La presse, 29 juin 2008, C. Arts et spectacles: jazz - Lectures
[" 21h 23h juin LA SCÈNE LOTOQUÉBEC Parc Fred-Barry 3567452A www.cyberpresse.ca/arts SOCALLED LE GRAND DESTIN DE JOSH DOLGIN PAGE 6 EXPRESSO L'ÂGE DES TÉNÈBRES EN DVD PAGE 7 ARTS ET SPECTACLES LECTURES PHOTOMONTAGE, LA PRESSE L'ÉTONNANT SUCCÈS DES ALLUSIFS EN FRANCE PAGE 10 «Le côté anarchiste de Ferré se mêle parfaitement à cette anarchie contrôlée qu'on trouve dans le jazz », croit le chanteur Gianmaria Testa, la voix de F.à Léo dans ce superbe projet mis en oeuvre par le pianiste Roberto Cipelli.Ainsi, un chanteur et trois jazzmen italiens, sans compter un batteur français, rendent un hommage singulier à feu Léo.UN TEXTE D'ALAIN BRUNET EN PAGE 3 ARTS ET SPECTACLES JAZZ POP CORAL EGAN MAGNIFY JUSTIN TIME HHH La voie Coral Coral Egana trouvé sa voie avec My Favorite Distraction.Elle récidive avec un albumde la même trempe, l'effet de surprise en moins.La matière de Magnify mène à croire que la chanteuse montréalaise (et nouvellemaman) a gagné en subtilité et en maturité sans bouleverser ses propositions artistiques dont elle conserve ici l'essentiel.Charles Papasoff y réalise un albumun peu plus direct que le précédent, traversé par une soul moderne, gospelisante en ouverture, un tantinet jazzy en cours de programme, généralement forte en groove.Magnify est aussi marqué au coin d'un folk pop à saveur indie, ce qui distingue Coral Egan de toutes les nouvelles divas de pop classique.Soulignons en outre que le guitariste Jay Atwill a collaboré intensément à la confection de cette pop de grande qualité.Les mots de Magnify y expriment un désir d'élévation, on y louange les grands esprits, on y embrasse la vie sans retenue, on y puise au fond de soi sans éviter de reconnaître ses faiblesses, on y alimente le rêve, on y cultive candeur et émerveillement, on s'y applique à vaincre l'adversité.Alain Brunet CE SOIR, 20H, THÂTRE DU NOUVEAU MONDE NOTRE VIRÉE SUR LES RAYONS PHILIPPE RENAUD, COLLABORATION SPÉCIALE ÉVÉNEMENT / WOODYALLENAND HIS NEW ORLEANS JAZZ BAND ZELIGEST EN VILLE! Avec Leonard Cohen, l'autre grande tête d'affiche, cette année : l'inimitable Woody Allen, qui avouait cette semaine à notre collègue Alain de Repentigny se sentir un peu coupable d'attirer autant l'attention sur sa personne.Le cinéaste, amoureux de la clarinette, espère tout de même que sa notoriété aidera à faire connaître le jazz de la Nouvelle-Orléans auprès d'un public certainement constitué de fans de ses films.Ce sont les Montréalais qui sont contents, car le Festival de jazz a maintes fois invité Allen et son New Orleans Jazz Band, dirigé par Eddy Davis, mais les horaires ne concordaient pas.Cette fois-ci est la bonne: les chanceux qui ont pu mettre la main sur des billets pourront le voir en chair et en os ce soir et demain à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.- Chantal Guy SAVIEZ-VOUS QUE.C'est en 2004 que le Festival de jazz de Montréal est entré dans le Livre des records Guinness comme étant le plus gros festival en son genre au monde.JAZZ FRANÇOIS RICHARD NOUVEL ORCHESTRA EFFENDI HHHH Le projet clé Voilà le projet clé du meilleur flûtiste de jazz au pays, certes son plus marquant depuis les belles années de l'Orchestre Sympathique.En fait, François Richard a mis des décennies de jazz à atteindre cettematurité, à faire en sorteque samusique transcende ses références et sa propre excellence technique.Ni conservateur ni avant-gardiste quoique profondément moderne, le musicien arrive ici à faire cohabiter son quartette (le pianiste Geoff Lapp, le contrebassiste Guy Boisvert, le batteur Michel Lambert) avec une magnifique section de cordes, auxquels se joignent le corniste Jocelyn Veilleux et le saxophoniste Yannick Rieu, qui s'y illustre en tant que soliste.Sauf deux pièces de Lapp et Lambert, le répertoire est entièrement composé et arrangé par François Richard.On y applaudit l'équilibre des forces en présence, l'élégance et la suavité du propos, la cohérence orchestrale de ce jazz de chambre, la juste dose d'audace.Quelques séquences plus aventureuses (Poète céleste, Planète en rang d'oignons, Écarlate) représentent un défi intéressant pour les cordes, qui doivent outrepasser le concept (récurrent) de moquette jazzistique.En bref, tous les ingrédients d'un grand disque de jazz se trouvent dans ce Nouvel orchestra.Alain Brunet AUJOURD'HUI, 18H, AU GESÙ EN SALLE 17h00 Ciné-jazz : Berlin, symphonie d'une grande ville, musiciens : Jean Derome et Pierre Tanguay Cinémathèque québécoise 18h00 François Richard Nouvel Orchestra Gesù - Centre de créativité 18h00 Gareth Pearson Cinquième Salle - PdA 18h00 Omara Portuondo \u2014 Première partie : Mayra Andrade Théâtre Maisonneuve - PdA 18h00 Roberto Fonseca Théâtre Jean-Duceppe - PdA 19h00 Croisière Jazz avec Dorothée Berryman Bateau Cavalier Maxim 19h30 Houdini, le spectacle musical Théâtre Outremont 19h30 Woody Allen and his New Orleans Jazz Band Salle Wilfrid-Pelletier - PdA 20h00 Coral Egan Théâtre du Nouveau Monde 20h00 That 1 Guy Pavillon Heineken 20h30 Empirical Upstairs 20h30 We are Wolves \u2014 Première partie :Woodhands Métropolis 21h00 Harry Manx Cabaret Juste pour rire 21h00 Satoko Fujii et Natsuki Tamura Duo Monument-National 21h30 F.\u2014 à Léo, hommage à Léo Ferré avec Roberto Cipelli, Gianmaria Testa, Paolo Fresu, Attilio Zanchi et Philippe Garcia Théâtre Maisonneuve - PdA 21h30 Hank Jones et Charlie Haden Théâtre Jean-Duceppe - PdA 22h00 Pierre Bensusan Cinquième Salle - PdA 22h30 Belly of a Drunken Piano Pavillon Heineken 22h30 Hilario Duran Trio Gesù - Centre de créativité 24h00 Socalled Club Soda DIMANCHE 29 JUIN HEURE ÉVÉNEMENT LIEU HEURE ÉVÉNEMENT LIEU CONSULTEZ L'HORAIRE DES SPECTACLES EXTÉRIEURS SUR CYBERPRESSE.CA/JAZZ VIGRANITE En lice pour le Grand Prix de jazz, l'ensemble torontois dirigé par le guitariste Avi Granite a déjà deux albums à son actif.On prête à son sextet - trois cuivres, section rythmique, et le leader - une formule jazz s'inspirant à la fois des rythmes tribaux et de la musique de film.Pas du Glenn Miller, ça, mes amis festivaliers.>À19h et 21h, au Club Jazz du parc Hydro-Québec PHOTO LYNN GOLDMAN JAMAICATOTORONTO Décidément, ça ressemble à un coup de foudre entre l'orchestre Jamaica to Toronto et notre ville.Troisième visite en moins d'un an pour ces rescapés de la scène reggae et soul torontoise des années 60 et 70, la formation, constituée de jeunes loups et de têtes grises encore passionnées par la musique, promet la fête, et rien de moins.>À21h et 23h, sur la grande scène JEANMILLAIRE BLUESBAND AVECANDRÉEDUPRÉ En voilà un qui se passe de présentation.Jean Millaire, complice de Marjo, guitariste émérite, trimbale sa tribu de bluesmen sur la populaire scène consacrée au blues, invitant au passage la chanteuse Andrée Dupré.C'est le Bistro à Jojo transplanté dans un parc du centre-ville! >À19h, au parc Fred-Barry Jean Millaire ALAIN BRUNET VIRÉE Yael Naïm est la vedette d'une chanson (New Soul) choisie pour une publicité d'Apple et jouée ad nauseam comme on le sait.Mais l'auteure-compositrice-interprète franco-israélienne est beaucoup plus qu'un air de pub.Force était de le conclure vendredi soir après avoir absorbé un pan de sa prestation dans un Théâtre Maisonneuve bien garni.S'exprimant en hébreu et en anglais, s'adressant en français à son nouveau public, Naïm révèle un univers pop assez fin, assez riche, assez substantiel pour que l'on puisse croire à sa pérennité.De turquoise vêtue, capable de gratter la guitare et de s'accompagner fort convenablement au piano, la chanteuse a créé une surprise plus qu'agréable à sa première escale montréalaise.Plutôt lumineuse, cette femme de 30 ans n'a rien de fade et n'a certes pas l'inhibition d'une Norah Jones, pour citer l'exemple d'une artiste solide en studio\u2026 et quasi anémique sur scène.C'est que l'aura de Yael Naïm rayonne pour de vrai, son chant s'avère encore plus puissant et sa voix comporte davantage de couleurs que ne l'indique l'album à succès qu'elle a concocté de concert avec le percussionniste David Donatien.Sur scène, sa formation (Laurent David, basse, Xavier Tribolet, claviers, Donatien, percussions) confère une certaine originalité à ses mélodies poignantes et aux variations singulières de son chant.On aura aussi remarqué sa capacité à transmuter une chanson aussi banale que Toxic\u2026 de Britney Spears ! On peut donc situer Yael Naïm dans cette constellation que fréquentent d'autres auteures-compositrices de talent ayant émergé au cours des dernières années - je pense surtout à Feist, qui est juive comme elle et qui vit à Paris comme elle.Combien de temps Miss Naïm aura-t-elle autant de choses à dire ?Pour l'instant, on peut certes parier sur (au moins) un autre album.Fréquences féminines Plus tôt dans la soirée de vendredi, on a reçu d'autres fréquences féminines de grande qualité: les frangines Christine et Ingrid Jensen ont une fois de plus exploré des fjords de subtilité et de grande musicalité jazzistique.Yael Naïm: plus qu'une pub d'Apple PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE La chanteuse Yael Naïm a créé une surprise plus qu'agréable à sa première >Voir NAÏMen page 4 escale montréalaise. Rio Tinto Alcan, fier partenaire du Festival International de Jazz de Montréal Une présence qui rassemble 3567458A ARTS ET SPECTACLES JAZZ ALAIN BRUNET «C'est un durmoment pour l'Italie, qui a vraiment besoin de personnages libres comme Léo Ferré.Et dans ce contexte du retour d'une droite démagogique au pouvoir, je suis vraiment content de participer à mettre son oeuvre de l'avant.Je me sens mal dans ma peau, en ce moment, dans mon pays», gronde Gianmaria Testa au bout du fil.L'homme, pourtant, n'a pas le profil du militant tonitruant.Conséquent avec son rôle d'artiste, l'auteur-compositeur-interprète préfère de loin l'évocation poétique à l'engagement direct.On imagine donc la fracture politique chez les Italiens.Alors?Le répertoire de Ferré vu par le jazz italien, dont il est le chanteur attitré, est selon lui une bouffée d'air frais.«En fait, je participe au projet F.à Léo de Roberto Cipelli parce que je trouve extraordinaire qu'un pianiste de jazz soit touché par un auteur de chansons comme Léo Ferré.J'ai souvent tendance à travailler davantage avec des musiciens de jazz car je pense que le jazz a été l'une des rarissimes révolutions réussies au XXIe siècle.Avec la liberté que leur confère leur capacité d'improviser, les jazzmen ajoutent toujours quelque chose à une chanson.C'est grâce à leur sensibilité jazz, justement.Et j'ai beaucoup de chance, car j'en ai croisé de très bons - les trompettistes Paolo Fresu et Enrico Rava, les pianistes Roberto Cipelli, Rita Marcotulli ou Stefano Bollani.» Depuis deux décennies, le pianiste Roberto Cipelli joue dans le quintette de Paolo Fresu.«Roberto, explique Testa, n'a jamais eu de carrière solo.Et comme Paolo joue énormément, il ne s'est pas détaché de cet ensemble, d'autant plus qu'il est professeur dans un conservatoire.C'est la première fois qu'il devient leader.» Un grand poète Joint à Crémone, où il enseigne dans un conservatoire de la région, Cipelli raconte à son tour sa passion pour Léo Ferré.«Alors que j'étais jeune et que je faisais mes premiers voyages à Paris, Ferré incarnait la France.J'ai aimé tout de suite son point de vue mélodique, très particulier.Puis, j'ai apprécié les qualités harmoniques de ses chansons et, enfin, ses mots.Je crois qu'il était un grand poète, j'apprécie aussi ses mises en musique des grands poètes français - Apollinaire, Verla ine, Beaudela i re, etc .Cependant, je n'aime pas beaucoup son travail avec les orchestres symphoniques, qui, selon moi, amoindrit les particularités de sa musique.Qu'importe, le reste est fantastique.» F.à Léo, explique en outre Cipelli, est né il y a sept ans.«Avec le quintette de Paolo Fresu, nous avions joué à Liège, après quoi nous étions allés manger dans une brasserie.Son propriétaire était un ami proche de Léo Ferré, qui m'a mis la puce à l'oreille, bien au-delà de ses airs que je connaissais déjà.Lorsque je suis rentré à la maison, je me suis procuré la discographie de Ferré.J'ai alors réalisé la grande qualité de ses textes.Mes amis français m'ont aidé à en saisir toute la profondeur en me les traduisant.C'est alors que j'ai décidé de mener ce projet.«J'ai contacté Paolo Fresu, qui a d'abord refusé.Puis j'ai rencontré Gianmaria Testa, qui a accepté de participer au terme de quelques discussions.Paolo a finalement accepté à son tour.Présenté depuis quelques années, ce spectacle est un work in progess.Au fil du temps, j'en ai changé le répertoire, les arrangements, et le batteur.» À Cipelli, Fresu et au contrebassiste Attilio Zanchi, s'ajoute donc l'excellent batteur français Philippe Garcia, qui se prête aussi à des lectures de Verlaine dans le spectacle - parce que Ferré avait jadis mis ses mots enmusique.On apprendra que F.à Léo a été présenté à guichets fermés en France, sans compter l'Italie, la Suisse et l'Allemagne.«Partout, soutient son instigateur, le public est enthousiaste.En Italie, la réaction est aussi très bonne.Pour nous, artistes italiens, c'est d'autant plus réjouissant qu'il nous semblait difficile de faire valoir l'oeuvre de Ferré.» Ne pas trahir l'esprit La commande était considérable, pense aussi Gianmaria Testa.«J'ai déjà eu un doute : chanter un monument de la chanson française, pour un Italien, ce n'est pas rien! D'autant plus que Léo Ferré avait une façon tout à fait différente de la mienne; il déclamait, il avait une voix très puissante.Il a fallu que je choisisse avec Roberto un répertoire qui me correspondait, j'ai aussi adapté quelques rimes en italien, comme celles d'Avec le temps.Le plus important pour moi était de ne pas en trahir l'esprit.«Ferré, Brassens, Brel, souligne en outre Testa, ont vraiment influencé des auteurs de chansons dans la région de Gênes.On parle même d'une école génoise de la chanson - Fabrizio de André, Gino Paoli ou Luigi Tenco, dont nous interprétons Lontano Lontano.Sur la mélodie d'À Saint-Germaindes- Prés, je lis un poème de Cesare Pavese, un romancier et poète piémontais très connu.Ferré avait d'ailleurs mis en musique deux poèmes de cet auteur.De plus, l'art poétique de Verlaine nous accompagne dans le disque et le spectacle comme une espèce de fil rouge.Il y a donc plein de raisonnements derrière ce projet, il n'y a pas qu'un choix de morceaux.» Léo Ferré, on le sait, a vécu la fin de sa vie en Toscane, dans la région du Chianti.Il est mort en Italie (en 1993), où sa famille réside toujours.Son fils s'occupe de ses éditions, en plus de produire du chianti et de la très bonne huile d'olive.Et pendant qu'on presse raisins et olives sur les terres de Ferré, des jazzmen italos extirpent le meilleur de son répertoire.Au service de Léo.F.à Léo est présenté ce soir, 21h30, au Théâtre Maisonneuve.On prévoit un retour de la production en terre québécoise en 2009.Un hommage singulier à Léo Ferré PHOTO FOURNIE PAR LE FIJM Les artisans du projet F.à Léo : Roberto Cipelli, Gianmaria Testa, Paolo Fresu, Attilio Zanchi et Philippe Garcia.«Avec la liberté que leur confère leur capacité d'improviser, les jazzmen ajoutent toujours quelque chose à une chanson.» Lisez et commentez Le blogue d'ALAIN BRUNET cyberpresse.ca/brunet 3570717A ARTS ET SPECTACLES JAZZ ALAIN BRUNET Pour les jazzophiles québécois, Hilario Duran est encore un secret bien gardé.Parmi les grands pianistes cubains de sa génération, exaccompagnateur du trompettiste Arturo Sandoval, leader d'ensembles avec plusieurs albums à son actif, il s'avère l'un des meilleurs pianistes\u2026 canadiens ! Résidant de Toronto, le jazzman s'est produit à Montréal à plusieurs reprises sans que la critique et les médias en fassent grand cas.Cela ne saurait tarder, car Hilario Duran est un monstre de virtuosité que tous les jazzophiles doivent découvrir.Grand et baraqué, mi-cinquantaine sans bedaine, Hilario Duran s'avère plutôt timide d'entrée de jeu.Cette voix douce et ce regard tendre finiront par révéler un homme très intéressant, d'autant plus sensible et curieux.«Je me suis établi au Canada il y a 10 ans.J'y suis très heureux, j'aime vivre à Toronto.J'y étais d'abord venu à plusieurs reprises, car on m'y proposait beaucoup de travail.Un jour, j'ai décidé de m'y établir avec ma femme et notre fille.La Havane me manque, remarquez; j'y retourne autant que je peux», résume le musicien, qui n'a certes pas l'intention de se lancer dans une diatribe contre son pays d'origine ou d'émettre quelque prédiction sur sa destinée politique.Parlons musique, donc: «Je ne joue pas que du jazz latin, je m'intéresse à plusieurs styles, tient-il à préciser.J'ai reçu une éducation classique au conservatoire Amadeo Roldan de La Havane, où l'on préconisait une approche pianistique à la russe - les meilleurs professeurs de piano avaient été formés en ex-Union Soviétique ou encore dans les pays socialistes de l'époque.Je suis un produit de cette éducation, je m'estime d'ailleurs très chanceux d'avoir pu en bénéficier.On forme encore d'excellents musiciens à Cuba, d'ailleurs.» Jazzman d'un calibre indiscutablement international, Hilario est venu très jeune à la musique.«Mes premières influences étaient classiques - Chopin, Rachmaninov, etc.Parallèlement, je baignais dans la grande musique cubaine, dont celle du pianiste et compositeur Ernesto Lecuona.Je me suis aussi frotté aux musiques des comédies musicales modernes, puis vint le jazz.Le premier pianiste que j'ai découvert fut Errol Garner (je conserve encore des caractéristiques de son jeu).Oscar Peterson m'a ensuite profondément marqué, sans compter les grands pianistes de ma jeunesse - Herbie Hancock, Keith Jarrett, Chick Corea.«Si cela me dérange d'être étiqueté pianiste cubain, comme Chucho Valdès ou Gonza lo Rubalcaba?Non, aucun problème, pourvu que l'on ne fasse pas de mauvaises comparaisons.Un journaliste a déjà écrit que j'étais un genre de Bud Powell cubain, alors que mon style n'a rien à voir avec le sien!» D'ailleurs, Hilario Duran ne voit pas dans la musique moderne de son pays une finalité en soi.Le multiculturalisme canadien le séduit tout autant et rejaillit dans son jazz.«Honnêtement, je ne vois pas de différence entre les musiciens canadiens et cubains.Je trouve d'ailleurs très polyvalents les jazzmen d'ici, car ils sont exposés à tant de cultures ; ils absorbent et jouent cette grande variété de références musicales.À Cuba, la diversité est moindre, bien qu'elle existe et que la musique soit d'un calibre très élevé.» Cubai n, Hi la r io Duran ?Canadien?Pour les jazzophiles, certes planétaire.Hilario Duran se produit ce soir au Gesù, à 22h30, avec le contrebassiste Roberto Occhipinti et le batteur Mark Kelso.ENTREVUE/Hilario Duran Pianiste cubain, pianiste canadien Au Gesù, leur projet Nordic Connect a fait état d'un équilibre intéressant entre leurs compositions originales et leur virtuosité, particulièrement celle de la trompettiste Ingrid - que d'aucuns considèrent comme la meilleure soliste de cet instrument au Canada, tous sexes confondus.Cette formation comprend aussi la pianiste et compositrice suédoise Maggie Olin, qui apporte de magnifiques couleurs harmoniques au travail des soeurs Jensen, dont Christine demeure la compositrice la plus brillante.Le batteur new-yorkais Jon Wikan et le contrebassiste Mattias Welin, pour leur part, consolident la charpente rythmique de ce jazz créé au féminin, un jazz qui ne pourrait sortir d'une caboche de mâle.Franchement, nous n'en sommes plus à l'époque où les jazzwomen essayaient de reproduire ce qu'accomplissaient les jazzmen, et Nordic Connect est une illustration probante d'un jazz où la progestérone injectée dans la création sonore n'exclut en rien la haute voltige instrumentale.Je m'étais d'ailleurs passé la même réflexion la veille, au concert de la pianiste, harpiste et compositrice finnoise Iro Haarla, dont l'ensemble se produisait au Monument-National dans le cadre de la série Jazz contemporain.Jazz très moderne, complexe, aventureux, mais aussi doté de qualités clairement féminines.Yael Naïm: plus qu'une pub d'Apple Du jazz moderne, complexe, aventureux, mais aussi doté de qualités clairement féminines.NAÏM suite de la page 2 « Je ne joue pas que du jazz latin, je m'intéresse à plusieurs styles.» ALAIN BRUNET CRITIQUE Il faut suivre Brad Mehldau d'assez près pour se rendre compte à quel point ce musicien ne se tient pas pour acquis.Dans l'art du velouté?Il s'impose.Dans les relectures jazzistiques du répertoire populaire américain, britannique ou brésilien?Il n'a pas son pareil.Dans l'élégance de ses réinterprétations de standards?Passé maître.Or, même si son classicisme apparent et son parti pris pour la forme chanson peuvent sembler devenir prévisibles dans sa discographie récente, il faut vraiment assister aux représentations de Mehldau sur scène pour se faire une idée précise de son approche globale.Pour ainsi réaliser que le jazz contemporain et les acquis modernes du piano de tradition classique sont fondamentaux dans l'art du pianiste américain.C'était évidemment son trio qu'on attendait le plus à ce 29e FIJM.Et c'est son trio qu'on a adoré une fois de plus.Hier soir au théâtre Jean-Duceppe, Mehldau a opté pour un heureux compromis entre audace et accessibilité.Bien que son ensemble n'ait pas été particulièrement explosif ni hautement dramatique, il a été pertinent du début à la fin.L'accueil tonitruant des fans (à chacune des pièces) n'a pas menti! Plus précisément, le trio a relu Thelonious Monk (We See et Work) et John Coltrane (Countdown), il a fait l'expérience du matériel original de son leader, il a jazzifié des chansons de Chico Buarque (Samba do Grande Amor), Elvis Costello (Baby Plays Around), Sufjan Stevens (Holland), Toninho Horta, on en passe.On notera au passage que le recrutement du batteur Jeff Ballard ne peut plus être remis en question, quelques années après le départ de l'élégant (et plus discret) Jorge Rossy; ce percussionniste confère au trio un spectre rythmique absolument incroyable, notamment lorsque la complexité devient une exigence.Qui plus est, la relation établie avec son leader au piano et le contrebassiste Larry Grenadier est tout simplement parfaite - on a vu Ballard briller, par exemple, dans une fabuleuse envolée jazzobrésilienne au rappel.Plus de risques au Gesù La veille, au Gesù, c'était à l'art du solo que nous conviait Brad.Le musicien y d'ailleurs pris plus de risques qu'hier, des risques parfois discutables.Autant on l'a vu hier exécuter avec brio des improvisations hautement virtuoses, autant on l'a vu vendredi s'acharner sur des figures rythmiques qui n'en finissaient plus de finir.Après avoir fait de belles choses sur un standard de Sonny Rollins (Airegin), il nous a présenté du matériel inédit avec une façon quasi obsessive de maintenir le rythme de la main gauche.Cette phase étrange a finalement trouvé son issue avec des relectures de Bobby Timmons (This Here), Brian Wilson (God Only Knows, bizarroïde), Richard Rodgers (My Favourite Things) et plus encore.Quoi qu'il en soit, Brad Mehldau demeure le plus influent des jeunes musiciens sur la planète jazz.Nous en avons eu d'autres preuves ce week-end.BRAD MEHLDAU Entre audace et accessibilité Hier soir au théâtre Jean- Duceppe, Mehldau a opté pour un heureux compromis entre audace et accessibilité.PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE Brad Mehldau est passé maître dans l'art de réinterpréter les classiques.ALAINDE REPENTIGNY CRITIQUE Après des débuts fulgurants et une enfilade d'immenses succès au début des années 70, Al Green est devenu pasteur.Il a abandonné la chanson laïque, sensuelle et irrésistible qui avait fait sa marque pour se consacrer au gospel et à Dieu.Le pasteur qu'il est encore aujourd'hui et qu'on a enfin vu hier à la salle Wilfrid-Pelletier ne donnait surtout pas dans le prêchi-prêcha.Le chanteur de soul incomparable, qui tient bien haut le flambeau que lui ont confié les Sam Cooke, Otis Redding et autres Marvin Gaye, a fait mieux encore : il a semé le bonheur pendant 75 minutes en utilisant tous les trucs du métier.L'entrée en matière était on ne peut plus classique.Les 11 musiciens et chanteurs qui se mettent au travail, chauffent la foule et la préparent à accueillir comme il se doit la vedette de la soirée, entourée de deux jeunes danseurs.Dès qu'il met le pied sur la scène, le pasteur de l'église Full Gospel Tabernacle de Memphis (Tennessee) s'attelle à la tâche: s'assurer que tous les spectateurs sans exception seront convertis au terme de ces 75 minutes, qui tiennent plus de la fête que de la grand-messe.La fête ne s'est pas éternisée, mais elle aurait difficilement pu être plus fiévreuse, plus intense.On n'a pas eu droit à Take Me To The River (dommage.), le révérend ayant préféré consacrer cinq minutes de son spectacle à un pot-pourri de chansons soul et rhythm and blues qui, a dit en étirant un peu la vérité l'homme de 62 ans, l'ont formé alors qu'il était haut comme trois pommes: I Can't Help Myself, My Girl, Dock of the Bay, I've Been Loving You Too Long, You Are Everything.«Nous avons grandi avec de la vraie musique», a-t-il ajouté en prenant à témoin son public, qui ne s'est surtout pas obstiné.Ce spectacle avait tout de la revue musicale du bon vieux temps.Al Green dansait funky, ne ménageant pas les effets comiques, faisant chanter la foule à sa suite, imposant même les mains à cette assemblée de dévots pendant Let's Get Married et aspergeant les premières rangées de quelques gouttes de son abondante sueur.Le chanteur de gospel en lui s'est contenté d'un petit bout d'Amazing Grace, qu'il a complété par du Sam Cooke.Et il ne nous a offert qu'une chanson de son excellent nouvel album, la pièce-titre Lay It Down.Il n'a pas donné de rappel - en fait, il l'avait placé au milieu du spectacle: une version impeccable de sa chanson rassembleuse par excellence, Let's Stay Together.Pendant un petit moment, je l'avoue, je me suis demandé si les blagues, les grimaces qui le faisaient ressembler à Flip Wilson, les trucs des vieux pros du métier - il a dû distribuer six ou sept douzaines de roses rouges aux dames - n'empiétaient pas un peu trop sur les chansons ellesmêmes.Puis je me suis laissé emporter, comme tout le monde qui a passé la majeure partie du spectacle debout, à danser, à chanter, à taper des mains et à manifester son approbation quand Al Green étirait la note de sa voix de fausset.En lever de rideau, Lizz Wright nous a offert un minitour de chant allant de Old Man, de Neil Young, à Thank You, de Led Zeppelin, avec entre les deux une généreuse portion de blues fort bien servi par sa voix chaude et soyeuse.Le public, enthousiaste, lui a réclamé un rappel qu'elle n'a pas volé.AL GREEN Le pasteur connaît tous les trucs du métier PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE Lors de son spectacle, hier, Al Green dansait funky, ne ménageant pas les effets comiques, faisant chanter la foule à sa suite, imposant même les mains à cette assemblée de dévots pendant Let's Get Married et aspergeant les premières rangées de quelques gouttes de son abondante sueur. MONTREALJAZZFEST.COM ACHAT DANS LES SALLES OÙ LES CONCERTS ONT LIEU MÉTROPOLIS (PAVILLON HEINEKEN) 514 844-3500 514 908-9090 ticketpro.ca THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE 514 866-8668 514 908-9090 ticketpro.ca CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE 514 842-9768 514 908-9090 ticketpro.ca CLUB SODA 514 286-1010 514 908-9090 ticketpro.ca PLACE DES ARTS 514 842-2112 1 866 842-2112 laplacedesarts.com BILLETTERIE BILLETTERIE CENTRALE DU FESTIVAL (sauf pour les événements présentés à la Place des Arts) MÉTROPOLIS 59, rue Sainte-Catherine Est Le Festival se poursuit pour 8 jours de musique au coeur du centre-ville ! Plus de 500concerts PREMIÈRE PARTIE : VIVIAN GIRLS PREMIÈRE PARTIE : DATAROCK 29 JUIN 2 JUILLET PROGRAMME DOUBLE PROGRAMME DOUBLE PREMIÈRE PARTIE : WOODHANDS 18 h GESÙ - CENTRE DE CRÉATIVITÉ LES COULEURS RYTHMES BELL JAZZ D'ICI INVITATION 21h30 THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE - PdA DEMAIN ! DEMAIN ! CE SOIR ! CE SOIR ! DEMAIN ! 29 JUIN 30 JUIN 2 JUILLET 30 JUIN 1erJUILLET 2JUILLET 3JUILLET 5JUILLET 29 JUIN 3 JUILLET 5 JUILLET 30 JUIN 2 JUILLET 3 JUILLET IMA MELODY GARDOT UNE VOIX D'UNE RARE BEAUTÉ ! 30 JUIN ET 2-3 JUILLET 4-5 JUILLET IMA PRÉSENTE SON ALBUM SMILE, UN HYMNE AU BONHEUR! RODRIGO GABRIELA JOE PISCOPO F.- À LÉO, HOMMAGE À LÉO FERRÉ D'APRÈS UNE IDÉE DE ROBERTO CIPELLI AVEC ROBERTO CIPELLI, ATTILIO ZANCHI, PHILIPPE GARCIA ET LA PARTICIPATION SPÉCIALE DE GIANMARIA TESTA ET PAOLO FRESU PUBLIC ENEMY FRANÇOIS RICHARD NOUVEL ORCHESTRA TV ON THE RADIO WE ARE WOLVES ORCHESTRA BAOBAB STRUNZ & FARAH LADYTRON RICHARD THOMPSON SOLO DIANNE REEVES ABBEY LINCOLN CE SOIR ! BILLETS EN VENTE AU MÉTROPOLIS ! présenté par HOUDINI, le spectacle musical Spectacle avec sous-titres français JUSQU'AU 5 JUILLET (relâche le 30 juin et 1er juillet) 19h30 \u2014 Théâtre Outremont METTANT EN VEDETTE UNE VINGTAINE DE CHANTEURS, D'ACTEURS ET DE MUSICIENS ! Une production du en collaboration avec le FESTIVAL MONTRÉAL EN LUMIÈRE OFFRE D'UNE DURÉE LIMITÉE Obtenez 40 $DERABAIS àl'achat d'une pairedebillets pour Houdini, le spectacle musical! ROBERTO FONSECA RZA AKA BOBBY DIGITAL FEATURING STONE MECCA GZA / GENIUS TANGARIA PERFORMING LIQUID SWORDS RICHARD GALLIANO THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE - PdA JAZZ BEAT 18 h 18 h 20 h THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE THÉÂTRE MAISONNEUVE - PdA THÉÂTRE MAISONNEUVE - PdA THÉÂTRE MAISONNEUVE - Place des Arts THÉÂTRE MAISONNEUVE - PdA Théâtre Maisonneuve - PdA McCOY TYNER TRIO REMEMBERS JOHN COLTRANE 1er JUILLET (19h) McCOY TYNER AVEC INVITÉ SPÉCIAL RAVI COLTRANE McCOY TYNER BIG BAND AVEC BERKLEE CONCERT JAZZ ORCHESTRA ET INVITÉ SPÉCIAL CHRISTIAN SCOTT McCOY TYNER'S PIANO MASTER SOLO 2 JUILLET 3 JUILLET 5 JUILLET WOODY ALLEN AND HIS NEW ORLEANS JAZZ BAND 29 et 30 JUIN 29 JUIN DIRECTEUR MUSICAL: EDDY DAVIS COMPLET ET AUSSI THEMONTREAL JUBILATION CHOIR OLIVERJONES BRYANLEE RANEE LEE AVEC A NIGHT TO REMEMBER ANNIVERSAIRE JUSTIN TIME: 25e CORAL EGAN, YANNICK RIEU, DAWNTYLERWATSON, PAUL DESLAURIERSETPLUSIEURS AUTRES INVITÉS DANIEL LANOIS TOURNÉE DE FESTIVAL ! COMPLET 1-2 Juillet Cabaret Juste pour rire 3 Juillet Club Soda 4 Juillet Métropolis LEE \u201cSCRATCH\u201d PERRY THE WAILERS SALUTES FRANK SINATRA WITH LIVE JAZZ ORCHESTRA DIRIGÉ PAR JOE MUCCIOLI minuit CLUB SODA LES NUITS 29 JUIN 29 JUIN 30 JUIN 2 JUILLET 3 JUILLET 4 JUILLET 5 JUILLET 6 JUILLET CE SOIR ! BILLETS EN VENTE LES NOUVELLES DIVAS HYATT REGENCY MONTRÉAL SOCALLED LOVE TRIO IN DUB WITH U-ROY 30 JUIN CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE SALLE CLAUDE-JUTRA, 335, boul.De Maisonneuve Est 17h CINÉ-JAZZ Berlin symphonie d'une grande ville (Berlin die Sinfonie der Grossstadt) (All., 60 min.) Réal.: Walther Ruttmann Musiciens: JEAN DEROME (saxophone, flûte, objets) et PIERRE TANGUAY (percussion) The Phantom of the Opera (É.-U., 91 min.) Réal.: Rupert Julian Musiciens: JEAN DEROME (saxophone, flûte, objets) et FRANÇOIS BOURASSA (piano) La Jeune Fille au carton à chapeau (Devuska s korobkoj) (URSS, 85 min.) Réal.: Boris Barnet Musiciens: JEAN DEROME (saxophone, flûte, objets) Underworld (É.-U., 97 min.) Réal.: Josef von Sternberg Musiciens: FRANÇOIS BOURASSA (piano) et FRANÇOIS RICHARD (flûte) La Souriante Madame Beudet (Fr., 27 min.) Réal.: Germaine Dulac Paris qui dort (Fr., 48 min.) Réal.: René Clair Musiciens: FRANÇOIS BOURASSA (piano) et ROBERT M.LEPAGE (clarinette) L'Homme fort (The Strong Man) (É.-U., 76 min.) Réal.: Frank Capra Musiciens: FRANÇOIS BOURASSA (piano) et ANDRÉ LEROUX (saxophones) Poil de Carotte (Fr., 87 min.) Réal.: Julien Duvivier Musiciens: FRANÇOIS BOURASSA (piano) 20 h PAVILLON HEINEKEN LES SOIRÉES DU PAVILLON 27 AU 30 JUIN THAT 1 GUY En collaboration avec PAVILLON HEINEKEN (angle De Maisonneuve/De Bleury) À L'AFFICHE JUSQU'AU 5 JUILLET\u201422h30 (relâche le 1er juillet) LES NOCTURNES DU PAVILLON BELLY OF A DRUNKEN PIANO: UN SPECTACLE SUR TOM WAITS, AVEC STEWART D'ARRIETTA DÈS CE SOIR ! DE BONS BILLETS ENCORE DISPONIBLES LE FESTIVAL VOUS INVITE À PEINDRE AVEC ARMANDVAILLANCOURT ! RENDEZ-VOUS AU PIED DE LA TOILE TOUS LESSOIRS DU FESTIVAL ! DE 18 HÀ20HSUR LA RUE JEANNE-MANCE ENTRE SAINTE-CATHERINE ET DE MAISONNEUVE GRATUIT! 19h30 21h30 SALLE WILFRID-PELLETIER - PdA PLEINS FEUX LES GRANDS CONCERTS 21h30 19 h 20 h 30 CLUB SODA MÉTROPOLIS EN VOIX L' ÉVÉNEMENT SPÉCIAL BELL DIFFUSION EN DIRECT SUR BV3K.sympatico.msn.ca LE FESTIVAL INTERNATIONAL DE JAZZ DE MONTRÉAL PRÉSENTE GRATUIT! RUE SAINTE-CATHERINE ANGLE JEANNE-MANCE Métro Place-des-Arts SCÈNE CE MARDI THÉÂTRE MAISONNEUVE - Place des Arts 3571622A 3570293A ARTS ET SPECTACLES JAZZ VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Votre guide télé surWWW.CYBERPRESSE.CA/TELE 0629 17 h 00 17 h 30 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 BEV VD VDO SRC Séduction - Geneviève Guérard visite Anse-Saint-Jean dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean.Le Téléjournal Planète Terre - Situées en bordure des continents, les mers abritent la vie marine.Et Dieu créa.Laflaque Bachelet - Une cinéaste explore les premiers mois que la présidente du Chili a passé au pouvoir.Les Tudors - L'emprisonnement du pape Clément VII par l'Empereur contrecarre les projets d'Henry.Le Téléjournal LE VIOLON ROUGE (1998) avec Greta Scacchi, Samuel L.Jackson.- Un superbe violon nous emmène à travers les continents, les cultures et les siècles.0h45 \" TVA 16h00 # BEETHOVEN IV (2001) avec Julia Sweeney, Joe Pichler, Judge Reinhold.Le TVA 18 Heures Bête et surdouée Drôles de vidéos Le sketch show OPÉRATION TONNERRE (1965) avec Claudine Auger, Adolfo Celi, Sean Connery.- Un agent secret est aux prises avec une organisation criminelle qui exige une rançon.Le TVA réseau COLUMBO: VOTEZ POUR MOI (1989) avec Louis Zorich, Peter Falk.1h00 \" TQS Histoires de camionneurs Le journal weekend L'IMPACT (1998) avec Elijah Wood, Robert Duvall, Téa Leoni.- Un jeune garçon découvre une comète qui menace l'existence de la planète entière.LES NUITS AVEC MON ENNEMI (1991) avec Patrick Bergin, Elizabeth Lawrence, Julia Roberts.- L'épouse d'un homme froid et brutal se fait passer pour morte.Le journal weekend INVINCIBLES (2001) avec Byron Manon, Billy Zane, Tory Kittles.1h00 \" TQc À la di Stasio - Une escale dans un lieu emblématique et pittoresque, le Vieux Port de Marseille.Soyons bêtes! 1900, La vie de château / Le grand dîner Les Kiki Tronic / Le coloc qui venait d'ailleurs Les grands duels de la LNI / Ronde préliminaire - Martin Drainville affronte Edith Cochrane.Belle et Bum Pour l'histoire Docs Plus / Jeunes femmes disparues \" CBC 16h00 # THE IRON GIANT (1999) The Nature of Things Partie 3 de 6 Heartland / Taking Chances A Problem Like Maria NATIONAL TREASURE (2004) avec Diane Kruger, Justin Bartha, Nicholas Cage.206 13 13 CTV-M Sandra Bernhard In Fashion CTV News Ent.Spotlight Instant Star The Hills Million Dollar Password Cold Case / Spiders Mad Men / New Amsterdam CTV National CTV News \" 205 11 11 GBL-Q 15h00 # PGA Golf (D) Evening News Global National Wipeout The Simpsons King of the Hill Family Guy American Dad The Unit / Every Step You Take News Final Focus Montreal 55 3 3 ABC Paid Program Paid Program ABC World News Fox 44 News Wipeout Extreme Makeover: Home Edition / Luther Family Desperate Housewives Cold Case 281 22 22 CBS 15h00 # PGA Golf (D) Channel 3 News 18h40 CBS News 60 Minutes Million Dollar Password Cold Case / Spiders Cold Case / Family 8108 Channel 3 News King of Queens 282 21 21 NBC 15h00 # LPGA Golf (D) Newschannel 5 NBC News Track & Field (D) Swimming (D) Dateline NBC Newschannel 5 Reel Talk 280 18 23 PBS-P 16h30 # Monet Rubin Museum BBC World News Foreign SS United States: Lady in Waiting Nature / The Vanishing Lions Masterpiece Mystery! Carhenge BBC World News P.O.V.\" \u2014 46 24 PBS-B 14h00 # Great Performances Summer Wine Waiting for God Globe Trekker / Peru & Amazon Nature / The Vanishing Lions Masterpiece Mystery! Sherlock Holmes Mysteries Krakatoa \" \u2014 43 59 A&E The Coreys The Two Coreys The Two Coreys Simmons: Family Simmons: Family Simmons: Family Simmons: Family Simmons: Family Simmons: Family The Two Coreys The Two Coreys Intervention / Dawn and Fabian 615 73 39 ARTV Voir les comédiens / Gilbert Sicotte Artistes Amour du country , Jerry Cormier.Les grandes entrevues Juste pour rire / Gilles Latulippe Juste pour rire 2007 - Cette édition met en vedette les plus grands humoristes dumoment.143 31 31 BRAV Inside the Actors Studio Panych Plays! Arts&Minds Fact Presents Toller Cranston: The Art of Being THE BONE COLLECTOR (1999) avec Angelina Jolie, Queen Latifah, Denzel Washington.IF THESE WA.\" 620 72 34 CD Contact animal Grand rire bleue 2003 Docu-D / Le phénomène NASCAR Docu-D / La loi du plus fort Dossiers mystère Témoins de l'étrange 129 20 20 CinéPOP 16h05 # MON .17h35 LE DERNIER RIVAGE (1959) FAUT S'FAIRE LA MALLE (1980) avec Richard Pryor, Gene Wilder.21h55 LUDWIG VAN B.(1994) 185 205 205 DISC How It's Made How It's Made Myth Busters / Baseball Myths Megastructures Apollo 13: The Inside Story The Shadow of the Moon Megastructures 520 37 37 EV Mordu de la pêche / Maroc Cuba-Aventure Excursions Rallye autour du monde Destination Monde - Destination cette semaine: Venezuela.Avec Suivez le guide! nous visitons Isla Marguarita.Le Top 10 134 23 51 FC 17h10 K.Possible 17h40 H.Montana 18h05 Sadie Flight 29 Down 18h55 So Raven 19h50 Life Derek 20h10 Suite Life 20h35 H.Montana THE PAPER BRIGADE (1996) Kyle Howard.22h25 ARMAGEDDON (1998) Bruce Willis.1h00 \" 556 \u2014 67 FOX 2 1/2 Men 2 1/2 Men Seinfeld Seinfeld THE LOST WORLD: JURASSIC PARK (1997) avec Julianne Moore, Pete Postlethwaite, Jeff Goldblum.FOX 44 News Family Guy TMZ 283 36 46 HI Dr Quinn, femme médecin / Heroes Mystères / La Grande Pyramide Passion maisons / Trois-Rivières Chasseur de mystères JAG / Le tuteur Compte à rebours Guerres et conflits 133 25 53 HIST Lost Worlds Metropolis / Carthage NCIS / The Immortal Carlos the Jackal THE JACKAL (1998) avec Richard Gere, Sidney Poitier, Bruce Willis.Manhunt 522 49 47 MMAX Les 101.Max Week-End Plus riche que toi En chute libre! L'index québéc Musicographie / Loco Locass Révolution / Hip Hop 142 32 48 E! MTL 16h00 # True Hollywood Story Dr.90210 The Real Housewives Extreme Makeover: Home Edition / Luther Family Polonia Soul Call Teleritmo 207 14 14 RDI Le Téléjournal L'Épicerie Terres arctiques 1-888-OISEAUX Le journal RDI Rendez-vous Découverte / Les jungles Le Téléjournal Québec 1608 Grands Reportages / Dieu en Chine Le Téléjournal Second Regard 126 19 19 S+ Sans laisser de trace Hôtel Babylon C.S.I: Miami / Le verdict du tueur Bones / L'ombre d'un doute Bones / Jeux dangereux Les experts / Chemins de croix Les experts / La tête en feu 132 24 52 SE 16h15 # EL CANTANTE: LE CHANT.18h10 ASTÉRIX ET LES VIKINGS (2006) DRÔLE D'ENQUÊTE POUR LE JEUNE INSPECTEUR J'AI SERRÉ LA MAINDUDIABLE (2007) Roy Dupuis.22h55 Sur écoute 180 \u2014 201 SHOW 16h00 # BATMAN BEGINS (2005) avec Michael Caine, Christian Bale.LOST BEHIND BARS (2006) avec Antonio Cupo, Paget Brewster.Trailer Park Boys Rent-A-Goalie BATMAN BEGINS (2005) avec Michael Caine, Christian Bale.1h00 \" 616 40 40 TFO Mon premier em.Cinémission Wonder Choux Bravo Gudule Panorama Insectia Un monde de passions HÔTEL DU NORD (1938) avec Arletty, Jean-Pierre Aumont, Louis Jouvet.Volt D'mes affaires 137 \u2014 \u2014 TLC Jon & Kate/ Eight Jon & Kate/ Eight Jon & Kate/ Eight Jon & Kate/ Eight Jon & Kate/ Eight Jon & Kate/ Eight Jon & Kate Plus Eight The Singing Office Rock/Recept Jon & Kate/ Eight Jon & Kate/ Eight / Girls' Day Out 521 39 27 TTF POKÉMON 7: DESTINÉE DEOXYS (2004) Kappa Mikey Île des défis extr.6teen Blaise le blasé Les Simpson Punch South Park Clone High Les Simpson Décalés cosmos 139 34 45 TV5 16h30 # Pékin express / Chengde Fourchette Journal France Juste pour rire 25 ans de Petite-Vallée Sur les traces de.Grand musée TV5 le journal Frontières Chine\" 145 15 15 VIE S.O.S Santé Maison en otage Maître chez soi Dre Nadia Mets-toià ma place! Des maisons d'occasion$ Idées-grandeur Airoldi-sortie S.O.S Santé 135 35 44 VOX Ici et là Le Confident Premières vues Académiemots Le Zarts: Studio Le Livre Show Bourlingueurs Place des Arts Parole et vie Boxe Rock \u2014 9 9 VRAK Allie Singer Grenade avec ça?Stan et ses stars Les sauvages HIGH SCHOOL MUSICAL 2 (2007) avec Vanessa Hudgens, Zac Efron.La cache Mauvais 1/4 d'heure Presserebelle Presserebelle 140 16 16 Z Comment.fait Banc d'essai Ligue de garage / Jeep YJ 1995 Bolides / Hollywood au volant Les stupéfiants Le cobaye Les tordus ARMAGEDDON (1998) avec Ben Affleck, Liv Tyler, Bruce Willis.1h00 \" 131 26 54 RDS 14h45 # Soccer H20 Sports 30 NASCAR Course automobile - Coupe Sprint Lenox Industrial Tools 301 Sports 30 PGA Golf - Omnium Buick Ronde finale 123 33 33 SPN Poker Sportsnet Connected Week in Baseball Jays Connected LMB Baseball / Cubs de Chicago c.White Sox de Chicago (D) Sportsnet Connected 406 38 38 TSN 16h45 # Postgame Sports Centre Sports Centre UEFA Soccer - Coupe Euro Euro Today Sports Centre Auto Racing \" 400 28 28 17 h 00 17 h 30 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 BEV VD VDO PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE Caricaturiste, photographe, magicien, écrivain et, pour le vaste public, musicien pop aux métissages savoureux, Josh Dolgin, alias Socalled, mériterait un film qui cernerait l'éventaildeses talentset ferait la chronique d'une vie surchargée, pleine de rencontres et de voyages.Ça tombe bien, l'Office national du film est sur le coup.«Amusante, ma vie?De ton point de vue, peut-être\u2026 Bon, d'accord, on peut dire ça », souffle Dolgin, le sourire dans la voix.La fatigue, aussi: «Trois jours en France pour donner deux concerts, l'un à Toulouse, l'autre à Besançon, pour revenir à temps pour le concert du Festival de jazz, c'est hardcore ! » Le 14e festival Rio Loco de Toulouse avait pour thème la musique des Balkans; Socalled y était dimanche dernier, invitésurprise lors des performances de la réputée Fanfare Ciocarlia (de Roumanie) et de son complice David Krakauer, clarinettiste new-yorkais leader du groupe Klezmer Madness! «La folie! Plus de 15 000 spectateurs.C'est drôle, être de Montréal et avoir tellement de choses en commun avec ces musiciens roumains, hongrois\u2026» L'auditoire sera plus modeste mais tout aussi chaleureux ce soir, au Club Soda, tandis que Socalled proposera les chansons de Ghettoblaster (paru sous l'étiquette new-yorkaise JDub l'an dernier), grande rencontre entre la pop, le hip hop et lamusique klezmer.De nouvelles compositions sont aussi au programme.«Je travaille déjà à mon prochain album; toutes ces rencontres me donnent tellement d'idées!» Une vraie machine, ce Dolgin, artisan aux mille métiers happé par le succès, inattendu, de son projet hip hop/pop/ klezmer Socalled.«Tout en faisant de la musique, j'explore autre chose.C'est ma clé du bonheur: m'occuper en ayant plusieurs passions.Même la musique, c'est un loisir, j'y suis accro.Quelque chose à faire pour ne pas vraiment travailler.Même si aujourd'hui c'est mon boulot, j'ai besoin d'écrire, de prendre des photos, de faire de la magie.Il faut avoir beaucoup de loisirs pour être toujours inspiré.» C'est toutefois la musique qui le fait voyager.En quelques semaines, le gaillard frisé qui semble toujours sortir d'une boîte à surprises est passé de Toronto à Tadoussac, en passant par Toulouse et Besançon (en France, où Socalled s'est fait de nombreux admirateurs grâce à l'appui constant de Radio Nova), pour se poser à Montréal «pour un instant ».Ça n'arrête jamais.Une fascinante croisière au coeur de la musique populaire de l'Europe de l'Est, avec des détours par la pop nord-américaine.«La culture juive n'est qu'une partie de ma musique, insiste-t-il.Je ne suis pas du tout enmission pour promouvoir la culture juive ou d'Europe de l'Est.Je suis seulement un citoyen du monde, avec un tas d'amis d'origines diverses.C'est la réalité montréalaise, faite de gens différents.C'est la richesse, l'avenir.» Pour Socalled, l'avenir immédiat, c'est la parution à l'automne d'un album enregistré à New York avec le confrère clarinettiste Krakauer et le tromboniste funk Fred Wesley.Un projet qui a pris naissance à Montréal l'automne dernier, grâce à cette rencontre sur scène, pendant Pop Montréal.Le projet a été immortalisé sur pellicule pour le documentaire Socalled: The Movie, réalisé par Garry Beitel.«Ouf! Ils enont encore pour un an à me suivre presque partout.Çame fait peur, mais c'est aussi une occasion en or.» «Si je suis étonné de voir qu'on tourne un documentaire sur ma vie?Au moins autant de voir qu'un journaliste tient à faire une entrevue avec moi!» Le fabuleux destin de Josh Dolgin « Tout en faisant de la musique, j'explore autre chose.C'est ma clé du bonheur : m'occuper en ayant plusieurs passions.» PHOTO FOURNIE PAR LE FIJM Josh Dolgin, alias Socalled, semble toujours sortir d'une boîte à surprises. ARTS ET SPECTACLES EXPRESSO COMÉDIE SATIRIQUE L'ÂGE DES TÉNÈBRES hhh De Denys Arcand.Avec Marc Labrèche, Sylvie Léonard, Diane Kruger.(13 ans +) Tout a été dit sur L'âge des ténèbres de Denys Arcand.Je ne m'attarderai pas sur le film, préférant insister sur la nouveauté: les suppléments que compte le DVD double lancé lundi (cette semaine, pas de sorties le jour-du-Canada-Day!).Bon, on se fiche de la différence de cinq minutes entre les versions Québec et internationale, mais combien sont fascinants les documents Denys répond aux questions du public (30 min.) et la fameuse Leçon de scénario (1 h) présentée aux Rendez-vous du cinéma québécois où les journalistes ont été refusés.Voir le réalisateur admettre que la scène médiévale est une erreur sur le plan dramaturgique, qu'il le savait et l'a voulu ainsi.L'entendre se contredire: L'âge des ténèbres est, ici, la suite de Stardom; ailleurs, la fin d'une trilogie.Entendre ses conseils (im) pertinents.Bref, découvrir un type sympa et abordable dans ce cynique-qui-nie-l'être.SUSPENSE VANTAGE POINT (V.F.: ANGLES D'ATTAQUE) hhh De Pete Travis.Avec Dennis Quaid, Matthew Fox, Forest Whitaker, William Hurt.(13 ans +) Vantage Point de Pete Travis ne dure même pas une heure et demie.et c'est tant mieux.Pas parce qu'on s'y ennuie mais parce que plus, ça aurait été trop.Là, on ne voit pas le temps passer\u2026 jusqu'au dernier acte pas mal trop mélo, tiré par les cheveux et souligné avec force ralentis et musique dramaticosymphonique.N'empêche.Bonne idée de départ: le président des États-Unis participe à un sommet international, en Espagne.Il monte sur l'estrade.Et se fait tirer dessus.Retour en arrière.Au total, le drame est vu et revu (et rerevu, etc.) selon le point de vue de huit témoins.Ce qui est beaucoup (trop) mais permet, à chaque fois, d'éclairer un pan différent de l'attentat.Le rythme est foudroyant (assez pour ne pas laisser au spectateur le temps de noter les incongruités), les personnages sont rapidement campés.Bref, on ne s'ennuie pas.Restent ces dernières minutes\u2026 COMÉDIE NOIRE IN BRUGES (V.F.: BIENVENUE À BRUGES) De Martin Mc Donagh.Avec Colin Farrell, Ralph Fiennes, Brendan Gleeson.(13 ans +) Autant la présence d'un Marc Labrèche peut me faire aborder une oeuvre avec un parti pris favorable (pourquoi je pense à ça, justement cette semaine?), autant celle de Colin Farrell suffit à me mettre sur mes gardes - heureusement pour lui (car ça lui fait sûrement quelque chose), il y a pire et, dans mon cas, le pire porte un nom, celui de Ben Affleck.Eh bien, le jeune homme m'a agréablement surprise dans In Bruges de Martin Mc Donagh.Comme si le film indépendant lui réussissait mieux que le grand déploiement.Il incarne ici un tueur irlandais qui se retrouve à Bruges, avec un collègue, après une «mission» ratée en Angleterre.Ils attendent les instructions de leur patron.C'est tout ou presque.Mais les dialogues sont bien écrits, la structure est originale, les acteurs sont bien dirigés et Bruges teinte le tout d'une ambiance sombre et inquiétante.SONIA SARFATI TOUS LES FILMS CRITIQUÉS PAR SONIASARFATI SORTENT EN FORMAT DVDMARDI PROCHAIN DANS LESCLUBS DE LOCATIONET LESMAGASINS.CINÉMA MAISON AUTRES SORTIES > DRILLBIT TAYLOR Comédie de Steven Brill où Owen Wilson incarne un nul qui se fait passer pour un as des arts martiaux et est engagé comme garde du corps par deux garçons devenus les souffre-douleur du dur de l'école secondaire.> WAR, INC Satire politique de Joshua Seftel où John Cusack incarne un tueur engagé pour assassiner un ministre responsable des ressources pétrolières dans un pays du Moyen-Orient, un certain\u2026Omar Sharif.> THE TATTOOIST Drame d'horreur de Peter Burger où l'arme du Mal s'incarne dans un accessoire fabriqué dans la nuit des temps et qu'utilise innocemment un tatoueur.Enfin, l'innocence ne durera qu'un temps\u2026 > MEET THE BROWNS Comédie dramatique de Tyler Perry avec Angela Bassett qui traverse la Géorgie avec ses trois enfants pour assister aux funérailles de son père, qu'elle n'a jamais connu.Et rencontre ainsi sa «famille».Tous les jours dans AU-DELÀ DE LA SCÈNE La guerre d'Algérie est un sujet délicat en France.De ceux qui sont peu abordés au cinéma.Florent-Émilio Siri (qui, dans un autre registre, a aussi réalisé Nid de guêpes) a décidé de plonger, et le fait bien, avec L'ennemi intime.Coécrit avec l'historien Patrick Rotman, son film se penche sur deux officiers de l'armée française.Deux hommes, deux visions bien différentes du conflit.Benoît Magimel incarne ainsi le lieutenant Terrien, un idéaliste et un humaniste qui prend la tête d'une section.Oui, contre son gré.Albert Dupontel, lui, se glisse dans la peau du sergent Dougnac, un vieux de la vieille qui transporte sa désillusion dans son barda.Il aurait pu y avoir affrontement entre les deux personnages, duel manichéen.Le scénario joue beaucoup plus de la nuance et de l'intelligence.On est (malgré soi ?) transporté dans cette page d'histoire douloureuse.DRAME DE GUERRE L'ENNEMI INTIME hhh 1/2 De Florent-Émilio Siri.Avec Benoît Magimel, Albert Dupontel, Aurélien Recoing.(13 ans +) 3569986A À L'AFFICHE Consultez les Guides-Horaires des Cinémas ou Visitez le Sony Pictures Releasing.ca «J'ADORE CE FILM!» A.O.Scott, NYTIMES.COM version française de YOU DON'T MESS WITH THE ZOHAN 3571343A «Ça nous ensorcelle.Efficace.Ce que j'admire de L'Événement, c'est que son rythme et sa substance m'ont permis de me demander\u2026 comment je pourrais bien répondre à un réveil téléphonique de la nature.» Roger Ebert, Consultez les guides-horaires ou visitez les sites web suivants: Cineplex.com Cinemas Guzzo.com Cinemas Fortune.ca, cinentreprise.com enprimeur.ca À L'AFFICHE M.NIGHT SHYAMALAN Scénariste et réalisateur de « Le Sixième sens » et « Signes » version française de « THE HAPPENING » 3571345A ENASSOCIATIONAVECTOPCOW RÉALISÉ PAR TIMURBEKMAMBETOV PRODUIT MARCPLATT JIMLEMLEY JASONNETTER IAINSMITH PAR SCÉNARIO DE MICHAELBRANDT&DEREKHAASET CHRISMORGAN HISTOIRE DEMICHAELBRANDT&DEREKHAAS BASÉ SUR LES SÉRIES DE BANDES DESSINÉES DE MARKMILLAR ETJ.G.JONES PRODUCTEURS ADAMSIEGEL MARCSILVESTRI ROGERBIRNBAUM GARYBARBER \u201cRECHERCHÉ\u201d TERENCESTAMP EXÉCUTIFS UNIVERSALPICTURESETSPYGLASSENTERTAINMENTPRÉSENTENT ENASSOCIATIONAVECRELATIVITYMEDIA UNEPRODUCTIONMARCPLATT/KICKSTART JAMESMCAVOY MORGANFREEMAN THOMASKRETSCHMANN COMMON ETANGELINAJOLIE MUSIQUE DANNYELFMAN DE BANDE SONORE SUR ÉTIQUETTE LAKESHORE RECORDS UNFILMUNIVERSAL © 2008 UNIVERSAL STUDIOS À L'AFFICHE! VIOLENCE (Version française de WANTED) 3571314A © 2008 LES STUDIOS UNIVERSAL.L'INCROYABLE HULK, LE FILM © 2008 MVL FILM FINANCE LLC.LE PERSONNAGE DE HULK TM & © 2008 MARVEL ENTERTAINMENT.CE FILM REFERME DES SCÉNES DE CONSOMMATION DE TABAC DÉCONSEILLÉ AUX JEUNES ENFANTS À L'AFFICHE! 3571315A CÉLÉBRITÉS.HUGUETTE TEASDALE ET ANDRÉ BEAUDET 29 juin 1968 Heureux 40ème anniversaire de mariage André, Micheline , Nathalie, Caroline et leur conjoint CLAUDETTE LABELLE 35 ans comme infirmière! Bonne et longue retraite Claudette, tu l'as bien méritée.De Jean et de Jean-Daniel JACQUELINE TESSIER ET CLAUDE GARAND 28 Juin 1958 - Heureux 50ème anniversaire - Félicitations ! Chers parents, avec grande fierté nous voulons profiter de cette occasion pour exprimer tout notre reconnaissance et notre amour! De vos filles, leurs conjoints Louise(Serge), Julie(Ghislain), Geneviève(Marc-André), vos petits-enfants, Annie-Pier, Jasmine, Louis-Charles, Ariane, Andréanne, François-Xavier, vos proches et ami(e)s.THÉRÈSE BOLDUC RHÉAUME Déjà 90 ans! C'est à ton tour de te laisser parler d'amour.Nous te souhaitons un bon anniversaire et beaucoup de santé.Michel-Denis, France, Sébastien, Stéfan, Natasha, Noëlle, Mark, tes soeurs, ton frère, famille et amis.MYLÈNE COUSINEAU TAYLOR Fête ses 25 ans! Bravo pour tes efforts et ta persévérance, tu as bien mérité ton diplôme universitaire en Administration.Nous sommes très fiers de toi.Michel, Francine, Christophe et Raphaëlle MARIE ET PIERRE LÉVESQUE Joyeux 50ème anniversaire de mariage maman et papa! Toute la famille se joint à nous pour vous souhaiter encore plusieurs belles années de bonheur.Avec tout notre amour.Suzanne, Guy, Sylvain, Sylvie et Jérémy.CLAUDETTE ET OLIVIER VIENS Félicitations pour votre 50ème anniversaire de mariage.À nos parents qui avec joie et amour ont su traverser ces années bonheurs.On vous souhaite encore plusieurs années de vie commune avec toute la tendresse et affection de vos enfants: Mario (Dany), Alain, Marie-Claude et de vos petits-enfants Kim, Keith et Nathaniel.IRÈNE DAOUST Félicitations pour cette reconnaissance bénévole qualifiée de l'année 2008.Les Associés bénévoles qualifiés au service des jeunes après bientôt 27 ans de bénévolat, dont 10 ans à l'hôpital Ste-Justine.Ton époux Roger, les enfants Jean-Pierre, Maryse, Jocelyne Michèle, Benoit (Julie) et les 13 petits-enfants.MARIE CLAIRE LAMONTAGNE BLONDIN Joyeux 90ème anniversaire de naissance le 1er juillet Nous la remercions d'avoir consacré sa vie à ses quatorze enfants, avec amour et dévouement.Avec toute notre reconnaissance.De la part de tes enfants, tes petits-enfants et arrière-petits-enfants.GILLES ROYAL Félicitations Gilles pour ton 1er roman « Bête noire » le 28 mai 2008 De ta famille et tous tes amis Bonne chance et bon succès! Continue à écrire de belles histoires.Maman, love X Vous a Vez un é Vénement à célébrer ?tous les dimanches dans La Presse Composez le (514) 285-7274 appels interurbains (sans frais) 1 866 987-8363 celebrites@lapresse.ca CELEB_08-06-29 GISÈLE ET PIERRE-PAUL BARRY Félicitations pour votre 50ème anniversaire de mariage! Nous sommes fiers de nos origines: Richard , Michel, Hélène, Jean et Claudine.Les petits-enfants: David, Marie Pier , Audrey, Adelyne et Charlotte.On vous aime beaucoup.DENISE LANIEL ET RICHARD GADOURY 21 juin 1958 50ème anniversaire de mariage Félicitations! Votre amour et votre complicité vous ont permis de traverser des tempêtes et gravir des montagnes.Bravo, de tous ceux qui vous aiment.LOUIS-PAUL LETARTE Félicitations pour ton beau succès au secondaire.Je suis fier de toi.Papa ARTS ET SPECTACLES EXPRESSO CLAUDE GINGRAS DISQUES CLASSIQUE Fidèle à sa tradition, le Festival de Lanaudière présente cette année trois jeunes pianistes étrangers en début de carrière : l'Ukrainienne Valentina Lisitsa, l'Israélien Inon Barnatan et l'Argentine Ingrid Fliter.Lisitsa joue Prokofiev avec orchestre au concert d'ouverture, vendredi et samedi, et reviendra en récital mardi.C'est également en récital qu'on entendra Barnatan et Fliter, plus tard dans la saison.De Valentina Lisitsa, on ne connaît qu'un disque : chez VAI, un live du Festival de Newport (Rhode Island), de 2000, qu'elle partage avec la violoniste Ida Haendel et qui la révèle aussi présente que sa fougueuse aînée.On peut entendre les deux autres seuls, sur deux disques plus récents: Barnatan dans un tout-Schubert chez Bridge, Fliter dans un tout-Chopin chez EMI.On peut parler de révélation à propos de Barnatan: limpidité du jeu et clarté des deux mains dialoguant, que sert une prise de son naturelle, sans réverbération; vaste dynamique où ce qui est délicat reste toujours intense et ce qui est fort n'est jamais agressif; concentration totale du commencement à la fin de chaque morceau; trilles grondant à la basse avec un rare dramatisme; et, par-dessus tout, enveloppant lyrisme.Voici un Schubert qui respire et qui chante.Une même pensée traverse les quatre Impromptus D.935 (op.142) pour suggérer la sonate en quatre mouvements qu'y ont vue Schumann et, plus près de nous, Kuerti.La célèbre Si bémol majeur, D.960, celle-là authentique sonate, reçoit l'une des plus belles interprétations de la discographie.L'omission de la reprise au premier mouvement (encore que défendable, selon certains) est largement compensée par un Andante d'une profondeur rejoignant l'irréel.On se dit, stupéfait : comme réussir tant avec si peu de notes?En comparaison, le disque Chopin d'Ingrid Fliter est décevant.La pianiste passe carrément à côté des deux oeuvres principales, la troisième Sonate, op.58, pleine de rubatos gratuits, et la quatrième Ballade, op.52, où elle ne fait qu'empiler des accords.Elle montre cependant une grande facilité dans les traits rapides en valeurs égales et les séquences de notes répétées, et apporte une réelle élégance aux trois Mazurkas op.59 et aux trois Valses op.64.Mais ce n'est pas suffisant.Lanaudière et ses pianistes CLASSIQUE INON BARNATAN, PIANISTE: SCHUBERT BRIDGE, 9197 CLASSIQUE INGRID FLITER, PIANISTE: CHOPIN EMI, 5 148 992 HH AMUSEZ-VOUS! La griLLe thématique So Lution du dernier numéro Horizonta Lement 1 Fleuve de l'est du Canada, dans le Labrador - Accord économique entre les États-Unis, le Canada et le Mexique.2 Arbre voisin du bouleau - Nom sous lequel se reconnaissent les Esquimaux du nord et de l'est du Canada - Huile anglaise.3 Ondulation d'une étoffe - Ancienne arme défensive - D'un auxiliaire - Il aime ce qui est à la mode.4 Entre le châtain clair et le doré - Courbés - Article défini.5 S'écrit sur un chèque - Manifestation morbide brutale - Anglais, c'est un hautbois alto.6 Film de Spielberg - En banlieue de Toronto - On en fait dans les Rocheuses.7 Arbuste à fleurs blanches en grappes - Trucmuche - Au milieu du seau.8 Luth algérien - Cassa les pieds - Tracas.9 Abréviation chrétienne - Bien des immigrants en provenance de ce pays se sont installés dans les Prairies - Pronom indéfini.10 Organe dur et pointu - Famille de la mythologie grecque.11 Immersion dans un milieu - Avant - Adverbe de lieu - À elle.12 Symbole de l'or - Les populations autochtones en faisaient bien avant la colonisation du Canada - Capitale de l'Ukraine.13 Parcourt de nouveau - A cours à Kyoto.14 Quatorzième lettre de l'alphabet grec - Sert à assembler - C'est hors de question.15 Ville des USA située à environ 200 km au sud de Vancouver - Il est beaucoup plus élevé que le Mont Logan.Vertica Lement 1 Île de Nouvelle-Écosse à l'entrée du golfe du Saint-Laurent - Île du Canada, la plus à l'ouest de l'archipel Arctique.2 Ville située en face d'Ottawa - A été Premier ministre du Canada - Sélénium.3 Celle entre le Haut-Canada et le Bas-Canada a été entérinée en 1840 - Centre de la mode - Symbole mathématique - Vallée fluviale envahie par la mer.4 Après le do - Il est mort dans l'eau - Ancienne mesure de capacité du Canada.5 Capitale de l'Alberta - Petit espace isolé.6 Difficulté essentielle - Galère du roi - Hypothèse.7 Ville du Canada près de la mer de Beaufort - Se répond un peu partout au Canada - Corps céleste naturel.8 Feuilleté - C'était O.K.- Baie du Canada.9 Dans le titre d'un représentant de la Couronne britannique au Canada - Fait manger avec excès.10Évêque noir sud-africain - Entre les lacs Huron et Ontario - Électronvolt.11 Carte à jouer - Ouvertures d'un violon - Lettres numérales - Dans plusieurs noms de villes.12 Organisation nazie - Rivière du Canada, affluent du Yukon.13 Charles de Beaumont - Cent un - Que l'on a dès la naissance.14 Fromage de Corse - Nouvelle, au Canada - Fémur.15 Il habite peut-être Calgary - Précède et prépare la fête de Noël.Voyage au Canada Génies en herbe solution AleXAnDRe le GRAnD 1 Macédoine 2 Aristote 3 Alexandrie 4 Colin Farrell 5 Iron Maiden Mots PAR « VA » 1 Vaisselle 2 Vaudeville 3 Vahiné 4 Vacarme 5 Varan MADonnA 1 Jean-Paul Gaultier 2 Evita 3 Sean Penn 4 Austin Powers II 5 ABBA l'eu Ro 1 Union of European Football Associations (Union des associations européennes de football) 2 Zinedine Zidane 3 La Grèce et le Portugal 4 aux 4 ans 5 Pologne et Ukraine le CABinet CHARest 1 Nathalie Normandeau 2 Monique Jérôme-Forget 3 région de la Capitale- Nationale 4 Yolande James 5 Journaliste AustRAliens 1 Nicole Kidman 2 L'arme fatale (Lethal Weapon) 3 Hugh Jackman 4 Gladiator (Gladiateur) 5 Paul Hogan in Ventions/feMMes 1 Liquide correcteur 2 Essuieglaces 3 Filtre à café 4 Kevlar 5 Monopoly iDentifiCAtion Molson AleXAnDRe leGRAnD 1 Le père d'Alexandre était roi de quel pays ?2 Alexandre a eu la chance d'être l'élève d'un des plus grands philosophes de la Grèce antique.Lequel ?3 Quelle ville égyptienne ayant eu un phare bien connu est nommée en l'honneur d'Alexandre le Grand?4 En 2004, Oliver Stone a réalisé le film Alexandre.Qui jouait le rôle principal ?5 Quel groupe de heavy metal britannique interprète la chanson Alexander the Great ?Mots CoMMenÇAnt PAR « VA » 1 C'est l'ensemble des récipients que l'on utilise pour prendre ses repas.2 Comédie légère construite sur des malentendus.3 Un autre nom donné à une femme de Tahiti.4 Bruit énorme, chahut, tapage.5 Grand reptile carnivore d'Asie et d'Afrique.MADonnA 1 Quel couturier français a créé plusieurs vêtements pour Madonna, dont les costumes de scène pour la tournée Confessions tour ?2 On a souvent vu Madonna au grand écran.Dans quelle comédie musicale incarnait-elle une grand dame d'Argentine?3 La reine de la pop a été mariée à quelques reprises.Avec quel acteur « oscarisé » a-t-elle été mariée pendant les années 80?4 La chanson Beautiful Stranger de Madonna est la chanson thème d'une comédie bien populaire.Laquelle ?5 Pour sa chanson Hung Up, Madonna s'est inspirée d'un des hits disco d'un groupe suédois.Lequel ?l'eu Ro 1 L'Euro est organisé par l'UEFA.Que signifie cet acronyme?2 En 2000, la France a gagné l'Euro 2 à 1 contre l'Italie.Quel joueur, qui a plus tard terminé sa carrière sur un coup de tête, était la grande vedette de la France?3 Quels sont les pays qui sont arrivés en première et en deuxième place à l'Euro de 2004?4 À quel intervalle l'Euro est-il organisé ?5 Dans quels pays se déroulera l'Euro en 2012 ?le CABinet De je AnCHARest (enDAte Du 20 juin 2008) 1 En date du 20 juin 2008, qui était la vicepremière ministre du Québec ?2 Députée de Marguerite-Bourgeoys, elle est ministre des Finances et présidente du Conseil du Trésor.3 En plus d'être ministre de la Santé, Philippe Couillard était aussi le ministre responsable d'une région.Laquelle ?4 C'est une femme de 29 ans qui est ministre de l'immigration.Qui est-elle?5 La ministre de la culture Christine St-Pierre exerçait un autre métier public avant de se lancer en politique active.Lequel ?ACteu Rs AustRAliens 1 Cette grande actrice, longtemps mariée à Tom Cruise, a obtenu un Oscar pour le film Moulin Rouge.2 Dans quelle série de films Mel Gibson joue-t-il un policier aux côtés de Danny Glover ?3 Cet acteur qui a joué le personnage de Van Helsing au grand écran est surtout connu pour sa personnification de Wolverine dans la série X-Men.4 Russell Crowe a gagné l'Oscar du meilleur acteur en 2000.Pour quel film?5 Quel acteur a immortalisé Crocodile Dundee ?in Venté PARune feMMe 1 Prisé par les étudiants en examen, cet outil enlève vite nos erreurs commises à l'encre\u2026 2 C'est en voyant des chauffeurs sortir la tête de leurs véhicules pour mieux voir lorsqu'il pleuvait que Mary Anderson a eu l'idée d'inventer cet objet.3 Melitta Benz a créé ce petit cône de papier indispensable le matin pour plusieurs personnes.4 C'est une femme qui a inventé le matériau utilisé entre autres dans les vestes pare-balles et les freins.Quel est ce matériau?5 C'est une femme qui a créé le jeu Landlord's Game, qui a inspiré Charles Darrow à créer quel autre jeu de société semblable mais bien plus connu ?iDentifiCAtion PAR in Di Ces 1 Compagnie fondée en 1786 par un homme prénommé John.2 C'est la cinquième plus grande brasserie au monde.3 Parmi ses produits, il y a la Canadian, la Black Label et la Laurentide.4 C'est la plus vieille brasserie du Canada.no 1309 en collaboration avec Génies en herbe Pantologie inc.lapresse@mpghp.ca mots croisés solution du dernier numéro www.hannequart.com Du lundi au dimanche Horizontalement 1 Pianiste canadien mort à Toronto en 1982.2 Manquée - Chant liturgique.3 Prénom - Multitude dense - Inexistant.4 Pareille - Opposition.5 Zirconium - Ville canadienne.6 Changés d'affectation - Facile à semer.7 Recueil de fables - Enroulée.8 Détérioration.9 Qui ne repose pas par terre - Résonne.10Stérilisé - Célébrité.11 Autrement - Peuple du Népal.12 Récipient en terre réfractaire - Il filtre.Verticalement 1 Joueur de hockey canadien - Substance odorante.2 Disculper - Silence musical.3 Table de boucher - Molybdène - Courroie.4 Négation - Lycanthrope.5 Jeune fille - Tissus.6 Acharnées.7 Oeuvres dramatiques - Orient.8 Commun - Enduit résistant.9 Dans la gamme - Augmenter le mérite de.10Butte - Étripé.11 Espiègle - Caché.12 N'a pas de moteur - Capitale asiatique.Êtes-vous observateur Ces deux dessins sont en apparence identiques.En réalité, il y a entre eux HUIT petites différences.solution 1 Chevelure sur l'oreille de l'homme.2 Genou de l'homme plus long.3 Bretelle gauche de la gibecière indiquée.4 Coin arrière droit de la barque incomplet.5 Les rides d'eau à droite derrière le pied de l'écriteau.6 Rive modifiée à gauche sous l'écriteau.7 Haut du support de l'écriteau plus long.8 Les rides d'eau sous la rive du haut à gauche.Citation secrète Placez les lettres de chaque colonne dans la case appropriée de manière à former une phrase complète.Les mots sont séparés par une case noire.Solution du dernier numéro Qui prête à rire n'est jamais sûr d'être remboursé.thème : Citation de Pierre Corneille S a n P EE RR mot mystère Solution du dernier numéro | montEVERDi Le theatre | Un mot de 8 lettres ACTEUR ADAPTER APPIA ARAGON AYME BATY BENE BERGAMIN BLIER CAMUS CENTRE CRAIG DAISNE DUMAS DURAS ENTRACTE ETOILE EXIT FOND FOSSE GENET GJELLERUP GREEN HERSE HOOFT HUGO INGENUE IONESCO JEU JOUVET KEAN KOLTES LARIVEY LEIGH LENZ MUET OBALDIA ODEON OPERA OTWAY PIRON RAMPE RIDEAU ROLE STEIN TAIROV THEATRE TIRADE VIAN VIAU VILAR WALSER WIESEL WILDE LECTURES LOUIS-BERNARD ROBITAILLE COLLABORATION SPÉCIALE PARIS Hôtel de Massa, au sud de Montparnasse, belle demeure avec jardin vouée aux activités littéraires.Une cinquantaine de représentants et de libraires - ce qui est beaucoup - se sont déplacés pour prendre connaissance du «programme de septembre » de trois éditeurs, petits mais réputés.À la tribune, Éric Naulleau, désorma is connu du grand public en tant que critique et polémiste à l'émission du samedi soir de Laurent Ruquier, On n'est pas couché, dirige à la fois L'Esprit des péninsules et Balland: 20 titres par année.Le plus discret : Pierre-Jean Balzan, patron de la Fosse aux ours, spécialisé dans le domaine italien.Et celle qui fait un peu figure de vedette aux yeux des libraires et des critiques : Brigitte Bouchard, qui publie sous la couverture des Allusifs une douzaine de titres par année.Et qui est désormais, en France, l'une des coqueluches des libraires et des critiques littéraires, lesquels, souvent, ignorent ses origines québécoises.«Brigitte Bouchard?Elle a réussi l'un des plus jolis succès des dernières années dans l'édition», commente Éric Naulleau.Du côté des libraires, le son de cloche est unanime, à Paris ou en province: Les Allusifs, c'est une maison qu'ils connaissent tous et qu'ils adorent.Récemment, la grande librairie indépendante L'Écume des pages, voisine du café de Flore, boulevard Saint-Germain, lui a consacré une vitrine.À l'émission hebdomadaire de La Chaîne info (LCI) Les coups de coeur des libraires, on signale favorablement toutes ses publications.Et dans un long papier de La Croix, publié en avril dernier, Brigitte Bouchard était citée en tête parmi six « petits » éditeurspour son «catalogue riche, hétérogène et vivifiant ».En France, Brigitte Bouchard n'a même pas de bureau et vit dans ses valises.Une attachée de presse (presque) à plein temps lui sert de port d'attache, et elle a une adresse postale au bureau d'un ami parisien.Le siège des Allusifs reste montréalais.C'est là qu'arrivent désormais plus de 500 manuscrits chaque année - dont la moitié envoyés de France.Cela n'empêche pas la patronne de passer la plus grande partie de l'année en France, à mener une existence plutôt sportive entre diverses tournées de promotion d'auteurs, souvent en province.Le 3 juin dernier, el le a organisé, depuis l'ambassade américaine à l'UNESCO, une vidéoconférence avec l'un de ses nouveaux auteurs : Maya Angelou, 80 ans, romancière, artiste, figure historique du mouvement noir américain, qui publie Tant que je serai noire, un livre de souvenirs.Un préjugé favorable Dans la catégorie de la «littérature d'auteur» - où ils sont en concurrence avec Gallimard, Grasset et autres Minuit et POL -, Les Allusifs obtiennent une couvertu re médiatique impressionnante: déjà deux fois l'ouverture du cahier Livres de Libération (deux pages), une fois celle du Monde des livres.Presque tous les titres ont droit à un minimum de presse (nationale), ce qui est un exploit.La petite maison bénéficie d'un préjugé favorable de la part des journalistes littéraires : «Un auteur publié chez nous est au moins assuré de se faire remarquer à Paris », explique avec candeur Brigitte Bouchard, comme si cela allait de soi.Les ventes suivent : Cochon d'allemand, un roman danois publié fin 2007 - et qui a figuré sur la dernière liste du Médicis étranger -, s'est écoulé à 15 000 exemplaires, un chiffre à faire pâlir d'envie les meilleurs éditeurs parisiens de romans littéraires, quand ils ne sont pas signés par des vedettes.Depuis deux ou trois ans, la plupart des autres titres ont dépassé les 3000 exemplaires.Petite particularité des Allusifs : on y publie essentiellement des romans traduits de l'étranger.Six oeuvres du Salvadorien Castellanos Moya, devenu une vedette pour initiés en France.Trois petits romans serbes.Pour la rentrée de septembre, des traductions du polonais, de l'espagnol, du norvégien et encore du serbe sont prévues.Donc pas beaucoup d'écrivains québécois au catalogue : un Français installé à Montréal, des écrivains d'Europe de l'Est naturalisés canadiens, un Canadien anglais traduit en français, Niel Smith.Mis à part Jean-François Beauchemin (Le jour des corneilles), le seul Québécois de la maison - mais il est de taille - est un certain Sylvain Trudel.Son recueil de nouvelles, La mer de la Tranquillité, est le cinquième titre publié.Et c'est lui, en fait, qui est à l'origine des succès actuels : il y a trois ans, un long article de Martine Laval sur Trudel, publié dans Télérama, influent magazine culturel, a vraiment lancé les Allusifs en France auprès des critiques et des librairies (ce Trudel en est à 10 000 exemplaires en France).Même si, par la suite, c'est le cosmopolitisme audacieux du catalogue des Allusifs qui a entretenu l'intérêt : les grands éditeurs français ne s'intéressent guère qu'au domaine anglo-saxon et à quelques grands best-sellers allemands ou hispaniques.Il y avait - et il y a encore - un véritable créneau pour la littérature des «petits» pays.Brigitte Bouchard s'y est engouffrée, et c'est ce qui a fait son succès.Résultat : elle vend 85% de sa production sur le marché français.«Quand j 'ai fondé ma maison, dit-elle, je n'avais aucune stratégie de ce genre.Je savais seulement que j'avais envie de publier de la littérature du monde entier, comme une maison d'édition normale.Mais pas dans le but particulier de percer en France.D'ailleurs, c'est avec Sylvain Trudel que tout a commencé là-bas.Des 500 manuscrits que je reçois chaque année, la moitié sont québécois, l'autre moitié français.C'est vrai que je n'en publie pas beaucoup, ni des uns ni des autres.Et que j'ai en revanche une demi-douzaine de traductions en cours.Mais je ne choisis pas en fonction du marché français.Je publie ce que je trouve bon et qui me plaît.» L'étonnant succès des Allusifs La Québécoise Brigitte Bouchard a réussi à devenir l'un des premiers «petits» éditeurs en France NORBERT SPEHNER POLARS COLLABORATION SPÉCIALE Pour saluer le centenaire de la naissance de Ian Fleming (1908- 1964), le romancier britannique Sebastian Faulks a accepté de reprendre les aventures de James Bond, alias 007, le légendaire espion de Sa Majesté.C'est en 1953 que Fleming publie Casino Royale, premier d'une série de 12 romans et de deux recueils de nouvelles.Après sa mort, plusieurs auteurs écriront de nouvelles aventures de Bond (dont plusieurs novellisations de films) parmi lesquels Cyril Connelly, Robert Markham (pseudonyme de Kingsley Amis), Christopher Wood, John Gardner, Raymond Benson et Charlie Higson, qui a créé une série mettant en vedette un James Bond adolescent.Au cinéma, Bond a été interprété par Sean Connery (mon Bond préféré!), George Lazenby, Roger Moore, Timothy Dalton, Pierce Brosnan et Daniel Craig.Sebastian Faulks est le premier romancier à écrire une suite à la manière de Ian Fleming.Comme le créateur de James Bond, il a rédigé le livre en six semaines, en reprenant les aventures de 007 là où son géniteur les avait laissées, en pleine guerre froide, avec tous les personnages d'origine dont M., le patron de l'espion, et la dévouée Moneypenny, toujours amoureuse du bel aventurier.Les amateurs ne seront pas déçus : Sebastian Faulks a su recréer le style et l'ambiance décontractée des romans de Fleming.On retrouve dans cet épisode rocambolesque tous les ingrédients qui ont fait le succès de la série : un héros plus grand que nature, toujours aussi flegmatique, un adversaire redoutable, une superbe James Bond girl et des tas de péripéties passionnantes, avec un zeste de sensualité, quelques touches de sadisme et un schéma très convenu.Cette fois, Bond doit affronter le Diable lui-même, en la personne du Dr Julius Gomer, un mégalomane psychotique affligé d'une patte de singe qui n'a qu'une obsession: se venger de l'Angleterre.Pour mener à bien ses projets funestes, Gomer attaque sur deux fronts.D'une part, il va corrompre la jeunesse britannique avec des drogues qu'il importe massivement et, d'autre part, il a mis au point un plan machiavélique visant à déclencher un conflit nucléaire avec l'Union soviétique.La mission de 007 : faire échec au complot.Le hasard faisant bien les choses, il aura l'aide précieuse de la belle Scarlett Papava, une soi-disant femme d'affaires aux talents singuliers : très adroite au maniement des a rmes à feu, experte en parachutisme et autres activités casse-gueule n'ayant que peu de rapport avec son métier.Elle veut voler au secours de sa soeur jumelle, qui est l'esclave de Gomer.Ajoutons à cela un ancien Viet Cong sadique à souhait, exécuteur des basses oeuvres, tueur impitoyable, et nous avons là tous les éléments habituels des meilleurs épisodes de cette série rétro.Le diable l'emporte est un pur divertissement qui n'a pas vraiment les qualités littéraires des romans de Fleming.Fortement influencé par les films (qui ne le serait pas?), Sebastian Faulks a privilégié une écriture plus «cinématographique».Le découpage est serré, les actions s'enchaînent rapidement sans temps mort (exception faite d'une partie de tennis longuette opposant Bond à Gomer) jusqu'au dénouement, explosif comme il se doit.Et, of course, l'inévitable scène finale où Bond tombe dans les bras accueillants de la belle, qui a enfin laissé tomber ses nombreux masques.Dans une entrevue récente, Faulks a affirmé que, pour ne pas nuire à sa carrière d'écrivain, il n'écrirait pas de nouvelle suite.Qui d'autre acceptera de ressusciter James Bond la prochaine fois?C'est à suivre.Un ouvrage remarquable Les aventures tant littéraires que cinématographiques de James Bond ont inspiré des dizaines d'essais et d'études: biographies de Ian Fleming, histoire des films, analyses thématiques, biographies d'acteurs, profil du personnage, etc.La plupart de ces ouvrages ont été écrits par des fans, des journalistes ou des spécialistes du cinéma.Dans James Bond (2)007, anatomie d'un mythe populaire, ce sont d'éminents universitaires qui se sont intéressés aux aventures de l'espion anglais.Cet ouvrage remarquable, dirigé par Françoise Hache- Bissette, Vincent Chenille et Fabien Boully, réunit pas de moins de 32 communications qui examinent diverses facettes de la série: Ian Fleming comme créateur d'un mythe populaire, la personnalité du héros, l'univers de 007, le succès autant littéraire que cinématographique, le contexte géopolitique de ces récits d'espionnage.L'ensemble est complété par une filmographie et une bibliographie exhaustives.Un must pour les fans qui voudraient approfondir leurs connaissances! Le Diable l'emporte Sebastian Faulks Flammarion-Québec, 360 pages, 28,95$ James Bond(2)007: Anatomie d'unmythe populaire R.Hache-Bissette, V.Chenille & F.Boully, Belin, 398 pages, 42,95$ COURRIEL Pour joindre notre collaborateur : nspehner@sympatico.ca Le retour de James Bond PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE «Un auteur publié chez nous est au moins assuré de se faire remarquer à Paris », explique avec candeur Brigitte Bouchard, comme si cela allait de soi.L'éditrice est désormais l'une des coqueluches des librairies et des critiques littéraires français.Les amateurs ne seront pas déçus : Sebastian Faulks a su recréer le style et l'ambiance décontractée des livres de Ian Fleming. 3553871A BIBLIO LITTÉRATURE QUÉBÉCOISE LITTÉRATURE ÉTRANGÈRE LA FILLE DUCONCIERGE DE MICHELINE TREMBLAY ÉDITIONS DAVID 135 PAGES, 17,95$ MARZI ET OUTCHJ PASCAL LECLERCQ ÉDITIONS COUPS DE TÊTE 110 PAGES, 10,95$ Les Éditions David publient, dans une collection intitulée Voix narratives et oniriques, La fille du concierge, un livre fortement inspiré de la nouvelle tendance des « récits de vie» qui nous font redécouvrir notre histoire collective.L'auteure Micheline Tremblay nous entraîne dans le Plateau-Mont-Royal des années 50 où évolue la petite Jocelyne, fille du concierge de l'école Sainte- Véronique, écartelée entre son appartenance au groupe d'élèves éprises de liberté et son allégeance toute familiale au personnel autoritaire de l'école (la famille du concierge habite dans l'école).Monde de restrictions le jour, terrain de jeux le soir, l'école devient pour Jocelyne un univers englobant qu'elle colore en se gavant des aventures du père Albert Hublet.Malgré quelques maladresses, le récit de Micheline Tremblay - que l'on sent fortement autobiographique - propose un fascinant voyage dans le temps en quelques chapitres, de l'empire Steinberg au pirate Maboule, des « arriérés » inquiétants dont il ne faut pas s'approcher à la discipline sans faille des religieuses, de la marelle aux chapelets après l'école.On y (re)découvre une époque où la quête de savoir des filles semble inutile aux yeux des pères de famille qui ne leur souhaitent qu'un mariage réussi.Le récit souligne également le caractère pieux d'une société où la religion se transforme en police d'assurance, contribuant à garder les classes ouvrières à portée de voix.«Si j'avais appris autant d'anglais que j'ai appris de catéchisme, je ne serais pas concierge», répète le père de la narratrice.Un recueil de mémoire vive.\u2014 Jade Bérubé, collaboration spéciale Le jour des funérailles de son père, Marzi hérite du trône de «salaud officiel », le chef des chefs, le pourri des pourris, tirant les ficelles d'une racaille qui n'a de respect que pour ce drôle de parrain par le sang.Lié à Outchj, homme de main à l'esprit complémentaire, Marzi écume donc l'univers glauque qu'est son nouveau royaume, déjà blasé, accordant à ce travail les mêmes qualificatifs que ces précédents, c'est à dire «pénible, stupide et inintéressant ».Pour son premier roman, Pascal Leclercq nous enfonce donc dans une violence froide à l'image d'un triple axel bien exécuté, alors que le tandem Marzi et Outchj tranche les cartilages et torture mères et ennemis avec nonchalance - se souciant néanmoins de garder quelques restes sanguinolents pour le pigeon domestiqué - tout en glosant dans différents styles sur l'existence, rappelant les deux sbires décalés de Tom Stoppard se lançant des défis de logique.Sis entre deux enterrements, celui marquant le début du règne et celui qui en marque d'une certaine façon la fin, le récit file en serpentant rapidement d'une borne à l'autre, basculant parfois dans l'absurde sans crier gare, toujours avec cette distance conférant à Marzi son indifférence.Dans la lignée «punchée» des Éditions Coups de tête, Marzi et Outchj apporte à la maison d'édition une touche déjantée fort bienvenue.\u2014 Jade Bérubé, collaboration spéciale Il y a deux promeneurs dans le dernier roman du Néerlandais Adriaan van Dis, et ensemble ils totalisent six jambes.Un homme, un dénommé Mulder, et un chien, qui n'a pas de nom.Mulder n'est pas aveugle, mais c'est le chien qui va le guider à travers le Paris des immigrés et des clandestins.Car ce chien sans noma aussi fait son immigration à partir de l'Afrique.J'ai croisé l'auteur du Promeneur au festival Metropolis bleu au mois de mai.Il fait assez gentleman, cheveux blancs, vêtements bien coupés, la soixantaine entamée, très distingué.Le personnage principal de Mulder, un rentier néerlandais qui vit seul à Paris, qui ne vit que pour lui-même, est-il le reflet de van Dis?J'ai l'impression que l'auteur s'engage beaucoup plus dans la vie que son personnage.Le promeneur trouve son point de départ dans une histoire véridique.À Paris, il n'y a Voyage dans Paris Après s'être interrogé sur l'héritage de avec un chien l'art lyrique dans Orfeo (L'instant même 2003), l'auteur Hans-Jürgen Greif s'est intéressé à la peinture et à la vie du peintre Niklaus Manuel, témoin du grand remous de la Renaissance et du puissant séisme qu'ont causé les idées de Luther au sein de l'Église catholique.En 1517, l'Europe est effectivement secouée par les idées du moine Luther.Ce dernier s'élève contre l'institution qui préfère vivre dans l'opulence et gagner ses guerres plutôt que de répandre la «vérité du Christ ».De l'autre côté, le pape Léon X, reconnu pour avoir dilapidé les fonds de Jules II, s'approprie néanmoins plusieurs oeuvres de grands peintres, dont des portraits de Raphaël.Fils d'un apothicaire établi depuis peu à Berne, Niklaus Manuel épouse Katharina, la fille d'un gouverneur bernois qui voit d'un mauvais oeil l'entrée d'un étranger dans la famille.Combattant les préjugés ethniques au sein de sa belle-famille, l'homme résiste également à l'appel d'une sécurité financière facile, choisissant en toute connaissance de cause de se consacrer à la peinture, un art coûteux pour l'époque, demandant un savoir-faire complexe, l'aide d'un apprenti et, surtout, des clients nantis.Peu à peu, les pensées tumultueuses du peintre s'enchevêtreront sur des toiles qui deviendront par le fait même de véritables portraits sociaux de l'époque.De l'horreur des champs de bataille (dans ses décollations de saint Jean) à la triste diabolisation des femmes (Lucrèce se donnant la mort pour laver son déshonneur), du doute qui s'insinue dans sa foi en l'Église au désir absurde d'échapper à la mort (la Danse macabre).Judicieusement intitulé Le jugement, ce cinquième roman de Hans-Jürgen Greif s'articule principalement autour de la création d'une toile illustrant le jugement de Pâris, travail durant lequel le peintre prendra pleinement conscience du possible aspect pamphlétaire de ses tableaux.Comme le glisse l'érudite Sophia à l'oreille de Niklaus Manuel: «Les mots ont un pou- Pomme de discorde voir aussi grand que les images.Les deux nous atteignent directement, les uns par les oreilles, les autres par les yeux.Il est difficile de rendre la chrétienté sourde et aveugle.» Ce n'est donc pas tant la guerre de Troie qui grondera dans le tableau mais le spectre de la Réforme.Une réforme qui provoquera paradoxalement la disparition de plusieurs oeuvres picturales dans la tempête.Fascinante fenêtre ouverte sur la vie quotidienne de cette période charnière de la Renaissance mais aussi sur les préoccupations techniques des peintres de l'époque, Le jugement de Greif offre au lecteur un étrange miroir tout en jetant un éclairage à la fois intime et politique sur des tableaux dont on n'apprend habituellement qu'à apprécier les qualités purement esthétiques.Mais il pose aussi subrepticement la question de la marchandisation de l'art et de ses possibles déroutes\u2026 \u2014 Jade Bérubé, collaboration spéciale Le jugement Hans-Jürgen Greif L'instant même, 246 pages, 25$ pas si longtemps, un immeuble a brûlé, une sorte d'hôtel et de squat, entraînant la mort de plusieurs personnes, des sans-papiers pour la plupart.Le même événement se produit au début du Promeneur, qui fait que Mulder se retrouve avec, comme animal de compagnie, ce chien immigré.Grâce au chien, il découvre les dessous de la ville dans laquelle il vivait tranquillement, richement et aveuglément.On dirait que tous les clandestins et tous les mendiants connaissent ce brave chien, et s'attachent à Mulder, croyant que cet homme qui est bon pour le chien sera bon pour eux aussi.Mulder se fait beaucoup de nouveaux amis qui l'obligent à fréquenter un underground insoupçonné.Celui avec qui il se lie d'amitié, c'est le père Bruno, une sorte de Pops, avec l'alcool en sus.Le père Bruno est prêtre à l'église en face de chez Mulder, et cet homme de Dieu s'est donné pour mission de venir en aide aux Africains et à l'Afrique, jusqu'à les abriter dans les tours de son église avec les pigeons.On dirait qu'il sort directement d'un roman de Graham Greene avec sa foi tenace et son besoin de whisky.Il sera le seul vrai compagnon de Mulder.Le rentier va faire quelque chose pour venir en aide à l'humanité; le père Bruno agit tandis que Mulder hésite.Justement, Mulder, c'est le modèle de l'homme de bonne volonté qui finit par ne rien accomplir.La vie vient le chercher, mais il la repousse.Tout comme il ne sait accueillir la veuve Madame Sri, qu'il abrite quelque temps, maladroitement, dans son appartement.La distance entre Mulder et la vie est bien dessinée, mais finit par nuire au roman.J'aurais aimé que le chien raconte l'histoire.Là, on aurait eu le nez dans le caniveau! \u2014 David Homel, collaboration spéciale Le promeneur Adriaan van Dis, traduit par Daniel Cunin Gallimard, 265 pages, 34,95$.LECTURES AUJOURD´HUI ENTREVUE AVEC LA PERSONNALITÉ : 9h45 R D I EN D I R E C T Avec Louis Lemieux VENDREDI DÈS 5h SAMEDI ET DIMANCHE DÈS 5h 30 DEMAIN MATIN ENTREVUE AVEC LA PERSONNALITÉ: 6h40 C ' E S T B I E N MEILLEUR L E MAT I N Avec Franco Nuovo DU LUNDI AU VENDREDI 5h30 À 9h À RADIO-CANADA RETROUVEZ LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE LA PRESSE/RADIO-CANADA Radio-Canada.ca 3563590A ARTS ET SPECTACLES ALAIN DE REPENTIGNY Ce retour dans la ville qui l'a vu naître le 21 septembre 1934 a fourni à Leonard Cohen l'occasion de partager des souvenirs avec un public aussi respectueux qu'enthousiaste.Avant de chanter Take This Waltz le premier soir, un poème de Federico Garcia Lorca qu'il a traduit et mis en musique, il a rappelé comment, il y a 50 ans, il était tombé par hasard sur un livre de l'écrivain espagnol qui allait le marquer à jamais, chez un bouquiniste de la rue Mansfield.Mercredi, il a dédié cette même chanson à son mentor et ami Irving Layton.«Nous nous étions juré qu'ils ne nous auraient pas ; ils l'ont eu», a-t-il dit de ce «grand poète montréalais» mort en 2006.Le même soir, quand le public s'est levé pour l'applaudir, Cohen a fait l'éloge de sa ville natale avant de conclure: «Cette ovation, elle est pour Montréal.» Pour Leonard Cohen, le métier de chanteur populaire aura été une vocation tardive, presque accidentelle.Il aime bien dire, avec toute l'autodérision dont il est capable, qu'il est très ironique que l'écrivain prometteur qu'il était à sa sortie de l'Université Mc Gill ait finalement trouvé son gagne-pain dans la chanson avec sa «voix d'or».Depuis son premier album, paru en 1967 alors qu'il avait déjà 33 ans, il a vendu des millions de disques et ses chansons ont été reprises par les plus grands - l'exceptionnel site web finlandais leonardcohenfiles.com recense plus de 1500 versions de ses chansons à ce jour.Au fil de ses pérégrinations - Londres, Hydra, New York, Nashville, Los Angeles, l'Inde\u2026 -, il a toujours gardé un pied-àterre à Montréal, où, a-t-il dit au public de Wilfrid-Pelletier, il vivrait aujourd'hui s'il n'avait eu ces «d'ennuis financiers empoisonnants ».Dans une entrevue à La Presse, le mois dernier, il mentionnait qu'il avait décidé de s'installer en permanence à Montréal il y a cinq ans, quand sa fille Lorca lui a suggéré de rentrer à Los Angeles parce que son agente avait dilapidé sa fortune.Il ajoutait : «Montréal est une ville créative, où il se passe encore des choses.» Une ville où il revoit surtout ses vieux amis de la rue Saint-Dominique, mais dans laquelle ses enfants, Adam et Lorca, mordent à belles dents, eux qui parlent couramment le français.Une ville, enfin, qu'il a saluée une dernière fois mercredi soir en empruntant ces mots de la chanson À la claire fontaine: «Il y a longtemps que je t'aime, jamais je ne t'oublierai.» S'il est touché quand on reconnaît ses mérites, Cohen fuit la plupart du temps les hommages qu'on lui rend fréquemment.Quand Lou Reed l'a intronisé au Temple de la renommée du rock'n'roll, à New York en mars dernier, Cohen a dit à la blague, pastichant la prédiction du journaliste Jon Landau au sujet de son futur protégé Bruce Springsteen: «J'ai vu l'avenir du rock'n'roll\u2026 et ce n'est pas Leonard Cohen.» Le mois dernier, il nous disait : «Ceux qui détiennent le véritable pouvoir dans l'industrie ne me considèrent pas comme un acteur important.Ça change un peu aujourd'hui, mais je m'y suis résigné depuis longtemps.Le soir de la cérémonie, je me demandais vraiment ce que je faisais là.On aurait dit la fin d'une époque, il s'y passait quelque chose de complètement déconnecté du monde et de la musique.J'avais vraiment l'impression qu'en bas, les bolcheviques étaient en train de fusiller le tsar\u2026 Mais, bien sûr, je suis reconnaissant qu'on se souvienne de moi.» Quand, jeudi soir, une douzaine d'artistes lui ont rendu hommage devant une foule monstre massée rue Sainte- Catherine, Leonard Cohen était déjà reparti en Angleterre, où il doit chanter ce soir à Glastonbury, le plus grand festival rock du Royaume-Uni.C'est donc à son fils Adam qu'on a remis la statuette du Montreal Jazz Festival Spirit Award, soulignant la qualité et l'innovation de son oeuvre ainsi que son influence déterminante sur l'ensemble de la musique populaire internationale.Une influence qui ne se dément surtout pas en 2008 alors que, pour la première fois de sa carrière, à 73 ans, Leonard Cohen fait une tournée de spectacles digne d'une véritable rock star.Ceux qui détiennent le véritable pouvoir dans l'industrie ne me considèrent pas comme un acteur important.Ça change un peu aujourd'hui, mais je m'y suis résigné depuis longtemps.LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE RETROUVEZ LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE SUR LES ONDES DE RADIO-CANADA ENCORE PLUS QUE DU TALENT, DE L'INTELLIGENCE, MÊME DU GÉNIE, L'EXCELLENCE NAÎT DE L'EFFORT Leonard Cohen PHOTO MARTIN CHAMBERLAND LA PRESSE Au début de la semaine dernière, l'auteur-compositeur-interprète, poète et romancier Leonard Cohen est revenu chanter dans sa ville natale pour la première fois depuis 15 ans.Pendant trois soirs, lundi, mardi et mercredi, à la salle Wilfrid- Pelletier, l'artiste de 73 ans a charmé et fasciné les 9000 spectateurs qui s'étaient arraché les billets pour ces concertsévénements parmi les plus beaux donnés à Montréal de mémoire d'homme: trois heures de chansons qui faisaient le tour de la carrière d'un artiste célébré de par le monde.La Presse et Radio-Canada veulent souligner la richesse de l'oeuvre et la singularité du parcours de ce fils de Montréal en le nommant Personnalité de la semaine."]
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