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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
G. Actuel - Gourmand
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2008-11-29, Collections de BAnQ.

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[" GOURMAND www.cyberpresse.ca/actuel sur cyberpresse.ca GASTROSEXUEL Êtes-vous un gastrosexuel ?Pour le savoir, allez sur cyberpresse.ca/gastrosexuel RESTOS Où manger sans se ruiner à Montréal ?Nos suggestions sur cyberpresse.ca/petitsprix ACTUEL RESTO SALLE À MANGER PAGE 4 GUIDE 2008 CHAMPAGNES ET MOUSSEUX L'ART DE PÉTILLER JUSTE À TEMPS POUR LES EMPLETTES DES FÊTES , NOTRE CHRONIQUEUR JACQUES BENOIT S'EST LIVRÉ AU MARATHON ANNUEL DE LA PRESSE VINICOLE.IL A DÉGUSTÉ 44 MOUSSEUX ET 28 CHAMPAGNES EN DEUX JOURS POUR SONGUIDE DES BULLES 2008.À DÉCOUVRIR EN PAGES 2 ET 3.SOCIÉTÉ TRAVAILLER UN PLUS LONG WEEK-END PAGES 5 À 7 Parce qu'on a tous de la visite.ils sont toujours en retard! jeudi, 19h45 Offert en librairie et sur librairie.cyberpresse.ca ri Cardo le nouveau livre de 3593449A GOURMAND JACQUES BENOIT Est-ce le fait des bulles, qui, pour ainsi dire, titillent le palais et causent de la sorte une demangeaison legere et agreable .comme le signale Le Petit Robert au verbe titiller?Toujours est-il qu'a l'aperitif (aussi bien le repeter!), rien n'egale un champagne de qualite, rien de tel en effet pour mettre en appetit.Mais le champagne est cher, trop cher, de sorte qu'on est souvent tente de se tourner vers de simples mousseux.Or, il existe un certain nombre de mousseux tres proches du champagne, et meme meilleurs, dans certains cas, que des champagnes infiniment plus couteux! On en verra, plus bas, quelques exemples, choisis dans le lot des 44 mousseux qu'a pu gouter recemment la presse specialisee a l'occasion de la grande degustation de ces vins, mais egalement de champagnes, que tient tous les ans l'Association quebecoise des agences de vins, bieres et spiritueux (AQAVBS).A ces 44 vins, degustes en trois series en une meme matinee, s'ajouterent le lendemain 28 champagnes.Total, donc, 72 vins que j'ai degustes a l'aveugle, sauf les cinq premiers vins .des prosecos, de la Venetie ., afin de me faire la bouche, comme on dit.Comme toujours en pareille circonstance, j'ai note bas, a la fois selon le systeme de notation sur cinq etoiles et sur l'echelle de 20 points.Enfin, j'ai retenu, parmi les 44 mousseux, ceux qui m'ont semble etre les meilleurs, et que j'ai notes au moins deux etoiles et demie, soit 15 sur 20.Finalement, il est bon de se rappeler que, lors de degustations-marathons comme celles-ci, menees.tambour battant, les risques d'erreurs sont bien presents.L'ART DE PETILLER DU COTE DES MOUSSEUX Voici donc de breves descriptions des vins en question, par ordre decroissant de qualite, sans indication sur le potentiel de garde que je n'ai pas tente d'evaluer.Anderson Valley Roederer Brut.Vin de Californie, de corps moyen, au bouquet nuance, et qui etait le 37e mousseux deguste ce jour-la.Le top (.) Ce pourrait etre un champagne.Finesse, ai-je note.C, 294 181, 28,30$, , Franciacorta Bellavista.Vin de Lombardie (Italie), equilibre, distingue, et dont le bouquet se presente avec des notes un peu rancio, mais peu appuyees, evoquant des odeurs de lies, de noix un peu rances, comme dans beaucoup de champagnes.Aussi bon egalement que certains champagnes.S, 340 505, 37,25$, , 16,5, $$$$.Cremant du Jura 2004 Domaine Rollet.Vin delicat, au caractere un peu rancio.Plutot leger, on se rapproche du champagne .Tres bien fait.S, 10 653 380, 23$, , 16, $$ 1/2.Cremant de Bourgogne Louis Roche.Un peu pain grille au nez, peu corse, dans le style du precedent, mais en moins fin et que j'ai peut-etre note un peu trop genereusement.S, 735 886, 22,05$, , 16, $$ 1/2.Cuvee de l'Ecusson Bernard Massard.Vin du Luxembourg, plutot leger, aux saveurs franches, toujours fiable, et qui se detache immanquablement a l'occasion de cette degustation annuelle.S, 951 158, 18,95$, 1/2, 15,5, $$.Cremant de Bourgogne 2004 Louis Bouillot.Un peu vanille au nez, m'a-t-il semble.Leger, avec la juste dose d'acidite, et peut-etre note lui aussi un peu trop genereusement.S, 884 379, 19,75$, 1/2, 15,5, $$.Franciacorta Ca'del Bosco.Vin au bouquet de fruits confits, et qui donne l'impression d'etre un peu boise.Flatteur, un gout qui persiste un bon moment.A venir, en janvier.S, 11 008 024, 37,25$, 1/2, California Gloria Ferrer 2004 Blanc de blancs.Des notes fumees au nez.De corps moyen et plutot racoleur par son dosage (l'addition de la liqueur d'expedition .du vin auquel on a ajoute du sucre).Un style.commercial, m'a-t-il semble.Enfin, trois autres vins m'ont semble meriter deux etoiles et demie, ou 15 sur 20, soit le Vouvray Chateau Moncontour, bien sec (430 751, 19,95 $), puis le Cal ifornia Gloria Ferrer, passablement dose bien qu' il reste equilibre (10 839 184, 22,20$) et finalement, une curiosite, a savoir un vin rouge mousseux, Coonawarra Sparkling Shiraz, d'Australie (10 970 220, 30,75 $). GOURMAND CHAMPAGNES! Aperitif sans pareil, le champagne peut aussi fort bien etre bu a table, pour accompagner une large variete de mets (fruits de mer, poissons, charcuterie, viandes blanches, etc.).Pourquoi pas?Car il y a beaucoup de styles de champagnes, comme le montrait ce jour-la la degustation de 28 de ces vins.Certains sont delicats, sans rien de rancio (des notes rappelant les odeurs de lies, de noix, etc.), d'autres nettement plus amples, vineux, comme on dit, alors que beaucoup se situent entre ces deux extremes.Comme dans le cas des mousseux, j'ai note bas, et sans doute.encore plus bas compte tenu des prix eleves du champagne.Voici donc de courtes descriptions des 20 champagnes du lot qui m'ont paru les plus reussis, et donc notes au moins trois etoiles, ou 16 sur 20, en commencant par ceux que j'ai le mieux notes.Bollinger Special Cuvee Brut.Champagne de grande ampleur, au rancio marque, dont l'apres-gout persiste un long moment.Beaucoup de caractere, et parfait pour la table.On aime.ou pas.S, 384 529, 83$, 1/2, 17,5 sur 20, .Devaux Blanc de noirs.Un peu rancio, avec quelque chose comme des notes de pommes au nez.Champagne corse, solide.S, 871 954, 53$, 1/2, 17, $$$$ 1/2 .Piper Heidsieck Brut.Gouteux, sec, equilibre, avec des notes rancio bien presentes.M'a semble (et je n'etais pas le seul a le penser) meilleur que jamais.C, 462 432, 56$, 1/2, 17, $$$$ 1/2.Charles Heidsieck Brut Reserve.Bouquet subtil, ample et moelleux en bouche, de sorte qu'on le croirait un peu boise.Ira bien a table.S, 31 286, 59$, 1/2, 17, $$$$ 1/2.Gosset Grande Reserve Brut.Meme style que le Charles Heidsieck, m'a-t-il semble.Du rancio, et lui aussi donne l'impression d'etre un peu boise.S, 10 839 619, 71 $, 1/2 , 17, .Piper Heidsieck 2000.Du moelleux, du corps, tres proche par le style du Charles Heidsieck.Tres cher.S, 10 968 761, 86$, 1/2 , 17, .Henriot 1996.Du moelleux en bouche, des saveurs de fruits confits et un apres-gout qui persiste un long moment.(Goute a bouteille decouverte peu auparavant, il m'avait semble alors nettement superieur.Variation de bouteilles ?) S, 10 839 627, 88$, , 16,8, .Deutz Brut.Champagne qui ne manque pas de corps.Un brin rancio, un apres-gout qui dure un bon moment.Equilibre.Tres reussi.S, 10 654 770, 67$, , 16,8, $$$$ 1/2.Taittinger Brut Reserve.Vin de corps moyen, au rancio peu marque.De facture classique.S, 10 968 752, 66$, , 16,7, $$$$ 1/2.Duval Leroy.Meme style que le precedent.Moyennement corse, un rancio peu appuye.C, 10 516 414, 73$, , 16,5, .Roederer Brut Premier.Bouquet discret.Vin elegant, tendre, que j'aurais sans doute du mieux noter.C, 268 771, 66$, , Nicolas Feuillate.Dans le style du Duval Leroy et du Taittinger Brut.De corps moyen, de facture classique.C,578 187,52$, , 16,2, $$$$ 1/2.Quant au Laurent-Perrier Brut (C, 340 679, 65$) et au Bruno Paillard Brut (S, 411 595, 65$), qui sont des vins aux saveurs nettes, sans rien de rancio, je les ai notes tous deux trois etoiles, et 16 sur 20.Des neuf champagnes roses, six m'ont semble eux aussi merite la note de trois etoiles, ou 16 sur 20.A savoir le Forget Brimont (C, 10 845 883, 54$), le Boizel Brut (S, 10 970 650, 62$), le Bruno Paillard (S, 638 494, 79$), le Lanson (S, 172 130, 59$) et le Henriot 1996 (S, 10 839 635, 86$).L'ordre de degustation des 72 vins, tout a fait judicieux, a ete etabli par le sommelier Guenael Revel, egalement auteur de Vins mousseux et champagnes (Modus Vivendi), un ouvrage tres fouille sur le sujet. GOURMAND ROBERT BEAUCHEMIN SUR LE POUCE COLLABORATION SPÉCIALE Il y a maintenant tellement de restaurants à pho à Montréal (prononcez «faa») et nous sommes si habitués à manger de cette soupe de bouillon et de boeuf qui montre des variations multiples, de la volaille au porc ou aux crevettes, qu'elle commence à être banalisée.Nous avons pourtant de la chance.À cause de l'importante communauté vietnamienne, ce plat quasiment national (pourtant un modeste «petit-déjeuner» que l'on mange assis sur le trottoir des rues à Saigon ou Hanoï) est sur le point d'être adopté comme spécialité locale.Montréal est souvent cité ailleurs comme un lieu où l'on en prépare d'excellentes.Or, à force d'en manger, on devient difficile et exigeant: la qualité du bouillon est primordiale; il doit être préparé des heures durant et avec des ingrédients souvent gardés secrets par les cuisiniers.Par exemple, ce Tay Ho, installé tout près du marché Jean-Talon depuis plusieurs années est réputé pour la qualité de ses soupesrepas (dont il garde jalousement le secret), au parfum à la fois légèrement anisé et herbacé, remplies de nouilles fraîches et de toutes les parties du boeuf imaginables, de la tête à la queue.On l'aura compris en voyant la foule - largement vietnamienne - qui se presse ici chaque jour et qui mange à toute vitesse d'énormes bols de cette soupe fumante et nourrissante, idéale pour les frissons saisonniers.Mais ce n'est pas tout ce qu'on y mange: la salade de poulet et d'oignons marinés, malaxée à de la coriandre fraîche, et une sauce à base de lime est tonique et crée une totale accoutumance.De même que les rouleaux, frits ou frais, qui pour une fois ne se limitent pas qu'à ceux du printemps.Et les sautés, les crêpes - qui sont pour nous des entrées, mais qui pour les Vietnamiens sont des nourritures «pour accompagner les beuveries» selon la mère d'une amie.Tout est remarquable et raffiné, et fait de ce petit resto modeste où l'on ne dépense quasiment rien, l'un des meilleurs en ville dans le genre.PHOTAYHO 6414, rue Saint-Denis 514-273-5627 On y retourne?C'est déjà fait.Et même plus d'une fois.le décor un peu Réno-Dépôt, vaguement désolant si on est coincé dans la salle principale.En revanche, l'ancienne terrasse est plus lumineuse et aérée.l'ambiance générale de mixité absolue: il y a autant de Viets d'origine que de Québécois de souche! Le secret est dans le bouillon Après les cours de yoga et d'aérobie virtuels, il est maintenant possible d'apprendre à cuisiner avec sa DS.Nintendo vient en effet de lancer sa toute dernière créat ion, bapt isée Leçons de cuisine.Au menu, plus de 200 recettes, des quatre coins de la planète.Le jeu propose, outre des démos, un instructeur de cuisine virtuel, pour guider l'apprenti cuistot à travers chaque étape de son osso bucco, de sa bolognese, ou de son sushi.En prime, des techniques particulières, comme l'art de la julienne, sont proposées.La DS permet aussi de dresser une l iste d'ingrédients, ou encore d'ajouter certains commentaires à vos recettes préférées.Et luxe suprême : l'option vocale.Exit les livres de cuisine beurrés de béchamel ou de vinaigrette, une simple commande vocale suffit, et le « chef » passe à l'étape suivante.À vos ordres, « chef » ! Pour en savoir plus : www.amenezlesouvousvoulez.ca - Silvia Galipeau Jeu de cuisine MARIE-CLAUDE LORTIE RESTAURANTS S'il y a bel et bien quelque chose qui s'appelle la clique du Plateau, je n'en fais pas partie et je n'ai aucun parti pris en faveur de l'avenue du Mont-Royal.Je dirais même qu'au contraire, cette avenue m'a plutôt souvent déçue, côté resto.Trop d'à peu près.Trop de restos dont on a l'impression qu'ils ont été conçus avec une recette éprouvée de marketing en tête : «Mettez une bonne dose yuzu dans la sauce, au moins un tartare de thon au menu, une note d'halogène au plafond\u2026» Si bien que lorsque j'ai eu le coup de coeur pour le restaurant La Salle à manger, angle Mont- Royal et Chambord, j'en ai été la première surprise.Surtout qu'en apercevant les lieux et le menu, je craignais, là encore, que ce restaurant soit plus un concept qu'autre chose.«Tapissez le plancher de tuiles rétro, ajoutez quelques tables en matériaux recyclés, lier le tout avec une assiette de cochonnailles et toutes sortes de tartares au menu\u2026» Sauf que ce n'était pas le cas.La Salle à manger a une tête et des papilles.Ce n'est pas une idée avec une caisse enregistreuse.C'est un vrai restaurant où l'on sert de la cuisine préparée par des gens qui se cassent la tête pour que ce soit bon.Et ce l'est.Prenez l'entrée à la mozzarella di buffala.La sert-on avec des tomates?Non, avec une purée d'olives vertes et un biscotti au citron confit.Facétie?Pas du tout.C'est plutôt frais et recherché, car la texture granuleuse, complexe, liant acidité et une légère amertume verte de la purée, complète parfaitement bien la grande douceur du fromage.De la même façon, une salade d'endives au bleu, qui aurait pu être banale, est refaite avec finesse, car on utilise des endives très fraîches taillées en lanières, des rondelles de poires craquantes et du Ciel de Charlevoix, plus crémeux et moins astringent, mais tout aussi profond, que les bleus habituels.Aussi, l'assiette de charcuteries, servie sur une planche de bois, avec les classiques moutarde et cornichons, fait une belle place à une tête fromagée maison et un jambon artisanal.En plat principal, un canard grillé, suffisamment imposant pour nourrir deux personnes, farci aux lentilles, carottes, champignons et caché sous une montagne de roquette fraîche, donne l'impression que le chef sait se faire influencer de la bonne façon par Martin Picard du Pied de cochon.C'est riche, c'est spectaculaire, c'est réconfortant.En revanche, une assiette de flétan accompagné de moelle frite et de sauce gribiche aux huîtres aurait pu s'imposer comme une version déconstruite spectaculaire du classique fish'n'chip.Malheureusement, bien que tendre et floconneux, le poisson est légèrement trop cuit pour qu'il s'abandonne en bouche comme on l'aimerait.Au dessert, la carte est remplie de petites créations originales qui ont toutes en commun d'être à la fois recherchées et généreusement riches et sucrées, comme si le chef pâtissier se gardait bien de tomber dans le trop cérébral.Recommandations spéciales pour la mousse au caramel et à la banane, accompagnée d'une glace au dulce de leche, d'une grosse louchée de caramel et de quelques noix d'acajou, pour le dessert au chocolat et au pralin et pour le pain perdu aux pommes et aux bleuets.Une bonne adresse, avenue du Mont-Royal PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE La Salle à manger aurait pu être plus concept que contenu, comme tant d'autres, mais non, cette salle à manger-là a, heureusement, une tête et des papilles.LA SALLE À MANGER 1302, avenue du Mont-Royal Est Montréal 514-522-0777 http : lasalleamanger.ca/ Prix : Les entrées oscillent autour d'une douzaine de dollars (9 $ pour la salade d'endives, 15 $ pour le carpaccio de cerf), tandis qu'il faut compter en moyenne environ 25$ pour les plats principaux et 7$ ou 8$ pour les desserts.On peut aussi choisir des vins au verre à moins de 10$.Vins : jolie carte, plutôt courte mais sans lieux communs.Service : patient et accessible.Quelques petites lenteurs.Décor : Décidément, j'aime bien les décors signés Henri Cleinge, qui a fait aussi le Soupe Soup du Vieux- Montréal.Ce designer réussit à mélanger habilement modernité et matériaux récupérés - les tables sont en allées de bowling, comme chez Cluny - et le résultat est très actuel, notamment cette chambre froide vitrée où l'on peut voir avec quoi on nous prépare à manger.Seul problème: un niveau de décibel très élevé.Genre : fréquenté par les bo-bo du quartier, ce bistrot accueille les amateurs de bonne cuisine, qui veulent manger des plats savoureux et modernes, sans chichi.C'est assez relax pour y aller avec de jeunes enfants - une dame est même arrivée avec son chien ! -, mais le menu a peu de plats simples et très accessibles pour les moins aventureux.On y retourne: sûrement, pour manger dans une atmosphère vivante, en tête à tête ou en petit groupe, pour un souper de filles ou de gars.Les plats à partager.Un niveau de décibels très élevé et un nom plutôt difficile à «googler».PHOTO RICHARD VOGEL, ASSOCIATED PRESS Ces délicieux bouillons si populaires dans les restos vietnamiens montréalais ne constituent à Saigon ou Hanoï qu'unmodeste «petit-déjeuner» que l'on mange assis sur les trottoirs.3591898A Il Cacciatore Réservez tôt pour vos party des fêtes de 10 à 100 personnes: 514-861-8791 1184, rue Crescent, Montréal Stationnement disponible Pianiste du mercredi au samedi à partir de 19h Table d'hôte du soir à partir de 11,95$ Venez défoncer l'année avec nous ! Party du jour de l'an 6 services 79,95$ pianiste et musique toute la nuit! Cuisine italienne authentique HISTOIRE DES IMAGES À BOIRE PAGE 10 I-DOSE DROGUE MUSICALE?PAGE 8 ACTUEL ÇA VOUS DIT DE TRAVAILLER 10-12 HEURES PAR JOUR EN ÉCHANGE D'UN WEEK-END PLUS LONG?LA SEMAINE COMPRIMÉE \u2014 À NE PAS CONFONDRE AVEC CELLE DE 32 HEURES \u2014 EST DE PLUS EN PLUS POPULAIRE AU QUÉBEC.CERTAINS Y VOIENT BIEN DES AVANTAGES: SOLUTION AUX PROBLÈMES DE MAIN-D'OEUVRE DANS LES HÔPITAUX, RÉDUCTION DE LA CIRCULATION, ÉCONOMIE D'ESSENCE.D'AUTRES, AU CONTRAIRE, PERÇOIVENT UN CERTAIN ESSOUFFLEMENT.DE LONGUES HEURES QUOTIDIENNES, EST-CE VRAIMENT UN AVANTAGE POUR LA VIE FAMILIALE?Le reportage de Mathieu Perreault, en pages 6 et 7.GRAPHISME LA PRESSE La semaine comprimée sur quatre jours est de plus en plus populaire au Québec.Un nombre croissant d'entreprises acceptent que des employés travaillent davantage quotidiennement pour ajouter une journée à leur fin de semaine.Certains syndicats estiment même qu'il s'agit d'une façon de réduire les coûts dans le domaine de la santé tout en diminuant les problèmes d'épuisement professionnel.Sans compter l'économie d'essence : un aller-retour de moins vers le boulot.TRAVAILLER POUR UN MATHIEU PERREAULT À la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI), le constat est clair : la semaine de quatre jours, qu'elle soit de 32 heures ou comprimée, est beaucoup plus difficile à accepter que les horaires flexibles.«La semaine de quatre jours est marginale et le restera parce qu'elle est compliquée pour les entreprises », explique Simon Prévost, vice-président québécois de la FCEI.«Nous avons fait un sondage auprès de nos membres.Six sur 10 avaient des mesures d'horaires flexibles, mais seulement 15% étaient en mesure d'offrir la semaine comprimée à leurs employés.C'est non seulement compliqué mais coûteux.On présume que l'employé fera le travail de cinq jours en quatre, c'est audacieux comme hypothèse.Et dans bien des boulots, il faut remplacer la personne.Or, on vit une pénurie de main-d'oeuvre, et il faut compter les frais de formation et d'embauche.» Au Conseil du patronat, la directrice de la recherche, Norma Kozhaya, confirme les données de la FCEI.«Dans les petites entreprises et dans celles qui font du service à la clientèle, c'est très difficile.On voit que la semaine de quatre jours existe, notamment pour les préretraités, afin de favoriser la rétention des travailleurs plus âgés.Il faut aussi reconnaître qu'il est plus facile de combiner deux horaires à temps partiel, deux jours-trois jours, que de trouver quelqu'un qui va faire une seule journée.» Ce n'est pas un hasard si la semaine de quatre jours est plus fréquente dans les services gouvernementaux, selon Jennifer Hunt, économiste du travail à l'Université Mc Gill.«Les gouvernements ont un monopole, alors ils peuvent imposer des services réduits le vendredi, dit-elle.Ce n'est pas possible pour les entreprises de services qui font face à la concurrence.Et qu'on ne vienne pas me dire qu'il n'y a pas d'effet sur la productivité : à la fin d'une journée de 10 heures, on est nécessairement plus fatigué intellectuellement et physiquement.» Il peut même y avoir des problèmes de santé et de sécurité au travail.«Il existe des normes pour le travail atypique, et même un calculateur pour réviser les limites d'exposition au bruit et aux produits chimiques pour les journées plus longues, indique Jean Dussault, directeur du service d'éducation de la FTQ.Mais souvent, les entreprises ne les appliquent pas.Ce n'est pas nécessairement de la mauvaise foi.Mais la personne qui fait les horaires ne pense pas nécessairement à demander son avis à la CSST.» LES PATRONS SCEPTIQUES SEMAINE COMPRIMÉE MATHIEU PERREAULT Depuis deux ans, les employés des urgences du Centre hospitalier régional de Trois- Rivières ont la possibilité de comprimer leur horaire pour bénéficier de trois ou même quatre jours de congé par semaine, sans perte salariale.La Centrale des syndicats du Québec, qui représente ces travailleurs, avance même que les horaires comprimés pourraient régler la pénurie de personnel l'absentéisme dans les hôpitaux.En Ontario, une cinquantaine de licenciements ont été évités l'été dernier chez le fabricant de chaudières Babcock&Wilcox, en banlieue de Toronto, quand les employés ont accepté de travailler quatre jours de 10 heures.Et chez nos voisins du Sud, Chrysler a proposé cet horaire à ses employés afin de réduire les coûts.L'État de l'Utah entend économiser annuellement 3 millions US en frais de chauffage et d'éclairage en faisant travailler ses fonctionnaires de 7h à 18h quatre jours, plutôt que de 9h à 17h, cinq jours.Pour sa part, le leader démocrate au Congrès croit que cette solution pourrait permettre d'épargner des frais de carburant aux fonctionnaires fédéraux.«Même si elle est loin d'être la norme, la semaine comprimée est de plus en plus populaire», estime Norma Kozhaya, directrice de la recherche au Conseil du patronat du Québec.Une planification plus rigoureuse Depuis trois ans, les quelque 400 cadres de Gaz Métro peuvent aménager leur temps de travail comme ils l'entendent.La mesure a été si populaire que tous y souscrivent maintenant.«Nous avions fait un constat que la main-d'oeuvre devenait de plus en plus difficile à attirer, explique Caroll Carle, directeur du soutien à la performance et aux relations avec les employés.Il fallait offrir quelque chose de différent, pour aider nos cadres à atteindre leurs priorités.» Certaines balises demeurent.Il faut choisir entre trois horaires : la semaine comprimée \u2014 quatre jours et demi, ou une alternance de quatre jours et cinq jours (neuf jours sur dix) \u2014 ou la semaine de cinq jours avec des heures d'arrivée au travail flexibles, le matin et le soir.«Ça demande une planification plus rigoureuse des horaires, parce que nous offrons un service cinq jours par semaine, dit M.Carle.Mais ça a été positif : les gestionnaires sont simplement devenus meilleurs.» L'impact sur l'absentéisme et la rétention n'ont pas été formellement mesurés.«Mais nous avons toujours un absentéisme assez faible, environ 4%, ce qui est bon par rapport à la moyenne canadienne.» Les employés syndiqués de Gaz Métro, eux, ont depuis une demi-douzaine d'années la semaine de 36 heures et demie sur quatre jours.- Mathieu Perreault 6 A C T U E L «C'est non seulement compliqué mais coûteux.On présume que l'employé fera le travail de cinq jours en quatre, c'est audacieux comme hypothèse.Et dans bien des boulots, il faut remplacer la personne.» GRAPHISME LA PRESSE MATHIEU PERREAULT Le secteur de la santé est à l'avant-garde en matière de semaine comprimée.La question revient à chaque négociation de convention collective depuis une vingtaine d'années.Plusieurs projets pilotes, où l'abolition de certains congés permettait de raccourcir la semaine de travail, ont été lancés.C'est le cas du Centre hospitalier régional de Trois-Rivières, où cette approche fait l'objet d'une expérience depuis l'an dernier.Au lieu de la traditionnelle semaine de cinq jours de huit heures, le personnel peut choisir entre deux horaires comprimés: trois fois 12 heures pendant trois semaines, puis quatre fois 12 heures pour la quatrième semaine du mois; ou alors trois fois huit heures pendant la semaine, et une fois 12 heures le samedi ou le dimanche.«L'an dernier, 10 personnes ont participé à l'essai aux urgences, explique Claire Montour, présidente du syndicat des infirmières et des inhalothérapeutes (CSQ) au CHRTR.Cet été, il y en a eu trois fois plus.La plupart ont beaucoup aimé ce type d'horaire.» Une centaine de personnes travaillent aux urgences.Du côté de la direction, les résultats sont concluants.«L'absentéisme est resté stable, même si l'achalandage et donc le rythme de travail ont augmenté cet été», indique Benoît Larue, adjoint au directeur des ressources humaines.Et on a des données montrant que moins de gens recourent aux congés de maladie simplement pour reprendre leur souffle.Contrairement à ceque certains chefs de service craignaient, les horaires n'ont pas été beaucoup plus difficiles à planifier.Et il y a eu beaucoup moins de pénuries de personnel durant les fins de semaine.» Tout n'est pas rose: plusieurs employés se sont plaints d'unmanque de personnel entre 20h et minuit.Les quarts de 12 heures vont de 8h à 20h et vice-versa, alors que ceux de huit heures commencent à 8h, 16h etminuit.Mais, selon M.Larue, ce trou existait avant.«Quand il manque de monde pour le soir, il est plus facile de convaincre quelqu'un qui finit à 16h de rester quatre heures de plus, que de le convaincre de faire le quart de soir au complet.» L'an dernier, l'essai était limité aux urgences.Cet été, il a été étendu à l'ensemble de l'établissement, qui dessert toute la région et reçoit autant de patients qu'un hôpital montréalais, selon M.Larue.Un autre projet pilote a eu lieu voilà 15 ans, mais n'a pas porté fruits, selon Mme Montour.«C'était une semaine de quatre jours de huit heures.La perte salariale était diminuée par l'annulation de certains congés fériés.Malgré tout, les participants n'avaient pas aimé ne pas recevoir leur plein salaire.Et il fallait que tous les employés d'un service changent leur horaire, ce qui rendait le processus assez lourd.» UNE SOLUTION AUX PÉNURIES DE PERSONNEL DES HÔPITAUX?PLUS LONG WEEK-END «On a des données montrant que moins de gens recourent aux congés de maladie simplement pour reprendre leur souffle.» SEMAINE COMPRIMÉE Pour une fois, les intérêts des travailleurs et ceux des employeurs semblent se rejoindre.«Pour les employés, ça aide souvent la vie de famille», explique Alain Lampron, président de la Fédération de la métallurgie de la CSN.Et pour l'entreprise, un horaire de quatre jours la semaine et trois jours la fin de semaine permet de produire sept jours sur sept, au lieu de seulement cinq, pour le même investissement.» Il est toutefois difficile d'obtenir des chiffres précis.«Les dernières statistiques au Canada remontent à 1994, indique Tracy Hecht, professeure de gestion à l'Université Concordia.À ce moment, entre 14 et 24% des entreprises offraient des horaires comprimés.Il semble que les employés sont plus satisfaits, qu'il n'y a pas d'impact sur la productivité et que pour plusieurs secteurs, les horaires ne sont pas particulièrement difficiles à gérer.Par contre, l'absentéisme ne baisse pas.» À la FTQ, la directrice de la recherche, Dominique Savoie, confirme que l'horaire comprimé est «de plus en plus fréquent» dans le secteur manufacturier.La tendance, qui a commencé voilà 15 à 20 ans, montre toutefois des signes d'essoufflement, selon elle.«Ça commence à ruer dans les brancards.Pour les jeunes, ce n'est pas très bon pour la conciliation travail-famille.Ce n'est pas super quand papa n'est jamais là la fin de semaine.Et avec le vieillissement de la main-d'oeuvre, travailler 10 heures par jour, ce n'est pas toujours possible.» M.Lampron a un point de vue différent.«Avoir congé la semaine, ça permet aux gars d'aller chercher les enfants à la garderie ou à l'école, de faire des choses seuls avec eux.Et on perd beaucoup moins de temps avec les commissions dans les magasins, parce qu'on attend moins à la caisse, et les rendez-vous médicaux.» La réduction du temps passé à se rendre au travail compte pour beaucoup.«Avec l'essence qui coûte de plus en plus cher, éliminer deux, ou même quatre allersretours, ça fait une différence, dit M.Lampron.On peut aussi éviter le trafic.Même sans le temps comprimé, je vois beaucoup de quarts qui commencent à 7h ou même 6h, plutôt qu'à 9h.» Du point de vue de l'employé, le temps consacré à se rendre au travail fait d'ailleurs partie de sa journée, souligne Gary Johns, professeur de gestion à l'Université Concordia et spécialiste de l'absentéisme.«C'est en quelque sorte des heures supplémentaires non rémunérées.Si on peut réduire de 20% ce gaspillage de temps, ce n'est pas négligeable.» La semaine comprimée permet aussi de contourner l'inconvénient majeur de la semaine de quatre jours à 32 heures : la perte de salaire.«Très peu de gens peuvent se le permettre , explique Marjolaine Perreault, relationniste à la CSQ.Il n'y a que dans l'éducation que les gens semblent prêts à accepter une perte salariale.C'est un signe de l'essoufflement des enseignants.Le problème, c'est que souvent, ils ne sont pas remplacés, ce qui augmente la pression sur les autres.» La présidente de l'Union des infirmières et des inhalothérapeutes (CSQ), Monique Bélanger, pense que les horaires comprimés contribueront à régler la pénurie de personnel dans le secteur de la santé.«Nous avions déjà proposé des modèles hybrides lors des derniers négociations collectives.Sept jours sur 14 la nuit, huit jours sur 14 le soir, ou une combinaison de jours de huit et de 12 heures.Ça se fait dans le secteur anglophone, je l'ai constaté quand j'ai été hospitalisée au Royal Vic voilà quelques années.À notre avis, il y aurait moins d'absentéisme.Et personne n'y perdrait sur le plan financier.» L'autre secteur où la semaine comprimée est populaire est celui des médias.«C'est très courant dans les quotidiens et à la télévision», dit Chantale Larouche, présidente de la Fédération nationale des communications à la CSN.«Mais ça tient probablement à la nature particulière du travail.Les journalistes s'arrêtent rarement de travailler s'ils n'ont pas fini leur reportage.» Ainsi, lors du récent conflit au Journal de Québec, les syndiqués ont accepté d'allonger leur journée de travail de 8h à 9h22 pour conserver la semaine de quatre jours.«Et pour l'entreprise, un horaire de quatre jours la semaine et trois jours la fin de semaine permet de produire sept jours sur sept, au lieu de seulement cinq, pour le même investissement.» 89% des entreprises de moins de 100 employés sont prêtes à offrir des heures flexibles à leurs employés.SOURCE: FCEI 11% des entreprises de moins de 100 employés et 25% des entreprises de plus de 100 employés sont prêtes à offrir la semaine de quatre jours.SOURCE: FCEI A C T U E L 7 ACTUEL RAFAËLE GERMAIN BILLET COLLABORATION SPÉCIALE Les gens aiment les sondages.C'est une loi presque universelle : quand tu as assez de temps pour penser à toi, tu en as encore plus pour penser aux autres, surtout si on le fait à ta place.Du coup: sondage.Plaisir facile que de prendre son café en laissant un périodique nous asséner de colorés pourcentages plus ou moins intéressants, mais qui permettent cette chose délicieuse au palais des oisifs : la comparaison.I l y a un mois envi ron, L'actualité publiait un sondage sur les Québécoises commandé par le magazine conjointement avec Bazzo.tv.Déjà, le titre avait de quoi désoler : «No sex in the city».(Notons que le sondage portait autant sur la vie sociale et professionnelle que sur la sexualité.Mais la une du magazine retenait d'abord que «les femmes préfèrent la conversation au sexe »).Dans l'intro, on nous répétait sur un ton presque guilleret que la Québécoise d'aujourd'hui «a les pieds sur terre, la tête sur les épaules et les yeux en face des trous.(.) Elles ne sont pas des pelleteuses de nuages.» D'emblée, on se félicite de ne pas être de grandes rêveuses.Et ça se poursuit, un chapelet de constats d'une tiédeur qui n'est pas loin d'être consternante.Sur les 500 femmes interrogées, 37% ont répondu que la tendresse était l'élément essentiel d'une relation (évidemment, se réjouit-on alors) et 7%.la qualité des rapports sexuels.Ah! ben.Pourtant, 88% des femmes vivant en couple disent «s'amuser sous la couette».La question se pose alors : si elles accordent si peu d'importance à la qualité de leurs rapports sexuels, que font-elles exactement sous la couette qui les amuse tant ?Scrabble?Origami ?Évidemment, il est presque trop facile d'être de mauvaise foi en interprétant de tels sondages, surtout quand on sait très bien que le sondage, valeureux pelleteur de nuages, lui, caresse le rêve impossible de faire le portrait moyen et général d'une société de plus en plus individualiste.Mais tout de même.Un sondage personnel révèle ceci - et ce n'est pas une grande nouvelle : on n'ose plus vraiment, surtout chez les jeunes, avouer qu'on fait peu l'amour ou encore mal.Honte à la frigide, opprobre sur la mal baisée.Et c'est peut-être ce qui me rendait le sondage de L'actualité si triste: il faisait le portrait d'une Québécoise solide et terre à terre - mais derrière elle on devinait l'ombre de Québécoises souvent fragiles qui trouvent rarement le courage de s'afficher.J'en ai eu un exemple l'autre soi r quand une amie a dit, sur ce ton rempli de défiance qu'on prend quand on a peur : «J'en peux plus d'être toute seule.» L'aveu aurait aussi bien pu être un poussin fraîchement sorti de sa coquille et abandonné là, sur la table, entre l'orgueilleuse poivrière et le panier à pain : il frissonnait, tremblotait de peur et d'inconfort - il n'aspirait de toute évidence qu'à une chose : retrouver sa coquille, son anonymat, ses limbes rassurants.Il vibrait du désir tragique de ne plus exister, du moins pas là, sur cette table horriblement publique où il se retrouvait couvé par trop de regards.Elle a demandé ensuite: «Estce que j'ai le droit?» Elle savait très bien qu'elle avait le droit, mais sa question était tout de même sincère.On ne se sent plus le droit d'être fragile, d'avoir des failles, surtout quand on parle d'amour.Être malade, pas de problème.Mais être fêlée, souffrir de solitude, on n'assume que difficilement.À force de s'être fait dire et redire qu'une personne forte n'a pas besoin d'un ou d'une autre pour se tenir debout et pour s'épanouir, que le grand rêve d'amour est celui des faibles et des mièvres, on n'ose plus dire que la solitude pèse et que, parfois, une épaule est plus que bienvenue.Peut-être qu'un sondage pourrait poser la question, aux femmes comme aux hommes : «Avez-vous l'impression que vous ne pouvez pas afficher votre fragilité?» Le dernier tabou POST-SCRIPTUM « J'en peux plus d'être toute seule.» 1J'aime les personnages de séries télévisées mainstream qui avouent s'emmerder au lit.Carrie Bradshaw et Jack Burger dans Sex in the City, Izzie Stevens et George O'Malley dans Grey's Anatomy.L'idée de sexe triste était, jusqu'à tout récemment, un des derniers tabous dans le monde de la télésérie populaire: on souffrait, on s'entredéchirait, on tuait, mais l'honneur était sauf, puisqu'on baisait bien.2On m'a récemment demandé si le fait d'écrire des histoires dans lesquelles des jeunes femmes cherchent l'amour ne constituait pas une négation de la cause féministe.La question impliquait qu'on ne pouvait être féministe et souhaiter partager sa vie, ses peines et ses joies avec quelqu'un d'autre.Le mot «déconcertant » ne m'a jamais semblé aussi approprié.Oubliez le papier à rouler.La drogue que l'on fume, sniffe ou s'injecte est dépassée.Out.Le paradis artificiel se consomme maintenant en doses virtuelles.Au choix : «ecstasy », «opium», «absinthe», « isd » et même «orgasme».SOPHIE ALLARD Appelée «i-dose », la drogue virtuelle se consomme avec les oreilles, sous casque d'écoute.On télécharge les fichiers musicaux d'une durée de 10 à 60 minutes composés de battements binauraux qui doperaient notre cerveau.Montréal vient, semble-t-il, d'être touché par la vague.Un petit café virtuel pour démarrer la journée?Une blague, dites-vous?Pas si l'on en croit ses adeptes de plus en plus nombreux chez les adolescents et les jeunes adultes.«J'ai essayé la i-dose à plusieurs reprises.J'étais sceptique, mais ça fonctionne », raconte Marco Munoz, un cégépien âgé de 18 ans.L'essai de la dose «abus d'alcool» a été particulièrement concluant, dit-il.«J'avais des étourdissements, j'étais détendu, euphorique.Sans maux de coeur et sans lendemain de veille.» On parle de battements binauraux quand deux sons de fréquences légèrement différentes sont présentés simultanément à chaque oreille.« Ils donnent la sensation d'une f luctuation de volume qui se déplace d'une oreille à l'autre.C'est un phénomène psycho-acoustique connu depuis longtemps », résume Sylvie Hébert, professeure à l'École d'orthophonie et d'audiologie de la faculté de médecine de l'Université de Montréal.Des effets dopants ?Elle est très sceptique.Les dealers de i-dose prétendent que le cerveau réagit à la modulation produite par les battements binauraux.On choisit une modulation selon l'effet recherché.Pour une relaxation profonde en plein éveil, on voudra par exemple que son cerveau se synchronise aux ondes thêta, de 4 à 7 Hertz.Chercheur au Laboratoire international de recherche sur le cerveau, la musique et le son (BRAMS) de Montréal, Marc Schoenwiesner n'y croit pas.«On sait que la partie du cerveau associée au traitement de l'information sonore s'active différemment selon les fréquences de son.C'est une bonne chose parce qu'on peut ainsi distinguer la hauteur du son.Mais ça n'a rien à voir avec les autres parties du cerveau, précise-t-il.Si tout le cerveau s'emballait à chaque modulation que nous entendons, on serait dans le pétrin.» Étude, étude, dis-moi.Il existe très peu d'études sur les battements binauraux et leurs effets.Des chercheurs britanniques du Sunderland Royal Hospital, en Grande-Bretagne, ont néanmoins montré que les battements binauraux diminuaient l'anxiété préopératoire de 26,3% chez des patients qui devaient subir une anesthésie générale, tandis que la musique seule réduisait l'anxiété de 11,1%.Leurs résultats ont été publiés dans la revue Anaesthesia en 2005.Une étude réalisée en 2004 au Mount Sinai School of Medecine, à New York, a d'autre part révélé que, chez des patients qui étaient opérés à l'estomac, ceux qui écoutaient des battements binauraux pendant l'anesthésie générale nécessitaient moins d'anesthésiants que les autres patients.Cependant, d'autres recherches ont mené à des résultats non concluants.Une dose d'autosuggestion?Selon les recommandations du site i-doser.com, on doit écouter sa dose seul, dans un état serein, allongé sous un éclairage tamisé, sans distractions sonores.«On n'a pas besoin d'être scientifique pour supposer que, dans ces conditions, toute musique apaisante nous détendra», indique le chercheur Marc Schoenwiesner, aussi affilié à l'Université de Leipzig, à l'Université d'Helsinki et au MRC Institute for Hearing Research de Nottingham.Comment expliquer le buzz lié à la i-dose?L'effet planant, avance l'expert.«Si vous êtes convaincu qu'un son vous donne de l'énergie ou intensifie vos rêves, ça risque de fonctionner.» Léa Crousset, cégépienne de 17 ans, semble être de cet avis.«Je crois que l'effet est un peu psychologique », admet-elle.Elle a testé la i-dose plus d'une fois avec un groupe d'amis.«Avec la dose \"alcool\", j'ai ressenti un feeling d'ébriété pendant 30 minutes.» Avec les autres types de doses?Niet.Sur l'internet, les avis sont très partagés.En août, la drogue numérique a fait l'objet d'une chronique dans le USA Today.Le ton était alarmiste : est-elle nocive?Mène-telle à la consommation de drogues réelles?Qu'on soit rassuré sur une chose: l'écoute de la i-dose ne présente aucun danger pour la santé, dit M.Schoenwiesner.«Ça doit être considéré comme un amusement, pas un traitement.Mais ne vous attendez pas à vivre un trip psychédélique ou à entrer en transe!» Pour un effet euphorique, celui-ci conseille plutôt d'écouter sa musique préférée.Des chercheurs de l'Institut neurologique de Montréal en sont arrivés à cette conclusion.« Quand vous écoutez une pièce musicale que vous aimez vraiment, au point d'en avoir la chair de poule, les structures du cerveau activées sont les mêmes qu'en présence de stimuli tels que la nourriture, le sexe et les drogues.» Un fixe virtuel ?PHOTO REUTERS/DAVID BEBBER De la musique qui fait l'effet d'une drogue?Rien de moins sûr.L'effet, s'il y en a un, serait surtout celui du placebo.LA REVUE DES REVUES STUDIO DES KILOS POUR LA CAUSE Le film Mesrine est sorti en France cet automne, dans un brouhaha promotionnel sans précédent.Le magazine de cinéma Studio en profitepour retracer l'origine de ce double long métrage, réalisé par Jean-François Richet après presque 20 ans de négociations en coulisses.Vincent Cassel raconte comment il a dû prendre 30 livres pour se mettre dans la peau du célèbre gangster français, un personnage plein de panache qu'il ne fallait toutefois pas idéaliser.Dossier un peu mince toutefois, pour justifier la couverture du mois.- J.-C.Laurence REAL SIMPLE TOUT POUR UN NOËL QUÉTAINE Tout dans ce numéro spécial de Noël nous dépasse.On se croirait dans un épisode de Desperate Housewives.Le fin du fin, dans la section «indispensables objets de décoration»: un logiciel pour afficher un faux feu de foyer dans votre ordinateur?15$ et il est àvous.Juré, craché.Onen rit encore.Alorsunconseil : si vous êtes déjà à court de temps à cause des Fêtes qui approchent, ne perdez pas une minute à lire ce magazine.Les pages mode sont risibles, et même les suggestions de cadeaux sont ordinaires.Des chaussettes pour ma soeur?Euh\u2026Non merci.- Silvia Galipeau LIVING DES CALORIES?QUELLES CALORIES?Elle nous laisse plutôt tièdes toute l'année.Mais à l'approche des Fêtes, on craque.La dinde?Non, le magazine Living de Martha Stewart! Comme chaque année, le numérodedécembre présentedes suggestionsdedécorations et de cadeaux, ainsi que des plats et dedesserts à partager.Dans une bouffée d'enthousiasme, nous avons testé une recette de biscuits sablés tirée du magazine.Même s'ils sont moins jolis que sur les photos dumagazine, onsepromet d'en faireune autre fournéed'ici Noël.Parcequ'au-delàdesassiettesparfaitesetdesdécorations parfoisunpeuclinquantesqueprésente Living, à Noël, ça doit sentir bon! Et il s'agit là d'un bon départ.- Isabelle Audet L'ACTUALITÉ DU PLAISIR, DU PLAISIR Àquand le Viagra pour dames?Ya-t-il un gène du fun?Combien les Québécois dépensent-ils pour se divertir?L'actualité se pose ces questions et bien d'autres dans son Spécial Plaisirs.Le Québec compterait 35% d'hédonistes, le reste du Canada, 20%.À lire: le texte d'Éric Dupont, auteur de Bestiaire, sur le triangle amoureux consentant.Aussi: 40 personnalités québécoises révèlent quel plaisir elles s'offriront en 2009.Voulezvous savoir?Une maison de campagne pour Véronique Cloutier, un bébépour Pascale Montpetit et «surtout pas d'élections» pour Bernard Derome.- Sophie Allard 8 A C T U E L ACTUEL Première au Musée Mc Cord : une exposition entièrement destinée aux enfants.Et pas n'importe laquelle : Mots mêlés de Munsch invite les jeunes de moins de 12 ans dans la maison de l'auteur, histoire de manipuler les mots, construire des phrases et se faire raconter des histoires.Bref : pour jouer avec les mots, au sens propre comme au figuré.Fous rires assurés.SILVIA GALIPEAU Mercredi matin, 9h.Un groupe d'une vingtaine d'enfants de première année approche bruyamment de l'entrée de l'exposition.Tout à coup, c'est le silence.«Il est là! C'est Munsch!» Le père Noël n'aurait pas eu meilleur effet.Il faut dire que Robert Munsch, un des auteurs les plus renommés du Canada anglais, est bien connu des enfants.Même ici.Ses histoires abracadabrantes de princesses dans un sac, de chaussettes qui puent et de bébés alligators trônent dans toutes les bibliothèques et sur bien des tables de chevet.Ce matin-là, deux groupes scolaires de Verdun visitent le musée.Au total, près de 1000 enfants passeront ici, une foule d'écoles ayant déjà manifesté leur intérêt.Bien sûr, l'auteur n'est pas vraiment là.Mais c'est tout comme.On peut l'entendre raconter une histoire et découvrir ses personnages.Ici, c'est son chien, là sa voiture et là-bas, sa cuisine.Attention: il y a des histoires au four! « Je vais vous raconter une histoire », dit l'animatrice du groupe.Tout le monde l'écoute, en silence.C'est l'histoire d'un petit garçon de votre âge, qui avait huit frères et soeurs.Il était un peu bizarre.Il ne savait pas compter, pas faire de roulades, non vraiment, il n'était vraiment pas doué.La seule chose qu'il aimait, c'était les mots.Ça oui, il aimait raconter des histoires.Quand ce petit garçon est devenu grand, il a travaillé dans une garderie, pour s'occuper de tout petits enfants, poursuit l'animatrice.Mais à l'heure de la sieste, ils étaient toujours très énervés.Alors un jour, il a décidé de leur raconter une histoire.Une histoire inventée.Le succès a été tel que les collègues de la garderie lui ont conseillé de contacter un éditeur.Un éditeur ?Une fois, deux fois, huit fois, il s'est vu refuser.Ce n'est que le neuvième qui a embarqué.Comment il s'appelle, notre monsieur ?«Monsieur Munsch!», devinentils tous en choeur.Le groupe se dirige ensuite vers une première activité, sur le devant de la «maison».Il s'agit d'un mur de briques, sur lequel Munsch a commencé à écrire une histoire.«Un jour Renée va voir son père\u2026» Mais pour amuser les enfants, le conteur a retiré quelques briques.À eux de les retrouver, pour compléter l'histoire.Plus loin, devant un mur présent a nt les fameu x personnages de Munsch, l'animatrice explique que Christophe (qui aime tant les biscuits), André (dont la dent ne veut pas tomber) et Tina (dont les chaussettes sentent la mouffette) ont vraiment existé.Dans la vraie vie.«C'étaient des enfants de sa garderie.Mais il joue avec ses personnages, pour leur faire vivre des choses abracadabrantes.» Choisissa nt un enfa nt au hasard, elle lui demande de se lever, devant un petit miroir, installé judicieusement aux côtés des portraits des personnages.«Mohammed sera peut-être le prochain héros d'une histoire de Munsch!» Écrire à Monsieur Munsch L'enseignante, madame Liliane, nous demande aussi sec un papier pour noter une idée.En classe, ils écriront à Monsieur Munsch.Ils ne seront pas seuls.Le conteur a déjà reçu quelques 10 000 lettres de fans.Avis aux intéressés, il paraît qu'il répond davantage aux lettres manuscrites qu'aux courriels\u2026 Mais près d'une heure a déjà filé.Et les enfants en ont assez d'écouter.On les comprend: ils veulent jouer.L'animatrice les laisse découvrir la maison, en toute liberté.Mais bien franchement, c'est la pagaille.Ça court et ça crie, de bonheur, certes, mais dans tous les sens.Cinq minutes plus tard, la récréation est terminée.On emmène les enfants au sous-sol, pour une activité de bricolage.Pas sûr qu'ils aient eu le temps de profiter des «mots de Munsch» (une installation pour s'enregistrer et s'amuser à moduler sa voix), du «jardin de la poésie» (un coin repos avec cousins et bouquins), de la boîte à biscuits («pour entendre Munsch conter une histoire »), ou du «mur des onomatopées» (pour écrire des sons, si chers à l'auteur).Mais qu'importe.«Maintenant, c'est sûr qu'ils ne pensent plus aux mots, reconnaît madame Liliane.Mais tout ça m'a donné des pistes à explorer en classe.» Et pourquoi pas en famille, plus calmement , pour en profiter pleinement ?Mots mêlés de Munsch Une exposition créée par la Manitoba Children's Museum et le London Regional Children's Museum.Au Musée Mc Cord, jusqu'au 26 avril.JOUER AVEC LES MOTS Robert Munsch au Musée Mc Cord PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE Une ombre chinoise.Mystère! L'exposition Robert Munsch, au Musée Mc Cord, devrait attirer un millier d'enfants.«Maintenant, c'est sûr qu'ils ne pensent plus aux mots, reconnaît madame Liliane.Mais tout ça m'a donné des pistes à explorer en classe.» POURSUIVEZ LA DISCUSSION:WWW.CYBERPRESSE.CA MARDI 25 NOVEMBRE, 10H44 D'accord, on est excités par la neige.D'abord un peu irrités par les pantalons de neige de l'aîné rangés on ne sait où, c'est vrai, mais quand on voit les enfants se ruer dehors tout contents, eh bien on est excités nous aussi.Et on réplique aux attaques de boules de neige.Et pour les suggestions de super bonshommes de neige, c'est par ici ! MARDI 25 NOVEMBRE, 15H42 Les veines au travers une peau claire, des petits cheveux fins et clairsemés, et même des boutons d'acné du nouveau-né : il existe des poupées ressemblant à s'y méprendre à des poupons en chair et en os.Sauf qu'il ne s'agit pas là d'un jouet pour enfant.Ce sont surtout des femmes qui les achètent.Et qui les pouponnent comme un réel enfant.MARDI 25 NOVEMBRE, 16H01 Elle ne mange rien.C'est un enfant agressif.Sans sa suce, elle est intenable.Quant à lui, il pleurniche tout le temps.Ça vous dit quelque chose?Attention, danger.Étiqueter ainsi un enfant peut avoir des effets pervers, et pour longtemps, nous préviennent des experts.LA MÈRE BLOGUE LA PENSÉE ZEN DE LA SEMAINE Ne vous en faites pas, vous n'êtes pas seuls : la décoration du sapin de Noël tourne en foire dans presque tous les foyers ! EN FAMILLE SYLVIA GALIPEAU ON SORT! Vous avez raté le défilé du père Noël le week-end dernier, et vos enfants ne vous l'ont pas pardonné?Rattrapez-vous aujourd'hui, dès 11h, pour une version un poil plus modeste, plus traditionnelle, et finalement tout aussi efficace, à la Plaza Saint-Hubert (en prime pour une bonne cause, puisque la Plaza s'est associée à la Fondation Rêves d'Enfants).Le père Noël défilera entre les rues Bellechasse et Jean-Talon, de 11h à midi, accompagné de sa fée des étoiles et de ses traditionnels chars allégoriques, au son de la musique des Fêtes.Les activités se poursuivront après le défilé, les enfants pouvant serrer la main du père Noël, admirer des camions de pompiers anciens, ou encore assister à des animations de Toupie et Binou.Infos: www.plazasthubert.com/activites-de-noel C'est le moment de sortir pour une bonne cause : demain, à 13 h, le théâtre Outremont présente l'illusionniste Marc Trudel, jeune magicien de la relève (professeur de magie, auteur de la série Mon premier cours de magie, et ex-magicien officiel du Musée Juste pour rire) au profit de Philou, un centre de répit pour parents d'enfants lourdement handicapés.Les billets coûtent 60$ chacun (ou 200$ pour quatre), et un reçu pour fins d'impôts vous sera remis.Billetterie : Ticketpro: 514-790-1111 ou ticketpro.ca Toujours sur le thème de Noël, la Biosphère invite les familles à fêter en vert.Histoire de vous inspirer côté cadeaux, on y présente ces jours-ci le Salon des artistes récupérateurs, qui réunit une cinquantaine de designers écolos créant chacun, à leur manière, à partir de matériaux récupérés, des boucles d'oreilles en forme de fourchettes aux robes parapluie, en passant par les sacs en toile de bateau.Toujours sur le thème de la récup, l'exposition Rebut et Corrigé propose quant à elle une cinquantaine de meubles et autres objets de décoration, destinés aux rebuts, qui retrouvent ici une deuxième vie.Inspirant, notamment pour nos petits bricoleurs en herbe.Infos: www.biosphere.ec.gc.ca INFOS EN VRAC La STM et le Jour de la Terre courtisent les ados ces jours-ci, les invitant à écrire un scénario d'une trentaine de secondes de leur vision des transports collectifs.Objectif ?Susciter une réflexion sur l'impact des déplacements sur les changements climatiques.Le concours s'adresse à tous les jeunes de 14 à 17 ans, vivant ou étudiant dans l'île de Montréal.Les trois meilleurs scénarios seront choisis par un jury, et produits avec l'aide d'un réalisateur, pour diffusion sur le web.Date limite : le 13 février.Inscriptions et détails : www.jourdelaterre.org Des commentaires?Suggestions de sorties ?Écrivez-nous à actuel@lapresse.ca MOTS D'ENFANTS Olivier, 4 ans, prépare son équipement de hockey pour le lendemain et demande à son papa, Benoît : «Mes patins sont gratinés ?» Envoyé par grand-maman Carolle.Vincent, 6 ans, fait la lecture avec son papi.À la fin d'une phrase interrogative, papi lui demande ce que signifie le signe «?» «C'est un point de décoration !» répond Vincent.Envoyé par mamie Paulette.Nicole, prof de deuxième année, explique le système solaire à ses écoliers, leur indiquant que la Terre tourne autour du Soleil, et que la température de celui-ci est très élevée.Une petite, Amélie, lève la main et dit : «Une chance qu'il y a une couche avec des amazones pour nous protéger !» Envoyé par Nicole, l'enseignante.Des mots d'enfants?Écrivez-nous à actuel@lapresse.ca PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE A C T U E L 9 ACTUEL JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE Il était une fois - il y a de cela très, très longtemps - des pubs de bière qui étaient des oeuvres d'art.On imprimait les affiches de façon artisanale, avec des techniques d'un autre temps.Puis on les encadrait.Les personnages n'étaient pas des «Serge» ou des pitounes sexy, mais des chasseurs, des pêcheurs, des joueurs de hockey, des soldats de la Nouvelle-France ou.des chevaux de trait.C'étaient les années 20 et 30.Avant l'arrivée de la télé.Les brasseurs de cette époque avaient pour nom Molson, Boswell , Champlain, Frontenac ou Black Horse.Sauf pour Molson, ces compagnies mythiques ont disparu depuis belle lurette.Mais certaines de leurs affiches elles, ont survécu au passage du temps.Remercions le collectionneur Pierre Gagné d'en avoir reproduit une centaine dans son livre Affiches de tavernes du Québec, tout juste publié aux éditions du Collectophile.Convoitises Rares et recherchées, ces affiches font aujourd'hui l'objet de toutes les convoitises.Elles peuvent se vendre de 250$ à 1500$ selon l'état, le sujet et le procédé de confection.Certaines ont été faites par des illustrateurs professionnels, ce qui leur donne un véritable cachet artistique.Mais les amateurs n'en connaissent pas toujours la réelle valeur.D'où l'idée d'un catalogue raisonné, semblable à celui que M.Gagné a publié en 2006, à l'intention des collectionneurs de bouteilles anciennes.Le concept est simple : répertorier et reproduire un maximum de pubs.Établir leur valeur.Expliquer en quoi celle-ci vaut plus cher que celle-là.Renseigner sur l'histoire des différentes brasseurs.En d'autres mots : faciliter la quête du collectionneur.«À l'heure actuelle, c'est beaucoup le sujet qui fait la valeur d'une affiche, explique M.Gagné.Des gens sont prêts à payer une fortune pour une affiche imprimée en offset, représentant une équipe de baseball ou de hockey.Mais ils passent parfois à côté d'une sérigraphie qui est presque une oeuvre d'art.» M.Gagné croit que les affiches en sérigraphie sont appelées à prendre beaucoup de valeur.À cause de leur qualité et surtout à cause de leur rareté, la plupart ayant été faites à tirage limité.Moins uniques, les affiches imprimées en «offset» et en «chromolithographie» seraient théoriquement moins rares.Mais étant produites sur du papier, plusieurs sont redevenues poussière avec le temps.Au Québec seulement Combien d'affiches de ce type seraient encore en circulation?M.Gagné hésite à se prononcer.Mais il est au moins sûr de deux choses.Primo, celles qu'on trouve sont à 95% en très mauvais état.Deuzio, ces pubs (bilingues ou uniquement en français) n'auraient été faites qu'au Québec, ce qui les rend encore plus distinctes et dignes d'intérêt.Ce détail peut sembler étrange, considérant que la province vivait alors sous le sceau de la tempérance.Mais peut-être ne faut-il y voir qu'un paradoxe québécois de plus.Quoi qu'il en soit, ces oeuvres d'art ont bel et bien disparu avec les années 50.Avec l'arrivée de la télévision et l'entrée en scène de la compagnie Labatt, le houblon s'est affiché autrement.«Les pubs sont devenues plus carrées.Les sujets à caractère historique ont diminué.On s'est mis à montrer des objets plus récents.L'imprimerie offset a complètement remplacé la sérigraphie.Tout est devenu plus industriel, plus commercial, plus automatisé », se désole M.Gagné.La modernité.Pour le meilleur et pour le pire.« La bière de bon goût » Un livre sur les affiches de tavernes au Québec DESSIN TIRÉ DU LIVRE AFFICHES DE TAVERNE DU QUÉBEC Pierre Gagné a fait beaucoup de recherches sur les affiches de bière.Il peut vous dire qui les a réalisées et avec quel procédé.Il pourrait sans doute deviner leur année de fabrication.Mais un détail lui échappe encore : il ne sait pas où ces tableaux étaient accrochés.Comme l'indique son titre, il tient pour acquis qu'on les destinait aux tavernes.Une hypothèse fort valable, seulement voilà: ce n'est qu'une hypothèse.« Si vous pouvez passer le message à vos lecteurs: on cherche des gens qui ont vécu à cette époque et qui savent dans quels établissements on pouvait voir ces affiches, lance M.Gagné.Je serais bien heureux qu'on nous contacte, parce que pour l'instant, j'en suis réduit à des suppositions.» Boutique et Éditions du Collectophile 514-955-0355 ou infoarm@qc.aira.com Témoins recherchés On connaissait le Dracula noir, le fils de Dracula, la fille de Frankenstein et le retour de la momie végétarienne.Mais on n'avait encore jamais vu de film de zombies homosexuels ! Entretien avec le Torontois Bruce La Bruce, réalisateur de Otto: Up with Dead People.QComment vous est venue l'idée d'un film de zombie gai ?R La question n'est pas de savoir pourquoi les zombies du film sont gais, mais pourquoi Otto, le jeune homosexuel, croit être un zombie.Un de mes amis travaille dans un centre d'appels de détresse pour jeunes gais.Le taux de suicide est toujours plus élevé que la moyenne dans ce groupe.Il y a encore beaucoup d'hostilité, de désapprobation et parfois même de violence à l'endroit des jeunes gais.Le côté zombie de Otto est une expression de cette angoisse vécue par les jeunes homosexuels : beaucoup m'ont avoué se sentir morts à l'intérieur.QY a-t-il un autre message social dans Otto ?R Plusieurs.On peut y voir une critique du système capitaliste et du matérialisme.Car à mon sens, les zombies sont les ultimes conformistes et consommateurs.Tout le côté sanglant se veut une critique de la façon dont les médias «glamourisent» la violence et la mort.Évidemment, je voulais aussi tromper les amateurs de films d'horreur traditionnels, en promettant un film de zombie, puis en les torturant avec une histoire d'amour gaie ! QComment Otto se compare-t-il à vos autres films?R C'est ma première percée dans le film d'horreur, bien que certaines personnes vous diront que mes autres films contiennent des éléments horrifiques.Dans Hustler White, un personnage se fait couper le pied de façon assez atroce et il utilise ensuite ce qui lui reste de jambes à des fins sexuelles.QHmm, charmant.On comprend que vos films sont assez choquants.À qui s'adressent-ils?R Je pense que les critiques ne voient que le côté choquant de mon travail.Ils refusent de voir ce qu'il y a sous la surface.Le magazine Variety a prétendu que Otto ne dépasserait pas les limites du circuit gai.Mais jusqu'à maintenant, le film a joué dans plus de 150 festivals, gais et non gais.QComment votre travail, parfois radical, est-il perçu par la communauté gaie?R On aime ou on déteste.Disons que je suis assez critique envers le mouvement gai, depuis qu'il est devenu assimilationniste dans les années 80.Ce mouvement est devenu tellement soucieux d'être accepté et embrassé par le mainstream, qu'il a rejeté une grosse partie des extrêmes qui le rendaient intéressant, vibrant et subversif au départ.QOtto est votre film le plus accessible jusqu'à maintenant.Quelles sont vos chances de devenir un jour un cinéaste grand public ?R Je ne voudrais pas avoir l'air de me vanter, mais demandez à l'étranger qu'on vous nomme des cinéastes canadiens.Vous serez surpris d'entendre mon nom assez souvent.Il y a quelques années, les Cahiers du cinéma ont fait une liste des réalisateurs à surveiller et j'étais sur la liste.Dois-je rappeler que cette année, Otto a été la seule fiction canadienne à être présentée au Festival de Sundance?Dois-je rappeler qu'il a été choisi comme un des trois films les plus populaires du Festival de Melbourne, derrière The Wackness et Persepolis?Cela dit, je crois que la célébrité est quelque chose de toxique et franchement, je n'ai aucune envie d'être plus populaire que je ne le suis maintenant! Bruce La Bruce donnera une conférence sur son travail, aujourd'hui à 14h, au Cinéma J.-A.De Sève à l'Université Concordia, dans le cadre du Festival Image + Nation.Le film Otto n'est toujours pas distribué au Québec.- Jean-Christophe Laurence HORREUR: UN ZOMBIE GAI ! PHOTO FOURNIE PAR SOURCE IMAGE+NATION XXI Bruce La Bruce, réalisateur de Otto: Up with Dead People.OISEAUXURBAINS DESSIN TIRÉ DU LIVRE AFFICHES DE TAVERNES DU QUÉBEC.DESSIN TIRÉ DU LIVRE AFFICHES DE TAVERNES DU QUÉBEC 10 A C T U E L CONCOURS RICARDO VOUS INVITE Assistez avec un invité de votre choix au tournage de l'une de ses émissions de télévision et goûtez, en primeur, à ses recettes! Gagnez l'un des 50 exemplaires de son nouveau livre: Pour participer, retournez le coupon ci-dessous dûment rempli à: CONCOURS «RICARDO VOUS INVITE» C.P.11052, succursale Centre-ville, Montréal (Québec) H3C 4Y8 NoM: Pré NoM: ADrESSE: APP.: VILLE: CoDE PoSTAL: TéL.(réS.): TéL.(TrAV.): Co UrrIEL: QUESTIoN D'HABILETé: Citez l'un des titres des six chapitres du nouveau livre de ricardo: Valeur totale des prix: 2000 $.Le concours débute le 22 novembre et se termine le 8 décembre 2008 à 23h59.Le tirage aura lieu le lundi 15 décembre 2008.Les règlements du concours sont disponibles aux éditions La Presse.Les fac-similés ne sont pas acceptés.Le concours s'adresse aux personnes âgées de 18 ans et plus.Parce qu'on a tous de la visite\u2026 3598302A "]
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