La presse, 15 mars 2008, C. Arts et spectacles
[" 3534399A ARTS ET SPECTACLES www.cyberpresse.ca/arts HÉLÈNE BOURGEOIS LECLERC LA FILLE PRESQUE PARFAITE PAGE 18 PHOTO PATRICK SANFAÇON LA PRESSE© ROY DUPUIS Il s'est fait désirer du public de théâtre, Roy Dupuis, en restant loin des planches pendant 14 ans.Pour le ramener sur scène, il lui fallait un rôle canon, quelque chose qui fesse, qui dérange.Quelque chose comme Blasté, de la dramaturge britannique Sarah Kane, suicidée à 28ans.Une oeuvre sur la violence qui sommeille en chaque être humain, porté par un acteur qui n'a «pas envie de vivreà Disneyland».> Notre entrevue en pages 2 et 3 MUSIQUE DE SOUS-SOL NOS TOUNES CACHÉES PAGES 8 ET 9 ARTS ET SPECTACLES MARIE-CHRISTINE BLAIS HAUT-PARLEURS Qui, lundi soir, parmi l es me mb r e s d u jury des préliminaires du concours des Francouvertes (que je vous invite sérieusement à suivre, au Lion d'or, entrée gratos), a lancé «Ces temps-ci, Montréal rime avec orchestral» ?Je ne m'en souviens plus.Mais c'est vrai, particulièrement dans le milieu de la musique émergente-alternative-indépendante- appelez-ça-comme-vousvoulez, que les orchestrations - les cordes, les vents, les percussions et compagnie - occupent une place de choix, sur les albums (auto) produits au cours des cinq dernières années.D 'A r c a d e F i re à Th e Besnard Lakes , en passa nt par Patrick Watson, le récent Plants&Animals, le dernier Monsieur Mono et tant d'autres, même constatation.C'est vrai aussi du côté de la pop plus expérimentale, si je puis dire : qu'on pense à l'album Dans la forêt des mal-aimés de Pierre Lapointe (tant la version studio que la plus récente version live avec l'Orchestre métropolitain de Montréal - difficile de faire plus orchestral que ça !).Une source très bien informée nous apprenait même que le troisième album de Karkwa, qui sera lancé le 2 avril prochain, sera lui aussi plus orchestral.N'hésitez pas à aller le constater de visu et d'oreillou sur le site du groupe (karkwa.com) où un premier extrait, doublé d'un beau clip, en témoigne un brin.À quoi cela tient-il donc ?Pourquoi l'orgue, les violons et le glockenspiel (ce joli instrument de percussion qui ressemble à un xylophone, mais en métal) apparaissent-ils ainsi sur de nombreux disques récents ?D'accord, l'influence du groupeculte montréalais Godspeed You ! Black Emperor, au début des années 2000, a certainement fait sa part.Mais encore ?« Les jeunes musiciens ont découvert la palette orchestrale grâce aux nouvelles technologies, explique Jean-Robert Bisaillon, fin connaisseur de la scène alterno québécoise (qui vient d'ailleurs de lancer un intéressant Petit guide internet pour les auteurs et compositeurs).Plein d'échantillonnages et de plug-in (ces petits programmes qu'on peut greffer à d'autres pour obtenir des effets particuliers, en gros) ont rendu ça plus accessible et ont fait découvrir des textures à ces artistes.Goûter à ces orchestrations sur le mode informatique leur a donné le goût pour the real thing, les vrais instruments, le vrai glockenspiel, la vraie harpe, le vrai quatuor à cordes, etc.» Une autre partie de la réponse tient peut-être au fait qu'un grand nombre des artistes ci-dessus sont également réalisateurs et/ou preneurs de son, et qu'ils ont, à ce titre, appris encore plus à «jouer» de cette palette orchestrale.Et puis, c'est aussi un peu le retour du balancier, après des années de techno et de house : on a tous envie d'organique, d'harmonique, de mélodique.Et même d'orchestral.Mais, pour reprendre les mots de cette bonne Mme de Sévigné, «c'est l'excès qui fait le défaut».Et sans appeler à un retour à la guitare sèche, loin de là, on peut tout de même s'interroger sur ce phénomène.«C'est une tendance mondiale dans tout le milieu de la musique indépendante, constate Jean- Robert Bisaillon, et ça m'étonne toujours qu'on ne s'aperçoive pas à quel point c'est complètement tendance\u2026 et donc pas si original que ça.On est à la limite du trop\u2026 pas loin du un peu trop sirupeux, même.» En plus, on ne se le cachera pas, des orchestrations fouillées, ça peut fort joliment dissimuler des chansons moins fortes, moins travaillées, à l'écriture plus faible.On le répète, l'orchestral, c'est beau - et je me ferais écraser trois orteils plutôt que de changer une seule note du dernier album de mes bien-aimés Besnard Lakes (The Besnard Lakes Are The Dark Horse).Mais on peut peut-être se poser quand même quelques questions\u2026 avant que Montréal ne rime avec banal.COURRIEL Pour joindre notre journaliste: mblais@lapresse.ca L'effet glockenspiel On ne se le cachera pas, des orchestrations fouillées, ça peut fort joliment dissimuler des chansons moins fortes, moins travaillées, à l'écriture plus faible.ENTREVUE ROY DUPUIS SYLVIE ST-JACQUES Deux jours avant notre rencontre, Dupuis a raflé le Jutra du meilleur acteur pour son interprétation du général Roméo Dallaire dans Shake Hands With the Devil.Mais le comédien, qui se prépare à prendre la scène de l'Usine C, n'avait déjà plus la tête à célébrer.À compter de mardi prochain, il sera Ian, un journaliste agresseur et dominé, qui vit une déchéance dans la violence dans Blasté, de Sarah Kane.La dernière fois qu'on l'a vu au théâtre, c'était en 1994, dans True West de Sam Sheppard, sous la direction de Brigitte Haentjens.Cette longue absence n'était pourtant pas le symptôme d'une lassitude pour la scène.«J'ai été beaucoup occupé au cinéma.Et pendant cinq ans, j'ai été emprisonné par Nikita, qui était tourné à Toronto.Ça devenait difficile de faire du théâtre.On me proposait beaucoup de pièces ; plusieurs n'étaient pas inintéressantes, mais souvent, il s'agissait de classiques.Moi, ce qu'il me fallait pour revenir au théâtre, c'était une création ou une pièce pas connue.Puis, Brigitte (Haentjens) m'a proposé celle-là.J'ai accepté pour différentes raisons: pour le texte lui-même, le propos, l'écriture de Sarah Kane.Et aussi parce que j'avais envie de travailler avec Brigitte et Céline (Bonnier).» À sa création au Royal Court Theatre à la fin des années 90, Blasted a soulevé l'ire des critiques, qui ont reproché à la jeune dramaturge son goût pour la violence servie de façon extrêmement crue.Des reproches qui auraient meurtri Kane, qui a écrit Blasté pour exposer la haine meurtrière et guerrière qui sommeille en nous, tout en faisant écho à la guerre en Bosnie.«La pièce est à l'image de la façon dont je veux vivre.Je n'ai pas envie de nier aucune facette de la vie, ou de l'humanité.Je ne veux pas vivre à Disneyland», lâche Dupuis, qui soutient que la violence intense qui traverse son personnage est la même que celle qui nous est tous les jours transmise par la télévision.L'antihéros En séjournant en Afrique pour entrer dans la peau du général Roméo Dallaire, Roy Dupuis a vécu une prise de conscience profonde.«Ouais, l'Afrique, avant d'y aller, ça me semblait loin.Mais maintenant, c'est devenu proche.C'est le projet qui m'a le plus appris sur l'humanité, jusqu'où on peut aller dans l'horreur.À l'opposé, j'ai aussi compris jusqu'où on peut aller dans la volonté de changer les choses », confie celui qui, par le plus pur des hasards, avait accepté d'être de la distribution de Blasté avant d'apprendre qu'il était pressenti pour jouer Roméo Dallaire.Pour Roy Dupuis, c'est précisément l'horreur vécue au Rwanda qui explose dans Blasté.«Cette violence existe même chez nous et prend source dans la même rivière.La nature des conflits armés provient de la même violence qui peut surgir entre un homme et une femme, ou entre deux hommes.Elle émerge d'une peur de l'autre, d'une situation où la seule issue est d'essayer de dominer l'autre pour survivre et, finalement, essayer d'être aimé.» Son rôle dans cette pièce traduite par Jean-Marc Dalpé (qui a conservé le contexte britannique) se situe à l'extrême opposé de celui qu'il campe dans Shake Hands With the Devil.Au début de la pièce, on est dans une chambre d'hôtel de Leeds, en Angleterre, où se rencontrent un journaliste âgé d'une quarantaine d'années et une jeune femme qu'il agresse.Le style évolue dans un hyper réalisme, qui ressemble presque à de la téléréalité.Puis, l'onirisme se met de la partie avec un soldat qui débarque.Le local devient alors international, avec l'esprit de domination guerrière qui foudroie tout lors de l'arrivée d'un soldat (incarné par Paul Ahmarani).«C'est pas facile de porter un personnage semblable.Ian, c'est l'antihéros total, qui vit une descente totale.Je n'essaie pas de le rendre efficace.Pour lui, il n'y a pas d'issue: tu l'as en pleine face.» Cela dit, inclure le nom de Roy Dupuis à une distribution de théâtre risque d'attirer des gens qui n'ont jamais mis les pieds à l'Usine C.«Tant mieux.Ce n'est pas un divertissement, ni une balade en montagnes russes.J'espère que tout le monde L'ÉVEIL DU TÉNÉBREUX Oubliez cette réputation d'énigmatique silencieux qui précède Roy Dupuis.Dans les loges de l'Usine C, où il m'a reçue pour parler de Blasté, l'acteur s'est plutôt dévoilé comme quelqu'un d'accessible, clair et même loquace.Un acteur habité par une démarche et une philosophie qui teintent autant sa vie personnelle que professionnelle.PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE Roy Dupuis risque d'attirer à l'Usine C des gens qui n'y ont jamais mis les pieds.«Tant mieux, dit-il.Blasté n'est pas un divertissement, ni une balade en montagnes russes.J'espère que tout le monde va sortir de la pièce avec une plus grande compréhension de qui on est.» ARTS ET SPECTACLES Il neigeait (encore), je pestais contre le trafic, mais la suave voix de Macha Limonchik chez Christiane Charette m'a apaisé.Un peu.Car je fonctionnais plutôt en mode Valérie Blais: tassez-vous du chemin, un témoignage crucial à livrer au procès de la controversée minisérie sur Félix Leclerc.Dans ma tête, c'était clair : j'allais être catapulté dans La cour en direct ou chez Judge Judy.Je me voyais déjà crier «objection votre seigneurie!» ou «question tendancieuse!» Laissez parler le témoin ! Irrecevable! J'avais déjà imaginé le pire : coincé par une question vicieuse, Hugo, tu invoques la Charte des droits et libertés, me répétais-je dans l'auto.Ah oui, c'est bon, ça.Et comme ultime recours, tu brandis un exemplaire du code Morin.Cette tactique fonctionne toujours dans nos assemblées syndicales.Dans ma tête, c'était comme dans Law&Order : après mon passage dans le box, la salle allait se lever d'un bond et m'applaudir dans une montée dramatique avec trompettes et pétards dont Ally Mc Beal aurait raffolé.Oui, la justice aurait triomphé.Et tout ça grâce à mon humble personne.La réalité a, malheureusement, été d'une brutale banalité.Pas de perruques blanches poudrées, pas d'esclandres ni de juge Hodge sur le banc.Dans une salle perdue au 16e étage du palais de justice de Montréal, il n'y avait personne, à part deux reporters qui couvraient le procès.Personne pour m'entendre.Dur pour l'ego.Pendant près de 45 minutes, j'ai relu mes notes d'entrevue, répondu brièvement aux questions et puis, générique, mon épisode de La cour en direct s'est terminé sans objections ni coups de maillet.Mettons que mes cotes d'écoute n'auraient pas fait exploser les appareils chez BBM.Pourtant, dans ses meilleures années, soit 1987 et 1988, La cour en direct attirait 802 000 téléspectateurs à Radio-Canada (pour 47% de parts de marché).À l'époque, c'est le juge à la retraite Paul Robitaille, 75 ans, qui arbitrait toutes ces chicanes anodines qui, pourtant, me fascinaient.Le juge Robert Hodge l'a remplacé en 1989 jusqu'à ce que la dernière séance soit levée, en 1992.Et vous souvenez-vous de la jeune avocate qui résumait les causes?Je l'ai retrouvée.Elle s'appelle Jocelyne Jarry, enseigne à l'école du Barreau et pratique toujours le droit, à Montréal.« J'introduisais le dossier et, après le jugement, j'expliquais toujours un point de droit », se souvient-elle.Voulez-vous savoi r not re secret?m'a demandé Me Jarry.Tellement, lui ai-je répondu sur un ton très Ramdam.«C'est toujours le producteur qui payait les condamnations», a soufflé l'avocate, aujourd'hui âgée de 51 ans.En cinq saisons, La cour en direct a hérité d'à peu près toutes les cases horaires imaginables : vendredi 19h30, jeudi 19h30 et, la pire, mardi à 19h contre Chambres en ville.Ses chiffres d'audience oscillaient alors entre 443 000 et 501 000 téléspectateurs.La popularité de l'émission reposait, en grande partie, sur la toge du coloré juge Hodge, qui maniait l'art de la réplique sagace.«Le juge Robitaille, ça le stressait trop de faire l'émission», se rappelle Jocelyne Jarry.Pour dénicher les meilleures causes, le producteur Gérald Ross dépêchait ses recherchistes à la cour des petites créances, où elles épluchaient les dossiers avec une rigueur monastique.Le juge Hodge n'aurait pu trancher le litige Clément-Fournier.N'empêche.Ça me fait sourire de penser aux vannes qu'il leur aurait sans doute lancées.Je lévite Avec Le ring d'Anaïs Barbeau- Lavalette, un film ignoré aux Jutra, mais que vous devez absolument voir.Tout comme Contre toute espérance de Bernard Émond, d'une rare beauté.Je l'évite Denise Bombardier.Beaucoup plus pertinente à Star Académie et au Banquier qu'au micro de Paul Arcand.Tout un exploit.Bravo, Mme B.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : hugo.dumas@lapresse.ca Mon épisode de «La cour en direct» HUGO DUMAS CHRONIQUE PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE «La pièce est à l'image de la façon dont je veux vivre.Je n'ai pas envie de nier aucune facette de la vie, ou de l'humanité.Je ne veux pas vivre à Disneyland», dit Roy Dupuis, pour qui la violence qui habite son personnage n'est pas différente de celle qu'on nous transmet tous les jours la télévision.va sortir de la pièce avec une plus grande compréhension de qui on est.» Une démarche Roy Dupuis est convaincu que cette violence qui nous est lancée en pleine figure par Sarah Kane n'est pas innée chez l'humain.Il estime plutôt qu'elle découle d'une peur «nourrie par un système favorable à la division pour mieux régner ».«Je pense qu'on a les outils nécessaires pour tranquillement basculer vers une société basée sur le partage.On n'a qu'à penser à toutes les ONG environnementales et humanitaires qui poussent.Même la Terre nous demande de changer notre façon de faire.» Ce qui nous amène sur le sujet de son rôle de porte-parole de la Fondation Rivières, un engagement qui découle d'une démarche existentielle.«Je le fais parce que les gens que j'ai rencontrés m'ont appris des choses que j 'avais envie de partager », exprime-t-il, en toute sincérité.Roy Dupuis, sans se prononcer sur ses allégeances politiques, exprime son inquiétude à l'endroit d'une société dans laquelle « les gouvernements sont plus concernés par le PIB que par le bien-être de leurs citoyens.» Il préfère les actions aux idéaux.Les résultats qui en découlent lui paraissent plus satisfaisants.«Des idéaux, j'en ai peut-être.Mais mes actions sont nourries par la science, par les données que me transmettent les spécialistes.Quand on réussit à sauver une rivière, je ne le vois pas comme une victoire, mais plutôt comme une démarche.Parce que la rivière appartient à tout le monde.» L'affiche de la controverse «Pour moi, il était clair que je voulais travailler avec Roy et Céline», confie Brigitte Haentjens, une metteure en scène qui, au fil des ans, s'est entourée d'une belle communauté d'acteurs.La production Blasté prend l'affiche dans un contexte bien particulier.Elle arrive au moment même où Sybillines célèbre ses 10 ans.Cet automne, sa directrice Brigitte Haentjens a été récompensée par le prestigieux prix Siminovitch.«C'est un prix très prestigieux, ça fait du bien de recevoir quelque chose comme ça.Pendant deux semaines, tu flottes sur un petit nuage.Puis, tu dois à nouveau t'atteler à l'ouvrage.J'ai trouvé très brutalisant le contraste entre ces moments d'euphorie et le chaos complet de l'entrée en salle», exprime Haenjens qui, depuis un an, se dit «contaminée» par l'intensité de Sarah Kane.«J'essaie toujours d'aller vers des écritures qui sont fortes », dit celle qui a été attirée par Sarah Kane pour le côté cru de sa langue et la « toxicité de son univers et la dureté de son regard sur le monde ».En revanche, la pièce s'est fait une publicité involontaire, lorsque la STMa retiré des stations de métro ses affiches qui montraient des personnages ensanglantés.Certains jugeaient que ces images pouvaient attiser les tendances suicidaires de certains usagers du métro.Des actions qui ont amené Haentjens à prendre sa plume pour exprimer publiquement son indignation contre ce qu'elle qualifie de «forme de censure».«C'était important de dire ce que je pensais sur ce que j'estime être une hypocrisie.Qu'ils choisissent les images qu'ils veulent montrer.Mais dans ce cas, qu'ils établissent la règle et l'appliquent.» Quant à Roy Dupuis, il n'exprime pas vraiment d'opinion sur cette histoire d'affiches.L'acteur semble plutôt absorbé par l'idée que bientôt, il foulera les planches pour la première fois en 14 ans.Et d'ici deux ou trois ans, il compte prendre le large sur les planches de son bateau, avec sa compagne Céline Bonnier.Les deux projettent de partir à la voile faire le tour du monde, pour une période indéterminée.«On ne sait pas quand on va revenir, ça peut être dans cinq, 10 ans.Mais c'est clair qu'il y aura une caméra à bord, pour filmer des histoires ramassées en cours de route», annonce celui qui a senti l'appel de la mer il y a maintenant sept ans.«À voile, t 'es forcé d'être constamment à l'écoute.Le mensonge ne survit pas sur un bateau.Ça accélère les relations.Ce voyage vient d'un appel très fort de connaître le monde.Je veux tout toucher, tout savoir sur moi et sur l'autre.Je ne veux pas mourir comme je suis né.» Blasté, de Sarah Kane, traduction de Jean-Marc Dalpé, mise en scène de Brigitte Haentjens, du 18 mars au 5 avril à l'Usine C.«Avant d'y aller, l'Afrique me semblait loin.Mais maintenant, c'est devenu proche.C'est le projet qui m'a le plus appris sur l'humanité, jusqu'où on peut aller dans l'horreur.À l'opposé, j'ai aussi compris jusqu'où on peut aller dans la volonté de changer les choses.» 3549355A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE SUR LES PLANCHES JUSTICE, demain au CEPSUM de l'Université de Montréal.JAMES CORREA, demain à La Sala Rossa.FOO FIGHTERS, lundi au Centre Bell.GIPSY KINGS, lundi au Métropolis.LOUIS XIV, mardi à La Sala Rossa.JELLY FICHE, mardi au Lion d'or.AARON, mercredi au Cabaret Juste pour rire.GRIMSKUNK, mercredi aux Foufounes électriques.311 ET SLIGHTLY STOOPID, mercredi au Métropolis.BEATLEMANIA, jeudi au Centre Bell.DIGITALISM, vendredi au Club Soda.Dave Grohl des Foo Fighters SIMON COUTU COLLABORATION SPÉCIALE Assis dans leur studio et local de répétition, l'Hotel2Tango, situé avenue Van Horne, deux membres du groupe, Efrim Menuck et Ian Ilavsky, enchaînent les cigarettes.Au beau milieu d'une dizaine d'amplificateurs, d'instruments et de bouteilles vides, ils s'efforcent de décrire leur création.«Je dirais que nous faisons de la musique de protestation, explique le guitariste et cofondateur du label Constellation, Ian Ilavsky.On a un côté lyrique et notre instrumentation n'est pas traditionnelle.Je laisse le public décider du reste.» SMZ se trouve à mi-chemin entre un ensemble de musique de chambre et un groupe de rock lourd.La formation est réputée pour ses longues pièces cinématographiques et la voix nasillarde de son chanteur et guitariste, Efrim Menuck.Depuis sa création en 1998, les journalistes musicaux ont catalogué le collectif comme un des chefs de file du mouvement post-rock.«Je ne comprends toujours pas ce que veut dire cette expression, souligne Ian Ilavsky.Les gens utilisent ce terme vide par paresse.» Lors de sa création en 1998, SMZ était un projet en marge du groupe montréalais Godspeed You ! Black Emperor.Efrim Menuck avait fait appel à deux autres musiciens de cet ensemble pour interpréter ses compositions personnelles.En 2003, Godspeed a été mis en veilleuse et ses membres n'ont toujours pas pris de décision quant à l'avenir de la formation.Depuis, SMZ s'est imposé avec son mur de son et ses chansons dramatiques.Le collectif comprend maintenant sept membres : un quatuor à cordes et une section rythmique.Pas des activistes Efrim Menuck prend souvent position dans ses textes.Le guitariste à l'allure christique et aux bras tatoués ne prétend pourtant pas faire de la politique ou du militantisme.«Mes paroles traitent de thèmes dont je pourrais discuter avec n'importe qui dans un bar.Tout le monde sait qu'il y a des guerres qui sont menées en notre nom, que l'économie est sur le point de s'écrouler et qu'il y a un problème avec le climat.Je parle du monde dans lequel je vis.» Ian Ilavsky ajoute que le but premier du groupe est de faire de la musique.«We don't fuckin' preach ! Ce qui est prétentieux, c 'est un groupe comme Coldplay qui écrit Fairtrade sur ses photos de presse, a lors que ses membres consomment comme des stars de cinéma.» SMZ a développé sa propre éthique de travail en réaction à l'industrie de la musique.Grâce à ses compositions audacieuses et à la magie du bouche-àoreille, le groupe remplit les salles de spectacles des grandes villes européennes et américaines.Malgré des offres alléchantes, la formation a toujours été loyale envers son petit label montréalais, Constellation.«SMZ a décliné des propositions qui lui auraient permis de vendre des milliers de disques de plus, avance Ian Ilavsky.On est restés fidèles à nos valeurs pour continuer à faire de la musique aux dimensions humaines.» Antistars du Web Sur l'autoroute électronique, un véritable culte a pris naissance autour du collectif.Des amateurs ont créé un site Internet, un forum ainsi que des pages My Space et Facebook à l'image du groupe.Efrim Menuck explique que la Toile permet aux fans d'être en contact avec l'univers de SMZ.«Personne dans le groupe ne souhaite s'occuper de la promotion sur le web.Je suis content que d'autres le fassent à notre place.» Le 20 mars prochain, SMZ présentera les nouvelles pièces de 13 Blues for Thirteen Moons à La Tulipe avant d'entamer une tournée nord-américaine.L'album débute avec 12 plages de six secondes sur lesquelles on entend des notes stridentes, une petite fantaisie artistique à l'image de la formation.«L'idée était d'avoir une introduction douce, puisque c'est un disque assez lourd, dit Efrim Menuck.En prime, ce détail a la particularité de détraquer les i Pod en mode aléatoire ! » Thee Silver Mt.Zion, en concert à La Tulipe, le 20 mars, 21h.THEE SILVER MT.ZION Musique de protestation PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE Grâce à ses compositions audacieuses et à la magie du bouche-à-oreille, Thee Silver Mt.Zion remplit les salles de spectacles des grandes villes européennes et américaines.Ci-dessus, Ian Ilavsky et Efrim Menuck, deux des sept membres du groupe.Le collectif montréalais Thee Silver Mt.Zion (SMZ) trace son chemin en marge des standards de l'industrie musicale.La formation iconoclaste vient tout juste de lancer son cinquième opus, 13 Blues for Thirteen Moons.Efrim Menuck se défend de faire de la politique ou du militantisme.«Mes paroles traitent de thèmes dont je pourrais discuter avec n'importe qui dans un bar », dit-il. MISE EN SCÈNE LORRAINE PINTA L DE CAROLE FRÉCHETTE ISABELLE BLAIS / HENRI CHASSÉ / TANIA KONTOYANNI / JULIE PERREAULT / JEAN RÉGNIER / LOUISE TURCOT assistance à lamise en scène et régie BETHZAÏDA THOMAS H les concepteurs DANIÈLE LÉVESQUE / LINDA BRUNELLE / CLAUDE COURNOYER / MICHEL SMITH /NORMAND BLAIS / JACQUES-LEE PELLETIER / RACHEL TREMBLAY À L'AFFICHE! HHWWW.TNM.QC.CA HH 514.866.8668 3549712A Claude Michaud Michel Dumont Guy Jodoin Caroline Lavigne Marie-Christine Perreault Marc St-Martin décor Carole Paré costumes Anne Duceppe éclairages Guy Simard musique Frédéric Maher accessoires Normand Blais DIMANCHE 30 MArs à 14 H 30 «Michel Dumont est génial.» C'est bien meilleur le matin, Première Chaîne « Michel Dumont et Claude Michaud [\u2026] sont tellement bons.Ils sont savoureux tous les deux.» On fait tous du show business, SRC «\u2026offre aupublic unagréable moment de théâtre encompagniededeux grands comédiens\u2026L'auteur sait commentparlerdes travers humainsavechumouret sensibilité\u2026une bonneoccasion pour Claude Michaud et Michel Dumont de camper deux personnages à leur mesure\u2026 Claude Michaud interprète avec grande vérité un Willie quelque peu colérique et sénile\u2026 » Voir Les Sunshine Boys de Neil Simon mise en scène, traduction et adaptation de Claude Maher DU 27 février aU 5 avril 3538924A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE Du plaisir sans remords, sans arrièrepensée, du prêt-à-danser pour romantiques assumés.La Presse retrouve les deux pop stars montréalaises de Chromeo, à quelques jours de leur retour sur scène, au National.PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE Journée folle pour Dave 1 et P-Thugg, les deux amis d'enfance qui font danser les masses sur de la pop électronique bien crémeuse, et ce, depuis la sortie du premier album de Chromeo, She's in Control, en 2004.Il faut les attraper au vol, entre un spot pour Musique Plus et l'enregistrement de Tout le monde en parle, diffusé demain.Juste le temps d'avaler une pizza en discutant avec le journaliste.Et tant qu'a y être, on se dit qu'il faudrait en profiter pour préparer les deux musiciens montréalais, l'un d'origine juive, l'autre libanaise, en vue de sujets de discussions possibles autour de la table de Lepage.Vous prendriez bien une petite question d'accommodement raisonnable, messieurs?Dave 1, le plus volubile des deux, répond à la question.« Je pense que notre histoire, le fait qu'on se soit rencontrés ici, à Montréal, qu'on ait grandi ensemble, et qu'on ait poursuivi notre amitié de l'école jusqu'à la musique, tout ça montre que ces questions de différences, d'origine ethnique ou géographique, n'ont pas d'importance.Pat (Patrick Gemayel, alias P-Thugg) et moi n'y avions jamais vraiment songé avant le débat.Et pour tout te dire, ce qui nous unit un peu, c'est la similitude entre nos deux cultures, juive et arabe, beaucoup plus importante qu'on peut le croire.» PThugg acquiesce d'un hochement de tête.«Pour moi, poursuit Dave 1 (David Macklovitch), toute la question des accommodements raisonnables est un faux débat.J'habite New York, et mes parents m'avaient fait suivre le sondage d'un quotidien révélant que les Québécois seraient racistes.Bon, la question est importante, mais je crois que lorsque Pat et moi grandissions dans les années 80, c'était peutêtre plus évident.Mais aujourd'hui?» Minitournée Cela dit, passons aux choses sérieuses.Chromeo se paie une nouvelle minitournée, dont il reste encore le concert de jeudi prochain au National, puis Ottawa, Toronto et Vancouver.Sans compter l'escale obligée au festival South by South West d'Austin, au Texas.«Je prends l'avion demain matin, six heures, se rappelle Dave.Et toi Pat?» Lui aussi doit être à l'aéroport tôt demain.«Et en avril, on joue à Londres.Fancy Footwork a été ajoutée à la playlist de BBC Radio One.C'est gros!» Et comment.La veille de notre rendezvous, Chromeo divertissait plus de 5000 mélomanes à New York, en première partie de Justice.La dernière fois que La Presse a vu ces crooners dance, c'était en première partie des Beastie Boys, au Métropolis puis au Centre Bell, le lendemain.«On ne fait plus de première partie, commente Dave 1.Ou, en tout cas, on les choisit.Jeudi prochain, ce sera la première fois qu'on jouera dans une vraie salle, en haut de l'affiche.Avant, on faisait toujours des clubs.» Fancy Footwork, le deuxième album, a plutôt bien fonctionné, «même si de la musique comme celle qu'on fait ne trouve pas sa place sur les ondes des radios, ajoute Dave.Même Daft Punk et Justice ne tournent pas sur les radios aux États-Unis.» Peu importe, le mot se passe: les concerts sont engageants, et la musique est irrésistible.Si bien que les deux musiciens ont du mal à trouver des moments libres dans leurs horaires.Dave poursuit sa charge de cours (littérature française) à l'Université Columbia, et P-Thugg agit comme comptable et agent de tournée de Chromeo.Les occasions de concerts sont triées sur le volet, tout comme les remix.Prochain sur la liste, un remix de\u2026 Vampire Weekend, le nouveau groupe indie de l'heure, tout chaud sorti de New York.« Ils fréquentent l'Université Columbia, je les connais depuis longtemps, explique Dave.Leur musique ne se prête pas tout à fait à l'exercice du remix, et ils ne prendront pas l'habitude d'en faire faire.Mais puisqu'ils nous l'ont demandé\u2026» Cet été, les gars profiteront de leurs vacances pour enfiler les festivals- «On fait presque tous les gros événements aux États-Unis» - et pour plancher sur le troisième album.CHROMEO Les deux font la paire PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE © P-Thug (à gauche) et Dave1 forment le duo Chromeo.Les deux musiciens montréalais sont l'un d'origine libanaise, l'autre d'origine juive. 26 juin au 6 juillet préparez-vous pour la 29e édition 4 nouveaux concerts en vente lundi à 10h! billets Place des arts 514 842-2112 1 866 842-2112 laplacedesarts.com 514 790-1245 admission.com théâtre du nouveau monde 514 908-9090 / ticketpro.ca 514 878-7878 / tnm.qc.ca theatre du centre bell 514 790-1245 admission.com www.geg.ca métro Polis 514 908-9090 / ticketpro.ca billetterie centrale métro Polis 59, Sainte-Catherine est james taylor dee dee bridgewater Katie melua pleins feux pleins feux théâtre maisonneuve, pda salle wilfrid-pelletier, pda theatre du centre bell salle wilfrid-pelletier, pda chicK corea stanley clar Ke al di meola lenny white Retu Rn to Fo ReveR 27 juin - 19 h 6 juillet, 19h30 26 juin, 18h 26 juin, 19h30 Un reto Ur attendU dep Uis 25 ans! Un groove lUmine Ux! concert d'o Uvert Ure son premier grand concert en ameriq Ue dU nord voix du monde l'icône folk de reto Ur à montreal après 11 ans d'absence ! Le groupe mythique enfin à Montréal ! pleins feux 1 et 2 juillet - 19h30 un Spe CtaCLe-événe Ment hi Sto Rique 3 et 4 juillet - 19h30 salle wilfrid-pelletier, pda 6 juillet - 15h 30 et 19h30 aretha fran Klin steely dan po Ur la to Ute première fois aU festival, enfin, la reine dU so Ul àmontréal ! \u201cbattle of the bands\u201d tommy dorsey orchestra glenn miller orchestra deux orchestres légendaires s'affrontent sur scène évenement spécial de clôt Ure charlie haden quartet west omara portuondo saxophone summit coral egan ladytron 30juin 21h30 les grands concerts théâtre maisonneuve, pda voix du monde théâtre maisonneuve, pda théâtre jean-duceppe, pda 29 juin 18 h 27 juin 18 h 28 juin 20 h 2 juillet 20h30 théatre du nouveau monde métropolis joe Lovano, dave Lieb Man, Ravi Co Lt Rane jazz beat les nouvelles divas rythmes bell Le Maît Re de La Cont RebaSSe la grande dame du buena vista social club un nouvel album, un s Pectacle inédit une musique rétro-futuriste corrosive charlie haden - leader, contrebasse ernie Watts - saxophone alan broadbent - piano rodneY green - batterie guitarmania cinquième salle, pda 12 concerts de guitaristes d'exception 26 au 29 juin jim hall, pierre bensusan, antoine dufour, michel haumont / jean-félix lalanne, john jorgenson, andy mc Kee, eriK mongrain, don ross, jordan officer, gareth pearson, ja Ke shimabu Kuro, martin taylor en collaboration avec GeG 9 Fabu Leux Con Ce RtS déjà en vente! 3549358A De retour sur scène dans sa ville natale après 15 ans! En pré-ouverture du Festival pour 3 soirs Qu El Qu Es rar Es bill Ets disponibl Es! 23, 24, 25 Juin 19h30 Salle Wilfrid-Pelletier, PdA Tournée Mondiale bill Ett EriE c EntralE mEtropolis 59 Sainte-Catherine Est Billets leonardcohen.aeglive.com 3549668A 514 790-1245 1800 361-4595 Infos: cabaretducasino.com moyennant les frais de service DUBOIS CHANTER DUBOIS SOUPER-SPECTACLE DISPONIBLE VESTIAIRE GRATUIT STATIONNEMENT ET VALET GRATUITS MICHEL PAGLIARO PAGLIARO LIVE 7 AU 10 MAI FLOWER POWER HOMMAGE AUX ANNÉES 70 10 AVRIL AU 3 MAI NOUVELLES SUPPLÉMENTAIRES ON THE ROAD AGAIN SUR LES ROUTES DU COUNTRY 14 AU 17 MAI www.admission.com 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 MARS COMPLET COMPLET COMPLET SUPPLÉMENTAIRES 2 3ET 4 AVRIL COMPLET 3545865A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE PAUL JOURNET Les métalleux ont sûrement déjà vu Olivier Coursier sur scène.Dans une autre vie, il était guitariste de Mass Hysteria, groupe qui accompagna it souvent Grimskunk en tournée.Mercredi prochain, un public différent devrait l'accueillir au Cabaret.Avec son compatriote Simon Bur e t , l e F ra nç a i s forme aujourd'hui AaRON.Le duo marque une rupture musicale.Le hardcore cède la place à la pop aux ambiances sobres et sombres, bercées par le timbre plaintif de Simon Buret.« J'ai 33 ans aujourd'hui .Musicalement, je ne m'exprime plus de la même façon.J'imagine que je vieillis.» Cette nouvelle musique, la France l'a adoptée.Dès sa sortie, le premier simple d'AaRON, UTurn (Lili), a trôné quatre semaines au palmarès i Tunes.Pas mal pour un accident de parcours.Car AaRON a failli ne jamais naître, raconte Olivier Coursier.«Il y a trois ans, je composais dans mon studio maison (de Paris) quand une amie m'a présenté un copain acteur, Simon.Pour s'amuser, il s'est mis à chanter.Sa voix m'a impressionné, d'autant plus qu'il n'avait pratiquement aucune expérience.» Les deux conviennent de se rencontrer le mois suivant.À la fin de cette soirée, ils ont déjà une chanson: Endless Song.«Le projet était égoïste, se souvient Olivier Coursier.On écrivait seulement pour nous.Jamais nous n'avons eu l'intention de lancer un disque.Nous vivions alors des choses très belles et d'autres très dures: des séparations et des angoisses, un peu comme tout le monde finalement.On avait besoin d'en parler, c'est tout.» À la même époque, Simon Buret auditionne pour le film Je vais bien, ne t'en fais pas.L'acteur n'est pas retenu.Mais le chanteur, oui.L'actrice principale Mélanie Laurent fait écouter U-Turn (Lili) au réalisateur Philippe Lioret.Il est charmé.La chanson devient l'indicatif musical du film.Le personnage principal emprunte même le nom de Lili.Le succès de U-Turn (Lili) dans le film et sur i Tunes convainc AaRON de mettre sur disque ses compositions.«À la sortie de l'album, on craignait d'être le groupe d'un succès, admet Olivier Coursier.Mais la réponse du public a dépassé nos attentes.En France, nos 80 derniers concerts étaient à guichets fermés.Dire qu'il y a deux ans, on ne pensait même pas en donner un seul.» Réhabiliter l'imaginaire Aaron, c'est un nom que le peintre Jean-Michel Basquiat écrivait parfois sur ses tableaux.Les Français s'en sont inspirés pour nommer leur groupe.L'acronyme signifie Artificials Animals Riding On Neverland.Sur la pochette, on voit une sirène qui rêvasse, échouée sur la rive.« Notre musique s' inspire beaucoup de l'imaginaire, explique Olivier Coursier.Autant au niveau des paroles que des textes.Les gens disent souvent : t'es un adulte, arrête de rêver.C'est comme si vivre se résumait à travailler, consommer et payer ses impôts.Bien sûr, tout cela est nécessaire.Mais il y a aussi l'espoir, la capacité à se créer un monde imaginaire.C'est ce qu'on propose.» Piano, guitares discrètes, arrangements de cordes et bidouillages épurés remplissent ce rôle.Les textes, eux, sont presque tous en anglais.Autant à cause des influences musicales de Simon Buret que de son père, un Américain.D'ailleurs, il reprend le classique Strange Fruit, popularisé par Billie Holiday.À quoi s'attendre sur scène ?«La lumière, c'est un peu le troisième membre du groupe.En fait, le quatrième, car une violoncelliste nous accompagne en tournée.Le résultat est donc un peu différent du disque.Mais l'objectif reste le même: permettre de s'évader.» AaRON, en concert le 19 mars, 20h, au Cabaret du musée Juste pour rire ; en première partie : Flicker.AARON Rêveries mélancoliques Le tandem français AaRON débarque mercredi au Cabaret Juste pour rire.Discussion avec Olivier Coursier sur son passé métal, ses rêveries musicales et Jean-Michel Basquiat.PHOTO FOURNIE PAR INDICA RECORDS «Notre musique s'inspire beaucoup de l'imaginaire, explique Olivier Coursier (au premier plan).Autant au niveau des paroles que des textes.Les gens disent souvent : t'es un adulte, arrête de rêver.C'est comme si vivre se résumait à travailler, consommer et payer ses impôts.Bien sûr, tout cela est nécessaire.Mais il y a aussi l'espoir, la capacité à se créer un monde imaginaire.C'est ce qu'on propose.» « Le projet était égoïste.On écrivait seulement pour nous.Jamais nous n'avons eu l'intention de lancer un disque.» ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE DE SOUS-SOL MARIE-CHRISTINE BLAIS Les exemples pullulent: dans un party de Noël bien branché où Daft Punk côtoie Justice, tout le monde se garroche pourtant sur la piste pour danser et chanter Ça fait rire les oiseaux de la Compagnie créole ; une jeune amie, fine amatrice de musique alternative, se concocte avec des amis une soirée Julie Masse-Francis Martin-Mitsou ; Monique Giroux invite à la radio de Radio-Canada des artistes parmi les plus pointus à nous révéler leur «plaisir coupable», c'està- dire cette chanson qu'ils aiment profondément, mais qu'il est bien gênant d'aimer, en tout cas en public\u2026 Qui veut admettre qu'il aime bien Les enfants chevaliers de Mario Trudel?Herbert Léonard?Claude Barzotti ?Michel Fugain, Joe Dassin, Nicole Martin, Renée Martel, Claude François et tant d'autres, des millions d'autres, figurent au nombre des «plaisirs coupables ».Qu'ont donc leurs chansons pour que nous les retenions bien plus que les «chansons à texte»?«Ce sont nos vieilles catins, qu'on traîne depuis l'enfance, mais dont on n'est pas obligé de se défaire puisqu'on les porte en nous, alors que la peur du ridicule nous a fait jeter nos autres vieux toutous», explique Sylvain Ménard, animateur de l'émission Les tables tournantes au 98,5 FM et grand érudit en matière de musique, de la plus raffinée à la plus rudimentaire.«Et ce sont toutes, toujours, des chansons simples, faciles à retenir et qu'on reconnaît instantanément », ajoute-il.Bref, c'est la musique de soussol au sens propre (c'est souvent dans le sous-sol de la maison familiale qu'on a écouté ces chansons - ou qu'on les cache aujourd'hui) et au sens figuré (elles font partie de nos fondements).Ceux qui suivent Infoman ou écoutent régulièrement Paul Arcand connaissent déjà MC Gilles, grand défenseur de la musique de sous-sol.Son titre de gloire est toutefois son excellente émission de radio Va chercher le fusil, diffusée chaque semaine sur plusieurs stations communautaires (et accessible également sur l'internet : mcgilles.com).Elle met en vedette ce que MC Gilles a d'abord appelé de la «musique poubelle»: «Mais j'ai changé peu à peu pour musique de sous-sol (une expression désormais reprise par bien du monde) parce que ce n'est pas nécessairement de la mauvaise musique.Et puis, qu'est-ce que c'est, de la bonne ou de la mauvaise musique?Ce que je présente - et ce sont les auditeurs qui me les fournissent en grande partie - ce sont des chansons qui nous rappellent une émotion, qui nous font retomber dans l 'en f a nce ou l'adolescence, un peu comme une odeur.C'est vrai qu'il y a un volet nosta lgie : moi , j'entends du Alain Barrière, ça me fait penser à ma mère et je suis bouleversé! «Mais il y a aussi un côté inclusif dans cette musique, reprendil.La chose que je me fais dire le plus souvent, c'est : «Ah, je pensais que j'étais tout seul à aimer telle ou telle chanson».Comme si ça existait vraiment, des gens qui n'écoutaient que de la musique dite «de bon goût» (rires)! Une autre des choses qu'on me demande régulièrement : est-ce qu'au Québec, on fait plus de musique de sous-sol qu'ailleurs?Non.En France, ils sont 10 fois plus nombreux, et ils ont 10 fois plus de chansons bizarres!» Nostalgie ou curiosité Justement, en France, la webradio Bide et musique (voir notre autre texte) se voue à ce vaste répertoire «bizarre»: «Il y a, c'est vrai, de la nostalgie chez nos auditeurs, qui nous découvrent généralement parce qu'ils cherchent une chanson en particulier, explique Emmanuel Chanteloup, un des fondateurs de Bide et musique.Mais également une grande curiosité chez eux et un intérêt réel pour ce patrimoine musical.Je précise qu'il y a beaucoup de chansons que nous ne retenons pas, d'ailleurs, dans ce que nous trouvons.Nous ne sommes pas la poubelle du web, mais bien des gens voués à la protection de chansons valables qui sombreraient aut rement dans l 'oubli .Comme nous le répétons souvent , dans notre nom, il y a les mots bide ET musique!» Tous s'entendent: une «chanson de sous-sol», c'est d'abord et avant tout une mélodie.Une mélodie efficace, imparable.Les paroles peuvent être ou non débiles.Les arrangements, être ou pas cheapo ou vieillots ou ronflants.L'interprète, ridicule ou carrément mauvais (ou excellent!).Mais la mélodie, elle, est impeccable de simplicité et d'efficacité.«Et la plupart ont une intro, ces quelques notes de musique au début qui nous font nous écrier spontanément \"oh, c'est ma toune \", explique Sylvain Ménard.Ces dernières années, l'intro est pourtant devenue quasi absente des chansons, ce qui fait d'ailleurs qu'on a de la difficulté à identifier des singles potentiels : c'est le règne de l'album, pas celui du succès, du hit .Or, les Beatles ont été les rois des intros; Stéphane Venne, au Québec, a composé les intros les plus efficaces, qui nous permettent encore aujourd'hui de reconnaître instantanément une de ses chansons.» L'avenir de la musique de sous-sol Justement, parlons-en de ce qui se fa it actuellement.Existe-t-i l aujourd'hui des chansons fédératrices, rassembleuses, que les 7 à 77 ans adoptent et qu'ils fredonneront plus tard avec plaisir, même avec une petite gêne?«Difficile à dire, répond Sylvain Ménard.L'écoute est désormais tellement fragmentée.Et puis, le phénomène de la rareté, lui, n'existe plus: on ne s'assoit plus près de la radio pour attendre «sa » toune, on ne regarde plus Musique Plus en boucle pour voir enfin «son» clip - et être ainsi soumis à plein d'autres chansons, qui finissent par faire partie, elles aussi, de nous.Aujourd'hui, on télécharge instantanément et seulement ce qu'on veut.» L'immédiateté, l'accessibilité auront peut-être raison de la musique de sous-sol.«En fait, la vraie question est peutêtre plutôt: y aura-t-il toujours une musique populaire?affirme pour sa part Emmanuel Chanteloup.Une musique qui fera le pont entre des tas de gens que rien d'autre n'unit vraiment?» En d'autres termes, y aura-t-il encore des chansons qui nous suivront jusqu'à la fin de nos jours, qu'on le veuille ou non, tant et si bien qu'on finira même par les assumer et les aimer?«Je ne sais pas, conclut Sylvain Ménard, mais c'est aussi le charme de ces chansons: on n'a jamais pu savoir lesquelles allaient nous accompagner toute notre vie et pourquoi\u2026» Soyons honnêtes: nous sommes beaucoup plus nombreux à être capables de chanter Bye bye, mon cowboy de Mitsou que Le chat du Café des artistes de Ferland ou Notre sentier de Leclerc.Un peu comme ces morceaux dissimulés à la fin des CD, les chansons de Michel Louvain, la Compagnie créole, Francis Martin, Julie Masse, Plastic Bertrand, etc.sont nos «tounes cachées» personnelles.Elles sont généralement populaires.Justement: trop populaires à notre goût, trop communes, quétaines, banales, faciles, simples, pas nobles, pas «à texte»\u2026 Si elles relèvent souvent, c'est vrai, d'un «art mineur», pour reprendre les mots de Gainsbourg, ces chansons ont pourtant un impact majeur dans nos vies.Pourquoi ?Mitsou Michel Louvain Alain Barrière Joe Dassin Francis Martin ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE DE SOUS-SOL Le top 3 musique de sous-sol > SYLVAIN MÉNARD 1- N'oublie jamais de Raymond Berthiaume 2- Donnez-moi des roses de Fernand Gignac 3- J'ai ta photo dansma chambre de Johnny Farago > MC GILLES 1- C'est mon idole, Michael Jackson (version française de Maniac, tirée du film Flashdance) de Nathalie Simard 2- Danser pour danser de Martine Chevrier 3- Dans tes yeux de Marie-Élaine Thibert > EMMANUEL CHANTELOUP 1- Comme un boomerang (version studio) de Serge Gainsbourg 2- J'ai bien mangé, j'ai bien bu de Patrick Topaloff (chanson écrite par\u2026 Claude François ! En passant, Topaloff est le président d'honneur de la webradio Bide et musique) 3- Sang d'encre de Jean Leloup Et vous, votre top 3 de la musique de sous-sol ?Amis lecteurs, quelles sont les trois chansons «mineures» qui ont une importance majeure pour vous?Envoyez vos réponses à art@lapresse.ca Un top 5 de la « future » musique de sous-sol L'exercice a été laborieux, sincèrement: c'est rare, aujourd'hui, les chansons qui plaisent aux 7 à 77 ans.Mais après moult consultations, voici cinq chansons récentes (toutes interprétées par des groupes!) qui devraient, dans 10, 15 ou 20 ans, être promues à l'échelon «musique de sous-sol».> Hawaïenne des Trois Accords > Embarque ma belle de Kaïn > Dégénération de Mes Aïeux > Toune d'automne des Cowboys fringants > Libérez-nous des libéraux de Loco Locass MARIE-CHRISTINE BLAIS Nous sommes à la fin des années 90.Emmanuel Chanteloup, jeune informaticien français, travaille à Montréal, où il va passer trois ans\u2026 jusqu'au décès de son père, qui le ramène en terre natale.C'est ce moment douloureux qui va donner naissance à une des webradios les plus souriantes et populaires de France: www.bide-et-musique.com «Quand je suis rentré en France, explique au bout du fil Emmanuel Chanteloup, alias DJ Manolo, c'était difficile.Alors, pour me changer les idées, avec un ami, nous écoutions toutes sortes de tounes (oui, il a dit tounes), souvent des idioties, des trucs inconnus.Et c'est comme ça que nous est venue l'idée, à Jean-François (Mammet, alias Bidemaster) et à moi, de créer une webradio avec ces chansons.» En mai 2000, tous deux lancent donc Bide-et-musique.com (baptisée ainsi en hommage à un sketch du groupe humoristique Les Robins des bois).À la fois webradio et exceptionnelle base de données, elle est accessible 24 heures sur 24, avec une programmation étonnante, nécessairement variée et «improbable» pour reprendre leur propre définition.Aujourd'hui, plus de 4000 auditeurs différents par jour écoutent cette webradio (excellente qualité de son), qui reçoit en moyenne 20 000 visites quotidiennes.Tous les DJ, programmateurs et responsables du soutien technique sont bénévoles.Plus de 8000 titres originaux sont en banque, de Claude François à Plastic Bertrand, en passant par les acteurschanteurs, les thèmes de télé, Adamo chanté en turc, Johnny Hallyday chantant en japonais.En 2002, B&M devient la première webradio légale en France: grâce aux cotisations de membres adhérents, elle peut verser des redevances à la société des droits d'auteur française (SACEM).Des «produits dérivés» sont également nés : «soirées B&M» un peu partout, compilations, etc.Et désormais, les principales télévisions françaises font appel à son expertise musicale.«Notre principal critère, c'est que cette musique ne soit écoutée nulle part ailleurs, reprend Emmanuel Chanteloup.La majorité des gens nous découvrent parce qu'ils recherchent une chanson en particulier, qui leur tient à coeur.Quand ils arrivent sur notre site, ils sont évidemment très surpris, et soit ils lâchent complètement, soit ils adhèrent complètement.» Les auditeurs de B&M ont entre 25 et 50 ans et viennent de tous les milieux.Pour B&M, un bide, c'est «un morceau de variété (souvent chanté, parfois instrumental, parfois on se demande) pour lequel on a une tendresse particulière, auquel on souhaite donner une importance qu'il n'a pas nécessairement eue dans l'histoire de lamusique».Donc, pas nécessairement des chansons poches, mais bien des chansons tout court, qui n'auront jamais droit au titre de «chansons à texte» ou d'«immortelles» \u2026 même s'il est plus probable que La danse des canards survive à tout le répertoire de U2 et Radiohead! «J'ai encore un souvenir d'être à Montréal, et de voir cette superbe Porsche flamboyante, dont le conducteur écoutait\u2026 la Compagnie créole, se remémore Chanteloup en riant.Ou de me trouver au restaurant El Zaziummm et entendre le DJ de l'endroit faire jouer du rap\u2026 et enchaîner avec Paroles, paroles de Dalida et Alain Delon (rires)! C'était complètement incohérent comme enchaînement.Et pourtant magique!» Adresse internet www.bide-et-musique.com Le cas Bide et musique Claude François Julie Masse 3529869A RÉSERVEZ TÔT! 514 521.1002 ou 1 800 558.1002 www.Les Grands Explorateurs.com PRÉSENTÉ PAR PATRICK BERNARD explore des terres sauvages où la vie s'écoule comme aux premiers matins du monde.Au coeur de l'Afrique, des «oubliés du temps», chasseurs-cueilleurs ou pasteurs nomades, parcourent inlassablement les déserts et savanes du berceau de l'humanité.Ces peuples d'une grande beauté, à la grâce et à la noblesse légendaire, ont su maintenir le fragile équilibre entre l'environnement humain, naturel et animal.Un magnifique voyage aux sources.ST-JEAN 15 mars Théâtre des Deux Rives 30, boul.du Séminaire Nord MONTRÉAL-NORD 25 au 27 mars Cégep Marie-Victorin 7000, rue Marie-Victorin MONTRÉAL 6 au 11 mai Salle Pierre-Mercure 300, boul.de Maisonneuve Est L'ASSOMPTION 17 mars - ST-HYACINTHE 21 mars et 14 avril - LAPRAIRIE 31 mars et 1er avril 3530866A 3549833A PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE Deux rendez-vous manqués plus tard, je m'entretiens enfin avec Jimmy Hunt, guitariste, chanteur et principal auteur-compositeur du quintette Chocolat.Fallait s'y attendre.D'ailleurs, il ne paraît pas du tout insulté lorsque je lui fais remarquer que tout ça colle bien à son image de bête indomptable et de tête brûlée: «Ouais, c'est ça\u2026 Ça va avec l'ensemble de mes faits et gestes », concède-t-il, le sourire dans la voix.Ses faits et gestes, sorte de corpus rock'n'roll constitué d'excès et de ragots ont, à l'occasion, fait le tour de la scène underground montréalaise.Cela n'a cependant pas refroidi Éli Bissonnette, patron des labels Dare to Care (Malajube) et Grosse Boîte (Tricot Machine), qui a signé un contrat avec cette bande animale.«On est une gang de chums, dit Jimmy Hunt.J'apprends beaucoup en jouant avec ces gars-là.Et puis, c'est le fun de se saouler après les shows et de casser des bouteilles.Je l'ai fait un bout de temps tout seul, en one man band ; parfois ça dérapait.Mais là, je vais plus à fond.» Auteur-compositeur-interprète assez prolifique, Jimmy Hunt s'est trouvé une petite tribu de rockeurs impénitents qui lui permet de développer, d'approfondir, sur ses thèmes souvent tordus.Ysaël Pépin (basse), Guillaume Éthier (batterie), Martin Chouinard (claviers) et Dale Mac Donald (guitariste, ancien The Cockroaches, formation rock garage) et le Monsieur Hunt ne sont pas que des bêtes de scène, mais aussi de fameux est hè tes - deux albums à l'appui.L'année dernière, Chocolat offrait son succulent premier EP (éponyme), lancé sur Dry&Dead, label artisanalement géré par Navet Confit et ses collaborateurs.Québécitude assumée et pesante, Chocolat échappait alors un peu d'acide dans la bière d'Offenbach, fermentée de guitares et d'orgue Hammond.Soudainement, on croyait qu'il y avait de l'espoir chez ces héritiers bâtards de Gerry Boulet qui, de façon cyclique, accaparent les ondes et les scènes de la province\u2026 Mais sur ce Piano élégant , Chocolat aborde un tout autre registre.«L'album est intentionnellement moins heavy, explique Hunt.Avec le EP, notre intention était de revisiter le psychédélisme vers lequel pouvait tendre Offenbach, par exemple.Aujourd'hui, on veut se dissocier de cette scène garage.Ce n'est pas qu'on ne s'intéressait plus à ces sonorités, mais voilà, je suis simplement arrivé avec des compositions plus classiques.«Moi, poursuit-il, ça me fait penser à The Kinks, un genre de rock dandy, avec un clin d'oeil à Kurt Weil.» Pour le mélomane moindrement aver ti , toutefois, l'esprit d'un jeune Robert Charlebois apparaît comme par magie dès la chanson titre.Le Charlebois de Dolorès, Les ailes d'un ange et Madame Bertrand, dans la voix, les mélodies qui goûtent un peu « le piano honky-tonk du titre», comme dans la prise de son très directe et sans artifices, caractéristiques de cette époque bien précise de l'histoire du rock québécois qui fait le pont entre l'ère yé-yé et le rock mieux assumé des années 70.Piano élégant étonne parce qu'il est pop, accessible, terriblement accrocheur, mais aussi viscéral, furieux, poignant.«La référence à Charlebois, je l'entends souvent, celle-là, corrobore le musicien.Ça m'étonne, après coup, puisque je n'y avais pas tout à fait pensé - pas en faisant cet album, en tout cas.J'imagine que ce qui m'a influencé pour ce disque a aussi dû marquer Charlebois à l'époque de ces chansons-là.» Influences Pour Jimmy Hunt et ses collègues, ces influences vont autant de la chanson française - une des chansons d'amour porte le titre Jean Ferrat - au rock classique des années 50 et 60, ce qui fait de Chocolat un fier cousin des Breastfeeders : «J'aime ça quand on entend le crounch des amplis à lampe\u2026».Il faut porter attention aux textes pour nous ramener en 2008.«Ouais, rigole Jimmy Hunt, j'admets que ça verse souvent dans une sorte d'érotisme malsain.» On vous laisse la surprise de découvrir pour la première fois les passages plus croustillants\u2026 CHOCOLAT Hmm, c'est cochon! Les musiciens de Chocolat ne pourront être accusés d'être nostalgiques puisqu'ils n'ont pas connu les années 60, celles du yé-yé puis du rock de Charlebois évoqués sur Piano élégant, premier album complet du groupe lancé ces jours-ci.ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE PHOTO MIA DONOVAN, FOURNIE PAR DARE TO CARE RECORDS Les influences de Chocolat vont de la chanson française - une des chansons d'amour porte le titre Jean Ferrat - au rock classique des années 50 et 60, ce qui fait du groupe un fier cousin des Breastfeeders.De gauche à droite: Jimmy Hunt, Dale Mac Donald, Martin Chouinard et Ysaël Pépin.Debussy au piano Onyx sort le troisième disque de l'intégrale pianistique Debussy de Pascal Rogé.Le contenu: Images, L'Isle joyeuse et la suite intitulée Pour le piano.Deux chanteuses La mezzo canadienne Susan Platts chante le cycle Frauenliebe und Leben de Schumann et des lieder de Brahms et de Clara Schumann avec la pianiste Rena Sharon, chez ATMA.Autre Canadienne, la soprano Shannon Mercer signe chez Analekta un programme Bach avec l'organiste Luc Beauséjour et un ensemble instrumental.Leotta et Beethoven ATMA sort le premier volume d'une intégrale des 32 Sonates de Beethoven entreprise par le pianiste italien Christian Leotta, qui les jouait à Montréal en 2002.Le programme de ce premier coffret de deux compacts, enregistré en Suisse en 2005-06, comprend six sonates, dont la Pathétique, l'Appassionata et l'op.111.Honegger au violoncelle La marque suédoise BIS a confié à Christian Poltéra un disque centré sur la musique pour violoncelle de Honegger.Le contenu: Concerto, Sonate et Sonatine.Avec l'Orchestre de Malmö et la pianiste Kathryn Stott.Tchaïkovsky- Glazounov La considérable discographie du Concerto pour violon de Tchaïkovsky s'augmente d'une nouvelleversion:Vadim Gluzman, avec l'Orchestre Philharmonique de Bergen, dir.Andrew Litton, chez BIS.Le violoniste ukrainien de 46 ans complète son disque avec un autre concerto russe, celui de Glazounov.NOUVELLES DU DISQUE « L'album est intentionnellement moins heavy.Avec le EP, notre intention était de revisiter le psychédélisme vers lequel pouvait tendre Offenbach, par exemple.Aujourd'hui, on veut se dissocier de cette scène garage.» 3548792A 3547493A Le meilleur de la scène locale à Jazz en rafale Le huitième festival Jazz en rafale aura lieu en deux temps : les 27, 28 et 29 mars, puis les 3, 4 et 5 avril.Au menu: toujours le meilleur du jazz de la scène locale et des rencontres inédites.Sur les sept concerts proposés, pas moins de cinq projets sont à découvrir dans l'Espace Dell'Arte.On pourra ainsi écouter Yves Léveillé sixtet avec Paul Mc Candless (États-Unis), Karen Young avec Sylvain Provost trio, Joe Sullivan avec George Garzon (États-Unis), Jazzlab avec Reg Schwager (Toronto), François Bourassa quartet avec Rémi Bolduc et Aboulaye Koné et David Binney (États-Unis).À noter que la plupart des concerts seront précédés de la prestation des finalistes du concours de La Relève Jupiter-Vandoren.(Du 27 mars au 5 avril, à l'Espace Dell'Arte).\u2014 Annabelle Kempff Chanteurs recherchés pour la comédie musicale Sherazade Après le succès de son précédent spectacle Don Juan, Félix Gray annonce son retour à Montréal, en février 2009, avec une nouvelle comédie musicale, Sherazade les mille et une nuits.Pour cette nouvelle réalisation, Revel productions est à la recherche de quatre chanteurs et de quatre chanteuses.Les candidats doivent être âgés de 18 à 40 ans et doivent faire parvenir une photo récente de 5x7 au minimum, d'un enregistrement vocal sur CD incluant une ou deux chansons (une ballade et une «up tempo») ainsi qu'un curriculum vitae avant le vendredi 21 mars à 17h.Le dossier complet doit être envoyé à l'adresse suivante: Audition Sherazade, case postale 32 074, succursale St-André, Montréal, Québec H2L 2EO.Seuls les candidats retenus seront contactés et les démos ne seront pas restitués.Les pré-auditions, sur rendez-vous seulement, auront lieu les 28 et 29 mars de 10h à 16h à l'Olympia.À noter que des auditions ouvertes à tous auront lieu le mercredi 26 mars de 10h à 16h toujours à l'Olympia.Dans ce cas précis, il ne sera pas nécessaire de présenter des enregistrements: les intéressés devront se rendre sur place et interpréter une chanson de leur choix (supports autorisés: partitions musicales et CD d'accompagnement).\u2014Annabelle Kempff Le retour de Beverly Hills, 90210 L'émission culte pour ados des années 90 pourrait bientôt reprendre l'antenne.Le réseau de télévision américain CW planche sur une série dérivée du célèbre feuilleton, qui en est encore au stade de projet pilote.Il s'agit d'une version plus moderne du feuilleton d'Aaron Spelling.Rob Thomas, le créateur de Veronica Mars, écrira cette nouvelle série.Peu de détails sont dévoilés.Reverra-t-on les acteurs qui ont incarné Brenda, Brendon, ou Dylan ?C'est encore un mystère.CW devrait indiquer d'ici la fin du mois si le réseau est intéressé par le pilote.\u2014 D'après The Hollywood Reporter FLASHES ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE Le samedi dans VOUS CHERCHEZ ?VOUS TROUVEREZ ! BRANLE-BAS DE COMBAT ! Tous les jours dans PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE L'après-midi ensoleillé est plus que bienvenu après la tempête des derniers jours.Boulevard Saint-Laurent, les gars arrivent dans ce café portugais, tout près des bureaux d'Indica, la maison de disques des Trois Accords et, surtout, de Xavier Caféïne, avec qui Bonjour Brumaire a partagé la scène l'automne dernier - et hier soir encore, à Saint-Eustache.Je dis «surtout» Caféïne, puisqu'il faut bien ajouter le nom du rockeur à la liste des comparaisons qui pourraient nous aider à définir le son de Bonjour Brumaire.C'est le piège des premiers albums d'un groupe méconnu: ça sonne comment, ça?Et, au fait, qu'est-ce donc qu'un brumaire?«Deuxième mois du calendrier républicain, commençant 30 jours après l'équinoxe d'automne», dit le Petit Robert.Eh ben.Caféïne, donc.Et peut-être Karkwa, dans cette manière de proposer une chanson rock étudiée.Daho, pour le bon goût de sa pop, toujours à la page, et pour le verbe, très présent dans l'oeuvre de Bonjour Brumaire.Arrêtonsnous là, puisque le jeune groupe, formé en janvier 2007 seulement, sacré Découverte de l'année lors du gala GAMIQ 2007, a déjà sa personnalité.Nathan, guitariste, me conseille un cappuccino.Youri, chanteur, s'en tient à sa bouteille d'eau: «Trop pris de café aujourd'hui.» Youri, surtout, ne tient pas en place.Il rayonne, son éternel sourire semble lui souffler le toupet qui cache son front.Pffffuit ! Ça déboule pour le groupe, déjà en pleine opération promo, déjà à roder le spectacle, déjà à penser à leur participation aux Francouvertes, le 7 avril prochain.«En y repensant, j'en suis arrivé à la conclusion que oui, c'est un énorme coup de pouce de faire les Francouvertes.Mais on a un énorme avantage: nous avons déjà un contrat de disque.Nous sommes conscients que ça nous favorise un peu.Mais lorsqu'on a fait notre demande, nous n'avions pas encore signé avec Indica\u2026» Le groupe a donné son tout premier concert en juin 2007.Deux mois plus tard, Bonjour Brumaire lançait un premier maxi, remarqué et remarquable parce qu'il définissait déjà bien le son du groupe, à cheval entre le rock léché et la chanson française.Sans frontières Insistons sur la chanson française et traçons le parcours du chanteur et de l'auteur des textes.«Je viens de France, raconte Youri.Ça fait une quinzaine d'années que je fais de la musique.Mon dernier projet (Fédéral) était pop folk, seul sur scène, la plupart du temps.J'ai joué pour Pop Montréal y'a quatre ans.C'était assez anodin, mais ça m'a permis de rencontrer les gens, la ville.Suis tombé amoureux, vraiment.» Ses grands-parents, Espagnols d'origine, ont fui leur pays à pied durant le règne de Franco, pour aboutir dans le village d'Argèles, titre d'une chanson-récit sur De la nature des foules.Sur un coup de tête, il prend guitare et valise et s'installe ici il y a deux ans à peine.Nathan, de son côté, forme des groupes avec le bassiste Frank Lessard depuis l'école.«Ensemble, on a volé le batteur des Sainte Catherines», Jordan Larocque.La pianiste Béatrice Martin, formée au Conservatoire, complète le groupe.Un Français, qui écrit les textes et les chante, deux Anglos- Québécois, deux francos.«Je joue de la guitare, c'est ce qui compte, Nathan, l'un des deux anglos.Faire des back-up vocals en anglais ou en français, ça m'importe peu.» Il faut cependant expliquer certains passages, clarifier les images, pour les anglos, ajoute cependant Youri : «Ils me disent : si je dois chanter quelque chose, je veux savoir ce que ça veut dire.» La poésie de Youri est aussi ensoleillée que les fastes arrangements qui permettent aux chansons de prendre leur envol.«Mes parents écoutaient beaucoup les Beatles, Gainsbourg, Aznavour, explique Youri.Quand j'étais petit, c'était pour moi de la musique de vieux.Elle est entrée dans mon subconscient.» Influences partagées par les autres, toucheà- tout de l'histoire du rock, remâché, recraché dans ce premier album particulièrement cohérent.«Je suis content qu'on remarque le son «européen» de notre musique, commente Nathan.Ça me plaît, parce que notre musique ne semble pas avoir de frontières.En tout cas, elle ne cadre pas tout à fait avec le «son montréalais».Ce n'est pas pour être snob, mais\u2026» Youri rattrape: «Franchement, je ne saurais dire comment sonne notre album.» Pour un premier album, ça sonne très bien, n'en doutez pas.BONJOUR BRUMAIRE Toutes origines confondues C'est le plus attendu des premiers albums de la saison.De la nature des foules, premier opus du quintette Bonjour Brumaire, dont la parution chez Indica est retardée au 1er avril pour cause d'«obsession auditive».D'ici là, rencontre avec Youri Zaragoza et Nathan Howard autour d'un café.PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE Bonjour Brumaire a donné son tout premier concert en juin 2007.Deux mois plus tard, le groupe lançait un premier maxi, remarqué et remarquable parce qu'il définissait déjà bien le son du groupe, à cheval entre le rock léché et la chanson française.De gauche à droite, Youri Zaragoza, François Lessard, Béatrice Martin, Jordan Larocque et Nathan Howard.« Je suis content qu'on remarque le son « européen » de notre musique.Ça me plaît, parce que notre musique ne semble pas avoir de frontières.» ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE TRIO SYLVIE ST-JACQUES NOUVELLE DIRECTRICEGÉNÉRALE AURIDEAUVERT Le conseil d'administration du Rideau Vert a annoncé hier la nomination de Céline Marcotte au poste de directrice générale du théâtre.Administratrice provenant du domaine de la danse, du théâtre et des arts, Mme Marcotte occupait jusqu'à tout récemment le poste de secrétaire générale de Lock Danseurs.La nouvelle directrice générale, qui travaillera de concert avec la directrice artistique Denise Filiatrault, succède à Lorraine Beaudry, qui a dirigé le Théâtre au cours des trois dernières saisons.LALIBRAIRIEENTOURNÉE ENFRANCEETENBELGIQUE La librairie, 35e production du Théâtre du Gros Mécano de Québec, amorce une tournée européenne à compter du 21 avril.La compagnie donnera 21 représentations de ce spectacle qui sera notamment présenté au Festival Le Chaînon manquant, à Merville, et au Festival Les Frances, à Mantes-la-Jolie.Par la suite, la pièce se baladera en banlieue parisienne avant de partir pour la Belgique.ZARATHUSTRASAIDSOME THINGS, NO?Adrienne et Ricky, couple canadien installé dans une chambre d'hôtel parisienne, ont fait un pacte de suicide.Au fil de leur histoire, leur relation devient troublante et leurs actions révèlent certaines dysfonctions.Zarathustra de Trevor Ferguson fait le portrait d'une génération perdue, noyée dans une marée de pathologies.Du 15 au 30 mars au théâtre La Chapelle.En 40 ans de métier, Gabriel Arcand n'a jamais renoncé aux planches, quitte à se priver de sécurité, de routine, de certitude.Cette semaine, il reprend le rôle d'un travailleur humanitaire suédois dans Antilopes, d'Henning Mankell, créée la saison dernière au Prospero.Dans le café de ce théâtre de la rue Ontario, il nous entretient de la pertinence de parler d'Afrique au théâtre, ainsi que des choix qui ont jalonné sa vie d'acteur.SYLVIE ST-JACQUES Il suffit d'une minute ou deux en présence de Gabriel Arcand pour être captivé par le monde intérieur de cet acteur complexe et jamais prévisible.D'intellectuel tourmenté (Les Plouffe) à rockeur sado-maso (Le déclin de l'empire américain) et curé décontracté (Congorama), Gabriel Arcand a marqué l'imaginaire des cinéphiles en affectionnant les sentiers non balisés.Même chose au théâtre, au sein du groupe La Veillée, avec qui il s'apprête à recréer Antilopes d'Henning Mankell.En chair et en os, l'acteur se dévoile un individu plus grand que nature, capable d'être transformé d'une seconde à l'autre par le passage d'une émotion, d'une contrariété, d'un amusement.Je l'imaginais taciturne.Mais c'est plutôt son côté débonnaire qu'il a choisi ce jour-là de me montrer.Un gamin de presque 60 ans.«Je pense que les gens étaient ravis qu'on aborde un sujet dont on n'entend jamais parler au théâtre», avance-t-il, pour expliquer le succès d'Antilopes, qui a révélé au public du Prospero le volet «théâtral » de l'oeuvre du père de l'enquêteur Wallander.Une pièce qui témoigne aussi de l'attachement de Mankell pour le continent africain, où il réside à mi-temps.Mais aussi, un constat dur - cynique, diront certains - sur l'impossible rencontre entre l'Occident et l'Afrique noire.Après 14 ans en Afrique, le couple de coopérants d'Antilopes fait face à un constat d'échec, autant professionnel que matrimonial.Jamais ces deux êtres ne se sont intégrés à la vie africaine, barricadés entre les murs de leur maison protégée par des serviteurs noirs.Une vision de l'aide internationale qui provoque les débats et, surtout, passe à la moulinette les idéaux de ceux qui s'apaisent la conscience en envoyant des sous à Vision Mondiale.«Le 4 avril (la veille de la dernière), nous avons prévu une discussion avec un groupe de Noirs et de Blancs qui ont fait du travail humanitaire.» Dans le doute, plonge C'est cette soif de plonger dans la psychologie humaine pour mieux la saisir qui habite Gabriel Arcand.Une curiosité insatiable de l'étrangeté des autres, qui l'a amené à tourner avec Léa Pool.Dans Maman est chez le coiffeur (en salle en mai), Arcand tient le rôle de Monsieur Mouche, un sourd-muet qui se lie d'amitié avec une jeune fille, dans le Beloeil des années 60.«C'est assez compliqué de jouer un personnage de sourd-muet », laisse entendre l'acteur, le regard dirigé vers la fenêtre.Au bout de quelques secondes de silence, il explique comment l'appui d'une vidéaste née de parents sourds-muets a enrichi sa préparation pour le rôle.«J'avais l'impression d'entrer dans leur univers, leur monde à part.C'est un personnage antipathique, qui était agréable à jouer, parce qu'il est atypique.» Le mot «atypique» résume d'ailleurs assez bien la carrière de Gabriel Arcand.Et ce, même s'il s'esclaffe lorsqu'on fait allusion à sa «carrière».«Ah! Patrick Huard a une carrière.Dans mon cas, on appelle ça survivre!» À son propos, on dit souvent qu'il se fait trop rare, une remarque qui le fait sourciller.«Vous ne me voyez pas, parce que je ne suis pas dans votre salon! Sortez de chez vous, allez au théâtre et vous allez me voir.La télé a provoqué une paresse du public», lance celui qui, contre toute attente (!), a fait cette année ses premières armes dans le monde du téléroman, avec son rôle de Jean- Claude dans Annie et ses hommes.Or, jure-t-il, il n'a rien contre la télé et ses artisans.«Dans l'instant du travail, je suis toujours bien.Je suis juste perplexe face au mécanisme du médium, à l'industrie, à la vitesse à laquelle se font les tournages.La télé n'est qu'un autre aspect de mon métier.C'est un hasard que je n'y sois arrivé que maintenant.» Reste qu'il est lointain, le jour où Gabriel Arcand abandonnera sa passion pour le cinéma et le théâtre afin de devenir une vedette du petit écran.Tant pis pour les casaniers\u2026 LES CHOIX DE GABRIEL SYLVIE ST-JACQUES COUPS DE THÉÂTRE Mardi dernier, j'ai passé une heure en compagnie de Roy Dupuis da ns les loge s de l'Usine C.Le comédien ayant la réputation d'être peu bavard, je craignais un peu les longs silences, les répliques laconiques.Surprise totale: le ténébreux Marlboro Man s'est épanché sans se faire prier sur une foule de sujets.En plus de parler longuement la portée sociale de la pièce Blasté, dans laquelle il fait un retour à la scène, le comédien a abordé la transformation qu'il a vécue au Rwanda, son point de vue sur les inégalités provoquées par le système d'éducation au Québec et bien sûr son engagement dans la Fondation Rivières.À vrai dire, j'avais parfois l'impression de m'entretenir avec un travailleur humanitaire plutôt qu'avec un acteur.Même que, lorsque je lui ai demandé s'il songeait un jour à réaliser ou à mettre en scène, il m'a répondu que s'il faisait le saut, il opterait pour le «réel» plutôt que pour la fiction.«Les meilleurs films que j'ai vus dernièrement étaient des documentaires», a confié celui qui apparaît cette année dans cinq longs métrages.J'ai rencontré la même soif de vérité en croisant cette semaine Alexis Martin qui, en collaboration avec son ami urgentologue Alain Vadeboncoeur, a écrit la pièce Sacré Coeur.Pour créer cette histoire qui a comme toile de fond la salle des urgences d'un hôpital montréalais, Martin s'est tapé plusieurs sessions d'observation active aux urgences de l'Institut de cardiologie.Un lieu qu'il a trouvé particulièrement riche, tant sur le plan dramatique qu'humain.Les comédiens qui ont travaillé avec lui (Luc Picard, Muriel Dutil, Hélène Florent) ont quant à eux été coachés par une infirmière pour apprendre à faire sur des mannequins certains gestes médicaux.Ce désir d'être mieux connecté sur la réalité a d'ailleurs marqué les récentes productions du Nouveau théâtre expérimental.Martin et son complice Daniel Brière, en intégrant dans leurs productions des acteurs d'origine indienne ou en faisant de la «nouvelle télé communautaire», se détournent du «théâtre pour le théâtre» afin d'ouvrir la scène à la «vraie vie.» Il est fascinant de voir que, dans un contexte où la fiction s'abreuve de plus en plus de réalité - comme Gus Van Sant qui, dans Paranoïd Park, a fait jouer des non-professionnels trouvés par le truchement de Facebook - , plusieurs acteurs et metteurs en scène de théâtre sont aussi attirés par la non-fiction.On l'a vu au dernier FTA, avec le théâtre documentaire de la compagnie Rimini Protokol et sa reconstitution en modèles à coller d'une Suisse miniature.Comme si, après une ère de téléréalité, on se rendait compte que le monde était beaucoup plus intéressant «en vrai» qu'à travers un écran de télé ou de cinéma.Pendantmon entrevue avec Vadeboncoeur et Martin, à l'Institut de cardiologie, j'ai d'ailleurs été frappée par le potentiel dramatique du lieu.Et je serai très curieuse de voir les images que Roy Dupuis va glaner, pendant le tour du monde à voile qu'il compte entreprendre avec sa compagne Céline Bonnier.Parce qu'il n'y a rien comme être l'acteur de sa propre vie.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : sstjacqu@lapresse.ca J'aurais voulu être un humaniste Il est fascinant de voir que, dans un contexte où la fiction s'abreuve de plus en plus de réalité, plusieurs acteurs et metteurs en scène de théâtre sont aussi attirés par la non-fiction.ENTREVUE GABRIEL ARCAND PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE Gabriel Arcand s'esclaffe lorsqu'on fait allusion à sa «carrière».«Ah! Patrick Huard a une carrière.Dans mon cas, on appelle ça survivre ! » CETTE SEMAINE Toutefemme, du 18 mars au 12 avril à l'Espace GO Blasté, du 18 mars au 5 avril à l'Usine C Antilopes, du 18 mars au 5 avril au Prospero Les histoires extraordinaires de Jules Verne, du 18 mars au 5 avril à la salle Fred-Barry Renée Fleming soprano Yannick Nézet-Séguin chef Diana Damrau soprano Joyce Di Donato mezzo-soprano Matthew Polenzani ténor Venez entendre quelques-unes des plus belles voix du monde de l'opéra et soutenez par la même occasion la Faculté des Beaux-arts de l'Université Concordia et l'Orchestre Métropolitain du Grand Montréal.L'Orchestre Métropolitain du Grand Montréal dans des oeuvres de Handel, Rossini, Offenbach, Bernstein, Mozart, Delibes, Strauss Achetez vos billets dès maintenant.Événement bénéfice (avec reçu d'impôt) : 200 $ Tél.: 514.848.2424 (4397) opera@concordia.ca Billets : 75 $ et 50 $ Place des Arts : 514.842.2112 Le dimanche 4 mai 2008, à 16 heureS Théâtre Maisonneuve, Place des Arts 3540181A 3549567A 3549899A ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE JEUNE PUBLIC JEAN SIAG CRITIQUE Sont parfois tellement cons, les ados.Le jeune public de deuxième secondaire venu voir Cette fille-là jeudi matin était (dans une large proportion) particulièrement impertinent, ponctuant le monologue d'une heure vingt de Stéphanie Kym Tougas de oh!, de ah!, de chuts répétitifs, de sifflements, de rires et même, à la fin de la représentation, d'improbables huées.Le texte de Joan Macleod, très bien traduit par Olivier Choinière, lui va pourtant comme un gant.Et décrit avec beaucoup de justesse une part de sa réalité.Les tensions vécues avec des parents découragés, l'appartenance à une gang, l'envie de décrocher, le harcèlement, l'intimidation subie par certains.et le silence complice des autres.Ce n'était pas une représentation d'Hamlet.Mais que voulez-vous, il s'agissait d'une sortie obligatoire.Cette fille-là a été créée en 2000, trois ans après le meurtre d'une jeune fille de 14 ans, Reena Virk, par un groupe d'adolescents de Victoria.Depuis, la pièce a été présentée partout au pays et traduite en plusieurs langues, remportant de nombreux prix, dont le Masque de la production francocanadienne.Créée à La Licorne en 2004, la pièce, qui mettait en vedette Sophie Cadieux, a connu ici beaucoup de succès.Cette fois, le monologue de l'héroïne, Braidie, est interprété par Stéphanie Kym Tougas (qui a remporté un prix d'interprétation en 2005 pour ce rôle).Seule sur scène, bravant les clameurs de la foule indisciplinée, la jeune comédienne parvient à traduire avec beaucoup de nuances et d'aplomb les états d'âme de son personnage, passant habilement du tourment de l'adolescente à la gaieté de la petite fille encore innocente.En passant par l'angoisse d'une fille «normale» qui ne se considère pas «si mauvaise que ça ».Mais qui est bien forcée de faire un examen de conscience.C'est que la gang de Braidie est intense.Et parfois cruelle.Un jour, en regardant le bulletin d'information, Braidie apprend la mort d'une adolescente de 14 ans, battue à mort par un groupe d'ados.Là s'arrête le lien avec le fait divers de Victoria.Dès ce moment, la jeune fille ne peut s'empêcher de faire un parallèle avec sa propre gang.Qui pourrait commettre l'irréparable.Et en arriver là.Elle ne cesse alors de penser à Sophie, le souffre-douleur de sa gang.Celle sur qui son amie Adrienne s'acharne.Celle qu'on punit parce qu'on n'aime pas son rire, sa jupe, sa tête.Et qu'on appelle méchamment «ça ».Au point où «même Sophie déteste Sophie ».Braidie réfléchit, écrit dans son journal, parle à son frère.Se révolte contre sa mère.Mais revoit en permanence l'image des jeunes assassins qui lui ressemblent.La mise en scène de Joël Beddows (La société des Métis, Le testament du couturier, Safari de banlieue) est sobre et efficace.En arrière-plan, un écran projette l'image d'une étendue d'eau, qui reflète également la silhouette de Braidie.Par moments, les ondes défilent plus rapidement.Comme si les événements se bousculaient dans le désordre.Trop rapidement.Est-ce qu'elle suit ses amies dans leurs excès ou non?Est-ce qu'elle prend la défense de celle qui l'implore?Tout se décide dans la seconde.Mais il faut agir avant qu'il ne soit trop tard.Ce texte de Joan Mac Leod est vraiment poignant.Et contient une bonne dose d'humour malgré la gravité du propos.On aurait pu croire à une réelle communion entre la comédienne et le public adolescent à qui elle s'adresse.Ce ne fut pas le cas jeudi.Mais espérons tout de même qu'une partie des 350 élèves présents aura été touchée par les confidences de cette ado qui parvient au final à sortir la tête de l'eau.Souhaitons que les prochains groupes soient plus respectueux vis-à-vis des créateurs de Cette fille-là et que la pièce attire aussi des jeunes qui ont envie d'être là.Cette fille-là, du Théâtre de la Catapulte et du Théâtre la Seizième, jusqu'au 22 mars à la Maison Théâtre.À partir de 12 ans.CETTE FILLE-LÀ Monologue d'une ado PHOTO FRANÇOIS DUFRESNE, FOURNIE PAR LA PRODUCTION Seule sur scène, Stéphanie Kym Tougas est parvenue jeudi à surmonter les clameurs de la foule indisciplinée, et à traduire avec beaucoup de nuances et d'aplomb les états d'âme de son personnage, passant habilement du tourment de l'adolescente à la gaieté de la petite fille encore innocente.Ce texte de Joan Mac Leod est vraiment poignant.Et contient une bonne dose d'humour malgré la gravité du propos. Règlement Pour participer, il faut résider au Québec et avoir 18 ans ou plus.Il ne sera accepté qu'un bulletin de participation par personne.Le bulletin doit comporter les dix réponses exactes (les dix mots ou groupes de mots corrects dans le texte doivent avoir été encerclés).Le bulletin doit être posté avant le 11 avril 2008, le cachet de la poste faisant foi, ou télécopié au 514 864-0933 avant le 11 avril 2008.Le tirage au sort aura lieu dans les bureaux de l'Office québécois de la langue française, le vendredi 18 avril 2008.Grand concours de la Francofête «Des mots pour se rencontrer » 1er prix Le jubilatoire, d'une valeur de plus de 1850 $ Un ordinateur portable VAIO, offert par Sony Le logiciel d'aide à la rédaction Antidote RX, offert par Druide informatique Le Petit Larousse illustré 2008 grand format, offert par Larousse Multidictionnaire de la langue française, offert par Québec Amérique Le français au bureau et Le français au bureau en exercices Un DVD d'un film avec Yves Jacques, porte-parole de la Francofête 2008 2e prix La passerelle, d'une valeur de plus de 1500 $ Un ordinateur portable offert par Hewlett-Packard Le logiciel d'aide à la rédaction Antidote RX, offert par Druide informatique Le Petit Larousse illustré 2008 grand format, offert par Larousse Multidictionnaire de la langue française, offert par Québec Amérique Le français au bureau et Le français au bureau en exercices Un DVD d'un film avec Yves Jacques, porte-parole de la Francofête 2008 3e prix La boussole, d'une valeur de plus de 625 $ Le dictionnaire culturel en langue française, offert par Le Robert Le Visuel Définitions, offert par Québec Amérique Le guide Fabuleux Québec, offert par les Guides de voyage Ulysse Multidictionnaire de la langue française, offert par Québec Amérique Le français au bureau et Le français au bureau en exercices Un DVD d'un film avec Yves Jacques, porte-parole de la Francofête 2008 4e et 5e prix Les palabres, d'une valeur de plus de 275 $ Noms et lieux du Québec : dictionnaire illustré, de la Commission de toponymie Le guide Fabuleux Québec, offert par les Guides de voyage Ulysse Le Mini Visuel, offert par Québec Amérique Le français au bureau et le Français au bureau en exercices Un DVD d'un film avec Yves Jacques, porte-parole de la Francofête 2008 Courez la chance de gagner l'un des cinq prix offerts par l'Office québécois de la langue française et ses partenaires, d'une valeur totale de 4500 $.Dans cette « mise en scène » des dix mots de la Francofête 2008, en italique, nous vous proposons un jeu sur la grammaire et l'orthographe.Pour dix mots ou dix groupes de mots en caractères gras (titre compris), deux formes sont proposées.Dans chaque cas, encerclez celle qui est correcte.La harangue / L'harangue Attablé à une terrasse de la place Royale, un internaute apprivoisait avec une frénésie jubilatoire son nouvel ordinateur portable.Un groupe d'étudiants s'arrêta non loin de lui, écoutant les propos enflammés, voire grandiloquents de leur guide.« C'est ici même / ici-même, lança leur cicérone, que Champlain et ses compagnons se sont installés en 1608.Imaginez le courage qui / qu'il leur a fallu pour s'acclimater à cette terre au visage inconnu, pour affronter les moustiques, la solitude, l'hiver.Pensez au tact qu'ils devaient manifester / manifesté dans les moments de tension; à la barrière des langues qui se dressait dans leurs palabres avec les Premières Nations.Voyez-les qui s'aventuraient sans boussole dans les méandres broussailleuses / broussailleux des rivières indigos / indigo; qui, pour ne pas mourir de faim, mangeaient en grimaçant quelque rhizome amère / amer! Songez aux mois d'attente avant de recevoir des nouvelles du pays, aux passerelles qu'ils jetaient / jettaient pour traverser les embûches de chaque jour! Honte à toi, jeune génération, qui ignores / ignore ce passé! » Un brin décontenancé, le jeune homme finit son verre de chablis / Chablis, ferma son ordi, son cellulaire, son GPS, son baladeur et, songeur, s'en alla marcher le long de la promenade Samuel-De Champlain.Concours Des mots pour se rencontrer Direction des communications Office québécois de la langue française 125, rue Sherbrooke Ouest Montréal (Québec) H2X 1X4 Vous devez retournez votre bulletin de participation par la poste, avant le 11 avril 2008, à l'adresse suivante, le cachet de la poste faisant foi : Madame .Nom Monsieur .Prénom Numéro, rue Ville Code postal Téléphone au domicile Téléphone au travail Courriel, s'il y a lieu 3541894A ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE ENTRACTE PAUL JOURNET EN HAUSSE.EN BAISSE SÉPARÉS À LA NAISSANCE Plus jeune, Mark Wahlberg chantait du hip-hop au sein de son groupe Marky Mark and the Funky Bunch.Maintenant, il joue les durs à cuire avec sa gueule carrée.Cette gueule, le planchiste Jasey-Jay Anderson l'a aussi, mais sans l'attitude fendante.Jasey-Jay Anderson Mark Wahlberg CONTINENTAL, UN FILM SANS FUSIL Le film de Stéphane Lafleur sort grand gagnant des derniers Jutra.Lafleur a gagné le prix du meilleur scénario et de la meilleure réalisation, et Continental a gagné celui du meilleur film.Réal Bossé a quant à lui remporté le prix du meilleur acteur de soutien.Continental\u2026 coiffe ainsi Les 3 p'tits cochons, qui repart bredouille malgré ses 13 nominations.Le succès critique se poursuit donc pour Lafleur.Récemment, il a aussi gagné le prix du meilleur premier long métrage aux prix Genie.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE Stéphane Lafleur CHRISTAL FILMS Les nouvelles sont beaucoup moins bonnes pour le distributeur de Continental\u2026, Christal Films.Technicolor a déposé une requête en Cour supérieure contre Christal.Le montant du litige: 1 788 654,79$.Selon la requête, Christal devait confier un volume d'affaires d'au moins 7 550 000$ à Technicolor, en échange d'économies de près de 1 million sur ses services.Christal n'aurait pas respecté cette entente.Ses commandes se seraient limitées à 838 654,79$.Les deux partis se rencontreront en cour le 17 avril.Ce n'est pas la première mauvaise nouvelle pour Christal.En mai dernier, le distributeur a perdu son partenaire Maple Pictures.Et depuis décembre dernier, la coproduction Sous les vents de Neptune lui réclame 100 000$ en cour.ANNABELLE KEMPFF «Quand je les ai décrites comme des réalités, ces choses étaient déjà à moitié découvertes.J'ai simplement tiré une fiction qui est devenue ultérieurement un fait, et mon but, en le faisant, n'était pas de prophétiser, mais de répandre dans la jeunesse un savoir en matière de géographie sous une apparence aussi intéressante que je pouvais la composer.» Ces mots sont ceux de Jules Verne (1828- 1905), génial et prolifique écrivain de la modernité, qui croyait en la science, dans sa capacité à répondre aux attentes et aux idéaux des hommes.Lecteur assidu de la presse spécialisée de son époque, celle du XIXe siècle, il a fait du progrès la matière première de son écriture, anticipant avec une véracité sidérante les grandes découvertes qui ont jalonné le siècle suivant.Sous-marin, voyage sur la Lune\u2026 Autant d'inventions littéraires devenues bien réelles, issues d'un imaginaire savant qui ne cesse d'émerveiller les lecteurs, à travers le temps.Jean-Paul Dekiss, cinéaste français de formation, fut un de ses admirateurs, sur le tard.Président puis directeur littéraire et artistique du Centre international Jules Verne (CIJV), il veille, depuis 12 ans, à la résonance d'une oeuvre riche de 64 romans et 18 nouvelles (Voyage au centre de la Terre, Le tour du monde en 80 jours, L'île mystérieuse, Michel Strogoff\u2026).«C'est en aidant mon fils dans une étude d'un roman de Jules Verne que j'ai redécouvert sa littérature.Je rêvais autant que lui.Car, ce qui m'a frappé dans cette oeuvre est la vérité.Tout ce qu'on lit est exact et reflète la connaissance d'une époque; même dans l'anticipation, Jules Verne reste dans une réalité, celle de son temps.C'est comme un rêve immédiat: voguer, au XIXe siècle, 20 000 lieues sous les mers, dans un sous-marin d'une puissance nucléaire qui ne sera créé qu'un siècle plus tard, c'est fascinant! J'ai alors commencé par réaliser des films, puis, j'ai rejoint le CIJV».Association créée il y a 35 ans, regroupant 250 passionnés dans le monde (chercheurs, connaisseurs, collectionneurs, amateurs), le CIJV est autant un centre de documentation (25 000 documents d'archives) qu'une collection riche de 30 000 pièces originales, en plus d'être un espace de réflexion où naissent les projets les plus fous.Après avoir créé la Maison Jules Verne à Amiens (ancienne résidence de l'auteur de 1892 à 1900), Jean-Paul Dekiss s'est en effet lancé, depuis quatre ans, dans une entreprise des plus ambitieuses: transmettre l'oeuvre de Jules Verne dans son intégralité, raconter cette légende de la modernité, cette mythologie du progrès, qu'elle représente.Les histoires extraordinaires de Jules Verne, présenté à la salle Fred-Barry du 18 mars au 5 avril, en est le premier mouvement.«Je me suis demandé comment transmettre cette grande fresque racontée sur 22 000 pages et à travers 600 personnages.J'ai alors pensé à travailler sur des thématiques plus que sur des intrigues.La forme du conte m'est alors apparue la plus appropriée.C'est une structure souple, simple, inventive, dynamique, interactive, qui pousse le public vers des pistes inexplorées.Et puis, Jules Verne se définissait lui-même comme un conteur.Ce premier spectacle, qui en appelle d'autres (on est en train de produire le troisième), s'inscrit donc dans un vaste projet: j'ai l'espoir en mettant bout à bout tous ces spectacles de transmettre l'esprit de Jules Verne.Mais, ça, cela sera au moins dans cinq ou six ans ! » Dans ce premier opus, les trois conteurs Olivier Cariat, Vincent Gougeat et Dominique Herbet, réunis dans une taverne et un temps inconnu, chantent, jouent de l'accordéon et piochent à leur guise dans les 18 nouvelles de Jules Verne.Des oeuvres de jeunesse pour un spectacle qui constitue «la genèse de quelque chose à venir».«Ce qui m'importe aussi, c'est comment d'autres après moi récupéreront ce travail\u2026» Une fresque dans la fresque donc, réunissant deux époques, deux expressions artistiques, et deux grands rêveurs.Les histoires extraordinaires de Jules Verne, du 18 mars au 5 avril à la salle Fred-Barry.LES HISTOIRES EXTRAORDINAIRES DE JULES VERNE Quand Jules Verne nous est conté Du 18 mars au 5 avril, à la salle Fred-Barry, le Centre international Jules Verne d'Amiens en France propose, sous la forme du conte, un voyage fabuleux à travers les Histoires extraordinaires de l'écrivain français du roman d'anticipation.PHOTO FOURNIE PAR LE CENTRE INTERNATIONAL JULES VERNE «C'est en aidant mon fils dans une étude d'un roman de Jules Verne que j'ai redécouvert sa littérature », explique Jean-Paul Dekiss, qui s'est donné pour ambitieuse mission de transmettre l'oeuvre de Jules Verne dans son intégralité.« Le conte est une structure souple, simple, inventive, dynamique, interactive, qui pousse le public vers des pistes inexplorées.Et puis, Jules Verne se définissait lui-même comme un conteur.» Dévoiler ou dissimuler ?690, rue Sherbrooke Ouest 514 398-7100 Métro Mc Gill LÀ OÙ l'histoire PREND vie www.musee-mccord.qc.ca Une exposition provocante sur la pudeur, l'audace et la mode.3543898A ARTS ET SPECTACLES ARTS VISUELS ENTRACTE entracte@lapresse.ca ILS, ELES ONT DIT «À l'heure actuelle, la moitié de nos députés savent épeler ADQ.» - Christian Vanasse de Zapartistes, imitant Mario Dumont, chef d'un parti avec une assez jeune équipe.«C'est une bonne nouvelle.Autrement, il ne m'aurait resté qu'un réseau où travailler.» - Louis Morissette, pas forcément bienvenu à TVA, qui commente le sauvetage de TQS par Remstar, à Salvail Racicot pour emporter.«Les cinémas Guzzo ne veulent pas distribuer «Contre toute espérance».C'est pas gentil! Les spectateurs de ce film en mangent aussi, du pop-corn! » - Guylaine Tremblay, sacrée meilleure actrice pour son interprétation dans Contre toute espérance, aux Jutra.«C'est sûr qu'on n'invente pas le vaccin contre le sida quand on fait de la télé.» - Julie Snyder à TVA, qui relativise l'importance de ses nominations au prochain gala Artis.«Je t'écoutais tantôt, cowboy, cowgirl\u2026 Coudon t'es prêt pour Brokeback Rigaud.» Louis Morissette - Michel Girouard à Caféine, à TQS, où il a proposé des projets à Gildor Roy.PHOTO ARCHIVES, LA PRESSE RENÉ VIAU COLLABORATION SPÉCIALE Plutôt «olé olé», le délire sensuel d'Éliane Excoffier donne dans la dentelle.Dans ses photos récentes, fantasmes et désirs obscurs s'enveloppent de broderies et de soie vaporeuse.Émergeant d'un arrière-plan de noirs profonds, ces nus féminins, - et photographiés par une femme -, se révèlent comme autant de secrets.Bien moins accrocheur que la vingtaine de photos qui la composent, le titre de l'expo déjà cache bien son jeu.On l'a compris.Ces photos d'Éliane Excoffier avec leurs corps qui s'abandonnent n'ont rien à voir avec la capitale de l'Ukraine.Kiev, c'est la marque du lourd appareil d'un autre âge, tout droit sorti de l'ex-URSS, qu'utilise la photographe.Une vitrine à l'entrée de la salle nous montre comment l'artiste, (née en 1972) travaille.Du papier à émulsion sensible est déposé dans le chargeur de son appareil rétro.Selon le principe du sténopé ou de la camera obscura, l'image s'y imprime en traversant lentement l'obturateur.Le résultat est ensuite photographié à nouveau.Puis, les négatifs sont agrandis comme on le ferait de n'importe quelle épreuve argentique.Par rapport aux appareils numériques actuels et à Photoshop, le procédé a des allures d'une Lada face à une Ferrari.Mais ces trucs et cet effet «fabriqué» en conférant à ces images un aspect fantomatique et songeur servent bien la thématique hyper sophistiquée d'Éliane Escoffier.La photo n'a plus rien d'un instantané.Les temps de pose sont très longs.Ce n'est qu'au bout de patientes minutes que l'empreinte de ces corps, qui doivent demeurer immobiles devant l'objectif, arrive à se fixer.Un peu comme pour en prolonger l'intensité.De cette façon, c'est aussi la magie des anciennes photographies que nous communiquent ces petits formats en noir et blanc.Bas-culotte Plusieurs photos nous font voir, visage absent, avec ou sans drapés, les rondeurs voluptueuses d'une jeune femme.Certaines gardent la pose sous les projecteurs.Sur une autre photo, une paire de bas-culottes enveloppe le galbe des hanches et le sexe d'un modèle.L'éclairage vacillant et très localisé donne à la scène un aspect étrange.Son visage, ses bras, ses jambes disparaissent dans la pénombre.Ailleurs c'est une chemise de nuit lacée qui semble flotter.Suggestive, une main soulève ce «déshabillé» qui apparaît comme une enveloppe vide.Une jeune femme renversée pose en exhibant ses jambes écartelées et relevées sur le dossier d'une chaise.Bien sûr le sexe en art est devenu «tendance ».Mais ce n'est pas tant le dépassement des tabous et des limites que privilégie dans son théâtre intime Éliane Excoffier.Plutôt soft tout de même, poétiques et rétro en plus, ces photos témoignent d'une atmosphère souvent troublante alors que la blancheur des corps tranche dans un halo de noirceur.Déployant leur magasin d'accessoires tantôt fétichiste ou sadomaso mais surtout un jeu somptueux et décalé d'ombres et de lumières, ces scènes langoureuses s'insinuent entre le réel et l'imaginaire.À notre époque où plus rien n'est sublimé, l'érotisme de ces tirages conserve malgré tout au sujet sa part de mystère.Et en plus, ces photos pourraient bien nous apprendre quelque chose sur le regard.Surtout sur la façon dont la photographie, depuis qu'elle existe, met en scène le désir.Kiev d'Éliane Excoffier, jusqu'au 29 mars à la galerie Simon Blais.ÉLIANE EXCOFFIER L'érotisme au féminin PHOTO ÉLIANE EXCOFFIER Plutôt soft, poétiques et rétro en plus, les photos d'Éliane Excoffier témoignent d'une atmosphère souvent troublante alors que la blancheur des corps tranche dans un halo de noirceur.Julie Snyder PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE 3536345A ARTS ET SPECTACLES TÉLÉVISION VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION RICHARD THERRIEN LE SOLEIL Tout le monde sait que Québec a été fondé par Samuel de Champlain.Tout le monde?Il se trouve plus d'un historien à attribuer ce haut fait à Pierre Dugua de Mons, un noble de Royan, lieutenant général en Amérique du Nord et patron de Champlain.Rien de mieux qu'un 400e de bisbille pour remettre en cause la fondation de la ville! Pour éclaircir cette thèse qui peut nous paraître farfelue, l'humoriste Christopher Hall mène une enquête extrêmement intéressante en deux émissions, intitulées Enquête Champlain , les jeudis 20 et 27 mars, 20 h, à Historia.Avec humour, Hall brosse un portrait solide de la fondation de Québec en s'appuyant sur les récits de plusieurs historiens.Plus éclairant que bien des cours d'histoire dont je n'ai à peu près rien retenu.Le débat n'est pas nouveau.Depuis toujours, l'historien Marcel Trudel croit dur comme fer que Dugua de Mons a fondé Québec, et minimise l'apport de Champlain.Dans les années 50, un évêque l'avait sermonné durant une heure dans son bureau pour avoir osé «déformer » l'histoire de la fondation de la future capitale.Selon lui, si Champlain est désigné dans nos livres d'histoire comme le fondateur de Québec, c'est parce qu'il n'était pas protestant, contrairement à Dugua de Mons.Et qui décidait de ce qui se retrouvait dans les manuels scolaires?Le clergé, bien entendu.Passionné par Champlain, le jeune historien Mathieu d'Avignon apporte les explications les plus éclairantes dans la série de Christopher Hall.Une vision moins tranchante que celle de Trudel, et ouverte à plusieurs interprétations.«Il y a 50 ans, quiconque aurait dit que Québec avait été fondé par un protestant se serait fait lyncher», croit-il.Autre argument en faveur de Dugua de Mons : le patron de Champlain, qui avait commandé l'expédition, a lui-même investi de 62 000 à 120 000 livres dans le commerce des fourrures, dans les cinq premières années après la fondation.Champlain, lui, n'aurait mis que 1800 livres de sa poche, et aurait cédé ses parts à Dugua de Mons.Le grand Samuel a aussi d'autres concurrents, puisque le peuple autochtone revendique également la cofondation de Québec.Après tout, les Montagnais ont transmis aux Français le remède contre le scorbut, leur ont appris à se protéger contre le froid et ont soigné les blessures de Champlain.Qui a «gossé» les raquettes et les embarcations qu'empruntaient les conquérants, pensez-vous?L 'a vo c a t i n nu A rma nd Mackenzie se dit heurté quand il voit que sa nation n'apparaît nulle part dans les guides touristiques qui traitent de la fondation de Québec, et des historiens appuient son discours, désignant le chef Anadabijou comme cofondateur.Par le métissage, les autochtones ont façonné le Québec d'aujourd'hui.S'il y a des Amérindiens qui portent les noms de Bellefleur, Vollant ou Fontaine, c'est parce que leurs ancêtres sont français, rappellent les historiens.Pour nous mélanger encore plus, le nom de François Gravé du Pont est également cité comme cofondateur.Sa contribution n'est pas marginale: il a fait le voyage avant Champlain, a été le premier à utiliser les noms de Québec et de Trois-Rivières, et a pris part à une alliance avec les Amérindiens dès 1603.Dans le deuxième épisode, Christopher Hall relate l'histoire d'amour de Champlain avec Hélène Boullé, et la tentative d'assassinat contre lui.L'humoriste promet même de nous montrer la tombe du présumé fondateur de Québec, que n'ont toujours pas trouvée les archéologues.Prenons la promesse avec scepticisme; la conclusion est présentée cinq jours avant le 1er avril.ENQUÊTE CHAMPLAIN À HISTORIA Christopher Hall fouille dans la tombe de Champlain PHOTO FOURNIE PAR HISTORIA Dans le cadre d'Enquête Champlain, Christopher Hall brosse avec humour un portrait solide de la fondation de Québec en s'appuyant sur les récits de plusieurs historiens.SAMEDI 15 MARS 400 fois Québec 5 sur 5 Le Téléjournal Pendant ce temps, devant la télé 3600 secondes d'extase Le moment de vérité Dre Grey, leçons d'anatomie / George demande à être transféré à l'hôpital Mercy West.Le Téléjournal Détect.inc./ Bob et James tentent d'obtenir un prêt à la banque.Bob tente de survivre à sa peine d'amour.LE ROI SCORPION (5) avec The Rock, Kelly Hu, Steven Brand (16:15) Le TVA 18 heures GARFIELD - LE FILM (5) avec Bill Murray (voix).\\ Un chat entreprend de rerouver le chien de son maître lorsqu'il est kidnappé par un animateur de télévision.GLADIATEUR (3) avec Russell Crowe, Joaquin Phoenix et Connie Nielsen.\\ Un général romain devenu gladiateur cherche à se venger de l'empereur qu'il tient responsable de son malheur.Le TVA BROKEN ARROW (4) avec John Travolta Qu'est-ce qui mijote Le Journal Drôle, Drôle, Drôle L'ENVIE (5) avec Ben Stiller, Jack Black et Rachel Weisz.\\ Un père de famille est rongé par l'envie lorsque son voisin et meilleur ami devient riche du jour au lendemain.L'HONNEUR À TOUT PRIX (5) avec Cuba Gooding Jr., Robert De Niro et Aunjanue Ellis.\\ L'histoire de Carl Brashear qui devint dans les années 1950 le premier Noir à être promu de l'école de plongée de la marine américaine.Le Journal La Villa des plaisirs Le Code Chastenay / La science au service de la publicité.Malcolm Gang de rue Dictée des Amériques 2008 Belle et Bum / Michel Fugain, Andrée Watters, Stefie Shock, Yves Jacques, Réal Béland, Musa Dieng Kala MARIE-JO ET SES DEUX AMOURS (4) avec Ariane Ascaride.\\ Une ambulancière quadragénaire est tiraillée entre son mari et son amant.(22:34) Championship Curling (14:30) Sat.Report Hockey.Hockey / Islanders - Canadiens Hockey / Oilers - Coyotes Sue Thomas: F.B.Eye CTV News Sportsnight W-Five Whistler Law & Order: SVU Law & Order News CTV News .Guy (16:00) Global National House, Home Room to.Global Currents Painkiller Jane / Deux épisodes .Dangerous True Pulp.News Final Sat.Night .(15:00) Race to.ABC News Ebert & Roeper News .Raymond CATCH ME IF YOU CAN (3) avec Leonardo Di Caprio, Tom Hanks Sex and the City / Deux épisodes College Basketball (16:00) College Basketball / Pac 10 Championship: équipes à confirmer Cold Case Criminal Minds 48 Hours Mystery News Late Night NBC Golf (15:00) News NBC News Stargate: SG-1 Law & Order: CI Law & Order: SVU Law & Order Sat.Night Sarah Brightman: Symphony in Vienna Daniel O'Donnel at Home in Ireland Rick Steves' Insider's Europe As Time goes by / Trois épisodes Tim Janis: An Enchanted Evening Paul Mc Cartney: The Space.Historic Pubs .(15:30) MATCHSTICKMEN (4) avec Nicolas Cage, Alison Lohman TRUE LIES (4) avec Arnold Schwarzenegger, Jamie Lee Curtis Flip this House La boîte à souvenirs Marguerite Volant Pour l'amour du country Viens voir./ Jean Lapointe Toute une soirée./ Riverdance toute une soirée / Leahy (22:45) .(14:45) Best! Movies! Arts & Minds Bravo! Videos GLENN GOULD HEREAFTER.Documentaire Duke Ellington's Sophisticated Ladies Cantata for the King Autopsie / Quête d'une enfant Grand Rire Bleue Drôle, monde .fou! La vraie nature de.Mario Jean Grand Rire Bleue Mayday / Un vol infernal Webdreams 1941 (16:20) NÔ (18:25) VALMONT LA MARIÉE ÉTAIT EN NOIR (22:20) Mayday How it's Made / Deux émissions What's that about?Dirty Jobs / Mushroom Farmer Last One Standing / South Africa Criss Angel: Mindfreak Myth Busters / Killer Tissue Box 50 heures de vacances .campagne Adoptez.Planète, furie Évasion sur glace Destination.New York Kim (17:12) .(17:39) Sadie (18:06) Flight (18:31) .(18:57) Zoey (19:22) Zack (20:12) .(20:36) SPACE JAM (5) avec Michael Jordan Movie.THE ASSOCIATE (5) (22:46) Friends / Deux épisodes That '70s Show / Deux épisodes Two and a Half Men Cops / Deux émissions America's most Wanted News Family Guy Mad TV La loi du colt Kaamelott Les deux font.Miami Beach PQ Chantiers / Indiscipline.NCIS COBB (5) avec Tommy Lee Jones, Robert Wuhl WYATT EARP (4) (14:00) Re-Inventors Ancestors.Rome / Utica Metropolis / Constantinople COP LAND (4) avec Sylvester Stallone, Harvey Keitel Exhibit A Présentation / G.Boulet (16:00) Max Week-end Dernières 24 heures./ Tupac Plus riche que toi Liaison.Style de star Hollywood extrême M.Net Pimp.char La prochaine top modèle.Matche-moi L'Heure Rencontre Coup, foudre Présentation spéciale / MTV Video Awards 2007 Hogan.Pimp.char Le Pont Ciao Mtl La Caravane From Egypt.Magazine libanais .afromonde Parsvision Lui E Lei Foco Latino Teleritmo Téléjournal La Facture La Semaine verte Journal RDI .l'Histoire Une heure sur terre Téléjournal Enquête La Facture Téléjournal .l'Histoire Les Experts New York 911 Godiva's Miss Météo Voisins.Juste Cause Bones Dossiers classés .(15:50) PLAISIRS GLACÉS LES TORTUES NINJA FRACTURE (21:05) BORAT Jekyll Prime Suspect TEEN KNIGHT (6) avec Kristopher Lemche, Caterina Scorsone G-Spot Billable Hours Damages HIGH TENSION (5) (23:05) Moitié.Cinémission .Choux Lili Gens.terre Y paraît que Clubs de jazz de New York LE CAVALEUR (3) avec Jean Rochefort, Nicole Garcia Un monde de passions Flip that House Property Ladder Flip that Restaurant Flip that House Trading Spaces Moving up Flip that House SCOOBY-DOO À HOLLYWOOD.Dessins animés Johnny Test Kappa Mikey Billy & Mandy 6TEEN Blaise.blasé Les Simpson Punch South Park Clone High Les Simpson Les Décalés.Paroles et Musique .(17:55) Journal FR2 Technopolis / Villes du futur La fête de la chanson française / Johnny Hallyday, Patrick Bruel, Dany Brillant .(22:40) Le Journal La nuit au.Tu m'aimes-tu?Debbie rénove Décore ta vie Airoldi.Bye-bye maison! Des idées.On a échangé nos mères Super Nanny Dépendance maudite Le Lab Baromètre Parole et Vie Vert tendre Le Zarts / Le Zarts: studio Razzia Prenez garde.La Relève JPR Le 9,5 Ma 1re PDA Arshitechs.Baromètre Stan.stars Changement Smallville Wildfire La clique de Brighton Samantha Parents.Frank vs Girard Presserebelle.Degrassi, la nouvelle génération .c'est fait .chercheuse Bouche-trous Jobs de bras Monstres mécaniques Mélinda, entre deux mondes Dead Zone DRACULA 2000 (5) avec Gerard Butler, Christopher Plummer Golg PGA (15:00) Sports 30 Avant-match Hockey / Islanders - Canadiens Le débat des grands chefs .(22:15) Série Superbike AMA NBA XL Overtime Hockeycentral Saturday European Poker Tour UFC Fight Night Fulltiltpoker.net Sportsnet Connected .(14:00) 2008 Women's National Hockey Championship Tennis / The Net Jets Showdown: Pete Sampras - Roger Federer Sportscentre Stay.(16:00) Great Performances / James Taylor American Masters / Pete Seeger 556 \u2014 67 180 \u2014 201 137 \u2014 \u2014 \u2014 9 9 17 h00 17 h 30 18 h00 18 h 30 19h00 19h 30 20 h00 20 h 30 21h00 21h30 22h00 22h 30 23h00 23h 30 BEV VD VDO 17 h00 17 h 30 18 h00 18 h 30 19h00 19h 30 20 h00 20 h 30 21h00 21h30 22h00 22h 30 23h00 23h 30 BEV VD VDO CBC CTV-M GBL-Q ABC CBS NBC PBS-P PBS-B A & E ARTV BRAV CD CinéPOP DISC EV FC FOX HI HIST MMAX MP E! MTL RDI S+ SE SHOW TFO TLC TTF TV5 VIE VOX VRAK RDS SPN TSN SRC TVA TQS TQc 3536524A ARTS ET SPECTACLES DANSE ALINE APOSTOLSKA COLLABORATION SPÉCIALE Inside out: on pourrait résumer ainsi la démarche de Charmaine Leblanc dans cette nouvelle pièce, sorte de suite logique et parallèle à celle qu'elle avait créée en 2004 pour quatre danseuses.C'était alors une véritable gageure pour elle, la compositrice et musicienne, spécialiste de la voix et non du geste, mais une gageure qui lui a donné la piqûre et l'a encouragée à poursuivre sa démarche, cette fois avec des hommes.Un pari encore moins évident quand on sait que les hommes, justement, sont moins enclins à exposer leur intériorité, surtout s'il s'agit de le faire textuellement et sans même le couvert d'un rôle.Car dans Quarantaine 4 x 4, les interprètes n'interprètent qu'euxmêmes, mettant leurs émotions et réflexions à nu, eux plus habitués à se mettre tous nus plutôt qu'à se déshabiller l'âme: «Oui, ils se mettent complètement en risque! confirme Charmaine Leblanc.Ils exposent leur singularité, en parlant vraiment de ce qui les touche, de ce qui les inquiète et, surtout, de ce qu'ils aimeraient changer en eux et autour d'eux à ce stade de leur existence.Tous m'ont avoué qu'ils ont beaucoup aimé parler et se confier pour la scène, mais qu'ils ne l'auraient pas forcément fait dans l'intimité.» C'est peut-être donc un exutoire, mais de quoi?«J'ai eu l'idée de tourner de véritables entrevues avec chacun d'eux.J'avais préparé 150 questions et, au final, seules les réponses à 18 d'entre elles se trouvent dans le spectacle.En tout, j'ai tourné sept heures et demie de film dont j'ai gardé huit minutes pour chacun, soit 32 représentations picturales, images filmées et dialogues qui constituent autant de représentations de leur intériorité.» Une construction pour le moins minutieuse à laquelle s'ajoute une autre approche de la sensibilité de chacun d'eux.En effet, les ateliers de chant de Charmaine Leblanc sont connus et courus, autant en Amérique du Nord qu'en Europe.Elle ne s'est donc pas privée d'aller dans ce sens avec ces quatre danseurs, tout comme elle l'avait d'ailleurs fait avec les danseuses en 2004: «Chacun d'eux chante une chanson, dit-elle, accompagné sur scène par la guitariste Sylvie Paquette et la violoncelliste Anne- Marie Cassidy.Ils sont vraiment bons là-dedans, c'est une belle révélation.Certains ont voulu reprendre une chanson, ou l'écrire avec moi.Ken Roy a tenu à écrire les paroles lui-même avant d'écrire la mélodie avec moi.Cela ajoute une dimension très personnelle au spectacle.» Un spectacle qui demeure avant tout un spectacle de danse.Elle dont ce n'est pas le point fort, comment s'y est-elle prise ?«Ils sont de grands danseurs, de grands interprètes et même des chorégraphes, alors ils ont tous travaillé à partir d'improvisations autour des sujets abordés lors de l'entrevue.En définitive, le spectacle est un savant patchwork d'images filmées, de danse, de jeu théâtral, de chant, solos ou interactions entre eux quatre.Ça a quelque chose de très authentique, de très touchant.Je crois qu'on va découvrir ces grands interprètes sous un angle encore inconnu.» Et en guise de scoop, elle confie qu'un projet a déjà germé de faire une troisième Quarantaine qui, cette fois, unirait les gars et les filles.On a bien hâte! Quarantaine 4 x 4 de Charmaine Leblanc, du 18 au 22 mars, 20h, à la SAT.QUARANTAINE 4 X 4 Hommes vus de l'intérieur AGENDA FIFA 2008 ANTONIO GÁDES Noureev, prompt à critiquer tout le monde, l'adulait ; Picasso et Alberti le vénéraient, autant que Liza Minelli, Geraldine Chaplin et Carlos Saura, son compatriote cinéaste avec lequel il tourna trois films.Antonio Gádenas, né Ródenas, est bien le plus grand danseur de flamenco du dernier siècle.Antonio Gades, the ethic of dancing est fait d'extraits de films, de documents sonores, de rencontres avec ses nombreux partenaires, mais aussi de photos d'archives sur la famille, l'enfance et la jeunesse de l'enfant plein d'énergie sorti de sa misère grâce à sa passion pour la danse et son professeur Pilar Lopez, le tout sur fond de voix off de l'interprète.Certes assez classique et hagiographique, le film évoque aussi l'autre passion du grand danseur, tragédien et acteur, qui a donné des lettres de noblesse à l'art rustre et frustre du flamenco: la navigation de haute mer.«L'éthique de la danse représente la culture de notre pays et non pas sa prostitution.» Ce film retrace autant une épopée individuelle autant qu'une page d'histoire de la danse.\u2014 Aline Apostolska, collaboration spéciale AUJOURD'HUI, 16H, À LA PDA SPECTACLES C L A S S IQUE CHAPELLE HISTORIQUE DU BON.PASTEUR Ensemble instrumental.Mozart, Poulenc, Thuille : 20 h.ÉGLISE SAINTE.MADELEINE .Outremont) Ensemble vocal Vox Luminosa, Dir.Claudel Callender.Requiem et Cantique de Jean Racine (Fauré) : 19h30.REDPATH HALL .Université Mc Gill) Musica Camerata Montréal.Zarebski, Smetana, Kodaly : 20 h.SALLE CLAUDE.CHAMPAGNE .Université de Montréal) Orchestre symphonique des Jeunes de Montréal.Dir.Louis Lavigueur.Nicolas Duchamp, flûtiste, Caroline Chéhadé, violoniste.Grande Pâque russe et Schéhérazade (Rimsky-Korsakov), Concerto pour flûte (Reinecke) : 20 h.DA N S E TANGENTE Danser au-delà des frontières 2 : 19h30.VA R I É T É S CABARET DU CASINO DE MONTRÉAL Claude Dubois : 20h30.CASA DEL POPOLO Kolumkilli + Ste.Sophie + Burnt Hills Round Lake : 21 h.CENTRE D'ESSAI DE L'UNIvERSITÉ DE MONTRÉAL Soundtracks : 20 h.GESù .CENTRE DE CRÉATIvITÉ Marc Boilard : 20 h.L'ÉTOILE QUARTIER DIx30 RIvE SUD Marie-Hélène Thibert : 20 h.LION D'OR Les Zeffeuilleuses : 20 h.MÉTROPOLIS Daniel Bélanger : 20 h, STUDIO.THÉâTRE .Place des Arts) Joce : 20 h.SALLE wILfRID.PELLETIER .Place des Arts) Mario Pelchat : 20 h.THÉâTRE SAINT.DENIS Jean-Thomas Jobin : salle 2 : 20 h.On dit les hommes peu enclins à l'introspection et à la confidence, et les danseurs peu habiles à parler d'eux-mêmes.Dans sa nouvelle pièce, Charmaine Leblanc dément ces préjugés en dévoilant quatre hommes, et pas n'importe lesquels : Marc Béland, Benoît Lachambre, Ken Roy et Marc Daigle.Quatre danseurs dans leur quarantaine épanouie.PHOTO NICOLAS RUEL, COLLABORATION SPÉCIALE Le spectacle Quarantaine 4 x 4 est un savant patchwork d'images filmées, de danse, de jeu théâtral, de chant, solos ou interactions entre les quatre hommes sur scène.« Je crois qu'on va découvrir ces grands interprètes sous un angle encore inconnu.» ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE IISABELLE MASSÉ «Mon Dieu, je parle donc ben fort! Je prrrojette ma voix.C'est mon grrrand retour au théâtre!» L'été dernier, Hélène Bourgeois Leclerc tournait en rond dans son salon, une idée fixe dans la tête: remonter sur les planches.Mais comment le téléphone peut-il sonner quand tout le monde nous croit trop occupée à la télé et seulement intéressée à jouer pour les caméras ?Un après-midi, après avoir passé une semaine à se torturer, la comédienne craque et passe des coups de fil à des metteurs en scène.Le même jour, une proposition inattendue arrive à ses oreilles! «Daniel Roussel, que je n'avais pas appelé, m'a proposé un job au théâtre !» lance la comédienne.De quoi faire s'envoler le malaise de la fille qui quête un emploi.«Deux metteurs en scène, à qui j'avais laissé des messages, m'ont aussi téléphoné quelques jours plus tard : on prend bonne note de ton intérêt.J'étais contente, mais ça faisait tellement : Don't call us, we'll call you!» La salle de répétition où se déroule l'entrevue n'a rien de chaleureux, mais à l'arrivée d'Hélène Bourgeois Leclerc, les murs prennent des couleurs.La comédienne a une telle façon de s'annoncer, de raconter des anecdotes et de répondre aux questions, le sourire constant imprimé sur le visage.«Je suis une fan finie de Céline et je l'assume», lance-t-elle devant la lentille du photographe, après avoir annoncé qu'elle vient de croiser Claudette Dion sur un plateau de télévision.La série Les Bougon est chose du passé, mais Hélène Bourgeois Leclerc a encore trouvé le moyen de décontracter le public ! Cette fois, dans la peau de Lucie, un des six personnages de la pièce Construction (de Pier-Luc Lasalle), présentée au Théâtre du Rideau Vert, à compter du 25 mars.Lucie est une femme obsessive qui veut être parfaite et qui gère mal l'imprévu.Avec son chum, elle vit dans une maison de banlieue nouvellement acquise avec gazon irréprochablement vert et cinéma maison de luxe.Dans Construction, Lucie saute à pieds joints dans des conversations vides de sens, mais qui en dévoilent beaucoup sur son entourage.«Construct ion est une comédie, mais qui a quelque chose de grinçant, raconte l'actrice.C'est une comédie de malaises et de mal-être.Il y a une petite touche Claude Meunier dans cette pièce.» Lucie a, par ailleurs, quelque chose de la Josée qu'Hélène Bourgeois Leclerc incarne depuis cinq ans dans Annie et ses hommes (à TVA).«Mon défi, c'est de m'éloigner de Josée, mais c'est dur.Il y a des similitudes dans la volonté d'être parfaite, mais ce sont deux personnes différentes.Lucie est une femme et Josée, une femmeenfant.En répétition, je me sens parfois glisser vers Josée.C'est comme si je rejouais une pute (Dolorès Bougon) et que je combattais pour ne pas mâcher de la gomme ! » Après la rupture Ainsi , c 'est par la grande porte de la comédie qu'Hélène Bourgeois Leclerc remet les pieds sur scène.Un genre qui lui sied bien.«Je suis très confortable dans la comédie, mais dans le drame aussi.À l'école de théâtre (à Sainte-Thérèse), on me disait que j'allais avoir une carrière de tragédienne.Finalement, on m'engage davantage pour mon côté comique.Quoique j'ai joué dans Aurore.» La comédienne dit avoir quelque chose de Lucie, même si c'est une fille too much.«On peut tous faire un lien avec cette hôtesse parfaite, pense Hélène Bourgeois Leclerc.J'en connais des filles qui se fendent en quatre pour repasser leur nappe de salle à manger.Il y a des ressemblances entre Lucie et moi.On ne va pas puiser toute l'inspiration chez les autres! Mais je ne repasse pas mes nappes ! J'aime que ce soit super quand je reçois, mais je ne suis pas une hôtesse freak.Je ne saigne pas du nez quand il me manque des serviettes de table!» Probablement, car Hélène Bourgeois Leclerc a le «bonheur facile ».Pendant l'entrevue, on n'a pas l'impression d'avoir en face de soi une fille qui s'est séparée, il y a six mois, d'un chanteur qui a combattu un cancer.Une fille qui a vécu publiquement pendant un an et demi la chute, puis l'espoir de guérison d'un amoureux.«Avec le métier que je fais, j'ai le luxe de recevoir l'amour gratis du monde, dit la comédienne.Pendant un an et demi, quand c'était affreux à la maison, une chance que j'avais mon travail ! Une chance qu'on m'abordait pour m'encourager quand j'allais chez Jean Coutu.Dans les moments difficiles, que ce soit à cause d'une rupture, de la maladie ou de la perte d'un être cher, la générosité du public est un vrai baume.» Cette relation amoureuse étant terminée, Hélène Bourgeois Leclerc apprend désormais à se réapproprier son intimité.«C'est très plate de parler aujourd'hui de rupture, mais Richard (Petit) et moi avons ouvert une porte.On ne pouvait donc pas la refermer quand ça s'est fini.C'est toutefois ce que j'essaie de faire maintenant.» Désormais, elle se promet de parler d'abord de son travail.Les petits changements opérés dans sa vie l'aideront peut-être à y arriver.Mademoiselle a récemment emménagé dans le Plateau.Son nouveau logement lui permet de se rendre à pied au théâtre où elle réapprend à jouer sur scène.Réapprend à «prrrojeter» chaque réplique de son texte.«C'est un travail très difficile, de longue haleine, constate-t-elle.En télé et en cinéma, on travaille scène par scène, dans le désordre.On développe notre personnage de façon ponctuelle.Alors qu'au théâtre, on a deux mois de répétition et notre personnage évolue pendant 90 minutes.C'est unmarathon! Je me donne.Quand on a commencé à répéter, j'avais le vertige.Je cherchais les caméras.C'est vraiment une autre façon de travailler.» Se dévêtir ou pas Ce nouveau rôle au théâtre, cinq ans après celui d'Anne dans Les noces de tôle (chez Duceppe), a fait redécouvrir à Hélène Bourgeois Leclerc une pudeur qu'elle n'a que sur les planches.Même après avoir participé pendant trois ans à des parties de jambes en l'air dans Les Bougon.Dans Construction, Lucie lève son chandail pour qu'on lui dise que ses seins sont beaux.On ne verra toutefois pas ceux de son interprète sur scène.«Je ne suis pas à l'aise avec la nudité sur scène quand ça vient de quelqu'un de connu.Je ne veux pas qu'on vienne au Rideau Vert voir les seins d'Hélène Bourgeois Leclerc.Je n'ai pas envie d'avoir à assumer ça.Moi-même, comme spectatrice, quand ça arrive, je vois tout à coup la personne et non le personnage nu sur scène et ça me fait décrocher.» La comédienne admet cependant s'être retrouvée plus d'une fois dans de drôles de positions dans la chambre de Dolorès Bougon, devant deux millions de téléspectateurs! Elle rit en repensant à certaines répliques de sa populaire prostituée.«Elle en a dit et fait des choses, Dolorès ! Dans une scène, alors qu'elle est enceinte et qu'un client sort de sa chambre, elle lance à sa mère : À l'avenir, je vais juste me faire sodomir par respect pour le fiétus.C'est épouvantable ! Cela dit, c'est arrivé que je fasse modifier des textes de Dolorès, pas par censure ni pudeur, mais parce que c'était juste grossier et vulgaire.» À 33 an s, l' a c t r i c e qui a grandi à Aylmer, dans l'Outaouais, a déjà plusieurs rôles marquants à sa fiche: Dolorès, Josée, la marâtre d'Aurore.Il y aura bientôt Nathalie dans Le grand départ, premier long métrage de Claude Meunier, dans lequel elle incarne la nouvelle flamme d'un homme d'âge mûr.Une autre jeune femme.«Récemment, je me suis fait offrir un rôle de mère d'adolescents dans la fin trentaine, raconte-t-elle.J'ai fait le saut.C'était la première fois qu'on me proposait un personnage plus vieux que moi.Laissez-moi le temps de vivre ma trentaine!» Une trentaine de fille heureuse et non parfaite ! Construction, au Théâtre du Rideau Vert, du 25 mars au 19 avril.La fille presque parfaite PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE «Quand on a commencé à répéter, j'avais le vertige.Je cherchais les caméras.C'est vraiment une autre façon de travailler», explique Hélène Bourgeois Leclerc qui, à son grand bonheur, renoue avec le théâtre.ENTREVUE HÉLÈNE BOURGEOIS LECLERC Dans une autre vie, Hélène Bourgeois Leclerc jouait les putes à la télé et les marâtres au cinéma.Pour son retour sur les planches, après cinq ans d'absence et de longs mois passés auprès d'un conjoint malade, elle se présente au public dans la peau d'une fille qui veut atteindre la perfection.Dans tout.Discussion sur sa métamorphose.« Pendant un an et demi, quand c'était affreux à la maison, une chance que j'avais mon travail ! Une chance qu'on m'abordait pour m'encourager quand j'allais chez Jean Coutu.Dans les moments difficiles, la générosité du public est un vrai baume.» "]
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