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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Actuel
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2008-09-27, Collections de BAnQ.

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[" www.cyberpresse.ca/actuel UNE FAUNE BIGARRÉE Passer du Quartier chinois au Red Light .D'une ambiance branchée à un univers multiethnique, chinois, juif, portugais ou italien.C'est ça, la Main : changer de «monde» en un coin de rue.UN REPORTAGE D'ÉMILIE CÔTÉ EN PAGES 2 ET 3 PHOTO MARTIN CHAMBERLAND ET FRANÇOIS ROY, LA PRESSE sur cyberpresse.ca PODCAST Vivez une expérience unique : une visite guidée sonore du boulevard Saint-Laurent avec votre lecteur MP3.Vous marchez et une narratrice vous dit où aller et quoi regarder.Téléchargez le podcast et regardez nos reportages multimédias sur cyberpresse.ca/podcast AU COEUR DE LA MAIN RAFAËLE GERMAIN PAGE 4 JOUTES DE SÈTE POUR L'HONNEUR, MONSIEUR! PAGE 12 ACTUEL Y'A DU BON.BON POUR L'EGO PAGE 12 MON T R É AL SA M E D I 2 7 S E P T E M B RE 2 0 0 8 derniers jours 50%de rabais MEUBLES DE JARDIN EN TECK 4295 boul.St-Laurent, Montréal (514) 842-3500www.dragore.ca 3586077 6965, boul.Saint-Laurent Montréal Tél.: 514-270-8609 folle.avoine@videotron.ca www.folleavoine.com Folle Avoine Petite Italie F l e u r i s t e 6969, boul.Saint-Laurent, Montréal Tél .: 514-278-9597 Depuis 1986, la Joaillerie Oritalia fabrique pour vous des bijoux de prestige sur mesure par Sergio, maître joaillier italien.Pour le plaisir de les porter oritalia Joaillerie Jewellers PODCAST Vivez une expérience unique : une visite guidée sonore du boulevard Saint-Laurent avec votre lecteur MP3.Téléchargez le podcast sur cyberpresse.ca/podcast CHANGERD'UNIVERS EN UN COIN DE RUE Les Chinois ont leur Quartier chinois.Les Italiens ont leur Petite Italie.Les Juifs et les Portugais n'habitent plus la Main, mais les traces de leur passage sont multiples.À ces «secteurs » de la Main s'ajoutent le Red Light et la zone branchée des «supper clubs».Comme dirait Johnny Zoumboulakis, propriétaire du Café Cléopâtre, une «vraie » Main a un esprit.«Il ne faut pas la bulldozer, car elle est impossible à dupliquer.» ÉMILIE CÔTÉ Si, aujourd'hui, le Quartier chinois est un quartier «asiatique et touristique », il a déjà été «un rideau de fer», rappelle Jean Chen, chef cuisinier à l'Académie culinaire et auteur de plusieurs livres de recettes chinoises.C'est la construction du chemin de fer Canadien Pacifique qui a amené les premiers Chinois à Montréal, à la fin du XIXe siècle.«Le père Goulet, un jésuite, a demandé à l'archevêché de Montréal de leur donner une église », raconte M.Chen.En 1922, la création de la mission catholique a marqué la présence des Chinois autour du boulevard Saint- Laurent.«Au tout début, il y avait beaucoup de buanderies », poursuit le chef cuisinier, qui anime des visites guidés dans le Quartier chinois.Et graduellement, il y a eu des restaurants et des épiceries.» En 1970, près de 10 000 Chinois habitaient le quartier.«La construction du Palais des congrès et du complexe Guy-Favreau a chassé les Chinois.C'était difficile », explique M.Chen.«J'ai écrit au premier ministre Pierre Elliott Trudeau, précise Jack W.Lee, un leader important de la communauté chinoise.Le premier ministre a fait réduire la taille du projet et il m'a promis de protéger le quartier.» Bien que deux arches marquent fièrement son territoire sur le boulevard Saint-Laurent, seulement quelques personnes âgées résident toujours dans le quadrilatère délimité par le boulevard René-Lévesque et les rues Viger, De Bleury et Sainte-Élisabeth.Le quartier n'est plus que chinois.«En 1976, beaucoup de réfugiés vietnamiens sont venus ici.Le Quartier chinois a commencé à ouvrir ses portes.Avant, c'était fermé, c'était un rideau de fer.Ce n'était pas facile d'entrer et de parler aux gens.» Aujourd'hui, « c'est un quartier asiatique, touristique», se réjouit Jean Chen.«Le Quartier chinois, c'est important, souligne Jack Lee.Au plan de la culture, les Chinois ont besoin de revenir ici.» LE QUARTIER CHINOIS L'ANCIEN QUARTIER JUIF «Warshaw est parti, Simcha est parti, mais pas Schwartz.Nous sommes ici depuis 1928!» lance Frank Silva, gérant de la célèbre charcuterie hébraïque de Montréal.Schwartz 1 est l'une des dernières traces «vivantes» du passage des Juifs sur la Main.Il reste aussi le fabricant de pierres tombales L.Berson et Fils, situé juste en face, et le magasin de vêtements J.Schreter, un peu plus au nord.«Quand Warshaw 2 a fermé, en 2002, c'était un peu la fin d'une époque sur la Main, car plusieurs commerçants juifs ont fermé leurs portes à peu près en même temps», explique notre chroniqueuse Rima Elkouri, qui a beaucoup écrit sur la Main.C'est un peintre qui, en ajoutant par inadvertance un H au nom Warsaw, a baptisé l'endroit.Fondée en 1935, Warshaw était une épicerie de fruits et légumes qui est devenue avec le temps une sorte de bazar.«Même si le Warshaw n'était pas beau, il avait quelque chose d'attachant et il était emblématique de la Main », raconte la chroniqueuse.En 2005, ce fut au tour de l'épicerie Simcha de fermer ses portes, après 40 ans d'activités sur le boulevard Saint- Laurent.Son propriétaire, Simcha Leibovich, a rendu l'âme, allant rejoindre sa femme partie deux ans plus tôt.«Les Juifs sont arrivés sur le boulevard Saint-Laurent en 1900, mais vers l'époque de la Première Guerre, ils ont dépassé la frontière de la rue Sherbrooke pour s'installer dans ce qu'on considère aujourd'hui comme la zone juive», explique l'anthropologue Pierre Anctil, spécialiste de la vie juive à Montréal.Le yiddish était la troisième langue à Montréal.Quand ils n'ouvraient pas des commerces, la plupart des Juifs travaillaient dans les manufactures de la Main.«Ils ont créé les premiers syndicats », souligne M.Anctil.En 1931, le conseiller municipal juif Joseph Schubert a fait construire un bain public 3 pour les habitants et travailleurs du quartier qui n'avaient pas d'eau courante ou n'avaient pas accès à des installations sportives.Rénové en 2000, le bain Schubert est aujourd'hui une piscine publique.Quand des élections avaient lieu, par exemple, plusieurs personnes de la communauté juive se réunissaient juste en face, au 4075, boulevard Saint- Laurent, pour voir les résultats affichés sur les murs du journal yiddish le Keneder Odler (L'aigle canadien).4 Gordon Bernstein, président de la Société de développement du boulevard Saint-Laurent, se souvient quand, petit, il allait avec sa tante au défunt marché Saint-Jean-Baptiste, au coin de la rue Rachel.«Elle achetait des poulets vivants.Elle les promenait dans un sac pour les amener chez l'homme qui les .tuait de façon casher, raconte-t-il.Je n'aimais pas ça.J'étais gêné.» Après la Deuxième Guerre mondiale, les Juifs, qui avaient gagné en revenus, ont quitté la Main pour s'installer dans l'ouest de la ville ou en banlieue.«Il n'y a pratiquement plus de Juifs aujourd'hui, indique M.Anctil.Il reste des lieux symboliques et de mémoire.» Notre chroniqueuse Rima Elkouri regrette la fermeture de l'épicerie Warshaw en 2002.Elle a été remplacée par une pharmacie au 3863, boulevard Saint-Laurent.PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE Depuis les années 70, le Quartier chinois est plus ouvert et touristique.PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE PHOTOMARTIN CHAMBERLAND ET FRANÇOIS ROY, LA PRESSE http://www.sol-ex.com courriel : info@sol-ex.com Pour renseignements et prix, communiquez avec Sol'ex sans engagement ni frais de devis.3579645 Égypte - 24 février 2009 - 15 jours/13 nuits À partir de4 499 $ p.pers., vol, hébergement, visites guidées, 2 repas/jour et + Croisière Costa Fortuna - Caraïbes Départ du quai de Fort Lauderdale le 28 décembre 2008 À partir de1 849 $ p.pers., occ.double, 1 semaine, vol, transferts, hébergement, 3 repas/jour.Fêtes du Nouvel An à bord.sorrento italie avion, hôtel, 2 repas par jour, transferts Hôtel par Co Del sole 31 oct.2008 - 15 nov.2008, 14 nuits2 399 $ Hôtel la pa Ce 23 mars 2009 - 7 avril 2009, 14 nuits2 599 $ 1965-2008 43 ans Permis du Québec Depuis 43 ans 6796, boul.Saint-Laurent, Montréal (Québec) H2S 3C7 Tél.: 514 277-5252 Téléc.: 514 272-4006 5596, rue Jean-Talon Est, Saint-Léonard (Québec) H1S 1L9 Tél.: 514 253-1342 Téléc.: 514 253-2604 Une réputation enviable Une grande expertise Premier magasin Dégustation d'espresso et de cafés de grande qualité.Vente et réparation 7050, boul.saint-laurent tél.: 514-274-6385 de café et de machineà es Presso au canada SAINT-LAURENT MONTRÉSOR MULTIMÉDIA Consultez notre dossier complet sur le boulevard Saint-Laurent et regardez nos reportages multimédias sur cyberpresse.ca/podcast LA SALA ROSSA Sous le régime de Franco, plusieurs Espagnols se sont installés sur la Main, près des Portugais.En témoigne la célèbre Librairie espagnole (3811, boulevard Saint-Laurent) et la Sala Rossa.Le «Salon rouge » est à la fois la salle de spectacle qui occupe le deuxième étage du 4848, boulevard Saint-Laurent, et le restaurant du premier étage qui sert des tapas et des paellas.Depuis une trentaine d'années, c'est le centre social espagnol qui possède l'édifice historique.Mais à l'origine, il a été construit par un syndicat juif en 1932.LA ZONE BRANCHÉE «Entre Milton et Prince-Arthur, il y a une définition de ce qui est night-life et trendy », indique Massimo Lecas, copropriétaire du Globe et du Buena Notte.Celui-ci est un pionnier des «supper clubs» à Montréal, ces endroits où l'on peut à la fois «clubber » et bien manger.Le Buena Notte ne compte plus les vedettes internationales qu'il a vues passer : Leonardo Di Caprio, George Clooney, Maria Sharapova, etc.LE RED LIGHT Il est en train de devenir le Quartier des spectacles.Mais le Red Light est avant tout le berceau des cabarets, des bars et des salles de spectacle de Montréal, et de toutes les personnes marginales qui viennent avec! Au fil de l'histoire, beaucoup ont trouvé refuge dans ce lieu du vice, vu aussi comme le lieu de toutes les possibilités.Le Café Cléopâtre est l'un des derniers joyaux du Red Light .«C'est un des plus vieux meubles du Quartier des spectacles, dit son propriétaire, Johnny Zoumboulakis.J'espère que la tradition va continuer.» Du parc du Portugal 5, on voit la maison de Leonard Cohen, nichée au coin des rues Vallières et Saint- Dominique.Mais on voit aussi des hommes âgés portugais qui discutent sur un banc de parc comme s'ils étaient à Lisbonne.«Il y a très peu d'endroits comme ici où l'on peut trouver des gens qui parlent et qui ont l'impression de se raconter leur vie», souligne Joaquina Pires, d'origine portugaise, très engagée dans la communauté.À partir de 1953, les Portugais ont remplacé tranquillement les Juifs autour de l'avenue Duluth, car la communauté juive a quitté le boulevard Saint-Laurent pour s'installer dans l'Ouest.Comme les Juifs, les Portugais ont ouvert des commerces sur la Main qui existent toujours aujourd'hui comme le restaurant Jano, l'épicerie Segal ou encore la pâtisserie les Anges gourmets.Mais comme les Juifs, la plupart des Portugais ont quitté le boulevard Saint- Laurent.«Les gens ramassent des sous et ils veulent une maison avec un plus grand terrain.C'est ce qui est arrivé aux Portugais, mais aussi aux autres, indique Mme Pires.Chose curieuse, beaucoup de gens de la génération de mes parents sont partis en banlieue et ils se demandent pourquoi ils ont vendu leur maison.Car finalement, la communauté portugaise est très présente ici par ses institutions.» Joaquina Pires habite toujours le quartier.«Le boulevard Saint-Laurent me permet de me retrouver d'une communauté à une autre.Ça correspond à ma propre identité, qui est multiple, dit-elle.J'ai l'impression que c'est un endroit auquel tu t'attaches, dans lequel tu peux revendiquer ton appartenance.Mais en même temps, il n'appartient à personne.» Luciana Serri se souvient des débuts du Caffè Italia 6, quand elle était petite.«Les immigrants italiens arrivaient.Ils étaient seuls.Ils venaient ici pour parler italien et pour se faire un peu d'amitié.» Luciana avait 23 ans quand elle a commencé à travailler au café de son père.Aujourd'hui, la femme de 71 ans est propriétaire du Caffè Italia.Cinq matins par semaine - parfois six -, elle ouvre le café à 5h30.Elle sert aujourd'hui une clientèle variée, composée d'habitués qui ne jurent que par l'expresso du 6840, boulevard Saint-Laurent.Quant à Vincenzo Zaurrini, propriétaire de l'épicerie Milano 7 (6862 Saint- Laurent), il est arrivé à Montréal le 2 août 1934.«J'ai connu mon père ici, racontet- il.J'avais 9 ans.Il était parti quand j'avais 1 mois.» Jeune, le petit Vincenzo servait la messe à l'église Notre-Dame-de-la- Défense (Chiesa della Madonna della Difesa).C'est à 29 ans qu'il a acheté la fruiterie qui allait devenir Milano.À 83 ans, il enfi le encore sa blouse blanche tous les matins de la semaine.Il arrive au magasin à 5h.Pas difficile de le trouver.Vincenzo Zaurrini est dans l'arrière-boutique, où il fait ses comptes.«Je commence à avoir un peu de misère, mais je suis content de me lever le matin pour aller travailler.» Comme la plupart des Italiens, il n'habite plus le quartier.«Même si les Italiens ont déménagé à Laval ou à Saint-Léonard, ils reviennent toujours ici dans la Petite Italie.Regarde-moi.Je suis allé à l'école ici.J'ai servi la messe ici.C'est chez nous ici ! » LE COIN PORTUGAIS LA PETITE ITALIE OUEST NORD EST SUD PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE PHOTOMARTINCHAMBERLAND ET FRANÇOIS ROY, LA PRESSE PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE PHOTOANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE On se croirait parfois à Lisbonne, dans le parc du Portugal.Vincenzo Zaurrini, propriétaire de l'épicerie Milano, avait9ans quandil est arrivéà Montréal en 1934.Schwartz Delicatessen Warshaw Bain Schubert 3 2 Parc du Portugal Épicerie Milano Caffe Italia Duluth LE LUX De 1983 à 1993, le LUX (5220, boulevard Saint-Laurent) était LA place branchée de Montréal.C'était un bistro-librairie ouvert 24 heures sur 24.À sa façon, il a été le PHOTOPAUL-HENRI premier after hour.TALBOT, LAPRESSE Keneder Odler Planchers de Bois Exotique Mtl.Inc.NOUVEAUTÉ ! BOIS JUSQU'À 12 PIEDS DE LONG Planchers de bois franc, decking, escaliers et pierres 499$ / pi2 4556, Saint-Laurent Montréal QC H2T 1R3 Téléphone : 514-843-7004 Télécopieur : 514-843-8642 www.boisexotiquemtl.com Grande variété de bois exotiques Spéciaux: Ipé et Cumaru préverni 3583432A PODCAST Vivez une expérience unique : une visite guidée sonore du boulevard Saint-Laurent avec votre lecteur MP3.Téléchargez le podcast sur cyberpresse.ca/podcast RAFAËLE GERMAIN CHRONIQUE COLLABORATION SPÉCIALE Si j'avais à raconter une histoire de Montréal, je raconterais celle de la Main.Parce que Montréal, comme toutes les villes, a autant d'histoires que d'habitants et que c'est celle du boulevard Saint- Laurent qui, selon moi, lui ressemble le plus, en dit le plus long sur elle.Et puis ne nous faisons pas d'accroire : l'histoire n'est pas mon domaine, et la Main est le coeur de Montréal.Son coeur vibrant, coloré, imparfait et tellement sincère.La Main ne ment pas.Elle est comme cette ville que j'aime, un peu trop crue parfois, souvent tendre, un peu naïve et toujours fière.Elle n'est pas particulièrement belle, mais elle a ce charme dévastateur des femmes qu'on croit ordinaires jusqu'à ce qu'on réalise qu'on en est passionnément amoureux.On n'oublie pas la Main.On ne la renie pas non plus.Quand le boulevard Saint- Laurent a fait son chemin, il devient incontournable.L'histoire que je raconterais parlerait donc de coeur et d'amour - c'est pour moi inévitable.Elle remonterait le boulevard du sud vers le nord, mais s'arrêterait souvent en chemin, ferait parfois demi-tour, reviendrait sur ses pas.Elle serait tantôt chinoise, tantôt italienne, elle aurait un accent du Portugal et d'Europe de l'Est, elle serait pure laine et souvent juive et toujours glorieusement bâtarde.De toute façon, plus que partout ailleurs au Québec, la langue dans laquelle la Main aime importe peu, n'importe pas.Les amours.Lorsque je traverse des lieux de passage, ces lieux à travers le monde qui ne se ressemblent en rien, si ce n'est en leur métissage et leur farouche résistance aux généralisations, j'essaie d'imaginer les innombrables amours qui sont venues s'y échouer, celles qui y sont nées.L'exercice est futile et perdu d'avance: personne ne saura jamais à quel point les autres ont aimé avant eux.Et la plupart de ces amours, de toute façon, n'ont pas laissé de traces, elles se sont simplement fondues dans l'asphalte du boulevard, dans les devantures de charcuteries hongroises et de rôtisseries portugaises.«Tu devrais raconter l'histoire de Roméo et Juliette, version Montréal, a suggéré une de mes amies.Si ça se passait ici plutôt qu'à Vérone, c'est sûr que ça finirait sur la Main.» Funeste idée, ai-je pensé.D'abord, une autre personne en manque d'inspiration constructive y a sûrement pensé et puis la Main n'est pas un lieu de déchirure, c'est un lieu de retrouvailles étonnantes et parfois même déconcertantes, mais de retrouvailles quand même.Mordecai Richler et Michel Tremblay y parlent la même langue.« Imagine, avait insisté mon amie.Une pet ite princesse d'Outremont et un jeune héritier de Westmount que tout opposerait.» Ben voyons.Tout le monde sait qu'on est ici loin de Vérone et que tant que les deux protagonistes sont riches, on saura s'entendre.«Un fils de millionnaire de Beaconsfield et une fi l le de chômeur de Tétreaultville », a proposé mon opiniâtre amie.Plus étonnant, ai-je pensé, mais pas assez.Parce que tout est possible sur la Main.On ne commencera pas à s'énerver parce qu'un riche anglo et une pauvre franco s'y sont embrassés un soir d'automne.«Tu devrais parler du prix de l'amour sur la Main, a dit un de mes amis.Le boulevard Saint- Laurent a été la rue des bordels, puis des sex-shops, des bars de danseuses, des bars tout court où on espère trouver l'amour en offrant à quelqu'un un martini.» Cette version parlerait plus de sexe que d'amour, avais-je envie de lui dire, mais elle serait certainement plus près de la vérité du coeur du boulevard que la précédente: la Main est un aimant, un phare pour ceux qui espèrent.On retrouve sur ses trottoirs autant d'espoirs échoués et fracassés que de rêves réalisés, mais reste qu'ils ont laissé leur marque, qu'ils ont recouvert le boulevard d'un pavé d'espérances qui lui donne sa couleur unique, à la fois blafarde et chatoyante.Au coeur de la Main Devant le cinéma L'Amour, une jeune fille demande en anglais de quel genre d'établissement il s'agit.«Un cinéma qui présente des films romantiques?» propose son amie.Un vieil homme en manteau trop chaud pour la saison passe devant elle et ne peut retenir un éclat de rire qui n'a rien de sordide, qui est sincèrement joyeux.«Oh yes ! » dit-il en s'éloignant.POST-SCRIPTUM Coeurs cyniques, âmes pessimistes, l'exercice suivant vous est suggéré: remontez la Main, à partir de Sherbrooke, jusqu'à Mont-Royal, un jeudi vers 2h du matin, et comptez les couples qui s'embrassent.«C'est purement sexuel ! » diront les plus cyniques.M'en fous.C'est beau pareil.Le grand prêtre de la Main, Leonard Cohen, a écrit cette phrases : «Il y a une faille en toute chose, c'est par là qu'entre la lumière.» Si quelqu'un connaît une rue de Montréal qui a plus de failles et de cicatrices que le boulevard Saint-Laurent, qu'il me fasse signe. 5333, boul.Saint-Laurent Montréal Tél.:514-678-0206 Mardi-mercredi :10hà18h Jeudi-vendredi: 10 hà20h Samedi-dimanche :11hà17h www.olaminterieur.com Projet de décoration résidentielleetcommerciale Sofasetbibliothèques surmesure Cr éateur d'espace Intérieur Meubles-Décoration 3579617A plus de 700 miroirs moderne contemporain traditionnel classique art deco, etc info@omiroir.com www.omiroir.com 514 282-0900 4556-B, boul.Saint-Laurent (entre mont-royal et Villeneuve) service de livraison SAINT-LAURENT MONTRÉSOR MULTIMÉDIA Consultez notre dossier complet sur le boulevard Saint-Laurent et regardez nos reportages multimédias sur cyberpresse.ca/podcast MARIE-CLAUDE LORTIE CHRONIQUE COURRIEL Pour joindre notre journaliste: mlortie@lapresse.ca Quand j 'ai découvert le boulevard Saint-Laurent , dans les années 80, cette rue était encore un roman.Un poème sombre.C'éta it un peu encore Mordeca i Richler, c'était Leonard Cohen fredonnant «Suzanne takes you down\u2026» J'étais ado et la Main glauque et remplie de boutiques de tissus poussiéreux gérés par des immigrés d'Europe de l'Est, sortis de films en noir et blanc, m'allait parfaitement.J'y allais en vélo chercher des « coupons » pour ma couture expérimentale ou faire semblant d'être derrière le rideau de fer en écoutant une chanson triste dans mon Walkman.Un été, je l'ai même arpentée de bas en haut pour y poser des affiches, job d'étudiant hautement ingrat.Peu m'importait .C'était cool tout simplement d'être là, dans cette artère grise remplie d'un ailleurs dont j'étais, pour l'époque, typiquement assoiffée.Lorsque je suis revenue à Montréal, après mes études, je me suis installée rue Clark, juste à côté, puis avenue Coloniale, encore tout près.J'ai ainsi passé quelques années dans ce quartier humant le poulet grillé et les poubelles des boucheries, abonnée aux «sticky buns» de la Boulangerie Saint-Laurent vendus par des dames aux cheveux crêpés et à l'air grognon.C'était longtemps avant qu'ouvre le Réservoir et la bière des microbrasseries venait à peine de faire apparition.On en buvait à la Cabane.Pour aller au travail, à La Presse, je descendais tout simplement à pied le boulevard jusqu'au Vieux-Montréal, en prenant soin de bien zigzaguer entre les crachats, nombreux sur le trottoir.Lorsque je suis ensuite partie travailler à Ottawa, c'est la chose qui m'a manqué le plus dans la ville.Saint-Laurent.J'ai cherché longtemps, en vain, pour rien, cette artère à la fois crade et allumée, cosmopolitaine et villageoise.De retour, plusieurs années plus tard, la Main n'était plus la même.Ni moi d'ailleurs.Et j'ai préféré lui tourner le dos pour passer à autre chose.Aujourd'hui, je la fréquente encore, mais ailleurs.D'abord j'y travaille toujours et c'est sur Saint-Laurent, à deux pas de Notre-Dame, chez Véritas, qu'on sert le meilleur café du Vieux-Montréal.Et certainement un des meilleurs en ville.J'aime bien aussi descendre jusqu'à sa source, dans le Vieux-Port, pour aller courir le midi, le long de l'eau.Évidemment, il n'y a pas «grand semaine», non plus, qui passe sans une soupe tonkinoise avalée dans l'un ou l'autre des restaurants vietnamiens du boulevard, dans le Quartier chinois.Impossible de vous donner une adresse en particulier car les proprios changent et parfois l'un est meilleur que l'autre et la semaine suivante c'est l'inverse, et la soupe est mieux ici et les rouleaux de printemps sont plus craquants là-bas.Ce sont mes cantines, même si un jour, j'ai dit bonjour à un cafard qui s'aventurait sur un comptoir, en direction de la caisse enregistreuse.Je vais rarement dans la zone autour de Sherbrooke, à part pour les films de l'Ex-Centris et le rare repas chez Koko, où la cuisine est sérieuse, mais la faune peu appropriée pour mon profil socio-démographique.Plus au nord, je m'y fais couper les cheveux, en râlant contre le parking, et je m'y réfugie pour me réconforter d'empanadas, chez El Refugio, près de Villeneuve.Et là où le boulevard devrait s'appeler San Lorenzo, je trouve chez Milano du prosciutto importé et tout ce qu'il faut pour préparer le pesto à l'automne - je le fais congeler pour l'hiver, au grand dam de mon collègue Beauchemin.C'est à la librairie italienne, pas loin de là, que j'ai acheté mes premières cassettes de Lucio Dalla et Gianna Nannini.Mais je n'y suis pas allée depuis des années.À la place, pour me prendre pour une Italienne, je vais parfois plus bas, près de la rue Napoléon, chez Prato, manger de la pizza.Et à peu près là où il y avait jadis de vieux marchands de tissus tristes, je rigole comme une folle avec mes enfants en jouant au baby-foot.Mordecai et le baby-foot Lorsque je suis ensuite partie travailler à Ottawa, c'est la chose qui m'a manqué le plus dans la ville.Saint- Laurent.J'ai cherché longtemps, en vain, pour rien, cette artère à la fois crade et allumée. BMOAVEC VOUS À LA SUCCURSALE LAURIER ET SAINT-LAURENT DEPUIS 1899 ET POUR LONGTEMPS! Bienvenue dans des locaux, tous rénos, tous beaux! Votre succursale Laurier et Saint-Laurent a été entièrement rénovée.Venez rencontrer nos planificateurs financiers, c'est gratuit! Nous offrons des services bancaires complets et nous pouvons même vous accueillir en portugais et en espagnol.Passez nous voir ! MD Marque de commerce déposée de la Banque de Montréal.0001-PubS (09/08) 3579812A 4650, boul.Saint-Laurent 514-842-7279 www.espacenomad.ca Spécial du mardi au vendredi : réservez votre massage thérapeutique avant 13 h et obtenez 1 h 30 de massage pour le prix d'une heure.Nos massages : Suédois, shiatsu, californien, deep tissu, pierres chaudes, prénatal, en duo, réflexologie, fasciathérapie, thaï yoga, sportif et signature espacenomad.Nos soins exotiques et holistiques : Reiki, thérapie cranio-sacrale, herboristerie, yogathérapie, exfoliation, enveloppements, forfaits et facials biologiques.Situé au coeur du Plateau Mont-Royal, ce petit spa-boutique vous propose un décor et des soins inspirés de l'Indonésie et d'ailleurs.Que ce soit pour trouver un massage suédois, un shiatsu, un thaï yoga, un enveloppement au miel chaud ou au chocolat, espacenomad est un véritable petit havre de paix.3579920A 3 FRANK SILVA « La Main, c'est ma vie depuis 1971.Quand on est arrivés du Portugal, c'est là qu'on a resté.Et aujourd'hui, c'est là que je travaille.» 1 THIERRY COLLINS «Je déteste le Pharmaprix qui a remplacé l'ancien Warshaw.C'est du terrorisme architectural.» 4 FABRIZIO ROMOLO « Quand je suis arrivé ici en 1966, il y avait juste moi et Napoli.Maintenant, il y a du trafic.» La faune de la Main 2 CHARLES ALLIX «La Main, c'est là que ça se passe.Mais au nord de Mont-Royal, il n'y a plus rien.» Le boulevard Saint-Laurent, c'est aussi ceux qui l'habitent, le fréquentent ou y travaillent quotidiennement.Pour ce numéro spécial, Actuel a monté la Main du sud au nord pour rencontrer sa faune unique et bigarrée.Le résultat est publié sous forme de jeu: associez le personnage au «bout de rue» ou à l'établissement où nous l'avons croisé.Attention! s'il y a des évidences, il y a aussi des pièges\u2026 PHOTOS ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE Touristejaponaise.Vieux-Montréal.Agentdesécurité, La Presse .Étudiantàl'École detechnologie supérieure.Serveurchez Pho Bac, Quartier chinois.Gérantchez Frites dorées.Mendiant, coin Sainte-Catherine, devant La Belle Province.Centre d'amitié autochtone, coin Ontario.Consultant pourarchitectes, Shed Café.Guichetier, Ex-Centris.Ex-secrétaire médicale.Gérantchez Schwartz's.Rue Viger Boul.René-Lévesque Rue Sainte-Catherine Rue Sherbrooke Rue Prince-Arthur PODCAST Vivez une expérience unique : une visite guidée sonore du boulevard Saint-Laurent avec votre lecteur MP3.Téléchargez le podcast sur cyberpresse.ca/podcast ENTREVUES JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE 3580080A 8 STEVE GIBB ET LEE GAUL «Good place for shopping.« »«Yeah\u2026 and rock'n'roll\u2026» Divan Orange.Barfly.We played there a couple of times.» 9 RINA VECCHIERINI (93 ANS) « Le carré Saint-Louis est à côté.J'y vais tous les jours.Mais je ne vous dirai pas pourquoi.» 5 DIMITRIOS ECONOMOU « Ici depuis 1962.Oui, monsieur ! » 7 JEAN-PHILIPPE MCGARRIN « C'est une rue très disparate.Très différente selon qu'on monte ou qu'on descend\u2026 » 6 ROBERT MALLAIS « Je suis acadien.Je reste en dehors de Montréal.La rue Saint- Laurent, à part pour travailler, je ne connais pas vraiment ça.» Caissière, cinémaL'Amour.Membresdu groupe The Golden Handsbefore God.Ex-menuisier, parcdu Portugal.Cinéaste, rencontré en facedu Balattou.Salon Athènes.Superviseurs en jeux vidéo, Ubisoft(coin Saint-Viateur).Fondateurdu restaurant Baffoni, Petite Italie.Propriétairede laboutiquede vêtements General 54, Mile End.Propriétairede L.Bersonet Fils (plusvieille entreprisedu boulevard, fabricantde pierres tombales depuis 1922).L M N O P Q R S T Rue Marie-Anne Avenue du Mont-Royal Rue Saint-Viateur Rue Dante SAINT-LAURENT MONTRÉSOR MULTIMÉDIA Consultez notre dossier complet sur le boulevard Saint-Laurent et regardez nos reportages multimédias sur cyberpresse.ca/podcast Propriétaire de Caraballo Disco, depuis 16ans. 5181 Boul.St-Laurent Montréal (coin Fairmount) Tél : 514-278-7658 Fax : 514-303-8928 SUR PRÉSENTATION 10% DE CE COUPON OBTENEZ DE RABAIS SUR TOUT REMPLISSAGE DE CARTOUCHES À JET D'ENCRE Valide pour un temps limité et seulement à la succursale du 5181 Boul St-Laurent, Montréal (Plateau) tél : 514-278-7658 islandinkjetplateau@bellnet.ca À cours d'encre pour vote imprimante?cartouche originale recyclez vos recharges ! offrez une 2iem vie À vos vieilles cartouches d'encre remplissage Éco économisez service 60% sur place 5min jusqu'à nomique logique 4,99$ de à 19,99$ 35799990A Depuis 1989 (514) 982-9435 La ressource naturelle pour tous vos projets d'impression ! \u2014 www.copres.com 3579647A mainmise sur l'actualité, la culture, l'information.MULTIMAGS® Une division de Corporation Presse Commerce 2 boutiques sur le boul.Saint-Laurent 3552, boul.Saint-Laurent & 6951, boul.Saint-Laurent Plusieurs boutiques dans le Grand Montréal Le Village 1321, rue Sainte-Catherine Est - Le Plateau 825, avenue du Mont-Royal Est - Monkland 5508, avenue.Monkland Westmount 5018, rue Sherbrooke Ouest - Outremont 370, rue Laurier Ouest - Pointe-Claire 6321, route Trans-Canada 14 JENNIFER GLASGOW «Ce que j'aime le moins?Les bars branchés juste en haut de Sherbrooke.» 12 VIET HOANG «Il manque vraiment de stationnements dans le quartier.» 15 BRANDEE BERSON « J'adore m'asseoir dehors.Je regarde passer les gens.C'est un microcosme de Montréal.» 13 ILAIJJAMANNING ET JOLENE COWAN «Quand on buvait, on allait chez Midway ou au parc Wolfe.Maintenant, on se tient loin.» 10 GHISLAIN OUELLET ET LAURENT BERNIER «Trafic, rénovations, trop de monde\u2026 »«Et en même temps, relax.»«Oui.C'est plein de contradictions.» 11 THÉOPHILE MELO «Ce parc, c'est là qu'on s'est habitués depuis longtemps.Alors on reste là.Même si on meurt, le centre funéraire n'est pas loin!» PODCAST Vivez une expérience unique : une visite guidée sonore du boulevard Saint-Laurent avec votre lecteur MP3.Téléchargez le podcast sur cyberpresse.ca/podcast Spéciali SteS de mode pour tailles fortesde 14à24 4828, boul.St-Laurent (angle Villeneuve) 514-844-9159 Du mar.au sam.de 10 h 30 à 17 h.Mode pour de belles femmes actives.amorcez la nouvelle saison avec les indispensables de l'automne, tels que les collections de Kokomarina, de simon Chang, de linda lindstrom et, bien sûr, celles des jeans tummy tuck pour en nommer quelqu'une.Notre équipe d'experts attend votre visite avec impatience.Venez-nous voir et gâtez-vous.Le blogue de RICHARD HÉTU http://blogues.cyberpresse.ca/hetu Intervenez et commentez.Montréal 4358Bo Ul.St-la Ur Ent ( Angle Marie-Anne ) TÉL.: (514) 845-4231 Vêtements etchaussures Pourhommes, femmes etgarçons www.schreter.com Depuis 1928 3579607A Bar à oxygène aromatisé | Bar à eaux | Jus frais pressé | Soins biologiques visage et corps | Massothérapie www.oxygenespa.com Tél.: 514-670-6846 4059, boulevard Saint-Laurent - Montréal (angle Duluth) Pour vos événements : Location de notre bar à oxygène et du service de massage sur chaise 3585340A 20 MARTIN BARON « Ici c'est le coeur de la ville.Il y a du monde pas trop monotone.contrairement à Crescent.» 18 TAKAKO HATTORI « Huh?What is the name of this street ?» 19 JUDY TOKGOZ « Le vrai Montréal, c'est ici.J'aime surtout le bout de rue entre Bagg et Duluth.Il y a de la couleur: Blue Dog, Blizzart, cinéma L'Amour\u2026» 16 EDSON TEIXEIRA «Ce que je pense de la Main ?Bonne question, ça.Qu'est-ce qu'ils ont dit, les autres ?» 17 JEFFREYMANTIN « Je ne peux plus faire le squeegee.Je n'ai pas le droit d'avoir une arme.» RÉPONSES : SAINT-LAURENT MONTRÉSOR MULTIMÉDIA Consultez notre dossier complet sur le boulevard Saint-Laurent et regardez nos reportages multimédias sur cyberpresse.ca/podcast 1-P, 2-C, 3-K, 4-T, 5-Q, 6-B, 7-I, 8-N, 9-J, 10-R, 11-O, 12-D, 13-G, 14-S, 15-L, 16-E, 17-F, 18-A, 19-M, 20-, 21-U.21 ELPIDIO CARABALLO « Avant, il y avait plus de latinos.Aujourd'hui, ils sont surtout rue Saint-Hubert.» LA PENSÉE ZEN DE LA SEMAINE Génial, l'Halloween tombera un vendredi soir cette année.On aura tout le week-end pour s'en remettre.ACTUEL EN FAMILLE SILVIA GALIPEAU ON SORT! C'est le moment ou jamais d'aller fouiner dans les coulisses des écoles de danse, de cirque, de théâtre, d'arts plastiques, de musique, alouette.Les Journées de la culture battent leur plein, et comme à l'habitude, en présentent pour tous les goûts.Pour les plus jeunes, soulignons entre autres les cours de danse urbaine et l'initiation aux arts martiaux, au YMCA du Parc , les spectacles de théâtre (notamment à l'Illusion et au café Kajou) et l'incontournable initiation aux arts du cirque, à l'École de cirque de Verdun.Pour les plus vieux, le YMCA du Parc propose un atelier de capoeira angola, les bibliothèques municipales de la ville la création d'une fiction collective et la radio étudiante de l'UQAM un atelier de radio sur le web.Un conseil, arrivez tôt, et réservez pour plus de prudence.Programmation: www.journeesdelaculture.qc.ca La Maison Théâtre présente jusqu'au 12 octobre Salvador, une création de la compagnie Le Carrousel, mettant en scène, sur fond de musique des Andes, un jeune homme devenu écrivain à 7 ans pour aider sa famille à se sortir de la pauvreté.Primée à quelques reprises, traduite en plusieurs langues, la pièce a été jouée plus de 200 fois.À partir de 8 ans.À noter : en complément, les photographes Patrick Dionne et Miki Gingras présentent l'exposition Humanidad: les enfants travailleurs du Nicaragua, pour offrir un autre regard sur le travail des enfants dans le monde.Réservations : 514-288-7211 #1 Après la relâche estivale, les spectacles jeunesse de la Place des Arts reprennent ce week-end, avec Annabelle Canto, dimanche, à 11 h.Une jeune cantatrice perd la voix et la mémoire le matin d'un important récital.Avec son pianiste, elle partira à la recherche de sa voix magique, et découvrira sur son chemin des personnages d'opéra étonnants et majestueux.Gratuit.Infos: laplacedesarts.com J'AI LU Plusieurs livres québécois sur l'alimentation des tout-petits accompagnent les parents de l'épicerie à la petite cuillère.Voici tout de même un avis extérieur qui a fait ses preuves : Le grand livre de bébé gourmand, écrit par la Britannique Annabel Karmel (Guy Saint-Jean Éditeur).Dans la quatrième mouture de son grand succès, elle propose un peu plus de 200 recettes pour bébés, de la purée de carottes à la (géniale) sauce à spaghetti aux légumes cachés.Nous ne sommes peut-être pas à l'abri des moues dégoûtées, mais au moins, nous voilà inspirés ! \u2014Isabelle Audet Des commentaires, suggestions de sorties?Écrivez-nous à actuel@lapresse.ca MOTS D'ENFANTS Marie, 6 ans, suit la campagne électorale de près, depuis qu'un certain macareux.« Est-ce que c'était un vrai oiseau?» \u2014Envoyé par tante Louise.Mathieu, 7 ans, est un mordu des sports.Il discute cinéma avec son père, et celuici lui demande s'il connaît des personnages de Disney.Spontanément, il répond: « Ben oui papa : Disney Crosby ! » \u2014Envoyé par maman Caroline.Louis-Philippe, 4 ans, va au centre commercial avec sa maman.« Maman, je ne veux plus aller au centre des chats ! » \u2014Envoyé par mamie Sergine.Des mots d'enfants?Écrivez-nous à actuel@lapresse.ca Au Québec, plus de sept jeunes mères sur dix travaillent.En France, elles sont plus de 83% à le faire.avec en général plus d'enfants.Comment y arrivent-elles?La Télé-Université (UQAM) et le Centre d'économie de la Sorbonne, à Paris, tiendront lundi un colloque à Montréal sur la question.ISABELLE AUDET Avec en moyenne deux enfants par femme, la France est le pays d'Europe le plus fécond.Malgré des familles plus nombreuses, les jeunes mères y sont toutefois légion à retourner travailler.«Au Québec, on trouve ces chiffres très intéressants, dit Diane-Gabrielle Tremblay, docteure en science économique et professeure à l'UQAM.Au premier coup d'oeil, ça pique notre curiosité.On va essayer de comprendre comment ils réussissent cette conciliation.» La professeure croit que la culture des entreprises en France joue un rôle déterminant.Elle cite en exemple des cas où des employeurs offrent des camps de jour pendant l'été aux enfants de leur personnel, ou encore un régime d'épargne-études.De telles initiatives en disent long sur la possibilité de s'absenter soudainement pour récupérer un enfant malade à l'école.L'école à 3 ans L'école dès 3 ans pour les petits Français amène aussi les femmes à réintégrer le marché du travail plus rapidement.«Nous sommes très avantagés pour les enfants de 0 à 3 ans au Québec, avec un réseau de garde de plus en plus accessible.Mais à partir de 3 ans, en France, les parents ont l'assurance que leur enfant peut aller à l'école.C'est sûr que pour la rentrée au travail, ça donne un coup de pouce.» Francine Descarries, professeure- coordonatrice de la recherche au département de sociologie de l'Université du Québecà Montréal, ajoute que la conciliation travailfamille fait aussi davantage partie des moeurs en France.«Les Françaises travaillent tout en veillant sur leur famille depuis beaucoupplus longtempsque nous.Ça fait partie de leur culture.Elles s'organisent», explique-t-elle.Coup de pouce des patrons Au Québec, même si elles le font moins que les Françaises, les mères aussi travaillent.Et de plus en plus.D'après l'Institut de la statistique du Québec, plus de sept jeunes mères sur 10 travaillent.C'est une augmentation de près de 7% depuis 2000.Les garderies subventionnées facilitent cette conciliation, mais d'après les chercheurs interrogés, il y a plus: davantage d'entreprises assouplissent leurs règles ici aussi.«Ce qui est important dans une société: il faut que les choses deviennent la norme.Avec autant de femmes avec enfants qui travaillent, ça devient la norme.Il y a donc des accommodements qui vont suivre.Et ça, ça peut être suffisant pour que le niveau de fatigue des femmes baisse», croit Mme Descarries.D'après les deux professeures, les entreprises dans les secteurs où la main-d'oeuvre est rare ont été les premières à s'adapter et à permettre le télétravail, notamment.Aux demandes des femmes, mais de leurs conjoints aussi, plus soucieux que jamais de participer à l'éducation de leurs enfants.«Il reste encore du chemin à parcourir, notamment pour les femmes qui travaillent dans les commerces.Pour elles, il faudra probablement que l'État propose des normes d'incitation aux entreprises.Mais généralement, ça progresse bien, estime Diane-Gabrielle Tremblay.Il y a 10 ans, la conciliation travail- famille, c'était un truc dont on ne parlait que dans les recherches universitaires!» Le colloque Parentalité et activité \u2014 Comparaison France-Québec est ouvert au public.Il a lieu lundi à la Télé-Université.CONCILIATION TRAVAIL-FAMILLE Quels sont les secrets des Françaises ?PHOTO LAURENT GUERIN, MOTHERING MAGAZINE La conciliation travail-famille, c'est aussi pouvoir avoir l'oeil sur bébé même au travail.POURSUIVEZ LA DISCUSSION:WWW.CYBERPRESSE.CA LA MÈRE BLOGUE LUNDI 15H21 Aseptisons-nous trop les contes pour enfants ?Parce qu'elles sont parfois crues, les versions originales\u2026 Alors, chez vous, le loup mange-t-il les petits cochons ?MERCREDI 11H02 Les hommes, après avoir mis clairement la main à la pâte, passent toujours moins de temps que les femmes aux tâches domestiques.Et si c'était nous, les femmes, qui en faisions trop?JEUDI 11H48 Imaginez l'horreur : neuf mois à porter un bébé, à le rêver, l'apprivoiser.Et quand arrive enfin le terme de ces 42 longues semaines, l'horreur suprême.Accoucher d'un bébé mort-né. OFFREZ-VOUS LA TRANQUILLITÉ D'ESPRIT GRÂCE AU PERSONNEL CERTIFIÉ MICHELINMD DES DÉTAILLANTS LES PROFESSIONNELS DU PNEU ALLIANCE.MONTRÉAL DORVAL Pneu Rallye 645 Bord du Lac (514) 636-4605 DORVAL Pneus Unik 2370 boul.Hymus (514) 683-1961 LACHINE Pneus Lachine 578 St-Joseph (514) 637-4603 MONTRÉAL Alex Pneu et Mécanique 5500 rue Papineau (514) 521-5500 MONTRÉAL Pneus Bélisle Jean-Talon 3780 Jean-Talon Est (514) 376-3081 MONTRÉAL-NORD Pneus Metro 6750 Léger (514) 328-4222 MONTRÉAL Pneus Gounod 10220 boul.St-Laurent (514) 858-7638 VILLE ST-LAURENT Ontario Tire 945 Montée de Liesse (514) 341-3548 RIVE-NORD LAVAL Bernard Dagenais 450 boul.Labelle (450) 625-4575 LAVAL Pneus Bélisle Laval 355 St-Martin O.(450) 669-4404 SAINT-EUSTACHE Agence de Pneu B.C.66 boul.Arthur-Sauvé (450) 473-1320 MONT-LAURIER Pneus Bélisle Mont Laurier 1490 boul.Paquette (819) 623-1551 SAINT-JÉROME Pneus Bélisle St-Jérome 430 Lajeunesse Ouest (450) 436-4622 BOIS-FRANCS VICTORIAVILLE Drolet Pneus et Mécanique 705 boul.Bois-Francs Sud (819) 357-2494 DRUMMONDVILLE Pneus Bélisle Drummondville 2865 boul.Lemire (819) 477-5414 DRUMMONDVILLE Drolet Pneus et Mécanique 2435 rue St-Pierre (819) 479-8008 OUTAOUAIS GATINEAU Pneus Bélisle Outaouais 240 boul.de l'Aéroport (819) 669-9550 MAURICIE TROIS-RIVIÈRES Pneus Bélisle Cap-de-la-Madeleine 80 Montplaisir (819) 374-3333 RIVE-SUD / CANTONS-DE-L'EST CHÂTEAUGUAY Pneus Bélisle Châteauguay 170 St-Jean-Baptiste (450) 691-6236 VALLEYFIELD Pneus Gagnier 243 Dufferin (450) 373-4194 LONGUEUIL Pneus Bélisle Longueuil 2296 chemin Chambly (450) 442-9400 VENEZ PROFITER DE NOS JUDICIEUX CONSEILS POUR FAIRE LE BON CHOIX DE PNEUS D'HIVER PARMI UNE GAMME COMPLÈTE DE MARQUES RÉPUTÉES TELLES QUE MICHELINMD, BFGOODRICHMD ET UNIROYALMD.DEVANCEZ LA NOUVELLE LOI, PRENEZ RENDEZ-VOUS DÈS AUJOURD'HUI AVEC LE DÉTAILLANT ALLIANCE LE PLUS PRÈS ! PARTEZ L'HIVER DU BON PNEU AVEC LES PROFESSIONNELS DU PNEU ALLIANCE.3584727A ACTUEL GAZETTE DES FEMMES FEMMES: LA CRISE S'ESTOMPE?Enjeu social de prédilection au début des années2000, la conciliation travailfamille semblait alors désespérément utopique pour les femmes.Voilà que quelques années plus tard, le portrait ne serait plus aussi noir, constate la Gazette des femmes dans son numéro de septembre.Dans son dossier sur la question, le mensuel interroge des experts et des parents qui sentent le vent tourner.La pénurie de main-d'oeuvre dans plusieurs secteurs forcerait notamment les employeurs à se montrer plus flexibles.Les parents seraient aussi plus déterminés que jamais à préserver leur qualité de vie.Encourageant.\u2014Isabelle Audet VITA QUADRA ET FIÈRE DE L'ÊTRE Le nouveau Vita (pendant québécois de l'américain More) s'adresse à un public ciblé, jusqu'ici ignoré (nié ?) : «post- Elle Québec, pré-Bel Âge », résume Martinne Turenne, l'une des journalistes quadragénaires de la publication (aux côté des Georges Hébert Germain, Pascale Navarro, Emmanuelle Grill et même Marie Plourde, qui «ose » un coming out).Ce qu'on en pense?Des sujets un poil prévisibles (la libido n'a pas d'âge, l'épargne-retraite, réinventer sa vie), mais néanmoins fouillés.Un doute: les femmes ne vont-elles pas se lasser, mois après mois, de se faire célébrer ainsi leur quarantaine ?Dans le premier numéro, c'est déjà saoulant.\u2014 Silvia Galipeau T-WORLD ORGIE DE T-SHIRTS Décidément, il en a fait du chemin, le t-shirt, depuis James Dean et Marlon Brando.Pour faire suite à notre dossier Mode de jeudi, voici la quatrième parution de T-World, un magazine australien entièrement consacré à cet ancien sousvêtement.Véritable objet de collection, la publication intéressera surtout les amateurs de streetwear et de graphisme éclaté.Les voyageurs pourront y faire le plein de bonnes adresses, dénichées dans huit «capitales du t-shirt ».En vente dans la plupart des Multimags.\u2014 Ève Dumas LA REVUE DES REVUES AGENCE FRANCE-PRESSE ROME \u2014 Le maire de Rome a présenté jeudi un projet de parc de loisirs dédié à la Rome antique qui permettrait à la capitale italienne de surmonter la baisse du tourisme.«Nous sommes certains de la faisabilité de ce projet (.) qui va permettre de relancer Rome», a déclaré à la presse Gianni Alemanno, en présentant une étude qui prévoit huit millions de visiteurs supplémentaires par an dans la capitale italienne, dont cinq millions d'étrangers, grâce à l'ouverture de ce parc.«L'objectif est certainement ambitieux», mais le parc pourrait «augmenter de façon exponentielle la présence de touristes dans la capitale », a expliqué le premier adjoint au maire Mauro Cutrufo, qui a cité l'exemple de Paris avec le parc Disneyland de Marne-la-Vallée.Bains dans les thermes, promenade au milieu du Forum, jeux du cirque: le parc à thème de 300 hectares et de 9000 employés devrait s'appuyer sur la technologie pour faire revivre de façon virtuelle la vie à l'époque de l'empire romain, dans le «respect de la plus grande rigueur culturelle », selon le maire.Un parc de la Rome antique ACTUEL SAINT-LAURENT DISPARU C'est bon pour l'ego La petite figurine LEGO, vendue par milliards, célèbre son 30e anniversaire avec les plus grandes stars version plastique.La série limitée ne sera pas commercialisée.Pour l'occasion, Madonna a revêtu son costume de tournée Sticky&Sweet.David Beckham a une barbe de trois jours.Sa femme Victoria porte une robe bustier noire et ses grands verres fumés.Angelina Jolie, Brad Pitt et leurs jumeaux sont aussi de la fête.Réussies, ces figurines ?Assurément rigolotes.Chose sûre, jamais on n'a vu la chanteuse Amy Winehouse rayonner à ce point de santé ! Et il est toujours agréable de voir Victoria Beckham ou Madonna avec quelques kilos de trop.Elle a travaillé dans un cirque, joué de la harpe déguisée en ours et changé de sexe.Entretien avec Baby Dee, la créature de Cleveland.Q lA presse - le festival pop Montréal, où vous jouez mercredi, vous présente comme une «artiste transgenre».est-ce que ce «détail » est important pour comprendre vos chansons?R BABY DEE - Non.Q Votre premier album est sorti en 2001.Vous aviez presque 50 ans.pourquoi est-ce que ça a pris si longtemps?R J'étais trop stupide, j'imagine.Q Question idiote, mais\u2026 pourquoi chantez-vous ?R Excellente question, au contraire.Je chante pour trois raisons.Primo, une chanson peut vous envelopper comme les bras d'une mère, d'un amoureux ou d'un sauveur.Deuzio, parce que «se faire chanter » est aussi important que «chanter ».Je chante pour que les autres reçoivent des chansons.Tertio, parce que c'est ma façon de gagner ma vie.Q Vous jouez de la harpe, du piano et vous chantez.Comment décrivezvous votre musique?R Je ne la décris pas.Q Qu'est-ce qui vous attire dans la harpe ?R Son côté mystérieux, ostentatoire et profondément fabuleux.Q Avez-vous toujours vécu de votre art ?R Je pars du principe que lorsqu'on fait ce qu'on aime, le monde nous le rend d'une façon ou d'une autre.Je suis née en 1953, j'écris des chansons depuis l'âge de 19 ans.Mais j'ai fait 36 métiers pour gagner ma vie.Sauveteur au YMCA, émondeuse d'arbres matures.Il y a quelques années, je jouais de la harpe à Central Park déguisée en ours noir de Russie.J'aimais bien.Les enfants me jetaient des pièces.J'ai aussi travaillé dans un cirque.Q Dans un cirque?R Oui, je faisais la musique.Sauf pour les deux mois où je me suis fait écraser des dalles de béton sur le corps avec un marteau de forgeron, pendant que j'étais couchée sur un lit de clous et de verre cassé\u2026.À part ça, je me suis fait de très bons amis.C'est le plus important.Q - nous avons eu au Québec, un célèbre cas de discrimination envers un transgenre (Micheline Montreuil).Comment vivez-vous votre différence aux États-unis?Vous avez déjà souffert d'exclusion?R Je n'ai pas à me plaindre.Jusqu'ici, c'est O.K.Q pour terminer, baby Dee, quel est votre vrai nom?R Mon vrai nom est Baby Dee.Propos recueillis par Jean-Christophe Laurence en spectacle le mercredi1er octobre, à la Fédération ukrainienne (5413, rue Hutchison) dans le cadre du festival pop Montréal.Infos : www.popmontreal.com «MON VRAINOMEST BABY DEE» PHOTO JIM NEWBERRY, COLLABORATION SPÉCIALE ADIeu boule DIs Co Alors comme ça, Musique Plus change son image?Si on se fie aux dernières nouvelles, la chaîne des clips a décidé de renouveler sa programmation (plus de critiques, moins de niaiseries) et même son logo.On va s'ennuyer de la petite boule disco.Mais ce nouveau symbole est si évocateur: tout de suite, on pense à une équipe de baseball des ligues mineures.On ne s'attend pas à une révolution, mais avec un peu de chance, notre chaîne préférée (des fois) va ENFIN cesser de nous prendre pour des enfants?.un Con Fl It?pensez à lA MÉt Ho De rpC Yahoo ! Canada et la World RPS Society tiendront les Championnats mondiaux du roche-papier-ciseau le 25 octobre à Toronto.Environ 450 participants brandiront leur poing pour l'occasion.Lassant, un concours où le vainqueur n'est déterminé que par le hasard?Peut-être, mais ce concours remettra au goût du jour une formidable et peu coûteuse méthode de résolution de conflits.On fait le débat des chefs assis ou debout ?On entreprend la saison avec Halak ou Price?Allez, on règle la question ! ILYATOUJOURS DU BON.UNE IMAGE VAUT 100 MOTS OISEAUXURBAINS Depuis plus de trois siècles, les joutes nautiques enflamment la ville portuaire de Sète.Les jouteurs, qui s'entraînent depuis l'enfance pour un trophée qui ne rapporte rien sauf la gloire, sont des idoles locales.Comme les matadors en Espagne et les sumotori au Japon.lou Is-bern ArD rob ItAIlle COLLABORATION SPÉCIALE sÈte, France \u2014 Le 2 septembre dernier, un événement aurait dû provoquer l'enthousiasme général dans la ville de Sète, située à une vingtaine de kilomètres de Montpellier.Ce jour-là, la petite ville portuaire - et de canaux - faisait parler d'elle à la une du Los Angeles Times: un long reportage qui se poursuivait sur deux pages intérieures.Le sujet : les jouteurs.L'article a fait son petit effet.Mais sans plus.Comme le dit Germnal Rausa, l'un des grands ordonnateurs des joutes sétoises depuis 20 ans, «nous sommes heureux que l'on parle de nous à l'étranger et que des étrangers viennent pour la Saint-Louis.Mais, même si les étrangers ne venaient pas, nous continuerions quand même.Les joutes, c'est une passion locale.Avec 1200 licenciés sur le bassin de Thau».Chaque année, autour du 25 août, les joutes nautiques enflamment la ville et ses environs.Pour la fatidique journée du lundi, où s'affrontent les «lourds», on compte pas moins de 20 000 spectateurs autour du Cadre royal, le grand canal de Sète, bordé par les ponts de la Civette et de la Savonnerie : entassés dans les tribunes, massés sur les ponts, les quais, devant les écrans géants, il y a plus de 20 000 spectateurs.Pour une ville qui en compte à peine le double.Cela dure depuis le 23 juillet 1666, date de l'inauguration du port et de la fondation de la ville: on retrouve la trace de 266 tournois, même si les tout débuts se perdent dans la nuit des temps.On suppose que la coutume remonte aux croisés qui, à Aigues Mortes, pas loin de là, s'affrontaient sur des barques avant de partir vers la Terre sainte.Mais il existe des gravures de 1765, pour le 50e anniversaire du règne de Louis XV.D'autres de 1823 où la duchesse d'Angoulême, fille de Louis XVI, assiste à une joute.À partir de 1846, les registres notent les noms des vainqueurs du lundi : Aubenque dit le Diable au XVIIe siècle, Audibert dit L'esperança, qui remporta sept fois le tournoi, comme Martin dit lou Gauche.Et Louis Vaillé dit lou Mouton, 148 kilos, qui gagna 10 fois entre 1904 et 1923.Le rituel n'a pas varié.À tour de rôle, en duel singulier, plusieurs centaines de jouteurs vêtus de blanc s'affrontent, armés d'une lance de plus de deux mètres et portant un boucler de bois (le pavois), juchés sur la «tintaine», plateforme surélevée à l'arrière de grosses barques actionnées par 10 rameurs et guidées par un barreur.À l'avant, deux musiciens manient le hautbois et le tambour.Le jouteur qui tombe à l'eau est éliminé.Il y a bien quelques joutes nautiques ailleurs en France et en Europe: à Lyon, en Dordogne, à Neubourg sur le Danube.Mais Sète est le seul endroit où les joutes sont une passion populaire et où les grands champions sont des idoles au même titre que les matadors en Espagne ou les sumotori au Japon.Cette année, le grand homme fut une fois de plus Aurélien Evangelisti, 29 ans, colosse débonnaire de 160 kg, et qui en est déjà à son cinquième titre de champion.«L'adresse et la force mentale jouent un rôle déterminant et je joute depuis l'âge de 14 ans.Mais il est vrai qu'à talent égal, le poids est important : un gagnant pèse rarement moins de 120 kg.» D'origine aristocratique, les joutes sétoises sont depuis longtemps éminemment populaires et les champions ont été le plus souvent de grands et gros costauds du port.Au visage couturé de cicatrices.Le bout de la lance est un trident acéré destiné à se ficher dans le pavois adverse, mais qui peut blesser gravement.En juin dernier, un jouteur a perdu un oeil, mais il a tenu à participer à la Saint-Louis deux mois plus tard, pour l'honneur.Evangelisti, lui, comptabilise une lance dans la bouche, une sur le nez, l'autre dans l'orbite de l'oeil.Même le maire de Sète, l'obstétricien François Commeinhes, garde une cicatrice au-dessus de l'arcade sourcilière, souvenir de joutes de jeunesse.La joute sétoise ne rapporte strictement rien, sauf l'honneur.C'est donc un jeu très sérieux.Joutes De s Ète Pour l'honneur, monsieur ! Avec sa pizzéria, son dépanneur et son peep-show sordide, le coin sud-est de la rue Sainte-Catherine et du boulevard Saint-Laurent était une institution du Montréal trash .Il n'en reste plus rien, depuis qu'on l'a rasé pour faire place au futur quartier des spectacles.Trois photographes montréalais (Gabor Szilasi, Guy Glorieux, Mia Donovan) ont heureusement immortalisé l'endroit avant sa destruction.Pris à l'intérieur du défunt Sexemania, les clichés de Mia Donovan sont particulièrement éloquents.Des employées ont accepté de poser nues dans leur «cubicule» .On peut y voir la fameuse «sexe machine », inventée par le propriétaire des lieux : un corps de femme moulé en plexiglas, un tube pour le client, un vibrateur et du savon pour les mains\u2026 Cette photo, comme une douzaine d'autres, est présentée au Monument-National (1182, boulevard Saint-Laurent) jusqu'au 15 décembre, dans le cadre de l'exposition Le coin, organisée par UMA (Maison de l'image et de la photographie).Fascinée par l'industrie XXX, Mia Donovan finalise par ailleurs un documentaire sur Lara Roxx, une ex-actrice porno québécoise atteinte du VIH.La sortie du film est prévue pour le printemps.- JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE PHOTO FOURNIE PAR LA VILLE DE SÈTE une joute à sète.Qui le premier tombera à l'eau?"]
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