douceur sur Pocket Symphony.Le titre de l'album reprend une expression (« symphonie de poche ») qu'avait utilisée Brian Wilson pour décrire sa chanson Good Vibrations.À en croire Godin, il ne s'agirait toutefois que d'une coïncidence.« En France, on ne savait pas que Brian Wilson avait utilisé cette expression-là, dit Godin.Mais en Amérique du Nord, les médias m'en parlent à chaque fois.On est désolés parce qu'on ne voulait pas faire référence à Wilson, même si nous sommes des fans.» Au dire du musicien, Pocket Symphony est davantage un retour à la simplicité des Casanova 70 et Modular, premières pierres de l'édifice Air.« Je m'aperçois qu'on adorait faire de petits morceaux avec des lignes de basse qui tournent en boucle, à la limite de l'ambiance.À l'époque, on était les seuls à faire ça.» Leur travail sur l'album 5:55 de Charlotte Gainsbourg, paru l'an dernier, leur a donné envie de faire « quelque chose de mystérieux, d'assez simple, avec très peu de rythmes ».Travailler avec Nigel Godrich Pour son dernier disque, le tandem a d'ailleurs retenu les services du réalisateur de 5:55, Nigel Godrich, aussi connu pour son travail avec Radiohead.« Le son unique de Pocket Symphony, c'est son travail.On cherchait quelque chose de minimaliste; on voulait donc que le son soit organique, que les chansons aient de la présence.» Le défi a été relevé avec brio: cet album est limpide, profond, enveloppant.Mais surtout, « avec Nigel, on a trippé à découvrir de nouveaux programmes informatiques pour créer des sons.C'est ce qui nous excite et nous motive : découvrir de nouvelles sonorités, de nouvelles textures.D'ailleurs, tous nos albums ont été enregistrés avec des instruments différents.» Pour Pocket Symphony, Nicolas Godin s'est investi dans l'apprentissage du koto japonais: « Derrière le son de cette sorte de harpe, il y a une présence mystérieuse, envoûtante, incroyable.À la base, je voulais apprendre à jouer le shamisen, la guitare des geishas, mais, en visitant ma prof, j'ai eu le coup de foudre pour le koto.En réalité, je ne cherchais pas à m'approcher de la musique japonaise ou de l'intégrer à notre univers musical.L'idée était d'assouvir mon désir d'explorer de nouvelles sonorités exotiques.» Et la prochaine destination sonore?« Aucune idée, lâche Godin.Pour l'instant, on se concentre sur la tournée, et sur notre studio, qu'on veut construire à Paris.Après, on attend le nouveau projet excitant.» Du moment qu'il n'ait pas le coup de foudre pour le gazou.ÉLECTRO-POP / Air Gueules d'atmosphère PHOTO FOURNIE PAR EMI Le tandem Air vient de signer un albumtout en douceur, Pocket Symphony.« Nous sommes complètement hors de l'échelle du temps.On est à part, et c'est pourquoi on est encore là.» SAMEDI 5 MAI Beautés désespérées / Susan et Ian passent quelques jours à la montagne.Le Téléjournal Hockey - La Fierté d'un peuple / Une ferveur nationale (1930-1945) Ici Louis-José Houde / Janette Bertrand Dre Grey, leçons d'anatomie / George revient habiter avec Izzie et Meredith.Le Téléjournal Fran Coeur / Luc se querelle.Perdus / Locke est déboussolé par l'explosion de la trappe.CA VA CLENCHER! (5) avec Sandra Bullock, Jason Patric (16:00) Le TVA 18 heures LES REMPLAÇANTS (5) É.-U.2000.Comédie de Howard Deutch avec Keanu Reeves, Gene Hackman et Orlando Jones.\\ Un entraîneur de football doit recruter à toute vitesse des joueurs pour remplacer les membres d'une équipe professionnelle en grève.4400.É.-U.2004.Science-fiction avec Peter Coyote.\\ Des individus ayant été portés disparus au cours des 50 dernières années réapparaissent mystérieusement, tous amnésiques et dotés d'étranges pouvoirs.(1/3) Le TVA ROCKY III (4) avec Sylvester Stallone Qu'est-ce qui mijote?Le Journal Drôle, Drôle, Drôle ESPIONS EN HERBE 2: L'ÎLE DES RÊVES ENVOLÉS (4) É.-U.2002.Comédie avec Alexa Vega.\\ Deux enfants se rendent sur une île secrète pour récupérer une invention diabolique.CIBLES DE CHOIX (5) É.-U.1995.Drame policier avec William Baldwin.\\ Un policier s'efforce de protéger une jeune avocate qui a maille à partir avec une organisation criminelle composée d'anciens agents du KGB.Le Journal AVEUGLANTES avec Catalina Larranaga, Bobby Johnston Une pilule, une petite granule / La condition médicale de l'homme.1900, la vie de château La vie en vert Les Francs-tireurs / Le docteur Reiner Banken, auteur d'une étude sur les électrochocs.National Geographic / Le festin des orques Belle et Bum / Doba Cara Col, Ariane Moffatt, Marie-Jo Thério, Stefie Shock LES SILENCES DU DÉSIR (2) Découvrant que leurs époux respectifs ont une liaison, un journaliste et une secrétaire se sentent attirés l'un par l'autre.Figure Skating on CBC (14:00) Saturday Report Saturday Night Hockey / Séries éliminatoires: Sénateurs - Devils L.A.CONFIDENTIAL (3) According.Bell Spirit.CTV News Sportsnight W-Five - Finale Cold Squad Robson Arms Jeff Ltd Nip/Tuck CTV News News .(16:00) Global National QC Room to.Global Currents: Shattered.Making the Cut Saturday Night Live 90's Anthology Special JR Digs Sat.Night Pub ABC News .Raymond Will & Grace / Deux épisodes America's Funniest Home Videos MEET THE FOCKERS (5) avec Ben Stiller, Robert De Niro Sex & the City / Deux épisodes Golf:Wachovia Champ.(15:30) News CBS News Entertainment Tonight Criminal Minds CSI: Miami 48 Hours Mystery News Late Night Kentucky Derby / Course de chevaux (16:30) News Stargate SG-1 Barbara: A Nation's Horse Law& Order: SVU Law& Order Sat.Night Smart Travels Real Simple BBC News Art Express Mountain.British.Monarch of the Glen Keeping up As Time goes by / Deux épisodes Waiting.God BBC News Monty Python Antiques Roadshow Lawrence Welk Show As Time.Brotherly .Served?Chef! Jeeves&Wooster Austin City Limits / Juanes Ayers Rock: A Naked Planet.(15:00) Sell this House / Cinq émissions Flip this House / Deux émissions The First 48 Tragedy at Virginia Tech Plaisir (16:00) Moi et l'autre Portraits: Stanley Cosgrove Le choeur de Gregory (1/6) L'Actor's Studio / Michael J.Fox La Job Thema / Tueurs en série L'ÉTRANGLEUR DE BOSTON (3) avec Tony Curtis THE FUGITIVE (4) (15:30) Arts&Minds Bravo! Videos Autour de la Flute Live at the Rehearsal Hall The Fureys - At Home in Ireland Emerald Shoes Ray Charles Tribute on Ice Experts en crime / Technologies Fallait y penser! / Grand Ménage Drôle, monde Fou! Fou! Fou! Cabaret de l'humour Le Super Spectacle OLO Excès de stars Sexstar LA CHOUETTE ET LE PUSSYCAT (16:30) FAUT PAS EN FAIRE UN DRAME (18:15) AU COEUR DE FEU LE GARDIEN (22:15) Future Weapons How it's Made Future Weapons / Stealth How do they do it?Dirty Jobs / Micro Algae Man Criss Angel: Mindfreak Myth Busters / Confederate.Vue du canal / Anjou Mordu de la pêche / New York Biosphère / Mt.Arrowsmith, CB Cuba Casino Partons, la mer./ Papeete Québec de Jean-Claude Vue du canal / Anjou Kim.(17:12) Phil.(17:39) Sadie (18:06) Darcy (18:32) .Raven Zoey (19:25) Derek (19:51) Life.(20:38) NO MORE BATHS avec Andreas Michael Lamelas .(22:33) THE EVEN STEVENS.(22:49) Baseball / Mariners - Yankees (15:30) NASCAR - Nextel Cup Racing: Crown Royal 400 Mad TV Espions / Kitty Harris À vos marteaux! / Bibliothèque Passion Maisons .qui ont changé le monde NCIS FULL METAL JACKET (2) avec Matthew Modine, Adam Baldwin Battlefield Detectives Re-Inventors Ancestors.CSI: New York Conspiracy?Kecksburg UFO THE DEVIL'S OWN (4) avec Brad Pitt, Harrison Ford Masterminds Présentation Musi Max (16:00) Top albums Box Office Info Max La Mode.Made, France Évolution Hollywood Fantaisies Style de star La Vie.Les 101 rencontres.M.Net BO2 Pop! VJ recherchée Musique Plus Matche-moi.La Prochaine Pussycat Doll Pimp mon char Pop! Artiste du mois / Dumas Dumas dans ton salon Arte Mondo Ciao Montreal La Caravane From Egypt.Magazine libanais Paysage.Bangla TV Parsvision Polonia Teleritmo Mad TV Le Téléjournal La Facture La Semaine verte Le Monde Salut Gilles Enjeux / La violence des ex Le Téléjournal 109 Zone libre / Bonnes à tout faire Le Téléjournal La Facture Les Experts Privés & Associés Juste Cause Intelligences Les leçons de Josh Témoins silencieux François en série LES QUATRE FANTASTIQUES (17:10) LES BAGNOLES LA RUPTURE (21:05) LE BOSS (22:55) Life on Mars Silent Witness A DECENT PROPOSAL avec Jessica Tuck, Andrew Airlie Da Vinci's City Hall CSI: Miami OWNING MAHOWNY (4) Je vis ta vie Marmitons Visez.mille Presserebelle Panorama Jardins Le Matois ou l'effet Laurie-Henri LE MATOU (4) avec Serge Dupire, Monique Spaziani .(23:25) My First Home / Deux émissions Property Ladder The Real Deal / Deux émissions Little People, Big World / Trois émissions My First Home / Deux émissions Little People, Big World TITI ET LE TOUR DU MONDE EN 80 CHATS (5) Dessins animés Kappa Mikey Di-Gata.Billy&Mandy Futurama Les Simpson Boondocks South Park Décalés.Les Simpson Boondocks Fort.(16:00) Escapade Questions Journal FR2 Cliché Le plus grand cabaret du monde / Bruno Solo, Lisa Tovati, Gilbert Collard Bâtisseurs.Arrière-scène Le Journal LA CLOCHE.30 Jours / Homos et Hétéros L'espace.César.Décore ta vie Métamorphose Bye-bye maison! Manon.On a échangé nos mères Le camp des ados rebelles La vie avant tout Le Guide de l'auto Parole et Vie 4minutes.des Arts OSL .pour rire 1res Vues Baromètre .se cache Ici et là Tête.Méchant.Smallville / Deux épisodes Charmed Newport Beach / Deux épisodes Gilmore Girls .c'est fait Z=MC2 La porte d'Atlantis Délire techno Mélinda, entre deux mondes Surnaturel STAR TREK - L'ULTIME FRONTIÈRE (5) avec William Shatner Golf PGA / Championnat Wachovia - 3e ronde Sports 30 Les Agents libres Hockey / Séries éliminatoires: Sénateurs - Devils Sports 30 La Virée Golf PGA European Poker Tour Saturday Night Poker Baseball / Blue Jays - Rangers Sportsnet Connected De La Hoya / Mayweather 24/7 Sportscentre 2007 NASCAR Nextel Cup Auto Racing / Crown Royal 400 Sportscentre Marketplace Just for Laughs Hockeycentral Playoff Edition 185 \u2014 \u2014 556 \u2014 67 180 \u2014 \u2014 137 \u2014 \u2014 \u2014 9 9 17h00 17h30 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 BEV VD VDO 17h00 17h30 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 BEV VD VDO CBC CTV-M GBL-Q ABC CBS NBC PBS-P PBS-B A&E ARTV BRAV CD CinéPOP DISC EV FC FOX HI HIST MMAX MP MTL RDI S+ SE SHOW TFO TLC TTF TV5 VIE VOX VRAK RDS SPN TSN SRC TVA TQS TQc VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Simple et rapide! 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les scènes montréalaises, et la pataphysique se porte comme un charme.Alors qu'au TNM, Marie Tifo et Rémy Girard se démènent comme des diables dans l'eau bénite en maman et papa Ubu, la salle Jean- Claude Germain du Théâtre d'Aujourd'hui accueille une tout autre version du texte de Jarry.Une appropriation libre de ce texte fondateur du mouvement surréaliste, où le langage des signes rencontre le théâtre d'objets.« C'est une super belle coïncidence », se réjouit Olivier Ducas, qui partage la scène avec Francis Monty et le comédien malentendant Laurent Valo, en plus de cosigner l'adaptation et la mise en scène d'Ubu sourd la table.Dans un café de l'immeuble Belgo, où la Pire Espèce a ses bureaux, le verbomoteur et archidynamique Ducas raconte la naissance de ce projet aussi atypique que casse-gueule.Il dit qu'après avoir donné quelque 500 représentations d'Ubu sur la table - qui s'est promené en France, au Mexique, en Belgique et en Espagne - Francis Monty et lui avaient le goût de traduire le spectacle.Leur collaboration avec Marionnettissimo, un partenaire français qui offre un service de traduction simultanée, leur a donné l'idée de créer un spectacle qui puiserait dans le langage des sourds.« L'intégration des signes, par les jeux de mains, tombait en plein dans ce qu'on avait envie de faire.Avec Laurent Valo, un comédien parisien qui travaillait pour l'intégration des sourds par le théâtre, nous avons transformé la pièce.» Amener les sourds au théâtre Or, pour Monty et Ducas, il n'était pas question de créer un spectacle réservé à la communauté malentendante.L'idée était plutôt d'explorer les possibilités scénographiques du langage des signes.Par exemple, le signe utilisé pour dire « arbre » devient un arbre dans le décor.Ou celui pour dire « courir » symbolise la poussière derrière Bougrelas qui court.« Dans le spectacle, Francis Monty et moi, qui sommes les manipulateurs, formons un duo comique.Moi, je suis le straightman qui veut faire un beau spectacle, tandis que Francis est celui qui improvise, fait des digressions.Avec Laurent s'installe une dynamique à trois.Ainsi, lui et moi devenons parfois solidaires contre Ubu, après quoi Francis et moi, les deux entendants, décidons que nous en avons marre de travailler avec un sourd qui ne comprend rien.» Puisqu'il y a place à l'improvisation, Monty, Ducas et Valo ont le champ libre pour donner à la pièce leur touche personnelle.« Si Laurent ou Francis et moi partons dans une direction, l'autre ne peut pas traduire.Du coup, la moitié de la salle va rire et l'autre ne saura pas pourquoi.» Programme double Ubu sourd la table sera en bonne compagnie pour son passage à la salle Jean- Claude-Germain, où la Pire Espèce est reçue en résidence.À compter du 10 mai, du jeudi au samedi, la compagnie le présentera en programme double, avec une reprise du non verbal M.Ratichon dans.la vie est un match.« Pour ces soirées, le théâtre sera transformé en cabaret, avec des tables et un bar », indique Olivier Ducas.Cela dit, comme la majorité des créations de la Pire Espèce, Ubu sourd la table n'est pas accessible qu'aux plus de 18 ans.« On l'a joué devant les enfants.Ça marchait aussi, mais à un autre niveau.» Habituée du circuit des théâtres jeune public, la Pire Espèce planche sur la création d'un spectacle pour les enfants de la fin du primaire, inspiré de La chanson de Roland et qui verra le jour en 2008.La compagnie est également aux premières étapes de la création d'un projet intitulé Gestes impies et rites sacrés, prévu pour 2009.Pour cette création, la Pire Espèce compte approfondir le travail avec la lumière et l'interaction entre l'acteur et l'objet.« On aime beaucoup l'écriture elliptique.C'est sans doute pour ça que notre travail plaît autant aux ados.Les éléments de nos spectacles sont rapides, saccadés.On laisse le spectateur libre de construire le sens.» Ubu sourd la table, d'après l'oeuvre Ubu Roi d'Alfred Jarry, adaptation, mise en scène et manipulation d'Olivier Ducas, Francis Monty et Laurent Valo, traduction et adaptation en langage des signes de François Bardet, à la salle Jean-Claude-Germain du Théâtre d'Aujourd'hui, du 8 au 26 mai.THÉÂTRE / Ubu sourd la table Signé Ubu PHOTO MARTIN CHAMBERLAND/LA PRESSE © Le comédien malentendant Laurent Valo partage la scène avec Olivier Ducas et Francis Monty dans Ubu sourd la table.ARTS SPECTACLES EN MPREIUMREUCRE CSOE ISRO.IR.THÉÂTRES D'ÉTÉ Le cahier spécial l'Été culturel de La Presse sera publié le samedi 26 mai.Les responsables des théâtres d'été sont priés de faire parvenir leurs programmes au plus tard le 10 mai à : Pierrette Bouchard, Arts et spectacles de La Presse 7, rue Saint-Jacques, Montréal, Qc, H2Y 1K9 Télécopieur : 514-285-4814 Courriel : lp2@lapresse.ca ARTS ET SPECTACLES SUGGESTION LIVRE EXPRESSO SEMAINE DU 5 AU 11 MAI 2007 Pour recevoir une suggestion: expresso@lapresse.ca POUR MIEUX CHOISIR BANDO Exceptionnel / Très bon HHHH / Bon HHH / Passable HH / À éviter FRANCO 1 Isabelle Boulay De retour à la source 2 Marie Élaine Thibert Comme ça 3 Les Grandes Gueules Il était une fois.4 Daniel Bélanger L'échec du matériel 5 Marc-Andre Fortin Marc-André Fortin 6 Ima Smile 7 Pepe 100% boeuf 8 La vie en rose Bande sonore 9 Luce Dufault Demi-jour 10 Zachary Richard Lumière dans le noir ANGLO 1 Avril Lavigne Best Damn Thing 2 Mika Life In Cartoon Motion 3 Pascale Picard Me, Myself & Us 4 Nine Inch Nails Year Zero 5 Justin Timberlake Futuresex/Love Sounds 6 Nelly Furtado Loose 7 Various Artists Les Grands Classiques.8 Tiesto Elements Of Life 9 Timbaland Timbaland Presents.10 Arctic Monkeys Favourite Worst Nightmare LIVRES > DVD > DISQUES > JEUX PALMARÈS DISQUES ANNE SIMON, POISSON PILOTE HH1/2 Clara Pilpoile est trop tête en l'air pour avoir une carte, mais si elle en possédait une, elle s'y dirait sans doute «écrivain public».Son gagne-pain, c'est d'écrire la vie des autres en essayant de vivre la sienne.Lassée d'écouter les souvenirs d'une mémé qui la bourre de petits biscuits infects, elle part sur un coup de tête aux trousses d'un champion de course automobile au Grand Prix de Monaco.Une folie dans laquelle elle entraîne sa pauvre amie Ariane.La suite est une série de mésaventures qui vont de l'anodin au rocambolesque.Anne Simon a parfois de bonnes idées, comme cette rébellion des coureurs qui réclament des commanditaires plus virils qu'un salon de toilettage pour chiens ou des serviettes sanitaires.Son ton et son dessin caricatural sont plutôt sympas.Mais cette première aventure de Clara Pilpoile demeure surtout anecdotique.Son univers pendra peut-être du coffre au fil des albums qui raconteront « les petites prouesses » de la jeune écervelée.\u2014Alexandre Vigneault PHOTO POUR L'HONNEUR D'UN COUREUR © ANNE SIMON ET POISSON PILOTE STÉRÉO Voilà un livre bien à l'image de son auteur, à tout le moins de l'image qu'il semble vouloir donner de lui.Un livre à la fois bougon, un peu brouillon et plein de tendresse, surtout lorsque l'enfant entre en scène.Parce que ce livre, c'est la rencontre du vieillard et de l'enfant.Son 56e à 76 ans! Encore une fois, Claude Jasmin réveille le gamin qui sommeille en lui et qui sûrement ne dormait que d'un oeil.Et, même s'il y est beaucoup question de la Chine, le lecteur ne risque pas d'être dépaysé.La Chine en question, c'est celle que l'enfant découvre dans les lettres tant attendues de l'oncle missionnaire.C'est aussi celle du Chinatown à Montréal, où le père se rend tous les lundis faire ses provisions de chinoiseries qu'il revendra au retour.Curieusement, pour l'enfant, c'est cette Chine de proximité qui renferme davantage de mystères.Une Chine qui prend parfois les traits d'une jolie femme et qui pourrait lui voler son père.Puis, exit la belle, exit l'enfant.Gros plan sur le sexagénaire qui, pour garder la forme, compte ses longueurs de piscine en éreintant au passage tout ce qui vit en dehors de son univers.De courts chapitres dans lesquels alternent candeur et désillusion.L'aube et le crépuscule.Des phrases sans points et sans majuscules, sauf pour les rares dialogues, comme par crainte que ça s'arrête.Mais aucun doute là-dessus, c'est du Jasmin.Ce n'est pas un ouvrage qui le réconciliera avec qui que ce soit, mais si l'auteur de La corde au cou ne vous a jamais été antipathique, vous acquerrez rapidement avec ce gamin et ce vieillard une belle complicité.\u2014Mario Dufresne, collaboration spéciale CHINOISERIES CLAUDE JASMIN VLB ÉDITEUR HHH INDIE- ROCK AQUEDUCT, OR GIVE ME DEATH BARSUK RECORDS HHHH C'est ça, la vie Or Give Me Death est sorti il y a plusieurs semaines déjà.David Terry, l'homme \u2014 orchestre derrière Aqueduct, s'est produit il y a un mois au Main Hall \u2014 dans l'anonymat \u2014, en «deuxième première partie» de Youth Group.Il a déjà réchauffé des salles pour Modest Mouse et les Flaming Lips, mais sa carrière n'a pas levé à la hauteur de son talent.Terry est trop longtemps resté dans l'ombre.Heureusement, il n'est jamais trop tard pour répandre la bonne nouvelle.Justement, Or Give Me Death est une trouvaille comme on en fait trop rarement.Un disque sincère, accompli.David Terry se livre en toute intégrité.Il parle de séparation, de silence, de mensonge, du regard de sa blonde qui ne l'aime plus.Il lui arrive de haïr les autres, comme de se haïr lui-même.Les mots sont crus, le ton est direct (It's not the way I am/ It's just the way I are), mais son propos n'est pas larmoyant.plutôt plein de vérité.Les mélodies et les arrangements visent tout aussi juste.Parfois, ce n'est qu'un simple piano.Sinon, c'est du bidouillage électronique, une touche pop ou une instrumentation psychédélique.Sur la chanson Zero The Controls, les arrangements sont tout simplement géniaux et le refrain, poignant : I'll try to reach you from my pocket-size of the world.Pour reprendre ses mots, David Terry vient nous chercher.Son petit monde est simplement celui de bien des gens : pas toujours facile.Mais c'est ça, la vie.L'intégrité, l'inspiration Mérite d'être plus connu \u2014 Émilie Côté POP DOLORES O'RIORDAN AREYOU LISTENING?SANCTUARYRECORDS HHH L'après-Cranberries Plus d'une décennie s'est écoulée depuis que The Cranberries a connu la gloire planétaire grâce a sa chanson Zombie (No Need to Argue).On présume que c'est pour cette raison que Dolores O'Riordan a choisi d'intituler son premier album solo Are You Listening ?Se demander qui tendra l'oreille à ses nouvelles chansons est parfaitement légitime.Ceux qui ont aimé The Cranberries se retrouveront en terrain connu, puisque Dolores O'Riordan n'a pas tellement réaménagé son univers.Elle possède toujours cette voix forte, qui oscille entre introspection gracieuse et explosions nasillardes.Même chose au plan musical.Dolores O'Riordan renoue avec les atmosphères sombres ou à tout le moins nuageuses des premiers Cranberries.Ça ne veut pas dire que ses nouvelles chansons auraient pu figurer sur Everybody Else Is Doing It, So Why Can't We?La chanteuse a mûri.Son vague à l'âme n'a rien d'adolescent.On n'a presque aucune nostalgie des Cranberries en écoutant Are You Listening ?C'est déjà une bonne raison d'y tendre l'oreille.La grâce et lamaturité Tropmaniéré, par moments \u2014 Alexandre Vigneault Isabelle Boulay PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE© ROCK LES RITA MITSOUKO VARIÉTY BECAUSE MUSIC / WARNER MUSIC HHH Plus succinct, moins délirant Cette fois, la transe joyeuse et l'audace orchestrale n'affichent pas souvent présent dans l'expression des Rita Mitsouko qui signent Variéty, un disque qui sort en deux versions\u2014une anglaise et une française qui comprend tout de même She's a Chameleon, Badlcuk Queen et Terminal Beauty, duo lyrico-caucasien solidement entonné avec Serj Tankian (System of a Down).Cette volonté de conquérir le plus grand marché (surtout européen) de la pop culture a-t-elle conduit le tandem Catherine Ringer-Fred Chichin et le coréalisateur Mark Plati (The Cure, David Bowie, Louise Attaque, etc.) à cette approche succincte, remarquable sur Variéty?Pour rassurer les fans, il y a bien quelques lalala musclés, quelques gravats de vocalises mais\u2026 puisque nos frenchies doivent faire la démonstration de leur habileté à créer des chansons rock, la concision s'impose semble- t-il.Après trois ou quatre écoutes plutôt tièdes, on finit par débusquer toutes les qualités originelles du groupe.Côté rimes, on met en scène une mère dont la sollicitude en beurre trop épais (Berceuse), on observe une femme qui part en soliloque pour se retaper le moral (Rendez-vous avec moi-même), on applaudit Paris (Ma vieille ville), on y débusque une ode à la fidélité (Même si), on y relate le destin tragique de Marie-Antoinette (Badluck Queen), on se propose d'aller danser au petit matin (Ding Ding Dong).Pas si mal, tout compte fait.En kiosque mardi.Surtout la fin de l'album Trop de retenue, trop de sobriété \u2014 Alain Brunet POP BJÖRKVOLTA ELEKTRA / WARNER MUSIC HHHH Tout le spectre de Björk Björk vit sa jeune quarantaine avec Volta, sixième album (studio) à la hauteur de son immense talent.Elle fournit ici une preuve supplémentaire de sa pérennité en créant une dizaine de chansons étincelantes.Tous ont déjà conclu à un retour en arrière, puisque l'énergie de Volta rappelle un tant soit peu les albums Post et Homogenic.Personnellement, je n'y vois pas l'occasion de conclure à la redondance: l'expérience acquise a mené l'Islandaise à suggérer un dosage judicieux de découvertes authentiques, d'attitude pop et de cette fleur de peau qu'on lui connaît.Elle a fait appel aux services de Timbaland, (Earth Intruders, Innocence ou encore Hope qui raconte une Palestinienne kamikaze\u2026 enceinte!).Se colle-t-elle ainsi au succès du célébrissime réalisateur pour mieux se relancer?Nenni.Rien à voir avec le travail de Timbaland avec Justin Timberlake ou Nelly Furtado; Björk a elle-même disséqué le travail de Timbaland.Autrefois, elle faisait appel à des arrangeurs pour créer ses plus fastes ornements acoustiques ; elle orchestre désormais ses cuivres, à la fois très modernes et parfaitement adaptés à sa musique qui ne manque pas de se secouer les puces informatiques.Les citations africaines y sont aussi remarquables.Des cordes asiatiques sont repérables dans I See Who You Are, des plus sensuelles.The Dull Flame of Desire, duo avec Antony (sans The Johnsons) s'avère un hymnemagnifique et donne des ailes au désir.Toutes les facettes de Björk se trouvent ainsi sur Volta, de la Björk expérimentale à la Björk pop.En kiosquemardi.L'équilibres des forces Juste un peu trop proche de Post et Homogenic \u2014 Alain Brunet NOTRECHOIX Fanfreluche, Kim Yaroshevskaya ARTS ET SPECTACLES CHRONIQUE SÉRIE DVD Fanfreluche va re-re-re-raconter\u2026 JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE L'émission Fanfreluche a été diffusée de 1968 à 1972.Autant dire il y a un siècle.Malgré tout, la petite poupée russe n'a pas pris une ride.On s'en doutait, remarquez.Quelques extraits, entrevus au fil des ans, laissaient deviner une éternelle fraîcheur.Mais après avoir vu le Tome 2 des aventures de Fanfreluche (12 épisodes tout juste ressortis en DVD par Radio-Canada), la chose se confirme.Malgré les défauts techniques, peu de nos émissions pour enfants ont aussi bien vieilli.Il faut dire qu'au départ, le concept était génial: une poupée délurée pénétrait dans les livres de contes et mettait son grain de sel dans les histoires, provoquant toutes sortes de situations abracadabrantes.Et puis il y avait Kim Yaroshevskaya.Celle sans qui Fanfreluche n'aurait jamais existé.Madame n'a pas seulement inventé le personnage.C'est elle qui écrivait tous les textes.C'est aussi elle qui a créé la célèbre ritournelle du générique.«L'idée m'était venue dans la douche », raconte la dame à la voix si reconnaissable.La comédienne admet avoir eu quelques bras de fer avec ses réalisateurs.Sa vision, bien arrêtée, ne faisait pas l'affaire de tout lemonde.Surtout pas les décorateurs! On peut comprendre: Fanfreluche était une adepte du dépouillement! «Ce fut ma plus grande lutte à Radio- Canada, explique-t-elle.Je ne voulais pas de décors.Je ne voulais que l'essentiel.Les costumes, les accessoires, des dessins si besoin.Mais un décor, c'est encombrant pour rien!» À la longue, Fanfreluche deviendra source de contrariété.La comédienne voulait réaliser ses propres épisodes.On le lui refusait.Les émissions étaient écourtées pour faire de la place à la pub.Enfin, il y avait l'âge.«Je voyais apparaître des rides, alors que je voulais, pour Fanfreluche, l'image d'une éternelle jeunesse.Je suis partie de moimême » explique celle qui, ironiquement, jouera quelques années plus tard le rôle de la grand-mère dans Passe-Partout.Kim Yaroshevskaya mettra du temps à mesurer l'importance de Fanfreluche.Même si elle y mettait toute son âme, la télé était, de son propre aveu, moins importante que le théâtre.Mais plus le temps passe, plus il semble évident que ce personnage de poupée « interventionniste » fut le plus marquant de sa longue carrière.« Le théâtre a pris l'essentiel de mon temps, Mais quand je vois ce qu'on retient de moi, je me dis que j'aurais pu faire moins de scène et un peu plus de télévision! » HHHH Fanfreluche me raconte, Tome 2 (Imavision/Radio-Canada) STÉRÉO SUGGESTION DVD LES BONS DÉBARRAS Enfin ! Voilà ce qu'on dit quand on met la main sur le boîtier d'un film qu'on attend depuis trop longtemps en DVD.Réalisé en 1980 par Francis Mankiewicz, Les bons débarras s'est inscrit dans notre mémoire collective au point de trôner parmi les titres les plus glorieux du ci néma québéco i s .Classé en deuxième position du récent Top 50 de La Presse, établi à partir des choix de 50 professionnels, ce drame poétique, dont le scénario original a été écrit par Réjean Ducharme, a tout du chefd'oeuvre.D'abord, il y a cette langue composée de mots crus, durs, tranchants, magnifiques.Qui prennent d'autant plus d'éclat qu'ils sortent de la bouche d'une fillette vouant un amour si exclusif à sa mère qu'elle s'arrange pour éliminer autour tout ce qui pourrait nuire à cette relation.Performances d'ailleurs inoubliables de Marie Tifo et de l'alors toute jeune Charlotte Laurier.S'il y a lieu de se réjouir de la parution de ce film attendu et espéré en DVD, on regrettera néanmoins l'absence totale de suppléments.Bien que de bonne qualité, le transfert vidéo accuse aussi son âge.Mais le film est là.Et c'est bien l'essentiel.\u2014 Marc-André Lussier MUSIQUES DU MONDE BEBELGILBERTO MOMENTO CRAMMED / ZIRGUIBOOM / OUTSIDE HHH Bebel moins branchouille Après avoir surfé sur la vague brazilectra (et s'être échouée sur les planches montréalaises à tout le moins), la fille de Joao Gilberto opte désormais pour une musica popular brasileira un peu moins branchouille.Enfin\u2026 cela ne l'a pas empêchée de se coller aux bonnes idées de la formation américaine Brazilian Girls (particulièrement Didi Gutman et Sabina Sciubba) pour une paire inspirée de titres plus technoïdes interprétés en anglais (Bring Back the Love et Os Novos Yorkinos).La réputation et le patrimoine familial de Bebel Gilberto lui ont permis aussi de travailler avec l'excellent guitariste Celso Fonseca tout comme avec l'Orchestra Imperial, très sympathique big band carioca dont fait partie Moreno Veloso.Encore une fois, rien d'exceptionnel n'est repérable chez Bebel Gilberto, dont le pouvoir d'attraction et la culture musicale restent néanmoins remarquables.en studio et non sur scène.Voilà donc un disque agréable, sans fautes de goût, suggéré par une auteure-compositrice- interprète qui sait vraisemblablement s'entourer.La collaboration avec les Brazilian Girls et l'Orquestra Imperial Tout y est convenu \u2014Alain Brunet ROCK LESFRÈRES GOYETTE MINIMISER LES DÉGÂTS FRÈRES GOYETTE/ LOCAL DISTRIBUTION HHH La tradition continue Comment ne pas aimer un groupe qui chante «Y'a jamais eu personne qui a osé dire que j't'ais un peureux, /Juste à voir la quantité d'oignons dans mes roteux »?Les Frères Goyette poursuivent la tradition québécoise des « frères » qui chantent des chansons absurdes et hilarantes sur de la musique folk-country-rock, depuis les Frères Brosse (les futurs Paul et Paul), les Frères Sénéchal (amateurs de « faux » country), St-Sipoplette (formé des supposés frères «Ouellette», dont Dominique Lebeau des Cowboys Fringants), les frères Cheminaud, les burlesques frères Gigonni (Alexis Martin et Gary Boudreau), etc.Ça sonne donc, au début, comme de la parodie, avec un gros accent québécois, et c'est franchement rigolo.Et puis, peu à peu, surgit tout un univers imprégné de rural, au sens patrimonial et noble du terme.L'album se termine même sur une note poétique et assez émouvante, avec l'histoire d'un vieux pêcheur vétéran de la Deuxième Guerre mondiale.La même progression s'observe dans les mélodies et les arrangements, de plus en plus raffinés.Et le livret du disque est tout simplement magnifique.Le problème?La voix de l'auteurcompositeur et multi-instrumentiste Mario Goyette, dont on a toujours l'impression qu'elle chante des farces alors que les chansons n'en sont pas toutes.Dommage, car l'univers des «Goyette Brodeurs» est infiniment plus riche que cette voix ne le laisse entendre.Un univers poétique sous des allures «campe de bûcherons » Une voix à travailler \u2014 Marie-Christine Blais CHANSON HUDONPLACARD, HUDON-PLACARD DISQUES FRUIT/LOCAL HHH1/2 Faits l'un pour l'autre Jeune label piloté par l'auteur-compositeurinterprète Carl-Éric Hudon (qu'on a récemment vu aux côtés d'Émilie Proulx), Disques Fruit prépare avec parcimonie ses parutions.La plus récente vaut cent fois le détour: comme son titre éponyme l'indique, Hudon-Placard est une collaboration du patron de Disques Fruit et Dany Placard, Bleuet déraciné qui tient haut et fort le pavillon country dans la grande ville \u2014 cela expliquant peut-être ailleurs cette mélancolie qui transpire de ses compositions et qui semble s'être transmise chez Hudon.Alternant les encarts instrumentaux et les chansons brutes, l'album bicéphale débute de brillante manière avec la plus originale des compositions, Repentigny, entonnée par Hudon, morceau folk-pop qui, en finale, plonge dans un abîme rock distortionné.Ailleurs, c'est pourtant le country-folk qui règne à travers des histoires de rêves brisés dans des motels et un « ranch à Chicoutimi » et des chansons habillées par le jeu de guitare/banjo/lapsteel de Benoît Fréchette.L'authenticité fait briller les fragiles et attachantes chansons du tandem, qui s'offre de Lion d'or jeudi prochain.Avis aux intéressés, vaut mieux arriver tôt, il n'est jamais simple de trouver où garer son cheval rue Ontario en soirée.La rencontre de deux univers Trop court! \u2014 Philippe Renaud, Collaboration spéciale POP MARIE-ÈVE JANVIER, MARIE-ÈVE JANVIER VEGA / DEP / UNIVERSAL HHH1/2 Pop-rock souriante Marie-Ève Janvier s'est fait remarquer en chantant des chansons sentimentales.Elle aurait pu choisir de continuer dans cette voie, mais elle a plutôt décidé de trouver la sienne.Sage décision.Elle a beau lorgner la France, elle ne s'est pas laissée modeler pour correspondre aux canons de la pop qui vend outre-Atlantique.La jeune femme aime Amanda Marshall, Sheryl Crow, Shania Twain et les Dixie Chicks.Elle a les oreilles en Amérique et ça s'entend.Dans son monde, faire pop ne signifie pas qu'il faut confiner les guitares dans des rôles de figurants.Marie-Ève Janvier n'est jamais aussi rock que France D'Amour l'était à ses débuts, on s'entend.Mais l'énergie dégagée par sa pop évoque quand même le côté soft de son aînée.Elle se tient généralement loin de la manière de Lara Fabian, ce qui est rassurant.Marie-Ève Janvier insuffle une saine vitalité et beaucoup de naturel à ses chansons, même celles dont les textes sont génériques.Voilà de la pop qui donne dans le sentiment en sachant garder le sourire et, surtout, en se gardant de trop en faire.M'est avis qu'on va l'entendre beaucoup cet été.Saine vitalité Assez prévisible Venez découvrir les oeuvres d'art qui ont inspiré les créateurs de vos personnages préférés de Disney.www.mbam.qc.ca Il était une fois Walt Disney Accompagnés de leurs parents.Non applicable aux groupes.Cette exposition est organisée par le Musée des beaux-arts de Montréal et la Réunion des musées nationaux, Paris.Marc Davis, Bambi: Pan-Pan (détail), étude préliminaire, graphite.Burbank, Californie, Walt Disney Feature Animation and the Animation Research Library © Disney Enterprises Inc.8 mars - 24 juin 2007 Renseignements: 514-285-2000, 1-800-899-MUSE Gratuit pour les enfants de 12 ans et moins 5 et 6 MAI DESSINE-MOI UN MICKEY! Venez rencontrer des dessinateurs des studios Disney.Ils dessineront votre personnage préféré de Disney et vous l'offriront gracieusement, rien que pour vous.«Arrivez tôt ! Le Musée ouvre ses portes à10h.» 3476666A JURYS IMPRESSIONNÉS PARNOTRE TRAVAIL Depuis 2005.La Presse a remporté pas moins de 78 prix et mentions pour la qualité du travail de ses journalistes, chroniqueurs, graphistes, photographes et de ses caricaturistes.De quoi nous donner envie de continuer d'épater la galerie.3480268A "]
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