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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2008-12-07, Collections de BAnQ.

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[" Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE Suffit de trouver la bonne coalition, et je deviens la première première ministre du Québec ! - Françoise David Venez voir mon blogue ! cyberpresse.ca/laporte DIM 6 21924 12352 3 125e année No 49 64 pages, 6 cahiers 89¢ taxes en sus - Édition provinciale 97¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE COALITIONNPD-PLC Manifs, malaises et manigances John Manley, ancien vice-premier ministre et ex-ministre des Finances, est devenu le second libéral connu, hier, à demander ouvertement le départ de Stéphane Dion de son poste de chef du parti.Qu'à cela ne tienne, le monde syndical s'est mobilisé hier à Montréal pour témoigner son appui à la coalition NPD-PLC.Violaine Ballivy raconte en page A11.La vidéo d'avant-garde de Stéphane Dion > Stéphane Laporte en page A8 Harper, superstar > Patrick Lagacé en page A12 ACCOMMODEMENTS LA CRISE OUBLIÉE AGNÈS GRUDA PAGES A22 ET A23 EXCLUSIF DES ÉCOLES DANS L'ILLÉGALITÉ Des écoles évangéliques ayant un permis du ministère de l'Éducation pour le primaire accueillent des jeunes du secondaire MARIEALLARDPAGES A2 ET A3 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll EXCELLENCE EN JOURNALISME TROIS ARTISANS DE LA PRESSE PRIMÉS PAGE A14 LE QUÉBEC AUXURNES PQ LE «CIMENT N'EST PAS PRIS» Pauline Marois espère faire mentir les sondages MARTIN CROTEAU PAGE A4 UN SPRINT TOUS AZIMUTS Nous y sommes.Demain est le grand jour.Hier, les chefs des trois principaux partis sillonnaient toujours la province, espérant finir en beauté une longue campagne électorale déclenchée le 5 novembre.Tour d'horizon de nos journalistes.sur cyberpresse.ca EN DIRECT Suivez la campagne provinciale sur cyberpresse.ca FINANCES PERSONNELLES Ce que vos enfants devraient savoir UN DOSSIER FAMILIAL À LIRE EN PAGES 1 À 3 DE NOTRE CAHIER À VOS AFFAIRES GARDEZ LA FORME POUR NOËL SOPHIE ALLARD VIVRE EN SANTÉ PAGES 2 ET 3 COMME UN LIVRE OUVERT Nos coups de coeur de l'automne LECTURES PAGES 2 À 5 TINA TURNER DIVINE DIVA La rockeuse éternelle offrira demain un spectacle haut en couleur qui a une petite touche québécoise.ALEXANDRE VIGNEAULT EXPRESSO PAGES 1 À 3 ADQ «UNE BATAILLE ENTRE LE PASSÉ ET L'AVENIR» Mario Dumont fait appel aux baby-boomers V.BROUSSEAU-POULIOT PAGE A6 PLQ «RIEN N'ESTDÉCIDÉ.» Jean Charest jure qu'il ne tient rien pour acquis TOMMYCHOUINARD PAGE A5 PHOTO ANDREW MACPHERSON, BLOOMBERG L'AVORTEMENT PAR LA POSTE MARC THIBODEAUÀ AMSTERDAMPAGE A18 ENDIABLÉS, MÊME SANS BRODEUR Les Devils l'emportent contre le Canadien 2 à 1 en prolongation sans leur gardien vedette Martin Brodeur SPORTS PAGES 2 ET 3 PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE BOXE COMBAT POUR LA CEINTURE WBC CHEZ LES SUPER-MOYENS LE LAVALLOIS JEAN PASCAL PERD SON PARI LE REPORTAGE DE JEAN-FRANÇOIS BÉGIN EN ANGLETERRE SPORTS PAGE 1 Josh Gorges et Carey Price regardent la rondelle pénétrer dans le filet pour le but gagnant.Montréal dimanche 7 décembre 2008 Le plus grand quotidien français d'Amérique « Tout vous a été confié.Préface de Jacques Lamarre, président et chef de la direction du Groupe SNC-Lavalin inc.www.notreprojet.org UN MANAGEMENT MORAL : UNE RÉPONSE PARTIELLE À LACRISE ÉCONOMIQUE ETHUMAINE ?J.-Robert Ouimet Modèle de management développé depuis 1933 par les équipes travaillant avec J.-René Ouimet, le fondateur, puis ensuite avec J.-Robert Ouimet, basé sur le bien-être des personnes qui oeuvrent dans les entreprises et sur la croissance de l'efficacité et du PRESSES DE LA RENAISSANCE profit compétitif.DÉCOUVREZ L'IMPACT DE MÈRE TERESA SUR CE MODÈLE DE MANAGEMENT, UTILISÉ DE FAÇON CONTINUELLE, BIEN QU'IMPARFAITE, PAR LE GROUPE OUIMET - CORDON BLEU - TOMASSO.3599532A MARIE ALLARD Même si elles utilisent un programme scolaire texan basé sur la Bible, le ministère de l'Éducation a donné un permis à huit écoles primaires évangéliques qui accueillaient les enfants dans la clandestinité, a appris La Presse.Québec tolère aussi qu'elles reçoivent des élèves du secondaire, illégalement, contre l'avis de la Commission consultative de l'enseignement privé qui recommandait d'intégrer ces jeunes dans des écoles reconnues.Ouver tes clandestinement depuis deux, cinq ou même 20 ans selon les cas, ces écoles font partie de l'Association des Églises-écoles évangéliques du Québec.Leur «enseignement » est basé sur la méthode pédagogique School of Tomorrow de l 'Accelerated Ch ri s t ian Education, un programme évangéliste conçu au Texas.« Les élèves font leurs apprentissages de manière autodidacte à partir du matériel rédigé en anglais, indique la Commission dans son dernier rapport annuel (2006- 2007).Il n'y a pas, à proprement parler, d'enseignement ou d'enseignants.» Le ministère de l'Éducation a conclu une entente avec sept de ces écoles primaires afin de les intégrer au système scolaire québécois au terme d'un cheminement qui prend fin en juin prochain.Les conditions prévues: l'an dernier, les écoles devaient embaucher «au moins un enseignant qualifié» pour enseigner la langue première (français ou anglais), la géographie, l'histoire, l'éducation à la citoyenneté, les arts et l'éducation physique, selon le programme officiel du Ministère.Quant à la méthode School of Tomorrow, elle était réservée aux autres disciplines, soit la science et technologie, les maths et la langue seconde.Il s'agit pourtant d'une méthode DES ÉCOLES ÉVANGÉLIQUES ÉCOLES FERMÉES MARIE ALLARD «Le ministère de l'Éducation devrait être ferme: la loi, c'est la loi.Il faut suivre le programme du ministère de l'Éducation, c'est comme ça que ça marche», estime Lorraine Derocher, auteure de Vivre son enfance au sein d'une secte religieuse, paru cette année aux Presses de l'Université du Québec.Au Québec, «100% des écoles illégales et clandestines le sont pour des raisons religieuses », affirme-t-elle.Dans le cas des écoles évangéliques, «même si elles ne sont pas très fermées, l'enfant va vivre un processus de socialisation hyperreligieux, qui lui procure une façon particulière de voir le monde ».Il est difficile de se défaire de cette lecture religieuse de la réalité par la suite.Dans ces écoles , « le discou rs rel ig ieux reçu n'est jamais confronté à un autre discours qui encouragerait le jugement critique », souligne Mme Derocher, qui est candidate au doctorat en études du religieux contemporain à l'Université de Sherbrooke.Cela contrevient à la Convention relative aux droits des enfants, qui stipule que l'éducation doit «préparer l'enfant à assumer ses responsabilités de la vie dans une société libre», ajoute-t-elle.« Le Ministère devrait être ferme », estime une spécialiste Il y a deux ans, des écoles clandestines ont été découvertes en Outaouais, en Estrie et à Montréal- Nord.Saviez-vous qu'il y en avait aussi à Lachine, La Salle, Dollarddes- Ormeaux, Saint-Lazare, Saint- Jérôme et Montréal ?Huit écoles évangéliques ont reçu un permis du ministère de l'Éducation pour le primaire, mais continuent de recevoir des jeunes du secondaire dans l'illégalité, a appris La Presse.ÉCOLES LÉGALES Le permis vaut pour le primaire, mais le secondaire reste illégal 1 > Académie chrétienne de la Maison du serviteur à La Salle 2 > Académie chrétienne Logos, des Ministères Logos Deliverance du Canada à Montréal 3 > Association d'éducation chrétienne Cedar à Dollard-des-Ormeaux 4 > Église-école Académie chrétienne de la Petite-Nation, de l'Église évangélique de la Petite- Nation à Saint-André-Avellin (a fermé ses portes depuis) 5 > Église-école Académie Dabwetamun, dans le village cri de Mistissini 6 > Église-école Alpha-Omega de l'Assemblée chrétienne de Granby, à Granby 7 > Église-école Centre académique de l'Outaouais, de l'Église Nouvelle Alliance à Gatineau 8 > Église-école Faith Christian Academy, de l'Église baptiste communautaire de Hudson à Saint-Lazare Sources : Commission consultative de l'enseignement privé et ministère de l'Éducation 1 > Académie vision biblique, Montréal 2 > École de madame Klyne ou Frank, Lachine 3 > École traditionaliste Notre- Dame du Très Saint Rosaire, Notre-Dame-des-Bois 4 > Église évangélique de Saint- Jérôme, Saint-Jérôme 5 > Greater Grace Christian Academy, Montréal 6 > Institut Laflèche, Saint-Paul-de-Joliette 7 > Mission de l'Esprit-Saint, Montréal-Nord (L'Église-école Académie chrétienne de la Petite-Nation a aussi fermé ses portes, après avoir eu un permis.) Note : ces écoles ne sont pas toutes évangéliques Source : ministère de l'Éducation PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE C'est dans un secteur industriel de La Salle que se trouve l'Académie chrétienne de la Maison du serviteur, cachée dans l'édifice de l'Assemblée du plein évangile.Son pasteur, Paul Van Buren, a refusé de parler de son école à La Presse.PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE Cette église de briques de Dollard-des-Ormeaux abrite une école évangélique clandestine depuis 16 ans.La Cedar Christian Academy «offre une éducation basée sur la Bible dans un environnement de type familial », précise le site internet de l'établissement.«Les élèves font leurs apprentissages de manière autodidacte à partir du matériel rédigé en anglais.» VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?nouvelles@lapresse.ca UN COMMENTAIRE SUR NOTRE JOURNAL?commentaires@lapresse.ca SOMMAIRE Amusez-vous ! ARTS 6 Astrologie du jour SANTÉ 7 Décès SANTÉ 7 Forum A 26 et 27 Horaire télévision ARTS 4 Loteries A 13 Monde A 18 et 20 Personnalité A 28 Petites annonces SANTÉ 5 Sudoku AFFAIRES 2 Météo Nuageux avec averses de neige en avant-midi, maximum -1, minimum -15.VIVRE EN SANTÉ 6 ÉTUDIER DANS L'ILLÉGALITÉ MARIE ALLARD «À l'été 2002, Dieu a dit: Ouvrez une école dans l 'égl ise.Le résultat, c'est la Faith Christian Academy.» Voi là comment l'Église baptiste communautaire de Hudson justifie la création de son école clandestine, sur son site internet.Située dans un secteur champêtre, l'école accueillait 43 élèves en 2006-2007, dont 25 au secondaire.Lors du passage de La Presse, quelques enfants jouaient dans la neige devant l'école, protégés des regards par une palissade.«C'est le cours d'éducation physique », a expliqué en anglais une enseignante.Rencontrée dans le hall, la directrice a refusé de nous parler, même si son école a obtenu un permis du ministère de l'Éducation pour le primaire (le secondaire est toujours illégal).Le site internet de la Faith Christian Academy précise que ses profs «utilisent un curriculum centré sur Dieu» et qu'ils «enseignent toutes les matières de façon à révéler un Dieu méthodique, aimant, omniscient et éternel ».La règle des six pouces À Dollard-des-Ormeaux, une église de briques abrite une autre école évangélique, la Cedar Christian Academy.Fondée illégalement il y a 16 ans «pour obéir aux Écritures » disant qu'il faut préparer les enfants pour la vie «et pour l'éternité », cette école comptait 40 élèves en 2006-2007.«Un tempérament obéissant est de mise », précise l'école dans son livret de règlements, consulté par La Presse.Si l'élève «critique les politiques et décisions», il risque l'expulsion.La « règle des six pouces» doit aussi être respectée.Ce que cela veut dire?Qu'aucun élève ne doit avoir les mains à moins de six pouces d'un de ses camarades\u2026 Assis à des bureaux séparés par des cloisons, les jeunes doivent garder le silence, poursuit le livret.En cas de difficulté académique, ils lèvent le drapeau chrétien (orné d'une croix rouge) pour avoir l'aide d'un superviseur.Si leur problème est d'une autre nature, c'est le drapeau canadien qui est brandi.Détenant un permis pour le primaire depuis l'an dernier (voir autre texte), la Cedar Christian Academy reste dans l'illégalité pour son cours secondaire.Dans sa lettre d'information d'avril 2006, elle demandait d'ailleurs «de prier pour que les cégeps acceptent nos élèves », privés de diplômes du ministère de l'Éducation.Jusque dans le Nord-du-Québec À La Salle, c'est dans un secteur industriel que se trouve l'Académie chrétienne de la Maison du serviteur, cachée dans l'immeuble de l'Assemblée du plein évangile.Seuls deux paniers de basketball installés dans le stationnement laissent deviner qu'on y trouve des jeunes.Il y avait pourtant 26 élèves en 2006-2007, selon la Commission consultative de l'enseignement privé.Située au-dessus d'un commerce, rue Somerled à Montréal, l'Académie chrétienne Logos n 'ex i s t e qua nt à el le que depuis 2005.En juin 2007, la Commission consultative de l'enseignement privé notait qu'elle n'avait «pas été en mesure de déposer un certificat de zonage ni un permis d'occupation».Un peu plus de 20 élèves la fréquentaient à l'époque.À Granby, l 'Égl ise- école Alpha-Omega, qui relève de l'Assemblée chrétienne de Granby, a vu le jour il y a 20 ans.Elle accueillait 13 élèves, dont six au secondaire, en 2006-2007.Le Centre académique de l'Outaouais, de l'Église Nouvelle Alliance de Gatineau, existe aussi depuis 20 ans.«Tout au long de l'année scolaire, la direction et le personnel de l'école se donnent afin de participer à l'éducation de votre enfant, au moyen d'une saine discipline, conforme aux voies de notre Seigneur Jésus- Christ », indique la directrice Danielle Grant dans le site internet de l'école.Il y avait 38 élèves en 2006-2007.V ient en f i n l 'Académi e Dabwetamun, du village cri de Mistissini, dans le Nord-du- Québec.Ouverte en 2006, ses droits de scolarité étaient alors de 350$ par mois, selon le site internet cri Nation.Quant au voisinage, il ne semble pas dérangé par ces établissements clandestins.«Les enfants de l'école sont gentils et bien élevés, a témoigné Laurette, caissière du dépanneur 4 coins, voisin de la Faith Christian Academy.Ça ne me dérange pas si c'est illégal.C'est une école baptiste privée, ce n'est pas une école publique.» Petit tour guidé L'ABC de la méthode School of Tomorrow APPROUVÉES PAR QUÉBEC créationniste, ce qui pose un problème pour l'enseignement de la science.À partir de cette année, les écoles évangéliques devaient utiliser le programme officiel du ministère de l'Éducation pour toutes les disciplines, y compris l'éthique et culture religieuse.Or, La Presse a appris que ce n'est pas le cas: elles font toujours appel à School of Tomorrow pour les sciences, les maths et la langue seconde.Le Ministère a finalement «convenu (avec les écoles) que c'était la même chose que l'an dernier», a expliqué Stéphanie Tremblay, porte-parole du Ministère.Une huitième école évangélique s'est par ailleurs ajoutée à l'entente cette année.Résultats non dévoilés Fait à souligner, le Ministère a évalué les élèves de fin de primaire de ces écoles évangéliques au printemps dernier, mais refuse de rendre les résultats publics.«Cette évaluation va être réalisée encore une fois cette année, et c'est là qu'on va pouvoir savoir s'il y a une maîtrise équivalente des compétences », s'est justifiée Mme Tremblay.Aucun inspecteur n'a été envoyé dans les écoles l'an dernier, mais des visites auront lieu au cours de la présente année scolaire, en vue du renouvellement des permis qui viennent à échéance à la fin juin.L'entente prévoyait que dès septembre prochain, les écoles évangéliques devraient respecter les mêmes critères que les autres établissements privés du Québec.Mais l'emploi commun du programme évangélique et de celui du Ministère perdurera, selon des sources évangéliques.«Le renouvellement de permis aura lieu au cours de la présente année, alors je ne peux pas m'avancer », a indiqué Mme Tremblay.Quant aux élèves du secondaire, leur situation est encore plus troublante.Le Ministère n'a pas donné de permis aux écoles évangéliques pour le secondaire, si bien que leur diplôme n'est pas reconnu.Mais le Ministère tolère que le «petit nombre d'élèves du secondaire » restent dans les écoles, sous la supervision d'un enseignant qualifié.«Cette façon de faire est viable et valide jusqu'au 30 juin 2009, a dit Mme Tremblay.C'est ce qui a été convenu de faire.» Jusqu'à 4000 élèves Les écoles évangéliques ont refusé de répondre aux questions de La Presse, suggérant de téléphoner à leur avocat, Claude Grant.Ce dernier n'a pas répondu à nos appels.À l'Alliance évangél iste du Canada , l 'avocat Don Hutchinson a précisé qu'il n'avait «pas d'information à jour sur le statut des écoles évangél iques au Québec », n'ayant pu joindre ses contacts dans la province.Il est à noter que huit écoles illégales ont fermé leurs portes au Québec depuis 2007, dont l'Académie chrétienne de la Petite-Nation, à Saint-André- Avellin, l'une des écoles évangéliques liées par entente avec le Ministère.«Elles ont fermé leurs portes à la suite d'interventions du Ministère», a indiqué Mme Tremblay.Toutes n'étaient cependant pas évangéliques.En 2006, l 'avocat Claude Grant avait affirmé à Radio- Canada que de 3000 à 4000 enfants étaient éduqués dans une vingtaine d'écoles évangéliques illégales au Québec.Les sept premières écoles évangéliques liées par entente avec le Ministère comptaient, quant à elles, 200 élèves en 2006-2007.COURRIEL Pour joindre notre journaliste : marie.allard@lapresse.ca LES ÉVANGÉLIQUES AU QUÉBEC La croissance des principales Églises évangéliques est «beaucoup plus rapide au Québec que dans le reste du Canada », selon Frédéric Castel, chargé de cours au Département des sciences des religions de l'UQAM.Mais le nombre de fidèles est difficile à évaluer, « tant les dénominations se multiplient », précise-t-il.Au Québec, il y avait 35 500 baptistes, 22 700 pentecôtistes, 7600 membres de l'Église missionnaire évangélique et 6700 adventistes en 2001, sans compter les autres dénominations comptant de 500 à 1000 membres.Environ 40% des fidèles sont francophones, estime M.Castel.Le Ministère a évalué les élèves de fin de primaire de ces écoles évangéliques au printemps dernier, mais refuse de rendre les résultats publics.PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE Les élèves de la Faith Christian Academy, de Saint-Lazare, jouent dehors lors d'un cours d'éducation physique.Fondée illégalement en 2002, cette école utilise un programme évangélique.Ses profs enseignent « l'amour de Dieu et le désir de lui obéir », précise son site internet.MARIE ALLARD L a mét hode Sc hool of Tomorrow«est utilisée depuis 35 ans, dans plus de 170 écoles partout au Canada», affirme son concepteur, l'Accelerated Christian Education.«Dans le monde, 7500 écoles de 151 pays l'emploient », a dit à La Presse Claude Payant, exreprésentant de l'Association des églises-écoles évangélistes du Québec (AEEEQ).Basé sur la Bible, ce programme scolaire texan est appliqué de manière autodidacte par les enfants, qui progressent à leur rythme à l'aide de manuels et de logiciels informatiques, sans professeurs.«C'est très sérieux, a assuré M.Payant.Ça forme des jeunes travaillants et responsables.» La femme de M.Payant distribue la méthode à des parents québécois qui éduquent leurs enfants euxmêmes, à la maison, ce qui est permis par l'État.«Règle générale, ce sont des gens qui désirent des valeurs traditionnelles », a-t-il précisé.Aujourd'hui , plusieurs choisissent de commander le matériel directement du siège social canadien, situé à Portage La P ra i r ie au Manitoba.Au primaire, des droits de scolarité de 250$ par écolier sont exigés, sans compter le matériel qui coûte de 360 $ à 590$ par année.Dans son rapport annuel 1995-1996, le Vérificateur général du Québec soulignait que «par le passé », le ministère de l'Éducation avait estimé «que les programmes d'études offerts par l'AEEEQ présentaient des similitudes avec ses propres programmes », ce que rappellent ses partisans.Le Ministère a toutefois indiqué à La Presse ne pas avoir fait d'évaluation récente de School of Tomorrow.PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE La Faith Christian Academy, à Saint-Lazare.ÉTUDIER DANS L'ILLÉGALITÉ LE QUÉBEC AUX URNES MARTIN CROTEAU COMPTON \u2014 Le Parti québécois était moins préparé au déclenchement des élections que les libéraux, a admis Pauline Marois, hier.Mais refusant de rendre les armes à 48 heures du vote, la chef péquiste a averti les Québécois de ne pas donner un «chèque en blanc» à Jean Charest.«C'est sûr qu'à partir dumoment où on ne croyait pas qu'il allait y en avoir (des élections) parce qu'on croyait que c'était irresponsable qu'il y en ait, on n'avait pas le même niveau de préparation que M.Charest», a concédé la chef du Parti québécois, alors qu'un deuxième sondage en autant de jours a prédit un gouvernement majoritaire aux libéraux.Un sondage Léger-Marketing a accordé 45% des intentions de vote au Parti libéral, contre 33% au PQ et 15% pour l'ADQ.Ces données confirment l'enquête CROP-La Presse, publiée vendredi, qui donnait le même score au PLQ et à l'Action démocratique.Le parti de Pauline Marois y recueillait 29%.Estimant que le «ciment n'est pas pris », la leader souverainiste a de nouveau mis les Québécois en garde contre un éventuel gouvernement libéral majoritaire.Les électeurs, dit-elle, pourraient redécouvrir le Jean Charest «arrogant» qui a voulu construire la centrale thermique du Suroît et vendre le mont Orford contre le gré de la population.«M.Charest, ce qu'il demande aux Québécois, c'est un chèque en blanc, a-t-elle averti.Il ne nous dit pas ce qu'il va faire, il ne nous dit pas où il veut aller.Une fois qu'il sera élu, est-ce qu'on va entendre les gens dire: \"On n'a pas voté pour ça\"?Moi, c'est ce que je crains.» Duceppe attaque Charest La chef du PQ a visité cinq circonscriptions jugées prenables en Estrie, sur la Rive-Sud de Montréal et dans la métropole au cours de son avant-dernière journée de campagne.Et à 48 heures du suffrage, le chef du Bloc québécois a fait une entrée remarquée.Gilles Duceppe avait participé à une douzaine d'activités du PQ au cours des dernières semaines, mais il n'avait pris part qu'à une poignée de rassemblements avec Mme Marois.Refusant de commenter les problèmes du PQ pendant la campagne, Gilles Duceppe s'est plutôt attaqué à Jean Charest, dénonçant le mutisme du premier ministre sortant face à la crise politique à Ottawa.M.Charest ne s'était pas gêné pour intervenir dans la campagne fédérale, a-t-il souligné.Il avait en effet critiqué les compressions en culture des conservateurs, de même que la baisse des subventions aux organismes de développement économique et le plan d'imposer des peines plus sévères aux jeunes contrevenants.«M.Charest a fait beaucoup plus d'interventions dans la campagne fédérale au sujet des intérêts du Québec qu'il l'a fait dans sa propre campagne», a raillé le chef du Bloc québécois.Gilles Duceppe somme le chef libéral de se prononcer en faveur d'un éventuel gouvernement de coalition soutenu par le Bloc québécois.«Je le critique, a-t-il déclaré.Qu'il tienne compte de ces critiques et qu'il se tienne debout.» Profitant de la présence de son homologue du Bloc, Pauline Marois a martelé que seule l'élection d'un gouvernement souverainiste permettra de rétablir le «rapport de force» entre Québec et Ottawa.Le «ciment n'est pas pris » Pauline Marois termine le dernier sprint avec l'espoir de faire mentir les sondages MARTIN CROTEAU ACTON VALE \u2014 Pauline Marois s'est de nouveau portée à la défense d'Yves-François Blanchet, arrêté cette semaine en état d'ébriété dans sa voiture.La chef du PQ a soutenu hier que son candidat dans Drummond a été victime d'un piège.«Je crois qu'on a voulu le piéger, a-t-elle déclaré en entrevue à Radio-Acton.J'ai ce sentiment-là.» M.Blanchet, ex-président de l'ADISQ et agent du rocker Éric Lapointe, a été cueilli par des agents de la Sûreté du Québec à 3h25 dans la nuit de jeudi à vendredi.Il était assis dans le siège du conducteur de sa voiture, garée dans une zone interdite.Il a échoué à un alcootest à son arrivée au poste de Drummondville.Le candidat a confirmé ces faits.Mais il soutient n'avoir jamais eu l'intention de prendre le volant ce soir-là.Il affirme que le contact était coupé lorsque les policiers se sont approchés de son véhicule, ce que la SQ a contredit.Aucune accusation n'a encore été portée contre Yves-François Blanchet.Voilà pourquoi la SQ n'a jamais formellement identifié le candidat péquiste.Si la Couronne décide de l'inculper, l'ex-impresario entend plaider non coupable.Dans l'entourage de Pauline Marois, on s'étonne que les médias aient eu vent de l'arrestation alors que la SQ n'a jamais divulgué l'identité de M.Blanchet.On soupçonne qu'un adversaire a fourni l'information aux médias.La chef du PQ a réitéré sa confiance en son candidat.«Il a expliqué les circonstances dans lesquelles il a été interpellé, a-t-elle affirmé.Il n'était pas sur la route en train de conduire.» Mme Marois devait faire campagne à Drummondville vendredi soir.Mais la veille, quelques heures après l'arrestation de M, Blanchet, son itinéraireaétémodifié.La caravane a finalement pris le chemin de Sherbrooke.ARRÊTÉ EN ÉTAT D'ÉBRIÉTÉ Blanchet aurait été victime d'un piège, selon Marois PHOTO JACQUES BOISSINOT, LA PRESSE CANADIENNE Gilles Duceppe est venu prêter main-forte à Pauline Marois, hier, en Estrie.Il a entre autres reproché à Jean Charest de ne pas prendre position au sujet de la crise qui secoue Ottawa.JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE La flamme souverainiste change de mains.Déçus par la mollesse du PQ, de nouveaux partis politiques jouent du coude pour offrir une alternative aux indépendantistes purs et durs.Bien en avant, le Parti indépendantiste participe demain à ses premières élections.Fondé en février 2008, le Parti indépendantiste compte déjà 19 candidats, dont l'ex-bloquiste Ghislain Lebel (Chambly) et l'ancien sondeur officiel du PQ, Michel Lepage (Borduas).Son chef, Éric Tremblay (Taillon), affirme qu'il en avait assez des détours empruntés par le Parti québécois, devenu selon lui un «parti provincialiste comme les autres ».M.Tremblay accuse ni plus ni moins le PQ d'avoir abandonné la cause souverainiste.«Ça fait 13 ans que le PQ ne mène plus de combat actif pour faire du Québec un pays libre et indépendant, indique M.Tremblay.Moi je dis que si le peuple québécois veut reprendre sa destinée en main, il ne peut plus attendre après le PQ.Tout ce qui intéresse ce parti, c'est de prendre le pouvoir pour gérer la province à la petite semaine.» Se présentant comme la seule alternative valable au PQ, le PI entend déclarer unilatéralement l'indépendance du Québec advenant une majorité à l'Assemblée nationale.Son programme inclut entre autres un renforcement de la loi 101 et une sélection de l'immigration basée sur la connaissance du français.M.Tremblay le répète sans cesse : sa formation est actuellement « la seule à offrir un plan concret pour l'indépendance».Mais l'est-elle vraiment ?Outre Québec solidaire, d'autres petits partis ont décidé de remettre la cause souverainiste à l'avant-plan.Partisan d'une «association confédérative » avec le Canada, le Parti République du Québec présente cette année un candidat dans Vaudreuil, soit l'ancien péquiste Gilles Paquette.Deux formations ouvertement indépendantistes - le Parti Jeanne du Lys et l'Union démocratique pour l'indépendance du Québec (UDIQ) - ont par ailleurs réservé leur nom auprès du DGE, en vue d'un scrutin ultérieur.Pour Éric Montpetit, professeur au département de politique de l'Université de Montréal, cette tendance à la multiplication trahit avant tout une grande impatience dans les rangs souverainistes.«Ces partis sont composés d'indépendantistes un peu pressés, lance M.Montpetit.Ils ont un sentiment d'urgence que le PQ n'a pas, parce qu'il a épousé le rythme de l'électorat qui ne voit pas la nécessité urgente de faire l'indépendance.» Fort de ses 19 candidats, Éric Tremblay invite tous les indépendantistes déçus à se grouper sous la bannière du PI.Mais il semble déjà évident qu'au delà de la cause commune, ces nouvelles formations ne partagent pas la même philosophie.Sylvie R.Tremblay, du parti Jeanne du Lys, affirme ne pas adhérer à certaines idées «d'extrême droite» du Parti indépendantiste, alors que Gilles Paquette, du PRQ, l'accuse tout simplement de «plagiat ».Il y a deux mois, des problèmes à l'interne ont en outre mené à l'expulsion de trois membres de l'exécutif du Parti indépendantiste, qui avaient réclamé la tête de leur chef.Désunie dans la marge, la relève souverainiste a encore beaucoup à faire pour offrir une véritable alternative au Parti québécois, estime Éric Montpetit.«À mon sens, ça reste des mouvements minoritaires.Dans ce contexte, je ne suis pas certain que ces partis soient menaçants pour le PQ.La majorité des souverainistes se sent à l'aise avec la position plutôt centriste du Parti québécois et une démarche pour la souveraineté qui est plus lente.» SOUVERAINETÉ Des partis «purs et durs » dans l'ombre du PQ « Je ne suis pas certain que ces partis soient menaçants pour le PQ.La majorité des souverainistes se sent à l'aise avec la position plutôt centriste du Parti québécois.» PARIZEAU S'ADRESSE AUX ÉLECTEURS L'ex-premier ministre du Québec, Jacques Parizeau, utilise l'internet pour rassembler les électeurs du Québec derrière la chef du Parti québécois, Pauline Marois.Le site du PQ diffuse depuis hier une capsule vidéo dans laquelle Jacques Parizeau louange les qualités de celle qui lui a succédé à la tête du parti.La campagne étant dominée par l'économie, M.Parizeau insiste surtout sur le bilan de Mme Marois à la tête du ministère des Finances dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001.«Elle décide d'avancer le budget au 1er novembre avec un plan d'action qui s'est réalisé tout de suite, immédiatement.Les résultats vont être étonnants.Au cours de l'année 2002, il va se créer 118 000 emplois, plus qu'il s'en était créé depuis 1973», dit-il.M.Parizeau exhorte aussi les jeunes, souvent peu enclins à se déplacer pour voter, à se manifester cette année en grand nombre.\u2014 La Presse TOMMY CHOUINARD TROIS-RIVIÈRES \u2014 Pendant que ses adversaires augmentent la cadence, Jean Charest lève le pied de l'accélérateur dans la dernière ligne droite de cette campagne électorale.Le chef libéral, qui jouit d'une confortable avance selon les sondages, a décidé de ne pas faire de sprint final effréné comme l'an dernier et en 2003.Hier, M.Charest a fait escale dans seulement trois circonscriptions, toutes situées en Mauricie et passées à l'ADQ en 2007.Il en visitera trois autres aujourd'hui, à Québec, Shawinigan et Granby, encore en terre adéquiste.Aux élections de 2007, Jean Charest avait fait la tournée de neuf circonscriptions le samedi et de sept le dimanche précédant le jour du vote.Et en 2003, il s'était aussi arrêté dans 16 circonscriptions en deux jours.«C'est un choix que nous avons fait le lendemain de la campagne de 2007, a expliqué Jean Charest en conférence de presse, hier.Parce qu'en 2007, on a tiré une leçon du fait qu'en fin de campagne il fallait se préparer pour le jour du vote.» «Oui, c'est bien de pouvoir toucher le plus de comtés possibles, de voir les gens, a-t-il ajouté.Mais il faut aussi prendre le temps de préparer le jour du vote pour que nous puissions être le plus efficace possible sur le terrain.» Le chef libéral se défend de tenir la victoire pour acquise, alors que les sondages des derniers jours lui prédisent une majorité.«Rien n'est décidé tant que les Québécois n'auront pas voté », a-t-il dit.Au lendemain du débat des chefs, M.Charest promettait de faire «le plus de déplacements possible» au cours de la deuxième moitié de la campagne.«Ce n'est pas une campagne ron-ron, lançaitil aux journalistes.Je ne sais pas si vous pensez que ça va être reposant, ça ne le sera pas, je vous l'annonce.On va faire une campagne de tous les instants.» Hier, Jean Charest a commencé sa journée à Louiseville, capitale de la galette de sarrasin.Il a fait la visite d'une boutique de produits du terroir où les «pets de soeur» s'appellent des «nombrils de soeur» parce que «ça fait plus délicat», a-t-on expliqué.Puis, en après-midi, Jean Charest s'est rendu dans un centre sportif flambant neuf de Trois-Rivières, dans la circonscription de Champlain, où se présente le transfuge Pierre Michel Auger.Le député sortant est passé de l'ADQ au Parti libéral une semaine avant le déclenchement des élections.Le mai re de Trois-Rivières, Yves Lévesque, a accompagné le chef libéral durant sa visite.Il était à couteaux tirés avec l'ancien député libéral André Gabias et avait donné un appui souterrain à l'adéquiste Sébastien Proulx l'an dernier.Cette fois, il réclame un ministre pour Trois- Rivières, ce qui revient à larguer le lieutenant de Mario Dumont.Il a même donné publiquement son appui au candidat libéral dans Maskinongé, son ami Jean- Paul Diamond, préfet de la MRC.En soirée, environ 400 militants ont accueilli Jean Charest au centre communautaire Alexandre-Soucy de Trois- Rivières.L'ancien ministre libéral Yvon Picotte, qui a été président de l'ADQ entre 2004 et 2006, était du nombre.Déçu de Mario Dumont et des orientations du parti, il a claqué la porte de l'ADQ pour rentrer au bercail plus tôt cet automne.Aujourd'hui, il invite le chef adéquiste à se joindre aux libéraux.«Il ferait un excellent ministre», a-t-il lancé aux journalistes.Yvon Picotte appuie Jean-Paul Diamond, l'un de ses anciens employés politiques.«Bienvenue dans la famille», lui a lancé Jean Charest avant de quitter la salle.«Jean Charest a changé.Il s'est adapté à la population et est à l'écoute », a affirmé l'ancien ministre de Robert Bourassa.Au cours de la deuxième moitié de la campagne, Jean Charest a évité les bains de foule.Il s'est fait apostropher lors d'une visite dans un centre commercial de Longueuil en début de campagne.Il a aussitôt mis fin à ce genre d'exercice sans filet.Le chef libéral a privilégié les visites d'entreprises et les rassemblements militants, des activités tenues dans des environnements contrôlés.«Ç'a été une campagne électorale axée sur le contenu, sur les enjeux de fond.C'est la campagne que j'ai choisi de faire», a-t-il expliqué.À quelques heures du scrutin Charest réduit la cadence LE QUÉBEC AUX URNES SUR CYBERPRESSE > BLOGUE Vivez la campagne à bord des autobus des partis avec le blogue électoral sur cyberpresse.ca/electoral Jean Charest s'est défendu de préjuger du résultat.«Rienn'est décidé tant que les Québécois n'auront pas voté », a-t-il dit.PHOTO JACQUES BOISSINOT, LA PRESSE CANADIENNE Jean Charest est passé à Trois-Rivières, hier, rencontrer son candidat dans Champlain, le transfuge adéquiste Pierre Michel Auger.VU ET ENTENDU VIOLAINE BALLIVY JOUR AVANT LE SCRUTIN LE CHIFFRE DU JOUR Les médecins ne font pas que l'objet des promesses des politiciens.ils font eux aussi des promesses de politiciens.Neuf médecins ont décidé de troquer le sarrau contre le completcravate et sont candidats aux élections de demain.Un nombre record, selon l'Actualité médicale qui consacre tout un dossier au phénomène.À noter qu'en cette période où la pénurie de médecins fait couler beaucoup d'encre, aucun des cinq principaux partis politique n'est dépourvu de son candidat-médecin.CITATION DU JOUR «Ce n'est pas parce que vous ne m'avez pas vu que je n'étais pas là.» \u2014 GILLES DUCEPPE, interrogé par un journaliste curieux de savoir pourquoi il s'était peu mêlé de la campagne provinciale.Le chef du Bloc s'est défendu en affirmant qu'il avait participé à une douzaine d'activités du Parti québécois de Pauline Marois dans les dernières semaines.Hier, les deux chefs souverainistes ont pris part à leur première conférence de presse conjointe depuis le déclenchement des élections.PLUS TÔTQUE TARD 674569 électeurs ont rempli un bulletin de vote entre le 28 novembre et le 4 décembre dernier, soit près de 12% de tous les Québécois inscrits sur les listes électorales de la province.Du jamais vu.En 2007, près de 1 électeurs de moins s'étaient prononcés avant le grand jour.Difficile toutefois de conclure que cette hausse est un gage d'une forte participation au scrutin général du 8 décembre.L'augmentation observée cette année s'explique certainement en bonne partie par l'ajout de deux jours à la période tradi Amir Khadir estmédecin spécialiste enmicrobiologie-infectiologie et pratique au Centre hospitalier tionnelle de votation par anticipation.Pierre-Le-Gardeur, à Lachenaie.Candidat de Québec solidaire dans la circonscription de Mercier, il est aussi l'un des neufs médecins qui espèrent se faire élire à l'Assemblée nationale lundi.Amir Khadir PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE 335, boul.Brunswick (face au Centre Fairview) 514 694-0771 lexus.com 561, boul.Saint-Joseph (angle de la 6ième Avenue) 514 634-7171 lexus.com ACOMPTE DE 4992$ Financement à la location de 3,9% Limite de 20,000 km/année pour la IS 250 et 24,000 km/année pour la RX 350 et la ES 350, 0,20$/km extra.Transport et préparation non inclus.Toutes taxes, frais d'enregistrement et d'assurance non inclus.Offres de location par Services Financiers Lexus sur approbation du crédit.Modèles à titre de référence visuelle uniquement.Voyez votre concessionnaire Spinelli Lexus pour obtenir tous les détails.ACOMPTE DE 7156$ Financement à la location de 3,9% Location 48 MOIS 458$ RX350 2009 /mois ES 3502009 IS 250 2009 Location 36 mois ACOMPTE DE 5887$ Financement à la location de 3,9% 398$ /mois Location 48 mois 328$ /mois Décembre Inoubliable 3601110A LE QUÉBEC AUX URNES VINCENT BROUSSEAU-POULIOT TROIS-RIVIÈRES \u2014 L'Ac tion démocratique du Québec s'est déjà identifiée comme le parti des jeunes.Comme le parti des familles.Comme le parti de la classe moyenne.À son plus bas niveau dans les sondages depuis 10 ans, le parti de Mario Dumont veut maintenant s'imposer comme le parti des babyboomers, le bloc d'électeurs le plus important au Québec.Mario Dumont fait référence à la Révolution tranquille dans ses discours depuis plusieurs jours.Mais hier, le chef de l'ADQ a été plus direct envers les baby-boomers fiers de la Révolution tranquille en leur demandant d'appuyer la nouvel le vague de changement proposée par son parti.« Je m'adresse à une génération qui a connu le changement, qui a connu une époque où les Québécois étaient fiers d'eux, a dit Mario Dumont hier à ses militants.(\u2026) Cette génération va reconnaître aujourd'hui en l'ADQ un parti porteur de changements au Québec.» Le chef adéquiste fait un pari pour le moins audacieux : séduire les baby-boomers en vantant leur capacité à faire des changements tout en s'attaquant à leur héritage politique.L'ADQ propose même de privatiser une partie de leur plus grand fleuron, Hydro-Québec.« Il y a eu l'ancien modèle québécois qui a donné des bons résultats durant la Révolution tranquille et après, dit Mario Dumont.Il a permis au Québec de faire du rattrapage en éducation, de devenir maître de son économie.Mais le modèle s'est alourdi.On commence à régresser dans des domaines comme la santé et l'éducation où on avait fait des pas de géant.(\u2026) Il faut tourner la page sur un modèle qui ne donne pas de résultats.» Le pari du changement Le programme de l'ADQ contient quelques mesures pour séduire les baby-boomers - notamment une exemption d'impôt de 5000$ sur les revenus de retraite -, mais Mario Dumont mise surtout sur leur appétit pour le changement .« Cette campagne, c'est une bataille entre le passé et l'avenir, entre la résignation et l'espoir, dit Mario Dumont.Au débat des chefs, Jean Charest et Pauline Marois se sont enflammés quand ils ont parlé de qui avait fait pire par le passé.Mais l'animateur (Stéphan Bureau) n'avait plus de misère avec eux quand est venu le temps de parler de leurs solutions d'avenir.Ils étaient assez tranquilles làdessus tous les deux.» Pour la deuxième journée consécutive, Mario Dumont a visité huit circonscriptions hier.En soirée, le chef adéquiste était dans Beauce-Sud, où son député Claude Morin (rien à voir avec l'ancien ministre péquiste qui avait dirigé les négociations constitutionnelles en 1982) affronte un adversaire libéral redoutable, Robert Dutil.Signe de l'importance de la famille Dutil en Beauce, Mar io Dumont a prononcé son discours à l'aréna Marcel Dutil\u2026 baptisé en l'honneur du frère du candidat libéral ! Mario Dumont visitera quatre circonscriptions aujourd'hui.L'autobus électoral de l'ADQ partira de la Beauce et fera son dernier arrêt à Rivièredu- Loup, circonscription que représent e Mar io Dumont depuis 1994.L'ADQcourtise les baby-boomers VINCENT BROUSSEAU-POULIOT SAINT-HYACINTHE \u2014 Même si l'ADQ est menacée de perdre son statut de parti officiel à l'Assemblée nationale selon les sondages, Mario Dumont ne craint pas pour l'avenir de sa formation politique.Le chef adéquiste croit que les Québécois continueront d'adhérer à la philosophie de changement de l'ADQ malgré les mauvais sondages actuels.«On a fondé l'ADQ parce que le Québec avait besoin de changement, a dit Mario Dumont hier matin au cours d'un point de presse à Saint-Hyacinthe.Le vieux modèle québécois était rendu à sa limite.Il fallait arriver avec une vision nouvelle des choses.L'avenir des partis politiques doit toujours être soumis à l'avenir du Québec.Ce que je souhaite pour l'avenir du Québec, c'est qu'il conserve sa capacité de changement.» À 15 % da ns les sondages - autant celui de La Presse vendredi que celui du Journal de Montréal et The Gazette hier -, l 'Act ion démoc r a t ique du Québec ne récolterait au maximum qu'une demi-douzaine de députés.Il faut 12 élus ou 20% du vote populaire afin d'être reconnu comme parti officiel à l'Assemblée nationale.Il faut remonter aux élections de 1998 pour constater un appui populaire à l'ADQ aussi faible (12%).Jadis chouchoudes Québécois, Mario Dumont est maintenant moins populaire que son parti dans les sondages (13% pour Dumont cont re 15% pou r l'ADQ).Comment explique-til cette nouvelle réalité?Avec beaucoup d'ironie.«C'est parce que nous avons une très bonne équipe, comme les médias l'ont souvent mentionné\u2026 » MALGRÉ DES SONDAGES ALARMANTS Dumont ne remet pas en question l'avenir de son parti PHOTO RYAN REMIORZ, LA PRESSE CANADIENNE Pour la deuxième journée consécutive, Mario Dumont a visité huit circonscriptions hier.Il s'est notamment arrêté dans l'est de Montréal, où il s'est entretenu avec des électeurs.Lors du dernier jour de campagne, aujourd'hui, Mario Dumont visitera quatre circonscriptions.Le candidat adéquiste dans Drummond trouve «déplorable» le comportement de son adversaire péquiste Yves-François Blanchet, qui a été arrêté en état d'ébriété dans sa voiture jeudi matin à 3h25.«Ce n'est pas le genre de candidat que la population veut.C'est sûr que ce n'est pas positif pour sa campagne», tranche le député sortant Sébastien Schneeberger, de l'ADQ.Ancien imprésario du chanteur Éric Lapointe, Yves-François Blanchet a expliqué qu'il était allé prendre ses messages et quelques effets personnels dans sa voiture.Il a affirmé ne jamais avoir eu l'intention de prendre le volant.Il comptait se rendre à pied à sa résidence située quelques rues plus loin.Des explications qui ne convainquent pas son adversaire adéquiste.«Moi, à 3h du matin, je suis couché et je dors pour être en forme le lendemain à 7h», dit Sébastien Schneeberger.\u2014 Vincent Brousseau-Pouliot L'ADQ juge le comportement d'Yves-François Blanchet «déplorable » CYBERPRESSE.CA NOSBLOGUES PATRICK LAGACÉ Les politiciens et le «terrain», en 14 points Ils parlent tous de ça, tous partis confondus: le terrain, le terrain, on me dit ça sur le terrain, je ne vois pas cela sur le terrain, c'est tout à fait réjouissant sur le terrain.Lisez la suite sur cyberpresse.ca/lagace CARICATURES Revivez une semaine de crise à Ottawa en compagnie de nos caricaturistes sur cyberpresse.ca/caricatures TOUT SUR LES ÉLECTIONS Pour tout savoir sur les élections, visitez notre dossier, le plus complet du web, sur cyberpresse.ca/elections JOURNET Notre blogueur Paul Journet livre, sous forme vidéo, les faits saillants de la campagne électorale sur cyberpresse.ca/video 8 DÉCEMBRE 2008 - 9 h 30 à 20 h É L E C T I O NS GÉ N É R A L E S 1 888 ÉLECTION (1 888 353-2846) JE M'EXPRIME , JE VOTE ! Pour savoir où aller voter, consultez la carte de rappel que vous avez reçue par la poste ou visitez notre site Web.N'OuBLIEz PAS D'APPORTER uNE DES CINq PIèCES D'IDENTITÉ REquISES POuR vOTER.3598726A LE QUÉBEC AUX URNES MATHIEU PERREAULT Durant la campagne électorale, Mario Dumont a proposé de forcer les assistés sociaux aptes au travail à trouver un emploi.Sa suggestion a été ignorée, notamment parce qu'elle rappelle les fameux «bouboumacoutes » de la fin des années 80, qui traquaient la fraude à l'aide sociale.Mais un autre exemple existe dans ce domaine: les États-Unis, qui ont lancé en 1996 une vaste réforme de l'aide sociale limitant à cinq ans la durée de tels subsides gouvernementaux durant la vie d'une personne.Lors du 10e anniversaire de la réforme, en 2006, les analystes s'entendaient pour lui accorder beaucoup plus de mérites que d'inconvénients.Mais alors que le pays s'enfonce dans la crise économique, plusieurs estiment que le véritable test est encore à venir.«La réforme a été le plus grand succès de politique publique pour réduire les problèmes liés à la pauvreté depuis les années 60, et peut-être même depuis les grands programmes des années 30», estime Jerry Friedman, directeur de l'Association des services sociaux publics, qui regroupe les ministères et organismes fédéraux, étatiques et municipaux de ce secteur aux États-Unis.«Nous avons enfin pu adapter les programmes de soutien et de formation aux conditions particulières de chaque région et de chaque clientèle.Il y a eu un boom incroyable du nombre de garderies subventionnées.» En 10 ans, le nombre d'assistés sociaux a chuté de 60%.La proportion des mères de famille monoparentale pauvres ayant un emploi est passée de 58% à 75%.Les ex-assistés sociaux ont à tout le moins maintenu leurs revenus, et une étude de l'Institut Brookings, un groupe de réflexion de gauche, avance qu'ils se sont davantage enrichis que les autres travailleurs à faible revenu.Seulement 5% des assistés sociaux ont atteint la limite des cinq ans, qui de toute façon peut être levée dans des régions souffrant de difficultés économiques graves, selon M.Friedman.Cependant, les assistés sociaux subissent l'instabilité associée aux emplois faiblement qualifiés.«Les anciens assistés sociaux changent plus souvent d'emploi que la moyenne», estime Pierre Fortin, un économiste de l'Université du Québecà Montréal.«De plus, je ne pense pas qu'une telle réforme soit possible au Québec, parce que le salaireminimumest trop élevé pour les PME sur lesquelles il faudrait compter pour embaucher les assistés sociaux.Il y aurait une pauvreté épouvantable.» David Card, un économiste de l'Université Berkeley, confirme que l'instabilité fait partie des désavantages de la réforme.Mais il n'est pas certain que le niveau du salaire minimum joue un rôle dans son succès.«De toute façon, il faudra voir ce qui va se passer dans la prochaine année avec la récession.Nous ne pourrons crier victoire que si les ex-assistés sociaux ne souffrent pas plus que les autres.» Par contre, la réforme de l'aide sociale américaine a permis de resserrer les liens entre les services sociaux gouvernementaux et les entreprises.«Le secteur privé a commencé à comprendre que nous pouvions l'aider en formant leurs futurs employés.Je pense que ça explique peut-être une partie du soutien accru à la réforme du financement des soins de santé.Le soutien gouvernemental à la main-d'oeuvre est moins considéré comme du socialisme.» Réforme de l'aide sociale : l'exemple des États-Unis PHOTO FRED PROUSER, ARCHIVES REUTERS Dix ans après la réforme de l'aide sociale aux États-Unis limitant à cinq ans la durée des prestations durant la vie d'une personne, le nombre d'assistés sociaux a chuté de 60%.La proportion des mères de famille monoparentale pauvres ayant un emploi est passée de 58% à 75%.Sur notre photo, un chercheur d'emploi à Glendale, en Californie.«La réforme a été le plus grand succès de politique publique pour réduire les problèmes liés à la pauvreté depuis les années 60, et peut-être même depuis les grands programmes des années 30.» VIOLAINE BALLIVY Convaincre un électeur d'acheter le programme d'un parti politique en 30 secondes, c'est possible ?Difficile, mais pas hors de portée s'il s'agit d'un indécis.C'est quand le coeur d'un électeur balance qu'il est le plus favorable aux campagnes de publicité menées par les partis politiques, révèle une étude menée par des chercheurs de l'Université Laval.Marie- Claude Tremblay a mesuré en temps réel la réaction de 301 personnes pendant qu'elles visionnaient les publicités des partis fédéraux diffusées lors de l'avant-dernière campagne fédérale, en 2006.Les téléspectateurs devaient qualifier de 0 à 100 leur appréciation du discours vu et entendu.Étonnament, les personnes qui s'intéressent le moins à la politique - et souvent moins déterminées dans leurs choix - sont aussi celles qui ont donné les meilleurs scores à ces capsules et qui ont le plus apprécié les opérations de séduction des politiciens.«Ils sont moins portés à analyser de façon critique le message pour se faire une opinion», explique Marie-Claude Tremblay.À l'opposé, les cyniques sont plus durs à convaincre et jugent beaucoup plus sévèrement les images, les paroles et les musiques destinées à les amadouer.En bref, les pubs les irritent.Alorsqu'unenouvelle campagne électorale pourrait être déclenchée bientôt à Ottawa, Marie-Claude Tremblay sert un conseil aux stratèges: «Évitez les propos négatifs: ils stimulent le cynisme des électeurs.» Et un électeur cynique est un électeur qui a moins tendance à juger utile de se déplacer jusqu'à un bureau de scrutin.Le discours négatif aurait donc exactement l'effet contraire de celui qui devrait être recherché! Idem pour les slogans misant sur la peur.Autre défi, les stratèges doivent trouver le juste équilibre entre le côté nature et le côté givré des politiciens, car les électeurs ne se laissent pas seulement conquérir par les émotions, mais aussi par la raison.Gagner un vote, c'est gagner le coeur et la tête d'un citoyen.«Les arguments rationnels augmentent la crédibilité du message et son efficacité, mais les émotions piquent l'intérêt.Il faut donc utiliser les deux», tranche Mme Tremblay.Reste que les campagnes de publicité lancées à grands frais n'ont qu'une efficacité toute relative.«Elles servent surtout à ramener à l'avant-plan certains enjeux ou ramener les électeurs vers leurs prédispositions naturelles », constate Mme Tremblay.Les électeurs indécis plus susceptibles d'être conquis par les publicités électorales 3600883A ACTUALITÉS Tous les commentateurs se sont scandalisés de la piètre qualité de la vidéo du discours de Stéphane Dion réagissant à l'adresse à la nation de Stephen Harper.Qui a réalisé cette oeuvre?Qui était derrière la caméra?Michael Ignatieff ?Pierre Falardeau ?Stevie Wonder?Cessez vos sarcasmes, ignares que vous êtes ! Comme tous les grands génies créateurs, Stéphane Dion est en avance sur son temps.Jean- Luc Godard, aussi , était un incompris.Stéphane Dion a produit la première vidéo politique d'avantgarde de l'histoire.Et il peut en être fier.Toute la facture du tournage fait très téléréalité.Comme si une caméra motorisée captait le message.Comme si personne ne la manipulait.Il n'y a que Dion et nous.Pas d'intermédiaire.Comme si Stéphane était en train de «chatter» sur un site de rencontres.Avec sa petite caméra branchée sur son ordi.Stéphane veut nous séduire.Et il le fait à la 2008.C'est raw.C'est rough.C'est New York.C'est branché.Les critiques se sont, encore une fois, mis un doigt dans l'oeil.On reproche au clip de débuter sèchement, sans aucun préambule.Voyons donc ! Quelle idée moderne d'entrer directement dans le vif du sujet ! Pas de fausse mise en scène.Pas de pause affectée.De «Chers Canadiennes, chers Canadiens» interminables! Dion débute son discours comme si on venait de zapper sur lui.Comme si on arrivait au moment important.Il sait que l'heure est grave.Que chaque seconde compte.Et il nous épargne les formules d'introduction toutes faites.Il nous saisit et capte notre attention.Quel innovateur.On a aussi attaqué le teint rouge de leader de la coalition.Franchement, c'est simple à comprendre.Stéphane Dion est rouge parce qu'il est libéral.Stéphane Dion est rouge parce qu'il fulmine contre l'inertie des conservateurs.Stéphane Dion est rouge parce que le Canada est dans le rouge.Cette coloration est pensée.Subtilité qui vous a sûrement échappé, à la fin de la vidéo, Stéphane Dion est rendu vert.Parce que la solution à tous nos problèmes ne peut-être qu'environnementale.Enfin un politicien qui ajoute du subliminal à son propos.Si son visage avait été bleu ou jaune, j'aurais pu comprendre qu'on ne comprenne pas, mais rouge et vert, à quelques jours de Noël, c'était facile à décoder.Comme Hitchcock, Fellini ou Bergman l'ont fait pour le septième art, Dion a révolutionné le clip politique grâce à un cadrage particulièrement original.Son gros plan favorisant le regard rappelait les westerns spaghetti de Sergio Leone.Et l'analogie est brillante.Car le drame de la Chambre des communes n'est rien d'autre qu'un western spaghetti, la coalition nous rappelant Le bon, la brute et le truand.Avec Stéphane, dans le rôle du Bon, Jack, dans celui de la Brute et Gilles dans celui du Truand.Stephen Harper incarnant la mouche qui tourne autour d'eux.En sortant son cou et son menton du cadre, les Canadiens ne pouvaient que remarquer les yeux à la Clint Eastwood de Stéphane Dion.Un regard de héros.Un regard qui tue.Trop souvent la cravate d'un homme politique nous déconcentre de son propos.Sergio Dion a réglé le problème.La cravate n'est plus dans l'image.Le clip est légèrement hors foyer, et ça aussi c'est savamment réfléchi.Le message est simple : tant que Stéphane Dion ne sera pas premier ministre, nous vivons dans un flou économique.Seul lui peut faire la mise au point.Seul lui peut faire disparaître l'ambiguïté de notre existence.Vrai, la vidéo de Stéphane Dion est arrivée en retard à Radio- Canada, mais vous comprenez maintenant pourquoi.Reprochet- on à Coppola d'avoir livré Le Parrain en retard?Retournez vite voir ce chef-d'oeuvre sur You Tube, maintenant que vous êtes en mesure d'en saisir toutes les subtilités.Profitez-en pour revoir aussi la vidéo de Stephen Harper, vous constaterez à quel point elle est plate, fade, sans aucune recherche artistique.Un plan moyen fixe, montrant deux feuilles sur son bureau qu'il ne consulte jamais.Derrière lui, des volets fermés, comme s'il se cachait pour faire un mauvais coup.Aucun zoom avant, aucune proximité.Harper garde ses distances avec le peuple.Tandis que Stéphane se colle sur nous.Le plan est tellement serré qu'il est prêt à nous «frencher».Ça, c'est de la passion.Stéphane aime son Canada.Riez, riez, les Jean Lapierre, Michel C .Auger, Vi ncent Mar issal et aut res , quand Stéphane Dion ira chercher sa palme d'or à Cannes, c'est lui qui rira le dernier.Malheureusement, on ne le verra pas, car sa bouche sera hors cadre.La vidéo d'avant-garde de Stéphane Dion HUGO DE GRANDPRÉ OTTAWA\u2014 John Manley, ancien vice-premier ministre et exministre des Finances, est devenu le second libéral connu, hier, à demander ouvertement le départ de Stéphane Dion de son poste de chef de parti.Dans une lettre au Globe and Mail, M.Manley a écrit que la première chose que les libéraux devraient faire à la suite de leur échec à renverser le gouvernement Harper, la semaine dernière, est de se doter d'un nouveau leader avant Noël.«La notion que le public accepterait Stéphane Dion comme premier ministre, après avoir rejeté cette possibilité de manière non équivoque à peine quelques semaines avant était, au mieux, un délire », a lancé John Manley, qui pratique aujourd'hui le droit chez Mc Carthy Tétrault.«Le nouveau chef devrait rapidement s'atteler à moderniser la structure du parti et à préparer un programme électoral, au cas où cela deviendrait nécessaire», a-t-il recommandé.La lettre arrive au moment où les pressions s'accentuent sur Stéphane Dion pour qu'il cède sa place à un autre chef intérimaire.À la sortie du caucus, la semaine dernière, le député ontarien Jim Karygiannis avait été le premier à réclamer son départ.Depuis, députés, sénateurs et stratèges oeuvrent en coulisse pour élaborer un cadre de transition.Mais selon des sources consultées par La Presse, hier, c'est davantage la question du successeur que celle du départ du chef actuel qui donne des maux de tête aux libéraux.La majorité du caucus appuie Michael Ignatieff dans la course au leadership engagée entre lui et deux autres candidats: Bob Rae et Dominic Le Blanc.Et en cas de démission de M.Dion, ce serait le caucus qui devrait arriver à un consensus pour trouver un autre chef intérimaire.Or, si certains croient que M.Le Blanc pourrait être disposé à se ranger derrière M.Ignatieff pour mettre un terme aux divisions du parti, c'est différent pour Bob Rae, qui n'a d'autre choix que de miser sur la course au leadership, s'il espère devenir un jour chef du parti.Des libéraux vont jusqu'à dire qu'il s'accroche au concept d'une coalition dirigée par Stéphane Dion pour gagner du temps et de la visibilité.Des pressions sont donc faites sur M.Rae pour qu'il rende les armes, mais pour l'instant, il semble peu disposé à accepter.Une attitude qui commence à irriter certains libéraux.«En faisant la promotion d'une coalition avec Dion à sa tête, Bob Rae fait passer ses intérêts personnels avant ceux du parti.C'est un manque de jugement flagrant qui est en train de le disqualifier comme chef.Les libéraux jugeront sévèrement son égoïsme et son manque d'abnégation.Le parti est plus grand que l'ego de certains individus», a lancé à La Presse hier un stratège influent, qui a rappelé avoir assisté aux guerres Chrétien-Martin des dernières décennies.Le PLC serait néanmoins en train d'examiner ses options pour devancer l'élection d'un nouveau chef libéral, qui doit avoir lieu le 2 mai.On s'attend à avoir plus de détails à ce sujet d'ici mercredi prochain.Les députés libéraux doivent alors se rencontrer à Ottawa.La réunion pourrait s'avérer décisive dans la carrière de Stéphane Dion.Manley appelle Dion à démissionner STÉPHANE LAPORTE COLLABORATION SPÉCIALE CHRONIQUE Comme Hitchcock, Fellini ou Bergman l'ont fait pour le septième art, Dion a révolutionné le clip politique.«La notion que le public accepterait Stéphane Dion comme premier ministre (.) était, au mieux, un délire.» - John Manley 3595373A 3601352 Photo: F.Galarneau Sun Kissed george maes 7903, rue Saint-Denis, Montréal (514) 381-2247 crichelieu@bellnet.ca Du mardi au dimanche, de 10 h à 17 h Stationnement Métro Jarry www.galerierichelieu.com Aussi spacieuse qu'un musée, aussi chaleureuse qu'une maison d'amis Exposition du 7 au 14 décembre Rencontrez l'artiste 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appliqué sur le versement mensuel si le paiement minimum dû est effectué avant la date d'échéance apparaissant sur l'état de compte mensuel.Dans le cas où les conditions précitées ne sont pas respectées, l'intérêt annuel applicable sur la carte de crédit du détenteur est alors calculé au taux de 19,5% annuellement sur les sommes en souffrance.Il n'y a aucuns frais de renouvellement ou d'adhésion.Détails en magasin.Exemple de frais : Si votre solde quotidien moyen en souffrance est de : 250$ 500$ 1000 $ Les frais d'intérêts pour une période de 30 jours seront de : 4,01$ 8,01$16,03 $ HEURES D'OUVERTURE: Lundi au vendredi 9h à 21h Samedi 9h à 17h Dimanche 10h à 17h BROSSARD Tél.: 450 619-6777 9500, boul.Taschereau (coin boul.Rivard) GATINEAU Tél.: 819 561-5007 1 877 755-2555 500, boul.de la Gappe (face aux Prom.de l'Outaouais) KIRKLAND Tél.: 514 697-9228 16 975, route Transcanadienne (sortie 50 de la Transcanadienne) LASALLE Tél.: 514 364-6110 7272, boul.Newman (près du Carrefour 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Marois, un véritable plan d'action pour le Québec : un enfant, une place en services de garde; l'accès à un médecin de famille pour chacun; moins d'élèves par classe; la création d'un fonds de développement pour diversifier l'économie des régions; des mesures pour faire face à la crise; et la protection du français.Le 8 décembre, posons un geste responsable, votons pour la transparence, votons pour faire avancer le Québec.3601633A POLITIQUE VIOLAINE BALLIVY La fronde contre Stephen Harper sort des coulisses du Parlement à Ottawa et descend dans les rues du pays.Plusieurs centaines de personnes se sont massées hier à Montréal et à Toronto pour soutenir la formation d'un gouvernement de coalition par les partis de l'opposition et dénoncer la prorogation de la session parlementaire jusqu'à la fin janvier.À Montréal, le rassemblement a débuté par une minute de silence à la mémoire des victimes de la tragédie de l'École polytechnique avant de se poursuivre par une longue série de discours de plusieurs politiciens et personnalités publiques.Les représentants des grandes centrales syndicales de la province, instigateurs de la manifestation montréalaise, ont été les plus durs envers le premier ministre Harper à qui ils ont de nouveau reproché de faire du «Quebec bashing».Ils n'hésitent pas à comparer sa demande d'ajourner la session parlementaire aux actions d'un gouvernement autoritaire.«Stephen Harper veut régner en despote», a lancé la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, devant une foule hétéroclite de travailleurs, retraités, étudiants, hommes femmes et enfants.Construire une solution de remplacement «Oui, il faut s'indigner, mais il faut aussi freiner cet assaut contre la démocratie et construire une alternative qui repose sur l'appui de 62% de la population», a-telle dit, faisant référence aux votes recueillis par le Bloc, le NPD et les libéraux le 14 octobre dernier.Le représenta nt du NPD, Thomas Mulcair, a tourné en dérision Stephen Harper et son utilisation de l'expression «séparatiste» dans la version anglophone de son discours à la nation, mercredi, au lieu du mot «souverainiste» dans la version francophone.«Avec Stephen Harper: Je vais me battre pour sauver les emplois se traduit par I am going to fight to save my job (je vais me battre pour sauver mon emploi)», a-t-il dit.«Il y a un mot qui se dit bien dans les deux langues: démocratie.» La foule a applaudi avec enthousiasme ces paroles qui résonnaient souvent avec les propos des nombreuses personnes interrogées par La Presse.«Stephen Harper est une menace pour la démocratie.Il s'accroche au pouvoir par tous les moyens», s'est indigné hier Jean- Pierre Brodeur.Disant n'appartenir à aucune formation politique ou syndicale, François Millette était venu de Blainville «pour prouver que le mécontentement n'est pas seulement l'affaire des syndicats, mais de tous les citoyens».Il était accompagné de son fils de 11 ans, William, qui brandissait une pancarte faite le matin même pour décrier le «Quebec bashing» de Stephen Harper.«Ce qui se passe en ce moment va avoir un impact sur mon avenir », a dit le jeune homme d'un ton sérieux.Quelques Ontariens, anglophones, étaient aussi du lot.«Harper agit comme si les bloquistes étaient entrés illégalement au Parlement, comme si le vote des électeurs québécois n'avait aucune valeur», a expliqué Marie-Lou Sutton, d'Ottawa.Le militant souverainiste Gérald Larose croit que Michaelle Jean a posé un geste «totalement farfelu» en permettant l'arrêt de la session parlementaire.«Elle s'est prêté au jeu de quelqu'un qui avait perdu la confiance de la Chambre.C'est dégradant pour la démocratie.» Les représentants des trois partis politiques fédéraux ont insisté sur la solidité de la coalition.Le chef du Bloc, Gilles Duceppe, soutient que la pause forcée des vacances de Noël n'aura pas d'effet sur la mobilisation des troupes, pas plus que les questions soulevées sur la présence de Stéphane Dion à la tête du Parti libéral.L'entente, a-t-il rappelé, a été signée entre des partis, plutôt qu'entre les chefs.«La coalition est solide, elle a fait l'objet d'une pétition signée par tous les députés du Parti libéral », a aussi affirmé le libéral Denis Coderre.Ailleurs au pays Une manifestation similaire a réuni quelque 3000 personnes à Toronto, devant lesquelles Stéphane Dion et Jack Layton ont à leur tour lancé des appels à la mobilisation.Mais les partisans de Stephen Harper se sont aussi fait entendre bruyamment, hier.À Ottawa, 3000 personnes ont bravé un vent glacial pour manifester leur solidarité à l'endroit du gouvernement conservateur, contre 2000à Calgary et quelque 200 à Halifax.\u2014 Avec La Presse Canadienne.Manifestations pour la coalition La fronde contre Harper descend dans la rue PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE À Montréal, plusieurs centaines de personnes ont manifesté leur soutien à la formation d'un gouvernement de coalition par les partis de l'opposition et dénoncé la prorogation de la session parlementaire.Les prix sont sujets à modification sans préavis.Veuillez visitez un de nos magasins pour obtenir des prix à jour.Faites de votre liste de souhaits des Fêtes une réalité, en visitant fitnessdepot.ca Vous cherchez un entraînement d'hiver qui a du mordant?fitnessdepot.ca 5 magasins sur l'ensemble de Montréal.SURLEPRIXDUFACBRICANT2699$ Épargnez 10 00! $ Pace Master Bronze seule Ment 1588,00$ torque F3 seule Ment 1688,00$ Tapis roulant de marche facile d'utilisation Appareil d'entraînement en résistance escamotableon Profitez de rabais offerts directement par le fabricant.Haltères Power Block À partir de 168,00$ Médecine-balls À partir de 19,88$ Ballons d'exercise À partir de 16,88$ Kettlebells À partir de 24,88$ P90X système d'entraînement notre prix 118,88$ Pompes-Parfaites notre prix 49,88$ Quantités limitées 10 00$ sur le prix du fabricant ÉQUIPEMENTS D'OCCASION + SOLDE Mont-Royal, 7900 ch.Devonshire 514-905-0508 Fitness Depot Laval 3216 Auto Route 440 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enfant.Très patriotique, surtout.Très I AM CANADIAN.Par moment, je me demandais si j'étais dans une manif anti-coalition ou dans un party du Canada Day.Monte Solberg, ancien ministre conservateur, a chanté les louanges de son ancien patron, Stephen Harper: «Quand il a été élu, où est-il allé, pour son premier voyage à l'étranger?Est-il allé à Genève?Est-il allé aux Nations unies, à New York ?Est-il allé à Washington?Non, il est allé dans les déserts d'Afghanis.» Solberg n'a pas eu le temps de finir sa phrase.La foule, 2500 personnes massées devant le Centre des arts, l'a enterré de ses applaudissements.Évoquer les soldats de l'armée canadienne, évoquer l'Afghanistan: ça touche une corde sensible, ici.Surtout le week-end où le cap des 100 soldats tués là-bas a été franchi.Ce n'était pas facile d'interviewer Ric Mc Iver, après la manif: tout le monde venait serrer la main du conseiller municipal qui avait organisé l'événement.Je prenais des notes, en l'écoutant, et tout autour, les «Merci de te tenir debout pour le Canada, Ric!» et les «Le pays te remercie, Ric!» fusaient.«L'opposition aurait pu utiliser les mécanismes en place pour travailler avec le gouvernement, m'a-til dit.Elle a choisi de ne pas le faire.Ils ont choisi une réponse égoïste, inappropriée.C'est aux élections qu'on se choisit un gouvernement.» J'ai dit à Mc Iver, fier propriétaire d'une énorme moustache, qu'au Québec, on redoutait un peu ces manifs, on avait peur que ça tourne au Quebec bashing.Did you see any Quebec bashing, here, today?Euh, non, Ric.En effet.Au risque de décevoir les plus crinqués de la frange pure et dure de la secte de Falardeau, pas vu de Quebec bashing, comme tel, dans la foule.Des mots durs pour le Bloc, sur des affiches, oui.Mais pas un mot contre le Québec ou les Québécois, chez les orateurs.Et parmi les centaines d'affiches, j'ai eu beau chercher, pas une seule qui croquait de la grenouille.Parlons-en, de ces affiches.Très colorées, très directes.Échantillon: COUPALITION SEPARATES CANADA; 74% OPPOSED DION; J'AI VOTÉ POUR UN PA RTI , NOT A COALITION; PENSEZ À NOS FESSES, PAS À VOS SIÈGES.Et Harper! Des dizaines d'affiches pro-Harper.Quand je suis parti à la recherche d'un taxi, j'entendais les gens scander «Harper! Harper! Harper ! » Je me suis souvent fait dire, depuis mon arrivée en Alberta, que les gens apprécient Harper.Sans l'aimer follement.Ah oui?Eh bien, je vous annonce que la coalition a fait de Stephen Harper une vedette rock, ici.«Ce que la coalition fait, c'est légal.Mais c'est frustrant pour les Albertains qui ont voté pour le Parti conservateur, dit Chris Palmer.Oui, ce qu'a fait Harper, dans son énoncé économique, c'est ridicule.Mais il y avait moyen de travailler avec lui, sans essayer de le remplacer par cette coalition.» Sean et James étaient là, chacun portant un énorme drapeau canadien.Sean : «Je n'avais jamais été assez choqué pour participer à une manif.Jusqu'à aujourd'hui!» James: «Si c'est devenu un enjeu d'unité nationale?Non, je ne pense pas.» Je dois dire, bien humblement, que je suis en complet désaccord avec James.Ces manifs se sont transformées en mouvement d'affirmation nationale.Tenez, après la fin des discours, la foule a spontanément entonné le Ô Canada.J'ai vu plus de drapeaux canadiens, hier matin, dans cette manif, que dans une année complète, au Québec.On parle de crise, depuis le début de cette affaire.C'est vrai.C'en est une, même si elle reste bien artificielle.Mais hier, à Calgary, je ne pouvais pas m'empêcher de penser que les manifestants étaient, secrètement, un peu contents de cette crise.Oh, juste un peu contents, j'insiste.Pourquoi?Parce que ça leur permet de se sentir furieusement canadiens et que le Canadien moyen est rarement aussi heureux que quand il se sent, justement, canadien.COURRIEL Pour rejoindre notre chroniqueur : plagace@lapresse.ca Stephen Harper, superstar Au risque de décevoir les plus crinqués de la frange pure et dure de la secte de Falardeau, pas vu de «Quebec bashing», comme tel, dans la foule.Des mots durs pour le Bloc, sur des affiches, oui.Mais pas un mot contre le Québec ou les Québécois, chez les orateurs.PHOTO DARRYL DYCK, LA PRESSE CANADIENNE Des manifestations d'appui au premier ministre Stephen Harper ont eu lieu hier dans différentes villes canadiennes, notamment à Vancouver (ci-dessus), où adversaires et partisans de la coalition se sont gentiment affrontés.Meilleure qualité de sommeil, meilleure qualité de vie.arthri tis frie n d ly pro arth rite Le lit Céleste signé Tempur-PedicMC « Tempur-Pedic a transformé ma vie en me permettant d'excellentes nuits de sommeil.Mon épouse a réduit ses problèmes de dos par 80 %.C'est le confort total.Nous avons investi dance ce type de matelas pour nos 2 enfants.Toute la famille profite des bienfaits de TEMPUR.» Robert Duhamel - 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une série d'arrestations policières qui visait à affaiblir les gangs de motards - dépassent celles effectuées au cours des quatre dernières années.Le lieutenant à la directionconseil des enquêtes criminelles, Gilles Drolet, attribue ces augmentations à la fusion entre les Sûretés municipales et la SQ entamée en 2002.«En l'espace d'un an et demi, nous nous sommes retrouvés avec au-dessus de 1000 policiers de plus, explique-t-il.Ça nous a permis de dégager des équipes dédiées à des phénomènes précis comme la lutte contre la drogue.» La mise sur pied du programme Cisaille en 1999, voué à la lutte contre l'expansion et le trafic de la marijuana , a également fait gonfler les statistiques, croit Gilles Drolet.La création du « contrat social », en collaboration avec les agriculteurs de la Mauricie et du Centre-du- Québec, aurait contribué à la hausse fulgurante de saisies de plants.Ce document signé par des producteurs agricoles permet aux agents de la SQ de pénétrer sur leurs terres sans mandat de perquisition.« Les saisies ont augmenté de façon remarquable, affirme Gilles Drolet.Par contre, le fait qu'elles s'accroissent démontre que le \"chiffre noir\" est encore assez important et qu'il reste un grand travail à faire.» Selon le lieutenant Drolet, les personnes arrêtées par les autorités vont des gangs criminels à l'étudiant ou le chômeur qui souhaite arrondir ses fins de mois.«Malheureusement, là où il y a de l'attrait, il y a de l'argent.» Avec la collaboration de William Leclerc MARIJUANA La SQ récolte comme jamais Saisies de marijuana effectuées par la Sûreté du Québec PLANTS DE MARIJUANA KILOGRAMMES DE MARIJUANA LA PRESSE CANADIENNE KANDAHAR \u2014 Plus de 2000 soldats canadiens et de la coalition ont formé une haie d'honneur hier à l'aérodrome de Kandahar, en Afghanistan, pour accompagner les dépouilles des trois militaires canadiens morts en devoir vendredi dans ce pays.Au cours de la cérémonie d'adieu, les soldats parlaient davantage de leurs camarades décédés et des expériences vécues avec ces derniers que du bilan de 100 soldats tombés au combat en Afghanistan depuis 2002.« Pour les soldats qui ont assisté à la cérémonie, ce ne sont pas les chiffres qui comptent.C'est plutôt le fait qu'il s'agissait de trois personnes qu'ils connaissaient, trois personnes avec qui ils se sont battus et trois personnes qui ont malheureusement perdu la vie dans la lutte contre les talibans », a affirmé le commandant des Forces armées canadiennes en Afghanistan, le général Denis Thompson.Le caporal Ma rk Rober t Mc Laren, le soldat Demetrios Diplaros et l'adjudant Robert John Wilson patrouillaient le district d'Arghandab, à l'ouest de la ville de Kandahar, à bord d'un véhicule blindé, lorsqu'ils ont heurté un dispositif explosif artisanal.Ils ont été tués dans l'explosion.Nouveau contingent Les trois hommes étaient membres du Premier Bataillon du Régiment royal canadien, basé à Petawawa, en Ontario et faisaient partie de l'Équipe de liaison et de mentorat opérationnel à Kandahar.Le commandant de l'Équipe, le colonel Joseph Shipley, avait du mal à parler de la perte des trois hommes.« Nous avons perdu trois grands Canadiens.I ls ef fectua ient un trava i l incroyable ici en travaillant avec les partenaires de l'Équipe et faisaient de grands progrès, a-t-il affirmé.Ils sont tous les trois venus ici et ont fait des sacrifices pour ce en quoi ils croyaient.» Un par un, les corps des soldats transportés dans des cercueils drapés du drapeau du pays ont été déposés dans l'avion Hercules C130 qui les a ramenés à la maison lors d'un dernier voyage.Plusieurs des soldats présents assistaient à leur première cérémonie d'adieu, mais probablement pas à la dernière puisque les victimes de vendredi étaient les premières du nouveau contingent canadien arrivé à Kandahar pour la rotation à la mi-septembre.AFGHANISTAN Les corps des trois soldats canadiens rapatriés PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE En 2007, la SQ a saisi près de 800 000 plants de marijuana.« Les saisies ont augmenté de façon remarquable.Par contre, le fait qu'elles s'accroissent démontre (.) qu'il reste un grand travail à faire.» Résultats des tirages du : Jour - Mois - Année - Signe En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.compl.compl.Ventes totales : gAgn AntS LotS Participation gratuite 7/7 6/7+C 6/7 5/7 4/7 3/7+C 3/7 compl.Résultats des tirages du : (numéro non décomposable) Une MERCEDES-BENZ C230 4MATIC par jour, du 1er au 31 décembre 2008.Résultat du : Ce lot est échangeable contre un chèque de 50 000 $.MERCEDES-BENZ C230 4MATIC 11 697 728 $ 2 500 000,00 $ 67 237,20 $ 2 279,20 $ 101,30 $ 10,00 $ 10,00 $ 2 500 000 $ 2008-12-06 25 JUILLEt 68 SCoRPIon 2008-12-05 2008-12-06 173D369 Prochain gros lot (approx.) : Vos numéros sont vérifiés à chaque tirage.Abonnez-vous ! 1 866 628-4783 Élections - le lundi 8 d Écembre, les centres de paiement de loto-Qu Ébec fermeront à 16 h.Bain pratique et sécuritaire Facile d'accès pour les aînés ou toutes personnes avec mobilité restreinte.Le bain Akuamassage prend la place de votre ancien bain.Installé par notre équipe de techniciens Le bain inclus 7 jets massage Siège moulé et appui-tête Trop-plein et drain facile à manipuler Système de filtre à ozone disponible Douchette 5 fonctions et robinetterie incluses 4450, chemin Chambly, bureau 210 ST-HUBERT, près de l'autoroute 116 450 443-0998 www.akuamassage.ca Lundi au vendredi de 10h à 21h Jeu.et ven.de 10h à 18h Sam.et dim.de 10h à 17h EN SOLDE À50% SOLDE D'ENTREPÔT Douche de luxe 98999$ Douche multijet massage Radio FM et téléphone main libre Douches à mains Douches de pluie Contrôle électronique Ventilateur et éclairage à partir de Prix et qualité imbattables Tous nos bains sont certifiés Financement disponible.Offres valables seulement sur les articles en stock.Photo à titre indicatif seulement.Main tenant ouvert ! 2 899$ 1 579$ 1 899$ Prix suggéré 4 999$ Prix suggéré Notre prix Notre prix Nous payons l'équivalent des deux taxes sur tout en magasin ! 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Le temps d'un psychodrame fédéral, ces experts, qu'on imagine plus volontiers ensevelis sous les bouquins poussiéreux, sont devenus les vedettes instantanées d'une téléréalité dans laquelle Stephen Harper a bien failli se faire évincer du loft.Ce sont donc les constitutionnalistes qui inaugurent notre rubrique «Grosse semaine pour.» bien que le vidéaste de Stéphane Dion ait été considéré parmi les finalistes.Stéphane Beaulac, professeur à l'Université de Montréal, fait partie du groupe des constitutionnalistes subitement très convoités qui se sont fait réveiller à 6h30 du mat' par des journalistes au bord de la crise de nerfs.Il le dit d'emblée: ça faisait bien 10 ans - depuis le renvoi de la question de la sécession à la Cour suprême, en 1998 - qu'on n'avait pas vu crise plus juteuse.Il y a toujours quelque chose d'excitant à dire, nous dit M.Beaulac en évoquant la constitutionnalisation de l'Europe (hein?).Mais bon, rien pour écrire à sa mère.Parlant de mère, celle de Stéphane Beaulac n'a pas manqué de se manifester.Pour dire à fiston que franchement, la prochaine fois, avant de passer à la télé, eh bien, il devrait s'assurer d'être mieux coiffé.Par courriel, les cousines, qui ne l'avaient pas vu depuis un bon bout de temps, se sont montrées plus indulgentes.Hugo Cyr, de l'UQAM, a pour sa part dû passer sa semaine rasé de près et «plus maquillé que ma conjointe» pour les besoins de la télé.Sébastien Grammond, autre homme de l'heure, a aussi fait feu partout, toute la semaine, notamment avec la précieuse collaboration de Caillou qui, à la maison, a réussi à retenir l'attention des petites Grammond, le temps d'une entrevue téléphonique avec Michel Désautels.Ce n'est certes pas tous les jours, explique Sébastien Grammond, que l'Université d'Ottawa présente une conférence sur la Constitution et que ça devient un événement hautement sexy couru par 300 personnes.Pas tous les jours non plus qu'Hugo Cyr, de l'UQAM, reçoit des courriels de ses étudiants disant regretter qu'il n'y ait pas cours cette semaine en raison de la période d'examens.Pas toutes les semaines non plus que les constitutionnalistes s'envoient aussi frénétiquement des courriels tout fébriles.Ces der niers jour s, expl ique Stéphane Beaulac, les constitutionnalistes ont bien cogité sur un projet de lettre commune qu'ils devaient envoyer aux médias pour rendre compte du presque-consensus auquel ils étaient parvenus.La crise s'étant dénouée pour l'instant, les médias sont passés à un autre appel - il y a quand même une limite aux heures de théorie constitutionnelle que l'on peut asséner à un peuple - et l'envoi de la lettre est remis à janvier, à la reprise annoncée d'un autre 110% politique.Le rideau est donc tombé sur Rideau Hall au moins jusqu'au 27 janvier, ce qui laisse à chacun le temps de réétudier son look avant la prochaine chicane.COURRIEL Pour joindre notre journaliste : lleduc@lapresse.ca PHOTO PC VIOLAINE BALLIVY La journaliste de La Presse Katia Gagnon a reçu hier le prestigieux prix Jules- Fournier remis par le Conseil supérieur de la langue française du Québec en reconnaissance de la qualité de la langue de ses textes, à l'occasion du congrès annuel de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec.À l'emploi de La Presse depuis 1996, Katia Gagnon s'intéresse particulièrement aux questions d'intérêt social et n'hésite pas à se frotter aux sujets délicats.Le prix Jules-Fournier lui a été remis notamment pour sa série de textes sur la santé mentale, dernier grand tabou de la société québécoise, ses reportages sur le sort des enfants gravement maltraités et négligés recueillis dans une résidence de la Montérégie et un portrait de la chef du Parti québécois, Pauline Marois, tous publiés au cours des 24 derniers mois.«J'ai profité d'un ingrédient essentiel: le temps.On m'a libérée pour de longues périodes pour faire ces reportages, ce qui m'a permis de faire un bon travail d'observation, d'amasser beaucoupdedétails et donc d'écrire des textes très forts», a-t-elle souligné.Conrad Ouellon, président du Conseil supérieur de la langue française du Québec (CSLF), a justifié ce choix de Mme Gagnon par son style original, «mariant simplicité, finesse et sensibilité ainsi que sa capacité à susciter un intérêt nouveau pour des sujets triviaux».«C'est la consécration d'une très grande journaliste qui fouille en profondeur des sujets compliqués, douloureux, émouvants et sur lesquels il est difficile de travailler.Katia le fait toujours avec une rigueur absolue.Elle sait émouvoir le lecteur et le convaincre de s'intéresser à ces problèmes de société majeurs», a aussi relevé hier le directeur de l'information de La Presse, Éric Trottier.Ce prix sera sûrement très inspirant pour le reste de l'équipe de rédaction de La Presse, a-t-il ajouté.Les journalistes Agnès Gruda et Alain de Repentigny avaient aussi été mis en nomination pour leurs portraits respectifs sur les commissaires Gérard Bouchard et Charles Taylor, et celui du chanteur Leonard Cohen.Photographes Deux photographes de La Presse ont aussi été honorés hier.Pour la troisième fois en quatre ans, Ivanoh Demers a reçu le prix Antoine-Désilets, dans la catégorie Photoreportage, pour ses clichés de chasseurs de tornades aux États-Unis.«C'est une belle tape dans le dos de mes confrères pour continuer à me battre pour faire de bonnes photos», a-t-il dit.Bernard Brault a été récompensé dans la catégorie vie quotidienne.Le cliché pris par un stagiaire de La Presse, Marco Campanozzi, au lendemain des émeutes de Montréal-Nord, a aussi été primé.«La Presse a pris un viragemajeur axé sur la présentation des reportages que peu de journaux ont osé prendre», a noté Éric Trottier.Le congrès de la FPJQ a aussi été l'occasion d'honorer du prix Judith-Jasmin Hommage le reporter Pierre Nadeau pour l'ensemble de sa carrière.Le Grand Prix Judith-Jasmin, qui couronne le meilleur travail journalistique de l'année, a été remis à Alain Gravel, George Amar et Marie-Claude Pednault de Radio- Canada pour leur reportage «Le secret de Geneviève Jeanson», diffusé à l'émission Enquête de Radio-Canada.Enfin, le CSLF a décerné le prix Raymond-Charette à Monique Giroux, pour son travail d'animatrice à la radio de Radio-Canada.Lisez les textes primés de Katia Gagnon sur cyberpresse.ca/prix Une journaliste de La Presse reçoit un prix prestigieux Une centaine de bénévoles de l'organisme Moisson Montréal se sont affairés hier matin à trier les denrées alimentaires recueillies jeudi lors de la Grande guignolée des médias.Cette année, plus de 110 000 personnes démunies recevront l'équivalent de 4200 sacs d'épicerie sous la forme de paniers de Noël.Une somme de 244 380$ sera également distribuée à environ 200 organismes de l'île de Montréal.\u2014 Daphné Cameron Grande guignolée des médias : plus de 240 000$ amassés Salon deS métierS d'art \u2014FRANÇOIS GARNEAU \u2014 Pl AcE BONAvENtURE\u2014ENt RéE lIBRE dU 5 aU 21 dé Cem Bre 2008 www.salondesmetiersdart.com dE 11 h à 21 h, dU lUNdI AU SAm EdI, dE 11 h à 18h, lES d ImANchES CONCOURS CadeaUX Si GnéS Remplissez ce bulletin de participation, déposez-le dans la boîte prévue à cette fin à l'entrée du Salon des métiers d'art.Vous pourriez gagner l'une des nombreuses créations signées, offertes par les artisans tous les jours.NOM PRÉNOM ADRESSE VILLE CODE POSTAL TÉLÉPHONE COURRIEL Pour participer, vous devez répondre à cette question : Nommez un des artisans du Salon des métiers d'art ?Règlements du concours disponibles au Salon des métiers d'art.Valeur totale des prix offerts : 2033 $.Fac-similés refusés.Un événement présenté par le Conseil des métiers d'art du Québec Pensez vert : prenez lemétro et apportez vos sacs ! 3598736A À Noël Donnez des nouvelles ! Offrez La Presse pendant 26 semaines pour 87,88$ (taxes en sus) et profitez d'un rabais de 48% sur le prix en kiosque.Recevez en plus : le livre Un siècle de hockey à La Presse ou le livre de Ricardo Parce qu'on a tous de la visite cyberpresse.ca/abonnement/SD0843 1 800 361-7453 Hâtez-vous cette offre se termine le 31 décembre 2008 et s'adresse aux lecteurs non-abonnés qui résident dans les limites du réseau de distribution.Prévoir un délai de 2 semaines pour la livraison de votre prime.L'abonnement n'est pas remboursable mais peut être suspendu en tout temps.Un mois avant la fin de l'abonnement, l'abonné recevra un avis de renouvellement d'une durée de 26 semaines au prix régulier.(Valeur : 49.95 $) (Valeur : 39.95 $) 3599844A 3594558A ACTUALITÉS EN BREF Funérailles de la brigadière de Verdun Les funérailles de la brigadière happéemortellement par un chauffard à Verdun ont eu lieu, hier, à l'église Notre- Dame-des-Sept-Douleurs à Montréal.Des centaines de proches, de collègues et d'enfants du quartier sont venus rendre un dernier hommage à Nicole De Montigny.Il y a une semaine, le décès de la brigadière de 58 ans avait plongé les écoliers de Verdun dans le deuil.Les résidants du quartier et la famille de la victime avaient également remis en question la sécurité des rues du quartier.\u2014 Daphné Cameron Fin tragique Un conducteur est mort brûlé vif après que son véhicule eut percuté un arbre hier à Saint-Patricede- Sherrington, en Montérégie.L'automobiliste a perdu la maîtrise de son véhicule, qui se serait rapidement enflammé après l'impact.Les enquêteurs n'ont pas encore identifié la victime.La vitesse est la cause la plus probable de cet accident.\u2014Daphné Cameron Un enfant happé mortellement Un garçon de 8 ans est mort hier soir après avoir été happé par une voiture alors qu'il traversait la rue Besseborough, à Notre-Dame-de-Grâce.L'accident s'est produit vers 13h30.Le gamin aurait traversé la route afin de rejoindre des membres de sa famille qui l'attendaient de l'autre côté.Les policiers ne croient pas que le comportement du chauffeur soit en cause dans l'accident.\u2014 La Presse DAPHNÉ CAMERON Il y a 19 ans, un tireur fou assassinait 14 étudiantes de l'École polytechnique pour la seule raison qu'elles étaient des femmes.Des regroupements féministes, des politiciens et quelques proches des victimes se sont rassemblés hier matin afin d'honorer leur mémoire.«Tous et toutes, nous nous rappelons ce que nous étions en train de faire le 6 décembre 1989», a affirmé France Bourgeault, du regroupement des Centres de femmes du Québec lors d'une courte cérémonie qui s'est tenue à la place du 6 décembre, près de l'École polytechnique.«Collectivement, nous avons vécu un traumatisme et encore aujourd'hui, nous sommes toujours sous le choc.» La tuerie à Polytechnique a marqué l'inconscient collectif québécois.Au fil des ans, le 6 décembre est devenu la Journée nationale de commémoration et d'action contre la violence faite aux femmes.Hier, la Fédération des femmes du Québec a profité de l'occasion pour revendiquer la mise en place d'une vaste campagne d'éducation étalée sur 10 ans abordant les causes et les formes de la violence dirigées contre les femmes ainsi que les solutions pour y mettre un terme.Harper critiqué En marge de la cérémonie, le porteparole du Bloc québécois en matière de sécurité publique, Serge Ménard, et le lieutenant québécois du Nouveau Parti démocratique, Thomas Mulcair, ont vertement critiqué l'inaction du gouvernement Harper dans le dossier du contrôle des armes à feu.Pour défendre son point de vue, Serge Ménard a donné aux journalistes une lettre que le député conservateur Garry Breitkreuz a envoyée à ses électeurs le 2 décembre dernier.Breitkreuz y écrit que «les propriétaires d'armes de poing et d'armes semiautomatiques seront considérés comme des criminels si les partis de l'opposition parviennent à leurs fins».Selon Serge Ménard, il s'agit d'une bonne indication que le gouvernement Harper souhaite abolir le registre.Thomas Mulcair, qui n'a pas lu la lettre, a également dénoncé l'attitude des conservateurs sur la question.Pour éviter que des tragédies comme celle de Polytechnique ne se reproduisent, il faut absolument maintenir le registre des armes à feu, a-t-il souligné.Journée commémorative Polytechnique: 19 ans déjà PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE Un couple s'attarde à lire les inscriptions écrites pour les victimes du 6 décembre, qui est devenue la Journée nationale de commémoration et d'action contre la violence faite aux femmes.LA PRESSE CANADIENNE OTTAWA \u2014 Le Bureau de la concurrence du Canada s'apprêterait à sévir contre les rabais aux consommateurs, de plus en plus populaires, mais aussi très souvent abusifs, selon des documents obtenus par La Presse Canadienne en vertu de la Loi sur l'accès à l'information.L'organisme fédéral a mis sur pied un groupe spécial de recherche sur la question et publiera un communiqué mettant en garde les entreprises contre les réclames trompeuses ou fausses.L'enjeu est devenu prioritaire au Bureau de la concurrence en raison de l'utilisation répandue de rabais par les manufacturiers et les détaillants.Ils les perçoivent comme des outils de marketing peu coûteux, puisque seulement 1% des consommateurs prennent la peine de les réclamer.Les entreprises sont donc enclines à faire la promotion de «rabais après achat» sur les produits, sachant que les consommateurs occupés ne prennent pas la peine de remplir les coupons pour réclamer les rabais.Ces rabais sont souvent offerts à l'achat de matériel électronique comme les ordinateurs, les caméras digitales et les télévisions.Ottawa sévira contre les réclames trompeuses ®Montblanc® Les Ceintures par Montblanc Cuir pleine fleur travaillé à la main.Quebec - Montréal - Laval - Brossard Stylo.ca - 514.284.1295 3595273A Bé Bésde l'année Les Présentez-nous votre bébé dans le cahier spécial et sur mamanpourlavie.com en réservant dès maintenant votre espace pour seulement 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Cochez si vous ne désirez pas recevoir d'offres promotionnelles.Faites parvenir la photo de bébé et vos coordonnées complètes à : bebes@lapresse.ca ou retournez ce coupon dûment rempli avec la photo - qui ne sera pas retournée (maximum 5 po x 7 po) à : La Presse, Petites annonces, Les bébés de l'année 2008, C.P.11053, Succ.Centre-ville, Montréal, Québec H3C 4Y9 Hâtez-vous, les places sont limitées ! La date limite est le 10 décembre Le coupon est également disponible sur mamanpourlavie.com Règlements du concours disponibles à La Presse et sur mamanpourlavie.com Le tirage aura lieu le jeudi 11 décembre 2008 aux bureaux de La Presse.en collaboration avec : GRAND PRIX un chèque-cadeau d'une va Leur de 1000 $ échangeable à l'hostellerie les trois tilleuls à saint-Marc-sur-richelieu. 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THIBODEAU ENVOYÉ SPÉCIAL AMSTERDAM Un nombre croissant de femmes qui vivent dans des pays où l'avortement est interdit se tournent vers l'internet pour réussir, envers et contre tout, à interrompre leur grossesse.L'approche est encouragée notamment par l'organisation Women on Web, qui propose un mélange de médicaments devant permettre de réaliser un avortement à domicile.«Que des femmes puissent réaliser seules leur avortement est un progrès révolutionnaire.On commence à peine à prendre la mesure de ce que cela signifie », souligne en entrevue Rebecca Gomperts, médecin néerlandaise pratiquant l'avortement thérapeutique et ayant participé au lancement du projet.Les femmes qui consultent www.womenonweb.org peuvent obtenir des informations sur la manière d'obtenir et d'utiliser de manière sécuritaire deux produits abortifs offerts en pharmacie dans un grand nombre de pays.Il s'agit du misepristone et du misoprostol.Celles qui souhaitent procéder à un avortement sont invitées à répondre à un questionnaire en ligne qui est revu par un médecin.S'il n'y a pas de contreindications, l'organisation envoie les produits par voie postale à l'adresse indiquée par la femme et lui offre ensuite un service de consultation en ligne pour la guider à travers le processus.Des recommandations sont données pour qu'elle puisse faire passer ses symptômes pour une fausse couche si une hospitalisation s'avère nécessaire, de manière à écarter tout risque de poursuite.Une contribution volontaire d'environ 100$ est demandée.Mais les produits sont envoyés de toute façon si les femmes ne peuvent pas payer.«Personne n'est refusé », dit Mme Gomperts.Seuls les pays où l'accès à un avortement sécuritaire n'est pas possible légalement sont ciblés par le site, qui n'expédie pas de colis au Canada.Bateaux-cliniques Women on Web a été lancé en 2006à l'initiative de l'organisation hollandaise Women on Waves, que chapeaute Mme Gomperts.Elle s'est fait connaître en affrétant des bateaux-cliniques pour pratiquer des avortements dans les eaux internationales jouxtant les eaux nationales de pays interdisant l'avortement.En 2004, la militante s'était attirée les foudres du gouvernement portugais, qui avait envoyé un vaisseau de guerre pour bloquer l'arrivée d'un bateau de son organisation.Elle a alors multiplié les entrevues afin d'alerter les femmes sur la possibilité d'utiliser le Cytotec, un produit à base de misoprostol offert en pharmacie, pour avorter.L'idée de faire la promotion de cette approche par le web et de poster partout dans le monde des médicaments aux femmes ne pouvant le trouver est venue dans la foulée.«On recevait sur notre site des courriels de femmes aux quatre coins du monde qui demandaient de l'aide.Women on Web est la réponse que nous avons trouvée», indique Mme Gomperts, rencontrée à Amsterdam.En 2006, les médicaments ont été envoyés à 500 femmes réparties dans une trentaine de pays, la moyenne d'âge étant de 27 ans.Les bénéficiaires du programme se comptent aujourd'hui par milliers.«On dessert plus de 80 pays», souligne Mme Gomperts.Les besoins sont gigantesques.On estime que le nombre d'avortements pratiqués dans des conditions non sécuritaires, plutôt que de régresser, serait en hausse, notamment en Afrique, en Amérique latine et dans certains régions d'Asie.Morgentaler L' i n it i a t ive hol l a nda i s e est appuyée par le Dr Henry Morgentaler, qui est décrit , dans l'étude, comme le «champion c a nad ien des dr oi t s reproductifs ».«Il nous a offert une aide précieuse pour faire en sorte que Women on Web puisse se réaliser », souligne sans plus de précision Mme Gomperts.Une porte-parole de la clinique Morgentaler à Toronto a indiqué que le praticien avait joué un rôle très secondaire, se contentant de fournir des statistiques sur la situation du Canada en matière d'avortement.Le programme de Women on Web suscite des interrogations dans la communauté médicale, notamment sur le plan de la sécurité et de l'efficacité.Une étude parue cet été dans le British Journal of Obstetrics and Gynaecology (BJOG), qui visait à évaluer l'impact du site, a conclu que les résultats étaient similaires à ceux obtenus pour les avortements médicamenteux supervisés en clinique externe.Risques et lacunes Environ 7% des femmes ayant utilisé le service ont dû subir ensuite un curetage ou une aspiration en raison d'un avortement incomplet ou de pertes sanguines excessives.Un peu moins de 2% d'entre elles ont indiqué que la prise des médicaments n'avait pas permis d'interrompre la grossesse.Mme Gomperts, qui chapeautait l'étude en question, note que les femmes vivant dans des pays où l'avortement est interdit semontrent très prudentes.«Elles sont inquiètes et semontrent donc très soucieuses de suivre les recommandations obtenues en ligne», dit-elle.L'éditeur du BJOG note qu'il y a un risque particulier découlant du fait qu'aucun examenphysiquen'est pratiqué par un expert pour valider la période de grossesse estimée par la femme utilisant le service.La question est importante puisque les risques de complications découlant de l'avortement médicamenteux augmentent avec les mois.Il faut, plaide Mme Gomperts, apprécier ces risques à la lumière de ceux qui sont encourus par des femmes subissant des avortements non sécuritaires aux mains de personnes sans véritable expertise, dans des conditions hygiéniques douteuses.Chaque année, près de 70 000 femmes meurent des suites de ces interventions.«Il me semble qu'une femme qui veut un avortement dans un pays où c'est interdit a plus intérêt à faire appel à Women on Web que de se faire planter des aiguilles dans l'utérus», tranchet- elle avec ironie.Avec la collaboration de Louise Leduc L'avortement s'exporte par la poste PHOTO CHARLIE RIEDEL, AP Initiative d'un groupe néerlandais, Women on Web permet à des femmes de par le monde de réaliser un avortement à domicile.Ci-dessus, rassemblements concurrents pro-choix et pro-vie, à Wichita (Kansas), en 2001.Le programme de Women on Web suscite des interrogations dans la communauté médicale, notamment sur le plan de la sécurité et de l'efficacité.L'envoi de médicaments abortifs dans des pays interdisant l'avortement n'est pas sans risque sur le plan juridique pour les expéditeurs.Un spécialiste sollicité par le British Journal of Obstetrics and Gynaecology (BJOG) souligne, dans un article paru durant l'été, que la position des personnes responsables est «complexe ».Il est «difficile de dire », souligne-t-il, si elles pourraient faire l'objet d'une demande d'extradition.Elles pourraient par ailleurs risquer l'arrestation si elles visitent par la suite le pays destinataire.L'expert avance que les instances médicales pourraient être tentées de sanctionner les médecins participants, particulièrement si une tentative d'avortement tourne mal.Officiellement, Women on Web est géré par une fondation à but non lucratif.Bien que son organisation soit à l'origine de l'initiative, Mme Gomperts affirme qu'elle n'a pas aujourd'hui la charge du site.Et ne se montre guère loquace sur l'identité des personnes responsables.« Tout ce que j e peu x dire, c'est que beaucoup de recherches ont été faites pour garantir que tout est légal », dit-elle.\u2014 Marc Thibodeau Risques de poursuite?ADAM, 20 MOIS UN TOIT POURMOI Je m'appelle Adam et j'ai vingt mois.Je suis un joli petit garçon d'origine arabe.Je recherche une famille d'accueil habitant l'île de Montréal pour m'accueillir à court ou à moyen terme.Mes parents éprouvent, en ce moment, des difficultés qui les empêchent de prendre soin de moi.J'ai besoin d'une famille qui sera capable de me rassurer, de jouer avec moi et de m'apprendre toutes sortes de choses.Je suis un enfant très curieux et même un peu coquin.Seriez-vous cette famille ?Photo et nom fictifs Devenez famille d'accueil dans une de ces régions Montréal : 514 385-2318 Montérégie : 1 866 420-1584 Laval : 450 975-4024 3594316A 3598388A Certaines exceptions s'appliquent.Taxes et frais de livraison en sus.Non applicable aux achats antérieurs.Ne peut être combinée à aucune autre offre.Cette offre exclut les échantillons, les articles vendus selon les modalités du programme Tel quel ainsi que tout article portant la mention « Temporairement en rupture de stock ».Rabais retranché du prix courant.Tous les détails en magasin.Sous réserve de l'approbation du crédit.La transaction est inconditionnellement sans intérêts durant cette période.Un relevé sera émis tous les mois tant qu'il y aura un solde ou de l'activité au compte.Tout solde impayé au terme de la période sans intérêts sera soumis à un taux d'intérêt de 28,8 % par année conformément à la convention d'émission.Consulter votre conseiller en ventes pour plus de détails.L'offre spéciale de financement est en vigueur jusqu'au 31 décembre 2008.www.bombay.ca Ne payez rien avant avril 2009 sur tout achat de 300$ ou plus PAS DE PAIEMENTS PAS D' I N T É R Ê TS PAS DE FRAIS D'ADMINIS TRAT ION Carrefour de la Rive-Sud 450 655-2525 Le Carrefour Laval 450 978-5362 Centre Eaton de Montréal 514 844-8498 Centre Rockland 514 344-4688 Kirkland 514 428-0606 Les Galeries d'Anjou 514 352-7696 Place Rosemère 450 979-2772 Place Ste-Foy 418 651-7664 Quartier DIX30 450 462-2535 Bayshore Shopping Centre 613 829-9674 Cour.49$ LEMEILLEUR PRIX DE LA SAISON ! 25$ VIDE-POCHE STANTON Quantités limitées 7 - 13 décembre SEULEMENT! UNE BELLE IDÉE DE CADEAU! 40% SURTOUT POURLE BUREAU DERNIERJOUR! 3597420A MONDE LE TOURDUGLOBE INDE Arrestations La police indienne interrogeait hier deux suspects dans l'enquête sur les attentats islamistes de Bombay imputés à un commando venu du Pakistan, dans un climat sécuritaire extrêmement tendu par crainte d'attaques contre des aéroports.Ces attentats spectaculaires et inédits continuent d'alimenter les tensions historiques entre l'Inde et le Pakistan.Pour l'instant, dans leur difficile enquête, des policiers indiens ont interpellé à Calcutta et à New Delhi deux hommes «soupçonnés d'avoir fourni des cartes SIM (de téléphones portables) aux terroristes des attaques de Bombay», a annoncé hier un officier de police, Javed Shamim.AFP ZIMBABWE Mugabe fustigé L'archevêque d'York, John Sentamu, a appelé hier la communauté internationale à reconnaître l'échec des efforts déployés en vue de concrétiser un partage du pouvoir au Zimbabwe et à «chasser» du pouvoir le président Robert Mugabe.Dans le numéro d'aujourd'hui de The Observer, le numéro deux de l'Église anglicane, l'archevêque d'origine ougandaise, a comparé la situationactuelleau Zimbabwe à celle qu'il a connue en tant que dissident en Ouganda sous le régime d'Idi Amin, appelant les dirigeants africains à agir.Auparavant, le premier ministre britannique Gordon Brown avait appelé la communauté internationale à s'unir pour dire à Robert Mugabe que «trop c'est trop».AFP RDCONGO «Optimisme» L'annonce d'une rencontre entre le gouvernement congolais et la rébellion de Laurent Nkunda demain à Nairobi est un pas vers un règlement politique du conflit en République démocratique du Congo (RDC), qui reste toutefois conditionné à leurs vraies intentions, selon des analystes.À Kinshasa, l'enthousiasme était de mise hier dans la presse pro-gouvernementale : «Enfin le dialogue ! » titrait L'Avenir.«Les armes sont en voie de ne plus crépiter dans la partie orientale de la RDC», renchérissait La Prospérité.AFP THAÏLANDE Le Parti démocrate au pouvoir ?Le principal parti d'opposition parlementaire en Thaïlande a affirmé hier être en mesure de former un gouvernement avec des membres de la coalition sortante, évinçant les alliés de l'ex-premier ministre Thaksin Shinawatra.«Nous nous sommes entendus pour former un gouvernement afin de relancer l'économie et de restaurer la confiance», a annoncé Sungthep Tuagsuban, secrétaire général du Parti démocrate, après des entrevues avec d'anciens partenaires du Parti du pouvoir du peuple (PPP), le parti majoritaire pro-Thaksin de cette coalition, désormais dissous.AFP AFGHANISTAN Bombardement Quatre talibans ont été tués et au moins quatre civils blessés hier, lors d'un bombardement des forces internationales visant deux maisons d'un village du sud de l'Afghanistan, après une attaque contre une patrouille, a-t-on appris de source officielle.La frappe aérienne a visé le village de Shena Kali, dans le district de Nadali de la province de Helmand, bastion des talibans.AFP IRAK/É.-U.«Réconciliation» Le président sortant George W.Bush a vu hier dans le futur statut de la présence militaire américaine en Irak la chance d'une réconciliation aux États-Unis autour d'une guerre aujourd'hui «résolument en passe d'être gagnée ».«Au moment où l'Amérique entre dans une nouvelle phase de ses relations avec l'Irak, nous avons la possibilité d'adopter ici une nouvelle perspective », a dit M.Bush dans son allocution radiophonique hebdomadaire.AFP D'APRÈS AFP WASHINGTON\u2014Leprésident désigné des États-Unis, Barack Obama, a promis hier de réaliser les plus importants investissementsdans les infrastructures américaines depuis la création du système autoroutier fédéral dans les années 50 et de développer sensiblement l'accès à l'internet.Ces deux mesures s'inscrivent dans le plan de relance de l'économie que M.Obama s'est engagé à mettre en oeuvre dès son investiture le 20 janvier, et qui devrait selon lui permettre de créer 2,5 millions d'emplois.Lors de son allocution hebdomadaire à la radio, M.Obama s'est également engagé à augmenter l'accès à l'internet à haut débit pour les Américains de façon à ce qu'au moins «chaque enfant puisse se connecter en ligne».«Il nous faut renouveler nos autoroutes de l'information.Il est inacceptable que les États-Unis soient au 15e rang pour l'installation de réseaux à bande large», a estimé M.Obama, en rappelant que «c'est le pays qui a inventé l'internet ».Une action dans ce domaine est indispensable pour «renforcer la compétitivité des États-Unis », selon M.Obama.Dans son allocution, M.Obama a fait allusion aux très mauvais chiffres du chômage diffusés vendredi, avec un taux de 6,7% en novembre et la perte de 533 000 emplois, «le pire mois en plus de 30 ans».«Nous n'allons pas agir avec les vieilles méthodes en usage à Washington.Nous ne nous contenterons pas de noyer le problème sous l'argent», a indiqué M.Obama, en promettant un contrôle scrupuleux de l'impact des investissements.À propos des infrastructures, il a souligné que «le précieux argent du contribuable sera injecté de manière nouvelle et intelligente.Si un État n'agit pas rapidement pour investir dans les routes et ponts, il perdra les fonds».Économies d'énergie Parmi les autres mesures prévues, il a cité une vaste modernisation des établissements scolaires.«Nous réparerons les bâtiments en mauvais état, les rendrons plus économes en énergie et mettront des nouveaux ordinateurs dans les classes», at- il indiqué.Le plan prévoit également «un effort massif d'économies d'énergie dans les bâtiments publics» pour récupérer «des milliards de dollars», en changeant les équipements de chauffage et d'éclairage, alors que le gouvernement américain «paye la plus grosse facture énergétique au monde».La cinquième mesure annoncée concerne le système de santé, «pour sauver non seulement des emplois mais des vies».«Nous ferons en sorte que chaque cabinet médical et hôpital utilise les technologies les plus modernes et dispose des données électroniques des patients pour éviter des erreurs et économiser des milliards de dollars chaque année», a-t-il indiqué.15 milliards pour l'automobile Pendantcetemps, à Washington, le Congrès semblait en mesure de se prononcer en urgence la semaine prochaine sur un plan de sauvetage de l'industrie automobile nationale, menacée de dépôts de bilan en cascade dès la fin du mois.Hier, une source proche des démocrates du Congrès a affirmé à l'AFP que les parlementaires étaient parvenu à un «accord de principe» en faveur d'un plan d'aide, sans pour autant préciser une quelconque somme.Toutefois, à défaut des 34 milliards demandés par les constructeurs, le Congrès pourrait dans un premier temps débloquer un minimum de 15 milliards.General Motors (GM) et Chrysler, ont averti qu'ils risquaient d'être acculés à la faillite d'ici à la fin de l'année s'ils ne recevaient pas une aide des pouvoirs publics.Après le débloquage d'urgence, le Congrès devrait attendre que Barack Obama et sa majorité démocrate renforcée à la Chambre et au Sénat n'entrent en fonction en janvier et concoctent un plan de redressement à plus long terme pour le secteur.Mais avant cela, les démocrates doivent parvenir à un compromis avec l'opposition républicaine et l'administration Bush, dont la position est de ne pas puiser dans les fonds du plan de recapitalisation des banques de 700 milliards voté en octobre, comme le souhaitent les démocrates.Pour sortir de l'impasse, les démocrates ont mis de l'eau dans leur vin en se disant ouverts à «des options multiples de financement».En clair, ils font un pas vers les républicains qui veulent puiser dans un fonds de 25 milliards de dollars voté en septembre pour mettre au point des «technologies avancées», économes en énergie, et qui n'a pas encore été distribué aux constructeurs.Mais les démocrates posent des conditions: «Nous ne permettrons aucun emprunt sur le programme de mise au point des technologies avancées sans une garantie du remboursement des fonds dans un délai dequelques semaines», a écrit vendredi soir la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, dans un communiqué.La sortie de crise selon Barack Obama Le président désigné des États-Unis investira massivement dans les infrastructures et l'accès à l'internet AGENCE FRANCE-PRESSE JÉRUSALEM \u2014 La disc rimination instaurée par Israël en Cisjordanie entre Palestiniens et colons juifs rappelle de plus en plus le système d'apartheid jadis en vigueur en Afrique du Sud, estime une importante association israélienne de défense des droits de l'homme, dans un rapport publié aujourd'hui.Les implantations juives en territoire palestinien «ont créé une situation de discrimination et de ségrégation institutionnalisées », affirme l'Association israélienne pour les droits civils.«La discrimination perceptible au chapitre des services, des budgets et de l'accès aux ressources naturelles entre les deux sociétés sur le même territoire constitue une nette violation du principe d'égalité, qui rappelle à beaucoup d'égards et de façon de plus en plus prononcée le régime d'apartheid jadis appliqué en Afrique du Sud», selon ce rapport.L'association assure qu'« en Afrique du Sud, la discrimination était fondée sur la race, alors que dans les territoires (occupés), ce sont les critères nationaux qui sont retenus».Ce texte a été publié à l'occasion du 60e anniversaire de la signature de la Déclaration universelle des droits de l'homme, qui sera célébré mercredi.Il souligne que les 2,3 millions de Palestiniens de Cisjordanie sont soumis à la loi militaire israélienne, tandis que leurs voisins, 250 000 colons juifs, relèvent de la législation régulière d'Israël.Alors que les colons disposent d'un réseau routier moderne réservé aux véhicules israéliens, les Palestiniens sont contraints d'utiliser «des routes dangereuses », indique encore le rapport.I l ajoute qu' Israël impose en outre des restrictions strictes à la construction dans les agglomérations palestiniennes, et s'abstient d'y développer les infrastructures.Le texte mentionne des statistiques de l'ONU selon lesquelles 65% des routes conduisant aux 18 agglomérations palestiniennes les plus peuplées de Cisjordanie sont bloquées ou contrôlées par des barrages militaires israéliens.L'ONU fait état de plus de 600 barrages routiers restreignant la liberté de circulation des Palestiniens en Cisjordanie.«Les restrictions à la circulation gênent les transports des personnes malades ainsi que celui du personnel médical des hôpitaux, et provoquent aussi des ruptures de stocks dans les médicaments et l'équipement médical », note encore le rapport.Blocus dénoncé Il regrette par ailleurs les effets économiques du blocus qu'Israël impose à la bande de Gaza depuis que le Hamas islamique en a pris le contrôle en juin 2007 à la faveur d'un coup de force contre le parti Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas.«La politique du blocus a quasiment anéanti l'industrie.Le chômage et la pauvreté sévissent.(.) Le blocus a provoqué l'effondrement des collectivités locales, qui luttent pour assurer un minimum de services aux habitants, notamment pour l'eau, la voirie et les installations sanitaires », conclut le rapport.Une ONG israélienne dénonce « l'apartheid » en Cisjordanie «Nous ne nous contenterons pas de noyer le problème sous l'argent.» La Mecque Pèlerinage sous haute surveillance PHOTO OMAR SALEM AFP Vêtus de l'ihram blanc, deux pièces de tissu non cousues couvrant le corps, des centaines de milliers de pèlerins ont parcouru à pied ou en bus, hier, la dizaine de kilomètres séparant La Mecque de la vallée de Mina, pour prier et se recueillir, au premier jour du hajj.La procession s'est déroulée sous l'oeil de 1 hommes mobilisés pour éviter tout attentat ou toute bousculade, comme celles qui ont endeuillé le pèlerinage dans le passé.d'après AFP Place Versailles Carrefour Angrignon Quartier DIX30 Place Vertu Galeries de Joliette Fairview Pensez Mode Pensez les Ailes! Pensez Mode Pensez les Ailes! 677 Ste-Catherine Ouest Des exceptions s'appliquent, voir détail en magasin.Les styles illustrés peuvent varier de la sélection offerte en magasin.NOTREPLUSGRANDEVENTEÀ CEJOURSEPOURSUIT! Chandails! !t n a n et nia m 20.00 1000$ Pantalons habillés! 1000$ 20.00 vestons! 3000$ 59.99 !t n a n etnia m !t n a n et nia m !t n a n etnia m Vestes matelassées! 1999$ 40.00 Manteaux matelassés! 2999$ 60.00 Manteaux 3999$ 60.00 Manteauxde laine! 4999$ 99.99 !t n a n etnia m !t n a n etnia m !t n a n etnia m !t n a n etnia m Manteaux 79.99 Manteaux Sport! 99.99 Imperméables! 5000$ 99.99 Manteaux 199.99 !t n a n etnia m !t n a n etnia m !t n a n etnia m !t n a n et nia m Chandails! 49.99 2500 coton Ouaté! !t n a n etnia m !t n a n et nia m Jeans Fiorrici! maintenant! maintenant! Matelassés! Sport 4999$ 2999$ laine et Cachemire! 9999$ !tnanetete niam !tnanetete niam !tnanetete niam !tnanetete niam Vestes FHUK! 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couteau rituel, le kirpan, à l'école.Cette année, un jeune Montréalais s'est retrouvé devant la justice après une altercation au cours de laquelle, selon l'accusation, il aurait brandi son kirpan devant un autre élève.À peine une poignée de lecteurs ont pris la peine de commenter cet incident.Vote voilé, fenêtre givrée dans un YMCA, fèves sans lard dans une cabane à sucre: voilà les sujets qui faisaient jaser il y a tout juste 19 mois.À l'époque, Mario Dumont avait appelé les Québécois à ne pas mettre «un genou à terre» devant les demandes des minorités religieuses.Ce slogan avait contribué à son succès le jour du scrutin.Cette année, il a essayé de raviver la flamme en dénonçant le nouveau cours d'éthique religieuse et en protestant contre la disparition des crucifix à l'école.Sa tentative est tombée à plat.Que s'e st-il donc passé ?Comment se fait-il que ce qui avait des allures de crise nationale au printemps 2007 se soit dégonflé au point de passer sous le radar de l'opinion publique ?« Les interrogations sur les accommodements ne sont pas complètement disparues, mais la commission Bouchard-Taylor a permis aux gens de s'exprimer et a créé un certain effet de lassitude », constate Marie Mc Andrew.Et puis, souligne-t-elle, le Québec a vécu une autre crise depuis: les événements de Montréal-Nord.Selon la spécialiste, cela a remis les pendules à l'heure: dans les écoles, on s'interroge moins sur le hidjab ou le menu des cafétérias et davantage sur les inégalités socioéconomiques.Détournement de débat Rachida Azdouz pratique une sorte de «médecine d'urgence» en matière d'accommodements : les institutions font appel à son jugement lorsqu'elles sont aux prises avec des demandes qu'elles jugent délicates.Selon Mme Azdouz, la question des accommodements continue à donner du fil à retordre aux employeurs publics et privés.Mais depuis les audiences de la commission Bouchard-Taylor, elle se pose différemment.«Avant, les gestionnaires se demandaient comment sat isfa ire les minorités pour éviter de se retrouver devant les tribunaux.Maintenant, ils rejettent les demandes d'accommodement en se disant que les minorités n'ont qu'à aller se plaindre si elles ne sont pas contentes », constate Mme Azdouz, qui est la vicedoyenne de la faculté d'éducation permanente de l'Université de Montréal.La commission Bouchard- Taylor a entraîné, selon elle, une sorte de « détournement de débat » : les gens cherchent davantage à «définir les valeurs communes» qu'à s'ajuster aux différences.Un exempl e r é c e n t: un employé musulma n de l a fonction publique a demandé que son horai re soit ajusté aux exigences du ramadan.L'employeur a dit non, sans autre forme de procès, sous prétexte que cela porterait atteinte aux droits des autres employés.« Il y a quelques années, ce gestionnaire aurait été moins aff irmati f.Aujourd'hui, les demandeurs sont plus timides et les employeurs, plus audacieux », note Mme Azdouz.Ce retour du balancier est l'un des «effets pervers» de la commission Bouchard-Taylor, d'après elle.Avant, on faisait peut-être trop de compromis, mais le risque, c'est que l'on devienne maintenant trop intolérant, craint-elle.Selon Mme Azdouz, le silence actuel donne l'impression que tout est réglé, mais ce n'est qu'une impression.«Le vrai problème, celui que posent les demandes de communautés religieuses orthodoxes, a été balayé sous le tapis.Mais le jour où un juge décidera qu'un policier a le droit de porter un kirpan, un turban ou la kippa, le débat va resurgir.C'est inévitable », prévoit-elle.L'avocat Jul ius Grey, qui avait défendu la cause du kirpan devant la Cour suprême, et qui défend aussi l'écolier sikh accusé de s'être servi de son couteau rituel, est plus optimiste.Selon lui, la commission Bouchard-Taylor a vidé le sujet de son potentiel explosif.«Dans les années 60, il y avait eu de fortes réactions contre les hippies et les cheveux longs, puis les gens se sont habitués.Aujourd'hui, nous nous sommes habitués au fait que certains portent le turban, d'autres le voile et d'autres encore la kippa.Plus personne ne veut aller en croisade contre ça.» La campagne en cours semble lui donner raison.MAIS OÙ EST PASSÉE LA CRISE?PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE L'an dernier, en pleine crise des accommodements, des musulmanes avaient rendu visite aux citoyens d'Hérouxville pour les sensibiliser à leur réalité.«La commission Bouchard- Taylor a permis aux gens de s'exprimer et a créé un certain effet de lassitude.» Hidjab, kirpan, les hommes sans les femmes et la cabane à sucre sans lard: voilà les sujets qui alimentaient le débat lors de la dernière campagne électorale au Québec.Ça vous paraît loin ?Pourtant, ça se passait il y a moins de deux ans.Pendant cette campagne-ci, plus personne n'en parle.Autopsie d'une crise disparue.PLUS ACCOMMODEMENTS RELIGIEUX De l'accommodement à l'éthique Si la sortie de Mario Dumont contre le cours d'éthique religieuse, au début de la campagne électorale, est tombée à plat, c'est parce qu'il a enfourché le mauvais cheval de bataille, juge la spécialiste des relations interethniques Marie Mc Andrew.Selon elle, l'ADQ a profité en 2007 d'une conjoncture toute particulière: une alliance entre les partisans de la laïcité et les traditionalistes nostalgiques d'un Québec ancien, plus monolithique.«Cette conjonction d'intérêts très disparates a créé une masse critique de gens qui réagissaient très fort contre les accommodements religieux », rappelle-t-elle.Mais en essayant de partir en croisade contre le cours d'éthique religieuse, Mario Dumont ne s'appuyait plus que sur un de ces deux courants.«Pour les partisans de la laïcité, ce cours est au contraire une grande réussite», explique-t-elle.En d'autres mots, le chef de l'ADQ a cru émouvoir les électeurs avec des histoires de crucifix et d'arbres de Noël.Mais « il a enfourché une monture bien trop boiteuse » : une infime frange d'électeurs le suit sur ce terrain.Et puis, si ce cheval s'est aussitôt enlisé, c'est que les sensibilités identitaires ne sont plus un terrain politique vierge.Depuis les dernières élections, le Parti québécois a mis de l'avant son projet de loi sur l'identité québécoise.Les libéraux ont adopté le projet de «contrat social » que les immigrants devront signer avant de s'établir au Québec.Pour gratter ce bobo-là, «Mario Dumont devait se tenir beaucoup plus à droite et ce n'était pas très porteur », dit Marie Mc Andrew.\u2014 Agnès Gruda CINDY LÉVESQUE, COLLABORATION SPÉCIALE, ARCHIVES LE NOUVELLISTE Le village d'Hérouxville s'est rendu célèbre l'an dernier en adoptant un code de vie controversé à l'égard des immigrés.AGNÈS GRUDA Exception faite de la faillite de l'unique restaurant du village, rien n'a changé au petit village d'Hérouxville, qui s'était rendu célèbre en interdisant, dans un « code de vie », le port du voile et la lapidation, en pleine crise des accommodements.À l'épicer ie , la ca i s sière continue de défendre le code de vie : «Mon amie vit en Arabie Saoudite et elle doit mettre le voile.Les immigrés n'ont qu'à s'adapter eux aussi », dit-elle avec une passion qui nous ramène deux ans en arrière.Même chose pour le conseiller mun ic ipal Andr é Droui n , auteur du fameux code de vie, qui déplore que le sujet soit disparu du débat public.« Le problème, c'est qu'on ne parle plus des accommodements alors qu'il n'y a rien de réglé ! » martèle-t-il.Les politiciens, eux, ne se plaignent pas de ce silence, au contraire.Le petit village de la Mauricie fait partie de la circonscription de Laviolette.La Presse a voulu demander au candidat adéquiste Éric Tapps si ses électeurs sont toujours préoccupés par les accommodements religieux.Il a refusé de nous parler, sous prétexte qu'il ne répond qu'aux médias lo c aux.La mi n i s t re Jul i e Boulet, députée de Laviolette, a elle aussi éludé nos demandes d'entrevue.Nos questions ont été acheminées à la ministre de l'Immigration, Yolande James, selon qui « les gens sont toujours préoccupés par la question des accommodements » mais ont été rassurés par les mesures adoptées dans la foulée de la commission Bouchard-Taylor.« Je crois que nous sommes en train de trouver un équilibre », assure-t-elle.Les braises des accommodements ont beau avoir tiédi, les politiciens ont toujours un peu peur de s'y brûler.PENDANT CE TEMPS, À HÉROUXVILLE.PLUS ACCOMMODEMENTS RELIGIEUX AGNÈS GRUDA Même si le débat sur le sujet s'est éteint, les Québécois continuent de s'opposer à plusieurs accommodements religieux, constate un récent sondage CROP/La Presse.Selon ce sondage, 87% des Québécois s'opposent au port du kirpan à l'école, tandis que 66% estiment que les joueuses de soccer musulmanes ne devraient pas être autorisées à porter le hidjab pendant les matches.Une claire majorité, 58%, rejette le port du voile islamique à l'école, et une proportion semblable ne souhaite pas que les cafétérias scolaires prévoient des menus adaptés aux minorités religieuses.Ces résultats ressemblent au diagnostic posé il y a exactement un an, alors que la maison de sondage SOM avait pris le pouls de la population sur les mêmes questions.Seul le rejet du voile islamique à l'école a connu un recul significatif, passant de 65% à 58%.L'opposition aux trois autres exigences religieuses a légèrement reflué, mais dans une proportion qui demeure inférieure à marge d'erreur.Ainsi, on s'oppose, mais on ne s'énerve pas?Une électrice de la banlieue sud de Montréal jette un éclairage sur cet apparent paradoxe.L a mul t i pl ic a t ion des accommodements religieux et le discours critique de Mario Dumont avaient incité Nataly Gagné à voter pour l'ADQ en avril 2007.Cette fois, pas question.«À l'époque, tout ce débat sur le kirpan et le vote voilé, ça venait me chercher.Mais depuis, ma pensée a évolué», confie cette infographiste mère de trois enfants.Évolué comment ?«Aujourd'hui, je pense que nous avons un problème avec notre identité, mais on ne peut pas en vouloir aux minorités pour ça.On s'est perdus un peu et c'est à nous de nous retrouver.Quand nous aurons plus confiance en nous-mêmes, les accommodements nous paraîtront moins menaçants.» Un désaccord tranquille SONDAGE CROP \u2014 LA PRESSE ACCOMMODEMENTS RAISONNABLES Diriez-vous que vous êtes tout à fait d'accord, plutôt d'accord, plutôt en désaccordoutout à fait en désaccord avec les pratiques suivantes: }} }} }} Le port du kirpan (couteau rituel sikh) à l'école.Tout à fait d'accord 3% Plutôt d'accord 7% Plutôt en désaccord 14% Tout à fait en désaccord 73% NSP/refus 3% Le port du hidjab (voile) par de jeunes musulmanes qui jouent au soccer.Tout à fait d'accord 8% Plutôt d'accord 19% Plutôt en désaccord 18% Tout à fait en désaccord 47% NSP/refus 6% Le port du hidjab à l'école.Tout à fait d'accord 11% Plutôt d'accord 25% Plutôt en désaccord 16% Tout à fait en désaccord 42% NSP/refus 5% Le menu différent offert, pour des raisons religieuses, dans certaines cafétérias d'école.Tout à fait d'accord 11% Plutôt d'accord 23% Plutôt en désaccord 20% Tout à fait en désaccord 38% NSP/refus 7% }58% 10% 87% 27% 65% 36% 58% 34% Personnes plutôt ou tout à fait en désaccord avec le port du kirpan (couteau rituel sikh) à l'école : Sondage CROP / La Presse de novembre 2008 87% Sondage SOM d'octobre 2007 91% Personnes plutôt ou tout à fait en désaccord avec le port du hidjab (voile) à l'école : 2008 58% 2007 65% Personnes plutôt ou tout à fait en désaccord avec le port du hidjab (voile) par de jeunes musulmanes qui jouent au soccer : 2008 66% 2007 70% Personnes plutôt ou tout à fait en désaccord avec le fait que certaines cafétérias scolaires offrent unmenu différent dumenu habituel pour des raisons religieuses: 2008 58% 2007 60% MÉTHODOLOGIE DU SONDAGE: ce sondage a été réalisé du 17 au 23 novembre 2008 par Crop pour La Presse.Mille et une entrevues ont été réalisées auprès de Canadiens âgés de 18 ans et plus.La marge d'erreur est de trois points, 19 fois sur 20.Rappelons qu'elle augmente pour les sous-groupes.ÉVOLUTION DESOPINIONS ENTRE OCTOBRE 2007 ET NOVEMBRE 2008 «Le problème, c'est qu'on ne parle plus des accommodements alors qu'il n'y a rien de réglé ! » dit le conseiller municipal André Drouin.«À l'époque, tout ce débat sur le kirpan et le vote voilé, ça venait me chercher.Mais depuis, ma pensée a évolué.» ENVIRONNEMENT FRANÇOIS CARDINAL POZNAN, Pologne \u2014 Parmi la centaine de pays réunis à Poznan pour la conférence sur le climat, le Canada, le Japon et l'Australie se distinguent par leur absence de volonté, selon les écologistes internationaux qui n'hésitent pas à qualifier ce trio de «groupe des idiots».Lors de sa conférence de presse quotidienne, le Réseau action climat, qui réunit 365 organismes non gouvernementaux de partout dans le monde, n'a pas hésité à pourfendre ces pays en raison «des propositions scandaleuses» qu'ils ont soumises ces derniers jours.Choqué, Richard Worthington, un écologiste sud-africain parlant au nom du Réseau, a utilisé un terme inhabituel dans l'auguste enceinte de l'ONU, celui de «jackass », que l'on pourrait traduire par «idiots», «crétins» ou «stupides».«Ces trois pays se comportent comme de véritables idiots ( jackass), a-t-il renchéri par la suite, en entrevue.Ce sont certainement ceux qui font le plus de dégâts (mischief ), ici.Le Japon tente de se défiler à l'aide de vagues propos.L'Australie refuse de s'engager de façon ambitieuse pour l'avenir.Et le Canada, comble d'ironie, demande un traitement de faveur au nom de l 'exploitation des sables bitumineux!» Le Réseau action climat se dit particulièrement déçu de voir que ces pays renient leurs promesses faites à Bali, l'an dernier.Lors de cette conférence de l'ONU, la communauté internationale s'était entendue sur un document, appelé «feuille de route », qui n'est pas interprété de la même façon par tout le monde.Cela est dû aux subtilités du langage diplomatique utilisé dans les dernières heures de la conférence de Bali, afin d'arracher l'accord des Américains.Alors que la version rejetée précisait que les pays riches devaient réduire de 25 à 40% leurs émissions d'ici 2020 (par rapport au niveau de 1990), la version signée comporte simplement une note de bas de page renvoyant aux travaux des scientifiques du climat rattachés à l'ONU\u2026 qui recommandent la réduction citée plus haut.«Pour nous, l'adoption de la feuille de route signifiait que les pays s'étaient engagés à réduire leurs émissions au niveau précisé, a indiqué Richard Worthington.Mais ici, le Canada, le Japon et l'Australie prétendent que ce n'était qu'une intention.Nous pensions, à tort, que c'était gagné\u2026» Lors de son point de presse quotidien, le chef de la délégation canadienne, Michael Martin, a répété que le Canada a son propre objectif : 20% de réduction d'ici 2020.Il n'a toutefois pas mentionné que cette cible est basée sur les émissions de 2006, et non sur celles de 1990, comme pour le reste de la communauté internationale.Or entre 1990 et 2006, les émissions canadiennes ont augmenté d'environ 30%.En aparté, M.Martin a ajouté à La Presse que le seul groupe dont fait partie le Canada dans le cadre des négociations est le «groupe parapluie », dans lequel on retrouve neuf pays, dont les États- Unis, la Norvège et le Japon.Cela dit, les couloirs de la conférence de Poznan étaient anormalement calmes, hier, alors que l'action se déroulait à quelque 300 km plus au nord, à Gdansk.Le président français, Nicolas Sarkozy, tentait là-bas de dénouer la crise qui paralyse l'Union européenne, qu'il préside.Sans succès, il a tenté de convaincre le premier ministre polonais, Donald Tusk, de donner son appui au plan européen de réduction des émissions de gaz à effet de serre.Cette chicane, qui tourne autour d'un détail technique du plan concernant la mise aux enchères de crédits de pollution, porte ombrage à la conférence de Poznan.On craint que ce différend ralentisse les négociations internationales.Une autre rencontre entre les deux parties est prévue dans quelques jours, à Bruxelles.COURRIEL Pour joindre notre journaliste : francois.cardinal@lapresse.ca Conférence sur le climat de Poznan Le Canada fait rager les écologistes SARA CHAMPAGNE Une cinquantaine d'Inuits ont quitté la noirceur totale de leur région circumpolaire, au cours des dernières heures, afin d'avoir leur mot à dire.Pour la première fois dans l'histoire canadienne, des centaines de décideurs et chercheurs provenant des quatre coins du monde feront le chemin jusqu'au Québec pour faire le point sur l'épineuse question des changements climatiques sur le toit du monde.Un précédent international.Durant une semaine, 570 thèmes seront abordés dans le cadre du colloque Arctic Change 2008, parrainé par le réseau Arctic Net et des experts de l'Université Laval, qui aura lieu au Palais des congrès de Québec.Bon an mal an, les chercheurs des universités canadiennes ont l'habitude de se rencontrer pour partager leurs découvertes arctiques à huis clos, mais jamais une invitation internationale ouverte au public n'avait encore été lancée.La Presse y assistera.L'océan Arctique est amplement connu pour la fonte alarmante des glaces et les querelles politiques autour de l'ouverture marchande des passages du Nord-Ouest et du Nord-Est, mais il ne s'agit là que de la pointe de l'iceberg.Des Chinois et des Japonais ont fait le voyage jusqu'à Québec pour discuter de pêcherie, de réserve de pétrole et de gaz naturel.«Ce sera le débat des prochaines décennies», prévoit Martin Fortier, expert océanique de l'Université Laval et directeur administratif d'Arctic Net.Selon des études géologiques américaines récentes, il est fort probable que le cercle polaire renferme sous sa couverture de glace un cinquième des réserves d'or noir récupérable de la planète.C'est donc dire 90 milliards de barils de pétrole et près de 50 000 milliards de mètres cubes de gaz naturel à exploiter, soit 30% des réserves mondiales de gaz connues.L'or noir de l'Arctique, qui semblait par ailleurs impossible à atteindre il y a à peine cinq ans, est devenu une réalité palpable grâce au record tristement fracassé, l'an dernier, au cours duquel 25% de la couverture de glace de mer a fondu durant le mois de septembre.L'année polaire internationale, qui s'achèvera en 2009, aura donc marqué non seulement la preuve irréfutable du réchauffement de la planète, mais aussi une affaire de gros sous dont la portée finale est difficile à prévoir.Afin d'avoir un portrait complet de la régionnordique et des variables climatiques, 150 millions de dollars ont été investis au Canada dans les deux dernières années, dont 100 millions pour financer directement des projets de recherche.Plusieurs experts, sans vouloir être alarmistes, s'entendent pour dire que l'océan polaire ressemblera bientôt à la baie d'Hudson ou au fleuve Saint-Laurent, avec des pointes de glaces saisonnières.Est-ce à dire qu'on a atteint un point de non-retour?«Qu'on soit réaliste ou pessimiste, il est clair que l'accord de Kyoto ou les autres mesures, même appliquées à la lettre, n'auront qu'un impact minime sur la région circumpolaire.Nous sommes donc dans une période d'adaptation chez Arctic Net et il y a urgence d'agir de façon concertée avec les chercheurs de la santé, des sciences naturelles et même sociales », répond Martin Fortier.Outre les chercheurs et décideurs mondiaux, Mary Simon, présidente de l'organisation fédérale des Inuits du Canada, sera invitée à animer une plénière, mardi, au sujet de la «montée du Sud» et de ses impacts sur les communautés nordiques.Les Inuits constatent déjà que la dégradation du pergélisol a un effet sur leurs infrastructures précaires (routes, écoles, etc.).Si plusieurs craignent de perdre leurs traditions avec la fonte des glaces et l'ouverture des fameux passages, d'autres, souvent les plus jeunes, s'entendent pour dire qu'il y a urgence de sortir l'Arctique de son isolement et de s'attaquer aux problématiques lourdes.COURRIEL Pour joindre notre journaliste : sara.champagne@lapresse.ca Des experts du pôle Nord réunis à Québec PHOTO ARCHIVES ASSOCIATED RESS Durant une semaine, 570 thèmes seront abordés dans le cadre du colloque Arctic Change 2008, parrainé par le réseau Arctic Net et des experts de l'Université Laval.Des Chinois et des Japonais ont fait le voyage jusqu'à Québec pour discuter de pêcherie, de réserve de pétrole et de gaz naturel.«Ce sera le débat des prochaines décennies », prévoit Martin Fortier, expert océanique de l'Université Laval.Lors de sa conférence de presse quotidienne, le Réseau action climat, qui réunit 365 organismes non gouvernementaux de partout dans le monde, n'a pas hésité à pourfendre le Canada, le Japon et l'Australie en raison «des propositions scandaleuses» qu'ils ont soumises ces derniers jours.«Qu'on soit réaliste ou pessimiste, il est clair que l'accord de Kyoto ou les autres mesures, même appliquées à la lettre, n'auront qu'un impact minime sur la région circumpolaire.» ACTUALITÉS 60e anniversaire de la Déclaration des droits de l'homme 1946Professeur de droit à l'Université à Mc Gill, John Humphrey est nommé responsable des droits de l'homme au Secrétariat de l'ONU.Il rédige la première ébauche de la Déclaration universelle des droits de l'homme.1948Après s'y être d'abord opposé aux côtés de la Russie et l'Arabie saoudite, le Canada finit par se rallier à la majorité et vote en faveur de la Déclaration universelle.1949Le Canada ratifie la Convention de Genève sur les prisonniers politiques, qui donne suite à une convention précédente datée de 1929 Le Canada adhère à la Convention relative au statut des réfugiés.1957Alors ministre des Affaires étrangères du Canada, Lester B.Pearson reçoit le prix Nobel de la paix pour son rôle dans le mise sur pied des casques bleus des Nations unies.1979Le Canada signe la convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes Le Canada abolit la peine de mort 1975Précurseur en la matière, le québécoise des droits et libertés.1966Le Canada adhère aux deux pactes internationaux sur les droits humains, lepremier sur les droits civils et politiques promus par l'Ouest et le deuxième sur les droits économiques, sociaux et culturels, mis de l'avant par les pays communistes.1965Le Canada adhère à la Convention internationale sur l'élimination de toutes les discriminations raciales.1979Le Canada, plus que tout autre pays, ouvre ses portes aux réfugiés de l'Indochine (Vietnam, Laos, Cambodge).Plus de 60 000 «boat people » pourront s'établir au Canada.Années 1980Après un départ lent, le Canada assume un rôle de leadership dans la lutte contre l'apartheid en Afrique du sud.1982Sans l'accord du Québec, le Canada enchâsse la Charte des droits et libertés dans sa constitution.Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.1997Menée par le Canada, la campagne pour bannir les mines antipersonnel remporte le prix Nobel de la Paix.Le Canada adopte la Convention relative aux droits de l'enfant.Les États-Unis refusent de ratifier cette dernière.1998Statut de Rome de la Cour pénale internationale.Le Canada est vu comme un leader dans ce dossier.2001 La nouvelle loi canadienne de l'immigration et de la protection des réfugiés prévoit la création d'un processus d'appel pour les réfugiés déboutés, mais il n'est jamais mis en place.2001 Le Parlement du Canada vote en faveur du mariage gai.2004Malgré les récriminations d'organisations travaillant auprès des réfugiés, le Canada signe une entente lui permettant de renvoyer vers les États-Unis les demandeurs d'asile qui y ont transité avant de venir au Canada.2002Mineur, le ressortissant canadien Omar Khadr est emprisonné à Guantanamo.Contrairement aux autres pays occidentaux, le Canada refuse de demander son rapatriement.2005Le Canada reconnaît que la loi sur les certificats de sécurité qui permet d'expulser des personnes jugées dangereuses même si elles risquent d'être torturées, contrevient à la convention contre la torture.2007Le Canada revient sur sa politique de longue date en déclarant qu'il ne sollicitera pas la grâce pour les ressortissants canadiens condamnés à mort à l'étranger.2007Un juge canadien décrète que le Canada ne peut envoyer des réfugiés vers les États-Unis parce qu'ils risquent d'y être détenus arbitrairement.Legouvernement porte la décision en appel.2008Un rapport d'enquête du juge Frank Iacobucci conclut que les agences canadiennes ont joué un rôle dans la torture infligée à des ressortissants canadiens par des autorités étrangères.2008La vidéo d'une rencontre à Guantanamo entre Omar Khadr et des émissaires canadiens soulève un tollé populaire.Le gouvernement refuse de nouveau de demander le rapatriement du jeune homme.2007La Cour suprême juge que les certificats de sécurité, qui permettent au Canada de détenir indéfiniment des gens soupçonnés d'activités terroristes mais non accusés, contreviennent à la Charte des droits et libertés.2007Le Globe and Mail dévoile que le Canada transfère des prisonniers aux autorités afghanes et que ces derniers sont torturés.2007Le Canada est l'un des quatre pays qui vote contre l'adoption de la Déclaration sur les droits des peuples autochtones à l'ONU.2003Le Canada refuse de signer la Convention de l'ONU sur les droits des travailleurs migrants.2001 11 septembre Deux avions percutent les tours du World Trade Center\u2026 2004Louise Arbour devient hautecommissaire des droits de l'homme.Elle met en garde le Canada qui met de côté les droits de la personne dans le contexte de la lutte anti-terroriste.1994Le général canadien Roméo Dallaire assiste impuissant au génocide au Rwanda.Il deviendra ensuite l'une des voix les plus éloquentes sur le sujet.Québec adopte la Charte pulser Le 2008Le Canada signe la Convention sur les armes à sous-munitions avec 92 autres pays.GRAPHISME ALEXANDRE ROY, LA PRESSE LAURA-JULIE PERREAULT C'est la définition même d'une volte-face.Pendant près de 20 ans, les diplomates canadiens ont joué un rôle actif aux Nations unies pour rédiger la Déclaration des droits des peuples autochtones.Puis, en 2007, coup de théâtre: le Canada est l'un des seuls pays à voter contre le traité qu'il a lui-même rédigé.Selon Alex Neve, secrétaire général de la section canadienne-anglaise d'Amnistie internationale, ce revirement est symptomatique de la position récente du Canada en matière de droits de la personne.«Dans plusieurs cas, non seulement le Canada n'est plus un leader en matière de droits.Il fait même de l'obstruction», exposait-il le mois dernier lors d'une conférence de la Fondation Trudeau sur le rôle changeant du Canada dans le monde.Les droits autochtones ne sont pas le seul exemple.En 2005, le Canada a créé l'émoi en admettant devant un comité des Nations unies qu'il était prêt à violer la Convention contre la torture, qu'il a signée en 1984, pour renvoyer dans leur pays d'origine des gens jugés dangereux pour la sécurité canadienne.Le mois dernier, le Canada s'est attiré les foudres de Martin Scheinin, un rapporteur spécial de l'ONU sur les droits de la personne, qui s'indigne de l'immobilité du Canada dans le dossier du jeune Canadien Omar Khadr, le seul ressortissant occidental toujours détenu sur la base militaire de Guantánamo.Même les pays les plus rétrogrades en matière de droits ont pris note du recul.Depuis deux ans, l'Iran distribue un fascicule de 70 pages énumérant tous les accrocs aux obligations internationales du Canada.Loin, loin de l'âge d'or Directeur du Centre d'étude sur les droits de la personne à l'Université Mc Gill, René Provost estime qu'il est possible de mettre le doigt sur la date exacte du revirement canadien.«Dans les années 70 et 80, le Canada a joué un rôle clé, sans commune mesure avec son poids économique et démographique.Dans les années 90, il a même imposé ses idées à l'ONU, notamment en faisant reconnaître le principe de sécurité humaine.Mais à partir du 11 septembre 2001, le Canada est rentré dans les rangs, s'est enligné sur les États-Unis », remarque-t-il.Les droits des immigrants ont été les premiers à pâtir.«Le traumatisme du 11 septembre a remis en cause l'équilibre qui avait été trouvé entre le besoin de stabilité politique, de sécurité et les droits inaliénables de l'individu », souligne M.Provost.Ancien ministre des Affaires étrangères, reconnu notamment pour son leadership aux Nationsunies dans le renforcementde la Cour internationale de justice et la prohibition des mines antipersonnel, Lloyd Axworthy dénonce lui aussi le changement de cap du Canada après 2001.S'il fait porter le chapeau de cancre du gouvernement Harper qui n'a, selon lui, «aucun engagement dans le champ des droits humains», il croit que les libéraux ont aussi fait mal à l'image du Canada en choisissant d'enlever au Canada son casque bleu pour le remplacer par un casque de camouflage en Afghanistan.«Nous ne sommes pas à Kandahar pour protéger les gens, mais pour affronter les talibans», se désole M.Axworthy.Ex-président de l'organisation Droits et démocratie, Warren Allmand craint que le professeur de Mc Gill John Humphrey, un des auteurs de la Déclaration universelle des droits de l'homme, ne se retourne dans sa tombe mercredi, jour où le document phare fêtera ses 60 ans.Mais au lieu de blâmer le gouvernement, il invite la population canadienne à faire son examen de conscience.«Ça fait longtemps qu'on n'a pas vu un grand mouvement populaire pour soutenir les droits humains.Les Canadiens sont silencieux.» Depuis que le Montréalais John Humphrey a rédigé en 1948 la première ébauche de la Déclaration universelle des droits de l'homme, le Canada s'est enorgueilli de son rôle de meneur dans le domaine.Mais à la veille du 60e anniversaire du document, la place de l'unifolié sur l'échiquier des droits de la personne n'est plus ce qu'elle était.QUAND LE PAYS DES ÉCHELLES DEVIENT CELUI DES SERPENTS À la veille du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme, l'héritage canadien est en danger André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef FORUM ÉDITORIAUX OPINION apcote@lesoleil.com DROITS RÉSERVÉS Le texte suivant est cosigné par Laurence Bherer, Graciela Ducatenzeiler, Pascale Dufour, Jane Jenson, Éléonore Lépinard, Christine Rothmayr et Marie-Joëlle Zahar.Les auteures sont professeures au département de science politique de l'Université de Montréal.Le gouvernement Harper récemment élu a dénoncé une tentat ive de « coup d'État» de la part des partis de l'opposition.Des attaques concer tées menées par des conservateurs ont également nourri l'idée que l'accord de principe passé entre le Parti libéral du Canada et le Nouveau Parti démocratique était illégitime, voire anticanadien sous prétexte que le gouvernement serait composé de plus d'un parti et qu'il exclurait celui qui a obtenu le plus de sièges lors des élections d'octobre.Mais museler la majorité des parlementaires, est-ce vraiment là une solution plus démocratique ?En prorogea nt la session parlementaire jusqu'à fin janvier, Stephen Harper a cherché à sauver son poste de premier ministre.Mais, en suspendant le débat démocratique et en bloquant la possibilité d'une coalition gouvernementale, il a aussi et surtout légitimé un État d'exception.Ce gouvernement sans Parlement rappelle une situation par trop familière dans le monde, mais qu'on ne soupçonnait pas possible au Canada.En dépit de sa constitutionnalité apparente, la décision de suspendre le Parlement mine la démocratie d'une manière beaucoup plus profonde et dangereuse qu'une coalition ne l'aurait fait.Le Canada est une démocratie représentative, basée sur le principe du gouvernement responsable, pilier du modèle de gouvernement parlementaire de type Westminster.Les Canadiens transfèrent leur pouvoir de citoyens à des parlementaires élus qui jouent, entre deux élections, le rôle de formulation et de médiatisation de leurs intérêts.Nos élus doivent légiférer sur la base de leur programme ; toutefois, ils doivent également réagir à des situations imprévues sans nous consulter à l'avance.C'est à l'échéance électorale suivante que nous pourrons sanctionner positivement ou négativement leurs décisions.Une démocratie représentative solide implique à la fois un lien de confiance et la reconnaissance des risques encourus, tant pour les électeurs que pour leurs représentants.Gouvernement responsable Le système politique canadien est aussi construit sur le principe du gouvernement responsable.Depuis le XIXe siècle, ce principe nous protège de l'arbitraire et de la mainmise de l'exécutif (c'està- dire du Conseil des ministres) sur les décisions politiques.Pour prendre des décisions importantes, (aujourd'hui définies comme étant celles qui impliquent du financement), le gouvernement doit avoir la confiance de la Chambre, qui se concrétise par le vote d'une majorité d'élus.Après l'annonce de ses mesures d'austérité économique la semaine passée, le gouvernement de Stephen Harper a perdu cette confiance.Mais quand la coalition composée du Parti libéral et du Nouveau Parti démocratique, avec l'appui du Bloc québécois, a proposé de prendre sa place, il a préféré biaiser avec les règles constitutionnelles plutôt que de se soumettre à l'épreuve démocratique d'un vote de confiance.Depuis 2004, aucun parti ne détient la majorité des sièges au Canada et, dans ces conditions, maintenir la confiance de la Chambre est un exercice périlleux.Plusieurs scénarios existent pour s'assurer que le gouvernement ait l'appui de la majorité des parlementaires.Le premier, que nous avons connu jusqu'ici, donne le pouvoir de former un gouvernement au parti politique qui a obtenu le plus de sièges.Mais ce n'est pas le seul.Si le Parlement en vient à retirer sa confiance à un gouvernement, quelle qu'en soit la raison, les autres partis peuvent légitimement proposer un autre scénario permettant d'atteindre cette confiance.C'est ce que la coalition du Parti libéral et du Nouveau Parti démocratique proposait.Qualifier la proposition de gouvernement par coalition de coup d'État revient à confondre une procédure constitutionnelle et légitime utilisée dans des circonstances exceptionnelles avec la situation autrement sérieuse dans laquelle nous sommes.Avec un tout nouveau Parlement prorogé une quinzaine de jours à peine après le discours du Trône, simplement parce que le premier ministre risquait de perdre son vote de confiance, les Canadiens sont en train de vivre dans un État d'exception déclaré.De la prorogation du Parlement à la formation d'une coalition, le coup de force n'est pas là où l'on croit.Quel «coup d'État»?De la prorogation du Parlement à la formation d'une coalition, le coup de force n'est pas là où l'on croit En suspendant le débat démocratique et en bloquant la possibilité d'une coalition gouvernementale, Stephen Harper a légitimé un État d'exception.PHOTO CHRIS WATTIE, REUTERS En prorogeant la session parlementaire jusqu'à fin janvier, Stephen Harper a cherché à sauver son poste de premier ministre, écrivent les signataires, professeures au département de science politique de l'Université de Montréal.nathalie.collard@lapresse.ca NATHALIE COLLARD Bonne nouvelle, le nouveau ministre du Patrimoine canadien, James Moore, parle français.Très bien, même, puisqu'il a lu dans le texte les mémoires de l'ancien premier ministre du Canada, Jean Chrétien.Il n'a donc aucune excuse pour ne pas plonger davantage, s'immerger même, dans la culture québécoise.Ce devrait être une de ses résolutions pour 2009.Pourquoi?Parce qu'on ne peut pas aspirer à diriger le ministère responsable de la culture au pays si on ignore presque tout de la culture québécoise.C'est un des dossiers les plus importants pour bien comprendre la dynamique Québec-Ottawa.Imagine-t-on un instant un ministre responsable des dossiers économiques avouer candidement qu'il n'a pas beaucoup entendu parler des sables bitumineux de l'Alberta?Ouunministre des Finances qui confesserait ne pas avoir mis les pieds à Bay Street depuis 1982?On ne devrait pas être moins exigeant à l'endroit d'un ministre responsable de la culture qu'on ne l'est envers unministre responsable des finances du pays.La culture n'est pas un dossier de second ordre.Encore moins lorsqu'elle définit une «nation» dûment reconnue par le gouvernement au pouvoir\u2026 Jusqu'ici, le gouvernement conservateur a fait piètre figure dans ce domaine.Au-delà des coupes dans certains programmes d'aide, c'est son incompréhension totale de la chose culturelle qui frappe.Les deux prédécesseures de James Moore, Bev Oda et Josée Verner, n'ont jamais fait preuve d'une grande sensibilité aux milieux culturels, fussent-ils québécois, albertains ou ontariens.De la part d'un ancien animateur de radio, on se serait attendu à un peu plus d'ouverture.Or jusqu'ici, rien ne semble avoir changé.«Moore of the same», diraient les Anglais.Le nouveau ministre n'a pas davantage impressionné en répondant à un petit questionnaire concocté par La Presse.On ne lui demandait pourtant pas de réciter des vers de Nelligan ou de chanter l'intégrale de Vigneault.À la question: «Le dernier film québécois que vous avez vu?», M.Moore répond en hésitant: Les filles du roi, de la cinéaste Anne-Claire Poirier, réalisé en 1974.Vite, il est encore temps de lui faire parvenir un exemplaire du dictionnaire du cinéma québécois de Michel Coulombe et Marcel Jean avant Noël! Si les organismes qui défendent les intérêts des artistes et des milieux culturels québécois souhaitent sensibiliser James Moore à leur réalité, ils devraient tout de suite lui lancer une invitation à visiter le Québec l'été prochain.Une immersion dans nos festivals, des visites dans nos théâtres et nos maisons de la culture, une tournée des meilleures tables en compagnie de quelques piliers du milieu artistique le toucheront davantage que n'importe quel rapport, étude ou manifestation.Bienvenue au Québec, M.Moore ! La culture québécoise pour les nuls mroy@lapresse.ca MARIO ROY Célébrant cette semaine l'entrée dans leur cent ième année d'exis - tence, les Canadiens de Montréal ont inauguré, à l'ombre du Centre Bell, une place publique à caractère historique.Quatre légendes du mythique club sportif y sont coulées dans le bronze : Howie Morenz, Maurice Richard, Jean Béliveau et Guy Lafleur, les deux derniers hockeyeurs étant toujours de ce monde pour se voir ainsi immortalisés.Cet ajout à la trame urbaine est modeste, certes, mais il revêt plus que jamais une importance symbolique considérable.Après la fuite du baseball professionnel et de la course automobile de haut n iveau, apr è s l'échec (oul'échec appréhendé.) de grands proj e t s cul tu rel s , é c o nom i q u e s o u s o c i a u x , Montréal peine en effet à garder son statut.Non pas de grande capitale du monde, bien sûr, mais à tout le moins de ville moyenne où on peut trouver une petite poignée d'institutions de renommée mondiale qui ne sont pas menacées dans l'immédiat.Le CH entre dans cette catégorie.Tout comme l'Orchestre symphonique de Montréal qui, sous la baguette de Kent Nagano, connaît une nouvelle vie extrêmement prometteuse.La comparaison entre ces deux «équipes» par ailleurs fort dissemblables n'est pas fortuite - elles se sont d'ailleurs croisées lors d'un concert mémorable donné au lendemain d'une victoire mémorable, elle aussi ! Toutes deux réussissent par la compétence, par l'implication dans la vie de la métropole, par le contact étroit avec les fidèles qu'elles comptent l'une et l'autre.Dans le quartier Saint-Michel, affligé par la pauvreté et la violence des gangs de rue, on achève d'aménager une patinoire réfrigérée dont les coûts ont été assumés aux trois quarts par la Fondation des Canadiens pour l'enfance.On ne peut s'empêcher de faire le lien avec le concert de l'OSM donné récemment en plein air à Montréal-Nord.D'autre part, «on a réussi au cours des dernières années à rajeunir la base de nos partisans et à aller chercher les plus vieux partisans qui avaient décroché», dit (à la télé de Radio- Canada) Pierre Boivin, président du club de hockey.De même, rajeunir le parterre de la salle Wilfrid-Pelletier est un objectif majeur de Nagano et de l'administration de l'OSM.qui, eux, n'ont toujours pas de nouvelle salle.Les Canadiens vont bien.Depuis cinq ans, ils se produisent à guichets fermés ; ils génèrent (avec les autres activités du Centre Bell) des retombées de 400 millions ; ils versent plus de 40 millions par année aux trois ordres de gouvernement.Mais demain?Demain est fait d'une part d'incertitude.Sur le taux de change, d'abord: l'équipe de hockey nourrit deux douzaines de millionnaires payés en dollars américains.Sur la propriété du club, ensuite: des rumeurs étalées dans la presse spécialisée font état d'une vente possible des Canadiens, ce que l'actuel propriétaire, George Gillett, nie énergiquement.tout en disant vouloir offrir un accès limité à des partenaires éventuels.« It 's the economy, stupid ! », comme on dit chez nos voisins du Sud qui, ces temps-ci, en apprennent - à la dure - un bout sur le sujet.Même les héros n'y échappent pas.Les quatre grands On ne peut pas aspirer à diriger le ministère responsable de la culture au pays si on ignore presque tout de la culture québécoise. FORUM VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?forum@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 ALAIN DUBUC adubuc@lapresse.ca COLLABORATION SPÉCIALE LISEZ LE BLOGUE DE L'ÉDITO www.cyberpresse.ca/edito POST-SCRIPTUM pgagne@lapresse.ca PIERRE-PAUL GAGNÉ Dans l'optique de la campagne électorale québécoise qui se termine, il y avait, au cours des derniers jours, quelque chose d'irréel et de surréaliste à regarder évoluer la situation politique à Ottawa.Jamais, de mémoire d'observateur averti, une campagne électorale provinciale ne s'était fait évincer de l'actualité comme ce fut le cas la semaine dernière.Depuis 10 jours, c'est bien près de 1000 courriels portant sur la crise fédérale que nous avons reçus, contre seulement quelques dizaines sur la campagne électorale québécoise.Même les partis politiques, qui avaient pris l'habitude depuis un mois de nous envoyer des courriels bidon, ont tout à coup cessé cette pratique.C'est tout dire\u2026 Rien de mieux qu'une bonne vieille crise sur l'identité nationale, où les soupçons et les accusations pleuvent de part et d'autre, pour ranimer les passions\u2026 et provoquer une avalanche de réactions.Et que disaient ces courriels?Règle générale, comme d'habitude, les lignes de parti étaient respectées.Mais nous avons aussi reçu beaucoup de courriels de partisans déçus de l'attitude de leur parti dans cette crise.Par exemple, nous avons reçu à La Presse bon nombre de textes provenant de lecteurs bloquistes/ péquistes opposés à la coalition avec l'ennemi juré qu'est Stéphane Dion.De la même façon, nombre de lecteurs libéraux n'en revenaient pas de voir leur parti pactiser avec Gilles Duceppe et le Bloc.Mais c'est surtout l'opportunisme politique de tout un chacun qui a le plus retenu l'attention.Ce qui nous a fourni moult courriels partagés entre l'humour, le sarcasme et le cynisme.Ainsi : «C'est peut-être notre situation actuelle que la Vierge de Fatima avait en tête quand elle a dit \"pauvre Canada!\".Et on n'a peut-être encore rien vu!» (Danielle Villeneuve, Laval) «Si la vanité ne tenait pas la main à l'hypocrisie, qu'adviendrait-il à nos politiciens?» (Michel Bertrand) «Est-ce que je rêve ou bien ils sont tous plus mégalomanes, obsessifs et maladroits les uns que les autres?» (Mario Rodier, La Prairie) «Dion, Layton et Duceppe ont l'air de trois enfants en attente du père Noël qui s'appelle le pouvoir.Trois enfants qui font tout pour voir leur nom dans l'histoire du Canada.Et que dire de ces députés qui se voient déjà avec une limousine.Trois partis qui salivent et qui serviront de nourriture pour le prochain Bye Bye.» (Gilles Trinque, Sainte-Adèle) «Après avoir vu la triste pantomime politique qui se joue à Ottawa, je me suis demandé ce qu'une coalition pour le pouvoir entre le PLC et le NDP, avec la bénédiction du Bloc, pourrait bien donner.J'ai alors pris une feuille de papier blanc, trois crayons de couleur, puis j'ai mélangé le rouge, le bleu et l'orange.Devinez quelle couleur cela a donné\u2026» (François Gros d'Aillon, Rosemère) «Les derniers agissements de nos joyeux lurons de la politique fédérale font que nous nous apparentons de plus en plus à la République démocratique du Costa del Parasol.» (Daniel Fortin, Île des Soeurs) La République démocratique du Costa del Parasol?Il ne faudrait quand même pas exagérer\u2026 Terminons néanmoins avec humour, en cette veille d'élections provinciales, avec ce courriel portant sur le premier argument évoqué par Jean Charest lorsqu'il a déclenché la campagne électorale : «Prétextant que le Québec ne peut affronter une situation économique difficile avec un gouvernement minoritaire qu'il compare à un autobus dont trois personnes ont les mains sur le volant, Jean Charest a décidé d'aller en élections, espérant être majoritaire.Pendant ce temps, sur la scène fédérale, usant toujours du prétexte de l'économie, on y va gaiement à trois sur le volant pour un renversement de gouvernement.C'est à y perdre son latin!» (Gabriel Landry, Saint-Hubert) Humour, sarcasme et cynisme Jamais une campagne électorale provinciale ne s'était fait évincer de l'actualité comme ce fut le cas la semaine dernière.Si on en croit les tout derniers sondages de la campagne électorale, le Parti libéral dirigé par Jean Charest semble bien se diriger vers un gouvernement majoritaire.L'électorat n'aurait donc pas écouté les nombreuses voix qui affirment que les gouvernements minoritaires sont souhaitables, parce qu'ils permettent de contrer l'arrogance du pouvoir et forcent les gouvernements à se mettre à l'écoute du peuple.Ce courant, que l'on pourrait appeler le «minoritarisme», peut sembler attrayant au premier abord.Mais les résultats le sont moins.Ce discours vient en premier lieu de la scène politique fédérale, où l'on a connu trois gouvernements minoritaires de suite.Il ne s'agit pas, rappelons-le, d'un choix conscient ou d'un souhait des électeurs canadiens, mais la résultante d'une impasse politique, l'incapacité des grands partis nationaux à s'imposer suffisamment pour obtenir un mandat majoritaire.C'est surtout lors de la dernière campagne électorale fédérale qu'on en a fait un projet politique.La perspective d'une victoire conservatrice majoritaire a amené libéraux, néo-démocrates et bloquistes à se proposer comme rempart pour empêcher Stephen Harper d'être majoritaire.On évoquait les risques d'une dérive hyperconservatrice s'il détenait la majorité.L'argument, on l'a vu récemment, était fondé.Mais ne nous y trompons pas.Il y avait aussi du calcul politique.Les gouvernements minoritaires donnent au Bloc et auNPD, éternels partis de l'opposition, un pouvoir qu'ils n'auraient pas autrement.Quant aux libéraux, il est évident qu'ils ne croient pas sincèrement que les gouvernements majoritaires sont, en soi, une mauvaise chose.Ce n'était pas une doctrine pour eux, mais le plan B d'un parti mal en point qui ne pouvait pas remporter les élections.Il existe un autre courant, plus sincère, pour qui un gouvernement minoritaire incarne mieux la démocratie, souvent des militants des petits partis ou des partisans du vote proportionnel qui voudraient que les parlements reflètent mieux la multiplicité des points de vue qui s'expriment dans la société.Il y a là une pointe de populisme, un désir de démocratie directe qui correspond à une autre conception du pouvoir dont je cherche encore les vertus.On a eu l'expérience de trois gouvernements minoritaires à Ottawa.Et ça n'a pas été joli.Le temps considérable consacré aux chicanes partisanes, l'instabilité qui mène aux élections à répétition, la paralysie de l'appareil d'État, et des gouvernements obsédés par l'immédiat et par les perspectives électorales.On ne peut cependant pas transposer ce fiasco au cas québécois, ni dans un sens ni dans l'autre.D'abord, on a bien vu que l'Assemblée nationale n'a pas été en crise, notamment parce que la dynamique à trois est plus stable que le cirque à quatre fédéral.Ensuite, l'idée qu'il faut empêcher Jean Charest d'être majoritaire comme on l'a fait pour Stephen Harper ne tient pas la route, parce que le chef libéral n'a pas d'intentions cachées.Il faut voir cette thèse pour ce qu'elle est : le plan B de partisans du Parti québécois qui découvrent qu'ils ne peuvent pas remporter les élections.Cet argument repose sur ce qu'on a qualifié d'arrogance du premier ministre Charest lorsqu'il était majoritaire.J'y vois plutôt la maladresse d'un gouvernement qui n'était pas prêt.Mais il est intéressant de noter que les deux grands dossiers que l'on associe à cette arrogance, Orford et le Suroît, sont justement deux cas où le gouvernement libéral, même majoritaire, a dû reculer devant la pression populaire! Ce qui montre qu'un gouvernement majoritaire n'est pas une dictature, et qu'il doit rester à l'écoute pour pouvoir fonctionner.Mais est-ce que les libéraux ont mieux fait lorsqu'ils étaient minoritaires?Il est clair que leur semi-défaite les a ébranlés, ce qui leur a fait du bien.Mais le résultat a quand même été un gouvernement qui n'avait pas de marge de manoeuvre, qui devait être prudent, qui devait éviter de brasser la cage, qui ne pouvait pas bouger sans avoir un oeil sur les sondages.C'est certainement plaisant, mais est-ce que c'est la meilleure façon de gouverner?Un gouvernement est aussi là pour prendre des décisions parfois impopulaires, pour penser à l'avenir même quand ce n'est pas dans les préoccupations, pour proposer une vision, même si elle n'est pas au départ consensuelle.Un gouvernement doit aussi être capable de traverser des moments d'impopularité sans risquer de se faire renverser.Rien de cela ne sera possible tant que nos gouvernements seront minoritaires.La tentation du «minoritarisme» L'idée qu'il faut empêcher Charest d'être majoritaire comme on l'a fait pour Harper ne tient pas la route, parce que le chef libéral n'a pas d'intentions cachées.YVAN LOUBIER L'auteur est économiste et conseiller principal au cabinet de relations publiques National.Les chroniqueurs d'ici ont fait peu de cas des résultats de la rencontre du G20 tenue à Washington, il y a trois semaines.C'est pourtant à une véritable révolution qu'on nous a conviés.Les leaders politiques de ces pays, responsables de près de 90% de la production mondiale, ont paraphé une déclaration d'une puissance et d'une portée inégalée afin d'éviter que ne se reproduise, à l'avenir, une crise financière de l'ampleur de celle que nous vivons.La déclaration comporte cinq principes, dont trois qui devraient retenir notre attention : accroître la transparence et la reddition de compte des marchés financiers ; accroître l'intégrité par des mesures de surveillance accrues ; et renforcer la coopération internationale par une réglementation coordonnée entre les nations.Cette déclaration constitue un appel au resserrement des règles nationales en matière financière et un pas important pour une réglementation mondiale comme celles de l'OMC pour le commerce.Référant à la transparence, à la surveillance et à l'intégrité, c'est également un parti pris en faveur d'une lutte acharnée contre les paradis fiscaux où trônent la culture du secret et la non-coopération.La moitié des capitaux mondiaux, presque libre de tout impôt, transite par ces pays et la crise de liquidité que nous vivons est exacerbée par leurs pratiques.La France, l'Allemagne et surtout la Chine, avec plus de vigueur encore, ont fait de l'établissement de règles financières mondiales et de la lutte contre les paradis fiscaux leur cheval de bataille depuis le tout début de la crise financière.La déclaration du G20 reflète leurs convictions.Refus historique Il importe peu que Georges W.Bush exprime le refus historique des États- Unis de se soumettre à une réglementation internationale des marchés financiers.Le président Obama, qui entrera officiellement en fonction dans quelques semaines, a déjà parrainé comme sénateur un projet de loi qui visait à resserrer les règles du secteur financier et à s'attaquer aux pratiques des paradis fiscaux.Il y a donc plus de chance qu'il compte parmi les alliés des pays «réformateurs du capitalisme mondial », renversant la position traditionnelle des États-Unis.S'il advenait en cours de route que les arguments lui manquent afin de convaincre le Congrès américain de la nécessité de ces réformes, la Chine pourrait lui en fournir de nouveau et de percutants.Ce pays dispose de 2000 milliards de dollars de réserve de changes, dont 70% est libellé en dollars américains, et de 1500 milliards de titres américains.Les États-Unis ont un urgent besoin de liquidités afin de financer les interventions du Trésor et de la Banque centrale et reluquent du côté de l'Empire du Milieu.S'il advenait que la Chine, frustrée de la position des États-Unis face aux réformes, boude les nouvelles émissions ou qu'elle décide de liquider les titres américains déjà en sa possession, cela engendrerait une catastrophe pour les États-Unis qui repousserait, dans un horizon très lointain, la fin de la crise.Chine et États-Unis, alliés objectifs obligés, qui l'eût cru ?Des «alliés objectifs obligés » Dans le contexte de la crise économique que nous vivons, la Chine et les États-Unis n'ont d'autre choix que la coopération Obama devrait normalement compter parmi les alliés des pays « réformateurs du capitalisme mondial », renversant ainsi la position traditionnelle des États-Unis.PHOTO JASON REED, ARCHIVES REUTERS Les pays du G20, responsables de près de 90% de la production mondiale, étaient à Washington à la mi-novembre pour discuter de la crise financière mondiale. Frère Bertrand Fortin LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE RETROUVEZ LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE SUR LES ONDES DE RADIO-CANADA ENCORE PLUS QUE DU TALENT, DE L'INTELLIGENCE, MÊME DU GÉNIE, L'EXCELLENCE NAÎT DE L'EFFORT On l'appelle affectueusement «frère Bertrand».À 88 ans, le frère Bertrand Fortin fait partie des piliers et de l'histoire du Patro Le Prevost, qui fêtera en 2009 son 100e anniversaire de fondation.L'organisme reçoit de nos jours plus d'un millier d'adultes, d'aînés et de jeunes qui participent à l'une ou l'autre des activités proposées par Le Patro.ANNE RICHER La contribution de l'organisme situé dans le quartier Villeray est considérable.Celle du frère Bertrand l'est tout autant.Toujours actif, plus que jamais conscient des réalités nouvelles de notre époque, son dévouement a été reconnu il y a quelques semaines alors qu'on lui remettait le prix d'excellence Claude-Masson, en mémoire de l'ex-éditeur adjoint et vice-président de La Presse, décédé tragiquement dans l'écrasement d'un avion d'Egypt Air en 1999, et impliqué lui-même dans la mission du Patro Le Prevost.La Presse et Radio-Canada soulignent le dévouement et le leadership du frère Bertrand Fortin en le désignant Personnalité de la semaine.Humilité d'abord Ces jours-ci il fait la livraison de la popote roulante comme bénévole; il conduit l'auto et distribue les 80 repas, deux jours semaine, en trois parcours.On lui demande son titre, il n'en a pas.«J'aime travailler sur le terrain», dit-il.Il privilégie toutes les actions, petites et grandes en autant qu'elles soient ancrées dans la réalité quotidienne, qu'elles servent à soulager la misère.Dès 1947, sept ans après avoir prononcé ses voeux au sein de la communauté des Religieux de Saint-Vincent-de-Paul, il a voulu agir, intervenir, trouver des solutions pour lutter contre ce qu'il juge la plus grande injustice: la pauvreté.«Celle qui est provoquée par les événements de la vie, celle dont la classe gouvernante ne s'occupe pas vraiment, celle qui crée le rejet dans la société.» Le frère Bertrand a vu défiler quatre générations de Montréalais, des garçons d'abord, les seuls admis au Patro dans les années 40.Et puis au fil des années, il a assisté à la transformation de la société québécoise et a continué d'oeuvrer avec les laïcs qui forment désormais la grande équipe du Patro.Tout en maintenant le cap de sa mission, il ne cesse d'apporter de nouvelles idées, des projets.Un jour après une livraison de paniers de Noël, il a pris conscience de la tristesse de ceux qu'il venait de voir: «Leur dignité humaine me semblait en veilleuse.» Il s'inspire donc d'un concept né à Québec et fonde le premier Magasin-Partage dans l'île de Montréal.«Être accueilli, contribuer modestement et pouvoir choisir sont des gestes de liberté et de dignité, et j'ai vu leur joie d'être acceptés comme tout le monde», raconte-t-il.Il fut tour à tour animateur de groupe, engagé à former de jeunes leaders, des personnes actives dans leur milieu; il a servi d'intermédiaire, rencontré les organismes, entretenu par ses actions l'idée que Le Patro était la maison de tous.«Une bonne organisation est la base de tout.Le sport c'est simple et ça fait de la place à tout le monde.» Donner le maximum en restant simple, être empathique et à l'écoute: «Apprendre par les personnes, c'est mon université », dit-il.Son humilité et sa simplicité font penser à un autre frère qui ouvrait des portes: le frère André.Missionnaire «Le mariage?Ça ne m'est jamais venu à l'idée, dit-il en souriant.Les enfants?Regardez autour de nous!» L'amour c'est le service aux autres, voilà sa foi.Comment lui est venue cette charité?Ce n'est pas tant au milieu d'une famille de 10 enfants, installée à Saint-Hyacinthe dans les années 30, après un séjour au Vermont où il est né, qu'elle s'est imposée.C'est un Patro dans la ville qui l'a séduit.À 10 ans, il allait y nager.Et puis il y a eu l'Action catholique où au milieu d'autres jeunes il a appris que la vie chrétienne dépassait les dévotions et la contemplation.«Je suis au présent, les deux pieds dans la réalité, c'est mon tempérament.» C'est donc ainsi qu'il compte vivre sa foi qui est plus forte que jamais: «Pour moi, le bon Dieu c'est d'abord ce commandement: aime ton prochain comme toi-même.Il y a de la tendresse chez Dieu», dit-il, rêveur.Il ajoute: «Il ne corrige pas tout, les souffrances et le reste, mais il est au milieu de nous.» Il s'inspire de personnes simples de tous les jours.Mais ceux qui font des choses, de grandes choses tout en restant simples comme le père Pops, Jean Vanier, «des gens de terrain», sont des phares pour lui.De temps en temps, il baisse les bras devant des situations trop difficiles, c'est sa façon de se protéger.Mais le besoin d'agir surgit bien vite.Il mijote encore un projet.Se battre contre la solitude.«C'est un état de souffrance, on se referme sur soi-même.On doit ouvrir une fenêtre, s'ouvrir aux autres, découvrir que la solitude peut se vivre d'une meilleure façon.».Il va donc repérer les personne seules, les mettre en contact avec des aidants, prévenir la famille s'il le faut.«L'humain a besoin de croire.La foi doit s'incarner et s'enrichir au contact de la vie.» Spontané, en paix avec lui-même, il se dit qu'on a encore besoin de lui quelque part, puisqu'il est encore là.«Et puis on ne sait jamais quand on démarre un projet où tout cela va nous mener», fait-il remarquer, cachant mal son enthousiasme devant l'avenir.PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Pour moi, le bon Dieu c'est d'abord ce commandement : aime ton prochain comme toi-même.Il y a de la tendresse chez Dieu.AUJOURD´HUI ENTREVUE AVEC LA PERSONNALITÉ : 9h45 R D I EN D I R E C T Avec Louis Lemieux VENDREDI DÈS 5h SAMEDI ET DIMANCHE DÈS 5h30 DEMAIN MATIN ENTREVUE AVEC LA PERSONNALITÉ: 6h40 C ' E S T B I E N MEILLEUR L E MAT I N Avec René Homier-Roy DU LUNDI AU VENDREDI 5h30 À 9h À RADIO-CANADA RETROUVEZ LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE LA PRESSE/RADIO-CANADA Radio-Canada.ca 3575898A "]
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