La presse, 5 août 2001, B. L'été: Festivals - Lectures - Arts et Spectacles
[" 7LP0101B0805 7LP0101B0805 ZALLCALL 67 09:55:11 08/05/01 B FILL17 7LP0201B0805 Dimanche B2 7LP0201B0805 ZALLCALL 67 09:51:02 08/05/01 B Un naufrage par kilometre, une centaine entre Pointe-des-Monts et Shelter Bay, pres de Port-Cartier, rappelle l'historien Pierre.C'est le coin le moins hospitalier de la cote du Saint-Laurent, comme l'avait deja note Champlain.On a meme recense des cas de cannibalisme chez les rescapes de naufrages de l'ile d'Anticosti.Le phare de Pointe-des-Monts tenait en consequence des reserves de nourriture et l'on avait meme prevu la ration a fournir a chaque naufrage, jusqu'a l'arrivee d'un bateau en route pour Quebec , ajoute le geographe Jean-Louis.Ce n'est que beaucoup plus tard qu'on ajouta la maison du gardien et des naufrages, qui sert presentement de gite et de restaurant pour les visiteurs.Notre passage coincidait avec l'un des deux repas gastronomiques de l'ete.C'est donc a la faveur des six couverts de la maison, delicieux et bien arroses, que les freres Frenette ont pu nous raconter a loisir leur saisissant coin de pays.Avant de quitter le phare, il faut dire un mot de la tres instructive exposition qu'on y tient tout l'ete.Chaque etage est dedie a un gardien du phare (Wallace, Bedard, Fafard, Landry.) et consacre a un theme particulier : presence amerindienne, naufrage dans le golfe, commerce du bois, fonctionnement des fanaux et des lance-petards.Avant l'arrivee du radar, qui a entraine la fermeture des phares, on avait suivi une longue evolution tant dans les signaux lumineux que sonores utilises pour avertir les bateaux du danger entraine par le resserrement du golfe a la Pointe-des- Monts.A la mort de son mari, la veuve Bedard postula pour lui succeder comme gardienne du phare.Voici l'edifiante reponse des autorites maritimes de l'epoque, dans une reponse datee du 16 avril 1867, annee de fondation du Canada.Le bureau ne peut accepter la candidature de Madame veuve Bedard, en raison de son age avance et parce que l'emploi de gardien doit etre tenu par un homme, dont les services sont, en tout temps, plus efficaces.Sauve par ses derniers gardiens, Jacques et Marie Berthe Landry, le phare est devenu musee et monument historique en 1965.Les verts et les viandeux Lors du repas gastronomique, plusieurs jeunes sont venus saluer leur ancien professeur, des tach comme ils aiment se nommer entre eux, des techniciens en amenagement cynegenetique et halieutique (TACH), ou, pour les non inities, des techniciens en amenagement de chasse et de peche.C'est Jean-Louis qui a cree ce programme, enseigne uniquement au cegep de Hauterive et frequente par des etudiants de partout au Quebec et meme de quelques Acadiens, de Franco-Manitobains et d'Europeens, ou ont deja ete formes 750 tachs .C'est un melange de gestion faunique, d'administration et d'equipement, explique-t-il.Les debouches n'etaient pas trop abondants au debut mais depuis deux ans, tous les diplomes se trouvent un emploi comme agent de conservation ou technicien de la faune et comme administrateur ou guide dans les pourvoiries du secteur prive.Ce qui amuse le plus le geographe- entrepreneur, ce sont les prises de bec entre ses deux races d'etudiants : les ecolos et les chasseurspecheurs- trappeurs, les verts et les viandeux comme il se plait a les designer, en prenant soin de s'inclure dans le groupe des predateurs.Comme le ministere est carrement du cote des ecolos, ca equilibre un peu que le prof soit de l'autre bord , nous dit le chasseur, avant de vanter la viande de lynx qu'il affectionne particulierement.Il peche aussi la truite de mer, qui remonte dans le ruisseau du Phare, un veritable torrent qui descend le long d'un ancien site de campement des Montagnais, a environ un kilometre de leur ancienne chapelle, construite en 1898 et sauvee de la demolition par la famille Landry.Avec des diplomes tach , nous sommes en train d'amenager un sentier ecologique entre la chapelle et le site de campement, ou nous reconstruirons d'anciennes demeures, avec des peaux de phoque sur la terre battue du plancher, car les Montagnais etaient de bons chasseurs de loups marins , dit le geographe.Pas de peaux de phoque mais des branches de coniferes si l'on veut rappeler la culture et les coutumes des Montagnais , corrige aussitot l'historien.Ce seront sans doute les Montagnais, associes au projet, qui trancheront entre les freres du temps et de l'espace, deux merveilleux guide de cette region ou le fleuve devient golfe ou l'inverse.Photo PIERRE COTE, La Presse c Cette chambre du phare de Pointe-des-Monts n'a rien perdu de son histoire.Sauve par ses derniers gardiens, Jacques et Marie Berthe Landry, le phare est devenu musee et monument historique en 1965.VOTRE SOIREE DE TE L E V I S I O N B2 LA PRESSE MONTREAL DIMANCHE 5 AOUT 2001 GOLFE Suite de la page B1 18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO Le Telejournal Decouverte / La Plage Hippo Championnats du monde d'athletisme 2001 Le Telejournal Nouvelles du sport Cinema / CABARET (2) avec Liza Minnelli (22:55) Le TVA 18 heures Decibel Fort Boyard / Stephane Gagnon, Isabelle Brossard Cinema / SEULEMENT TOI (5) avec Marisa Tomei, Robert Downey Jr Le TVA Sports (22:24) / Lot.(22:41) Pub (22:47) Mondial d'impro Juste pour rire Telescience / Le Vivant et l'Artificiel Le plaisir croit avec l'usage / Paul Houde L'Oeil ouvert / Nuits d'Afrique L'Oeil ouvert (22:22) / Hors-Circuit (23:16) Hors-Circuit (23:38) Cinema / MEURTRE AVEC PREMEDITATION (4) avec Christian Slater, Kevin Bacon Le Defile de la fierte gaie Le Grand Journal Cinema / CATASTROPHE SOLAIRE (5) avec Tim Matheson, Charlton Heston Pulse Travel, Travel 60 Minutes Touched by an Angel Charmed The Sopranos CTV News Pulse / Sport News HTTV Mysterious Ways Charmed The Associates News World of Discovery IAAF World Championships Cinema / FRENCH KISS (5) avec Meg Ryan, Kevin Kline Sunday Rep.Undercurrents Sunday Rep.Reflections News ABC News Cinema / ED (6) avec Matt Le Blanc, Jayne Brook Who Wants to be a Millionaire?The Practice News Pretender Friends 60 Minutes Touched by an Angel Cinema / KEN FOLLETT'S THE THIRD TWIN (6) avec K.Mc Gillis (1/2) ER NBC News Cinema / MIDNIGHT IN THE GARDEN OF GOOD AND EVIL (4) avec Kevin Spacey, John Cusack The Weakest Link Cinema .(16:30) Andre Rieu / La vie est belle Great Performances / Recording \"The Producers\" Great Performances / Three Mo' Tenors Cinema Joseph Campbell.(15:00) On the Ballykissangel Trail Andre Rieu / La vie est belle Virsky: The Spirit of the Ukraine BBC News Wall Street Cinema / IVANHOE (16:00) 100 Centre Street Law & Order Biography / Doris Day Crime Story Giorgio Armani Arts, Minds Tangled.Sylvia Safdie: The Stone.Cinema / URBAN COWBOY (4) avec John Travolta, Debra Winger Cinema Les Gags .pour rire Le Gout du monde Celebrites / Mode et.Biographies / Jean Coutu Les Enquetes d'Hetty J'ai show! (2/2) Benelux.Russian.Focus Grec Tele-serie Grece Lica (Serb.) Caribbean.Kontakt (Ukraine) .juive Aines branches, 3e millenaire Introduction a la mecanique Savoir concilier l'inconciliable .Internet Capharnaum Cours et.Immobilier N.A.S.A.Educational File How'd they do that?Sunday.it's Made Discovery's Sunday Showcase Discovery's Sunday Showcase Storm Warning! Sunday.it's Made Carte postale de la Floride D'ici &.Avventura .romantique .tendres Les plus belles villes du monde Travel Travel D'ici &.Aventures asiatiques Best of Elmo Little Lulu Hoze.The Jersey So Weird .Heartbeat Cinema / OSCAR (4) avec Sylvester Stallone Cinema / NO DESSERT DAD, TIL YOU.(5) Pub Seinfeld Futurama King of the Hill The Simpsons Malcolm in the Middle / Diffusion de trois episodes.The X-Files Profiler A.Hitchcock Global News The Practice A.Hitchcock Sports Guerres./ Paris, l'outragee Fortitude avec Richard Anconina, Michael York Cinema / LE DERNIER ETE (4) avec Jacques Villeret, Catherine Frot Guillemin The Canadians / Mandrake Disasters of the Century National Geographic.Cinema / CATHERINE THE GREAT (5) avec C.Zeta Jones (2/2) National Geographic.Fashion File The Goods .for Love .Families .Miracles .Homes Specials: Dad Circus Taking it Off .Miracles .Homes Le Top 10 Musi Max Ed Sullivan Pop up video Musico./ Melissa Etheridge Presentation Musi Max: Soul Train 30th Anniversary Special Musico./ Melissa Etheridge d.Box Office Groove Concert Plus: Soul Train Music Awards 2001 Farmclub.com Clip BBC News Foreign.Hot Type Mansbridge This Hour has Seven Days Sunday Rep.Sports Journal The Passionate Eye Sunday Showcase Antiques.avec Rigoberta Menchu Tum Journal RDI .a l'ecoute Zone libre / L'Afrique du Sud.Telejournal Culture-choc .a l'ecoute Second Regard Enjeux / Travailler et pauvre Jeux du Qc Sports 30 Mag Les Grands Prix de Trois-Rivieres Sports 30 Mag Golf PGA / L'International Les Contes d'Avonlea Medecins d'urgences Le docteur mene l'enquete La Firme de Boston Sexe a New York Inspecteur Frost Prime Suspect Cinema / BEAUTIFUL DREAMERS (4) avec Colm Feore Newsroom Trailer Park Tales of the City Cinema / BASTARD.(4) Beastmaster Earth: Final Conflict Cinema / CREATURES THE WORLD FORGOT (5) avec J.Ege Cinema / MERLIN (6) avec Nadia Cameron, Richard Lynch Sportscentral Wrestling: WWF Heat 2001 Women's Tennis Association Sportscentral Wrestling: WWF Heat Lunatiques Hist.Ballets Panorama Villages.Duos: session jazz O Zone Collection Cinema / LA PORTE DU PARADIS (4) avec Kris Kristofferson Medical Detectives Junkyard Wars Motorcycle - Born to be Wild Planet Plastic: Synthetic.Next to Nothing Motorcycle - Born to be Wild Motoring Sportsdesk Tennis Masters Series / Montreal - Finale Boxing / Ayala - Cordona Sportsdesk Boxing J.Bravo .Mimi?Redwall Dilbert .le meilleur Daria Simpson Ned.triton Cybersix South Park Simpson Quads! Carte postale .d'en haut Journal FR2 Le ciel passionnement (4/5) Grandes Enigmes du futur Concert classique Gros Plan Journal belge Soir 3 / Invite Get a Life The Tribe Vox Inquiring.Cinema / QUEEN OF HEARTS (4) avec Anita Zagaria Angel Light Frog Pond Allan Gregg Cinema Vivre a deux Les Copines C'est mon choix Coming out (1/2) Medecine.secondes Salut beaute! Les Copains La Vie en vrac Au gout du jour .a bord! Question Sante L'Ombudsman Vos droits Sur la colline Parole et Vie Action Emploi Cite perdue Animorphs Chair de poule .galaxie Radio enfer Buffy contre les vampires Saddle Club Screech.Story Studio Zack Files Caitlin's.Grade Alien S.Holmes Radio Active Syst.Crash Big Wolf.Lost Nebula Shadow.Technofolie .c'est fait Invasion Planete Terre Babylone 5 Big Bang Star Trek: la nouvelle generation Clemence Desrochers Isabelle Masse 12 :00 - 2 - DIAL M FOR MURDER Pourquoi pas un Hitchcock pour bien commencer la journee?Dans ce drame de 1954, un ancien champion de tennis cupide engage un homme pour se debarrasser de son epouse.16 :00 - 8 - MUSIQUEPLUS SORT DU PLACARD Claude Rajotte, qui faisait son coming out a l'emission Sortie Gaie l'an dernier, prend part, a sa facon, au Defile de la Fierte gaie, en compagnie de Virginie Coossa.17 :00 - 3 - J'AI SHOW! Deuxieme partie de cet hommage tout en humour a Clemence Desrochers.L'humoriste nous livre quelques-uns de ses meilleurs monologues, entre deux temoignages des gens qui l'ont cotoyee.18 :00 - K - MEURTRE AVEC PREMEDITATION Kevin Bacon est touchant et bouleversant dans la peau d'un jeune homme incarcere injustement et traite de facon inhumaine a la prison d'Alcatraz.20 :30 - K - DEFILE DE LA FIERTE GAI Pour une troisieme annee, TQS diffuse le defile le plus colore de l'annee.Oreilles chastes s'abstenir! On donne encore une fois la parole a Mado Lamotte, la drag queen la moins barree en ville. 7LP0301B0805 b3 l'été dimanche 7LP0301B0805 ZALLCALL 67 09:49:39 08/05/01 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 5 AOÛT 2001 B3 CONSEILS D'AMIS Les livres, monvieux CHANTAL GUY Personne n'avait vraiment envie de lui poser la question.Tout le monde sait que Pierre Foglia déteste se prêter au jeu de l'entrevue.Il avoue ne pas aimer davantage être l'interviewer.Lui demander ses suggestions de lectures d'été, alors qu'il le fait parcimonieusement dans sa propre chronique, imaginez sa réponse.Pour amadouer le vieux philanthrope qui aime le monde de loin, de sa chère campagne pour être plus précis, c'est par courriel que j'ai procédé.Deux, trois blagues, au moins un gros mot \u2014 tentative de faire comme si c'était pas bien bien important tout en s'essayant au style \u2014 vérification minutieuse des fautes d'orthographe (c'est un maniaque reconnu), la ruse semble avoir fonctionné.Deux semaines plus tard, il entre en coup de vent dans la salle de rédaction et dit : « C'est toi, pour les livres ?Vienst- en, je suis prêt.» Quand on a la rondelle sur le bâton, on ne niaise pas, on va droit au but.« Les lectures d'été, c'est comme le théâtre d'été, ça n'existe pas, ditil d'entrée de jeu.Ceux qui lisent con l'été lisent con l'automne.Quand on est con, on est con toutes les saisons.» Pierre Foglia revenait d'un voyage à vélo (un autre !) en compagnie d'un professeur de français qui lui avait parlé de John Updike et sa série de romans avec Mr.Rabbit.« Le plaisir qu'il avait à en parler m'a donné le goût de le lire, mais je sais que je devrai travailler et lire plusieurs chapitres pour arriver à trouver le même plaisir.Il faudra que je m'applique.» Le chroniqueur vedette de La Presse n'est pas loin du prof d'école \u2014 le genre cool mais sévère avec ses étudiants \u2014 quand il cause littérature.« La lecture, ça ne vient pas tout seul, faut travailler ! clamet- il avec une espèce d'emportement.C'est pas une sniffe de coke, criss ! Si tu veux du plaisir immédiat, shoote-toi ! » Il trouve ennuyeux de voir ses chroniques régulièrement épinglées et bien en vue dans les librairies, lorsqu'il commente des ouvrages.Elles sont souvent plus visibles que celles des « vrais » critiques, probablement très envieux de son influence.« Ça me fait chier que les gens se précipitent pour acheter les livres sur lesquels j'écris.Je demande aux libraires de ne pas afficher mes chroniques, parce que ce n'est pas toujours correct, ce que je dis.» Si Pierre Foglia ne jouit pas à l'idée d'être une référence pour ses lecteurs, il n'a par contre aucun problème à suivre les suggestions des autres, qu'il note dans un petit carnet.« La plupart de mes lectures sont conseillées par Gilbert Grand (journaliste à La Presse et spécialiste du polar).Il m'a fait découvrir Claudio Magris, un écrivain italien.Je m'inspire des gens, du plaisir qu'ils ont à parler de leurs lectures.La grande découverte de sa vie, c'est Louis-Ferdinand Céline.« C'est ma grande révélation.Avant, je consommais les livres.» Dans sa verte jeunesse, il a lu la série des Rougon-Macquart de Zola, Les Thibault de Roger Martin du Gard, les romans de Jack London et Sans Famille d'Hector Malot, « un abominable Français », selon lui.« On a-tu braillé en lisant ça ! » lance-t-il à Gilbert Grand, qui acquiesce en souriant.Il avoue lire tout le temps.Au moment où il se pliait à cette entrevue, quelques jours avant son départ pour le Tour de France, il lisait Danube et Microcosmes de Magris, chez Gallimard, et Les athlètes dans leur tête, de Paul Fournel, chez Virgule.Foglia est un fana des athlètes et s'intéresse plus volontiers au cahier Sports de La Presse qu'au cahier Lectures.De toute façon, le dimanche, il ne lit jamais le journal ! Photo ROBERT MAILLOUX, La Presse © «Quand tu travailles dans un lieu d'enfouissement tous les jours, les odeurs, tu ne t'en rends plus compte», assure Roger Beauchamp, qui a fait tous les métiers de la chaîne des déchets depuis 35 ans.UN ÉTÉ DANS LA VIE DE.Roger Beauchamp n'a pas la nostalgie de la dompe d'antan ALEXANDRE VIGNEAULT Une fois le couvercle de la poubelle hermétiquement fermé, on les a déjà oubliés.Dès qu'on pose le sac à la rue, on n'y pense plus.Sauf que nos déchets domestiques ne disparaissent pas comme par magie, aussi simplement qu'on vide la poubelle sur un écran d'ordinateur.Le boulot de Roger Beauchamp, c'est justement de se préoccuper des sacs verts auxquels on n'ose pas trop penser.Superviseur des opérations au centre d'enfouissement Intersan de Sainte-Sophie, quelques kilomètres à l'est de Saint-Jérôme, il passe ses journées à deux pas d'un immense tas de détritus.Il le fait depuis plus de 35 ans.« J'ai fait tous les métiers ici », assure le contremaître de 54 ans, au volant de la camionnette à bord de laquelle nous visitons les lieux.Tous les métiers de la chaîne des déchets, faudrait-il ajouter, puisque M.Beauchamp a commencé comme éboueur, vers l'âge de 17 ans, pour ensuite conduire un compacteur (ces immenses tracteurs de 50 tonnes qui écrasent les déchets) et devenir contremaître.Dans les années soixante, être éboueur était un job encore plus difficile qu'aujourd'hui.Les gens jetaient leurs déchets directement dans de gros barils de métal.En plus d'êtres lourds, ces tonneaux dégageaient des effluves pestilentiels, on s'en doute.« Quand sont arrivés les sacs Glad, raconte-t-il, c'était le paradis.La collecte était pas mal plus rapide et c'était moins dégueulasse.» En ce temps-là, M.Beauchamp le souligne plusieurs fois, on parlait de « dompes » et non pas de « centres d'enfouissement ».La différence entre les deux ?La taille, le souci de l'environnement.et les odeurs ! Le jour où La Presse a rencontré M.Beauchamp, l'air était chaud et humide au terrain d'enfouissement de Sainte-Sophie, où sont déversés une partie des déchets domestiques de Laval et de la couronne nord de Montréal.Un temps parfait pour la propagation des mauvaises odeurs.« Le pire, acquiesce-t-il, c'est en juillet et en août.» Pourtant, ce jour-là, même à quelques pas de la partie du terrain où des camions déversaient sans arrêt des milliers de kilos de sac de détritus de toutes tailles et de toutes les couleurs, on ne sentait presque rien.Les conducteurs de compacteurs eux-mêmes ne devaient pas avoir les narines tapissées du parfum peu ragoûtant des matières en décomposition.« Les odeurs, c'est un gros problème dans les lieux d'enfouissement, mais ça sent beaucoup moins depuis qu'on capte les biogaz, assure M.Beauchamp.Quand tu travailles là-dedans tous les jours, tu ne t'en rends plus compte, de l'odeur, assure-t-il.C'est une question d'habitude.» En plus de s'occuper de superviser le travail normal des employés, M.Beauchamp donne cet été un coup de pouce aux ouvriers spécialisés qui installent depuis le mois de mai les toiles étanches qui recouvriront le fond d'un futur terrain d'enfouissement.La gestion les déchets domestiques a bien changé au fil des ans.« Quand j'ai commencé, on les brûlait, rappelle-t-il.On faisait au mieux de nos connaissances.» Les lieux d'enfouissement sont aujourd'hui très encadrés et, selon M.Beauchamp, il ne se passe pas une semaine sans qu'un nouvel outil plus sécuritaire et plus écologique soit mis à leur disposition.L'avènement des programmes de recyclage aurait aussi éliminé beaucoup de gaspillage.En tant que grand-père, il s'en réjouit : « Mes petits-enfants ne pourront pas dire Pépère, c'est de ta faute si les déchets contaminent l'eau et le sol, lance-t-il.Je ne veux pas leur léguer une dette irréparable.» PIQUE-NIQUE AU PIED D'UN MONUMENT Pique-nique punk ALEKSI K .LEPAGE collaboration spéciale Commandées en 1990 par Montréal à l'architecte internationalement vénéré Melvin Charney, les installations de la place Émilie-Gamelin devaient au départ proposer aux Montréalais une réflexion, un nouveau regard sur cet étrange recoin de leur ville et ainsi, au mieux, inviter subtilement les itinérants, les punks, les junkies et autres « irritants » de la faune urbaine qui y grouillent à s'en aller grouiller ailleurs, c'est-à-dire un peu plus à l'est.Ce n'est pas tout à fait ce qui s'est passé.Depuis son inauguration en 1992, les clochards n'ont pas tellement bougé, et les squeegees ont adopté le site comme rest area.Il faut dire que la place Émilie- Gamelin \u2014 que les gens pressés nomment encore le square Berri \u2014 ne correspond pas précisément à l'idée ordinaire que l'on se fait d'un havre de paix ou même d'un petit lieu tranquille.L'oeuvre de Charney a fait jaser, mais jamais autant que sa seule présence dans ce quartier plutôt mal famé de la métropole.Le citoyen soucieux s'est demandé ce que pouvait bien venir faire l'art contemporain du côté des punks et des robineux.Charney, qui pourrait jouer les stars vexées vu son immense succès à Paris, Venise et New York, s'amuse et même se réjouit de voir l'une de ses pièces trôner au beau milieu de la crasse et du chaos métropolitains, abandonnée à la populace comme une chose de peu de valeur, soumise en quelque sorte.Comme il le concède dans une récente entrevue accordée à L'actualité, l'artiste s'en réjouit d'autant plus que personne ne s'en est pris à son oeuvre jusqu'à maintenant ; les tags et les graffitis se font plutôt rares, et malgré tout ce qu'on dit et tout ce qu'on sait de ce quartier tumultueux, l'endroit demeure relativement propre et de séjour agréable.Dit autrement, on peut proposer aux citadins de l'art pointu et réfléchi qui se fonde vraiment à l'environnement et à la vie quotidienne, sans causer de remous.L'oeuvre, assez platement intitulée Gratte-ciel, cascades d'eau/rues, ruisseaux, une construction est constituée principalement de trois grands totems en aciers, chacun reprenant et assimilant intelligemment ici et là quelques éléments architecturaux des immeubles environnants (le terminus, le Palais du commerce, la place Dupuis.) tous pourtant reconnus pour leur hideur.Les tours s'élèvent le long du boulevard de Maisonneuve, au sommet d'une vaste pente garnie de gazon.Sur cet espace vert où vont bronzer en été les punks et les gens ordinaires, descendent des canaux où les mêmes vont tremper leurs pieds, rincer leurs bas ou rafraîchir leurs mains.Parce que le square est occupé à longueur d'année par divers événements et festivités, toute la section sud est réservée aux éventuels kiosques ou scènes temporaires.De manière tout à fait imprévue, détournée et même involontaire, le travail de Charney rend aussi vaguement hommage à Émilie Tavernier- Gamelin, fondatrice en 1843 des soeurs de la Providence.Les reclus et les déshérités qui en ce quartier abondent depuis toujours et dont la Ville et sa police se contentent périodiquement de camoufler la présence (soit en les sommant de « circuler », soit en diffusant de l'opéra dans le métro \u2014 drôle d'idée que celle-là) ont enfin un parc.Pourquoi iraient-ils croupir près des bouches d'aération de la place Dupuis alors qu'ils peuvent se prélasser au soleil ?Chaque année, à la place Émilie- Gamelin, le signal des réjouissances est lancé par les meutes étudiantes de l'UQAM, qui vont s'y livrer à d'étranges rites initiatiques.Plus jeunes et pourtant plus sérieux, les groupes militants du cégep du Vieux-Montréal, pancartes en main et tuques incas sur le coco, y manifestent déjà leur mécontentement général.C'est dire qu'on ne s'ennuie pas ici.Que les pique-niqueurs à la recherche d'un abri raisonnablement paisible soient sans crainte : l'endroit n'est pas dangereux, seulement animé.Qu'ils s'attendent, en sortant du Mc Donald's, de la pizzéria Da Giovanni ou du Café Viennois, à voir beaucoup de mains tendues pour quelques poignées de petit change.Photo ROBERT NADON, La Presse © Place Émilie-Gamelin, au pied des tours du renommé architecte Melvin Charney, là où vont bronzer en été les punks et les gens ordinaires, descendent des canaux où les mêmes vont tremper leurs pieds, rincer leurs bas ou rafraîchir leurs mains.Pierre Foglia 7LP0402B0805 B-9 DIMANCHE - ARTS 7LP0402B0805 ZALLCALL 67 09:54:11 08/05/01 B B4 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 5 AOÛT 2001 MARIE-CHRISTINE B L A I S collaboration spéciale J'ai assisté à toutes les Franco Folies de Montréal.Et ces 13es Franco Folies auront été, comme toutes les autres, jalonnées de petits moments de grâce.Mais elles auront été aussi l'occasion d'un questionnement qui n'a pas cessé, pendant 10 jours :est-ce ce chiffre de mauvais augure qu'est le 13, comme dans « 13es Franco Folies », qui a ainsi mis en lumière le mur frappé par ce Festival ?Qui va se rendre compte, qu'à moins d'un sérieux coup de barre, les Francos lorgnent vers l'abîme ?Car, cette année, pas moyen de mettre sur le compte du mauvais temps l'absence d'animation et le site relativement désert des Francos.Il n'y avait tout simplement aucune raison valable d'y aller et, surtout, d'y rester.Le problème n'est pas vraiment dans la programmation en salle, qui s'est relativement bien défendue même si le menu n'excitait pas le poil des jambes \u2014 et même si le mystère demeure sur le prix des billets pour les 5 spectacles d'Arthur H.au Club Soda (31,50 $ en solo à 34,50 $ avec son band, plus frais de service même quand vous achetiez vos billets au Spectrum, c'est cher en titi), prix qui chutait soudainement à 19,50 $ pour Arno et Edgar Bori.Inutile de dire que ça n'affichait pas complet tous les soirs.Le problème se vivait dehors, cette année.Ce n'est pourtant pas les bonnes idées qui manquaient, mais elles étaient mal exploitées.Prenez l'animation du site dans son ensemble.C'est bien beau, inviter les gens à venir, mais j'ai vu je ne sais combien de parents tourner avec des poussettes à la recherche d'activités pour les enfants.Une petite halte-garderie ou, à la limite, un banal terrain de jeux décoré d'affiches des Francos, ça ne doit pas coûter si cher.Prenez la grande scène angle Sainte-Catherine et Jeanne-Mance.Elle s'est remplie exactement une seule et unique fois, quand Kevin Parent y a joué quelques chansons de son nouvel album.pendant 35 minutes ! Mais sinon, rien dans la programmation de cette scène n'a allumé les foules.Pourquoi, mais pourquoi programmer Nancy Dumais un samedi soir, alors qu'elle compte uniquement trois succès radio et qu'elle n'a pas encore l'envergure pour animer de telles foules ?Pourquoi ne pas avoir invité les Cowboys Fringants, les Loco Locass et cie, qui se produisaient au Spectrum à 23 h, à jouer également à l'extérieur, alors que ces bands sont passés maîtres dans l'art d'allumer le monde ?Prenez le seul vrai succès des Francos extérieures (où d'ailleurs se pressaient les enfants) : la tente Karakoé.C'était franchement cool, tous ces gens qui chantaient en gang, jusqu'à 1h30 du matin.Mais la tente était bien petite pour tout ce monde qui avait quelque chose à raconter.Prenez les six mondes des Franco Folies, ces zones thématiques qui entourent chaque scène extérieure.Qu'on y vende à manger et à boire, pas de problème.Qu'on y intègre des stands qui ont un lien avec le thème (des artisans africains dans la zone Monde multiculturel, par exemple), pourquoi pas ?Mais des vendeurs d'oreillers Soleil, en écale de je-ne-sais-plus quoi ?De la vaisselle de porcelaine ?Des masseurs sur chaise (qui ont toutefois éveillé plus souvent la curiosité que plusieurs des artistes sur scène) ?Est-ce que ce ne serait pas là l'occasion de vendre des instruments de musique, des livres sur la chanson, des partitions, des disques usagés ou rares, des épinglettes ou des t-shirts d'artistes devenus articles de collection ?C'est bien la chanson qu'on célèbre aux Francos ?Prenez le Shag, une discothèque temporaire qui a élu domicile à la Taverne La Vieille 300, tous les soirs à minuit.Des DJ professionnels et amateurs s'y sont succédé, de DJ Pocket à Arthur H., de Stefie Shock à DJ Maus.Mais pourquoi dans un endroit aussi glauque et déprimant ?Et puis, un petit mot d'ordre sympathique aurait pu rappeler à tout le monde qu'il y avait l'expression « franco » dans le mot Franco Folies.À ma connaissance, seul Stefie Shock a fait jouer quelques tounes en français.Prenez la zone Hip, où le rap et le reggae ont été à l'honneur.Pas beaucoup de publicité pour la mini-scène où des rappeurs locaux se produisaient avant les shows.surtout qu'il n'y a aucune raison de se rendre là plus tôt quand les lieux sont à ce point poussiéreux et peu engageants que certains ont rebaptisé l'endroit « la litière » ! Tout cela pour dire ce qui se répète depuis des années : ce site ne convient pas à la chanson d'expression francophone.Pire, il ne l'aide pas.Changer la date des Franco Folies, c'est peut-être une solution.mais pour les spectacles en salle seulement.Pour les shows extérieurs, c'est changer de lieu qui presse.Inoubliable La supplémentaire de Leloup le 29 juillet 2001, parce que je ne l'avais jamais vu aussi musicien que ça, jouant de la guitare de son corps.et parce que j'étais appuyée sur le « stage » du Métropolis juste en face de lui ! Et puis, le duo La Javanaise par Dufresne et Gréco, le show des Respectables, le Spectrum en lévitation avec Lilison di Kinara, la version piano-voix de L'Étoile du Nord par Edgar Bori, Beau Raphaël transformé en country poignant grâce aux voix mêlées de Marie- Jo Thério et Mara Tremblay.Remarquable La tente karaoké, remplie de gens heureux qui chantent à pleine voix.La scène Monde multiculturel qui a fait se trémousser tous les popotins des environs, avec mention d'honneur à Sawt El Atlas.Les shows de Daniel Boucher, les Respectables et Marie-Jo Thério, rehaussés par la présence d'amis musiciens \u2014 de vrais amis et de vrais musiciens ! Défendable Cette idée d'offrir le Spectrum à tous les super bons bands qui s'y sont succédé à 23 h tous les soirs \u2014 bands qui auraient été indispensables dehors également ! Pourquoi pas deux shows, un à l'intérieur et un sur la scène extérieure, pour les Cowboys Fringants, Loco Locass, les Couch Potatoes et cie ?Pitoyable Dans l'ordre : les murs de préfini du Shag, obliger les gens à finir leur bout de pizza acheté ailleurs avant de les laisser entrer sur le site, de petits enfants qui jouent à arracher l'herbe brûlée sur le talus de la rue Jeanne- Mance parce qu'il n'y a rien d'autre à faire.Peu d'attentes, peu de déceptions, ce qui est une déception en soi.Ainsi pourraiton résumer la programmation de ces 13es Franco Folies lesquelles se sont déroulées sans grandes surprises, parfois avec une cohérence discutable.Nous avons certes eu droit à quelques superbes moments de musique, mais en salle comme sur les scènes extérieures, la programmation des Franco Folies 2001 s'oubliera rapidement.À l'extérieur, la programmation n'a pas semblé emballer les Montréalais, qui, a-t-on pu remarquer, n'envahissaient souvent le site qu'à partir de 20h30.Cela malgré le fait que les découvertes se faisaient avant 21h, notamment à la Zone Hip, traditionnellement l'une des scènes les plus fréquentées par les jeunes festivaliers.Pourtant cette année, la scène en question n'a pas semblé attirer de grandes foules, hormis pour les excellents concerts du Colectivo, de Stefie Shock et du Peuple de l'herbe (à 22h).À tout seigneur, tout honneur, relevons au moins deux bons coups de l'organisation des Francos : la série dédiée à la scène néo-traditionnelle et le concept des cartes blanches qui s'est heureusement étendu à plusieurs séries.La série Les Espoirs (rue Jeanne-Mance, à 19h et 21h) n'a tout de même pas connu des records d'assistance.Mais le thème retenu, celui des jeunes groupes de musique « trad », cristallisait une tendance musicale aussi emballante que rafraîchissante et donnait la chance à une poignée de nouvelles formations de se forger un nouveau public.Lequel ne s'est pas fait prier pour danser devant la petite scène, tout en découvrant une génération de musiciens formidables.Une expérience à répéter.Cette année, les spectateurs ayant assisté aux cartes blanches des artistes ont enfin véritablement cru vivre des moments uniques.Les concepts avaient été planchés, peaufinés, parfois un peu à la dernière minute, mais le concept proposait enfin des spectacles véritablement inédits.À ce titre, les concerts de Daniel Boucher, Marie-Jo Thério, Bruno Pelletier, Grimskunk et Fred Fortin ont tous réussi à emballer le public.Des cartes blanches d'autant plus appréciées que, pour la plupart, ces artistes avaient passé l'année précédente à présenter leurs spectacles à Montréal.On a ainsi évité la redite.L'incohérence de la programmation s'est d'autre part ressentie dans le choix des scènes ou des cases horaires.Maurane et Michel Jonasz ne sont pas arrivés à remplir la salle Wilfrid-Pelletier, ce qui a forcément eu un impact sur l'ambiance du spectacle.Le choix du théâtre Denise-Pelletier aurait été plus judicieux.Urbain Desbois a prouvé qu'il était capable de remplir à lui seul le Spectrum, une salle encore un peu trop grande pour l'ambiance qu'il installe.Deux soirs au Club Soda, ç'aurait été trop ambitieux ?Et les Cowboys Fringants \u2014 inestimable phénomène auprès de leurs jeunes semblables \u2014, après avoir causé une commotion sur une petite scène extérieure l'an dernier, auraient certainement été à leur place sur la scène principale extérieure, par un beau samedi soir.Ç'aurait été la folie qui manquait souvent sur les scènes extérieures.Pour conclure sur les surprises (plutôt l'absence de), après nous avoir habitués à des apparitions non annoncées de M (l'an dernier) ou Stéphan Eicher (sous le nom des Petits Suisses, rappelez-vous.), aucun événement impromptu de la sorte ne s'est produit sur une scène extérieure.Pas de cadeaux pour les Franco Fous cette année.Inoubliable Le spectacle de Juliette Gréco, pour ceux qui, comme moi, ont manqué sa visite il y a trois ans.Une interprète au sens le plus noble du terme, une vivacité et une charge d'émotion exemplaire, une légende vivante interprétant des chansons aussi légendaires.Et pour toutes les interprètes contemporaines, une véritable leçon d'humilité.Remarquable Plusieurs concerts se hissent jusqu'à cette catégorie : l'exutoire débauche rock de Fred Fortin, bonne jusqu'à la dernière goutte (de bière) ; les deux concerts de Jean Leloup et Stefie Shock ; la géniale et herculéenne série de cinq concerts de Arthur H., jamais à court d'inspiration ; les cartes blanches à Daniel Boucher et Marie-Jo Thério.Au niveau des découvertes, quelques noms : le Peuple de l'Herbe, Tété et Mickey 3D (sur scène).Notons aussi les nombreux espoirs que suscitent le jeune Dumas et son sens inné pour la pop brillante et moderne.Prenez garde, radios commerciales, cet auteur, compositeur et interprète vous prendra bientôt d'assaut ! Défendable La série DJ.Excellente idée d'avoir invité des artistes pas forcément reconnus pour leurs talents de manieurs de platines (les Lalo's, Arthur H.).Superbes soirées.Moins bonne idée d'avoir logé la série dans la minuscule et triste taverne à côté du Spectrum.Personnellement, passer une soirée entouré de machines à poker, je trouve ça un peu déprimant.Décevant Les équipes de télé.Prenez le spectacle de la Bottine Souriante : le concept était visiblement conçu pour faire un spécial Bottine visant à être télédiffusé.L'énergie n'a pas transcendé la salle comme c'est généralement la norme dans les concerts de ces grands musiciens.Les équipes de tournage deviennent des parasites pour l'ambiance générale.Un exemple d'incohérence : Julien Jacob à la scène multiculturelle.Il aurait mieux fait dans une petite salle, voire en première partie d'un artiste à chansons.Les siennes sont belles, mais l'énergie qu'il dégageait n'était pas en phase avec les attentes du public.C'est à se demander si on avait écouté l'album avant de le programmer là.Pitoyable Le ramassis de clichés sud-américains que fut le grand événement des Francos, la Fête antillaise avec Luck Mervil, l'attrape-touriste que nous avons découvert en Lady Salsa et Mino Cinelu, seul rescapé de ce racolant naufrage musical.Quelques moments de grâce Parmi les meilleurs souvenirs que laissent ces 13es Franco Folies, le passage de Juliette Gréco vient en tête de liste.La grande interprète de la chanson française a ébloui tant les fans de Diane Dufresne que les amateurs qui se sont déplacés pour son spectacle en solo.Les concerts de Daniel Boucher et de Kevin Parent ont également reçu un accueil chaleureux du public montréalais.FRANCOFOLIES DE MONTRÉAL Une treizième édition qui ne passera pas à l'histoire Tant de bonnes idées si mal exploitées Photos MARTIN CHAMBERLAND et VALÉRIE REMISE, La Presse © 7LP0502B0805 B-5 DIMANCHE - ARTS 7LP0502B0805 ZALLCALL 67 09:56:09 08/05/01 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 5 AOÛT 2001 B5 FRANCOFOLIES DE MONTRÉAL Le courant n'était là que pour la télé SONIA SARFATI À quelques étincelles près, le courant n'est pas passé hier dans la rivière de paroles qui devait couler sur la scène de la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, le temps d'un spectacle qui devait souligner le 300e anniversaire de la signature du traité de la Grande Paixde Montréal.Et clôturer les Franco Folies de Montréal \u2014 en ce dernier point se trouve en fait la seule promesse tenue par cette prestation mettant entre autres en vedette Florent Vollant, Richard Séguin, Chloé Sainte- Marie, Claire Pelletier, Marc Déry, Daniel Boucher, Yves Sioui-Durand, Michel Faubert, Dominique Pétin.Au premier regard, pourtant, tous les espoirs étaient permis.Un immense anneau au centre duquel se tenaient les musiciens.En fond de scène, trois grands capteurs de rêves qui serviraient d'écrans de projection.Il y avait là un concept, une amorce de mise en scène.C'est au second regard et aux premières notes que le véritable visage du spectacle est apparu : il n'était pas destiné au public qui s'était déplacé à la salle Wilfrid- Pelletier mais aux futurs téléspectateurs.Bref, les caméras, les caméramen et les techniciens étaient omniprésents et « omnivisibles ».Les lumières reprenaient du service dès que les interprètes cessaient le leur, éclairant la salle entre chaque chanson afin que les caméras \u2014 encore elles ! \u2014 puissent capter l'enthousiasme (!) du public.Lequel n'aurait ainsi pu se laisser imprégner d'une quelconque atmosphère.si atmosphère il y avait eue.Parce qu'en plus, victime de l'abominable acoustique de la tristement célèbre salle et d'un ajustement de son tout aussi abominable, ledit public aurait pu répondre « Non ! » à Richard Séguin quand il a entonné M'entends-tu?\u2014 titre de chanson qui, en français et en innu, uashtenemunan, servait de titre au spectacle.Un spectacle ambitieux, au concept complexe qu'Yves Sioui-Durand et Mouffe à la direction artistique ont visiblement travaillé pendant longtemps.Le hic, c'est que le temps de répétition n'a pas suffi à créer un esprit de corps dans la troupe réunie pour l'occasion et à permettre de la fluidité dans les transitions \u2014 ce qui, grâce (!) au montage, ne paraîtra plus lors de la télédiffusion.Fiou ! Résultat : si des pros de la scène comme Richard Séguin, Florent Vollant, Chloé Sainte- Marie à sa manière bien particulière ou Claire Pelletier (dont la voix que l'on sait réussissait, elle seule, à surmonter les faiblesses de la sono) parvenaient, sans afficher de malaise, à passer par-dessus les accidents de parcours et à lancer quelques ponts temporaires vers la salle de même qu'entre les différents occupants de la scène, d'autres \u2014 tel les membres du groupe autochtone Maten \u2014 ne semblaient pas savoir que faire d'eux-mêmes.« Tasse toé l'Indien !» Quant au contenu, malgré deux pointes d'humour et d'autodérision plutôt réussies \u2014 l'Indien de Radio-Canada projeté sur l'un des capteurs de rêves et Daniel Boucher portant une coiffure de chef aux plumes de plastique même pas digne d'un déguisement d'Halloween \u2014 il célébrait davantage un passé rouge sang et un présent sombre qu'un avenir couleur paix et espoir.Auquel, peut-être, ne croient encore que quelques rêveurs.Ainsi, des images de répression policière accompagnaient Florent Vollant sur Tshinanu, le pauvre John Dubé que Michel Faubert fait sortir de sa réserve finit par se tuer en sautant de la fenêtre de la chambre minable qu'il occupe dans le quartier Hochelaga, et le symbole de la modernité qu'incarne Yves Sioui-Durand vêtu de cuir et de métal hurle à répétition « Tasse toé, l'Indien ! » Heureusement, Claire Pelletier a chanté la rivière Kabir Kouba qui apaise le coeur des hommes, Chloé Sainte-Marie a doucement avoué Je t'écris pour te dire que je t'aime et Richard Séguin, en compagnie de Florent Volant, ont crié.M'entends-tu?On aurait tant voulu leur dire « Oui ! » Mais le courant, comme le message, passait si mal.Le contenu célébrait davantage un passé rouge sang et un présent sombre qu'un avenir couleur paix et espoir.Auquel, peut-être, ne croient encore que quelques rêveurs.Photo BERNARD BRAULT, La Presse © Le spectacle de clôture des Franco Folies devait souligner le 300e anniversaire de la signature du traité de la Grande Paix de Montréal.Malheureusement, malgré la présence de plusieurs vedettes, le concept n'a pas tenu ses promesses.Dominique Pétin, qui a présenté un monologue, et les autres artistes auront surtout travaillé pour la télévision.Félix, en toute convivialité P H I L I P P E RENAUD ON SE SERAIT CRU à la Taverne Panel, entre chums, chantant en mémoire de Félix.Tellement que le surnommé Napoléon, barman de ladite taverne, était des nôtres hier soir au Club Soda, comme a tenu à le souligner le guitariste Johnny Gravel.Pierre Harel et ses comparses musiciens nous avaient monté un spectacle autour du thème Félix en colère, qui colligeait aussi quelques classiques du grand poète québécois.Pas de formalités sur scène, que des rockeurs d'expérience qui prenaient un plaisir tangible et contagieux à jouer.On se répondait, on poussait des blagues entre les chansons, répondait aux invectives amicales du public, bref, c'était un spectacle à la bonne franquette, comme on dit.Ce qui n'a pas altéré la qualité de la musique entendue.Les arrangements des chansons de Félix avaient été élaborés de toutes pièces par le groupe.Blues, rock, countryrock, parfois avec sobriété, parfois à fond de train.Début d'hommage avec Bozo, suivi de L'Hymne au printemps.Fallait bien meubler le concert de la colère de Leclerc avec quelques classiques, bienvenus au demeurant.Après Le Mauvais Conseil, L'Héritage, aux puissants arrangements de blues-rock.« On voulait bien être chansonniers, s'exclama Harel.On a essayé d'être chansonniers, mais le naturel est revenu au galop ! » La voix caverneuse mais encore très juste de Pierre Harel a racolé pendant une version dépouillée de Attends-moi Ti-gars, avec Bob Champoux et Johnny Gravel aux guitares électriques, suivie de Moi mes souliers.Michel Lamothe s'est ensuite emparé du micro pour interpréter une superbe version country-rock de Contumance.Le Chant d'un patriote, joliment calé dans un lit de B3, a conclu cette première partie.La seconde s'en est allée en crescendo, de Tu allumes ma nuit et La Drave (piano et voix) à L'Alouette en colère, Le Galérien et 100 000 façons de tuer un homme, livrées à toute allure rock.En boni, les ex-Offenbach et Corbeau nous ont joué Faut que j'me pousse et Câline de blues.Un concert plus qu'honnête, une relecture fort respectueuse du répertoire de Félix.Lili Fatale au Spectrum Hier soir, le trio montréalais Lili Fatale a relevé le défi d'emplir le Spectrum pour la première fois depuis la parution de son deuxième album, Panavision.Première constatation : le groupe a mûri.Finis les débordements d'énergie ska-pop puérile, le tempo a été ralenti.L'accent était mis sur les ambiances, les jeux de guitares songés, les percussions colorées.Sur scène, en plus de la chanteuse Nathalie et ses collègues Uriel (basse) et Richard (guitare), un batteur, un percussionniste et un guitariste additionnel.Les chansons de Panavision passaient bien la rampe des feux de la scène.Les musiciens se sont même donné la peine de créer de nouveaux arrangements de leurs précédentes chansons, comme Mimi (Let's go Let's go), au diapason avec le ton de Panavision.Seulement, l'atmosphère est demeurée un peu tiède dans l'auditoire : pas de débordements, pas de fans sautillants ou s'éclatant sur les chansons de Lili Fatale.On écoutait parcimonieusement, on apprivoisait le nouveau son.La facture sonore semblait travaillée, intéressante, malgré les problèmes de son qu'ont dû subir les membres du groupe pendant tout le concert.Blâmons donc les moniteurs défaillants pour le fait que Nathalie a semblé fausser pendant le concert.Et attendons leur rentrée officielle, qui devrait se faire cet automne, pour livrer un verdict définitif.Photo ROBERT SKINNER, La Presse © Pierre Harel (à droite) et ses comparses musiciens, dont le guitariste Johnny Gravel, ont rendu un bel hommage à Félix Leclerc.Vanessa, belle comme le soleil et la lune réunis MARIE-CHRISTINE B L A I S collaboration spéciale OÙ ÉTAIENT les gars de Radiohead hier soir ?Selon des sources bien informées, ils avaient demandé des billets pour assister au show de Vanessa Paradis au Métropolis.Vanessa qu'on n'avait pas vue en spectacle à Montréal depuis 1993 et qui terminait ici une tournée de cinq mois, à la suite de la sortie de son album Bliss.Est-ce en raison de la fatigue accumulée au cours de ces cinq mois que les sept musiciens de Vanessa Paradis n'avaient pas l'air très en forme \u2014 et c'est là un euphémisme ?Disons en tout cas qu'il valait mieux être près de la scène, en compagnie des fans de tous âges, pour véritablement apprécier la chance que nous avions de voir et entendre Vanessa.Car, Vanessa, elle, était en forme, belle comme le soleil et la lune réunis.Dans un Métropolis aux trois quarts plein, elle nous est apparue pour ce qu'elle était : quelqu'un qui trippe sérieusement musique et qui est vachement bien dans sa peau.Nichée dans un décor élégant, elle a en effet ouvert le spectacle en chantant L'Eau et le Vin quasi cachée à l'arrière de la scène, laissant toute la place à la musique, avant de s'avancer en dansant et en souriant à pleine bouche.Et c'est avec sa grâce habituelle qu'elle nous a souhaité la bienvenue, affirmant même qu'elle avait malgré tout de bons souvenirs de Montréal : on se rappellera peut-être ses démêlés à la douane, il y a quelques années, en possession de substances illicites, ainsi que son accident de « skidoo » dans nos belles contrées enneigées qui lui valut quatre fractures à la même jambe.C'est ce qu'on appelle une belle attitude.Sans plus s'étendre sur le sujet, la blonde chanteuse a ensuite pigé dans toutes ses époques : 1987-88 ou Vanessa nymphette (en reprenant Joe le Taxi, revampé latino, et Marilyn et John en rappel) ; 1990 ou Vanessa et Serge Gainsbourg avec l'excellent album Variations sur un même je t'aime (dont elle a chanté Dis-lui toi que je t'aime, Tandem, plus deux reprises de chansons de Gainsbourg : un très percussif Requiem pour un con et L'Eau à la bouche en cha-chacha) ; 1992 ou Vanessa et Lenny Kravitz avec l'admirable album anglais Vanessa Paradis (super bonnes versions de Waiting for My Man, Sunday Mondays, Natural High et le fameux Walk on The Wild Side de Lou Reed) ; 2000 ou Vanessa, Johnny Depp et leur fille Lily Rose, avec l'album Bliss (dont elle a proposé Dans mon café, St-Germain, Que fait la vie, Commando, La la la song et Bliss en rappel).Et non, malgré les rumeurs, son Johnny Depp de mari, qui était pourtant dans les coulisses, n'est pas venu l'accompagner sur scène.Ça ne fait rien.Pendant une heure trente, Vanessa a chanté, dansé, chaloupé, tangué, virevolté, parlé aussi, nous exhortant à la patience si nous n'avions pas encore trouvé l'âme soeur ou si nous étions entourés de cons.Tout cela avec ce charme fou dont elle a toujours le secret, même si ses nouvelles chansons ne tiennent pas aussi bien la route que son répertoire des années 90 et 92, toujours aussi fort et pertinent, malgré les années.Bref, hier soir au Métropolis, ce n'était pas la félicité (c'est bien comme ça que se traduit bliss ?), mais c'était un grand plaisir que de terminer les Franco Folies avec une fille aussi radieuse, à qui on prédisait l'oubli il y a 14 ans.Un an de plus que les Franco Folies de Montréal ! Photo BERNARD BRAULT, La Presse © Vanessa Paradis et l'un de ses musiciens, qui pour une fois, a le sourire aux lèvres. 7LP0601B0805 b6 lectures dimanche 7LP0601B0805 ZALLCALL 67 09:49:50 08/05/01 B Les collections gays, tremplin ou ghetto?ELISABETH BENOIT collaboration speciale Depuis quelques annees, la production de litterature gay francophone a quadruple, affirme France Desilets, gerante et ancienne proprietaire de la librairie l'Androgyne.Et la collection L'heure de la sortie, la seule collection quebecoise de livres consacree exclusivement a la litterature a thematique homosexuelle, aurait contribue a ce phenomene.Cette collection a ete creee au printemps 1999 aux editions Stanke, au moment ou certaines librairies commencaient a avoir un petit rayon (ou une petite tablette) de litterature gay, constate Patrick Leimgruber, editeur pigiste chez Stanke, et quelques mois apres la creation, en France, de la collection Le rayon gay, chez Balland, dirigee par Guillaume Dustan.La collection de Dustan est plus axee sur l'erotisme.Moi c'est davantage l'aspect social qui m'interesse , explique l'ecrivain Pierre Salducci, le directeur de L'heure de la sortie, qui donne en exemple les livres Nous etions l'histoire en marche, de Felice Picano, qui raconte la lutte pour la mise en place de la prevention du sida, ou encore Un gouter d'anniversaire, de Jean-Paul Tapie, qui traite de l'homosexualite a l'ecole.Distribuee au Quebec, mais aussi en France, la collection compte neuf titres a son actif, tires entre 2500 et 3500 exemplaires.Des textes qui ont tous ete ecrits par des hommes, precise Pierre Salducci, qui explique qu'il n'a pas recu, jusqu'ici, de manuscrits ecrits par des femmes.A la librairie l'Androgyne, specialisee elle aussi en litterature gay (et feministe), France Desilets affirme que les livres de la collection se vendent tres bien.Entre 150 et 200 exemplaires du premier roman de Pascal Delorme, Afin que personne ne puisse nous faire de mal, y ont ete ecoules, alors que les ventes des autres titres tournent autour de 100 exemplaires.C'est une excellente collection au plan du marketing, estime-t-elle.Les livres sont tres bien presentes et c'est de la bonne litterature.Mais l'existence d'une collection exclusivement gaie est loin de faire l'unanimite.S'agit-il d'un pas vers l'avant ou vers l'arriere ?Les avis sont partages.Alors que les auteurs Jean-Francois Larose et Jean-Paul Daoust constatent qu'une telle collection n'aurait pu exister il y a 30 ans, l'ecrivain Mario Cyr (auteur notamment de Nuit claire comme le jour, un roman pour adolescents a thematique homosexuelle), considere, lui, que Salducci nous ramene quasiment 20 ans en arriere, dans un petit univers clos, dans une petite collection close, dirigee par un gay qui publie des romans gays pour des gays .Ce genre de collection se justifiait sans doute au moment ou la parole gay ou lesbienne avait de la difficulte a etre publiee, estime quant a lui Jean-Michel Sivry, militant gay et directeur de la branche canadienne des editions Flammarion.Mais a mon avis, on n'en est plus la.Au Quebec, en 2001, on est dans une societe qui accepte largement la parole homosexuelle.De son cote, l'ecrivain Michel Tremblay affirme avoir toujours ete tres ambivalent sur cette question : Je trouve ca normal quand on veut parler d'un sujet de se regrouper, dit-il, en precisant qu'il prefere toutefois etre publie chez un editeur general.Si je faisais partie d'une telle collection, j'aurais l'impression de m'adresser uniquement aux homosexuels.Plusieurs abondent dans le meme sens : publier dans une collection gay limite le lectorat, enferme le sens de l'oeuvre a l'interieur de la thematique homosexuelle au detriment d'un sens plus universel.L'homosexualite est un tout petit aspect du livre , dit Jean-Michel Sivry.Certains cependant voient les choses d'un autre oeil.Le jeune auteur Pascal Delorme affirme : Je pense que de toute facon, un sujet gay, ca limite le lectorat.Et France Desilets, plus severe : Il ne faut pas se faire d'illusion, si un roman est gay, ce sont les gays qui vont le lire.Avec un marketing gay, on va avoir une clientele gay.Parmi les auteurs publies a L'heure de la sortie, aucun n'affirme pourtant s'adresser exclusivement a une clientele homosexuelle ou desirer expressement etre publie dans une collection gay.Le poete Jean-Paul Daoust, qui y a publie son roman Le Desert rose, affirme etre content de publier la parce que c'est une note nouvelle dans le paysage litteraire , mais constate que cela risque de rendre son roman trop specifique.Jean-Francois Larose, qui y a publie un premier roman, Rencontre avec un jeune Turc, explique : Honnetement, ca n'aurait pas ete mon premier choix.Mais je suis content d'etre publie, je ne suis pas mal a l'aise avec ca.Pour moi, ce n'est pas une question tres importante.Le plus important, c'est que des realites qui concernent les gays puissent etre exprimees.Les homosexuels peuvent s'exprimer, peuvent publier, les auteurs interviewes par La Presse semblent s'entendre sur ce point.Mais si les editeurs publient aujourd'hui des romans gays, il n'empeche qu'une thematique homosexuelle n'est peut-etre pas toujours un atout.Jean-Paul Tapie, qui a publie a L'Heure de la sortie, mais aussi chez Gallimard et ailleurs, croit qu'un editeur ou une collection specifiquement gay n'est pas indispensable, mais necessaire .Car, explique-t-il depuis l'ile de la Reunion, ou il vit : On se dit, ne va pas chez machin, il a deja un auteur gay, ne va pas chez tel autre, il en a un aussi.C'est comme si les editeurs avaient un seul auteur gay et non pas deux, trois.L'ecrivaine Gloria Escomel, qui affirme qu' a premiere vue, le principe d'une telle collection ne semble pas necessaire , considere elle aussi qu'en fait, un effet de saturation risque de se produire chez les editeurs au detriment d'auteurs peu connus qui abordent la thematique gay.Pour Pierre Salducci, il s'agit d'etre publie, certes, mais aussi d'etre visible.On a besoin de modeles, de reflets, explique-t-il.Les livres gays peuvent jouer ce role.Mais le defaut des titres gays publies dans les maisons d'edition generales, c'est qu'on ne mentionne pas toujours la question de l'homosexualite sur la quatrieme de couverture.France Desilets rencherit : C'est tres difficile, des fois, dans un catalogue, de determiner si un roman est gay.Il faut etre aux aguets, dit-elle, et bien reperer les indications du genre : ce roman raconte l'histoire d'une amitie profonde (ou etrange) entre deux hommes ou deux femmes.Phototheque La Presse c A defaut de faire disparaitre ces irritants dans les relations hommes-femmes, Ellen Willer nous explique leur cause, ce qui est deja un grand pas vers une meilleure entente.PSYCHO-POP L'apprentissage de l'indulgence L I L I A N N E LACROIX Parfois palpitantes, souvent deroutantes et meme irritantes, les relations hommes- femmes ne cessent de nous fasciner depuis la nuit des temps.Avec Les Hommes, les Femmes, etc., Ellen Willer, journaliste et ecrivaine parisienne, en remet encore une fois en nous rappelant que, si la civilisation nous a finalement tous menes a l'egalite officielle, cela ne signifie pas que nous soyons pareils pour autant.On le savait evidemment, mais dans le quotidien, on l'oublie trop souvent.Si un homme ne se reveille pas au premier cri d'un poupon et meme quand celui-ci hurle a s'egosiller en pleine nuit, c'est peutetre tout simplement qu'il n'a pas ete conditionne a l'entendre.Essayez de comprendre, mesdames, suggere l'auteure.Par contre, messieurs, si une femme decide de vous parler d'un probleme, n'essayez pas de trouver LA solution, comme vous le suggere tout ce qu'il y a de male en vous, mais contentezvous d'ecouter.Elle parle pour mettre ses idees en ordre et trouvera elle-meme la solution si elle a l'impression d'avoir l'attention qui la fait carburer.Parce sa capacite spatiale lui permet de ne jamais perdre le nord, un homme ne comprend pas qu'une femme puisse immanquablement egarer son auto dans le stationnement.ou pire, se tromper carrement de stationnement.Par contre, la femme, toujours a l'ecoute de son entourage, n'admet pas qu'un homme ne saisisse jamais les messages plus subtils de son entourage et qu'il lui faille toujours lui faire un dessin.Vous avez une impression de deja vu, de deja lu ?Moi aussi.Si vous etes familiers avec John Gray et que avez lu Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Venus, vous avez decouvert le bouton a quatre trous des relations heterosexuelles en 1994, lors de la parution de l'ouvrage traduit en francais ou encore plus tot, dans la version originale.Le nouvel ouvrage de Mme Willer, pourtant, n'est pas inutile, loin de la.D'abord, il est bien ecrit, dynamique, parseme d'exemples qui font sourire parce qu'on a tous vecu, a un moment ou a un autre, l'epopee du magasinage avec notre tendre moitie qui ne comprend pas qu'on puisse arpenter les magasins si on n'a pas quelque chose de bien precis a acheter tandis qu'en femme qui se respecte, on se complait a lecher les vitrines sans autre veritable but.On a tous aussi des relents negatifs dus a des decalages de libido ou des souvenirs penibles a cause d'approches diametralement opposees face aux vacances.A defaut de faire disparaitre ces irritants, Mme Willer nous explique leur cause, ce qui est deja un grand pas vers une meilleure entente.Pourquoi s'entete-t-il a trouver son chemin seul alors que ca fait 12 fois que l'auto tourne autour du meme pate et qu'il serait si simple de demander a quelqu'un ?Pourquoi diable se precipite-t-elle sur le telephone pour appeler sa meilleure amie alors qu'elle vient de passer une semaine avec elle ?Que celui ou celle qui n'a pas ete irrite par ces petits riens qui nous font lever les yeux au ciel ou echapper un juron, que celui ou celle qui n'a pas ete irrite donc ou carrement horripile par ce que l'autre sexe a de plus incomprehensible, leve le nez sur ce petit rappel que nous suggere Mme Willer, a sa facon toute francaise.En riant de situations dans lesquelles vous vous etes vous-memes empetres, vous apprendrez ou reapprendrez une des regles de base des couples qui savent resister aux annees et aux differences : l'indulgence.\u0001 \u0001 \u0001 LES HOMMES, LES FEMMES, ETC.Ellen Willer Editions Marabout, 2001 191 pages Photo ROBERT NADON, La Presse c France Desilets, gerante de la librairie l'Androgyne.Le cousin de Mordecai REGINALD MARTEL regimartel@sympatico.ca Norman Levine est un vieux monsieur ne a Ottawa en 1924.On ne sait rien de lui et il n'est pas necessaire de s'en excuser.Le Canada anglais lui-meme a mis du temps a reconnaitre l'importance de cet ecrivain.Edite en Europe pour la premiere fois en 1958, son Canada Made Me a eu, nous dit-on, un succes immediat en Grande-Bretagne et en Allemagne (traduit par Heinrich Boll).La publication canadienne du meme ouvrage n'a eu lieu au Canada qu'en 1979.L'editeur Stanke, qui a souvent la main heureuse, diffuse sous ses propres couleurs Vue sur la mer (From a Seaside Town), que l'editeur francais Phebus a publie cette annee meme.Sans trop savoir a qui comparer M.Levine, on peut risquer le nom de Mordecai Richler, ne serait-ce que pour leurs origines religieuses et culturelles communes.L'un et l'autre ont ete eduques en anglais dans la religion juive.Peut-etre Norman Levine n'a-t-il pas connu la pauvrete de l'autre, mais le heros de Vue sur la mer, si.Il etait de l'equipee de son pere au marche By, ou ils promenaient leur charrette de legumes.En ce temps-la, on faisait la guerre.M.Levine la fit dans l'armee de l'air canadienne de Sa Majeste, son heros aussi ; les deux ont sejourne alors en Angleterre, les deux sont retournes y vivre, la paix revenue.Ils ont aime, faut croire, ce qui fait dire a Joseph, le narrateur : A chaque fois que je reviens du Canada en Angleterre, je suis frappe de voir a quel point celle-ci est civilisee.On pourrait s'offusquer de tels propos, qui sont aussi vrais aujourd'hui qu'a l'epoque ou est situee l'action, les annees cinquante.Ce serait mal comprendre le parti pris humoristique et ironique de M.Levine.Porte a se moquer de tous et de tout, y compris de la venerable institution ou son heros a fait ses etudes, l'universite Mc Gill, il a aussi le talent de se railler lui-meme, ou plutot de railler ce Joseph qui a l'air de lui ressembler beaucoup.Joseph a epouse une Anglaise dont il pense beaucoup de bien.Elle fait l'amour de facon plus que passable (Joseph evidemment ne doute pas un seul instant de sa propre competence) et elle est bonne epouse et bonne mere.Avec elle et leurs trois filles, il coule des jours tranquilles a Carnbray, station balneaire perdue quelque part en Cornouailles (sud-ouest) ; trop tranquilles a vrai dire, si bien que Joseph n'aspire qu'a fuir le plus souvent vers Londres, sous pretexte de placer les articles touristiques qui font son maigre gagne-pain.Heureusement, car il a dans la capitale des amis interessants, intellectuels et artistes moins paumes que lui et qui font de leur mieux pour le depanner, de facon qu'il puisse apporter a sa femme un peu d'argent, car elle s'impatiente de plus en plus.Joseph fait de ses amis londoniens une savoureuse galerie de portraits.Sans pousser trop loin la caricature (comment rire d'un homosexuel ?d'un coreligionnaire qui veut assassiner un medecin nazi et a qui manque le courage ?), il fait ressortir avec un humour tendre le ridicule un peu triste de ces compagnon qui sont revenus de presque tout, et de leurs illusions surtout, mais qui ont les moyens, eux, d'aller promener aux quatre coins de l'Europe leur mal de vivre et ce qui leur reste d'obsessions.Impossible de ne pas penser encore a Richler, qui dans son dernier roman traduit en francais a raconte avec tant de brio les modes et tendances les plus farfelues d'une Angleterre enfin liberee du poids de la Deuxieme Guerre mondiale.Un contrat inespere ramene Joseph dans son Canada natal, ou il reverra ses vieux parents, le pere presque aneanti par la maladie d'Alzheimer, la mere toujours active et qui voue encore a son mari un culte d'une intacte fidelite, les anciens collegues de l'universite, bref, tout ce qui reste, et c'est bien peu, de son univers d'enfant et de jeune homme.Ces pages sont emouvantes, qui disent la persistance de l'identite premiere, malgre les ravages de la vie et du temps qui passe ; elles sont revelatrices aussi d'une distance entre le Montreal anglophone et le Montreal francophone que le heros n'a jamais franchie et ne songe pas a franchir.Roman de moeurs et d'idees, Vue sur la mer n'a pas pris une ride.Traduit de toute evidence en France, il a tout de meme quelques faux plis.L'aimable traducteur nous apprend, entre autres choses, que le vainqueur des plaines d'Abraham s'appelait Wolf et que Wilfrid Laurier fut le premier premier ministre du Canada de 1867.Pour trouver pire, il faut retourner au roman de.Mordecai Richler.\u0001 \u0001 \u0001 1.2 VUE SUR LA MER Norman Levine Stanke, 208 pages 7LP0701B0805 B7 dimanche 7LP0701B0805 ZALLCALL 67 09:50:01 08/05/01 B L A P R E S S E MONT R E A L D IMANCHE 5 A O U T 2 0 0 1 L E C T U R E B 7 BOUQUINS, SOLEIL, SANGRIA De l'amitie et autres denrees perissables collaboration speciale D'un lac a un autre, me voici donc au bord du lac Saint-Jean.Le soleil, deja haut, deja brulant, saupoudre la surface mouvante des eaux de cristaux scintillants.Sur la plage, la petite s'affaire a la construction d'un chateau de sable qu'elle-meme ou les vagues auront tot fait de raser.Tout est ephemere, chante Murat, avec ces accents de spleen qui font echo a ma propre melancolie.Ici, a une heure de route de la ville ou j'ai grandi, impossible de ne pas songer aux amis d'autrefois et aux amours d'antan, que j'ai negliges, dont j'ai perdu trace ou, pire, avec lesquels je me suis brouille pour toutes sortes de raisons idiotes.On me dira que c'est la l'impot que percoivent les annees qui filent sur l'insouciance de la jeunesse.Mince consolation.L'amitie sait parfois se montrer cruelle et plus intransigeante que la plus intransigeante des maitresses.D'ou sa fragilite.Vous et moi le savons au moins autant que Luciano Cote et Robert Francoeur, heros de La 21e Marie de Patrice Servant, qui avait precedemment publie un premier roman (Lettre a Isabelle, De Beaumont, 1999).Unis par ce lien plus fort que tout, les deux hommes .que l'auteur designe plus volontiers par leur surnoms Spoutnik et Crapule .grandissent dans la bourgade perdue et sans doute fictive de Saint-Marcel-du-Nord, en partageant absolument tout, a commencer par cette soif d'infini qui sied si mal a notre epoque en deuil d'ideaux.Des l'adolescence, ils partagent meme leurs amantes, selon un rituel qui pourrait offusquer les bien-pensants.Machos, nos deux seducteurs?Pas plus que la moyenne des gars, a mon sens, et plus francs et directs que la majorite.Attirees par le verbe flamboyant de Spout, les belles vont et viennent des bras du premier a ceux du second en connaissance de cause.jusqu'a leur congediement.Dans Comment faire l'amour avec un negre sans se fatiguer, le noir baiseur de Laferriere surnommait toutes ses conquetes Miss Quelquechose; ici, les deux larrons prenomment les leurs Marie-Machin.C'est reducteur, protestera-t-on, mais ils nous font tout de meme grace du banal Marie-couchetoi- la.Inseparables longtemps apres avoir quitte leur bled, nos comperes poursuivent leur manege jusqu'a l'avenement de la belle Marilune, dont s'eprendra eperdument Crapule et que seduira Spout au risque de ruiner leur amitie.Mais, plus rusee que la Fanette de Brel, plus machiavelique que ses deux chevaliers servants, la Marilune modifiera les regles du jeu en epousant le cynique et incurable coureur de jupons Luciano et en faisait du fidele Robert son amant clandestin.Avec le recul, je pense que ces annees, ces sept annees de l'union de Spout et Marilune, ont ete les plus belles de ma vie, philosophera Crapule, a qui Servant a confie le recit.Si l'humain est fondamentalement sale, comme l'ont soutenu plusieurs penseurs, alors, nous en etions une incarnation presque prophetique et assumee: chacun trompait chacun et personne ne s'en plaignait.Survient alors la 21e Marie du titre, qui va chambarder l'existence du trio infernal.Rencontree par Luciano au hasard d'une de ses escapades qui permettent a Robert et Marilune de se voir a son insu, la Marie-Iseut (ainsi qu'elle voudra etre appelee) emmene notre Casanova a son chalet sur le bord d'un lac.La, dans ce decor semblable a celui d'ou j'ecris ces lignes, un decor aussi propice a l'amour qu'au chagrin, elle lui offre le temps d'une etreinte un apercu de cet absolu qu'il avait cherche toute sa vie durant.avant de se trancher la gorge pendant la nuit! Eveille dans le lit inonde du sang de feu son amante, qu'il rebaptisera Marie-Decembre, Spout tente en vain de rejoindre son complice de toujours, par telephone, par courriel, n'importe.Car la mort lui a revele des illuminations qu'il compte partager avec son ami avant d'en finir lui aussi.S'il n'est guere inedit, le theme de l'amitie masculine n'a pas, me semble-t-il, ete aborde souvent par les ecrivains quebecois de la nouvelle generation, a laquelle appartient Patrice Servant.Spontanement, me viennent a l'esprit Vautour de Christian Mistral (son meilleur livre, a mon avis, d'ailleurs tout recemment reedite en format de poche chez XYZ) et Sur le toit des maisons de Pierre Gobeil (Lanctot, 1998).et aucun autre titre.Livre de gars, alors, ce deuxieme opus de Servant?Il y a quelques annees, certains critiques avaient accouche du vocable thriller existentiel pour decrire les extraordinaires romans de Paul Auster, qui alliaient cette implacable mecanique narrative heritee du roman noir americain a des preoccupations stylistiques, sociales, voire metaphysiques que l'on associait plus volontiers (mais peutetre a tort) a la tradition europeenne.S'il faut absolument apposer une etiquette a La 21e Marie, j'opterais pour celle-ci, en notant que les heros de Servant, a la difference des protagonistes d'Auster, pechent parfois par exces de verbosite.C'est une question de gout, j'en conviens, mais davantage de sobriete dans l'ecriture aurait selon moi mieux servi le propos.Malgre ce lyrisme exacerbe et par moments gauche et quelques autres maladresses ca et la, La 21e Marie n'en reste pas moins un roman complexe et habilement structure, a l'humour grincant, nourri de reflexions articulees et provocantes.En un sens, ce livre m'apparait comme l'envers de la medaille que presentait Melika Abdelmoumen dans Le Degout du bonheur, recense en ces pages et d'ailleurs paru chez le meme jeune editeur dont il me fait plaisir saluer le travail.Tiens, la vague acheve d'aplanir le chateau de sable de la petite.Comme quoi Murat n'a pas tort: tout est effectivement ephemere.\u0001\u0001\u00011.2 LA 21e MARIE Patrice Servant Point de fuite, 148 pages Voyage epistolaire, voyage imaginaire S I L V I A GALIPEAU Quand on a un ami paralyse, cloue dans un fauteuil, que son coeur est assoiffe de voyages et de decouvertes, et que l'on est soi-meme globe-trotter, marin dans la jeunesse et dans l'ame, une chose s'impose.Raconter.C'est exactement ce que fait ici Bernard Giraudeau, se transformant en marin d'encre pour son ami Roland, son marin a l'ancre .On lui connaissait des talents de comedien et de cineaste, on lui decouvre ici une plume magnifique.A travers une serie de lettres pleines de sincerite et de poesie, il raconte a son ami handicape ses decouvertes du monde, jeune adolescent de 17 ans hier, realisateur et acteur aujourd'hui, toujours aussi fou, boheme et amoureux de la vie.Les voyages riment ici avec paysages, bien sur, mais aussi avec femmes : Wellington, son initiatrice Neo-zelandaise, la pute de Kobe au Japon, et l'autre a la jambe raide a Diego Suarez.Les femmes de sa jeunesse, celles d'aujourd'hui, celles qu'il recherche et qu'il attend, sont aussi un merveilleux pretexte pour faire rever son ami.A travers les femmes, on decouvre aussi les pays : la Yougoslavie, pendant le tournage de L'Autre, Chypre, Sainte-Marie, l'ile aux Orchidees et ses siestes harassantes , la Transamazonienne, l'Afrique du Sud, Goree, Hawaii, et les autres.Et a travers les pays, des reflexions : le theatre, la violence, la haine, l'esclavagisme, l'amour aussi, l'amour toujours.La vie, quoi.La vie qu'il raconte est un recit pour son ami Roland qui ne la voit pas, mais qui creve d'envie de la decouvrir.Bernard emporte ainsi Roland dans ses voyages en pensee.Celui-ci en redemande d'ailleurs toujours.A peine Bernard est-il de retour, qu'il lui demande deja de repartir.C'est sans doute pour ca qu'on le surnomme l' empecheur de pourrir en rond .Bernard lui raconte ce qu'il a vu, ce qu'il a vecu, et aussi (surtout ?) ce qu'il aimerait voir.Avec Roland, ils revent d'un projet fou, un grand saut deraisonnable comme on les aime : partir ensemble aux Marquises, ce Gauguin qui bouge .Ils revent de partir au bout du monde, pour que Roland puisse enfin voir cette vie depeinte jusqu'ici en mots.Pour qu'il puisse enfin echapper a son destin sedentaire.Reve fou s'il en est, mais qu'importe, quand on peut rever, et quand le reve est si doux.\u0001\u0001\u0001\u0001 BERNARD GIRAUDEAU Le marin a l'ancre Editions Metailie, 214 pages Bernard Giraudeau en compagnie de Jean-Pierre Lorit dans Une affaire de gout.L'excellent comedien est egalement un ecrivain de talent.Michel LAFON Un ete au Beach Club Hotel Cadre luxueux, plage privee, service impeccable et discretion assuree font du Beach Club Hotel le repaire estival favori des familles les plus fortunees de la cote est des Etats-Unis.Plante sur l'ile enchanteresse de Nantucket, le Beach Club Hotel est le theatre saisonnier d'intrigues entre les riches pensionnaires et les membres du personnel.LA FUTURE PRODUCTION TELEVISEE D'AARON SPELLING (Place Melrose, La croisiere s'amuse, Beverly Hills, Dynastie) 24,95 $ Un grand roman d'aventures et d'amour 2975476A LIRE .ET RELIRE 6000 lecteurs ont elu les 50 livres dusiecle JACQUES FOLCH-RIBAS collaboration speciale Ainsi, nous saurons quoi lire.et relire! Il nous suffira d'ouvrir le petit bouquin ecrit par Frederic Beigbeder, intitule Dernier inventaire avant liquidation Frederic Beigbeder est ce critique litteraire (disons: chroniqueur) qui, travaillant dans la publicite, mangea le morceau (expression qui veut dire cracher dans la soupe, qui veut dire devoiler les secrets de l'entreprise qui vous fait vivre).laquelle entreprise le mit a la porte pour crime de lese-majeste.Le livre s'intitule 99 francs, roman.Cela se lit bien.Cela ne nous apprend que ce dont nous etions surs: les publicitaires sont des gangsters.Bon, voila pour Beigbeder.On demanda donc a 6000 Francais de choisir les 50 livres du siecle.Ce qu'ils firent, a l'aide de 200 titres preselectionnes par une equipe de libraires et de critiques.Le procede vaut ce qu'il vaut: il est subjectif.Sachez que j'ai releve moimeme 14 oublies de cette liste, a mon gout a moi.Mais bon: c'est un jeu.Alors donc, Beigbeder commente les cinquante livres choisis, en commencant par la fin, le cinquantieme, Nadja, d'Andre Breton.Et en terminant par le premier: L'Etranger, d'Albert Camus.La encore, dans les cinquante elus, je n'ai retenu que 26 d'entre eux.La moitie.Vous pourrez vous amuser a faire votre propre liste.Mais il reste un enorme interet pour ce livre: celui de se rappeler les bons moments passes a lire, de retrouver les schemas des histoires qu'on avait un peu, ou beaucoup, oubliees.Et de lire, chaque fois, un commentaire subtil, parfois comique, irrespectueux, souvent carrement critique, et toujours passionnant.Il faut bien dire que certains de ces livres sont des chefs-d'oeuvre.Que se faire raconter tres vite leur intrigue, puis en quelques phrases trouver un commentaire sur le fond (qui est le style, qui est l'homme), sans que l'on nous dise ce qu'il faut en penser (je hais cette expression).eh bien! cela donne une furieuse envie de les lire.On ne vous donnera pas ici la liste des cinquante elus.Mais quelques commentaires, glanes au hasard: Sur Gatsby le magnifique, de F.Scott Fitzgerald (numero 46) : On comprend enfin pourquoi Scott aimait tant saccager le Ritz ivre mort ou precipiter sa voiture dan les etangs: tacher son smoking est un geste politique, une facon de desapprouver le monde auquel on a tant reve d'appartenir (.) Reste sa description des aristocrates new-yorkais, si lumineuse qu'ils en furent aveugles.Puis eteints, comme les dinosaures.Sur Zazie dans le metro, de Raymond Queneau (n.36): Souvent les grands livres roulent des mecaniques, on a l'impression qu'ils friment en klaxonnant: Attention, chef-d'oeuvre! alors qu'a la lecture de Zazie dans le metro, tout semble facile; l'humour, la tendresse, l'irrespect, le je-m'en-foutisme montrent que parfois un genie doit savoir cacher son genie pour etre un vrai genie.Sur Belle du Seigneur, d'Albert Cohen (n.32): C'est une drogue, un testament, un cadeau du ciel, un chemin de croix, un passage de temoin, un livre qu'on caresse, qu'on cherit, qu'on offre a ses amis et qui vous rend meilleur, vous ouvre les yeux, vous transforme en vous faisant rire.Trouver cote a cote, au numero 41: Bonjour Tristesse, de Francoise Sagan.au numero 33: Cent ans de solitude, de Gabriel Garcia Marquez.au numero 29: Le Desert des Tartares, de Dino Buzzati.au numero 26: L'Oeuvre au noir, de Marguerite Yourcenar (tiens tiens, on s'approche des meilleurs!).au numero 16: Paroles, de Jacques Prevert.au numero 8: Pour qui sonne le glas, de Ernest Hemingway (j'eusse prefere L'Adieu aux armes!).voila qui peut nous donner un rappel de passion, la passion de la lecture.\u0001\u0001\u0001 DERNIER INVENTAIRE AVANT LIQUIDATION Frederic Beigbeder Grasset, Paris, 223 pages Phototheque ARMAND TROTTIER, La Presse c Frederic Beigbeder commente les 50 livres du siecle choisis par 6000 Francais. 7LP0801B0805 B-8 DIMANCHE - ARTS 7LP0801B0805 ZALLCALL 67 09:51:12 08/05/01 B B8 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 5 AOÛT 2001 LES UNS ET LES AUTRES Schumacher caméra à l'épaule Las d'être l'artilleur de lourdes superproductions hollywoodiennes, Joel Schumacher a pris sa caméra pour tourner, en franc-tireur, Tigerland, un petit film qui retrace l'histoire d'un groupe d'appelés entraînés pour partir au Vietnam en 1971.Le point avec le magazine Studio.Q Qu'est-ce qui vous a amené à réaliser Tigerland ?R Après avoir été le roi du box- office, je me suis retrouvé en pleine période de doute.Avec Batman et Robin, les résultats au box-office sont devenus plus importants que le film luimême.Les jouets, le merchandising, tout ce commerce était plus important que le cinéma.C'était effrayant.La Warner voulait que je tourne un autre Batman.Bien que je me sois beaucoup amusé sur le tournage des Batman, je ne pouvais plus le faire.Je me suis donc mis à l'écart et j'ai commencé à écrire Personne n'est parfait( e ) et, là, on m'a offert Huit millimètres, un film prêtant à controverse, bien plus noir que tout ce que j'avais fait auparavant.Après, j'ai tourné Personne n'est parfait( e ) avec une petite équipe, à New York.Et c'est là qu'on m'a proposé Tigerland.À la seconde où j'ai lu le scénario, j'ai ressenti la véracité du propos.Il y a tant de scénarios américains formatés, programmés ou dérivés d'autres films.Là, c'était vrai.Q Avez-vous retrouvé sur Tigerland, des sensations de cinéaste que vous aviez perdues dans le système hollywoodien ?R Oui.Je suis retombé amoureux de mon métier.J'ai eu une sorte de crise personnelle, en pleine tournée promotionnelle de Batman et Robin.Lors d'une rare demi-journée de repos, sur une plage de Rio de Janeiro, j'ai fait le point.Moi qui suis un gamin des rues pauvres de New York, habitué à prendre le métro, je vivais entre deux jets et deux limousines, entouré d'assistants pour s'occuper de moi, alors que je n'ai besoin de personne ! Je suis rentré dans ma chambre d'hôtel et, devant le miroir, je me suis demandé « Qui es-tu ?Pourquoi voulais-tu être cinéaste ?Que fais-tu au juste ?» C'était un moment génial.Celui où je me suis retiré des Batman et des adaptations de John Grisham.Joel Schumacher ZOOM FLASH Jennifer Aniston intime Avant d'atteindre la célébrité Jennifer Aniston, la vedette de la télésérie Friends, a fait, pour réussir à joindre les deux bouts, de la sollicitation au téléphone pour vendre des appartements de vacances en multipropriété.Voici quelques autres faits la concernant relevés par le magazine Globe.>>> Ses parents, d'origine grecque, ont réduit leur nom d'Anastassakis à Aniston.>>> Feu Telly Savalas ( Kojak ) était son parrain.>>> Son père, John Aniston, vedette de Days of Our Lives, s'opposait à ce qu'elle devienne comédienne.>>> Elle et son mari, Brad Pitt, passent la plupart de leurs soirées à regarder des vidéos à la télé.>>> Ses violons d'Ingres sont la peinture et la sculpture.Une « erreur » de la sénateur.MILITANTE DÉMOCRATE depuis toujours, Lauren Bacall a été ravie d'accepter l'invitation de la sénateur Hillary Clinton à luncher au chic Russian Tea Room de New York.Après un repas somptueux, la sénateur régla l'addition de 400 $, mais l'actrice fut étonnée de constater qu'elle laissait un maigre pourboire de 20 $.Pendant qu'elles quittaient le restaurant et que Mme Clinton s'arrêtait pour s'entretenir avec d'autres clients, Lauren Bacall est retournée à leur table et a refilé un billet de cent dollars à la serveuse en lui disant : « Madame la sénateur a dû faire une erreur.Le dalaï-lama superstar ?UN AUDACIEUX imprésario à réussi à proposer au dalaï-lama de passage à Los Angeles de faire du cinéma, l'assurant qu'il lui trouverait des rôles dans de grands films et qu'il pourrait utiliser les importants cachets qu'il lui obtiendrait pour défendre les causes qui lui tiennent à coeur.Sa Sainteté s'est contentée de sourire et de refuser poliment.E X P R E S S JOHN MALKOVICH, dont on attend le premier essai derrière la caméra, avec The Dancer Upstairs, a déjà un nouveau projet en tête.Il voudrait réaliser I, Claudius ( pièce de Robert Graves, déjà adaptée par Sternberg en 1937 ) et aurait proposé à Jack Nicholson, Paul Newman, Rod Steiger et Marlon Brando d'en être les interprètes.Depardieu en de Gaulle, on en parlait depuis longtemps.Le projet se concrétise, et ce sera Bertrand Tavernier qui le dirigera dans un film sur la libération de la France en 1944.John Hurt et Minnie Driver vont s'acoquiner dans Owning Mahowny qui relate l'histoire vraie d'un jeune directeur de banque qui organisa le cambriolage de sa propre succursale.Maria Callas, Fanny Ardant l'a déjà jouée sur scène ( dans Master Class sous la direction de Roman Polanski ).Elle va maintenant l'incarner au cinéma, pour Franco Zeffirelli.Steven Spielberg a chargé des courtiers londoniens de lui trouver une compagnie qui serait prête à lui souscrire une assurance- vie de un milliard et demi de dollars.SOURCES : Première, Vanity Fair, Star, People Sophie Marceau «Un jour au Japon, on m'a offert une orchidée.C'était la première fois.Elle était si belle que je l'ai rapportée à Paris.C'était il y a cinq ans et depuis, alors qu'une fleur dure en général deux mois, elle fleurit toujours.Mes amies me disent que je dois avoir quelque chose avec cette fleur, parce que les orchidées qu'on me donne ne meurent pas.L'orchidée est un épiphyte, c'est-à-dire une plante qui n'a besoin que de deux choses : d'un support et de lumière.Elle se nourrit des particules de l'air, de la rosée, de l'humidité.Elle embellit les choses et, pour exister, ne prend rien à personne.C'est une belle définition de la vie, non ?Studio Jennifer Aniston VOUS DITES.La boîte de Pandore L'ORIGINE d'un grand nombre de malheurs.Allusion mythologique à la première femme, dans Les Travaux et les Jours d'Hésiode.Créée par Hephaïstos ( Vulcain ), envoyée par Zeus sur la terre, parée de tous les dons et d'une séduction trompeuse par Hermès, elle se voit confier une jarre contenant tous les maux destinés aux humains.Elle l'ouvre par curiosité et \u2014 comme Ève \u2014 symbolise l'attribution à la femme des horreurs de la condition humaine.Trésors des expressions et locutions\u2014 Robert POP-CORN >>> BIEN SÛR, MARLON BRANDO est un acteur prodigieux, mais la place qu'il a dépasse largement le cinéma.Pour moi, il est le dernier symbole d'une forme d'expression artistique qui a atteint son sommet et qui a quasiment disparu aujourd'hui.Et c'est vrai aussi pour la littérature, pour la peinture, pour la musique.J'ai le sentiment que dans tous les arts, les géants sont derrière nous.Sean Penn >>> LES GENS SONT TRÈS SURPRIS lorsque je révèle que j'ai refusé un rôle régulier dans Soprano.Mais le cinéma marchant bien pour moi en ce moment, pourquoi ferais-je de la télé ?Surtout, que voulez- vous faire de plus une fois que vous avez été dans Les Affranchis.Ray Liotta SPECTACLES Léo Ferré et les anarchistes d'ici Salles de répertoire GODFATHER Cinéma du Parc (3): 14h15.NORA Cinéma du Parc (3): 17h50.LA BELLE NOISEUSE Cinéma Impérial: 14h30.HEDWIG AND THE ANGRY INCH Cinéma du Parc (2): 15h, 17h30, 19h30, 21h30.LIMELIGHT Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutras): 20h30.ASHES OF TIME Cinéma du Parc (3): 21h45.L'ODEUR DE LA PAPAYE VERTE Cinéma Impérial: 19h.SOFIE Cinéma Impérial: 21h.WILD STRAWBERRIES Cinéma du Parc (3): 20h.Musique CHRIST CHURCH CATHEDRAL 13h, Quatuor de saxophones Quasar.PARC WESTMOUNT 14h, Duo Résonance (flûte et guitare).THÉÂTRE DE VERDURE (Parc La Fontaine) 19h30, Orchestre Métropolitain du Grand Montréal.Dir.Yannick Nézet-Séguin.Dvorak, Brahms, Strauss, Falla, Chostakovitch, Khatchaturian.Festival international de Lanaudière AMPHITHÉÂTRE 14h, Quartetto Gelato.Variétés CABARET DU CASINO DE MONTRÉAL Du rock à l'opéra.Présentation des Productions de Zone 3: 21h.CASINO DE MONTRÉAL Les Crooners, avec Lise Montour, Yvan Pion, Christine Quesnel et Yoland Sirard.Lun., mar., mer., 13h30.THÉÂTRE DE VERDURE (Parc La Fontaine) Auj.Les Grands Ballets Canadiens: 20h30.FOUFOUNES ÉLECTRIQUES (87, Ste-catherine E.) Underground Deathfest 2001: 19h.PETIT MEDLEY (6206, St-Hubert) Ligue d'improvisation Les Cravates, anim.Maryvonne Cyr: 20h30.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Thierry Fortuit chante Brel: 22h30.SWING HOP (4388, St-laurent) Felix Stussi, Alex Bellegarde, Mathieu Léger: 22h.LE PIERROT (114, St-Paul E.) Daniel Blouin et Dany Pouliot: 21h.SOUVENIRS - SOUVENIRS Léo Ferré, le poète-anarchiste, était de passage à Terre des Hommes pour un soir, il y a maintenant 30 ans.Et Rudel- Tessier, qui avait assisté à sa présentation, écrivait le 9 août 1971, deux jours après son spectacle que « Léo Ferré est un poète.Ses poèmes, il en fait des chansons, mais il ne faut pas prendre ses chansons pour des chansonnettes ! Et quand il a envie d'écrire une chanson révolutionnaire, il n'écrit pas Le Temps des cerises ! Il dit des choses plus clairement, et certainement plus crûment.Léo Ferré a terminé son tour de chant par un poème, sur lequel il n'a pas mis de musique, pour qu'on soit certain, peut-être, qu'il ne s'agit pas de littérature, et encore moins de chanson.C'est un long poème qu'il hurle et crache à la figure des bourgeois, les yeux exorbités, la main tranchante comme un fer de guillotine.Et cela se termine par un vers de quatre pieds : « Je suis un chien ! », hurlé avec la force de la colère ou du mépris.Du mépris des chiens pour ceux qui les ont apprivoisés, peut-être.À moins qu'il ne s'agisse du mépris des poètes pour ceux qui les corrompent et leur font trouver les impôts trop lourds.» Le dernier mari d'Édith en visite cheznous Théo Sarapo, le « dernier mari d'Édith Piaf », comme le présentait la publicité, est venu faire son tour de chant au Casa Loma à Montréal, du 2 au 8 août 1965.Sa venue avait été précédée d'un certain battage publicitaire et il en avait profité, en ville, pour donner une conférence de presse assez courue, d'autant plus qu'il était avec sa nouvelle flamme, Françoise Mauffrey, mannequin de son métier.Théo Sarapo avait alors déclaré qu'il était bien inquiet : tous ses bagages avaient été égarés et pour la première fois, il était obligé de chanter sans ses « fétiches ».Et ces fétiches, quels étaient-ils ?Et Théo de répondre : Des médailles, des médailles bénites, dont la plupart lui furent offertes, bien sûr, par celle qu'il appelait encore « Édith ».Théo Sarapo, né à Paris, de son vrai nom Théo Lamboukas, était Grec.Et notre journaliste d'écrire : « Théo Lamboukas est un beau garçon, il a les cheveux crépus des bergers de son pays, les yeux fendus en amandes.Après un court stage de secrétaire de Piaf, Théo Lamboukas deviendra le mari de la chanteuse, qui d'ailleurs le rebaptisera.Il s'appellera désormais Sarapo, ce qui est un aveu, puisque Sarapo en grec veut dire je t'aime.» Vigneault, Dubois et Raymond Lévesque.L'Expo 67, cela remonte déjà à 34 ans.C'est donc dire que Claude Dubois, Raymond Lévesque et Gilles Vigneault étaient beaucoup plus jeunes lorsqu'ils se sont produits tous les trois sur la scène de la Comédie canadienne.Alain Pontaut, qui y était, a résumé le spectacle le 1er août 1967.De Dubois, il écrivait : « Il ne doit pas avoir vingt ans.Il a de bonnes chansons, beaucoup d'incertitude dissimulée par beaucoup d'audace, un orchestre qui se sépare de lui plus souvent qu'il ne l'accompagne, du ton, de la drôlerie, de l'habileté.Mais, en fait, il est là pour se roder et pour se faire.» Raymond Lévesque, qui chanta comme toujours Quand les hommes vivront d'amour et Bozo, se livrait avec de petits tableaux à la satire et la leçon morale derrière le kiosque de la rigolade, et parfois par le biais d'un comique savoureux d'une observation fréquemment efficace.Quant à Vigneault, « comme les vrais poètes, celui-ci se renouvelle en se relisant, continue d'inventer, mais en puisant sans cesse au même fonds ».Jobin se fait entendre en Argentine La Deuxième Guerre mondiale ayant empêché pendant six ans nos artistes de rayonner sur les scènes européennes, il fallut donc trouver d'autres champs pour ceux qui avaient une envergure internationale.C'est ainsi que le chanteur d'opéra Raoul Jobin, en plus de briller au Metropolitan Opera de New York, avait, il y a 60 ans, remporté un grand succès en Argentine.Le 9 août 1941, l'on citait la Nacion de Buenos Aires qui faisait remarquer qu'après avoir été très en vue à l'Opéra de Paris, le ténor canadien s'était révélé « un chanteur expert, possédant une voix de belle qualité, intelligent dans le dialogue et sobre dans l'expression, sans les excès de mauvais goût auxquels nous ont habitués tant d'interprètes ».Pour sa part, le Pampero notait que Jobin avait montré « une voix fraîche, vibrante et flexible », tandis que La Razon le qualifiait de « bon acteur et chanteur habile ».D'autres journaux argentins étaient non moins flatteurs, Libertrad parlant d'un acteur sobre mais convaincant et que La Prenza disait que Jobin, «1passionné et exalté au troisième acte, fût intensément tragique dans l'acte final ».Belafonte et le racisme Le 27 août 1953, un jeune chanteur obscur s'amenait sur la scène du théâtre Séville, dans l'ouest de la métropole.Il avait alors 26 ans, il était noir, il était Américain et il avait popularisé une chanson intitulée Mathilda.Il était si peu connu à Montréal qu'au lieu de l'appeler par son nom, Harry Belafonte, on le désignait comme « le garçon qui chante Mathilda ».Quatorze ans plus tard, Belafonte faisait un retour remarqué à l'occasion de l'Expo 67.Comme l'écrivait alors Claude Gingras (1er août 1967), le jeune chanteur avait vieilli, était devenu « The Belafonte Enterprises Inc.», une des grosses personnalités du « show business » américain et même international.Il avait tourné de nombreux films, enregistré des tas de disques et produisait lui-même ses spectacles.Et il n'avait pas la langue dans sa poche.Au lendemain d'émeutes raciales dans son pays, Belafonte avait alors déclaré qu'il y avait longtemps que la population noire des États-Unis luttait pour sa dignité.« Nous avons tout essayé.Nous avons d'abord adopté une politique de non-violence, mais la population blanche n'a pas prêté l'oreille aux recommandations de Martin Luther King.Cela a conduit la population noire à la frustration.La population noire se bat contre la brutalité de la police et elle se bat pour l'égalité économique.» Ben Affleck entre en désintoxication Associated Press LOS ANGELES \u2014 La star de Pearl Harbor, Ben Affleck, a été admis cette semaine dans un centre de désintoxication de Malibu où il va tenter de se débarrasser d'un Ben Affleck problème d'alcool.L'acteur, qui aura 29 ans le 15 août prochain, est entré volontairement mardi dans le centre Promises de Malibu.« Ben est un homme intelligent et lucide qui a décidé qu'une vie plus remplie l'attendait sans alcool », a fait savoir l'agent du jeune acteur David Pollick.« Il a choisi de demander une aide professionnelle et est déterminé à s'engager sur une voie plus saine avec le soutien de sa famille, de ses amis et de ses fans.» Ben Affleck, qui a partagé l'Oscar du meilleur scénario avec son ami l'acteur Matt Damon pour Will Hunting, a notamment joué dans Shakespeare in Love et Armageddon. 7LP0901B0805 B-9 DIMANCHE - ARTS 7LP0901B0805 ZALLCALL 67 09:52:17 08/05/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 5 A O Û T 2 0 0 1 B 9 Le Beta Band: l'alpha et l'oméga de l'originalité P H I L I P P E RENAUD IL Y A DE CES GROUPES dont on se fout d'où ils viennent, de leurs expériences passées, de la façon dont ils s'y prennent pour composer, enregistrer, triturer les sons et les ambiances.Leur musique seule répond à toutes nos questions, par la façon dont elle nous envoûte, emplit l'espace, apaise.« Alors, tu veux vraiment savoir ?» s'assure Robin Jones, batteur du mystérieux Beta Band, rejoint à Chicago alors que le quatuor s'apprête à faire la première partie de Radiohead.« D'accord, puisqu'il le faut.Ben alors, tu veux la version officielle ou la vérité ?» Ils ont une version officielle parce que la vérité sur l'origine du groupe « le plus chaud d'Angleterre », selon le magazine Rolling Stone, est un peu moche.Robin et John Maclean (percussions, échantillonnages) se connaissaient avant de quitter l'Écosse pour Londres.En 1996, ils y rencontrent Steve Mason (guitare et chant) et Richard Greentree (basse).Les quatre partagent un appartement du quartier ouest-londonien de Sheppard's Bush.« Pendant tout ce temps, termine Jones, on était plutôt inertes : pas vraiment de vie sociale, ni d'emploi.Alors, on a commencé à jammer et, finalement, à travailler sur notre premier démo, qui est en fait le premier des trois EP (Champion Sounds, paru en 1997).Voilà.C'est la vérité pure et plate.Pas trop déçu ?» Musicalement, le Beta Band est autrement plus passionnant.Une espèce de folk cosmique qui évolue d'un enregistrement à l'autre, porté par de sinueuses mélodies et la voix placide de Mason, que l'on associe instantanément à celle de Syd Barret.Un genre de Pink Floyd des temps modernes, ce qui est tout de même assez réducteur après avoir passé leurs enregistrements au scanner d'influences : Beach Boys, Eno, Portishead, Wu-Tang Clan, KLF, Bob Dylan.Après trois EP (parus en 97 et 98), le groupe est mis sous contrat par Virgin, qui les presse d'enregistrer un premier album officiel parce que là, la presse s'emballe et vous connaissez les majors, quand le fer est chaud.Bref, dès que l'album éponyme est sorti des presses et parvient aux médias \u2014 qui raffolent de ce nouveau groupe \u2014, Steve Mason s'empresse de descendre le disque en flammes.C'est nul, claironne-t-il à qui mieux mieux.« Y'avait un mauvais sort autour de l'enregistrement de ce disque, explique Jones, avec le recul.On n'était pas préparés, bien qu'on ait vraiment eu envie de faire ce disque.Disons que nous n'étions pas préparés mentalement et physiquement à cette épreuve (il y a eu prise de tête avec le réalisateur, d'où le rejet initial du disque).Néanmoins, ça été une bonne expérience, malgré les ventes catastrophiques, aux yeux de la compagnie.» Et finalement d'avouer qu'il n'était pas si pire, ce disque, mais que Hot Shots II, fraîchement paru, est l'album parfait, l'aboutissement de tout le travail du Band.On y retrouve le son trippant, planant du groupe, la dimension pinkfloydienne qui avait un peu échappé à l'album éponyme (on ressent surtout celle des Beach Boys).Ainsi que les rythmes séquencés, une dose de hip hop qui, bien qu'ayant effrayé certains fans de la première heure, emballe Jones et ses collègues.« On veut faire de la musique de maintenant, moderne, explique-til.Pour moi, c'est l'aspect le plus excitant de la musique des années 2000 : le séquençage, la production de beats.Sur Hot Shots II, on a construit les rythmes qu'on a toujours rêvé de faire.» De son propre aveu, sa plus grande révélation des dernières années a été.le Mac G3.« On a passé la dernière année à apprendre comment faire marcher le logiciel Pro-Tools ! » Par-dessus tout, le Beta Band s'est fait une réputation de pourfendeurs d'idées musicales préconçues, de réactionnaires anti-saturation de pop-balloune telle que canalisée dans les radios et les télés de la planète.Leur credo : l'originalité avant tout.« C'est pour ça, je dirais, que Radiohead nous a choisis pour faire sa première partie, assure le batteur.Je pense que le groupe ressent que nous avons tous deux des idéaux semblables.Nous faisons des choses différentes, mais on colle à nos intentions.Tous deux, nous essayons de montrer qu'il est possible d'avoir des idées différentes tout en faisant quelque chose de qualité.On a le droit de dire qu'on en a assez de la musique qui nous est imposée par les médias.C'est possible de prendre des décisions pour nous-mêmes, tout en continuant d'inspirer les gens.» BETA BAND, en première partie de Radiohead au parc Jean-Drapeau, ce soir, 19h30.Le Beta Band, qui s'est fait une réputation de pourfendeurs d'idées musicales préconçues, fera la première partie du spectacle de Radiohead, ce soir, au parc Jean-Drapeau.GVISA GÉNÉRAL Marke Andrews, VANCOUVER SUN « \u0001\u0001\u0001\u00011/2 (sur cinq) UNE DISTRIBUTION GAGNANTE.» Marke Andrews, VANCOUVER SUN \u0002 MOULIN ROUGE (v.française) (G) Dim.au Jeu.3:30,6:20 \u0002 NUIT DE NOCES (G) Dim.au Jeu.1:20,9:20 INTELLIGENCE ARTIFICIELLE (G) Dim.au Jeu.1:00,9:30 \u0002 LE BAISER DU DRAGON (16+) Dim.au Jeu.9:25 \u0002 KARMINA 2 (G) Dim.au Jeu.4:30,7:00 \u0002 LE PARC JURASSIQUE (G) Dim.au Jeu.1:45,4:15,6:55,9:35 \u0002 LE COUPLE CHÉRI (G) Dim.au Jeu.1:30,4:10,7:05,9:35 \u0002 LA PLANÈTE DES SINGES (G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 3 ÉCRANS Dim.au Jeu.12:15,1:00,1:45,3:20,3:45, 4:30,6:20,6:55,7:20,9:20,9:45,10:00 \u0002 REBELLES (13+) Dim.au Jeu.1:30,4:10,6:40,9:10 \u0002 LA TOUR MONTPARNASSE INFERNALE (G) Dim.au Mer.2:00,4:45,7:10 Jeu.2:00,4:45 \u0002 HEURE LIMITE 2Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 4 ÉCRANS Dim.au Mer.12:00,12:30,1:25,2:20,2:50,4:00,4:40,5:10,6:30,7:00,7:30,9:00, 9:30,9:55 Jeu.12:00,12:30,1:25,2:20,2:50,4:00,4:40,5:10,7:00,7:30,9:30,9:55 \u0002 LA CHAMBRE DU FILS(sous-titre français) (G) Dim.au Jeu.12:30, 2:50,5:10,7:35,9:50 LES CACHETONNEURS (G) Dim.au Jeu.12:10,2:30,4:50,7:10,9:25 \u0002PÉCHÉ ORIGINEL (13+) Dim.au Jeu.12:40,1:15,3:20,4:00,6:30,6:50, 9:15,9:40 CHATS ET CHIENS (G) Dim.au Jeu.12:30 \u0002 LE GRAND COUP (G) Dim.au Jeu.1:30,4:15,7:00,9:35 KARMINA 2 (G) Dim.au Jeu.7:15,9:30 BLONDE ET LÉGALE (G) Dim.au Jeu.2:45,4:55,7:00,9:10 LE PARC JURASSIQUE (G)Dim.au Jeu.12:50,3:10,5:20,7:25,9:40 \u0002LE COUPLE CHÉRI (G) Dim.au Jeu.12:35,3:00,5:20,7:35,9:55 \u0002 LA PLANÈTE DES SINGES (G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Jeu.1:00,1:40,3:45,4:20,6:45, 7:05,9:25,9:45 LA TOUR MONTPARNASSE INFERNALE (G) Dim.au Jeu.1:10,3:20,5:10 PÉCHÉ ORIGINEL (13+) Dim.au Jeu.1:35,4:05,7:10,9:40 \u0002 HEURE LIMITE 2 Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Jeu.12:55,1:25,3:05,3:30,5:15,5:30,7:30,7:45,9:35,9:50 LE JOURNAL D'UNE PRINCESSE(G) Dim.au Jeu.1:15,3:55,6:55,9:20 CATS & DOGS (G) Dim.au Jeu.1:00,3:10,5:00 THE SCORE (G) Dim.au Jeu.12:40,3:35,6:30,9:05 JURASSIC PARK III (G) Dim.au Jeu.12:55,3:20,6:55,9:10 AMERICA'S SWEETHEARTS (G) Dim.au Jeu.12:50,3:25,6:40,9:00 LOST AND DELIRIOUS (13+) Dim.au Jeu.6:50,9:15 \u0002 PLANET OF THE APES (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:35,1:05,3:15,3:45,6:15,9:45,8:55,9:25 PRINCESS DIARIES (G) Dim.au Jeu.12:45,3:30,6:25,8:50 RUSH HOUR 2Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:30,2:40, 4:50,7:00,9:20 CHATS ET CHIENS (G) Dim.au Jeu.12:55,3:20 KARMINA 2 (G) Dim.au Jeu.1:20,3:40,6:55,9:00 LE PARC JURASSIQUE (G) Dim.au Jeu.1:15,3:50,6:35,9:30 JURASSIC PARK III (G) Dim.au Jeu.1:05,3:25,7:10,9:35 LE COUPLE CHÉRI (G) Dim.au Jeu.1:25,3:55,7:05,9:25 AMERICA'S SWEETHEARTS (G) Dim.au Jeu.1:30,4:05,7:00,9:20 LA TOUR MONTPARNASSE INFERNALE (G) Dim.au Jeu.6:50,9:05 LA PLANÈTE DES SINGES (G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Jeu.12:50,1:00,3:35,4:00,6:30, 6:45,9:05,9:20 PLANET OF THE APES (G) Laissez-passer refusésÁ L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Jeu.12:30,1:10,3:10,3:45,6:35,6:40,9:10,9:15 HEURE LIMITE 2 Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:35,2:25, 5:00,7:05,9:15 RUSH HOUR 2Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:45,3:00, 5:15,7:20,9:25 MOULIN ROUGE (v.française) (G) Dim.au Jeu.6:45,9:20 NUIT DE NOCES (G) Dim.Mar.& Mer.1:30,3:30,5:30,7:30,9:30 Lun.& Jeu.1:40,7:30,9:30 \u0002LA FORTERESSE SUSPENDUE (G) Dim.Mar.& Mer.1:30,3:35 Lun.& Jeu.1:35 KARMINA 2 (G) Dim.Mar.& Mer.1:00,3:05,5:15,7:20,9:30 Lun.& Jeu.1:40,7:20,9:30 \u0002LE PARC JURASSIQUE(G)Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.Mar.& Mer.1:15,1:40,3:20,3:45,5:25,5:40,7:25,7:40,9:20,9:45 Lun.& Jeu.1:35,1:45,7:25,7:40,9:20,9:45 LOST AND DELIRIOUS (13+) Dim.Mar.& Mer.1:10,3:25,5:35,7:40,9:45 Lun.& Jeu.1:30,7:40,9:45 REBELLES (13+) Dim.Mar.& Mer.1:00,3:10,5:20,7:30,9:40 Lun.& Jeu.1:30,7:30,9:40 NUIT DE NOCES (G) Dim.au Jeu.9:35 LE PARC JURASSIQUE (G) Dim.1:00,3:10,5:20,7:20,9:40 Lun.au Jeu.2:00,4:10,6:55,9:05 LE COUPLE CHÉRI (G) Dim.1:20,3:30,5:35,7:40,9:55 Lun.au Jeu.2:15,4:35,7:00,9:10 LA PLANÈTE DES SINGES (G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.1:00,1:40,3:30,4:10,6:45,7:15,9:15,9:45 Lun.au Jeu.2:00,2:20,4:20,4:50,6:45,7:15,9:15,9:45 REBELLES (13+) Dim.1:25,3:40,7:25 Lun.au Jeu.2:25,4:55,7:25 HEURE LIMITE 2Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.1:05,1:35,3:20,3:55,6:55,7:30,9:00,9:40 Lun.au Jeu.2:10,2:35,4:15,5:00,6:55,7:30,9:00,9:40 LE JOURNAL D'UNE PRINCESSE (G) Dim.1:10,3:35,6:50,9:25 Lun.au Jeu.2:05,4:30,6:50,9:25 LA CHAMBRE DU FILS (sous-titre français) (G) Dim.1:30,3:50,7:10,9:20 Lun.au Jeu.2:30,4:45,7:10,9:20 PÉCHÉ ORIGINEL (13+) Dim.1:15,3:45,7:05,9:30 Lun.au Jeu.2:10,4:40,7:05,9:30 NUIT DE NOCES (G) Dim.au Jeu.7:10 FILM DE PEUR 2 (13+) Dim.au Jeu.9:10 CHATS ET CHIENS (G) Dim.au Jeu.12:40,2:40,4:40 LE GRAND COUP (G) Dim.au Jeu.1:10,3:45,6:50,9:25 KARMINA 2 (G) Dim.au Jeu.1:40,3:50,7:00,9:15 LE PARC JURASSIQUE (G)Dim.au Jeu.12:50,3:00,5:00,7:10,9:20 LE COUPLE CHÉRI (G) Dim.au Jeu.1:30,3:40,7:20,9:35 LA PLANÈTE DES SINGES (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:30,3:00,6:50,9:30 HEURE LIMITE 2 Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.1:00,3:10, 5:10,7:30,9:40 PÉCHÉ ORIGINEL (13+) Dim.au Jeu.1:20,4:00,7:00,9:35 CHATS ET CHIENS (G) Dim.au Jeu.12:50,3:00,5:00 KARMINA 2 (G) Dim.au Jeu.4:05,9:30 LE PARC JURASSIQUE (G)Dim.au Jeu.12:40,2:50,4:55,7:30,9:45 RAPIDES ET DANGEREUX (13+) Dim.au Jeu.1:30,7:10 LE COUPLE CHÉRI (G) Dim.au Jeu.7:20,9:35 LA PLANÈTE DES SINGES (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.1:00,3:35,7:00,9:40 LE JOURNAL D'UNE PRINCESSE(G) Dim.au Jeu.1:10,3:45,6:50,9:25 HEURE LIMITE 2 Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:30,2:40, 4:50,7:40,9:55 PÉCHÉ ORIGINEL (13+) Dim.au Jeu.1:20,3:55,7:15,9:50 KARMINA 2 (G) Dim.au Jeu.2:20,4:45,7:15,9:15 LA PLANÈTE DES SINGES (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.2:00,4:30,7:00,9:25 CHATS ET CHIENS (G) Dim.Mar.& Mer.1:50,3:35 Lun.& Jeu.1:50 \u0002KARMINA 2 (G) Dim.au Jeu.7:20 LE PARC JURASSIQUE (G) Dim.Mar.& Mer.1:35,3:30,7:05,9:10 Lun.& Jeu.1:35,7:05,9:10 RAPIDES ET DANGEREUX (13+) Dim.au Jeu.9:25 LE COUPLE CHÉRI (G) Dim.Mar.& Mer.1:40,3:40,7:10,9:15 Lun.& Jeu.1:40,7:10,9:15 LA PLANÈTE DES SINGES (G) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.1:30,3:50,7:00,9:20 Lun.& Jeu.1:30,7:00,9:20 HEURE LIMITE 2 Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.1:45,3:45, 5:30,7:15,9:05 Lun.& Jeu.1:45,7:15,9:05 \u0002 KISS OF THE DRAGON (16+) Dim.au Jeu.1:20,3:30,5:35,7:40,9:55 \u0002 JURASSIC PARK III (G) Dim.au Jeu.1:00,3:00,5:00,7:00,9:00 \u0002 AMERICA'S SWEETHEARTS(G) Dim.au Jeu.1:40,4:20,7:30,9:45 \u0002 PLANET OF THE APES (G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Jeu.1:10,1:35,4:10,4:30,6:55, 7:15,9:30,9:50 \u0002 RUSH HOUR 2Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.1:05,3:10,5:10, 7:10,9:10 \u0002 ORIGINAL SIN (13+) Dim.au Jeu.1:30,4:00,6:50,9:20 \u0002 PEARL HARBOR(v.française) (G) Dim.au Jeu.4:30,8:00 \u0002 NUIT DE NOCES (G) Dim.au Jeu.12:10,2:15,4:20,7:00,9:05 \u0002 MOULIN ROUGE (v.française) (G) Dim.au Jeu.6:55,9:35 \u0002 LA FORTERESSE SUSPENDUE (G) Dim.au Jeu.12:05,2:15 \u0002 RAPIDES ET DANGEREUX (13+) Dim.au Jeu.1:10,3:35,7:00,9:20 \u0002 DOCTEUR DOLITTLE 2 (G) Dim.au Jeu.12:35,2:35,4:35 \u0002 INTELLIGENCE ARTIFICIELLE (G) Dim.au Jeu.12:30,3:40,6:45,9:35 \u0002 CHATS ET CHIENS (G) Dim.au Jeu.12:20,2:20,4:30,6:55 \u0002FINAL FANTASY: LES CREATURES DE L'ESPRIT (G) Dim.au Jeu.12:00,2:25,4:45 \u0002 KARMINA 2 (G) Dim.au Jeu.7:00,9:15 \u0002 BLONDE ET LÉGALE (G) Dim.au Jeu.12:15,2:25,4:40,7:00,9:15 \u0002 LE GRAND COUP (G) Dim.au Jeu.1:10,3:50,6:50,9:30 \u0002 LE PARC JURASSIQUE (G) Dim.au Jeu.12:20,2:35,4:50,7:00,9:20 \u0002 LE COUPLE CHÉRI (G) Dim.au Jeu.12:15,2:35,4:50,7:05,9:30 \u0002 LA TOUR MONTPARNASSE INFERNALE(G) Dim.au Jeu.9:00 \u0002LA PLANÈTE DES SINGES (G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Jeu.1:00,1:15,3:45,4:00,6:55, 7:05,9:30,9:40 \u0002 PÉCHÉ ORIGINEL (13+) Dim.au Jeu.12:45,3:30,6:55,9:30 \u0002 LE JOURNAL D'UNE PRINCESSE(G) Dim.au Jeu.1:00,3:40,6:50,9:25 \u0002 HEURE LIMITE 2 Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:20,2:35,4:40,7:00,9:20 \u0002 RAPIDES ET DANGEREUX (13+) Dim.au Jeu.7:40,9:45 \u0002 CHATS ET CHIENS (G) Dim.au Jeu.1:00,2:40,4:20,6:00 \u0002 LE GRAND COUP (G) Dim.au Jeu.1:15,3:45,7:15,9:45 \u0002 LE PARC JURASSIQUE (G) Dim.au Jeu.1:10,3:10,5:10,7:10,9:10 \u0002 LE COUPLE CHÉRI (G) Dim.au Jeu.1:00,3:05,5:10,7:15,9:20 \u0002LA PLANÈTE DES SINGES (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.1:05,3:30,7:05,9:30 \u0002 HEURE LIMITE 2 Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.1:00,3:00,5:00,7:00,9:00 LA PLANÈTE DES SINGES (G)Laissez-passer refusés DOCTEUR DOLITTLE 2 (G) HEURE LIMITE 2 Laissez-passer refusés KARMINA 2 (G) LE PARC JURASSIQUE (G) RAPIDES ET DANGEREUX (13+) LA PLANÈTE DES SINGES (G)Laissez-passer refusés DOCTEUR DOLITTLE 2 (G) HEURE LIMITE 2 Laissez-passer refusés KARMINA 2 (G) HEURE LIMITE 2 Laissez-passer refusés KARMINA 2 (G) LE PARC JURASSIQUE (G) RAPIDES ET DANGEREUX (13+) LA PLANÈTE DES SINGES (G) Laissez-passer refusés DOCTEUR DOLITTLE 2 (G) PÉCHÉ ORIGINEL (13+) BLONDE ET LÉGALE (G) LE PARC JURASSIQUE (G) RAPIDES ET DANGEREUX (13+) HEURE LIMITE 2 Laissez-passer refusés KARMINA 2 (G) LE COUPLE CHÉRI (G) CHEVALIER (G) LA PLANÈTE DES SINGES (G) Laissez-passer refusés MOULIN ROUGE (v.française) (G) PÉCHÉ ORIGINEL (13+) BLONDE ET LÉGALE (G) HORAIRE VALIDE DU DIMANCHE 5 À JEUDI 9 2977516A 7LP1001B0805 B-10 DIMANCHE - ARTS 7LP1001B0805 ZALLCALL 67 09:53:08 08/05/01 B B 1 0 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 5 A O Û T 2 0 0 1 Pierce Brosnan se marie à l'abri des caméras Associated Press BALLINTUBBER, Irlande \u2014 Pierce Brosnan, l'interprète de James Bond, s'est marié hier avec sa compagne de longue date, Keely Shaye Smith, dans une abbaye du XIe siècle située dans l'ouest de l'Irlande.Plusieurs centaines de curieux et une trentaine de journalistes s'étaient massés à proximité de l'abbaye de Ballintubber dans l'espoir d'apercevoir le couple, mais les responsables de la sécurité avaient installé de nombreux draps blancs pour réserver l'exclusivité des photos à un magazine populaire.Pierce Brosnan et Keely Shaye Smith sont arrivés séparément à l'abbaye, mais ils en sont repartis ensemble à bord d'une Rolls- Royce.Les nouveaux mariés ont ouvert la vitre arrière et ont salué les curieux en s'en allant.La réception devait ensuite avoir lieu à 30 kilomètres de là, dans le château d'Ashford, construit il y a 800 ans.Pierce Brosnan s'y était déjà rendu avec sa défunte épouse Cassandra Harris, morte d'un cancer des ovaires en 1991.Un épisode d'une série télé dans laquelle l'acteur d'origine irlandaise avait joué, Remmington Steel, avait également été tourné à cet endroit.Pour ne pas révéler de détails sur la fête, le personnel du château avait signé des accords de confidentialité.Mais selon certaines indiscrétions, le groupe de musique traditionnelle irlandaise The Chieftains et une troupe de danseurs irlandais devaient animer la soirée.Pierce Brosnan a rencontré son épouse, qui travaillait pour l'émission télé Entertainment Tonight, lors d'une manifestation destinée à lever des fonds pour la protection des baleines de Californie.Ils ont deux enfants : Dylan, 4 ans, et Paris, cinq mois, qui a été baptisé vendredi dans la même abbaye.Pierce Brosnan et Keely Shaye Smith avaient prévu de se marier en mai, mais ils avaient repoussé la date à la suite d'un accident de voiture dans lequel Sean, le fils de 16 ans de l'acteur, avait été grièvement blessé.Le magazine Hello! a acheté les droits des photos du mariage pour une somme non révélée.Les avocats du magazine ont demandé aux autres médias de respecter cet arrangement, en ajoutant que le couple avait fait appel à des services de sécurité pour empêcher que des photos soient prises sans autorisation lors des cérémonies nuptiales.Photo AP Des agents de sécurité recouvrent d'un drap blanc la voiture dans laquelle aurait voyagé la mariée Keely Shaye Smith pour se rendre à l'abbaye de Ballintubber.Seul un magazine populaire a été autorisé à prendre les photos officielles de la cérémonie nuptiale.Jeanne Loriod n'est plus Un comité nationalpour le bicentenaire Victor Hugo Asociated Press PARIS \u2014 Afin de préparer les commémorations destinées à marquer, en 2002, les 200 ans de la naissance du père des Misérables, la ministre française de la Culture et de la Communication, Catherine Tasca, a annoncé cette semaine la création d'un comité national pour le bicentenaire de Victor Hugo.Le comité, présidé par l'écrivain Bertrand Poirot- Delpech, de l'Académie française, rassemblera des personnalités du monde des arts et des lettres, des universitaires et des journalistes, « représentant les valeurs auxquelles Victor Hugo a attaché son nom », précise le ministère dans un communiqué.La composition de ce comité sera rendue publique avant sa première réunion, prévue dans le courant du mois de septembre.D'ores et déjà, Marie Hugo, arrière petite-fille de l'écrivain, a accepté d'y participer.Agence France-Presse PARIS \u2014 Jeanne Loriod, virtuose des ondes musicales Martenot, est décédée vendredi à l'âge de 72 ans à Juan-les-Pins, dans le sud-est de la France, des suites d'une congestion cérébrale, a-t-on appris hier auprès de ses proches.Jeanne Loriod était la soeur de la pianiste Yvonne Loriod, elle-même veuve du compositeur Olivier Messiaen.Après avoir étudié le piano avec Lazare Lévy, elle entre à l'âge de 18 ans dans la classe de Maurice Martenot \u2014 inventeur des ondes musicales du même nom \u2014 au Conservatoire de Paris.Elle en ressort avec une première médaille d'ondes Martenot et entame une carrière internationale.Elle devient une figure marquante de cet instrument électrique dont les interprètes répondent au joli nom d'ondistes, et dont les sons sont obtenus en jouant sur un clavier ou en déplaçant une bague reliée à un potentiomètre.Outre un répertoire immense, dont 14 concertos pour ondes Martenot et orchestre, Jeanne Loriod a créé près d'une centaine d'oeuvres.Son éclectisme l'avait également amenée à participer à de nombreuses musiques de films, notamment avec Maurice Jarre (Lawrence d'Arabie, Mad Max.) ou à accompagner des chanteurs comme Jacques Brel.Elle devait même développer un projet avec le groupe rock Radiohead.Une grandiose mise en scène de Carmina Burana FRANÇOIS MORENCY GENEVIÈVE BROUILLETTE LES FILMS SÉVILLE et CINÉMAGINAIRE présentent LA COMÉDIE MILLIONNAIRE DE L'ÉTÉ ! RENÉ RICHARD CYR JACQUES GIRARD GÉRARD POIRIER LOUISETTE DUSSAULT BOBBY BESHRO COLETTE COURTOIS DANIEL JOBIN PATRICE BENGLE FM LE SIEUR casting LUCIE ROBITAILLE costumes LOUISE GAGNÉ montage RICHARD COMEAU son CLAUDE LAHAYE MARIE-CLAUDE GAGNÉ GAVIN FERNANDEZ HÉLÈNE GALLIZZI DENISE ROBERT DANIEL LOUIS direction de la photographie direction artistique musique originale direction de production produit par scénario MARC BRUNET ÉMILE GAUDREAULT un film de ÉMILE GAUDREAULT SONIA VACHON DIANE LAVALLÉE PIERRETTE ROBITAILLE YVES JACQUES MICHEL COURTEMANCHE CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS! G À L'AFFICHE! VISA GÉNÉRAL C'EST LE SUCCÈS DE L'ANNÉE ! LE SUCCÈS SE PROLONGE ENCORE ET ENCORE NUIT DE NOCES N'EST PLUS LE SUCCÈS DE L'ÉTÉ 2001.2977511A Agence France-Presse BAALBECK, Liban \u2014 Dans une mise en scène grandiose, Carmina Burana, une oeuvre allemande classique, a recréé l'atmosphère du Moyen Âge grâce à une technique contemporaine dans les ruines romaines de Baalbeck.Pendant 80 minutes, quelque 5000 spectateurs ont assisté vendredi soir à la présentation du chefd'oeuvre de Carl Orff, tandis que sur scène une gigantesque tour de bois et de fer changeait d'éclairage au rythme des scènes de la vie médiévale.Le comité organisateur du Festival de Baalbeck, à 85 km à l'est de Beyrouth, a annoncé une troisième représentation mardi, les places ayant toutes été vendues pour les deux soirées initialement prévues.Deux cents artistes, musiciens, acteurs et choristes ont participé à la présentation de 24 tableaux magiques qui ont plongé la scène dans l'atmosphère athée et érotique du Moyen Âge.Les spectateurs ont longuement applaudi l'oeuvre que beaucoup voyaient pour la première fois en plein air, telle qu'elle a été créée en 1995 par le chef d'orchestre allemand Walter Haupt à l'occasion du centenaire de la naissance de Carl Orff.dans toutes les www.amctheatres.com www.moviewatcher.com salles de cinéma Obtenez des entrées gratuites ! Devenez membre Movie WatcherMD dès aujourd'hui ! AUCUN LAISSEZ-PASSER= ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX Toujours 8,00 $ sur présentation de ta carte étudiant au moment de l'achat HEDWIG AND THE ANGRY INCH (13+) (AUCUN LAISSEZ-PASSER) DIM 1:00, 3:15, 5:30, 7:45, 10:00 LUN-JEU 1:00, 3:15, (5:30), 7:45, 10:00 LE JOURNAL D'UNE PRINCESSE (G) (AUCUN LAISSEZ-PASSER) (Version française de THE PRINCESS DIARIES) DIM 1:45, 4:30, 7:15, 10:00 LUN-JEU 1:45, (4:30), 7:15, 10:00 LOST AND DELIRIOUS (13+) (AUCUN LAISSEZ-PASSER DIM) DIM 1:30, 4:30, 7:00, 9:30 LUN-JEU 1:30, (4:30), 7:00, 9:30 EVERYBODY'S FAMOUS (G) (AUCUN LAISSEZ-PASSER DIM) DIM 12:30, 2:45, 5:00, 7:15, 9:30 LUN-JEU 2:45, (5:00), 7:15, 9:30 AMERICA'S SWEETHEARTS (G) (3 ÉCRANS) DIM 12:15, 1:00, 2:00, 3:00, 3:45, 4:45, 5:45, 6:30, 7:30, 8:30, 9:15, 10:15 LUN-MAR 1:00, 2:00, 3:00, 3:45, (4:45), (5:45), 6:30, 7:30, 8:30, 9:15, 10:15 MER 1:00, 2:00, 3:00, 3:45, (4:45), (5:45), 6:30, 8:30, 9:15, 10:15 JEU 1:00, 2:00, 3:00, 3:45, (4:45), (5:45), 6:30, 7:30, 8:30, 9:15, 10:15 MADE (13+) DIM 12:15, 2:30, 5:00, 7:30, 10:00 LUN-JEU 2:30, (5:00), 7:30, 10:00 LEGALLY BLONDE (G) (2 ÉCRANS) DIM 12:00, 1:00, 2:15, 3:15, 4:30, 5:30, 7:00, 8:00, 9:15, 10:15 LUN-JEU 2:15, 3:15, (4:30), (5:30), 7:00, 8:00, 9:15, 10:15 LE GRAND COUP (G) (Version française de THE SCORE) DIM 1:15, 4:15, 7:15, 10:15 LUN-JEU 1:15, (4:15), 7:15, 10:15 KISS OF THE DRAGON (16+) (2 ÉCRANS) (AUCUN LAISSEZ-PASSER) DIM 12:15, 1:45, 2:45, 4:15, 5:15, 7:00, 8:00, 9:30, 10:30 LUN-JEU 1:45, 2:45, (4:15), (5:15), 7:00, 8:00, 9:30, 10:30 FINAL FANTASY: LES CREATURES DE L'ESPRIT (13+) (Version française de FINAL FANTASY: THE SPIRITS WITHIN) DIM 12:30, 3:00, 5:30, 8:00, 10:30 LUN-JEU 3:00, (5:30), 8:00, 10:30 CATS & DOGS (G) DIM 12:15, 2:30, 4:45, 7:00, 9:15 LUN-JEU 2:30, (4:45), 7:00, 9:15 MOULIN ROUGE (G) (AUCUN LAISSEZ-PASSER) DIM 1:30, 4:30, 7:30, 10:15 LUN-JEU 1:30, (4:30), 7:30, 10:15 (Sujette à l' obtention du classement) (5 ÉCRANS) (AUCUN LAISSEZ-PASSER) DIM 12:00, 12:30, 1:00, 1:30, 2:00, 2:30, 3:00, 3:30, 4:00, 4:30, 5:00, 5:30, 6:00, 6:30, 7:00, 7:30, 8:00, 8:30, 9:00, 9:30, 10:00, 10:30 LUN-JEU 12:30, 1:00, 1:30, 2:00, 2:30, 3:00, 3:30, (4:00), (4:30), (5:00), (5:30), (6:00), 6:30, 7:00, 7:30, 8:00, 8:30, 9:00, 9:30, 10:00, 10:30 2977685A LE PLUS GROS FILM DE L'ANNÉE TRAME SONORE SUR DREAMWORKS RECORDS AVEC LA MUSIQUE DE BAHA MEN, eels, JASON WADE, RUFUS WAINWRIGHT, LESLIE CARTER AND THE PROCLAIMERS\u2014AINSI QUE LE SUCCÈS «I'M A BELIEVER» DE SMASH MOUTH DE LEUR PROCHAIN ALBUM DE INTERSCOPE «SMASH MOUTH» «C'EST L'ÉTÉ DE SHREK!» Newsweek - David Ansen version française FAMOUS PLAYERS CARR.ANGRIGNON .FAMOUS PLAYERS CENTRE EATON .FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE .SON DIGITAL VERSION ORIGINALE ANGLAISE FAMOUS PLAYERS CENTRE LAVAL .FAMOUS PLAYERS VERSAILLES .FAMOUS PLAYERS F.P.8 GREENFIELD PARK .CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD .VERSION FRANÇAISE GVISA GÉNÉRAL CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS! 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C'EST UNE EXTRAORDINAIRE DÉMONSTRATION D'IMAGINATION.» Bob Graham, SAN FRANCISCO CHRONICLE «\u2039LA PLANÈTE\u203a DONNE UN NOUVEL ÉLAN À L'AVENTURE EXOTIQUE.LES ACTEURS ET LES ARTISANS ONT TOUTES LES RAISONS D'ÊTRE FIERS.» Gene Shalit, THE TODAY SHOW CINÉMA CARNAVAL CHÂTEAUGUAY .LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10 .LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11 .FAMOUS PLAYERS CENTRE LAVAL .FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL .MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 .CINÉMA PINE STE-ADÈLE .FAMOUS PLAYERS VERSAILLES .FAMOUS PLAYERS DORVAL .MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 .FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT .FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND .CINÉPLEX ODÉON CÔTE-DES-NEIGES .CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) .CINÉPLEX ODÉON CAVENDISH (Mail) .MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 .FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL .LES CINÉMAS GUZZO PARADIS .MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 .CINÉ-ENTREPRISE PLAZA REPENTIGNY .CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE .LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 .CINÉMA ST-EUSTACHE .GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE .CAPITOL ST-JEAN .CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME .MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 .LES CINÉMAS GUZZO TERREBONNE 8 .CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD .CINÉ-PARC CHÂTEAUGUAY CINÉ-PARC ST-EUSTACHE CINÉ-PARC ST-HILAIRE MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 .LES CINÉMAS LANGELIER 6 .CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE .CINÉPLEX ODÉON CHÂTEAUGUAY ENCORE .CINÉPLEX ODÉON DAUPHIN .CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON .CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION .CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) .CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO .CINÉ-PARC ODÉON BOUCHERVILLE CINÉ-PARC LAVAL CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN .GVISA GÉNÉRAL Déconseillé aux jeunes enfants .SON DIGITAL VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE LAISSEZ-PASSER REFUSÉS CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS! À L'AFFICHE! 2977513A CINE-PARC LAVAL CINE-PARC ST.EUSTACHE LE CARREFOUR 10 JOLIETTE.CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD.CINÉ-ENTREPRISE ST.BASILE CINÉ-ENTREPRISE PLAZA REPENTIGNY CINÉMA CAPITOL DRUMMONDVILLE.FLEUR DE LYS TROIS-RIVIERES CARREFOUR DU NORD ST.JEROME GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE MAISON DU CINEMA SHERBROOKE.CARNAVALCHATEAUGUAY.BIERMANS SHAWINIGAN LES CINÉMAS GUZZO TERREBONNE 8.CINÉMA ST.LAURENT SOREL-TRACY.LES CINÉMAS GUZZO STE.THERESE 8.CINEPLEX ODEON DORION CARREFOUR CINEPLEX ODEON DELSON PLAZA CINEPLEX ODEON ST.BRUNO CINEPLEX ODEON BOUCHERVILLE MEGA-PLEX GUZZO CENTRE-JACQUES-CARTIER 14.MEGA-PLEX GUZZO MD PONT-VIAU 16 MD GROUPE MATHERS ST.EUSTACHE.CINEPLEX ODEON QUARTIER LATIN FAMOUS PLAYERS ANGRIGNON.FAMOUS PLAYERS FAMOUS PLAYERS 8 GREENFIELD PARK .FAMOUS PLAYERS VERSAILLES .FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTREAL.FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .MEGA-PLEX GUZZO SPHERETECH 14.MEGA-PLEX GUZZO MD TASCHEREAU 18.CINÉMA PINE MD STE.ADELE.LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11.CINEPLEX ODEON CÔTE DES NEIGES FAMOUS PLAYERS DORVAL 4.FAMOUS PLAYERS ANGRIGNON.FAMOUS PLAYERS FAMOUS PLAYERS 8POINTE CLAIRE.FAMOUS PLAYERS COLISÉE .KIRKLAND FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT.VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE ANS + À L'AFFICHE! « DEUX \"SEXY\" VEDETTES EMBUENT L'ÉCRAN .ANGELINA JOLIE VOUS SÉDUIRA.» PETER TRAVERS, ROLLING STONE « DEUX FOIS BRAVO! » EBERT AND ROEPER AND THE MOVIES « UNE PERLE RARE.» Rex Reed, NEW YORK OBSERVER REDEVENEZ BLONDE! « LAMEILLEURE COMÉDIE DE L'ANNÉE! » Jan Wahl, NBC-TV, SAN FRANCISCO ©2001 METRO-GOLDWYN-MAYER PICTURES INC.TOUS DROITS RÉSERVÉS.DISTRIBUÉ PAR MGM DISTRIBUTION CO.À L'AFFICHE! GVISA GÉNÉRAL CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS PRÉSENTÉ EN SON THX 2977470A VERSION FRANÇAISE MAISON DU CINEMA CARNAVALCHATEAUGUAY.SHERBROOKE.CINÉ-ENTREPRISE CINEMA DU CAP CINÉ-ENTREPRISE FLEUR DE LYS GRANBY CINÉMA CAPITOL BIERMANS SHAWINIGAN DRUMMONDVILLE.FLEUR DE LYS TROIS-RIVIERES CINÉMA 9 ROCK FOREST CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD.CINÉMA ST.LAURENT SOREL-TRACY.CAPITOL ST.JEAN LE CARREFOUR 10 JOLIETTE.GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE CARREFOUR DU NORD ST.JEROME CINÉ-ENTREPRISE PLAZA REPENTIGNY FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTREAL.CINEPLEX ODEON DELSON PLAZA CINÉ-ENTREPRISE ST.BASILE CINEPLEX ODEON BOUCHERVILLE CINEPLEX ODEON ST.BRUNO FAMOUS PLAYERS ANGRIGNON.MEGA-PLEX GUZZO CENTRE-JACQUES-CARTIER 14.FAMOUS PLAYERS MD FAMOUS PLAYERS 8GREENFIELD PARK .LES CINÉMAS GUZZO STE.THERESE 8.LES CINÉMAS GUZZO TERREBONNE 8.GROUPE MATHERS ST.EUSTACHE.MEGA-PLEX GUZZO PONT-VIAU 16 MD FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .AMC THEATRES FORUM .CINÉMA PINE STE.ADELE.MEGA-PLEX GUZZO SPHERETECH 14.FAMOUS PLAYERS MD COLISÉE .KIRKLAND FAMOUS PLAYERS FAMOUS PLAYERS 8POINTE CLAIRE.LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11.FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTREAL.FAMOUS PLAYERS ANGRIGNON.MEGA-PLEX GUZZO TASCHEREAU 18.FAMOUS PLAYERS MD COLOSSUS LAVAL .CINEPLEX ODEON CAVENDISH FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT.VERSION ORIGINALE ANGLAISE À L'AFFICHE! GVISA GÉNÉRAL PRÉSENTÉ EN SON CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS THX VERSION FRANÇAISE DE \u201cTHE PRINCESS DIARIES\u201d « LE FILM PARFAIT POUR TOUTE LA FAMILLE.» Elizabeth Christy, ABC-TV PORTLAND WALT DISNEY PICTURES PRESENTE \"LE JOURNAL D'UNE PRINCESSE\" UNE PRODUCTION BROWNHOUSE UN FILM DE GARRY MARSHALL ANNE HATHAWAY HEATHER MATARAZZO HECTOR ELIZONDO MANDY MOORE CAROLINE GOODALL ROBERT SCHWARTZMAN ET JULIE ANDREWS CO-PRODUCTRICE ELLEN H.SCHWARTZ SUPERVISEURE DE LA MUSIQUE DAWN SOLÉER MONTAGE DE BRUCE GREEN, A.C.E.MUSIQUE DE JOHN DEBNEY CONCEPTION DES COSTUMES GARY JONES DIRECTEUR DE LA MAYNE BERKE PHOTOGRAPHIE KARL WALTER LINDENLAUB, A.S.C., bvk CONCEPTION VISUELLE SCENARIO DE GINA WENDKOS PRODUIT PAR WHITNEY HOUSTON DEBRA MARTIN CHASE MARIO ISCOVICH D'APRES LE ROMAN DE MEG CABOT REALISE PAR GARRY MARSHALL METTANT EN VEDETTE DES CHANSONS INTERPRÉTÉES PAR : B B M a k BWi t c h e d M y r a 2977463A 7LP1101B0805 b 11 dimanche 7LP1101B0805 ZALLCALL 67 09:53:29 08/05/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 5 A O Û T 2 0 0 1 B 1 1 La distribution E N B R E F Stockwell Day désavoué par les Albertains LE CHEF conservateur Joe Clark est aujourd'hui trois fois plus populaire auprès des Albertains que son adversaire allianciste Stockwell Day, dont le parti a également perdu la faveur de la moitié de ceux qui avaient voté pour lui aux élections de novembre 2000.Dans une province naguère considérée comme un bastion allianciste, les trois principaux partis fédéraux \u2014 l'Alliance canadienne, le Parti conservateur et le Parti libéral \u2014 sont désormais au coude-à-coude, révèle un sondage de la maison Ipsos-Reid effectué auprès de 800 Albertains.Les onservateurs se situent à 32 % des intentions de vote dans la province, tandis que l'Alliance et les libéraux récoltent respectivement 30 pour cent et 29 %.Un défilé antillais attire une foule fêtarde PARÉS DE LAMÉS D'OR, de scintillants et de plumes, Debbie Phillip et plusieurs de ses amis et parents ont quitté clopin-clopant le défilé antillais de Toronto, hier après-midi, tout sourires et les pieds endoloris.Mme Phillip, originaire de Trinité, vit à Toronto depuis près de 30 ans.Cette année, elle a dansé dans le défilé.« C'est toute une expérience, dit-elle.Tu y vas et tu oublies tous tes problèmes.» Après un départ qui s'est fait attendre, le coloré cortège s'est mis en branle sur son parcours en bordure du lac Ontario.Des dizaines de milliers de spectateurs, plusieurs portant des drapeaux des différentes îles des Caraïbes, se sont massés aux clôtures de métal pour avoir une meilleure vue.Ils tapaient des mains et dansaient au son du calypso, de la soca et du reggae.Des chapiteaux- barbecues, disséminés le long du parcours, remplissaient l'air des riches arômes de la cuisine indienne.Nombreux étaient ceux qui attendaient en file pour déguster les fameux plats caraïbes que sont le maïs grillé, la chèvre au cari et le « roti ».Le virus Sircam continue de faire des siennes au Québec LE VIRUS informatique Sircam a continué à faire des siennes.Après le ministère de l'Agriculture, des pêcheries et l'alimentation (MAPAQ), ce fut au tour du ministère de la Famille et de l'Enfance de voir atterrir trois de ses documents internes dans le courrier électronique du Soleil, a révélé le quotidien de Québec.C'est un virus très contagieux, très insidieux et surtout, très indiscret.En plus, il flatte l'orgueil de ses futures victimes, le salopard.Tous les messages contaminés vous parviennent accompagnés d'une note qui réclame \u2014 en anglais ou en espagnol \u2014 votre avis sur un texte.« Hi ! How are you ?I send you this file in order to have your advice.See you later.Thanks.» Dès que le destinataire ouvre le fameux document, Sircam se met à l'oeuvre.La reine mère est restée debout LA REINE MÈRE Elisabeth a reçu debout devant son domicile de Clarence House les hommages de ses milliers d'admirateurs pour son 101ème anniversaire, deux jours après sa sortie de l'hôpital, où elle a subi une transfusion pour anémie.La très populaire « Queen Mum » semblait en pleine forme, discutant joyeusement avec des enfants venus lui apporter des bouquets de fleurs et appréciant visiblement les souhaits d'anniversaires adressés par la foule.Apparaissant toute petite et frêle dans son ensemble bleu turquoise, surmonté d'un chapeau à voilette assorti, la centenaire a gardé ses cannes à la main, mais a refusé de s'asseoir dans un fauteuil que ses dames de compagnie avaient placé derrière elle.Lors de son admission à l'hôpital Roi-Edouard VII, au centre de Londres, la « Queen Mum » avait clairement manifesté sa volonté d'assister à la traditionnelle célébration de son anniversaire.Elle n'a pas déçu la foule de ses inconditionnels.ANDRÉ TRUDELLE LE BRIDGE a t r u d e l l @ l a p r e s s e .c a Un joueur ordinaire peut grandement améliorer son rendement en apprenant à trouver la distribution de ses adversaires.Voici un exemple où plutôt que de tenter une impasse, le déclarant, fort de l'entame de son flanc gauche, trouve la solution à son problème.Dans un contrat de 6 Co, Ouest entame du Roi de Pi.Comment jouez-vous ?L'enchère de 2 K par Nord est expectative.Le reste est naturel.Le contrat réussira, se dit le déclarant, si je suis en mesure de limiter mes perdantes à une seule, soit un Pi, soit la Dame de K.L'impasse vers la Dame de K reste une possibilité.Mais Le déclarant peut-il procéder autrement ?L'As de Pi prend l'entame et le déclarant bat trois fois atout.Quatre fois Tr.Ouest a défaussé deux Pi sur les deuxième et troisième atouts.Retour du 7 de Pi.Ouest prend de sa Dame.Il doit revenir Pi pour une coupe et défausse ou K vers la fourchette As-Dame de la main fermée.Dans un cas comme dans l'autre, Sud a réussit à éliminer une perdante sans tenter d'impasse.C'est l'application d'une remise en main.G É N I E S EN HERBE #949 En collaboration avec Génies en herbe Pantologie Inc., genies@fqjr.qc.ca F- UNIVERSITÉS 1 Dans quelle université canadienne le docteur Hans Selyé effectua-t-il la «découverte» du concept de stress?2 Quel nom porte le quartier situé autour de l'Université de Paris?3 En quelle année l'UQAM futelle fondée?4 Quelle entreprise envoie certains de ses cadres à la Hamburger University?5 À l'origine, on traitait de snob celui qui n'étudiait pas dans une célèbre université britannique, laquelle?G- MOUTON 1 Dans quel pays sert-on traditionnellement le mouton avec de la gelée à la menthe?2 Quelle partie du caecum du mouton a donné son nom à un type de ballon?3 Quel est le produit qui a fait la renommée de la maison mouton- Rotschild?4 Qui a raconté l'histoire des moutons de Panurge?5 Quel autre nom donne-t-on au mouton, l'écume qui se forme sur la mer?Le rôle titre dans Les enquête Jobidon.A- PERSONNAGES 1 Quel est le nom minéral du petit garçon qui est le produit le plus connu de la compagnie Cinar?2 Quel personnage d'Alfred Jarry fut roi de Pologne?3 Quel est le nom du père d'Achille Talon?4 Quel clown fut d'abord créé comme symbole pour les disques Capitol avant de connaître la gloire en dessin animé avec son ami Butch?5 Qui interprétait le rôle titre dans la série télévisée Les enquêtes Jobidon?D- FOIE 1 Quelle région française est aussi réputée pour son foie gras que pour ses truffes?2 Quelle maladie du foie peut être de type «a», «b» ou «c»?3 Selon l'expression, quelle est la couleur du foie du pleutre?4 Quel plat d'argile a donné son nom à un type de pâté de foie campagnard?5 Quel poisson a un foie dont on extrait une huile qui contient de la vitamine Aet B?H- IDENTIFICATION D'UN PERSONNAGE 1 Explorateur français né à Rouen en 1643 et mort en Louisiane en 1687.2 Il part au Canada et s'établit près de Montréal où il apprend plusieurs langues amérindiennes.3 Il explore l'Ohio et les Grand Lacs, il descend le Mississippi jusqu'au golfe du Mexique.4 Il fut assassiné par un de ses compagnons pendant une mission de reconnaissance dans la Baie de Saint-Bernard.B- MOUTARDERELISH 1 Dans quelle région vinicole française la ville de Dijon estelle située?2 Quel nom porte la graine de la moutarde, nom qui figure dans une parabole de Jésus?3 Quelle ville française donne son nom à une moutarde à l'ancienne, où les grains sont apparents?4 De quelle ancienne colonie, l'Angleterre a-t-elle importé la relish?5 Quel nom porte la préparation, cousine de la relish, où l'on fait mariner des légumes ou des fruits, comme la mangue, dans du vinaigre sucré?E- POLOGNE 1 Qui créa le grand-duché de Varsovie en 1807, au profit de Frédéric Auguste 1er de Saxe?2 Quelles sont les couleurs du drapeau polonais?3 Quelle région de la Pologne, sur la mer Baltique, a donné son nom à une race de chien?4 Quelle chaîne de montagnes de l'extrême sud de la Pologne marque la frontière avec la République tchèque?5 Quelle République balte est située à l'est de la Pologne?C- DIVERS 1 Dans quel sport jette-t-on l'éponge ou la serviette pour mettre fin au match?2 Quel métier avait rendu célèbre Samuel Morse avant qu'il invente le code qui porte son nom?3 Quel organisme s'est mérité le prix Nobel de la paix de 1977?4 À quel dynastie Pierre le Grand appartenait-il?5 Quel entreprise japonaise est la conceptrice du walkman?Il créa le grand-duché de Varsovie.SOLUTION DANS LE CAHIER DES PETITES ANNONCES 7LP1201B0805 B12 dimanche 7LP1201B0805 ZALLCALL 67 09:48:17 08/05/01 B B12 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 5 AOÛT 2001 VIRUS DU NIL nos corvidés ne sont pas encore affectés À TIRE D'AILE Même si on le sait à nos portes, les recherches menées jusqu'à maintenant n'ont pu encore détecter la présence du virus du Nil au Québec, du moins chez nos corvidés, les espèces les plus susceptibles de mourir après avoir été contaminées.Autre aspect positif de ces recherches, nos corneilles, corbeaux, geais bleus et mésangeais du Canada, ou geais gris, si vous préférez, n'éprouvent aucun problème de santé particulier.Tout au plus a-t-on constaté, à la fin de juillet, plusieurs cas d'aspergillose chez le geai bleu.Il s'agit d'une maladie provoquée par un champignon partout présent dans l'air ambiant, mais qui peut affecter le système respiratoire des oiseaux (poumons et sac aériens) déjà affaiblis pour une raison ou une autre.L'oiseau malade finit habituellement par en mourir.À la fin de juillet, le Centre québécois sur la santé des animaux sauvages, à Saint-Hyacinthe, avait analysé 216 carcasses d'oiseaux et enregistré 222 signalements d'oiseaux morts, des volatiles provenant de partout au Québec, mais surtout de la Montérégie, en grande partie des corneilles et des geais bleus.La plupart des victimes était mortes à la suite d'un accident, souvent une collision ou encore après avoir été tirées au fusil, vraisemblablement lors de la saison de chasse à la corneille.Certaines morts ont aussi été attribuées à l'électrocution.Plusieurs quiscales ont aussi été soumis à l'analyse, des oiseaux qui ont été confondus avec des corneilles pourtant beaucoup plus volumineuses, explique le vétérinaire Sébastien Monette, un des responsables du centre.Mais ces erreurs d'identification sont maintenant plus rares puisque les agents de conservation qui font la récupération des oiseaux doivent dorénavant bien les identifier avant de les livrer.Signalé à 2 km de l'Ontario Il n'en reste pas moins qu'on s'attend que le virus soit découvert au cours des prochaines semaines en territoire québécois, sinon en Ontario, explique M.Monette.Pour la bonne raison qu'il a été signalé dans les États américains limitrophes, notamment dans celui de New York, et dans un cas, à deux kilomètres à peine de la frontière ontarienne.Présent en Europe, en Afrique et en Asie, le virus du Nil a fait son apparition pour la première fois en Amérique du Nord, à New York, en 1999.On ignore toujours comment il a pu traverser l'océan, mais les possibilités sont multiples.Le micro-organisme aurait pu être présent chez des oiseaux importés ou encore chez un voyageur.Il suffisait ensuite qu'un maringouin pique le volatile ou l'humain pour que débute sa dissémination.Et un moustique qui s'est abreuvé du sang contaminé pourra facilement transmettre le virus à un humain en le piquant à son tour.La plupart du temps, la présence du virus du Nil chez l'homme ne provoque aucun symptôme.Mais chez certains, elle se traduit par une petite grippe.Par contre, le virus peut provoquer une encéphalite chez les patients dont le système immunitaire est affaibli comme c'est le cas chez les personnes âgées.Et un certain nombre de ces encéphalites cause la mort.En 1999, à New York, sept personnes, presque toutes âgées, sont décédées après avoir contracté le virus.L'an dernier, on a compté deux autres morts, toujours à New York.Le lien entre les oiseaux et les décès a été établi lorsqu'on a constaté qu'au moment où plusieurs encéphalites étaient signalées dans le milieu hospitalier, de nombreuses carcasses de corneilles étaient découvertes un peu partout dans la ville.Des analyses devaient montrer la présence du virus chez les corvidés ainsi que chez les patients décédés.En raison de son mode de transmission, du maringouin à l'oiseau, il était prévisible que le virus se répande rapidement.À la fin de l'année dernière, le parasite était présent dans une dizaine d'États du nord-est des États-Unis, dont la Caroline du Nord.Cette année, il a atteint la Floride.Le virus du Nil peut être présent chez de nombreuses espèces d'oiseaux, mais tout indique que ce sont les corvidés qui sont les plus susceptibles d'en mourir.On a fait appel à des poulets en cage pour détecter la présence du virus, mais la méthode n'a pas donné les résultats attendus.L'an dernier, le système de détection mis sur pied de la Saskatchewan aux Maritimes par Santé Canada faisait appel à la collaboration du public pour mettre la main sur des oiseaux morts de toute espèce.Cette année, seules les carcasses de corvidés sont requises.Si vous en découvrez une, vous êtes prié de téléphoner sans frais au numéro de SOS braconnage (1 800 463-2191).Si la bête est récupérable, un agent de conservation passera chez vous pour en prendre livraison.Photo ROBERT SKINNER, La Presse © Les populations de corneilles (photo), de geais bleus et de mésangeais du Canada, sont en bonne santé au Québec.On sait toutefois qu'elles sont vulnérables au virus du Nil.Aussi demande-t-on au public de signaler toute carcasse de ces espèces en vue de découvrir la présence de la maladie chez nous.Photo ARMAND TROTTIER, La Presse © Les recherches en vue de retracer le virus du Nil chez les corvidés du Québec ont permis de réaliser que plusieurs geais bleus étaient morts à la suite de l'aspergillose, ce printemps, une maladie fongique qui est fatale pour des oiseaux déjà affaiblis pour une raison ou une autre.LE CARNET D'OBSERVATION Requiem pour Surprise MA CALOPSITTE élégante Surprise est morte au début de la semaine, victime d'un accident bête.C'est que les rémiges de ses ailes avaient poussé au cours des dernières semaines, ce qui lui permettait de faire quelques exercices de vol.Pourtant elle maîtrisait bien son art et connaissait l'environnement.Mais elle a pris panique pour des raisons inexpliquées et est entrée en collision avec un objet quelconque, personne n'ayant assisté directement à l'accident.Même s'il n'avait aucune trace apparente de blessure, l'oiseau éprouvait de la difficulté à marcher.Une heure ou deux plus tard, il était animé de spasmes et mourait dans mes mains en quelques secondes, au moment où justement je rédigeais la chronique d'oiseau.J'adorais cet oiseau en dépit des dizaines d'orchidées qu'il m'a saccagées.Je le revois courant sur le plancher pour grimper sur ma main et pencher soudainement la tête pour obtenir une caresse.Ironie du sort, trois fois il était passé à deux doigts de la mort.Quand il est arrivé chez moi, dans la cour, la veille d'une grosse tempête de neige, quand il fut sauvé in extremis d'un empoisonnement (il avait grugé le mortier des carreaux du plancher) et lorsqu'il a fait une fugue.Nous l'avions retrouvé dans un arbre, plusieurs heures plus tard.Un miracle.Oui, j'en ai braillé un coup, dans le silence de mon bureau, devant mon perroquet Gri- Gri un peu perplexe qui susurrait de temps à autre «j't'aime gros, gros, gros !» comme s'il voulait me consoler.La scène était plutôt surréaliste.Paradoxale aussi, moi qui répète depuis un bon moment déjà qu'il faut absolument tailler les ailes des oiseaux de volière pour éviter les collisions, la cause la plus fréquente de mortalité chez nos volatiles de compagnie.Antithèse aussi du chasseur que je suis, celui qui a abattu des centaines d'oies, de canards, et de bécasses, des oiseaux que je trouve magnifiques, agréables à observer et à la fois délicieux dans tous les sens du terme.Mais les oiseaux de volière, du moins mes cockatiels et mon perroquet, recherchent la caresse et la compagnie, alors que dans leur essence même, ces animaux sont furtifs et distants.La vie est un paradoxe.Mystère à Sainte-Flavie DANIELLE JEAN, de Sainte-Flavie, à deux pas de Mont-Joli, raconte qu'après quatre ans d'attente, son nichoir a finalement été occupé par un couple d'hirondelles bicolores.Elles y ont pondu cinq oeufs puis ont disparu.Elle a constaté que les parents sont revenus à quelques reprises à l'entrée de la cabane, mais n'ont pas couvé.« Il y avait trois couples d'hirondelles dans le coin, assez loin les uns des autres, et ils sont tous partis.Que s'est-il passé ?» Il est malheureusement impossible de répondre à la question.Les causes peuvent être innombrables, la présence d'un chat ou de moineaux, par exemple.« Allez donc savoir ce qui se passe dans la tête d'un oiseau », répond pour sa part Normand David, directeur général de l'Association québécoise des groupes d'ornithologues, qui a été consulté sur le sujet et qui reste sans réponse lui aussi.« Doit-on enlever le nid et les oeufs », demande- t-on.Il serait préférable en effet de vider le nichoir et même de le nettoyer.Signalons par ailleurs que l'hirondelle bicolore niche une seule fois par année, mais il arrive à l'occasion, que l'oiseau élève une seconde nichée.Les oiseaux aquatiques et les hiboux en vedette à Duchesnay LA STATION écotouristique Duchesnay au nord de Québec vous invite à visiter son exposition Plumes sur l'eau, un concept de 23 jeux interactifs qui nous fait découvrir le monde fascinant des oiseaux aquatiques, plus particulièrement celui des canards, des oies et des cygnes, des espèces membres de la grande famille des anatidés.Conçue et offerte par le Musée du séminaire de Sherbrooke, l'exposition s'adresse à toute la famille et se poursuit jusqu'à la fin octobre.L'entrée est gratuite.Il s'agit d'ailleurs d'une excellente occasion pour visiter ce complexe touristique où on offre des chambres à la journée et des chalets.Le prix des chambres comprend l'accès à de nombreuses activités.On pourra notamment participer aux excursions nocturnes pour découvrir des chauves-souris ou encore pour observer des hiboux et des chouettes en compagnie d'un naturaliste.On peut se renseigner davantage ou réserver une chambre en téléphonant sans frais au (877) 511-5885.La station est située à Saint-Catherine-de-la- Jacques-Cartier, près de Saint-Raymond-de- Portneuf.De Montréal par l'autoroute 40 il s'agit d'une balade en voiture de moins de troisheures.Photo REMI LEMÉE, La Presse © Ma calopsitte Surprise."]
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