Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Lectures - Arts et Spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (4)

Références

La presse, 2001-03-18, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" 7LP0101B0318 b1 lect 18ma 7LP0101B0318 ZALLCALL 67 00:45:14 03/18/01 B Les Éditions internationales Alain Stanké editions@stanke.com www.stanke.com (514) 396-5151 La Mémoire du Québec Dictionnaire de noms propres du Québec Réservez votre exemplaire chez votre libraire.Plus que 20 jours avant l'arrivée du «NOUVEAU PETIT JEAN» de Jean Cournoyer 2926629A 7LP0201B0318 b2 lectures dimanche 7LP0201B0318 ZALLCALL 67 00:37:47 03/18/01 B ANDRÉ LEMELIN Des mots qui frappent plus fort que les images JOCELYNE LEPAGE André Lemelin, 42 ans, est l'auteur de Bloc de ciment, le conte cru qui, raconté aux adolescents d'une classe de l'école Saint-Luc, a semé le doute cette semaine sur la qualité de jugement de l'enseignant et de ses supérieurs.Le doute aussi sur la qualité du travail de l'auteur.Une drôle de semaine pour Lemelin, qui n'a jamais eu droit à autant d'entrevues de sa vie en si peu de jours.André Lemelin est bien connu des milieux littéraires montréalais.On lui doit l'organisation de différents événements dont les Contes urbains, spectacles montés par la compagnie Urbi et Orbi qui ont été bien accueillis par la critique de théâtre.En plus d'être conteur lui-même, il est aussi éditeur et sa maison, créée en 1997, s'appelle Planète rebelle.Spécialité de la maison : des petits livres qui contiennent des contes et, dans une pochette, un CD sur lequel ces contes sont enregistrés « live » ou en studio.Une trentaine de conteurs ont été publiés à ce jour.L'auteur-conteur-éditeur est un des leaders, chez les francophones, d'un mouvement fort populaire chez les anglophones et qui comprend le spoken word, la slam poetry (poésie d'improvisation et de concours) et même le rap.En français, on dit littérature orale, ou oralité.« Holdup ! Contes du Centre-Sud (c'est le titre du recueil qui contient le conte controversé) se veut dans la tradition des Contes urbains, dit Lemelin à La Presse.Dans ces contes, par exemple, la prostituée remplace la princesse, le clochard le roi, et la ruelle le château.Les personnages sont typiques du centreville.Ce sont des ratés, des agressés, des asociaux.On donne la parole aux sans-pouvoir.Le contenu est polémique et on s'adresse aux adultes.C'est un regard critique sur la société.Ce sont des contes engagés.On a fait aussi des Contes Zurbains qui étaient destinés aux ados et pour lesquels des adolescents avaient écrit des contes.Le contenu était très violent, et après la générale, les enseignants qui avaient participé à l'événement ont décidé d'annuler les spectacles prévus.Vous ne pouvez savoir à quel point les textes écrits par des jeunes peuvent être durs ! » Quant au niveau de langue choisi pour faire parler ces personnages, il est calqué sur le vrai langage de la rue.Dans Bloc de ciment, c'est le langage des prostitués du Centre-Sud et de leurs clients, « vulgaires et irrévérencieux », explique l'auteur.« J'ai vécu dix ans dans ce quartier, ça m'est rentré dedans », ajoute-t-il, après avoir précisé que pour écrire ces contes, il s'était aussi alimenté aux archives du palais de justice.« Les contes de Hold-up, je les ai récités jusqu'en Bretagne où on m'a compris.» « Je ne prône pas le joual, ajoute- t-il, mais j'ai utilisé le niveau de langage de personnages qui ne parlent ni en métaphores ni en rimes.Au lieu de faire des photos, je fais des contes.On dirait que les mots, cette fois, viennent de frapper plus fort que les images.» Lemelin ne sait pas si ses contes conviennent aux adolescents, mais il sait dans quelles circonstances ils ont été présentés aux élèves de Saint-Luc.« L'enseignant a d'abord fait entendre le premier conte aux jeunes qui écoutaient le disque en même temps qu'ils lisaient l'histoire écrite.Pour le premier conte du recueil (Hold-up !) il s'agissait d'un braquage de banque, et les élèves ont apprécié.Le deuxième conte sur le CD que le prof leur a fait entendre plus tard n'a pas eu le même effet.Un parent a porté plainte.« Je ne peux pas me prononcer sur la pertinence de faire jouer ce conte en classe.Moi, j'écris pour moi des histoires, sans compromis, pas en fonction de la réception du public.J'ai choisi la forme du conte, des mots dits pour être entendus, parce que les écrits restent.sur les tablettes.Les contes vivent, s'adaptent.Et tant qu'ils sont bons, ils peuvent durer.» Il n'y a pas que des contes urbains dans la vie de conteur d'André Lemelin.Il travaille ces tempsci à des contes traditionnels, trouvés ou inventés, relatifs à l'Abitibi d'où il vient.Et il prépare, pour 2002, un festival de littérature orale réunissant francos, anglos et autochtones.Cela s'appellera Voix d'Amérique ! « Hassan II avait été victime de deux terribles coups d'État en deux ans, dit Tahar Ben Jelloun.Il avait voulu faire un exemple terrifiant.» TAZMAMART Suite de la page B1 Tazmamart était une effrayante vengeance de Hassan II à l'encontre de 58 officiers et sous-officiers qui avaient participé Ð souvent à leur insu Ð à deux coups d'État (sanglants et spectaculaires) contre le roi du Maroc, en 1971 et 1972.Les principaux responsables avaient été tués, comme beaucoup dans le feu de l'action, ou fusillés.Il était resté de simples exécutants obéissant aux ordres Ð ou même de jeunes officiers qui avaient eu le malheur de se trouver dans les parages à ce moment-là, ou d'appartenir à la même unité, etc.Certains avaient fait partie de la troupe lors du bain de sang du palais de Skhirat, en 1971, mais n'avaient rien fait.D'autres avaient suivi le mouvement, sans savoir ce qu'ils faisaient.Certains n'étaient même pas sur les lieux.D'ailleurs, la majorité des peines de prison ne dépassaient pas trois ou quatre ans Ð des sentences plutôt légères dans ce Maroc féodal, où toutes les affaires touchant au roi étaient traitées avec un arbitraire parfait.Cependant, qu'ils aient été condamnés à deux ans ou à 20 ans de prison, les 58 condamnés avaient eu droit au même traitement : être enterrés vivants dans le trou noir des cellules de Tazmamart, au secret absolu, avec un peu d'eau et de nourriture pourrie, pratiquement dans l'obscurité, totalement privés de médicaments.Et ce, vraisemblablement, jusqu'au jour de leur mort.Tazmamart était un lieu dont les autorités marocaines niaient jusqu'à l'existence, et qui se situait hors du temps.Il n'était sans doute prévu pour personne d'en ressortir vivant.Et lorsqu'en 1991 le livrescandale de Perreault avait forcé Hassan II à en faire ouvrir les portes, il y avait déjà eu 30 morts, chez ces militaires emprisonnés jeunes et en parfaite forme physique.Une vengeance dont le caractère arbitraire et irrationnel semble remonter à la nuit des temps.« Hassan II avait été victime de deux terribles coups d'État en deux ans, dit Tahar Ben Jelloun.Il avait voulu faire un exemple terrifiant.» À cette bizarrerie près que, si bien entendu les familles et proches des condamnés savaient qu'il leur était arrivé quelque chose de terrible, le silence et le secret absolus entourant Tazmamart n'avaient rien de particulièrement exemplaire pour l'opinion marocaine Ð pardon, les sujets marocains.En condamnant à la mort lente et à la torture perpétuelle ces exécutants de quatrième ordre, Hassan II voulait peut-être à la fois rayer les événements de sa mémoire et en même temps conserver sous la main, en un lieu connu de lui seul, les témoins de sa vengeance.En s'emparant du sujet, presque dix ans après la libération des 28 de Tazmamart, Tahar Ben Jelloun devait sentir qu'il s'engageait en terrain miné.C'est en tout cas ce qu'écrit dès le 15 janvier Libération, qui ne lui a pas fait de cadeau dans cette polémique : « Je savais très bien qu'on me dirait : Tu la bouclais pendant toutes ces années, et maintenant.C'est vrai qu'à l'époque je n'ai rien fait pour ces hommes.» aurait-il déclaré au quotidien.At- il également déclaré textuellement : « J'étais comme tous les Marocains.J'avais peur.Je ne voulais pas affronter Hassan II de face.Je voulais pouvoir rentrer chez moi, où vit ma mère.» ?Est-il possible qu'il n'ait rien su de Tazmamart tout au long des années quatre-vingt, alors que la femme de Serfaty commençait à sortir des témoignages vers 1981 ?A-t-il ou non refusé les appels de Gilles Perreault, comme celui- ci le prétend, pendant qu'il écrivait Notre ami le Roi ?Me recevant dans son studio-bureau du boulevard Saint-Germain, à Paris, Tahar Ben Jelloun rejette en bloc les accusations qui se sont jetées sur lui, dans la confusion générale d'une polémique démarrée au Maroc et largement relayée en France.« Si j'ai écrit ce roman, ditil, c'est presque par hasard.J'avais rencontré au Maroc Aziz Binebine, rescapé de Tazmamart et frère d'un ami écrivain.J'avais aussitôt conseillé à cet ami d'écrire un livre làdessus.Il ne voulait pas.J'ai accepté de le faire.J'ai parlé deux heures avec Binebine, j'en ai fait un roman.Nous partageons les droits moitié-moitié.Et voilà.Lui me reproche aujourd'hui de l'avoir harcelé.Pourtant il a vu le manuscrit avant publication, est venu signer le contrat au Seuil l'automne dernier.Et, hier encore, il m'envoyait un courriel pour me demander comment vont les ventes à l'étranger.Comme le dit un connaisseur de ce pays, « toutes les affaires sont compliquées et tordues au Maroc ».Il est très possible que, malgré le « libéralisme » du fils d'Hassan II, le frère de Binebine ait hésité à écrire sur Tazmamart et préféré laisser faire Ben Jelloun.Que Binebine lui-même ait, après coup, subi des pressions de sa famille et du « Palais » pour qu'il dénonce Ben Jelloun.Là-dessus, les divers ennemis que peut avoir un écrivain marocain de Paris, célèbre et couronné par le Goncourt 87, en ont profité pour lui emboîter le pas.Il n'en reste pas moins que Ben Jelloun était, depuis le milieu des années quatre-vingt, une célébrité marocaine, qu'il était (jusqu'à quel niveau ?) reçu et invité au « Palais » avec les plus grands égards.S'il avait, à la fin des années quatre- vingt, pris publiquement position sur Tazmamart, qui relevait du domaine « réservé » d'Hassan II, non seulement il n'aurait plus été invité, mais encore il n'aurait sans doute plus remis les pieds dans son pays et sa famille aurait eu, à tout le moins, des « ennuis ».C'est peut-être beaucoup dire, comme Gilles Perreault, que « Ben Jelloun a été un peu lâche » dans cette affaire.Il a été, en tout cas, comme tous ceux qui voulaient simplement remettre les pieds au pays d'Hassan II : très respectueux de ce « domaine réservé » du roi.Lorsque le romancier dit, aujourd'hui, « je ne savais rien de Tazmamart », « je n'ai jamais refusé de parler à Perreault », on a quelques doutes.Vers 1990, Ben Jelloun n'a été, à propos du Maroc, ni héros ni suicidaire.Il avait des raisons, pas injustifiables.Cela ne lui interdisait pas, dix ans plus tard, de parler de Tazmamart.À condition de faire en même temps, non pas une autocritique, mais une vraie explication de texte.Photo ARMAND TROTTIER, La Presse © André Lemelin Tazmamart était un lieu dont les autorités marocaines niaient jusqu'à l'existence, et qui se situait hors du temps.Il n'était sans doute prévu pour personne d'en ressortir vivant.« Je ne prône pas le joual, dit André Lemelin, mais j'ai utilisé le niveau de langage de personnages qui ne parlent ni en métaphores ni en rimes.Au lieu de faire des photos, je fais des contes.» Faut-il réinstaurer l'Index?collaboration spéciale «Comment peut-on prétendre enseigner le français avec un texte aussi vulgaire et mal écrit ?» se demandait- on cette semaine dans un éditorial qui a fait couler pas mal d'encre (« Incident isolé ?», La Presse, mercredi 14 mars).L'interrogation portait sur Le Bloc de ciment, ce conte d'André Lemelin qu'un prof de troisième secondaire de l'école Saint-Luc avait mis à l'étude dans le cadre de son cours de français.sans se douter peut-être qu'il déclencherait toute une controverse.Si vous avez suivi le débat qui a défrayé la manchette, sans doute avez-vous remarqué que la plupart des intervenants y ont entretenu cette confusion très commune entre la forme et le fond, avec la malencontreuse tendance à juger l'une et l'autre selon des a priori qui mériteraient d'être débattus.En quoi le texte de Lemelin est-il mal écrit ?On aura beau relire ces passages cités à satiété par les médias, voire le recueil Hold-up ! Contes du Centre-Sud (Planète rebelle, 1999) en entier, on n'y trouvera guère de fautes de français Ð à moins de considérer comme fautif le recours à un registre populaire de la langue, conforme au milieu social dépeint.Dans ce cas, faudrait-il refaire, 35 ans après, la bataille de la légitimité littéraire du joual qui opposa Michel Tremblay aux champions de la rectitude linguistique qui trouvaient sa pièce Les Belles-soeurs (aujourd'hui sacrée classique de notre théâtre) bien vulgaire et fort mal écrite ?Revenons au Bloc de ciment et à l'infâme extrait choisi : « A suppose vaguement que son mac, qui lui a baissé son pantalon, est en train d'l'enculer avec une bouteille en criant que c'est lui le boss, pis que tout' ceux qui essayent de l'baiser, ostie de câlisse, y vont payer pour ! » En dehors de l'usage de formules orales d'usage commun (« a » pour « elle », « y » pour « il », élision du « e » muet, etc.), aucune faute syntaxique ou grammaticale proprement dite.Idem pour le passage où la prostituée Shéla fait une fellation à son client, que Lemelin présente comme un bourgeois misogyne et frustré sexuellement.Ici encore, on a trouvé matière à l'indignation.Et on a eu tout à fait raison puisque c'est en plein ce que visait le conteur.Ce qui choque, ce qui doit à juste titre choquer, c'est la violence verbale et physique évoquée sans le filtre réconfortant de la rectitude politique.Les contes urbains d'André Lemelin décrivent des situations de la réalité quotidienne ; il suffit de marcher dans le Centre-Sud de Montréal pour le vérifier.Que l'auteur expose ces situations dans un langage susceptible d'écorcher certaines oreilles sensibles relève de choix esthétiques que nul ne saurait remettre en question.La fréquentation de la littérature mondiale nous apprend que les grandes oeuvres ne sont soumises à aucun impératif de bienséance.J'inviterais ceux qui croient le contraire à relire Rabelais, Maupassant, Huysmans, Apollinaire, Miller, Céline, Genet, Jacques Renaud ou Toni Morrison (prix Nobel 1993), pour ne citer que quelques noms célébrés par l'institution.Je les inviterais aussi à méditer sur cette idée de Kafka selon qui « nous ne devrions lire que les livres qui nous mordent et nous piquent ; si un livre ne nous assène pas un coup sur la tête, à quoi bon le lire ?» Qu'on se le dise une fois pour toutes : les oeuvres littéraires ne sont pas des manuels de savoir-vivre ou de savoir-écrire.Cette problématique, il va sans dire, ne concerne pas qu'André Lemelin.Ces dernières années au Québec, des censeurs de tout crin ont eu beau jeu de crucifier sur la place publique un certain nombre d'écrivains (notamment Bertrand Gauthier, Chrystine Brouillet, Dominique Demers, même moi), à propos d'écrits jugés inappropriés pour une salle de cours.La vraie question, celle qu'on a effleurée sans vraiment la développer, serait de savoir s'il faut préciser les critères selon lesquels on devrait choisir les oeuvres littéraires mises à l'étude dans nos différents ordres d'enseignement.En bref : faut-il instaurer un nouvel Index ?Si vous penchez pour l'affirmative, j'aimerais attirer votre attention sur ces passages d'une autre oeuvre dont des exemplaires se trouvent peut-être en ce moment-même à la portée de nos ados sans défense.Histoire de vous situer un peu, la scène se passe quelque part en forêt.Après une noce abondamment arrosée qu'il présidait avec sa femme, un homme réveille sa fille endormie avec une intention inavouable : « L'homme dit tout d'abord à la petite fille qu'il la tuerait si elle criait.Il avait un couteau attaché par une ficelle autour du cou.L'homme ajouta qu'il était le diable et qu'il fallait qu'il prenne la petite fille.Il lui fit jurer de ne jamais aller à l'église du village se confesser, de ne jamais dire de prière ni de se servir d'eau bénite.Puis il mordit la petite fille très fort à l'épaule, afin de la marquer à jamais comme sa possession.Sa peau était visqueuse et sentait mauvais.Il prit dans sa main son sexe tout gonflé et le mit de force dans le petit sexe de la fillette qui hurla de douleur.» Plus loin, la femme apostrophe le père incestueux en ces termes : « Débarque du litte, à cet' heure, mon vieux maudit.T'as déniaisé la fille, il faut que je fasse la cérémonie au garçon.C'est le temps.» Quelques années après, le père professe ces conseils à sa fille, alors internée dans un couvent : « Tu es ma fille et tu me continues.Toutes ces hosties pâmées de bonnes soeurs, il faut que tu les possèdes et que tu les maléficies.» Vulgaire et amoral ?À bannir des bibliothèques scolaires, à garder hors de portée des ados, n'est-ce pas ?Au cas où vous ne les auriez pas reconnus, ces extraits sont tirés du roman Les Enfants du sabbat.d'Anne Hébert. 7LP0301B0318 b3 lectures dimanche 7LP0301B0318 ZALLCALL 67 00:38:00 03/18/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 1 8 MA R S 2 0 0 1 L E C T U R E S B 3 POLAR Dennis Lehane, Boston, et le « privé» postmoderne GILBERT GRAND Quand on le croit usé jusqu'à la corde pour avoir servi des milliers de fois, le détective privé Ð dans sa variante « dur-à-cuire » telle que magnifiée par les Hammett, Chandler, Ross Macdonald et autres Ð semble renaître toujours aussi nécessaire et incontournable.C'est qu'il occupe une place unique non seulement dans la mythologie du roman noir mais aussi dans l'imaginaire populaire : celle du justicier solitaire, un brin cynique et désabusé, incorruptible mais sans scrupules, prêt à tout, ou presque, pour restaurer un semblant d'ordre et de justice, ou à tout le moins démasquer la corruption et l'hypocrisie ambiantes.Dans la nouvelle génération postmoderne de « privés » américains qui, sous la plume des Lawrence Block, Robert Crais, Reggie Nadelson, George Pelecanos, John Wessel, etc.(pour n'en citer que quelques-uns), se débattent dans la dure réalité des années 90 tout en traînant un lourd passé qui leur colle à la peau, comment ne pas remarquer l'extraordinaire paire de détectives que Dennis Lehane envoie, depuis cinq romans déjà, arpenter les quartiers mal famés de Boston ?Retenez bien leurs noms : Patrick Kenzie et Angela (Angie pour les intimes) Gennaro ; si vous vous plongez dans l'une de leurs noires enquêtes, vous aurez hâte de connaître les autres.Transcendant les stéréotypes du genre, Lehane a d'abord su doter ses deux personnages fétiches, amis d'enfance devenus « privés », d'un passé pour le moins problématique.De prime abord, Kenzie a tout du dur-à-cuire classique, la grande gueule et les poings inclus ; mais on découvre vite, chez cet idéaliste que la violence du monde met hors de lui, des blessures secrètes héritées d'une enfance martyre.Angie, elle, paraît à la fois passionnée et pragmatique, tough et courageuse dans la poursuite de dangereux psychopathes, mais aussi étrangement hésitante et irrationn sentimentale.Elle a mis des années à se libérer d'un mari (par ailleurs copain de Kenzie, ce qui n'arrangeait rien) qui la battait régulièrement ; elle souffle maintenant le chaud et le froid sur sa relation amoureuse avec Patrick, longtemps refoulée mais qui éclôt enfin dans Sacré (Sacred, 1997), le troisième roman du cycle traduit chez Rivages Thriller.Les deux premiers épisodes Ð Un dernier verre avant la guerre (A Drink Before the War, 1994), Ténèbres, prenez-moi la main (Darkness Take My Hand, 1996) Ð les montraient se débattant tous deux dans de sordides affaires où corruption politique, pauvreté et prostitution, guerres raciales et familiales s'entremêlaient en un cocktail dévastateur.Comment assumer, puis se libérer des fautes de leurs parents (un père abusif pour Patrick, une famille mafieuse pour Angie) sans être soimême pris dans l'engrenage de la violence et de la haine ?Impossible, à moins de faire exécuter le sale boulot par Bubba, l'ami malfrat plus au moins repenti qui croit encore, lui, à la parole donnée et à une certaine justice, la sienne.Des chiens fous comme Bubba, aussi terrifiants qu'utiles adjoints de privés vedettes, on en trouve d'autres dans le polar : rappelez-vous comment Mick Ballou aide Matt Scudder (Lawrence Block), Joe Pike seconde Elvis Cole (Robert Crais) ; Cletus Purcell nettoie le terrain pour Dave Robicheaux (James Lee Burke).Par sa roublardise même, cette solution à la Dirty Harry illustre bien l'ambiguïté fondamentale manifestée par la société américaine face à la violence : destructrice, fondatrice ou salvatrice ?C'est selon ou tout cela en même temps.Relevons cependant que Dennis Lehane montre aussi comment cette justice expéditive (vigilantism) nourrit les germes mêmes du désastre (voir les ravages causés par le père de Kenzie et sa milice d'autodéfense dans le convulsif Ténèbres).La force de ces intrigues vient sans conteste de leur enracinement dans un environnement social et affectif que l'auteur et Ð a fortiori Ð ses héros connaissent bien pour y être nés, celui de la banlieue ouvrière italoirlandaise de Boston, en particulier celle de Rochester, telle qu'elle était dans les années 70-80.Kenzie et Gennaro s'y déplacent à l'aise comme deux poissons dans l'eau ; ils en savent les codes visibles et secrets, d'où leur redoutable efficacité.Mais quand une enquête les envoie en Floride, comme dans Sacré, leur maladresse est patente.D'ailleurs, ils auraient dû se méfier d'emblée, tant cette affaire était partie du pied gauche.Pour s'assurer leurs services à prix fort, le milliardaire Trevor Stone n'a pas hésité à les kidnapper en pleine rue afin de leur raconter une histoire à arracher des larmes au coeur le plus endurci : sa femme est morte dans un accident, il est atteint d'un cancer en phase terminale et sa fille Desiree a disparu, tout comme le détective chargé de la retrouver.Tout semble indiquer que la jeune fille, rendue dépressive par tant de malheurs, se soit laissée embrigader par une puissante secte experte en croissance personnelle, avant de disparaître avec l'un des responsables et deux millions de dollars ! Quand Patrick et Angie rencontreront la belle à Tampa Ð il suffisait de suivre la lignée de cadavres Ð, toutes leurs certitudes tomberont à l'écoute des confessions de Desiree : si elle s'est enfuie, c'était pour échapper à son père qui après avoir abusé d'elle, veut la tuer tout comme il a fait assassiner sa mère.Quelle famille ! Mais si, derrière le masque de sa beauté fragile à faire damner Dieu et le diable, la jeune fille éplorée cachait la froideur calculatrice d'une mante religieuse ?Détestant se faire manipuler, nos deux détectives auront besoin de tout leur petit change pour survivre dans l'arène où s'affrontent ces fauves milliardaires, pour percer la barrière de mensonges et de faux-semblants et les coups tordus que les Stone ont érigés en art de vivre et de mourir.Par son fréquent recours à l'humour, au dialogue punché à la limite du cabotinage (quitte à désamorcer le grand moment d'émotion qu'aurait pu et dû être la première étreinte entre Patrick et Angie), aux péripéties slapstick (quand Bubba s'occupe des leaders de la secte), Sacré est le récit le plus léger du cycle, le plus stéréotypé dirait-on si cela n'était pas trop péjoratif, comme une pause plutôt avant la tempête que sera Gone, Baby, Gone (1998), le préféré de l'auteur.Ses héros sortiront tellement meurtris de Prayers for Rain (1999) que Lehane leur accordera un repos bien mérité, le temps d'écrire deux romans hors série : Mystic River, qui vient de paraître, est déjà considéré par la critique comme le chef-d'oeuvre de l'auteur.Il y est question d'innocence perdue, d'amitié trahie puis retrouvée entre trois amis dans le Boston ouvrier du dernier quart de siècle.Lehane travaille actuellement sur Missing Delores.Vraiment un auteur jeune (36 ans) qui monte, qui monte.H H H 1¤2 SACRÉ Dennis Lehane Rivages Thriller, 330 pages Photo REUTERS Charles de Gaulle en compagnie de Jaqueline Kennedy à Paris, en 1961.HISTOIRE Charles de Gaulle, le meilleur ennemi Dennis Lehane travaille actuellement à un des Américains autre livre, Missing Delores.Vraiment un auteur jeune (36 ans) qui monte.LOUIS FALARDEAU En mars 1964, le président de la France, Charles de Gaulle, se rend au Mexique, au grand dam des États-Unis qui n'aiment pas voir le général se promener dans leurs plates-bandes.Cette visite les dérange d'autant plus qu'ils savent un mois à l'avance qu'il y prononcera un discours remarquable.La CIA, en effet, espionne sans vergogne l'allié français et a même une taupe très haut placée au Quai d'Orsay.Les conseillers du président Lyndon Johnson trouvent d'ailleurs le discours si bon qu'ils lui proposent d'inclure « un peu de ce parfum latin que de Gaulle exploite si magnifiquement » quand il s'adressera au président mexicain qui doit lui rendre visite avant de recevoir l'illustre français.Cette anecdote est racontée par Vincent Jauvert dans L'Amérique contre de Gaulle, un livre qui nous montre à quel point la mésentente a été vive entre les deux pays au cours des huit dernières années du règne de De Gaulle.Le journaliste du Nouvel Observateur, qui a dépouillé les archives françaises et surtout américaines depuis peu accessibles, révèle aussi que les Américains étaient informés le jour même de la teneur des propos échangés entre de Gaulle et Brejnev au cours de leur rencontre à Moscou.Bien d'autres exemples, tous plus étonnants les uns que les autres, disent comment les États-Unis espionnaient la France à cette époque, comme s'il s'agissait d'une puissance ennemie.C'est que de Gaulle agace John Kennedy, puis Lyndon Johnson, avec sa prétention de voir la France placée sur le même pied que les États-Unis.Il demande qu'elle fasse partie d'un directoire à trois (avec les États-Unis et la Grande-Bretagne) à la tête de l'OTAN et qu'elle ait autant que les autres le contrôle des armes atomiques.Puisque c'est non, de Gaulle prendra une série d'initiatives qui visent à affirmer la place de la France et qui sont très mal vues à Washington.C'est ainsi que la France se dote à grands frais de sa propre force de frappe, qu'elle reconnaît la Chine de Mao, se retire de l'organisation militaire intégrée de l'OTAN, ferme les bases américaines sur son territoire et flirte avec Moscou.Sans compter que le général se rend à Phnom Penh faire la leçon aux Américains en pleine guerre du Vietnam et lance à Montréal son « Vive le Québec libre ! ».Les Américains vont même jusqu'à inventer des complots français qui n'existent pas.Ce n'est pas vrai, en effet, que la France aide le Viêt-cong et encore moins que de Gaulle prépare un pacte secret avec Moscou prévoyant son retrait de la RDA, la réunification de l'Allemagne qui quitterait l'OTAN avec la France, chassant ainsi les États-Unis de l'Europe.Ce qui étonne dans ce récit captivant comme un roman d'espionnage, c'est de voir comment de Gaulle réussit à s'en tirer même si les moyens de la France, tant en espions qu'en argent, sont grandement inférieurs à ceux de la première puissance au monde.C'est, entre autres, que les États-Unis réagissent avec prudence aux provocations du général, les présidents suivant presque toujours les conseils des colombes et non ceux des faucons.Car si de Gaulle a des ennemis irréductibles aux États-Unis Ð par exemple Dean Rusk, le secrétaire d'État de Kennedy et Johnson Ð il y a aussi des gens qui l'estiment et le respectent et des admirateurs inconditionnels comme le président Richard Nixon et son secrétaire d'État, Henry Kissinger, qui présideront d'ailleurs à la réconciliation entre les deux pays.Nixon qui dira : « De tous les dirigeants que j'ai rencontrés, aucun ne pouvait surpasser son extraordinaire capacité de discuter de tout sujet ou de toute région du globe avec une telle compétence, une telle intelligence, et parfois, une telle sagacité et étonnante intuition.H H H H L'AMÉRIQUE CONTRE DE GAULLE Vincent Jauvert Seuil, L'Histoire immédiate, 273 pages ROMAN Au coeur du XVe siècle RÉGINALD MARTEL regimartel@sympatico.ca Le cardinal allemand Nicolas de Cues, qui consacra sa vie à la spiritualité, à la diplomatie, à la philosophie et aux sciences, n'a pas réussi ce qui lui tenait le plus à coeur, réformer l'Église de son temps, qui en avait bien besoin.Ce temps, c'est le XVe siècle, époque charnière entre le Moyen Âge et la Renaissance.Après son magistral Maître Eckhart, Jean Bédard a choisi d'inventer la vie de ce cardinal qui mourut non pas dans les flammes, mais dans le mépris condescendant de ses pairs.Son histoire est fascinante, en ce sens qu'elle révèle à quel point l'Église, encore relativement jeune, avait su déjà trahir les valeurs fondatrices du christianisme.Que des couvents aient été transformés en bordels, c'est assez anodin.Que l'Église fût devenue une immense machine à faire la guerre, sous prétexte de protéger les pauvres gens contre l'oppression des aristocrates, c'est d'autant plus grave que l'Église s'y connaissait très bien en oppression, assez en tout cas pour envoyer au bûcher ceux qui osaient s'opposer à elle, en vue de se saisir de leurs biens.Une fois encore, M.Bédard a choisi comme narrateur un personnage qui est à la fois le secrétaire et le factotum de son héros.Eckhart avait à son service, dans le roman, un homme plutôt pleutre, qui n'aurait su porter ombrage à son maître.Nicolas au contraire est accompagné d'un homme de première valeur, Henri de Pomert, fils de hussite, fort instruit des choses de la philosophie et qui a la coquetterie d'être un peu mécréant.« Mais moi, écrit-il, je ne sais ni vivre ni mourir, je ne sais ni m'élever vers le royaume céleste ni me consacrer au royaume terrestre.Je suis l'être des négoces entre le visible que je hais et l'invisible que je refuse, une poussière qui s'en va entre ciel et enfer, qui n'accroche à rien, qui n'espère rien et qui ne désespère jamais absolument.» Voilà donc un couple dont les rapports ne peuvent ressembler tout à fait à ceux d'un maître et de son disciple.Henri, qui parle philosophie en savant qu'il est, peut donner la réplique à Nicolas sans se soumettre à lui le moindrement, quelle que soit son admiration pour un cardinal qui aime la paix et la justice mais ne se console pas de voir son Église rejeter ce pour quoi elle s'est instituée, la diffusion du message chrétien.Leurs discussions ne manquent pas de tonus, sans doute, mais tout le monde ne peut les lire avec profit, faute de connaissances philosophiques, théologiques ou simplement historiques.Mon ignorance n'étant pas le lot de tout le monde, bien des lecteurs pourront comprendre d'où viennent et où vont les idées qui circulent librement dans cette biographie romancée.L'idée de « docte ignorance » par exemple, que M.Bédard reprend à quelques occasions sans réussir à la vulgariser totalement.Henri lui-même n'y adhère pas comme il le voudrait Ð il la qualifie de rêve Ð et il la définit ainsi : « C'est cela la docte ignorance, savoir que nous sommes tout entiers immergés dans la substance qui nous convient le plus, l'amour de l'inconnaissable, l'attrait de l'impossible et l'union avec l'impalpable.» Une bien jolie posture intellectuelle, concédons- le, mais il est bien difficile d'en tirer quelque chose d'utile quand on est comme Nicolas de Cues tout occupé à réaliser les tâches que lui confient les papes et qui concernent bien peu le pouvoir spirituel de l'Église.Car en ce temps-là, la Rome catholique peut se mettre en guerre, selon les circonstances, contre les Turcs, contre les princes européens, contre les clergés nationaux ou les conciles, sans négliger pour autant de torturer et d'assassiner à la pièce des hérétiques vrais ou présumés.En somme, de bien gros efforts pour convertir les infidèles ou dissidents en morts.Même s'il ne répugne pas à décrire l'abjection dans laquelle les gens d'Église ont pu se complaire, Jean Bédard a tendance à savoir dénicher dans l'horreur ce qui n'interdit pas tout à fait l'espoir.Il y parvient en prêtant à Nicolas des paroles de sagesse qui vaudraient encore aujourd'hui : « Si toutes les religions savaient autant se nier que s'affirmer, il n'y aurait plus de guerres de religion, mais l'avance d'un seul mouvement spirituel vers le divin.» Il y parvient aussi en donnant rôle et voix à des femmes qu'il sait parer de vertus sans les priver pour autant de leur beauté.En consultant fréquemment encyclopédies et dictionnaires, pour m'y retrouver un peu mieux dans le lointain XVe siècle, j'ai pu traverser avec Nicolas de Cues et Henri de Pomert l'espace de leurs vies.Le roman de M.Bédard correspond-il rigoureusement à l'époque qu'il décrit ?La réponse importe peu.L'essentiel est dans la construction d'un être de foi et de passion, poète encore aux pires heures de sa déchéance, qui à travers les siècles sait nous dire avec éloquence que l'homme, capable du pire, est parfois atteint par la grâce ; bref, un personnage.H H H NICOLAS DE CUES Jean Bédard L'Hexagone, 288 pages FILL06 7LP0401B0318 b4 lectures dimanche 7LP0401B0318 ZALLCALL 67 00:38:09 03/18/01 B BIOGRAPHIE Gustave Francq: homme de gauche et homme prospère, précurseur de la FTQ www.quebec-amerique.com « Si vous aimez une bonne histoire de famille et des secrets de famille incroyables et insoupçonnables, vous allez les trouver dans le livre de Louise Portal.» Christiane Charette, SRC « Un livre empreint de sensibilité et de spiritualité, un livre qui, sans être autobiographique, recèle certainement beaucoup d'éléments de sa propre vie et de sa propre recherche d'équilibre intérieur.» Anne Michaud, SRC Ottawa « Un roman touchant, plein de douceur, qui porte la marque de l'authenticité.» Danielle Laurin, Elle Québec Louise Portal L'Enchantée Récit d'une quête 2942114A BIOGRAPHIE Une formidable leçon d'espoir 24,95 $ Une bouleversante histoire de famille avec son lot de passions, de déceptions et de drames.Belva Plain explore ici les recoins les plus secrets de l'âme féminine.Une irrésistible comédie sentimentale 24,95 $ Une petite ville tranquille, berceau d'une étrange secte, est soudain perturbée par un meurtre et de mystérieux incidents.Une histoire bien ficelée, mêlant enquête et amour, menée tambour battant jusqu'à la révélation finale.2941269A La femme de l'Ogre CHANTAL GUY collaboration spéciale Qui aurait cru qu'une jeune Créole de la Martinique, Rose Tasher de la Pagerie, deviendrait un jour impératrice des Français aux côtés de son illustre époux, Napoléon Bonaparte ?C'est ce parcours singulier que l'auteur américaine Carolly Erickson tente d'illustrer dans une biographie, sobrement intitulée Joséphine de Beauharnais, chez Grasset.Carolly Erickson n'y renouvelle pas le genre, se contentant de faire la nomenclature des événements marquants de la vie de l'une des femmes les plus calomniées de l'Histoire de France, quoique la calomnie à l'endroit des femmes célèbres soit un sport national.Joséphine de Beauharnais n'aura pas eu plus de chance que la reine Marie-Antoinette dans la suite du monde.Jugée trop âgée pour Napoléon, qui plus est, stérile, volage, elle sera spontanément détestée par sa belle-famille, puis finalement répudiée par Bonaparte, qu'elle avait pourtant grandement aidé à se hisser au sommet du pouvoir.Sauvagement libre en Martinique, débrouill a r d e e t courageuse pendant les heures les plus sombres de la Révolution française, admirée et enviée pour son élégance, elle perdra quelque peu son autonomie et sa superbe devant le caractère inimaginable et « corsé » de son terrible époux.Que peut-on apprendre de nouveau sur cette époque chérie des biographes et historiens ?Que Joséphine de Beauharnais avait les dents cariées, souffrait de migraines atroces, était sans cesse au bord des larmes.Cette biographie n'est pas destinée aux inconditionnels du Premier empire, mais, par son style sobre et concis, elle permet une lecture agréable, bien documentée, à quiconque s'intéresse à la vie mouvementée de Joséphine, la femme de l'Ogre, surnom « affectueux » donné à Napoléon par les royalistes.H H 1¤2 JOSÉPHINE DE BEAUHARNAIS Carolly Erickson Grasset, 395 pages Spéciaux de mars -20% sur ces titres Montréal 6722, rue St-Hubert 274-2870 Laval 2512, boul.Daniel-Johnson 682-0636 Repentigny Galeries Rive Nord 581-9892 2941554 Cessez d'être gentil, soyez vrai Thomas D'Ansembourg Le toucher thérapeutique Andrée West Les funambules d'un temps nouveau Bernadette Renaud Et ne jamais la laisser partir Ann Rule Opération Hadès Robert Ludlum -20% 22,95 18,35 -20% 27,95 22,35 -20% 24,95 19,95 -20% 29,95 23,95 -20% 29,95 23,95 Tous les goûts sont dans la lecture! CLAUDE-V.MARSOLAIS Le précurseur de la FTQ était syndicaliste, militant politique de gauche et, en même temps, homme d'affaires, membre de la Chambre de commerce et propriétaire disposant d'un chauffeur privé et de domestiques.Il s'appelait Gustave Francq.Dans une biographie qui doit paraître ces jours-ci, à temps pour le Colloque sur les leaders contemporains que l'UQAM consacrera, cette année, à la FTQ (du 22 mars au 24 mars), Éric Leroux décrit Francq comme l'une des figures marquantes du syndicalisme dans la première moitié du XXe siècle, l'un des premiers piliers du mouvement ouvrier international.Francq est né le 12 mars 1871, à Bruxelles, dans une famille catholique assez à l'aise.Influencé durant son séjour chez les Jésuites de Tournai par un prêtre canadien, il fait le grand saut et émigre au Canada.C'est ainsi qu'en 1886, il débarque à Québec où il se trouve un emploi comme apprenti typographe.Le typographe de cette époque exerce un métier de précision qui requiert une formation spécialisée et son salaire est respectable.Après quelques mois de travail comme apprenti en 1887, Gustave est impliqué dans un conflit de travail qui oppose les typographes de Québec, affiliés aux Chevaliers du travail, aux imprimeurs de la ville, en janvier 1888.Les typos exigent une hausse de salaire de 1 $ par semaine pour un salaire hebdomadaire de 8 $ et la journée de travail de neuf heures plutôt que dix.Au bout de huit jours de grève, les typographes obtiennent gain de cause dans les deux journaux anglophones de la ville, mais les journaux francophones, appuyés par l'archevêque de Québec, le cardinal Taschereau, qui condamne l'activité des Chevaliers du travail, refusent de négocier.Franq perd son emploi.C'est probablement à cause de ces événements que Gustave entretiendra toute sa vie une rancoeur à l'endroit du cléricalisme.Membre de l'International Typographical Union (ITU) à son retour à Montréal après un séjour de quatre ans en Belgique où il exerça son métier, il se joindra en 1902 à l'Union typographique Jacques- Cartier (UTJC), où il prendra rapidement du galon puisqu'on le retrouve président à partir de 1906.C'est au cours des négociations de 1907 qu'il obtiendra pour les typographes la journée de travail de huit heures.En même temps, il milite au sein du Conseil des métiers du travail de Montréal (CMTM), au Parti ouvrier, et devient actionnaire du Monde Ouvrier, lancé par le CMTM en 1915.Le journal deviendra l'organe officiel de la Fédération provinciale du travail du Québec en 1938.En 1919, il participe à la mise sur pied de l'Union des journalistes de Montréal qui obtient une charte de l'ITU.À cette époque, les salaires des journalistes variaient de 15 $ à 25 $ par semaine, alors que les typographes syndiqués allaient chercher de 36 $ à 39 $ par semaine.« Le personnel des grands quotidiens, écrivait-il dans le Monde Ouvrier, est non seulement mal payé mais il est obligé de rapporter les faits non pas tels qu'ils se passent mais de la manière que le veut le directeur politique ou le city editor.» Les négociations qui auront lieu avec La Presse se solderont par un échec lorsque les propriétaires, Arthur et Eugène Berthiaume, refuseront d'avaliser une entente verbale.Parallèlement à ses activités syndicales, Francq fonde en 1902 sa propre imprimerie qui portera le nom de Mercantile Printing Co.et qui s'installera rue Saint-Paul vers 1910.Ses affaires sont une réussite commerciale en raison principalement des contrats obtenus de divers syndicats.C'est alors qu'il joint les rangs du Montreal Board of Trade et de la Chambre de commerce de Montréal.Ardent défenseur du syndicalisme international Francq est considéré comme l'un des plus ardents défenseurs du syndicalisme international au Québec dans la première partie du XXe siècle dont l'idéologie est basée sur un objectif précis : l'accroissement du pouvoir d'achat des travailleurs afin de leur procurer la plus large part des biens matériels produits.Les internationaux préféreront limiter l'organisation syndicale aux ouvriers qualifiés regroupés dans des syndicats de métiers.Francq s'opposait même à la création de syndicats industriels regroupant les travailleurs non qualifiés.Bien qu'il ait défendu un type de syndicalisme conservateur et pragmatique, Gustave Francq fut tout de même l'un des plus ardents promoteurs de la législation sociale et ouvrière progressiste.Il a fait la promotion de mesures comme la réduction des heures de travail (dès 1919, il réclamait la journée de travail de six heures et la semaine de cinq jours), l'inspection des établissements industriels, l'abolition du travail des enfants, la fixation d'un salaire minimum pour les femmes (il fut d'ailleurs nommé le premier président de la Commision du salaire minimum des femmes), l'établissement dès 1908 d'un régime de pensions de vieillesse et, plus tard, la mise en place de programmes sociaux comme l'assurance-chômage, les allocations familiales et l'assurancemaladie.Il poussera également l'idée de l'instruction gratuite et obligatoire, l'uniformité des manuels scolaires, la création d'un ministère de l'Éducation, la multiplication des écoles techniques et l'amélioration des conditions de travail des enseignantes.Il faudra attendre en 1944 avant que l'école ne devienne obligatoire au Québec.H H H 1¤2 GUSTAVE FRANCQ : FIGURE MARQUANTE DU SYNDICALISME ET PRÉCURSEUR DE LA FTQ Éric Leroux VLB Éditeur, 380 pages XYZ éditeur, 1781, rue Saint-Hubert, Montréal (Québec) H2L 3Z1 Téléphone : (514) 525.21.70 Télécopieur : (514) 525.75.37 Courriel : xyzed@mlink.net Roman Les orphelins de Duplessis.La suite.Bruno Roy Les heures sauvages 180 p.19,95 $ 2942132A AVEZ-VOUS LU?Nunavik Carnets de l'Ungava Textes : Jean Désy Photographies : Alain Parent Les heures bleues Ces carnets permettent de découvrir la beauté et l'âpreté des paysages de l'Ungava, la fierté de ses habitants et la richesse de leurs traditions.Un livre éblouissant! 128 pages / 29,95 $ Tout en couleurs L'Abécédaire des animots Textes : Robert Soulières Illustrations : Marjolaine Bonenfant Les heures bleues Une ânessethésiste, un jaguaragiste, une toucantatrice, un wapitisserand, un zèbricoleur\u2026voilà un abécédaire pas comme les autres, mais les 26 lettres sont là et elles se sont donné rendez-vous avec la poésie, les clins d'oeil et le rire.Pour les 7 à 77 ans 64 pages / 19,95 $ Tout en couleurs 7LP0501B0318 b5 lectures dimanche 7LP0501B0318 ZALLCALL 67 00:40:14 03/18/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 1 8 MA R S 2 0 0 1 L E C T U R E S B 5 BRUNO ROY Le père des orphelins et des écrivains JOCELYNE LEPAGE Tout le monde aime Bruno Roy.Personne ne lui reproche quoi que ce soit, en tout cas publiquement, même ceux qui le trouvent un peu trop indépendantiste.Sans doute est-ce la raison pour laquelle il fut ramené à la présidence de l'Union des écrivaines et écrivains du Québec après le départ de Denise Boucher, en décembre dernier.Roy avait été à la tête de l'UNEQ de 1987 à 1996.Depuis que Bruno Roy, 58 ans, père de jumelles qui ont aujourd'hui 25 ans, a fait son « coming out » en 1991 Ð il a révélé avoir été un orphelin de Duplessis à notre collègue Pierre Vennat Ð tout le monde se demande comment fait cet homme pour manifester autant d'ouverture aux autres, autant de générosité.Et aussi autant de patience.M.Roy est le porteparole des orphelins de Duplessis, une cause qu'il n'a nullement abandonnée même s'il s'est fait dire non (aux compensations) par le gouvernement de Lucien Bouchard.Cette affaire-là est loin d'être finie.Nous avons rencontré cet homme « hors père » comme il dit en parlant de luimême, mais aussi une sorte de père pour les orphelins et les écrivains.Une rencontre avec l'homme, le romancier et le président de l'UNEQ.Bruno Roy, qui est aussi poète et essayiste, vient de faire paraître un deuxième roman, Les Heures sauvages.Il s'agit, comme le premier, d'un roman inspiré de sa propre enfance et de celle des orphelins, étiquetés retardés, qu'il a connus.On n'échappe pas à son histoire « On n'échappe pas à son histoire, dit-il, en parlant du sujet de ses romans.Avant, je vivais en dehors de moi-même.J'avais mis un drap sur mon enfance.Je refusais de m'attarder sur mon passé.» Bruno Roy ne voulait ni se percevoir, ni être perçu, comme une victime.En fait, il considère qu'il a été, d'une certaine façon, privilégié, une religieuse l'ayant rescapé puis envoyé chez les clercs de Saint-Viateur à Joliette quand il fut en âge de quitter l'orphelinat « avec l'équivalent d'une troisième année du primaire ».« Ce qu'il faut, c'est que tu existes, explique-t-il.Cette religieuse m'a fait exister.» De l'âge de 16 ans à 21 ans, l'orphelin a fini son primaire et fait son secondaire.Puis il a pu poursuivre des études en entrant en communauté pour devenir enseignant.Par la suite, tout en enseignant comme laïque, il a fait un doctorat en littérature.Sa thèse portait sur la chanson.« En 1970, j'ai rencontré une phrase de Gaston Miron qui se lisait ainsi : Un jour, j'aurai dit oui à ma naissance.J'ai compris alors qu'il me faudrait dire oui à mon histoire.Cette phrase m'a poussé à l'écriture.C'est par elle que j'ai compris le pouvoir des mots.Au début, j'ai fait des pastiches de Gaston Miron, j'étais sous l'influence de l'école de l'Hexagone.J'ai aussi écrit trois livres sur la chanson québécoise.» Bruno Roy est devenu un écrivain engagé, politiquement, en passant par la chanson québécoise.« J'étais engagé dans toutes sortes de causes, dans la cause nationale, contre les injustices sociales.mais pas engagé dans une cause qui m'interpellait moi, personnellement.Le privé est politique En rendant son histoire publique grâce à Vennat, même s'il le l'avait pas prévu, Bruno Roy a donné de ses nouvelles aux orphelins avec qui il avait vécu.Ils sont allés le chercher pour qu'il les aide à défendre leur cause.Il n'a pas pu refuser.« Alors j'ai changé comme écrivain, dit-il.Et je comprends bien ce que veulent dire les femmes quand elles disent que le privé est politique.Le roman qui vient de paraître, Les Heures sauvages, (éditions XYZ) se déroule sur trois jours, du Vendredi saint à Pâques.Il commence par l'évasion d'un jeune homme - un orphelin que l'on garde à l'asile même s'il n'est pas malade mentalement.Il connaîtra une sorte de résurrection grâce à une rencontre avec un vieil érudit sans-abri et grâce à l'amour.« Le salut est dans la rencontre, dit Roy en reprenant une phrase de Simone Weil ».Les Heures sauvages fait suite aux Calepins de Julien, celui-là plus autobiographique.Il y aura un troisième roman sur le même thème inspiré des Orphelins de Duplessis.Il traitera celui-là d'orphelins placés dans des fermes et que l'on appelait « engagés ».Les problèmes de l'UNEQ Si les orphelins de Duplessis occupent beaucoup de place dans sa vie et dans son oeuvre romanesque, Bruno Roy s'occupe aussi de défendre les intérêts des écrivains.Il reconnaît qu'il y a eu de la bisbille l'an dernier au sein de l'Union.Certains auteurs ne se sentent pas chez eux là où l'on a tendance à privilégier le roman, la poésie, l'écriture littéraire au détriment de l'essai, des livres pour enfants, de la littérature populaire, par exemple.D'autres membres souhaitent que l'Union s'occupe de défendre les intérêts des auteurs et laisse tomber l'appui officiel donné au mouvement indépendantiste québécois.« Il y aura un congrès d'orientation l'automne prochain, dit Bruno Roy.Il faut comprendre que la position défendue par l'UNEQ a été approuvée par les membres.Si les membres n'y tiennent plus, ils en choisiront une autre.» L'UNEQ, explique-t-il, a été créée en 1977 par une cinquantaine d'écrivains autour de Jacques Godbout.Elle avait deux objectifs : défendre les intérêts socio-économiques des écrivains et promouvoir la littérature québécoise et les écrivains (il y a des anglophones dans l'Union).Avant d'appuyer l'indépendance, l'UNEQ était intervenue sur la question de la langue et faisait partie du mouvement Québec français avec les syndicats, l'UDA, les nationalistes, les artistes.On est en 1987, sous la gouverne d'Yves Beauchemin.« Le Mouvement Québec français en est venu à la conclusion que la défense totale du français n'était possible qu'avec la souveraineté, poursuit-il.La langue est notre premier matériau et la souveraineté, le meilleur moyen de la sauvegarder.Une conclusion adoptée par l'Union en assemblée générale et par vote postal.» En 1992, l'Union se joint au Mouvement pour la souveraineté qui regroupe des citoyens et des organismes.« Puis il y a eu le référendum de 1995 et, aujourd'hui, des membres se posent des questions sur la pertinence de garder ces positions.« L'UNEQ pourrait juger plus à propos de n'intervenir que sur les questions touchant la langue, par exemple.Décider de concentrer l'énergie sur le dossier le plus important à venir : les droits électroniques.Quant à Métropolis Bleu, « l'autre » festival de littérature, bilingue celui-là, qui fait ombrage à la plus importante manifestation de l'UNEQ Ð le Festival de la littérature Ð Bruno Roy dit n'avoir rien contre, mais il aurait préféré qu'il ait lieu à l'automne plutôt que quelques jours avant celui de l'Union.Selon Bruno Roy, on dirait que c'est fait exprès pour créer une controverse.« On n'échappe pas à son histoire, dit Bruno Roy en parlant du sujet de ses romans.Avant, je vivais en dehors de moi-même.J'avais mis un drap sur mon enfance.» Photothèque La Presse © Bruno Roy 2923890A PRESSES DE LA CITE Des personnages aux prises avec les questions du racisme et de la guerre, de la conscience et du devoir, de la responsabilité individuelle et de l'intérêt collectif.Un assassinat brutal, un procès organisé dans l'enceinte du camp, un affrontement judiciaire spectaculaire dans le huis clos d'un tribunal improvisé.29,95 $ Le tableau étonnamment réaliste d'un camp de prisonniers de guerre américains pendant la Seconde Guerre mondiale 2941266A Inside the Wall : Chinese Considerations débutant le lundi 26 mars, 18 h 15 Responding to Africa : What is our Responsability?débutant le mercredi 11 avril, 18 h 15 Conquering Fear/Speaking Confidently débutant le jeudi 19 avril, 18 h 15 The Idea of Development Spring Interview Series débutant en mai (514) 935-9585 PHILOSOPHIE SCIENCE/FOI SCIENCE SOCIALE Cours du printemps HISTOIRE LES ARTS LITTÉRATURE info@thomasmore.qc.ca www.thomasmore.qc.ca 3405, av.Atwater, Métro Atwater William Shakespeare La tragédie de Macbeth Traduit de l'anglais par Marie José Thériault Édition bilingue SYT Éditeur Traduction de Marie José Thériault Disponible chez l'éditeur (poste, télécopieur, courriel) 9-3620 Ridgewood, Montréal, Qc H3V 1C3 Télécopieur: (514) 731-9982 Courriel: fortuna@generation.net 300 pages SYT Éditeur 20 $ 2938823A 7LP0601B0318 7LP0601B0318 ZALLCALL 67 00:41:08 03/18/01 B B6 LA PRESSE MONTREAL DIMANCHE 1 8 MARS 2001 Intarissable lorsqu'il parle de cinema, Christophe Gans n'avait pourtant realise que deux films avant Le Pacte des loups, un sketch de l'anthologie Necronomicon et Crying Freeman.Le point avec le magazine Cine Live.Q Le point de depart du Pacte des loups evoque irresistiblement celui de Sleepy Hollow.Des meurtres mysterieux et cruels, un monstre, un enqueteur bien cartesien venu de la ville.Tout y est ! R Je le reconnais.C'est une grande source d'inquietude pour moi d'ailleurs.Mais Sleepy Hollow, je ne l'ai vu qu'une semaine avant de commencer le tournage du Pacte des loups.J'etais a la fois excite et curieux de le decouvrir.Visuellement, c'est un chef-d'oeuvre.Tim Burton y atteint la quintessence de son art.Rien a lui reprocher sur ce point.Par contre, ses personnages manquent d'etoffe, de substance.Ils n'ont meme aucun sens, ils ne sont pas incarnes.Impossible de ressentir la moindre emotion pour eux.Q Dans Le Pacte des loups, vous accordez une place importante aux seconds roles.R Tout a fait.Et c'est pourquoi le casting du film se compose essentiellement d'authentiques comediens.Tous les gens presents a l'ecran sont des acteurs.Y compris ceux qui n'ont aucun dialogue.L'heritage de Sergio Leone, en somme.Dans tous les films qu'il a produits ou realises, on se souvient de la moindre silhouette, de la moindre trogne.Et dans Le Pacte des loups, j'ai scrupuleusement veille a ecarter tout ce qui pouvait rappeler le cinema americain.Q Vous avez une dent contre le cinema americain R Oh non ! J'en ai toutefois marre d'entendre que seuls les Americains savent faire du cinema de genre.Quelle amnesie de le penser ! Dans les annees 50 et 60, les Europeens produisaient de nombreux films de genre et les gens allaient les voir.Je revendique cet heritage, cette ecole.Dans ce meme esprit, j'ai refuse que Le Pacte soit tourne en anglais comme il en etait question au depart.Si la production avait insiste pour que ce soit le cas, j'aurais laisse tomber le projet.Ecouter Jean Yanne, Samuel Le Bihan et Jacques Perrin parler anglais aurait ete aussi etrange que d'entendre les Francais parler anglais dans le Jeanne d'Arc de Luc Besson.LES UNS ET LES AUTRES Gans avec les loups Christophe Gans ZOOM FLASH Samuel L.Jackson Et Almodovar ?En depit du succes international de Tout sur ma mere, le reve americain de Pedro Almodovar semble tourner court.On n'a toujours pas de nouvelles de The Paperboy, tire du roman de Pete Dexter, annonce comme son premier long metrage en anglais, et encore moins du delirant projet avec Travolta metamorphose en mere de Laetitia Casta ! Dou son retour au pays pour La mala educacion qui suit, sous le regime de Franco, le destin de deux gamins marques par leur education religieuse.Vingt stars pour Altman ROBERT ALTMAN a decide de reunir pas dix, ni quinze, mais vingt stars pour Gosford Park Encore un casse-tete de destins croises dans les differentes couches de la societe anglaise des annees 30, inspire de La Regle du jeu.Au programme, un meurtre au chateau et la revolte des domestiques contre les maitres des lieux.Pour le colonel Moutarde, Altman hesite entre Jude Law et Michael Gambon et pour Mademoiselle Rose balance entre Emily Watson, Kristin Scott Thomas et Helen Mirren.Chambre a part COURTNEY COX et David Arquette font chambre a part, mais seulement lorsqu'il tourne un film.Pour son emission Friends, elle n'a pas besoin de se lever avant 9 h, alors que David doit sauter du lit a la barre du jour s'il veut arriver au studio a 6 h pour la seance de maquillage et elle pretend qu'il fait tellement bruit qu'il la reveille et qu'elle est incapable de se rendormir.E X P R E S S APRES UN PARTY A HOLLYWOOD, Russell Crowe a invite Leelee Sobieski a sortir avec lui.J'aimerais bien, mais il me faudra attendre six mois.Pourquoi ?, lui demanda-il.Parce que j'aurai alors 18 ans , repondit-elle.Susan Sarandon se retrouve dans Time of Our Lives dans un grand vent de conflit generationnel l'opposant a Jennifer Aniston, Sally Field et Anjelica Huston.Ensuite, ce sera Rialto, ou elle incarne la proprietaire d'un cinema dans les annees 50, qui tombe follement amoureuse d'un ex-prisonnier lors de la Guerre de Coree.Lenny Kravitz qui prend l'expression bijoux de famille au pied de la lettre a fait sertir ses parties intimes avec un diamant qu'il a herite de sa mere, l'actrice Roxie Roker decedee en 1995.Al Pacino est en pourparlers pour incarner une grosse legume publicitaire dictant sa loi a la creme branchee de New York.People I Know connait avant meme le tournage un debut de polemique, le personnage louchant dangereusement du cote de Bobby Zarem, publicitaire bien reel rendu celebre par les tee-shirts I love New York .La recette de Robert Redford, 63 ans, pour se tenir en forme ?Il jogge six-sept kilometres par jour.SOURCES : People, Cine Live, Star, Globe D Vous etes souvent ironique en ce qui concerne votre parcours.La route a-t-elle ete longue jusqu'au sommet ?Oui, mais c'est normal.Il faut du temps pour apprendre le metier et savoir etre au bon endroit au bon moment.C'a ete dur.A New York, j'etais fauche, je vivais a Harlem et courais d'audition en audition avec mes copains.On vivait au jour le jour.J'etais un de ces acteurs qui refusaient d'aller a Hollywood pour reussir.J'attendais que Hollywood m'appelle ( rires ).Mais j'ai toujours l'impression que tout va s'arreter du jour au lendemain.Mon agent me prevoit toujours deux films d'avance, comme ca il est sur que suis rassure.Gala Pedro Almodovar VOUS DITES.Le baume du tigre LE BAUME DU TIGRE est une invention des freres Aw Boon Haw et Aw Boon Par, fils d'un herboriste chinois.Ce produit a conquis le marche de Singapour en 1926.Son nom ne fait bien sur reference a aucun de ses ingredients ; il ne contient en effet que du menthol, du camphre, des clous de girofle, de l'huile de menthe poivree et de cajeput.Mais en chinois, haw signifie tigre et c'est probablement ce qui explique cette mysterieuse appellation.Specialites de l'Asie du Sud-Est ( Konemann ) POP-CORN >>> BIEN SUR, on me reconnait.En permanence.Mais c'est toujours sympathique.Et puis quand vous etes dans vos pensees, occupee, vous faites moins attention au regard des autres, et moi je suis souvent perdue dans mes pensees ! Sophie Marceau >>> JE N'AI PAS TOUJOURS ete mince.A sept mois, j'etais le plus gros bebe de Clark County, en Arkansas ; je pesais 30 livres.On en a meme parle dans les journaux.J'etais comme le plus gros navet de la foire agricole.Billy Bob Thornton >>> J'AIME BIEN passer du temps avec mes vaches ; elles m'ouvrent l'esprit alors que le petit monde du show-business aurait plutot tendance a le fermer.Russell Crowe VOTRE SOIREE DE TE L E V I S I O N Louise Cousineau 7:30 ! - GRAND PRIX DE MALAYSIA Si vous vous etes endormi dessus cette nuit, ce ne sera pas une reprise pour vous.12:00 K - DIRECTEMENT LOUISE Louise Deschatelets a fait, des le lendemain de la mort de Jean Besre, une emission pleine d'emotion et de bons temoignages.On la repasse aujourd'hui.19:00 b t - 60 MINUTES On a du mal a comprendre nos vieux magnetoscopes et voila qu'arrive une nouvelle generation d'enregistreuses qui inquiete les diffuseurs americains.19:30 a - LE MONDE DE CHARLOTTE Dernier episode dans lequel vous verrez l'excellent grand-pere interprete par Jean Besre.Qui fera une petite scene qui vous rappellera Remi Duval.19:30 r - GALA DU PLUS BEL HOMME DU QUEBEC C'est pour nous mesdames, cinq beaux connus et cinq beaux inconnus deniches par Julie Snyder et sa bande.On nous promet quelques bons numeros en plus.Attention: risque de durer 15 minutes de plus, les beaux hommes ayant deborde.20:00 a - C'TA TON TOUR LAURA CADIEUX Michel Tremblay adapte au cinema par Denise Filiatrault avec Ginette Reno et Pierrette Robitaille.20:00 X - MUSICOGRAPHIE Eric Lapointe chante un peu, se raconte pas mal et nous dira pourquoi il n'aime pas les journalistes.Le papa d'Eric nous dira que son fils est son idole.21:40 a - JAMAIS DEUX SANS TOI Un episode de la premiere serie ou vous reverrez Jean Besre en Remi Duval.22:40 a - LE TEMPS D'UNE PAIX Pour revoir Jean Besre dans le role de Joseph-Arthur.18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO Le Telejournal Decouverte / La biodiversite; l'atmosphere sur Mars.Le Monde de Charlotte Cinema / C'T'A TON TOUR, LAURA CADIEUX (5) avec Ginette Reno, Pierrette Robitaille Jamais deux sans toi (21:40) Le Telejournal (22:10) Le Temps d'une paix (22:40) Cinema (23:40) Le TVA 18 heures Juste pour rire / Les Meilleurs Moments Gala du Plus bel homme du Quebec Cinema / LE CHANTEUR DE NOCES (5) avec Adam Sandler, Drew Barrymore (21:15) Le TVA (23:15) Malcolm Les Francstireurs Le National d'impro Juste pour rire Le plaisir croit avec l'usage./ Pierrette Robitaille L'Oeil ouvert / Un cri d'outre-tombe Chasseurs d'idees / L'Action humanitaire en question (23:21) Cinema / SEPT ANS AU TIBET (4) avec Brad Pitt, David Thewlis Cinema / LE SHOW TRUMAN (4) avec Jim Carrey, Laura Linney Grand Journal (22:36) Planete Pub (23:06) Auto Stop (23:36) Pulse Travel, Travel 60 Minutes Touched by an Angel Charmed W-5 CTV News Pulse/Sport News HTTV 7th Heaven Charmed Who Wants to be a Millionaire?News Cinema / BAILEY'S.(17:00) Wind at my Back Cinema / SCORN (6) avec Eric Johnson, Brendan Fletcher Sunday Rep.Undercurrents Sunday Rep.Reflections News ABC News Cinema / BAILEY'S MISTAKE avec L.Hamilton, R.Burgi Who Wants to be a Millionaire?The Practice News Pretender NCAA Basketball.(12:00) 60 Minutes Touched by an Angel Cinema / FOR THE LOVE OF OLIVIA avec Louis Gossett Jr.ER News Night.News Dateline NBC Cinema / FACE/OFF (3) avec John Travolta, Nicolas Cage Cinema James Last: Gentleman of Music (18:20) Charlotte Church (20:20) Love.(23:20) Doo Wop 51 (16:00) World News Wall Street Cinema / LORNA.(16:00) 100 Centre Street Biography Close-Up / Sesame Street Biography / The House of Windsor Mike Myers (17:00) Arts, Minds H.Moore Evolution of a Wildlife Artist Cinema / THE ACCIDENTAL TOURIST (4) avec William Hurt, Kathleen Turner Cinema (23:15) Insectia Contact Animal Hors Serie / Inexprimables: petite chronique du sous-vetement Filiere D / Chiens au travail Cinema / LES VEUFS (6) Benelux.Russian.Focus Grec Tele-serie Grece Lica (Serb.) Caribbean.Kontakt (Ukraine) .juive Justice des mineurs Educational Psychology Le Monde a la carte .Internet Capharnaum Le Monde des affaires La Peinture moderne au Qc How'd they do that?Sunday@discovery Discovery's Sunday Showcase / The Living Edens: Thailand.Storm Warning! Sunday@discovery .romantique D'ici &.Lonely Planet .tendres Avventura Travel.les voiles Aventures asiatiques D'ici &.l'hotel Franklin Little Lulu Hoze.The Jersey So Weird .Heartbeat Cinema / AROUND THE WORLD IN 80 DAYS (4) avec David Niven, Cantinflas Pub The PJ's Futurama King of the Hill The Simpsons Malcolm in the Middle The Lone Gunmen The X-Files Profiler A.Hitchcock Global News Popstars The Practice A.Hitchcock Sports Journal de bord / Sous-marin Histoire maritime.Marine.Face cachee.My Lai Cinema / HAMBURGER HILL (4) avec Tim Quill, Dylan Mc Dermott Greatest Journeys on Earth Disasters of the Century Myth of Spanish Inquisition Cinema / REBEL HEART avec James D'Arcy, Paloma Baeza (2/2) Scattering.Flick TV Guide .for Love .Families .Miracles .Homes Special The Summer of 48 Real World Birth Stories .Miracles .Homes Generation 60 Ed Sullivan Pop up.Musicographie / E.Lapointe Les Speciaux: Soul Train Lady of Soul Awards 2000 Musicographie / E.Lapointe d.Box Office Groove Concert Plus: Bon Jovi: The Crush Tour Farmclub.com Clip World News Foreign.Hot Type Sports Jrnl Counter Spin Sunday Rep.Mansbridge The Passionate Eye Sunday Showcase Antiques.Branche Medias Journal RDI Circuit PME Zone libre / Enfants de la reforme Telejournal Culture-choc Point de presse Sec.Regard Enjeux / L'art d'etre pere Golf Mag Sports 30 Mag Tennis Masters Series Sports 30 Mag Basketball universitaire Les Contes d'Avonlea Saint-Tropez, sous le soleil Haute Finance L'Hopital Chicago Hope Sexe a New York La Loi & l'Ordre Prime Suspect Cinema / SPENSER - PALE KINGS AND PRINCES (5) The News Room Cinema / PHOTOGRAPHING FAIRIES (4) avec Toby Stephens Beastmaster Earth: Final Conflict Cinema / DESTINATION MOON (4) avec John Archer Robocop: Prime Directives Basketball Wrestling: WWF Heat Hockey junior / Medicine Hat - Lethbridge Sportscentral Mais ou.Volt Panorama Les Intrus Explorateur Cinema / PATHER PANCHALI (1) avec Subir Banerji Panorama O Zone Medical Detectives Deadly Minds Science of Beauty / Sex Signs; Face Value; Makers and Fakers Science of Beauty .(16:00) Sportsdesk That's Golf ATP Tennis / Indian Wells - Finale The Dave Hodge Special Sportsdesk .Hockey 2 J.Bravo .Mimi?Redwall Dilbert .le pire Drole, voyou Simpson Cybersix Avengers South Park Simpson Quads! .(13:55) .d'en haut Journal FR2 Vivement dimanche / Patrick Timsit TV5 Infos Bouillon de culture (21:15) Courants.Journal belge Soir 3 Get a Life! The Tribe Vox Wives and Daughters Allan Gregg 4th Reading Vivre a deux Les Copines Quand la vie est un combat Portes par les anges - 2 Medecine.secondes .en vedette Les Copines Ca sex'plique Realite 2001 Question Sante L'Ombudsman Vos droits Sur.colline Passion Deco Action Emploi .(17:30) Loup-garou La Vie a cinq Dawson Buffy contre les vampires Saddle Club Screech.Story Studio Zack Files Caitlin's.Grade Alien S.Holmes Radio Active Syst.Crash Big Wolf.Lost Nebula Shadow.Tekwar Zone extreme Sliders Chroniques du paranormal Technofolie .c'est fait James Last: Gentleman of Music Elton John: One Night Only Pledge (22:40) Irish Tenors Ellis Island (21:20) Sports (23:46) 7LP0701B0318 B7 - DIMANCHE 7LP0701B0318 ZALLCALL 67 00:41:35 03/18/01 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 1 8 MARS 2001 B7 Pierre Mercure : 35 ans déjà SOUVENIRS - SOUVENIRS Déjà trente-cinq ans que le chef d'orchestre montréalais Pierre Mercure trouvait la mort, à 39 ans, sur l'autoroute Paris- Lyon, entre Auxerre et Avallon en janvier 1966.Il y a vingtcinq ans, le 20 mars 1976, Rudel- Tessier avait rappelé sa mémoire en évoquant un spectacle commémoratif des Grands Ballets canadiens.C'est que Mercure, au petit écran, dès 1954 à l'Heure de concert, donnait une très grande place, et une place de choix, à la danse.Pierre Mercure appartient maintenant, et pour toujours, à l'histoire de la musique québécoise.« Non seulement, écrit Rudel-Tessier, parce qu'il a laissé une oeuvre importante, mais parce que cette oeuvre est très diverse.Pierre Mercure ne fut pas seulement un musicien inspiré et appliqué, mais aussi un intellectuel.Il était encore au collège Jean-de-Brébeuf, quand il fit partie des « Incompris », un groupe de collégiens de son âge qui ne juraient que par Freud, Péguy, Claudel, etc.Il était très jeune quand il se mit à fréquenter le groupe de Refus Global et il était l'un des assidus des réunions de la Place Christin.» Mais Mercure refusa de signer le manifeste, il lui répugnait de prendre position, philosophiquement, socialement et politiquement.« Il croyait alors qu'un artiste, surtout un jeune artiste, devait préserver sa liberté, et ne pas s'enfermer, surtout, dans les frontières d'un manifeste, quel qu'il soit.» Le cinéma en salle Il y a quarante ans, alors que la construction de salles de cinéma était en augmentation de 39 % en Europe, elle était en baisse de 24 % au Canada.Ce que dévoilaient des chiffres publiés dans la presse du 18 mars 1961.La baisse du nombre de salles de cinéma n'est donc pas un phénomène nouveau.C'est que déjà, avec l'arrivée de la télévision, puis des « drive-ins », ces cinémas en plein air pour spectateurs en automobile, fort populaires dans les années 60, les cinémas à « quatre murs » diminuaient.De 1955 à 1960, le nombre de salles au pays avait baissé de 500 en cinq ans, passant de 1963 à 1495.Mais l'on comptait par ailleurs, au début des années 1960, pas moins de 232 « drive-ins » à travers le pays.Montréal dans le roman En 1965, le Salon du livre de Montréal se tenait au Palais du commerce, l'entrée était gratuite et avait pour thème « Montréal dans le roman ».Comme on l'expliquait dans nos pages, le 15 mars 1965, « faut-il justifier le choix de son titre : « Montréal dans le roman », l'année même où notre métropole décernera pour la première fois son « Grand Prix littéraire ?» Ceci n'est qu'un prétexte alors que la ville Ð et Montréal, en particulier Ð sert de cadre à la très grande majorité des oeuvres publiées chez nous depuis vingt-cinq ans.Bien plus, Montréal est, désormais, personnage de roman par son rythme, ses odeurs, sa diversité raciale, l'aspect physique de ses quartiers, leur mentalité et les attitudes sociales qui leur sont propres, les réactions imprévisibles qui lézardent sa sérénité.Montréal dans le roman est une ville possessive et inquiétante, ethnie trahie par le monopole de l'argent, creuset de solitude où familles et individus venus des campagnes et des quatre coins du monde s'usent au feu quotidien avant d'accéder à la détente de l'air libre.» Paul Buissonneau et le théâtre pour enfants Tout le monde connaît Paul Buissonneau, son air comique et ses grosses lunettes.Mais il y a 45 ans, c'est comme directeur de la « Roulotte », que l'âme du « Théâtre de Quat'Sous » était connue.Dollard Morin, le grand spécialiste des loisirs, signait le 17 mars 1956, un texte rendant hommage à Buissonneau, artisan du théâtre pour enfants, qui se promenait dans les parcs de Montréal avec sa roulotte et affirmait être convaincu qu'il y avait place à Montréal pour un théâtre d'enfants qui soit de bon goût, vigoureux et vivant.Selon Morin, les succès remportés alors par Buissonneau étaient de nature à grandir le prestige de la ville de Montréal, alors la seule au Canada dont le service des parcs possédait une troupe théâtrale.Avec Buissonneau, on retrouvait notamment son vieux copain Jean-Louis Millette, maintenant décédé, et le romancier Claude Jasmin, alors connu dans les terrains de jeux sous le nom de « l'oncle Peinture », ainsi que Luc Durand.Déjà, en 1956, Paul Buissonneau possédait une vaste et riche expérience, ayant fait partie des célèbres Compagnons de la chanson et ayant eu le même professeur que le tout aussi célèbre mime Marcel Marceau.SPECTACLES Salles de répertoire BARAKA Cinéma du Parc (1): 17h05.BEFORE NIGHT FALLS Cinéma du Parc (3): 19h25, 21h45.BEST IN SHOW Cinéma du Parc (3): 15h.BUFFALO BILL AND THE INDIANS Cinéma du Parc (1): 21h20.DANCER IN THE DARK Cinéma du Parc (3): 16h45.FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM SUR L'ART Cinéma ONF.Renseignements: (514) 874-1637.GUERRE DES TUQUES (LA) Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 18h30.LEGENDS OF RITA (THE) Cinéma du Parc (2): 15h, 17h15, 19h15, 21h15.MARRIAGE OF MARIA BRAUN (THE) Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 20h30.PLEDGE (THE) Cinéma du Parc (1): 19h.RAIDERS OF THE LOST ARK Cinéma du Parc (1): 14h45.Danse ESPACE TANGENTE (840, Cherrier E.) Quelques elles, de Lina Malenfant, et Portrait siamois, de Karie Ward: 19h30.Musique UNIVERSITÉ McGILL (Pollack Hall) Dim., 20 h, GEMS (musique électroacoustique).PLACE DES ARTS (Piano Nobile) Dim., 11 h, Claude Régimbald, flûtiste, Claude Webster, pianiste.Sons et brioches.JARDIN BOTANIQUE Dim., 14 h, Jean-Guy Plante et Marie-Josée Simard, percussionnistes.CONSERVATOIRE Dim., 15 h, Claude Richard, violoniste, Suzanne Blondin, pianiste.Brahms, Fauré.CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR Dim., 15 h 30, Olivier Laquerre, baryton: Wolf, Vaughan Williams, Ravel; Quatuor de saxophones Nota Bene.SALLE PIERRE-MERCURE Dim., 20 h, Choeur du Studio de Musique ancienne de Montréal, Ensemble instrumental des Idées Heureuses, Ensemble Rebel (New York), Suzie Le Blanc, soprano, Daniel Taylor, haute-contre, Michiel Schrey, ténor, Nathaliel Watson, baryton.Cantates BWV 4, 25 et 170, Concerto pour violon BWV 1052 (Bach).ÉGLISE DE LA VISITATION Dim., 15 h, Orchestre Baroque de Montréal.Dir.Joël Thiffault.Handel, Vivaldi, Bach.Théâtre THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE (Place des Arts) Les Oiseaux de proie, de John Logan.Mise en scène de Claude Poissant.Trad.de Benoit Girard.Avec Sébastien Delorme, Sébastien Ricard, Gérard Poirier, Alain Zouvi, Rosanne Boulianne, Patrice Gagnon et Jean-Guy Viau.Du mar.au ven., 20h; sam., 16h et 20h30.THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE (84, Ste- Catherine O.) Macbeth, de Shakespeare.Trad.de Marie José Thériault.Mise en scène de Fernand Rainville.Avec Pierre Lebeau, Sylvie Drapeau, Robin Arsenault- Vézina, Patrice Bélanger, Bobby Beshro, Jean- Robert Bourdage, Pierre Chagnon, Henri Chassé, Sylvie Ferlatte, Kathleen Fortin, Alain Fournier, Pierre Gendron, Jérôme Lecler-Couture, Raymond Legault, Pierre Rivard, André Robitaille, Isabelle Roy, Yvon Roy et Catherine Sénart.Du mar.au ven., 20h; sam., 15h et 20h.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT (4664, St-Denis) Venecia, de Jorge Accame.Trad.d'André Melançon.Mise en scène de Guillermo de Andrea.Avec Kim Yaroshevskaya, Linda Sorgini, Marie-Chantal Perron, François L'Écuyer, Pauline Lapointe et Carl Alacchi.Du mar.au ven., 20h; sam., 15h et 20h; dim., 15h.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI (3900, St-Denis) Floes, de Sébastien Harrisson.Mise en scène d'Alice Ronfard.Avec Robert Lalonde, Jean Marchand et Jacinthe Laguë: 20h.SALLE FRED-BARRY (4353, Ste-Catherine E.) Les Nuits blanches, de Fiodor Dostoïevski, adaptées du russe par Anne Nenarokoff-Van Burek.Avec Jessica Heafey, François Grisé et Dennis O'Connor.Du mar.au sam., 19h30.THÉÂTRE PROSPERO (1371, Ontario E.) Les Étoiles d'Angus, de Michael Healy.Trad.et mise en scène d'André Thérien.Avec Stéphan Allard, Pierre Collin et Jean-Louis Hébert.Présentation du Théâtre les gens d'en bas et le Théâtre du Jour: 20h.LA LICORNE (4559, Papineau) Le Monument, de Colleen Wagner.Trad.de Carole Fréchette.Mise en scène de Martine Beaulne.Avec Maxime Denommée et Monique Mercure.Du mar.au sam., 20h; mer., 19h.ESPACE LIBRE (1945, Fullum) Transit - section no 20, d'Alexis Martin et Jeanpierre Ronfard.Mise en scène d'Alexis Martin.Avec Jacques Baril, Martine Beaulne, Daniel Brière, Michel Charette, Sophie Dion et Jean Maheux.Du mar.au sam., 20h30; matinées les 24 et 31 mars et le 7 avril à 15h.THÉÂTRE ESPACE GO (4890, St-Laurent) Trois Soeurs, d'après Anton Tchékhov.Mise en scène de Luce Pelletier et Denis Bernard.Avec Catherine Bégin, Christian Bégin, Michel-André Cardin, Jean- François Casabonne, Suzanne Clément, Benoît Dagenais, Daniel Gadouas, Benoît Girard, Caroline Lavigne, Marie-France Marcotte, Marie Michaud, Monique Miller, Marcel Pomerlo, Danielle Proulx, Paul Savoie, Luc Senay et Monique Spaziani: 20h.L'X (182, Ste-Catherine E.) Macbeth, de William Shakespeare.Avec Michel- André Cardin, Suzanne Lemoine, Stéphane Demers, Jean Turcotte, Jean-François Poirier, Michel Lavoie, Francis-André Ross, Lucie Paul-Hus, Brigitte Lafleur et Sophie Labelle: 23h30.THÉÂTRE LA CHAPELLE (3700, St-Dominique) Five Wolf Deavtov Circus, de Tornado Ricci.Mise en scène de Pascal Contamine avec 9 comédiens: 20h.LA MAISON JAUNE (2017, St-Hubert) La Cantatrice chauve, d'Eugène Ionesco.Mise en scène de Sylvain Binette.Avec Chantal Valade, Serge Mandeville, Isabelle Drainville, Benoit Ouimet, Mélanie Delisle et Sylvain Binette.Mer., jeu., ven., 20h; sam., 17h30 et 20h; dim., 17h.CENTRE SAIDYE BRONFMAN (5170, Côte-Ste- Catherine) Undiscovered Country, de Arthur Schnitzler, adapt.de Tom Stoppard: 14h; After the Dance, de Terence Rattigan: 19h.COLLÈGE LIONEL-GROULX (100, Duquet, Ste- Thérèse) L'Assemblée des femmes, d'après Aristophane, adapt de Robert Merle.Mise en scène de Joseph St- Gelais: 20h.CAFÉ-THÉÂTRE DE CHAMBLY (2447, av.Bourgogne, Chambly) Chacun son tour, comédie de Ray Cooney et Tony Hilton.Ven., sam., 20h.Pour enfants MAISON DES ARTS DE LAVAL Tsuru, d'Anne-Marie Théroux.Avec Patricia Bergeron, Robert Drouin, Katia Gagné et Yves Simard: 15h.(6 à 12 ans) SALLE ÉMILE-LEGAULT (613, av.Ste-Croix) Boléro, de Reynald Robinson.Avec Denise Dubois et Jean Guy: 14h.(4 à 8 ans) THÉÂTRE HECTOR-CHARLAND (225, boul.l'Ange- Gardien, L'Assomption) Et si papa était un ogre.Présentation du Théâtre des Casse-Pinottes.(5 à 9 ans) Variétés CASINO DE MONTRÉAL Alain Choquette.THÉÂTRE CORONA (2490, Notre-Dame O.) Jesse Cook: 20h.LA PETITE LICORNE (4559, Papineau) L'Ancien quartier, de David Mamet.Trad.de Frédéric Blanchette.Avec Frédéric Blanchette, Kathleen Fortin, Davis Laferière, François Létourneau et Catherine-Anne Toupin: 20h.CAFÉ CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) La Vesse du Loup: 19h.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) The Final Approach Project: 20h.CAFÉ LUDIK (552, Ste-Catherine E.) Des Clowns: 21h.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Vincent Beaulnes: 21h.LE BLEU EST NOIR (812, Rachel E.) Station-X: 21h.LE SERGENT RECRUTEUR (4650, St-Laurent) Soirée de contes: 19h30.BIDDLE'S (2060, Aylmer) Geraldine Hunt: dès 20h.LE SWIMMING (3643, St-Laurent) Stéphanie Earpt: dès 21h30.JAZZI'Z (4075B, St-Denis) Skip Bey, Tim Jackson et M.Berthiaume: 22h.QUAI DES BRUMES (4481, St-Denis) Pat Lalonde et Pierre Lavoie: dès 17h.THÉÂTRE DU VIEUX-TERREBONNE (867, St- Pierre, Terrebonne) François Massicotte: 20h30.2942217A ANTOINE DE CAUNES NOZHA KHOUADRA UN FILM DE ALEXANDRE ARCADY AVEC LA PARTICIPATION DE MUSIQUE PHILIPPE SARDE À L'AFFICHE EN EXCLUSIVITÉ FAMOUS PLAYERS PARISIEN 4 1h20 - 4h30 7h15 - 9h45 4 SON DIGITAL 13 ANS + w w w.l a - b a s .n e t SCÉNARIO ET DIALOGUES ANTOINE LACOMBLEZ ALEXANDRE ARCADY D'APRÈS LE ROMAN DE RENÉ BONNELL \u201cGRANDE VACANCE\u201d EDITIONS FLAMMARION AVEC LA COLLABORATION DE BENJAMIN STORA PHOTO ROBERT ALAZRAKI A.F.C.DÉCORS TONY EGRY 2ÈME ÉQUIPE ALEXANDRE AJA MONTAGE JOËLE VAN EFFENTERRE DIRECTEUR DE PRODUCTION JEAN-PAUL BATTAGGIA PRODUCTEUR EXÉCUTIF ROBERT BENMUSSA UNE PRODUCTION ALEXANDRE FILMS AVEC LA PARTICIPATION DE CANAL+ - STUDIO CANAL+ - STUDIO IMAGES 6 MATHILDA MAY SAÏD AMADIS SAMY NACERI WADECK STANCZAK PIERRE VANECK DORA DOLL FRANÇOIS-XAVIER NOAH MARIE GUILLARD JEAN-CLAUDE DE GOROS FRANÇOISE ARMELLE-CHICHE 2942222A Ne manquez pas ce cahier spécial mercredi dans REPORTAGE PUBLICITAIRE 7LP0801B0318 B8 - DIMANCHE 7LP0801B0318 ZALLCALL 67 00:41:15 03/18/01 B B 8 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 1 8 MA R S 2 0 0 1 MUSIQUE Le traditionnel est mort.Vive le trad ! JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE À SES DEUX DERNIERS passages au Café Campus, La Volée d'Castors a fait salle comble, tellement qu'il a fallu refuser du monde.Flairant le filon, le bar-spectacle de la rue Prince-Arthur vient de lancer un Festival de musique traditionnelle, qui débute officiellement ce soir avec La Vesse du loup, avant de se poursuivre avec Suroît (25 mars) et La Volée d'Castors (1er avril).De son côté, le groupe Les Batinses se produira vendredi le 23 au Cabaret du boulevard Saint- Laurent.À l'heure de la techno, d'Internet et de 2001 Odyssée de l'espace, il semble que la scène traditionnelle palpite plus que jamais.Étonnant ?Pas pour tout le monde.« Ça se brassait depuis une couple d'années, raconte Mario Breault, de La Vesse du Loup.Mais c'est vrai que là, ça brasse en masse.Les jeunes aiment slammer.Ils aiment l'alternatif.Mais ils cherchaient quelque chose de plus identitaire.Revenir à la tradition, c'est un peu revenir à l'essentiel.» « Dans la tête de bien des gens, la musique traditionnelle est encore quelque chose de négatif, ajoute Mathieu Girard, des Batinses.C'est un complexe qui est venu avec la modernité.Il y a eu une espèce de déni de ce qu'on était avant.On s'est collés sur le modèle américain.Mais là, je pense que le vent est en train de virer de bord.» Attention.Le traditionnel dont il est question n'est plus celui des ceintures fléchées et de la Soirée canadienne.Dans le sillon de la Bottine, une flopée de jeunes groupes émerge avec une vision réactualisée du genre.Mieux formés, plus sûrs d'eux et surtout, sans préjugés, ils n'hésitent pas à s'ouvrir sur le monde et les nouveaux courants musicaux.Ils adaptent le patrimoine à quelque chose de plus contemporain, de plus personnalisé.Le servent à la sauce rock, hip hop, funk, salsa, tzigane, pop, jazz, celtique ou techno.D'ailleurs, on ne parle plus de traditionnel, mais de « trad » tout court.Le terme désigne tous ces groupes de la nouvelle génération qui veulent faire le pont entre la tradition et la modernité, entre l'urbanité et la ruralité, entre le Québec et le monde entier.« Trad », c'est le néo-traditionnel, le folklore du XXIe siècle.Ça fait plus cool et moins bas de laine.« Ce n'est pas un trip passéiste, mais un trip de métissage », résume assez justement Philippe Gauthier, qui organise le festival trad au café Campus.« La musique traditionnelle n'est qu'un tremplin pour aller plus loin, confirme Todd Picard des Batinses.On n'est pas un groupe de folklore.Le folk reste notre base, mais c'est un outil pour aller plus loin dans la création et intégrer toutes nos influences.On ne veut surtout pas rester dans un cadre établi.L'idée pour nous, c'est de faire péter les limites de nos instruments.En les sortant de leur contexte.» Le cas des Batinses est éloquent : le groupe n'emploie que des instruments acoustiques, et la plupart de ses chansons ont été pigées dans les archives de folklore de l'Université Laval.Sur scène par contre, il tricote des motifs musicaux plus modernes, émet des pulsations répétitives, cligne de l'oeil au psychédélisme e t au drum'n'bass.On pourrait aussi citer La Vesse du Loup, qui tâte du folk-rock et de la guitare électrique, Chasse-Galerie qui accueille un DJ à l'occasion, Mes Aïeux qui jongle avec le pop et le funk ou Swing, qui mixe les violons et les échantillonnages.Sans oublier les Grand Remous, Norouêt, Mauvais Sort, Perdu l'Nord et autres Entourloupe qui tentent, à divers degrés, de renouveler le genre.Mario Breault ose croire que cette afflux de sang neuf brisera les derniers préjugés à l'endroit du traditionnel.« À force de voir cette diversité, le monde n'aura plus peur d'en entendre.La preuve, c'est que dans Lanaudière, y'a même des rockeurs qui se sont mis à en faire ! Je pense qu'on est en train d'évacuer ce maudit préjugé.» Reste encore le problème de la diffusion.Dans les « snobs » médias montréalais, on lève toujours le nez sur la scène trad.Idem dans le showbiz.Au dernier Gala de l'ADISQ Ð hors d'ondes bien sûr Ð, on a préféré remettre le Félix du traditionnel à une compilation style ceinture fléchée produite par Guy Cloutier.Optimiste, Mario Breault croit néanmoins que la situation s'améliore.Avec raison : son groupe a récemment vu une de ses chansons (La Même Histoire) se hisser en onzième place du palmarès de COOLFM.Le groupe techno-trad Swing a eu la même surprise sur les ondes de CKOI.Porte ouverte ou exception qui confirme la règle ?Chose certaine, il y aurait « assez de groupes trad en activité en ce moment pour faire une émission avec un band différent chaque semaine », croit le leader de La Vesse du Loup.En attendant, certains choisissent de se faire voir ailleurs.Sur les traces de la Bottine (avec qui ils partagent d'ailleurs la même étiquette de disques), les Batinses reviennent tout juste d'une tournée en Écosse, où ils ont été filmés par la BBC ! « Au Québec, on dirait qu'il faut une reconnaissance internationale pour être connu », lance Todd Picard.« À moins d'être récupéré par Guy Cloutier et d'avoir une pub TV ! » ironise Mathieu Girard.Picard : « Mais là, peut-être qu'on ferait pas la même musique, pis qu'on s'appellerait pas les Batinses.FESTIVAL TRAD au Café Campus avec LA VESSE DU LOUP (ce soir 19h), SUROÎT (25 mars, 19h) et LA VOLÉE D'CASTORS (1er avril, 19h) LES BATINSES au Cabaret, vendredi 23 mars, 20h30.2942263A Sur scène, Les Batinses tricotent des motifs musicaux modernes, émettent des pulsations répétitives, clignent de l'oeil au psychédélisme et au drum'n'bass.CAMELOTS ADULTES AVEC VOITURE Bienvenue aux retraités demandés, à temps partiel, pour la livraison de à domicile I À commission Dans les secteurs suivants : I Anjou I Montr al-Est I Rivi re-des-Prairies Responsabilités devant être effectuée avant 6 h 30 le matin, du lundi au vendredi, et avant 8 h, le week-end.I Perception des abonnés.Pour joindre l'entrepreneur de votre région, M.Yves Chartier composez le (514) 580-1778 Courriel : ychartie@lapresse.ca en collaboration avec L E G O Û T D E rénover À gagner : 5 000 $ d'achats chez RONA Pour participer, consultez le cahier Mon Toit, samedi FFIILLLL111186AA 7LP0901B0318 B9 - DIMANCHE 7LP0901B0318 ZALLCALL 67 00:41:56 03/18/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 1 8 MA R S 2 0 0 1 B 9 THÉÂTRE Regards d'enfants MARIE-CHRISTINE B L A I S collaboration spéciale UN SEUL regard peut sauver un enfant, ont affirmé en substance Françoise Dolto et Alice Miller, ces deux célèbres psychothérapeutes passionnées des enfants.Et il semble bien qu'elles aient vu juste, si on en juge par la pièce Boléro de Reynald Robinson, présentée à compter de demain, à l'intention des petites personnes de 4 à 8 ans, un peu partout à Montréal.En effet, tout au long du processus de création de cette pièce, Reynald Robinson a fait appel aux commentaires d'une centaine de jeunes collaborateurs : « Et j'ai notamment pu leur demander comment ils savaient qu'un adulte les aimait, explique avec passion Robinson.Était-ce quand celui-ci disait Je t'aime ?Non.Était-ce quand il donnait des caresses ?Pas nécessairement.Était-ce quand il donnait des cadeaux ?Parfois, mais pas toujours.La réponse était beaucoup plus simple : c'est quand un adulte nous regarde et nous sourit qu'on sait le mieux qu'il nous aime, m'ont expliqué les enfants.» Le regard est donc au coeur de ce Boléro écrit à la demande expresse de l'Association des diffuseurs culturels des banlieues de Montréal (ADICUB), comme il était au coeur de L'Hôtel des horizons, pièce pour grandes personnes qui a valu à Reynald Robinson le trophée Masque du meilleur texte original, il y a quelques semaines.« Cette expérience d'écriture sous le regard des enfants a été extraordinaire, reprend le dramaturge.C'est moi qui ai fourni l'anecdote de départ de Boléro : à Cuba, j'avais vu des couples démunis financièrement apprendre à danser le boléro à leurs enfants.Sans argent, ils leur transmettaient quelque chose de bien plus précieux : la connaissance des pas et de la musique, bien sûr, mais aussi celle de leurs corps et du plaisir.J'ai donc raconté aux enfants cette histoire, qui s'est peu à peu modifiée à mesure que le texte prenait forme.» Boléro raconte maintenant l'histoire de deux adultes, un couple dans la cinquantaine, qui n'a pas pu avoir d'enfants.Pour se consoler en quelque sorte, cet homme et cette femme (joués par un vrai couple dans la vie, soit le chaleureux Jean Guy et l'extraordinaire Denise Dubois) tiennent une boutique de vêtements pour enfants.Un soir, ils font semblant d'avoir un enfant, s'en inventent donc un à partir de vêtements et lui enseignent à aimer et à danser.Que celui qui n'est pas ému par cette histoire cesse de lire cet article ! « J'aurais sans doute été plus flamboyant si je l'avais conçu seul, reprend Reynald Robinson, mais les enfants ont été beaucoup plus simples et ont clarifié les choses.Par exemple, j'aurais voulu que la danse soit plus présente, mais eux préféraient montrer ce que la danse produisait comme effet, comme plaisir.J'aurais voulu montrer des parents en train de transmettre des connaissances, les enfants s'inquiétaient plutôt de savoir si on changeait la couche du bébé, si on s'occupait bien de ses besoins.J'avais même proposé que le couple adopte finalement un chien à la fin de la pièce, mais les enfants n'en ont pas voulu : je pense qu'ils trouvaient cela un peu insultant, qu'un enfant soit remplacé par un chien », dit en riant Reynald Robinson.Qu'on ne se méprenne pas, l'auteur a eu son mot à dire.« Je tenais à ce qu'on voit des adultes sur scène et non des « faux » enfants joués par des adultes.D'abord parce que ce que je connais intimement, c'est l'adulte : j'ai 50 ans après tout.Ensuite parce que des personnes plus âgées évoquaient des grands-parents et que les enfants aiment les grands-parents, c'est rassurant.» « Mais surtout, je voulais des adultes parce que, comme grande personne, je voulais dire aux enfants qu'ils sont importants pour nous.Qu'ils naissent du désir de personnes qui s'aiment.Et puis aussi, leur dire que la vie continue et que s'ils leur semblent que certaines choses vont mal dans leur vie, tout peut encore changer.Ainsi, mon personnage masculin explique à sa femme que son père à lui ne l'aimait pas, mais il lui dit aussi qu'il l'a rencontrée, elle, et qu'il sait que l'amour existe grâce à elle.« Je voudrais que les enfants sachent que l'amour existe grâce à eux, conclut Reynald Robinson.Et j'espère que les parents regarderont davantage leurs enfants après cette pièce, dans une société où on regarde maintenant beaucoup plus des écrans que les yeux de ceux qui nous entourent.Alors que les yeux des plus petits ont tellement besoin de notre regard juste pour exister.BOLÉRO écrit et mis en scène par Reynald Robinson, une production du Théâtre du Gros Mécano et de l'ADICUB.Représentations grand public les 18, 23, 24 mars et les 21, 28 et 29 avril.Info : 514 855-6110.Boléro raconte l'histoire de deux adultes, un couple dans la cinquantaine, qui n'a pas pu avoir d'enfants.MUSIQUE Ewa Podles : retour à Lanaudière en 2003 ?CENTRE-VILLE EST RIVE SUD VEUILLEZ PRENDRE NOTE QUE LE GUIDE EST SUJET À CHANGEMENTS SANS PRÉAVIS.OUEST DE L'ÎLE RIVE SUD \u0001SON DIGITAL RIVE SUD QUARTIER LATIN (17 SALLES DE CINÉMAS) 350 rue Emery, coin St-Denis 849-FILM-111 SIÈGES DISPOSÉS EN GRADINS (Sightline seating™) \u0002 TIGRE ET DRAGON (G) Dim.au Jeu.1:30,4:15,7:05,9:50 \u0002CHOCOLAT(v.française) (G) Dim.au Jeu.12:45,3:50,6:40,9:40 \u0002 Trafic (v.française) (13+) Dim.au Jeu.12:20,3:25,6:30,9:35 \u0002LES RIVIÈRES POURPRES (16+) Dim.au Jeu.2:00,4:45,7:25,9:55 MAELSTRÖM (13+) Dim.au Jeu.2:10,4:25,6:50,9:10 VATEL(G) Dim.au Jeu.1:10,4:30, 7:15,9:45 MERCI POUR LE CHOCOLAT (G) Dim.au Jeu.1:20,3:55,6:30,9:00 UN TEMPS POUR L'IVRESSE DES CHEVAUX (G) Dim.au Jeu.2:15, 4:30,6:55,9:15 \u0002DOUX NOVEMBRE(G) Dim.au Mer.3:45,6:35 Jeu.3:45 \u0002 3000 MILLES DE GRACELAND(13+) Dim.au Jeu.12:35,9:25 \u0002 LES SILENCES DU DÉSIRS(v.française) (G) Dim.au Jeu.12:10,2:40,4:50,7:10, 9:20 \u0002 LA VEUVE DE ST-PIERRE (G) Dim.au Jeu.1:00,4:00,7:00,9:35 \u0002 UNE AFFAIRE DE GOÛT (G) Dim.au Jeu.6:40,9:05 \u0002 L'HÔTEL D'UN MILLION DE DOLLARS(13+) Dim.au Jeu.9:40 PRINCES ET PRINCESSES (G) Dim.au Jeu.12:00,2:00,4:10 \u0002LE MEXICAIN(13+)Dim.au Jeu.12:30,3:30,6:35,9:15 \u0002 MON AMI SPOT(G) Dim.au Mer.12:05,2:25,4:55,7:20 Jeu.12:05,2:25,4:55 \u0002 15 MINUTES (v.française) (13+) Dim.au Jeu.12:50,3:50,7:00,9:45 \u0002 SONGE D'UNE NUIT D'ADOS(G) Dim.au Jeu.2:05,4:35,7:15,9:30 \u0002 BLESSURES FATALES Dim.au Jeu.12:00,2:30,5:00,7:30,10:00 CENTRE-VILLE OUEST CAVENDISH (MAIL) PV Cavendish, coin Kildare 849-FILM -122 \u0002 CHOCOLAT (v.o.Anglaise) (G) Dim.& Mar.12:55,3:35,6:35,9:10 Lun.Mer.& Jeu.6:35,9:10 \u0002 TRAFFIC(13+) Dim.au Jeu.6:30,9:20 FINDING FORRESTER (G) Dim.au Jeu.9:05 RECESS: SCHOOL'S OUT (G) Dim.& Mar.1:00,3:00,5:10,7:10 Lun.Mer.& Jeu.7:10 FAST FOOD, FAST WOMEN (G) Dim.& Mar.12:35,2:45,4:55,7:05,9:25 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:25 \u0002THE MEXICAN (13+) Dim.& Mar.12:45,3:30,6:45,9:30 Lun.Mer.& Jeu.6:45,9:30 SEE SPOT RUN (G) Dim.& Mar.12:30,2:30,4:30 GET OVER IT (G) Dim.& Mar.1:05, 3:05,5:05,7:00,9:00 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:00 \u0002 15 MINUTES (v.o.Anglaise) (13+) Dim.& Mar.12:50,3:40,6:40,9:15 Lun.Mer.& Jeu.6:40,9:15 EXIT WOUNDSDim.& Mar.12:40, 2:50,5:00,7:15,9:35 Lun.Mer.& Jeu.7:15,9:35 CÔTE-DES-NEIGES PV 6700 Côte-des-Neiges 849-FILM -124 ADMISSION ADULTES- APRÈS 18H00 (exc.mar.& mer.) 6,50$ ENFANTS (13 ans et moins) 4,25$ ÂGE D'OR (65 ans et plus) 4,25$ MATINÉE EN TOUT TEMPS AVANT 18H00 4,25$ MARDI ET MERCREDI TOUTE LA JOURNÉE 4,25$ \u0002 TRAFFIC(13+) Dim.Mar.& Mer.6:20,9:15 Lun.& Jeu.8:00 \u0002 HANNIBAL (v.o.Anglaise) (16+) Dim.Mar.& Mer.1:25,4:10,6:50,9:30 Lun.& Jeu.6:50,9:30 \u0002SEE SPOT RUN (G) Dim.Mar.& Mer.1:45,3:50 \u0002THE MEXICAN (13+) Dim.Mar.& Mer.1:50,4:30,7:10,9:45 Lun.& Jeu.7:10,9:45 \u0002 15 MINUTES (v.o.Anglaise) (13+) Dim.Mar.& Mer.1:35,4:20,7:00,9:40 Lun.& Jeu.7:00,9:40 \u0002 GET OVER IT (G) Dim.Mar.& Mer.1:30,3:30,5:20,7:20,9:20 Lun.& Jeu.7:20,9:20 \u0002 EXIT WOUNDSDim.Mar.& Mer.1:15,3:25,5:30,7:40,9:50 Lun.& Jeu.7:40,9:50 \u0002 ENEMY AT GATES (13+) Dim.Mar.& Mer.1:20,4:00,6:45,9:35 Lun.& Jeu.6:45,9:35 CARREFOUR DORION PV 391 Bl.Harwood, Dorion-Vaudreuil 849-FILM -132 15 FÉVRIER 1839 (G) Dim.Lun.& Jeu.7:50 Mar.& Mer.9:35 TIGRE ET DRAGON (G) Dim.1:20,4:10,7:40 Lun.& Jeu.7:40 Mar.& Mer.6:50,9:30 CHOCOLAT (v.française) (G) Dim.1:40,4:10,7:30 Lun.& Jeu.7:30 Mar.& Mer.6:50,9:20 MON AMI SPOT (G) Dim.12:30, 2:45,5:00 Mar.& Mer.7:10 LE MEXICAIN (13+) Dim.12:50, 3:30,7:30 Lun.& Jeu.7:30 Mar.& Mer.7:00,9:25 15 MINUTES (v.française) (13+) Dim.1:10,4:00,7:40 Lun.& Jeu.7:40 Mar.& Mer.7:00,9:30 SONGE D'UNE NUIT D'ADOS(G) Dim.1:00,3:00,5:00,8:00 Lun.& Jeu.8:00 Mar.& Mer.7:20,9:20 MAELSTRÖM(13+) Dim.1:30,3:30,8:00 Lun.& Jeu.8:00 Mar.& Mer.7:20,9:40 BLESSURES FATALES Dim.12:40,2:50,5:00,7:50 Lun.& Jeu.7:50 Mar.& Mer.7:30,9:40 EST DE MONTRÉAL DAUPHIN 2396 est, rue Beaubien 721-6060 TIGRE ET DRAGON(sous-titre français) (G) Dim.1:40,4:05,7:00 Lun.au Jeu.7:15 CHOCOLAT (v.française) (G) Dim.1:30,4:10,6:50 Lun.au Jeu.7:20 LANGELIER Carrefour Langelier 255-5551 NOUS N'ACCEPTIONS AUCUN LAISSEZ-PASSER, COUPON OU CERTICAT-CADEAU CINÉPLEX ODÉON \u0002 SEUL AU MONDE (G)Dim.1:00,9:40 Lun.au Jeu.9:40 \u0002 HANNIBAL (v.française) (16+) Dim.1:00,3:45,7:00,9:45 Lun.au Jeu.7:00,9:45 \u0002 DOUX NOVEMBRE (G) Dim.3:45,7:15,9:35 Lun.au Jeu.7:15,9:35 \u0002 LES DEUX PIEDS SUR TERRE(G) Dim.1:25,3:25,5:25,7:25 Lun.au Jeu.7:25 \u0002 3000 MILLES DE GRACELAND(13+) Dim.au Jeu.9:25 \u0002MON AMI SPOT(G)Dim.1:10, 3:10,5:10,7:10 Lun.au Jeu.7:10 \u0002 15 MINUTES (v.française) (13+) Dim.1:05,3:30,7:05,9:30 Lun.au Jeu.7:05,9:30 \u0002 BLESSURES FATALES Dim.1:00,3:00,5:00,7:00,9:00 Lun.au Jeu.7:00,9:00 MONTRÉAL SUD PLACE LASALLE PV Angle bl.Champlain et Bishop Power 849-FILM -171 \u0002 Trafic (v.française) (13+)Dim.Mar.& Mer.1:05,4:30,7:30 Lun.& Jeu.7:30 \u0002 TIGRE ET DRAGON (G) Dim.Mar.& Mer.12:40,3:35,6:45,9:15 Lun.& Jeu.6:45,9:15 \u0002LES RIVIÈRES POURPRES (16+) Dim.Mar.& Mer.1:20,3:25,6:35,8:55 Lun.& Jeu.6:35,8:55 \u0002 CHOCOLAT (v.française) (G) Dim.Mar.& Mer.1:00,3:40,6:35,9:00 Lun.& Jeu.6:35,9:00 \u0002DOUX NOVEMBRE (G) Dim.au Jeu.9:10 \u0002 MON AMI SPOT (G)Dim.Mar.& Mer.12:30,2:35,4:45,7:00 Lun.& Jeu.7:00 \u0002 LE MEXICAIN(13+) Dim.Mar.& Mer.12:30,3:30,6:40,9:05 Lun.& Jeu.6:40,9:05 \u0002MAELSTRÖM(v.o.Anglaise) (13+) Dim.Mar.& Mer.1:15,3:20,5:15,7:30, 9:30 Lun.& Jeu.7:30,9:30 \u0002 SONGE D'UNE NUIT D'ADOS(G) Dim.Mar.& Mer.12:45,2:45,4:50,6:55, 8:50 Lun.& Jeu.6:55,8:50 \u0002 GET OVER IT (G) Dim.Mar.& Mer.12:55,3:05,5:05,7:05,9:15 Lun.& Jeu.7:05,9:15 \u0002 15 MINUTES (v.o.Anglaise) (13+) Dim.Mar.& Mer.1:10,3:45,6:40,9:10 Lun.& Jeu.6:40,9:10 15 MINUTES Dim.Mar.& Mer.12:50,3:10,6:30,9:00 Lun.& Jeu.6:30,9:00 \u0002 BLESSURES FATALES Dim.Mar.& Mer.12:35,2:50,5:00,7:10,9:25 Lun.& Jeu.7:10,9:25 BROSSARD PV Mail Champlain - 2150, Lopinière 849-FILM -141 CHOCOLAT (v.française) (G) Dim.1:20,4:00,6:50 Lun.& Jeu.7:40 Mar.1:20,4:00,6:50,9:30 Mer.6:50,9:30 CHOCOLAT (v.o.Anglaise) (G) Dim.1:40,4:30,7:05 Lun.& Jeu.7:35 Mar.1:40,4:30,7:05,9:40 Mer.7:05,9:40 \u0002Trafic (v.française) (13+) Dim.1:00, 3:50,6:45 Lun.& Jeu.7:30 Mar.1:00,3:50,6:45,9:35 Mer.6:45,9:35 MAELSTRÖM(13+) Dim.1:30,3:30, 5:30,7:15 Lun.& Jeu.8:00 Mar.1:30,3:30,5:30,7:15,9:45 Mer.7:15,9:45 LA VEUVE DE ST-PIERRE (G) Dim.1:30,4:10,6:55 Lun.& Jeu.7:55 Mar.1:30,4:10,6:55,9:20 Mer.6:55,9:20 15 MINUTES (v.française) (13+) Dim.1:50,4:20,6:55 Lun.& Jeu.7:45 Mar.1:50,4:20,6:55,9:25 Mer.6:55,9:25 15 MINUTES (v.o.Anglaise) (13+) Dim.1:10,3:45,7:00 Lun.& Jeu.7:50 Mar.1:10,3:45,7:00,9:35 Mer.7:00,9:35 ST-HYACINTHE Galeries St-Hyacinthe 773-9492 - CINÉMA AFFILIÈ - HANNIBAL (v.française) (16+) Dim.au Jeu.1:00,3:50,6:45,9:20 CHOCOLAT (v.française) (G) Dim.au Jeu.1:10,3:45,6:50,9:30 DOUX NOVEMBRE (G) Dim.au Jeu.9:10 LE MEXICAIN (13+) Dim.au Jeu.1:20,4:00,6:55,9:25 MON AMI SPOT (G) Dim.au Jeu.1:25,3:40,7:05 15 MINUTES (v.française) (13+) Dim.au Jeu.1:00,3:35,7:00,9:45 SONGE D'UNE NUIT D'ADOS(G) Dim.au Jeu.1:30,3:30,7:15,9:15 L'ENNEMI AUX PORTES(13+) Dim.au Jeu.1:05,3:55,6:45,9:35 BLESSURES FATALES Dim.au Jeu.1:15,3:25,7:20,9:40 BOUCHERVILLE PV Aut.20, sortie Boul.Mortagne 849-FILM -144 Trafic (13+) Dim.3:45,6:45 Lun.& Jeu.7:30 Mar.& Mer.6:45 TIGRE ET DRAGON(G) Dim.1:25, 3:55,7:05,9:50 Lun.& Jeu.7:25,9:50 Mar.& Mer.2:05,4:35,7:05,9:50 15 FÉVRIER 1839 (G)Dim.4:05,9:40 Lun.& Jeu.9:40 Mar.& Mer.2:00,9:40 CHOCOLAT (v.française) (G) Dim.1:05,3:40,6:45,9:15 Lun.& Jeu.7:15,9:45 Mar.& Mer.2:25,6:45,9:15 LA VEUVE DE ST-PIERRE (G) Dim.1:15,9:50 Lun.& Jeu.9:50 Mar.& Mer.2:35,9:50 LE MEXICAIN (13+) Dim.1:30,7:15,9:45 Lun.& Jeu.7:15,9:45 Mar.& Mer.4:25,7:15,9:45 MON AMI SPOT (G) Dim.1:00,3:25,7:20 Lun.& Jeu.7:20 Mar.& Mer.2:20,4:35,7:20 15 MINUTES (v.française) (13+) Dim.1:35,4:05,6:55,9:25 Lun.& Jeu.7:00,9:25 Mar.& Mer.2:00,4:40,6:55,9:25 SONGE D'UNE NUIT D'ADOS(G) Dim.1:40,3:50,7:00,9:10 Lun.& Jeu.7:00,9:10 Mar.& Mer.2:30,4:25,7:00,9:10 MEILLEUR ESPOIR FÉMININ Dim.1:20,3:35,7:25,9:35 Lun.& Jeu.7:25,9:35 Mar.& Mer.2:15,4:20,7:25,9:35 L'ENNEMI AUX PORTES (13+) Dim.1:00,3:45,6:50,9:30 Lun.& Jeu.7:00,9:30 Mar.& Mer.2:40,6:50,9:30 BLESSURES FATALES Dim.1:10,3:30,7:10,9:20 Lun.& Jeu.7:10,9:20 Mar.& Mer.2:10,4:30,7:10,9:20 ST-BRUNO PV Près des Promenades St-Bruno 849-FILM -143 LES 102 DALMATIENS (G) Dim.Mar.& Mer.12:50 Trafic (v.française)(13+) Dim.Mar.& Mer.3:05,6:40,9:30 Lun.& Jeu.6:40,9:30 \u0002 HANNIBAL (v.française) (16+) Dim.Mar.& Mer.1:10,3:55,6:45,9:35 Lun.& Jeu.6:45,9:35 CHOCOLAT (v.française) (G) Dim.Mar.& Mer.1:45,4:25,7:00,9:35 Lun.& Jeu.7:00,9:35 \u0002 DOUX NOVEMBRE (G) Dim.Mar.& Mer.1:20,4:00,7:00,9:35 Lun.& Jeu.7:00,9:35 LES DEUX PIEDS SUR TERRE (G) Dim.au Jeu.9:40 MAELSTRÖM (13+) Dim.Mar.& Mer.12:55,3:00,5:00,7:05,9:00 Lun.& Jeu.7:05,9:00 \u0002MON AMI SPOT(G)Dim.Mar.& Mer.1:00,3:10,5:15,7:30 Lun.& Jeu.7:30 \u0002LE MEXICAIN(13+)Dim.Mar.& Mer.1:30,4:20,7:10,9:45 Lun.& Jeu.7:10,9:45 \u0002 15 MINUTES (v.française) (13+) Dim.Mar.& Mer.1:20,4:15,7:00,9:45 Lun.& Jeu.7:00,9:45 SONGE D'UNE NUIT D'ADOS(G) Dim.Mar.& Mer.1:10,3:10,5:10,7:10, 9:15 Lun.& Jeu.7:10,9:15 LA VEUVE DE ST-PIERRE (G) Dim.Mar.& Mer.1:35,4:05,7:05,9:30 Lun.& Jeu.7:05,9:30 \u0002 BLESSURES FATALES Dim.Mar.& Mer.12:45,3:05,5:15,7:30,9:50 Lun.& Jeu.7:30,9:50 DELSON (PLAZA) PV 900, Bl.Georges-Gagné, Delson 849-FILM -145 HANNIBAL (v.française) (16+) Dim.1:25,4:10,6:55 Lun.7:30 Mar.au Jeu.6:55,9:40 DOUX NOVEMBRE(G) Dim.7:30 Lun.7:45 Mar.au Jeu.9:45 LES DEUX PIEDS SUR TERRE (G) Dim.1:35,3:40,7:25 Lun.7:55 Mar.au Jeu.7:25,9:30 LE MEXICAIN (13+) Dim.1:15, 3:50,7:10 Lun.7:40 Mar.au Jeu.7:10,9:50 SONGE D'UNE NUIT D'ADOS(G) Dim.1:05,3:20,5:20,7:20 Lun.8:00 Mar.au Jeu.7:20,9:20 15 MINUTES (v.française) (13+) Dim.1:45,4:20,7:00 Lun.7:35 Mar.au Jeu.7:00,9:35 BLESSURES FATALES Dim.12:45,3:00,5:15,7:35 Lun.7:50 Mar.au Jeu.7:35,9:55 MON AMI SPOT (G)Mar.au Jeu.7:30 CHÂTEAUGUAY ENCORE 180, Boul.D'Anjou Châteauguay 699-3579 3000 MILLES DE GRACELAND(13+) Dim.Mar.& Mer.7:00,9:20 Lun.& Jeu.7:30 SEE SPOT RUN(G) Dim.1:45,3:35 THE MEXICAN(13+) Dim.1:30, 3:45,7:05,9:25 Lun.& Jeu.7:40 Mar.& Mer.7:05,9:25 15 MINUTES (v.française) (13+) Dim.1:40,4:00,6:55,9:10 Lun.& Jeu.7:35 Mar.& Mer.6:55,9:10 SONGE D'UNE NUIT D'ADOS(G) Dim.1:35,3:40,5:20,7:20,9:00 Lun.& Jeu.7:50 Mar.& Mer.7:20,9:00 BLESSURES FATALES Dim.1:30,3:30,5:30,7:30,9:30 Lun.& Jeu.7:45 Mar.& Mer.7:30,9:30 RIVE NORD ST-EUSTACHE PV 25e Avenue (450)472-6666 - LE GROUPE MATHERS - NOUS N'ACCEPTIONS QUE ODÉON AUCUN AUTRE LES CERTICATES-CADEAU CINÉPLEX COUPON-RABAIS N'EST ACCEPTÉ \u0002LES 102 DALMATIENS (G) Dim.& Mar.12:00,2:00 \u0002MISS PERSONNALITÉ (G) Dim.& Mar.12:05,2:25,4:45,7:05, 9:20 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:20 \u0002 SEUL AU MONDE (G) Dim.& Mar.12:30,3:30,6:40,9:30 Lun.Mer.& Jeu.6:40,9:30 \u0002 Trafic (v.française) (13+) Dim.au Jeu.9:20 \u0002 TIGRE ET DRAGON (G) Dim.& Mar.1:35,4:05,6:55,9:20 Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:20 \u0002 LES RIVIÈRES POURPRES (16+) Dim.& Mar.2:25,9:10 Lun.Mer.& Jeu.9:10 \u0002 15 FÉVRIER 1839 (G) Dim.& Mar.1:25,3:50,7:05,9:40 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:40 \u0002 HANNIBAL(v.française) (16+) Dim.& Mar.1:15,4:00,6:50,9:35 Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:35 \u0002 DOUX NOVEMBRE (G) Dim.& Mar.4:00,7:00,9:30 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:30 \u0002 LES DEUX PIEDS SUR TERRE(G) Dim.& Mar.12:25, 4:40,7:10 Lun.Mer.& Jeu.7:10 \u0002 CHOCOLAT (v.française) (G) Dim.& Mar.1:00,3:35,6:55,9:25 Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:25 \u0002 3000 MILLES DE GRACELAND (13+) Dim.& Mar.1:10,3:45,6:50,9:25 Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:25 \u0002 MON AMI SPOT (G) Dim.& Mar.12:00,2:10,4:20,7:10 Lun.Mer.& Jeu.7:10 \u0002THE MEXICAN(13+)Dim.& Mar.1:20,3:50,7:05,9:35 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:35 \u0002 LE MEXICAIN (13+) Dim.& Mar.1:15,3:45,7:00,9:30 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:30 \u0002 SONGE D'UNE NUIT D'ADOS (G) Dim.& Mar.12:20, 2:15,4:10,7:10,9:10 Lun.Mer.& Jeu.7:10,9:10 \u000215 MINUTES (v.française) (13+) Dim.& Mar.1:30,4:05,6:50,9:20 Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:20 \u0002 L'ENNEMI AUX PORTES(13+) Dim.& Mar.1:05,3:50,6:55,9:35 Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:35 \u0002 BLESSURES FATALES Dim.& Mar.12:05,2:20,4:35,7:00, 9:15 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:15 DU Dimanche 18 à Jeudi 22 2942241A CLAUDE GINGRAS EWA PODLES, le phénomène vocal révélé en 1998 au Festival international de Lanaudière, y reviendra peut-être en 2003, pour une version concert de Tancredi, opéra de Rossini qui est aussi l'une de ses spécialités.« C'est presque confirmé », indiquait vendredi après-midi Jerzy Marchwinski, le mari et conseiller artistique de la contralto polonaise.Celle-ci se reposait en vue de son concert le soir même, salle Pierre- Mercure.Tancredi avait d'abord été prévu pour l'été dernier, mais l'agenda très chargé de la chanteuse ne lui permettra pas de remplir cet engagement avant deux ans.Le couple partait hier après-midi pour Minneapolis où Ewa Podles chantera avec le Saint Paul Chamber Orchestra dirigé par Nicholas Mc Gegan.Presque le même programme que vendredi à Montréal, mais quatre soirs de suite à compter de mercredi.En janvier, Ewa Podles (on prononce pod-lésh) chantait Erda du Siegfried de Wagner à Dallas.Le mois prochain, l'Opéra de Berlin l'entendra en Dame Quickly du Falstaff de Verdi.En juin, elle sera au Liceo de Barcelone pour Cornelia du Giulio Cesare de Handel.Du même opéra, elle tiendra le rôle-titre (écrit à l'origine pour un castrat) en avril de l'an prochain à Toronto, avec Marie-Nicole Lemieux (cette fois en Cornelia) et les hautes-contre Brian Azawa et Daniel Taylor.D'ici là, d'autres engagements importants.Ainsi, au Festival de Pesaro, en août, une cantate scénique peu connue de Rossini, Le Nozze di Teti e Peleo, dirigée par le musicologue Alberto Zedda qui en a préparé une nouvelle édition, et dans une mise en scène de Pier Luigi Pizzi.Au chapitre du disque, deux nouveaux titres chez Delos, avec l'Orchestre de chambre de Moscou dirigé par Constantine Orbelian.Le premier, enregistré en Californie, est un programme Handel offrant notamment les trois airs chantés ici vendredi soir.Suivra, enregistré cette fois à Moscou, un programme russe comprenant le cycle Chants et Danses de la mort, de Moussorgsky, dans l'orchestration de Chostakovitch, la rare cantate Moskva, de Tchaïkovsky, et un air d'un opéra de Rodion Chtchedrine.M.Marchwinski termine en soulignant « l'immense talent » que sa femme et lui ont découvert en Yannick Nézet-Séguin, qui dirigeait vendredi soir.« Il chante avec les chanteurs.Tant de chefs se contentent de battre la mesure.» Nom : Adresse : Ville : Code postal : Tél.: Le concours débute le 13 mars 2001 pour se terminer le 22 mars 2001.Facs-similés non-acceptés.Le texte des règlements relatifs à ce concours est disponible chez Christal Films.La valeur des prix offerts est d'environ 4 050,00 $.Faites parvenir le coupon-réponse à: Concours «Le Placard» a/s Christal Films, case postale 817, succursale H, Montréal, (Québec) H3G 2M8 ont le plaisir d'inviter 600 personnes à la première du film Une nouvelle comédie du réalisateur de«LE DÎNER DE CONS» Lundi le 2 avril à 19h30 au Cinéma IMPÉRIAL THIERRY LHERMITTE GÉRARD DEPARDIEU DANIEL AUTEUIL GAUMONT PRÉSENTE FRANCIS VEBER UN FILM ÉCRIT ET RÉALISÉ PAR 2940854A 7LP1001B0318 B10 - DIMANCHE 7LP1001B0318 ZALLCALL 67 00:42:34 03/18/01 B B 1 0 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 1 8 MA R S 2 0 0 1 EXPOSITION L'art du non-dit et du non-vu JÉRÔME DELGADO collaboration spéciale Soeur H, Soeur N, Soeur R se sont prêtées au jeu que leur a proposé en 1999 l'artiste Raphaëlle de Groot.Une fois assurées de garder leur anonymat, elles ont raconté leurs vies, ont servi de modèles et se sont même exprimées par le dessin.L'exposition Dévoilements à la galerie Occurrence lève, oui, un certain voile sur la personnalité des Religieuses hospitalières de Saint-Joseph, communauté sise à l'Hôtel- Dieu, avenue des Pins à Montréal, mais elle en révèle davantage : les dessins à l'aveugle, faits sans regarder la feuille de papier, extériorisent ce que le cerveau capte et ne dit pas.Le non-dit est une préoccupation constante chez cette artiste née à Montréal il y a 26 ans.Elle a déjà collecté les poussières, restructuré l'annuaire téléphonique de Chicoutimi, relevé les empreintes laissées sur les livres d'une bibliothèque.Ces actions visaient à révéler la présence humaine dans la plus petite des particules, à donner une identité à l'individu perdu dans les masses.De Groot ouvre ces jours-ci, et deux fois plutôt qu'une, une brèche sur le non-dit mental.Outre la communauté religieuse, elle a rencontré neuf aveugles pour procéder à un exercice similaire, exposé celui-ci à la galerie de l'UQAM.Inspirée d'un jeu qui a donné le nom à l'oeuvre, Colin-Maillard (1999-2001), l'installation porte à réfléchir : la cécité modifie-t-elle le regard sur la société ?L'art de Raphaëlle de Groot, un art du non-dit et du non-vu.Dévoilements, sa première exposition individuelle à Montréal depuis 1997, rassemble des dessins très simples, au crayon, issus autant de la main de l'artiste que de celles de ses modèles.Pendant que de Groot traçait le portrait de la soeur devant elle, sans la quitter des yeux, la religieuse dessinait des objets du musée (des figurines et autres artefacts sacrés).Puis, l'artiste a laissé passer quelques jours avant de recommencer seule, les yeux bandés, le même portrait.Un exercice de mémoire qui souligne davantage ce que le cerveau enregistre et, surtout, comment il se manifeste.Les dessins, exposés par série, expriment l'impact du temps sur la précision des traits.Le travail montré à l'UQAM dans le cadre de Point de chute, une exposition collective conçue par la professeure universitaire Louise Dery, réunit bien plus que les seuls dessins au crayon.Objets en pâte de sel, photographies, dessins en relief et textes expliquent toutes les étapes.Les aveugles, qui ont dessiné en tâtant les formes en pâte et le visage de l'artiste, peuvent à leur tour lire leurs propres oeuvres.Le dévoilement est double, car au non-dit mental déjà expérimenté avec les soeurs s'ajoute un univers totalement inconnu pour les voyants, voire incompréhensible.Ce qui fascine chez de Groot, au-delà de ses dessins, c'est la discipline qu'elle s'impose, la démarche de moine qu'elle entreprend à chacune de ses oeuvres.Pour elle, la recherche et le processus de création sont des moments aussi précieux que le résultat final.Comme bien de ses contemporains, de Massimo Guerrera à Sylvie Cotton, ce n'est pas tant les objets qui priment, mais l'action.Cette démarche consiste à relever ce nondit qui habite tant Raphaëlle de Groot, à mettre en lumière ce que la majorité ne voit pas.Un travail basé sur l'archivage, le classement.Cet automne, alors qu'elle participait à la manifestation collective L'Algèbre d'Ariane, elle s'est mise à mettre de l'ordre dans un amas de poussière.Le public pouvait la voir décortiquer son petit tas, loupe et pinces à la main, élément par élément.« C'est ce que je ramasse et comment je le ramasse qui a un sens, dit celle qui ne cherche pas nécessairement à impressionner.Je ne fais pas quelque chose de spectaculaire, de monumental.C'est spectaculaire quand on s'attarde à ce que ça implique : l'engagement, le temps consacré, l'action de collecte.Compter des poussières, c'est un acte poétique.» Poussière, loupe, Raphaëlle de Groot n'a pas besoin de grand-chose pour créer.Pour elle, « le dessin à l'aveugle, c'est le moyen le plus simple et le plus direct » qu'elle ait pu trouver.« Avec un crayon et un papier, je décide d'enregistrer mon regard.Artiste éveillée à tout ce qui l'entoure, elle décide de se lancer dans ses ambitieux projets un peu aveuglément.L'idée de faire les portraits des religieuses ne lui est venue qu'après avoir travaillé au Musée des Hospitalières.À force de côtoyer la communauté, Raphaëlle de Groot a été intriguée par ce mode de vie si loin d'elle.« J'étais intriguée.Faire les portraits des soeurs était une excuse pour les rencontrer, pour en savoir plus sur elles.» L'expérience s'est avérée tellement concluante qu'elle a décidé d'éditer, en petite quantité, des livres d'art où se côtoient les portraits des soeurs, leurs histoires et leurs propres dessins.Cet été, elle dévoilera au Centre d'histoire de Montréal, les résultats d'une incursion dans un autre monde, celui du métier de domestique privé, « les bonnes », dit-elle.Une autre entreprise colossale, de nature socio-historique, Ð elle a effectué 31 entrevues Ð, qui apportera son lot de découvertes.DÉVOILEMENTS de Raphaëlle de Groot, galerie Occurrence, 460, rue Sainte-Catherine Ouest, jusqu'au 24 mars.Info : 514 397-0236.POINT DE CHUTE, exposition collective, galerie de l'UQAM, jusqu'au 31 mars.Info : 514 987-8421.Ce qui fascine chez de Groot, au-delà de ses dessins, c'est la discipline qu'elle s'impose, la démarche de moine qu'elle entreprend à chacune de ses oeuvres.G É N I E S EN HERBE En collaboration avec Génies en herbe Pantologie Inc., genies@fqjr.qc.ca A-CHOCOLAT 1 Quelle compagnie, fondée en 1728, produit encore du cacao en poudre selon la méthode hollandaise?2 Quel géant américain, propriétaire du précédent, détient aussi le secret de la Caramilk?3 Dans quel État William Hershey a-t-il fait bâtir la cité-modèle qui desservait son usine et qui porte encore son nom?4 Quelle congrégation religieuse produit, en plus du fromage Oka, des bleuets trempés dans le chocolat?5 Sous quelle forme les peuples précolombiens prenaient-ils principalement leur chocolat?B-POLARS 1 Quel ambassadeur de l'UNICEF a déjà interprété le détective Hercule Poirot?2 Quel est le prénom de Hamett, créateur de Sam Spade?3 Quel sinologue est l'auteur des aventures du juge Ti, magistrat chinois qui a réellement vécu au VIe siècle?4 Quel nom portait le détective de Mickey Spillane qui était un grand tombeur de femmes et un pourfendeur de communistes?5 Quelle écrivaine de polars a pris part dans son enfance à l'assassinat sordide qui est le sujet du film néo-zélandais Heavenly Creatures?C-TÉLÉVISION 1 Quel nom portait la première émission vérité québécoise, où des jeunes étaient constamment filmés dans leur appartement?2 Quel était le titre de la première émission québécoise sur l'informatique, au début des années 80, animée par Lise Payette?3 Quel est le nom générique des 151 «monstres de poche» japonais qui ont envahi le monde depuis quelques années?4 Quel nom portait l'automobile parlante dans l'émission K-2000?5 Quel comédien est l'inflexible arbitre des matchs de la LNI?G-HISTOIRE 1 Quelle veste de laine porte le nom d'un général britannique qui s'est illustré en Crimé?2 Quel brillant tacticien zoulou contrôla une bonne partie du Natal dans les années 1819?3 Qui était président de l'URSS avant l'arrivée de Gorbatchev en 1988?4 Quel roi français, qui épousa Marie Leczczynska, était surnommé le «le Bien-Aimé»?5 Quelle famille italienne de la Renaissance, dont faisait partie le pape Alexandre VI, avait un faible pour les empoisonnements?L'arbitre des matchs de la LNI.D-CHEFS 1 Quelle organisation est dirigée par le capo di tutti capi?2 De quel ordre militaire et religieux Jacques de Molay, mort sur le bûcher en 1314, était-il le grand maître?3 Quel dirigeant du Kenya fut membre de la révolte des Mau-Mau?4 Dans la pièce Charbonneau et le chef, sur la grève de l'amiante, qui est le chef?5 Dans les Pierrafeu, quelle organisation est dirigée par le Grand Boubou?F-JAUNE 1 Quel métal blanc de numéro atomique 48 sert à la fabrication d'un pigment jaune?2 Quel nom donne-t-on aux argiles de couleur jaune ou terreuse?3 Quelle propriété du papier le fait jaunir?4 Quel héros de roman populaire combattait monsieur Ming, dit l'Ombre jaune?5 Quel chanteur a popularité Mellow Yellow?H-IDENTIFICATION D'UN LIEU 1 Grande île du Pacifique, à la hauteur de l'équateur, couverte de jungles denses.2 La partie sud-est de l'île, dans la région de Palembang, fut le site du puissant empire Srivijaya.3 Lorsque les Hollandais y arrivèrent au XIXe siècle, après avoir visité Java, ils y trouvèrent plusieurs petits États.4 C'est la plus grande île de l'archipel indonésien.E-ORDINATEURS 1 En 1984, quel modèle historique a succédé au Apple II?2 Pour les ordinateurs Apple plus anciens, en quelle année surviendra l'équivalent du bogue de l'an 2000?3 Quelle unité de cycle est utilisée pour donner la vitesse des processeurs?4 Quelle compagnie de logiciels graphiques porte le nom du type de construction par empilement connu des aborigènes du sud des États-Unis?5 Quel format de fichier a fait la renommée du site Napster.com?Dirigeant du Kenya.SOLUTION DANS LE CAHIER DES PETITES ANNONCES Soeur P, une encre sur papier, une des oeuvres de Raphaëlle de Groot exposées à la galerie de l'UQAM. 7LP1101B0318 B11 18 mars 7LP1101B0318 ZALLCALL 67 00:42:43 03/18/01 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 1 8 MARS 2001 B 1 1 TÊTES D'AFFICHE La lutte au cancer du sein sera menée avec rigueur par une équipe multidisciplinaire de calibre international instaurée par l'Université de Montréal, avec la création d'une chaire en diagnostic et traitement du cancer du sein.Cette chaire, destinée à « mener des recherches qui permettront d'améliorer le taux de survie et la qualité de vie des femmes affectées d'un cancer du sein », a précisé son titulaire, le Dr André Robidoux, a été instaurée grâce à une capitalisation d'un million de dollars de la Banque Scotia, auquel s'ajoute un autre million provenant du Fonds de recherche de la compagnie pharmaceutique Eli Lilly.La Fondation du CHUM a ajouté 500 000 $ pour porter à 2,5 millions les sommes investies pour « fournir aux femmes l'accès aux meilleurs soins possibles pour le traitement et le dépistage du cancer du sein », précise le communiqué de presse émis lors de cette annonce officielle faite par Pasquale Minicucci, de la Banque Scotia , Joerg Rustige, d'Eli Lilly , et le Dr André Robidoux, professeur de chirurgie à l'Université de Montréal et directeur du Centre intégré du cancer du sein au Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM).n n n Gilles Jarry Les employés et la direction du groupe de sociétés de la Banque de Montréal viennent de remettre officiellement un don de 16 000 $ à la F o n d a t i o n C U R E , q u i amasse des fonds pour la recherche sur le cancer du sein en milieu hospitalier.Ce sont Gilles Jarry, premier vice-président à la direction du Québec de la Banque de Montréal, et Lucie Gosselin (pour Fontaine d'espoir), qui ont remis ce don provenant tant des employés de la banque que de Fontaine d'espoir (fondation des employés du groupe de sociétés de la Banque de Montréal), à Diane Guerrera, directrice générale de Cure.Fait à noter, c'est à l'occasion d'une journée de port du denim dans des entreprises participantes (qui aura lieu le 15 mai cette année), que CURE réalise sa principale activité de financement.La fondation CURE finance des chercheurs, des laboratoires et de l'équipement pour mener la recherche médicale sur le cancer du sein, Renseignements : (514) 381-CURE, ou 1-888-592-2873.n n n L'ambiance du Jardin botanique se transportera à la gare Windsor le mercredi 9 mai, alors que s'y tiendra le cocktail et le tirage annuels de la Fondation du cancer du sein de Montréal, qui ont eu lieu ces dernières années au Jardin botanique.On a choisi cette année de planter le décor enchanteur du Jardin botanique sous la verrière de la salle des pas perdus de la gare Windsor.Renseignements : (514) 871-1717.n n n À l'instar des gouvernements qui font étalage de leurs contributions financières à différentes réalisations sociales et communautaires, des institutions financières privées comme le groupe financier Banque Royale, sont bien en droit de faire connaître leur contribution annuelle au développement des collectivités, qui, dans le cas précis de cette grande institution financière, s'établit à plus de 41 millions de dollars, précise un communiqué de presse.De cette somme, 26,3 millions sont consacrés en dons de bienfaisance, dont près de la moitié dans les secteurs de l'éducation et de la santé.n n n Guido Molinari C'est ce matin, à l'hôtel Delta (777, rue University), que se tient le brunch-encan d'oeuvres d'art du Service bénévole de l'est de Montréal, sous la d'honneur de Lévis Doucet (Banque Nationale).On pourra voir les oeuvres à compter de 10h30, un petit-déjeuner (buffet) étant offert à compter de 11h30, les enchères débutent à 12h30.Renseignements : (http : vitrine-sur-montreal.qc.ca/ carrefour/sbe/sbe.htm).Un hommage spécial sera rendu à l'artiste peintre Guido Molinari.n n n Le centre hospitalier Fleury a pu amasser plus de 30 000 $ grâce à la tenue d'une loterie.Fait notable, plus de 80 % des billets ont été vendus au sein de l'hôpital.Les fonds ainsi recueillis et qui seront affectés à l'achat d'équipements de haute technologie, proviennent donc en grande partie des employés, infirmières, médecins, dentistes, pharmaciens et bénévoles de l'hôpital qui ont participé à la tenue de cette loterie.n n n André Bérard Le bal du Musée d'art contemporain, placée cette année sous la d'honneur d'André Bérard, président du conseil et chef de la direction de la Banque Nationale, aura lieu le jeudi 5 avril, à compter de 19h (cocktail suivi du dîner).Coût : 300 $.Renseignements : (514) 847-6270.n n n La roue de médecine, symbole amérindien qu'on retrouve aujourd'hui un peu partout, révélera ses mystères par l'intermédiaire d'une descendante de la nation micmac, Jeanine Ayotte, porteuse de « pipe sacrée » et gardienne de bain de sueur, qui sera la conférencière d'un dîner-causerie offert aujourd'hui (11h) à la Maison des cultures amérindiennes (510, Montée des Trente, Mont-Saint-Hilaire).La conférencière pratique les chants transmis par ses ancêtres.Une dégustation de mets amérindiens et une exposition, accompagneront la conférence.Coût : 20 $.Renseignements : (450) 464-2500.n n n Les professeurs de chimie de l'Université du Québec à Chicoutimi ont décerné leur « bourse des professeurs de chimie » à Charles Gauthier, originaire de Péribonka, pour avoir présenté le meilleur dossier scolaire parmi les nouveaux étudiants inscrits à temps plein en chimie à l'UQAC.Par la même occasion, la section Saguenay de l'Institut de chimie du Canada a remis la médaille de la Société canadienne de chimie à Dominic Thibeault, de La Baie, pour avoir maintenu la meilleure moyenne de résultats scolaires après deux années complètes dans le programme de chimie à l'UQAC.n n n Léonard Vincent Le président de la Fondation Baillargé, Léonard Vincent, vient de poster un chèque de 15 000 $ à l'intention du père Pierre Samson, missionnaire aux Philippines, à titre de soutien d ' u n p r o j e t d'achat d'outils aratoires pour permettre à des tribus autochtones des forêts tropicales de ce pays de se consacrer à la culture de la terre, car la pollution de cette région empêche les autochtones de se nourrir par la chasse et la pêche comme auparavant.n n n Célèbre chercheur sur les montagnes Rocheuses et professeur émérite de sciences de la terre et des planètes à l'Université Mc Gill, Eric Mountjoy vient d'être désigné membre honoraire de la Canadian Society of Petroleum Geologists.n n n Marcel Lebel Les locataires de la Société d'habitation et de développement de Montréal ont déposé de vieux vêtements dans des conteneurs de la Fondation des Grands frères e t G r a n d e s soeurs, qui a ainsi recueilli pour une valeur de plus de 11 000 $ de vêtements.C'est Marcel Lebel, directeur de la gestion des programmes à la SHDM, qui a remis le chèque symbolique de cette contribution au directeur général de la fondation de l'organisme de parrainage de jeunes, Jean Laberge.La SHDM a permis l'installation de 37 conteneurs de collecte de vêtements usagés à proximité de ses résidences.n n n Mars est le Mois des troubles d'apprentissage et l'occasion pour l'Association québécoise pour les troubles d'apprentissage (AQETA) de tenir son congrès annuel auquel s'ajoute un colloque sur le TDAH (trouble déficitaire de l'attention/ hyperactivité), faisant suite aux recommandations du comité-conseil sur le Ritalin qui a mené à la publication d'un plan d'action conjoint des ministères de l'Éducation et de la Santé et des Services sociaux ( w w w .m e q .g o u v .q c .c a / mÐpub.htm).La veille du congrès, une conférence publique sera offerte, le mercredi 21 mars (19h30, hôtel Reine Elizabeth).Le Dr Michel Lemay, pédopsychiatre à l'hôpital Sainte-Justine, traitera alors des enfants qui réussissent à tenir le coup malgré leurs difficultés.Le congrès de l'AQETA se tiendra à l'hôtel Reine-Elizabeth, les 22, 23, et 24 mars, sur le thème Développons de véritables communautés éducatives.Renseignements : (514) 847-1324, (www.aqeta.qc.ca).Le colloque sur le TDAH aura lieu le samedi 24 mars et permettra de faire le point sur l'usage des stimulants, particulièrement en milieu scolaire.n n n En marge du Mois des troubles d'apprentissage, signalons la parution d'un livre de la collection Parents, publié par l'hôpital Sainte-Justine, et portant spécifiquement sur Les troubles d'apprentissage : comprendre et Renseignements :(514) 345-4671.n n n Un congrès d'envergure internationale portant sur l'autisme, et mettant l'accent sur La personne avant tout (thème du congrès) se tiendra les 27, 28 et 29 avril à Laval (Centre des congrès, 2440, autoroute des Laurentides, Laval).Comme il ne s'agit pas d'un congrès scientifique, on y traitera principalement des pratiques d'intervention par le biais de quatre conférences et de plus d'une cinquantaine d'ateliers.Les différentes approches de traitement seront exposées.Renseignements : (450) 668-7985 ou (450) 663-0694 ( h t t p : / / w 2 .l a v a l n e t .q c .c a / autisme-ted).n n n Normand Legault C'est sous la présidence d'honneur de Normand Legault, président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (et président du Grand Prix du Canada), que se tiendra le gala des OCTAS (pour « octet », unité de mesure informatique, et « meritas », donnant à entendre « as de l'octet »), occasion pour la Fédération de l'informatique du Québec de consacrer les entreprises, organismes et étudiants qui se sont illustrés dans le domaine des technologies de l'information.Trois Octas s'ajouteront cette année dans la nouvelle catégorie affaires électroniques.On a par ailleurs scindé en deux sous-catégories (entreprise, et grand public) l'Octas multimédia.n n n L'activité physique et plus particulièrement les activités sportives, comme le jeu, sont riches d'enseignements pour les enfants, ainsi qu'en fera état Carlo Galli, physiothérapeute à l'Hôpital de Montréal pour enfants et entraîneur sportif certifié, à titre de conférencier invité de la prochaine conférence éducative de l'Hôpital de Montréal pour enfants, le mercredi 28 mars, à l'amphithéâtre de l'hôpital (2300, rue Tupper, angle Atwater et Sainte- Catherine).Présentation en français à 19h, suivi de la présentation en anglais.Entrée libre.Réservation et renseignements : (514) 934-4307.n n n Pierre Brunet Les « erreurs typographiques », disparues avec la mise en page (changements technologiques obligent), on n'est aujourd'hui souvent qu'à un doigt de l'erreur comme cela s'est produit la semaine dernière dans cette page où on a pu voir deux fois la même photo de Tony Meti, qui s'est ainsi malencontreusement trouvé identifié au sujet suivant que nous reproduisons avec la bonne photo.Ainsi donc, c'est sous la présidence d'honneur de Pierre Brunet, viceprésident du conseil de la Banque Nationale, que se tiendra la soiréebénéfice du club Richelieu Longueuil, le mardi 20 mars, au Théâtre de la ville, de Longueuil.Coût : 100 $.Renseignements : (450) 442-6110 ou (450) 442-6181.Le club Richelieu utilisera les fonds recueillis pour favoriser le développement et l'engagement social des jeunes.Hôpital Louis-H.La Fontaine Le souper-spectacle de la Fondation de l'hôpital Louis-H.La Fontaine, qui s'est tenu sous la présidence d'honneur de Carole Drolet (directrice de la région du Montréal métropolitain chez Bell), a permis d'amasser 60 000 $.Les membres du conseil d'administration de la fondation hospitalière pose devant le chèque symbolique.Il s'agit de : Bob Cousineau (Banque Royale), Sami Sidhom (CAMCO), Daniel Pellerin (Bétonel), Jean Lajoie (Vidéotron télécom), Paul Scardera (Banque Nationale), Me Michel Tourangeau, Carole Drolet, Raffaela Scaglione (Mondial Assistance), Gérald Tremblay (membre ambassadeur), André Lemieux (directeur général de l'hôpital), Paul André Paradis (membre ambassadeur), Dr André Luyet, Pierre Hébert (Bouthillette Parizeau et associés), Michel Villemaire, Christian Blouin (Merck Frosst), Claire Verreault (directrice générale de la fondation hospitalière).Fondation des maladies du coeur Le chef de produit chez Becel, Ross Hugessen (à gauche), remet un chèque symbolique de 125 000 $ au directeur général de la Fondation des maladies du coeur du Québec, Jean Noël.Ces fonds proviennent pour une grande part (75 000 $) de Bécel, et pour le reste (50 000 $), de dons des clients des magasins Provigo et Loblaws ayant participé l'an dernier à un programme dit Du fond du coeur.Institut de cardiologie La communauté italienne de Montréal a adopté la cause de l'Institut de cardiologie de Montréal et choisi de tenir un bal annuel pour amasser des fonds pour la réputée institution hospitalière.Le troisième Bal du coeur a ainsi permis d'amasser 430 000 $.Les membres du comité organisateur ont procédé à la remise du chèque symbolique.Ce sont, dans l'ordre habituel : Lino Saputo fils, Tony Meti, instigateur de l'activité, Benito Migliarati, Claude Chagnon, président d'honneur, Joey Saputo, président du comité organisateur, André Bérard, président de la campagne de souscription de l'institut, Anthony Fata et Tony Loffreda.Des clients généreux Les clients des rôtisseries Saint-Hubert ont contribué150 000 $ à la Fondation Charles-Bruneau (recherche et soins relatifs aux cancers chez les enfants).Le président et chef de la direction des rôtisseries Saint-Hubert, Jean-Pierre Léger (à gauche), a donc remis le chèque symbolique au président de la fondation, Pierre Deschamps, en présence de l'animateur de l'émission Salut Bonjour ! (TVA), Guy Mongrain (à droite), porte-parole de cette collecte de fonds. 7LP1201B0318 B 12 dimanche 7LP1201B0318 ZALLCALL 67 00:39:37 03/18/01 B SCIENCES B 1 2 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 1 8 MA R S 2 0 0 1 MARC MENNESSIER Le Figaro On connaissait la bière ou le pastis sans alcool, le café sans caféine et le thé sans théine : il ne manquait plus que le tabac sans nicotine.C'est chose faite.Début 2002, Vector Group, filiale de la firme Liggett (marques Chesterfield, LetM, Lark), devrait commercialiser en Amérique, sous la marque Omni-Free, la première cigarette sans nicotine obtenue à partir d'une variété de tabac blond transgénique (le Burley 21).Après les plantes génétiquement résistantes aux herbicides et aux insectes, vilipendées par les écologistes et boudées par les consommateurs européens, ce nouvel OGM qui se fume, va-t-il contribuer à limiter les ravages causés par le tabagisme ?Le fumeur « accro » Le jeu en vaut la chandelle.À l'échelle mondiale, on estime que le tabac a tué 62 millions d'individus depuis 1945 ! Soit l'équivalent de la population française et deux fois celle du Canada.Certes, on peut objecter que, parmi les 4000 composés chimiques recensés dans la fumée de tabac, la nicotine n'est pas, et de loin, le plus dangereux.Ce sont essentiellement les goudrons et l'oxyde de carbone, dégagés par la combustion de la cigarette, qui sont responsables des effets délétères.Mais, en rendant le fumeur « accro », la nicotine accroît inexorablement la consommation de cigarettes et donc la quantité de toxiques inhalés.« Comparée à d'autres drogues, comme l'alcool, l'addiction au tabac s'installe très vite, en moyenne au bout de la centième cigarette », estime le professeur Gérard Dubois, président du Comité national contre le tabagisme, qui ajoute que 90 % des fumeurs sont dépendants du tabac.Ce dernier est d'ailleurs classé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) parmi les drogues « dures » au même titre que l'héroïne, la cocaïne ou l'alcool.Dès lors, comment ne pas applaudir des deux mains, lorsque Bennett Lebow, PDG de Vector Group, affirme que son tabac sans nicotine « permettra aux gens de fumer à leur gré, sans risque de devenir dépendants » ?L'entreprise envisage même de demander à la Food and Drug Administration (FDA) l'autorisation de commercialiser Omni-Free comme un remède destiné à aider les fumeurs à se.désintoxiquer.Une démarche qui laisse perplexe Vu le lourd passé des producteurs de cigarettes américains, qui n'ont pas hésité à se parjurer en déclarant sous serment, le 14 avril 1994, devant la Chambre des représentants, que le tabac n'est pas dangereux pour la santé et que la nicotine n'est pas une drogue, cette soudaine conversion à la lutte antitabac laisse quelque peu perplexe.Quel est le véritable intérêt de Liggett dans cette affaire, sachant que, depuis des décennies, la prospérité des grands manufacturiers repose sur le commerce de la nicotine dont le tabac n'est que le support ?Pour Gérard Dubois, « Omni-Free est un écran de fumée.Comme par hasard, c'est au moment où une convention-cadre internationale sur le contrôle du tabac est en cours de négociation, sous l'égide de l'OMS, que les manufacturiers cherchent à faire bonne figure en sortant des innovations censées lutter contre les méfaits du tabac ».L'an passé, en effet, RJ Reynolds lançait Eclipse, une cigarette sans tabac mais avec nicotine, et en 1999, Philipp Morris faisait de même avec Accord, une cigarette chauffée, au lieu d'être brûlée, et dont la fumée contient donc moins de goudrons.Seconde remarque : une cigarette sans nicotine, ce n'est pas nouveau en soi.Il s'en vend déjà en pharmacie et on se souvient, dans les années 70, du flop retentissant de la fameuse Gauloise verte de la Seita.Le fabricant partait d'un tabac normal qui était « dénicotinisé » par dilution organique.Du coup, la plupart des arômes étaient éliminés et les consommateurs avaient l'impression de « fumer du foin ».La seule originalité d'Omni-Free est d'être transgénique et d'avoir conservé toute sa saveur.D'après Vector Group, les tests réalisés sur des fumeurs américains et étrangers sont très concluants.Selon Brandy Bergman, porte-parole de la société, « le quart d'entre eux préférait même Omni-Free à leur marque habituelle.En outre, au bout de sept semaines, trois personnes sur cinq ont déclaré qu'elles fumaient moins et qu'elles étaient sur le point d'arrêter ».Neurobiologiste au Collège de France, Jean-Pol Tassin aimerait bien lui aussi étudier de près cette cigarette miracle.« Le mécanisme de la dépendance au tabac est très complexe, explique-t-il.Même si elle joue un rôle prépondérant, tout porte à croire que la nicotine agit en synergie avec d'autres composés, principalement des aldéhydes, contenus dans la fumée de cigarette.Par conséquent, rien ne permet d'affirmer aujourd'hui que sa suppression est suffisante pour écarter, à elle seule, tout risque d'addiction.» Dans la négative, le remède pourrait se révéler pire que le mal.Pour obtenir sa dose de nicotine, le fumeur consommera plus de cigarettes, tirera plus de bouffées, augmentera le volume de ces dernières et inspirera la fumée plus profondément, comme on le constate déjà avec les marques light ou ultra- light.Pire, les fabricants ne se sont pas privés par le passé d'ajouter des adjuvants, comme l'ammoniac qui potentialise les effets de la nicotine.Cette pratique plus que douteuse serait même à la base du succès de la Marlboro.Seront-ils tentés de faire de même avec le tabac sans nicotine ?La chose paraît d'autant plus aisée que la composition d'une cigarette étant couverte par le secret de fabrication, il est rigoureusement impossible pour les autorités d'en avoir le contrôle strict.Un intérêt tout de même Sous toutes ces réserves, et elles ne sont pas minces, la plupart des spécialistes considèrent que la cigarette sans nicotine peut présenter tout de même un intérêt pour les individus qui n'ont jamais fumé, en particulier les jeunes.« Cela peut éviter l'entrée dans la toxicomanie, mais cela peut être aussi un mode d'initiation à la cigarette avec nicotine », avertit Patrick Sansoy, conseiller à la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie.Encore un coup tordu des manufacturiers pour développer leur commerce de mort ?Photo BERNARD BRAULT, La Presse © La société américaine Vector Group va prochainement lancer aux États-Unis la première cigarette sans nicotine.« Les gens pourront, promet-on, fumer à leur gré, sans risque de devenir dépendants.» Mais les spécialistes ont bien des réserves.Le réchauffement planétaire constaté par satellite Le fils de la supernova Agence Science-Presse COMMENÇONS PAR deux motsclés.Un pulsar, appelé aussi étoile à neutrons, est un corps céleste qui tourne sur lui-même à une vitesse incroyablement rapide, émettant un jet de radiations qui, parce qu'il tourne, conduit parfois les auteurs à comparer le pulsar à un phare.Quant à une supernova, il s'agit d'une étoile qui termine sa vie dans une gigantesque explosion, faisant naître dans le ciel, pendant quelques jours, une étoile nouvelle, extrêmement brillante.Grâce au télescope spatial à rayons-X Chandra, des chercheurs américains et canadiens viennent d'affirmer qu'un pulsar, dans la constellation du Sagittaire, serait né d'une supernova dont des astronomes chinois nous parlaient il y a.1600 ans.Si cela se confirme, ce sera la deuxième fois seulement qu'on sera parvenu à associer un pulsar à un événement cosmique connu, l'autre étant le pulsar de la nébuleuse du Crabe, dont on a pu déterminer qu'il avait été engendré par la supernova de l'an 1054.«Déterminer l'âge réel d'objets astronomiques est toujours difficile, explique Victoria Kaspi, du département de physique de l'Université Mc Gill, et pour cette raison, les rapports historiques concernant des supernova sont d'une grande importance.» Il faut se rappeler qu'une supernova est un événement rare: avant l'avènement des télescopes, sur une période de 2000 années, on en trouve moins de 10 mentions, essentiellement dans les annales astronomiques chinoises.Celle dont il est question ici est apparue dans le ciel en l'an 386 de notre ère.Son association avec un pulsar a été rapportée au cours du dernier congrès de la Société astronomique américaine, à San Diego, par une équipe incluant, outre Victoria Kaspi (également affiliée au Massachusetts Institute of Technology), des chercheurs du Jet Propulsion Laboratory californien, affilié à la NASA, et de l'Université Columbia (New York).Les astronomes ont pu localiser le pulsar au centre exact des résidus de cette supernova Ð des «résidus » qui constituent en fait un gigantesque nuage de gaz poursuivant son expansion depuis 1600 ans.Le pulsar effectue 14 rotations.par seconde.Agence France-Presse PARIS Ð Des données recueillies par satellites apportent pour la première fois une observation, vue de l'espace, du réchauffement planétaire dû à l'effet de serre, selon une étude parue jeudi dans la revue scientifique britannique Nature.Un satellite japonais et un satellite américain ont relevé, à 27 ans d'écart, les rayonnements à grande longueur d'onde émis par la Terre, qui portent la « signature » des gaz à effet de serre qui réchauffent l'atmosphère.Les scientifiques se fondent habituellement sur des relevés terrestres -Ð prélèvement sur les calottes polaires, croissance des coraux notamment Ð pour mesurer la concentration des gaz à effet de serre.Ils se servent ensuite de modèles mathématiques pour évaluer l'effet de ces concentrations accrues sur le climat.Pour la première fois, l'observation directe à partir de l'espace met en évidence la croissance des concentrations de gaz due à l'utilisation par l'homme d'énergies fossiles (gaz, pétrole, charbon) depuis la révolution industrielle.L'équipe dirigée par John Harries, de l'Imperial College de Londres, a comparé des données recueillies en 1996 par le satellite japonais ADEOS (IMG, Interferometric Monitor of Greenhouse Gases) et des données collectées 27 ans plus tôt par la NASA (IRIS, Infrared interfer metric spectometer).Les chercheurs ont comparé ces mesures des rayonnements à grande longueur d'onde et relevé des différences significatives dans les spectres du méthane, du dioxyde de carbone (CO2), de l'ozone et des CFC (chlorofluorocarbones).« Nos résultats apportent une preuve directe par l'expérimentation d'une augmentation significative de l'effet de serre », souligne l'équipe de l'Imperial College.L'effet de serre est au départ un phénomène naturel, qui rend la Terre habitable.La température moyenne sur terre serait de -18 (contre 15) si la planète n'était pas protégée par une « cloche » de gaz à effet de serre.Ces gaz ont été comparés aux panneaux de verre d'une serre dans la mesure où ils isolent la Terre en empêchant la chaleur dégagée par les infrarouges de s'échapper.Toutefois, selon l'IPCC (Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat créé par l'ONU et rassemblant 3000 chercheurs), les activités humaines ont provoqué une envolée de la teneur de l'atmosphère en gaz à effet de serre depuis la révolution industrielle.La communauté des chercheurs de l'IPCC a relevé en janvier ses prévisions pour 2100 (base 1990), avec un doublement probable des concentrations de GES dans l'atmosphère et une élévation de la température moyenne entre 1,4 C et 5,8 C.Finale régionale de Montréal École secondaire Émile-Legault 2395, rue Thimens, Ville Saint-Laurent Jeudi 22 mars, 9 h à 12 h, 13 h à 15 h et 19 h à 21 h Vendredi 23 mars, 9 h à 12 h et 19 h à 21 h Samedi 24 mars, 13 h à 17 h Défi Génie inventif : jeudi 22 mars, 15 h École Émile-Legault www.expo-sciences.sympatico.ca Vi e n s j o u e r à « l e f u téduweb » www.expo-sciences.sympatico.ca.Tu cours la chance de gagner un prix.2940799A "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.