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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
D. Arts et Spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2001-02-03, Collections de BAnQ.

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[" 6LP0101D0203 D1 arts 6LP0101D0203 ZALLCALL 67 00:59:05 02/03/01 B présentée par 27 et 28 janvier, 3, 4, 10 et 11 février de 10 h à 17 h FILL17A 6LP0201D0203 d2 samedi 6LP0201D0203 ZALLCALL 67 00:55:31 02/03/01 B D2 LA PRESSE MONTREAL SAMEDI 3 FEVRIER 2001 LE CLUB DES MAL CITES Les jeunes veulent plus d'emotif Etre cite, oui.que d'educatif mais comment ?TELEVISION Pour expliquer sa decision de cesser la production de la serie scientifique Les Debrouillards, Radio-Canada invoque une etude qui demontre qu'un nombre croissant d'enfants ressentent une grande solitude et qu'ils attendent que la television soit une amie pour eux.Ce qu'ils reclament est plus emotif qu'educatif , ecrit le directeur des programmes Daniel Gourd dans une lettre envoyee a La Presse.La grille des emissions de 16 h 30 offrira donc des dramatiques, notamment une nouvelle serie intitulee Ayoye ! Par ailleurs, le mouvement de defense des Debrouillards est alle porter une petition de 2700 noms a Radio-Canada hier matin.Dans sa lettre, Daniel Gourd explique que Radio-Canada possede encore 33 emissions des Debrouillards qui seront diffusees cet ete et la saison prochaine.En plus de celles de la saison actuelle qui sont toujours en ondes.Mais la production doit s'arreter cette annee.La chaine ontarienne TVO, qui achetait aussi la serie et diminuait donc les couts pour Radio-Canada, s'est retiree de l'entreprise.Radio-Canada affirme que l'absence de TVO ferait que chaque emission couterait 20 000 $ au lieu de 8000 $ actuellement.Si la maison de production Zone 3 se debrouille pour se trouver de nouveaux partenaires, il se pourrait que Radio- Canada reconsidere sa decision.Le service des recherches de Radio-Canada revele que les scores des Debrouillards ont considerablement baisse depuis 1990, alors qu'ils etaient a 329 000 spectateurs.Cette annee, la moyenne de l'auditoire est de 112 000.Dommage, car c'est une tres bonne emission, vivante et amusante.J'aimerais bien qu'une etude soit faite sur l'influence de l'abondance de dessins animes sur les enfants.Les petits qui frequentent beaucoup Teletoon trouvent les emissions avec du vrai monde lentes et ennuyeuses.Ils s'habituent tres vite au rythme du dessin anime.J'ai ecrit un article sur les gouts et degouts de mon petit-fils Simon et j'ai recu un grand nombre de lettres disant : C'est pareil chez nous ! Je persiste a penser qu'une television publique est la seule a pouvoir se permettre une serie scientifique destinee aux jeunes.C'est plus difficile a avaler qu'un teleroman emotif.Mais au bout du compte, ca fait peut-etre des enfants plus allumes.Charlotte Boisjoli : biographie paresseuse J'AI RENCONTRE la comedienne Charlotte Boisjoli deux fois dans ma vie et les deux fois, c'est son appetit de vivre qui m'a seduite.La derniere fois, c'etait a Chatelaillon, tout pres de La Rochelle.Un beau jour de soleil sur une terrasse d'une station balneaire charmante a souhait.Elle etait entouree d'amis et on sentait son grand bonheur.Pourtant, elle avait le cancer et le savait.Mais elle avait toujours cette energie electrisante qui rechauffe.Demain soir a 21 h, Canal D offre en primeur, parce que Mme Boisjoli est morte cette semaine, une biographie de cette femme hors du commun.Vous la verrez ecrire dans un bureau debordant de papiers.Vous l'entendrez reciter des roles appris il y a des lustres.Vous decouvrirez comment elle a enseigne la passion de la cuisine a ses enfants, grace a un auteur inconnu de moi, Pellaprat.Quand elle recevait, elle avait autant le trac qu'un soir de premiere , rigole Michelle Rossignol.Il y a aussi son action politique, avec temoignage de la soeur des freres Rose.Charlotte Boisjoli etait allee consoler leur mere, qui vivait une intense solitude.Une femme qui a ecrit un roman erotique a 69 ans, avouez que c'est encourageant ! Malheureusement, le documentaire semble avoir ete bacle.On est incapable d'epeler correctement les noms de Sophie Lorain et de Francoise Graton.Erreur impardonnable pour une compagnie de production qui dispose du bottin de l'Union des artistes.Si on a tourne les coins ronds dans les noms, qu'est-ce qui est arrive au reste ?TVA : le directeur de l'information part IL Y A EU tellement de departs de personnel recemment au reseau TVA que celui du directeur de l'information Sylvain Chamberland pourrait etre interprete comme le debut d'un autre coup de balai de l'acheteur, le groupe Quebecor.Or ce bon journaliste a demissionne de son poste pour des raisons familiales.Et ce n'est pas l'excuse habituelle : pour une fois, c'est vrai.M.Chamberland a de la maladie dans sa famille et a decide d'y consacrer toutes ses energies.Une decision qui l'honore.A TVA, ou la plupart des cadres portent deux chapeaux depuis les departs, il sera remplace par Real Germain, qui etait directeur de l'information avant de devenir directeur general information et affaires publiques.Il devra donc faire le long terme et le quotidien en meme temps.On sait que Philippe Lapointe est a la fois vice-president programmes et information depuis le depart du VP.information Marc Blondeau, devenu patron a L'actualite.SONIA SARFATI LES JOURNALISTES, qui citent les autres a tour de clavier, entrent parfois eux aussi dans le club des mal cites.Pour eux, la porte de ce club est, plus souvent qu'autrement, celle de la publicite D puisqu'on y utilise regulierement des extraits de leurs critiques (voir autre texte en C1).Ce qui, en soit, n'est pas un mal.Sauf que.Jeudi, le collegue Jean-Christophe Laurence a decouvert qu'il avait ecrit, a propos du disque Entre tout et moi de Jim Corcoran : Delectable.Trop, peut-etre ! Impossible de le retirer du lecteur.Il y est installe pour longtemps.Fouillant dans ses dossiers, il a eu confirmation qu'il ne souffrait ni de trouble de memoire ni de dedoublement de personnalite : les concepteurs de la pub, parue dans le dernier numero de l'hebdo Voir, avaient interverti sa citation D un sobre Le resultat se deguste avec plaisir D avec l'eloge fait par Eric Langevin du Nouvelliste.Toujours a La Presse, Jean Beaunoyer s'est senti gene et inconfortable lorsque, le 8 juillet, dans le quotidien meme ou il travaille, il s'est apercu que sa critique de Mes hommes avait ete integralement reprise en guise de publicite pour la piece en question.La meme chose est arrivee un mois plus tard a la journaliste Linda Corbo du Nouvelliste.Le theatre du Chenaildu- Moine a tellement aime ( !) qu'il a fait reproduire leurs textes dans des encadres portant la mention Publi-reportage.Mais un coup de coeur n'est pas un message publicitaire.Le contexte dans lequel les mots sont publies fait partie de l'information , fait remarquer le journaliste.Manque d'experience, pourrait-on avancer D en faisant preuve de generosite D puisque l'utilisation de citations dans un contexte publicitaire est assez recente en theatre.Ainsi, elle n'a commence qu'en septembre a la Compagnie Jean-Duceppe et date d'il y a environ cinq ans au Theatre du Nouveau Monde.Nous en avions besoin pour contrer les rumeurs entourant certains spectacles, parce qu'une rumeur n'est pas necessairement le reflet de la realite : pour une mauvaise critique qui fait du bruit, il y en a peut-etre cinq positives mais plus discretes , note Loui Mauffette, porte-parole du TNM.Et ce dernier de se rappeler, dans un autre ordre d'idees, l'epoque ou il travaillait en varietes.Il s'etait occupe du spectacle Vos plaisirs et le mal de Joe Bocan.La critique en avait ete radicalement partagee : louanges ou demolissage en regle.Dans la publicite, nous avions joue avec ca et place les bonnes critiques sous Vos plaisirs, les mauvaises sous le mal.Chose semblable est arrivee a Stephane Baillargeon du Devoir.Excede par ce qu'il avait entendu au spectacle Zone interdite presente au dernier Festival Juste pour rire, il avait ecrit : Chaque homme a ses limites.Je l'avoue, j'ai atteint les miennes en explorant la Zone interdite.La citation a servi de promotion au spectacle ! Mais il y a plus drole ( !) encore dans sa relation avec l'humour : en 1998, il a interviewe Marielle Leveille, qui avait obtenu sa maitrise grace a un memoire portant sur l'histoire de l'humour au Quebec.Il avait alors ecrit : Fallait le faire.Elle l'a fait.Marielle Leveille a fait le lien entre Gilles Latulippe et Gilles Lipovetsky.Peu apres, l'humoriste lancait son spectacle.Sur la publicite, on pouvait lire : Fallait le faire.Elle l'a fait D Stephane Baillargeon, Le Devoir.Du 100 %hors-(con)texte, quoi ! Reste que ces anecdotes sont des exceptions.La chose ne fait habituellement pas peur.Certains la recherchent meme : dans le milieu journalistique, des noms courent D jamais tres fort D au sujet d'untel et d'une autre qui s'arrangeraient toujours pour glisser la phrase incontournable pour les traqueurs de punches.Encore la, bien sur, des exceptions.Du cote de la regle generale, si le detournement des citations provoque la colere, l'utilisation de quelques mots bien choisis pour une production tres aimee fait un petit velours.Pas faits de marbre, les critiques D meme ceux dont on dit qu'ils ont le coeur dur ! PHOTO ANDRE LECOZ Canal D offre en primeur, demain soir, une biographie de Charlotte Boisjoli, morte cette semaine.VOTRE SOIREE DE TE L E V I S I O N Johnny Depp Louise Cousineau 18:30 r LE DEFILE DE NUIT Le Bonhomme Carnaval y est toujours, mais ne cherchez plus la reine et les duchesses.C'est fini.19:00 3 LE GOUT DU MONDE Visite de San Francisco, l'une des villes les plus agreables des Etats-Unis.20:00 0 ENJEUX Si vous avez rate cette tres bonne emission, mardi dernier, voici le moment de vous reprendre.Le deuxieme reportage sur la laideur est exceptionnel et les temoignages touchants.Notamment celui de Dominique Levesque et d'une dame qui a vaincu ses complexes.20:30 r DONNIE BRASCO Johnny Depp et Al Pacino dans une histoire de gangsters ou Depp est un agent double qui trahira un ami.21:00 3 BIOGRAPHIES Charlotte Boisjoli, une grande dame avec un cote rebelle, decedee cette semaine, est racontee.Dans une production un peu baclee, helas.21:13 A PONETTE Une histoire qui risque de vous faire pleurer: une petite fille qui a perdu sa mere dans un accident ne peut se resoudre a ne plus la revoir.Realisation de Jacques Doillon.22:00 3 NAVARRO Une histoire qui se deroule ce soir dans une cite de HLM alors qu'un ado sera tue lors d'une poursuite policiere.Avec Roger Hanin et cie.22:50 a FITZ Debut d'une nouvelle histoire policiere avec le brillant psychologue qui est incapable de gerer sa vie personnelle.23:00 K SEX SHOP L'industrie du sexe au Quebec.Il y en a meme dans la capitale.He! He! Cinema (23:45) Cinema (23:50) 18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO Le Telejournal Claude Charron Histoires d'hommes et de hockey Confrontation 2001 Le Telejournal Sport Fitz (22:50) Le TVA 18 heures Defile de nuit (Carnaval de Quebec) Cinema / DONNIE BRASCO (4) avec Johnny Depp, Al Pacino TVA Sports (23:40) Documentaires - Sciences / L'Aventure genetique Cinema / UN MARIAGE (4) avec Carol Burnett, Vittorio Gassman Cinema / PONETTE (2) avec Victoire Thivisol, Matiaz Bureau Caton (21:13) Cinema / NE PAS AVALER (3) avec R.Winstone (22:57) Les Simpson Cinema / ED (6) avec Matt Le Blanc, Jayne Brook Cinema / CIBLES DE CHOIX (5) avec William Baldwin, Cindy Crawford Le Grand Journal Sex-shop Cinema / COMPLOT.Golf (15:00) Habs, Week Higher Ground Code Name: Eternity Twice in a Lifetime Carla, The Wonder Bra Years CTV News Pulse/Sport .Contact Wheel of.e Now Twice in a Lifetime Cold Squad News Sat.Report All-Star Saturday Night Cinema News ABC News Spin City Judge Judy Am.Funniest Home Videos Cinema / MY BEST FRIEND'S WEDDING (4) avec Julia Roberts News Baywatch.CBS News Entertainment this Week That's Life Walker, Texas Ranger The District ER Night.News Stargate: SG-1 XFL Football / New York/New Jersey - Las Vegas Sat.Night Jazz / The Adventure (17:00) Yes Minister .Served?Vicar, Dibley Waiting.Ballykissangel Austin City Limits Cinema / LEAVE HER.(4) World News Deviants TV The Editors Mc Laughlin Allo, Allo .Romance As Time.Red Dwarf World News Short Cuts City Confidential / Dallas Behind Closed Doors.Biography / Sally Hemings A Touch of Frost 100 Centre Street Arts, Minds StarTV Aria & Pasta Children of Bach Essential Sutherland / Opera Ed Sullivan Sex & the City Les Gags .pour rire Le Gout du monde Celebrites / Monaco Biographies / Charlotte Boisjoli Navarro / L'Emeute Cinema Paysage afromonde Philippines tele-serie Horizons armeniens .iranienne Lamire (Portugais) Ici Tunesie Palestine.Utilisation des psychotropes Initiation a l'astronomie Aines branches, 3e millenaire Branche-toi.April-Fortier Psychologie.apprentissage Montreal en evolution How'd they do that?Disc.Magazine / Born to Kill?.Animals Vets in.Monkey.Timeslot Into the Unknown Connection You Asked.dehors D'ici et.Airport Les Treks.S.O.S.Vacances Montagnes Golfs.Video Guide D'ici et.Le Gout.Franklin Little Lulu Hoze.Mentors The Jersey Jett Jackson Cinema / BREAKFAST WITH EINSTEIN Cinema / WHAT ABOUT BOB?(4) (22:35) Queen of Swords Popstars Drew Carey Cops America's most Wanted The X-Files Mad TV Fest.chanson de Granby Queen of Swords Outer Limits Andromeda The District A.Hitchcock Sat.Night Legendes de l'Histoire 30 journees qui ont fait le Qc La Face cachee de l'Histoire Cinema / LE FIL DU RASOIR (5) avec Bill Murray, Theresa Russell Witness to.Royal.Greatest Journeys on Earth Crown and Country Cinema / THE LIFE AND TIMES OF JUDGE ROY BEAN (4) avec Paul Newman, Victoria Principal TV Guide Flick .Wheels Circus Dogs.Jobs The Lofters Extra Special Daredevils Eros Max Lounge Ed Sullivan Pop up.Musicographie Cinema / ANNA (5) avec Anna Karina, Jean-Claude Brialy Musicographie Box Office Le Cimetiere Clip Fax Concert Plus: MTV Europe Music Awards 2000 Bouge Clip Groove World News Culture Shock On the Arts Antiques Roadshow Sat.Report Venture Rough Cuts @The End Histoires.Culture-choc Journal RDI Medias Enjeux / Votre divorce, ma dechirure Telejournal .artistes Culture-choc Histoires.Zone libre Sports 30 .Canadiens Roller Jam Battle Dome (19:45) La Lutte WCW Sports 30 .Canadiens Boxe / Camacho Jr - Martinez Les Contes d'Avonlea Saint-Tropez, sous le soleil Coroner Da Vinci La Firme de Boston Affaires non classees The Grafters Cinema / MARTHA, RUTH AND EDIE (4) avec Jennifer Dale Da Vinci's Inquest Cinema / RETURN TO PARADISE (4) avec Vince Vaughn Battlestar Galactica Sir Arthur Conan Doyle's.Relic Hunter Cinema / BATMAN (3) avec Michael Keaton, Jack Nicholson Sportscentral Women's Tennis Association Goin' Deep Wrestling: WWF Live Sportscentral Snowboarding: FIS Cup Grouille-toi Volt .vie de Pablo Picasso Jazz Cabaret Cinema / UN MONDE FOU, FOU, FOU (4) avec Spencer Tracy, Ethel Merman Josephine High Stakes (17:00) Incredible Hostage Rescues Undercover Stings Police, Camera, Action! Into the Flames Undercover Stings .(16:00) Sportsdesk 2000 World's Strongest Man Competition 2001 Winter X Games Day Primetime Sportsdesk Boxing .(17:00) A.Anaconda Redwall Ned.triton .le meilleur Drole, voyou Simpson Cybersix Surfer.South Park Simpson .le meilleur Vins.Jrnl suisse Journal FR2 Dansez maintenant / Ricky Martin, Garou, Helene Segara, Patrick Fiori Union.(21:50) Jrnl b.(23:15) Avventura.Great Parks National Geographic Cinema / TRAVELS WITH MY AUNT (4) avec Maggie Smith Cinema / AUNTIE MAME (4) avec R.Russell, F.Tucker (22:05) Coup de coeur (16:00) Jeux de societe Portraits./ Bette Midler Eros et Compagnie Sortie gaie Les Copines Trauma Au gout du jour .Deco Rendez-vous avec.Vos finances Realite 2001 L'Actuelle Action Emploi Addam's.Grade Alien Worst Witch Big Wolf.Buffy the Vampire Slayer Live through this Goosebumps Student.Syst.Crash Radio Active Au-dela du reel Star Trek: la nouvelle generation X Files / Anthologie X Files Highlander Le TVA (23:15) .(22:45) Soir (23:45) 6LP0301D0203 d3 samedi 6LP0301D0203 ZALLCALL 67 00:46:47 02/03/01 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 3 FÉVRIER 2001 D3 DANSE Le grand art de Béjart Le célèbre chorégraphe revient à Montréal après 12 ans d'absence STÉPHANIE BRODY collaboration spéciale Mozart, Queen et Maurice Béjart.Voilà l'étonnant mélange que nous propose d'entrée de jeu le Festival Montréal en lumière, axé cette année sur la musique et la danse, avec la première nord-américaine de Le presbytère n'a rien perdu de son charme, ni le jardin de son éclat (Ballet for Life, en anglais) du célèbre chorégraphe.Maurice Béjart, qui revient à Montréal après 12 ans d'absence pour donner le coup d'envoi du deuxième Festival Ðdont il a accepté la présidence d'honneur.Aujourd'hui âgé de 74 ans, avec plus de 250 ballets à son actif, ce monstre sacré n'a rien perdu de son charme ni de son éclat, comme on pourra le constater du 8 au 10 février, à la salle Maisonneuve de la Place des Arts.En 1955, Maurice Béjart fut propulsé à l'avant-garde de la danse néo-classique européenne en créant Symphonie pour un homme seul, un ballet minimaliste, sensuel et inquiétant, le premier à être dansé sur une musique électronique.Depuis, le chorégraphe n'a jamais cessé de créer.Son oeuvre est pour lui un long journal intime qui exorcise ses angoisses et ses passions.Or, la mort a toujours parsemé la vie et l'oeuvre de Béjart, depuis le décès de sa mère, survenu alors qu'il n'avait que sept ans.En 1992, le danseur à la crinière de lion, Jorge Donn, son compagnon de vie, meurt du sida à l'âge de 45 ans.Le diable dansant qui crevait l'écran au son du Boléro de Ravel dans le film Les Uns et les Autres de Claude Lelouch, c'était lui.Créé en 1997, Le Presbytère n'a rien perdu de son charme, ni le jardin de son éclat rend hommage à ceux qui, comme Donn, sont morts dans la fleur de l'âge.Le fantôme de Freddy Mercury, chanteur du groupe rock Queen, rôde aussi dans ce ballet : « Jorge Donn écoutait beaucoup la musique de Queen.Chaque fois que j'allais chez lui, je l'entendais.Ensuite, Freddy Mercury et lui sont morts au même âge, de la même maladie et ça m'a beaucoup troublé », se rappelle le chorégraphe, qui a créé un ballet vibrant sur la musique de Queen et de Mozart.Le presbytère.célèbre la vie, bien plus qu'il ne pleure la mort.Car de Donn, Béjart dit aujourd'hui : « Je ne pense pas à lui comme on pense à quelque chose de passé.Pour moi, il est toujours avec moi, vivant.Il n'y a pas eu de rupture.» Le ballet qui lui rend hommage est d'ailleurs tout à fait actuel, car Béjart a toujours su refléter les courants et les préoccupations de l'heure.À l'âge de 70 ans, il a monté un ballet qui, même s'il ne révolutionne rien au niveau gestuel, prend des allures de vidéoclip très nouveau millénaire, léché et épuré.Les costumes, aux lignes nettes, sont signés Gianni Versace.En 1997, ironie du sort, le grand designer italien avec qui Béjart a fait 13 ballets, est mort assassiné et a lui aussi rejoint les génies morts trop tôt.L'oeuvre tient son magnifique titre d'une phrase tirée d'un roman policier des années 20, qui a servi de code secret aux Français en poste à Londres durant la Deuxième Guerre mondiale.« Quand j'étais enfant, à Marseille, raconte Béjart de sa voix douce qui n'a jamais complètement perdu l'accent du Midi, j'entendais tout le temps cette phrase à la radio et elle est restée dans mon coeur.Elle ne veut rien dire, sauf qu'elle est liée à la mémoire de la guerre, de la mort, et à celle d'un enfant.» Pour Béjart, vie et danse sont intimement liés.Jusqu'au bout Béjart est un érudit, un penseur, et un travailleur acharné.Il lit, tenez-vous bien, plus de 26 livres par semaine.C'est un éternel insatisfait qui se remet toujours en question et qui a l'autocritique sévère.Fils de Gaston Berger, un des plus grands philosophes français, le chorégraphe crée des ballets qui sont toujours le fruit d'une intense recherche intellectuelle.Que le résultat final soit réussi ou non est une autre histoire.« J'ai fait beaucoup de ballets, avoue-t-il.Quand je fais une oeuvre, je vais jusqu'au bout et c'est seulement après que je me dis : là, je me suis trompé.Et j'ai jeté beaucoup de ballets à la poubelle.» Il a peut-être eu des ratés, mais on lui doit bien des chefs-d'oeuvre : Le Sacre du printemps (1959) sur la musique d'Igor Stravinski, un ballet initiatique et exempt de pudeur qui célèbre la vie dans ce qu'elle a de plus primitif ; le sensuel Boléro (1960) sur la musique de Ravel ; Messe pour le temps présent (1967), méditation sur la vie, l'amour et la mort en hommage à un Dieu dansant ; sa grandiose IXe Symphonie, qui réunit plus de 350 personnes sur scène, danseurs, figurants, musiciens et choristes.Plus récemment, on retiendra Ring um den Ring (1990), Le Mandarin merveilleux (1992) et King Lear-Prospero (1994).Ses sources d'inspiration Ð la musique, la littérature et le cinéma Ð engendrent parfois des résultats surprenants.Ainsi, il a créé des ballets sur Malraux, Baudelaire, le Livre des morts tibétains, Chaplin, Édith Piaf et Mishima.Est-ce que la création devient plus aisée avec les années ?« Non, c'est de plus en plus difficile quand on a fait beaucoup de choses.On trouve un mouvement en pensant qu'il est nouveau, puis tout à coup, on s'aperçoit qu'on l'a fait il y a 30 ans ! Il faut tout le temps avancer dans la recherche, le travail sur le corps.» En 1992, Béjart a d'ailleurs réduit les effectifs du Béjart Ballet Lausanne à 25 danseurs.Lui qui a souvent fait dans la démesure, élargissant du coup le public de la danse, désirait revenir à des créations plus intimes Ð « pour retrouver l'essence du danseur », dit-il.Pour tous les publics Le chorégraphe a fréquenté les plus grands, de la chanteuse Barbara au cinéaste Fellini, en passant par Stravinski, la grande Maria Callas et même Jacques Prévert et Boris Vian, avec lesquels il a cohabité durant sa jeunesse.Des étoiles comme Rudolf Nureyev, Mykhail Baryshnikov, Patrick Dupont et Sylvie Guillem lui ont commandé des oeuvres.Certains des plus important chorégraphes et interprètes de l'heure, dont Maguy Marin et Anne Teresa de Keersmaker, sont diplômés de Mudra, la célèbre école fondée à Bruxelles par Béjart en 1970.Non content d'être chorégraphe, metteur en scène de théâtre et d'opéra, et même écrivain à ses heures, Béjart est aussi pédagogue.Aujourd'hui, il continue d'assurer la formation multidisciplinaire des danseurs grâce à son école-atelier Rudra, à Lausanne.Un des grands apports de Maurice Béjart à la danse du XXe siècle, en plus d'avoir redoré le blason du danseur masculin, est d'avoir redonné la danse au peuple.« Quand j'ai commencé, je me suis tout de suite dit que je ne jouais pas pour les riches et dorés abonnés de l'opéra, mais pour tous les publics.J'ai joué dans des palais des sports, dans des salles de judo, en plein air, dans des cirques, des salles de gymnastique.Au début, j'avais la possibilité, grâce à la Belgique, de jouer très bon marché.Maintenant, c'est devenu plus difficile, mais ma carrière a été orientée vers un théâtre de qualité, mais populaire.» Avec lui, la danse n'est plus décorative ; elle retrouve sa vocation sociale et son aspect sacré, car pour lui « l'art est le point de jonction entre le réel et le transcendant ».Le grand public réagit à son profond humanisme et à son net penchant pour les grandes questions métaphysiques qui nous touchent tous.Lorsqu'on lui demande s'il est un homme serein ou tourmenté, Béjart répond avec une de ces belles phrases dont il a le secret : « Je suis serein parce que je crois en Dieu et tourmenté parce que je vois la vie des hommes.» LE PRESBYTÈRE N'A RIEN PERDU DE SON CHARME, NI LE JARDIN DE SON ÉCLAT (ou, en anglais, Ballet for Life) de Maurice Béjart, dans le cadre du Festival Montréal en Lumière.Du 8 au 10 février à la salle Maisonneuve de la Place des Arts.Info : 514 842-2112 ou au Réseau Admission au 514 790-1245.Le chorégraphe Maurice Béjart « Il faut tout le temps avancer dans la recherche, le travail sur le corps.» Le presbytère n'a rien perdu de son charme, ni le jardin de son éclat, la création de Maurice Béjart qui sera présentée en première nord-américaine au Festival Montréal en lumière, célèbre la vie bien plus qu'elle ne pleure la mort.dd''aapprrèèss llee rroomaann ddee VVllaaddiimiirr NNaabbookkoovv Production LE GROUPE DE LA VEILLÉE avec Gabriel Arcand, Noémie Godin-Vigneau, Patrice Savard, Daniel Mercille, Marina Lapina, Christophe Rapin, Margarita Gutiérrez, Jean-Antoine Charest et Jocelyn Caron au théâtre PROSPERO 1371, rue Ontario est.Métro : Beaudry ou Sherbrooke Rés.: (514) 526-6582 Admission : (514) 790-1245 adaptation et mise en scène Oleg Kisseliov 23 jjanviierr au 17 ffévrriierr 20 h www.llaveiillllee.qc.ca « .formidables, cette évocation des années 30, cette ambiance mondaine, rendues par les costumes, les mises en situation.formidables aussi, les comédiens.» D.Lachance, Le Journal de Montréal « Noémie Godin-Vigneau, une révélation ! » F.Grimaldi, SRC « Avant Lolita, il y avait Camera obscura, une pièce forte, un suspense digne de ce nom.» M.Batani, InfiniT.com 2924367A 6LP0401D0203 D4 sam.(Arts).6LP0401D0203 ZALLCALL 67 00:47:24 02/03/01 B D4 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 3 FÉVRIER 2001 Brundibar, musique de camp de concentration STÉPHANIE BÉRUBÉ BRUNDIBAR est un joueur d'orgue de Barbarie, noir et cruel, qui refuse d'aider Pepicek et Aninka, deux enfants qui veulent acheter des médicaments pour leur mère malade.Par analogie, Brundibar était aussi Hitler pour les habitants de Terezin, ce camp de concentration qui était situé près de Prague où l'on jouait des opéras, dont celle qui raconte l'histoire du vil musicien de rue.Les Jeunesses musicales internationales viennent de produire une trousse Brundibar pour se rappeler cette oeuvre musicale et, surtout, sa triste histoire.« On n'avait presque rien à manger.Un peu de soupe, une sorte de café et du pain rassis.» Vera Gara est née juive à Vienne, au début des années 30, moment où le nazisme soufflait fort sur l'Europe.Durant la guerre, elle a vécu dans plusieurs camps nazis avec ses parents, y a perdu beaucoup de ses illusions, une partie de son enfance et son père, mort au camp Bergen-Belsen, quelques mois avant que Vera et sa mère aboutissent finalement au fameux camp de Terezin.Terezin était en quelque sorte un camp modèle, un camp vitrine.« C'était très différent des autres camps de concentration, explique Rubin Friedman, du Congrès juif canadien.Au commencement, il y avait des artistes, des musiciens, des intellectuels.» Parmi eux, le compositeur Hans Krasa qui avait composé Brundibar avant d'être détenu par les nazis, mais qui en a produit de nouvelles versions à Terezin.Les enfants du camp interprétaient les rôles des deux petits protagonistes partis en ville chercher les remèdes.N'ayant pas un sou, Pepicek et Aninka essaieront de gagner un peu d'argent en chantant dans la rue, mais seront chassés par Brundibar, ce vieil acariâtre qui refusera de leur céder un petit coin.Ils seront finalement aidés par des animaux et la justice triomphera.Pas si triste pour un opéra joué dans un camp de concentration ?C'est que les nazis surveillaient de près la production artistique.Selon Rubin Friedman, les dirigeants nazis subissaient à ce moment-là des pressions de la Croix-Rouge internationale et d'autres organismes humanitaires qui voulaient s'assurer que la vie dans les camps n'était pas si pénible que ce qu'on en disait.On faisait donc en sorte de projeter cette image de juifs heureux, qui chantaient et qui peignaient derrière les barbelés.« C'était la créativité du désespoir, dit Rubin Friedman.Il faut bien comprendre que les oeuvres d'art ont été créées en dépit de la situation, pas à cause d'elle.» Aujourd'hui, on évalue qu'environ 150 000 personnes ont transité par Terezin au cours de la Deuxième Guerre mondiale, dont 15 000 enfants.Des dizaines de milliers sont morts sur place, les conditions de vie étant atroces.D'autres furent déportés vers Auschwitz, leur destination finale.Ce fut le cas de Hans Krasa qui y mourut dans une chambre à gaz en 1944.Vera Gara est l'une des survivantes, l'une de la centaine d'enfants qui ont survécu.Elle vit à Ottawa depuis 1970 et parle volontiers de ces années d'horreur.À Terezin, elle n'a passé que quelques mois.À la fin du camp, au moment où les artistes étaient déjà tous partis ; au moment où les nazis ne faisaient plus d'effort pour montrer la belle vie des camps, eux-mêmes ayant du mal à subsister.Si peu d'artistes ont survécu à Terezin, leur musique est restée.Brundibar a été joué une cinquantaine de fois au camp entre 1942 et 1945 et l'est depuis régulièrement dans le monde entier.En 1996, l'Orchestre symphonique de Montréal a joué Brundibar lors d'un concert consacré à la musique de Terezin.Le 27 janvier 1999, jour anniversaire de la libération d'Auschwitz, un groupe d'enfants de Berlin a aussi interprété la fable du méchant joueur d'orgue de Barbarie.Les Jeunesses musicales internationales ont elles-mêmes réalisé quelques productions de l'opéra de Hans Krasa.Cette fois, le groupe présente une trousse complète accessible à tous qui comprend l'opéra et un cédérom éducatif qui parle de la vie de Krasa, du camp et de ses survivants et qui explique comment monter un opéra Brundibar.Toutes les informations, mais pas la musique, sont aussi disponibles sur le site www.brundibar.net Le trousse Brundibar, comprenant le CD et le cédérom, peut être commandée par ce site Internet presque gratuitement.Il ne faut payer que les frais de manutention en euros.Les Jeunesses musicales du Canada ont aussi le projet de monter Brundibar dans un avenir rapproché, dès que leurs recherches de financement auront porté leurs fruits.Photo BERNARD BRAULT, La Presse © Jean-Pierre Ronfard et Alexis Martin explorent l'idéologie hitlérienne dans leur nouvelle création.HITLER Suite de la page D1 Parce que le tournant décisif, c'est 1945, avec la découverte des camps d'extermination et les bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki ».Mémorable année, n'est-ce pas.Quant au terme « aboutissement » pour définir Hitler, il n'est investi d'aucune valeur morale, assure-t-on.Pas de morale, mais une position tout de même critique.« Car la semence de l'hitlérisme n'est pas morte, propose Jean-Pierre Ronfard.Des doctrines nationales socialistes, il y en a encore un peu partout.Je crois que c'est important de réfléchir à ça et de se demander où est Hitler actuellement.» « On est parti du présupposé que l'hitlérisme n'est pas tout à fait disparu, poursuit Alexis Martin.On a ensuite cherché à voir quels étaient les parallèles entre les propos d'Hitler et les préoccupations de la société contemporaine.L'eugénisme, entre autres.Le racisme biologique, la mystique du sang, c'était très important pour les nazis.Est-ce qu'on peut dire qu'aujourd'hui, la chose est éteinte ?Cette fascination pour la pureté du sang, pour la transmission du gène, le clonage, c'est d'actualité, ça.Et ça pose des maudites questions ! » Ces deux aguerris du théâtre-qui-pense ont par ailleurs exploité la métaphore bactériologique du discours hitlérien.« On a aussi essayé de mettre en scène cette espèce de souci maniaque de l'ordre et de la propreté, affirme Alexis Martin.Hitler parlait souvent en termes de germes et de bactéries, ce qui n'est pas sans trouver résonance dans notre société éminemment aseptisée.» Et ce n'est pas tout, car Adolf, apparemment, était né pour les planches.Il était, dit-on, d'un charisme fou.À ce point que ses meilleures alliées en matière de propagande, ces dames, ont trouvé le moyen d'ignorer la plate-forme anti-femme (traduction libre de anti-woman platform) du Parti national socialiste.« Hitler était un génie de la propagande, offrent à l'unisson Jean-Pierre Ronfard et Alexis Martin.Il était au fond un acteur, un fameux metteur en scène.Les nazis, insiste Alexis Martin, ont pris la propagande politique et l'ont élevée à un niveau presque artistique.Ils se sont servis de moyens modernes comme la radio, un graphisme très poussé, un cinéma techniquement d'avant-garde, comme celui de Leni Riefenstahl.Même leurs concepts publicitaires étaient d'avant-garde, notamment celui de noyer une ville de tracts par avion.» Ni un fou ni un clown, donc.Alexis Martin et Jean-Pierre Ronfard ont réfuté ces thèses.Mais quel metteur en scène ! Faut voir maintenant comment ses idées seront à leur tour portées à la scène.« Tout dépend du traitement artistique, de la transposition dramatique du personnage », croit Rubin Friedman, directeur national des communications du Congrès canadien juif.Il s'agit après tout d'une pièce de théâtre.» Pas de quoi craindre la controverse, alors.Reste l'ironie.Car, comme avec quiconque, criminel ou pas, « plus on essaie de comprendre Hitler, assure M.Friedman, plus il y a danger qu'on commence à ressentir de l'empathie pour sa vision, pour sa façon de voir le monde.» HITLER écrit, mis en scène et interprété par Alexis Martin et Jean-Pierre Ronfard.À Espace Libre, du 6 février au 10 mars.2929918A Du 19 janvier au 11 février 2001 Un spectacle du Théâtre de L'OEil Texte : Réjane Charpentier Mise en scène : André Laliberté Assistance à la mise en scène : Muriel Desgroseillers Conception des marionnettes et du décor : Richard Lacroix Musique : Silvy Grenier Éclairage : Gilles Perron Marionnettistes : Simon Boudreault et Marie-Pierre Simard 245, rue Ontario Est, Montréal www.maisontheatre.qc.ca Métro Berri à 8 ans Billets en vente (514) 288-7211 poste 1 514 790-1245 ou 1 800 361-4595 présente 2922085A 6LP0501D0203 d5 samedi 6LP0501D0203 ZALLCALL 67 00:50:41 02/03/01 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 3 FÉVRIER 2001 D5 LIVRES Les Cinq Vies de la « fiancée d'Hitler » MARC C A S S I V I PERSONNAGE CONTROVERSÉ au passé trouble, artiste au talent exceptionnel, Leni Riefenstahl a marqué l'histoire du dernier siècle autant par son association à un régime haineux que par son style cinématographique hors normes.Une magnifique biographie en images, publiée par l'éditeur d'art Taschen, retrace le parcours fascinant de cette cinéaste aujourd'hui âgée de 98 ans, surnommée pour toujours « la fiancée d'Hitler ».Lourd héritage d'une rencontre qui a stigmatisé une carrière de documentariste marquée par deux odes au nazisme hitlérien : Triomphe de la volonté (1934) et Les Dieux du stade (1936), chefs-d'oeuvre de propagande à la gloire du Fürher.« Je suis devenue photographe uniquement parce que j'ai été boycottée après la guerre et que je ne pouvais plus réaliser de films », raconte Leni Riefenstahl à l'éditrice Angelika Taschen.En effet, la cinéaste berlinoise n'a pas seulement capté, de son regard si particulier, le duel atypique entre le quadruple médaillé d'or Jesse Owens et le responsable charismatique de la Deuxième Guerre mondiale.Leni Riefenstahl Ð Cinq Vies nous fait découvrir, à travers plus de 300 pages de photos souvent inédites, sa carrière de danseuse dans le Berlin des années 20, ses désirs d'actrice inassouvis dans les années 30, ses expéditions chez les Nouba du Soudan dans les années 60 et ses explorations des fonds marins, dans les années 70, en plus de ses célèbres films réalisés sous le IIIe Reich.Ce document d'une richesse inouïe, qui marie portraits clairsobscurs et gros plans aux couleurs vives, propose en outre une chronologie détaillée et une filmographie exhaustive de cette artiste parmi les plus innovatrices de la première moitié du vingtième siècle.Un testament d'esthétique à cette éternelle fiancée de l'image, qui a survécu l'an dernier à un accident d'hélicoptère alors qu'elle se rendait, pour la première fois en 20 ans, dans ce Soudan qu'elle a Ð aussi Ð immortalisé.Leni Riefenstahl Ð Cinq Vies, Taschen, 2000, 336 pages, 59,95 $ BILLETS Adultes : 20 $ Étudiants : 10 $ sous la direction artistique de Francine Chabot Réservations : (514) 844-1793 Les Lundis classiques du Rideau Vert 12 février à 20 h Italie Concert : Donizetti, Respighi, Martucci et Tosti avec Marie Fabi, piano Annie Gadbois, violoncelle Pascale Gagnon, violon Michèle Losier, mezzo-soprano 2928439A DE ROBERT LALONDE INSPIRÉ DE GUSTAVE FLAUBERT MISE EN SCÈNE DE LORRAINE PINTAL AVEC GILLES RENAUD, MARIE TIFO, GABRIEL SABOURIN, JACQUES LEBLANC, JEAN-JACQUI BOUTET, LORRAINE CÔTÉ, HUGUES FRENETTE, EDITH PAQUET, LOU BABIN ET PATRICIA NOLIN ASSISTANCE À LA MISE EN SCÈNE ET RÉGIE JULIE BEAUSÉJOUR DÉCOR CARL FILLION COSTUMES MARIE-CHANTALE VAILLANCOURT ÉCLAIRAGES LUC PRAIRIE MUSIQUE ORIGINALE ET DIRECTION MUSICALE MICHEL SMITH CHORÉGRAPHIES DULCINÉE LANGFELDER ACCESSOIRES NORMAND BLAIS CONCEPTION DES MAQUILLAGES JACQUES-LEE PELLETIER PERRUQUES RACHEL TREMBLAY EN COPRODUCTION AVEC LE THÉÂTRE DU TRIDENT ET LE THÉÂTRE FRANÇAIS DU CNA À L'AFFICHE 866-8668 www.tnm.qc.ca MONSIEUR BOVARY « \u2026 un MUST\u2026 Portrait brillant et provocant\u2026 Robert Lalonde est déchaîné\u2026 » CBF - Samedi et rien d'autre « \u2026 les comédiens sont excellents\u2026 à voir ! » TVA - Salut Bonjour « Pour : la force de Gilles Renaud\u2026 la généreuse performance de Marie Tifo\u2026 l'exceptionnelle et truculente bouffonnerie du tandem (Jacques Leblanc et Jean-Jacqui Boutet)\u2026 » Journal de Montréal « \u2026 Gilles Renaud incroyable\u2026 pièce qu'il faut voir\u2026 fabuleux comédiens\u2026 je vous conseille d'aller voir Monsieur Bovary\u2026 » CKAC - Isabelle Maréchal « \u2026 Gilles Renaud prenant, émotif, hallucinant, vraiment impressionnant\u2026 Prenez le temps de voir Monsieur Bovary !» CITÉ - 5 à 7 arts et spectacles « \u2026 magnifique scénographie\u2026 costumes fabuleux\u2026 éclairages chargés de sens et très évocateurs\u2026 chorégraphies exquises\u2026 une équipe formée de grands\u2026 travail gigantesque et minutieux\u2026 » icimontreal.com 21 mars 2001 GRANBY (Théâtre Palace) 24 mars 2001 CHICOUTIMI (Auditorium Dufour) 27 mars 2001 SHERBROOKE (Salle Maurice-O'Bready) 29 mars 2001 TROIS-RIVIÈRES (Salle J.Antonio-Thompson) 31 mars 2001 DRUMMONDVILLE (Centre Culturel) 3 avril 2001 LAVAL (Salle André-Mathieu) 2918332A 2926004A Du 23 janvier au 17 février 2001 Mise en scène: Denis Marleau Avec Gabriel Gascon, Gregory Hlady, Pascale Montreuil, Marie-Claude Marleau, Annik Hamel, Daniel Soulières, Catherine Asselin-Boulanger et Éliane Préfontaine P U B L I C I S Maurice Maeterlinck Intérieur En collaboration avec le \u201c avec le magnifique Gabriel Gascon.Une oeuvre aussi belle que poignante \u201d.Journal de Montréal \u201c Un tableau parfaitement achevé.(\u2026) La beauté ici est irréfutable.\u201d La Presse \u201c Denis Marleau redonne un nouveau souffle à la poésie de Maeterlinck\u2026 \u201d Le Devoir Assistance à la mise en scène: Stéphanie Jasmin Régie générale: Élaine Normandeau Concepteurs: Catherine Granche, François Barbeau, Denis Gougeon, Stéphane Jolicoeur et Nancy Tobin (514) 844-1793 - www.rideauvert.qc.ca 4664, rue Saint-Denis - métro Laurier 2928734A 2929361A LES OISEAUX DE PROIE traduction de Benoit Girard Sébastien Delorme Sébastien Ricard Gérard Poirier Alain Zouvi Roxanne Boulianne Patrice Gagnon Jean-Guy Viau concepteurs Raymond Marius Boucher Marc Senécal Martin Labrecque Catherine Gadouas Suzanne Trépanier présentés en collaboration avec w ww.duceppe.com de John Logan mise en scène de Claude Poissant DU 14 FÉVRIER AU 24 MARS 2929271A 6LP0601D0203 d6 samedi 6LP0601D0203 ZALLCALL 67 00:52:39 02/03/01 B D6 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 3 FÉVRIER 2001 LA SOIRÉE DES MASQUES L'AMANTE ANGLAISE Le théâtre prend d'assaut la télévision Sordide, mais prenant JENNIFER COUËLLE PIERE LANNES a déjà aimé sa femme.Amoureux fou, il était.Claire Lannes, elle, était indifférente.Elle aimait la menthe anglaise et s'installait le plus souvent possible sur le banc de son jardin.Un jour, elle s'est mise à voler les illustrés dans des pupitres d'école.Elle les lisait avec passion.Un autre jour, elle a brûlé tous les journaux à la fois dans la cheminée.Elle ne faisait presque rien dans la maison.C'est sa cousine, Marie-Thérèse, qui faisait la cuisine.Pierre Lannes ne mangeait jamais aussi bien que chez lui.Marie-Thérèse avait une tache dans le cou, dormait toujours du même côté et s'est, une nuit, sans mobile apparent, retrouvée dépecée.Il n'y a que sa tête qui a continué de manquer à l'appel.Le crime.D'ennui ?De folie ?L'histoire ne le dit pas.Chose sûre, par contre, est que Marguerite Duras éprouve pour les voyous et les hors-la-loi tout autant de passion que pour l'amour et la destruction.Inspirée d'un fait divers (le meurtre d'un militaire à la retraite dans la région de l'Essonne, en décembre 1949 ; sa femme Amélie Rabilloux lui avait fracassé le crâne avec un marteau de maçon avant de le couper en petits morceaux), L'Amante anglaise de cette même Marguerite évoque le crime sans jugement.Un peu comme si le simple fait qu'il soit, chez elle, une porte de sortie à la solitude existentielle suffise à le neutraliser.À en faire un déjà-donné.À la Salle intime du Théâtre Prospero, on présente depuis quelques jours une modeste, sobre et très sentie production de ce texte, somme toute assez bref, publié en 1968.Du théâtre à nu produit par la toute jeune compagnie Théâtre de fortune, qui monte sous cette appellation son premier spectacle.Succès.Son directeur artistique, le metteur en scène Jean- Marie Papapietro, dirige avec une simplicité attentive et un manifeste respect pour l'enfilade des phrases d'habiles comédiens au jeu naturel, mais tout en retenue.Ils sont André Delage, Marie-Claude Sabourin (le couple Lannes) et Luc Vincent, en interrogateur qu'on entend et voit peu.Si on passe sur la bande-son bricolée qui peinait, jeudi soir, à se rendre jusqu'à nos oreilles, si on se tait aussi sur les longueurs, surtout en seconde partie, durant l'interrogatoire de Claire, on ne peut que saluer cette production qui repose largement sur les peu connus mais très fins interprètes.Dans le dépouillement d'une scène habillée d'une chaise et de deux ossatures métalliques évoquant murs et portes blindés, sous une lumière au beau milieu de rien, quoi, le mari innocent, suivi de son épouse coupable, arrêtée, répondent chacun leurs courtes phrases aux questions d'un homme surgi de la salle.Ni psy ni enquêteur, il est une sorte de conscience qui cherche peut-être à cerner le visage de la folie.Fort juste, cette incursion dans l'univers insoluble de Marguerite Duras.L'AMANTE ANGLAISE de Marguerite Duras, mis en scène par Jean-Marie Papapietro.Avec André Delage, Marie-Claude Sabourin et Luc Vincent.Décor : Claude Chabot.Lumières : Louis Côté.Au Théâtre Prospero jusqu'au 11 février.SONIA SARFATI L'ODYSSÉE CONTRE La Face cachée de la lune.La gang à Dominic Champagne versus Robert Lepage.Dix sélections pour la première, huit pour le second Ð et des affrontements directs dans cinq catégories: animée par la comédienne Pierrette Robitaille et mise en scène par Fernand Rainville, la septième Soirée des Masques, diffusée demain, 20 h, sur les ondes de la SRC, s'annonce un combat de titans.Un combat duquel seront étonnamment absents quelques champions qui ont pourtant brillé lors de leurs derniers faits d'armes.Que l'on songe à Hélène Loiselle, magistrale dans Les Chaises de Ionesco, mises en scène par Paul Buissonneau.À Anne-Marie Cadieux, grande dans Marie Stuart de Dacia Maraini et dans Électre de Sophocle, dirigée dans un cas comme dans l'autre par Brigitte Haentjens.Ou à François Papineau, magnifique Ulysse de cette Odyssée tant de fois mise en nomination.Aucun d'eux n'est dans les rangs des finalistes aux Masques de l'interprétation Ð féminine et masculine.Mais au-delà des méthodes d'évaluation des productions utilisées par l'Académie québécoise du théâtre, remises en question année après année, se trouve le théâtre lui-même.Et lui ne peut que profiter de cette incursion au petit écran qu'est la Soirée des Masques Ð d'autant que, signe des temps peut-être, elle est de moins en moins l'exception: Albertine en cinq temps de Michel Tremblay, Motel Hélène de Serge Boucher, Don Quichotte de Cervantès revisité par Wajdi Mouawad et Dominic Champagne, Talk Radio d'Eric Bogosian.elles sont de plus en plus nombreuses, les adaptations télévisées des productions théâtrales.Et elles devraient l'être encore plus.«Nous avons augmenté nos demandes en financement au Fonds canadien de télévision pour pouvoir présenter davantage de théâtre à contenu original afin d'être conforme à notre repositionnement programme amorcé il y a deux ans», indique Daniel Gourd, directeur des programmes de la télévision française de Radio- Canada.Dans cet ordre d'idées, la SRC, d'ailleurs à la recherche d'un réalisateur pour l'adaptation télé de Durocher le milliardaire (la personne approchée s'étant désistée, indique M.Gourd), a déposé des demandes pour cinq autres projets.Les pièces sélectionnées: 24 poses (portraits) de Serge Boucher; La Dame de 100 ans de Françoise Loranger; Exils de Philippe Soldevilla, Robert Bellefeuille et Marcia Babineau; Les Champs de boue de Stefan Psenak et.La Face cachée de la lune de Robert Lepage.Lequel est intéressé.Tant par l'idée d'une adaptation que par l'idée de la réaliser lui-même.Évident?Non, pas tant que cela.«Je me suis fait offrir des projets destinés à la télévision pour presque tous mes spectacles solo, affirme Lepage.Vinci, Les Aiguilles et l'Opium.J'ai toujours refusé pour des questions de temps et surtout parce qu'à mon sens, ils étaient difficilement adaptables.La Face cachée de la lune s'y prête mieux.Je suis seul en scène, mais il y a du dialogue puisque je joue plusieurs personnages.Et le spectacle est basé sur une dramaturgie plus naturaliste, plus réaliste même s'il y a de la poésie et que la mise en scène est théâtrale.» Il y a aussi d'autres attentions «théâtrales » dans l'air radio-canadien.Deux idées de captation de pièce et un intérêt grand, très grand, pour L'Odyssée d'Homère revue par Alexis Martin et Dominic Champagne.Qui, l'an dernier, a coréalisé avec Mario Rouleau la version télévisuelle de Don Quichotte.Dans les dunes de Tadoussac.Expérience concluante, mais difficile à cause du manque relatif de moyens.«Si la désinvolture et le côté «broche à foin» de Quichotte pouvait permettre la légèreté de la production, je ne sais pas si L'Odyssée passerait la rampe dans les mêmes conditions», note-t-il.Mais le dossier est ouvert.Grand ouvert.D'autant que l'attrait de l'adaptation, pour lui comme pour Robert Lepage, est de pouvoir faire autre chose, d'aller ailleurs avec une oeuvre Ð défi intéressant pour celui qui l'a créée Ð puis de lui faire rencontrer un public autre.et ô combien nombreux.À la télévision, Albertine en cinq temps et Talk Radio ont chacun rejoint 600 000 personnes.C'est beaucoup, beaucoup de salles de théâtre, ça! PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse© Fernand Rainville et Pierrette Robitaille, le metteur en scène et l'animatrice de la septième Soirée des Masques, diffusée demain sur les ondes de la Société Radio-Canada.2926704A PRO MUSICA 52e SAISON BILLETS : 25 $, 20 $, 12 $ (ÉTUDIANTS) TAXES INCLUSES, REDEVANCES EN SUS EN VENTE À LA BILLETTERIE DE LA PLACE DES ARTS : (514) 842-2112 Série «Émeraude» Le quatuor à cordes PRAZAK Programme : - QUATUOR OP.20, NO 4, DE HAYDN - QUATUOR NO 1, DE ZEMLINSKY - QUATUOR OP.105, DE DVORÁK 20 H LUNDI, 5 FÉVRIER 2001 Salle Maisonneuve, Place des Arts 2930318A 6LP0701D0203 D7 sam.(Arts).6LP0701D0203 ZALLCALL 67 00:52:51 02/03/01 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 3 FÉVRIER 2001 D7 NOUVELLES DU DISQUE Rosand en Malaisie AARON ROSAND, violoniste américain dont la longue carrière s'est toujours déroulée hors des grands circuits, vient d'enregistrer les Concertos de Sibelius et de Khatchaturian avec Kees Bakels et l'Orchestre Philharmonique de Malaisie, pour Vox.Lott et Poulenc FELICITY LOTT est l'interprète des deux monologues de Poulenc sur des textes de Cocteau, La Voix humaine et La Dame de Monte- Carlo, au Chant du Monde, avec Armin Jordan et l'Orchestre de la Suisse romande.Kozena et Handel LA SOPRANO tchèque Magdalena Kozena, entendue l'été dernier à Lanaudière avec les Violons du Roy, chante trois cantates italiennes de Handel avec Marc Minkowski et les Musiciens du Louvre, chez Archiv Produktion.Un Giordano de 1931 NOUVELLE addition à la série historique d'opéra de Naxos : la version de 1931 de Andrea Chénier, de Giordano, avec Lina Bruna Rasa, Luigi Marini et Carlo Galeffi.Intégrale Dupré LA MARQUE GUILD, spécialisée dans la musique d'orgue, vient de compléter son intégrale des oeuvres de Marcel Dupré confiée à l'organiste Jeremy Filsell.Le 12e et dernier disque contient les 79 préludes de choral op.28.Alagna dans Berlioz VIRGIN annonce une nouvelle version du Te Deum de Berlioz avec le ténor Roberto Alagna, l'organiste Marie-Claire Alain et le Choeur et l'Orchestre de Paris dirigés par John Nelson.Zone3 et Productions Phoebus présentent Quasimodo Mario Pelchat Matt Laurent Esmeralda France D'Amour Corinne Zarzour Frollo Herbert Léonard Jérôme Collet Clopin Charles Biddle Luck Mervil Gringoire Jean-François Breau Jean Ravel Phoebus Richard Charest Jean Ravel Fleur de lys Marie-Ève Janvier Gabrielle Destroismaisons Du 5 au 11 février 2001, ne manquez pas le concours NOTRE DAME DE PARIS dans tous les supermarchés IGA participants.Concours en collaboration avec KRAFT Berri-UQAM 1594 rue St-Denis BILLETTERIE: (514)790-1111 GROUPES : (514) 527-3644 (20 pers.et plus) d'après l'oeuvre de VICTOR HUGO mise en scène GILLES MAHEU livret et paroles LUC PLAMONDON musique RICHARD COCCIANTE 2e série de SUPPLÉMENTAIRES 8 au 13 MAI 2001 2928378A En v Ente mai Ntenant du 27 février au 28 avril (514) 790-1111 Ménage à trois 2929266A Réservation : (514) 790-1111 DU 28 FÉVRIER AU 3 MARS DU 27 JANVIER AU 3 FÉVRIER Dernière série de la saison DU 14 AU 17 MARS Lemire au St-Denis I avec la complicité de Michel Côté et Jean-Pierre Plante 2926948A 6LP0801D0203 d8 samedi 6LP0801D0203 ZALLCALL 67 00:45:53 02/03/01 B D8 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 3 FÉVRIER 2001 DISQUES Samba originelle RYTHME par excellence du Brésil, la samba redevient sporadiquement à la mode, mais peu d'entre nous en connaissent les authentiques praticiens.Sauf lors de rares occasions, ces derniers n'ont pas les moyens de sortir du pays pour faire valoir la richesse de leur patrimoine.En vedette au dernier FIJM, Timbalada fait figure d'exception.D'où l'intérêt de ce disque.Fondée en 1927, La Estaçao Primeira da Mangueira est la première et plus célèbre école de samba dont la Velha Guarda assure la transmission du volet sonore aux nouvelles générations.Depuis 1956, cette formation-école représente la vieille garde (carrément), c'est-à-dire la samba dans ce qu'elle a de plus pur ; percussions traditionnelles, choeurs légers, cordes paisiblement grattées, etc.Ont notamment participé à cet album Beth Carvalho, madame samba en personne, Lenine (mon coup de coeur l'an dernier) et Fernanda Abreu, grande prêtresse du funk brésilien.Tout amateur de racines qui se respecte adorera cette samba originelle.HHHH ROOTS SAMBA Velha Guarda da Mangueira Les Disques Bros Alain Brunet De blues et de paradoxes R.L.BURNSIDE est le bluesman le plus curieux de son temps.À 73 ans, ce vieux bougre du Mississippi a un pied dans la tradition, avec son blues des racines mal dégrossi et profondément rural.Ce qui ne l'empêche pas d'avoir l'autre dans la modernité, et de flirter avec des DJ et de jeunes producteurs à la mode.Moins sauvage mais plus subtil que ses deux disques précédents, Wish I Was in Heaven Sitting Down est un autre brillant exemple de cette ouverture d'esprit, qui ouvre elle-même sur d'étonnantes combinaisons.Les guitares bouseuses voisinent les « scratches » et les sons technoïdes, les grooves bluesés se mélangent aux boucles rythmiques.Au-dessus de cet alliage bien solide, la voix de Burnside trône sans effort, triste ou boîteuse, chantant sept décennies d'une vie âpre et difficile.« Paradoxe ultime du blues » (dixit la bio), R.L.Burnside offre en mieux senti et en plus authentique ce qu'un certain Moby a tenté de reproduire artificiellement dans les chansons gospellisantes de l'album Play.HHHH I WISH I WAS IN HEAVEN SITTING DOWN R.L.Burnside Fat Possum / Epitaph Jean-Christophe Laurence Festin hillbilly LE PLUS récent film des frères Coen n'a peut-être pas fait l'unanimité auprès de la critique, mais la trame musicale qui l'accompagne est incontestablement l'une des plus réjouissantes à avoir été entendues au cinéma ces derniers temps.Supervisé par TBone Burnett, cet enregistrement propose une visite au coeur des racines musicales « hillbilly ».Country, blues, bluegrass, folk, et accents gospel s'entremêlent de façon harmonieuse, parsemant ici et là de véritables moments de grâce.On pense notamment à la version a cappella de Down to the River to Pray par Alison Krauss ; à la plaintive O Death de Ralph Stanley ; aux magnifiques harmonies vocales d'Emmylou Harris, Alison Krauss et Gillian Welch sur Didn't Leave Nobody but the Baby.Les quatre versions de la chanson phare du film I Am a Man of Constant Sorrow contenteront à coup sûr les aficionados.Des enregistrements d'époque confèrent enfin à l'ensemble un caractère unique.HHHH O BROTHER WHERE ART THOU ?Music From A Film By Joel Coen & Ethan Coen Mercury Records / Universal Marc-André Lussier Puissant noyau de jazz anglo J'AI ÉCOUTÉ ce disque une première fois.And Then Everything Started to Look Different.Au bout de trois écoutes, c'est devenu évident : ce couple de musiciens anglos est l'un des plus inspirés dans cette île.Avec chacun un disque de haute tenue (sur Effendi), les saxophonistes Joel Miller (ténor) et Christine Jensen (alto) sont aux portes de la notoriété nationale.Sous la direction d'un Miller moins introverti et plus mature, se sont joints le batteur Karl Jannuska, le bassiste Tommy Babin, le trompettiste Aaron Doyle, John Sadowy au Fender Rhodes et piano Ð sans compter Christine.On y ressent de belles amitiés, ces bonnes gens témoignent d'une complicité exemplaire.Les exigences techniques y sont élevées, l'exécution s'y avère d'une étonnante précision.Qui plus est, on atteint l'essentiel du jazz : souplesse, propension à l'introspection, mais aussi au paroxysme.Dans le cas qui nous occupe, le contexte orchestral renvoie aux origines du jazz fusion, auquel se mêle un jazz moderne fifties-sixites, ce qui produit un mélange intéressant.Curieusement jeune et frais.HHHH .AND THEN EVERYTHING STARTED TO LOOK DIFFERENT Joel Miller Effendi Alain Brunet All Things Must Pass, 30 ans plus tard ON CÉLÈBRE ces jours-ci le trentième anniversaire d'All Things Must Pass, premier album officiel de George Harrison sans les Beatles.EMI lance pour l'occasion une version remasterisée de ce triple album ambiteux produit par Phil Spector, auquel participèrent Ringo Starr, Eric Clapton, Billy Preston et, pour l'anecdote, le jeune Phil Collins sur un titre.En prime : chutes rares de chansons connues et pièces longtemps introuvables sinon qu'en bootleg.All Things Must Pass est-il le chef-d'oeuvre qu'on voudrait qu'il soit ?Pas sûr.Vrai que l'album révéla un George prolifique et inspiré, explosant au grand jour après de longues années passées dans l'ombre de Lennon et Mc Cartney.Mais avec du recul, on constate que ce monument a aussi ses fissures.My Sweet Lord n'a rien perdu de sa ferveur contagieuse.Behind that Locked Door, Isn't it a Pity ou Hear Me Lord tiennent toujours bien la route.Par contre, l'interminable Wah Wah tourne en rond, Ballad of Sir Frankie Crisp n'a plus grand-chose à offrir et les jams sessions de la fin ont plutôt mal vieilli.Bref, All Things Must Pass aurait fait un excellent album double et un génial album simple.Quant à la version 2000 de My Sweet Lord, était-ce vraiment nécessaire ?HHH 1¤2 ALL THINGS MUST PASS George Harrison Apple / EMI Jean-Christophe Laurence La fièvre du Sona LE PLUS grand mérite de Sona First Five, la compilation-anniversaire, est de cristalliser sur une petite plaquette de plastique l'énergie et le son de l'afterhours jubilaire Ð constamment en équilibre sur la fine ligne qui démarque le hardhouse du techno progressif, aux basses grassouillettes et effets d'audioplanage.Sona First Five regroupe treize succès de planchers de danse, parmi lesquels le fameux You Can't Hide from Your Bud (DJ Sneak), 6th Sense (Josh Wink), l'excellente Time & Space de François K ou la veloutée 90 Degrees (Counter Plan) qui ouvre cette compilation.Contre : bien que Sona First Five ne soit pas un album de DJ, les titres sont lamentablement mixés.Aurait mieux valu laisser trois secondes de blanc entre les titres.Pour : quiconque a déjà mis les pieds dans la salle principale du Sona reconnaîtra aisément la touche pumpy et rêvasseuse qui épice la compilation.Sans tomber dans la facilité, le choix des chansons demeure éclairé et ravira à coup sûr le bassin de techno-housophiles montréalais.HHH 1¤2 SONA FIRST FIVE Artistes variés YUL / Kosh Philippe Renaud collaboration spéciale Le point J AVOUEZ, les filles, qu'à la vue de ses décolletés, de ses hanches dénudées et de sa bouche à faire fondre un curé, les hommes ont toutes les raisons du monde de désirer Jennifer Lopez.L'écoute de Come Over, LA ballade de son plus récent compact où on l'entend gémir, ne p e u t q u ' a t t i s e r l'amour qu'ils portent à la chanteuse aux courbes voluptueuses.Est-ce une raison de nous boucher les oreilles en entendant une des 15 chansons de J.Lo ?Pas du tout ! Impossible de ne pas sortir ses boules disco et ses talons hauts à l'écoute des Play, Walking on Sunshine (rien à voir avec Katrina and the Waves) et autres Ain't it Funny.Car J.Lo a comme qualité d'être bien arrangé et de loin plus rythmé que On the 6, premier album de Lopez sorti il y a deux ans.Tous les sons électropop contenus dans un synthé s'y croisent, se mêlent et s'entrechoquent.On ne reprochera donc pas à la belle Hispano-Américaine son manque d'originalité côté composition et ses emprunts à tous les genres en vogue depuis les 20 dernières années Ð disco, danse, soul, salsa.Les filles peutêtre, les hommes sûrement pas ! HHH 1¤2 J.Lo Jennifer Lopez Epic / Sony Isabelle Massé collaboration spéciale Avaler la pilule.sans se faire prier DEPUIS 1996, les nuitards montréalais connaissent bien cette formation locale investie d'une mission groovy-jazzy-funk-dub.Investie passionnément, dois-je renchérir.C'est que Jazz Pharmacy ne dore pas la pilule.On l'avale sans se faire prier.Sans non plus tomber de sa chaise.Si cette formation ne rassemble aucun virt u o s e , d e s musiciens valables en font néanmoins partie.Après 400 concerts, on a intérêt à déménager.et débusquer de bonnes idées ! Ce qui fut fait, force est de constater.Aux amateurs de groove, Jazz Pharmacy administre un traitement qui comprend d'abord une mixtion d'instruments typiques des années 70 (clavinet et wurlitzer, entre autres) sur laquelle on a saupoudré des condiments de culture numérique.Amnesia, le premier album de la formation Jazz Pharmacy, est supérieur à ce que j'ai déjà entendu d'elle sur scène Ð moins intelligible, plus touffue, plus tarabiscotée.Sur disque, les sons numériques étoffent une forme relativement prévisible (plus propre que prévu) et amènent un petit quelque chose de frais.HHH 1¤2 AMNESIA Jazz Pharmacy Sinistresound Alain Brunet Antistar derrière le bar JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE Roger Beaulieu n'a pas un nom de star.Ni une tête de star.Et encore moins l'âge de devenir une star.Mais à 49 ans, comme Richard Desjardins ou Jean Rabouin avant lui, il vient de réaliser un vieux rêve en enregistrant son premier album.Lancé cet automne en plein embouteillage de sorties de disques, Le Club est à peu près passé inaperçu.Pas de buzz médiatique, pas de ventes faramineuses, même pas de critique dans les colonnes de ce journal, trop occupés que nous étions à gérer l'avalanche des grosses nouveautés.Mais comme dirait l'autre : vieux motard que jamais.Deux mois plus tard, le disque de Beaulieu a toujours sa place dans notre pile de priorités et La Presse trouve enfin le temps de rencontrer ce late bloomer original, grand amateur de scotch et nationaliste convaincu.Pas un gros jaseux, le Beaulieu.Les questions sont souvent plus longues que les réponses, mais à force de se faire cuisiner, le gars ouvre progressivement la porte sur son parcours, ses ambitions, sa situation actuelle.Où l'on apprend que dans la vraie vie, Roger Beaulieu est propriétaire du bar Le Bulldozer, à Saint-Sauveur Ð ce bled qu'il surnomme ironiquement « le village du père Noël ».Ouvert en 1984 au premier étage de la maison familiale (où il a passé la majorité de son existence), ce pub irlandais est une véritable institution dans les Laurentides, rendez- vous obligé des fêtards du coin, touristes cool, artistes (il y a une galerie d'art au deuxième) ou musiciens en résidence dans un des trois gros studios de la région.De Claude Dubois à Annie Lennox des Eurythmics, Roger Beaulieu a vu passer pas mal de monde en quinze ans.Faune nocturne qui lui a d'ailleurs inspiré la chanson-titre de son album.« Je ne suis pas seulement le boss, je travaille aussi derrière le comptoir », tientil à préciser, comme pour justifier le réalisme de sa chanson.Si le bar reste sa principale occupation, Beaulieu avoue qu'il aimerait parfois servir autre chose que de la bière.Il espère que son disque lui ouvrira de nouvelles voies, qui, sans être celles du succès à grande échelle, lui permettront de varier ses activités.« Cet album, j'y ai toujours pensé.» lance celui qui a fondé son premier groupe de rock en 1966 et qui a toujours composé ses propres chansons.« Mais il y a eu la vie, mon bar, l'activité politique.Quand j'étais chef de village pour le PQ, je n'avais plus vraiment le temps de créer.» Au début des années 90, ce sont les encouragements du réalisateur Pierre Marchand (les soeurs Mc Garrigle, Sarah Mc Lachlan) et de la chanteuse Kate Mc Garrigle (sa blonde, pendant un temps) qui lui ont donné le « stimulus » pour se remettre à l'écriture.C'est aussi la découverte d'Alain Bashung, qui laissera une empreinte durable sur son univers poétique aux apparences naïves, dans cette façon de « dire les choses sans que ce soit vraiment clair.» Dans les derniers dix ans, Roger Beaulieu a donc remis son chapeau de chanteur, écrivant de nouvelles tounes entre deux coulées de bière pression, se produisant de façon informelle sur la scène de son petit bar, réunissant petit à petit la dizaine de musiciens qu'on retrouve sur ce disque aux sonorités rock-folk qui évoque autant Bashung et Lou Reed que le Capitaine Nô.Le Club, dit-il, est ni plus ni moins une « compilation ».La plupart des chansons de l'album datent d'il y a au moins vingt ans.Beaulieu a préféré boucler ses plus anciens dossiers et garder son récent matériel pour un éventuel prochain disque.Pas étonnant qu'on y retrouve, à mots voilés, quelques allusions au référendum de.1980 (Les trottoirs sont gris) ou des appels déguisés à la mobilisation du peuple québécois (Enwoèye).Une patch fleurdelisée sur son blouson de jeans, l'ami Roger assume pleinement cet engagement politique, typique de sa génération.Mais hors de question de chanter ouvertement le nationalisme, « sinon tu passes pour un béret blanc ».Sortir un premier disque à presque 50 ans ?Beaulieu n'a aucun problème avec ça.« Y a des écrivains qui sortent un premier livre à 60 ans.Y a des scultpeurs et des peintres qui sont reconnus 30 ans après leur mort », observe-t-il en haussant les épaules.Et puis, il y a cette sensation d'accomplissement.« On a perdu trop de temps à rêver de projets de société, et on avait fini par oublier les rêves individuels.Faut pas attendre d'avoir deux minutes à vivre pour regretter ce qu'on n'a pas fait.» Beaulieu sait qu'il n'est pas Britney Spears.Ses chansons ont un peu joué à COOL et à Radio-Canada.Mais sa maison de disque vise aussi les médias écrits et les radios parallèles.Des spectacles sont également prévus pour le printemps, et qui sait si Roger Beaulieu ne déménagera pas son Bulldozer dans un bar du plateau, en attendant que le bouche à oreille fasse son oeuvre.Deux autres bières, boss ! Photo DENIS COURVILLE, La Presse © Roger Beaulieu : « On a perdu trop de temps à rêver de projets de société, et on avait fini par oublier les rêves individuels.Faut pas attendre d'avoir deux minutes à vivre pour regretter ce qu'on n'a pas fait.» 6LP0901D0203 d9 samedi 6LP0901D0203 ZALLCALL 67 00:50:27 02/03/01 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 3 FÉVRIER 2001 D9 Mireille Proulx MARS Terrebonne > (450) 492-4777 Théâtre du Vieux Terrebonne Lorraine Desmarais trio MARS St-Jean > (450) 358-3949 Cabaret-Théatre du Vieux St-Jean Guy Nadon et le Band du roi du drum FÉVRIER Beloeil > (450) 464-4772 Centre culturel MARS Longueuil > (450) 670-1616 Théâtre de la ville JANV.Beloeil > (450) 464-4772 Centre culturel FÉVRIER Ste-Geneviève > (514) 626-1616 Salle Pauline-Julien FÉVRIER L'Assomption > (450) 589-9198 Théâtre Hector-Charland FÉVRIER Longueuil > (450) 670-1616 Théâtre de la ville FÉVRIER Sept-Iles > (418) 962-0100 Salle de spectacle de Sept-Îles FÉVRIER Baie-Comeau > (418) 295-2000 Théâtre de Baie-Comeau MARS Terrebonne > (450) 492-4777 Théâtre du Vieux Terrebonne MARS Joliette > (450) 759-6202 Salle Rolland-Brunelle MARS St-Hyacinthe > (450) 778-3388 Salle du Collège St-Maurice TOURNÉE prenez la route du Cet hiver, AZZ 2930159A EN BREF Maelström, le film de Denis Villeneuve qui vient de remporter cinq prix Génie à Toronto, sera distribué aux États-Unis par Arrow Pictures, a annoncé son distributeur canadien Alliance Atlantis Vivafilm.Maelström, qui sera présenté dans les prochains jours à la Berlinale, a reçu un accueil favorable, il y a quelques semaines, au festival Sundance, en Utah.Le film sera également distribué en France, en Espagne, en Grèce, au Japon et plusieurs autres pays, a annoncé Alliance Atlantis.Peter Criss quitte Kiss Peter Criss, batteur de Kiss, a décidé de quitter la tournée d'adieu mondiale qu'effectue le groupe de hard rock américain.Sur son site Web, la formation a fait savoir qu'il serait remplacé par Eric Singer, qui fut luimême batteur de Kiss entre 1991 et 1996.Le groupe, qui n'a pas précisé les raisons du départ de Criss, poursuit actuellement sa tournée d'adieu avec des concerts prévus à partir de la mi-mars au Japon et en Australie.Il pourrait donner son dernier spectacle en avril au Madison Square Garden de New York, ville qui vit leurs débuts en 1973.Un spectacle au bénéfice du Salvador Des organismes québécois ont décidé d'organiser un spectacle au bénéfice du Salvador, à la suite du tremblement de terre survenu le 13 janvier dans ce pays d'Amérique centrale.Animée par la comédienne Marie- Lise Pilote, cette soirée aura lieu le 14 février au Club Soda de Montréal.Secondé par le Centre d'études et de coopération internationale (CECI) et le YMCA, le comité Avec toi Salvador Contigo est l'instigateur de ce spectacle, dont les profits serviront à acheter des matériaux de construction ainsi que des biens de première nécessité.Quelque 500 000 Salvadoriens se retrouvent sans abri depuis le séisme.Le pianiste de jazz Lou Levy est mort Le pianiste Lou Levy, qui a accompagné de grandes vedettes du jazz comme Ella Fitzgerald et Sarah Vaughan, est décédé à Los Angeles, le 23 janvier, à la suite d'une crise cardiaque.Il était âgé de 72 ans.Le travail de Levy se retrouve sur plus de 100 enregistrements, notamment de Benny Goodman et Stan Getz.Levy a aussi été du groupe Supersax durant les années 70.Catherine Zeta-Jones sera aux Oscars L'actrice britannique Catherine Zeta-Jones participera le 25 mars à la présentation de la 73e remise des Oscars, a annoncé hier l'Académie des arts et des sciences cinématographiques.L'actrice et chanteuse Jennifer Lopez et l'acteur Kevin Spacey, déjà détenteur d'un Oscar de meilleur acteur pour son rôle dans American Beauty (1999), seront également présentateurs, selon l'Académie.Mme Zeta-Jones, 31 ans, est de la distribution du film Traffic de Steven Soderbergh, l'un des plus sérieux prétendants à l'Oscar cette année.Maelström vendu aux États-Unis \u2039\u2039 Il y a trop de blanc au Québec! \u203a\u203a - Michel Mpambara 8-9-10 MARS 1200 rue de Bleury, Mtl Billets : (514) 861-4036 Admission : (514) 790-1245 Placedes- Arts En tournée! SUPPLÉMENTAIRES AU GESÙ 16 et 17 MARS MARS 22 > Amos 23 > Val d'Or 24 > Sanneterre 30-31 > Sherbrooke AVRIL 6 > Shawinigan 20 > Granby 21 > Beloeil FÉVRIER 16 > Valleyfield 22-23 > Terrebonne MARS 2 > Joliette 3 > Ste-Julie 7 > Longueuil 8-9-10 > Montréal 21 > Rouyn COMPLET 2929204A LE DIMANCHE 4 FÉVRIER 2001 À 11 H L E P I A N O Au programme : Mozart, Liszt et Ravel David Jalbert, piano Piano nobile de la Salle Wilfrid-Pelletier Muffins, jus et café servis gratuitement entre 10 h 20 et 11 h ADMISSION : 6 $, FAMILLE (2 adultes, 2 enfants) : 20 $ (taxes incluses) Renseignements et réservations : (514) 842-2112 2923321A 2929499A 2929791A Petru GUELFUCCI avec le soutien de la COLLECTIVITÉ TERRITORIALE DE CORSE 3 février TROIS-RIVIÈRES Salle J.Antonio Thompson 4 février STE-FOY Salle Albert Rousseau 7 février SHERBROOKE Salle Maurice O'Bready 8 février LAVAL Salle André Mathieu 9 février GATINEAU Maison de la Culture 2929340A La Presse 3 février 2001 Page D10 manquante La Presse 3 février 2001 Page D11 manquante 6LP1201D0203 d12 samedi 6LP1201D0203 ZALLCALL 67 00:49:13 02/03/01 B D12 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 3 FÉVRIER 2001 TECHNO Little Vega devenu grand ! Le DJ new-yorkais crée des remous avec un son house aux forts accents latins P H I L I P P E RENAUD collaboration spéciale « SI JE ME considère comme un musicien ?Bien sûr, répond sans hésiter le DJ et producteur newyorkais d'origine cubaine Louie Vega.Viens écouter au Sona samedi soir comment je fais de la musique avec les platines, tu vas voir ! » Bien sûr, quelle question.Parmi tous les DJ du monde, Little Louie Vega et son partenaire Kenny « Dope » Gonzales, mieux connus sous l'appellation Masters at Work, sont probablement parmi les visionnaires les plus éclairés de la musique house.D'ailleurs, la mode latino qui embrase les planchers de danse depuis quelque temps a été instaurée par eux.« Et je ne pourrais pas en être plus fier, se réjouit le sympathique bonhomme, joint cette semaine à ses quartiers généraux de son Bronx natal.Il y a beaucoup de gens talentueux dans la communauté latine, il est temps que les gens s'en aperçoivent.Tito Puente, Jose Feliciano, Santana, ils ont toujours été là, mais aujourd'hui, on les reconnaît davantage.Et puis, grâce à la mode house, les jeunes ont désormais accès à notre son.C'est important.» Bien sûr, le sang latin coule dans ses veines, mais le virus musical du Sud, il l'a contracté par son oncle, Hector Lavoe, un grand chanteur de salsa qui a connu un succès international dans les années 60 et 70.« Il était génial ! Je me souviens, lorsque j'étais petit, j'allais au Madison Square Garden le voir chanter.Mes parents étaient si fiers de lui ! Sa vision de la musique latine, qu'il combinait déjà avec la soul, le funk, la musique africaine, m'a beaucoup influencé.» Des influences que l'on retrouve dans le corpus des Masters at Work, regroupé sur deux magnifiques coffrets sortis l'an dernier (Masters at Work : Tenth Anniversary Collection, Part I & II, sur le label BBE).Témoignages de l'évolution de la dance music, ces coffrets renferment des perles house, hip hop ou breakbeat aussi éclectiques qu'indémodables.Un titre comme The Nervous Track (1993), la première sous le nom de Nuyorican Soul et la première sur laquelle la paire de DJ travaillait avec de vrais musiciens, n'a pas pris une seule ride.Dix années de travail acharné, donc, pour faire évoluer la musique dance, sous différents pseudonymes : Masters at Work, pour les titres à saveur plus électronique ; MAW pour les titres house à saveur live ; Nuyorican Soul pour les chansons jouées par de vrais instrumentistes ; Kenlou pour les projets plus « urbains », à base de breakbeats et d'échantillons.« Chacun de ces noms utilise différents types de musique, ou plutôt différentes facettes de notre personnalité musicale.» Depuis que Louie Vega a entendu Larry Levan enfiler les vinyles au Paradise Garage (la légendaire boîte gay de New York) en 1980, la passion de la danse Ð et de la production Ð ne l'a jamais quitté.« Si tu regardes ces dix années de travail, tu peux constater qu'il y a une progression en matière de musique, analyse-t-il.Ça a commencé avec quelques dubs (simples remix épurés des voix), en travaillant avec des loops, des petits bouts de voix.Comme les jeunes font aujourd'hui, je pense, mais tout ça a évolué en différentes sonorités, différentes vibrations.Lorsque The Nervous Track est arrivé, ça été un gros changement pour nous.J'ai enfin eu la chance de faire ce que j'avais envie, travailler avec de vrais musiciens.» Le projet Nuyorican Soul a abouti en un superbe album éponyme (sur Giant Step, 1997), qui allie disco, funk, soul, vibrations latines et gospel, le tout étoffé dans une production à couper le souffle.« Grâce à Nuyorican Soul, nous avons atteint un autre niveau, en travaillant avec tous ces bons musiciens Ð George Benson, Tito Puente, Eddie Palmieri, Roy Ayers.» Pour les fans, sachez qu'une suite est prévue pour 2002.Avec le recul, de quoi êtes-vous le plus fier, monsieur Vega ?« Comme DJ, j'ai sûrement influencé quelques jeunes ; ça, c'est très inspirant.Jeune, j'allais entendre des DJ comme Larry Levan, David Mancuso, Jellybean, Tony Humphry.Je me souviens de l'influence qu'ils ont eue sur moi.Et je me dis que, moi aussi, j'ai peut-être de l'influence sur de jeunes aspirants DJ.Et je trouve ça très beau.» De nouvelles passions naîtront sûrement, ce soir, au Sona.LITTLE LOUIE VEGA sera au bar Sona, 1439, rue de Bleury, ce soir, avec Eric Morillo.Infos : (514) 282-1000.PHOTO CARLOS AMOEDO Le DJ Little Louie Vega, un visionnaire de la musique house, est en spectacle ce soir au Sona.Concours Procurez-vous un bon de participation au Musée Mc Cord, à la Place Montréal Trust, au Complexe Desjardins ou à La Baie centre-ville.Répondez correctement aux 8 questions et courez la chance de gagner un des onze fabuleux prix dont une fin de semaine de luxe au Ritz-Carlton.Ne tardez pas, le concours Simplement Montréal prend fin le 16 février.Grande vente à la Boutique du Mc Cord Du 5 au 28 février.Marchandise d'exposition et artisanat canadien (prix spéciaux pour membres).Également à l'affiche Tziganes ! Le vendredi 9 février à 20 h Concert de Viva Voce, avec commentaires bilingues, inspiré par une vision idéalisée du mode de vie des Tziganes Deux guitares en folie ! Le samedi 10 février à 13 h 30 Concert rigolo dans le cadre du Festival de musique pour jeune public Atelier de cartes de St-Valentin Le dimanche 11 février à 13 h 30 Atelier bilingue qui vous plonge dans la collection du Musée et dans l'univers de l'art postal Sur les traces de Cupidon Le mercredi 14 février de 17 h à 20 h Parcours bilingue pour amoureux LES PLACES SONT LIMITÉES ! Simplement Montréal coup d'oeil sur une v i l l e unique 690, Sherbrooke O., Mtl.Métro Mc Gill ou autobus 24 (514) 398-7100, poste 234 www.musee-mccord.qc.ca LES PRODUCTIONS MICHELINE GERVAIS 2927936A Centre Canadien d'Architecture 1920, rue Baile, Montréal 514 939.7026 www.cca.qc.ca Présenté par du 15 novembre 2000 au 1er avril 2001 Photo : © Fondation Daniel Langlois villes en mouvement 2918605A 6LP1301D0203 d13 6LP1301D0203 ZALLCALL 67 00:48:18 02/03/01 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 3 F É V R I E R 2 0 0 1 D 1 3 EXPOSITION Photo Archives photographiques, Château Royal du Wawel Le déballage des tapisseries au Musée national de Varsovie, le 17 janvier 1961.L'odyssée d'un trésor de guerre JENNIFER COUËLLE JOHN PORTER est enflammé.Pour cause.Le directeur du Musée du Québec a réussi ce que d'autres ont tenté.La mise sur pied d'une exposition de trésors polonais.Et pas n'importe lesquels.Ceux qui, entre 1948 et 1961, ont été conservés, non pas tant dans le secret que dans le mystère, sous le grand escalier de l'édifice de pierre du parc des Champs-de-Bataille.Organisée en collaboration avec le Château royal du Wawel, à Cracovie, Le Retour des trésors polonais ouvre ses portes jeudi.Il faut voir un peu l'aventure.Pour différentes raisons, les tentatives des prédécesseurs de M.Porter qui ont voulu donner jour à cette expo n'ont pas porté leurs fruits.« Les circonstances n'ont peut-être pas été aussi bonnes qu'elles l'ont été pour moi, laisse tomber le directeur.Il y a exactement quinze mois, j'ai effectué une mission en Pologne pour rencontrer mon homologue (le directeur du Château royal du Wawel Jan K.Ostrowski agit, avec John Porter, à titre de commissaire de l'exposition).Le projet s'est rapidement dessiné et nous avons retenu un certain nombre de pièces qui avaient, à l'époque, séjourné à Ottawa ou à Québec.» Dans les faits, 25 % de cette exposition qui réunit plus de 80 oeuvres et objets d'art décoratif datant des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles (ce joli tout est évalué à environ 100 millions) fait partie des trésors qui furent évacués de la Pologne et cachés au Canada durant et après la Deuxième Guerre mondiale.« Toutes les pièces ont été réalisées en Pologne ou collectionnées par des rois et des nobles polonais », raconte M.Porter.Les tapisseries flamandes aux fils d'or et d'argent côtoieront des sabres et armures d'écaille, des tapis d'Orient et des pièces d'orfèvrerie.Côté peinture, on y trouvera des portraits de la noblesse polonaise, des scènes de genre manière Caravage, un Rubens.Sacré butin qui, selon le directeur du Musée du Québec, constitue, du moins en partie, l'identité nationale des Polonais.« C'est leur patrimoine, dit-il, c'est ce qui les définit.Encore faut-il se remettre dans le contexte où, durant la guerre, les Allemands avaient cherché en quelque sorte à faire disparaître l'identité polonaise.Varsovie, rappelez-vous, a été complètement dévastée.» Ce qui expliquerait l'accueil triomphal qu'a connu le retour de ces trésors en terre mère.En 1959, alors que seulement une fraction des trésors était rentrée en Pologne, soit deux caisses qui avaient été entreposées dans une Banque de Montréal, 100 000 visiteurs se seraient pointés en l'espace de dix jours.Comme quoi le patrimoine artistique cogne parfois dans l'âme lorsqu'il est question d'identité nationale.Il faut le soigner.Et c'est précisément ce qu'ont fait les autorités polonaises au moment de l'invasion allemande.En bref, le 1er septembre 1939, ce gros lot national a quitté à la hâte le Château du Wawel sous forme d'un petit régiment de caisses.Avant d'arriver à Ottawa, en juillet 1940, sa destination par défaut, il est passé par la Roumanie, la Grèce, la Turquie, l'île de Malte, l'Italie, la France et la Grande-Bretagne.Le tout en chariot à cheval, en camion, en bateau, en train.Fuyant à chaque fois les zones de combat.De ce côté-ci de l'Atlantique, accompagné par deux représentants du gouvernement polonais en exil, le trésor voyageur a connu comme logis une ferme expérimentale au sud d'Ottawa ; un coffre de sécurité d'une Banque de Montréal ; le couvent des religieuses du Précieux- Sang, la maison des pères rédemptoristes de Sainte-Anne-de- Beaupré, l'Hôtel- Dieu de Québec.Autant de déplacements en fonction des mouvances de la guerre et en prévision du changement de garde en Pologne.En juillet 1945, c'est chose faite.Le nouveau gouvernement communiste de Varsovie est officiellement reconnu par le gouvernement canadien.Pas question, évidemment, que la collection de tapisseries du roi Sigismond Auguste passe aux mains des Rouges.Les uns se taisent, les autres font pression.La Gendarmerie royale du Canada finit par s'en mêler, les soeurs prennent peur et lâchent un coup de fil.au très catholique Maurice Duplessis.Soupçonnant Ottawa de pactiser avec Staline, le premier ministre de la Belle Province annonce publiquement qu'il a pris les choses en main.Ces trésors dont tout le monde parle, mais que peu ont vus seront déposés dans une chambre forte désaffectée dans l'actuel Musée du Québec.Et ils y demeureront jusqu'au 2 janvier 1961, lorsque sous Jean Lesage, ils effectuent enfin le véritable voyage de retour.Aujourd'hui, ils viennent revivre un pan de leur histoire.« C'est l'occasion pour le public, commente M.Porter, de comprendre la vulnérabilité des trésors de guerre et l'importance qu'ils peuvent avoir pour les collectivités.» LE RETOUR DES TRÉSORS POLONAIS, du 8 février au 6 mai, au Musée du Québec.Le Musée du Québec expose des trésors qui furent évacués de la Pologne et cachés au Canada durant et après la Deuxième Guerre mondiale 6LP1401D0203 D14 sam.(Arts) 6LP1401D0203 ZALLCALL 67 00:48:58 02/03/01 B D14 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 3 FÉVRIER 2001 DISQUES POUR LA ST-VALENTIN OFFREZ-LUI UN FORFAIT ROMANCE À LA PARISIENNE AU RITZ-CARLTON Publiez votre message d'amour le 14 février dans la rubrique Saint-Valentin des petites annonces de La Presse.5 LIGNES D'AMOUR POUR SEULEMENT (2,80 $ chaque ligne additionnelle.) 14$ COUREZ LA CHANCE DE GAGNER LE FORFAIT ROMANCE À LA PARISIENNE POUR 2 PERSONNES INCLUANT: Un souper au chic Café de Paris, une nuit dans une somptueuse suite, un petit-déjeuner parisien au lit à l'hôtel Ritz-Carlton et une paire de billets pour assister au spectacle de clôture du Festival Montréal en Lumière : Montréal mène la danse.De plus, 4 autres personnes mériteront chacune deux laissez-passer pour le Musée des beaux-arts de Montréal, deux billets pour la pièce Macbeth de William Shakespeare présentée au Théâtre du Nouveau Monde et le livre Chasseurs d'images.Le forfait romantique aura lieu le 24 février 2001.Tous les annonceurs qui auront publié un message d'amour dans les petites annonces de La Presse seront admissibles au concours.Le tirage aura lieu le 14 février à midi aux bureaux de La Presse.Les gagnants devront répondre à une question d'habileté pour mériter leurs prix.Règlements du concours disponibles à La Presse.La valeur totale approximative des prix est de 1 355 $.Les textes devront être reçus à La Presse avant 16 h le mardi 13 février 2001.Les petites annonces : (514) 285.7111 Interurbain sans frais : 1 800 361.5013 Télécopieur : (514) 848.6287 PM68A Guide du disque et catalogue d'absurdités CLAUDE GINGRAS UN « GUIDE DU DISQUE » est destiné, en principe, à orienter le discophile dans ses achats.Comme pour les restaurants ou les voitures, il existe, forcément, des guides auxquels on peut faire confiance et d'autres plus suspects.Le récent guide intitulé L'essentiel des CD en musique classique et signé « François Juteau, en collaboration avec Denis Amiot » est unique en son genre, non pas par l'originalité de ses recommandations mais par le comique involontaire qui circule à travers ses 300 pages \u2014 302, pour être précis.Je n'ai rien contre les deux auteurs, dont je ne connais même pas les noms, ni contre l'éditeur, Quebecor.Au contraire, je trouve extrêmement l o u a b l e qu'une entreprise orientée sur le sensationnalisme propose à sa clientèle autre chose qu'une biographie de la chanteuse Dion ou des recettes de cuisine, et qu'elle l'invite à s'intéresser à la grande musique.Loin de moi, donc, l'intention de chagriner ces personnes bien intentionnées.Pourtant, c'est la solution à laquelle je dois me résigner.D'un répertoire que l'on sait immense, les auteurs ont retenu les compositeurs les plus connus et la plupart de leurs oeuvres représentatives.On s'étonne néanmoins qu'un soi-disant guide du disque ramène Chopin à cinq pages et ignore complètement les lieder et le piano de Schubert, tout le piano de Schumann sauf le concerto, et tous les quatuors de Chostakovitch.Les recommandations sont justes, dans la plupart des cas, mais, là encore, certaines omissions sont énormes.Exemple : les trois versions Bruno Walter de Das Lied von der Erde.Malgré l'« avertissement » des auteurs, à savoir qu'ils ne sont pas « le porte-voix des critiques « officiels » des grands magazines », leurs choix correspondent le plus souvent à ce qui a été exprimé ailleurs.Ainsi, parmi les quatre intégrales Beethoven de Karajan, ils retiennent celle de 1977.Voici néanmoins un livre à peu près illisible \u2014 à cause, principalement, du style (?) dans lequel il est rédigé.On se demande, par exemple, ce que veut dire une phrase comme celle-ci (p.156) : « Les tempi assez risqués ne sont jamais gâtés par une intonation toujours très juste.» Ou celleci (p.161) : « Les tempi (encore eux ! \u2014 NdlR) sont parfaitement jugés et jouent l'aspect nettement ludique de ces partitions sans complexes.» Cette autre encore (p.208) : « Fleisher revient au spectacle dans ce concerto.» Parfois, on sent qu'il y a une idée, mais il est impossible de la déceler sous l'épaisseur du vocabulaire ou la gaucherie de la grammaire.Quelques exemples : « Il ne nous baigne pas dans une mer de sentiments gluants » (p.165).« On dirait que dans sa maturité d'interprète, le chef italien semble avoir compris l'essence du compositeur autrichien.» (p.169).On dirait qu'il semble.Si la clarté de la pensée ne vous a pas frappés, écoutez ceci (p.31) : « La prise de son un peu confuse est le seul reproche qu'on peut faire à cet excellent disque.» Comment un disque affecté d'une prise de son « un peu confuse » peut-il être « excellent » ?Et en quoi exactement consistent les « désirs interprétatifs du soliste » (p.191) ?Dieu merci, les auteurs y vont parfois plus directement : « J'ai été tout simplement renversé par cette version » (p.57).« C'est spectaculaire et j'aime ça comme ça.» (p.167).N'oublions pas non plus l'élégance de certaines formules : « Berlin (lire l'Orchestre Philharmonique de Berlin) connaît cette musique comme le fond de sa poche.» (p.169).Plusieurs fautes dans les noms et titres n'ont, dans pareil contexte, aucune espèce d'importance.Le livre nous apprend que Mahler est un compositeur « allemand » (p.90), que Piatigorsky fut « le père du violoncelle soviétique » (p.101) et que Bernstein fit un enregistrement dans sa ville natale (p.138).Les auteurs ont confondu Boston et Lawrence, Mass.(où naquit le musicien).Plus loin (p.180), ils emploient le mot italien « stagione » pour désigner une troupe de chanteurs d'opéra, alors que le mot signifie tout simplement « saison ».« Les disques de Richter (Sviatoslav) ne courent pas les rues », affirment-ils deux fois de suite (pp.136 et 137).Quel style primaire et, surtout, quelle aberration, quelle ignorance finalement, quand on sait que les enregistrements de Richter pullulent et constituent la discographie sans doute la plus vaste et la plus complexe qui soit.Dans bien des cas, les auteurs répètent les mêmes commentaires exactement pour deux ou trois enregistrements d'un même artiste.Écoutez ceci, sur les Symphonies nos 4, 5 et 6 de Tchaïkovsky dirigées par Mravinsky (pp.269, 270 et 271) : > Symphonie no 4 : « Âmes faibles, s'abstenir ! La version sans concession de Mravinsky s'impose hors de tout doute.» > Symphonie no 5 : « Âmes faibles, s'abstenir ! La version sans concession de Mravinsky s'impose hors de tout doute.» > Symphonie no 6 : « Âmes faibles, s'abstenir ! La version sans concession de Mravinsky s'impose hors de tout doute.» J'ai gardé pour la fin la plus extraordinaire de toutes les absurdités (p.161) : « Meyer (Sabine) est accompagnée par les virtuoses de la Staatskapelle dont la sonorité raffinée est parfaite dans Mozart (qui eut d'ailleurs l'occasion de les entendre quand ils portaient le nom de Chapelle royale de Saxe).» L'ESSENTIEL DES CD EN MUSIQUE CLASSIQUE.Par François Juteau, en collaboration avec Denis Amiot.Les Éditions Quebecor, 2000 ; 302 pages.2925110A 6LP1501D0203 D15 sam.(Arts) 6LP1501D0203 ZALLCALL 67 00:46:02 02/03/01 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 3 FÉVRIER 2001 D15 ARTS VISUELS Charles Gagnon exposant trois Trois expositions retracent la carrière du peintre et photographe JÉRÔME DELGADO collaboration spéciale AVEC L'IMPOSANTE rétrospective que le Musée d'art contemporain lance la semaine prochaine, Charles Gagnon sera sous les feux de la rampe cet hiver.L'événement au MAC sera appuyé par un regard fort complet de son oeuvre photographique à la galerie d'art Leonard & Bina Ellen de l'Université Concordia, et par une troisième exposition chez René Blouin, son galeriste depuis 1989.En tout, seront vues près de 250 oeuvres d'une carrière de 45 ans, éclatée par les médiums, mais très cohérente dans le propos.Peintre, photographe, enseignant, cinéaste même, sculpteur à l'occasion, Charles Gagnon est un incontournable de l'art contemporain québécois.Charles Gagnon.le felquiste ?Non, bien sûr.Une anecdote veut qu'un jour, fatigué d'être pris pour un autre, le peintre aurait envoyé des fax précisant que non, il n'était pas militant du FLQ, mais bien artiste.Né à Montréal en 1934, Charles Gagnon expose depuis la fin des années 50.Que le grand public le connaisse mal s'explique peut-être par ses séjours à « l'étranger ».C'est à New York qu'il reçoit sa formation (1956-1960), où il découvre l'art, de Monet à la photographie documentaire de l'école Robert Frank.Et de 1975 à 1996, il enseigne à l'Université d'Ottawa.Il obtient ses premiers prix en 1981 en Alberta.Au Québec, ce n'est qu'autour de la soixantaine qu'il commence à en recevoir.Chevalier de l'Ordre du Québec en 1991, l'année où l'Université de Montréal lui accorde un doctorat honorifique, il remporte en 1995 la plus haute distinction pour un artiste visuel, le prix Paul-Émile Borduas.La rétrospective du MAC tombe à pic.Alors qu'il approche les 70 ans, Charles Gagnon vient de frôler une paralysie grave, voire la mort Ð il a subi un arrêt cardio-vasculaire en 1999.Bien que fragile et avec des problèmes de motricité, il garde sa lucidité, la mémoire aiguisée et une langue bien pendue.« Faut-il mourir pour être reconnu artiste ?demande-t-il.Au Québec, les artistes sont les gens de la télé.Les autres sont des artistespeintres, des artistes-sculpteurs.Mais artistes, non.Même Claude Jutra, un grand cinéaste, est devenu célèbre parce qu'il s'est suicidé.Très ému lorsqu'il évoque ses amis disparus (Gaucher, Comtois, Mc Ewen), Charles Gagnon affirme ne pas trop penser à sa propre mort.Il connaît ses limites et s'adapte.« Je repousse les choses, je fais des petits tableaux, je travaille assis.» Loin de lui l'idée d'arrêter.Il projette retourner dans le Sud-Ouest américain, là où, en 1991, il s'est mis à capter les villages et déserts de l'Utah, de l'Arizona et du Nouveau-Mexique.Une entreprise de 15 200 photos ! « Je n'ai pas tout épuisé.Je découvre encore des choses.» Certains de ces clichés sont devenus oeuvres autonomes Ð exhibées à Concordia Ð, d'autres ont servi une nouvelle signature, des polyptyques juxtaposant médiums photographique et pictural.La série Ex Situ I Ð Painted Desert : Arizona/Of Ground (1999), des paysages photographiés et des acryliques sur toile, conclura d'ailleurs l'exposition du MAC.Charles Gagnon, peintre ou photographe ?« Ça dépend des jours, répond le principal intéressé, mais toutes les définitions sont artificielles.» Pour lui, chaque médium possède sa particularité, pas question de parler d'influences entre les deux.« Dans la photographie, le cadrage est très important.S'il n'est pas bien défini avant la prise de vue, c'est foutu.Ce qui déborde est tout aussi important.Il suffit de l'imaginer.Alors que la peinture, pour moi, se définit à l'intérieur du cadre, par le format de la toile.L'extérieur n'existe pas.» La dichotomie photographie/ peinture s'exprime aussi dans l'opposition figuration/abstraction : scènes urbaines et paysages versus une peinture très expressive, souvent des monochromes, marquée par le coulis de la matière et la trace du pinceau.Il refuse pourtant de qualifier sa peinture d'abstraite, voyant la couleur en référent de la réalité.« Le vert Gagnon, c'est le vert de l'herbe », dit-il.Les 138 oeuvres réunies au MAC proposeront un voyage entre 1956 et 1999, avec des exemples de collages et de sculptures-assemblages, ainsi que trois films dont Pierre Mercure 1927-1966, un hommage à son ami musicien.Le volet photographies à Concordia couvre à peine un intervalle plus court (1966-1991).En fait, cette exposition a été lancée en 1998 par le Musée du Québec et doit se rendre en Suisse en 2001.Chez René Blouin, des tableaux de toutes les périodes seront regroupés, afin « d'exposer les tensions entre les chapitres de l'oeuvre de Gagnon », selon le galeriste.Bref, l'occasion pour ceux qui ne le connaissent pas, de découvrir un monument de l'art québécois.CHARLES GAGNON, OBSERVATIONS, Galerie d'art Leonard & Bina Ellen, jusqu'au 11 mars.Info : 514 848-4750.CHARLES GAGNON, UNE RÉTROSPECTIVE, Musée d'art contemporain, du 9 février au 29 avril.Info : 514 847-6226.CHARLES GAGNON, Galerie René Blouin, du 10 février au 24 mars.Info : 514 393-9969.Photo ROBERT MAILLOUX, La Presse © Méconnu du grand public, Charles Gagnon a pourtant marqué l'art d'ici autant que ses contemporains.Ses peintures et photographies font partie des grandes collections privées et publiques du Canada, et déjà en 1978, le Musée des beaux-arts de Montréal lui consacrait une première rétrospective.Il était donc temps de remettre les pendules à l'heure.27 et 28 janvier, 3, 4, 10 et 11 février de 10 h à 17 h Animation et jeux de neige dans un site naturel enchanteur! En collaboration avec Nouveautés! Emboulevent Hydro-Québec De glace ou vivants, les oiseaux prennent d'assaut le bateau de glace Emboulevent! Observez les animaux sauvages d'Amérique du Nord Wapitis, bisons, caribous et loups blancs arctiques en ville! Refuges chauffés de Chatchoc Volet éducatif et école de maquillage.Événements spéciaux le samedi 3 février Qualifications du Championnat du Québec de courses sur glace AUTO-QUÉBEC au Bassin olympique Rencontrez vos vedettes préférées de TVA au Château de Boule de Neige Île Sainte-Hélène 2927082A EN BREF Belle initiative d'art public SOUVENT déroutant, l'art public est trop fréquemment mal accueilli parce qu'il est mal ou peu expliqué.Heureuse donc l'initiative de la maison de la culture Marie- Uguay (métro Monk) de dévoiler l'oeuvre qui sera installée en septembre au coin des rues Centre et Atwater dans le quartier Pointe- Saint-Charles.Choisie après un concours en bonne et due forme, La Pointe est une sculpture monumentale Ð elle atteint 13,6 mètres, soit la même hauteur que les édifices avoisinants Ð, signée Gilles Mihalcean, reconnu pour travailler des matières robustes comme le bois et le métal.Ici, l'artiste a proposé une pièce très poétique en béton, en brique et en métal, s'inspirant de l'histoire et de la géographie des lieux.Sur papier, une réussite ! Première oeuvre de facture contemporaine dans tout ce secteur de la ville, La Pointe aura comme mission de valoriser une zone trop oubliée par le milieu artistique.L'exposition présente maquettes, photos du site (réaménagé en 1995) et trois autres oeuvres de l'artiste.Jusqu'au 4 mars.Info : 514 872-2044.Vodka et vidéos russes LE TRÈS PRODUCTIF Espace Vidéographe poursuit sa série d'événements à la Société des arts technologiques (SAT) avec la projection d'oeuvres de la vidéaste et artiste multidisciplinaire d'origine russe Katherine Liberovskaya.De retour d'un séjour à Moscou, elle propose un programme double ce mardi 6 février, à 19 h 30, sur le thème de Montages moscovites postsoviétiques.Une sélection de huit oeuvres expérimentales sur Vladimir Kobrin, artiste influent, et sur le collectif Ciné Fantom.À savourer avec un bon verre de vodka.Bar sur place, entrée libre.La SAT est située au 305, rue Sainte-Catherine Ouest (en face du Spectrum).Info : 514 866-4720.Vernissages Centre des arts contemporains du Québec à Montréal : Lumières vives, oeuvres Philippe Boissonnet et de Daniel Hogue, aujourd'hui à 14 h.Maison de la culture Plateau- Mont-Royal : Shooting Stars, photographies de Patrice Duhamel, aujourd'hui à 14 h.Galerie Christiane Chassay : Louise Robert, peintures, aujourd'hui à 16 h.Jérôme Delgado collaboration spéciale 6LP1601D0203 D16 sam.(Arts).6LP1601D0203 ZALLCALL 67 00:46:10 02/03/01 B D 1 6 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 3 F É V R I E R 2 0 0 1 ÉCOLES POP 2928366A Photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © Bruno Larivière, Esther Temans, Didier Boutin et Vladimir Garand.en répétition ! ?Alice! s'émerveille P H I L I P P E RENAUD collaboration spéciale AVANT, ils étaient cinq.Depuis le mois de décembre, ils ne sont plus que quatre.C'est que Vlad et Esther, de la jeune formation pop ?Alice!, viennent d'avoir leur premier enfant, un garçon qui ne fait encore pas ses nuits.Ils étaient cinq pour les préliminaires du concours des Francouvertes, mais se sont rendus en finale à quatre Ð où ils retrouveront Hugo Bonneville et La Chango Family.L'issue du concours, devenu incontournable depuis qu'il a consacré Loco Locass et les Cowboys Fringants, sera connue lundi soir dans la salle du Zest, à deux pas du marché Maisonneuve.« Nous allons essayer de gagner pour Dylan », souhaite la rayonnante Esther, qui se porte très bien, merci.Ce sera donc une semaine très chargée pour les nouveaux parents et leurs deux collègues, Bruno Larivière à la batterie et Philippe Delorme à la basse.Après la finale, ?Alice! trimbalera sa pop hydroponique sur la scène du Cabaret, vendredi prochain, lors d'un concert double avec le ludique chansonnier Didier Boutin.Avec la chanson électro-naïve de Boutin et la pop irradiante du quatuor, on aura de la relève toute fraîche à se mettre sous l'oreille.Bien.Pour les non-initiés, soit la grande majorité des mélomanes puisque ?Alice! n'existe que depuis un an et n'en est rendu qu'à son sixième concert, la musique que pond ?Alice! allie plaisir auditif et triturations sonores.Ou, dans les mots de Vladimir Garand, « c'est pop, mais avec un côté très tordu ».Comme dans Stereolab ?« Ouais, on est aussi un groupe de guitares avec un clavier Moog et des influences des années 60, répond Vlad.Mais sur scène, on n'est pas aussi froids.» Esther, quand à elle, évoque les Gainsbourg ou April March (du label Tricatel).C'est d'ailleurs sur un flash à la Gainsbourg qu'a pris forme ?Alice!.« J'avais envie de composer une chanson où des voix féminine et masculine se répondraient, indique Vlad.J'ai donc demandé à Esther Ð qui n'avait aucune connaissance musicale, ni la prétention de devenir chanteuse Ð de chanter sur Hashishin (l'une des trois chansons de leur seul démo).Ça a super bien marché ! » Après le départ des membres originaux Jocelyn et William (qui oeuvrent maintenant au sein des Breastfeeders), Vlad a recruté quelques autres musiciens avant de retrouver Bruno et Philippe, deux amis de collège.De ces quelques mois instables sont restées la pop sucrée et souvent expérimentale qui caractérise le groupe, les envolées de Moog et la chanson Stéréofantastique, le hit du quatuor qui a bien tourné sur les radios alternatives.L'occasion de participer aux Francouvertes s'est alors présentée à eux.« On a décidé à la dernière minute d'embarquer dans le concours, se rappelle Esther.J'étais déjà enceinte de huit mois, nous n'étions pas sûrs que ce soit une bonne idée.» Malgré son encombrant bedon, la chanteuse a fait son travail et le groupe s'est hissé parmi les finalistes, contre ses propres attentes.« On n'en revient pas encore ! » disent-ils, éberlués.« On est contents d'attirer l'attention, mais on a travaillé fort », ajoute Esther.Tout ça pour dire que les choses vont vite et bien pour le jeune groupe.Comme dans un rêve, tiens.Au Cabaret, Didier Boutin partagera la scène en présentant un concert un peu différent de celui présenté aux Franco Folies l'été dernier, avec un musicien additionnel (aux cuivres) ainsi qu'une poignée de nouvelles chansons savoureuses, à l'image de celles entendues sur son premier disque autoproduit, Les Choses simples.?ALICE! et DIDIER BOUTIN au Cabaret (2111, boulevard Saint- Laurent) ; info : 514 845-2014), le 9 février.?Alice! sera également des finales du concours Francouvertes le lundi 5 février au Zest (2100 rue Bennett ; info : 514 253-7007) et participera au East Side Cabaret, dans le cadre des MIMI's, le 26 février, toujours au Cabaret.2925996A ARTS VISUELS Visages déformés de Grieco COMME PÉTRIFIÉS, voire malades, les visages de Ronald Grieco étonnent.Méconnaissables, mais presque charnels, les personnages, vus de profil ou de face, présentent une peau noircie, abîmée, irréelle.En fait, les photographies Ð des autoportraits Ð de cet artiste dans la quarantaine sont des superpositions d'images travaillées en chambre noire Ð et non à l'aide de l'informatique, comme prend le soin de le préciser le communiqué.Les sujets photographiés, sont-ils humains ou sculptés ?Cette ambiguïté permet de remettre en question la représentation en art.Et de toute évidence, les références à l'histoire de l'art servent cette cause : toutes les oeuvres portent le classique Sans titre et les figures rappellent la sculpture académique.Mais c'est par ce jeu de déformation du médium, par cette soi-disant illusion de la chair, que le propos de Grieco atteint sa cible.L'exposition Incarnate se poursuit jusqu'au 17 février à la petite galerie Lieu Ouest (édifice Belgo), souvent négligée, injustement.Info : 514 393-7255.Québec, capitale de la photo?POUR LA DEUXIÈME année de suite, le centre VU lançait cette semaine l'année photographique à Québec, sous le titre de Vertige de l'évidence.Un événement à ne pas manquer lors de vos visites dans la Vieille Capitale en 2001 : il y aura des choses à voir sans arrêt, ou presque, jusqu'à l'automne.Trentetrois artistes d'ici et de l'étranger sont attendus parmi lesquels Danielle April, Nicolas Baier, Barbara Claus et Gabor Szilasi.Les manifestations n'auront pas seulement lieu en galerie (plusieurs adresses), mais aussi sur le Web et à l'extérieur dont le projet attendu se déroulera à la fin de l'été.Info : 418 640-2585.Jérôme Delgado collaboration spéciale 6LP1701D0203 D17 sam.(Arts).6LP1701D0203 ZALLCALL 67 00:48:07 02/03/01 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 3 FÉVRIER 2001 D17 À L ' A F F I C H E CETTE SEMAINE Les horaires de cette page doivent parvenir avant mercredi au Service des arts et spectacles, LA PRESSE, 7 Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 Théâtre THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE (Place des Arts) Mambo italiano, de Steve Galluccio.Trad.de Michel Tremblay.Mise en scène de Monique Duceppe.Avec Michel Poirier, Patrice Godin, Véronique Le Flaguais, Normand Lévesque, Pierrette Robitaille, Mireille Deyglun, Maude Guérin et Adèle Reinhardt.Du mar.au ven., 20h; sam., 16h et 20h30.Jusqu'au 3 fév.THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE (84, Ste- Catherine O.) Monsieur Bovary, de Robert Lalonde, inspiré de Gustave Flaubert.Mise en scène de Lorraine Pintal.Avec Gilles Renaud, Marie Tifo, Gabriel Sabourin, Jacques Leblanc, Jean- Jacqui Boutet, Lorraine Côté, Hugues Frenette, Édit Paquet, Lou Babin et Patricia Nolin.Du mar.au ven., 20h; sam., 15h et 20.Jusqu'au 11 fév.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT (4664, St-Denis) Intérieur, de Maurice Maeterlinck.Mise en scène de Denis Marleau.Avec Gabriel Gascon, Gregory Hlady, Pascale Montreuil, Marie- Claude Marleau, Annik Hamel, Daniel Soulières, Catherine Asselin-Boulanger et Éliane Préfontaine.Du mar.au ven., 20h; sam., 15h et 20h; dim., 15h.jusqu'au 17 fév.THÉÂTRE DE QUAT'SOUS (100, av.des Pins E.) Le Mouton et la Baleine, de Ahmed Ghazali.Mise en scène de Wajdi Mouawad.Avec Paul Ahmarani, Peter Batakliev, Saïd Benyoucef, Nazih Bouchareb, Pascal Contamine, Pierre Curzi, Gérald Gagnon, Jean-Denis Levasseur, Serge Marius Takri, Dany Michaud, Igor Ovadis, Danièle Panneton et Robert Vézina: 20h.Jusqu'au 17 fév.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI (3900, St-Denis) Le Langue-à-langue des chiens de roche, de Daniel Danis.Mise en scène de René Richard Cyr.Avec Marie-France Lambert, Dominique Quesnel, Normand D'Amour, Pierre Collin, Jean-François Pichette, Isabelle Roy, Catherine Bonneau, Patrick Hivon et Sébastien Rajotte: 20h.Jusqu'au 3 fév.THÉÂTRE DENISE-PELLETIER (4353, Ste- Catherine E.) L'Avenir est dans les oeufs précédé de Jacques ou la soumission, d'Eugène Ionesco.Mise en scène de Jacques Allard.Avec Jacques Allard, Stéphane Brulotte, Simone Chartrand, Louisette Dussault, Jacques Girard, Françoise Graton, Gilles Pelletier, Christiane Proulx et Évelyne Rompré.Ven., 20h; sam., 16h.Jusqu'au 17 fév.THÉÂTRE ESPACE GO (4890, boul.St- Laurent) Les Règles du savoir-vivre dans la société moderne, de Jean-Luc Lagarce.Mise en scène de Serge Denoncourt.Avec Andrée Lachapelle, Annick Bergeron, Henri Chassé et David Savard.Du mar.au ven., 20h; sam., 16h et 20h.Jusqu'au 3 fév.THÉÂTRE PROSPERO (1371, Ontario E.) Camera Obscura, d'après le roman de Vladimir Nabokov.Adapt.et mise en scène d'Oleg Kisseliov.Avec Gabriel Arcand, Noémie Godin- Vigneau, Patrice Savard, Daniel Mercille, Marina Lapina, Christophe Rapin, Margarita Gutiérrez, Jean-Antoine Charest et Jocelyn Caron.Du mar.au sam., 20h.Jusqu, au 17 fév.LA LICORNE (4559, Papineau) Le Rire de la mer, de Pierre-Michel Tremblay.Mise en scène de Marie Charleboix.Avec Christian Bégin, Marie Charlebois, Patrice Coquereau, Pier Paquette et Isabelle Vincent.Du mar.au sam., 20h; mer., 19h.Supplémentaire le 28 janvier à 15h.Jusqu'au 3 fév.GESÙ (1200, de Bleury) Le Visiteur, d'Éric-Emmanuel Schmitt.Mise en scène de Françoise Faucher.Avec Jean- Louis Roux, Emmanuel Bilodeau, Frédéric Desager et Anne Bryan: 20h.Jusqu'au 10 février.STUDIO-THÉÂTRE JEAN-VALCOURT (100, Notre-Dame E.) Les femmes de bonne humeur, inspirée de l'oeuvre de Carlo Goldoni, d'après la traduction- adaptation de Marco Micone.Mise en scène de Serge Denoncourt.Avec Amélie Bonenfant, Sophie Cadieux, Sébastien Dodge, Rose-Maïté Erkoreka, Mathieu Gosselin, Renaud Lacelle-Bourdon, Anne-Marie Levasseur, Lise Martin, Éric Paulhus et Simon Rousseau: 20h.Jusqu'au 3 fév.THÉÂTRE PROSPERO (1371, Ontario E.) L'amante anglaise, de Marguerite Duras.Présenté par le théâtre de Fortune, mise enscène de Jean-marie Papapietro avec André Delage, Marie-Claude Sabourin et Luc Vincent.Du 30 janvier au 11 fév.20h15.SALLE FRED-BARRY (4353, Ste-Catherine E.) Extasyland.com, texte et mise en scène de Jean-Frederic Messier avec les diplômés du Conservatoire d'art dramatique de Montréal.Suppl.jusqu'au 3 fév.19h30.Pour enfants MAISON THÉÂTRE (245, Ontario E.) Auj.et dim., 13h 15 15h, Un autre monde, de Réjane Charpentier.Mise en scène d'André Laliberté.Marionnettistes: Simon Boudreault et Marie-Pierre Simard.(4 à 8 ans) CENTRE SAIDYE BRONFMAN (5170, chemin de la Côte-Ste-Catherine) Dim., 14h; (anglais), Un violon sur l'épaule, de Joël Da Silva.(7 à 12 ans) THÉÂTRE HECTOR-CHARLAND (225, boul.l'Ange-Gardien, L'Assomption) Dim., 15h30, Bébé Dragon (3 à 10 ans) Danse STUDIO DE L'AGORA DE LA DANSE (840, Cherrier) Brain, de Sarah Bild.Avec Tom Casey, Laurence Lemieux, Robert Meilleur, Mathilde Monnard et Carole Prieur: 20h.Jusqu'au 3 février et du 7 au 10 février.Présentation de Danse-Cité.TANGENTE (840, Cherrier) Substance, de David Kilburn et Anémone de Tom Plischke: 20h30.Dim.19h30.Musique CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR Auj., 15 h, I Musici de Montréal.Dir.Yuli Turovsky.Concert commenté.Dim., 15 h 30, Jeremy Thompson, pianiste.Chopin, Scriabine, Liszt.Série Début.Mer., 20 h, Louise Morand, musicologue.Jeu., 20 h, Jutta Puchhammer, altiste, et Élise Desjardins, pianiste.Scharwenka, Joachim, Prévost, Clarke.Ven., 20 h, Quatuor Bozzini.Cage, Ives, Marcel, Rea.CHRIST CHURCH CATHEDRAL Auj., 17 h, Tea Mamaladze, pianiste.Berg, Schumann, Moussorgsky.Dim., 13 h., Ensemble instrumental.Brahms, Tresham.Mer., 12 h 30, Patrick Wedd, organiste.Messiaen.UNIVERSITÉ McGILL (Pollack Hall) Auj., 20 h, Quatuor Alcan.Quatuors op.18 no 4, op.74 et op.131 (Beethoven).Dim., 14 h 30, Ensemble Suzuki.Dir.Jean Grimard.Mer., 20 h, Orchestre à vent de Mc Gill.Dir.Daniel Gordon.Jeu., 20 h, I Musici de Montréal.Dir.Yuli Turovsky.Janis Vakarelis, pianiste.Quintette (Bruckner, arr.Turovsky), Concertino pour piano (Couroupos), Concerto pour piano K.414 (Mozart).Ven., 20 h, Monica Guenter, altiste, Erin Flynn, chorégraphe et danseuse, et ensemble instrumental.UNIVERSITÉ McGILL (Redpath Hall) Auj., 20 h, Ensemble vocal Viva Voce et Ensemble de danse folklorique Bokréta.Dir.Peter Schubert.Musique tzigane.(Reprise ven., 20 h, Musée Mc Cord.) Jeu., 20 h, Martin Foster, violoniste, et Dorothy Fieldman-Fraiberg, pianiste.Schumann, Bach, Hétu.Ven., 12 h 15, John Grew, organiste.SALLE CLAUDE-CHAMPAGNE Auj., 21 h, Gail Desmarais et Pauline Vaillancourt, sopranos, Lise Daoust, flûtiste, Jacques Drouin, Jean-Eudes Vaillancourt et Lorraine Vaillancourt, pianistes, Julien Grégoire et Robert Leroux, percussionnistes, Quatuor de saxophones Quasar.Papineau-Couture, Moussorgsky, Wagner, Donatoni, Reich, Bartok.PLACE DES ARTS (Piano Nobile) Dim., 11 h, David Jalbert, pianiste.Bach, Fauré, Ravel, Ligeti, Liszt.Sons et brioches.CONSULAT DE POLOGNE (1500, des Pins) Dim., 19 h, Ensemble Con Brio.Vivaldi, Koussevitzky, Kreisler, Piazzolla, Schnittke.ÉGLISE DE LA VISITATION (1829, boul.Gouin E.) Dim., 20 h, Ensemble Arion.Mozart.PLACE DES ARTS (Salle Maisonneuve) Lun., 20 h, Quatuor Prazak.Quatuor op.20 no 4 (Haydn), Quatuor op.4 (Zemlinsky), Quatuor op.105 (Dvorak).Pro Musica.SALLE PIERRE-MERCURE Mer., 12 h, Pierre Jasmin, pianiste.Mozart.CHAPELLE N.-D.-DE-BON-SECOURS (400, Saint-Paul E.) Ven., 20 h, Les Boréades.Matthias Maute, flûtiste.Concertos et sonates pour flûtes à bec et flûtes traversières de Telemann, Babell, Maute, Boismortier, W.F.Bach.PAVILLON DES ARTS (Sainte-Adèle) Auj., 20 h, Thérèse Ryan, violoncelliste, et Francine Chabot, pianiste.Fauré, Schumann, Mendelssohn, Vivaldi.OLD BRICK CHURCH (Brome-Ouest) Auj., 20 h, et dim., 15 h, Trio Gagné-Richard.Schubert, Mozart, Beethoven, Strauss.MAISON DES ARTS (Laval) Dim., 14 h et 15 h 30, Orchestre Symphonique de Laval.Benoît Brière, comédien.Pierre et le loup (Prokofiev).Variétés PLACE DES ARTS (Studio-théâtre) Lun., 20h, David Marin, Geneviève Grenier et Wendy Cyr.THÉATRE ST-DENIS 1 Daniel Lemire: 20h.CASINO DE MONTRÉAL Claude Dubois, du mar.au dim.20h.Jusqu'au 18 fév.Pierre Lalonde, mar.au ven.13h.jusqu'au 9 fév.L'OURS QUI FUME (2019, St-Denis) Auj., Jean-Guy Boutin, Dim., Nick Payne: dès 21h30.JAZZI'Z (4075B, St-Denis) Paolo Ramos, 22h30, ; dim., 22h, Skip Bey, Tim Jackson.PETIT MEDLEY (6206, St-Hubert) Pierre Calvé: 20h.KOLA NOTE (5240, Du Parc) Muna Mingole: 21h.UPSTAIRS Ron Di Lauro Quintet: 22h.JAILHOUSE ROCK (30, Mont-Royal) Cynical Tzars, Rotten Heads: 21h.SWIMMING (3643, St-Laurent) Voodoo Jazz: 21h.CABARET (2111, St-Laurent) Lullaby Baxter Trio: 20h30.BRUTOPIA (1219, Crescent) Stephen Hartley: 22h.LE PIERROT (114, St-Paul E.) Dany Pouliot et Félix Leroux: 21h.LES DEUX PIERROTS (104, St-Paul E.) Yan Parenteau et Yelo Molo: 22h.PUB ST-PAUL (124, St-Paul E.) Wicked Access: 22h.SOFA (451, Rachel e.) Lili Tiger, Dany Blanco: 22h.BOITE À MARIUS (5885, Papineau) Richard Lachapelle et Mario Fredette: 21h30.CAFÉ LUDIK (552, Ste-Catherine E.) Chango Family: 21h.ESCOGRIFFE (4467, St-Denis) Sylvain Cossette: 22h.LA PETITE BOITE (2001, Rosemont) Denis Deguire: 22h.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Jean Viau: 22h.NOUVEAU CLUB SODA (1225, St-Laurent) Okoumé: 20h.LE VAS-ET-VIENT (3706, Notre-Dame O.) Trio Boris: 21h.LA PLACE À COTÉ (4571, Papineau) Claude Boivert: 21h.BIDDLE'S (2060, Aylmer) Linda Niles: dès 20h.À L'ÉCART (245, Saint-Jean, Longueuil) Marie-Claire Laroque: 20h.THÉÂTRE DU VIEUX-TERREBONNE (867, St-Pierre, Terrebonne) Sam.Patrick Huard: 20h30.Dim.Françcois Cousineau, 20h30.MOULINET (950, Île-des-Moulins, Terrebonne) 20h, The Marilyn Monroe Show, soirée cabaret Hollywood.COLLÈGE LIONEL-GROULX (100, Duquet, Ste-Thérèse) Auj.Martin Matte: 20h, Dim.: Richard Séguin.THÉÂTRE HECTOR-CHARLAND (225, boul.l'Ange-Gardien, L'Assomption) Auj.Lorraine Desmarais, 20h.Dim., 20h, Isabelle Boulay.CENTRE CULTUREL DE JOLIETTE (salle Rolland-Brunelle) Auj.20h, Martin Petit LE VIEUX CLOCHER DE SHERBROOKE (1590, Galt O., Sherbrooke) Auj., 20h30, Paul Piché.LE VIEUX CLOCHER DE MAGOG (64, Merry N., Magog) Auj., 20h30, Benoit Paquette.CABARET-THÉÂTRE DU VIEUX ST-JEAN (190, Laurier, St-Jean-sur-Richelieu) Auj., 20h, Jean-Pierre Ferland.THÉÂTRE DES DEUX RIVES (30, boul.du Séminaire N., St-Jean-sur-Richelieu) Auj., 20h, Martin Matte.Expositions MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN Expositions Marc Séguin - les Rosaces et Oeuvres-phares.Du mar.au dim., de 11h à 18h; mer., de 18h à 21h.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL (pavillon Jean-Noël Desmarais) Expositions De Dürer à Rembrandt: chefsd'oeuvre du quinzième au dix-septième siècle et Hitchcock et l'art: coïncidences fatales.Du mar.au dim., de 11h à 18h.GALERIE D'ART (Musée des Beaux-Arts de Montréal, 1390, Sherbrooke O.) Exposition Hibernation et Réflection, oeuvres des artistes de la galerie.Mar., jeu., ven., de 11h à 16h; mer., de 11h à 17h; sam., dim., de midi à 16h.POINTE-À-CALLIÈRE - MUSÉE D'ARCHÉOLOGIE ET D'HISTOIRE DE MONTRÉAL (350, Place Royale) Exposition Africa Musica!.Jusqu'au 15 avril.MUSÉE JUSTE POUR RIRE (2111, St-Laurent) Exposition Les Amuseurs.Jeu.et ven., de 9h30 à 15h30; sam., dim., de 10h à 17h.Jusqu'au 30 juin.MUSÉE DU CHÂTEAU RAMEZAY (280, Notre-Dame E.) Exposition Montréal, America!.Du mar.au dim., de 10h à 16h30.MUSÉE McCORD (690, Sherbrooke O.) Expositions Simplement Montréal: coup d'oeil sur une ville unique et Quêtes et songes - La vie et l'art d'un peuple ancien de l'Arctique.Du mar.au ven., de 10h à 18h; sam., dim.de 10h à 17h.MUSÉE D'ART DE SAINT-LAURENT (615, av.Ste-Croix) Auj.et dim., de midi à 17h, exposition L'Hiver québécois.Exposition Éventails de dentelle.Dès jeu., exposition De quel droit?.Du mer.au dim., de midi à 17h.ATELIER CIRCULAIRE (40, Molière) Oeuvres de Naomi Bellos.Du lun.au ven., de 10h à 16h.Jusqu'au 11 février.ATELIER GILFORD (841, Gilford) Oeuvres de Bob Desautels, Denyse Lahaye, Patrick Henley, François Gourd, Pablo Van Momo, Virgin ie Bédard, Bertrand Lavoie, Patrycja Walton, Michel Pedneault, Robert Deschênes, Pierrot Gaudreau, Bernard Fougères, Gabrielle Grimard, Dominique Desbiens et Armand Vaillancourt.B-312 (372, Ste-Catherine O., espace 403) Oeuvres de Marie-A.Côté et Joseph Branco.Du mar.au sam., de midi à 18h.Jusqu'au 10 février.BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC (1700, St-Denis) Expositions De la création littéraire à la création artistique - 34 reliures d'art.Du mar.au sam., de 9h à 17h.Jusqu'au 10 mars.et Encre noire, littérature et communautés noires dans le cadre du Mois de l'histoire des noirs.BORDUAS (207, Laurier O.) Bronzes de Kieff et d'André Martel.Gravures de Claude Montoya.Du lun.au ven., de 9 h à 18h; sam., de 10h à 17h.LA CENTRALE (460, Ste-Catherine O., espace 506) Photographies de Sharon Kivland et installation vidéo de Caroline Langill.Du mar.au sam., de midi à 17h.Jusqu'au 10 février.CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE (1920, Baile) Exposition Villes en mouvement.Mer., ven., de 11h à 18h; jeu., de 11h à 20h; sam., dim., de 11h à 17h.Jusqu'au 1er avril.CENTRE D'EXPOSITION CIRCA (372, Ste- Catherine O., espace 444) Oeuvres de Kevin Kelly et Valérie Kolakis.Du mer.au sam., de midi à 17h30.Jusqu'au 13 février.CENTRE DE DESIGN DE L'UQAM (1440, Sanguinet) Exposition Le nouveau Montréal: projets urbains marquants dans le Vieux-Montréal.Du mer.au dim., de midi à 18h.Jusqu'au 25 février.CENTRE DES ARTS ACTUELS SKOL (460, Ste-Catherine O., espace 511) Exposition Spare Some Social Change.Du mar.au sam., de midi à 17h.Jusqu'au 10 février.CENTRE DES ARTS CONTEMPORAINS DU QUÉBEC (4247, St-Dominique) Exposition de Philippe Boissonnet et Daniel Hogue.Jusqu'au 9 mars.CENTRE D'EXPOSITION DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL (pavillon de la Faculté de l'aménagement, 2940, chemin de la Côte Ste-Catherine) Exposition Gravures et dessins au temps de la République de Weimar.Mar., mer., jeu., dim., de midi à 18h.Jusqu'au 22 mars.GALERIE SIMON BLAIS (4521, Clark) Oeuvres de François Massé, mar., au sam., de 10h à 17h30, Jusqu'au 3 mars.GALERIE CLARK (963, Rachel E.) Exposition Clarkgraff, oeuvres de Martin Boisseau, Sylvain Bouthillette, Thomas Corriveau, Sylvie Laliberté, Éric Lamontagne et Monique Mongeau.Jusqu'au 25 février.GALERIE DARE DARE (460, Ste-Catherine O., espace 505) Oeuvres de Jean-Pierre Gauthier et Martrin Tétreault.Du mar.au sam., de midi à 17h.Jusqu'au 24 février.GALERIE DAZIBAO (4001, Berri, espace 202) Oeuvres de Willie Doherty, Marie-Jeanne Musiol et Gilles Peress.Du mer.au dim., de midi à 17h.Jusqu'au 25 février.GALERIE DE BELLEFEUILLE (1367, av.Greene) Oeuvres de Paul Béliveau, David Bierk, Éric Demers, Joe Fafard, Tom Hopkins, James Lahey, Norman Laliberté, Danièle Rochon, Michale Smith, Claude Tousignant.Du lun.au sam., de 10h à 18; dim., de 12h30 à 17h30.GALERIE D'ART D'OUTREMONT (41, av.St-Just) Exposition Entre ciel et terre.Du mar.au ven., de 13h à 18h; sam., dim., de 13h à 16h.Du 8 fév.au 4 mars.GALERIE CLARENCE GAGNON (1108, av.Laurier O.) Petits formats de Cosgrove, Ayotte, René Richard, Chantale Jean, Tougas, Lucienne Zégray, Andrée Vézina.GALERIE GRAFF (963, Rachel E.) Oeuvres de Martin Boisseau, Sylvain Bouthillette, Thomas Corriveau, Sylvie Laliberté, Éric Lamontagne et Monique Mongeau.Mer.au ven., de 11h à 18h; sam., de midi à 17h.Jusqu'au 3 février.GALERIE D'ART INTER PALLAS (2325, Guy) Exposition Après le solstice d'hiver.Du lun.au mer., de 10h à 18h; jeu.et ven., de 10h à 20h; sam., de 10h à 14h.Jusqu'au 16 mars.GALERIE KLIMANTIRIS (742, boul.Décarie) Peintures de Philippe Richard, Jan Delikat, Katerina Mertikas et Manon Otis.GALERIE LALIBERTÉ (7903, St-Denis) Aquarelles de Maurice Domingue.GALERIE LAMOUREUX RITZENHOFF (1428, Sherbrooke O.) Oeuvres de Louis Hughes et Suzanne Ferland.GALERIE D'ART YVES LAROCHE (4, St- Paul E.) Oeuvres de Corno, Tatossian, Zilon.GALERIE D'ART LEONARD & BINA ELLEN (1400, boul.de Maisonneuve O.) Dès jeu., oeuvres de Laura Vickerson.Lun.au ven., de 11h à 19h; sam., de 13h à 17h.Jusqu'au 11 mars.GALERIE D'ART - VENTE ET LOCATION - DU M.B.A.(1390, Sherbrooke) Février, artistes de la galerie.GALERIE LE ROYER (51, St-Paul O.) Oeuvres de Pierre Bédard, Robert Roy et Serge Brunoni.Jusqu'au 18 février.GALERIE LES MODERNES (372, Ste-Catherine O., espace 424) Exposition Paysages, oeuvres de Luc Bergeron, Louis Boudreault, Bruno Lacroix, Gustave Loiseau et Léon Perreault.Jusqu'au 17 février.GALERIE LIANE et DANNY TARAN (Centre des Saidye Bronfman, 5170, Côte-Ste-Catherine) Oeuvres de Lisa Neighbour.Jusqu'au 4 mars.GALERIE LIEU OUEST (372, Ste-Catherine O., espace 523) Photographies de Ronald Grieco.Du mer.au sam., de midi à 17h.Jusqu'au 17 février.GALERIE OLIVIER MARTIN (1257, av.du Mont-Royal E.) Estampes de E.Bouchard, V.Gaudreau, M.-A.Nadeau et F.Vincent.Jusqu'au 20 février.GALERIE MAZARINE (1448 Sherbrooke O.) Amaryllis de Piet Leutsch.Jusqu'au 17 fév.GALERIE McCLURE (350, av.Victoria) Mille jours de Shireen Kamran., mardi au ven.de 11h à 17h30 et sam.de 10h à 17h, Jusqu'au 24 février.GALERIE MICHEL-ANGE (430, Bonsecours) Peintures de Gérard Castonguay, Jean- Pierre Lafrance et Nicole Payette.Du mar.au dim., de 11h à 17h.Jusqu'au 11 février.GALERIE D'ART OPHÉLIE (1374, Fleury E.) Oeuvres de P.Ahrweiller, J.-Guy Desrosiers, Jacques Lisée, John Hammond, R.Palmaerts, Tex Lecor, Jacques Poirier, Sylvain Tremblay, Marc Siméon, Claude St-Jacques, Vivian Case-Fox et Marilyn Reim.GALERIE PORT-MAURICE (8420, Lacordaire) Exposition Canalisée, oeuvres de Manon Fournier.Jusqu'au 10 février.GALERIE LILIAN RODRIGUEZ (372, Ste- Catherine O., espace 405) Oeuvres de Sharon Kivland, Antonietta Grassi, Betsabée Romero, Sheila Segal et Françoise Sullivan.Du mer.au ven., de midi à 17h30; sam., de midi à 17h.Jusqu'au 17 février.GALERIE SAINT-DIZIER (20, St-Paul O.) Oeuvres de Dominic Besner, Diane Desmarais et Claude St-Jacques.Jusqu'au 18 février.GALERIE TROIS POINTS (372, Ste-Catherine O., espace 520) Oeuvres de Clint Griffin.Du mer.au ven., de midi à 18h; sam., de midi à 17h.Jusqu'au 17 février.GALERIE TURENNE (1476, Sherbrooke O.) Oeuvres de Léo Ayotte et tableaux anciens.GALERIE UQAM (pavillon Judith-Jasmin, 1400, Berri, salle J-R120) Oeuvres de Marcel Blouin, André Clément, Jean Dubois, Paul Landon, Sylvie Readman, Stephen Schofield.Du mar.au sam., de midi à 18h.Jusqu'au 17 février.GALERIE JEAN-PIERRE VALENTIN (1490, Sherbrooke O.) Peintures de Jean-Paul Riopelle, Marc-Aurèle Fortin, Paul Beaulieu et Henry Jones.Du mar.au ven., de 10h à 17h30; sam., de 10h à 17h.GALERIE VOX (460, Ste-Catherine O., espace 320) Oeuvres de Lynn Cazabon.Jusqu'au 10 février.GALERIE YERGEAU DU QUARTIER LATIN (2060, Joly) Exposition Meubles d'art, meubles de culture.Jusqu'au 18 février.GALERIE ZEKE (3955, St-Laurent) Oeuvres de Michael Hunt.Jusqu'au 4 mars.OBORO (4001, Berri, espace 301) Exposition Heavyweight - Yo Bro.Jusqu'au 11 février.OBSERVATOIRE (372, Ste-Catherine O., espace 426) Oeuvres de Kosio Minchev.Du mer.au sam., de midi à 17h.Jusqu'au 17 février.OCCURRENCE (400, Ste-Catherine O., espace 307) Exposition Chapitre.du prince, oeuvres photographiques de Claude-Philippe Benoit.Jusqu'au 17 février.OPTICA (372, Ste-Catherine O., espace 508) Oeuvres d'André Clément, Denis Lessard et Arlene Stamp.Du mar.au sam., de midi à 17h.Jusqu'au 17 février.PLACE DES ARTS (dans le corridor des Pas perdus) Photographies sur Mozongi de Marc Verret.Jusqu'au 5 février.USINE C (1345, av.Lalonde) Oeuvres d'Angela Coles.Jusqu'au 24 février.Photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © Dubois qui chante Claude Dubois présente Dubois qui chante, accompagné d'une choriste et de 12 musiciens, dont une section de cordes de six musiciennes, au Cabaret du Casino de Montréal jusqu'au 18 février.2921961A 6LP1801D0203 D18 sam.(Arts) 6LP1801D0203 ZALLCALL 67 00:55:02 02/03/01 B D 1 8 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 3 F É V R I E R 2 0 0 1 Les tisanes du Nunavik FRANÇOISE KAYLER GASTRONOTES Parmi les produits autochtones, les plantes ont une valeur particulière.On leur prête, comme à toutes les herbes, des vertus et des pouvoirs.Les tisanes sont redevenues à la mode.Avec un brin d'exotisme, de nouvelles tisanes venues du Grand Nord devraient nous séduire.Présentées l'été prochain en avant-première à l'occasion des activités organisées en marge du festival Présence autochtone, cinq tisanes traditionnelles inuites arriveront sur le marché ces joursci.Elles ont été préparées pour présenter, chacune, une ou deux plantes liées de tout temps à la culture des Inuits du Nunavik, et traitées avec des compléments que nous connaissons mieux, cannelle, réglisse, anis étoilé, menthe, etc.Ces tisanes nouvelles conservent les caractéristiques des infusions d'autrefois.C'est ainsi que le thé du Labrador (mamaittuqutik), le plus répandu et le plus connu, qui servait à traiter les difficultés respiratoires, est associé aux feuilles de raisin d'ours, aux feuilles de tussilage, à la menthe poivrée.La camarine noire (paurngaqutik), qui soulage les douleurs gastriques, est mêlée aux feuilles de bouleau, aux baies de genièvre, au clou de girofle.Le genévrier (quisiqtutauyak) bouilli était une tisane médicinale répandue.L'échinacée, la fleur de trèfle rouge, la bardane, la mélisse sont ajoutées à cette plante pour donner une tisane au léger goût camphré.Les feuilles de la ronce petit-mûrier (arpehutik), que nous connaissons mieux sous les noms de plaquebière ou de chicouté, ont une réputation solidement établie dans le soulagement de nombreux malaises.La chicorée torréfiée, le maté, l'orge torréfié sont quelques-uns des ingrédients qui s'ajoutent à cette plante pour composer une tisane à saveur légèrement boisée.Ces tisanes traditionnelles inuites sont présentées par l'Institut culturel Avatak.Fondé en 1980, cet organisme a pour but premier de veiller à la sauvegarde de la culture des Inuits du Nunavik, un territoire couvrant quelque 660 000 kilomètres carrés.L'étude des aliments traditionnels fait partie de son programme au même titre que l'étude de la langue, du folklore, de la médecine.Pour tout renseignement sur l'Institut Avataq et sur les tisanes traditionnelles inuites : 514 274-1166.Le bonheur dans l'assiette Une nouvelle collection présente une série de petits livres qui parlent de nutrition sous un jour nouveau : celui de la bonne humeur.Les éditions ADN (pour alimentation- diététique-nutrition) de Suisse ont, malheureusement, intitulé cette collection Power Food.Faisant le pari que le « bonheur passe par l'estomac », Les Recettes de la bonne humeur traduisent les termes indigestes des traités de diététiques en aliments séduisants servis dans des assiettes appétissantes.Avec ses 60 pages éclatantes de couleurs, ce petit volume entre de plein fouet dans nos préoccupations actuelles.Une cuisine d'une élégante simplicité FRANÇOISE KAYLER RESTAURANTS C'est un beau restaurant.Il y a un proverbe qui prétend que l'on s'habitue à la beauté et, jamais, à la bêtise.L'intelligence d'un restaurant, c'est la qualité de sa cuisine.Ce qui fait qu'au Fouquet's de Montréal.on ne cesse de trouver le restaurant beau et la cuisine belle ! Dans cette rue qui fut tant chantée, ce restaurant est venu s'installer longtemps après la période de gloire.Curieusement, il est de la famille de ceux qui en avaient fait la réputation.Restaurant classique, de cette forme de classicisme qui ne se démode jamais.L'ouverture n'est pas récente, mais la direction montréalaise a changé.Cependant, toujours lié au célèbre établissement des Champs Élysées, il continue d'en porter le nom et d'appartenir au même groupe.Bien protégé de la rue derrière une façade qui ne laisse rien deviner, le Fouquet's de Montréal vit dans un cadre d'une facture très européenne, soigné jusque dans les moindres détails.Deux étages peuvent accueillir la clientèle, avec des demi-niveaux qui multiplient l'espace.L'atmosphère est celle qui met la table en valeur.Et le service s'applique à mettre tout en oeuvre.Le vin a droit aux soins que donnent les sommeliers.Même dans le cas où le service au verre est demandé, l'attention est celle que l'on applique aux bouteilles : concordance avec le plat, présentation du flacon, prédégustation, tenue au frais du vin blanc.La qualité d'un amuse-bouche avant-coureur de ce qui allait suivre mérite d'être signalée.Le menu du soir est une table d'hôte complète où les plats sont nommés simplement.Dans l'assiette, ces plats sont présentés avec la même vérité.Traditionnellement accompagnée de rouille et de croûtons, la soupe de poisson avait une délicatesse rarement associée à cette préparation habituellement assez robuste.De texture fine et d'une saveur qui l'était tout autant sans être dépourvue de caractère, elle abritait de beaux morceaux de poisson, tout juste cuits par la chaleur, gardant toute leur qualité de fraîcheur.Les calmars que présente le Fouquet's n'ont rien de commun avec ce que l'on sert généralement.Blanche, tendre, la chair de ce fruit de mer présenté coupé, tout en étant entier, était surprenante.Dans l'assiette et dans le plus simple appareil (en apparence), l'agneau était parfait.Cuisson et saveur étaient à l'unisson.Simplement ourlées d'un persillé, les noisettes n'avaient besoin d'aucun artifice.Et le poisson n'avait besoin de rien d'autre que de sa fraîcheur sauvegardée par la maîtrise de la cuisson, pour réjouir le convive.Le Fouquet's cuisine les légumes avec respect.Aucun féculent, tout se passait en vert, avec des asperges fines, des pois des neiges tendres, des épinards doux, chacun cuit sans l'être ni trop ni trop peu.Pour le poisson, un concassé très fin de tomate ajoutait une pointe de vivacité parfumée.Les plats sucrés sont aussi soignés que les plats salés.La tarte fine qui eut son heure de gloire la poursuit dans ce restaurant.Le nougat glacé avait une élégance de saveurs inhabituelle.Fouquet's 2180, rue de la Montagne 514 284-2132 Ouverture : du lundi au vendredi de 12 h à 14 h et de 18 h à 22 h.Le samedi de 18 h à 22 h.Fermé le dimanche.Fumée : deux salles Soupe de poisson Calmars grillés, gros sel Noisettes d'agneau persillées Aiglefin poêlé Nougat glacé Tarte fine Tisanes Menu pour deux, avant vin, taxes et service : 75 $ à partir de: 1454 Peel 514.288.5105 Chef invité Pierrick Celibert de chez Michel Guérard HHH Michelin Suggestion: Foie gras de canard aux figues Poêlée d'escargots aux cèpes Crevettes géantes laquées au miel Daube de canard Râble de lapin en cocotte et plus encore.Vin au verre de la Maison Calvet 2926722A 6LP1901D0203 D19 sam.(Arts) 6LP1901D0203 ZALLCALL 67 00:46:19 02/03/01 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 3 FÉVRIER 2001 D19 Un fabuleux beaujolais et un Merlot DU VIN Pour beaucoup de consommateurs, les beaujolais sont les vins des tendres commencements.Leur fruité direct et décontracté (si l'on peut dire), leur bouquet exubérant, la facilité avec laquelle ils se laissent boire, etc., c'est tout cela, au départ, qui séduit.On en boit, on en reboit, on n'en a jamais assez.Et puis, assez rapidement, on s'en lasse ! Ce qui faisait leur charme Ð leur simplicité, leur côté dit gouleyant Ð est alors perçu non plus comme des qualités, mais comme des faiblesses.Et on réalise, en même temps, que beaucoup ont de petits tannins un peu verts, anguleux.S'y connaissant mieux, le consommateur recherche alors des vins plus substantiels, plus complexes, et non plus seulement des vinsboissons, comme le sont tant de beaujolais, qu'on avale à grandes gorgées sans se poser de questions « La beauté du vin, c'est qu'il défie tous les experts », aimait à répéter le grand connaisseur montréalais Henry Wojcik, aujourd'hui décédé, mot que je ne peux m'empêcher de citer de nouveau, tant il est juste.Le vin, et c'est là l'un de ses plus beaux attraits, le vin nous réserve en effet de continuelles surprises.Par le plus grand des hasards, à cause d'une soif soudaine de vin tout simple, je viens ainsi de goûter, tout récemment, et de boire (!), ce que je considère comme le meilleur beaujolais que j'aie bu de ma vie.« Vous exagérez ! » me dira-t-on.À ceux qui seraient tentés de croire qu'il s'agit là d'un excès d'enthousiasme de ma part, je recommande de goûter Ð absolument ! Ð, malgré son prix, le Moulin- à-Vent 98 Réserve du Domaine de Champ de Cour, d'un vignoble appartenant à la maison bourguignonne Mommesin.Pour dire toute la vérité : servezle à l'aveugle au plus grand des connaisseurs, et s'il découvre que c'est un cru du Beaujolais, ce connaisseur est un as entre les as ! Pourquoi ?Tout simplement parce qu'il s'agit là d'un vin manifestement hors normes, très coloré, d'un pourpre foncé magnifique, avec un bouquet large, séduisant, au fruité très pur, de fruits noirs et rouges.La bouche n'est pas en reste.Dense, dodue, ses saveurs sont irrésistibles, ses tannins fermes, mais bien enrobés, avec un boisé à peine perceptible.Étonné, ayant peine à le croire, je lui ai d'abord accordé trois étoiles, ce qui était manifestement incorrect, puisqu'il en mérite, en fait, trois et demie.Vin de spécialité (S), 557421, 24,60 $, HHH(H) $$$ 3-4 ans au moins.J'ajouterai qu'il est vinifié de façon traditionnelle (et non par la méthode de la macération carbonique), et qu'il est élevé en fûts de chêne provenant du célèbre Clos de Tart, dont Mommessin est propriétaire.Attention, toutefois : il sera sans doute difficile à trouver momentanément, puisque, selon la SAQ, il n'y en avait en début de semaine qu'une vingtaine de caisses dans les succursales, et 81 aux entrepôts.Aux amateurs curieux de comparer, je recommande d'acheter en même temps une bouteille du Moulin-à-Vent 97 Duboeuf, qui est mis en vente aujourd'hui dans le cadre de l'opération vin Oh!veritas de février.C'est un bon beaujolais, passablement coloré et corsé pour un vin de ce vignoble, aux arômes de petits fruits rouges et de prunes rouges, légèrement tannique, mais, en le goûtant, on mesure l'écart énorme qui peut séparer deux vins de la même appellation ! S, 917088, 18,95 $, HH $$ 1 an.Deux vins d'Argentine Des entreprises viticoles Ð de Californie et de France, surtout Ð , de plus en plus nombreuses, investissent aujourd'hui en Argentine, particulièrement dans la province de Mendoza, à l'ouest du pays.Cinquième producteur mondial en volume, l'Argentine a en effet tout ce qu'il faut pour produire de grands vins, estime-t-on, mais aussi des vins de milieu de gamme, et des vins plus simples, savoureux, pour tous les jours, à des prix éminemment compétitifs.On en a une preuve éclatante avec deux vins rouges nouvellement arrivés d'un producteur français, Hervé Joyaux Fabre, installé, précisément, dans la partie la plus réputée de Mendoza, à savoir Lujan de Cuyo.Le plus ouvert des deux, le Merlot 96 Lujan de Cuyo Fabre Montmayou, tout en fruits rouges, bien coloré, est un vin au bouquet de charme, qui se livre d'emblée, avec une bouche charnue, du corps, des saveurs avenantes, sur des tannins ronds et tendres.Ce n'est pas un vin très complexe, mais, n'empêche, bien peu de bordeaux offrent autant à pareil prix.Délicieux.S, 902270, 18,15 $, HHH $$ 2-3 ans.Plus retenu, son Malbec 96 Lujan de Cuyo, peut-être un brin moins coloré, a lui aussi un bouquet de bon volume, net, de fruits rouges, mais sur la réserve, assez peu intense.En bouche également, un peu plus de réserve, avec de la chair, un bon goût de fruits et des tannins eux aussi bien enrobés.S, 902262, 18 $, HHH $$ 3-4 ans peut-on croire.Une précision « Passablement corsé », ai-je écrit par inadvertance, samedi dernier, pour décrire le Gerrouane 99 La Medina (9 $), du Maroc.Il aurait fallu lire « moyennement corsé », car malgré sa riche couleur, ce n'est pas un vin très concentré, bien qu'il ne manque pas de matière.Les super-toscans 97 La SAQ mettra en vente, jeudi prochain, 8 février, un très bon lot de vins de Toscane réputés, appelés communément les « super-toscans », du grand millésime 97 : Tignanello (58 $), Sassicaia (99 $), Solaia (71,50 $), Ornellaia (90 $), et quelques autres, dont le Massetto (195 $), mais du millésime 96 celui-là.On en trouvera dans de nombreuses succursales, mais, compte tenu de la réputation du millésime, on peut s'attendre à ce qu'ils disparaissent très rapidement.Un Pouilly-Fumé Vigneron modèle de la vallée de la Loire, Pascal Jolivet y produit des vins blancs de Sauvignon blanc exemplaires, aux saveurs très pures, notamment des Sancerre et des Pouilly-Fumé, remarquables par leur élégance et leur complexité.Un de ses secrets, qui n'en est pas un puisqu'il n'en fait pas mystère : pour la fermentation, il laisse agir les levures naturelles du raisin, et n'utilise donc pas de levures sélectionnées, obtenues de marchands spécialisés.On trouve ainsi en ce moment sur le marché son Pouilly-Fumé 99 Pascal Jolivet, à la robe pâle, comme il se doit, et légèrement verdâtre, dont le bouquet, de bonne ampleur, intense, a toutes les caractéristiques du Sauvignon blanc (notamment des notes un peu herbacées, de pommes, de groseilles, etc., mais le tout sur le mode discret et bien dosé).Avec une bouche qui a de l'éclat, aux saveurs relevées et nettes, vivace grâce à son acidité.C'est un vin qui accompagnera merveilleusement les fruits de mer.S, 240420, 23,20 $, HHH $$($) 2-3 ans environ.Avec George Thurston de 5 à 8 h pm.les samedis et dimanches 2926837A La Presse 3 février 2001 Page D20 manquante "]
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