La presse, 5 juillet 2008, C. Arts et spectacles
[" 20 ans museumsnature.ca 514 872-1400 Jardin japonais en fête ! Célébrez Tanabata les 5 et 6 juillet Animations, contes, ateliers de bricolage, dégustations, démonstrations du port du kimono pour les enfants, etc.La laque, résine précieuse Une exposition présentée jusqu'au 31 octobre 3570774A ARTS ET SPECTACLES www.cyberpresse.ca/arts ARTS VISUELS 107 AUTOPSIES D'UNE RUPTURE PAGE 7 JEAN-PIERRE MARIELLE DANS LES MOTS DE GROUCHO PAGES 4 ET 5 PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE La scène est son terrain de jeu favori.Quand on lui propose d'y monter pour faire rire, Laurent Paquin ne peut refuser l'invitation.Malgré un rôle principal dans la pièce L'emmerdeur, l'humoriste a tenu à être, encore une fois, maître de cérémonie le temps de deux galas Juste pour rire.et pour la cinquième année consécutive.Isabelle Massé l'a rencontré en pleine préparation de ses soirées humoristiques, présentées demain et lundi au Théâtre Saint-Denis.Passez en salle de répétition! Àlire en pages2et 3.JUSTE POUR RIRE / LAURENT PAQUIN GALA, OUVRE-TOI.SÉRIE D'ÉTÉ MARTIN LÉON, LOIN DE LA VILLE PAGE 16 Groucho Marx ARTS ET SPECTACLES HUGO DUMAS chronique JUSTE POUR RIRE / LE GALA DE LAURENT PAQUIN PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE QUANDTROISGARS S'ENVONT PÊCHER Animer et emmerder un gala Juste pour rire se prépare pendant des mois\u2026 mais se peaufine jusqu'au jour G.À six dodos de ceux qu'animera Laurent Paquin, demain et lundi, au Théâtre Saint-Denis, La Presse a assisté à la répétition d'un des numéros\u2026 loin d'être prêt à être présenté au public.Avec un trio d'humoristes stressés comme s'ils étaient en vacances.un gala?Ah\u2026bon! iSABeLLe MASSÉ Pour la cinquième année consécutive, Laurent Paquin devient animateur de gala le temps de deux grandes soirées d'humour au Théâtre Saint-Denis.Son horaire de «comédien de théâtre» ne lui permettait pourtant pas ce luxe, cet été.Qu'importe, l'humoriste tenait à son gala au 26e festival Juste pour rire! «Laurent est fier d'animer cinq ans en ligne au Saint-Denis, dit son agent et metteur en scène Guy Lévesque.Moi, je voulais qu'il réfléchisse avant de se relancer dans l'aventure, à cause de L'emmerdeur, une pièce qu'il joue presque tous les soirs du festival.» «Animer, c'est mon métier, lance Paquin.J'ai le sentiment de bien faire le travail, d'être bon.Et quand c'est bien reçu, c'est valorisant.C'est impressionnant, c'est big, un gala!» Demain et lundi, il présentera au public une brochette d'humoristes composée notamment de Maxim Martin, Stéphane Fallu, Jean-François Mercier, Jean- Luc Lemoyne, François Massicotte, Jean-Marc Parent et Arthur.Comme tout bon animateur qui se respecte, il présentera en plus quelques numéros au public.«Laurent est très présent dans son gala, constate Guy Lévesque.Il participe à six numéros.C'est beaucoup! Dire qu'il voulait, au départ, que ce soit simple à cause de L'emmerdeur!» Pourtant, Laurent Paquin prépare son gala depuis janvier.Il avait d'abord pensé à un numéro d'ouverture sur les accommodements raisonnables.«J'ai toutefois dû me revirer de bord, car ce numéro recoupait le thème du gala de Guy Nantel (présenté le 13 juillet)», dit Paquin.Chaque fois, Paquin écrit les textes de ses numéros presque en entier.Pour les numéros de groupe, il s'en remet aux scripteurs (Sylvain Larocque et Pierre Prince pour le gala en question).«C'est important d'avoir des gens qui ne pensent pas exactement comme nous, note Paquin.J'aime bien le choc des idées.Mais je ne dirais pas quelque chose que je ne pense pas sur scène.Cela dit, habituellement, un scripteur se met dans la peau de l'humoriste pour qui il écrit.» Jouer sur scène en groupe, c'est souvent courir après le trouble.À cinq jours du gala, on tentait encore de joindre des artistes pour un numéro à grand déploiement.«On va travailler jusqu'à la dernière seconde.On est en retard, comparé à d'autres galas, car on a perdu Laurent tout le mois de juin à cause de L'emmerdeur, note Guy Lévesque, également metteur en scène du gala de Rachid Badouri, présenté il y a trois jours.«Cette année, j'ai vécu l'excitation du jeune premier qui était prêt (Badouri) et du gars qui a de l'expérience, mais qui anime un gala sur lequel il en reste plus à faire.Logiquement, on va arriver à temps.» Gala de Laurent Paquin, demain et lundi, à 19h30, au Théâtre Saint-Denis.Il existe un tas de trucs dangereux qu'il ne faut jamais, mais ô grand jamais, toucher comme a) un rond de poêle allumé, b) les drogues dures et c) un film culte comme Cruising Bar.Pour a), voir Aurore, scène où la marâtre plaque les mains décharnées de l'enfant martyre sur du métal incandescent.Pour b), voir Amy Winehouse au quotidien avec ses cheveux broussailleux, ses dents pourries et son corps rachitique tacheté d'ecchymoses.Pour c), voir Cruising Bar 2 dans un cinéma près de chez vous.Samedi soir, en syntonisant TVA (une palpitante veillée, non?), j'ai revu pour la 43e fois le premier chapitre de Cruising Bar et je pouvais encore réciter les dialogues par coeur.«Deux martinis-sodas» pour Patrice-lelion, complètement défoncé à la cocaïne.«Deux autres Hawaiian punchs» pour mononcle Gérardle- Taureau, assoiffé après deux danses de type continental.Et une Blanche de Bruges extra Tabasco pour Jean-Jacques-lepaon, véritable éteignoir avec ses soporifiques dissertations sur les cigarettes avec ou sans filtre.Était-ce a) ma pré-adolescence naïve et boutonneuse, b) de la nostalgie galopante qui a brouillé mon jugement critique ou c) les drogues dures (non, je déconne ici), mais j'ai longtemps rigolé en compagnie de Cruising Bar, qui trône toujours dans ma vidéothèque aux côtés de Ding et Dong - Le film, un autre classique du burlesque québécois.C'est donc avec des attentes aussi élevées que le prix de l'essence que je me suis engouffré au cinéma Quartier latin, mercredi après-midi, pour découvrir où Michel Côté avait propulsé ses quatre personnages près de 20 ans après leur apparition dans notre patrimoine cinématographique.Ma déception a été brutale et totale.D'abord, réglons le cas du placement de produit peu subtil, comme l'ensemble de Cruising Bar 2, d'ailleurs.Étaitce nécessaire de filmer le slogan des croustilles Yum-Yum et d'ériger une pyramide de papier essuie-tout Bounty dans la scène tournée à la pharmacie?Surtout que cette vignette n'étoffe en rien l'intrigue du film déjà mince comme une feuille de Cottonelle.Et, franchement, la présentation de la Nissan décapotable en ouverture frôle la publicité déguisée.Pas fort.Idem pour les plogues gratuites d'antisudorifique Old Spice et de pilules Adrien Gagnon.Attaquons maintenant le scénario.Euh, (toussotement gêné), bien, passons plutôt au jeu des acteurs.Pas de doute là-dessus, Michel Côté épate dans ce one man show et ses transformations nous mystifient.Mais où se cachent les acteurs de soutien, si savoureux dans le premier volet?Je pense ici à Geneviève Rioux, Jean- Pierre Bergeron, Louise Marleau, Pauline Lapointe, Roger Léger et Linda Sorgini, qui ont donné de la substance à une production bourrée de calories vides.Je me console un peu, car cette production ravira le monde écolo : elle est 100% verte et biodégradable.Plutôt que de pondre des nouveaux gags, Cruising Bar 2 recycle ceux de 1989 et les refile à des personnages encore plus pathétiques et plus épais que jamais.Je pense ici à la portion du premier film où Jean-Jacques susurre «tes lobes, tes épaules» à Louise Marleau, répliquée presque exactement, mais avec une jeune poulette trop enthousiaste et un Jean-Jacques plombé par un autre problème typiquement masculin.Je pense également au célèbre «je suis en santé, je ne suis pas mort, lâche pas mon Gérard», que le Taureau ressort - une autre fois - dans un motel cheapo de banlieue, où il drague des divorcées trop bronzées en manque de sexe.Zéro originalité.En sortant de la projection, une douleur aiguë me vrillait les tempes comme si j'avais calé 12 zombies.Au moins, avec une cuite, une vraie cuite, on engourdit temporairement nos problèmes.Pas avec Cruising Bar 2, malheureusement.Je lévite En retard avec Love Song de Sara Bareilles.Une chanson qui distille des parfums d'été doux et sucrés.À écouter en boucle.Magique.Je l'évite Eddie Murphy.Qu'il la prenne, sa retraite, pour qu'on efface enfin Norbit de nos mémoires.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : hdumas@lapresse.ca Arrête de boire, mon Gérard Je me console un peu, cette production ravira le monde écolo: elle est 100% verte.Plutôt que de pondre des nouveaux gags, «Cruising Bar 2» recycle ceux de 1989. 3565426A ARTS ET SPECTACLES ISABELLE MASSE François Morency attend sagement, comme un écolier, sur le banc d'une salle de répétition de la rue Chambord, à Montréal.Il est 13h, lundi.Laurent Paquin, Martin Petit, le metteur en scène Guy Lévesque et son assistante Marie-Josée Beaudreau doivent le rejoindre d'une minute à l'autre.Il reste six jours avant la tenue du premier des deux galas que doit animer Laurent Paquin, dans le cadre du 26e festival Juste pour rire.Environ 80% du spectacle est préparé\u2026 théoriquement.Pratiquement, il faut notamment peaufiner le numéro d'ouverture de l'animateur.« Il nous reste le punch final à trouver », dit Paquin.Ce dernier doit aussi apprendre un numéro qu'il présentera avec Petit et Morency: celui des humoristes à la pêche.Un trio que Paquin se plaît à former depuis trois ans sur scène.Un tel numéro lui permet chaque fois de parler autant d'actualité que de la pluie, du beau temps et de la truite, en sautant constamment du coq à l'âne.«J'aime les numéros de groupe, avoue Paquin.Les spectateurs aiment voir plusieurs humoristes en même temps sur scène.Ils assistent à quelque chose qu'ils ne risquent pas de vivre ailleurs.» Que Laurent Paquin, Martin Petit et François Morency se retrouvent ensemble, cet aprèsmidi- là , relève presque de l'exploit.Il a notamment fallu attendre que Petit termine ses engagements au Grand Rire de Québec, la semaine dernière.Que Laurent Paquin soit la vedette de la pièce L'emmerdeur, présentée dans le cadre du festival, et que François Morency présente des numéros dans d'autres galas, a aussi un peu compliqué les choses.Lundi, ils ont convenu de se rencontrer pendant trois heures.«Le premier jet du texte est écrit, mais il est beaucoup trop long (15 pages de texte).Il faut par ailleurs sortir d'ici, cet après-midi, avec la fin du numéro », estime Morency.Pas le temps de se demander comment vont les enfants et les blondes, les gars se mettent rapidement au travail, dialogues en main.Les gags fusent dans un texte que Martin Petit a révisé le matin de la répétition.On y jase de progéniture, de malbouffe, de la commission Bouchard-Taylor, de Julie Couillard, de Barack Obama, de la faillite de TQS et de Canal Vox.«Canal Vox, lance alors François Morency, c'est comme un hôpital.Tu commences là, tu finis tes jours là, mais entre les deux, tu essaies d'y aller le moins souvent possible!» Gardera, gardera pas la blague au final?Les rires de l'assistante Marie-Josée Beaudreau confirment la teneur élevée en humour du commentaire.Pendant une bonne demiheure, Paquin, Petit et Morency se mettront ensuite en bouche un bout de texte traitant du port du voile chez les musulmanes\u2026 en jouant les musulmanes.«Je trouve ça bizarre de défendre le port du voile, dit toutefois Paquin à Petit.«Je trouve ça contemporain que les filles débattent du port du voile, dit plutôt ce dernier.Les femmes ne s'entendent pas sur ce point.» La discussion se passe devant un metteur en scène qui préfère laisser cogiter et improviser les humoristes et qui interviendra d'ailleurs peu durant la répétition.«Marie-Josée, quel nom pourrais- je donner à ma fille musulmane?» demande Petit.Au fil des ajustements, l'humoriste rature des bouts de texte et ajoute au stylo bleu de nouveaux gags.En cette chaude journée d'été, la porte de la salle de répétition est grande ouverte.Les moteurs des voitures se font entendre sans cesse, dans la rue, mais rien pour déconcentrer les humoristes.«Je me demande si on ne devrait pas avoir moins de sujets traités en profondeur dans notre numéro », lance Petit.«À quoi tu penses?» demande Guy Léve sque à Fr a nçoi s Morency, qui ne dit plus rien depuis plusieurs secondes.«Je pense qu'on en a pour 25 minutes!» Passer au travers du texte trois fois prendra trois heures.À 16h, tout reste encore à faire, aux yeux de la journaliste.Martin Petit promet de retourner à sa table de travail, faire les multiples corrections inscrites sur ses feuilles, de réduire le texte à sept pages environ, de rédiger une conclusion punchée au numéro (sur laquelle ils se sont attardés pendant une demi-heure) et de renvoyer le tout le lendemain matin, à ses collègues.«Parfois, on trouve nos idées la veille seulement du gala », dit Laurent Paquin.Étonnamment, en fin de répétition, les gars ne semblent pas plus angoissés qu'au début.Et ce, même s'ils savent qu'ils ne se reverront que trois jours plus tard, soit 48 heures avant le premier des deux galas de Paquin.«On a affaire à trois gars qui travaillent vite, ça aide à gérer le stress», note Guy Lévesque.«Ils ont tous travaillé sur le texte, ajoute Marie-Josée Beaudreau.Ils le possèdent donc déjà en grande partie.Autrement, ils pourront toujours se fier au téléprompteur placé devant eux, le soir du spectacle.Cela dit, ils connaissent leur personnage et ils ont fait beaucoup d'impro en carrière.Ils marchent sur un fil\u2026 mais ils gardent l'équilibre.» NATHALIE PETROWSKI CHRONIQUE PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE «On a affaire à trois gars qui travaillent vite, ça aide à gérer le stress », note Guy Lévesque, le metteur en scène.En fin de répétition, Laurent Paquin, François Morency et Martin Petit ne semblent pas plus angoissés qu'au début.Et ce, même s'ils ne vont se revoir que trois jours plus tard, soit 48 heures avant le premier des deux galas de Paquin.La nuit était douce, le ciel, criblé d'étoiles, et sur les plaines d'Abraham, le Festival d'été de Québec venait de démarrer dans un grand fracas de guitares.américaines.C'était jeudi, journée anniversaire des 400 ans de la fondation de Québec par Samuel de Champlain ou, selon le premier ministre français François Fillon, date officielle de «la naissance d'une civilisation française en Amérique ».Et pourtant, s'il restait des traces de cette civilisation française, ce n'était pas sur les plaines d'Abraham qu'elles allaient se faire voir et entendre jeudi.Au nom d'une logique assez particulière, les organisateurs du Festival d'été de Québec avaient en effet décidé de confier à Van Halen, groupe américain des années 70, le soin de lancer les festivités et de donner le coup d'envoi à 10 jours de musique aux quatre coins de la ville.Pourquoi ce groupe-là?Parce que Coldplay, U2 et les autres coûtaient trop cher ou n'étaient pas disponibles.Pourquoi ce soirlà ?Parce qu'Aznavour, retenu par un engagement en Floride, n'était pas libre.Pourquoi pas un groupe québécois pour marquer le 400e anniversaire de la première ville québécoise?Parce que les groupes québécois, comme Charles Aznavour au demeurant, viendraient plus tard et que ce soir-là, il fallait faire big et international et montrer à la terre entière, si jamais elle était à l'écoute, que Québec n'avait rien à envier à.Detroit, Chicago ou Philadelphie.On est américains ou on ne l'est pas, et côté rock, Québec revendique son américanité comme aucune autre.« Is this a celebration ?» hurla le chanteur David Lee Roth à la foule dans la langue du général Wolfe en se tordant à la manière d'un ver dans ses collants.La foule, sage comme une image et pas tout à fait à la hauteur de sa réputation de grande rockeuse, répondit oui mollement , confirmant qu'il s'agissait bel et bien d'une célébration, mais que la plus grande raison de célébrer c'était que, grâce au 400e, des spectacles gratuits comme celui-là, il y en aurait à la tonne tout l'été.Yeah ! D'abord vêtu d'une redingote rouge semblable à celle que portaient les soldats britanniques qui ont conquis les Plaines, David Lee Roth s'est vite débarrassé de ses oripeaux pour exhiber ses pectoraux lisses comme de la cire et durs comme du béton.Mais le striptease du quinquagénaire ne l'a pas rendu plus francophile et surtout ne l'a pas aidé à se souvenir de formules élémentaires en français comme «bonjour » ou «bonne fête ».Pas une fois pendant toute la durée de sa prestation, David Lee Roth n'a-t-il proféré le moindre mot dans la langue de Champlain.Quant au guitariste Eddie Van Halen, fidèle à sa réputation et parce qu'un cancer l'a obligé à se faire couper un bout de langue, il n'a pas dit un mot de la soirée, se contentant de tirer des hurlements et des cris de sirène de sa guitare.En tant que Montréalaise qui a vu le loup, le lion et le renard sur la montagne et qui pensait que le 400e de Québec serait une grosse Saint-Jean célébrée dans une débauche de bleu et blanc, j'avoue que j'ai trouvé la soirée étrange et confondante.J'avais beau chercher des signes de Champlain et de sa civilisation française, tout ce que j'entendais, c'était du gros rock américain et tout ce que je voyais, c'était des millions de lucioles rouges qui clignotaient toutes en même temps.Ces lucioles étaient en réalité des clignotants lumineux incrustés dans le macaron officiel du Festival d'été qu'il fallait porter pour être admis au concert de Van Halen.Ne me demandez pas pourquoi ces clignotants étaient rouges plutôt que blanc, bleu ou vert.Sachez seulement que, dispersés sur toute l'étendue des Plaines, ces clignotants ressemblaient à des soldats britanniques prêts à attaquer.Et que cette fois-ci, ça ne prendrait même pas onze minutes pour qu'ils remportent la bataille.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : npetrows@lapresse.ca La conquête des Plaines Pourquoi pas un groupe québécois pour marquer le 400e anniversaire de la première ville québécoise?Parce que les groupes québécois viendraient plus tard et que ce soir-là, il fallait faire «big» et international et montrer à la terre entière, si jamais elle était à l'écoute, que Québec n'avait rien à envier à.Detroit, Chicago ou Philadelphie. FAITES-VOUS PLAISIR EN PROFITANT DE NOTRE EXCELLENT SOUPER DE FONDUE CHINOISE 3572590A FAITES-VOUS PLAISIR EN PROFITANT DE NOTRE EXCELLENT SOUPER DE FONDUE CHINOISE MISE EN SCÈNE ET ADAPTATION: Vincent Bilodeau 3572583A 3572434A ARTS ET SPECTACLES JUSTE POUR RIRE LOUIS-BERNARD ROBITAILLE COLLABORATION SPÉCIALE PARIS Immeuble moderne situé à la lisière de Paris.Ou plutôt: à 10 mètres, puisque nous sommes à Boulogne et que la capitale commence sur le trottoir en face.Appartement a priori banal, mais qui se situe au rez-de-chaussée et dispose d'un jardin privé, un luxe inouï dans cette région surpeuplée du monde.Confortablement calé dans un fauteuil, un grand énergumène, mince et large d'épaules, et à qui on ne donnerait certainement pas ses 76 ans.Avec sa haute taille, son front dégarni, il a eu très tôt l'air d'un homme mûr.Mais, malgré ses cheveux gris, il n'a pas l'air tellement plus vieux aujourd'hui qu'en 1974, lorsqu'il jouait le flamboyant marquis de Pontcallec, dans Que la fête commence, de Bertrand Tavernier, en compagnie de ses vieux copains Philippe Noiret et Jean Rochefort.On l'aura deviné.Le grand énergumène s'appelle Jean-Pierre Marielle.L'un des plus célèbres comédiens français de son époque.Même s'il n'a jamais été à strictement parler une star.Mais, entré dans le métier a milieu des années 50, il a tout fait, pratiqué le théâtre d'auteur avec constance, joué dans une centaine de films, parfois tout en haut de l'affiche, connu les triomphes et les insuccès.Avec la ferme intention de continuer à ce rythme fou, lorsque les rôles l'intéressent ou l'amusent.Est-ce qu'il n'a pas incarné le conservateur du Louvre - un rôle muet et l'un des plus courts de sa carrière - dans le Da Vinci Code, qui n'est pas exactement un chef-d'oeuvre?Mais il a aussi prêté sa voix au chef de cuisine dans le film d'animation Ratatouille.Avant de revenir à un film d'auteur de Noémie Lvovsky.Quand on lui demande s'il a actuellement un filmenmarche, il se gratte la tête: «Est-ce que je tourne ces jours-ci?Oh là, je ne sais pas trop.Il faudrait demander à ma femme (la comédienne Agathe Nathanson, avec qui il s'est marié en 2003).Agathe, est-ce que je tourne actuellement?» Concernant Montréal, où il va interpréter la Correspondance de Groucho Marx, il a le geste noblement enthousiaste: «Ah! Montréal! dit-il de sa voix de violoncelle, j'adore! J'y suis allé souvent.Pour un tournage de film, notamment.J'y ai fait du vélo, c'était formidable.» Depuis des années qu'on voit épisodiquement Marielle faire la «promo» de ses films dans des émissions de télé, il a toujours été comme ça: faussement distrait, prenant des chemins de traverse: une façon de divertir son auditoire sans répondre aux questions.À la question de savoir comment est né ce projet sur Groucho Marx, il est tout aussi perplexe: «Je ne sais plus.Leconte peutêtre?» Quant au personnage qu'il incarne, il le trouve formidable, mais n'exclut pas Chaplin ou Buster Keaton.«Vous savez, les Marx Brothers, c'était toute ma jeunesse.Ah! Groucho, quel plaisir de dire ses mots! Un incontournable.C'est de la poésie, du surréalisme, Antonin Artaud en a parlé ! Mais ne me demandez pas de choisir entre lui et Buster Keaton ou Chaplin: je prends les trois.» On n'en saura pas plus.Vie de saltimbanque Au mur de son appartement, une photo en noir et blanc de 1954.Prise le jour même où Marielle était reçu au Conservatoire de théâtre.Il a 22 ans.À une terrasse de café, déjà une gueule d'âge mûr.À la table, son copain Pierre Vernier, reçu le même jour et qui lui donne la réplique dans Groucho.Autre camarade de promotion, Françoise Fabian, grande comédienne de théâtre et de cinéma.Et Jean-Paul Belmondo, cigarette au bec, encore parfait inconnu.Il ne manque que Jean Rochefort, son inséparable copain, ou Claude Rich, autre fabuleux «second rôle ».Jean-Pierre Marielle jette sans se troubler un coup d'oeil sur la photo - «Elle était belle, Fabian, hein?» - donne des nouvelles de Belmondo, victime d'un grave AVC il y a quelques années - «Il va nettement mieux, il va même bien» \u2026 Un demi-siècle s'est écoulé depuis cette photo.Jean-Pierre Marielle a eu le temps de vivre mille vies : «Qu'est-ce que j'ai fait ?Une vie de saltimbanque ! À 16 ans, je jouais déjà au lycée, dit-il avec un geste vaguement fataliste.J'ai joué dans de petits théâtres aujourd'hui disparus.Au cinéma, jusqu'au premier grand succès avec Tavernier en 1973, j'ai longtemps joué les seconds rôles.C'est très agréable, les seconds rôles ! Au milieu des années 50, j'allais faire du cabaret avec Guy Bedos.J'ai fait de la radio: on lisait de grands textes.J'adorais la radio.À la télé, j'ai été Philippe Le Bel dans Les templiers, à l'époque où l'on jouait les dramatiques en direct.Il y avait sur le sol des indications pour les déplacements, et une grande sirène annonçait le départ ! Je vais vous dire: j'ai exercé mon art mineur de manière honnête.» Il a joué de grands rôles dans de bons films qui n'ont pas eu de succès commercial, comme Les grands ducs de Patrice Leconte.Connu des triomphes inattendus comme dans Tous les matins du monde.Parmi les grands souvenirs qui lui viennent spontanément à la mémoire : l'aventure théâtrale qu'il a vécue dans les années 60, en compagnie de Delphine Seyrig, Jean Rochefort, Bernard Fresson, à jouer des pièces de Pinter ou Stoppard au théâtre Antoine.Est-ce à dire qu'il préfère le théâtre?«Pas du tout! Pour moi, il n'y a pas de différence entre le théâtre et le cinéma.On a un rôle à jouer, ça vient ou ça ne vient pas, et c'est tout.Je n'ai jamais beaucoup réfléchi à tout ça.Bien sûr, un film ou un téléfilm peut avoir deux ou quatre millions de spectateurs, rien à voir avec la modestie du théâtre.Mais ça m'est égal: il n'y a pas si longtemps encore, il m'est arrivé de jouer devant des salles dégarnies.Il y a parfois des textes magnifiques qui ne trouvent pas leur public: on y a cru violemment, on a beaucoup donné, et le public ne vient pas.Ça ne fait rien.Ça ne me dérange pas.Il m'est aussi arrivé de m'ennuyer dans un grand succès.(Nouveau geste savamment désabusé.) Ah! vous savez\u2026» Correspondance de Groucho Marx, du 7 au 12 juillet, 20h, au Théâtre Jean-Duceppe.JEAN-PIERRE MARIELLE / Correspondance de Groucho Marx DANS LESMOTS DE GROUCHO À 76 ANS, JEAN-PIERRE MARIELLE EST DEVENU, À L'INSTAR DE JEAN ROCHEFORT OU CLAUDE RICH, L'UN DES GLORIEUX «SECONDS RÔLES» DU CINÉMA FRANÇAIS.DEPUIS L'ÂGE DE 16 ANS, IL A TOUT JOUÉ ET DANS TOUS LES REGISTRES: THÉÂTRE, CINÉMA, RADIO, TÉLÉVISION.«LES SECONDS RÔLES, C'EST TRÈS AGRÉABLE», DIT-IL.AUJOURD'HUI, IL INCARNE GROUCHO MARX, DONT IL INTERPRÈTE LA CORRESPONDANCE DANS UN SPECTACLE MIS EN SCÈNE PAR PATRICE LECONTE.«GROUCHO MARX?UN GRAND SURRÉALISTE!» Jean-Pierre Marielle PHOTO BORIS HORVAT, AFP « AH! GROUCHO, QUEL PLAISIR DE DIRE SESMOTS! UN INCONTOURNABLE.C'ESTDE LAPOÉSIE, DU SURRÉALISME.» 3562109A 3556520A 15 000 billets vendus Déjà Supplémentaires 29 -30août 3572425A ARTS ET SPECTACLES JUSTE POUR RIRE LOUIS-BERNARD ROBITAILLE COLLABORATION SPÉCIALE PARIS \u2014 Le réalisateur des Bronzés et de Ridicule n'a aucune hésitation.Des grands classiques de l'humour américain, c'est Groucho Marx qu'il préfère.Joint au téléphone, Patrice Leconte, qui signe la mise en scène de cette correspondance de Groucho, est catégorique: «Bien sûr, j'ai une passion pour Chaplin et Buster Keaton, mais j'ai toujours eu une tendresse particulière pour les Marx et le personnage de Groucho pour commencer: j'adore cette politesse ravageuse qui lui permet de dire des choses horribles.» Et donc, ça s'est passé de la manière suivante.Au cours d'un voyage en TGV, fin 2006, il rencontre le directeur du festival de la correspondance de Grignan: «Ce serait bien que vous mettiez en scène une correspondance célèbre.Pourquoi pas celle du réalisateur allemand Fassbinder?» Et pourquoi pas Groucho Marx?rétorque Patrice Leconte.Le ténébreux Fassbinder et l'extravagant Groucho, ce n'est pas franchement la même chose.Mais qu'à cela ne tienne, classé à l'origine dans les «comiques», Leconte a aussi réalisé des films noirs, dont Monsieur Hire.Et l'affaire est aussitôt conclue.«En fait, explique Leconte, il y a deux correspondances de Groucho Marx.L'une se compose de lettres à sa fille, dont il ne s'était pas suffisamment occupé après son divorce: ce sont des lettres intimes, sérieuses, dont on a l'impression qu'elles ne nous regardent pas.En revanche, l'autre correspondance, qui nous intéresse, est à mourir de rire: Groucho a des échanges de lettres avec des pépiniéristes, des journalistes, les frères Warner.Ceux-ci, par exemple, menacent les Marx d'un procès pour avoir parodié le titre de Casablanca avec Bogart.Groucho leur écrit: c'est vrai que Harpo ressemble beaucoup à Ingrid Bergman\u2026» Mais, on le sait, il y a de la tristesse dans le clown, et Groucho n'échappe pas à la règle, ce qui lui donne une dimension supplémentaire: «Dans l'incroyable drôlerie des lettres, cette façon de ne rien prendre au sérieux, il y a un côté assez désabusé, du désenchantement, une sorte de peur panique du temps qui passe.C'est parfois très émouvant.» La correspondance publiée fait quelque 300 pages.Patrice Leconte s'est autorisé à «un peu de tripatouillage, dans le respect le plus total de l'auteur».Il a sélectionné, coupé, rafistolé pour arriver à un spectacle d'une heure vingt à peine, «de manière à ce que les spectateurs aient l'impression de rester sur leur faim, plutôt que le contraire».Là-dessus, Leconte dîne un soir chez Jean- Pierre Marielle - avec qui il n'a tourné que deux films, «réussis mais qui n'ont pas eu le succès public attendu: Le parfum d'Yvonne et Les grands ducs.Il lui dit : «Est-ce que vous accepteriez d'incarner Groucho Marx sur scène?» Et Marielle de lui répondre de sa voix de violoncelle: «Mais Patrice, je vous interdis de monter cette pièce avec quelqu'un d'autre!» L'affaire est lancée.Marielle-Groucho donnera la réplique à un très vieil ami dans le métier, Pierre Vernier, qui joue tour à tour les secrétaires, les créanciers, les producteurs, etc.« J'ai consacré à cette entreprise un petit mois de ma vie.Avec délice.Mais sans chercher à faire l'intéressant dans ma mise en scène.Avec une moustache et des lunettes, Marielle est ressemblant, mais je n'ai surtout pas cherché à le transformer physiquement en imitation de Groucho, et donc il ne déambule pas en singeant sa démarche.On se concentre sur la qualité des lettres et du jeu de Jean-Pierre.Avec accompagnement musical du Grouchy Trio, qui ajoute de la gaieté et de l'ironie.Le résultat: tout simplement jubilatoire.» LE METTEUR ENSCÈNE PATRICE LECONTE « Jubilatoire ! » PHOTOS FOURNIES PAR LE FESTIVAL JUSTE POUR RIRE 3570479A DU 5 JUILLET AU 3 AOÛT 2008 À JOLIETTE www.lanaudiere.org PROGRAMME DE SAISON COMPLET Site Internet : www.lanaudiere.org Courriel : festival@lanaudiere.org Téléphone : 1 800 561-4343 ou 450 759-7636 BILLETTERIE 1 800 561-4343 (jour) 1 866 842-2112 (soir) Alain LEFÈVRE, piano David LEFÈVRE, violon Voici une rare occasion d'entendre, réunis le temps d'un récital, le pianiste Alain Lefèvre et son frère, David Lefèvre, premier violon solo à l'Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo.FRANCK : Sonate pour violon et piano en la majeur MATHIEU : Fantaisie pour violon et piano LEKEU : Sonate pour violon et piano en sol majeur BILLETS :30 $ Valentina LISITSA, piano Selon le Chicago Tribune « sa technique resplendit comme du verre taillé ».« Sa formidable virtuosité technique n'a d'égal que le délice visuel qu'elle procure.» SCHUMANN : Kinderszenen, op.15 BEETHOVEN : Sonate en fa mineur, op.57 no 23 (« Appassionata ») RACHMANINOV : Étude-Tableau op.39 no 6 & Préludes op.32 et op.23 LISZT : Totentanz BILLETS : 25 $ DES ENVOLÉES LYRIQUES D'ALINE KUTAN À L'OISEAU DE FEU DE STRAVINSKI SAMEDI 12 JUILLET / 20 H / Amphithéâtre de Joliette ROMÉO ET JULIETTE, DANS L'UNIVERS PASSIONNÉ DU TANGO DIMANCHE 13 JUILLET / 14 H / Amphithéâtre de Joliette ORCHESTRE DU FESTIVAL Jean-Marie ZEITOUNI, direction Aline KUTAN, soprano Stewart GOODYEAR, piano STRAVINSKI : L'Oiseau de feu - Suite (version de 1919) MESSIAEN : Oiseaux exotiques, pour piano et petit orchestre OUELLETTE : Joie des Grives, op.32 (création) - projections sur grand écran GOUNOD, HANDEL & SAINT-SAËNS : Airs pour colorature qui évoquent les oiseaux BILLETS : 47 $, 44 $, 35 $, 27 $, PELOUSE 15 $ ENSEMBLE ASTORIAS (bandonéon, violon, guitare, contrebasse, batterie et chant) TANGO CONTEMPOTANGO (4 danseurs) Un spectacle romantique en chanson, en musique et en danse.Redécouvrez l'histoire de Roméo et Juliette transposée pour l'occasion dans l'univers passionné du tango.BILLETS : 25 $, 23 $, 20 $, 18 $, PELOUSE 12 $ Places sur scène disponibles : 45 $ (incluant une consommation) LES FRÈRES DAVID ET ALAIN LEFÈVRE EN RÉCITAL LUNDI 7 JUILLET / 20 H / Église de Berthierville 780, rue Montcalm, Berthierville, J0K 1A0 UNE CATHÉDRALE ROMANTIQUE SIGNÉE LISITSA MARDI 8 JUILLET / 20 H / Église de Saint-Paul-de-Joliette 8, rue Brassard, Saint-Paul-de-Joliette, J0K 3E0 ÉCLATANTE OUVERTURE - CARMINA BURANA SAMEDI 5 JUILLET / 20 H Amphithéâtre de Joliette ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN DU GRAND MONTRÉAL Yannick NÉZET-SÉGUIN, direction Valentina LISITSA, piano Erin WALL, soprano Frédéric ANTOUN, ténor James WESTMAN, baryton CHOEURS DE LAVAL, DE L'OMGM ET DU FESTIVAL PETITS CHANTEURS DE LAVAL et VOIX BORÉALES Philippe OSTIGUY, Julien PROULX, Pierre TOURVILLE, chefs de choeur Une soirée grandiose pour le coup d'envoi : 200 instrumentistes et choristes sur la scène dans les spectaculaires Carmina burana.PROKOFIEV : Concerto pour piano no 2 en sol mineur, op.16 ORFF : Carmina burana BILLETS : 50 $, 47 $, 38 $, 29 $, PELOUSE 15 $ CONCERT DE BACH AUX BEATLES DIMANCHE 6 JUILLET / 14 H / Amphithéâtre de Joliette CANTABILE - THE LONDON QUARTET Consacré « Ensemble virtuose a cappella favori » de la BBC.De Brel à Brahms, d'Ellington à Gershwin et de Bach aux Beatles, Cantabile fait aussi la part belle aux chansons de Frank Sinatra et d'Yves Montand.BILLETS : 25 $, 23 $, 20 $, 18 $, PELOUSE 12 $ CONCERT CONCERT CÉLÉBRATION PUCCINI VENDREDI 11 JUILLET / 20 H Amphithéâtre de Joliette ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE QUÉBEC Yoav TALMI, direction Sondra RADVANOVSKY, soprano Richard MARGISON, ténor PUCCINI : Airs et duos tirés de La Bohème, Madama Butterfly, Turandot, Tosca, etc.BILLETS : 50 $, 47 $, 38 $, 29 $, PELOUSE 15 $ CONCERT ACTIVITÉ LE JOUR DU CONCERT SOUPER-CROISIÈRE SUR LE FLEUVE vers l'Amphithéâtre de Joliette Tous les détails dans la section Forfaits de notre site Internet CONCERT 3569096A Les Concerts populaires de Montréal Yannick Nézet-Séguin, directeur artistique 44e Saison été 2008 les mercredis du 25 juin au 30 juillet à 19h30 Centre Pierre-Charbonneau Métro Viau De Beethoven à Plamondon De la symphonie classique au tango langoureux infor Mations et billetterie télé Phonique lundi au vendredi, 10 à 16h : 514-899-0938 www.orgueetcouleurs.com 9 juillet Pleins feux sur le tango Veróni CalarC, Chanteuse ense Mble ro Mulolarrea 16 juillet Les coulisses de l'orchestre 23 juillet Au pays de l'amour\u2026 30 juillet À la cour d'Angleterre 3563892A ARTS ET SPECTACLES SUR LES PLANCHES LES GITANS DE SARAJEVO, ce soir aux Bobards.MEOW MIX, ce soir à La Sala Rossa.CALEXICO + WOODPDGEON, lundi au National.B BOYING, lundi au Quai des Brumes.AKON, WYCLEF JEAN, SEAN PAUL, mercredi au Centre Bell.STEPHEND PAGLIARO ET LES ENFANTS TERRIBLES, mercredi au Lion d'or.NOMO, mercredi au Petit Campus.STONE TEMPLE PILOTS, vendredi au Centre Bell.THE BRAVERY, vendredi au National.Wyclef Jean ENTRACTE PAUL JOURNET entracte@lapresse.ca SÉPARÉS À LA NAISSANCE Les cheveux savamment dépeignés d'Éric Bernier (Les hauts et les bas de Sophie Paquin) rappellent ceux de David Bussières, moitié d'Alfa Rococo.Le groupe dans le vent a levé l'ancre, et sillonne le Québec cet été.Merci à Marie-Ève Duguay pour la suggestion.EN HAUSSE, EN BAISSE CRUISING BAR 2 La critique n'a pas aimé Cruising Bar 2.Mais elle n'a pas découragé le public d'aller le voir.Aidé par une importante campagne de promotion, le film a engrangé des recettes de près de 1 million au box-office à son premier week-end (plus la première jeudi soir).C'est le meilleur résultat de la semaine et le meilleur départ de l'année pour un long métrage québécois.Et sûrement une petite vengeance pour Michel Côté et ses acolytes, écorchés par plusieurs critiques véhémentes ces dernières semaines.Reste maintenant à voir si la suite fera mieux que la version originale.En 1989, Cruising Bar avait amassé 3,8 millions.STING Sting a l'habitude de darder les impies pollueurs.C'est maintenant à son tour d'être dénoncé.La semaine dernière, le chanteur a loué pour lui tout seul un jet privé pour voyager de Londres à Leipzig, en Allemagne.Les 13 autres places sont restées libres, car ses musiciens se déplaçaient autrement.Des écologistes ont dénoncé l'incohérence de Sting.Le leader de The Police demande souvent à ses fans de réduire leurs émissions de CO2.En 1988 déjà, il a fondé une association pour protéger la forêt amazonienne.L'arroseur est maintenant arrosé.ILS, ELLES ONT DIT «Je pense que ton conjoint est ton punching bag spirituel.» - Le maire Gendron qui révèle les secrets d'un couple réussi à l'émission Vie de couple de TQS.Éric Bernier David Bussières 3565040A ARTS ET SPECTACLES ARTS VISUELS ANABELLE NICOUD En route pour Berlin, Sophie Calle reçoit, par courriel, sur son téléphone, un message de rupture se terminant sur un impératif : «Prenez soin de vous».Le point final de l'histoire devient le point de départ d'une analyse, d'une interprétation.«Une façon de prendre le temps de rompre», dit, en préambule, l'artiste.À 107 femmes, Sophie Calle demande de déconstruire la lettre de rupture.Certaines femmes interprètent le courriel au prisme de leur profession - avocate, juge, écrivain public ou encore historienne.Des artistes l'interprètent littéralement: en chantant (Camille, Feist), en dansant (Marie-Agnès Gillot) ou en jouant (Jeanne Moreau, Arielle Dombasle, Emmanuelle Laborit).«Ce qui m'intéressait, c'était l'accumulation.De prendre cette lettre, de la triturer dans tous les sens.J'ai essayé d'aller dans tous les métiers qui analysent les textes.J'aurais pu continuer longtemps », admet Sophie Calle, lors de la présentation de l'exposition aux journalistes.Une diplomate note que l'examant semble «incapable de renégocier de nouveaux termes de référence (\u2026) pour le contrat amoureux ».La journaliste et amie Florence Aubenas répond, elle, que la lettre de X a fini «à la poubelle ».Une avocate décèle en l'auteur un « égocentrique narcissique» et conclut à «l'escroquerie ».Lapidaire, une ado constate: «Il se la pète.» Comme souvent chez Sophie Calle, sa vie fonde son oeuvre.Une précédente rupture amoureuse lui avait inspiré Douleur exquise.Mais l'artiste française s'est aussi fait connaître sur la planète art contemporain en explorant l'intimité de l'autre et de l'inconnu qu'elle file dans la rue (Suite vénitienne), invite à dormir dans son lit (Les dormeurs) ou écoute toute une nuit (pour la première Nuit blanche parisienne, en 2002).Pas thérapeutique Il y a dans Prenez soin de vous quelque chose de hautement jubilatoire à voir le message - et donc, le messager - passé au menu hachoir par ce vaste échantillon de la gent féminine.Sur son sentiment, l'artiste ne s'épanche guère.«L'idée de départ, c'est un mail de rupture.Le but n'est pas thérapeutique: le but est de faire une exposition», souligne-t-elle.Prenez soin de vous se divise en deux catégories.D'abord, les professionnelles, photographiées avec la lettre.La photo est présentée à côté d'un découpage de la réponse.Ensuite, les artistes, dont les portraits correspondent à des vidéos de leurs performances.Depuis ses débuts, Sophie Cal le n'a jamais caché ses appréhensions - ou ses faiblesses - avec un appareil photographique.C'est pourtant elle qui signe pour Prenez soin de vous l'ensemble des portraits.«C'est la seule chose que j'ai faite.Sinon, j'aurais été absente du projet, note-t-elle.Je pense que les photographies sont meilleures que ce que je fais habituellement à cause de cela.» Daniel Buren, commissaire de l'exposition pour la Biennale de Venise, où Prenez soin de vous a été produite pour la première fois l'an dernier, suggère à Sophie Calle d'accompagner portraits et textes, des originaux des lettres, sur des présentoirs «pour montrer que les femmes ne sont pas censurées».« (Daniel Buren) adore mes livres, mais il trouve que mes expositions étaient moins bien que mes livres.Cela m'a intéressée comme commentaire, et cela m'a influencée », dit Sophie Cal le, dont l 'oeuvre se décline aussi en librairie - «J'essaie toujours de faire des livres.C'est un travail très différent.» La démarche artistique et l'exposition ont-elles exorcisé la rupture ?Sans confidences, Sophie Calle affirme : «J'ai épuisé le sentiment en faisant ceci, mais pas le texte.» Avec l'humour qu'on lui prête volontiers, l'artiste dit d'ailleurs que s'il devait y avoir une chute à l'exposition, ce serait avec l'intervention d'un perroquet, qui déchiquette et avale la lettre.Prenez soin de vous est présentée jusqu'au 19 octobre 2008 à DHC/Art Fondation pour l'art contemporain, 451, rue Saint-Jean.Infos : www.dhc-art.org.SOPHIE CALLE À DHC/ART Rupture en 107 temps Il la quitte, elle en fait une exposition.Abandonnée par «X», l'artiste française Sophie Calle épuise son sentiment amoureux grâce à l'interprétation par 107 femmes (dont un perroquet) d'une missive de rupture.Après Venise et Paris, DHC/ART Fondation pour l'art contemporain présente à Montréal Prenez soin de vous Il y a dans Prenez soin de vous quelque chose de hautement jubilatoire à voir le message - et donc, le messager - passé au menu hachoir par ce vaste échantillon de la gent féminine.PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE Depuis ses débuts, Sophie Calle n'a jamais caché ses appréhensions - ou ses faiblesses - avec un appareil photographique.C'est pourtant elle qui signe pour Prenez soin de vous l'ensemble des portraits. 3572358A 3572360A SLAVA'S SNOWSHOW présenté par Juste pour rire Produit par David J Foster et Ross Mollison Selon une entente avec SLAVA et Gwenael Allan www.slavasnowshow.com Créé et mis en scène par SLAVA 3572323A ARTS ET SPECTACLES ARTS VISUELS JOCELYNE LEPAGE On a beau avoir vu les sculptures de Ron Mueck l'an dernier au Musée des beaux-arts du Canada, à Ottawa, on reste impressionné en les retrouvant à l'Espace Shawinigan de la Cité de l'énergie.Un nouveau-né géant - une fille en fait - d'une longueur de 17 pieds, taché de sang, un bout de cordon ombilical encore attaché au nombril, côtoie une petite vieille ratatinée, pas plus grande qu'un chat, cachée sous ses couvertures.Ainsi va la vie, se dit-on.En rapetissant.Les sculptures hyperréalistes de cet ancien spécialiste d'effets spéciaux au cinéma sont moins nombreuses à Shawinigan qu'à Ottawa.Dans ce gigantesque espace industriel où l'on traitait l'aluminium autrefois, elles ont tout de même une force percutante.Mais qu'il s'agisse de la maman mettant au monde un enfant, de la femme géante dans son lit, ou de la tête immense d'un nouveau-né, l'expression des visages reste di f ficile à déchiffrer.Pas de sourire, pas de cri.Une sorte d'inquiétude existentielle.On peut voir dans des documents écrits et visuels comment l'artiste travaille pour obtenir une telle ressemblance avec la réalité.Plus vrai que vrai?Non, tout est faux, aucun personnage n'ayant une taille normale.Ben-Ner papa artiste Il paraît que Guy Ben-Ner, artiste vidéaste d'origine israélienne, a fait un choix crucial dans sa vie.En 1994, à la naissance de son premier enfant, une fille, il a décidé qu'il serait à la fois un bon papa et un artiste.Il resterait à la maison et créerait ses oeuvres sur place, ou dans son voisinage, avec une caméra vidéo la plus humble possible.C'est ainsi que sa vie quotidienne, en compagnie de ses enfants (il en a deux) et de sa femme, fait partie intégrante des oeuvres.Cette prise de position donne des résultats inattendus.L'artiste part de quelques coups de coeur : son amour pour Buster Keaton, pour Robinson Crusoé, pour quelques oeuvres d'art connues par exemple, et il construit des histoires.Il fabrique une île dans sa cuisine et se déguise en Robinson.Il déconstruit un arbre fait de morceaux de meubles pour recréer sa cuisine.Il déguise ses enfants en autruches.Il fait jouer l'Enfant sauvage (inspiré de Truffaut) à son petit garçon qui vit dans sa chambre comme s'il s'agissait d'une forêt\u2026 Les vidéos sont parfois projetées sur de grands écrans dans des installations.Mais il y en a aussi dans des petits écrans de télévision qui sont plus anciennes.Dans l'une de ces vidéos, on met du temps à reconnaître que la tête ronde qui chante un hit des années cinquante est en réalité le gland d'un pénis sur lequel deux boutons servent d'yeux tandis que le méat est manipulé de manière à former la bouche, qui chante.C'est crampant ! Cette vidéo est accompagnée de dessins d'appartements où l'on voit un homme en habit, le pénis sorti du pantalon et attaché à une ficelle qui le relie par des poulies à un mécanisme susceptible de le tuer si jamais il bouge.Serait-ce là une manière de métaphore des obligations du mariage?Pas très loin, un autre petit écran diffuse un film de Buster Keaton, dans lequel une maison pleine de gens est ballottée par le vent tandis que le mime essaie en vain de retourner à l'intérieur par la porte ouverte qui passe trop vite devant lui.L'humour absurde de Buster Keaton est encore aujourd'hui d'actualité.Et il y a un peu de Keaton chez Guy Ben-Ner, un jeune artiste israélien en pleine ascension qui vit aujourd'hui à Berlin.Pour la dernière fois C'est la sixième et dernière année que L'Espace Shawinigan sert de rallonge estivale au Musée des beaux-arts du Canada, qui y présentait des artistes d'envergure internationale grâce à un budget spécial accordé par le gouvernement.Le gouvernement conservateur a mis fin à cette exception.Le bâtiment, qui fait partie de la Cité de l'énergie, est un lieu d'exposition formidable pour l'art contemporain.On ne sait pas qui aura les moyens de prendre la relève du Musée des beaux-arts du Canada et de son directeur, Pierre Théberge.La vraie vie.Ron Mueck et Guy Ben-Ner, à l'Espace Shawinigan, Cité de l'énergie, Shawinigan.Ouvert tous les jours, de 10h à 18h, jusqu'au 1er septembre.Infos : 819 537-5300 ou 1 866 900-2483.ESPACE SHAWINIGAN/ La vraie vie L'art, c'est la vie PHOTO SYLVAIN MAYER, LE NOUVELLISTE L'exposition La vraie vie est présentée à l'Espace Shawinigan tout l'été.On peut notamment y voir les sculptures hyperréalistes de Ron Mueck.Qu'il s'agisse de la maman mettant au monde un enfant, de la femme géante dans son lit, ou de la tête immense d'un nouveau-né, l'expression des visages reste difficile à déchiffrer.Pas de sourire, pas de cri.Une sorte d'inquiétude existentielle.Ron Mueck et Guy Ben-Ner se servent tous deux de la vraie vie et de leurs proches pour créer des oeuvres aux antipodes l'une de l'autre.Le premier fait des sculptures hyperréalistes, l'autre se filme chez lui dans des scénarios disjonctés.L'un fait peur, l'autre fait rire, à l'Espace Shawinigan. BÉNÉFICIEZ D'AVANTAGES AVEC LE PROGRAMME DE RÉCOMPENSES VISA DESJARDINS AU 1 877 BILLETS billetterie PLACE DES ARTS 514 842-2112 laplacedesarts.com MÉTROPOLIS (PAVILLON AIR TRANSAT) 514 844-3500 514 908-9090 - ticketpro.ca CABARET jUSTE POUR RIRE 514 845-2322 514 790-1245 - admission.com BILLETTERIE CENTRALE - MÉTROPOLIS 59, rue Sainte-Catherine Est Sauf pour les événements présentés à la Place des Arts CLUB SODA 514 908-9090 - 1 866 908-9090 ticketpro.ca F (de 14,50$ à 24,50$) + taxes et frais d'administration Spectacles à prix Franco Fous Les Francos débutent dans moins de jours ! francofolies.com Création inédite pour les 20 ans des Francos 31 juillet: 20 h 1er août: 20 h 2 août: 18 h et 21 h 30 Salle Wilfrid-Pelletier, PdA mise en scène: Claude Poissant Év Énement sPÉCiaL 20 ans Éric Lapointe tiken Jah Fakoly amadou et mariam Kevin Parent stephan eicher Benjamin Biolay Rose ami Karim Daphné Déportivo Yelle meLL armand méliès Pauline Croze mademoiselle ivy sylvie Paquette Le nombre numéro# navet Confit alexandre Désilet anik Jean Cali el motor monsieur mono Jeanne Cherhal Daran noir silence Katel Ours Camille tricot machine tricopolis stefie shock microcosme thomas Dutronc victoria abril Chloé sainte-marie Jeudi 31 juillet Richard séguin Vendredi 1er août nicolas Ciccone Mercredi 30 juillet Samedi 26 juillet Mardi 29 juillet Vendredi 1er août Samedi 26 juillet Mercredi 30 juillet Jeudi 31 juillet Vendredi 1er août Samedi 2 août Dimanche 27 juillet Mardi 29 juillet Vendredi 25 juillet Mercredi 30 juillet Samedi 26 juillet Jeudi 31 juillet Dimanche 27 juillet Vendredi 1er août Mardi 29 juillet Samedi 2 août Jeudi 24 juillet 19 h du 25 juillet au 28 juillet du 30 juillet au 2 août Jeudi 31 juillet Samedi 2 août Dimanche 27 juillet Mardi 29 juillet présente Carte blanche à.michel Fugain avec Daniel Lavoie, véronique sanson, Bruno Pelletier et autres amis.27 juillet 20 h Salle Wilfrid-Pelletier, PdA Év Énement sPÉCiaL 20 ans Catherine Ringer chante les Rita mitsouko and more 1re partie : Thomas Hellman 1re partie : Le Husky Trio 1re partie : Antoine Gratton 1re partie : Sébastien Lacombe 1re partie : Coeur de pirate 1re partie : Daby Touré avec Damien Robitaille, Avec pas d'casque et plusieurs autres ! Nouveau spectacle ! en primeur ! Cinquième Salle, PdA 20h30 Chansons intimes présente Év Énement sPÉCiaL 20 ans Gregory Charles un piano, une voix, 100 chansons 5 s Oi Rs ! lundi 28 juillet Les ann Ées 50 mardi 29 juillet Les ann Ées 60 mercredi 30 juillet Les ann Ées 70 jeudi 31 juillet Les ann Ées 80 vendredi 1er août Les ann Ées 90 Les Événements Théâtre Maisonneuve PdA, 20h Les Nuits Métropolis, 21h Tout en chanson Pavillon Air Transat, 20h30 (angle De Maisonneuve et de Bleury) en collaboration avec Club Soda 19 h Cabaret Juste pour rire 22 h en collaboration avec Tendances Hip Rap Rock Ve ndredi 25 juillet sPe CtaCLe D'Ouve Rtu Re Les moquettes Coquettes Les pop et rock, 20 ans de Franco Folies Invités :Yann Perreau, Loco Locass, Navet Confit, Vincent Peake, Louise Fo restier, Louis-Jean Cormier, Éric Patenaude, Yves Lambert, Marc-André Brazeau, Dan Bigras, et Michel Rivard.Samedi 2août sPe CtaCLe De CLôtu Re Félix L'homme de paroles Une célébration en paroles et musiques, sous la direction de DOminiC Cham Pa Gne avec Catherine Major, Yann Perreau, Julie Castonguay, Richard Séguin, Marie-Claire Séguin, Jean Lapointe, François Dompierre, Roy Dupuis, Céline Bonnier, Daniel Boucher, Chloé Sainte-Marie, Michel Donato, Michel Rivard, Anne Dorval, Claude Lamothe, Mireille Deyglun, Monique Miville-Deschênes et Fred Pellerin.F F F F COmPLet 3572524A 3572322A ARTS ET SPECTACLES VOTRE SOIREE DE TELEVISION Votre guide tele surWWW.CYBERPRESSE.CA/TELE SPECTACLES C L A S S IQUE FESTIVAL DE LANAUDIERE ƪ AMPHITHEATRE Orchestre Metropolitain du Grand Montreal et Choeurs.Dir.Yannick Nezet-Seguin.Erin Wall, soprano, Frederic Antoun, tenor, James Westman, baryton, Valentina Lisitsa, pianiste.Les Offrandes oubliees (Messiaen), Concerto pour piano no 2 (Prokofiev), Carmina Burana (Orff) : 20h.CENTRE D'ARTS ORFORD Anton Kuerti, pianiste.Sonate op.110 et Variations sur une valse de Diabelli (Beethoven) : 20 h.EGLISE DE NOMININGUE Olivier Thouin, violoniste, Yegor Dyachkov, violoncelliste.Schulhoff, Honegger, Martinu, Ravel : 20 h.Festival Bore-Art.QUAIS DU VIEUXƪPORT I Musici de Montreal.Dir.Yuli Turovsky : 20h30.VA R I E T E S CAbARET DU CASINO DE MONTREAL Soulcity : 20h30.CASA DEL POPOLO Knurl + Almost Blue Sunshine + Jacob Horwood + Wapstan + Metis Yeti : 21 h.FOUFOUNES ELECTRIQUES Green Jelly : 21 h.PARC MOLSON Mundo Rythmo Bazar : 19 h.SALA ROSSA Meow Mix : 21h30.THEATRE CORONA Esquire Show Bar : 20 h.THEATRE DE VERDURE Katia Cadet : 19h30.Africa paradis : 21 h.THEATRE SAINTƪDENIS Gala anime par Mike Ward et Patrick Groulx : 19h30.PHOTO PATRICK SANFACON, ARCHIVES LA PRESSE Patrick Groulx et Mike Ward animent un gala Juste pour rire, ce soir.0705 17 h 00 17 h 30 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 BEV VD VDO SRC Quebec depuis L'Epicerie Le Telejournal Le match des etoiles / Speciale Virginie / Stephanie Crete-Blais , Pascale Desrochers.LE DERNIER TUNNEL (2003) avec Jean Lapointe, Christopher Heyerdahl, Michel Cote.- Un homme tente de faire le coup du siecle en creusant un tunnel a partir des egouts.Cover Girl / Psyclone Le Telejournal Pour l'amour du country / La famille Daraiche , Renee Martel.LA VIE AQUATIQ UE (2004)1h35 \" TVA 16h15 # BEETLEJUICE (1988) avec Geena Davis, Michael Keaton, Alec Baldwin.Le TVA 18 Heures Week-end DEFI BLEU (2002) avec Michelle Rodriguez, Matthew Davis, Kate Bosworth.- A Hawai, une jeune femme s'entraine en vue d'une importante competition de surf.LE DERNIER CHATEAU (2001) avec James Gandolfini, Robert Redford.- Un general incarcere dans une prison militaire tient tete a un gardien cruel.Le TVA reseau KUFFS (1991) Christian Slater.1h15 \" TQS Qu'est-ce mijote?/ Trois soupers sur le gril Le journal weekend CE QUE FEMME VEUT (2000) avec Mel Gibson, Marisa Tomei, Helen Hunt.- Nick se considere comme l'homme ideal, professionnellement et avec les femmes.UN MONDE IDEAL (1993) avec T.J.Lowther, Clint Eastwood, Kevin Costner.- Un policier flegmatique est lance a la poursuite d'un dangereux criminel.Le journal weekend TQc Code Chasten - Reportage sur la nanorobotique qui permet d'injecter des micro-robots dans le corps.Les grands duels de la LNI / Ronde preliminaire - Martin Drainville affronte Edith Cochrane.Gang de rue - Les participants de Gang de rue aident le Magasin- Partage de Montreal.Planete - Trois scientifiques s'aventurent a la Polynesie francaise pour observer les requins gris.Belle et Bum / Sylvain Cossette , Antoine Gratton.SIGNS & WONDERS(2000) avec Charlotte Rampling, Stellan Skarsgard.- Un Americain se convainc de la pertinence de divers signes et CBC 16h00 # Equestrian (D) Saturday Report Marketplace The Nature of Things Partie 4 de 6 Beijing City Chase LMB Baseball / Blue Jays de Toronto c.Los Angeles Angels d'Anaheim (D) 206 13 13 CTV-M Sue Thomas / The Bounty Hunter CTV News Food & Fashion W-FIVE CHOICE: THE HENRY MORGANTALER STORY Comedy Now Comedy Inc.CTV National News CTV News \" 205 11 11 GBL-Q Family Guy Global National Evening News Focus Montreal Andromeda / When Goes Around.Largo Winch / Psycho Killer Andromeda / One More Day's Light Renegade Renegade News Final Sat.Night Live \" 55 3 3 ABC Paid Program Paid Program ABC World News Ebert & Roeper Fox 44 News Raymond CONFESSIONS OF A TEENAGE DRAMA QUEEN Eli Stone / Heal the Pain Sex and the City Sex and the City 281 22 22 CBS 15h00 # PGA Golf (D) Channel 3 News Evening News Entertainment Tonight Weekend The Unit / Two Coins 48 Hours Mystery / No Way Out 48 Hours Mystery Channel 3 News Tim Kavanagh 282 21 21 NBC Track & Field (D) Newschannel 5 NBC News Stargate: SG-1 Swimming (D) Law&Order / Executioner Law & Order: C.I./ Betrayed Newschannel 5 Sat.Night Live \" 280 18 23 PBS-P Roadside Adv Rustic Living BBC World News Art Express M.Lake Journal Roadshow Antiques Roadshow Appearances As Time Goes By As Time Goes By Waiting for God BBC World News Austin City Limits\" ¡X 46 24 PBS-B Antiques Roadshow Partie 2 de 3 Lawrence Welk Show / California As Time Goes By Appearances Being Served?Vicar of Dibley 21h15 Sherlock Holmes Mysteries 22h05 Austin City Limits / Femi Kuti 23h05 Hot Dog Program ¡X 43 59 A&E Criss Angel Mind Criss Angel Mind THE LAST BOY SCOUT (1991) avec Damon Wayans, Bruce DIE HARD (1988) avec Alan Rickman, Bonnie Bedelia, Bruce Willis.The Sopranos 615 73 39 ARTV La Boite a souvenirs Duplessis / Les comptes publics Amour du country , Jerry Cormier.La Symphonie du Nouveau Monde Grand special francais Juste pour rire 2006 Rendez-vous 143 31 31 BRAV 15h30 # ONLY YOU (1994) Arts&Minds Bravo! Videos Live Rehearsal Hall / Paul Anka Joe Armando Sextet Jackie Richardson Symphonic Landscapes LAUREL C \" CD Preuves a l'appui Drole de monde Compl.fou Casse-croute chez Albert Grand rire bleue 2003 Grand rire bleue 2003 Hantise / L'appel Culture du X 129 20 20 CinePOP 15h20 # TENDE FORREST GUMP (1994) avec Robin Wright Penn, Gary Sinise, Tom Hanks.UNE BALLE SIGNEE X (1959) Audie 21h25 LES CHATS BOTTES (1971) Donald LA NUIT AMERICAINE DISC Fifth Gear Fifth Gear How It's Made How It's Made Naked Science / Mars Waterworld Dirty Jobs / Bio-Diesel-Man Deadliest Catch / Storm Season Criss Angel Mind Criss Angel Mind A Haunting / A Haunting in Ireland 520 37 37 EV 50 Heures de vacances / Calgary Paris bouche a bouche / Tuileries Le Tour de France 2008 / Etape 1: Brest - Plumelec Les plus belles routes du monde Hotels / Hotels sur iles privees 134 23 51 FC 17h10 K.Possible 17h40 H.Montana 18h05 Sadie Flight 29 Down 18h55 So Raven 19h50 Life Derek 20h10 Suite Life 20h35 H.Montana SUPERMAN II (1980) avec Margot Kidder, Christopher Reeve.23h05 BLANK CHECK 556 ¡X 67 FOX 15h30 # LMB Baseball / Red Sox de Boston c.Yankees de New York (D) 2 1/2 Men 2 1/2 Men Cops Cops America Most Wanted FOX 44 News Family Guy Mad TV / 300th Episode Milestone 283 36 46 HI Quinn, femme medecin / The Secret Kaamelott Journal d'histoire Compte a rebours Avions / Les catastrophes aeriennes JAG / Dans la jungle de Panama LES MISERABLES DU XXE SIECLE (1995) Jean-Paul HIST Digging for the Truth Mob Stories / Don of St.Leonard NCIS / The Curse The Real Texas Chainsaw Massacre THE TEXAS CHAINSAW MASSACRE (2003) Jessica Crime Stories 522 49 47 MMAX Presentation Musimax Max Week-End L'index Hollywood Fantaisies Liaison Dang Style de Star Hollywood Extreme 142 32 48 MP M.Net Pussycat Dolls: Girl Danse ou creve! Colocs.TV Hogan a raison Presentation Speciale / Much Music Video Awards 2008 Pimp mon char Snoop Dogg 141 30 30 E! MTL Noir demonde Maghreb To Montreal Magazine Libanais Afromonde Parsvision Teleritmo Foco Latino Noir demonde 207 14 14 RDI Le Telejournal Planete prise 2 La Semaine verte Le journal RDI Tout le monde Decouverte Le Telejournal Grands Reportages: Les films Imax Planete prise 2 Le Telejournal Tout le monde 126 19 19 S+ L.A.Enquetes prioritaires New York 911 Les experts / La maison de poupee Les experts / Une chance sur deux L'escouade / Double vie C.S.I: Miami / Vague criminelle Dans la tete des tueurs 132 24 52 SE 17h10ROD LE DANGEREUX(2007) Andy 18h40 HARRY POTTER ET L'ORDRE DU PHENIX (2007) avec Rupert 3-2-1 Action /21h05 VIES BRISEES (2007) 22h50 DEJA VU(2006) Denzel Washington.1h00 \" 180 ¡X 201 SHOW Doc / Choices of the Heart To Be Announced MAKING MR.RIGHT (2008) avec Christina Cox, Dean Cain.K.vs.Spenny K.vs.Spenny Trailer Park Boys Trailer Park Boys 616 40 40 TFO Cinemission Pret, pas pret Wonder Choux Bravo Gudule Panorama Jardins Jazz Cabaret / Molly Johnson NETTOYAGE A SEC (1997) avec Charles Berling, Miou-Miou.Quand les dieux.137 ¡X ¡X TLC Flip That House Flip That House Moving Up Family Flip Flip That House Flip That House Holmes on Homes / Country Kitchen Moving Up Date My House Flip That House Flip That House 521 39 27 TTF LES JETSONS RENCONTRENT LES S O S Bugs Bunny and Tweety 6teen Blaise le blase Les Simpson South Park Decales cosmos Clone High Les Simpson Punch 139 34 45 TV5 30 millions Nouvo 17h55 Quest Champ Journal France Tour en fete - Une soiree a Brest, animee par Michel Drucker la veille du depart du Tour de France., Jenifer.Les bleus / Une vie de chien TV5 le journal N'est pas couche\" 145 15 15 VIE Docteurologie Docteurologie Debbie renove Decore ta vie Airoldi-sortie Bye-Bye Maison Idees-grandeur On a echange nos meres Super Nanny / Famille Bullard Remue-menage Deco sur mesure 135 35 44 VOX Le Lab Barometre Parole et vie Bourlingueurs En route vers mon premier gala Juste pour rire Garde aux chiens Juste pour rire Le Zarts: Studio Place des Arts Ar Shitechs son Barometre ¡X 9 9 VRAK Cory- la place Grenade avec ca?Smallville / Aucune pitie Wildfire / La chute Newport Beach Charmed / Tout feu, tout flamme Radio-Roscoe Frank vs Girard Presserebelle Presserebelle \" 140 16 16 Z Comment.fait Banc d'essai Les stupefiants Le cobaye Les tordus Melinda, entre deux mondes Dead Zone / Un pere POLTERGEIST II: L'AUTRE COTE (1986) Jo Beth 131 26 54 RDS 15h00 # PGA Golf (D) H20 Sports 30 Moto X NASCAR Course automobile - Coupe Sprint Coke Zero 400 (D) Sports 30 123 33 33 SPN 16h00 # LMB Baseball / Red Sox de Boston c.Yankees de New York (D) Sportsnet Connected Week in Baseball UFC All Access UFC Countdown Poker Sportsnet Connected 406 38 38 TSN 16h30 # Boxing Sports Centre NASCAR Auto Racing - Sprint Cup Series (D) Sports Centre 400 28 28 17 h 00 17 h 30 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 BEV VD VDO commanditaire en titre Kent Nagano Directeur musical Billets : 514.842.9951 -osm.ca Le violoniste Andrew Wan joue Mozart Mercredi 30 juillet 2008, 19 h 30 Jean-Claude Casadesus, chef d'orchestre Andrew Wan, violon Mozart, Le Nozze di Figaro, ouverture Mozart, Concerto pour violon no 5, K.219 Bizet, L'Arlésienne, suite Ravel, La Valse Stephen Kovacevich de retour à l'OSM! Mercredi 6 août 2008, 19 h 30 Kent Nagano, chef d'orchestre Stephen Kovacevich, piano Prokofiev, Symphonie no 1, « Classique » Mozart, Concerto pour piano no 24, K.491 Haydn, Symphonie no 94, « Surprise » Jean-Philippe Collard et le Vingt-troisième Concerto Mercredi 13 août 2008, 19 h 30 Jean-François Rivest, chef d'orchestre Jean-Philippe Collard, piano Mozart, Symphonie nº 21, K.134 Mozart, Concerto pour piano nº 23, K.488 Mendelssohn, Ouverture « Les Hébrides », op.26 Mendelssohn, Symphonie nº 5 Sumi Jo chante avec l'OSM Mercredi 20 août 2008, 19 h 30 Kent Nagano, chef d'orchestre Sumi Jo, soprano Haydn, Symphonie no 101, «L'Horloge» Mozart, Exultate, jubilate Rossini, La scala di seta, ouverture Donizetti, O luce di quest'anima, extrait de Linda di Chamounix Bellini, O, quante volte, extrait de I Capuleti e i Montecchi Quatre rendez-vous à ne pas manquer! Les mercredis soirs, du 30 juillet au 20 août Abonnez-vous dès maintenant ! Mo Szériae rt plus présentée par 3571634A 3543907A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE Jean-Marie Zeitouni insuffle un air de jeunesse à la musique classique.Le chef d'orchestre montréalais de 34 ans bat la mesure partout dans le monde.Il sera au Festival de Lanaudière pour diriger deux concerts qui allient la science à la musique.SIMON COUTU Le maestro n'a pas d'orchestre, mais s'en accommode bien pour le moment.Jean- Marie Zeitouni rêve tout de même au jour où il aura une relation privilégiée avec les musiciens d'un grand orchestre.«Je suis jeune et j'aime mon métier, dit-il.Je suis loin d'avoir fait le tour de la profession.Voyager et rencontrer de nouveaux musiciens me donne de l'expérience.» Joint par La Presse à Cincinnati où il était à la barre de l'opéra Lucia di Lammermoor de Gaetano Donizetti, le chef avait le nez dans ses bagages.Avant de revenir au bercail pour le Festival de Lanaudière, il fera une autre escale musicale au Texas.Depuis 2002, il goûte toutefois à un peu de stabilité avec Les Violons du Roy qu'il dirige comme chef invité.Sous sa direction, la formation a gagné un prix Juno en 2007 pour le disque Piazzolla.Sciences et musique Jean-Marie Zeitouni s'intéresse au répertoire de toutes les époques.Il a toutefois une préférence pour les artistes du XXe siècle.Au Festival de Lanaudière, il dirigera l'Orchestre Métropolitain qui jouera The Planets de Holst le 18 juillet.Le concert sera accompagné de projections de photos de la NASA.«J'ai choisi d'ouvrir le concert avec la quatrième Symphonie de Carl Nielsen.C'est une oeuvre nordique que je rêve de jouer depuis des années.C'est le genre de musique que je veux défendre.» Le 12 juillet, il dirigera l'orchestre du Festival de Lanaudière dans le cadre du Grand bal des oiseaux, une rencontre entre l'ornithologie et la musique classique.Toutes les pièces choisies font une incursion dans le monde des animaux à plumes.On y entendra Liszt, Mottl, Handel, Gounod, Stravinsky, Messiaen, Saint- Saëns et Antoine Ouellette.«J'adore les projets de musique classique qui se conjuguent à une autre discipline.L'ornithologie n'est pas un art, mais c'est un domaine de passionnés.» Direction paternelle S'il se considère avant tout comme un artiste, Jean-Marie Zeitouni croit qu'il a aussi un rôle paternel au sein de l'orchestre.«Je veux fondamentalement aider les autres à atteindre l'excellence, affirme-t-il.Toutefois, il y a aussi en moi un musicien qui veut interpréter des pièces.» Il s'identifie à une nouvelle génération de chefs d'orchestre et d'interprètes qui ont envie de donner un air de jeunesse à la musique classique.«Je demande des suggestions aux musiciens.Je ne suis pas un chef autoritaire.On arrive à une époque où les anciens modèles se font poussiéreux.Je crois que les jeunes chefs ont une attitude plus conviviale envers l'orchestre.» Avant de s'intéresser à la direction d'orchestre, M.Zeitouni était percussionniste.Il faisait partie du Kiosque à musique, auprès d'Alain Trudel et de François Pilon.Il a récemment délaissé ses deux baguettes, pour se concentrer sur celle du chef.«Les percussions, je les garde pour mes loisirs.Ce que j'entendais lorsque je jouais ne m'aurait pas plu comme chef d'orchestre.» Jean-Marie Zeitouni n'a jamais rêvé d'enfiler le pingouin du chef d'orchestre.C'est par défaut qu'il a découvert la passion de la direction.«Au début, ce sont les autres musiciens qui m'ont mis à ce poste.Au sein d'une section de percussions, on me demandait toujours des conseils.J'ai fini par assumer mon rôle.Quand j'étais petit, je trippais sur les musiciens, pas sur le gars en avant!» Des envolées lyriques d'Aline Kutan à l'Oiseau de feu de Stravinsky, le samedi 12 juillet, à 20h, et The Planets de Holst, avec photos de la NASA sur grand écran, le vendredi 18 juillet à 20h, à l'Amphithéâtre de Lanaudière.FESTIVAL DE LANAUDIÈRE / Jean-Marie Zeitouni Dépoussiérer les modèles PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE À 34 ans, Jean-Marie Zeitouni dirige des orchestres un peu partout dans le monde.Il s'arrêtera deux soirs à Joliette, les 12 et 18 juillet, pour diriger l'Orchestre du Festival puis l'Orchestre Métropolitain.« Je ne suis pas un chef autoritaire.On arrive à une époque où les anciens modèles se font poussiéreux.» Concertos de Milhaud Le pianiste Éric Le Sage, le saxophoniste Fabrice Moretti, le percussionniste Geert Verschraegen et le clarinettiste Paul Meyer jouent quatre concertos de Darius Milhaud avec l'Orchestre Philharmonique de Liège, chez RCA.Meyer est lui-même au pupitre.Sveinbjörnsson Encore une rareté Naxos: cette fois, un disque consacré à la musique de chambre de Sveinbjörn Sveinbjörnsson, compositeur islandais né en 1847 et mort en 1927, qui fut à Leipzig l'élève de Carl Reinecke.Des musiciens scandinaves inconnus se partagent ici les deux trios piano-violonvioloncelle et diverses pages pour violon et piano.Le piano de Debussy Entre autres pianistes ayant entrepris une intégrale Debussy, Jean-Efflam Bavouzet est parvenu à son volume 3 chez Chandos.Le contenu: Children's Corner, Suite bergamasque et petites pièces, y compris un Morceau de concours.Chez EMI, le Macédonien Simon Trpceski signe un programme Debussy comprenant les six Images, Children's Corner et le célèbre Clair de lune tiré de la Suite bergamasque.Bartok-Alsop Le Prince de Bois, partition de ballet de Bartok, fait l'objet d'un nouvel enregistrement de l'Orchestre symphonique de Bournemouth, dir.Marin Alsop, chez Naxos.NOUVELLES DU DISQUE FRANCE NOUVELLE FRANCE NAISSANCE D'UN PEUPLE FRANÇAIS EN AMÉRIQUE EXPOSITION À POINTE-À-CALLIÈRE DU 21 MAI AU 12 OCTOBRE 2008 L'exposition est réalisée en coproduction par Pointe-à-Callière et le Musée d'histoire de Nantes / Château des ducs de Bretagne.COUREZ LA CHANCE DE VOUS ENVOLER VERS LA FRANCE À GAGNER UN VOYAGE À PARIS POUR 2 PERSONNES SUR Pour participer, répondez à la question suivante, remplissez ce formulaire, et déposez-le dans la boîte prévue à cet effet, à Pointe-à-Callière, musée d'archéologie et d'histoire de Montréal.Pouvez-vous nommer l'un des groupes francophones qui peuplent aujourd'hui le continent nord-américain et qui est énuméré dans le texte d'introduction de l'exposition France, Nouvelle-France.Naissance d'un peuple français en Amérique ?INDICE : Pour trouver la réponse, venez visiter l'exposition ou écoutez Historia du lundi au vendredi, de 17 h à 21 h, du 23 juin au 20 juillet 2008, et repérez l'indice concours au bas de l'écran.Réponse : Nom: Prénom : Tél.(jour) : Adresse : Ville, province: Code postal : Courriel : J'aimerais recevoir le bulletin d'information mensuel du Musée Ville de Montréal.Gestion de documents et archives.Le tirage aura lieu le 15 octobre 2008.Aucun achat requis.Valeur totale approximative du prix : 3000$.Limite d'un bulletin par personne, par jour.Aucuns fac-similés acceptés.Date limite d'inscription : dimanche 12 octobre 2008.Règlements disponibles au www.pacmusee.qc.ca 3532431A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE CLAUDE CÔTÉ COLLABORATION SPÉCIALE Le melting-pot musical des cinq musiciens de East L.A.est un bel exemple d'ouverture et de démocratisation de la musique.Les interprètes de La Bamba de Richie Valens se font un point d'honneur de s'abreuver à toutes les sources.Tex-Mex, rock'n roll, country, musique traditionnelle mexicaine et j'en passe.Louie Perez, qui coécrit la plupart des chansons des 13 albums de Los Lobos avec le guitariste David Hidalgo le confirme: «Les gens ne s'attendent pas à ce genre de musique de notre part parce qu'on vient de East L.A, on est des Latino- Américains, mais ça reflète ce qu'on écoutait à la radio à l'adolescence.Tu pouvais entendre une chanson soul de James Brown suivie d'une pièce psychédélique de Jimi Hendrix et d'une plus folk de Joni Mitchell.Aujourd'hui , on ne retrouve plus cette variété sur les ondes et j'ai l'impression que les plus jeunes ont des goûts musicaux moins ouverts.Peut-être que je me trompe.Mais d'avoir grandi dans ce quartier chaud de Los Angeles, j'en suis évidemment fier.Chaque fois que j'écris une chanson, je ferme les yeux et je suis là.Mes références sont là.» En consultant la liste des chansons des récents spectacles, cela saute aux yeux.Et dans cette belle bouillabaisse, des reprises pas piquées des vers : Dear Mr.Fantasy (Traffic), My Generation (The Who), Good Lovin' (Rascals), Not Fade Away (Buddy Holly).«On n'est plus des jeunots, mais ces chansons résonnent encore en nous, alors si on a du plaisir à les jouer\u2026 » Rajoutez quelques cumbias avec les instruments traditionnels latins et vous succombez aux bonheurs sereins des Volver Volver, Soy Mexicano Americano et Chuco's Cumbia.Perez tient toutefois à préciser : «Dans notre répertoire habituel, on essaie d'incorporer des chansons de tous les disques afin de bien refléter notre discographie.» Durabilité Lorsqu'ils ne sont pas avec Los Lobos, certains membres éla rgissent leu rs hor i zons musicaux avec des side projects toujours pert inents , qu' i ls s'appellent Latin Plaboys ou Los Super Seven, ils rejoignent dans leurs aspirations musicales leurs consanguins Texas Tornados, Alejandro Escovedo et compagnie.Malgré ces intermèdes , comment diable un groupe formé en 1973 peut-il survivre aussi longtemps ?«On se connaît depuis notre enfance, explique Perez sans grande surprise.Nous étions d'abord des amis avant même de faire de la musique ensemble.Et au fil des années nous avons développé un vrai sens de la musique, une saine curiosité, un désir de tous les instants d'éviter l'immobilisme.Mais aussi, je demeure un membre de Los Lobos parce que nous sommes un dynamite band! Et qu'en plus, on peut compter dans nos rangs un des meilleurs guitaristes au monde à mes yeux en David Hidalgo.» Los Lobos vient de terminer l'enregistrement d'un disque pour enfants au bénéfice du géant Disney.«Cool, hein?de s'esclaffer Perez.On a fait des versions des chansons des 101 dalmatiens, Do You Wish Upon a Star, Hi! Ho !, Hi ! Ho !, etc.Pas beaucoup de groupes pourraient s'en tirer, non?» Une de r n iè re ques t i o n .Tannés de jouer La Bamba, les gars?«Disons que ça ne nous dérange pas.C'e s t comme Hendrix qui devait obligatoirement jouer Foxy Lady ou Purple Haze ou Jim Morrison, Light My Fire.» Los Lobos, en spectacle le 9 juillet au Festival de blues de Tremblant.FESTIVAL DE BLUES DE TREMBLANT / Los Lobos Le Tex-Mex de East L.A.PHOTO FOURNIE PAR LE FESTIVAL DE BLUES DE TREMBLANT Le spectacle de Los Lobos sera certainement l'un des plus courus de ce 15e Festival international de blues de Tremblant.Le 15e Festival international de blues de Tremblant s'est amorcé hier avec une programmation béton.Jusqu'au 13 juillet, les festivaliers pourront voir gratuitement des vedettes du blues et ses apparentés tels Pinetop Perkins (95 ans !), Johnny Winter, Roomful of Blues, Savoy Brown, John Hammond, Keb Mo' et Sonny Landreth.Et des découvertes, comme la guitariste serbe Ana Popovic, le trio roots Moreland and Arbuckle et le jeune guitariste britannique Scott Mc Keon.Mais le spectacle le plus fédérateur et le plus couru risque d'être celui de Los Lobos mercredi prochain.«On n'est plus des jeunots, mais ces chansons résonnent encore en nous, alors si on a du plaisir à les jouer\u2026» 2 9 m a i ¡V 28 se p t e m b r e 2 0 0 8 YVES SAINT L AURENT Premiere retrospective couvrant les quarante ans de creation de la maison de Haute Couture Yves Saint Laurent.Une scenographie digne des plus prestigieux defiles de mode.L'exposition la plus glamour de l'ete ! Ouvert aussi les mercredis, jeudis et vendredis soirs jusqu'a 21 h.Gratuit pour les enfants de 12 ans et moins Accompagnes de leurs parents.Non applicable aux groupes.Organisee par le Musee des beaux-arts de Montreal et les Fine Arts Museums of San Francisco en partenariat avec la Fondation Pierre Berge ¡V Yves Saint Laurent, Paris./ Yves Saint Laurent, Robe de mariee Hommage a Braque (detail), Printemps-ete 1988, no 132.Fondation Pierre Berge ¡V Yves Saint Laurent.Photo Alexandre Guirkinger Renseignements : 514-285-2000 En partenariat avec En collaboration avec Visites commentees disponibles 3562966A NOUVEAU SPECTACLE musical A DRUMMONDVILLE sur la plus grande scene du Quebec DÇÈ pǸÇŠǽÇÈǼǿǿǸÇÇ Ç´ÇÈ qr Ç´ÇÂȱÇÇ Supplementaires : les dimanches 27 juillet et 3 aout 100 minuteS de pur enchantement! deja pluS de 40 000 SpectateurS SeduitS CD disponible en magasin Direction de creation, Erick Villeneuve; mise en scene, Yvon Bilodeau; musique, Michel Cusson; textes du poete Raoul Duguay; production deleguee, Luc A.Plamondon.reservation :1 800 265-5412 www.ovation.qc.ca www.aolalegende.com 3568580A Voyez la vie en rose! Rencontrez la vache Rosette et Nadine Walsh, dans le role de Rose Latulipe.Degustez des produits a la rose.Decouvrez la vannerie avec Nathalie Levasseur.11 h : Causeries et demonstrations avec l'Ensemble Claude-Gervaise : Le depart des soldats 12 h : Conference ¡V Fleurs comestibles¡K du jardin a la table, avec Melinda Wilson, herboriste, auteure et fondatrice de Les Plaisirs d'Olivia 13 h et 14 h 30 : Theatre Catherine-Crolo Visites guidees du musee et du jardin Dimanche rose! 2146, place Dublin, Pointe-Saint-Charles, Montreal ¡E Renseignements : 514 935-8136 LE DIMANCHE 6 JUILLET 2008 DE 11H A 18 H Le 3555016A ARTS ET SPECTACLES THEATRE .C'est la premiere fois que j'imagine une fin heureuse.Moi qui suis tellement pessimiste, j'ai presque agi contre ma religion !.confie Fanny Britt, auteur de La corde au cou, la derniere mouture du Petit theatre du Nord.Rare scene estivale vouee a la creation, le Petit theatre occupe temporairement les murs de la mairie de Blainville, puisque le toit de sa vieille grange a flanche durant le dernier hiver enneige.SYLVIE ST-JACQUES Fanny Britt s'est sentie .comme dans un carre de sable., a l'ecriture de La corde au cou, une piece nostalgique, mais volontairement legere et ensoleillee, qui parle d'une amitie liant trois mi-trentenaires aux parcours antagonistes.Une celibataire un peu triste, une mariee avec enfant et une fiancee y replongent dans leurs reves d'adolescence.C'est une mise en situation classique: trois amies, a la veille d'un mariage, revelent des secrets, des choses non dites, des amours caches.Cet affrontement de leurs personnalites cause des quiproquos et des malentendus., relate l'auteur de Couche avec moi, c'est l'hiver qui, pour cette deuxieme incursion dans le theatre .en ete.¡V apres Dromadaires, en 2007 ¡V, s'est laisse tenter par le cote lumineux de l'etre.Quelles vedettes?.J'avais envie de jouer avec les codes de la comedie.Jane Austen, c'est brillant parce que c'est porteur d'un esprit, d'une critique sociale, du portrait d'une epoque, pas pas parce que ca traite de mariage, de \"matchage\" et de tromperie.Et la, je ne suis surtout pas en train de me comparer a Jane Austen!.s'exclame dans un rire spontane Fanny Britt, qui trouverait .maladement pretentieux.de se comparer a l'auteur d'Orgueil et prejuges.Prise au depourvu en avril par l'effondrement du toit de sa grange, la bande du Petit theatre du Nord ¡V Luc Bourgeois, Louise Cardinal, Sebastien Gauthier et Melanie Saint-Laurent ¡V a du trouver un gite pour la belle saison.Lors de notre visite, des groupes de joueurs de bridge s'adonnaient a leur loisir prefere avec comme toile de fond le decor inspire des livres de .pop up., de La corde au cou.Quelles vedettes jouent dans la piece?., s'est d'ailleurs enquise une dame aupres du metteur en scene Sebastien Gauthier.Ce dernier a aimablement decline les emissions de tele dans lesquelles jouent Felix Beaulieu-Duchesneau, Stephanie Blais, Luc Bourgeois, Louise Cardinal et Julie Menard, les membres de la distribution de La corde au cou.Oui, c'est une question qui revient, surtout chez un groupe d'age particulier qui veut voir des tetes connues.Mais on a pris le pari de ne pas faire un casting de vedettes.Meme si cette annee, on a Julie Menard qui est un peu plus connue que les autres, on ne peut pas faire competition aux Benoit Briere, Martin Drainville ou Michel Forget ., concede celui qui, depuis 10 ans, croit en la pertinence de .ne pas sous-estimer le desir des gens d'etre exposes a autre chose.Les gens se sentent intelligents, quand ils viennent chez nous.On ne les prend pas pour des imbeciles et on voit leurs gouts se developper., poursuit Gauthier qui deplore qu'au theatre, la comedie soit encore percue comme un sous-genre.Cela dit, La corde au cou reste un objet purement estival par sa legerete, voire ses penchants fleur bleue que Fanny Britt endosse pleinement.C'est super rushant de vouloir .faire drole ., reconnait celle qui puise a meme ses propres nevroses, pour creer des situations drolatiques.L'autocritique, dans mes textes, est une source d'humour inepuisable.Par exemple, j'ai imagine le personnage de Louise (Cardinal) comme une anxieuse chronique profonde, qui cultive toutes sortes de superstitions.Finalement, son constat est que tout peut flancher, que nous ne sommes jamais a l'abri de rien.Meme les plus pessimistes des angoissees urbaines ne se reinventent pas, meme lorsqu'elles ecrivent pour un theatre en ete loin du bitume.Mais avec un peu de sucre, les nevroses se laissent siroter comme un cocktail fruite deguste dans une chaise longue.La corde au cou, de Fanny Britt, dans une mise en scene de Sebastien Gauthier, jusqu'au 23 aout au Petit theatre du Nord.FANNY BRITT ET SEBASTIEN GAUTHIER / La corde au cou L'angoisse en mode estival PHOTO MARCOCAMPANOZZI, LA PRESSE Fanny Britt, auteure, et Sebastien Gauthier, metteur en scene, parlent de La corde au cou, comedie produite au Petit theatre du Nord.Les gens se sentent intelligents, quand ils viennent chez nous.On ne les prend pas pour des imbeciles et on voit leurs gouts se developper ., explique Sebastien Gauthier.Tous les jours dans A VOS MARQUES glenn miller orchestra Tommy Dorsey orchestra 6 juillet - 15h30 et 19h30 Salle Wilfrid-Pelletier, Pda Place des arts 514 842-2112 1 866 842-2112 laplacedesarts.com 514 790-1245 admission.com billets billetterie centrale - métro Polis 59, rue Sainte-Catherine Est PleinS feux \u201cbattle of the bands\u201d Les deux plus grands orchestres de swing aumonde s'affrontent sur scène dans une bataille historique Év Énementsp ÉciaL pour La journ Ée de c Lôturedu FestivaL GRANDEUR NATURE 2.MARTIN LÉON PORTRAITS DE 7 ARTISTES DANS LA NATURE ALEXANDRE VIGNEAULT Il y a six ans, Martin Léon a fui la ville.Il n'en pouvait plus de ce qu'il appelle «l'égocentrisme» de Montréal.«Même moi, je me suis mis à avoir un gros ego», dit-il, tout en laissant clairement entendre que ça ne lui ressemble pas et que ça ne lui a pas plu du tout.Il lui fallait partir.Se trouver un «cocon naturel».S'éloigner, soit, mais s'isoler, pas question.Martin Léon ne veut pas devoir prendre sa voiture pour aller chercher du lait.«Je me suis installé dans le coeur du village de Sainte-Adèle, à deux minutes du Cinéma Pine et du lac Rond», dit l'auteur, compositeur et interprète à qui on doit notamment l'album Le facteur vent.La nature, la vraie, n'est pas bien loin: 15 minutes de vélo et il se retrouve dans le bois avec sa canne à pêche.Mar ti n Léon a grandi à Québec, dans le quartier Saint- Roch, à une époque où ce coin de la basse ville de Québec n'attirait pas précisément une faune branchée.C'éta it un quartier populaire ouvrier.Son goût du grand air et son amour de la nature ne lui viennent pas de là, bien sûr, mais plutôt de ses nombreux étés passés au chalet de sa grand-mère, à Notre-Dame-des-Laurentides.«Ces moments-là ont été les plus salvateurs de mon enfance.Avec mon frère, à 8 ou 9 ans, on remontait la rivière Jaune en pêchant, raconte-t-il.Le soir, c'était les feux de camp.Ma première guitare, les premiers baisers.Les Laurentides, c'est le symbole de ce que j'ai aimé le plus durant mon enfance.» Retour à la maison Il est tout naturel, dans les circonstances, qu'il ait regardé vers le nord lorsqu'il a voulu s'éloigner de Montréal.Ce n'est toutefois pas la seule raison.Martin Léon n'est pas du genre à s'émouvoir d'un paysage bucolique ou des courbes sensuelles d'une ligne d'horizon.Il aime la forêt et la nature vive en action, en transformation.Ce qui lui fait du bien, c'est par exemple de se poster là où une rivière se jette précipitamment contre d'immenses pierres, en humer les effluves de mousse et se rincer les oreilles de cette rumeur presque assourdissante.«Ça m'aide, ça m'inspire de côtoyer un lieu où la nature est en transformation.Ça brasse des idées, ça! Ça bouge, il y a de l'action là-dedans!» lance-til, en posant un regard brillant d'admiration sur la r ivière Doncaster, qui gronde tout près de Sainte-Adèle.La nature, selon le musicien, c'est la «meilleure cure» que l'être humain peut s'offrir.Parce que «c'est notre maison».«La nature pour moi, ce n'est pas une sortie, c'est un retour», dit-il.Martin Léon ne nie pas qu'elle soit un lieu de plaisir - c'est un pêcheur, il aime la randonnée et les feux de camp -, mais il va aussi dans le bois pour réfléchir.Pour faire le point sur le cours de ses jours.«On entend mieux nos désirs, on voit mieux ce qu'on veut faire de notre vie en nature que sur une terrasse en ville, estime-t-il.Quand j'ai une décision importante à prendre dans la vie, je viens en nature.Une fois sur deux, je viens ici.» Plus grande que l'art Revenu à Montréal depuis peu pour le travail, par envie («J'ai besoin de savoir où le monde des idées est rendu, comment il bouge», dit-il) et en raison du coût de plus en plus élevé de l'essence, il ne peut s'empêcher de penser que la plupart des humains ont perdu contact avec leur habitat naturel.Il suggère même qu'une grande partie des distractions urbaines ne visent qu'à compenser cette perte et à contrebalancer le sentiment d'aliénation qui vient avec.L'exploitation des ressources le préoccupe et il souhaiterait que tous aient un meilleur accès à la nature, dans l'espoir de susciter une prise de conscience collective.Il aimerait que les décideurs privilégient une vision à long terme plutôt que d'opter pour les profits trimestriels.«Est-ce qu'on va vendre nos forêts pour s'acheter des télés et des foyers au gaz?» se demande-t-il.Martin Léon dit ça sans animosité.Faire la morale aux autres n'est pas vraiment dans son karma.Son questionnement ne fait que témoigner de son inquiétude face à une beauté à laquelle il est profondément attaché.En pesant ses mots, il ose même avouer qu'il «soupçonne» la nature d'être plus grande que l'art, plus «importante» que le meilleur film ou le meilleur album, puisque «c'est elle qui est derrière tout ça».Venant d 'un homme qu i consacre sa vie à écrire de la musique pour en faire des chansons, pour illustrer des films ou accompagner des pièces de théâtre, ce n'est pas un petit aveu.«Je pense que la nature aiguise ma façon de voir mon époque, ma façon de faire de la musique et ma façon d'aimer, ajoute-t-il.La nature me rend meilleur.» REVENIR À SOI Chacun a un petit coin de verdure qui lui est cher.Dans le cadre de la série Grandeur nature, le photographe Ivanoh Demers et le journaliste Alexandre Vigneault lèvent le voile sur les paysages intimes de sept artistes.Martin Léon, auteur de Kiki BBQ et du Facteur vent, a grandi en ville.Or, c'est lorsqu'il se balade en forêt dans les Laurentides qu'il a le sentiment de rentrer à la maison.PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE Au fil des ans, Martin Léon a tissé des liens intimes avec la rivière Doncaster, près de Sainte-Adèle, où il aime s'attarder lorsqu'il a besoin de faire le point sur sa vie.«Ici, ça va être encore comme ça dans 300 ans parce que c'est un territoire protégé, se réjouit le musicien qui est aussi un amateur de pêche.C'est ça qu'on veut, que la nature reste belle le plus longtemps possible.» MARTIN LÉON SE RÉFUGIE EN FORÊT POUR LE PLAISIR, MAIS AUSSI POUR Y RÉFLÉCHIR.« ON ENTEND MIEUX NOS DÉSIRS, ON VOIT MIEUX CE QU'ON VEUT FAIRE DE NOTRE VIE EN NATURE QUE SUR UNE TERRASSE EN VILLE », ESTIME-T-IL."]
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