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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Actuel gourmand
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2008-05-03, Collections de BAnQ.

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[" Destination : lesAmériques! Larguez les amarres et découvrez des vins et des saveurs d\u2019Argentine, du Chili, desÉtats-Unis et duCanada.Visitezwww.saq.com/tourdumonde, où l\u2019exploration se poursuit.3555576A www.cyberpresse.ca/actuel ACTUEL GOURMAND RESTO LE MEXIQUE DE MARIA BONITA PAGE 10 sur cyberpresse.ca VINS ET METS Retrouvez les chroniques de François Chartier sur cyberpresse.ca/chartier RESTOS Un p\u2019tit creux ?Lisez nos critiques de restaurants sur cyberpresse.ca/restos PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE Couleurs latines Brésil, Argentine, Chili, Mexique, Guatemala.En furetant dans des cafés et restaurants de la métropole, Actuel Gourmand propose cette semaine une incursion en Amérique latine.Au menu: haricots noirs, tomates, viande de porc et de boeuf et, bien sûr, du maïs.L\u2019été arrivera-t-il plus vite à Montréal ?LE DOSSIER EN PAGES 2 À 5, LES CRITIQUES DE RESTAURANT ET SUR LE POUCE EN PAGE 10.Le sandwich Barros luco au restaurant La Chilenita.VINS CÉPAGES DES AMÉRIQUES PAGES 8 ET 9 SPÉCIAL AMÉRIQUES MON T R É A L S A M E D I 3 M A I 2 0 0 8 ACTUELGOURMAND SPÉCIALAMÉRIQUES NADIELLE KUTLU COLLABORATION SPÉCIALE Exotique, colorée et festive, la cuisine latino-américaine fait rêver d\u2019un monde où la plage, la chaleur et la bonne humeur rythment la vie quotidienne.Au tout nouveau café-traiteur Caiparisima et à la populaire maison des empanadas, La Chilenita, on se laisse guider vers une cuisine et une ambiance typiques du Brésil et du Chili.Très diversifiée, la cuisine brésilienne est un mélange d\u2019ingrédients amérindiens, européens et africains.La colonisation par les Portugais a influencé la gastronomie du pays, tout comme la façon de cuisiner des esclaves qui devaient s\u2019accommoder des produits qu\u2019ils avaient sous la main.Le plat national du Brésil, le feijoada, tire d\u2019ailleurs ses origines de la cuisine des esclaves.C\u2019est un mets à base de haricots noirs, de riz et de viande de porc.Un plat particulièrement populaire à Rio de Janeiro, mais que l\u2019on retrouve dans tout le pays, préparé de différentes façons.Car d\u2019une région à l\u2019autre, la gastronomie diffère.Dans le nord du Brésil, on retrouve une cuisine plus exotique et au sud, une cuisine plutôt européenne.Malgré les différences régionales, certains ingrédients sont intégrés à toutes les cuisines comme le manioc, le maïs et les haricots secs.Des crêpes sur bâtons Au Québec, la cuisine brésilienne se fait timidement connaître.Mais lorsque des Brésiliens nous la font découvrir, on ne peut qu\u2019apprécier l\u2019originalité des saveurs.Franco Romanini, originaire du Brési l, et Maria Salomé Lomlomdjian, Arménienne d\u2019Argentine, ont ouvert en mars 2007 le café-traiteur Caiparisima, rue Fleury, à Ahuntsic.On y sert des produits 100% brésiliens.Leur spécialité: de délicieuses crêpes salées et sucrées sur des bâtons, qui font fureur au Brésil.Un peu comme des pogos, elles peuvent se manger debout ou en se promenant dehors.Des hors-d\u2019oeuvre, 25 sortes de jus exotiques, des cafés biologiques et équitables et des sorbets sont aussi au menu.Le week-end, c\u2019est le brunch brésilien.La présentation de chaque plat est toujours méticuleusement travaillée.«On ne vend pas juste de la nourriture brésilienne, mais aussi une rencontre avec le Brésil », explique Franco Romanini.En effet, lorsqu\u2019on entre chez Caiparisima, le décor moderne, aux couleurs éclatantes de vert lime et de jaune, vous plonge dans une atmosphère chaleureuse.Des livres, des dépliants et des cartes du Brésil sont aussi à la disposition des clients.Sans oublier la musique qui joue continuellement.Tous les vendredis, un chanteur brésilien anime les lieux.L\u2019été, les clients peuvent siroter des cocktails brésiliens ou boire de la bière du pays sur la terrasse.Franco Romanini distribue ses produits à une quinzaine de restaurants à Montréal.Le milieu politique fait aussi appel à ses services de traiteur.Même s\u2019il a remporté plusieurs concours entrepreneuriaux, le couple a dû mettre les bouchées doubles, notamment à cause de son statut d\u2019immigrants.Mais M.Romanini admire l\u2019ouverture d\u2019esprit culinaire des Québécois.«Au Brésil, les gens ne mangent que de la nourriture locale.Si un resto chinois ouvre, ce ne sont que des Chinois qui y vont.Ici, les gens sont intéressés à goûter à toutes sortes de plats.» Par contre, le couple est surpris de constater un certain manque de professionnalisme.«Au Brésil ou en Argentine, il n\u2019y pas de travail.C\u2019est même difficile de trouver un emploi dans un café.Ici, il y a tellement d\u2019emplois dans les restaurants, les cafés, que les gens quittent au bout de quelques semaines», déplore M.Romanini.En un an, il a formé près de 80 employés.Le couple aimerait bientôt franchiser leur concept et ouvrir aussi un comptoir dans un centre commercial.Les empanadas du Chili Si le Brésil a subi l\u2019influence de plusieurs cuisines à travers son histoire, au Chili, c\u2019est surtout l\u2019influence espagnole que l\u2019on retrouve dans la gastronomie.Et les poissons et les fruits de mer sont particulièrement présents dans la cuisine chilienne, qui est très peu épicée.Le Pastel de Choclo, fait de viandes, de raisins, d\u2019oignons et de polenta au maïs, est un plat typique du pays.Tout comme les empanadas, ces fameux chaussons farcis à la viande, aux fruits de mer ou encore aux légumes.Sur le Plateau-Mont-Royal, on peut déguster de véritables empanadas chiliennes à la Chilenita, dans un minuscule local, rue Marie-Anne.Les clients y viennent nombreux.Dans l\u2019aprèsmidi, il ne reste déjà presque plus d\u2019empanadas.Le sympathique propriétaire, Cristian Cano, 31 ans, originaire de Valparaiso, au Chili, connaît pratiquement tous les clients.Arrivé à Montréal il y a 12 ans, il travaille depuis 11 ans à La Chilenita, et est devenu propriétaire l\u2019an dernier.Si les empanadas se font surtout avec de la viande, la préparation a aussi été adaptée pour satisfaire les végétariens.«Au Chili, si on demande un sandwich végétarien, on vous apporte un sandwich au jambon.C\u2019est un concept qui n\u2019existe pas vraiment.Ici, le côté granola est très présent.On offre donc des empanadas et des sandwichs végétariens», dit M.Cano.Avec la fièvre des séries, nombreux sont ceux qui passent prendre une douzaine d\u2019empanadas à emporter pour écouter les matchs avec une bonne bière.Y a-t-il une compétition entre les pays latino-américains pour la nourriture?«Non pas pour la bouffe, juste pour le foot!» lance Cristian Cano.www.caiparisima.com Crêpes sur bâton typiquement brésiliennes du restaurant Caipirisima .PHOTOS FRANCOIS ROY, LA PRESSE Les menus colorés de la Chilenita.PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE La copropriétaire Maria Solome Lomlomdjian prépare des crêpes sur bâton.Les empanadas de la Chilenita.COULEURS LATINES LeBrésil et leChili dans l\u2019assiette PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 A C T U E L L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 3 M A I 2 0 0 8 Je re viensd\u2019un to ur du mondeoùles arômes et le ssaveurs se sont li vrés àmoi d \u2019unefro ntière àl\u2019autre.Me spassagers, de vé rita bles pa ssionnés du vin, pa rtagentave cvousleurs impressionsetleurs re commandationsextra ites de le urscarnets de vo yage .Notrepre mièredestination :les magnifiq ue spaysages vi ticole sdes Amériq ue s.Enviedepro lo ngerlevoyage?Rendez- vo us au www.saq .com/to urdumondeoùunmonde de découverte svousattend ! Bonneexp lo ration ! Ph iléas *Aucun achat requis.18 ans et plus.Certaines conditions s\u2019appliquent.Règlement du concours disponible en succursale et au www.saq.com/tourdumonde.Valeur approximative au détail du voyage: 7 000 $.Les participants qui n\u2019ont pas d\u2019adresse courriel ou qui ne peuvent accéder au Web peuvent s\u2019inscrire par téléphone en appelant le service à la clientèle au 514 254-2020 ou au 1 866 873-2020.Il faut répondre correctement à une question mathématique avant d\u2019être déclaré gagnant.Les chances de gagner dépendent du nombre de participations admissibles reçues.Date limite de participation au concours : le 28 mai 2008, à 23 h 59.ÀGAGNER*: un voyage pourexplorersoit l\u2019Argentine, le Chili, les États-Unis ou le Canada! Du 1erau 28 mai 2008, découvrez un monde de saveurs et courez la chance de gagner un voyage pour 2 personnes pour une des 4 destinations dans les Amériques.Voyage d\u2019une valeur approximative de 7000$.Le concours Tour du monde se poursuivra dans l\u2019hémisphère Sud et en Europe.Pour plus d\u2019information, ou pour participer au concours, visitez sans tarder le www.saq.com/tourdumonde 3555580A ACTUELGOURMAND SPÉCIALAMÉRIQUES J\u2019AI TESTÉ NADIELLE KUTLU, COLLABORATION SPÉCIALE MATTE LEAO Voici un thé importé du Brésil.La boîte contient 25 sachets.La même marque offre aussi la possibilité de faire du thé glacé, question de se rafraîchir durant la belle saison.6,50$, la boîte de 25 sachets chez Caipirisima (voir adresse en page 3) EN CHIFFRES Les brigadeiros EL MANJAR Au Pérou et au Chili, on l\u2019appelle manjar.Au Mexique, on dit cajeta et en Argentine, dulce de leche.Il s\u2019agit d\u2019une délicieuse crème sucrée que l\u2019on retrouve dans pratiquement toute l\u2019Amérique latine et que l\u2019Amérique du Nord commence à apprivoiser.On peut traduire l\u2019appellation littéralement par «douceur de lait».C\u2019est une sorte de caramel, qui contient du lait, du sucre, de la vanille et de la cannelle.On peut le manger à la cuillère, sur du pain ou même glacé.5,99$, à la boulangerie et pâtisserie chilienne Riviera 435, rue Jean-Talon Ouest Le restaurant Caipirisima, rue Fleury.PHOTO FRANCOIS ROY, LA PRESSE Sources : Statistiques Canada, 2001, Gouvernement du Québec.Près de300000personnes d\u2019origine latino-américaine habitent au Canada, .C\u2019est 1% de toute la population canadienne.15% viennent du Mexique 14% du Chili 11 % du Salvador 7% du Pérou 6% de la Colombie 10000 Le nombre de personnes d\u2019origine chilienne au Québec.2000 Le nombre de personnes d\u2019origine brésilienne au Québec.Près de la moitié de la population d\u2019origine latino-américaine habitait en Ontario, alors qu\u2019un quart vivait au Québec.Caipirisima est le superlatif de Caipirinha.Le caipirinha est un cocktail brésilien à base de cachaca (eau-de-vie de canne à sucre), de sucre de canne et de citron vert.Ses origines remontent au début du 19e siècle.Le nom provient de caipira, qui veut dire paysan.Caipirinha et Caipirisima : le cocktail brésilien Servies en hors-d\u2019oeuvre, ces boulettes brésiliennes sont faites de fromage, de saumon ou encore de crevettes mélangées à de la pâte, puis frites.Bolinhas À mi-chemin entre le petit four et la truffe au chocolat, les brigadeiros sont des friandises au chocolat typiquement brésiliennes, petites et de forme ronde.Si petites en fait que chez Caipirisima, on les sert dans une assiette à escargots! Si les petites boules au cacao et lait sont les plus populaires, le café propose aussi une cinquantaine de saveurs, notamment noix de coco, pomme-cannelle, papaye ou goyave.Prix : 50 cents l\u2019unité.BOLO DE FUBÁ CAIPIRISIMA (GÂTEAU DESSERT) (Pour 4 à 6 personnes) Temps de préparation: 10 à 15 minutes.Temps de cuisson: 15 à 20 minutes (à 180°C).INGRÉDIENTS 100 g de beurre ou margarine 21/2 tasses de farine 21/2 tasses de sucre 1 tasse de fubá (farine de maïs moulue) 4 jaunes d\u2019oeufs 1 sachet de levure 200 ml de lait de coco PRÉPARATION Mélanger le beurre ou la margarine avec le sucre et les jaunes d\u2019oeufs.Ajouter le lait de coco, la farine avec la levure et la farine de maïs.Beurrer et fariner un moule, puis le remplir avec la préparation.Enfourner à 180°C pendant 15 à 20 minutes.Vérifier la cuisson du gâteau en enfonçant la lame d\u2019un couteau.Elle doit ressortir sèche.Démouler sur une grille dès la sortie du four et laisser refroidir.FEIJOADA DO BRASIL La feijoada est un plat brésilien très populaire, fait à base de haricots noirs, de riz et de viande de porc.(Pour 6 à 8 personnes) Temps de cuisson: 1h30 à 2h (à 150°C ou 180°C).INGRÉDIENTS 500 g de haricots noirs 300 g de viande boucanée (une viande de boeuf séchée et fumée qu\u2019on trouve dans les épiceries portugaises et même chinoises) 80 g de lard 240 g de morceaux de boeuf 800 g de viande de porc (on peut choisir des pièces différentes: épaule, haut-de-côte, oreille, avec de préférence un des morceaux déjà salé) 80 g de tomates 100 g d\u2019oignons 2 gousses d\u2019ail écrasées 2 tiges de ciboulette 2 c.à soupe de pâte de tomate 2 feuilles de laurier Sel et poivre au goût PRÉPARATION Faire tremper les haricots noirs dans de l\u2019eau toute une nuit (minimum 12 heures).Faire aussi tremper les viandes de porc salées dans de l\u2019eau froide toute une nuit, en changeant l\u2019eau le matin.(Si la viande utilisée n\u2019est pas salée, sauter cette étape.) Dans une grande casserole allant au four, faire sauter les viandes dans le lard.Ajouter les haricots égouttés et recouvrir d\u2019eau fraîche (1,5 litre).Assaisonner de tomates, d\u2019oignons, d\u2019ail, de poivre, de ciboulette, de pâte de tomate et de laurier.Mélanger les viandes de porc et boeuf avec les haricots et laisser cuire au four de 1h30 à 2h.Commencer la cuisson à 180ºC et diminuer graduellement pour une cuisson lente à 150ºC.Servir avec du riz blanc et des tranches d\u2019orange.On peut aussi ajouter un peu de farine de manioc sèche (farofa) qu\u2019on mélange à la sauce avant de servir.>>> >>>>>>> 1.2.3.> >> >> >>> >>>>>>> 1.2.3.4.RECETTES DU CAFÉ-TRAITEUR CAIPIRISIMA IDÉES RECETTES PHOTO RESTAURANT CAIPIRISIMA PHOTO RESTAURANT CAIPIRISIMA lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 A C T U E L L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 3 M A I 2 0 0 8 ACTUELGOURMAND SPÉCIALAMÉRIQUES J\u2019AI TESTÉ NADIELLE KUTLU, COLLABORATION SPÉCIALE AÇAI EXPRESSO AVEC GRANOLA Reconnu pour son pouvoir antioxydant, l\u2019açai, fruit d\u2019un palmier, est très populaire au Brésil.Son goût se rapproche du bleuet avec un soupçon de chocolat.Cette petite baie fait partie de l\u2019alimentation et de l\u2019identité de l\u2019Amazonie depuis des siècles.Les Brésiliens en font aussi des sorbets,,qu\u2019ils mangent sur la plage.Le bol d\u2019açais est aussi très populaire le matin.Açai Expresso permet d\u2019obtenir un bol instantané auquel on ajoute un sachet de granola.6$ chez Caipirisima JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE Il y a près de 7000 Guatémaltèques à Montréal.Mais un seul restaurant.Le Guatemala n\u2019est pas forcément réputé pour sa gastronomie.Ni pour sa quantité de restaurants à Montréal.À ce chapitre, mieux vaut se tourner vers la communauté salvadorienne, dont les pupuserias poussent comme des champignons.De fait, on ne compte que deux restos guatémaltèques en ville.On pourrait même dire un seul, puisque le premier (Chinito veloz) sert avant tout des mets.chinois.Celui-ci, en revanche, est à 100% «la vraie affaire».Ouvert depuis l\u2019hiver, sur les cendres d\u2019un ancien casse-croûte haïtien, Chez Lilly est une pure entreprise familiale.La maman, Lilly Sosa, fait la cuisine.Son mari Byron, un ancien joueur de foot professionnel, fait le ménage et la livraison.Leur fille Monica s\u2019occupe du service pendant que son mari, Oswaldo, participe à la livraison et à la popote.Commelaplupartdes6500Guatémaltèques de Montréal, les Sosa sont venus au Québec pour fuir la guerre civile.C\u2019était en 1994.Après avoir travaillé comme médecin, Lilly a recommencé à zéro, en offrant des services de couture ou en participant à l\u2019entreprise d\u2019entretien ménager de Byron.Puis elle a commencé à cuisiner pour les amis de son mari.C\u2019était tellement bon que les commandes ont explosé.«Il y en a qui n\u2019avaient pas mangé de tamalès guatémaltèques depuis 20 ans», racontet- elle en souriant.Le plus drôle, ajoute-telle, c\u2019est qu\u2019elle n\u2019avait jamais cuisiné de tamalès dans son pays.D\u2019une part, parce que ce plat apparemment fort simple est assez long à préparer.Et d\u2019autre part, parce qu\u2019il s\u2019en vend à tous les coins de rue en Amérique latine.Quoiqu\u2019il en soit, les demandes étaient si fortes, que la famille a fini par ouvrir son propre restaurant, comblant ainsi un vide dans la communauté.Oh! rien de très chic.La déco est sobre et les néons sont affreux.Mais la bouffe est «faite avec amour», foi de Monica.À base de maïs Comme partout en Amérique centrale, la cuisine guatémaltèque est principalement faite à base de maïs.La différence, avec le Salvador voisin notamment, se trouve dans les épices (coriandre, thym, ail) et, surtout, la surprenante diversité des plats.C\u2019est qu\u2019il y a le choix, chez Lilly.Outre le populaire tamal (viande de porc et pâte de maïs, cuits dans une feuille de plantain), essayez les oreilles de porc croustillantes (chicharrones) ou les tacos al pastor (un genre de taco guatémaltèque).Le dimanche, jour de messe et de resto en famille, goûtez au combo classique : chuchito (viande de porc cuite dans dans une feuille de maïs) et verre de atol de elote (boisson de maïs onctueuse et sucrée, à boire en guise de dessert).Selon Lilly, le plus guatémaltèque des mets reste cependant le revolcado, un ragoût avec viande et abats de porc, servi avec riz, salade et morceaux d\u2019avocats.Enfin, si vous avez vraiment l\u2019âme suicidaire, accompagnez vos plats de chirmol de tomate.C\u2019est une sauce très piquante fortement déconseillée aux petites natures.Sachez, pour le reste, que malgré son apparente simplicité, la cuisine guatémaltèque demande beaucoup de préparation.Surtout si, comme Lilly, vous apportez un soin particulier à la présentation des plats.Car la faim, rappelle la dame, «ça commence toujours par les yeux».«Ce n\u2019est peut-être pas une cuisine de luxe, observe la dame.Mais c\u2019est celle qu\u2019on fait toujours à la maison.» Pourquoi pas plus de restos guatémaltèques à Montréal?La gastronomie fait pourtant partie de la culture.CHEZ LILLY 69, rue Saint-Zotique Est (coin Casgrain) 514-543-4161 Bienvenuechez Lilly Quelques adresses > CAIPIRISIMA, CAFÉ-TRAITEUR (BRÉSILIEN) 1575, rue Fleury Est ; 514-510-3100 > LA CHILENITA (CHILIEN) 64, rue Marie-Anne Ouest ; 514-982-9212 >MADRE (PÉRUVIEN) 2931, rue Masson; 514-315-7932 > EL VERDE LIMON (PÉRUVIEN ET MEXICAIN) 3801, rue Masson; 514-374-2340.Byron et Lilly Sosa, les proprios ; Oswaldo Arriaza (conjoint deMonica) etMonica Sosa (fille des proprios), dans le seul restaurant guatemaltèque deMontréal.PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE GUARANA Cette boisson non alcoolisée fait fureur au Brésil.C\u2019est une boisson sucrée et gazeuse à base de guarana, une plante de l\u2019Amazonie, que l\u2019on consomme pour rester éveillé.Le Brésil en est d\u2019ailleurs le premier producteur et exportateur mondial.2,25$ la canette, 4, 75$ la bouteille de 1500 ml chez Caipirisima PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE Le restaurant Madre.PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE Cristian Cano, du restaurant la Chilenita.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 3 M A I 2 0 0 8 A C T U E L 5 BERINGER White Zinfandel Beringer États-Unis, vinmousseux rosé, 750 ml Code SAQ: 10802867 Prix courant : 14,70$* ÉTATS-UNIS Qui dit vins américains, dit souvent vins californiens.Pourquoi ?Ce n\u2019est pas très étonnant, puisque près de 90% de la production viticole américaine provient du vignoble californien, où le climat est hautement favorable à la culture de la vigne.Mais on trouve aussi des vins fort intéressants dans les États de l\u2019Orégon et de Washington.Savo ureuxcidre de glaceduQuébec, subtil chardonnay de la va llée de l \u2019 Okanagan,enColombie- Britannique, pinotnoircharmeurdelaNapaValle y, en Ca lifo rnie\u2026 Lespro duitsd\u2019 ic ietdenos vo isin sduSud connaissent un succès plus qu \u2019enviable .De quoi le sinviter ànotre ta ble, dèsaujourd\u2019 hui ! BrunoSt-Jacq ues Conseiller en vin SAQSélection Rivière-du-Loup Steakfrite s découvrir absolument ?Ceux élaborés à base de pinot noir s\u2019imposent! Plus populaires que jamais, ils plairont aux amateurs de vins rafraîchissants, veloutés et débordant de fruits.Fait intéressant, le pinot noir, ce cépage à l\u2019origine des vins rouges de Bourgogne, est cultivé depuis longtemps en Orégon et dans le nord de la Californie.CANADA Quelles sont les bonnes découvertes à faire, côté vins québécois?Spontanément, je vous orienterais vers les vins blancs du Québec.Secs, vifs et fruités, ils sont très faciles à boire.Complices des plats délicats, ils ferontmerveille avec une salade de crabe ou une brochette de poissons ou de fruits de mer.Quant à nos vins rouges, leur légèreté et leur fraîcheur sauront rehausser vos viandes blanches grillées.Enfin, laissez-vous charmer par nos produitsàbasedepommes.Frais et pétillant à souhait, un crémant de pommes ravira vos invités à l\u2019apéro.À qui plairont particulièrement les vins canadiens ?Aux amateurs de vins de qualité, qui s\u2019expriment avec générosité et finesse.Depuis les dernières années, les viticulteurs de la Colombie-Britannique et de l\u2019Ontario élaborent des vins qui gagnent constamment en qualité.Raison de plus pour découvrir nos riesling, chardonnay, cabernet-sauvignon et pinot blanc ! CÉPAGESÀDÉCOUVRIR Le seyval : pour ses arômes de pomme verte, de poire et de buis et sa fraîcheur désaltérante Le chardonnay : pour ses notes d\u2019agrumes, de fruits tropicaux et parfois de chêne, et la sensation de fraîcheur qu\u2019il laisse en bouche Le cabernet franc: pour sa légèreté et son goût fruité aux arômes de poivron vert et de noyau de cerise MYTHE Il est ardu de produire de bons vins canadiens en raison de notre climat difficile.RÉALITÉ Certes, notre climat rigoureux et changeant pose un véritable défi à nos vignerons.Qu\u2019à cela ne tienne: nos artisans de la vigne ne cessent de se surpasser pour élaborer des vins de qualité.Ils ont su, dans les vallées du Niagara et de l\u2019Okanagan, choisir les sites propices à la culture.Au Québec, les variétés de cépages, adaptés à notre climat difficile, permettent de belles découvertes.CÉPAGESÀDÉCOUVRIR Le zinfandel : pour la fraîcheur, la rondeur et les arômes de petits fruits rouges et d\u2019épices de ce cépage californien par excellence Le pinot noir : pour ses doux arômes de petits fruits rouges d\u2019été et sa polyvalence à table Le chardonnay : pour sa fraîcheur et la finesse de ses notes fruitées, vanillées et boisées MYTHE Les vins californiens sont nécessairement très boisés.RÉALITÉ Plus maintenant! Leurs notes boisées et vanillées sont mieux dosées, question d\u2019adaptation au marché.Cet équilibre est d\u2019ailleurs un gage de qualité.CA\u2019DEL SOLO BIGHOUSE RED États-Unis, vin rouge, 750 ml Code SAQ: 00308999 Prix courant : 16,75$* DOMAINE PINNACLE CRÈME DE POMMES Québec, boisson à la crème, 750 ml Code SAQ: 10544722 Prix courant : 28,30 $* FIVE VINEYARDSMISSION HILL Pinot blanc, Okanagan Valley Canada, vin blanc, 750 ml Code SAQ: 00300301 Prix courant : 15,70$* SESCOUPS DE COEUR SESCOUPSDECOEUR Accordsparfa its Soif de métissageculinaire ?Marie z tapasetsauvignon ; po ulet du généra lTao et viognier ou encore mousseux rosé de la Califo rnie et crevet te sàlathaï .La preuve quevin setmetsneconnaissent pasdefrontière s ! Accords parfaits Pourquoi ne pas rehausser votre prochain repas avec des produits canadiens, de l\u2019entrée au dessert ?À l\u2019apéro, servez un cidre pétillant du Québec; mariez fettucine alfredo et un chardonnay aux notes beurrées de la région du Niagara; si vous préférez une entrecôte sauce au poivre vert, accompagnez- la d\u2019un cabernetsauvignon de la vallée de l\u2019Okanagan.Avec les fromages légers, savourez un riesling de la région du Niagara; avec les plus relevés, optez pour un cabernet/merlot de la vallée de l\u2019Okanagan.Au dessert, un cidre de glace fera merveille avec une tarte tatin ou un feuilleté aux pommes caramélisées.ARGENTINE Que nous réservent les vins argentins?Beaucoup de plaisir ! Ce sont des vins de caractère certes, mais qui ne sacrifient rien à l\u2019élégance.Ceux élaborés à partir de malbec, le cépage emblématique du pays, sont des vins généreux en bouche.Mais cela n\u2019empêche pas les vignerons argentins d\u2019étonner en nous offrant des vins composés à 100%debonarda, un cépage italien rarement utilisé en monocépage.Reconnaissable à ses arômes de fruits rouges, de réglisse et de chocolat, il est très populaire enArgentine.L \u2019 Argentineest uneterre d \u2019abondance, où se mêle nt traditioneuropéenne et audace du No uveauMonde .Lerésulta t?Desvin sàlafoispuissants et empreintsdefinesse,àl\u2019 imagedes artisans quiles élaborent.Embarq uement immédiat pour ce vignoble du bout du monde, aujourd \u2019 huiànotre portée ! On boit les vins argentins avec quoi ?Pourquoi ne pas imiter les Argentins qui les savourent le plus souvent avecdebellespièces de viandes rouges grillées ?Tentez une entrecôte grillée et saignante ou des saucisses épicées avec un malbec : succès assuré ! Envie d\u2019un tilapia sur le gril?Servez-le avec un sauvignon bien frais et laissez-vous charmer par ses notes herbacées.Une poitrine de poulet nappée d\u2019une sauce au madère fera merveille avec un chardonnay aux notes d\u2019amande.À qui plairont-ils à coup sûr ?Les vins argentins plairont aux adeptes de vins riches, profonds et dotésd\u2019une agréable intensité aromatique.Par exemple, je parie que si vous aimez les cahors, les cabernet-sauvignon de la Californie ou les vins du Médoc, vous apprécierez les vins argentins élaborés à base de malbec.SESCOUPSDECOEUR CÉPAGESÀDÉCOUVRIR Le malbec: pour sa robe colorée et ses flaveurs puissantes de petits fruits noirs Le bonarda: pour son fruit débordant, sa franche intensité et son velouté en bouche Le torrontes : pour sa franche expression aromatique et ses notes de fruits et de fleurs MYTHE Les vins argentins riment avec vins corsés.RÉALITÉ Pas toujours! Les vins argentins s\u2019expriment aussi très bien dans la légèreté.Un torrontes, avec ses arômes de muscat, de lime et sa bouche rafraîchissante, vous en convaincra.Saumon àlapoire sa ucecrème NIETO SENETINER Malbec, mendoza Argentine, vin rouge, 750 ml Code SAQ: 10669883 Prix courant : 12,60$* FINCA FLICHMAN Malbec, mendoza Argentine, vin rouge,750ml Code SAQ: 10669832 Prix courant : 8,20$* TRAPICHE Malbec, mendoza Argentine, vin rouge,750ml Code SAQ: 00430611 Prix courant : 13,85$* Heureuxmariages Si le svinsargentins sont so uventcomplices despla ts ro bustes,ils rehaussent to ut auta nt le smetsplu sfins.De ssugge stions ?Mariez sushis et sauvignonbla nc; coquille s Sain t - Ja cquesetchardonnayouencore bouchées pour l \u2019apéroetmousseuxàbase de pinotnoir .Empanadasaux crevet te s et salsademelon Lise Ouelle t Conseillèreenvin SAQSélection Radisson,Montréal Quels sont les vins californiens à Vous trouverez toutes ces délicieuses recettes en succursale et dans SAQ.com/tourdumonde Shiraz Chardonnay Chenin/torrontes *18 ans et plus.Quantités limitées.Jusqu\u2019à épuisement des stocks.Toutes taxes comprises.Prix sujets à changement sans préavis.Les produits annoncés ne sont pas offerts dans toutes les succursales.3555581A ACTUELGOURMAND SPÉCIALAMÉRIQUES VINCENT MARISSAL L\u2019ARGENT DU VIN Au Québec, tous les amateurs de vin connaissent la célèbre maison vénitienne Masi (prononcez Mazi).Par contre, ils ne savent probablement pas que c\u2019est l\u2019un des leurs qui a la tâche de vendre les bouteilles de la vénérable famille dans le monde entier.Luc Desroches, la jeune quarantaine et le sourire franc, est l\u2019homme de confiance de Sandro Boscaini, le septième du nom à régner sur le domaine de Valpolicella.Le moins que l\u2019on puisse dire, c\u2019est que les affaires de Masi, cinquième famille italienne en importance, vont plutôt bien de ce côté-ci de l\u2019Atlantique.Quand Luc Desroches a lancé les vins de Masi au Québec, en 1991, il ne s\u2019en vendait que 300 caisses par année.Une décennie plus tard, en 2001, année où M.Desroches est entré au service exclusif de la maison italienne, les ventes avaient explosé à 92 000 caisses.Cette année, ce sera 125 000 caisses, soit 1,5 million de bouteilles.Dans l\u2019ensemble du Canada, Masi occupe une place de choix avec 400 000 caisses écoulées l\u2019an dernier.Les États-Unis sont à la traîne avec «seulement» 100 000 caisses.La progression est toutefois rapide et soutenue, passant de 18 000 caisses il y a sept ans à 100 000, l\u2019an dernier.«La famille Boscaini a beaucoup fa i t pou r changer la mentalité en Vénétie et vise la qualité plutôt que la production de volume », expliquait M.Desroches, lors d\u2019une rencontre récente à Montréal.Les Boscaini ont fait en Vénétie ce qu\u2019Antinori a fait en Toscane.«En plus, reprend le responsable des affaires de Masi, nous avons un avantage distinctif en Vénétie : nous faisons des vins «anti-Parker» (en référence au célèbre critique américain Robert Parker, amateur de vins boisés), des vins qui détonne du goût à la mode, grâce à une vinification particulière.» M.Desroches parle évidemment des fameux Amarone et Recioto et à leurs petits frères, les Ripasso, une technique dont Masi revendique la paternité, ou du moins, sa redécouverte.L\u2019Amarone et le Recioto sont élaborés avec des raisins qui ont d\u2019abord séché à l\u2019air dans des greniers, des vendages jusqu\u2019en janvier.Les nobles restes des Amarone et des Recioto servent l\u2019année suivante à élever les Ripasso (qui reposent sur les lies).Le seul problème de Masi ces années-ci, dit Luc Desroches, c\u2019est.le succès commercial de la maison.«Il faut éviter la surexposition, dit-il.Par exemple, certains restaurateurs me disent qu\u2019ils ne veulent pas avoir le Campofiorin (code SAQ: 00155051, 19,35$) sur leur carte parce que c\u2019est un vin trop commun.Moi, je leur réponds : est-ce que tu enlèverais ton steak frites du menu juste parce que c\u2019est trop commun?» Formé d\u2019abord au collège en loisirs, M.Desroches a ensuite bifurqué vers l\u2019assurance vie et une formation en commerce à l\u2019Université Western.Le vin, il y est arrivé guidé par.son nez et une passion grandissante.Rapidement, Luc Desroches s\u2019est rendu compte qu\u2019il était doué pour la dégustation.«Je me suis intéressé au vin dans mon jeune âge et, avec des amis, on dégustait régulièrement.Un jour, on a constaté que l\u2019on connaissait ça pas mal bien.J\u2019avais même monté un petit cours de dégustation à la demande de ma famille.» Les dons ol fact i fs de M.Desroches le servent encore très bien aujourd\u2019hui.En plus de vendre les vins Masi par centaines de milliers de caisses, il participe aux réunions du groupe technique de la maison, où on décide de ce que l\u2019on développera comme nouveaux produits.Il faut toutefois aimer l\u2019avion pour occuper une telle position.M.Desroches passe en effet deux semaines par mois à Valpolicella et deux semaines à Montréal.Pas trop difficile pour un Québécois de faire sa place dans une vénérable maison historique en Italie (et dans le monde du vin en général) ?«Non, répond le principal intéressé.Les Boscaini me font confiance et ailleurs, surtout aux États-Unis, le fait d\u2019être Montréalais joue en ma faveur parce que l\u2019on associe Montréal à la gastronomie.» COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : vincent.marissal@lapresse.ca Un Québécois derrière votre masi FRANÇOIS CHARTIER VINS ET METS COLLABORATION SPÉCIALE À tout seigneur tout honneur, débutons ce regard intérieur sur notre américanité viticole avec le zinfandel de nos voisins du Sud.Petit-fils d\u2019un cépage croate, le crljenak kasztelanski, comme c\u2019est le cas du primitivo italien, son frangin \u2013 et non son ancêtre, comme longtemps les ampélographes l\u2019ont pensé \u2013, le zinfandel, surtout cultivé en Californie, a été et demeure la première signature des Amériques en matière d\u2019encépagement pouvant être aujourd\u2019hui qualifié d\u2019autochtone, tant il a su s\u2019adapter aux conditions de culture locales.Offrant surtout des vins rouges généreux, quelquefois capiteux, au fruité débordant, aux tannins passablement arrondis, même s\u2019ils peuvent être abondants dans certaines cuvées, le zinfandel s\u2019acoquine avec des plats tout aussi généreux.L\u2019omniprésence de l\u2019alcool dans les vins qui en sont issus fait d\u2019eux d\u2019excellents choix pour les sauces aigres-douces, comme celle au porto et au fromage bleu, ainsi que pour les mets épicés.L\u2019alcool du zinfandel, enveloppe tant le sucré que le salé et, jusqu\u2019à une certaine dose, inhibe la capsaïcine des piments forts \u2013 à condition de servir le vin légèrement rafraîchi.Pour preuve, dégustez, avec des brochettes de boeuf sauce au fromage bleu ou avec des jarrets de veau braisés au porto, le très beau Zinfandel Bonterra 2006 Mendocino County, États-Unis (23,55$; 530139).Bonterra présente un 2006 sur le fruit, au charme évident et immédiat, laissant apparaître des notes de fruits rouges et de fleurs, à la bouche passablement tannique, mais aux tannins fins, à l\u2019acidité très fraîche lui donnant de l\u2019élan et de la digestibilité.Un vin long, savoureux, qui, étonnamment, se laisse boire malgré ses 14,5 degrés d\u2019alcool.Superbe équilibre.Beau travail de culture agrobiologique qui, après des années, commence à porter ses fruits.De ce côté-ci de la frontière, pour saisir l\u2019archétype moderne du grand vin de glace canadien à base de viral, il vous faudra cuisiner un foie gras poêlé, déglacé au viral latex harvest, un gratin de litchis ou un gâteau au fromage et coulis de mangue, puis tremper vos lèvres dans le remarquable Vidal Icewine Konzelmann 2006 Niagara Peninsula VQA, Canada (4 5 ,75$ (375 ml ; 476192).Nez explosif et très riche, tout en étant très frais, exhalant des notes pénétrantes de mangue, de papaye, de litchi, de pulpe de citrouille et de miel.Bouche d\u2019une liqueur imposante et d\u2019une fraîcheur saisissante, pleine, sphérique, juteuse et explosive à souhait.La réussite de ce 2006 explique à elle seule l\u2019attrait qu\u2019ont sur les meilleurs sommeliers du monde les vins de glace canadiens.Et dire que le viral n\u2019est, à l\u2019origine, qu\u2019un cépage hybride! Il s\u2019est tellement bien adapté à l\u2019élaboration de ce type de vin, né de la morsure du froid, qu\u2019il est aujourd\u2019hui à ranger parmi la liste des cépages nobles de la planète viticole.Dans l\u2019hémisphère sud du continent, le malbec argentin règne actuellement en maître chez les cépages qui ont de grandes perspectives d\u2019avenir.La mutation qu\u2019il a subie au fil du XXe siècle lui a permis de voir ses tannins s\u2019arrondir et son fruité s\u2019extérioriser.D\u2019où le style plus pulpeux et plus tendre des malbecs argentins comparativement aux malbecs cultivés à Cahors.L\u2019une des belles aubaines en la matière est le Malbec Altos Las Hormigas 2006 Mendoza, Argentine (14,80 $ ; 1092477).Élaboré avec les conseils de Marco de Grazia, célèbre exportateur de vins italiens, ce malbec argentin se montre hypercoloré, a romatique, avec élégance, exhalant des notes de poivre et de fruits noirs, à la bouche certes pleine mais ramassée, fraîche et longiligne, rappelant légèrement le style des malbecs de Cahors.Tout à fait savoureux et intelligent, pour ne pas dire intelligible.Il fera sensation, comme ses collègues, avec un couscous aux merguez, avec des hamburgers de boeuf à la pommade d\u2019olives noires ainsi qu\u2019avec des brochettes de boeuf qui ont préalablement séjourné dans une marinade au café.Fait à noter, au fil des derniers millésimes, les malbecs argentins se sont considérablement raffinés, rafraîchis et, surtout, ont laissé tomber le boisé qui était encore dominant il y a quelques millésimes.Pour preuve, l\u2019une des nouveautés à se mettre sous la dent, le Malbec Doña Paula 2006 Mendoza, Viña Doña Paula, Argentine (17,25$; 10692143).Difficile de ne pas succomber à ce malbec on ne peut plus argentin, à la fois dodu, sphérique, plein et d\u2019une certaine densité, aux saveurs de fruits noirs, de graphite et de poivre, d\u2019une longueur tout à fait étonnante, et d\u2019une matière passablement dense et profonde pour son prix.Surmontera des mets épicés, comme le chili con carne épicé ou le bifteck grillé à l\u2019ail et aux épices à steak.Enfin, il y a le Tannat, originalement de Madiran, devenu depuis LE cépage signature en Uruguay.À l\u2019image du malbec argentin, dont le caractère s\u2019est vu polir par le temps et le climat plus doux argentin, le Tannat a laissé tomber sa dureté campagnarde d\u2019origine pour devenir presque doux comme un agneau sous le ciel bleu de ce petit pays.Pour preuve ultime, régalez-vous du gourmand Tannat Catamayor 2006 San José, Bodegas Castillo Vie jo , Uruguay (12 , 4 5 $ ; 10264376) \u2013 les quantités sont actuellement limitées, mais un retour est à prévoir.Un vin juteux et explosif, débordant de fraîcheur et de fruits, aux saveurs de framboise et de bleuet, à la texture pulpeuse, aux tannins arrondis, à l\u2019acidité discrète et aux saveurs d\u2019une longueur tout à fait étonnante pour un vin offert sous la barre des 15$.Parfait pour rehausser vos recettes de côtelettes de porc aux poivrons rouges confits et épicés, de filet de saumon grillé sauce au vin rouge, de foie de veau à la vénitienne et polenta crémeuse au parmigiano ou de quesadillas (wraps) au bifteck et aux champignons et lardons.Quatre cépages emblématiques des Amériques Les mondialement connus cépages cabernet sauvignon et chardonnay ont été les premiers à véritablement positionner, sur l\u2019échiquier mondial, le continent américain comme producteurs de vins de qualité.Mais depuis, question de se singulariser un brin, et, par la bande, de faire rayonner la biodiversité des milliers de cépages que recèle l\u2019ampélographie planétaire, certains cépages sont devenus emblématiques de la production de certains pays.Lorsqu\u2019on parle des États-Unis, il est impossible de ne pas penser en premier lieu au zinfandel, tout comme au malbec pour ce qui est de l\u2019Argentine, au tannat pour le petit joueur qu\u2019est l\u2019Uruguay, sans oublier le vidal pour le Canada et ses remarquables vins de glace.Le malbec argentin, plus tendre que son homologue de Cahors, comme le très beau Malbec Altos Las Hormigas 2006 Mendoza, Argentine (14,80$; 10692477), se montre parfait pour les grillades de merguez épicées ou de brochettes de boeuf marinées au café noir.QUELQUES HARMONIES Brochettes de boeuf sauce au fromage bleu ou jarrets de veau braisés au porto Zinfandel Bonterra 2006 Mendocino County, États-Unis (23,55$; 530139) Foie gras poêlé et déglacé au vidal late harvest, gratin de litchis ou gâteau au fromage et coulis de mangue Vidal Icewine Konzelmann 2006 Niagara Peninsula VQA, Canada (45,75$ (375ml ; 476192) Couscous aux merguez, hamburgers de boeuf à la pommade d\u2019olives noires ou brochettes de boeuf à la marinade au café Malbec Altos Las Hormigas 2006 Mendoza, Argentine (14,80$; 10692477) Chili con carne épicé ou bifteck grillé à l\u2019ail et aux épices à steak Malbec Doña Paula 2006Mendoza, Argentine (17,25$; 10692143) Côtelettes de porc aux poivrons rouges confits et épicés, filet de saumon grillé sauce au vin rouge, foie de veau à la vénitienne et polenta crémeuse au parmigiano ou quesadillas au bifteck et aux champignons et lardons Tannat Catamayor 2006 San Jose, Uruguay (12,45$; 10264376) François Chartier est l\u2019auteur du nouveau guide des vins La sélection Chartier 2008, aux Éditions La Presse.On peut lui envoyer des questions par le blogue www.francoischartier.typepad.com ou par la poste au 7, rue Saint- Jacques, Montréal H2Y 1K9 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 8 A C T U E L L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 3 M A I 2 0 0 8 ACTUELGOURMAND SPÉCIALAMÉRIQUES JACQUES BENOIT DU VIN Le vignoble mondial compte à l\u2019heure actuelle quelque huit millions d\u2019hectares de vignes, dont environ 11% pour ce qui est des deux Amériques, soit dans les 844 000 hectares.Les poids lourds: les États- Unis, sixième producteur mondia l, auxquels se joignent l\u2019Argentine, de plus en plus dynamique, et le Chili, qui continue à bien tirer son épingle du jeu.Ensemble, ces trois pays exploitent en effet plus de 700 000 hectares de la précieuse liane! Minuscule puisqu\u2019il ne dispose pour sa part que de 3500 hectares de vignes environ, le vignoble canadien (quelque chose comme.0,05% du vignoble de la planète) a pourtant réussi à faire sa marque dans le milieu mondial du vin.À cause, bien sûr (qui l\u2019ignore?), du vin de glace.«Le Canada, gelé pendant une grande partie de l\u2019année, paraît être le dernier endroit où cultiver de la vigne.Et pourtant, on y fait du vin avec un enthousiasme croissant dans quatre provinces», écrivent Hugh Johnson et Jancis Robinson dans la plus récente édition de leur monumental Atlas mondial du vin (Flammarion).Or, comme l\u2019a montré déjà l\u2019an passé le premier millésime (2004) du Clos Jordanne, de l\u2019Ontario, avec ses très beaux vins de Pinot noir, mais aussi ceux de Chardonnay \u2013 à mon sens dans une moindre mesure, cependant \u2013, le vignoble canadien peut aussi très bien réussir autre chose que des vins de glace.Coentreprise de la société canadienne Vincor (du groupe américain Constellation désormais) et du groupe Boisset, de Bourgogne, le Clos Jordanne a fait goûter jeudi dernier, à la presse spécialisée, ses neuf vins du millésime 2005, dont la SAQ a commencé à commercialiser près de 1100 caisses.(Tous ces vins, sauf un déjà en vente, doivent être distribués au cours des prochains mois.) Verdict succinct ?On peut dire, en gros, que le Clos Jordanne répète avec ses 2005 l\u2019exploit qu\u2019il avait déjà réussi avec ses 2004.Bref, on a peine à croire que l\u2019Ontario puisse produire d\u2019aussi bons vins de Pinot noir et de Chardonnay! Les vins blancs Moins boisés que les 2004, quoique le bois y reste bien présent, les blancs font une plus grande part au fruit en 2005 et m\u2019ont semblé plus réussis.Le moins cher du lot, à savoir le Niagara 2005 Chardonnay Village Reserve, se présente ainsi avec un beau bouquet discrètement boisé, ce à quoi succède une bouche de corps moyen, au boisé toutefois plus marqué en bouche, avec des notes genre citron confit, le tout bien équilibré (150 caisses à venir, en juin).S, 10745567, 21,70$, HHH, $$ 1/2, 2008-2010.À noter que ce vin, comme d\u2019ailleurs les trois autres blancs, a été vinifié en fûts, dont environ 15% de fûts neufs \u2013 comme beaucoup de bourgognes blancs \u2013, et qu\u2019il a été bâtonné pendant l\u2019élevage (on remue le vin pour remettre les lies en suspension, ce qui donne plus d\u2019ampleur).LeClaystone2005Chardonnay, aux nuances de caramel fin (le bois), d\u2019appellation Niagara comme d\u2019ailleurs tous les vins du Clos Jordanne, un peu plus dense que le précédent, ne manque pas d\u2019élégance et son boisé est dans ce cas également plus perceptible en bouche qu\u2019au nez.Mais il est cher (85 caisses en mai).S, 10697331, 37,50$, HHH, $$$$, 2008-2010.Je précise que, sur l\u2019échelle de notation sur 20, j\u2019ai noté le Reserve 16 sur 20, et le Claystone 16,9.aussi bien dire 17.Vendu uniquement aux deux boutiques Signature, Le Clos Jordanne 2005, auboisé plus retenu au plan olfactif, m\u2019a semblé avoir déjà mieux intégré \u2013 ou digéré, comme on dit également \u2013 son bois que les deux précédents (41 caisses, déjà en vente).Signature, 10697391, 38,50$, HHH 1/2, $$$$, 2008-2010?Issu de ce que ce domaine considère comme ses meilleures parcelles, Le Grand Clos 2005 Chardonnay a un bouquet plus expressif que le précédent, avec des notes délicates de citron confit.Plus ample également en bouche, distingué, il laisse dans l\u2019après-goût des nuances de caramel fin (41 caisses en mai).S et Signature, 10697403, 52$, HHH 1/2 , $$$$ 1/2, 2008-2010.Les rouges Est-ce parce que le vinificateur de ces vins et directeur du domaine Thomas Bachelder \u2013 un Québécois \u2013 a utilisé un peu moins de fûts neufs, soit «20 à 25%», pour l\u2019élevage des cinq vins rouges de 2005, contre 30% pour les 2004?Ou parce que les vignes , encore très jeunes puisqu\u2019elles ont été plantées entre 2000 et 2002, avaient un an de plus ?Toujours est-il que les rouges 2005 m\u2019ont semblé à la fois moins boisés \u2013 comme les blancs \u2013 que ne l\u2019étaient les 2004, et en même temps un peu moins complexes, du moins pour l\u2019instant.Chose remarquable, cependant, tous ont un fruit très net, alléchant \u2013 si je puis dire.Le moins cher est le Village Reserve 2005 Pinot noir, au bouquet d\u2019ampleur moyenne, plutôt unidimensionnel en ce moment, moyennement corsé, aux tannins veloutés (500 caisses, en juillet).S, 10745487, 24,05$, HH 1/2, $$$, 2008-2009?On monte nettement dans l\u2019échelle qualitative en passant à La Petite Vineyard 2005 Pinot noir, au bouquet un peu plus volumineux, franc, et aux tannins veloutés, de qualité.Très bon (27 caisses en mai).Signature, 10697374, 40,50$, HHH, $$$$, 2008-2010.Le Claystone 2005 Pinot noir, au bouquet assez semblable, a toutefois plus de chair, plus de corps, sur des tannins assez fermes, quoique sans rugosité.Très réussi également (113 caisses en mai).S, 10697358, 39,25$, HHH et même HHH 1/2, $$$$, 2008-2013.Le Clos Jordanne 2005 Pinot noir, à la robe rouge clair à reflets acajou, moins concentré que le Claystone, est toutefois plus riche en nuances et plus distingué.Et lui aussi j\u2019aurais fort bien pu le noter trois étoiles et demie (40 caisses en juin).S, 10697420, 41,75$, HHH, $$$$ 2008-2012?Enfin, Le Grand Clos 2005, qui est la cuvée haut de gamme, est le vin au caractère variétal le plus marqué, et donc très Pinot noir au nez et en bouche, nettement plus que moyennement corsé, aux tannins serrés quoique sans dureté aucune, et qui est le plus accompli des cinq rouges.Et le plus cher, hélas ! En bouteilles standards (40 caisses en mai) et en magnums (10 caisses en mai).Signature, 10710209 et 10867759, 61$ et 150$, HHH 1/2, $$$$ 1/2, 2008-2013?Les vins du Clos Jordanne sont chers, mais il faut savoir que ce domaine met tout en oeuvre pour élaborer des vins de qualité : culture biologique, utilisation des levures indigènes seulement, fûts de chêne français, déplacement des vins par gravité pour leur éviter les chocs, etc.Une dégustation L\u2019Afrique du Sud fait déguster, le mercredi 14 mai, de 19h à 21h, au Centre des sciences de Montréal (Vieux-Port), environ 150 de ses vins, la plupart importés pour l\u2019occasion.Tarif, 50$, les billets devant être achetés par l\u2019internet, à vasunicef.ca.Tous les bénéfices seront versés à l\u2019Unicef.Informations : 514-288-5134, poste 243.De l\u2019Ontario à la Californie SETH KUGEL THE NEW YORK TIMES BARRAMANSA, Brésil\u2014 À environ 90 milles de Rio de Jañeiro, une fois passé les bikinis d\u2019Ipanema, puis les favelas, les banlieues industrielles et finalement les collines vertes, une douzaine de fûts de 9000 litres vides attendent dans un nouveau cellier sur le terrain d\u2019une ferme entourée de 15 000 acres de forêt, de pâturages et de canne à sucre.Antonio Rocha espère que ces tonneaux, une fois ajoutés aux 17 qui sont remplis dans un autre cellier, pourront satisfaire le goût croissant des Américains pour la cachaça vieillie en fûts de bois, une version plus douce et agréable à siroter de ce spiritueux que sa famille fabrique depuis quatre générations.Plusieurs ont déjà goûté à une version plus forte et produite en série de la cachaça, un jus de canne à sucre fermenté et distillé qui compose la Caïpirinha, un cocktail fait avec de la lime et du sucre.Mais à la ferme de Rocha, les producteurs coupent la canne à sucre dans leurs propres champs, la font passer dans un moulin à eau, fermentent le jus avec de la levure naturelle et le distillent dans des alambics en cuivre au moyen de l\u2019énergie générée en brûlant la pulpe de canne à sucre restante.« Jusqu\u2019en 1990, la cachaça n\u2019avait aucune valeur », déclare Rocha.«Celles qui vendaient étaient celles qui faisaient de la publicité ; celles de qualité ne pouvaient le faire.C\u2019était seulement du bouche à oreille.» Il y a quatre ans, il a commencé à vendre ses cachaças 5 et 12 ans aux États-Unis, dans des magasins de vins et spiritueux et dans certains restaurants.Les cachaças vieillies, qui ont généralement passé au moins un an dans des fûts de bois, ne représentent qu\u2019une infime fraction du marché global de la cachaça aux États-Unis, peutêtre mille caisses de 9 litres par année, selon Olie Berlic, un sommelier qui importe Rochinha.Mais la demande est en hausse.Les importations de toutes les cachaças aux États-Unis ont connu une forte croissance durant la dernière décennie: 647 000 litres en 2007, comparativement à 213 000 litres en 2002 et moins de 100 000 en 1998, selon le gouvernement brésilien.Les deux marques qui dominent le marché \u2013 Pitu et 51 \u2013 sont fabriquées en série et manquent de subtilité.Par contre, Leblon, commercialisée depuis 2005 et présentement no 3, est un spiritueux plus pur et plus fruité qui a reçu de bonnes critiques.Pendant ce temps, quelques cachaças vieillies, infusées des saveurs \u2013 vanille, cannelle \u2013 et parfois des couleurs du bois dans lesquel les el les sont conservées, et fabriquées par de petites distilleries comme Rochinha, profitent de ce vent de popularité.«Vous êtes témoin des balbutiements d\u2019une catégorie », déclare Berlic, qui a traversé le Brésil, goûtant à 800 cachaças afin de choisir ses importations.«Ce que la cachaça peut montrer au monde, c\u2019est une variété de saveurs qu\u2019on ne peut retrouver dans aucun autre spiritueux.» Une odeur de cachaça brésilienne Vin très coloré sans qu\u2019il soit opaque, le California 2004 Syrah Terre Rouge, au bouquet de très bonne ampleur, profond, de fruits noirs, avec aussi des notes épicées- boisées, dense et compact, aux tannins à la fois fermes et sans aspérité, et qui laisse des arômes rappelant la pâtisserie dans l\u2019après-goût (le bois, dont 15% de fûts neufs français), est un de ces vins comme on les aime au sud de la frontière, et qu\u2019apprécient également beaucoup de consommateurs d\u2019ici.Sérieux, donc (594 caisses).S, 897 124, 23,20$, HHH,$$ 1/2, 2008-2011.LA RECOMMANDATIONDE LA SEMAINE Lujan de CuyoMendoza 2006 Malbec Los Cardos Dona Paula.Vin rouge d\u2019Argentine, de Malbec, passablement coloré, au bouquet associant fruits rouges et fruits noirs, un peu plus que moyennement corsé, tout en fruit, et aux tannins tendres (266 caisses).S, 10893 914, 13,75$, HHH,$ 1/2, 2008-2009.Mendocino County 2006 Zinfandel Bonterra Vineyards.Vin de Californie issu de raisins de l\u2019agriculture biologique, au bouquet large, de fruits rouges bien mûrs et aux notes de pâtisserie (le bois, dont 16% de fûts neufs français).Charnu, avec passablement de corps, ses tannins sont fermes, et on retrouve la pâtisserie dans l\u2019après-goût.14,5% d\u2019alcool (237 caisses).S, 530 139, 23,55$, HH 1/2,$$ 1/2, 2008-2010.Toscana 2006 IGT Le Volte Tenuta Dell\u2019Ornellaia.Produit par Ornellaia, de Toscane, et goûté à l\u2019aveugle, ce vin élaboré avec du Sangiovese (50%), plus du Cabernet Sauvignon et du Merlot (50%), et élevé en fûts, offre un bouquet d\u2019une rare distinction, aux arômes de fruits noirs surtout.Suit une bouche d\u2019une bonne concentration, bien en chair et relativement corsée, d\u2019un parfait équilibre.Excellent (2400 caisses le 8 mai).S, 10938684, HHHH,$$$ 1/2, 2008-2014.Menetou-Salon 2006 Clos des Blanchais Henry Pellé.Vin blanc de Sauvignon de la Loire, au bouquet mûr, non boisé, qu\u2019accompagne une petite note rappelant les fruits exotiques.Il a du moelleux en bouche, du gras, avec l\u2019acidité suffisante et des saveurs relevées (210 caisses).S, 872 572, 25,50$, HHH,$$$, 2008-2011 ?DÉGUSTÉS POUR VOUS LA RÈGLE > Plus d\u2019étoiles que de $, le vin vaut largement son prix.> Autant d\u2019étoiles que de $, il vaut son prix.> Moins d\u2019étoiles que de $, il est cher ou même très cher.> C indique qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un vin courant, vendu dans la plupart des succursales.> S désigne les vins de spécialité, en vente uniquement dans un nombre limité de succursales.> Le nombre d\u2019années figurant après la note indique le potentiel de garde approximatif à partir de maintenant.H Vin correct HH Bon HHH Très bon HHHH Excellent HHHHH Exceptionnel 1/2 Égale une 1/2 étoile lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll PHOTO ALCINOO GIANDINOTO, THE NEW YORK TIMES Antùnio Rocha derrière quelques variantes de Cachaça fabriquées par sa famille à barra Mansa au Brésil.Le vignoble canadien réussit pourtant à faire sa marque dans le milieu mondial du vin.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 3 M A I 2 0 0 8 A C T U E L 9 ACTUELGOURMAND SPÉCIALAMÉRIQUES ROBERT BEAUCHEMIN COLLABORATION SPÉCIALE Il n\u2019y a rien de plus touchant que la cuisine de femmes.Car elles sont presque toujours responsables des repas familiaux, et cela dans toutes les cultures traditionnelles.Par conséquent, on sent un lien profondément personnel entre nous, le client, et elles.Comme si elles faisaient la cuisine pour nous, à défaut de nous la «vendre».Et à la différence des hommes en cuisine, elles se font rarement baptiser «chef»; cuisinière leur convient tout à fait.Et c\u2019est encore plus vrai chez les Mexicains.Au restaurant Maria Bonita, petit troquet tout à fait charmant installé un peu secrètement depuis quelques années au coeur du Mile End, on a l\u2019impression que c\u2019est la patronne qui donne sa raison de vivre à l\u2019entreprise.Elle est là aux fourneaux, qui surveille chaque assiette, voit à ce que tout ce qui sort de la cuisine soit bien fignolé et joliment présenté.Car l\u2019authentique cuisine mexicaine est restée profondément familiale.Ce qui n\u2019empêche pas monsieur d\u2019être aux commandes de la salle, décorée un peu comme une cabane de pêcheurs du Pacifique, avec des murs de couleurs, ornés de sarapes et de vieilles photos.Maria Bonita \u2013 «La bel le Mar ia » \u2013 est le nom de la patronne, mais c\u2019est aussi une très jolie chanson mexicaine des années 50 qui rendait hommage à l\u2019une des plus célèbres actrices de son époque, Maria Félix, surnommée affectueusement «La Doña».En tout cas, Maria la cocinera, elle, nous en met plein la vue avec un menu qui suit de près les recettes familiales.Parfois, c\u2019est exactement ce dont on a besoin.À la carte, on trouve tout ce qui évoque le Mexique des touristes et celui des autochtones, du nord au sud, de l\u2019est à l\u2019ouest.En fait, Maria nous fait faire un tour de son pays à travers des spécialités de toutes les régions du Mexique comme un crémeux guacamole, avec le petit mordant du jalapeño et l\u2019acidité de la lime.Ou encore des entrées de tortillas fraîches de maïs, des quesadillas, tout enroulées sur du fromage, du poulet et des oignons, ou une sorte de ragoût de porc aux piments guajillo.Si on laisse les tortillas à plat, ça s\u2019appelle des Sopes, et on les couvre de haricots noirs, de laitue émincée, de fromage et de crème sûre.Et si ce n\u2019est pas exactement dans le registre léger (du reste, qu\u2019est-ce qui l\u2019est dans cette cuisine?), c\u2019est tout à fait succulent.On peut aussi commencer un repas de ce genre avec des soupes, ici copieuses comme le pozole.Ce qui en réalité n\u2019est pas une soupe, mais plutôt une sorte de ragoût fait de grains de maïs d\u2019une variété à larges grains blancs qui ont la particularité de s\u2019ouvrir comme une fleur à la cuisson et de viandes de porc, dans un bouillon parfumé au chili de différentes variétés.Selon les régions, on le prépare de différentes façons.Celui de Maria est l\u2019un des plus soignés que j\u2019aie goûté en dehors du Mexique: à la fois robuste et fin.Le reste de ce repas était constitué de cazuelitas, de petites assiettes contenant plusieurs plats classiques de format miniature, à la manière des tapas espagnols.Un mole poblano de poulet , autre grand ragoût du centre du Mexique préparé à base de chilis, de cacao et d\u2019épices.Un plat déconcertant qui peut facilement rebuter les néophytes.Mais c\u2019est aussi celui par lequel on juge le talent d\u2019une cuisinière, même si la sauce qui en forme la base provient ici d\u2019une boîte.Qu\u2019importe, puisque la señora Maria le travaille avec doigté.Résultat: une sorte de braisé au goût complexe et énigmatique, fait de sucré, de salé et de pimenté.Le pipian, autre ragoût de poulet à base de graines de citrouille, est riche et crémeux.Il s\u2019avale comme un antidote à cette succession de plats relevés.Cuit dans une feuille de banane, le cochinita pibil, fait comme au Yucatan, est un rôti lent de porc avec des graines d\u2019achiote bien rouges, beaucoup de cumin, d\u2019ail et de jus d\u2019orange.Chacun de ces plats de viande en sauce se mange avec des tortillas de maïs fraîches, servies chaudes dans un petit panier.Outre les propositions nombreuses et familières, on suggère aussi quelques idées inusitées comme une salade de mangues mûres, de tomates (involontairement raides et pas mûres) dans du jus de fraise.Ça a l\u2019air un peu gauche, mais l\u2019acidité des fruits corrige l\u2019excès de protéines animales que l\u2019on retrouve habituellement dans cette cuisine.On termine avec un gâteau aux trois laits, une sorte de génoise vanillée remplie de sauce et de crème, familier et exotique à la fois, détrempé dans du lait frais.Constat : nous sommes sincèrement touchés par ces troquets ethniques de quartier qui ne font pas de compromis.MARIA BONITA 5269, rue Casgrain (près de Maguire) 514-807-4377 > Prix : les «tapas» facturés autour de 7$, des plats entre 10$ et 15$, douceurs à 5$.Prix très raisonnables pour une cuisine faite sur place, de A à Z.> Faune: amoureux du Mexique (c\u2019est toujours bon signe), quelques étudiants étrangers, Brésiliens de passage mêlant accents latinos et rires.> Décor : mélange entre la cantine d\u2019ouvriers agricoles et « l\u2019autogrill » italien.> Service : de bonne volonté et sympathique.> Vin : bof ! Préférez la cerveza bien froide, avec une rondelle de lime dedans.Servie sans verre.Plus : l\u2019ambiance conviviale et la totale dévotion des patrons pour la clientèle.C\u2019est rare.Moins : beaucoup de plats de poulet en fait, et peu de viandes rouges ou de poisson au menu.Et des nachos un peu humides pour tremper dans nos sauces.Madre latina MARIE-CLAUDE LORTIE J\u2019avais à l\u2019université une amie chilienne qui m\u2019a amenée un jour manger des empanadas « au seul endroit dans la ville où ils les font vraiment comme au Chili ».Cette petite boulangerie du boulevard Saint-Laurent, El Refugio, existe toujours.Et je continue ainsi, quelque 20 ans plus tard, à aller y chercher ces délicieux petits pains fourrés à la viande.Chez El Refugio, il n\u2019est pas question de décliner les empanadas en mille saveurs.Il n\u2019y a qu\u2019une seule sorte.C\u2019est celle du Chili, au boeuf haché et aux oeufs durs, avec oignons et olives noires douces.C\u2019est savoureux, réconfortant, la pâte y est toujours délicieusement élastique, voire un peu sucrée, et le jeu de textures des oeufs durs et des olives fait de ces empanadas des en-cas réellement hors circuit.On peut les acheter et les emporter pour aller les manger dans un parc ou à la maison, ou on peut rester sur place, car la boulangerie, véritable refuge pour âmes hispanophones et latinophiles affamées, compte quelques tables.On s\u2019assoit alors et on accompagne son empanada (ou deux) d\u2019une boisson gazeuse importée du Chili par les propriétaires, la famille de Jorge Vileda, immigré chilien ayant quitté son pays sous la dictature de Pinochet.Et si vous voulez pratiquer votre espagnol, on se fera un plaisir de vous donner la répartie dans la langue d\u2019Isabel Allende.(Bref, ce n\u2019est pas du tout comme dans certains cafés de la Petite Italie où on vous regarde d\u2019un air totalement exaspéré, voire dédaigneux, si vous essayez de placer un mot en italien.) Jadis, l\u2019endroit était fréquenté presque exclusivement par la diaspora chilienne en particulier et sud-américaine en général.Aujourd\u2019hui, ce n\u2019est plus ainsi.Mais la boulangerie continue d\u2019être très chilienne et ne propose que des spécialités du pays, incluant les allullas, des petits pains blancs, ronds, typiques et des produits importés comme des confitures.EL REFUGIO 4648, boulevard Saint-Laurent, Montréal, 514-845-1358 Des empanadas comme au Chili PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE Au restaurant Maria Bonita, dans le Mile End, on a l\u2019impression que c\u2019est la patronne, Maria, qui donne sa raison de vivre à l\u2019entreprise.Elle est là aux fourneaux, qui surveille chaque assiette, voit à ce que tout ce qui sort de la cuisine soit bien fignolé et joliment présenté.Car l\u2019authentique cuisine mexicaine est restée profondément familiale.PHOTO RÉMI LEMAY, LA PRESSE Malgré la clientèle diversifiée qui la fréquente, la boulangerie El Refugio continue d\u2019être très chilienne et ne propose que des spécialités du pays.À la carte, on trouve tout ce qui évoque le Mexique des touristes et celui des autochtones, du nord au sud, de l\u2019est à l\u2019ouest.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll AGENDA MIEUXVIEILLIR ENMANGEANTMIEUX La nutrition peut-elle nous aider à mieux vieillir?Les aliments miracle existent-ils?C\u2019est la question que pose Guylaine Ferland, professeure au département de nutrition à l\u2019Université de Montréal, jeudi soir, de 19h à 21h, dans la cadre d\u2019une conférence grand public, présentée à l\u2019auditorium de la Grande Bibliothèque.À noter, la chercheuse, auteure de Alimentation et vieillissement (Presses de l\u2019Université de Montréal), participe également à une grande enquête sur l\u2019impact de la nutrition sur le cerveau de quelque 1800 personnes âgées.Cette conférence s\u2019inscrit dans la série La science du bien vieillir, présentée par Bibliothèque et Archives nationales du Québec ces jours-ci.Entrée libre Infos: www.banq.qc.ca \u2014 Silvia Galipeau SUR LEMÊME THÈME.L\u2019Association Manger Santé Bio présente la conférence «Recettes pour vivre longtemps et en santé», qu\u2019animera Danielle Starenkyj, auteure, conférencière et pionnière du végétarisme au Québec.L\u2019événement aura lieu le mercredi 7 mai, de 19 h à 21h30, au Centre Saint-Pierre, 1212, rue Panet.Coût : 20$ pour les non-membres.Info : www.mangersantebio.org ; 514- 332-1005.\u2014 Nadielle Kutlu, collaboration spéciale DUEL GOURMAND: LAURENTGODBOUT ET DAVIDBIRON Laurent Godbout, chef et propriétaire du restaurant Chez L\u2019Épicier, et David Biron, spécialisé dans la cuisine contemporaine aux accents asiatiques, offriront un menu des plus gastronomiques.Aujourd\u2019hui, de midi à 14 h, à la SAQ du centre Rockland.Coût : 40$ (sur réservation) ; places limitées (24).Info : www.saq.com; 514-733-7843.\u2014 Nadielle Kutlu, collaboration spéciale lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 10 A C T U E L L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 3 M A I 2 0 0 8 "]
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