Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (4)

Références

La presse, 2008-09-30, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" Radio-Canada.ca/bienmeilleur Aujourd'hui à 8h15, la Zenn et la Volt : sommes-nous à la veille d'une révolution automobile?Réalisation: Nadia Peiellon Radio-Canada.ca/bienmeilleur 3574668A DEUX ANS APRÈS L'EFFONDREMENT DU VIADUC DE LA CONCORDE Québec incapable de garantir la sécurité des nouveaux ponts et viaducs BRUNO BISSONPAGE A8 Un fardeau intolérable CLAUDE PICHER LA PRESSE AFFAIRES PAGE 5 A-t-on touché le creux?MICHEL GIRARD LA PRESSE AFFAIRES PAGE 10 Une affaire de douleur PATRICK LAGACÉ PAGE A5 Se pincer le nez et avaler L'ÉDITORIAL D'ARIANE KROL FORUM PAGE A22 DÉROUTE À WASHINGTON Bush humilié à la Chambre des représentants sur cyberpresse.ca LA CRISE EN DIRECT Allez sur cyberpresse.ca pour suivre l'évolution de la crise, lire nos blogueurs et visionnez les vidéos de nos journalistes.15 PAGES SUR LA CRISE FINANCIÈRE Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE J'aimerais savoir qui a dit fuck Alaska! ?- Sarah Palin qui vient d'aller sur You Tube Venez voir mon blogue ! cyberpresse.ca/laporte L-V 6 21924 98765 1 124e année No 337 54 pages, 4 cahiers 70¢ taxes en sus - Édition provinciale 84¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées SONDAGES EXCLUSIFS Région métropolitaine >Michael Fortier devra mettre les bouchées doubles > Justin Trudeau pourrait déloger Vivian Barbot > Thomas Mulcair a le vent dans les voiles JOËL-DENIS BELLAVANCE PAGES A12 ET A13 Le mur de la peur VINCENT MARISSAL PAGE A13 Calgary entre son lasso et ses Manolo MARIE-CLAUDE LORTIE PAGE A18 Harperà Val-d'Or Une visite qui n'est pas passée inaperçue GILLES TOUPIN PAGE A18 Charest s'en prend encore àHarper Avec une longue liste de revendications à l'intention de tous les chefs de parti, M.Charest a ciblé trois mesures déjà mises en branle par le gouvernement conservateur, des gestes que ne peut cautionner le Québec.DENIS LESSARD PAGE A19 Les Bourses s'affolent MILLIARDS PARTENT EN FUMÉE Bush trahi par ses anciens alliés VINCENT BROUSSEAU-POULIOT PAGE A2 Pays sans chapeau UNE ANALYSE DE RICHARD HÉTU PAGE A3 Les banques centrales ouvrent les vannes RUDY LE COURS LA PRESSE AFFAIRES PAGES 4 ET 5 Le plan en cinq questions PAGE A2 INFORMATIONS, COMMENTAIRES ET ANALYSES CAHIER LA PRESSE AFFAIRES ET PAGES A2 À A6 PHOTO RON EDMONDS, AP CARNAGE BOURSIER «La peur s'est infiltrée dans tous les marchés et les investisseurs réagissent en sauve-qui-peut .» \u2014 Jack Ablin, directeur de placements chez Harris Private Bank de Chicago, filiale de la Banque de Montréal (BMO) MARTIN VALLIÈRES LA PRESSE AFFAIRES PAGE 1 Stephen Harper Montréal mardi 30 septembre 2008 Le plus grand quotidien français d'Amérique 3557933A WASHINGTONATTISE LA CRISE Vote des représentants sur le plan de sauvetage américain 228 CONTRE 205 POUR LA CRISE FINANCIÈRE DE JOUR EN JOUR \u2014 d'après AP et Reuters 14 SEPTEMBRE Lehman Brothers déclare faillite et Merrill Lynch accepte l'offre d'acquisition de Bank of America La Réserve fédérale américaine accepte pour la première fois de son histoire des actions en échange de prêts.Dix des plus grandes banques du monde établissent un fonds d'urgence de 70 milliards US, auquel auront accès ses 10 fondateurs.15 SEPTEMBRE L'assureur AIG admet des difficultés financières, après avoir perdu 92% de sa valeur en un an.16 SEPTEMBRE La Réserve fédérale de New York prête 85 milliards US à AIG, en échange de 79,9% des actions.18 SEPTEMBRE Les autorités financières britanniques interdisent temporairement les ventes à découvert.19 SEPTEMBRE Le secrétaire au Trésor des États- Unis, Henry Paulson, propose que le gouvernement prenne la responsabilité de centaines de milliards de prêts hypothécaires «toxiques » consentis par le secteur financier ; sa suggestion mène le S&P500 à sa meilleure performance sur deux jours en 21 ans.20 SEPTEMBRE La Maison-Blanche demande au Congrès un loi extraordinaire permettant à Henry Paulson de consacrer jusqu'à 700 milliards US aux prêts hypothécaires toxiques.VINCENT BROUSSEAU-POULIOT QQue contenait le plan?R Le gouvernement américain aurait acheté aux institutions financières en difficulté jusqu'à 700 milliards US de titres hypothécaires à risque.Le gouvernement aurait été compensé en revendant les titres ou en obtenant des actions des institutions financières.Le coût du plan aurait varié entre 250 et 700 milliards.L'industrie financière aurait dû compenser les pertes du gouvernement après cinq ans.QQui devait approuver le plan?R Comme toutes les dépenses du gouvernement fédéral, le plan doit être approuvé par le Congrès américain.Le Congrès est composé de deux assemblées législatives: la Chambre des représentants, dont les membres sont élus pour deux ans, et le Sénat, dont les membres sont élus pour six ans.Hier, la Chambre des représentants, dont tous les membres doivent être réélus en novembre, a rejeté le plan de sauvetage par un vote de 228 à 205.S'il avait passé à la Chambre, le plan aurait ensuite dû être approuvé par le Sénat cette semaine avant de se retrouver pour approbation finale sur le bureau du président Bush.QLes leaders démocrates et républicains au Congrès ont appuyé le plan.Pourquoi n'a-t-il pas passé ?RLes leaders démocrates et républicains à la Chambre des représentants ont suggéré à leur caucus de voter en faveur du plan, mais les élus américains n'observent pas la même ligne de parti qu'au Canada.Les élus démocrates ont voté majoritairement en faveur du plan (140 à 95), tandis que les élus républicains ont voté majoritairement contre le plan (133 à 65).QQuelles sont les conséquences du rejet du plan?R Les démocrates, les républicains et la Maison-Blanche doivent retourner à la table des négociations.S'ils arrivent à un accord, celui-ci devra encore une fois être approuvé par la Chambre des représentants et le Sénat.Le président Bush a ensuite un droit de veto.Les élus ne sont pas obligés de s'entendre sur un plan de sauvetage, mais les économistes redoutent un tel scénario.«Le marché du crédit continuera de se détériorer et toutes les industries misant sur le crédit seraient affectées», dit Francis Généreux, économiste au Mouvement Desjardins.QLes Bour ses iron t- e l l e s mieux si un nouveau plan est adopté?R Personne ne sait comment les marchés boursiers, qui ont connu hier leur pire journée de depuis le krach de 1987, réagiront à l'adoption d'un nouveau plan de sauvetage.«Ça devrait normalement aider, mais le plan vise à stabiliser le marché du crédit et non à aider les marchés boursiers», dit Francis Généreux, économiste au Mouvement Desjardins.Le plan en cinq questions PHOTO GETTY IMAGES VOUS AVEZ UNENOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?nouvelles@lapresse.ca UN COMMENTAIRE SURNOTRE JOURNAL?commentaires@lapresse.ca SOMMAIRE Amusez-vous ! AFFAIRES 16 Astrologie du jour ARTS 7 Bourses AFFAIRES 14 et 15 Décès ARTS 7 et 8 Forum A 22 et 23 Horaire télévision ARTS 4 Loteries A 5 Monde A 20 et 21 Petites annonces ARTS 6 et AFF.6 Sudoku AFFAIRES 13 Météo Nuageux avec percées de soleil en aprèsmidi, maximum 18, minimum 11.ARTS 8 VINCENT BROUSSEAU-POULIOT Le plan de sauvetage devant mettre fin aux souffrances de Wall Street a été rejeté par la Chambre des représentants, malgré une entente de principe intervenue ce week-end entre les leaders démocrates et républicains.Un coup de théâtre qui a fait connaître aux Bourses du monde entier leur pire journée depuis le krach de 1987.Au Canada, la Bourse de Toronto a perdu 6,9%.Par un vote de 228 à 205, la Chambre des représentants a sonné la mort du plan de sauvetage qui aurait permis au gouvernement américain de renflouer les finances des institutions financières en leur achetant jusqu'à 700 milliards US de titres hypothécaires à risque.Hier, le président Bush a été trahi par sa propre famille politique.Au total, 133 des 198 élus républicains à la Chambre (soit 67%) ont voté contre son plan de sauvetage de 700 milliards, qui a reçu l'appui des démocrates par une proportion de 140 contre 95.Même s'il vient de subir l'un des revers les plus importants de sa présidence, George W.Bush s'est dit confiant d'en arriver éventuellement à une entente avec le Congrès.«Je suis déçu du vote du Congrès sur le plan de sauvetage, dit-il.Je vais avoir des discussions avec mes conseillers économiques et nous allons travailler avec les membres du Congrès sur la manière de progresser.» Son secréta i re au Trésor, Henry Paulson, s'inquiétait des conséquences du rejet du plan de sauvetage sur l'économie du pays.Sans un plan adéquat, il craint que le gouvernement ne puisse protéger les Américains de la pire crise financière qui sévit à Wall Street depuis la Grande Dépression des années 30.Si le marché du crédit s'effondrait, les entreprises ne pourraient plus payer les salaires ni continuer leurs activités.«C'est trop important pour que nous échouions», a-t-il dit hier après le vote.Blâme Alors que la Maison-Blanche implorait le Congrès de s'entendre rapidement, les leaders démocrates et républicains ont passé le reste de la journée d'hier à se blâmer mutuellement.Les républicains ont dénoncé l'attitude de la présidente démocrate de la Chambre, Nancy Pelosi, dont ils ont trouvé le discours précédant le vote trop partisan.«Je crois que le plan aurait pu passer, mais la présidente de la Chambre a livré un discours partisan qui lui a fait perdre l'appui de notre caucus », a dit le républicain John Boehner, leader minoritaire de la Chambre.Des accusations vite réfutées par les démocrates, qui ont rappelé avoir été les seuls à respecter l'entente de principe conclue le week-end dernier entre les leaders des deux partis.«L'économie américaine est aux prises avec une crise terrible, nous arrivons avec un projet de loi pour mettre fin à cette crise et les républicains décident de punir le pays parce que quelqu'un a heurté leurs sentiments?Je ne les croyais pas aussi petits et aussi sensibles», dit Barney Frank, un représentant du Massachusetts qui était à la table des négociations pour les démocrates.Un autre vote cette semaine ?Les partisans du plan de sauvetage tenteront de tenir un autre vote à la Chambre avant la fin de la semaine.Le Congrès ne devrait pas se réunir aujourd'hui et demain en raison du Nouvel An juif.Un vote pourrait avoir lieu dès jeudi.Hier, les deux principaux indices américains, le Dow Jones et le S&P 500, ont clôturé la séance en baisse respectivement de 6,71% et 8,80%.Il s'agit de la pire journée sur les marchés boursiers américains depuis le krach de 1987.Les déboires de la Bourse convaincront peut-être certains élus de changer leur vote, mais l 'aile conservat r ice du caucus républicain à la Chambre s'opposera toujours au plan de sauvetage pour des raisons idéologiques.«Si vous croyez comme moi à un rôle limité du gouvernement e t à la liberté du marché, vous devez voter selon vos convictions », a dit Mike Pence, r e pré sent a n t républicain de l'Indiana.Jadis, ces républicains ultraconservateurs sur le plan économique étaient les plus grands partisans de George W.Bush, lui-même adepte du libre marché.Mais cette fois, le président tente d'orchestrer le plus important sauvetage de l'histoire de l'économie américaine.«Nous avons conçu un plan important parce que nous avons un problème important », se justifie George W.Bush.Une explication qui ne convainc pas ceux qu'ils l'ont aidé à s'installer à la Maison- Blanche il y a bientôt huit ans.BUSH TRAHI PAR SES « L'économie américaine est aux prises avec une crise terrible, nous arrivons avec un projet de loi pour mettre fin à cette crise et les républicains décident de punir le pays parce que quelqu'un a heurté leurs sentiments ?Je ne les croyais pas aussi petits et aussi sensibles.» WASHINGTONATTISE LA CRISE Vente de la division américaine de Lehman à la banque britannique Barclay's.21 SEPTEMBRE Goldman Sachs et Morgan Stanley deviennent des banques réglementées par la Fed, ce qui met un point final au modèle d'affaires de la banque d'investissement.22 SEPTEMBRE La banque japonaise Nomura acquiert les activités de Lehman en Europe et en Asie.La banque japonaise Mitsubishi UFJ prend une participation de 8,5 milliards US dans Morgan Stanley.23 SEPTEMBRE Comparution du secrétaire Paulson devant le Congrès ; il se dit «gêné» de demander l'approbation du plan de sauvetage financier.24 SEPTEMBRE Warren Buffett acquiert 9% de Goldman, qui annonce une émission d'actions de 2,5 milliards US.CNN rapporte que le FBI enquête sur des fraudes bancaires commises par Fannie Mae, Freddie Mac, Lehman et AIG.25 SEPTEMBRE Mark Carney, gouverneur de la Banque du Canada, avance que l'intervention de l'État ne sera pas nécessaire au Canada parce que le ratio d'endettement des banques canadiennes est beaucoup moins élevé qu'aux États-Unis et en Europe.26 SEPTEMBRE Le gouvernement américain force la vente de Washington Mutual à JP Morgan Chase pour 1,9 milliard US; c'est le plus grand naufrage bancaire de l'histoire américaine.28 SEPTEMBRE Accord de principe sur le plan de sauvetage au Congrès.29 SEPTEMBRE Rejet du plan de sauvetage au Congrès.La Grande-Bretagne nationalise la banque hypothécaire Bradford&Bingley, dont les opérations bancaires sont achetées par la banque espagnole Santander ; les gouvernements belge, néerlandais et du Luxembourg injectent 11,2 milliards d'euros dans l'assureur bancaire Fortis.Le secrétaire au Trésor des États-Unis, Henry Paulson PHOTO AP RICHARD HÉTU ANALYSE COLLABORATION SPÉCIALE NEW YORK \u2014 C'était le texte de loi le plus important sur lequel les parlementaires américains étaient appelés à se prononcer depuis celui qui avait autorisé l'usage de la force contre le régime de Saddam Hussein en octobre 2002.Pour expliquer les enjeux de ce vote historique, George W.Bush s'était à nouveau adressé à la nation américaine en matinée, sa troisième allocution du genre en moins d'une semaine.Il avait également téléphoné à plusieurs élus républicains afin de les convaincre d'appuyer le plan de sauvetage du secteur bancaire réclamé par son administration.«Je comprends parfaitement que cela sera un vote difficile», avait déclaré le président américain dans une déclaration à la Maison-Blanche.Mais, avait-il ajouté, le plan de sauvetage «évitera que la crise du secteur bancaire ne se propage à toute notre économie».Quelques heures plus tard, la Chambre des représentants lui infligeait la défaite la plus retentissante de sa présidence en refusant de dégager 700 milliards de dollars pour secourir l'industrie financière.Jamais George W.Bush n'avait paru aussi impuissant dans son rôle de président des États-Unis.Il n'est certes pas le premier chef de la Maison-Blanche à perdre de son influence à la fin de son deuxième et dernier mandat.Les Américains utilisent d'ailleurs l'expression «lame duck» (canard boiteux) pour décrire cette perte d'autorité présidentielle.Il faudrait peut-être l'amender et parler de «dead duck» (canard mort) à propos du 43e président, dont les coups de téléphone aux membres de son propre parti ont été autant de coups d'épée dans l'eau.Au lendemain de la rebuffade de la Chambre, les États-Unis ne se retrouvent donc pas seulement face à une crise financière.Ils sont également aux prises avec une crise de leadership.Le plan de sauvetage du secteur bancaire était non seulement défendu par le président, mais également par le secrétaire au Trésor, le président de la Réserve fédérale, les chefs de file démocrates et républicains du Congrès, ainsi que par les deux principaux candidats à la Maison-Blanche.Et pourtant, 133 des 198 républicains de la Chambre et 95 des 235 démocrates ont voté contre ce plan de sauvetage dont on disait que son passage était crucial au rétablissement de la santé financière du pays.Après le rejet du projet de loi, les chefs de file de la minorité républicaine de la Chambre ont accusé la présidente de cette assemblée, la démocrate Nancy Pelosi, d'avoir empoisonné l'atmosphère en prononçant un discours jugé partisan avant la tenue du vote.En vérité, plusieurs élus républicains et démocrates ont défié les chefs de file de leurs partis parce que le plan de sauvetage est très impopulaire parmi les électeurs de leurs circonscriptions.John Mc Cain a fait allusion à cette réalité hier en Iowa, où il a exprimé son souhait de «ramener tout le monde à la table des négociations».Le sénateur de l'Arizona, qui avait suspendu sa campagne la semaine dernière pour se consacrer à la crise financière, aura lui aussi perdu des plumes dans cette affaire.À la veille du vote de la Chambre, son entourage vantait l'efficacité de son intervention auprès des parlementaires de son parti.Hier après-midi, le sénateur Mc Cain et son camp devaient se résoudre à blâmer «Barack Obama et ses alliés démocrates» pour le rejet du plan de sauvetage.De son côté, le candidat démocrate à la Maison-Blanche a lancé un appel au calme et à un retour à la table des négociations.Mais la question demeure entière: y a-t-il encore un leader dans ce pays ?Pays sans chapeau PHOTO SAUL LOEB, AGENCE FRANCE-PRESSE Même s'il vient de subir l'un des revers les plus importants de sa présidence, GeorgeW.Bush s'est dit confiant d'en arriver à une entente avec le Congrès.ANCIENS ALLIÉS PHOTO REUTERS JIM YOUNG, REUTERS Les républicains ont dénoncé l'attitude de la présidente démocrate de la Chambre, Nancy Pelosi, dont ils ont trouvé le discours précédant le vote trop partisan.Les États-Unis ne se retrouvent donc pas seulement face à une crise financière.Ils sont également aux prises avec une crise de leadership. Tirer le plein potentiel de ses placements requiert du temps et des connaissances, ce qui nous manque bien souvent.Après avoir discuté avec madame Lalande de ses objectifs, j'ai constaté qu'elle recherchait une solution clés en main, qui la dégagerait de la gestion régulière de ses placements.Compte tenu de la valeur de ses actifs, je lui ai suggéré un portefeuille Chorus, en Fonds Desjardins.Madame Lalande s'est sentie tout de suite en confiance.Elle dispose maintenant d'une stratégie de placement efficace qui lui donne un accès privilégié à des partenaires d'envergure nationale et internationale.Vous recherchez vous aussi des solutions de placement simples, efficaces ?Votre planificateur financier de Desjardins vous accompagnera dans le choix de nos solutions de placement clés en main en Fonds Desjardins, les portefeuilles Chorus et Diapason.Louise Groulx Planificatrice financière RENCONTREZ VOTRE PLANIFICATEUR FINANCIER.Pour la gestion de vos avoirs, c'est plus qu'une banque.C'est Desjardins.desjardins.com/vosavoirs GESTION DES AVOIRS DIVERSIFICATION DE PORTEFEUILLE POUR FAIRE MA PLACE, JE N'AI PAS ATTENDU APRÈS QUI QUE CE SOIT.MAIS RÉUSSIR À FAIRE FRUCTIFIER MON ARGENT, JE N'AI PAS FAIT ÇA TOUTE SEULE.Les Fonds Desjardins sont offerts par Desjardins Cabinet de services financiers inc., une compagnie appartenant au Mouvement Desjardins.Les Fonds Desjardins ne sont pas garantis, leur valeur fluctue fréquemment et leur rendement passé n'est pas indicatif de leur rendement futur.Un placement dans un organisme de placement collectif et l'utilisation d'un service de répartition d'actif peuvent donner lieu à des frais de courtage, des commissions de suivi, des frais de gestion et d'autres frais.Veuillez lire le prospectus simplifié des Fonds Desjardins dans lesquels le service de répartition d'actif investit avant de faire un placement.Le planificateur financier agit pour le compte de Desjardins Cabinet de services financiers inc.3551035A Les portes jamais fermées, le coeur toujours ouvert, la relation maître-élève jalousement préservée : voilà le secret du Saint-Nom-de-Marie qui, génération après génération, forme celles qui demain feront une différence dans leur milieu.Fortede son expérience, l'institution a su s'adapterànotre société pluraliste.Si l'ajout d'un pavillon ultramoderne s'inscrit dans cette évolution, l'enseignement de très haut niveau et la transmission de valeurs humanistes demeurent les préoccupations principales des éducateurs.Pas étonnant que les filles du Saint-Nom-de-Marie regardent l'avenir avec confiance ! Elles auront les compétences de leur audace et la force intérieure pour relever le défi de leur choix.Portes ouvertes Dimanche 5 octobre, de 13h 30 à 16h 30 Examens d'admission Samedi 18 et dimanche 19 octobre, de 9h à 12h 628, chemin de la Côte-Sainte-Catherine, Outremont (Québec) H2V 2C5 Téléphone : 514.735.5261 Télécopieur : 514.735.5266 www.psnm.qc.ca Cours secondaire complet pour jeunes filles.Externat et pensionnat.Profils : Éducation internationale et Vie et monde.Partenaire académique de l'École supérieure de ballet contemporain.Partenaire de l'École de musique Vincent-d'Indy.Au-delà de la performance Édouard- Montpetit 3586183A C'est compliqué, cette crise.Il est question de concepts obscurs.Subpr ime.Ac t i f s garantis par des paiements hypothécaires.Et des produits dérivés.Je ne sais pas c'est quoi, un produit dérivé.Il faut un doctorat en mathématiques pour saisir les subtilités de ces concepts obscurs de la haute finance mondialisée.Ce n'est pas moi qui le dis.C'est le Courrier international, il y a deux semaines: «Le marché des produits dérivés (\u2026) est à cet égard un modèle d'opacité.Il en est de même de tous ces produits d'endettement structurés qui découpent crédits hypothécaires, soldes débiteurs de cartes de crédit ou emprunts des entreprises de telle manière qu'il faut aumoins un doctorat en mathématiques pour en évaluer les risques.» Arrive l'État américain avec son plan de sauvetage de 700 milliards.En gros, ces 700 milliards visent à donner aux institutions financières le cash nécessaire pour faire crédit aux entreprises et particuliers.Et le crédit, c'est le moteur de l'économie.On n'en sort pas.Le plan de sauvetage de l'économie américaine est lui-même compliqué.C'est 700 milliards, mais ce n'est pas vraiment 700 milliards, puisque l'État pourra un jour revendre les machins toxiques dont il se porte acquéreur.Le remède est comme le mal.Compliqué, encore.Mais ce qui n'est pas compliqué du tout, c'est la douleur.Les Américains en souffrent de cette crise.Ils n'ont pas vraiment souffert de la guerre en Irak.Mais ils souffrent de cette bulle hypothécaire qui explose comme un kamikaze.En août seulement: 303 879 ménages américains, incapables de payer leurs mensualités hypothécaires, ont remis leur maison à la banque.Ce qui n'est pas compliqué du tout, c'est l'histoire de Carlene Balderrama, 53 ans.Elle s'occupait des finances, dans la maisonqu'elle occupait avec son mari et son fils, à Taunton, Massachusetts.C'est à elle que la firme hypothécaire PHH envoyait des avis de retards de paiement.Carlene n'a jamais parlé de ces pépins à son mari.C'est à elle, en juillet, que PHH a envoyé un avis final: le mardi 22, sa maison serait mise aux enchères, pour cause de défaut de paiement.À 17h, des vautours commenceraient à visiter la maison des Balderrama.Carlene s'est plutôt suicidée avec la carabine de son époux, ce mardi après-midi.On a trouvé une note près du corps de Carlene Balderrama: «Prenez l'argent de ma police d'assurance vie et payez la maison.» Sept cents milliards de dollars, ce n'est pas «vrai».Des produits d'endettement structurés découpés en crédits hypothécaires non plus.Mais votre maison qu'on vend aux enchères, ça, c'est vrai.I focus on the pain, the only thing that's real, chantait Nine Inch Nails.Les Américains ont aussi compris que les génies qui dirigent les infaillibles institutions financières qui plongent les États-Unis dans la tourmente «grâce» à leur clairvoyants placements s'en sont mis plein les poches, même quand l'orage grondait au-dessus du marché.En 2007, par exemple, le PDG de Lehman Brothers a eu droit à une rémunération totale de 22 millions pour avoir présidé à un recul de la banque.Toujours en 2007, Stan O'Neill, PDG de Merrill Lynch, est parti à la retraite avec un parachute de 161 millions.Cette année-là, la banque a perdu 8 milliards.En 2006, le PDG de Bear Stearns, James Cayne, a empoché 33 millions.Arrive le président des États- Unis, qui dit aux Américains qu'il faut sauver l'économie.Et peut-être que George W.Bush a raison.Il y avait consensus, avant le vote d'hier, parmi les économistes: ce plan de 700milliards est vital pour éviter un mal plus grand encore.Pour éviter une récession.Une dépression, même.Sauf que les Américains ont décidé, peut-être à tort, que la douleur n'est pas équitablement partagée, dans le plan de sauvetage de Henry Paulson.L'Américain moyen, Carlene Balderrama par exemple, a souffert quand il a pris de mauvaises décisions financières.Il en a perdu sa maison.Il habite désormais dans son bazou.Dans un appart minable.Dans un village de tentes.Les PDG de Wall Street, eux?Ceux qui ont pris de mauvaises décisions?S'font bronzer sur leurs yachts\u2026 C'est une analyse simpliste, probablement.Mais la perception, c'est la réalité.Et la réalité, c'est que le plan de sauvetage de Bush est vu comme un cadeau de l'État aux bonzes de Wall Street.Même s'il est vital.Et la réalité, c'est que les 435 sièges de la Chambre sont en jeu, lors de l'élection du 4 novembre.Plusieurs des 228 congressmen qui ont fait dérailler le plan de sauvetage de Bush savent qu'ils vont souffrir, le 4 novembre, s'ils votent pour Wall Street.Et pour comprendre ça, pas besoin d'un doctorat en maths.WASHINGTON ATTISE LA CRISE NICOLAS BÉRUBÉ LOS ANGELES Les attaques partisanes ont repris, hier, après la défaite du plan de sauvetage à Washington.Barack Obama a appelé au calme sur Wall Street, tandis que John Mc Cain a accusé les démocrates d'avoir politisé le processus.«J'en appelle au Congrès à retourner à la planche à dessin, a dit Mc Cain après le vote.Barack Obama et ses alliés ont malheureusement injecté des considérations politiques dans le processus.Il faut continuer à travailler ensemble pour trouver une solution bipartisane à cette crise.» Les républicains de la Chambre des représentants n'ont pas été assez nombreux à appuyer le plan de sauvegarde, qui a été rejeté, hier.Mc Cain, Obama et une majorité de démocrates appuyaient le plan.Le camp Obama a répondu par un communiqué sévère accusant le camp républicain d'être «colérique ».«Nous vivons une crise nationale, et l'inaction du Congrès et les propos colériques et hyperpartisans diffusés par la campagne de Mc Cain sont exactement ce pourquoi les Américains sont dégoûtés de Washington.» Hier, Barack Obama a tenu à rassurer le public et les marchés financiers.«Il est important de rester calme, a-t-il dit, lors d'un discours au Colorado.Il va y avoir des problèmes, des soubresauts, des hauts et des bas avant que le plan de sauvetage ne soit adopté.» Le président Bush et le candidat John Mc Cain avaient tous deux demandé aux républicains d'appuyer le plan.«C'est une chose que nous devons tous avaler, pour aller de l'avant, a dit Mc Cain, dimanche.L'option de ne rien faire n'est pas envisageable.» Scènes irréelles La journée d'hier a produit des scènes irréelles pour la campagne de John Mc Cain.Celui-ci a misé beaucoup en s'imposant comme «sauveur» à Washington.Quelques heures avant le vote, le candidat tentait de s'approprier du crédit pour avoir «résolu la crise».«Je n'ai jamais eu peur de me mouiller pour résoudre les problèmes, a-t-il dit dans une discours à Columbus, en Ohio.Le sénateur Obama a pris une approche très différente.Au départ, il ne voulait pas être impliqué.Ensuite, il a dit qu'il surveillait la situation.» En matinée, les partisans de John Mc Cain étaient sur toutes les tribunes pour souligner le leadership du candidat dans la crise.«Ce plan n'aurait jamais été approuvé sans le travail de John Mc Cain, a dit l'ancien candidat Mitt Romney, quelques heures avant que les élus républicains ne torpillent la résolution.C'est un succès bipartisan.Si les gens veulent que les choses se fassent à Washington, ils doivent en appeler à John Mc Cain.» Après le vote, les réactions ont été vives face aux déclarations du camp Mc Cain.Le stratège républicain Ed Rollins a dit que le candidat avait tout à perdre dans cette crise.«Je crois que John est en mauvaise posture.Il était en faveur du plan.Et il s'est présenté comme celui qui allait livrer la marchandise.Maintenant, il va être vu à travers le prisme de cet échec.» Sur le site du magazine Time, le chroniqueur Joe Klein a dit ne pas en vouloir à Mc Cain.«Mais je l'accuse de trouver des explications mélodramatiques qui compliquent les choses.Il ne connaît pas le dossier, et ses combines ne sont destinées qu'à une chose: marquer des points politiques.» Le constat le plus dur est venu du commentateur conservateur Howard Wolfson, selon qui Mc Cain ressemble à un «perdant» aujourd'hui.«La semaine dernière, le sénateur Mc Cain a eu l'air étrange quand il a laissé sa campagne pour s'interposer dans le processus législatif du plan.Aujourd'hui, il a l'air d'un perdant et sa crédibilité et son prestige s'en trouvent diminués.M.Mc Cain n'avait pas besoin de ce fardeau - il a choisi de le porter, ce qui soulève à nouveau des questions sur son jugement déconcertant.» Sur MSNBC, hier, le commentateur libéral Chris Matthews a dit que Mc Cain n'avait pas assez d'influence sur ses troupes pour faire bouger les choses.«Mc Cain a dit qu'il allait mener la charge chez les républicains, qu'il allait créer un succès bipartisan.Eh bien! il a sonné la charge, mais les républicains ont battu en retraite.» Obama rassure, Mc Cain accuse PATRICK LAGACÉ CHRONIQUE Une affaire de douleur Les Américains en souffrent de cette crise.Ils n'ont pas vraiment souffert de la guerre en Irak.Mais ils souffrent de cette bulle hypothécaire qui explose comme un kamikaze.PHOTO D'ARCHIVES ASSOCIATED PRESS En août seulement, 303879 ménages américains, incapables de payer leurs mensualités hypothécaires, ont remis leurmaison à la banque. Jour - Mois - Année - Signe Résultats des tirages du : En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.25 JUIN 91 SCORPION 2008-09-29 Billet à gratter : 6 gros lots de 1 million $ ! Sophie nous aide tous en participant à une étude clinique Candidats recherchés : femmes ménopausées ou chirurgicalement stériles, non-fumeur, 18 ans et plus.Durée du séjour : 2 séjours, du samedi au lundi.Indemnité compensatoire : 1 070 $ 514 333-0010 / www.mdspharma.ca Reportage publicitaire Science de la vie Un cahier spécial à ne pas manquer le jeudi 2 octobre dans La Presse DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Devant la gravité de la crise économique, les chefs de tous les partis fédéraux doivent dès maintenant expliquer quels moyens ils prendront pour éviter le pire au Canada, a indiqué hier le premier ministre Jean Charest.« Personne n'a été surpris d'apprendre que de dépenser 700 milliards de fonds publics va nécessiter quelques débats au Congrès américain.Je ne suis pas surpris», a-t-il dit.Le ralentissement de l'économie, «nous le savons tous, peut durer un moment », a-t-il ajouté.«Les partis fédéraux doivent se prononcer sur ce qui se passe aux États-Unis et les impacts sur l'économie canadienne », a soutenu hier M.Charest.Ils doivent préciser «de quelle façon ils vont réagir ».En cette période difficile, il importe que tous les ordres de gouvernement collaborent.Mais le Canada et le Québec ne sont pas dans la même situation que les États-Unis, a insisté M.Charest.«Nos institutions financières sont dans une situation très différente.On ne vit pas du tout les mêmes turbulences que vivent nos voisins américains.Nos institutions sont solides, elles n'ont pas fait les prêts qu'ont consentis les institutions américaines.Alors, il y a une différence fondamentale au point de départ », a-t-il souligné.Au surplus, le Canada et le Québec « n'ont pas connu la surchauffe dans le domaine résidentiel que les Américains ont connu», a-t-il ajouté.Le prochain gouvernement fédéral aura beaucoup d'options devant lui : il pourrait mettre en place des mesures d'aide aux travailleurs ou opter pour le soutien au secteur manufacturier, a prédit le premier ministre Jean Charest devant la nouvelle dégringolade des marchés.Dans tous les cas, ils peuvent « compter sur notre collaboration ».Le Québec, a-t-il rappelé, a fait des gestes susceptibles de réduire l'impact de la débâcle au Québec.«On a réduit l'impôt sur le revenu, l'impôt sur le capital, on a lancé des investissements d'infrastructure qui vont aider l'économie.» Selon Jean Charest.Les chefs des partis fédéraux doivent se prononcer WASHINGTONATTISE LA CRISE JOËL-DENIS BELLAVANCE ET GILLES TOUPIN OTTAWA\u2014 Le chef du NPD, Jack Layton, a réclamé hier la tenue d'une rencontre au sommet avec les chefs des autres partis afin de faire le point sur la situation économique au Canada et évaluer les possibles retombées au pays de la crise hypothécaire aux États-Unis.M.Layton a envoyé une missive en ce sens hier au premier ministre Stephen Harper, l'incitant à tenir une telle réunion qui permettrait, selon lui, d'entendre le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, et d'élaborer une stratégie commune en ces temps d'incertitude économique.Cette rencontre pourrait avoir lieu ces jours-ci à Ottawa alors que les chefs se préparent pour les débats qui auront lieu mercredi soir en français et jeudi soir en anglais.«Nous devons avant tout nous assurer que les économies, les retraites, lesmaisons et les emplois des familles laborieuses ordinaires sont en sécurité », a déclaré Jack Layton peu après l'annonce du rejet de la Chambre des représentants du plan de sauvetage de 700 milliards de dollars.Mais les proches collaborateurs de Stephen Harper ont rejeté cette demande du leader du NPD.«Le NPD et les autres chefs de parti vont avoir l'occasion cette semaine de débattre non pas derrière des portes closes, mais devant tous les Canadiens des enjeux en cours.L'endroit pour avoir de telles discussions c'est en face de tous les Canadiens, pas derrière des portes closes », a affirmé le porte-parole du premier ministre, Kory Teneycke.Dans un discours en soirée à Val-d'Or devant quelque 300 personnes, M.Harper a voulu se faire rassurant sur les derniers événements politiques et boursiers qui secouent les marchés américains.«Malgré cette période d'incertitude économique mondiale, a-t-il dit, malgré la crise aux États-Unis, nous sommes sur la bonne voie.Mais nous devons demeurer vigilants, garder le cap.» M.Harper a profité de l'occasion pour envoyer quelques salves au chef libéral Stéphane Dion.«On n'a surtout pas besoin de la nouvelle taxe sur le carbone des libéraux, a-t-il lancé, une taxe qui va faire augmenter le prix de tout ce que vous achetez.Le plan économique de M.Dion se résume en six mots: une nouvelle taxe, un nouveau déficit.C'est assez simple.» Le chef conservateur s'est ensuite attaqué avec virulence «au plan économique du Bloc», comme il a dit.«Oh! Je vois des visages perplexes dans la salle, a-t-il ajouté.Des gens qui se disent: \"Quoi, le Bloc a un plan économique?\".Et vous avez raison, le Bloc n'a pas de plan économique.Aucun.Zéro.Et même s'il en avait un, le Bloc ne pourrait pas l'appliquer car il ne formera pas le gouvernement.» M.Harper a ensuite fait état de son bilan économique, de la baisse de la TPS, des budgets équilibrés, etc.«Grâce à nos efforts, grâce à vos efforts, a-t-il affirmé, les bases de notre économie sont solides.Les Américains, les Britanniques, les Français nous envient.Nous avons le plus bas taux de chômage en 30 ans, le plus bas taux de taxes et d'impôts en près de 40 ans.» Pour sa part, Stéphane Dion a émis un communiqué dans lequel il a exprimé son inquiétude quant aux possibles répercussions de la crise financière américaine sur l'économie et l'épargne des Canadiens.Le chef libéral a aussi indiqué qu'un gouvernement libéral restaurerait la réserve de 3 milliards de dollars, comme ce fut le cas sous les gouvernements Chrétien et Martin.Il s'agit d'une «mesure de prudence abandonnée de façon totalement irresponsable par le gouvernement conservateur.Ainsi, le gouvernement fédéral libéral aura la marge de manoeuvre et les moyens nécessaires pour protéger les intérêts canadiens en temps de turbulences économiques».Peu avant le vote des élus américains, M.Dion a vivement critiqué l'approche «conservatrice» de gestion de l'économie par les républicains, qu'il a associée à celle du Parti conservateur.«La raison pour laquelle on en est là, et qu'on a un président américain qui subitement panique et arrive avec ces solutions de dernière minute, c'est parce que l'idéologie conservatrice ne marche jamais », a-t-il dit.«C'est la même idéologie que partage M.Harper: une méfiance envers le rôle réglementaire des gouvernements», a conclu M.Dion.Avec Hugo de Grandpré Layton lance un pavé dans la mare Le chef du NPD propose une rencontre sur la crise mais Harper refuse PHOTO MARK BLINCH, REUTERS Jack Layton voulait entendre le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, et élaborer une stratégie commune avec les autres chefs pour contrer la crise. - Je vous le dis, c'est vraiment le prix pour une 2009.Le plaisir bmwmontreal.ca de conduire.MD BMW 323i Montréal BMWCanbec 4090, rue Jean-Talon Ouest 514.731.7871 bmwcanbec.com Laval BMWLaval 2450, boul.Chomedey 450.682.1212 514.990.2269 bmwlaval.com Rive-Sud Park AvenueBMW 8400, boul.Taschereau Ouest 450.445.4555 514.875.4415 parkavenuebmw.com Rive-Sud BMWSainte-Julie 1633, boul.Armand-Frappier 450.922.1633 514.875.4400 bmwsaintejulie.com Blainville HamelBMW 620, boul.de la Seigneurie Ouest 450.437.5050 hamel.bmw.ca \u2020Le taux de location est celui offert par Services financiers BMW sur approbation du crédit uniquement quant au modèle ci-après cité en stock.BMW 323i 2009: le PDSF pour le modèle de base est de 34 900$.Pour une location de 36 mois avec un taux d'intérêt annuel de 5,9%, comportant une mensualité de 475$, un montant de5731$est exigé à la signature du contrat de location.La valeur résiduelle du véhicule à l'échéance du terme est de 19 893$.La mensualité varie selon le montant de l'acompte versé et de la valeur résiduelle.Le kilométrage annuel alloué est de 20 000 km; 0,15$ du kilomètre excédentaire.Le montant exigé à la signature du contrat de location inclut le comptant initial, un dépôt de sécurité, la première mensualité, les frais de transport et de préparation, les frais d'administration du concessionnaire ainsi que l'enregistrement d'une hypothèque mobilière.Le concessionnaire peut louer (ou vendre) à prix moindre.Le coût de l'enregistrement du véhicule, les frais d'immatriculation, les options, l'assurance et les taxes applicables sur le dépôt et sur les mensualités sont en sus.Des frais peuvent être exigés pour usure excessive.Le taux de financement à l'achat et l'offre à la location sont mutuellement exclusifs et ne peuvent être combinés.Offre d'une durée limitée, sujette à la disponibilité, peut être modifiée ou annulée sans préavis.Le véhicule doit être livré au plus tard le 30 octobre 2008.Photo Série 3 à titre indicatif seulement.Les modèles BMW 2009 achetés au Canada d'un concessionnaire autorisé sont couverts par un programme d'entretien sans frais de 4ans ou 80 000 km, selon la première éventualité.©2008BMWCanada inc.«BMW» le logo BMW, tous les noms de modèlesBMWet toute autre famille de marques, d'images et de symboles relatifsàBMWsont la propriété exclusive et/ou des marques déposées de BMWAG utilisées sous licence.OFFRE À L'ACHAT 323i2009 34900$ OFFRE À LA LOCATION Taux de location 5,9% Taux de financement jusqu'à 60 mois 2,9% \u2020 475$ / mois pendant 36 mois Prix 2009 révisés.3588108A ACTUALITÉS FAITS ETGESTES FRANÇOIS BERGER GROS LOT C'est l'État qui remporte le vrai «gros lot» à la loterie.Les profits nets tirés par les provinces canadiennes des jeux de hasard (loteries, appareils vidéo, casinos et machines à sous) ont dépassé 7 milliards en 2007, quatre fois plus que 15 ans auparavant.L'État québécois a empoché 1,4 milliard provenant des jeux de hasard l'an dernier, après avoir versé 1,3 milliard en frais d'exploitation dont les salaires des 6400 travailleurs de cette industrie en plein essor.Les lots gagnés par les parieurs ont totalisé 1 milliard.Sept Québécois sur 10 jouent aux loteries officielles.Sources : Statistique Canada, Loto-Québec ASSOURDISSANT La musique enregistrée sur disque compact est aujourd'hui de quatre à huit fois plus forte qu'il y a 15 ans et provoque souvent une fatigue auditive chez les auditeurs.Inutile de baisser le volume, car la musique enregistrée d'aujourd'hui va alors perdre le peu qu'il lui reste de nuances.Même les amateurs de «heavy metal » se plaignent que cette musique est devenue assourdissante.Les musiciens et les producteurs de disques croient souvent qu'un son plus fort est garant de ventes accrues, de telle sorte que le nombre de décibels n'a fait que croître au cours des dernières années.Source: The Wall Street Journal NUITS FRAÎCHES Un Québécois sur deux abaisse durant la nuit la température de son logement pendant la saison froide.La plupart réduisent la température de 4 degrés Celsius, passant de 21 à 17 degrés.Les économies d'énergie qui en résultent ne sont cependant pas faramineuses: 6,5% dans le cas du gaz naturel, mais seulement 0,8% dans celui de l'électricité.En fait, de nombreuses personnes réduisent la température durant la nuit simplement pour le confort ou par souci de l'environnement.Les personnes âgées le font davantage que les autres, de même que les ménages possédant un thermostat programmable.Source: Statistique Canada EFFET PERVERS La montée des coûts des médicaments force les gouvernements à faire payer davantage les usagers en imposant des tickets modérateurs.Ces restrictions ont un effet pervers: les gens qui ne peuvent plus s'offrir certains médicaments visitent les urgences et sont hospitalisés plus souvent, augmentant le fardeau sur le système de santé, selon des études menées ici et en Colombie-Britannique.Le Québec est le troisième consommateur de médicaments d'ordonnance par habitant au pays, après le Nouveau-Brunswick et l'Ontario.Le Canada est neuvième au monde.Source: Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ÉMILIE CÔTÉ S'il y avait un consensus à la première journée de la commission parlementaire sur l'itinérance, hier, c'est la nécessité d'avoir un plan à long terme pour le logement social.«Ce n'est pas la solution à tous les maux, mais ça commence là, a dit France Labelle, directrice du Refuge des jeunes.On a réalisé qu'après six mois, il y a une amélioration globale des conditions de vie et de santé.» Les audi t ions publ iques avaient lieu à l'hôtel Gouverneur de la place Dupuis, qui s'élève à côté du parc Émilie-Gamelin, lieu fréquenté par les sans-abri.Le Réseau d'aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM), qui demande à Québec l'adoption d'une Politique en itinérance, a profité de l'occasion pour tenir une manifestation dans le parc, hier midi.La Ville de Montréal a été la première à se faire entendre hier matin.«Il n'y a aucun encadrement de la part du gouvernement du Québec.Il doit prendre sa responsabilité », a fait valoir Cosmo Maciocia, responsable de l'habitation au comité exécutif de la Ville de Montréal.«La question du logement est fondamentale », a souligné Marie- Andrée Beaudoin, responsable du développement social de la famille, des aînés et des personnes à mobilité réduite.Par exemple, la Ville s'est engagée à créer 1000 chambres ou logements jusqu'en 2009.Des chambres où «les itinérants peuvent rester pour une certaine période de temps».Pour contrer l'itinérance, la Ville estime avoir besoin annuellement de 30 millions du gouvernement provincial, dont 7 millions d'argent frais.«Nous souhaitons que certains projets pilote deviennent récurrents», justifie Mme Beaudoin.Paul Cadieux, du Service de police de la Ville de Montréal, a souligné que le SPVM avait «des mécanismes de suivi pour les personnes itinérantes».Mais il a concédé qu'à 2h du matin, les policiers ont peu d'options face à une personne intoxiquée qui cause des problèmes.«C'est l'hôpital ou la cellule.» Dan Bigras, porte-parole du Refuge des jeunes, a axé sa présentation sur la judiciarisation qui pèse sur les jeunes sans-abri.«Il y a une façon de sortir le jeune de la rue: c'est de le soigner.On lui donne des milliers de tickets, alors qu'il a besoin d'aide», a-t-il lancé.Rigidité De son côté, le Bon Dieu dans la rue - l'organisme fondé par Pops - a dénoncé la rigidité des programmes gouvernementaux en place pour favoriser le retour aux études ou l'intégration au marché du travail.Il y a peu de deuxièmes chances pour les jeunes qui se «plantent », a dit Caroline Dufour, directrice de l'intervention première ligne.«Dans la rue, la notion de succès n'est pas la même que dans une école privée de Westmount.» En après-midi, c'était au tour d'une représentante de l'Accueil Bonneau de prendre la parole.Soeur Aurore Larkin a rappelé que beaucoup de sans-abri ont des problèmes de santé mentale.Elle a proposé la réalisation d'une «étude afin de mesurer les coûts rattachés au sous-investissement en prévention.» Les observations du Centre d'amitié autochtone de Montréal (CAAM) et de La Rue des femmes étaient très attendues hier soir, car l'itinérance touche de plus en plus les clientèles des deux organismes.Une ancienne sans-abri a par ailleurs livré un témoignage poignant hier midi.Lysette Perron n'a pu retenir ses larmes en racontant qu'une autre femme lui avait confié au centre de jour de la Rue des femmes qu'elle venait de se faire violer.«Il manque de lits et d'endroits pour se protéger des rues à Montréal », a-t-elle dit aux membres de la commission.Les auditions publiques se poursuivent aujourd'hui et demain, à Montréal.Elles se transporteront ensuite à Gatineau, Québec et Trois-Rivières.COMMISSION SUR L'ITINÉRANCE Priorité au logement social « Dans la rue, la notion de succès n'est pas la même que dans une école privée de Westmount.» PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE Pour contrer l'itinérance, la Ville estime avoir besoin annuellement de 30 millions du gouvernement provincial, dont 7 millions d'argent frais. VIADUC DE LA CONCORDE DEUX ANS PLUS TARD BRUNO BISSON Les ingénieurs du gouvernement du Québec affirment qu'ils ne sont «plus en mesure de garantir la sécurité des ponts et viaducs» en raison d'une surabondance des chantiers en activité et d'un manque d'effectifs criant pour vérifier la conformité des travaux routiers réalisés, pour l'essentiel, par le secteur privé.Deux ans après l'effondrement du viaduc du boulevard de la Concorde, qui a fait cinq morts et six blessés, le 30 septembre 2006, à Laval, le président de l'Association des ingénieurs du gouvernement du Québec (APIGQ), Michel Gagnon, a affirmé à La Presse qu'« on n'a pas assez de personnel pour garantir que le réseau routier est sécuritaire».«Il y a deux ans, dit-il, on prévoyait dépenser environ 1,4 milliard de dollars sur le réseau routier du Québec, cette année.Après le viaduc de la Concorde et les travaux de la commission Johnson, les prévisions de dépenses sont passées à 2,8 milliards.Cette année, on va réparer environ 700 ponts.Mais pendant ce temps-là, nous, on n'a pas un ingénieur de plus.Comment peut-on vérifier tout ce qui se passe quand la plupart des ingénieurs ne visitent même plus de chantiers?Ils n'ont plus le temps!» M.Gagnon a avoué hier que plusieurs de ses membres craignent de plus en plus la répétition de cas comme celui du pont de la montée Fassett en Outaouais, qui sera démoli au cours des prochains jours par le ministère des Transports du Québec (MTQ).Le pont de Fassett, rappelle- t-il, n'est pas une autre vieille structure en train de tomber en ruine après des années de négligence.C'est un pont flambant neuf, construit au coût d'un millionde dollars, il y a un an, et qui n'a jamais servi.Heureusement d'ailleurs, puisque le pont, édifié avec du béton non conforme aux exigences du MTQ, aurait pu s'écrouler comme un château de cartes parce que certaines parties de cette structure fabriquées lors de deux coulées de béton distinctes, n'adhéraient pas les unes aux autres.«C'est un cas où le Ministère a été chanceux, raconte M.Gagnon.Un ingénieur du MTQ a remarqué des anomalies sur la structure lors d'une visite de chantier de routine, et il a prévenu la Direction des structures, qui a décidé d'analyser le pont.Dans ce caslà, on a pu identifier le problème, mais rien, présentement, ne nous permet de croire qu'il n'y a pas d'autres ponts de Fassett parmi les 700 chantiers de ponts en cours, cette année.» Cela dit, M.Gagnon estime qu'à plusieurs titres, les choses s'améliorent au MTQ.Depuis la publication du rapport de la commission d'enquête sur la tragédie du viaduc de la Concorde, présidée par Pierre Marc Johnson, en octobre 2007, le MTQ a mis en oeuvre plusieurs réformes internes majeures.Les dossiers de quelque 9000 ponts sont en voie d'être numérisés, et seront disponibles à distance pour tout expert, peu importe où il se trouve au Québec.De même, souligne M.Gagnon, tous les nouveaux concepts de ponts proposés par des entrepreneurs doivent aujourd'hui être préalablement révisés par les experts en structures du MTQ.Les ouvrages construits pour le MTQ par des constructeurs privés doivent aussi faire l'objet d'une inspection complète, avant que le Ministère en prenne officiellement possession.Ces changements sont tous en conformité avec les recommandations présentées le 18 octobre 2007 dans le rapport final de la commission Johnson.Ces progrès sont «emballants» pour les ingénieurs du gouvernement, reconnaît M.Gagnon.Ils témoignent d'un souci réel du ministère des Transports, et de sa ministre, a-t-il tenu à souligner, d'éviter une autre tragédie comme celle du viaduc du boulevard de la Concorde.Les pratiques changent, les ressources financières sont disponibles.«Il ne nous manque que du monde pour les mettre en pratique», dit le syndicaliste.La Direction des structures du MTQ compte une quarantaine d'ingénieurs, précise M.Gagnon, et le Ministère compte sur moins de 200 professionnels spécialisés en ponts et viaducs, pour tout le Québec.Au printemps dernier, lors d'une commission parlementaire, la ministre Boulet a elle-même reconnu qu'il faudra engager environ 200 professionnels pour constituer une «Agence québécoise des structures» qui est au coeur des réformes proposées par le MTQ en réponse au rapport de la commission Johnson.Les ingénieurs civils étant très en demande, en cette période de redressement des infrastructures publiques, le recrutement est toutefois extrêmement difficile, parce que le secteur public ne peut pas rivaliser en termes de salaire et de conditions, avec les firmes privées, qui sont aussi désespérément à la recherche de main-d'oeuvre spécialisée afin de tirer profit de contrats publics, qui se chiffrent aujourd'hui en milliards de dollars.Sécurité des nouveaux ponts et viaducs Trop de chantiers, pas assez de vérifications PHOTO YVES SOUCY, LE DROIT Le pont Fassett, édifié avec du béton non conforme aux exigences du MTQ, aurait pu s'écrouler comme un château de cartes.Il sera démoli au cours des prochains jours.PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE Le nouveau viaduc a été rouvert le 13 juin 2007.PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE Les ouvriers s'affairent sur le chantier du viaduc.PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE Le viaduc de la Concorde s'est effondré le 30 septembre 2006.« Comment peut-on vérifier tout ce qui se passe quand la plupart des ingénieurs ne visitent même plus de chantiers?» Il y a deux ans aujourd'hui, l'effondrement du viaduc du boulevard de la Concorde, à Laval, tuait cinq personnes, en plus d'en blesser six autres.L' onde de choc de la tragédie résonne encore au Québec.Des centaines de ponts et de viaducs sont déjà en chantier, et des milliards de dollars sont prévus au cours des prochaines années pour en réparer des milliers d'autres.Doit-on pour autant être rassurés ?«L'APRÈS-CONCORDE» 30 septembre 2006 Le pont d'étagement du boulevard de la Concorde construit en 1970 au-dessus de l'autoroute 19, s'effondre subitement.Cinq personnes sont tuées sur le coup.Six autres sont blessées.Le Québec tout entier est secoué.3 octobre 2006 Création de la Commission d'enquête sur le viaduc de la Concorde.L'ex-premier ministre du Québec, Pierre Marc Johnson, est nommé à sa présidence, secondé par deux ingénieurs de grand renom, Armand Couture et Roger Nicolet.21 au 25 octobre 2006 Démolition des viaducs de la Concorde et De Blois.Octobre à décembre 2006 Des dizaines de ponts à Joliette, Chertsey, Saint-Alphonsede- Granby, Magog, et ailleurs, sont fermés sans délai au moindre signe de fatigue.10 avril 2007 Début des audiences de la commission Johnson.13 juin 2007 Ouverture du nouveau viaduc du boulevard de la Concorde, à Laval.4 juillet 2007 Coup de théâtre.À la reprise des audiences de la commission d'enquête, Pierre Marc Johnson annonce que des recherches, réalisées en cours de mandat «ont mis en évidence des facteurs de risques qui sont susceptibles de s'appliquer à d'autres ouvrages et à d'autres ponts que ceux de la Concorde et De Blois».Cet avis déclenche une opération d'inspection spéciale, sans précédent, sur 135 «ponts à dalles épaisses pleines sans armature anti-cisaillement, qui présentent des signes de dégradation de béton ».L'opération prendra huit mois au ministère des Transports du Québec (MTQ).Au moins 28 des ponts inspectés, soit une moyenne d'un pont sur cinq, devront être remplacés ou démolis à court ou moyen terme.Dans une majorité des cas, les travaux sont déjà prévus avant la fin de 2009.18 octobre 2007 Publication du rapport de la commission Johnson qui blâme sévèrement le MTQ, ainsi que les ingénieurs et les constructeurs de l'époque.Le rapport présente 17 recommandations pour éviter la répétition d'événements similaires.La principale invite Québec à lancer un grand chantier de 10 ans et d'au moins 5 milliards (500 millions par année) pour relever le nombre des ponts en bon état d'environ 50%, actuellement, à 80%, comme dans la plupart des États américains.19 octobre 2007 Réponse du MTQ au rapport Johnson.La ministre Julie Boulet propose de créer une «agence des structures routières », responsable de tous les ouvrages d'art routiers de la province, plus de 9000 ponts et viaducs provinciaux et municipaux.La ministre Boulet annonce des investissements de 3,5milliards en quatre ans, première tranche d'un «plan de redressement» de 15 ans.Cette année, plus de 840 millions seront investis dans 703 chantiers prévus par le MTQ.Au 1er août dernier, plus de 100 ponts des réseaux routiers provinciaux et municipaux étaient destinés à un remplacement complet, d'ici 2013. Vente Flash sur tout enmagasin MD Aéroplan est une marque déposée d'Aéroplan, société en commandite.Certaines conditions s'appliquent.Détails en magasin.RABAIS 200$ après rabais 3 mois Aucunpaiement, ni intérêt\u2020 37LG30 701SD L'ILLUSTRATION PEUT DIFFÉRER 29888 NOUVEAU Ordinateur portatif Eee 701 Processeur Intel Mobile CPU Mémoire de 512 Mo Écran 7.8\" Disque rigide de 8G SSD Lecteur de carte mémoire intégré Caméra web intégrée Linux RABAIS 120$ après rabais Lecteur Blu-ray/DVD Compatible: BD-ROM/R/RE Sortie Dolby®Digital/DTS® à 5.1 canaux Lecture de fichiers MP3 et JPEG sur DVD MB598CA iPod Nano Autonomie: Jusqu'à 24 hres Écran ACL couleur de 2.0'' 8 Go de mémoire NOUVEAU 8Go Revendeur autorisé PLST3-40 BOITE OUVERTE OU REUSINÉ RABAIS 20$ après rabais DUO I MDNT IPOD VENDU SÉPARÉMENT RABAIS 250$ après rabais 3 mois Aucunpaiement, ni intérêt\u2020 15.4\u201d À L'ACHAT DE TOUT TÉLÉVISEUR PLASMA OU ACL 2X MILLES 50PG20 37\u201d ACL TVHD 37\" ACL Écran plat prêt pour montage mural Résolution 1366 x 768 Capacité d'affichage 720p Rapport de contraste 15000:1 Entrée(s) numérique(s) HDMI x 3 Aspect d'écran cinéma 16:9 TVHD 42\" Plasma Écran plat prêt pour montage mural Capacité d'affichage 720p Aspect d'écran cinéma 16:9 Rapport de contraste 1 :1 Interface HDMI x 3 Résolution 1024 x 768 Entrée(s) vidéo PC PN42A450P1DX RABAIS 350$ après rabais 3 mois Aucunpaiement, ni intérêt\u2020 TVHD 50\" Plasma Écran plat prêt pour montage mural Capacité d'affichage 720p Aspect d'écran cinéma 16:9 Rapport de contraste de 30000:1 Interface HDMI x 3 42\u201d PLASMA 50\u201d PLASMA RABAIS 400$ après rabais ou 2462 X 60mois 40Go Jusqu'à 100$ de rabais après rabais DÉTAILS EN MAGASIN PARTICIPEZ À NOTRE CONCOURS RÉCOMPENSE DE RÊVE ET COUREZ LA CHANCE DE GAGNER 1MILLION DE MILLES AÉROPLAN MANETTE SIX AXIS INCLUSE OBTENEZ 1 MILLE AÉROPLANMD PAR DOLLAR DÉPENSÉ PRIX DE LIQUIDATION! L300-07P Écran tactile 3\u201d Joue les MP3 et MPEG RABAIS 150$ après rabais Caméra numérique multimédia 7.0 mégapixels Chargeur de pile inclus Zoom optique 3x Écran ACL tactile de 3.0\" Stabilisateur d'image Mode vidéo haute qualité 640x480 à 30 images/sec.i7B Système de table AM/FM stéréo avec socle i Pod Fonction de réveil double Affichage ACL Syntoniseur AM/FM numérique avec mémoire programmable Ordinateur portatif Satellite Processeur Intel® T5750 Core 2 Duo Mémoire de 3072 Mo Disque rigide de 250 Go Graveur Super-Multi DVD Caméra web intégrée Windows® Vista Édition Familiale Premium 2X MILLES 2X MILLES 2X MILLES Financement ajusté à vos besoins PLACE MONTRÉAL TRUST 1500, Mc Gill College (niveau métro 2) RUE STE-CATHERINE 368, rue Ste-Catherine O.(coin Bleury) BOUL.L'ACADIE 8990, boul.l'Acadie (Nord de la Métropolitaine) DÉCARIE 5485, rue des Jockeys (Décarie/Blue Bonnets) ST-LÉONARD 6852, Jean-Talon E.(Langelier/Galeries d'Anjou) LASALLE 7197, boul.Newman (à côté du Carrefour Angrignon) WEST ISLAND Méga Centre des Sources (& Transcanadienne) MÉGA CENTRE VAUDREUIL 3218, Félix-Leclerc (sortie 35 - Aut.Transcanadienne) LAVAL CENTROPOLIS (à côté du Colossus) STE-DOROTHÉE Méga Centre Notre-Dame (Aut.13 & boul.Notre-Dame) PLACE ROSEMÈRE (entrée rue Le Bouthillier) LACHENAIE 1200 Yves-Blais (à côté du Cinéma Triomphe - Aut.40 et 640) ST-JÉRÔME Carrefour du Nord (à l'intérieur du Sears) BOUCHERVILLE 582, ch.de Touraine (à côté du IKEA) QUARTIER DIX30 Aut.30, sortie 109, boul.de Rome (Près du Rona) BOUL.TASCHEREAU 5705, Taschereau (près du Mail Champlain) PROMENADES ST-BRUNO (entrée #1) GATINEAU 195, Bellehumeur dumoulin.com 1-866-588-7777 OUVERT Jusqu'à 21h du lundi au vendredi Acceptées! Les produits annoncés sont seulement disponibles dans nos succursales du Montréal Métropolitain.Conditions du financement: \u2020S'applique sur achat minimum de 400$ et plus (taxes incluses).Les prix affichés n'incluent pas les taxes.Aucuns frais ni intérêt pendant 3 mois.Le prix d'achat est payable dans 3 mois à un taux d'intérêt de 0%.À défaut par le consommateur d'effectuer ses paiements en temps opportun, des frais d'intérêts calculés au taux de 28.75% seront facturés à partir de la date d'achat.Taxes payables en magasin lors de l'achat.Sujet à l'approbation de Citi Finance.Détails en magasin.S'applique sur achat minimum de 1000$ et plus (taxes incluses).Les prix affichés n'incluent pas les taxes.Sujet à l'approbation du service de crédit de Services de Cartes Desjardins Financement au taux faible de 8.9%, en autant que chaque paiement soit effectué à la date d'échéance, à compter de la date d'achat.Exemple : pour un achat de 1 000 $, 60 versements mensuels de 20.71 $.Le consommateur sera en défaut de payer s'il néglige de payer les montants dus dans les 21 jours à partir de la date de la mise à la poste du relevé.En cas de défaut, le taux d'intérêt applicable est celui prévu à la convention liant l'émetteur de la carte de crédit au consommateur, ledit taux ne pouvant toutefois excéder en date de ce jour 18.9% l'an.Exemple: Achat courant Frais de crédit à acquitter lorsque le solde indiqué sur le relevé de compte de la période précédente n'a pas été payé en totalité à la date d'échéance et lorsque le détenteur d'une carte VISA Desjardins, comportant l'option Taux d'intérêt réduit, omet d'acquitter le paiement minimum requis à la date d'échéance.Transaction inscrite le 15 du mois; facturée le 1er jour du mois suivant; non soldée durant le délai prévu à l'article 9 de la convention du détenteur de carte de crédit : taux d'intérêt annuel de 18.9% (1,575% par mois).Les offres de financement ne peuvent etre combinées.Les illustrations peuvent différer.Prix et offres en vigueur jusqu'au vendredi, 03 octobre 2008 ou jusqu'à épuisement des stocks.Aucun bon différé.Sujet à changement sans préavis.Détails en magasin.3588547A JOHN SCOTTI SUBARU ANJOU SUBARU AUTO CENTRE MONTRÉAL SUBARU SAINTE-AGATHE SAINTE-AGATHE-DES-MONTS SUBARU SAINT-HYACINTHE SAINT-HYACINTHE SUBARU REPENTIGNY REPENTIGNY SUBARU DES SOURCES DOLLARD-DES-ORMEAUX SUBARU SAINT-JÉRÔME SAINT-JÉRÔME CARREFOURSUBARU AUTO SAINTE-ROSE, LAVAL JOLIETTE SUBARU JOLIETTE LACHUTE SUBARU BROWNSBURG CONCEPT AUTOMOBILES GRANBY SUBARU DE LAVAL ADMAUTOMOBILES SUBARU RIVE-SUD GREENFIELD PARK ENGAGEMENT DE SUBARU À L'ÉGARD DE L'ENVIRONNEMENT Toutes les installations de Subaru Canada et de Subaru Indiana Automotive (usine d'assemblage de la Legacy, de l'Outback et de la Tribeca) sont certifiées ISO 14001:2004 par SGS.www.subaru-earth.com Pour le modèle Forester 2.5X 2009 (9J1XO), 5 vitesses, transmission manuelle : paiements mensuels de 349 $ (taxes en sus) basés sur un bail de 48 mois.0 $ de dépôt de sécurité.Comptant 2 999 $ (taxes en sus) ou échange équivalent.Le montant total exigé avant le début de la période de location est de 3 795,98 $ (taxes incluses).24 000 km par année,10 ¢ du km excédentaire.Pour le modèle Tribeca 2009 (9R2XX), 5 vitesses, transmission automatique : paiements mensuels de 449 $ (taxes en sus) basés sur un bail de 48 mois.0 $ de dépôt de sécurité.Comptant 2 999 $ (taxes en sus) ou échange équivalent.Le montant total exigé avant le début de la période de location est de 3 908,86 $ (taxes incluses).24 000 km par année,15 ¢ du km excédentaire.Immatriculation (prix varie selon le client) et assurances en sus.Taxes sur les pneus neufs incluses.Frais d'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers inclus.Transport et préparation inclus.\u2020 Cote 5 étoiles décernée à la Forester 2.5X et Tribeca 2009 aux essais de collision frontale et latérale.Les cotes de sécurité du gouvernement américain font partie du programme d'évaluation des nouveaux véhicules de la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) (www.safercar.gov).Une cote cinq étoiles représente la cote la plus élevée du gouvernement pour a) les sièges du conducteur et du passager avant dans les essais de collision frontale, et b) les sièges avant et arrière dans les essais de collision latérale.Le concessionnaire peut offrir un prix ou taux moindre.Offres applicables sur approbation de crédit des Services Financiers Subaru par TCCI.Pour plus d'information sur toutes ces offres, voyez votre concessionnaire Subaru participant.Photos à titre indicatif seulement.Offres valables jusqu'au 30 septembre 2008.L'impeccable ingénierie japonaise www.quebec.concessionsubaru.ca Cote de résistance aux impacts 5 étoiles\u2020 Programme d'évaluation des nouveaux véhicules de la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) DES PERFORMANCES, DES CAPACITÉS ET DE LA SÉCURITÉ À PLEIN Parmi la gamme Subaru 2009, les nouvelles Forester et Tribeca se distinguent par leurs caractéristiques uniques de style, de performance et de sécurité.Ces VUS élégants sont aussi d'une robustesse, d'une puissance et d'une adresse hors du commun.Lancez-vous à l'aventure en 2009 ! Système de traction intégrale symétriqueàprise constante Subaru Moteur BOXER SUBARU de haute performance Climatiseur avec système de filtration d'air Nombreuses caractéristiques primées de sécurité Coussins gonflables frontaux et latéraux à l'avant Et plus encore\u2026 449$ /mois /mois Transport et préparation inclus LOCATION À PARTIR DE 349$ Transport et préparation inclus LOCATION À PARTIR DE 3583001A ACTUALITÉS JUDITH LACHAPELLE Racistes, les Québécois?Pas vraiment en tant qu'individus.Mais le système sociojudiciaire, lui, l'est certainement.Infiltré de façon insidieuse dans tout l'appareil, le racisme devient «méconnaissable» mais agit bel et bien contre les jeunes Noirs québécois.C'est l'une des conclusions à laquelle arrive le documentariste Ronald Boisron, dans son film La couleur du temps, qui sera diffusé le 12 octobre sur Canal D.Lorsqu'il est débarqué d'Haïti avec ses parents dans les années 70, tout le monde se bousculait pour devenir son ami, raconte Ronald Boisron.Les temps ont changé, constate-t-il.Aujourd'hui, les Noirs comptent pour 1% de la population, mais représentent 40% des prisonniers de l'Établissement de détention de Montréal (Bordeaux).«Comment en est-on arrivé là?» demande M.Boisron.La réponse est complexe, mais le journaliste en isole quelques éléments.Dès la petite enfance, les Noirs sont plus souvent l'objet de signalements à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ).Les jeunes Blancs sont signalés à cause de problèmes de comportement; les jeunes Noirs le sont aussi pour des questions de tenue vestimentaire ou.à cause du contenu de leur boîte à lunch, dit M.Boisron.«Des situations liées à la situation économique parentale», dit-il.Et une perception culturelle différente?Le chercheur Léonel Bernard dit que les intervenants de la DPJ sourcillent devant un garde-manger rempli de maïs, de riz, d'haricots et d'huile végétale.Une famille qui ne respecte pas le guide alimentaire canadien?«On retient que l'enfant est mal nourri.» Les Noirs sont aussi plus souvent interpellés et arrêtés.Profilage racial?La police ne nie pas que ça puisse arriver, même si le Service de police de la Ville de Montréal forme ses membres pour éviter qu'ils y aient recours.Le commandant du poste de quartier 30 dans Saint-Michel, Fady Dagher, dit appliquer le «profilage criminel» plutôt que racial.Si un individu est recherché par la police, il sera arrêté, peu importe sa race.«Mais il y a la méthode aussi », dit le policier, présent hier au visionnement de presse.Il demande à ses hommes de bien connaître les jeunes du quartier et leurs familles.Manque de leaders Mais ce « racisme systémique » n'explique pas tout.«Il faut éviter le confort de la victimisation », dit en entrevue Ronald Boisron.La communauté noire doit faire sa part pour soutenir ses jeunes à l'école, les «garder dans le droit chemin».Aucune femme n'a été interviewée dans le documentaire.«C'est un problème de garçons », dit M.Boisron.Dans la communauté haïtienne, comme dans la société québécoise en général, les filles restent plus longtemps à l'école, frayent moins avec le milieu criminel.Et les mères sont souvent seules, débordées par le boulot, et dépassées par les frasques de leurs fils.Et les parents noirs sont parfois tellement honteux de voir la DPJ intervenir qu'ils abandonnent carrément leur enfant dans 6% des cas de signalement, mentionne le documentariste.Le même phénomène survient lorsque c'est la justice qui s'en mêle.Le film suit les derniers jours de prison de Kasheem, un jeune Noir qui, en cinq ans, n'a jamais reçu la visite de sa mère.«Je ne peux pas lui en vouloir, mais elle n'a pas idée de ce que ça me fait », dit-il.Le commissaire scolaire Paul Evra souhaite voir émerger des leaders de sa communauté pour dénoncer les insultes publiques à son endroit et servir de modèle aux jeunes.Des gens comme.Barack Obama, par exemple.Le candidat au poste de président des États-Unis fait l'admiration des Noirs montréalais.«Il est parti de nulle part pour arriver là», dit Ronald Boisron.La preuve, dit-il, qu'en travaillant fort, il est possible d'aller partout.Un racisme «méconnaissable » Un documentaire traite du traitement des Noirs dans le système judiciaire JUDITH LACHAPELLE Près de deux mois après la mort de Fredy Villanueva lors d'une interpellation policière à Montréal-Nord, la Sûreté du Québec a terminé hier son rapport d'enquête.Celui-ci a été remis au Directeur des poursuites criminelles et pénales, qui décidera si des accusations devront être déposées contre les deux policiers impliqués dans l'événement.Une copie a également été remise au Bureau du coroner.L'enquête de la SQ s'est basée sur «des rencontres avec plus de 75 témoins, de l'étude de la scène et des analyses techniques concernant les éléments de preuve », selon le communiqué de presse publié hier après-midi.Les procureurs étudieront maintenant le dossier pour décider s'il y a matière à déposer des accusations.Impossible de dire combien de temps s'écoulera avant de savoir quelles seront les conclusions du Directeur, indique la porte-parole Martine Bérubé.Les procureurs peuvent, par exemple, demander aux policiers un complément d'enquête.«Chaque cas est un cas d'espèce », dit Mme Bérubé.Fredy Villanueva, 18 ans, est mort après avoir reçu trois coups de feu qui auraient été tirés par un policier du Service de police de Montréal, lors d'une interpellation dans un parc de Montréal-Nord.Fredy Villanueva se serait interposé entre son frère Dany et les policiers qui voulaient l'interroger.Mort de Fredy Villanueva La SQ remet son rapport d'enquête ANDRÉ CÉDILOT Onze ans après l'attaque à main armée meurtrière contre des gardiens du Centre de prévention de Rivière-des-Prairies, le jury au procès de l'aspirant Hells Angels Nomad Paul Fontaine est en voie de sélection depuis hier, au palais de justice de Montréal.Âgé de 40 ans, Fontaine est accusé du meurtre prémédité de Pierre Rondeau et de tentative de meurtre sur Robert Corriveau.Les deux hommes étaient à bord d'un fourgon cellulaire quand ils ont été mitraillés le 8 septembre 1997.Compte tenu de la notoriété de la cause, quelque 240 candidats jurés ont été appelés devant le juge Marc David, qui préside le procès.Le choix comme tel des jurés par les avocats de la Couronne et de la défense devrait commencer aujourd'hui.Le procès doit durer quatre mois.Le ministère public entend présenter 148 témoins, dont le gardien Robert Corriveau, qui a survécu à ses graves blessures.Les noms des délateurs Stéphane Gagné et Serge Boutin, ainsi que de l'ancien spécialiste des motards, Guy Ouellette, élu député à l'Assemblée nationale, figurent également sur la liste des témoins.Sélection du jury pour le procès de Paul Fontaine PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Le Directeur des poursuites criminelles et pénales décidera si des accusations doivent être déposées contre les deux policiers impliqués dans la mort de Fredy Villanueva, il y a près de deux mois.PRÉCISION Dans le dossier sur les sables bitumineux publié en fin de semaine, deux erreurs se sont glissées dans les textes.Edmonton est évidemment la capitale de l'Alberta.Et la province n'a accordé à ses citoyens des chèques de prospérité qu'une seule fois, sous le gouvernement de Ralph Klein.Toutes nos excuses.Les jeunes Noirs sont signalés pour des questions de tenue vestimentaire ou.à cause du contenu de leur boîte à lunch. ÉPARGNE PLACEMENTS QUÉBEC POUR ÉPARGNER, VOUS ÊTES À LABONNE PLACE.LE NOM LE DIT: 1 800 463-5229 | www.epq.gouv.qc.ca ÉPARGNE PLACEMENTS QUÉBEC VOS ÉCONOMIES GARANTIES À 100% + Capital garanti à 100% par le gouvernement du Québec.+ Aucuns frais de gestion et d'administration.Obligations à taux progressif Obligations à taux fixe Obligations à escompte Obligations Sécuri+ Obligations boursières Obligations d'épargne Épargne Flexi-Plus Plan Épargne Périodique par prélèvements Découvrez nos produits d'épargne et de retraite: CONTINUEZ LA BELLE VIE la première année pour les nouveaux fonds REER BONI DE 1% 3585990A ACTUALITÉS ANDRÉ CÉDILOT Incarcéré depuis 2005 pour des histoires répétées de contrebande de cocaïne à grande échelle, le caïd Raymond Desfossés, du gang de l'Ouest, vient de s'adresser à la Cour supérieure afin d'obtenir son transfert dans un établissement à sécurité minimale.Le problème, soutient Desfossés dans sa requête, c'est que la direction du pénitencier de Cowansville a promis de le transférer depuis 2006, à la suite de sa participation à une «action de bienfaiteur» qui a permis de faire échouer l'achat d'une importante quantité d'armes à feu destinées à des gangs de rue.Une partie de la transaction s'est tramée à l'intérieur des murs de cet établissement à sécurité moyenne, d'où l'intérêt des autorités carcérales à se mêler de l'affaire.Si l'on en croit le document judiciaire déposé devant le tribunal, un codétenu de Desfossés à Cowansville était au coeur de toute cette magouille.C'est lui qui avait les contacts à la fois pour acquérir les armes et pour les acheminer aux gangs de rue.Au courant de la richesse et de l'influence de Desfossés dans le milieu interlope, les dirigeants de la prison ont fait discrètement appel à lui pour financer la transaction de 250 000$ et, du même coup, prendre au piège l'autre détenu.D'après Desfossés, le scénario a fonctionné, et les armes ont été récupérées par la police.En échange de sa précieuse collaboration en tant que «bienfaiteur», et non délateur, comme il le précise dans sa requête, le narcotrafiquant de Trois-Rivières devait être envoyé dans un établissement à sécurité minimale, où les conditions de détentions sont beaucoup moins strictes.Selon les prétent ions de Desfossés, toutes les modalités de son transfert à l'Établissement de la Montée Saint-François, à Laval, étaient complétées quand les autorités ont fait volte-face, à l'automne 2006.La raison : Desfossés faisait l'objet d'une enquête par la Sûreté du Québec pour une série de règlements de comptes commis par un tueur qui s'est mis à table.À l'époque, il dit d'ailleurs avoir été placé en isolation dans un cachot pendant une dizaine de jours à cause de ces enquêtes.Des policiers lui ont aussi rendu visite en prison, mais ils sont repartis bredouilles.Aucune accusation n'ayant jusqu'à maintenant été portée contre lui, Desfossés, 57 ans, qui se remet d'une leucémie, exige que les autorités pénitentiaires respectent leur promesse en le transférant dans un minimum.Le juge Richard Mongeau, qui a entendu la cause, doit rendre sa décision aujourd'hui, à Laval.Un caïd demande un transfert de prison CATHERINE HANDFIELD Vous en avez assez des appels de télévendeu rs ?À pa r t i r d'aujourd'hui, vous pouvez inscrire votre numéro sur la liste nationale d'exclusion du télémarketing.Mais l'application de la mesure risque d'être compliquée, prévient l'industrie du télémarketing.Depuis minuit hier soir, les Canadiens peuvent ajouter leur numéro de résidence, de télécopieur ou de cellulaire sur la liste du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC).Il suffit de composer le 1-866-580-3625 ou de naviguer à www.lnnte-dncl.gc.ca.Les firmes de télémarketing et les entreprises canadiennes qui embauchent des télévendeurs devront obligatoirement s'abonner au registre des abonnés qui ne souhaitent pas recevoir d'appels, explique Denis Carmel, porte-parole du CRTC.«Au moins une fois par mois, ces entreprises devront comparer leur liste à celle qu'on leur fournira, et retirer les noms en conséquence », explique-t-il.Le CRTC offre une période d'adaptation d'un mois aux firmes, après quoi elles devront retirer le nom des consommateurs au maximum un mois après leur inscription.Dès lors, les individus et les entreprises fautives s'exposent à des amendes allant jusqu'à 1500$ et 15 000$ respectivement.«C'est l'entreprise qui vend le produit qui risque l'amende, et non la compagnie qui fait l'appel pour elle », précise Denis Carmel.Les organismes de charité, les partis politiques, les journaux, les compagnies de sondage et certaines entreprises commerciales sont toutefois exemptés de la liste (voir capsule).Ce sera compliqué, dit l'industrie Les compagnies de télémarketing accueillent l'arrivée de cette nouvelle liste avec scepticisme.«Le principe est bon, mais l'application risque d'être très compliquée, croit Claude Laroche, PDG du Groupe Parca, une entreprise qui fait du développement de la clientèle pour plusieurs compagnies canadiennes.M.Laroche souligne que les firmes devront elles-mêmes trouver un logiciel et le personnel nécessaire pour revoir leur liste.De plus, sa compagnie devra payer 11 280$ par année au CRTC s'il elle veut avoir accès aux listes d'exclusion pour tout le Canada.«Et comment le consommateur pourra-t-il prouver que la firme l'a appelé.Et qu'elle n'était pas exemptée de la liste?» demande-t-il.À cette question, Denis Carmel répond que le CRTC enquêtera sur les entreprises qui reçoivent plusieurs plaintes sur son site web.«Si c'est systématique, on pourra leur demander de nous fournir leur liste», dit-il.D'ici là, Guy Saint-Amand, qui a été directeur marketing pendant 17 ans pour des entreprises de chauffage, s'inquiète de voir les États-Unis percer dans le marché canadien.En effet, les entreprises américaines ne sont pas tenues de respecter la liste.«On va simplement déplacer le problème à l'extérieur », conclut-il.Une liste pour se sauver des télévendeurs LES EXEMPTIONS Certains types d'appels et de télécopies sont exempts de la liste.\u2014 Les organisations caritatives enregistrées qui sollicitent des dons.\u2014 Les journaux offrant des abonnements.\u2014 Les partis politiques et leurs candidats.\u2014 Les entreprises avec lesquelles vous avez eu des relations commerciales au cours des 18 derniers mois.\u2014 Les organisations qui réalisent des études de marché, des sondages et des enquêtes.Les télévendeurs qui sont exemptés doivent toutefois tenir leurs propres listes de numéros de télécommunication exclus.Depuis aujourd'hui, ils sont tenus de le faire dans les 31 jours suivant la demande d'exclusion.Source: CRTC PHOTO ARCHIVES AFP Les firmes de télémarketing et les entreprises canadiennes qui embauchent des télévendeurs devront obligatoirement s'abonner au registre des abonnés qui ne souhaitent pas recevoir d'appels, LA RÉGIONMÉTROPOLITAINE SOUS LA LOUPE Méthodologie : Les résultats du sondage reposent sur 400 entrevues téléphoniques réalisées dans chacune des deux circonscriptions fédérales.Les entrevues ont été effectuées du 23 au 28 septembre 2008.D'un point de vue statistique, un échantillon de cette taille comporte une marge d'erreur de 5 points de pourcentage, 19 fois sur20.Après répartition proportionnelle des indécis.SONDAGECROP\u2014 LA PRESSE INTENTIONS DE VOTE Outremont Marc-Aurèle-Fortin Thomas Mulcair, NPD 37% (député sortant) Sébastien Dhavernas, PLC 27% Lulzim Laloshi, PCC 16% Marcela Valdivia, BQ 15% François Pilon, Vert 5% Autre 1% Serge Ménard, BQ 46% (député sortant) Claude Moreau, PCC 20% Robert Frégeau, PLC 16% Benoit Beauchamp, NPD 11% Lise Bissonnette, Vert 6% Autre 1% PAPINEAU Le libéral Justin Trudeau crée la surprise devant la bloquiste Vivian Barbot.RIVIÈREDES- MILLE-ÎLES Le bloquiste Luc Desnoyers devance le conservateur Claude Carignan.VAUDREUILSOULANGES Le conservateur Michael Fortier se retrouve loin derrière la bloquiste Meili Faille.MARC-AURÈLEFORTIN Le bloquiste Serge Ménard maintient le cap face au conservateur Claude Moreau.JEANNE-LE BER Le bloquiste Thierry Saint-Cyr mène une lutte serrée au libéral Christian P.Feuillette.OUTREMONT Le néo-démocrate Thomas Mulcair est en avance face au libéral Sébastien Dhavernas.JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Le mi n istre du Commerce international, Michael Fortier, devra mettre les bouchées doubles au cours des deux prochaines semaines s'il veut devenir le prochain député de Vaudreuil- Soulanges le 14 octobre.M.Fortier traîne en effet loin derrière la députée bloquiste sortante Meili Faille dans les intentions de vote, selon un sondage Segma réalisé auprès de 500 électeurs de cette circonscription de la région de Montréal pour le compte de La Presse entre le 25 et 27 septembre derniers.Une dure à cuire M me Faille, qui a défait le député libéral Nick Discepola en juin 2004 et fait mordre la poussière au candidat libéral vedette Marc Garneau en janvier 2006, semble tout simplement imbattable.La députée de 36 ans obtient 49% des intentions de vote après répartition proportionnelle des indécis, alors que Michael Fortier ne récolte que 21% des appuis, soit seulement six points de pourcentage de plus que la candidate libérale Brigitte Legault.La carrière de M.For tier comme ministre de la grande région de Montréa l semble donc compromise.M.Fortier a été nommé au Sénat et s'est vu confier le ministère des Travaux publics en février 2006 afin de permettre à la métropole d'avoir une représentation au cabinet.M.Fortier a été muté au ministère du Commerce international en juin.Il a démissionné de son poste de sénateur le 7 septembre, jour du déclenchement des élections.Autre mauvaise nouvelle pour le Parti conservateur, le candidat vedette du parti dans Rivièredes- Mille-Îles, l'ancien maire de Saint-Eustache Claude Carignan, n'arrive pas à s'imposer.M.Carignan, que certains observateurs voient comme ministrable s'il est élu, recueille 30% des intentions de vote, alors que le bloquiste Luc Desnoyers est en tête avec 40% des appuis des personnes interrogées.Le candidat libéral Denis Joanette ne récolte que 15%.Les résultats dans ces deux circonscriptions tendent à démontrer que le Parti conservateur éprouve encore de la difficulté à percer dans la grande région de Montréal.Trudeau sur la bonne voie Si M.Fortier semble incapable de réaliser son rêve, le jeune Justin Trudeau, lui, est en bonne voie de remporter son pari dans la circonscription de Papineau.En effet, M.Trudeau récolte 40% des intentions de vote après répartition proportionnelle des indécis, soit une avance de six points de pourcentage sur la députée bloquiste sortante Vivian Barbot (34%).Ces résultats constituent l'une des rares bonnes nouvelles pour le Parti libéral au Québec.À l'extérieur de l'île de Montréal, les appuis aux troupes de Stéphane Dion dépassent à peine 15%.Rappelons que l'ancien ministre des Affaires étrangères Pierre Pettigrew a longtemps régné en maître dans Papineau avant de mordre la poussière aux mains de Vivian Barbot en janvier 2006.Dans Jeanne-Le Ber, le député bloquiste Thierry Sai nt-Cyr dé t ient une mince avance sur son principal adversaire, le libéral Christian Feuillette.M.Saint-Cyr récolte 33%contre 28% pour M.Feuillette, selon le coup de sonde mené par la firme Segma dans cette circonscription autrefois détenue par l'ancienne ministre libérale du Patrimoine, Liza Frulla.Le candidat du NPD, Daniel Breton, obtient pour sa part 18%.La lutte dans cette circonscription s'annonce donc serrée jusqu'à la toute fin.Mulcair répéterait l'exploit Dans Out remont, Thomas Mulcair se dirige facilement vers une autre victoire, si l'on se fie aux résultats du sondage réalisé par la firme CROP dans cette circonscription.Le lieutenant politique de Jack Layton au Québec recueille 37% des intentions de votre contre 27% au candidat libéral, le comédien Sébastien Dhavernas.Le candidat conservateur Lulzim Laloshi obtient la faveur de 16% et la candidate bloquiste Marcela Valdivia 15%.Apr ès leur doulou reus e défaite en septembre 2007 dans Outremont, un bastion libéral depuis des décennies, les libéraux avaient soutenu qu'il s'agissait d'un accident de parcours et qu'ils rétabliraient leur domination aux élections générales.Force est de constater que M.Mulcair est bien en selle dans Outremont, si l'on se fie au coup de sonde de CROP.Par ailleurs, le Bloc québécois continue de régner en maître dans la circonscription de Marc-Aurèle-Fortin.Le député bloquiste sortant Serge Ménard (46%) détient une avance de 26 points de pourcentage sur son plus proche adversaire, le conservateur Claude Moreau (20%).Toujours selon CROP.Le candidat libéral Robert Frégeau ne recueille que 16%.Michael Fortier s'embourbe JOËL-DENIS BELLAVANCE ET GILLES TOUPIN OTTAWA\u2014 Le premier ministre Stephen Harper a fait peu de cas hier des résultats d'un sondage démontrant que le Parti conservateur avait perdu des appuis au Québec au cours des derniers jours.De passage dans la capitale fédérale où il a annoncé un nouveau crédit d'impôt pouvant atteindre 500$ pour les familles dont les enfants sont inscrits à des activités artistiques comme le ballet ou des cours de musique, le chef conservateur a dit avoir confiance que son parti sera en mesure de faire des gains au Québec le 14 octobre, le jour du scrutin.Selon un sondage Léger Marketing auprès de 3600 répondants, le Bloc québécois a repris la tête dans les intentions de vote avec 33% des appuis.Le Parti conservateur arrive deuxième avec 26 %, contre 23% au Parti libéral et 12% au NPD.Le Parti vert n'obtient que 5%.Les coupes dans les programmes de promotion des arts et de la culture ainsi que les mesures plus sévères contre les jeunes contrevenants promises par les conservateurs la semaine dernière pourraient expliquer cette chute relevée dans le sondage.«Le temps nous le dira.Nous continuons d'avoir de bons échos sur le terrain.Notre annonce (d'hier) démontre que nous appuyons la culture et les arts.En fait, nous dépensons davantage sur la culture et les arts et nous le faisons de manière à ce que ces dépenses soient plus efficaces en ce qui a trait à l'utilisation de l'argent des contribuables.Cela sera bénéfique pour les familles et pour toute la société.Je suis très confiant en défendant mes politiques.Je continue de croire que nous allons faire du progrès », a affirmé M.Harper.Le chef conservateur a répété le cliché souvent entendu durant une campagne électorale selon lequel le vrai sondage est le jour du vote.Il a aussi profité de l'occasion pour critiquer les tendances centralisatrices des libéraux de Stéphane Dion et l'impuissance du Bloc québécois à la Chambre des communes.«Les sondages changent chaque jour pendant la campagne électorale.Moi je vois que nos campagnes restent très solides sur le terrain.La réalité est que mon parti a connu une croissance incroyable ces deux ou trois dernières années.Je pense que les Québécois, à la fin, vont voter pour une nation québécoise forte au sein d'un Canada uni, au lieu de voter pour un parti centralisateur ou un parti qui est tout à fait impuissant envers leurs besoins et leurs intérêts.» Harper toujours confiant LES CONSERVATEURSONT DE LA DIFFICULTÉ À PERCER DANS L'ÎLE ET SES ALENTOURS M.Fortier traîne loin derrière la députée bloquiste sortante Meili Faille dans les intentions de vote.La carrière de M.Fortier comme ministre de la grande région de Montréal semble donc compromise.PHOTO GRAHAM HUGHES, LA PRESSE CANADIENNE L'avance dans les sondages de Justin Trudeau sur la députée bloquiste de Papineau, Vivian Barbot, constitue l'une des rares bonnes nouvelles au Québec pour le Parti libéral, bon troisième avec 23% des intentions de vote.« Je pense que les Québécois à la fin vont voter pour une nation québécoise forte au sein d'un Canada uni.» Voici le second volet de nos sondages sur quelques-unes des circonscriptions québécoises qui retiennent plus particulièrement l'attention dans le cadre de la campagne électorale fédérale.Aujourd'hui, six circonscriptions de la région métropolitaine. Méthodologie : Les résultats du sondage reposent sur 500 entrevues téléphoniques réalisées dans chacune des quatre circonscriptions.Les entrevues ont été effectuées du 25 au 27 septembre 2008.D'un point de vue statistique, un échantillon de cette taille comporte une marge d'erreur de 4,4 points de pourcentage, 19 fois sur 20.Après répartition proportionnelle des indécis.SONDAGESEGMA\u2014 LA PRESSE Jeanne-Le Ber INTENTIONS DE VOTE Thierry St-Cyr, BQ 33% (député sortant) Christian P.Feuillette, PLC 28% Daniel Breton, NPD 18% Daniel Beaudin, PCC 13% Véronik Sansoucy, Vert 7% Autre 1% Papineau Justin Trudeau, PLC 40% Vivian Barbot, BQ 34% (député sortant) Costa Zafiropoulos, NPD 12% Mustaque Sarker, PCC 7% Ingrid Hein, Vert 7% Rivière-des-Mille-Îles Luc Desnoyers, BQ 40% Claude Carignan, PCC 30% Denis Joannette, PLC 15% Normand Beaudet, NPD 9% Marie Martine Bédard, Vert 5% (député sortant: Gilles A.Perron, BQ) Vaudreuil-Soulanges Meili Faille, BQ 49% (député sortant) Michael Fortier, PCC 21% Brigitte Legault, PLC 15% Maxime Héroux-Legault, NPD 9% Jean-Yves Massenet, Vert 6% LA RÉGIONMÉTROPOLITAINE SOUS LA LOUPE Jean-Pierre Blackburn a avalé son café de travers, hier matin, quand il a vu notre sondage le plaçant deuxième dans Jonquière-Alma, 10 points derrière le Bloc québécois.«Une nouvelle comme ça, c'est tout un choc, a-t-il admis lors d'un entretien téléphonique.Ce n'est pas ça que je sens sur le terrain, mais c'est sûr que je suis dans une région très nationaliste.Je vais travailler, je ne tiens rien pour acquis.» Le ministre de Développement économique Canada pour le Québec ne veut pas croire les chiffres, mais il ne prendra toutefois pas de risque d'ici le 14 octobre.«Le national voulait m'envoyer un peu partout en région, mais c'est fini, je les ai appelés ce matin pour leur dire que je reste ici pour le reste de la campagne.Ce n'est pas vrai que je vais perdre Jonquière- Alma comme ça, j'ai amené 247 millions$ dans ma région en deux ans, ce n'est pas le Bloc qui pourrait faire ça.» Dire que l'on sentait comme un souffle d'inquiétude dans la voix de Jean-Pierre Blackburn relèverait de l'euphémisme.Comme ses collègues de partout au Québec, M.Blackburn vient de constater douloureusement qu'un mur de la peur sépare toujours son parti des électeurs québécois.Même chose pour Michael Fortier, le ministre non élu du gouvernement Harper responsable de la région de Montréal.Malgré deux ans de campagne dans Vaudreuil- Soulanges, malgré l'ouverture d'un bureau, malgré les annonces d'investissements, M.Fortier traîne toujours loin derrière le Bloc québécois.Les conservateurs savaient que cette circonscription était loin d'être gagnée, mais ils refusent de croire qu'ils sont si loin derrière.Les affaires de M.Harper ne vont guèremieux dans Rivière-des- Mille-Îles, où le candidat «vedette», le maire de Saint-Eustache, Claude Carignan, accuse lui aussi un retard de 10 points sur Luc Desnoyers du Bloc.Sans surprise, les conservateurs tiennent toujours des rôles de figurants dans Marc-Aurèle-Fortin (la circonscription du bloquiste Serge Ménard, à Laval), Outremont, Papineau, Jeanne-Le Ber.Bref Montréal et sa région immédiate restent imprenables pour les conservateurs.Plus blessant encore pour les conservateurs, qui ont lancé une grande campagne publicitaire dénonçant le faible rapport coûtbénéfice du Bloc: le taux de satisfaction des électeurs envers les députés souverainistes.Dans toutes les circonscriptions sondées, les électeurs accordent de très honorables notes à leur député bloquiste sortant.Contrairement aux conservateurs, les électeurs ne pensent que les députés du Bloc coûtent très cher pour rien.Ébranlés par une vague de mauvais sondages au Québec, les conservateurs joints depuis deux jours admettent que les politiques de leur parti en culture et en justice leur ont fait mal.En fait, pas tant leurs politiques, que la façon dont elles ont été lancées.Réflexe normal dans les circonstances: les conservateurs accusent leurs détracteurs et le Bloc québécois de sombrer dans la démagogie pour diaboliser Stephen Harper.«En ce qui concerne les jeunes contrevenants, explique Jean-Pierre Blackburn, les gens n'ont pas compris les nuances et le Bloc, évidemment, fait de la démagogie.Gilles Duceppe continue de dire que l'on veut envoyer des enfants de 14 ans en prison, alors qu'au Québec, il sait très bien que l'âge minimum est de 16 ans et que cette disposition existe déjà, à la discrétion du juge.» Il est vrai que Gilles Duceppe en met beaucoup ces jours-ci, vraisemblablement requinqué par les sondages positifs.Au risque, lui aussi, d'en mettre trop.Hier, il a étiré l'élastique en affirmant que Stephen Harper veut recriminaliser l'avortement (ce qui est faux).M.Duceppe devra se méfier, un dérapage est si vite arrivé.Autre épine au pied des conservateurs au Québec: les compressions en culture.La frustration des bleus démontre bien que le mouvement de protestation a fait mouche.«On ne peut pas donner tout à tout le monde, cet argent vient de vos poches! lanceM.Blackburn.Le soir des Gémeaux, je n'ai entendu personne plaindre les gens des régions qui perdent leur job en foresterie.Ce n'est pas juste perdre son billet d'avion pour aller en Europe, ces gens-là perdent leur job!» Déçus, mais pas abattus, les conservateurs tentaient hier de garder le moral.«Il reste deux semaines de campagne et un débat en français, dit un proche de Stephen Harper.Les gens vont comprendre que, quoi qu'il advienne, on prendra le pouvoir.Minoritaire ou majoritaire, on prend le pouvoir, reste à savoir s'ils veulent avoir des députés au pouvoir ou dans l'opposition.» Les conservateurs du Québec peuvent accuser leurs adversaires bloquistes de démagogie.Ou s'en prendre aux médias, ce dont ils ne se privent pas.Cela ne changera pas le fait que leur chef mène une mauvaise campagne, sans inspiration ni plan précis, et qu'il a lui-même réveillé les craintes des Québécois.Difficile de croire que Stephen Harper ait gaffé involontairement, sans savoir qu'il jouait avec le feu en parlant de culture et de répression des jeunes criminels.Bien sûr, il voulait mobiliser la base conservatrice québécoise, fragmenter le vote, comme disent les spécialistes du marketing politique.Mais à force de trop insister, son message s'est retourné contre lui.De deux choses l'une: ou bien M.Harper n'a pas vu venir le boomerang, ce qui démontre qu'il connaît mal le Québec; ou bien il a agi sciemment, faisant le pari que ses politiques seraient rentables en Ontario.À vous de juger, mais une chose est sûre : un gouvernement majoritaire avec un caucus québécois faiblard et peu populeux, c'est le rêve de tout premier ministre canadien.Le mur de la peur VINCENT MARISSAL CHRONIQUE Comme ses collègues de partout au Québec, M.Blackburn vient de constater douloureusement qu'un mur de la peur sépare toujours son parti des électeurs québécois.dans Vaudreuil-Soulanges PHOTO PETER MCCABE, LA PRESSE CANADIENNE Pendant sa campagne, le ministre Michael Fortier a attaqué durement le Bloc, jugeant inutile et coûteuse sa présence à Ottawa. Aujourd'hui à 12h15 Pierre Maisonneuve reçoit le chef du Parti libéral Stéphane Dion qui répondra aux questions des auditeurs.Réal.: Lucie Benoit Pour participer : 514 597-3700 ou 1 877 597-3700 Tribune nATion Ale Radio-Canada.ca/elections 3588263A MINI Brossard 8500, boul.Taschereau Ouest Brossard (Québec) 450 445-MINI (6464) www.minibrossard.com CONCESSIONNAIRES MINI MINI Laval 2450, boul.Chomedey Laval (Québec) 514 773-MINI (6464) www.minilaval.ca MINI Mont Royal 4070, rue Jean-Talon Ouest Montréal (Québec) 514 289-MINI (6464) www.minimontroyal.ca Les taux d'intérêt sont offerts par les SERVICES FINANCIERS MINI, sur approbation de crédit seulement, pour une MINI Cooper 2009 avec ensemble confort, bientôt en vente chez votre concessionnaire MINI.L'ensemble confort inclut les sièges avant chauffants et le toit ouvrant panoramique en verre.Le prix de détail suggéré pour une MINI Cooper est de 24 900$.L'ensemble confort est une option d'une valeur de 1500$.Le taux d'intérêt applicable est de 6,9% pour un terme de location de 39 mois.Pour établir les mensualités de location d'uneMINI Cooper avec ensemble confort à 362$ sur 39 mois, un montant de 3 377$ est exigé à la signature du contrat de location.Ce montant inclut le versement initial de 1000$, les frais de transport et préparation de 1595$, le dépôt de sécurité et l'enregistrement d'une hypothèque mobilière, mais exclut les frais d'administration du concessionnaire, les assurances, l'immatriculation du véhicule, l'équipement optionnel et les taxes applicables.La valeur résiduelle du véhicule à l'échéance du terme est de 15 780$.Les paiements mensuels peuvent varier selon le montant versé en acompte ou la valeur nette de l'échange.Le kilométrage annuel alloué est de 20 000 km; des frais de 0,15$ par kilomètre excédentaire seront exigés.Des frais peuvent être exigés pour usure excessive.Offre d'une durée limitée et assujettie à la disponibilité.Sous réserve de modifications.Le véhicule doit être livré au plus tard le 31 octobre 2008.Le véhicule sur la photo est utilisé à titre indicatif seulement et peut inclure certaines options différant du modèle offert.Consultez votre concessionnaire pour plus de renseignements.© MINI Canada, 2008.«MINI», le logoMINI et les désignations des modèles sont des marques déposées de BMWAG utilisées sous licence.MINI.CA La MINI Cooper 2009 5,3 l / 100 km sur autoroute Boîte à six vitesses Contrôle dynamique de la stabilité Pas besoin de la faire boire pour arriver à vos fins.Location de 39 mois 362$ Ensemble confort inclus Sièges avant chauffants Toit ouvrant panoramique en verre Versement initial de 1000$ par MOIS 3585395A À LIRE SUR CYBERPRESSE > ENJEUX Tout sur les enjeux de la campagne électorale sur cyberpresse.ca/enjeux ÉLECTIONS FÉDÉRALES 2008 ANDRÉ NOËL ET VINCENT MARISSAL Un homme d'affaires bien connu de Gaspé, Michel Pouliot, affirme que le Parti conservateur lui a demandé de participer à un cocktail de financement pour lui permettre de rencontrer Jean-Pierre Blackburn, ministre responsable du Développement économique, à qui il voulait parler d'un projet d'investissement.L'incident date de deux ans, mais M.Pouliot, 77 ans, ancien propriétaire d'Air Gaspé et membre du Parti conservateur depuis des décennies, l'a encore en travers de la gorge.Il croit toujours en son projet : fonder une compagnie aérienne pour desservir les régions éloignées, avec le soutien du gouvernement fédéral.I l refuse de payer le parti pour pouvoir parler à un ministre.Joint par La Presse, hier, M.Blackburn a nié les faits allégués par M.Pouliot.Mais ce dernier persiste et signe.Après les élections de janvier 2006, dit-il, lui et d'autres membres du comité exécutif du Parti conservateur de la circonscription de Gaspésie- Îles-de-la-Madeleine ont écrit plusieurs lettres à des ministres conservateurs du Québec pour tenter d'obtenir une rencontre, afin de parler de leur projet.Ils n'ont même pas reçu d'accusé de réception, affirme M.Pouliot.«On a écrit une lettre à M.Blackburn.Pas de réponse.Quand on a vu ça, je me suis dit que la meilleure approche serait de le voir, a-t-il dit.Entre ses yeux et les miens, entre sa bouche et la mienne, entre son esprit et le mien, peut-être qu'on aurait pu détecter s'il était réceptif ou non au projet.Mais il était impossible de le rencontrer.» L'homme d'affaires affirme qu' il a téléphoné à Pier re Coulombe, alors organisateur en chef du Parti conservateur au Québec, et au sénateur Pierre Claude Nolin.«J'ai la réputation d'être un conservateur et de les avoir supportés dans le passé, explique-t-il.Je les ai toujours supportés.» Deux versions Selon lui, M.Coulombe a dit : «Vous pourriez voir M.Blackburn lors d'une rencontre sociale qui aura lieu à Gaspé pour ramasser des fonds.» L'homme d'affaires a été insulté qu'on lui demande une contribution financière pour avoir accès au ministre.«Si vous voulez rencontrer quelqu'un d'homme à homme, un ministre avec qui vous partagez l'idéologie, je ne pense, moi, qu'on est obligé de payer pour ça », a-t-il dit.«Ça devient un affront.J'ai fait mon boulot comme citoyen et comme supporteur d'un parti, je l'ai toujours fait, j'ai pour mon dire que j'ai fait plus que ma part, bien des fois.Moi, je n'aime pas avoir le couteau sur la gorge.Je suis un gars généreux.Ce n'est pas à eux de me dire combien je leur donne.C'est à mon coeur de dire : je vais leur donner tant.Il y a une différence», a conclu M.Pouliot.Joint par La Presse, M.Blackburn a dit que les choses ne se sont pas passées de cette façon.«Un pilote m'avait en effet interpellé, j'en ai un vague souvenir, mais je lui avais dit de passer par le bureau régional ou le bureau de Montréal de Développement économique Canada, a-t-il dit.Quant au cocktail, il est possible que quelqu'un ait dit des choses comme ça (comme ce que rapporte M.Pouliot), mais je ne peux pas le savoir.Ce que je sais, c'est que je ne fonctionne pas comme ça.C'est contre mes valeurs.» M.Blackburn a dit que, de toute façon, il refuse de parler de projets avec des entrepreneurs durant les activités de financement.«Ce n'est pas un endroit convenable pour ça, a-t-il dit.Et puis, les dossiers doivent d'abord être recommandés par les fonctionnaires avant que je ne les voie.» M.Coulombe, qui a quitté ses fonctions au Parti conservateur cette année, nous a dit qu'il n'a aucun souvenir de cet incident.Il ne se souvient même pas d'avoir parlé avec M.Pouliot.De son côté, l'ancien pilote a dit qu'il ne se souvenait pas à combien s'élevait la contribution demandée.Il croit que le montant se situait entre 100$ et 300$.Il ne s'est pas présenté au cocktail à Gaspé, qui se serait tenu à l'automne 2006.Depuis plusieurs années, M.Pouliot caresse le projet de relancer une petite compagnie aérienne desservant la Gaspésie, la Côte- Nord, l'Abitibi et le Nord québécois.L'idée consiste à récupérer cinq ou six avions Bombardier garés dans le désert en Arizona, qui ne servent à rien parce que les acheteurs ont fait faillite.Selon lui, le gouvernement fédéral les a payés en bonne partie, parce qu'il garantissait les achats.M.Pouliot est considéré comme le pionnier de l'aviation dans l'est du pays.Le premier ministre Jean Charest lui a remis l'insigne de Chevalier de l'Ordre national du Québec en juin.Dans deux semaines, son nom sera donné à l'aéroport de Gaspé.Dur, dur d'avoir l'oreille d'un ministre conservateur À moins de payer, prétend un homme d'affaires de Gaspé et supporteur du PC PHOTO FRANÇOIS NADEAU, ASSEMBLÉE NATIONALE DU QUÉBEC Michel Pouliot à l'Assemblée nationale, en juin, lorsque le premier ministre Jean Charest lui a remis l'insigne de chevalier de l'Ordre national du Québec.TRISTAN PÉLOQUIN Fini les coups de main en région pour le ministre du Travail Jean-Pierre Blackburn.Devant la «bombe» qui lui a éclaté au visage, le candidat conservateur, qui sillonnait la Côte-Nord la semaine dernière pour appuyer les candidatures conservatrices, refuse désormais de quitter sa circonscription.Selon le sondage GPS- Le Quotidien publié dans nos pages hier, M.Blackburn accuse un retard de 11 points dans les intentions de vote des électeurs de Jonquière-Alma.Son opposante bloquiste, Chantale Bouchard, une avocate de 28 ans qui vit son baptême en politique, récolterait 50,4% des intentions de vote (après répartition proportionnelle des indécis), contre 39% pour le ministre.«Je ne cacherai pas que c'est un bombe qui a éclaté dans notre région», a commenté hier M.Blackburn, en entrevue à La Presse.Le ministre a cependant vite mis en doute la méthodologie du sondage, dont la marge d'erreur est tout de même de près de 5 points de pourcentage, et dont les résultats s'éloignent d'une enquête Léger Marketing TVA qui accordait hier matin 42% des intentions de vote aux conservateurs dans les trois circonscription du Saguenay-Lac-Saint-Jean, contre 39% pour le Bloc québécois.«Il y a une photo qui a été prise et on se demande dans quel contexte.» Mais il reste que je ne peux pas prendre ce sondage à la légère, a dit M.Blackburn.On voulait que j'aille faire un peu le tour du Québec.Mais là, il n'en est pas question.Je vais rester dans le comté.Il n'est pas question qu'il glisse entre les mains d'une candidate qui n'habite même pas le comté», a ajouté M.Blackburn.En 2006, le député conservateur l'avait emporté par plus de 6000 voix sur son adversaire bloquiste.«On m'accordait pourtant 5% des intentions de vote en début de campagne, et pourtant j'ai gagné.Alors c'est loin d'être fini cette fois-ci.J'ai un excellent bilan à défendre.» Mme Bouchard, la candidate du Bloc, s'est quant à elle dite peu surprise par les résultats du sondage régional.«Si M.Blackburn avait passé davantage de temps sur le terrain, il aurait senti la tendance, a-t-elle affirmé.Le Bloc reprend du poil de la bête dans la région.» Fini la tournée des régions pour Blackburn Vous pourriez gagner jusqu'à 300 000 $ dans le cadre du Grand concours hypothécaire1.1.Aucun achat n'est requis.Un (1) grand prix de 300 000 $ CA peut être gagné.Les chances de gagner dépendent du nombre de bons de participation admissibles reçus.Le concours est ouvert aux résidents canadiens qui ont atteint l'âge de la majorité.Les participants doivent répondre à une question d'habileté.Le concours prend fin le 24 octobre 2008 à 23 h 59 m 59 s, heure de l'Est.Les règlements complets du concours peuvent être consultés à l'adresse www.tdcanadatrust.com/gagnez.Si vous ne souhaitez pas participer au concours, vous pouvez l'indiquer en téléphonant au 1-800-430-6095 ou en envoyant un courriel à l'adresse marketing.td@td.com.Veuillez inscrire « Grand concours hypothécaire » sur la ligne Objet, et indiquer votre nom et votre adresse dans le corps du courriel.Vous ne savez pas toujours quand vous aurez besoin d'un prêt hypothécaire.Pour trouver la succursale ou le spécialiste hypothécaire mobile le plus près de chez vous, visitez le site prethypothecairetdct.com ou composez le 1-866-827-0382.Nous sommes là pour vous, au moment qui vous convient.TD Canada Trust comprend bien que lorsque vous trouvez la maison de vos rêves, vous voulez l'acheter immédiatement.Ainsi, lorsque vient le moment d'obtenir un prêt hypothécaire, nous sommes là pour vous offrir l'aide et les conseils dont vous avez besoin, au moment qui vous convient.Nous sommes ouverts dès 8 h, et pendant plus d'heures, 6 jours sur 7.Un spécialiste hypothécaire mobile peut aussi se rendre chez vous, le soir et la fin de semaine, même en dehors des heures d'ouverture de la succursale.Dès que vous êtes prêt, passez à une succursale ou appelez-nous pour obtenir le prêt hypothécaire qui vous convient le mieux.Nos succursales sont ouvertes dès 8 h, et pendant plus d'heures, 6 jours sur 7.Un spécialiste hypothécaire mobile peut aussi se rendre chez vous, au moment qui vous convient.3573862A CYBERPRESSE.CA NOSBLOGUES TRISTAN PÉLOQUIN I got a crush on Harper, la video Chose promise, chose due.Mashline.com, le site qui a repris la chanson I Got a Crush on Obama à la sauce conservatrice, a finalement pondu un clip vidéo.Lisez la suite sur cyberpresse.ca/peloquin PHOTOS DU JOUR Notre sélection des photos les plus spectaculaires de la journée sur cyberpresse.ca/24heures CRISE FINANCIÈRE Suivez l'évolution de la crise financière et consultez notre dossier sur cyberpresse.ca/crise ARROSEUR Harper et les artistes : l'arroseur arrosé.Visionnez le billet vidéo d'Alain Dubuc sur cyberpresse.ca/video PHOTO TOBIAS SCHWARZ, REUTERS TRISTAN PÉLOQUIN Le Parti conservateur est le seul des cinq grands partis fédéraux à avoir refusé de répondre à un questionnaire sur ses engagements environnementaux soumis par une coalition québécoise d'organismes verts.Le questionnaire, composé d'une douzaine de questions, interrogeait les partis au sujet de leurs politiques en matière de changements climatiques, de transport, d'économie durable et de conservation de la nature.«C'est à la fois honteux et inquiétant que le gouvernement ne prenne pas le temps de répondre à des questions qui couvrent un enjeu prioritaire pour une grande partie de la population», a déploré Steven Guilbault , coordonnateur d'Équiterre et porte-parole de la coalition, lors du dévoilement des résultats en compagnie de David Suzuki.Le Parti conservateur avait aussi refusé de répondre à un questionnaire semblable lors des élections de 2004 et de 2006, a rappelé M.Guilbault.«Ce n'est pourtant pas parce que le Parti conservateur manque de ressources.Le Parti vert, le Bloc et le NPD, des partis qui ont tous considérablement moins de ressources, ont tous trouvé le temps de le faire », a déploré M.Guilbault.Le Bloc québécois et le Parti vert ont obtenu des scores parfaits de 12 sur 12 au questionnaire environnemental.Le NPD suit avec 11 engagements positifs sur 12.Le parti de Jack Layton n'a pas répondu de façon satisfaisante aux yeux de la coalition à la question «Adopterez-vous des normes pour les véhicules au moins aussi exigeantes que les normes californiennes ?» Ces normes sont sur le point d'être adoptées par le Québec.Les libéraux s'en tirent quant à eux avec 10 réponses positives sur 12.La coalition lui enlève deux points parce qu'elle estime que le parti ne s'est pas clairement engagé à mettre fin aux subventions au secteur de l'éthanol- grain, jugé peu écologique.Les troupes de Stéphane Dion, pourtant favorables à une taxe sur le carbone, perdent aussi un point parce qu'elles n'ont pas suffisamment clarifié leur position quant à la création d'un système d'échange de droits d'émissions de gaz à effet de serre (Bourse du carbone).d'Équiterre, du Réseau national de conseils régionaux de l'environnement du Québec, d'ENvironnement JEUnesse, de Nature Québec, du Centre de l'environnement Écobâtiment et de l'organisme Vivre en ville, affirme que sa démarche n'est pas partisane.«Le but de notre démarche n'est pas de dire aux gens pour qui voter, mais plutôt de les informer », affirme M.Guilbault.EN BREF Une photo gênante d'une candidate conservatrice Une photo très personnelle de Sharon Smith, la candidate conservatrice de Skeena-Bulkley Valley, en Colombie-Britannique, vient de refaire surface cinq ans après avoir fait le tour du monde.Le cliché, pris en 2003 quelques jours après que Mme Smith eut été élue mairesse de la municipalité de Houston, la montre nue, assise sur le fauteuil en cuir de son bureau de mairesse, avec pour seul ornement un collier portant le médaillon de la Ville.La photo avait été prise à l'époque par son mari, mais s'est retrouvée sur l'internet sans le consentement de Mme Smith.Dans la foulée, des électeurs avaient exigé sa démission, en vain.Tristan Péloquin ENVIRONNEMENT Le PC muet sur ses engagements +1% Obtenez une prime de 1%en argent comptant pouvant atteindre 2 500$ lorsque vous virez 25 000$ ou plus !\u2020 RBC Placements en Direct Inc.et la Banque Royale du Canada sont des entités juridiques distinctes et affiliées.Membre FCPE.RBC Placements en Direct Inc.n'offre pas de conseils ou de recommandations en matière d'achat ou de vente de titres.Les investisseurs sont responsables de leurs propres décisions de placement.RBC Placements en Direct est une dénomination commerciale utilisée par RBC Placements en Direct Inc.MC Marque de commerce de la Banque Royale du Canada.®Marques déposées de la Banque Royale du Canada, utilisées sous licence.© 2008.Tous droits réservés.\u2020 Le virement doit être fait depuis un compte détenu chez un courtier en valeurs mobilières non affilié à RBC Groupe Financier.Pour connaître les conditions complètes, consultez le www.rbcplacementsendirect.com/prime.Virez 25 000 $ ou plus à un compte RBC Placements en Direct nouveau ou existant et vous pourriez être admissible à une prime de1%en argent comptant ! Agissez dès aujourd'hui - l'offre prend fin le 28 novembre 2008.Consultez le www.rbcplacementsendirect.com/bonus pour en savoir plus ou rendez-vous à votre succursale RBC.\u2020 IMAGINEZ.RÉALISEZ.DES PLACEMENTS JUDICIEUX, GAGE D'UN AVENIR PROMETTEUR.3584058A ÉCHOS DE LA CAMPAGNE 14 JOURS AVANT LE SCRUTIN 500$ À LIRE SUR CYBERPRESSE > DERNIÈRESNOUVELLES Suivez la campagne en direct à cyberpresse.ca/elections ÉLECTIONS FÉDÉRALES 2008 MOT POUR MOT «C'est la tactique employée par une certaine droite doctrinaire américaine! » \u2014 Gilles Duceppe, qui commentait le projet de loi C- 484 déposé par le député conservateur Ken Epp qui vise à aggraver les peines pour les actes violents commis contre les femmes enceintes.PHOTO CHRIS WATTIE, REUTERS LE CHIFFREDU JOUR Soit le crédit d'impôt proposé par le Parti conservateur pour permettre aux parents d'enfants de moins de 16 ans de participer à des activités culturelles ou artistiques.ON A REMARQUÉ \u2026 que le ministre Gerry Ritz ne fait plus de blagues sur la listériose.En fait, il semble éviter les médias.Après s'être excusé trois fois au sujet de ses «farces de mauvais goût», le ministre a resurgi à Ottawa hier lors d'une assemblée sur l'agriculture.En deux heures, M.Ritz n'a pas mentionné la listériose une seule fois.À la fin de la rencontre, il s'est hâté de quitter la salle par une porte arrière.ON EN PARLEDANS LES MÉDIAS AU QUÉBEC Bloc québécois 31% Parti conservateur 28% Parti libéral 21% NPD 12% Parti vert 8% AU CANADA Poids médias Canada Parti conservateur 37% Parti libéral 27% NPD 16% Parti vert 11 % Bloc québécois 9% Influence communication mesure l'espace médiatique occupé par les chefs de partis dans les nouvelles portant sur la campagne électorale diffusées au Québec et au Canada.Source: Influence communication www.influencecommunication.ca OÙ SONT-ILS AUJOURD'HUI ?Stephen Harper Aucune activité prévue Stéphane Dion Gatineau Jack Layton Aucune activité prévue Gilles Duceppe Gatineau Elizabeth May Aucune activité prévue PHOTO GRAHAMHUGHES, PC MARIE ALLARD Les partis fédéraux doivent s'engager à verser 3,5 milliards de dol lars pour l'éducation postseconda i re au Canada, selon une coa lition formée d'étudiants et de syndicats.« Ce qu'on demande, ce n'est pas la lune, c'est 3,5 milliards qui nous ont été coupés en 1994, a dit hier Xavier Lefebvre- Boucher, 19 ans, président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ).Cela donnerait 800 millions pour le Québec et c'est ce qu'il faut pour le développement de notre éducation.» Il y a urgence d'investir dans les cégeps et universités pour rester compétitifs au niveau mondial , ont fa it valoi r les syndicats.« L' I nde produ it chaque année 252 000 ingénieurs, la Chine en produit 600 000, a indiqué Michel Bibeault , por t e - pa r o l e de l a F TQ.Pendant ce temps-là, nous on se demande si on doit investir ou pas dans notre éducation.C'est un non-sens.» L'îlot Voyageur Faute de moyens suffisants, les universités se sont lancées dans des projets « qui ne sont pas de leur ressort » comme l ' î lot Voyageur, a soul igné Réjean Parent, président de la CSQ.Elles ont aussi haussé leurs droits de scola r ité et laissé une trop grande place au privé entre leurs murs, selon lui.La coalition entretient peu d'espoir à l'égard de Stephen Harper, qu i répète que le déséquilibre fiscal est réglé.Claudette Carbonneau, présidente de la CSN, a carrément appelé les Québécois à « lui régler son compte le 14 octobre prochain ».Son collègue de la FTQ a conseillé de voter pour le Bloc, les autres (CSQ, FEUQ et FECQ) ne se prononçant pas.Universités et cégeps réclament aussi de l'argent Un r é i n ve s t i s s emen t a aussi été réclamé hier par la Conférence des recteurs et princ ipaux des universités du Québec (CREPUQ) et la Fédération des cégeps.Les universités publiques et les collèges américains reçoivent un financement supérieur de 8000 $CAN par étudiant, par rapport aux établissements canadiens correspondants, a fait valoir la CREPUQ.ÉDUCATION POSTSECONDAIRE Des étudiants et des syndicats réclament 3,5 milliards XF2009 Jaguar À partir de 59 800 $ JOHN SCOTTI JAGUAR 4305, boul.Métropolitain Est Montréal, 514.725.2221 Offre valide jusqu'au 30 septembre 2008.Venez nous voir pour les détails.0,9 % Taux de financement jusqu'à 60 mois 3587841A À LIRE SUR CYBERPRESSE > JOURNET Stephen Harper a rejeté l'appel de Jack Layton à tenir une rencontre d'urgence sur la crise financière, dit Paul Journet à cyberpresse.ca/journet ÉLECTIONS FÉDÉRALES 2008 MALORIE BEAUCHEMIN ET GILLES TOUPIN LAVAL/OTTAWA\u2014Gilles Duceppe accuse le chef conservateur d'avoir l'intention secrète de criminaliser l'avortement s'il formait un gouvernement majoritaire.De passage à Laval, hier, le chef du Bloc québécois a mis en garde les électrices du Québec, estimant que Stephen Harper représentait une menace pour les droits des femmes.«Tout porte à croire qu'un gouvernement Harper majoritaire rouvrirait la porte toute grande à la criminalisation de l'avortement», a dit M.Duceppe, à la sortie d'une rencontre avec des groupes de femmes, estimant que le chef conservateur conviait les Québécoises «à un retour en arrière».La fermeture de plusieurs bureaux régionaux de Condition féminine Canada et le projet de loi sur le statut juridique du foetus (C-484) sont, selon lui, des exemples qui laissent croire que le chef conservateur aurait un agenda caché néfaste pour les femmes.De son quartier général électoral à Ottawa, M.Harper a répondu dare-dare au chef bloquiste en affirmant qu'il n'était pas question de rouvrir le débat sur le droit à l'avor tement , même si des gens dans son parti aimeraient bien que le gouvernement canadien reprenne le dossier afin de criminaliser les interruptions volontaires de grossesse.«Ce gouvernement ne va pas rouvrir ou ne va pas permettre que quelqu'un rouvre le débat sur l'avortement », a promis le chef conservateur, qui avait lui-même voté en faveur de C- 484, qui est finalement mort au feuilleton.«Notre position est claire.En ce qui concerne le projet de loi privé du député Ken Epp, la priorité principale de ce projet de loi est de protéger les femmes enceintes contre les actes de violence, a ajouté M.Harper.Mais nous avons reconnu que cela a causé certaines inquiétudes.Pour cette raison, le gouvernement va proposer son propre projet de loi qui répondra à ces inquiétudes.» Le chef conservateur a précisé que le projet de loi qu'il entend déposer ne créerait pas de nouvelles infractions au Code criminel contre la violence faite aux femmes enceintes et qu'il sera clair qu'il ne concernera pas l'avortement.M.Duceppe a toutefois estimé que le chef conservateur utilisait la même «tactique employée par une certaine droite doctrinaire américaine», dans ce dossier, rappelant que le président George W.Bush avait lui aussi promis de ne pas rouvrir le débat sur le droit à l'avortement.Or, a ajouté le chef bloquiste, 37 États ont adopté des lois semblables au projet présenté par M.Epp.«Justement, ça a enclenché toute la suite des choses: remise en cause du droit à l'avortement et condamnations de femmes en vertu de ce projet de loi», a dit le chef bloquiste.Selon lui, les Québécoises ne sont toutefois «pas dupes» et craignent les politiques conservatrices en matière de condition féminine.Dimanche, des centaines de personnes ont manifesté dans les rues de Montréal pour défendre le droit à l'avortement.Équité salariale Le Bloc s'est engagé, de son côté, à proposer, dès le retour des députés à la Chambre des communes, un projet de loi « proactif » sur l'équité salariale, comparable à ce qui est en vigueur au Québec.Le chef bloquiste a souligné que 7% des travailleuses québécoises relèvent du Code canadien du travail et n'ont donc pas droit aux mêmes conditions que les autres.M.Duceppe s'est présenté devant la presse tout sourire, hier, ragaillardi par des sondages plus que favorables dans plusieurs régions du Québec.M.Harper, pour sa part, paraissait soucieux et parlait d'un ton monotone, sans doute encore ébranlé par les pertes d'appuis subies au Québec.«Les Québécois ne se reconnaissent pas dans les politiques de M.Harper, a souligné Gilles Duceppe.Notre message passe passablement dans chacune des régions.» Duceppe accuse Harper de vouloir criminaliser l'avortement PHOTO CHRISTINNE MUSCHI, REUTERS Stephen Harper a affirmé, en réponse à Gilles Duceppe, qu'il n'était pas question de rouvrir le débat sur le droit à l'avortement, même si c'est le souhait de certaines personnes dans son parti.«Ce gouvernement ne va pas rouvrir ou ne va pas permettre que quelqu'un rouvre le débat sur l'avortement », a promis le chef conservateur.HUGO DE GRANDPRÉ OTTAWA\u2014 Stéphane Dion a tenté hier de relancer sa campagne en multipliant les attaques contre ses deux principaux adversaires, Stephen Harper et Jack Layton.La sortie du juge Merlin Nunn a fourni des munitions à M.Dion en début de journée.M.Harper affirme depuis une semaine qu'il s'est appuyé sur les recommandations d'une commission présidée par le magistrat, en Nouvelle-Écosse, pour présenter son plan de réforme de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents.Or, dans une entrevue donnée au magazine Lawyers Weekly, le juge Nunn a nié être allé aussi loin que de proposer des peines d'emprisonnement à vie dès l'âge de 14 ans pour les contrevenants coupables de meurtre.«Ils sont allés plus loin que ce que j'ai fait, plus loin que la philosophie que j'ai acceptée», a-t-il déclaré.«Cela peut être attirant politiquement pour certaines personnes, qui disent que ces enfants devraient tous être en prison», a-t-il ajouté.Mais «je ne pense pas que ce soit intelligent.» Stéphane Dion a profité de ce désaveu pour charger son adversaire.«Tout le monde dénonce ce que M.Harper veut faire, a-t-il dit.C'est de la démagogie que d'essayer de se faire élire sur la peur et non pas sur la raison.» M.Dion a aussi attaqué le premier ministre pour son approche de laisserfaire en matière de gestion de l'économie.Au cours d'une conférence de presse avant que le plan de sauvetage de 700 milliards de dollars ne soit rejeté par les élus américains, il a déclaré qu'il espérerait que l'opération porte ses fruits.Layton n'y échappe pas Résultats de sondages obligent, M.Dion a réservé quelques flèches au chef du NPD, Jack Layton, dont le parti commence à s'approcher dangereusement des libéraux dans les intentions de vote.Il a entre autres critiqué sa plateforme pour son manque de réalisme.Dion passe à l'attaque CALGARY \u2014 Sur l'internet, à la télé et à la une des journaux, les nouvelles matinales désastreuses au sujet de la crise financière abondent.Mais debout dans sa nouvelle fromagerie, Janice Beaton a le sourire aux lèvres.«Vous êtes notre première cliente», lance cette propriétaire de plusieurs commerces pour gourmets gourmands à Calgary, à une dame qui arrive peu après moi.Portant un sac Marimekko et poussant un petit garçon adorablement blond qui serait parfait dans une pub pour la marque française Petit Bateau, la cliente a la coupe de cheveux de Jean Seberg dans À bout de souffle.Elle regarde le frigo rempli d'époisses, de camemberts au lait cru, de crottins de Chavignol, de Migneron.Oui , nous sommes bien à Calgary, mais pas celui du Stampede et des steaks de 12 onces achetés avec des montagnes de pétrodollars.Nous sommes plutôt sur la 17e Avenue, dans la f romagerie de M me Beaton, militante de Slow Food de longue date et un des visages du nouveau Calgary prospère.Un Calgary urbain en transition, qui apprécie la peinture moderne et l'opéra, qui délaisse les T-bones pour la mozzarella di Bufala et les tomates ancestrales et qui apprécie assez les meubles Eames ou les chaussures excentriques de John Fluevog pour faire vivre un nombre grandissant de boutiques branchées (sans parler du Holt Renfrew qui doit doubler de surface l'été prochain).«Il y a de toute évidence plusieurs zones cool dans la ville, ça bouge», résume Heather Chell, ancienne Torontoise, aujourd'hui propriétaire d'Avenue, un diner urbain populaire du centreville.«Depuis sept ans environ, je dirais, la ville a explosé », ajoute Lincoln Phillip, un journaliste couvrant la mode pour le Calgary Herald qu'on pourrait presque qualifier d'André Leon Talley calgarien même s'il vit en banlieue.«Et depuis deux ans environ, on est en cinquième vitesse», continue Fraser Abbott, directeur des ventes et du marketing à l'hôtel Arts, un des encore rares hôtels boutiques de Calgary.«Encore rare» parce que le groupe québécois Germain est actuellement en train de construire un hôtel en plein centre- ville, à côté des Fairmont, Holt Renfrew et autres grandes institutions urbaines, dont l'ouverture est prévue à l'été 2009.«Calgary est une ville qui bouge énormément où il y a une très grande demande dans le milieu hôtelier, qui d'ailleurs ne fournit pas, et nous souhaitons en faire partie.(.) Les clients?Beaucoup de jeunes dynamiques, qui ont le goût de connaître de nouvelles choses.Ils aiment le beau et ils ont les moyens de se le permettre.Et que ce soit une clientèle locale ou des voyageurs d'affaires, ils ont tous parfois le goût d'être charmés par autre chose qu'un chapeau de cowboy», explique Marie-Pier Germain, qui veille sur les ventes pour les espaces bureau du nouveau complexe Germain.Calgary est-elle en train de troquer le lasso contre un i Phone et ses bottes de cowboy contre une paire de Manolo Blahnik ?Et est-ce assez pour la faire changer de couleurs politiques et l'amener à voter pour des partis traditionnellement plus proches des communautés des centres urbains, comme les libéraux ou même le NPD?«Nous sommes encore en transition », me répond en riant M.Phillip, qui a lui-même choisi de voter pour les libéraux.Dans sa famille -il est né à Calgary mais ses parents ont immigré des Caraïbes-, on vote libéral.Et puis les conservateurs ne sont pas son truc.«Je comprends qu'il faut des grandes entreprises pour faire avancer l'économie, mais il y a aussi les arts, l'éducation, la culture, les choses qui font avancer les gens!» dit-il.Cependant à Calgary, il fait bande à part.Même les gens cool, explique-t-il, votent pour le Parti conservateur.En 2006 d'ailleurs, contrairement, par exemple, aux électeurs des autres grandes villes comme Montréal, Toronto ou Vancouver, les électeurs de Calgary ont accordé des majorités écrasantes aux conservateurs dans les huit circonscriptions urbaines.Et on y trouve même des artistes capables de défendre les coupes conservatrices dans les subventions directes à la culture.Toutefois Yves Trépanier, de Trepanier Baer, une des principales galeries d'art moderne de Calgary -qui représente notamment Molinari et Tousignant -, croit qu'une transformation des mentalités est bel et bien en train de changer Calgary.Et il n'exclut pas que des changements politiques suivent un jour.Mais pas immédiatement.En fait, il voit à l'horizon, avec la prospérité, la diversification culturelle et ethnique de la ville et l'arrivée d'une nouvelle classe urbaine éduquée, entrepreneure et conscientisée - il cite en exemple l'homme d'affaires John Torode, un promoteur qui achète beaucoup d'oeuvres d'art pour ses immeubles, incluant l'hôtel Arts - une plus grande prise en charge collective du projet urbain et social.«Les gens comprennent qu'avec la richesse vient aussi la responsabilité, dit-il.Et de plus en plus de gens se demandent: \"Quel genre de ville voulons-nous?\"» Ce changement ne prendra pas nécessairement le chemin d'un des partis traditionnels -comme Fraser Abbott, il croit que les Calgariens tiennent à faire les choses «à leur façon»- mais cela ne veut pas dire qu'il n'arrivera pas.Déjà, en matière de culture, par exemple, il voit Calgary et l'Alberta se détacher du modèle d'opposition systématique à toute intervention de l'État à la Ralph Klein - l'ancien premier ministre conservateur provincial - avec des engagements f inanciers importants en culture de la part de la Ville de Calgary, l'embauche de personnalités fortes pour diriger les grandes institutions culturelles de la métropole, la réinstitution du poste de ministre des Affaires culturelles.«Tout cela a créé un buzz, explique-t-il.Maintenant, le défi, c'est d'amener ces changements au prochain niveau.» Calgary entre son lasso et ses Manolo MARIE-CLAUDE LORTIE CHRONIQUE À LIRE SUR CYBERPRESSE > PARTIS Suivez la campagne de chaque parti à cyberpresse.ca/partis ÉLECTIONS FÉDÉRALES 2008 «Calgary est une ville qui bouge énormément où il y a une très grande demande dans le milieu hôtelier, qui d'ailleurs ne fournit pas, et nous souhaitons en faire partie.» GILLES TOUPIN VAL-D'OR \u2014 La visite de Stephen Harper à Val-d'Or, la première par un premier ministre du Canada depuis 1968, n'est pas passée inaperçue hier.Le chef conservateur s'est d'abord heurté à son arrivée dans l 'une des plus grandes circonscriptions du pays (Abitibi-Baie-James-Nunavik- Eeyou) à la plus importante manifestation de travailleurs et de groupes sociaux de toute la campagne à ce jour.Alors que les nouvelles en provenance des États-Unis sur la situation financière des Bourses étaient plutôt alarmantes - un enjeu soudain devenu central à la campagne électorale (voir notre autre texte en page A6) -, quelque 300 travailleurs de la FTQ, de la CSN, de communautés autochtones et d'organisations féminines ont accueilli le chef conservateur avec des slogans hostiles.Par contre, quelques minutes plus tard, le chef conservateur était accueilli dans un hôtel par un nombre comparable de sympathisants venus entendre ce qu'il avait à dire.Il a de plus été reçu par le maire de Val-d'Or, Fernand Trahan, qui a affirmé que M.Harper avait l'appui de tous les élus municipaux de la région.«Nous sommes là, a expliqué le porte-parole des manifestants, le conseiller régional de la FTQ Gilles Chapadeau, parce que durant les 24 derniers mois du gouvernement conservateur, il y a eu un budget adopté.Il y avait une crise forestière qui dure toujours et ce gouvernement n'a rien fait pour aider les travailleurs de la forêt, alors que l'argent s'en est allé en Alberta.Les pertes d'emplois nous ont frappés de front ici au Québec et particulièrement dans notre région.» Les manifestants ont reproché surtout au gouvernement Harper son maigre plan d'aide au secteur manufacturier en dérive, soit 1,2 milliard sur trois ans.«Même le gouvernement du Québec a dit que ce n'était pas suffisant.Ils ont fait la sourde oreille.Nous sommes venus ici aujourd'hui pour dire que l'on se souvient », a ajouté M.Chapadeau.Plusieurs manifestants protestaient également contre l'idéologie conservatrice et le projet de loi C-484 qui veut donner un statut juridique au foetus.« On ne pa r t age pas ces valeurs-là dans notre région», a encore affirmé Gilles Chapadeau aux journalistes.Alors que les manifestants scandaient leur appui au Bloc québécois, le chef conservateur a surtout centré son discours sur l'absence de réalisations du Bloc québécois depuis qu'il siège à Ottawa.«Le 14 octobre prochain, vous allez avoir l'occasion d'envoyer sur la glace des joueurs qui vont pouvoir marquer des buts pour vous », a lancé M.Harper à la foule amusée.«Il y a seulement le Bloc qui pense qu'on peut marquer des buts à partir des gradins.» Le chef conservateur a ensuite brossé un vaste tableau des réalisations de son gouvernement, dont la reconnaissance de la nation québécoise, en soulignant qu'il avait tenu ses engagements sur la TPS, l'aide aux parents, le déséquilibre fiscal, la transparence et la réforme de la justice.Il a d'ailleurs profité de l'occasion pour annoncer que s'il est élu, il augmentera le soutien aux Canadiens qui vivent dans des communautés dépendant d'une seule industrie à améliorer leurs compétences et à retourner sur le marché du travail.Il s'est ainsi engagé à augmenter de 50 millions de dollars par année jusqu'en 2012 l'Initiative ciblée pour les travailleurs âgés, un programme qui permet aux travailleurs mis à pied d'acquérir de l'expérience en période de difficultés économiques.Plus tôt dans la journée, sans doute pour répondre aux critiques virulentes qu'il a reçues à propos de sa politique sur les arts et la culture, le chef conservateur a annoncé un nouveau crédit d'impôt pour les activités artistiques des enfants de moins de 16 ans -cours de piano, de peinture, de danse, etc.-, une mesure évaluée à 150 millions de dollars par année.Le critique libéral en matière de culture, le député Denis Coderre, a réagi à cette annonce en qualifiant ce crédit d'«insignifiant» et le geste des conservateurs de «tentative de faire oublier leur bilan désastreux en matière d'arts et de culture».Harper ne passe pas inaperçu à Val-d'Or PHOTO TOM HANSON, LA PRESSE CANADIENNE Quelque 300 travailleurs de la FTQ, de la CSN, de communautés autochtones et d'organisations féminines ont accueilli le chef conservateur avec des slogans hostiles à Val-d'Or hier.«Il y avait une crise forestière qui dure toujours et ce gouvernement n'a rien fait pour aider les travailleurs de la forêt, alors que l'argent s'en est allé en Alberta.» POLITIQUE DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Le gouvernement Harper doit reculer sur son projet de réforme du Sénat et de refonte de la Chambre des communes qui réduirait encore le poids du Québec au fédéral.Le premier ministre Charest a allongé hier la liste des points de frictions entre son gouvernement et celui de Stephen Harper.Avec une longue liste de revendications à l'intention de tous les chefs de parti, M.Charest n'a pas manqué de cibler trois mesures déjà mises en branle par le gouvernement conservateur, des gestes que ne peut cautionner le Québec.Au surplus, M.Charest prévient à l'avance Stephen Harper que son idée de durcir les peines pour les jeunes criminels ne trouvera pas d'appui au gouvernement du Québec.Le Québec « considère que l'intervention auprès de ces clientèles doit viser la réadaptation plutôt que la répression», indique-t-on dans les notes fournies hier par le cabinet de M.Charest pour donner le contexte de chacune des 13 revendications du Québec.On prévient aussi Ottawa: «Si vous modifiez la loi sur la justice pénale pour les adolescents, que celle-ci comprenne des dispositions permettant un traitement asymétrique qui permettrait de tenir compte de la spécificité de l'approche québécoise ».Selon Jean Charest, d'autres propositions du gouvernement Harper, «doivent être revues».L'idée, par exemple, de redistribuer les sièges des Communes entre les provinces pour tenir compte davantage des mouvements démographiques.Cette nouvelle donne «diminuerait l'influence du Québec ».Comme le projet d'un Sénat «égal », où toutes les provinces auraient le même nombre de sièges, le gouvernement fédéral et M.Harper «doivent absolument revoir ce qu'ils ont déjà proposé».Comme l'avait fait Monique Jérôme-Forget, M.Charest a rappelé que le Québec réprouvait l'intention fédérale d'instituer une Commission canadienne des valeurs mobilières.Québec demande «un engagement de votre part de respecter intégralement la compétence exclusive des provinces en (cette) matière».Autre doigt pointé vers le gouvernement conservateur: Québec préconise que l'année de référence pour la diminution des gaz à effet de serre soit 1990, comme prévu au protocole de Kyoto, et non 2006 comme le propose le gouvernement Harper.M.Charest veut aussi le «renforcement » du contrôle des armes à feu, et un engagement d'Ottawa à «maintenir le registre» que le gouvernement Harper a aboli.Finalement, les coupes conservatrices dans les transferts aux artistes et le développement régional «doivent être également révisées pour qu'on rétablisse le financement», a dit M.Charest.Ce dernier se défend bien de s'en prendre surtout au gouvernement Harper.«On vise tous les partis politiques, je m'exprime au nom de tous les Québécois.Il est sain que tous les partis politiques puissent s'exprimer sur ces enjeux», insiste-t-il.Et M.Charest d'expliquer qu'avec cette prise de position, le nouveau gouvernement à Ottawa, quel qu'il soit, connaîtra ainsi la position du Québec et «agira en conséquence».«Je ne cherche pas à diriger le vote », précise-t-il.M.Charest s'attend «à ce qu'il y ait des réponses» de la part des partis fédéraux, des positions qui seront affichées sur l'internet.En répl ique, la chef péquiste Pauline Marois a soutenu que le premier ministre « avait fait une démonstration éloquente de l'échec du fédéralisme».Le nombre de doléances, près d'une quinzaine, en dit long, selon elle sur les retombées du «fédéralisme d'ouverture» préconisé par le gouvernement libéral.Plus tôt M.Charest avait ciblé ses adversaires adéquiste et péquiste Mario Dumont et Pauline Marois qui proposent une réouverture du dossier constitutionnel au moment où l'économie devrait mobiliser tous les efforts des élus.Dans sa lettre aux chefs fédéraux, M.Charest souligne que la reconnaissance de la «nation» québécoise « devra, le temps venu, trouver son expression dans la Constitution canadienne».Le gouvernement du Québec «est fédéraliste » et estime qu'une approche «axée sur des ententes administratives nous permettent d'obtenir des résultats tangibles pour nos citoyens, (plutôt) que la confrontation stérile».Dans la liste des revendications du Québec on retrouve plusieurs demandes traditionnelles.Ainsi, l'encadrement du pouvoir fédéral de dépenser, un engagement qu'avait pourtant pris Stephen Harper, à Québec en 2005, a rappelé M.Charest.Le Québec veut que les partis fédéraux s'engagent à négocier le processus de nomination des juges à la Cour suprême.On veut que le Québec ait «un rôle déterminant dans la nomination des juges québécois».On réclame aussi que le fédéral s'engage à conclure un accord avec le Québec pour l'exploration minière et gazière dans le golfe Saint-Laurent, une demande mainte fois répétée par M me Marois.«Je ne cherche pas à diriger le vote» Jean Charest allonge sa liste de demandes et accroche au passage le PCC Selon Charest, l'idée de redistribuer les sièges des Communes entre les provinces pour tenir compte davantage des mouvements démographiques affaiblirait le poids politique du Québec.TOMMY CHOUINARD QUÉBEC\u2014 Catapulté au poste de ministre de la Santé en juin sans avoir subi l'épreuve des urnes, le Dr Yves Bolduc a finalement obtenu haut la main, hier, son laissez-passer pour l'Assemblée nationale.Il a remporté l'élection partielle dans la circonscription de Jean- Talon, à Québec, avec 57,8% des suffrages.Le nouveau député a écrasé ses cinq adversaires, devançant la péquiste Françoise Mercure par près de 27 points.L'Action démocratique du Québec a encaissé toute une dégelée.Le parti de Mario Dumont n'a récolté que 4,6%, le plus bas score de son histoire dans cette circonscription.Le Parti vert n'est pas loin derrière avec un score de 3,4%.«Êtes-vous d'accord pour dire qu'on a fait toute une campagne! » a lancé M.Bolduc dans son local électoral bondé de militants.Le premier ministre Jean Charest a d'ailleurs souligné que son nouveau député «a fait une campagne électorale comme on en a rarement vu».Yves Bolduc surpasse même le résultat enregistré par Philippe Couillard lors des élections générales de 2007.L'ex-ministre de la Santé avait amassé 42% des voix.Sa majorité était de 3873 voix, alors que celle de M.Bolduc a atteint 5590.Le bond de près de 16 points du Parti libéral s'est réalisé surtout aux dépens de l'ADQ et de son candidat Martin Briand, un étudiant au doctorat en médecine expérimentale.Le parti de Mario Dumont termine encore une fois en troisième position mais il perd 14 points par rapport aux élections de 2007.Lors de son tout premier test électoral en 1994, juste après sa fondation, l'ADQ avait fait mieux et obtenu 7,5%.La défaite d'hier est d'autant plus dure pour l'ADQ qu'elle survient dans la région de Québec, un terreau qui lui est fertile.Cette élection confirme la chute de l'ADQ observée dans les sondages depuis déjà plusieurs mois.Avec 30,9%, le PQ a enregistré hier un score équivalent à celui de 2007, alors qu'il avait récolté 30%.Québec solidaire a amassé 2,7% des voix; le Parti indépendantiste, 0,5%.Le taux de participation a atteint 51,7%, ce qui est beaucoup plus élevé que la moyenne des dernières années pour une élection partielle.C'est exceptionnel d'autant que le scrutin a eu lieu au beau milieu d'une campagne électorale fédérale fort médiatisée.La victoire d'Yves Bolduc n'a causé aucune surprise.Jean-Talon est fidèle aux libéraux depuis sa création dans les années 60.Le PQ est toutefois venu bien près de l'emporter en 1994 et 1998 dans cette circonscription composée d'électeurs plus aisés et plus âgés en moyenne que dans le reste de la région.L'élection dans Jean-Talon a été rendue nécessaire à la suite du départ de Philippe Couillard, le 25 juin.Le jour même, Jean Charest recrutait le médecin Yves Bolduc, un non-élu, pour devenir le nouveau ministre de la Santé et des Services sociaux.Une élection partielle a été déclenchée quelques semaines plus tard.Yves Bolduc n'en était pas à son premier test électoral hier.Lors des élections générales du printemps 2007, le médecin d'Alma, toujours sous la bannière libérale, avait subi un revers dans Lac-Saint-Jean face au péquiste Alexandre Cloutier.ÉLECTION PARTIELLE DANS JEAN-TALON Yves Bolduc écrase ses adversaires PHOTO CLÉMENT ALLARD, LA PRESSE CANADIENNE Jean Charest a félicité son nouveau député, Yves Bolduc, qui a fait selon lui «une campagne électorale comme on en a rarement vu».La victoire d'Yves Bolduc n'a causé aucune surprise.Jean-Talon est fidèle aux libéraux depuis sa création dans les années 60. OHIO Capitale : Colombus Population : 630 730 Population urbaine : 91,3% Population rurale : 8,8% Revenu médian : 43,885$ Origines ethniques : 85,2% Blancs 7,2% Noirs 3,3% Asiatiques Colombus PRÉSIDENTIELLEAMÉRICAINE LA BATAILLE DE L'OHIO AGENCE FRANCE-PRESSE COLOMBUS\u2014 Après quatre jours d'interruption, le candidat républicain à la Maison-Blanche John Mc Cain est reparti en campagne hier, en Ohio.L o r s d 'u ne re n c o n t r e à Colombus, il a défendu sa colistière Sarah Palin, vivement critiquée dans la presse, qu'il a présentée comme «sa partenaire à Washington ».Mc Cain a consacré les premiers mots de son discours à Mme Palin, présente à ses côtés sur la scène.«Elle est elle-même un peu franc-tireur.Elle sera ma partenaire à Washington.Elle a l'étoffe d'un chef et elle sait ce que veut dire faire passer le pays avant tout », a-t-il insisté.Palin fait l'objet de nombreuses critiques dans les médias et sur la blogosphère pour avoir évité la presse, qui doute de son côté de sa capacité à devenir vice-présidente.Les classes moyennes La politicienne a insisté pour sa part sur le soutien qu'apporterait aux classes moyennes le ticket Mc Cain-Palin s'il est élu à la Maison Blanche.L'Ohio est l'un des États américains particulièrement frappés par la crise économique.« Ici, dans l'Ohio, les prix élevés de l'essence font qu'un plein peut paraître un luxe », a-t- el le dit avant d'ajouter que Mc Cai n e t el le-même proposaient d'exploiter « les ressources en charbon propre disponibles dans la région », contrai rement , selon el le, à leurs adversaires démocrates.La gouverneure de l'Alaska, 44 ans, a ensuite pris le chemin de Sedona en Arizona pour s'y préparer au débat qui doit l'opposer jeudi, à la Washington University de Saint-Louis au Missouri, au colistier de Barack Obama, Joe Biden.Le sénateur de l'Arizona possède une propriété à Sedona.John Mc Cain défend Sarah Palin PHOTO MANDEL NGAN, AFP Une partisane des républicains affiche son soutien à Sarah Palin, colistière de John Mc Cain, à l'occasion d'un rassemblement à Colombus dans l'État de l'Ohio, durement frappé par la crise économique.ANDRÉ DUCHESNE ENVOYÉ SPÉCIAL OHIO CLEVELAND\u2014Rick Day marchait d'un pas traînant le long d'un parc surplombant le stade des Browns de Cleveland lorsque La Presse l'a abordé pour lui poser LA question: Mc Cain ou Obama?L'homme dans la quarantaine, chandail des Indians sur le dos et casquette vissée sur la tête, avait d'autres préoccupations que le choix du prochain président des États-Unis.La veille, en fin de soirée, il avait rempli son dernier quart de travail à la manufacture qui l'employait.«Il y a deux semaines, on nous a annoncé la fin des opérations.Je dois trouver un autre emploi», disait M.Day.Sa situation illustre parfaitement ce qui préoccupe le plus la population de cet État du Midwest à l'heure de l'élection présidentielle.En Ohio, l'emploi et l'économie dominent la liste des enjeux.Bien avant la guerre en Irak, les soins de santé ou l'environnement.Un sentiment partagé dans les États voisins de ce qu'on appelle aujourd'hui la ceinture de rouille (Rust Belt) : Pennsylvanie, Wisconsin, Michigan, etc, l'ancienne Steel Belt.«L'État ne s'est pas encore remis du déclin de l'industrie de l'acier, amorcé à la fin des années 70, lance Joe Frolik, éditorialiste au quotidien The Plain Dealer de Cleveland.Il y a eu de nombreuses fermetures d'usines.L'époque où les gens passaient de la fin de l'école secondaire à un emploi stable et bien payé, avec l'espoir de faire partie de la classe moyenne, est révolue.» Il serait toutefois présomptueux, dans cette situation économique corsée, de croire que tous les chômeurs et travailleurs à bas salaire vont indubitablement voter du côté des démocrates, en dépit du message de changement martelé par leur leader, Barack Obama.«Je ne sais pas, dit Rick Day.Je n'ai pas l'impression que l'un est meilleur que l'autre.J'ai un mois pour me décider», fait-il avant de reprendre sa promenade.Vive le libre-échange! D'autres savent exactement ce qui est à la source de leur indécision.Comme Anita Swann, une femme travaillant comme assistante juridique.Elle jure qu'après huit ans, elle ne veut pas un jour de plus de l'administration Bush.Mais Obamaw?Pas sûr.«Vous savez que son deuxième prénom est Hussein?Qu'est-ce que ça implique ?Quels sont ses liens avec les islamistes?» s'inquiète-t-elle.Président du comité électoral républicain dans le très populeux comté de Cuyahoga (centre-ville de Cleveland et environs immédiats), Rob Frost est convaincu que la relance économique passe par le libre-échange.Et par un virage vers les technologies énergétiques plus vertes.À ses yeux, l'un ne va pas sans l'autre.«Nous faisons face à un choix, dit-il.Ou nous nous refermons sur nous-mêmes et nous réinventons l'éolienne, ou nous nous tournons vers le monde pour former des partenariats.» En fait, il souhaite que l'Ohio mette sa main-d'oeuvre, son expertise et ses infrastructures au profit de la fabrication de pièces et d'équipements de sources énergétiques non polluantes comme des éoliennes ou des centrales nucléaires.État baromètre Un discours qui, bien entendu, cadre avec celui de John Mc Cain, c andida t républ i c a in à la présidence.PourM.Frost, John Mc Cain est l'homme du libre-échange.«Obama a essayé de torpiller cette question durant les primaires, rappelle-t-il.Et vous savez, Obama n'a pas gagné les primaires démocrates en Ohio.John Mc Cain lui, a réussi.» L'Ohio est un État baromètre de l'élection présidentielle.Depuis 1944, il a toujours voté du côté du vainqueur, à l'exception de 1960 (Nixon contre Kennedy).Jamais un républicain n'a gagné la Maison-Blanche sans l'Ohio.En 2004, c'est la victoire, par une faible marge de 119 000 voix, sur plus de 5,5 millions de vote, qui a permis à George W.Bush d'être réélu.Le vote démocrate est concentré dans toute la région de Cleveland, au nord-est, et dans quelques grandes villes, telle Columbus, la capitale.Mais ailleurs, dans les régions rurales, les républicains sont loin devant.« Il y a une forte tradition culturelle là-dedans et elle va se maintenir, dit Jason Vaught, professeur de sciences politiques à l'Université Cleveland State.Je ne crois pas que ces électeurs soient prêts à voter pour un candidat noir.Par contre, un récent sondage montrait qu'en dehors des villes Mc Cain n'est pas aussi en avance sur Obama que Bush l'était sur Kerry en 2004.» Un autre récent sondage mené pour le compte des huit plus grands quotidiens de l'Ohio tend toutefois à montrer que le camp Obama a de la difficulté à consolider ses acquis dans ses forteresses.Il est assez facile, en questionnant les passants dans le centreville de Cleveland, de constater à quel point la très grande majorité d'entre eux penchent pour les démocrates.Ils croient aux promesses de changements et aux thèmes défendus par leur candidat.Économie ou Irak La Presse a accompagné le professeur Vaught dans sa classe, où une bonne vingtaine d'étudiants encore endormis attendaient son arrivée.Lorsqu'il a demandé s'il y avait des partisans de Mc Cain, seules deux mains se sont levées.«Ce n'est pas une question de couleur, c'est une question de caractère, dit Ashley Leonard, une jeune femme née d'un mariage mixte qui donne son vote à Mc Cain.Obama est un beau parleur.Mais Mc Cain est courageux et humble.Lorsqu'il commet une bévue, il n'essaie pas de se justifier.Il s'excuse.» Comment Mc Cain va- t-i l régler les problèmes économiques?«D'abord, on doit terminer la guerre en Irak, dit Cheryl Benedict, la seconde partisane de la classe.C'est une question d'éthique.En réglant cette question, l'économie va mieux aller.» Les partisans d'Obama croient évidemment le contraire.«Avec lui, l'argent va revenir dans les poches de la classe moyenne.Toute sa plateforme électorale se tient.En l'appliquant, cela va créer un effet d'entraînement sur l'économie », croient Dustin Klapa et Francis Pusl, deux gaillards dans la vingtaine rencontrés rue Euclide, au centre-ville.Trop chaud pour prédire à qui ira la victoire?Chose certaine, les deux organisations roulent à fond de train pour joindre les indécis et faire sortir les électeurs le jour du vote.«En 2004, ce sont les républicains qui ont gagné à ce jeu», rappelle Joe Frolik.Lutte féroce autour des indécis Le candidat républicain à la présidence des États-Unis, John Mc Cain, et sa colistière Sarah Palin faisaient à nouveau campagne dans l'État de l'Ohio hier, après y avoir passé plusieurs jours il y a moins de deux semaines.et pour cause ! L'Ohio est un des États baromètres par excellence des élections américaines.Alors que les sondages indiquent que la lutte est très serrée entre MM.Mc Cain et Obama, démocrates et républicains y feront des visites à répétition d'ici l'élection du 4 novembre.Leur but : convaincre les indécis qui feront pencher la balance d'un côté ou de l'autre.La Presse a passé trois jours en Ohio.En Ohio, l'emploi et l'économie dominent la liste des enjeux.Bien avant la guerre en Irak, les soins de santé ou l'environnement.PHOTO JAY LAPRETE, BLOOMBERG NEWS Le candidat républicain à la présidentielle américaine, John Mc Cain, est reparti en campagne hier aux côtés de Sarah Palin, à Colombus dans l'Ohio. PLUS PNEUS D'HIVER SANS FRAIS ADDITIONNELS6 4 \" $() 51+).0' $\"-) /8'' 51+).OFFRESPONTIAC.CA Des offres qui valent le détour.ACHETEZ À Prix initial Préparation INCLUSE Ajustement de prix8 Prix de vente au comptant9 26695$ - 5000$ = 21695$ FINANCEMENT À L'ACHAT 0 % JUSQU'À 60 MOIS4 Mêmes offres disponibles sur le modèle coupé TAUX DE FINANCEMENT À L'ACHAT DE 0% POUR 72 MOIS ACHETEZ À aux deux semaines3 99$ 0 $ de comptant Préparation INCLUSE PRIX D'ACHAT 15 444$3 ACHETEZ À Prix initial Préparation INCLUSE Ajustement de prix8 Prix de vente au comptant9 34199$ - 7700$ = 26499$ Sécurité 5 étoiles5 La plus haute cote de sécurité Sécurité 5 étoiles5 Sécurité 5 étoiles5 La plus haute cote de sécurité L'Association des concessionnaires Pontiac BuickGMCdu Québec suggère aux consommateurs de lire ce qui suit.Offres d'une durée limitée, réservées aux particuliers, s'appliquant auxmodèles neufs 2008 suivants: Torrent (2LF26/R7A), berlineG5 SE (2AL69/R7B), coupé G5 SE (2AL37/R7B), berlineG6 SE (2ZG69/R7B) et Sierra (TK10753/R7G).Lesmodèles illustrés comprennent certaines caractéristiques offertes en option à un coût additionnel.En financement, conditionnel à l'approbation de crédit de GMAC.Les frais liés à l'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers, si applicable, et droits sur les pneus sont en sus et payables à la livraison.1.À l'achat de la plupart des modèles 2008 neufs oude démonstration en stock chez un concessionnaire participant, livrés entre le 19 juin 2008 et le 31 octobre 2008, et moyennant le versement d'une somme additionnelle de 0,01$, le consommateur reçoit une carte d'essence à prix préférentiel permettant d'économiser soit 20¢ le litre ou 40¢ le litre pour 2 500 L d'essence chez les détaillants Petro-CanadaMC.Les véhicules suivants sont éligibles à la réduction de 40¢ par litre (modèles 2008 suivants: Torrent, pickups Sierra, Yukon et Yukon XL); tous les autres modèles éligibles recevront la réduction de 20 ¢ par litre.La réduction de 20¢ à 40¢ par litre inclut les taxes applicables.Les cartes sont valides à compter de 72 heures suivant la livraison, uniquement chez les détaillants Petro-Canada et ne sont pas monnayables.Tous les véhicules Pontiac, Buick et GMC sont admissibles sauf la Wave de Pontiac et tous les camions poids moyen (y compris la familleGMT560 et la série W).GM se réserve le droit de modifier ou demettre fin à cette offre et/ou au programme en tout ou en partie pour toute raison et en tout temps, sans préavis.MCMarque de commerce de Petro-Canada.Utilisée sous licence.2.Calcul basé sur les cotes indiquées dans le Guide de consommation de carburant 2008 de Ressources naturelles Canada sur le taux de consommation sur route, une réserve de carburant de 10%et une capacité de réservoir de 77,6 L sur le Torrent avecmoteur 3,4 L et boîte automatique 5 vitesses, de 49,0 L sur la G5 SE avecmoteur 2,2 L et boîte manuelle 5 vitesses, de 62,0 L sur la G6 avecmoteur 2,4 L et boîte automatique 4 vitesses et le Sierra avecmoteur 5,3 L et boîte automatique 4 vitesses.Les économies de carburant réelles peuvent varier selon les conditions routières, la météo et les habitudes de conduite.3.À l'achat de la G5, total de 156 paiements effectués aux deux semaines, basés sur un financement de 72 mois.Préparation incluse à l'achat.Transport (G5: 1 095$) en sus.Frais d'immatriculation, assurance et toutes taxes en sus.4.À l'achat de la G6, 0% de financement jusqu'à 60 mois.5.Sécurité 5 étoiles pour le conducteur et le passager avant lors des tests d'impacts frontaux et pour les passagers avant et arrière lors des tests d'impacts latéraux pour le Torrent et le Sierra, la plus haute cote de sécurité décernée par le gouvernement américain.Sécurité 5 étoiles pour le conducteur et les passagers avant et arrière lors des tests d'impacts latéraux pour la G6 2008.Essais effectués par la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA).6.Les 4 pneus d'hiver fournis à l'achat du Torrent sont de dimension 16 po.La marque et le modèle sont à la discrétion du concessionnaire.Installation en sus, si requise.Cette offre n'est pas monnayable.Certaines conditions s'appliquent.7.Selon le Guide de consommation de carburant 2008 de Ressources naturelles Canada.Exclut les autres véhicules GM.8.L'ajustement de prix est offert sur le Torrent et les pickups Sierra de séries 1500 à cabine allongée ou multiplaces sans les options 5V4 ou R6C.Offert seulement aux clients qui paient comptant.Communiquez avec votre concessionnaire pour en savoir davantage.9.À l'achat, préparation incluse.Transport (Torrent: 1 150$, Sierra: 1 300$), frais d'immatriculation, assurance et toutes taxes en sus.Offert seulement aux clients qui paient comptant; ceux qui optent pour le financement à la location ou l'achat ne peuvent en bénéficier et verront leur taux de financement augmenter.Communiquez avec votre concessionnaire pour en savoir davantage.Ces offres sont exclusives et ne peuvent être combinées avec aucune autre offre ni aucun autre programme incitatif d'achat, à l'exception des programmes de La Carte GM, de prime pour étudiants (primegmpouretudiants.ca) et de GM Mobilité.Le concessionnaire peut vendre à un prix moindre.Un échange entre concessionnaires peut être requis.Pour de plus amples renseignements, passez chez votre concessionnaire, composez le 1 800 463-7483 ou visitez gm.ca.À CABINE ALLONGÉE k m FAITES AVEC UN SEUL PLEIN (route) ROUTE : 5,9L/100km VILLE: 9,2 L/100km2 ROUTE : 10,6 L/100km VILLE: 15,1 L/100km2 LE PLUS ÉCONOME EN ESSENCE des gros pick-up à 4 roues motrices7.k m FAITES AVEC UN SEUL PLEIN (route) ROUTE : 8,3L/100km VILLE: 12,2 L/100km2 k m FAITES AVEC UN SEUL PLEIN (route) ROUTE : 6,5L/100km VILLE: 9,6 L/100km2 3588207A ACTUALITÉS MATHIEU PERREAULT Julius et Ethel Rosenberg étaient bel et bien des espions soviétiques.Les deux New-Yorkais, qui ont été exécutés en 1953 en plein maccarthysme pour avoir livré les secrets de la bombe atomique à l'URSS, sont devenus des martyrs de l'extrême gauche.Ils ont soutenu leur innocence jusqu'à leur dernier souffle, et leurs deux fils ont toujours soutenu leur cause.Du moins jusqu'à mardi dernier.Les fils ont admis, sur la base de nouvelles révélations d'un ami de leurs parents lui aussi condamné pour espionnage, que leurs parents avaient bel et bien passé des secrets militaires américains au KGB.Tout a commencé le 11 septembre dernier.Des documents du procès Rosenberg ont été rendus publics après une guérilla judiciaire de 30 ans des deux fils et d'historiens.Un journaliste du New York Times qui a écrit un livre sur le sujet, Sam Roberts, a appelé Morton Sobell pour avoir des commentaires.M.Sobell, ami des Rosenberg, avait été accusé enmême temps qu'eux et condamné à cinqans de prisonpour espionnage.Il a fait un aveu inattendu: les Rosenberg et lui étaient bel et bien des espions.Même s'ils n'avaient pas transmis de secrets atomiques, ils avaient envoyé en URSS des renseignements militaires encore plus importants.«Disons que je ne suis pas surpris », a déclaré le fils aîné des Rosenberg, Robert Meeropol (il a pris le nom de sa famille adoptive), en entrevue avec La Presse.«Quand j'ai fait mes études de droit, dans les années 70, je me suis rendu compte qu'on savait bien peu de choses sur ce procès.Alors, je me suis préparé à ce que la vérité aille d'un côté comme de l'autre.» M.Meeropol estime tout de même que ses parents ont été injustement traités.«Mon père a été un bouc émissaire.S'il avait été établi qu'il n'était pas responsable de l'acquisition de la bombe A par les Russes, il n'aurait jamais été exécuté.Et ma mère a été victime de parjure, comme le montrent les documents dévoilés le 11 septembre.Tout ceque le gouvernement avait contre elle, c'était qu'elle avait tapé le procèsverbal d'une rencontre où les secrets atomiques auraient été discutés.Et ça semble être faux.» M.Meeropol estime que les documents ont été rendus publics le 11 septembre pour qu'ils soient noyés dans le flot de reportages sur l'anniversaire des attaques contre les tours jumelles à New York en 2001.Les accusations contre Ethel Rosenberg servaient à faire pression sur Julius.Ces pressions ont fonctionné dans le cas du frère d'Ethel, David Greenglass, mécanicien militaire qui a travaillé au site nucléaire de Los Alamos, dont le témoignage a constitué l'assise des accusations contre sa soeur et son beau-frère.«Je n'ai jamais reparlé à mon oncle ou à sa famille, dit M.Meeropol.Il vit sous un nom d'emprunt depuis.Avec mon frère Michael, nous disons souvent en blague qu'être un Greenglass est probablement plus infamant aujourd'hui qu'être un Rosenberg.» Dans un de ses films, le cinéaste Woody Allen met en scène un personnage qui dit sarcastiquement, à propos de quelqu'un qu'il déteste: «Je l'aime comme un frère - David Greenglass.» Les Rosenberg étaient des espions PHOTO ARCHIVES ASSOCIATED PRESS Ethel et Julius Rosenberg durant leur procès en 1951. André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef FORUM ÉDITORIAUX FORUM@LAPRESSE.CA serge.chapleau@lapresse.ca DROITS RÉSERVÉS L'actuelle campagne électorale aura permis (quel ravissement !) de fracasser le miroir déformant et «fourbe» qui, depuis les années 60, nous donne l'impression qu'il existe, dans le monde artistique québécois, une «pensée unique», une hégémonie intellectuelle et politique presque totalitaire et une obligation radicale de s'afficher comme appartenant à la caste de ceux et celles qui «veulent se donner un pays».C'est une véritable volupté intellectuelle de voir et d'apercevoir un certain nombre d'artistes qui font savoir qu'ils vont voter, entre autres, pour le Parti libéral et pour le «perfide» Stéphane Dion, ce fédéraliste ennemi du Québec, ce «judas» vil et méprisable.J'ai l'impression de constater l'émergence d'une santé «retrouvée» et d'un sens démocratique qui ose enfin exploser dans la sphère publique.Qu'il y ait des artistes souverainistes comme Michel Rivard et Paul Piché, cela est sain et sympathique.Mais que l'ensemble du monde artistique semble constituer un bloc monolithique, cela a, pendant longtemps, été malsain et inquiétant.Je ne puis que dire bravo à nos artistes, lesquels sont parfois mal aimés et mal perçus alors qu'ils sont essentiels et souvent admirables.Jean-Serge Baribeau, Montréal Enfin de la diversité.PHOTO ARCHIVES LA PRESSE L'auteur-compositeur-interprète Michel Rivard.Les banquiers sont des génies La Chambre des représentants a refusé d'approuver, hier, le plan de sauvetage de 700 milliards de l'économie américaine.Que penser de cette crise?Depuis le début, on dit que le problème vient du fait que les banques ont été trop imaginatives ces dernières années.Elles ont créé des produits d'investissement compliqués, les ont joliment emballés et les ont vendus à des courtiers et des fonds de retraite crédules.La crise actuelle va-telle freiner cet élan de créativité?Aucunement.Les ingénieurs de la finance viennent tout juste d'accoucher d'un nouvel instrument financier: les mauvaises créances.Ils vont emballer ces produits plus que douteux - des dettes adossées à des hypothèques dont la valeur est en chute libre - et en vendre pour 700 milliards aux contribuables américains, forcés de les acheter.Aucun doute, les banquiers sont des génies.et ont de bons contacts à Washington.David Descôteaux, Montréal Encadrer la spéculation Je ne suis qu'unmodeste profane enmatière d'affaires boursières, mais il me semble évident qu'il est peut-être temps d'encadrer plus sérieusement la spéculation.Au départ, ne devrait-on pas mettre un terme fixe à tout investissement, comme on le fait pour les prêts bancaires?Quelqu'un veut investir dans une entreprise?Il ne peut revendre ses actions avant un délai d'un an, trois ou cinq ans, selon l'échéance et un taux d'intérêt prédéterminés.Ainsi, les entreprises ne seraient plus constamment à la merci des vents de folie aucunement justifiés qui balaient les marchés boursiers.Ainsi, les spéculateurs deviendraient un peu plus responsables face au climat économique et auraient moins tendance à fuir avec la caisse aux premiers signes de tempête.Et on pourrait aussi mieux encadrer les courtiers qui s'engraissent en profitant de tous les mouvements dumarché, en baisse comme en hausse.Àmes yeux, il y a là une apparence de conflit d'intérêts pour le moins inquiétant.Est-il normal de mettre toute l'économie mondiale en péril pour permettre à une poignée de profiteurs de s'enrichir à outrance du jour au lendemain?Jean Bertrand, Saint-Jérôme Un groupe d'opportunistes Si Gilles Duceppe décidait de prendre sa retraite en 2009, il aurait droit à une pension annuelle de 136 000$ jusqu'à sa mort.Et on ne parle même pas de son salaire actuel de 208 300$.Tout ça pour son beau travail au Parlement canadien en tant que chef d'un parti qui avait été créé dans le but de siéger à Ottawa le temps d'un mandat ou deux, en attendant la souveraineté du Québec.Ce gros salaire et cette généreuse pension représentent l'essence même du Bloc québécois : un groupe d'opportunistes qui occupent des sièges fédéraux sans aucun pouvoir.Tout ça afin de réussir à atteindre le nombre d'années de service nécessaire à l'obtention de ces généreuses pensions.Depuis son arrivée à Ottawa, le Bloc a présenté environ 260 projets de loi, dont seulement quatre ont été adoptés, un taux de réussite ridicule.Pire, trois des quatre projets adoptés portaient sur des changements de nom de circonscriptions.Disons que ça fait cher du projet de loi ! S.Rivard Un CHUM.pour les malades ?On a beaucoup entendu et lu au sujet du nouveau CHUM.Les politiciens ont largement débattu, la semaine dernière, du site et des coûts de l'hôpital mais aucun n'a parlé du sort des patients! Ontils oublié qu'un hôpital est d'abord là pour les malades, pas pour se faire du capital politique ?Que deviendront toutes ces personnes durant les cinq, six ou sept années requises pour la démolition et la reconstruction de l'hôpital ?Surtout, ne nous répondez pas que le flot des patients sera absorbé par les autres hôpitaux quand ceux-ci débordent déjà.Il faut construire ailleurs comme le fait Mc Gill et non remplacer une mauvaise décision par une autre guère meilleure.Huguette L.Véronneau, Saint-Lambert nathalie.collard@lapresse.ca NATHALIE COLLARD Jeudi soir, les républicains n'auront plus le choix: ils devront se résigner à laisser parler Sarah Palin.Depuis l'annonce de sa candidature à la vice-présidence aux côtés de John Mc Cain, Mme Palin n'a accordé que deux entrevues, à ABC et CBS.Elle n'a tenu aucune conférence de presse et a refusé de prononcer un seul mot devant les caméras lors de ses rencontres avec des chefs d'État à l'ONU, la semaine dernière.Quand on sait à quel point la présence des candidats dans les médias est importante durant une campagne présidentielle, ondevineàquel point les républicains ont peur des ravages que l'ignorance de leur candidate vedette pourrait causer.Et pourtant, c'est grâce à son authenticité si la popularité de Mme Palin a grandi au cours des dernières semaines.La vérité, c'est que, depuis la convention républicaine, Sarah Palin est passée de l'état de femme alibi à celui de femme potiche.«Sois belle et tais-toi», lui ordonne son parti, nous ramenant ainsi quelques décennies en arrière.Cette gifle supplémentaire au visage de l'électorat féminin devrait achever de convaincre les quelques cheerleaders qui s'obstinent encore à voir le choix de Sarah Palin comme une bonne nouvelle pour les femmes.Le traitement que lui réserve son propre parti ne laisse plus aucun doute sur les motivations qui ont poussé l'équipe républicaine à choisir cette candidate sans expérience.Un choix basé sur le mépris, et non sur le respect des femmes.Excédée, l'animatrice de CNN, Campbell Brown, est sortie de sa réserve habituelle, la semaine dernière, pour fustiger l'équipe de John Mc Cain.En direct et en heure de grande écoute, Mme Brown a invité les stratèges de Mc Cain à «libérer» Sarah Palin, leur enjoignant de cesser ce traitement on ne peut plus sexiste à l'endroit de la gouverneure.«Laissez-la mener une campagne au même titre que les hommes, une campagne à part entière!, a-t-elle demandé.J'en ai assez, et je suis certaine qu'il y a beaucoup de femmes américaines qui seront d'accord avec moi!» Des Canadiennes aussi.La potiche mroy@lapresse.ca MARIO ROY Malalai Kakar a été tuée.La femme d'une quarantaine d'années était capitaine de police à Kandahar, la première à s'engager dans ce service après la chute du régime taliban, il y a près de sept ans.Elle dirigeait la section des crimes contre les femmes dans cette région la plus conservatrice et violente du pays - autant dire qu'elle s'était investie dans une mission presque suicidaire.De fait, après avoir reçu nombre de menaces, elle a finalement été abattue par balle, dimanche, en sortant de chez elle pour se rendre à son travail.Son fils (l'un de ses six enfants lui servait de chauffeur) a été grièvement blessé.Hier, les talibans ont fièrement revendiqué cet assassinat\u2026 C o m me bi e n d'autres, le mot «courage » est aujourd'hui servi à toutes les sauces, banalisé, vidé de son sens.Mais dans le cas de Malalai Kakar, il n'est tout simplement pas assez fort pour décrire la force qui l'animait.Cependant, l'événement, lui, est suffisamment parlant pour remettre en mémoire le type de société qui a existé, et pourrait exister encore, en Afghanistan.Le vrai courage akrol@lapresse.ca ARIANE KROL Comme des gamins frondeurs encouragés par les cris de leurs camarades, 228 membres du Congrès américain ont refusé de faire ce qu'on attendait d'eux hier, bloquant le plan censé rescaper l'industrie financière.La potion, il faut le reconnaître, est particulièrement amère.Mais ils n'auront pas le choix de l'avaler.Si ces représentants pensaient avoir subi de la pression de la part de leurs électeurs, ils n'ont encore rien vu.Désormais, ils ne la sentiront plus seulement en prenant leurs appels ou leur courriel, mais en regardant les nouvelles, 24h sur 24.Partout, le même message tourne en boucle: si le Congrès n'adopte pas ce fichu plan au plus vite, c'est toute l'économie américaine qui risque de s'écraser.Et cette fois, ce ne sont plus seulement des économistes et un président en perte de crédibilité qui le leur disent.Ce sont les confrères du même côté de la Chambre, comme les quatre représentants de l'Arkansas, qui ont voté en faveur du plan même si le geste leur répugnait au plus haut point.Ils ont compris, eux, que le remède était moins pire que le mal.Les marchés ont fourni un argument de taille en prenant une raclée historique - l'indice S&P 500 a chuté de presque 9%durant la journée, du jamais vu depuis octobre 1987.Cela fait des mois que les médias parlent de la crise de crédit et des problèmes du secteur financier qui risquent de contaminer le reste de l'économie.De toute évidence, beaucoup d'Américains n'ont pas encore compris ce qui se passe.Ou alors leur colère les aveugle.C'est pourquoi ils ont harcelé leurs élus, afin qu'ils rejettent ce coûteux plan financé à même leurs impôts.Et ça a marché.Pour l'instant.Si autant d'Américains sont prêts à laisser couler les financiers, c'est qu'ils ne voient aucun lien entre leur existence et la leur.Avec les délires dont on a été témoin sur Wall Street depuis quelques années, ce n'est pas étonnant.Hélas! les risques de contagion sont bien réels.C'est ce que les défenseurs du plan de sauvetage se sont efforcés de faire comprendre hier, en des termes simples et compréhensibles de tous.Exit la «crise financière mondiale» ou «le risque d'implosion des marchés », parlons des vraies affaires.Si le Congrès ne change pas d'idée rapidement, le crédit pourrait se raréfier à un point tel que les consommateurs ne réussiront plus à obtenir un prêt pour s'acheter une auto ou financer les études de leurs enfants.Pires, les PME n'auront plus d'argent pour investir ou même payer leurs employés.Est-ce assez concret à votre goût?Ces exemples-là étaient sur toutes les lèvres hier soir.Convaincront-ils les représentants et, surtout, leur électorat, de la gravité de la situation?Il faut le souhaiter.Même s'ils retournent à la planche à dessin, comme certains l'ont suggéré, ils n'y trouveront pas de formule magique.Injecter 700 milliards de fonds publics dans le secteur financier?La potion est infâme, même pour un démocrate.Mais dans les circonstances, il n'y a qu'une chose à faire: se pincer le nez et avaler.Se pincer le nez et avaler Injecter 700milliards de fonds publics dans le secteur financier?La potion est infâme, même pour un démocrate. FORUM VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?forum@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 LYSIANE GAGNON lgagnon@lapresse.ca MARIE BERNARD-MEUNIER Diplomate de carrière, l'auteure a été ambassadrice du Canada à l'UNESCO, aux Pays-Bas et en Allemagne.Elle vit maintenant à Montréal et siège au conseil d'administration du CERIUM (m.bernard-meunier@cerium.ca).Le plan de sauvetage des banques préparé par l'administration Bush a été rejeté, hier après-midi, par le Congrès américain.On finira bien par trouver un compromis qui, il faut l'espérer, permettra d'éviter le pire, rapidement si possible, lentement s'il le faut.Le succès n'est pas acquis et l'impact réel du plan reste à déterminer.Mais ce qui est déjà évident, c'est que la crise financière aux États-Unis et la réponse que l'administration américaine a choisi d'y apporter auront des conséquences idéologiques majeures.Certains discours dominants deviendront difficiles, voire impossibles, à tenir.Ainsi, on ne pourra plus faire l'éloge sans nuance du laissez-faire, des lois du marché et de la déréglementation.On ne pourra pas, non plus, continuer à prôner encore et toujours une réduction du rôle de l'État car celui-ci vient d'opérer un retour en force dans le rôle d'ultime recours et de sauveur potentiel.Certains élus républicains à la Chambre des représentants ont flairé le danger.Ils ont cherché, mais en vain, une alternative au plan Paulson.Le plan qu'ils appelaient de leurs voeux aurait fait la part plus belle au secteur privé et moins belle au gouvernement.Pour eux, le plan Paulson représentait un dangereux glissement sur la pente du socialisme.Dans l'opinion publique, il sera extrêmement difficile de contenir sans parler de réduire l'hostilité aux institutions de crédit et aux marchés financiers.Le plan de sauvetage qui a été rejeté risquait même de nourrir cette hostilité car, à la colère de l'épargnant ruiné, s'ajoute celle du contribuable à qui on demande effectivement de sauver les responsables de la crise.L'un et l'autre condamnent avec la même véhémence des institutions financières qui ont rejeté une meilleure réglementation par idéologie, ont consenti des prêts insensés par cupidité ou par incompétence et, si les enquêtes du FBI le confirment, se sont même livrés à des opérations frauduleuses.Pour eux, l'État n'est pas d'abord un sauveur potentiel, mais d'abord et surtout un des coresponsables du marasme actuel.C'est à lui qu'il appartenait de mettre en place, à temps, les garde-fous nécessaires.Dans cette période de crise, l'administration américaine ne pourra pas compter sur le soutien ni sur l'indulgence de ses partenaires du G7.Les Européens dénoncent depuis longtemps le refus des autorités américaines de mieux réglementer les marchés financiers.À la tribune des Nations unies, Nicolas Sarkozy n'a pas mâché ses mots.Le ministre allemand des Finances a été encore plus brutal en disant que cette crise était le résultat d'une politique de laissez-faire irresponsable.Le déclin de l'influence américaine, déjà observable dans bien des domaines, risque maintenant de s'étendre au secteur financier.Le procès à faire aujourd'hui c'est celui d'un capitalisme financier dont les excès sont à l'origine de la crise actuelle.Ce procès n'est pas celui de l'économie de marché, mais il sera difficile d'éviter les dérapages.Il y a un vrai risque de voir le bébé partir avec l'eau du bain.L'histoire récente nous l'enseigne.Le procès du communisme qu'on a fait après la chute du mur de Berlin, a profondément secoué tous les partis socialistes, même les plus modérés et certains tardent encore à s'en remettre.Le discrédit, qui pendant un temps a frappé tous les discours de gauche, risque aujourd'hui de frapper tous les discours de droite.Ceux qui, hier, n'ont pas jugé nécessaire de dénoncer les excès pourtant manifestes d'une certaine forme de capitalisme chercheront peut-être en vain la crédibilité dont ils auront besoin pour défendre, demain, le capitalisme lui-même.Le prix de l'incurie Les conséquences de la crise financière aux États-Unis ne seront pas seulement d'ordre économique PHOTO MICHAEL PROBST, AP Dans cette période de crise, l'administration américaine ne pourra pas compter sur le soutien ni sur l'indulgence de ses partenaires du G7.Les Européens dénoncent depuis longtemps le refus des autorités américaines de mieux réglementer les marchés financiers.Le déclin de l'influence américaine, déjà observable dans bien des domaines, risque maintenant de s'étendre au secteur financier.JEAN-HUGHO LAPOINTE L'auteur est avocat en droit corporatif et en valeurs mobilières.Il pratique dans le domaine des institutions financières.Dans la foulée de la panique qui s'est emparée des marchés financiers américains, on entend des appels croissants à un besoin de réglementer davantage le marché, la finance et les banques.Qui plus est, des intervenants crient (encore) à l'échec du capitalisme.Ces appels sont pourtant familiers et il importe, comme en toutes circonstances, de dissocier les discours populistes des véritables enjeux.Il est au départ contre-intuitif de croire que la chute de l'économie repose sur l'idée que les meilleurs financiers du monde ont soudainement tous perdu leur capacité de compter, envoûtés par l'appât du gain.Il semble en fait y avoir autre chose que le marché, ce suspect de convenance par excellence, dont le rôle mériterait d'être réexaminé dans les événements qui ont mené à la chute de Wall Street.En premier lieu, la Réserve fédérale a tenté, au cours des dernières années, d'éviter une récession en facilitant le crédit et en abaissant les taux d'intérêt.Cette politique a manifestement contribué à la formation de la bulle spéculative immobilière qui a finalement rendu l'âme.Le marché n'a rien à voir avec ces politiques inflationnistes qui biaisent la valeur des capitaux.Quant aux banques, elles ont une aversion naturelle au risque et ne prêtent pas de bon coeur à des emprunteurs peu susceptibles de rembourser.Que s'est-il passé?Fannie Mae tire son origine de politiques datant du New Deal dont l'objectif était de faciliter l'accès à la propriété.Freddie Mac a fait son apparition quelques décennies plus tard.Ces deux entités semi-publiques sont au coeur des récents événements.Le Community Reinvestment Act se juxtapose à leurs activités.Cette loi progressiste de l'ère Carter, à l'effet d'encourager l'accès à la propriété des minorités défavorisées, a été radicalisée par l'administration Clinton à la fin des années 90 pour forcer les banques à consentir des hypothèques à des ménages dont les dossiers de crédit ne se qualifiaient pas («subprime loans»).Fannie Mae et Freddie Mac avaient pour mandat de racheter ces prêts risqués et émettaient des titres garantis par ces mêmes prêts (papiers commerciaux adossés à des actifs - PCAA), avec une caution implicite de Washington.Valeur à la hausse Cette mécanique a fonctionné un bon moment, tant que la valeur des maisons était à la hausse, poussée par une demande artificiellement élevée.Lorsque l'immobilier a fini par s'essouffler, des prêts en défaut ne pouvaient plus être remboursés par la revente des maisons grevées, les PCAA liés à ces prêts ont perdu leur valeur, et les dominos se sont ainsi mis à tomber sous l'impulsion de certaines règles comptables.(\u2026) Certes, d'autres facteurs ont amplifié la débâcle.Parmi eux, il est vrai que des bonis exagérés ont été versés à des dirigeants sous l'oeil désintéressé d'actionnaires institutionnels complaisants, tandis que plusieurs prêteurs ont profité de la hausse de la valeur des maisons pour consentir davantage de crédit, ajoutant au problème.Mais sans les garanties et politiques publiques qui ont dirigé des capitaux excédentaires vers le marché immobilier, cette fête n'aurait peut-être pas eu lieu.En s'attardant à blâmer le capitalisme et à exiger de nouveaux règlements pour rendre le marché plus sécuritaire, on semble ignorer des défaillances plus importantes, surtout lorsque le marché est forcé de prendre des risques qu'il ne prendrait pas s'il était laissé à lui-même.(\u2026) Le capitalisme a habituellement pour fonction d'éliminer les modèles d'affaires voués à l'échec et de préserver les meilleurs, créant ainsi le progrès et la prospérité sur un horizon à long terme.Or, le plan de sauvetage de l'administration Bush qui a été rejeté hier ne s'inscrivait pas dans cette avenue et c'est le contribuable américain qui aurait été à nouveau appelé à payer la note, tout comme il était destiné à supporter les problèmes de Fannie Mae et de Freddie Mac.Solution miracle ou échéance repoussée de pires temps à venir ?Permettons-nous d'entretenir des réserves tout en souhaitant pour le mieux.Vraiment une solution miracle ?S'il avait été adopté hier, le plan de sauvetage de l'administration Bush aurait encore fait payer le contribuable américain Le capitalisme a habituellement pour fonction d'éliminer les modèles d'affaires voués à l'échec et de préserver les meilleurs.DE WALL STREET À CHEZ NOUS Le blogue d'André Pratte à lire sur www.cyberpresse.ca/edito Plutôt ennuyeux le débat Mc Cain- Obama\u2026 mais fort instructif sur la personnalité des deux hommes.Mc Cain radotait sur son expérience.Pas une fois, il n'a regardé son adversaire.Il préférait contempler ses notes, affichant souvent une sorte de sourire méprisant en forme de rictus.Sur le fond, Mc Cain s'est avéré encore plus va-t-en-guerre que le George W.Bush assagi du second mandat : à l'entendre, c'est sans trop d'états d'âme qu'il bombarderait l'Iran ou la Corée et s'engagerait dans un conflit ouvert avec la Russie.Autant Mc Cain avait l'air plus vieux que son âge, autant Obama avait l'air plus jeune que son âge.Maigrichon (il fait campagne depuis tellement longtemps qu'il a perdu du poids), un peu gauche, il ressemblait à un petit garçon bien élevé qui a peur de manquer de respect à son aîné.Àmoins que cela ne trahisse unmanque inquiétant de combativité.Même quand Mc Cain l'insultait en l'accusant sans cesse d'être naïf et de ne pas comprendre ceci ou cela, Obama n'avait rien à répliquer.Il se laissait manger la laine sur le dos et se contentait de réitérer poliment ses positions, en termes abstraits, sans une once de passion.Ce n'est que sur l'Irak qu'il a laissé voir quelque pugnacité: «Vous aviez tort », a-t-il martelé.Mc Cain avait de l'autorité mais il disait n'importe quoi.Obama avait un discours plus substantiel mais il manquait de prestance, j'oserais presque dire d'épine dorsale.Il reste que sa courtoisie, qui contrastait avec la brutalité de Mc Cain, semble l'avoir servi, puisque les sondages montrent que la majorité des Américains estiment que c'est lui qui a «gagné» le débat.Ce verdict, toutefois, tient peut-être moins au débat qu'à ce qui l'a précédé.La pantalonnade à laquelle s'est livré John Mc Cain, à une heure si grave pour l'économie américaine, lui a sérieusement nui.Les Américains ont vite vu à travers cette tactique honteuse par laquelle le candidat républicain a tenté de relancer sa campagne, en faisant croire qu'il la «suspendait» pour aller régler l'imbroglio dû à la crise financière.En fait, la présence de Mc Cain autour de la table où le président Bush avait convié les principaux décideurs n'a fait qu'envenimer les choses.Il a fait dérailler l'entente de principe qui avait déjà été conclue entre les deux partis - en tout cas, sa présence n'a rien fait pour activer un règlement.D'ailleurs, que pouvait-il bien apporter au débat?Deux jours avant qu'il ne décrète soudainement que les États-Unis faisaient face à la crise la plus grave depuis 1929, il en minimisait l'ampleur en affirmant que l'économie américaine était «fondamentalement forte», et la veille de son coup de tête du mercredi, il ne s'était même pas donné la peine de lire les deux pages et demie du résumé du projet Paulsen qui était sur l'internet depuis trois jours! Ce n'est pas la première fois que John Mc Cain fait un coup de théâtre pour relever une campagne défaillante.En 2004, alors qu'il sollicitait l'investiture républicaine, il avait interrompu inopinément sa campagne sous prétexte que des soldats américains avaient été victimes de bombardements serbes au Kosovo.Idem cette année, alors que Mc Cain a annulé sans crier gare la première journée de la convention républicaine, sous prétexte que la Louisiane était victime d'un ouragan\u2026 geste mélodramatique qui n'a pas empêché les éléments de se déchaîner! Tout cela donne l'image d'un leader instable, imprévisible et casse-cou, prêt à tout pour sauver sa carrière, même - comme ce fut le cas ces jours derniers - à exploiter une crise nationale à ses fins personnelles.Car enfin, qu'est-ce que cette idée qui voudrait qu'un leader doive se consacrer exclusivement à la catastrophe du jour?Comme l'a rappelé sagement Obama, le président des États-Unis est censé être capable de faire plus d'une chose à la fois! Pour l'instant, Mc Cain a de quoi s'inquiéter.Sa recrue alaskienne, l'inepte Sarah Palin, fait chaque jour la preuve de son ignorance crasse, et le bref moment d'engouement qu'avait suscité l'apparition de l'ancienne reine de beauté commence à faire place à une inquiétude sérieuse : car voter Mc Cain, c'est voter pour la possibilité, hélas bien réelle, que cette femme devienne présidente des États-Unis.Un débat instructif La pantalonnade à laquelle s'est livré John Mc Cain, à une heure si grave pour les États-Unis, lui a sérieusement nui. .et ça se protège.Quand on utilise CV confidentiel, Workopolis ne divulgue pas notre identité à ceux qu'on désire tenir à l'écart (comme notre employeur actuel).Ça, c'est cool ! Avec plus d'offres d'emplois de qualité que tout autre site au Québec, workopolis.com m'offre une meilleure chance de trouver un emploi, àmoi et à plus d'un million de candidats québécois qui le visitent chaque mois.LE PLUS GROS SITE D'EMPLOIS AU QUÉBEC MC 2006, COVAN.3529833A "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.