La presse, 16 octobre 2008, Cahier A
[" UNE QUESTION DE CHOIX Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE Comment ça s'écrit déjà: Ignettief, Ignotiev, Ignatieff?Venez voir mon blogue ! cyberpresse.ca/laporte L-V DÉPITÉ DÉPUTÉ L'ex-député conservateur Luc Harvey est passé à son local électoral de Sainte-Foy hier, amèrement déçu de sa défaite face au candidat bloquiste Pascal-Pierre Paillé.Seul élu du PC ayant perdu son poste au Québec, il compte intenter une poursuite en diffamation contre son adversaire victorieux.TRISTAN PÉLOQUIN PAGE A12 ÉLECTIONS FÉDÉRALES 2008 Est-ce le début de la fin pour Stéphane Dion?Donnez votre opinion sur cyberpresse.ca sur cyberpresse.ca DION LAISSÉ À LUI-MÊME OBAMA h McCAIN UN ULTIME DÉBAT Le troisième et dernier face-à-face présidentiel fera-t-il pencher la balance?LE REPORTAGE DE NICOLAS BÉRUBÉ = L'ANALYSE DE NOS EXPERTS = LA CHRONIQUE DE MARIE-CLAUDE LORTIE PAGES A30 ET A31 NOTREDOSSIER SPÉCIAL PORTEFOLIO PAGES 9 À 20 LA PRESSE AFFAIRES UNERENTRÉE RÉUSSIE Le Canadien a battu les Bruins hier soir 4 à 3, dans le premier match à domicile de sa centième saison.Compte rendu d'une soirée marquée par un émouvant hommage à 52 immortels du Tricolore.SPORTS PAGES 1 À 4 LES DESSOUS SE DÉVOILENT MODE PAGES 1 À 3 ALEX TANGUAY TRANCHE EN TIRS DE BARRAGE LES PME ET LE MARCHÉ MONDIAL LE RETOUR DE PIERRE FOGLIA Stratégie PAGE A5 Le devoir de jouer le jeu LA CHRONIQUE DE VINCENTMARISSAL PAGE A9 Au lendemain d'élections désastreuses pour leur parti, une majorité de militants libéraux souhaitent le départ de leur chef.Plusieurs aspirants s'activent déjà pour lui succéder.Et un nouveau nom a fait surface hier dans les coulisses : l'ancien premier ministre du Nouveau- Brunswick, Frank Mc Kenna, est énergiquement pressenti pour se lancer dans une future course à la direction, a appris La Presse.HUGODE GRANDPRÉ ET JOËL-DENIS BELLAVANCE PAGE A7 HARPER : L'ÉCONOMIE AVANT TOUT Le premier ministre présente son plan d'action pour parer à la crise financière mondiale.GILLESTOUPIN PAGES A2 ET A3 PENDANT CE TEMPS À QUÉBEC Charest écarte l'idée d'élections provinciales imminentes.TOMMYCHOUINARD PAGE A6 LES DÉFIS DU PREMIERMINISTRE UNDOSSIER À LIRE DANS LA PRESSE AFFAIRES PAGES 1 À 3 LES ARTISTES TOUJOURS UNIS CONTRE HARPER ARTS ET SPECTACLES PAGE 1 PHOTO IVANOH DEMERS LA PRESSE HÔPITAUX LE CUSM N'ATTEND PLUS LE CHUM PAGE A21 Carey Price a fait l'arrêt devant Michael Ryder, en tirs de barrage.PHOTO ANDRÉ PICHETTE LA PRESSE 124e année No 352 86 pages, 5 cahiers 70¢ taxes en sus - Édition provinciale 84¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées Montréal jeudi 16 octobre 2008 Le plus grand quotidien français d'Amérique REVERSO SQUADRA www.jaeger-lecoultre.com 3558114A GILLES TOUPIN CALGARY \u2014 Stephen Harper a saisi l'occasion de sa première conférence de presse, au lendemain de sa victoire électorale, pour annoncer hier qu'il a déjà pris des décisions importantes afin que le Canada puisse sortir en bon état de la crise financière mondiale.Le premier ministre a annoncé qu'il convoquera le Parlement dès cet automne et qu'il demandera à son ministre des Finances de déposer une mise à jour économique et financière - ou minibudget - avant la fin du mois de novembre.Il a annoncé de plus qu'il convoquera une réunion des premiers ministres sur l'économie afin de discuter avec les provinces et les territoires d'une «approche conjointe» pour faire face à cette crise financière.Cette mesure rappelle l'une des cinq mesures qu'avait annoncées le chef libéral, Stéphane Dion, en pleine campagne électorale, lorsqu'on lui avait demandé de préciser ce qu'il entendait faire pour faire face à la tourmente économique actuelle s'il était porté au pouvoir.Le premier ministre a par ailleurs dit qu'il n'acceptera pas l'invitation du premier ministre du Québec, Jean Charest, de participer lundi à Québec, à la suite du Sommet de la francophonie, à une rencontre du Conseil de la fédération.M.Harper a d'ailleurs eu une conversation téléphonique hier à cet égard avec M.Charest.«Ce n'est pas possible lundi, a affirmé Stephen Harper.Mais cette rencontre des premiers ministres provinciaux et territoriaux est une très bonne idée et j'attends avec impatience d'être informé de ses résultats.» M.Harper a expliqué, en ce lendemain de scrutin, que la responsabilité première d'un premier ministre était de protéger l'économie canadienne et les épargnes des citoyens lorsqu'ils traversent une période d'instabilité comme celle qui les frappe en ce moment.«Le mandat renforcé que nous avons obtenu, a-t-il dit aux journalistes, nous permet d'aller de l'avant en ce sens.» Il a d'ailleurs exhorté les partis de l'opposition - majoritaires aux Communes - à travailler main dans la main avec son gouvernement pour faire face à la crise économique.Le premier ministre a aussi annoncé qu'il s'engageait «à prendre toute mesure jugée nécessaire pour s'assurer que le système financier du Canada ne se retrouve pas en position de désavantage concurrentiel ».Il entend notamment, au cours de la fin de semaine pendant sa rencontre à Québec avec le président de l'Union européenne, le président français Nicolas Sarkozy, faire porter le gros des discussions sur la crise financière mondiale.Il a signifié de plus que le Canada participera à la réunion des ministres des Finances du G20, les 8 et 9 novembre, et qu'il entend convoquer une autre rencontre des ministres des Finances du G7 afin de faire le point sur les progrès réalisés lors de la dernière réunion.Le premier ministre verra aussi à accroître le contrôle des dépenses gouvernementales par la continuation de l'examen stratégique quadriennal des dépenses ministérielles.Stephen Harper a répété plusieurs fois en conférence de presse que nous vivions «une période difficile ».« Les préoccupations des Canadiens sont naturelles, a-t-il indiqué.Cependant, je tiens à assurer aux Canadiens que, ensemble, nous allons surmonter les difficultés et nous positionnerons notre économie pour qu'elle sorte encore plus forte de cette crise.» CRISE FINANCIÈRE STEPHEN HARPER DÉVOILE SON PLAN GILLES TOUPIN CALGARY \u2014 C'est «dommage », mais Montréal n'aura pas de représentant direct au prochain Conseil des ministres du gouvernement fédéral, a tranché hier matin à Calgary le premier ministre réélu, Stephen Harper.«J'ai dit que notre cabinet sera composé d'élus, sauf évidemment à l'exception du leader du gouvernement au Sénat, qui a toujours eu un poste au sein du cabinet.Comme c'est la tradition, je nommerai un ministre responsable pour la grande région de Montréal.C'est dommage, mais ça sera un de nos élus.» M.Harper devra ainsi puiser parmi ses 10 élus du Québec, des députés issus de régions éloignées de Montréal.À la suite de la défaite, mardi, dans Vaudreuil-Soulanges du ministre des Travaux publics et responsable de la région de Montréal, Michael Fortier, la métropole du Québec n'a aucun élu dans le gouvernement pour la représenter au cabinet fédéral.Déjà hier, le maire de Montréal, Gérald Tremblay, et la présidente de la chambre de commerce du Montréal métropolitain, Isabelle Hudon, se sont dits inquiets et préoccupés par cette situation.Le premier ministre a cependant complètement écarté hier le scénario qu'il avait imaginé en 2006 pour trouver un représentant de la région de Montréal au cabinet, soit la nomination de Michael Fortier au Sénat et au Conseil des ministres.« Je n'ai pas l'intention de nommer des sénateurs au Conseil des ministres.C'est dans notre programme électoral, comme vous le savez», a encore répété Stephen Harper.Le chef du gouvernement a cependant souligné qu'il aimerait bien aller de l'avant avec son projet de transformation du Sénat pour en faire une chambre élue au Parlement, un projet rejeté par le gouvernement Charest.«Pendant longtemps, a expliqué M.Harper, je n'ai pas nommé de sénateurs.Cela dit, je crois qu'il n'est pas justifié que le Sénat soit dominé par un parti qui n'a pas remporté deux élections consécutives (NDLR: une allusion au Parti libéral).Or, nous cherchons à faire élire les sénateurs.Mais s'il devient clair, à un moment donné, que nous ne pouvons faire élire les sénateurs, nous allons procéder à la nomination de sénateurs afin de nous assurer que les élus de la Chambre des communes aient leur contrepartie au Sénat.» À l'heure actuelle, 16 sièges sur 105 sont vacants au Sénat.Le premier ministre a reconnu hier qu'il n'y avait pas qu'à Montréal que son parti avait connu des difficultés au Québec.Il a d'ailleurs attribué une partie de sa déconfiture dans la province à l'avantage du terrain qu'a eu le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, pendant toute la durée de la course.M.Harper a souligné que chaque fois qu'il était présent au Québec, il gagnait du terrain dans les sondages.Et chaque fois qu'il faisait campagne ailleurs au Canada, il perdait des plumes dans la province.«C'est différent pour le Bloc, a estimé M.Harper.Un parti fédéraliste est au Québec seulement un jour sur quatre pendant une campagne.Cela fait partie de nos difficultés.» Même s'il n'a pas réussi à battre l'un des «leaders libéraux les plus faibles de l'histoire», pour reprendre les propos d'un journaliste, le premier ministre Harper s'est dit «heureux» des résultats de mardi soir et indiqué qu'il n'avait pas l'intention de quitter ses fonctions.«Je n'avais pas prévu de majorité et je ne m'attendais pas à une majorité, a-t-il rappelé.Je suis très heureux du mandat renforcé que nous avons reçu.» Malgré ses infortunes au Québec et à Terre-Neuve, le premier ministre a promis hier qu'il traitera la population de ces provinces «avec respect et de façon juste ».Aucun conservateur élu dans la région métropolitaine Le ministre de Montréal ne sera pas montréalais À LIRE SUR CYBERPRESSE > ARTHUR Paul Journet commente la victoire serrée d'André Arthur sur cyberpresse.ca/journet ÉLECTIONS FÉDÉRALES 2008 Harper convoquera le Parlement dès cet automne et demandera à son ministre des Finances de déposer une mise à jour économique et financière.Une erreur technique a fait disparaître le nom de l'auteur de l'article «TVA plus rapide que Radio-Canada », publié hier en page A19 de notre dernière édition.C'est notre chroniqueur Hugo Dumas qui a signé ce texte.Nos excuses.PRÉCISION Le premier ministre réélu, Stephen Harper, a mis de l'avant hier six priorités pour faire face à la crise économique mondiale au cours des prochains mois.APPUI AUX BANQUES On prendra toute mesure jugée nécessaire pour que le système financier canadien ne soit pas désavantagé sur la scène mondiale.DISCUSSION AU SOMMET Au menu du sommet Canada-Union européenne qui se tient aujourd'hui : discussion de la crise financière et renforcement de leur partenariat.MINIBUDGET Convocation du Parlement cet automne et dépôt d'un minibudget avant la fin novembre.DU G20 AU G7 Participation aux rencontres des ministres des Finances du G20, début novembre, puis du G7 par la suite pour faire le point.CONTRÔLERLES DÉPENSES Le gouvernement fédéral entend cibler et contrôler de façon soutenue ses dépenses.CONVOQUER LES PM Les premiers ministres des provinces seront convoqués à une réunion sur l'économie pour établir une approche commune afin de faire face à la crise.UNE CRISE, SIX PRIORITÉS Le Canada, so what?L'éditorial d'André Pratte, en page A36 Une récolte médiocre La chronique de Lysiane Gagnon, en page A35 VOUS AVEZ UNENOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?nouvelles@lapresse.ca UN COMMENTAIRE SUR NOTRE JOURNAL?commentaires@lapresse.ca SOMMAIRE Amusez-vous ! SPORTS 8 Astrologie du jour ARTS 10 Bourses AFFAIRES 22 et 23 Décès MODE 7 et 8 Forum A 33 à 35 Loteries A 28 Monde A 30,31 et 37 Petites annonces MODE 06 et AFFAIRES 4 Sudoku AFFAIRES 4 Trait d'union ARTS 10 Météo Nuageux avec pluie cessant en matinée, maximum 14, minimum 2.SPORTS 7 JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Reconduit au pouvoir avec une minorité plus forte à la Chambre des communes, le premier ministre Stephen Harper passera les prochains jours à réfléchir à la composition de son cabinet.Un seul des ministres qui épaulaient M.Harper dans la gestion des affaires de l'État n'a pas été élu.Il s'agit du ministre du Commerce international, Michael Fortier, battu dans la circonscription de Vaudreuil-Soulanges par la bloquiste Meili Faille.M.Fortier, qui avait été nommé au Sénat en 2006 avant de démissionner de son poste de sénateur le jour du déclenchement des élections, représentait aussi les intérêts de la grande région de Montréal à la table du cabinet.Devant les journalistes hier à Calgary, M.Harper a réitéré son intention de nommer uniquement des députés élus à son Conseil des ministres.Il a précisé qu'un ministre du Québec, vraisemblablement son lieutenant québécois Lawrence Cannon, aura aussi comme tâche de s'occuper des dossiers importants de la métropole.Au Québec, le Parti conservateur a fait élire le même nombre de députés qu'en 2006, soit 10 en tout.Résultat: M.Harper devrait faire appel aux mêmes personnes - Lawrence Cannon, (Transports), Josée Verner (Patr imoine), Jean-Pierre Blackburn (Travail et Développement régional) et Christian Paradis (Travaux publics) lorsqu'il formera son cabinet d'ici deux semaines.Mais ces ministres pourraient se voir confier de nouvelles responsabilités.La question qui demeure sans réponse pour l'heure est de savoir si l'ancien ministre des Affaires étrangères, Maxime Bernier, effectuera un retour dans le cercle des privilégiés.Écorché par l'affaire Julie Couillard, M.Bernier a pu tourner définitivement la page sur cette controverse mardi soir en remportant de nouveau la plus importante majorité pour un député élu au Québec.En privé, M.Bernier ne s'attendrait pas à reprendre du service aussi rapidement au cabinet.En Ontario, les poids lourds du cabinet devraient être les mêmes, bien que M.Harper pourrait être tenté de faire quelques changements pour rétablir la paix entre son gouvernement et celui de Dalton Mc Guinty.James Flaher ty (Finances) , Rob Nicholson (Justice), Tony Clement (Santé), John Baird (Environnement), Peter Van Loan (leader du gouvernement à la Chambre) devraient en principe être de retour.Mais Gordon O'Connor (Revenu), Bev Oda (ACDI) et Diane Finley (Immigration) pourraient être laissés de côté pour faire de la place à du sang neuf.Car l'Ontario s'est résolument rangé du côté des conservateurs le jour des élections et M.Harper aura l'embarras du choix pour pourvoir des postes de ministres issus de cette province.De l'Alberta, Jim Prentice (Industrie), Diane Ablonczy (secrétaire d'État petites entreprises), Jason Kenney (secrétaire d'État identité canadienne et multiculturalisme) et Rona Ambrose (Affaires intergouvernementales) semblent incontournables, tout comme Vic Toews (Conseil du Trésor) au Manitoba.Mais en Saskatchewan, le ministre de l'Agriculture, Gerry Ritz, pourrait perdre son poste ou être rétrogradé à cause de ses blagues de mauvais goût en pleine crise de la listériose, des blagues qui ont fait surface durant la campagne électorale.En Colombie-Britannique, Stockwell Day (Sécuritépublique), Chuck Strahl (Affaires indiennes), Jay Hill (whip) et Gary Lunn (Ressources naturelles) devraient être à nouveau à la table du cabinet.Dans les provinces de l'Atlantique, la tâche s'annonce plus compliquée pour M.Harper, les conservateurs ayant été rayés de la carte à Terre-Neuve.Mais le Parti conservateur a réussi à remporter un premier siège à l'Île-du-Prince Édouard pour la première fois en deux décennies.La nouvelle députée de cette petite province de quelque 100 000 habitants, Gail Shea, se retrouvera assurément à la table du cabinet et pourrait être également responsable des dossiers de Terre-Neuve.En Nouvelle-Écosse, Peter Mac Kay (Défense) sera indubitablement de retour au Conseil des ministres tandis qu'au Nouveau- Brunswick, Greg Thompson (Anciens combattants) a de bonnes chances de conserver ses fonctions.Un cabinet formé d'élus seulement Les mêmes visages au Québec, un peu de sang neuf en Ontario À LIRE SUR CYBERPRESSE > DEUXIÈMEMANDAT Sophie Cousineau se penche sur les nouveaux défis que devra affronter Stephen Harper sur cyberpresse.ca/cousineau ÉLECTIONS FÉDÉRALES 2008 PHOTO JONATHAN HAYWARD, LA PRESSE CANADIENNE «Les préoccupations des Canadiens sont naturelles, a dit hier Stephen Harper.Cependant, je tiens à assurer aux Canadiens que, ensemble, nous allons surmonter les difficultés et nous positionnerons notre économie pour qu'elle sorte encore plus forte de cette crise.» Ci-dessus, le premier ministre salue ses partisans après le dévoilement des résultats du scrutin.L'Ontario s'est résolument rangé du côté des conservateurs et Stephen Harper aura l'embarras du choix pour pourvoir des postes de ministre issus de cette province.PHOTO ÉRICK LABBÉ, LE SOLEIL Josée Verner PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE Jim Flaherty PHOTO SEAN KILPATRICK, PC Rob Nicholson PHOTO SEAN KILPATRICK, PC Tony Clement PHOTO LE QUOTIDIEN Jean-Pierre Blackburn PHOTO ANDREW VAUGHAN, PC Peter Mac Kay PHOTO PETER PARSONS, PC Stockwell Day PHOTO SEAN KILPATRICK, PC Lawrence Cannon les NOUVeAUX lUmiNAires eNerGY sTAr®, hAUTemeNT perf OrmANTs, cl AiremeNT écONOmiq Ues.Les luminaires homologués ENERGY STAR® sont vraiment économiques: ils consomment jusqu'à 75%moins d'énergie que les luminaires courants.Et, nouveauté, ils sont maintenant offerts dans une grande variété de modèles.Pensez à l'environnement.Le site www.recycfluo.ca est une bonne source de renseignements en ce qui a trait au recyclage des ampoules fluocompactes et aux 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35%.Il a obtenu 37,6 %.Le PLC, avec 26,2 %, a eu trois points de mieux que prévu, alors que le NPD, avec 18,2 %, a trois points en moins, tout comme le Parti vert (6,8 % au lieu de 10 %).Les sondages d'Angus Reid, d'Ekos, d'Harris- Decima et de Nanos avaient aussi fourni des estimations qui , en tenant compte de la marge d'erreur, étaient très proches de la réalité, comme l'illustre le tableau ci-haut.Au Québec, ce sondage montrait une tendance qui s'est confirmée.Le PCC a totalisé 21,7% des voix, 1,7% de plus que le sondage.Le PLC a fait mieux que prévu, avec 23,7 % au lieu de 18 %.Le NPD a réalisé à 0,8% près la prédiction du sondage.Le Bloc a quatre points en moins : 38,1% au lieu de 42 %.Pour Raynald Harvey, président de Segma, la participation et le vote des jeunes ont joué un rôle.«Quand on a réalisé nos coups de sonde, dit-il, le portrait s'était pas mal figé.La participation a fait la différence.Le NPD a été défavorisé car les jeunes ont moins voté et le PLC et le PCC ont fait mieux que prévu.Rappelons qu'un sondage porte sur 100% de la population, donc cela crée de la distorsion.» Pour Claire Durand, professeur à l'UdM, le PCC a été sousévalué et le Bloc surévalué.«La tendance à une sous-évaluation des partis plus à droite de l'échiquier et à la surévaluation des partis plus à gauche, notée dans un nombre impor tant d'élections dans le monde, est présente également dans cette élect ion, dit-el le.Cer ta ins l'expliquent par la «spirale du silence », mais l'hypothèse qui veut que la clientèle des partis de droite soit moins rejointe par les sondages ou ait moins tendance à révéler ses intention de vote a aussi été validée dans le cas du Québec.» Des mouvements de fin de campagne ont effectivement joué des tours dans certaines circonscriptions.Si la plupart des conclusions de sondages locaux se sont avérées, trois effectués par GPS ont fait jaser au Saguenay-Lac-Saint-Jean.Dans Chicoutimi-Le-Fjord, le bloquiste Robert Bouchard a été élu avec 41,2% des voix : 16 points de moins que prévu par le sondage des 5-8 octobre dont la marge d'erreur était de 4,9 points.Dans Roberval-Lac- Saint-Jean, le conservateur Denis Lebel a gagné avec 43,6 % des voix alors qu'il n'était crédité que de 34% par le sondage.Et dans Jonquière-Alma, Jean-Pierre Blackburn (PCC) a été élu avec 52,5% des voix alors que le sondage le donnait perdant avec 40 %.La bloquiste Chantal Bouchard a fait 16% de moins que prévu.Pour M.Harvey, ce sondage était faussé.« Il y a eu des problèmes de méthodologie, dit-il.Un sondage, cela requiert beaucoup de compétence à l'intérieur d'une équipe et à l'échelle d'un comté, cela requiert d'être méticuleux.» Mais Denis Bouchard, r édac t eu r en c he f du Quotidien, qui a publié ces sondages, ne «lance pas la pierre » à GPS.Au contraire.Il explique qu'il y avait 25% d'indécis avant le scrutin et que la participation a été localement plus forte que prévu.Des électeurs se sont mobilisés.« Il y a eu une migration du vote libéral vers les conservat eu rs , d it - i l .Le mil ieu d'a ffa i res s 'est mobi l isé en faveur du ministre Jean-Pierre Blackburn, comme ça s'était produit en 2006.Et Bernard Lord, qui est né à Roberval, est venu dans la circonscription apporter son soutien.Cela a créé un retournement de la situation.» Sinon, les sondages faits localement au Québec par CROP ou Segma ont tous sans exception prévu le résultat final.Dans Outremont, le CROP des 23- 28 septembre a prévu la réélection de Thomas Mulcai r.Comme ailleurs au Québec, le libéral (Sébastien Dhavernas) a fait un meilleur score que prévu au détriment du bloquiste et du conservateur qui ont eu moins de voix qu'anticipé.Même chose dans Vaudreuil- Sou la nge s , mai s en s en s inverse : la bloquiste Meil i Faille a eu près de 8 points de moins qu'anticipé.Et ce n'est pas à cause d'un meilleur score de Michael Fortier qui, en obtenant 23,8% des voix, n'a eu que 2,8% de mieux que prévu.En fait, la candidate libérale a recueilli 21,3% alors que le sondage ne la créditait que de 15% des suffrages.COURRIEL Pour joindre notre journaliste eric.clement@lapresse.ca Les sondages avaient vu juste\u2026 ou presque PCC PLC NPD BQ PV Segma (10 oct) 35% 23% 21% 10% 10% Angus Reid (10 oct) 38% 28% 19% 9% 6% EKOS (13 oct) 34% 26% 18% 10% 11% Harris-Decima (12 oct) 35% 26% 18% 10% 9% Nanos (10-12 oct) 34% 27% 21% 10% 8% Résultats des élections du 14 octobre 38% 26% 18% 10% 7% LESDERNIERS SONDAGES DE LACAMPAGNE ELIZABETHMAY PARTI VERT (DÉFAITE) GILLESDUCEPPE BLOC QUÉBÉCOIS JACK LAYTON NPD STÉPHANEDION PARTI LIBÉRAL STEPHENHARPER PARTI CONSERVATEUR Pour Raynald Harvey, président de Segma, la participation et le vote des jeunes ont joué un rôle.«Quand on a réalisé nos coups de sonde, le portrait s'était pas mal figé.La participation a fait la différence.» QUÉBEC PLACE STE-FOY, GALERIES DE LA CAPITALE, VIEUX-QUÉBEC MONTRÉAL CENTRE-VILLE, PROMENADES ST-BRUNO, CARREFOUR LAVAL SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE LA DOUDOUNE 3/4 NYLON GLACÉ 159.95 Une essentielle qui rend la vie plus facile pendant la saison froide, qui offre une grande chaleur tout en légèreté avec sa bourre en duvet et plumes d'oie.Coupe moderne avec ceinture élastique à boucle de métal, capuche enveloppante bordée fourrure de coyote.Onyx.Tp.p.m.g.tg.3589086A À LIRE SUR CYBERPRESSE > RÉSULTATS Pour connaître les résultats détaillés de l'élection dans votre circonscription, allez sur cyberpresse.ca/resultats ÉLECTIONS FÉDÉRALES 2008 Hé ! La gang! Cela ne vous dérange pas trop, gang?Ce n'est pas pour vous manquer de respect, c'est pour l'illusion de bavarder plutôt que d'écrire, même si c'est bien une illusion.De l'écriture qui finasse pour avoir l'air de parler, c'est de l'écriture pareil.Je veux dire du travail.Une sacrée belle job, allez.Et un sacré beau sport même quand on le pratique comme chroniqueur, je veux dire en touriste.Je ne sais jamais autant que je suis un touriste en écriture que lorsque, dans le même temps, comme en ce moment, je lis un pro.Je suis en train de lire La route de Cormac Mc Carthy (1).C'est lui qui a écrit No Country for Old Men.Vous ne l'avez pas su, mais Mc Carthy était à la mode chez les intellos au début des années 90 avec des livres prétentieux qui se réclamaient à la fois de Poe et du mysticisme de Hawthorne, il me faisait chier, mais chier! En même temps, tu sais ce que c'est : t'es pas pour laisser tout le terrain aux intellos, alors tu t'obstines, tu pioches dans le béton des mots, tu te dis ça doit être la traduction, finalement t'abandonnes.Des amis qui sont venus rouler en fin de semaine m'ont apporté son dernier, La route, je m'attendais à rien, c'est comme ça que ça frappe le plus fort, en l'ouvrant quasiment, bang, l'énorme coup de poing dans le front.L'Oeuvre.Le Livre.Superbement traduit à part ça.Un livre bien traduit, c'est comme deux écrivains pour le prix d'un.L'Écriture majuscule et cela, juste au moment où je recommence mes bavardages minuscules dans le journal , c'est un peu gênant, mais je me dis bon, c'est pas grave, ils ne sont pas en train de lire La route comme moi, sont en train de lire le journal, et dans un journal je ne détonne quand même pas trop, un petit peu, mais c'est voulu, c'est exprès.Hé! La gang! C'est pas exprès que je reviens de vacances le lendemain des élections, ça tombe comme ça, il fallait bien que ces vacances finissent, elles ont été assez longues pour ressembler un peu à la retraite, quelques-uns d'entre vous s'en sont inquiétés, quelques-uns vraiment, pas des centaines, c'est pas le nombre, c'est le fond même de leur inquiétude qui m'a énarvé : Vous n'êtes pas malade au moins, M.Foglia ?Je ne le sais pas, bon ! Ça fait deux ans que je n'ai pas consulté un médecin précisément parce que je ne veux pas savoir si je suis malade.Merci de ne plus me poser la question.Une chose est sûre : si je suis malade, je n'irai pas montrer mon cancer à Tout le monde en parle.Alors ou i , ces éle c tions.Figurez-vous que cette fois, je suis allé voter.Pour le regretter aussitôt, d'ailleurs.La faute en est à notre éditorialiste en chef, André Pratte que j'ai lu dans l'auto en revenant d'aller voter.Si je l'avais lu avant, fâché comme je l'étais de son propos, je n'y serais pas allé.Pour toutes sortes de bonnes raisons que j'ai souvent détaillées ici, je ne vote généralement pas.Cette fois, je ne sais pas pourquoi, en entendant tous ces gens dire qu'ils allaient voter «stratégique », j'ai dit à ma fiancée : ben nous aussi d'abord, on va aller voter stratégique, qu'en penses-tu ?Puis j'ai oublié.Mardi matin, c'est elle qui m'a relancé; je zigonnais dans le bois, elle est venue me chercher : Pis, bûcheron, irons-nous voter stratégique ou tu plaisantais ?Je plaisantais sérieusement.Je me suis mis propre, chemise blanche aux manches retroussées à la Obama.Arrêt au dépanneur pour acheter La Presse, le vote se faisait en face à la mairie.C'est en revenant, dans l'auto, que j'ai ouvert le journal et suis tombé sur l'édito de Pratte.Au titre - «Pas d'excuses » - j'ai su tout de suite que c'était pour dire qu'on n'avait aucune excuse pour ne pas aller voter et j'ai aussitôt regretté d'y être allé.Son édito finit comme ça : voter est donc non seulement un droit, mais un privilège.Par conséquent, c'est un devoir.Par conséquent ?André, si voter est un droit, par conséquent ne pas voter en est forcément un aussi.Si élire un Maxime Bernier avec 24 740 voix d'avance c'est la démocratie, pour que la démocratie garde un minimum de décence, il faut que soit démocratique aussi le refus de participer à un exercice qui permet à un Maxime Bernier d'être élu avec 24 740 voix d'avance.Des fois, la farce est si énorme que voter contre n'est pas assez.Des fois, il n'y a rien d'autre que le refus pour exprimer son opinion.Ne pas aller voter - je ne confonds pas avec l'annulation du vote, je dis bien ne pas aller voter - c'est exprimer une opinion.J 'ajoute que ne pas a ller voter comme l'ont fait 41% des Canadiens mardi ne menace en rien « le droit de vote ».C'est n'importe quoi de lier le droit de vote à l'exercice du vote.Le jour où le droit de vote sera menacé, comptez sur moi pour arriver aux barricades en même temps que vous.Ma circonscription - Brome- Missisquoi - a voté comme le reste du Québec: Bloc.Et comme le reste du Québec, en rédui sant sensiblement l'avance du Bloc au profit des libéraux qui se sont approchés à 1000 voix (ils étaient à 5000 en 2006), et au profit aussi du NPD qui double sa mise, pour un score (4500) plus qu'honorable dans cette circonscription rurale.Avez-vous regardé la soirée à Radio-Canada?Dites-moi, estce que j'exagère un tantinet, ou Bernard Derome a bien répété 12 456 fois que oh là là le Bloc naufrageait, et est-ce que je m'abuse ou ce naufrage comblait d'aise notre ami Bernard?Au point où moi qui m'en contrecrisse, vous n'imaginez pas comment, j'ai fini par aller me coucher content que le Bloc soit tout de même arrivé à bon port ou presque.Allons bon, cela fait si longtemps que je ne me souviens plus comment on se quitte à la f in d'une chronique.On s'embrasse ?Voulez que je vous lise comment Cormac Mc Carthy nous quitte à la fin de La route ?Comme ça : Comment je peux être sûr que vous faites partie des gentils ?Tu ne peux pas en être sûr, c'est un risque que tu dois prendre.Comme Fogl ia quand i l vote stratégique ?Pareil.(1) LA ROUTE, Cormac Mc Carthy, Éditions de l'Olivier, traduction (superbe) de François Hirsh Stratégie CAROLINE TOUZIN Les élections fédérales 2008 ont connu le plus bas taux de participation enregistré à des élections générales au Canada.Le t aux de par t icipat ion national a atteint 59,1% selon les plus récentes données compilées sur le site d'Élections Canada.Au Québec, il est un peu plus élevé à 61,1%.Tout comme lors des élections précédentes, l'Île-du-Prince-Édouard est la province où les électeurs ont voté le plus (69,5%), et les Territoires du Nord-Ouest, le moins (48,6 %).Les politologues ne partagent pas les mêmes explications, mais ils s'entendent sur une chose : «c'est décevant ».«La virulence de la campagne, l'axe gauche-droite très clairement dessiné et la plus grande visibilité des verts auraient pu intéresser plus de gens à voter, mais cela n'a pas été le cas », souligne le professeur de sciences politiques de l'Université de Sherbrooke, Jean-Herman Guay.Le manque de charisme des chefs de parti et le fait que ces derniers aient mené une campagne très négative expliquent le manque d'engouement des électeurs à se rendre aux urnes, indique-t-il.Manque de charisme Si les partis avaient eu des candidats plus charismatiques, de la trempe d'un Obama ou d'un Sarkozy, la participation électorale aurait été plus grande, croit M.Guay.«Aucun chef n'a suscité d'adhésion positive.On ne peut pas dire que Harper et Dion soient des bêtes politiques », ajoute-t-il.Le phénomène de la personnalité n'a pas une grande influence, croit pour sa part, le titula i re de la chai re de recherche en études québécoises et canadiennes de l'UQAM, Alain-G.Gagnon.«Les gens ont perdu confiance en l'exercice du droit de vote.Ils ont tendance à bouder la politique partisane, mais la société civile a repris un dynamisme qu'on ne voyait pas dans les années 1980», a noté le politologue.À toutes les élections, les jeunes sont montrés du doigt pour avoir été les moins nombreux à exercer leur droit de vote.Les élections de mardi n'ont pas fait exception.Pourtant, Élections Canada dit avoir fait un effort particulier pour rejoindre les 18- 24 ans.Leurs agents d'information sont allés dans les campus.L'organisme indépendant a publié des messages dans les journaux étudiants.«On a fait tout ce qu'on pouvait dans les limites de la loi.On ne peut quand même pas aller les chercher le matin pour les faire voter», a souligné le porte-parole d'Élections Canada, Gilles Paquin.Moins qu'en 2006 Le taux de participation d'hier contraste avec celui des dernières élections, en 2006, alors que 64,7% des Canadiens étaient allés aux urnes.Cela avait à l'époque rassuré ceux qui s'inquiétaient de voir la participation électorale fédérale connaître un déclin progressif depuis 1984.En 2004 et en 2000, la participation avait respectivement été de 60,9% et de 61,2%.Mais soyons prudents avec les records, le taux de participation des élections fédérales 2008 pourrait encore évoluer, a averti M.Guay.À titre d'exemple, en 2000, le taux de part ic ipat ion de 61, 2% a été rajusté pour un taux définitif de 64,1% après la mise à jour habituelle du Registre national des électeurs pour en retirer les noms des personnes décédées et les doublons provenant des déménagements.ÉLECTIONS FÉDÉRALES Le plus bas taux de participation de l'histoire PIERRE FOGLIA CHRONIQUE «Aucun chef n'a suscité d'adhésion positive.On ne peut pas dire que Harper et Dion soient des bêtes politiques.» Tous les jours dans ARTS SPECTACLES EN MPREIUMREUCRE CSOE ISRO.IR. La retraite arrive plus vite que vous le pensez.1 877 333-5252 www.bnc.ca/rdv Êtes-vous prêt ?Aurez-vous assez d'argent pour en profiter ?Prenez rendez-vous sans tarder avec un de nos conseillers.3583658A 250 députés Colombie- Britannique Prairies et Territoires Ontario Québec Atlantique Canada Sièges 36 59 106 75 32 308 PARTI CONSERVATEUR DU CANADA Différence +5 +2 +11 0 +1 +19 PARTI LIBÉRAL DU CANADA Différence -4 -4 -16 0 -3 -27 NOUVEAU PARTI DÉMOCRATIQUE Différence -1 +2 +5 +1 +1 +8 BLOC QUÉBÉCOIS Différence -1 -1 AUTRES NOMBRE DE DÉPUTÉS DEPUIS 1979 Source: Élections Canada GAINS ET PERTES EN SIÈGES DEPUIS LES ÉLECTIONS DE 2006 Source: Chambre des communes du Canada Reform Party n PCC n PLC n NPD n BQ n RP PHOTO CLEMENT ALLARD, LA PRESSE CANADIENNE Lors de sa conférence de presse, hier, Jean Charest a souligné que le Parti conservateur devra tenir compte du verdict des Québécois et, en conséquence, répondre aux demandes de son gouvernement.TOMMY CHOUINARD QUÉBEC \u2014 La réélection d'un gouvernement conservateur minoritaire à Ottawa a refroidi Jean Charest.Après avoir jonglé avec l'idée au cours des dernières semaines, le premier ministre a écarté, hier, la tenue d'élections générales au Québec à court terme.«Notre priorité numéro un est l'économie.On n'a pas la tête, le lendemain d'une élection fédérale, à une autre priorité que celle-là.Nous allons rester concentrés là-dessus », a-t-il affirmé en conférence de presse.Il a également souligné que son emploi du temps est chargé pour les prochaines semaines avec, entre autres, le Sommet de la francophonie, une réunion du Conseil de la fédération et une mission économique en Chine.C'est un changement de discours de la part du premier ministre.Depuis quelques semaines, il n'écartait pas la possibilité de déclencher lui-même des élections après le Sommet de la francophonie, qui prendra fin dimanche.Au cours d'une conférence de presse à Montréal, la chef du PQ, Pauline Marois, qui souhaite qu'on parle économie plutôt que d'élections, a réagi en déclarant : « J'entends que la population du Québec est préoccupée par l'économie.Ils s\u2018inquiètent pour leurs emplois, leurs REER, leur hypothèque.Je n'ai pas entendu la population québécoise souhaiter qu'il y ait une élection au Québec.» Selon les stratèges libéraux, M.Charest aurait pu lancer un appel aux urnes et réclamer un mandat fort dans le but de faire contrepoids à l'arrivée d'un gouvernement majoritaire à Ottawa.Comme cette éventualité ne s'est pas concrétisée, le scénario d'élections québécoises cet automne est mis de côté.Jean Charest semble également avoir tiré des leçons des élections fédérales, où Stephen Harper, qui les a déclenchées, n'est pas parvenu à obtenir une majorité de sièges.Lors de sa conférence de presse, le premier ministre a souligné que le Parti conservateur devra tenir compte du verdict des Québécois et, en conséquence, répondre aux demandes de son gouvernement.Si les troupes de Stephen Harper n'ont pas fait de gain dans la province, c'est qu'elles n'ont pas pris en considération les positions exprimées par le gouvernement québécois au cours de la campagne, estime M.Charest.Selon lui, les positions de son gouvernement reflètent l'opinion de l'ensemble des Québécois.Les conservateurs «sont obligés de prendre le résultat et de le juxtaposer aux positions qu'on a pris et qu'ils connaissent bien.On a parlé au nom de tous les Québécois.Nos positions n'ont d'ailleurs pas fait l'objet de contestations au Québec.On a dit ce qu'on avait à dire.Ils savent où nous trouver », a-t-il ajouté.Au cours de la campagne électorale, le gouvernement Charest a multiplié les attaques contre plusieurs actions et promesses des conservateurs: les coupes en culture et dans les organismes de développement économique, la création d'une commission canadienne des valeurs mobilières, le durcissement des peines pour les jeunes contrevenants, la stratégie en matière de lutte aux changements climatiques, la réforme du Sénat, l'encadrement du pouvoir fédéral de dépenser\u2026 «Les positions québécoises sont très connues.Je m'attends à ce que (les conservateurs) réagissent en fonction de nos intérêts.On verra ce que M.Harper décidera de faire.Comme il n'a pas obtenu une majorité, il devra bien tenir compte du résultat de l'élection.Il ne peut pas faire fi de la décision des électeurs», a-t-il affirmé.Craint-il que les conservateurs l'accusent d'avoir donné un coup de pouce au Bloc québécois et refusent de lui faire des cadeaux?«Je me suis exprimé au nom de tous les Québécois sur les grands enjeux du Québec », a rétorqué M.Charest.Le premier ministre a balayé d'un revers de main les questions portant sur un affaiblissement de la représentation du Québec au sein du gouvernement fédéral.Les conservateurs «ont une obligation qui dépasse de loin le résultat des élections.C'est celle de représenter tous les citoyens.On perd parfois de vue le fait qu'une fois qu'on est élu, et c'est vrai pour moi, nous avons un devoir qui transcende la partisanerie politique et le nombre de sièges que nous avons».Jean Charest entend «travailler avec beaucoup d'ouverture avec le prochain gouvernement et, aussi, avec les partis de l'opposition parce que c'est un gouvernement minoritaire ».Car «il faut se serrer les coudes et travailler ensemble » pour faire face à la crise financière, a-t-il indiqué.M.Charest, qui préside le Conseil de la fédération, a envoyé une lettre à Stephen Harper hier matin l'invitant à participer à une réunion des premiers ministres provinciaux lundi, à Montréal, afin de discuter des impacts de cette crise au Canada.M.Harper a décliné l'invitation.Il est en pleine période de transition à Ottawa et doit former un nouveau Conseil des ministres.Il s'est toutefois engagé à convoquer ses homologues pour une rencontre fédéraleprovinciale sur l'économie.Pas d'élections à Québec cet automne Jean Charest se concentre sur l'économie et invite Stephen Harper à l'imiter JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Les Canadiens ont élu un troisième gouvernement minoritaire en quatre ans mardi soir.Déjà, plusieurs se demandent quand aura lieu le prochain scrutin.En moyenne, la durée de vie d'un gouvernement minoritaire est d'environ 18 mois.Les Canadiens pourraient donc être de nouveau convoqués aux urnes plus tôt que le cycle normal de quatre ans d'un gouvernement si les trois partis de l'opposition à la Chambre des communes unissent leurs efforts pour provoquer des élections.Mais en principe, les prochaines élections devraient avoir lieu dans quatre ans, le troisième lundi du mois d'octobre, comme le veut la Loi sur les élections à date fixe adoptée par le gouvernement Harper l'an dernier.Cette loi s'applique toujours, même si le premier ministre Stephen Harper en a fait abstraction le 7 septembre lorsqu'il s'est rendu lui-même chez le gouverneur général pour exiger la dissolution du Parlement.Avant que M.Harper ne décide de provoquer des élections, le scrutin était prévu pour octobre 2009.Mais ce scrutin a eu lieu plus tôt que prévu.Le prochain rendez-vous électoral prévu par la loi est donc le 15 octobre 2012, si le gouvernement minoritaire de Stephen Harper tient le coup jusque-là.À quand le prochain scrutin ?À LIRE SUR CYBERPRESSE > VIDÉO André Pratte, Yves Boisvert et Sophie Cousineau analysent l'élection à cyberpresse.ca/video ÉLECTIONS FÉDÉRALES 2008 «Notre priorité numéro un est l'économie.Nous allons rester concentrés là-dessus.» - Jean Charest À LIRE SUR CYBERPRESSE >CHEFS Prenez connaissance des réactions des chefs sur cyberpresse.ca/partis ÉLECTIONS FÉDÉRALES 2008 PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Après avoir encaissé la défaite, mardi soir, M.Dion a préféré ne pas rencontrer les médias hier, signe qu'il a entrepris une réflexion au sujet de son avenir.HUGO DE GRANDPRÉ ET JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA\u2014 Stéphane Dion n'a pas encore fait connaître ses intentions, mais dans l'esprit d'une grande majorité des libéraux, le chef du Parti libéral doit tirer sa révérence.Et parmi les aspirants à sa succession, on pourrait compter l'ancien premier ministre du Nouveau- Brunswick, Frank Mc Kenna, a appris La Presse.Le Parti libéral n'a remporté que 76 sièges au scrutin de mardi et obtenu que 26,2% des voix exprimées, ce qui représente le plus faible appui populaire de toute l'histoire de cette formation politique.En 1984, le Parti libéral dirigé par John Turner a récolté 28% des voix, mais remporté 40 sièges.Après avoir encaissé la défaite, mardi soir, M.Dion a préféré ne pas rencontrer les médias hier, signe qu'il a entrepris une réflexion au sujet de son avenir.«Le fait qu'il ne réagisse pas est un indice important (qu'il va tirer sa révérence)», a affirmé une source libérale hier.S'il décide de s'accrocher, M.Dion devra soumettre son leadership à un vote de confiance au congrès libéral prévu en mai prochain à Vancouver.Les chances qu'il puisse remporter un tel vote sont plutôt minces étant donné que M.Dion jouissait au départ de peu d'appuis au sein de son caucus.Dans les coulisses, les aspirants à sa succession s'activent.Si les principaux adversaires de M.Dion dans la dernière course à la direction multiplient déjà les appels (notamment Bob Rae et Michael Ignatieff), d'autres libéraux influents estiment qu'aucun de ces deux prétendants au trône n'est l'homme de la situation.Mc Kenna pressenti Plusieurs militants influents exercent d'ailleurs des pressions énormes sur l'ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick, Frank Mc Kenna, pour qu'il soit sur les rangs dès que Stéphane Dion aura confirmé son départ, a appris La Presse hier de plusieurs sources.Selon nos informations, un noyau de partisans regroupant des gens d'affaires très influents, des organisateurs libéraux et des membres du caucus libéral a déjà vu le jour dans l'espoir de convaincre M.Mc Kenna de reprendre du service à Ottawa.Ayant dirigé le Nouveau- Brunswick pendant 10 ans, M.Mc Kenna jouit d'une bonne réputation parmi les gens d'affaires.Il a aussi été ambassadeur du Canada aux États-Unis durant le règne du gouvernement libéral de Paul Martin.«Par respect pour le chef, M.Mc Kenna ne fera rien, il n'organisera pas et il ne fera aucun téléphone avant que Stéphane Dion n'annonce ses intentions.Mais s'il annonce son départ, il y a de bonnes chances que Frank annonce sa candidature», a dit un libéral influent au fait des intentions de l'ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick.Division interne Selon cette personne bien placée au PLC, les risques de division interne seraient beaucoup trop grands si le parti se lançait dans une course à la direction avec Bob Rae et Michael Ignatieff comme principaux candidats.«Il y a une crainte que Rae et Ignatieff replongent le parti dans une bataille semblable à celle qui a existé entre Martin et Chrétien», a-t-il confié.Cette source fait valoir que seul Frank Mc Kenna a les compétences pour diriger le parti en temps de crise économique.«Les gens craignent que l'expérience de Bob Rae soit reprise par Harper, a-t-elle dit.Quant à Michael Ignatieff, c'est un professeur de la Ivy League qui vient d'un milieu privilégié et qui n'a jamais même eu à faire équilibrer un carnet de chèques!» Une autre source libérale a aussi affirmé que M.Rae et M.Ignatieff sont à couteaux tirés et que le parti ne peut se permettre une course au leadership qui laisse de vives plaies.«Rae a aussi un bilan qu'il sera impossible de faire oublier aux Ontariens.Et il est trop centralisateur.Ce serait un mauvais choix.» Frank Mc Kenna a été premier ministre du Nouveau-Brunswick de 1987 à 1997.Il est passé à l'histoire en remportant tous les sièges à ses premières élections en temps que leader libéral.Avocat et homme d'affaires, il a depuis été ambassadeur du Canada aux États-Unis et est président adjoint du Groupe financier de la Banque TD.M.Mc Kenna partirait cependant avec une longueur de retard sur Michael Ignatieff et Bob Rae, dont les équipes n'ont jamais arrêté de grenouiller depuis deux ans et qui ont recommencé à s'activer de manière encore plus intensive durant la fin de semaine dernière.«Le corps n'était pas encore froid», s'est même désolé une source.L'opposition de l'ancien premier ministre à l'accord du lac Meech est aussi vue comme un handicap potentiel au Québec, où le parti doit rebâtir son organisation.Les autres candidats potentiels à la succession de M.Dion sont l'ancien ministre des Affaires étrangères, John Manley, Gerard Kennedy, qui était candidat en 2005 et qui s'est rangé derrière M.Dion pour lui permettre finalement de l'emporter, et l'ancien ministre de la Justice Martin Cauchon.Des libéraux rêvent à Frank Mc Kenna Une course au leadership entre Rae et Ignatieff serait néfaste pour les libéraux DIONPIRE QUE TURNER\u2026 ET BLAKE?S'il quitte le Parti libéral dans les prochaines semaines, Stéphane Dion aura inscrit son nom à deux bien tristes palmarès.D'abord, en ce qui concerne les pourcentages, la performance de mardi soir est la pire de toute l'histoire du Parti libéral.Avec 26,2%des votes, le PLC a battu le record de 28% établi par l'équipe de John Turner aux élections de 1984.Mince consolation: le parti n'avait à l'époque que 40 sièges, comparativement aux 76 qu'a obtenus Stéphane Dion mardi.Les deux élections ont leurs ressemblances: dans les deux cas, les libéraux n'ont réussi qu'à faire élire un faible nombre de députés au Québec - 17 en 1984 et 13 mardi.De plus, tant les élections 2008 que celles de 1984 ont été le théâtre d'une forte performance des conservateurs en Ontario: 48,1% d'appuis cette année, et 47,6% lors des premières élections de Brian Mulroney.Par ailleurs, s'il tire sa révérence sans retenter sa chance, M.Dion inscrira inévitablement son nom à une autre page sombre de l'histoire du parti : celle des chefs libéraux qui n'ont jamais été premiers ministres.Jusqu'ici, cette liste ne compte\u2026 qu'un seul nom.C'est celui d'Edward Blake, chef du parti de 1869 à 1871, puis de 1880 à 1887, ainsi que premier ministre de l'Ontario de 1871 à 1872.\u2014 Hugo de Grandpré AGNÈS GRUDA OAKVILLE \u2014 Les traits tirés, pas maquillée, Bonnie Brown regardait ses affiches s'empiler dans une remorque, hier, devant l'ancienne boucherie qui lui a servi de bureau de campagne au cours des cinq dernières semaines.Et elle se demandait pourquoi les électeurs qu'elle représentait depuis 15 ans lui ont, cette fois, montré la porte.Plus elle y réfléchissait, plus ses pensées allaient vers le Tournant vert de Stéphane Dion.«Il demandait aux gens de changer leur style de vie pour sauver la planète, mais ils n'ont pas voulu faire ce changement.C'était une solution complexe à un problème complexe, mais les électeurs ont choisi la simplicité », déplorait-elle.Bonnie Brown n'est pas la seule libérale à avoir été emportée par la vague bleue qui a balayé les villes du 905, la grande banlieue de Toronto, mardi.En 2006, les conservateurs avaient fait des gains dans la couronne éloignée de la métropole canadienne.Cette foisci, ils ont percé beaucoup plus près, gagnant cinq nouvelles circonscriptions du Torontométropolitain.La carte électorale de la région représente désormais une enclave rouge au milieu d'un bloc bleu.Oakville fait partie de ces circonscriptions traditionnellement libérales qui ont été remportées par des conservateurs, souvent avec des majorités massives.Bonnie Brown, par exemple, a été battue par plus de 5000 voix par son adversaire conservateur Terence Young.Est-ce la faute aux anciens électeurs libéraux qui ont été rebutés par le plan vert de Stéphane Dion, au point de changer d'allégeance ?Un désastre C'est en tout cas ce que leur suggérait l'éditorial du journal local une semaine avant le vote.Le principal problème des candidats libéraux dans Oakville et de la circonscription voisine de Halton, «c'est leur soutien au Tournant vert libéral », affirmait l'Oakville Beaver.L'éditorial mettait en doute la volonté réelle des libéraux d'utiliser la taxe sur le carbone pour financer des réductions fiscales.«Or, sans les diminutions de taxes, le Tournant vert causerait un désastre économique », concluait le journal.Des arguments de poids pour les habitants d'Oakville, où l'un des principaux employeurs locaux est une usine Ford qui vient d'annoncer l'abolition de 500 postes.En plus de sa population d'ouvriers, Oakville, c'est aussi une banlieue riche où vivent des financiers de Bay Street.Comme c'est le cas dans les autres villes du 905, ces banlieusards voyagent matin et soir entre Oakville et Toronto, et ne constituent pas non plus une clientèle naturellement enthousiaste pour le plan Dion.«Face à ces gens qui dépendent de l'automobile, le Tournant vert constituait un handicap», dit Derek Leebosh, analyste chez Environics.Sur le terrain, la complexité apparente du plan Dion donnait des armes faciles au conservateur Terence Young.Son directeur de campagne, Larry Scott, raconteque lorsqu'il accompagnait son candidat dans le porte-à-porte, de nombreux électeurs lui demandaient de leur expliquer le Tournant vert.«Je leur répondais: \"Mais ce n'est pas à moi de vous expliquer ça, ce n'est pas notre idée!\"» TORONTO Le plan vert a facilité la percée bleue «Mais s'il annonce son départ, il y a de bonnes chances que Frank annonce sa candidature », a dit un libéral influent au fait des intentions de l'ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick. À LIRE SUR CYBERPRESSE > PLUS FORT.MAIS AFFAIBLI André Pratte et Vincent Marissal discutent de la portée du nouveau gouvernement minoritaire sur cyberpresse.ca/marissalpratte ÉLECTIONS FÉDÉRALES 2008 MARTIN CROTEAU Stephen Harper n'a pas obtenu le mandat «d'imposer sa vision sans nuances » aux Canadiens, a f f i r me Gi l l e s Duc eppe .Demandant au premier minist re de di riger le pays avec ouverture, hier, le chef du Bloc québécois a dévoilé une série d'exigences calquées de son programme électoral.Même s'il se dit ouvert à la discussion avec tous les partis politiques pour faire avancer les intérêts du Québec, M.Duceppe a fait savoir qu'il ne ferait aucun compromis sur certains dossiers.Le fédéral doit en outre investir pour relancer l'économie manufacturière, rétablir les programmes culturels supprimés et régler le déséquilibre fiscal, dit-il.«Nous avons un mandat clair par rapport à la plateforme que nous avons proposée, a-t-il affirmé, en faisant le bilan de sa campagne électorale.Et en tout temps, nous allons tenter de trouver les compromis qui sont nécessaires.» Gil les Duceppe prév ient que le gouvernement Harper devra permettre au Québec de faire bande à part s'il insiste pour serrer la vis aux jeunes contrevenants.Cette « politique répressive », explique-t-il, ne correspond pas aux valeurs québécoises.I l demande au premier ministre de respecter sa propre loi sur les élections à date fixe.Mais il refuse de s'engager à ne pas le renverser.« C'est lui qui est premier ministre, a-t-il déclaré.C'est lui qui doit avant tout proposer des projets qui peuvent faire consensus, ou tout au moins rallier une majorité.» Satisfait malgré le recul Son parti a échoué dans sa tentative de reconquérir Québec et le Saguenay, et reculé de 4% dans les suffrages.Mais fort d'une récolte de 50 sièges à la Chambre des communes, Gilles Duceppe refuse d'y voir un message des électeurs.Le chef bloquiste a esquivé les nombreuses questions sur la signification de cette baisse des appuis , hier matin, mettant plutôt l'accent sur les 50 circonscriptions remportées par ses troupes.D'a il leurs, a- t-il fa it valoir, Stephen Harper gouvernera le pays même s'il n'a obtenu que 37% des suffrages.Le Bloc a récolté 38% des votes au Québec, mardi.Il en avait recueilli 42% en 2006 et 49% en 2004.«On gagne 50 sièges sur 75, a déclaré M.Duceppe.Il n'y a pas un autre parti qui ne serait pas heureux d'un tel résultat.» Le leader du Bloc avait bon espoir de ravir des sièges aux conservateurs à Québec ainsi qu'au Saguenay-Lac-Saint- Jean.C'est là qu'il avait passé les dernières journées de sa campagne.Or, seuls les électeurs de Loui s-Hébert ont répondu à son appel.Partout ailleurs dans ces régions, le Bloc a fait chou blanc.« Il y a eu une progression importante », s'est défendu le chef bloquiste.Il fait valoir que son parti a fait bonne figure malgré la défaite dans Portneuf, gagné par André Arthur, et dans Roberva l , rempor té pa r le conservateur Denis Lebel.Duceppe invite Harper aux compromis Le chef du Bloc heureux malgré la chute des appuis ANDRÉ DUCHESNE Alors que le NPD sort, toutes proportions gardées, comme le grand gagnant de la soirée électorale au Québec, les libéraux y ont repris un peu de tonus alors que le Bloc québécois n'a pas entièrement réussi à percer le «mystère» de la région de la capitale nationale.Certes, les conservateurs ont perdu des points dans la région de Québec, vers laquelle tous les yeux étaient tournés mardi soir.En fait, les troupes de Stephen Harper ont vu leurs appuis (en pourcentage du vote) reculer ou être stables dans les neuf circonscriptions de la région.Mais la formation de Gilles Duceppe a enregistré des reculs dans trois des neuf circonscriptions par rapport aux élections générales du 23 janvier 2006.Dans deux autres, le score du BQ est resté stable.Et s'il a augmenté ses appuis dans quatre circonscriptions, il faut compter Portneuf-Jacques- Cartier parmi celles-ci.Or, le Parti conservateur n'a pas présenté de candidat pour aider l'indépendant André Arthur à se faire réélire.Ce qu'il a réussi de justesse.Le recul des conservateurs, et en partie des bloquistes, s'est fait au bénéfice du Parti libéral qui, étonnamment, a fait des gains dans les neuf circonscriptions.Ainsi, dans Lévis-Bellechasse, les libéraux sont passés de 8,2% en janvier 2006 à 15,1% cette année.Dans Louis-Hébert, circonscription reconquise par le Bloc à la suite de la défaite du conservateur Luc Harvey, le PLC a vu ses appuis passer de 15,0 % à 23,6%.Le NPD partout en hausse À l'analyse plus pointue des résultats des élections de mardi soir, le NPD sort nettement gagnant pour l'ensemble du Québec.Il a augmenté sensiblement son nombre d'appuis quant aupourcentage et au nombre de votes.Comme ailleurs au Canada, le taux de participation des électeurs a fléchi au Québec.Mardi, 3 620 362 électeurs québécois se sont présentés aux urnes, alors qu'ils avaient été 3691 158 le 23 janvier 2006.Cela se traduit par un moins grand nombre de votes obtenus par l'ensemble des partis.Ainsi, le Bloc québécois a obtenu la faveur de 1 379 565 électeurs alors qu'il en avait récolté 1 553 201 le 23 janvier 2006.Le NPD constitue l'exception.Les troupes de Jack Layton avaient reçu l'appui de 276 401 Québécois en janvier 2006 alors qu'ils en ont reçu 441 136 au terme du dépouillement cette année.En pourcentage, le bond est encore là substantiel.Le NPD récolte 12,2% du vote comparativement à 7,5%aux générales du 23 janvier 2006.Certes, le résultat est encore marginal.Le NPD n'a pris qu'un seul siège, celui de Thomas Mulcair dans Outremont.C'est d'ailleurs la première fois que leNPD réussissait à faire élire un député au Québec à des élections générales.Mauvaise nouvelle toutefois pour les verts.Le pourcentage de votes obtenus au Québec a reculé, de 4,0 à 3,5%.Quant aux libéraux, ils peuvent, mince consolation, affirmer avoir repris le second rang au Québec.C'est entre autres grâce au fait qu'ils ont vu leurs appuis augmenter dans leurs châteaux forts.Une analyse de huit circonscriptions montréalaises détenues par les troupes de Stéphane Dion indique en effet que leurs appuis sont en hausse dans six d'entre elles.RÉGION DE QUÉBEC Les bloquistes n'ont pas percé le mystère «C'est lui qui est premier ministre.C'est lui qui doit avant tout proposer des projets qui peuvent faire consensus, ou tout au moins rallier une majorité.» PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE Stephen Harper n'a pas obtenu le mandat «d'imposer sa vision sans nuances » aux Canadiens, affirme Gilles Duceppe qui lui a demandé de faire preuve de souplesse.Répartition des votes, en pourcentage, par parti politique au Québec Partis politiques Lundi 23 janvier Mardi 14 octobre BQ 42,1% 38,1% PCC 24,6% 21,7% PLC 20,8% 23,7% NPD 7,5% 12,2% PV 4,0% 3,5% Le NPD sort nettement gagnant pour l'ensemble du Québec.Il a augmenté sensiblement son nombre d'appuis quant au pourcentage et au nombre de votes. À LIRE SUR CYBERPRESSE >CHEFS Prenez connaissance des réactions des chefs de partis sur cyberpresse.ca/partis ÉLECTIONS FÉDÉRALES 2008 Tôt lundi matin, la campagne électorale n'était même pas terminée que, déjà, Bernard Landry se réjouissait du résultat à venir pour le Bloc québécois.«Je suis très satisfait du résultat, m'a-t-il dit en sortant d'un plateau de RDI.Cela prouve que nous sommes déjà deux pays.» Pour l'ancien premier ministre, le fait que les conservateurs de Stephen Harper aient été incapables de percer au Québec démontre que leur culture est incompatible avec la nôtre.Le réflexe des Québécois de s'en remettre massivement aux députés du Bloc démontre qu'ils sont distincts, au point de réagir comme des citoyens d'un pays en propre, selon l'ancien premier ministre.M.Landry a ra ison : le s Québécois ont réagi de façon distinctive, notamment en rejetant les coupes en culture et le durcissement des lois contre les jeunes contrevenants.Mais de là à dire que cela prouve que le Québec, de fait, est déjà un pays, c'est moins évident.Et si, contrairement à ce qu'en pense M.Landry, la persistance du Bloc à Ottawa démontrait que les Québécois sont à l'aise dans le régime fédéral, à condition d'y être représentés par les leurs, par des gens qui véhiculent les valeurs dominantes ?Après tout, il faut être honnête, Gilles Duceppe a répété qu'un vote pour le Bloc n'était pas nécessairement un vote pour la souveraineté.Ce serait un détournement de mandat que de prétendre aujourd'hui le contraire.M.Landry voit dans les succès répétés du Bloc la preuve de l'existence du pays du Québec ; les Québécois, eux, semblent plutôt y voir la démonstration d'une cohabitation acceptable avec le reste du pays.Un mariage de raison, en quelque sorte.Avec le Bloc, les Québécois s'offrent un sentiment d'indépendance, mais confirment de facto leur appartenance au régime fédéral.C'est la prophétie de Lucien Bouchard qui se réalise.Le Bloc, disait son fondateur il y a 15 ans, mesurera son succès à la brièveté de son séjour à Ottawa, sinon il deviendra la police d'assurance des Québécois.C'est exactement ce que le Bloc est devenu.Et c'est ce qui démontre sa pertinence.Dans ces élections, le Bloc est devenu une très efficace assurance anti-Harper.Et plus que jamais, avec ce nouveau gouvernement minoritaire, le Bloc constitue un rouage important des relations entre Ottawa et Québec.Gil les Duceppe est même devenu, à la faveur de la dernière campagne, le messager privilégié de Jean Charest.Or ce rôle prend soudainement une importance capitale puisque ni les conservateurs ni les libéraux ne sont équipés pour jouer ce rôle.Les conservateurs ont perdu leur ministre de la région de Montréal et les libéraux, décimés au Québec, devront encore une fois s'occuper d'abord de se trouver un nouveau chef.L'avenir du Grand Prix, le quartier des spectacles, les infrastructures stratégiques de Montréal, notamment, sont des dossiers urgents qui doivent être défendus à Ottawa.Il faudra aussi rappeler au gouvernement conservateur l'importance d'un financement adéquat des industries culturelles et l'opposition du Québec à la ligne dure envers les jeunes contrevenants.À plus long terme, le Bloc doit se faire le porte-voix des demandes du Québec en matière de lutte contre les changements climatiques.Encore là, c'est le Bloc qui doit porter le ballon.Malgré la rhétorique guerrière de la dernière campagne, malgré les insultes, Gilles Duceppe a maintenant le devoir de jouer le jeu.À tout le moins, de donner une chance à ce Parlement de fonctionner.Gil les Duceppe est assez expérimenté pour comprendre ça et pour comprendre que les Québécois ne veulent rien savoir de nouvelles élections à court terme.Ce qui devrait se traduire par une trêve d'au moins 18 mois.Le chef du Bloc a mis Stephen Harper au défi de respecter, cette fois, sa loi sur les élections à date fixe.Il serait pour le moins paradoxal qu'il ne respecte pas, lui, une trêve électorale.Au fait, Gilles Duceppe serat- il là dans 18, 24 mois ?C'est douteux.Chose certaine, le résultat de mardi lui permet, s'il le souhaite, de partir la tête haute.Faudra surveiller la prochaine partielle au Québec, au cas où M.Duceppe serait tenté d'aller tâter de la politique québécoise.De toute façon, il n'y a pas le feu, rien ne devrait se passer tant que les libéraux n'auront pas réglé le cas Dion, qui devra partir tôt ou tard.Pour M.Dion, il y a deux façons de tirer sa révérence: dans l'honneur ou dans la douleur.À la fin, c'est le même résultat.Déjà, les aspirants s'activent.Un petit détail dont on a peu parlé depuis mardi soir : Stéphane Dion traîne encore une dette de sa campagne à la direction estimée, par des libéraux bien branchés, à environ 200 000$.Seul, c'est lourd à porter, une dette de 200 000$.Mais avec un peu d'aide de la machine libérale, ça peut se régler rapidement.Vous me voyez venir.Certains libéraux pourraient être tentés d'effacer la dette de M.Dion en échange d'un départ volontaire rapide et en douceur.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur vincent.marissal@lapresse.ca Le devoir de jouer le jeu VINCENT MARISSAL CHRONIQUE Plus que jamais, avec ce nouveau gouvernement minoritaire, le Bloc constitue un rouage important des relations entre Ottawa et Québec.KARIM BENESSAIEH En multipliant les attaques contre les conservateurs, Jean Charest a «sauvé la campagne du Bloc» et nui aux intérêts du Québec, estime Mario Dumont.«Gilles Duceppe avait probablement préparé une lettre de remerciement pour le sauvetage du Bloc québécois qui s'intitulait \"Chère Pauline\u2026\".Là, il est obligé de rayer ça du haut de la lettre et écrire \"Cher Jean\", a ironisé le chef de l'Action démocratique du Québec.Parce que c'est Jean Charest qui a sauvé le Bloc québécois dans cette campagne- là.Duceppe-Charest, c'est le nouveau couple improbable au Québec.» Selon M.Dumont, les élections générales étaient une belle occasion pour les Québécois de récompenser le gouvernement Harper.«Après les engagements qui avaient été pris en 2006 par les conservateurs, les résultats qui avaient été livrés en termes de péréquation, de reconnaissance de la nation, d'un siège à l'UNESCO, j'aurais pensé que l'élection suivante serait une occasion.» En n'envoyant que 10 députés conservateurs à Ottawa, dont aucun de la grande région de Montréal, «le Québec s'est affaibli », estime le chef de l'opposition.Il reconnaît que le parti de Stephen Harper a commis sa part d'erreurs, notamment en vendant mal ses réalisations des deux dernières années.Mais ce sont surtout les interventions des ténors libéraux, et au premier chef celles de Jean Charest, qui ont fait mal aux conservateurs.« Les journal istes en ont compté une quinzaine au total, de ces interventions, de différents ministres et du premier ministre lui-même.Des interventions répétées, des bâtons dans les roues quasi quotidiens à la campagne électorale du gouvernement conservateur.Ce sont des interventions martelées qui ont certainement nui.» M.Dumont estime que Jean Charest a voulu profiter de la campagne électorale pour se refaire un vernis nationaliste.«On comprend tous qu'après une année assez faible à peu revendiquer des choses d'Ottawa, après une année assez molle sur le plan des relations fédérale-provinciales, il s'est sans doute dit qu'il allait profiter du feu des projecteurs pour se redonner une belle image nationaliste.Il s'est mis un doigt dans l'oeil.» Pour sa part, Mario Dumont estime s'être montré beaucoup plus discret dans ses interventions, même s'il était notoire que les conservateurs avaient l'appui des adéquistes.«Je n'ai pas donné de mot d'ordre disant aux gens de s'impliquer.Dans cette campagne-là, je n'ai pas eu le genre d'implication qu'a eue le gouvernement Charest.» Il assure que l'affaiblissement des conservateurs ne menace pas l'ADQ.«Ce sont des scènes politiques qui sont différentes.Nous, on a percé dans la région de Montréal, pas dans l'île, mais à Boucherville, à Saint-Constant, à La Prairie, tout autour de Montréal, à Repentigny, à Saint- Eustache, c'est représenté par des adéquistes.» Il estime cependant que le moment serait malvenu de déclencher des élections provinciales, comme la rumeur en prête l'intention au gouvernement Charest depuis quelques semaines.«Pour beaucoup de citoyens, la dernière élection a coûté 300 millions et ça n'a pas changé beaucoup de choses.Il n'y a pas beaucoup de monde qui doit arrêter M.Charest sur la rue, lui tirer sur la manche et lui dire : \"Lâchez l'économie, prenez 100 millions et faites une élection.\" Les gens veulent une stratégie économique plutôt qu'une stratégie électorale.» «Jean Charest a sauvé le Bloc» Mario Dumont se moque du couple Charest-Duceppe MARTIN CROTEAU C'est la «campagne de peur » menée par Gilles Duceppe qui a permis au Bloc de rafler 50 sièges au scrutin de mardi, ont affirmé hier des députés qui ont remis en question la pertinence du parti à Ottawa au début des élections.À la mi -sept embre, une semaine après le début de la campagne, cinq ex-députés bloquistes se sont insurgés contre leur ancienne formation, invitant les Québécois à passer à autre chose.Le Bloc est devenu un groupe d'intérêts qui défend surtout les besoins des syndicats, dénonçaient Odina Desrochers, Louise Thibault, Nic Leblanc, Ghislain Lebel et Richard Bélisle.I ls joignaient leur voix à l'ex-ministre péquiste Jacques Brassard, qui affirmait que le Bloc est devenu un clone du NPD depuis que la souveraineté a été mise en veilleuse.Un mois plus tard, le Bloc a remporté 50 sièges aux élections.Pendant toute la durée de la campagne, le chef Gilles Duceppe a présenté son parti comme le seul à pouvoir empêcher Stephen Harper de former un gouvernement majoritaire et d'imposer ses visions conservatrices au Québécois.« Je dois admettre que M.Duceppe a bien joué ses cartes, concède Ghislain Lebel.Il a fait passer M.Harper pour une espèce de bonhomme Sept- Heures et ça a marché dans la population.» L'ancien député de Chambly, qui portera les couleurs du Parti indépendantiste lors des prochaines élections provinciales, persiste à croire que le Bloc n'a plus sa place à Ottawa.Et ce, même si plusieurs «hommes de valeur» continuent d'y militer.«C'est bien beau de se présenter comme le défenseur des consensus québécois, a-t-il dit.Mais ce n'est pas pour cela que le Bloc avait été envoyé à Ottawa à l'origine.» Victoire «par défaut » Membre fondateur du Bloc en 1991, Nic Leblanc ne cache pas ses sympathies pour le Parti conservateur.Il s'étonne du verdict des Québécois.Car le chef conservateur avait «mis sa tête sur le billot» en reconnaissant la nation québécoise et en haussant les transferts fédéraux, au risque de s'aliéner sa base dans les provinces de l'Ouest.M.Leblanc estime que la «campagne de peur» menée par Gilles Duceppe a nui au PC.Même si Stephen Harper a fait preuve de «négligence» en sous-estimant la grogne provoquée par ses compressions en culture et sa réforme des peines pour les jeunes contrevenants.«C'est un peu par défaut que le Bloc gagne, affirme-t-il.On vote souvent contre quelque chose au lieu de voter pour.» Après avoir quitté le Bloc à cause d'un différend avec M.Duceppe, l'an dernier, Louise Thibault a mordu la poussière dans la circonscription de Rimouski-Neigette-Témiscouate- Les Basques, mardi.Elle tentait de conserver son siège, même si elle se présentait comme indépendante.Louise Thibault s'insurge contre la stratégie de Gilles Duceppe, qui n'a pas mâché ses mots pour dénoncer ses adversaires durant la campagne.Il a traité Stephen Harper de «menteur », de «tricheur» et de «rétrograde», en plus de qualifier ses ministres québécois de «béni-oui-oui» et le député Luc Harvey d'«imbécile ».Le fort score du Bloc mardi prouve-t-il sa pert inence à Ottawa?«Ça ne confirme pas la pertinence du Bloc à Ottawa.Ça confirme que les gens se sont laissé prendre par un faux argumentaire qui est négatif.» Duceppe a mené une campagne de peur, déplorent d'ex-bloquistes PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE Mario Dumont a commenté hier les résultats des élections fédérales.Le chef de l'opposition estime que le Québec s'est affaiblimardi en n'envoyant que 10 députés conservateurs à Ottawa. Le recyclage et une plus grande utilisation de l'aluminium dans les transports améliorent la qualité de l'environnement et réduisent les gaz à effet de serre.3584453A Source: Élections Canada Source: Élections Canada LES PLUS FORTES MAJORITÉS AU CANADA NOM DE LA PARTI VOTES POURCENTAGE DÉPUTÉ CIRCONSCRIPTION PROVINCE POLITIQUE OBTENUS DU VOTE Kevin Sorenson Crowfoot Alberta Conservateur 39 396 82,0 % Ted Menzies Macleod Alberta Conservateur 35 333 77,4 % Blaine Calkins Wetaskiwin Alberta Conservateur 32 528 77,1 % Leon Benoit Vegreville-Wainwright Alberta Conservateur 34 493 76,7 % Jack Harris St.John's-Est T.-N.-et-Labrador NPD 31 369 74,6 % Jason Kenney Calgary-Sud-Est Alberta Conservateur 41 322 73,8 % Earl Dreeshen Red Deer Alberta Conservateur 33 226 73,1 % Stephen Harper Calgary-Sud-Ouest Alberta Conservateur 38 545 72,9 % Brian Storseth Westlock-St.Paul Alberta Conservateur 27 338 72,7 % Blake Richards Wild Rose Alberta Conservateur 36 681 72,6 % LES PLUS FORTES MAJORITÉS AU QUÉBEC NOM DE LA PARTI VOTES POURCENTAGE DÉPUTÉ CIRCONSCRIPTION POLITIQUE OBTENUS DU VOTE Maxime Bernier Beauce Conservateur 31 883 62,4 % Stéphane Dion Saint-Laurent-Cartierville Libéral 25 095 61,7 % Massimo Pacetti Saint-Léonard-Saint-Michel Libéral 21 652 57,2 % Francine Lalonde La Pointe-de-l'Île Bloc québécois 25 966 56,1 % Irwin Cotler Mont-Royal Libéral 19 702 55,7 % Roger Gaudet Montcalm Bloc québécois 33 756 55,5 % Louis Plamondon Bas-Richelieu-Nicolet-Bécancour Bloc québécois 26 814 54,6 % Monique Guay Rivière-du-Nord Bloc québécois 26 618 53,6 % Nicolas Dufour Repentigny Bloc québécois 31 005 53,1 % Jean-Pierre Blackburn Jonquière-Alma Conservateur 26 639 52,5 % À LIRE SUR CYBERPRESSE > PLUS FORT.MAIS AFFAIBLI André Pratte et Vincent Marissal discutent de la signification d'un nouveau gouvernement minoritaire sur cyberpresse.ca/marissalpratte ÉLECTIONS FÉDÉRALES 2008 KARIM BENESSAIEH L'affaire Julie Couillard n'y a rien changé.Pour les deuxièmes élections générales consécutives, le conservateur Maxime Bernier est l'élu québécois qui a obtenu la plus forte proportion de votes exprimés, raflant 62,4% des voix et distançant son plus proche rival de plus de 25 000 voix.En 2 0 0 6 , l 'e x-mi n i s t r e conservateur avait gagné la circonscription de Beauce avec une avance de 25 918 voix.Selon une compilation effectuée par La Presse, en fonction du pourcentage de voix obtenues, le titre de champion pancanadien est a llé cet te année à un autre conservateur, Kevin Sorenson.L'Albertain a remporté sa circonscription de Crowfoot avec une majorité quasi soviétique de 82%.Il a coiffé sa rivale néo-démocrate par 35 600 voix.Au Québec, un baume sur les plaies des libéraux, c'est leur chef Stéphane Dion qui a obtenu la deuxième position, avec 61,7% des voix.Dans sa circonscription de Saint- Laurent-Cartierville, son adversai re conservateur a récolté 18 000 votes de moins que lui.Il s'agit d'un score légèrement inférieur à celui qu'avait obtenu M.Dion en 2006, crédité d'une majorité de 19 200 voix.Exception néo-démocrate Fait à noter, on trouve en neuvième position au Québec un étudiant de 21 ans, Nicolas Dufour.Il a succédé à l'ex-député bloquiste et curé Raymond Gravel dans la circonscription de Repentigny en obtenant 53,1% des suffrages, et une avance de 22 000 voix sur son plus proche poursuivant.En 10e position, on retrouve un député sortant que deux sondages avaient donné largement battu : le ministre du Travail Jean-Pierre Blackburn.Il a conservé son siège de Jonquière- Alma haut la main avec 52,5% et une majorité de 7624 voix.La compilation et le classement effectués à partir des données d'Élections Canada sont basés sur le pourcentage des voix obtenues, et non sur les chiffres bruts des majorités.À l'échelle du Canada, les conservateurs obtiennent 9 des 10 meilleures proportions de votes, toutes en Alberta et supérieures à 70%.La seule exception est un député néo-démocrate de Terre- Neuve-et-Labrador, Jack Harris, qui a remporté sa circonscription de St.John's Est avec 74,6% des votes.Maxime Bernier, champion des majorités au Québec PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE Le conservateur Maxime Bernier ne cache pas sa satisfaction à l'annonce de son éclatante victoire dans la circonscription de Beauce, Il est l'élu québécois qui a obtenu la plus forte proportion de votes exprimés, raflant 62,4%des voix. MDAéroplan est une marque déposée d'Aéroplan, société en commandite.MDSuper Affaires est une marque déposée d'Air Canada.Bien plus de façons de vous dire merci Les milles Aéroplan s'accumulent rapidement sur tous les vols d'Air Canada et de Star Alliance avec le programme de fidélisation le plus prisé au Canada.Récoltez des milles sur l'ensemble des vols et avec tous les types de tarifs, dont Tango, Tango Plus, Latitude, classe Affaires et Super Affaires.Ainsi, vous pouvez apprécier vos récompenses beaucoup plus tôt.C'est notre façon de vous remercier de voyager avec nous.Air Canada.Tout au bout de vos doigts.3590563A À LIRE SUR CYBERPRESSE >ANDRÉARTHUR Le blogueur Paul Journet commente la victoire serrée du candidat indépendant et animateur André Arthur sur cyberpresse.ca/journet ÉLECTIONS FÉDÉRALES 2008 DENIS LESSARD ANALYSE Le premier ministre Jean Charest ne pouvait guère être plus limpide hier: dans son gouvernement, en ce lendemain d'élections fédérales, «on n'a pas la tête à une autre priorité que l'économie».Exit les scénarios de campagne électorale en décembre; la sécheresse de la réponse de l'électorat québécois à Stephen Harper n'augurait rien de bon pour une seconde campagne.Ce sera la seule bonne nouvelle de la semaine pour Mario Dumont.La contre-performance des conservateurs au Québec mardi est un fort mauvais présage pour l'ADQ.Pour minimiser les sondages déprimants, les adéquistes rétorquent depuis des mois que «sur le terrain», la ferveur est toujours là.Or si les hordes de sympathisants adéquistes du printemps 2007 sont toujours au rendez- vous, cela n'a pas paru mardi dans les circonscriptions ciblées par l'organisation adéquiste.Hier, le père fondateur de l'ADQ, Me Jean Allaire, a fait le bilan des dommages.Stephen Harper a carrément manqué de flair pour sa campagne québécoise, ses intentions en culture ont été «très mal expliquées» par ses porte-parole.«Le Québec s'est senti attaqué avec cette histoire, l'excitation a été générale\u2026 pour pas grand-chose selon moi», a-t-il déploré.Mais surtout, selon lui, Mario Dumont s'est trop avancé en appuyant explicitement les conservateurs de Stephen Harper.«Il est allé trop loin en disant qu'il voterait conservateur.Je ne veux pas critiquer, mais je pense qu'un parti provincial ne devrait pas s'impliquer sur la scène fédérale», a résumé Me Allaire, ajoutant que «l'ADQ avait beaucoup de travail à faire» pour préparer sa propre organisation avant d'aller flirter avec la scène fédérale.En dépouillant les résultats dans les circonscriptions où son parti s'était impliqué, hier matin, Mario Dumont a dû lui donner raison.Dans Rivière-des-Mille-Îles, un adéquiste de la première heure, le conservateur Claude Carignan, a fini avec deux fois moins de votes que le bloquiste Luc Desnoyers.Dans Trois- Rivières, la conservatrice Claude Durand avait eu la bénédiction urbi et orbi de Sébastien Proulx, l'adéquiste.Dans Québec, le même sort attendait Myriam Taschereau qui, elle, avait comme allié l'adéquiste Sylvain Légaré.Christiane Gagnon du Bloc, a récolté deux fois plus de voix, une répétition du scrutin de 2006 quand les conservateurs n'avaient pu trouver d'appui dans la hauteville, expliquait hier M.Légaré.Dans l'Abitibi, Pierre Brien, ex-député et employé politique de l'ADQ, a appuyé publiquement les candidats conservateurs, qui se sont fait battre sans appel.Mario Dumont s'est dit déçu hier de voir la place du Québec réduite dans le prochain gouvernement Harper; «on peut parler d'affaiblissement » du Québec, a-t-il affirmé.Pour sa remontée inattendue, Gilles Duceppe peut dire merci à Jean Charest, a insisté Dumont: «C'est Jean Charest qui a sauvé le Bloc et je ne pense pas qu'ainsi il a servi les intérêts du Québec.» L'incapacité des conservateurs à recruter des grosses pointures, même s'ils étaient au pouvoir et en avance dans les sondages, vient de ces stratèges plus proches des libéraux provinciaux.Ils «se sont tassés pour laisser les balles frapper Stephen Harper ».Mulroney avait des lieutenants solides au Québec, Benoit et Lucien Bouchard, les Monique Vézina ou Gilles Loiselle.Harper n'avait pas les mêmes renforts.Johanne Marcotte, un temps conseillère de Mario Dumont, estime que ces adéquistes passés chez les conservateurs «n'ont jamais gagné d'élections.Ils n'étaient pas là en 2007, mais en 2003 quand tout s'était effondré».Les conservateurs n'ont pas progressé au Québec, les adéquistes doivent-ils s'en inquiéter?«Il y a bien d'autres choses qui m'inquiètent\u2026 c'est le comportement de l'ADQ surtout qui est inquiétant.Il va falloir qu'ils se raplombent et préparent une plateforme cohérente», prévient Mme Marcotte, rejoignant en cela Jean Allaire.Contre-performance des conservateurs au Québec Une mauvaise nouvelle pour Dumont Offre valide jusqu'au 22 octobre 2008 9995, boul.pie-iX(angleboul.industriel) Montréal(québec)H1Z3X1 514322-9330/1800889-2060/www.langevinforest.coM LE MAGASINDEBOISFINSETOUTILSSPÉCIALISÉS ÉBÉNISTERIE SCULPTURE TOURNAGE BRICOLAGE leplus détaillant de boisau québec grand Heuresd'ouverture LUNDI AU MERCREDI :8HÀ18H JEUDI ET VENDREDI :8HÀ21H sa Medi:8HÀ17H di Manc He:fer Mé boisblanc Hi 4faces Dimensions variées en plus de 15 essences différentes.20%de rabais collede Menuisier langevin&forest 3 litres 16 705-123004l 95$ panneauX la Mellés-collés 3/4'' x 18'' Essences: Chêne rouge et merisier Longueurs disponibles: 36'', 48'', 60'' Ànepas Manquer! 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L'HIVER VA GRINCER DES DENTS.L'événement Audi quattro MAÎTRISEZ L'HIVER DU4 AU 31OCTOBRE Offres de l'événement quattro valables entre le 4 et le 31 octobre 2008 à l'achat ou à la location d'une nouvelle Audi 2008 ou 2009.Livraison avant le 31 octobre 2008.Le concessionnaire peut vendre ou louer à prix moindre.Offre d'une durée limitée à la location d'une nouvelle Audi 2008 ou 2009, disponible seulement par Audi Finance.Quatre (4) pneus d'hiver PirelliMD gratuits conçus pour le véhicule Audi acheté ou loué (valeur de 1 200$ à 4 000 $).Les pneus d'hiver devront être de même dimension que les pneus toutes saisons et d'été commandés avec la voiture.Sélection de pneus selon disponibilités.Installation et main d'oeuvre en sus.Programme d'entretien Audi Care couvre les services d'entretien périodique du manufacturier aux intervalles suivants : 25 000, 40 000, 55 000, 70 000 kilomètres ou 5 ans à compter de la date de livraison originale du véhicule, selon la première éventualité (valeur de 750 $).Offre sans aucune valeur monétaire.Modèle euopéen montré : Audi A6 3.2, PDSF de 61 100 $.« Audi », « A6 », « quattro », « Audi Care », « Vorsprung durch Technik » et l'emblème des quatre anneaux sont des marques déposées de AUDI AG.©Audi Canada 2008.Pour en savoir plus sur Audi, voyez votre concessionnaire, composez le 1 800 367 AUDI ou visitez-nous au www.audi.ca.Pour plus de détails, visiter montrealaudidealers.com Les Automobiles Popular 5442, rue Saint-Hubert Montréal 514 270-3566 www.popularaudi.com Park Avenue Audi 8755, boulevard Taschereau Brossard 450 445-4811 www.parkavenueaudi.com Automobiles E.Lauzon 2435, boulevard Chomedey Laval 450 688-1120 www.lauzon.qc.ca Les Automobiles Niquet 1917, boulevard Sir Wilfrid Laurier Route 116, St-Bruno 450 653-7553 www.niquet.com Prestige Audi 5905, autoroute Transcanadienne St-Laurent 514 364-7777 www.audiprestige.com Prestige Audi (Ouest) 4600 A, boulevard St-Jean Dollard-Des-Ormeaux 514 426-7777 www.audiprestige.com LOUEZ OU ACHETEZ UNE AUDI 2008 OU 2009 ET OBTENEZ GRATUITEMENT 4 PNEUS D'HIVER OU LE PROGRAMME D'ENTRETIEN AUDI CARE 3592285A ÉLECTIONS FÉDÉRALES Possible dépouillement judiciaire dans Ahuntsic Fillon après Sarkozy Le premier ministre français François Fillon devrait prendre le relais du président Nicolas Sarkozy qui doit quitter le Sommet de la francophonie à Québec dès samedi à la mijournée, ont indiqué à l'AFP plusieurs sources au sein des organisateurs.M.Sarkozy, également président en exercice de l'Union européenne, avait déjà prévu de s'en aller avant la fin, prévue dimanche.- AFP Cyberpresse fort sollicité Cyberpresse.ca a connu une soirée très occupée lors du scrutin de mardi.Le site a enregistré 606 224 visites et plus de 2,65 millions de pages vues ont été consultées durant la journée selon des données internes.À titre comparatif, ces chiffres représentent une augmentation de 12% des visites par rapport à une journée sans événement majeur.On a noté que les articles les plus consultés ont été «Josée Verner n'a pas voté conservateur» et «Le début de la fin pour Stéphane Dion».De façon générale, le site reçoit plus de 500 000 visites chaque jour en semaine.- La Presse KATIA GAGNON La candidate libérale défaite de justesse dans la circonscription d'Ahuntsic envisage de demander un dépouillement judiciaire pour contester les résultats de l'une des luttes électorales les plus chaudes au Canada.Selon elle, des «irrégularités» se seraient produites avec certaines boîtes de scrutin au cours de la soirée.Au petit matin, la bloquiste Maria Mourani a finalement été proclamée gagnante avec une mince majorité de 142 voix.Toute la soirée, les deux femmes, toutes deux très enracinées dans la circonscription, se sont livré une lutte sans merci.Eleni Bakopanos a su seulement à l'aube qu'elle avait perdu, après avoir dormi moins d'une heure.Et en matinée, hier, elle ne digérait toujours pas sa défaite.«Cette fois-ci, je ne la laisse pas passer.Il y a eu des irrégularités dans ce scrutin.On va prendre des affidavits.On consulte présentement nos avocats », a-telle indiqué lorsque La Presse l'a jointe chez elle.En 2006, Mme Bakopanos avait été battue par une faible majorité - 834 voix - par Mme Mourani.Elle s'était inclinée sans mot dire.Deux ans plus tard, dit-elle, le scénario est différent.«On sait qu'il y a eu un problème.On ne sait pas exactement quoi.Il y a des boîtes qui ont disparu pour quelques heures, qui étaient endommagées lorsqu'elles ont été retrouvées.À certaines sections, il y avait plus de bulletins que le nombre d'électeurs rayés sur la liste.Et ça s'est produit dans des sections où le Bloc est gagnant», dit-elle.La candidate défaite en avait manifestement gros sur le coeur.«On va aussi regarder ce qui s'est passé durant la campagne, comme les dépenses.Il y avait beaucoup de pancartes et beaucoup de dépliants.» Pas de boîtes perdues Vérification faite auprès du directeur de scrutin, des problèmes techniques se sont bel et bien produits dans le compte du vote dans certaines sections.«Mais jamais des boîtes n'ont été endommagées ou n'ont été perdues », indique André Nadeau, agent de liaison à Élections Canada.Une scrutatrice a effectivement eu de la difficulté à «balancer» le nombre d'électeurs et les bulletins de vote.«Mais en recomptant, finalement, le compte y était.» Et les résultats ont tardé, puisque le responsable d'une section n'avait pas compris qu'il devait transmettre les résultats à mesure qu'ils étaient connus.Chaude lutte La bloquiste Maria Mourani, de son côté, n'a jamais entendu parler de boîtes perdues.«On a travaillé de façon très honnête.Que Mme Bakopanos fasse ce qu'elle a à faire.Le recomptage, ça n'est pas un problème, mais quand elle parle d'irrégularités, je trouve ça dommage.» La majorité de Mme Mourani, déjà mince en 2006, a encore fondu à ces élections, observe Mme Bakopanos.«Le Bloc a perdu des votes.Pas moi», dit-elle.«En 2006, le scandale des commandites avait nui aux libéraux.Mais cette fois-ci, il n'y en avait pas, de scandale, explique son adversaire.La population m'a fait assez confiance pour me réélire.Mais, en même temps, ce qu'on nous dit, c'est: travaillez encore plus fort.» Pourquoi la lutte électorale est-elle si chaude dans cette circonscription du nord de l'île de Montréal, et ce, tant au fédéral qu'au provincial ?«La population est très diversifiée.Nous avons toutes les classes sociales dans ce comté», dit Maria Mourani.En effet, du boulevard Gouin au boulevard Métropolitain, on retrouve une mosaïque de grands manoirs et de duplex modestes, sans compter un grand parc de HLM.Plusieurs communautés ethniques ont élu domicile dans le quartier.Avant que les limites de la circonscription ne soient modifiées, en 2000, la circonscription était cependant résolument libérale.Depuis, Eleni Bakopanos n'y a remporté la victoire qu'en 2004.«Nous, c'est sûr, dans les soirées électorales, on ne dort pas», blague Maria Mourani.Les militants rassemblés en sa compagnie dans un restaurant de la rue Fleury ont su seulement vers 2h dans la nuit de mardi à hier que leur candidate était élue, une fois les bulletins dans la toute dernière boîte de scrutin comptés.Tous les samedis dans TOUS LES SCÉNARIOS \u2026 Tous les mercredis et samedis dans EN VOYAGE AVEC VOUS 514.333.0010 /www.mdspharma.ca Pour notre mieux-être à tous ! 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