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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
P. Plus: lectures
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2008-03-16, Collections de BAnQ.

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[" 3548226A PLUS LECTURES GRANDS REPORTAGES, ANALYSES, LIVRES ENTREVUE LE «RETOUR À LA TERRE» DE MONIQUE PROULX PAGE 6 SI LA TENDANCE SE MAINTIENT.RIMA ELKOURI EN TÊTE-À-TÊTE AVEC LE DÉMOGRAPHE MARC TERMOTE PAGE 5 La crise forestière a laissé les municipalités dévitalisées en plein désarroi.Les offres d'emplois sont devenues plus rares.Les arguments pour freiner l'exode de la population se sont amincis.Certains comptent sur l'implantation d'éoliennes pour relancer l'économie.D'autres espèrent beaucoup du plan promis par le gouvernement Charest.Mais tous refusent d'abdiquer et invoquent l'importance d'occuper le territoire québécois.UN REPORTAGE DE SÉBASTIEN RODRIGUE ET DE MARTIN TREMBLAY Deuxième et dernier volet de notre dossier sur les «Villages aux abois», à lire en pages 2 et 3 Abdiquer?Pas question SÉRIE VILLAGES AUX ABOIS Vue de l'intérieur de la dernière scierie d'Albertville, qui a fermé ses portes à l'automne 2006.PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE SÉRIE VILLAGES AUXABOIS Àforce de jongler avec les problèmes, on risque de passer à côté des solutions.Mais si certains villages dévitalisés tombent dans ce panneau, d'autres rivalisent d'imagination dans le but d'assurer leur survie à long terme.Nos envoyés spéciaux ont vu des deux.Petit village cherche second souffle UN REPORTAGE DE SÉBASTIEN RODRIGUE ET DE MARTIN TREMBLAY L e maire de Longue-Rive, Mario Tremblay, en a ras le bol des mauvaises nouvelles.Le village de 1320 habitants a perdu 80 emplois en cinq ans.Et un important projet de 60 emplois est tombé à l'eau en septembre dernier.Les risques de catastrophes naturelles compliquent aussi la construction dans la municipalité située entre Forestville et Les Escoumins.Longue-Rive fait partie des quelque 175 municipalités dévitalisées de la province.Le village montre le pire indice de développement de la Haute-Côte-Nord, selon le ministère des Affaires municipales.«Quand tu dis que tu veux attirer du monde icitte, mais que t'es pris avec des contraintes de même, il reste que t'es limité dans ton développement », se désole le maire Tremblay.Ce dernier aimerait voir les gouvernements investir davantage pour relancer l'économie locale.«Plusieurs projets pourraient voir le jour si on débloquait de l'argent, si les dossiers étaient analysés rapidement et si on arrêtait de s'enfarger dans les fleurs du tapis », plaide-t-il.Albertville, dans le Bas-Saint-Laurent, a vu sa dernière scierie fermer ses portes l'an dernier.De l'aveu du maire Martin Landry, il s'agissait probablement de la dernière industrie du village de 319 âmes.Le maire compte maintenant sur de petits projets touristiques et l'agriculture pour garder le village en vie.«Il ne faut pas se le cacher, on n'a pas les ressources ni de grandes possibilités pour attirer les grands investisseurs ici », reconnaît-il.Albertville réussit à maintenir ouverte une coopérative regroupant au même endroit un dépanneur, une station service et un restaurant.Le reste du village se résume à une école et à quelques dizaines de maisons toutes situées à un carrefour routier.Martin Landry estime qu'il faut attirer des entreprises dans les grands centres régionaux comme Amqui, et espérer que des personnes s'installent dans les villages des environs.«Il faut arrêter l'esprit de clocher.Si un investisseur arrive et si plusieurs municipalités se déchirent pour l'avoir, on se tire dans le pied », dit-il.L'eldorado éolien Les nouveaux chômeurs de l'industrie forestière s'interrogent eux aussi sur l'avenir.Sylvain Tremblay, 50 ans, se demande s'il doit retourner à l'école ou s'exiler pour trouver du travail dans l'industrie minière.«J'ai passé ma vie ici, à Causapscal.Recommencer à zéro ailleurs à mon âge, c'est pas facile.Il y a des jeunes qui ont de la difficulté à se replacer, imagine moi», dit l'ex-employé de la scierie de Lac-au- Saumon, dans la Matapédia.Une vallée excentrée où l'énergie éol ienne apparaît, pour plusieurs, comme une solution pour relancer l'économie.Au moins deux projets communautaires visent à générer des revenus pour subventionner, entre autres, de nouvelles entreprises.«On est une des régions les plus pauvres, faut pas se le cacher, la seule façon de faire quelque chose c'est avec des capitaux», estime Gilbert Otis, fondateur du projet Un village, une éolienne.PHOTO MARTIN TREMBLAY.LA PRESSE Bertha Gallant est née dans le petit village de Sainte-Marguerite, situé à une dizaine de kilomètres de Causapscal.La municipalité compte aujourd'hui 222 habitants, alors que la population a dépassé 1000 personnes dans les années 40.< À 50 ans, Sylvain Tremblay a perdu son emploi à la scierie Bois-Saumon.Il se demande aujourd'hui s'il devra s'exiler de Causapscal pour trouver du travail.PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE SÉRIE VILLAGES AUXABOIS À Saint-Noël, M.Otis pilote l'installation de deux éoliennes d'un mégawatt chacune.Après sept ans, elles pourraient rapporter jusqu'à 300 000$ par année.Un autre projet parrainé par plusieurs municipalités de la MRC de la Matapédia pourrait entraîner des retombées allant jusqu'à trois millions par année.«Ça ne règle pas le problème de la dévitalisation demain matin, mais ça redonne aux communautés locales un outil pour mieux travailler », indique le directeur général de la MRC de la Matapédia, Jean-Pierre Morneau.Hydro-Québec doit toutefois accepter ces projets en compétition avant plusieurs autres soumissions dans la région.Occuper le territoire En attendant, les élus des petites villes cherchent de nouveaux revenus.Québec a récemment décidé de financer à 95% des projets d'infrastructures comme une usine d'épuration des eaux usées.La récente reprise des ponts par le ministère des Transports a aussi soulagé bien des villages.Le dernier budget provincial contenait aussi une aide de 50 millions pour les MRC économiquement éprouvées.La Fédération québécoise des municipalités a toutefois qualifié cette aide de «timide».Le maire de Portneuf-sur-Mer, Jean- Marie Delauney, propose de cesser d'imposer aux petites municipalités des politiques identiques à celles des grands centres.«On ne peut pas avoir rien que de l'argent, on voudrait que le gouvernement trouve un système qui marche pour les petites municipalités, qu'il arrête le mur à mur », explique-t-il.Des exigences moins sévères allégeraient les finances de ces petites municipalités.Par exemple, Portneuf-sur- Mer doit prochainement abandonner son lieu d'enfouissement à ciel ouvert pour un site d'enfouissement technique.Les déchets s'en iront à Baie-Comeau et le coût de la collecte risque de tripler, craint le maire.«Depuis 10 ans, on est 400 de moins pour payer les services.On ne veut pas fermer le village, mais il faut trouver des solutions pour que le monde puisse vivre convenablement», dit-il.Les habitants des municipalités dévitalisées sont irrités chaque fois que quelqu'un prône la fermeture des villages.«Cette personne-là dans son bureau à Montréal où l'électricité dépend de Manic 5, si on lui coupait les vivres quelques jours à -30º C, je ne sais pas ce qu'elle dirait », fulmine le maire de Longue-Rive.Les habitants de ces microscopiques villages défendent tous le principe de l'occupation du territoire, comme Sylvain Carrier, conseiller municipal de Sainte- Marguerite.«Je comprends le gros centre qui veut fermer le petit parce que ça coûte trop cher, mais pour aller bûcher là, il faut un chemin et il faut l'entretenir quand même», fait-il valoir.< Aux prises avec une pénurie de curés, la paroisse d'Amqui et des environs a accueilli un prêtre colombien, Luis Guillermo Sanchez, pour officier dans six municipalités.PHOTO MARTIN TREMBLAY «Cette personne-là dans son bureau à Montréal où l'électricité dépend de Manic 5, si on lui coupait les vivres quelques jours à -30º C, je ne sais pas ce qu'elle dirait.» Revenu moyen par ménage Variation de la population 1996-2001 Taux d'emploi Taux de scolarité de 9 ans Part des ménages à faibles revenus Taux de chômage Municipalités dévitalisées 30 000 $ -4% 37 % 35% 21% 24% Municipalités non dévitalisées 45 000 $ 0,3 % 57 % 21 % 12 % 9% Source Fédération québécoise des municipalités LES CHIFFRES PHOTOS MARTIN TREMBLAY.LA PRESSE La dernière scierie d'Albertville a fermé ses portes à l'automne 2006.Le bâtiment est aujourd'hui inoccupé et personne n'espère une relance.L'église de Sainte-Marguerite a été démolie faute de fonds pour la rénover.Le bâtiment a laissé place à un parc avec une statue de la Vierge. PLUS DESOH! ET DES BAH! La chronique ironique qui voit et entend tout\u2026 à sa façon DES CHIFFRES QUI PARLENT Envoyez-nous vos commentaires et suggestions à ohetbah@lapresse.ca Avec l'AFP, Associated Press, Reuters, BBC et Libération.210 Le poids en kilos d'un mafieux qui a été libéré de prison en raison de son poids.La justice italienne a jugé qu'aucune cellule de prison n'est en mesure d'assurer sa dignité humaine.PHOTODE LA SEMAINE PHOTO SHANNON STAPLETON, REUTERS La mine renfrognée, le gouverneur démocrate de l'État de New York, Eliot Spitzer, a dû faire son mea-culpa après qu'il fut révélé qu'il était un client régulier d'une agence d'escortes.Marié (sa femme, Silda Wall Spitzer, était à ses côtés lors du point de presse, lundi) et père de trois enfants, le politicien a été forcé de démissionner en raison de ce scandale.GÉRALD LEBLANC Ils sont à peu près du même âge, 47 ans pour Facal et 51 pour Pratte, habitent tous deux en banlieue avec leur femme, leurs deux enfants et leur chien, le golden retriever Hugo pour l'un, l'airedale Solo pour l'autre.Ils figurent parmi les 12 apôtres qui ont proclamé, en 2005, le manifeste Pour un Québec lucide.Bref, ils se ressemblent beaucoup, les deux correspondants qui viennent de publier les 20 lettres échangées de juin à décembre 2007.Un point les sépare cependant, et pas le moindre.André Pratte, éditorialiste en chef de La Presse, est fédéraliste, tout autant que Joseph Facal, ancien ministre péquiste, est souverainiste.Québec-province ou Québecpays?Les deux camps fourbissent leurs arguments depuis 50 ans sans jamais vraiment échanger.S'appréciant l'un l'autre, Facal et Pratte ont pensé qu'il leur serait possible de s'écrire ce qu'ils ne pouvaient se dire de vive voix.Au fil de ces six mois de correspondance, ils font le tour des questions soulevées autour du débat national, expliquant leur choix de belle façon et avec de fort bons arguments.Facal est plus bavard ( j'ai compté une phrase de 127 mots à la page 74), mais aussi plus émotif et plus passionné que Pratte.Question de tempérament peut-être et de métier sans doute, mais aussi de l'idéologie de chacun, les universitaires n'ont pas la contrainte des journalistes de garder les phrases courtes.Pratte parle de la réalité avec l'avantage de pouvoir préciser, par exemple, que le Québec figurerait au 22e rang pour le niveau de vie s'il était un pays, mais avec le désavantage d'avoir à défendre les mauvais coups et les refus du reste du Canada.Facal peut faire rêver de lendemains qui chantent, mais il en arrache quand on le force à préciser ce que sera cet avenir enchanteur.Leur livre s'intitule justement Lettres sur l'avenir du Québec, avec en surtitre Qui a raison ?.Ils marquent chacun de bons coups.Pratte demande à Facal qui il blâmera quand Ottawa ne sera plus là?Facal demande à Pratte d'arrêter de prendre l'attachement des Québécois au Canada - ils furent les premiers à se nommer Canadiens - pour une profession de foi dans le système fédéral.Mais finalement, qui a raison?L'un et l'autre, car leurs a rguments respec t i fs sont convaincants.Si l'on s'estime fédéral iste ou souverainiste après les 200 pages du livre, c'est qu'on l'était probablement avant leur lecture.Le professeur exprime très bien le rôle du coeur dans le choix de l'une ou l'autre option.«Tu as raison de dire qu'on a beau aligner tous nos arguments de la manière qui nous semble la plus rationnelle et la plus convaincante possible, il y a, au bout du compte, dans la décision de s'engager politiquement en faveur de telle ou telle option, un saut à faire qui relève de la foi, du coup de coeur, ou, en tout cas, d'un je-nesais- quoi qui échappe à la sphère de la logique.» (Une autre phrase de 75 mots, mais fort bien construite et facile à lire.) Pourquoi alors avoir écrit ces lettres et les avoir publiées ?«Nous avons confirmé au fil de ces pages notre intuition voulant qu'il est possible de s'approcher du fond des choses sur cette question, sensible entre toutes, sans recourir à l'insulte ou à la démagogie » répondent-ils en post-scriptum.Qui a raison?Lettres sur l'avenir du Québec Joseph Facal et André Pratte, Boréal, 220 pages.ESSAIS Les échanges épistolaires Facal-Pratte PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE Joseph Facal et André Pratte se ressemblent à bien des égards, mais un point les sépare, et pas le moindre.André Pratte, éditorialiste en chef de La Presse, est fédéraliste, tout autant que Joseph Facal, ancienministre péquiste, est souverainiste.«Nous avons confirmé au fil de ces pages notre intuition voulant qu'il est possible de s'approcher du fond des choses sur cette question, sensible entre toutes, sans recourir à l'insulte ou à la démagogie.» 80000$ La somme que l'ex-gouverneur de l'État de New York Eliot Spitzer a dépensée en services spéciaux de l'Empire Club, réseau de prostitution de luxe.ICI ET AILLEURS ÉTATS-UNIS La vie en rose Joy Douglas, une résidante de Boulder, au Colorado, n'hésite pas à afficher ses convictions.Depuis quatre ans, elle teint son caniche en rose, pour sensibiliser l'opinion publique au problème de cancer du sein.Insensible à son militantisme, l'administration municipale, qui interdit de teindre les animaux de compagnie, lui a infligé une amende de 1000$.Mme Douglas a l'intention de protester contre cette punition qui prive Cici - c'est le nom du chien - de ses libertés civiques.ITALIE La vie en toge Selon la Cour suprême italienne, une femme qui porte un jeans ne peut pas se faire violer.Le tribunal a renversé une condamnation de viol parce que, selon lui, il est impossible de retirer un jeans à une personne qui n'y a pas consenti.De là à dire que celles qui ne portent pas de pantalon invitent carrément au viol, il n'y a qu'un pas que les juges italiens n'ont pas franchi - mais c'est tout comme.ILS, ELLES oNTDIT Excédé «Il a continué à réciter ses psaumes et sa bouche a été scotchée.» Le porte-parole de l'Agence américaine de renseignement de la Défense, essayant d'expliquer pourquoi un détenu de Guantanamo a été bâillonné durant un interrogatoire.Oui, mais comment alors pouvait-il faire ses aveux ?Motus et bouche cousue\u2026 Focusée «Moi, j'en ai fait quatre, mais l'idéal c'est d'en faire au moins deux (.).Alors si on peut mettre un focus là-dessus.» Linda Lapointe, députée de Groulx, dans une envolée nataliste cette semaine.Déplacée «Si Obama était un homme blanc, il ne serait pas là où il est maintenant (.) et s'il était une femme, il ne serait pas là où il est, il se trouve qu'il a beaucoup de chance d'être qui il est .» L'ex-conseillère d'Hillary Clinton, Geraldine Ferraro - qui s'est avancée sur un terrain pour le moins glissant, avant de remettre sa démission.EN HAUSSE, EN BAISSE ASHLEY ALExANDRA DUPRE Elle aspire à une carrière de chanteuse, elle pourra maintenant monnayer ses apparitions publiques au sujet de son client Eliot Spitzer, ex-gouverneur de l'État de New York.STÉPHANE LE BoUYoNNEC Le président de la Commission politique de l'ADQ, pour sa phrase «aujourd'hui, on importe du chômage ».Il parlait des immigrants francophones - qui, soit dit en passant, sont généralement bardés de diplômes.PHOTO AP PHOTO AP PLUS CYBERPRESSE Voyez les dessins parus, jour après jour, dans La Presse, Le Soleil, Le Droit, La Tribune et Le Nouvelliste, sur www.cyberpresse.ca CARICATURESDE LA SEMAINE La Presse publie chaque semaine une sélection des dessins des caricaturistes de nos partenaires du réseau Gesca.LE NOUVELLISTE LE SOLEIL LA TRIBUNE Depuis la publ ication controversée de sa plus récente étude sur le déclin du français au Québec, Marc Termote a été assailli par les médias.«On voulait absolument que je fasse mon petit numéro à Tout le monde en parle », dit, l'air embêté, le démographe en complet-cravate que je rencontre dans un café du Vieux-Montréal.Et vous avez dit non?«Je comprends que j'ai dit non! Ce n'est pas l'endroit pour discuter sérieusement », dit le professeur, à l'esprit on ne peut plus cartésien.Dans son étude publiée avec presque deux ans de retard par l'Office québécois de la langue française dans des circonstances qui restent nébuleuses, Marc Termote dit que, si la tendance se maintient, les francophones de l'île de Montréal sont condamnés au déclin.La sous-fécondité, l'étalement urbain et l'immigration sont les trois phénomènes qui contribuent inévitablement à la réduction de leur poids démographique.Qu'y a-t-il de neuf làdedans?Fondamentalement rien, admet lui-même M.Termote, en précisant que le démographe ne peut pas avoir «d'états d'âme», mais simplement faire des prévisions en tenant compte des chiffres disponibles.Ce que dit tout de même le démographe qu'il ne disait pas auparavant, c'est que le déclin touche pour la première fois la grande région métropolitaine.«Avant, les francophones quittaient l'île pour la banlieue et ça s'égalisait.Maintenant, le déclin se manifeste aussi en dehors de l'île.» Au-delà de tout ce que cette étude dit, il y a bien sûr aussi tout ce que l'on a voulu lui faire dire.Cette semaine, Mario Dumont, citant à tort et à travers Marc Termote, a une fois de plus réclamé que Québec revienne sur sa décision de faire passer le nombre d'immigrants à 55 000.Une proposition sans fondement, observe le démographe.«M.Dumont prétend qu'en ramenant le chiffre d'immigration à 45 000, ça va résoudre le problème.Ça ne va rien résoudre! Ce ne sont pas 10 000 immigrants de plus ou de moins qui vont changer quoi que ce soit.» En fait, ce que répète M.Termote depuis 20 ans, c'est que les comportements linguistiques des individus pèsent peu dans la balance démographique.Ils ne peuvent modifier fondamentalement les tendances lourdes.Est-ce à dire que même si tous les allophones adoptaient à long terme le français, ce ne serait pas suffisant pour stopper le déclin?Non, ce ne serait pas suffisant.«Parce que c'est à long terme, justement.Ça prend du temps.Il est là, le problème.» Car pendant tout ce temps, le Québec continue de vivre avec un énorme déficit de naissance chez les francophones, il continue de recevoir une proportion importante d'immigrants non francophones et l'étalement urbain se poursuit.Ainsi, peu importe le scénario, la proportion de francophones dans l'île de Montréal ne peut que diminuer.Et comme l'attrait qu'exerce une langue dépend de l'environnement linguistique, M.Termote se demande si la force d'attraction du français à long terme restera suffisante.«Est-ce qu'on peut imaginer une société schizophrène où les gens seraient très minimalement francophones à la maison, mais continueraient majoritairement si c'est possible à fonctionner en français?» Pour des raisons pratico-pratiques, l'étude de M.Termote définit comme «francophones» ceux qui déclarent le français comme langue d'usage à la maison.N'estce pas trompeur dans la mesure où l'on sait que, dans les foyers immigrants, on peut parler plusieurs langues, incluant le français, et qu'un «allophone» peut très bien dans les faits être aussi un francophone?Même s'il convient que l'indicateur n'est pas parfait, M.Termote ne croit pas qu'il soit trompeur pour autant.«Il ne faut pas oublier que la langue d'usage à la maison, c'est la langue maternelle des enfants.Si vous faites des prévisions à long terme, il faut prévoir quelle sera la langue des enfants qui s'en viennent.- Mais comme ces enfants, en vertu de la loi 101, sont obligés d'aller à l'école en français.-Est-ce que vous pensez que c'est l'école qui détermine la langue ou la famille?-L'école a un grand rôle à jouer.Les enfants y passent plus de temps qu'à la maison.-Je pense quand même que la langue qu'onparle à lamaison est importante.Fondamentalement, on devrait se foutre de la langue parlée à la maison.Dans une société normale, cela n'a pas de sens d'être obsédé par la langue d'usage à la maison.Puisque dans une société normale, la langue officielle de la majorité n'est pas remise en cause par suite de l'évolution démographique de la société.» Mais le Québec, on l'aura compris, n'est pas une société normale.«C'est la seule société où l'évolution linguistique met en danger la langue officielle de la population», dit M.Termote.Ailleurs, la «loi du sol» rend incontournable la langue officielle de la majorité.«Si vous habitez à Edmonton, vous allez devoir fonctionner en anglais.Si vous allez en Flandre, vous allez devoir fonctionner en néerlandais.» S i M.Termo t e , qui es t d'origine belge, mentionne la Flandre, ce n'est pas un hasard.Lui qui a cofondé le département de démographie de l'Université de Louvain est arrivé au Québec au début des années 70, comme professeur invité de l'Institut national de la recherche scientifique.Il dit alors avoir eu un coup de foudre pour le Québec.Un coup de foudre qui a coïncidé avec un désir de rupture avec son pays natal.«Au moment où je quittais la Belgique, on introduisait la loi du sol.Et on disait: en Flandre, tout est flamand.En Wallonie, tout est français.Résultat : l'Université de Louvain, qui était en pays flamand, a été scindée en deux.Moi, j'étais dans la section francophone de l'université.On nous a mis le coup de pied au cul.» À l'époque, Marc Termote était scandalisé.Il voyait là un élément de répulsion.«Ça me révoltait.Maintenant, je commence à comprendre les Flamands, avec leur langue minoritaire.C'était la seule façon de tenir le coup contre le français en Belgique.» Que faire pour renverser la tendance au Québec ?Favor iser la fécondité ?«Vous allez faire quoi ?Donner des bébé-bonus uniquement aux mères francophones?» demande, avec une pointe d'ironie, le démographe qui voit d'un mauvais oeil les politiques pro-natalistes.Contrer l'étalement urbain ?Pas évident.«On ne peut pas dire aux gens de rester en ville s'ils ont envie d'aller s'établir en banlieue.» Miser sur une immigration encore plus francophone?Il semble que ce soit l'une des seules avenues valables.«Cela résoudrait un gros morceau du problème », dit le démographe.Car il s'agit d'un des seuls leviers sur lequel on peut vraiment agir.Si la tendance se maintient.Auteur de la célèbre étude «cachée» par l'Office québécois de la langue française, le démographe Marc Termote estime que si la tendance se maintient, l'avenir du français à Montréal est menacé.On connaît la chanson.Mais que faire pour changer de disque?RIMA ELKOURI TÊTE-À-TÊTE Ce que répète Marc Termote depuis 20 ans, c'est que les comportements linguistiques des individus pèsent peu dans la balance démographique.Ils ne peuvent modifier fondamentalement les tendances lourdes.PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE La sous-fécondité, l'étalement urbain et l'immigration sont les trois phénomènes qui contribuent à la réduction du poids démographique des francophones dans l'île de Montréal, affirme le démographe Marc Termote.Mais au-delà de tout ce que dit son étude, publiée avec presque deux ans de retard par l'Office québécois de la langue française dans des circonstances nébuleuses, il y a aussi tout ce que l'on a voulu lui faire dire. l'indispensable pour bien commencer votre saison de golf en k iosque dès ma int enant Les consei Ls de : Jean-louis lamarre, debbie savoy morel, russell miller Et Jérôme blais, joueur par excellence de l'AGP en 2007.circuits PGA, lPGA, d Es ch Am Pions : échos et statistiques pour s'abonner en ligne www.editionsgesca.ca cliquez sur publications - agp Àtousles Abonnés obtenez10 % de rabais cyberpresse.ca/privileges Club Privilèges PLUS LECTURES MARIE-ANDRÉE AMIOT La grande question: les amateurs de Tint in doivent-i ls se sentir obligés d'ajouter à leur collection les dizaines de titres présentés par les maisons d'édition chaque année ?Évidemment, non.À moins d 'ê t r e un v ra i mordu .E t encore.Chaque année, les maisons d'édition n'en finissent plus de présenter des livres sur le plus célèbre des reporters.Les Éditions Moulinsart évidemment, mais d'autres s'y sont mis aussi.Des livres de jeux pour les très jeunes aux thèses savantes (et ennuyeuses) qui psychanalysent le Tintin profond (est-il schizo ou pas ?), en passant par un livre complet de 285 pages sur la relecture des Bijoux de la Castafiore.Ouille.Sans compter la réédition des albums en format mini ou les ouvrages qui retournent Tintin et ses compagnons dans tous les sens encore inexplorés (inexploités ?).Cer t a i ns t i t re s mér it ent qu'on s'y a t t a rde .Comme celui-ci, Hergé, lignes de vie, biographie.Parmi les 150 livres consacrés à Hergé, une énième biographie, signée Phi l ippe Goddin.L'hergéologue, qui a bien connu Georges Remi dit Hergé, a travaillé aux archives pendant une trentaine d'années.Pour célébrer le centenaire de la naissance d'Hergé, les Éditions Moulinsart lui ont commandé cet ouvrage.Le résultat est une longue et complexe ligne de vie où on suit l'homme.Le résultat est presque meilleur que LA biographie de Pierre Assouline.Goddin, un spéc ia l i ste de l'histoire de la bande dessinée, connaissait bien le dessinateur et son oeuvre.Avec photos , anecdotes et autres documents inédits, ses 1003 pages, soigneusement emballées dans un boîtier, se laissent lire toute seules.Incontournable pour ceux qui adorent.Sinon, si on aime raisonnablement, on se rabat sur Tintin et cie.Un album coloré et amusant où chacun des personnages significatifs de la grande famille est décrit.De Milou à la Casta fiore, d'A lcazar à Rastapopoulos, on en apprend un peu plus sur les bons et les méchants, sur les influences qui ont permis à Hergé de leur donner vie.À ajouter à la collection assurément.Hergé, lignes de vie, biographie Philippe Goddin, Éditions Moulinsart, 49,95$ Tintin et Cie Michael Farr, Éditions Moulinsart, 29,95$ Les aventures de Tintin au Hergéland Après Le coeur est un muscle involontaire, Monique Proulx délaisse les grandes villes pour s'enfoncer au coeur de la forêt laurentienne.Dans un roman à la beauté sauvage qui célèbre la nature.MARIE-CLAUDE FORTIN COLLABORATION SPÉCIALE C'est une histoire de forêt, avec un lac, des épinettes, des odeurs de sous-bois et de fraises sauvages, des fourmis laborieuses, des écureuils fous, des champignons empoisonnés, de splendides fleurs sauvages.Un théâtre fascinant, loin de Montréal, ses aurores, ses appartements d'artistes, loin de New York et ses tours, mais au plus près de la terre.Un soupçon de magie, des personnages ivres de nature, l'ombre du danger qui plane, la vie qui exulte ; Champagne, le nouveau roman de Monique Proulx, est une ode à la nature.Et plus particulièrement, à cette forêt laurentienne que fréquente l'auteure du Sexe des étoiles quatre mois par année, « depuis toujours ».« La forêt , avec ses forces primitives, occultes, est un monde qui a toujours inspiré les romanciers, rappelle Monique Proulx.Dans la forêt, le danger côtoie l'ivresse.En juin, quand toutes les vies explosent, on sent chez les bêtes, les oiseaux, les insectes, une force de vie incroyable.» Née dans la basse-ville de Québec en 1952, l'auteure de Sans coeur et sans reproche (prix Adrienne-Choquette de la nouvelle, prix littéraire Desjardins, Gra nd Pr ix du Journal de Montréal ), a très tôt aimé la nature.«J'ai eu la chance d'avoir une mère pour qui c'était très important d'emmener les enfants à la campagne.Nous n'avions pas d'argent, mais nous allions souvent dans les Laurentides.Et pour moi, ce lieu touffu, plein de cette odeur très particulière de mousse, d'épinettes, c'était et c'est encore le paradis.» Déjà toute petite, Monique Proulx savait qu'elle écrirait.« J'avais l'impression que tout ce que je vivrais serait racontable, dit-elle.Si j'ai commencé par camper mes histoires dans les villes, c'est que pour moi la campagne était davantage un lieu de contemplation et de jeu.Je ne voyais pas encore ses enjeux dramatiques.Je ne savais pas comment placer les personnages, comment me servir de la nature pour en faire un territoire vivant.» Des histoires d'animaux Il lui a fallu 25 années d'écriture, trois romans, deux recueils de nouvelles, avant de s'attaquer à ce roman qui marque un tournant dans son oeuvre.Un roman à facettes, ou «à volets », préfère-t-elle, où les destins d'une poignée de personnages vivant autour du même lac d'une même forêt, se croisent, le temps d'un été particulièrement mouvementé.Dans ce décor bien plus grand qu'eux, Lila, Claire, Luc, Simon, Jérémie, Violette, vivent, chacun dans son refuge, de petites et de grandes tragédies, des amours, des passions, des deuils, des i l luminations.Pendant que Lila essaie de sauver ce lieu sur lequel elle règne en maîtresse, que Claire, l'écrivaine, planche sur ses histoires de meurtres, que le petit Jérémie découvre le monde palpitant des insectes, que Violette panse ses blessures physiques et morales avec l'aide de l'amour de Simon, le paysage bouge, se transforme, évolue, tout meurt et renaît.«Depuis des années, j'accumulais des notes prises lors de mes étés passés dans la forêt, raconte l'auteure.J'ai des cahiers pleins d'histoires d'araignées, de poissons, de fourmis.Je ne savais pas ce que j'en ferais, ni quel rôle joueraient les humains là-dedans, mais je savais que je ferais de la nature le personnage principal d'un livre.» Un livre qui serait proche du recueil de nouvelles (d'ailleurs, le premier chapitre est une version réécrite d'une nouvelle publiée dans Le Devoir à l'été 1993).Un roman sur la perte (de la jeunesse, de la santé, des êtres, des lieux que l'on aime), qui est aussi une invitation à aimer et à respecter la nature.« J'ai de grandes ambitions, avoue Monique Proulx en souriant.Je pense que les livres peuvent changer le monde, en semant de petites graines.Un livre peut ébranler certaines de nos certitudes, nous faire réfléchir, ouvrir des brèches.On a un grand pouvoir, comme écrivain.Il ne faut pas le gaspiller en se contentant d'écrire des choses dans le seul but de distraire.Je veux que ce que j'écris soit séduisant, bien sûr, mais je veux aussi donner quelque chose.» Ce roman à peine lancé, Monique Proulx pa rle déjà de son procha in liv re, un autre recueil de nouvelles sur Montréal.Dans l'esprit de cette auteure pour qui Ducharme a été une révélation, cette lectrice de Nicolas Bouvier, Albert Cohen, Élise Turcotte, Sylvain Trudel, Robert Lalonde.la ville demeure le lieu des artistes.«La nature nous donne des paysages, des f leurs extraordinaires, dit-elle.Les artistes donnent des oeuvres d'art.Et notre but, notre désir, je pense, est de donner au monde ce qu'on a de bon.L'univers est dur, c'est vrai, mais les difficultés se traversent.On est soutenus par la beauté.Pas seulement celle de la nature, mais aussi celle des êtres humains.» Champagne Monique Proulx, Boréal, 2008, 391 pages, 27,95$ ENTREVUE/Monique Proulx Plus près de la terre PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE Champagne, le nouveau roman de Monique Proulx, est une ode à la nature.Et plus particulièrement, à cette forêt laurentienne qu'elle fréquente «depuis toujours ».«Depuis des années, j'accumulais des notes prises lors de mes étés passés dans la forêt.Je ne savais pas ce que j'en ferais, ni quel rôle joueraient les humains là-dedans, mais je savais que je ferais de la nature le personnage principal d'un livre.» 3532399A L'histoire d'une Québécoise devenue star «Isabelle Mercier est une kamikaze du poker, une tueuse.» Le Nouvel Observateur 3548831A PLUS LECTURES JADE BÉRUBÉ COLLABORATION SPÉCIALE Avec ses petits chapitres courts comme autant de portraits inachevés croqués sur le vif, le troisième livre de Josée Bilodeau (La nuit monte, XYZ) repose sur l'entrecroisement maintes fois répété de nos destins respectifs au hasard des rues.«J'avais très envie de parler de la ville, déclare l'auteure, et pour moi, le meilleur moyen d'en parler, c'était de parler des gens qui y habitent à travers leurs trajets, ces trajets individuels qui se croisent quotidiennement et qui se modifient constamment.» L'auteure, née en Abitibi et installée à Montréal à l'âge de 17 ans, demeure troublée par cette étrange cohabitation urbaine.«Ça me fascine de voir de petits éclats d'intimité surgir dans la sphère publique, des morceaux de scènes auxquelles je n'aurais pas dû assister, comme des engueulades par exemple, ou des larmes.Ça porte à imaginer, à inventer ce qui s'est passé.Je m'en suis nourrie.Dans un quartier, si on aime marcher, on croise tous les jours des gens que l'on ne remarque pas.Et parfois, notre trajet aura une incidence sur la vie de ces gens sans qu'on le sache.» Ce sont ces gens à première vue sans histoire, mais aux prises avec tous les remous du quotidien qui se retrouvent dans le récent livre de Josée Bilodeau.Il y a entre autres Manuella, qui aura ses premières règles, Noëlla, dans ses pensées sous l'abribus, Pierre, seul avec son cellulaire, Nicolas et cette lettre froissée, des femmes tristes, des femmes préoccupées, des hommes pressés, un ado perdu\u2026 Plus d'une cinquantaine de personnages forment cette mosaïque de rêves et d'espoirs qui se frôlent à peine en ce jour de mai qui ressemble à juillet.Cafés et papillons Le battement d'ailes d'un papillon créant des tornades (illustration populaire de la Théorie du chaos) a d'ailleurs influencé plusieurs créateurs, particulièrement au cinéma, de Claude Lelouch à P.T.Anderson.«Ces chassés-croisés portés au cinéma m'ont toujours fascinée, confie Josée Bilodeau, soulignant le superbe Gente di Roma d'Ettore Scola et le Paris de Cédric Klapisch.Mais j'avais envie d'explorer ça avec les moyens de la littérature, parce que celle-ci nous permet d'aller dans l'intériorité des personnages, dans leur monde intérieur, et de saisir tout de suite la brèche qui donne accès à leur intimité.» L'oeuvre chorale semble plus que jamais dans l'air du temps, la société actuelle s'étant muée en un rassemblement d'individus évoluant en parallèle.«Je crois que le fragment est effectivement très efficace pour rendre compte du monde moderne, analyse Bilodeau.Tout va très vite et tout est fragmenté.Bien sûr, j'adore les grands romans écrits d'un seul souffle, mais je me sentirais incapable d'en écrire un, parce que je me sentirais incapable d'embrasser le monde actuel d'un seul regard, d'un seul morceau.Cette décomposition est vertigineuse, c'est vrai, mais elle est riche aussi.» L'auteure a donc choisi de lier cette humanité morcelée dans le temps.Tous les personnages partagent ainsi une seule et même journée de printemps présentant une courbe de température inattendue.«Pour moi, une histoire de ville s'écrit toujours en une seule journée, explique Bilodeau.Le lendemain, celle-ci se défait et c'est une autre histoire de ville qui s'écrit par dessus sans que l'on sache ce qui va rester comme traces.Tout se réécrit sans cesse.C'est d'ailleurs un aspect qui m'intéressait beaucoup.» La structure du récit permet également au lecteur de choisir avec quelle importance il décortiquera les collisions et leurs conséquences, les liens étant ténus, mais habilement tressés.Le lecteur omniscient reconnaîtra d'ailleurs, sourire en coin, l'injustice de certains jugements rapides que se permettent ces gens suivant leur propre trame.«Je pense que ce troisième livre est en grande partie nourri par mon intérêt pour les nouvelles, affirme l'auteure, qui signe également la critique théâtre dans l'hebdomadaire culturel ICI.Je lis énormément de nouvellistes, québécois et canadiens.Les courtes histoires me parlent beaucoup.Récemment, je me suis aussi replongée dans les oeuvres de Virginia Woolf et ça m'a donné plein de permissions d'écriture! Cette auteure parle beaucoup de la vie qui se passe derrière la vie officielle.Et je trouve cela important en écriture, d'essayer de débusquer ce qui se passe derrière\u2026» Onaurait dit juillet Josée Bilodeau, Éditions Québec Amérique, 192 pages, 19,95$.JOSÉE BILODEAU / On aurait dit juillet Les uns et les autres PHOTO MARTINE DOYON, COLLABORATION SPÉCIALE Josée Bilodeau, née en Abitibi et établie à Montréal à l'âge de 17 ans, demeure troublée par l'étrange cohabitation urbaine.«Ça me fascine de voir de petits éclats d'intimité surgir dans la sphère publique, des morceaux de scènes auxquelles je n'aurais pas dû assister.» Avec On aurait dit juillet, Josée Bilodeau dessine avec tendresse une cartographie humaine de la grande ville.CHAMPAGNE Boréal a lancé cette semaine le livre le plus attendu de la saison: Champagne, de Monique Proulx, dont la dernière publication remontait à 2004 (Le coeur est un muscle involontaire en 2004).Aujourd'hui, Mme Proulx est à Vous m'en lirez tant (entre 14h et 16h à la Première Chaîne de Radio-Canada) et à Tout le monde en parle ce soir à la télé de Guy A.Par ailleurs, ceux et celles qui veulent entendre l'auteure «arrêter leur course vers le néant» voudront être au dernier Studio littéraire de la saison, le lundi 5 mai au Studio-théâtre de la Place des Arts.Les billets (15$, 10$ pour les étudiants) sont disponibles à la PdA et sur le réseau Admission.Monique Proulx sera accompagnée d'un musicien.DEUXMOTS La librairie l'Échange, une institution de l'avenue du Mont-Royal, a remporté le prix Franco Pub de l'OQLF qui récompense la qualité du français en création publicitaire; la pub primée, «Les livres qui ne circulent pas meurent», a été conçue par Carle Coppens, de l'agence BCP.Dorothée Berryman et Marie-Louise Gay (pour la partie jeunesse) sont les porte-parole du Festival littéraire international Metropolis Bleu, qui se déroulera au début de mai.SOURCES : La Presse, L'Humanité, PdA, Metropolis Bleu, Radio-Canada.AU PIED DE LA LETTRE DANIEL LEMAY LESRAVAGES DEMONSANTO Stanké (Quebecor Médias) a acquis les droits de diffusion au Québec du livre Le monde selon Monsanto, de Marie-Monique Robin.Cet ouvrage, consacré au leader mondial des OGM (organismes génétiquement modifiés), est tiré du documentaire de deux heures réalisé par la journaliste française et diffusé mardi sur ARTE France.Le document, écrit le journal L'Humanité, « rejoint les pires cauchemars orwelliens» quant à «la sécurité alimentaire et à l'équilibre écologique de la planète».Monsanto (siège social à St.Louis, Missouri) se présente aujourd'hui comme semencier mais ses antécédents corporatifs incluent la fabrication du PCB, qui a contaminé entre autres la communauté d'Anniston (Alabama); de l'«agent orange», un défoliant que les troupes américaines utilisaient au Vietnam, et de l'hormone de croissance bovine, interdite au Canada.Le monde selon Monsanto paraîtra en mai.PHOTO AP Les graves malformations dont souffrent des centaines d'enfants, comme Xuan Minh, photographié en2005dans unétablissement spécialisé de Ho Chi Minh-Ville, seraient attribuables à l'épandage de l'agent orange durant la guerre du Vietnam.Prix Anne-Hébert 2008 La première sélection au prix Anne-Hébert 2008, qui récompense un premier roman de langue française écrit par des citoyens canadiens ou des résidents permanents du Canada, a été dévoilée vendredi.Cinq titres sont en lice : Slash de François X.Côté (VLB), Quelques jours cet été-là de Lise Gauvin (Punctum), L'homme ligoté d'Anne-Rose Gorroz (Boréal), No Code de Marc-André Moutquin (Guy Saint-Jean) et Le jardin sablier de Michèle Plomer (Marchand de feuilles).Le prix sera décerné mardi au Centre culturel canadien à Paris.\u2014 Chantal Guy L'écrivain Terry Pratchett donne un million pour l'Alzheimer L'écrivain britannique à succès Terry Pratchett, atteint d'Alzheimer, a annoncé jeudi qu'il versera un million de dollars pour financer la recherche contre la maladie.L'auteur, qui a vendu 55 millions de livres dans le monde, a estimé que les fonds accordés à la lutte contre l'Alzheimer étaient dérisoires en comparaison de ceux consacrés aux autres maladies.Terry Pratchett souffre d'Alzheimer depuis deux ans et demi, mais les effets de la maladie ne font que commencer à se faire sentir.L'écrivain tape plus lentement, reconnaît-il, mais il est toujours aussi productif.\u2014 Agence France-Presse BRÈVES CÉLÉBRITÉS.LUCIENNE RIVET Heureux 100e anniversaire de naissance le 17 mars 2008 On t'embrasse fort! De toute la famille Rivet ROBERT FORGUES Bonne Fête pour tes 90 ans Tes enfants: Francine (Normand), André (Marie).Tes petits-enfants: Jean-Sébastien et Valérie XXXX Vous a Vez un é Vénement à célébrer ?tous les dimanches dans La Presse Composez le (514) 285-7274 appels interurbains (sans frais) 1 866 987-8363 celebrites@lapresse.ca CELEB_08-03-16 RaymONd LÉVESQUE Bonne Fête! 85 belles années remplies de travail, d'amour et de grande générosité! Une force de la nature mais surtout, une inspiration pour toute ta famille qui t'adore! mIChEL ST-aRNa Ud 18 mars 1938 JOYEUX 70e ANNIVERSAIRE! Félicitation à un mari, père, grand-père, -pilote-, exceptionnel! De ta famille qui t`adore! PLUS LECTURES BIBLIO L'HOMME DÉLAISSÉ C.J.BOX SEUIL 324 PAGES.29.95$ Après un Sanglants trophées très décevant, C.J.Box nous revient avec L'Homme délaissé, une cinquième aventure du garde-chasse Joe Pickett, sans aucun doute la meilleure de la série.À la suite du suicide de son ami et collègue Will Jensen, Joe Pickett doit « s'exiler » temporairement à Jackson en pleine saison de chasse alors que s'affrontent des promoteurs sans scrupules et des écologistes plutôt extrémistes.Picket a des doutes sur le suicide de son ami.L'examen minutieux de certains indices confirme ses pires soupçons.Au bout de quelques heures, il commence à avoir des maux de tête, des éblouissements, sa santé se détériore de manière inexplicable.Ironie du sort, provoqué par un guide de chasse qui braconnait, Pickett est obligé d'abattre le seul homme de Jackson Hole pour lequel il avait une certaine estime.Pour compliquer sa vie davantage, il est attiré par une mystérieuse femme mariée alors que de son côté, son épouse Marybeth n'est pas insensible aux charmes vénéneux d'un étrange voisin venu la tirer des mains d'un importun.C.J.Box maîtrise parfaitement les ficelles de cette intrigue complexe où western et polar font bon ménage.Tous les récits de cette série se déroulent dans les paysages sauvages du Wyoming, lieu de résidence de l'auteur dont les préoccupations écologiques sont ici évidentes.- Norbert Spehner, collaboration spéciale 101 MOTS À SAUVER DU FRANÇAIS D'AMÉRIQUE HUBERT MANSION MICHEL BRÛLÉ, ÉD.182 PAGES, 16,95$ Combien de fans de DJ Champion et ses G-Strings n'ont pas secrètement souhaité voir apparaître des guitaristes vêtu (e) s de ce que les Brésiliens appellent joliment un «fil dentaire » ?À la lecture de 101 mots à sauver du français d'Amérique, ces mêmes mélomanes se féliciteront d'apprendre que l'acception vestimentaire de G-string remonte à J.S.Bach.Hubert Mansion, Belge d'origine, est arrivé ici avec un certain nombre de certitudes euro-centristes, sur la langue notamment ; « l'accin » de la Québécoise aidant, il a vite «slacké une maille » pour se mettre à l'écoute, effort de concentration qui a donné Guide de survie des Européens à Montréal (Serendipity, 2003).Ici, 101 mots nous amène de la bécosse à la tabagie, en passant par le lounge où, maudit refill, il est toujours dangereux de s'enfarger.Hubert Mansion n'est pas le premier à se lancer dans pareille entreprise, mais il est un des rares à mixer érudition et humour, savoureux breuvage.L'auteur accepte qu'il n'y ait pas d'équivalent pour cheap et que coacher va être ben dur à débarquer ; plus loin, c'est de valeur à dire, il se laisse séduire par le très rare mais on ne va quand même pas le débiscailler d'avoir exploré du côté de l'Acadie, du Manitoba et de la Louisiane.Bon\u2026 Il lui en manque un bout quand il réduit glamour à la seule dimension érotique et il passe dans'mitt quand il ne parle pas de baseball à «mitaine ».Pour le reste, tout est beau : prenez le temps de vous assire.- Daniel Lemay Que fait-on quand on veut écrire, mais qu'une souffrance ancienne nous paralyse corps et âme?Que peut-on écrire quand on est bâillonné par la honte, la douleur, le dégoût d'un souvenir qui ne se raconte pas?Il aura fallu à la narratrice de Compter jusqu'à cent le choc des images du 11 septembre 2001, pour que son 11 septembre à elle, survenu 10ans plus tôt, cherche à prendre la forme d'un récit.Pour que l'agression qu'elle a subie, et qu'elle a tenue secrète, lui revienne en images, en sensations, en mots.L'asphalte noir lui griffant la joue.La pointe d'un couteau sur la jugulaire.Cette voix qui souffle dans son oreille: «Open up».Puis l'après-coup.Les contusions, les morsures sur la peau.Les flash-back et les effets secondaires.«Mon bourreau est toujours dans l'angle mort quand je jette un oeil à gauche le soir.Il fait de l'ombre le jour à tous les hommes et à toutes les femmes que je rencontre.» Pour arriver à écrire son histoire, la narratrice de Compter jusqu'à cent s'est inventé un double - Anaïs, du nom du parfum qu'elle portait ce soir d'hiver de ses 19 ans.Un double dont elle s'est fait une amie, et qu'elle peut jeter à sa place entre les bras d'un homme qu'elle aimera de tout son corps, comme elle n'a jamais réussi à aimer depuis ce soir-là.Elle s'inventera aussi un Lecteur, à qui elle pourra se raconter qu'avant de l'abandonner dans la nuit noire, son bourreau lui a ordonné: «Compte jusqu'à cent.» Le temps, sans doute, qu'il disparaisse de sa vue.Compter jusqu'à cent se subdivise en 100 chapitres, conjugués en deux temps: l'enfance et l'âge de la tragédie, et en deux lieux: la Rive-Sud de Montréal, théâtre de la tragédie intime, et New York, d'un drame collectif.Cent brefs chapitres enfilés comme des perles noires sur un fil tendu bien haut au-dessus du vide.Roman?Autofiction?Publié dans une collection destinée à la relève littéraire (et joliment baptisée «Première impression»), Compter jusqu'à cent est basé sur une expérience donnée pour vraie par son auteure.«Cette histoire était pour moi la seule que je pouvais raconter en premier», écrit Mélanie Gélinas en guise d'avertissement.Et l'on n'en doute pas un seul instant.Il se dégage de ce récit une impression d'urgence et de nécessité absolue qui nous pousse à lire jusqu'au bout.Étudiante en littérature, l'auteure explique en postface ses intentions, les défis qu'elle entendait relever, invoquant Derrida et ses théories.Mais ce n'était pas nécessaire.Car ce premier roman se suffit à luimême.Et suffit amplement à inscrire son auteure sur la liste des nouveaux venus à surveiller de très près.Compter jusqu'à cent Mélanie Gélinas Québec Amérique, collection Première impression 2008, 395 pages, 17,95$ Conte à rebours RAVALER MARTYNE RONDEAU ÉDITIONS XYZ 132 PAGES, 21,00$ Avec son avalanche de mots préparés comme un buffet froid à déguster, Martyne Rondeau (Ultimes battements d'eau) nous plonge dans l'horreur à travers la voix de Marina, jeune veuve obsédée par la double perte de son amant et celle qu'occasionne l'accouchement de son fils.Destiné à grandir et à quitter un jour le girond maternel, l'enfant né représente une telle menace d'abandon que la terrifiante narratrice nourrit rapidement le fantasme de se réapproprier physiquement son fils en le «ravalant».De mère surprotectrice «je serai tout.Je serai son terrain de jeux, sa source de découvertes, les marges à habiter», Marina s'exalte à redevenir réceptacle à la pensée que son fils, de plain-pied dans la petite enfance, s'éloigne.Ainsi, les mois passent tandis que les apprentissages du bambin soulignent la fin de l'osmose et l'abandon qui en résulte.«L'amour peut se retourner contre moi.Ange diabolique.Des cornes dans sa couche.» L'inceste précédera d'ailleurs l'infanticide alors que la mère aveuglée choisira enfin la gastronomie à la rupture.Martyne Rondeau cumule d'ailleurs les échos aux oeuvres qu'ont nourries l'hystérie ou la névrose, de Sylvia Plath à Claude Gauvreau.Sa prose efficace - le champ lexical est particulièrement riche et rappelle Le Ventre en tête de Marie Auger - donne froid dans le dos, alors que la fille «estuaire et golfe écartelé» devient la mère d'un garçon «irrésistible comme un sept services chic».Le texte qui clôt la narration de cette folie meurtrière laisse toutefois perplexe mais l'entreprise, visiblement cathartique, atteint son but.- Jade Bérubé, collaboration spéciale LITTÉRATURE QUÉBÉCOISE L'IMPUDEUR ALAIN ROY BORÉAL 272 PAGES, 22,50$ Pendant que Les Invincibles et Les Trois p'tits cochons pavoisent inintelligemment sur les relations hommes-femmes, transformant le réel débat en une mélasse indigeste, Alain Roy, lui, nous offre un roman sympathique et fort à propos, pointant du doigt le malaise actuel de l'être humain doté de désir : son besoin d'impudeur.Pendant que Xavier tombe amoureux sur l'internet d'une invisible Madame de Merteuil moderne se faufilant tant bien que mal parmi les obscénités des internautes, Antoine récolte, sans savoir réellement pourquoi d'ailleurs, les fruits amers d'une union avec la plus jolie fille du département des lettres où il assume une charge de cours.Les deux compagnons feront les frais, chacun à leur manière, d'une impudeur généralisée.Allégorie des besoins d'amour et d'érotisme de l'être humain du XXIe siècle, L'Impudeur réussit, avec beaucoup d'humour, à traiter d'un sujet délicat avec une lucidité et une tendresse toute nouvelle, posant un regard étonné sur les nouvelles générations, « ces petits paquets de pulsions dénudés de conscience morale », tout en soulignant les paradoxes de la société actuelle transformant l'intime en marchandise publique.La réflexion de l'auteur sur le paradoxe de la bonne conscience contemporaine vaut à elle seule la lecture du bouquin.À travers l'aliénation de ses protagonistes, Alain Roy élabore également une théorie voulant que le désir, tout comme l'amour, ne soit qu'un aveuglement de plus (volontaire ou non).Ainsi, l'impudeur côtoie l'illusion.Il ira jusqu'à faire une entourloupette finale, suggérant que le livre en lui-même repose sur une impudeur, suggérant ainsi une complicité dans le vice\u2026 À vous d'en juger.- Jade Bérubé, collaboration spéciale "]
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