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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2001-08-18, Collections de BAnQ.

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[" 6LP0101A0818 a 1 samedi 6LP0101A0818 ZALLCALL 67 01:07:09 08/18/01 B MONTRÉAL SAMEDI 18 AOÛT 2001 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D 'AMÉRIQUE 1 1 7e A N N É E > N O 2 9 4 > 1 3 0 P A G E S > 9 C A H I E R S 2 $ TAXES EN SUS ÎLES-DE-LA -MADELEINE 2,50 $ Les opposants à court d'argent Les arrondissements au coeur de Montréal Le comité de transition prépare un budget axé sur la décentralisation ÉRIC TROTTIER e t MARIE-CLAUDE GIRARD AU MOINS 60 % DU BUDGET de fonctionnement de la nouvelle ville de Montréal servira à distribuer des services aux citoyens dans les 27 arrondissements, affirme la présidente du comité de transition, Monique Lefebvre.Au cours d'un long entretien avec La Presse, cette semaine, elle a dressé un bilan de ses travaux tout en montrant à quoi ressemblera le nouveau Montréal à compter du 1er janvier prochain.Réitérant ses objectifs de départ, Mme Lefebvre assure que les arrondissements vont être au coeur de la mégapole.« Tout le monde a cheminé vers la décentralisation », soutient la présidente.Guy Coulombe, le directeur général de la Ville de Montréal, qui occupe désormais le même poste à la nouvelle ville, se fait de plus en plus l'apôtre de la décentralisation, notamment parce qu'il a réalisé que la mégapole serait ainsi plus facile à administrer.Résultat : « Plus de 60 % du budget de la ville sera consacré aux arrondissements, déclare Mme Lefebvre.Ceux qui pensent que les arrondissements vont être des coquilles vides seront agréablement surpris.» Le budget de fonctionnement de Montréal devrait tourner autour de 2,9 milliards (3,5 milliards avec la dette) ; une somme de près de 1,8 milliard irait donc aux arrondissements, ce qui inclut toutefois les lourds budgets de la police (400 millions) et des pompiers (245 millions).Voir ARRONDISSEMENTS en A2 CONDUITE AUTOMOBILE Le téléphone « mains libres » tout aussi dangereux Photo ARMAND TROTTIER, La Presse © Les citoyens du Val-Saint-François qui s'opposent depuis trois ans à la présence d'une immense ligne d'Hydro-Québec dans leur paysage pourraient être forcés d'abandonner.Associated Press DETROIT \u2014 Les dispositifs « mains libres » mis au point pour pouvoir téléphoner au volant ne réduisent pas sensiblement les risques d'accidents provoqués par l'inattention : c'est en tout cas la conclusion d'une étude américaine, qui laisse entendre que les textes législatifs autorisant le recours à ce système pourraient se révéler inefficaces.L'étude, réalisée par des chercheurs de l'Université de l'Utah, souligne que le manque d'attention du conducteur est davantage dû au fait qu'il se concentre sur la conversation avec son interlocuteur plutôt qu'au fait de composer un numéro de téléphone ou de tenir un combiné.« C'est le cerveau qui est occupé, pas les mains », explique Chuck Hurley de l'Itasca \u2014 la Protection civile américaine \u2014 qui fait état des résultats de cette étude parue dans le numéro d'août-septembre de sa publication Injury Insights.L'étude a porté sur le comportement de 64 automobilistes testés dans un simulateur.Ceux qui utilisaient leur téléphone ont « grillé » les feux de circulation deux fois plus que les autres et ont eu un temps de réaction plus long lorsqu'ils les avaient vus.En revanche, aucune différence significative n'a été mise en évidence entre les conducteurs qui bénéficiaient d'un dispositif « mains libres » pour téléphoner au volant et ceux qui conduisaient d'une main, tenant le combiné de l'autre.L'administration américaine chargée de la sécurité routière estime qu'entre 20 et 30 % de l'ensemble des accidents sont consécutifs au manque d'attention des conducteurs \u2014 discuter, lire, changer de station de radio ou même manger font notamment partie des causes d'accidents.Les conclusions de l'étude sur les portables « mains libres » n'ont pas été contestées par le président de l'organisme représentant l'industrie de la téléphonie mobile.Voir TÉLÉPHONE en A2 La fin du combat?BRUNO BISSON « LA SEULE CHOSE qui m'empêche de vous dire qu'on va en appeler du jugement, c'est l'argent.Nous sommes tout juste une vingtaine de citoyens.On a beau être déterminés, sûrs de nos droits, sauf que devant, nous avons l'État et une société d'État, qui disposent de moyens que nous n'avons pas.» Au lendemain du jugement de la Cour supérieure qui a validé la loi québécoise protégeant la ligne Hertel-Des Cantons contre tout recours juridique, le porte-parole de la Coalition des citoyens du Val-Saint-François (CCVSF), Jacques Laval, n'était toujours pas à court de mots, hier.Les 21 autres personnes qui forment le coeur du groupe de citoyens le plus visible du Québec, assurait-il, par ailleurs, ne sont pas, elles, à court d'énergie ou d'idée.Mais à un moment donné.Depuis 1998, la facture des frais juridiques de la CCVSF qui a passé à travers deux procès en Cour supérieure et des requêtes en injonction, atteint maintenant entre 250 000 $ et 300 000 $.Sans la magnanimité de leur avocat, Franklin Gertler, et la passion de celui- ci pour ce type de cause, la coalition aurait sans doute fermé les livres dès juin 1999, quand le gouvernement du Québec a fait Voir COMBAT en A2 Arts, spectacles et cinéma cahier D - horaires-spectacles D11 - Télé-horaire D2 - horaires-cinéma D18 Avis F8, F11, F12 Bridge G17 Carrières cahier H Décès F12, F13 Échecs G15 Économie cahier C Éditorial A20 Encans F11, F12 Êtes-vous observateur?G8 Feuilleton G15 Forum A21 Grille des mordus G8 Horoscope G15 Jardiner I7 Loteries F8 Monde A16 à A19 Mon toit cahier I Mots croisés G15 Mot mystère G15 Ni bête ni méchant! G17 Petites annonces cahier E - immobilier E1 à E3 - marchandises E3 - emplois E3 à E8, F9 - automobile F10 - affaires C4 Philatélie G15 Plus B1 à B5 Politique A4, A6, A7 Restaurants D12 Vacances - voyage cahier G Sports cahier F M É T É O Voir page Ciel variable Maximum 27, minimum 16 La vie après le krach L'attaché-case de Vincent Kadar arbore encore l'étiquette dorée du « voyageur élite » d'Air Canada.Mais la dernière fois que cet ingénieur de 32 ans et les deux associés avec lesquels il a fondé Taral Networks ont eu à se rendre à Boston pour solliciter du capital-risque, ils ont fait le calcul et.pris le volant de leur voiture ! « Avant, personne ne regardait à la dépense, dit-il.Mais aujourd'hui, tous nos employés doivent agir comme s'il s'agissait de leur propre argent.Durs, les lendemains de veille.Depuis que les valeurs technologiques se sont effondrées en Bourse, le robinet à capitaux s'est presque fermé, forçant les sociétés de télécommunications à jouer de la hache dans leurs effectifs.Et au Canada, nulle part est-ce plus visible que dans la région d'Ottawa, surtout à Kanata et à Nepean, où sont concentrées les vedettes de l'industrie.« Les problèmes d'Ottawa ne sont pas tellement différents de ceux des grands centres technologiques, explique l'entrepreneur Antoine Paquin, un Montréalais d'origine qui a fait fortune à Ottawa.Mais alors que Montréal et Toronto ont des économies diversifiées, Ottawa n'a que le gouvernement et le high-tech.Encore heureux que les deux soient désynchronisés.» Fondée en octobre 2000, au moment où la bulle spéculative des technos commençait à se dégonfler, Taral Networks ne pouvait lancer ses activités à pire moment.Ce sont des anciens employés de Saraide, naguère contrôlée par la société montréalaise Microcell, qui ont créé cette start-up de 16 employés spécialisée dans les applications pour opérateurs sans fil.(Quand Microcell a vendu Saraide à l'américaine Info Space, le Jell-O n'a pas pris et les ingénieurs ont refusé de déménager en Californie.) La bande de Taral Networks s'est établie dans un petit local aménagé sommairement à l'arrière d'un centre commercial, et elle s'accroche, étirant ses fonds de prédémarrage.« Nous en avons encore assez pour tenir quelques mois, dit Voir KRACH en A2 Le krach des télécoms secoue Kanata en C1 Photo ALAIN ROBERGE, La Presse© Vincent Kadar, fondateur de Taral Networks.« Avant, personne ne regardait à la dépense, dit-il.Mais aujourd'hui, tous nos employés doivent agir comme s'il s'agissait de leur propre argent.» 2971484 Permis du Québec ESPAGNE COSTA DEL SOL 3 semaines à partir de 1 399 $CAN Promotion : 1 semaine gratuite ou 3 jours/2 nuits à Paris Taxes : 38 $CAN jaibesoindevacances.com jaibesoindevacances.com jaibesoindevacances.com Tél.: (514) 858-0011 1 888 302-6221 Breezes C osta Verde Breezes C osta Verde à partir de 998$ Forfaits à partir de Puerto Plata 898 $ Punta Cana 1 048 $ Varadero 748 $ Cayo Largo 978 $ Cayo Coco 898 $ Cancun 1 098 $ Jamaïque 1 469 $ Paris (vol) 499 $ CROISIÈRE FORFAIIT Guide francophone de Montréal 1 sem.à partir de 1 489 $ Incluant: vol, transferts, taxes, pourboires Visitez: San Juan, Tortola, Domique, Martinique, Barbade, St-Kitts 6LP0201A0818 A2 samedi 6LP0201A0818 ZALLCALL 67 01:07:29 08/18/01 B A2 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 8 AOÛT 2001 DEMAIN DANS LA PRESSE La guérison venue du froid Les médecins ont une relation d'amour-haine avec le froid.Souvent ils sont appelés à soigner des malades en situation d'hypothermie, un état qui peut être fatal.Mais récemment, une équipe américaine a mis au point une technique qui permet de tirer avantage du froid pour geler la progression de problèmes médicaux et permettre aux chirurgiens de gagner un temps précieux pour leurs interventions.À lire demain dans le cahier Santé.LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 707 > À quatre chiffres : 9538 SUPER 7 > 1-13-15-22-25-34-46 Compl.: 32 > Extra : 390575 POUR NOUS J O I N D R E 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 www.cyberpresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 Nouvelles générales general@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Éditorial, Forum edito@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4816 Actuel actuel@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Auto, Mon toit, Santé Voyages aso@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6972 Quoi faire aujourd'hui quoifaire@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Arts, Spectacles, Cinéma, Livres arts@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4814 Économie econo@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4809 Sports sports@lapresse.ca Télécopieur: (514) 350-4854 Têtes d'affiche denis.lavoie@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.RENSEIGNEMENTS (514) 285-7272 PROMOTION (514) 285-7100 COMPTABILITÉ (514) 285-6892 RECOUVREMENT (514) 285-6900 PUBLICITÉ Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi : 8 h 00 à 17 h 30 Décès et remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi : 8 h 30 à 17 h 30 Détaillants : (514) 285-6931 National et Télé-Plus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 ABONNEMENT (514) 285-6911 abonnement@lapresse.ca Par télécopieur : (514) 285-7039 Lundi au vendredi : 6 h 30 à 17 h 30 Samedi : 7 h à midi / Dimanche : 7 h à 11 h Envois de publication canadienne Contrat de vente numéro 0531650 Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518 SUITES DE LA UNE ARRONDISSEMENTS Suite de la page A1 COMBAT Suite de la page A1 Quoi qu'il en soit, selon la présidente du comité de transition, tout, absolument tout va se passer dans les arrondissements de la nouvelle ville.Imaginez, le comité de transition ne prévoit « aucun col bleu à l'hôtel de ville » : ils vont tous être rattachés à l'un des 27 arrondissements À en croire Mme Lefebvre, en banlieue, les citoyens ne verront pas une grande différence à compter du 1er janvier : les hôtels de ville, devenus bureaux d'arrondissement, vont continuer à offrir les mêmes services, avec à peu près le même personnel.Dans les neuf arrondissements de Montréal, c'est une véritable révolution qu'on propose.Au lieu des bureaux Accès Montréal pas très efficaces dans leur forme actuelle, on promet des bureaux d'arrondissement de 20 000 à 25 000 pieds carrés, pouvant accueillir plusieurs centaines d'employés qui vont offrir tous les services municipaux à la population.Désormais, plus besoin de se rendre à l'hôtel de ville pour obtenir un permis de construire.Les décisions sur les travaux à faire dans l'arrondissement, sur le déneigement ou l'enlèvement des ordures ménagères vont aussi se prendre dans le bureau d'arrondissement.« On ne décentralise pas pour décentraliser, souligne Mme Lefebvre.On a évalué un à un tous les services et on a centralisé ce qui gagnait à être centralisé.Mais ce qui est préférable d'être offert par les arrondissements, comme les services à la population, on le garde en arrondissements.Par exemple, la préparation du plan d'aménagement de la nouvelle ville, qui stipule quels sont les secteurs qu'on veut protéger, ça, c'est la responsabilité de la grande ville.Mais la gestion quotidienne du plan, ça va se faire en arrondissement.Directeur de la sécurité publique Le comité de transition a aussi mis au point ces derniers jours l'organigramme de la nouvelle ville.Il reste encore des nuances à apporter, mais il révèle que le directeur général, Guy Coulombe, sera secondé par quatre directeurs généraux associés : trois vont superviser chacun neuf directeurs d'arrondissement, tandis qu'un quatrième verra au respect du plan de transition.La Ville aura par ailleurs 16 directeurs de service, dont un directeur de la sécurité publique responsable autant des pompiers que de la police.Ce directeur gérera la plus importante enveloppe budgétaire de la nouvelle ville : près de 670 millions de dollars ! Plusieurs éléments restent dans l'ombre pour le moment : on ne sait pas par exemple comment vont aboutir les négociations entre la Ville et les puissants syndicats des pompiers et des cols bleus sur l'intégration des employés.Personne, au comité de transition, n'ose encore dire tout haut qu'il faudra implanter un programme de mises à la retraite offert à tous les employés \u2014 pas seulement aux cadres \u2014 pour que cette nouvelle ville puisse survivre sans hausse de taxes (ce que plusieurs confirment.tout bas).Le 28 août, le comité de transition doit pour la première fois présenter aux maires et administrateurs municipaux un document budgétaire qui devrait donner des indications sur ce budget et sur les dotations (budgets de dépenses) des arrondissements de la nouvelle ville.Nos lecteurs peuvent lire en page B1 un portrait de la nouvelle ville, fait à partir de l'entrevue accordée par Monique Lefebvre ainsi que des informations obtenues auprès de responsables du comité de transition et d'autres responsables municipaux de l'île de Montréal.Pour tout connaître sur les fusions municipales dans la région de Montréal et au Québec, tapez www.cyberpresse.ca/fusions voter la loi 42 par l'Assemblée nationale.Cette loi, rappelons-le, a été adoptée pour protéger le tronçon principal de la ligne à haute tension Hertel-Des Cantons de tout recours juridique après que la Cour supérieure eut statué que les décrets gouvernementaux qui en avaient permis la construction étaient illégaux.La CCVSF a tenté de faire invalider cette loi, mais le juge André Denis, de la Cour supérieure, a débouté les citoyens.Jeudi soir, une majorité des 22 membres actifs de la Coalition et d'autres personnes se sont réunies près de Richmond en Estrie, pour faire une sorte de lecture publique du jugement de 22 pages, tombé plus tôt dans la journée.« Et à mesure qu'on le lisait, dit Jacques Laval, on pompait.Tout le monde est abasourdi.Perdre en cour, ça arrive, perdre honorablement sur des arguments factuels, des interprétations juridiques, ça nous aurait peut-être déprimé.Mais là.» Alors que faire ?Les repas champêtres et autres activités de financement (les fameux bingos de la vache, entre autres) ont atteint leur plafond et des contributions populaires ne peuvent payer à elles seules les coûts d'une autre aventure devant les tribunaux, par ailleurs incertaine quant aux résultats.La Coalition a bien obtenu 70 000 $ de dépens, accordés par la juge Jacqueline Rousseau, lors du jugement du 23 février 1999, et quelques contributions substantielles de fondations privées, mais celles- ci ne sont pas élastiques.Aucune de ces contributions n'a été versée par des groupes québécois, ce qui est un peu troublant, et la CCVST n'a jamais obtenu que des appuis frisquets du milieu écologiste québécois, qui n'est lui-même pas très riche.« On ne se fait pas d'illusion, dit M.Laval, mais on trouve de plus en plus déplorable qu'au Québec, des citoyens qui tentent de défendre des droits fondamentaux comme ceux que nous avons mis de l'avant devant le juge André Denis, n'aient pas accès à une aide, sous quelque forme que ce soit.C'est injuste.Si on ne va pas en appel, ce n'est pas parce que le jugement Denis a brisé le moral.C'est parce que nous serons financièrement épuisés.» En cela, estime un avocat spécialisé en environnement, Yvon Corriveau, l'affaire Hertel-Des Cantons est exemplaire, sous bien des facettes.Car non seulement elle a permis de propulser au premier plan de l'actualité des questions touchant les politiques énergétiques ou environnementales du Québec \u2014 envers lesquelles les Québécois, en général, manifestent une indifférence préoccupante \u2014, mais elle aura aussi soulevé des doutes sur l'opportunité de se lancer dans de telles batailles.À cause du comportement du gouvernement.« Des citoyens se battent devant les tribunaux et obtiennent un jugement favorable, qui fait très mal paraître le gouvernement du Québec, résume Me Corriveau.En réponse, le gouvernement ne porte même pas la cause en appel, il ignore le jugement et se passe une loi spéciale pour effacer rétroactivement ses manquements légaux.C'est ce qui s'est passé dans ce dossier.Les citoyens ont gagné, en 1999, mais Québec a choisi de l'ignorer et a voté la loi 42.» « Dans ce contexte, comment un citoyen ou un groupe de citoyens peut-il se convaincre de dépenser beaucoup d'argent, pour obtenir une décision légale qui ne servira à rien ?Comment croire dans le processus judiciaire ?» Selon Me Corriveau, les conflits entre des groupes de citoyens et des promoteurs, privés ou publics, ne peuvent que se multiplier au cours des prochaines années.En même temps que de plus en plus de gens veulent protéger leur milieu de vie ou leur environnement immédiat des avatars du développement, les élus municipaux et les gouvernements supérieurs ont de plus en plus tendance à favoriser le « progrès par le béton ».« Il n'y a pas, au Québec, d'habitude, ou de culture de défense de l'environnement, estime Me Corriveau.Tous les citoyens ont le droit de faire interrompre par la Cour des activités dommageables pour l'environnement, sur une simple demande d'injonction.Peu de Québécois le savent.Et du nombre, combien pourraient investir de 10 000 à 15 000 $ en frais juridiques pour protéger leur milieu ?» Il ne fait aucun doute, dit Me Corriveau, qu'en environnement, « il faut collectiviser les problèmes, ne pas essayer de se battre seul.C'est trop déprimant.» À en croire la présidente du comité de transition, Monique Lefebvre, les citoyens de la banlieue ne verront pas beaucoup de différences à compter du 1er janvier.KRACH Suite de la page A1 TÉLÉPHONE Suite de la page A1 Vincent Kadar.Nous recherchions huit millions US, mais on nous a dit qu'il vaudrait mieux tenter d'obtenir un financement de cinq millions US.J'ai bon espoir de le conclure bientôt.» Cet espoir n'est pas dérisoire, puisque les fonds de capital-risque se sont montrés généreux envers Ottawa ces derniers mois, bien plus, d'ailleurs, qu'envers Montréal.Selon Keira Torkko, spécialiste du capital-risque au Centre de recherche et d'innovation d'Ottawa, l'agence de promotion économique de la capitale, les fonds apprécient l'expérience des entrepreneurs d'Ottawa, qui en sont souvent à leur deuxième ou troisième entreprise.C'est le cas de Terry Matthews qui, après avoir vendu Mitel et Newbridge Networks, pilote maintenant March Networks, un concepteur d'applications multimédias pour réseaux Internet.Ainsi, au cours de la première moitié de cette année, ces fonds ont investi 657 millions à Ottawa, soit 90 millions de plus qu'à la même période en 2000.En date d'hier, ces investissements directs excédaient même 725 millions.« Les fonds concluent moins de transactions, mais comme ils n'investissent plus que dans des entreprises de qualité, ils sont prêts à allonger plus d'argent », observe Keira Torkko.Par exemple, Solinet a obtenu une injection de 144 millions, Tropic Networks a empoché 92 millions, Akara a reçu 17 millions US.Les entreprises spécialisées en photonique, une technologie utilisée pour transmettre des faisceaux de lumière au travers des fibres optiques des réseaux de télécommunications, ont encore la cote auprès des fonds de capital-risque, disent les experts interrogés.Ainsi, si les géants Nortel, JDS Uniphase et compagnie vacillent sur leurs pieds d'argile, de jeunes sociétés sont déjà prêtes à prendre le relais.Reste à voir combien de temps il leur faudra, puisque entretemps le chômage ballonne.Mais ce dernier a fait écho aux appels à une utilisation responsable des portables au volant lancés par la Protection civile : « Toute autre activité que la conduite dans laquelle est engagé un automobiliste a un pouvoir potentiel de distraction », a reconnu Tom Wheeler, président de la Cellular Telecommunications and Internet Association dans un communiqué.Au moins 23 pays dans le monde interdisent l'utilisation du téléphone mobile au volant.Les portables ne constituent cependant pas les seuls motifs d'inquiétude.Sont en effet apparues de nouvelles causes possibles de distraction proposées par les constructeurs automobiles, comme le fait de pouvoir envoyer ou recevoir un courrier électronique dans un véhicule, de vérifier ses rendez-vous ou de choisir son itinéraire grâce aux nouveaux instruments GPS de navigation routière.Sur le Net : National Safety Council http : www.nsc.org 6LP0302A0818 a 3 samedi 6LP0302A0818 ZALLCALL 67 01:10:00 08/18/01 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 8 AOÛT 2001 A3 ACTUALITÉS 2928066 La pédophilie fait tache d'huile au Canada Un rapport du SCRC trace un portrait sommaire de la criminalité au pays MATHIEU PERREAULT LES CORPS POLICIERS du Canada ont reçu, en 2000, 50 % plus de demandes d'assistance internationale qu'en 1999 à propos de la pornographie juvénile, et la tendance devrait se maintenir en 2001, selon un rapport dévoilé, hier, par le Service canadien de renseignements criminels.La pédophilie sur Internet est aussi un problème de plus en plus grave au pays, alors que la prostitution juvénile est surtout confinée à l'Ouest.« On savait depuis un certain temps que la pornographie infantile était un problème au Canada », a déclaré Richard Philippe, directeur général du SCRC, en entrevue téléphonique depuis Saskatoon, où il participe à une réunion de l'Association des chefs de police, une association de 390 corps policiers.« Mais on en connaissait pas l'ampleur.On sait maintenant qu'on a un aussi gros problème de pornographie infantile sur Internet que d'autres pays.» En 2000, Interpol Ottawa a reçu 245 demandes d'assistance, contre 165 en 1999, et une prévision de 350 en 2001.Les autres tendances que M.Philippe a accepté de tirer du rapport concernent le blanchiment d'argent et la technologie.« Le crime technologique et la mondialisation font partie des tendances émergentes.Ce qui a changé, notamment, c'est la collaboration entre les groupes criminels.Par exemple, les motards ont une grande influence sur la distribution de la drogue au Canada.Ils collaborent avec les groupes qui l'importent.» En gros, le crime organisé de souche asiatique est très impliqué dans le trafic de cocaïne et de marijuana, notamment grâce à la popularité de la culture de cette dernière drogue en Colombie-Britannique, ainsi que dans l'importation d'héroïne de l'Asie du Sud-Est.La contrebande d'immigrants est aussi au menu.Le crime organisé de souche est-européenne se consacre plutôt à la fraude électronique et au recel.Le crime organisé traditionnel, de souche italienne selon le SCRC, s'occupe de drogue et de blanchiment d'argent, alors que les bandes de motards se salissent les mains, notamment avec l'extorsion et la distribution de drogue.Le rapport du SCRC affirme que les Hells Angels ont beaucoup élargi leurs activités, notamment en s'implantant en Ontario et au Manitoba.Une description spéciale de l'opération Printemps 2001, qui visait les Hells au Québec en mars dernier, précise qu'il s'agit « de la plus importante opération policière de 24 heures du genre dans l'histoire du Canada ».Moins de fraudes sur cartes Dans le domaine du crime technologique, les fraudes sur les cartes de crédit ont diminué pour la première fois en 10 ans : les pertes s'élèvent à 172,5 millions de dollars en 2000, contre 226,7 en 1999.La contrefaçon est aussi en baisse, avec des pertes de 81,1 millions contre 123,6 en 1999.Par contre, l'essor du commerce électronique donne des sueurs froides.Le SCRC promet que les policiers prouveront bientôt que le crime organisé s'acoquine avec des pirates informatiques.Le rapport avance d'ailleurs que le crime organisé de souche italienne a trouvé des manières de travailler à l'abri des policiers, notamment parce qu'il « exerce son influence à tous les niveaux ».« Ils continuent de se faire discrets afin de minimiser l'attention des médias et des corps policiers », mais constituent toujours « la force principale du crime organisé ».Les gangs de souche asiatique et est-européenne menacent toutefois cette hégémonie grâce à leurs liens avec le crime organisé international.Le rapport rapporte notamment que « plus de 500 000 véhicules volés en Amérique du Nord se sont retrouvés dans l'ancienne Union soviétique au cours des cinq dernières années ».Le crime organisé de souche asiatique profite particulièrement d'un marketing agressif auprès des jeunes, notamment sur la côte Ouest, pour former la prochaine génération de criminels.DONS ET BÉNÉVOLAT Le Québec plus généreux qu'il n'y paraît LAURA-JULIE PERREAULT COMME EN 1997, le Québec a reçu, hier, la pire note de Statistique Canada quant à sa générosité au chapitre des dons de charité et du bénévolat.Ceux qui connaissent de près l'altruisme des Québécois croient cependant que c'est à l'évaluation, plus qu'à la pratique, qu'incombe le mauvais résultat de la province.« Le Québec a une culture de générosité bien différente du reste du Canada.Je ne crois pas que ça soit tout à fait juste de l'évaluer de la même manière et de dire que les Québécois donnent moins.Au Québec, la générosité est une question de coup de coeur, c'est beaucoup moins structuré que dans le reste du Canada », a noté à ce sujet Mireille Roy, porte-parole de Bénévoles-Canada, jointe à Vancouver où se tient, depuis hier, la Conférence canadienne sur le bénévolat.« La manière de comptabiliser le bénévolat ne tient pas toujours compte de cette différence », continuait la dame, après avoir pris connaissance des résultats publiés par l'organisme fédéral.Cette deuxième recherche, intitulée Enquête nationale de 2000 sur le don, le bénévolat et la participation, ne fait pas état du soutien que les Québécois s'apportent les uns aux autres, sans l'intervention des organismes de charité, remarquait hier Mme Roy.Selon elle, cette aide spontanée est plus répandue au Québec qu'ailleurs.Dans le reste du Canada, les dons plus généreux aux églises et le bénévolat corporatif, fort encouragé par les employeurs, pèsent lourd dans la balance.Résultats : les dons moyens les plus faibles ont été enregistrés au Québec, avec 117 $ par personne, une performance bien inférieure au 259 $ national.Côté bénévolat, moins de 20 % des Québécois ont répondu qu'ils avaient donné de leur temps à un organisme ou à un comité quelconque, alors que dans le pays, 27 % de la population ou 6,5 millions de personnes participent à de telles activités.Déjà au Canada, cette nouvelle donnée trahit la perte de plus d'un million de bénévoles et ce, même si l'enveloppe de dons globaux a pris du poids.La présidente et directrice générale de Centraide du Grand Montréal, Michèle Thibodeau-De Guire, a elle aussi de la difficulté à faire confiance aux résultats de l'enquête.« Moi, ma campagne de financement a de plus en plus de succès à chaque année.Les dons moyens augmentent et le nombre de bénévoles aussi.Ça m'arrive sans arrêt de recevoir des appels de jeunes retraités qui veulent s'impliquer.La différence au Québec, c'est que les gens ne planifient pas leurs dons.Ils donnent sans demander de reçus d'impôts.C'est une question de culture », a-t-elle témoigné, ajoutant encore une fois que les statistiques ne révèlent pas cette réalité.Le principal responsable de l'enquête, Wayne Smith, se dit inquiet de la piètre performance du Québec dans l'échelle de la générosité, mais refuse de faire porter le blâme à la méthodologie utilisée pour le sondage auquel ont répondu 14 000 canadiens entre octobre et décembre 2000.« Les questions sont très claires.Nous demandons aux gens un ensemble de questions qui couvrent bien l'étendue des activités bénévoles.Elles sont les mêmes pour tous, sauf pour ce qui est de la langue.Je pense qu'il y a une différence dans la société québécoise et dans l'analyse ultérieure des résultats, nous nous pencherons un peu plus sur ce cas », affirmé le directeur des enquêtes spéciales pour Statistique Canada, hier.La question du bénévolat obligatoire, comme celui imposé par le premier ministre ontarien Mike Harris aux étudiants de sa province, est aussi un sujet qui titille la curiosité de l'équipe de chercheurs de M.Smith.À ce jour, 7 % des Canadiens disent avoir été obligés à se porter volontaire.« L'auraient-ils fait si ce n'avait pas été obligatoire ?C'est une question que nous poserons fort probablement lors de notre troisième étude », a dit le directeur.Photo Presse Canadienne © Fin juin 1999, les infirmières et les infirmiers de la province entreprenaient une coûteuse grève illégale, pour laquelle les membres récemment engagés paient aujourd'hui.La FIIQ justifie les cotisations de ses recrues Ces dernières remboursent les pertes encourues lors de la grève de 1999 Presse Canadienne SI LES RECRUES infirmières ont, elles aussi, cotisé pour la grève de l'été 1999 alors qu'elles n'avaient pas encore été embauchées à l'époque, c'est parce que les gains réalisés grâce à ce débrayage leur profitent aussi.C'est la position qu'a soutenue la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec, après que le quotidien Le Soleil eut dévoilé le fait qu'une cotisation spéciale d'environ 300 $ a été demandée aux nouvelles infirmières pour rembourser les pénalités et les pertes de salaires de la grève de l'été 1999.En fait, précise d'abord la quatrième vice-présidente de la FIIQ, Lina Bonamie, ce n'est pas la fédération qui a décidé de procéder ainsi, mais les 90 syndicats locaux.« Chacun a tenu une assemblée générale et c'est de façon démocratique que la décision a été prise.» Tous les membres n'approuvaient pas l'idée, mais la majorité a tranché.La fédération n'a servi que d'intermédiaire et de redistributeur, après que les membres des syndicats se furent prononcés.Et c'est la fédération qui a aujourd'hui la désagréable tâche de faire parvenir une mise en demeure aux infirmières qui ne veulent pas payer leur cotisation \u2014 recrue ou pas, notait Mme Bonamie.L'idée derrière cette cotisation aux nouvelles venues était de faire partager les efforts de la lutte pour améliorer les conditions de travail de l'ensemble des infirmières.« Cette lutte-là se fait pour les jeunes infirmières qui s'en viennent », justifiait Mme Bonamie, au cours d'un entretien téléphonique.Les gains qui ont été réalisés grâce à cette grève, « elles en profitent » aujourd'hui.« C'est quelque chose de collectif qu'on a fait.« Mme Bonamie signale que même les infirmières qui ont travaillé durant la grève, pour assurer les services essentiels, ont dû payer cette cotisation spéciale.À cause de cette grève illégale, la FIIQ s'était retrouvée avec environ 18 millions à payer en pertes de salaires et amendes.Les infirmières qui débrayaient voyaient leur chèque de paie directement amputé.Pour chaque heure de grève, l'employeur coupait une heure de salaire et imposait une heure de pénalité.Mme Bonamie comprend les grincements de dents de celles qui n'étaient pas embauchées à l'époque et qui doivent aujourd'hui payer une cotisation.« Je sais qu'elles peuvent voir ça comme une taxe », admet-elle, et que ça peut sembler « difficile ».Pour l'avenir, la fédération syndicale souhaite améliorer son système.Elle compte constituer un fonds de grève, fonds dont les infirmières n'étaient pas munies au moment du débrayage \u2014 elles n'avaient qu'un fonds de défense syndicale.En quatre ou cinq ans, un fonds suffisamment pourvu pourrait être constitué, croit Mme Bonamie.Fait à noter, la cotisation variait selon la santé financière du syndicat.Dans certains cas, il s'agissait d'une cotisation de 200 $, dans d'autres, de 450 $. 6LP0401A0818 A4LUNDI 6LP0401A0818 ZALLCALL 67 01:06:05 08/18/01 B A 4 O T T AWA L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 8 A O Û T 2 0 0 1 Gilles Duceppe en tournée PAUL ROY QUÉBEC \u2014 Gilles Duceppe rentre de vacances avec « trois nouvelles bonnes raisons pour la souveraineté » : la mondialisation, le déséquilibre fiscal et l'entente sur l'union sociale.Au cours du prochain mois, il se rendra dans les régions du Québec pour en faire la promotion.Sept-Îles et Baie-Comeau lundi, Rimouski mardi, Rivière-du-Loup mercredi.La tournée du chef bloquiste s'arrêtera à Montréal le 13 septembre.En point de presse hier, M.Duceppe a expliqué que « la mondialisation en cours, la renégociation prochaine de l'entente sur l'Union sociale et le déséquilibre fiscal qui s'accentue (entre l'État fédéral et les provinces) sont autant de nouveaux enjeux qui influencent grandement le développement de la société québécoise ».« Malheureusement, la direction que prend le gouvernement fédéral face à cette nouvelle conjoncture politique et économique ne fait que renforcer l'impasse du fédéralisme qui paralyse le Québec.Dans ce contexte, la réalisation de la souveraineté est de plus en plus urgente.» Pour Gilles Duceppe, la décision d'Ottawa d'écarter le Québec lors des négociations entourant le Sommet des Amériques a démontré aux Québécois que leurs intérêts seraient mieux servis à l'intérieur d'un Québec souverain.« Il est temps que le Québec prenne son avenir en main en négociant lui-même les traités internationaux », dit-il.Concernant l'entente sur l'union sociale, il signale que « le Canada se construit au détriment du Québec, en niant les consensus ».« Le programme de congés parentaux en est un bon exemple.Seule la souveraineté permettrait au Québec de se développer selon sa vision et ses valeurs.» Quant au « déséquilibre fiscal », que le gouvernement du Québec tentera de documenter à l'aide des travaux de la commission présidée par l'ex-ministre libéral Yves Séguin, le chef bloquiste affirme qu'il paralyse le Québec.Et de conclure qu'« un Québec souverain ferait ses propres choix en matière d'éducation et de développement social et aurait les ressources nécessaires pour réinvestir dans son système de santé ».Des journalistes lui faisant remarquer que ses « nouvelles bonnes raisons » n'étaient pas aussi nouvelles que ça, le chef bloquiste a philosophé un moment sur la notion de temps en politique.Il n'a par ailleurs pas voulu élaborer sur un sondage Léger-Marketing publié hier et indiquant que son parti avait perdu quatre points depuis mai dernier au Québec, passant de 41 % à 37 % des intentions de vote.« Le Bloc est dans une position très stable quand vous regardez l'ensemble des sondages depuis les dernières élections.Et on est le seul parti qui n'a pas de chicanes internes et qui a une cohérence à Ottawa.» Il dit d'ailleurs croire que les Canadiens des autres provinces « seraient très heureux d'avoir un parti comme le Bloc » pour les représenter à Ottawa.« Au moins les Québécois ont une voix à Ottawa, capable de s'opposer aux libéraux et de faire valoir des idées devant l'absence d'idée des libéraux.» Il s'est enfin dit confiant dans la réouverture de l'usine Gaspésia, sur laquelle la guigne semble s'être acharnée cette semaine.Il a cependant qualifié d'« irresponsable » la déclaration du ministre fédéral Martin Cauchon, qui a évoqué que l'aide gouvernementale à l'usine de Chandler pouvait contrevenir aux règles du commerce international.« Si c'est le cas, c'est irresponsable de l'avoir dit parce que les pays ont des cartes à jouer.Mais je suis loin d'être convaincu que ça va à l'encontre des règles du commerce international.» Photo CP Gary Lunn, un des dissidents de l'Alliance canadienne, entoure de son bras le député du Parti conservateur Elsie Wayne, lors d'une rencontre entre les deux parties hier à Mont-Tremblant.Conservateurs et dissidents de l'Alliance: houleuse rencontre ISABELLE RODRIGUE Presse Canadienne MONT-TREMBLANT \u2014 La rencontre de Mont-Tremblant a débuté sur les chapeaux de roue hier, alors que les dissensions, autant chez les conservateurs que chez les membres dissidents de l'Alliance canadienne, ont occupé tout l'espace.La rencontre, qui s'inscrit dans une série de discussions portant sur une collaboration possible des deux clans à la Chambre des communes, a largement dépassé le cadre initial de la modeste réunion de travail.De part et d'autre tout au cours de la semaine, des députés ont fait valoir qu'ils n'appuyaient pas la rencontre et ces tentatives de rapprochement.Malgré tout, Joe Clark, le chef du Parti conservateur, et Chuck Strahl, chef du caucus de la Représentation démocratique, ont minimisé les dissensions.Ils ont répété qu'ils étaient à Mont-Tremblant simplement pour discuter de stratégie en vue de la rentrée parlementaire.M.Clark a cependant laissé entendre qu'il sera question de la façon dont cette collaboration prendra forme, et que la possibilité de fusionner les caucus, de nommer des critiques conjoints et de partager des budgets fait partie des sujets à l'ordre du jour.« Cette rencontre est un autre petit pas important pour s'assurer que nous aurons une Chambre des communes plus efficace lors de la rentrée d'automne et pour explorer les autres bases sur lesquelles on peut espérer plus de coopération », a déclaré M.Clark.Ce dernier a nié qu'il s'agissait d'une façon, pour les deux groupes, de s'allier pour mieux flotter à la surface des eaux troubles où ils baignent.« Ce qu'il faut sauver, c'est le parlement canadien.L'année passée a été horrible pour la démocratie canadienne, c'était trop facile pour le gouvernement de faire ce qu'il voulait.On a besoin d'une opposition plus forte et ça ne sera pas l'Alliance, avec toutes ses divisions », a martelé M.Clark.Le chef conservateur a confirmé que la fusion des deux caucus est un sujet parmi ceux qui seront abordés au cours de la rencontre.« Ce n'est pas un sujet simple, mais ça pourrait être utile.Certains des membres de nos caucus ont la responsabilité de trois ou quatre dossiers importants, sans compter les comités.Il y aurait une certaine logique à créer un seul caucus si on trouve une façon d'y arriver », a souligné le chef conservateur.Ses propos ont trouvé écho chez Chuck Strahl, qui s'est aussi dit ouvert à cette idée.Mais avant même que les discussions officielles ne commencent, le député du Parti conservateur Elsie Wayne a mis en garde son chef, affirmant qu'elle n'accepterait en aucun cas une collaboration entre les deux groupes qui irait jusqu'à un partage des tâches pour les critiques officiels ou pour les budgets.Mme Wayne a indiqué qu'elle n'hésiterait pas à quitter la rencontre abruptement si les discussions s'engageaient vers cette voie.« Je déciderai si je reste selon les discussions de ce soir », a-t-elle déclaré.La rencontre entre la cinquantaine de délégués débutait hier soir, pour se poursuivre toute la journée, aujourd'hui.Aucun représentant de l'Alliance canadienne n'est présent, le caucus boudant la rencontre puisque Stockwell Day n'y a pas été invité.Service à domicile GRATUIT Centre Rockland (514) 341-7810 La Cathédrale (centre-ville) (514) 282-9525 Place Portobello, Brossard (450) 671-2202 Les Galeries Laval (450) 681-9090 Visitez nos magasins ou appelez-nous pour connaître le nom du représentant du Service à domicile dans votre région.Un conseiller professionnel qualifié en décoration se fera un plaisir de vous présenter, au moment qui vous conviendra, notre magnifique collection d'échantillons de parures de fenêtre.331-5260 Sans frais ou obligation ! fenêtre, nous avons une Vous avez une idée.DUETTE SILHOUETTE COUNTRY WOODS LEVOLOR Magasin d'entrepôt Ouvert au public ! Carrefour Langelier (514) 254-3636 Nouveau 2969525A 6LP0501A0818 A5 - SAMEDI 6LP0501A0818 ZALLCALL 67 01:04:46 08/18/01 B YVES BOISVERT y b o i s v e r @ l a p r e s s e .c a Paroù vient le scandale Àchacun son affaire Matticks.Ces joursci, c'est au tour de la police de Toronto.Un gros scandale de corruption policière qui risque de faire bien des victimes.Jusqu'ici, 13 policiers ont été accusés de vol, fraude, parjure et trafic.Et la Couronne a été obligée de retirer les accusations dans 115 affaires de trafic de stupéfiants où ces policiers étaient les enquêteurs.Comme dans l'affaire qui a secoué la Sûreté du Québec il y a six ans, et qui avait causé l'avortement d'un mégaprocès (importation de 26 petites tonnes de haschisch), des policiers sont accusés d'avoir menti à la cour pour aider leur preuve.Une sorte de système de parjure systématique.Et bien entendu, comme ce fut le cas à la SQ, le syndicat des policiers de Toronto dit qu'il n'y a pas de quoi fouetter un chat ni aucun autre mammifère, et que pendant qu'on embête ces braves policiers devant la cour criminelle, les trafiquants de drogue courent les rues.Faut-il ajouter que l'industrie de la commission d'enquête se tient prête à mettre sur pied une nouvelle usine ?À Toronto comme dans certains coins de la SQ (mais avant la commission Poitras !), la même pente glissante, la même mentalité pourrie, la même façon de tourner les coins ronds, jusqu'au moment où certains acceptent carrément de commettre des crimes.sous prétexte de faire prendre des criminels.Cent quinze procès à l'eau.Et ce n'est peut-être qu'un début.Depuis plusieurs mois déjà, les procureurs de la poursuite avaient suspendu les procédures dans un grand nombre de dossiers sans donner aucune explication.La raison est maintenant évidente.La Couronne a par exemple admis devant la Cour d'appel de l'Ontario qu'un homme condamné pour trafic d'héroïne, qui avait purgé 18 des 45 mois auxquels il était condamné, avait été victime d'une injustice parce que les enquêteurs avaient trompé la cour.Il a été libéré.Ils sont maintenant autour de 150 accusés dans ce cas, et il se peut qu'à la lumière de l'enquête, plusieurs autres causes soient abandonnées et d'autres condamnations annulées.Tout a commencé en 1999, quand plusieurs accusés dans des affaires de drogue se sont plaints de se faire voler de l'argent ou des bijoux saisis par la police.Au même moment, des vérifications comptables ont fait voir qu'il y avait du tripotage dans la petite caisse dont les policiers se servent pour payer leurs informateurs.L'enquête interne a mené à l'arrestation de 13 policiers, dont 10 travaillaient pour l'escouade des stupéfiants, certains étant des « policiers d'élite ».À la SQ, c'était aussi un corps d'élite, le Service de répression du banditisme, qui était au coeur du scandale.Qu'a-t-on découvert à Toronto ?Des petits vols d'argent et de drogue (un des policiers est même accusé de trafic de hasch), mais aussi des parjures.Des policiers qui arrangeaient leurs témoignages pour mieux faire condamner un accusé, ou pour protéger un témoin, ou pour obtenir un mandat de perquisition.Ensuite, on pouvait se faire quelques dollars facilement.Comme un air de déjàvu, n'est-ce pas ?Ceux des 13 accusés qui n'ont pas pris leur retraite sont suspendus avec salaire, les policiers, là-bas comme au Québec, ayant négocié d'excellentes conventions collectives.Cette semaine, on apprenait que le chef de police de Toronto, Julian Fantino, avait demandé à un haut gradé de la Gendarmerie royale du Canada de superviser l'enquête policière interne menée par pas moins de 20 policiers torontois.« C'est un triste moment dans l'histoire de la police de Toronto », a dit le chef Fantino.Réaction du chef du syndicat ?« Cette déclaration met en péril le droit des policiers à un procès juste ! » « J'espère qu'il (le chef de police) a honte parce que plusieurs trafiquants vont se promener dans nos rues », a ajouté le chef syndical.Le chef de police, en nommant un officier de la GRC, « laisse entendre qu'il y a une vague de crimes dans les rangs du corps de police, alors que ce n'est pas le cas.» C'est vrai, que sur 7000 policiers, 13 accusés ce n'est pas grand-chose au plan statistique.Vrai aussi, si la police avait étouffé l'affaire, aucun procès n'aurait été annulé ! Ce ne seraient donc pas les crimes des policiers qui minent la crédibilité du corps de police, mais leur exposition au grand jour.Pas facile de faire plaisir à un syndicat de policiers.Le maire aurait peut-être dû dire : « Il s'agit d'un épisode très divertissant de notre histoire, je suis plié en deux depuis que j'ai appris l'affaire.» On l'aurait accusé de ne pas compatir suffisamment au sort des policiers.Frappant, n'est-ce pas, combien les syndicats de policiers, autrement d'assez tièdes admirateurs de la Charte des droits, deviennent les champions des droits de l'accusé en certaines occasions.C'est le même syndicat de policiers de la plus grande ville canadienne qui avait lancé une campagne de financement par téléphone pour attaquer les politiciens qui étaient des « ennemis » de la police.Et qui distribuait aux automobilistes, selon l'importance du don, des autocollants de différentes couleurs, pour mesurer le degré d'amitié envers la police.Il ne faut pas trop se surprendre.La crédibilité de la police, dans tout ça ?Elle est amochée, bien entendu.Comme celle des dentistes l'est par un dentiste malhonnête.On s'attend à ce que tout ne soit pas parfait partout.Mais on s'attend, en conséquence, à ce qu'il y ait des mécanismes précisément pour contrôler les déviants.C'est là, bien davantage, que l'institution joue sa crédibilité : dans la réponse aux gestes déviants.Ce n'est pas l'affaire Matticks qui a donné lieu à la Commission d'enquête sur la SQ.C'est la tentative de camouflage qui est venue après.Mais tous les syndicats policiers ne paraissent pas de cet avis.L'ouverture du courrier personnel sera mieux encadrée Presse Canadienne TORONTO \u2014 L'Agence des douanes et du revenu du Canada a accepté de modifier sa politique lui permettant d'ouvrir le courrier confidentiel pour le compte du ministère de la Citoyenneté et de l'Immigration.Le Commissaire à la vie privée du Canada, George Radwanski, qui s'était penché sur cette pratique, a estimé, par voie de communiqué, que les modifications consenties par l'agence fédérale représentaient « une victoire appréciable pour notre population quant à sa vie privée ».La question avait été soulevée en mars dernier, après que l'Agence des douanes eut confirmé que ses employés ouvraient régulièrement le courrier pesant plus de 30 grammes et provenant de l'étranger, faisaient une copie de son contenu et transmettaient celle-ci au ministère de l'Immigration ainsi qu'à d'autres services gouvernementaux.L'Agence des douanes a accepté d'apporter des modifications à sa politique.Le courrier confidentiel inséré dans des envois volumineux ou des enveloppes prioritaires n'est désormais plus sujet à inspection uniquement en raison du poids du colis.La loi permet aux inspecteurs fédéraux d'ouvrir tout envoi pesant plus de 30 grammes, et ce sans mandat ou autorisation préalable.Les lettres pesant 30 grammes ou moins ne peuvent être ouvertes sans le consentement préalable du destinataire.Des documents du ministère de la Citoyenneté et de l'Immigration ont révélé que du courrier confidentiel avait été ouvert dans le but d'intercepter des documents frauduleux.M.Radwanski a entrepris une enquête afin de faire la lumière sur cette pratique, mais il « n'a rien découvert d'illégal ni d'incorrect », a-t-il indiqué.Le Commissaire à la vie privée estimait néanmoins que « l'absence d'un mandat ou d'un consentement préalable à l'ouverture et à l'étude de lettres porte en soi atteinte à la vie privée et s'avère hautement préoccupante ».« Que le gouvernement d'un pays libre et démocratique comme le Canada s'adonne à l'ouverture du courrier évoque des connotations des plus symboliques, et de tels actes doivent être encadrés de la plus grande retenue possible », selon M.Radwanski.Conversation \u2014 cours du soir du 10 septembre au 19 novembre les lundis et mercredis, de 18 h à 20 h 10 semaines (40 h) : 190 $ Conversation \u2014 les samedis du 15 septembre au 17 novembre de 10 h à 14 h 10 semaines (40 h) : 190 $ Atelier de rédaction \u2014 les samedis du 15 septembre au 17 novembre de 10 h à 14 h 10 semaines (40 h) : 235 $ EPT 1 : Préparation au TOEFL (épreuves standardisées) \u2014 en après-midi du 17 septembre au 12 novembre les lundis et mercredis, de 15 h 30 à 18 h 8 semaines (40 h) : 250 $ EPT 2 : Préparation au CELDT/TOEFL (épreuves de rédaction) \u2014 en après-midi du 18 septembre au 8 novembre les mardis et jeudis, de 15 h 30 à 18 h 8 semaines (40 h) : 235 $ Grammaire interactive \u2014 en après-midi du 18 septembre au 8 novembre les mardis et jeudis, de 15 h 30 à 18 h 8 semaines (40 h) 190 $ Frais d'inscription (non remboursables)\u2026.15 $ Paiement par chèque certifié ou mandat à l'ordre de l'Université Concordia, ou par Visa, Master Card ou Interac.L'argent liquide et les chèques personnels ne sont pas acceptés.Cours de conversation (8 niveaux) : En fonction de leurs résultats d'auto-évaluation, les étudiants sont classés selon leur niveau d'anglais.Inscription en personne - le 22 août, de 17 h à 20 h Inscription tardive - en semaine, à partir du 24 août, de 9 h à 16 h 30 (frais de retard : 15 $) Cours de rédaction (5 niveaux) : Des tests de niveau ont lieu pendant les heures ouvrables, ou en soirée, sur rendez-vous fixé au moment de l'inscription en personne.RENSEIGNEZ-VOUS SUR NOS PROGRAMMES DE FORMATION PROFESSIONNELLE.Pour plus d'information : 1600, rue Ste-Catherine Ouest, bureau 117 Montréal (Québec) H3H 2S7 (métro Guy-Concordia, sortie Guy) téléphone : (514) 848-3600 télécopieur : (514) 848-2806 Internet : www.concordia.ca/conted courriel : celi@alcor.concordia.ca 2 billets pour la Coupe Grey .300 $ Une sortie au restaurant .100 $ Apprendre une autre langue .INESTIMABLE Programme d'anglais à temps partiel \u2014 Automne 2001 Ce que vous faites de votre argent durement gagné, cela ne concerne que vous.Ce qui nous concerne, nous, c'est de vous offrir un enseignement supérieur en langues étrangères.Que vous souhaitiez améliorer votre anglais pour être plus à l'aise pour converser dans votre milieu professionnel ou dans votre vie sociale, nous avons le cours ou le programme qu'il vous faut.Inscrivez-vous pour cet automne et épanouissez-vous pleinement dans votre vie universitaire, professionnelle et personnelle en maîtrisant l'anglais, langue seconde.2978313A Bourque accuse Tremblay de véhiculer une fausse image de sa personne S I L V I A GALIPEAU IL N'Y A PAS que Gérald Tremblay à prôner la décentralisation.Pierre Bourque, aussi, endosse le principe.La décentralisation, les pouvoirs accrus aux arrondissements, des éléments présentés jeudi comme clés au programme politique du chef de l'Union des citoyens de l'île de Montréal (UCIM) Gérald Tremblay, sont en fait « dans la loi », a commenté hier Pierre Bourque.« Ce sont des notions avec lesquelles nous sommes d'accord », a-t-il précisé.Il reproche d'ailleurs à son rival de véhiculer une fausse image de sa personne.Gérald Tremblay n'est pas le champion de la décentralisation.Et de son côté, Pierre Bourque n'est pas un centralisateur.« On a essayé de véhiculer une image, comme quoi j'étais un centralisateur.Mais moi aussi je suis d'accord avec cela (la décentralisation) ».M.Bourque a aussi tenu à rappeler que Montréal serait « une nouvelle ville », composée de 27 arrondissements, chacun doté des mêmes responsabilités.Chacun sera tenu de gérer son propre budget, a rappelé le maire.Et ce n'est ni Gérald Tremblay ni Pierre Bourque qui en a décidé ainsi, mais bien la loi 170 sur les fusions municipales.« C'est dans la loi.Et la loi, tout le monde la respecte », a-t-il rajouté.Quant aux projets de M.Tremblay en matière d'information, de consultation, de rationalisation, et d'efficacité des services de la ville, M.Bourque n'y voit que des « voeux pieux », « des notions vagues d'administration ».« Il faut faire des choses avec ça après.» Par exemple ?Des pistes cyclables, aménager des parcs, ou encore, monter des aires de planches à roulettes.Le maire a d'ailleurs annoncé hier un investissement de 92 000 $ pour la construction d'installations pour planches à roulettes dans le quartier Mercier, au parc Clément-Jetté.Il souhaite faire de même dans tous les arrondissements de la ville, en investissant un total de 2 millions de dollars.« Il faut s'adapter à la réalité changeante de Montréal, a-t-il expliqué.Et le besoin est là pour les jeunes.De son côté, Démocra Cité, une coalition populaire qui s'oppose aux fusions forcées, déplore le peu d'engagement de Gérald Tremblay vers le « défusionnement ».« Il n'y a aucun engagement envers le défusionnement, malgré la volonté claire à cet effet de la part des citoyens québécois qui croient que les fusions ne sont ni démocratiques ni désirables.Quant à l'idée d'une mégapole, M.Tremblay partage le même enthousiasme que M.Bourque.» Photothèque La Presse© Pierre Bourque aussi endosse le principe de la décentralisation.à deux pas du Pour renseignements : 382-6070 Formation générale lre à 5e secondaire Désirez-vous?.Compléter votre diplôme d'études secondaires en peu de temps?.Reprendre certains cours échoués?.Répondre aux nouvelles exigences du collégial ?.Améliorer un résultat considéré faible?.Possibilité de débuter en tout temps.Choix d'horaire selon vos disponibilités.Deux sessions d'examens du ministère de l'Éducation par année.Le diplôme d'études secondaires (secteur jeunes) L'école secondaire Duval vous offre, par son enseignement individualisé et dynamique, l'opportunité d'avancer à votre propre rythme.Cours du samedi : pour prévenir un échec.L'école offre aussi des cours le samedi pour l'élève qui désire: améliorer un résultat considéré faible (prévenir l'échec); reprendre un cours échoué; suivre un cours obligatoire pour l'admission au collégial; suivre le cours mathématiques 436 et / ou sciences physiques 436.une école à la mesure de vos ambitions.260, boul.Henri-Bourassa, Est / Montréal (Québec) H3L 1B8 Fondée en 1966 ((551144)) Permis 316501 Henri-Bourassa Nouvelle adresse 6LP0602A0818 A6 - SAMEDI 6LP0602A0818 ZALLCALL 67 13:11:18 08/20/01 B Les jeunes péquistes écorchent leurs aînés Plus verts, ils envisagent même de déclarer la guerre aux petites centrales MARIE-CLAUDE MALBOEUF Après les environnementalistes, c'est au tour des jeunes péquistes de décrier les politiques environnementales du gouvernement Landry, allant jusqu'à remettre en question son ambitieux programme de construction de petites centrales hydrauliques.Rassemblés pour toute la fin de semaine à Rimouski, les 200 délégués du Comité national des jeunes du Parti québécois évalueront d'« urgence » la possibilité de partir en guerre contre le projet de centrales privées, bien qu'il soit au coeur du plan de relance énergétique du PQ.Et cette proposition, qui émane de l'exécutif national du Comité, n'est pas la seule à placer les jeunes à contre-courant au sein de leur propre formation politique.Les jeunes du Bas-Saint-Laurent proposent de leur côté la tenue d'états généraux sur l'environnement, tandis que ceux de Québec s'opposent à la vente d'eau et que ceux de la Montérégie ne veulent pas d'un nouveau pont entre Montréal et la Rive-Sud.« Nous avons beaucoup de questions, beaucoup de préoccupations au sujet de l'environnement.Il y a place à amélioration.Il faudra pousser très fort sur le gouvernement, être de son temps.On ne peut pas penser comme il y a 20 ou 30 ans », a déclaré en entrevue la présidente sortante du comité, Isabelle Lessard, dont le successeur sera élu demain.« Les jeunes se sentent beaucoup plus près de ce qui se dit dans L'Erreur boréale (le film de Richard Desjardins dénonçant l'exploitation accélérée des forêts) que de ce qu'on fait au ministère des Ressources naturelles », renchérit l'un des deux candidats à sa succession, Pascal Bérubé.« Quand on parle d'environnement, les jeunes doivent être le chien de garde du gouvernement.Les minicentrales, c'est juste la première démonstration.Il faut carrément mettre un moratoire à l'improvisation ! » « Il faut rétablir le rapport de force entre le citoyen, qui se soucie de l'environnement, et les grands groupes de pression, qui ont un accès plus direct au pouvoir », poursuit le jeune homme.Radicalisation sur la langue Autre thème susceptible de diviser les jeunes et leurs aînés : la langue.Radicaux, les comités régionaux de Montréal-Centre et de Montréal-Ville-Marie voudraient en effet que l'affichage commercial ne se fasse qu'en français et que les immigrants soient tenus de fréquenter un cégep francophone.En mai dernier, ils accusaient le PQ de « faiblesse et de manque de volonté politique ».D'autres propositions insistent toutefois sur la nécessité de développer une notion de citoyenneté québécoise « inclusive et rassembleuse ».« Seulement quatre propositions sur une centaine portent sur la langue, nuance par ailleurs Isabelle Lessard.La souveraineté, c'est un projet de société, c'est un tout, pas seulement une politique linguistique.» « Autant les jeunes libéraux ne parlent que de mondialisation, mondialisation et mondialisation, autant il y a tout plein de sujets qui nous préoccupent : les produits équitables, le revenu minimum garanti, l'éducation.le logement social.», ajoute la diplômée en science politique.Il ne sera pas question, cependant, de légalisation de la marijuana, un sujet qui a enflammé les jeunes libéraux lors de leur récent congrès.Le comité de Montréal-Centre aimerait plutôt qu'on décriminalise la prostitution en maison close.Un catalogue d'idées susceptibles de heurter les nombreux ministres et députés présents ?« Nous avons bon espoir d'être entendus, répond Isabelle Lessard.Le gouvernement n'a pas le choix de voir qu'on est là.On est capable de crier fort.On peut apporter un regain d'énergie.» 2979781A 2,8% FINANCEMENT À L'ACHAT TOUJOURS PLUS LOIN.239$P A R M O I S , l o c a t i o n 4 8 m o i s Location de 48 mois pour la Sentra XE 2001 «Edition Touring» (C4LG51 BK00 + Option Touring).Acompte ou échange équivalent de 1 199 $.Limite de 19 500 km par année avec 0,10 $/km extra.Premier versement équivalent à un versement mensuel (toutes taxes incluses) requis à la livraison.Taxes, immatriculation et assurance en sus.Sur approbation du crédit.Taux de financement de 2,8 % à l'achat pour les termes jusqu'à 36 mois.Offre d'une durée limitée.Voir votre concessionnaire participant pour tous les détails.Le modèle illustré est à titre indicatif seulement.www.nissancanada.com 1 800 387-0122 0 $ dépôt de sécurité Acompte seulement 1 199 $ ACOMPTE MENSUALITÉ 0 $ 279 $ 1 199 $ 239 $ 1 999 $ 219 $ 2 899 $ 199 $ AM/FM/CD AVEC LECTEUR DE 6 DISQUES JANTES EN ALLIAGE AILERON EMBOUT CHROMÉ PNEUS TOUTES SAISONS 14 PO PARE-BOUE AVANT ET ARRIÈRE PARE-CHOCS COULEUR CARROSSERIE DOSSIER ARRIÈRE RABATTABLE 60/40 MOTEUR 1,8 L DE 126 CHEVAUX CLIMATISEUR TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS 2969069A Not Ready Not Ready 297913580 10X100.00 PRIL 6LP0702A0818 Samedi a7 6LP0702A0818 ZALLCALL 67 01:07:52 08/18/01 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 8 A O Û T 2 0 0 1 O T T AWA A 7 Le dépôt du prochain budget dépend de la situation économique SANDRA CORDON Presse Canadienne OTTAWA \u2014 La situation économique à l'échelle mondiale contribuera largement à déterminer à quel moment le gouvernement fédéral déposera son prochain budget, affirme le ministre des Finances, Paul Martin.M.Martin a indiqué hier qu'il comptait rendre public son budget en février 2002, demeurant ainsi fidèle à sa façon de faire les choses.Néanmoins, cette décision tient en grande partie à ce qui se passera dans le monde, ces prochains mois, ainsi qu'à l'impact qu'exercera l'incertitude économique sur les exportations canadiennes.« J'ai toujours préféré février, parce que cela permet davantage de consultations immédiates, a déclaré M.Martin.Mais j'ai dit que nous prendrions une décision à l'automne (.) et la décision finale n'a pas encore été prise.» Le ministre des Finances livrera ce message au caucus libéral national, la semaine prochaine, lorsque celui-ci se réunira à Edmonton afin de préparer la session parlementaire automnale.Il informera également les députés de l'état de l'économie canadienne.2979976A Photo ARMAND TROTTIER, La Presse © Alfonso Gagliano, ministre fédéral des Travaux publics, était de passage à Montréal hier, pour célébrer le succès des Mosaïcultures.Il était venu remercier les autorités municipales des grandes capitales du Canada pour leur participation à l'événement 2001.LOGEMENT SOCIAL Une entente est imminente, soutient Gagliano S I L V I A GALIPEAU MÊME S'IL n'y a pas encore eu d'entente signée entre Ottawa et les provinces dans le dossier des logements sociaux, ce n'est qu'une question de temps.Il y a eu une entente de principe, et en ce sens, la rencontre a été un « succès ».C'est en ces termes que le ministre fédéral des Travaux publics, Alfonso Gagliano, de passage à Montréal hier, a qualifié la rencontre interprovinciale de jeudi à London, en Ontario.Le ministre s'est aussi dit bien surpris hier matin à la lecture des journaux francophones, qui laissaient entendre qu'il y avait eu « désaccord sur le logement social ».« Je ne sais pas s'ils (les journalistes) ont été à la même rencontre que moi », a-t-il lancé à la blague.Voulant corriger le tir, il a répété : « Ç'a été un succès, une bonne réunion de travail, une bonne journée ».En janvier dernier, Ottawa annonçait un programme de 1,3 milliard sur quatre ans, en vue de construire 60 000 nouveaux logements à travers le pays.Le gouvernement fédéral s'engageait à mettre 680 millions, et les provinces devaient en faire autant.Mais le programme déplaisait à l'ensemble des gouvernements provinciaux pour une foule de raisons : il ne reconnaissait pas les programmes provinciaux existants, ses critères étaient jugés trop stricts, etc.Les discussions interprovinciales de London ont permis à Ottawa et aux provinces d'arriver à un terrain d'entente, a affirmé hier le ministre.« Tout le monde reconnaît le besoin de logements abordables partout au Canada.Il y a des provinces qui ont des besoins différents, et elles ne peuvent pas avoir le même programme.On va donc travailler avec chaque province, a expliqué M.Gagliano.J'ai accepté de donner de la flexibilité et de faire certaines modifications (au programme) pour répondre aux besoins spécifiques de chaque province ».Le ministre doit présenter ses « modifications » au conseil des ministres en septembre.De leur côté, les provinces doivent préciser leurs requêtes, et une nouvelle rencontre est prévue pour novembre.« Moi aussi je suis très contente de la rencontre», a commenté hier la ministre des Affaires municipales Louise Harel.Un bémol toutefois : « Mais je sais que la rencontre aurait pu avoir lieu il y a huit mois ».Elle s'est dite heureuse de voir qu'Ottawa n'imposerait plus ses critères.« Ce que nous avons gagné c'est de ne plus nous voir imposer des critères d'un programme fédéral à frais partagés, qui aurait eu comme conséquence de rendre les logements inabordables pour les ménages que l'on souhaite cibler au Québec », notamment les ménages à faibles revenus.Elle espère maintenant que le ministre aura l'aval d'Ottawa, qu'une entente sera signée en novembre, et que les chantiers pourront commencer au printemps.2974521A ADIEU MODÈLES 2 0 0 1 à l'achat Les Associations marketing des concessionnaires Chevrolet Oldsmobile et Pontiac Buick GMC du Québec suggèrent aux consommateurs de lire ce qui suit.Offre d'une durée limitée réservée aux particuliers, s'appliquant aux véhicules neufs sélectionnés 2001 en stock.Photos à titre indicatif seulement.Sujet à l'approbation du crédit de GMAC.Taux de financement à l'achat de 0,9 % disponible jusqu'à 48 mois sur la plupart des véhicules 2001 en stock et jusqu'à 60 mois pour Cavalier, Blazer, Sunfire et Jimmy.Le concessionnaire peut fixer son propre prix.Exemples de financement de 15 000 $ à 0,9%: 1) 48 versements de 318,28 $, coût en intérêts de 277,44 $, coût total de 15 277,44 $ ; 2) 60 versements de 255,76 $, coût en intérêts de 345,60 $, coût total de 15 345,60 $.Exemple de financement de 25 000 $ à 0,9%: 48 versements de 530,46 $, coût en intérêts de 462,08 $, coût total de 25 462,08 $.\u2020Rabais aux diplômés taxable et accordé selon les critères du manufacturier.\u2020\u2020MDMarque déposée de General Motors Corporation.Banque TD, usager agréé.Un échange de véhicules entre concessionnaires peut être requis.Pour plus d'information, voyez votre concessionnaire participant, visitez le www.gmcanada.com ou faites le 1 800 463-7483.Cavalier VLX Chevrolet Malibu Chevrolet 4 portes Alero Oldsmobile Venture Chevrolet Tracker Chevrolet 4 portes 4 x 4 Blazer Chevrolet 4 x 4 Jimmy 4 x 4 Aztek Pontiac Sunfire SLX Pontiac Grand Am SE Pontiac 4 portes LaGRANDELIQUIDATION \u2020 \u2020\u2020 Century Buick Montana Pontiac 2979455A 6LP0801A0818 A8 18 aout 6LP0801A0818 ZALLCALL 67 01:09:23 08/18/01 B Six des motards recherches (de gauche a droite) : Paul Fontaine, Daniel Jarry, Stephane Falls, Stephane Hilareguy, David Carrol et Andre Chouinard.Une dizaine de motards restent introuvables RAYMOND GERVAIS L'operation policiere Printemps 2001, realisee au mois de mars dernier et a laquelle ont participe pres de 2000 policiers dans le Quebec, a permis aux forces de l'ordre de destabiliser les motards, dont les puissants Hells Angels et leurs groupes affilies.Toutefois, 10 motards dont les noms figuraient sur des mandats d'arrestation lors de la rafle sont toujours introuvables.Les policiers de l'Escouade regionale mixte de Montreal ont donc decide de revenir a la charge cette semaine en rediffusant les noms des personnes recherchees.Certains de ces individus sont l'objet d'un mandat d'arrestation relativement a des accusations de meurtre, de complot pour meurtre, de participation aux activites d'un gang, de trafic de stupefiants et de complot pour trafic de stupefiants.Parmi les individus recherches relativement a des meurtres, il y a Paul Fontaine, un Hells Angels Nomads qui est sous le coup d'un mandat d'arrestation international en rapport avec les meurtres de deux gardiens de prison.Les autres sont : Andre Chouinard, exmembre des Hells Angels Nomads ; David Carrol, Hells Angels Nomads ; Stephane Falls, ex-membre des Rockers ; Stephane Hilareguy, ex-Rocker, et Daniel Jarry, membre des Rockers.Quatre autres sont recherches pour trafic de stupefiants et complot.Il s'agit de Stephane Plouffe, des Hells Angels de Montreal ; Marc-Andre Hotte, un Hells Angels de Trois-Rivieres ; Stephane Chagnon, connaissance des Nomads, et Paul Lamothe, connaissance des Hells Angels.Et ca peutetre n'importe ou! 2975159A Les medecins prendront parti contre les chiropraticiens ROLLANDE PARENT Presse Canadienne LE COLLEGE DES medecins du Quebec entend sauter dans le train judiciaire mis en marche par l'Office des professions du Quebec a l'encontre des chiropraticiens, des cet automne.Nous allons intervenir dans la procedure inscrite devant les tribunaux.La facon de le faire sera arretee la semaine prochaine, lors de la reunion du conseil d'administration , a indique la secretaire generale du College des medecins du Quebec, Joelle Lescop.Les chiropraticiens prescrivent des analyses de laboratoire alors que leur loi leur donne le droit de prescrire des radiographies.Nous pensons qu'ils outrepassent leur mandat , a soutenu la porte-parole du College.En conference de presse, cette semaine, l'Association des chiropraticiens du Quebec (ils sont 1000 membres) et les 250 etudiants au doctorat en chiropratique de l'Universite du Quebec a Trois-Rivieres ont fait savoir qu'ils avaient entrepris des procedures devant les tribunaux pour faire cesser les agissements du president de l'Office des professions, Jean K.Samson.L'Office considere illegal que les chiropraticiens prescrivent des analyses de laboratoire a leurs patients, analyses sur la base desquelles ils font un diagnostic.A sa demande, l'Universite du Quebec a Trois-Rivieres avait accepte de retirer de son programme en chiropratique la formation relative aux analyses biomedicales.Technologies de l'information Soiree d'information 30 aout 2001, de 18h00 a 19h00 Programme du Cisco Networking Academy menant a la certification CCNA (Cisco Certified Network Associate).Cours disponible entierement en francais le soir et la fin de semaine.Cours CCNP (Cisco Certified Network Professional) egalement disponible a partir d'octobre.Loi 90 : Les entreprises qui reglent les droits de scolarite de leurs employes peuvent avoir droit a une deduction d'impot.Tout etudiant peut aussi avoir droit a une deduction d'impot pour ses frais de scolarite.Ameliorez vos perspectives de carriere Ameliorez vos perpectives de carrieres Pour information et reservations : (514) 398-6166 http://www.mcgill.ca/conted/departments/it/ Ou visitez notre site : 2980382A EN BREF Accuse d'agression sexuelle a 81 ans UN HOMME de 81 ans, Roland Martin, a comparu hier en Cour du Quebec pour repondre a des accusations a caractere sexuel relativement a des actes commis sur une fillette de neuf ans.Martin, un residant de La Salle, aurait profite de l'attrait qu'exerce son chien sur les enfants pour agresser la fillette.La petite avait obtenu la permission d'aller promener le chien, et c'est a son retour que Martin se serait livre a des attouchements.L'homme, qui a ete condamne pour possession de stupefiants il y a quelques annees, a obtenu sa liberte sous cautionnement hier, mais il devra resider chez une personne de sa parente en attendant la suite des procedures judiciaires.Red Code frappe le gouvernement japonais Le ver informatique Red Code (Code Rouge), dont une deuxieme version plus dangereuse que la premiere est en circulation, a selon toutes vraisemblances frappe pour la premiere fois un site Internet du gouvernement japonais, a-t-on appris de sources officielles hier.Le ministere de l'Education et des Sciences a ferme son serveur utilise pour acceder a des documents gouvernementaux autour de 12 h locales apres avoir detecte des traces du ver.Les Associations marketing des concessionnaires Chevrolet Oldsmobile et Pontiac Buick GMC du Quebec suggerent aux consommateurs de lire ce qui suit.Offres d'une duree limitee reservees aux particuliers, s'appliquant aux vehicules neufs selectionnes 2001 en stock.Photos a titre indicatif seulement.Taux de financement a l'achat de 0,9% disponible jusqu'a 48 mois pour Venture et Montana et jusqu'a 60 mois pour Cavalier et Sunfire.Le concessionnaire peut fixer son propre prix.Exemple de financement de 15 000 $ a 0,9%: 60 versements de 255,76 $, cout en interets de 345,60 $, cout total de 15 345,60 $.Exemple de financement de 25 000 $ a 0,9%: 48 versements de 530,46 $, cout en interets de 462,08 $, cout total de 25 462,08 $.Premiere mensualite gratuite, a l'achat ou a la location, jusqu'a concurrence de 500 $, taxes incluses, sur les Cavalier, Venture, Sunfire, Montana et Silhouette 2001.Sujet au financement et a l'approbation du credit de GMAC.\u0001Securite 5 etoiles pour le conducteur et les passagers des sieges arriere lors de tests d'impacts lateraux.Tests effectues par la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) des E.-U.\u0001\u0001Donnees fournies par le ministere des Ressources naturelles dans le Guide de consommation de carburant 2001.Rabais aux diplomes taxable et accorde selon les criteres du manufacturier.MDMarque deposee de General Motors Corporation.Banque TD, usager agree.Un echange de vehicules entre concessionnaires peut etre requis.Pour plus d'information, voyez votre concessionnaire participant, visitez le www.gmcanada.com ou faites le 1 800 463-7483.LaGRANDELIQUIDATION ,9% de financement a l'achat Montana Pontiac Securite 5 etoiles \u0001ƒ¢ Fourgonnette offrant la meilleure economie d'essence de sa categorie\u0001\u0001 Sunfire SLX 4 portes Pontiac Garantie de 5 ans ou 100 000 km sur le groupe motopropulseur sur tous les modeles Sunfire 2001 ET PREMIERE MENSUALITE G R A T U I T E ADIEUMODELES 2 0 0 1 Venture Chevrolet Securite 5 etoiles\u0001 Fourgonnette offrant la meilleure economie d'essence de sa categorie\u0001\u0001 Cavalier VLX 4 portes Chevrolet Garantie de 5 ans ou 100 000 km sur le groupe motopropulseur sur tous les modeles Cavalier 2001 0 2979458A 6LP0901A0818 A9 18 août 6LP0901A0818 ZALLCALL 67 01:09:34 08/18/01 B AFFAIRE DÉGARIE Le juge La surface du globe se refroidit Garneau pourrait continuer de siéger Associated Press LOS ANGELES \u2014 Le phénomène de changement climatique lié à l'activité humaine serait plus complexe que l'on imaginait.La pollution causée par les voitures, les usines et les incendies sous forme de particules et de fumées réchauffe l'atmosphère, mais refroidit parallèlement la surface du globe, affirme une étude, qui souligne que ces variations pourraient perturber la configuration des climats de la planète.L'étude, menée par V.Ramanathan, de l'Institution d'océanographie Scripps, aux États-Unis, et K.Rajeev, du Centre spatial Vikram Sarabhai, en Inde, est publiée dans le dernier numéro de la revue Geophysical Research.Elle estime que la pollution de l'air par le « carbone suie » (fumées) au-dessus de l'océan Indien et de l'Asie du Sud empêche jusqu'à 10 % des rayons du soleil d'atteindre la surface terrestre, mais augmenterait l'absorption de l'énergie solaire dans l'atmosphère de 50 %.La hausse de température dans l'atmosphère pourrait modifier les systèmes climatiques alors que la baisse à la surface pourrait réduire l'évaporation et donc les précipitations, avertit M.Ramanathan.Pour connaître l'impact du phénomène à l'échelle de la planète « il faudrait trouver ce qui se passe sur le reste du globe » avec les particules de carbone, note-t-il.Les effets de ce réchauffement et refroidissement simultanés nécessitent une étude approfondie remarque le professeur Ramanathan, qui souligne que la question du changement climatique paraît plus complexe que prévu.« Si c'était juste une question de changement de température de la planète, nous pourrions probablement le comprendre plus facilement.» L'étude représente une percée dans les recherches sur le climat, car elle a utilisé des données satellitaires détaillées pour mesurer les phénomènes atmosphériques présidant au changement climatique.Les professeurs Ramanathan et Rajeev ont exploité des relevés provenant de l'Indian Ocean Experiment, une étude internationale menée entre 1997 et 1999.Ils ont été obtenus grâce à un capteur de la NASA installé à bord d'un satellite chargé de mesurer les précipitations tropicales.La pollution atmosphérique venant du sous-continent indien et de l'Asie du Sud-Est est particulièrement importante, et donc plus facile à mesurer, car des centaines de millions de personnes vivent dans la zone et la chaîne himalayenne retient la masse d'air.Mais l'activité humaine émet du carbone dans l'atmosphère sur toute la planète, souligne le M.Ramanathan, depuis les voitures et les usines aux États- Unis et en Europe, jusqu'aux brûlis, systématiques dans la forêt CHRISTIANE DESJARDINS IL REVIENDRA AU comité d'enquête du Conseil de la magistrature de décider si le juge Gilles Garneau pourra continuer de siéger pendant que la plainte portée contre lui par le ministre de la Justice sera examinée.« C'est du cas par cas, c'est le comité qui décide », a indiqué, hier, Carole Richard, porte-parole du Conseil de la magistrature.Bon an mal an, le Conseil est saisi d'environ 70 plaintes, qui proviennent souvent de gens qui étaient parties dans un procès, et qui sont insatisfaits du verdict.Il est rare, mais non exceptionnel, que le ministre de la Justice porte plainte contre un juge.La différence, c'est que lorsqu'il y a plainte du ministre, le Conseil a l'obligation de tenir une enquête.Au terme de l'enquête, le comité formé de cinq personnes a trois options : il peut rejeter la plainte parce qu'il juge qu'elle n'est pas fondée, émettre une réprimande, ou recommander une destitution.Selon Me Richard, un seul cas de destitution a été ordonné dans l'histoire du Conseil, et c'est celui du juge Richard Therrien.Rappelons que la plainte portée contre le juge Garneau a trait à des manquements au devoir d'impartialité des juges.Il avait recommandé au procureur de la Couronne de p l a i d e r l ' a r r ê t Armbruster, afin d'obtenir le maximum de la peine prévue pour l'accusé Gilles Dégarie.Le magistrat a condamné l'accusé à 15 ans de pénitencier.La Cour d'appel a ordonné un nouveau procès, qui s'est tenu récemment devant le juge François Doyon.Acquitté d'enlèvement et d'agression sexuelle, mais déclaré coupable de menaces de mort et séquestration, Dégarie connaîtra sa sentence le 10 septembre.2 billets pour la Coupe Grey .300 $ Une sortie au restaurant .100 $ Apprendre une autre langue .INESTIMABLE Ce que vous faites de votre argent durement gagné, c ela ne concerne que vous.Ce qui nous c oncerne, nous, c 'est de vous offrir un enseignement supérieur en langues étrangères.Que vous souhaitiez améliorer votre espagnol pour être plus à l'aise pour converser dans votre milieu professionnel ou dans v otre vie sociale, nous avons le cours ou le programme qu'il vous faut.Inscrivez-vous pour cet automne et épanouissez-vous pleinement dans votre vie universitaire, pr ofessionnelle et personnelle en maîtrisant l'espagnol, langue seconde.Frais d'inscription (non remboursables)\u2026.15 $ Paiement par chèque certifié ou mandat à l'ordre de l'Université Concordia, ou par Visa, M aster Card ou Interac.L'argent liquide et les chèques personnels ne sont pas acceptés.5 niveaux de cours de conversation offerts.En fonction de leurs résultats d'aou-tévaluation, les étudiants sont classés selon leur niveau d'espagnol.Inscription en personne - le 22 août, de 17 h à 20 h Inscription tardive - en semaine, à partir du 24 août, de 9 h à 16 h 30 (frais de retard : 15 $) RENSEIGNEZ-VOUS SUR NOS PROGRAMMES DE FORMATION PROFESSIONNELLE.Pour plus d'information : 1600, r ue Ste-Catherine Ouest, bureau 117 Montréal (Québec) H3H 2S7 (métro Guy-Concordia, sor tie Guy) téléphone : (514) 848-3600 télécopieur : (514) 848-2806 Internet : www.concordia.ca/conted courriel : celi@alcor.concordia.ca COURS DE CONVERSATION du 18 septembre au 22 novembre en après-midi les mardis et jeudis, de 16 h à 18 h 10 semaines (40 heures) : 190 $ COURS DE CONVERSATION du 18 septembre au 22 novembre en soirée les mardis et jeudis, de 18 h à 20 h 10 semaines (40 heures) : 190 $ COURS DE CONVERSATION du 22 septembre au 24 novembre les samedis de 10 h à 14 h 10 semaines (40 heures) : 190 $ Programme d'espagnol à temps partiel \u2014 Automne 2001 2978453A Économisez jusqu'à 50% Tables, jusqu'à 16 pi.de long L'une des plus importantes salles d'exposition au Canada 6529, boul.Décarie (coin av.Plamondon) Montréal P Stationnement à l'arrière (514) 344-1400 Importateur de reproductions antiques européennes VENTE D'ÉTÉ On a hâte de vous voir ! Il est encore possible de s'inscrire les 23 et 24 août, de 9 h à 11 h et de 13 h 30 à 15 h 30.Présentez-vous à l'école de votre quartier avec l'acte de naissance de l'enfant et, s'il y a lieu, son dernier bulletin scolaire.www.csdm.qc.ca Le mardi 28 août 2001 2973837A Erratum Dans la publicité paraissant dans la section Vacances voyage de ce samedi 18 août 2001, vous auriez dû lire ceci : LONGS SÉJOURS SUR LA CÔTE D'AZUR 4 semaines à partir de 1 284 $ Départs entre le 1er nov.et le 28 fév.Le prix par personne inclut : le séjour dans un studio Pierre et vacances et le transport en vol régulier.Le tout est sujet à disponibilité et à changement sans préavis.Le tarif est valide jusqu'au 21 août 2001.Dans les destinations du Club Med, le séjour gratuit pour les enfants de 17 ans et moins s'applique uniquement à Punta Cana, à partir de 1 419 $ et non pas à Cancun, Varadero, Paradise Island, Guadeloupe et Turkoise.Nous nous excusons des inconvénients que cette erreur a pu causer à notre clientèle.L'Association marketing des concessionnaires Chevrolet Oldsmobile du Québec suggère aux consommateurs de lire ce qui suit.Offres d'une durée limitée réservées aux particuliers, s'appliquant aux véhicules neufs sélectionnés 2001 en stock, tels que décrits ci-dessus.Photos à titre indicatif seulement.Sujet à l'approbation du crédit de GMAC.Paiements mensuels basés sur un bail avec versement initial (voir tableaux de mensualités).À la location, transport et préparation inclus, immatriculation, assurance et taxes en sus.Dépôt de sécurité d'au plus 550 $ et première mensualité exigés à la livraison.Frais de 12 ¢ du km après 60 000 km pour Silverado et 80 000 km pour Blazer.À l'achat, préparation incluse, transport (Blazer : 835 $, Silverado : 990 $), immatriculation, assurance et taxes en sus.\u0001Taux de financement à l'achat de 0,9% disponible jusqu'à 60 mois pour Blazer.Taux de financement à l'achat de 1,9% disponible jusqu'à 48 mois pour Silverado.Le concessionnaire peut fixer son propre prix.Exemple de financement de 30 000 $ à 0,9%: 60 versements de 511,52 $, coût en intérêts de 691,20 $, coût total de 30 691,20 $.Exemple de financement de 25 000 $ à 1,9%: 48 versements de 541,29 $, coût en intérêts de 981,92 $, coût total de 25 981,92 $.\u2020Rabais aux diplômés taxable et accordé selon les critères du manufacturier.\u2020\u2020 MDMarque déposée de General Motors Corporation.Banque TD, usager agréé.Un échange de véhicules entre concessionnaires peut être requis.Pour plus d'information, voyez votre concessionnaire participant, visitez le www.gmcanada.com ou faites le 1 800 463-7483.LaGRANDELIQUIDATION \u2020 \u2020\u2020 298/mois Transport et préparation inclus 0,9% à l'achat\u0001 30 998 $ à l'achat 348/mois Transport et préparation inclus 1,9% à l'achat\u0001 279 98 $ à l'achat Location 48 mois 0$ 2 359 $ 4672$ Comptant (ou échange équivalent) Mensualité 399 $ 348 $ 298 $ Location 36 mois 0$ 2 365 $ 3 717 $ Comptant (ou échange équivalent) Mensualité 458 $ 388 $ 348 $ ADIEUMODÈLES 2 0 0 1 Moteur V6 Vortec 4,3 L de 190 HP Boîte automatique 4 vitesses Climatiseur Portes, vitres et rétroviseurs chauffants à commandes électriques Blazer LS Chevrolet 2 portes 4 x 4 Moteur V8 Vortec 4,8 L de 270 HP Boîte automatique 4 vitesses Climatiseur Roues, calandre et pare-chocs chromés Silverado Chevrolet Édition Thunder Cabine allongée 2979459A 6LP1002A0818 A10 - SAMEDI 6LP1002A0818 ZALLCALL 67 01:08:12 08/18/01 B La Bible traduite par des écrivains franco-québécois Presse Canadienne OTTAWA \u2014 La Bible a fait l'objet d'une nouvelle version rédigée en commun par un groupe d'écrivains franco-québécois.Cette nouvelle version du texte sacré devrait être disponible dans les librairies en septembre.La nouvelle version sera éditée à 100 000 exemplaires en France et au Québec.Jean-Pierre Prévost, un des trois coordonnateurs, a qualifié ce projet de traduction « d'aventure folle ».Il n'est pas évident de réunir 47 personnes, regroupant exégètes et écrivains déjà fort occupés, les uns travaillant en France, les autres au Québec pour traduire et rédiger dans un français contemporain des textes écrits en araméen et en hébreu il y a plus de 2000 ans.« C'était un pari assez ambitieux », reconnaît M.Prévost.Au Québec, 14 personnes ont participé au projet, dont les écrivains Jacques Brault, lauréat du prix du gouverneur général, Pierre Ouellet et Marie-André Lamontagne.Ils ont collaboré à la traduction et à la rédaction de 33 des 73 livres que comporte la Bible.En France, le prix Goncourt 1999, Jean Echenoz, a participé à la traduction, de même que Florence Delay, prix Fémina.À l'origine, le projet devait être réalisé uniquement en France par des Français.« Je connaissais les personnes qui s'en occupaient et j'ai pensé que des gens d'ici pourraient faire le travail, raconte M.Prévost.Les contacts ont été faits auprès de la maison d'édition Bayard, responsable du projet, qui a accepté d'emblée la contribution québécoise.» L'originalité du projet a été de réunir biblistes et écrivains, souligne de son côté Gilles Collicelli, directeur de la maison Médiaspaul, de Montréal.Avec pour résultat que les textes sont fidèles aux textes-sources mais sont écrits dans des mots aujourd'hui, reflétant la culture d'aujourd'hui.Comme on a donné beaucoup de latitude et de liberté aux écrivains, certains seront étonnés de voir que le mot pêché a presque disparu de la Bible pour être remplacé par « égarement » et que des mots comme « foi », « résurrection » et « Satan » deviennent dans la nouvelle traduction « confiance », « réveil » et « provocateur ».« On a voulu actualiser les textes tout en demeurant fidèle, soutient Jean-Pierre Prévost.La traduction peut apparaître avant-gardiste mais il ne faut pas oublier que le mot péché vient lui même d'une traduction.On a essaie de renouer avec l'image derrière les mots grecs où hébreux.» Certains livres saints comme le livre de Job seront difficiles à reconnaître alors que des paraboles comme celle de l'enfant prodigue ou le récit de la naissance de Jésus ont été peu modifiés.Le travail s'est fait par équipe de deux, un exégète et un écrivain qui comparaient leur résultat.Pendant les six années du projet, il y a eu deux à trois rencontres par année entre les participants québécois et autant en France.On n'a jamais été en mesure de réunir les 47 participants.Mais grâce à Internet, le travail été accéléré.« De Hull, j'étais en contact quotidien avec les participants », souligne Jean-Pierre Prévost, bien qu'il ait dû à plusieurs reprises aller en France.Photo REUTERS La Sud-Coréenne Maria Sung, à gauche, a quitté un hôpital de Rome, hier, en compagnie de sa traductrice, après avoir subi un test de maternité qui s'est révélé négatif.L'épouse de Mgr Milingo n'est pas enceinte Agence France-Presse ROME \u2014 Maria Sung, l'épouse coréenne de l'archevêque zambien Emmanuel Milingo, n'est pas enceinte, a annoncé hier un porteparole de la secte Moon lors d'une conférence de presse à Rome.Le test de grossesse effectué hier matin sur Maria Sung dans un hôpital romain s'est révélé négatif, a précisé le porte-parole.Mme Sung, médecin coréen de 43 ans, a épousé Mgr Milingo, 71 ans, le 27 mai dernier lors d'une cérémonie de mariage collective présidée à New York par le Sud-Coréen Sun Myung Moon, chef de la secte du même nom.Menacé d'excommunication par l'Église à la suite de son mariage, Mgr Milingo a rencontré la semaine dernière le pape Jean Paul II qui l'a reçu en audience dans sa résidence estivale de Castelgandolfo.À la suite de cet entretien, le prélat avait annoncé le 8 août qu'il présenterait deux jours plus tard son épouse au Vatican.Depuis, il a cessé de faire des déclarations et personne, en dehors de la hiérarchie catholique, ne sait exactement où il se trouve.Le Vatican avait annoncé samedi dernier que Mgr Milingo avait décidé de prendre une période de réflexion, puis a publié une lettre mardi de l'archevêque annonçant qu'il renonçait à son épouse et revenait dans le giron de l'Église catholique.2979747A Dernière chance pour la vente printemps été 1214, rue Sherbrooke Ouest (514) 849-8573 Ogilvy 3e étage 1307, rue Ste-Catherine Ouest (514) 843-9783 Toutes les ventes sont finales de 70% rabais 2980793 2980793A 6LP1102A0818 A11 - SAMEDI R 6LP1102A0818 ZALLCALL 67 01:06:26 08/18/01 B Victoire d'un ex-officier contre les Forces armées Ses subalternes avaient tenté de l'empoisonner lors d'une mission en Croatie Presse Canadienne \u2014 Un ancien adjudant des Forces armées canadiennes, victime d'une tentative d'empoisonnement de la part de ses subalternes en Croatie, en 1993, vient de remporter une bataille légale dans le cadre de ses efforts pour obtenir 7,5 millions de dollars en dommages et intérêts de la part du gouvernement fédéral.Ottawa demandait au tribunal de rejeter la poursuite en raison du fait que l'ex-officier jouit d'une pension de l'État et, par conséquent, ne pouvait réclamer un dédommagement additionnel.Roza Aronovitch, protonotaire de la Cour fédérale, s'est opposée à cette requête.« La Couronne n'a pas convaincu la cour, au-delà de tout doute, de l'invalidité de la revendication du plaignant », a-t-elle écrit dans sa décision.Matt Stopford s'est dit « très, très heureux » de la décision rendue par la Cour fédérale, cette semaine.Selon lui, le gouvernement fédéral et le ministère de la Défense nationale auraient dû le prévenir des tentatives d'empoisonnement le visant et lui fournir des soins rapides et efficaces lorsqu'il est tombé malade.Les autorités militaires ne l'ont informé de la situation qu'en 1999.Le supplice de M.Stopford a commencé lors du déploiement de troupes canadiennes en Croatie, en 1993.L'ex-officier affirme que les militaires alors sous ses ordres, préoccupés par le zèle dont il faisait preuve dans un environnement dangereux, ont tenté de le rendre malade en mettant dans son café du liquide de refroidissement, du combustible et des gouttes ophtalmiques.Apparemment, ils en étaient venus à la conclusion que si leur supérieur était mis hors de combat, il ne serait pas en mesure de les mettre en péril.À son retour de Croatie, M.Stopford a éprouvé des douleurs articulaires et des maux d'estomac chroniques.En 1998, il a été renvoyé de l'armée, celle-ci l'estimant inapte pour raisons de santé.Au terme d'un combat de longue haleine, l'ancien officier avait par la suite obtenu des Anciens combattants une rente de retraite militaire.Âgé de 38 ans, Matt Stopford s'est fait dire qu'il ne lui restait peut-être que 10 années à vivre.Photo PC Matt Stopford, qui doit porter des verres teintés à cause de sa sensibilité à la lumière, est très heureux de la décision rendue par le tribunal.2 billets pour la Coupe Grey .300 $ Une sortie au restaurant .100 $ Apprendre une autre langue .INESTIMABLE Ce que vous faites de votre argent durement gagné, cela ne concerne que vous.Ce qui nous concerne, nous, c'est de vous offrir un enseignement supérieur en langues étrangères.Que vous souhaitiez améliorer votre anglais pour entrer dans une université anglophone, être plus à l'aise pour converser dans votre milieu professionnel ou dans votre vie sociale, nous avons le cours ou le programme qu'il vous faut.Inscrivez-vous pour cet automne et épanouissez-vous pleinement dans votre vie universitaire, professionnelle et personnelle en maîtrisant l'anglais, langue seconde.Dépôt (non remboursable)\u2026.300 $ Paiement par chèque certifié ou mandat à l'ordre de l'Université Concordia, ou par Visa, Master Card ou Interac.L'argent liquide et les chèques personnels ne sont pas acceptés.Inscription en personne, paiement et test de niveau avant le 24 août, du lundi au vendredi, de 9 h à 16 h 30.Les candidats devront passer un test de niveau avant d'être admis.RENSEIGNEZ-VOUS SUR NOS PROGRAMMES DE FORMATION PROFESSIONNELLE.Pour plus d'information : 1600, rue Ste-Catherine Ouest, bureau 117 Montréal (Québec) H3H 2S7 (métro Guy-Concordia, sortie Guy) téléphone : (514) 848-3600 télécopieur : (514) 848-2806 Internet : www.concordia.ca/conted courriel : celi@alcor.concordia.ca TEMPS PLEIN 10 septembre - 16 novembre du lundi au jeudi : 9 h - 15 h vendredi : 9 h - 13 h 10 semaines (240 h) .1 900 $ Programme intensif d'anglais \u2014 Automne 2001 2978311A 2 jours seulement HOLYDAY INN 6700, route Transcanadienne, Pointe-Claire, (coin saint-jean) Tél.: (514) 697-7110 LIQUIDATION DE TAPIS PERSANS Comptant ou chèque URGENT Ceci demande immédiatement votre attention.Un des plus importants grossistes de tapis d'Orient en Amérique du Nord et en Eur ope tient une vente publique.Venez voir notre immense sélection et profitez des plus bas prix au Canada Tabriz Mahi soie et laine 7pi x10 pi 3 900$ 1 499$ Tabriz Naghshe 7pi x10 pi 4 900$ 1999$ Nain 7'x10' 2 500$ 999$ Le samedi 18 août de 10 h à 20 h LIQUIDATEUR TAPIS HERAWI Le dimanche 19 août de 10 h à 19 h 50% de rabais Entente à l'Armée du Salut LES QUELQUE 20 employés salariés de l'Armée du Salut de Montréal ont brisé leur piquet de grève et sont rentrés au travail, hier matin, dans les locaux de la rue Notre- Dame de l'organisme caritatif.Ces employés, en majorité des femmes qui travaillent à la salle de triage des vêtements et au quai de déchargement de l'institution charitable, demandaient, entre autres, une augmentation de salaire.La grève aura duré exactement un mois.Pendant cette période, les cadres ont dû exécuter les tâches de leurs employés.SOLDSES O U V E R T S 5 , 1 2 E T 1 9 A O Û T P A R I S P a r i s L o n d r e s B r u x e l l e s B a r c e l o n e G e n è v e N e w Y o r k M i l a n T o k y o w w w .r o c h e - b o b o i s .c o m CHANGEMENT DE DÉCOR JUSQU'AU 1 9 AOÛT LES SOLDES ENTRENT EN SCÈNE CHEZ ROCHE-BOBOIS.VOUS ALLEZ ÊTRE AUX PREMIÈRES LOGES POUR PROFITER DE PRIX EXCEPTIONNELS SUR LES SALONS CUIR OU TISSU, CHAMBRES, SALLES À MANGER, AINSI QUE SUR LES PETITS MEUBLES, TAPIS ET ACCESSOIRES.ALORS DÉPÊCHEZ-VOUS LE RIDEAU RETOMBE LE 19 AOÛT.2976831A 6LP1201A0818 Samedi a12 6LP1201A0818 ZALLCALL 67 01:09:44 08/18/01 B Une amende de 135$ pour avoir craché sur la place publique ROLLANDE PARENT Presse Canadienne MONTRÉAL \u2014 Pour avoir craché à quelques reprises par terre, sur l'avenue Mont-Royal, un homme écope d'une amende de 135 $ et, de fil en aiguille, sa conjointe est accusée d'avoir proféré des menaces de mort envers un policier, nous apprend une décision d'un comité de déontologie policière.En février 1999, autour de 17 h, un couple déambulait sur l'avenue Mont-Royal quand l'homme s'est senti observé par deux policiers se trouvant à bord de leur auto-patrouille.Quelques secondes plus tard, la voiture de police arrive et l'agent Hassan Rougaibi indique au citoyen qu'il l'a vu cracher par terre à plusieurs reprises et que cette façon de faire est contraire à la réglementation municipale.Le citoyen nie avoir craché et dit ignorer que ce geste est interdit.Sa compagne juge ridicule la situation et le dit carrément.Le policier exhibe alors le règlement pertinent.En réplique, la dame crache par terre.Devant la tournure des événements, le citoyen demande au policier Rougaibi de faire venir son supérieur.L'agent refuse.Devant cela, la dame intercepte elle-même une voiture de police.Elle raconte aux policiers qui s'y trouvent l'incident en cours.Ceux-ci confirment que l'amende pour une telle infraction est de 135 $.Voyant que l'agent Rougaibi continue de rédiger le constat d'infraction, la dame lui dit qu'un jour il va récolter ce qu'il sème et va finir une balle dans la tête.Le collègue de l'agent Rougaibi, l'agent Adalbert Pimentel descend de la voiture de police et met la dame en état d'arrrestation pour menaces de mort.Il lui passe les menottes.L'agent Rougaibi conduit la dame au poste de police.Chemin faisant, elle se plaint du froid (c'est le mois de février) et demande à l'agent de monter la glace de la portière.L'agent n'en fait rien.Finalement, la dame est accusée de menaces de mort.Elle est cependant acquittée en juillet 1999.Quant à son conjoint, il a plaidé coupable d'avoir sali la voie publique en crachant.Après avoir écouté les prétentions des policiers et du couple, le président du comité de déontologie policière, Me Gilles Arsenault, conclut que l'agent Rougaibi a été méprisant à l'égard de la citoyenne en négligeant de lever la glace de sa portière.« L'agent Rougaibi aurait-il fait preuve de si peu d'égards à l'endroit de son collège de travail, ou même d'un voisin, si une semblable demande lui avait été faite ?Le comité ne le croit pas.» Pour cette faute déontologique, une sanction sera imposée d'ici quelques semaines.Me Arsenault note aussi que le témoignage du policier Rougaibi l'a convaincu que celui-ci « semble manifestement ignorer les dispositions de l'article 495 du Code criminel concernant les pouvoirs d'arrestation d'un agent de la paix, notamment en ce qui a trait aux modalités d'exercice de ces pouvoirs lorsqu'il s'agit, comme en l'espèce, d'infraction mixte ».Me Arsenault conclut que bien que les policiers croyaient à tort avoir le droit de procéder à l'arrestation, ils ont agi en toute légalité.Il signale également qu'« il y a lieu de s'interroger sur l'impact véritable » sur les policiers des paroles prononcées par la citoyenne.En d'autres termes, les policiers ont-ils cru qu'ils se trouvaient véritablement devant des menaces de mort ?Et ça peutêtre n'importe où! 2975159A Un adolescent comparaîtra devant un tribunal pour adultes CHRISTIANE DESJARDINS VU LA PRESQUE nullité de ses chances de réhabilitation et l'aspect sordide du crime, Robert Blais, qui avait 17 ans au moment du meurtre dont il est accusé, subira son procès devant un tribunal pour adultes, a décrété la Cour d'appel.Blais et Simon Tremblay, 20 ans, sont accusés du meurtre prémédité de Patrick Mac Nicoll, 19 ans.Le cadavre du jeune homme, torturé et poignardé à 93 reprises, a été découvert à l'arrière de l'auditorium de Verdun, dans la nuit du 13 mai 2000.Les deux suspects avaient été arrêtés dans les jours suivants.Devant la Cour du Québec, Blais a obtenu la permission d'être jugé en Chambre de la jeunesse.La Couronne en a appelé de cette décision et la Cour d'appel vient de lui donner raison.Dans un jugement unanime, les juges Marc Beauregard, Morris J.Fish et François Pelletier rappellent que depuis que le Parlement a inversé la règle en 1995, les adolescents de 16 et 17 ans qui commettent les crimes les plus graves doivent être traduits devant les tribunaux de droit commun, sauf ordonnance contraire.Pour obtenir cette permission, l'accusé doit répondre à certains critères, notamment démontrer qu'il y a des chances raisonnables, voire sérieuses, de réhabilitation.Or, dans le cas de Blais, ces chances sont minces, pour ne pas dire nulles, et les chances de récidives énormes, sont d'avis les experts qui l'ont évalué.Il est manipulateur, commet des actes criminels sur une base régulière, et y prend orgueil.Ajoutons à cela que Tremblay, qui serait son complice, venait à peine d'avoir 18 ans au moment du crime, et qu'il subit, lui, son procès devant un tribunal pour adultes.Tous ces facteurs, ainsi que les circonstances odieuses du crime, ont convaincu la Cour d'appel que la place de Blais était devant un tribunal pour adultes.Blais, qui était détenu dans un établissement pour adolescents, a été formellement accusé de meurtre et complot de meurtre au palais de justice de Montréal, hier, et envoyé dans un centre de détention pour adultes en attendant la tenue de son procès.Soulignons que Tremblay est également détenu, puisque la liberté sous cautionnement lui a été refusée par la Cour supérieure, en raison du risque qu'il représente pour la société.La date de leur procès n'est pas encore fixée.Besoin de STORES ?Venez magasiner au PLUS GRAND fabricant de stores au pays, aux PLUS BAS PRIX, garantis ! 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hier à midi, a annoncé la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU).Les précipitations enregistrées ont aidé à diminuer le danger d'incendie, mais la prudence est toujours de mise, notamment en Outaouais, dans la réserve de La Vérendrye, et en Mauricie, a précisé la SOPFEU.Les prévisions météorologiques laissent aussi entrevoir une augmentation rapide du danger d'incendie dans toute la province.Hier soir, sept incendies étaient encore en activité au Québec.Depuis le début de la saison, ce sont 855 incendies de forêt qui ont été enregistrés, avec un total de 1259 hectares de forêt détruits. 6LP1301A0818 A13SAMEDI 6LP1301A0818 ZALLCALL 67 01:09:52 08/18/01 B Climat: des dizaines de millions de personnes menacées Des juifs français s'installent au pays de l'Intifada De généreuses subventions sont allouées aux nouveaux immigrants MICHAËL BLUM Agence France-Presse BEIT EL (Cisjordanie) \u2014 Gilles Lellouche a « confiance en Dieu »: à 30 ans, cet informaticien d'origine française affirme qu'il est « rentré chez lui » en s'installant le lendemain du 14 juillet dans la colonie de Beit El, près de Ramallah (Cisjordanie), en pleine Intifada.Accompagné de son épouse Hava, elle aussi française, ainsi que de leurs deux filles, Eden, 4 ans, et Sarah, 9 mois, ils ont immigré en Israël et ont immédiatement débarqué dans leur nouveau foyer à Beit El.« Après avoir beaucoup réfléchi, nous avons décidé de sauter le pas » explique Gilles Lellouche, originaire de Garges-les-Gonesses, dans la région parisienne.Pour expliquer son départ, il affirme qu'il se sentait « menacé ».« J'ai été agressé deux fois par des Arabes près de chez moi, je ne me sentais plus en sécurité en France, relate-t-il.Je suis conscient des dangers auxquels nous nous exposons, avec ma femme et mes filles, mais nous n'avons pas peur car tout est dans la main de Dieu », assure-t-il.Ce jeune homme barbu, la tête couverte par une kippa, la calotte des juifs religieux, est surtout ému de l'accueil qui lui est réservé.Plus de 15 familles sont venues souhaiter la bienvenue aux premiers locataires d'un appartement flambant neuf, loué à des conditions financières particulièrement avantageuses grâce aux généreuses subventions publiques accordées aux nouveaux immigrants.D'ici septembre, une dizaine d'autres familles venues de France doivent s'installer dans ce nouveau quartier de Beit El inauguré en 2000, explique Tanya Botshko, responsable des ventes d'appartements pour une société immobilière dans la colonie.Pour l'ensemble de Beit El, qui compte 4200 habitants, 35 autres familles sont attendues dans les prochains mois, alors qu'une quinzaine de départs sont prévus, indique un responsable de la colonie, David Chaouat.Pour Gilles Lellouche, que sa femme appelle Gilles et qui se présente désormais sous le prénom hébraïque de Moshé, c'est la foi qui est à l'origine de son émigration.« Et ce, malgré l'opposition de ma famille qui voulait me retenir en France », souligne-t-il.Interrogé sur ses motivations, il explique qu'il était à la recherche d'un « cadre de vie religieux juif » et qu'il a été convaincu en visionnant des cassettes vidéo et des plans que lui a présentés en France Tanya Botshko.« C'est exactement ce que nous imaginions », proclame-t-il en regardant ému une table dressée avec du mousseux et des gâteaux apportées par leurs nouveaux voisins.Dans un premier temps, il va se consacrer à l'apprentissage de l'hébreu dans le premier « oulpam », institut spécialisé dans l'enseignement de cette langue aux nouveaux immigrants, qui doit ouvrir en septembre à Beit El.Vingt-cinq autres familles de France sont attendues dans une colonie voisine de Kochav Ha Hashar, selon les statistiques de l'Agence juive, un organisme paragouvernemental chargé notamment de l'immigration.De plus en plus de colons israéliens de longue date ont pourtant le sentiment d'être particulièrement visés par les attaques palestiniennes, notamment sur les routes.Depuis le début de l'Intifada le 28 septembre, 33 colons ont été tués en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, occupées par l'État juif depuis juin 1967 et revendiquées par les Palestiniens comme partie intégrante de leur futur État.De plus, des centaines de personnes ont été blessées.Une réalité apparemment sans prise sur Gilles Lellouche, qui assure avoir « réalisé désormais son rêve ».Agence France-Presse AMSTERDAM \u2014 Le responsable américain d'un groupe de scientifiques créé par l'ONU pour étudier le changement climatique, Robert Watson, estime que le réchauffement planétaire pourrait « chasser de chez eux des dizaines de millions de personnes.» M.Watson, qui préside le Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC, ou IPCC en anglais), a lancé cette nouvelle mise en garde lors d'une conférence scientifique à Amsterdam, organisée à quelques jours de la reprise officielle des négociations de l'ONU sur le changement climatique.La montée du thermomètre et du niveau de la mer va multiplier inondations et sécheresses et menacer les petits États insulaires et les zones de deltas, selon l'IPCC.« Le climat change et des phénomènes naturels ne suffisent pas à l'expliquer », a dit M.Watson.« Le changement climatique résultant des activités humaines est inévitable, a-t-il ajouté.Il frappera la plus grande partie de la population de la planète, notamment les pauvres des pays en développement.« Au total, a-t-il insisté, il affectera les ressources en eau, la sécurité alimentaire et la santé.Et il est susceptible de chasser de chez eux des dizaines de millions de personnes.» Le troisième rapport de l'IPCC, publié l'hiver dernier, prévoit une hausse de température de 1,4 à 5,80 C entre 1990 et 2100 et une hausse du niveau de la mer de 9 à 88 cm.Il établit un lien plus net que les rapports précédents (1990 et 1995) entre ces phénomènes et la concentration accrue de gaz à effet de serre dans l'atmosphère résultant de la consommation des énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz).Les négociations climatiques portent sur la définition des modalités qui permettraient d'appliquer concrètement le protocole de Kyoto, un accord imposant des réductions d'émissions de gaz à effet de serre aux pays industriels.Elles sont compromises par la décision du président George W.Bush de rejeter cet accord international de 1997, qui n'a été ratifié par aucun grand pays industriel et n'est toujours pas en vigueur.M.Bush a fait valoir notamment, à l'appui de sa décision de mars dernier, qu'il subsistait des incertitudes sur les liens entre le changement climatique et les activités humaines.Depuis le début de l'Intifada le 28 septembre, 33 colons ont été tués en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.© 2001 SOCIETE TELE-MOBILE.MCTELUS Mobilité, le logo TELUS Mobilité et telusmobilite.com sont des marques de commerce utilisées avec l'autorisation de TELUS Holdings Inc.Le futur est simple est une marque de commerce utilisée avec l'autorisation de Clearnet Communications Inc.Redevances d'utilisation mensuelles de 6,95 $.Taxes et frais d'interurbain en sus.MC Le futur est simple.L'offre dira au revoir le 30 septembre 2001.L'OFFRE INCONTOURNABLE Pour 25 $ par mois, vous obtenez : 150 minutes en tout temps Appels locaux illimités la fin de semaine, du vendredi 18 h au lundi 8 h 100 minutes d'appels interurbains la fin de semaine au Canada Messagerie vocale, appel en attente et appel conférence Impossible de passer à côté de cette offre.Magasinez en ligne à telusmobilite.com ou appelez-nous au 1 888 810-5555 Les Galeries d'Anjou, Montréal Carrefour Laval, Laval 950, rue Ste-Catherine Ouest, Montréal Centre Rockland, Mont-Royal Fairview Pointe-Claire, Pointe-Claire Carrefour Angrignon, La Salle Les Promenades St-Bruno, St-Bruno Place Versailles, Montréal Mail Champlain, Brossard Place Vertu, St-Laurent RÉGION MÉTROPOLITAINE DÉTAILLANTS AUTORISÉS MOBILITÉ LAVAL Digital Radiocommunications Inc.(450) 973-3443 SRAD Communications Inc.(450) 622-1748 DOLLARD-DES-ORMEAUX La Zone SCP (514) 421-9889 MONTRÉAL Action Télécom (514) 989-9952 Direct.Com (514) 381-3490 Satellico Com Inc.(514) 387-4848 REPENTIGNY Technicomm (450) 582-0085 LASALLE La maison du cellulaire (514) 366-6665 LONGUEUIL Cell-Bo Communications Inc.(450) 468-0993 ST-LAURENT PC Page Communications Inc.(514) 339-1130 CANDIAC D2 Technologie (450) 635-5480 LAVAL Raytech Électronique Inc.(450) 975-1015 MONTRÉAL Instant Page (514) 499-2080 ST-JEAN-SUR-LE-RICHELIEU Majestech Inc.(514) 990-0547 VAUDREUIL-DORION Services Technologiques D.A.T.T (450) 424-7158 GRANBY Télécomm.Experts (450) 777-3077 MONTRÉAL Radio Service LCT Inc.(514) 953-4864 Communication Métropolitaine (514) 259-1988 Globe Mobilité (514) 272-0099 Instant Page (514) 527-2080 2976893A La crise du café ébranle 1,5 million d'emplois en Amérique centrale Agence France-Presse SAN JOSÉ \u2014 La chute sans fin des cours du café menace de plus en plus directement 1,5 million d'emplois en Amérique Centrale, région dont l'économie est fortement dépendante de la caféiculture, selon des responsables du secteur.La situation est grave, il s'agit d'une des pires crises qu'ait traversé la caféiculture, estime Ricardo Aspitia, président du Conseil salvadorien du café (CSC).Le secteur du café emploie directement près de 1,5 million de personnes en Amérique centrale : 700 000 au Guatemala, 111 000 au Honduras, 280 000 au Nicaragua, 135 000 à El Salvador et 200 000 au Costa Rica.Il représente également une des plus importantes sources de devises pour ces pays, notamment au Nicaragua et au Honduras où le café compte pour respectivement 31 % et 26,3 % des exportations en 2000.La dégringolade constante des cours du café depuis 1996, en raison d'une forte surproduction sur le marché international, porte donc un coup très dur à ces pays.Les prix du café produit dans la région évoluent actuellement entre 60 et 70 dollars le sac (un sac = 46 kilos), nettement en deçà du coût de production local, estimé à 90 dollars le sac.À volumes d'exportations constants (autour de 15,6 millions de sacs par an), les cinq pays de l'isthme centro-américain ont vu chuter leurs revenus, qui sont passés de 1,95 milliard $ US en 1996 à 1,5 milliard en 2000.Et la situation devrait encore se dégrader cette année avec un chiffre d'affaires attendu de 901,8 millions, en baisse de 54 % par rapport à 1996, à volumes de ventes comparables.Conséquence prévisible de cette crise, la production de café s'est effondrée et le chômage menace les centaines de milliers de travailleurs du secteur en Amérique centrale. 6LP1401A0818 Samedi a14 6LP1401A0818 ZALLCALL 67 01:06:48 08/18/01 B DRAME DE WALKERTON Bêta Pictoris: une étoile modèle Des contrôleurs de la formation du système solaire des eaux sermonnés Agence France-Presse PARIS \u2014 Les premières centaines de millions d'années d'existence de notre système planétaire ont été beaucoup plus actives qu'on le pense, d'après ce que rapporte une équipe franco-américaine dans une étude publiée jeudi dans la revue Nature.Une étude consacrée à une étoile de l'hémisphère austral parmi les plus célèbres, Bêta Pictoris, éclaire d'un jour nouveau les derniers stades de la formation des systèmes planétaires, en apportant la preuve qu'il existe bien des comètes dans le disque de poussières et de gaz qui entoure cette étoile.Cette « confirmation éclatante » de leur hypothèse vieille de près de quinze ans, les chercheurs \u2014 de l'Institut d'Astrophysique de Paris (IAP), du Laboratoire d'Astrophysique de Marseille et de l'Université Johns Hopkins à Baltimore (États- Unis) \u2014 la doivent au satellite américano- franco-canadien FUSE (Far Ultraviolet Spectroscopic Explorer).Lancé en juin 1999, FUSE est dédié à la spectroscopie à haute résolution dans l'ultraviolet.Les observations dans cette gamme de longueurs d'onde permettent d'étudier l'hydrogène moléculaire, molécule la plus abondante de l'Univers.L'hydrogène constitue plus de 90 % des atomes.À partir d'une certaine densité, ces atomes se combinent deux à deux pour former de l'hydrogène moléculaire.Le disque circumstellaire de Bêta Pictoris, que les astronomes soupçonnent depuis longtemps d'abriter des planètes, est dépourvu d'hydrogène moléculaire, viennent ainsi de découvrir, grâce à FUSE, les chercheurs dirigés par Alain Lecavelier des Étangs-Levallois (IAP).Or, avec le Télescope Spatial Hubble, l'équipe avait déjà détecté la présence de molécules de monoxyde de carbone (CO) autour de l'étoile.« Ce que l'on observe dans le disque de Bêta Pictoris, expliquent Alain Lecavelier des Etangs et ses collègues, est ainsi à l'opposé de ce que l'on voit dans les nuages de gaz de notre galaxie, où il n'y a du monoxyde de carbone que lorsqu'il existe de l'hydrogène moléculaire.Cette apparente contradiction ne peut s'expliquer que par la présence de millions de comètes (chiffre déduit des quantités de CO mesurées) autour de Bêta Pictoris : en s'approchant de leur étoile, les comètes libèrent les gaz congelés en leur sein.Mais l'hydrogène moléculaire ne peut être piégé sous forme de glace, comme le monoxyde de carbone.C'est donc l'évaporation de comètes qui peut alimenter le disque de Bêta Pictoris en monoxyde de carbone sans y ajouter d'hydrogène moléculaire.Les systèmes planétaires ne se « figent » pas rapidement après leur formation, conclut l'équipe, mais sont en réalité extrêmement actifs pendant les premières centaines de millions d'années de leur existence.Le « nettoyage » des résidus de collisions entre astéroïdes, bombardement des planètes par d'autres résidus ou l'évaporation de myriades de comètes, comme on l'observe aujourd'hui autour de Bêta Pictoris prend du temps.Bêta Pictoris est-elle une étoile active ?, se demande par ailleurs la même équipe, dans une étude publiée quasiment simultanément, dans la dernière livraison des Astrophysical Journal Letters (du 10 août), en annonçant la première détection, toujours grâce à FUSE, de carbone deux fois ionisé et d'oxygène cinq fois ionisé dans le spectre de l'étoile.Cette découverte constitue une surprise.Cet oxygène hautement ionisé, explique Alain Lecavelier des Étangs, est un révélateur de gaz à la température de plusieurs centaines de milliers de degrés (celle de la zone de transition chromosphère- couronne, dans le Soleil).Bêta Pictoris est une étoile relativement jeune (20 millions d'années environ), elle ne devrait pas posséder de couronne.Ce pourrait pourtant être le cas.« À vrai dire, reconnaît le scientifique, nous ne comprenons pas vraiment ces deux observations ».Bêta Pictoris n'a donc pas fini de faire parler d'elle.Presse Canadienne WALKERTON \u2014 Le juge dirigeant l'enquête sur la pire affaire d'eau contaminée à l'E.coli de l'histoire du Canada, survenue l'an dernier à Walkerton, en Ontario, a réprimandé certains des acteurs clés de ce drame, hier, leur reprochant de s'accuser les uns les autres.Le juge Dennis O'Connor a estimé troublante ce qu'il a qualifié de réticence du gouvernement de l'Ontario et du responsable du service de la gestion des eaux de Walkerton, entres autres, à endosser la responsabilité de cette affaire.« Je ne suis pas vraiment rassuré quand l'un des contrôleurs affirme : « Il y a deux autres contrôleurs, je peux donc me fier à eux », a déclaré le juge O'Connor.Parce que si tous les contrôleurs se fient les uns aux autres, plus personne ne contrôle quoi que ce soit.» Le magistrat a également indiqué avoir de la difficulté à croire qu'il n'y avait aucun moyen de savoir que l'ex-responsable du système de distribution d'eau potable de Walkerton, Stan Koebel, ne remplissait pas adéquatement ses fonctions.M.Koebel a admis, entre autres choses, avoir falsifié des registres et parfois omis de désinfecter l'eau de la petite localité ontarienne.« Nous avons trois contrôleurs, un système en fait, qui ne pourrait pas s'apercevoir de ce que fait Stan Koebel ?Je n'y crois pas », a-t-il ajouté.L'affaire de Walkerton s'est soldée par un triste bilan de sept morts et plus de 2000 malades, en mai 2000.Autre épidémie Par ailleurs, six personnes ont été hospitalisées à Campbellton, dans le nord du Nouveau- Brunswick, et plusieurs autres personnes ont indiqué éprouver les symptômes d'une contamination à l'E.coli, ces derniers jours.Le Dr Wayne Mac Donald, responsable des services médicaux du Nouveau-Brunswick, a indiqué vendredi que 11 personnes de Campbellton s'étaient présentées l'hôpital local, se plaignant de douleurs gastriques et de diarrhées sanglantes, symptômes habituels de la contamination à l'E.coli.Le médecin a indiqué que six de ces personnes étaient en ce moment hospitalisées, leur état de santé étant jugé stable.Les autorités ignorent encore la cause de ces cas de contamination.Le Dr Mac Donald a toutefois indiqué que plusieurs des personnes affectées avaient pris un repas au même restaurant.30$ par mois > Soirs et week-ends illimités > 100 minutes en semaine > Messagerie vocale personnelle > Afficheur > Appel en attente > Renvoi d'appels > 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Today Sans tambour ni trompette, l'administration Bush est en voie d'annuler, ou de passer outre aux mesures de contrôle des armes à feu préconisées par l'administration Clinton.Et à la grande joie des partisans des armes à feu, l'opposition démocrate au Congrès n'a pas crié au scandale ni exigé des correctifs comme elle l'avait fait dans les dossiers de l'Accord de limitation des missiles antibalistiques et de la protection environnementale.Certains chefs et stratèges démocrates s'inquiètent que l'image « anti-armes à feu » du parti fasse perdre des votes à leurs candidats, notamment chez les hommes blancs, les résidants ruraux et les électeurs des États sudistes.La question des armes à feu, estiment certains analystes, a contribué plus que toute autre à la défaite du candidat Al Gore dans des États traditionnellement démocrates du Sud et des régions limitrophes.S'il avait triomphé dans un seul de ces États, Gore serait aujourd'hui président.« Nous avons perdu nombre d'électeurs qui, sur presque tous les autres enjeux, se sont rendu compte qu'ils auraient mieux fait avec Gore », affirme le sénateur du Connecticut et colistier de Gore, Joe Lieberman.« Ils étaient inquiets de ce qui arriverait si Al était élu.Cette question (les droits en matière d'armes à feu) a beaucoup d'importance pour ces gens qui, autrement, voudraient voter pour nous.» Les partisans frustrés du contrôle des armes à feu estiment que les démocrates dramatisent la situation.Ils notent que le contrôle des armes à feu a aidé les candidats démocrates et nui aux républicains dans les États du Missouri, du Michigan et de Washington.Les sortants républicains ont été défaits dans les trois États.« Les démocrates ont mal interprété les résultats des élections », opine Joe Sudbay, directeur des politiques publiques du Violence Policy Center, qui appuie le contrôle des armes à feu.« Ils ratent des occasions de démontrer l'extrémisme de cette administration et son asservissement à un groupe de pression.» Réaction excessive ou pas, l'approche prudente des démocrates a laissé à l'administration Bush plus de latitude pour modifier des règlements, abandonner des programmes et établir de nouvelles politiques en matière d'armes à feu.« La NRA demande depuis des années des poursuites judiciaires plus agressives contre l'usage illégal d'armes à feu, et moins d'emphase sur de nouvelles restrictions visant les citoyens respectueux des lois.Et c'est exactement ce que fait l'administration Bush », affirme James Ray Baker, directeur législatif de la National Rifle Association, le lobby des armes à feu aux É.-U.Selon la magazine Fortune, la NRA a supplanté l'AARP (Association des personnes retraitées) comme lobby le plus puissant à Washington.Baker note cependant que l'administration Bush ne cède pas à toutes les demandes de la NRA citant en exemple la directive du procureur général John Ashcroft de réduire de 90 jours à 24 heures la période durant laquelle l'agence conserve les dossiers de vérification d'antécédents judiciaires d'acheteurs d'armes à feu.« Nous aurions préféré que les dossiers sur les citoyens respectueux de la loi soient détruits immédiatement.Nous croyons qu'un jour, c'est trop long », affirme Baker.Renversement complet Les sénateurs démocrates Charles Schumer (New York) et Edward Kennedy (Massachusetts) ont déposé un projet de loi qui obligerait le FBI à conserver les dossiers d'acheteurs d'armes à feu pour au moins 90 jours, pour vérification.Mais même les partisans du projet ne croient pas que le Congrès voudra renverser la décision d'Ashcroft.Sur l'agenda démocrate, la question n'a pas été retenue comme priorité, ni par le leader de la majorité au Sénat, Tom Daschle (Dakota du Sud), ni par le leader de la minorité à la Chambre des représentants, Richard Gephardt.La décision sur les dossiers d'acheteurs d'armes à feu n'est pas la seule prise par l'administration Bush.« Ils n'ont pas fait de vagues, mais ils sont très sérieux », estime Schumer.« C'est un bouleversement », note le représentant Bob Barr (Républicain de Georgie), qui vient d'être réélu au conseil d'administration de la NRA.« Pour ce qui a trait au ton et au sentiment général d'appréciation et de compréhension du Deuxième amendement, c'est un renversement complet par rapport aux huit années précédentes.Le cheminement du président d'après USA Today Au cours des derniers mois, l'administration Bush a pris un certain nombre de décisions dans le sens d'une annulation des contrôles des armes à feu initiés sous Bill Clinton.Le Département d'État s'est d'abord opposé à un accord international visant à restreindre la vente d'armes au crime organisé et aux combattants de guerres civiles.Les représentants américains ont allégué que le texte de l'accord, proposant de limiter le droit des civils de posséder des armes à feu, violait des droits inscrits dans la Constitution américaine.À la suite de ces objections, la version finale de l'accord a été modifiée, et affaiblie au dire de ses partisans.Le Département du logement et de l'aménagement urbain (HUD) a cessé de financer un programme de l'administration Clinton, lancé en 1999 et en vertu duquel les corps policiers recevaient des subventions fédérales pour acheter des armes à feu dans la rue, notamment aux alentours des projets de logements sociaux.Les défenseurs du programme affirment qu'il a permis de récupérer 20 000 armes à feu dans 80 villes américaines au cours de la première année seulement, mais l'administration met en doute ces statistiques et préfère affecter les sommes à d'autres programmes, y compris contre la drogue.Le même Département du logement s'est aussi retiré d'une entente conclue entre l'administration Clinton et la compagnie Smith & Wesson.Le fabricant d'armes à feu avait accepté de fournir des mécanismes de verrouillage des armes à feu et développer des nouvelles technologies de sécurité adaptées aux armes à feu.Tel que rapporté par le Wall Street Journal, l'administration Bush ne fait rien pour mettre en oeuvre le protocole d'entente.Le ministère de la Justice affirme une nouvelle interprétation du Deuxième amendement, qui se lit comme suit : « Une milice bien organisée étant nécessaire à la sécurité d'un État libre, il ne pourra être porté atteinte au droit du peuple de détenir et de porter des armes.» Pendant six décennies, la Cour suprême a interprété l'amendement comme un droit collectif de posséder des armes au sein de milices d'État et de milices fédérales.Photo AP Le ballon de l'espoir du millionnaire Steve Fossett.Encore une fois dégonflé.2977829A Tour du monde en ballon encore raté L'exploit échappe à Steve Fossett d'après AFP SAINT-LOUIS \u2014 Le millionnaire aventurier Steve Fossett a mis un terme hier à sa cinquième tentative de tour du monde en ballon en solitaire, en raison de violentes tempêtes annoncées au-dessus de l'Atlantique.Après avoir été ballotté par les vents et les orages pendant 24 heures, le Solo Spirit s'est posé sans dommage à 7 h 03 (locales), à une cinquantaine de kilomètres au sudouest de la ville de Bagé, dans le sud du Brésil.« J'aurais pu y arriver », a déclaré dépité l'aérostier américain de 57 ans, peu après son atterrissage, lors d'une conférence de presse organisée par téléconférence par son centre de contrôle de l'Université Washington de Saint-Louis (Missouri).Mais, a-t-il ajouté en avouant sa « déception », « la journée d'hier (jeudi) a été très mauvaise et j'ai pensé que ma vie était en danger ».Il a cependant établi le record du plus long vol en ballon en solitaire et battu celui du plus long vol réalisé dans un ballon ne disposant pas d'une cabine pressurisée.La mission a été interrompue en raison d'une tempête en formation au-dessus de l'Atlantique que Fossett s'apprêtait à traverser depuis les côtes du Brésil en direction de l'Afrique.« Le ballon s'est posé dans un champ et a été dégonflé », a indiqué Tim Cole, le responsable de la mission au centre de contrôle.Bagé se trouve non loin de la frontière avec l'Uruguay.L'atterrissage s'est déroulé sans incident après une descente d'environ 450 mètres par minute, ont noté les responsables de la mission en se félicitant de ne pas avoir eu à mettre en oeuvre une procédure de sauvetage en mer, comme cela avait été le cas lors de sa dernière tentative, en août 1998.Son aérostat s'était alors abîmé dans les eaux du Pacifique Sud en raison d'un orage violent.Vendredi matin, les contrôleurs du centre ont perdu le contact radio avec le ballon au moment où il touchait la terre ferme.Des témoins, notamment des journalistes en avion, ont constaté que l'aérostat était bien posé et qu'une foule de curieux l'entourait. 6LP1702A0818 A17, samedi, MONDE 6LP1702A0818 ZALLCALL 67 01:10:06 08/18/01 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 8 AOÛT 2001 A17 MONDE EXPRESS INTERNATIONAL Irlande du Nord Réforme de la police LA GRANDE-BRETAGNE a rendu public hier son plan de réforme de la police d'Irlande du Nord, la Royal Ulster Constabulary (RUC), composée à 92 % de protestants.Selon ce plan la RUC devrait changer de nom, être composée à part égale de protestants et de catholiques et son service de renseignement éliminé.Un organe de contrôle de la police, de 19 membres, devrait être mis en place au cours du mois de septembre.\u2014 d'après AFP Allemagne Violences néo-nazies LE MINISTÈRE allemand de l'Intérieur a reconnu hier que la criminalité néo-nazie restait à un niveau inacceptable, malgré la répression des groupes d'extrême droite menée par le gouvernement face à la montée alarmante des violences racistes l'an dernier.À la fin du mois de juin, la police avait recensé 7729 crimes d'extrême droite, dont 2212 crimes raciaux principalement dirigés contre les juifs et les immigrés.Environ 430 impliquaient des violences.Les chiffres du premier semestre 2001 ne peuvent être comparés à ceux de 2000, la catégorie des crimes d'extrême-droite ayant été élargie.\u2014 d'après AP Pays-Bas Milosevicc onteste L'ANCIEN PRÉSIDENT yougoslave Slobodan Milosevic a déposé un recours écrit devant le tribunal pénal international dans lequel il conteste la légalité de l'instance juridique et demande l'annulation des poursuites engagées contre lui, ont annoncé hier des responsables du tribunal de La Haye.Le tribunal examinera cette motion lors de la seconde comparution publique de Slobodan Milosevic prévue le 30 août prochain.Dans son texte, il affirme que le TPI est « sélectif et politique » et incapable de conduire un procès impartial.\u2014 d'après AFP Liban Haro sur les collabos LE HEZBOLLAH chiite libanais a indirectement accusé hier les dirigeants chrétiens d'encourager certains Libanais à « miser sur Israël » en appelant à la clémence pour les « collaborateurs ».La justice libanaise a commencé à juger les ex-miliciens de l'Armée du Liban sud (ALS, milice supplétive d'Israël) et les personnes accusées de collaboration avec l'État juif 10 jours après le retrait israélien en mai 2000.Le Tribunal militaire de Beyrouth a déjà prononcé près de 3000 jugements, dont 30 condamnations à mort, toutes par contumace.\u2014 d'après AFP États-Unis Visite à Cuba UN INFLUENT SÉNATEUR démocrate a sommé hier l'administration Bush de ne plus pénaliser les touristes américains qui se rendent à Cuba et appelé à la levée des restrictions de voyage actuellement en vigueur.Selon le sénateur Byron Dorgan, cela n'a pas beaucoup de sens de punir ainsi des touristes américains.Le département du Trésor américain a intensifié récemment sa répression contre les voyageurs se rendant à Cuba en augmentant le nombre des amendes imposées aux citoyens américains qui enfreignent la loi.\u2014 d'après AFP Sénégal Réparation pour esclavage LA RENCONTRE africaine pour la Défense des droits de l'homme (Raddho), basée à Dakar, a estimé hier que la réparation était une priorité pour les victimes de l'esclavage et leurs descendants.Selon l'organisme, les États-Unis et l'Union européenne (UE) ont reconnu explicitement les torts faits aux victimes de l'esclavage et « sont même prêts à envisager des mesures compensatoires sous forme d'aide au développement, d'appui à l'Initiative africaine » défendue par les présidents Wade du Sénégal et Thabo Mbeki d'Afrique du sud.\u2014 d'après AFP Russie Pilotes cloués au sol PRÈS DE 80 PILOTES de compagnies aériennes de la région sibérienne de Krasnoïarsk ont perdu leur licence et plus de 20 avions ont été interdits de vol, a indiqué hier le Service fédéral russe de l'aviation civile cité par l'agence Itar-Tass.Les pilotes destitués avaient omis de suivre une formation professionnelle et de se requalifier, bien qu'ils soient tenus de le faire tous les deux ans.La plupart des petites compagnies aériennes de la région de Krasnoïarsk connaissent des difficultés financières et ont du mal à payer la formation des pilotes.\u2014 d'après AFP La Corse reste en proie à l'ultraviolence politique L'assassinat du leader indépendantiste François Santoni paraît avoir été soigneusement préparé PIERRE LANFRANCHI Agence France-Presse AJACCIO \u2014 L'assassinat d'un dirigeant nationaliste corse tôt hier matin, lors d'un mariage dans un village du sud de l'île, souligne la permanence de l'ultraviolence politique en Corse en dépit des déclarations officielles sur un apaisement des tensions.Chef présumé du groupe armé clandestin Armata corsa (Armée corse), François Santoni, 41 ans, a été exécuté d'une rafale de treize projectiles de fusil d'assaut de calibre 7.62.Pourtant protégé par plusieurs gardes du corps, il s'apprêtait à monter dans sa voiture dans le village de Monacia d'Aullène.Très soigneusement préparé, le guetapens n'a pu être réalisé, ont souligné des experts, que grâce à des renseignements, une logistique et des moyens d'exécution dignes de professionnels.Le véhicule utilisé par le tireur a été retrouvé calciné quelques kilomètres plus loin.L'assassinat n'a pas été revendiqué.L'enquête a été confiée à des agents de la division nationale anti-terroriste arrivés hier de Paris.Santoni, qui avait échappé à un attentat en 1995 au début d'une guerre fratricide qui fit une vingtaine de morts dans les rangs nationalistes, a été tué un an après son plus proche ami politique, Jean-Michel Rossi, une autre figure du nationalisme corse.Auteurs d'un livre intitulé « Pour solde de tout compte », il y a un an, les deux hommes y dénonçaient la « dérive mafieuse » des nationalistes insulaires.Depuis, Santoni ne cessait de réclamer justice pour Rossi.« Sa mort ne restera pas impunie.Tout va exploser », a déclaré sa compagne, une jeune avocate du barreau de Paris qui était à ses côtés lors de l'assassinat.Ancien secrétaire national de la branche politique légale du Front de libération nationale de la Corse-Canal historique, Santoni était depuis présenté, bien qu'il l'eut démenti, comme l'un des fondateurs en 1999 d'Armata Corsa, rivale du FLNC.Les enquêteurs ont rapidement évoqué la piste politique, en raison du passé et des haines que les attaques de Santoni contre ses anciens camarades avaient provoquées.Mais ils n'excluent aucune autre piste.« C'est la logique terrible d'une spirale corse qui semble ne devoir jamais s'arrêter.On a tué le dernier grand chef nationaliste des années 80 », a déclaré à la télévision privée LCI le journaliste et écrivain Guy Benhamou, qui avait contribué à la rédaction de l'ouvrage de Santoni et Rossi.Cet assassinat au coeur d'un été où la Corse est envahie par des centaines de milliers de touristes a provoqué une onde de choc sur la scène politique française.Le porte-parole du Parti socialiste, principale composante de la majorité de gauche, a estimé que cet « attentat lâche, comme tous les autres » ne doit pas remettre en cause le processus dit de Matignon devant assurer d'ici 2004 un retour de paix civile en Corse.Très critique envers ce processus, l'opposition de droite a rappelé que des dizaines d'attentats et d'assassinats continuent à être perpétrées dans cette île peuplée de 260 000 habitants seulement et dont une large majorité, selon les sondages, reste fermement attachée à son appartenance à la nation française.Plus sévère encore, l'ancien ministre de l'Intérieur, Jean-Pierre Chevènement, qui a démissionné du gouvernement il y a un an en raison de son désaccord sur la Corse, soutient que cet attentat « fait éclater les illusions sur lesquelles repose le processus de Matignon ».« En privilégiant une minorité violente, qui poursuit son chantage par la terreur, le gouvernement s'est enfermé dans un tête-à-tête redoutable avec elle », a déclaré M.Chevènement.L'assassinat a été perpétré alors que le gouvernement est soumis à forte pression au sujet de la Corse : en juillet, deux casernes insulaires ont été plastiquées et des colis piégés ont été envoyés à deux personnalités nationalistes.La question de l'amnistie des prisonniers corses réclamée par les nationalistes a aussi suscité la controverse politique.Photo d'archives AP Le leader indépendantiste corse François Santoni, assassiné hier au sortir d'une noce dans le sud de son île.Le gouvernement serbe chancelle d'après AFP BELGRADE \u2014 Le Parti démocratique de Serbie (DSS), formation du président yougoslave Vojislav Kostunica, a décidé de retirer tous ses membres du gouvernement de Serbie, affirmant que la lutte contre le crime organisé et la corruption n'avait pas donné de résultats.Le DSS a également annoncé qu'il poserait la question de la responsabilité du gouvernement serbe devant le Parlement de Serbie ainsi que devant la coalition de l'Opposition démocratique de Serbie (DOS), qui a renversé en octobre le régime de Slobodan Milosevic.La décision du DSS ouvre une crise gouvernementale, qui pourrait déboucher sur des élections anticipées.Le premier ministre de Serbie, Zoran Djindjic, s'est déclaré « surpris » de la décision du parti du président Kostunica.« Si la majorité au Parlement de Serbie décide de destituer le gouvernement, il sera destitué », a déclaré Djindjic, qui n'a pas exclu la convocation d'élections anticipées « si les développements politiques l'exigent ».Selon lui, l'éclatement de la DOS « remettrait en question l'existence de l'État fédéral » yougoslave, composé de la Serbie et du Monténégro, et ralentirait le processus de réformes en Serbie et la consolidation de la position internationale de Belgrade.« La présidence de la DSS a conclu hier que la lutte contre le crime n'a pas donné de résultats satisfaisants », déclare-t-on dans un communiqué émis à l'issue d'une réunion de la présidence du parti de Kostunica.On souligne que la lutte contre le crime organisé était « une des promesses électorales de la DOS et la principale raison qui a conduit le DSS à participer aux élections dans le cadre de cette coalition ».La coalition de la DOS, formée en l'an 2000 par 18 partis dans le but de renverser le régime Milosevic, est allée de crise en crise, minée par les rivalités entre ses deux principaux leaders, Kostunica et Djindjic.Soulignant que le crime organisé et la corruption « sont les pires ennemis des changements démocratiques dans notre pays et le plus grand obstacle à sa réintégration dans la famille des États de droit », le DSS « avertit qu'aucune filière du crime organisé n'a été démantelée à ce jour, ni ses chefs punis ».Le parti de Kostunica souligne également qu'« aucun des nombreux assassinats qui ont secoué l'opinion publique n'ont été élucidés » depuis l'arrivée de la DOS au pouvoir.La décision du DSS fait suite à une grave crise provoquée au sein de la DOS par l'assassinat le 3 août d'un ex-agent secret, Momir Gavrilovic, le jour même où il avait eu, avait révélé le quotidien privé Blic, un entretien au cabinet de Kostunica.Confirmant les faits dans une intervention dramatique à la télévision, Kostunica avait déclaré que l'ex-agent, « inquiet », était venu « parler avec ses collaborateurs de la collusion entre certains membres du pouvoir et le crime organisé.Djindjic a estimé que l'on ne pouvait encore parler de l'éclatement de la coalition de la DOS.« Mais sans une sérieuse discussion sur l'affaire Gavrilovic au sein de la DOS, la coalition ne pourrait plus continuer à fonctionner ».Les Baltes boudent le 10e anniversaire de leur indépendance RITUMS ROZENBERGS Agence France-Presse RIGA \u2014 Les pays Baltes, qui avaient su faire face il y a dix ans aux blindés soviétiques pour arracher leur indépendance, ont réduit cet anniversaire à quelques cérémonies mineures que beaucoup d'habitants déçus ont préféré bouder.« Les gens ne savent pas apprécier la liberté dont ils jouissent.Leur hiérarchie des valeurs a changé », explique l'ancien premier ministre letton, Ivars Godmanis.Quand les communistes orthodoxes ont tenté par leur putsch du 19 août 1991 de ravir le pouvoir au président soviétique Mikhaïl Gorbatchev, non seulement ils voulaient prendre le contrôle de Moscou, mais aussi arrêter l'élan indépendantiste de la Lettonie, de la Lituanie et de l'Estonie.Godmanis a passé le 20 août 1991 tout seul dans son bureau, alors que les unités anti-émeutes soviétiques OMON chassaient à coups de matraques et de gaz lacrymogène les gens réunis sur la place, en face du siège du gouvernement.« J'ai voulu rester seul dans mon bureau à attendre les OMON en pensant : qu'ils me tuent, mais qu'ils ne blessent personne d'autre », a raconté récemment Godmanis.Mais l'assaut n'est jamais venu.Le putsch soviétique a finalement échoué et la communauté internationale a reconnu petit à petit l'indépendance des États Baltes.« Nous avons obtenu ce qui était inimaginable 10 ans plus tôt », a dit Vytautas Landsbergis qui, en tant que président du Parlement lituanien, conduisait le mouvement indépendantiste dans son pays.Le succès de la révolution nonviolente des Baltes, qui exprimaient leur opposition au pouvoir soviétique en entonnant leurs hymnes nationaux, a surpris le monde, y compris la CIA.Mais cela aurait pu se passer différemment, affirme Landsbergis.Les Baltes auraient pu obtenir seulement une plus grande autonomie dans l'empire soviétique ou retomber, après la chute de l'URSS, sous la domination russe comme c'était le cas de plusieurs autres anciennes républiques soviétiques.Et pourtant, « nous sommes sur le point de réaliser nos deux objectifs : adhérer à l'Union Européenne et à l'OTAN », souligne- t-il.Ceux qui célèbrent le 10e anniversaire de l'indépendance sont toutefois peu nombreux.Le 20 août n'est fête nationale qu'en Estonie, mais même dans ce pays les festivités prévues n'auront rien de spectaculaire.Les journaux estoniens ont abondé en articles sur les changements intervenus dans ce pays depuis dix ans.Un tel débat n'a même pas eu lieu en Lituanie ni en Lettonie.Beaucoup de Baltes sont déçus aujourd'hui, peut-être pour avoir nourri de trop grands espoirs, dit Rein Veidemann, un journaliste actif dans le mouvement indépendantiste estonien.« Il y a dix ans, les gens étaient guidés par des souvenirs idéalistes de l'Estonie indépendante des années 1930 et par des images d'opulence des pays scandinaves montrées à la télé finlandaise », se souvient-il.Le salaire moyen va aujourd'hui de 250 dollars US en Lituanie à 350 en Estonie.Le PIB par habitant en Lettonie et en Lituanie ne constitue que 29 %, et celui en Estonie 37 %, de la moyenne de l'Union européenne.Les sondages montrent que 40 % des habitants en Lettonie sont insatisfaits de leurs conditions de vie, contre 33 % en Estonie et 24 % en Lituanie.Quelque 57 % des Lituaniens estiment que leur pays n'a pas progressé depuis le retour à l'indépendance, selon un sondage de l'institut SKDS réalisé en avril dernier.« Les gens sont déçus par l'indépendance », a commenté Arnis Kaktins, directeur de l'institut.« La plupart des gens n'ont pas atteint le bien-être matériel dont ils avaient rêvé au début des années 1990.Ils en veulent aux autorités et aux hommes politiques ». 6LP1802A0818 A18, samedi, MONDE 6LP1802A0818 ZALLCALL 67 01:10:18 08/18/01 B A 1 8 MOND E L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 8 A O Û T 2 0 0 1 Pékin porte un nouveau coup au Falun Gong d'après AFP PÉKIN \u2014 La Chine a porté un nouveau coup à la secte interdite Falun Gong en condamnant hier à de lourdes peines de prison les organisateurs présumés d'une tentative d'immolation par le feu collective, en janvier dernier, à Pékin.Alors que la secte a dû mettre un bémol à ses manifestations de protestation ces derniers mois en Chine à cause d'une répression accrue des autorités, un tribunal pékinois a condamné hier à des peines allant de sept ans de prison à la détention à perpétuité quatre personnes tenues pour responsables de la tentative de suicide collectif.Deux adeptes, dont une fillette de 12 ans, étaient décédées lors de ce drame, largement utilisé par la presse officielle pour discréditer le Falun Gong.Trois autres avaient été grièvement brûlés.Des images de l'immolation collective avaient été diffusées en boucle par la télévision, suscitant une vive émotion dans la population qui avait jusqu'alors tendance à considérer la secte comme plutôt inoffensive.Fondé en 1992 par le gourou Li Hongzhi, un ancien soldat qui vit en exil à New York, le Falun Gong ou « gymnastique de la roue de la loi » combine foi bouddhique et exercices physiques et de méditation.La secte, qui revendique 70 millions d'adhérents en Chine, s'est rapidement développée au milieu des années 90, d'abord avec le soutien tacite des autorités, avant de se retourner contre elles en encerclant pendant 13 heures le siège du Parti communiste à Pékin en avril 1999 pour protester contre des critiques lancées à l'encontre de ses adeptes.Pour répondre à ce défi, le plus grave lancé au régime communiste depuis le mouvement en faveur de la démocratie en 1989, Pékin avait formellement interdit la secte trois mois plus tard, avant de se lancer dans une répression de plus en plus dure contre ses adeptes.Mais malgré l'envoi en camps de rééducation par le travail de dizaines de milliers d'adeptes et la condamnation de plusieurs centaines d'autres à de lourdes peines de prison, le Falun Gong avait dans un premier temps continué à défier le régime en organisant des manifestations quasi quotidiennes sur la place Tiananmen à Pékin.Le suicide collectif de janvier, contesté par des porte-parole du Falun Gong à l'étranger, qui estiment qu'aucun adepte digne de ce nom n'est capable de se suicider, a marqué un tournant, tant pour Pékin que pour la secte.Continuant à tirer profit des images de corps carbonisés diffusés par la télévision, les autorités ont intensifié ces derniers mois leur campagne de propagande contre le Falun Gong.Le tribunal de Pékin a estimé hier que les quatre organisateurs du suicide collectif étaient coupables « d'homicide volontaire » pour avoir « organisé, planifié, incité et aidé des adeptes du Falun Gong » à s'immoler par le feu le 23 janvier 2000.Le principal cerveau de l'affaire, Liu Yunfang, a été condamné à la prison à perpétuité pour avoir propagé « l'idée que les adeptes pouvaient atteindre le nirvana par l'immolation par le feu » et avoir diffusé des tracts en ce sens.Ses trois compagnons, dont une femme, ont été condamnés à des peines allant de 5 à 15 ans de prison.Un porte-parole de la secte à Hong-Kong a immédiatement démenti que les condamnés aient été des adeptes, accusant le régime de vouloir discréditer la secte, comme cela avait déjà été le cas immédiatement après l'immolation par le feu.Plutôt que de défier ouvertement le régime sur la place Tiananmen et voir ses adeptes interpellés en grand nombre, le Falun Gong a au cours des derniers mois opté pour une stratégie plus discrète en Chine, qui contraste avec des actions plus offensives à l'étranger.En Chine, les adeptes se contentent désormais de distribuer des tracts dans les boîtes aux lettres, voire de les remettre à certains passants.Photo MICHEL GRAVEL, La Presse Quatre membres du Falun Gong ont entrepris hier un périple de 2700 kilomètres à travers le Québec et le Nouveau-Brunswick pour faire signer une pétition afin d'inciter le gouvernement fédéral à intervenir auprès de la Chine en faveur des adhérents de ce mouvement persécuté.De gauche à droite, Deping Xie, Claudio Marcogliese, la coordonnatrice du groupe Nicole Milot et Cheng Zhi Jin.2978244A 2974447A 6LP1901A0818 A19, samedi, MONDE 6LP1901A0818 ZALLCALL 67 01:06:16 08/18/01 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 8 A O Û T 2 0 0 1 MOND E A 1 9 L'OTAN s'amène en Macédoine.en marchant sur des oeufs d'après AFP SKOPJE \u2014 L'avant-garde d'une force de l'OTAN est arrivée hier en Macédoine pour ouvrir la voie à une délicate mission destinée à superviser le désarmement volontaire de la guérilla albanaise qui affronte depuis sept mois les forces de Skopje.L'opération de l'OTAN n'est pas totalement à l'abri de dangers car le cessez-le-feu, conclu séparément le 5 juillet avec les deux parties, est régulièrement violé.Par ailleurs, les responsables macédoniens et albanais ont des attentes différentes sur la mission de l'OTAN.Hier après-midi, une première unité formée de 16 parachutistes tchèques de l'OTAN est arrivée à l'aéroport de Skopje.Les 104 autres membres de cette unité doivent arriver aujourd'hui, a indiqué le commandant de ce détachement, le capitaine Olda Napravnik.Ils ont pour mission d'assurer la protection de militaires britanniques du quartier général de cette mission de l'OTAN.Une quarantaine d'entre eux sont arrivés hier soir à Skopje.L'avant-garde britannique est formée d'ingénieurs et de spécialistes en logistique de la 16e brigade d'assaut aéroportée.Elle fait partie des 400 soldats britanniques qui doivent installer le quartier général et mettre en place les structures d'encadrement.Le feu vert final pour cette mission de l'Alliance dépendra du jugement sur la solidité du cessez-lefeu porté par les militaires britanniques.Le porte-parole de l'OTAN à Skopje, le commandant Barry Johnson, a déclaré hier que les Britanniques prendront contact avec les deux parties en conflit pour obtenir leur engagement ferme sur le respect du cessez-le-feu.L'OTAN doit dépêcher au total 3500 soldats chargés de collecter les armes de l'UCK lors de cette mission baptisée « Récolte essentielle ».L'Alliance s'est donnée deux semaines pour organiser sur place cette mission et 30 jours pour achever la collecte des armes.Des experts occidentaux ont estimé que ce délai était trop optimiste.Une source occidentale à Skopje a estimé que les rebelles devraient remettre près de 2500 armes mais l'OTAN s'est abstenue pour l'instant d'avancer un chiffre.Le porte-parole du gouvernement macédonien, Antonio Milososki, a déclaré hier que « l'OTAN envoie un signal clair à tous ceux qui souhaitent créer un petit Kosovo (en Macédoine), à savoir que cette idée ne verra jamais le jour ».Province du sud de la Serbie, le Kosovo est placée sous la protection de l'ONU et une force multinationale de l'OTAN (KFOR) y est déployée depuis la fin des frappes de l'Alliance atlantique contre la Yougoslavie en juin 1999.« Nous nous attendons beaucoup à ce que l'OTAN utilise vraiment cette chance pour prouver au monde qu'elle agit dans l'intérêt de la paix et de la stabilité dans cette région », a déclaré Milososki.Une autre source proche du gouvernement a déclaré : « Il y a certainement des rebelles qui pensent que l'OTAN (par sa présence) va geler les positions qu'ils contrôlent, pour provoquer ensuite de nouvelles actions armées et réclamer un nouveau mandat de l'OTAN ».Pour sa part, un dirigeant des Albanais de Macédoine, Muhamed Halili, s'est prononcé hier en faveur d'une présence de l'OTAN « jusqu'à la mi-2002 ».« Il ne s'agit pas de mettre en doute la capacité de l'OTAN à collecter les armes dans le délai annoncé, mais les troupes de l'Alliance devraient rester sur place pour assurer la stabilité et pour aider à rétablir la confiance entre les deux communautés », a déclaré Halili, député et secrétaire général du Parti de la démocratie et de la prospérité.Et ça peutêtre n'importe où! 2975159A Et si Ariel Sharon avait tort ?Le doute s'installe chez les Israéliens CHRISTIAN CHAISE Agence France-Presse JÉRUSALEM \u2014 De plus en plus désemparés face au durcissement de la révolte palestinienne, les Israéliens ont des doutes croissants sur leur premier ministre Ariel Sharon, incapable de mettre fin à l'Intifada et dont la popularité connaît, pour la première fois, une forte chute.Depuis son arrivée au pouvoir en mars, la popularité de M.Sharon était restée étonnamment stable aux alentours de 60 %, malgré l'intensification des attaques palestiniennes et l'accroissement du nombre des victimes israéliennes.Mais un sondage publié hier par le quotidien Maariv révèle, pour la première fois, une forte baisse de cette cote, même si les satisfaits restent plus nombreux que les mécontents.Les Israéliens se disant satisfaits de M.Sharon ne sont plus que 49 %, contre 59 % lors du précédent sondage publié le 20 juillet, et 58 % lors des deux précédents.Parallèlement, les déçus passent de 31 % il y a unmois à 42 %.Il est impossible de savoir s'il s'agit d'un tournant ou d'un simple accès temporaire de ras-le-bol, le sondage ayant été effectué dans la foulée d'un attentat suicide qui a fait 15 victimes le 9 août dans une pizzeria de Jérusalem.La chute de popularité du premier ministre est toutefois trop brutale pour être sans signification et semble refléter, à tout le moins, une nette désaffection de la part des Israéliens.Élu avec plus de 60 % des suffrages, M.Sharon s'était engagé durant la campagne à mater l'Intifada, tout en prévenant qu'il s'agissait d'un combat de longue haleine.Conscients qu'il n'y avait pas de formule magique pour mettre fin à la violence, les Israéliens lui ont maintenu leur confiance, mais sont de plus en plus inquiets face à la recrudescence des attentats suicide et l'absence de tout espoir de solution négociée à l'heure actuelle.Le cessez-le-feu proclamé le 13 juin grâce aux efforts du directeur de la CIA (services de renseignement américains), George Tenet, est un échec total et Israéliens et Palestiniens sont maintenant pris dans une spirale qui pourrait mener à plus ou moins brève échéance à une guerre ouverte.Un haut responsable militaire israélien a même averti la population qu'elle devait se préparer à une moyenne de quelque cinq attentats par jour.Depuis l'attentat contre la pizzeria, les Israéliens vivent dans un climat de quasi-hystérie, attisé par des journaux annonçant chaque jour en première page un possible attentat pour le jour même.Cette semaine, ils ont aussi appris, par l'intermédiaire d'un document militaire censé être confidentiel, que l'armée prévoyait que l'Intifada durerait plusieurs années.Face à ce qu'un éditorialiste du quotidien Haaretz qualifie de « message de panique » et « d'avertissements apocalyptiques » de la part de leur gouvernement, 70 % des Israéliens sont maintenant convaincus que M.Sharon ne parviendra pas à « mettre fin à la violence et au terrorisme des Palestiniens », contre 21 % seulement qui disent croire encore à sa promesse électorale.Mais tout autant que la perte de confiance dans le premier ministre, le sondage met aussi en évidence le profond désarroi des Israéliens, qui semblent croire en tout et son contraire.D'un côté, ils demandent, à une majorité de 51 %, que leur armée durcisse sa répression de l'Intifada.De l'autre, une nette majorité d'entre eux (60 %) dit approuver la décision de M.Sharon d'autoriser son ministre des Affaires étrangères, Shimon Peres, à négocier un cessez- le-feu avec les Palestiniens, tout en estimant, dans la même proportion, que ces pourparlers n'aboutiront à rien.Une attitude que Maariv qualifie de « schizophrénie ».NP0831501 Copyright 2001.Sears Canada Inc.898$ LE PLUS BAS PRIX DE LA SAISON POUR CE RÉFRIGÉRATEUR KENMORE DE 20,5 PI3 N° 67172.Rég.Sears 1199,99.4 DEMI-TABLETTES EN VERRE À REBORD 2 HYDRATEURS TRANSPARENTS À RÉGLAGE D'HUMIDITÉ 4 CASIERS RÉGLABLES DANS LA CONTRE-PORTE PORTES ARRONDIES ET CONGÉLATEUR À ÉCLAIRAGE En blanc, biscuit et 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Brossard (450) 465-1000 Magasin de meubles et d'électroménagers de Laval Boulevard Curé Labelle et autoroute 440 (450) 682-0495 Les Galeries d'Anjou (514) 353-7770 Place Vertu (514) 335-7770 Promenades St-Bruno (450) 441-6603 St-Jérôme (450) 432-2110 Pointe Claire Centre Fairview Pointe Claire (514) 694-8815 Magasin de meubles et d'électroménagers de Pointe Claire Boul.des Sources et autoroute Transcanadienne (514) 694-3984 Repentigny Les Galeries Rive Nord (450) 582-5532 Rouyn-Noranda Place Rouanda (819) 797-2321 Sorel Les Promenades de Sorel (450) 746-2508 St-Hyacinthe Magasin-concession de St-Hyacinthe (450) 773-6601 St-Jean Le Carrefour Richelieu St-Jean (450) 349-2651 St.Jérôme Le Carrefour du Nord (450) 432-2110 Val d'Or Magasin-concession de Val d'Or (819) 825-3181 Valleyfield Magasin-concession de Valleyfield (450) 371-3050 Gros appareils ménagers en ligne au www.sears.ca Gros appareils ménagers de Sears: record de ventes au Canada D'après des sondages indépendants dans tout le pays, en vigueur au moment de la préparation de la publicité 2975843A 6LP2001A0818 a20 samedi 6LP2001A0818 ZALLCALL 67 00:59:18 08/18/01 B A20 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 8 AOÛT 2001 FORUM Le bloke de Drummondville a p r a t t e @ l a p r e s s e .c a «Je suis un bloke de Drummondville » : c'est ainsi que se décrit l'avocat Brent Tyler, pour bien montrer qu'il n'est pas le monstre anti-francophone qu'on décrit parfois.Homme affable, parfait bilingue, Me Tyler n'est certainement pas un monstre.Mais son accession à la tête du lobby anglophone Alliance- Québec n'en est pas moins une mauvaise nouvelle pour quiconque souhaite un dialogue fructueux entre les communautés qui habitent le Québec.Brent Tyler est convaincu que la Charte de la langue française brime les droits des Québécois, des anglophones en particulier.Depuis quelques années, il mène contre la loi 101 une véritable guérilla judiciaire, pour que les immigrants et les francophones puissent envoyer leurs enfants à l'école anglaise, et pour que l'anglais puisse occuper une place aussi importante que le français sur les affiches.Me Tyler a cherché des appuis financiers au Canada anglais en installant à Toronto un panneau publicitaire soutenant que « la liberté linguistique est un droit partout au Canada », panneau orné d'une photo d'un Lucien Bouchard grimaçant.On peut certes déplorer que l'application de la loi 101 soit parfois tatillonne.On peut s'inquiéter de l'avenir du système scolaire de langue anglaise, qui est miné par l'affaissement démographique de la communauté anglophone.Mais les difficultés vécues par les anglophones québécois ne font pas du Québec une société répressive ou ethnocentrique, comme le laisse continuellement entendre Me Tyler.Le nouveau président d'Alliance Québec défend une conception extrême des droits linguistiques.Selon cette conception, les droits linguistiques ne devraient faire l'objet d'aucune restriction, peu importe le contexte culturel particulier du Québec.L'obsession de Me Tyler s'appuie sur la Charte canadienne des droits et libertés et sur les tribunaux.Pourtant, et la Charte, et les tribunaux ont aménagé des exceptions pour le Québec.La Charte, en soustrayant le Québec de l'application de l'article accordant le choix de la langue d'enseignement à tous les citoyens canadiens.Les tribunaux, en convenant que la fragilité du français pouvait justifier une intervention législative.N'est-ce pas la Cour suprême qui a suggéré la prédominance du français dans l'affichage, que combat aujourd'hui Me Tyler ?En somme, pour Brent Tyler, ni le gouvernement fédéral, ni le Parti libéral du Québec, ni la Charte des droites, ni la Cour suprême ne vont assez loin dans leur défense de la minorité anglo-québécoise, victime à ses yeux de « discrimination systémique ».\u0001 \u0001 \u0001 En élisant Brent Tyler comme président par intérim, Alliance Québec a choisi la stratégie de l'affrontement plutôt que celle du dialogue.Ce faisant, le groupe continue de se marginaliser par rapport à la société québécoise dans son ensemble, et par rapport à une bonne partie de la communauté anglophone.Me Tyler a beau citer les sondages confortant ses thèses, on trouve d'autres données qui disent le contraire.D'ailleurs, depuis qu'Alliance Québec a abandonné l'approche d'ouverture qui était sa raison d'être, son membership n'a cessé de fondre.Il ne faut donc plus, chez les francophones, considérer Alliance Québec comme LE représentant des Québécois anglophones.On gagnerait beaucoup à se mettre à l'écoute d'autres groupes, notamment le Québec Community Groups Network, qui travaillent sur le terrain plutôt que devant les tribunaux, et s'attaquent à des problèmes réels plutôt qu'à des moulins à vent.Le gouvernement fédéral, qui continue de verser près d'un million par année à Alliance Québec, devra tenir compte de ce réalignement au sein de la communauté anglophone.Alliance Québec est devenue, en quelque sorte, le pendant anglophone de la Société Saint-Jean-Baptiste.Sur la question linguistique, les deux groupes représentent des courants importants, mais minoritaires au sein de leur communauté respective.Il serait néfaste de leur laisser le monopole du débat, ou de permettre à leurs combats de bloquer l'essentiel dialogue entre anglophones et francophones.Serge.Chapleau@lapresse.ca Droits réservés LA BOÎTE AUX LETTRES Jouer à l'autruche Monsieur Pratte, JE DÉSIRE répondre à votre éditorial intitulé « Bébé lala » (La Presse, 16 août).Vous avez le droit de jouer à l'autruche mais ce n'est pas une raison pour nous inviter tous à nous mettre la tête dans le sable.Le grave conflit de juridiction cache mal le gaspillage éhonté d'un gouvernement fédéral libéral en mal de visibilité.Il n'y aurait plus de chicanes si Ottawa s'occupait uniquement de ses affaires en prélevant des impôts uniquement pour les dossiers qui relèvent de sa juridiction.Refuser de reconnaître la réalité fait montre d'un certain manque de maturité.Les chicanes et l'attitude outrancière du gouvernement fédéral coûtent cher et empêchent bon nombre de Québécois et de Québécoises de gagner leur vie honorablement.Les impôts que nous versons aux gouvernements, ce n'est pas leur argent mais le nôtre.LINE PELLETIER Du je-m'en-foutisme ?Monsieur Pratte, JE VIENS de lire cette phrase dans votre texte : « Bien sûr, en fouillant comme il faut, on dénicherait un grave conflit de juridiction.Mais on ne veut pas le savoir.VOUS ne voulez pas le savoir.C'est grave, vous le dites vousmême, mais vous ne voulez pas le savoir.Et je me demande bien pourquoi ! Vous cherchez à encourager le « je-m'en-foutisme »?Vous pensez que nous ne devons pas nous sentir concernés par la politique ?Le fédéral envahit de plus en plus les champs de compétence des provinces (santé, municipalités), et pourquoi, croyez-vous ?Au prochain référendum, ce ne sera pas la vieille menace des passeports qu'ils vont brandir, ou celle de « l'argent canadien ».Non.Ils vont brandir la menace du financement de la « santé » et celle de la santé financière des villes ! Si VOUS ne voulez pas le savoir, sachez qu'il y a encore des Québécois et des Québécoises qui se sentent concernés par les intrusions du fédéral à des fins de contrôle ! Et heureusement qu'il y en a.Vous traitez de la chose superficiellement, vous n'approfondissez pas, justement, les raisons de ces conflits.Et il y en a, des raisons ! La loi sur les jeunes contrevenants, l'histoire des congés parentaux, vous voudriez quoi ?Qu'on accepte tout ?Qu'on se laisse envahir ?Que nos politiciens ne disent rien sous prétexte que c'est de la chicane ?N'est-ce pas cela qui est enfantin ?Voir les choses superficiellement et se mettre la tête dans le sable comme une autruche pour ne pas voir le reste ?Franchement.Je me demande pourquoi vous écrivez une chronique à ce sujet.Vos propos sont vides de sens.Vous ne voulez pas le savoir.Moi, je veux le savoir, et mon chum, et ma mère, et ma soeur, et mon frère, et ma tante, et ma meilleure amie, et son chum, et mon voisin ! Ça nous intéresse, ces choses-là.On n'a pas envie de se mettre la tête dans le sable et de voir le Québec perdre tous ses acquis à cause du plan B du fédéral.MANON BERTHELET Risposter aux Américains LES AMÉRICAINS sont forts pour parler de libre-échange sauf quand cela les désavantage.Dans le dossier du bois d'oeuvre, ce n'est pas de monsieur Pierre Marc Johnson dont nous avons besoin.Que l'on soit pour une société distincte ou pour un pays « caost to coast », notre réponse devrait plutôt constituer de cibler les cinq produits les plus vendus au Canada par nos voisins et de préparer un grand boycott de ceux-ci.Monsieur Johnson pourra toujours demeurer celui qui préparera la coalition des leaders politiques, syndicaux et d'affaires pour montrer de quel bois on se chauffe par chez nous.Comme Pierre Elliott Trudeau l'aurait fait, regardons les dans les yeux et ne plions pas l'échine.Comme Elvis Gratton l'aurait dit : « Think big stie ! » ROCK R.BEAUDET Montréal L'apocalypse, revue et corrigée m r o y @ l a p r e s s e .c a C'est la popularité croissante du format DVD qui a entraîné la prolifération des films refaits sous l'appellation de director's cut, c'est-àdire enrichis de séquences rejetées au montage initial effectué pour la distribution en salles.En général, ces ajouts sont d'inégale valeur, sinon commerciale, puisqu'ils sont d'abord destinés à donner à un film une seconde vie plus rentable dans le circuit des clubs vidéo.Or, c'est peu de dire que la version augmentée du chef d'oeuvre de Francis Ford Coppola, Apocalypse Now Redux, fait exception à la règle.Ne serait-ce que par la longue séquence inédite mettant en scène des colons français s'accrochant dans la décadence et la folie à une Indochine qui n'existe plus, le film acquiert un poids historique et humain qui, si cela est possible, le rend plus essentiel encore.En 1979, lorsque Apocalypse Now avait été projeté pour la première fois à Cannes, Coppola avait affirmé : « Mon film ne parle pas du Vietnam, il est le Vietnam ».On peut dire de la version Redux qu'elle est plus que cela encore : elle ramasse en une fulgurante synthèse toute l'histoire du colonialisme dans cette partie du monde.Et ce, de façon beaucoup plus crue, substantielle, marquante, que ne le faisait le film Indochine (Régis Wargnier, 1992), par exemple.Une très belle oeuvre, certes, mais d'une pudeur politique déconcertante \u2014 et presque choquante.En fonction d'une sorte de pensée unique qui a force de loi et qu'on ne questionne même plus, on ne parle en général de la culture américaine que pour la vilipender.Ou s'en moquer.Et on préfère passer sous silence le fait qu'elle est la plus autocritique au monde.Pour ne parler que de cinéma, on est allé de Underfire (Roger Spottiswoode, 1983) à Three Kings (David O'Russell, 1999), en passant par Missing (Costa-Gavras, 1982), Romero (John Duigan, 1989), The Panama Deception (Barabara Trent, 1992), JFK (Oliver Stone, 1992) ou Roger & Me (Michael Moore, 1989).Des oeuvres qui, toutes, se proposaient de fustiger les establishments américains pour leurs actions \u2014 réelles ou supposées \u2014 au Nicaragua, dans le Golfe, au Chili, au Salvador, au Panama, dans l'affaire Kennedy ou au sein de l'empire General Motors.On ne se souvient pas que le Vietnam luimême, qui a pourtant fourni la matière première à une bonne demidouzaine de films majeurs, ait jamais été présenté à l'écran comme une glorieuse épopée des États- Unis d'Amérique ! L'oeuvre de Coppola s'inscrit donc dans un courant presque dominant chez les créateurs de ce pays.Et, contrairement à ce qu'on a beaucoup dit et écrit, elle n'est pas particulièrement remarquable de ce point de vue.Elle l'est cependant par le génie.Par l'audace.Par la somme monumentale de travail qu'on y a investi.Par ce jeu de roulette russe auquel le réalisateur s'est livré, pendant trois ans de tournage et de post-production, avec la fatalité, avec son statut au sein de l'industrie, avec sa fortune personnelle, avec son équilibre psychique.Parmi les mille et une choses que nous apprend Apocalypse Now Redux, il y a ceci : si la « dissidence » est à la portée de n'importe qui, le génie artistique permettant de l'exprimer brillamment ne l'est pas.Certains respectent à la lettre la réglementation municipale en matière d'arrosage.Rassurants gazons jaunes LES MÉDIAS nous informent régulièrement des effets nocifs des pesticides sur l'environnement et sur la santé humaine.Ainsi, lorsque je vois de beaux gazons verts impeccables, de surcroît en période de sécheresse, je ne peux m'empêcher de froncer les sourcils.Heureusement, il y a aussi quelques disgracieux mais rassurants gazons jaunes garnis de quelques repousses rebelles pour nous rappeler qu'il y a encore des gens soucieux de l'environnement.STÉPHANIE LEBLANC Montréal À quand les compteurs d'eau ?DE PLUS EN plus de citoyens s'inquiètent du gaspillage de l'eau potable.Ce matin, pourtant, j'ai vu une dame pourtant bon chic bon genre faire un bras d'honneur en disant qu'elle continuerait d'arroser son gazon la nuit, interdiction ou pas, appel au civisme ou pas.« Après tout, j'ai investi des milliers de dollars dans mon aménagement paysager », disait-elle.A-telle pensé aux millions de dollars que l'ensemble des citoyens ont investi pour que l'eau potable soit utilisée à des fins esthétiques ?Qu'on arrose les fleurs et les plantes, soit, mais le tapis ?De jaune, il redevient vert à la première pluie : le peu de gouttes que nous avons reçues hier matin en est la preuve.On ne peut compter sur le civisme : c'est une qualité en voie d'extinction ! Alors, pourquoi pas un compteur d'eau par adresse civique ?N'est-ce pas ce qu'on fait pour l'électricité ?Les gaspilleurs d'électricité ont une facture plus élevée que les autres ; il devrait en être de même pour les gaspilleurs d'eau potable ! SUZANNE BLANCHET 6LP2101A0818 a21 samedi 6LP2101A0818 ZALLCALL 67 00:59:30 08/18/01 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 8 AOÛT 2001 A21 FORUM La rage de l'air Alcool, fatigue, décalage horaire, attente entre les vols, correspondances ratées, sont autant de facteurs qui influencent négativement 40% des voyageurs ANGELA DAHLBERG Auteure du livre Air Rage, Mme Dahlberg est présidente de Dahlberg et Associés, une compagnie de consultants de Calgary spécialisée dans le domaine de l'aviation.Elle siège également sur un groupe de travail de Transport Canada qui vise à prévenir les entraves dont sont l'objet les membres d'équipage des avions.Le comportement perturbateur des passagers à bord d'un appareil, allant du langage grossier jusqu'à l'agression, est un phénomène dont on parle beaucoup depuis quelques années par suite des revendications des victimes, des initiatives des syndicats et de l'industrie, et de la couverture médiatique dont il est l'objet.D'ailleurs, l'expression « rage de l'air » est l'étiquette couramment employée aujourd'hui par les médias, non seulement dans les cas les plus connus mais aussi pour décrire toutes les formes de comportement turbulent et grossier des passagers.Pendant ce temps, les syndicats des membres d'équipage Angela Dahlberg parlent plutôt de ces incidents comme d'une entrave au travail des membres d'équipage.L'expression « entrave au travail des membres d'équipage » est tirée de la législation déjà en place et définit les actes qui interrompent les équipages dans l'exercice de leurs fonctions.Ce choix terminologique est significatif et il identifie ceux qu'intéresse particulièrement le comportement perturbateur des passagers.Les médias sont en quête de manchettes qui feront sensation alors que les syndicats des membres d'équipage font allusion au caractère exécrable des voyageurs et réclament des sanctions.Les écarts de conduite des passagers visent surtout les membres d'équipage, sans toutefois épargner les autres passagers, qu'il s'agisse d'inconnus, d'amis ou de membres de leur famille.Ce phénomène n'est pas nouveau, mais le sujet fut tabou durant des dizaines d'années.Arrivée du voyage de masse L'arrivée sur le marché des avions à réaction, à la fin des années 60, a annoncé la venue du voyage de masse.C'est à ce moment que l'aviation civile a commencé à perdre de sa civilité.Voler était dorénavant un moyen de transport accessible à tous et n'était plus réservé qu'aux bien nantis.Pour les dirigeants des compagnies aériennes, le marketing prit alors un tout nouveau sens et une toute autre dimension.Les compagnies aériennes déclarèrent que le client était roi.Les employés affectés au service à la clientèle et les agents de bord, tout comme leurs collègues dans le secteur des services, devinrent la cible de paroles grossières et d'insultes, voire même de menaces.Toutefois, les voies de fait étaient rares.Les compagnies aériennes qui utilisaient les attributs des hôtesses de l'air à des fins publicitaires préparaient en quelque sorte la voie au harcèlement sexuel.Vu le souci des compagnies aériennes de préserver leur image et de ne pas faire les frais d'une mauvaise publicité, leurs dirigeants n'encourageaient pas le rapport de ces incidents.De plus, ces derniers n'accordaient aucun appui aux agents de bord qui devaient alors se tourner vers leurs collègues de travail et les membres de leur équipage.Le voyage de masse et les appareils pouvant accueillir de plus en plus de passagers ont créé de plus grands problèmes : l'encombrement des aéroports et les systèmes inadéquats de contrôle aérien ont augmenté le niveau de stress tant chez les voyageurs que chez les membres du personnel.Et les règles de sécurité se sont multipliées en raison du nombre accru d'accidents d'avion.Des standards irréalistes en matière de services et la sécurité accrue sont en conflit, ce qui contribue à créer un climat de plus en plus difficile.Ne souhaitant pas attirer l'attention de leurs clients sur les risques inhérents aux déplacements en avion, les compagnies aériennes n'en ont pas informé directement leur clientèle.Et, aggravant le problème, la publicité a élevé les attentes des clients à un niveau que les transporteurs ne peuvent atteindre.Des statistiques provenant des quatre coins du monde confirment ces données.Un nouveau problème ?Ce qu'il y a de nouveau, c'est que les compagnies aériennes admettent maintenant qu'il existe un problème qui menace sérieusement la sécurité à bord de l'appareil.Et cette admission est due en grande partie à la vaste couverture médiatique de ces incidents depuis 1995.La sensibilisation du public à ce problème et l'inquiétude qu'il suscite ont servi à soutenir les efforts stratégiques des syndicats nationaux et internationaux des membres d'équipage.Les compagnies aériennes et la Direction générale de l'aviation civile étudient conjointement les modifications à apporter à la législation et à la réglementation relatives à ce phénomène.Cette collaboration a conduit à la mise en place de nouvelles lois dans certains pays, notamment au Royaume-Uni et au Canada, à des changements dans les programmes de formation des équipages, à des campagnes de sensibilisation menées auprès des passagers et à une plus grande prise de conscience du problème chez les gens de loi et dans les services aéroportuaires chargés d'appliquer les règlements.Il est de plus en plus évident que la collaboration entre les pays s'est lentement mais sûrement améliorée.L'OACI étudie depuis 1998 les aspects légaux de la rage de l'air dans le but d'élaborer une définition claire du problème et d'établir des procédures uniformes qui permettront aux 185 gouvernements membres de traiter les incidents de rage de l'air.Les facteurs humains Depuis la venue du voyage de masse, le système de l'aviation exige du consommateur qu'il réponde à des attentes de plus en plus complexes.La réglementation oblige les passagers à se conformer à certaines restrictions à toutes les étapes de leur passage dans ce système.En fait, pendant une courte période de temps, ils en font partie intégrante.Cependant, il n'est pas réaliste de présumer que les passagers sont capables de se conformer de bonne grâce à ces restrictions.S'ils doivent adopter un certain comportement dans leur interaction avec le système, il revient à ce système de faire tout en son pouvoir pour faciliter cette intégration.Les mesures de prévention mises en place n'ont pas sérieusement pris en compte la composante humaine qui contribue aux incidents de « rage de l'air ».C'est ainsi qu'au cours des six dernières années, j'ai fondé mes arguments sur le caractère dynamique du comportement des passagers et sur les différents facteurs qui contribuent à son déclenchement.J'ai donc passé en revue l'ensemble de la recherche réalisée sur les facteurs humains et sur l'interaction entre les individus et leur environnement technologique.La peur de l'avion, le stress, l'alcool et la drogue, l'attitude, la santé mentale et certains aspects physiologiques tels la fatigue, le décalage horaire et le rythme circadien, sont tous des exemples de facteurs humains.Leur influence sur le rendement de l'équipage a fait l'objet de nombreuses recherches qui ont donné lieu à des changements majeurs dans la réglementation, notamment dans les règlements régissant les quarts de travail et le nombre maximum d'heures de vol.La recherche sur l'influence des facteurs humains dans l'aviation a principalement été réalisée auprès de ceux qui travaillent dans ce secteur.Elle ne s'étend pas aux passagers.Cependant, ces facteurs influent tout autant sur les passagers qui sont assurément moins conscients de leur effet sur leur comportement.Par exemple, la peur de l'avion est un facteur humain qui ne s'applique qu'à l'aviation.Chez la plupart des passagers, l'appareil et son environnement représentent des sources de stress.La peur de l'avion est considérée comme un trouble très répandu dont sont atteints environ 60 % de tous ceux qui voyagent en avion.Ce trouble est souvent accompagné d'autres phobies, ce qui intensifie la peur de l'avion ou qui, en fait, contribue à sa manifestation.Une étude réalisée par Lufthansa (Krajc et Pausch, 1998) révèle que 55 % des passagers qui ont peur de l'avion ont également le vertige, 46 % sont atteints de claustrophobie et 4 %, d'agoraphobie.Une étude réalisée par Boeing (Dean et Whitaker, 1980) a conclu qu'à la seule pensée de prendre l'avion, de 10 à 20 % des passagers ressentent un certain malaise et de 5 à 10 pour cent présentent des symptômes graves tels une sensation de panique et des tremblements.Une autre étude a démontré que 41 % des répondants souffraient d'anxiété grave tandis que 51 % étaient pris d'une crise de panique (Byrne-Crangle, 1995).Et cette étude a de plus confirmé que 65 % de ces passagers craintifs consommaient de l'alcool et de la drogue avant et durant le vol pour surmonter leur peur de l'avion.Le stress relié à l'avion est un autre problème.Dans un sondage mené aux États-Unis par Gallup et publié en septembre 1999, les répondants ont été appelés à évaluer 14 points de satisfaction des passagers à l'égard des compagnies aériennes.Les cinq principaux points étaient, en ordre de priorité : l'espace pour les jambes, les plats servis durant le vol, le prix du billet, la largeur des sièges et le stationnement disponible à l'aéroport.À l'exception du stationnement à l'aéroport, les compagnies aériennes sont directement responsables des quatre principaux points.En réponse à l'une des questions du sondage, près du tiers des répondants ont admis qu'ils ressentaient parfois de la rage envers les compagnies aériennes et leurs employés.Il est intéressant de noter que ce sondage a révélé que les grands voyageurs étaient moins tolérants que les voyageurs occasionnels.Ma propre recherche indique que 40 % des voyageurs qui se conduisent mal ont eu certains problèmes.Ils ont été mal servis avant de monter à bord de l'appareil, ils ont consommé de l'alcool, ils sont insatisfaits du siège qu'on leur a attribué (par exemple le long de l'allée menant vers la sortie), ils se sont disputés à propos des bagages à main.S'ajoutent à cette liste les longues périodes d'attente entre les vols, les retards, les correspondances ratées, les valises perdues, les repas manqués et l'impossibilité de choisir leur repas, pour ne nommer que ceux qui surviennent le plus souvent.Pour être efficaces, les mesures de prévention doivent tenir compte de l'influence des facteurs humains et des défaillances du système sur la capacité des passagers à accepter les contraintes.Si les compagnies aériennes ne conçoivent pas leurs produits et leurs services en fonction de leur impact sur le climat social à bord de l'appareil et si elles n'améliorent pas la formation des employés qui sont en contact direct avec la clientèle, il est certain que la menace d'un malaise social et le risque d'un mauvais fonctionnement de l'appareil persisteront au cours des prochaines années.Actuellement, le passager aérien fait figure de criminel potentiel alors que les employés des compagnies aériennes, les agents de bord et les équipages en paraissent les victimes.Encore une fois, le ralentissement économique oblige les compagnies aériennes à mettre en place une série de mesures visant à réduire les dépenses, ce qui affecte le personnel ainsi que la conception et la prestation des services.Les organismes qui font face à de telles pressions s'exposent davantage à une défaillance de leurs services, ce qui accroît le risque d'un comportement perturbateur chez le passager.La recherche scientifique sur ce problème se poursuit et bien qu'elle démontre qu'il existe un lien entre la conception des produits et des services et les facteurs de risque accrus chez les passagers, peu de choses ont changé.Le comportement des agents de bord est inextricablement lié au maintien d'un climat social sûr à bord de l'appareil.Pour ramener la paix sociale dans la cabine, il faut savoir équilibrer la « haute technologie » et les « petites attentions ».La peur de l'avion est considérée comme un trouble très répandu dont sont atteints environ 60 pour cent de tous ceux qui voyagent en avion. La Presse 18 août 2001 Page A22 manquante "]
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