La presse, 19 septembre 2007, C. Arts et spectacles
[" 3500355A HUGO DUMAS CHRONIQUE En quelques secondes, dans une séquence très Sexe à New York, le réalisateur François Gingras (Fortier, Casino) nous présente efficacement son trio d'héroïnes.Gros plan sur les sandales plateforme de Gloria Elliot (Isabel Richer), qu'elle remplace, en plein milieu de la rue, par des gougounes en plastique jaune banane.Puis, gros plan sur les coûteux souliers en cuir verni de Lauretta Elliot (Sylvie Léonard), qui claquent sèchement - et à une cadence nerveuse - sur le trottoir.Finalement, gros plan sur les souliers, non, rayez ça, gros plan sur une des bottes poussiéreuses d'Eugénie Elliot (Julie Perreault), qui déplie la béquille de sa motocyclette.Les voici donc, les attachantes soeurs Elliot de TVA, qui entreront dans vos salons mercredi prochain à 21h.Elles n'ont pas encore ouvert la bouche, mais déjà, on les connaît : Gloria est fofolle, bohème, Lauretta est cassante, contrôlante, tandis qu'Eugénie est plus effacée, avec un côté rebelle.Des trois, je préfère l'aînée, Lauretta, une vedette de la télé à la Josée di Stasio, qui vit dans une splendide maison nickel avec ses deux filles parfaites et son copain juif.Avec son ouverture aux couleurs toniques et ses nombreuses scènes extérieures, on ne se douterait jamais que Les soeur Elliot, un mélange de comédie, de drame et de mystère, a été tourné avec un budget minceur de 550 000$ l'heure.Pourtant.Cette série hyper léchée incarne parfaitement la réalité télévisuelle de 2007, où les réseaux jouent à Séraphin Poudrier, mais ne veulent surtout pas que leur avarice transparaisse dans les chaumières.Ainsi, un épisode d'une heure des Soeurs Elliot a nécessité six jours de tournage, comparativement à huit pour une tranche de Nos étés, produite à 800 000$ l'heure.Loin de se plaindre, le coproducteur de la série, Michel d'Astous, de chez Duo, admet cependant qu'avec «ce genre de facture visuelle, c'est à la limite de ce que l'on peut faire».Même son de cloche chez Estelle Bouchard, qui signe le scénario.« Je connaissais les contraintes et, au départ, j 'étais partie avec l 'idée de fa i re un téléroman », m'explique-t-elle.Évidemment, on finira bien par demander aux artisans d'accélérer (encore) le rythme et de livrer des émissions d'aussi bonne qualité à 500 000$ l'heure, puis à 450 000$.Pourquoi pas?Les fans n'y voient que du feu! Des soeurs attachantes et peu coûteuses! PHOTO STAN HONDA, AGENCE FRANCE-PRESSE Deux artistes du Cirque du Soleil ont donné un avant-goût de la production Wintuk qui sera présentée au Madison Square Garden durant la période des Fêtes pour les quatre prochaines années au moins.Du 1er novembre au 6 janvier, le Cirque du Soleil présentera Wintuk, son premier spectacle saisonnier, au théâtre du Madison Square Garden, un rendez-vous hivernal qu'il entend donner à New York «pour toujours ».RICHARD HÉTU COLLABORATION SPÉCIALE NEW YORK Il va neiger à Manhattan, du 1er novembre 2007 au 6 janvier 2008, soir après soir.Ce n'est pas la prévision d'un météorologue, c'est la promesse du Cirque du Soleil, qui s'apprête à faire découvrir l'hiver aux New- Yorkais et à leurs nombreux visiteurs.Ce 1er novembre, au théâtre du Madison Square Garden, le Cirque présentera Wintuk, son premier spectacle saisonnier, dont il a donné un avant-goût hier à New York.«Mais où est la neige?» demande un petit garçon au début de Wintuk, une question qui le mènera dans une contrée imaginaire dont le nom sert de titre à ce conte d'hiver.Écrit et mis en scène par Richard Blackburn, Wintuk tentera de réussir quelque chose de nouveau, soit la fusion entre deux univers différents, celui des marionnettes géantes, pour lequel Blackburn est reconnu, et celui des arts du cirque, où l'entreprise fondée par Guy Laliberté est devenue la référence mondiale que l'on sait.Et s'il n'en tient qu'au bras droit de Laliberté, Daniel Lamarre, cette 21e production du Cirque reviendra au théâtre du Madison Square Garden bien au-delà des quatre ans garantis dans l'entente signée entre les parties.«On parle de 75 ans au Radio City Music Hall ; on espère être ici pour toujours », lance le président et chef de direction du Cirque, en faisant allusion aux trois quarts de siècle du spectacle de Noël présenté dans la célèbre salle de spectacle du Rockefeller Center.La concurrence new-yorkaise ne fait pas peur au Cirque du Soleil, bien au contraire.150000 billets vendus «Il faut comprendre que la période des Fêtes à New York est incroyable sur le plan touristique, dit Daniel Lamarre.On sait qu'il y a un spectacle au Radio City Music Hall qui est là depuis 75 ans.Ça nous donnait une bonne idée du potentiel de marché pour nous, et on est arrivé avec un concept et une équipe de créateurs de chez nous qui devraient nous permettre d'avoir un grand succès ici.» Après la diffusion d'un seul communiqué de presse, il y a deux mois, près de 150 000 billets ont été vendus pour Wintuk, selon Daniel Lamarre.«Ça prouve que la marque du Cirque est très, très forte à New York, ce qui nous donne un avantage concurrentiel important, dit-il.L'autre chose, c'est que les gens aiment beaucoup l'acrobatie du Cirque du Soleil, et il y en aura dans ce spectacle-là.Et je pense aussi qu'on va aller là où personne n'est allé à ce jour avec les marionnettes.Parce que le mot marionnette ne rend pas justice à tout le développement technologique qu'on a emmené.Les gens vont être très impressionnés par ce que M.Blackburn a créé.» Fondateur et directeur artistique du Théâtre de la Dame de Coeur, Richard Blackburn n'était pas à New York pour parler de Wintuk hier.Il répétait le spectacle dans un entrepôt de Pointe-aux-Trembles avec les 50 artistes de la production, dont 15 marionnettistes.Wintuk sera présenté au Wa Mu Theater du Madison Square Garden, un théâtre de 6000 sièges dont 1500 seront occupés par une scène agrandie.Pour les numéros d'acrobatie, le théâtre, dont le plafond se trouve à seulement 7 m du sol, représentait un défi important, selon Fernand Rainville, directeur de la création.«Il fallait trouver une façon de concevoir un spectacle où l'horizontal serait aussi intéressant que le vertical », dit-il.Grâce à Wintuk, le Cirque du Soleil devrait donc avoir un pied-à-terre à New York pour les prochaines années.Mais ce n'est pas encore l'adresse permanente dont rêve l'organisation québécoise.«Wintuk est une étape importante pour nous, dit Daniel Lamarre.Si on peut être ici pendant plusieurs années avec le spectacle de Noël, si on a le succès qu'on espère, je pense que ce sera un pas de plus dans la bonne direction pour établir éventuellement un spectacle permanent à New York.C'est toujours dans nos plans, c'est toujours dans nos rêves.» Selon le patron du Cirque, trois promoteurs new-yorkais tentent de faire aboutir des projets qui permettraient à la compagnie québécoise d'avoir pignon sur rue dans la Grosse Pomme.Le hic, reconnaîtil, c'est que «New York est une ville très complexe sur le plan immobilier ».WINTUK Le Cirque au coeur de Manhattan ARTS ET SPECTACLES www.cyberpresse.ca/arts HIP HOP LES PLUS BEAUX HABITS POUR LES BEASTIE BOYS PAGE 3 TÉLÉVISION LA MAUVAISE SURPRISE DE TV5 PAGE 4 Adam Horovitz Michel Drucker >Voir SOEURS en page 4 ARTS ET SPECTACLES TRIO 1 2 O.J.SIMPSON LE TROISIÈME LARRON Un deuxième présumé complice d'O.J.Simpson est maintenant derrière les barreaux.Clarence Stewart, 53 ans, s'est rendu à la police lundi et a rendu certains biens déclarés volés, dont des ballons de football autographiés.La police croit que d'autres malandrins auraient participé à l'opération lancée dans un hôtel de Las Vegas par O.J.Simpson pour récupérer des souvenirs qui, a-t-il expliqué à la police, lui appartenaient.En fait, l'ancien porteur de ballon aurait tenté le coup avec cinq complices, pensent les autorités.Un peu plus et on se croirait dans un filmmettant en vedette George Clooney et Brad Pitt.À ce détail près: dans le film, les cambrioleurs auraient réussi leur coup! VIGGOMORTENSEN LE TATOUAGE FAIT LE MOINE «Ils ont vu mes mains et, soudainement, ils se sont tus.L'ancien lieutenant-colonel Alexandre Litvinenko venait d'être empoisonné, et j'avais vraiment l'air louche.Ils ont sans doute eu la peur de leur vie.» \u2014 L'acteur Viggo Mortensen incarne un mafieux russe dans Eastern Promises de David Cronenberg (présentement à l'affiche).Pour les besoins de ce rôle, il a été (temporairement) tatoué à la manière des durs à cuire de Moscou.Et il a pu mesurer l'effet de ces tatouages sur de jeunes Russes rencontrés dans un bar de Londres.On ne badine pas avec l'Organizatsiya! Samedi après-midi, au complexe Ex-Centris, les cinéphiles qui iront voir Soie (Silk) auront la chance de pouvoir prendre le thé avec François Girard, dans la cour arrière du cinéma.La séance de 14 h sera en effet suivie d'une rencontre avec le réalisateur québécois et d'une dégustation de trois thés japonais proposés par la maison Camellia Sinensis.Pour une rare fois, il est possible de se procurer des billets à l'avance pour l'événement.Dépêchez-vous: quelque chose nous dit que c'est billets-là partiront comme des petits.thés chauds ! Viggo FRANÇOIS GIRARD UN THÉ À L'EX-CENTRIS Mortensen QUOI FAIRE Maisons de la culture, conférences, cours et ateliers, plein air: retrouvez en un clic toutes ces informations sur cyberpresse.ca/arts ANABELLE NICOUD Le Festival du nouveau cinéma (FNC) fait la part belle aux films québécois et canadiens cette année.Parmi les 50 films retenus pour le festival, le FNC présentera les derniers-nés de Carole Laure, Guy Maddin ou encore Martin Gero, ainsi que quelques surprises, comme un long métrage «freedogme » signé\u2026 Jean Leclerc.Comme l'annonçait La Presse il y a quelques semaines, c'est au documentaire Durs à cuire, de Guillaume Sylvestre, que revient l'honneur d'ouvrir le festival, le 10 octobre.Le premier long métrage du fils de la journaliste Denise Bombardier offre une plongée dans l'univers de deux chefs montréalais, Martin Picard et Normand Laprise.Le premier film de Stéphane Lafleur, Continental, un film sans fusil, est le seul long métrage québécois et canadien à figurer dans la section compétitive du FNC, qui compte 18 films cette année.Continental, un film sans fusil, a été présenté à Venise, mais aussi à Toronto, où il a reçu le prix du meilleur premier long métrage canadien.Toujours du côté québécois, Le ring, d'Anaïs Barbeau-Lavalette, est l'un des films les plus attendus de l'automne.Le film, premier long métrage pour quatre diplômés de l'INIS, raconte l'histoire de Jessy, un petit garçon du quartier Hochelaga (Maxime Desjardins-Tremblay).Aussi, le premier long métrage de Charlotte Laurier et Pascal Courchesne, Les plus beaux yeux du monde, et deux documentaires, celui d'Yves Langlois sur la vie de Claude Messier (Le dernier envol) et le journal vidéo parisien de Jeanne Crépeau (Suivre Catherine).Après Locarno, La capture, de Carole Laure, arrive au Québec avec le FNC.Côté canadien, dans la section présentation spéciale, on retrouve le dernier-né du cinéaste de Winnipeg, Guy Maddin (My Winnipeg), mais aussi le film d'ouverture du dernier festival de Toronto, Fugitive Pieces de Jeremy Podeswa et le prix Manfred- Salzburg du dernier festival de Berlin, The Tracey Fragments de Bruce Mc Donald.À noter aussi, la comédie Young People Fucking de Martin Gero, A poor's Boy Game de Clement Virgo, et American Venus de Bruce Sweeny, arrivent à Montréal après leur passage à Toronto.Du Canada toujours, A Promise to the Dead de Peter Raymont, The Bodybuilder and I de Bryan Friedman et Damage Done : The Drug War Odyssey de Connie Littefield.La curiosité de la programmation cette année, c'est le premier long métrage de Jean Leloup Leclerc, Ice Cream, un film « freedogme».À Hanoi, Ice Cream suit les parcours et démêlés de personnages fantasques, parmi lesquels «un travesti ex-prostitué aveugle», une «actrice ratée de 40 ans» et son fils Nicolas, «obèse, et probablement gai».La programmation internationale du FNC sera dévoilée lors d'une conférence de presse, le 25 septembre.Mais on sait d'ores et déjà que la palme d'or du dernier festival de Cannes, 4 mois, 3 semaines et 2 jours, de Cristian Mungiu, clôturera la 36e présentation de l'événement.36e Festival du nouveau cinéma, du 10 au 21 octobre.Infos : www.nouveaucinema.ca 36e FESTIVAL DU NOUVEAU CINÉMA La part belle aux films d'ici PHOTO FOURNIE PAR LE FESTIVAL DU NOUVEAU CINÉMA La curiosité de la programmation cette année, c'est le premier long métrage de Jean Leloup Leclerc, Ice Cream, un film «freedogme».LITTÉRATURE PARENTS ET AMIS SONT INVITÉS À Y ASSISTER Le dramaturge Olivier Keimed a été littéralement renversé par le livre Parents et amis sont invités à y assister de Hervé Bouchard, qui a remporté pour ce titre le Grand Prix du livre de Montréal en 2006.Il signe pour le 13e Festival international de la littérature (FIL) le montage et la mise en lecture de ce texte éclaté.Pas moins d'une quinzaine d'acteurs et d'actrices incarnent sur scène ce qu'Olivier Keimed appelle un chant collectif et un poème dramatique, parmi lesquels Olivier Aubin, Annick Bergeron, Marie-Thérèse Fortin, Maude Guérin et Benoît Mc Ginnis.Le spectacle sera suivi d'une rencontre avec l'auteur et le metteur en scène.Infos : 514-842-2112.- Chantal Guy CE SOIR 20H, À LA CINQUIÈME SALLE DE LA PLACE DES ARTS.AGENDA THÉÂTRE LE DOUTE Dans une école catholique du Bronx, au début des années 60, un prêtre est soupçonné par une religieuse d'agressions sexuelles sur un jeune enfant noir.Suspicions, accusations, absence de preuve, déni, camouflage de la vérité\u2026 Le doute de John Patrick Shanley nous entraîne dans une intrigue à l'américaine où le spectateur est pris comme jury, alors que sont dévoilés les éléments de preuve qui incrimineront (ou pas) le principal suspect.Martine Beaulne signe ici une mise en scène efficace d'une histoire bien ficelée et menée par les compétents Gabriel Sabourin, Louise Laprade, Marie-Ève Bertrand et Myriam de Verger.Sylvie St-Jacques JUSQU'AU 20 OCTOBRE AU THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE SPECTACLES DA N S E agora de la danse Le Sacre du printemps et.: 20h.VA R I É T É S cabaret du casino de montréal Pier Béland: 13h15.Summertime: 20h30.café campus Mute: 20h30.la tulipe Rilo Kiley: 20h.lion d'or Gaelle: 17h, Fabiola Toupin: 20h30.métropolis Beasties Boys: 20h.o patro vys Cabaret de l'Urgence: 20h.petit café campus Anthony Gomes + Milan Boronell: 20h.théâtre saint.denis Ryan Adams and The Cardinals: 20h.PHOTO FOURNIE PAR LA COMPAGNIE JEAN-DUCEPPE Scène de la pièce Le doute.FLASHES Un nouveau documentaire pour Paul Arcand Le nouveau film de Paul Arcand, Québec sur ordonnance, prendra l'affiche au Québec le 5 octobre prochain.Deux ans après Les voleurs d'enfance, l'animateur de radio a réalisé ce nouveau documentaire qui fait la lumière sur la consommation de médicaments au Québec.Le problème de la hausse vertigineuse de la consommation de médicaments y est abordé, les Québécois avalant en moyenne 750 pilules par année.Serge Fiori signe la musique originale du film produit par Denise Robert de Cinémaginaire et distribué par Alliance Vivafilm.La grande première aura lieu le lundi 1er octobre au Cinéma Impérial à Montréal.La Presse Canadienne Oscars : le Canada choisit son film aujourd'hui Téléfilm Canadaannonceraaujourd'huiquel filmreprésentera le Canadaaux Oscars.C'est en janvier 2008 que l'Academy of Motion Picture Arts and Sciences fera connaître les candidats retenus pour l'Oscar du meilleur film en langue étrangère.Difficile de prévoir quel film sera choisi, dit Patrick Roy, président d'Alliance Atlantis (Soie, L'âge des ténèbres).« Il y a un peu deux écoles de pensée : est-ce que le comité va choisir un film coup de coeur, ou le film qui a le plus de chances d'être en nomination?», souligne- t-il.Le cinéaste québécois a-t-il plus de chances d'être choisi par le comité pour L'âge des ténèbres, à l'affiche le 7 décembre au Québec?Patrick Roy refuse de se prononcer.Annabelle Nicoud MARIO CLOUTIER Le Musée des beaux-arts de Montréal aborde un nouveau continent.En présentant les oeuvres de 10 artistes soutenus par la Fondation Daniel Langlois, le MBA témoigne de la grande vitalité de l'art contemporain au rayon de la technologie et du numérique.«On assiste à l'éclosion d'un art.C'est fragile.Les oeuvres sont de petites fleurs en train d'éclore autour de nous», a déclaré hier la directrice du MBA, Nathalie Bondil avant de lancer aux convives présents : «Bienvenue dans le futur.» Du 20 septembre au 9 décembre 2007, le musée fête les 10 ans de l'implication de Daniel Langlois auprès des artistes qui remettent en question, beaucoup plus qu'ils ne l'admire, la technologie et son omniprésence.«Mon travail montre comment les humains sont merveilleux puisque je fabrique des robots qui ont de fortes limites, qui sont inadéquats.Je crois qu'il est important de montrer ce qui distingue les humains des machines », explique la plus jeune artiste des 10, Jessica Field.La première oeuvre du parcours intitulé Vases communicants fait justement passer le visiteur entre les mondes réel et virtuel.Philip Beesley plonge le spectateur dans une forêt de végétaux en matière synthétique qui réagissent à la présence humaine.Fascinant! Du reste, tous les artistes présents utilisent l'interactivité pour toucher et faire réfléchir, que ce soit Lynn Hershman Leeson, Cather ine Richards et Eduardo Kac.Les Québécois font ici belle figure.Marie Chouinard, oui la chorégraphe, avec ses Cantiques et Luc Courchesne dans son hommage au cinéaste Micheal Snow.De son côté, Rafael Lozano- Hemmer, Montréalais d'origine mexicaine, combat l'isolement que peut créer la technologie avec des verbes projetés sur les visiteurs.«Pour la première fois, dans un musée, on ne peut voir l'oeuvre qu'en regardant les autres visiteurs.Si on touche aux autres, le texte change, créant une plateforme de connections.Nous ne pouvons ignorer que nous vivons dans une culture technologique.Ce n'est pas un outil, mais un langage de la mondialisation», dit le jeune homme qui était responsable de son pays d'origine à la Biennale de Venise cette année.Musée des beaux-arts du 20 septembre au 9 décembre 2007.MUSÉE DES BEAUX-ARTS Les nouveaux paradis artificiels «On assiste à l'éclosion d'un art.C'est fragile.Les oeuvres sont de petites fleurs en train d'éclore autour de nous », a déclaré hier la directrice du MBA, Nathalie Bondil. 2 500 ACTIVITÉS GRATUITES, LES 28, 29 ET 30 SEPTEMBRE Plusieurs forfaits touristiques culturels à gagner sur cyberpresse.ca/journeesdelaculture Programmation insérée le samedi 22 septembre 3506943A invitent 200 personnes à la première du film Courez la chance de gagner un sac griffé offert par Pour participer, inscrivez-vous au cyberpresse.ca/concours Le concours débute le 17 septembre 2007 pour se terminer le 24 septembre 2007.La valeur des prix offerts est d'environ 2 000$ AUDREY TAUTOU GAD ELMALEH un film de PIERRE SALVADORI 3508910A ARTS ET SPECTACLES PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE Un prétexte, l'album The Mix- Up, pour une nouvelle tournée?«Ouais, c'est un peu ça!» convient Mike D\u2026 Le B-Boy semblait lancé, mais ça crie dans le séjour de son palace de Malibu en Californie, où le batteur-rappeur s'est accordé une semaine de vacances avant de reprendre la route.«Heeeey\u2026 Woooo! Enlève tes souliers.Qu'est-ce que tu fais ici?» échappe-t-il d'une voix faussement autoritaire.Le bambin derrière rigole.«Où en étais-je?Ah oui : on en parlait la semaine dernière, justement.Souvent, les musiciens sortent un album simplement pour pouvoir repartir en tournée en se disant : pas besoin de retourner en studio pour un bon bout de temps\u2026 Mais cette fois, on s'est dépêchés de faire The Mix-Up, on a entrepris une grande tournée, mais nous avons déjà hâte de retourner en studio pour faire le prochain album!» Ne comptez pas trop sur de nouvelles pièces pendant cette tournée-ci, mais la bande à Mike espère néanmoins pouvoir lancer son huitième album quelque part en 2008.Mais d'ici là, le groupe vivra encore dans ses valises pour quelques mois.«L'été dernier, nous avons joué dans des villes que nous n'avions jamais visitées ».On peut lire le récit de ce voyage sur le blogue de tournée du groupe (beastieboys.com/ tour).«Plein de pays d'Europe de l'Est, de gros festivals extérieurs, des villes magnifiques comme Istanbul\u2026 L'été dernier, la famille a voyagé avec nous.Mais avec la tournée qui recommence, ce sera plus difficile\u2026» Le plus vieux vient de commencer l'école, alors\u2026 «Cette tournée est à mon avis l'une des plus solides, enchaîne le rappeur.Ce qui rend cette tournée spéciale, en comparaison avec nos précédentes tournées, c'est la combinaison des différents concerts qu'on présente.» Le musicien fait référence à ce qu'ils ont baptisé leurs «événements gala».Du bonbon pour les fans les plus endurcis: «Selon ce que j'ai observé depuis le début de la tournée, le public des concerts d'aréna et celui des événements gala sont différents.Lors des galas, on retrouve, de toute évidence, des fans qui apprécient notre musique depuis longtemps, qui connaissent pas mal tout notre répertoire, et ça rend les choses plus excitantes pour nous parce qu'on s'accorde le droit de jouer des chansons obscures.Je ne crois pas qu'il y ait des chansons qu'on n'ait jamais jouées auparavant, mais certaines d'entre elles n'ont pas été entendues en concert depuis très longtemps.» À Montréal, deux spectacles seront offerts : demain soir au Centre Bell, mais avant, le Gala Event au Métropolis.«À Boston, c'était dans le Opera House.On essaie de créer une autre ambiance qu'à l'habitude, en jouant dans des endroits class.» Mot d'ordre: «Dress to impress ! insiste Mike.Ce n'est pas une obligation, mais on apprécie lorsque les fans se donnent la peine de s'habiller comme s'ils se rendaient à un mariage.» En clair, forcez- vous et sortez vos plus beaux habits ! « Ah ou i , nous aussi serons bien habillés! ajoute Mike.En fait, nous sommes aussi très bien vêtus durant nos concerts \" réguliers \", mais le Gala Event, c'est spécial.Ce concert est plutôt instrumental, on pige essentiellement dans le répertoire funk de The Mix-Up et de nos précédents albums.» Et pour le Centre Bell?La dernière fois, il y a trois ans, le groupe avait invité un cirque canin en première partie! «Bon, il n'y aura pas de chiens cette année, confie Mike, mais on a d'autres surprises\u2026 Je ne veux pas vendre la mèche, mais je peux au moins dire qu'on a les plus gros effets visuels jamais vus durant un concer t des Beastie Boys ! » Beastie Boys, ce soir au Métropolis et demain au Centre Bell.Billets: www.admission.ca HIP HOP / Beastie Boys au Centre Bell Deux spectacles, une seule tournée MARIO CLOUTIER Les 11es Journées de la culture, les 28, 29 et 30 septembre prochains, déborderont des musées et des salles de spectacle pour envahir huit lieux de travail.Aux Michel Tremblay et Margie Gillis en vedette cette année, se joignent, notamment, les employés des entreprises Telus, Alcoa et de la Caisse de dépôt.À cet endroit, l'artiste visuel Jérôme Fortin présentera, avec une cinquantaine d'employés, une murale faite de longues bandes de papiers et d'imprimés provenant du quotidien des gens.« Il y a des artistes dans le groupe d'employés.Ça m'étonne, ils passent beaucoup de temps sur ce projet et tout se passe très bien », raconte Jérôme Fortin.L'écrivain Michel Tremblay participera lui aussi aux Journées présentant un total de 2500 activités gratuites au Québec la semaine prochaine.Il participera à de nombreuses activités liées à son oeuvre à Montréal : un ballet flamenco inspiré des Bellessoeurs, des visites du quartier de La grosse femme d'à côté est enceinte, en plus d'une exposition des aquarelles de l'auteur.La danseuse Margie Gillis, pour sa part, fera littéralement lever la salle Maisonneuve de la Place des Arts.Entre 300 et 500 personnes participeront à une chorégraphie qu'elle dirigera en l'honneur de Gilles Vigneault, en présence du poète.«Ce n'est pas une activité pour entrer dans la peau d'un danseur.C'est une danse pour les membres de l'auditoire, mais aussi pour célébrer le fait d'être spectateur », a indiqué M me Gillis.Attirer un public plus nombreux À Montréal, un service de navettes gratuites amènera les visiteurs tout près des lieux où se dérouleront 150 activités aux quatre coins de la ville.Sous le thème Essayez quelque chose qui manque à votre culture, rien à voir avec la nouvelle émission de Télé-Québec Ça manque à ma culture, les Journées cherchent encore et toujours à attirer un public plus nombreux dans une formule inédite.« Plu s ieu r s prov i nces et pays regardent ce qu'on fait au Québec », soutient la présidente des Journées, Louise Sicuro.Environ 350 000 personnes ont participé au 10e anniversaire des Journées de la culture l'an dernier au Québec.11es JOURNÉES DE LA CULTURE Le monde des affaires entre dans la danse Difficile à croire, mais le trio new-yorkais Beastie Boys a presque 30 ans de métier.Or, en attendant une tournée commémorative digne de ce vénérable anniversaire, Mike D, Ad-Rock et MCA ont trouvé le meilleur prétexte pour revenir en concert à Montréal : sortir un nouveau disque, The Mix-Up, collection sans prétention de grooves funk-dub.Au bout du fil, Mike D essaie de répondre à nos questions, tout en gardant un oeil bienveillant sur ses deux p'tits gars.PHOTO MARTIN RICKETT, THE ASSOCIATED PRESS Mike D (à gauche), Ad-Rock (à droite) et MCA (à l'arrière) seront sur la scène du Centre Bell ce soir et demain.Les spectateurs sont priés de s'habiller chic.Mot d'ordre : «Dress to impress ! insiste Mike.Ce n'est pas une obligation, mais on apprécie lorsque les fans se donnent la peine de s'habiller comme s'ils se rendaient à un mariage.» (# 1=
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