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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
D. La Presse Affaires
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2008-10-04, Collections de BAnQ.

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[" ®Marque déposée de la Banque Royale du Canada.IMAGINEZ.RÉALISEZ.CONTEMPLEZ.Maître d\u2019oeuvre du concours Venez admirer les oeuvres des 15 demi-finalistes à l\u2019exposition du Concours de peintures canadiennes de RBC 2008 de votre région.Pour en savoir plus, visitez le rbc.com/concoursdepeintures Vous n\u2019imaginez pas ce qu\u2019ils peuvent réaliser lorsqu\u2019on leur en donne les moyens.Montréal Du 9 au 19 octobre Musée d\u2019art contemporain deMontréal 3589597A www.lapresseaffaires.com LA PRESSE AFFAIRES S&PTSX 10 803,35 d -97,19 (-0,89%) S&P500 1 099,23 d -15,05 (-1,35%) DOWJONES 10 325,38 d -157,47 (-1,50%) PÉTROLE 93,88 d -0,09 (-0,10%) DOLLAR 92,46¢US d -0,14 ¢ sur cyberpresse.ca BLOGUE Pour en savoir davantage sur le plan de sauvetage des marchés, lisez Sophie Cousineau sur lapresseaffaires.com/cousineau PORTEFEUILLE Créez et gérez votre portefeuille de placements en ligne sur lapresseaffaires.com/portefeuille LA CHAMBRE DES REPRÉSENTANTS A FINALEMENT DONNÉ SON ACCORD AU PLAN DE SAUVETAGE DES BANQUES AMÉRICAINES.MAIS MAINTENANT, QUE VA-T-IL SE PASSER?CRISE FINANCIÈRE LA BOUÉE EST LANCÉE.PEU D\u2019ÉMOI À WALL STREET PAGE 2 UN PLAN, ENFIN ! PAGE 2 ETMAINTENANT?llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll BOURSES LE PLAN N\u2019ARRÊTE PAS LA SAIGNÉE PAGE 3 RÉCESSION TECHNIQUE EN FRANCE PAGE 5 Bull ou Bear?La chronique de Michel Girard, PAGE 11 PLUS-VALUE LA CHUTE DE L\u2019IMMOBILIER II PAGES 12 ET 13 DOLLAR SEMAINEÀOUBLIER POUR LE HUARD PAGE 6 DÉBAT DES CHEFS ÉCONOMIE ET ÉLECTIONS: QUI A RAISON?La chronique de Claude Picher, PAGE 7 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll RUDY LE COURS L\u2019onde de choc créée par la présente crise financière aura ses répercussions sur la croissance économique occidentale durant une bonne partie de l\u2019an prochain.La reprise viendra plus tard et sera plus lente.En conséquence, la Financière Banque Nationale révise sévèrement son scénario d\u2019expansion pour l \u2019économie mondia le.Pour la première fois en sept ans, elle sera inférieure à 3 % l\u2019an prochain.Il s\u2019agit de perspectives très pessimistes puisqu\u2019une croissance mondiale limitée à 2 % est synonyme de récession.2009 sera pire que 2008 >Voir 2009 en page 4 FRANCIS VAILLES Grand soupir de soulagement, hier, chez les économistes et les financiers.Le même message se dégage, toutefois: le plan Paulson ne sera pas suffisant, à lui seul, pour sortir le système financier du bourbier.Essentiellement, les économistes espèrent une mise en oeuvre efficace du plan, mais ils souhaitent également une baisse généralisée des taux d\u2019intérêt et une injection de fonds externes dans les banques.«Il y a encore de l\u2019incertitude et il faudra un certain temps avant de relancer le tout.Les institutions verront quand elles cesseront d\u2019être sur la ligne de touche au fur et à mesure de la mise en oeuvre du plan», dit Daniel Racette, directeur de l\u2019Institut d\u2019économie appliquée de HEC Montréal.D\u2019autres transactions «à la Buffett » souhaitées >Voir BUFFETT en page 4 CRISE AUTOMOBILE AMÉRICAINE L\u2019avenir des trois géants américains de l\u2019automobile est sombre.Un long purgatoire les attend.Les secours viendront peut-être de leurs filiales d\u2019Europe ou d\u2019Asie, qui disposent de modèles concurrentiels.Un dossier de Martin Vallières, PAGES 8 ET 9 CONGRÈS AÉRONAUTIQUE LA GUERRE DU SERVICE À LA CLIENTÈLE PAGE 14 MAGNA LE MILLIARDAIRE OLEG DERIPASK FAIT MARCHE ARRIÈRE PAGE 11 PHOTO JUSTIN SULLIVAN, ARCHIVES GETTY IMAGES/AFP MON T R É A L S A M E D I 4 OC TO B RE 2 0 0 8 CRISE FINANCIÈRE VINCENT BROUSSEAU-POULIOT Après deux semaines de négociations fertiles en rebondissements à la fois politiques et boursiers, les États-Unisdisposentenfind\u2019unplan desauvetage afinde lutter contre la crise financière sévissant dans les hautes sphères de Wall Street.L\u2019adoption du plan de sauvetage de 700 milliards US hier par la Chambre des représentants à Washington ne résoudra toutefois pas toutes les difficultés de Wall Street ni de l\u2019économie américaine, qui a encore perdu 159 000 emplois le mois dernier.«Notre économie continue de faire face à de sérieux défis.Il faudra davantage de temps et d\u2019efforts afin de passer au travers de cette période difficile », a dit le président George W.Bush hier après le vote de la Chambre des représentants.Après avoir rejeté un premier plan de sauvetage lundi par un vote de 228 à 205 \u2013 le Dow Jones avait alors connu sa pire séance (-6,98%) depuis le 11 septembre 2001 \u2013, la Chambre des représentants a appuyé hier un plan presque identique.Le Sénat, qui a voté en premier, avait ajouté 110 milliards US de baisses d\u2019impôts sur 10 ans.Destinées à convaincre les élus républicains, elles ont eu un effet mitigé: elles ont permis de rallier 26 républicains, mais les élus du parti de George W.Bush ont tout de même voté en majorité (108 à 91) contre le plan.« C\u2019est un vote pour que les Américains gardent leurs emplois », dit le secrétaire au Trésor Henry Paulson, négociateur en chef pour la Maison- Blanche du plan de sauvetage, devenu officiellement une loi en fin d\u2019après-midi après sa signature par le président Bush.«Si nous ne faisons rien, la crise devrait nous entraîner dans la pire période économique que la plupart de nous avons connue», dit le leader républicain à la Chambre, John Boehner, afin d\u2019expliquer la volte-face de 26 membres de son caucus.Majoritaires à la Chambre, les démocrates ont voté en faveur plan dans une proportion de 172 contre 63.La présidente de la Chambre, Nancy Pelosi a convaincu 32 membres de son caucus d\u2019appuyer la deuxième version du plan de sauvetage.«C\u2019est essentiel pour retrouver une stabilité économique et la sécurité de nos citoyens», dit Mme Pelosi, une démocrate de la Californie.Malgré le désaveu des membres de son parti, le président Bush était soulagé du dénouement de la crise politico-financière paralysant Washington depuis deux semaines.«Il y a eu des moments où certains pensaient que le gouvernement fédéral ne pouvait relever le défi qui lui était présenté, dit-il.Mais grâce au travail des membres des deux partis, nous avons adopté ce projet de loi.» Même s\u2019il a instauré l\u2019un des plus importants plans de sauvetage économique de l\u2019histoire américaine, le président Bush s\u2019est défendu de tourner le dos à ses principes conservateurs.«Comme grand partisan de la libre entreprise, je crois que le gouvernement doit intervenir seulement lorsque c\u2019est nécessaire, dit-il.Cette foisci, le gouvernement devait intervenir.Les Américains doivent s\u2019attendre à ce que la plupart sinon tous les dollars investis par le gouvernement lui soient remboursés à échéance.» Ventes à découvert Dans la foulée de l\u2019accord, le régulateur boursier américain, la Securities and Exchange Commission (SEC), a annoncé hier que les ventes à découvert sur les valeurs financières seraient de nouveau autorisées jeudi.En pleine tourmente boursière, la SEC avait interdit temporairement le 19 septembre les ventes à découvert sur les valeurs financières, « pour protéger leur intégrité et la qualité du marché boursier, ainsi que renforcer la confiance des investisseurs ».Cette mesure concernait quelque 830 valeurs, la liste initiale ayant été élargie à des entreprises dont le lien avec la finance était ténu, comme certaines chaînes de pharmacie.\u2014 Avec l\u2019AFP Enfin un plan de sauvetage! La majorité des républicains a quand même voté contre MAXIME BERGERON ENVOYÉ SPÉCIAL NEW YORK Les courtiers se sont activés jusqu\u2019à la toute dernière seconde hier sur le parquet de la Bourse de New York, lançant des ordres au téléphone et pianotant frénétiquement sur leurs claviers.Puis la cloche a sonné, à 16h tapantes, sans effusion de joie ni émotion particulière.Dans les minutes qui ont suivi, ils ont terminé de vérifier leurs transactions, rangé leurs vestons colorés et commencé à quitter l\u2019imposante salle des échanges.Comme si de rien n\u2019était.L\u2019acceptation du plan d\u2019aide gouvernemental de 700 milliards par la Chambre des représentants a visiblement surpris peu de gens hier à Wall Street.Les financiers new-yorkais interrogés par La Presse Affaires s\u2019attendaient tous à ce que le projet soit accepté, après les conséquences catastrophiques entraînées par le rejet d\u2019une première version lundi.«J\u2019étais pratiquement certain que ça allait passer ce coup-ci, a confié le vice-président d\u2019une grosse banque qui a préféré garder l\u2019anonymat.Ce qu\u2019on a vu aujourd\u2019hui, c\u2019est un aveu qu\u2019ils avaient pris une mauvaise décision la première fois.» La bouée de sauvetage de 700 milliards ne constitue pas une «solution miracle», a tenu à préciser le financier.Loin de là.«Ça va arrêter l\u2019hémorragie, mais ça va prendre plus que ça pour que la situation revienne à la normale.Ça va surtout prendre du temps, six, 12, 18 mois peut-être.Mais au moins, ça va ramener des liquidités dans le marché à court terme.» Brett Hickey, président de la firme d\u2019investissement Aegis Capital Group, croit lui aussi que le plan permettra de calmer la frénésie sans précédent observée toute la semaine sur les Bourses de la planète.«Ça va apporter un peu de réconfort au public, a-t-il dit.Et aussi de la stabilité aux marchés financiers qui, espérons le, vont arrêter leur spirale descendante qui fait que les gens ne veulent plus consommer et réduit l\u2019accès au crédit.» Charles Laplante, directeur des marchés financiers chez le réassureur Swiss Re à New York, s\u2019attendait également à un vote positif.«J\u2019étais en faveur de ce plan depuis le début, mais je persiste à croire que ça a été mal expliqué aux Américains.» Nervosité Aux environs de la Bourse de New York, à l\u2019angle de Wall Street et Broad Street, la cohue s\u2019est poursuivie pendant toute la journée, hier, comme depuis le début de la semaine.Les touristes et journalistes étaient nombreux, tout comme les policiers aux aguets, certains armés de mitraillettes.Des artistes ont aussi profité de cette journée historique pour mousser leurs numéros à saveur économique.«Gazillionaire», un comédien qui se produit le soir dans un club de Manhattan, demandait aux passants ce qu\u2019ils feraient pour 1$.Un message populaire par les temps qui courent, comme en témoignent ces inconnus qui ont accepté de s\u2019embrasser ou se sont livrer à une série de pompes en pleine rue en échange d\u2019un simple billet vert.Au restaurant Bull Run, à deux pas de Wall Street, les mots «bailout» et «job losses» se faisait souvent entendre dans le brouhaha des conversations, à l\u2019heure du lunch.En matinée, pendant les heures précédant l\u2019adoption du plan de sauvetage, la nervosité était palpable partout.Dans la rue, dans la blogosphère, sur les chaînes d\u2019information continue, citoyens et analystes spéculaient sur les chances d\u2019approbation du projet.Les avis étaient partagés entre les ardents défenseurs et les farouches opposants.De nombreux Américains ont continué à marteler jusqu\u2019à la toute dernière minute leur indignation.«Il nous reste seulement la journée d\u2019aujourd\u2019hui pour faire entendre notre voix au Congrès, pour leur faire savoir que d\u2019ajouter du gras à ce plan de 700 milliards n\u2019en fait pas un meilleur plan», écrivait hier matin l\u2019auteur du blog stopthehousingbailout.com.Les opposants en veulent à l\u2019État d\u2019utiliser «l\u2019argent des contribuables » pour sauver Wall Street, selon leurs termes.Et ils semblent encore plus enragés par les nombreux ajouts \u2013 le «gras» \u2013 faits cette semaine au plan, comme ces crédits d\u2019impôts offerts aux fabricants de flèches en bois pour enfants.Autant d\u2019additions considérées comme un moyen de soudoyer certains politiciens afin d\u2019obtenir leur appui.Les représentants ont voté en faveur d\u2019une version révisée du plan en milieu de journée, à 263 contre 171.Une première version du plan avait été rejetée lundi à 228 contre 205, provoquant une chute historique des marchés boursiers.Peu d\u2019émoi à Wall Street CYBERPRESSE.CA CRISE Voyez les grandes lignes du plan Paulson sur lapresseaffaires.com/paulson Henry Paulson ne s\u2019est pas fait prié afin de partager ses émotions avec la presse dans la célèbre roseraie de la Maison-Blanche.« Je suis soulagé », a dit le secrétaire au Trésor après l\u2019adoption de son plan de sauvetage.Pourtant, son travail ne fait que commencer.Nommé au plus haut poste économique de l\u2019administration fédérale par le président Bush, en mai 2006, l\u2019ancien PDG de Goldman Sachs \u2013 salaire annuel : jusqu\u2019à 37 millions US \u2013 décidera essentiellement de la mise en application du plan de sauvetage.Il devra se rapporter à un comité de surveillance bipartisan sur lequel siégeront le président de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, et le président de la SEC, Christopher Cox.Hier, le secrétaire au Trésor, architecte et négociateur en chef du plan de sauvetage pour la Maison- Blanche, a reçuunvotede confiance de son patron, qui a averti les Américains d\u2019être patients.« Nous mettrons le plan de sauvetage en marche le plus vite possible, mais ça ne se fera pas du jour au lendemain, dit le président Bush.Nous allons prendre le temps nécessaire afin de bâtir un programme efficace qui ne gaspillera pas l\u2019argent des contribuables.» \u2014 Vincent Brousseau-Pouliot À Paulson de jouer PHOTO CHARLES DHARAPAK, ASSOCIATED PRESS Le président Bush en compagnie du secrétaire au Trésor, Henry Paulson.IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII L\u2019acceptation du plan d\u2019aide gouvernemental de 700 milliards par la Chambre des représentants a visiblement surpris peu de gens hier à Wall Street.IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII « Si nous ne faisons rien, la crise devrait nous entraîner dans la pire période économique que la plupart de nous avons connue », dit le leader républicain à la Chambre, John Boehner.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 L A P R E S S E A F F A I R E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 4 O C T O B RE 2 0 0 8 CRISE FINANCIÈRE RUDY LE COURS REVUE BOURSIÈRE L\u2019adoption du plan Paulson de 700 milliards pour dénouer la crise financière déplace désormais l\u2019attention des investisseurs sur l\u2019économie réelle qui se détériore à vue d\u2019oeil.Cela a donné lieu hier à une séance boursière à nouveau agitée, marquée par une ouverture en forte hausse suivie par une plongée dans les minutes qui ont suivi le vote à la Chambre des représentants.Propulsée à l\u2019ouverture par un bond de plus de 300 points, la moyenne industrielle Dow Jones a terminé la séance en baisse de 157,47 points à 10 325,38 tandis que le Standard&Poors 500 reculait de 15,05 points à 1099,23 Le baromètre de la Bourse de Toronto, le S&P/TSX, a quant à lui effacé un gain initial de plus de 450 points pour terminer à nouveau dans le rouge.Son repli de 97,19 points à 10 803,35 points aggrave les débâcles de lundi et de jeudi au cours desquelles les pertes ont dépassé les 800 points.« C\u2019est un cas typique de l\u2019adage qui veut qu\u2019on achète sur la rumeur et vend sur la nouvelle (Buy on rumor Sell on fact) », résume Pierre Lapointe, stratège adjoint à la Financière Banque Nationale.«L\u2019adoption du plan était impérative, mais ça n\u2019élimine pas le fait que les États-Unis sont en train de traverser une récession, rappelle Vincent Delisle, stratège chez Scotia Capitaux.Les États-Unis ne tomberont pas seuls.» Comme pour lu i donner raison, l\u2019INSEE, le pendant français de Statistique Canada, annonçait hier que l\u2019Hexagone avait décru durant un deuxième trimestre d\u2019affilée, de juillet à septembre.Aux États-Unis, les nouvelles de la semaine sur le front économique avaient été éclipsées jusqu\u2019au vote par la grave crise de liquidités interbancaires qui a fait paniquer les boursicoteurs.Elles étaient pourtant toutes mauvaises : 159 000 chômeurs de plus en septembre, baisse de 4% des commandes en carnets des manufacturiers, chute de 27% en un an des ventes de véhicules neufs en septembre, repli de 16,3% sur une base annuelle du prix des maisons dans les grandes villes, etc.C\u2019est la deuxième vague de la récession qui commence, marquée par un recul de la consommation, croit M.Delisle.Déjà quelques chaînes américaines soldent la marchandise qu\u2019elles espéraient vendre à meilleur prix pour le temps des Fêtes.Les détaillants et les constructeurs d\u2019autos qui font partie du S&P 500 ont essuyé les pertes parmi les plus dures de la séance d\u2019hier.Cette prise de conscience brutale s\u2019est d\u2019abord manifestée sur les prix des produits de base durant l\u2019été.Comme les sociétés qui les produisent représentent plus de la moitié de l\u2019indice torontois, il subit une correction plus violente.Durant la première moitié de l\u2019année, le TSX faisait cavalier seul à la hausse alors que toutes les Bourses battaient en retraite.Sa débâcle actuelle n\u2019est que plus brutale.En septembre, il a connu le pire mois depuis 1931.Durant la semaine, il a plongé de 10,91% portant à 21,9% son recul jusqu\u2019ici cette année.À New York, malgré la pire semaine depuis les lendemains des attentats terroristes en septembre 2001, le ratio cours/bénéfices des 12 derniers mois des titres formant le S&P 500 s\u2019élève toujours à 21, selon l\u2019agence Bloomberg.Seuls quatre des 48 indices boursiers nationaux surveillés par MSCI ont des ratios plus élevés : ceux de la Suisse, de la Colombie, de la Jordanie et du Maroc.La Bourse toujours chère Bref, la Bourse américaine paraît encore chère, malgré son piqué de 25,14% depuis le 2 janvier.Les investisseurs spéculent maintenant sur une nouvelle action concertée d\u2019allègement monétaire par les banques centrales.À Chicago, les parieurs donnent une probabilité de 100% à ce que la Réserve fédérale abaisse d\u2019au moins 50 centièmes son taux directeur, au plus tard à sa prochaine réunion des 28 et 29 octobre.Il est fixé à 2,0 % depuis le printemps.Le court communiqué de son président, Ben S.Bernanke, dans les minutes qui ont suivi le vote sur le plan Paulson les a confortés.«Nous allons continuer d\u2019utiliser tous les pouvoirs dont nous disposons pour mitiger les perturbations des marchés du crédit et pour stimuler une économie forte et vibrante », lit-on dans son commentaire de deux paragraphes placé exceptionnellement sur le site internet de la Fed.Des rumeur s semblables allaient aussi bon train en Europe et de ce côté-ci de la frontière.Les banquiers centraux travaillent souvent les dimanches cette année\u2026 Le plan n\u2019arrête pas la saignée boursière PHOTO RICHARD DREW, ASSOCIATED PRESS «L\u2019adoption du plan était impérative, mais ça n\u2019élimine pas le fait que les États-Unis sont en train de traverser une récession, rappelle Vincent Delisle, stratège à Scotia Capitaux.Les États-Unis ne tomberont pas seuls.» POINTS SAILLANTS > Achat de titres hypothécaires à risque détenus par les institutions financières jusqu\u2019à une valeur de 700milliards (250milliards immédiatement, 100 milliards additionnels à la discrétion de laMaison-Blanche et le dernier 350 milliards après une nouvelle approbation du Congrès); >Obtention d\u2019actions des institutions financières si le gouvernement n\u2019est pas remboursé après avoir revendu ses titres hypothécaires à risque; >Création d\u2019une caisse d\u2019assurance pour les titres hypothécaires à risque qui sera financée par les institutions financières; >Limitation de la rémunération des dirigeants des institutions financières à 500 000 $ par année; >Hausse de l\u2019assurance-dépôts de 100 000 $ à 250000 $; >Nouveau plan du président des États- Unis dans cinq ans afin que l\u2019industrie financière rembourse les pertes subies par le gouvernement; >Nouvelles règles comptables visant à mieux évaluer les finances des institutions financières; >Déduction fiscale temporaire pour toute institution financière renonçant aux intérêts sur un prêt hypothécaire dans le cadre de la saisie d\u2019une propriété.L\u2019adoption du plan Paulson déplace désormais l\u2019attention des investisseurs sur l\u2019économie réelle qui se détériore à vue d\u2019oeil.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 4 O C T O B RE 2 0 0 8 L A P R E S S E A F F A I R E S 3 710 OCCASIONS D'AFFAIRES AFFAIRES BOURSIÈRES Apprenez à négocier les actions/options, vivez de la bourse ou augmentez vos revenus.Résidence/bureau.Temps plein/partiel.Formation intensive et suivi personnalisé.\u2022 Cours Actions 1 sem.: 11 octobre 2008 \u2022 Cours Options 2, 3 jours: 22 novembre 2008 \u2022 Cours Investisseur Actif 1 jour : Montréal 31 janv.Soirées d\u2019information gratuites à 19 h : Longueuil 5 nov., Drummondville 12 nov., Laval 17 nov.Accrédité 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info@les-mordus.com Par Fabien Savary VENDREDI 10OCTOBRE Taux de chômage (Can.) sept.: 6,2 % août : 6,1 % Prixs des exportations et des importations (É.-U.) sept : -2,5 % août : -3,7 % General Electric BPA 3T: 45¢US MARDI 7OCTOBRE Crédit à la consommation (États-Unis) août : 5,5G $US juillet : 4,6G $US Alcoa BPA 3T: 61¢US Yum! Brands BPA 3T: 54¢US LUNDI 13OCTOBRE Marchés fermés (Action de grâce) (Canada) Marchés ouverts (fête de Colomb) (États-Unis) MERCREDI 8OCTOBRE Mises en chantier (Canada) sept.: 210000 unités août : 211 000 unités Costco BPA 4T: 91¢US Monsanto BPA 4T: -15¢US JEUDI 9OCTOBRE Commerce de gros (États-Unis) août : 0,4 % sept : 1,4 % International Speedway BPA 3T: 72¢US LUNDI 6OCTOBRE Permis de construire (Canada) août : -0,6 % juillet : 1,8 % Indice des directeurs d\u2019achats Ivey (Canada) août : 51,0 juillet : 51,5 Le professeur spécialisé dans les marchés monétai res fait pleinement confiance à Henry Paulson, secrétaire américain au Trésor.«C\u2019est un ancien de la banque d\u2019affaires Goldman Sachs, il a une grande connaissance des marchés.Quant à Ben Bernanke (président de la Réserve fédérale), c\u2019est un fin connaisseur de la Grande Dépression, qui connaît les écueils à éviter», dit-il.Warren Buffett Soulagé, le gestionnaire de portefeuille Vital Proulx, de Hexavest, croit qu\u2019il reste beaucoup à faire.Certes, les 700 milliards du plan Paulson serviront à racheter les actifs contaminés, comme les hypothèques à haut risque (subprimes).Néanmoins, les banques devront en plus recevoir une injection de capital de l\u2019extérieur, dans des transactions «à la Buffett».Rappelons que le célèbre milliardaire américain a injecté 3 milliards de dollars dans GE Electric, cette semaine, en échange d\u2019actions privilégiées, notamment.La semaine précédente, son holding Berkshire Hathaway avait conduit une opération semblable avec la banque d\u2019affaires Goldman Sachs dans une injection de 5 milliards de dollars.Outre l\u2019engagement d\u2019investisseurs privés et institutionnels, Vital Proulx pense à la venue de fonds souverains, comme les fonds de pays pétroliers.Les fonds souverains sont des fonds détenus par des États.«Il y a de l\u2019argent disponible, mais personne ne veut prendre le risque de perdre 15 à 20%», dit-il.L\u2019hésitation des fonds externes pourrait s\u2019expliquer par l\u2019imminence d\u2019une récession officielle.Le plan Paulson effacera les mauvais prêts des banques, mais tôt ou tard apparaîtront d\u2019autres mauvais prêts (autos, cartes de crédit, entreprises) traditionnellement associés à une récession.«Je ne suis pas mal à l\u2019aise à détenir des titres bancaires pour deux à trois mois.Mais à long terme, c\u2019est une autre question», dit M.Proulx.Taux d\u2019intérêt Le gestionnaire croit qu\u2019il y aura une action concertée des banques centrales dans le monde pour baisser les taux d\u2019intérêt.Il espère également une injection de nouveaux capitaux d\u2019ici de deux à trois semaines.Jacques Bourgeois, professeur honoraire en finance de HEC Montréal, mi l ite également pour une baisse de taux partout dans le monde.« Le consommateur américain est surendetté.En baissant les taux, les gens auront moins d\u2019intérêts à payer », dit-il.Le stratège Vincent Delisle, de Scotia Capital, voit l\u2019adoption du plan comme une bonne nouvelle, qui permet à l\u2019économie de mieux respirer.«Mais ça ne change pas le fait que les pays du G7 connaîtront leur pire année économique depuis 10 ans», dit-il.Du point de vue boursier, M.Delisle voit dans la crise actuelle une répétition du krach des titres technologiques du printemps 2000.«Dans les coulisses de la crise, il se passe des choses.On revoit le même film qu\u2019il y a huit ans avec Nortel.La baisse a frappé le secteur des produits de base (commodities) comme il touchait la technologie à l\u2019époque», dit-il.Le stratège demeure perplexe par rapport à la légère baisse des marchés hier.Il rappelle que le marché boursier est précurseur des événements et repart à la hausse bien avant le début d\u2019une reprise économique.«C\u2019est le temps de regarder les beaux morceaux à acheter», croit-il.Il donne l\u2019exemple de certains titres qui ont grimpé, contre toute attente.Ainsi, l\u2019action de la Bank of America, qui s\u2019échangeait à 18$ en juillet, trouve preneur à 35$ aujourd\u2019hui.Même chose pour l\u2019entreprise JP Morgan Chase, dont le titre est passé de 29$ à 47$ depuis trois mois.Yvan Allaire, président du conseil de l\u2019Institut sur la gouvernance, croit que la récession affectera le capital des banques.«Le plan Paulson peut freiner le mouvement.Il est comme une digue.Mais cette digue va-t-elle résister au tsunami qui s\u2019en vient, je n\u2019en suis pas sûr», dit-il.D\u2019autres transactions «à la Buffett » souhaitées BUFFETT suite de la page 1 « La croissance des économies du monde émergent, tributaires de l\u2019exportation, ne peut que ralentir » estime Stéfane Marion, économiste en chef adjoint à la FBN dans la dernière livraison du Mensuel économique.Les États-Unis et le Canada n\u2019échappent pas à ce ralentissement généralisé.La FBN ramène de 0,9 % à 0,7 % la croissance canadienne pour l\u2019année en cours, mais surtout réduit de 1,8 % à 0,6 % celle de l\u2019an prochain.« Comme les dépenses de consommation devraient décélérer au cours des prochains mois, l\u2019effet ralentisseur du commerce extérieur prend de l\u2019ampleur dans les perspectives de croissance générales », écrit M.Marion.Récession technique L\u2019économiste croit toujours que « le Canada évitera une contraction de la demande intérieure », mais la détérioration du commerce extérieur ne le met plus à l\u2019abri d\u2019une récession technique, caractérisée par un recul du PIB durant deux trimestres d\u2019affilée.Évitée de justesse au premier semestre, elle rôde encore, compte tenu de la nette détérioration de la balance commerciale en juillet, qui a soustrait l\u2019équivalent de 5,7 points de pourcentage annualisés.Évidemment, cette menace tire sa source dans l\u2019effondrement de la consommation au sud de la frontière.La FBN conserve son scénario d\u2019expansion de 1,4% de l\u2019économie américaine en 2008.Ce chiffre plutôt élevé dans le présent contexte s\u2019explique par le bond inusité de 2,8 % enregistré au deuxième trimestre.Il était entièrement attribuable à une amélioration exceptionnelle du commerce extérieur, grâce à la faiblesse du billet vert durant le printemps.Pour l\u2019an prochain, c\u2019est une toute autre histoire.L\u2019expansion américaine est ramenée de 1,5 % à 0,4 % seulement.Cette faiblesse nourrira la correction présente sur les prix des produits de base dont le pétrole.Résultat, le dollar canadien va faiblir encore jusqu\u2019à 88 cents US d\u2019équivalence d\u2019ici la fin de l\u2019an prochain.Dans cette bourrasque, la FBN croit que les banquiers centraux desserreront les conditionsmonétaires.D\u2019ici la fin de l\u2019année, tant la Réserve fédérale que la Banque du Canada retrancheront 50 centièmes à leur taux directeur respectif de 2 % et 3 %.Pour l\u2019an prochain, la Fed aura eu tout juste le temps de ramener son taux directeur au niveau d\u2019aujourd\u2019hui.Quant à notre banque centrale, elle devrait poursuivre la détente monétaire au point où, en décembre 2009, les taux directeurs canadien et américain seront au pair.Il s\u2019agit là d\u2019une révision considérable de la prévision de taux.Le mois dernier, la FBN croyait que les deux taux directeurs s\u2019élèveraient plutôt à 3,25 % à la fin de l\u2019an prochain.2009 pire que 2008 2009 suite de la page 1 CYBERPRESSE.CA CROISSANCE Réagissez à cette nouvelle sur lapresseaffaires.com llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll AGENCE FRANCE-PRESSE WASHINGTON \u2014 Le ry thme des suppressions d\u2019emplois s\u2019est accéléré en septembre aux États-Unis, témoignant de la dégradation continue de l\u2019économie du pays, alors que le taux de chômage, à 6,1 %, reste à son plus haut niveau depuis septembre 2003.L\u2019économie américaine a perdu 159 000 emplois en septembre, soit plus de deux fois plus qu\u2019en août (73 000), enregistrant son neuvième mois de licenciements nets, selon les chiffres corrigés des variations saisonnières publiés hier par le ministère du Travail à Washington.À 6,1%, comme le mois précédent, le taux de chômage est conforme aux prévisions des analystes.Ceux-ci ont en revanche été surpris par l\u2019ampleur des destructions d\u2019emplois, puisqu\u2019ils tablaient en moyenne sur 105 000 suppressions.Depuis le début de l\u2019année, l\u2019économie américaine a perdu en moyenne 75 000 emplois chaque mois.Les statistiques du Ministère sur les créations ou destructions d\u2019emploi sont parmi les plus suivies par les économistes, qui y voient un indicateur fiable de la santé de l\u2019économie, meilleur en tout cas que le taux de chômage.Ce r a ppor t men suel du Ministère traduit bien la dégradation du marché de l\u2019emploi que laissait entrevoir la progression du nombre des nouveaux chômeurs indemnisés publié sur une base hebdomadaire.Cette dégradation « devrait se poursuivre dans les mois à venir, dans la mesure où les ent reprises vont chercher à maintenir leur productivité » dans un environnement économique défavorable, estime Amin Taz i, économiste de Natixis, dans une note.« Les entreprises sont très méfiantes et cela se traduit da ns leu rs commandes et leurs décisions d\u2019embauche.Le tarissement du crédit et le tumulte des marchés renforcent leur méfiance », écrit Stephen Gallagher, analyste à la Société générale.ÉTATS-UNIS Les pertes d\u2019emplois s\u2019accélèrent lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 L A P R E S S E A F F A I R E S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 4 O C T O B RE 2 0 0 8 PRIMEUR Découvrez le bâtiment industriel le plus performant au Québec en matière d\u2019efficacité énergétique.3588077A MARC THIBODEAU PARIS Après avoir tenté d\u2019esquiver le mot par une kyrielle de métaphores, le gouvernement français a admis hier, en réponse aux questions pressantes des journalistes, que le pays était entré en «récession technique».L\u2019aveu est venu du ministre du Budget, Éric Woerth, qui s\u2019était contenté de souligner la veille que la France n\u2019était pas «par nature» en récession.Les autres membres du gouvernement se bornaient à parler de «croissance molle» ou de «passage récessif ».«Il y a une sorte de jeu de chat et de la souris avec la presse.C\u2019est au premier qui prononcera le mot qu\u2019il ne faut pas dire.Tout cela est ridicule», a déclaré M.Woerth, visiblement agacé.Jeudi, l\u2019Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) avait publié une étude indiquant que le PIB a reculé de 0,3% au second trimestre et devait fondre encore de 0,1% aux troisième et quatrième trimestre.Il y a techniquement récession lorsque le PIB recule deux trimestres de suite.Le rapport évoque, pour expliquer la détérioration de la situation économique, l\u2019éclatement de la bulle immobilière, qui fait chuter la consommation des ménages, la flambée des cours des matières premières ainsi que le «durcissement » des conditions de crédit découlant des «graves perturbations » du marché financier.Si l\u2019INSEE a évité de parler de récession, préférant évoquer une «croissance qui cale» dans la zone euro, la plupart des grands journaux français utilisaient ce terme dans leur numéro d\u2019hier pour parler des conclusions de l\u2019organisation.Plusieurs ténors syndicaux et politiques ont pris le relais en matinée, critiquant le manque de transparence du gouvernement.L\u2019État «devrait savoir que ça ne sert à rien de raconter des bobards» aux Français, a indiqué Bernard Thibault, président de l\u2019une des principales centrales syndicales du pays.Le Parti socialiste, parlant lui aussi de récession, a accusé le gouvernement de procéder «au jour le jour sans plan de route, multipliant les effets d\u2019annonces et les mesures hétéroclites» sur le plan économique.Le premier ministre François Fillon a plutôt insisté sur les effets de la crise financière, déplorant que «l\u2019irresponsabilité» du système ait conduit l\u2019économie au bord du gouffre.Il a répété que l\u2019État interviendrait «chaque fois qu\u2019il sera nécessaire» pour sécuriser le système bancaire.Le sujet sera à l\u2019ordre du jour aujourd\u2019hui au sommet exceptionnel prévu à l\u2019Élysée, où se réuniront les chefs d\u2019État de la France, de l\u2019Italie, de l\u2019Allemagne et de la Grande-Bretagne pour discuter des suites à donner à la crise.La ministre de l\u2019Économie, Christine Lagarde, a évoqué cette semaine la possibilité de mettre sur pied un fonds de sauvetage européen pour les banques.Mais l\u2019idée a été torpillée d\u2019emblée par Berlin.On s\u2019attend notamment à ce que la Commission européenne annonce un assouplissement des règles de concurrence pour permettre le sauvetage des banques par les États.Plus tôt cette semaine, la France, la Belgique et le Luxembourg ont accepté d\u2019injecter 6,5 milliards de dollars pour sauver la banque Dexia, qui a accepté la «démission » de ses deux principaux administrateurs.Hier, le PDG sortant de l\u2019entreprise, Alex Miller, a annoncé qu\u2019il renonçait à l\u2019indemnisation de 3,7 millions d\u2019euros à laquelle il avait droit en vertu de son contrat.Paris avait exigé que les administrateurs sortants de l\u2019entreprise ne puissent bénéficier de «parachutes dorés».«Je pense qu\u2019au moment où le système financier connaît les difficultés que l\u2019on sait, notamment où Dexia a rencontré des difficultés, ce type de pratique est particulièrement choquante aux yeux des Français» a commenté un porteparole du gouvernement.La France entre en «récession technique» CRISE FINANCIÈRE L\u2019État «devrait savoir que ça ne sert à rien de raconter des bobards» aux Français, a indiqué le président de l\u2019une des principales centrales syndicales du pays.AGENCE FRANCE-PRESSE WASHINGTON \u2014 Coup de théâtre dans la banque américaine : Wachovia, contrainte par les autorités à un mariage forcé avec Citigroup, a réussi à séduire Wells Fargo, qui va la reprendre dans sa totalité, à un bien meilleur prix pour l\u2019actionnaire et sans faire appel aux finances publiques.Wells Fargo, la cinquième banque de dépôts américaine, est prête à mettre sur la table l\u2019équivalent de 15,1 milliards de dollars, payés exclusivement en actions, pour mettre la main sur le numéro quatre du secteur.Ce plan est une aubaine inespérée pour les actionnaires de Wachovia, puisque leurs titres sont valorisés dans l\u2019opération à 7$, soit nettement plus que le cours de clôture du titre, jeudi, de 3,91 $.C\u2019est aussi un grand coup de couteau dans le contrat fraîchement signé avec Citigroup, qui avait annoncé lundi, sous la direction des autorités américaines, la reprise en urgence des seules activités bancaires de Wachovia pour 2,15 milliards de dollars.Cet accord, qui laissait de côté les activités de courtage et de gestion d\u2019actifs, faisait assumer à l\u2019État les pertes sur le portefeuille d\u2019actifs de la banque reprise au delà de 42 milliards de dollars.Les pouvoirs publics avaient accepté de supporter un tel risque pour éviter une faillite de Wachovia aux conséquences imprévisibles pour le reste du système financier.La proposition de Wells Fargo « nous permet de conserver l\u2019ensemble de Wachovia intact et préserve la valeur d\u2019une société intégrée, sans assistance gouvernementa le », a argumenté Robert Steel, le PDG de Wachovia.Le rapprochement des deux banques va former un nouveau géant, présent sur la plus grande partie du territoire américain, avec 1420 milliards de dollars d\u2019actifs, 280 000 employés et 10 700 agences.Wells Fargo avait déjà entamé des négociations le week-end dernier avec Wachovia, mais avait laissé tomber pour des raisons non précisées, permettant à Citigroup de rafler la mise avec une offre à prix bradé.«Cela nous a pris un certain temps pour être sûrs que nous étions à l\u2019aise avec une telle opération », s\u2019est contenté d\u2019expliquer Dick Kovacevich, le président du conseil d\u2019administration lors d\u2019une conférence téléphonique.L\u2019opération, qui devrait avoir, hors éléments exceptionnels, un effet bénéfique sur les résultats dès la première année d\u2019opérations, aura tout de même un coût élevé pour la banque de San Francisco.Wells Fargo prévoit d\u2019inscrire dans ses comptes une charge d\u2019environ 10 milliards de dollars et souhaite lever jusqu\u2019à 20 milliards de dollars, par émission d\u2019actions nouvelles pour maintenir son niveau de solvabilité.Transaction logique «C\u2019est la transaction qui aurait dû être faite depuis le début et la seule logique», a commenté Mike Mayo, analyste bancaire chez Deutsche Bank, en désignant Citigroup comme «le gros perdant » dans l\u2019histoire.À la clôture de la Bourse de New York, Wachovia gagnait 58,82% à 6,21 dollars, tandis que Wells Fargo perdait 1,71% à 34,56 dollars, et Citigroup 18,44% à 18,35 dollars.Le bouclage de l\u2019opération est escompté pour le quatrième trimestre, un court délai au vu des contestations et interrogations soulevées par l\u2019accord.Fiancé abandonné sur l\u2019autel, Citigroup est rapidement monté au créneau.«L\u2019accord de Wachovia à une transaction avec Wells Fargo est une rupture claire de l\u2019accord d\u2019exclusivité passé» avec Citi, a déclaré la banque qui réclame l\u2019abandon du projet et évoque même la possibilité de poursuites judiciaires.I nter rogé sur l \u2019exi stence d\u2019un contrat qui l\u2019engageait à Citigroup, le PDG de Wachovia a répondu un « non» franc et massif.Wells Fargo et Wachovia vont aussi devoir convaincre les autorités américaines, manifestement mises devant le fait accompli, après avoir passé tout le weekend à monter un plan de reprise de Wachovia.La Réserve fédérale a annoncé que les régulateurs veilleraient à la protection des intérêts des créanciers et des déposants de Wachovia, tandis que la présidente du fonds de garantie des dépôts bancaires FDIC, Sheila Bair, a indiqué qu\u2019elle «allait examiner toutes les propositions » sur la table.Wachovia se jette dans les bras deWells Fargo Les autorités américaines mises devant le fait accompli PHOTO KIM WHITE, BLOOMBERG NEWS Wells Fargo récupérera dans sa totalité Wachovia, au grand dam de Citigroup.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 4 O C T O B RE 2 0 0 8 L A P R E S S E A F F A I R E S 5 69% d\u2019économie d\u2019énergie 0 gaz à effet de serre Murox est fière d\u2019avoir réalisé le bâtiment industriel le plus performant au Québec en matière d\u2019efficacité énergétique.Groupe Stageline à L\u2019Assomption Une division de Groupe Canam 1 866 466-8769 www.muroxenergie.ws 3588079A LA PRESSE AFFAIRES LA PRESSE AFFAIRES Les débats des chefs, cette semaine , deva ient en principe nous apprendre quelque chose sur l\u2019impact de la crise financière américaine de ce côté-ci de la frontière.Pourtant, on n\u2019a pas appris grand-chose.Au mieux, les débats confirment que deux visions s\u2019affrontent pendant cette campagne.Dans le coin droit, Stephen Harper, qui tente de se faire rassurant.Dans le coin gauche, les quatre autres, qui se sont lancés dans un véritable concours d\u2019hyperboles, comme si la réélection du gouvernement Harper plongerait le Canada dans un désastre financier à l\u2019américaine.Gilles Duceppe soutient que Stephen Harper et George W.Bush, c\u2019est du pareil au même, rien de moins ! Pourtant, sur le fond, M.Harper a raison de se faire rassurant.Il suffit de comparer les deux systèmes financiers et de jeter un coup d\u2019oeil aux principaux indicateurs économiques pour réaliser que le Canada est très loin d\u2019une crise.L\u2019éclatement de la bulle immobilière aux États-Unis ne s\u2019étendra pas au Canada, parce qu\u2019il n\u2019y a pas de bulle.Certes, il peut exister des secteurs où le marché est fortement en hausse (les unifamiliales à Fort McMurray, les condos au centre-ville de Montréal et de Toronto), mais ce sont desminibulles locales.Rien, absolument rien, ne permet de croire que les prix de l\u2019immobilier au Canada se dégonflent au point où les valeurs marchandes soient largement inférieures aux soldes des hypothèques, comme c\u2019est le cas aux États-Unis.Il y a une raison pour cela.Au Canada, la Loi nationale de l\u2019habitation oblige tout acheteur de maison dont la mise de fonds est inférieure à 20% de la valeur de la propriété à acheter une assurance prêt hypothécaire.Cette assurance garantit que le prêteur est remboursé en cas d\u2019insolvabilité de l\u2019emprunteur.Autrement dit, la loi protège contre elles-mêmes les institutions financières qui seraient tentées d\u2019accorder du crédit trop facile; elle protège aussi contre eux-mêmes les acheteurs de maisons qui seraient tentés d\u2019acheter une propriété au-dessus de leurs moyens.Aucune banque canadienne n\u2019est menacée de faillite.Sur le front de l\u2019économie, le portrait est moins bon que l\u2019an dernier, mais il serait hautement imprudent de crier à la catastrophe.Depuis le début de l \u2019année, l\u2019économie canadienne a créé 87 000 emplois; certes, c\u2019est beaucoup moins que les 221 000 pour la même période l\u2019an dernier, mais il faut dire que 2007 a été une des meilleures à ce chapitre.Selon la dernière enquête mensuel le de Statistique Canada, le taux de chômage demeure au niveau relativement bas de 6,1 %.La croissance économique sera moins forte que prévu; les spécialistes commencent d\u2019ailleurs à revoir leurs prévisions à la baisse.Mais il n\u2019y a pas de quoi crier au meurtre, d\u2019autant plus qu\u2019il y a aussi de bonnes nouvelles.Après avoir subi un long et pénible déclin, les entreprises du secteur de la fabrication commencent enfin à voir le bout du tunnel.Depuis quatre mois, la croissance du secteur manufacturier atteint en moyenne 0,7% par mois.Ce n\u2019est pas énorme, mais cela met fin à une longue période de morosité.La dette publique n\u2019est plus un problème.Certes, l\u2019ère des plantureux surplus à Ottawa est terminée.C\u2019est dû en partie à deux décisions du gouvernement Harper: la baisse de la TPS (que la plupart des économistes considèrent comme une erreur) et la forte augmentation des transferts aux provinces.Mais à tout prendre, la situation financière du gouvernement canadien est infiniment meilleure que celle du gouvernement américain.Cela ne se compare même pas.Il y a cependant deux ombres au tableau.L\u2019inf lation recommence à montrer le bout de son nez .En août, l\u2019indice des prix à la consommation a progressé de 3,5% en rythme annuel.C\u2019est la plus forte hausse en cinq ans.Il faut cependant dire que la flambée des prix pétroliers compte pour plus de la moitié de cette hausse.Enfin, il y a des risques de détér ioration de la balance commerciale.L\u2019an dernier, le Canada a dégagé un surplus commercial de 85 milliards avec les États-Unis.Ce montant représente l\u2019équivalent de 2,7 millions d\u2019emplois de ce côté-ci de la frontière.Si le consommateur américain ralentit ses achats, il est clair que des milliers de travailleurs canadiens risquent de se retrouver au chômage.À tout prendre, le portrait n\u2019est peut-être pas idéal; on a connu de meilleures années.Mais rien ne permet non plus de crier au loup comme le font un peu trop facilement les partis de l\u2019opposition.Faut-il aussi rappeler qu\u2019on a aussi connu bien pire, et pas à peu près ?Économie et élections: qui a raison?CLAUDE PICHER CHRONIQUE CYBERPRESSE.CA CRISE Visionnez la vidéo de Claude Picher sur lapresseaffaires.com Au Canada, la loi protège contre ellesmêmes les institutions financières qui seraient tentées d\u2019accorder du crédit trop facile.BLOOMBERG Les banques centrales, d\u2019Ottawa jusqu\u2019à Brasilia, injectent des liquidités dans leur économie pour tenter de contenir la propagation de la crise du crédit qui sévit aux États-Unis.Hier, la Banque du Canada a fait savoir qu\u2019elle fera passer de 8 milliards à 20 milliards CAN la somme qu\u2019elle injecte dans le système bancaire pour faire face aux ennuis qu\u2019éprouvent les marchés du crédit.Jeudi soir, le Brésil a adopté des mesures pour dégager 23,5 milliards de réaux (11,7 milliards US) en abaissant les exigences quant aux réserves que les banques doivent conserver auprès de la banque centrale du pays.Les décideurs de ces deux pays ont ainsi uni leurs efforts à ceux des responsables des autres banques centrales dans le monde pour restaurer des pratiques normales de prêt , une tâche rendue plus difficile par les problèmes de banques telles que Dexia SA, de Bruxelles, plus important fournisseur mondial de prêts à des gouvernements locaux.« Les banques centrales doivent soutenir le système à la lumière de ce qui se passe aux États-Unis, lance Francisco Diez, directeur des transactions sur les marchés émergents de RBC Capital Markets, à Toronto.La situation a changé de manière marquée au cours des deux dernières semaines », ajoute-t-il.Mardi, la banque centrale du Chili a indiqué qu\u2019elle offrira 500 millions US en échange de devises pour abaisser les coûts de financement des banques et des entreprises.Ces échanges permettent aux banques d\u2019avoir accès à des dollars américains de la banque centrale contre des actifs, a précisé la banque centrale.Hier, Jose De Gregorio, le président de la banque centrale chilienne, a indiqué que son pays était prêt à affronter des bouleversements mondiaux et qu\u2019il pouvait fournir des liquidités «massives ».Manque de liquidités «Nous avons vu les banques centrales du Chili et du Brésil adopter des mesures parce qu\u2019il y a un manque de liquidités sur leur marché », explique Rafael de la Fuente, économiste principal de BNP Paribas, à New York.Les devises des pays d\u2019Amérique latine et le dollar canadien ont écopé cette semaine parce que l\u2019on craint que le plan de sauvetage adopté aux États-Unis n\u2019empêchera pas une récession mondiale.Pour la première fois cette année, le sol péruvien a baissé sous le niveau de trois au dollar américain jeudi, ce qui a incité la banque centrale du Pérou à injecter un montant record de 443,8 millions US sur le marché des devises pour stopper la dégringolade de la devise.Front commun des banques centrales PHOTO ANDRE PENNER, ASSOCIATED PRESS Le président de la Banque centrale du Brésil, Henrique Meirelles, au cours d\u2019une allocution le 30 septembre dernier.« Les banques centrales doivent soutenir le système.» LA PRESSE CANADIENNE La Banque CIBC a réduit son exposition au marché américain des hypothèques résidentielles grâce à un accord intervenu avec Cerberus Capital Management, qui investira dans son portefeuille de crédit structuré, accord d\u2019une valeur de 1,05 milliard de dollars US.Le marché annoncé hier après «un processus d\u2019offres compétitif » couvre des titres adossés sur créances hypothécaires et d\u2019autres titres adossés à des obligations et à des dettes qui étaient évaluées à 1,19 milliard US le 30 juin dernier et à 1,075 milliard US un mois plus tard.L\u2019investissement consenti par la société de financement par capitaux propres «limitera de manière marquée notre exposition future au marché immobilier résidentiel américain», a indiqué Gerry McCaughey, le PDG de la CIBC, au cours d\u2019une conférence téléphonique avec des investisseurs.Cette année, la Banque CIBC a étémalmenée par des dépréciations liées aux prêts hypothécaires à risque aux États-Unis qui ont fait chuter le prix de son action et qui ont inquiété les analystes.On estime que la Banque CIBC avait une exposition d\u2019environ 6 milliards CAN sur le marché hypothécaire américain dans son portefeuille de crédit structuré et après une série de dépréciations, sa valeur est estimée à 1,1 milliard US.Cerberus achète pour 1,05 milliard CAN de billets de premier rang adossés aux titres, tandis que la Banque CIBC continue de posséder les valeurs et peut en tirer profit dans le cas où un redressement futur interviendrait.Pour sa part, Cerberus obtiendra un rendement d\u2019environ 20%.«Nous sommes une banque dont l\u2019intérêt premier est de réduire le risque, mais qui cherche aussi à préserver la valeur potentielle à long terme pour nos actionnaires», a dit M.McCaughey.Le titre de la Banque CIBC a pris 1,18% hier à la Bourse de Toronto, à 58,50$CAN.La Banque CIBC «conservera 100% de l\u2019appréciation potentielle du portefeuille à la suite du remboursement des billets, a indiqué M.McCaughey.Nous croyons que des récupérations futures sont possibles étant donné les réductions extrêmes des valeurs actuellement en raison des marchés hautement non liquides.» La banque a fait savoir qu\u2019elle ne fournissait aucun financement à Cerberus et qu\u2019elle ne donnait aucune garantie de performance quant au portefeuille, dont elle demeure propriétaire.Cerberus «est en mesure de faire des choses que d\u2019autres, à cause des règles comptables de juste valeur et des actionnaires publics, ne peuvent pas vraiment faire, indique M.Blumas.Ce n\u2019est pas une compagnie publique, elle n\u2019a pas de ratio de capital, et elle peut essentiellement absorber ce risque de la CIBC à cause de la structure de ses opérations.» Cerberus investit dans le portefeuille de la CIBC PHOTO JACQUES BOISSINOT, LA PRESSE CANADIENNE Le président de la CIBC, Gerry McCaughey.BLOOMBERG La devise canadienne vient de connaître sa pire chute en une semaine depuis au moins 1971 tandis que les prix des produits de base plongent dans le contexte d\u2019une crise financière mondiale et pendant que les investisseurs achètent des dollars américains.Ainsi, depuis vendredi de la semaine dernière, le huard a perdu 3,8 % de sa valeur par rapport à la devise américaine, pire baisse en une semaine depuis janvier 1971, époque où Bloomberg a commencé à colliger ces données.Un indice relatif aux produits de base a connu sa pire glissade en plus de 50 ans.« Il y a eu beaucoup de ventes de titres du secteur des ressources et les devises liées aux produits de base en prennent pour leur rhume, explique Jonathan Gencher, directeur de la division des ventes de devises de la Banque de Montréal, à Toronto.Il semble de plus en plus que toute l\u2019économie mondiale va ralentir », ajoute-t-il.La moitié des revenus d\u2019exportation Le pétrole brut pour livraison en novembre a chuté de 12 % cette semaine, à 93,78$US le baril.Le prix avait atteint le niveau record de 147,27 $US le baril le 11 juillet dernier.La devise canadienne s\u2019est dépréciée de 6,1 % depuis cette date.Le Canada tire environ la moitié de ses revenus d\u2019exportation des produits de base.L\u2019indice Reuters/Jef feries CRB, qui regroupe 19 produits de base, dont l\u2019or, le pétrole brut et le sucre, a dégringolé de 9,9 % cette semaine, pire chute depuis au moins 1956.« Tout cela est en fonction de la crise du crédit », soutient M.Gencher, qui prédit que le huard se transigera entre 1,0750 $CAN et 1,0830 $CAN au dollar américain d\u2019ici la fin de l\u2019année.« Il devient de plus en plus difficile de financer les bilans, ajoute-t-il.Tout le monde a besoin de dollars américa ins.C\u2019est pourquoi la devise américaine est un meilleur pari.» Après avoir bondi de 17 % en 2007 dans la foulée de la progression des prix des produits de base, le dollar canadien a reculé de 7,1 % jusqu\u2019à présent cette année au moment où l\u2019économie américaine a ralenti et où les prix pétroliers ont baissé.Le pétrole compte pour 21 % dans la pondération de l\u2019indice des prix des produits de base de la Banque du Canada, composante qui pèse le plus lourd au sein de l\u2019indice.« Les produits de base ont perdu leur soutien et cela continuera d\u2019affecter le dollar canadien », indique Steve Barrow, un stratège en matière de devises de Standard Bank, à Londres.Pire dégringolade du huard en une semaine depuis 1971 PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE Le pétrole brut pour livraison en novembre a chuté de 12 % cette semaine, à 93,78$US le baril.Le prix avait atteint le niveau record de 147,27 $US le baril le 11 juillet dernier.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 6 L A P R E S S E A F F A I R E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 4 O C T O B RE 2 0 0 8 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 4 O C T O B RE 2 0 0 8 L A P R E S S E A F F A I R E S 7 3589704A AUTOMOBILE LES GÉANTS AMÉRICAINS EN CRISE MARTIN VALLIÈRES Pour leur relance, les trois Grands américains de l\u2019automobile misent notamment sur des alliances internationales et l\u2019apport de modèles conçus par leurs filiales d\u2019Europe et d\u2019Asie.«Leurs principaux concurrents internationaux comme Toyota, Honda, Hyundai et Volkswagen fonctionnent depuis des années avec des gammes coordonnées à l\u2019échelle mondiale.C\u2019est l\u2019une des clés de leur compétitivité et il est grand temps que les constructeurs américains fassent de même, au lieu de s\u2019en tenir à une gestion de gamme trop compartimentée par continent», selon Mike Wall, analyste de CSM Worldwide, firme-conseil de Detroit spécialisée dans l\u2019automobile.Le but de ces démarches pour GM, Ford et Chrysler: rehausser rapidement et à moindres coûts leur offredevéhiculesplusconcurrentiels pour le marché nord-américain.Après des années de domination des gros véhicules, ce marché s\u2019est brusquement tourné vers les voitures de taille compacte et intermédiaire.Or, ces véhicules sont encore rares dans les bureaux d\u2019ingénierie des constructeurs américains et leurs usines situées dans les pays de l\u2019ALENA (États-Unis, Canada, Mexique).«Les trois Grands ne savent pas concevoir et fabriquer de façon rentable des véhicules compacts dans leurs usines aux États-Unis et au Canada», déplore George Magliano, directeur du marché automobile à Global Insight, une firme d\u2019analyse économique de Boston.Pour Mike Wal l, de CSM Worldwide, les trois Grands américains n\u2019ont plus le choix de puiser rapidement dans leurs filiales et leurs partenaires d\u2019outre-mer pour rehausser leur compétivité et endiguer leur recul dans leur propre marché.«Ford et GM, en particulier, ont déjà des véhicules concurrentiels dans leurs filiales en Europe.Ils doivent accélérer leur transplantation vers leurs usines nord-américaines.» Néanmoins, il faudra au moins deux ans, peut-être trois, pour que les résultats de ces démarches internationales des trois Grands américains se fassent sentir chez leurs concessionnaires.LA SOLUTION INTERNATIONALE MARTIN VALLIÈRES Effondrement des ventes de leurs gros véhicules les plus rentables.Pénurie de modèles plus efficaces et en plus forte demande.Et maintenant, la cr ise financière, qui restreint sérieusement l\u2019accès au crédit pour leurs clients.À n\u2019en pas douter, les perspectives de sortie de crise des trois Grands américains de l\u2019automobile \u2013 leur pire en 15 ans \u2013 sont plutôt sombres.«Le marché nord-américain s\u2019est affaissé et il le demeurera un bon moment .Cela prendra au moins trois ou quatre ans de purgatoire pour qu\u2019il retrouve sa moyenne de la décennie », estime George Magl iano, spéc ia l i s te de l\u2019automobile à la firme d\u2019analyse économique internationale Global Insight.Constat semblable de Mike Wall, directeur nord-américain de CSM Worldwide, une firmeconseil de Detroit spécialisée en automobile.« Les trois Grands ont été pris de court par le transfert subit de la demande vers les véhicules moins gros, moins chers et moins énergivores.Ce transfert amorcé l\u2019an dernier s\u2019est accentué encore en 2008.» Un chiffre témoin ?La part des automobiles dans les ventes totales de véhicules grand public (y compris les camions légers) a rebondi au-delà de 55% cette année, selon Global Insight.C\u2019est 10% de plus qu\u2019il y a quatre ans, alors que le marché nord-américain comptait autour de 18 millions de véhicules.Ce marché a rétréci autour de 15 millions d\u2019unités pour cette année et l\u2019an prochain, selon Global Insight.Et l\u2019essentiel de cet important ressac est concentré parmi les véhicules plus gros.En particulier, les VUS, camionnettes et fourgonnettes, qui sont de véritables poules aux oeufs d\u2019or pour les trois Grands américains depuis 10 ans.Ressac Ce ressac se fait durement sentir dans leurs états financiers, où les déficits se comptent en milliards de dollars.«Non seulement les revenus et surtout les profits des gros véhicules se sont taris, mais les trois Grands doivent maintenant soutenir de coûteux surplus de stocks qui se déprécient à vue d\u2019oeil », explique George Magliano.Par ailleurs, l\u2019effondrement du principal créneau des géants américains a amplifié la glissade de leurs parts de marché.Pour la première fois, la part combinée des GM, Ford et Chrysler aux États-Unis passera cette année sous le seuil des 50%, anticipe-t-on chez Global Insight.De plus, la japonaise Toyota vient d\u2019enlever le deuxième rang des parts de marché à Ford, relégué troisième.Quant au quatrième rang, il est sur le point d\u2019échapper à Chrysler au profit de la japonaise Honda.Dans ce contexte, quelles sont les pistes de relance pour les trois Grands américains?Et quel est l\u2019avenir des centaines de milliers d\u2019emplois directs et indirects qui en dépendent en Amérique du Nord ?«Chose certaine, ils ne peuvent miser sur une reprise d\u2019un marché lucratif des camions légers, au-delà de la demande traditionnelle à des fins utilitaires et commerciales », avertit M.Magliano.«Les trois Grands doivent réaménager leurs gammes et leurs usines vers les véhicules plus efficaces.Mais ça prendra du temps et des investissements énormes, sans profit rapide.» Long purgatoire pour les trois Grands LA PRESSE AFFAIRES A RECENSÉ QUELQUES PROJETS GENERAL MOTORS CRUZE La division Chevrolet remplacera en 2010 sa populaire compacte Cobalt (G5 chez Pontiac) par la Cruze, conçue par les filiales de GM en Europe (Opel, Vauxhall) et transplantée dans une usine de l\u2019Ohio.Source: GM MINI-FOURGONNETTE HHR Le successeur de la fourgonnette HHR, qui verra le jour en 2011, sera dérivé du modèle Zafira, conçu par la division Opel en Europe.Source: GM-Opel COMPACTE LUXUEUSE Buick envisage pour 2012 une auto compacte luxueuse qui serait basée sur un châssis mis au point par GM-Europe et GM-USA, mais dessiné conjointement par GM-Chine et GM-USA pour ces deux marchés.Chancelante ici, Buick est une marque-phare en Chine depuis l\u2019entrée de GM dans ce pays en\u2026 1911 ! « Les trois Grands ont été pris de court par le transfert subit de la demande vers les véhicules moins gros, moins chers et moins énergivores.» lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 8 L A P R E S S E A F F A I R E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 4 O C T O B RE 2 0 0 8 www.bba.ca BBAvous dit merci Merci à nos 500 employés, des gens de talent et de passion qui, par leur implication et leur engagement, gardent la culture de l\u2019entreprise bien vivante.BBA est fière d\u2019avoir remporté les honneurs du premier prix, catégorie moyenne entreprise du DéfiMeilleurs Employeurs*, et c\u2019est grâce à vous.* Le titre de Défi Meilleurs Employeurs est décerné par le magazine Affaires Plus et l\u2019Ordre des conseillers en ressources humaines et en relations industrielles agréés du Québec, sous la supervision de la Firme-conseil Watson Wyatt.BBA est une firme de génie-conseil canadienne indépendante oeuvrant à l\u2019échelle internationale dans les secteurs de l\u2019énergie et des mines et métaux.Relever des défis techniques dans plusieurs types de projets, ça vous allume?Découvrez nos emplois et joignez-vous à une firme de génie-conseil forte de ses valeurs et fière de ses employés! 3589408A AVIS DE NOMINATION DE L\u2019AMC Association médicale canadienne Le Dr Michael Golbey, président du Conseil d\u2019administration de l\u2019Association médicale canadienne (AMC) est heureux d\u2019annoncer l\u2019élection, lors de son Assemblée annuelle au mois d\u2019août 2008, du Dr Robert Ouellet au poste de Président pour l\u2019année 2008-2009.Le Dr Ouellet est originaire de Longueuil (Québec) et diplômé de la Faculté de médecine de l\u2019Université de Montréal.Spécialiste en radiologie diagnostique, il a acquis une formation additionnelle en échographie, en tomodensitométrie et en résonance magnétique.Dr Robert Ouellet a entrepris sa carrière de médecin en Mauricie à l\u2019Hôpital Sainte-Marie de Trois-Rivières et à l\u2019Hôpital Saint- Joseph de La Tuque.Il a fondé et dirigé par la suite la Clinique de radiologie des Récollets à Trois-Rivières.Il a oeuvré au sein des départements de radiologie de la Cité de la Santé de Laval, de l\u2019Hôpital L.H.Lafontaine de Montréal ainsi que du Centre hospitalier ambulatoire régional de Laval.En 1987, il a fondé la première clinique privée de tomographie axiale au Canada.Dix ans plus tard, il a crée la première clinique privée de résonance magnétique à Laval et une deuxième en 2000.En 2004, il est devenu directeur de deux cliniques de radiologie diagnostique, l\u2019une à Laval et l\u2019autre à Terrebonne.Ancien président de l\u2019Association médicale du Québec (2005 et 2006), le Dr Ouellet poursuit son travail de radiologiste et de gestionnaire dans les cinq cliniques qu\u2019il dirige ainsi qu\u2019à l\u2019Hôpital L.H.Lafontaine.Représentant plus de 67 000 membres, l\u2019AMC a pour mission de servir et d\u2019unir les médecins du Canada et de défendre sur la scène nationale, en collaboration avec la population du Canada, les normes les plus élevées de santé et de soins de santé.3588274 (5 67#3$+ -2 6*2/6$ \"$ )2)/$3 \"$ 1)(.*%/$ -*&$0 %& $&\"$#' &1,,(0&( %.(0'4' &1+#*&\"%',\")/+ ***\"'&&%(#$'%.,\")/-.0'0.((.\")+ 3587639A AUTOMOBILE LES GÉANTS AMÉRICAINS EN CRISE PROJET MPV-7 Chevrolet planche aussi sur un véhicule multisegments de taille intermédiaire (projet MPV-7) qui serait mis au point par la filiale de GMen Corée, Daewoo, ainsi que ses divisions Opel et Vauxhall en Europe.Son lieu d\u2019assemblage est indéterminé.Source: GM PROTOTYPE INVICTA Ces dernières années, GM a multiplié les partenariats et diversifié ses marques en Chine, y devenant même le principal fabricant étranger.Les designers de GM-Chine prennent aussi du galon, comme en témoigne ce prototype Invicta conçu pour Buick.Source: Automotive News FORD FIESTA Le retour nord-américain de la sous-compacte Fiesta, populaire en Europe dans le marché des hatchback à caractère sportif, est prévu pour 2010.Source: Ford Europe FOCUS La version européenne de la compacte Focus, en avance d\u2019une génération sur le modèle vendu ici, devrait traverser l\u2019Atlantique en 2012.Et peut-être ses véhicules dérivés comme le mini-VUS Kuga et la mini-fourgonnette C-Max.Source: Ford Europe CHRYSLER ROUTAN Depuis son détachement du géant allemand Daimler-Benz, l\u2019entreprise sollicite des alliances de sous-traitance avec des marques d\u2019outre-mer pour mieux utiliser ses usines en Amérique du nord.Ainsi, Volkswagen a confié à l\u2019usine Chrysler deWindsor, en Ontario, la production de sa nouvelle fourgonnette Routan.Source: Volkswagen Canada ALLIANCE AVEC NISSAN Chrysler a conclu une alliance avec Nissan pour le transfert de châssis et de technologies motrices conçus en Asie et en Europe, où Nissan est affiliée à la française Renault, ellemême actionnaire de la suédoise Volvo.Déjà, une usine de Chrysler au Mexique assemblera bientôt des camionnettes pour Nissan, et cette dernière prépare une automobile compact pour la division de Chrysler.Sources: AutoWeek, Automotive News, AutomotiveWorld, Automobilemag, Windsor Star, Bloomberg lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 4 O C T O B RE 2 0 0 8 L A P R E S S E A F F A I R E S 9 LA PRESSE AFFAIRES INVESTIR VOS PLACEMENTS HUGO FONTAINE Deux indicateurs économiques ont donné le ton à la dernière semaine sur le marché obligataire américain, qui s\u2019attend de plus en plus à une baisse des taux de la Fed.L\u2019indiceISM(InstituteofSupplyManagement), qui reflète la santé de l\u2019économie dans le secteur de la production industrielle, a chuté à de 48,9 à 43,5 entre août et septembre, une des plus importantes baisses des 20 dernières années.Considérant que sous les 42, l\u2019ISM indique une récession, ce n\u2019est pas de bon augure.«Lorsque nous avons eu ce chiffre, les gens se sont mis à penser que, même si le plan de sauvetage était adopté, il faudrait quand même que la Fed diminue les taux d\u2019intérêt pour aider l\u2019économie de façon générale », explique Paul-André Pinsonnault, économiste principal, revenu fixe, à la Financière Banque Nationale.Les statistiques de l\u2019emploi (pertes de 159 000 emplois en un mois), dévoilées hier matin, sont venues confirmer les craintes de ralentissement économique sérieux.«La semaine prochaine, il y aura une avalanche de discours d\u2019officiels de la Fed, note M.Pinsonnault.Le plus important sera celui de Ben Bernanke, mardi après-midi.Cela devrait aider à moduler les anticipations du marché.» La prochaine réunion de la Fed a lieu à la fin octobre.Par ailleurs, «le troisième trimestre de 2008 n\u2019aura pas été une grande cuvée pour les investisseurs, note Paul-André Pinsonnault.Alors que le rendement du TSX a été de -18,2%, le rendement du marché obligataire a enregistré un rendement négatif de 37 points centésimaux.» La situation est pire pour les obligations à rendement réel du gouvernement du Canada (qui protègent contre l\u2019inflation), qui ont connu un rendement négatif de plus de 9%.OBLIGATIONS Baisse des taux en vue BAISSE DU TRAFIC AÉRIEN > WestJet a rapporté hier une baisse de 3,2 points de pourcentage de son taux d\u2019occupation pour le mois de septembre par rapport à 2007.Le déclin du taux d\u2019occupation à 75,5% est survenu alors que le transporteur a accru sa capacité de 15,8% dans sa flotte de 76 Boeing 737.Par ailleurs, Air Canada avait moins de sièges vides en septembre comparativement au même mois un an plus tôt, le plus grand transporteur au pays ayant réduit sa capacité selon une courbe plus prononcée que celle du déclin du nombre de ses passagers.Le transporteur montréalais a rapporté hier un taux d\u2019occupation de 80,9%, en hausse par rapport à 79,1% un an plus tôt, l\u2019offre ayant été réduite pendant ce temps de 6,9%.LA PRESSE CANADIENNE WestJet Dans le but de vous offrir une meilleure couverture des principaux titres boursiers des sociétés canadiennes et québécoises, nous avons fait passer de 70 à 100 le nombre d\u2019entreprises figurant dans notre tableau.Baptisé LPA 100, ce tableau regroupe tous les titres que vous retrouviez dans LPA CANADA, en plus des principales entreprises québécoises de chacun des secteurs.Nous espérons que ces améliorations sauront vous plaire et en profitons pour vous remercier d\u2019avoir choisi La Presse Affaires.NOS NOUVEAUX TABLEAUX BOURSIERS UBS 2000 EMPLOIS SUPPRIMÉS > La banque suisse UBS, l\u2019une des plus touchées dans le monde par les subprimes, a annoncé hier la suppression de 2000 emplois supplémentaires dans son unité banque d\u2019investissement, considérée comme principale responsable de la débâcle de l\u2019établissement financier.Avec ces nouvelles suppressions de postes, UBS n\u2019emploiera plus que 17 000 personnes dans cettebranche à la fin de l\u2019année, contre 23 000 au troisième trimestre 2007, a indiqué la banque.Le groupe avait affirmé jeudi retourner dans le vert après un an de pertes, prévoyant de «dégager un faible bénéfice» dès le troisième trimestre.AGENCE FRANCE-PRESSE EN BREF EN BREF PHOTO ADRIAN WYLD, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE CONSULTEZ les cotes boursières en tout temps sur lapresseaffaires.com S&P 500 .12 mois | Fermeture 1 099,23 | var.1 j -1,35 % | 1 semaine -9,38 % | 52 sem.haut 1 576,09 bas 1 098,14 Variation 1 J Fermeture .$.%.93,88$US Variation 1JOUR -0,09$US Variation 1SEMAINE -12,17% TITRES PERDANTS Variation 1 AN +17,44% EN % Volume Ferm .$.Var .%.aKIta DrILL./a .AKT.A.14 590 8,65 -17,46 OILeXCO INCOrPOra .OIL.5 696 973 7,85 -17,02 sILver WHeatON CW .SLW.WU.3 800 2,50 -16,67 aBItIBIBOWater .ABH.154 891 3,28 -14,81 BaLLarD POWer sY.BLD.197 864 3,21 -13,24 EN $ Volume Ferm .$.Var .$.FaIrFaX FINaNCIaL .FFH.108 552 324,00 -33,00 CP HOLDrs .HCH.1 025 147,42 -7,58 aLGOma CeNtraL .ALC.2 800 100,00 -5,00 maGNa INterN/a .MG.A.918 486 46,32 -2,92 CaNaDIaN PaCIF.CP.853 186 49,44 -2,78 TITRES GAGNANTS EN % Volume Ferm .$.Var .%.aNvIL mINING .AVM.182 005 3,62 23,55 eurOPeaN GOLDF.EGU.438 131 2,60 20,93 CaNWest GLOBaL/a .CGS.A.3 445 2,59 17,73 GOLDCOrP .G.WG.1 100 10,85 17,30 KIrKLaND LaKe G.KGI.72 140 6,25 17,26 EN $ Volume Ferm .$.Var .$.ING CaNaDa .IIC.123 383 38,75 2,45 GeOrGe WestON .WN.681 484 56,00 2,00 tD sPLIt/B .TDS.B.2 050 33,00 1,75 BarrICK GOLD .ABX.6 327 640 34,95 1,70 INterOIL .IOL.18 642 27,73 1,62 PLUS ACTIFS Volume Ferm .$.Var .%.IsHares CDN s&P/t .XIU.22 325 445 16,29 -0,91 BOmBarDIer/B .BBD.B.19 792 909 5,20 4,21 traNsCaNaDa .TRP.2 603 881 37,67 -1,08 KINrOss GOLD .K.9 115 337 15,44 2,93 YamaNa GOLD .YRI.8 935 301 7,50 4,17 NOrteL NetWOrKs .NT.8 163 922 2,19 -6,81 BCe .BCE.7 205 070 34,90 0,29 suNCOr eNerGY .SU.7 057 241 36,44 1,22 taLIsmaN eNerGY .TLM.6 766 426 13,20 -2,00 BarrICK GOLD .ABX.6 327 640 34,95 5,11 BaNQue rOYaLe .RY.6 245 939 49,23 0,57 GOLDCOrP .G.5 807 187 28,86 4,91 OILeXCO INCOrPOra .OIL.5 696 973 7,85 -17,02 NeXeN .NXY.5 682 472 21,10 -1,17 aGrIum .AGU.5 180 682 43,72 -2,87 teCK COmINCO/B .TCK.B.5 015 959 23,08 -5,10 LES BOURSES > ÉTATS-UNIS S&P/tSX tOrONtO .12 mois > CANADA tSX CroiSSanCe PetItes CaPItaLIsatIONs .12 mois PÉTROLE .12 mois West Texas Intermediate, contrat à terme PLUS ACTIFS Volume Ferm .$.Var .%.rOute1 .ROI.6 693 500 0,05 12,50 KWG resOurCes .KWG.5 970 870 0,03 20,00 FaLCON OIL & Gas .FO.4 792 313 0,54 1,89 tYPHOON eXPLOr.TOO.3 199 000 0,02 -33,33 eXeLteCH aerOsP.XLT.2 715 710 0,05 -33,33 uraNIum BaY res.UBR.2 714 000 0,03 -16,67 GLOBaL HuNter .BOB.2 597 500 0,09 0,00 WesterNZaGrOs .WZR.2 169 206 1,05 5,00 KaLaHarI res.KLA.2 137 340 0,02 -33,33 BONaveNture eNt.BVT.1 910 000 0,04 -20,00 > DANS LE MONDE s&P/tsX comp.XIC.17,10 -0,25 -1,44 -22,62 s&P/tsX 60 .XIU.16,29 -0,15 -0,91 -20,18 s&P/tsX fin.XFN.22,17 -0,27 -1,20 -19,51 s&P/tsX éner.XEG.17,31 -0,41 -2,31 -19,02 s&P/tsX or .XGD.14,66 0,07 0,48 -20,62 Oblig.c.terme .XSB.28,17 0,02 0,07 1,19 Oblig.l.terme .XBB.28,35 0,07 0,25 0,35 s&P 500 .XSP.13,67 -0,25 -1,80 -28,95 FONDS INDICIELS | Fermeture 10 803,35 | var.1 j -0,89% | 1 semaine -10,91% | 52 sem.haut 15 154,77 bas 10 798,50 | Fermeture 1 300,23 | var.1 j -0,89% | 1 semaine -14,21 % | 52 sem.haut 3 192,55 bas 1 296,84 brazil bovespa (brésil) 44 517,32 -1 627,78 -3,53 CaC 40 (France) 4 080,75 117,47 2,96 DaX (allemagne) 5 797,03 136,40 2,41 Dj euro stoxx 50 (europe) 2 726,67 97,50 3,71 Ftse 100 (angleterre) 4 980,25 109,91 2,26 hang seng (hong Kong) 17 682,40 -528,71 -2,90 mexico bolsa (mexique) 22 989,50 -1 037,85 -4,32 milan mib30 (italie) 26 270,00 580,00 2,26 niKKei 225 (japon) 10 938,14 -216,62 -1,94 s&P/asX 200 (australie) 4 695,40 -65,70 -1,38 shanghai (Chine) 2 293,78 -3,72 -0,16 swiss market (suisse) 6 879,82 148,88 2,21 varIatION Ferm.1 J .$.1J .%.1 aN .%.st \u203a indique un titre dont la valeur a gagné ou perdu1%et plus par rapport à la fermeture de la séance précédente./ Caractères gras \u203a indiquent une société dont l\u2019action a atteint un haut ou un bas de 52 semaines en cours de séance./ Caractères italiques \u203a titres triés par ordre décroissant (secteurs et actions)./ m$ \u203a millions de dollars / Ce tableau présente les titres québécois dont la valeur boursière est supérieure à 300 millions et les autres titres canadiens dont la valeur boursière est supérieure à3milliards.La liste des titres est sujette à une révision périodique.La Presse Affaires présente une sélection de 100 titres inscrits à la Bourse de Toronto.CANADA LPA 100 (HEBDOMADAIRE) CONsOmmatION COuraNte 1 409,46 pts .0,63 .2,48 s Weston (George) (Wn) 56,00 2,00 3,70 6 815 10,41 7 228 71,76 41,83 1,44 molson (TPX.A) 50,60 0,00 0,00 0 5,59 1 303 58,87 46,26 0,78 s Couche-tard (ATD.B) 14,38 0,37 2,64 5 234 4,73 2 814 20,61 10,11 0,14 Loblaw (L) 29,75 -0,10 -0,34 9 733 1,47 8 157 45,97 26,75 0,84 Lassonde (LAS.A) 42,50 0,00 0,00 0 -1,39 283 49,99 37,50 0,86 metro (MRU.A) 31,10 0,20 0,65 3 584 -2,11 3 469 35,85 21,00 0,50 shoppers Drug mart (SC) 50,72 -0,28 -0,55 6 370 -3,68 11 011 58,23 46,63 0,86 t jean Coutu (PJC.A) 7,33 -0,11 -1,48 6 128 -6,03 1 789 14,00 6,88 0,16 t Saputo (SAP) 24,31 -1,64 -6,32 3 077 -6,50 5 026 32,99 24,05 0,56 téLéCOms 828,03 pts 0,25 .2,49 telus (T) 39,51 -0,24 -0,60 9 065 1,05 12 173 58,19 36,01 1,80 Rogers (RCI.B) 35,22 0,11 0,31 17 405 0,72 22 741 49,81 32,29 1,00 bCe (BCE) 34,90 0,10 0,29 72 051 -6,18 28 119 41,25 31,80 0,00 saNté 289,72 pts .1,16 .3,91 theratechnologies (TH) 4,37 -0,03 -0,68 516 -3,96 254 12,69 4,01 0,00 biovail (BVF) 10,21 -0,05 -0,49 12 680 -4,04 1 620 19,23 9,64 1,45 t mDs (MDS) 12,51 -0,31 -2,42 2 768 -5,30 1 515 21,64 11,58 0,00 servICes PuBLICs 1 626,69 pts .1,84 .4,10 Fortis (FTS) 24,21 -0,15 -0,62 1 831 -1,87 3 804 29,94 23,50 1,00 t Canadian utilities (CU) 39,05 -1,15 -2,86 2 162 -1,88 4 921 55,00 35,50 1,33 innergex (IEF.U) 12,30 -0,06 -0,49 99 -2,38 362 13,40 11,01 1,00 s Gaz métro (GZM.U) 14,43 0,15 1,05 331 -3,67 1 738 16,40 13,77 1,24 t transalta (TA) 27,50 -1,10 -3,85 5 335 -5,60 5 434 38,10 26,53 1,08 t boralex (BLX) 9,58 -0,57 -5,62 516 -16,62 362 19,39 8,46 0,00 FINaNCe 1 569,68 pts .1,43 .4,73 s inG Canada (IIC) 38,75 2,45 6,75 1 234 1,28 4 674 47,00 33,03 1,24 s banque Laurentienne (LB) 41,90 1,28 3,15 1 600 0,48 999 45,08 31,30 1,36 t Great-West (GWO) 30,70 -0,50 -1,60 2 832 -2,66 27 460 37,67 25,91 1,23 t sun Life (SLF) 36,02 -1,48 -3,95 15 342 -2,91 20 159 56,50 35,23 1,44 banque Royale (RY) 49,23 0,28 0,57 48 551 -3,32 65 893 57,00 39,51 2,00 t Financière manuvie (MFC) 36,47 -0,74 -1,99 41 469 -3,52 54 405 44,23 33,22 1,04 t Riocan Reit (REI.U) 19,25 -0,60 -3,02 3 797 -4,51 4 227 25,94 18,10 1,38 banque scotia (BNS) 47,16 -0,04 -0,09 28 362 -4,53 46 685 53,50 41,95 1,96 t banque nationale (NA) 48,46 -0,90 -1,82 7 251 -5,13 7 728 57,16 43,60 2,48 t Brookfield asset (BAM.A) 26,16 -1,53 -5,53 13 027 -5,70 15 276 39,17 26,00 0,52 t banque tD (TD) 59,43 -1,07 -1,77 23 980 -5,77 48 068 75,00 53,05 2,44 s banque CibC (CM) 58,50 0,68 1,18 21 949 -5,92 22 273 103,64 48,70 3,48 t Power Corporation (POW) 29,90 -1,10 -3,55 23 405 -6,00 13 646 41,92 27,05 1,16 t ind.alliance (IAG) 32,07 -1,91 -5,62 2 682 -6,42 2 577 43,75 31,77 0,98 t Financière Power (PWF) 32,19 -1,06 -3,19 11 672 -6,70 22 697 42,49 28,90 1,34 iGm Financial (IGM) 38,00 0,00 0,00 4 345 -7,23 9 997 54,95 36,80 2,05 t banque de montréal (BMO) 42,50 -1,16 -2,66 32 290 -8,21 21 475 66,45 37,60 2,80 CONsOmmatION autre 890,24 pts .1,32 .7,05 astral media (ACM.A) 32,48 -0,18 -0,55 2 004 2,88 1 820 46,95 25,72 0,50 s bmtC (GBT.A) 18,50 0,35 1,93 23 -0,54 557 24,50 15,02 0,34 t Reitmans (RET.A) 14,97 -0,33 -2,16 1 150 -1,84 1 055 19,89 13,84 0,72 Canadian tire-a (CTC.A) 47,94 -0,16 -0,33 2 918 -3,64 3 944 87,00 47,31 0,84 thomson Reuters (TRI) 29,14 0,07 0,24 20 579 -3,67 23 058 44,69 25,89 1,08 t Pages jaunes (YLO.U) 9,17 -0,14 -1,50 24 578 -5,07 4 706 14,59 8,16 1,17 Gildan (GIL) 23,45 0,10 0,43 4 043 -5,18 2 827 44,55 22,09 0,00 t shaw (SJR.B) 20,68 -0,34 -1,62 15 123 -5,66 8 896 26,45 17,00 0,80 tVa (TVA.B) 12,25 0,00 0,00 0 -5,70 294 17,50 12,09 0,20 Dorel (DII.B) 31,76 -0,07 -0,22 500 -5,90 1 060 36,50 25,86 0,49 t Cogeco Câble (CCA) 38,01 -1,69 -4,26 873 -5,92 1 844 50,25 32,27 0,40 Le Château (CTU.A) 12,25 0,00 0,00 215 -6,70 324 15,50 11,05 0,70 t Quebecor (QBR.B) 24,15 -1,10 -4,36 1 475 -8,14 1 631 41,94 23,00 0,20 uni-select (UNS) 21,50 0,09 0,42 92 -8,20 424 31,75 21,00 0,43 t Rona (RON) 11,88 -0,12 -1,00 8 373 -10,34 1 375 22,52 10,26 0,00 t magna (MG.A) 46,32 -2,92 -5,93 9 185 -20,37 5 215 96,21 41,01 1,40 teCHNOLOGIes 231,83 pts .1,61 .8,48 s CGi (GIB.A) 9,66 0,40 4,32 14 467 -2,33 2 990 12,02 8,95 0,00 t exfo (EXF) 3,20 -0,04 -1,24 876 -8,57 220 7,20 3,02 0,00 t Research in motion (RIM) 66,03 -1,08 -1,61 30 449 -9,01 37 331 150,30 62,50 0,00 t nortel networks (NT) 2,19 -0,16 -6,81 81 639 -16,09 1 089 18,96 2,16 0,00 INDustrIeLLes 998,20 pts .1,97 .11,66 t Garda (GW) 2,58 -0,30 -10,42 10 213 63,29 81 20,82 1,20 0,00 stella-jones (SJ) 27,00 0,00 0,00 182 -3,57 339 46,49 26,26 0,36 t transcontinental (TCL.A) 13,05 -0,16 -1,21 1 117 -4,33 1 060 21,80 12,56 0,32 t transforce (TFI) 5,84 -0,23 -3,79 2 006 -4,73 507 11,80 5,55 0,40 s Velan (VLN) 12,35 0,35 2,92 1 -5,00 276 16,01 11,00 0,32 s bombardier (BBD.B) 5,20 0,21 4,21 197 929 -9,09 9 129 8,97 4,06 0,10 t transat (TRZ.B) 12,77 -0,17 -1,31 1 617 -12,05 417 42,38 12,77 0,36 t Canadien national (CNR) 46,65 -1,90 -3,91 25 505 -12,16 21 993 58,44 42,51 0,92 t SnC-lavalin (SNC) 34,05 -1,00 -2,85 7 260 -12,36 5 137 61,95 34,05 0,48 t Laperr.& Verreault (GLV.A) 7,00 -0,25 -3,45 1 243 -13,79 187 15,37 6,73 0,00 t Genivar (GNV.U) 20,00 -2,02 -9,17 527 -14,13 286 29,50 20,00 0,00 t Canadien Pacifique (CP) 49,44 -2,78 -5,32 8 532 -15,12 7 603 75,00 49,19 0,99 t Quinc.richelieu (RCH) 17,65 -2,48 -12,32 200 -16,94 400 27,00 17,65 0,32 t aCe aviation (ACE.A) 6,85 -0,30 -4,20 3 305 -17,37 239 30,23 6,70 0,00 Cae (CAE) 7,54 -0,02 -0,27 22 639 -19,19 1 922 13,95 7,36 0,12 éNerGIe 2 621,89 pts .1,59 .15,37 t transcanada (TRP) 37,67 -0,41 -1,08 26 039 -0,34 21 848 40,97 35,95 1,44 t enbridge (ENB) 39,42 -1,30 -3,19 16 314 -2,67 14 640 46,27 35,75 1,32 s Cameco (CCO) 22,24 1,14 5,40 19 438 -7,18 7 665 50,24 20,75 0,24 t enerplus Res.(ERF.U) 36,16 -1,07 -2,87 5 600 -7,47 5 850 49,85 34,02 5,64 t imperial oil (IMO) 41,51 -1,95 -4,49 26 923 -10,38 36 373 62,54 40,45 0,40 Petro-Canada (PCA) 32,25 -0,18 -0,56 34 581 -11,50 15 623 61,85 32,10 0,80 t Penn West energy (PWT.U) 22,81 -0,94 -3,96 14 187 -12,44 8 730 35,60 22,76 4,08 t Pengrowth energy (PGF.U) 14,40 -0,52 -3,49 6 279 -13,20 3 581 21,56 14,16 2,70 t nexen (NXY) 21,10 -0,25 -1,17 56 825 -15,23 11 101 43,45 20,92 0,20 t husky energy (HSE) 39,28 -2,00 -4,85 26 382 -16,07 33 360 54,24 38,50 2,00 enCana (ECA) 59,05 -0,41 -0,69 45 928 -17,09 44 275 97,81 59,00 1,60 t talisman energy (TLM) 13,20 -0,27 -2,00 67 664 -18,06 13 447 25,40 13,18 0,20 t Canadian Oil sands (COS.U) 33,00 -0,63 -1,87 22 638 -20,48 15 891 55,25 30,70 5,00 t arc energy (AET.U) 19,75 -0,55 -2,71 16 141 -20,49 4 228 34,47 18,78 2,88 t Can natural Res.(CNQ) 63,92 -1,19 -1,83 35 893 -20,66 34 570 111,30 58,88 0,40 s suncor energy (SU) 36,44 0,44 1,22 70 572 -21,72 34 062 73,10 35,46 0,20 matérIauX 2 184,40 pts 1,94 .19,95 tembec (TMB) 2,49 -0,01 -0,40 31 1,63 249 13,87 1,75 0,00 s Canam (CAM) 7,35 0,25 3,52 825 -0,68 362 15,98 6,87 0,16 t atrium (ATB) 13,55 -0,75 -5,25 1 232 -3,21 439 24,25 12,35 0,00 s semafo (SMF) 1,02 0,05 5,16 2 519 -6,42 218 1,72 0,73 0,00 s barrick (ABX) 34,95 1,70 5,11 63 276 -8,56 30 485 54,11 28,01 0,37 Cascades (CAS) 6,00 -0,06 -0,99 1 153 -11,11 592 9,76 5,16 0,16 t Domtar (UFX) 4,15 -0,36 -7,98 294 -12,26 311 8,40 4,15 0,00 s Goldcorp (G) 28,86 1,35 4,91 58 072 -16,23 21 029 52,48 26,60 0,18 t Osisko (OSK) 2,80 -0,06 -2,10 1 500 -22,87 453 6,56 1,86 0,00 t teck Cominco (TCK.B) 23,08 -1,24 -5,10 50 160 -31,25 10 428 52,90 22,76 1,00 s Potash (POT) 102,21 1,21 1,20 35 831 -32,80 30 969 246,29 94,30 0,40 Fermeture Variation 1J Volume Val.B.52 SemaineS DiV.$.$.%.100.m$.haut BaS ann.Var.Cette Sem.%.st \u203a indique un titre dont la valeur a gagné ou perdu1%et plus par rapport à la fermeture de la séance précédente./ Caractères gras \u203a indiquent une société dont l\u2019action a atteint un haut ou un bas de 52 semaines en cours de séance./ G$uS \u203a milliards de dollars / Réalisé à partir d\u2019une liste des plus grandes entreprises américaines inscrites à la bourse de new York et au nasDaQ.DoWJoneS .12 mois naSDaQ .12 mois | Fermeture 10 325,38 | var.1 j -1,50 % | 1 sem -7,34 % | 52 semaINes haut 14 198,10 bas 10 310,25 | Fermeture 1 947,39 | var.1 j -1,48% | 1 sem -10,81% | 52 semaINes haut 2 861,51 bas 1 947,19 t 3m (MMM) 64,60 -1,00 -1,52 -6,98 97,00 64,51 abbott Laboratories (ABT) 58,51 -0,39 -0,66 -1,50 61,09 50,09 s altria (MO) 20,29 0,21 1,05 -2,87 24,55 19,26 t american express (AXP) 30,87 -1,27 -3,95 -21,85 63,63 30,50 t apple (AAPL) 97,07 -3,03 -3,03 -24,31 202,96 94,65 at&t (T) 28,12 0,15 0,54 -6,27 42,79 27,05 t bank Of america (BAC) 34,48 -1,89 -5,20 -6,05 52,96 18,44 berkshire hath.(BRK.B) 4 650,00 42,00 0,91 5,09 5 059,00 3 701,00 boeing (BA) 53,83 0,25 0,47 -7,70 105,73 53,34 Chevron (CVX) 79,38 -0,18 -0,23 -8,71 104,63 76,40 Cisco systems (CSCO) 21,25 0,05 0,24 -10,79 34,24 20,56 t Citigroup (C) 18,35 -4,15 -18,44 -8,93 48,95 12,85 t Coca-Cola (KO) 52,57 -1,03 -1,92 0,17 65,59 49,44 Comcast -Cl a (CMCSA) 18,42 0,07 0,38 -11,02 24,35 16,11 t Conocophillips (COP) 66,14 -1,58 -2,33 -13,25 95,96 65,85 t eli lilly & Co (LLY) 41,31 -1,24 -2,91 -11,77 59,82 41,24 exxon mobil (XOM) 77,94 0,44 0,57 -3,36 96,12 71,51 t General electric (GE) 21,57 -0,58 -2,62 -14,57 42,11 21,49 t Goldman sachs (GS) 128,00 -3,54 -2,69 -7,24 250,70 85,88 Google (GOOG) 386,91 -3,58 -0,92 -10,24 747,24 380,71 hewlett-Packard (HPQ) 43,00 -0,26 -0,60 -10,06 53,48 39,99 t home Depot (HD) 23,81 -1,05 -4,22 -10,02 34,55 20,76 intel (INTC) 17,31 0,11 0,64 -9,84 27,99 17,13 t intl business machines (IBM) 103,44 -1,30 -1,24 -13,38 130,93 97,04 t johnson & johnson (JNJ) 66,16 -1,63 -2,40 -4,67 72,76 61,17 t JPmorgan Chase & Co (JPM) 45,90 -3,95 -7,92 -4,85 50,63 29,24 s medtronic (MDT) 49,61 0,62 1,27 -2,97 57,50 44,26 s merck & Co (MRK) 31,78 0,68 2,19 -1,06 61,62 30,34 t merrill Lynch & Co (MER) 26,67 -0,73 -2,66 -2,52 77,89 16,25 microsoft (MSFT) 26,32 0,07 0,27 -3,94 37,50 23,50 s morgan stanley (MS) 23,92 0,71 3,06 -3,35 69,23 11,70 motorola (MOT) 6,72 -0,06 -0,89 -11,93 19,68 6,52 t news Corp.(NWS) 11,03 -0,35 -3,08 -16,76 24,95 11,01 Oracle (ORCL) 19,48 -0,01 -0,05 -5,53 23,62 15,00 t PepsCo (PEP) 69,00 -1,91 -2,69 -3,78 79,79 63,28 s Pfizer (PFE) 19,00 0,21 1,12 1,82 25,71 17,12 Procter & Gamble (PG) 71,02 -0,42 -0,59 3,17 75,18 60,05 schlumberger (SLB) 72,53 0,47 0,65 -15,69 114,84 69,77 t time Warner (TWX) 12,12 -0,38 -3,04 -14,71 19,20 12,05 t united health (UNH) 24,11 -0,65 -2,63 -6,59 59,46 21,00 united Parcel serv.(UPS) 60,76 -0,32 -0,52 -5,64 78,60 56,10 united technologies (UTX) 54,86 -0,12 -0,22 -9,86 81,50 54,79 Verizon Comm.(VZ) 31,24 -0,03 -0,10 -2,92 46,03 30,25 s Wachovia (WB) 6,21 2,30 58,82 -37,90 52,25 0,01 t Walgreen (WAG) 27,96 -1,16 -3,98 -14,57 40,40 27,85 s Wal-mart stores (WMT) 59,73 0,88 1,50 -1,61 63,85 42,50 t Walt Disney (DIS) 29,54 -0,42 -1,40 -9,80 35,69 26,30 t Wellpoint (WLP) 44,46 -1,05 -2,31 -4,78 90,00 43,02 t Wells Fargo (WFC) 34,56 -0,60 -1,71 -7,37 44,68 20,46 Wyeth (WYE) 37,78 0,33 0,88 -1,82 49,80 35,80 ÉTATS-UNIS LES GÉANTS (HEBDOMADAIRE) Fermeture Variation 1J 52 SemaineS .$ uS.$uS.%.%.haut BaS Var.Cette Semaine Var.Cette Fermeture Variation 1 J Semaine 52 SemaineS .$ uS.$uS.%.%.haut BaS lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 10 L A P R E S S E A F F A I R E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 4 O C T O B RE 2 0 0 8 LA PRESSE AFFAIRES INVESTIR LES ENTREPRISES TITRES GAGNANTS GEORGE WESTON (WN) 56,00$ +10,00% N D J F M A M J J A S O 40 50 60 70 La société mère de Loblaw profiterait d\u2019une demande soutenue des produits alimentaires malgré un ralentissement économique.ALIM.COUCHE-TARD (ATD/B) 14,38 $ +4,70% N D J F M A M J J A S O 10 14 18 22 Le titre s\u2019est apprécié depuis juillet dernier, le marché prévoyant que les épiceries feront mieux en cas de ralentissement économique.EMPIRE CO.(EMP/A) 46,40 $ +3,80 % N D J F M A M J J A S O 35 45 55 Cette compagnie de Halifax possède la deuxième chaîne de supermarchés au Canada.TITRES PERDANTS URANIUMORE (UUU) 1,88$ -42,00% N D J F M A M J J A S O 1 3 5 7 9 11 L\u2019action de cette société qui exploite des mines d\u2019uranium en Afrique du Sud et au Kazakhstan a chuté tandis que le prix du minerai chutait.MERCATOR MINERALS (ML) 3,17 $ -39,00% N D J F M A M J J A S O 3 5 7 9 11 13 Le titre de cette compagnie de cuivre de Vancouver a écopé dans la foulée de la chute de 11% des prix du métal industriel.IVANHOE MINES (IVN) 5,27$ -34,00% N D J F M A M J J A S O 5 7 9 11 13 15 L\u2019action de cette compagnie qui cherche à exploiter un gisement de cuivre en Mongolie s\u2019est dépréciée en raison des craintes concernant la demande.Il était temps que la semaine finisse.On va s\u2019en rappeler longtemps de cette semaine du 29 septembre au 3 octobre 2008.Une semaine de haute voltige boursière alors que Wall Street swinguait comme une poule pas de tête.Non sans raison d\u2019ailleurs: les investisseurs étaient carrément déboussolés par l\u2019incertitude qui planait sur l\u2019adoption du fameux plan de sauvetage bancaire de 700 milliards proposé par l\u2019administration Bush.Une semaine où on a vu tous les grands indices boursiers de par le monde toucher des nouveaux creux annuels.L\u2019adoption du plan de sauvetage bancaire est maintenant chose faite, la Chambre des représentants s\u2019étant prononcée en sa faveur hier.C\u2019est évidemment une très bonne nouvelle pour Wall Street.Et tous les autres marchés boursiers de la planète.Mais cela ne signifie aucunement la fin du présent bear market.Revenons tout d\u2019abord sur la volatilité de la Bourse canadienne et voyons l\u2019ampleur des swings quotidiens de son principal indice, le S&P/TSX Composite.Lundi, le S&P/TSX ouvrait à 12 126 points et quelques heures plus tard il touchait un creux de 11 171 points, soit une baisse de 955 points (-8,9%).Mardi, l\u2019indice ouvrait à 11 285 points, et il réussissait en cours de séance à atteindre les 11 902 points, soit une hausse de 617 points (+5,5%).Mercredi, ce fut une séance calme alors que l\u2019indice se contentait de jouer dans une fourchette d\u2019à peine 164 points! Jeudi?Eh bien là, l\u2019indice a de nouveau pris la direction du sud en perdant 813 points, soit une dégringolade de 6,9%.Et vendredi matin, virage vers le nord de 456 points pour le S&P/TSX\u2026 pour ensuite mettre de nouveau le cap plein sud et terminer la séance dans le rouge de 93 points (presque 1%).Wall Street et ses grands indices a suivi au cours de la semaine la même trajectoire ou presque que la Bourse de Toronto.Hier, après avoir grimpé de quelque 380 points le matin, le Dow bouclait la séance en recul de 157 points.Alors que des corrections à la baisse se produisent à bonne fréquence dans un marché haussier (bull market), l\u2019inverse se produit dans un marché baissier (bear market), à savoir des corrections à la hausse.C\u2019est ce qui s\u2019est notamment produit mardi.Dans le cadre du présent bear market, retenez bien les niveaux planchers que nous avons frappés hier pour les quatre grands indices nord-américains et le recul en pourcentage qu\u2019ils affichent par rapport à leurs sommets respectifs des 52 dernières semaines : -S & P/ TSX Composite de Toronto: 10 798 points (-28,7%) -Dow Jones : 10 310 points (-27,4%) -S&P 500 Index: 1098 points (-30,3%) -NASDAQ : 19 47 poi nt s (-31,9%) L\u2019ampleur de la dégringolade des grands indices boursiers nord-américains, quand on compare leurs creux et sommets des 12 derniers mois, laisse présager que le creux du présent bear market a peut-être été atteint hier\u2026 ou presque.D\u2019un creux à l\u2019autre, je nous le souhaite ! Remarquez qu\u2019on fait face actuellement à la pire crise bancaire de l\u2019histoire, du moins en matière de mauvaises créances et de mauvais investissements.Et ce qu\u2019on n\u2019est pas capable de mesurer à l\u2019heure actuelle, c\u2019est l\u2019ampleur des dégâts qu\u2019elle produira directement sur l\u2019économie américaine et l\u2019économie mondiale.Que dire aussi de son terrible impact négatif sur la confiance des consommateurs.Bien sûr, on va réussir à se sortir de cette autre grande crise financière.Le milieu financier a de l\u2019expérience derrière la cravate.Depuis 1970, selon le service des Études économiques de Desjardins, le Fonds monétaire international (FMI) a répertorié tout près de 125 crises bancaires à l\u2019échelle de la planète.Comme on a survécu à ces 125 crises, on va de toute évidence réussir une fois plus à sauver les meubles.Mais à cause de la présente crise, nombre d\u2019entreprises fermeront leurs portes, nombre de particuliers perdront leurs maisons, des millions d\u2019emplois seront perdus, des petits investisseurs à la tonne perdront une large portion de leur épargne retraite, des milliers de milliards de dollars s\u2019envoleront dans les nuages de la Bourse\u2026 Les consommateurs et les entreprises se feront presser le citron par le resserrement du crédit bancaire.Que faire dans un marché baissier?Tous les grands investisseurs aguerris vous diront que leurs meilleurs coups en Bourse ont souvent été réalisés dans les marchés déprimés.Le problème?C\u2019est facile à dire quand vous avez les poches profondes et remplies de liquidités.Quand vous êtes un petit investisseur, resté sagement assis sur son portefeuille d\u2019actions ou de parts de fonds communs d\u2019actions sans jamais encaisser les gains accumulés sur papier lorsque les marchés se négociaient 30% plus haut\u2026 j\u2019admets que ce n\u2019est pas facile de défier la tendance d\u2019un marché baissier et de réinvestir des économies durement gagnées.Et il ne faut surtout pas suivre les mauvais conseils des courtiers et représentants qui prônent l\u2019effet de levier en vous invitant à contracter un emprunt pour investir dans le marché boursier.Cela s\u2019appelle de la grande spéculation! Si vous voulez réinvestirdavantage dans l\u2019actuel marché, échelonnez votre capital en plusieurs tranches d\u2019investissement, ce qui vous permettra d\u2019obtenir un prix moyen relativement intéressant advenant d\u2019autres corrections à la baisse.Que fera la Bourse lundi prochain: bull ou bear ?Bull ou bear?AGENCE FRANCE-PRESSE Le mil l ia rdai re russe Oleg Deripaska a cédé sa participation de 20% dans l\u2019équipementier automobile canadien Magna au créancier qui avait financé cette acquisition l\u2019an dernier pour 1,54 milliard de dollars, a annoncé hier Magna dans un communiqué.Magna n\u2019a pas identifié ce créancier, mais au moment de boucler cette participation en septembre dernier, la société en portefeuille de M.Deripaska, Basic Element, avait indiqué que la transaction était financée en partie par BNP Paribas.Hier, l\u2019action Magna a chuté de plus de 5,93% à la Bourses de Toronto, à 46,32$.Celui-ci avait fait cette acquisition via Russian Machines, une filiale de Basic Element.Magna n\u2019a pas précisé les raisons de la vente.Russian Machines contrôle GAZ Gr oup, le deu x ième const ructeur automobi le de Russie.M.Deripaska misait sur le soutien de Magna, contrôlé par le milliardaire canadien d\u2019origine autrichienne Frank Stronach, pour moderniser l\u2019industrie automobile russe, au moment où la Russie est en train devenir le plus important marché du secteur en Europe.«Notre alliance stratégique avec Russian Machines nous a permis d\u2019accélérer notre croissance sur le marché russe», a déclaré le coprésident de Magna, Siegfried Wolf.«Nous avons une bonne relation de travail avec Oleg Deripaska et le groupe Basic Element, y compris avec Russian Machines et sa filiale GAZ Group».«Nous croyons que le marché russe nous offre des occasions significatives et nous comptons continuer à explorer les occasions d\u2019affaires avec Russian Machines et GAZ, tout comme d\u2019autres occasions pour renforcer notre position en Russie », a dit M.Wolf.MAGNA Un milliardaire russe cède sa part de 20% MICHEL GIRARD CHRONIQUE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Des corrections à la baisse se produisent à bonne fréquence dans un marché haussier (bull market); l\u2019inverse se produit dans un marché baissier (bear market).PHOTO ARCHIVES CNW Le milliardaire russe Oleg Deripaska (à gauche) en compagnie du PDG de Magna, Frank Stronach, l\u2019année dernière.Blé ($US/boisseau) 640,25 0,67 -30,93 Cacao ($US/livre) 1,12 0,73 31,61 Café ($US/livre) 122,05 -2,71 -10,16 Maïs ($US/boisseau) 454,00 0,00 31,79 Soya ($US/boisseau) 992,00 -1,20 4,31 Sucre ($US/livre) 12,61 -3,59 28,15 CANADA Taux d\u2019escompte 3,25 0,00 -1,50 Taux préférentiel 4,75 0,00 -1,50 Fonds à un jour 3,00 0,00 -1,50 Bons du Trésor (3 mois) 3,72 0,20 -1,20 Obligations (2 ans) 2,51 -0,32 -1,63 Obligations (10 ans) 3,70 0,02 -0,66 ÉTATS.UNIS Taux d\u2019escompte 2,25 0,00 -3,00 Taux préférentiel 5,00 0,00 -2,75 Fed funds 2,00 0,00 -2,75 Bons du trésor (3 mois) 0,62 -0,19 -3,43 Obligations (2 ans) 1,59 -0,51 -2,43 Obligations (10 ans) 3,60 -0,25 -0,95 LE GOUVERNEMENT DU CANADA Canada 5,50 01-06-2009 101,95 2,45 0,05 Canada 9,50 01-06-2010 111,18 2,53 0,13 Canada 9,00 01-03-2011 114,63 2,66 0,21 Canada 6,00 01-06-2011 108,44 2,67 0,23 Canada 10,25 15-03-2014 136,01 3,01 0,53 Canada 9,75 01-06-2021 158,38 3,86 0,88 Canada 8,00 01-06-2023 143,94 4,00 0,63 Canada 8,00 01-06-2027 149,32 4,16 0,73 Canada 5,75 01-06-2029 121,61 4,17 0,65 LES PROVINCES Hydro Québec 11,00 15-08-2020 154,31 4,90 0,47 Manitoba 7,75 22-12-2025 130,04 5,10 0,20 New Brunswick 6,00 27-12-2017 110,91 4,53 0,39 Newfoundland 6,15 17-04-2028 112,50 5,12 0,19 Nova Scotia 6,60 01-06-2027 117,22 5,15 0,19 Ontario 6,25 25-08-2028 113,45 5,15 0,20 Ontario Hydro 7,45 31-03-2013 115,17 3,73 0,29 Ontario Hydro 8,50 26-05-2025 137,95 5,08 0,20 Ontario Hydro 8,25 22-06-2026 136,43 5,09 0,21 P E I 8,50 27-10-2015 125,23 4,31 0,34 Québec 6,00 01-10-2029 109,59 5,24 0,16 LES CORPORATIONS Bell Canada 7,00 24-09-2027 81,90 9,00 0,33 Bombardier 7,35 22-12-2026 92,00 8,20 0,00 Cons Gas 6,10 19-05-2028 99,38 6,15 0,49 Gtaa 6,45 03-12-2027 100,68 6,38 0,48 Investors Gr 6,65 13-12-2027 99,07 6,73 0,46 Wstcoast Ene 6,75 15-12-2027 102,30 6,53 0,48 Coupon ÉChÉanCe prix rend.Var.DENRÉES LES OBLIGATIONS TAUX D\u2019INTÉRÊT LES DEVISES DANS LE MONDE Afrique du Sud 1$ vaut 7,86 rands Australie 1$ vaut 1,20 dollar Brésil 1$ vaut 1,89 real Chine 1$ vaut 6,33 renminbis Grande-Bretagne 1$ vaut 0,52 livre Hong-Kong 1$ vaut 7,19 dollars Inde 1$ vaut 43,48 roupies Israël 1$ vaut 3,20 nouveaux shekels Japon 1$ vaut 97,38 yens Liban 1$ vaut 1 545,00 livres Mexique 1$ vaut 10,41 pesos Norvège 1$ vaut 5,56 couronnes Nouvelle-Zélande 1$ vaut 1,40 dollar Russie 1$ vaut 24,02 roubles Suède 1$ vaut 6,52 couronnes Suisse 1$ vaut 1,04 franc EN CENTS US .12 mois 0,6706\u20ac VARIATION -0,0001\u20ac SOMME REQUISE POUR ACHETER Un euro 1,4914$ 92,46¢US VARIATION -0,14¢ SOMME REQUISE POUR ACHETER Un dollar US 108,15¢ DOLLAR CANADIEN EN EURO .12 mois aluminium ($US/livre) 1,06 -1,28 -3,89 argent ($US/once) 11,16 0,36 -17,15 Cuivre ($US/livre) 2,82 -2,48 -23,77 Étain ($US/livre) 8,01 0,03 14,27 nickel ($US/livre) 7,08 -2,47 -48,17 palladium ($US/once) 203,80 0,30 -43,65 platine ($US/once) 957,00 -2,31 -29,83 plomb ($US/livre) 0,79 -3,65 -50,69 uranium ($US/livre) 49,00 -10,91 -45,86 Zinc ($US/livre) 0,75 -0,12 -46,17 MÉTAUX Source : London Metal Exchange Variation .%.FerMeture 1jour 1an essence ($US/gallon) 2,22 -1,77 10,98 Gaz naturel ($US/gigagoule) 7,36 -1,62 1,14 Mazout ($US/gallon) 2,65 -2,33 21,47 ÉNERGIE Source : New York Mercantile Exchange (NYMEX) Variation .%.FerMeture 1jour 1an Variation .%.FerMeture 1jour 1an OR 828,90$US Variation 1JOUR -10,10$US Variation 1SEMAINE -6,12$US Variation 1AN +13,66$US New York rendeMent FerMeture SeMaine annÉe lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 4 O C T O B RE 2 0 0 8 L A P R E S S E A F F A I R E S 11 Sources: Études économiques Desjardins (50) (40) (30) (20) (10) 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 20 10 0 (10) (20) (30) (40) (50) 1992 1994 1996 1998 2000 2002 2004 2006 2008 LE RESSERREMENT DES CONDITIONS DE CRÉDIT VA NUIRE AU LANCEMENT DE NOUVEAUX PROJETS Banques resserrant les conditions de crédit devancé d\u2019un an / immobilier commercial (gauche, échelle inversée) Construction non résidentielle (droite) Conditions de crédit Variation annuelle en% PLUSVALUE POUR MIEUXGÉRER VOS PLACEMENTS « SEMAINE DU 28 SEPTEMBRE AU 4 OCTOBRE 2008 L\u2019économie ne peut fonctionner sans le lubrifiant qu\u2019est le crédit.\u2014 L\u2019investisseur milliardaire américain WARREN BUFFETT.» STÉPHANIE GRAMMOND L\u2019effet boomerang guette l\u2019immobilier.La chute historique du prix des maisons aux États-Unis a provoqué une crise financière sans précédent, depuis un an et demi.Mais voilà que la crise du crédit pourrait, à son tour, précipiter la chute d\u2019un autre pan du marché immobilier: le non-résidentiel qui tient encore debout de peine et de misère.Depuis plus d\u2019un an, Francis Généreux, économiste principal aux Études économiques Desjardins, redoute l\u2019essouff lement de l\u2019immobilier non résidentiel aux États-Unis .Chaque trimestre, il est surpris\u2026 agréablement.Au deuxième trimestre de 2008, la construction a encore grimpé de 13,6%.La hausse avait été de 8,7% au premier trimestre et de 12,7% pour l\u2019ensemble de 2007.«Vraiment des augmentations surprenantes!» lanceM.Généreux.Mais ce beau portrait commence à se fissurer.«C\u2019est un autre pilier de l\u2019économie américaine qui pourrait tomber», croit-il.«Il faut s\u2019attendre à un ralentissement dans l\u2019immobilier commercial.On commence déjà le voir », assure Stéfane Marion, économiste en chef adjoint à la Financière Banque Nationale.Les défauts de paiement sont en hausse, et ce n\u2019est qu\u2019un début.Le taux d\u2019occupation des édifices est en baisse.Les prix de vente faiblissent.Le constat est unanime.Même les discussions au cours des réunions des gouverneurs de la Réserve fédérale américaine, en font état : «L\u2019activité sur le marchés immobilier commercial a baissé ou est restée faible dans tous les districts, sauf celui de Dallas », peut-on lire dans un rapport en date du mois d\u2019août.Bref, il y a simplement eu un décalage d\u2019environ un an entre le cycle de l\u2019immobilier résidentiel et celui du non-résidentiel.Normal: le commercial est souvent dominé par des projets d\u2019envergure qui ne s\u2019arrêtent pas du jour au lendemain.Centres commerciaux et bureaux vides Maintenant, la situation se corse dans bien des secteurs de l\u2019immobilier non résidentiel.«La branche commerciale est clairement plus vulnérable », indique Marc Gagnon, gestionnaire de portefeuille à l\u2019Industrielle Alliance.L\u2019indice des prix de vente dans l\u2019immobilier commercial baisse depuis la fin de 2007.La valeur des centres commerciaux a faibli d\u2019environ 8%, observe M.Marion.Bien sûr, les consommateurs américains n\u2019ont pas le coeur au magasinage: la valeur de leur maison s\u2019est écroulée et l\u2019ère du crédit facile est révolue.Les tours à bureaux ne sont pas épargnés non plus, avec le séisme qui secoue les banques et les firmes de courtage de Wall Street.«On s\u2019attend à une période difficile », affirme Amélie Plante, porte-parole de la SITQ, filiale de la Caisse de dépôt et placement du Québec qui gère un portefeuille d\u2019édifices de bureaux de plus de 12 milliards de dollars.«L\u2019immobilier, c\u2019est cyclique.Et ça fait plus de 10 ans qu\u2019on a des rendements positifs», rappelle- t-elle.Les années 2007 et 2008 ont été particulièrement fastes, avec des rendements de plus de 25%.Depuis 2008, toutefois, les prix redescendent, particulièrement aux États-Unis.Sentant le vent tourner, la SITQ a déjà vendu plusieurs propriétés.«On veut s\u2019assurer d\u2019avoir assez de liquidités pour être prêts à rembarquer dans le creux de la vague, pour être prêts à rebondir quand le marché sera plus avantageux », explique-t-elle.Pour l\u2019instant, la SITQ reste prudente.«Avec ce qui s\u2019est passé au début de la semaine, il y a encore beaucoup de points d\u2019interrogation », avoue Mme Plante.I l faudra attendre de voir jusqu\u2019où la crise contamine l\u2019industrie des services.«Si les problèmes restent cantonnés au secteur financier, ce sera gérable.Mais si le mal s\u2019étend au secteur tertiaire, ce ne sera pas facile», prédit M.Gagnon.Du côté des infrastructures publiques, la situation n\u2019est guère plus réjouissante.Aux États-Unis, les gouvernements régionaux peuvent difficilement maintenir un déficit à moyen terme.Or, ils s\u2019appuyaient beaucoup sur les impôts fonciers et les taxes à la consommation pour subventionner leurs projets.Désormais, la baisse de l\u2019immobilier et de la consommation leur coupent les vivres.«On doit procéder à des coupes draconiennes dans les dépenses», observe M.Marion.Le crédit : la clé Déjà ébranlé, l\u2019immobilier non résidentiel subit maintenant les contrecoups du resserrement des conditions de crédit.Les écarts de crédit sur les CMBS (Commercial Mortgage- Backed Securities) ont décuplé.Récemment, ils ont grimpé de tout près de 400 points de base (100 points = 1%) alors qu\u2019ils voguaient à environ 40 points depuis le début de la décennie.Un é c a rt fa ra m i n e u x ! «Clairement, ça montre qu\u2019il y a un stress énorme en ce qui a trait à l\u2019immobilier commercial », dit M.Marion Autrement dit, une société qui voudrait émettre des obligations pour financer un projet immobilier devrait payer un taux d\u2019intérêt 4% supérieur à celui d\u2019une obligation du gouvernement jugée totalement sûre.Avec des taux aussi prohibitifs, pas étonnant que le marché du crédit soit complètement fermé en ce moment.Or, le financement, c\u2019est la clé dans l\u2019immobilier dont le modèle d\u2019affaires est fondé sur l\u2019emprunt.Pour chaque dollar de capital, une entreprise a généralement 2$ de dettes, explique M.Gagnon.LA CHUTE DE L\u2019IMMOBILIER PRISEDEUX L\u2019IMMOBILIER NON RÉSIDENTIEL RISQUE D\u2019ÊTRE LA PROCHAINE VICTIME DE LA CRISE DUCRÉDIT.«C\u2019est un autre pilier de l\u2019économie américaine qui pourrait tomber.» PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE Les locaux se vident et les taux de défaillance augmentent dans les centres commerciaux.PHOTO BLOOMBERG Les tours de bureaux ne sont pas épargnées, avec le séisme qui secoue Wall Street.PHOTOAP Les gouvernements régionaux, qui s\u2019alimentent avec les impôts fonciers et les taxes à la consommation, font des coupes dans les projets d\u2019infrastructures.L\u2019IMMOBILIER NON RÉSIDENTIEL EST À RISQUE AUX ÉTATS-UNIS lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 12 L A P R E S S E A F F A I R E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 4 O C T O B RE 2 0 0 8 UN GRAPHIQUE VAUT 1000MOTS SUR LE RADAR Stéphanie Grammond Nul doute que le ralentissement prévu de l\u2019immobilier non résidentiel aux États- Unis aura des répercussions sur l\u2019économie américaine et canadienne par ricochet.Mais n\u2019ayez crainte.Les conséquences ne seront pas aussi terribles que celles de l\u2019implosion de l\u2019immobilier résidentiel qui a précipité le système financier dans sa pire crise depuis les années 30.D\u2019abord, l\u2019immobilier non résidentiel n\u2019a pas été intoxiqué par des hypothèques à risque, les fameux subprimes, qui ont incité tant d\u2019Américains à s\u2019acheter une maison au dessus de leurs moyens.Ensuite, les hypothèques consenties sur le marché immobilier non résidentiel n\u2019ont pas autant servis de matière première à la titrisation.C\u2019est la recette qu\u2019ont utilisée les grandes institutions financières pour cuisiner une brochette de produits financiers complexes et opaques.Et ce sont les pertes monstrueuses sur ses produits financiers, souvent amplifiés par l\u2019effet de levier, qui ont forcé les banques à effacer de leurs livres 586 milliards de dollars US d\u2019actifs depuis le début de la crise du crédit.«La faiblesse de l\u2019immobilier non résidentiel est à même d\u2019exacerber les problèmes de l\u2019économie américaine, mais pas d\u2019entraîner une nouvelle vague de pertes comme celle qu\u2019on a vue», considère Stéfane Marion, de la Financière Banque Nationale.1- Les banques régionales américaines Par contre, les banques régionales américaines sont en danger.Elles ont conservé dans leur bilan la plupart des prêts consentis au secteur immobilier non résidentiel, explique M.Marion.Ce sont donc elles qui sont les plus vulnérables à une défaillance sur les prêts.Le taux de délinquance dans l\u2019immobilier commercial a quadruplé depuis 2005, passant de 1% à 4%.Pour l\u2019instant, cela reste bien loin des taux de défaut de paiement supérieurs à 10% atteints au début des années 90.Rappelons que les ennuis de l\u2019immobilier commercial avaient justement été à l\u2019origine des déboires des Savings and Loan, qui avaient ébranlé le secteur bancaire américain et contribué à la récession.Même si le taux de défaillance est bien plus bas qu\u2019en 1990, les petites banques régionales américaines sont aujourd\u2019hui beaucoup plus exposées à l\u2019immobilier commercial qu\u2019elles ne l\u2019étaient à cette époque, souligne M.Marion.Ainsi, il suffirait de peu de chose pour qu\u2019elles se retrouvent dans le pétrin.Plusieurs petits acteurs tomberont, prédit-il.D\u2019autres seront avalés.Cela accélérera la consolidation du secteur bancaire aux États-Unis qui compte 8500 institutions.2- Les fiducies immobilières Les fiducies immobilières, les Reits (Real Estate Income Trust), auront aussi la vie dure.Le cours de leur unité à la Bourse est directement relié à la valeur de leurs propriétés: édifices de logements, tours de bureaux, centres commerciaux, résidences pour personnes âgées, parcs industriels et autres infrastructures.Mais une grande partie du mal est déjà fait.Depuis un an, l\u2019indice des fiducies immobilières canadiennes a flanché de 27%, un repli plus sévère que celui de l\u2019ensemble de la Bourse qui est en baisse de 20%.Certaines fiducies ont perdu la moitié de leur valeur.Les fiducies canadiennes ont suivi pratiquement la même tendance que celles des États-Unis.Pourtant, les perspectives pour le marché immobilier sont moins sombres au Canada.«On convient que l \u2019économie canadienne est chancelante », dit M.Marion.Mais pas pour jeter l\u2019immobilier non résidentiel par terre.De plus, les finances publiques sont en ordre au Canada.Les gouvernements ne risquent pas de sabrer les grands projets, comme États-Unis.En fait, le plus grand doute vient de l\u2019Ouest\u2026 et du prix du pétrole.«Les projets de développement des sables bitumineux dans l\u2019Ouest sont d\u2019une telle ampleur! Un ressac majeur du prix des matières premières pourrait entraîner une diminution de l\u2019immobilier non résidentiel au Canada», dit M.Marion.Gestionnaire d\u2019un portefeuille de fiducies de revenu, Marc Gagnon a déjà réduit ses positions dans l\u2019Ouest.En ce moment, il préfère des fiducies dotées d\u2019un bilan, pas trop endettées\u2026 qui pourront éventuellement racheter à bon prix des rivales en difficulté.«Il faut sélectionner celles qui ont des propriétés de qualité.Il faut vérifier qui sont leurs locataires.Dans le contexte de morosité économique, je préfère un locataire comme Wal- Mart à un centre de rénovation», dit M.Gagnon.3- Les fabricants de matériaux de construction F inalement, la ba isse de la const ruct ion dans l \u2019immobi l ier non résidentiel est de bien mauvais augure pour les fournisseurs de matériaux, notamment les exportateurs canadiens.« Ils ont déjà été éprouvés par la chute de l\u2019immobilier résidentiel.Ils survivraient difficilement au repli du non résidentiel », dit Francis Généreux, des Études économiques Desjardins.Un vrai coup de grâce.«Déjà beaucoup de fournisseurs commencent à trouver que les commandes s\u2019assèchent de manière importante », ajoute M.Marion.Une SecoUSSe, maiS paS Un SéiSme SI L\u2019IMMOBILIER NON RÉSIDENTIEL TREMBLE, QUI RESSENTIRA L\u2019ONDE DE CHOC?Q: Quel est l\u2019événement le plus significatif de la semaine en Bourse?Q: Quel indicateur observez-vous le plus attentivement en ce moment ?Q: Qu\u2019est-ce qui risque de surprendre le plus les marchés, d\u2019ici six mois ?Q: Que feriez-vous avec 10 000$ à investir ?Q: Quel placement évitez-vous à tout prix?Q: Dans le contexte actuel, quel est votre meilleur conseil pour un investisseur ?Chaque samedi, un financier différent répond à nos questions.Il donne sa lecture des marchés, offre son point de vue sur la Bourse et lance quelques conseils d\u2019investissement.Sauvera, sauvera pas?Stéphanie Grammond c\u2019est évidemment le plan de sauvetage du gouvernement américain.Lundi, le plan a été rejeté ce qui a entraîné les Bourses en baisse de plus de 7%.Le lendemain, avec un espoir que le plan passe, ça a remonté.Le reste de la semaine, la Bourse a varié beaucoup.au troisième trimestre, on a eu une journée sur deux avec des hausses ou des baisses de plus de 1%.c\u2019est rare qu\u2019on ait autant de volatilité que ça.pour nous, c\u2019était très important que le plan passe.avec ou sans modification.il y a deux problèmes majeurs à régler aux états-Unis, celui de monsieur tout-le-monde et celui de Wall Street.en mettant sous tutelle Fannie mae et Freddie mac (F&F), le gouvernement s\u2019est donné des outils pour régler le premier problème.F&F achetaient les prêts hypothécaires des banques pour en faire des produits financiers et les revendre aux investisseurs.mais avec la hausse des défauts de paiement, les investisseurs exigeaient des taux plus élevés.maintenant que les prêts sont garantis par l\u2019état, le risque a diminué.immédiatement, les taux hypothécaires de 30 ans sont descendus de 6,50% à 5,75%.mais la crise du crédit n\u2019est pas réglée.Le marché financier est gelé.Les banques ne se prêtent plus entre-elles.avec le plan de sauvetage, les banques qui sont prises avec des mauvais prêts vont pouvoir les échanger contre de l\u2019argent liquide\u2026 faire repartir la roue du crédit.ce n\u2019est pas un plan qui est populaire, mais c\u2019est essentiel.c\u2019est un peu technique, mais c\u2019est un indicateur qui mesure le stress financier.on utilise le taux d\u2019intérêt auquel les banques se prêtent entre-elles au jour le jour (Libor), soit 4,2% en ce moment.de ce taux, on soustrait le taux d\u2019intérêt prévu de la réserve fédérale américaine (oiS).Le taux directeur de la Fed s\u2019établi à 2%, mais les marchés s\u2019attendent à ce qu\u2019il baisse à 1,6%.L\u2019écart entre les deux taux (4,2% \u2013 1,6%) est de 2,6%.c\u2019est énorme ! Ça démontre que les banques n\u2019ont pas confiance entre-elles.normalement, l\u2019écart est de 0,20%.tant que cet indicateur ne baisse pas, c\u2019est signe que le marché du crédit est gelé.il y a une chose que les marchés n\u2019ont pas encore intégrée, c\u2019est que le prix du pétrole pourrait encore chuter vers notre cible de 75$US à 80$US.il ne faut pas oublier qu\u2019il y a 14 mois à peine, le prix du pétrole était à 70$US.depuis l\u2019an dernier, l\u2019économie mondiale s\u2019est détériorée, même en asie, région qui était le moteur de la demande pour les ressources naturelles.J\u2019investis dans le marché américain : j\u2019achète un fonds négocié en Bourse qui reflète le S&p500.La Bourse a baissé davantage aux états-Unis qu\u2019au canada.notre zone de confort est plus grande.Les marchés ont intégré une bonne partie de la récession.Le risque de baisse est plus limité.et il y a beaucoup moins de ressources naturelles aux états-Unis : environ 18% de l\u2019indice, par rapport à 50% au canada.tout ce qui est ressources naturelles, pétrole.depuis 40 ans, il y a eu 11 marchés baissiers (soit une période où la Bourse fléchit de plus de 20%) aux états-Unis et sept récessions.Une récession dure sept mois, enmoyenne.Lemarché boursier rebondi avant la fin de la récession.et les rebonds sont très rapides : Six mois après le creux, la Bourse a rebondi de 30%.pour un investisseur, c\u2019est important d\u2019être à l\u2019affût des aubaines.Quand ça baisse beaucoup, c\u2019est là que les occasions remontent à la surface.pierre Lapointe compte plus de 15 ans d\u2019expérience en stratégie financière.il s\u2019est joint à la FinancièreBanque nationale il y a six ans.La filiale de courtage de la Banque Nationale regroupe plus de 750 conseillers en placement qui gèrent plus de 52 milliards d\u2019actifs pour le compte de 250 000 particuliers.PHOTO ARCHIVES LA PRESSE La petite histoire des crises LA CRISE A ATTEINT SON PAROXYSME EN SEPTEMBRE La crise du crédit a pris une tournure quasi apocalyptique depuis un mois.L\u2019indice VIX de la volatilité des marchés boursiers qui donne une idée de la frayeur des investisseurs.Pourtant la crise n\u2019est pas sans précédent.Le Fonds monétaire international (FMI) a répertorié 125 crises bancaires à l\u2019échelle planétaire, depuis 1970.La plupart sont survenues dans des pays en développement.Mais le monde industrialisé a eu son lot: crise des Savings and Loan aux États-Unis dans les années 80; crise bancaire en Suède dans les années 90qui a forcé la dévaluation de la monnaie, etc.Conclusion: dans 86% des cas, les crises bancaires ont nécessité une intervention musclée de l\u2019État, dont le coût a atteint 13% du PIB, en moyenne, selon le FMI.Mais le coût de l\u2019inaction est encore plus élevé, comme le révèle l\u2019exemple du Japon, qui s\u2019est débattu avec la déflation pendant plus de 20 ans.Source: Études économiques Desjardins 10 20 30 40 50 VIX S&P 500 1000 1100 1200 1300 1400 1500 2007 2008 J F M A M J J A S O lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L a p r e S S e M O N T R É A L SA M E D I 4 O C T O B RE 2 0 0 8 L A P R E S S E A F F A I R E S 13 Maintenant, vous nous connaissez RÉUSSITE Nous aidons plus de 3 millions de personnes à exploiter leur propre commerce.Des personnes qui veulent avoir leur propre commerce à domicile et fixer leur propre emploi du temps.Le moment est venu de se familiariser avec la réussite.Contactez un Propriétaire de Commerce Indépendant AMWAY GLOBAL,MD visitez AmwayGlobal.ca ou composez le 1-800-361-2207 .3559895A LA PRESSE AFFAIRES MARIE TISON Les grandsmanufacturiers d\u2019avions d\u2019affaires ne se font pas uniquement la guerre dans la salle de montre.Elle se poursuit également dans les ateliers d\u2019entretien et les entrepôts de pièces de rechange.«Le service est très important », affirme la porte-parole de Bombardier Avions d\u2019affaires, Danielle Boudreau, à quelques jours de l\u2019ouverture officielle du plus grand salon mondial de l\u2019aviation d\u2019affaires, le congrès de la National Business Aviation Association (NBAA), à Orlando.Bombardier occupe présentement le premier rang des manufacturiers de biréacteurs quant au nombre de ventes, avec 27,9% du marché au premier semestre de 2008, devant Gulfstream.Mais lorsque vient le temps de parler de service, l\u2019avionneur montréalais se retrouve en queue de peloton.Dans le dernier sondage réalisé par lemagazine Professional Pilot sur le service après-vente, Bombardier se situe au dernier rang.Dans le sondage d\u2019Aviation International News, les trois familles de biréacteurs d\u2019affaires de Bombardier (Challenger, Learjet et Global) se retrouvent respectivement au 9e, 11e et 12e rang d\u2019une liste comprenant 13 familles d\u2019appareils.Comme dans le cas du sondage de Professional Pilot, c\u2019est Gulfstream qui prend la tête.«Nous apportons beaucoup d\u2019amélioration au service, affirme Mme Boudreau.Nous levoyonsdans les sondages: les clients constatent des améliorations concrètes.Mais même si nous nous améliorons, les autres s\u2019améliorent aussi.» Elle indique que Bombardier profitera du congrès de la NBAA pour exposer aux clients les progrès accomplis.Le service est également un enjeu majeur pour les motoristes, comme Pratt&Whitney Canada (P&WC).Si l\u2019entreprise de Longueuil s\u2019en sort relativement bien dans le sondage de Professional Pilot, avec le deuxième rang derrière Williams, elle éprouve un peu plus de difficultés dans le sondage d\u2019Aviation International News.Elle occupe le cinquième rang pour les moteurs à réaction (sur sept motoristes) et le deuxième rang pour les turbopropulseurs (sur quatre motoristes).P&WC a saisi le taureau par les cornes et a annoncé il y a quelques jours qu\u2019elle regroupera ses équipes de service à la clientèle et de centre de soutien technique afin d\u2019accélérer la réponse aux clients et de réduire les délais d\u2019exécution.«Avec le nombre de moteurs que nous avons en circulation, le service à la clientèle, c\u2019est la pierre d\u2019assise, commente Jean-Daniel Hamelin, un porte-parole de P&WC.Notre nouvelle initiative sera un gros élément de discussion au congrès cette semaine.» Le congrès de la NBAA s\u2019ouvrira alors que l\u2019industrie de l\u2019aviation d\u2019affaires se prépare à des turbulences.Dans ses plus récentes prévisions, la firme américaine Forecast International évoque un ralentissement de la production de biréacteurs d\u2019affaires en 2010, suivi d\u2019une reprise en 2013.Toutefois, les avionneurs peuvent compter sur des carnets de commandes bien remplis, ce qui devrait leur permettre de passer à travers cette petite tempête sans trop de casse.Plusieurs, comme Gulfstream et Bombardier, misent sur de nouveaux modèles qui entreront justement en service au moment de la reprise.C\u2019est ainsi que Bombardier profitera du congrès de la NBAA pour présenter la maquette du dernier rejeton de la famille Learjet, le Learjet 85.L\u2019avionneur profitera probablement de l\u2019occasion pour indiquer comment elle concevra et construira cet appareil doté d\u2019une structure en matériaux composites.Bombardier avait conclu une entente avec Grob Aerospace, spécialiste des matériaux composites, pour construire le Learjet 85, mais elle a décidé de faire cavalier seul après que Grob s\u2019est placée sous la protection de la Loi sur les faillites.L\u2019avionneurmontréalais espère également réaliser des ventes à Orlando.«Il arrive que des gens passent des commandes sur place, indique Mme Boudreau.Il arrive également que des gens finalisent des ententes ici.C\u2019est un très grand salon: les gens magasinent, ils peuvent s\u2019asseoir à bord d\u2019un avion, puis d\u2019un autre, et voir s\u2019ils retrouvent l\u2019expérience qu\u2019on leur a promise.» CAE et ses simulateurs de vol De son côté, le fabricant de simulateurs de vol CAE cherchera surtout à vendre des services de formation aux pilotes.Aux États-Unis, l\u2019entreprise dispose notamment de 36 simulateurs dans deux centres de formation, unàDallas et l\u2019autre à Morristown, au New Jersey.«C\u2019est une occasion en or pour rencontrer un grand nombre de clients, note la vice-présidente aux communications, Nathalie Bourque.Nos vendeurs sont là, et souvent, il en résulte des ventes.» Congrès de la National Business Aviation Association La guerre du service à la clientèle LES PLUS PETITS AUSSI SERONT PRÉSENTS Il y a un monde entre Bombardier Aéronautique et Air Data.Alors que l\u2019avionneur peut compter sur 28 000 employés dans 20 pays, le petit manufacturier de systèmes et de produits avioniques emploie 44 personnes à Montréal.Les deux entreprises ont toutefois un point commun: elles ont loué un stand au congrès de la National Business Aviation Association (NBAA), qui s\u2019ouvrira officiellement lundi à Orlando.Évidemment, le stand de Bombardier est 24 fois plus gros que celui d\u2019Air Data et l\u2019avionneur dispose également d\u2019un large espace à l\u2019aéroport pour exposer ses appareils.Près de 200 employés de Bombardier Aéronautique sont à Orlando pour faire rouler les opérations.Mais pour Jean-Pierre Lepage, président d\u2019Air Data, il est indispensable d\u2019avoir un espace au congrès de la NBAA afin d\u2019exposer les produitsvedettes de l\u2019entreprise, à commencer par un système de bioprotection pour les avions d\u2019affaires, un petit appareil qui permet de supprimer 99,99%des contaminants chimiques ou biologiques qui peuvent envahir la cabine.M.Lepage espère d\u2019ailleurs profiter du congrès pour conclure une entente avec un centre important de modification et de finition d\u2019avions d\u2019affaires qui pourrait installer ce système.Héroux-Devtek, une entreprise qui fabrique des trains d\u2019atterrissage et des structures aérospatiales, se paiera un stand pour la première fois au congrès de la NBAA.Le directeur général de l\u2019usine de train d\u2019atterrissage de Longueuil d\u2019Héroux-Devtek, Martin Brassard, explique que l\u2019entreprise a pris cette décision après avoir remporté de premiers succès en aviation d\u2019affaires.Héroux-Devtek a annoncé récemment qu\u2019il concevra et fabriquera le train d\u2019atterrissage du Learjet 85 de Bombardier et des appareils Legacy 450 et 500 d\u2019Embraer.Pour sa part, le fabricant montréalais d\u2019antennes satellites et d\u2019équipement spécialisé pour la cabine de pilotage, CMC Electronique exposera ses produits dans le stand de sa société mère, Esterline.\u2014 Marie Tison PHOTO FOURNIE PAR BOMBARDIER.Le CSeries de Bombardier.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 14 L A P R E S S E A F F A I R E S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 4 O C T O B RE 2 0 0 8 "]
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