La presse, 3 novembre 2001, D. Arts et Spectacles
[" 6LP0101D1103 D1 3 nov 6LP0101D1103 ZALLCALL 67 01:07:39 11/03/01 B 3002865A 6LP0201D1103 D2 3 novembre 6LP0201D1103 ZALLCALL 67 00:59:25 11/03/01 B D2 LA PRESSE MONTREAL SAMEDI 3 NOVEMBRE 2001 Luc Picard transformeen terrifiant Moise, un personnage qui lui fait peur TELEVISION l c o u s i n e @ l a p r e s s e .c a Les enfants montent a bord d'un autobus scolaire, escortes par des policiers de l'Ontario.Les meres laissent partir les petits sans une larme et vont entourer le seul etre qui compte vraiment pour elles : Moise.Leur homme.Leur dieu.J'ai beau savoir que Luc Picard se cache sous la barbe abondante .deux heures de maquillage tous les matins .son air me glace jusqu'aux os.Pas un sourire, sauf un vague rictus quand ses femelles se regroupent autour de lui, completement a sa merci.Depuis lundi, le bois de Belle- Riviere, dans la region de Lachute, a ete transforme en commune.Celle de Burnt Church ou habitait le terrible gourou Roch Theriault et ses disciples qu'il se plaisait a torturer et a charcuter.Pour le tournage du telefilm Savage Messiah, dote d'un budget de 4,2 millions, une oeuvre qui devrait faire le tour du monde et qui passera chez nous sur Series Plus l'ete prochain.Une premiere pour Luc Picard : un role en anglais, langue qu'il maitrise assez bien.Ce natif de Lachine, ou une partie de la population est anglophone, a surtout appris en regardant la tele.Mash dans le temps et The West Wing ces joursci.De toute facon, le fait qu'il interprete un Quebecois francophone lui permet un accent.Le fait de jouer un etre aussi mechant n'est pas vraiment une premiere pour Luc Picard, qui a tourne dans un long metrage de Jean Beaudin .Le Collectionneur n'est pas encore sorti en salle .ou il joue un tueur en serie.Il a analyse le personnage de Roch Theriault, surnomme Moise, et juge qu'il est pire que le tueur en serie du film de Beaudin.Car Moise est une vraie personne, alors que l'autre est un personnage fictif.Roch est un etre charismatique qui savait s'adapter a ses interlocuteurs et les charmer.Sous son air de normalite, un sociopathe sadique tres conscient de ce qu'il faisait.Luc Picard a tout lu sur Roch Theriault et il m'apprend qu'en prison, il a fait trois autres enfants durant les visites conjugales.Dans quelques jours, Luc Picard coupera le bras d'une de ses femmes.Il avoue qu'il a hesite avant d'accepter le role.J'avais interprete beaucoup de heros.Mais Moise a tellement d'energie qu'il est absolument tentant.Apres le tournage de Savage Messiah, il retourne au theatre, tournera un deuxieme film avec Bernard Emond (de La Femme qui boit) et se lancera dans la suite de la serie Chartrand et Simonne, destinee a Tele- Quebec.Sur les bouillantes annees 60-70.Projet qui faisait peur a Radio-Canada.Tout le long de notre conversation, Luc Picard n'est jamais arrive a se departir du personnage de Roch Theriault.Si j'avais froid en le quittant, ce n'etait pas la temperature.C'etait Moise.Julie Snyder negocie le Gala Metrostar BEAUCOUP DE NEGOCIATIONS ces jours-ci sur le Gala Metrostar qui sera presente a TVA en mars.On a pressenti Julie Snyder pour l'animation, mais Mme Snyder tient mordicus a ce que sa compagnie de production J coproduise avec JPL Productions, le producteur maison de TVA.Aucun compromis en vue encore, mais les negociations continuent.Pierre Karl Peladeau, qui a declare solennellement chez Arcand Julie est mon amie , tranchera- t-il lui-meme le dilemme ?Radio-Canada : vers des scores plus hauts LES PATRONS DE Radio-Canada se lamentent depuis le debut de la saison que les sondages quotidiens de la maison Nielsen sont tres desavantageux pour leurs emissions depuis la rentree.Toutes les emissions attirent moins de monde que l'annee derniere.Du moins, c'etait le cas en septembre.On a soupconne un echantillonnage defectueux.Or, TVA, qui est abonne aux sondages quotidiens BBM en plus des Nielsen, a decouvert que les scores BBM sont plus eleves que les Nielsen, notamment pour les emissions tres populaires.TVA prefere de beaucoup nous dire ses resultats en BBM, donc.Radio-Canada, qui n'etait pas abonnee aux BBM quotidiens, est donc en pourparlers depuis quelque temps avec cette maison de sondages.Ainsi, les auditoires seraient instantanement plus eleves, ce qui est une facon comme une autre d'ameliorer sa performance.La grande firme Cossette Media, qui analyse les performances des reseaux depuis des annees, se sert toujours des resultats Nielsen.Pour faire des comparaisons dans le temps qui ont de la signification.Cauchemar de char ON SAIT QUE LES annonceurs n'aiment rien mieux que de retrouver leur produit dans l'histoire d'un teleroman ou d'une teleserie.Le litre de lait avec l'etiquette bien en vue sur la table au petit-dejeuner est un exemple probant.Le telespectateur n'a pas envie de zapper ailleurs pendant cette publicite, puisqu'elle est incluse dans l'histoire.Efficace en diable comme moyen.Jeudi soir, la serie Cauchemar d'amour, commanditee par Toyota, montrait un coup de foudre entre Marina Orsini et un beau garcon qui l'aide a reparer son radiateur.Elle perd son numero de telephone et fait alors un appel a tous pour retrouver le gars.Le message Il a une Toyota Corolla verte a ete repete a plusieurs reprises durant l'episode.S'il avait eu une Jetta, elle ne serait sans doute pas tombee amoureuse de lui.Les vibrations auraient ete trop negatives pour le commanditaire.Les Emmy Awards en principe demain LA SOIREE DES Emmy Awards qui recompense les emissions de television aux Etats-Unis doit en principe avoir lieu demain soir a 20h a CBS, repique ici par CTV.S'il n'y a pas d'attentat d'ici la aux Etats-Unis.A cause des evenements du 11 septembre, la distribution des prix a ete reportee deux fois jusqu'a present.Les organisateurs ont craint que des terroristes profitent du gala en direct pour s'en prendre a ce grand symbole d'imperialisme qu'est la tele americaine, presente partout dans le monde.PHOTO DENIS COURVILLE, La Presse c Luc Picard risque d'en faire frissonner plus d'un dans la peau de l'inquietant Roch Theriault, dit Moise, dont la teleserie Savage Messiah rappelle l'histoire.VOTRE SOIREE DE TELEVISION 18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO Le Telejournal Parlez-moi des./ Gilles Proulx Hockey / Canadiens - Flames Le Telejournal Nouvelles du sport C.Charron (22:55) A la Maison- Blanche (23:25) Le TVA 18 heures Cinema / LE CINQUIEME ELEMENT (4) avec Bruce Willis, Gary Oldman Cinema / MERCURE A LA HAUSSE (5) avec Bruce Willis, Alec Baldwin (21:15) Le TVA (23:45) Grands Documentaires - Sciences / Debris spatiaux Le Septieme Cinema / JOURNAL INTIME (3) avec Nanni Moretti, Renato Carpentieri Cinema / APRILE (4) avec Nanni Moretti, Silvio Orlando (21:18) Cinema / JUHA (4) avec Kati Outinen, Sakari Kuosmanen (22:41) Les Simpson Cinema / GODZILLA (6) avec Matthew Broderick, Jean Reno Cinema / L'AUTRE PACTE DU SILENCE (6) avec Jennifer Love Hewitt, Brandy (21:15) Sex-shop (23:45) Pulse The Habs.e Talk Exhibit A Mysterious Ways Skate Canada / Championnats de patinage artistique CTV News Pulse/Sport News Reg.Contact News Sat.Report Sat.Night Hockey / Canadiens - Flames Hockey / Canucks - Sharks College Football (15:30) ABC News MASH Cinema / RANSOM (4) avec Mel Gibson, Rene Russo News Access.College Football (15:00) News .Raymond Touched by an Angel Citizen Baines The District E.T.NBA Basketball / 76ers - Wizards Cinema / NATIONAL LAMPOON'S VACATION (5) avec C.Chase Sat.Night The Lawrence Welk Show As Time Goes Keeping up My Hero Black Adder Ballykissangel Austin City Limits Cinema / THE BAND.(3) BBC News The Editors Wall Street Mc Laughlin Monarch of the Glen Mulberry Allo, Allo Chef Red Dwarf BBC News .Lens American Justice Law & Order Behind Closed Doors.Cinema / COLUMBO - A TRACE OF MURDER (5) avec P.Falk 100 Centre Street Palmares Gueule de star Thema / Proust Palmares Ovation / Michel Legrand Arts, Minds StarTV Wholes.Ida Haendel, Concerto.Portia White: Think on me The Early Bits Sex & the City Samedi PM .pour rire Le Gout du monde / Quercy Teleromans PQ / Femmes Biographies / Regis Levesque Pierre Legare - Guide de survie II Cinema / LA VIE HEUREUSE.(4) Maroc-zine Le Nostre.Zoom From Egypt Paysage.Vietnam Parse Vision CHAI Mtl The District Teleritmo Le Monde.Le Monde des affaires Introduction a l'art moderne Einblicke Grammaire .Internet Initiation a l'astronomie Le Monde a la carte How'd they do that?Storm Warning! / Vital Signs Battlebots High Tech.Living.Exhibit A Into the Unknown Connection High Tech.Le sport.l'aventure D'ici &.Suivez le.Dominika Cite partant Les plus beaux voyages.Golfs.D'ici &.Cecile Dechambre .(17:55) Lulu (18:40) .(19:05) Mentors Honey, I Shrunk the Kids Cinema / HOWARD THE DUCK (5) avec Lea Thompsom Cinema / BEST.(4) (22:50) Drew Carey Seinfeld Baseball / Serie mondiale: Yankees - Diamondbacks Mad TV Stargate SG-1 Andromeda Touched by an Angel Citizen Baines Mutant X Heart of.Sat.Night Legendes.Minos Serie noire.Krach 1929 Institutions / St-Jean-de-Dieu Cinema / LA LOI DES SEIGNEURS (4) avec David Keith, Robert Prosky Curse of the Africa House Canadians / Brother Twelve Treasure Seekers / .Incas Cinema / ESCAPE FROM ALCATRAZ (3) avec Clint Eastwood, Patrick Mc Goohan Odysseys The Goods Fashion File .Wheels .Homes Zoo Diaries Dogs, Jobs The Lofters Matchmaker Britain's First Fat Camp Eros Duo Benezra Chic Planete Le Top 20 Musimax Cinema / THE DOORS (4) avec Val Kilmer, Meg Ryan Storytellers / The Doors Box Office Specimen Buzze Fax Concert Plus: Eminem en concert Groove Bouge BBC News Culture Shock The Queen's Forum @ The End Sat.Report Venture.Rough Cuts / Film Club Antiques Roadshow Elections municipales (17:30) Journal RDI La Facture Enjeux / Humeurs de femmes Le Telejournal .artistes L'Afghanistan, annees sombres Zone libre / Le Noma Sports 30 .Canadiens Hors-jeu Baseball / Serie mondiale: Yankees - Diamondbacks Sports 30 .circuit .Canadiens Direction: Sud Saint-Tropez, sous le soleil Coroner Da Vinci Amour et petits bonheurs Inspecteur Barnaby Clocking off Cinema / FOLLOWING HER HEART (5) avec Ann-Margret Da Vinci's Inquest Cinema / BIG LEBOWSKI (3) avec Jeff Bridges, John Goodman Sir Arthur Conan Doyle's.Robot Wars Relic Hunter Cinema / QUEST FOR FIRE (3) avec Everett Mc Gill, Rae Dawn Chong .(23:15) Hockeycentral Sportscentral Equestrian: Capital Classic Women's Tennis Association Wrestling: WWF Live Sportscentral Women's Tennis Association Unique.Volt Pour une chanson Ben Barka: l'equation.Cinema / GEANT (3) avec Elizabeth Taylor, Rock Hudson Inside Flight 93 Afghanistan: 12 Years of.Trading Spaces / Providence Incredible Medical Mysteries Bin Laden's Biological Threat Trading Spaces / Providence .(17:30) Sportscent.MLBPA.Baseball / Serie mondiale: Yankees - Diamondbacks Sportscent.Cinema / SCOOBY.(17:00) Archie.Dilbert Scooby Doo Road.Simpson Henri.gang La Clique South Park Simpson Henri.gang Cultive et.Pyramide Journal FR2 Union libre / Patricia Kaas Autour de Georges Brassens TV5 l'invite Jrnl (23:03) Des mots.Great Canadian Parks National Geographic Cinema / GRAND HOTEL (4) avec John Barrymore, Greta Garbo Cinema / DINNER AT EIGHT (3) (22:15) Loi du retour Les Copines C'est mon choix / J'obeis a.Fascinante Histoire du cerveau Le sexe dans tous ses ebats Eros et Compagnie Trauma / Vie a l'urgence Cite Mag.Les Carnets de l'emploi 90 Minutes P.M Vos finances Quoi d'neuf, Charlemagne?.TV (17:30) Sabrina.Les Aventures de Sinbad Roswell Buffy.(21:40) Daring &.Big Wolf.Scary but.Vampire.Buffy the Vampire Slayer Dead Last Scariest Places on Earth Chart Attack! Star Trek: Deep Space 9 Star Trek: La Nouvelle Generation X Files/Anthologie X Files L'Ange noir Grand Journal (23:15) Gilles Proulx Louise Cousineau 18:30 a - PARLEZ-MOI DES HOMMES.Denise Bombardier confesse Gilles Proulx sur ses amours avec Mme Ortolani.18:30 1r - LE CINQUIEME ELEMENT Soiree Bruce Willis: d'abord ce science-fiction de Luc Besson, puis, a 21h15, Mercure a la hausse, un policier avec Alec Baldwin.19:00 \\ - THEMA: PROUST Voila une emission pour l'ex-premier ministre Lucien Bouchard.D'abord, des passionnes de Marcel Proust disent pourquoi ils le sont, ensuite, un document sur la vie de l'auteur et, finalement, le film Celeste du realisateur de Bagdad Cafe Percy Adlon, qui s'inspire du recit de la servante de Proust.20:00 3 - TELEROMANS P.Q.L'evolution des femmes dans nos teleromans, depuis Donalda jusqu'a nos jours.20:30 P - SOIREE BRASSENS D'abord, un recital de chansons du grand Georges interpretees par de grandes pointures: Alain Souchon, Jean-Jacques Goldman, Francis Cabrel, etc.autour de Michel Drucker a 22h30, Raymond Devos montre sa collection d'objets de Brassens, son grand ami.21:00 1 - COLUMBO Cuvee 97 en version originale.Notre policier prefere debusque un autre policier qui a commis un meurtre. 6LP0301D1103 D3 sam.6LP0301D1103 ZALLCALL 67 00:55:09 11/03/01 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 3 NOVEMBRE 2001 D3 Bouder son succès THÉÂTRE BILLET m c a s s i v i @ l a p r e s s e .c a LE TROISIÈME ROMAN de Jonathan Franzen, The Corrections, est l'événement de la rentrée littéraire américaine.Ce récit d'une famille atypique du Midwest, d'où est originaire l'auteur, s'est retrouvé, il y a quelques semaines, en tête de la liste des best-sellers du New York Times.Acclamé par la critique, pressenti pour un prestigieux National Book Award, The Corrections a été choisi par la très populaire animatrice télé Oprah Winfrey pour figurer dans son très sélect « club de livres ».Tous les mois, l'influente reine de la télévision américaine présente à son public une oeuvre récente qu'elle a particulièrement appréciée.Son auteur est invité à l'émission de fin d'après-midi, puis à un dîner donné en son honneur en compagnie de quelques téléspectatrices triées sur le volet.En librairie, les livres de l'heureux élu sont étampés du sceau Oprah's Book Club.L'effet est instantané : quelques centaines de milliers d'exemplaires s'envolent aussitôt dans les librairies, Wal-Mart et Price Costco du pays.Après la bénédiction d'Oprah, The Corrections, déjà un best-seller, a été propulsé au sommet de la fameuse liste du New York Times.C'est vous dire l'influence de cette dame parmi les plus riches du show-biz américain.Jonathan Franzen, 42 ans, a refusé l'invitation de sa plus célèbre admiratrice.« Elle a choisi de bons livres, mais assez de livres mielleux, unidimensionnels, que je n'ai pas aimés », a-t-il en somme déclaré à un journaliste du Portland Oregonian.Franzen s'est en outre dit gêné que son roman soit affublé d'un tel « logo corporatif », qui pourrait faire fuir certains de ses lecteurs potentiels.« Si vous êtes un lecteur sérieux et que vous voyez que mon livre a été choisi par Oprah, peutêtre que vous ne l'achèterez pas », a-t-il pensé tout haut.Il n'en fallait pas plus pour que l'animatrice télé retire son invitation, la semaine dernière, prétextant « ne pas vouloir incommoder un auteur gêné » par son trop-plein d'affection.En d'autres termes, mon cher jeune homme, si c'est comme ça, allez donc vous faire f.L'éditeur de Jonathan Franzen, Farrar, Strauss et Giroux, qui venait de faire imprimer 500 000 nouveaux exemplaires de The Corrections pour les seuls abonnés du club d'Oprah, a dû friser l'apoplexie en voyant son auteur ingrat refuser le succès instantané.Peut-on, en toute lucidité, refuser le gros lot de dix millions après s'être fait offrir le billet de loto gagnant ?Jonathan Franzen a parié que oui.L'ensemble des médias américains, la presse littéraire en tête, lui a répondu le contraire.Bien fait pour ce snob inconscient, ont dit les uns, tant pis pour cet élitiste qui méprise le grand public, ont dit les autres.Franzen, au coeur d'une controverse qu'il n'avait pas prévue, s'est mis à regretter son « faux pas ».« Je ne veux pas être assimilé à l'élite littéraire snobinarde de New York », a-t-il dit en s'excusant auprès de l'animatrice, visiblement vexée.L'auteur repentant, a confirmé Oprah Winfrey, demeure « désinvité » à son émission.Si Garou écrivait des romans comme il chante des chansons, il serait sans doute lui aussi plébiscité par Oprah Winfrey.Beau garçon, poli, talentueux, Garou a remporté dimanche quatre Félix au gala de l'ADISQ.Des trophées qui venaient couronner une année de rêve pour l'interprète à la voix rauque qui a vendu près de deux millions d'albums dans la francophonie.Depuis peu, la carrière de Garou est commanditée par René Angélil.L'appui de René Angélil dans le monde du show-biz québécois, c'est un peu comme celui d'Oprah Winfrey dans l'industrie littéraire des États- Unis.Sensiblement le même poids, le même type de public, le même impact sociologique, les mêmes recettes en argent sonnant.Garou, au contraire de Jonathan Franzen, ne boude pas le succès populaire.Il est la dernière création consensuelle d'une machine promotionnelle bien huilée, qui a fait ses preuves.Il ne se formalise d'aucun « logo corporatif », chante selon le goût du marché, épouse toutes les caractéristiques de la vedette pop moderne.Ses chansons édulcorées, décriées par la critique, mais portées aux nues pas ses légions d'admiratrices, ont fait de lui l'heureux propriétaire d'une Ferrari et le prochain candidat québécois à la consécration américaine.Jonathan Franzen craint que son livre ne soit pris pour du miel.Garou trempe sa guimauve dans le miel.Jonathan Franzen fuit l'étiquette « populaire ».Garou est un héros populaire.Franzen passe pour prétentieux et hautain.Garou pour un génie de la mise en marché.Tous deux ont du talent à revendre.Tous deux ne sont pas insensibles au succès.L'un a été conspué par l'ensemble de la presse américaine.L'autre célébré par toute l'industrie musicale québécoise.Et pourtant.Et pourtant, Pierre Garand, dit Garou, n'a pas toujours été un chanteur de charme pour filles de tous âges.Élevé dans la tradition rock and roll, nourri à la vitamine B (pour Beatles), cet ex-habitué des bars enfumés chantait toujours du James Brown avant d'être avalé par la Maudite Machine.Il n'a pas encore 30 ans même s'il en paraît 40 et déjà, il est le digne successeur de Donald Lautrec dans le coeur des Québécoises ayant jadis dansé le ska.Difficile pour quelqu'un de son âge d'imaginer qu'il ne préfère pas chanter du Wilson Pickett plutôt que les textes sibyllins de Luc Plamondon sur n'importe quelle musique préfabriquée.Peut-on bouder son succès ?Garou, qui est beau, riche et célèbre, croit sans doute que non.Et sûrement n'a-t-il pas tort.Alors que le chanteur québécois prépare sa rentrée américaine, Jonathan Franzen, lui, doit bien se demander quel impact sa candide franchise aura sur les ventes de son livre.Le succès, semble-t-il, vient à ceux qui marchent dans le rang.Photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © Nathalie Mallette : « C'est un grand bonheur pour moi de pouvoir passer du drame à la comédie, de la télévision au théâtre.» La discrète ÈVE DUMAS AVEC SES GRANDS yeux de biche, son air de boîte à surprise et ses lulus de gamine expérimentée, Nathalie Mallette a la bouille polissonne, mais la sensibilité, le vécu et la rigueur d'une actrice sérieuse.Depuis 20 ans (cégep inclus), la comédienne s'est monté une fiche parfaite.Même dans des productions critiquées, elle a toujours réussi à briller et parfois même à sauver la mise.Avec discrétion, toujours.Petits, moyens et grands rôles, la comédienne a connu presque tous les emplois de la palette, à la télévision comme sur les planches.Elle est Dominique Parent dans Histoires de filles, fut Jeannette Lamothe dans la série Willie, la tragique soeur Édith dans Miséricorde, Déjanire dans La Locandiera et Charlotte dans Dom Juan.À la scène, elle a relevé son plus grand défi au Quat'Sous, dans Oleanna de David Mamet.C'était jusqu'à ce que Claude Poissant lui offre le rôle de Gaby dans Le Ventriloque, plus récente pièce de Larry Tremblay qui prend l'affiche du Théâtre Espace Go la semaine prochaine.« C'est un très gros morceau pour moi.Oleanna, c'était aussi un défi important, mais dans la veine hyperpsychologique, intello, débat d'idées.Avec le rôle de Gaby, c'est la première fois qu'on me propose d'aller dans un univers qui n'est pas psychologique du tout.C'est apeurant en même temps que c'est enivrant.Je dois faire confiance à ma folie.» Gaby, c'est une petite fille sage en apparence, mais carrément perverse en réalité.Pour ses 16 ans, elle exige un stylo Parker plaqué or.Au moyen de ce nouvel instrument, l'adolescente découvre le pouvoir de la création : tout ce qu'elle écrit avec sa plume se réalise.Mais lorsque son frère, jaloux, s'enfuit avec le manuscrit en Afrique et se fait assassiner, Gaby se met à souffrir de la page blanche.S'ensuit une psychanalyse avec le célèbre (et mystérieux) docteur Limestone.Un récit abracadabrant tout en poupées russes qui parle d'identité, de création, d'enfance et de psychanalyse.« C'est une pièce très riche qui se joue à plusieurs niveaux.On est dans la tête de Gaby, dans l'imaginaire de cette jeune fille- là qui s'enferme dans sa chambre et se fait toutes sortes de petits spectacles.C'est un théâtre à la fois minimaliste et impressionniste.On laisse beaucoup parler le corps.Parfois, le corps seul dit ce qu'il y a à dire, sans qu'on ait à en rajouter par des soupirs et des commentaires.» Néanmoins, la comédienne a dû commencer à mémoriser son texte au mois d'août parce qu'elle a « tellement de mots à dire ».Elle ne calcule pas sa charge de travail en répliques ni en temps de scène, mais en nombre de mots qu'elle aura à assimiler.Elle n'a donc pas perdu, sur le plan de l'expression, ce petit côté jeune fille qui nous frappe en la voyant.Nathalie Mallette affirme d'ailleurs que cette ingénuité est probablement à la source de plusieurs rôles qu'on lui a offerts depuis ses débuts.« Quand on est comédien, on se demande toujours pourquoi un metteur en scène nous choisit.Dans mon cas, je crois que c'est la candeur, la pureté, la fraîcheur, l'innocence que je semble dégager.Mais dans la vie, je suis un gros mélange de toutes sortes d'affaires ! » Débuts difficiles On imagine aisément la détresse troublant les grands yeux de la petite fille de Beauharnois au moment où elle débarqua dans la grande ville pour poursuivre ses études de théâtre.« Je suis quelqu'un qui a eu beaucoup peur dans la vie.J'ai eu peur de la grande ville et toutes sortes d'autres peurs et angoisses aussi.» Pour ajouter au calvaire du déracinement, à sa première année à Montréal, la future comédienne et chanteuse se buta à des portes closes dans les écoles de théâtre.En attendant les prochaines auditions, elle fit un an en théâtre à l'UQAM et entra au Conservatoire en 1986.« J'ai vécu un des moments les plus difficiles de ma vie quand on m'a refusée à l'École nationale et au Conservatoire.» Il s'agissait sans doute de l'un des premiers revers que connaissait la jeune femme sur sa lancée, après avoir triomphé au secondaire, au cégep et au Théâtre La Belle Époque, à Saint-Timothée, dans des pièces de théâtre et des opérettes.« J'ai eu un professeur au cégep de Valleyfield, Philippe Grenier, qui était tellement populaire \u2014 on était 80 dans son cours \u2014 qu'il devait monter des opérettes pour faire jouer tout le monde.J'avais obtenu le premier rôle chanté dans Orphée aux enfers à 17 ans.Il m'a ensuite engagée dans son café-concert, La Belle Époque, et j'ai joué dans ses Folies de Jacques Offenbach.On jouait dans une liberté complète.» L'environnement familial de Nathalie Mallette la prédisposait à choisir une carrière artistique, bien qu'elle soit la seule de quatre filles à avoir suivi cette voie.« Il y avait beaucoup de musique dans la maison.Ma mère jouait du piano.Quand j'étais bébé, ma soeur Anne, qui avait 10 ans, me couchait sur son ventre et on écoutait les Swingle Sisters.Anne vibrait beaucoup à la musique, à la littérature.Je regardais les téléthéâtres à huit ans.Mais je n'étais pas la petite fille qui se disait : un jour, je serai comédienne ou chanteuse ! Je me suis fait, comme Gaby, beaucoup des spectacles à moi-même, la porte fermée.» Aujourd'hui, on peut dire que Nathalie Mallette, qui aura bientôt 37 ans, a ouvert la porte pour devenir une actrice travaillante, épanouie, dont la carrière est un exemple d'équilibre, de choix judicieux et d'heureux hasards.« C'est un grand bonheur pour moi de pouvoir passer du drame à la comédie, de la télévision au théâtre.Je ne me sens pas confinée.C'est une crainte que j'ai de me cantonner, que ma liberté s'arrête.» Une peur irraisonnée, sans doute.LE VENTRILOQUE, de Larry Tremblay, dans une mise en scène de Claude Poissant, avec Nathalie Mallette, Frédéric Desager, Nathalie Claude et Daniel Parent.Au théâtre Espace Go, du 9 novembre au 8 décembre.L'OLYMPIA - 1004 rue Ste-Catherine Est, Montréal Billets en vente au théâtre (514) 286-7884 Admission- achats téléphoniques (514) 790-1245 Groupes (514) 527-3644 Avec MICHEL CÔTÉ, MARCEL GAUTHIER et MARC MESSIER Une comédie de CLAUDE MEUNIER, JEAN-PIERRE PLANTE, FRANCINE RUEL, LOUIS SAIA, MICHEL CÔTÉ, MARCEL GAUTHIER et MARC MESSIER (514) 790-1245 BILLETS DISPONIBLES 2 avril 3 avril 4 avril 5 avril 6 avril La représentation annulée du mardi 30 octobre 2001 est reportée au MARDI 9 AVRIL 2002 Les détenteurs de billets de la représentation annulée du mardi 30 octobre 2001 pourront présenter leurs billets le soir du 9 avril 2002.Les billets peuvent aussi être remboursés au point d'achat, d'ici le 30 novembre 2001.Offrez du rire à NOËL !!! 3001601A 16 novembre TROIS-RIVIÈRES Salle Antonio-Thompson 17 novembre STE-THÉRÈSE Collège Lionel-Groulx 22, 23, 24 novembre MONTRÉAL Théâtre Outremont 1er décembre SAINT-HYACINTHE Collège St-Maurice 8 décembre DRUMMONDVILLE Centre Culturel Dernière supplémentaire à Montréal samedi 24 novembre billets en vente à midi ANGÈLE DUBEAU&LA PIETÀ AU THÉÂTRE OUTREMONT Michel Rivard, texte et mise en scène Mario Saint-Amand, le Diable ADMISSION (514) 790-1245 www.angeledubeau.com complet 3002524A La Presse 3 novembre 2001 Page D4 manquante 6LP0502D1103 D5 3 novembre 6LP0502D1103 ZALLCALL 67 01:09:05 11/03/01 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 3 NOVEMBRE 2001 D5 C'était trop long OPÉRA Nabucco ou l'histoire librement mise en musique CLAUDE GINGRAS PROGRAMME beaucoup trop long hier soir à l'Orchestre des étudiants de Mc Gill.C'est à 22 h 10 seulement (soit à l'heure où un concert est habituellement bouclé) que venait la pièce de résistance du programme et celle qui allait peut-être illustrer le mieux le travail du nouveau chef Alexis Hauser sur sa jeune équipe, à savoir la deuxième Suite de Daphnis et Chloé.Prometteuses et déjà authentiquement ravéliennes, les premières pages du Lever du jour ne m'en firent que regretter davantage l'heure de tombée du vendredi.Il faut dire que les 45 premières minutes de la soirée furent perdues : le concert a commencé avec 10 minutes de retard, près d'une demi-heure a été accaparée par l'exercice assez discutable d'un quatrième Concerto brandebourgeois où l'orchestre était réduit à une vingtaine de musiciens, après quoi il fallut un temps fou pour remplir la scène des chaises, lutrins et piano requis par l'oeuvre suivante, la Rhapsodie sur un thème de Paganini, de Rachmaninov.Sur l'utilité de faire jouer Bach par 20 musiciens d'un orchestre de 110, on s'interrogera à un autre moment.Signalons quand même le jeu appliqué du jeune violoniste et des deux demoiselles aux flûtes.Soliste au rôle beaucoup plus exigeant, la gagnante de l'annuel Concours de concertos de Mc Gill, Kinza Tyrrell, de l'Ouest canadien, a montré pour Rachmaninov de réelles qualités de pianiste et de musicienne, voire de la puissance face à un orchestre dont le chef, fidèle à la partition, ne se gênait pas pour gonfler la masse des cordes.Peu de réserves : quelques petites erreurs de parcours, dont il n'était pas toujours possible de savoir si elles venaient du piano ou d'une section éloignée de l'orchestre.Un Haydn suivait le long entracte : la Symphonie no 102, qu'une erreur du programme rajeunissait en « no 2 ».Les violons à gauche et à droite du chef et l'exécution de toutes les reprises soulignent d'inévitables imperfections mais aussi de jolis détails : des attaques vraiment imprécises, une appoggiature ratée deux fois de suite par le hautbois et le basson dans le trio répété du Menuet, mais aussi de l'élégance et, chez les archets, une justesse dans les contrepoints plutôt étonnante à la vitesse que demande le chef.Ce chef qui, mystère, prend « andante » l'Adagio dans le Haydn et « adagio » l'Andante dans le Bach.McGILL SYMPHONY ORCHESTRA / ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE McGILL.Chef d'orchestre : Alexis Hauser.Soliste : Kinza Tyrrell, pianiste.Hier soir, Pollack Hall de l'Université Mc Gill ; reprise ce soir, 20 h.Programme : « Concerto brandebourgeois » no 4, en sol majeur, BWV 1049 (1721) - Bach « Rhapsodie sur un thème de Paganini », pour piano et orchestre, op.43 (1934) - Rachmaninov Symphonie no 102, en si bémol majeur, Hob.I :102 (1794) - Haydn Suite no 2 du ballet « Daphnis et Chloé » (1913)- Ravel CLAUDE GINGRAS APRÈS Aida, en mai et juin, et en attendant La Traviata, en février, l'Opéra de Montréal poursuit son hommage au centenaire de la mort de Verdi avec un ouvrage moins connu, Nabucco.Créé en 1842 à la Scala de Milan, ce troisième ouvrage du compositeur italien fut aussi son premier grand succès musical et populaire.La première, ce soir, salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, a lieu exceptionnellement à 19h en raison d'une réception après le spectacle.Dès lundi, c'est le retour au rideau habituel, 20h ; de même, après un Peter Grimes prudemment donné cinq fois seulement, l'OdM revient à la formule de six représentations.On pourra donc aller à Nabucco jusqu'au 17 novembre.L'OdM reprend sa production scénique de 1992 (décors de Claude Girard, costumes loués chez Malabar) où évoluera, bien sûr, une distribution entièrement nouvelle ; metteur en scène et chef d'orchestre sont également nouveaux.Une histoire confuse Adaptation très libre de faits historiques, le scénario de Nabucco est complexe et assez invraisemblable ; mais il faut s'y retrouver car, contrairement à d'autres Verdi confus (Il Trovatore, par exemple), ici la musique seule ne suffit pas à maintenir l'intérêt.Chacun des quatre actes porte un titre qui devrait situer le spectateur.Nous sommes en 586 avant Jésus-Christ : le roi de Babylone Nabuchodonosor II (le nom a été simplifié : Nabucco) envahit Jérusalem et en déporte les Hébreux.Sa fille Fenena aime le jeune officier hébreu Ismaele.Sa fille adoptive, l'esclave Abigaille, aime aussi Ismaele, qui la rejette.Rivales sur tous les fronts, les deux femmes : Fenena va succéder à son père et Abigaille convoite aussi le trône.Nabucco proclame qu'il est Dieu lui-même, la foudre fait tomber la couronne de sa tête, Abigaille s'empresse de la recueillir et de s'en coiffer.Mais Babylone est détruite, les Hébreux sont libérés, Fenena et Ismaele sont réunis et Abigaille s'empoisonne.Au total, on compte huit personnages dans Nabucco.Et même un neuvième : le choeur des Hébreux.En scène pendant une bonne partie du spectacle, c'est à lui que revient la page la plus fameuse de la partition, le « Va, pensiero » où il pleure la patrie perdue.Distribution La nouvelle présentation de l'Opéra de Montréal réunira le baryton canadien Gaetan Laperrière en Nabucco et, des États-Unis, Susan Neves en Abigaille et Stefan Szkafarowsky en grand-prêtre Zaccaria, ainsi que les Montréalais Louis Langelier en Ismaele et Michelle Sutton en Fenena.L'Américain Robert Tannenbaum signe là sa première mise en scène à l'OdM et le Roumain Christian Badea sera de retour au pupitre de l'Orchestre Métropolitain du Grand Montréal.Discographie En attendant une nouvelle réédition du Nabucco de Tito Gobbi et Elena Souliotis réalisé chez Decca en 1966, on sera pleinement satisfait de la version Deutsche Grammophon qui réunit Piero Cappuccilli, Ghena Dimitrova et Evgueny Nesterenko, sous la baguette de Giuseppe Sinopoli.Souliotis figure par ailleurs sur un live de la même année 1966, de la Scala, avec Giangiacomo Guelfi et Nicolai Ghiaurov, dir.Gianandrea Gavazzeni.Intérêt nostalgique : le même quatuor dominait le Nabucco présenté par la Scala l'année suivante à l'Expo 67.Document disponible sous différentes marques.Sur un autre live, des Arènes de Vérone, 1992, on retrouvera l'Abigaille de la production de la même année à l'OdM, Linda Roark-Strummer.C'est également en public et non en studio qu'on peut entendre l'intense Abigaille de Callas \u2014 la jeune Callas, de 1949, avec Gino Bechi et, dans un petit rôle, Luciano Della Pergola qui devait plus tard fonder ici, avec sa femme Edith, l'Atelier d'opéra de Mc Gill.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © Gaetan Laperrière interprète le rôle-titre de Nabucco de Verdi dès ce soir.coeur SORTIES côté DU 13 NOVEMBRE AU 8 DÉCEMBRE 2001 UNE PRÉSENTATION DE ADAPTATION ET MISE EN SCÈNE ROGER PLANCHON DÉCOR, COSTUMES ET LUMIÈRES Luciano Damiani MUSIQUE Jean-Pierre Fouquey SON Stéphane Planchon AVEC Roger Planchon Anna Prucnal Claude Lévêque Nathalie Krebs Denis Benoliel Blanche Giraud-Beauregardt René Morard Frédéric Sorba Élise Le Stume Cette manifestation est présentée dans le cadre de la carte blanche aux collectivités territoriales de France au Québec/ la saison.Un spectacle du TNP-VILLEURBANNE, en coproduction avec La Maison de la Culture de Loire-Atlantique et avec le soutien du Conseil Régional Rhône-Alpes, ERAI, l'AFAA, le Conseil Général du Rhône et la SPEDIDAM (514) 844-1793 www.rideauvert.qc.ca PLANCHON ET LE TNP DE FRANCE À MONTRÉAL, UN ÉVÉNEMENT À NE PAS MANQUER ! d'ANTON TCHEKHOV 18 comédiens, musiciens et danseurs ! 3002463A Les concepteurs : Claude Lemelin, Danièle Lévesque, Julie Charland, Michel Beaulieu Jean-Frédéric Messier, François Péloquin, Jocelyne Montpetit Normand Blais, Jacques-Lee Pelletier, Matthieu Tessier Dès le 13 novembre Billets en vente dès maintenant : 866-8668 www.tnm.qc.ca En coproduction avec le Festival de théâtre des Amériques L'HIVER DE FORCE D'APRÈS LE ROMAN DE RÉJEAN DUCHARME © Éditions Gallimard Mise en scène et adaptation de Lorraine Pintal Avec Céline Bonnier Alexis Martin Marie Tifo Anne-Marie Cadieux Pierre Curzi Brigitte Lafleur Monique Mercure 3002526A 6LP0601D1103 D-6 samedi - ARTS 6LP0601D1103 ZALLCALL 67 00:57:52 11/03/01 B D 6 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 3 NO V EMB R E 2 0 0 1 CHANSON Suite de la page D1 Mise à nu d'une amoureuse Tomás Jensen, lui, se méfie de l'impact d'un tel programme sur le milieu.« Je crains que tous les chanteurs soient obligés de passer par là pour faire carrière », explique- t-il.Sylvie Paquette redoute pour sa part qu'une école de la chanson ne tente de faire entrer tous les auteurs et compositeurs dans un même moule.« La chanson doit demeurer un exercice libre et autonome », dit-elle.Sans être franchement en désaccord avec l'idée, Roger Chamberland appréhende le clonage des créateurs.Le problème, selon l'universitaire, se situe ailleurs.« Ça ne sert à rien d'apprendre à écrire une chanson si on n'a rien à dire.L'école ne donnera pas de la profondeur, tranche-t-il.On a de la difficulté à trouver des paroliers qui savent écrire le français.Que va faire l'école de la chanson ?Le leur enseigner ?» L'écriture doit, selon lui, passer par la lecture ; par la fréquentation des littératures classique, moderne et contemporaine.Louise Forestier imagine justement une école ouverte.« On ne va surtout pas mettre quelqu'un dans un moule, s'exclame-t-elle, c'est contraire à la créativité ! » Selon elle, un passage dans une école professionnelle permettrait aux jeunes artistes de mieux canaliser leurs efforts et de gagner du temps par rapport à un apprentissage « sur le tas ».Elle croit d'ailleurs que les élèves profiteraient de l'occasion pour s'orienter vers l'écriture, la composition ou même vers la production, selon leurs intérêts ou leur tempérament.L'un des problèmes majeurs de la chanson québécoise, selon Robert Léger, c'est qu'elle est aux mains des musiciens depuis une dizaine d'années \u2014 il y a 30 ans, elle était aux mains des paroliers.« Il y a plein de musiciens qui ont des talents de chanteur, de compositeur et même d'arrangeur \u2014 c'est déjà beaucoup ! \u2014, mais ils n'ont pas celui d'écrivain.Ils ont une sacrée culture musicale, ils possèdent les codes de toutes sortes de musiques, mais ils n'ont pas la même habileté avec les mots.» Dans certains cas, les textes sont « tellement pitoyables », que Louise Forestier avoue n'y rien comprendre.« C'est trompeur, la chanson.Avec un bel emballage, on peut faire chanter n'importe quoi, explique-t-elle.On peut tout emballer dans du papier de soie.» Une chanson n'a pas besoin de ressembler à la dictée de Pivot.Jim Corcoran se plaît d'ailleurs à dire que la chanson populaire est « un terrain de jeux où la poésie est une option et non une obligation ».Mais un auteur qui ne connaît qu'un seul mot pour dire « nostalgie », c'est comme un guitariste qui ne connaît que deux accords ; ça tombe vite à plat.Ce n'est pas un manque de volonté, croient Sylvain Lelièvre et Robert Léger, mais plutôt le signe d'une carence qui pourrait être comblée par un enseignement enrichissant assuré par des professionnels.« L'école ne donne pas du talent, elle donne des outils », insistent-ils.Une lueur d'espoir tout de même pour les partisans d'une formation pour les créateurs de chanson.L'École de la chanson de Granby, qui gérait l'A.E.C.offerte en 1999 au cégep de Granby Haute-Yamaska, continue de travailler à la mise sur pied d'un programme.Privé ou public, indépendant ou affilié à une institution d'enseignement ?On le saura bientôt, puisque l'École attend une réponse d'un organisme subventionnaire dès cette semaine.MARC-ANDRÉ LUSSIER EN CONSULTANT la programmation de l'événement Coup de coeur francophone, d'aucuns seront étonnés d'y trouver un spectacle de chansons présenté par l'actrice française Marie- Christine Barrault.Peu de gens savent en effet que la vedette de Cousin Cousine manifeste depuis longtemps le désir de chanter sur scène, encore moins que son défunt mari, le cinéaste Roger Vadim, s'était découvert pour l'occasion une vocation de parolier.Né d'une rencontre avec le pianiste et compositeur Jean-Marie Sénia, celui- là même qui, récemment, a accompagné Hannah Schygulla sur disque et sur scène, le spectacle L'Homme rêvé, présenté les 8 et 9 novembre à la maison de la culture Frontenac, se veut un hymne à l'amour, dédié à l'homme avec qui l'actrice a partagé sa vie pendant 12 ans.Une sorte d'échange affectif et artistique dont la nature s'exprime à travers les textes que Vadim a écrits, mais aussi par la récitation de passages de lettres \u2014 de vraies lettres \u2014 échangées entre eux, de même que des extraits d'oeuvres de grands auteurs (Claudel notamment).La voix de Vadim se fait aussi entendre par moments.« Ce spectacle, que nous étions en train d'élaborer au moment où Vadim est mort, a bien entendu pris depuis une autre direction », explique l'actrice au cours d'un bref entretien téléphonique.« Il est devenu l'héritage de notre histoire d'amour, l'expression de notre lien affectif.Une façon aussi d'accepter la disparition, tout en faisant en sorte que la personne reste toujours présente d'une certaine manière.» Quand Roger Vadim meurt l'an dernier des suites d'un cancer du poumon à l'âge de 73 ans, l'image du grand séducteur est beaucoup plus évoquée dans les souvenirs que les réalisations artistiques du personnage.Il est vrai que celui qui a « créé » Bardot en faisant de cette dernière une star dans Et Dieu créa la femme, a vu quelques- unes des plus belles femmes de la planète traverser sa vie.Outre Bardot, Catherine Deneuve (avec qui il a eu un fils, Christian, aujourd'hui comédien) et Jane Fonda (Barbarella!) furent ses amoureuses avant que Marie-Christine Barrault, une actrice dont l'image est plus associée au cinéma d'auteur, n'éprouve un coup de foudre dont elle ressent encore l'onde de choc 13 ans plus tard.Quand on lui demande si, selon elle, l'artiste que fut Vadim a été reconnu à sa juste valeur, la nièce de Jean-Louis Barrault et Madeleine Renaud, qui fut révélée par Éric Rohmer dans Ma nuit chez Maud pour ensuite tourner avec, entre autres, Delvaux, Tacchella, Wajda et Woody Allen, laisse échapper un rire qui ne laisse rien d'équivoque.« Par le public, bien sûr, répond-elle.Par la critique, pas du tout.Mais ça ne le perturbait pas ; Vadim est toujours resté très libre dans sa tête.Il ne lisait jamais ce qu'on écrivait sur lui dans les journaux.J'ai d'ailleurs inséré un extrait d'entrevue dans le spectacle au cours duquel nous l'entendons dire qu'on lui en voulait probablement d'avoir l'air trop heureux.Il se disait milliardaire de bonheur.C'est forcément suspect aux yeux de la critique ! » L'Homme rêvé présente ainsi une nouvelle facette d'un personnage qui s'est découvert une véritable passion pour l'écriture vers la fin de sa vie.« Je crois qu'il aurait continué dans cette voie », dit d'ailleurs l'actrice.Marie-Christine Barrault s'amène ainsi au Québec avec un spectacle, déjà présenté à quelques reprises en France, dont la forme, explique- t-elle, est parfaitement théâtrale, tant dans la conception que dans l'interprétation des chansons.« Le plaisir que j'éprouve à donner ce spectacle, conjugué à la première personne, est immense.La mise à nu est entière.Se mettre en danger de la sorte est d'ailleurs très excitant.Je ne sais pas comment nous serons accueillis à Montréal, mais je peux affirmer que ce spectacle est totalement sincère.On pourra bien sûr discuter de la forme ou de l'interprétation sur le plan technique, mais l'émotion ne pourra être mise en doute », conclut l'actrice.L'HOMME RÊVÉ, les 8 et 9 novembre, 20 h, à la maison de la culture Frontenac.Marie-Christine Barrault chante Roger Vadim dans L'Homme rêvé : « Ce spectacle est devenu l'héritage de notre histoire d'amour, l'expression de notre lien affectif.Une façon aussi d'accepter la disparition.» Tomás et Louise ALAIN BRUNET ELLE POURRAIT être sa mère.Il rit lorsqu'on lui en fait la remarque, non sans goguenardise.« Ouais, on s'est dit ça hier, elle m'a appris qu'elle avait un fils de 30 ans.» L'analogie de Thelma et Louise ne colle pas vraiment ; celle de Harold et Maude n'est pas tout à fait juste.La relation de Tomás et Louise est exclusivement chansonnière, soyez-en assurés.Ils s'apprécient mutuellement aux plans professionnel et artistique, ils sont tous deux très heureux à l'idée de partager leur rencontre avec le public.« Nous nous sommes connus au festival de la chanson de Petite- Vallée, l'an dernier, indique Tomás Jensen.Rapidement, nous nous sommes découverts des atomes crochus.Je l'ai vue sur scène, j'ai adoré ce qu'elle faisait ; elle m'a vu jouer et elle a aussi aimé.Après quoi, elle m'a dit que si j'avais besoin d'aide ou quelque chose à lui proposer, je pouvais l'appeler n'importe quand.» Ce qui fut fait.Coup de coeur francophone, on le sait, favorise la rencontre entre un artiste d'expérience et un autre en émergence.Et puisque Tomás Jensen aime le concept.« Tout récemment, indique-t-il, j'ai fait un spectacle-rencontre avec Michel Faubert au Lion d'Or, ça a super bien marché.Inutile d'ajouter que cette idée d'inviter Louise Forestier vient de moi.Elle fera une de mes chansons (J'ai pris le train) ; autrement, on va chanter ensemble Alabama (popularisée jadis par les Doors) ou encore Gracias a la vida (popularisée par Mercedes Sosa).» Paraît que Jensen en chantera une de Louise, mais c'est une surprise.Et puisque l'auteure-compositrice- interprète n'a pas de nouvel album à défendre par les temps qui courent, pas de projet grandiose à mettre en place dans les mois qui viennent, sauf « la shop de chansons » qu'elle active avec son complice Daniel Lavoie (ils créent pour d'autres, les résultats ne devraient pas tarder), elle a accepté illico de travailler avec Tomás Jensen.« Parce qu'il a du talent, parce qu'il a quelque chose de très original en lui, de justifier Forestier.J'aime cette poésie distanciée, très ironique, notamment celle de sa chanson J'ai gravi les collines d'Athènes.J'ai aussi accepté pour la passion que j'éprouve à l'endroit des jeunes créateurs de chansons.J'aime être proche d'eux.J'avais commencé avec Marie-Jo (Thério) il y a une dizaine d'années, j'ai poursuivi avec plusieurs autres, notamment Manon Lévesque et Johanne- Alice Côté.» Elle n'hésite pas à reprendre le titre d'une chanson de Petula Clark pour résumer son jeune collègue : « Un jeune homme bien ».Maternelle et tendre à l'endroit de Tomás Jensen, Forestier le décrit comme un être doux, un peu timide.« Mais il te regarde dans les yeux lorsqu'il faut communiquer ; il ne joue vraiment pas sur l'ambiguïté et la confusion.Autant ses textes sont ironiques, autant il est droit lorsqu'il est question de sentiments et relations humaines.» On la connaît très bien, on le connaît beaucoup moins, alors procédons.Il y a trois ans, Tomás Jensen émigrait au Québec.Très rapidement, on le remarquait aux festivals de la chanson de Granby et de Petite-Vallée.Un an et demi plus tard, il signait Au pied de la lettre, l'album d'un artiste doué et prometteur.De l'espagnol et de l'italien du côté de sa mère, de l'irlandais et du danois (Jensen) du côté paternel.Né en Argentine il y a 31 ans, transplanté provisoirement au Brésil, élevé en France dès l'âge de 8 ans.La mère vit toujours dans l'Hexagone, le père est toujours au Brésil \u2014 où Tomás a terminé son adolescence.Barbiche, cheveux longs, guitare, chanson française.Es-tu vraiment en 2001, Tomás ?Il rit encore.« Oui, je pense.Quand même pas mal ! Au pied de la lettre sonne chanson, j'en conviens, mais mon nouveau spectacle et mon prochain disque devraient surprendre.Depuis que le trompettiste (Nemo) fait partie du groupe, on a des arrangements pas mal actuels.Par ailleurs, je me suis mis à écrire en espagnol et en portugais, ça s'en vient.Et puis, je compte d'autres chansons plus grunge, qui arrachent un peu la gueule », indique le poilu jeune homme, un inconditionnel de Brassens, Gainsbourg et Bashung.« Il n'est pas granole, prévient Louise Forestier.Il est gitan, traversé par les cultures, capable de s'adapter partout où il passe.» Il fera sûrement son chemin dans la vie, chantait Petula Clark.Tomás Jensen et Louise Forestier se produisent ce soir, 20h, à la maison de la culture Frontenac.Au même programme: Amélie Veille.Retrouvez les horaires et la programmation du Coup de coeur francophone dans notre dossier spécial www.cyberpresse.ca/ccf Photo ROBERT NADON, La Presse © Louise Forestier et Tomás Jensen : la rencontre d'une artiste d'expérience et d'un autre en émergence.Pour «NABUCCO» de Giuseppe Verdi Les 3, 5, 8, 10, 14 et 17 novembre 2001à 20h Veuillez noter que la représentation de Nabucco du 3 novembre débutera exceptionnellement à 19 h Avec GAETAN LAPERRIÈRE, Nabucco - SUSAN NEVES, Abigaille - STEF AN SZKAFAROWSKY, Zaccaria MICHELLE SUTTON, Fenena - LOUIS LANGELIER, Ismaele - ANNE SAINT-DENIS, Anna L'ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN DU GRAND MONTRÉAL sous la direction de CHRISTIAN BADEA Mise en scène : ROBERT TANNENBAUM Décors : CLAUDE GIRARD 2982778A La Presse 3 novembre 2001 Page D7 manquante 6LP0801D1103 D-8 samedi - ARTS 6LP0801D1103 ZALLCALL 67 01:05:20 11/03/01 B D 8 L A P R E S S E MONT R E A L S AME D I 3 NO V EMB R E 2 0 0 1 Cet homme qui aime les Roms DISQUES Une voix pure et forte DES LES PREMIERES mesures de Raoui (qui signifie Le Conteur), le constat est tellement clair : Souad Massi sort du lot.Kabyle, femme, folk-rockeuse, melodiste douee, engagee et humaniste, auteure inspiree, chanteuse remarquable.Transplantee en France pour les raisons qu'on imagine, cette jeune dame peut d'abord compter sur une voix pure qui perce toutes les confusions.Le timbre rappelle un tantinet celui de Joan Baez en debut de carriere, quoique toute comparaison a l'endroit de l'exchanteuse du groupe rock algerois Atakor (imaginez, faire du rock a Alger au debut des annees 90 !) demeure douteuse.La force de conviction de cette Souad Massi est assortie d'une belle candeur (surtout lorsque les rimes sont ecrites en francais), d'une certaine fragilite itou.Magnifique paradoxe ! Autre facteur de demarcation, l'esthetique qui se degage de Raoui releve autant du folk rock contemporain accorde au feminin (de Tracy Chapman a Ani Di Franco) que du raga ou des traditions musicales algeriennes (chaabi, etc.).Bref, cette voix kabyle se leve, exprime tout l'ecoeurement et la douleur des femmes face a cette violence quotidienne (au masculin, faut-il le rappeler), et fait souffler sur l'universel un autre point de vue algerien.\u0001\u0001\u0001\u0001 RAOUI Souad Massi Island / Universal Alain Brunet Retour de l'Est.APRES LE country-punk d'Aux frontieres de l'asphalte, le trio WD-40 revient en force grace a Fantastik Strapagosse, un album eclate sur lequel la formation emprunte des sentiers musicaux qu'on leur connaissait moins.Fantastik Strapagosse, l'album du changement pour ce trio echevele, s'ouvre sur le jazz, la pop (superbe Vivre au-dessus de ses moyens), le post-rock, le rock brut (Mourir la face dans la slush, un autre bijou) en refaisant un crochet par le country avec l'excellente Je reviens de l'Est.Nos radios commerciales seront damnees si elles ne la font pas tourner ! La voix d'Alex Jones n'a jamais aussi bien sonne, les riffs de guitares sont savoureux et la realisation (d'Eric Goulet, leader des Chiens) aussi simple qu'efficace.Malgre un cote trash pleinement assume (avec un titre comme Cherie tu fourres mieux quand t'es stone), WD-40 fait preuve d'intelligence et de sensibilite, abordant des sujets parfois graves et personnels.\u0001\u0001\u0001\u0001 FANTASTIK STRAPAGOSSE WD-40 La Tribu / DEP Philippe Renaud collaboration speciale La (joyeuse) boheme COMBO franchouillard dans la lignee des Negresses Vertes ou de la Mano Negra, Les Hurlements d'Leo ont pousse leurs premiers cris en 1995 dans la region de Bordeaux.Lance comme un quatuor punkjava (!?), le groupe a vite double de taille pour se stabiliser autour d'une contrebasse, un saxophone, un accordeon, une trompette, un violon, une batterie, deux guitares et deux chanteurs.Ensemble, ils creent une musique nomade, passant de la chanson francaise aux airs tziganes, de l'esprit punk au folklore.Critiques du monde qui les entoure, mais pas strictement engage, le collectif prefere la fete a la poesie et distille une energie rejouissante qui, semble-t-il, prend tout son sens en spectacle.\u0001\u0001\u00011.2 LA BELLE AFFAIRE Les Hurlements d'Leo Minuit Cinq / Select Alexandre Vigneault collaboration speciale Soiree dub franco Y'A PAS QUE le vin a Bordeaux, comme nous le demontre la formation Improvisators Dub.Y'a aussi le dub pour nous enivrer.Le quintette bordelais etale, sur l'album Live Act Outernational, 10 morceaux denses, enregistres lors d'un concert en mars 2001.Un bon apercu de ce qui nous attend ce soir, avec Vander et Rythm n' Rhodes (au Cabaret) : un reggae lascif, progressif, ou le rythme ne se gene pas pour effectuer des transitions de forme en un meme morceau.Une musique trituree, biberonnee au sitar, aux percussions et effets speciaux generes par les synthetiseurs.Planants, conformement aux regles de l'art jamaicain, lourdauds, les Improvisators Dub promettent de vous faire visiter le cosmos a grands coups de basse dans le plexus.Belle soiree en perspective.\u0001\u0001\u00011.2 LIVE ACT OUTERNATIONAL Improvisators Dub Vicious Cercles / Local Distribution Philippe Renaud collaboration speciale ALAIN BRUNET CET HOMME aime les Roms.Des l'age de quatre ans, il desertait le jardin familial pour aller jouer chez les Romanichels dont le campement etait plante a quelques metres.Depuis la petite enfance, ce Francais aux origines slaves cotoie les tziganes.Cet ours aime les ours.Il les a exhibes pendant une quinzaine d'annees dans les foires europeennes avant de se consacrer essentiellement aux musiques tziganes.Ce metier etonnant, il l'avait adopte lorsqu'un chef de tribu romanichelle lui avait offert un ourson dresse apres qu'il eut sauve son enfant de la noyade.Quinze ans de foire a montrer des ours dresses et a reunir des bardes de haute tenue, question d'etoffer son spectacle forain.Progressivement, la musique a pris le dessus ; les ours ont pris une retraite bien meritee.Je ne pouvais me permettre d'avoir un accident et que tout tombe a l'eau a cause des ours , indique Dimitri Serguei Lazarr.Cet homme baraque a la voix douce (mais dont on devine l'autorite), fort bon chanteur au demeurant, a suivi les traces des tziganes pendant une bonne partie de son existence, la formation Urs Karpatz (qui signifie ours des Carpates) est son plus bel accomplissement.Au depart, raconte-t-il, il m'a fallu trouver un premier musicien, puis un deuxieme.Je les integrais alors au spectacle d'ours, je faisais en sorte qu'ils gagnent leur vie.Au fil du temps, j'ai pu recueillir une equipe et un repertoire qui m'ont permis de mettre de l'avant une approche differente de la musique tzigane.Pour ce, j'ai recrute des musiciens qui pouvaient sortir de leur village, jouer et chanter un repertoire qui va au-dela de leurs racines familiales ou tribales.L'ensemble de notre repertoire s'appuie donc sur des musiques et chants traditionnels reconnus, mais aussi sur un repertoire inconnu, preserve dans les villages sous-proletaires des pays de l'Est.Un repertoire joue par des tziganes pour des tziganes.Au bout de plusieurs annees de recherche, nous pouvons nous appuyer sur un materiel qui nous assure une longevite certaine.Apres ecoute des albums de la formation (entre autres Chemins de Tsiganie, Routes & Racines, Autour de Sarah, Voix tziganes, tous sur etiquette Aquarius/Bros), on ne pourra contredire le compere Dimitri : non seulement la qualite des musiciens d'Urs Karpatz rivalise-telle avec les meilleures formations tziganes sur le marche (en incluant Taraf de Haidouks), mais encore propose-t-elle un repertoire inedit.Les membres de Taraf de Haidouks, par exemple, sont issus d'un meme village dont ils chantent toute l'authenticite.Lorsqu'on les a decouverts, on fremissait a l'ecoute de leur repertoire.Maintenant, on demande a ces musiciens d'aller au-dela de cette culture ; c'est beaucoup plus difficile pour eux.Car ce sont des Lautari du sud de la Roumanie, des musiciens dont le repertoire se limite souvent aux musiques festives , explique Dimitri.Urs Karpatz, vous vous en doutez bien, ne fait pas que dans le festif, mais aussi dans le lent et l'emotif .Mes musiciens, dit leur employeur, sont capables de s'adapter a plusieurs types de musiques tziganes.Ils sont tous Roumains ou Bulgares, car les seuls Tziganes capables d'une telle polyvalence sont Roumains ou Bulgares ; leurs musiques etant plus complexes, ils peuvent s'adapter facilement au repertoire hongrois, par exemple.On apprendra en outre que Urs Karpatz regroupe des musiciens issus de differentes castes, societe traditionnelle oblige.Certains d'entre eux, explique Dimitri, sont issus d'authentiques lignees de musiciens, ce qui leur a permis de poursuivre des etudes.Pour eux, la musique des sous-proletaires n'est pas de la musique ; il faut donc les convaincre que c'en est.Nous avons aussi des membres des castes lautari, ursari.Et puisque les tziganes sont d'indomptables humains, il faut un dompteur d'ours pour en venir a bout.Enfin.provisoirement.Si on veut maitriser un chant tzigane hongrois, il se peut que mes musiciens mettent les freins parce qu'il ne s'agit pas de leur musique a eux.Ca, c'est tzigane.Mon travail, en ce sens, consiste a imposer des choses afin que le groupe se donne les moyens de durer.Aux musiciens d'Urs Karpatz, je ne propose pas une place de fonctionnaire.Celui qui veut se reposer s'en va.Il faut de la rigueur dans ce genre d'entreprise, rencherit Dimitri.Or, rigueur est un mot qui n'existe pas dans la langue romani.D'ailleurs, il existe peu de groupes professionnels tziganes a cause de leur manque de rigueur.Quel producteur acceptera de risquer des sommes considerables avec les artistes tziganes ?questionne Dimitri.Poser la question, en avez-vous deduit, c'est y repondre.URS KARPATZ se produit demain, 20h30, au Lion d'Or dans le cadre du Coup de coeur francophone.Au meme programme: Druzkovka.Photo ALAIN ROBERGE, La Presse c Dimitri Serguei Lazarr : Aux musiciens d'Urs Karpatz, je ne propose pas une place de fonctionnaire.Celui qui veut se reposer s'en va.Les vibrations de Vander au Club Soda P H I L I P P E RENAUD collaboration speciale VANDER, c'est Andre Vanderbiest, bassiste au sein des Colocs.Sous son eternelle casquette cogite un amoureux du reggae.et des musiques europeennes , ajoute-t-il .Je ne veux pas etre seulement categorise reggae .De la Belgique, ou il a vu ses premiers concerts de Peter Tosh et Bob Marley, ou il a pour la premiere fois pris une basse dans ses mains, jusqu'aux groupes Les Freres Brozeur et Les Colocs, le gaillard ne s'est jamais eloigne du son jamaicain.Aujourd'hui, il pilote une formation de six musiciens et se produira dans le cadre du Coup de coeur, avec Rhodes'n Rhythms et Improvisators Dub, en plus d'accompagner Stefie Shock en tournee.Nous avions monte un groupe, Du Beau Monde, il y a trois ans, raconte-t-il, de retour d'une repetition.Stefie Shock nous a vu jouer, et nous a engages pour faire ses concerts.Ce noyau original comprend notamment Justin Allard a la batterie (ex-Colocs).Se sont ajoutes, le trompettiste Charles Imbault (qui jouait avec les Colocs et, plus recemment, avec Loco Locass), un DJ, un clavieriste, un guitariste.Tous sont au service d'un kaleidoscope reggae puisant ses influences dans la Jamaique comme dans les musiques europeennes.Le reggae est une musique porteuse de message, ajoute Vander, qui cite Linton Kwesi Johnson comme une influence.C'est extraordinaire, car elle peut se faire oublier pour passer un message.Alors que le dub, c'est plus transcendental, comme une espece de musique spirituelle.Le concert de ce soir sera parfois instrumental, parfois chante.Y'a des chansons que j'ecrivais depuis longtemps, explique-t-il a l'autre bout du fil.A l'epoque des Colocs, je trouvais important d'etre politise.Je sentais qu'il etait temps de faire connaitre ces textes que j'ecris.Et le reggae est un vehicule parfait pour ca.La soiree de vibrations quebeco-jamaico-belges decolle vers 20h30 ce soir, au Club Soda.Retrouvez les horaires et la programmation du Coup de coeur francophone dans notre dossier special a www.cyberpresse.ca/ccf presente l'Orchestre symphonique de Montreal, Charles Dutoit, directeur artistique l'emotion fortissimo Le Bazar symphonique DIMANCHE 4 NOV.2001, 13 H 30 ET 15 H 30 THEATRE MAISONNEUVE DE LA PLACE DES ARTS ANDRE MOISAN, chef d'orchestre FRANCE PARENTET CHARLES GAUDREAU, comediens Representations bilingues .Age recommande : 5 a 12 ans OSM 514.842.9951 Place des Arts 514.842.2112 514-790-1245 1-800-361-4595 APPELEZ DES MAINTENANT ! Jacynthe Riverin laureate du Concours OSM 2000 Abonnez-vous a la serie Les Envolees musicales Air Canada et courez la chance de gagner 10 000 milles Aeroplan.Tirage sur scene avant chaque concert.Les Matins symphoniques Metro Paysages russes MERCREDI 14 NOVEMBRE, 10H30 CHARLES DUTOIT, chef d'orchestre JOHN ZIRBEL, cor RIMSKI-KORSAKOV, La Nuit de Noel, suite GLIERE, Concerto pour cor MOUSSORGSKI, Intermezzo in modo classico CHOSTAKOVITCH, Suite de ballet no 2 John Zirbel cor solo de l'OSM Avant le concert, cafe et collation matinale vous sont offerts ! Concert benefice avec Ben Heppner JEUDI 15 NOVEMBRE, 20 H CHARLES DUTOIT , chef d'orchestre BEN HEPPNER, tenor VENEZ ENTENDRE BEN HEPPNER, RECONNU COMME LE PLUS GRAND TENOR DRAMATIQUE DE LA SCENE INTERNATIONALE ! AU PROGRAMME, DES AIRS CONNUS TIRES D'OPERAS FRANCAIS TEL LA DAMNATION DE FAUST DE BERLIOZ ET LE CID DE MASSENET.Ben Heppner PETITES OREILLES, GRANDE MUSIQUE! presentes par Les Envolees musicales Air Canada La Russie Magique MARDI 13 NOVEMBRE, 19 H 30 CHARLES DUTOIT , chef d'orchestre JACYNTHE RIVERIN, piano PAUL MERKELO, trompette PROKOFIEV, Cendrillon, suite no 1 CHOSTAKOVITCH, Concerto pour piano et trompette RIMSKI-KORSAKOV, Sheherazade Billets disponibles a prix reguliers.Max et Jules de Bouledogue Bazar 3001977A 6LP0902D1103 D9 3 novembre 6LP0902D1103 ZALLCALL 67 01:09:13 11/03/01 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 3 NOVEMBRE 2001 D9 EN BREF Six personnages en quête de compositeur C'EST DE LA musique et non du théâtre qui se jouera, lundi, dans le décor de Six Personnages en quête d'auteur, la production en cours au Théâtre de Quat'Sous.Dans le cadre des LundiduDA, Jean Derome et cinq autres musiciens tenteront d'évoquer en musique les personnages de la pièce de Luigi Pirandello.Compositeur, interprète, improvisateur et multi-instrumentiste, Jean Derome donne ce premier LundiduDA de la saison 2001-2002, qui en comptera trois, soit un par spectacle.Cette formule de « happening d'un soir » a été expérimentée l'année dernière dans le but d'ouvrir le petit théâtre de l'avenue des Pins à d'autres disciplines.(Info : 514 845-7277) Nouveaux membres recherchés ON ANNONÇAIT LA semaine dernière de nouvelles représentations du spectacle Puppetry of the Penis, à compter du 26 novembre.Le spectacle sera cette fois donné par deux nouveaux « marionnettistes » australiens, Mark Neal et Jim Mc Gregor, en anglais comme en français.Toutefois, si de talentueux manipulateurs québécois devaient se manifester, ceux-ci pourraient assurer les représentations francophones de la nouvelle série montréalaise.Voici donc venu le moment pour nos talentueux membres made in Quebec de montrer de quoi ils sont capables.Des auditions se tiendront en toute intimité le jeudi 8 novembre, à 13 h, au Club Soda.Les gentlemen recherchés doivent « posséder une combinaison naturelle de talents et une absence totale de gêne ».Bientôt, cinq équipes de marionnettistes se produiront simultanément dans le monde entier.Pour se préparer, les apprentis marionnettistes auront la chance d'assister à une classe de maître avec les experts Mark Neal et Jim Mc Gregor, le mardi 6 novembre, de 6h à 9h.Ce cours expliquera comment réaliser les grands classiques \u2014 tour Eiffel, hamburger et monstre du loch Ness \u2014 et se déroulera à CKOI (211, avenue Gordon) durant l'émission Y'é trop d'bonne heure avec Normand Brathwaite.Pour réserver : 514 790-CKOI.Pour vous inscrire aux auditions de jeudi, appelez au 514 286-1010 ou écrivez au puppetryauditions@hotmail.com Série de concerts présentée dans le cadre de l'exposition Mies en Amérique consacrée à l'architecture de Mies van der Rohe.Avec Yehonatan Berick, Janet Creaser Hutchins, Jonathan Crow, Karina Gauvin, Neal Gripp, Timothy Hutchins, David Jalbert, Laurence Kayaleh, Stéphane Lemelin, Antonio Lysy, Brian Manker, Douglas Mc Nabney, André Moisan, Richard Raymond, Paul Stewart, Jennifer Swartz.Direction artistique : Neal Gripp Les jeudis à 19 h 30, théâtre Paul-Desmarais, CCA Billets réguliers : 40 $ pour la série ou 15 $ par concert Billets pour les étudiants et les Amis du CCA : 30 $ pour la série ou 10 $ par concert Réservations : 514 939 7026 Centre Canadien d'Architecture 1920, rue Baile, Montréal www.cca.qc.ca musique en amérique, 8 novembre Brown, Cowell, Feldman, Persichetti, Stravinski, Wolpe 15 novembre Antheil, Babbitt, Carter, Copland 22 novembre Bernstein, Cage, Krenek, Schoenberg, Sessions, Weill 29 novembre Antheil, Barber, Cage, Copland, Hindemith, Rochberg, Stravinski 1938-1969 3002156A PAUL PICHÉ Billets en vente au guichet du Théatre Outremont, aux comptoirs Admission et au (514) 790-1245 1248 av.Bernard Ouest (514)495-9944 MÉTRO OUTREMONT DERNIÈRE CHANCE! 30 novembre Théâtre Outremont Ne manquez pas la fin du voyage.LE VOYAGE 3001974A 3001512A 6LP1001D1103 d10 samedi 6LP1001D1103 ZALLCALL 67 00:57:39 11/03/01 B D10 LA PRESSE MONTREAL SAMEDI 3 NOVEMBRE 2001 DISQUES L'audace des veterans AVANT que l'on se pame sur le trio de Brad Mehldau, il y avait celui de Keith Jarrett, Gary Peacock et Jack De Johnette, plus d'une douzaine d'albums (tres bons ou excellents) en temoignent, dont ce petit dernier enregistre en juillet 2000 au Royal Festival Hall de Londres.Ce disque contient tout ce qu'un grand disque de jazz acoustique doit contenir : fluidite, grace, sens rythmique tellement au-dessus de la moyenne et propension au risque.Soyez assures que les elements plus aleatoires (arythmiques, atonaux) de cet album ne procedent pas d'un tripotage de nombrils, mais d'une veritable exploration.Experimentes, aguerris, indiscutablement virtuoses, nos explorateurs se permettent en toute credibilite ce que bien peu de trios aussi celebres se permettent.N'ont-ils pas deja passe tous les standards au peigne fin ?D'ou la pertinence de cet album audacieux.\u0001\u0001\u0001\u0001 INSIDE OUT Keith Jarrett, Gary Peacock, Jack De Johnette ECM Alain Brunet Un peu fou.GORKY'S ZYGOTIC MYNCI ?Non, pas le titre d'un livre de magie noire, ni le nom d'un restaurant exotique de Brossard.En fait, ce nom un peu fou appartient a une bande de 10 campagnards britanniques qui vivent dans leur petit monde bien a eux.et qui accouchent ici d'un septieme album.Et qu'estce qu'elle fait, cette bande ?Elle verse dans un genre de folk-rock sur l'acide, avec tout ce que cela suppose, c'est-a-dire un delire d'instruments (cordes, cuivres, piano, guitares de toutes sortes et quoi encore), des textes un peu fous et des chansons bien peu conventionnelles, qui ne sont pas pour toutes les oreilles mais qui finissent par accrocher.Une comparaison ?Imaginez un peu les Beach Boys de la fin des annees 60, avec un peu de Nick Drake et de Love pour completer le portrait.On pourrait leur reprocher ces references qui n'en finissent plus, mais les arrangements complexes et les structures bien tournees permettent a Gorky's Zygotic Mynci de creer un son qui, au bout du compte, est bien a eux.Et maintenant, essayez un peu de prononcer ce nom la bouche pleine de biscuits soda.\u0001\u0001\u0001\u0001 HOW I LONG TO FEEL THAT SUMMER IN MY HEART Gorky's Zygotic Mynci Mantra/Select Richard Labbe Rien a voiravec Britney ALORS LA, ca, ca fait vraiment plaisir : une fille de 18 ans qui ecrit ses propres chansons, qui gratte sa propre guitare et qui chante avec sa propre voix, sans l'aide d'artifices en studio.Elle s'app Branch.Et on aura vite devine qu'elle n'a rien a voir avec Britney, Christina et autres chanteuses jetables apres usage.Parce que cette jeunela offre une pop radiophonique qui s'avere etonnamment efficace, aux refrains contagieux et aux melodies bien ciselees.Et il y a ces textes.Des textes droles, ironiques, parfois mordants aussi, qui temoignent d'une maturite plutot exemplaire pour une dame de 18 ans.On ne va pas partir en peur en affirmant que Michelle Branch est la grande decouverte de l'annee, mais il faut bien reconnaitre que la petite est drolement bien partie.\u0001\u0001\u0001 1.2 THE SPIRIT ROOM Michelle Branch Maverick/Warner Richard Labbe Cameleon surdoue DISONS-LE une fois de plus : Lenny Kravitz n'a jamais ete un parangon d'originalite.Tous les albums qu'il a enregistres depuis 1989 puisent, pillent ou rebrassent le rock, la soul, le funk de 1968 a la fin des glorieuses annees 70.Son sixieme disque, platement intitule Lenny, n'y fait pas exception.Melange equilibre entre rock groovy (Dig In, Battlefied of Love, Bank Robber Man) et ballades spirituelles (God Save Us All, Yesterday Is Gone), c'est le genre de disque pop et fier de l'etre qui semble exister seulement pour etre ecoute en gang.Pas un grand cru, mais un petit plaisir qui se partage.Parce que meme si on continuera a lui reprocher de trop ressembler a trop de monde, faut quand meme admettre que Lenny Kravitz est un musicien, un compositeur, un arrangeur et un realisateur terriblement doue ! \u0001\u0001\u0001 LENNY Lenny Kravitz Virgin Alexandre Vigneault collaboration speciale Le nouveau Voisine ?UNE NOUVELLE gueule de tombeur atterrit sur la scene musicale quebecoise, avec du talent, celle-la.Benoit Miron, 31 ans, yeux clairs et cheveux longs, petit air discret a la Kevin Parent, mais une voix tres differente.La se trouve son veritable talent : celui d'un interprete sensible, au timbre limpide et soyeux qu'il met au service d'une collection de ballades parfois rythmees.Ne nous fions pas au premier extrait de son album Nomade, la chanson Tout me fait mal, dans le genre pathos ennuyeux ; la piece titre et les chansons Riviere de larmes, Le Meilleur de ma vie (et quelques autres) sont .dans le genre adulte-contemporain .fort bien reussies.Le realisateur Tino Izzo (Pelchat, Ciccone) a procede a un travail leger mais un peu aseptise, qui ne jurera pas dans les tympans de mesdames.Nomade n'a strictement rien d'innovateur, la musique pourrait facilement passer pour de la soupe pop-matante, mais l'interpretation est fort honnete.En plus, la voix de Miron est sans reproche et les chansons, ma foi, pas trop desagreables.\u0001\u0001\u0001 NOMADE Benoit Miron Guy Cloutier/Select Philippe Renaud collaboration speciale Bernard Primeau a encore du souffle BERNARD PRIMEAU a vaincu le cancer de la glande thyroide pour ensuite relancer son equipe sur les chemins du jazz latin, d'ou cet album heroique .lance il y a quelque temps.Comme toujours, l'equipe du batteur est formee d'excellents musiciens locaux (a ce titre, Primeau a toujours eu le pif) mobilises dans un projet de facture latine.Ainsi les Bill Mahar (trompette), Andre Leroux (saxophones soprano et tenor), Eric Harding (piano), Fraser Hollins (contrebasse) voient leurs rangs renforces par les percussionnistes Alain Labrosse et Normand Bock.Un album bien torche, en somme, fait dans les regles de l'art et conforme a l'idee qu'on se fait encore du jazz latin (les incontournables Manteca et Con Alma figurent au menu).En prime, on a droit a une version interessante de Traffic Jamm'n (excellente composition de Bill Mahar) et une relecture interessante de Naima, celebre ballade coltranienne, latinisee pour l'occasion.\u0001\u0001\u0001 UN SOUFFLE LATIN Bernard Primeau Jazz Ensemble Disques Swing'in Time Alain Brunet Blueswoman du Plateau IL EXISTE une culture propre au Plateau Mont-Royal, nee bien avant que les restos branches ne remplacent les magasins a une piastre de l'avenue du Mont-Royal.Une culture qui traite d'amour libre, de boheme, d'ecologie, de sexualite feminine qui s'assume, de resistance tranquille a l'uniformisation, etc.Pas besoin de preciser que tout ce mouvement s'autoproduit, sans subvention ou presque, que ce soit le Pouet Pouet Band dans les annees 70, Montreal Transport Limite dans les annees 80 et, aujourd'hui, Marie- Claude Lamoureux, dont le premier album, Gypsie Louve, vient de sortir.Un disque sympathique et tres personnel, ou Marie- Claude Lamoureux revele une tres belle voix de blueswoman, surtout quand elle aborde des sujets plus inusites comme le deuil de sa mere (J'm'ennuie de ta tarte au sucre) ou une partie de hockey ou elle a fait gagner son equipe (Patinoire) joyeusement funk ! Bref, c'est le genre de disque qui donne vraiment envie de voir l'artiste en show.Dommage, toutefois, que la pochette de l'album ne soit pas plus attirante, plus vibrante, plus ensoleillee, a l'image meme de Marie-Claude Lamoureux.\u0001\u0001\u0001 GYPSIE LOUVE Marie-Claude Lamoureux Production independante Marie-Christine Blais collaboration speciale Veteran de la soul ON LE CONNAIT surtout comme le Noir qui jouait de l'orgue sur le disque Let It Be des Beatles .Mais la carriere de Billy Preston ne se limite pas, loin d'en faut, a cette session mythique avec des Fab Four agonisants.Enregistre apres une desintox et un sejour en prison Music from my Heart est le 25e album d'une longue carriere entamee au milieu des annees 50 (a 10 ans, il accompagnait deja Mahalia Jackson), et jalonnee d'une vingtaine de disques plus ou moins memorables.Victime d'une production generique, celui-ci ne passera peut-etre pas a l'histoire, mais offre quand meme sa part de bons moments.Peu convaincant lorsqu'il joue la carte urban R'n'B (pale imitation de Luther Vandross) Preston s'avere nettement plus a l'aise dans les pieces a saveur gospel, ou les solos d'orgue Hammond (Blessed Assurance) et les choeurs feminins gorges de soul (Father Forgive Them) s'averent particulierement bien sentis.\u0001\u0001 1.2 MUSIC FROM MY HEART Billy Preston MCG / Navarre Jean-Christophe Laurence L'empereur du vide SAUF THRILLER, Michael Jackson n'a jamais fait de disque majeur.Depuis cette lointaine epoque, il a refuse de vieillir, s'est terre dans un monde schizoide peuple d'animaux exotiques.et de petits garcons.De temps a autre, il se souvient de ce qu'il fut jadis, et signe un disque comme lui.Plutot que vivre sa depigmentation sans faire de bruit, il revendique encore le trone de la pop.Non mais ! Faut vraiment avoir la tete ailleurs pour ainsi.s'enteter.Car ce disque est tellement clinquant, tellement vide de substance, tellement surproduit.La montagne de fric et de travail necessaires a sa realisation n'y fait (evidemment) rien.Tous les themes de ces chansons sont empruntes a une realite dont Michael est totalement deconnecte.Comment, au fait, peut-on croire ce cyborg lorsqu'il nous balance un freestyle viril de feu Biggie Small afin d'epicer sa sauce ?Comment peut-on adherer a cette pop hyperlechee, erigee sur des fondements R&B et soul ?Comment peut-on encore s'identifier a cet empereur du vide ?INVINCIBLE Michael Jackson Epic Alain Brunet Acadien sans frontiere ISABELLE MASSE collaboration speciale MONTER SUR SCENE dans la peau de Gringoire, dans Notre-Dame de Paris, ouvre des portes a coup sur et assure a tous qu'on a la voix pour entonner n'importe quel refrain.Fort de 110 representations a Montreal, Las Vegas et au Liban, et de plusieurs prix d'interpretation remportes dans des festivals (dont celui de Granby, en 1998), Jean-Francois Breau n'a pas attendu des lunes avant qu'on vienne le chercher, au Nouveau-Brunswick.Lorsque Gilbert Ohayon, ancien president de la maison de disques EMI France a decide de vivre de ce cote-ci de l'Atlantique, son bon ami Georges Mary, impressario de Luc Plamondon, lui a fortement conseille de regarder du cote de la peninsule acadienne.En septembre 2000, le chanteur qui a aujourd'hui 23 ans allait devenir le premier poulain de la nouvelle etiquette Quartett Music, que dirige Ohayon.Le chanteur ne compte plus depuis les aller-retour Tracadie-Sheila- Montreal au volant de la Honda Civic de maman pour enregistrer un premier album eponyme lance il y a quatre jours, a Montreal.Je vis encore la-bas, mais j'espere demenager a Montreal d'ici l'ete , dit celui qui a amorce sa carriere en douce avec la sortie, il y a quelques semaines, d'un premier simple, Remember.notre histoire.Une piece composee par Antoine Sicotte, du groupe Sky.Une de mes idoles ! Je voulais travailler avec lui.Il a compose la musique de deux chansons legeres (l'autre etant Ciel) qui tranchent avec le reste de l'album.Charles Biddle Junior a aussi mis son inspiration a contribution et les doigts sur un piano pour une chanson (Bleu-vert) entre deux representations de Notre-Dame de Paris a Las Vegas , au printemps 2000.Une chose etonne cependant a la lecture de la pochette du CD : l'absence du nom de Plamondon sous les titres des chansons.Combien parmi ceux qui ont chante a l'ombre de la cathedrale Notre-Dame de Paris et dans Starmania ont pu compter sur les rimes du parolier ?J'aurais ete heureux d'avoir une chanson de lui, avoue-t-il.Mais je n'attendais pas apres ca.J'aimerais avoir un jour l'honneur de chanter un de ses textes, mais pour ce premier disque, il ne fallait pas absolument passer par cette avenue.Un titre de Romano Musumarra, un nom retrouve sur l'album de Garou et qui collabore presentement a la nouvelle comedie musicale de.Plamondon, figure neanmoins sur l'album (Plus loin).Mais au-dela de sa belle gueule, de sa voix et des noms qui attirent l'attention, Jean-Francois Breau prefere miser sur les melodies de ses chansons et leurs propos pour envouter et susciter un engouement, il l'espere, aupres notamment d'un public dans la vingtaine.Et ce, meme si une premiere ecoute de l'album donne le gout de le classer au rayon rock detente.Rien a voir donc avec Marie-Jo Therio ou Edith Butler ! L'accent acadien du chanteur n'est d'ailleurs pas perceptible a l'ecoute de l'album.Je suis tres attache a mes racines.Mais sur l'album, je veux d'abord qu'on me decouvre, moi.Ce n'est pas parce que je viens de la peninsule acadienne que je vais mettre un reel de violon dans mes chansons ou un bateau de peche sur la pochette.Sur mon disque, je parle d'amour et de guerre.Je vehicule un message plus universel.C'est d'ailleurs pour cette raison que j'ai signe avec Gilbert Ohayon.Car, en plus de pouvoir m'ouvrir une porte sur la France, il ne m'imposait rien, musicalement parlant.Je souhaite ainsi attirer le public le plus large possible.Je ne veux pas qu'on m'etiquette comme un chanteur de pop actuelle.Il y a une diversite de chansons et de styles musicaux sur mon album, pop mais aussi folk.Je suis influence tant par Richard Marks que Stevie Wonder et Francis Cabrel.C'est d'ailleurs le chanteur francais qui aime a mourir qui l'a initie a la chanson.indirectement.C'etait il y a cinq ans, alors qu'il etudiait en sciences de la sante au cegep et, surtout, qu'il vivait une peine d'amour.Mon pere a donne une guitare acoustique a mon frere et j'ai commence a la gratter.J'ai alors appris Rosie de Cabrel, puis j'ai compose ma premiere chanson, Why ?, la classique ! Je l'ai jouee sur la plage a celle qui m'a laisse.Elle n'est pas revenue.mais je l'ai remerciee plus tard de m'avoir motive a faire ce metier ! Photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse c Jean-Francois Breau : Je ne veux pas qu'on m'etiquette comme un chanteur de pop actuelle. 6LP1101D1103 D11 3 novembre 6LP1101D1103 ZALLCALL 67 01:03:27 11/03/01 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 3 NOVEMBRE 2001 D 1 1 EXPOSITION Glassbox: une boîte à surprises JÉRÔME DELGADO collaboration spéciale POUR SES ADIEUX à la rue qui lui a donné son nom, la galerie Clark ne s'est pas contentée d'une exposition ancrée dans la nostalgie.Au contraire.Tourné vers l'avenir, le centre d'artistes accueille Glassbox, centre français également autogéré.En retour, Clark enverra une représentation à Paris en l'an 2002, gage de sa survie post-centreville.Entre la mort annoncée de Clark et sa prochaine renaissance, voici donc Double vie, l'exposition réunissant quatre membres de Glassbox.Invités à l'occasion de France au Québec/la saison, Julia Rometti, Stefan Nikolaev, Gemma Shedden et Eric Frost Tabuchi contribuent à donner un nouvel éclat à l'art contemporain français.Si les centres d'artistes autogérés abondent à Montréal, ce n'est pas le cas en France, où le système dépend encore beaucoup des galeries et des grandes institutions.« L'autopromotion est assez atypique en France, parce que ce n'est pas lucratif », explique Nikoalev.Né en 1997, Glassbox a apporté un vent de fraîcheur dans le paysage parisien, d'autant plus qu'il a poussé dans un quartier populaire (11e arrondissement).Logé dans un immeuble où dominent verre et lumière, le groupe veut rendre l'art accessible à tous, se dit ouvert à toute forme d'art et, surtout, se veut une terre d'accueil multiculturelle.« Xénophiles, nous sommes », (www.icono.org/glassbox).Glassbox n'est pas un collectif où les membres signent la même pièce.À chacun son parcours.Les quatre artistes du voyage ont donc créé leurs propres oeuvres, inspirées de la rencontre avec Clark, de la découverte de Montréal.Ou redécouverte, dans le cas de Stefan Nikolaev, principale voix du quatuor rencontré.Membre fondateur de Glassbox, Nikolaev possède à lui toute une histoire.Né en Bulgarie, établi à Paris depuis 15 ans (la moitié de sa vie), il s'exprime dans un français impeccable, accent parisien compris.« Je suis Bulgare », tient-il à préciser.Et s'il redécouvre Montréal, c'est bien parce qu'enfant, il a passé en 1979 trois mois ici en compagnie de son père, comédien invité à se produire au pavillon bulgare, sur les restes de l'Expo 67.Le voyage outre-Atlantique lui a permis de replonger dans ses souvenirs, mais aussi de revoir un collègue et ami de son père, resté ici après l'été 1979.Pas étonnant que son oeuvre soit la plus personnelle du lot.Murale textuelle, Ontario Est raconte, à la première personne et dans une prose très rythmée, une histoire intemporelle dont on ne sait si elle est réelle ou imaginaire.L'audace du texte repose sur des références socioculturelles (film russe, Armée Rouge, téléphone Nokia) et sur cinq petites horloges digitales qui donnent, soit l'heure locale, soit celle d'un ailleurs indéterminé.En débutant et en terminant par le même simple énoncé (« j'avais envie d'une glace »), en bouclant ainsi la boucle, Nikolaev se paie habilement notre tête.Bien des choses sont dites, mais tout semble se passer en une fraction de seconde.Comme dans un rêve ?Né à Paris, Eric Frost Tabuchi est un autre exemple de ces mélanges internationaux.Intercontinentaux, dans son cas : son père est japonais ; sa mère, danoise.« Je viens de deux cultures qui valorisent profondément du bois », dit celui qui s'est énormément plu dans l'espace menuiserie de Clark.À l'instar de ses origines, sa principale oeuvre créée ici (trois immenses lettres sculptées) baigne dans l'ambiguïté.Le visiteur verra l'hyper- connu slogan new-yorkais, mais pour celui qui prendra la liste des titres y lira I Love Neil Young.« Je travaille beaucoup la problématique de l'identité, dit l'artiste franco-nippo-danois.Ce qui m'a tout de suite intéressé, c'est cet îlot français en Amérique du Nord.L'idée était de voir comment un logo qui est universellement connu, comme I Love New York, peut être détourné à quelque chose de canadien.» Si cette pièce ne manque pas d'humour, les deux autres, dont une scie en bois, laissent indifférents.Britannique installée à Paris depuis à peine 10 ans, Gemma Shedden est une autre néo-Française.Membre fondatrice de Glassbox, elle se distingue du quatuor pour intervenir directement dans l'espace où elle expose.Entre l'ornementation et la transgression des lieux, son Lasso (épingles à linge suspendues l'une à l'autre) contourne la colonne de la grande salle.Si, a priori, elle passe inaperçue, elle devient presque un obstacle qu'on ne peut plus éviter \u2014 du moins des yeux.Brillante et subtile occupation d'une zone autrement vide.Quant à Julia Rometti, « la plus française des quatre », au dire de ses acolytes, elle présente Kitten 2001, un diaporama inspiré de ses promenades en ville.La photographe est reconnue pour faire des apparitions soudaines, presque fantomatiques, dans ses oeuvres.Bien que ses photos n'aient rien à voir avec une visite touristique \u2014 « Ça pourrait être dans n'importe quelle ville », avoue-t-elle \u2014, l'ensemble manque un peu de profondeur.Venus à Montréal avec des idées préconçues, ils et elles s'attendaient à être dépaysés.Les surprises n'auront pas manqué, au dire de Frost Tabuchi.« Vous mettez beaucoup d'énergie à préserver votre identité, alors qu'en Europe, de loin, on voit tout embrouillé.J'ai été surpris de voir à quel point la francophonie était plus présente que je ne l'imaginais.» Mauvaise surprise ?« Évidemment, répond-il avec un rire gêné.C'est décevant de faire 6000 km et de voir tous les billboards (sic) en français.» Pour l'exotisme, on repassera ! DOUBLE VIE, Glassbox, galerie Clark, 1591, rue Clark, jusqu'au 2 décembre.Info : 514 288-4972.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © Gemma Shedden, Eric Frost Tabuchi, Stefan Nikolaev et Julia Rometti (absente de la photo) sont venus à Montréal en tant que membres du centre d'art parisien Glassbox.À Clark, ils ont envahi l'espace bien à leur façon, en particulier Shedden dont on voit au premier plan un détail de son intervention Lasso.Offre exceptionnelle aux détenteurs des cartes fidélité Club Chapters et Cercle Indigo! Commencez votre magasinage des Fêtes dès maintenant et doublez vos économies ! Solde de 20 % sur les livres à prix réguliers ! Devenez membre dès maintenant et profitez de cette offre ! Jusqu'au 11 novembre.Cette offre est valide chez Chapters pour les membres du Club Chapters; chez Indigo pour les membres du Cercle Indigo.L'offre est valide jusqu'au 11 novembre et ne peut être combinée à une autre offre.L'offre représente un rabais additionnel de 10 % sur le rabais fidélité régulier de 10 %.Le rabais s'applique sur les livres à prix réguliers seulement.3002838A EN BREF Concert électroacoustique à voir « COMMENT CONVERTIR visuellement le son ?Comment le rendre matière ?Comment le faire lumière ?» Ce sont ces interrogations qui ont amené Dorion Berg et Kristen Roos à explorer en duo, depuis 1998, des univers sonores.Aujourd'hui, et jusqu'au 10 novembre au centre Skol (460, rue Sainte-Catherine Ouest), ils exposent pour la première fois en trois ans les résultats de leurs recherches.Et quels résultats ! Un concert électro-acoustique, qui se déguste des oreilles et des yeux, offert par un orchestre inusité : huit sculptures de la taille d'un enfant, identiques, ou presque, et composées de moult objets recyclés.Le son issu d'un haut-parleur devient matière sur un tambour, où de l'eau vibre à chaque résonance, puis elle se fait lumière sur l'écran de vieux ordinateurs.Tout ça en l'espace d'une fraction de seconde.Si chaque structure semble émettre le même type de sons et de clignotements lumineux, l'ensemble ne donne pas l'impression de se répéter.Roos et Berg, que l'on connaît pour une brillante vidéo très sonore (ASCII Alphabet), ne se sont pas contentés d'une installation cacophonique.Ils ont vraiment composé une oeuvre harmonieuse que le spectateur a du mal à laisser derrière lui.(Info : 514 398-9322) Vernissages > ARTICULE (4001, rue Berri) : Guise, installation vidéo de Diyan Achjadi, aujourd'hui, conférence à 15 h, vernissage à 16 h.> PLEIN SUD (100, rue Gentilly Est, Longueuil) : Arrêts sur espace, sculptures et céramiques de Gilbert Poissant, dimanche à 13 h.> GALERIE ERIC DEVLIN (1407, rue Saint-Alexandre) : Olivier Dorfer, peintures, mercredi à 17 h.Jérôme Delgado collaboration spéciale 6LP1201D1103 D12 3 novembre 6LP1201D1103 ZALLCALL 67 01:00:05 11/03/01 B EN BREF La Palestine vue autrement Salman Rushdie en remet NEW YORK \u2014 L'écrivain britannique d'origine indienne Salman Rushdie a dénoncé hier dans le New York Times l'« islam paranoïaque », affirmant que la campagne antiterroriste américaine a bien un rapport avec cette religion, contrairement à ce que martèlent les États-Unis.Dans une tribune, l'auteur des Versets sataniques, pour lequel il avait été « condamné » à mort par un décret musulman religieux, affirme que cette guerre « concerne bien l'islam ».Si les États-Unis clament le contraire, c'est pour « maintenir la coalition ; ils ne peuvent pas se permettre de suggérer que l'islam et la terreur ont un quelconque lien », écrit-il.« Cet islam paranoïaque, qui blâme les étrangers, les infidèles, pour tous les maux des sociétés musulmanes et qui propose comme remède de fermer ces sociétés au projet rival de modernité est actuellement la version de l'islam se répandant le plus rapidement dans le monde », écrit-il.JEAN BEAUNOYER POUR LA DEUXIÈME année consécutive, l'Aide médicale pour la Palestine présente au public montréalais un Festival culturel palestinien dans le but de faire connaître la véritable identité culturelle de la Palestine et de favoriser un rapprochement interculturel entre Québécois de diverses origines et Palestiniens.En cette période de tension au Moyen- Orient et dans bien d'autres pays arabes, l'événement culturel Rythmes de Palestine cherche manifestement à humaniser les rapports entre les hommes.Et c'est ainsi qu'on adoucira les moeurs, jusqu'au 2 décembre, au moyen de la peinture, de la musique et du cinéma, surtout de type documentaire.Edmond Omran, président de l'Aide médicale pour la Palestine, procédait jeudi dernier à l'ouverture de ce deuxième festival palestinien devant quelques cadreurs et deux journalistes.Comme si la tension internationale actuelle avait fait fuir la plupart des grands médias.Pourtant, le contenu de ce festival et les artistes invités méritent un peu plus d'attention.D'abord, la Couleur palestine, qui nous permettra de visiter les oeuvres de trois peintres palestiniens, Samia A.Alby, Jumana El Husseini et Samir Salameh, au Musée du Château Dufresne.Madame Alby et monsieur Salameh proposent des oeuvres abstraites qui évoquent une vision lointaine et idéaliste de la Palestine de leur enfance.Madame Alby enseigne à New York et monsieur Salameh séjourne à Paris depuis 1975.Le volet cinéma comprend neuf films documentaires et de fiction qui seront projetés les 21, 22, 24 et 25 novembre, à l'Office national du film.Parmi les films les plus attendus, soulignons Season of Love et En direct de Palestine, de Rashid Masharawi, ainsi que Enfants du feu et Rêves d'exil de Maï Masri.Place à la musique, également, alors qu'un concert de musique classique arabe mettant en vedette Samir Joubran et ses musiciens de Nazareth, sera présenté le 23 novembre à la Cinquième Salle de la Place des Arts.Le lendemain, spectacle de musique avec les joueurs de oud Samir et Wissam Joubran, qui improviseront en duo à la Chapelle historique du Bon-Pasteur.Finalement, c'est Leïla Faraj, la directrice de l'Aide médicale de la Palestine, à qui échoiront tous les revenus du festival, qui déclarait : « Il y a énormément de préjugés à l'encontre des Palestiniens et nous voulons vous montrer que nous ne sommes pas uniquement les acteurs de ces événements dramatiques que diffusent les médias.En assistant aux activités proposées par Rythmes de Palestine, vous serez les témoins privilégiés d'une riche facette de la culture palestinienne.» « Nous voulons montrer que nous ne sommes pas uniquementles acteurs de ces événements dramatiques que diffusentles médias.» S A I S O N 1 9 9 7 / 1 9 9 8 Un grand film commenté sur scène par ALAIN HUBERT.RÉSERVEZ DÈS MAINTENANT! (514) 521-1002 DE L'EXTÉRIEUR DE MONTRÉAL : 1 800 558-1002 une présentation de LAVAL / Salle André-Mathieu 6 au 15 NOVEMBRE MONTRÉAL / Théâtre L'Olympia 20 au 25 NOVEMBRE MONTRÉAL-NORD / Cégep Marie-Victorin 26 au 29 NOVEMBRE ÉGALEMENT EN VENTE CHEZ www.lesgrandsexplorateurs.com NE MANQUEZ PAS CETTTE INCROYABLE AVENTURE ! saison season 1er décembre 2001 Ballet Atlantique (FRANCE) La Danse du temps 22 au 26 janvier 2002 Dulcinée Langfelder & cie Victoria 7 au 16 février 2002 Sinha Danse Loha +Thok 9 au 13 avril 2002 PPS Danse Strata 25 au 27 avril 2002 Rennie Harris Puremovement (É.-U.) Répertoire Abonnement disponible jusqu'au 10 novembre 300, boul de Maisonneuve Est BILLETS : (514) 987-6919 · ADMISSION : (514) 790-1245 Jusqu'à 30% de réduction ! « Un beau mélange où théâtre, danse et cirque sont orchestrés de main de maître.» \u2014 Aden, Paris Et après on verra bien\u2026 Cies Anomali - Hendrick Van Der Zee 8, 9, 10 novembre · 20 h de Guy Alloucherie et Laurent Letourneur 2997256A 3002327A 6LP1301D1103 D13 sam.6LP1301D1103 ZALLCALL 67 01:07:16 11/03/01 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 3 NOVEMBRE 2001 D13 HUMOUR À mettre au bac vert! ISABELLE MASSÉ collaboration spéciale L'IDÉE DE DÉPART derrière la création et la présentation du spectacle Y fait chaud, ça pue, pis on est ben ! est noble : sensibiliser la population aux tristes et éventuelles conséquences du réchauffement de notre planète.Les campagnes (publicitaires ou autres) pour nous conscientiser ne semblant pas produire les effets escomptés sur les consommateurs effrénés que nous sommes, quoi de mieux que l'humour pour passer l'info et la faire rentrer dans notre coco ?Motivés par Les Enracineurs, un organisme sans but lucratif dont les membres ont à coeur la protection de l'environnement, les humoristes Mario Bélanger, Guylaine Guay, Annie-Claire Fournier, Jean-François Paradis et Patrick Tremblay ont décidé de faire des Greenpeace d'eux-mêmes et de décliner le terme « effet de serre » de multiples façons.Comme des élèves du secondaire à qui leur prof d'écologie aurait proposé de monter une pièce de fin d'année, le quintette offre une douzaine de variations sur le thème vert.Y passeront des scientifiques absurdes, un Charles Tisseyre au verbe recherché, un couple quétaine qui hésite entre la ventdébarras et le bac à recyclage quand vient le temps de se débarrasser de ses disques de Daniel Hétu, un arbre qui a perdu tous les membres de sa famille dans des coupes à blanc, un pauvre citoyen qui se bat (au sens propre) contre le système jusqu'à ce que Dame Nature intervienne.On sent que les humoristes et les concepteurs du spectacle ont fait leurs devoirs pour informer les spectateurs.En introduction de chaque numéro, on nous assène quelques phrases du genre : « Le réchauffement de la planète est surtout provoqué par la surconsommation des Nord-Américains » ou « Le Canada est le deuxième plus grand émetteur de gaz à effet de serre per capita au monde, juste après les États-Unis (22 tonnes rejetées) ».Va pour le contenu éducatif, mais pour le contenant.La soirée avançant, on a justement de plus en plus l'impression d'assister au spectacle de fin d'année d'une école secondaire livré en toute bonne foi par des non-professionnels : certains costumes sont inutiles et rehaussent à peine l'éclat des blagues.Il faut attendre au troisième ou quatrième numéro, « Info- pub » au cours duquel deux animateurs au sourire plastique (Guylaine Guay et Patrick Tremblay) tentent de nous vendre un kit de survie pour faire face au réchauffement de la planète pour entendre des rires sentis du public.Encore une fois, Guylaine Guay (révélation du spectacle Zone interdite lors du dernier Festival Juste pour rire) nous prouve à quel point elle a du talent pour le jeu, la comédie et la chanson.Vivement une plate-forme mieux polie afin qu'elle puisse montrer vraiment de quoi elle est capable.La présence de Mario Bélanger dans ce spectacle fait presque oublier qu'il était derrière l'excellent On a tous un frigidaire (avec Sylvain Ouellet), il y a quatre ans, et que son animateur jeunesse Jipi, ressuscité en début de soirée, nous a autrefois fait bien rigoler.Et ce même si le comédien-humoriste doué et passé maître en absurdités nous offre quelques prestations physiques époustouflantes.La participation de Maxim Martin, toujours aussi mordant, le temps d'un numéro, vient à peine pimenter ce spectacle inachevé dans la forme.De quoi donner le goût de le recycler, en espérant qu'on le moule en un meilleur « produit à conscientiser ».Y FAIT CHAUD, ÇA PUE, PIS ON EST BEN ! au Petit Medley, 6206, rue Saint- Hubert, à 20 h, les 12, 13, 26 et 27 novembre.Info : 514 271-7887 et 514 790-1245.MD Automne 2001 VENDREDI 16 NOVEMBRE, 20h, CABARET 16,50$ Billets en vente au Cabaret Music Hall (514) 845-2014 Première partie: TOM WALSH & PHAT HED VENDREDI 23 NOVEMBRE, 20h SPECTRUM 15,50$ et PENNY LANG MICHAEL J.BROWNE SON TOUT NOUVEAU CONCERT Kelly Joe Phelps François Carrier Trio SOIRÉE AUDACIEUSE 22, 23, 24 NOVEMBRE, 20h30 THÉATRE LA CHAPELLE 17,00$ et 20,00$ taxes incluses Avec invité spécial Uri Caine Une co-production du Théâtre La Chapelle Billets en vente au Théâtre La Chapelle (514) 843-7738 JEUDI 6 DÉCEMBRE, 20h SPECTRUM 37,50$ Avec JEFF \"TAIN\" WATTS (batterie), JOEY CALDERAZZO (piano), ERIC REVIS (basse) DANS L'INTIMITÉ DU SPECTRUM, L'EXTRAORDINAIRE SAXOPHONISTE Branford Marsalis Quartet Première partie: STEVE AMIRAULT SOLO DIMANCHE 9 DÉCEMBRE, 20h SPECTRUM 15,50$ «L'UNE DES PLUS BELLES VOIX DU JAZZ CANADIEN» Molly Johnson Quartet Première partie: CORAL EGAN & ALEX CATTANEO jusqu'à 33% de rabais BILLETS INDIVIDUELS EN VENTE au Spectrum, sur le réseau Admission ou au (514) 790-1245, www.admission.com INFORMATIONS: (514) 871-1881 / 1-888-515-0515 www.montrealjazzfest.com Forfait Le Jazz 3 CONCERTS POUR 53,50 $ FRANÇOIS CARRIER TRIO BRANFORD MARSALIS QUARTET MOLLY JOHNSON QUARTET Forfait L'éclectique 3 CONCERTS POUR 50 $ KELLY JOE PHELPS SEX MOB KHALED ET HAKIM + taxes et frais de service JUSQU'À 25% de rabais Les forfaits sont en vente uniquement au guichet du Spectrum Certaines restrictions s'appliquent.Quantités limitées.FORFAITS MD en collaboration avec avec la participation de + taxes et frais de service jusqu'à 33% de rabais JUSQU'À 25% de rabais + taxes et frais de service LES CLASSIQUES DE JAMES BOND À LA MODE JAZZ ! STEVEN BERNSTEIN'S SEX MOB \"DOES BOND\" 3002587A Saison 2001/02 Mus Picroa Série TOPAZE DIMANCHE, 11 NOVEMBRE 2001, 11 h Cinquième Salle, Place des Arts PENDANT LE CONCERT, ATELIER D'ÉVEIL MUSICAL POUR ENFANTS DE 5 À 12 ANS, COÛT 3 $ PAR ENFANT; MAXIMUM, 35 ENFANTS RENSEIGNEMENTS ET RÉSERVATIONS : PRO MUSICA, 845-0532 BILLETS : 22 $, 10 $_TAXES ET REDEVANCES EN SUS PLACE DES ARTS : 842-2112 PRÉSENTE YANNICK NÉZET-SÉGUIN pianiste ET LES CHAMBRISTES DE L'ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN Programme Trio pour piano, hautbois et cor, de Herzogenberg Quintette pour piano et cordes, op.84, d'Elgar 3002461A les 20, 21, 23, 24, 25 novembre à 20h30 Gagnant du Félix 2001 dans la catégorie Compilation- Réédition- Anthologie Par téléphone: (514) 844-2172 / (514) 790-1245 ou à la billetterie du Monument-National, 1182, boul.St-Laurent 2999905A 3001137A Une production AU MONUMENT NATIONAL 1182, BOULEVARD SAINT-LAURENT F r a n ç o i s Morency Mise en scène : Guy Lévesque Photo : Camirand photographe Monument National 514.871.2224 Réseau Admission 514.790.1245 Groupes Forfaits VIP 514.845.2322 « Un spectacle particulièrement bien rodé, sans faille, sans bavure (.) Il y a chez Morency un questionnement qui n'est pas sans rappeler les meilleurs monologues d'Yvon Deschamps.» -J.Beaunoyer, La Presse « (.) il a de la classe.(.) il a du talent (.), ses propos sont intelligents, (.) c'est bon.» -C.Montessuit, Journal de Montréal « Une valeur sûre.Vous allez bien vous amuser.» -C.Vachon, Salut Bonjour « François Morency nous offre une bonne performance faite de numéros qui portent.» -P.Wilhelmy, TVA « Un spectacle très, très bien rodé.De l'humour intelligent.» -I.Racicot, CKOI 14 AU 17 NOVEMBRE 3002208A 6LP1401D1103 D14 sam.6LP1401D1103 ZALLCALL 67 00:56:52 11/03/01 B D 1 4 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 3 NO V EMB R E 2 0 0 1 NOUVELLES DU DISQUE Prix étudiant disponible Salsa brésilienne, fado portugais, bossa nova.Un voyage musical au bord de la mer! Billets en vente au Club Soda, au guichet du Théâtre St-Denis et au (514) 790-1 1 1 1 \u0001 Magog 16 novembre \u0001 Drummondville 17 novembre \u0001 Laval 21 novembre \u0001 St-Eustache 24 novembre \u0001 St-Jean 29 novembre \u0001 Lennoxville 30 novembre \u0001 L'Assomption 01 décembre \u0001 Ste-Thérèse 15 février \u0001 Ste-Geneviève 16 février \u0001 Joliette 19 février \u0001 Châteauguay 22 février \u0001 Sorel-Tracy 23 février \u0001 Mont-Laurier 28 février \u0001 Beloeil 01 mars 10 novembre au Club Soda bïa Samedi prochain ! 3001970A Marie-Claire Blais Dans l a foudre et l a lumière Boréal Gil Courtemanche Un dimanche à l a piscine à Kigali Boréal Roger Des Roches Nuit, penser Les Herbes rouges Régine Robin Berlin c hantier s Stock France Théoret Huis c los entre jeunes fi l l e s Les Herbes rouges Les FINALISTES du Grand Prix du livre de Montréal 2 O O 1 33e édition Le nom du lauréat sera dévoilé lors d'une cérémonie qui se tiendra le lundi 12 novembre 3001132A Un live de Sacher ARTE NOVA réédite en un compact l'enregistrement du concert du 21 janvier 1947 de Paul Sacher et l'Orchestre de chambre de Bâle au cours duquel furent créées trois oeuvres que Sacher, chef et mécène, avait commandées à autant de compositeurs.Le disque réunit donc le Concerto en ré de Stravinsky, la quatrième Symphonie (dite Deliciae basilienses) de Honegger et Toccata e due Canzoni, de Martinu.Britten en français AMBROISIE, marque française, a confié à des musiciens français un récent disque de musique de chambre de Benjamin Britten.Quelques titres : Metamorphoses after Ovid, pour hautbois, Fantasy Quartet et première Suite pour violoncelle seul.Inghelbrecht réédité PUISÉES AU catalogue EMI, trois rééditions Testament consacrées à Debussy font revivre la personnalité de Désiré-Émile Inghelbrecht, chef français d'origine belge et anglaise (1880-1965) et grand spécialiste de ce compositeur.Au programme, entre autres : La Mer, Le Martyre de saint Sébastien, Jeux, Images, Nocturnes et Prélude à l'après-midi d'un faune.Strong de Moscou UN TITRE français, Le Roi Arthur, et un titre allemand, Die Nacht (« La Nuit »), ornent le deuxième disque d'oeuvres du compositeur américain George Templeton Strong que Naxos a confié au chef Adriano et l'Orchestre Symphonique de Moscou.Les deux poèmes symphoniques sont le produit d'une carrière qui se déroula principalement en Europe.Né en 1856, mort en 1948, Strong fut un ami de Liszt.Beethoven et Brahms COUPLAGE inhabituel pour un récent CD de EMI : la cinquième Symphonie de Beethoven et le Concerto pour violon de Brahms.Kyung-Wha Chung est la soliste et sir Simon Rattle dirige l'Orchestre Philharmonique de Vienne.Deux violonistes NAXOS réédite en un compact les pièces de Fritz Kreisler que le légendaire violoniste avait lui-même gravées en 78-tours entre 1941 et 1946 : Caprice viennois, Tambourin chinois, Liebesfreud, Liebesleid et autres.La même marque réédite les gravures de 1904-17 de la violoniste Maud Powell : troisième Sonate de Bach, Largo de Handel, Barcarolle d'Offenbach, Ave Maria de Schubert, etc.De Lanaudière au CD DELOS annonce un récital d'airs d'opéras italiens de Galina Gorchakova, sans toutefois donner les détails.La jeune soprano russe, on s'en souvient, avait chanté à Lanaudière l'année dernière et avait inscrit de l'italien à son programme.Par ailleurs, la violoncelliste Emmanuelle Bertrand et le pianiste Pascal Amoyel viennent d'enregistrer chez Harmonia Mundi la Sonate d'Alkan qu'ils jouaient l'été dernier au même festival.La Messe de Puccini SEULE OEUVRE sacrée importante de Puccini, la Messa di Gloria, dont il existait déjà quelques enregistrements, vient d'en connaître un autre : chez EMI, par le Choeur et l'Orchestre Symphonique de Londres dirigés par Antonio Pappano.Les deux solistes sont le ténor Roberto Alagna et le baryton Thomas Hampson.Un oratorio de Scarlatti VIRGIN annonce le « premier enregistrement mondial » de l'oratorio Sedecia, re di Gerusalemme, d'Alessandro Scarlatti, le père de l'auteur des fameuses sonates pour clavecin.Les interprètes : le haute-contre Gérard Lesne et son Seminario musicale.Claude Gingras Toutes lesmusiques ! au Centre Pierre-Péladeau MARIE-ANTOINETTE, Quand les reines étaient divas\u2026 Lundi 5 novembre, 20h Invitée : Natalie Choquette, soprano Soliste : Geneviève Soly, clavecin Marie-Nathalie Lacoursière, danse baroque Danseur invité : Paul-James Dwyer de danse OREMUS « Un grand spectacle original et plein d'humour, mariant musiques, danses et sainètes façon Comédia dell'Arte avec décors et costumes baroques.Incluant des chorégraphies d'après Isadora Duncan et le dernier sketch hilarant de Natalie Choquette : Le STRIPTEASE de Marie-Antoinette.» « Un spectacle à en perdre la tête ! » VIRGINIA RODRIGUES Diva de la samba Dimanche 11 novembre, 20h TORONTO CONSORT Noël au temps des cathédrales Lundi 10 décembre, 20h Billets et abonnements : (514) 987-6919 Admission : 790-1245 « Elle projette la musique des carnavals vers l'universalité et atteint presque l'absolu » Ici Montréal « Le Canada peut fièrement se vanter de posséder un ensemble de musique médiévale de calibre international » Chronicle Herald, Halifax 3002572A 690, Sherbrooke O., Mtl.Métro Mc Gill ou autobus 24 (514) 398-7100, poste 234 www.musee-mccord.qc.ca À ne pas manquer LES SANTONS DE KRIEGHOFF atelier bilingue en deux parties Les samedis 10 et 17 novembre, 13h30 Vous avez aimé l'exposition Krieghoff ?Préparez-vous pour le temps des fêtes en façonnant des santons à la manière de Suzanne Lavallée qui tire son inspiration des personnages du grand peintre.Les oeuvres des participants seront exposées sous l'arbre de Noël du Musée pendant le mois de décembre.Adultes 15 $, Enfants 7,50 $ BOUCLIERS VIKINGS atelier bilingue Le dimanche 18 novembre, 13h30 Basculez dans l'univers des vaillants Vikings et fabriquez un bouclier inspiré de leur mythologie ! Servez-vous de l'écriture runique pour le personnaliser.Adultes 10 $, enfants 5 $ RÉSERVEZ TÔT ! Simplement Montréal coup d'oeil sur une v i l l e unique En 1861, les tramways tirés par des chevaux ont fait leur apparition dans les rues de Montréal.Et c'est en 1894 qu'ils furent électrifiés.Aujourd'hui, il fait beau dans le métro.sous les rues de la ville ! Venez admirer plus de 800 objets de la célèbre collection du Mc Cord et plongez au coeur même de l'expérience riche et diversifiée de notre ville.Berri/Uqam Sherbrooke Mont-Royal Laurier 3000506A 3001728A 6LP1501D1103 D15 3 novembre 6LP1501D1103 ZALLCALL 67 00:56:30 11/03/01 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 3 NO V EMB R E 2 0 0 1 D 1 5 SPECTACLE Hybride et inclassable comme le monde d'aujourd'hui ALINE APOSTOLSKA collaboration spéciale LA SAISON DANSE Danse et le Centre Pierre-Péladeau présentent les 8, 9 et 10 novembre à Montréal (puis en tournée jusqu'au 22 novembre) le dernier-né, hybride à souhait et toujours (in)attendu, de la collaboration des compagnies françaises Hendrick Van Der Zee et Anomalie.Cette dernière pièce, proposée dans le cadre de France au Québec / la saison, a pour titre Et après on verra bien.En France, ce spectacle pluridisciplinaire a ravi la critique et le public, a étonné, ému, certainement perturbé.Mis en scène par Guy Alloucherie, directeur artistique de HDVZ, et Laurent Letourneur, directeur artistique d'Anomalie, le spectacle allie poésie et fougue, univers du cirque performances acrobatiques et danse hip hop, objets et imaginaire ; il jongle avec les mots, les corps, les formes et les musiques, entraînant ainsi le spectateur dans un univers éclectique, celui du cirque de la vie contemporaine.Car enfin, pour représenter la vie urbaine contemporaine, hybride, rapide, violente et (dés)enchantée, il faut à la fois intégrer les formes reconnues du théâtre, de la danse et des arts du cirque, et les faire complètement éclater, voire les dénaturer, pour proposer de l'inédit, de l'inconnu, de l'inclassable.Et après on verra bien, le titre même est presque un pied de nez à nos acquis et à nos certitudes, une invocation à l'étonnement et à la déstabilisation.Fondée en 1997 par Guy Alloucherie, la compagnie HDVZ est aujourd'hui installée à la Fabrique Théâtre, dans un environnement ouvrier, en pleine culture communale et populaire, à Loos-en-Gohelle.Le lieu se consacre à la recherche, multiplie les rencontres entre artistes de différentes disciplines \u2014 comédiens, danseurs contemporains, acrobates, musiciens hip hop.\u2014 et des non-professionnels, anciens mineurs ou adolescents en difficulté.La Fabrique Théâtre privilégie donc le croisement des arts, des univers et des classes sociales pour inventer un langage théâtral ressuscité des carcans.Guy Alloucherie est connu du public québécois depuis sa mise en scène de À quelle heure on meurt ?à partir d'une sélection de textes de Réjean Ducharme, au Trident en 1999, puis au Théâtre Denise-Pelletier en 2000.Pour sa part, la compagnie Anomalie a été fondée en 1995 par un collectif d'artistes frais émoulus du Centre national des arts du Cirque et que le public a découvert dans la chorégraphie Le Cri du Caméléon du Français Joseph Nadj, que l'on a pu voir, en 1998, au Carrefour International du théâtre de Québec et au Festival de théâtre des Amériques.Depuis, la philosophie d'Anomalie est restée la même : explorer, grâce au cirque, des croisements avec d'autres univers, d'autres disciplines, d'autres frontières géographiques et surtout intérieures.La rencontre entre ces deux compagnies, ces deux univers et ces deux créateurs audacieux semble donc naturelle, sinon prédestinée.Magnifiquement compris et portés par leurs 10 interprètes, ils dépassent allégrement les limites convenues de l'institutionnel en matière de danse, comme en matière de cirque et de théâtre.Si, en France, leur non-conformisme constitue la marge, au Québec, cette hybridité, cette liberté, cette pluridisciplinarité, sont reçues avec bonheur et sans doute, avec une réelle empathie.Joint à l'école du Cirque de Verdun en pleine répétition, Guy Alloucherie confirme : « Lorsque je dirigeais le Centre dramatique de Caen, en Normandie, nous avons monté les grands textes, de Sophocle à Marivaux ; ç'a été une bonne expérience, les institutions et les subventionneurs étaient heureux, mais moi, j'étouffais.J'ai failli abandonner le métier parce que ce poids du patrimoine, des belles lettres françaises, ne me laissait aucune liberté de traitement.C'est dommage, les textes sont sublimes, mais je voulais pouvoir les traiter différemment.» Après avoir démissionné, il découvre l'univers du cirque et retrouve son équilibre : « Le théâtre traditionnel met trop le texte en avant et oublie le corps.Dans l'univers du cirque, de la danse, de la performance, c'est le contraire, il y a une déstabilisation qui permet l'inventivité et l'innovation.» Issu d'un milieu populaire, il se sent « imposteur » dans le monde culturel et artistique : « C'est pas par hasard si j'ai fondé ma compagnie dans une cité ouvrière.Les créations hybrides que je propose restent une recherche à partir des éléments du corps, et l'adhésion du public, même sans références obligatoires, est spontanée.C'est le plaisir de l'émotion.» Il lui importe donc d'être accessible et de rester inclassable.Son dernier spectacle avec la compagnie de cirque Anomalie est donc, à juste titre, attendu par tous les publics.Et après ?On verra bien.ET APRÈS ON VERRA BIEN.de la Compagnie HDVZ et Anomalie, du 8 au 10 novembre à la salle Pierre-Mercure du Centre Pierre-Péladeau, à 20h ; Info : 514 987 6979.Le spectacle Et après on verra bien.jongle avec les mots, les corps, les formes et les musiques, entraînant le spectateur dans un univers éclectique, celui du cirque de la vie contemporaine.présente l'exposition 85, rue Dalhousie (418) 643-2158 www.mcq.org Le Musée de la civilisation est subventionné par le ministère de la Culture et des Communications.Une collaboration de Une invitation de Avec la participation de SAMEDI DE 13 H 00 À 15 H 00 DIMANCHE DE 10 H 00 À 12 H 00 Dur, pur, brillant.comme un diamant! Explorez l'univers captivant de cette pierre précieuse et découvrez les quatre grandes caractéristiques pour en mesurer la qualité.A T E L I E R Les bijoux du Vatican sont arrivés! Imaginez plus de 16 000 pierres précieuses sur la tiare du pape Grégoire XVI et 700 diamants sur le pectoral du pape Léon XIII.Au Musée de la civilisation Jusqu'au 6 janvier 2002 3001690A Pour tout renseignement : Collection Prêt d'oeuvres d'art Musée du Québec Parc des Champs-de-Bataille Québec (Québec) G1R 5H3 Tél.: (418) 644-6460 poste 3311 LA PÉRIODE D'INSCRIPTION SE TERMINE LE VENDREDI 14 DÉCEMBRE 2001.DU MUSÉE DU QUÉBEC PRÊT D'OEUVRES D'ART LA COLLECTION Les artistes professionnels domiciliés au Québec sont invités à soumettre leurs oeuvres au comité d'acquisition de la collection Prêt d'oeuvres d'art du Musée du Québec.La collection a pour but premier de s'intéresser à la relève, c'est-à-dire à la jeune création.Les oeuvres présentées doivent appartenir aux disciplines des arts visuels : arts décoratifs, arts graphiques (dessin et estampe), design, installation, peinture, photographie, sculpture, vidéo et techniques mixtes.La diffusion des oeuvres de la CPOA est assurée par un programme de location aux ministères, sociétés d'État et délégations du Québec à l'étranger.Des expositions thématiques tirées de la collection Prêt d'oeuvres d'art sont aussi présentées en milieu scolaire.Enfin, plusieurs oeuvres de cette collection sont régulièrement incluses dans des expositions organisées par différents musées, galeries ou autres lieux de diffusion de l'art actuel.Les créateurs peuvent se procurer le formulaire d'inscription auprès des institutions suivantes : Au Musée du Québec (à Québec) : dans les Maisons de la culture (à Montréal) ; aux bureaux des regroupements d'artistes ; dans les directions régionales du ministère de la Culture et des Communications.La forme masculine utilisée occasionnellement pour plus de commodité dans ce texte désigne tant les femmes que les hommes.Le Musée du Québec est subventionné par le ministère de la Culture et des Communications du Québec.3000189A 6LP1601D1103 D16 3 novembre 6LP1601D1103 ZALLCALL 67 00:58:11 11/03/01 B D 1 6 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 3 NO V EMB R E 2 0 0 1 DANSE La danseuse et l'enfant STÉPHANIE BRODY collaboration spéciale EN 1998, SON BACCALAURÉAT en danse de l'Université du Québec à Montréal terminé, Julie Lebel s'ennuie de l'air salin et des vastes forêts de la Côte-Nord, le coin de pays qui l'a vue naître.Elle fait donc le téméraire pari de retourner vivre à Sept-Îles pour y exercer son nouveau métier de chorégraphe.Entre les projets de création qui lui font accumuler les heures de vol entre Montréal et Sept-Îles, la jeune femme enseigne à l'école de ballet de la municipalité, pour gagner sa croûte, bien sûr, mais surtout parce qu'elle aime profondément la qualité des échanges avec ses jeunes élèves.C'est en donnant des classes de danse créative à un groupe de quatre fillettes de sept ans \u2014 « super énergiques et hyper créatives » précise-t-elle \u2014 que lui vient l'envie de créer une oeuvre pour une enfant et une adulte, jumelage assez inhabituel dans le monde de la danse.Isabelle est présentée jusqu'à demain, dans le cadre de la série Danse en famille de Tangente.Une occasion unique de partager avec vos enfants un moment d'intimité entre l'interprète professionnelle Isabelle Chevrier et la petite Geneviève Tremblay, 10 ans.« Geneviève est une enfant entière, avec une excellente mémoire, qui s'est donnée totalement au projet », constate Julie Lebel, qui a été emballée par la spontanéité avec laquelle la mère a accepté que son enfant participe à cette aventure peu commune à Sept Îles.En fait, tout l'entourage de Geneviève s'est investi dans le projet, de la mère qui préparait des lunchs pour l'équipe jusqu'à la grand-mère qui conduisait la petite aux répétitions.Ce soutien s'est avéré essentiel au moral de l'enfant, comme l'explique la chorégraphe : « La pièce exige une grande intimité et on travaille des émotions qui ne sont pas toujours joyeuses.Geneviève ne peut pas se détacher de son « rôle » quand elle rentre chez elle, comme le ferait un adulte.» Heureusement, la chimie entre Isabelle Chevrier, l'interprète professionnelle, et sa jeune partenaire est quasi instantanée.Son été 2000, la petite Geneviève le passe donc en studio, au rythme des répétitions intensives avec Chevrier et Lebel.« C'est une enfant extravertie qui me le dit tout de suite quand elle ne comprend pas, ce qui m'aide à bien la diriger.» Mais même si Geneviève possède vivacité et ouverture d'esprit, créer une oeuvre sur un enfant oblige tout de même la chorégraphe à modifier ses méthodes de travail.Ainsi, bien qu'Isabelle soit une oeuvre abstraite, elle a dû faciliter le travail de Geneviève en juxtaposant un semblant de trame narrative.Ainsi, une gestuelle plus déliée devient le réveil après un somme ou des manipulations plus complexes s'apparentent à se transformer en petit singe pour mieux grimper dans un arbre.Lebel s'est aussi ingéniée à faire en sorte que l'enfant ne monopolise pas constamment l'attention du spectateur.Et puis, la petite a grandi au cours de l'année, ce qui a exigé certains ajustements.C'est le fascinant contraste entre le corps menu et les gestes délicats de la petite Geneviève et le corps solide et massif de Chevrier qui a inspiré la gestuelle et l'esthétique d'Isabelle.« J'ai voulu mettre en interaction la maturité et la force d'une femme avec la fragilité et l'énergie vive d'un enfant », explique Lebel qui a été tout naturellement portée à travailler le toucher et les formes plus rondes.La forte amitié qui lie ses deux interprètes l'a aussi amenée à explorer toute la dynamique des rapports mère-fille, s'inspirant de leurs moments de tendresse, mais aussi de tension.Il a parfois été difficile pour Chevrier de négocier des moments de solitude et de protéger son corps plus meurtri certains matins que d'autres, des assauts répétés d'une enfant infatigable et moqueuse qui ne cherche qu'à jouer ! Pour le moment, Julie Lebel n'a pas l'intention de revenir à Montréal.Loin de s'isoler dans son coin de pays, elle milite activement pour réformer la politique culturelle de la ville, davantage portée sur le sport que les arts, et pour que la salle de spectacles accueille les meilleurs chorégraphes de Montréal et d'ailleurs.Toutefois, loin de la concurrence effrénée de la métropole, elle a pu enfin monter ses propres projets et trouver sa voie.D'ailleurs, la nécessité est la mère de l'invention : comme il y a peu d'interprètes professionnels à Sept-Îles et que les coûts de transport prohibitifs l'empêchent de travailler uniquement avec des interprètes de Montréal, elle a décidé de poursuivre la recherche amorcée avec Isabelle et travaillera à nouveau avec des non-danseurs pour son prochain projet.« Ils me font des choses hyper surprenantes qui transcendent mes propres tabous et mon instinct d'autocensure », assure cette jeune femme fonceuse et déterminée.ISABELLE de Julie Lebel, à Tangente aujourd'hui, à 14 h et 19h30, et demain, à 14h.Info : 514 525-1500.Julie Lebel, chorégraphe d'Isabelle : « J'ai voulu mettre en interaction la maturité et la force d'une femme avec la fragilité et l'énergie vive d'un enfant .» 34e 2 nov.3 nov.4 nov.3002172A EN DIRECT DE LA PLACE D'YOUVILLE.SQUAREVICTORIA Centre d'histoire de Montréal 335, place D'Youville Vieux-Montréal Renseignements (514) 872-3207 www.ville.montreal.qc.ca/chm « .Par toutes ses portes, ses fenêtres, ses passerelles, le Centre d'histoire de Montréal s'ouvre désormais tout grand sur la ville dont il veut raconter l'Histoire.Cadeau.» Sophie Gironnay, La Presse rrevviivvezz plluss d''une ccenttaiine d''évvénementtss au Centtrre d''hiissttoiirre de Monttrréall 3001200A 6LP1701D1103 D17 sam.6LP1701D1103 ZALLCALL 67 01:06:16 11/03/01 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 3 NOVEMBRE 2001 D17 À L ' A F F I C H E CETTE SEMAINE Les horaires de cette page doivent parvenir avant mercredi au Service des arts et spectacles, LA PRESSE, 7 Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 Théâtre THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE (Place des Arts) Une journée particulière, d'Ettore Scola.Mise en scène de Serge Denoncourt.Trad.de Huguette Hatem.Avec Élise Guilbault, Yves Jacques, France Arbour, Pierre Gendron, Lise Martin, Nicolas Pinson, Karine Poulin, Daniel Roy, Charles-Étienne Burelle, Julien Houde, Laurent Duceppe-Deschênes et Antoine Trépanier-Deschênes.Du mer.au ven., 20h; sam., 16h et 20h30.THÉÂTRE DE QUAT'SOUS (100, av.des Pins E.) Six Personnages en quête d'auteur, de Luigi Pirandello.Trad.de Marco Micone.Mise en scène de Wajdi Mouawad.Avec Marie-Josée Bastien, Peter Batakliev, Éric Bernier, Paul Buissonneau, Muriel Dutil, Marie-Josée Gauthier, Robert Lalonde, Claude Lemieux, Hélène Loiselle, Igor Ovadis, Christiane Pasquier, Marc-André Piché, Michelle Rossignol et Sacha Samar: 20h.Jusqu'au 17 novembre.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI (3900, St-Denis) Titanica, la robe des grands combats, Edmund C.Asher, Londres, 1968, de Sébastien Harrisson.Mise en scène de René Richard Cyr.Avec Andrée Lachapelle, James Hyndman, Gérard Poirier, Dominique Quesnel, Frédérique Collin, Violette Chauveau, Stéphane Simard, Évelyne Rompré, Yves Amyot, Benoît Mc Ginnis.Du mar.au sam., 20h.Jusqu'au 17 novembre.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI (salle Jean- Claude Germain, 3900, St-Denis) Auj., 20h, À force de compter sur quelqu'un ou quelque chose, on en oublie ses tables de multiplication, de François-Étienne Paré.Présentation du Théâtre de la LNI.SALLE FRED-BARRY (4353, Ste-Catherine E.) De la vie, entre autres choses, trois courtes pièces de Yvan Bienvenue.Mises en scène d'Antoine Laprise.Avec Francine Beaudry, Jean-Guy Bouchard, Paul-Patrick Charbonneau, Martin Desgagné et Caroline Lavoie: 19h30.Jusqu'au 24 novembre.GESÙ (1200, Bleury) La Tempête, de William Shakespeare.Mise en scène de Yvon Bilodeau.Avec Frédéric Angers, Vincent Bilodeau, Louis Gagné, Thomas Graton, Caroline Lavigne, Luc Senay, Yves Soutière et Marthe Turgeon.Présentation de la compaghie de théâtre Longue Vue: 20h.Jusqu'au 1er décembre.THÉÂTRE LA LICORNE (4559, Papineau) Cyberjack, de Michel Monty.Mise en scène de Michel Monty.Avec Michel Cardin, Stéphane Demers, Christian Bégin, Louis Champagne, Stéphane Crête, Eellen David, Roger Larue, Dominique Leduc, Chi Long, Anick Matern, Sylvie Moreau, Patricia Perez, Brigitte Poupart et Robert Vézina.Mar., jeu., ven., 20h; mer., 19h; sam., 16h et 20h.Jusqu'au 10 novembre.LA PETITE LICORNE (4559, Papineau) Dim.et lun., 20h, Lectures publiques de courtes pièces de divers auteurs.Trad.de Frédéric Blanchette, Catherine-Anne Toupin et François Létourneau.Lecteurs: Marie-Ève Bertrand, Frédéric Blanchette, Guillaume Champoux, Maxime Denommée, Isabelle Lemme, François Létourneau, Dominique Quesnel, Patrice Robitaille, Catherine-Anne Toupin et Catherine Vidal.THÉÂTRE PROSPERO (salle intime, 1371, Ontario E.) Auj., 20h15, Venise, de Paul Pourveur.Mise en scène de Jean Antoine Charest.Avec Marie Eve Bertrand.MONUMENT-NATIONAL (1182, St-Laurent) La Mort des mots, de Pierre-Olivier Pineau.Mise en scène de Julien Blais: 20h30.Jusqu'au 24 novembre.- (salle Ludger-Duvernay) - Dès mar., 20h, Au coeur du désir, collage d'extraits choisis de textes de Jean Racine.Mise en scène de Gervais Gaudreault et Han Masson.USINE C (1345, av.Lalonde) Auj., 20h, Eko, de Kobol.Marionnettes.AU HORS-BORD (3655, St-Laurent, suite 104) Dès jeu., 20h30, Me My Lee Miller, portrait bidule d'une femme photographe, de Carole Nadeau.PLACE DES ARTS (Cinquième Salle) Auj., 20h, Variations sur un temps, de David Ives.Trad.de Maryse Warda.Mise en scène de Benoit Dagenais, assisté de Victoria Cayuela.Avec Émilie Bibeau, Stéphanie Blais, Caroline Bouchard, Bénédicte Décary, David-Alexandre Després, François Gadbois, Olivier Morin, Jean-François Nadeau et Sophie Vaillancourt.THÉÂTRE DE ROUGEMONT (370, rang de la Montagne, Rougemont) À la recherche d'Elvis, de Marcia Kash.Trad.de Josée La Bossière.Mise en scène de Serge Denoncourt.Du jeu.au sam., 20h; dim., 15h.Jusqu'au 18 novembre.CÉGEP DE ST-HYACINTHE (3000, Boullé, St-Hyacinthe) Ubu au sommet, d'Alfred Jarry.Mise en scène et collage de Jacques Rossi: 20h, sauf dim.Jusqu'au 10 novembre.Pour enfants LA MAISON THÉÂTRE (245, Ontario E.) Auj.et dim., 15h, Le Magasin des mystères, de Joël da Silva.Mise en scène de Marie-Josée Plouffe.Avec Joël da Silva.(8 À 11 ans) THÉÂTRE DE LA VILLE (salle Jean-Louis- Millette, 180, de Gentilly E., Longueuil) Auj., 15h, Nombril, de Jean Cummings et Hélène Ducharme.Mise en scène de Sylvain Massé.Production du Théâtre Motus.(3 à 7 ans) - Dim., 15h, L'Orchidée, de Michel Nadeau.Mise en scène de Reynald Robinson.Avec Carole Cassistat et Tova Roy.Présentation du Théâtre du Gros Mécano.(8 à 12 ans) CABARET-THÉÂTRE DU VIEUX ST-JEAN (190, Laurier, St-Jean-sur-Richelieu) Dim., 14h, Arthur le conteur des bois.(3 à 7 ans) Danse TANGENTE (840, Cherrier E.) Auj., 14h et 19h30; dim., 14h, Isabelle - Duo pour une femme et une enfant, de Julie Lebel.Avec Isabelle Chevrier et Geneviève Tremblay.STUDIO DE L'AGORA DE LA DANSE (840, Cherrier E.) Auj., 20h, Scènes d'intérieur, de Sylvain Émard.Avec Nathalie Blanchet, Marc Boivin, Sandra Lapierre, Parise Mongrain, Blair Neufeld et Michael Trent.CENTRE PIERRE-PÉLADEAU (Salle Pierre- Mercure, 300, boul.de Maisonneuve E.) Jeu., ven., 20h, Et après on verra bien., de Guy Alloucherie et Laurent Letourneur.Présentation des compagnies Anomalie et Hendrick Van Der Zee.Musique CHAPELLE DU BON-PASTEUR Auj., 15 h, I Musici de Montréal, dir.Yuli Turovsky; 19 h 30, Concours Les Voix nouvelles.Finale.Dim., 15 h 30, Geneviève Deschamps, soprano, Élise Deschamps, mezzosoprano, Brian Banion, baryton.Au piano: Lorraine Prieur.Massenet, Puccini, Bellini, Verdi, Offenbach.Semaine de musique québécoise pour les cordes.Mer., 20 h, Ensemble des Idées Heureuses.Jeu., 20 h, Ensemble Contemporain de Montréal.Ven., 19 h, Trio Fibonacci et conférence d'André Villeneuve.SALLE DES JMC Auj., 16 h, Mathieu Lussier, bassoniste, et Luc Beauséjour, claveciniste.Schaffrath, Boismortier, Rameau, Faschet, Devienne.CHRIST CHURCH CATHEDRAL Auj., 17 h, Ricardo Diano, trompettiste, et Renée Lavergne, pianiste.Hindemith, Debussy, Honegger.Dim., 13 h, Irene Feher, mezzo-soprano.Fauré, Mahler, Schubert.Mer., 12 h 30, Erik Reinart, organiste.Byrd, Alain, Gagnon, Bach.Jeu., 20 h, Paul Merkelo, trompettiste.PLACE DES ARTS (Salle Wilfrid-Pelletier) Auj., 19 h, Nabucco (Verdi).Opéra de Montréal.Première.Gaetan Laperrière, baryton, Susan Neves, soprano, Stefan Szkafarowsky, basse.Décors: Claude Girard.Mise en scène: Robert Tannenbaum.Choeur et Orchestre Métropolitain du Grand Montréal.Dir.Christian Badea.Autres représentations: lun., jeu., et les 10, 14 et 17 nov., 20 h.Ven., 20 h, Orchestre Symphonique de Montréal.Dir.Simon Leclerc.Richard Charest, Sylvain Cossette, France D'Amour, Gabrielle Destroismaisons, Daniel Lavoie, Luck Mervil et Mario Pelchat, chanteurs.Les grandes chansons de Notre-Dame de Paris.UNIVERSITÉ McGILL (Pollack Hall) Auj., 20 h, Orchestre symphonique de Mc Gill.Dir.Alexis Hauser.Kinza Tyrrell, pianiste.Concerto brandebourgeois no 4 (Bach), Symphonie no 102 (Haydn), Rhapsodie sur un thème de Paganini (Rachmaninov), suite no 2 de Daphnis et Chloé (Ravel).Jeu.et ven., 19 h 30, Semele (Handel).Atelier d'opéra de Mc Gill.Dir.Hank Knox.PLACE DES ARTS (Salle Maisonneuve) Dim., 13 h 30 et 15 h 30, Orchestre Symphonique de Montréal.Dir.André Moisan.Le Bazar symphonique, spectacle pour enfants.Lun., 20 h, Orchestre de chambre Mc Gill.Dir.Alexander et Boris Brott.Martin Foster, violoniste.Gathering In (Glick), Sérénade pour cordes (Tchaïkovsky), Divertimento K.138 (Mozart), ext.Porgy and Bess (Gershwin).SALLE PIERRE-MERCURE Lun., 20 h, Ensemble des Idées Heureuses et Nathalie Choquette, soprano-fantaisiste.Marie- Antoinette: quand les reines étaient divas.Mozart, Gluck, Vogler, Krumpholz, avec décors et costumes.CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE Jeu., 19 h 30, Ensemble instrumental.Trio in Nine Short Movements (Cowell), Music for Violin, Cello and Piano (Brown), Form IV: Broken Sequences (Wolpe), Tango et Circus Polka (Stravinsky), Piece for Violin and Piano et The Viola in my Life (Feldman), Quintette pour piano et cordes (Persichetti).Festival de musique de chambre.UNIVERSITÉ McGILL (Redpath Hall) Jeu., 20 h, Trio Franz-Joseph et Grégoire Jeay, flûtiste.Haydn.Ven., 12 h 15, Kevin Komisaruk, organiste; 20 h, Marie-Claire Alain, organiste: master-class publique.MUSÉE D'ART DE SAINT-LAURENT Auj., 20 h, Ottawa Harp Choir.Variétés CASINO DE MONTRÉAL Auj.et dim., 21h, Claude Blanchard.- Richard Abel.Mar., mer., jeu., 13h30.Jusqu'au 29 nov.PLACE DES ARTS (Cinquième Salle) Mer., jeu., ven., 20h, Plus que ça c'est trop, avec Kha, Héloïse Rémy et Katie Ward (chorégraphes).PLACE DES ARTS (Studio-théâtre Stella Artois) Auj., 20h, Marie Frenette.AUDITORIUM DU JARDIN BOTANIQUE (4101, Sherbrooke E.) Auj., 14h, Les Fabulettes, d'Anne Sylvestre.Avec Jacques Haurogné.THÉÂTRE CORONA (2490, Notre-Dame O.) Auj., 20h30, Robert Charlebois.FOUFOUNES ÉLECTRIQUES (87, Ste-Catherine E.) Dim., 19h, Marduk, Kataklysm, Amon Amarth et Diabolic; mer., 20h, Biohazard, The Step Kings, From Life til Death et Marionet-X.THÉÂTRE LA CHAPELLE (3700, St-Dominique) Auj., 20h, Philippe Keyser et son ensemble Kappa; dim., 20h, Trio Cat Percussion.CLUB SODA (1225, St-Laurent) Mer., 20h, Econoline Crush.SALLE JEAN-GRIMALDI DU CÉGEP ANDRÉ- LAURENDEAU (1111, Lapierre, La Salle) Auj., 20h, Pierre Lalonde.LE PETIT MEDLEY (6206, St-Hubert) Auj., 20h, Pierrot Fournier chante Brel; dim., 20h30, les Cravates (improvisation); jeu., 20h, Raphaël Torr.KOLA NOTE (5240, av.du Parc) Auj.et dim., 20h30, la compagnie Noche Flamenca.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Auj., 20h30, Nancy Therrien; lun., 21h, Étienne Langevin et François Valade; mer., 21h, John Mc Gale.BOÎTE À MARIUS (5885, Papineau) Auj., Jocelyn Marleau et Serge Lachapelle; jeu.et ven., Richard Lachapelle et Jocelyn Marleau: 22h.LA PETITE BOÎTE (2001, Rosemont) Auj.et ven., 22h, Denis Deguire.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Auj., 22h, soirée Brassens avec Jean Viau, Charles Viau et François Dumoutier; dim., 21h, Jacques Rochon; lun., 21h30, Tomas Jensen; mar., Raphaël Torr et Bonjour Nostalgie; mer., 21h30, Steph Gagnon Blues Band; ven., 22h, Sylvain Lemay.VERRE BOUTEILLE (211, Mont-Royal E.) Lun., 20h30, Luc de Larochellière.LE PIERROT (114, St-Paul E.) Auj., 20h, Yanik Pépin et Réjean Audet.LES DEUX PIERROTS (104, St-Paul E.) Auj., 20h, groupes Alain-François et Monochrome.ALIZÉ (900, Ontario E.) Auj., 21h, Ivy et Reggie.LE SERGENT RECRUTEUR (4650, St-Laurent) Dim., 19h30, Veillée au bord de la chaufferette, avec François Lavallée.PUB ST.PAUL (124, St-Paul E.) Auj., 20h, groupe Circus Noise.UPSTAIRS (1254, Mackay) Auj., 22h, Quintette Dave Young; dim., 20h30, Quartette Bryn Roberts.LE VA-ET-VIENT (3706, Notre-Dame O.) Auj., dès 21h, rendez-vous africain.BIDDLE'S (2060, Aylmer) Dim., lun.et mar., 20h, Quartette Geraldine Hunt; mer., dès 20h, Joane Desforges; jeu., de 19h à 22h, Billy Georgette; ven., sam., de 19h à 22h, Coral Eagan et Steve Amirault; jeu., ven., sam., dès 22h, Charlie Biddle.SOFA (451, Rachel E.) Auj., 22h30, Urban Roots.THÉÂTRE HECTOR-CHARLAND (225, boul.l'Ange-Gardien, L'Assomption) Auj., 20h, Jim Corcoran; dim., 15h30, Le Piano selon Chopin, avec la Sinfonia de Lanaudière et Anne-Marie Dubois, pianiste; mer., jeu., ven., 20h, Yvon Deschamps.THÉÂTRE DU VIEUX-TERREBONNE (867, St-Pierre, Terrebonne) Auj., la Sinfonia de Lanaudière; dim., François Massicotte; mar.et mer., Lévesque-Turcotte; jeu., Martin Deschamps: 20h30.MANOIR ROUVILLE-CAMPBELL (Mont- Saint-Hilaire) Auj., 20h, Marie-Andrée Ostiguy, pianiste.Oeuvres de Chopin.CENTRE CULTUREL DE BELOEIL (600, Richelieu) Dim., 20h, Le Pays lointain, de Jean-Luc Lagarce.THÉÂTRE LIONEL-GROULX (100, Duquet, Ste-Thérèse) Auj., 20h, Sylvain Larocque; dim., 14h, Gabrielle Destroismaisons.LE VIEUX CLOCHER DE MAGOG (64, Merry N., Magog) Auj., 20h30, Bruno Landry.LE VIEUX CLOCHER DE SHERBROOKE (1590, RUE Galt ouest) Auj., 20h30, David-Serge Boisvert chante Dassin.THÉÂTRE DES DEUX RIVES (30, boul.Séminaire N., St-Jean-sur-Richelieu) Auj., 20h, Martin Matte.Expositions MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN Expositions Sylvie Laliberté - Oeuvre de politesse et Shirin Neshat.Du mar.au dim., de 11h à 18h; mer., de 18h à 21h.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL (pavillon Jean-Noël Desmarais) Expositions Piranèse-Goya: Roma Fantastica et le Sommeil de la raison: oeuvres de la Fondation Antonio Mazzotta, Francisco Goya et Jake et Dinos Chapman: Les désastres de la guerre et Les grandes misères de la guerre de Jacques Callot.Du mar.au dim., de 11h à 18h.- (pavillon Michal et Renata Hornstein) - Auj.et dim., de 11h à 18h, exposition Aluminium et design.GALERIE D'ART - MUSÉE DES BEAUXARTS DE MONTRÉAL (1390, Sherbrooke O.) Exposition Meditation.Mar., jeu., ven., de 11h à 16h; mer., de 11h à 17h; sam., de 12h à 16h; dim., de 13h à 17h.Jusqu'au 7 novembre.POINTE-À-CALLIÈRE - MUSÉE D'ARCHÉOLOGIE ET D'HISTOIRE DE MONTRÉAL (350, place Royale) Exposition Mystères des Mochicas du Pérou.MUSÉE D'ART DE SAINT-LAURENT (615, av.Ste-Croix) Expositions Saint-Laurent, du village à la ville: retrouvez le coeur, La Terre dans tous ses états.- Dès dim., exposition Mouchoirs de denteilles.Du mer.au dim., de 12h à 17h.MAISON SAINT-GABRIEL (2146, place Dublin, Pointe-Ste-Charles) Exposition Un enfant.un rêve.ARTICULE (4001, Berri, espace 105) Oeuvres de Diyan Achjadi.Du mar.au dim., de 12h à 17h.Jusqu'au 16 décembre.ATELIER CIRCULAIRE (70, Molière E.) Oeuvres de René Donais et Frédéric Penelle.Du lun.au ven., de 10h à 17h.Jusqu'au 16 nov.BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC (1700, St-Denis) Exposition Paroles ailées, oeuvres de Louise Prescott.Du mar.au sam., de 9h à 17h.BORDUAS (207, Laurier O.) Gravures et oeuvres sur papier de Bergeron, Cloutier, Franzini, Heywood, Jolicoeur-Côté, Klein, Lancelot, Mc Call, Riopelle, Rochon, Turvosky et Zabeïda.CENTRE ARTS NDG (5800, Sherbrooke O.) Oeuvres de Jesus Bejar et Hyun Jou Lee.Mer.au ven., 12h à 18h; sam., dim., 12h à 17h.CENTRE DES ARTS SAIDYE BRONFMAN (espace Trois, 5170, chemin de la Côte-Ste- Catherine) Exposition La Mise à nue, sculptures de Jean-Louis Émond.CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE (1920, Baile) Expositions Jeu d'aimants: une installation de Medium et Mies en Amérique.Du mar.au dim., de 11h à 18h; jeu., de 11h à 20h.CENTRE DE DESIGN DE L'UQAM (1440, Sanguinet) Expositions Atmosphères, photographies de Serge Paré, Martin Riendeau et Marc Montplaisir, et Motifs.Jusqu'au 11 novembre.CENTRE D'EXPOSITION CIRCA (372, Ste- Catherine O., espace 444) Oeuvres de René Derouin.Du mer.au sam., de 12h à 17h30.Jusqu'au 10 novembre.CENTRE DES ARTS CONTEMPORAINS DU QUÉBEC (4247, St-Dominique) Installations de Rino Côté et Michel Hébert.Mar.au ven., 10h à 17h; sam., 12h à 17h.CENTRE DES ARTS ACTUELS SKOL (460, Ste-Catherine O., espace 511) Oeuvres de Dorion Berg, Kristen Roos et Brigitte Archambault.Mar.au sam., 12h à 17h.CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE (335, boul.de Maisonneuve E.) Affiches de films polonais.Jusqu'au 27 nov.GALERIE ARTEVISTA (372, Ste- Catherine O.) Oeuvres de Nicolas Morin.Jusqu'au 24 nov.GALERIE ARTUS (988, Rachel E.) Oeuvres de Marie Bineau et Thérèse Vachon.Du mer.au dim., de 12h à 18h.Jusqu'au 11 nov.GALERIE B-312(372 , Ste-Catherine O., espace 403) Auj., de 12h à 18h, oeuvres de Michel Boulanger, Marthe Carrier, Marc Desjardins, Johanne Gagnon, Marie-France Brière, Karelee Fuglem, Francine Savard, Claire Savoie et Andrea Szilasi.GALERIE ROGER BELLEMARE (372, Ste- Catherine O., suite 502) Oeuvres de Barbeau, Comtois, Gaucher, Leduc et Molinari.Jusqu'au 24 novembre.GALERIE BERNARD (90, av., Laurier O.) Oeuvres de Shitta Caiserman- Roth, Yvette Froment, Giuseppe di Leo, Jean Gaudet, Jacques Léveillé et Eric Slutsky.Du mar.au ven., de 11h à 17h; sam., de 12h à 17h.Jusqu'au 17 novembre.GALERIE SIMON BLAIS (4521, Clark) Oeuvres de René Derouin.Du mar.au sam., de 10h à 17h30.Jusqu'au 10 novembre.GALERIE CLARK (1591, Clark, 2e étage) Exposition Glassbox.Mer.au dim., 12h à 17h.GALERIE DARE DARE (460, Ste-Catherine O., espace 505) Exposition Room + Board.Du mar.au sam., de 12h à 17h.Jusqu'au 24 novembre.GALERIE D'AVIGNON (102, Laurier O.) Peintures d'Aaron Fink.Jusqu'au 7 nov.GALERIE DAZIBAO (4001, Berri, espace 202) Auj., de 12h à 17h, oeuvres de Claude-Philippe Benoit.GALERIE DE BELLEFEUILLE (1367, av.Greene) Oeuvres de David Bierk.Du lun.au sam., de 10h à 18h; dim., de 12h30 à 17h30.GALERIE ERIC DEVLIN (1407, St-Alexandre) Auj., de 12h à 17h, oeuvres de Marc-Antoine Nadeau.- Dès mer., oeuvres d'Oliver Dorfer.Du mer.au ven., de 12h à 18h; sam., de 12h à 17h.GALERIE D'ART D'OUTREMONT (41, av.St-Just) Photographies de Geneviève Chicoine.Du mar.au ven., de 13h à 18h; sam., dim., de 13h à 16h.Jusqu'au 25 novembre.GALERIE ENTRE CADRE (4895, St-Laurent) Oeuvres des artistes de l'atelier du Frère Jérôme, dont Yvette Vachon et Liguori Vachon.GALERIE F.52(482 6, St-Denis) Exposition État de choc, oeuvres de Sébastien Cliche et Chantale Grenon.Jusqu'au 15 novembre.GALERIE CLARENCE GAGNON (1108, Laurier O.) Oeuvres de Pierre Tougas.Jusqu'au 11 novembre.GALERIE GORA (3903, St-Hubert) Auj., de 13h à 18h, oeuvres de Fredrico Lepe, Angel Ignacio Suarez-Fernandez, Raidel Cabrena- Medina et Alexis Calzadilla-Garcell.GALERIE NOEL GUYOMARC'H (137, Laurier O.) Exposition Portraits de famille et autres clichés, bijoux de Josée Desjardins.Mar., mer., de 11h à 18h; jeu., ven., de 11h à 19h30; sam., dim., de 11h à 17h.Jusqu'au 11 novembre.GALERIE KLIMANTIRIS (742, boul.Décarie) Peintures de Theo Tobiasse et sculptures de Bruno Luna et Almanzor.GALERIE WALTER KLINKHOFF (1200, Sherbrooke O.) Auj., de 9h30 à 17h, oeuvres de Danielle Lanteigne.GALERIE LAMOUREUX RITZENHOFF (1428, Sherbrooke O.) Oeuvres de Miklos Ragan et Christian Maltais.GALERIE D'ART YVES LAROCHE (4, St- Paul E.) Oeuvres d'André Leblanc, Andy Newman et Corno.Jusqu'à lundi.GALERIE ELENA LEE (1460, Sherbrooke O.) Oeuvres de Koen Vanderstukken.Du mar.au ven., de 11h à 18h.Jusqu'au 13 novembre.GALERIE D'ART LEONARD ET BINA ELLEN (1400, de Maisonneuve O.) Exposition Le Sens du portrait.Du lun.au ven., de 11h à 19h; sam., de 13h à 17h.Jusqu'au 15 décembre.GALERIE LE ROYER (51, St-Paul O.) Oeuvres de Pierre Bédard, Marilyn Reim et Gilles Pelletier.Jusqu'au 5 novembre.GALERIE LES MODERNES (372, Ste-Catherine O., espace 424) Peintures de Louis Boudreault.Jusqu'au 8 décembre.GALERIE LIEU OUEST (372, Ste-Catherine O.) Photographies de Robert Bédard.Jusqu'au 17 novembre.GALERIE OLIVIER MARTIN (4021, Dandurand) Exposition Vitrine d'automne et oeuvres de Frédéric Désaulniers.Du lun.au mer., de 10h à 18h; jeu., ven., de 10h à 21h.GALERIE McCLURE (350, av.Victoria) Exposition Les Formes du temps: 1991-2001, collages de John A.Schweitzer.Du mar.au ven., de 11h à 17h30; sam., de 10h à 17h.Jusqu'au 24 novembre.GALERIE MICHEL-ANGE (430, Bonsecours) Oeuvres de Diane Brunet et Jean-Pierre Guay.Du mar.au dim., de 11h à 17h.Jusqu'au 11 novembre.GALERIE NORDHEIMER (383, St-Jacques O.) Peintures de Paul V.Beaulieu, Serge Lemoyne, Laurent Bonet et Roger Ricard.Jusqu'à lundi (fermé le dimanche).GALERIE PARCHEMINE (50, St- Paul O.) Oeuvres de René Lemay, Zhang He, Zoltak, Montoya, Tchakedjian.Du lun.au dim., de 10h à 18h.GALERIE PORT-MAURICE (8420, boul.Lacordaire) Oeuvres de Ginette Poissant et Carole Piédalue.Lun., de 13h à 21h; mar., mer., jeu., de 10h à 21h; sam., de 10h à 17h.Jusqu'au 24 novembre.GALERIE 418 (372, Ste-Catherine O.) Auj., de 12h à 17h, exposition Damiers, oeuvres de Lise Boisseau.GALERIE RICHELIEU (7903, St- Denis) Oeuvres d'Annie Depont.Jusqu'au 12 novembre.GALERIE ROME ANTICS (6751, St-Laurent) Peintures de Monique Marelli Amir, Dina Azuelos, Fiby Autmezguine Benchaya, Alegria Benamron, Josy Benoualid, Mercedes Betito, Hilda Chetrit, Sol Cohen, Janine Penyer, Jeanette Ptito et Anny Serfaty Medalsy.Jusqu'au 10 novembre.Voir À L'AFFICHE en D19 6LP1801D1103 D18 sam.6LP1801D1103 ZALLCALL 67 16:04:45 11/05/01 B D18 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 3 NOVEMBRE 2001 Vent d'élégance sur le Vieux-Montréal La vie autour d'un abattoir FRANÇOISE KAYLER GASTRONOTES Que l'on modernise, aseptise, humanise un abattoir, on n'enlèvera jamais le fait que c'est toujours la mort que l'on y invite.Mais c'est la vie d'une région que l'on organise tout autour.Toutes les politiques qui ont encouragé les producteurs à développer leurs régions en y introduisant de nouveaux élevages, en les différenciant le plus possible, ont acheminé ceux-ci vers un mur.Que ce soit du gibier que l'on élève, des lapins, de l'agneau ou du veau, le passage obligé en fin de course est toujours l'abattoir.Or, l'abattoir n'est plus, depuis longtemps, une simple question qui se pose.C'est un problème et un problème majeur pour tous les éleveurs, puisqu'ils n'ont pas d'abattoir de proximité à leur disposition.Ceux vers lesquels ils doivent acheminer leurs animaux, petits ou gros, sont à des distances invraisemblables des lieux d'élevage.On connaît depuis longtemps les conséquences de ces heures interminables de route infligées à ces bêtes qui vivent un stress « inhumain » et, il faut le dire, un stress qui abîme la viande (que l'on devra décrisper, mais comment ?).D'autre part, les carcasses des bêtes abattues loin de chez elles se perdent dans la masse des autres productions et ne reviennent généralement que rarement dans leur région d'origine.Ce qui veut dire que l'éleveur consciencieux perd ses bêtes et que la région ne profite nullement des efforts sérieux de développement.Au Témiscamingue, on se réjouit cette semaine.À Fugèreville, un abattoir a ouvert sous la raison sociale de Viandes Abitémis.Contrairement à l'abattoir de Lorrainville qui n'abat que des porcs, ce nouvel abattoir est mixte.Il pourra accueillir aussi bien des porcs que des agneaux, des bovins, des cerfs.C'est un abattoir qui, en aménageant ses horaires, pourra aussi recevoir des animaux élevés biologiquement.Dans la région du Témiscamingue, et celle de l'Abitibi-Ouest, où les terres agricoles sont belles et importantes, où règne un microclimat, l'élevage de l'agneau s'est bien implanté.Celui des bovins de boucherie est important.C'est le troupeau de l'ouest du Québec.Mais il y a un empêchement majeur à son développement.Si le troupeau est important, la valeur ajoutée de cette production est perdue pour le Québec.En effet, les jeunes bêtes doivent être vendues hors Québec pour être dirigées vers des parcs d'engraissement et, naturellement, vers des abattoirs étrangers.L'ouverture de l'abattoir du Témiscamingue devrait encourager et aider les éleveurs à « finir » leurs bêtes dans leur région.On pourrait peut-être penser, alors, à développer une appellation de « boeuf de l'ouest du Québec ».En élevage et en culture, cette importante région agricole se tourne, avec de grands espoirs, vers une production biologique.De nombreuses conditions de réussite y sont réunies.Et même très au nord.À la Porte de la Baie-James, au 49e parallèle, un producteur de pommes de terre biologiques perce le marché ! FRANÇOISE KAYLER RESTAURANTS Au rythme où l'on voit pousser les hôtels-boutiques et les condos-hôtels dans le Vieux- Montréal, on peut espérer que ce quartier historique ne sera bientôt plus le fief des marchands de faux souvenirs.La vie, une certaine forme d'élégance et de bon goût reviennent au fur et à mesure où les façades, belles mais tristes, s'éclairent à nouveau.Ce renouveau est peut-être ce qui a incité le restaurant Gandhi à opter pour ce quartier, en y apportant une autre forme de culture.Taillée juste à la mesure de ce qui peut créer une ambiance aimable, la salle est belle, lumineuse même par temps gris, décorée avec un goût sûr.Une impression de sobriété élégante s'en dégage et l'assurance que ce sont des professionnels qui sont à barre.Le service de table est mené avec une aisance et un savoir-faire que seuls ceux que l'on appelle des maîtres de service possèdent.La connaissance de la cuisine, qui manque si souvent à ceux qui sont en salle, est familière et d'un grand secours pour ceux qui hésitent dans le choix de plats d'une cuisine qu'ils ne connaissent pas.Le midi et le soir, en table d'hôte ou à la carte, la qualité du service et de la cuisine est la même.Dans l'un et l'autre cas, le papadum est offert avec son trio de petits condiments, dès l'arrivée.Dans l'un et l'autre cas, les plats s'aligneront sur la table pour les légumes, le riz, le pain nan, le plat principal, etc.et le service sera amorcé dans l'assiette.Le partage peut être de mise.À l'une des tables d'hôte du midi (13,50 $), le canard était proposé sous une forme tout à fait différente de ce que l'on sert dans les cuisines occidentales ou asiatiques.Tandoori, la cuisse marinée dans le yogourt, cuite ensuite à chaleur sèche, avait perdu toute trace de gras et gagné en saveurs douces.À la carte, le poulet Korma est souvent le choix de ceux qui craignent le feu des épices.Plat doux par excellence, il présente le blanc de poulet coupé en menus morceaux, enveloppé dans une sauce presque doucereuse, ponctuée de petits éléments parfumés.C'est un plat charmant.L'agneau Sagwala, présentant la viande de la même façon, mais dans une sauce aux épices d'une présence non équivoque, est à l'opposé du précédent, en tonus, mais non en qualité.Le choix des légumes d'accompagnement peut aussi se faire en fonction de l'ardeur des épices.Comme dans tous les restaurants défendant la cuisine de l'Inde, le riz ou le pain nan peuvent être choisis, bien servis dans les deux cas.En entrée, samosa et oignons Baghee ouvrent le repas sur une note savoureuse et chaleureuse.La salade Gandhi, qui émaille les feuilles de laitue d'un fromage blanc doux et assaisonne la vinaigrette avec une pointe de piment, est plus légère.Les desserts, heureusement servis en portions raisonnables, sont très sucrés.Le thé à la cardamone met agréablement le point final.Gandhi 230, rue Saint-Paul Ouest Vieux-Montréal 514 845-5866 Ouverture : du lundi au vendredi de midi à 14 h 30 et de 17 h à 22 h 30.Samedi et dimanche à partir de 17 h Fumée : deux sections Samosa Oignons baghee Poulet korma Agneau sagwala Légumes Riz Pain nan Petit gâteau à la noix de coco Thé à la cardamone Menu pour deux, avant vin, taxes et service : 35 $ 67583-1-SA Not Found 67583-1-SA Pour le plaisir de goûter FRANÇOISE KAYLER LIVRES Il est normal que ce boulanger de talent et de renom aime les tartines.Il avait déjà publié un petit livre, cousin de celui-ci, où le salé était à l'honneur.Avec Les Meilleures Tartines sucrées ! Lionel Poilâne renoue avec les goûters d'enfants et avec ceux qui ont gardé un pied dans l'enfance.C'est un petit livre, un joli petit livre illustré de photos séduisantes, qui explore les saveurs gourmandes que peut prendre une tranche de pain que l'on choisit bien et que l'on coiffe à son goût, sans chercher midi à quatorze heures, d'ingrédients que l'on peut avoir sous la main, ou que l'on rassemble en prévision.d'une tartine sucrée.Cette cuisine du sucre n'a besoin ni de casserole, ni de fourneau et elle permet de manger.avec les doigts.Et, peut-être, de se lécher les doigts ! Pour réussir ce que propose ce livre, il faudra choisir un pain d'une grande qualité.Le pain d'un très bon boulanger.Les productions industrielles ne peuvent convenir.La plus simple des tartines proposées ne demande que de la cassonade.Les autres déclinent tout un éventail d'assemblages où les confitures jouent un rôle intéressant.Et fait intéressant aussi, la recette de la confiture est donnée.Certaines sont moins courantes que d'autres (crème de citron ou confiture de lait, par exemple), toutes sont intéressantes.Préserver la qualité « La satiété ne dépend pas de la quantité que nous mangeons, mais de la façon dont nous mangeons.» C'est sur cette phrase de Soljenitsyne que s'ouvre Saveurs au naturel.Ce livre sans fioritures renoue avec la tradition en présentant simplement des recettes choisies pour leurs qualités aromatiques.Et en expliquant les choix qui sont faits pour préserver la qualité des aliments.Il tourne résolument le dos aux impératifs dictés par l'industrie agroalimentaire et donne aux lecteurs des pistes de réflexion pour « avoir une alimentation saine sans pour autant renoncer aux plaisirs de la table ».Le live suit un itinéraire qui mène du cru au cuit en suivant des étapes que les livres de cuisine n'adoptent pas souvent.C'est en effet sur l'utilisation des aromates, des épices, des condiments que les recettes sont classées.C'est ainsi que cerfeuil, sauge, basilic, ail, cumin, safran, échalote, etc., deviennent des têtes de chapitre qui coiffent aussi bien des plats principaux que des entrées ou des desserts.La table des matières permet de faire des recherches sur le mode habituel.Les textes de présentation et les citations choisies font de Saveurs au naturel un livre qui dépasse le simple recueil de recettes.LES MEILLEURES TARTINES SUCRÉES, de Lionel Poilâne, Grancher SAVEURS AU NATUREL, de Catherine Pageard, Cuisine / santé\u2014Éditions Ambre TARTINES-SAM Not Found TARTINES-SAM 1381, boul.Renè-Lévesque est (Face à Radio-Canada) Tél.: (514) 523-2483 Promotion : voyage en Italie RSVP pour vos party des Fêtes à partir de Table d'hôte 5 services 15,95$ Stationement gratuit avec coupon Cuisine typique italienne Le Crystal, salle de réception, est fier d'annoncer l'ouverture de son nouveau restaurant Fine cuisine italienne Ambiance chaleureuse Ouvert du lundi au samedi Licence complète MENU VARIÉ Table d'hôte à partir de1595 $ Choix de vin excellent Service excellent 5291, boul.Henri-Bourassa Ouest St-Laurent Réservations : (514) 337-6664 Livraison gratuite du dim.au jeu.dans la région de Montréal Menu livraison Paella végétarienne 47,95 $ (légumes) Paella Valenciana 49,95 $ (fruits de mer et poulet) Paella Pollo y Chorizo 49,95 $ (poulet et saucisse) Paella Cordero y Chorizo 49,95 $ (agneau et saucisse) pour 5 pers.taxes incluses (514) 849-2030 3456, av.du Parc Place des Arts Fine cuisine française le célèbre Breton vous propose: Pour les \u201c PARTYS \u201c de fin d'année de construire le menu avec vous; d'établir un prix; de réserver un salon ou salle à votre choix; espaces fumeur et non-fumeur; stationnement facile et gratuit.L 'A\u2018 rmoricain 1550, rue Fullum (coin boul.de Maisonneuve) Tél.(514) 523-2551 www.armoricain.com Menu spécial Linguine avec homard entier (Nouvelle-Écosse) 19,95 $ Crevettes géantes 29,95 $ Carré d'agneau 22,00 $ Osso-buco à la milanaise 15,95 $ Réservez tôt pour vos parties des fêtes 6834, boul.Saint-Laurent Tél.: (514) 271-3929 Promotion 30 % de rabais Cabernet Sauvignon Chardonnay (banaer) Service de valet gratuit Restaurant PASTA MIA Fine cuisine italienne DîNER DANSANT Les samedis soirs avec orchestre TABLE D'HÔTE à partir de 22$ Réservations : (514) 765-9626 301, chemin du Golf, Île-des-Soeurs (stationnement) de réduction sur repas pour 2 personnes les mardis et vendredis soirs En vigueur jusqu'au 31 décembre 2001 5$ Réservations : (514) 866-3175 39, rue Saint-Paul Est, Vieux-Montréal www.restaurantduvieuxport.com 2150 $ p.p.Rôti de boeuf fruits de mer salades déjeuner desserts et plus! 1495$ p.p.(Enfants moins de 10 ans 7,95 $) Tous les dimanches de 10 h à 15 h Trio de la mer Filet de saumon frais de l'Atlantique grillé au jus de citron, brochette de 6 crevettes et brochette de 6 pétoncles Servi avec riz et légumes frais Soupe du jour, salade maison et choix de desserts GRAND SPÉCIAL DE NOVEMBRE Stationnement à l'arrière disponible BRUNCH DU DIMANCHE SOUPER DANSANT AU VIEUX PORT Chaque vendredi et samedi soir, venez souper et danser aux Rythmes fascinants du duo acclamé Goldie & Dr Sax.À VOLONTÉ À partir de 10,95 $ Moules Crevettes Langoustines Crabes des neiges Samedi à partir de 14,95 $ Incluant : comptoir à salades, comptoir à desserts, soupe, crème glacée et fruits frais 2515, boul.Le Corbusier, Laval (450) 688-5515 Festival de fruits de mer Missing files that are needed to complete this page: 67583-1-SA TARTINES-SAM 6LP1901D1103 D19 sam.6LP1901D1103 ZALLCALL 67 00:54:49 11/03/01 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 3 NO V EMB R E 2 0 0 1 D 1 9 Merveilleuse Bourgogne.DU VIN Àsa façon, la Bourgogne est le plus humain des vignobles.À cause de la beauté et de l'harmonie des lieux, mais également en raison de la nature de ses vins, particulièrement les rouges.Est-ce parce qu'ils sont élaborés avec un seul cépage, à savoir le Pinot noir ?Toujours est-il que la plupart, même les plus grands, sont d'un abord facile dans leur jeunesse.D'allure alors peu complexe, leur charme est en effet immédiat, on a l'impression de mordre dans le fruit.Ainsi, et contrairement aux bordeaux rouges réputés, ils n'intimident personne, du moins dans leur jeunesse, et même les dégustateurs peu expérimentés s'en régalent sans façon.Leur bouquet est à ce stade tout en fruit, et rarement très nuancé.Les arômes dominants : la framboise surtout \u2014 petits fruits rouges, donc \u2014, ce qu'on retrouve aussi en bouche.Dans le cas des vins vinifiés à la moderne, plus colorés, et même souvent trop colorés, plus denses, plus concentrés en bouche, c'est d'habitude les arômes de petits fruits noirs, genre groseilles noires (ou cassis), qui mènent le bal ! À noter aussi, comme on le fait souvent remarquer, que la Bourgogne est d'une rare complexité, à cause de la multiplicité de ses appellations, du nombre de ses grands crus (33 en tout), de ses premiers crus (quelques centaines), et encore davantage de ses domaines.« On recense environ 3500 domaines vivant uniquement de la vigne », signale ainsi le monumental Guide Hachette des vins 2002.Or (chose que n'ignore aucun amateur de ces vins), ce n'est pas surtout l'appellation qui est garante de la qualité du bourgogne, mais d'abord et avant tout le domaine qui l'a produit.Ou encore le négociant- éleveur qui l'a sélectionné, puis élevé et embouteillé, les négociants de Bourgogne commercialisant encore aujourd'hui plus de 60 % de la production totale.Tout cela crée une mosaïque aussi fascinante que complexe.Après quoi, le temps passant, les meilleurs bourgognes rouges nous font entrer dans un autre monde ! Ils se transforment, ils se transfigurent (pour ainsi dire), au point d'acquérir une complexité qui défie la description.Au surplus, beaucoup \u2014 beaucoup ! \u2014 vieillissent infiniment mieux qu'on ne le pense.Goûté ainsi la semaine dernière côte à côte avec des bordeaux d'âge vénérable, le Corton 66 Leroy, tout aussi âgé que la plupart, les éclipsa tous ! Un bouquet pénétrant, subtil, aérien, associant des notes de fruits rouges et cuits, toujours frais sur le plan aromatique, suivi d'une bouche assez acide (sans que cela soit vraiment dérangeant), aux saveurs complexes et à l'après-goût très persistant \u2014 il s'imposa devant le Saint-Estèphe 61 Château Calon- Ségur, vieillissant, aux tannins durs, le Saint-Émilion 70 Grand cru Château Canon, aux tannins un peu secs, mais plus en fruit, le Margaux 76 Château Margaux (en magnum), très beau mais sans l'éclat du Corton et, enfin, le Saint-Estèphe 78 Cos d'Estournel, assez évolué au nez, mais encore serré et à la belle texture en bouche.Autre exemple : le Chorey-les- Beaune 90 Château Chorey les Beaune Domaine Jacques Germain, d'une appellation beaucoup plus humble, et bien sûr épuisé comme le précédent, qui a été manifestement vinifié à la moderne, encore bleuté, toujours jeune, et capable de tenir et d'embellir encore au moins trois-quatre ans.Tout à l'opposé, la Bourgogne est aussi le plus humain (trop humain !) des vignobles, pour la raison, peu glorieuse, qu'on y trouve, parfois, des vins abominables, pourtant de grandes appellations.Enfin, et dans un tout autre ordre d'idées, plus l'amateur vieillit, plus il connaît le vin, et plus, règle générale, il aime le bourgogne.Raison, à mon sens : l'amateur débutant, qui apprécie d'abord la richesse et la puissance dans les vins, finit par rechercher davantage la complexité, les nuances, la subtilité, toutes choses qu'offrent en abondance les meilleurs bourgognes, rouges et blancs.Des bourgognes blancs Bourgogne blanc plutôt léger, au bouquet délicat et aux belles saveurs franches, non sans finesse, et non boisé, le Macon-Lugny 99 Les Genièvres Latour peut jouer le rôle de porte d'entrée aux vins blancs de Bourgogne.C, 115600, 15,95 $, \u0001\u0001(\u0001) $($), à boire, 1 an.Non boisé également, le Macon Viré 99 Domaine Émile Gillet est pour sa part un Macon de grande ampleur, au bouquet très Chardonnay, impérieux, peut-on dire, avec une bouche corsée, puissante (pour le Maconnais), au fruité marqué.Bref, un vin plus en puissance qu'en finesse.S, 862938, 29,60 $, \u0001\u0001\u0001 $$$($), 2-3 ans au moins, peut-on croire.Du même millésime (très réussi en Bourgogne) et du même propriétaire et négociant que le Macon Lugny, le Meursault-Blagny 1er cru 99 Château de Blagny est un vin au bouquet volumineux, au boisé qui reste en retrait, relevé de notes minérales et de lies.Relativement corsé, nuancé, équilibré, avec de l'éclat, on retrouve en bouche les mêmes arômes.Excellent.Mais c'est cher, et il en reste bien peu.S, 519884, 63 $, \u0001\u0001\u0001\u0001 $$$$($), 3-4 ans aisément.Des rouges Très bien fait, le Chassagne- Montrachet Les Chaumes 99 Amiot Guy et Fils enchantera les amateurs (je suis du nombre) de bourgognes rouges de facture classique.Une robe rouge clair-pourpre bien transparente, et quand même assez soutenue, un séduisant bouquet de petits fruits rouges auquel s'ajoutent des notes boisées-épicées bien présentes sans qu'elles soient excessives, une bouche moyennement corsée, et même un peu plus, des saveurs qui vous comblent, sur des tannins bien enrobés \u2014 que c'est beau ! S, 861955, 32 $, \u0001\u0001\u0001(\u0001) $$$($), 4-5 ans aisément.Même classicisme dans le Gevrey- Chambertin Les Cazetiers 1er cru 98 Dominique Laurent (à Signature seulement, 1700, rue Metcalfe, à Montréal), goûté à deux reprises, dont l'une à l'aveugle, au bouquet distingué et au très beau fruit en bouche, avec des tannins bien serrés, et même, m'a-t-il semblé à la deuxième dégustation, un brin austère.Très beau bourgogne également.Signature, 973321, 99 $ (!), \u0001\u0001\u0001(\u0001) 5-6 ans.Des vins canadiens Le cinquième Festival des grands vins canadiens a lieu cette année du vendredi 16 novembre au dimanche 18, au Château Montebello, à Montebello (Outaouais), comme à l'habitude.Tarif, 429 $ par personne, ce qui comprend l'hébergement en occupation double pour deux nuits, les dégustations, les repas, etc.Informations, Robert Lassince ou Jocelyne Par e n t , 1-800-441-1414, ou 1-819-423-6341, et www.fairmont.com À L'AFFICHE Suite de la page D17 Organisée par le CCA et le Whitney Museum of American Art, avec la collaboration du Museum of Modern Art de New York.Avec le soutien de Elise Jaffe et Jeffrey Brown, de la Graham Foundation for Advanced Studies in the Fine Arts et de la Fondation Daniel Langlois pour l'art, la science et la technologie.Centre Canadien d'Architecture 1920, rue Baile, Montréal, Québec 514 939 7026 www.cca.qc.ca Heures d'ouverture du musée : mardi au dimanche, 11h à18 h; jeudi, 11h à 20h du17 octobre 2001 au 20 janvier 2002 Michael Moran, Sans titre, 1993.Esplanade du Seagram Building, New York,1954-1958; Mies van der Rohe, architecte.© Michael Moran mies en amérique 3000559A GALERIE SAINT-DIZIER (20, St- Paul O.) Oeuvres de Diane Desmarais, Zyk et Dominic Besner.Jusqu'au 5 novembre.GALERIE SOUS LE PASSE-PARTOUT (5276, av.Notre-Dame- de-Grâce) Auj., de 12h à18h, oeuvres de François Houtin.GALERIE TREMBLAY-MONET (460, Ste-Catherine O., espace 300) Exposition En pleine face, peintures de Daniel Poirier.Du mer.au sam., de 12h à17h.GALERIE TROIS POINTS (372, Ste-Catherine O., espace 520) Dessins, estampes et multiples de Sylvain Bouthillette.Du mer.au ven., de 12h à18h.GALERIE TURENNE (1474, Sherbrooke O.) Oeuvres de Constantineau et tableaux anciens.GALERIE UQAM (1400, Berri, local J-R120) Installations de Lani Maestro.Du mar.au sam., de 12h à18h.Jusqu'au 24 novembre.GALERIE JEAN-PIERRE VALENTIN (1490, Sherbrooke O.) Oeuvres de Jeannette Perreault.Du mar.au ven., de 10h à17h30; sam., de 10h à17h.Jusqu'au 9 novembre.GALERIE WILDER & DAVIS (257, Rachel E.) Exposition Exit, oeuvres de Marta Zalewska Mur.GALERIE YERGEAU DU QUARTIER LATIN (2060, Joly) Oeuvres d'Alessandro Mangiarotti et Luci Mastropasqua.Jusqu'au 24 novembre.GUILDE GRAPHIQUE (9, St-Paul O.) Oeuvres sur papier de Mireille Morency-Lay.Lun.au sam., 10h à18h; dim., 12h à17h.MUSÉE DE LACHINE (110, chemin de La Salle) Oeuvres d'Ashley Miller.Du mer.au dim., de 11h30 à16h30.Jusqu'au 16 décembre.OBSERVATOIRE 4 (372, Ste- Catherine O., espace 426) Auj., de 12h à17h, oeuvres d'Éric Llhareguy et Alain Bornain.OCCURRENCE (460, Ste-Catherine O., espace 307) Exposition Autels de fortune, oeuvres de Serge Murphy.Du mer.au sam., de 12h à17h.QUARTIER ÉPHÉMÈRE (angle Duke et Ottawa) Oeuvres de Neil Budzinski, Isabelle Hayeur, Alexandra SÀ.Jusqu'au 31 décembre.GALERIE VOX (460, Ste-Catherine O, bur.320) Exposition Interviewing the Cities.STUIO-GALERIE DU CHÂTEAU (4030, St-Ambroise, suite 106) Photographies de Mario Beaudet, Sofie Fékété et Claude Couture.Du mer.au sam., de 12h à18h.Jusqu'au 17 novembre.2998854A RÉSERVATIONS AU (514) 392-2708 Le raffinement dans toutes ses nuances Expérimentez une gastronomie au summum de son art ; découvrez une carte de vins exceptionnelle ; laissez-vous servir avec distinction.Au restaurant Nuances du Casino de Montréal.2986375A 6LP2001D1103 D20 sam.6LP2001D1103 ZALLCALL 67 00:55:27 11/03/01 B D20 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 3 NOVEMBRE 2001 MUSIQUE Le classique, un jeu d'enfant! GUY MARCEAU collaboration spéciale BAZAR symphonique à l'OSM ! Max et Jules, le joyeux duo de l'émission jeunesse Bouledogue Bazar de Radio-Canada, quitte les ondes pour la salle de concert le temps de deux spectacles dans la série Jeux d'enfants de l'Orchestre symphonique de Montréal.Ils se feront les porte-parole du jeune public qui découvre les grands classiques du répertoire.Quand la folie gagne l'orchestre.Qui a dit qu'on s'ennuie dans les concerts de musique classique ?Certainement pas Max et Jules qui investiront demain la scène de la salle Maisonneuve de la Place des Arts avec un malin plaisir et pour le plus grand bonheur des enfants \u2014 et des parents ! Avec une cote d'écoute de près de 400 000 téléspectateurs pour sa septième saison, Bouledogue Bazar se passe de présentation tant les enfants les attendent les matinées du week-end.Si ce n'est de spécifier que dans la vie, Max est France Parent et Jules, Charles Gaudreau, deux comédiens qui travaillent depuis plusieurs années auprès du jeune public.C'est la deuxième fois que Bouledogue Bazar collabore avec l'OSM.« L'an dernier, on avait été invités à animer un concert de la série Matinées jeunesse destiné uniquement aux groupes scolaires du primaire et du secondaire.Les pièces musicales étaient déjà choisies et nos interventions devaient être plus pédagogiques », explique Charles.« Cette année, pour la série Jeux d'enfants, c'est vraiment un divertissement.Dans le spectacle, on dit beaucoup aux enfants qu'on va apprendre des choses, mais c'est important de ne pas trop expliquer et plutôt de diriger l'écoute pour qu'ils fassent leurs propres découvertes, poursuit France.Avec l'humour et une approche très visuelle, les jeunes embarquent tout de suite.» En fait, cette année, Max et Jules sont allés plus loin puisqu'ils ont eu carte blanche et ont conçu sur mesure ce spectacle d'une heure sans entracte, complètement éclaté.Et s'il est destiné aux cinq à 12 ans, il va intéresser et faire rire toute la famille.Ils ont fait des heures d'écoute pendant plusieurs semaines à explorer et choisir des grandes oeuvres symphoniques du répertoire, aidés par le clarinettiste solo de l'OSM André Moisan qui dirigera l'orchestre.Le scénario, les sketches, les interventions entre les extraits musicaux (certaines bilingues) et la mise en scène sont de leur cru.« On s'adresse à la génération du zapping.Quand ils n'aiment pas ça, ils changent de poste.Alors, les pièces musicales sont courtes, souvent percutantes et nos interventions sont très « punchées » avec des changements de costume.C'est ce rythme qui va éveiller et soutenir l'attention des enfants », dit Max.Le spectacle ne s'appelle pas Bazar symphonique pour rien.L'idée générale, lancée dès le début, dit que tout le monde connaît la musique classique et qu'elle est partout : dans les dessins animés (la Danse du sabre de Khatchatourian, la Toccata en ré mineur de Bach), les publicités (Le Vol du bourdon de Rimski- Korsakov), les films (Ainsi parlait Zarathoustra (2001, l'Odyssée de l'espace) de Strauss et Star Wars de John Williams) et même les jeux vidéo avec la version symphonique de la musique de Mario Bros ! « On a fait des choix plus audacieux comme Le Sacre du printemps de Stravinsky, plus contemporain, explique Jules, mais la pièce va démontrer aux enfants toute la puissance d'un orchestre.Ça nous a impressionnés, imaginez eux ! » Évidemment, à part Max et Jules, toute une panoplie de personnages comiques vont défiler sur la scène, tous plus colorés les uns que les autres.Certains connus à Bouledogue Bazar comme Fredo le magicien, Mononk Léo qui va chanter Cadillac Rose.Max va même s'improviser chanteuse d'opéra et le maestro italien Tonino Staccato va (tenter de) diriger l'orchestre ! Le chef a donc été très coopératif.« On est chanceux d'avoir André Moisan parce qu'il est généreux, prêt à tout.Il a saisi le second niveau de jeu qu'on a installé et il a embarqué dans toutes nos folies ! » Le jeune public est invité à se présenter 30 minutes avant le spectacle pour rencontrer les musiciens et découvrir de près les différents instruments de l'orchestre.Max et Jules inviteront aussi des enfants sur scène à participer à la Symphonie des jouets du père de Mozart.Et il y a même une surprise qui attend les jeunes et qui leur prouvera qu'à leur âge, il est possible de faire de la musique classique.Mais il faudra venir au spectacle pour en savoir plus.Au bout du compte, estce que les enfants aiment ça ?« Si on se fie à l'an dernier, la réponse est très bonne.Les enfants sont attentifs et réagissent aux blagues avec beaucoup d'exubérance, précise Max.On présume que ce sera la même chose cette année parce que le contenu est plus loufoque et moins didactique.De toute façon, les enfants sont directs et ne mentent pas.Ils aiment ou n'aiment pas.» « On sait que pour certains, ce sera leur premier concert de musique classique ou même leur dernier.Alors, on veut que ce spectacle soit marquant et qu'ils s'en souviennent », poursuit Jules.Bouledogue Bazar s'avère donc une excellente locomotive pour amener les jeunes au classique.« Parce que les enfants connaissent Max et Jules, ça les rassure.C'est comme si on cautionnait le fait que la musique classique, ça peut être tripant », conclut Max.Ça le serait à moins, c'est certain.BAZAR SYMPHONIQUE avec Bouledogue Bazar, demain à 13 h 30 et 15 h 30 à la salle Maisonneuve de la Place des Arts.Info : 514 842-2112 ou 514 842-9951.« Si on se fie à l'an dernier, la réponse est très bonne.Les enfants sont attentifs et réagissent aux blagues avec beaucoup d'exubérance.» Photo ARMAND TROTTIER, La Presse © Avec le Bazar symphonique, Max (France Parent) et Jules (Charles Gaudreau) investiront demain la scène de la salle Maisonneuve avec un malin plaisir et pour le plus grand bonheur des enfants \u2014 et des parents ! 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