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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2007-09-29, Collections de BAnQ.

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[" YANICK VILLEDIEU 12h15 30 septembre: émission spéciale des Années lumière Les 50 ans de spoutnik 1 et de l'exploration spatiale.Réalisation: Dominique Lapointe www.radio-canada.ca/lumiere 3509352A ARTS ET SPECTACLES www.cyberpresse.ca/arts MARC MESSIER UN DUO BIÈRE-HOCKEY CET AUTOMNE PAGES 2 ET 3 HUMOUR LE JEU DE LA SÉPARATION PAGE 22 MARIE LABERGE Libre et souveraine CONSACRÉE SUPERSTAR DE LA LITTÉRATURE QUÉBÉCOISE AVEC SA TRILOGIE LE GOÛT DU BONHEUR, MARIE LABERGEAMIS SIX ANS À RECHARGER SES BATTERIES ETÀNOURRIR D'AUTRES PROJETS AVANT DE REGAGNER LE LIEU OÙ ELLE SE SENT LIBRE ET SOUVERAINE: LE ROMAN.AU FIL DE TROIS RENCONTRES, ELLE SE RACONTE ET NOUS PRÉSENTE SON TOUT NOUVEAU ROMAN\u2026POLICIER.> À LIRE EN PAGES 10 ET 11 PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE© Patricia Paquin et Mathieu Gratton ARTS ET SPECTACLES Le mois d'octobre compte 31 jours de dur labeur pour Marc Messier.À l'agenda : les tournages d'une série télé, d'un film, de l'énième représentation de Broue et l'arrivée d'un enfant.ISABELLE MASSÉ À60 ans, on ne changera pas son homme! Depuis la fin des années 70, Marc Messier a la fâcheuse habitude d'atterrir dans des productions qui se transforment en succès populaires.Sa carrière est jalonnée de bons coups.Sortez vos 10 doigts : Lance et compte, Les Boys, Grande Ourse, Urgence, La petite vie, Omertà et de nombreux Bye Bye.Ajoutez Broue et Les voisins à la fiche personnelle d'un comédien discret dans la vie, mais omniprésent à la télévision, au grand écran et sur les planches.«Il y a une part de hasard là-dedans, mentionne toutefois Messier.Je ne pouvais prédire que l'aventure de Lance et compte durerait 20 ans.» Comme il n'aurait pu prévoir qu'il passerait 30 ans dans une taverne ou qu'il incarnerait Bob, le motivateur fauché des Boys, dans quatre films et une série (à Radio-Canada, à compter de lundi, 21h).Seulement la moitié des 20 épisodes des Boys sont tournés.Dans les semaines à venir, Marc Messier rechaussera donc les patins de Bob et tentera de survivre à un mois d'octobre chargé.Le tournage du film Le grand départ de Claude Meunier, dans lequel il tient le rôle principal, est aussi au programme.Tout comme des représentations de Broue.et la naissance d'un troisième enfant.«Ce genre de situation ne m'est pas arrivé souvent, note Messier.Quand on embarque dans un projet de film ou de série, on ne sait jamais si ça va se concrétiser.Généralement, les acteurs gardent donc une porte ouverte.On ne peut tout refuser, car souvent le projet qu'on a d'abord accepté ne se fait pas.» Si tout s'était déroulé comme prévu, l'écriture des Boys se serait bouclée plus vite et le tournage serait déjà chose du passé.On rappelle que les premiers épisodes écrits par François Avard n'ont pas plu au producteur Richard Goudreau qui a fait reprendre le travail par d'autres.Par ailleurs, si Messier avait joué de malchance, le film de Meunier n'aurait pas obtenu de financement en juin dernier ! Et les billets des représentations d'octobre de Broue, mis en vente il y a un an, n'auraient pas trouvé preneurs en criant «une grosse Mol, s.v.p.» ! On souhaite à Messier que sa douce moitié ne crève pas ses eaux avant l'Halloween! «Je prends une journée à la fois », dit celui qui affirme travailler cinq jours par semaine, pas plus, comme la majorité des gens.C'est la charge de travail quotidienne qui peut épuiser les acteurs.«Avant, on tour- UN DUO BIÈRE-HOCKEY ENTREVUE MARC MESSIER PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Étonnamment, Marc Messier dit pouvoir très bien se passer des tournages un temps.«J'espère néanmoins travailler toujours un peu, car jouer est un hobby.D'autant plus que l'âge sert souvent aux acteurs.Il n'y en a pas tant que ça qui durent », dit-il.NATHALIE PETROWSKI CHRONIQUE LES BOYS La deuxième partie d'Enquête sur le dopage de Geneviève Jeanson s'intitule L'aveu.La confession aurait été un titre plus exact.À mesure que l'ex-championne cycliste, conf inée dans une chambre d'hôtel en forme de confessionnal, déballait son sac à la caméra et expiait sa faute, sa très grande faute, j'ai senti un vieux relent de morale catholique sortir de ma télé.Comme ça, vous avez péché ma fille?semblait lui dire Alain Gravel.Oui mon père, depuis l'âge de 16 ans, a-t-elle répondu.Pour votre peine, vous réciterez 25 Je vous salue Marie et vous passerez en boucle à toutes les 15 minutes à la télé.N'allez pas croire que je dénigre le travail d'Alain Gravel et de son équipe.Arracher une confession à une fille pourvue d'une aussi puissante carapace, la pousser à sortir du déni protecteur où elle s'est enfermée et l'entraîner à démonter la mécanique infernale du dopage sont des exploits que tous les journalistes aimeraient accomplir un jour.On a beau dire que Gravel est arrivé au bon moment, alors que Jeanson était fin prête à se mettre à table, il n'en demeure pas moins que c'est lui qui l'a relancée au fin fond de l'Arizona et personne d'autre.C'est lui aussi qui, à force de la cuisiner et de revenir à la charge pendant des mois et des mois, l'a fait trébucher.Je connais bien les méthodes d'Alain Gravel.J'en ai fait les frais dans son reportage sur Céline Dion.Au départ, il m'avait dit que notre entrevue serait une affaire de cinq minutes et ne traiterait que du passage de Céline à 12 ans à l'Olympia.L'entrevue a duré une éternité.L'Olympia n'était qu'un prétexte.J'imagine qu'il en fut ainsi avec Geneviève Jeanson.Après que la cycliste lui eut raccroché la ligne au nez, le journaliste a réussi à l'amadouer en lui promettant de laver sa réputation.Je parie même que Gravel, qui est un fana de vélo, croyait sincèrement au départ qu'il allait blanchir une innocente injustement accusée.Manque de chance, l'innocente était coupable et un brin trop confiante.Au lieu de se méfier, elle a mis la pédale au fond, avant de s'embourber dans ses mensonges et de se trahir à cause d'un pourcentage: celui de son hématocrite.Cette erreur, qui a tout déclenché, fut-elle l'acte manqué d'une fille qui cherchait à se libérer de ses démons ou la simple gaffe d'un esprit confus et inconscient?Seul son coloriste le sait.Chose certaine, cette enquête, qui a dû coûter une fortune à la SRC, est ironiquement le contraire de la classique enquête, froide et factuelle.C'est du human à son meilleur.À travers les aveux de Jeanson, c'est une fenêtre qui s'ouvre sur le monde sans pitié de la compétition, mais aussi sur le personnage fascinant qu'est ce petit bout de femme, ambitieuse, frondeuse, rebelle, à la fois victime et bourreau et dont le masque finit par craquer pour révéler un être blessé, vulnérable, en plein désarroi.On écoute Jeanson et on voit immédiatement le film.On l'écoute et on a envie que tous les jeunes ados qui se poussent au nom de la performance l'entendent et l'enregistrent.Qu'ils comprennent que s'injecter de l'EPO ou n'importe quelle autre saloperie, c'est s'injecter un poison qui dévore de l'intérieur, qui pourrit les plus belles victoires, qui contamine son rapport au monde et qui, en définitive, empoisonne la vie.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : npetrows@lapresse.ca La confession On écoute Jeanson et on voit immédiatement le film.On l'écoute et on a envie que tous les jeunes ados qui se poussent au nom de la performance l'entendent et l'enregistrent. ARTS ET SPECTACLES HAUTS FAITS, CETTE SAISON Il tombe en amour avec une psychologue sportive (Diane Lavallée) que lui a présentée Michel Bergeron, son gourou.POINTSMARQUANTS, CETTE SAISON Il score sans aide avec la psy, car c'est un coup de foudre.SON ÉQUIPE Les gagnants.C'est Stan qui motive les gars à aller jouer à Las Vegas.Il va jusqu'à emprunter de l'argent pour inscrire ses joueurs au tournoi.HAUTS FAITS, CETTE SAISON Il se détache de son père (Stan) qu'il confronte plus.Il est actionnaire majoritaire de la brasserie qui est d'ailleurs plus classe que celle des films.POINTSMARQUANTS, CETTE SAISON Il prend de l'assurance.Ça se reflète dans sa tenue vestimentaire.Sur la glace, il est fiable et donne tout ce qu'il a.Il va toutefois lui arriver une mésaventure au deuxième épisode.SON ÉQUIPE Les amoureux.Il a trouvé la perle rare (Mahée Paiement) et ne veut pas la lâcher.Il veut fonder une famille.HAUTS FAITS, CETTE SAISON Il est de plus en plus maladroit et mauvais, donc en constante progression! Son empire s'étend aussi de plus en plus.Il était fleuriste.Il est maintenant propriétaire d'un salon funéraire.Il a le monopole de la mort.POINTSMARQUANTS, CETTE SAISON Très peu.Sinon les deux siens, ses poings, marqués à vie à la suite de nombreuses batailles sur la glace.SON ÉQUIPE Les Boys, littéralement.Dans son esprit, c'est la meilleure équipe qui puisse exister.HAUTS FAITS, CETTE SAISON Pour pouvoir s'inscrire au tournoi de Las Vegas, il se trouve un deuxième job: au salon funéraire de Méo.Ça va le transformer, car il a peur des morts.pour mourir.POINTSMARQUANTS, CETTE SAISON Marcel va essayer d'améliorer son lancer frappé.Il va aussi être appelé à se dépasser et vaincre ses peurs.Au hockey comme chez l'embaumeur.SON ÉQUIPE Les influençables qui finissent par se prendre en main.nait un épisode en 10 jours.Aujourd'hui, en six.Et la journée qu'on va prouver qu'on peut le faire en quatre et demi, ça deviendra la norme.» Le 31 octobre, on aura donc en face de soi un homme «mince, heureux, avec les traits un peu tirés», résume Messier.Bob l'impresario En attendant le Jour des morts, parlons sports avec l'interprète de Bob, désormais agent d'artistes.«Agent de seconde zone, précise Messier.Il est à la recherche de la perle rare, comme son idole René Angélil.Mais il s'accroche à n'importe quoi.» Les boys, la série a comme leitmotiv un prestigieux tournoi de hockey auquel la bande souhaite participer.La récompense : 1 million de dollars.Le hic, c'est qu'il en coûte 10 000$ par joueur pour s'inscrire, et les gars ne roulent pas sur l'or.L'émule d'Angélil, qui voit Las Vegas dans sa soupe, poussera les troupes à vendre des tablettes de chocolat pour réaliser leur rêve.«Pour Bob, Las Vegas, c'est le summum, résume Messier.Comme la Polynésie pour Gauguin! Dans sa tête, il gagne le tournoi de Las Vegas et il y reste!» Événement de la rentrée télévisuelle pour les inconditionnels de Bob, Méo, Stan, Léopold, Fern et Marcel, Les boys, la série dévoile sans subtilité d'autres facettes des héros sur patins.«À chaque nouveau Boys, il faut s'inventer un peu, dit Messier.Bob était producteur de vidéos, puis de films et maintenant imprésario.De tels gars, qui se disent constamment qu'ils vont pogner la bonne affaire, existent.» Marc Messier se plaît à incarner des perdants.Le Boys nouveau lui permet en plus de rechausser des patins.«Je n'aurais jamais cru que toutes ces années passées à jouer au hockey, plus jeune, me serviraient autant dans mon métier, lance le Marc Gagnon de Lance et compte.Je suis finalement arrivé dans la LNH par la fiction!» C'était après avoir englouti des centaines de (fausses) bières sur scène dans Broue.Une activité qui a rapidement assuré au comédien des revenus et la liberté de choisir.Depuis 1979, Marc Messier a présenté Broue près de 3000 fois.«Quand je m'implique dans un projet, je le fais pour attirer le plus grand nombre de gens possible.« Broue a toujours été mon premier horaire, ajoute Messier.Michel (Côté), Marcel (Gauthier) et moi aimons jouer cette pièce, mais on s'arrange pour que ce ne soit pas fastidieux (60 spectacles par an).Il y a plusieurs années, on a compris qu'en procédant ainsi, on pourrait jouer longtemps.» Longtemps, tout en laissant à l'acteur du temps pour toucher à.tout ! Étonnamment, Marc Messier dit pouvoir très bien se passer de tournages un temps.«J'en profiterais pour mettre de l'avant des projets personnels, croit-il.J'espère néanmoins travailler toujours un peu, car jouer est un hobby.D'autant plus que l'âge sert souvent aux acteurs.Il n'y en a pas tant que ça qui durent.» CET AUTOMNE « Je n'aurais jamais cru que toutes ces années passées à jouer au hockey, plus jeune, me serviraient autant dans mon métier.Je suis finalement arrivé dans la LNH par la fiction ! » HUGO DUMAS CHRONIQUE QUATRE BOYS À LA CARTE Courage les amis , ça achève.Non, bande de mauvaises langues, pas Loft Story et Occupation double où les participantes portent des prénoms très Dynasty comme Daisy, Jessie, Crystal et Christelle, mais bien la rentrée télévisuelle.Ne restent que Les boys à sauter sur la glace, lundi soir, et Rumeurs 2.0 à publier son premier numéro pour officiellement mettre la saison télé 2007-2008 sur les rails (insérez ici un soupir généralisé des chroniqueurs télé, qui pourront enfin retrouver un semblant de vie sociale, peut-être).Commençons par Les Boys, dont j'ai vu les trois premiers épisodes.Fans de Stan (Rémy Girard), rassurez- vous: l'humour burlesque (et un peu théâtre d'été) de la lucrative franchise cinématographique n'a pas été massacré.Dans le premier épisode, vous y entendrez Fern (Paul Houde) demander à un vendeur de télévision au plasma: «J'hésite entre la 46 pouces et la 36 pouces.C'est quoi la différence?» Réponse - prévisible - du commis : 10 pouces.Ça vous fait rire?Alors, vous raffolerez des blagues de décolleté et de «jackstrap au neutre» que débitent Méo, Stan, Marcel, Mario et Bob aux 30 secondes.Ma prédiction?Environ 1,7 million de téléspectateurs se délecteront de la première (lundi, 21h).Personnellement, ce type d'humour m'indiffère.Mais je ne crache pas sur Les boys, des caricatures humaines patinant dans un vaudeville télévisuel.Ici, on sait clairement à quoi s'attendre : pas de deuxième degré, pas d'ironie et pas de critique sociale de l'Homo Quebecus.C'est de la télé populaire, bricolée uniquement pour divertir et incarnée par des comédiens formidables.Au deuxième épisode, Marc Messier livre un de ses meilleurs discours de motivation: «Guy Laliberté, quand il crachait du feu à Charlevoix, il ne disait pas: ça goûte le gaz.Il disait: ça sent le jet privé.Quand est-ce qu'on décolle?» À l'autre bout de la patinoire des Boys, il y a Rumeurs, qui débarque maintenant dans nos foyers dans un emballage fuchsia très féminin (lundi, 19h30).Le générique d'ouverture a été refait sans Esther et Benoît, qui ont été largués, et les décors du magazine ont été rafraîchis.Dans toute cette transformation cosmétique extrême, l'écriture d'Isabelle Langlois n'a rien perdu de son mordant.«Il n'y a rien comme un coupde pied au cul pour nous faire oublier qu'on a mal aux dents», fait-elle dire à son héroïne, Hélène Charbonneau (Geneviève Brouillette), la nouvelle rédactrice en chef de Rumeurs.J'avoue que Rumeurs 2.0, où les effets sonores (wah!) e t les mouvement s de caméra rapides ne viennent plus marquer les répliques assassines, une des marques de commerce de l'émission, m'a un peu déstabilisé.Facteur agaçant : le personnage d'Hélène fait la narration du premier épisode, à la manière de Carrie Bradshaw dans Sex and the City.Un procédé plus ou moins réussi, qui, heureusement, ne se répétera pas dans les prochaines émissions.Je vous rassure: Michèle Lauzon reste aussi abrasive.Je renouvelle donc mon abonnement à son magazine.Et mon petit doigt me dit qu'une relation de type Esther-Benoît éclot entre Hélène et Christian Bergeron (Rémi-Pierre Paquin), l'éditeur de Fémina, le compétiteur de Rumeurs.Je lévite En retard, un peu, avec The Bourne Ultimatum.Un film intelligent, bourré d'action.À voir, sur grand écran, pour les cascades explosives et les hallucinantes scènes de combat.Wow.Je l'évite La nouvelleémission de télé tabloïd TMZ.Une demi-heure de pure insignifiance, appuyée par des commentaires aussi ridicules qu'insipides.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : hdumas@lapresse.ca Y'en aura pas de facile! L'écriture d'Isabelle Langlois, qui signe Rumeurs, n'a rien perdu de son mordant. ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE - - SUR LES PLANCHES CETTE SEMAINE DEMAIN DANS EXPRESSO Après avoir assisté à la répétition générale du spectacle de Bruce Springsteen au New Jersey, mardi, notre journaliste Alain de Repentigny critique chanson par chanson Magic, le nouvel albumdu Boss.Buck 65 - BAT FOR LASHES, ce soir au Petit Campus.- MARILOU, ce soir à l'Espace Dell'Arte.- MARIE-ÉLAINE THIBERT, mardi, mercredi et vendredi.au Saint-Denis.- CARIBOU, mercredi à La Tulipe.- PERE UBU, mercredi au National.- OLIVER MTUKUDZI, jeudi au Kola Note.- YANN PERREAU, vendredi à la 5e salle de laPDA.- PATRICKWOLF, vendredi au Petit Campus.- BUCK 65, vendredi à La Tulipe.ALEXANDRE VIGNEAULT HAUT-PARLEURS Ne reste plus que trois jours pour mettre un peu d'ordre dans la programmation de Pop Montréal et se concocter un itinéraire.Ce ne sera pas de trop.Avec 360 spectacles en cinq jours, le calendrier ne peut que donner le vertige.Et comme les noms des invités soulèvent plus de points d'interrogation que de points d'exclamation, on hésite entre bâtir un horaire autour de quelques évidences ou y aller à l'aveugle.Carrément.La troisième option serait de trouver l'équilibre entre les deux précédentes, un choix sain susceptible d'obtenir l'aval de n'importe quel coach de vie.Or, Pop Montréal n'est pas une affaire d'équilibre, mais de démesure.Pour le goûter pleinement, il faut courir d'une salle à l'autre et assister à 10 spectacles par soir.Pop Montréal, c'est bien sûr l'esprit du fringe transposé dans l'univers du rock.Un buffet à volonté où on ne trouve peut-être pas de mets chinois, mais pas mal de plats concoctés au Canada (le nombre de groupes provenant de Guelph, en Ontario, est d'ailleurs suspect), de la cuisine internationale et assurément quelques trucs immangeables.Les délires de Slow Hand Mötem?Le survivant Charlie Harper et ses désormais pathétiques UK Subs ?Euh.Non merci.Il faut avoir mangé de la marge en diable pour avoir une connaissance plus que superficielle de ce menucopieux.Cen'estpasmoncas.Occupé à écouter le dernier Gilles Vigneault ou le prochain Jorane, je n'ai pas encore eu le temps de faire connaissance avec Mixylodian ou Tyvek.Pop Montréal est là pour ça, justement.Aller voir Patti Smith à l'église Saint-Jean-Baptiste, ça relève de l'évidence.Caribou aussi (avec Miracle Fortress), quitte à rater le passage de Pere Ubu.Peut-être irai-je voir Eric's Trip ressuscité.Également sur ma liste: Torngat, Buck 65, Yelle, Camaromance, Ted Leo and The Pharmacists, la soirée Arts&Crafts (non, l'invité «super spécial» ne peut être Kevin Drew de Broken Social Scene puisqu'il sera à Munich à ce moment-là) et Tanya Tagaq.Et puis, je ferai comme tout le monde : je me f ierai aux rumeurs.et à My Space.Ne voir que ce qu'on connaît déjà n'est pas une option à Pop Montréal.Ne reste plus que trois jours pour mettre de l'ordre dans tout ça.Et j'ai déjà la tête qui tourne.Bat For Lashes Juger un album à sa pochette, c'est mal vu.Pourtant, c'est le magnifique portrait de Mondino qui m'a fait acheter le premier disque solo de Björk.Même laide, une pochette peut faire la différence.Prenez Fur And Gold de Bat For Lashes : une fille déguisée en une espèce de squaw noble qui tient un cheval noir et blanc par la bride.D'un tel mauvais goût qu'on ne peut que la remarquer.Or, lamusique de Bat For Lashes, elle, ne manque pas de goût.S'accompagnant principalement au piano, Natasha Khan développe des chansons à la fois ésotériques et romantiques, bercées par des violons discrets et de subtiles ambiances électroniques.C'est forcément maniéré, mais étonnamment touchant.Pensez à Kate Bush ou aux côtés doux de Cat Power, Tori Amos et Björk.Bat For Lashes se produit ce soir au Petit Campus.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : avigneau@lapresse.ca Le fringe du rock'n'roll POPMONTRÉAL AUTRES TEXTES EN PAGES 14, 15 ET 18.Pop Montréal, c'est bien sûr l'esprit du fringe transposé dans l'univers du rock.Un buffet à volonté où on ne trouve peut-être pas de mets chinois, mais pas mal de plats concoctés au Canada, de la cuisine internationale et assurément quelques trucs immangeables.ENTREVUE PATRICK NORMAN MARIE-CHRISTINE BLAIS «Plus les années passent, moins j'ai le temps de pleurer» chante de sa belle voix Patrick Norman sur son 25e album.C'est justement pour que les gens prennent le temps de pleurer, d'aimer, d'espérer - ou de ne pas désespérer, ce qui n'est pas tout à fait la même chose -, que le chanteur-guitariste propose 13 nouveaux morceaux.Que Norman a une magnifique voix, de plus en plus de gens le savent.Mais attendez d'entendre le «picking» de guitare de Norman, toujours plus beau, plus fin.C'est lui qui joue d'ailleurs de toutes les guitares et de la basse sur l'album.À ses côtés, des pointures : André Proulx au violon, Jean-Guy Grenier à la steel guitar, Paul «Uzeb» Brochu à la batterie, Marc Beaulieu aux claviers\u2026 «Je fignole tout le temps des mélodies à la guitare, explique Patrick Norman, j'ai des centaines d'amorces de chansons, que je ramène chez nous, dans mon studio, ma petite shop à moi.J'ai donc envoyé certaines de ces mélodies à des amis, des gens dont j'aime la plume.» Ces amis ont parfois des noms connus - Roger Tabra, Pierre Bertrand, Danny Boudreau -, parfois moins connus - Yves Desbiens, par exemple, qui signe quatre textes, dont Porte-bonheur, pleine de compassion, et Juste toi et moi, faite sur mesure pour les amoureux: «C'est un jeune du lac Saint-Jean, il est venu voir mon spectacle au Club Soda et il en a profité pour me donner son disque Par la porte de service.En repartant du Soda, j'écoute l'album et je trouve ça super bon.Eh ben, ce gars-là crevait de faim, littéralement, ça n'avait pas d'allure.Là, je l'ai connecté avec des amis, et il joue maintenant sur des bateaux de croisière\u2026 Ça va mieux.Et je pense que ça allait encore mieux quand je lui ai dit que je prenais quatre de ses textes!» «L'ombre de mon ami Pierre est partout », ajoute le chanteur de 61 ans.Son copain Pierre «Beau Dommage» Bertrand - ils se sont rencontrés à l'époque du chouette groupe country-rock Les Fabuleux élégants, en 1998-1999 - a en effet jeté un coup d'oeil aux textes et mélodies, histoire de peaufiner ici et là.Bertrand et Norman ont également joint leurs talents pour adapter (superbement) No Time to Cry de la grande chanteuse country Iris De Ment : devenue Moins j'ai le temps de pleurer, cette chanson est un classique en devenir.«Oh, c'est gentil, dire ça, dit Patrick Norman avec son habituelle modestie.J'espère que les gens vont aussi aimer les deux morceaux instrumentaux - moi, je suis de l'époque où Chet Atkins, Johnny and The Hurricanes, etc.occupaient les premières places des palmarès avec des instrumentaux.D'ailleurs, j'ai d'abord pensé intituler l'album Quand ma guitare chante\u2026 mais finalement, j'ai choisi Comment le dire parce que c'est le titre d'une chanson que ma femme adore.Je lui ai caché jusqu'à la dernière minute que je la mettais sur l'album!» Patrick Norman et sa Danielle ont fêté, il y a trois semaines, leur 20e anniversaire de mariage\u2026 Le mariage avec le public, lui, compte 35 années, depuis le premier album en 1972.«Je pense que je fais partie des familles, dit Patrick Norman en souriant.Ça me touche toujours quand, après les spectacles, les gens viennent me raconter qu'ils ont passé à travers de grandes peines - ou de grands bonheurs - avec l'aide de ma musique (NDLR: nous avons assisté à ces rencontres aprèsspectacle et c'est quelque chose à voir, les amis!).C'est comme un baume pour moi.J'ai l'impression de récolter un jardin que j'ai semé depuis des années\u2026» SIMPLICITÉ VOLONTAIRE PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE © «Ça me touche toujours quand, après les spectacles, les gens viennent me raconter qu'ils ont passé à travers de grandes peines - ou de grands bonheurs - avec l'aide de ma musique», dit Patrick Norman.Simplement.Patrick Norman connaît le succès simplement.En huit mois, son DVD Tu peux frapper à ma porte s'est vendu à 22 000 exemplaires, ce qui en fait un des meilleurs vendeurs au pays.Son précédent album, Simplement (2004) a trouvé plus de 70 000 preneurs, sans soutien média.Chaque année, il donne plus de 100 spectacles à guichets fermés, sans compter que son émission country, à ARTV, a de nombreux fans.Bref, son nouveau disque, Comment le dire, en magasin mardi, devrait lui aussi connaître le succès.Simplement.« Je fignole tout le temps des mélodies à la guitare.J'ai des centaines d'amorces de chansons, que je ramène chez nous, dans mon studio, ma petite shop à moi.J'ai donc envoyé certaines de ces mélodies à des amis, des gens dont j'aime la plume.» COUNTRY-FOLK Patrick Norman Comment le dire.Gestion Patrick Norman «ALEXIS MARTIN SIGNE ICI UN VÉRITABLE MORCEAU D'ANTHOLOGIE\u2026» Sylvie St-Jacques, LA PRESSE «UNE ILIADE FANTAISISTE ET ACCESSIBLE.» Hervé Guay, LE DEVOIR «UNE TRÈS, TRÈS BELLE PRODUCTION.UN GRAND TRAVAIL D'ALEXIS MARTIN, TANT À L'ADAPTATION QU'À LA MISE EN SCÈNE.» Catherine Perrin, C'est bien meilleur le matin, R-C.D'APRÈS HOMÈ RE TEXTEETMISE EN SCÈNE ALEXIS MARTIN AVEC YVES JACQUES UNEPRODUCTIONEXMACHINA CONCEPTION ET MISE EN SCÈNE ROBERT LEPAGE H PORTES OUVERTES AU THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE LE DIMANCHE 30 SEPTEMBRE H ACTIVITÉS AUTOUR DE GOLDONI : 13H :RENCONTRE ENTRE LE METTEUR EN SCÈNE CARL BÉCHARD ET LE TRADUCTEUR MARCO MICONE AUTOUR DE L'AUTEUR CARLO GOLDONI ET DE SON IMPRÉSARIO DE SMYRNE.- DANS LE HALL DU THÉÂTRE.14H À16H30: LECTURE DE L'IMPRÉSARIO DE SMYRNE AVEC LES COMÉDIENS ET LES COMÉDIENNES DU SPECTACLE DONT SYLVIE DRAPEAU, SOPHIE CADIEUX, ROBERT LALONDE ET PIERRE CHAGNON.- SUR LA SCÈNE.ENTRÉE LIBRE WWW.TNM.QC.CA H 514.866.8668 UNE PRÉSENTATION UNE PRÉSENTATION L'ILIADE À L'AFFICHE SUPPLÉMENTAIRES 10 ET 11 OCTOBRE LE PROJET ANDERSEN DU 25 OCT AU 3 NOV BILLETS EN VENTE DÈS MARDI ! 3511753A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE ALEXANDRE VIGNEAULT «Ah ! Tu l'as déjà ! » s'étonne Gilles Vigneault en me voyant sortir exemplaire du livre-disque Un cadeau pour Sophie, fruit de sa dernière collaboration avec l'éditeur La Montagne secrète.Il avait bien sûr entendu les interprétations de Pierre Lapointe, Pierre Flynn, Ariane Moffatt et les autres, mais n'avait pas encore vu le livre luimême.L'objet change de mains et me voilà témoin d'une chose rare: l'émerveillement d'un poète qui découvre son oeuvre, superbement illustrée par Stéphane Jorisch.Mon plan de campagne était d'amorcer la discussion en parlant de La sacrée rencontre, un disque enregistré live au Studio Victor, qui immortalise la récente - et effervescente - collaboration entre Gilles Vigneault et Les Charbonniers de l'enfer.Devant l'enthousiasme du poète, on n'a pu faire autrement que d'inverser l'ordre des choses et de parler d'abord de son dernier recueil destiné aux enfants.«Ce livre-là est plus important pour moi que si j'avais publié un roman, parce qu'il s'adresse aux enfants, dit-il.Un conte, pour un enfant, c'est un roman.Il ajoute tellement d'imaginaire aux mots qu'on prononce devant lui, qu'il fait d'un conte un roman.» Le temps qu'on passe à raconter des histoires aux enfants est plus précieux que tout, selon lui.«L'enfant, plus tard, se rappellera de ça plutôt que du camion de plastique que l'oncle d'Amérique lui a apporté.» Un cadeau pour Sophie a d'abord été un conte dédié à l'une de ses petites-filles, Charlotte.Un conte tournant essentiellement autour d'un triangle amical: Sophie, Emilio et un voisin âgé appelé Bonhomme Tom.Chacune des neuf chansons et comptines qui suivent étoffent cette histoire dont un épisode semble un clin d'oeil à La pie voleuse.ou à la bédé que cet opéra inspira à Hergé.S'accommoder de ses racines Le regard porté vers l'avant, le poète insiste néanmoins sur l'importance des racines dans Comptine pour les temps qui viennent.Une profession de foi qui tombe en plein débat sur les accommodements raisonnables.«Le premier accommodement raisonnable que nous devons faire, c'est avec nous-mêmes : c'est-à-dire être d'aujourd'hui, mais de respecter le passé, croit-il.C'est un accommodement que nous devons faire de façon quotidienne.» Gilles Vigneault, qui se rappelle l'époque où on accusait une communauté ou une autre de transporter des maladies, estime qu'il est «facile» d'accuser l'étranger «au lieu d'accuser sa propre ignorance ».Le poète, qui se sentait lui-même étranger à Montréal lorsqu'il a quitté Natashquan, trouve les accommodements «raisonnables », justement, et y voit le signe de l'attachement profond du Québec pour la démocratie.Et son expérience avec Les Charbonniers de l'enfer?Il s'en réjouit encore.Il précise qu'il a laissé Michel Faubert, Michel Bordeleau, André Marchand, Jean-Claude Mirandet te et Norman Miron choisir euxmêmes les chansons qu'ils ont conjointement conjuguées au présent.«Je savais que ces gars-là respecteraient mes mots et le sens de ce que j'ai fait », dit-il.Le poète a constaté avec bonheur que ses nouveaux collaborateurs avaient puisé dans ses chansons récentes comme dans les plus anciennes.«Chanter avec Les Charbonniers, ça donne l'impression de faire partie d'une chorale privée.Ils m'ont fait Charbonnier honoris causa et c'est extraordinaire, car j'ai toujours voulu faire partie d'un groupe, s'amuse-t-il.Ç'a été une sacrée rencontre.Le gars qui s'établit au bord de la mer devient pêcheur, par osmose.Moi, je suis devenu chanteur avec Les Charbonniers!» La sacrée rencontre, en magasin maintenant.Un cadeau pour Sophie, à paraître le 16 octobre.GILLES VIGNEAULT Se conjuguer au présent PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE © «Ce livre-là est plus important pourmoi que si j'avais publié un roman, parce qu'il s'adresse aux enfants», dit Gilles Vigneault.L'imposant corpus de Gilles Vigneault ne cesse de grandir : un disque avec Les Charbonniers de l'enfer et un livre-disque destiné aux enfants s'y ajoutent cet automne.Discussion avec un poète enraciné dans le passé, mais qui s'accommode très bien du temps présent.«Ils m'ont fait Charbonnier honoris causa et c'est extraordinaire, car j'ai toujours voulu faire partie d'un groupe.» www.duceppe.com DU 12 SEPTEMBRE AU 20 OCTOBRE Traduction de Michel Dumont Louise Laprade Gabriel Sabourin Marie-Ève Bertrand Myriam De Verger décor Richard Lacroix costumes Mérédith Caron éclairages André Rioux musique Silvy Grenier vidéo Yves Labelle accessoires Normand Blais Le Doute de John Patrick Shanley mise en scène de Martine Beaulne «Difficile de trouver des failles\u2026 tout de cetteoeuvre transpire l'excellence\u2026 un divertissement de haut calibre\u2026 » Le Journal de Montréal «\u2026ficelé d'unemanière férocement intelligente\u2026Louise Laprade est phénoménale\u2026 Marie-Ève Bertrand est tout aussi extraordinaire\u2026 une très solide distribution.» C'est bien meilleur le matin, Première Chaîne « \u2026 un petit bijou d'efficacité et de précision\u2026Haletante et rythmée\u2026 Pièce d'horlogerie fine\u2026.Les personnages sont forts et contrastés, sans être unidimensionnels\u2026 Martine Beaulne se révèle encore une fois une admirable directrice d'acteurs\u2026 un divertissement intelligent, un suspense auquel on demeure rivé.» D'arts et spectacles, Radio-Canada.ca « unaumônier incarné avec beaucoup d'intelligence et de sensibilité par Gabriel Sabourin\u2026 Louise Laprade est admirablement détestable en mère supérieure\u2026 Myriam De Verger [\u2026] quelle force et quelle assurance\u2026 chapeau à Martine Beaulne pour la direction d'acteurs\u2026 Allez-y\u2026 » Samedi et rien d'autre, Première Chaîne « Un texte intelligent qui offre des indices sans donner de réponses\u2026.» Le Téléjournal, SRC Abonnez-vous! SAISON 2007-2008 514 842-8194 7octobre Dimanche 14h30 A 3502341 A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE MARIE-CHRISTINE BLAIS Après des années d'auteur-compositeur, Sylvain Cossette a en effet décidé de se payer la traite comme interprète : que du «gros stock» vocal sur 70's - Queen (We Are the Champions, Somebody to Love), Supertramp (Take The Long Way Home), Kansas, (Carry On Wayward, Son), les Beatles (Let It Be), Boston (More than a Feeling) \u2026 C'est d'ailleurs cette dernière qui a été choisie comme premier extrait par le public, par l'entremise d'internet (plus de 12 000 courriels).Racoleur comme projet, s'interrogeront certains?Plutôt rassembleur.Et surtout, un projet bien fait, grâce à l'exceptionnel travail d'arrangements (par le coréalisateur Michel Corriveau et Cossette) et de prise de voix (dirigée, dans quatre morceaux, par nul autre que Bob Ezrin, LE Bob Ezrin qui a réalisé The Wall de Pink Floyd et travaillé avec Kiss, Peter Gabriel, etc.).Sans oublier un incroyable travail d'articulation et de phrasé, qui permet de redécouvrir littéralement certains textes.Vous saviez, vous, qu'il était question d'une «Marianne » dans More Than a Feeling ?Seigneur, depuis 1976, je chante\u2026 euh, n'importe quoi au lieu de Marianne! «T'es pas la seule, dit Cossette en riant.Le choix des chansons a été difficile, reprendil, disons que j'en ai acheté en maudit, des tounes sur i Tunes: écoute, réécoute, élimine, hésite.S'il y avait une question de droits d'auteur?On savait que, pour certains artistes, ça serait compliqué - par exemple, Neil Young - alors, on les a évités, mais sinon, il n'y a pas eu de problème.» Ce dont il s'est occupé, avec Michel Corriveau, c'est d'actualiser les 15 morceaux - qui comprennent aussi du John Lennon, des Rolling Stones et du Cat Stevens - tout en les respectant.Ou, pour reprendre les mots même de Cossette, «d'enregistrer ces chansons en ayant des couilles ET de la classe» ! Et beaucoup de plaisir, manifestement: «Comme auteurcompositeur, je n'ai jamais écrit en fonction de ma voix, explique le chanteur de 44 ans, parce que je ne voulais pas avoir l'air show off.En plus, au Québec, on n'aime pas beaucoup les voix d'hommes hautes.Alors, pendant des années, j'ai baissé mon registre vocal, chanté plus grave.C'est quand j'ai interprété la chanson Mina (écrite par Roger Tabra et Simon Leclerc pour la comédie musicale Dracula) que j'ai réalisé que ma voix s'ouvrait littéralement, qu'elle était heureuse.J'ai décidé de continuer à la rendre heureuse.» Ça ne veut pas dire que l'enregistrement a toujours été heureux: en juin dernier, on apprenait la séparation de Cossette et de sa femme par voie de communiqué.«Un jour, je devais enregistrer avec Bob Ezrin, mais ça ne filait pas, explique avec pudeur Cossette.Il m'a dit: «Viens, on va aller prendre un café ».Et on a parlé et il m'a remercié de l'avoir appelé pour travailler sur cet album, comme si c'était moi qui lui avais fait une fleur ! Alors que c'est lui qui me faisait un bouquet, un jardin, une plate-bande! On est finalement revenus en studio et on a enregistré Rock'n Me (du Steve Miller Band): «Envoye, t'es Elvis, laisse-toi aller, aie du fun », m'a dit Ezrin.Et ça m'a servi pour le reste du projet!» Du fun, c'est également ce que promet Cossette cet hiver.Après un mois en France en janvier pour y présenter Dracula, il entreprendra une nouvelle tournée en février ! «Et toutes les chansons que je n'ai pas mises sur 70's, elles vont être dans le spectacle, jure-t-il.Je suis en train de préparer une espèce de medley qui va durer une heure, je pense (rires), ça va être le medley de la mort ! ! ! ! » SYLVAIN COSSETTE Nous sommes les champions, mes amis PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © Avec Michel Corriveau, Sylvain Cossette s'est occupé d'actualiser les 15 morceaux du spectacle - des airs de John Lennon, des Rolling Stones et de Cat Stevens, notamment - tout en les respectant.Ou, pour reprendre les mots même de Cossette, «d'enregistrer ces chansons en ayant des couilles ET de la classe » ! Mercredi prochain, Sylvain Cossette invite le grand public au Métropolis pour le lancement de son nouvel album, 70's - prononcez «seventies », avec le t, comme les Britanniques ! 70's comme dans années 70 et grands succès anglophones de l'époque (ceux de Queen, Kansas, Foreigner, 10 CC et compagnie).Combien gage-t-on de billets de deux piastres - en papier, comme dans le temps ! - que la salle va être bourrée de gens chantant en choeur avec Cossette «Weeee are the champions, my friends» ?« Pendant des années, j'ai baissé mon registre vocal, chanté plus grave.C'est quand j'ai interprété la chanson Mina que j'ai réalisé que ma voix s'ouvrait littéralement, qu'elle était heureuse.J'ai décidé de continuer à la rendre heureuse.» UNE CRÉATION DU THÉÂTRE DE L'OEIL TEXTE DE JAVIER SWEDZKY CONSEILLER ARTISTIQUE ANDRÉ LALIBERTÉ INTERPRÉTATION ÉLOI ARCHAMBAUDOIN, JOËL MELANÇON, CHRISTIAN PERRAULT, CATHERINE VIDAL 245, rue Ontario Est, Montréal Berri-UQAM/ Sherbrooke 514 288-7211 www.maisontheatre.qc.ca LA MAISON THÉÂTRE PRÉSENTE EN GRANDE PREMIÈRE Ah, la vache ! DU 26 SEPTEMBRE AU 14 OCTOBRE 2007 !!! 5 à 10 ans 3509624A N'attendez pas Noël pour vous gâter Maria Cecilia Bartoli Édition limitée CD + DVD avec livret de 200 pages 37,99$ Complete Symphonies Gustav Mahler Royal Concertgebouw Ricardo Chailly 12 DC 29,99$ Les chefs-d'oeuvre de Vivaldi 40 heures de musique par les meilleurs interprètes 40 DC 49,99$ En magasin le 2 octobre 3508618A 3504718A 3508451A 3509136A 3511090A théâtre maisonneuve, Pda 2octobre \u2014 20h ce mardi! & the 4th Dimension mc Laugh Lin Place des arts officialhotel 514 842-2112 pda.qc.ca 514 790-1245 admission.com billets Gary Husband Mark Mondesir Hadrien Féraud L'un des pLus grands guitaristes au monde 3512155A ÉGYPTELA MAGIE DES COULEURS MAXIMILIEN DAUBER vous guidera des eaux paradisiaques de la mer Rouge aux oasis perdues des déserts, d'Akhénaton l'hérétique au scarabée de Toutânkhamon, en passant par le tombeau de Néfertari et les momies de Baharia.Au gré de vues aériennes, de superbes images sous-marines et souterraines, le pays des pharaons apparaît sous un jour nouveau.Une évocation haute en couleur ! LAVAL 2 au 11 octobre Salle André-Mathieu 475, boul.de L'Avenir L'ASSOMPTION 1er octobre Théâtre Hector-Charland 225, boul.l'Ange-Gardien MONTRÉAL 30 octobre au 4 novembre Salle Pierre-Mercure 300, boul.de Maisonneuve Est ST-HYACINTHE 12 et 29 octobre - ST-JEAN 13 octobre - MONTRÉAL-NORD 16 au 18 octobre RÉSERVEZ TÔT! 514 521.1002 ou 1 800 558.1002 www.Les Grands Explorateurs.com PRÉSENTÉ PAR 3504697A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE MARIO CLOUTIER Kent Nagano est un chef d'orchestre audacieux qui aime les images.Disparu en 1987, Norman Mc Laren était un cinéaste pour qui la musique était essentielle.Il a d'ailleurs créé la musique électronique de plusieurs films en grattant la bande sonore.La rencontre de ces deux expérimentateurs artistiques était inévitable.À son arrivée à Montréal, le maestro s'est mis à rencontrer des personnalités d'ici, des artistes surtout.Il y aura un hommage au Canadien de Montréal plus tard en saison, mais cette fois, il a choisi nul autre que Norman Mc Laren, fondateur du studio d'animation de l'ONF il y a exactement 65 ans.«M.Nagano s'est lié d'amitié avec les gens de l'ONF dès le départ, raconte Paul Fortin, directeur des opérations artistiques de l'orchestre.Il connaissait déjà Mc Laren et a eu cette idée de montrer quelques-uns de ses films.Le choix a été difficile.» Le premier a reçu la Palme d'or du court métrage à Cannes en 1955, Blinkity Blank.Excellent film pour lancer Mc Laren à l'écran, le même qui a servi au Ravel il y a deux semaines.Gratté directement sur la pellicule, le film est une explosion de couleurs qui fait penser à un feu d'artifices.Love on the Wing a été réalisé pour le service postal du Royaume-Uni en 1938.Mc Laren fouille dans ce septième film, d'une soixantaine au total, la profondeur de champ avec de multiples symboles hantés par l'éminence de la guerre.On ne peut reprocher à Kent Nagano, d'ailleurs, de ne pas avoir de suite dans les idées.Après l'hommage à Roméo Dallaire l'an dernier, il continue d'afficher ses visées pacifistes et rien de mieux que Mc Laren pour le mettre en images.Les deux derniers films en sont une preuve éclatante.D'abord, Les voisins, qui a remporté l'Oscar du meilleur court métrage en 1953, reste le plus connu des films du maître ès animation.D'une violence parfois inouïe, ce chef-d'oeuvre désamorce avec ironie l'esprit guerrier.Il n'en est pas autrement du plus long, 14 minutes, court métrage des quatre, Hell Unlimited.Mar ionnet tes, diagrammes , animation et action en direct sont réunis dans ce message contre la guerre, destiné à des organisations pour la paix.L'OSM rejouera Barber et jouera Albinoni, leurs adagios.Musique Pour les oreilles également, le pianiste bien connu des habitués des fi lms muets à l a Cinémat hèque, Gabr iel Thibodeau, accompagnera deux des pièces au synthétiseur, inspiré des musiques originales de Maurice Blackburn, «et avec la collaboration de l'OSM», précise Paul Fortin.Le génie de Mozart interviendra entre les films et la séance cinématographique sera close par des extraits de l'opéra Tristan und Isolde de Wagner.Comme «mise en bouche», dans cette soirée hommage aux grands, l'OSM continuera son intégrale des symphonies de Beethoven avec la première des neuf.«On aurait aimé avoir de la musique pour ballet, puisque les films de Mc Laren s'y prêtent bien, mais c'était trop long pour le programme.De toute façon, maestro Nagano a d'autres projets avec l'ONF.» Hommage à Norman Mc Laren, concert de l'OSM présenté le 2 octobre, 20h, à la salle Wilfrid-Pelletier.OSM Hommage à notre magicien de l'image L'OSM rend hommage au grand cinéaste montréalais d'animation, Norman Mc Laren, mardi soir à la salle Wilfrid-Pelletier.Une alliance audiovisuelle toute naturelle ! PHOTO FOURNIE PAR L'OFFICE NATIONAL DU FILM DU CANADA La rencontre des deux expérimentateurs artistiques que sont Kent Nagano et Norman Mc Laren (notre photo), disparu en 1987, était inévitable. CONDAMNÉ À L'EXCELLENCE PRÉSENTE TOURNÉE 2007-2008 Tous les détails sur MARTINMATTE.COM PLUS DE BILLETS VENDUS 5 14 842.2112 -1866 8 42.2112 ADMISSION.COM -51 4790.1245 8000 NOUVEAUX BILLETS 17, 18 ET 19 JUILLET 2008 SALLE WILFRID-PELLETIER DE LA PLACE DES ARTS Mise en scène: Alexis Martin Script-édition: François Avard Musiques: Marc Déry QUÉBEC 418 659.6710 17 octobre 2007 18 octobre 2007 19 octobre 2007 20 octobre 2007 21 novembre 2007 22 novembre 2007 23 novembre 2007 24 novembre 2007 26 mars 2008 27 mars 2008 28 mars 2008 29 mars 2008 16 avril 2008 17 avril 2008 19 avril 2008 7 mai 2008 8 mai 2008 9 mai 2008 10 mai 2008 LONGUEUIL 450 670.1616 21 mars 2008 22 mars 2008 COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET MONTRÉAL SAINT-DENIS 514 790.1111 30 octobre 2007 31 octobre 2007 1er novembre 2007 2 novembre 2007 3 novembre 2007 8 novembre 2007 9 novembre 2007 10 novembre 2007 PLACE DES ARTS 514 842.2112 28 février 2008 29 février 2008 1er mars 2008 10 juillet 2008 11 juillet 2008 12 juillet 2008 17 juillet 2008 18 juillet 2008 19 juillet 2008 VICTORIAVILLE 819 752.9912 29 novembre 2007 LA BAIE 418 698.3333 1er décembre 2007 JOLIETTE 450 759.6202 5 décembre 2007 6 décembre 2007 7 décembre 2007 9 octobre 2008 10 octobre 2008 DRUMMONDVILLE 1 800 265.5412 12 décembre 2007 7 mars 2008 8 mars 2008 ST-HYACINTHE 450 778.3388 19 décembre 2007 COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET GRANBY 1 800 387.2262 20 décembre 2007 21 décembre 2007 3 octobre 2008 L'ASSOMPTION 450 589.9198 #5 5 mars 2008 6 mars 2008 ST-JÉRÔME 450 432.0660 20 mars 2008 TROIS-RIVIÈRES 819 380.9797 13 décembre 2007 14 décembre 2007 15 décembre 2007 2 avril 2008 3 avril 2008 OTTAWA 613 755.1111 4 avril 2008 SHERBROOKE 819 820.1000 26 octobre 2007 27 octobre 2007 29 avril 2008 VALLEYFIELD 450 373.5794 10 avril 2008 11 avril 2008 TERREBONNE 450 492.4777 24 avril 2008 25 avril 2008 26 avril 2008 ST-JEANSUR- RICHELIEU 450 358.3949 21 février 2008 22 février 2008 1er mai 2008 ST-SAUVEUR 1 866 727.0433 29 septembre 2007 12 octobre 2007 13 octobre 2007 COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET 3510655A ARTS ET SPECTACLES LITTÉRATURE ELLE S'ISOLE POUR ÉCRIRE SES ROMANS À LA MAIN, LAISSE SES PERSONNAGES L'ENTRAÎNER LÀ OÙ BON LEUR SEMBLE, PUIS DÉPOSE SES MANUSCRITS SOUS CLÉ DANS UNE BANQUE.NON, MARIE LABERGE NE FAIT RIEN COMME LES AUTRES.RENCONTRE AVEC UNE FEMME QUI CARBURE À L'ÉMOTION.TOUT SACRIFIER À L'ÉCRITURE ALAIN DE REPENTIGNY «Je vais te montrer quelque chose», me dit Marie Laberge pendant que nous discutons de son nouveau roman, Sans rien ni personne, dans lequel l'inspecteur français sexagénaire Antoine Durand s'amène au Québec pour tenter d'élucider le mystère du meurtre sordide d'une compatriote commis 30 ans auparavant.Il fera équipe avec Vicky Barbeau, une policière québécoise de 10 ans sa cadette qui ne se laisse surtout pas marcher sur les pieds.Leur enquête les mènera de Montréal aux Îles-de-la-Madeleine en passant par le Bas-du-Fleuve.Marie Laberge ressort de sa maison des Cantons-de-l'Est avec l'édition compacte de son roman La cérémonie des anges, publié en 1998.Elle l'ouvre à la page 62 et me lit des passages qui, de toute évidence, constituent l'embryon de son nouveau roman policier.Il y est question «d'une femme détective qui va toujours chercher la petite affaire plate qui concorde mal dans l'explication toute bien organisée de son partenaire qui a bien de l'expérience» et qui «est joué par un acteur très fort, doublé d'un pince-sans-rire délicieux.Ils sont allés le chercher en France, il frise la soixantaine».On y parle aussi d'une «allégorie sur le rapport homme-femme: il se vante, elle fait la job», de même que de Rimouski et des Îles-de-la-Madeleine\u2026 «Après la trilogie, je me suis dit, que je devrais écrire la série que Nathalie tournait dans La cérémonie des anges », m'explique-telle.C'est devenu un roman sur le «choc de deux mondes, des moeurs de travail de deux inspecteurs acharnés qui ont un rapport humain, et non pas un rapport d'orgueil, à la réussite de leur travail ».Des personnages qui font à leur tête En s 'ins t a l la nt en Nouvelle-Angleterre l'an dernier, Marie Laberge savait qu'elle écrirait deux romans dont un polar.Et, comme elle le fait toujours, elle a laissé ses personnages lui dicter le fil des événements.Marie Laberge n'est pas du tout du type ésotérique.Pourtant, il faut l'entendre parler de ses personnages comme s'ils possédaient une vie autonome et qu'ils lui réservaient des surprises.Ainsi, en me parlant de la Française Marité, qui se prostitue, elle dira qu'elle «ne pense pas qu'elle ait jamais eu de client français ».À propos de la rencontre de deux autres personnages de Sans rien ni personne, elle reconnaîtra : que «Moi aussi, j'ai trouvé que l'aimantage s'est fait d'une façon extrêmement fulgurante (\u2026), probablement qu'ils ont eu une conversation\u2026 Il n'est pas dans le livre ce bout-là, mais je peux deviner.» Même si elle s'est investie tout autant que dans ses romans précédents, Marie Laberge reconnaît que ce polar est une sorte de récompense.«J'espérais m'amuser, mais je ne pensais pas que ce serait un voyage comme celui-là, dit-elle.Ç'a été très instructif pour moi.Comme je ne connais jamais la fin de mes romans en commençant et que je ne fais jamais de plan, je savais que pour un policier, fallait que je sache au moins qui avait tué.Et malgré ça, les personnages me tiraient par en avant, ils faisaient bien ce qu'ils voulaient.» C'est donc un roman pol i c ie r, avec se s règles et ses pistes que l 'auteure s'amuse à brouiller, mais un «roman policier à mon genre», reconnaît Marie Laberge: «Parce que ça ne m'intéresse pas d'être froide, voilà.Je ne m'embarquerais pas avec des personnages si c'était pour garder une distance.C'est trop d'ouvrage.» Et elle me raconte Le bourreau, une pièce de théâtre qui n'a jamais vu le jour et dans laquelle elle essayait de faire une démonstration philosophique, cérébrale: «J'appelais ça mon âge adolescent de l'écriture.Ç'a donné une très mauvaise pièce, je me suis tellement plantée, je ne voulais pas être émotive, je n'aimais pas ça.» Marie Laberge connaît le tirage phénoménal de ses romans, mais elle ne craint pas l'escalier qui pourrait redescendre après le succès exceptionnel de sa trilogie Le goût du bonheur.«Il va redescendre, c'est normal, dit-elle.Ce qui était extraordinaire, c'est de l'avoir monté si haut.Ce succès-là, c'est un cadeau qui ne passe pas souvent dans la vie, mais ce n'est certainement pas l'assise future de mes tirages.Ça serait complètement vaniteux et imbécile, et ça me mettrait dans une position de performance personnelle.La plupart des gens pensent qu'on écrit en pensant au public.Ce n'est pas possible.C'est peut-être pour ça qu'il y a eu tant de temps entre la trilogie et le nouveau roman parce que ce ne sera pas la même affaire.Et si les gens ont la nostalgie de la trilogie, ils pourront y retourner.» Le polar comme récompense ALAINDE REPENTIGNY À l 'automne 2006, cinq ans après la parution de Florent, Marie Laberge a écrit deux romans, coup sur coup: un polar, Sans rien ni personne, qu'elle lancera le 9 octobre, et un autre manuscrit qu'elle a déposé à la banque et dont elle ne me dira rien au fil de nos trois rencontres.Avoir un roman à la banque, «ça rend le deuil beaucoup plus facile», me disait-elle, la semaine dernière, au bureau de son attachée de presse, sur le Plateau.C'est qu'après avoir lancé en l'espace de 12 mois sa trilogie Le goût du bonheur, Marie Laberge s'est retrouvée sans manuscrit «à travailler» pour la toute première fois depuis qu'elle écrit des romans.Le vide que cette femme qui carbure à l'émotion a ressenti à cemoment-là m'avait carrément donné le vertige quand elle me l'avait raconté lors de notre premier rendez-vous, avenue Laurier, à la fin août.«Cette fois-ci, je reviens comme la vieille Marie l'a toujours fait, avec quelque chose de caché qui est mon présent de l'indicatif à moi, m'at- elle dit trois semaines plus tard.Parce que j'ai vécu la trilogie, je peux dire aujourd'hui que c'était difficile à faire sans rien avoir sur quoi travailler par la suite.Quand je vais commencer à travailler sur l'autre manuscrit que j'ai écrit, il va y en avoir un nouveau à la banque.Ce n'est pas pour tout de suite, mais ça ne prendra pas six ans.Garanti.» Parlons-en de cette trilogie.Gabrielle, Adélaïde et Florent - trois sommes totalisant au-delà de 2000 pages qu'elle avait d'abord intitulées L'île, La ville et Le monde - se sont écoulés à tout près de 600 000 exemplaires, faisant de Marie Laberge la superstar du roman québécois.Cette saga familiale sur fond historique lui avait demandé «cinq ans de travail intensif» et la dramaturge-comédienne-metteur en scène-scénariste-et-cinéaste devenue romancière avait un urgent besoin de repos.Le rituel de Marie Laberge est connu.Pour chacun de ses romans, elle va s'isoler quelque part sur la côte de la Nouvelle-Angleterre pendant environ trois mois, de préférence l'automne et l'hiver.«J'ai besoin de la solitude et je le sais, dit-elle.Des fois, je trouve ça monstrueux de faire ça aux gens que j'aime, de ne pas être avec eux quand ils ont du chagrin (comme lors du décès d'une tante pendant qu'elle écrivait la trilogie).Mais c'est comme si écrire était la seule raison que je trouve assez supérieure pour lui sacrifier tout.» Tous les matins, à 3h45, elle s'assoit à sa table de travail et écrit à la main jusque vers midi, treize heures, parfois plus tard.Puis elle collige ses impressions sur sa journée de travail dans de petits carnets qu'elle conserve avec ses manuscrits dans quatre coffrets de sûreté d'une vraie banque depuis qu'une inondation a détruit ses lettres d'amour dans les années 80.«J'écris juste comment je me sens, sans fioriture et habituellement d'une façon un peu rude, dit-elle.Je ne fais pas des phrases, je n'essaie pas de faire ça joli, c'est l'instantané de mon état d'esprit après ma journée.Quand j'ai relu plus tard ce que j'avais écrit à propos de moi pendant Le poids des ombres, je me suis demandé dans quel état j'étais pour écrire ça.Je disais: «C'est mou, c'est tiède, ce matin, six pages à jeter, c'est de la mollassonnerie.» Pourtant ce roman-là, c'est un fouet, quelque chose qui nous lacère la face! Les carnets sont donc une espèce de photographie de ma personne, de Marie écrivaine (rires), qui me donne une idée de l'ampleur de l'abandon.Ces carnets-là sont rarement sains\u2026» Le génie de se faire confiance Quand elle écrit, Marie Laberge ressent une sensation «presque physique que tout est hors de moi, placé, craché.Je n'ai jamais un verbe doux pour exprimer quand ça sort», dit-elle.C'est son premier jet, sa pulsion: «Je n'ai pas à la temporiser, à l'économiser ou à la rallonger.Je fais ce que je dois faire.J'ai peut-être le génie de me faire confiance parce que je m'enfonce dedans et je me dis: Marie, si c'est une impasse, tu en sortiras et tu recommenceras, c'est tout.» Par la suite, elle retape son manuscrit dans son ordi et en donne une copie à sa première lectrice, la comédienne Denise Gagnon, à ses soeurs, ses amis, son «cercle».Quand elle a remis aux Éditions du Boréal les épreuves de Sans rien ni personne, elle s'est demandé comment elle avait fait pour en écrire trois la même année, de l'été 1997 au printemps 1998.«Après la trilogie, je n'avais plus de dos, à cause de ma posture quand j'écris, mais aussi parce que je m'étais blessée au cou en conduisant en pleine tempête sur les routes enneigées du Vermont et du New Hampshire à mon retour du Salon du livre de Montréal, se souvientelle.J'ai écrit Adélaïde et Florent en me levant toutes les demi-heures pour faire des exercices.Pour Florent, j'ai même eu recours à une thérapeute qui me massait sinon je n'aurais pas pu continuer.En plus, j'ai déboulé dans l'escalier quand ma pantoufle a glissé sur la première marche en pleine nuit.J'ai compris avec la trilogie que ça prenait la santé; avant je pensais qu'on pouvait être malade et écrire.Le corps crie quand on le pousse trop, quand on le torture.» N'empêche, six ans entre deux romans, c'est long pour ses lecteurs boulimiques, comblés par la trilogie et qu'elle avait habitués à un livre tous les deux ans depuis Juillet, le premier roman qu'elle a publié au début des années 90.Six ans, c'est une éternité pour elle aussi, même si elle n'a pas chômé entre-temps.«J'étais épuisée, je suis un être humain», me disait-elle en riant lors de notre deuxième rencontre à sa maison des Cantons-de-l'Est, au cours de laquelle l'essentiel de cette interview a été réalisée.De la télésérie au roman Qu'est-ce qui a fait courir Marie Laberge pendant ces six années?Elle a écrit Charlotte, ma soeur, sa première pièce de théâtre depuis 1992, qu'elle a mise en scène chez Duceppe en 2005.On se souvient aussi de la chanson Le temps qui compte, écrite pour l'album D'elles de Céline Dion.Pour le reste, la romancière me parlait d'abord, en termes vagues, de «projets qui n'ont pas marché».Ce n'est que la semaine dernière, lors de notre dernier rendez-vous, qu'elle m'en a dévoilé la teneur quand je lui ai fait remarquer que son polar, avec son tandem flic français/policière québécoise, pourrait fort bien devenir la matière première d'une coproduction cinématographique Québec-France.En 2003 et 2004, Marie Laberge a consacré presque un an à scénariser Juillet pour une production cinématographique française.Que l'histoire de la relation passionnelle et tragique entre une jeune femme et son beau-père ait pour décor la campagne française plutôt que le Québec, la scénariste l'acceptait.Mais voilà que Juillet allait se passer en plein hiver (!) avec un troupeau de caribous qui traverserait la route et provoquerait un accident (!).«Ça n'avait aucun sens, me dit-elle.Si j'écris un roman ou une pièce pour transmettre un propos et que ce propos est effacé dans la transposition, ça n'a pas d'affaire à vivre, je ne peux pas signer ça.En plus, c'était une copie de The Bridges of Madison County (de Clint Eastwood) ; on ne pouvait pas faire ça, j'aurais eu l'air d'une copieuse.» L'autre projet qui n'a pas fonctionné était une minisérie pour la télé, inspirée de celle dans laquelle tournait Nathalie, l'actrice dans son roman La cérémonie des anges.«Mais quand j'ai voulu la faire, les compressions budgétaire sont arrivées, les séries lourdes devaient coûter moins de 900 000$ - maintenant elles sont à 500 000$ - et elle coûtait cher, mon émission.Mais mon histoire se passe à l'extérieur, c'est ça l'élément le fun.Ça ne me tentait pas de me sousfilmer et je me suis dit: où est-ce qu'on est libre, où est-ce qu'on est souverain?Dans le roman!» ENTREVUE MARIE LABERGE «J'AI BESOIN DE LA SOLITUDE ET JE LE SAIS, DIT-ELLE.DES FOIS, JE TROUVE ÇA MONSTRUEUX DE FAIRE ÇA AUXGENS QUE J'AIME, DE NE PAS ÊTRE AVEC EUX QUAND ILS ONTDUCHAGRIN.MAIS C'EST COMME SI ÉCRIRE ÉTAIT LA SEULE RAISON QUE JE TROUVE ASSEZ SUPÉRIEURE POUR LUI SACRIFIER TOUT.» ARTS ET SPECTACLES LITTÉRATURE PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE© ALAIN DE REPENTIGNY Marie Laberge sait raconter des histoires qui happent ses lecteurs.Mais on parle moins du souci du langage qu'elle a toujours eu et qui la pousse à faire des recherches pour lesquelles son passé de journaliste l'aide.«Pour moi, les niveaux de langage, l'utilisation du langage, c'est fondamental dans tout ce que j'écris, dit-elle.Je viens du théâtre qui est le lieu de l'oralité.Dans la trilogie, je me suis dit que j'allais installer l'époque, non pas en faisant des références aux choses, mais en ayant une langue qui est déjà un peu datée, qui a une couleur qui n'est plus celle d'aujourd'hui et qui va changer à mesure qu'on va avancer.» Quand elle a quitté le théâtre en 1992 - elle a écrit une vingtaine de pièces dont C'était avant la guerre à l'Anse-à-Gilles (prix du Gouverneur général) et L'homme gris, qui lui a valu la croix de Chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres en France - sa dernière création, Pierre ou la consolation, relatait la récupération du corps d'Abélard par Héloïse alors qu'elle était moniale au XIIe siècle.«Le pari de langage que j'avais adopté était d'essayer de donner un son moyenâgeux, et compréhensible pour tout public, en n'utilisant aucun mot né après le XIIe siècle.Ça m'a pris cinq ans à faire cette pièce-là, j'ai travaillé comme une folle.Comme je jouais dans la pièce, au début, je voyais les gens dans la salle qui reculaient presque.Puis je les entendais réagir et se dire du coup «ah mais je comprends», s'installer confortablement et suivre la pièce.Pourtant, il n'y a pas un chat parmi les critiques qui en a parlé.Ils ont dit que c'était une pièce psychologique.» D'où sa fierté quand elle a appris, en août dernier, que parmi les 69 nouvelles citations d'auteurs québécois contenues dans Le Petit Robert 2008, 31 étaient de son cru: «C'est fou, je me suis dit «donc quelqu'un voit que je travaille sur cette langue.» C'était comme une petite tape dans le dos qui voulait dire: lâche pas ! » La petite tape dans le dos En collaboration avec présenté par Claude Debussy, Prélude à l'après-midi d'une faune Ernest Chausson, Poème Maurice Ravel, Tzigane César Franck, Symphonie en ré mineur Projections sur grand écran des films Blinkity Blank, Love on Wings, Les Voisins et Hell Unlimited de Norman Mc Laren et Musiques de Mozart, Blackburn, Ibert, Albinoni, Barber, Rossini et Beethoven.DIMANche 30 14 h 30 sEptEMbRE Mi Ch El plasson, chef d'orchestre nEManja Ra DuloviC, violoniste MARDI 2 20 h oCtobRE kEnt nagano, chef d'orchestre gab Ri El thibauDEau, pianiste Michel Plasson dirige Franck Musique et cinéma d'animation- Hommage à Norman Mc Laren En collaboration avec www.osm.ca 514.842.9951 Abonnez-vous! tarifspécial pour les 18 -34ans.Nema Nja Radulovic No Rma Nmcla ReN Norman Mc Laren, grand maître du cinéma d'animation, fut l'un des porte-étendards de l'ONF.DEMain 3512049A Un concept: ça presse! SOUMETTEZ VOS IDÉES D'ÉMISSIONS DE TÉLÉVISION ET COUREZ LA CHANCE DE VOIR VOTRE CONCEPT ACHETÉ PAR LA PRESSE TÉLÉ POUR UN MONTANT DE2500$ VOUS AVEZ JUSQU'AU 9 NOVEMBREÀ MINUIT POUR NOUS ENVOYER VOS IDÉES DE CONCEPTS TÉLÉVISUELS! VOIR LES DÉTAILS SUR LE NOUVEAU SITE INTERNET DE LA PRESSE TÉLÉ : www.lapressetele.ca 3509822A Grand partenaire taxes incluses - frais de services en sus pour tous les tarifs WEEK-END À QUÉBEC VENEZ DÉCOUVRIR LE PALAIS MONTCALM BILLETTERIE : 1 877 641-6040 - (418) 641-6040 www.palaismontcalm.ca ALAIN LEFÈVRE ET L'ORCHESTRE SYMPHONIQUE DU SAGUENAY-LAC-ST-JEAN Un invité de prestige La musique d'André Mathieu Un après-midi de rêve\u2026 PRIX: 45,00$ - prix jeunesse 12,50 $ 14OCTOBRE 14h00 DEUX SOIRÉES SCHUMANN DEUX SOIRÉES ROMANTIQUES ÉRIC LE SAGE PASCALE GIGUÈRE, JEAN-SÉBASTIEN ROY JEAN-LUC PLOURDE, BENOÎT LOISELLE Un virtuose au piano, trois violons, un violoncelle De grands interprètes Choisissez votre soirée PRIX: 45,00$ - prix jeunesse 12,50 $ OCTOBRE 19h30 ET 3511077A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE ALAIN BRUNET «Au cours des dernières années, j'avais plusieurs obligations à honorer, des tas de concerts avec Shakti, notamment, ce qui était pour moi gratifiant et d'autant plus nourrissant.J'adore jouer avec ce groupe de musiciens exceptionnels mais.Je ne suis pas un Indien et je ne veux surtout pas nier mes propres racines.Or, lorsque je joue avec mes amis indiens, je demeure un invité occidental.C'est pourquoi je fais aussi des disques comme Industrial Zen », explique John Mc Laughlin.De retourà Montréal enmode\u2026 occidental, il précise: «Je suis musicien de jazz par discipline et de jazz fusion\u2026 parce qu'on m'a mis dans ce tiroir.Somme toute, ça ne me dérange pas trop, car je suis un des premiers à avoir fait dans le genre, notamment avec Mahavishnu Orchestra - à la suite de ma collaboration avec Miles Davis.J'ai aussi grandi avec le funk et le rock'n'roll sans compter ces aventures avec Paco de Lucia.Je suis un peu tout cela.» Lancé récemment sur Verve, Industrial Zen est un disque sur lequel le musicien britannique dit avoir longuement réfléchi.«C'est le résultat d'un travail de studio.En studio, on a la possibilité de faire plein de choses difficiles à réaliser sur scène.Il y a une autre optique.Avec les machines, on peut travailler sur les séquences préenregistrées, on peut aussi travailler sur les sons ambiants, les bruits, the art of noise, quoi.«Les soufis disent que le bruit n'existe pas, qu'il n'y a que la musique au bout du compte.Je trouve cette vision tout simplement fabuleuse ! C'est pourquoi j'ai accompli un travail de fou en studio.On peut faire un disque live en studio, remarquez, mais je préfère faire les choses à la manière d'un peintre.Chacun de mes disques en studio est un tableau où j'explore, où je vais dans le détail.Alors que sur scène, c'est l'interactivité spontanée qui est primordiale.» Mc Laughlin se dit tout simplement ravi de son nouveau quartette, The 4th Dimension.«Non seulement suis-je comblé par le niveau de ces musiciens, mais encore s'avèrent-ils des êtres humains formidables.Nous n'essayons pas de faire une rétrospective de mon travail, nous pouvons plutôt puiser dans toutes sortes d'époques de mon travail, sans compter des créations inédites qui n'ont pas encore été enregistrées.«Le batteur Mark Mondesir est totalement différent de Dennis Chambers - qui était dans mon ensemble électrique précédent avec le claviériste Otmaro Ruiz et le saxophoniste Gary Thomas.Le jeune bassiste Hadrien Feraud possède un talent monumental.Il pourrait être le prochain Jaco.Ce qu'il fait avec Mark, c'est complètement nouveau.Gary Husband, pour sa part, amène aussi quelque chose d'inédit, tant aux claviers qu'avec sa petite batterie avec laquelle il peut donner la répartie à Mark.Ces musiciens peuvent jouer n'importe quoi ! » Et pourquoi ce concept de quatrième dimension?« J'aime bien les noms de groupe qui cristallisent une idée.Pour moi, la quatrième dimension est la toile des musiciens, c'est-à-dire l'espace-temps dont un musicien a impérativement besoin pour s 'exprimer.Le concept renvoie aussi au moment présent, car le passé et l'avenir ne sont qu'illusion», explique le musicien, dont la quête spirituelle et philosophique passe par l'Orient.On ne se surprendra donc pas du choix de ce titre syncrétique : Industrial Zen.«Nous vivons à l'ère postindustrielle, nous baignons dans l'informatique, internet , les transports modernes mais aussi dans le bruit engendré par les technologies.D'où le qualificatif industrial.Le mot japonais zen, lui, trouve sa racine dans le mot mandarin chan, qui trouve sa racine dans le mot sanskrit dhyana.Cela renvoie aux concepts de méditation, d'élévation de l'esprit.Alors?Restons zen dans le bruit!» John Mc Laughlin et The 4th Dimension se produiront mardi à la salle Maisonneuve de la Place des Arts, dans le cadre de la série Jazz à l'année.JOHN MCLAUGHLIN Dans la quatrième dimension PHOTO INA BEHREND MCLAUGHLIN, BLOOMBERG NEWS «J'aime bien les noms de groupe qui cristallisent une idée.Pour moi, la quatrième dimension est la toile des musiciens, c'est-à-dire l'espace-temps dont un musicien a impérativement besoin pour s'exprimer.Le concept renvoie aussi au moment présent, car le passé et l'avenir ne sont qu'illusion», explique John Mc Laughlin.Le dernier passage de John Mc Laughlin à Montréal remonte à l'été 2005.Le superguitariste s'était alors produit au Monument-National avec son « frère » et grand maître du tabla, Zakir Hussain, dans le cadre de la série Invitation du Festival international de jazz de Montréal.Plus souvent qu'autrement, ces dernières années, le virtuose britannique s'est produit dans un cadre où la musique classique indienne était la charpente.Cette fois, le cadre s'annonce complètement occidental.« Les soufis disent que le bruit n'existe pas, qu'il n'y a que la musique au bout du compte.Je trouve cette vision tout simplement fabuleuse ! » Deux pianistes, deux timbaliers Au programme:Stravinsky, Poulenc, Bartok, Ravel Une rencontre rare entre quatre superbes musiciens.PRIX: 45,00$ - prix jeunesse 12,50 $ FRANK BRALEY, ÉRIC LE SAGE, MARC-ANDRÉ LALONDE, ANDRÉ MORIN Grand partenaire 5 OCTOBRE 19h30 Musiques du monde, classique, contemporaine.Une fête des percussions enlevante animée par Pierre Potvin.PRIX: 20,00$ - prix jeunesse 12,50 $ MARC-ANDRÉ LALONDE, ANDRÉ MORIN, ANNE-JULIE CARON, STEVE ROUSSEAU, ZIYA TABASSIAN 6 OCTOBRE 14h00 Un vibraphone, un piano Un gourou, un virtuose Improvisation, jazz, sons et rythmes cools PRIX: 45,00$ - prix jeunesse 12,50 $ GARY BURTON ET MAKOTO OZONE 6 OCTOBRE 20h00 taxes incluses - frais de services en sus pour tous les tarifs WEEK-END À QUÉBEC VENEZ DÉCOUVRIR LE PALAIS MONTCALM BILLETTERIE : 1 877 641-6040 - (418) 641-6040 www.palaismontcalm.ca 3509083A SÉBASTIEN BRAQUET nous fait découvrir un pays récemment dominé par l'un des régimes les plus meurtriers de l'histoire.Le peuple khmer nous offre aujourd'hui une incroyable leçon d'espoir, de courage et de joie.Entre saison sèche et moussons, pays de rizières et de temples majestueux, le Cambodge nous est révélé dans toute sa splendeur et sa simplicité.Découvrez des êtres attachants, remplis d'humour et de vitalité.RÉSERVEZ TÔT! 514 521.1002 ou 1 800 558.1002 www.Les Grands Explorateurs.com PRÉSENTÉ PAR MONTRÉAL 2 au 7 octobre Salle Pierre-Mercure 300, boul.de Maisonneuve Est ST-HYACINTHE 1er octobre et 23 novembre Collège St-Maurice 630, rue Girouard Ouest LASALLE 8 et 9 octobre Salle Jean-Grimaldi 1111, rue Lapierre PIERREFONDS 10 octobre - LONGUEUIL 15 au 21 octobre - ST-JEAN 10 novembre 3504701A museumsnature.ca 514 872-1400 La Magie des lanternes 7 septembre au 31 octobre Partenaire officiel 3501654A 3507352A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE Debussy orchestré Les orchestrations des 24 Préludes pour piano de Debussy que Mark Elder et le Hallé Orchestra de Manchester, Angleterre, ont commandées à Colin Matthews font l'objet d'un enregistrement intégral chez Hallé, la marque-maison de l'orchestre.Un premier disque vient de paraître, groupant 12 Préludes.La mer complète le disque.Par ailleurs, Chandos a confié à Jean-Efflam Bavouzet une intégrale Debussy et le premier disque contient précisément les 24 Préludes.Le fils Bach Capriccio sort une Passion rare: celle selon saint Marc de Carl Philipp Emanuel Bach, l'un des fils de Johann Sebastian.Avec Claudia Barainsly, Maria Soulis, Thomas Dewald et Daniel Sans, dir.Joshard Daus.Un live de 2006.Janacek en anglais Dernier titre paru dans la série Chandos des opéras en traduction anglaise : Vec Makropulos, de Janacek.Ce qu'on traduit en français par L'Affaire Makropoulos devient, en anglais, The Makropulos Affair.Avec Cheryl Barker et, au pupitre, Sir Charles Mackerras, spécialiste des opéras tchèques, qui l'a déjà enregistré en langue originale.Capuçon-Montero Le jeune violoncelliste Gautier Capuçon et la pianiste Gabriela Montero sont réunis par EMI pour un couplage des Sonates violoncelle-piano de Prokofiev et de Rachmaninov.Le professeur de Chopin Jozef Elsner, qui fut le professeur d'harmonie et de contrepoint de Chopin, était aussi compositeur.La marque polonaise Dux sort un disque de ses oeuvres : Symphonie en do majeur, op.11, et ouvertures.Par l'Orchestre Philharmonique d'Opole, ville du sud de la Pologne, dir.Boguslaw Dawidow.Ravel au piano Une nouvelle intégrale des oeuvres pour piano de Ravel est annoncée: Philippe Bianconi, chez Lyrinx.Brahms à la flûte Emmanuel Pahud a enregistré à la flûte les deux Sonates op.120 de Brahms, habituellement jouées à l'alto ou à la clarinette.Avec Yefim Bronfman au piano, chez Virgin.En complément : la fameuse Sonate Undine de Reinecke.Suites de Bach Une nouvelle intégrale des six Suites pour violoncelle seul de Bach s'ajoute à une discographie considérable: Jean-Guihen Queyras, chez Harmonia Mundi.EMI en projette également une, avec Han-Na Chang.NOUVELLES DU DISQUE TENDANCES Tous les jours dans Le dimanche dans VOUS DÉVOREREZ ! ASSOCIATED PRESS NEW YORK \u2014 À première vue, peu de choses unissent Arcade Fire et LCD Soundsystem.Le premier groupe, établi à Montréal, a une touche de baroque dans ses costumes et ses arrangements musicaux.Le deuxième band fait dans le «dance punk» et est indubitablement contemporain.Malgré leurs différences musicales, les musiciens des deux ensembles sont néanmoins des amis et des collaborateurs.Ils partagent l'affiche lors de spectacles «programmes doubles » pour lesquels la blogosphère salive.Ils ont aussi enregistré un petit album en vinyle comprenant une chanson de chaque groupe vendu lors de leurs représentations.James Murphy, le leader de LCD Soundsystem et fondateur de DFA Records, prépare également une version remixée de la chanson Black Mirror, d'Arcade Fire.«Nous venons de deux mondes différents», reconnaît Win Butler, le chanteur et compositeur principal d'Arcade Fire.«Dans un sens, nous avons la même sensibilité esthétique de production.» Les deux groupes se sont rencontrés il y a quelques années dans un festival en Europe.Ils partageaient tous les deux une admiration pour l'autre, mais les premiers contacts ne furent pas immédiats.«La première fois que j 'ai entendu leur musique, je n'y ai pas prêté attention», explique James Murphy à propos d'Arcade Fire.C'est en écoutant l'album Funeral que Murphy a réalisé tout le talent du band montréalais.Il ajoute que ça fait longtemps que les deux groupes tentent d'organiser quelque chose ensemble.Il a même été question un temps que Murphy réalise Neon Bible, ce qui n'a pu être fait puisque Arcade Fire tenait à prendre son temps pour l'enregistrer, alors que LCD avait aussi un album en préparation.Ça clique entre Arcade Fire et LCD Soundsystem Tous les samedis dans TOUS LES SCÉNARIOS\u2026 3510451A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE ENTRACTE entracte@lapresse.ca SÉPARÉS À LA NAISSANCE Contrairement à Claude J.Charron, Jocelyn Coulon n'a probablement pas passé une «bonne semaine».Mais comme le temps passe et les pancartes électorales restent, le visage du candidat libéral continue de nous sourire sur les poteaux de la circonscription d'Outremont.Un sourire avec autant de tendresse et de compassion que celui de Claude J.Charron dans ses pubs de La Semaine.Si, après sa défaite, Jocelyn Coulon ressentait le besoin de se confier en toute intimité aux lecteurs de La Semaine, sûrement que Claude J.Charron ne refuserait pas une autre « interview-choc».EN HAUSSE.EN BAISSE LES TÊTES À CLAQUES À compter de janvier, le Willi Waller, les ti-papoutes et autres capsules des Têtes à claques seront télédiffusées en France.La chaîne câblée Canal+ a acquis les droits télé des 45 premières capsules déjà mises en ligne sur internet.Autre bonne nouvelle, les capsules ne seront pas doublées ou adaptées pour le marché français.Seuls des sous-titres sont envisagés.Chez nous, ces mêmes capsules paraîtront en DVD le 23 octobre.Déjà en août dernier, les Têtes à claques envahissaient le marché français avec de nouveaux personnages créés pour une campagne publicitaire des téléphones mobiles SFR.L'équipe de Michel Beaudet a aussi produit en anglais des réclames pour les sucettes Vertigo, diffusées sur le Cartoon Network et Nickelodeon.KIEFER SUTHERLAND Damn it ! dirait Jack Bauer.Mardi dernier, Kiefer Sutherland a été arrêté pour conduite en état d'ébriété.La police a intercepté l'acteur de 40 ans à West Hollywood, à 1h10 du matin.Quelques heures plus tard, il a été relâché après avoir versé une caution de 25 000$.Selon le site TMZ.com, Sutherland aurait été arrêté pour la même raison en 2004.L'année dernière dans une longue interview accordée au Rolling Stone, il lançait d'ailleurs au journaliste: «Tu veux sortir ?On prendra le métro.Ça nous permettra de boire, parce qu'on ne peut pas boire et conduire.Non, on ne peut pas.Ça serait mal.» Finalement, la rechute est humaine, même pour l'interprète du héros le plus infaillible.Claude J.Charron Jocelyn Coulon PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE Avec son plus récent album, Daniel Snaith, alias Caribou, ne se contente pas de brouiller les repères musicaux.Il confond aussi les époques, tout en se prouvant à lui-même que sous les 650 pistes instrumentales nécessaires à la confection de son plus récent album, l'essentiel ne tient qu'à un bon refrain.L'excellent Andorra aurait pu avoir été enregistré en 1967 dans les studios Abbey Road, là où ont été figés pour la postérité les Sgt.Pepper's Lonely Hearts Club Band, Piper at the Gates of Dawn et, quelques mois plus tard, Odessey and Oracle, célèbre opus du groupe The Zombies, une influence avouée du nouvel album de Snaith.Il suffit d'une écoute pour s'en convaincre.Or, Snaith nous a bien eus.Andorra a été enregistré dans une sobre pièce de son appartement, avec un ordinateur, un micro un peu pourri, et une tonne de bonnes idées.«J'ai visité (la principauté d') Andorre ces derniers temps, raconte Snaith, joint sur son portable à Munich, en plein test de son pour un concert en soirée.Ça m'a donné l'idée du titre de l'album.«Je compose et enregistre tout seul, explique-t-il, dans une toute petite chambre de mon logement, à Londres.Alors, ma musique me sert d'échappatoire - autant à l'espace physique qu'à celui dans ma tête.Et puisque les chansons transportent une charge d'émotion et de romance, je me suis fait une image de ce tout petit pays d'Europe, petit comme ma chambre, comme s'il était une sorte de destination de rêve qui correspondait à ma musique.En réalité, Andorre est une espèce de paradis fiscal : tout ce qu'on y trouve, vraiment, c'est du tabac et de l'alcool à bon marché et des boutiques de souvenirs un peu cheap\u2026» Seulement , la musique de Snaith n'a rien de cheap.Certes, avec Andorre, Caribou passe aussi pour un marchand de souvenirs, ceux de l'âge de d'or de la pop.«Pour être franc, je ne suis pas particulièrement un fan de cette époque - ni d'aucune époque de l'histoire de la pop.Je suis davantage un fan de groupes, ou encore d'un album.Prenons The Zombies : ils sont, à mon avis, un bon exemple d'un groupe qui savait composer des chansons que je juge parfaites.Les arrangements, les textes, les détails, tout est parfait.Ce groupe-là a certainement beaucoup influencé mon nouvel album, mais je ne cherchais pas non plus à reproduire ou imiter son style.» Le musicien et docteur es mathématiques était déjà reconnu pour son souci du détail, pour ses productions multidimensionnelles, son esthétique rock qu'il applique aux techniques d'enregistrement numériques (échantillonnage, séquencage, panoplie d'effets sonores et de traitements à l'ordinateur).Mais sur Andorra, c'est l'écriture qui prime.«Cette fois, c'est la chanson qui est au centre du nouvel album-ou, plutôt, la mécanique d'une bonne chanson, l'équilibre entre les couplets et les refrains, la transition entre les différents éléments.» Hormis le coup de main de l'ami Jeremy Greenspan (Junior Boys) qui chante et compose sur Andorra, toute l'instrumentation, et l'essentiel des voix, ont été exécutés et enregistrés par Snaith.«Tout le plaisir et le défi de cet album tient dans la grandeur du son, dit le musicien.Je ne voulais pas qu'on ait l'impression que ce disque avait été enregistré dans une chambre, je voulais que ça sonne comme un gros studio.Il m'a fallu trouver pasmal de manières de retravailler les sons pour leur donner cette dimension.» Sur scène, Caribou s'entoure de batteur, bassiste et guitariste pour tenter de sortir définitivement les chansons d'Andorra de la petite chambre qui les a vues naître.«Bien sûr, on met l'accent sur les chansons du nouvel album, mais le concert demeure quelque chose d'énergique et bruyant, à l'image de notre dernière tournée.En tout cas, on a l'air d'un vrai groupe, plus que la dernière fois!» Caribou sera en concert mercredi, 23h, à La Tulipe, dans le cadre du festival Pop Montréal.POP MONTRÉAL / Caribou Un vrai grand groupe et un faux grand studio En l'espace de quatre albums, le travail, précieux et minimaliste, de ce Londonien d'adoption et Torontois d'origine s'est transformé en monstre psyché-rock.Caribou sera en concert mercredi à La Tulipe, avec Miracle Fortress et Born Ruffians.PHOTO FOURNIE PAR POP MONTRÉAL Daniel Snaith, alias Caribou, promet un concert énergique et bruyant.« Je ne voulais pas qu'on ait l'impression que ce disque avait été enregistré dans une chambre, je voulais que ça sonne comme un gros studio.» Seuls les coupons originaux seront acceptés.Le concours prend fin le 8 octobre, à 22 h.1 voyage d'une semaine à Paris 25 soirées inoubliables au Gala de l'ADISQ 1 500 disques des interprètes en nomination Votez et courez la chance de gagner : C'est à vous de choisir les interprètes de l'année! Cochez un seul choix dans chacune des deux catégories de Félix et déposez ce coupon de participation à l'une des rôtisseries St-Hubert et St-Hubert Express du Québec participantes avant 22h, le 8 octobre 2007.Le règlement du concours y est aussi disponible.La valeur totale des prix est de 37 390$.Nom Adresse Ville Province Code postal ____________ Téléphone Âge Rôtisserie participante ____ Interprète FÉMININE Interprète MASCULIN Isabelle Boulay Luce Dufault Florence K.Chloé Sainte-Marie Marie-Élaine Thibert Mara Tremblay Annie Villeneuve Daniel Bélanger Xavier Caféïne Nicola Ciccone Dumas Pierre Lapointe Richard Séguin Vincent Vallières Isabelle Boulay Luce Dufault Florence K.Chloé Sainte-Marie Marie-Élaine Thibert Mara Tremblay Annie Villeneuve Daniel Bélanger Xavier Caféïne Nicola Ciccone Dumas Pierre Lapointe Richard Séguin Vincent Vallières Pour participer au concours, vous devez déposer votre coupon à l'une des rôtisseries St-Hubert et St-Hubert Express du Québec participantes.3 façons de voter Interprète MASCULIN .Interprète FÉMININE 3499003A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE ENTRACTE entracte@lapresse.ca ILS, ELLES ONT DIT «O.K.là, juicy, crunchy: c'est qui le fucké de la gang?Y'a-tu des fous, des malades, y'ont-tu toutes couché ensemble déjà, qu'est-ce qui se passe?» - Gildor Roy à Caféine, qui discute de la problématique loft-storyenne avec l'ex-lofteuse Kim.«Tu fais des jokes en plus! » - Julie Snyder, qui s'émerveille des talents d'animatrice de Céline Dion au Banquier.«Because I want to pogne.» - Pascale Picard à Guy A.Lepage, qui lui pose pour la 187 329e fois à la question: «Why do you sing in english?» «C'est pas parce qu'on vient à la grand-messe du dimanche soir qu'on doit se confesser.» - L'écrivain Christian Mistral à TLMEP, irrité par les questions de la journaliste Brigitte Mc Cann.«Est-ce que c'est flatteur d'avoir une saucisse qui porte son nom?» - Guy A.Lepage à Paul Houde, curieux de connaître la rançon de la gloire.POPMONTRÉAL - CINQ GROUPES À DÉCOUVRIR ALEXANDRE VIGNEAULT ET PHILIPPE RENAUD 1 The Two Koreas: Ici, on a eu Les ratés sympathiques, revue musicale où les critiques se prennent pour des artistes le temps d'une chanson.À Toronto, ils ont The Two Koreas, un groupe formé à la blague par une bande de chroniqueurs rock.Ça sonne comment?Imaginez du Velvet Underground pressé avec toute la rigidité caractéristique du post-punk.Où?Au Saphir, le4octobre.2 Bocce Bocce, d'Ontario, trippe sur les claviers.Ils en jouent de plusieurs millions, selon leur bio officielle.Ça sonne comment?De l'électro dansante, parfois ambiante, mais d'une certaine rigidité.Sa brutalité passagère rappelle l'art martial de Nitzer Ebb - à moins que ce soit LCDSoundsystem à qui Bocce fait un clin d'oeil en intitulant une chanson Bahai Cassette Is Playing At My House.Où?My Hero Gallery, le 5 octobre.3 Bun B: Originaire de Houston, capitale du Dirty South, le rappeur Bun B - moitié du duo UGK -, est l'un des rappeurs les plus en vue\u2026 sur les disques des autres! Ça sonne comment?Vous voyez, le son crunk, une des forces majeures du hip-hop américain contemporain?Alors, Bun B et son compère Pimp C en sont les parrains.Où?Les Saints (30 Sainte-Catherine Ouest), le vendredi 5 octobre, avecDJChill et Rapid Ric.4 Jamaica to Toronto: Avec New York et Londres, Toronto est devenu dans les années 60 et 70 une terre d'accueil pour les musiciens jamaïcains en exil.Le label Light in the Attic, qui a déterré les enregistrements de ces expatriés, les ramène à la scène.Ça sonne comment ?Rocksteady, reggae, soul.Que du bon! Où?Au Club Lambi (4465, boulevard Saint-Laurent), le vendredi 5 octobre, avec Echo a Mano et DJ Andy Williams.5 Radio Radio: Passé trop rapidement l'été dernier sur une scène extérieure des Franco Folies, le collectif hip-hop acadien Radio Radio a soulevé la foule avec ses beats gras et carrés et ses thèmes festifs et revendicateurs.Ça sonne comment?Comme si TTC était originaire de Caraquet.Et en meilleur ! Où?Au Coda (4119, boulevard Saint-Laurent), avec Kizzy et Thunderheist le mercredi 3 octobre, puis le lendemain au Divan Orange (4234, boulevard Saint-Laurent), avec Rawalpindi et Harmonica.Le rappeur Bun B ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE 1 2 3 DIALOGUES AVEC DI The Dianalogues, de la dramaturge américaine Laurel Haines, a été primée comme l'une des meilleures pièces féminines de 2003 aux États-Unis.Le Théâtre bilingue de Montréal reprend, dans les deux langues officielles, cette série de monologues touchants et comiques, qui illustre la psychologie féminine vue à travers le prisme du mythe de la princesse Diana.Du 3 au 13 octobre, à 20h, au Théâtre de l'Esquisse.REPRISE DU TRAITEMENT «Masquée» quatre fois en décembre 2006, la mise en scène de Claude Poissant du Traitement de Martin Crimp revient sur la scène d'Espace GO.Cette coproduction du Théâtre PàP et du Festival Trans Amériques réunit sur scène Catherine Trudeau, Violette Chauveau, Gilles Renaud et Francis Ducharme, notamment.Dans cette intrigue qui nous plonge dans le monde du cinéma new-yorkais, on voit évoluer les protagonistes d'une faune urbaine aussi étrange que contemporaine.Du 5 au 20octobre.OPÉRA TECHNO L'opéra et la musique électro vous semblent des genres incompatibles ?Détrompez-vous ! Librement inspiré de la mythologie grecque et de la culture philippine, l'opéra électronique en création Andromeda est un opéra technologique où la narration est appuyée par une pléthore de moyens techniques et médiatiques.Dans le cadre du Parcours interculturel des Journées de la culture, le Théâtre POD en présentera des extraits.Aujourd'hui et demain.TRIO SYLVIE ST-JACQUES CETTE SEMAINE L'Avare, à la maison de la culture Mercier, les 4 et 5 octobre.Cuisine et dépendances, à la Balustrade du Monument-National jusqu'au 13 octobre.Quatre souffles, au centre culturel Calixa-Lavallée, du 4 au 14 octobre.Catherine Trudeau SYLVIE ST-JACQUES COUPS DE THÉÂTRE Mardi après-midi, théâtre Denise-Pelletier.Je réclame au guichetier mon billet pour Les fourberies de Scapin.Derrière sa vitre, celui-ci me dévisage d'un air mi-intrigué, mi-compatissant.«Vous savez que c'est une matinée scolaire?» m'avertit-il.«Bien entendu!» lui dis-je, débonnaire.J'ai alors droit au «bonne chance» que l'on réserve habituellement à ceux qui s'apprêtent à décrocher le Guinness du nombre d'heures passées dans le Rotor à La Ronde.Et pourtant.J'ai une sainte horreur des manèges, mais j'aime bien sortir chez Denise-Pelletier.Oh, bien sûr, je m'y fais bousculer par des ados plus anarchiques que la file d'attente d'une gare de Bombay.D'accord, mes orteils s'y font massacrer par les baskets de jeunes spectatrices plus préoccupées par la situation géographique de leur béguin du moment, que par la vie et l'oeuvre de Marcel Dubé.Et puis, bon, la «matante» que je suis doit admettre que ça ne sent pas le Chanel comme au TNM, lorsque le foyer de chez Denise-Pelletier se transforme en festival du changement hormonal.J'aime pourtant l'enthousiasme délirant des classes d'ados.Leurs applaudissements déchaînés.Leurs réactions franches et spontanées, et leur réflexe de s'adresser tout haut aux protagonistes.Leur façon de mettre le bordel dans un vieux théâtre à l'aura surannée.Chez Denise-Pelletier, je me sens parfois comme si c'était vendredi soir, aux Foufounes électriques.Loin demoi l'intention de remettre en cause la mission «pédagogique » du théâtre Denise-Pelletier.Seulement, lorsque je vois ces ados captivés par les intrigues de Scaramouche ou de Scapin, je me mets à leur souhaiter d'un jour tomber sur des pièces comme King Dave, Je voudrais me déposer la tête ou Cette fille-là.Des trucs plus ancrés dans leur monde.Mais ça finit par arriver.Quelques années plus tard, ils finissent par «graduer» à La Licorne ou au Théâtre d'Aujourd'hui, lieux très fréquentés par les cégépiens et universitaires, qui s'y rendent pour les pièces «obligatoires » au programme de leurs cours de français.Bien franchement, je ne me fais aucun souci pour la « relève» du public de théâtre.En fait, seules les têtes blanches rivalisent en nombre avec les piercings.Mais eux, les grandsparents, se tiennent plutôt chez Duceppe ou au Rideau Vert.Les grands absents de nos salles?Mes contemporains les trentenaires.Ceux qui ont des bébés, des hypothèques, des abonnements au gym, un cinéma-maison à rentabiliser.À eux aussi, je souhaite de tomber sur un truc comme King Dave.Mais aussi sur des pièces de Frédéric Blanchette, de François Archambault ou de Catherine-Anne Toupin.Tiens, j'ai une idée.On pourrait lancer un programme intitulé «parrainez un jeune trentenaire», inspiré de ce que fait Yann Martel avec Stephen Harper, pour inciter notre premier ministre à lire davantage.Chaque mois, un ado inviterait un jeune adulte au théâtre (ou offrirait à un couple de garder les enfants.) Le trentenaire serait ensuite invité dans le cours de français de son «parrain», afin de livrer son appréciation de la pièce.On pourrait même filmer le tout, et diffuser des extraits sur You Tube\u2026 COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : sstjacqu@lapresse.ca Tasse-toi, matante Je ne me fais aucun souci pour la « relève » du public de théâtre.En fait, seules les têtes blanches rivalisent en nombre avec les piercings.Les grands absents ?Mes contemporains les trentenaires.PORTRAIT GILLES PELLETIER Le comédien Gilles Pelletier a toujours été attiré par la mer.L'auteur André Frappier a toujours été attiré par les montagnes et la terre.La rencontre des deux hommes résulte en une belle aventure théâtrale intitulée Conquérant de l'inutile.JEAN BEAUNOYER Avant d'être comédien, Gilles Pelletier est un amoureux des mots.Il admire ceux qui savent écrire et se laisse facilement porter par les textes comme il s'est laissé porter par ses bateaux.Gilles Pelletier est un homme de la mer, mais il s'est pourtant laissé porter par l'homme des montagnes, André Frappier.Celui-ci a écrit Conquérant de l'inutile, qui nous fait vivre la rencontre émouvante d'un grand-père et de son petitfils, Judes, qui mène une brillante carrière de comédien en Europe et qui apprend que son grand-père Fabien est devenu célèbre pour son ascension en solo du Cerro Tore, une montagne de Patagonie.Le petit-fils vit une période dépressive et éprouve le besoin de s'alimenter, de reprendre la maîtrise de sa vie, en écoutant le grand-père raconter ses exploits avec, en mains, le journal de bord de son ascension.Quand André Frappier eut terminé l'écriture de la pièce, il a tout de suite pensé à Gilles Pelletier pour le rôle intense du grand-père.Pelletier a la carrure, l'autorité, l'intensité et l'âge du personnage: 81 ans.«Moi, je suis d'une génération de comédiens qui est venue au théâtre poussée, portée et nourrie par la littérature.On savait jouer de beaux textes.On les rendait bien.Mais on allait voir du vaudeville, la Poune et Manda parce qu'il y avait là de l'invention, de la création et de la vie.C'était ça, le vrai théâtre.« Quand j 'a i lu le texte d'André (Frappier), j'ai vu les immenses possibilités de l'oeuvre et je me suis laissé porter par la vague du texte.Je n'ai jamais fait d'alpinisme et je n'ai même pas été tenté d'en faire.Je ne suis pas un aventurier dans la vie, mais je le suis sur scène et le dépassement de soi de l'alpiniste rejoint celui du comédien.J'aime l'aventure nouvelle, prendre des risques sur les planches.J'ai ronronné souvent durant ma carrière.Ça prend 15 ans pour devenir un bon comédien et on connaît ses plus grands succès entre 35 et 40 ans ; par la suite, on nous demande de jouer le même type de personnage et de.ronronner.Moi j'aime bien être provoqué, fouetté.» André Frappier raconte l'histoire d'un homme qui a besoin d'une intensité maximale pour vivre et qui est dans un creux de vague quand il n'a pas de défi à relever.Frappier a vécu près des alpinistes et a participé à des ascensions dangereuses avec des professionnels qui avaient besoin de défis.«Moi, mon seul grand défi, annonce Gilles Pelletier, c'est de réussir ma sortie de vie et de faire une belle mort.La vie et la mort, c'est la seule et même chose et ça ne sert rien d'avoir peur.J'ai juste peur de l'incontinence, d'être diminué et de me faire pousser par Françoise (Gratton) dans un fauteuil roulant.La mort pourrait me surprendre demain, un peu plus tard, mais je l'attends un jour ou l'autre.N'oublions pas qu'on est mort beaucoup plus longtemps que vivant.» Il n'y a pas si longtemps, Gilles Pelletier marchait de sa résidence d'Outremont jusqu'au Théâtre Denise-Pelletier, dans l'est de la ville, tous les jours, matin et soir.Il a nagé et joué au hockey avec Maurice Richard, qu'il connaissait bien.Selon lui, Richard n'était pas un véritable conquérant.«Il était humble et ne comprenait pas pourquoi on lui accordait autant d'attention.Quand la foule l'a ovationné aussi longtemps à la cérémonie de fermeture du Forum, il était ému et complètement dépassé par les événements parce qu'il se disait intérieurement : mais qu'est-ce qu'ils ont?Je n'ai fait que mettre des rondelles dans le filet toute ma vie.Il ne savait pas exprimer ses émotions, mais ses yeux parlaient et on savait exactement s'il était heureux, frustré, enragé, inconfortable juste à le regarder dans les yeux.Par contre, Guy Lafleur était un conquérant qui voulait toujours se dépasser.» Sûrement comme ce grand-père dans Conquérant de l'inutile qui revit un grand exploit de sa vie en racontant son ascension en solo, à son petit-fils.Conquérant de l'inutile, texte et mise en scène d'André Frappier, du 25 septembre au 13 octobre à la salle Fred-Barry.CONQUÉRANT DE L'INUTILE VIVRE À MORT PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE © «Je ne suis pas un aventurier dans la vie, mais je le suis sur scène et le dépassement de soi de l'alpiniste rejoint celui du comédien», dit Gilles Pelletier.«Mon seul grand défi, c'est de réussir ma sortie de vie et de faire une belle mort.» 2 500 ACTIVITÉS GRATUITES, LES 28, 29 ET 30 SEPTEMBRE NAVETTES GRATUITES À MONTRÉAL Les samedi 29 et dimanche 30 septembre entre 11 h et 17 h Deux circuits - 11 arrêts thématiques Un service offert par TD Canada Trust en collaboration avec la STM Plusieurs forfaits touristiques culturels à gagner sur cyberpresse.ca/journeesdelaculture Consultez la programmation sur journeesdelaculture.qc.ca Transportez-vous gratuitement en 2008! COUREZ LA CHANCE DE GAGNER L'UNE DES TROIS CARTES CAMMENSUELLES PENDANT 12 MOIS! Remplissez ce coupon et glissez-le dans la boîte prévue à cet effet dans les navettes gratuites des Journées de la culture les samedi et dimanche 29 et 30 septembre.Nom : Prénom : Téléphone (domicile) : Téléphone (travail) : Courriel : Question de qualification : (2x10) - (27 ÷ 3) = Le tirage des 3 cartes CAM mensuelles aura lieu le 5 octobre 2007.Règlements et détails sur www.journeesdelaculture.qc.ca/navettes 3511794A ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE© DANS LA TROUPE SYLVIE ST-JACQUES FOLLIESHOW MÉLISSALUSSIER, joue l'infirmière CLAUDINEJOLICOEUR, joue une actrice déchue TANIALANGLOIS, joue une éternelle enfant ÈVELAFANTAISIE, joue une schizo-junkie 1 Mélissa Lussier : «Celle qui s'est jointe aux filles de Follie Show en 2005 fait, dans Quatre souffles, une infirmière prise en otage par les patientes d'un hôpital psychiatrique à l'ambiance électrique.«L'infirmière permet aux spectateurs de s'identifier et entrer dans cette folie à paillettes ! Je chante des versions françaises d'extraits de pièces de théâtre musical de Broadway, des Misérables, de Starmania\u2026 Pour interpréter I feel pretty, je suis complètement ligotée, échevelée et barbouillée de rouge à lèvres\u2026» 2 Claudine Jolicoeur : «Notre première production a été une revue musicale.Mais le côté théâtral nous manquait.C'est alors que nous avons fait appel à Carl Poliquin, pour réaliser la mise en scène», raconte Claudine Jolicoeur, l'une des trois cofondatrices de Follie Show.Finissante du programme de théâtre musical du collège Lionel-Groulx - comme ses trois acolytes - elle campe le rôle d'une actrice déchue, qui se croit toujours la plus belle du monde, malgré sa chemise d'hôpital\u2026 3 Tania Langlois : «Nous avons présenté une première mouture de ce spectacle au Lion d'or, en 2004.On a voulu aller plus loin cette fois-ci, en élargissant le répertoire de comédies musicales dans lequel nous puisons», explique celle qui joue une femme qu'elle qualifie de «naïve mais bonne, comme une éternelle enfant ».4 Ève Lafantaisie : «Celle que je joue, on l'appelle la schizo-junkie.Elle a bien du fun, mais elle est un peu troublée.C'est la plus sanguinaire, la plus rough des personnages», dit Ève Lafantaisie, qui depuis sa sortie du Collège Lionel-Groulx, a été choriste pour un chanteur africain et pour des groupes de «top 40.» «La comédie musicale est un univers qui m'attire.J'aime les choses qui sortent de Broadway, comme Les Misérables, Rent ou Hairspray.» Quatre souffles, du 4 au 14 octobre, 20h, au centre Calixa-Lavallée. 3509340A ARTS ET SPECTACLES DANSE Le déjà tentaculaire festival Pop Montréal ajoute une corde à son arc : la danse contemporaine.Il présente cette année une création collective intitulée Little Bang Theory où les danseuses Hanako Hoshimi-Caines et Louise Michel Jackson Millette partageront notamment la scène avec Lhasa de Sela.ALEXANDRE VIGNEAULT Ce n'est pas la toute première fois que Pop Montréal présente un spectacle de danse contemporaine.L'an dernier, la danseuse Hanako Hoshimi-Caines, vue dans des créations de Jane Mappin (Pale Fire) et Hélène Blackburn (Journal intime), avait participé au volet Puces Pop.Une première expérience jugée concluante, déduiton, puisqu'elle mène cette année à la création d'un spectacle de danse intitulé Little Bang Theory.De la danse contemporaine dans un déjà foisonnant festival consacré à la musique?«En tant que danseuses, ça nous intéresse d'ouvrir d'autres espaces à la danse, de créer une nouvelle plate-forme pour aller vers un autre public », expose Hanako Hoshimi-Caines, se faisant également porte-parole de sa collègue Louise Michel Jackson Millette.Et rien ne sert de chercher midi à 14h, «la danse et la musique, ça va ensemble », comme le dit si bien Lhasa de Sela.De la musique, il y en aura dans Little Bang Theory.Et en direct.Trois musiciens, dont deux membres du groupe Plants and Animals, seront sur scène avec les danseuses et Lhasa de Sela, qui interprétera quelques-unes de ses chansons.Un ou deux titres connus et des morceaux récents qu'elle prévoit intégrer à son prochain album, dont l'enregistrement devrait débuter l'hiver prochain.Hanako Hoshimi-Caines et Louise Michel Jackson Millette ont développé Little Bang Theory à partir d'un mythe élaboré par l'auteur James Irwin.Il met aux prises deux personnages, Hai et Lo, un gars et une fille qui représenteraient le début et la fin du temps.Lui, est attiré par les étoiles ; elle vit dans l'eau et craint de regarder vers le haut.La rencontre de ces deux personnages est prétexte à un jeu sur la dualité - vie/mort, création à grande et à petite échelles, etc.- et à bien des étincelles.«La rencontre de ces deux personnages crée quelque chose de neuf, un certain équilibre», raconte Hanako Hoshimi-Caines.Tout ça au plan émotif et non strictement littéral, bien entendu.La danse contemporaine est un art d'évocation, pas d'explication.Ni l'une ni l'autre des danseuses ne campera d'ailleurs précisément l'un ou l'autre des personnages.La chorégraphie se chargera d'animer ce jeu de rôles.«L'idée, c'est de créer, avec des outils assez simples, des images à plusieurs dimensions», dit encore la danseuse.Lhasa de Sela et Hanako Hoshimi-Caines, dont c'est la première collaboration, disent s'être trouvé des affinités au fil du processus de création.Elles apprécient toutes deux l'oeuvre de l'illustrateur Edward Gorey et sont attirées par l'univers du conte.«Il y a quelque chose d'enfantin dans la chorégraphie», révèle d'ailleurs la danseuse.L'une des idées qui a guidé leur travail est l'intensité maladroite des enfants, c'està- dire la violence dont ils font preuve, parfois, même lorsqu'ils cherchent à faire un câlin.Le défi des créateurs est de trouver le bon équilibre entre interventions musicales, chansons et chorégraphie.«Il ne faut pas qu'on soit juste les go go girls », signale en riant Hanako Hoshimi- Caines.Little Bang Theory ne sera présenté que deux fois dans le cadre de Pop Montréal, à l'Espace Eva B et non à la maison Notman comme c'était prévu au départ.«Ça va être très frais quand on va faire le spectacle, dit Lhasa.Il y aura une part de vulnérabilité et de spontanéité.» Little Bang Theory, les 4 et 7 octobre, 20h à l'Espace Eva B (2025, boulevard Saint-Laurent).POP MONTRÉAL / Little Bang Theory Lhasa entre dans la danse PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © Lhasa de Sela (debout) et Hanako Hoshimi-Caines disent s'être trouvé des affinités au fil du processus de création.DESPERADO (5) avec Antonio Banderas SAMEDI 29 SEPTEMBRE 5 sur 5 Le Téléjournal Pendant ce temps, devant la télé La Fureur / Sylvain Cossette, Jonathan Painchaud Le moment de vérité Dre Grey, leçons d'anatomie / Meredith ne sait qui choisir entre Derek et Finn.Le Téléjournal Zone doc / La révolution des jeux vidéo (2/2) THELMA ET LOUISE (3) avec Susan Sarandon LE TOUT POUR LE TOUT 2 (6) avec Anne Judson-Yager, Bree Turner (16:00) Le TVA 18 heures BALLON-CHASSEUR (5) Avec Vince Vaughn, Christine Taylor.\\ Pour éviter la faillite, le propriétaire d'un gymnase miteux convoité par un arrogant concurrent participe avec ses clients à un tournoi de ballon chasseur.LA CABINE (4) Avec Colin Farrell.\\ Un relationniste se retrouve piégé dans une cabine téléphonique par un tireur embusqué qui dicte ses volontés au bout du fil.le TVA Qu'est-ce qui mijote Le Journal Drôle, Drôle, Drôle Loft Story BRICE DE NICE (5) Avec Jean Dujardin, Clovis Cornillac et Élodie Bouchez.\\ Évadé de Nice, un hurluberlu un peu niais s'inscrit bien malgré lui à une compétition de surf à Biarritz.EXTRÊME LIMITE (4) Drame policier de Kathryn Bigelow avec Keanu Reeves, Patrick Swayze et Gary Busey.\\ Un agent du FBI enquête sur une série de vols de banques commis par des adeptes du surf.Le Journal Atomes et Neurones / Humanimal: les dauphins Macaroni tout garni Le Rallye Müvmédia Les Francs-tireurs / Patrick Masbourian, Benoît Gagnon Planète bleue / Vu du ciel - La Biodiversité: tout est vivant.(1/2) Belle et Bum / Stefie Shock, Jérôme Charlebois, France D'Amour, Alain Dumas LA VIE EST UNMIRACLE (4) Avec Slavko Stimac.\\ Au moment où la guerre éclate en Bosnie, un Serbe tombe amoureux d'une otage musulmane dont il a la garde.Football (15:00) Sat.Report Pre-Game Show Football / Tiger-Cats - Blue Bombers Football / Stampeders - Lions Sue Thomas: F.B.Eye CTV News Sportsnight W-Five / Monsters in the Family Moonlight Whistler Comedy Now Comedy Inc.CTV News CTV News .(16:00) Global National QC Room to.Andromeda / Deux épisodes Blue Murder Global Currents: The Homefront JR Digs Sat.Night College Football / Maryland - Rutgers (15:30) Will & Grace College Football / USC - Washington Sex and the City College Football / Florida State - Alabama Moonlight Cane 48 Hours Mystery News Late Night NBC Gofl / Presidents'.(8:00) News NBC News Stargate: SG-1 Heroes Chuck Law & Order: SVU Sat.Night Smart Travels Real Simple BBC News Art Express Mountain Lake .Antiques Antiques Roadshow / Chicago Keeping up.As Time goes by Waiting, God BBC News Monty.Our Veterans Speak The Lawrence Welk Show As Time goes by Mulberry .Served?Vicar of Dibley / The New Year American Masters / Bob Dylan: No Direction Home (2/2) Austin City.Psychic Children Sell this House! / Quatre émissions Flip this House ERIN BROCKOVICH (4) avec Julia roberts, Albert Finney (22:50) Les Belles Histoires des pays.Willie Pour l'amour du country Viens voir les comédiens Toute une soirée avec Glenn Gould TRENTE-DEUX FILMS.(22:50) VALMONT (3) (15:00) Arts & Minds Bravo! Videos Orphee et Euridice Nat King Cole: .I Fall in Love Kombat.Cabaret Entourage Histoires de crimes Une attend.Fou! Fou!.100 Farces Cabaret de.Drôle de monde Arnaqueurs Parco.Les Rescapés Culture du X / Corps transformés SOLEIL DE NUIT (16:00) DOUBLE DÉTENTE (18:20) FAUTE DE PREUVES L'ÉVADÉ (21:45) LA HORDE.Mayday How it's Made Mean Machines Dirty Jobs / Mushroom Farmer Extreme Machines / Earth.Criss Angel: Mindfreak Myth Busters / Crimes.Pêche (16:30) Planète, furie Hakuna Matata Soif de voyage .Casino Soleil tout inclus / Cuba Les Grands Aventuriers / Italie Inspiration / France D'Amour Pilot Guides / Belgique Kim.(17:12) .(17:39) Sadie (18:06) Flight 29.so Raven Zoey (19:25) Derek (19:51) .(20:38) MEN IN BLACK (4) avec Tommy Lee Jones .(22:38) BUFFALO DREAMS (5) (22:54) Baseball / Nationals - Phillies (15:30) Two and a Half Men Cops America's most Wanted Family Guy / Deux épisodes Mad TV Docu-fiction / Krakatoa, la plus grande éruption volcanique.Sept merveilles.industriel Soldats The Unit: commando d'élite GLORIA (3) avec Gena Rowlands, John Adames Lost Worlds / Ramses' Empire Re-Inventors Ancestors.CSI: New York Extreme Rescue / Avalanche THE SAINT (5) avec Val Kilmer, Elisabeth Shue Masterminds Présentation / P.Abdul (16:00) Max Week-end En chute libre Liaison.La Prochaine Top modèle.Hey Paula! Style de star Hollywood extrême M.Net Pimp mon char Voxpop Pop! Teen Choice Awards 2007 Exposé L'Heure Rencontre Mes 15 minutes Matche-moi.Danger Style Star La Caravane From Egypt.Magazine libanais .afromonde Parsvision Lui E Lei Foco Latino In the Zone Soul Call Le Téléjournal La Facture La Semaine verte Journal RDI .arctiques Une heure sur terre / Patrice Roy Le Téléjournal Enquête / Geneviève Jeanson (2/2) La Facture Téléjournal .arctiques Les Experts New York 911 Porté disparu Whistler L.A.Enquêtes prioritaires Bones L'Escouade PLUS ÉTRANQUE QUE.(16:05) MAXIM MARTIN LES GARÇONS D'HONNEUR (19:20) LA POURSUITE DU BONHEUR (21:05) SERKO (23:05) Footballers Wives Hotel Babylon SURVIVOR (6) avec Greg Evigan, Rachael Crawford Naked Josh G-Spot Deadwood .(23:20) Cinemission Alice, attaque .Choux Charlie, Lola Panorama Presserebelle.Planète Country PARIS S'ÉVEILLE (4) avec Judith Godrèche, Jean-Pierre Léaud Jazz Property Ladder Flip that House / Deux émissions The Real Estate Pros Property Ladder Flip that House / Deux émissions Trading Spaces: Top Kitchens Property Ladder TOM ET JERRY: DESTINATIONMARS.Film d'animation Kappa Mikey Billy & Mandy 6TEEN / Deux émissions Les Simpson Henri pis.Boondocks South Park Les Simpson Les Décalés.Que se passe-t-il avec nos garçcons?Questions.Journal FR2 Mondial d'Impro Juste pour rire Les Années Bonheur Caméra Café Le Journal .couché Jeux de société Debbie rénove Décore ta vie Airoldi.Bye maison! Manon.On a échangé nos mères Super Nanny Dépendance maudite Le Lab Porte-bonheur Parole et Vie Vert tendre Bonheur total L'Émission .pour rire Le 9.5 Place des Arts Arshitechs.Baromètre Samantha Changement Smallville Les Frères Scott Charmed Newport Beach Frank vs Girard Presserebelle.Degrassi, la nouvelle génération .c'est fait Podium.Banc d'essai Équipé.Monstres mécaniques Mélinda, entre deux mondes Surnaturel L'AVÈNEMENT II (6) avec Patrick Muldoon, Michael Sarrazin Golf / Coupe Présidents (8:00) Tribal Sports 30 Football universitaire / Mc Gill - Sherbrooke Sports 30 RDS Motorisé F1 Mag Rugby / World Cup (16:00) Sportsnet Connected Baseball / Twins - Red Sox Saturday Night Poker Sportsnet Connected Golf / The Presidents Cup (8:00) Sportscentre 2007 NASCAR Busch Series / Yellow Transportation 300 Sportscentre Planet Speed Boxe / Jean-François Bergeron - Nikolai Valuev / Adrian Diaconu - Chad Dawson 556 \u2014 67 180 \u2014 201 137 \u2014 \u2014 \u2014 9 9 17 h00 17 h 30 18 h00 18 h 30 19h00 19h 30 20 h00 20 h 30 21h00 21h30 22h00 22h 30 23h00 23h 30 BEV VD VDO 17 h00 17 h 30 18 h00 18 h 30 19h00 19h 30 20 h00 20 h 30 21h00 21h30 22h00 22h 30 23h00 23h 30 BEV VD VDO CBC CTV-M GBL-Q ABC CBS NBC PBS-P PBS-B A & E ARTV BRAV CD CinéPOP DISC EV FC FOX HI HIST MMAX MP E!MTL RDI S+ SE SHOW TFO TLC TTF TV5 VIE VOX VRAK RDS SPN TSN SRC TVA TQS TQc VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Pour tous les détaillants participants, visitez www.leshoppingquifaitdubien.com Porte-parole: Geneviève Borne Cette fin de semaine, des centaines de détaillants du Grand Montréal donnent 5% des ventes à la Mission Santé de la femme du Centre universitaire de santé Mc Gill Les 29-30 septembre faites du shopping qui fait du bien au nom de la santé de la femme Le shopping qui fait du bien Clean Graphics 3506942A 3509387A ARTS ET SPECTACLES TÉLÉVISION LOUISE COUSINEAU CHRONIQUE Cette semaine, le grand gourou Mario Clément qui fignole la programmation de Radio-Canada expliquait le manque de succès de ses émissions de jour encore battues par TVA pour la énième année.«Il y a un noyau dur de gens qui ne regardent que TVA et qui ne bougent pas.Le jour où ils viendront à Radio-Canada, ils vont s'apercevoir qu'il existe autre chose.» Réf le x i on qu i m 'a fa i t sourire.Si les accros de TVA agitent leur zapette le matin à 9h, ils vont tomber sur Annie Brocoli.Ils la connaissent : elle a fait deux saisons de 100 détours en été le soir à TVA en 2004 et 2005.Beau succès à TVA, mais à Radio-Canada, son auditoire est raréfié.Seulement 18%de celui de Deux filles le matin, et le tiers de L'avocat et le diable à TQS.L'émission s'intitule Grosse journée.Un titre qui décourage peut-être l'auditoire à domicile à cette heure matinale qui n'ont pas envie de se fatiguer.France Beaudoin et France Castel ont fait un grand succès aussi de Deux filles le matin de 2002 à 2005.Leur passage à Radio-Canada a été réussi.Mme Beaudoin remonte les cotes de Radio-Canada l'été avec son talkshow qui reviendra au temps des Fêtes.France Castel fait de l'audience avec son partenaire Michel Barrette à midi et demi dans une émission de variétés.Mario Clément a eu une bonne idée de débaucher ces deux bonnes animatrices.Élaine Ayotte par ailleurs n'a pas eu un passage aussi réussi.Pourtant, elle avait été nouvelliste trois ans à Salut bonjour !, l'émission imbattable de TVA le matin.Ses deux émissions du matin des deux dernières années n'ont pas eu de succès à la télé d'État.Mais Mario Clément ne dételle pas : lundi, elle animera la nouvelle émission C'est ça la vie de 14h à 15h.Le départ a été raté il y a un mois : personne n'avait prévu qu'une émission réunissant des reportages de toutes les stations de Radio-Canada à travers le pays serait aussi compliquée à organiser.On a bouché le trou en catastrophe en présentant des reprises de La semaine verte, une excellente émission par ailleurs.Un success story a été le passage de Ricardo Larrivée à Radio- Canada.Auparavant, il était l'obscur cuisinier chez Clodine.En passant à Radio-Canada, il a eu une émission à son nom et la notoriété.Il fait même une émission au Food Network in english.Il écrit des livres.Je me rappelle que Guy Cloutier qui produisait Les saisons de Clodine était furieux que son chef le quitte.«Il était bien avec nous autres, on l'a bien traité» a dit le producteur.D'autres passages réussis de TVA à Radio-Canada: Normand Brathwaite, qui nous a fait rire à Piment fort pendant huit ans, nous fait danser maintenant, et crée un engouement dans le public pour la stepette.En tout cas, une chose est sûre : faire des raids à TVA pour attirer l'auditoire ne fonctionne pas automatiquement.Encore faut-il que les débauchés aient bien du talent.Le plus drôle : il y a plusieurs années, Radio-Canada a débauché Philippe Lapointe, le directeur des programmes de TVA, dans l'espoir qu'il trouve une recette aussi payante que celle de Salut bonjour ! le matin.Après deux ans dans la sévère et compliquée bureaucratie de Radio- Canada, M.Lapointe est retourné à TVA où il a été éventuellement nommé vice-président, ayant enchaîné succès après succès.Rumeurs: la guerre est déclarée Lundi, 19h30, c'est le retour de Rumeurs sans Benoît et Esther, les deux personnages principaux.J'ai eu bien peur mais après avoir visionné le premier épisode, je vous garantis beaucoup d'action, encore plus de perfidie et même, oui même du sang.Mioum! Vous avez entendu parler de la guerre entre Radio-Canada et TVA.Attendez de voir le calibre des hostilités entre le magazine Rumeurs, désormais dirigé par Hélène (Geneviève Brouillette) et Christian Bergeron (Rémi-Pierre Paquin) qui démarre un magazine concurrent intitulé platement Fémina.Hélène surnomme son adversaire Satan.Et elle a raison.Elle est moins méchante que lui, mais attendez de voir comment elle gagnera quand même la première bataille ! Finalement, c'est de l'abominable Mme Lauzon - Véronique Le Flaguais - dont on n'aurait pas pu se passer.Trahie par Hélène, Mme Lauzon lui imposera un exil de trois jours dans un bled perdu pas loin des Escoumins.Pas tout à fait la tasse de thé de notre chasseresse urbaine.Vous en redemanderez.Au fait, Esther a eu des jumelles.Pour relancer l'action un an plus tard, l'auteure Isabelle Langlois a utilisé un courriel de nouvelles.Astucieux.Legendre idéal accouche.Radio-Canada a eu la bonne idée de renouveler ses samedis soir et a gagné sa première soirée la semaine dernière.Mais à 18h30, grosse panne : Pendant ce temps devant la télé prenait son envol.Pas réussi du tout.Une bande de jeunes viennent d'installer une soucoupe qui capte 10 000 stations de télé.On les verra donc consommer toutes ces images qui viennent de partout.L'idée est bonne, mais ce téléroman ne lève pas une seule seconde.Même si François Avard des Bougon est le script-éditeur.Cela a beau être plein de sketches et d'invités , l 'esprit reste au ras des pâqueret tes.Quand j'ai aperçu Rémi- Pierre Paquin en joueur de hockey, j'ai su qu'est-ce qui n'allait pas.Ça m'a fait penser aux délicieux Invincibles, à Pierre-François Legendre et clic, la lumière s'est allumée : j'étais dans Legendre idéal, prise 2.La suite ce soir, mais pas pour moi.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : lcousine@lapresse.ca Le boss de Radio-Canada et son rêve presque impossible En tout cas, une chose est sûre: faire des raids à TVA pour attirer l'auditoire ne fonctionne pas automatiquement.Encore faut-il que les débauchés aient bien du talent.SPECTACLES C L A S S IQUE CHAPELLE HISTORIQUE DU BON.PASTEUR Nouvel Ensemble Moderne.Dir.Lorraine Vaillancourt.Gilbert : 14 h.PIANO NOBILE .Place des Arts) Orchestre à cordes du Conservatoire.Dir.Guy Fouquet ; 13h30.REDPATH HALL .Université Mc Gill) Musica Camerata Montreal.Turina, Bridge, Dvorak : 20 h.SALLE WILFRID.PELLETIER .Place des Arts) Un Ballo in maschera (vERDI).Opéra de Montréal, Richard Magison, ténor, Manon Feubel, soprano, Gordon Hawkins, baryton, Marianne Cornetti, mezzo-soprano.Dir.Gregory Vajda : 20 h.Conférence de Pierre Vachon à 18h30.TANNA.SCHULICH HALL .Université Mc Gill) Ensemble instrumental.Hommage à Glenn Gould : 19h30.Entrée libre.FESTIVAL ORGUE ET COULEURS, ÉGLISE SAINT.NOM.DE.JÉSUS Silvius von Kessel, organiste, Noëlla Huet, mezzo-soprano.Bruckner, Wagner : 20 h. François Vincent LE PEINTRE ET SON DOUBLE Espace Création Loto-Québec et l'École nationale de théâtre du Canada présentent: Entrée libre du mercredi au dimanche de 11h à 18h samedi et dimanche de 12h à 17h 500, rue Sherbrooke O., Montréal, Métro Mc Gill 514 499-5087 LOTOquebec.com Une invitation à découvrir les oeuvres de François Vincent, peintre et artiste pédagogue à l'École nationale de théâtre du Canada, dans une exposition mise en scène par Gabriel Tsampalieros.Un entretien avec l'artiste, réalisé par le critique d'art et écrivain René Viau, accompagne l'exposition.du 26 septembre au 16 décembre 2007 3510890A ARTS ET SPECTACLES EXPOSITION CLAUDE GINGRAS Les uns le vénèrent, les autres l'abhorrent.Mais tous tombent d'accord sur un point : Glenn Gould fut - et reste - le pianiste le plus controversé de l'histoire.Né le 25 septembre 1932, mort le 4 octobre 1982, il aurait eu 75 ans cette semaine.Il est parti il y a 25 ans, à 50.Un triple anniversaire, que la CBC souligne par un concert gratuit ce soir, 19 h 30, au Multimedia Room du nouvel immeuble Schulich de Mc Gill (527, rue Sherbrooke Ouest, angle Aylmer, deuxième sous-sol) et qu'elle diffusera le 3 octobre à 20 h.Exceptionnellement, le programme met l'accent sur Glenn Gould compositeur plutôt que sur l'exécutant.Quatre cordistes locaux, Jonathan Crow, Olivier Thouin, Neal Gripp et Brian Manker, joueront le Quatuor op.1 que le jeune Torontois termina à 23 ans.En un seul mouvement de quelque 35 minutes, l'oeuvre est conçue dans l'esprit de Schoenberg et ses disciples.Au même programme : création de trois pièces inspirées par l'«univers gouldien» et commandées à Louis Dufort, Chantale Laplante et Martin Tétreault.CONCERT Glenn Gould célébré ce soir JOCELYNE LEPAGE Glenn Gould est un phénomène.Captivant non seulement par sa virtuosité d'interprète, mais aussi par ses explorations inventives dans le monde de l'enregistrement, de la radio et même de la télévision.Fascinant comme personnage à la fois solitaire et médiatique, tantôt illuminé par la musique, tantôt visiblement malheureux.Si le Musée des civilisations rend un tel hommage pour la première fois à un musicien, c'est que Glenn Gould est une icône au Canada, premier Canadien anglais à être aussi célèbre et célébré partout dans le monde, et à afficher lui-même sa fierté d'être Canadien.Mais si le musée a pu rendre intéressant un tel hommage, c'est que Glenn Gould avait accumulé chez lui un fonds impressionnant d'objets, d'archives, de documents visuels et sonores, qu'il a légué à Archives Canada.Plus de 200 boîtes contenant aussi bien des partitions musicales que des dossiers médicaux, autant des dessins qu'il a faits, enfant, que des vidéocassettes de ses documentaires pour la télévision de CBC.Archives Canada a aussi hérité du piano Steinway de Gould de même que de la petite chaise faite par son père et sur laquelle il posait son grand corps pour en jouer et qui sont au centre de l'exposition.Glenn Gould, résumé en 40 000 fiches, est la grande vedette de Bibliothèque et Archives Canada.On consulte l'institution de partout dans le monde.Troublante intimité Ayant accès à autant d'objets et de documents écrits, sonores et visuels, le Musée nous permet d'entrer dans l'intimité de Glenn Gould, ce qui est même parfois troublant.On se retrouve, par exemple, devant une collection de petits chiens en porcelaine remontant à son enfance ; ou devant son pardessus, sa casquette irlandaise et ses gants.On a son fauteuil jaune, aux bras élimés, et une partie de sa collection de livres et de disques.Parmi ses livres préférés, ceux de T.S.Eliot, Thomas Mann, Camus, Kafka, Mishima, qui donnent une idée des préoccupations existentielles du musicien, lui-même auteur de nombreux écrits.On découvre une collection impressionnante de clefs de chambre des hôtels où il a logé dans le monde quand il donnait des concerts.On comprend, grâce aux photos, le peu de valeur qu'il accordait aux prix reçus, le Grammy se retrouvant par terre sur une pile de dossiers en équilibre précaire.On voit Gould dans divers déguisements, posant en vieux ou en femme, pour des amis.Il y a là ses réveille-matin, ses valises, sa tasse préférée, ses verres fumés\u2026 Voilà pour la partie anecdotique de l'exposition; il n'y manque, peut-être, que sa collection de médicaments.Glenn Gould fait l'objet d'un culte au Canada.Il paraît que des collectionneurs d'objets lui ayant appartenu sont prêts à payer des fortunes pour toucher ce qu'il a touché\u2026 Et pourtant, ceux qui peuvent se vanter aujourd'hui de l'avoir vu jouer en concert sont de plus en plus rares et vieux.Le pianiste a, en effet, donné son dernier spectacle à Los Angeles, en 1964, à l'âge de 31 ans - sa carrière pro- GLENN GOULD - LA SYMPHONIE D'UN GÉNIE UN HOMMAGE AU «Je suis un accro de Streisand.» Quel personnage célèbre, croyez-vous, a déclaré publiquement son attachement à la chanteuse populaire, déclaration reprise par un musée?Non, ce n'est pas Pierre E.Trudeau ni Céline Dion.En cette année Glenn Gould - il aurait eu 75 ans le 25 septembre 2007 et il est mort il y a 25 ans, le 4 octobre 1982 - vous aurez deviné que c'est du célèbre interprète de Bach qu'il s'agit.Et comment un musée procède-t-il pour exposer un musicien?C'est ce que nous sommes allés voir cette semaine au Musée des civilisations à Gatineau.PHOTO DAN WEINER, FOURNIE PAR LE MUSÉE CANADIENDES CIVILISATIONS Glenn Gould en 1955, année où parut Les variations Goldberg, le disque qui l'a rendu célèbre.PHOTO JEAN-MARC CARISSE, FOURNIE PAR LE MUSÉE CANADIENDES CIVILISATIONS Le piano Steinway préféré de Glenn Gould et la petite chaise dont il ne se séparait jamais. CHAQUE WEEK-END POUR ASSISTER À L'AVANT-DERNIÈRE DE RYTHME FM REMET À Céline Dion UN VOYAGE À POUR 2 PERSONNES EN COMPAGNIE DE MARIO LIRETTE.3504848A ARTS ET SPECTACLES EXPOSITION PHOTO DON HUNSTEIN, FOURNIE PAR LE MUSÉE CANADIEN DES CIVILISATIONS Signes distinctifs de Glenn Gould: casquette irlandaise, gants de laine, pardessus noir, des vêtements présents dans l'exposition.CULTE fessionnelle avait commencé 16 ans plus tôt.Il a laissé le concert pour se consacrer, passionnément, à l'enregistrement qui était, pour lui, «un pur bonheur car c'est ce qui nous rapproche le plus de la recréation\u2026» Cet intérêt pour les possibilités de la technique a fait de lui un précurseur.À voir et entendre Le Musée fait évidemment la belle part à l'oeuvre d'interprète et de créateur de Glenn Gould.Comme beaucoup de documentaires ont été tournés sur lui, on peut le voir sur des écrans et l'entendre en concert à divers moments de sa carrière, on peut le voir en entrevue.On a accès aussi au matériel d'enregistrement de son studio, appareils aujourd'hui aussi démodés que les premiers ordinateurs.Intéressé par les médias, Glenn Gould a fait une série d'émissions radiophoniques pour lesquelles il a traversé le Canada jusqu'au grand Nord enregistrant des conversations, superposant paroles et bruits ambiants, émissions qui sont considérées aujourd'hui comme des oeuvres en elles-mêmes.La première, en 1967, The Idea of North, est la plus célèbre.Et il a fait des documentaires pour la télévision dont on peut voir des extraits et où s'exprime fort bien le sens de l'humour qui le caractérisait.Ces créations sonores et visuelles produites par le réseau anglais de Radio-Canada, sont moins connues au Québec.Elles permettent pourtant de comprendre comment ce musicien de formation classique a pu devenir une aussi grande vedette populaire au Canada.Ajoutons à tous ces extraits de films, vidéos, émissions de radio et entrevues de même que citations de lui qui tapissent les murs, un espace, enfin, où l'on peut se réfugier pour écouter, assis dans des fauteuils confortables, une sélection d'une quinzaine de pièces choisies parmi les nombreux disques que Glenn Gould a enregistrés.Il y a au musée suffisamment de matériel à lire, à voir et entendre, pour y rester toute la journée.Et si, après tout ça, vous en redemandez, voyez la liste des activités proposées au www.civilisations.ca/genie parmi lesquelles la projection de 32 films brefs sur Glenn Gould, de François Girard, ce soir, à 19h30, au théâtre du musée.Mais pour plonger encore plus dans l'univers du musicien, en sons et en images, voici le site à consulter: www.collectionscanada.ca/glenngould/ Glenn Gould - La symphonie d'un génie, du 28 septembre 2007 au 10 août 2008 au Musée des civilisations, 100, rue Laurier, Gatineau.On comprend, grâce aux photos, le peu de valeur qu'il accordait aux prix reçus, le Grammy se retrouvant par terre sur une pile de dossiers en équilibre précaire. À SURVEILLER ce dimanche SEPTEMBRE cinquante gagnants mériteront le livre «LE g Rand LivRE dE La Mé MoiRE » et un t-shirt La Presse 3473501A CETAUTOMNE, TOUT ESTGRATUIT AU MUSÉE TOUTES LES EXPOSITIONS TOUTES LES OEUVRES DE LACOLLECTION LES EXPOSITIONS GRATUITES POURTOUS / Un design américain Le Streamline de 1930 à nos jours / Les Sulpiciens de Montréal 350 ans d'héritage artistique / e-art Nouvelles technologies et art contemporain Dix ans d'action de la fondation Daniel Langlois MAINTENANT OUVERT jusqu'à 21h, du mercredi auvendredi www.mbam.qc.ca/gratuit Renseignements : 514-285-2000 ou 1 800 899-MUSE 3504572A ARTS ET SPECTACLES HUMOUR Avis aux amateurs de potins : Patricia Paquin et Mathieu Gratton annoncent leur rupture.mardi, mercredi et jeudi prochains.Séparés en réalité depuis trois ans, ils ont décidé de jouer sur scène leur rencontre, leurs premiers baisers, leurs disputes et leur séparation.La Presse a assisté à une répétition.ISABELLE MASSÉ «Patricia, il faut qu'on se laisse.» La phrase «tranche-veines» est lancée par Mathieu Gratton à Patricia Paquin qui encaisse le coup.avant de rire.Car on est en répétition.La répétition d'une fiction qui a toutefois un air de déjàvu.«Patricia et moi, nous allons nous laisser au moins 40 fois dans la prochaine année», dira Gratton plus tard en entrevue.Habituellement, quand le glas du couple sonne, on ne veut même pas revoir son ex en peinture ! Paquin et Gratton, eux, ont décidé de s'unir sur scène pour raconter leur union et leur rupture.Il faut bouder tous les Échos Vedettes d'ici pour ignorer que l'animatrice et l'humoriste se sont quittés il y a trois ans, après avoir eu un enfant.«Il nous a fallu quelques mois pour nous en remettre, mais depuis deux ans, on s'entend bien», résume Patricia Paquin.Une tournée pour présenter leur spectacle Les ex (mis en scène par Joël Legendre) se dessine tranquillement.Sans surprise.Qui n'aime pas s'abreuver des histoires des gens connus?En mettant en scène son union avec Patricia Paquin, Mathieu Gratton aborde un sujet universel, mais fait d'abord appel au voyeur qui sommeille en chacun de nous.«C'est grossi, j'ai intégré des choses qui sont arrivées à d'autres couples», note l'ex-Crampe en masse.Dans Les ex, comme dans la vie, Patricia est «contrôlante» et Mathieu, «chialeux».«Mais je ne suis pas la fille la plus jalouse de la planète », note Paquin, qui n'est pas la plus orgueilleuse non plus.Car raconter publiquement sa vie, même si ce n'est qu'à moitié vrai, demande d'être impudique.«Il y en a eu des spectacles de couple, ajoute Mathieu, mais qu'on soit de vrais ex, c 'est intéressant.» Et que donne une rupture racontée par un humoriste ?L'écriture des Ex, amorcée à l'été 2006, est moins absurde que ce qu'a écrit Mathieu Gratton dans le passé.«Mais je ne peux mettre de côté ma personnalité, dit-il.Le non-sens, on le retrouve dans les chansons (qu'interprète le chansonnier Sélim Bichara, sur scène).Comme je ne suis pas un stand-up, je n'avais jamais écrit sérieusement sur les relations de couple.C'est un sujet cliché, mais c'est nous.» Autre cliché: l'aventure des Ex a permis à Paquin et Gratton de se redécouvrir.Pas au point de refaire chambre commune, mais de mettre le doigt sur certains bobos.«Écrire cette pièce a provoqué un examen de conscience, note Gratton.Chaque fois qu'on la joue, ça me touche.On vit aujourd'hui des choses qu'on n'a pas eu la chance d'analyser à l'époque.» «Mathieu m'a, par ailleurs, fait sortir de ma zone de confort, constate l'animatrice du Bonheur est à 4 heures, à Rythme-FM, qui n'avait pas joué depuis l'époque de Chambres en ville.Pendant des années, j'ai eu une belle stabilité professionnelle (11 ans à Flash).Je dois essayer des choses.» C'est du donnant-donnant ! Pendant leur union, «Patricia m'a fait vivre », avoue Gratton.Aura-t-on d'a illeurs droit à des commentaires sur la chose financière en spectacle?«Il n'y a jamais eu de problèmes financiers entre nous, jure Paquin.On a le même rapport face à l'argent.Seulement pas le même compte en banque! » Les ex marque un tournant dans la carrière de la belle et l'auteur.En écrivant cette pièce, Gratton a appris à tempérer les gags.Il risque aussi de placer les extourtereaux devant de nouveaux publics: plus jeune pour la fille et plus vieux pour le gars.Les unions, qu'ossa donne finalement, pour paraphraser l'autre?Parfois de fructueuses ruptures.Les ex, les 2, 3 et 4 octobre au Gesù.LES EX Le jeu de la séparation PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE © Patricia Paquin et Mathieu Gratton se sont quittés il y a trois ans, après avoir eu un enfant.Ils sont les deux personnages du spectacle Les ex."]
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