La presse, 19 juin 2008, Cahier A
[" LA RÉGION DE SOREL-TRACY Croisière au coeur de la réserve mondiale de la biosphère du Lac-Saint-Pierre Souper quatre services Soirée-spectacle au Théâtre du Chenal-du-Moine Une nuitée incluant le petit-déjeuner À partir de 126,95$ par personne en occupation double, pourboires inclus.Réservation :1 800 369-0059 Renseignements touristiques : FORFAIT CROISIÈRE-THÉÂTRE Le Théâtre du Chenal-du-Moine présente « Les Aboyeurs » avec Martine Franke, François Chénier, Chantal Baril, Sylvain Marcel et Robert Brouillette.3544495A 124e année No 237 60 pages, 4 cahiers 70¢ taxes en sus - Édition provinciale 84¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE Pauline Marois aurait adopté la voiture électrique pour se véhiculer.dans sa demeure.Venez voir mon blogue ! cyberpresse.ca/laporte L-V 6 21924 98765 1 «POLICE! » Spectaculaire intervention au pied du mont Royal contre de présumés vendeurs de drogues PAGE A4 CRISEAIGUË AUX SOINS INTENSIFS Des opérations annulées faute de lits alors qu'une unité est vide.Des patients instables qui obtiennent leur congé pour faire place à d'autres.Des équipes à bout de souffle.La situation aux soins intensifs s'aggrave.ARIANE LACOURSIÈRE PAGES A2 ET A3 STUDIOS MÉTÉOR DES EFFETS SPÉCIAUX IMPAYÉS ARTS ET SPECTACLES PAGE 1 «SUPER BLESSANT» Julie Snyder se défend de mal rémunérer ses académiciens HUGO DUMAS ARTS ET SPECTACLES PAGE 1 HOCKEY LES ESPOIRS DU REPÊCHAGE SPORTS PAGES 1 ET 8 ESSENCE UNE TAXEDANS LEVIDE?La taxe verte de Québec est un échec, estime Environnement Canada PAGE A14 MONIQUE JÉRÔME-FORGET «AUCUN SIGNE DE RALENTISSEMENT» L'économie du Québec tient bon, affirme la ministre des Finances du Québec LA PRESSE AFFAIRES PAGE 1 Tout va bien sur le front témiscabitibien LA CHRONIQUE DE PATRICK LAGACÉ PAGE A5 Steven Stamkos PHOTO SCOTT OLSON, GETTY Vincent Lacroix PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE Michelle Obama revue et corrigée Michelle Obama incarne la femme moderne, la mère de famille attentionnée, intelligente complice de son ambitieux mari.Que demander de plus à une éventuelle première dame des États-Unis ?L'équipe de Barack Obama est en train de façonner une image plus douce, plus patriotique de la femme du candidat démocrate à la présidence des États-Unis.NOTREREPORTAGE ENMOTS ET EN PHOTOS PAGE A24.AFFAIRE NORBOURG PRISE 2 Avec des amis comme ça SOPHIE COUSINEAU PAGE A8 Québec doit s'expliquer ARIANE KROL FORUM PAGE A26 Après trois ans d'enquête, la GRC dépose 922 chefs d'accusation contre le financier déchu Vincent Lacroix et cinq présumés complices concernant des fraudes de 95millions NOS INFORMATIONS PAGES A6 À A8 Une unité inutilisée de l'hôpital Notre-Dame.Voyage au centre de la Terre EXCLUSIF Montréal jeudi 19 juin 2008 Le plus grand quotidien français d'Amérique 2008 Cartier ARIANE LACOURSIÈRE La scène donne froid dans le dos.Une aile complète de l'hôpital Notre-Dame à Montréal est plongée dans le noir.Alors que l'établissement grouille d'activité, ici, c'est le calme plat.Depuis le mois d'avril, quelque 10 lits flambant neufs de cette unité de soins intensifs sont inutilisés.«C'est un désastre.Rien de moins.C'est épeurant parce qu'on voit qu'on se dirige tout droit vers une crise », affirme le chef du service des soins intensifs du Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM), le Dr Tudor Costachescu.Au cours des cinq dernières années, la situation n'a cessé de se dégrader dans les services de soins intensifs de Montréal.On craint la pénurie d'infirmières.À un point tel que des lits doivent être fermés.Au CHUM, seulement 33 des 58 lits de soins intensifs sont ouverts.À l'hôpital du Sacré-Coeur, 20 lits sur 34 le sont.«Et on pourrait en fermer encore plus cet été», prévoit le chef du service des soins intensifs de cet hôpital, le Dr Patrick Bellemare.L'hôpital Sainte- Justine n'est pas épargné.Là-bas, seulement 12 des 30 lits sont ouverts.Ces fermetures de lits aux soins intensifs ne sont pas sans conséquence.«On est obligés d'annuler beaucoup de chirurgies qui demandent un séjour aux soins intensifs», dit la chef du service des soins intensifs de l'hôpital Sainte-Justine, la Dre Marisa Tucci.Cette année, 124 interventions chirurgicales ont été annulées à Sainte-Justine, contre 63 en 2006.«On a annulé 30% de toutes nos demandes.C'est énorme!» affirme la Dre Tucci.Quand les soins intensifs débordent, aucun patient ne peut y être transféré.Depuis 2003, les soins intensifs de l'Hôpital général juif de Montréal ont refusé un nombre grandissant de patients.«Avant, on avait 1300 admissions par année.Maintenant, on en a environ 1000», affirme le chef des soins intensifs de cet établissement, Denny Laporta.Les patients des urgences qui doivent recevoir des soins aigus attendent de plus en plus longtemps avant d'obtenir une place aux soins intensifs.Cela entraîne une augmentation de la durée des séjours aux urgences.«Les patients ayant besoin de soins aigus devraient être traités en moins de six heures.Cette année, le CHUM a dépassé fréquemment ces délais.Nos soins intensifs sont si pleins qu'on ne peut pas prendre les patients des urgences à temps», déplore le Dr Costachescu.Dans un document obtenu par La Presse, on voit que de janvier à avril 2007, 13 patients qui devaient avoir accès aux soins intensifs ont attendu trop longtemps aux urgences du CHUM.Par exemple, un patient souffrant d'une pneumonie grave a séjourné 44,5 heures aux urgences avant d'être transféré aux soins intensifs.Un autre souffrant de défaillance respiratoire a patienté 32,5 heures.Une personne dans le coma a également attendu 24,5 heures aux urgences avant d'être envoyée aux soins intensifs.«On est dans des situations intenables.La vie des patients est en danger.On n'aime pas ça», dit le Dr Costachescu.La pression pour libérer des lits aux soins intensifs est grande.Pour pouvoir traiter les cas lourds, les intensivistes doivent parfois donner congé à des patients encore instables.«On n'a pas le choix.On doit pallier au plus pressant.On est constamment en train de gérer des lits pour accueillir les patients les plus critiques », dit le Dr Costachescu.«UN DÉSASTRE» La pénurie d'infirmières force des hôpitaux montréalais à fermer plusieurs lits ARIANE LACOURSIÈRE Cette année, le ministère de la Santé du Québec a modifié la façon dont les budgets sont alloués aux hôpitaux de la province.L'un des principaux changements est que les établissements reçoivent désorma is une somme pour chacune des interventions chirurgicales qu'ils réalisent.Plutôt que de recevoir un budget annuel f ixe, les établissements doivent compiler le nombre d'opérations réalisées annuellement.Ils obt iendront l'an prochain un budget conséquent.« Ça ajoute un aspect performance », dit l'attachée de presse du ministre de la Santé, Marie-Ève Bédard.Plus un établissement fait d'interventions chirurgicales, plus son budget est élevé l'année suivante.Mais la pénurie de personnel aux soins intensifs et les fermetures de lits qui en découlent empêchent les hôpitaux universitaires de Montréal de réaliser autant d'opérations qu'ils le voudraient.Par exemple, le CHUM avait prévu cette année réaliser 1200 chirurgies cardiaques.Chaque opération devait rapporter environ 17 000$ à l'établissement.«Cette année, nous n'avons réalisé que 700 chirurgies cardiaques.Nos soins intensifs débordent ; donc on doit en annuler plusieurs, dit le Dr Costachescu.L'an prochain, on sera pénalisés.On aura moins d'argent.On voudrait faire plus d'interventions chirurgicales, mais les ressources pour le faire ne sont pas suffisantes.» Un budget lié au nombre d'interventions chirurgicales CRISE AIGUË AUX SOINS INTENSIFS VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?nouvelles@lapresse.ca UN COMMENTAIRE SURNOTRE JOURNAL?commentaires@lapresse.ca SOMMAIRE Amusez-vous ! AFFAIRES 16 Astrologie du jour AFFAIRES 10 Bourses AFFAIRES 8 et 9 Décès AFFAIRES 12 à 14 Forum A 26 et 27 Horaire télévision ARTS 4 Loteries A 13 Monde A 24 et 25 Petites annonces AFAIRES 7 et 11 Sudoku AFFAIRES 4 Trait d'union AFFAIRES 10 Météo Nuageux avec averses, maximum 17, minimum 12.AFFAIRES 14 Les urgences qui débordent, les temps d'attente interminables, on connaît.Ce qu'on sait moins, c'est que la situation n'est pas plus rose aux soins intensifs des hôpitaux de la métropole.De fait, elle ne cesse de se détériorer depuis cinq ans.Faute d'infirmières, il faut fermer des lits.Au point où la vie de patients est mise en danger.Et ça risque d'être pire cet été.PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE Au CHUM, seulement 33 des 58 lits de soins intensifs sont ouverts.À l'hôpital du Sacré-Coeur, 20 lits sur 34 le sont.Plus un hôpital fait d'interventions chirurgicales, plus son budget est élevé l'année suivante.Mais la pénurie de personnel aux soins intensifs empêche les hôpitaux universitaires de Montréal de réaliser autant d'opérations qu'ils le voudraient.« Les patients ayant besoin de soins aigus devraient être traités en moins de six heures.Le CHUM a dépassé fréquemment ces délais.Nos soins intensifs sont si pleins qu'on ne peut pas prendre les patients des urgences à temps.» UN ÉTÉ CHARGÉ ARIANE LACOURSIÈRE La crise dans les soins intensifs des grands hôpitaux montréalais ne date pas d'hier.Au printemps 2007, les chefs des services de soins intensifs de Montréal avaient interpellé le gouvernement sur cette question.Pour calmer leurs inquiétudes, une Table régionale des chefs de département de médecine spécialisée de Montréal avait été créée.«On a passé tellement de temps à cette table.On a proposé plein de solutions.Mais on voit que presque rien n'a été fait », déplore la chef des soins intensifs de l'hôpital Sainte-Justine, la Dre Marisa Tucci.Au cours de la dernière année, le ministère de la Santé a accordé une prime de 10% aux infirmières de soins intensifs du Québec qui choisissent de travailler dans des hôpitaux universitaires.Celles oeuvrant aux soins intensifs d'établissements plus petits reçoivent une prime de 7%.«Mais cette prime ne vaut rien.Elle n'est pas assez alléchante pour attirer de nouvelles candidates », déplore le chef des soins intensifs de l'hôpital du Sacré- Coeur, le Dr Patrick Bellemare.En entrevue avec La Presse à la fin mai, le président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), le Dr Gaétan Barette, avait lui aussi déploré la faiblesse de cette prime.«À la fin, les infirmières des soins intensifs gagnent environ 3$ de plus par jour.C'est ridicule », avait-il dit.Mardi, le ministre de la Santé, Philippe Couillard a annoncé que la prime accordée aux infirmières de soins aigus sera maintenue.Mais aucune autre mesure visant à attirer plus d'infirmières aux soins intensifs n'a été annoncée.Selon le Dr Costachescu, les solutions offertes doivent dépasser la simple augmentation de salaire.«Actuellement, personne ne reconnaît qu'être infirmière aux soins intensifs, c'est très difficile.On ne traite pas un policier de la circulation de la même façon qu'un membre du SWAT.Ce devrait être pareil pour les infirmières.Celles des soins intensifs devraient avoir des avantages», dit le Dr Costachescu.La Dre Tucci est d'accord.«Les filles des soins intensifs travaillent sur des horaires de fous dans des conditions difficiles et ce, sans aucune reconnaissance.Plusieurs préfèrent se réorienter, dit-elle.On devrait leur offrir une plus grande souplesse dans leurs horaires de travail.Mais ça, les syndicats d'infirmières refuseront de le faire.» La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) assure qu'au contraire, elle aimerait que la pénurie de personnel aux soins intensifs s'atténue.«Les infirmières des soins intensifs veulent de meilleures conditions de travail.Si leur satisfaction passe par la semaine de quatre jours, nous sommes prêts à étudier la question », assure la présidente de la FIQ, Lina Bonamie.Direc teur des ressources humaines de l'Agence de santé et de services sociaux de Montréal, Louis Côté affirme que certains hôpitaux ont déjà adopté des mesures pour améliorer les conditions de travail des infirmières aux soins intensifs.«Au CHUM, elles ont accepté la semaine de quatre jours.Les changements sont en cours.Mais c'est long.Il faut s'entendre avec les syndicats et discuter longtemps», dit-il.Une crise qui s'éternise CRISE AIGUË AUX SOINS INTENSIFS PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE Depuis le mois d'avril, quelque 10 lits flambant neufs de l'unité de soins intensifs de l'hôpital Notre-Dame sont inutilisés.Cette gestion de lits accapare une grande part du temps de travail des médecins.«Je passe la moitié de mon temps à gérer les cas que je ne peux pas prendre.On pédale beaucoup pour avancer peu», dit le Dr Laporta.Pour diminuer ce temps de gestion, les intensivistes aimeraient qu'un système centralisé de suivi des lits disponibles dans toutes les unités de soins intensifs de Montréal soit instauré.« Ça nous éviterait de passer nos journées au téléphone à gérer des lits», dit le Dr Costachescu.Choix déchirants Parce que les lits manquent, les intensivistes sont continuellement face à des choix déchirants.«Nous sommes un des deux seuls hôpitaux de l'île à avoir des soins intensifs pour enfants, dit la Dre Tucci , de Sainte-Justine.Un enfant qui a un grave accident de vélo ne peut être traité que par nous.On ne peut pas le refuser.» Même si son service de soins intensifs déborde constamment, la Dre Tucci accepte toujours plus de patients que ne lui permet son personnel.«On est constamment débordés, dit-elle.Mais comment refuser de traiter un enfant?» Censés être des centres de références en soins intensifs, les hôpitaux universitaires de Montréal ne peuvent plus totalement remplir cette fonction.«On ne peut plus accepter les gros cas qui viennent d'autres régions et qui nous sont envoyés.Cette année, on a accepté seulement 8 % de pat ient s de l'extérieur alors qu'on devrait plutôt en accepter 20%», dit le Dr Costachescu.À l'hôpital Sainte-Justine, 15 patients provenant d'autres hôpitaux de la province n'ont pas pu être envoyés à Sainte-Justine cette année par manque de lits.«On ne peut plus jouer notre rôle de centre de référence», dit la Dre Tucci.Pénurie d'infirmières «La principale cause de la fermeture de lits aux soins intensifs, c'est la pénurie d'infirmières», affirme le Dr Costachescu.Un avis partagé par ses collègues des autres hôpitaux universitaires de Montréal.Au cours des cinq dernières années, le bilan de recrutement infirmier aux soins intensifs du CHUM a toujours été négatif.Si bien qu'il y manque présentement 98 infirmières.Travaillant dans des équipes réduites, les infirmières des soins intensifs sont sur la corde raide.Elles sont de garde une fin de semaine sur deux.«Travailler aux soins intensifs, c'est difficile.Les cas sont plus lourds.On en demande toujours plus aux infirmières.Plusieurs trouvent ça trop exigeant et partent », dit le Dr Costachescu.Au CHUM, 17,1% des infirmières travaillant aux soins intensifs quittent leurs fonctions après un an.La rétention est meilleure dans les petits établissements.«Puisque les cas sont moins lourds, les infirmières sont un peu moins débordées », explique le Dr Costachescu.Parce que les infirmières fuient les centres universitaires, ces établissements doivent fermer des lits.«On se retrouve aujourd'hui avec moins de lits de soins intensifs que des petits établissements comme l'hôpital du Lakeshore, Santa Cabrini ou Jean-Talon, qui retiennent plus leur personnel », dénonce le Dr Costachescu.Le Dr Costachescu aimerait que les unités de soins intensifs de tous les hôpitaux du Québec soient catégorisées en fonction de la gravité des cas qu'elles traitent.«Et les ressources humaines devraient être distribuées en conséquence.Les petits hôpitaux qui nous envoient leurs gros cas ne devraient pas avoir plus de ressources que nous!» croit-il.PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE Au CHUM, 17,1% des infirmières travaillant aux soins intensifs quittent leurs fonctions après un an.La pénurie de personnel force les hôpitaux à fermer des ailes complètes.« Actuellement, personne ne reconnaît qu'être infirmière aux soins intensifs, c'est très difficile.On ne traite pas un policier de la circulation de la même façon qu'un membre du SWAT.Ce devrait être pareil pour les infirmières.» Déjà surchargés, les soins intensifs du CHUM pourraient être en crise cet été.Comme l'annonçait La Presse la semaine dernière, des problèmes de couverture de garde aux urgences de l'Hôtel-Dieu sont prévus.Pour une dizaine de jours au mois de juillet et une autre dizaine de jours au mois d'août, aucun médecin ne travaillera aux urgences de l'Hôtel-Dieu, qui pourraient donc être fermées temporairement.Chose certaine, les ambulances qui devront s'y rendre seront orientées vers les autres pavillons du CHUM (Notre-Dame et Saint-Luc).«On fonctionne déjà à pleine capacité ici.Si en plus il faut admettre les patients de l'Hôtel-Dieu, ça va être la crise », annonce le Dr Costachescu.\u2014 Ariane Lacoursière RIENDEAU SPORTS INC.1855, ROUTE 132, VARENNES 514-875-3984 H.GRÉGOIRE RÉCRÉATIF 625, RUE DUBOIS, ST-EUSTACHE 450-974-0404 PAGE SPORT CANADA 241, PRINCIPALE EST, STE-AGATHE-DES-MONTS 819-326-6442 CLAUDE STE-MARIE SPORT INC.5925, CHEMIN CHAMBLY, ST-HUBERT 450-678-4700 ACTION MOTOSPORT INC.124, JOSEPH-CARRIER, VAUDREUIL 450-510-5100 LAPOINTE SPORTS 576, ROUTE 131 N.P.D., JOLIETTE 450-752-1224 R.L.MARINE 321 BOUL.YOUVILLE, CHÂTEAUGUAY 450-699-9217 La vie encore plus belle.© 2007 Bombardier produits récréatifs inc.(BRP).Tous droits réservés.® et le logo BRP sont des marques de commerce de Bombardier Produits Récréatifs inc.ou de ses sociétés affiliées.Motomarines et Bateaux Sports Sea-Doo® dimanche le 22 juin de 10h à 16h essais gratuits à la marina de la ronde « Derniers essais gratuits avant les vacances! » Contactez un des concessionnaires pour plus de détails et pour bénificier du stationnement gratuit.Nouvelle promotioN 2000$ d'essence sur achat de bateau 1000$ d'essence à l'achat d'une motomarine L'offre prend fin le 10 juillet Barbecue sur place plusieurs promotions et cadeaux-surprise.ACTUALITÉS PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE Une quarantaine d'agents ont participé à la rafle, dont plusieurs étaient vêtus en civil.Douze arrestations ont été effectuées par la police.ÉMILIE CÔTÉ C'était tranquille, hier en fin de matinée, autour de la statue de Sir George-Étienne Cartier, au pied du mont Royal.Mais à 12h50, des dizaines de policiers ont surgi de partout en criant «police», et ont cloué au sol les nombreux revendeurs de drogue qui rôdaient dans le parc.La Presse a assisté à cette spectaculaire intervention policière surnommée «opération nettoyage ».Les revendeurs n'avaient rien vu venir.Cinq minutes avant, ils jasaient comme d'habitude, offrant ouvertement de la drogue aux passants qui s'approchaient d'eux.Puis, en quelques secondes à peine, ils se sont fait passer les menottes aux poignets.Certains ont tenté de prendre la fuite, mais des policiers les attendaient aux quatre coins du parc.Une quarantaine d'agents ont participé à la rafle.Vêtus en civil, certains étaient dans le parc depuis un bon moment.L'un, vêtu d'une casquette blanche et d'un jean ample, parlait au cellulaire, assis tranquillement sur une table à pique-nique.Certains policiers joggaient ou roulaient à vélo.D'autres se baladaient avec leur sac à dos en écoutant leur i Pod.Au moment de l'intervention, les agents en civil se sont rués sur les présumés revendeurs de drogues.Des policiers en uniforme sont venus leur prêter main-forte, et des voitures de police ont foncé dans le parc.À peine cinq minutes plus tard, les policiers et les personnes arrêtées étaient réunis autour de la statue de Sir George-Étienne Cartier.Un chien renifleur flairait les suspects.«C'est quoi tes preuves?C'est n'importe quoi ! » a lancé un des hommes arrêtés en se faisant traîner de force.«Reste assis!» a ordonné un policier à un autre suspect.Douze arrestations «Douze arrestations ont eu lieu et cinq autres pourraient suivre », a indiqué Raphaël Bergeron , por te -pa role du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).Neuf personnes sont accusées de possession de drogue dans le but d'en faire le trafic et trois autres de possession simple.Les policiers ont saisi une livre de marijuana, 15 roches de crack, un peu de cocaïne et 1500 $.Selon nos sources, les petits revendeurs arrêtés sont liés à un gang de rue jamaïcain.Ce sont des pla i ntes de citoyens qui ont poussé le SPVM à entreprendre une enquête et à mener des opérations d'infiltration, a expliqué Stéphane Bélanger, commandant du poste de quartier 38.«Les plaintes ont commencé plus tôt cette année », a-t-il indiqué, avant d'ajouter que la vente de drogue autour du parc Jeanne-Mance est «le secret le moins bien gardé en ville».Selon nos sources, même la mairesse de l'arrondissement du Plateau, Helen Fotopulos, a fait pression sur la police afin qu'elle agisse.Les gens qui se baladent fréquemment au pied du mont Royal sont habitués de voir des transactions de drogue.« Ça n'avait plus d'allu re », a indiqué Jean- P ier re, un résidant du quartier qui a été témoin de l'intervention policière.«La semaine dernière, j'attendais ma femme.C'était facile à voir que ça se vendait.Les gens faisaient des allers-retours, a ajouté l'homme de 66 ans.Ça ne se pouvait pas que la police ne le sache pas.C'était trop évident.» « Ici, je roule et je me fais courir après pour que j'achète de la drogue », a ajouté un cycliste anglophone qui utilise souvent la piste cyclable.«Comme un film» De leur côté, Nola Fielding et sa fille Ayla n'avaient aucune idée que les revendeurs de drogues pullulaient au pied du mont Royal.La mère et la fille vivent à Calgary.Elles passent une semaine à Montréal en vue du spectacle que Leonard Cohen doit donner lundi.C'est plutôt par hasard, en marchant sur l'avenue du Parc, qu'elles ont décidé de déjeuner où se produisent les tam-tam tous les dimanches.Elles ne se doutaient pas qu'une scène de film allait avoir lieu 10 minutes plus tard, à quelques mètres du banc où elles s'étaient assises.Interrogée juste après, M me Fielding était abasourdie.«Ce n'est pas l'endroit idéal pour un pique-nique, a-t-elle lancé à la blague.Le guide touristique ne nous avait pas prévenues ! » La mère de 36 ans était à la fois amusée et sous le choc.Sa fille de 9 ans aussi.«Les policiers sont sortis des bois en criant «police » ! C'était épeurant », a souligné la jeune Ayla.Conclusion de la f i l lette : «C'était comme dans un film!» TRAFIC DE DROGUE Rafle sur la montagne À 12h50, des dizaines de policiers ont surgi de partout en criant «police », et ont cloué au sol les nombreux revendeurs de drogue qui rôdaient dans le parc. Le bikini triangle coulissant Un licou minimaliste avec ses bonnets triangle à coussinets amovibles, montés sur un simple cordon.Culotte avec anneaux métal sur les côtés.Noir, gris, turquoise.Tp.p.m.g.tg.Une exclusivité Simons.Le bikini baba cool Balconnet à cerceaux, bretelles ajustables, boucle avant.Fleurs dessinées et rebrodées de paillettes.Culotte avec anneau de métal argent sur un côté.Couleurs des îles à dominance de vert, turquoise, mauve.36 à 42.Jupe de plage 29.95 QUÉBEC PLACE STE-FOY, GALERIES DE LA CAPITALE, VIEUX-QUÉBEC MONTRÉAL CENTRE-VILLE, PROMENADES ST-BRUNO, CARREFOUR LAVAL SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE De notre collection de brassières et culottes séparéesàmélanger selon votre taille, choisissez la brassière licou ou cerceaux à coussinets amovibles, sur une culotte rétro à cordons coulissants ou une culotte haute.Carreaux en contraste sur fond noir, blanc, framboise et coloris unis de choco, magenta, lime, océan.Tp.p.m.g.tg.Une exclusivité Simons.1800 chaque pièce Le bikini carreaux pique-nique 3540356A PATRICK LAGACÉ CHRONIQUE ACTUALITÉS Vous le save z, nous sommes résolument dans l'ère de la guerre contre le terrorisme.Nos grands-parents ont eu la guerre froide.Nous avons (l'interminable) guerre contre les terroristes islamistes.L'Homme civilisé est fait pour être en guerre.Mieux encore, en Guerre.C'est une Guerre sans merci, vous pensez bien.Il faut les combattre ici, là-bas, sur le terrain, dans nos têtes, en Irak, dans leurs coeurs, dans les médias, tout ça.Et si vous croyez qu'on dépense trop d'énergie à combattre ben Laden et complices, je vais vous regarder comme ma grand-mère regardait les sceptiques de votre genre, pendant la Grande Guerre.Êtes-vous dans la cinquième colonne de ben Laden ou quoi?Moi, bon, je ne suis pas dans l'armée à braver héroïquement des bombes artisanales traîtreusement déposées sur le bord de routes de terre, mais je fais quand même ma part, moi, oui Monsieur.Tenez, l'autre matin, à Vald'Or, j'ai fait ma part.C'est-àdire que j'ai fermé ma gueule au moment d'être fouillé comme je n'avais jamais été fouillé dans un aéroport.J'ai serré les dents, me rappelant que c'est l'héroïque résilience du peuple qui fait, à la fin, tomber l'Ennemi.Ce fut vrai pour les nazis et les «communisses », après tout.Bon, si nous n'étions pas en guerre, c'est sûr que j 'aurais rechigné.Après tout , nous étions à Va l-d'Or, Abitibi- Témiscamingue.Pas à JFK, pas à Heathrow, pas à Reagan National ou autre aéroport «chaud».Suspecte chevelure Tout a commencé quand la machine à détecter le métal a vaillamment sonné, alors que je passais dedans.J'avais pourtant vidé mes poches, jusqu'au moindre sou noir.Puis, j'ai allumé: «Ma montre! J'ai oublié d'enlever ma montre!» Un autre gardien de sécurité moins conscient des ruses inhérentes au djihad moderne m'aurait simplement fait enlever ma montre et m'aurait fait passer une nouvelle fois dans le détecteur de métal.Pas lui.Sur un ton professionnel, il m'a annoncé qu'il allait me fouiller.M'a offert d'aller dans un endroit à l'écart.J'ai décliné, car étant du bon côté de la Guerre, je n'avais rien à cacher, pas le moindre tirebouchon, pas le moindre contenant de liquide de plus de 100 millilitres, pas la moindre littérature arabe dans mes bagages.(C'est une longue histoire, mais M.Claude Béland, oui, oui, l'ancien patron des Caisses Desjardins, était sur mon vol et il a tenté de passer la sécurité avec un ouvre-bouteille.Être au SCRS, j'ouvrirais l'oeil, et le bon.) A alors commencé une fouille en règle, un exemple pour tous les aspirants agents de sécurité de tous les aéroports du monde (libre).D'abord, les bras.Chaque centimètre carré de mes bras fut tâté à deux mains, des épaules au bout des doigts.Ensuite, l'intérieur de mon col.L'intérieur de mon haut de pantalon.Et mes cheveux.Oui, mes cheveux.Le dessus du crâne, la nuque.J'ai la tignasse épaisse, on ne sait jamais ce que je pourrais hypocritement y dissimuler.Chaque centimètre carré de mes jambes, après.De la laine, pardon, de l'aine aux chevilles.Le gardien m'a ensuite demandé de retirer mes Adidas.Je me suis exécuté.Il a donc méthodiquement palpé mes pieds (ignorant que je portais les mêmes chaussettes depuis deux jours; heureusement, il portait des gants) des talons aux orteils\u2026 Bref, un petit retard pour un voyageur, une grande défaite pour la Terreur.Oui , bon, je pourrais être rassuré.Mais je ne le suis qu'à moitié.Car je connais la duplicité de l'Ennemi, alors je ne serai rassuré que lorsque l'État canadien aura installé dans les aéroports ces machines qu'on nous promet pour bientôt, qui «voient» à travers les vêtements.Mais je ne suis pas rassuré: le gardien n'a pas osé me tâter les bijoux de famille.La faute de la Charte des Droits, sans doute.Il paraît qu'Al-Qaeda procède pourtant à l'ablation des bijoux de famille de ses djihadistes pour les remplacer par des bombes artisanales miniatures.Je vous laisse deviner ce qu'ils font avec.Et le Pakistan?La dernière fois que je me suis senti en sécurité comme ça, c'était en février, à Heathrow, à Londres.Les gardiens avaient demandé, devant moi, à une dame d'à peu près (au pif) 70 ans d'enlever ses souliers.Même si elle était en chaise roulante.J'ai tout de suite su qu'à Vald'Or, on ne niaisait pas avec la puck de la sécurité quand Mme Suzanne Tremblay, ex-députée du Bloc, a mis sa valise sur le tapis roulant du machin à rayons X, juste avant moi.Mme Tremblay a l'air de tout sauf de ces fous d'Allah qu'on voit dans les images d'archives tirant à l'AK-47 dans un camp d'entraînement montagneux.Pas grave.La gardienne lui a quand même demandé: - Transportez-vous des armes ?- Pa r d on ?a fa it Mme Tremblay.- Transportez-vous des armes ?- Euh, non.Voilà.C'est ce que je voulais vous dire.Je ne sais pas comment se déroule la guerre contre le terrorisme ailleurs dans le monde, mais je peux vous certifier que le front témiscabitibien est très, très, très bien gardé.C o m m e n t ?Qu'entends-je?Ah, vous trouvez débile qu'on me tâte les cheveux à Val-d'Or alors que les forces coalisées en Afghanistan ne peuvent pas aller débusquer du taliban bien planqué au Pakistan (notre allié dans la guerre contre le terrorisme, pourtant)\u2026 Je n'aime pas votre commentaire.Je le trouve défaitiste.Suspect.Je vous trouve suspect.Êtes-vous membre d'une cellule dormante, vous?Il n'y a pas que des tout-inclus, à Cuba, je vous le rappelle.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : plagace@lapresse.ca Tout va bien sur le front témiscabitibien Je ne sais pas comment se déroule la guerre contre le terrorisme ailleurs dans le monde, mais je peux vous certifier que le front témiscabitibien est très, très, très bien gardé.DAPHNÉ CAMERON Robert et James Kenny n'ont pas de casier judiciaire et n'ont jamais fait l'objet d'une enquête.Malgré cela, l'avocat de Toronto et le serveur de Québec figurent sur la liste américaine des personnes interdites de vol utilisée par les compagnies aériennes pour contrer le terrorisme.Et même si leur père, Colin Kenny, est le président du Comité permanent du Sénat sur la sécurité nationale et la défense, il leur est impossible de voir leurs noms retirés.La «no-fly list» compterait près d'un million d'inscriptions.Les passagers qui y figurent sont systématiquement interrogés aux aéroports.Robert Kenny affirme qu'il doit se présenter plusieurs heures d'avance pour que les autorités «vérifient son dossier».Certains Canadiens ont été incarcérés et d'autres se sont tout simplement fait interdire de monter à bord.«J'ai écrit une lettre à Transports Canada pour obtenir de l'aide il y a deux mois, explique le sénateur Colin Kenny.Le ministre des Transports, Laurence Cannon, m'a renvoyé au site internet des autorités américaines.Si comme sénateur je suis incapable de recevoir de l'aide du gouvernement, je me demande bien ce que le Canadien moyen peut faire.» Les Américains ne sont pas les seuls à inscrire des résidants canadiens sur des listes noires.Depuis un an, Transports Canada tient son propre registre établi d'après les informations de la GRC et du Service canadien du renseignement de sécurité.Inquiète du caractère aléatoire et des abus causés par ces répertoires secrets, la Ligue des droits et libertés du Québec a lancé hier un appel à la population qui vise à recueillir les témoignages de toutes les personnes qui se trouvent sur de telles listes.«Au cours de l'année, nous avons entendu une multitude de récits cauchemardesques d'interrogatoires interminables, d'incarcération et d'interdiction de séjour chez des Canadiens qui n'ont jamais été accusés de quoi que ce soit», explique Martine Eloy, de la Ligue des droits et libertés.Les listes ont également engendré des anecdotes farfelues.Par exemple, deux enfants de Saskatoon et d'Ottawa tous deux prénommés Alistair Butt ont eu beaucoup de peine à s'enregistrer auprès de leurs compagnies aériennes, même s'il est clair qu'ils n'étaient pas des terroristes.«Lorsque la mère de l'un des garçons a demandé ce qu'elle pouvait faire, la compagnie aérienne lui a suggéré de changer le nom de son fils!» dit Martine Eloy.Transport Canada a refusé d'indiquer combien de personnes se trouvaient sur sa liste.Le porte-parole, Patrick Cholette, a indiqué qu'il y a eu une cinquantaine d'erreurs d'identité entre juin et novembre.«Ceux qui pensent qu'il y a une erreur peuvent demander un réexamen», a-t-il ajouté.LISTES D'INTERDICTION DE VOL Un cauchemar pour les passagers visés PHOTO MARCOCAMPANOZZI, LA PRESSE Félicien Souka, informaticien qui fait face à 174 chefs d'accusation dans l'affaire Norbourg, a eu droit à un réveil abrupt.Le scandale Norbourg a un visage, celui de Vincent Lacroix.Mais il n'est pas seul à avoir fraudé des milliers de petits investisseurs.Hier, cinq de ses présumés complices, dont un fonctionnaire du ministère des Finances, ont été épinglés par la GRC.Des centaines d'accusations, le gouvernement Charest embarrassé, l'opposition déchaînée.Et encore bien des questions sur la suite des choses.AFFAIRENORBOURG PRISE 2 Vincent Lacroix fonde Norbourg Gestion d'actifs.Après cinq ans de croissance rapide, l'entreprise annonce une série d'ambitieuses acquisitions, dont celle des Fonds Évolution et de MCA Valeurs mobilières.Vincent Lacroix met Norbourg en faillite.Le ministère québécois des Finances autorise la liquidation des actifs de Norbourg et Évolution, deux semaines plus tard.Affirmant ne pas pouvoir se payer un avocat, Vincent Lacroix se présente seul au palais de justice de Montréal.L'AMF lance une série de poursuites contre Norbourg et son PDG.Celui-ci est visé par 51 chefs d'accusation pour manipulation de titres et falsification de documents.Au terme d'une enquête interne, l'AMF suspend huit de ses employés pour avoir eu des contacts avec un employé de Norbourg.Un haut cadre de l'entreprise a offert un pot-de-vin à un enquêteur un an plus tôt.La majorité des investisseurs floués reçoivent une indemnisation de la firme comptable Ernst&Young, qui distribue 5600chèques totalisant 32 millions.Le gouvernement québécois a renoncé à récupérer 24,1 millions que lui devait Lacroix.Le Fonds d'indemnisation des services financiers verse 31 millions à 925 investisseurs floués.JANVIER 13 OCTOBRE 25 AOÛT 13FÉVRIER 9MARS 29JUIN 23MARS Une série de perquisitions est menée par la GRC et l'Autorité des marchés financiers (AMF) dans les bureaux de Norbourg.Des résidences de la Rive-Sud, dont celle de Vincent Lacroix, sont fouillées.19 JANVIER PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE DENIS ARCAND Les policiers de la GRC affectés à l'escouade spéciale des marchés financiers ont des formations universitaires en comptabilité, finance, droit des valeurs mobilières ou criminologie.Mais apparemment, quelqu'un prend aussi le temps d'apprendre à ces limiers intellectuels du crime «à col blanc» la technique plus manuelle de cogner à coups de poing dans une porte en gueulant qu'on va l'enfoncer.Cela a fini par être utile, hier matin à 6h10 pour l'arrestation de l'informaticien Félicien Souka, à son cottage de La Prairie.C'est l'heure à laquelle deux enquêteurs en civil de «l'Équipe intégrée - Polices des marchés financiers» ont sonné à la porte, demandé «Monsieur Souka» et se sont identifiés à voix haute.Pas de réponse.«Allez, Félicien, c'est moi, tu sais qui je suis.Ouvre la porte s'il te plaît, j'ai un mandat d'arrêt », a fini par dire un des deux policiers.Mais M.Souka ne voulait pas sortir.Après cinq minutes, les gendarmes ont appelé en renfort deux policiers locaux.Puis, le limier financier de la GRC a utilisé une approche policière traditionnelle : une dizaine de grands coups dans la porte ont résonné dans toute la banlieue endormie, alors que le gendarme criait: «Félicien, police! Ouvre ou on défonce ta porte drett'là!» M.Souka a ouvert la porte, les policiers lui ont lu ses droits, lui ont passé les menottes et l'ont emmené en voiture.Il n'a pas répondu aux questions de La Presse.Il fait face à 174 chefs d'accusations liés à la fraude, fabrication et usage de faux, et blanchiment d'argent.Il risque une peine maximale 14 ans.«Ouvre ou on défonce ta porte drett'là ! » NOUVEAU COUP DE FILET DENIS ARCAND La GRC a déposé hier 922 accusations au criminel à la suite de la fraude alléguée chez Norbourg, où 9200 investisseurs ont été trahis et volés.Non seulement Vincent Lacroix se retrouve-t-il à nouveau au banc des accusés, mais il est cette fois accompagné de cinq de ses anciens collaborateurs, dont un fonctionnaire congédié hier matin.Il s'agit d'accusations de fraude, de fabrication de faux et de blanchiment d'argent.Outre M.Lacroix (200 chefs d'accusations), l'ex-premier vice-président et cofondateur de Norbourg, Serge Beugré, fait face à 174 chefs d'accusations.C'est avec ce Lavallois que Vincent Lacroix a fait ses dents à la Caisse de dépôt et placement.Jean Renaud (93 accusations), de Montréal, est un fonctionnaire devenu «consultant» qui, jadis, fut le compagnon d'études du président déchu de Norbourg.Tous deux jouaient dans l'équipe de hockey de la faculté d'administration de l'Université de Sherbrooke.Sa mise en accusation, hier, a provoqué de houleux débats à l'Assemblée nationale.Autre accusé : Fél icien Souka (174 accusations), de La Prairie, un crack de l'informatique et faussaire présumé, est lié par une amitié de longue date avec M.Beugré; Rémi Deschambault (131 accusations), également de La Prairie, est le comptable qui a signé année après année les états financiers romancés de Norbourg.Quant à Jean Cholette (150 accusations), de Châteauguay, le chef des finances muni d'un secondaire V technique de commis-comptable, était responsable de la généreuse «petite caisse» de Norbourg, qui a souvent servi à divertir les dirigeants de la compagnie, notamment dans des bars de danseuses.«Notre enquête a démontré 112 fraudes complexes, savamment orchestrées et cachées par un maquillage sophistiqué, un stratagème rendu possible seulement par un travail d'équipe qui s'est échelonné sur plusieurs années », a commenté l' inspec teur Yves Roussel, le patron de l'escouade intégrée des marchés financiers de la GRC à Montréal.La GRC a documenté une fraude de 95 millions, moins que les 115 millions comptabilisés au pénal (un type d'accusations moins exigeantes qu'au criminel) par l'Autorité des marchés financiers du Québec.L'ancien enquêteur de l'AMF et de Revenu Québec, Éric Asselin, n'est pas parmi les accusés.Le complice de M.Lacroix, qui fut de 2002 à 2005 vice-président Finances de Norbourg, s'est négocié en 2005 des immunités successives avec la GRC, l'AMF et Revenu-Québec, en échange de sa dénonciation de la fraude qui a coûté 130 millions aux clients de Norbourg.La liste de coaccusés ne comprend pas non plus le cousin de Vincent Lacroix, David Simoneau, responsable des transferts d'argent et des relations avec le banquier de Norbourg, Northern Trust.Au terme du premier procès (pénal) de M.Lacroix, M.Simoneau avait pourtant été montré du doigt par le «Notre enquête a démontré 112 fraudes complexes, savamment orchestrées et rendues possibles seulement par un travail d'équipe échelonné sur plusieurs années.» Six arrestations et 922 accusations pleuvent sur Vincent Lacroix 3566578A SERGE BEUGRÉ 43 ANS VICE-PRÉSIDENT Ancien collègue de Vincent Lacroix à la Caisse de dépôt et placement du Québec, M.Beugré était le principal stratège financier de Norbourg.Né en Côte-d'Ivoire, M.Beugré a contribué à recruter pour Norbourg plusieurs jeunes et talentueux informaticiens originaires d'Afrique francophone.M.Beugré était aussi le plus proche collaborateur de M.Lacroix dans les opérations internationales de Norbourg, notamment en Europe où il a accompagné M.Lacroix dans plusieurs voyages mélangeant affaires et plaisir à la Norbourg.M.Beugré siégeait, comme M.Lacroix, au conseil d'administration d'Eurobourg, la filiale suisse de Norbourg.M.Beugré a été identifié par Vincent Lacroix comme l'un des membres du «quart de nuit » des inspections de l'AMF, un commando de faussaires qui faisaient des faux à la chaîne durant la nuit pour satisfaire les requêtes faites le jour même par l'AMF.FÉLICIEN SOUKA 37 ANS INFORMATICIEN Pendant le procès pénal de Vincent Lacroix l'an dernier, ce crack de l'informatique s'est trouvé au coeur des discussions sur la manipulation de données et de documents chez Norbourg.Selon une poursuite au civil et des témoignages, M.Souka a mis au point un logiciel permettant de falsifier divers documents financiers, courriels et autres pour maquiller le détournement de fonds.Norbourg pouvait ainsi générer des répliques exactes des pages internet sécurisées d'institutions financières présentant les avoirs sous gestion non détournés des fonds Norbourg.D'abord employé chez Norbourg, M.Souka fut relogé dans un bungalow anonyme de Candiac acheté par M.Lacroix.Il devint consultant et nomma sa firme « Logique de données Polymorphe».Durant le procès pénal où l'AMF a fait condamner Vincent Lacroix, le rôle de M.Souka dans le maquillage de la comptabilité de Norbourg a été souligné avec force détails.JEAN CHOLETTE 45 ANS CONTRÔLEUR FINANCIER Jean Cholette faisait le service chez Norbourg pour une firme de logiciels financiers avant d'être engagé par Vincent Lacroix pour la tenue de livres comptables aux débuts de Norbourg.Il fut contrôleur et seul responsable des finances jusqu'à ce que M.Lacroix le remplace comme vice-président aux Finances par Éric Asselin ( jusque- là enquêteur à la Commission des valeurs mobilières du Québec).Proche de M.Lacroix et de la haute direction du groupe, M.Cholette a été décrit durant diverses procédures comme le responsable de la « petite caisse» à laquelle M.Lacroix s'abreuvait pour ses nombreuses dépenses en argent liquide.M.Asselin a déjà affirmé que seuls MM.Lacroix et Cholette avaient accès au fameux compte fantôme de Norbourg, qui a servi à siphonner les fonds Norbourg.M.Cholette, cependant, a montré du doigt M.Asselin à ce sujet.JEAN RENAUD 40 ANS FONCTIONNAIRE Jean Renaud est un ancien camarade de classe de Vincent Lacroix (et coéquipier dans l'équipe de hockey de la faculté d'administration) à l'Université de Sherbrooke.Devenu fonctionnaire au ministère des Finances, c'estM.Renaud qui était chargé d'analyser les demandes de subventions faites par Norbourg au gouvernement du Québec en 2001.M.Lacroix a témoigné avoir versé 100 000$ à M.Renaud pour s'assurer que Norbourg obtienne 1 million de dollars d'aide gouvernementale (ce que M.Renaud a catégoriquement démenti).Par après, M.Renaud a pris un congé sans solde durant lequel il s'est retrouvé consultant chez Norbourg, où il a notamment contribué à la préparation d'une déclaration fiscale que M.Lacroix a reconnue fausse depuis.M.Renaud s'est évanoui dans les locaux de Norbourg, le 25 août 2005, au moment où la GRC est débarquée en force lors de sa perquisition.Il n'en était pas à sa première perquisition: durant son congé sans solde, le fonctionnaire s'était aussi retrouvé au centre d'une vaste enquête de Revenu Québec, qui a culminé en janvier 2005 par 123 perquisitions dans 20 villes du Québec au sujet de faux crédits d'impôt totalisant 659 200$.Il est poursuivi au civil pour 421 000$ dans la faillite de Norbourg.RÉMI DESCHAMBAULT 57 ANS COMPTABLE Le comptable Rémi Deschambault et sa firme Deschambault Saint- Jean ont été vérificateurs pour une série d'états financiers de Norbourg.L'AMF a démontré lors du procès de M.Lacroix que les états financiers ont été falsifiés.Son bureau et un casier dans son condo de Laprairie ont été perquisitionnés par la GRC et l'AMF le 25 août 2005, en même temps que Norbourg.M.Deschambault siégeait aussi au conseil d'administration de la Caisse populaire de Laprairie, où Norbourg ouvrit plusieurs comptes, à sa suggestion, selon une poursuite au civil.Un de ces comptes est le compte fantôme par lequel circulèrent des millions de dollars.Il a vendu à Vincent Lacroix un édifice rénové du Vieux Laprairie, à un prix qualifié de surévalué par le syndic de la faillite de Norbourg, qui le poursuit pour 900 000$.DENIS ARCAND ET MICHEL MUNGER AFFAIRENORBOURG PRISE 2 Vincent Lacroix et Serge Beugré au cours d'un voyage en Suisse.PORTRAIT DES CINQ PRÉSUMÉS COMPLICES Début du procès de Vincent Lacroix, accusé d'avoir fait plus de 130 retraits irréguliers totalisant 115 millions.Lejuge Claude Leblond déclare Vincent Lacroix coupabl e de s 51 chefs d'accusation qui pesaient contre lui.Vincent Lacroix est condamné à 12 ans moins un jour de prison et à une amende de 255 000$.Pieds et poings menottés, Vincent Lacroix se présente devant la cour pour faire casser sa condamnation.Cinq de ses sept arguments sont rejetés sur-le-champ par le juge Réjean Paul.Dans un plaidoyer écrit déposé en cour, l'avocat de Lacroix, Me Clemente Monterosso, qualifie de «nettement déraisonnable» la peine de 12 ans imposée à son client.Il affirme qu'elle équivaut à deux fois et demie le maximum prescrit par la loi pour ce type d'infraction.Le juge Claude Leblond rendra une décision sur cet appel d'ici la fin juin.Vincent Lacroix signe un document de sept pages, dans lequel il admet une série d'infractions.Le document, qui détaille une série de transferts irréguliers totalisant 9,9 millions, est déposé cinq jours plus tard lors des audiences de la Chambre de la sécurité financière.9MAI 11DÉCEMBRE 25FÉVRIER 28JANVIER 14MAI 21MAI 18JUIN \u2014Martin Croteau PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE PHOTOMARCO CAMPANOZZI , LA PRESSE La GRC dépose 922 chefs d'accusation contre six personnes impliquées dans l'affaire Norbourg: des ex-dirigeants de l'entreprise, un vérificateur comptable externe et un fonctionnaire du ministère des Finances du Québec.CHEZ NORBOURG juge Claude Leblond comme cheville ouvrière du mécanisme organisé par son cousin pour piller les fonds communs Norbourg.Pourquoi M.Simoneau n'est-il pas accusé ?«Durant l'enquête, nous avons rencontré Éric Asselin et David Simoneau et, après analyse, nous avons estimé qu'il n'était pas dans l'intérêt supérieur de la justice de les accuser», a dit l'inspecteur Roussel hier lors d'un point de presse au quartier général de la GRC à Montréal.Pressé de préciser sa pensée, M.Roussel a été clair : «Ils nous ont aidés.» Tous les accusés ont plaidé non coupable.Ils ont été remis en liberté, à l'exception de Lacroix qui purge au pénitencier fédéral de Sainte-Annedes- Plaines une peine de 12 ans moins un jour infligée il y a quatre mois pour 51 infractions à la Loi sur les valeurs mobilières.Vincent Lacroix avait démontré jusqu'à maintenant une endurance et un aplomb extraordinaires durant tous ses passages précédents devant la justice.Mais hier, aux côtés de ses présumés complices qu'il n'a pas vus depuis août 2005, il semblait nerveux.Aucun membre de sa famille, père, soeur, cousin, beau-frère, oncle, épouse, n'était dans la salle.Le procès se déroulera devant juge et jury.Les accusés devront revenir en cour le 8 septembre, à l'ouverture des assises criminelles.La peine maximale prévue au Code criminel est de 14 ans pour fraude et de 10 ans pour blanchiment et fabrication de faux.Quant aux activités de Norbourg, elles ont été suspendues à compter du 25 août 2005 à la suite d'une série de perquisitions.À cette date la GRC avait déjà amorcé son enquête, qui aura finalement duré près de trois ans avant de donner lieu aux accusations criminelles déposées hier.-Avec Michel Munger et La Presse Canadienne QUÉBEC DOIT S'EXPLIQUER L'ÉDITORIAL D'ARIANE KROL EN PAGE A26.et cinq complices 3558712A AFFAIRENORBOURG PRISE 2 KATIA GAGNON ET TOMMY CHOUINARD Même si la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, avait su que Jean Renaud, un fonctionnaire de son ministère, faisait l'objet d'une enquête dans le cadre du scandale Norbourg, elle n'aurait pas pu le congédier puisqu'aucune accusation n'avait encore été déposée contre lui.Mais la ministre affirme qu'elle ignorait que Jean Renaud faisait l'objet d'une enquête de la Gendarmerie royale du Canada.«Personne ne savait qu'il était sous investigation criminelle», a déclaré la ministre, en entrevue à La Presse.Le gouvernement a congédié M.Renaud hier matin, après avoir appris l'existence d'un mandat d'arrestation contre lui et le dépôt d'accusations criminelles.Le coup de filet de la GRC a donné des munitions à l'opposition officielle pour la période des questions à l'Assemblée nationale, hier.La ministre des Finances a commis une «faute lourde» en prêtant l'un des employés de son ministère, Jean Renaud, à un organisme de l'ONU l'an dernier même s'il était mêlé à l'affaire Norbourg, accuse le chef adéquiste, Mario Dumont.Le ministère des Finances a embauché Jean Renaud le 4 décembre 1997.Entre 2000 et 2001, cet agent de recherche a analysé des demandes d'aide financière de Norbourg, demandes qui ont ensuite été approuvées.Vincent Lacroix a affirmé en janvier 2007 qu'il a versé 100 000$ à M.Renaud pour obtenir un million de dollars en aide gouvernementale.M.Renaud a toujours nié ces allégations.La ministre des Finances a demandé à son ministère de vérifier si Norbourg avait été avantagée dans l'octroi de ces subventions.«On m'a dit que les démarches avaient été régulières », a-t-elle indiqué.Congé sans solde Le 5 janvier 2004, M.Renaud a demandé et obtenu un congé sans solde.C'est à ce moment que ce compagnon d'université de Vincent Lacroix est devenu consultant pour Norbourg.Il a toujours conservé son lien d'emploi avec le gouvernement.Vers la fin de 2006, il a demandé aux Finances de le réintégrer.« Il a démarré sa propre entreprise.Il n'est pas allé travailler chez Norbourg.Et tant que quelqu'un n'est pas accusé, on doit les traiter comme n'ayant pas été impliqué », plaide Mme Jérôme-Forget.Cependant, comme M.Renaud faisait aussi l'objet d'une enquête de la par t du ministère du Revenu, à cause d'éléments de comptabilité douteux dans la gestion de son entreprise, le ministère des Finances a plutôt décidé de prêter ses services à l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), une institution des Nations unies qui a son siège à Montréal.«J'imagine qu'ils se sont dit : on ne le veut pas aux Finances parce qu'il est sous enquête au ministère du Revenu», dit la ministre.Le salaire de M.Renaud était payé par l'État.Mais Mme Jérôme-Forget dit que les faits concernant M.Renaud étaient de nature publique.«L'OACI pouvait décider si elle le voulait ou pas.» Selon Mario Dumont, qui dit avoir fait des vérifications auprès de l'OACI, le gouvernement n'a pas prévenu les dirigeants de l'organisme que M.Renaud était mêlé à l'affaire Norbourg.«Pour avoir prêté un personnage sous de multiples enquêtes à l'OACI, la ministre des Finances, elle, est un déshonneur pour le Québec, a lancé Mario Dumont.C'est une faute lourde, une faute grave.» Le leader parlementaire de l 'ADQ, Sébastien Proulx, a affirmé que le ministère des Finances «a protégé publiquement » Jean Renaud depuis le début du scandale Norbourg.Monique Jérôme-Forget «a défendu l'indéfendable jusqu'à temps qu'il se fasse prendre la main dans le sac», a-t-il ajouté.Enquête publique réclamée L'ADQ a exigé à nouveau une enquête publique sur le scandale financier Norbourg.«Il y a eu une longue liste d'irrégularités dans l'administration publique québécoise.La GRC a fait son travail, allons-nous faire le nôtre ici, à l'Assemblée nationale, et nettoyer la soue de ce qui s'est passé dans notre administration publique?» s'est demandé Mario Dumont.Mais selon la ministre des Finances, tenir une enquête publique, actuellement, ne serait pas très utile.«Il y a un recours collectif en marche contre l'Autorité des marchés financiers.Il y a plein de poursuites actuellement.Si on me demande de témoigner, je ne pourrai pas le faire : tout ça est devant les tribunaux.L'AMF est contestée devant les tribunaux: pensez-vous que Jean St-Gelais (le président) va aller s'exposer et dire : j'aurais dû faire ci ou ça?Je veux bien faire une enquête, mais à condition que les gens soient capables de parler!» Monique Jérôme-Forget embarrassée PHOTO MACO CAMPANOZZI, LA PRESSE Monique Jérôme-Forget affirme que le ministère des Finances ignorait que son employé, Jean Renaud, faisait l'objet d'une enquête criminelle.SOPHIE COUSINEAU CHRONIQUE L'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) était estomaquée en apprenant hier matin que le fonctionnaire qui lui était «généreusement» prêté par le ministère des Finances fait face à 93 accusations criminelles pour son rôle dans l'affaire Norbourg.Mais la journée lui a réservé une autre surprise\u2026 L'OACI ignorait encore que Jean Renaud, 40 ans, fait l'objet d'une enquête depuis 2005 par le ministère du Revenu.Ce fonctionnaire s'était lancé à son compte après avoir obtenu un congé sans solde en janvier 2004.Mais Revenu Québec avait rapidement soupçonné sa firme, Expert-conseil inc., d'avoir «demandé indûment des crédits d'impôt» associés à l' indust r ie du commerce électronique.C'est La Presse qui a appris la nouvelle à l'OACI , en fin d'après-midi.«Nous n'en étions pas informés.Nous avions pris pour acquis qu'un fonctionnaire de ce niveau-là avait fait l'objet de vérifications.Je suis étonné», a dit le porte-parole de l'OACI, Denis Chagnon, sous le choc.Dans un communiqué anodin diffusé en janvier 2005, Revenu Québec précisait que Jean Renaud fera «l'objet d'une attention particulière en ce qui a trait au rôle qu' (il a) joué».Notez que le ministère n'insistait pas sur le fait que le Jean Renaud en question - nom commun s'il en est - était un employé de l'État.C'est pourquoi le ministère des Finances ne souhaitait plus avoir Jean Renaud dans ses bureaux à son retour d'un congé sans solde, a expliqué la ministre des Finances, Monique Jérôme- Forget, à La Presse hier.«Comme il était soupçonné par le ministère du Revenu, a-telle dit, vous comprenez qu'aux Finances, on ne pouvait pas prendre quelqu'un qui risquait d'être condamné, c'est évident.» Mais i l y a plus .Encore méconnu du public, Jean Renaud est depuis longtemps associé à Norbourg.Expert-conseil travaillait presque exclusivement pour cette firme qui a dérobé 115 millions de dollars à 9200 investisseurs avant que les policiers ne ferment la boutique en août 2005.Dans un document déposé en Cour supérieure en octobre 2006, le syndic dans la faillite de Norbourg, RSM Richer, notait que Jean Renaud jouait un rôle «obscur» chez le gestionnaire de fonds.Il se rapportait exclusivement à son fondateur, Vincent Lacroix, qu'il avait connu à l'Université de Sherbrooke.Selon le syndic, Jean Renaud avait aidé Lacroix à «camoufler le fait que les millions de dollars dépensés par le Groupe Norbourg provenaient en réalité de la dilapidation des fonds communs de placement mis sur pied par ce dernier».Comme affirmation, ce n'est pas banal.Et il y avait cette déclarationchoc de Vincent Lacroix, qui a affirmé sous serment, lors d'un interrogatoire mené en octobre 2006, avoir versé un pot-de-vin de 100 000$ à Jean Renaud.Ce montant équivaut à 10% de la subvention de près de 1 million de dollars que Québec a versée à Norbourg en 2001 pour encourager l'industrie du placement ! La crédibi l ité de Vincent Lacroix a beau être mince, il y avait de quoi s'inquiéter.Bref, le ministère des Finances ne voulait plus voir ce fonctionnaire louche à des kilomètres de ses bureaux.Mais il n'a eu aucun scrupule à le prêter à l'OACI.Depuis le 5 juillet 2007, a indiqué Denis Chagnon, Jean Renaud était assigné à la comptabilité de projets.«Il n'y avait pas d'accusations et l'information était publique : c'était à l'OACI de décider si elle le voulait ou pas», s'est défendue Monique Jérôme-Forget.Puis son chef de cabinet, Philippe Dubuisson, a précisé que le ministère ne pouvait pas renvoyer Jean Renaud en raison de la présomption d'innocence.Apparemment, cette présomption ne tient plus quand on fait face à 93 accusations de fraude, de fabrication de faux et de blanchiment d'argent, Jean Renaud ayant été viré hier\u2026 Jean Renaud a-t-il versé à Norbourg une aide financière plus importante que celle à laquelle la firme avait droit en échange d'un pot-de-vin?La question a son importance quand on se rappelle que, sans cette aide, versée à l'automne 2001, la Commission des valeurs mobilières du Québec s'apprêtait à forcer la fermeture de la firme déficitaire.Ce n'est pas la Gendarmerie royale du Canada qui peut éclaircir ce mystère.Même si son équipe intégrée des marchés financiers compte des membres de la Sûreté du Québec, la GRC a bureaucratiquement choisi de ne pas fouiller cette histoire, qui se rapporte à un délit «de juridiction provinciale », a expliqué l'officier Yves Roussel.Mon ique Jé r ôme- F orget affirme de son côté que le sousministre Jean Houde a révisé le dossier Norbourg et que tout s'est fait dans les règles.Mais les doutes subsisteront dans l'esprit des victimes de Norbourg qui réclament à cor et à cri une enquête publique.Voyez le portrait.Une firme dirigée par des anciens employés de la Caisse de dépôt et placement du Québec qui se construit à vitesse folle, en gobant des firmes (dont une filiale de la Caisse) avec des fonds de provenance inconnue.Une entreprise qui reçoit une aide financière d'un gouvernement qui souhaite développer coûte que coûte l'industrie québécoise du placement.Le fonctionnaire aux Finances responsable de ladite aide qui conseille le président de la firme pendant son congé sabbatique.Deux employés de l'Autorité des marchés financiers (AMF), le gendarme de l'industrie, qui se joignent à la firme, dont l'enquêteur chargé de son dossier.Et une AMF qui ignore «par accident» l'alarme sonnée par l'agence fédérale chargée de surveiller le blanchiment d'argent.Est-ce que j 'en oublie ?Pour la première fois hier, la ministre Monique Jérôme-Forget a reconnu qu'il y aurait peut-être lieu de faire une enquête publique mais que le gouvernement a les poings liés.«Je veux bien faire une enquête, mais je ne vois pas comment on pourrait parler, compte tenu du recours collectif (d'investisseurs floués) qui a été intenté contre l'AMF.» L'affaire Norbourg démontre à quel point l'intégrité de l'État a été compromise.Et quelle que soit la couleur de son gouvernement, rouge comme bleu, c'est la pire chose qui puisse arriver.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : sophie.cousineau@lapresse.ca Avec des amis comme cela.Le ministère des Finances ne voulait plus voir ce fonctionnaire louche à des kilomètres de ses bureaux.Mais il n'a eu aucun scrupule à le prêter à l'OACI. 3570106A ACTUALITÉS ÉRIC CLÉMENT Le chef de Vision Montréal et maire de Ville-Marie, Benoit Labonté, maintient ses propos tenus lundi en marge du conseil municipal et visant les conseillers municipaux qui quittent son parti pour rejoindre le parti du maire Gérald Tremblay.L e c he f de l 'oppos i t ion officielle a déclaré que pour renouveler son parti, il fallait « aussi se débarrasser du bois mort ».Le conseiller municipal du district Louis-Riel dans l'arrondissement de Mercier- Hochelaga-Maisonneuve, Richer Dompierre, venait juste d'annoncer son départ de Vision Montréal et son arrivée à Union Montréa l.Le transfuge n'a vraiment pas apprécié les propos de Benoit Labonté et, par communiqué de presse, s'est dit «ulcéré».Pour Richer Dompierre, il s'agit de «mépris » et d'une « insulte à l'endroit des citoyens qui (l'ont) élu démocratiquement à trois reprises».Benoit Labonté a fait savoir à La Presse qu'il maintient ses propos, qu'il compte donner une nouvelle vigueur à son parti et que, dans le rayon du mépris, le maire Gérald Tremblay «n'a pas laissé sa place» lors du conseil municipal de lundi soir.M.Tremblay a dit, lundi, que le chef de l'opposition officielle protestait contre la disparition du poste de maire de Ville- Marie «pour des raisons personnelles », ce qui a déplu à M.Labonté qui estime que cette disparition est tout simplement «antidémocratique» et contraire aux principes de politique municipale en Amérique du Nord.La mai resse de Merc ier- Hochelaga-Maisonneuve, Lyn Thériault, a par ailleurs dit à La Presse, hier, que le conseiller Richer Dompierre était mal venu de se plaindre de l'expression employée par Benoit Labonté.«M.Dompierre était assez souvent absent des activités du parti ou celles de l'arrondissement, dit-elle.Même les organismes communautaires l'invitaient souvent et il ne venait pas.Ses citoyens ont été abandonnés et ce sont eux qui jugeront lors des prochaines élections.» COURRIEL Pour rejoindre notre journaliste: eric.clement@lapresse.ca Benoit Labonté veut «se débarrasser du bois mort » Le chef de Vision Montréal voit un conseiller municipal passer à Union Montréal ÉMILIE BILODEAU Harwinder Kour angoisse.À quelques pieds de chez elle, un immeuble identique au sien ressemble maintenant à une montagne d'éclats de vitres, de poussière de briques et de débris de bois.Le tout est encerclé d'une clôture métallique qui sécurise les lieux.Mme Kour sait que son tour viendra puisque les 21 immeubles dans un état lamentable de la Place l'Acadie et de la Place Henri- Bourassa seront tous démolis pour faire place à des logements propres et abordables.En attendant, la mère de famille tente tant bien que mal de trouver un nouveau logement qui ne dépassera pas son budget mensuel.En mai, un incendie a ravagé un des édifices de la Place Henri- Bourassa forçant la démolition de sept bâtiments vacants par mesure de sécurité.Les 14 autres immeubles suivront, mais personne ne sait quand exactement.Cela ajoute à l'angoisse des 150 familles qui doivent être relogés dans ce quartier particulièrement touché par la pauvreté.«C'est très stressant de voir le bloc à côté complètement détruit et de ne pas savoir quand notre tour viendra», commente Mme Kour.Son amie Grace, quant à elle, s'inquiète de ne pas trouver un nouvel appartement répondant à ses besoins.«Je n'ai que 1100$ par mois et les logements qu'on me propose coûte environ 700$», confie-t-elle, découragée.Le propriétaire des logements, le groupe Tyron, et la Ville de Montréal promettent que les résidants ne seront pas forcés de quitter leur logis contre leur gré.Une séance d'information a d'ailleurs été organisée le 26 avril afin de répondre aux questions des résidants.Même si un certain nombre de locataires parlent à peine l'anglais et le français, le responsable du dossier à la Ville, Cosmo Maciocia, est convaincu que toutes les mesures sont prises pour rejoindre tous les locataires.La Société d'habitation de Montréal a effectivement reçu le mandat de participer à la relocalisation des 150 ménages qui résidaient toujours dans les immeubles en piteux état en avril.«Plus de 75 ont déjà trouvé un nouvel appartement», confirme la porte-parole de la Société d'habitation et de développement de Montréal, Stéphanie Garneau.Pour un des plus anciens résidants de l'endroit, la démolition est pénible à accepter.«Ça fait 33 ans que j'habite ici et je voulais demeurer ici.Ma femme est malade.C'est difficile de savoir qu'on va devoir déménager bientôt », raconte l'homme qui souhaite conserver l'anonymat par peur que l'office ne l'aide plus à trouver un nouvel endroit où vivre.Bien que certains résidants appréhendent le déroulement des prochains mois, d'autres sont impatients de trouver un endroit propre et paisible.Zaynab, ses cinq frères et soeurs et ses parents attendent impatiemment de s'installer dans un nouveau logement.«C'est rendu dangereux.Le bloc est en mauvais état et il y a beaucoup de gens qui viennent faire des graffiti », raconte-t-elle.La date de démolition de tous les immeubles demeure inconnue.«Comme les plans soumis par le promoteur sont à l'étape préliminaire, on ne peut pas savoir quand les immeubles seront détruits, indique la relationniste de l'arrondissement, Aude Clotteau.Et tant que l'arrondissement d'Ahuntsic-Cartierville ne sera pas satisfait de ce que les promoteurs proposent, cette date ne pourra pas être arrêtée.» Démolition des immeubles de la Place l'Acadie et de la Place Henri-Bourassa Le début des travaux inquiète les locataires PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE Le début des travaux de démolition des taudis de la Place Henri-Bourassa et de la Place l'Acadie inquiète certains des 150 ménages qui y résident toujours.«C'est très stressant de voir le bloc à côté complètement détruit et de ne pas savoir quand notre tour viendra.» NE063G208 © 2008.Sears Canada Inc.Ces offres de rabais: à l'exclusion de tous les articles vendus à l'unité dont le prix se termine par ,97, des modèles de liquidation des fabricants, des articles \u2018Achat spécial', des duos et des articles actuellement annoncés.Toutes les offres sont en vigueur dans les grands magasins Sears de la province de Québec seulement, sauf avis contraire épargnez 30% Les 150 premiers clients qui entreront en magasin (par les portes du centre commercial, près du rayon des produits de beauté) Fêtez la Saint-Jean-Baptiste Du vendredi 20 au lundi 23 juin ET, c'est \u2018grattez et épargnez' les samedi et dimanche 21 et 22 juin seulement sur presque toute lamarchandise à prix ordinaire et soldée sauf les offres de durée limitée.Il y a d'autres exclusions.Détails dans le cahier de la fin de semaine et dans lesmagasins participants.recevront une carte comptant Sears de10$ Avec la carte Sears\u2020 ou la carte Master CardMD SearsMD, DU VENDREDI 20 AU LUNDI 23 JUIN OFFRESDEDURÉE LIMITÉE DU SAMEDI 21 JUIN SEULEMENT, DE8HÀ11 H LE VENDREDI 20 JUIN SEULEMENT LE VENDREDI 20 JUIN SEULEMENT rabais 45% Soutiens-gorge, culottes et sous-vêtements de maintien en boîte WonderbraMD, PlaytexMD et DaisyfreshMD rabais 50% Tous les pantalons corsaire, shorts, débardeurs et tee-shirts Jessica®/MD, Jessica sport®/MD, Tradition®/MD et Tradition Country Collection®/MD à prix ordinaires rabais 50% Tous les shorts, tee-shirts, débardeurs et chemises sport à manches courtes à prix ordinaires pour hommes rabais 50% Tous les vêtements habillés pour hommes et les robes du rayon des robes pour femmes à prix ordinaires rabais 40% Tous les vêtements en denim de grandes marques à prix ordinaires pour hommes Choix de marques Levi'sMD, LoisMD, UNIONBAYMD, Point ZeroMD, LeeMD et bien d'autres! rabais 40% Tous les vêtements Jessica et Jessica sport à prix ordinaires rabais 40% Tous les vêtements Point Zero pour garçons et Geneviève Lapierrepour garçons et filles, à prix ordinaires Cadeau avec achat Lise Watier Avec tout achat de 2 produits de maquillage Lise Watier, recevez une belle trousse à cosmétiques Lise Watier.Un cadeau par client, dans la limite des stocks.de vêtements pour hommes, femmes et enfants, chaussures, bagages, dessous féminins, bas et accessoires, bijoux et montres Offre en vigueur dans les grands magasins Sears seulement.Sur approbation de votre crédit.Bijoux et montres dans certains magasins seulement.Dans la limite des stocks.Le choix varie suivant le magasin.\u2020Les clients obtiendront des points du Club SearsMC pour les achats avec la carte Sears.Les clients obtiendront des points CouleursMD pour les achats avec la carte Master Card Sears.de plus La carte comptant est valide seulement du 20 au 30 juin.Une carte par client adulte.La carte ne pas pas être utilisée comme paiement de compte ou avec n'importe quelle autre offre.Détails en magasin.sur les prix de liquidation 3565091A ACTUALITÉS CAROLINE TOUZIN Si vous êtes un usager du métro de Montréal, c'est entre 15h et 17h que vous risquez le plus d'être victime d'un vol ou d'une agression.Près du quart des délits contre la personne dans le métro de Montréal ont été commis durant cette courte période de la journée, révèle le premier bilan de la section Métro rendu public hier, un an jour pour jour après le début de la présence policière permanente dans le réseau souterrain.Cette période coïncide avec la sortie des classes.La seconde période la plus dangereuse, c'est entre 21h et 22h (8% des délits).Ce premier bilan couvre la période de juillet 2007 à mars 2008.La station la plus fréquentée, Berri-UQAM, est aussi celle où il se commet le plus de délits.Viennent ensuite les stations Henri-Bourassa, Jean-Talon, Lionel-Groulx , Angrignon , Honoré-Beaugrand, Côte-Vertu, Snowdon et Saint-Michel.Le SPVM a ainsi répondu à 20 174 appels, en grande majorité urgents.Les agents ont procédé à 849 arrestations, dont une centaine liée à des crimes contre la personne.La majorité des gens arrêtés n'ont pas commis de crimes dans le métro.Ils étaient soit recherchés par la police (mandats), soit en bris de condition ou de probation.Plus de crimes contre la personne ont eu lieu dans le métro (463) que dans les autobus et autres lieux du transport public de Montréal (140) pendant cette période.Même constat pour les crimes contre la propriété.Voies de fait contre des policiers Les crimes contre la personne ont connu une légère augmentation de 0,9% depuis la création de la section Métro.Cette hausse est entre autres attribuable à l'augmentation du nombre de voies de fait commis contre des policiers (16 comparativement à 42 cette année).«C'est normal puisque la présence policière est plus grande», a expliqué la chef de la Division du réseau transport en commun du SPVM, Hélène Charron.Trois des quatre délits les plus récurrents dans le métro, soit les vols qualifiés, les vols simples et les méfaits, ont connu une baisse.Toutefois, le SPVM met un bémol sur ces chiffres.Difficile de comparer les statistiques de la section avec celles compilées autrefois par les agents de surveillance du métro.«La validité de nos données avant la création de l'unité Métro est discutable », a expliqué l'assistant-directeur du SPVM, Pierre-Paul Pichette.À l'époque, une victime d'un délit pouvait se plaindre à un agent de surveillance sans que sa plainte soit transmise au SPVM.Pour le directeur général de l'exploitation à la Société de transport de Montréal (STM), Carl Desrosiers, la problématique principale dans le métro est la délinquance des jeunes, le taxage.La vague de vols de i Pod et d'autres appareils électroniques dans les stations de l'ouest de Montréal en avril ainsi que la vague d'agressions survenues à la fin de mai et au début de juin ne figurent d'ailleurs pas dans ce bilan (juillet 2007 à mars 2008).Un adolescent a été arrêté la semaine dernière en lien avec l'agression d'une adolescente de 16 ans, poignardée au métro Vendôme au début du mois, a-t-on appris, hier.Les agresseurs voulaient dérober le baladeur MP3 de l'ami de l'adolescente.Le responsable de la Sécurité publique à la Ville de Montréal, Claude Dauphin, la police de Montréal ainsi que la STM se sont tous dits « très satisfaits » du premier bilan de la section Métro.Globalement, 1,7% des délits et infractions au Code criminel enregistrés à Montréal surviennent dans le métro ou à proximité.Le métro plus dangereux entre 15h et 17h Un adolescent a été arrêté la semaine dernière en lien avec l'agression d'une adolescente de 16 ans, poignardée au métro Vendôme au début du mois, a-t-on appris, hier.Les agresseurs voulaient dérober le baladeur MP3 de l'ami de l'adolescente.UN USAGER SUR DIX VICTIME D'UN CRIME Un usager sur 10 du métro de Montréal a déjà été personnellement victime d'un vol, d'une agression ou d'attouchements dans le métro, révèle un sondage réalisé auprès des usagers au début de l'année 2008.Neuf usagers sur 10 estiment tout de même que le métro est un endroit sécuritaire.D'après les usagers, les problématiques les plus importantes sont le vandalisme (45%), la présence de mendiants/sans-abri (33%), les attroupements de jeunes (32%), les gangs de rue (19%), les comportements dérangeants (17%), la vente de drogues (12%), la violence (6%) et le vol (5%).Ce sondage a été dévoilé, hier, en même temps que le premier bilan de la section Métro de la police de Montréal. 3570239A ACTUALITÉS PHOTO DOMINIC FAUCHEUX, COLLABORATION SPÉCIALE Quatre-vingt-cinq pompiers de Sainte-Thérèse, Rosemère, Boisbriand et Saint-Eustache ont combattu les flammes pendant deux heures afin de contrôler l'incendie qui s'est déclaré peu avant 17h dans la résidence presque centenaire du 75, rue Saint-Charles, à Sainte-Thérèse.PHILIPPE ORFALI L'octogénai re retrouvé mort dans l'incendie de sa demeure à Sainte-Thérèse mardi soir a été assassiné avant que l'on mette le feu à sa résidence, a conclu l'autopsie pratiquée hier après-midi.Un homme de 30 ans résidant dans le secteur a été arrêté et devrait comparaître ce matin au palais de justice de Saint-Jérôme.On ignore pour l'instant si la victime, Joseph Bouchard, 88 ans, connaissait son agresseur, dont l'identité n'a pas été dévoilée.Aucune description physique de l'accusé n'a été diffusée par les forces policières.«Joseph Bouchard est décédé d'une mort violente et on a mis le feu à la maison afin de camoufler le meurtre», a déclaré le sergent Michel Brunet, porteparole de la Sûreté du Québec.Depuis qu' il avait quitté sa femme, il y a cinq ans, M.Bouchard vivait seul dans la résidence presque centenaire du 75, rue Saint-Charles.Cette dernière était sur les lieux du crime, hier soir, visiblement bouleversée.Tout comme les deux enfants du couple.And ré Boucha rd , le f i l s de la victime, a confié à La Presse n'avoir «aucune idée » de l 'identité de l 'agresseur.«C'est incroyable», a soufflé le quinquagénaire, ébranlé par le drame.Les voisins interrogés ont affirmé n'avoir rien aperçu d'inhabituel, mardi soir, juste avant que l'incendie ne se déclare.«Je travaillais dans le garage et ma blonde m'a crié : \"viens vite, le feu est pogné ! \" J'ai commencé à arroser la maison, du mieux que j'ai pu », a déclaré Jean Bélanger, qui habite en face.«J'ai trouvé ça vraiment bizarre, mais on n'a rien entendu de particulier avant le feu.» Jean-Marc Brun, résidant de la rue Saint-Charles, connaissait bien M.Bouchard.«Tout le monde dans la rue le connaissait, c'était un vieux monsieur très sympathique qui saluait toujours les gens.Il passait sa journée sur sa galerie, à regarder les piétons circuler.C'est terrible ce qui lui est arrivé.» «J'ai senti la fumée et je suis sorti dehors voir ce que c'était.Il y avait d'immenses colonnes de fumées et des flammes qui sortaient de partout, surtout de l'arrière de la maison.Des voisins ont essayé de sortir le vieil homme, mais c'était impossible.Le feu était beaucoup trop puissant », a raconté un autre voisin, témoin du sinistre.Quatre-vingt-cinq pompiers de Sainte-Thérèse, Rosemère, Boisbriand et Saint- Eustache ont combattu les flammes pendant deux heures afin de contrôler l'incendie qui s'est déclaré peu avant 17h.La Sûreté du Québec poursuit son enquête.SAINTE-THÉRÈSE Meurtre camouflé en incendie « Joseph Bouchard est décédé d'une mort violente et on a mis le feu à la maison afin de camoufler le meurtre », a déclaré le sergent Michel Brunet, porte-parole de la Sûreté du Québec.SOLDE D'ÉTÉ Polos et chemises à manches courtes à partir de2999 $ Bermudas et pantalons sport à partir de3999 $ Jusqu'à 50% de rabais sur marchandises d'été sélectionnées Chaussures à partir de 9999$ Montréal 4475, boulevard Métropolitain Est\u2020 Centre-Ville Complexe Desjardins ouest Centre Rockland, Fairview Pointe-Claire\u2020 la Val Carrefour Laval\u2020 ri Ve-nord Place Rosemère Joliette Galeries Joliette Qué BeC Place Sainte-Foy\u2020 (Espace Nord) ri Ve-sud Promenades Saint-Bruno, NOUVEAU Quartier DIX30\u2020 léger supplément pour tailles fortes et élancées.\u2020tailles fortes et élancées disponibles dans ces magasins.3570194A 3569814A 819 790-6444 1 866 488-7888 3, boulevard du Casino, Gatineau (Québec) J8Y 6X4 reservations@hiltonlacleamy.com www.hiltonlacleamy.com Réservez votre forfait-escapade Hilton Lac-Leamy et vivez un séjour inoubliable à quelques minutes du centre-ville de Gatineau-Ottawa.Chambres avec vue sur le lac Arôme -Grillades et fruits de mer- avec terrasse extérieure Piscines intérieure et extérieure Centre de conditionnement physique et spa luxueux Tennis, pistes cyclables et marina Stationnement extérieur gratuit 219$ Forfaits à partir de plus taxes L'escapade à deux, par pur plaisir! 3569253A Journée famille Trois thèmes sont proposés pour cette journée de ressourcement en famille.Une expérience à vivre! Coût : 20 $ par famille.Détails : cei2008.ca/programmefamille; 418 688-1211, poste 325.Samedi 21 juin Cité eucharistique - Expo Cité Accès gratuit.Visitez les Espaces jeunesse, mémoire et famille, le Parc des bienheureux, le Salon des exposants et les chapelles d'adoration.Participez aux grands événements! Pour une liste détaillée de toutes les activités offertes, visitez www.cei2008.ca.Jeudi 19 juin 19 h Procession eucharistique Dans les rues de Québec Samedi 21 juin 21h Veillée de prière et d'adoration Expo Cité Dimanche 22 juin 7 h 30 Benoît XVI en direct de Rome Célébration de clôture sur les plaines d'Abraham en face du Musée national des beaux-arts du Québec.Ouverture du site à 7 h 30.Animation par les Fraternités Monastiques de Jérusalem, les Voltigeurs de Québec, Nathalie Choquette, Florence K.et les Pueri Cantores et célébration eucharistique de clôture - Statio Orbis.L'homélie sera prononcée par Sa Sainteté Benoît XVI en direct de Rome.Une fête champêtre suivra pour toute la famille.Apportez votre chaise! Jusqu'au 21 juin Week-end ado Au Collège Jésus-Marie de Sillery.Coût : 40 $ par jeune.50 $ par adulte.Détails : cei2008.ca/programmeado; 418 688-1211, poste 325.Du 20 au 22 juin Fêtes eucharistiques - Région de Québec Conférences, expositions, spectacles et activités diverses sur la Cité eucharistique (Expo Cité), dans la ville de Québec et sa périphérie.Jusqu'au 21 juin 3565044A ACTUALITÉS MARTIN CROTEAU Pendant que l'équipe de soccer grecque baissait pavillon à l'Euro, hier, l'un de ses plus fidèles partisans montréalais s'est adressé à la Cour supérieure pour défendre son droit de peindre leur drapeau national sur sa porte de garage.Forcé d'effacer le dessin par un tribunal en novembre, Theodore Antonopoulos affirme que les règlements de l'arrondissement de Pierrefonds-Roxboro briment sa liberté d'expression.En juillet 2004, les Grecs ont surpris le monde du soccer en remportant l'Euro, le plus prestigieux tournoi après la Coupe du monde.Emballé par la victoire de son équipe favorite, M.Antonopoulos a peint sa porte de garage aux couleurs bleue et blanche du drapeau grec.Il a mis 10 semaines pour effectuer son travail.Mais peu après, des inspecteurs municipaux lui ont collé une contravention de 138$, car la décoration contrevient aux règlements de zonage de la ville.Le résidant de la rue Félix-Mc Learnan a contesté l'amende.Au terme d'une bataille juridique de trois ans, il a été débouté par la cour municipale.M.Antonopoulos porte maintenant sa bataille devant la Cour supérieure.Son avocat, Me Julius Grey, soutient que les lois de l'arrondissement sont illégales.Devant le tribunal, il a présenté un éventail de décisions antérieures qui ont établi le rôle fondamental de la liberté d'expression en démocratie.«Il s'agit d'un dirigisme, a tranché l'avocat au terme de l'audience.Ils veulent dire aux gens comment agir.» L'avocat qui représente l'arrondissement, Me Philippe Berthelot, fait valoir que les municipalités ont parfaitement le droit d'adopter des règlements pour préserver l'esthétique urbaine, par exemple en imposant des normes architecturales dans les quartiers résidentiels, ou en interdisant certains aménagements sur les terrains.Il dit aussi que le règlement municipal permet à M.Antonopoulos de planter un mât et d'y accrocher un drapeau grec.«Cela voudrait dire que seuls les gens qui ont un terrain suffisamment large pourraient planter un mât, rétorque Julius Grey.Mais le règlement impose des restrictions beaucoup plus importantes.Par exemple, personne n'aurait le droit d'afficher une pancarte \"J'appuie Barack Obama\".» Les Grecs éliminés Le hasard a voulu que l'audience ait lieu quelques heures avant le dernier match de l'équipe grecque à l'Euro, qu'ils ont perdu 2-1 face à l'Espagne.Les champions en titre du tournoi ont cruellement déçu lors de ce tournoi, présenté tous les quatre ans.Ils ont été éliminés après avoir perdu les trois matchs auxquels ils ont pris part et ils n'ont marqué qu'un but.S'il a préféré réserver ses commentaires à la sortie du tribunal, hier, M.Antonopoulos confiait la veille qu'il était si déçu de la performance de son équipe qu'il songeait à repeindre sa porte de garage, peu importe l'issue du procès.Une porte de garage en Cour supérieure Theodore Antonopoulos s'adresse au tribunal pour pouvoir conserver le drapeau grec sur sa résidence PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Theodore Antonopoulos devant la porte de garage de sa résidence située dans l'arrondissement de Pierrefonds-Roxboro. OUVERTURE Novembre 2008 ATTENTION Vivre au LUX provoque un WOW intense.Nous préférons en avertir les retraités.offrez-vous une retraite WOW à partir de 1 045 $ par mois Admirez Architecture d'inspiration château, jardins luxuriants, grandes fenêtres, planchers de bois, électros haut de gamme et climatisation compris.Swinguez Golf, quilles, billard, danse, spectacles grandioses, festivités enlevantes, cinéma, excursions, voyages et plus encore.G.O.inclus ! Savourez Cuisine fraîcheur, restaurant 4 fourchettes, terrasse barbecue, cellier, salle de dégustation, bistro-lounge, service à l'appart à volonté.Relaxez Spa, sauna, hammam, piscine, gym, massages thérapeutiques, sécurité de pointe et équipe santé en tout temps pour un maximum de tranquillité.Visitez 5500, rue Sherbrooke Est, Montréal 514-259-5500 luxgouverneur.ca 3562227A Une seule adresse Laissez-vous tenter! 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ACTUALITÉS ANDRÉ CÉDILOT Il y a deux certitudes dans la vie: la mort et les taxes.Soupçonnés d'avoir fait entrer 60 tonnes de cocaïne à Montréal et New York depuis 1994, Miguel Torres et Firmino Tavares venaient à peine d'être épinglés par la GRC, hier, quand ils ont appris que Revenu Canada leur réclame quelque 10 millions en impôts impayés sur les revenus de la vente de drogue.La règle est la même pour tous.Que l'on vende des tomates ou de la drogue, une part des profits doit aller dans les coffres de l'État pour payer les services publics.Les inspecteurs du fisc ont investi les résidences de Torres et Tavares dans les heures qui ont suivi la perquisition de la police.Ils sont repartis avec les meubles et autres objets de valeur.En attendant que le litige se règle, ils ont aussi enregistré des hypothèques légales sur les deux maisons situées à Blainville et Dollarddes- Ormeaux.Immenses et luxueuses, celles-ci sont évaluées à plus de 1 million de dollars chacune.Selon les documents déposés à la Cour fédérale, les cotisations fiscales des deux présumés trafiquants montréalais - 7,1 millions pour Torres, et 1,8 million pour Tavares - ont été établies grâce à la collaboration du Colombien Mauricio Jaramillo Correa, un gros bonnet de la drogue lié au cartel de Cali qui a été extradé aux États-Unis, en 2005.En fouillant sa maison en Colombie, les policiers ont alors trouvé un cahier de comptabilité démontrant qu'il travaillait main dans la main depuis des années avec les caïds montréalais Miguel Torres et Firmino Tavares.Quoique les documents comptables préparés par Correa ne disent pas tout, ils n'en montrent pas moins l'ampleur des commerces illicites des deux trafiquants montréalais.C'est ainsi, en septembre, octobre et novembre 2003, que Torres, 36 ans, aurait à lui seul importé 1553 kilos de cocaïne avec l'aide de camionneurs.Au passage, ceux-ci en auraient livré 1765 autres kilos à New York.Toute cette poudre qu'il refilait à la mafia lui aurait coûté 29,1 millions de dollars.Elle était ensuite revendue au gros 74,7 millions.Durant cette courte période de trois mois, le fisc estime que Torres a encaissé des profits nets de.14 265 326$.Quant à Tavares, qui menait sa barque indépendamment de Torres, il aurait, durant ces trois mois, acheté 831 kilos de cocaïne du même Mauricio Jaramillo Correa, devenu délateur aux États-Unis.Ces transactions lui auraient permis demettre 4,7 millions dans ses poches.Trafiquant de longue date, Tavares revendait la drogue aux Hells Angels.En novembre 2000, alors qu'il était détenu dans l'île de Majorque pour une affaire de blanchiment d'argent de 120 millions de dollars, il avait remboursé 1,6 million au fisc canadien.Il est rentré au Canada en 2001, après avoir été expulsé par les autorités espagnoles.L'approvisionnement Présenté comme un intermédiaire des jumeaux Angel et Victor Mejia Munera (ce dernier a été assassiné en avril dernier), Correa approvisionnait les trafiquants montréalais depuis sa base à Houston, au Texas.Avant d'être acheminée aux États-Unis, la drogue colombienne passait par le Mexique, et parfois aussi le Panama.Torres et Tavares se chargeaient de la transporter à Montréal ou à New York, où l'on prenait un mois ou deux à l'écouler.Ces derniers touchaient 1000$ du kilo déplacé.Les chargements étaient de 200 ou 300 kilos.Quant aux camionneurs embauchés par Torres, ils recevaient 100 000$ à chaque voyage.« Lorsqu'ils ramassaient à Houston, Pablo Rojas (son associé au Mexique) m'avisait qu'il en avait remis à Miguel Torres.Et Miguel Torres m'appelait en Colombie pour me dire qu'il en avait ramassé à Houston, et il me disait s'il s'en allait à Montréal ou à New York.Et Firmino le faisait de la même manière.Il m'appelait directement en disant : je l'ai reçu!», a expliqué Correa à des policiers de la GRC qui l'ont interrogé l'an passé, à Corpus Christi, au Texas.Le repenti a précisé aux agents fédéraux que Torres et Tavares payaient généralement dans les 15 jours les chargements de drogue qu'il leur vendait.En général, les paiements étaient remis à des employés du cartel qui travaillent à Montréal, mais dont Correa affirme ne pas connaître les noms.Lui-même était informé de la quittance des factures par le comptable de l'organisation colombienne.À ses dires, il arrivait que Tavares acquitte ses comptes au moyen de transferts bancaires.À un certain moment, Tavares aurait même avancé 108 000$ aux frères Munera pour l'achat d'un avion servant à transporter la cocaïne au Mexique.En neuf ans, de 1994 à 2003, le gang se serait fait saisir seulement trois cargaisons, toutes aux États- Unis.Selon Correa, deux d'entre elles étaient destinées à Tavares.Il a dû lui-même rembourser les pertes auprès des frères Munera.Les affaires de Correa ont commencé à mal tourner au début de 2004, quand Pablo Rojas et d'autres membres de l'Organisation ont été arrêtés à la suite d'un opération d'infiltration de la DEA américaine.Le clan s'était du même coup fait saisir 2072 kilos de cocaïne.Le chargement devait être envoyé à Newark, au New Jersey.Épinglés par la GRC, poursuivis par le fisc Deux trafiquants présumés se voient réclamer 10 millions en impôts sur la vente de drogue Le samedi dans VOUS CHERCHEZ ?VOUS TROUVEREZ ! PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE Les inspecteurs du fisc ont investi les résidences des présumés trafiquants Torres et Tavares dans les heures qui ont suivi la perquisition de la police.Ils ont enregistré des hypothèques légales sur les deux maisons. QUÉBEC PLACE STE-FOY, GALERIES DE LA CAPITALE, VIEUX-QUÉBEC MONTRÉAL CENTRE-VILLE, PROMENADES ST-BRUNO, CARREFOUR LAVAL SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE RÉG.20.00 LE POLO RAYURES TENNIS CHOIX DE PANTALONS LE PULL UNE ÉPAULE PULLS EN TRICOTS VARIÉS CHOIX DE JUPES URBAINES CHOIX DE TEE-SHIRTS ET CAMIS VALEUR EXCEPTIONNELLE RÉG.JUSQU'À 48.00 ÉPARGNEZ 64% ÉPARGNEZ JUSQU'À 58% ÉPARGNEZ JUSQU'À 73% ÉPARGNEZ JUSQU'À 66% RÉG.JUSQU'À 38.00 RÉG.JUSQU'À 30.00 RÉG.28.00 ÉPARGNEZ 40% 3540355A Nu dans la nature Une expérience unique à vivre en famille ou entre amis, La Pommerie vous permet de vous promener nu au soleil en pleine nature dans un cadre enchanteur, sécuritaire et respectueux.Établie depuis plus de trente ans, La Pommerie vous permet un contact véritable avec la nature et vous-même.265 acres de boisés, vergers, vignobles, lac, piscines.activités sportives, culturelles, massothérapie, restaurant, auberge, chalets, roulottes, tentes, pique-nique, café Internet, terrains 50 ampères.à la 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du revenu se traduit habituellement en une augmentation de la demande d'énergie, de la consommation de nourriture, de la production de déchets et de l'achat d'automobiles.«Ces pressions, note-t-on, vont avoir un effet néfaste sur la qualité de l'environnement.La seule exception est la qualité de l'air, qui devrait s'améliorer en raison des normes et des règlements de plus en plus stricts.» Élaboré en vue d'une conférence qui se tiendra à Ottawa le 25 juin, le rapport s'appuie sur «le scénario le plus probable».Il présente un certain degré d'incertitude liée aux impondérables, dont certains sont cités dans le document: un nouveau choc pétrolier, une pandémie qui perturberait le commerce, une accélération des changements climatiques.22 ans pour agir «Même s'il reste encore 22 ans, précise-t-on, l'année 2030 est assez proche pour que bon nombre des changements environnementaux décrits dans le document semblent inévitables, en raison de l'inertie des responsables de l'infrastructure physique et de la société en général : la poursuite de l'accumulation de gaz à effet de serre dans l'atmosphère garantit que le climat va continuer à changer.» À cela devrait également s'ajouter une concurrence grandissante pour l'accès à l'eau, une perte de biodiversité, des coûts socioéconomiques importants en lien avec les bouleversements climatiques, et une course à l'exploitation de pétrole, dont la production s'annonce de plus en plus polluante.Fait intéressant, les auteurs notent que les perspectives environnementales de l'Amérique du Nord n'auront pas que des conséquences locales.Le mode de vie nord-américain, qui compte de nombreux adeptes dans le monde, se doit donc être plus vert, de manière à éviter que les problèmes d'ici ne se multiplient ailleurs.«Les répercussions pour l'environnement d'une Amérique du Nord plus peuplée et plus riche et consommant plus de ressources naturelles ne peuvent être examinées uniquement à l'échelle continentale.Ce n'est pas parce que l'Amérique du Nord impose des effets environnementaux à d'autres régions du monde, tandis qu'elle subit elle aussi certains effets provenant de l'extérieur du continent, mais parce que nos actuelles habitudes de production et de consommation ne sont pas durables si elles sont imitées partout ailleurs.» RAPPORT DE L'ALÉNA Un avenir sombre pour l'Amérique JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 La taxe sur le carbone imposée par le gouvernement Charest depuis le 1er octobre 2007 dans le but de lutter contre les changements climatiques est carrément un échec, estime le ministère fédéral de l'Environnement.Dans une note, le ministère de l'Environnement soutient que cette «redevance sur les hydrocarbures» ne contribue nullement à réduire les émissions de gaz à effet de serre produits par les grands pollueurs.Pis encore, les entreprises visées par cette redevance refilent la plupart du temps la facture aux consommateurs.La Presse a obtenu cette note interne hier alors que le chef du Parti libéral, Stéphane Dion, doit annoncer aujourd'hui les grandes lignes de sa promesse d'imposer une taxe sur le carbone si son parti remporte les prochaines élections fédérales.Cette promesse controversée promet d'ores et déjà d'être l'enjeu principal de la prochaine campagne électorale.Les conservateurs de Stephen Harper s'opposent farouchement à toute forme de taxe sur le carbone, estimant que cette politique risque de provoquer une flambée des prix des aliments et des biens au moment même où les prix de l'essence atteignent déjà des sommets historiques.Le NPD s'oppose aussi à une taxe sur le carbone, préférant imposer un système de quotas d'émissions aux entreprises et un marché de droits d'émissions, mieux connu en anglais comme un «cap and trade system».Dans la note fédérale obtenue par La Presse, on soutient que la taxe sur le carbone du Québec est tout simplement inefficace en ce qu'elle n'encourage pas les entreprises à réduire véritablement leurs émissions.On estime aussi que le gouvernement Charest a fait fausse route en imposant une telle taxe au moment de la production des sources d'énergie au lieu de l'imposer au moment de la consommation.«Étant donnéque les revenus provenant de la taxe sur le carbone du Québec seront utilisés pour financer des programmes de dépenses et non pas pour réduire d'autres formes de taxes plus néfastes, et étant donné qu'il est peu probable que cette taxe permette de réduire la pollution de manière importante, cette taxe n'est rien de moins qu'une méthode inefficace de percevoir des revenus», estime-t-on dans la note du ministère fédéral de l'Environnement.On ajoute qu'il y a déjà des exemples où des entreprises n'ont pas hésité à refiler cette nouvelle hausse aux consommateurs.Depuis le 1er janvier 2008, Gaz Métro a incorporé dans la facture qu'elle envoie à ses clients une rubrique spécifiant que l'entreprise perçoit une taxe sur le carbone (Contribution au fonds vert).Cet ajout a été approuvé par la Régie de l'énergie le 19 décembre 2007.On soutient aussi que les stations-services Esso Imperial Oil ont subitement augmenté les prix à la pompe de 1,3 cent le litre le 1er janvier 2007, bien avant l'entrée en vigueur de la taxe sur le carbone.Le 9 janvier de la même année, le ministre des Ressources naturelles de l'époque, Pierre Corbeil, avait même rencontré les représentants de la pétrolière les invitant à éliminer cette hausse.La taxe verte du gouvernement Charest -la première du genre au Canada- doit aider le Québec à atteindre ses objectifs du protocole de Kyoto en réduisant les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2012.La taxe est de 0,89 cent par litre d'essence vendu et de 0,9 cent par litre de diesel vendu.Elle doit rapporter environ 200 millions de dollars par année au Fonds vert.TAXE SUR LE CARBONE DU QUÉBEC Un échec, selon le fédéral La hausse du revenu se traduit habituellement en une augmentation de la demande d'énergie, de la consommation de nourriture, de la production de déchets et de l'achat d'automobiles.Les conservateurs de Stephen Harper s'opposent farouchement à toute forme de taxe sur le carbone. s o l a r iu m - s e rv it e c h .c o m LES EXPERTS AU QUÉBEC 1-800-567-0443 AMATEURS DE VIANDE, APPORTEZ VOTREVIN.3554633A ACTUALITÉS Tous les mercredis et samedis dans EN VOYAGE AVEC VOUS CHRISTIANE DESJARDINS Craignant la réaction de Mark Lafleur, les parents de l'adolescente qu'il fréquentait se sont armés d'un bâton de baseball pour aller récupérer leur fille chez lui, le 13 janvier 2007, après que celle-ci leur eut envoyé un code de détresse.C'est ce que la mère de la jeune fille a raconté hier, au procès de Lafleur.Ce code de détresse avait été établi entre la mère et la fille, vu le caractère dominateur de Lafleur envers la jeune fille qu'il fréquentait depuis août 2004.Selon la mère, les deux ans et demi qu'a duré cette relation ont été un horrible cauchemar pour sa fille, mais aussi pour elle et son mari.Elle dit avoir tout essayé pour que sa fille se détourne de Mark, sans succès.En mars 2005, alors qu'elle venait tout juste d'avoir 16 ans, sa fille a d'ailleurs fui le domicile familial et ne leur a pas donné de nouvelles pendant six mois.Elle se terrait dans un motel de Pointe-aux-Trembles avec Mark.Quand sa fille lui a enfin fait signe, en août 2005, la mère l'a trouvée changée, stressée et contrôlée par Mark.Elle s'est fait violence et s'est résignée à accepter la relation.Elle a même tenté de se faire aimer par Mark, pour qu'il lui permette de voir sa propre fille.«C'était à ce point», a fait valoir la mère, qui a sangloté souvent pendant son témoignage, en appelant sa fille «mon bébé».Selon la mère, c 'est Mark Lafleur qui a forcé sa fille à boire et à prendre de la drogue et qui l'a entraînée dans une consommation frénétique.«Elle n'avait que 14 ans quand elle l'a connu; lui, il en avait 19.Elle était influençable », a dit sa mère.Une fin cahoteuse, comme le reste La mère voyait sa fille dépérir sans arriver à la convaincre de quitter Mark.Elle a alors convenu d'un code d'urgence avec sa fille.Si elle se trouvait en «sérieux trouble» avec Mark, elle devait appeler sa mère et dire : «maman, tu me manques vraiment, vraiment beaucoup.» La jeune fille a prononcé ces mots le soir du 13 janvier 2007, lors d'un appel téléphonique.La mère et son mari se sont rués au condo de Mark Lafleur, à Pointe-aux-Trembles.«J'ai sonné, mon mari avait un bâton de baseball.Mark criait après nous.Je lui ai dit de rester assis sur le divan.On a récupéré notre fille.Elle était comme un squelette ambulant, elle ne pesait même pas 70 livres.Elle était terrifiée, elle tremblait, elle avait un oeil au beurre noir, mais elle était vivante», a raconté la mère.Mécontent, Mark est monté dans son véhicule et les a poursuivis en conduisant en fou, coupant les voitures à gauche et à droite, a-t-elle relaté.Ce soir là, Mark est allé rôder autour de leur maison avec sa voiture et il téléphonait sans arrêt.La mère a parlé à Lise Lafleur, la mère de Mark.Elle croit que Guy Lafleur est intervenu en parlant à son fils, car Mark a fini par partir, ce soir-là.Dans les jours suivants, la jeune fille a revu Mark.La mère est retournée la chercher au condo de Lafleur.«J'étais dans le hall, je hurlais à ma fille de choisir entre Mark et moi.J'étais au bout du rouleau, je n'étais plus capable d'en prendre.» La jeune fille est repartie avec sa mère.«Elle était soûle.Il l'avait forcée à boire encore », a commenté la mère.Hier, une nouvelle accusation est venue s'ajouter à la feuille de route de Mark Lafleur.On lui reproche des voies de fait qu'il aurait commises le 2 avril dernier contre un certain Yves Caplette.Lafleur étant incarcéré depuis septembre dernier, l'incident s'est de toute évidence produit en prison.Caplette n'est cependant pas un détenu.Le procès se poursuit aujourd'hui avec la preuve de la défense.Procès de Mark Lafleur Code de détresse et bâton de baseball «J'ai sonné, mon mari avait un bâton de baseball.Mark criait après nous.Je lui ai dit de rester assis sur le divan.On a récupéré notre fille.Elle était comme un squelette ambulant, elle ne pesait même pas 70 livres.Elle était terrifiée, elle tremblait, elle avait un oeil au beurre noir, mais elle était vivante.» PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE Selon la mère de l'adolescente que fréquentait Mark Lafleur, les deux ans et demi qu'a duré la relation du jeune couple ont été un horrible cauchemar pour sa fille, mais aussi pour elle et son mari.Elle dit avoir tout essayé pour que sa fille se détourne de Mark, sans succès. Tous les samedis dans CE SAMEDI Québec paysages dethéâtre VOLVO LAVAL 2350, boul.Chomedey Laval (450) 682-3336 UPTOWN VOLVO 4900, rue Paré, Montréal (514) 737-6666 VOLVO ST.HYACINTHE 855, rue Johnson, Saint-Hyacinthe (450) 771-2305 VOLVO DE BROSSARD 9425, boul.Taschereau Brossard (450) 659-6688 JOHN SCOTTI AUTO LTÉE 4315, boul.Métropolitain Est Saint-Léonard (514) 725-9394 FRANKE VOLVO 180, rue Principale Sainte-Agathe (819) 326-4775 VOLVO POINTE-CLAIRE 15, Auto Plaza, Pointe-Claire (514) 630-3666 POUR EN SAVOIR PLUS, VISITEZ volvomtl.com \u2020 Offre d'une durée limitée consentie aux clients admissibles seulement sur approbation du crédit par les concessionnaires Volvo et les Services financiers de la Compagnie des Automobiles Volvo du Canada.L'offre de crédit-bail sur approbation du crédit s'applique à une S40 2.4i M à un taux de 1,99 %, mensualité de 399,45 $ pendant 39 mois avec un acompte de 3 300 $, un dépôt de garantie de 500 $ et la première mensualité dus à la signature du 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l'acompte dû sur les véhicules financés/loués par les services financiers de Volvo Canada.Les véhicules peuvent différer de ceux illustrés.Les offres, consenties sous réserve de la disponibilité et limitées aux véhicules en stock, se terminent le 30 juin 2008.Communiquez avec un concessionaire Volvo pour plus de détails.©2008 La Compagnie des Automobiles Volvo du Canada.« Volvo.pour la vie » est une marque déposée utilisée sous licence par La Compagnie des Automobiles Volvo du Canada.Pensez à toujours boucler votre ceinture de sécurité.Visitez le site volvocanada.com L'OFFRE SE TERMINE LE 30 JUIN Ce n'est pas une expression que vous associez habituellement à Volvo?C'est normal.Ces offres non plus d'ailleurs.HAA YOYE! 1,99 % OU PRENEZ LE VOLANT D'UNE VOLVO 2008 SÉLECTIONNÉE POUR AUSSI PEU QUE PROFITEZ D'UN INCITATIF «VALEUR DE LA DEVISE» DE TAUX DE CRÉDIT-BAIL POUR 39 MOIS SUR LES MODÈLES S40 2008 PLUS UN INCITATIF «VALEUR DE LA DEVISE» DE 1 500 $ APPLIQUÉ À VOTRE ACOMPTE.7200 $\u2020 SUR LES MODÈLES XC90 2008 3569870A L'ENTREPÔT QUALITÉ ET CHOIX SUPÉRIEUR 514.640.3001 3839, St-Jean Baptiste, Montréal www.auventfou.com 1-800-336-2126 Wakeboard complet à partir de239$ Skis nautiques à partir de169$ Kayak à partir de349$ Planches à voile à partir de749$ Wet Suits Tubes +de 1,5 millions en inventaire ACTUALITÉS SURCYBERPRESSE.CA Lisez la suite sur www.cyberpresse.ca/paquin NOS BLOGUES MALI ILSE PAQUIN Un bas comme mascotte des JO C'est ce qu'un internaute a proposé à la BBC qui avait lancé une compétition ludique sur la mascotte des Jeux olympiques de 2012 qui se tiendront à Londres.SANTÉ Voyez notre graphique interactif sur la santé des Canadiens, province par province, sur cyberpresse.ca/graphique BANDE-ANNONCE Vous hésitez entre deux films en salle?Visionnez les bandes-annonces sur moncinema.ca/bandes-annonces ESCAPADE À la recherche d'escapades en famille, consultez notre choix en photos sur cyberpresse.ca/escapades The Incredible Hulk RÉGIS BOUCHARD LE DROIT Un père de famille de l'Outaouais, qui avait interdit a sa fille de 12 ans et demi de participer à une sortie de classe, se dit abasourdi par la décision d'une juge qui a annulé la punition.Selon l'homme, la juge Suzanne Tessier de la Cour supérieure s'est substituée à l'autorité parentale exercée par le père qui voulait punir sa fille en la privant d'un voyage de fin d'année.La jeune fille avait fait appel à une avocate dans l'espoir de lever la punition prétendant que la peine imposée par son père était disproportionnée par rapport à la nature des fautes reprochées, soit des problèmes de comportement reliés entre autres aux relations difficiles avec la nouvelle conjointe de son père.La procureure de l'adolescente alléguait pour sa part que la punition était démesurée surtout que sa jeune cliente, qui montre d'excellents résultats scolaires, avait déjà été privée de certaines activités et loisirs dont un spectacle de fin d'année auquel elle participait en plus d'une interdiction formelle d'utiliser l'internet.Selon l'avocate, le voyage constituait un événement unique dans la vie de sa cliente, d'autant plus que l'activité visait à célébrer avec ses camarades de classe, le passage du primaire au secondaire.La punition imposée par le père était aussi contestée par la mère, même si celle-ci n'a pas la garde légale de l'enfant.La mère a indiqué que si elle en avait eu le temps, elle aurait elle-même institué la procédure.Les autorités scolaires avaient choisi de respecter la décision du père qui agit comme répondant pour l'adolescente.La jeune fille a effectué le voyage de trois jours avec sa classe malgré l'interdiction du père.Immédiatement après la décision de la juge Tessier, le père a donné mandat à son procureur d'interjeter appel.«Nous, on ne voulait pas laver notre linge sale en public.Mon mari est complètement par terre.Il se sent violé dans ses droits parentaux.Pensez-y, on veut bien faire et on se fait ramasser par notre enfant de 12 ans», a déclaré au Droit la conjointe du père de famille.«Mon client veut que soit rétablie son autorité parentale », nous a déclaré l'avocate qui représente le père et qui croit comme son client, que le jugement peut ouvrir la porte à des situations abusives.Parlant au nom du père de famille, la belle-mère de l'adolescente a indiqué que son mari se sentait obligé d'interjeter appel.«Quel message on donne aux enfants avec une telle décision?Je suis surprise que le tribunal ait accepté de s'immiscer dans un litige privé», a déclaré la femme qui parle d'un «enfant roi qui gouverne» et qui joue un jeu de manipulation.Un juge au secours d'une ado Il semble que les relations soient plutôt difficiles entre le père de Cédrika Provencher et l'Association des familles de personnes assassinées ou disparues (AFPAD).Un nouvel épisode de divergence est d'ailleurs survenu mardi.Devant la presse sherbrookoise, le président de l'AFPAD, Pierre-Hugues Boisvenu, a pressé Martin Provencher de joindre son équipe, voyant en lui «une figure de proue».Par la même occasion, il a interpellé le père de Cédrika, pour que celui-ci mette sur la glace le projet de fondation qu'il chapeaute au nomde sa fille, enlevée le 31 juillet dernier.Une sortie publique que n'a pas appréciée le père de Cédrika.«S'il (Pierre- Hugues Boisvenu) veut m'offrir quelque chose, qu'il vienne me voir.Pourquoi toujours passer des messages publiquement, par les médias?» questionne-t-il.Dans les faits, les deux hommes n'ont eu aucune discussion formelle depuis tout près de six mois.Seuls des échanges sur la place publique, par médias interposés, ont eu lieu.Éric Lallier, Le Nouvelliste Relations tendues Un éducateur blâmé Le Bureau du coroner blâmera un éducateur pour lamort d'un autiste de 9 ans, il y a deux mois, dans une école spécialisée de Saint- Jean-sur-Richelieu.Selon TVA, le petit Gabriel Poirier est mort étouffé après qu'un enseignant l'eut enroulé dans une couverture thérapeutique de 17 kg pour le punir.L'enfant a ensuite été laissé sans surveillance pour 20 minutes.Il était déjà dans le coma au retour de l'éducateur.Dans un rapport qu'elle rendra public aujourd'hui, la coroner Catherine Rudel-Tessier recommandera de ne plus utiliser ce type de couverture sans une autorisation médicale préalable.Martin Croteau 0.5% LEASE RATE6 L'Association des concessionnaires Chevrolet du Quebec suggere aux consommateurs de lire ce qui suit.Offres d'une duree limitee, reservees aux particuliers, s'appliquant aux modeles neufs 2008 suivants: berline Cobalt (1AL69/R7B), coupe Cobalt (1AL37/R7C) Equinox (1LF26/R7A) et Malibu (1ZG69/R7B).Les modeles illustres comprennent certaines caracteristiques offertes en option a un cout additionnel.Conditionnel a l'approbation de credit de GMAC.Les frais lies a l'inscription au Registre des droits personnels et reels mobiliers et droits sont en sus et payables a la livraison.1.Taux d'interet a 0% sur le financement a l'achat de la Cobalt et de l'Equinox pour un terme allant jusqu'a 72 mois, sur approbation de credit de GMAC seulement.2.Taux de financement a la location de 0,5% disponible sur approbation de credit de GMAC pour des termes allant jusqu'a 48 mois pour l'Equinox.3.A la location, paiements mensuels bases sur un bail de 60 mois pour la Cobalt et de 48 mois pour l'Equinox et la Malibu avec versement initial ou echange equivalent.Preparation et frais de transport (Cobalt 1 095$, Equinox 1 150$ et Malibu 1 250$) inclus.Frais d'immatriculation, d'assurance et taxes en sus.Frais de 15 /km apres 100 000 km pour la Cobalt, frais de 15 /km apres 80 000 km pour l'Equinox et la Malibu.Premiere mensualite exigible a la livraison.Aucun depot de garantie requis.4.Mensualite a l'achat, paiements mensuels bases sur un financement de 72 mois pour la Cobalt.Preparation et frais de transport inclus.Frais d'immatriculation, d'assurance et taxes en sus.5.Cote de consommation telle que publiee dans Ener Guide par Ressources naturelles Canada sur la Cobalt LT avec moteur 2,2 L et boite manuelle 5 vitesses, l'Equinox LS avec moteur 3,4 L et boite automatique 5 vitesses et la Malibu LS avec moteur 2,4 L et boite automatique 4 vitesses.6.Pour que les services du systeme On Star fonctionnent efficacement, le circuit electrique de votre vehicule (y compris la batterie), le service de telephonie sans fil et le recepteur de signaux satellites GPS doivent etre en bon etat de marche.Incluant un abonnement d'un an gratuit.Contrat de service requis.Pour obtenir les details et les modalites lies au systeme On Star, en connaitre les limitations et lire notre politique de protection de la vie privee, composez le 1 888 4-ONSTAR (1 888 466-7827) ou visitez le site onstar.ca.7.Securite 5 etoiles pour le conducteur et le passager avant lors des tests d'impacts frontaux et pour les passagers avant et arriere lors des tests d'impacts lateraux pour l'Equinox et la Malibu.La plus haute cote de securite decernee par le gouvernement americain.Essais effectues par la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA).Visitez votre concessionnaire ou consultez le site primegmpouretudiants.ca pour les details.Ces offres sont exclusives et ne peuvent etre combinees avec aucune autre offre ni aucun autre programme incitatif d'achat ou de location, a l'exception des programmes de La Carte GM, de prime pour etudiants et de GM Mobilite.Le concessionnaire peut vendre ou louer a un prix moindre.Un echange entre concessionnaires peut etre requis.Pour de plus amples renseignements, passez chez votre concessionnaire, composez le 1 800 463-7483 ou visitez gm.ca.offreschevrolet.ca OU LOUEZ LA VOITURE NORD-AMERICAINE DE L'ANNEE TAUX DE FINANCEMENT A L'ACHAT0%JUSQU'A72MOIS SUR CERTAINS MODELES1 TAUX DE LOCATION AUSSI BAS QUE0,5%SUR CERTAINS MODELES2 ROUTE5: 5,9 L/100KM VILLE5: 9,2 L/100KM MEMES OFFRES DISPONIBLES SUR LE MODELE COUPE 189$ /mois3 1 169$ de comptant Location 60 mois LOUEZ A 239$ /mois4 0$ de comptant Financement 72 mois ACHETEZ A Transport et preparation INCLUS COBALT LT 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Comme ca, en quelques petits mois ?LOUISE LEDUC Qui a pleure, debut fevrier ?Presque toutes les mains se levent, et tant pis pour l'amour propre.Ils ont souffert et ils le disent.Ce qui a fait souffrir les 28 eleves de la classe de sixieme annee de Jean Nadeau, a l'ecole Sainte-Beatrice a Laval, c'est l'anglais.Entre septembre et la f in janvier, ces eleves ont fait du francais, des mathematiques et tout le reste.Alors qu'il neigeait encore a plein ciel, leurs examens du Ministere etaient deja faits.De la fin janvier a aujourd'hui, ils n'avaient plus qu'a se concent rer sur une chose : leur bain linguistique d'anglais.Des le premier jour, Jean Nadeau les a immerges bien comme il faut .I l n'est plus question en classe, ni pour eux ni pour lui, de dire un seul mot en francais, si ce n'est d'un petit mot ecrit au tableau ici et la.D'ou les larmes.Pas facile dans la mesure ou tous ces eleves d'Auteuil, a Laval .sauf une, dont l'un des parents est anglophone .connaissaient l'anglais de facon tres rudimentaire.A part cat and dog, je ne savais pas dire grand-chose , illustre William.Et l 'enseignante du cours d'anglais regulier de ne pas se trouver insultee de ce genre de remarque.Avec une petite heure d'anglais par semaine, on n'arrive pas a grand-chose, admet-elle Bien sur, dans la classe de bain linguistique, on entend parfois table of ping-pong plutot que ping-pong table .Comme l'expression orale est largement favorisee, on lit parfois becose plutot que because dans les cahiers.Mais tous arrivent a se faire comprendre, et tres bien.Il faut entendre ces enfants de 11 ans lancer des formules interrogatives pas si simples du type : Have you done?utiliser des mots comme housewife , spacecraft , photographer avec le bon accent tonique ou encore stubborn .Garder l'attention des eleves Le jour de notre passage, il faisait chaud, et les uns apres les autres, les eleves y allaient de leur presentation orale.L'une sur sa passion pour le kinball, l'autre sur ses vacances a Charlevoix, dans le menu detail.Vite, l'esprit eut tot fait de vagabonder En regardant a droite, puis a gauche, surprise! Les enfants, eux, sont restes attentifs.Il faut dire que M.Nadeau ne laisse pas grand monde tomber dans la lune.Au terme de la presentation orale, les enfants devaient poser des questions intelligentes a l'eleve en avant.Pour chaque bonne question, un point de plus.Ca marche au pas et tres manifestement pas seulement parce que La Presse est la, ce matin-la.Jesuisunmaniaquedes notes, dit M.Nadeau sans detour.Tous des enfants sages, des petits surdoues tries sur le volet?Loin de la.Outre l'ex-petite stubborn avouee, il y a aussi Charles-Albert qui leve la main pour dire combien il etait very lazy avant, jusqu'a ce qu'il risque l'expulsion de la classe de bain linguistique.Au moins un eleve a eu une enfance particulierement traumatisante .attention, fragile.En cette fin d'annee, ils sont tres fiers d'eux, fiers de parler anglais.Parler anglais, c'est super pratique, parce que maintenant, je comprends ce que racontent les voix dans les jeux video, dit Remi.Quand j'allais aux Etats-Unis, c'etait du chinois! La, quand j'y retournerai, je comprendrai, dit Marie-Pier.Jean Nadeau doute que les bains linguistiques presentent tous d'aussi bons resultats.Les jeunes enseignants arrivent avec leurs connaissances theoriques apprises a l'universite, mais ils sont vraiment laisses a eux-memes quand ils commencent leur carriere.Quand je lis des articles voulant que ce soit impossible d'enseigner l'anglais rapidement a des jeunes, j'enrage, dit M.Nadeau.C'est pour ca que je voulais que vous veniez dans ma classe.Pour vous prouver que c'est possible.Mission accomplie.Vraiment.Immersion linguistique a l'ecole primaire Apprendre l'anglais en six mois ou presque 10.0 MEGAPIXELS PRIX EN VIGUEUR JUSQU'AU 3 JUILLET 2008.www.zoneimage.ca 12.0 MEGAPIXELS L'innovation au service de la qualité d'image.Fine Pix S1000fd Zoom optique 12x Mode panoramique Technologie de détection des visages 11.1 Fine Pix S100fs MEGAPIXELS Zoom optique 14,3x Grand choix de modes d'exposition Vitesse d'obturation de 1/4 à 1/4000 sec.Fine Pix F100fd Zoom optique 5x Système de stabilisation de l'image Technologie de détection des visages Tous les appareils Fuji Film ont une garantie canadienne de 2 ans.GRATUITE à l'achat de l'un de ces modèles Fine Pix.Carte mémoire SD 1 GO (valeur de 1999) 16 MAGASINS! 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prix fixé.Sur un an, les patients auront à payer 500 000$ pour ces suppléments de prix sur des produits jusqu'ici payés totalement par la RAMQ.Dans son bulletin du 2 juin dernier, le Conseil du médicament indiquait que 24 compagnies pharmaceutiques avaient demandé pour 152 produits des hausses supérieures à l'inflation.Soixante-douze ont été acceptées et dans 37 cas, on a décrété un «prix maximal payable », un seuil au-delà duquel le patient doit payer la note.Dans certains cas, on parle de hausse de 200%, a précisé à La Presse la directrice du Conseil du médicament, Lucie Robitaille.Toutefois, s'est-elle empressée de préciser, ces hausses en pourcentage d'apparence élevées représentent quelques dollars, voire quelques sous, de plus par mois pour le patient.Pour le ministre Couillard, «une quarantaine de cas sur 6000 médicaments reconnus, on peut parler d'exceptions.Cela démontre que la politique fonctionne très bien, c'est marginal ».Québec approuvera d'ailleurs, avant le 1er juillet, le plus bas taux d'augmentation des cotisations des assurés au régime public d'assurance médicaments, une autre preuve que la politique fonctionne, insiste le ministre.Le Conseil du médicament donne comme exemple les comprimés d'acide folique, destinés à réduire l'anémie des femmes enceintes.L'augmentation accordée atteint 72%, le gouvernement paie une hausse de moins de 2% mais à un comprimé par jour, la facture pour le client représente environ 50 cents par mois.On reconnaît avoir des produits qui augmentent bien davantage, mais ils sont d'usage moins courant.Pour un analgésique générique, on a demandé une hausse de 77% du prix, mais l'impact total sur le régime d'assurance méd ic aments représenter a 8000 $.Pour les assurés, ce sera 5800$ environ 4$ par patient.DÉGEL DES PRIX DES MÉDICAMENTS Un supplément à payer pour plusieurs produits assurés JEAN-FRANÇOIS CLOUTIER Il est plus difficile de trouver un médecin de famille au Québec que partout ailleurs au pays, selon une enquête sur la santé de Statistique Canada.Un Québécois sur quatre n'a pas de médecin régulier, un sommet par rapport au reste du Canada, où cette proportion s'établit à environ une personne sur sept.Mais partout au pays, l'accès à un médecin tend à se dégrader.La proportion de Canadiens sans médecin régulier a fait un bond de trois points de pourcentage en 10 ans pour atteindre 15%.«La pénurie de médecins est mondiale, a remarqué le Dr Yves Lamontagne, du Collège des médecins.Si elle est plus criante au Québec, c'est à cause d'une série d'éléments : les latins ont tendance à plus consulter que les anglo-saxons, et il est plus facile de recruter des médecins dans le reste du Canada à cause de la langue, de l'uniformité du code de déontologie et du fait que les médecins sont mieux payés.» Le Dr Lamontagne reconnaît également que le mode de rémunération en vigueur au Québec a pu favoriser le développement du « sans rendez-vous » : « Il faut revenir à l'idée du médec in de fami l le responsable d'un quartier.Avec la nouvelle entente signée avec Québec, on devrait y arriver.Les médecins en charge de clientèles vulnérables toucheront un tarif plus élevé.» Menée auprès de 65 000 personnes en 2007, l'enquête de Statistique Canada montre un Québec en queue de peloton à bien des égards.Les Québécois continuent de fumer dans une proportion supérieure à la moyenne nationale de 22%.Au Québec, les fumeurs comptent encore pour 25% de la population, une proportion qualifiée de « très inquiétante» par le porte-parole de la Coalition pour le contrôle du tabac, Louis Gauvin, surtout dans la mesure où d'autres données récentes font état d'une augmentation du tabagisme chez les jeunes.« Nous sommes frappés de plein fouet par deux éléments : la popularité des cigarillos, parfumés et vendus à l'unité, et la contrebande de cigarettes fabriquées dans les réserves autochtones.On avait fait des progrès depuis 10 ans mais là c'est clair qu'on recule», a-t-il soutenu.Le tour de taille est une des seules mesures où les Québécois font bonne figure.Avec un taux d'obésité de 15%, ils arrivent deuxièmes derrière les Britanno-Colombiens parmi les Canadiens les plus minces.Statistique Canada note toutefois qu'étant donné la tendance des répondants à sous-estimer leur poids, il est probable que les chiffres publiés donnent un portrait de la réalité trop enviable.L'enquête révèle que l'obésité s'est stabilisée depuis 2005.Après avoir explosé au tournant des années 90, elle n'a que légèrement augmenté chez les jeunes femmes, pendant que l'embonpoint reculait chez les hommes âgés.Les médecins de famille plus rares au Québec CITOYENS QUI ONT UN MÉDECIN DE FAMILLE Québec 73% Moyenne canadienne 85% Ontario 90% Nouvelle-Écosse 94% Source: Statistique Canada Les offres de location-bail sont faites par Services Financiers Honda Inc., sur acceptation du crédit.Ces offres portent sur les véhicules neufs 2008 mentionnés ci-après.Pour les véhicules, sont identifiés : a) le paiement mensuel, b) le montant initial requis ou échange équivalent, c) lemontant au terme de la location.Période de location de 48 mois : Accord berline LXmanuelle 2008 (modèle CP2538E) : a) 338 $, b) 0 $, c) 16 224 $.Odyssey DX 2008 (modèle RL3818E) : a) 398 $, b) 0$, c) 19104 $.CR-V LX 2RM 2008 (modèle RE3838E) : a) 368 $, b) 0 $, c) 17 664 $.Element LX 2008 (modèle YH1738E) : a) 388 $, b) 0 $, c) 18624 $.Période de location de 60 mois : Civic berline DX manuelle 2008 (modèle FA1528EX) : a) 198 $, b) 0 $, c) 11 880 $.Franchise de kilométrage de 120 000 km pour la Civic; frais de 0,12 $ le kilomètre excédentaire.Franchise de kilométrage de 96 000 km pour l'Accord, l'Odyssey, le CR-V, et l'Element; frais de 0,12 $ le kilomètre excédentaire.Taux de financement à l'achat de 0,9 % pour 36 mois sur les modèles sélectionnés suivants : FA1528EX, CP2538E, RE3838E, RL3818E, YH1738E.Transport et préparation inclus en location seulement.Frais de publication, taxes, immatriculation, assurance et frais d'administration en sus.Le prix de location des concessionnaires peut être inférieur.Photos à titre indicatif.La remise à l'achat varie entre 1500$ et 9000$ selon le modèle.L'offre s'applique seulement à l'achat comptant.La remise de 9000$ s'applique seulement sur une S2000 2007 (modèle AP2147EN) au P.D.S.F.de 50 600 $.Les frais de préparation et livraison de 1 540 $, les enregistrements, l'assurance, l'immatriculation et les taxes sont en sus.Les offres de remise en argent ne peuvent être combinées avec des offres de financement à l'achat ou à la location.Le concessionnaire peut vendre à prixmoindre.Offres valides sur les véhicules en inventaire seulement.Le concessionnaire peut devoir échanger un véhicule.\u2020Vous pourriez être admissible au Programme de remise écoAUTO du gouvernement du Canada.Pour plus d'information, visitez www.ecoaction.gc.ca.\u2020\u2020La carte-cadeau de 1000$ incluant les taxes est applicable à l'achat ou à la location sur tous les modèles Accord et Element 2008 neufs.Voyez votre concessionnaire Honda pour tous les détails.honda.ca L'Association des concessionnaires Honda du Québec Pour obtenir l'adresse d'un concessionnaire près de chez vous, visitez honda.ca ou composez le 1 888 9-HONDA-9.Taux de financement à l'achat sur les modèles sélectionnés 0,9% Comptant à la location Remise à l'achat allant jusqu'à Valide sur les autres modèles 2007/2008 sélectionnés.0$ $ Transport et préparation inclus à la location 0 $ ou Événement Formule gagnante CR-V LX 2008 Prixde location à partir de par mois/48 mois $ Element LX 2008 Prixde location à partir de Civic DXmanuelle 2008 Prixde location à partir de par mois/60 mois $ par mois/48 mois $ Element SC 2008 illustré Comptant à la location 0$ Comptant à la location 0$ Comptant à la location 0$ Civic berline EX-L 2008 illustrée CR-V EX 2008 illustré Prime écoAUTO1000$\u2020 Carte-cadeau de1000$\u2020\u2020 0$ Odyssey DX 2008 par mois/48 mois $ Comptant à la location 0$ Accord LX manuelle 2008 Prixde location à partir de par mois/48 mois $ à utiliser à votre guise\u2020\u2020 Carte-cadeau de Prixde location à partir de Comptant à la location Accord berline EX-L 2008 illustrée Odyssey EX-L 2008 illustrée 3566324A POLITIQUE CHARLES CÔTÉ Le nouveau plan de gestion du débit du Saint-Laurent doit être rejeté, estime le gouvernement du Québec.Dans une lettre obtenue par La Presse, Québec demande à Ottawa d'intervenir auprès de la Commission mixte internationale (CMI) pour bloquer l'adoption de son projet d'ordonnance.C'est la première fois que le Québec prend position dans ce délicat dossier, qui met en opposition citoyens, gouvernements et entreprises du Canada et des États-Unis.L'enjeu est la gestion du barrage international Moses- Sanders, près de Cornwall, qui contrôle à la fois le niveau du lac Ontario et le débit du fleuve.Le projet de la CMI «comporte des lacunes importantes pour l'environnement, l'économie et les villes du Québec », affirment deux ministres québécoises, Monique Gagnon-T remblay (Relationsinternationales) et Line Beauchamp (Environnement), dans une lettre de trois pages adressée hier à deux ministres fédéraux.«Le gouvernement du Québec demande donc au gouvernement du Canada de ne pas accepter ce projet d'Ordonnance tant qu'il n'aura pas été modifié de façon tangible, notamment pour y inclure des dispositions significatives pour protéger le fleuve Saint-Laurent et ses utilisateurs au Québec », écrivent les deux ministres québécoises.La lettre est adressée à David Emerson, ministre des Affaires étrangères, et John Baird, ministre de l'Environnement.Le barrage Moses-Sanders est régi par une ordonnance datant de 1958.Depuis 2000, la Commission mixte internationale, organisme canado-américain, a entrepris de moderniser la gestion du barrage pour tenir compte de la navigation de plaisance, des enjeux écologiques et de l'érosion des berges, particulièrement sur la rive américaine du lac Ontario.Mai s l e pro ce s sus s 'e s t embourbé depuis 2006, quand aucun des t rois scéna r ios proposés par la CMI n'a fait consensus.La CMI est revenue à la charge avec une quatrième voie, appelée Plan 2007, censé entrer en vigueur dès l'an prochain.Lui succéderait le Plan B+, le plus écologique des trois projets présentés en 2006, après la mise en place de mesures d'atténuation encore à définir.Pour le fleuve, ces deux plans augmenteraient la fréquence de très faibles niveaux d'eau et aussi celle des inondations printanières.La pos it ion adoptée pa r Québec ne surprend guère.Elle reprend le concert de critiques au sujet des propositions de la CMI, venues de tous les horizons : écologistes, Ville de Montréal, ports de Montréal et Trois-Rivières, armateurs, etc.Québec souligne que le «portrait des impacts au Québec est très insuffisant » et que le «le Plan 2007 et le Plan B+ sont en fait conçus a priori pour le lac Ontario et produisent très peu d'améliorations environnementales au Québec ».PLAN DE GESTION DU DÉBIT DU SAINT-LAURENT Québec demande à Ottawa de rejeter le projet Date limite le 20 juin 2008 GRAND tirage le 8 juillet 2008, Achetez vos billets aujourd'hui ! 1866 MEG-LOTO www.megaloterie.ca 1 86 6 6 3 4 - 5 6 8 6, po s t e 1 9 0 500 $ 7 BILLETS 100 $ 1 BILLET 250 $ 3 BILLETS Pour vaincre le cancer \u2020Voir tous les détails dans le règlement au www.megaloterie.ca Méga merci ! Pour vaincre le cancer S.V.P.nous faire parvenir votre formulaire dûment rempli avec votre paiement à : FONDATION DU CHUM, 1405 - 500 PLACE D'ARMES, MONTRÉAL, QUÉBEC H2Y 2W2 Madame Monsieur Prénom: Nom : Adresse : Ville: Province : QUÉBEC Code postal : Téléphone jour: Téléphone soir : Courriel : Je désire offrir ce (ces) billet(s) en cadeau à : (nom à inscrire sur le(s) billet(s)) Son téléphone jour : Des reçus fiscaux seront émis pour les dons de charité seulement, aucun pour l'achat de billets.(Prévoir jusqu'à 3 semaines pour la réception des billets) MODE DE PAIEMENT (S.V.P.ne pas poster d'argent comptant) CHÈQUE (faire le chèque à l'ordre de : Méga Loterie de la Fondation du CHUM) VISA MASTERCARD AMEX Nom du détenteur de la carte : Nº de la carte: Exp.: Signature du détenteur : Mois Année Numéro de licence RACJ-Nº : 411179.Numéro d'enregistrement d'organisme de bienfaisance : 883429961 RR0001.J'achète billet(s) à 100 $ pour un total de $ lot(s) de 3 billets à 250 $ pour un total de $ NOUVEAU lot(s) de 7 billets à 500 $ pour un total de $ JE DÉSIRE FAIRE UN DON DE $ TOTAL DE $ M19 500 000 $ GROS LOT DE Formulaire d'achat de billets La MÉGA LOTERIE de la Fondation du CHUM.La loterie qui change le monde! durant l'émission Salut, Bonjour ! àTVA.Plus de 6 350 prix à gagner Des voitures, des voyages, des appareils électroniques, et plus encore ! Plus qu'une journée ! Faites vite ! 3569745A POLITIQUE JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Le gouvernement Harper fait amende honorable dans le dossier des langues officielles en rétablissant officiellement aujourd'hui le programme de contestation judiciaire pour les minorités linguistiques.Cet important programme avait été aboli en septembre 2006, à l'occasion de compressions visant à réduire les dépenses d'Ottawa de 2 milliards en deux ans.Devant le tollé provoqué par cette annonce chez les francophones vivant à l'extérieur du Québec, le gouvernement Harper a décidé de battre en retraite.La ministre du Patrimoine, Josée Verner, doit confirmer aujourd'hui en conférence de presse le rétablissement de ce programme, qui sera toutefois quelque peu différent.Le programme aura un budget de 1,5 million par année et favorisera le règlement des différends entre les minorités linguistiques et les gouvernements par la médiation et les règlements à l'amiable, a appris La Presse hier soir.«Ce programme donnera aux communautés minoritaires un meilleur accès aux renseignements sur les droits linguistiques et sur les méthodes palliatives de résolution de conflits afin qu'elles puissent faire reconnaître leurs droits », a-t-on expliqué hier soir.Mme Verner doit annoncer le rétablissement de ce programme en même temps qu'elle dévoilera le nouveau plan du gouvernement Harper pour promouvoir les deux langues officielles au pays.Ce plan est attendu impatiemment pas les minorités de langues officielles depuis plusieurs semaines.La semaine dernière, le gouvernement Harper et la Fédération des communautés francophones et acadiennes (FCFA) ont annoncé la conclusion d'une entente à l'amiable pour rétablir le fameux programme.Le chien de garde des droits des minorités francophones au pays a entrepris de contester la décision du gouvernement Harper d'abolir ce programme devant la Cour fédérale.Le commissaire aux langues officielles, Graham Fraser, a réclamé le statut d'intervenant dans cette cause, qui a fait perdre des plumes aux conservateurs au sein des minorités francophones.C'est grâce à ce programme que les Franco-Ontariens ont pu contester la décision controversée de l'ancien gouvernement conservateur de l'Ontario de fermer l'hôpital Montfort, le seul hôpital universitaire francophone de la province.Après plusieurs années de lutte, le groupe SOS Montfort a finalement eu gain de cause devant les tribunaux.D'autres groupes minoritaires comme les gais et les lesbiennes, et même des regroupements de femmes, ont utilisé ce programme dans le passé pour défendre leurs droits.Or, le nouveau programme de contestation judiciaire ne touche que les droits linguistiques.LANGUES OFFICIELLES Le programme de contestation judiciaire renaît MALORIE BEAUCHEMIN QUÉBEC \u2014 Foire d'empoigne à l'Assemblée nationale à la veille de l'ajournement des travaux parlementaires : le Parti québécois a réclamé, hier, la démission du leader du gouvernement, Jean- Marc Fournier, pour son rôle dans le «fiasco libéral de l'UQAM» et d'autres décisions controversées.Jean Charest a répliqué en dressant la liste des erreurs de l'ancien gouvernement péquiste, allant jusqu'à a ff irmer que l'échec financier de la Gaspésia s'était «réglé sur l'oreiller ».Deux semaines après la publication du rapport du vérificateur général sur l'UQAM, qui blâmait en partie le gouvernement pour le gouffre financier de 500 millions lié à l'îlot Voyageur et au complexe des sciences, les troupes de Pauline Marois estiment que le responsable du «désastre» est l'ancien ministre de l'Éducation, Jean-Marc Fournier.«Dans son rapport, le VG affirme que le ministre avait été informé à partir de mai 2005, qu'il n'a pas fait son travail et qu'il a volontairement fermé les yeux, a souligné le député péquiste de Richelieu, Sylvain Simard.Tous les signaux rouges clignotaient.Le ministre a choisi de se taire, de laisser se perpétuer le plus grand scandale financier de l'histoire du ministère de l'Éducation.» «Le fiasco de l'UQAMexigerait à lui seul la démission du ministre », a ajouté le critique péquiste en matière de rôle de l'État.Qu'à cela ne tienne, il a poursuivi en dressant la liste de «l'héritage inquiétant» du député de Châteauguay depuis son entrée au gouvernement, en 2003.Aux 500 millions du fiasco de l'UQAM s'ajoutent, selon le PQ, la facture de 300 millions sur 10 ans refiléeà Montréal pour réparer «le dégât des défusions municipales» - M.Fournier était alors aux Affaires municipales -, le coût de 305 millions pour la construction de l'autoroute 30 sur un tracé qui favorise la circonscription du ministre et l'inaction de son ministère actuel, le Revenu, dans la lutte contre la contrebande du tabac.M.Simard a estimé que la «négligence» du ministre Fournier commençait à coûter très cher aux Québécois.À maintes reprises, c'est le premier ministre Jean Charest qui est venu à la rescousse du leader de son gouvernement.«Il (M.Simard) a le culot de nous poser des questions sur la rigueur administrative, alors qu'ils ont laissé un dégât en 2003», a lancé M.Charest.Il a reproché aux péquistes les dépassements de coûts du métro de Laval, la mise à la retraite des médecins et des infirmières, «la SGF, où il s'est perdu 700 millions de dollars», et «la Gaspésia, qui, on le sait, s'est réglée sur l'oreiller».Ce commentaire, qui faisait référence à la tentative avortée de relance de la papeterie Gaspésia, à Chandler, au moment où Pauline Marois était ministre des Finances dans le gouvernement Landry, alors que son mari, Claude Blanchet, était à la tête de la Société générale de financement, a soulevé la colère des péquistes, qui ont qualifié les propos du premier ministre d'«insidieux et irresponsables».GOUFFRE FINANCIER À L'UQAM Le PQ réclame la démission de Jean-Marc Fournier « Tous les signaux rouges clignotaient.Le ministre a choisi de se taire, de laisser se perpétuer le plus grand scandale financier de l'histoire du ministère de l'Éducation.» Le programme aura un budget de 1,5 million par an et favorisera le règlement des différends entre les minorités linguistiques et les gouvernements par la médiation et les règlements à l'amiable. Montréal : 2020 University, 514 845-7296 - Laval : 2300 boul.Le Corbusier, 514 382-6870 AUSSI BEAU QUE VOUS L'IMAGINEZ.MOINS CHER QUE VOUS LE CROYEZ ! DEPUIS PLUS DE 50 ANS.www.marietteclermont.com Canapé.Promo 1699$ - Causeuse.Promo 1499$ 3569830A POLITIQUE GILLES TOUPIN OTTAWA \u2014 Le refus de la GRC de répondre hier à des questions pointues du comité de la sécurité publiquedes Communessurl'affaire Bernier-Couillardest ladémonstration, pour plusieurs membres du comité, que la GRC n'a pas fait correctement son travail dans cette affaire et qu'elle a sous-estimé le danger que pouvait représenter la liaison de l'ancien ministre des Affaires étrangères, Maxime Bernier, avec Julie Couillard.Il ressort en effet du témoignage d'hier du commissaire adjoint de la GRC, Raf Souccar, que la force de police n'a pas prévenu le Bureau du Conseil privé du passé trouble de Mme Couil la rd pa rce qu'el le ne croyait pas que la jeune femme puisse représenter un danger pour la sécurité publique.«On voyait bien qu'il y avait un risque, a affirmé aux journalistes le député bloquiste Serge Ménard après la séance.Et s'ils ont estimé qu'il n'y en avait pas, ils ont eu tort.Et à mon avis, c'est une erreur professionnelle grave.» M.Ménard, le néo-démocrate Thomas Mulcair et le libéral Ujjal Dosanjh ont fait valoir tour à tour que tout ce que le public a appris sur Julie Couillard depuis quelques semaines, notamment son passé trouble et ses liens avec une agence immobilière intéressée par des contrats gouvernementaux, était de nature à susciter des inquiétudes.«Je pense que c'est très clair que n'importe qui en aurait déduit naturellement qu'il fallait avertir le Conseil privé, a encore affirmé Serge Ménard.Sauf que la GRC a estimé, après avoir fait enquête, que M me Couillard ne représentait aucun danger.Ce qui est arrivé par la suite a bien clairement démontré le contraire.Donc, vraisemblablement, c'est eux qui ont mal estimé le danger que représentait Julie Couillard à partir de ce qu'ils savaient.» De l'information recherchée?Pour l'opposition, les documents classifiés «oubliés» chez Julie Couillard par l'ancien ministre des Affaires étrangères , Maxime Bernier, contena ient des i n format ions pour lesquelles cer t a i ns pays sont prêts à donner beaucoup d'argent, notamment au Moyen-Orient.On se souvient que le Bureau du Conseil privé a publié un communiqué, au lendemain du précédent témoignage la semaine dernière du commissaire adjoint Souccar, pour dire qu'il n'avait reçu aucune information de la GRC sur Julie Couillard.Or, hier, Raf Souccar a bien fait comprendre qu'il aurait préféré que cette information reste au Conseil privé.Le libéral Ujjal Dosanjh a estimé que cette politique de non-collaboration de la GRC avec le comité était répréhensible puisque les policiers admettaient que rien de sérieux ne s'était produit dans l'affaire Bernier.«Pourquoi ne pas nous l'avoir dit alors ?» a demandé M.Dosanjh.À plusieurs reprises hier, l e c ommi s s a i re adj o i n t a ave r t i l e comit é qu' il ne répondrait pas aux questions directes concernant l'affaire Bernier-Couillard.De plus, au cours de l'interrogatoire, le commissaire adjoint a laissé échapper qu'il était disposé à remettre au comité certaines de ses notes sur cette affaire, sauf celles qui touchaient «à l'enquête ».Interrogé par le député néo-démocrate sur la nature de cette enquête, Raf Souccar a paru contrarié et a affirmé qu'il n'avait jamais dit qu'il y avait enquête ou pas de la GRC, qu'il parlait tout simplement de l'enquête du comité.«M.Souccar nous a dit qu'il y avait une enquête avant de reculer quelque peu là-dessus », a dit Thomas Mulcair par la suite.« Je trouve que c'est inadmissible que la GRC continue de refuser de répondre à des questions aussi importantes pour l'intérêt public», a ajouté le député d'Outremont.AFFAIRE BERNIER-COUILLARD La GRC accusée de faute professionnelle grave PHOTO TOM HANSON, LA PRESSE CANADIENNE Hier, le commissaire adjoint de la GRC, Raf Souccar, a dit que la force de police n'a pas prévenu le Bureau du Conseil privé du passé trouble de Julie Couillard parce qu'elle ne croyait pas que la jeune femme puisse représenter un danger pour la sécurité publique.« Je trouve que c'est inadmissible que la GRC continue de refuser de répondre à des questions aussi importantes pour l'intérêt public », a dit hier Thomas Mulcair, député d'Outremont. 3570257A Pour les détails et d'autres offres exceptionnelles, voyez notre annonce dans le journal d'aujourd'hui.SAC GRATUIT à l'achat de fers Burner XD Sac sur pied Burner valeur de 13999 3565336A CORRECTION DE LA VUE AU LASER Consultation GRATUITE:1 866 393-1515 Sous réserve d'approbation de crédit du service de cartes Desjardins.Aucun paiement, aucun intérêt jusqu'en janvier 2009.Rendez-vous sur www.lasikmd.com pour obtenir plus de détails.Les prix varient en fonction de la prescription.Correction personnalisée avec la technologie Zyoptix à 1750$ par oeil.Applicable sur une chirurgie des deux yeux.490$ À partir de par oeil Plus de lunettes ni verres de contact: la liberté à prix abordable.Avi Wallerstein, MD, FRCSC 50 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Avec leurs nouvelles offres de location à respectivement 239 $ et 299$, les Jetta 2008 et Passat 2008 vous ouvrent grand leurs portes.Ces deux routières exceptionnelles vous offrent le meilleur de l'univers Autobahn pour tous : ingénierie allemande, équipement de série remarquable et plaisir de conduire inoubliable.Venez les découvrir chez votre concessionnaire ou survw.ca.Passat 2008 Jetta2008 À la location, 239 $ par mois sur 48 mois, acompte de 2 250 $ et dépôt de sécurité de 290 $ pour la Jetta berline 2008.À la location, 299 $ par mois sur 48 mois, acompte de 4 243 $ et dépôt de sécurité de 350 $ pour la Passat berline 2008.Frais de préparation et inspection de prélivraison de 1 335 $ inclus dans la mensualité.Frais d'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers (jusqu'à 46 $), frais administratifs du concessionnaire (le cas échéant) et frais de 15 ¢ du kilomètre après 64 000 km en sus.Ne s'appliquent qu'aux locations faites à des particuliers.Taux de 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forme, plus sûr de lui, pendant que Mario Dumont, lui, se perdait dans ses nouveaux habits de chef de l'opposition.Le moral est plutôt bas dans les troupes adéquistes, au point où son plus jeune député, Simon- Pierre Diamond (circonscription de Marguerite-D´Youville) a récemment fait un peu de shopping du côté du Parti libéral du Canada, à la recherche d'une circonscription sûre.Le PQ, plus expérimenté, a fait mouche à quelques occasions, notamment en démontrant que les urgences du Québec débordent encore et toujours ou que le ministère de la Sécurité publique a confié le transport et la surveillance de détenus à une entreprise douteuse.Cela dit, aucun coup fatal n'a été porté dans les rangs ministériels.Les dépassements de coûts à l'UQAM ont toutefois donné des munitions au PQ et, à voir comme ça chauffait hier à l'Assemblée nationale, Pauline Marois aurait probablement pris une autre petite semaine pour continuer d'asticoter le gouvernement.Que le gouvernement se retrouve dans l'eau chaude à cause du fiasco financier de l'UQAM, qui coûtera 500 millions aux contribuables, cela n'a rien de surprenant.Ce qui l'est plus, par contre, c'est qu'il s'en soit sorti avant à si peu de frais.Les nouveaux développements dans l'affaire Norbourg, en particulier l'arrestation d'un fonctionnaire des Finances, mettent aussi un peu de piquant dans cette fin de session, mais encore là, les partis de l'opposition vont manquer de temps.Dommage parce qu'on aimerait bien savoir comment un employé du gouvernement soupçonné d'une mégamagouille (et qui ne paye pas ses impôts en plus) a pu garder un lien d'emploi avec le gouvernement du Québec.Et pourquoi on l'a «prêté» à l'OACI, un organisme international prestigieux établi à Montréal.Ces deux événements en particulier, plus le prix de l'essence qui donne un dur coup aux régions en particulier, viennent menacer la recette mise au point par les stratèges du Jean Charest nouveau: ne faites pas de vague, ne prêtez pas flanc aux attaques, bref, laissez la marmite sur le rond arrière, à feu doux, et évitez de trop brasser.En ce sens, la fin de session est une bénédiction pour Jean Charest, qui aura un répit parlementaire jusqu'en octobre.Au retour, on parlera beaucoup du Sommet de la francophonie, à Québec, ce qui donnera le beau rôle au premier ministre.On a beaucoup reproché aux libéraux de gouverner sur le pilote automatique durant cette session.Vrai.Jean Charest a soigneusement évité toutes les zones de turbulences, mais il serait injuste de dire que ce gouvernement n'a rien fait.Le gouvernement libéral a agi, ses ministres ont même été omniprésents, mais ils se sont surtout attardés à des dossiers très terre-à-terre comme les routes, les dictées à l'école ou la sécurité routière.Suffit de voir, en région, tous les chantiers en marche et les panneaux annonçant les prochains travaux pour s'en convaincre.Ce n'est pas nouveau, c'est même un vieux truc : des routes, de l'asphalte, ça marchait au temps de Duplessis, ça marche encore aujourd'hui.Quelques chiffres: l'an dernier, le gouvernement a investi 1,7 milliard de dollars dans des travaux routiers, cette année, ce sera 2,7 milliards.En nombre de chantiers : 1600 l'an dernier, 1850 cette année, ce qui veut dire 36 000 emplois au lieu de 23 000.À Montréal, les travaux sont généralement vus comme une source de problèmes.En région, ils sont plutôt considérés comme une source d'emplois bien payés.Il est vrai de dire que ce gouvernement a développé le réflexe conditionné de «tabletter » les rapports de commission avec une rapidité exceptionnelle, l'exemple le plus spectaculaire étant le rapport Castonguay sur l'avenir du réseau de santé.Faut toutefois être cohérent: si les Québécois aiment tant les gouvernements minoritaires (et tous les sondages démontrent que c'est effectivement le cas), ils doivent en accepter l'une des principales conséquences, soit la limite de marge de manoeuvre du parti au pouvoir.Si aucun gouvernement majoritaire n'a le courage de lancer une vaste réforme de la Santé, comment espérer qu'un gouvernement minoritaire le fasse?Reste le rapport Bouchard-Taylor.On dit à Québec que la réponse gouvernementale s'en vient.On définira notamment les «valeurs québécoises» auxquelles les immigrants devraient prêter allégeance.À suivre, donc.Pour le moment, c'est l'autre conclusion de la présente session, le gouvernement Charest a réussi à éteindre le feu des accommodements raisonnables sur lequel il avait lui-même jeté de l'huile en créant la commission Bouchard-Taylor.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : vincent.marissal@lapresse.ca Il est temps que ça finisse Les dépassements de coûts à l'UQAM ont donné des munitions au PQ et, à voir comme ça chauffait hier à l'Assemblée nationale, Pauline Marois aurait probablement pris une autre petite semaine pour continuer d'asticoter le gouvernement.VINCENT MARISSAL CHRONIQUE PHOTO JACQUES BOISSINOT, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE Cette session aura été celle de Jean Charest, celle de sa résurrection.On l'a vu plus en contrôle, plus en forme, plus sûr de lui, pendant que Mario Dumont, lui, se perdait dans ses nouveaux habits de chef de l'opposition. MONDE LE TOURDUGLOBE GAZA Six mois de trêve La trêve négociée entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza par l'entremise de l'Égypte entre en vigueur aujourd'hui après des mois de violences.La trêve sera d'une durée de six mois, selon le mouvement palestinien qui contrôle Gaza depuis un an.Hier, le sud d'Israël a néanmoins été visé par 38 engins explosifs tirés de Gaza, alors que l'armée israélienne a effectué deux raids aériens.- AFP TCHAD L'armée prend le dessus L'armée tchadienne a affirmé avoir remporté à Am Zoer, dans l'est du pays, une «victoire décisive» qu'elle présente comme devant mettre fin à l'offensive des rebelles qui sillonnent la région depuis une semaine.Les rebelles ont toutefois affirmé avoir repoussé trois assauts avant de se disperser et «de s'offrir un moment de répit».Leur objectif est de renverser le régime du président Idriss Deby Itno.- AFP ZIMBABWE Tentative de médiation Le président sud-africain Thabo Mbeki a fait une nouvelle tentative de médiation au Zimbabwe hier à neuf jours du deuxième tour de la présidentielle.M.Mbeki s'est entretenu avec le chef d'État Robert Mugabe après avoir rencontré le leader de l'opposition Morgan Tsvangirai.Parallèlement, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon se disait «profondément alarmé par la situation» dans ce pays.- AFP AFRIQUEDUSUD Chinois =Noirs La justice sud-africaine a décidé de classer la population d'origine chinoise dans la catégorie des citoyens noirs pour leur permettre de bénéficier des politiques de discrimination positive et corriger les inégalités héritées de l'apartheid.L'Association des Chinois d'Afrique du Sud contestait en justice le fait que cette communauté ne bénéficie pas des lois visant à mettre fin à la discrimination économique qui prévalait sous le régime dirigé par la minorité blanche jusqu'en 1994.- AFP LECHIFFREDUJOUR 3 milliards Les stars du rock Bono et Bob Geldof ont accusé hier les pays riches du G8 de ne pas tenir leurs promesses d'aide à l'Afrique.Selon l'organisation humanitaire ONE du chanteur du groupe U2, les pays du G8 n'ont apporté que 14% de l'aide promise, soit 3 milliards de dollars sur les quelque 22 milliards annoncés dans la foulée du sommet de Gleneagles en Écosse en 2005.- AFP PHOTO D'ARCHIVES REUTERS Le président sud-africain Thabo Mbeki.PHOTO REUTERS Le chanteur Bono du groupeU2.PHOTO ISMAIL SAMEEM, REUTERS Un soldat de l'armée afghane fait sa patrouille pendant que des soldats britanniques montent la garde à un poste de contrôle à Kandahar.À une quinzaine de kilomètres de la ville, à Arghandab, des combats se déroulaient au sol entre l'OTAN et les talibans.JOONEED KHAN Un millier de soldats de l'OTAN, des Canadiens pour la plupart, et une centaine de soldats afghans sont passés à l'offensive hier contre les talibans à Arghandab, au nordouest de la ville stratégique de Kandahar, annonçant avoir tué 36 présumés insurgés.Les talibans contestent ce chiffre.«Les pertes sont du côté du gouvernement, pas du nôtre», a affirmé Yusuf Ahmadi, porte-parole du mouvement intégriste.«Nous avons perdu deux soldats et subi quatre blessés», a dit Asadullah Khalid, le gouverneur de Kandahar, lors d'une conférence de presse conjointe avec le général Dennis Thompson, commandant des forces canadiennes dans le sud de l'Afghanistan.« Les combats se déroulent au sol », a dit Khalid.«Nous évitons l'appui aérien pour ne pas endommager les vignobles et les vergers.Mais nos forces ont repris la majeure partie du district », a-t-il ajouté.Des combats ailleurs Les Canadiens qui ont patrouillé la région la veille n'ont relevé «aucune preuve de la présence d'insurgés».«Cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas de talibans là», a souligné un communiqué de l'OTAN.«Mais parler de centaines de talibans est exagéré», ont ajouté des responsables du Pentagone.Des combats ont été signalés ailleurs dans le pays.Au moins quatre soldats britanniques ont été tués par une bombe routière dans la province de Helmand.Deux autres soldats de l'OTANont été tués et 10 blessés lors d'une patrouille dans la province de Paktita.Dans la province de Khost, quatre policiers afghans ont été tués et trois blessés dans une embuscade.Et dans la province de Farah, trois civils ont été tués et 10 blessés dans une attaque visant un convoi de l'OTAN.Cette recrudescence fait suite à l'attaque audacieuse de vendredi contre la prison Sarposa, dans la ville de Kandahar sous contrôle canadien, où les quelque 1100 détenus, dont 400 suspects talibans, ont pris le large.Double recul «L'évasion massive et l'opération d'Arghandab sont des reculs, et il y en aura d'autres», a concédé le général canadien Marc Lessard, qui commande les forces de l'OTAN dans le Sud afghan, dans une interview à Reuters.Les talibans «ont obtenu un succès tactique, il n'y a pas de doute», a-t-il dit.«Ils se sont infiltrés dans l'Arghandab.Nous saurons dans un ou deux jours s'ils vont se retrancher et combattre jusqu'à la mort», a-t-il ajouté.Les talibans ayant miné les abords des villages et détruit les ponts, l'opération «se fait de façon méthodique», a dit le général Lessard.«Mais il est clair qu'on ne reviendra pas au statu quo.Il y a des leçons à tirer des derniers événements», a-t-il conclu.Selon des experts, les talibans ont voulu une fois de plus démontrer que le gouvernement Karzaï et ses alliés ne contrôlent pas le pays.Ils ont frappé fort à Kaboul même deux fois cette année, en janvier contre un hôtel cinq étoiles et en avril contre un défilé militaire où Karzaï était présent.Avec ABCNews, BBC, CNN, Al Jazira, Reuters, AP et AFP SUD DE L'AFGHNANISTAN Les Canadiens mènent l'offensive contre les talibans MARC THIBODEAU PARIS N'en déplaise aux parents qui croient à la manière «forte» pour élever leurs enfants, claques et fessées devraient être rapidement interdites sur l'ensemble du territoire européen.C'est du moins l'objectif du Conseil de l'Europe, qui a lancé dimanche une vaste campagne de sensibilisation à l'échelle du continent.L'organisme de promotion des droits de l'homme espère convaincre les États récalcitrants d'emboîter le pas à des pays «exemplaires» comme la Suède, où le recours aux «châtiments corporels» envers les enfants est interdit explicitement dans la loi depuis presque 30 ans.La tâche n'est pas mince puisque les ressortissants de plusieurs pays demeurent convaincus que la fessée ou d'autres formes de réprimandes physiques constituent une pièce incontournable de l'arsenal pédagogique parental.La France figure dans le lot même si, là comme ailleurs, les pratiques ont sensiblement évolué au fil des décennies.Pierre, résidant parisien, se souvient que les claques étaient monnaie courante dans le pensionnat qu'il a fréquenté à la fin des années 40 en banlieue de la capitale.Le directeur de l'établissement, pour une raison mystérieuse, imposait un silence quasi monastique aux enfants et s'assurait que chaque écart à la règle était sévèrement réprimé.«On recevait tellement de gifles qu'à la fin, ça ne faisait même plus mal», raconte à La Presse le septuagénaire, qui dit avoir été marqué «toute sa vie» par les difficiles conditions vécues dans l'établissement.Les cours de français étaient particulièrement redoutés puisque l'enseignant responsable usait d'un épais barreau de chaise pour sanctionner les élèves.«Si l'on faisait des fautes, il nous donnait des coups sur la tête.J'avais des oeufs de pigeon sur le crâne», relate-t-il.Sa mère usait pour sa part occasionnellement du martinet - un fouet à plusieurs lanières - pour le punir en le fouettant sur les cuisses.Bien que de telles pratiques soient aujourd'hui réprouvées socialement, la loi française accorde encore dans les faits un droit «raisonnable » de correction corporelle aux parents.Le Conseil de l'Europe pense qu'il faut en finir avec ce type de passe-droit et «battre en brèche l'idée selon laquelle l'enfant est, pour la société, un mini-être humain doté de minidroits».Près d'une vingtaine de pays européens ont enchâssé dans leurs lois l'interdiction des châtiments corporels sur les enfants, se conformant ainsi aux objectifs des Nations unies qui visent à généraliser l'abolition à l'échelle de la planète pour 2009.Un objectif pour le moins ambitieux à en juger par l'accueil que reçoit l'initiative d'organisations conservatrices hexagonales comme l'Union pour les familles d'Europe.«Les familles françaises souhaitent être libres d'élever les enfants à leur idée», souligne un porte-parole.Claques etmachisme L'organisme a rendu public il y a quelques années un sondage contesté qui suggère qu'une large majorité de Français continuent d'avoir recours à la fessée même si la claque, elle, est jugée de moins en moins acceptable.L'organisation Ni claques ni fessées se réjouit pour sa part de l'initiative européenne.Sa fondatrice, Jacqueline Cornet, estime qu'il existe dans le pays une forte résistance à l'abolition de pratiques comme la fessée qui s'expliquerait, selon elle, par un certain machisme.«Il y a encore cette notion de l'homme fort, du pater familias qui s'accroche malgré l'évolution des moeurs», souligne ce médecin de profession, qui insiste sur les liens existants entre la pratique des châtiments corporels et divers troubles de comportement.«Ça ne veut évidemment pas dire que tous les enfants qui ont subi une fessée vont devenir délinquants, mais il y a une corrélation», souligne la porte-parole.Mme Cornet a aussi connu son lot de fessées et de claques comme enfant.«J'ai répété la même chose instinctivement comme mère, mais ça n'a pas duré.Je me suis rendu compte, après avoir donné trois ou quatre fessées, que ce n'était pas efficace », dit-elle.Pierre, lui, ne se verrait pas aujourd'hui lever la main sur ses petits-enfants.Il ne pense pas pour autant qu'il faille interdire purement et simplement la fessée puisqu'elle peut être utile, selon lui, dans des «cas extrêmes ».«L'interdire, ça me paraît un peu excessif dans l'autre sens.Il me semble que les parents d'aujourd'hui se laissent parfois un peu berner par leurs enfants», conclut-il.CAMPAGNE DU CONSEIL DE L'EUROPE Pour en finir avec claques et fessées KABOUL MENACÉ?Le Washington Times, quotidien de droite, écrivait hier avoir examiné des rapports du renseignement afghan selon lesquels les talibans et Al-Qaeda préparent une offensive majeure contre Kaboul, la capitale.Selon les informations compilées par divers services de sécurité afghans, les insurgés avanceraient jusqu'à 20 km de la ville et lanceraient une vague d'attaques suicide et d'enlèvements d'étrangers.Près d'une vingtaine de pays européens ont enchâssé dans leurs lois l'interdiction des châtiments corporels sur les enfants. SOLDE D'UN JOUR Allers simples au départ de Montréal offerts à partir de: Réservez aujourd'hui.Voyagez un mardi d'ici au 30 septembre 2008.Les tarifs s'appliquent aux réservations effectuées au plus tard le 19 juin (23h59, heure des Rocheuses) pour les vols effectués un mardi d'ici au 30 septembre 2008.Les tarifs annoncés incluent déjà le rabais.Le rabais s'applique aux tarifs réguliers de West Jet les plus bas.Les taxes additionnelles, les frais et les suppléments sont en sus, s'il y a lieu.Le supplément carburant s'ajoute à tous les allers simples.Sièges en nombre limité et pouvant ne pas être disponibles sur tous les vols.Nouvelles réservations seulement.Non remboursable.Offre pouvant être combinée avec d'autres tarifs.Il est possible que certains vols ne soient pas offerts chaque jour de la semaine.Visitez westjet.com pour plus de détails.50%de réduction sur les vols dumardi.Aujourd'hui seulement.Réservez maintenant sur westjet.com, composez le 1 877 956 6982 ou communiquez avec 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indépendants s'opposent à un «ticket» démocrate où Hillary Clinton, son ancienne adversaire démocrate, serait vice-présidente.Au plan national, Obama remporte 47% des intentions de vote contre 42% pour Mc Cain, selon un autre sondage publié par Zogby, avec une avance de 22 points pour le sénateur de l'Illinois parmi les électeurs indépendants.Dans ces trois États qui peuvent basculer (Pennsylvanie, Ohio, Floride) d'un côté ou de l'autre, Obama l'emporte sur Mc Cain auprès des électrices avec de 10% à 23% d'avance.En revanche, parmi les électeurs masculins, les deux adversaires obtiennent des résultats trop proches pour être exploités, explique un responsable de l'institut de sondage de l'université, Peter Brown.Appui syndicalà Obama Par ailleurs, l'AFL-CIO, la plus grande confédération syndicale des États-Unis, va officiellement apporter son soutien à Barack Obama dans les semaines à venir, ont annoncé des représentants syndicaux à l'issue d'une réunion privée avec le candidat démocrate à la présidentielle américaine hier.Un soutien ferme de l'AFL-CIO pourrait aider Barack Obama à gagner des voix auprès des cols bleus et des ouvriers syndiqués dans des États industriels comme la Pennsylvanie, l'Ohio et le Michigan.John Mc Cain devancé dans trois États cruciaux PHOTO D'ARCHIVES, THE NEW YORK TIMES Michelle Obama en entrevue alors qu'elle faisait campagne pour son mari à Estill, en Caroline-du-Sud, en janvier dernier.PHOTO D'ARCHIVES, THE NEW YORK TIMES Michelle Obama en compagnie de l'une de ses filles, Sasha, à l'occasion d'un rassemblement politique en Iowa en février dernier.PHOTO STEVE FENN, REUTERS Invitée à l'émission The View, hier, la femme du sénateur Barack Obama s'est défendue des accusations d'antipatriotisme lancées contre elle.PHOTO D'ARCHIVES, THE NEW YORK TIMES Oprah Winfrey a reçu le couple Obama à sa demeure californienne en septembre dernier afin d'amasser des fonds pour le candidat démocrate.PHOTO D'ARCHIVES, THE NEW YORK TIMES Michelle Obama en pleine campagne de promotion pour son mari à Elkhart en Indiana, en mai dernier.RICHARD HÉTU COLLABORATION SPÉCIALE NEW YORK \u2014 La campagne de Barack Obama a procédé hier au lancement de Michelle Obama 2.0, une version plus douce et patriotique de la femme du candidat démocrate à la présidence des États-Unis.Depuis hier, on la voit ainsi avec son mari sur la couverture de l'hebdomadaire US, qui d'habitude s'intéresse à Angelina Jolie et Brad Pitt.En titre et en exergue, le magazine promet aux lecteurs de raconter «pourquoi Barack l'aime», cette femme élégante qui «magasine chez Target, adorait Sex and the City et ne rate jamais les récitals de ses filles».On l'a également vue hier à The View, sur la chaîne ABC, où elle a coanimé cette émission destinée aux femmes au foyer aux côtés de Whoopi Goldberg et Barbara Walters, entre autres.Walters, l'aînée du groupe, n'a pas manqué de revenir sur la fameuse déclaration de Michelle Obama, qui lui a valu d'être accusée d'antiaméricanisme.«Pour la première fois de ma vie d'adulte, je suis réellement fière de mon pays», avait déclaré en février la femme de Barack Obama, diplômée des prestigieuses universités de Princeton et Harvard, avocate de profession et mère de deux filles, Malia, 9 ans, et Sasha, 7 ans.Hier, en réponse à une question de Barbara Walters sur le sujet, elle s'est défendue des accusations d'antipatriotisme.«Évidemment, j'aime mon pays et nulle part ailleurs qu'en Amérique mon histoire n'aurait été possible », at- elle dit.La campagne de Barack Obama n'a rien laissé au hasard, selon le New York Times, qui a publié hier à la une un article intitulé «Après les attaques, Michelle Obama cherche à refaire les présentations ».Pour l'aider pendant le reste de la campagne présidentielle, la femme du candidat a désormais sa propre équipe, dont la directrice a été nommée lundi.Il s'agit de Stephanie Cutter, ancienne porte-parole du candidat John Kerry à la l'élection présidentielle de 2004.Nouveau discours Elle aura également un nouveau discours, qui mettra l'accent sur ses origines modestes.Son père, employé au service municipal des eaux à Chicago, subvenait seul aux besoins de sa femme et de leurs deux enfants, qui ont été élevés dans le South Side, un quartier pauvre.Michelle Obama, âgée de 44 ans, tentera donc de lutter contre l'image que ses adversaires ont d'elle.Des commentateurs conservateurs la décrivent souvent comme une femme noire en colère contre son pays.Des républicains du Tennessee ont même réalisé et diffusé une publicité critiquant sa déclaration sur la fierté.Barack Obama est lui-même revenu sur cette pub dans une entrevue publiée hier sur le site de CBN (Christian Broadcast Network).Il a exprimé sa «profonde déception» à l'égard de John Mc Cain, lui reprochant de ne pas avoir condamné le spot du Parti républicain du Tennessee contre sa femme.«Je pense que les familles ne devraient pas être ciblées, a-til déclaré.Je ne m'attaquerais jamais à Cindy Mc Cain et, si je voyais des gens le faire, je les condamnerais.» Lors de son apparition à l'émission The View, Michelle Obama s'est émue de la réaction de Laura Bush, qui a pris sa défense la semaine dernière.«Je pense qu'elle a voulu dire \"plus fière\", c'est sans doute ce qu'elle voulait dire », a déclaré l'actuelle première dame sur ABC.Et d'ajouter: «Il faut faire très attention à ce que l'on dit.Je veux dire, je le sais, et c'est l'une des choses les plus difficiles quand on est candidat à la présidence ou quand on est l'épouse du président.Tout ce que vous dites est examiné et souvent mal interprété.» Michelle Obama revue et corrigée Michelle Obama tentera de lutter contre l'image que ses adversaires ont d'elle.Des commentateurs conservateurs la décrivent souvent comme une femme noire en colère contre son pays. André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef FORUM ÉDITORIAUX FORUM@LAPRESSE.CA André-Philippe Côté, Le Soleil DROITS RÉSERVÉS Nous vous demandions, hier, de nous dire qui fut notre plus grand premier ministre depuis Jean Lesage.Voici quelques-uns des courriels reçus.Le plus grand premier ministre D'abord Jean Lesage Je me suis politisé dès l'âge de 12 ans, avec la première campagne de Jean Lesage.Celui-ci fut, avec Lucien Bouchard, un des premiers ministres qui a su lemieux prendre les rênes du pouvoir du Québec avec fermeté, assurant ainsi une réorientation positive de l'État.Mais en ce qui a trait à la fibre nationaliste, les Lévesque, Parizeau et Landry furent des poids lourds qui ont eu l'honneur de diriger le Québec avec honneur.Chacun de ces premiersministres a laissé une empreinte indélébile sur notre terre.Jacques Landry Longueuil Lévesque, indéniablement Le plus grand premier ministre de l'histoire du Québec est sans aucun doute René Lévesque.Durant ses deux mandats à la tête du Québec, il a défendu l'autonomie et les intérêts des Québécois face au gouvernement libéral de Pierre Elliot Trudeau, qui était intransigeant envers le Québec.De plus, René Lévesque a toujours été un grand défenseur de la langue française et de l'identité québécoise, et l'adoption de la Charte de la langue française (la loi 101) par son gouvernement, en 1977, en est la preuve.Également, René Lévesque était un grand démocrate parce qu'il a toujours respecté la volonté de la population du Québec sur le plan de la question nationale.Par exemple, après la défaite du camp du OUI lors du référendum de 1980, la population du Québec avait très clairement affirmé qu'elle ne voulait pas d'un pays souverain et qu'elle voulait rester dans la fédération canadienne.René Lévesque a respecté la volonté et l'opinion de la majorité des Québécois.René Lévesque est le plus grand premier ministre de l'histoire du Québec parce qu'il a été le porte-étendard d'un rêve qui était l'indépendance du Québec et il a contribué à amener le Québec aux portes de la modernité en complétant la Révolution tranquille que Jean Lesage avait emgagée en 1960.Aujourd'hui, le Québec aurait besoin d'un leader fort et charismatique comme René Lévesque pour le sortir de sa torpeur et déclencher une nouvelle révolution tranquille.Simon Leduc Révolution tranquille Si un des critères importants pour juger qui a été le meilleur est le résultat obtenu à la fin du mandat, il m'apparaît indéniable que Jean Lesage a été le plus grand.Il suffit de penser aux résultats de la Révolution tranquille pour s'en convaincre: nationalisation de l'électricité, création du ministère de l'Éducation, etc.Jean Lesage a su s'entourer de gens non seulement compétents (par exemple, Paul Gérin-Lajoie), mais aussi de gens de caractère (notamment René Levesque) pour n'utiliser que ces deux exemples.Il a été, par sa prestance, sa perspicacité et sa finesse politique, capable de faire travailler cette équipe dans la bonne direction et réaliser ces grands travaux qui, aujourd'hui, forment encore les bases de notre société.Jacques.A.Dion Trois-Rivières Équipe du tonnerre Qui fut notre plus grand premier ministre ?Ma réponse est Jean Lesage.Il a lancé la Révolution tranquille avec une équipe du tonnerre ! Le second est sans conteste René Lévesque, issu de l'équipe précédente.La fierté québécoise s'est enracinée avec lui.Et le troisième est Robert Bourassa, l'équilibriste réaliste.Merci messieurs pour nous avoir permis de grandir sans tomber dans l'anarchie ou la violence, si loin de la démocratie.Guy Brunelle Montréal Émancipation du Québec Pour moi, le premier qui se qualifie est Robert Bourassa.C'est l'homme qui a le plus contribué à l'émancipation du Québec.G.R.Béliveau On oublie Godbout Il me semble que le premier ministre Joseph-Adélard Godbout devrait à tout le moins être nominé.Souvent oublié, il a tout de même accompli des choses incroyables : vote des femmes, école obligatoire jusqu'à 14 ans et école primaire gratuite, code du travail, création d'Hydro-Québec, etc.Il serait bien qu'on parle de lui un peu plus.Sébastien Moquin Bourassa, le mal-aimé Qui fut notre plus grand premier ministre ?Mon choix va vers le bâtisseur de la baie James.le visionnaire et le mal-aimé: Robert Bourassa.Raymond Larocque 1/3, 1/3, 1/3 Il va s'en dire que René Lévesque a été, et de loin, le meilleur premier ministre ! Jean Lesage est le suivant, juste devant Jacques Parizeau.Daniel Johnson père n'a pas eu un règne suffisamment long pour faire partie de cette liste.Bernard Landry n'a pas été mauvais.Robert Bourrassa, c'est ambigu\u2026 pas un grand homme politique, mais il a osé la baie James.Les autres?Les frères Johnson et Lucien Bouchard ont sans doute été les plus mauvais.Des opportunistes sans vision.Trois sur neuf ont été bons, trois ont été ordinaires et trois pas très bons\u2026 Sylvain Martin Difficile de choisir Difficile en effet de choisir entre un René Lévesque, un Jean Lesage, un Lucien Bouchard ou même un Robert Bourassa.À leur façon, ils ont tous incarné le courage, la sagesse, la vision.La seule chose qu'on puisse dire avec certitude, c'est qu'à côté de ces géants, ceux qu'on a eus depuis sont des nains insignifiants, et particulièrement le premier ministre actuel.Pierre-Yves Pau mroy@lapresse.ca MARIO ROY En juillet, le chef d'État français Nicolas Sarkozy recevra Bachar el-Assad, président d'un pays, la Syrie, réputé commanditer l'assassinat politique et la terreur : faut-il parler à cet homme, s'interroge la gauche hexagonale, scandalisée?Au fait, Sarkozy aurait-il dû s'entretenir avec le potentat libyen, Mouammar Kadhafi, qui a lui aussi du sang sur les mains et dont la récente visite à l'Élysée a créé bien des remous?En ce cas, faut-il louer ou condamner l'actuelle administration américaine lorsqu'elle répugne à dialoguer avec le numéro un iranien, Mahmoud Ahmadinejad, dont le discours essentiel consiste à souhaiter la disparition d'Israël et l'activité principale, à cuisiner de l'uranium enrichi?Quant à cet autre ami de l'atome, le tyran nord-coréen, dernier des staliniens et affameur patenté, Kim Jong-il, était-il moral de négocier avec lui?Enfin, Israël a-t-il bien fait de dialoguer - en passant par l'Égypte - avec le Hamas, ce mouvement qui manie tout aussi bien l'argument politique que le lanceroquettes dans sa lutte impitoyable contre l'État hébreu?\u2026 Dans ce dernier cas en particulier, la parole a donné quelque chose.Ce don, c'est la trêve qui entre en vigueur, aujourd'hui, et pourrait un peu desserrer l'étau dans lequel sont coincés les 1,4 million de Palestiniens de la bande de Gaza\u2026 à la condition qu'elle tienne, bien sûr, ce qui, soyons francs, est improbable - mais c'est là une autre question.Sans entrer dans les finasseries de la diplomatie, lesquelles commandent sans doute des réserves dont le sens échappe au commun des mortels, on peut raisonnablement soutenir qu'il est encore plus important de parler à ses ennemis qu'à ses amis.Et cela compte double lorsqu'il s'agit des nations.Pour revenir à lui, Kadhafi n'a certainement pas pris, dans l'après-septembre 2001, le virage que l'on sait, renonçant à la terreur et renouant avec la communauté internationale, sans avoir eu quelques entretiens avec des gens convaincants\u2026 Et, malgré l'hostilité que cette initiative a soulevéeà New York, l'Université Columbia a été bien inspirée, en septembre dernier, de recevoir Ahmadinejad - qui en a profité pour déclencher une franche rigolade avec sa profession de foi négationniste concernant\u2026 l'homosexualité perse! On rétorquera que, au bout du compte, il a été funeste pour le monde de dialoguer avec Adolf Hitler entre 1937 et 1939.Et c'est exact.La parole a aussi ses limites.Parler n'est pas approuver ou acquiescer.En fait, ce n'est pas la négociation avec Hitler qui était condamnable, ça a été son résultat, une capitulation avant la lettre.Parler n'est pas non plus rendre hommage.Placer la Libye - encore elle - à la présidence d'une commission des droits de l'homme; ou recevoir le président zimbabwéen Robert Mugabe à une conférence sur l'agriculture\u2026 tout cela, qu'on ne peut voir que dans le divertissant univers onusien, n'est pas une ouverture à la parole : c'est un geste absurde et méprisant pour les peuples concernés.Ou alors, peut-être, une ultime et douteuse finasserie de la diplomatie.Le don de la parole Parler avec ses ennemis n'est pas approuver, ni acquiescer ni rendre hommage.akrol@lapresse.ca ARIANE KROL Le gouvernement québécois a toujours refusé de faire la lumière sur son rôle, et sur celui de son gendarme des marchés, dans l'affaire Norbourg.Ce petit jeu de cache-cache doit cesser.La population veut des réponses.Surtout que l'étau se resserre.Hier, c'est un ex-fonctionnaire aux Finances qui a été arrêté dans le cadre de l'enquête criminelle de la GRC.Jean Renaud fait face à 93 chefs d'accusation, dont plusieurs pour fabrication de faux documents.Ces gestes auraient été posés durant la période où M.Renaud était en congé sans solde du ministère.Ce n'est pas une raison pour s'en laver les mains.Nous avons ici un fonctionnaire dont le travail consiste à analyser les demandes de crédits d'impôt d'entreprises du secteur financier.A-t-il le droit, durant son congé sans solde, de nouer des relations d'affaires avec l'une des sociétés qui a reçu de tels crédits?Si c'est le cas, il est temps de revoir le code d'éthique de la fonction publique.Et n'oublions pas que Vincent Lac roi x , le PDG déchu de Norbourg, a affirmé avoir versé des pots-de-vin à M.Renaud lorsque celui-ci était au gouvernement.Norbourg aurait ainsi reçu quatre fois plus d'argent que ce à quoi elle avait droit.La ministre des Finances assure que tout s'est fait dans les règles, son ministère dit n'avoir décelé aucun manquement dans le travail de M.Renaud.C'est un peu court.Les investisseurs floués par Norbourg ont le droit de savoir si Québec a contribué, même à son insu, à maintenir l'entreprise à flot.Lorsque M.Renaud a voulu revenir en poste, les Finances n'avaient rien de tangible pour justifier son congédiement, mais plus assez confiance en lui pour le réintégrer.Le ministère l'a donc «prêté» à l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), tout en continuant de le payer.En vertu de quels principes un employé gênant pour la fonction publique est-il davantage à sa place au siège social d'une prestigieuse institution internationale?On aimerait savoir.Et est-ce exact que le gouvernement n'a jamais informé l'OACI que le nom de Jean Renaud avait été associé à l'affaire Norbourg?Pourtant, le gouvernement Charest refuse de tenir une enquête publique.Motifs évoqués: le procès qui découlera de l'enquête de la GRC et le recours collectif contre l'Autorité des marchés financiers (AMF).Le premier obstacle n'est pas insurmontable, mais le deuxième est ef fectivement embêtant .Comment exiger que l'AMF déballe son sac devant une commission d'enquête en sachant que tout ce qu'elle y dira pourra être retenu contre elle en cour?Ce n'est pas une raison pour tout balayer sous la carpette.Québec peut facilement demander au Vérificateur général d'enquêter sur le programme de crédits d'impôt dont a bénéficié Norbourg.On saura au moins si cette entreprise, ou d'autres, ont reçu davantage que leur dû.Reste l'AMF.Si le recours collectif n'apporte pas toutes les réponses sur sa responsabilité et celle de l'organismequi l'aprécédée, laCVMQ, Québec devra prendre le relai.Il ne suffit pas de dire qu'on a fait les changements nécessaires pour éviter qu'une telle fraude ne se répète.Les victimes de Norbourg ont le droit de savoir si l'autorité censée les protéger leur a fait défaut.Norbourg: Québec doit s'expliquer FORUM VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?forum@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca 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gastronomie traditionnelle\u2026 Les Chinois se sont adaptés aux changements provoqués par la politique de l'enfant unique.Il y a 20 ans, les couples étaient de trop dans les restaurants.On n'y trouvait que de grandes tables rondes à 10 couverts ou plus, destinées à recevoir trois, voire quatre générations.La famille élargie, naguère au coeur de la civilisation chinoise, est en voie d'atomisation.Les Chinois ont découvert la vie de couple.On trouve maintenant partout des tables à deux couverts.En 1981, une atmosphère glauque planait sur Canton, une ville du sud normalement exubérante.En 1986, le ciel était plus dégagé mais toute visite sortant de l'ordinaire (par exemple dans les régions rurales) se faisait sous l'égide d'un fonctionnaire du parti.Sur les campus délabrés, on rencontrait partout des rescapés de la Révolution culturelle qui avaient perdu leur jeunesse à convoyer du fumier dans les régions excentrées, en vertu de ce fameux brasse-camarades qu'admiraient tant, dans leur criminelle naïveté, nos anciens «maos»\u2026 En 1986, j'avais visité nombre de musées dans les principales villes chinoises.Partout, des antres sombres et mal entretenus qui sentaient le moisi et qui étaient évidemment dépourvus de tout contrôle de la température.Les objets exposés, à supposer qu'ils fussent authentiques (on n'en savait rien) pourrissaient dans des vitrines sales.Avec l'exode des nationalistes de Tchang Kai Chek vers Taiwan, la Chine a perdu beaucoup de petites pièces, mais il en restait quand même.Des vases millénaires se dégradaient irréversiblement, de même que les pagodes, les temples, les statues saccagées pendant la Révolution culturelle.En 1986, on avait commencé à exhumer les fameux soldats de terre cuite de Xian, l'ancienne capitale.Mais les travaux allaient cahin-caha, dans un chantier mal protégé.Cette année-là, j'avais interviewé un archéologue mandchou qui collectionnait, dans la semi-clandestinité de son bureau à l'université, de précieux artéfacts.Faute de place, il les entreposait sur des étagères de fortune adossées à la fenêtre, exposées à la lumière.Quel contraste entre ces souvenirs et le nouveau musée de la civilisation de Shanghai! Une splendeur absolue.Le fabuleux patrimoine de la Chine a été rescapé, mais l'art actuel (auparavant réprimé au profit de l'art officiel) est en pleine expansion.Comme chez nous, d'anciennes manufactures shanghaïses ont été reconverties en galeries et en ateliers, où s'activent des artistes d'avantgarde dont les oeuvres contestent ouvertement, par exemple, la politique de développement sauvage qui rase les quartiers populaires.En 1986, à Shanghai, nous avions passé la soirée avec un professeur de linguistique, dont les parents nous avaient concocté un délicieux repas dans le réduit minuscule qui servait de logis à une famille de cinq personnes.Nous lui avions promis de lui envoyer des livres - rien de politique évidemment, mais des romans inoffensifs et des bouquins concernant sa discipline.Il ne les a jamais reçus: la poste fonctionnait, mais la censure aussi.La censure sur tout et n'importe quoi.Aujourd'hui, dans cette Chine qui s'est ouverte comme une fleur, l'Université de Zhejiang, à Hangchow, a une bibliothèque de plus de six milliards de livres, et compte non pas un, mais six hôpitaux affiliés! Son relationniste, en vous faisant visiter le campus verdoyant, vous explique tranquillement qu'on veut inviter de plus en plus de professeurs étrangers\u2026 «de préférence, dit-il, de niveau nobélisable».Ce pays vise le sommet.Déjà, comme le Japon avant elle, la Chine commence à laisser à d'autres (au Bangladesh, au Vietnam\u2026) la fabrication d'objets bon marché.Le dragon est réveillé, rien ne l'arrêtera.Retour à Shanghai L'Université de Zhejiang a une bibliothèque de plus de six milliards de livres, et compte non pas un, mais six hôpitaux affiliés! La taxe sur le carbone, qu'en pensez-vous?Le blogue d'André Pratte sur www.cyberpresse.ca/edito ALAIN LEMAIRE L'auteur est président et chef de la direction chez Cascades.Le 30 mai dernier, le gouvernement fédéral procédait à l'ouverture officielle du Marché climatique de Montréal.Première véritable étape vers l'émergence d'une économie verte au pays, l'avènement d'une Bourse canadienne du carbone était réclamé avec insistance, notamment par les entreprises qui, à l'instar de Cascades, avaient déjà pris des actions pour freiner le réchauffement climatique.Il faut se réjouir que le gouvernement Harper ait revu sa position quant à l'implantation d'un marché du carbone.En revanche, le cadre réglementaire qui supporte le Marché climatique souffre de lacunes importantes qui m'empêchent de partager tout l'enthousiasme des autorités fédérales quant à l'inauguration de cette nouvelle institution.Mon scepticisme provient d'abord du fonds technologique créé par l'État en guise de solution de rechange au marché climatique.Dès 2010, les entreprises pourront ainsi remplir jusqu'à 70% de leurs obligations en versant 15$ par tonne de carbone excédentaire dans ce fonds fédéral.Une telle échappatoire crée un prix plafond pour les crédits-carbone et vient incontestablement entraver le développement de la Bourse du carbone de Montréal: à l'heure où les crédits-carbone se négocient autour de 40$CAN en Europe, l'offre du gouvernement détournera bon nombre d'entreprises du marché climatique au profit du fonds technologique, ce qui, à mon sens, pourrait rendre la Bourse du carbone peu attrayante aux yeux des investisseurs et des promoteurs de projets de réduction des GES.À tort, le gouvernement Harper réplique que les prix par tonne de carbone proposés par le fonds technologique augmenteront au fil des ans et que cette solution parallèle est appelée à disparaître en 2018.Hélas, c'est trop peu, trop tard: le rapport State and Trends of the Carbon Market 2008, publié récemment par la Banque mondiale, estime en effet que la disparition graduelle du fonds technologique canadien est une initiative insuffisante pour stimuler au sein du marché le réflexe d'opter pour des investissements faibles en carbone.Mais le véritable talon d'Achille de la stratégie du gouvernement consiste en la décision de baser les cibles de diminution des GES sur l'intensité des émissions plutôt que sur leur réduction pure et simple.En agissant de la sorte, le gouvernement conservateur fait un pas de plus pour isoler le Canada de l'esprit du protocole de Kyoto et des normes internationales en vigueur pour la lutte aux changements climatiques.Selon ces balises incongrues (qui, à première vue, devraient satisfaire bon nombre d'industriels), on demande aux entreprises de réduire la quantité de carbone qu'ils émettent par unité de production.Les grands pollueurs pourront ainsi atteindre les cibles de réductionmême s'ils augmentent leur production et donc, qu'ils polluent davantage, pourvu que leur ratio de carbone par unité soit «satisfaisant» aux yeux des autorités fédérales.Il va sans dire que cette décision du Canada de faire bande à part en matière d'exigences environnementales risque de lui coûter cher dans l'éventualité de la naissance d'un marché mondial de crédits-carbone.Les grandes perdantes Enfin, à la lumière des visées du plan Baird, il est triste de constater que les entreprises fondamentalement «vertes» seront les grandes perdantes du nouveau Marché climatique de Montréal si le gouvernement s'entête à conserver l'année 2006 comme point de départ pour le calcul de la réduction des émissions imposées aux industriels plutôt que de se baser sur 1990, année de référence selon le Protocole de Kyoto.Ainsi, Ottawa met sur un pied d'égalité les entreprises comme Cascades, qui s'efforcent de réduire leurs émissions de GES depuis plusieurs décennies déjà, et les pollueurs impénitents qui n'agiront que sous l'effet de la contrainte et qui ont contribué à faire augmenter les émissions du Canada de 21%entre 1990 et 2006.Le programme de crédits compensatoires mis sur pied par le gouvernement pour remédier à la situation n'est qu'un coup d'épée dans l'eau, les 15 millions de tonnes allouées étant nettement insuffisantes en regard de la demande anticipée.L'opi n ion que j'expr ime aujourd'hui n'est que l'écho de la grogne qui ne cesse de s'amplifier, tant chez les activistes environnementaux qu'au sein des autres paliers de gouvernement.À preuve, le Québec et l'Ontario annonçaient récemment leur intention d'unir leurs forces dans la création de leur propre système d'échange de crédits- carbone, doté de limites beaucoup plus contraignantes que celles déterminées par Ottawa.D'ailleurs, le Québec est partenaire de la Western Climate Initiative et l'Ontario songe sérieusement à l'être également.Cette initiative préconise des cibles en émissions totales et un système d'échange libre de crédits pour atteindre l'objectif à meilleur coût possible.Cascades endosse une telle initiative et invite les entreprises et les citoyens qui ont à coeur la réduction de leur empreinte écologique à maintenir leurs pressions sur le gouvernement Harper afin qu'il révise le cadre réglementaire attribué à la Bourse du carbone de Montréal.Il en va de la qualité de vie des Canadiens et de la survie des générations futures.Des lacunes importantes Le Marché climatique de Montréal est un pas dans la bonne direction, mais une révision s'impose quant aux règles qui encadrent cette institution PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE Les sourires étaient sur tous les visages le 30 mai dernier, lors du lancement de la Bourse du carbone de Montréal, en présence de Luc Bertrand, président de la Bourse de Montréal, qui serre la main de Richard Sandor, président du conseil d'administration et fondateur de la Chicago Climate Exchange, sous les applaudissements du ministre fédéral de l'Environnement, John Baird, et du premier ministre du Québec, Jean Charest.GERVAIS LAVOIE L'auteur est un entrepreneur québécois demeurant en Chine où il dirige une douzaine de boutiques Fruits et Passion.Ayant fait son chemin depuis le Japon il y a plus de deux décennies, le karaoké est certainement devenu le passe-temps le plus populaire en Chine.Il y en a pour tous les goûts, de celui que l'on retrouve dans le coin d'un restaurant de routiers, jusqu'à l'autre plus luxueux qui offre en prime un buffet de fruits de mer.Il contient plus de 50 salles pouvant accommoder de 10 à 20 personnes, chacune d'elles plus luxueuse l'une que l'autre avec murs recouverts de satin, sofas en velours, planchers de marbre, tables en verre, le tout dans des tons de rouge et de rose, tamisé par un éclairage enchanteur.On y commande la boisson à la bouteille et l'alcool arrive avec un plat de fruits frais, question de mieux faire durer l'effet.Hélène a pris le micro sans fil et a choisi une balade populaire de Taiwan.Sur l'écran géant, une scène d'un romantisme naïf se déroule lentement tandis qu'en sous-titre, les paroles suivent le rythme de la musique.Hélène s'éclate, autour d'elle on rit quand elle fait une fausse note, mais cela ne fait que l'encourager à chanter plus fort.Aidée de quelques verres de scotch, elle se vide le coeur; cela fait plus d'une semaine qu'elle déprime, il est temps de revenir à la vie.Il y a deux semaines, Hélène était au Sichuan comme représentante de sa société d'État qui s'est engagée dans la reconstruction d'une école pour quelques-uns des milliers d'orphelins sichuanais.Le choc a été plus fort qu'elle ne l'avait cru.Habituée de vivre dans le confort de Pékin et de son allocation de cadre, elle avait oublié à quoi pouvait ressembler la misère humaine.Les journaux en avaient parlé, la télé retransmis des images, mais rien de tout cela ne ressemblait à la réalité.Une réalité choquante au point d'en perdre l'appétit pendant une semaine.De retour à Pékin, la vision des centaines de camions faisant la queue pour quelques litres de diesel ne l'a guère rassurée.Tout à coup, tout est devenu plus cher, les milliers de touristes qui normalement égaient la ville avec leurs t-shirts jaunes ne sont pas à l'appel.Les travaux en tous genres se font à la dernière minute et, malgré l'activité, on sent déjà que la ville s'apprête à se fermer, pour mieux accueillir les olympiens.Pékin perd lentement son âme.Elle se maquille pour mieux apparaître au monde.Au Sichuan, le questionnement abonde, mais les réponses ne viennent pas.Wen Jiabao a disparu des écrans, il est sans doute plus occupé à vérifier les derniers apparats.Comme Hélène après sa chanson, le dragon est essoufflé.Pourtant, le chiffre huit devait être un chiffre chanceux, mais certains commencent à en douter.Un dragon essoufflé À quelques semaines des Jeux olympiques, Pékin se maquille pour mieux apparaître au monde Le véritable talon d'Achille de la stratégie du gouvernement consiste en la décision de baser les cibles de diminution des GES sur l'intensité des émissions plutôt que sur leur réduction pure et simple. 3565460A "]
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