La presse, 28 janvier 2001, B. Lectures - Arts et Spectacles
[" 7LP0101B0128 b1 lect 28 7LP0101B0128 ZALLCALL 67 09:15:32 01/29/01 B editions@stanke.com www.stanke.com (514) 396-5151 Les Éditions internationales Alain Stanké Pierre Falardeau Le livre.172 pages 14,95$ 2925189A 7LP0201B0128 b2 livres 28/01 7LP0201B0128 ZALLCALL 67 09:10:57 01/29/01 B MORT Suite de la page B1 ENFANTS La mort à la mode?Ce n'est toutefois pas par l'intermédiaire de la révolte ni de la douleur qu'elle a écrit.Son moteur est celui de la perte et des émotions qui accompagnent la perte.Celles d'Elliott regardant E.T.s'envoler.Ou, tout près d'elle, celle de son fils se séparant de son meilleur ami pour cause de déménagement.La perte, donc.« Un livre qui a de l'âme, un livre qui dit aux parents combien toutes les séparations d'avec les choses et les êtres qu'on aime sont sérieuses pour les enfants », remarquera d'ailleurs Kokou Mathew Aithnard, du Togo, président du jury international de la Fondation.Les jurés venaient du Japon, d'Argentine, d'Israël.De 10 pays.Et ce qu'ils ont entendu d'Au revoir, Camille ! est au-delà des mots, de la langue.Ce sont les questions, universelles, « qui s'entrechoquent dans la tête » d'un enfant devant l'inexplicable.D'autant qu'il ne peut se tourner vers personne.Devant la mort, « le parent et l'enfant étant aussi ignorants l'un que l'autre ».Élisabeth Brami parle ainsi.Elle dont les questions sont, aussi, au coeur de Et puis après on sera mort.Oui, il y a les points de suspension du titre.Mais ils mènent au point d'interrogation de la fin, qui trouve un écho subtil à chaque page à travers les illustrations de Tom Schamp.Celle qui dit Ð et on la croit, elle le prouve à chaque livre Ð qu'elle n'a jamais quitté l'enfance grâce à ces jeunes qu'elle côtoie tous les jours professionnellement, a un jour eu à apprendre à ses propres enfants la mort de leur grand-père.Son père a elle.Elle a mal.Et du mal.Réalisant à quel point être équipée sur papier pour évoquer tel sujet signifiait peu quand la mort se mêle de la vie.Comprenant le désarroi de ceux pour qui le seul mot « mort », déjà, cause un problème.C'était il y a longtemps.Aujourd'hui, ses trois enfants sont grands.Mais il y a eu cette petite fille.Celle d'une amie proche.Devenue orpheline de mère il y a deux ans.La colère, qui s'est emparée d'Élisabeth Brami à la vue de l'enfant en pleurs au cimetière ! Noire.Pour la calmer, la dame de lettres a sorti ses mots.« Je voulais faire quelque chose pour elle.en me disant que ça me ferait du bien à moi aussi.Sur papier, je suis donc devenue «je», j'étais cette petite fille.» Et le résultat était nul.Elle sait aujourd'hui pourquoi : on n'écrit pas sur ce sujet en état de peine, de rage, de vengeance.On ne peut régler de comptes avec la mort.On l'aborde avec des points d'interrogation et non d'exclamation.La colère, donc, un jour, s'est calmée.Elle se calme toujours.« J'ai pu, à ce moment-là, voir la mort en tant qu'évidence, que réalité.Après tout, il n'y a que deux choses que l'on sache de façon sûre dans la vie : le trou dont on est sorti et le trou où l'on va aller.Et sur ce plan, nous sommes tous égaux.» De cette colère calmée est sorti un livre apaisant et apaisé.« C'est dans ce but que j'ai utilisé un ton neutre, presque zen.» Utilisant le « on » et non le « je » pour qu'il n'y ait pas toi, moi ou nous mais le commun « C'est de la mort commune que je parle.» L'album emprunte pour cela les voies de la comparaison, de la déduction, du quotidien.Du naturel.« Comme la pomme rouge et brillante qui peu à peu se ride et pourrit, comme la fleur parfumée qui au soir courbe la tête et laisse un à un tomber ses pétales » Ð et ainsi de suite en passant par les feuilles qui rouillent, l'oiseau que l'on découvre dans le caniveau, la truite sur l'étal du poissonnier, la fourmi que l'on écrabouille d'un doigt, le chat qui ne sentait plus nos caresses Ы un jour, on finira de vivre et puis après, on sera mort.Et après ?Ça, personne ne le sait ! » C'est tout.C'est juste.Et c'est juste assez.Pour qui veut utiliser ce livre-là comme une passerelle.Car c'est ce qu'elle fait de livre en livre, Élisabeth Brami : lancer des ponts entre les grands et les petits.Chacun y va de quelques pas et la rencontre, toujours, a lieu.Au coin du lit.Parmi les souvenirs évoqués, les complicités étoffées.Les questions partagées.Même celle qui est sans réponses.Surtout celle-là.Parce que la vraie vie, la mort n'épargne pas les Cendrillon et les princes charmants.Ils le savent fort bien.SONIA SARFATI La mort serait-elle tendance ?La question donne froid dans le dos mais, chose certaine, la grande faucheuse compte parmi les personnages principaux de plusieurs livres destinés aux très jeunes enfants sortis au cours des derniers mois.Une mort mode actuelle et non façon il-étaitune- fois, qui n'épargne ni les gentils ni les enfants.Un personnage caméléon.Qui change de visage et de ton, donc, au gré de ceux qui lui prêtent vie.Précédé d'une réputation coup de coeur assez forte pour faire craindre la crise cardiaque, Vieux Thomas et la petite fée (Dominique et compagnie), texte poétique de Dominique Demers que Stéphane Poulin a traduit à la pointe du pinceau pour lui donner des ailes.Vieux Thomas, c'est le vieillard qui vivait seul parmi les mouettes et les cormorans et qui arpentait la plage en lançant des injures aux étoiles.jusqu'à ce que, sur le sable, il trouve une minuscule petite fille qui donna un sens à sa vie presque finie.Et c'est apaisé qu'après avoir sauvé l'enfant-fée, il ferma les yeux à jamais.Quant à la petite fille, elle disparut.Se retrouva, inanimée, sur une autre plage où elle fut recueillie par quelqu'un d'autre.Une image, petite, le révèle discrètement.Sans texte.Laissant peut-être supposer que la mort n'est pas l'affreuse dame que l'on imagine mais une belle enfant qui calme et apaise.Inspiré par une légende portugaise, François Gravel a quant à lui imaginé une mort gourmande.Amateure de jujubes.Les noirs, bien sûr.Bienvenue chez Madame Misère (Les 400 coups), un conte somme toute classique dont l'illustrateur Patrick Bernatchez a fait un objet singulier.Un de ces livres qui demandent apprivoisement.Inusité, le style.Mais évocateur et diablement (mais pas mortellement !) séduisant : l'artiste multiplie les approches et les techniques (ici, une frise ; là, une ombre semblant avoir été créée par découpage ; ailleurs, une illustration plus classique, etc.) pour livrer un livre visuellement éclaté et très intéressant.Madame Misère, puisqu'elle donne son nom à l'oeuvre, possède un arbre noir, rugueux, tordu et garni d'épines.Une horreur.Sauf qu'il y pousse des jujubes.Quand ils le découvrent, tous les gens du voisinage viennent s'y approvisionner.Madame Mort elle-même se laisse tenter.Elle finira, métaphoriquement parlant, par s'y casser les dents.Et ne pourra ainsi plus casser la pipe des autres ! Mais, comprend- on bientôt, un monde sans mort n'est pas synonyme de paradis.Avec un immense sérieux Ð il ne peut en être autrement lorsque la mort sort des sentiers qui devraient être les siens et fauche là où la moisson n'est pas prête, à peine éclose Ð Nathalie Loignon évoque la mort devenue compagne quotidienne d'un petit garçon au coeur malade.Voici Christophe au grand coeur (Roman Vert, Dominique et compagnie).« Les gens, en général, je crois qu'ils ont peur de la mort.Je ne sais pas très bien pourquoi.» Ainsi commence ce premier roman d'une auteure de 24 ans secondée par les illustrations lumineuses de Geneviève Côté.Un roman à la fois triste et serein, où la poésie grave d'un enfant de neuf ans adopte la sagesse et la logique de ceux qui arrivent au terme d'un chemin dont ils ont su goûter chaque pas.Enfin, portée par l'impertinent vent de folie qui souffle sur toute son oeuvre, l'auteure et illustratrice Babette Cole a pour sa part Ð il y a quand même cinq ans.mais le résultat est trop génial pour ne pas en (re)parler Ð affronté la réalité des fins de parcours dans le droit-aubut Raides morts.Et paf ! Ici, deux de ces enfants pour qui toute vérité est bonne à dire demandent à leurs grands-parents pourquoi ils sont « tout vieux, tout chauves et tout ridés ».Et les aïeux de passer leur vie en revue : le temps où ils ont dû apprendre à baver, à roter, à faire dans le pot ; celui de l'école ; celui des amours ; celui du métroboulot- dodo ; celui de la retraite ; et celui de la vieillesse.Menant directement au jour où « comme tout le monde, nous tomberons raides morts ».Avec, en guise d'aparté rigolo, un « mais peut-être reviendrons- nous sous une autre forme ».L'album, drôlissime dans la lettre comme dans l'image, est d'ailleurs dédié à Catsi, le chat de Babette Cole, qui « est maintenant ce qu'il a toujours voulu être.un rottweiler » ! Grrrr.FLASH LIVRES Le fleuve à l'envers STÉPHANIE BÉRUBÉ EN FEUILLETANT Le Saint-Laurent, Beautés sauvages du grand fleuve, un beau livre reçu en cadeau à Noël, un lecteur s'est aperçu que quelque chose clochait.Les photos étaient pourtant très belles, mais qu'est-ce donc qui n'allait pas?Après avoir étudié le bouquin de plus près, il s'est rendu compte que le fleuve était tout à l'envers! Tout cela n'a rien d'ésotérique: les photos troublantes sont des photos inversées à la suite d'une erreur technique.Cela donne, par exemple, un Séminaire à gauche du Château Frontenac et des Plaines d'Abraham à droite, sur une photographie prise depuis le fleuve.Ou encore un pont Jacques-Cartier qui se transporte dans l'ouest de la ville, à gauche du mont Royal.Le lecteur en question, qui tient à garder l'anonymat, a répertorié une douzaine de photos « flipées » comme on dit dans les salles de rédaction.Sur l'une d'elles, il a noté que le courant de l'eau allait dans le mauvais sens; sur une autre, c'est le phare qui était du mauvais bord.Ou encore, c'était un bateau qui portait son nom écrit à l'envers.Pour toutes les photos de faune ou de flore, évidemment, il ne pas pouvait dire.Il a envoyé ensuite la liste d'erreurs chez l'éditeur, Les Éditions de l'Homme.Selon l'éditeur Pierre Bourdon, il s'agit à l'origine d'un problème d'ordre informatique.Les photos auraient été inversées, puis, imprimées en noir et blanc pour être soumises à l'approbation des auteurs, Jean-François Hamel et Annie Mercier, un couple de biologistes marins qui ont pris eux-mêmes les photos.Ces derniers, qui sont actuellement aux îles Marshall n'auraient pas vu les erreurs, explique l'éditeur, qui précise que les détails, en noir et blanc, étaient difficilement perceptibles.Leur accord en poche, les Éditions de l'Homme ont procédé à l'impression: environ 6000 exemplaires en français et 2000 en anglais.Il semble que personne n'ait vu que les photos avaient été inversées avant de l'apprendre de notre lecteur, dans une lettre en date du 6 janvier dont La Presse a reçu copie.Les Éditions de l'Homme ont répondu à notre lecteur vendredi, dans une lettre dont elles ont envoyé une copie à La Presse.Après avoir expliqué la situation, M.Bourdon écrit: « Et maintenant, que comptons-nous faire?Et (sic) bien, nous allons prioritairement faire ce que tout éditeur fait dans des cas semblables, c'est-à-dire que nous allons produire un erratum qui sera inséré par l'équipe commerciale dans tous les exemplaires déjà en circulation et dans tous les exemplaires restants.» D'après Pierre Bourdon, il arrive que des erreurs se glissent dans un ouvrage, mais c'est la première fois que la maison d'édition pour laquelle il travaille fait face à un problème de cette ampleur.Cherchez l'erreur.Promenons-nous dans les bois.collaboration spéciale Mais qu'entend-on exactement par littérature régionale ?Sur quels critères se base-t- on pour affirmer que les grenouillages de la faune des Ve et VIe arrondissements de Paris, le spleen BCBG des Outremontais ou les dérives éthyliques de la bohème du Plateau Mont-Royal atteignent l'universel, tandis que des histoires campées dans les forêts du Lac Saint-Jean seraient plutôt d'intérêt purement local, voire folklorique au sens péjoratif du terme ?Bien que ces questions ne soient pas au coeur du propos d'Alain Gagnon, elles m'ont néanmoins accompagné au fil de ma lecture du Ruban de la Louve, le récent recueil de nouvelles de l'écrivain saguenéen.Le nom ne vous dit rien ?Ah, montréalocentrisme, quand tu nous tiens ! Plus prolifique encore que son compère et compatriote du royaume des Bleuets, Yvon Paré, dont j'ai louangé en ces pages le récit autobiographique (Les Plus Belles Années, chez XYZ), Gagnon a pourtant publié au fil des 30 dernières années de nombreux romans, textes dramatiques pour la radio, recueils de poèmes, de nouvelles ou de contes.À défaut d'attirer sur lui l'attention médiatique qu'il mériterait sûrement mais dont il ne raffole guère, son abondante bibliographie lui a néanmoins valu quelques prix littéraires et, surtout, le respect de ses pairs.Qu'on se souvienne seulement de Thomas K(Pleine lune, 1997), qui retraçait le parcours initiatique du fils d'une domestique polonaise dans un Québec rural un brin xénophobe, ou plus récemment, Almazar dans la cité (Lanctôt, 1999), relecture postmoderne du Don Quichotte.Situées dans l'arrière-pays québécois, quelque part entre Péribonka et Baie Saint- Paul, les nouvelles réunies dans Le Ruban de la Louve sont prodigues en personnages singuliers qui vivent de situations guère banales.Je pense à Charley Chaw Chaw, héros éponyme de la nouvelle inaugurale du livre, ouvrier honnête mais marginal (comme semble les affectionner Gagnon), littéralement hanté par la légende d'une fée amérindienne, gardienne des trésors secrets de la nature, qui habiterait la forêt.Cette Manikoutai, rendue célèbre par une chanson de Vigneault qui fait d'ailleurs ici office de leitmotiv, m'apparaît comme la figure emblématique du recueil, celle à laquelle renvoient tous les autres spectres, apparitions et créatures chimériques qui peuplent ces histoires.D'un texte à l'autre, on retrouvera la même ambiance mystérieuse, envoûtante, qui évoque à la fois les contes traditionnels québécois et un registre plus moderne, plus contemporain de l'insolite.Comparaison n'est certes pas raison, je sais bien, mais je ne peux m'empêcher de rapprocher le travail de Gagnon et celui de Jacques Stephen Alexis, écrivain phare des lettres haïtiennes contemporaines, père fondateur du réalisme merveilleux, assassiné par les sbires de Duvalier.Dans l'une de ses nouvelles les plus connues (« Le sous-lieutenant enchanté », in Romancero aux étoiles, Gallimard, 1961), Alexis racontait l'histoire d'amour fantastique entre une pareille déesse amérindienne et un militaire yankee en quête des trésors cachés des mornes de l'ancienne Perle des Antilles.Qui plus est, le programme esthétique proposé par Alexis (puiser dans l'imaginaire collectif populaire, dans l'histoire nationale pour mieux exprimer l'âme de son peuple et atteindre l'universel) correspond assez à la démarche de Gagnon.« Amour et guerre le long de la Calouna », par exemple, met en scène une espionne nazie installée chez les Bleuets, qui complote en vue de saboter les installations de l'Alcan, important fournisseur en aluminium de l'aviation britannique.Gagnon s'intéresse à ce courant de pensée fasciste qui déshonore une certaine élite canadiennefrançaise de l'époque.Ailleurs, dans « Naufrageurs pour l'éternité », l'intervention importune du héros dans un drame qui se rejoue depuis des siècles infléchira le cours de l'Histoire ; véritable bijou digne de ces sentiers qui bifurquent chers à Jorge Luis Borgès, cette nouvelle très brève est à mon sens la plus réussie de ce recueil qui ne compte guère de ratées.Je ne m'étendrai pas inutilement sur la classification générique de ces textes, qui distillent une délicieuse et inquiétante étrangeté.Fantastique ou réalisme merveilleux ?Laissons aux futurs exégètes le soin de trancher.Les lecteurs et lectrices comme moi friands de vertige se contenteront de trouver là des variations neuves sur des thèmes qu'on aurait tort de croire éculés, servies dans une écriture alerte, sans la moindre lourdeur, qui rappelle à la fois le meilleur d'Yves Thériault, d'Hemingway et de Maupassant mais n'appartient en définitive qu'à Alain Gagnon.Mea culpa En toute humilité, il me faut battre ma coulpe à propos d'une erreur commise en ces pages.Dans ma chronique du 31 décembre dernier, j'écrivais à tort que le pamphlet de Denise Bombardier sur le déclin de l'Hexagone intitulé Lettre ouverte aux Français qui se croient le nombril du monde inaugurait une nouvelle collection chez Albin Michel.Or, ainsi que me l'ont signalé les relationnistes montréalais de l'éditeur français, la collection « Lettre ouverte.» existe depuis belle lurette.Qu'on me permette donc de présenter mes excuses aux lectrices et lecteurs de La Presse que j'ai induits en erreur.Cela dit, qu'il est paradoxal de constater qu'une collection comptant des signatures aussi prestigieuses que celles de Cavanna, Salvador Dali, Max Gallo ou André Maurois puisse se rabattre aujourd'hui sur les infantiles jérémiades de notre Denise internationale ! Déclin de l'Hexagone, clame-t-elle ?CQFD.H H H H LE RUBAN DE LA LOUVE Alain Gagnon Lanctôt, 169 pages 7LP0301B0128 b3 lectures dimanche 7LP0301B0128 ZALLCALL 67 09:11:12 01/29/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 8 J ANV I E R 2 0 0 1 L E C T U R E S B 3 ROMAN LITTÉRATURE DU VOISIN « Écrire un livre, c'est plus facile que d'en lire» Un homme de glace collaboration spéciale Un homme, explorateur et médecin, amateur de grands espaces et de paysages primitifs, tombe tête première dans une crevasse.Il était parti à la découverte du glacier Arcturus, près du site de l'actuel Jasper, en Alberta, dans les Rocheuses.L'homme, qui s'appelle Edward Byrne, un Britannique, ne meurt pas de sa chute.Au contraire : lors de son emprisonnement temporaire à l'intérieur de la crevasse, il est gratifié d'une vision.Il retournera plusieurs fois sur l'Arcturus, qui deviendra pour lui un lieu de pèlerinage, une obsession.L'auteur de ce roman, Thomas Wharton, est né en Alberta, à l'ombre des Rocheuses.Ce jeune écrivain Ð il a 37 ans Ð a subi l'influence de l'école de la fiction poétique, dont le maître est Michael Ondaatje.Le roman se compose de petits chapitres qui tournent autour d'une image ou d'un moment d'intimité entre les personnages.Si ce livre était un tableau, il appartiendrait à l'école du pointillisme.Mais, contrairement à plusieurs écrivains qui pratiquent le style lyrique, notre Wharton s'intéresse authentiquement à l'histoire.Et pas seulement comme prétexte pour mettre son intrigue en route.Wharton met en scène l'Ouest canadien de la fin du 19e siècle, et ce qui en résulte est un portrait multiculturel d'un Canada quelque peu idéal.Après sa chute, Byrne passe sa convalescence chez une jeune femme indienne (indienne de l'Inde, pas d'Amérique) qui raconte sa vie et celle de son père, immigrants tous les deux dans ce coin de pays perdu.Quant à Byrne et son équipe, ce sont des Anglais de l'époque victorienne venus au Nouveau Monde pour chercher de l'exotisme et mettre à l'épreuve leurs théories scientifiques.Ce livre m'a rappelé Le Cercle de Clara de Martine Desjardins.Elle aussi avait dépeint des personnages qui oeuvraient dans les sciences afin de classifier et dompter un monde sauvage.Tandis que le roman de Desjardins est pervers (lisez-le si ce n'est pas déjà fait), celui de Wharton est tout de bonne volonté.Après sa mésaventure canadienne, Byrne rentre en Angleterre exercer son métier.Mais son obsession le pousse à retourner dans les Rocheuses.Car les temps ont changé : l'Angleterre a été traumatisée par la sauvagerie de la Grande Guerre (1914-1918) et en plus, la chute de Byrne dans la crevasse l'a rendu en quelque sorte inapte à participer à la bonne société.Le mariage, le foyer, ces choses lui sont interdites par la vision qu'il a eue à l'intérieur du glacier.Oui, cette vision.« Une histoire avec des ailes, lui remarque-t-on, on les attrape difficilement.» Je veux bien, mais à mon avis, cette vision mystérieuse est un point faible du livre.Byrne pense avoir vu une forme imprimée dans la glace lors de son emprisonnement, la forme d'un ange, peut-être, il n'en est pas sûr.Je le comprends bien, cet explorateur.Si j'étais suspendu à l'envers dans une crevasse, blessé, prisonnier de la glace, j'aurais des visions, moi aussi.Et frôler la mort nous fait toujours une impression, j'en sais quelque chose.Mais une vision qui hante le personnage, sans jamais être expliquée, jamais élaborée, finit par être évanescente.Entre-temps, Wharton nous donne un portrait de la petite société qui gravite autour de Jasper (dont le nom pourrait provenir de « j'espère », selon ses spéculations).C'est aussi une courte histoire du développement du tourisme dans les Rocheuses, et de la promotion de la nature.Déjà, il y a plus d'un siècle, on voulait dompter cette nature dite sauvage, on cherchait à la vendre aux Européens et aux Japonais.Et déjà, cette nature reculait, tout comme le glacier Arcturus, dont la réduction est mesurée par Byrne.À Jasper, il n'y a pas que des touristes.Il y a des femmes libres, des pionnières du féminisme à la recherche de la liberté dans la nature.Des peintres, des journalistes, des aventurières.Heureusement, elles y sont, car le monde de l'exploration est assez masculin, merci.Pour une fois, la femme la plus alléchante, Freya, ne sera pas possédée par le héros, mais par un autre ; normalement, la belle est réservée au personnage principal.C'est d'ailleurs une force de Wharton.Il sait mener plusieurs intrigues à la fois, mettant en vedette plusieurs personnages, sans s'empêtrer dans les fils de l'histoire.À un moment donné, Trask, un guide qui conduit des expéditions dans la montagne, dit de Byrne « qu'il a passé tant de temps sur le glacier qu'il pisse des glaçons ».Et c'est vrai.Des fois, Byrne ressemble au glacier qu'il étudie.Freya, la femme-flamme, l'accuse de toujours « rester de glace ».Un homme froid comme personnage central, c'est un danger, car tout le livre risque de rester de glace aussi.Mais animé par un style lyrique et efficace, et grâce aux personnages secondaires plus hauts en couleur, le roman de Thomas Wharton nous fait entrer dans son monde de montagnes.H H H 1¤2 LE CHAMP DE GLACE Thomas Wharton traduit de l'anglais par Anne Damour, Rivages, 215 pages.RÉGINALD MARTEL regimartel@sympatico.ca C'est l'histoire d'un déficient, au milieu de la vingtaine, qu'on a « inséré » dans un job du gouvernement, l'Agence de gestion des greffes, où on établit la liste de ceux qui recevront en priorité une greffe de ci ou de ça.Lui, il met dans des enveloppes les réponses aux demandeurs, la pile des oui, la pile des non, la pile des rappels, et les met à la poste.C'est tout et c'est bien assez, il ne saurait faire autre chose.Il fallait un franc-tireur comme François Barcelo, qui n'a pas inventé la roue, mais presque, pour oser demander au pauvre Sylvain Ð c'est son nom Ð de raconter luimême son histoire.Une sorte de journal, émaillé de quelques fautes d'orthographe, qui se déroule pas trop mal ma foi, encore qu'il faille un certain effort pour lire un texte écrit comme on parle, sans ponctuation.On arrive à s'y fer assez vite, parce que les mêmes fautes reviennent toujours semblables et parce que Sylvain (Beausoleil, un patronyme poétique et, même, de poète), n'a pas un vocabulaire très étendu.Il en connaît assez cependant, de la vie et de la langue, pour faire passer un message ou deux, malicieusement inspirés par M.Barcelo.Le premier pourrait être celui-ci : être écrivain, ce n'est pas sorcier.Sylvain y revient à l'occasion, le plus souvent en y mettant un effet comique évidemment involontaire : « Écrire un livre, c'est plus facile que d'en lire.On n'a pas besoin de se demander ce que ça veut dire parce qu'on le sait d'avance.» Et quand il ne sait pas quoi écrire, il ne fait pas comme bien des notables de la confrérie : il cesse d'écrire.Le romancier qui souffle ces vacheries, et autres coquineries, à son protagoniste a souvent déclaré qu'il commence un roman sans savoir où ça va le mener.Passons, mais notons en passant que le métier d'écrivain selon Barcelo-Beausoleil n'est pas qu'imposture et vanité : « J'écris parce que quand j'écris, je me mets à comprendre le monde.Tout le monde que je connais.(.) Puis pas rien que les autres.Moi aussi je me comprends mieux le premier.L'autre message est plus convenu, plus vague aussi.Il y aurait dans notre société des imbéciles et des salauds, ce qui ne surprendra personne, et des fonctionnaires, qui fonctionnent entre les deux.Les uns et les autres font de la bonne chair à roman.Les imbéciles parce qu'ils sont utiles aux salauds, les salauds parce qu'ils ont une sorte de génie du mal qui les met à l'abri de l'insignifiance, les fonctionnaires parce qu'ils inventent la roue tous les jours, en plus des boutons à quatre trous.Dans J'enterre mon lapin Ð amusante contrepèterie Ð les salauds pensent trouver le moyen, en utilisant Sylvain, de tripoter les listes de futurs greffés prioritaires.C'est qu'il y a des gens qui sont prêts à payer cher pour enlever un coeur, un foie ou un poumon à de pauvres gens qui, estiment-ils, en ont moins besoin qu'eux.Sylvain semble facile à circonvenir, il ne l'est pas tant que ça.Il ne comprend pas pourquoi on lui donne tant d'argent et il ne saurait s'en informer, parce qu'il est muet.Et s'il est muet, c'est parce que ça ne vaut guère la peine de parler : des tas de gens le font, qui ne disent rien.Ce n'est pas Sylvain, mais plutôt le hasard et les sacro-saintes normes administratives qui composent les listes de ceux qui auront une greffe et de ceux qui n'en auront pas, les uns et les autres ayant d'ailleurs tout le temps qu'il faut pour mourir de leur belle mort avant qu'un organe ne soit disponible.En attendant, on voit défiler quelques personnages assez ambigus, dont un qui a plus d'une identité, et on apprend deux ou trois choses sur Sylvain Beausoleil, qui a une soeur et une mère qui ne sont pas sa soeur ni sa mère, qui n'a pas été aimé plus qu'il ne faut et plutôt moins, qui gardera un souvenir impérissable de la catin de la pègre qui lui a fait l'amour et qui, jusqu'à la fin des temps Ð et ce sera son seul loisir Ð ira boire sa petite bière dans un bar du voisinage.Les effets comiques dans ce drôle de roman ne manquent pas, qui pourtant distille une très grande tristesse.Ce n'est pas la première fois, certes, que François Barcelo peuple ses romans de paumés.Sylvain Beausoleil est le plus paumé de tous, et pas un instant l'écrivain ne songe à s'en moquer.Sans avoir pour lui toutes les complaisances, il en a fait un personnage attachant, en possession entière de ce qui devrait être inaliénable, la dignité humaine.H H H J'ENTERRE MON LAPIN François Barcelo, VLB Éditeur, 128 pages.Photo ROBERT MAILLOUX, La Presse© L'écrivain François Barcelo.99 francs: ce qu'en pensent nos publicitaires Propos recueillis par Jean-Christophe Laurence Dans son roman 99 francs, l'auteur (et expublicitaire) Frédéric Beigbeder tire à bout portant sur le mileu de la pub : créatifs dépravés, clients bornés, consommateurs passifs.Cynique et cinglant, le livre est devenu, après Harry Potter, le best-seller de l'année en France (320 000 exemplaires vendus), suscitant d'intéressantes polémiques sur la pub et, par extension, la société de surconsommation.Frédéric Beigbeder dit-il tout haut ce que plusieurs pros du marketing pensent tout bas ?Son portrait du milieu publictaire est-il réaliste ?Profitant du passage de l'auteur au Québec, quatre professionnels de la pub donnent leur avis.Jean-Jacques Strelisky, président et chef du produit chez PNMD communication « Un tableau tout à fait réaliste.Je comprends que dans la forme, Beigbeder y soit allé un peu fort.Il pose une loupe grossissante sur le milieu.Mais quand il parle du rapport qu'il peut y avoir entre les annonceurs et les agences, on peut dire qu'il y a de points frappants de similitude.Quand il décrit la grande multinationale Madone comme cet empire dans lequel la publicité ne peut rien changer et tout est décidé d'avance, il a tout à fait raison.Il a eu le courage de le dire et, évidemment, ça a déplu, mais ça a le mérite de donner à l'industrie un petit livreavertissement.Il a mis le doigt où ça fait mal, d'ailleurs le milieu publicitaire a fort mal réagi.Il n'y a que la vérité qui blesse.Bon, ça fait un peu « je crache dans la soupe » et « après moi le déluge », mais au moins, Beidbeger a osé dénoncer des travers du métier qui sont insupportables, comme l'étouffement de la création publicitaire dans le marketing.Vous me direz que la création n'a jamais été un acte libre en publicité, mais elle l'est de moins en moins.Ceci dit, on pourrait faire le même livre sur les journaux ou la télévision.» François Forget, v.-p., planification et stratégie, Cossette communication-marketing « Biegbeder est assez juste sur la façon de s'y prendre.Il y a de bons questionnements sur certaines attitudes qui sont propres à cette industrie.Comme des excès de cartésianisme chez les gens d'affaires qui peuvent être castrateurs pour le processus de création.Par conséquent, il y aura toujours des créatifs qui diront qu'ils font rarement la campagne de pub qu'ils auraient voulu faire.Ceci dit, il semble ignorer que la pub, c'est aussi beaucoup de ludisme.Il y a dans ce milieu une abondance de moyens qui permet beaucoup de plaisir.Ce n'est pas un milieu de douleur.Mais il est aussi fait de frustrations parce que, dans les dernières années, le discours marchand a pris plus d'importance.Je pense que la pub était beaucoup moins asservie à une réalité marchande il y a dix ans.» Félix Légaré, rédacteur-concepteur, Bos « Réaliste sans aucun doute.C'est sûr que tout est amplifié : plus riche, plus beau, plus heavy, plus débile.Mais les problèmes qu'il soulève sont réels.Oui, la société de consommation crée des objets, créant du même coup des besoins.C'est son fondement même.Mais est-ce que les publicitaires sont plus coupables que ceux qui les fabriquent ?Je dirais qu'on fait partie d'un système qui est le système capitaliste.On peut le contester si on n'est pas content.Mais tout le monde acquiesce, que ce soit par le silence ou l'inaction.Cela dit, je pense que Beigbeder dit tout haut ce que plusieurs publicitaires pensent tout bas.même s'il décrit le pire du pire.Le cas du concepteur frustré, c'est un sujet qui revient continuellement dans le milieu.Il y a toujours une incompréhension et une lutte continuelle entre le client et le créatif.Beaucoup de clients sont éxagérément prudents et préfèrent ne pas être surpris.On le constate en ouvrant la télévision.On est souvent affligés par l'absence de qualité de la publicité.mais je ne pense pas que ce soit toujours un problème de création.» Philippe Meunier, directeur de création, Diesel Marketing « Il ne faudrait pas généraliser.À mon avis, ce livre donne une image de l'industrie publicitaire dans ce qu'elle a de pire.C'est vrai que quelques pages décrivent assez bien le milieu : les meetings avec tous ces buzzwords, par exemple, où personne ne se comprend.Dans notre tour d'ivoire, on oublie souvent qu'on fait des produits et services pour les consommateurs, qui sont eux dans la rue, qui ont un coeur.D'un autre côté, dire que tous les clients sont des imbéciles, je ne suis pas prêt à dire ça.C'est vrai que la majeure partie des pubs qu'on voit sont faites de lieux communs.Mais pour 3 % ou 5 % des pubs, c'est l'inverse.Il y a moyen de travailler dans ce milieu en étant rigoureux et audacieux, sans nécessairement souffrir du compromis.Cela dit, la remise en question du publicitaire est réelle.On sait qu'il y a une sursaturation chez le consommateur.Mais c'est à nous de faire les choses différemment.99 francs est un portrait humoristique de l'industrie, mais je ne pense pas que ce livre va soulever un débat de société et changer les habitudes de consommation.Je pense qu'il y a des sites Internet qui sont encore plus critiques face à tout ça.» Photo La Presse© L'auteur (et ex-publicitaire) Frédéric Beigbeder.FILL06 7LP0401B0128 b4 lectures dimanche 7LP0401B0128 ZALLCALL 67 09:06:44 01/29/01 B ROMAN Un roman tordant sur les tordus de la conscience malheureuse JACQUES FOLCH-RIBAS collaboration spéciale Real Voyages, la compagnie qui vous montre la vie telle qu'elle est ! La vraie vie ! Choisissez ce voyage organisé, en autocar, pour visiter l'Europe des pauvres, des mal logés ou pas logés du tout, des chômeurs, des violents, des gazés, des adolescents en bandes.Voilà ce que la compagnie en question a mis au point pour une douzaine de touristes : les amener dans un des plus sordides banlieues de Paris, puis à Bruxelles, Cologne, Berlin, Dresde, Milan.l'Europe du désespoir.Venez voir les pauvres, beau programme, non ?Les touristes qui ont accepté (on ne sait pas très bien pourquoi, au début de ce roman), ce sont quelques couples de bourgeois Ð quelques vieilles filles un peu moisies Ð quelques dangereux stupides qui situent leur conscience à gauche Ð et un soi-disant écrivain (c'est lui qui le dit) qui fait du repérage pour son prochain roman (c'est lui qui le pense).Ce beau monde est encadré, si je peux dire, par un accompagnateur et un agent d'ambiance.L'accompagnateur est un ancien séminariste défroqué, moralisateur, humanitaire et philanthropique, dont les discours lénitifs m'agacent profondément (et j'espère que je ne serai pas le seul, c'est voulu tout ça).Quant à l'agent d'ambiance, c'est un parfait voyou, il se nomme Jason, il est sadique et lâche et se fait accompagner, juste à la dernière minute, d'une certaine Olympe.La belle Olympe Celle-là mérite le détour.Parlons d'Olympe.Dix-huit ans, vierge, métisse, maîtresse de Jason, si peu si peu, car spécialiste des pipes exclusives et sans conviction, qui lui évitent la défloraison prématurée.Tout cela est bien beau, puisque sordide.Mais voilà : Olympe est une petite merveille de candeur, de tendresse, et dès qu'elle nous est présentée, notre petit coeur fond (j'espère que le vôtre, sûrement plus grand, se liquéfiera de même).Olympe, on l'aime tous, et tout de suite.On voudrait que quelqu'un écrase Jason comme un cloporte, qui se comporte en parfait salaud avec la petite Olympe.Si c'est pas malheureux.Mais vous savez comment on est, les lecteurs : lâches (enfin, pas vous).Olympe l'adorable.L'accompagnateur, assis près d'elle, l'oint des baumes du séminariste, il coule d'amour comme le saint chrème, je crains une attaque de Jason que tant de sollicitude écoeure, puis enrage, et porte à fumer encore un joint.Et la nave va, comme dirait Fellini (qui aurait pu écrire cette histoire).L'autocar conduit par un chauffeur, Vulpius, qui a beaucoup d'ennuis avec sa femme et boit sec pour se consoler, parcourt l'Europe, de malheur en laideur, de désespoir en enfer.Le cauchemar climatisé, le voilà bien, pour le grand enseignement des touristes à conscience malheureuse.La nef des fous Madame Faulkircher, qui voudrait bien se rapprocher de l'écrivain Flanchet, considère que tout est raté, dans cet autobus.M.et Mme Joubert s'embêtent et se disputent, comme M.et Mme Défosse.Odile B.a perdu ses lunettes.Les autres ?En mauvais état.La misère du monde, voyez-vous, est insupportable, on s'en serait douté, mais là, non, c'est trop.Et l'auteur qui n'épargne personne : ni les voyageurs, ni les accompagnateurs, ni les « regardés » ! Cet autocar, c'est la nef des fous.Le peintre, c'est Lydie Salvayre, cette dame qui nous a régalés avec d'autres romans, comme le précédent, La Conférence de Cintegabelle, dont nous vous avons parlé en nous tordant de rire.Celui-ci, Les Belles Âmes, nous a produit le même effet.L' auteur intervient continuellement dans le récit, elle y égrène des commentaires piquants, des coups d'ongle qui griffent, des àcôtés qui font rire.Et puis soudain, voilà qu'elle nous laisse, lecteurs, sur une aire d'autoroute, en compagnie de ces personnages dérisoires.Comme ça, sans prévenir.Comme si elle en avait assez de tant de sottise.Dans un dernier sarcasme, exaspérée.Nous, qui avions une belle âme, nous en voulions encore.H H H LES BELLES ÂMES Lydie Salvayre, Seuil, Paris, 156 pages.BIOGRAPHIE L'incomparable Lydie Salvayre CHANTAL GUY collaboration spéciale Superbe biographie que celle de Madame de La Fayette, écrite par Roger Duchêne, spécialiste de Madame de Sévigné (sur laquelle il a publié de nombreux livres), l'amie-rivale de celle qu'on qualifiait de « précieuse de la plus grande volée ».Minutieusement, Roger Duchêne retrace toutes les étapes de la vie plutôt obscure de Madame de La Fayette, née Marie- Madeleine de La Vergne, mariée précipitamment au comte de La Fayette, militaire sans envergure qui ne lui apporte que son nom.Roger Duchêne laisse entendre que ce mariage bâclé aurait pu être organisé pour cacher une grossesse et sauver les apparences.C'est peut-être pour cette raison que Madame de La Fayette vénérera la raison au détriment de la passion et élèvera la vertu féminine au rang d'héroïsme.Ayant grandi dans une famille d'intellectuels, contrairement à son mari, elle s'intéressera toute sa vie aux « choses de l'esprit ».Grande lectrice, polyglotte, elle souffrira de la « maladie des beaux esprits », la migraine.Précieuse célèbre avant Les Précieuses Ridicules de Molière, cette épithète, acceptée par elle, lui collera à la peau et son nom sera célébré sans relâche dans l'oeuvre de Ménage, l'ami avec qui elle vivra le grand « amour tendre », au-dessus de la chair (et du mari), cet amour « galant » si à la mode au 17e siècle.Roger Duchêne s'applique de façon presque chirurgicale à décortiquer la correspondance et l'oeuvre de Madame de La Fayette et celle de ses amis, Madame de Sévigné, Ménage, La Rochefoucault, entre autres.Ce faisant, l'auteur livre un portrait passionnant du Grand Siècle, le « classique », immortalisé par les poètes et moralistes.Contemporaine des Molière, Boileau, Pascal, Racine, La Fontaine et Descartes, Madame de Lafayette entrera au Panthéon littéraire avec La Princesse de Clèves (1678), considéré comme le premier grand roman français.Ce sera bien malgré elle.Madame de Lafayette refusera toute sa vie de signer son oeuvre, un choix compréhensible à une époque où « la seule vraie valeur, dans une société aristocratique, reste la naissance et les alliances ».Signer une oeuvre signifiait dépendre du jugement d'un public composé de gens au-dessous de sa condition, alors que de nos jours, la littérature est un moyen d'ascension sociale.H H H H MADAME DE LA FAYETTE Roger Duchêne Éditions Fayard, 466 pages.BANDE DESSINÉE Souvenirs oubliés 2919318A ALEKSI K .LEPAGE collaboration spéciale Dans plein de polars, quelqu'un Ð le héros Ð cherche la mémoire qu'il a perdue à cause d'un accident bizarre.À la fin, tout étonné, il découvre son terrible secret : soit il est un agent du FBI qui en savait trop, soit il est le dangereux psychopathe qu'un vieux détective blasé pourchassait depuis cinq ans.Dans La Boîte Noire, le polar étonnant signé Benacquista et mis en images par Ferrandez, c'est tout le contraire : après l'accident bizarre, notre homme ne perd pas ses esprits, mais en trouve d'autres.Des vieilles choses de son passé, des souvenirs anciens et très souvent anodins lui reviennent mystérieusement à la tête, en paquets et par accès.Des événements et des gens qu'il a bien connus, mais dont il avait oublié jusqu'à l'existence, se manifestent à sa mémoire ; il en devient obsédé, il veut revoir ces gens.Tout cela lui fait l'effet d'une psychanalyse forcée.Devenu une véritable loque à force de cogitation, de rumination et de retrouvailles infructueuses, le pauvre erre dans les rues, les yeux dans le trottoir, tâchant de rassembler les pièces de ce que nous savons, lui et nous, être un vrai puzzle.À la fin, nous découvrons son terrible secret, mais ce n'est pas exactement ce à quoi nous nous attendions.La Boîte Noire se joue des règles du genre (disons le polar psychologique) sans trop s'en éloigner, les contourne habilement et sans extravagance, juste ce qu'il faut pour se rendre sobrement original, ou efficacement déroutant.À lire, à voir et à méditer.H H H 1¤2 LA BOÎTE NOIRE Ferrandez et Benacquista Futuropolis Ð Gallimard, 2000 La communion des amants d'Hélène Savard-Huot aux éditions caméléon 77 poèmes d'amour juste à temps pour la Saint-Valentin Un livre à lire pour mieux s'aimer.à 19,95 $ chez votre libraire 426 p.27,95 $ Des Européens auraient visité l'Amérique avant les Vikings.Farley Mowat Les hauturiers traduction de Agnès Guitard Essai fiction XYZ éditeur, 1781, rue Saint-Hubert, Montréal (Québec) H2L 3Z1 Téléphone : (514) 525.21.70 Télécopieur : (514) 525.75.37 Courriel : xyzed@mlink.net 2925190A 7LP0501B0128 B5 LECTURES 28/01 7LP0501B0128 ZALLCALL 67 09:07:01 01/29/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 8 J ANV I E R 2 0 0 1 L E C T U R E S B 5 ROMAN PSYCHO-POP C'est la faute au cinéma! Comment faire l'amour aux hommes L I L I A N N E LACROIX Sortant sa petite cuiller de son cappuccino et l'utilisant comme symbole sexuel, Bryan entreprit de faire l'éducation de son amie Linda.Bryan étant homosexuel, le geste n'avait rien de séducteur ; c'était plutôt l'ébauche d'un secret chuchoté à une bonne amie désireuse d'en connaître plus sur les fantasmes masculins.« L'ode à Bryan », une caresse censée jeter à vos pieds et garder dans votre lit tout m â l e b i e n constitué, est née autour de ce cappuccino en même temps que la carrière de Linda Lou Paget, curieuse passionnée de tous les aspects de la sexualité du couple et assez altruiste pour partager le fruit de ses recherches avec toutes les femmes moins audacieuses ou moins douées qu'elle.Sexologue, conférencière, animatrice de séminaires auprès des couples à travers les États-Unis depuis de nombreuses années, elle vient de publier L'Art de faire l'amour à un homme, publié aux Presses du Châtelet.Certains titres sont plus accrocheurs que leur contenu.Ce n'est pas le cas ici.Mme Paget tient ses promesses.Rigolo, carrément égrillard et en même temps terriblement direct, l'ouvrage s'attaque au sujet sans détour, mais sur un ton amusant qui vous donne tout simplement le goût de prendre à votre tour le.taureau par les cornes.Votre inexpérience de certaines techniques n'ajoutera qu'une pointe d'humour et un peu de piquant à vos tentatives, en vient à vous persuader l'auteur.De la « sculptrice » aux « fruits fourrés » en passant par « la pirouette », les « battements de coeur de l'Amérique » et même « la prière » ou « l'inspiration », les appellations retrouvées dans le chapitre sur les subtilités de la stimulation manuelle constituent à elles seules un véritable poème sur le plaisir à deux et les méthodes pour y accéder.Façons de créer l'atmosphère propice, baisers, caresses, lubrifiants, positions, objets érotiques, tout y passe, y compris les maladies transmissibles sexuellement dont il convient de se protéger.Si votre homme a encore des réticences à recourir au latex, parlez-lui ou plutôt faiteslui une petite démonstration de la « méthode italienne » préconisée par Mme Paget et ses dernières défenses pourraient bien tomber.À aucun moment le livre ne sombre, comme d'autres avant lui, dans des suggestions d'acrobaties invraisemblables accessibles seulement à des gymnastes olympiques ou aux artistes du Cirque du Soleil.Ici, toutes les techniques sont décrites dans le moindre détail et facilement réalisables, à condition évidemment d'en avoir envie, condition essentielle au plaisir partagé, insiste l'auteur.Car quelques sous-chapitres seront sans doute carrément boudés par plusieurs femmes peu enclines à tâter certaines « recettes pour aventurières » que propose l'auteur ou qui demeurent de glace à l'idée de se munir de certains accessoires érotiques.S'il aurait pu être horriblement cru et vulgaire étant donné le sujet abordé, le ton demeure généralement de bon goût, un tour de force si l'on considère que Mme Paget ne fait jamais de concession sur la clarté et demeure toujours aussi explicite dans les propos, les expériences vécues, les trucs, secrets d'alcôve et techniques qu'elle vous livre pour vous amuser, vous instruire ou tout simplement vous inspirer.Qui a piqué mon fromage ?Un tout petit mot sur Qui a piqué mon fromage ?, un livre insolite à l'image de son titre.Si les changements de la vie moderne vous jettent dans un état frôlant la panique, si vous avez l'impression de sentir le plancher se dérober sous vos pieds ou si les bouleversements vous figent plus qu'ils ne vous stimulent, vous êtes peut-être mûr pour cette petite fable mettant en scène des rats et des souris autour d'un fromage.Écrit sur le mode du conte et mettant en vedette les souris Flair et Flèche ainsi que le rat Baluchon et son compagnon Polochon, traditionnaliste indécrottable et borné, Qui a piqué mon fromage ?nous invite à nous adapter au changement et à le voir comme une occasion d'avancée dans notre vie au lieu d'une calamité s'abattant sur nous.Simple, quasiment simpliste à la façon des fables et des contes, Qui a piqué mon fromage ?a le mérite d'aborder de façon originale et inattendue un sujet qui a déjà fait couler beaucoup d'encre.H H H H L'ART DE FAIRE L'AMOUR À UN HOMME Linda Lou Paget Presses du Châtelet traduit de l'américain, 184 pages H H QUI A PIQUÉ MON FROMAGE ?Spencer Johnson Éditions Michel Lafon traduit de l'améri cain, 107 pages SONIA SARFATI Non mais qu'est-ce que le hasard fait bien les choses, quand même ! Au moment où Les Rivières rouges, le « thrillant » thriller réalisé par Mathieu Kassovitz prend l'affiche au Québec, les éditions Albin Michel rééditent Les Rivières rouges, l'excellent roman de Jean-Christophe Grangé.Avec, en prime sur la couverture, les visages de Vincent Cassel et Jean Reno qui l'écran les deux principaux du livre, le lieutenant Karim Abdouf (rebaptisé Max Kerkerian dans le film pour mieux coller à la tête de Cassel) et le commissaire Pierre Niémans.Les deux hommes mènent des enquêtes séparées qui, d'un indice à l'autre, les conduisent dans une petite université sise dans les Alpes.Un tueur en série commet, dans les parages, des meurtres rituels d'une violence inouïe.Ils résoudront l'affaire.mais à quel prix ! Un prix que, non, ne connaîtront pas ceux qui auront vu le film puisque la fin a été en partie modifiée pour les besoins (autres) du cinéma.À ce titre, et surtout parce qu'une adaptation cinématographique, bien qu'excellente (et celle-là l'est), ne peut permettre de fouiller aussi loin que le texte original (en particulier, ici, en ce qui concerne le passé des deux policiers), la lecture du roman vaut le détour même après avoir vu le long métrage.Et puis, le hasard (!) n'allant jamais seul Ð comme les bonnes et les mauvaises nouvelles.mais celle- ci en est une bonne Ð Albin Michel réédite aussi Dragon rouge de Thomas Harris alors que la version cinéma d'Hannibal arrivera prochainement en salles.Dragon rouge, donc, début de la trilogie que Harris a poursuivi avec le mémorable Silence des agneaux et l'indigeste Hannibal (sans jeu de mots !), mettant tous trois en vedette Hannibal Lecter, dit le cannibale.Depuis longtemps introuvable en grand format, Dragon rouge, initialement publié en 1981, suit une enquête de l'agent du FBI qui a arrêté le monstre.Ce dernier l'aide à comprendre la psychologie du tueur en série qui signe ses crimes du nom de Dragon rouge.Un admirateur du cannibale, en passant.Et un roman qui laisse des souvenirs glaçants, même après que deux décennies se soient écoulées depuis sa lecture.Ça donne une idée ?H H H H LES RIVIÈRES POURPRES Jean-Christophe Grangé Albin Michel, 404 pages H H H H DRAGON ROUGE Thomas Harris Albin Michel, 379 pages Même si le ton demeure généralement de bon goût, l'auteur de L'Art de faire l'amour à un homme ne fait aucune concession sur la clarté.Et le livre contient de nombreux dessins, histoire de faire encore plus clair.27 et 28 janvier, 3, 4, 10 et 11 février de 10 h à 17 h Animation et jeux de neige dans un site naturel enchanteur! En collaboration avec Nouveautés! Emboulevent Hydro-Québec De glace ou vivants, les oiseaux prennent d'assaut le bateau de glace Emboulevent! Observez les animaux sauvages d'Amérique du Nord Wapitis, bisons, caribous et loups blancs arctiques en ville! Événements spéciaux le dimanche 28 janvier Les dimanches de glace TELETOON Démonstrations de sculptures sur glace, à midi et à 14 heures Remise des prix du Concours populaire de sculptures sur neige LA PRESSE, à 15 heures Île Sainte-Hélène 2927078A LU QUELQUE PART Sur le bonheur « IL EST BON d'être heureux, mais il est vulgaire de vouloir l'être.» Maryna Zalezowska dans En Amérique, un roman de Susan Sontag (Christian Bourgois Éditeur, 2000, traduit de l'anglais par Jean Guiloineau).Cantique quantique LES RÈGLES probabilistes de la physique quantique impliquent que si vous essayiez, seconde après seconde, de traverser un mur solide, vous pourriez, tôt ou tard, émerger de l'autre côté.Cela si vous aviez la patience (et la possibilité) de persévérer durant une période de temps plus longue que celle de l'âge estimé de l'univers.Brian Green, The Elegant Universe, Vintage Books, 1999.Élizabeth Benoit 7LP0601B0128 B-6 dimanche - ARTS 7LP0601B0128 ZALLCALL 67 09:08:38 01/29/01 B B6 LA PRESSE MONTREAL DIMANCHE 28 JANVIER 2001 Thierry Lhermitte qu'on retrouve dans Le Prince du Pacifique en meme temps que dans les annonces de la Societe des alcools du Quebec est aussi producteur depuis une quinzaine d'annees.Le magazine Cine Live lui a demande si ca a change sa conception du cinema.R Non.Le truc, a-t-il repondu, c'est que maintenant je sais le pourquoi du comment d'une production, et le prix de chaque chose.J'y vois aussi l'absurdite du cinema francais, de son economie.Et ca, on ne le sait pas forcement quand on est acteur.Le producteur a une vue plus globale.En realite, le cinema francais ne devrait pas exister : il coute plus d'argent qu'il n'en rapporte.Il n'y a rien d'autre au monde qui tient comme ca.Mais ca marche comme ca, donc on fait avec.Q Vous vous sentez plus homme d'affaires qu'artiste ?R Les gens voient le producteur comme un financier, mais trouver le financement represente 10 % du travail.Le reste consiste a reunir une equipe et faire en sorte que tout se passe bien du debut a la fin.C'est autant un travail de creation.C'est passionnant de vivre un film de l'idee a sa concretisation.Q Vous avez l'impression d'avoir beaucoup evolue dans votre jeu, depuis vos debuts ?R En dehors des trucs qu'on faisait nous-memes, ou j'etais acceptable, comme dans Le pere Noel est une ordure et Les Bronzes, dans les films qui n'etaient pas a moi, je me suis ameliore.La periode du Zebre et des Ripoux etait tres bien.Le Diner de cons aussi, c'etait formidable, parce que j'ai appris enormement avec Francis Veber.Avec lui, je n'ai jamais ete aussi bon et je n'ai jamais fait autant d'entrees, et avec un film genial, en plus.Un Indien dans la ville, c'est different c'etait un truc a moi.C'etait bien, mais pas tres difficile a faire.FLASH Monsieur Bullock?LES UNS ET LES AUTRES Lhermitte, l'acteur et le producteur Thierry Lhermitte ZOOM Sandra Bullock, qui vole de succes en succes, se meurt d'envie que son fiance, le musicien Bob Schneider, la demande en mariage, mais elle pense qu'il ne le fait pas parce qu'elle est beaucoup plus populaire que lui, qu'elle touche dans les 15 millions de dollars par film et qu'il a une peur bleue de se retrouver dans le role de Monsieur Bullock.Sandra, qui a 36 ans, veut avoir deux enfants avant d'atteindre la quarantaine et elle a fait appel a un conseiller matrimonial et a un psychologue pour convaincre son fiance que les ecarts financiers et de popularite ne sont pas des empechements au mariage.Smash ! GOLDIE HAWN etait enchantee d'avoir pu convaincre Holly Hunter d'incarner la legende du tennis Billie Jean King dans un telefilm qu'elle produit pour ABC, mais il y avait un hic : elle est incapable de frapper une balle.Apres de multiples essais infructeux, on decida de recourir a des trucages pour faire croire qu'on avait affaire a une championne de tennis.Les plus rentables LE HOLLYWOOD REPORTER a etabli un classement des realisateurs les plus rentables.Les criteres : leur capacite a reunir le financement d'un film, a lui assurer une distribution de premier plan et a mobiliser sur leur nom un public important pour sa sortie.Steven Spielberg est en tete, avec un coefficient de 100, devant James Cameron ( 99,06 ), George Lucas ( 98,13 ), Ron Howard ( 89,38 ), Tim Burton ( 89,06 ) et Martin Scorsese ( 88,44 ).Premier non-Americain, John Woo ( 88,13 ) est 7e.Premiere realisatrice, Jodie Foster ( 77,81 ) est 51e.Trop, c'est trop ! PEUT-ON ETRE TROP ROMANTIQUES ?Tom Cruise et Nicole Kidman ne semblent pas le croire ; ainsi, ils ont invite une vingtaine de parents et amis auxquels ils ont servi un menu unique de caviar, champagne et vodka glacee et au milieu de la soiree, Tom fit la lecture d'une lettre d'amour de huit pages a Nicole racontant tout le bonheur qu'il a de vivre avec elle.Pour sa part, Nicole fit jouer, au profit de tous, un enregistrement soigneusement selectionne de leurs chansons d'amour preferees.Il parait que ce debordement d'affection eut pour effet de mettre les invites plutot mal a l'aise.E X P R E S S DE JEUNES JAPONAISES qui visitaient le musee Getty de Los Angeles ont demande a Geena Davis, qui s'y trouvait aussi, de se laisser photographier avec leur groupe, ce qu'elle a accepte de bonne grace ; elle leur a meme offert des autographes, ce que les jeunes visiteuses ont poliment refuse.Il appert qu'elles n'avaient aucune idee de qui il s'agissait ; elles avaient seulement ete impressionnees par les six pieds et deux pouces de Geena.Michel Boujenah, Andre Dussollier et Roland Giraud tourneront l'ete prochain la suite de Trois hommes et un couffin, toujours sous la direction de Coline Serreau.Le film racontera cette fois-ci l'histoire d'une adolescente qui vit avec ses trois peres.George Clooney n'a plus qu'a eviter pour trois mois encore de mettre une femme enceinte, et il gagnera 20 000 $.Il y a quelques annees, Michelle Pfeiffer et Nicole Kidman ont parie ce montant avec le celibataire endurci, affirmant qu'il serait pere avant d'atteindre la quarantaine.SOURCES : Film Review, Star, People, Studio Michael Haneke D Pourquoi couper les scenes de facon Sandra Bullock abrupte ?Pour frustrer le public ou par demarche lacanienne ?Ni un ni l'autre.Cest comme dans la vie : on ne sait jamais toute la verite, toutes les raisons.On n'a que des perceptions de la verite.Le cinemadistraction pretend tout nous dire.Alors que meme dans la litterature, aucun auteur ne pretendrait que toute la verite se trouve dans son livre.Il ne peut transmettre que les fragments.La fragmentation est la seule facon honnete de raconter des histoires.Le reste n'est que de la pretention ou un mensonge cynique.Premiere VOUS DITES.Cuire et murir AU FOND, il est vrai, note Robert Henry POP-CORN dans Petites histoires savoureuses des mots que l'on mange, que le murissement des fruits et des cereales est une forme de cuisson par le soleil.C'est du moins ce que pensaient les Romains, qui utilisaient le mot coquere aussi bien pour faire cuire que pour faire murir .Cette racine coquus a donne cuisinier , cuisson , culinaire , coq , maitre queux , etc.>>> IL ME SEMBLE que depuis quelque temps, ce qu'on appelle film d'action a tendance a se mordre la queue.C'est un genre a reinventer.Si j'ai choisi de faire Incassable, c'est avant tout parce que le scenario n'est ni une adaptation de plus de ces series tele des annees 60, ni d'un roman ou de quoi que ce soit d'existant.Tout vient de la tete de Night Shyamadan, c'est quelque chose de si rare a Hollywood, ou circule une tonne de scenarios mauvais ou inacheves, qu'un acteur ne peut pas resister longtemps a ce genre de projet.Bruce Willis >>> MA MERE etait juive, mon pere musulman.Mon frere est bouddhiste.Moi, j'adore Jesus, le plus feminin des prophetes.Patricia Arquette Mario Jean Louise Cousineau 18:00 b ! W - SUPER BOWL RDS commence sa diffusion a 17h30 et presentera quelques publicites americaines a la mitemps.Global retransmet l'image de CBS sans les publicites helas.Une fois par an, on devrait lever l'interdiction.18:00 3 - INSECTIA Attendez de voir l'expert arabe apprivoiser des scorpions.Vous aurez le frisson, garanti.19:00 r - JUSTE POUR RIRE Debut d'une nouvelle serie animee par Mario Jean.A l'affiche ce soir: Steeve Diamond, Martin Rozon, Frank Dubosc, Les 3 Menard, Sylvain Larocque, Peter Mc Leod et Ginet Robidoux.19:00 D - BABE L'un des plus delicieux films des dernieres annees.Un petit cochon apprend a devenir chien berger.Les animaux parlent, les dialogues sont savoureux et l'action de premiere.21:00 X - JULIO IGLESIAS Mesdames, laissez votre homme se vautrer devant le Super bowl et regardez le beau Julio a la place.Il va chanter To all the Girls I Loved Before et autres beaux plains colles.21:30 A - L'OEIL OUVERT Conversation avec Gregory Peck illustree de nombreux extraits de films.Les grands-mamans vont etre contentes.22:00 b W - SURVIVOR Debut de la nouvelle aventure qui se deroule en Australie.18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO Le Telejournal Decouverte / Le corps surhumain; le trauma Le Monde de Charlotte Les Beaux Dimanches / Les Sentiers de la memoire Les Beaux Dimanches / OSM Branche - Le Violon rouge Le Telejournal Les Idees Lumiere Les Nouvelles du sport Cinema (23:18) Le TVA 18 heures Un monde de fous Juste pour rire / Steeve Diamond, Martin Rozon Cinema / FALAISE DE LA MORT (5) avec Sylvester Stallone, John Lithgow Le TVA Sports (22:55) / Lot.(23:15) Pub (23:21) Malcolm Les Francstireurs Le National d'impro Juste pour rire Le plaisir croit avec l'usage./ Jim Corcoran L'Oeil ouvert / Conversation avec Gregory Peck Chasseurs.(23:14) La Porte des etoiles Cinema / DROLE DE COUPLE II (5) avec Jack Lemmon, Walter Matthau Cinema / INSTINCT FATAL (5) avec Armand Assante, Sherilyn Fenn Grand Journal (22:57) Planete Pub (23:27) Pulse Travel, Travel Cinema / CHILDREN OF FORTUNE (6) avec James Brolin When a Child Goes Missing W-5 CTV News Pulse / Sport News HTTV Cinema / RENT-A-KID (5) avec Leslie Nielsen, Christopher Loyd News Cinema (17:00) Wind at my Back Canada: A People's History Making History Sunday Report Undercurrents Sunday Report Reflections News ABC News Cinema / BABE (3) avec James Cromwell, Magda Szubanski Who Wants to be a Millionaire?The Practice News Pretender Super Bowl XXXV / Ravens - Giants Survivor: Australian Outback ER News NBC News Cinema / GOOD BURGER (6) avec K.Mitchell, K.Thompson Cinema / LITTLE GIANTS (5) avec R.Moranis, S.Waldron Cinema Jazz / Risk (1945-1955) Nature: Triumph of Life Theatre / Bramwell Ayers Rock, A \"Naked Planet\" Mystery! / Touching Evil BBC News Religion.Noah's Ark Great Performances Leonard Bernstein: Reaching for the Mate BBC News Cinema Murder, she Wrote (13:00) 100 Centre Street Murder, she Wrote / Diffusion de 8 episodes John Travolta Arts, Minds StarTV Frame by Frame: Carol Spier Cinema / HELLO DOLLY (4) avec Barbra Streisand, Walter Matthau Insectia .Animal Hors Serie Filiere D / Il ne leur manque que la parole Cinema / PRINCES EN EXIL (5) Benelux.Russian.Focus Grec Tele-serie Grece Lica (Serb.) Caribbean.Kontakt (Ukraine) .juive Justice des mineurs Educational Psychology Le Monde a la carte .Internet Capharnaum Le Monde des affaires Peinture moderne au Quebec How'd they do that?Sunday@Discovery Discovery Sunday Showcase Discovery's Sunday Showcase / Supernature: Outer Limits Sunday@Discovery Pret a partir Memoires de palaces .romantique Plaisirs.Les plus beaux voyages.Montagnes Vu d'en haut Pret a partir Franklin Little Lulu Hoze.Art Attack So Weird .Heartbeat Cinema / OH GOD! BOOK II (5) avec G.Burns Cinema / STEALING HOME (5) (22:35) Jamie Foxx The PJ's Futurama King of the Hill Simpsons Malcolm.The X-Files Hype Nikki Super Bowl XXXV / Ravens - Giants Survivor: Australian Outback A.Hitchcock Sportsline Journal de bord Histoire maritime du Canada Histoire des Etats-Unis Cinema / DESTINATION ZEBRA: STATION POLAIRE (4) avec Rock Hudson, Patrick Mc Goohan Greatest Journeys on Earth A Soldier's Voice Nat.Geographic Adventures Cinema / THE LION IN WINTER (4) avec Peter O'Toole, Katharine Hepburn Flick TV Guide .for Love .Families .Miracles .Homes Specials Daredevils Real World Birth Stories .Miracles .Homes Generation 60 Ed Sullivan Pop up video Musicographie / Selena Evenements speciaux / Julio Iglesias Single Luck Musicographie / Selena d.Box Office Groove Concert Plus / Britney Spears Concert Plus / Spice Girls Live Farmclub.com Clip BBC News Foreign.Hot Type Sports Journal Counter Spin Sunday Report Mansbridge The Passionate Eye Sunday Showcase Branche Medias Journal RDI Histoires.Zone libre / Garcons et filles.Telejournal Culture-choc Point de presse Second Regard Enjeux / Casinos virtuels Football / Super Bowl: Ravens - Giants (17:30) Sports 30 Mag Coupe du Monde de ski Les Contes d'Avonlea Saint-Tropez, sous le soleil Haute Finance L'Hopital Chicago Hope Sexe a New York La Loi & l'Ordre Prime Suspect Cinema / CARRY ON REGARDLESS (5) avec Sidney James The News Room Cinema / RESURRECTION MAN avec Stuart Townsend Beastmaster Earth: Final Conflict Cinema / CREATURES THE WORLD FORGOT (5) avec J.Ege Cinema / PRECIOUS FIND (7) avec Rutger Hauer, Harold Pruett Sportscentral Wrestling: WWF Heat Figure Skating / Japan Open Sportscentral Wrestling: WWF Heat Grouille-toi Volt Panorama Un air de.Explorateur Cinema / LE CHAGRIN ET LA PITIE (3) Documentaire (2/2) .(23:10) .(23:35) Secrets of Forensic Science Code Blue: .Lean on Trauma - Life in the ER / Diffusion de 6 episodes Golf (16:30) Sportsdesk Senior's Curling Championship / Finale - hommes Sportsdesk That's Hockey 2 J.Bravo .Mimi?Redwall Ned et triton .le meilleur Drole, voyou Simpson Cybersix Avengers South Park Simpson .le meilleur Pyramide Jrnl suisse Journal FR2 Vivement dimanche / Robert Hossein Bouillon de culture (21:15) .arts (22:45) Jrnl b.(23:10) Soir 3 (23:40) Get a Life! The Tribe Vox Inquiring.Cinema / THREE COLOURS: RED (2) avec Irene Jacob Diplomatic.Imprint Allan Gregg 4th Reading Vivre a deux Les Copines Quand la vie est un combat Cancer: la revolution Ca sex'plique Realite 2001 .mange?Question Sante L'Ombudsman Vos droits Sur la colline Passion Deco Action Emploi S.Holmes Story Studio Zack Files Caitlin's.Radio Active Action Man 3 Friends.S.Holmes Hometown Big Wolf.Lost Nebula Shadow.Tekwar Zone extreme Invasion Planete Terre Sliders Chroniques du paranormal Technofolie .c'est fait VOTRE SOIREE DE TE L E V I S I O N 7LP0701B0128 B-7 dimanche - ARTS 7LP0701B0128 ZALLCALL 67 09:07:49 01/29/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 8 J ANV I E R 2 0 0 1 B 7 DANSE Charme et humour noir STÉPHANIE BRODY collaboration spéciale La chorégraphe Deborah Dunn présente à Tangente un programme triple rempli de charme et d'humour noir.Dunn est une chorégraphe tout à fait étonnante qui échafaude, avec intelligence, rigueur et finesse, des oeuvres de danse-théâtre qui transportent le spectateur dans des univers surréalistes, peuplés d'êtres étranges et attachants.Avec Fuse, Le Jardin mécanique et sa toute nouvelle création The Birds, elle fait preuve d'un sens aigu de la mise en scène, de la tension dramatique et du timing comique.Les trois oeuvres sont propulsées par le feu roulant de la musique de Stravinsky, dont Dunn sait merveilleusement exploiter toutes les inflexions dramatiques.Comme toujours, les pièces de cette ancienne photographe et élève en arts sont toujours très stylisées et remplies de trouvailles visuelles amusantes.Ici, elle emprunte avec amour et parcimonie au style des Ballets Russes de Serge Diaghilev, tant au niveau de la gestuelle que des effets visuels.Dans Fuse, une courte pièce de quatre minutes, le danseur Bill Coleman est affublé d'un énorme chapeau pointu et doré, d'un tutu noir et de souliers rouge à talons aiguille et porte une longue lance.La musique de Stravinsky (Feu d'artifice) a tôt fait de transformer notre danseur en enchanteur, prisonnier de sa propre magie et de son contraignant costume.Il tente de maintenir son équilibre, mais se fracasse en mille miettes.Dunn avait déjà expérimenté avec cette intéressante notion de mouvements entravés par un costume-sculpture dans sa pièce La Petite Reine.Le Jardin mécanique, sur une musique empruntée au ballet Petrouchka créé par les Ballets Russes en 1911, est un adorable petit bijou qui rappelle les divertissements de cour à la Renaissance.Dans cette histoire d'innocence perdue, deux automates, auxquels on a donné vie, auront tôt fait de succomber à la tentation du Jardin des délices.Dunn crée ici un vrai mini-ballet en trois actes, auquel elle ajoute sa touche d'ironie bien personnelle.Delia Brett et Dean Makarenko sont parfaits en automates naïfs et insouciants, leur pantomime révélant parfaitement la relation équivoque qui naît peu à peu entre eux, à mesure que s'installe le Mal.Sa nouvelle création pour quatre danseurs, longue de 50 minutes et intitulée The Birds, se moque gentiment des clichés présents dans les films de Hitchcock.Des hommes corbeaux menacent deux jolies femmes, très dignes et très froides.Mais, oh surprise, l'ennemi n'est pas celui qu'on croit dans cette rocambolesque comédie-suspense qui puise allègrement dans le film The Birds.Les danseurs Delia Brett, Estelle Clareton, Bill Coleman et Dean Makarenko ont tous un excellent sens du timing et on rit ferme.Dunn a aussi emprunté aux Ballets Russes les très belles fresques humaines très stylisées que l'on retrouve dans plusieurs de leurs ballets.Deborah Dunn offre ici une soirée remplie de surprises.Quel bonheur qu'elle ait récemment choisi de déménager de Vancouver à Montréal.Deborah Dunn dans le cadre de la Série des majeurs à Tangente, aujourd'hui, 19h30.Info: 514 525-1515.Les danseurs Bill Coleman, Dean Makarenko et Estelle Clareton, dans la comédie-suspense The Birds, créée par Deborah Dunn et présentée dans le cadre de la Série des majeurs à Tangente.Not Ready 2919208A Not Ready 291681380 04X050.00 bourse.fernand.segui LA.PRESSE.LTEE 14600.LLP 7LP0801B0128 B-8 dimanche - ARTS 7LP0801B0128 ZALLCALL 67 09:09:52 01/29/01 B B 8 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 8 J ANV I E R 2 0 0 1 Charlebois renonce à chanter en créole SPECTACLES Salles de répertoire ANNÉE DERNIÈRE À MARIENBAD (L') Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 19h.BIG TROUBLE IN LITTLE CHINA Cinéma du Parc (2): 21h.DANCER IN THE DARK Cinéma du Parc (2): 16h45.DIAL M FOR MURDER Auditorium Maxwell-Cummings (MBA): 16h.DR STRANGELOVE Cinéma du Parc (1): 21h50.EYES WIDE SHUT Cinéma du Parc (1): 14h30.FUNNY FELIX Cinéma du Parc (3): 19h, 21h.HARD DAY'S NIGHT (A) Cinéma du Parc (1): 20h05.HATSHEPSOUT, LOUIS VEUILLOT, FADETTE ET VIRGINIA WOOLF Cinémathèque québécoise (salle Fernand-Seguin): 19h30.LOVING - DOG STAR MAN - MURDER PSALM - GARDEN OF EARTHLY DELIGHTS - STELLAR - NAUGHTS - COUPLING - CLOUD CHAMBER - THE DANTE QUARTET Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 21h.NUMBER SEVENTEEN Auditorium Maxwell-Cummings (MBA): 14h.PARODIES DE BOB CLAMPETT (LES) Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 17h.POLANSKI'S MACBETH Cinéma du Parc (1): 17h30.SKIN GAME (THE) Auditorium Maxwell-Cummings (MBA): 12h.SXSW - MR.HOOVER & I Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 14h.SUZHOU RIVER Cinéma du Parc (2): 15h, 19h20.2000 CANNES INTERNATIONAL ADVERTISING FESTIVAL Cinéma du Parc (3): 15h, 17h.Danse ESPACE TANGENTE (840, Cherrier E.) Trial and Eros, de Deborah Dunn.Série des majeurs: 19h30.Musique CHRIST CHURCH CATHEDRAL Dim., 13h, Montreal Organ Consort.Pérotin, Tallis, Reich.UNIVERSITÉ McGILL (Pollack Hall) Dim., 15h30, Quatuor Emerson.Quatuor op.74 no 3 (Haydn), Quatuor no 14 (Chostakovitch), Quatuor op.131 (Beethoven).Ladies' Morning Musical Club.CHÂTEAU RAMEZAY Dim., 13h30 et 15h, Les Chantres Musiciens.Dir.Gilbert Patenaude.Saknt-Saëns.CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR Dim., 15h30, Michèle Losier, mezzo-soprano: Schumann, Poulenc, Tosti; Benoit Loiselle, violoncelliste, et François Zeitouni, pianiste: Valentini, Prévost, Brahms.Théâtre THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE (Place des Arts) Mambo italiano, de Steve Galluccio.Trad.de Michel Tremblay.Mise en scène de Monique Duceppe.Avec Michel Poirier, Patrice Godin, Véronique Le Flaguais, Normand Lévesque, Pierrette Robitaille, Mireille Deyglun, Maude Guérin et Adèle Reinhardt.Du mar.au ven., 20h; sam., 16h et 20h30.THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE (84, Ste-Catherine O.) Monsieur Bovary, de Robert Lalonde, inspiré de Gustave Flaubert.Mise en scène de Lorraine Pintal.Du mar.au ven., 20h; sam., 15h et 20.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT (4664, St-Denis) Intérieur, de Maurice Maeterlinck.Mise en scène de Denis Marleau.Du mar.au ven., 20h; sam., 15h et 20h; dim., 15h.THÉÂTRE DE QUAT'SOUS (100, av.des Pins E.) Le Mouton et la Baleine, de Ahmed Ghazali.Mise en scène de Wajdi Mouawad: 20h.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI (3900, St-Denis) Le Langue-à-langue des chiens de roche, de Daniel Danis.Mise en scène de René Richard Cyr: 20h.THÉÂTRE DENISE-PELLETIER (4353, Ste-Catherine E.) L'Avenir est dans les oeufs précédé de Jacques ou la soumission, d'Eugène Ionesco.Mise en scène de Jacques Allard.Ven., 20h; sam., 16h.THÉÂTRE ESPACE GO (4890, boul.St-Laurent) Les Règles du savoir-vivre dans la société moderne, de Jean-Luc Lagarce.Mise en scène de Serge Denoncourt.Du mar.au ven., 20h; sam., 16h et 20h.SALLE FRED-BARRY (4353, Ste-Catherine E.) Extasy-land.com, de Jean- Frédéric Messier: 19h30, sauf lun.THÉÂTRE PROSPERO (1371, Ontario E.) Camera Obscura, d'après le roman de Vladimir Nabokov.Adapt.et mise en scène d'Oleg Kisseliov.Du mar.au sam., 20h.LA LICORNE (4559, Papineau) Le Rire de la mer, de Pierre- Michel Tremblay.Mise en scène de Marie Charleboix.Du mar.au sam., 20h; mer., 19h.Supplémentaire le 28 janvier à 15h.GESÙ (1200, de Bleury) Le Visiteur, d'Éric-Emmanuel Schmitt.Mise en scène de Françoise Faucher: 20h.STUDIO-THÉÂTRE JEAN-VALCOURT (100, Notre-Dame E.) Les Femmes de bonne humeur, inspirée de l'oeuvre de Carlo Goldoni, d'après la traductionadaptation de Marco Micone.Mise en scène de Serge Denoncourt: 20h.Relâche le 28 janvier.CCSE MAISONNEUVE (4375, Ontario E.) La Commedia dell Arte, de Marc Favreau: 14h.CAFÉ-THÉÂTRE DE CHAMBLY Knock, de Jules Romain.Mise en scène de Sylvie Bibeau et Manon Cardinal.Ven., sam.: 20h.Pour enfants LA MAISON THÉÂTRE (245, Ontario E.) Un autre monde, de Réjane Charpentier.Mise en scène d'André Laliberté.Marionnettistes: Simon Boudreault et Marie-Pierre Simard: 13h et 15h (4 à 8 ans) CENTRE SAIDYE BRONFMAN (5170, ch.Côte-Ste-Catherine) Un éléphant dans le coeur, de Jean-Frédéric Messier.Avec Stéphan Allard, Nadine Meloche.Présentation du Théâtre des Confettis: 14h (en anglais).(7 à 10 ans) THÉÂTRE H.-CHARLAND (L'Assomption) Bébé Dragon: 15h30.(3 à 10 ans)' Variétés THÉÂTRE ST-DENIS 1 Daniel Lemire: 20h.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Le Dixieband: 20h.CAFÉ LUDIK (552, Ste-Catherine E.) Lise Villeneuve: 21h.L'ESCOGRIFFE (4467, St-Denis) Flamenco: 20h; groupe de jazz: 22h.L'OURS QUI FUME (2019, St-Denis) Nick Payne: dès 21h30.LE SERGENT RECRUTEUR (4650, St-Laurent) La Femme aux entrailles rieuses, avec Edwige Bage: 19h30.BIDDLE'S (2060, Aylmer) Geraldine Hunt et le Trio Arnold Ludvig: dès 20h.JAZZI'Z (4075B, St-Denis) Sonia Johnson et Swing Souls: 22h.JAILHOUSE ROCK (30, Mont-Royal O.) Lone Gunman et Luggernauts: dès 21h.THÉÂTRE DU VIEUX-TERREBONNE (867, St-Pierre, Terrebonne) Marie-Denise Pelletier: 20h30.THÉÂTRE H.-CHARLAND (L'Assomption) Y'a trop de blanc au Québec, avec Michel Mpambara: 20h.SOUVENIRS-SOUVENIRS Il y a un quart de siècle, Robert Charlebois renonçait au joual.Mais, de Paris, où Charlebois venait de lancer Punch créole, un nouveau disque dans lequel il entamait en refrain : « Moi plus chanter en créole.pays trop petit pour gagner sa vie », Louis-Bernard Robitaille y voyait (30 janvier 1976) un important virage : « Si c'est pas un virage, c'est en tout cas une mise au point.On ne fait pas une carrière internationale en joual et Charlebois est en train, a l'ambition, d'en faire une.S'il faut, pour y arriver, parler « françaisfrançais », il le fera Ð il vient de le faire pour le doublage du film produit par Sergio Leone.De la même façon qu'il aimerait bien parler anglais sans accent pour déboucher aux États-Unis, notamment au cinéma.» Et Charlebois d'expliquer à Robitaille : « Je l'ai déjà dit, le joual, c'était une étape.Le joual a été nécessaire pour nous permettre de nous retrouver au Québec, mais on ne peut s'enfermer là-dedans sous peine de mourir étouffé.» Louise Forestier à gauche EN FRANCE, où elle se produisait il y a un quart de siècle, Louise Forestier, écrivait Louis-Bernard Robitaille le 24 janvier 1976, était considérée de gauche.Elle avait alors confié à Robitaille : « quand tu arrives en France, tu te fais automatiquement étiqueter.T'as pas le choix.T'es à gauche ou bien à droite.Les Français ont besoin de ça pour se retrouver.Moi, ils m'ont mise tout de suite à gauche.À cause de mon répertoire, de ma façon de chanter et de me présenter en scène et dans la vie.Entrée par la gauche, Louise Forestier a naturellement été invitée à l'annuelle Fête de l'Humanité ».Mais elle ne s'en faisait pas trop avec ces étiquettes : « Diane (Dufresne), elle, ils l'ont placée à droite.Au départ, c'est un milieu et un public différents.Il y a la machine de droite et celle de gauche.Elles roulent aussi vite l'une que l'autre et s'en vont toutes les deux à la même place.» Encourager le vrai amateur JEAN BÉRAUD, il y a déjà soixante ans, s'était porté à la défense, dans une de ses nombreuses chroniques du samedi, du véritable amateur de théâtre.Le véritable amateur, écrivait-il, c'est celui qui « voudrait ne pas manquer un spectacle ; même forcé de choisir, il se rendra régulièrement au théâtre une fois chaque semaine, et partant, il exige davantage.Il a, à force de voir et d'entendre, acquis des préférences, des points de repère, des bases de comparaison.Il aime pouvoir suivre les efforts d'une troupe constamment, relever de semaine en semaine les progrès, voir passer un interprète de second plan au premier de temps à autre, deviner ses qualités, ses possibilités, discerner comment, d'un rôle à l'autre, un artiste fait montre de polyvalence.La mise en scène ne le laisse pas indifférent.Il lui plaît de voir, d'étudier comment on a tiré parti de tel site, de telle scène.Cet amateur sincère, qui suit depuis des années toutes les tentatives théâtrales faites à Montréal, ne se laisse plus impressionner par les entrepreneurs de spectacles.C'est à cet amateur que les directeurs de théâtre doivent chercher à plaire.Et c'est souvent pour avoir méconnu son existence que nos directeurs ont commis des erreurs qu'une défaite définitive a dû expier.» Toscanini à Montréal ARTURO TOSCANINI qui, dans les années 1920, était considéré, selon La Presse du 21 janvier 1921, jour de son arrivée dans la métropole, comme « l'un des plus grands artistes du siècle », vécut des incidents cocasses lorsqu'il vint à Montréal avec l'orchestre de la Scala de Milan qu'il dirigeait alors.Comme le raconte le journaliste qui couvrit leur arrivée, tous ces musiciens étaient plutôt légèrement vêtus pour notre climat, ayant été induits en erreur sur les rigueurs de notre hiver.« De la gare, où tous grelottaient sous leur mince paletot, les musiciens se rendirent à l'hôtel Windsor.En les voyant arriver, un valet, dont la musique n'a pas encore adouci les moeurs, fut presque pris de panique et crut à une invasion de sans-travail, comme la chose s'est produite il y a quelque temps, dans certains restaurants de la ville.Il voulut s'opposer à leur entrée, leur demandant, sans se faire comprendre, ce qu'ils voulaient.Mais, comme il avait affaire à un nombre imposant, il n'osa pousser ses remarques trop loin.Heureusement, quelqu'un lui expliqua que c'étaient des musiciens qui voulaient loger à l'hôtel.Cette explication ne le satisfit qu'à demi.» Toscanini, qui devait par la suite terminer sa carrière comme chef de l'Orchestre Symphonique de New York et du Metropolitan Opera avait profité de son séjour chez nous pour diriger un concert sur la scène du Loews.En deuil de Béatrice La Palme IL Y A QUATRE VINGT ANS, le Québec avait pleuré la mort de Béatrice La Palme, qui, écrivait-on à l'époque (10 janvier 1921), « fut la plus grande cantatrice de nationalité canadienne qui chanta le grand opéra pendant de nombreuses années ».Dès son enfance, rappelait-on à son décès, Béatrice La Palme manifesta un don remarquable pour la musique.Mais ce fut assez tard que les qualités remarquables de sa voix se dévoilèrent dans toute leur beauté.Son premier penchant fut le violon et elle possédait si parfaitement cet art qu'elle gagna le prix Strathcona, ce qui lui valut trois années de séjour à Londres.Prolongeant son séjour de deux ans, on découvrit alors qu'elle avait une voix merveilleuse.Son succès comme chanteuse fut si grand qu'elle abandonna le violon et commença l'étude du chant pour se préparer au grand opéra.Mais sa santé chancelante abrégea sa carrière lyrique.Elle s'était produite au Covent Garden de Londres, à Lyon, à l'Opéra Comique de Paris, puis à la Compagnie d'opéra Beecham de Londres avant de revenir à Montréal où elle chanta pour la Compagnie d'opéra de Montréal.Elle n'avait que 40 ans, lors de son décès.Distribu.par les films Columbia Tri Star du Canada version originale anglaise «LE FILM LE PLUS DIVERTISSANT DE L'ANNÉE.» - PREMIERE MAGAZINE CONSULTEZ LES GUIDESHORAIRES DES CINÉMAS! GVISA GÉNÉRAL À L'AFFICHE ! FINDING FORRESTER S E A N CONNERY version originale anglaise Jennifer LOPEZ Matthew McCONAUGHEY STARRING:JENNIFER LOPEZ MATTHEW MCCONAUGHEY \u201cTHE WEDDING PLANNER\u201d BRIDGETTE WILSON-SAMPRAS JUSTIN CHAMBERS ALEX ROCCO WRITTENPAMELA FALK & MICHAEL ELLIS BY ADAM SHANKMAN DIRECTED PETER ABRAMS, ROBERT L.LEVY, GIGI PRITZKER, DEBORAH DEL PRETE, JENNIFER GIBGOT BY PRODUCED BY COLUMBIA PICTURES AND INTERMEDIA FILMS PRESENT A TAPESTRY FILMS/DEE GEE ENTERTAINMENT/IMF PRODUCTION IN ASSOCIATION WITH PRUFROCK PICTURES MUSICMERVYN WARREN BY MARY RAMOS AND MICHELLE KUZNETSKY MUSIC SUPERVISORS NINA R.SADOWSKY, MORITZ BORMAN, CHRIS SIEVERNICH, GUY EAST, NIGEL SINCLAIR EXECUTIVE PRODUCERS sony.com/theweddingplanner SSOOUUNNDDTTRRAACCKK OONN HHOOLLLLYYWWOOOODD RREECCOORRDDSS 7LP0901B0128 B-9 dimanche - ARTS 7LP0901B0128 ZALLCALL 67 09:12:26 01/29/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 8 J ANV I E R 2 0 0 1 B 9 100e ANNIVERSAIRE DE LA MORT DE VERDI André Prévost meurt à 66 ans Le compositeur et pédagogue André Prévost est mort hier, des suites d'une longue maladie.Né à Montréal dans une famille de musiciens, André Prévost a eu une carrière remarquable.Officier de l'Ordre du Canada et détenteur de plusieurs prix internationaux, il a enseigné à la Faculté de Musique de l'Université de Montréal et signé plusieurs oeuvres qui lui ont valu une solide réputation.Le célèbre Requiem résonne sur toute la planète d'après AP et AFP MILAN, Italie Ð L'Italie a salué hier le centenaire de la mort de son plus célèbre compositeur, Giuseppe Verdi.Son célèbre Requiem a résonné de Milan à Munich, en passant par le Metropolitan de New York.À Milan, de la paille assourdissait les bruits de la circulation devant le Grand Hotel, comme il y a 100 ans, alors que le Maestro, âgé de 87 ans, agonisait, six jours durant, en ce même lieu.Devant l'entrée, des notes reprenaient ces bulletins médicaux qui firent à l'époque le désespoir de milliers d'Italiens : « Depuis quelques heures déjà, l'état de santé du Maestro ne laisse plus de place à l'espoir.» Un siècle après la disparition du compositeur d'Aida ou Rigoletto, son héritage reste mondialement connu, même par les plus réticents à l'opéra.Plus de 300 000 personnes accompagnèrent la dépouille mortelle de Verdi dans les rues de Milan et pour la cérémonie funèbre dans le célèbre Duomo, chantant le Va pensiero que bon nombre d'Italiens veulent encore voir devenir l'hymne national.Riccardo Muti, chef d'orchestre à La Scala de Milan, a dirigé l'un des nombreux commémoratifs de la planète.« Il avait une vision qui transcendait celle de l'homme », a-t-il déclaré.Le pape Jean-Paul II luimême s'est joint à l'hommage, appelant Verdi « le grand compositeur ».Non loin de la Casa di Riposo où a été enterré le maestro, une maison de retraite pour chanteurs d'opéra dans le besoin est financée encore aujourd'hui par les sommes que rapportent les oeuvres de Verdi.À Berlin, le chef italien Claudio Abbado, 67 ans, bien qu'affaibli à la suite d'une opération chirurgicale l'été dernier, a dirigé avec brio l'Orchestre philharmonique de Berlin dans un concert hommage à Giusseppe Verdi, retransmis en direct par la chaîne de télévision franco-allemande Arte.Pour ce Requiem exceptionnel, le quatuor vocal était composé de la soprano Angela Georghiu, de la mezzo Daniela Barcellona, du ténor Roberto Alagna et de la basse Julian Konstantinov, les choeurs étant assurés par le Choeur de la Radio suédoise, le Choeur de chambre Eric Ericson et l'Orfeon Donostiarra.Le chef d'orchestre, les musiciens de la Philharmonie, les solistes et les choristes ont été ovationnés pendant de longues minutes à l'issue du concert, avec un hommage particulier à Claudio Abbado, né à Milan, la ville où le compositeur est décédé le 27 janvier 1901 à l'âge de 88 ans.Le maestro et l'Orchestre philharmonique de Berlin avaient en fait entamé la commémoration du centenaire de la mort de Verdi dès le Nouvel An avec un concert consacré à des extraits de cinq des 28 opéras du compositeur italien : Falstaff, Don Carlos, Rigoletto, La Traviata et Un Ballo in maschera.Durant toute l'année 2001, Verdi sera honoré un peu partout dans le monde, Claudio Abbado devant pour sa part diriger Falstaff en avril prochain, au Festival de Pâques de Salzbourg, en Autriche.À Berlin, les trois opéras de la capitale allemande (Staatsoper, Deutsche Oper et Komische Oper) ont concocté ensemble un vaste programme consacré à Verdi : jusqu'au 24 février, 35 représentations de 10 opéras du compositeur figurent au programme, ainsi que des concerts de chambre et des ballets.Photothèque La Presse © CENTRE-VILLE EST CENTRE-VILLE OUEST RIVE SUD RIVE NORD 4SON DIGITAL VEUILLEZ PRENDRE NOTE QUE LE GUIDE EST SUJET À CHANGEMENTS SANS PRÉAVIS.RIVE SUD QUARTIER LATIN (17 SALLES DE CINÉMAS) 350 rue Emery, coin St-Denis 849-FILM-111 SIÈGES DISPOSÉS EN GRADINS (Sightline seating™) 3 TIGRE ET DRAGON (G) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Jeu.12:15,1:10,3:35,4:10,6:35,6:55, 9:20,9:50 3 MISS PERSONNALITÉ (G) Dim.au Jeu.2:00,5:00,7:30,10:00 3 CHOCOLAT (v.française) (G) Dim.au Jeu.12:45,3:50,7:00,9:45 3 SEUL AU MONDE (G) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Jeu.12:05,1:00,3:05,4:30,6:15,8:00, 9:30 MALENA (sous-titre français) (13+) Dim.au Jeu.1:45,7:10 Trafic (v.française) (13+)Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Mer.12:20, 1:05,3:25,4:15,6:25,7:45,9:35 Jeu.12:20,1:05,3:25,4:15,6:25,9:35 3 TREIZE JOURS (G) Dim.au Jeu.12:10,3:15,6:30,9:40 3 LA PROMESSE (13+) Dim.au Jeu.12:40,3:45,6:50,9:45 3 NATIONALE 7 (16+) Dim.au Mer.2:00,4:45,7:15,9:50 Jeu.2:00,4:45,9:50 3LES RIVIERES POURPRES (16+) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Jeu.12:00,1:00,2:30,4:00,5:00,7:00, 7:30,9:40,10:00 3 MAELSTRÖM (13+) Dim.au Jeu.12:05,2:15,4:25,7:05,9:15 3 POMME ET CANNELLE (G) Dim.au Jeu.12:10,2:25,4:45,7:15,9:35 3UNE AFFAIRE DE GO-T Dim.au Jeu.12:00,2:15,4:35,7:05,9:25 N?EN ABSURDISTAN (VOSTF)(G) Dim.au Jeu.4:15,9:15 CENTRE-VILLE OUEST FAUBOURG PV 1616 ouest, rue Ste-Catherine 849-FILM 121 YOU CAN COUNT ON ME (G) Dim.au Mar.Jeu.1:30,4:10,6:45,9:10 Mer.1:30,4:10,9:40 3 THIRTEEN DAYS (G) Dim.au Jeu.1:00,3:45,6:30,9:20 3 RUNNING FREE (G) Dim.au Jeu.1:10,3:00,5:00,7:00,9:00 3 BORN IN ABSURDISTANT (VOSTA)(G) Dim.au Jeu.1:20,4:00, 7:10,9:30 CAVENDISH (MAIL) PV Cavendish, coin Kildare 849-FILM -122 WHAT WOMEN WANT (G) Dim.& Mar.12:55,3:40,6:45,9:35 Lun.Mer.& Jeu.6:45,9:35 CHOCOLAT (v.o.Anglaise) (G) Dim.& Mar.12:35,3:30,6:40,9:15 Lun.Mer.& Jeu.6:40,9:15 3 TRAFFIC (13+) Dim.& Mar.12:25,3:25,6:25,9:25 Lun.Mer.& Jeu.6:25,9:25 FINDING FORRESTER (G) Dim.12:40,3:35,6:30,9:20 Lun.Mer.& Jeu.6:30,9:20 Mar.3:35,6:30,9:20 3 THIRTEEN DAYS (G) Dim.& Mar.12:45,4:45,8:00 Lun.Mer.& Jeu.8:00 THE PLEDGE (13+) Dim.& Mar.12:50,3:45,6:35,9:10 Lun.Mer.& Jeu.6:35,9:10 THE WEDDING PLANNER (G) Laissez-passer refusés Dim.& Mar.12:20,2:40,5:00,7:20,9:40 Lun.Mer.& Jeu.7:20,9:40 SUGAR AND SPICE (G) Dim.& Mar.12:30,2:30,4:35,7:00,9:30 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:30 CÔTE-DES-NEIGES PV 6700 Côte-des-Neiges 849-FILM -124 ADMISSION ADULTES- APRÈS 18H00 (exc.mar.& mer.) 6,50$ ENFANTS (13 ans et moins) 4,25$ ÂGE D'OR (65 ans et plus) 4,25$ MATINÉE EN TOUT TEMPS AVANT 18H00 4,25$ MARDI ET MERCREDI TOUTE LA JOURNÉE 4,25$ 3 CAST AWAY (G) Dim.Mar.& Mer.2:00,6:30,9:15 Lun.& Jeu.7:50 3TRAFFIC(13+) Dim.Mar.& Mer.1:50,6:10,9:10 Lun.& Jeu.7:30 3DOUBLE TAKE(G) Dim.Mar.& Mer.1:40,3:40,5:30,7:30,9:45 Lun.& Jeu.7:30,9:45 3 SAVE THE LAST DANCE (G) Dim.Mar.& Mer.1:30,3:50,7:10,9:30 Lun.& Jeu.7:10,9:30 3 THIRTEEN DAYS (G) Dim.Mar.& Mer.1:55,6:20,9:20 Lun.& Jeu.7:40 SNATCH(16+) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.1:45,4:00,7:20,9:50 Lun.& Jeu.7:20,9:50 3 THE GIFT (13+) Dim.Mar.& Mer.1:35,4:10,7:00,9:40 Lun.& Jeu.7:00,9:40 ÉGYPTIEN PV 1455, rue Peel 849-FILM -125 MALENA (v.o.Anglaise) (13+) Dim.au Mer.1:40,3:35,5:30,7:20,9:25 Jeu.1:40,3:35,9:25 CHOCOLAT (v.o.Anglaise) (G) Dim.au Jeu.1:50,4:20,6:50,9:20 CRIMSON RIVERS (16+) Dim.au Jeu.1:15,3:20,5:25,7:30,9:35 EST DE MONTRÉAL DAUPHIN 2396 est, rue Beaubien 721-6060 CHOCOLAT (v.française) (G) Dim.1:30,4:10,6:45 Lun.& Jeu.7:30 Mar.& Mer.6:45,9:15 UN AFFAIRE DE GOUT (G) Dim.1:00,3:10,5:15,7:20 Lun.& Jeu.7:45 Mar.& Mer.7:20,9:35 LANGELIER Carrefour Langelier 255-5551 NOUS N'ACCEPTIONS AUCUN LAISSEZ-PASSER, COUPON OU CERTICAT-CADEAU CINÉPLEX ODÉON 3 CE QUE FEMME VEUT (G) Dim.1:10,3:35,7:10,9:35,11:55 Lun.au Jeu.7:10,9:35 3 SEUL AU MONDE (G) Dim.1:05,4:00,7:05,9:55 Lun.au Jeu.7:05,9:55 3 Trafic (13+) Dim.12:55,3:50,7:00,9:50 Lun.au Jeu.7:00,9:50 3 LA PROMESSE(13+) Dim.1:15, 3:45,7:15,9:45,12:10 Lun.au Jeu.7:15,9:45 3LES RIVIERES POURPRES (16+) Dim.1:05,3:10,5:15,7:20,9:25,11:30 Lun.au Jeu.7:20,9:25 3 POMME ET CANNELLE (G) Dim.1:00,3:00,5:00,7:00,9:00,11:00 Lun.au Jeu.7:00,9:00 MONTRÉAL SUD PLACE LASALLE PV Angle bl.Champlain et Bishop Power 849-FILM -171 3 MISS PERSONNALITÉ (G) Dim.Mar.& Mer.1:10,3:30,6:50 Lun.& Jeu.6:50 3SEUL AU MONDE (G)Dim.Mar.& Mer.12:45,3:35,6:30,9:25 Lun.& Jeu.6:30,9:25 3 CAST AWAY (G) Dim.Mar.& Mer.12:30,3:25,6:25,9:10 Lun.& Jeu.6:25,9:10 3 Trafic (v.française) (13+)Dim.Mar.& Mer.12:25,3:20,6:20,9:15 Lun.& Jeu.6:20,9:15 3 TRAFFIC(13+) Dim.Mar.& Mer.12:10,3:25,6:25,9:20 Lun.& Jeu.6:25,9:20 3TREIZE JOURS (G)Dim.Mar.& Mer.12:00,3:00,6:20,9:20 Lun.& Jeu.6:20,9:20 3 FINDING FORRESTER (G) Dim.au Jeu.9:10 3LA PROMESSE(13+) Dim.Mar.& Mer.1:00,4:00,6:35,9:30 Lun.& Jeu.6:35,9:30 3 SNATCH (16+) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.1:20,4:10,7:10,9:45 Lun.& Jeu.7:10,9:45 3 TIGRE ET DRAGON (G) Dim.Mar.& Mer.12:40,3:20,7:15,9:40 Lun.& Jeu.7:15,9:40 3 THE WEDDING PLANNER (G) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.12:25,2:30,4:45,7:05,9:35 Lun.& Jeu.7:05,9:35 3 POMME ET CANNELLE (G) Dim.Mar.& Mer.12:55,3:05,5:05,7:20, 9:25 Lun.& Jeu.7:20,9:25 3LES RIVIERES POURPRES (16+) Dim.Mar.& Mer.12:20,2:35,5:00,7:15, 9:45 Lun.& Jeu.7:15,9:45 OUEST DE L'ÎLE POINTE-CLAIRE PV 6341 Transcanadienne 849-FILM -131 BILLY ELLIOT (G) Dim.2:20,5:00,7:50 Lun.& Jeu.7:50 Mar.1:30,3:50,6:50,9:00 Mer.6:50,9:00 CHOCOLAT (v.o.Anglaise) (G) Dim.2:10,4:50,7:40 Lun.& Jeu.7:40 Mar.1:40,4:30,7:00,9:25 Mer.7:00,9:25 THE FAMILY MAN (G) Dim.2:00, 4:40,7:30 Lun.& Jeu.7:30 Mar.1:50,4:15,7:05,9:30 Mer.7:05,9:30 CAST AWAY(G) Dim.1:40,4:30,7:20 Lun.& Jeu.7:20 Mar.1:10,4:00,6:40,9:20 Mer.6:40,9:20 THE WEDDING PLANNER (G) Laissez-passer refusés Dim.1:30, 3:40,5:45,8:00 Lun.& Jeu.8:00 Mar.12:50,3:00,5:00,7:10,9:35 Mer.7:10,9:35 SUGAR AND SPICE (G) Dim.1:50,3:50,5:35,8:10 Lun.& Jeu.8:10 Mar.1:20,3:20,5:10,7:20,9:10 Mer.7:20,9:10 CARREFOUR DORION PV 391 Bl.Harwood, Dorion-Vaudreuil 849-FILM -132 LIMITE EXTRÉME (G) Dim.1:50 Lun.& Jeu.7:20 Mar.& Mer.7:00 SEUL AU MONDE (G) Dim.1:30, 4:30,7:30 Lun.& Jeu.7:30 Mar.& Mer.8:00 PERE DE FAMILLE(G) Dim.4:20,7:20 Mar.& Mer.9:35 CE QUE FEMME VEUT (G) Dim.1:00,3:50,7:30 Lun.& Jeu.7:30 Mar.& Mer.6:50,9:35 Trafic (13+) Dim.1:15,4:15,7:15 Lun.& Jeu.7:15 Mar.& Mer.8:15 TREIZE JOURS (G) Dim.1:15,4:15,7:15 Lun.& Jeu.7:15 Mar.& Mer.8:15 ANTITRUST (v.française) (G) Dim.1:20,4:10,7:40 Lun.& Jeu.7:40 Mar.& Mer.7:10,9:30 POMME ET CANNELLE(G) Dim.1:00,3:00,5:00,8:00 Lun.& Jeu.8:00 Mar.& Mer.7:00,9:15 LES RIVIERES POURPRES(16+) Dim.12:45,3:00,5:15,7:45 Lun.& Jeu.7:45 Mar.& Mer.7:30,9:45 ST-BRUNO PV Près des Promenades St-Bruno 849-FILM -143 LES 102 DALMATIENS (G) Dim.Mar.& Mer.1:45 3 SEUL AU MONDE (G) Dim.Mar.& Mer.12:40,3:40,6:45,9:35 Lun.& Jeu.6:45,9:35 3 MISS PERSONNALITÉ (G) Dim.Mar.& Mer.4:15,7:15,9:45 Lun.& Jeu.7:15,9:45 3 CE QUE FEMME VEUT (G) Dim.Mar.& Mer.1:25,4:15,7:00,9:40 Lun.& Jeu.7:00,9:40 Trafic (v.française) (13+) Dim.Mar.& Mer.12:45,3:40,6:40,9:30 Lun.& Jeu.6:40,9:30 TREIZE JOURS (G) Dim.Mar.& Mer.12:35,3:35,6:40,9:30 Lun.& Jeu.6:40,9:30 TIGRE ET DRAGON (G) Dim.Mar.& Mer.1:20,4:10,7:05,9:35 Lun.& Jeu.7:05,9:35 3LE DON(13+) Dim.Mar.& Mer.1:40,4:20,7:10,9:45 Lun.& Jeu.7:10,9:45 3 LA PROMESSE(13+) Dim.Mar.& Mer.1:25,4:20,7:00,9:40 Lun.& Jeu.7:00,9:40 3 ANTITRUST (v.française) (G) Dim.Mar.& Mer.1:45,4:30,7:15,9:50 Lun.& Jeu.7:15,9:50 3LES RIVIERES POURPRES (16+) Dim.Mar.& Mer.12:30,2:45,4:50,7:05, 9:40 Lun.& Jeu.7:05,9:40 3 POMME ET CANNELLE (G) Dim.Mar.& Mer.1:00,3:10,5:15,7:30, 9:45 Lun.& Jeu.7:30,9:45 BOUCHERVILLE PV Aut.20, sortie Boul.Mortagne 849-FILM -144 CE QUE FEMME VEUT (G) Dim.1:15,3:55,6:50,9:35 Lun.& Jeu.7:00,9:35 Mar.& Mer.2:35,6:50,9:35 SEUL AU MONDE (G) Dim.12:55, 3:50,6:35,9:25 Lun.& Jeu.7:35 Mar.& Mer.2:00,6:35,9:25 MISS PERSONNALITÉ (G) Dim.1:20,3:35,7:30,9:55 Lun.& Jeu.7:30,9:55 Mar.& Mer.2:00,4:20,7:30,9:55 Trafic (13+) Dim.12:50,3:45,6:30,9:20 Lun.& Jeu.7:30 Mar.& Mer.2:15,6:30,9:20 TIGRE ET DRAGON (G) Dim.1:25,3:55,7:05,9:35 Lun.& Jeu.7:05,9:35 Mar.& Mer.2:05,4:30,7:05,9:35 TREIZE JOURS (G) Dim.12:45, 3:40,6:30,9:20 Lun.& Jeu.7:15 Mar.& Mer.2:30,6:30,9:20 LA PROMESSE(13+)Dim.1:25, 4:00,7:00,9:40 Lun.& Jeu.7:00,9:40 Mar.& Mer.2:40,7:00,9:40 ANTITRUST (v.française) (G) Dim.1:10,3:35,7:10,9:30 Lun.& Jeu.7:10,9:30 Mar.& Mer.2:20,4:40,7:10,9:30 LES RIVIERES POURPRES(16+) Dim.1:00,3:15,5:30,7:45,10:00 Lun.& Jeu.7:00,9:15 Mar.& Mer.2:10,4:25,6:55,9:15 POMME ET CANNELLE(G) Dim.1:05,3:10,5:15,7:15,9:45 Lun.& Jeu.7:15,9:45 Mar.& Mer.2:25,4:35,7:15,9:45 DELSON (PLAZA) PV 900, Bl.Georges-Gagné, Delson 849-FILM -145 SEUL AU MONDE (G) Dim.1:35, 4:40,7:45 Lun.7:40 Mar.au Jeu.7:45 MISS PERSONNALITÉ (G) Dim.1:45,4:10,7:05,9:30 Lun.7:45 Mar.au Jeu.7:05,9:30 Trafic (13+) Dim.1:25,4:30,7:30 Lun.7:35 Mar.au Jeu.7:30 TREIZE JOURS(G) Dim.1:15,4:20,7:25 Lun.7:30 Mar.au Jeu.7:25 ANTITRUST (v.française) (G) Dim.1:55,4:50,7:15,9:40 Lun.8:00 Mar.au Jeu.7:15,9:40 POMME ET CANNELLE (G) Dim.1:05,3:20,5:25,7:50,9:50 Lun.7:50 Mar.au Jeu.7:50,9:50 LES RIVIERES POURPRES(16+) Dim.12:55,3:10,5:20,7:40,10:00 Lun.7:55 Mar.au Jeu.7:40,10:00 BROSSARD PV Mail Champlain - 2150, Lopinière 849-FILM -141 DR.SEUSS, LE GRINCHEUX QUI VOULAIT GÅCHER NOEL (G) Dim.& Mar.1:10,3:20,5:30 CHOCOLAT (v.française) (G) Dim.& Mar.1:15,4:00,6:50,9:30 Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:30 MALENA(v.française)(13+) Dim.& Mar.1:40,3:40,5:40,7:40,9:40 Lun.Mer.& Jeu.7:40,9:40 TIGRE ET DRAGON (G) Dim.& Mar.2:00,4:40,7:05,9:35 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:35 3 Trafic (v.française) (13+) Dim.& Mar.1:30,4:10,6:45,9:25 Lun.Mer.& Jeu.6:45,9:25 MAELSTRÖM (13+) Dim.& Mar.1:00,3:00,5:00,7:00,9:00 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:00 STARDOM (v.française) (G) Dim.au Jeu.7:45,9:45 3 POMME ET CANNELLE (G) Dim.& Mar.1:10,3:10,5:10,7:10,9:10 Lun.Mer.& Jeu.7:10,9:10 CHÂTEAUGUAY ENCORE 180, Boul.D'Anjou Châteauguay 699-3579 3 SEUL AU MONDE (G) Dim.1:40,4:15,6:55,9:30 Lun.au Jeu.7:35 Trafic (v.française)(13+) Dim.1:30, 4:10,7:30 Lun.au Jeu.7:30 TREIZE JOURS(G) Dim.1:35,4:15,7:30 Lun.au Jeu.7:30 LES RIVIERES POURPRES(16+) Dim.1:30,3:30,5:30,7:35,9:35 Lun.au Jeu.7:40 POMME ET CANNELLE (G) Dim.1:45,3:30,5:10,7:10,9:00 Lun.au Jeu.7:45 LONGUEUIL (PLACE) PV 825, St-Laurent O.Longueuil 849-FILM -142 DU CINÉMA D'AUJOURD'HUI Á PRIX D'HIER LES MARDIS ET MERCREDIS 1,50$ DU JEUDI AU LUNDI 3,00$ LA BELLE-FAMILLE (G) Dim.1:35,3:45,7:05 Lun.& Jeu.8:15 Mar.& Mer.7:05,9:30 LE 6È JOUR (13+) Dim.1:20, 4:05,6:50 Lun.& Jeu.8:05 Mar.& Mer.6:50,9:20 CHARLIE ET SES DRÔLES DE DAMES(G) Dim.1:40,4:00,6:55 Lun.& Jeu.8:15 Mar.& Mer.6:55,9:10 PAYEZ AU SUIVANT (G) Dim.1:30,3:50,6:45 Lun.& Jeu.8:00 Mar.& Mer.6:45,9:15 LE LÉGENDE DE BAGGER VANCE(G) Dim.1:25,4:10,6:50 Lun.& Jeu.8:00 Mar.& Mer.6:50,9:25 RIVE NORD LAVAL (GALERIES) PV 1545, boul.Le Corbusier 849-FILM -151 MALENA(v.française)(13+) Dim.& Mar.12:35,3:30,6:30,8:50 Lun.& Jeu.7:50 Mer.6:30,8:50 CHOCOLAT (v.o.Anglaise) (G) Dim.& Mar.12:50,3:30,6:30,9:05 Lun.& Jeu.7:35 Mer.6:30,9:05 CHOCOLAT Dim.& Mar.1:00,3:35,6:45,9:20 Lun.& Jeu.7:40 Mer.6:45,9:20 PLEURE PAS GERMAINE (13+) Dim.& Mar.12:35,2:50,5:00,7:15,9:25 Lun.& Jeu.7:45 Mer.7:15,9:25 TREIZE JOURS (G) Dim.& Mar.12:20,3:20,6:20,9:20 Lun.& Jeu.7:30 Mer.6:20,9:20 STARDOM(v.française) (G) Dim.& Mar.12:40,2:55,5:05,7:20,9:30 Lun.& Jeu.7:50 Mer.7:20,9:30 UN AFFAIRE DE GOUT(G) Dim.& Mar.12:30,2:45,4:50,7:00,9:05 Lun.& Jeu.7:45 Mer.7:00,9:05 MAELSTRÖM (13+) Dim.& Mar.12:45,2:40,4:45,6:40,9:10 Lun.& Jeu.8:00 Mer.6:40,9:10 LAVAL (CARREFOUR) PV 2330, boul.Le Carrefour 849-FILM -152 MISS PERSONNALITÉ (G) Dim.1:15,3:40,7:45 Lun.& Jeu.7:45 Mar.& Mer.1:15,3:40,7:20,9:50 3 PERE DE FAMILLE (G) Dim.2:00,4:30,7:20 Lun.& Jeu.7:20 Mar.& Mer.1:40,4:15,7:10,9:45 3 SEUL AU MONDE (G) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.Mar.& Mer.1:05,1:55,4:15,4:50,7:15, 7:40 Lun.& Jeu.7:15,7:40 TIGRE ET DRAGON (G) Dim.1:10,3:30,5:45,8:00 Lun.& Jeu.8:00 Mar.& Mer.1:20,3:45,7:00,9:30 SUGAR AND SPICE (G) Dim.1:30,3:30,5:30,7:30 Lun.& Jeu.7:30 Mar.& Mer.1:30,3:30,5:30,7:30,9:30 ST-EUSTACHE PV 25e Avenue (450)472-6666 - LE GROUPE MATHERS - NOUS N'ACCEPTIONS QUE ODÉON AUCUN AUTRE LES CERTICATES-CADEAU CINÉPLEX COUPON-RABAIS N'EST ACCEPTÉ 3 LES 102 DALMATIENS (G) Dim.au Mar.12:00,2:00 3 LIMITE EXTRÉME (G) Dim.au Mar.1:30,4:05,7:00,9:40 Mer.& Jeu.7:00,9:40 L'EMPEREUR NOUVEAU GENRE(G) Dim.au Mar.12:45, 2:45,4:35,7:00 Mer.& Jeu.7:00 3 DRACULA 2000 (v.française) (13+) Dim.au Jeu.9:10 3MISS PERSONNALITÉ (G) Dim.au Mar.12:05,2:25,4:45,7:05, 9:25 Mer.& Jeu.7:05,9:25 3 SEUL AU MONDE (G) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Mar.12:30,1:30,3:30,4:30, 6:40,8:30,9:40 Mer.& Jeu.6:40,8:30,9:40 3 PERE DE FAMILLE (G) Dim.au Mar.1:05,3:40,6:50,9:25 Mer.& Jeu.6:50,9:25 3 Trafic (v.française) (13+) Dim.au Mar.12:40,3:40,6:40,9:35 Mer.& Jeu.6:40,9:35 3TRAFFIC (13+)Dim.au Mar.4:00,6:50,9:40 Mer.& Jeu.6:50,9:40 3 CE QUE FEMME VEUT (G) Dim.au Mar.1:15,3:55,6:55,9:30 Mer.& Jeu.6:55,9:30 3 TIGRE ET DRAGON (G) Dim.au Mar.1:35,4:05,6:55,9:25 Mer.& Jeu.6:55,9:25 3 TREIZE JOURS (G) Dim.au Mar.12:25,3:25,6:45,9:45 Mer.& Jeu.6:45,9:45 3 LA PROMESSE (13+) Dim.au Mar.1:10,3:45,6:45,9:20 Mer.& Jeu.6:45,9:20 3ANTITRUST(v.française)(G) Dim.au Mar.12:00,2:20,4:40,7:00, 9:20 Mer.& Jeu.7:00,9:20 3 LES RIVIERES POURPRES (16+) Dim.au Mar.12:10,2:30,4:50,7:10,9:30 Mer.& Jeu.7:10,9:30 3 POMME ET CANNELLE(G) Dim.au Mar.12:10,2:10,4:10,7:05, 9:05 Mer.& Jeu.7:05,9:05 3 L'OMBRE DU VAMPIRE(G) Dim.au Mar.12:15,2:15,4:15,7:10, 9:10 Mer.& Jeu.7:10,9:10 DU Dimanche 28 à Jeudi 1 2927103A 7LP1001B0128 B-10 dimanche - ARTS 7LP1001B0128 ZALLCALL 67 09:11:25 01/29/01 B B10 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 28 JANVIER 2001 EXPOSITION L'infiniment vaste et l'infiniment petit MARIE-CHRISTINE B L A I S collaboration spéciale QU'Y AVAIT-IL DONC de si terrible en Sibérie orientale pour qu'un groupe d'êtres humains, il y a 5000 ans, trouve préférable de la quitter pour s'installer dans le Grand Nord québécois, là où il fait toujours froid, là où ne pousse aucun arbre, là où, quatre mois par année, il fait noir presque toute la journée.Qu'y avait-il donc de si beau à l'est de l'Arctique pour que des hommes et des femmes y aient vécu sans feu et sans lampe, si on en croit les recherches, ce qui ne les empêcha pas de sculpter de magnifiques et minuscules amulettes, pointes de harpons et masques qui nous sont parvenus par-delà les glaces et les siècles ?Ces questions, elles vous hanteront quand vous irez visiter le musée Mc Cord pour vous pencher sur quelques centaines d'oeuvres d'art miniatures, seules traces laissées par les Paléoesquimaux il y a 5000 ans, en quelque sorte les arrrière-arrière-arrière grands-parents des Innus d'aujourd'hui.Ne vous laissez pas décourager par le titre rébarbatif de l'exposition: Quêtes et songes hyperboréens Ð La vie et l'art d'un peuple ancien de l'Arctique.Qu'est-ce qu'un titre rebutant en regard des embûches qu'ont dû surmonter les Paléoesquimaux, je vous le demande ?Ce qui frappe dans cette exposition à la fois sobre et émouvante, c'est la miniaturisation des sculptures, des siècles avant l'existence des circuits intégrés et des puces électroniques : ce petit ours d'ivoire est à peine grand comme mon pouce, cette reproduction d'arme tiendrait dans une cuiller à soupe.Pourquoi toutes ces amulettes modèle réduit, pourquoi ces objets infiniment petits créés dans un milieu infiniment vaste ?« Les archéologues ne le savent pas vraiment, explique Moïra Mc Caffrey, directrice de la recherche et des expositions au musée Mc Cord et elle-même archéologue.Mais il est possible que ce peuple nomade ait dû produire des objets petits et légers pour voyager plus facilement.» Il est également envisageable que la petitesse des objets soit due à la relative rareté des matériaux, ivoire des défenses de morse, os, bois de flotte (c'est-à-dire le bois que l'on trouvait parfois dans l'eau, les arbres étant inexistants).Pour vraiment apprécier cette exposition qui peut sembler austère a priori et justement en apprendre davantage sur toutes ces hypothèses, je vous recommande très fortement la visite guidée du samedi après-midi à 14 h, puis un retour sur les lieux, cette fois à votre rythme.Divisée en deux, l'exposition regroupe notamment, dans la section Animaux magiques, armes magiques, une reproduction d'un habitat des Paléoesquimaux (mais comment faisaient- ils donc pour tenir tous dans un espace si réduit ?) et des sculptures d'animaux dont les chasseurs se munissaient, peut-être pour appeler l'esprit de l'ours, du morse, de l'oiseau, afin que l'animal accepte de mourir pour permettre à l'humain de survivre.Des têtes de harpon décorées avaient peut-être la même fonction, tout comme les reproductions d'armes miniatures, qui rappelleront à certains les accessoires des jeux Playmobil ! L'ensemble de l'exposition est conçu pour susciter ce rapprochement entre nous et ce peuple disparu sans que l'on sache pourquoi il y a environ mille ans : des loupes sont en effet intégrées aux vitrines pour que nous puissions voir de plus près les détails de ce cygne d'ivoire, de cette figurine de femme, de ces étranges bouts de bois sur lesquels figurent de nombreux visages humains.Et tout cela, sculpté avec un réalisme hallucinant, il y a 5000 ans.On s'attardera d'ailleurs dans la mini-galerie d'art qui clôt l'exposition, et où sont exposées, comme autant de chefs-d'oeuvre, quelque 200 des plus belles sculptures de l'exposition.Nées au coeur de la vastitude du Grand Nord, elles sont toutes petites, et pourtant elles ont traversé les siècles.Alors même que l'hiver sévit ici, elles méritent qu'on s'y arrête un peu et même qu'on y revienne.Une des mes connaissances est déjà retournée trois fois à Quêtes et songes hyperboréens.QUÊTES ET SONGES HYPERBORÉENSÐLA VIE ET L'ART D'UN PEUPLE ANCIEN DE L'ARCTIQUE présentée au musée Mc Cord, 690, Sherbrooke Ouest, jusqu'au 6 mai 2001.Visite guidée le samedi aprèsmidi à 14 h.Entrée libre le samedi matin de 10 h à midi.Info: 514 398-7100.Cet ours d'ivoire qui vole et dont on distingue le squelette, sculpté par un Paléoesquimau il y a environ 2000 ans, tient dans le creux de la main.Ce masque en ivoire, sculpté il y a plus de 2500 ans par un Paléoesquimau, est à peu près de la taille d'une pièce de cinq cents.G É N I E S EN HERBE En collaboration avec Génies en herbe Pantologie Inc., 3535, boul.Rosemont, Montréal H1X 1K7 A-ENTERTAINERS 1 Quel personnage gaffeur a rendu célèbre le stand-up comic Rowan Atkinson ?2 Quel percussionniste autodidacte québécois est surnommé le «Roi du drum», ce qui ne l'empêche pas de jouer sur des poubelles ?3 Quel humoriste mystificateur est le sujet du film Man on the Moon de Milos Forman?F-BEURRE 1 Qu'est-ce qu'un petit-beurre ?2 Quel est l'autre nom du petit lait ?3 Quel nom porte le type de pâte qui est plié et replié sur du beurre ?4 Selon l'expression, sur quel légume notre travail met-il du beurre ?5 Qu'ajoute-t-on pour faire un beurre manié, qui sert à épaissir les sauces ?4 Quel travesti québécois fut longtemps la reine du Théâtre des Variétés ?5 Quel coloré percussionniste burlesque a massacré musique classique et standards populaires avec ses City Slickers dans les années 30 ?G-MANIFESTATIONS 1 Dans quelle ville américaine, des manifestations perturbèrent-elles le sommet de l'Organisation mondiale du commerce en 1999 ?2 Quel soldat britannique a donné son nom au moyen de pression qui consiste à refuser d'acheter les produits de quelqu'un ?3 Quel maire de Montréal fut mis en prison par suite de sa participation à des manifestations contre la conscription ?4 Quel nom porte le plus grand square public du monde, mesurant 40 hectares, où eurent lieu des manifestations étudiantes en 1989 ?5 Quelle épice est utilisée depuis quelques années pour «assaisonner» les manifestants ?Le «Roi du drum» B-CUISINE 1 Quelle viande est généralement servie dans un méchoui ?2 Quel nom porte le mets d'Afrique du Nord où l'on fait cuire du poulet mariné sur une broche dont on sert les morceaux dans du pain pita ?3 Quel alcool de cerises est traditionnellement utilisé pour parfumer la fondue suisse ?4 Quel mot maori désigne un fruit et un oiseau, et est le surnom des Néo-Zélandais ?5 Quel lac québécois portant le nom d'un élément chimique est reconnu mondialement pour ses canards ?3 En 1994 combien de sièges le Parti conservateur a-t-il perdu, dans ce qui fut la plus grande débâcle d'un parti au pouvoir au coursde l'histoire mondiale récente ?4 Quelle montagne a été renommée mont Pierre Elliott Trudeau ?5 Quel était le slogan de la campagne du Non au référendum de 1980 ?H-IDENTIFICATION D'UN PERSONNAGE 1 Administrateur colonial hollandais né en 1610 et mort en 1672.2 Il fut gouverneur des colonies de Curaçao, Aruba et Bonaire.3 Il était un chef énergique mais arbitraire, opposé à la liberté politique et religieuse.Il dirigea la Nouvelle-Hollande à partir de 1646.4 Il fit beaucoup pour la prospérité de New-Amsterdam, qui sera cédée aux Anglais en 1664 et deviendra New-York.E-BLUES 1 Quel harmoniciste est aussi depuis quelques années shérif du comté de Durango au Colorado ?2 Quel trouble affectait Lemon Jefferson, Willie Mctell et Willie Johnson ?3 Quel nom porte la gamme à cinq notes très utilisée dans le blues ?4 Quel nom italien donne-t-on à la technique qui consiste à faire glisser un objet ou les doigts sur les cordes ?5 Quel musicien joue sur une guitare appelée Lucille ?C-IMPRESSION 1 Quel type d'impression textile est réalisé en plongeant dans la teinture un tissu dont on a protégé des parties avec de la cire ?2 Dans quel procédé d'impression écrit-on avec un crayon gras sur une pierre que l'on enduit ensuite d'encre ?3 Quel nom porte le revêtement de plancher qui peut aussi servir en gravure ?4 Quel nom a-t-on donné à l'ensemble des moyens d'impression permettant la duplication rapide de documents comme la photocopie ?5 Quel nom porte la technique d'impression qui utilise les quatre couleurs de base : cyan, magenta, jaune et noir ?D-POLITIQUE 1 Quel parti Lucien Bouchard quitta-t-il pour fonder le Bloc québécois ?2 À part Trudeau, qui fut le seul autre politicien a être premier ministre du Canada entre 1968 et 1984 ?Il utilise une guitare appelée Lucille.SOLUTION DANS LE CAHIER DES PETITES ANNONCES EN BREF Un document de Voltaire retrouvé en Allemagne UN FRAGMENT du texte original de Micromégas, un conte du philosophe français Voltaire, a été retrouvé récemment dans les archives de la ville allemande d'Arnheim, a annoncé l'historien local Edwin van Meerkerk.Ce fragment ayant été écrit avant 1740, il prouve que Micromégas a en fait été rédigé bien avant sa publication en 1751, a précisé l'historien, ajoutant qu'il s'agit du même texte que celui que Voltaire avait titré Voyages du baron de Gangan dans une lettre.Le texte raconte l'histoire de Micromégas, un gigantesque voyageur originaire de Sirius qui va d'astre en astre en compagnie du secrétaire de l'Académie de Saturne.Arrivé sur la Terre, il découvre une humanité démesurément orgueilleuse bien qu'infinement petite, mais qui est capable, si elle sait éviter les vaines spéculations métaphysiques, de perfectionner sa connaissance de la nature.Dans un dialogue entre les géants extra-terrestres, Voltaire aborde les thèmes de l'être, la politique et la science.L'oeuvre de François Marie Arouet, alias Voltaire (1694-1778), jouant de l'humour et de l'ironie, illustre les thèses chères aux philosophes des Lumières : critique des institutions politiques et sociales du XVIIIe et défense d'un déisme garanti par la raison et utile à la société.Le manuscrit du Voyage de Céline mis en vente LE MANUSCRIT ORIGINAL du Voyage au bout de la nuit, chef d'oeuvre de l'écrivain Louis-Ferdinand Céline (1894-1961), a été retrouvé chez un collectionneur anglais et sera vendu aux enchères en avril à Paris, a indiqué le libraire parisien Pierre Bérès à l'origine de cette réapparition.« C'est exceptionnel.Le manuscrit est complet avec les repentirs et les ratures de Céline.876 feuillets sous une couverture grise », a précisé Pierre Bérès.Le manuscrit du Voyage était recherché par de nombreux spécialistes depuis 40 ans. La Presse 28 janvier 2001 Page B11 manquante 7LP1201B0128 B12 Dimanche 7LP1201B0128 ZALLCALL 67 09:07:28 01/29/01 B SCIENCES QUAND LA DÉFENSE MONTRE SA SAPIENCE ISABELLE BRISSON collaboration spéciale Repérer le sous-marin ennemi, forer des puits de pétrole ou repérer rapidement des boîtes noires ou des épaves en mer en cas d'accident demande une bonne connaissance du milieu marin.C'est ce qu'ont expliqué des experts réunis dernièrement à Brest pour une journée « Science et défense ».Les moyens mis à la disposition des spécialistes leur permettent aujourd'hui d'être plus rapides et plus précis.« En septembre 1998, il a fallu quatre jours aux sauveteurs pour repérer la boîte noire du vol de la Swissair à Halifax, rappelle Hubert Thomas, de la société Acsa, qui travaille sur le sujet.En octobre 1999, celle de l'avion d'Egypt Air a été localisée au bout de neuf jours et ramenée à la surface au bout de treize jours.» Les opérations de récupération de ces objets sont longues et difficiles, mettant souvent la vie humaine en danger.Les recherches scientifiques portent sur une amélioration du temps d'intervention.« Le satellite Topex / Poseidon mesure la topographie de la surface de l'océan à 3 cm près, ce qui permet de calculer grossièrement les courants sous-marins, note Philippe Marchand, de l'Ifremer.Ces données d'altimétrie (aujourd'hui Topex / Poseidon et demain Jason) sont assimilées régulièrement dans des modèles mathématiques de maillage très fins (10 km de surface sur environ 2500 mètres de profondeur) représentant la distribution des courants.» Les militaires éditent tous les mercredis un bulletin de prévision de l'océan à 15 jours qui est utilisé par la marine en Atlantique du Nord-Est.« On croit la mer plate et simple à étudier, note pour sa part Michel Eymard, directeur du Groupe d'études sous-marines de l'Atlantique (Gesma).La réalité est plus complexe.Ce liquide n'est pas homogène.Par exemple, la Méditerranée entre dans l'Atlantique.À certains endroits, il se forme des lentilles d'eau qui peuvent s'étendre sur plusieurs dizaines de kilomètres.Ce sont des « meddies », qui conservent leur intégrité et se déplacent de quelques centaines de kilomètres en six mois.Dans ce milieu, une variation de 2°C fait perdre 99,9 % de son énergie à un trajet sonore.La présence d'une algue, de la moindre bulle ou du plus petit grain de sel entraîne des réactions inattendues.La même chose se passe dans le Gulf Stream pour des tourbillons de 400 kilomètres de diamètre.» Pour permettre aux sous-mariniers de se cacher à l'ombre des meddies, le programme Soap, réalisé par le Service hydrographique et océanographique de la Marine (Shom), prévoit les conditions de distribution des courants océaniques entre les Açores et l'Espagne et des Canaries au golfe de Gascogne, zone la plus fréquentée par nos sous-marins englobant la sortie de Gilbratar.Le seul moyen de « voir » dans la mer est d'utiliser des systèmes acoustiques.Dans les sonars, les ondes courtes (100 k Hz) permettent une faible pénétration, juste de quoi observer les fonds marins, voir les courbes de niveaux grâce à des images des fonds et repérer des sédiments, objets ou épaves posés sur le sol.Ou, s'ils sont orientés différemment, d'observer les bancs de poissons pour en estimer la biomasse.En descendant en fréquence (10 k Hz), on pénètre un peu plus profondément dans les sédiments.À 1 k Hz, on distingue des objets à une cinquantaine de mètres, ce qui est utile en cas d'installation de plates-formes pétrolières.En dessous de 100 hertz, on peut découvrir les réservoirs de cette huile minérale.En météorologie, la prévision du temps à cinq ou sept jours est à peu près fiable grâce au modèle Arpège, qui représente l'atmosphère tronçonnée en cellules.Il est nourri par des informations transmises en temps réel vers des modèles.Il n'en va pas de même pour l'océan.Son inertie induit une observation précise plus lente que dans l'atmosphère.Pour avoir des prévisions à l'horizon des saisons, il faut coupler un modèle de prévision océanique à un modèle de prévision atmosphérique, en tenant compte des échanges thermiques à l'interface mer-air qui sont fondamentaux.Le programme français Mercator, qui modélisera l'océan global selon un maillage de 1/4 de degré de latitude par 1/4 de degré de longitude et 43 couches (6000 mètres), devrait permettre après 2004 de se lancer dans la prévision des saisons.Photo AFP À bord du bâtiment américain USS Austin, un agent du FBI surveille le décollage d'un hélicoptère utilisé dans le cadre des opérations de recherche entourant la tragédie du Boeing d'Egypt Air qui s'est abîmé en mer en octobre 1999.LE CIEL DE FÉVRIER STATION MIR La course folle de la Lune avec les planètes! B12 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 28 JANVIER 2001 La mise à mort est enclenchée NATHALIE MARTIMBEAU collaboration spéciale Le ciel de février débute avec un regroupement composé du premier quartier de Lune, au voisinage des planètes géantes Jupiter et Saturne.Le 1er, vous pourrez observer ces trois objets formant presque une ligne droite, d'est en ouest : Jupiter, Saturne et la Lune.Ils se trouvent dans la constellation du Taureau, qu'on peut voir au sud une heure après le coucher du Soleil.Le 2 février, la Lune se déplace au-dessous de Jupiter, complétant ainsi un beau triangle d'objets brillants dans ce ciel d'hiver.Le lendemain, la Lune se trouve à l'est (à gauche) d'Aldébaran, une étoile rougeâtre et la plus brillante de la constellation du Taureau : imaginez que c'est l'oeil rouge de colère du Taureau ! Sous le Taureau se trouve Orion, la constellation par excellence du ciel d'hiver.On peut l'imaginer en forme de sablier : trois étoiles centrales forment la ceinture du chasseur Orion, avec deux étoiles au-dessus pour ses épaules, et deux étoiles en dessous qui situent ses genoux.Le 4 février, la Lune se trouve au-dessus de l'épaule droite d'Orion, définie par l'étoile géante rouge Bételgeuse, tout au bout du gourdin que brandit notre chasseur.Le 5 février la Lune, qui est maintenant gibbeuse, entre dans le monde des Gémeaux.Voyez-vous les deux étoiles brillantes à gauche de la Lune ?Ce sont les étoiles Castor et Pollux, les demi-frères de la mythologie grecque, l'un mortel et l'autre immortel.La Lune sera pleine le 8 février ; elle se trouve alors dans la constellation du Lion.Vous apercevrez une étoile brillante juste à sa droite : c'est Régulus, le coeur du Lion.Pour ceux qui se lèvent tôt, le 15 février nous offre un petit cadeau matinal une heure avant le lever du Soleil.Le dernier quartier de la Lune se trouve maintenant à côté de la planète rouge Mars, très haut au-dessus de l'horizon sud.Tout au long du mois, au-dessus des planètes Jupiter et Saturne, vous pourrez observer aux jumelles l'amas d'étoiles nommé les Pléïades.Il repose sur l'épaule gauche du Taureau.Une légende arabe raconte que les étoiles de l'amas des Pléïades servaient de test de vision.Ceux qui, à l'oeil nu, pouvaient compter sept étoiles dans l'amas étaient immédiatement envoyés pour combattre dans l'armée ! Essayez vous-même : combien pouvez-vous en compter à l'oeil nu ?Vérifiez ensuite aux jumelles.Quelle forme vous rappelle cet amas ?Bien sûr, il nous fait penser à un petit chaudron comme celui de la constellation de la Petite Ourse ! Un astre brille de tout son éclat au sudouest en début de soirée durant le mois de février : c'est la planète Vénus, qui atteint son plus grand éclat autour du 21 février.Il s'agit sans contredit de l'objet le plus brillant dans le ciel après la Lune et le Soleil.Vénus est beaucoup plus brillante que Jupiter, qu'on peut voir au sud vers 18 heures, presque au-dessus de nos têtes.L'étoile la plus brillante du ciel nocturne est Sirius, dans le Grand Chien, une constellation associée aux longues nuits froides de l'hiver.Vous trouverez Sirius au sud-est après le coucher du Soleil.Comparez l'éclat de Vénus, Jupiter et Sirius : vous serez « éblouis » par la différence ! Une dernière observation lunaire intéressante à voir le 26 février : le croissant de Lune rejoindra la planète Vénus.Si vous avez la chance d'apercevoir la Station spatiale internationale, c'est un phénomène très impressionnant ! La Station paraît comme un point brillant (parfois aussi brillant que la planète Saturne) traversant le ciel en quelques minutes, peu avant le lever ou après le coucher du Soleil.Consultez la section « information astronomique » du site Internet du Planétarium de Montréal www.planetarium.montreal.qc.ca/ Information/ pour des liens vers des sites Web qui vous permettront de savoir quand elle sera visible de chez vous ! Bonnes observations ! Nathalie Martimbeau est astronome au Planétarium de Montréal.Pulcherrim Muphri Nekka Alphecc Cor Caroli Denebo Zlosm Dubh Aliot Benetnasc Miza Merak Megrez Zawijah Thuba Phecd Kocab Talitha Menkalina Gomeis Mebsut Wasat Alnat Mirza Curs Arne AAlnlnitilaa Mintak AAMÉtlllaceayicotrnae Scheda Cap Alphir Alrai Mirach Alpheratz Zaurak Ham Shaeratan Meka Mira Alderamin Dene Rastaba Alwaid Adara Phak Mirfak Saïp Bellatri Mars Magnitud Contours approximatifs de la Voie Lactée SU NOR ES OUES Saturn Jupiter Arcturu Capell Procyon Pollux Algo La Polair Siriu Rige Bételgeus Aldébaran Régulu Casto Le La Vierge Le L'Hydre Le Le Petit Chien Le Grand Chien Les Gémeau Orio Le Taureau Le Cocher Persée Le Andromèd Cassiopé Céphé La Petite Ourse La Grande Ourse Le Dragon Le Lièvre Mar Agence France-Presse KOROLEV, Russie Ð L'arrimage réussi hier d'un vaisseau spatial chargé de donner les impulsions « mortelles » à Mir pour la détruire a ouvert le dernier chapitre de l'histoire de la station orbitale russe qui finira sa course en mars dans le Pacifique sud L'arrimage du vaisseau Progress, qui a eu lieu à 8 h 33 locales, « s'est passé sans aucun problème », a commenté le responsable chargé du vol de Mir Vladimir Soloviov.Le Progress avait décollé mercredi dernier du cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan, emportant quelque 2,7 tonnes de carburant vers la station qui seront utilisés pour donner quatre impulsions « mortelles » à Mir.Ces impulsions feront descendre les 130 tonnes de la station dans les couches denses de l'atmosphère où elle sera en grande partie détruite.Elle finira sa course dans le Pacifique sud.Les débris doivent tomber « en pleine mer, dans le Pacifique sud, à bonne distance des routes maritimes et aériennes », selon le ministère russe des Affaires étrangères qui s'est efforcé de calmer l'inquiétude des pays insulaires de cette région.« Il n'y a aucun matériel dangereux à bord de la station : ni radioactif, ni biologique, ni chimique », a souligné le ministère.La destruction de Mir « depuis l'entrée de la station dans les couches denses de l'atmosphère jusqu'à l'amerrissage des fragments qui n'auront pas brûlé, ne prendra pas plus d'une demi-heure », selon le ministère.La destruction de Mir, qui tourne depuis 15 ans dans l'espace, sera achevée au plus tard le 6 mars.Les Russes ont demandé à la NASA américaine et à l'Agence spatiale européenne de les aider à contrôler avec leurs radars l'opération de destruction de Mir, a indiqué hier Nikolaï Anfimov, directeur de l'Institut centrale de recherches pour le secteur spatial.« Avec le lancement et l'arrimage du Progress nous avons entamé la dernière étape dans le fonctionnement de la station Mir », a souligné Iouri Semionov, président de la société Energia, l'un des constructeurs de Mir.La réussite de l'arrimage est un soulagement pour les responsables russes après une série d'incidents récents avec la station, notamment des difficultés de communications et d'orientation.En cas d'échec hier, une mission habitée aurait dû être envoyée sur Mir.Le dernier équipage a quitté Mir en juin dernier et la station tourne à vide depuis.Moscou, qui est engagé sur le projet de la Station Spatiale Internationale (ISS), a décidé de détruire Mir, symbole de la conquête spatiale russe, pour des raisons financières et de sécurité.Moscou a déjà prévu d'effectuer deux missions habitées vers l'ISS cette année.Les Russes ont regretté hier que 11 tonnes de matériel technique d'une valeur de 80 millions de dollars n'aient pas été transférés de Mir sur l'ISS.« Ce projet n'a pas pu être réalisé pour des raisons politiques et qui tiennent à l'ambition » des Américains dans l'espace face aux Russes, a accusé Vladimir Soloviov.Carte MARC JOBIN, Planétarium de Montréal © La carte représente le ciel tel qu'on pourra le voir à la mi-février vers 22 h 30 (heure avancée de l'est), une heure plus tard au début du mois, une heure plus tôt à la fin.Pour l'utiliser, tenez la carte au-dessus de votre tête, en alignant les points cardinaux.Les lignes pleines identifient les constellations, tandis que le pointillé fin montre les contours de la Voie lactée.À l'affiche au Planétarium de Montréal Le maximum solaire se poursuit, et on en parle dans le spectacle Soleil en colère présenté en après-midi du mardi au dimanche.Pour tout savoir sur la Voie lactée et la galaxie d'Andromède, ne manquez pas Le monde des galaxies présenté en soirée du jeudi au dimanche.Pour les tout-petits (5-8 ans), on recommande les spectacles La nuit magique et L'Univers du Petit Prince présentés les samedis et dimanches en matinée.Horaire et informations : (514) 872-4530 Renseignements astronomiques : (514) 861-CIEL Site Internet www.planetarium.montreal.qc.ca "]
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