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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 2007-09-15, Collections de BAnQ.

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[" www.mnba.qc.ca PABLO PICASSO, LA JOIE DE VIVRE, 1946.MUSÉE PICASSO, ANTIBES.© SUCCESSION PICASSO / SODRAC (2007).IMAGEART, ANTIBES.PHOTO: CLAUDE GERMAIN.L'EXPOSITION EST ORGANISÉE PAR LE MUSÉE PICASSO D'ANTIBES ET LE MUSÉE NATIONAL DES BEAUX-ARTS DU QUÉBEC.Parc des Champs-de-Bataille, Québec 418 643-2150 / 1 866 220-2150 PRÉSENTE LA JOIE DE VIVRE PICASSO AU CHÂTEAUD'ANTIBES 6 SEPTEMBRE - 6 JANVIER 3501249A ARTS ET SPECTACLES www.cyberpresse.ca/arts JOHN LENNON LES VOIX QUÉBÉCOISES DE GIVE PEACE A CHANCE PAGES 10 ET 11 JAMES BLUNT LES PIEDS SUR TERRE PAGES 2 ET 3 De toutes les miniséries américaines qu'Yves Simoneau a réalisées, et Dieu sait qu'elles sont nombreuses, Bury my Heart at Wounded Knee a été la plus complexe et la plus affolante.Pendant 39 jours à Calgary, Simoneau s'est battu contre le temps, les éléments et l'Histoire pour rendre justice aux Amérindiens massacrés de Wounded Knee.Son dur labeur lui a apporté 17 mises en nomination aux Emmy Awards qui se tiendront demain soir à Hollywood.Portrait d'un cow-boy qui n'a pas peur de son ombre.> Une entrevue de Nathalie Petrowski à lire en pages 18 et 19.PHOTO RÉMI LEMÉE, PHOTOMONTAGE LA PRESSE © ARTS ET SPECTACLES Je ne sais pas si je serai encore à l'écoute dans deux mois.Je ne sais pas si soir après soir, je vais syntoniser RDI pour voir les citoyens de Sept-Îles, du Saguenay, de Bonaventure et de Rimouski prendre la parole aux forums de la Commission sur les accommodements raisonnables.Je sais seulement que, pour l'instant, je suis l'exercice avec une sorte de fascination émue.Ce n'est pas tant ce que les gens disent.C'est plutôt de voir la grande famille québécoise, pas celle du vedettariat médiatique, mais la grande famille ordinaire et multiple qui peuple l'immense territoire où nous vivons et qui, pour une rare fois, n'est pas exclue du petit écran.C'est de voir Steve Papatie, ce grand Algonquin aux longs cheveux noirs faire plus de deux heures de route jusqu'à Rouyn pour deux minuscules minutes de parole.C'est d'entendre la belle Zahida dire en souriant de sa terre d'accueil en Abitibi : «Pour élever mes enfants, j'ai toujours rêvé d'un endroit de tolérance et d'égalité entre les hommes et les femmes et je l'ai trouvé.» C'est de rencontrer le vieux Jean-Marc Bossé de Val-d'Or, qui joue au prophète de malheur en prédisant le fiasco à une commission menée par des universitaires sans doute de la même trempe que ceux qui ont construit les viaducs effondrés.Et c'est de regarder sa grosse arrogance campagnarde fondre comme du sucre au contact de l'humour du commissaire Bouchard qui lui répond avec un beau sourire: «Justement, un des objectifs de la Commission, c'est de bâtir des ponts.» Je comprends mal les collègues qui dénigrent un processus qui ne fait que commencer en le qualifiant de freak show, de grosse tribune téléphonique xénophobe, de simulacre de débat ou de buffet chinois, pour paraphraser Paul Arcand.Suivre cette logique, c'est foncer tout droit dans le mur élitiste auquel Gérard Bouchard s'est douloureusement heurté avant de s'en excuser publiquement.Pourquoi les Québécois de toutes les classes sociales et de toutes les régions n'auraient-ils pas leur mot à dire, eux aussi, même si ce mot est maladroit, teinté de xénophobie ou à côté de la plaque?Je ne suis pas sans savoir que cette commission risque d'accoucher de rien de concret sinon d'une immense ratatouille.Et puis après?Les Québécois ne seraient pas les seuls ni les premiers à ne pas venir à bout d'une question aussi chargée que complexe.Au moins, ils auront tenté l'aventure du dialogue et du débat.Et tant pis s'ils se livrent à un exercice qui va s'avérer gratuit.À ce que je sache, il n'est pas encore interdit d'apprécier la gratuité.Personnellement, je suis ravie de pouvoir prendre le pouls de ma société et deme faire rappeler, grâce à la magie de RDI, qu'il y a un monde à l'extérieur de Montréal.Malheureusement, la magie a parfois ses limites.Ainsi, le soir du forumde Rouyn, RDI a coupé court aux interventions des citoyens pour céder la parole aux commentateurs en studio.RDI a continué de diffuser les images, mais a coupé le son.Je rageais d'autant plus que je n'en n'avais rien à cirer de l'opinion de Bernard Lord, un homme qui a vécu la majeure partie de sa vie adulte au Nouveau-Brunswick.En même temps, cette décision de RDI résumait bien la pensée d'une certaine élite: moins on entend la parole du monde ordinaire, mieux on se porte.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : npetrows@lapresse.ca Portrait de famille NATHALIE PETROWSKI CHRONIQUE ENTREVUE JAMES BLUNT PHOTO FOURNIE PAR WARNER «Les Anglais expriment assez difficilement leurs sentiments les plus intimes.Ils préfèrent les masquer derrière une armure.Moi non plus, je ne suis pas très doué pour me livrer, sauf dans mes chansons.Quand bien même je vendrais 100 fois moins d'albums, je resterais musicien dans l'âme», croit James Blunt.Pourquoi les Québécois de toutes les classes sociales et de toutes les régions n'auraient-ils pas leur mot à dire, eux aussi, même si ce mot est maladroit, teinté de xénophobie ou à côté de la plaque? ARTS ET SPECTACLES ÉRIC MANDEL COLLABORATION SPÉCIALE Q Plusieurs chansons de votre nouvel album abordent le thème du rapport à la célébrité\u2026 R J'ai essayé de résumer en 40 minutes tout ce qui m'est arrivé au cours des trois dernières années.Le succès massif et inespéré de Back to Bedlam, toute cette attention médiatique, parfois hystérique, m'ont forcément amené à me poser des questions sur la célébrité.Je suis juste un musicien, et j'ai du mal à comprendre pourquoi soudainement tout le monde s'intéresse à des aspects de ma vie aussi anodins et futiles : quel jean je porte aujourd'hui, qui est ma nouvelle copine\u2026 C'est l'une des conséquences inattendues de mon «nouveau job ».Aujourd'hui, la réussite se définit trop souvent pour de mauvaises raisons: les sommes d'argent amassées, le nombre d'albums vendus ou tout simplement la bêtise.Regardez la surmédiatisation totalement injustifiée d'une personne comme Paris Hilton! Cela en dit long sur l'état de nos sociétés.Personnellement, j'ai plus de respect pour un docteur dont le savoir permet de sauver des vies que pour une pop star ultramédiatisée dont les moindres faits et gestes sont épiés par la presse people.Q Dans la chanson One Of The Brightest Stars, vous dites : «One day, you' ll hope to make the grave before the papers choose to send you there » (un jour, tu espéreras être dans ta tombe avant que les journaux ne décident de t'y envoyer, NDLR).Voilà une phrase assez violente.Vous avez à ce point souffert du harcèlement des paparazzis ?R Les tabloïds fabriquent des célébrités pour vendre du papier et faire beaucoup d'argent.Au début, je trouvais ce jeu intéressant à observer, mais cela m'a vite fatigué.Les paparazzis ne se contentent pas de vous photographier, ils vous provoquent dans l'espoir de vous mettre à bout de nerfs afin d'avoir de belles photos à revendre à des gens accros à la vie des «célébrités»\u2026 Un peu comme des dealers.Mais je n'ai jamais joué des poings ni perdu mon sang-froid.Surtout, je ne me reconnaissais pas dans le portrait que l'on faisait de moi, les infos sont biaisées, manipulées, déformées pour être encore plus sensationnelles.J'avais l'impression que l'on parlait d'une autre personne que le James Blunt que je connais.Donc, je me suis barré à Ibiza.J'habite aujourd'hui dans le nord de l'île, la partie la plus sauvage qui n'a pas été colonisée par les touristes anglais.L'été, je fais la fête et l'hiver je me repose.L'Angleterre sera toujours ma maison, mais pour l'heure, je me sens bien dans mon exil à Ibiza.Q Vous avez composé et écrit votre nouvel album là-bas?R Oui, pendant deux mois, en hiver, dans le calme de la saison morte, quand la frénésie de l'été est passée.Personne aux alentours, juste la campagne et une vue incroyable sur la mer.Le cadre idéal pour être tranquille et faire le point.Je l'ai écrit pour moi, sans pression, juste pour me faire plaisir.Q Dans le dernier morceau, If I Can't Hear The Music, vous dites: « If the audience is gone, than I' ll dance here on my own» (Si le public disparaît, je danserai tout seul, NDLR).Vous pourriez vraiment vous passer du succès ?R Je ne vais pas cracher dans la soupe.Mais il faut savoir rester soi-même.Les gens peuvent dire et penser qu'ils veulent\u2026 Cela compte finalement assez peu.Le plus important, c'est de faire son truc et de profiter de la vie.Je suis certain d'une chose.La musique est mon mode d'expression.Les Anglais expriment assez difficilement leurs sentiments les plus intimes.Ils préfèrent les masquer derrière une armure.Moi non plus, je ne suis pas très doué pour me livrer, sauf dansmes chansons.Quand bien même je vendrais 100 fois moins d'albums, je resterais musicien dans l'âme.Q Avec le recul, comment expliquez- vous le succès de votre premier album?R Back to Bedlam était un album innocent et naïf sur mes premières années de vie.Il abordait des sujets assez intemporels et universels, les sentiments amoureux, l'amitié, quel sens donner à sa vie, où se situer dans le monde\u2026 All The Lost Souls traite des mêmes sujets, mais de façon plus profonde et mature, en tout cas je l'espère.Q Quelles sont vos influences musicales ?R Les songwriters des années 70, Lou Reed, Paul Simon, Cat Stevens, Leonard Cohen, Elton John et Dylan.Mais pas seulement.Pour comprendre les rapports humains, mes études de sociologie furent une source d'inspiration aussi importante, sinon plus impor tante, que l'écoute des albums de ces grands messieurs.Q Vous avez également suscité des réactions épidermiques.Sur la toile, on peut trouver des sites internet anti-James Blunt.En Angleterre, les auditeurs d'une radio ont même signé une pétition pour que votre tube Beautiful cesse d'être diffusé\u2026 R Rien de plus naturel , ce sont les lois de la physique.Newton en a parlé, attraction, rejet\u2026 Ce sont les lois du monde.Je n'ai aucun contrôle là-dessus et je n'ai rien contre.Certains vous adorent, d'autres vous détestent\u2026 Q Vous semblez prendre beaucoup de recul par rapport à votre situation.Votre expérience de militaire au Kosovo vous aide-t-elle à gérer la Bluntmania ?R Absolument, ce fut une école de vie et d'humilité unique.Tout aspirant musicien devrait d'abord passer quelque temps dans l'armée avant d'envisager une carrière dans la musique.Dans l'armée, j'ai été confronté à des situations difficiles, parfois traumatisantes, comme je le chantais dans No Bravery.Tout cela me permet de relativiser et de garder les pieds sur terre.Q Vous êtes retourné au Kosovo?R Oui , en septembre 2006 avec mon groupe.Nous avons tourné un film, donné des concerts pour les militaires encore sur place.J'ai également retrouvé des familles rencontrées lors de ma mission avec l'OTAN.Très émouvant évidemment.Cinq ans avaient passé.C'était important d'y retourner car l'attention médiatique s'est depuis relâchée.J'ai pu voir des évolutions porteuses d'espoir, mais la plupart des choses que j'ai vues m'ont attristé.Les conséquences de cette guerre vont durer pendant encore des décennies\u2026 Entre Serbes et Kosovars, la haine se transmet de génération en génération.Les séquelles de la guerre sont encore très présentes.Et pour longtemps.C'est un cliché, mais il n'y a jamais de happy ending avec la guerre.Q C'est un peu le propos de la chanson The Same Mistake\u2026 R Oui.Un soldat revient du front et dit à son colonel : « J'ai vu l'ennemi et il était exactement comme moi.» C'est toute l'absurdité de l'homme et de la guerre.L'homme, peu importe sa religion, la couleur de sa peau ou son sexe, appartient à la même humanité.Si nous avions de la compassion pour l'autre, la vie serait plus simple.Mais nous préférons nous battre.Il s'agit de l'un des malentendus les plus remarquables de la vie.Nous sommes l'espèce animale la plus étrange.Notre peur de la vie, notre besoin de survivre, notre goût pour la compétitivité nous pousse à des solutions dramatiques, quand la solution la plus simple et puissante serait de s'entraider\u2026 Q C'est une vision un peu simpliste\u2026 R À Ibiza, je vis entouré d'insectes.Et les fourmis sont les plus incroyables à observer.Elles savent s'entraider.Si elles le peuvent, pourquoi pas nous?Après tout, nous avons des cerveaux plus gros.All the Lost Souls, de James Blunt, sera en magasin le 18 septembre LES PIEDS SUR TERRE PHOTO FOURNIE PAR WARNER «Le succès massif et inespéré de Back to Bedlam, toute cette attention médiatique, parfois hystérique, m'ont forcément amené à me poser des questions sur la célébrité», dit James Blunt.TROIS ANS APRÈS LE SUCCÈS PHÉNOMÉNAL DE SON PREMIER DISQUE, BACK TO BEDLAM (11 MILLIONS D'ALBUMS ÉCOULÉS DANS LE MONDE), JAMES BLUNT SIGNE SON RETOUR AVEC ALL THE LOST SOULS.RENCONTRE AVEC UN ARTISTE QUI, LOIN DE PRENDRE LA GROSSE TÊTE, RESTE UN HOMME NATURE ET UN ARTISTE INSPIRÉ.« Il faut savoir rester soi-même.Les gens peuvent dire et penser qu'ils veulent\u2026 Cela compte finalement assez peu.Le plus important, c'est de faire son truc et de profiter de la vie.» Nous avons assisté dimanche soir à un événement télévisuel à la fois triste et tragique (eh non! chères mauvaises langues, je ne parle pas des trois heures et 20 minutes qu'a duré le gala des Gémeaux).Pendant qu'André Robitaille louangeait la fructueuse carrière de Gilles Latulippe, celle de Britney Spears se désagrégeait au son de sa nouvelle pièce Gimme More, habilement bidouillée par le bras droit de Timbaland, Nate «Danja» Hills.Regard pétrifié, démarche hésitante et incapable de suivre ses danseurs, l'ex-princesse de la pop a carrément fait une folle d'elle sur la scène des MTV Music Video Awards, oubliant même les paroles de sa chanson, qui n'a pourtant rien d'une composition touffue à la Linda Lemay.«Gimme, gimme, gimme, gimme more», comment a-t-elle pu s'enfarger là-dedans?Le pire restait malheureusement à venir.Fouillez dans You Tube pour revoir ce fiasco.Il ne dure que trois minutes et demie.Après quelques mesures, Britney ne se force même plus pour masquer son « lipsynch» flagrant.Elle esquisse des sourires embarrassés et quelques pas de danse ridicules.Puis, rideau, fin du supplice.Mais 30 secondes après le désastre encore fumant, la comique Sarah Silverman, réputée pour son humour abrasif, a tiré sur l'ambulance: «Avez-vous vu les enfants de Britney?Ce sont les deux erreurs les plus adorables que vous puissiez voir.» Le pire restait (encore) à venir.Le lendemain de cette catastrophe musicale, orchestrée pour marquer le retour de la pop star déchue, les journaux américains ont publié des commentaires cruels sur l'apparence physique de la chanteuse, qui auraient fourni un sujet en or à l'équipe d'Enquête de Radio-Canada.Le New York Post, avec toute la classe qu'on lui connaît, a noté qu'elle dansait comme si «elle transportait un tas dans ses sousvêtements » et qu'elle «gigotait comme du Jell-O».Tout aussi mesquin, le Los Angeles Times, après avoir glissé que le ventre de Britney était la seule chose qui bougeait sur scène, a enfoncé le clou: «Britney chante Gimme More.Elle veut plus de quoi ?Des frites?» Oh, snap! Vrai, Britney a longtemps et souvent exhibé ses abdos de feu pour vendre des galettes sans saveur comme Ooops! .I Did it Again.Vrai, elle transporte aujourd'hui quelques kilos en trop.Et, selon le New York Times, la starlette a refusé de porter le corset plus couvrant que MTV avait choisi pour elle, optant plutôt pour un soutiengorge scintillant et sa petite culotte noire assortie.Pas la tenue idéale pour une jeune maman de 25 ans, qui a accouché de deux enfants en moins de 24 mois.Britney n'a vraiment pas aidé sa cause en a) ne répétant pas son numéro d'ouverture, b) en arrivant quatre heures en retard à son essayage et c) en ingurgitant trop de margaritas avant son numéro.Reste qu'il y a quelque chose de profondément pathétique dans la descente aux enfers de cette artiste complètement perdue.Vite, trouvez-lui de l'aide professionnelle avant qu'elle ne commette un acte autrement plus grave que de se mettre la boule à zéro.Pour paraphraser un de ses vieux succès, époque Crossroads, Britney Spears n'est plus une petite fille, mais pas encore une femme mature non plus.Je lévite En écoutant en boucle I Got It From My Mama, première chanson vitaminée de will.i.am, cerveau des Black Eyed Peas.Torride.Je l'évite Whatever U Like, la nouvelle pièce somn i f ère de Nicole Scherzinger, chanteuse principale des Pussycat Dolls.Zzzz.COURRIEL : Pour joindre notre chroniqueur : hdumas@lapresse.ca Le déclin de l'empire Britney-ien HUGO DUMAS CHRONIQUE «Gimme, gimme, gimme, gimme more», comment a-t-elle pu s'enfarger là-dedans? ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE ALEXANDRE VIGNEAULT HAUT-PARLEURS Trois signes tangibles annoncent l'arrivée de l'automne, année après année : de plus en plus de disques s'accumulent sur le pupitre du chroniqueur musical, le Festival international de la chanson de Granby choisit son gagnant, et l'ADISQ dévoile la longue liste des artistes qui gagneront peut-être un Félix à la fin d'octobre.Les années se suivent et se ressemblent souvent à l'ADISQ, mais pas toujours.Tous les quatre ou cinq ans, il y a une année Daniel Bélanger ; 2007 en est une.Ce n'est pas rien, car cet artisan discret de nature n'a pas l'habitude de passer inaperçu lors de ce gala automnal.Daniel Bélanger, en lice dans cinq catégories de pointe cette année, a déjà remporté tous les Félix les plus prestigieux: auteur ou compositeur, album pop-rock, meilleures ventes, interprète masculin, spectacle de l'année, etc.Chacun de ses disques en studio - même son trip électronique Déflaboxe - a été couronné par un Félix.C'est son album L'échec du matériel qui lui vaut d'être retenu dans la catégorie pop-rock, cette fois-ci.Une fois de plus, la critique a été dithyrambique.Il reste que certains de ses fans se sont sentis largués par ce disque que l'artiste lui-même qualifie de «grave ».Se pourrait-il que ce décalage annonce la fin de sa série heureuse à la remise des Félix?Croisé à la conférence de presse de l'ADISQ, mercredi, Daniel Bélanger avouait se demander jusqu'où les gens allaient le suivre.La question se pose désormais autrement : est-ce que ses pairs et l'industrie le suivront, eux?La destinée de L'échec du matériel sera l'une des surprises du gala du 28 octobre, c'est certain.Repenser Osheaga?Sept mille spectateurs de plus qu'en 2006, c'est bien, mais ce n'est pas assez pour convaincre le promoteur d'Osheaga de poursuivre l'aventure sans se poser de sérieuses questions.L'existence même de l'événement ne serait pas menacée, selon le Groupe Spectacles Gillett, mais tout est sur la table: les dates, la durée, etc.Osheaga a débuté en lion en présentant une quarantaine de groupes en 2006.En ajoutant environ 20 artistes cette année, l'organisation espérait sans doute une augmentation très significative de l'affluence.Environ 29 000 personnes ont fréquenté le festival cette année comparativement à 22 000 l'an dernier.Ce n'est visiblement pas suffisant pour le Groupe Spectacles Gillett.Que manquait-il?Une locomotive capable de faire vendre des milliers de billets, sans doute.Smashing Pumpkins devait jouer ce rôle cette année.Son pouvoir d'attraction semble avoir été surestimé.La venue de Björk aurait-elle fait la différence?Pas si sûr.Elle se produisait au V Festival de Toronto, le week-end dernier.En deux jours, ce festival a enregistré 40 000 entrées.Toronto, un marché deux fois plus grand que Montréal, n'a attiré que 11 000 spectateurs de plus avec une programmation comparable.Osheaga fait néanmoins face à un double défi : concocter une affiche à la fois éclectique et rassembleuse.Ce n'est pas une mince affaire.Son public cible est plus intéressé par la musique que la population en général, soit.Mais ça ne signifie pas qu'il est plus ouvert.La faune branchée qui trippe sur M.I .A.avaitelle envie d'entendre Smashing Pumpkins?Les amateurs de rock sombre à la Interpol s'intéressent- ils à Macy Gray?Rien n'est moins sûr.L'un des pr o blème s d'Osheaga, c'est son public cible.Ce festival doit attirer les fans de rock alternatif «populaire» et l'amateur de musiques underground qui lève justement le nez sur tout qui a l'air grand public.Osheaga vise des fans regroupés en chapelles.Et c'est tout un casse-tête, puisque ce n'est pas parce qu'on rassemble les fidèles de 10 chapelles qu'on obtient automatiquement une grande église.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : avigneau@lapresse.ca L'ADISQsuivra-t-elle Daniel Bélanger ?Certains fans de Bélanger se sont sentis largués par L'échec du matériel, que l'artiste lui-même qualifie de «grave ».Se pourrait-il que ce décalage annonce la fin de sa série heureuse à la remise des Félix ?MARIE-CHRISTINE BLAIS Ce qui frappe avant toute chose, c'est à quel point Kaïn est un «vrai» groupe, dont chacun des membres est indispensable aux autres: d'accord, c'est Steve Veilleux qui écrit-compose-chante les chansons, mais les trois autres ne donnent pas leur place.Quand on fait remarquer à Steve que sa voix est différente, un peu plus rauque que sur les précédents disques, le batteur Yanick Blanchette s'empresse d'expliquer que «c'est parce que ça fait deux ans que Steve n'a pas dormi».Parmi les rires, le guitariste Patrick Lemieux explique plutôt que c'est peut-être «à cause de quelques mégots», avant que le bassiste Éric Maheu n'affirme, simplement, que «le coeur de Steve s'est parqué dans sa gorge».Le principal intéressé ne se démonte pas une seconde et précise plutôt que c'est parce que ce disque, ils l'ont réalisé eux-mêmes, pour la première fois: «Ça aide quand t'as pas huit personnes derrière la fenêtre qui jugent tes tracks de voix, dit Steve.J'ai voulu garder la voix que j'ai en show, et je dirais que neuf des 13 tounes sont des one take.On s'est vraiment inspirés de ce qu'on était sur scène.» C'est grâce à leur DVD, enregistré pendant leur longue tournée, qu'ils ont pu travailler ainsi: «On n'a pas décidé de tout en le regardant, explique Patrick, mais on ne s'était jamais vraiment vus et entendus de cette manière-là, avant.Au début, on a donc rencontré de bons réalisateurs, qui nous faisaient tripper.Mais à un moment donné, on s'est rendu compte que c'était nous autres qui pouvions nous servir le mieux.» Et pour ce qui est de servir le son, ils ont raison: les guitares sonnent vraiment très bien, la batterie ne donne pas sa place, la basse non plus.«Dans le studio, on s'est enfermés à quatre avec l'ingénieur de son, reprend Yanick.Pour te donner une idée, notre ingénieur (Dany Legendre), c'est notre technicien de son en show!» «C'est absolument sans prétention, précise Éric, c'est juste qu'on avait vraiment ce qu'il fallait, après huit ans d'existence, pour le faire.» «Absolument sans prétention» : l'expression reviendra régulièrement pendant l'entrevue.Les gars sont les premiers à l'affirmer, ils ne veulent rien réinventer.D'accord, mais commencer un album avec une chanson qui raconte très directement les débuts d'un foetus s'interrogeant sur ce qui l'attend (la chanson Alléluia), ce n'est pas tout à fait banal.«Oui, mais naître, c'est la première grande peur et la première grande désillusion qu'on a, explique Steve.Peu de temps après avoir écrit cette chanson, j'ai écrit Bon pépère, une chanson sur quelqu'un qui veut vieillir sans avoir de remords ou de regrets, qui veut mener une vie correcte, peutêtre pas glamour, mais honnête.Au départ, les deux chansons devaient ouvrir et fermer l'album, et entre les deux, on racontait un peu ce qui se passait dans une vie.Bon, finalement, Bon pépère n'est pas la dernière\u2026» La dernière, c'est plutôt L'homme-grenouille, une déclaration d'amour toute simple qui se termine dans un lit\u2026 où peut-être sera conçu un nouveau bébé, qui sait?«Ah ben, on n'avait pas vu ça», s'exclament les gars en riant.Mais on sent que ça les touche.«Nous, on n'écrit pas de la fiction, avec des paraboles et des tas de métaphores ou en exagérant la vie, explique Steve.On sait que ça ne fait pas l'unanimité.Mais c'est la musique et les textes qu'on aime.» «C'est comme ça que Kaïn est né, ajoute Éric, c'est juste des gars qui ont voulu faire de la musique avec tout le plaisir, l'amour et l'honnêteté qu'on avait.Si les gens ont embarqué, c'est peut-être parce qu'ils se sont identifiés à cela\u2026» «J'ai assez hâte de jouer les tounes, conclut Patrick.J'ai déjà coché la date du 18 janvier sur mon calendrier!» KAÏN SANS CAHA! DEMAIN SUR LES PLANCHES CETTE SEMAINE - RUSH, ce soir au Centre Bell.- KID KOALA, ce soir au Club Soda.- BEBEL GILBERTO, ce soir au National.- BONDE DOROLE, mardi à La Sala Rosa.- RYAN ADAMS, mercredi au Théâtre Saint-Denis.- BEASTIE BOYS, mercredi au Métropolis.- BEASTIE BOYS, jeudi au Centre Bell.- WE AREWOLVES, jeudi au National.- BJÖRK, vendredi au Quai Jacques Cartier.- PÉPÉ.vendredi au National.Björk Dans le cahier Expresso, une entrevue exclusive d'Alexandre Vigneault avec la chanteuse Björk, ainsi que nos critiques de BD, CD, DVD et jeux.ENTREVUE KAÏN PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Kaïn, c'est quatre amis, quatre musiciens et quatre gars dans le temps : Steve Veilleux et Éric Maheu (en bas, de gauche à droite), Patrick Lemieux et Yanick Blanchette (en haut).Après plus de 200 spectacles en près de deux ans, un deuxième album vendu à plus de 175 000 exemplaires, un DVD de la tournée qui a trouvé 12 000 preneurs et le Félix du groupe de l'année, les gars de la formation Kaïn sont.impatients ! Leur troisième album, Les saisons s'tassent, sera en magasin mardi, mais il leur faudra attendre jusqu'au 18 janvier pour entamer leur nouvelle tournée ! FOLK-ROCK KAÏN LES SAISONS S'TASSENT LES DISQUES PASSEPORT « J'ai voulu garder la voix que j'ai en show.On s'est vraiment inspirés de ce qu'on était sur scène.» www.duceppe.com DU 12 SEPTEMBRE AU 20 OCTOBRE Traduction de Michel Dumont Louise Laprade Gabriel Sabourin Marie-Ève Bertrand Myriam De Verger décor Richard Lacroix costumes Mérédith Caron éclairages André Rioux musique Silvy Grenier vidéo Yves Labelle accessoires Normand Blais Le Doute de John Patrick Shanley mise en scène de Martine Beaulne Abonnez-vous! SAISON 2007-2008 514 842-8194 3502331A D'APRÈS HOMÈ RETEXTEETMISE EN SCÈNE ALEXIS MARTIN avec: VINCENT BILODEAU / GARY BOUDREAULT / STÉPHANE BRULOTTE / STÉPHANE DEMERS / PATRICK DROLET / ALEXANDRE FORTIN / TANIA KONTOYANNI / JACINTHE LAGUË / JEAN MAHEUX / MARIE MICHAUD / FRANÇOIS PAPINEAU / MARTHE TURGEON conseiller dramaturgique GEORGES LEROUX H assistance à la mise en scène et régie CLAUDE LEMELIN H les concepteurs DAVID GAUCHER / JUDY JONKER / MARTIN LABRECQUE / DENIS GOUGEON / FRANCINE ALEPIN / YVES LABELLE / VINCENT DERONDE / CLAUDIE VANDENBROUCQUE / RACHEL TREMBLAY DU 11 SEPTEMBRE AU 6 OCTOBRE WWW.TNM.QC.CA H 514.866.8668 UNE PRÉSENTATION 3508035A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE ALAIN BRUNET Première rencontre en ce matin de semaine, première question.«Bonne question», commente d'entrée le Montréalais d'adoption, qui vient de signer un album au titre pour le moins\u2026 classique: Coeurs.Jérôme Minière esquisse un sourire timide avant que son facies n'effectue d'étonnantes contorsions ; il finit par coiffer son commentaire d'une réponse: «C'est presque gênant de le dire mais je pense que oui.Ce disque suggère une forme mieux assumée, mieux maîtrisée tout en restant à l'intérieur de mes limites.» Même la présentation visuelle de Coeurs s'en ressent, dit-il avec son accent hybride, marqué par plus d'une décennie de vie nord-américaine.«Sur la pochette, on trouve un élément ludique puisqu'on m'y voit 19 fois afficher des lettres qui forment le titre de mon disque.Mais il y aussi un côté classique dans cette pochette, c'està- dire que je ne me cache pas derrière un gadget, derrière une expérience.» Jérôme Minière, en fait, ne s'est jamais autant dévoilé que dans Coeurs.On connaissait l'artiste découvreur, brillant concepteur, doué bidouilleur, observateur discret et poétique, as du cyber-folk-rock.On le découvre sans artifices avec Coeurs.L'adoption d'une telle sobriété, on s'en doute bien, implique une critique relative de ses factures précédentes.«C'est un peu de la timidité ou de la pudeur lorsqu'on fait compliqué.Dans le disque précédent (Herri Kopter), il y avait une compagnie inventée, tout un concept.C'était aussi une façon de m'abriter, de me cacher.Cette fois, jeme suis dit que j'avais 35 balais, deux enfants, une femme.Il me fallait assumer ce que je suis et maîtriser ce que je fais tel que je suis.En resserrant le propos, en allant à l'essentiel.» Surmonter une manie Pour justifier sa démarche, il pousse plus loin la confidence.«J'ai aussi une part de moi qui est sombre et anxieuse, saisie d'une peur profonde.Depuis l'enfance, c'est ce qui m'a fait remplir le vide avec des dessins, des mots, des sons\u2026 Cette fois, au contraire, j'ai essayé de faire un disque en me dégageant de cette manie d'en remettre.J'ai voulu non seulement surmonter une manie, mais encore cette peur d'être rejeté pour ce que je suis simplement.Cela peut sembler paradoxal mais ce fut pour moi expérimental et risqué de faire du classique.» À la question «pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?» Jérôme Minière a donc répondu différemment.«Dans Herri Kopter, je parlais du trop-plein de notre société pour aller vers le vide, alors que dans ce cas-ci, c'est l'inverse: je suis parti de rien pour démontrer que rien, c'était finalement rempli, que le vide apparent est peuplé d'éléments dispersés qui forment un tout.Ainsi, j'ai rendu compte de la dispersion des éléments, particules, brindilles, étincelles.» La méthodologie de création de Coeurs est aussi en phase avec le propos de son responsable.«En majorité, les chansons ont été écrites à la guitare ou au piano, peu avec des machines - ce qui ne les exclut pas; l'ordinateur y fut employé au maximum, il y a des centaines d'heures de montage mais ça n'y paraît pas.«À la fin du cycle Herri Kopter, il faut dire, j'ai joué avec d'autres artistes comme Patrick Watson, j'ai aussi réalisé l'album de Michel Faubert.Ça m'a forcé à m'assouplir, à ouvrir la porte à d'autres musiciens.Par exemple, je me sentais prêt à travailler avec des cordes et des cuivres.Vraiment, je suis super reconnaissant à l'endroit des musiciens avec qui j'ai travaillé - la violoncelliste Mélanie Auclair, le violoniste Guido Del Fabbro, le guitariste René Lussier, etc.» En phase avec l'album, la version en spectacle de Coeurs sera présentée à la mi-octobre.«Je ferai claviers, guitares, piano et voix.José Major, le batteur, pilotera les séquences préenregistrées.Kim Ho sera aux guitares, Christian Miron à la basse - ce dernier était surtout le DJ auparavant, mais nous sommes devenus moins électroniques sur scène.» Au pan des mots, Jérôme Minière n'a pas cherché pas les effets de style.«Ici également, j'ai cherché à créer une proximité sans impressionner.Dans mes projets précédents, je ne fonctionnais pas ainsi et ça m'éloignait des clichés.Bizarrement, la simplicité, ce n'est pas évident.Par exemple, la chanson Trains, qui se présente comme la plus simple du disque, a été la plus compliquée à faire.C'est compliqué de faire du simple.Il faut que tout soit parfaitement juste.«En poésie, écrire une chanson d'amour est le truc le plus casse-gueule, le plus dangereux.Mais.au fond, j'ai un petit côté tendre, fleur bleue, doux.Alors pourquoi le travestir, le décaler plutôt que de l'assumer?Le seul risque était de me planter.Au moins, j'aurai essayé de voir ce que ça donne d'être là, au premier degré.» JÉRÔME MINIÈRE Le risque de la simplicité Première écoute de cet album.Première question: Jérôme Minière aurait-il atteint sa forme classique?PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE © «Dans Herri Kopter, je parlais du trop-plein de notre société pour aller vers le vide, alors que dans ce cas-ci, c'est l'inverse : je suis parti de rien pour démontrer que rien, c'était finalement rempli, que le vide apparent est peuplé d'éléments dispersés qui forment un tout », dit Jérôme Minière.«C'est compliqué de faire du simple.Il faut que tout soit parfaitement juste.» COUPON DE PARTICIPATION Nommez un(e) comédien(ne) de la pièce Nom Prénom Âge Adresse app.Ville C.P.Tél.rés.Tél.trav.Courriel Le Doute de John Patrick Shanley mise en scène de Martine Beaulne Pour être valide, le coupon doit être dûment rempli et reçu avant le 21 septembre 2007 (date du tirage) à 9 h 30 à : Concours Le Doute Compagnie Jean Duceppe 1400, rue Saint-Urbain Montréal (QC) H2X 2M5.Un coupon par enveloppe.Les fac-similés ne sont pas acceptés.Ce concours s'adresse aux résidants du Québec âgés de 18 ans et plus.Aucun achat requis.Règlements disponibles à la Compagnie Jean Duceppe.Valeur totale: 2 238,50 $.www.duceppe.com CONCOURS La Presse vous offre la chance d'être parmi les 20 personnes qui obtiendront une paire de billets pour assister à la pièce Le Doute, le jeudi 27 septembre prochain.Un grand gagnant prolongera son aventure théâtrale grâce au tirage d'un abonnement double à la 35e saison, lors d'un cocktail après le spectacle, en présence des comédiens! À L'AFFICHE JUSQU'AU 20 OCTOBRE AU THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE ABONNEMENT ET PASSEPORT : 514 842-8194 ACHAT DE BILLETS : 1 866 842-2112 3505669A Marcel Khalifé John Mc Laughlin Le grand compositeur, chanteur et oudiste libanais Gary Husband, Mark Mondesir et Hadrien Féraud ven 28 septe Mbre \u201420H Mar 24-25 septe Mbre \u2014 20 H Lun & the4th Dimension nikki Yanofsky \u2014Ella.Of thee I Swing (codiffusion avec Les Productions Rubin Fogel) tHéâtre st-denis Métropo Lis \u2014 For Mu Lecabaretp Lacesassises Mar 2octobre \u201420H tHéâtre Maisonneuve, pda Jeu 11 octobre \u201420H tHéâtre Maisonneuve, pda hôtel officiel Place des arts 514 842-2112 pda.qc.ca 514 790-1245 admission.com billetterie Métro Polis 514 908-9090 ticketpro.ca théâtre st-denis 514 790-1111 theatrestdenis.com 3507881A Disponible en tournée à l'automne 2008 Merci ànos 35 000 spectateurs ravis! De retour àl'automne 2008 Surveillez notre programmation! « Du vrai bonbon pour les yeux.Magnifico.» Claudia Larochelle Journal de Montréal « .Une efficace machine à faire rire.» Marie Labrecque Le Devoir « Un petit bijou » Jean Beaunoyer La Presse 3507192A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE Non seulement Fréchette a-til rallié les critiques depuis la sortie de LP1, mais le musicien a aussi gagné la confiance de la maison de disques GSI Musique, qui lui a confié la direction artistique de son nouveau label, La Confiserie.Après avoir semé pendant huit ans, trimé sur ses compositions, il trouve la récolte des derniers mois bien méritée.Les projets, personnels, ceux de La Confiserie, de sa propre étiquette indépendante Dry & Dead, s'accumulent.Le Navet est confit et comblé.Cela expliquerait peut-être la luminosité qui émerge de LP2², «l'album obèse», dixit son auteur.Certes, Fréchette n'est pas du type chanteur à voix à l'interprétation ostentatoire.La mélancolie et le spleen abondent dans ses 24 nouvelles chansons.Son interprétation est plus susurrée et plaintive qu'articulée, mais il y a une pureté dans les arrangements (même dans les distorsions de guitare!), comme si cette pop-rock prenait son véritable envol dans les conditions qu'offre un studio d'enregistrement professionnel.«La grosse différence, pour moi, c'est le son de ma voix, abonde le Navet Confit.Pour la première fois, en studio, j'entendais toutes les petites affaires qui constituaient le son de ma voix!» Et d'en rajouter à propos du son de la batterie, un son éclatant qu'il n'avait jamais pu obtenir dans le home studio/laboratoire qui lui avait servi à enregistrer les chansons des EPs et du premier album.Des détails, direz-vous.L'obsession de musiciens aussi soucieux du travail de studio, comme l'est Fréchette.C'est pourtant toute la différence entre le Navet d'aujourd'hui et celui de 2005.Faut lui donner ça, au Navet : il a du culot.Risquer le coup de l'album double (deux fois plus de risques de se planter) alors qu'il aurait été plus prudent de n'en faire qu'un avec les perles.Mais le plus grand risque inhérent à la sortie de l'album obèse, c'est de perdre cette patine lo-fi qui faisait le charme du «son» Navet Confit.Sortir le poisson de son tout petit bocal pour le voir se perdre dans un beaucoup plus grand.«Le lo-fi n'a jamais été volontaire, réagit le Confit.C'était une contrainte.Cependant, si j'avais seulement travaillé avec des musiciens de studio ultra-professionnels, un réalisateur et un preneur de son traditionnel, oui, j'aurais eu peur du résultat.Mais j'ai choisi mes collaborateurs, tous des gens qui me connaissent depuis longtemps.» Sauf les Fred Fortin, Vincent Peake ou Jacques Bertrand Jr.(Jérémi Mourand), nouveaux amis de la profession, qui ont donné un coup de main sur certaines chansons.«La facture sonore change un peu, mais la création sort toujours de ma tête.» En ouvrant l'album, on découvre cette photo qui orne le livret : Fréchette nous tend un marteau.Le regard est solennel.Confiant, il nous offre l'outil comme s'il nous permettait de lui ouvrir le crâne pour voir ce qu'il contient.Ce qu'il a dans ce crâne ?Des bijoux de pop-rock tendus comme les cordes électriques de ses guitares si bien malmenées.Des idées à la pelle, des rythmes colorés, même quelques repères sixties inédits de la part d'un musicien mieux connu pour ses références indie rock américaines.Aucun temps mort sur cet album touffu, à la poésie intrigante et sensible.Beaucoup de talent étalé sur deux CD: «Oui, c'est beaucoup, mais de la manière dont j'ai conçu l'album, les thèmes, les enchaînements, fallait que je sorte un disque double.«J'entends les commentaires, déjà.On me dit que je suis chanceux, mais la chance ne compte presque plus, rendu là.Je n'y crois pas tant que ça.Plutôt la détermination.Il a fallu que je développe mes projets pour en arriver là, à enregistrer mes disques dans les meilleures conditions possible, à pouvoir travailler sur les albums des autres.» Et ensuite ?«J'aime donner des concerts, faire des tournées, rencontrer des gens, ajoute le Navet.Mais j'ai compris que le studio, c'est ma place.Je m'y sens bien.» NAVET CONFIT Chacun fait sa chance Depuis quelques mois, la scène musicale indépendante d'ici est riche en réussites.Plusieurs artistes et groupes passent de l'ombre à la lumière en moins de temps qu'il n'en faut pour dire «blogue mp3».Mais du lot, Jean-Philippe Fréchette, alias Navet Confit, est l'un des plus privilégiés.PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE© Navet Confit, alias Jean-Philippe Fréchette, a le culot de risquer un album double, LP22, qu'il appelle l'album obèse.« Le lo-fi n'a jamais été volontaire.C'était une contrainte.» Casse-Noisette de Fernand Nault DU 15 aU 30 DÉCeMBRe 2007 La magie du temps des Fêtes! Plus de 100 danseurs, 150 personnages, 234 costumes sur scène avec l'Orchestre des Grands Ballets Canadiens.RÉDUCTION DE 15% ACCORDÉE SUR LE PRIX RÉGULIER SEULEMENT.NON VALABLE SUR LES RÉSERVATIONS ANTÉRIEURES.COMMANDITAIRE DE SAISON RÉSERVEZ a Va NtlE17SEpt EmbRE2007EtpROFItEZ SURlES mEIllEURSSIÈGES ! d'uneréduc tionde15% GRANDSBALLETS.COM 3506236A RIEZENCORE.COM CONDAMNÉ À L'EXCELLENCE 514 842.2112 -1866 842.2112 ADMISSION.COM -514 790.1245 SUPPLÉMENTAIRES 28 FÉVRIER AU 1 ER MARS 10 AU 12 JUILLET À LAPLACEDES ARTS ST-SAUVEUR 1 866 727.0433 15 septembre 21 septembre 22 septembre 28 septembre 29 septembre 12 octobre 13 octobre VICTORIAVILLE 819 752.9912 29 novembre LA BAIE 418 698.3333 1er décembre JOLIETTE 450 759.6202 5 décembre 6 décembre 7 décembre DRUMMONDVILLE 1 800 265.5412 12 décembre TROIS-RIVIÈRES 819 380.9797 13 décembre 14 décembre 15 décembre LONGUEUIL 450 670.1616 21 mars 2008 22 mars 2008 QUÉBEC 418 659.6710 26 mars 2008 27 mars 2008 28 mars 2008 29 mars 2008 16 avril 2008 17 avril 2008 19 avril 2008 TROIS-RIVIÈRES 819 380.9797 2avril 2008 3avril 2008 OTTAWA 613 755.1111 4avril 2008 ST-HYACINTHE 450 778.3388 19 décembre GRANBY 1 800 387.2262 20 décembre 21 décembre L'ASSOMPTION 450 589.9198 #5 5 mars 2008 6 mars 2008 DRUMMONDVILLE 1 800 265.5412 7 mars 2008 8 mars 2008 VALLEYFIELD 450 373.5794 10 avril 2008 11 avril 2008 TERREBONNE 450 492.4777 24 avril 2008 25 avril 2008 26 avril 2008 SHERBROOKE 819 820.1000 29 avril 2008 ST-JEAN-SUR-RICHELIEU 450 358.3949 1er mai 2008 ST-SAUVEUR 1 866 727.0433 19 septembre 2008 20 septembre 2008 26 septembre 2008 27 septembre 2008 COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET TOURNÉE 2008 TOURNÉE 2007 ST-JÉRÔME 450 432.0660 20 mars 2008 COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET MARTINMATTE.COM BILLETS VENDUS DÉJÀ COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET QUÉBEC 418 659.6710 17 octobre 18 octobre 19 octobre 20 octobre 21 novembre 22 novembre 23 novembre 24 novembre SHERBROOKE 819 820.1000 26 octobre 27 octobre MONTRÉAL 514 790.1111 30 octobre 31 octobre 1er novembre 2novembre 3novembre 8novembre 9novembre 10 novembre COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET Mise en scène Alexis Martin Script-édition François Avard Bande sonore Marc Déry CO MPLET COMPLET COMPLET Tous les détails sur MARTINMATTE.COM COMPLET COMPLET 3504474A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE ALEXANDRE VIGNEAULT Espèce de vacuum entre un point A et un point B, le terminus d'autobus, la gare et l'aéroport sont des lieux de transit où vies et cultures se croisent souvent sans se rencontrer.Un peu éculée, il faut le dire, l'image a néanmoins inspiré à Tristan Malavoy un spectacle à la fois musical et poétique intitulé Quai No.5, qui sera créé dans le cadre du FIL.L'artiste et chroniqueur littéraire, à qui on doit notamment Carnets d'apesanteur, un disque où poésie et musique se mêlent avec une grande finesse, affirme que ce n'est pas le décor qui a dicté le choix des textes, mais l'inverse.Il a opté pour le quai d'embarquement notamment parce qu'il conférait un certain anonymat aux «artistes voyageurs».Le décor sera minimal, «volontairement imprécis», et il appartiendra aux spectateurs de le compléter dans leur tête.L'essentiel de Quai No.5 est ailleurs.Ce qui compte, c'est ce qui est fugitif.Ces gens qui passent et qui, à tour de rôle, viendront «ouvrir leur bagage» sous les yeux des spectateur.C'est-à-dire interpréter une chanson ou dire un poème, avec l'appui du contrebassiste Yves Labonté et du percussionniste Alexis Martin.Escapades imaginaires Stéphanie Lapointe et Tristan Malavoy insistent : Quai No.5 se veut le point de départ d'un voyage dans l'imaginaire.«Ce qu'on veut, ce n'est pas de rappeler continuellement aux gens qu'ils sont dans une gare, au contraire», dit la chanteuse issue de Star Académie.Elle révèle que, lors d'une de ses présences sur scène, elle trimballera une valise dans laquelle se trouve son «petit kit de musique».Du coup, son numéro devrait s'envelopper de cette espèce de magie poétique qui opère lors d'un spectacle de marionnettes.Chaque «artiste voyageur» fera deux tours de piste.Soit pour interpréter une chanson, soit pour dire un poème.Mara Tremblay a choisi un texte d'Élise Turcotte, Fredric Gary Comeau a puisé chez son compatriote acadien Gérald Le Blanc et Renée Gagnon (Prix Émile-Nelligan 2006) lira un texte du poète français Gérard Haller et un de son cru.En plus d'emprunter des mots à Kim Doré, Stéphanie Lapointe interprétera Madame Émilie s'échappe, où il est question d'une femme dans la quarantaine qui fuit son train-train quotidien.Surprise, Yann Perreau, qui s'accompagne généralement au piano, jouera de la guitare sur scène pour la première fois lorsqu'il interprétera une nouvelle chanson intitulée L'Amérique est un géant.« J'ai beaucoup travaillé le déroulement du spectacle.Il y a des moments de fluidité, mais aussi des contrastes.Par exemple, j'ai inséré Renée Gagnon, qui fait une lecture assez nerveuse, au milieu du poème Mouvance de Gérald Le Blanc», explique Tristan Malavoy.En plus de puiser dans ses Carnets d'apesanteur, le concepteur de Quai No.5 fera revivre la parole de Roland Giguère.«Il y a des moments de densité poétique dans le spectacle, mais aussi des moments de respiration, fait-il valoir le poète, précisant que Quai No.5 n'a rien d'hermétique.Je pense qu'on est arrivé à quelque chose de sexy, sans compromis.» Alléché par cette invitation?Ne manquez pas le bateau: un seul départ est à l'horaire.Quai No.5, le jeudi 20 septembre, 20h, à la Cinquième salle de la Place des Arts.Tristan Malavoy sera aussi au Studio-Théâtre de la PDA, le 1er octobre.FESTIVAL DE LA LITTÉRATURE / Quai No.5 L'invitation au voyage Se pourrait-il que la poésie soit aujourd'hui plus populaire qu'elle ne l'a été depuis des lustres ?Sous sa forme orale du moins, elle a la cote, comme en témoigne le succès de Grand Corps Malade.Habitué à marier musique et poésie, Tristan Malavoy a invité cinq artistes à se poster avec lui sur le Quai No.5, histoire de voir où ça pourrait les mener.Chaque «artiste voyageur » fera deux tours de piste.Soit pour interpréter une chanson, soit pour dire un poème.C L A S S IQUE REDPATH HALL .Université Mc Gill) Ensembles Caprice et Rebel.Schütz, Biber, Schmelzer : 20 h.DA N S E AgoRA DE LA DAnsE Le Sacre du printemps et.: 20 h.gésù .c EnTRE DE c RéATivi Té About Black Dance : 20 h.mAison DEs ARTs .Salle André-Mathieu) Troupe Ascendance : 20 h.sTu Dio 303 Vernissage-danse 134 : 18 h et 21 h.usinE c Lugares comunes : 20 h.VA R I É T É S cAbARET Du c Asino DE monTRéAL Summertime : 20h30.cEnTRE bELL Rush : 20 h.foufoun Es éLEcTRiqu Es Sham 69 : 21 h.koLA noTE Madglory : 21 h.LA Tu LiPE Soirée Pop 80 : 21h30.LE nATionAL Bebel Gilberto : 21 h.PARc mo Lson Swingphonique en ville : 19 h.sALA RossA Ray Bonneville : 20h30.sALLE jEAn.g RimALDi Bruno Pelletier : 20 h.SPECTACLES 2345, rue Jarry Est Toute l'information et extrait vidéo au www.tohu.ca (angle d'Iberville) Montréal (Québec) H1Z 4P3 514 376-TOHU 1-888 376-TOHU www.tohu.ca info@tohu.ca JARRY autobus 193 direction est (8648) D'IBERVILLE autobus 94 direction nord (8648) © LI YANNIAN CONCEPTION GRAPHIQUE : STÉPHANE PARENT UNE PRODUCTION DE DU 18 AU 30 SEPTEMBRE 2007 AVEC LES MOINES DE SHAOLIN KUNG FU ET LES IMPERIAL ACROBATS OF CHINA PRÉSENTE en collaboration avec 3505092A GO! LES SPECTACLES PRÉSENTE ALBUM EN MAGASINS COMPLET 3506555A 07i08 20 20 la passion de la découverte Claire Guimond Directrice artistique Rivalità (oeuvres de Handel, Porpora et Vinci) Soliste invitée : Anna Maria Panzarella, soprano Chef invité : Gary Cooper, clavecin 2 et 3 Novembre 2007, 20h et 4 novembre 2007, 14h Bach, le p Rofane Soliste et chef invité : Gary Cooper, clavecin 7 et 8 décembre 2007, 20h et 9 décembre 2007, 14h l'amouR en anglais (oeuvres de Purcell, Blow, Handel & Boyce) Solistes invités : Nathalie Paulin, soprano et Michael George, baryton-basse Chef invité : Roy Goodman 25 et 26 janvier 2008, 20h et 27 janvier 2008, 14h fasch, les vents dans les voiles Chef invité : Mathieu Lussier, basson baroque 7 et 8 mars 2008, 20h et 9 mars 2008, 14h moza Rt et la cla Rinette Soliste invité : Frank van den Brink, clarinette Chef invité : Jaap ter Linden 9 et 10 mai 2008, 20h et 11 mai 2008, 14h Abonnement àpartirde 65 $ ABONNEZ-VOUS 3501529A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE ENTRACTE entracte@lapresse.ca SÉPARÉS À LA NAISSANCE Avec leurs sourcils tout près de leurs yeux plissés, Roger Federer et Quentin Tarantino se ressemblent étrangement.Physiquement, du moins.Lorsqu'il sourit, le tennisman suisse paraît gracieux.Le réalisateur, lui, paraît malicieux, avec ou sans sourire.Un peu à l'image de la violence toujours prête à exploser dans ses films.Merci à Rosane et Èvelyne Lajoie d'avoir si attentivement regardé le dernier US Open.EN HAUSSE.EN BAISSE FRANÇOIS EN SÉRIE «Je m'en venais ce soir perdre 15 Gémeaux!» blaguait dimanche dernier Jean-François Asselin, réalisateur et scénariste de François en série.Comme lui, plusieurs ont été surpris que cette émission aux modestes cotes d'écoute remporte le prix Gémeaux de la meilleure comédie.Mais l'Académie n'est pas la seule à l'avoir appréciée.Le lendemain, on apprenait que NBC avait acheté les droits américains de l'émission.L'entente a été conclue à la mi-août.C'est Mark O'Keefe (scénariste de Bruce Almighty) qui adaptera le texte.François en série devient la première émission québécoise vendue à un grand réseau américain.BRITNEY SPEARS It's Britney, bitch.Après cette émouvante introduction, Britney entamait dimanche dernier sa prestation aux MTV Music Video Awards.Après quatre interminables minutes de baby, de gimme more et de gimme more baby, quelques constats s'imposaient.Un: quelqu'un a inséré des blocs de ciment dans ses souliers.Deux: il faut regarder en vitesse accélérée pour que ses mouvements confus se transforment en chorégraphie.Trois: heureusement que les danseurs la tiennent par la main pour ne pas qu'elle tombe.Quatre: qu'a-t-on mis dans son eau de source?Et cinq: le lipsynch est bien meilleur quand il est synchronisé.Selon nos sources ultrasérieuses, Britney pleurait même en coulisses après son numéro.Serait-ce Jean-François Asselin le début de sa fin?PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE © Roger Federer Quentin Tarantino ANABELLE NICOUD Ultra Orange & Emmanuelle, c'est d'abord l'histoire de la rencontre entre la vamp, Emmanuelle et le duo français Ultra Orange, composé de Gil Lesage et Pierre Emery.«J'ai d'abord rencontré Gil sur un film, où elle était ma styliste.On est devenues très proches, et on a développé une amitié affective, et artistique », raconte Seigner, jointe au téléphone à Toronto.Le duo invite Emmanuelle à chanter avec lui.Ainsi est né Ultra Orange & Emmanuelle, des bonnes grâces des musiciens et de la comédienne devenue chanteuse.«On était dans une maison à Majorque, je chantais les chansons allongée sur le lit, on rigolait, quoi, ce n'était pas sérieux, d'une certaine manière.Ce n'est pas comme si j'avais été en studio, avec un ingénieur du son derrière la vitre.Là, c'était vraiment du bonheur, du plaisir, de l'amusement», dit-elle.L'album fait résolument écho au rock de la grande époque.Parmi les références du groupe, le Velvet Underground, David Bowie, mais aussi Blondie.«On aimait les personnages de cette époque, un peu extravagants, tous ces gens qu'on a aimés.On n'a pas cherché à faire quelque chose de nouveau.C'est plutôt un hommage, un clin d'oeil à la musique que l'on aime.En fait, c'est très égoïste», rit-elle.Le son de l'album fait lui aussi écho à celui des vinyles.«C'est vrai qu'aujourd'hui, lamusique est très produite.Les gens n'ont plus l'habitude de ce genre.On a voulu garder cette voix qui était imparfaite, mais avait un charme.Si on avait essayé de le refaire, on aurait peut-être perdu quelque chose», estime Emmanuelle Seigner.Entre les compositions originales de Pierre Emery, Rosemary's Lullaby, l'entêtante berceuse que chante Sharon Tate dans Rosemary's Baby, l'un des plus célèbres films de Polanski.«À l'époque, je tournais un film anglais.Un jour, la metteure en scène me dit : ce serait bien que tu chantes une petite berceuse, Et je ne sais pas pourquoi j'ai chanté ça, c'est ce qui m'est venu à l'esprit.Gil, du groupe, était là et m'a entendue.Elle en a parlé à Pierre, qui a composé le morceau pendant la nuit », explique Seigner.La musique offre à Emmanuelle Seigner un rôle qu'elle ne s'était jamais vraiment vue tenir, celui de chanteuse, côté rock.Certes, certains rôles l'avaient amenée à chanter, comme celui de Backstage, d'Emmanuelle Bercot.« J'interprétais une chanteuse de variétés.J'avais dû chanter les chansons qui ne sont pas du tout mon goût », dit-elle.Bryan Adams lui offre ensuite un duo, Ce n'était qu'un rêve.«Je me suis dit, bon, il y a peut-être quelque chose à creuser dans cette direction si le destin me poursuit comme ça.Et autant que ce soit avec une musique qui me corresponde et qui me plaise.Mais au départ, je n'avais pas songé à faire ça », dit-elle.Emmanuelle Seigner interprète ensuite Carolinedans Berlin, de Lou Reed.Son dernier film, Le scaphandre et le papillon, de Julian Schnabel, reprend Don't Kiss me Goodbye, d'Ultra Orange & Emmanuelle.«Grâce au cinéma, je peux accéder à la musique », dit-elle.Depui s la sor t ie de l 'a lbum en France, au printemps, Emmanuelle Seigner a entamé une nouvelle carrière, sur la scène.«Une belle aventure » résume-t-elle.Pour la suite, la comédienne n'a pas vraiment d'idées sur de prochains disques.«Pour le moment, je suis sur cet album, j'en suis heureuse.Je ne m'attendais pas à avoir du succès.Pour moi, c'est du cadeau, je m'attendais à me faire détruire.Une actrice qui chante en anglais, c'est super glissant, comme truc.Je m'attendais vraiment à me faire démolir », dit-elle, encore tout étonnée.EMMANUELLE SEIGNER Du cinéma à la musique Plus besoin de présenter Emmanuelle Seigner, comédienne.Petite-fille de Louis, comédien, femme de Roman Polanski, cinéaste, soeur de Mathilde, comédienne, et de Marie-Amélie, chanteuse.Toujours comédienne, Emmanuelle Seigner s'est laissé séduire par le rock, et offre un album séduisant. MICHEL RIVARD 5 OCTOBRE 5e salle PLACE DES ARTS Photos : JIMMY HAMELIN Les Droletteries Une mise en scène de JOSEPH ST-GELAIS Script-édition : PIERRE-MICHEL TREMBLAY PRIX ÉTUDIANT DISPONIBLE À LA BILLETTERIE DU THÉÂTRE ST-DENIS - 1594, RUE ST-DENIS 28 et 29 septembre THÉÂTRE ST-DENIS 514 790-1111 www.tel-spec.com 1-800-848-1594 SUPPLÉMENTAIRES Photo : Yves Renaud TEXTES JEAN-THOMAS JOBIN MISE EN SCÈNE PIERRE-MICHEL TREMBLAY CRIPT-ÉDITION RICHARD GOHIER ET PIERRE-MICHEL TREMBLAY J'regarde nulle part, c'est juste une photo SUPPLÉMENTAIRES BILLETS VENDUS www.jeanthomasjobin.com 5-6 OCTOBRE THÉÂTRE ST-DENIS 514 790-1111 www.tel-spec.com 21 septembre Club Soda 514 908-9090 SUPPLÉMENTAIRE ALBUMS EN VENTE PARTOUT DERNIÈRE CHANCE À MONTRÉAL EN TOURNÉE 5 OCT.Ste-Thérèse 450 434-4006 11 OCT.Baie-Comeau 418 295-2000 12 OCT.Sept-Îles 888 671-0101 13 OCT.Fermont 418 287-5468 18 OCT.Terrebonne 450 492-4777 20 OCT.St-André-Avellin 819 983-4000 1 NOV.Victoriaville 819 752-9912 2 NOV.Donnacona 418 285-0059 3 NOV.St-Jean-sur-Richelieu 1-888-443-3949 15 NOV.Rouyn-Noranda 819 797-7133 16 NOV.Val d'Or 819 824-2666 17 NOV.Amos 819 732-9233 1 DEC.St-Lazare 450 455-354 lesdenisdrolet.com RÉSERVATIONS 514 908-9090 TICKETPRO.CA En nomination - Album musique du monde En nomination - Spectacle de l'année humour 5 nominations à l'Adisq 3 nominations à l'ADISQ dont spectacle de l'année 3508108A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE ENTRACTE entracte@lapresse.ca ILS, ELLES ONT DIT «Le titre de l'émission, Ça manque à ma culture, s'applique aussi à l'animateur.» - Denise Bombardier, qui critiquait la langue de Serge Postigo sur les ondes de 98,5 FM.«Je ne sais pas quel genre de tête tu as, mais ils sont toujours trop petits.» - La femme de Jean Charest, incapable de lui trouver un chapeau de cowboy au Festival western de Saint-Tite sur les ondes de TQS.«J'ai commencé plate, j'espère finir comique.» - Stéphan Bureau, qui espère avoir une carrière «dans le sens contraire de celle de Marc Laurendeau» à La fosse aux lionnes.«On ne vous prend pas pour des valises.» - Guy A.Lepage, faisant allusion au Banquier dans un de ses discours au gala des prix Gémeaux.«Vive le Québec libre.» - Emmanuel Bilodeau, qui incarne René Lévesque à la télé et a fait un Charles de Gaulle de lui-même aux Gémeaux Emmanuel Bilodeau PHOTO LA PRESSE CANADIENNE Denise Bombardier PHOTO PIERRE CÔTÉ, LA PRESSE © JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE Increvable?On ne saurait mieux dire.Car Dick Rivers, comme les chats (sauvages), semble avoir eu neuf vies.Alors qu'on le croit mort, il rebondit.Et si le chanteur a dû traverser des déserts de quolibets et de gentils sarcasmes, il jouit enfin en France d'un respect tout mérité.Celui du bâtisseur et du survivant.Pas étonnant que son plus récent disque (éponyme) ait été produit par une cohorte de jeunes branchés comme Benjamin Biolay, Mathieu Boogaerts ou Mathieu Chédid.Au Québec, par contre, on l'avait un peu oublié.Son retour sur scène en 1993, après une absence de 25 ans, avait fait remonter les souvenirs et écouler plus de 100 000 exemplaires de ses Grandes chansons rééditées.Mais l'ami Dick avait de nouveau disparu, préférant retourner dans sa tanière parisienne.«La France est un pays très possessif, admet le chanteur, rencontré mardi dans un hôtel du centre-ville.Mais je regrette.Je ne le ferai plus.J'ai décidé à mon âge (61 ans) de venir vous voir plus souvent\u2026» Le contraire eut été surprenant.Car M.Rivers prétend être un immense «fan» du Québec.Il va même plus loin, affirmant qu'il a «sans doute été Canadien dans une vie antérieure ».Peut-être fait-il référence à ses années de gloire sur nos palmarès quand, au milieu des sixties, il multipliait des tubes comme Jericho, Viens me faire oublier, Oh! Lady ou l'incontournable C'est pas sérieux (mon amour, mon amour\u2026).Ou peut-être, tout simplement, cherche-t-il à nous convaincre de sa «québécitude» instinctive.Entre deux demi-cigarettes (il ne les fume jamais au complet), le chanteur ponctue ses interventions de quelques «tabarnac ! » bien sentis.Il dit par ailleurs aimer la tourtière, le ragoût de pattes de cochon et le smoked meat de chez Schwartz's.Faut-il le croire?Chose certaine, la Belle Province est à ses yeux une des plus belles inventions du monde.Un mélange « rêvé» de langue française et d'esprit américain.Exactement comme lui.Antimondialisation Il faut savoir que Dick est, comme Johnny et Eddy, issu d'une génération de Français allaités à la culture made in USA.C'était l'après-guerre, l'application du plan Marshall, l'invasion hollywoodienne et la naissance du rock'n'roll.Tout l'univers de M.Rivers s'est construit sur cette Amérique libératrice et fantasmée.À commencer par son pseudo (son vrai nom est Hervé Fornieri) inspiré de Deke Rivers, personnage joué par Elvis dans le film Loving You.Aujourd'hui encore, le chanteur ne cache pas son affection pour le pays de l'Oncle Sam.Il porte des bagues achetées à New York, une montre Mickey Mouse, des jeans Wranglers et des bottes de cow-boy faites en Arizona.Mais il avoue que son rapport à l'Amérique a changé.Comme si la lune de miel avait pâli.«Ce que je déteste en fait, c'est la mondialisation, précise-t-il.Avant, 90% des produits américains étaient fabriqués aux États- Unis.Maintenant, il y a un tas de trucs qui sont faits en Chine.Or j'aime bien, moi, que les choses restent à leur place.J'aime que mon smoked meat ne soit trouvable qu'à Montréal.J'aime acheter mon thé à Londres et ma farine de pois chiches à Nice.Ces localismes me font rêver.Et c'est pour ça que j'aime bien venir au Québec.Comme le Texas, le dernier État authentique, votre pays me fait encore rêver.» Dick Rivers pourra prolonger son rêve puisque, dernier album et nouvelle compil à l'appui (La légende), il revient au Québec en novembre (les 17,18 et 19) pour une minitournée de concerts.Et après?Ben après, ce sera un autre disque (écrit par le jeune Joseph D'anvers), une autre tournée («J'adore être sur scène») et - qui sait - peut-être même un film.Sous ses cheveux d'un noir suspect, le chanteur ne cache pas, en effet, son envie de faire du cinéma.Son passage au théâtre, l'an dernier (Les paravents, de Jean Genet) lui a manifestement donné la piqûre du jeu.Et pourquoi pas?«Je suis un éternel débutant, lance-t-il, fièrement modeste.L'important, pour moi, n'est pas seulement de durer.Mais aussi de surprendre\u2026.» Dick Rivers, à l'Olympia de Montréal les 17 et 18 novembre ; au Capitole de Québec, le 19 novembre.DICK RIVERS Moi, le Québec, l'Amérique\u2026 Au panthéon du rock'n'roll français, tout en haut, à côté d'Eddy Mitchell et juste en dessous de Johnny Hallyday, le nom de Dick Rivers est inscrit à l'encre indélébile.Comme ses deux éternels rivaux, voilà plus de 40 ans qu'il se déhanche, mi-rockeur féroce, mi-crooner aux mauvaises manières, et qu'il sue de vraies grosses gouttes sur son micro.PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE © «Votre pays me fait encore rêver », assure le chanteur Dick Rivers. ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE GIVEPEACEACHANCE, L'HYMNEPACIFISTEQUEJOHNLENNONETYOKOONOONTENREGISTRÉDANSLEPLUSPARFAITDÉSORDRE DANS UNE CHAMBRE D'HÔTEL DE MONTRÉAL EN 1969, A ÉTÉ «AMÉLIORÉ» EN STUDIO À BROSSARD.ANDRÉ PERRY RACONTE ENFINLAVÉRITABLE GENÈSE DE CETTECHANSON-DOCUMENT QUI, DANS SA PREMIÈREMOUTURE, N'ÉTAIT«PAS ÉCOUTABLE».ALAIN DE REPENTIGNY Attablé à l'extérieur de sa résidence d'été à Saint-Sauveur, André Perry m'assure qu'il n'a pas la mémoire des dates et des noms.Pourtant, il n'a rien oublié de l'enregistrement mythique de Give Peace a Chance dans la suite 1742 de l'hôtel Reine Elizabeth, dans la nuit du 31 mai au 1er juin 1969.Après leur mariage à Gibraltar, John Lennon et Yoko Ono avaient fait un premier bed-in dans un Hilton d'Amsterdam en mars 1969.Ils voulaient remettre ça à New York, mais comme Lennon était interdit de séjour aux États-Unis parce qu'il avait été condamné pour possession de mari à Londres, en 1968, c'est à Montréal que le couple célèbre et la petite Kyoko, fille de Yoko, se sont installés pour prêcher la paix.Dans leur suite du Reine Elizabeth, ils ont tenu cour pendant une semaine, recevant des vedettes et amis (Timothy Leary, Allen Ginsberg, Petula Clark\u2026), des journalistes, des curieux et des groupies.André Perry, dont le petit studio de Brossard - où il avait enregistré le Lindberg de Charlebois - avait déjà une solide réputation, reçoit un appel de la compagnie de disques Capitol: Lennon et Yoko veulent enregistrer une chanson, amène-toi avec ton enregistreuse quatre pistes (qu'il empruntera au studio rival, RCA Victor).«J'ai su en entrant dans la chambre que c'était impossible, se souvient Perry.Le plafond était trop bas et tout était en placoplâtre, la musique résonnait.En plus, il y avait là 60 personnes qui faisaient n'importe quoi.Je me suis assuré qu'au moins la voix de Lennon, sa guitare et celle de Tommy Smothers soient bien enregistrées.On a fait une première prise, dans laquelle Smothers jouait trop folkie au goût de Lennon qui voulait un jeu plus rythmique.On a recommencé et on l'a enregistrée d'un trait.» Puis la chambre s'est vidée et Perry a passé la nuit seul avec John et Yoko à enregistrer une autre chanson, Remember Love, pour la face B du 45-tours.«Un moment absolument exquis, raconte-t-il.J'étais couché par terre, à environ 10 pieds d'eux, avec ma console, mon petit truc, deux micros pour la voix et pour la guitare.J'ai fait des dizaines et des dizaines de prises.Ils arrêtaient, ils s'embrassaient, ils allaient dans le lit, ils s'amusaient, ils riaient, on recommençait, pendant trois ou quatre heures.C'était comme si je n'étais pas là, ou que je faisais partie des meubles.C'était cool.À un certain moment, je me suis dit que la voix de Yoko allait craquer, mais non, ils ont fait la prise finale et quand je l'écoute aujourd'hui, je trouve ça absolument merveilleux, c'est presque audiophile.» Des retouches.Quand Perry a regagné son studio de Brossard, le jour se levait.Il a tout de suite écouté son enregistrement de Give Peace a Chance.«Pour l a voi x, ça allait, mais derrière, c'était comme un powwow, une bande d'enragés qui cria ient n'importe quoi , qui faussaient, qui fessaient sur des annuaires de téléphone, sur des cendriers, ça n'avait aucun sens.Alors j'ai pris une initiative de réalisateur, pas seulement d'ingénieur du son, j'ai appelé un paquet de monde que je connaissais, pas des chanteurs professionnels: \"Voulez-vous chanter sur un disque de John Lennon?\" Il était 8h du matin, je les ai tous réveillés, ils pensaient que j'étais malade.À 10h, j'avais une douzaine de personnes dans mon studio de Brossard.J'ai placé les micros et je leur ai dit de chanter naturel, pas en harmonie, exactement comme des gens qui ne sont pas des pros chanteraient correctement.J'ai fait plusieurs prises pour reproduire fidèlement ce qui aurait dû se passer la veille et j'ai mixé les deux enregistrements.«J'ai fini vers midi, j'ai pris une douche et je suis retourné au Reine-Élizabeth.Tout le monde est sorti de la chambre.Lennon était d'une grande intelligence, ça se voyait dans son regard.On se comprenait sans se parler.Il avait perçu qu'il y avait un problème, c'était évident.Il m'a dit: \"Ce n'est pas utilisable, n'est-ce pas?\" Je lui ai expliqué que ce n'était pas très bon, mais que pour sa voix, c'était parfait.Puis je lui ai dit que j'avais pris sur moi de faire des retouches (sweetening), mais que je l'avais fait de la façon la plus authentique possible à partir de l'enregistrement d'origine.Le son de sa gang était toujours là, mais au fond dans le mix.J'ai dit à John: \"Tu as le choix: ou tu gardes l'enregistrement de départ ou tu prends ce que j'ai fait et t'en fais ce que tu veux\".Il a dit: \"Play it for me\".Il l'a écouté et s'est exclamé: \"Terrific!\" Puis il m'a dédicacé une belle affiche de Yoko et lui - To André.Thanks a lot for everything.Peace and Love.John Lennon 69 May.Yoko Lennon Montreal.Give Peace a Chance.- avec deux petits portraits d'eux qu'il a dessinés.» De la reconnaissance Un mois plus tard, Perry recevait un coup de fil du président de la branche torontoise de Capitol, distributeur des disques Apple.«Il me dit: \"André, tu ne me croiras pas, on vient de recevoir le 45-tours de Give Peace a Chance pour distribution mondiale et sur l'étiquette, on peut lire que ça a été enregistré par les Studios André Perry, avec ton adresse rue Malo, Ville de Brossard, il ne manque que ton numéro de téléphone!\" Plus tard, j'ai eu en main des 45-tours sud-américains avec les mêmes crédits, en espagnol.Lennon était un gars très généreux et c'était sa façon de me remercier.J'aurais bien aimé un crédit de réalisateur (sur l'étiquette, on peut lire: produced by John and Yoko), mais pour moi, ce n'était pas uneoeuvre, c'était un documentaire sonore.Je ne voulais pas trahir Lennon, transformer ça en un genre d'enregistrement en studio.Mais si tu écoutes bien, tu peux reconnaître par moments des accents québécois.C'est mon sourire, ça.» André Perry a revu John Lennon le 28 novembre 1974 quand l'ex-Beatles est monté sur la scène du Madison Square Garden de New York pour chanter avec Elton John.«Il se souvenait de moi, il se rappelait de tout et, à cette époque-là, Le Studio de Morin Heights était bien parti, même qu'on avait dû refuser Elton John parce que le studio n'était pas disponible.Lennon m'a dit : \"Je suis désolé, j'aimerais bien aller travailler à ton studio \", mais il ne pouvait sortir des États-Unis au risque de ne plus pouvoir y rentrer.» Give Peace a Chance a été un moment marquant de la carrière d'André Perry.Pourquoi avoir attendu si longtemps avant de raconter la version pour adultes de cet enregistrement?«Au départ, je ne voulais pas parler des retouches parce que je ne voulais rien enlever au côté pur de la chose, explique-t-il.Lennon était vivant et je ne voulais pas me péter les bretelles avec ça.Mais on a écrit dans un livre sur les Beatles que Give Peace a Chance avait été remixée par Lennon à Londres, les fan-clubs des Beatles et les groupes de discussion sur internet ont repris cette fausseté.J'ai mis mon enregistrement, dont j'avais gardé une copie, et le disque officiel dans mon ordinateur.C'est kif-kif, il n'y a pas de retouches, même l'écho est pareil et je me souviens comment sonnait ma chambre d'écho.Il n'y a rien de changé, c'est l'originale.» Perry s'empresse de réfuter une autre rumeur colportée sur le web: «On dit que si j'ai bâti mon propre studio, c'est sûrement parce que j'ai fait beaucoup d'argent avec John Lennon.Ça m'a payé 2500$.» André Perry et John Lennon durant le bed-in à l'hôtel Reine-Élizabeth, en mai 1969, à Montréal.LA VÉRITABLE HISTOIRE DE LE RÉALISATEURQUÉBÉCOIS ANDRÉPERRY RACONTE PHOTO FOURNIE PAR ANDRÉ PERRY ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE LES RENCONTRES D'ANDRÉ PERRY André Perry a travaillé avec une multitude de personnalités, de Jean-Pierre Ferland à David Bowie en passant par Keith Richards.Voici quelques anecdotes glanées au fil de notre entretien.BRYAN ADAMS Pendant qu'il enregistrait l'album Cuts Like a Knife, il était tellement pauvre qu'on le sortait et on lui payait les spaghettis.LES BEE GEES Quel talent, ces gars-là! Ils enregistraient l'album Children of the World qui a donné naissance à Saturday Night Fever et ils y mettaient le temps pour ne pas que leurs vibratos soient déphasés.Après le disco, tout le monde les a descendus, c'était injuste.Même si c'était une version édulcorée de la musique noire, c'était quand même sophistiqué et raffiné.Ils ont toujours eu un très gros complexe, ils ne se sont jamais sentis comme de vrais musiciens.DAVID BOWIE Le plus insécure.Il nous a avertis que si ça se savait qu'il était chez nous, il repartait le lendemain.Puis la veille de son arrivée au Studio, il est sorti à Montréal et a fait la une du journal.Un bon matin, il me dit que mon personnel lui a volé son portefeuille.Une heure ou deux plus tard, le nettoyeur appelle pour lui dire qu'il l'a oublié dans son pantalon\u2026 Plutôt que de me choquer, je lui ai acheté un tableau d'un artiste québécois pour lui montrer comment on était, nous.Après, il était plus cool.Même qu'il devait enregistrer les cordes à New York, mais il a fait venir son orchestrateur chez nous et a engagé des musiciens de Montréal avec qui il a même accepté de se faire photographier.ROBERT CHARLEBOIS Lindberg, quand j'ai fini ce disquelà, j'étais renversé par la musique, les textes, par son originalité.Et moi, je n'étais pas sur le pot.Pour la chanson Joe Finger Ledoux, on a fait venir deux ou trois caisses de bière et les gars ont commencé à boire.Tous les sons, tous les bruits étaient vrais, on était dans le bar.Impossible à reproduire.JEAN-PIERRE FERLAND Il venait de finir un petit disque à la française avec de l'écho et plein de violons, il n'en pouvait plus, il était en train d'étouffer.Il écoute Lindberg de Charlebois, une véritable révolution.Je ne le connaissais pas, il m'appelle de Paris au beau milieu de la nuit: «Je m'en viens faire un disque avec toi.» C'était Jaune, dont je suis très fier.Jean- Pierre chantait très bien, avant ça il était plutôt une imitation de Brel en France tandis que là, il est devenu lui-même.Les orchestrations de Jaune, je m'excuse, c'est sérieux.Le chat du café des artistes, c'est absolument génial.Buddy Fasano l'entendait et Art Phillips l'écrivait.J'avais fait un match parfait.THE POLICE Sting a mis la cassette dans le lecteur de ma voiture et m'a dit: «Écoute le hit.» C'était Every Breath You Take que le magazine Rolling Stone a classée parmi les cinq plus grandes chansons des 20 dernières années.KEITH RICHARDS Talk is Cheap est le dernier album enregistré à Morin Heights avant que je vende.Malgré sa réputation, il est doux, doux, doux.Et c'est un musicien exceptionnel.CAT STEVENS Le premier artiste international à enregistrer à Morin Heights, où il a fait trois albums.Le premier, Numbers, il me l'a joué d'une traite, seul avec sa guitare dans mon salon.C'était beau, avec beaucoup de feeling.Deux mois plus tard, il était encore en studio en train d'enregistrer phrase par phrase\u2026 Un soir, on va voir Stevie Wonder au Forum et il tient à demeurer incognito.On passe par l'entrée des artistes, on s'assoit en retrait sur le côté de la scène\u2026 et au milieu du show, il monte sur la scène et va chanter avec Wonder ! \u2014 Alain de Repentigny André Perry, pendant le bed-in de John Lennon et Yoko Ono à l'hôtel Reine-Élizabeth, en mai 1969, à Montréal.PHOTO FOURNIE PAR ANDRÉ PERRY John Lennon, Yoko Ono et sa fille Kyoko lors du célèbre bed-in de 1969.PHOTO JEAN-YVES LÉTOURNEAU, LA PRESSE © ALAIN DE REPENTIGNY André Perry a doté son studio d'enregistrement du premier moog synthétiseur au Canada, il a été le premier à faire de l'échantillonnage au pays.«On était dans le top 5 mondial », dit sans hésitation celui qui se considère comme un concepteur plutôt qu'un technicien ou un réalisateur.«L'important, dit-il, c'était de viser les cinq minutes magiques, quelque chose qui n'a jamais été fait, qu'on n'a jamais entendu.» Né en 1937, André Perrotte est élevé par sa tante et son oncle, un accordéoniste qu'il accompagne en jouant des cuillers ou en faisant des percussions sur des assiettes à tarte.À 16 ans, il se fait appeler André Perry et entreprend une carrière de batteur et de chanteur dans un groupe de jazz.En 1962, il est élu révélation de l'année au Grand Prix du disque canadien, l'ancêtre de l'ADISQ : «Je chantais un air de West Side Story.» Très jeune, Perry est un touche-à-tout visionnaire.En plus de ses contrats à la télé, il produit le radioroman Grande Allée, écrit par Marcel Cabay et Bernadette Morin, et le vend à un réseau indépendant de stations qu'il a lui-même constitué après avoir déniché un commanditaire national, la chaîne d'épiceries Steinberg.Avec le musicien Gilbert Buck Lacombe, il ouvre un petit studio dans le quartier italien.Bientôt, Lacombe achète une maison à Brossard, dont Perry loue le sous-sol où il enregistrera des classiques comme Lindberg de Charlebois et Jaune de Jean-Pierre Ferland, qu'il considère comme le plus grand artiste québécois.Déjà à cette époque, Perry «pense international».Il recrute à New York la crème des musiciens de demain, parce qu'il n'a pas les moyens de se payer les meilleurs du moment.C'est ainsi que les Tony Levin et David Spinozza viendront jouer sur Jaune.De fil en aiguille, Perry achète une église anglicane rue Amherst, en face du marché Saint-Jacques, et y exploite le premier studio au monde avec deux magnétophones 16 pistes synchronisés où seront enregistrés des albums de Ginette Reno, Diane Dufresne, ainsi que Soleil de Ferland.En 1972, sentant qu'il fait du surplace, il trouve un acheteur pour son studio et fonde l'étiquette Good Noise, dont les disques flyés décontenanceront les Américains.Des choses comme le Hotel Orchestra, «qui reproduisait la musique des années 40 avec des synthétiseurs, avec ma gang de freaks de New York.» Puis, avec sa femme et complice de toujours Yaël Brandeis, il construira Le Studio André Perry à Morin Heights où se relaieront Cat Stevens, les Bee Gees, David Bowie, les Ramones, Rush, Corey Hart, Bryan Adams, Wilson Pickett, Asia, Chicago et Keith Richards, de 1974 à 1988.Cette année-là, il vend sa part dans cette compagnie publique qui compte aussi des studios vidéo à Washington et San Francisco.Il déménage aux Bahamas et profite, «plus jeune que prévu», d'une retraite «qui me garde très occupé».Depuis 1988, le Studio de Morin Heights a changé de main trois ou quatre fois et il ne sert plus depuis quelques années déjà.On devrait bientôt le raser pour faire place à un projet immobilier.Perry déplore que ses successeurs n'aient pas investi dans Le Studio.Mais il reconnaît que les circonstances qui ont permis d'établir sa réputation mondiale sont révolues: les compagnies de disques indépendantes, plus créatives, ont été avalées par les grandes, des comptables dirigent désormais l'industrie et l'aspect artistique est devenu secondaire, résume-t-il.Sans oublier la technologie «qui nous fait croire qu'un enregistrement va sonner très bien avec un budget de 25 000$ et un gros Mac».«Quand j'ai décidé de vendre, on était dans la game, mais plus pour longtemps, me dira-t-il plus tard.Ma vieille gang, mes gars de logiciels, sont aujourd'hui chez Hybride Technologies et chez Buzz.La seule porte de sortie, c'était d'investir massivement dans la recherche et le développement.On venait de me donner 22 millions de dollars en obligations suisses, la banque du Japon était prête à me donner 50 millions de dollars pour plus d'expansion, j'étais devenu un petit Walt Disney pour eux, ils pensaient que j'allais faire en vidéo ce que j'avais fait en musique.Mais j'ai dit à ma femme: c'est le temps de vendre, c'est trop facile de faire de l'argent et ce n'est plus vrai\u2026» N'empêche, André Perry garde de précieux souvenirs de cette époque dorée.«Le Studio, c'était un instrument, chacun sautait dans cette Ferrari et la conduisait comme ça le tentait, dit-il.On accueillait des musiciens qui détruisaient des chambres d'hôtel; pourtant chez nous, il n'y a jamais eu une brûlure de cigarette.Récemment, j'y suis passé deux minutes avant que ça ne disparaisse complètement.Les deux gardiens, qui sont là depuis un an, m'ont dit : «On entend encore des voix la nuit.Il y a des vibrations dans cette maudite place-là\u2026» Le touche-à-tout visionnaire « LE STUDIO, C'ÉTAIT UN INSTRUMENT, CHACUN SAUTAIT DANS CETTE FERRARI ET LA CONDUISAIT COMME ÇA LE TENTAIT.» 3507350A 3508025A ARTS ET SPECTACLES RADIO ISABELLE MASSÉ On n'entre pas dans une station de radio comme dans unmoulin.quand on arrive du camp ennemi! Parlez-en à Richard Turcotte, qui a failli passer l'automne cloîtré à cause d'un contrat le liant à Énergie.À 9h, lundi dernier, l'animateur ne savait toujours pas s'il allait pouvoir animer la nouvelle émission matinale de CKOI, en compagnie de Guy Jodoin, Jean-Claude et Marc Gélinas.Il y a cinq jours, Richard Turcotte s'est rendu au tribunal entendre le verdict d'un juge qui avait pris le week-end pour réfléchir au litige opposant Astral (propriétaire d'Énergie) à Corus (propriétaire de CKOI).On rappelle qu'une clause de non-concurrence de trois mois empêchait le coanimateur de la défunte quotidienne Les grandes gueules au 94,3 FM de passer à l'ouest, selon Astral.Pas avant le 1er décembre, donc.Mais le juge a tranché en faveur de Turcotte, qui a cessé d'animer Les grandes gueules en mai dernier, qui a poursuivi jusqu'en juillet l'animation des 300 meilleures capsules des Grandes gueules, mais qui avait remis sa démission au début juin, faute d'offre alléchante de son employeur.«J'ai fait deux essais en studio avec Éric Salvail et Isabelle Racicot, affirme Turcotte.On m'a alors fait une proposition verbale de participation.Plus tard, on ne m'a finalement offert que des remplacements et un salaire 33% inférieur à ce que j'avais avant.«Mes dernières journées à Énergie n'ont pas été faciles, poursuit l'animateur.J'arrivais à la station et je me dirigeais rapidement vers le studio.Heureusement, sitôt au micro, ça allait.» Ouvert à toutes les propositions, ces derniers mois, Richard Turcotte a passé des auditions pour la télé (Salut, bonjour! week-end, notamment).C'est finalement la proposition de CKOI qui l'a emballé le plus.Il jure qu'il ne s'est pas retrouvé chez le concurrent par souci de vengeance.L'animateur arrive au 96,9 FM alors que tout est à reconstruire.Les cotes d'écoute de l'ex-quotidienne de Jean-René Dufort se sont effritées, l'an dernier.«Elles ne peuvent plus baisser, note Turcotte.Je vois le défi, mais je n'ai pas peur.Probablement parce que j'ai toujours composé avec la pression.À Énergie, j'animais l'émission numéro 1 au Québec.Et rester en tête, c'est aussi très difficile.» Quelques heures après la décision du juge, il était souriant, heureux, mais semblait un peu sur ses gardes en racontant les événements des derniers mois.«Lundi matin, j'étais dans une bulle, dit-il.Puis, dès que le verdict a été prononcé, je me suis mis au boulot.» C'est qu'il restait moins de 24 heures avant que Turcotte ne prenne sa place dans le studio de CKOI.À la barre de Juste pour le fun, il revient à ses anciennes amours, lui qui a été animateur le matin pendant 10 ans pour le Réseau Énergie à Rouyn-Noranda et Sherbrooke, sa ville natale.Et si le juge avait donné raison à Astral?Richard Turcotte préfère ne pas y penser.«Je me suis accroché à mon intégrité et ma transparence tout au long de cette histoire, répondil.Je ne pouvais pas croire que ça ne paierait pas en bout de ligne.» Si Turcotte a joué au théâtre, à Chambly, cet été, il a surtout attendu que ses problèmes radiophoniques se règlent.Avec un nouveau contrat en poche «signé prudemment», il promet de l'humour, de l'humeur, de la spontanéité et une revue complète de l'actualité, le matin, à CKOI.Tout ça, en compagnie de Guy Jodoin, qu'il connaît depuis des lustres.On n'entendra jamais l'animateur se plaindre aux aurores.C'est qu'il a déjà eu «pire» comme horaire.Pendant trois ans, trois fois par semaine, il a fait la navette Sherbrooke- Montréal du temps où il était animateur matinal en Estrie et qu'il annonçait les combinaisons gagnantes à trois et quatre chiffres de Loto-Québec, à la télé.«Je me couchais à 1h du matin et je me levais à 4h.J'avais un bébé naissant.Je faisais en plus de la télé en Estrie et j'avais un bar.» Pas de trace pourtant de burn-out dans son dossier médical! Qu'une joie immense de gagner sa vie comme animateur, un rêve de jeunesse.«À 14 ans, j'ai entendu Stéphane Rousseau faire des blagues à CIMO 106.Je me suis alors dit: c'est ce que je veux faire.» RICHARD TURCOTTE Juste du plaisir maintenant PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE © Richard Turcotte arrive au 96,9 FM alors que tout est à reconstruire.Les cotes d'écoute de l'exquotidienne de Jean-René Dufort se sont effritées, l'an dernier.«Elles ne peuvent plus baisser, note-t-il.Je vois le défi, mais je n'ai pas peur.Probablement parce que j'ai toujours composé avec la pression.» Après un été rempli d'incertitudes, Richard Turcotte est entré en poste à CKOI, mardi.Histoire d'un animateur matinal qui a failli ne pas se lever aux aurores, cet automne.« Je me suis accroché à mon intégrité et ma transparence tout au long de cette histoire.» www.orgueetcouleurs.com 514-899-0938 é t o n n a n t ! OLIVIER VERNET WaLTER BOudREau, La SMCQ ET LE ChoeuR du SMaM EdgaR FRuITIER , LES ChaNTRES-MuSICIENS ET LES VOIx d'ELLES RaôuL duguay SILVIuS VON KESSEL NOELLa huET \u2026 en solo avec des rythmes de danse\u2026 avec des artistes du cirque\u2026 en musique sacrée pour choeur et orgue, avec un animateur aimé de tous\u2026 pour une soirée de contes et d'airs folkloriques\u2026 avec un orchestre contemporain et des choeurs exceptionnels ET p LuSIEuRS auTRES aCTIVITéS\u2026 une grande fête musica Le à ne pas manquer ! RENéE ROBITaILLE ET Buzz, QuINTETTE dE CuIVRES 10 jours de musique AVeC Le i Ns TrumeNT du mo Nde ! 7 g Ra NdS CONCERTS 5 CONCERTS apéRO 5 CONCERTS MIdIS à La CaRTE 8 LIEux e T p L u s ! 9e automne fesival d' Montréal 21 septembre .30 septembre 2007 3504544A museumsnature.ca 514 872-1400 La Magie des lanternes 7 septembre au 31 octobre Partenaire officiel 3501654A 3505591A ABONNEZ-VOUS : : 514.985.2258 : : Op Er Ad EmONtrEAl .c Om UN BAl mASQUé de VErdI prÉSENtÉ p Ar 22.26.29 SEpt Em BrE et 1.4 OctOBrE 2007 à 20h : : SAllE WIl Fr Id-p Ell EtIEr «Une oe Uvre grandiose » 3504932A UN BAl mASQUéVErdI r OméO Et JUlIEttE GOUNOd lE BArBIEr dE SéVIllE rOSSINI m Ad AmE BUtt Er Fl Yp UccINI ABONNEZ-VOUS 514.985.2258 :: 18-30 ANS À p Art Ir dE 60$ 07/08 3486314A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE Femmes au piano Le troisième disque de la série historique «Women at the Piano» de Naxos groupe des gravures de Rosalyn Tureck, Clara Haskil, Yvonne Loriod, Livia Rév, Halina Czerny-Stefanska, Elly Ney, Annie d'Arco, Nadia Reisenberg, Felicia Blumenthal, Ethel Leginska, Helen Schnabel (belle-fille du célèbre pianiste) et des plus obscures Amparo Iturbi (soeur de José), Isabelle Yalkovsky, Gisèle Kuhn, Isa Krehm, Phyllis Sellick et Annarosa Taddei.Le Hochelaga Le Trio Hochelaga poursuit chez ATMA son exploration de la musique française de chambre peu jouée et peu enregistrée.Le dernier disque est partagé entre Joseph-Guy Ropartz et Rhené-Baton.Argerich «and Friends» EMI a monté un coffret de trois compacts à partir de concerts donnés au Festival de Lugano en juin 2006 par Martha Argerich et quelques-uns de ses protégés : les frères Capuçon (Renaud, violoniste, et Gautier, violoncelliste), les pianistes Nicholas Angelich, Lilya Zilberstein et Gabriela Montero.Les compositeurs au programme: Schumann, Mendelssohn, Taneyev, Debussy, Schnittke et Friedrich Gulda (mieux connu comme pianiste).Scotto en 1970 Renata Scotto chante le rôle-titre de La Straniera (« L'Étrangère »), opéra peu connu de Bellini, dans un live de La Fenice de Venise de 1970, chez Opera d'Oro.Ettore Gracis au pupitre.NOUVELLES DU DISQUE ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE 1 3 MALAUSSÈNE: INTERDIT AUXADULTES! Fans de Pennac, si vous avez loupé la délicieuse prestation de Vincent Magnat, seul sur les planches dans Monsieur Malaussène au théâtre, précipitez-vous à l'Espace GO.Cette mise en scène de Marc Béland tient l'affiche jusqu'au 29 septembre.À l'occasion du Festival international de la littérature, deux représentations de Monsieur Malaussène au théâtre (les samedis 15 et 22 septembre à 15h30) seront strictement interdites aux plus de 18 ans.LOUIMAUFFETTE, POÈTE DES SOIRSQUI PENCHENT L'attaché de presse du TNM et comédien Loui Mauffette coiffe à nouveau sa casquette de directeur artistique de happening poétique.Il y reprend son spectacle Poésie, sandwichs et autres soirs qui penchent à l'occasion du Festival international de la littérature, les 22 et 23 septembre.Anne-Marie Cadieux, René Richard Cyr, Kathleen Fortin, Benoît Mc Ginnis sont du nombre des 21 lecteurs qui reprennent cette «stonerie poétique» créée en 2006.UNETROPBRUYANTE SOLITUDE, PRISEDEUX Le Groupe de la Veillée entame sa nouvelle saison avec une reprise du spectacle Une trop bruyante solitude, de l'auteur tchèque Bohumil Hrabal.Une plongée dans le cynisme de l'Europe de l'Est, portée par l'acteur Claude Lemieux.Au Prospero à compter du 19 septembre.TRIOSYLVIE ST-JACQUES PHOTO YVES RENAUD CETTE SEMAINE ENTRÉE EN SCÈNE Théâtre catastrophe, à l'Espace Libre, du 20 au 29 septembre Les fourberies de Scapin, au théâtre Denise-Pelletier, du 18 septembre au 13 octobre Bonne nuit, je pars, au théâtre de l'Esquisse jusqu'au 29 septembre Une trop bruyante solitude, au théâtre Prospero du 19 septembre au 13 octobre PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE © SYLVIE ST-JACQUES COUPS DE THÉÂTRE Je rega rde peu la télé .Non par snobisme ou par désintérêt pour la création télévisuelle.Plutôt par manque de temps.Le soir, je suis généralement sortie au théâtre, au cinéma ou chez des amis.Lorsqu'un froid sibérien ou une profonde affliction me confinent à un tête-à-tête avec mon vieux téléviseur coiffé d'oreilles de lapin, je préfère les films ou les séries en DVD.Ce mode de vie insolite, j'en suis consciente, fait de moi une paria.Une véritable profane de la constellation des vedettes québécoises.Même que j'ai longtemps cru que François Morency et François Massicotte étaient une seule et même personne.Virginie n'est plus avec Bernard?Vous m'en voyez consternée! Si bien que dimanche dernier, au moment où la mère de l'amie qui m'avait invitée à souper nous a convaincues de déserter la table pour attraper le gala des Gémeaux, j'ai encore une fois constaté l'immense fossé qui existe entre «vedettes» de la télé et acteurs de théâtre.Les Élise Guilbault, Christian Bégin, Marc Béland, Éric Bernier qui trinquaient live, entre deux réclames de St-Hubert, j'ai l'habitude de les voir «en vrai », sur les planches.Plus grands que nature, certes, mais néanmoins en chair et en os.Allez savoir pourquoi, leur identité télévisuelle me paraît totalement étrangère aux personnages qu'ils incarnent sur les scènes montréalaises.Comme si, à mes yeux, ils se soumettaient devant la caméra à un dédoublement de personnalité.Au théâtre, les acteurs me semblent des individus complexes, pleins d'imperfections et d'humanité.Tandis qu'au petit écran, ils ont toujours l'air plus grands, plus beaux, plus maquillés, plus lisses.Sur les planches de l 'Espace GO ou de La Licorne, les acteurs (vedettes ou pas) sont des humains en chair et en os.Pas des créatures qui nourrissent l'imaginaire des lecteurs de revues à potins.Des actrices comme Chantal Fontaine, Guylaine Tremblay, Marina Orsini doivent certes leur célébrité aux personnages qu'elles incarnent au petit écran.Mais Virginie, Annie et Suzie, ces héroïnes du quotidien, feraient pâle f igure sur une scène.Guylaine Tremblay était remarquable dans Là, chez Jean- Duceppe l'année dernière.Sa présence dans la distribution at- elle contribué à attirer des fans d'Annie et ses hommes au théâtre?Permettez-moi d'en douter.Dimanche soir, tandis que j'écoutais les discours grandiloquents (et théâtraux!) des fabuleuses Élise Guilbault et Louise Latraverse, j'ai eu une pensée pour Françoise Faucher.Pendant qu'on se congratulait aux Gémeaux, la dame reprenait pour la sixième soirée sa sublime prestation dans Savannah Bay, de Marguerite Duras.Un rôle d'actrice légendaire qui revisite ses souvenirs de jeunesse.Une maîtrise de la langue, une présence inoubliable, un regard perçant que seule la scène peut rendre avec autant d'intensité.L'immortalité d'une grande actrice comme Faucher n'a rien à voir avec les cotes d'écoute qu'elle génère.Je regarde peu la télé, disais-je.À part les lundis ou mardis soir, où j'ai souvent congé de théâtre.Ma vedette préférée à moi, c'est l'Estelle Poliquin des Hauts et des bas de Sophie Paquin.Parce que je la connais personnellement : je la croise tous les soirs au théâtre\u2026 COURRIEL : Pour joindre notre chroniqueuse : sstjacqu@lapresse.ca Le vrai monde des vedettes JEAN BEAUNOYER Carl Poliquin est passionné par son métier de comédien, mais après avoir joué au théâtre jusqu'à quatre pièces par année pendant sept ans, l'artiste de 32 ans éprouve manifestement un certain épuisement.D'autant plus qu'on le confine depuis quelques années à des rôles imposants qui exigent de grandes performances physiques sur scène.Il a étudié l'escrime pour jouer dans Scaramouche.Il a chanté et dansé dans Pied de poule et Rent.Il devra multiplier les pitreries et les acrobaties dans Les fourberies de Scapin de Molière, dans une mise en scène de Daniel Paquette, qui avait été impressionné par sa performance dans Scaramouche.Poliquin avait d'ailleurs été mis en nomination pour un Masque d'interprétation pour ce rôle.Il a également joué dans Les Feluettes, il y a quelques années à l'Espace GO, À la recherche d'Elvis, La leçon d'histoire, La princesse Turandot, L'oiseau vert, mais après Les fourberies de Scapin, il n'y a plus rien à l'agenda.«J'aime jouer, dit-il, mais j'aimerais le faire dans des conditions plus agréables.J'aimerais me marier, avoir des enfants et vivre normalement, mais c'est impossible quand on ne joue qu'au théâtre, parce qu'on ne peut pas gagner sa vie uniquement avec la scène.J'aimerais faire du cinéma et de la télévision, mais je ne suis pas disponible parce que je joue au théâtre.Et puis, c'est un cercle vicieux parce qu'on n'a pas le temps non plus de passer des auditions et quand on se présente, ce n'est pas toujours bon parce qu'on a perdu l'habitude.» Carl Poliquin est originaire de la ville de Québec et a étudié au Cégep Lionel-Groulx après avoir été refusé au Conservatoire de Québec, en théâtre.Poliquin n'a certainement pas un tempérament flamboyant et ne s'impose pas facilement dans les auditions.«Il faut que je prenne le temps de travailler mes personnages.Je ne suis pas du genre à éblouir instantanément.Il me faut du temps.Certains comédiens sortent d'une école de théâtre et obtiennent beaucoup de rôles, deviennent rapidement populaires, mais ça ne dure parfois que quatre ans.Moi, je suis là pour durer et faire ce métier pendant toute ma vie.Je veux bien attendre.Je veux bien conserver ma passion, mais l'an passé, je suis allé voir un traiteur pour me faire engager comme serveur aux tables dans des restaurants.Alors.Poliquin n'est évidemment pas pressenti pour des réclames publicitaires parce qu'il n'est pas assez connu.Toujours le cercle vicieux.De plus, il ne sait pas se vendre et puis, il ne saura it annoncer n 'impor te quoi .Est-ce qu'on pourrait lui reprocher son authenticité ?Sûrement pas.On ne lui reprochera même pas de ne pas faire la promotion des Fourberies de Scapin et de nous faire oublier que s'il a obtenu le rôle principal, celui que jouait Molière lui-même, c'est parce que c'est lui le meilleur.LES FOURBERIES DE SCAPIN Un Scapin qui se fait du cinéma PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © «Il faut que je prenne le temps de travailler mes personnages.Je ne suis pas du genre à éblouir instantanément.Il me faut du temps», dit le comédien Carl Poliquin, qui campera Scapin dans Les fourberies de Scapin, de Molière.Au théâtre, les acteurs me semblent des individus complexes, pleins d'imperfections et d'humanité.Tandis qu'au petit écran, ils ont toujours l'air plus grands, plus beaux, plus maquillés, plus lisses.ENTREVUE CARL POLIQUIN Au théâtre, Carl Poliquin a joué François Perdu dans Pied de poule, Scaramouche dans la pièce du même nom et sera bientôt Scapin dans Les fourberies de Scapin, qui ouvre la saison du Théâtre Denise-Pelletier.Mais il attend toujours l'occasion de se manifester au cinéma et à la télévision.« J'aimerais me marier, avoir des enfants et vivre normalement, mais c'est impossible quand on ne joue qu'au théâtre, parce qu'on ne peut pas gagner sa vie qu'avec la scène.» 3504423A 3503038A En collaboration avec présenté par Claude Debussy, Prélude à l'après-midi d'une faune Ernest Chausson, Poème Maurice Ravel, Tzigane César Franck, Symphonie en ré mineur Projections sur grand écran des films Blinkity Blank, Love on Wings, Les Voisins et Hell Unlimited de Norman Mc Laren et Musiques de Mozart, Blackburn, Ibert, Albinoni, Barber, Rossini et Beethoven.MARdI 25 jeudI 27 dIMANche 30 20h 20 h 14 h 30 sEptEMbRE Mi Ch El plasson, chef d'orchestre nEManja Ra DuloviC, violoniste MARdI 2 20 h oCtobRE kEnt nagano, chef d'orchestre gab Ri El thibauDEau, pianiste Michel Plasson dirige Franck Musique et cinéma d'animation- Hommage à Norman Mc Laren En collaboration avec www.osm.ca 514.842.9951 Abonnez-vous! tarifspécial pour les18-34ans.Ne Ma Nja Radu Lovic NoRMaN Mc La ReN Norman Mc Laren, grand maître du cinéma d'animation, fut l'un des porte-étendards de l'ONF.3508100A ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE DANS LA TROUPE SYLVIE ST-JACQUES ÉCUME 1 Ginette Chevalier a été vue au TNM dans La dame aux camélias et dans Top Girl à l'Espace GO.Dans Écume, elle joue une mère qui a toujours raconté des histoires romanesques à sa fille.«Dans Écume, on parle de la mort pour mieux démythifier les choses non dites et jamais réglées.» 2 Manon Claveau est diplômée depuis le printemps dernier du programme de production de l'École nationale de théâtre.Elle a travaillé sur la production Zorro de La Roulotte et assistera la mise en scène de Construction, au Rideau vert l'hiver prochain.Il s'agit d'une première collaboration avec Anne-Marie White pour celle qui est arrivée dans l'équipe d'Écume vers la fin de la phase de développement du projet.3 « Émile est le personnage qui transmet le point de vue des spectateurs.Un gars de la ville, très terre à terre, avec un penchant pour le gros bon sens.» François Bernier a été vu sur nos scènes dernièrement, dans Le diable en partage à l'Espace libre, Cabaret insupportable au Lion d'or, où il a aussi été de la distribution du Feuilleton.Les téléspectateurs le connaissent pour son rôle dans Frank vs Girard, à VRAK.4 C'est North Lancaster, petit village agricole de 50 âmes à la frontière du Québec et de l'Ontario, qu'Anne-Marie White a choisi pour fonder sa famille et sa compagnie de théâtre.D'origine acadienne, elle avait besoin de grands espaces.L'inspiration pour Écume lui est venue quelque part entre la naissance de ses deux enfants.«C'est un hymne à la vie qui parle de la mort.On ne sort pas de là trop déprimé!» 5 Anie Richer campe le rôle de Morgane, une jeune femme qui retourne dans son village natal, afin d'apprendre à sa mère (décédée!) qu'elle est enceinte.«C'est la première fois qu'on me confie un rôle qui a mon âge», dit la comédienne originaire d'Ottawa, qui a surtout joué sur les scènes de la capitale canadienne.> Écume, jusqu'au 29 septembre à la salle Jean-Claude Germain du Théâtre d'Aujourd'hui.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © François Bernier Dans le rôle d'Émile, le copain de Morgane Anie Richer Dans le rôle de Morgane Ginette Chevalier Dans le rôle d'une mère «ressuscitée» Manon Claveau Directrice de production, assistante à la mise en scène et régisseuse Anne-Marie White Auteure et metteure en scène 3504842A 2 500 ACTIVITÉS GRATUITES, LES 28, 29 ET 30 SEPTEMBRE Plusieurs forfaits touristiques culturels à gagner sur cyberpresse.ca/journeesdelaculture Programmation insérée le samedi 22 septembre 3506943A 3473501A 3485429A ARTS ET SPECTACLES TÉLÉVISION LOUISE COUSINEAU CHRONIQUE Est-ce que j'allais au visionnement de presse des Soeurs Elliot en chantant?Non.J'avais très hâte de voir comment se débrouilleraient les trois superbes actrices que sont Sylvie Léonard, Isabel Richer et Julie Perreault, mais je me disais que les meilleures comédiennes ne peuvent sauver un texte ordinaire.Et une réalisation plate.Et puis j'avais encore sur le coeur ma désillusion sur la série Destinées, l'autre nouveauté de TVA.Trop ordinaire à mon goût.Je me demandais si TVA avait perdu le tour depuis Annie et ses hommes, qui me réjouit toujours après cinq ans en ondes.Mais comme disait ma mère, c'est quand on n'a pas envie d'aller dans un party que la soirée est super.Les soeurs Elliot vous charmeront.Une histoire racontée avec légèreté et pleine de rebondissements.On nous a montré deux épisodes et, à la fin de chacun, j 'en redemandais .L'auteure Estelle Bouchard - Les poupées russes - a le don de nous surprendre.Et Mme Bouchard a l'avantage d'avoir cinq soeurs.Elle sait très bien comment les chicanes éclatent entre des soeurs et comment leur complicité finit généralement par avoir raison des mésententes.Elle nous sert cela avec une main légère et un esprit pétillant.Nous voici donc dans une petite ville.La majorité des extérieurs ont été tournés à Châteauguay et dans le Vieux-Longueuil, où la soeur du milieu, Gloria, s'apprête à se marier.Avec un boucher plutôt bouché qui l'aime mais qu'elle n'aime pas vraiment.Elle veut se venger de son ex qui refuse de quitter sa femme et lui a même fait un deuxième enfant.Le ton n'est pas pesant.Au contraire, on sourit souvent.Gloria - Isabel Richer - aime s'amuser.Sa jeune soeur Eugénie - Julie Perreault - aussi .Le problème c'est l'aînée, Lauretta - Sylvie Léonard - qui ne semble pas avoir le don du plaisir de vivre.Faut dire qu'elle est une vedette de télé, un genre de Josée di Stasio qui fait des shows de cuisine.Et qu'elle signe des autographes.L'action se corse dès le début quand Gerry, le père des filles, revient inopinément après 30 ans à l'étranger.Au Congo et en Angola notamment.Il n'avait jamais donné de nouvelles et coucou! il arrive pour la récept ion de mar iage.Une autre grosse pointure, Gilbert Sicotte, tient ce rôle.Toujours aussi bon acteur.Lauretta l'aînée a toujours soupçonné son père d'avoir tué sa mère, morte comme feu le chanteur Claude François électrocutée dans sa baignoire.Ses deux soeurs plus jeunes ne croient pas aux accusations dont Gerry avait d'ailleurs été acquitté, mais Lauretta persiste.Vous voilà donc dans l'univers des soeurs Elliot où les événements ne sont pas toujours prévisibles.Et il y a ce secret que papa Gerry confiera à Lauretta.Le pire, c'est que les téléspectateurs ne l'entendent pas.Restez à l'écoute.Bref, on ne va pas s'ennuyer.Le rythme est bon, la bonne humeur est au rendez-vous et les personnages pittoresques.La fillette de Lauretta qui n'a aucune illusion sur les relations de couples.Le chum juif qui veut épouser la vedette de télé.Mais à la condition qu'elle se convertisse.En ces temps d'accommodements plus ou moins raisonnables, voilà un gars qui semble bien patient avec une fille soupe au lait.La série comportera 10 épisodes d'une heure et sera diffusée les mercredis à 21h à compter du 26 septembre.L'oeuvre s'est tournée très vite, nous racontait le réalisateur François Gingras.Six jours seulement par épisode.Tout a été tourné en location, donc pas en studio, ce qui coûte toujours plus cher.Le résultat n'a pas l'air cheap, même si les acteurs ne répètent pas leurs scènes.L'auteur Michel D'Astous, qui est coproducteur de la série avec Anne Boyer, a expliqué que malgré tout, ils n'ont pas fait de grands sacrifices.Mais il ajoute qu'à trop vouloir économiser, notre télévision risque de perdre de son originalité.Il croit que les diffuseurs vont vouloir revenir aux séries lourdes - 600 000 $ et plus - pour satisfaire les spectateurs.Cette série a coûté 550 000$ l'heure.Pour boucler, il faut être super organisés et prévoyants : toutes les scènes dans un lieu X doivent être tournées la même journée, indépendamment de leur ordre dans l'histoire.La fin du tournage a eu lieu le 16 août et on entre en ondes 40 jours plus tard.Estelle Bouchard est déjà à l'écriture d'une deuxième saison.Mais il faudra que les auditoires soient bons.C'est la condition sine qua non pour survivre.Une boss pour JPL Production Au cours de l'été, Luc Doyon, le grand patron de JPL Production, a été remercié de ses services.Hier, le réseau TVA a annoncé la nomination de Sylvia Côté à la direction générale de JPL.Mme Côté travaillera sous la direction de France Lauzière, vice-présidente à la programmation de TVA.Les deux sont amies depuis longtemps.Car si depuis 2001 Mme Côté a occupé plusieurs postes chez Astral, le dernier étant la direction générale des stations Énergie et Rock détente, son coeur était resté en télévision où elle a travaillé à TVA, ainsi qu'en France pour Surprise sur prise et Planète en folie.À compter du 9 octobre, Mme Côté se chargera des opérations quotidiennes des émissions produites par JPL et du développement de nouveaux contenus télévisuels.Pour sa part, Jean Guimond se consacrera à la création et au suivi des tournages.Il aura le titre de producteur exécutif.COURRIEL: Pour joindre notre chroniqueuse : lcousine@lapresse.ca Très fréquentables, ces soeurs Elliot ! PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE© Isabel Richer, Julie Perreault et Sylvie Léonard seront les soeurs Elliot.On ne va pas s'ennuyer.Le rythme est bon, la bonne humeur est au rendez-vous et les personnages pittoresques. (# 1=
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