La presse, 11 novembre 2001, B. Lectures - Arts et Spectacles
[" 7LP0101B1111 B1 11 nov 7LP0101B1111 ZALLCALL 67 01:04:42 11/11/01 B 3004889A 7LP0201B1111 Dimanche b2 7LP0201B1111 ZALLCALL 67 01:00:12 11/11/01 B VICTOR-LEVY BEAULIEU Suite de la page B1 Victor-Levy Beaulieu edite les autres depuis 1967, d'abord aux editions du Jour avec Jacques Hebert, puis aux editions flyees de l'Aurore, ensuite chez VLB qu'il avait installe dans sa cave.Et il est encore editeur aujourd'hui.Pourquoi tient-il tant a s'occuper des mots des autres ?Les siens pourtant nombreux ne lui suffisent- ils pas ?C'est une question qu'on lui a souvent posee, ecrit-il dans Les Mots des autres La Passion d'editer.Immanquablement, j'ai repondu non, parce que les mots que j'ecris ne m'aident pas toujours a vivre, n'apportent que rarement plus de beaute dans mon existence et repondent bien gauchement aux questions que je me pose.Ecrire est un acte sauvagement solitaire, a mille milles de ce besoin de solidarite qui me rend dependant des mots des autres.(page 145) De qualite et de quantite Nous avons donc parle d'edition avec Victor-Levy Beaulieu, a la veille de l'ouverture, jeudi matin, du 24e Salon du livre ou ils seront des centaines d'editeurs a tenir kiosque a la Place Bonaventure jusqu'au lundi 19 novembre.Ce qui a le plus change depuis qu'il pratique ce metier, c'est le professionnalisme, dit-il.A l'epoque du Jour, on ne corrigeait pas ou si peu les epreuves, on avait recours aux graphistes a la derniere minute, beaucoup de choses reposaient sur les imprimeurs.Aujourd'hui, on prend soin des livres.Mais ce que Beaulieu constate aussi, c'est l'amplification de la production.Comme je le dis souvent, en 1948, on a publie quatre romans ; en 1978, 40 ; et en 2000, 531.Jusqu'en 1980, je lisais tout, maintenant c'est impossible.On dirait que tout Quebecois et toute Quebecoise veut ecrire un roman.Il faut dire que le Quebec est arrive tard a l'ecriture.La premiere generation de gens instruits est maintenant a la retraite.Ces gens-la ont ce qu'il faut pour ecrire : des loisirs, et de l'argent.Et il donne un exemple de ce phenomene.Le premier livre publie par les editions Trois-Pistoles, en 1995, fut Les Sirenes du Saint-Laurent, de Roger Fournier.Le livre etait paru a la fin des annees 70, je voulais le sortir de l'oubli, explique l'editeur.C'etait le livre definitif sur les grosses familles et le milieu rural.Or, dans les deux annees qui ont suivi la parution de ce livre, j'ai recu 250 manuscrits racontant plus ou moins la meme histoire, j'en ai recu de toutes les parties du Quebec et meme de Vancouver et de Los Angeles.Selon Victor-Levy Beaulieu, ce genre d'ouvrages existaient avant.Ils etaient publies a compte d'auteur.Aujourd'hui, l'acces aux editeurs est beaucoup plus facile.Avec la democratisation de la litterature, on ne fait plus la difference entre l'underground de la litterature et la vraie litterature, ajoutet- il.Toute cette production de livres ramene la litterature aux annees 40.Il y a un decalage entre le monde dans lequel on vit et celui qui s'exprime par l'ecriture.La democratisation fait que des auteurs geniaux, comme Marie-Claire Blais, vivent en-dessous du seuil de pauvrete et qu'un Pierre Gelinas qui a ecrit La Neige (aux editions Tryptique) passe completement inapercu.On n'entend plus les voix importantes.La defense de la litterature ne se fait plus par personne.Un systeme a l'envers Selon lui, le systeme d'aide aux editeurs, aussi bien les programmes federaux que provinciaux, fonctionne a l'envers du bon sens.Et il prend comme exemple le programme federal PADIE (Programme d'aide au developpement de l'industrie de l'edition).A l'origine, ce programme-la a ete cree pour une maison d'edition, Mc Lelland and Stewart, qui etait au bord de la faillite ou allait etre achetee par des Americains.On ne pouvait pas creer ce programme juste pour une entreprise.Alors on a offert de l'aide a tous les editeurs.Pour avoir acces au PADIE, il faut avoir des ventes nettes de 200 000 $ ; pour les Anglo-Quebecois, c'est 135 000 $.Le programme d'aide a l'edition est fait a l'envers.Plus vous vendez, plus vous avez de subventions.Les subventions au prorata de la production, c'est la meme chose a la SODEC, c'est minimaliste pour les petites maisons d'edition.Il faut attendre trois ans avant d'y avoir droit.Moi je souhaite une aide au depart, puis une aide aux projets de developpement.La plupart des nouveaux editeurs durent de deux a trois ans.On dirait que c'est la volonte politique de faire tomber les petits.Editer en region Editer en region, c'est plus difficile, explique Victor-Levy Beaulieu.Ca t'oblige a beaucoup de voyagement, ca fait aussi de gros comptes de telephone.Mais l'avantage, c'est que je dois aller partout.Ca me permet d'avoir une perception plus efficace du lecteur.On vit dans une societe plus traditionnelle que l'on croit.Mais plus eclatee aussi.Il y a dans ces villages traditionnels des gens qui sont dans la conscience contemporaine.On percoit moins ca a Montreal.Montreal est un grand village que la province ne comprend pas.Et qu'elle jalouse.Les infrastructures sont surtout a Montreal et a Quebec.Les gens de la province ont l'impression de passer en dernier, de n'exister qu'une fois tous les quatre ans.Depuis qu'il vit a Trois-Pistoles, l'auteur-editeur ne s'ennuie pas de Montreal ou c'est tellement facile de se dissiper.Et il se pose des questions sur la cite.La ville telle qu'on l'habite aujourd'hui n'est pas adaptee a la vie moderne, croit-il.La ville est le resultat d'un besoin de securite.On a d'abord construit des forteresses au bord d'un cours d'eau pour se proteger des Barbares.Apres la disparition des Barbares, on a continue a construire de la meme maniere.Aujourd'hui, les Barbares sont revenus, mais ils sont a l'interieur de la cite.Est-ce que la ville correspond aux besoins pour lesquels elle a ete creee ?Ce sont des questions importantes pour l'avenir.la ville va peut-etre mourir avec tout le monde dedans.Une reflexion tres post-11 septembre.On la retrouvera peut-etre dans la bouche d'un des heros du futur teleroman de Victor-Levy Beaulieu.Parce qu'il y en aura un autre.Les aventures d'Harry Potter rejouissent le milieu litteraire parce que les enfants se sont mis ou remis a lire.Le film ralentira-t-il cette tendance ?HARRY POTTER Suite de la page B1 Le resultat ne pourra donc pas etre a l'image de ce que les millions de lecteurs du roman ont imagine .c'est impossible ! .mais il est a l'image de ce qu'elle, elle a imagine.Si vous avez a faire un film avec Harry Potter, vous ne pouvez pas faire plus que cela pour plaire aux gens .mettre sur grand ecran ce qu'il y a dans la tete de celle qui a cree ce monde.Ce qui semble etre, si l'on se fie aux commentaires emis par la romanciere apres qu'elle ait vu la production.Fallait-il ?Sauf que, pour reprendre la formulation de Chris Columbus, fallait- il faire un film a partir du roman ?C'etait inevitable, croit Isabelle Smadja.Et pas simplement pour des questions de (tres) gros sous : La lecture se fait dans un rapport de soi a soi.Quand on lit un livre, regle generale, on a l'impression d'etre seul.Alors qu'un film est habituellement regarde en presence d'autres personnes.C'est un evenement public.Or je crois que dans le cas de Harry Potter, il y a eu un tel engouement autour des romans qu'ils etaient deja passe au niveau du film.Pas dans leur forme mais dans leur maniere d'etre consommes.Le phenomene tirait le livre vers le film, c'etait une pente naturelle.Une pente naturelle.Et une chute mortelle pour l'imaginaire des enfants ?Spontanement, on est en effet tente de dire que cette adaptation cinematographique est dommage.Dommage parce qu'avec la tele, les jeux video, le cinema, il y a une telle dictature de l'image ! On ne pouvait qu'accueillir avec soulagement un phenomene comme Harry Potter .grace auxquels des enfants ont delaisse la tele et la video pour se mettre ou se remettre a lire , affirme Isabelle Smadja.Sa reflexion va toutefois beaucoup plus loin que le simple spontanement .Selon elle, les effets du film seront differents selon que les enfants auront lu les romans de J.K.Rowling ou qu'ils le les auront pas lus.Ses craintes sont pour les seconds.Ceux qui seront pousses au roman par le film .mais qui y entreront guides, voire soumis, a une interpretation qui est l'interpretation hollywoodienne .Pour les premiers par contre, elle voit la une chance : Une opportunite assez exceptionnelle.Ils vont pouvoir confronter leur propre imaginaire a un autre imaginaire.Il y aura, pour une fois, une participation vraiment active de leur part devant des images.C'est-a-dire la possibilite de faire travailler leur esprit critique a partir d'un film.Parce que l'univers cree par J.K.Rowling est a ce point fort que les lecteurs auront suffisamment elabore leurs propres idees et references pour que le film ne les satisfasse pas toujours totalement et, qu'ainsi, ils prennent conscience de l'interet de la lecture .Une lecture qui, dans ce cas precis, s'adresse (aussi) a l'inconscient de l'enfant.Que l'on songe a James Potter, le pere tres aime que Harry n'a jamais connu ; et au puissant mais mechant Voldemort, lui aussi figure paternelle .mais, elle, detestee : Cette contradiction peut rester au niveau inconscient mais elle est importante au niveau psychanalytique car elle permet a l'enfant de satisfaire les sentiments ambivalents qu'il entretient envers son pere.Le clivage pere aime, pere hai est satisfait par ces images contradictoires de la figure paternelle.Impossible de trouver cela dans un film qui, par sa forme, ne peut exploiter les pistes suggerees en pointille que le texte peut se permettre de vehiculer ; et doit se concentrer sur l'aspect aventure du roman.Sauf que les Harry Potter ne sont pas que des romans d'aventures .sinon les enfants ne les relieraient pas.Ils sont riches en allusions a la mythologie, a la Bible, a l'Histoire.La fascination qu'ils exercent sur les lecteurs de tous ages vient en partie de ces multiples couches de references.Conscient des forces et des faiblesses de son medium, Chris Columbus l'admet d'ailleurs : Le film n'est pas la pour remplacer le livre mais pour etre un compagnon du livre.Aux lecteurs-spectateurs et aux spectateurs-lecteurs (selon l'ordre dans lequel ils auront approche l'oeuvre) de se prononcer, maintenant, quant a l'integrite dudit compagnon.DEMAIN : L'avant-premiere montrealaise du film.Instants de trouble collaboration speciale Rassurez-vous, je n'ai aucune intention de me lancer dans une defense et illustration de la nouvelle.Je prends pour acquis que vous etes tous et toutes deja au parfum des plaisirs de la forme narrative breve.Et convaincu de precher devant un public converti, je me bornerai a vous conseiller des bouquins fort differents et pourtant d'interet egal, dont vous ne pourriez vous passer.D'abord, Hugues Corriveau vient de faire paraitre son cinquieme recueil de fictions breves, dans l'excellente et eclectique collection Mains libres de chez Quebec Amerique.Troublant reunit 100 recits regroupes en cinq parties distinctes mais unies par l'ecriture, le ton ironique et un certain nombre de themes recurrents.Disons-le d'emblee, la nouvelle ultra-breve est un art moins aise qu'il n'y parait, que tres peu d'auteurs maitrisent autant que Corriveau, qui renoue ici avec la maniere de son recueil Autour des gares (L'instant meme, 1991 ; Prix Adrienne-Choquette).Comme d'habitude chez l'auteur, et peut-etre davantage que dans ses romans fort lyriques, chaque page semble ici impregnee de la sensibilite du poete du Livre du Frere (Le Noroit, 1998).Il ne s'agit pas ici tant de raconter que de camper en quelques traits le decor d'un drame insoupconne ou a venir, une atmosphere trouble et des sensations indicibles.Dans ces fragments de vie, a premiere vue anodins, se deploie l'art du nouvelliste, qui consiste a suggerer avec des mots precautionneusement choisis et agences selon une petite musique lancinante et personnelle.Un tour de force, ainsi que semble le penser aussi Reginald Martel qui signe ailleurs en ces pages un compte rendu de Troublant.Il y a pres de 10 ans, ce meme Corriveau avait publie un livre intitule L'age du meurtre, dont le titre me permet de faire la transition entre son univers crepusculaire, tout en demi- teintes, et celui resolument noir d'Andre Marois.Ceux et celles qui suivent cette chronique savent deja tout le bien que je pense de cet ecrivain a l'imaginaire delicieusement tordu qui nous avait donne Accident de parcours (La courte echelle, 1999) et Tete de pioche (Les Allusifs, 2001), deux romans sombres et cruels.Trente-huit morts dont neuf femmes reunit 18 nouvelles macabres, dont quelques-unes avaient merite des premiers prix, dont les amusantes Van Gogh a encore frappe (Prix de la nouvelle de l'hebdo Voir 1993) ou Belle mort (laureate au concours de la defunte revue Stop).Ces 18 histoires de violence, de vengeance, de meurtre sont marquees au sceau de la fatalite et agrementees d'un humour grincant a souhait.On y appreciera la sobriete de l'ecriture qui se mefie des artifices stylistiques tapageurs, la rigueur de la construction, sans oublier cet art de la chute .parfois au sens premier, mais je m'en voudrais de gacher les effets de l'auteur.Je me permets d'attirer votre attention sur Ode a Anastasia, (l'education sentimentale d'une fille bien sous toutes ses coutures qui decouvre la vraie nature du monde), Le tueur autodidacte (dont le titre seul propose tout un programme) et On n'a que ce qu'on merite (ou se developpe une relation fort perverse entre un voyeur et un poete ombrageux qui decide de supprimer physiquement des critiques de fort mauvais gout qui ont ose ecrire des vacheries sur son ecrivain- fetiche).Allez savoir pourquoi, cette derniere nouvelle m'a vraiment donne froid dans le dos.Vraiment, Marois est un type a surveiller, ainsi que le disent les forces de l'ordre des mecreants les plus dangereux.Enfin, je m'en veux de n'avoir pas signale cet ete la parution du cinquieme tome de la quasi integrale des nouvelles de Richard Matheson, que je tiens pour l'un des dix meilleurs nouvellistes des litteratures de l'imaginaire au monde.Je ne suis pas le seul, si l'on se fie aux dithyrambes des prefaciers des quatre premiers volumes ; apres tout, Stephen King, Ray Bradbury, Robert Bloch et Harlan Ellison (encore lui !) ne sont pas des deux de pique en matiere d'ecriture, de suspense et de fantastique ! Pour le dernier volet de cette monumentale anthologie, on a cette fois demande a Richard Christian Matheson (fils), lui-meme scenariste et ecrivain de renom, de presenter brievement Richard Matheson (pere).Et plutot que de repeter inutilement ce que ses aines plus illustres ont ecrit au sujet de l'oeuvre son paternel, Richard Christian livre avec emotion quelques reminiscences personnelles de l'homme qu'il considere comme un sorcier, un mentor, une legende.La Touche finale reunit des textes ecrits entre le debut des annees 60 et la fin des annees 80, periode ou Matheson avait delaisse la forme breve qui lui avait permis de s'imposer tres tot au profit du roman et de l'ecriture scenaristique.Meme si l'epoque ou ce genie precoce et prolifique du fantastique moderne revolutionnait le genre sur les plans thematiques et formels etait deja passee, le pro aguerri qu'il etait devenu avait encore plus d'un tour inedit dans son sac.Des textes comme Proie, Le Jeu du bouton et l'inoubliable Duel (dont l'adaptation cinematographique, redoutable d'efficacite, avait permis a un jeunot nomme Spielberg de se faire un nom) prouvent que l'auteur de L'Homme qui retrecit et de Je suis une legende n'avait pas perdu sa touche , si vous me pardonnez cet anglicisme flagrant.Complete par une etude de Daniel Riche (l'exegete in excelsis de l'oeuvre mathesonienne en France) et une postface du maitre de l'angoisse luimeme, ce volume vient completer une anthologie indispensable a la bibliotheque de tout amateur de nouvelles qui se respecte.\u0001\u0001\u0001\u0001 TRENTE-HUIT MORTS DONT NEUF FEMMES Andre Marois Trait d'union \u0001\u0001\u0001\u00011.2 LA TOUCHE FINALE Richard Matheson Flammarion Imagine, 414 pages 7LP0301B1111 b3 lectures dimanche 7LP0301B1111 ZALLCALL 67 00:57:54 11/11/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 1 1 NO V EMB R E 2 0 0 1 L E C T U R E S B 3 POLAR John le Carré monte aux barricades GILBERT GRAND Comme délivré du poids glacial de l'affrontement Est-Ouest qui a pourtant nourri une dizaine de ses meilleurs récits d'espionnage, John le Carré explore depuis une bonne décennie \u2014 avec le regard vigilant du moraliste et la plume sûre du romancier soucieux de la forme et du fond \u2014 les zones d'ombre d'un nouvel ordre ( ?) mondial qui n'en manque guère.Après le terrorisme, les trafics d'armes et de drogue (Le Directeur de nuit), l'embrasement nationaliste du Caucase (prémonitoire Notre jeu), les magouilles entourant la rétrocession du canal de Panama (Le Tailleur de Panama), le blanchiment de l'argent sale des mafias de l'ex- URSS (Single & Single), voici que, dans La Constance du jardinier (The Constant Gardener), il s'attaque à la mondialisation.Plus précisément à ce qu'il appelle sans détour « un aspect de l'exploitation capitaliste du tiers-monde, aujourd'hui gratifiée du nom de mondialisation », à savoir le cynisme criminel et les exactions des multinationales pharmaceutiques.À la virulence de cette formule on comprend que le 18e roman de ce « gentleman » jusque- là réservé est porté par une indignation dont l'urgence en laisse les protagonistes déchirés plus que jamais entre morale et loyauté.Tout commence par un coup de fil qui, tel un coup de tonnerre, secoue la torpeur pesant sur le hautcommissariat britannique de Nairobi : Tessa, la femme de Justin Quayle, fonctionnaire effacé et jardinier amateur, a été violée et assassinée dans le nord du Kenya.Son compagnon de route africain \u2014 et amant selon la rumeur \u2014, le docteur Arnold Bluhm, est porté disparu.La première réaction du Foreign Office est de limiter les dégâts : c'est que Tessa, avocate engagée dans l'action humanitaire, n'a cessé de l'inonder de messages dénonçant la corruption du régime du président Arap Moi ainsi que les pratiques peu scrupuleuses d'un laboratoire pharmaceutique et d'une société de distribution de médicaments en Afrique.Si ces plaintes venaient à la connaissance des médias, elles mettraient sérieusement en cause des intérêts britanniques dans la région.Aussi la meilleure façon d'étouffer l'affaire est-elle encore de la circonscrire à un sordide crime passionnel dont les tabloïds ont vite fait de se délecter.Mais voilà que le mari, qui semblait étrangement indifférent ou anesthésié par la douleur, se rebiffe.Échappant au contrôle de ses supérieurs, Justin passe dans la clandestinité où, tel un apprenti espion, il cherche ce et ceux qui ont causé la mort de sa femme.Au cours d'un haletant périple en Europe, puis en Saskatchewan et enfin au Sud-Soudan, il découvre que Tessa et Bluhm tentaient de prouver qu'un nouvel antituberculeux lancé avec fracas en Afrique avait des effets secondaires mortels, que la population locale jouait ainsi le rôle de cobaye d'une expérience sinistre menée au nom du seul lucre.La prise de conscience de Justin correspond bien sûr à celle de John le Carré.Dans un texte mordant publié il y a un an dans The Spectator et repris notamment par le Sunday Telegraph et Courrier international, le romancier confiait avoir envisagé écrire une intrigue sur le pillage et l'exploitation du tiers-monde par le capitalisme débridé, en utilisant l'exemple des cigarettiers ou celui des compagnies pétrolières (cf.Shell au Nigeria).Mais après s'être renseigné, c'est le milieu pharmaceutique qui l'a « pris à la gorge » et ne l'a plus lâché.« Tout y était : les espoirs et les rêves que l'on nourrit à son égard, son potentiel bénéfique infini encore en partie inexploré, et ses coulisses obscures où règnent l'amoralité, l'hypocrisie, la corruption et l'avidité des laboratoires.Parmi les « péchés » flagrants de cette industrie, le Carré cite le dumping de médicaments périmés, la surtarification de produits protégés par des brevets étanches, l'occultation de contre-indications ou d'effets secondaires, les campagnes soutenues par Washington pour empêcher la fabrication de médicaments génériques dans les pays qui ne peuvent pas se permettre les prix occidentaux exorbitants (voir le récent procès en Afrique du Sud).Sans oublier la corruption douce \u2014 mais néanmoins systématique \u2014 du corps médical, le noyautage de la recherche médicale universitaire à coups de labos livrés clés en main, voire même celui des grands magazines spécialisés.Et gare aux chercheurs qui osent parler (voir le récent cas Olivieri) ! D'abord et avant tout un grand écrivain Même si cette argumentation est distillée à petites doses tout au long du récit, La Constance du jardinier est fort loin du sec pamphlet anticapitaliste ou du thriller de commande, branché sur l'actualité.Il y a longtemps que John le Carré a transcendé les limites du roman d'espionnage et prouvé qu'il est d'abord et avant tout un grand écrivain.Chez lui, pas de récit linéaire mais plutôt une subtile imbrication d'intrigues, de temporalités, de lieux et de tonalités, ainsi que l'illustre son inoubliable dernier roman.Par sa description au vitriol du milieu diplomatique britannique, tout de pesanteur et de mesquinerie, le Carré y renoue avec la littérature coloniale critique des satiristes Waugh et Maughan.Mais La Constance du jardinier est aussi un grand roman d'amour (celui qui lie Tessa et Justin par-delà la mort) et de morale doublé d'un roman d'apprentissage, d'initiation dans lequel le héros va jusqu'au bout de sa vérité.On sent d'emblée qu'un pacte de confiance aveugle et réciproque liait Justin à Tessa et ce même si le couple a traversé un enfer avec la perte de leur enfant mort-né.Tessa a soigneusement tenu son mari à l'écart de ses activités humanitaires pour lui éviter tout conflit avec ses fonctions diplomatiques.Justin, lui, jouait à l'autruche et faisait la sourde oreille aux ragots sur l'engagement de sa femme ou sur sa présumée liaison avec le docteur Bluhm.Après le drame, il réalise combien cette passivité commode frisait la lâcheté et à quel point il a mal aimé et sous-estimé Tessa.Tel un personnage conradien (Lord Jim), Justin ne trouvera la rédemption qu'en reprenant jusqu'à l'héroïsme le combat de sa femme.Deux autres personnages secondaires, remarquablement développés, sont confrontés à un dilemme similaire : Markus Lorbeer, l'inventeur du médicament controversé, croira pouvoir expier ses fautes et ses trahisons en soignant des réfugiés dans un camp perdu du Sud-Soudan ; Sandy Woodrow, le numéro deux du haut-commissariat britannique de Nairobi, amoureux transi de Tessa, préférera sacrifier passion et amitié sur l'autel de l'ambition et de la soumission aux institutions de Sa Majesté.Inspirée par la volonté farouche d'Yvette Pierpaoli, une « humanitaire » que le Carré a rencontrée en Indochine dans les années soixante- dix et qui est morte en 1999 dans un accident de la route en Albanie, le personnage de Tessa demeure l'un des plus forts créés par le romancier depuis la petite fille au tambour, même si elle n'est vue que de loin, à travers le prisme déformant \u2014 mais ô combien troublant \u2014 du témoignage de son mari, de son prétendant et de ses collègues.« Je n'ai jamais été à l'aise pour écrire sur les femmes », avoue le Carré qui ne parvient manifestement pas à oublier son seul et douloureux échec littéraire (Un amant naïf et sentimental au titre vraiment prédestiné).Depuis La Maison Russie, on aura noté que le romancier accorde toujours plus de place au coeur, à la passion amoureuse en tant que moteur de ses intrigues.Comme Tessa pour Justin, la femme y devient le salut de l'homme.\u0001 \u0001 \u0001 \u0001 LA CONSTANCE DU JARDINIER John le Carré Éditions du Seuil, 492 pages Radioscopie saisissante E L I A S LEVY collaboration spéciale Pour l'écrivain américain Philip Roth, l'Histoire objective avec un grand H est l'affaire des historiens et non des romanciers.C'est pour cette raison que l'auteur de Goodbye, Columbus et Portnoy et son complexe deux livrescultes qui lui ont valu la célébrité mondiale dans les années soixante, préfère aborder des chapitres cruciaux de l'histoire des États-Unis par le biais de l'histoire avec un petit h.Une histoire, plus subjective, évoquant des destins individuels broyés par les démons politico- idéologiques qui habitent la société américaine depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale.Dans son dernier roman traduit en français, J'ai épousé un communiste, paru récemment aux Éditions Gallimard, Philip Roth raconte la grandeur et la décadence d'Ira Ringold, un communiste au physique de géant dégingandé, en état de perpétuelle indignation, qui rêve de changer le monde.Cet ancien terrassier au lourd passé, devenu une vedette de la radio, est persuadé que « la cause du peuple » ne triomphera pas tant que « les forces implacables d'un système capitaliste cupide » qui, d'après lui, a dépravé le peuple américain, n'auront pas été jugulées.Le récit relaté dans ce roman très captivant se déroule au tournant des années cinquante.C'est le début de la guerre froide.Le maccarthysme bat son plein.Les États- Unis succombent à la paranoïa anticommuniste.C'est Murray Ringold, frère aîné d'Ira, qui, un demi-siècle plus tard, raconte pendant six nuits d'affilée à son ancien élève, Nathan Zuckerman (double fictif de Philip Roth apparu pour la première fois en 1974 dans le roman Ma vie d'homme), le destin tragique de cet agitateur politique débonnaire au tempérament entêté.C'est par Murray, son professeur d'anglais, que Nathan a fait la connaissance d'« Ira le rouge » en 1950.Le charisme imposant et l'opiniâtreté inébranlable de cet acteur à la voix shakespearienne qui incarnait Abraham Lincoln, à l'occasion des fêtes syndicales, impressionnaient fortement le jeune collégien.Ira a épousé Eve Frame, ex-starlette du muet, une coqueluche du showbiz new-yorkais ayant convolé en justes noces quatre fois.Leur couple bat de l'aile depuis longtemps.Eve et Ira s'exècrent.Leurs empoignades homériques au cours de soirées fastueuses réunissant le gratin du New York mondain alimentent les ragots les plus abjects.La haine débridée que Sylphid (la fille névrosée du précédent mariage d'Eve avec un homosexuel excentrique) voue à Ira, contribue aussi à la destruction de ce couple aux abois.Eve finit par trahir Ira en publiant un livre de règlements de comptes intitulé J'ai épousé un communiste.Un réquisitoire impitoyable qui précipite Ira dans une déchéance dont il ne se relèvera plus.Mais la publication de ce livre calomnieux aura aussi un effet boomerang.La vraie identité d'Eve, que cette dernière a sciemment enfouie pendant très longtemps, rejaillit avec force.Les masques commencent alors à tomber.À travers la narration de Murray Ringold, Philip Roth relate magistralement les différentes étapes de la « chasse aux sorcières » menée par les ténors obsédés du maccarthysme.Il brosse une radioscopie saisissante d'une Amérique déboussolée, embrigadée dans un système politique coercitif régi par la suspicion et la délation.J'ai épousé un communiste est aussi une méditation perspicace sur la trahison et le problème de l'identité.Deux thèmes cardinaux que Philip Roth aborde de manière quasi obsessionnelle dans tous ses livres.Le dernier cru rothien est un grand roman qui décrit minutieusement comment l'Histoire peut anéantir à tout jamais les destins individuels.\u0001 \u0001 \u0001 \u0001 J'AI ÉPOUSÉ UN COMMUNISTE Philip Roth ÉDITIONS GALLIMARD, 2001, 406 p.Photothèque Mc Lean Hunter © John le Carré LITTÉRATURE QUÉBÉCOISE Pour le plaisir d'être étonné et ravi RÉGINALD MARTEL regimartel@videotron.ca «En effet, comment ne pas se laisser éblouir par la rencontre de l'intelligence et de l'émotion quand, devant soi, l'oeuvre semble mériter quelque estime ?» Ce soi ébloui est un je d'humilité.Il appartient à Hugues Corriveau, qui dans la belle collection « Écrire » des Éditions Trois-Pistoles s'interroge sur le pourquoi et le comment de son métier d'écrivain.Les lecteurs ne sont pas exclus de cette fête qu'est « la rencontre de l'intelligence et de l'émotion ».Même, c'est à eux de décider si elle a lieu.Elle tient moins à l'histoire que l'auteur raconte qu'à sa façon d'en finir avec elle.On peut alors parler de littérature, encore qu'il faille être bien malin pour savoir où celle-ci commence et finit.Lisant Troublant, on fait l'économie de cette question un peu vaine.Voici des textes vibrants, qui disent la vie sans la plagier, la manière dominant la substance sans pour autant la nier.La construction du recueil est à la fois de la mathématique, pour les 100 textes de longueur à peu près semblable répartis également selon cinq thèmes, et oulipienne, pour les contraintes que ce choix impose.Trente lignes pour inventer un drame, ce n'est pas beaucoup.Il faut que l'écrivain sache viser le temps et le lieu exacts où ledit drame est avéré et peut se résoudre, pour le meilleur ou le pire.Le matériau est généralement ténu : une parole saisie au vol, une attitude ou un geste, un décor forcément sommaire, tout doit s'écrire à partir de presque rien.Le lecteur quant à lui n'a pas droit à la paresse.Il lui faut apporter au squelette ce qu'il sait imaginer de chair.Si les premiers textes paraissent un peu imperméables et résister à cet apport extérieur, le lecteur peu à peu réussit à créer ses moyens d'intervention.À lui alors de se laisser éblouir par la rencontre de deux intelligences et de deux sensibilités.Les cinq parties, en apparence différentes quant à l'inspiration, ont une unité qui n'est pas que de style.Qu'il s'agisse des affaires de couples d'« Entre eux », des graves enfantillages d'« Une petite fille de rien », de « Cruautés », d'« Angoisses » ou de « Pensée du voyage », la cruauté et l'angoisse, justement, parfois aussi le désir d'apocalypse, traversent et animent plusieurs des récits instantanés de M.Corriveau.Les fidèles de cet écrivain reconnaîtront ce registre, univers de blessures, de torture même, dont l'intensité se rapproche de celle qui domine dans La Maison rouge du bord de mer, ce grand texte érotique.La violence est le plus souvent intérieure, contenue, comme en attente d'une occasion d'exploser.C'est particulièrement frappant dans certains textes d'« Entre eux », où le malentendu et la mésentente résument tous les rapports entre hommes et femmes : le discours acceptable, audible, est sans cesse contredit par le discours vrai, intérieur, silencieux.L'opposition de ces discours sert à sonder la profondeur des réserves de haine des protagonistes.Tout de Troublant n'est pas noir, il s'en faut de beaucoup.La Petite Fille de rien, très attachante même si elle fait peur un peu, a parfois l'enfance naïve.Elle croit \u2014 a-telle vraiment tort ?\u2014 que la lecture d'un livre doit toujours commencer au début.Elle reprend son livre en entier chaque fois qu'elle est dérangée pour des choses insignifiantes, manger par exemple.On trouve de l'humour aussi, comme dans cette historiette où une femme fait toutes les démarches possibles pour trouver chez Fauchon « de la confiture de groseilles de Bar-Le-Duc épépinées à la plume d'oie » et se fait dire qu'on n'en fait plus.« Après tant d'efforts, elle susurre, et pour un campagnard en plus qui n'aime rien tant que ses taures et l'odeur du purin ! » Le format réduit des récits laisse donc de la place encore pour les petitesses des humains.Sans le savoir peut-être, M.Corriveau a quelque chose d'un moraliste, et un gros brin de la sagesse du Bonhomme La Fontaine.Il est aussi poète et sait convier, au spectacle des cruautés et autres désastres des rapports humains, la mer et ce qui passe au-dessus, oiseaux, nuages, fraîcheur attendue.La lumière aussi, souvent, vient figer les êtres et les choses dans une fulgurance qui les révèle absolument.Pour le plaisir d'être étonné et ravi encore, on ferait bien, comme la Petite Fille de rien, de tout reprendre au début.\u0001 \u0001 \u0001 \u0001 TROUBLANT Hugues Corriveau Québec Amérique, 130 pages 7LP0401B1111 b4 lectures dimanche 7LP0401B1111 ZALLCALL 67 00:59:55 11/11/01 B ENTREVUE La passion de Saint-Dallaire JÉRÔME DELGADO collaboration spéciale Tout un drame, les 49 printemps de Jean Dallaire.Peintre autodidacte, il vit en marge des grands courants.Anticlérical, c'est pourtant grâce au soutien des pères dominicains qu'il progresse.Père de famille, il troque sans peine ses responsabilités pour le pinceau.et la bouteille.Natif de Hull, il ne rêve que de Paris et d'Italie.De quitter le Québec, qu'il qualifie d'obscur et d'inculte.Et à son arrivée à Montmartre, ce sont la guerre et l'indifférence qui l'accueillent.Volatilisée, l'effervescence intellectuelle tant recherchée ! L'art et l'alcool, ses deux passions, ses deux échappatoires.La peinture de Dallaire est d'ailleurs fortement imprégnée de ce vécu d'arrache-pied.L'homme et l'artiste ne forment qu'un, sa vie et son oeuvre se suivent et se ressemblent.C'est du moins ce qui se dégage de la première biographie consacrée à l'une des plus originales signatures du Québec.Le Cyclope et l'Oiseau, écrit avec grand soin et dans un style très vivant par le critique René Viau, sera en librairie à partir de mercredi.Qualifié parfois de néo-cubiste, ailleurs de surréaliste sinon d'art naïf, l'oeuvre de Dallaire est difficile à classer.Et s'il voue un grand respect à Alfred Pellan, de 10 ans son aîné, il ne se lie d'amitié avec aucun autre artiste de renom.Ni Borduas et ses amis automatistes \u2014 l'avenir pour lui n'est pas dans l'abstraction \u2014, ni Jean Paul Lemieux de qu'il est pourtant collègue d'enseignement au tournant des années cinquante.De son état de « cloche » à 17 ans à ses frasques qui mettent fin à sa carrière d'enseignant, la vie de Dallaire est une traversée d'échecs, selon son biographe.Son premier séjour à Paris (1938-1945) commence bien chez Maurice Denis, mais celui-ci, en fin de carrière, n'a plus la cote.La guerre fait fuir la moitié du monde, lui s'entête à rester.Quand il rentre au Québec, Jean-Paul Riopelle et Fernand Leduc, eux, s'en vont à Paris.En 1958, il revient dans la Ville lumière, alors que tout se passe à New York.Bref, il se montre toujours au mauvais endroit, au mauvais moment.Bien qu'il atteigne une certaine renommée dans les années cinquante, sa fin prématurée le fait disparaître de la mémoire des gens \u2014 d'autant plus qu'il meurt isolé à Vence, village des Alpes-Maritimes.Le grand public ne l'a redécouvert que récemment, lors de l'exposition Dallaire lancée en 1999 par le Musée du Québec et présentée à l'hiver 2000 au Musée des beaux-arts de Montréal.La parution de la biographie fait partie, d'une certaine façon, de cette opération de revalorisation.« Il est devenu une remorque et compte maintenant parmi les grands artistes québécois, croit René Viau.On connaissait son oeuvre, mais sans connaître sa vie.Et là on verra comment c'est lié.Chez Dallaire, on est dans une tragédie, poursuit-il.C'est du pain bénit pour un auteur.La passion de saint Dallaire ! On ne peut éviter ce mythe presque romantique de l'artiste maudit.» Jean Dallaire, 1916-1965.La brièveté de sa vie en dit déjà long sur celle d'une carrière fortement intense et cernée par deux tableaux, qui souffleront à Viau le titre du livre.Le cyclope, c'est en référence à l'Autoportrait (1938), « son premier vrai tableau », l'oiseau, c'est Le Messager (1965), l'ultime toile du maître où il s'apprête à s'envoler.« Cet Autoportrait est formidable, dit le biographe, qui s'en sert comme point de départ à son récit.Je le vois comme un symbole d'affirmation d'une vie.C'est plein d'espoir.Un jeune artiste qui se libère de ses années d'acculturation.C'est capital.Et à la fin de sa vie, on a ce tableau complètement désespéré.C'est le degré zéro de la peinture, un tableau qui ne concerne que ce qu'il est en train de vivre.Il va mourir.» Contacté par la famille, René Viau a consacré un an et demi à la recherche et à l'écriture du bouquin.Une entreprise colossale vu le nombre de sources écrites et orales utilisées.Du recensement de la presse aux entretiens avec l'entourage de l'artiste, le texte est un mélange de commentaires érudits et de souvenirs plus intimes.Résultat : un heureux équilibre entre le document savant et le livre grand public.Sans chercher des modèles, Viau a eu en sa main quelques ouvrages types qui lui ont donné des pistes.« Dans une biographie de Pollock, dit-il, l'auteur insiste beaucoup sur le fait que c'est un enfant du Midwest.Puis, j'ai lu un livre sur un peintre norvégien (Lars Hertevig) où l'on ne parle presque pas de peinture.Mais on comprend très bien l'ambiance claustrophobe des tableaux nordiques à la Munch.Ça a été un déclic.» Le Cyclope et l'Oiseau donne ainsi la parole à une foule de voix.Celles, entre autres, de Jean-René Ostiguy, critique du Devoir dans les années cinquante, de Guy Robert, réputé historien de l'art que Viau a rencontré peu de temps avant sa mort il y a un an, de l'artiste Guy Montpetit, ou de Claude Beaulieu, dont le « Dialogue avec mon ami Dallaire » (Vie des arts, 1957) fournit sa part de secrets.Puis, bien sûr, celles de François, Michel et Marie- Thérèse, enfants et femme du peintre.Avare de commentaires au sujet des rencontres privilégiées qu'il a eues avec la famille, René Viau finit tout de même par en glisser quelques mots.Marie-Thérèse, aujourd'hui octogénaire, il la qualifie de généreuse, accueillante et pas du tout rancunière.« Elle m'a parlé d'un tas de choses.Son opinion sur Dallaire a changé, maintenant qu'il a la reconnaissance sociale.Ce qu'elle lui reprochait était de ne pas avoir de fric.C'est vrai qu'elle devait payer le loyer à la fin du mois, alors que Dallaire se foutait complètement de ce genre de trucs.» Sur les enfants, nés en 1942 et en 1947, il parlera comme de deux personnes fort différentes, du moins dans leur rapport au père.« Ce n'est pas facile à aborder.Il y a tout un monde de frustrations, par rapport à l'image du père.La vie de Dallaire, ce n'est pas celle de Papa a raison », dit celui qui a voulu éviter le piège des Enfants du Refus global, le documentaire qui faisait des progénitures des automatistes, des victimes.« Michel est témoin de l'autodestruction de son père.François, lui, l'a connu dans sa création.L'un en ouverture du livre, l'autre en conclusion, les deux frères y paraissent vraiment éloignés.Le premier chapitre, consacré à François \u2014 graphiste, il signe d'ailleurs la pochette de la bio \u2014, est le seul de tout le manuscrit à ne pas être dans une forme impersonnelle.Jean Dallaire apparaît très humain, avec ses défauts et ses qualités, à travers les yeux d'un enfant.On regrette que l'auteur ne reprenne pas le style plus loin.« J'ai eu des conversations très intenses avec François.C'est venu comme ça », donne comme seule explication René Viau.Dans des styles variés, passant de l'analyse d'oeuvre à la description d'une vie, le critique d'art livre un récit à la fois émouvant et instructif, mais qui se démarque davantage par ses ruptures narratives.Bien que suivant en gros la chronologie des événements, la trame navigue allègrement dans le temps.« J'étais à la recherche d'enchaînements dramatiques, des épisodes de la vie pour démarrer le récit, dit l'auteur.Ça m'intéressait de faire un découpage cinématographique.D'en faire un travail d'écriture important, bien que ça soit toujours délicat.Il faut faire attention et se mettre avant tout au service de l'artiste.» Fils d'un émérite historien de l'art, Guy Viau, ancien directeur du Musée du Québec, René Viau fréquente, depuis son enfance, la peinture québécoise.Mais étrangement, il ne connaissait que partiellement Jean Dallaire.« Je me rappelais de Daphné \u2014 une toile de 1949 \u2014 parce qu'elle avait éclairé mes aprèsmidi au Musée », dit-il.Il a accepté volontiers de faire la biographie.D'autant plus qu'il est friand de ces artistes québécois avec un pied en France.Un peu comme lui, qui vit depuis 15 ans en région parisienne.« Dallaire est vraiment emblématique, dit celui qui a déjà travaillé sur Riopelle, Leduc et qui projette de s'attaquer à James Wilson Morrice.Dallaire prend la France, il la met dans ses tableaux, met du bleu-blanc-rouge, des drapeaux.Puis, il y a cette histoire incroyable de Courmes.» Courmes, c'est Alfred Courmes, l'auteur des fresques de la nouvelle ambassade française dans les années trente.Venu expressément à Ottawa pour cette commande, le peintre devient la référence pour le jeune Dallaire.Une fascination d'autant plus grande que le Français semble vouer, comme lui, un grand respect aux maîtres du passé.Loin des Borduas et autres gestuels, le parcours inusité de Jean Dallaire aura permis à René Viau d'aborder des moments moins connus du XXe siècle.Comme cet épisode de l'ambassade de France.Ou comme l'horreur de la guerre que l'artiste vit, pendant quatre ans, en prisonnier des nazis.Raconter l'histoire d'un homme, c'est un peu aussi revivre celle de l'humanité.Et Le Cyclope et l'Oiseau en est un bel exemple.\u0001 \u0001 \u0001 \u0001 LE CYCLOPE ET L'OISEAU René Viau Leméac Éditeur, 381 pages, 2001 Photo RÉMI LEMÉE, La Presse © « Chez Dallaire, on est dans une tragédie », dit le critique René Viau.Libre Expression profite de la tenue du Salon du livre de Montréal pour remercier ses lecteurs en offrant à cinq (5) d'entre eux un lot de vingt-cinq (25) titres de la maison, sélectionnés par l'éditeur, (valeur de 617,75 $).Pour participer, remplissez ce coupon (sans omettre de répondre à la question!) et déposez-le à notre stand (no.861) au Salon du livre de Montréal, à la Place Bonaventure.Vous pouvez le faire à partir du jeudi 15 nov.à 9 h, jusqu'au lundi 19 nov.à 18 h, au plus tard.Les noms des gagnants seront pigés à 18 h 15, ce même lundi, après la clôture du salon.Éligible aux résidents du Québec seulement.Règlements du concours ou toute autre information à cet effet disponibles aux Éditions Libre Expression, 2016, rue Saint-Hubert, Montréal, Qué.H2L 3Z5, tél.(514) 849-5259 poste 21.livres à gagner Concours « Merci à nos lecteurs » Coupon à déposer au stand de Libre Expression (no.861), au Salon du livre de Montréal, Place Bonaventure.QUESTION : Quel âge ont Les Éditions Libre Expression ?NOM : ADRESSE : VILLE : CODE POSTAL : TÉL.rés.: ( ) - , bur.: ( ) - Nous profitons de la tenue du Salon du livre de Montréal pour marquer une pause et prendre le temps de dire merci à tous nos lecteurs.Vous avez fait un succès du premier livre des ÉDITIONS LIBRE EXPRESSION, paru le 15 novembre 1976 : La Lampe dans la Fenêtre, de Pauline Cadieux.Depuis, et toujours grâce à vous, la maison LIBRE EXPRESSION a accueilli des milliers de projets qui ont rendu palpitantes ses premières 25 années d'existence.Merci à nos lecteurs! 3002985A Destination Livres 1.Chiens sales-François Barcelo (Gallimard) 2.Des ailes au coeur-Claire Caron (Libre expression) 3.Un dimanche à la piscine à Kigali-Gil Courtemanche (Boréal) 4.Là où la mer commence-Dominique Demers (Laffont) 5.Le testament de la cordonnière-Pauline Gill (VLB) 6.Dolce agonia-Nancy Huston (Actes Sud / Leméac) 7.Le goût du bonheur-Marie Laberge (Boréal) 8.Le rejeton-Denis Monette (Logiques) 9.Black : les chaînes de Gorée-Paul Ohl (Libre expression) 10.L'Argent du monde Tome 1-Jean-Jacques Pelletier (Alire) 11.L'enchantée-Louise Portal (Québec Amérique) LE PRIX DU PUBLIC 2001 FAITES VOTRE CHOIX PARMI LES NOMS SUIVANTS Indiquez celui-ci sur le coupon-réponse et échangez votre bulletin aux guichets du Salon du livre de Montréal contre une entrée à mi-tarif, soit 3$ (taxes incluses), les jeudi 15 (9 h à 21 h) et vendredi 16 novembre (9 h à 21 h) à la Place Bonaventure.Participez au 19e concours LE PRIX DU PUBLIC Salon du livre de Montréal et La Presse et, votez pour le plus apprécié des best-sellers de l'année.Vous pouvez gagner un des quatre certificats-cadeaux d'une valeur de 250 $ offerts par le Salon, en choisissant le livre le plus populaire d'un auteur québécois parmi les best-sellers de la dernière année, tel que recensés par l'Association des libraires du Québec.L'auteur du livre le plus populaire méritera une bourse de 2000 $ offerte par La Presse, ainsi qu'une oeuvre de l'artiste verrier Denis Gagnon, remises le lundi 19 novembre.Les noms des gagnants des certificats-cadeaux seront dévoilés à ce moment et annoncés dans La Presse.LE PRIX DU PUBLIC 2001 Faites votre choix / ÉCRIRE EN LETTRES MAJUSCULES Nom : Prénom : Adresse : Code postal : Téléphone (travail) : Téléphone (résidence) : Mon choix se porte sur le numéro : Titre : Déposez ce bulletin, déjà complété, au guichet du Salon du livre de Montréal et obtenez une entrée à mi-tarif, soit 3$ (taxes incluses), le jeudi 15 novembre (9 h à 21 h) ou le vendredi 16 novembre (9 h à 21 h) à la Place Bonaventure.Les fac-similés faits à la main sont acceptés.Les règlements du concours sont disponibles au Salon du livre de Montréal.Faites votre choix ! 3000466A 7LP0501B1111 b5 lectures dimanche 7LP0501B1111 ZALLCALL 67 00:58:14 11/11/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 1 1 NO V EMB R E 2 0 0 1 L E C T U R E S B 5 EN POCHE Regards sur la musique ALEXANDRE VIGNEAULT collaboration spéciale Pas facile de dénicher des bouquins de qualité à prix abordable sur la musique populaire ou classique dans la langue de Leclerc et de Bashung.Les éditions 10/18 viennent justement combler ce vide en lançant une toute nouvelle collection baptisée Musiques & Cie, consacrée à la chanson, au jazz, au blues, à la musique classique et au rock'n'roll.Sept titres inaugurent la collection, laissant entendre que l'éditeur veut poser un regard multiple et éclaté sur tous les styles musicaux.Cinq d'entre eux sont déjà des classiques : l'immense biographie de Jacques Brel par Olivier Todd, un recueil d'entretiens du célébrissime pianiste canadien Glenn Gould avec Jonathan Cott, un recueil de textes de Ferré (Testament phonographe), de Brel (Tout Brel) et Awopbopaloobop Alopbamboom, essai fondateur de la critique rock par Nick Cohn.Livre fougueux, plein d'un enthousiasme incendiaire et de jugements à l'emporte-pièce (« Les Beatles ont mis la pop à genoux », « ils étaient néfastes à la pop »), Awopbop fut publié pour la première fois en 1966.Son auteur était un jeune fana de rock et de pop, qui avait été catapulté critique à The Observer « pour pontifier sur la jeunesse ».Quatre ans plus tard, âgé de 22 ans, il estimait avoir fait le tour du jardin.Son bouquin est un au revoir au monde du rock.« L'exactitude n'était pas ma préoccupation première, écrit Cohn dans la préface.Ce que je recherchais, c'était les tripes, l'éclair, l'énergie, la vitesse.Voilà ce qui pour moi comptait le plus dans la musique.» On n'est pas obligé d'être d'accord avec ses critiques assassines, mais Awopbop est un témoignage vivant et à chaud de la révolution musicale qui a scindé le XXe siècle en deux.Un livre qui présente une vision très personnelle du rock, à la façon d'un Nick Kent dans L'Envers du rock.Ça change des petits livres publiés chez Librio, superficiels et parfois tragiquement mal écrits.Minces, mais denses, les deux autres titres publiés dans la collection Musiques & Cie étaient jusqu'à maintenant inédits en français : Comme si j'avais des ailes, autobiographie posthume de Chet Baker, et Strange Fruit, de David Margolick.Campé dans le New York des années trente, autour du Café Society, l'essai de Margolick raconte la genèse d'une chanson cruciale dans l'oeuvre de la grande Billie Holiday.Strange Fruit, selon Margolick, est de ces chansons qui ont contribué à changer le monde.En 12 vers et quelques images poignantes, elle racontait l'atrocité des lynchages de Noirs américains dans le sud des États-Unis.En interprétant ce texte, au début de 1939 au Café Society (seul endroit à ne pas pratiquer la ségrégation raciale à New York à l'époque), Miss Holiday a brisé un tabou et inauguré la lente lutte pour les droits civiques des Noirs qui culminera environ 30 ans plus tard.Qui est le véritable auteur de Strange Fruit ?Billie Holiday en avait-elle saisi toute la portée, avant de l'interpréter ?Quel impact réel a eu cette chanson sur le cours des choses ?Le petit livre s'intéresse à toutes ces questions intrigantes et à plusieurs autres encore.En accumulant les témoignages, son auteur lève le voile sur une période sombre et longtemps occultée de l'histoire américaine.Sombre, l'autobiographie de Chet Baker l'est aussi.Comment pourrait-il en être autrement puisque ce trompettiste de génie a été un véritable junkie pendant quasiment toute sa vie ?Sa dernière compagne, Carol Baker, a toutefois décidé de publier ces courts mémoires en 1997, parce qu'il « ne peut pas seulement être décrit comme un musicien, un drogué, un époux ou une légende », selon elle.Son mari, lui, semblait surtout se percevoir comme un polytoxicomane.Quelques pages sur son enfance, un autre court chapitre sur son séjour dans l'armée au lendemain de la Deuxième Guerre et le voilà qui entreprend le récit d'une lente descente aux enfers.Ses mémoires sont bien sûr pleins de musique, mais surtout de dealers, de flics, de prisons et de cliniques de désintoxication.Son récit s'achève à Barcelone en 1963.Le combat, lui, n'était pas terminé : « Je rencontrai une famille très influente, avec de nombreuses relations et, par leur intermédiaire, un médecin « ! » J'obtins bientôt de lui qu'il me rédige des ordonnances et tout recommença une fois de plus.» Un livre sans grande découverte, mais sans compromis.Qui est le véritable auteur de Strange Fruit ?Billie Holiday en avait-elle saisi toute la portée, avant de l'interpréter ?Quel impact réel a eu cette chanson sur le cours des choses ?Ce petit livre s'intéresse à toutes ces questions intrigantes et à plusieurs autres encore.2999280A Encore Tintin, par Toutatis! ALEKSI K .LEPAGE collaboration spéciale On est dans la lune pendant 16 secondes \u2014 le temps d'un vote - que déjà un énième livre sur Hergé nous est né.Le parfait tintinophile devra bientôt songer à poser une étagère de plus à sa bibliothèque particulière.En français seulement, il s'est publié à peine moins de 100 bouquins portant sur la vie de Georges Rémi ou sur l'univers de son reporter à la houppette, des ouvrages denses et documentés (la biographie signée Pierre Assouline) comme des livrets décoratifs et tout à fait insignifiants (Le Petit Haddock illustré).Cent bouquins pour 23 bédés (24 si l'on ajoute l'inachevé Tintin et l'Alph-art).Si Hergé savait cela \u2014 lui qui pratiquait si bien l'art de la discrétion \u2014 son spectre émergerait des limbes et viendrait troubler le sommeil des éditeurs imprudents, tel Rascar Capac dans Les Sept Boules de cristal.Le mieux que l'on puisse dire de ce récent Tintin : le rêve et la réalité, c'est qu'il est la somme parfaite de ce qui s'est publié de sérieux et de bien sur le sujet.Ce qui n'est pas mal.À peu près tout ce qu'il faut savoir s'y trouve, illustrations, photographies, esquisses et documents à l'appui.Car le monde de Tintin, plus personne ne l'ignore, ne s'est pas fait en un jour, par hasard, sur un coin de table.Pour chaque aventure de son jeune héros, Hergé a dû se faire historien amateur, farfouillant ici et là dans les encyclopédies d'anthropologie et d'archéologie, les livres de photographies exotiques, les manuels techniques, les guides touristiques et mille autres documents jusqu'aux magazines féminins.Rien ne devait être laissé dans l'à-peu-près.Tout cela au nom de la crédibilité et de la vraisemblance absolues.Journaliste, écrivain, auteur de récits de voyages et tintinologue d'expertise, Michael Farr a souvent côtoyé Hergé, pour le plaisir et le travail, l'homme étant aussi traducteur.Son Histoire de la création des aventures de Tintin se veut le 25e album qui éclaire toute la collection, et elle y réussit.Farr décortique chaque aventure, présente et fouille chaque personnage, relate en parallèle les mésaventures sentimentales, professionnelles et spirituelles de Hergé, ses ruptures, ses hésitations, ses doutes, etc.Après ce livre formidable \u2014 qu'il faut espérer comme l'ultime \u2014 il devrait ne plus s'en fabriquer d'autres pour un bout de temps, à moins d'une excuse écrite ou d'un billet du médecin.Car à force d'en parler et d'en parler encore, les aventures de Tintin elles-mêmes perdent de leur magie, de leur séduction, de leur pouvoir d'attraction, voire de leur intérêt.Faut pas virer fou, comme on dit.D'Abraracourcix à Zoodvinsen Après les bédés, les dessins animés, les disques, les figurines, les t-shirts, les serviettes de plage et (pourquoi pas ?) les carpettes de bain et les pneus d'hiver, après tout cela jusqu'au film avec des acteurs en chair (Depardieu) et en os, il était temps que la machine Astérix produise un companion book officiel.C'est chose faite : les Éditions Albert René lancent à la foule hystérique Le Livre d'Astérix le Gaulois, véritable who's who doublé d'un what's what et triplé d'un where's where de l'univers créé par le tandem Goscinny- Uderzo.Le bouquin s'apparente à l'un de ces manuels de jeux de rôles, avec ses grandes listes de personnages (ils y sont tous répertoriés, même les chiens, d'Abraracourcix à Zoodvinsen) ses cartes géographiques, ses pages de références, ses annexes, ses lexiques etc.Rien n'y manque, et le tout est très joliment présenté.Il est pratiquement impossible d'émettre une critique ou même la moindre opinion à propos de ce genre d'ouvrage conçu spécifiquement pour être acheté par ceux qui, de toute façon, vont l'acheter.Et ils sont des masses ! Pour employer la formule consacrée, voilà le genre d'objet qui se glisse aisément sous un sapin de Noël.\u0001 \u0001 \u0001 \u0001 TINTIN : LE RÊVE ET LA RÉALITÉ L'HISTOIRE DE LA CRÉATION DES AVENTURES DE TINTIN Michael Farr Éditions Moulinsart, 205 pages LE LIVRE D'ASTÉRIX LE GAULOIS Goscinny-Uderzo Éditions Albert René, 152 pages EXPOSITIONS La nuit à lire debout Reliure d'art La Tranchefile Livres comme l'air La revue murale de poésie 15 au 19 novembre 2001 à la Place Bonaventure Adultes : 6 $ > Aînés : 4 $ > Étudiants : 3 $ (Taxes incluses) Destination Livres www.salondulivredemontreal.com HEURES D'OUVERTURE : Jeudi au dimanche 9 h à 22 h / Lundi 9 h à 18 h LE CARREFOUR DU VOYAGE COLLECTE DE SANG > le vendredi 16 novembre OFFREZ UN LIVRE NEUF À UN ENFANT La garderie Le grand roulement peut s'occuper des petits de 2 à 10 ans les vendredi, samedi et dimanche / 3 $ l'heure Programme complet au Salon du livre de Montréal et sur le site internet 3002062A 7LP0601B1111 b6 lectures dimanche 7LP0601B1111 ZALLCALL 67 00:58:25 11/11/01 B NOUVELLES ESSAI Des nouvelles de Prada Lascience, cette ennemie MARIO ROY Il s'agit d'un fait remarquable se dégageant de la dernière décennie, que la plus grande hostilité à la connaissance, au progrès et à la prospérité se manifeste dorénavant dans ce coin de l'arène qu'on désigne habituellement comme la gauche.Et non, comme jadis, au sein d'une droite au mieux bourgeoise, au pire plus ou moins fasciste.C'est ce qu'un commentateur a appelé l'« idéologie de Seattle », faute d'une dénomination plus précise : une sorte de parapluie aux formes floues, celui de l'antimondialisation, qui recouvre les mouvances les plus diverses en surfant sur une mer animiste, réactionnaire (dans le sens premier du terme) et antiscientifique.L'image d'Épinal de ce Grand Tout pourrait être un portrait de groupe des luddites anglais qui, au début du XIXe siècle, vandalisèrent les machines sur lesquelles ils travaillaient.Retour au paléolithique Tout cela, on le voit, dépeint une réalité avérée et mille fois démontrée.Mais elle reçoit un éclairage particulier lorsqu'elle est décrite par l'essayiste français Guy Sorman, auteur de nombreux ouvrages ayant fait date, dont Les Vrais Penseurs de notre temps et En attendant les Barbares.De tous les angles s'ouvrant pour étudier le phénomène, Sorman choisit celui qui lui semble le plus destructeur.Et il s'agit de l'hostilité à la science, qui se manifeste notamment dans le combat engagé contre la biotechnologie (les OGM) ainsi que sur plusieurs champs de bataille environnementaux, dont celui (mais pas seulement) des gaz à effet de serre.Il signe ainsi Le Progrès et ses ennemis, un plaidoyer dense et documenté au terme duquel il s'interroge : « La France, qui fut la patrie de Louis Pasteur et de Claude Bernard, deviendra-t-elle celle d'un nouvel obscurantisme ?» D'ailleurs, il n'y a pas que la France, reconnaît implicitement l'auteur tout au long de l'ouvrage.Car, mis à part les stars intellectuelles à gros tirages, comme Bourdieu ou Forrester, ainsi que les « faux paysans grimés en Astérix », force est de reconnaître que les véritables penseurs des factions dures de l'antimondialisation sont américains, britanniques ou allemands.Et que les plus dangereuses manifestations et initiatives antiscience sont relevées pour une part en France, certes, mais davantage en Allemagne et dans les pays nordiques.Les penseurs Passons rapidement sur les penseurs.Dans le droit fil des ennemis de la modernité dont on retrouve les ancêtres chez les philosophes de l'Antiquité ( !), ils proposent essentiellement de faire régresser la civilisation jusqu'à une époque variable, mais obligatoirement antérieure.Le plus jusqu'au-boutiste est l'Américain John Zerzan, une vedette de la mouvance antimondialisation, qui préconise de retourner au paléolithique et de recréer une société fondée sur la chasse et la cueillette (ouvrage clé : Futur primitif).Il ne condamne pas la violence pour parvenir à cette fin.Et il entretient des relations avec le fameux Unabomber, Ted Kaczynski, technophobe radical emprisonné aux États-Unis pour assassinats par colis piégés.On ignore jusqu'à quel point Zerzan est personnellement dangereux \u2014 il est possible qu'il ne soit qu'un doux rêveur.Interdit de penser Cependant, le fût-il énormément, il l'est moins encore que les actes de destruction perpétrés contre différents acteurs de la recherche scientifique ; moins que certaines revendications extrêmes issues du Grand Tout ; et moins que des lois adoptées en certains endroits pour interdire la connaissance, aussi stupide que cela puisse paraître ! Dans ce dernier cas, on notera que la Suède est à l'« avantgarde » : en 1986, elle adoptait une loi interdisant d'effectuer des recherches scientifiques ayant pour but d'améliorer la production d'énergie par le nucléaire.« Interdiction d'y penser ! » raille Guy Sorman.Pour le reste, on retiendra une des revendications fondamentales des écologistes radicaux, connue sous le nom de « principe de précaution ».Elle vise à interdire tout progrès scientifique ou technique dont il ne serait pas démontré qu'il n'aura jamais de conséquences négatives, démonstration qui ne sera jamais possible, évidemment.Cela « inverse le principe fondamental de toute science expérimentale et celui du droit tels qu'ils ont été fixés depuis le siècle des Lumières », note l'auteur.Enfin, on verra que la lutte engagée contre les OGM se révèle relativement efficace \u2014 notamment en France, où José Bové veille au grain, pour ainsi dire ! Ce qui, à terme, risque de plonger dans la famine les pays pauvres qui, de façon pressante, ont besoin de la science pour accéder à la survie.La dignité bleue Sorman est pessimiste ?Même pas.Par opposition aux écologistes verts, aux anarchistes noirs, aux socialistes roses et aux blancs libéraux, il prêche la « dignité bleue », c'est-à-dire le remplacement des mesures traditionnelles de la production de richesses ou de l'égalité par un indice de la dignité humaine sur lequel la société guiderait son action.C'est-à-dire un baromètre qui chiffrerait non seulement la richesse relative, mais aussi l'espace de liberté ouvert à chacun ainsi que la qualité de l'environnement dans lequel il vit.Il entend ainsi contredire Raymond Aron, qui recommandait le pessimisme « parce que l'Histoire, à condition d'attendre, finit toujours en tragédie ».\u0001 \u0001 \u0001 \u0001 LE PROGRÈS ET SES ENNEMIS Guy Sorman Fayard, Paris, 2001, 305 pages JACQUES FOLCH-RIBAS collaboration spéciale Juan Manuel de Prada, c'est cet écrivain espagnol à propos duquel la critique cria au génie.La critique internationale.Pour une fois, elle avait peutêtre raison.Il avait commencé, jeune, par un roman, Les Masques du héros, puis publié un recueil de nouvelles intitulé Le Silence du patineur.Ensuite, il écrivit un second roman, La Tempête, dans lequel un étudiant espagnol, maître assistant en histoire de l'art, après avoir obtenu une bourse, s'en va à Venise afin de contempler, enfin, le tableau de Giorgione intitulé La Tempête, sur lequel il a écrit une thèse.Or, voilà-t-il pas que, dès son arrivée dans la ville sérénissime, l'étudiant assiste à un meurtre.Le roman devient donc à la fois un polar classique, avec flic un peu véreux, en même temps qu'un livre sur la ville de Venise.Une Venise sale, crasseuse, morbide, en même temps qu'un repaire de faussaires qui vous fabriquent un tableau de la Renaissance, sur commande d'un bourgeois vénitien ou d'un Américain millionnaire, en criant « ecco ».C'était, c'est encore, un roman passionnant, plein de violence et d'humour.La traduction des nouvelles, ce Silence du patineur, n'avait pas été faite.La voici, portant le titre de l'une d'entre elles.Elles ont été écrites par Juan Manuel de Prada entre 18 et 24 ans.On n'attend pas d'un auteur de cet âge une si grande maîtrise, en général.On comprend à leur lecture que chacun ait salué la maîtrise et le brillant de l'auteur.Autre talent, autre registre que celui du roman d'action policière.Prada semble avoir tous les registres, et celui-ci est nettement littéraire.Il s'agit de 12 nouvelles totalement plongées dans une contemplation du monde considéré comme sujet de littérature.Description, de quelques mythes qu'incarnent des personnages modernes : le mythe de Midas, par exemple, qui transformait tout ce qu'il touchait en or \u2014 la transformation se fait, ici, dans un wagon de chemin de fer, et nous ne saurons jamais si le Midas en question est un gangster ou un fou, poursuivi par la police, ou des infirmiers \u2014 ou encore, le mythe de Daphné, la nymphe d'Apollon, tout à fait modernisée.On ne vous racontera pas tout, rassurez- vous, la lecture est passionnante.Certaines de ces nouvelles sont coiffées d'un exergue.L'une de ces citations est d'Oscar Wilde : « Un grand poète est en définitive le moins poétique des êtres qui soit.Les poètes médiocres, en revanche, sont absolument fascinants.Pires sont leurs poèmes, plus pittoresques ils sont eux-mêmes.» Cette fascination envahit Juan Manuel de Prada.Il la raconte dans trois de ces nouvelles, mettant en scène le ridicule, la provocation, l'excentricité, de ces « clowns » pittoresques, vieillards ou jeunes gens, qui répandent autour d'eux les « germes de la stérilité ».L'impression que l'on tire de la lecture de ces nouvelles, parfois extrêmement drôles, est celle d'une litérature considérée comme le sommet de l'art, qui les englobe tous.L'art absolu.L'imaginaire pur, et la technique parfaite à son service.C'est très beau.Prada mérite sans aucun doute la réputation que lui fit ce livre.\u0001 \u0001 \u0001 \u0001 LA TEMPÊTE Seuil, Paris, 317 pages \u0001 \u0001 \u0001 \u0001 LE SILENCE DU PATINEUR Seuil, Paris, 231 pages Photothèque La Presse © Guy Sorman 3004477A 3002565A EN BREF Collecte de livres au Ritz LE RITZ-CARLTON de la rue Sherbrooke Ouest participe à « La Lecture en cadeau » en organisant une collecte de livres neufs pour enfants, aujourd'hui, de 14 h à 16 h.Ce sera aussi l'occasion d'une fête littéraire pour toute la famille, plusieurs activités étant prévues pour les enfants : animations de la conteuse Rosanne Petrarca, lectures de Stéphanie et Alex le Brigadier de l'émission Les Chatouilles.Ils pourront rencontrer les personnages des émissions jeunesse de Radio-Canada.Les parents, eux, sont invités à participer à un thé littéraire en compagnie de Jean-Claude Germain et des auteurs Maryse Pelletier et Christiane Duchesne.Les livres seront ensuite remis à la Fondation québécoise pour l'alphabétisation.Une nouvelle ressource de référence sur le Net LISE BISSONNETTE, la pdg de la Grande bibliothèque du Québec, a annoncé cette semaine la mise en service sur Internet d'une nouvelle banque de données à l'intention des bibliothèques et du grand public.Appelée Bref (Bibliothèque de référence) cet outil répertorie les ressources de référence sur Internet qui offrent des contenus pertinents pour le grand public.Il s'agit des meilleures ressources de langue et d'un choix de ressources en anglais.www.grandebibliotheque.qc.ca/bref 153 pages \u0001 17$ ISBN 2-921561-60-3 Diffusion: Dimédia Téléphone: (514) 521-0913 Courriel: ecosoc@cam.org Toile: www.ecosociete.org Ralentir Travailler moins, vivre mieux JOHN D.DRAKE PRÉFACE DE SERGE MONGEAU Vous en avez assez de travailler douze heures par jour et voulez réduire votre train de vie?Vous gagnez un bon salaire, mais vous vous demandez si le jeu en vaut la chandelle?Vous souhaitez consacrer plus de temps à votre vie personnelle et familiale mais ne savez pas trop comment y arriver?Ralentir vous aidera à sortir du tourbillon, à troquer votre vie trépidante contre un mode de vie moins exclusivement centré sur le travail et plus épanouissant.3002520A Michel Noël Invité d'honneur SIGNATURE » Samedi 17 novembre 19 h à 21 h » Dimanche 18 novembre 14 h à 15 h Naim Kattan SIGNATURE » Samedi 17 novembre 16 h à 17 h Marcel Trudel SIGNATURE » Samedi 17 novembre 12 h à 13 h Maryse Barbance SIGNATURE » Dimanche 18 novembre 19 h à 20 h Benoît Clairoux SIGNATURE » Jeudi 15 novembre 19 h à 20 h » Samedi 17 novembre 13 h à 14 h » Dimanche 18 novembre 12 h à 13 h Cécile Dubé SIGNATURE » Samedi 17 novembre 15 h à 16 h Pierre Trudel préfacier du livre SIGNATURE » Samedi 17 novembre 14 h à 15 h » Dimanche 18 novembre 13 h à 14 h Brian Young SIGNATURE » Vendredi 16 novembre 17 h à 18 h Salon du livre de Montr Eal Venez rencontrer\u2026 » STAND 328 3003851A 2998854A 7LP0702B1111 B-7 dimanche - ARTS 7LP0702B1111 ZALLCALL 67 01:05:57 11/11/01 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 1 1 NOVEMBRE 2001 B7 ARTS ET SPECTACLES MUSIQUE Ian Parker: à suivre CLAUDE GINGRAS PREMIER PRIX chez les pianistes au Concours national des Jeunes Interprètes de Radio-Canada, en mai dernier, Ian Parker, de Vancouver (et cousin de deux Parker pianistes déjà connus), inaugurait hier soir, salle Claude-Champagne, une nouvelle série de quatre récitals présentés conjointement par la Faculté de Musique de l'Université de Montréal et Radio-Canada.C'était samedi soir.C'était encore soir d'opéra.Il pleuvait.La salle Claude-Champagne est loin du centre-ville.Le nom affiché était peu connu.Autant de raisons qui expliquent l'assistance très faible.Ce n'est que partie remise.Le nom de Ian Parker ne devrait pas prendre beaucoup de temps à s'imposer.Déjà, à 23 ans, voici un pianiste fort, un musicien sérieux et, jusqu'à un certain point, un interprète intéressant.J'en connais qui ont deux fois son âge et qui ne donnent pas en concert la moitié de ce qu'il a donné hier soir.Mes réserves sont minimes.On n'ouvre pas un récital par l'Andante favori de Beethoven : on garde cette piécette pour les rappels.Et ne jouer qu'Ondine laisse entendre qu'on est incapable de se rendre jusqu'à Scarbo.Il y eut effectivement quelques petites faiblesses dans le Ravel.Curieux choix, aussi, ce Clementi qui, au départ, ne figurait pas au programme original.Un pianiste n'a pas à nous imposer cette musique insignifiante pour montrer qu'il sait articuler et bien faire parler les deux mains ensemble.Au plan pianistique, il était évident que la troisième Sonate de Brahms, cette énorme structure en cinq mouvements (36 minutes hier soir), est encore un peu au-dessus des moyens du jeune pianiste.Il y avait là du souffle, mais aussi quelques fausses notes et de petits problèmes dans les passages très touffus.En revanche, que d'intériorité dans les deux mouvements lents \u2014 le premier tel une confidence, le second aussi mystérieux que bref.C'est un musicien habité qui nous parlait.La suite En plein air de Bartok \u2014 Szabadban en hongrois \u2014 fut la meilleure réussite de la soirée : fortes percussions aux basses, sens aigu du coloris dans les effets sonores indiqués, éblouissant contrôle dans le mouvement perpétuel de la fin.Ian Parker présenta ses deux rappels dans un joli français : Nocturne op.62 no 1 de Chopin et Sonate L.256 de Scarlatti.Le programme imprimé, en omettant d'indiquer que la compétition de Radio-Canada comportait deux disciplines (piano et cordes), faisait du jeune Parker l'unique grand gagnant de la compétition, alors qu'en réalité il partagea cet honneur avec la violoncelliste Kaori Yamagami, premier prix chez les cordes.Le même programme imprimé donnait, comme mouvement final du Brahms, le titre figurant déjà comme finale du Bartok.Nous avions donc là deux oeuvres se terminant par une « Poursuite » ! Par ailleurs, le premier mouvement du Brahms est « Allegro maestoso » et non « Allegretto maestoso ».Mais qu'on se console.On m'a déjà fait celle-ci : « Allegro maestro ».IAN PARKER, pianiste.Hier soir, salle Claude-Champagne de l'Université de Montréal.Radiodiffusion: Radio-Canada, 14 nov., 20 h, et 10 jan., 13 h.Programme: Sonate en fa dièse mineur, op.25 no 5 (1790) - Clementi Andante en fa majeur, WoO 57 (1803) («Andante favori») - Beethoven «Ondine», pièce no 1 de «Gaspard de la Nuit» (1908) - Ravel «Szabadban» («En plein air»), Sz.81 (1926) - Bartok Sonate no 3, en fa dièse mineur, op.5 (1853) - Brahms Photo AP Ken Kesey, auteur du roman Vol au dessus d'un nid de coucou, photographié en 1997.Ian Parker Décès de Ken Kesey, figure de la contre-culture psychédélique Agence France-Presse EUGENE, Oregon \u2014 Ken Kesey, auteur du roman Vol au dessus d'un nid de coucou et figure de la contreculture américaine psychédélique des années 1960, est décédé hier à l'âge de 66 ans des suites d'un cancer du foie, a-t-on appris de source médicale.Il est mort dans son sommeil, entouré de sa famille, tôt samedi matin, a déclaré le responsable des services infirmiers du Centre médical du Sacré Coeur d'Eugene, dans l'Oregon.Il était principalement connu pour son roman Vol au dessus d'un nid de coucou, publié en 1962 et fortement influencé par ses visions hallucinatoires lors d'expériences médicales de psychologie basées sur la consommation de psychotropes \u2014 LSD et mescaline notamment \u2014 et son travail d'infirmier psychiatrique dans un hôpital pour anciens combattants près de l'université de Stanford.Écrit lors d'un cours d'écriture créative à Stanford, le roman connut un grand succès et fut adapté pour la scène et l'écran.Le film, dirigé par Milos Forman avec Jack Nicholson, reçut cinq Oscars, dont celui du meilleur acteur et du meilleur film, au grand dam de Kesey, qui n'aimait pas cette adaptation.En 1964, avec un groupe d'amis qui allaient se baptiser les « Merry pranksters » (les joyeux farceurs), Kesey embarquait pour une traversée de l'Amérique dans un vieux bus de ramassage scolaire, baptisé Further (plus loin) et conduit par Neal Cassady, le héros de Sur la route de Jack Kerouak.Le film qu'ils tournèrent sur leur périple devint un classique de la culture hippie naissante et l'aventure fut racontée dans le livre Electric Kool-Aid acid test de Tom Wolfe, notamment les fêtes au cours desquelles les invités buvaient sans forcément le savoir des boissons dans lesquelles les « pranksters » avaient versé du LSD, le fameux « acid-test ».Kesey fut aussi un des premiers à soutenir Greatful Dead, un des groupes phares du rock psychédélique \u2014 dont il initia d'ailleurs les membres au LSD.Retiré dans sa ferme de l'Oregon après avoir passé quelque temps en prison pour possession de marijuana, Kesey avait eu quatre enfants avec sa petite amie du lycée, devenue sa femme.SOIRSOIR CE SOIR La Plage maudite 18 h Un film-vérité exceptionnel ! Cinq anciens militaires canadiens revivent le débarquement de Normandie du 6 juin 1944.Il faut sauver le soldat Ryan ( v.f.Saving Private Ryan ) 19 h Avec Tom Hanks et Matt Damon GAGNANT DE 5 OSCARS SOIRÉE SPÉCIALE présentée par Jean-Luc Mongrain 2999643A YING CHEN, DANY LAFERRIÈRE, ALBERTO MANGUEL, KEN WIWA, MOSES ZNAIMER Passages vers le Canada LES AUTEURS CANADIENS PARTAGENT LEURS HISTOIRES D'IMMIGRATION PRESSE Le recueil de nouvelles paraît dans La Presse.TÉLÉVISION Les entretiens avec les auteurs sont diffusés le lundi sur Book Television et le mercredi sur Canadian Learning Television.WEB Partagez votre propre histoire d'immigration sur le site www.passagesverslecanada.com Un projet éducatif de l'Institut Dominion.3004535A 3003935A 7LP0801B1111 B-8 dimanche - ARTS 7LP0801B1111 ZALLCALL 67 00:59:22 11/11/01 B Entre Las Vegas Parano et Blow, Johnny Depp a couvert l'itineraire integral de la drogue, rebroussant le chemin qui va habituellement du producteur au consommateur.Le point avec le magazine Cine Live Q On vous decrit comme quelqu'un de tres detendu, sachant mettre les autres acteurs a l'aise.En meme temps, vous etes capables d'atteindre la noirceur profonde de certains de vos personnages.R Je suis le produit de mon education.Mais je suis tout aussi capable de voir la lumiere et de me sentir proche du bonheur.Pendant tres longtemps, j'ai ete quelqu'un de tres desoriente, plutot deboussole.Par la vie, par le passage a l'adolescence puis a l'age adulte, incapable de faire la difference entre le bien et le mal, de comprendre ce qui etait important.J'etais mal dans ma peau et tres en colere, empli d'une rage toujours prete a exploser.Je ne dis pas que ce n'est plus le cas aujourd'hui.Il y a toujours une colere, une noirceur sous-jacente, mais je ne me suis jamais senti aussi proche de la lumiere.Q Achaque interview, il ne faut pas vous prier beaucoup pour vous faire parler de votre compagne, Vanessa Paradis.R Je le repete : avant ma rencontre avec Vanessa, j'ai vecu sans m'en rendre compte dans un brouillard perpetuel pendant trentecinq ans.Je ne vivais pas, d'ailleurs, je vegetais.Notre rencontre tient du miracle.Ca fait trois ans que nous sommes ensemble et je n'ai jamais ete aussi convaincu d'etre avec celle qui m'etait destinee.J'ai beaucoup de chance car Vanessa est aussi quelqu'un de patient.Croyez-moi, je ne suis pas facile a vivre.Quant a la naissance de notre fille, je crois que c'est elle qui nous a permis de renaitre.Elle nous a choisis, j'en suis convaincu.18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO Le Telejournal Decouverte / Les Mega-Tsunamis Les Beaux Dimanches / Garou en France Le Telejournal Sport (22:31) Cinema / MONSIEUR VERDOUX (3) (22:56) Le TVA 18 heures Les Gags Juste pour rire - Gala / Michel Mpambara, Michel Barrette Special km/h Cinema / ELVIS GRATTON II (6) avec Julien Poulin, Yves Trudel TVA Sports (23:40) N'ajustez pas votre secheuse Malcolm Boston Public Le plaisir croit avec l'usage / Veronique Cloutier Cinema / LE TEMPS D'UNE CHASSE (4) avec Guy L'Ecuyer, Pierre Dufresne Chasseurs.(23:19) La Plage maudite Cinema / IL FAUT SAUVER LE SOLDAT RYAN (2) avec Tom Hanks, Edward Burns Le Grand Journal Planete Pub Auto Stop Pulse Travel, Travel Degrassi: The Nex Generation 21C The Weakest Link Law & Order: Criminal Intent The Sopranos / Derniere Pulse (23:45) News News (23:15) CFL Football (16:00) Canada: A People's History / Years of Hope and Anger (1964-76) Da Vinci's Inquest Sunday Report Venture counter Spin Sunday News ABC News Who Wants to be a Millionaire?Cinema / SAVING PRIVATE RYAN (2) avec Tom Hanks, Edward Burns News (23:24) Pretender Friends 60 Minutes Education of Max Bickford I Love Lucy's 50th Anniversary News ER NBC News Dateline NBC The Weakest Link Law & Order: Criminal Intent U.C.Undercover Sports.Red Green .Wildlife Birding Trail Naturescene Nature / Dogs: The Early.American Masters / War Letters Who Cares: Chronic Illness.Mystery! / Second Sight.BBC News Red Skelton Noah's Ark Act of Duty Great Performances / Berlin.Ode to Joy BBC News Cinema / STRAW.(16:30) 100 Centre Street Nero Wolfe Billy Joel / In his Own Words Law & Order Auteur libre Style et.Creation / Pascin l'impudique Ovation / Gilles Apap joue.Metropolis Cinema / LA FAMILLE PEREZ (4) avec M.Tomei, A.Molina Cyndi Lauper Arts, Minds Prop.Sharing Visions Cinema / BRIGHTON BEACH MEMOIRS (4) avec J.Silverman Cinema / THE BONFIRE.(4) Show rire avec Lise Dion Hors Serie / Perdus a Las Vegas Filiere D / LA VIE EN BLEU.Documentaire Cinema / FLAG (5) Noir de monde Zoom 60 Minutes Education of Max Bickford Soul Call Algerie.U.C.Undercover Sportivi in diretta L'Economie des territoires.Tout ce qu'automobilistes.Utilisation des psychotropes 2001 - CRM Odyssey Einblicke .substances psychotropes Quartier.How'd they do that?Sunday@discovery Sunday Showcase Sunday Showcase Sunday Showcase / Ballistic Sunday@discovery SOS Vacances D'ici &.Avventura .romantique .tendres Plus belles villes du monde Travel Travel D'ici &.D'eglises.quartiers .(17:55) Lulu (18:40) .(19:05) .Heartbeat Your Big Break Cinema / MEMPHIS BELLE (4) avec M.Modine, E.Stoltz Cinema / EMPIRE.(22:45) NFL Football (16:00) Post-Game King of the Hill The Simpsons Malcolm The X-Files Ripley's Believe it or not Global News .Sunday Supermodels The X-Files U.C.Undercover AG Vision Sports Chasseurs de tresors Assassinats.Hammarskjold Face cachee.U2, espion du ciel Cinema / IMPITOYABLE (2) avec Clint Eastwood, Gene Hackman Rosies of the North The Life & Death of HMCS.Mission: Northwest Passage Forces March to Freedom Men of Valour / Victoria Cross The Goods Fashion File .for Love .Families .Miracles Birth Stories Family Feuds Inheritance .Miracles Birth Stories Midnight.Tom Jones Generation 70 / 1975 Musicographie / Liberace Presentation Musi Max / Styx Chic Planete Duo Benezra Musicographie / Liberace SPAM d.Brian Mc Knight / Music in.Box Office Concert Plus / Moby live aux Eurockeennes de Belfort M+ 15 ans Groove BBC News Foreign.Remembrance Day: Oakville counter Spin Sunday Report Venture Passionate Eye / War Wounds and Memory Antiques.Les Expos Journal RDI Maisonneuve Zone libre / Projet Innocence Le Telejournal Maisonneuve Sec.Regard Enjeux / Enfants refugies de guerre Football / Lions - Stampeders (16:00) Hockey / Canadiens - Rangers Sports 30 Coupe du Monde de ski .extreme Direction: Sud Saint-Tropez, sous le soleil Brigade speciale L'Hopital Chicago Hope Frequence Crime Chroniques de San Francisco Prime Suspect Cinema / FRIENDS AT LAST (5) avec K.Turner, C.Feore More Tears Drop.Beat Further Tales of the City Cinema / DRUGSTORE.(3) Beastmaster Earth: Final Conflict Star Trek: Enterprise Cinema / FOREVER YOUNG (5) avec Mel Gibson, Elijah Wood .(23:15) Sportscentral Wrestling: WWF Heat Canadian Finals Rodeo Sportscentral Wrestling: WWF Heat Unique.Volt Panorama Un air de.La Victoire de 1918 Cinema / JULIETTE DES ESPRITS (2) avec Giulietta Masina Panorama Profils Robot-Critters Junkyard Wars / .Artillery Junkyard Wars / Power Raft Junkyard Wars / Gliders Junkyard Wars / Naval.Junkyard Wars / Power Raft Curling.(16:00) Sportscentre NFL Primetime NFL Football / Raiders - Seahawks Sportscentre Sacre Andy! Dechiqueteurs Archie.Dilbert Scooby Doo Road.Simpson Henri.gang La Clique Quads! Simpson Henri.gang Chroniques.Roma Roma Journal FR2 Vivement dimanche / Dany Boon .(21:05) Comme au cinema / B.Poelvoorde, C.Gainsbourg (21:35) Jrnl (23:20) It's a Living Vox Reach for.The History of Tom Jones, a Foundling Vanity Fair Diplomatic.Imprint Vivre a deux Les Copines Quand la vie est un combat Medecine.secondes Loi du retour Les Copains Le sexe dans tous ses ebats Eros et Compagnie Quoi d'neuf, Charlemagne?Vos droits Acces.com Qui renove! Parole et Vie Question Sante Cite Mag.Sur.colline .TV (17:30) Sabrina.Le Monde perdu Dawson La vie a cinq .(21:40) Brothers.So Little.State of.Screech.Saddle Club Caitlin's.Road.Final Cut Radio Active Syst.Crash Shadow.My Family L'Ange noir Andromeda Alerte Meteo Mission Zed Vie sans frontieres Millennium Le TVA (23:15) B8 LA PRESSE MONTREAL DIMANCHE 1 1 NOVEMBRE 2001 LES UNS ET LES AUTRES Johnny Depp entre les lignes ZOOM FLASH Une belle inconstance Audrey Tautou Juste apres la sortie du Fabuleux destin d'Amelie Poulain, je me suis pose les mauvaises questions.Je n'arretais pas de croiser des gens qui me disaient qu'il ne fallait absolument pas que je me plante sur mon film suivant.Et, en lisant les scenarios que l'on me proposait, je ne demandais qu'une chose : quel est le film que les autres pourraient considerer comme etant un bon choix de ma part ?Ca a dure trois semaines, puis j'ai decide de me comporter de facon egoiste, en me disant que je faisais ce metier pour moi et pour les rencontres sur les tournages.J'ai deja fait des navets, j'en referai sans doute.J'ai fait des erreurs, qui m'ont jusqu'ici toujours servie, et j'en referai.Je ne sais pas du tout ce que l'avenir me reserve, mais j'ai decide de faire ce qui me plait.Studio Gwyneth Paltrow VOUS DITES.LINCEUL .Mise a mort.REVERS DE FORTUNE .Panne d'aisance.GIGANTISME .Coup de pousse.LUPANAR .Pignon sur rut.GLOIRE .Reputation du faite.HALTEROPHILE .Un male a barre.ICEBERG .Haussement des poles.PERTES AU JEU .Les mises errables.JUS .Extrait de presse.LESBIENNE .Femme qui saphole.HAREM .Home a femmes.LESION .Marque d'affection.Serge Mirjean, Le Dictionnaire satirique POP-CORN >>> POURQUOI JE M'ENGAGE dans toutes sortes de causes ?Avant tout parce qu'il me semble que j'ai eu enormement de chance dans la vie.Ma demarche n'est pas le fruit d'une obligation mais d'un besoin visceral.C'est ma facon d'exprimer ma reconnaissance et ma fierte d'avoir ete si gate dans l'existence.Paul Newman >>> JE SUIS GAY et je ne voudrais pas etre heterosexuel, meme pour tout l'or du monde.Elton John >>> MON PERE NE ME PARLAIT JAMAIS.C'etait un homme brise par la guerre de 14 et puis, plus tard, par la guerre de 40.Il en etait revenu hagard.Il ne s'animait que quand ses compagnons de regiment venaient le voir.A ce moment-la, je le voyais vivre et je lui trouvais alors un charme extraordinaire.Des que ses amis repartaient, il se refermait.Depuis qu'il n'est plus la, il vit en moi deux fois plus et, bizarrement, je me sens devenir lui.Michel Bouquet VOTRE SOIREE DE TELEVISION Veronique Cloutier Louise Cousineau 18:00 K LA PLAGE MAUDITE Documentaire emouvant sur des veterans quebecois qui ont reussi a sortir vivants du debarquement en Normandie.19:00 K IL FAUT SAUVER LE SOLDAT RYAN Puissant film de guerre de Steven Spielberg dont les 20 premieres minutes vous montrent precisement le sort reserve aux soldats qui sont debarques en Normandie en mai 1944.Avec Tom Hanks.19:30 a GAROU EN FRANCE Grande speciale produite en France et qui a fait un malheur lors de sa presentation la-bas.Garou est entoure d'Elton John, Dan Bigras, Natasha St-Pier, Liane Foly, et chantera en duo avec Aznavour, Sting, Patrick Bruel, Roch Voisine et David Hallyday.Deux heures ou on verra aussi Celine Dion et des extraits de Notre-Dame de Paris.20:00 r SPECIAL KM/H La comedie la plus populaire de la tele vous offre une version retro des annees 50 intitulee Mille a l'heure.Les memes personnages - Michel Barrette et Gildor Roy- en tete, mais avec des valeurs differentes.Costumes, decors et accessoires aussi.20:00 t THE WEAKEST LINK Anne Robinson recoit les grosses brutes de la WWF.Sa froideur va en prendre un coup.20:00 A LE PLAISIR CROIT AVEC L'USAGE La bouillante Veronique Cloutier se fait donner l'aubade.Meme que Sylvain Cossette lui offre une chanson composee pour elle.Les petits Simard avec qui Vero a passe son enfance y seront.Gwyneth Paltrow ne mache pas ses mots lorsqu'elle parle des hommes.Elle a avoue au magazine Harper's Bazar ne pas pouvoir s'en passer meme si, a son avis, ils sont tous de fieffes menteurs et d'indecrottables infideles .Elle reconnait aussi qu'a cause de sa sexualite debordante, ses amours ne durent jamais plus que six semaines et, precise-telle, il est rare qu'on se rende jusque-la .Pour elle, l'homme ideal doit etre grand et mince, mais muscle.Il doit etre quelqu'un de bien, instruit, drole, plein d'esprit et avoir un bon sens artistique.Mais il ne doit pas toujours monopoliser l'attention autour de lui.Et, ah oui ! il doit bien embrasser.Parmi les hommes avec lesquels Gwyneth Paltrow a eu une liaison, on retrouve Brad Pitt, Ben Affleck, Jason Blum, Chris Heinz ( oui, le ketchup ).Pour l'instant son coeur bat pour Luke Wilson avec qui elle partage la vedette dans The Royal Tenenbaums.Pour l'amour de Soderbergh LORSQU'ELLE A ACCEPTE de jouer pour Steven Soderbergh dans The Art of Negociating a Turn, Julia Roberts n'a pas exige son habituel traitement de star, caravane et tout le tralala.Elle a meme accepte de fournir sa propre garde-robe, de se maquiller, de se coiffer elle-meme.Il faut dire que le budget du film n'est que de 10 millions de dollars, soit la moitie de son seul cachet habituel.Mais pour l'amour de Soderbergh, non seulement Julia Roberts, mais aussi David Duchovny et tous les autres acteurs ont accepte un cachet symbolique et ne seront payes a leur juste valeur que si le film est un succes au box-office.Mauvais quart d'heure JANE FONDA a passe un mauvais moment lorsque son fils Troy Garity lui a appris qu'il avait insiste pour faire lui-meme ses cascades dans Bandits.Apres qu'on eut pris toutes les precautions imaginables, on l'a ainsi arrose d'essence et transforme en torche humaine pendant trente secondes.Mais j'ai eu l'impression que ca avait dure une heure , a commente le jeune acteur.Premiere scene GRAND COEUR, Matt Damon, qui dejeunait dans un hotel de Beverly Hills, a accepte, apres qu'on lui eut dit qu'il etait son idole, d'aller embrasser la nouvelle mariee a un banquet qui se tenait dans une salle voisine.Bouleversee, l'epousee a fondu en larmes, mais le mari, lui, a vu rouge et lui a fait sa premiere scene de menage.Et Matt Damon a discretement pris ses distances.E X P R E S S NICOLE KIDMAN n'a pas a regretter d'avoir declare lors de sa rupture d'avec Tom Cruise Maintenant, je peux me permettre de porter des talons hauts ! .En effet, elle a depuis ete inondee de souliers fins que lui ont fait parvenir Barneys, Neiman Marcus et Saks Fifth Avenue.Michael Douglas a l'intention de tourner un film dans le style de On Golden Pond avec son pere, Kirk et son fils Cameron.Eric Rohmer n'utilise pas de clap pour le moteur par souci de discretion.Il prefere frapper dans ses mains.Russell Crowe fera ses debuts de realisateur avec The Long Green Shore.Une epopee qui se deroule a la fin de la Seconde Guerre mondiale en Nouvelle- Guinee, ou un bataillon australien doit rattraper des troupes japonaises qui battent en retraire.SOURCES : Movie Idols, Globe, Glamour, Star 7LP0901B1111 B-9 dimanche - ARTS 7LP0901B1111 ZALLCALL 67 01:01:12 11/11/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 1 1 NO V EMB R E 2 0 0 1 B 9 La chronique musicale, il y a un siècle EN BREF Une première pour Placido Domingo BERLIN \u2014 Le ténor espagnol Placido Domingo chantera le 16 novembre prochain à Berlin pour la première fois de sa carrière en public le rôle de Siegfried dans Le Crépuscule des Dieux de Richard Wagner.Aux côtés de la cantatrice américaine Jane Eaglen et du Finlandais Matti Salminen, Placido Domingo, 60 ans, chantera le rôle dans une version de concert sous la direction du chef d'orchestre israélo-argentin Daniel Barenboïm.Dans ce concert donné à l'Opéra d'État de Berlin au profit de la Fondation des amis de l'Opéra d'État, Placido Domingo, qui a renoncé à tout cachet, chantera également une partie du rôle de Siegmund dans La Walkyrie, également un opéra wagnérien.Agence France-Presse SOUVENIRS - SOUVENIRS NOTRE JOURNAL publiait le 10 novembre 1900, dans sa chronique Tirez le rideau, un compte-rendu du concert donné la veille, à la salle Windsor, par l'orchestre Goulet.Il s'agissait du premier concert symphonique de la saison et, écrivaiton, l'auditoire, en dépit de la température inclémente, était assez nombreux et très sympathique.« Les différents morceaux exécutés par l'orchestre Goulet ont été rigoureusement écoutés et chaleureusement applaudis.Nous ne saurions vraiment dire lequel de ces morceaux a été le moins apprécié de l'auditoire.» Le soliste Mendoza Langlois avait, écrivait-on, chanté avec maîtrise et avait été chaleureusement applaudi.On annonçait également que dans un prochain programme, « Mlle Céline Marier, dont la réputation comme cantatrice n'est plus à faire, chantera au prochain concert ».La même chronique parlait de théâtre et affirmait que la pièce Siberia, qui devait être présentée la semaine suivante à l'Académie, n'était pas une nouveauté mais « l'une des oeuvres les plus puissantes qui aient été représentées sur la scène américaine ».L'instinct du cinéaste DANS UNE INTERVIEW qu'il a accordée le 14 novembre 1970 à Luc Perreault, le cinéaste Claude Sautet expliquait qu'il avait une conception très particulière de l'adaptation d'une oeuvre littéraire pour le cinéma.« Succès ou pas, d'un très beau livre, on ne peut pas faire un film, mais d'un livre un peu raté on peut faire un beau film.Le livre est un agent, un détonateur.L'intérêt d'un livre, c'est que pour les producteurs, ils ont l'impression qu'ils ont déjà une marchandise.Ça fait partie du processus économique.Ça m'est rigoureusement égal d'écrire mon propre scénario ou d'adapter un roman.Mais il y a une liberté qu'on a avec un livre que j'ai moins avec un scénario.J'aime, au cinéma, la fabrication.L'instinct, la sensibilité, c'est une chose à conserver.C'est quelque chose de biologique.C'est vrai qu'on peut apprendre à faire du cinéma en un mois.Mais il y a quelque chose qui ne s'apprend pas et qui est moral.C'est comme si on disait que pour bien faire l'amour, il faut le faire souvent.Il n'y a pas nécessairement progrès ! » Pour un théâtre populaire EST-IL POSSIBLE de créer un véritable « théâtre populaire » ?La question fut posée clairement dans notre journal il y a plus de 70 ans (15 novembre 1930) par le regretté Jean Béraud.« Un peu partout dans le monde, écrivait-il, le projet d'un Théâtre Populaire pour les grandes villes a fait couler beaucoup d'encre, en vain.Aux environs de 1880, plusieurs chroniqueurs français réclamaient un Théâtre Populaire pour Paris.Il leur fallut attendre longtemps pour voir leur désir se réaliser, mais enfin Paris a connu à diverses époques plusieurs entreprises vouées à un succès, ou si l'on veut, à un échec, plus ou moins grand.Il semble qu'en somme, l'idée n'en a jamais été réalisée de façon tout à fait idéale.Il ne faudrait pas se méprendre sur le sens du Théâtre Populaire.Il ne s'agit pas d'une scène où l'on sacrifie la qualité du répertoire, l'intérêt intellectuel du spectacle, la discipline des comédiens au soi-disant goût populaire, qu'entre nous, on dit fort mauvais.Un Théâtre Populaire digne de ce nom convie la masse à des représentations données au prix le plus abordable pour tous, des pièces marquantes de toutes les littératures et de toutes les époques.» Paul-Marie Lapointe, poète de la patrie IL Y A PLUS DE 40 ans déjà, notre journal qualifiait Paul-Marie Lapointe, qui venait de publier Choix de Poèmes, son second recueil, de poète qui, avec Gilles Constantineau, avait « donné une patrie à la poésie canadienne-française ».Journaliste, Lapointe était alors secrétaire de la rédaction à La Presse et avait déjà publié, en 1949, tout jeune, Le Vierge incendié, qui, écrivait- on, « reste avec Refus Global et les textes de Claude Gauvreau, une oeuvre majeure de la littérature « automatiste » au Canada.Ce recueil considérable d'une centaine de pages mimémographiées marquait une date dans l'histoire de notre poésie, tant sur le plan des thèmes que sur celui de la forme : la révolte ouverte contre l'éducation, le mode de vie, la civilisation québécoise ; sujets alors tabous et explosion des cadres poétiques conventionnels, utilisation « automatique » des mots, des images.Après dix ans de silence, le Choix de Poèmes de Lapointe s'inscrivait dans la catégorie de la poésie « sociale » et rompait avec l'esprit de sa première manière.Mais Lapointe n'y voyait, quant à lui, aucune volteface, affirmait que sa conception de la poésie demeurait la même et que son nouveau recueil n'était pas plus social ni moins individualiste que le premier.Lorenzo Bariteau, habile comédien AUJOURD'HUI, LE NOM de Lorenzo Bariteau a sombré dans l'oubli.Mais il y a plus de 70 ans, notre journal affirmait (11 novembre 1930) qu'il était « l'un des plus habiles comédiens de la Société Canadienne d'Opérette.Alors âgé de 35 ans, Bariteau, un Montréalais, avait fait ses études à l'école Sainte-Brigide puis à l'école Saint-Laurent et avait commencé, dès ses études, à se produire en spectacle.En 1912, encore tout jeune, il avait fait ses débuts à l'Association dramatique de Montréal puis, sous Honoré Vaillancourt, il fait partie de plusieurs représentations qui devaient amener la création de la Société Canadienne d'Opérette.Puis, après un stage au Théâtre intime, il fonda les Compagnons de la Petite Scène avant de passer à la Société Canadienne de Comédie puis revenir à la Société Canadienne d'Opérette où il interprétait des rôles de composition.Toujours 9,00 $ sur présentation de ta carte étudiant au moment de l'achat LE VOL (13+) (Version française de THE HEIST) (ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX) DIM 2:15, 4:45, 7:15, 9:45 LUN-JEU 2:15, (4:45), 7:15, 9:45 MONSTRES, INC.(G) (Version française de MONSTERS, INC.) (2 ÉCRANS) (ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX DIM) DIM 12:30, 1:00, 2:45, 3:15, 5:00, 5:30, 7:15, 7:45, 9:30, 10:00 LUN-MAR 2:15, 2:45, (4:30), (5:00), 7:00, 7:30, 9:15, 9:45 MER 2:15, 2:45, (4:30), (5:00), 7:30, 9:45 JEU 2:15, 2:45, (4:30), (5:00), 7:00, 7:30, 9:15, 9:45 THE MAN WHO WASN'T THERE (13+) (ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX DIM) DIM 1:50, 4:35, 7:25, 10:10 LUN-JEU 1:50, (4:35), 7:25, 10:10 SEXY BEAST (13+) (ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX DIM) DIM 2:30, 5:15, 7:30, 9:45 LUN-JEU 2:30, (5:15), 7:30, 9:45 BREAD & TULIPS (G) (SOUS-TITRES EN ANGLAIS) (ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX DIM) DIM 2:05, 4:35, 7:05, 9:40 LUN-JEU 2:05, (4:35), 7:05, 9:40 K-PAX (G) (2 ÉCRANS) DIM 1:30, 2:15, 4:45, 5:30, 7:30, 8:15, 10:15 LUN-MAR 1:30, 2:15, (4:45), (5:30), 7:30, 8:15, 10:15 MER 1:30, 2:15, (4:45), (5:30), 8:15 JEU 1:30, 2:15, (4:45), (5:30), 7:30, 8:15, 10:15 MULHOLLAND DRIVE (13+) DIM 1:45, 5:15, 8:30 LUN-JEU 1:45, (5:15), 8:30 WAKING LIFE (G) (ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX) DIM 2:20, 4:50, 7:25, 9:50 LUN-JEU 2:20, (4:50), 7:25, 9:50 INNOCENCE (G) DIM 2:30, 5:00, 7:15, 9:30 LUN-JEU 2:30, (5:00), 7:15, 9:30 ON THE LINE (G) DIM 1:40, 4:10, 7:10, 9:25 LUN-JEU 1:40, (4:10), 7:10, 9:25 FROM HELL (13+) (2 ÉCRANS) (ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX) DIM 1:30, 2:30, 4:15, 5:15, 7:00, 8:00, 9:45 LUN-MAR 1:30, 2:30, (4:15), (5:15), 7:00, 8:00, 9:45 MER 1:30, 2:30, (4:15), (5:15), 7:00, 9:45 JEU 1:30, 2:30, (4:15), (5:15), 7:00, 8:00, 9:45 SORTI DE L'ENFER (13+) (Version française de FROM HELL) (ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX) DIM 2:00, 4:45, 7:30, 10:15 LUN-JEU 2:00, (4:45), 7:30, 10:15 RIDING IN CARS WITH BOYS (G) DIM 1:30, 4:30, 7:30, 10:30 LUN-JEU 1:30, (4:30), 7:30, 10:30 IRON MONKEY (13+) DIM 2:10, 4:20, 7:10, 9:20 LUN-JEU 2:10, (4:20), 7:10, 9:20 JOY RIDE (13+) (ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX) DIM 2:40, 5:20, 7:45, 10:10 LUN-JEU 2:40, (5:20), 7:45, 10:10 THE DEEP END (13+) (ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX) DIM 1:45, 4:15, 7:00, 9:25 LUN-JEU 1:45, (4:15), 7:00, 9:25 LE FABULEUX DESTIN D'AMÉLIE POULAIN (G) (SOUS-TITRES EN ANGLAIS) DIM 1:40, 4:25, 7:05, 9:55 LUN-JEU 1:40, (4:25), 7:05, 9:55 (G) (2 ÉCRANS) (ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX) DIM 1:30, 2:15, 4:30, 5:15, 7:15, 8:00, 10:00 LUN-JEU 1:30, 2:15, (4:30), (5:15), 7:15, 8:00, 10:00 dans toutes les salles de cinéma www.amctheatres.com www.moviewatcher.com Obtenez des entrées gratuites ! 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ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX = AUCUN LAISSEZ-PASSER ACCEPTÉ 3002284A «Un plaisir élégant et impressionnant!» A.O.Scott, THE NEW YORK TIMES «Deux fois bravo!» EBERT & ROEPER AND THE MOVIES «Un film superbe» Joel Siegel, GOOD MORNING AMERICA «Inoubliable» Peter Travers, ROLLING STONE «Ben Kingsley est génial» Lou Lumenick, NEW YORK POST «Délicieusement drôle.» Peter Howell, TORONTO STAR «De brillantes performances» Elizabeth Einstein, ESQUIRE «\u0001\u0001\u0001H» John Anderson, NEWSDAY «Des kilowatts d'électricité» Owen Gleiberman, ENTERTAINMENT WEEKLY «Audacieux» David Ansen, NEWSWEEK «Subtil, drôle et sombre» Liz Braun, TORONTO SUN «L'anti-Gandhi» Anthony Lane, THE NEW YORKER «\u0001\u0001\u0001H» Liz Braun, TORONTO SUN «Exceptionnel» Stephen Farber, MOVIELINE «Tour-de-force» Jami Bernard, NEW YORK DAILY NEWS «\u0001\u0001\u0001\u0001» Peter Howell, TORONTO STAR «LAMEILLEUREINTERPRÉTATIONDEBENKINGSLEY.» Glenn Kenny, PREMIERE Trame sonore disponible sur Beyond Records.VIOLENCE LANGAGE VULGAIRE ANS + CINÉMAS AMC LE FORUM 22 .À L'AFFICHE EN EXCLUSIVITÉ! CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS VERSION ORIGINALE ANGLAISE .SON DIGITAL 3004044A LE PLAISIR CROÎT AVEC L'USAGE CE SOIR 20H Suzanne Lévesque reçoit Véronique Cloutier et ses coups de coeur Gabrielle Destroismaisons, Alain Dumas, Gildor Roy, René Simard\u2026 1 Gémeaux ! 2989522A 7LP1001B1111 B-10 dimanche - ART 7LP1001B1111 ZALLCALL 67 01:01:50 11/11/01 B B 1 0 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 1 1 NO V EMB R E 2 0 0 1 EN BREF SPECTACLES Une aide pour le Musée de la nature et des sciences LE MUSÉE DE LA NATURE et des sciences de Sherbrooke a reçu jeudi une aide financière de près de 3,5 millions du gouvernement du Québec afin de mener à terme son déménagement dans l'ancienne usine désaffectée de la Kayser.De passage jeudi en Estrie, la ministre d'État à la Culture et aux Communications, Diane Lemieux, a annoncé une contribution de son ministère de l'ordre de 2 754 000 $.Le ministère des Affaires municipales et de la Métropole versera pour sa part 350 000 $, tout comme le Conseil régional de développement de l'Estrie.Ces sommes s'ajoutent aux 3,8 millions déjà consentis par le gouvernement fédéral et aux 675 000 $ versés par la Ville de Sherbrooke, pour totaliser des investissements de 8,5 millions.Salles de répertoire A.I.(ARTIFICIAL INTELLIGENCE) Cinéma du Parc (2): 21h.BARRY LYNDON Cinéma du Parc (3): 14h.CHANGE-MOI MA VIE Musée des Beaux-Arts (1379, Sherbrooke O.): 18h15.CONTES ET COMPTES DE LA COUR Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 20h30.GHOST WORLD Cinéma du Parc (3); 21h35.HORLA (LE) - LES MARIÉS DE ROBINSON - L'ORDRE Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra); 18h30.KANDAHAR Cinéma du Parc (2): 14h, 15h45, 17h30, 19h15.LA VÉRITÉ SI JE MENS Musée des Beaux-Arts (1379, Sherbrooke O.): 16h.LEAGUE (THE) Musée des Beaux-Arts (1379, Sherbrooke O.): 12h.MAÎTRESSE EN MAILLOT DE BAIN (LA) Musée des Beaux-Arts (1379, Sherbrooke O.): 14h.MULHOLLAND DRIVE Cinéma du Parc (1): 13h30, 16h15, 19h, 21h45.OUR LADY OF THE ASSASSINS Cinéma du Parc (3): 19h40.PRINCESS (THE) AND THE WARRIOR Cinéma du Parc (3): 17h15.QUAND ON SERA GRAND Musée des Beaux-Arts (1379, Sherbrooke O.): 20h30.UN MARCHAND, DES ARTISTES ET DES COLLECTIONNEURS Cinémathèque québécoise (salle Fernand-Seguin): 19h.Danse PLACE DES ARTS (Cinquième Salle) Plus que ça c'est trop, avec Kha, Héloïse Rémy et Katie Ward.Mer., jeu., ven., 20h.TANGENTE (840, Cherrier E.) Odyssia, de Irèni Stamou, et Dar Ellil, de Imed Jemáa: 19h30.Série des majeurs.Musique CHRIST CHURCH CATHEDRAL Dim., 13h, Sebastian Helmer, violoniste.Tartini, Webern, Fauré, Wieniawski.CHAPELLE DU BON-PASTEUR Dim., 15h30, Ensemble du Conservatoire.Dir.Alain Trudel.L'Histoire du soldat (Stravinsky).SALLE DES JMC Dim., 20h, Quatuor Bozzini.Goldstein, Sciarrino, Webern.PLACE DES ARTS (Cinquième Salle) Dim., 11h, Ensemble instrumental.Dir.Yannick Nézet-Séguin, pianiste.Trio pour piano, hautbois et cor (Herzogenberg), Quintette pour piano et cordes (Elgar).Anim.André Pappathomas.Pro Musica.ÉCOLE VINCENT-D'INDY Dim., 15h, Ensemble Pentaèdre et Dale Bartlett, pianiste.Ganne, Kalliwoda, Chausson, Grovlez, Lachner, Bricciardi.ÉGLISE ST-PIERRE-APÔTRE Dim., 15h30, Jean Ladouceur, organiste, Richard Foisy, récitant.Bach, Du Mage, Dumont.Théâtre GESÙ (1200, Bleury) La Tempête.Mise en scène de Yvon Bilodeau.Avec Frédéric Angers, Vincent Bilodeau, Louis Gagné, Thomas Graton, Caroline Lavigne, Luc Senay, Yves Soutière et Marthe Turgeon: 20h.THÉÂTRE PROSPERO (salle intime,1371, Ontario E.) Clovis dans la fleur de lâge, de et avec Guillaume Lemée.Dirigé par Marie Élaine Savoie: 20h.SALLE DU THÉÂTRE ESPACE GO (4890, St-Laurent) Le Ventriloque, de Larry Tremblay.Mise en scène de Claude Poissant.Avec Nathalie Mallette, Frédéric Desager, Nathalie Claude et Daniel Parent.Présentation du Théâtre PàP.Du mar.au sam., 20h.MONUMENT-NATIONAL (1182, St-Laurent) La Mort des mots, de Pierre- Olivier Pineau.Mise en scène de Julien Blais: 20h30.MONUMENT-NATIONAL (Salle Ludger-Duvernay, 1182, St-Laurent) Au coeur du désir, collage d'extraits choisis de textes de Jean Racine.Mise en scène de Gervais Gaudreault et Han Masson: 15h.AU HORS-BORD (3655, St-Laurent, espace 104) Me My Lee Miller, portrait bidule d'une femme photographe, de Carole Nadeau.Du jeu.au sam., 20h30.THÉÂTRE ROUGEMONT (370, rang de la Montagne) À la recherche d'Elvis, de Marcia Kash.Trad.de Josée La Bossière.Mise en scène de Serge Denoncourt.Avec Maude Guérin, Patrick Hivon, Normand Lévesque, Marie-Chantal Perron, Michel Poirier et Sylvie Potvin.Du jeu.au sam., 20h; dim., 15h.Pour enfants LA MAISON THÉÂTRE (245, Ontario E.) 3 Petits Chantiers.Mise en scène de Bernard Sultan.Avec Sophie Hutin, Gwenaël Le Boulluec et Nicolas Vidal: 13h et 15h.Présentation de la Compagnie Agitez le Bestiaire: 13h et 15h.(3 à 6 ans) THÉÂTRE LIONEL-GROULX (100, Duquet, Ste-Thérèse) Le jardin de Babel, de Marie- Louise Guay: 14h.Variétés SALLE PIERRE-MERCURE DU CENTRE PIERRE-PÉLADEAU (300, boul.de Maisonneuve E.) Virginia Rodrigues: 20h.CASINO DE MONTRÉAL Richard Abel.Mar., mer., jeu.: 13h30.- Danse Sing, revue musicale de Sophye Nolet: 21h, sauf lun.THÉÂTRE OUTREMONT (1248, Bernard O.) Daniel Lemire: 20h.PETIT CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Zebra: 21h30.LE PETIT MEDLEY (6206, St-Hubert) Les Cravates (improvisation): 20h30.L'ESCOGRIFFE (4467, St-Denis) Alain Proviste: 22h.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Jacques Rochon: 21h.LE SERGENT RECRUTEUR (4650, St-Laurent) Petits univers contemporains, avec Pascale Desbois et Sylvain Rodrigue: 19h30.UPSTAIRS (1254, Mackay) Trio Jean-François Groulx; 20h30.BIDDLE'S (2060, Aylmer) Géraldine Hunt: dès 20h.THÉÂTRE DU VIEUXTERREBONNE (867, St-Pierre) Mario Pelchat: 20h30.LE MOULINET (950, Île-des-Moulins, Terrebonne) Sylvain Lelièvre: 20h.3003880A CINÉMA CARNAVAL CHÂTEAUGUAY .CINÉPLEX ODÉON CÔTE-DES-NEIGES .LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10 .CINÉMA 9 GATINEAU .LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11 .CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) .FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 .FAMOUS PLAYERS DORVAL .MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 .FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT .FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND .FAMOUS PLAYERS STARCITÉ HULL .CINÉMA GALERIES AYLMER .VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE 13 ANS + .SON DIGITAL FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT IMAX® .présentation spéciale en format 35 mm amélioré À L'AFFICHE! CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE .CINÉ-ENTREPRISE CINÉMA DU CAP .CINÉPLEX ODÉON CHÂTEAUGUAY ENCORE .CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON .CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION .CINÉMA CAPITOL DRUMMONDVILLE .CINÉ-ENTREPRISE FLEUR DE LYS GRANBY .LE CARREFOUR 10 JOLIETTE .LES CINÉMAS GUZZO LANGELIER 6 .CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) .FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL .LES CINÉMAS GUZZO PARADIS .MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 .CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN .CINÉ-ENTREPRISE PLAZA REPENTIGNY .CINÉMA 9 ROCK FOREST .CINÉMA ST-LAURENT SOREL-TRACY .CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE .CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO .CINÉMA ST-EUSTACHE .GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE .CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME .MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 .CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD .CINÉMA PIXEL LOUISEVILLE .CINÉMA BIERMANS SHAWINIGAN .MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 .FLEUR DE LYS TROIS-RIVIÈRES O.LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 .LES CINÉMAS GUZZO TERREBONNE 8 .«CE FILM EST SENSATIONNEL.» Jermaine Linton, MTV RADIO version française de THE ONE CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS! 3004062A www.shallowhalmovie.com ©2001 TWENTIETH CENTURY FOX version française de «SHALLOW HAL» - Bill Zwecker, WFLD-TV, CHICAGO «LA COMÉDIE LA PLUS AMUSANTE DE L'ANNÉE!» - Earl Dittman, WIRELESS MAGAZINE LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10 .LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11 .FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .CINÉMA PINE STE-ADÈLE .MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 .FAMOUS PLAYERS DORVAL .MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 .FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT .FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND .CINÉPLEX ODÉON CAVENDISH (Mail) .CINÉPLEX ODÉON CÔTE-DES-NEIGES .CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) .FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL .MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 .CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE .LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 .CINÉMA ST-EUSTACHE .GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE .CAPITOL ST-JEAN .MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 .LES CINÉMAS GUZZO TERREBONNE 8 .CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD .MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 .LES CINÉMAS LANGELIER 6 .CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE .CINÉPLEX ODÉON CHÂTEAUGUAY ENCORE .CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON .CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION .CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) .CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN .CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO .CINÉ-ENTREPRISE LAISSEZ-PASSER PLAZA REPENTIGNY .REFUSÉS VERSION ORIGINALE ANGLAISE VERSION FRANÇAISE À L'AFFICHE! .SON DIGITAL CONSULTEZ LES GUIDESHORAIRES DES CINÉMAS! GVISA GÉNÉRAL CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME .3004065A TUNNEL (sous-titre français) (13+) Dim.5:10,9:00 Lun.au Jeu.1:40,5:10,9:00 LA CHAMBRE DU FILS (v.française) (G) Dim.au Jeu.12:30,3:00,5:20,7:40,9:55 LA LOI DU COCHON (13+) Dim.au Jeu.1:10,3:30,7:05,9:35 NE DITES RIEN (13+) Dim.4:10,6:50,9:25 Lun.au Jeu.1:20,4:10,6:50,9:25 LE DERNIER CHÂTEAU (13+) Dim.au Jeu.12:25,3:25,6:30,9:30 SOUS LE SABLE \u0002 (13+) Dim.au Jeu.1:10,4:00,7:00,9:40 BANDITS (v.française) (G) Dim.au Jeu.12:10,3:10,6:30,9:30 INNOCENCE\u0002 (v.française) (G) Dim.au Jeu.12:00,2:20,4:45,7:15,9:35 13 FANTÔMES \u0002 (13+) Dim.5:05,7:30,10:00 Lun.au Jeu.12:15,2:40,5:05,7:30,10:00 L'HOMME QUI VIENT DE LOIN\u0002 (G) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.12:30,3:20,4:15,6:20,7:05,9:05,9:45 Lun.au Jeu.12:30,1:15,3:20,4:15,6:20,7:05,9:05,9:45 UN CRÂBE DANS LA TÊTE\u0002(G) Dim.au Jeu.12:15,2:45,5:10,7:30,9:50 LE SEUL \u0002 (13+) Dim.au Jeu.12:40,2:50,5:00,7:15,9:40 L'HOMME QUI N'ÉTAIT PAS LÀ \u0002(13+) Dim.au Jeu.1:00,3:45,6:45,9:25 LA MAISON SUR LA FALAISE\u0002(G) Dim.au Jeu.1:00,4:00,7:00,9:45 HAL LE SUPERFICIAL \u0002 (G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.12:45,3:30,4:30,6:40,7:20,9:15,9:55 Lun.au Jeu.12:45,1:30,3:30,4:30,6:40,7:20,9:15,9:55 LE FABULEUX DESTIN D' AMÉLIE POULAIN \u0002 (G) Dim.Mar.& Mer.1:30,4:20,7:00,9:40 Lun.& Jeu.7:00,9:40 MVP 2: UNE MERVEILLE VERTICALE \u0002 (G) Dim.Mar.& Mer.12:35,2:30,4:30 SORTI DE L'ENFER \u0002 (13+) Dim.au Jeu.7:10,9:40 13 FANTÔMES\u0002(13+) Dim.Mar.& Mer.12:35,2:50,5:10,7:10,9:30 Lun.& Jeu.7:10,9:30 L'HOMME QUI VIENT DE LOIN\u0002 (G) Dim.Mar.& Mer.1:10,3:50,7:05,9:45 Lun.& Jeu.7:05,9:45 MONSTRES, INC.\u0002 (G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.Mar.& Mer.12:40,1:00,3:00,3:10,5:00,5:20,7:00,7:30,9:00,9:30 Lun.& Jeu.7:00,7:30,9:00,9:30 DRAME FAMILIAL \u0002(13+) Dim.Mar.& Mer.12:45,2:55,5:00,7:15,9:25 Lun.& Jeu.7:15,9:25 LE SEUL (13+) Dim.Mar.& Mer.1:00,3:00,5:00,7:05,9:00 Lun.& Jeu.7:05,9:00 LE VOL \u0002 (13+) Dim.Mar.& Mer.1:25,4:00,7:20,9:40 Lun.& Jeu.7:20,9:40 LA MAISON SUR LA FALAISE (G) Dim.Mar.& Mer.1:35,4:20,7:00,9:35 Lun.& Jeu.7:00,9:35 HAL LE SUPERFICIAL\u0002(G) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.1:50,4:15,7:05,9:35 Lun.& Jeu.7:05,9:35 AMELIE Sub-Titled (G) Dim.& Mar.1:10,4:05,6:35,9:15 Lun.Mer.& Jeu.6:35,9:15 K-PAX \u0002 (G) Dim.& Mar.1:05,3:35,6:35,9:10 Lun.Mer.& Jeu.6:35,9:10 INNOCENCE (v.o.Anglaise) (G) Dim.& Mar.1:20,3:30,6:45,8:50 Lun.Mer.& Jeu.6:45,8:50 MONSTRES, INC.(G) Laissez-passer refusés Dim.& Mar.12:55, 3:00,5:05,7:10,9:25 Lun.Mer.& Jeu.7:10,9:25 DOMESTIC DISTURBANCE (13+) Dim.& Mar.12:50,2:50,4:50,7:00,9:30 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:30 HEIST (13+) Dim.& Mar.1:25,4:00,6:50,9:35 Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:35 SHALLOW HAL(G) Laissez-passer refusés Dim.& Mar.1:15,3:50,6:45,9:20 Lun.Mer.& Jeu.6:45,9:20 LIFE AS A HOUSE (G) Dim.& Mar.1:00,3:55,6:30,9:10 Lun.Mer.& Jeu.6:30,9:10 LE FABULEUX DESTIN D' AMÉLIE POULAIN \u0002 (G) Dim.Mar.& Mer.1:15,4:05,6:45,9:15 Lun.& Jeu.6:45,9:15 MVP 2: UNE MERVEILLE VERTICALE\u0002(G) Dim.Mar.& Mer.1:25,3:35 LE DERNIER CHÂTEAU \u0002 (13+) Dim.Mar.& Mer.3:30,9:25 Lun.& Jeu.9:25 FROM HELL \u0002 (13+) Dim.au Jeu.6:55,9:35 RIDING IN CARS WITH BOYS\u0002 (G) Dim.Mar.& Mer.12:35,6:35 Lun.& Jeu.6:35 K-PAX\u0002(v.o.Anglaise) (G) Dim.Mar.& Mer.1:20,3:55,6:50,9:30 Lun.& Jeu.6:50,9:30 L'HOMME QUI VIENT DE LOIN\u0002 (G) Dim.Mar.& Mer.1:10,3:45,6:30,9:05 Lun.& Jeu.6:30,9:05 EN BOUT DE LIGNE (G) Dim.Mar.& Mer.12:50,2:55,4:55,7:10,9:15 Lun.& Jeu.7:10,9:15 13 FANTÔMES\u0002(13+) Dim.Mar.& Mer.12:40,2:50,5:05,7:25,9:40 Lun.& Jeu.7:25,9:40 LE SEUL \u0002 (13+) Dim.Mar.& Mer.12:55,3:00,5:00,7:00,9:00 Lun.& Jeu.7:00,9:00 THE ONE \u0002 (13+) Dim.Mar.& Mer.12:45,2:45,4:50,7:05,9:40 Lun.& Jeu.7:05,9:40 SHALLOW HAL\u0002(G) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.12:30,3:15,7:15,9:45 Lun.& Jeu.7:15,9:45 LE VOL \u0002 (13+) Dim.Mar.& Mer.1:05,3:50,6:45,9:30 Lun.& Jeu.6:45,9:30 HAL LE SUPERFICIAL\u0002(G) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.1:00,3:40,6:55,9:20 Lun.& Jeu.6:55,9:20 LE FABULEUX DESTIN D' AMÉLIE POULAIN Sub-Titled (G) Dim.1:50,4:30,7:00 Lun.& Jeu.7:30 Mar.1:50,4:30,7:00,9:25 Mer.7:00,9:25 SOUS LE SABLE (13+) Dim.2:20,4:50,7:05 Lun.& Jeu.7:40 Mar.2:20,4:50,7:05,9:30 Mer.7:05,9:30 INNOCENCE (v.française) (G) Dim.2:10,4:25,7:15 L'HOMME QUI VIENT DE LOIN (G) Dim.2:05,4:40,7:10 Lun.& Jeu.7:30 Mar.2:05,4:40,7:10,9:40 Mer.7:10,9:40 VIDOCQ (v.française) (13+) Dim.2:00,4:20,7:25 LA MAISON SUR LA FALAISE (G) Dim.1:45,4:35,7:05 Lun.& Jeu.7:35 Mar.1:45,4:35,7:05,9:35 Mer.7:05,9:35 UN CRÂBE DANS LA TÊTE (G) Dim.2:15,4:45,7:20 Lun.& Jeu.7:40 Mar.2:15,4:45,7:20,9:40 Mer.7:20,9:40 LE FABULEUX DESTIN D' AMÉLIE POULAIN (G) Dim.Mar.& Mer.1:25,3:55,7:00,9:35 Lun.& Jeu.7:00,9:35 L'HOMME QUI VIENT DE LOIN (G) Dim.Mar.& Mer.1:30,4:05,6:50,9:25 Lun.& Jeu.7:00,9:25 13 FANTÔMES (13+) Dim.Lun.& Jeu.7:15,9:30 Mar.& Mer.1:40,4:15,7:15,9:30 MONSTRES, INC.(G) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.1:00,3:00,5:00,7:00,9:00 Lun.& Jeu.7:10,9:00 DRAME FAMILIAL (13+)Dim.Mar.& Mer.1:15,3:25,5:35,7:40,9:45 Lun.& Jeu.7:40,9:45 VIDOCQ (v.française) (13+) Dim.Mar.& Mer.1:05,3:20,5:30,7:35,9:50 LE SEUL (13+) Dim.Mar.& Mer.1:00,3:15,5:15,7:25,10:00 Lun.& Jeu.7:30,10:00 UN CRÂBE DANS LA TÊTE (G) Dim.Mar.& Mer.1:20,3:30,5:40,7:50,9:55 Lun.& Jeu.7:50,9:55 HAL LE SUPERFICIAL (G) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.1:10,3:40,7:05,9:40 Lun.& Jeu.7:05,9:40 LE VOL (13+) Dim.Mar.& Mer.1:35,4:00,6:55,9:20 Lun.& Jeu.7:20,9:40 LE FABULEUX DESTIN D' AMÉLIE POULAIN (G) Dim.au Jeu.7:10,9:40 13 FANTÔMES (13+) Dim.1:50,4:00,7:30,9:45 Lun.au Jeu.7:30,9:45 L'HOMME QUI VIENT DE LOIN (G) Dim.1:40,4:10,7:10,9:40 Lun.au Jeu.7:10,9:40 DRAME FAMILIAL (13+) Dim.1:30,3:30,7:20,9:35 Lun.au Jeu.7:20,9:35 MONSTRES, INC.(G) Laissez-passer refusés Dim.1:00,3:00,5:00,7:00,9:00 Lun.au Jeu.7:00,9:00 LE SEUL (13+) Dim.1:40,3:50,7:20,9:20 Lun.au Jeu.7:20,9:20 MVP 2: UNE MERVEILLE VERTICALE (G) Dim.1:10,3:10,5:10 HAL LE SUPERFICIAL (G) Laissez-passer refusés Dim.1:20,3:45,6:50,9:25 Lun.au Jeu.6:50,9:25 LE VOL (13+) Dim.1:10,3:30,7:10,9:30 Lun.au Jeu.7:10,9:30 L'HOMME QUI VIENT DE LOIN (G) Dim.1:20,3:55,7:10 Lun.7:30 Mar.au Jeu.7:10,9:50 13 FANTÔMES (13+) Dim.3:00,7:35 Lun.7:50 Mar.au Jeu.7:35,9:55 MVP 2: UNE MERVEILLE VERTICALE (G) Dim.12:50,5:10 MONSTRES, INC.(G) Laissez-passer refusés Dim.12:30,2:40,5:00 Lun.7:45 Mar.au Jeu.7:15,9:30 DRAME FAMILIAL (13+) Dim.1:30,3:40 Lun.7:55 Mar.au Jeu.7:20,9:25 LE SEUL (13+) Dim.1:10,3:20,5:20 Lun.8:00 Mar.au Jeu.7:30,9:35 HAL LE SUPERFICIAL (G) Laissez-passer refusés Dim.12:40,3:10,7:00 Lun.7:35 Mar.au Jeu.7:00,9:45 LE VOL (13+) Dim.1:00,3:30,7:05 Lun.7:40 Mar.au Jeu.7:05,9:40 SORTI DE L'ENFER \u0002 (13+) Dim.3:45,9:10 Mar.& Mer.9:10 Jeu.7:30 L'HOMME QUI VIENT DE LOIN \u0002 (G) Dim.1:15,3:40,7:00,9:15 Lun.& Jeu.7:25 Mar.& Mer.7:00,9:15 13 GHOSTS (13+)Dim.1:30,7:15 Lun.7:30 Mar.& Mer.7:15 LE SEUL (13+) Dim.1:35,3:25,7:20, 9:05 Lun.& Jeu.7:45 Mar.& Mer.7:20,9:05 HAL LE SUPERFICIAL (G) Laissez-passer refusés Dim.1:20,3:30,7:05,9:20 Lun.& Jeu.7:35 Mar.& Mer.7:05,9:20 LE VOL (13+)Dim.1:25,3:35,7:10,9:25 Lun.& Jeu.7:40 Mar.& Mer.7:10,9:25 TRAINING DAY \u0002 (13+) Dim.Mar.& Mer.1:30,4:35,7:05,9:40 Lun.& Jeu.7:05,9:40 13 GHOSTS\u0002(13+) Dim.Mar.& Mer.1:45,4:30,7:30,9:50 Lun.& Jeu.7:30,9:50 K-PAX\u0002 (G) Dim.Mar.& Mer.1:35, 4:20,7:00,9:35 Lun.& Jeu.7:00,9:35 THE ONE \u0002 (13+) Dim.Mar.& Mer.1:00,3:00,5:00,7:10,9:10 Lun.& Jeu.7:10,9:10 DOMESTIC DISTURBANCE \u0002 (13+) Dim.Mar.& Mer.1:25,3:25,5:25,7:25, 9:25 Lun.& Jeu.7:25,9:25 HEIST\u0002(13+) Dim.Mar.& Mer.1:40,4:10,7:20,9:45 Lun.& Jeu.7:20,9:45 SHALLOW HAL \u0002 (G) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.1:20,4:00,6:55,9:20 Lun.& Jeu.6:55,9:20 LE FABULEUX DESTIN D' AMÉLIE POULAIN\u0002 (G) Dim.Mar.& Jeu.1:30,4:05,6:55,9:30 Lun.& Mer.6:55,9:30 MVP 2: UNE MERVEILLE VERTICALE \u0002 (G)Dim.Mar.& Jeu.12:30,2:35,4:45 JOUR DE FORMATION \u0002 (13+) Dim.Mar.& Jeu.1:20,4:10,6:55,9:30 Lun.& Mer.6:55,9:30 BANDITS \u0002 (v.française) (G) Dim.Mar.& Jeu.4:00,9:05 LE DERNIER CHÂTEAU \u0002 (13+) Dim.Mar.& Jeu.1:00,3:45,6:50,9:35 Lun.& Mer.6:50,9:35 SORTI DE L'ENFER \u0002 (13+) Dim.au Jeu.9:30 AU VOLANT AVEC LES GARS\u0002(G) Dim.au Jeu.6:50 13 FANTÔMES\u0002 (13+) Dim.Mar.& Jeu.12:05,2:25,4:40,7:10,9:35 Lun.& Mer.7:10,9:35 EN BOUT DE LIGNE \u0002 (G) Dim.Mar.& Jeu.12:00,2:00,6:55 Lun.& Mer.6:55 L'HOMME QUI VIENT DE LOIN \u0002 (G) Dim.Mar.& Jeu.1:15,4:00,7:00,9:40 Lun.& Mer.7:00,9:40 MONSTRES, INC.\u0002 (G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.Mar.& Jeu.12:10,12:20,2:25, 2:35,4:35,4:45,7:00,7:10,9:10,9:20 Lun.& Mer.7:00,7:10,9:10,9:20 VIDOCQ (v.française) (13+) Dim.Mar.& Jeu.12:15,2:25,4:40,7:05,9:15 LE SEUL\u0002 (13+)Dim.Mar.& Jeu.12:10,2:15,4:30,7:05,9:15 Lun.& Mer.7:05,9:15 DRAME FAMILIAL \u0002 (13+) Dim.Mar.& Jeu.12:25,2:30,4:35,7:05,9:25 Lun.& Mer.7:05,9:25 HAL LE SUPERFICIAL \u0002 (G) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Jeu.1:25,3:50,6:50,9:15 Lun.& Mer.6:50,9:15 UN CRÂBE DANS LA TÊTE\u0002(G) Dim.Mar.& Jeu.12:05,2:20,4:35, 7:10,9:25 Lun.& Mer.7:10,9:25 LE VOL\u0002 (13+) Dim.Mar.& Jeu.12:00,2:20,4:40,7:00,9:20 Lun.& Mer.7:00,9:20 LA MAISON SUR LA FALAISE\u0002(G) Dim.Mar.& Jeu.1:15,3:55,6:55,9:35 Lun.& Mer.6:55,9:35 JOUR DE FORMATION \u0002 (13+) Dim.3:30,7:00 Lun.au Jeu.7:00 SORTI DE L'ENFER (13+) Dim.1:00,9:30,11:55 Lun.au Jeu.9:30 13 FANTÔMES (13+)Dim.1:00, 3:00,5:00,7:00,9:00,11:00 Lun.au Jeu.7:00,9:00 L'HOMME QUI VIENT DE LOIN \u0002 (G) Dim.1:10,3:40,7:10,9:40,12:00 Lun.au Jeu.7:10,9:40 LE SEUL\u0002 (13+) Dim.1:20,3:20, 5:20,7:25,9:35,11:45 Lun.au Jeu.7:25,9:35 HAL LE SUPERFICIAL \u0002 (G) Laissez-passer refusés Dim.1:00,3:25,7:00,9:25,11:40 Lun.au Jeu.7:00,9:25 LE VOL\u0002(13+)Dim.1:05,3:30, 7:05,9:30,11:45 Lun.au Jeu.7:05,9:30 HORAIRE VALIDE DU NOVEMBRE 11 AU NOVEMBRE 15 3004034A 7LP1101B1111 B-11 dimanche - ART 7LP1101B1111 ZALLCALL 67 01:02:21 11/11/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 1 1 NO V EMB R E 2 0 0 1 B 1 1 Mamemo, à toi le monde! MARIE-CHRISTINE B L A I S collaboration spéciale IMAGINEZ UN PETIT bonhomme qui ressemblerait au Petit Prince si le Petit Prince avait trois ans et si sa fameuse rose était plutôt.une vache aux allures de couverturedoudou ! C'est là un des nombreux charmes de Mamemo, à la fois personnage de dessin animé et de livres, héros de chansons pour enfants à deux voix et nom du duo Martine Peters et Olivier Battesti, qui a donné vie à Mamemo en 1979 en Belgique.Mamemo qui signifie, si je ne m'abuse, « beaux mots » en dialecte bruxellois Est-ce parce que le nouvel album et le spectacle qui l'accompagne s'intitulent À moi le monde ! ?Toujours est-il que Mamemo voit justement du monde, ces temps-ci : après des tournées en France, au Zaïre, en Algérie, en Suisse et bien sûr en Belgique, Mamemo en spectacle débarque pour la première fois de sa vie à Montréal, dans le cadre de Coup de coeur francophone.Au programme, les chansons interprétées par les sympathiques Martine Peters et Olivier Battesti accompagnés du percussionniste Marc Keyaert, mais aussi les beaux dessins animés mettant en vedette Mamemo et sa vache, projetés sur grand écran.« Il y a toujours eu beaucoup de visuel dans nos spectacles, explique Olivier Battesti, même avant la création du personnage de Mamemo.Disons que c'est comme un spectacle de marionnettes dont on verrait les manipulateurs, sauf que ces marionnettes sont en deux dimensions et que les manipulateurs chantent à leurs côtés ! » « En fait, c'est du salé-sucré, ce qu'on fait depuis nos débuts, explique Martine Peters.Une chanson peut dire quelque chose d'assez grave, mais les dessins animés qui l'accompagnent font sourire, ce qui dédramatise un peu.» Par exemple, une chanson comme Petite soeur (sur l'arrivée d'un nouveau bébé) \u2014 et qui dit bien clairement : Va-t'en loin petite soeur, je ne veux pas de toi dans mon coeur \u2014 est jumelée à des images plutôt rigolotes où Mamemo tiraille les couvertures, monte sur le berceau.pour finir par prendre l'horrible et délicieuse petite soeur dans ses bras.Et que dire du texte d'Une vraie maman, qui débute par Une maman qui se fâche, c'est une vraie maman, un papa qui râle, c'est un vrai papa, sinon qu'elle souligne très justement les bons et mauvais côtés des parents ?Comme dans la vraie vie, quoi.La vraie vie ayant par ailleurs un sacré sens de l'humour, le premier succès de Mamemo s'intitulait Les Bonbons.Rien à voir avec les bonbons du Belge Brel, tout à faire avec les sucettes, les caramels et autres bidules bourrés de colorants, mais tellement bons ! Ce classique (en Belgique) figure d'ailleurs sur l'album À moi le monde ! conçu expressément pour le marché québécois.Les six livres (vraiment à l'intention des plus petits) sont également offerts sur le marché par la maison d'édition Casterman.« C'est drôle qu'il y ait aujourd'hui des livres de Mamemo, dit Olivier Battesti, parce que nous, ce qu'on voulait dès le départ, c'était justement faire en chansons ce que le livre de contes fait depuis très longtemps : faire réfléchir et rire ensemble les parents et les enfants.On voulait faire un truc qui renforcerait la connivence entre adultes et enfants en s'arrangeant pour que les deux s'amusent bien, ce qui est en plus toujours valorisant pour les enfants.» Il existe donc des disques, des dessins animés (projetés notamment à la SRC le matin, dans le cadre des Chatouilles), des livres.et une langue : « Nous voulions depuis très longtemps faire un dessin animé avec Mamemo et quand, finalement, nous avons rencontré Olivier Marcoen (chargé de l'animation), nous avons décidé de le faire à l'intention de tous les pays du monde (à ce jour, 28 pays).Mais cela coûte cher, traduire des chansons.Alors, on a inventé le mamemo, une langue inconnue et rigolote qui permet aux enfants d'Amérique du Sud de chanter avec Mamemo ! » C'est vrai aussi pour les petits anglophones québécois, qui voient le dessin animé sur YTV depuis un an.Comme quoi c'est universel, un enfant ! MAMEMO en spectacle aujourd'hui, 15 h, à la maison de la culture Frontenac, pour les 3 ans et plus.Billets : enfants : 5 $, adultes : 8 $, famille : 20 $.Info : 514 844-2172.Retrouvez les horaires et la programmation du Coup de coeur francophone dans notre dossier spécial à www.cyberpresse.ca/ccf Photo RÉMI LEMÉE, La Presse © Les Belges Martine Peters et Olivier Battesti ont donné vie à Mamemo en 1979.Aujourd'hui, Mamemo et sa vache aux allures de couverture-doudou sont connus dans tous les pays du monde.A- FILMS À RÔLES MULTIPLES 1 Qui a réalisé le film Cruising Bar, dans lequel Michel Côté, qui l'a co-écrit, jouait quatre rôles?2 Quel gradué de Saturday Night Live jouait trois rôles dans le film Austin Powers II, en plus d'avoir écrit le scénario?3 En plus du docteur Strangelove et d'un officier français, quel autre personnage était joué par Peter Sellers dans Dr Strangelove?4 Quel acteur américain avait interprété ce même rôle, ainsi que celui d'un promoteur louche, dans Mars Attack?5 Dans quel film fantastique français de 1995 Dominique Pinon joue-t-il le rôle de six clones et d'un scaphandrier?Réalisateur du film Cruising Bar.5 Dans quelle ville les chefs aligner se rencontrent-ils en août 1943?F- MOTS COMMENÇANT PAR «TRI» 1 Une des capitales de la Libye?2 Nom générique des organisations criminelles d'origine chinoise?3 Bâton, gourdin?4 Qui n'a rien de spécial, dont la connaissance est inutile.5 Salle à manger romaine où étaient installés des lits où l'on s'installait pour manger, ainsi que le nom de ces lits.D- REFUS ET BOYCOTTS 1 Quel président américain déclara le boycott des jeux de Moscou?2 Pour quelle raison Pasternak dut-il refuser le prix Nobel de Littérature en 1958?3 Qui demanda aux Indiens de boycotter les vêtements fabriqués en Grande- Bretagne en 1918?4 Quel politicien vietnamien refusa le prix Nobel de la paix qu'il reçut conjointement avec Henry Kissinger en 1973?5 Quel Félix Céline Dion refusa- t-elle lors du gala de l'ADISQ de 1990 ?G- GÉOGRAPHIE 1 Quelle est la capitale de l'Uruguay?2 Dans quel pays devezvous vous rendre pour visite la ville de Santander?3 Quelle fut la deuxième ville à tenir deux fois les Jeux olympiques?4 Quel archipel polynésien, situé au sud des Samoa et à l'est des Fidji, est aussi appelé Îles des Amis?5 Quel super-vilain est régent du petit royaume imaginaire de Latveria, en Europe de l'Est?C- GUERRES MONDIALES 1 Quel traité avait établi en 1919 de nouvelles frontières pour l'Allemagne?2 Quel surnom donna-t-on aux soldats britanniques qui combattirent en Afrique du Nord, surnom proche de celui de Rommel, leur ennemi?3 Qui dirigeait la Luftwaffe allemande?4 Durant quel hiver la bataille de Stalingrad eutelle lieu?G É N I E S EN HERBE #961 En collaboration avec Génies en herbe Pantologie Inc., genies@fqjr.qc.ca B- NOBLE LITTÉRATURE 1 Quel était le premier prénom de celui qu'on surnomma le divin marquis.2 Sous quel nom Isidore Ducasse écrit-il ses Chants de Maldoror?3 Sous quel pseudonyme connaît-on Aurore Dupin, baronne du Devant.4 Sous quel titre de noblesse connaît-on mieux Sophie Rostopchine?5 Lequel de ces classiques n'a pas été écrit par un «sir» Peter Pan, Le Livre de la jungle ou Le Chien des Baskerville?E- MUSIQUE JOYEUSE 1 Quelle symphonie de Beethoven contient l'Hymne à la joie?2 Qui a écrit le texte de la chanson Y'a d'la joie?3 Qui a composé la musique de l'opéra La Veuve joyeuse?4 Quel groupe américain a commis la ritournelle Shiny Happy People, où il est question de gens rayonnant de joie qui se tiennent par la main?5 Qui a composé le choral Jésus, ma joie?H- IDENTIFICATION D'UN PERSONNAGE 1 Roi d'Angleterre de 1189 à 1199, il est né à Oxford ou Woodstock en 1157 et mort à Châlus en 1199.2 Fils d'Henri II et d Aliénor d'Aquitaine.Sur les dix ans que durèrent son règle, il ne fut en Angleterre que pendant cinq mois.3 Il s'est illustré comme un brillant combattant lors de la Troisième Croisade, où il prit Chypres et Messine.À son retour, il est fait prisonnier par l'empereur allemand à Vienne.4 C'est en attendant son retour que Robin des Bois et ses joyeux compagnons auraient combattu son frère, Jean Sans Terre, qui tentait de s'emparer du trône.Il a écrit Y'a de la joie.SOLUTION DANS LE CAHIER DES PETITES ANNONCES Lynda Lemay fête à l'Olympia de Paris la 100e représentation de son spectacle Presse Canadienne LA CHANTEUSE québécoise Lynda Lemay a fêté hier à l'Olympia de Paris la 100e représentation de son spectacle Du coq à l'âme.Ces spectacles de Lynda Lemay sont à guichets fermés depuis mai dernier.Les ventes de ses albums en France totalisent maintenant plus d'un million d'exemplaires.Lynda Lemay sera de retour au Québec la semaine prochaine.Sa tournée débutera à Laval le 29 novembre et s'arrêtera au Capitole de Québec le 10 janvier et au Théâtre St- Denis de Montréal, le 11.Photothèque La Presse © Lynda Lemay : 100 fois Du coq à l'âme. 7LP1201B1111 b12 DIMANCHE 7LP1201B1111 ZALLCALL 67 00:59:43 11/11/01 B B 1 2 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 1 1 NO V EMB R E 2 0 0 1 TÊTES D'AFFICHE Le tirage annuel de la Fondation du CHUM a permis à la fondation hospitalière d'encaisser 151 000 $, a annoncé la directrice adjointe de la fondation hospitalière, Micheline Robillard, en remettant le prix du tirage (30 000 $) remporté par Liliane Chiasson.\u0001 \u0001 \u0001 Marie-Josée Rouleau Le tournoi de golf féminin de la Fondation hôpital Charles Le- Moyne, qui s'est tenu sous la présidence d'honneur de la golf e u s e professionnelle M a r i e - J o s é e Rouleau, a permis à la présidente du comité organisateur, Lise Ouellet, et au président de Maytag (commanditaire principal) Pierre Bourcheix, de remettre 40 000 $ à Jean-Denis Côté, président de la fondation hospitalière.\u0001 \u0001 \u0001 C'est sous la présidence d'honneur de Michèle Boisvert (PDG des Produits Homeocan), que le Patro Le Prévost tiendra son gala annuel (soirée vins et fromages), le 17 novembre.Renseignements : (514) 273-8535, poste 247 ou 205.\u0001 \u0001 \u0001 Louis Larivière Le dîner-gala de la Fondation canadienne du rein, qui sera l'occasion de rendre hommage au Dr Jacques Corman pour sa contribution à la transplantation d'organes, sera présidé par Louis Larivière, premier vice-président, pour la région du Québec, à la Banque Toronto Dominion.Le tout aura lieu le jeudi 22 novembre, au Château Champlain.Coût : 200 $.Renseignements : (514) 938-4515.\u0001 \u0001 \u0001 À l'occasion de la journée mondiale de l'enfance, le 20 novembre, la Fondation Marie-Vincent tiendra, au Centre Sheraton, un panel sur l'application des nouvelles orientations ministérielles en matière d'agression sexuelle au niveau des services à l'enfance.Renseignements : (514) 362-6274.\u0001 \u0001 \u0001 Cora Mussely Tsouflidou L e c o m i t é Nous aidons, et la Société des Timbres de Pâques, deux organismes communautaires, ont tenu un premier « gala reconnaissance de l'industrie des services alimentaires », placé sous la présidence d'honneur de Jean-Pierre Léger (rôtisseries Saint-Hubert).On a alors rendu hommage à deux personnalités de l'industrie des services alimentaires, Cora Mussely Tsouflidou, présidente de Chez Cora déjeuners, et Raoul Landry, propropriétaire des Aliments Lexus.Mme Tsouflidou a été récompensée pour son engagement au sein de la communauté.M.Landry a été honoré pour ses réalisations professionnelles dans l'industrie des services alimentaires.\u0001 \u0001 \u0001 La Fondation du CHRDL (Centre hospitalier régional de Lanaudière) peut être fière de l'esprit de collaboration qu'elle a établi avec l'administration hospitalière ce qui en ferait un modèle du genre en matière d'attribution de fonds pour les acquisitions d'équipements.C'est donc en étroite collaboration avec la direction de l'hôpital que sa fondation a décidé de l'affectation de plus de 450 000 $ à des achats d'équipements, la plus importante dépense allant aux équipements pour le traitement de cancers et en cardiologie.\u0001 \u0001 \u0001 Guy Chevrette C'est sous la d'honneur du ministre Guy C h e v r e t t e (Transports, Affaires autochtones, Faune et Parcs), que se tiendra le prochain Festin de la Saint-Hubert, dont les profits seront partagés entre la Fondation Mira (chiensguides) et le CECI (Centre canadien d'étude et de coopération internationale).Le tout aura lieu le vendredi 16 novembre, au Château Royal, de Laval (3500, boulevard du Souvenir).Renseignements : (514) 875-9911 ou (450) 795-3725.\u0001 \u0001 \u0001 C'est sous la présidence d'honneur de Lucienne Robillard, présidente du Conseil du Trésor, que se tiendra le souper-bénéfice de la Fondation Yvon Lamarre, le 14 novembre, au buffet Bella Vista (7777, boulevard Newman, La Salle).Renseignements : (514) 364-2282, poste 2104.Don de 165 000 $ des TUAC Le cinquième gala Leucémie TUAC-Québec de rendre hommage à une trentaine de bénévoles des Travailleurs et travailleuses unis de l'alimentation et du commerce (TUAC) qui ont contribué à amasser 165 000 $ pour le Fonds de recherche du Canada pour la leucémie (FRCL).Le gala annuel marquant la réussite de cette entreprise humanitaire a vu défiler au micro le président de la FTQ, Henri Massé, Michael Fraser, directeur des TUAC Canada, et le président canadien des TUAC, Bernard Christophe, ainsi que le Dr Pierre Laneuville, chercheur à l'hôpital Royal Victoria et Walter Lumdsen, directeur du FRCL.Don mémorable Afin d'honorer la mémoire de sa femme décédée, dont la famille a toujours eu des liens d'amitié avec les soeurs de Charité de Sainte-Marie, Pierre Lassonde (à gauche), président et co-chef de la direction de Franco-Nevada Mining, a fait don d'un million de dollars à l'école Marie-Clarac (maison d'enseignement secondaire pour filles) qui lui a demandé en retour d'inaugurer un campus portant le nom de sa défunte épouse, Claudette Mac Kay-Lassonde.En recevant le don, la directrice de l'école, soeur Pierre-Anne Mandato (ici en compagnie de la présidente de la Fondation Marie-Louise Clarac, Rosina Mucci, à droite), a rappelé que sa communauté religieuse a investi 10 millions dans le nouveau campus qui est à la fine pointe de la technologie.Boursiers en gériatrie La Fondation Institut universitaire de gériatrie de Montréal vient d'octroyer 115 000 $ en bourses doctorales à des jeunes chercheurs du Centre de recherche de l'Institut universitaire de gériatrie grâce à des dons de la Fondation EJLB, la Fondation Berthiaume-Du-Tremblay, l'Assurance-vie Desjardins, Jean Métivier, et Harold White.Les boursiers encadrent ici le président de la fondation, François Joly, sont, dans l'ordre habituel : Abdallah Hadj Tahar, Cara Tannenbaum, Oury Monchi, et Daniel Saumier.Ils ont désespérément besoin d'abris, de vêtements chauds, de nourriture et de médicaments.Nous devons agir maintenant! Donnez au fonds d'urgence de l'UNICEF.1,5 million d'enfants risquent de ne pas survivre à l'hiver.Oui, je viens en aide aux enfants en danger de l'Afghanistan.Voici mon don de : 50 $ 100 $ 200 $ 1 000 $ ou Chèque à l'ordre de : Fonds d'urgence de l'UNICEF \u2014 Afghanistan OU VISA Master Card American Express No de carte de crédit : Date d'expiration : / Adresse : Ville : Prov.: Code postal : Téléphone : Retournez à : UNICEF Québec 4474, rue Saint-Denis, Montréal, QC H2J 2L1 No d'enregistrement : 122 680572 RR0001 Nom : Communiquez avec nous maintenant : 1 877 955-3111 www.unicef.ca LP-nov 11 3004726A 7LP1301B1111 B13 sciences 11 novembre 7LP1301B1111 ZALLCALL 67 00:57:08 11/11/01 B SCIENCES LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 1 1 NOVEMBRE 2001 B13 Il y a à peine deux ans, le 15 décembre 1999, des astronomes britanniques utilisant un téléscope des îles Canaries, découvraient la planète ci-dessus, à 55 années-lumière de la Terre.L'illustration montre son étoile, Tau Bootis, à gauche, et au premier plan, une lune dont l'existence n'est pas encore tout-à-fait confirmée.La nouvelle planète \u2014 détectée à partir de fines oscillations que sa masse impose à l'étoile autour de laquelle elle tourne \u2014 a été nommée Planète du Millénaire.Pas moins de 74 planètes extra-solaires ont été détectées, selon le catalogue tenu à jour par l'astronome Jean Schneider.Huit nouvelles planètes dans la gibecière des chasseurs d'étoiles FABRICE NODÉ-LANGLOIS Le Figaro Méthodiquement, étoile par étoile, la chasse aux planètes extra-solaires (en dehors de notre système solaire) se poursuit.Et dans l'escarcelle des astronomes du télescope Keck de 10 mètres de diamètre à Hawaii, du petit télescope californien Lick de 3 mètres et de l'observatoire anglo-australien des Nouvelles-Gallesdu- Sud (3,9 m), le gibier tombe, en abondance.Une équipe internationale financée par la Fondation nationale des sciences (NSF, États-Unis) et la Nasa vient donc de récolter huit nouvelles planètes.Depuis que les premières planètes extrasolaires furent découvertes en 1995 par l'équipe suisse de Michel Mayor, la plupart des corps célestes détectés décrivent des orbites très allongées, excentriques, à la différence de la Terre et de ses voisines qui tracent pratiquement des cercles autour du Soleil.« La plupart des systèmes planétaires que nous avons découverts n'avaient qu'un lointain air de famille avec le nôtre, explique l'un des découvreurs, Steve Vogt, de l'observatoire Lick (université de Californie, Santa Cruz).À présent, nous commençons à observer des cousins éloignés ; et dans quelques années, nous pourrions trouver des soeurs » de nos planètes.Cet été, deux premières planètes à orbite circulaire avaient été dénichées dans la Grande Ourse.Parmi les huit nouvelles venues, trois tournent également autour de leur soleil en un cercle harmonieux ou tout au moins une ellipse peu allongée.Il s'agit, une fois encore, de planètes géantes gazeuses, de 1,4 à 9,9 fois la masse de Jupiter, le mastodonte de notre système planétaire.Les planètes telluriques (rocheuses), plus petites, échappent encore à l'acuité des télescopes actuels.Il faut rappeler que même ces géantes gazeuses ne sont pas observées directement, optiquement.Elles sont détectées à partir des fines oscillations que leur masse impose à l'étoile autour de laquelle elles tournent.De savants calculs permettent de déduire leur masse et leur orbite à partir de ces « tremblements » stellaires.Les huit nouvelles planètes, repérées autour de différentes étoiles, forment un groupe éclectique.La plus rapide ne met que six jours pour tourner autour de son soleil : rien de comparable avec ce qu'il se passe dans nos contrées où la planète la plus proche du Soleil et la plus rapide, Mercure, boucle une révolution en 87 jours.La plus lente tourne en six ans autour de son étoile (contre près de 12 ans pour notre Jupiter).Leurs orbites sont situées entre 0,07 unité astronomique (la distance Terre-Soleil, soit environ 150 millions de kilomètres) et 10 unités astronomiques.Depuis les premières découvertes de Michel Mayor qui ont bouleversé notre vision d'un univers à neuf planètes connues, pas moins de 74 planètes extra-solaires ont été détectées, selon le catalogue tenu à jour par l'astronome Jean Schneider à l'observatoire de Paris-Meudon.La plus petite « pèse » 0,16 fois la masse de Jupiter (soit 50 fois plus que notre Terre) ; la plus grosse 11 fois Jupiter (soit près de 3500 fois la Terre !).S'ajoute à ce catalogue une dizaine de corps célestes qui n'ont pas fait l'objet d'une publication scientifique, ou dont la définition ne répond pas exactement à celle d'une planète, parce que trop massive, ou semblant brûler du gaz, comme une étoile.« Pour comprendre la formation et l'évolution des planètes, nous avons besoin du plus grand échantillon possible, explique Anne Kinney, directrice du département Physique et astronomie de la Nasa.Aussi se réjouitelle de cette dernière moisson, « le début d'une avalanche de données » .Sans attendre les télescopes de nouvelles générations qui seront lancés dans l'espace à partir de 2005, par la Nasa et l'Agence spatiale européenne, les trois observatoires terrestres qui ont collaboré à ces dernières découvertes sont en train de passer au crible les 1200 étoiles les plus proches, afin de détecter dans leur voisinage la présence d'éventuelles planètes.La chasse ne fait que commencer.EN BREF Du poivre de Cayenne et du café pour maigrir?Le français facile LES FRANCOPHONES seront sans doute indignés, mais il semble que la langue la plus difficile à apprendre soit.l'anglais.Il ressort en effet d'une étude comparative d'enfants de 15 pays européens que, si tous maîtrisent au bout d'un an les habiletés de lecture de base.sauf les Britanniques.Qui, eux, mettent deux ans et demi à atteindre le même point.Agence Science-Presse Un traitement sucré L'ASPIRINE NE CESSE d'étonner.Après avoir révélé des propriétés insoupçonnées contre les maladies cardiaques, la voici capable de réduire des niveaux de sucre trop élevés chez des souris diabétiques.Mais avant de crier au miracle, lisez jusqu'au bout : pour qu'un humain obtienne la dose équivalente à ce que des souris ont avalé, il lui faudrait ingurgiter 20 à 30 pilules.La découverte n'en est pas moins importante, parce qu'elle révèle que les canaux que cible l'aspirine sont liés à la résistance à l'insuline.d'après Science-Presse Coeur de glace IL Y A Un PEU plus de 200 ans, l'île de Géorgie du Sud, une terre isolée de l'Atlantique Sud, près du continent glacial antarctique, voyait débarquer chez elle des rats, pour la première fois de son histoire.Depuis, les descendants de ces passagers clandestins de navires britanniques ont envahi les deux tiers du territoire, et ont pratiquement éradiqué les populations locales d'oiseaux de mer, dont ils ont dévoré avidement les oeufs.Des scientifiques locaux se sont attelés à la tâche d'éliminer ces populations de rats, mais il est peut-être déjà trop tard.d'après Science-Presse Magie à la hausse LES DÉFENSEURS des médecines alternatives qui continuent de parler de « tabous » et d'une société « trop rationnelle » à leur goût, vont devoir trouver d'autres arguments.L'usage de médecines dites « alternatives » continue d'augmenter régulièrement aux États- Unis, et il s'agit là d'une tendance amorcée depuis pas moins d'un siècle, écrivent des chercheurs dans les Annals of Internal Medicine.Quelque 60 % des personnes qu'ils ont interrogées ont utilisé une forme ou l'autre de traitement alternatif (acupuncture, chiropractie, « guérison par l'énergie », etc.) et de ce nombre, la moitié se sont décrits comme des « habitués ».d'après Science-Presse CATHIE PEARSON Agence Science-Presse La combinaison poivre de Cayenne et caféine (beurk !) serait-elle une nouvelle solution.pour maigrir ?Qu'on se rassure toutefois : on ne propose pas de mettre du poivre dans le café ! Il se trouve simplement que davantage de poivre de Cayenne et de caféine dans votre menu quotidien enlève la faim et accélère le métabolisme.Le meilleur des deux mondes : on reçoit moins d'énergie, mais on en dépense davantage ! Pour arriver à ce constat, des chercheurs de l'Université Laval ont soumis huit hommes à deux régimes.Dans le premier, ils ont ajouté du poivre de Cayenne et de la caféine au menu, tandis que dans le second, les aliments en étaient dépourvus.Ils ont ensuite comparé la quantité de nourriture absorbée lors de deux périodes de 24 heures.Les scientifiques ont observé que lorsque les sujets consomment ces produits, l'apport énergétique diminue de 4000 kilo Joules (kJ) par jour, soit environ 20 %, par rapport à l'autre groupe.Selon Vicky Drapeau, membre de l'équipe de recherche, la capsaïcine, l'agent actif du poivre de Cayenne, joue ici un rôle important.« Cette substance active le système nerveux sympathique, ce qui explique que les gens ont moins faim ».Le goût piquant du poivre pourrait aussi avoir une influence, car il inciterait les sujets à boire davantage, et par conséquent, à moins manger.D'autres recherches ont démontré que les sujets ne « s'acclimatent » pas au poivre de Cayenne et à la caféine.Par conséquent, les effets « coupe-faim » se font toujours sentir même si le sujet en consomme régulièrement.Peut-on dire alors que ces produits sont un bon moyen pour maigrir ?» Il faut être prudent à ce sujet, affirme Vicky Drapeau, car pour obtenir des résultats significatifs, la quantité absorbée doit être plus grande que ce que l'on mange habituellement.» Or, selon Angelo Tremblay, le responsable du groupe de recherche, ces produits ont des effets secondaires chez certaines personnes : ils peuvent déranger le sommeil et augmenter la tension artérielle, ce dernier point étant néfaste pour ceux qui souffrent d'hypertension.« Une utilisation pharmacologique pourrait être un outil pour maigrir, mentionne-t-il, mais il ne faut pas oublier que cela peut aussi être nocif.» « Un peu de poivre de Cayenne avec ça ? 7LP1401B1111 B-14 Dimanche 7LP1401B1111 ZALLCALL 67 00:57:37 11/11/01 B B14 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 1 1 NOVEMBRE 2001 Photos ALAIN ROBERGE, La Presse © Lina Racine avec un de ses préférés, un inséparable rosegorge « lutino pastel », pour le moins familier.Les inséparables, mignons à croquer À TIRE-D'AILES pgingras@lapresse.ca Ils sont enjoués, familiers et souvent se laissent volontiers prendre dans la main.Avec leurs grands yeux cerclés, leurs gros becs souvent colorés, les couleurs vives et spectaculaires de leur plumage, ils sont beaux à croquer.Bien difficile de ne pas craquer pour des inséparables.De la grande famille des perroquets, ils ont une forte personnalité.Ils ont un bec très puissant qui pourra détruire toutes les boiseries de la maison si vous les laissez en liberté.Et en dépit de leurs pitreries et de leur affection à votre égard, ils peuvent parfois mordre jusqu'au sang, à la suite d'un accès de jalousie ou pour des raisons qui restent obscures.Ce ne sont pas des oiseaux parleurs \u2014 à peine 5 % réussissent à dire quelques mots.Ils ont plutôt un cri strident et sont parfois bruyants, au point de devenir insupportables, selon votre niveau de tolérance ou celui de vos voisins.Mais la plupart du temps, ils sont adorables, et ne causent aucun problème.Originaires d'Afrique et de Madagascar, les Agapornis, de leur nom scientifique, comptent neuf espèces mais les variétés de même que les mutants sont nombreux, si bien qu'il est souvent difficiles aux néophytes de les distinguer les uns des autres.Six espèces ne présentent pas de dimorphisme sexuel, si bien qu'il est impossible de différencier mâle et femelle selon leur apparence.Dans leur milieu d'origine, ces petits perroquets d'une douzaine de centimètres sont des oiseaux sociables qui vivent en petits groupes pouvant atteindre quelques dizaines d'individus.Mâle et femelle s'unissent pour la vie, mais contrairement à la croyance générale, si un des membres du couple vient à disparaître, le conjoint ne mourra pas pour autant même si la situation pourra l'affecter profondément.Que le couple soit hétérosexuel ou homosexuel, les deux oiseaux se montrent habituellement très affectueux l'un envers l'autre, d'où leur nom d'inséparables ou de « love birds » en anglais.Certaines espèces, comme le populaire inséparable rosegorge (ou à face pêche) ont la charmante habitude de transporter entre leurs plumes du dos et de la queue le matériel qui servira à la construction du nid.S'ils étaient jadis capturés en grande quantité en Afrique, les inséparables sont aujourd'hui protégés et les oiseaux de volières sont tous des sujets reproduits en captivité.Leur longévité atteint une quinzaine d'années.Un seul inséparable à la maison Propriétaire de la petite boutique Bec et Plumes, à Granby, Lina Racine élève des inséparables depuis une douzaine d'années, uniquement l'espèce rosegorge, Agapornis roseicollis, de son nom scientifique, parce qu'elle présente plusieurs dizaines de variantes et mutations.(L'oiseau répond habituellement au nom d'inséparable à face pêche, ce qui est une traduction du terme anglais de « peachfaced lovebird »).Elle estime qu'il s'agit d'une des espèces les plus faciles à élever même si les femelles ont parfois tendance à s'attacher à leur maître et à manifester leur jalousie à l'endroit des autres humains par quelques morsures non équivoques.« Mais ce n'est pas plus difficile d'élever un inséparable à face pêche qu'une perruche ou une calopsitte élégante, fait-elle valoir.Et ils sont moins exigeants que des perroquets de plus grande taille ».Elle insiste pour corriger un vieux mythe à leur sujet.« Oui ! on peut élever un seul inséparable à la maison, dit-elle.Mais dans ce cas, il faudra lui consacrer plus de temps, au moins quelques heures par jour.Il s'agit d'un oiseau sociable.Le maître devient le compagnon.Si tous les membres de la famille s'en occupent, il deviendra familier avec tous.Les roseicollis aiment s'amuser avec nous, se percher sur notre épaule et même se faufiler dans nos vêtements surtout en fin de journée à l'heure du coucher.» Si elle conseille habituellement de posséder un seul inséparable, les gens qui ont un horaire très chargé devraient en avoir deux, pour éviter que l'oiseau ne s'ennuie.Par contre dans ce cas, il faudra se faire plus patients pour amener les oiseaux à devenir très familiers.Lina Racine met toutefois en garde les néophytes qui décident d'acheter deux inséparables avant de se lancer dans l'élevage, même si ce n'est que pour tenter l'expérience une seule fois.Les Agapornis roseicollis sont des oiseaux prolifiques et dès qu'ils ont eu l'opportunité d'élever une petite famille, ils pourront se reproduire deux à trois fois par année.Si une femelle commence à pondre (ce pourra aussi être le cas chez une femelle qui vit seule) on pourra mettre un terme au cycle en faisant bouillir les oeufs pour les remettre dans le nid et les laisser couver à nouveau, jusqu'à ce que l'oiseau se lasse.On pourra les éliminer au bout d'une vingtaine de jours.Si on enlève les oeufs au fur et à mesure, cela ne fera que stimuler la ponte.Les amateurs qui veulent éviter ce genre de problème ont intérêt à se procurer des oiseaux du même sexe.Mais si l'élevage devient un objectif, il est préférable d'obtenir une clause d'échange lors de la vente en cas d'erreur sur le sexe.Voici par ailleurs quelques conseils à suivre avant de se procurer un inséparable > Ne jamais acheter un oiseau sur un coup de tête ou à la suite d'un coup de coeur.Visiter plusieurs animaleries.Même s'il est parfois deux fois plus coûteux, parfois plus de 200 $ selon l'espèce et la variété, il est toujours préférable d'acheter un oiseau nourri à la main, qui démontre un caractère enjoué et familier.Un oiseau de compagnie est habituellement moins coûteux chez un éleveur que dans une animalerie.> La cage doit être la plus grande possible, selon vos moyens financiers, et construite en métal.Elle devrait être placée devant une fenêtre.> Comme pour les autres perroquets, on installe l'inséparable dans la pièce où se passe l'action.Il faut toujours avoir l'oiseau à l'oeil quand il circule hors de sa cage.> Les inséparables ne sont pas difficiles en ce qui concerne leur régime alimentaire.Mais à défaut d'une moulée équilibrée, il faudra ajouter des suppléments vitaminiques aux graines de même que fruits, légumes verts et nourriture de table.Des écailles d'huîtres sont une bonne source de calcium.JAMAIS de gravier.> Le bain est essentiel à chaque semaine.On peut acheter un bain spécial à cet effet, sans miroir de préférence.Certains oiseaux vont préférer être vaporisés délicatement (une fois par jour l'été, deux à trois fois par semaine, l'hiver).D'autres aiment prendre la douche avec leur maître ou passer sous l'eau du robinet.> Dodo : les inséparables doivent dormir de 10 à 12 heures par jour.S'ils sont dans une pièce éclairée, il faudra donc couvrir la cage pour favoriser le repos.Un inséparable rosegorge « panaché ».Ce ne sont pas des jouets pour enfants MÊME S'ILS SONT petits et mignons comme tout, les inséparables ne sont pas des jouets.Lina Racine met en garde les parents qui veulent en acheter un pour leurs enfants.La situation se présente souvent mais, dans ce cas elle refuse de céder un oiseau.« Ce sont des oiseaux délicats qui exigent une attention et des soins quotidiens.C'est souvent incompatible avec le tempérament d'un enfant.» Même son de cloche de Michelle Aubin, propriétaire du Zoo et du Refuge d'oiseaux exotiques de Roxton Pond, au sud-ouest de Montréal.Non seulement insiste-t-elle sur les soins réguliers qu'il faut apporter aux oiseaux, mais comme ils sont petits et jolis, les enfants ont tendance à vouloir les serrer plus qu'il ne faut.C'est à ce moment que l'on constate qu'un bec d'inséparable peut mordre jusqu'au sang, fait-elle valoir.Mme Aubin élève pour sa part des inséparables de Fischer (Agapornis fischeri), une espèce qui était difficile à trouver au Québec il y a quelques années.Cet oiseau de petite taille, au bec rouge et au plumage très coloré, est considéré plus doux, moins bruyant et plus sociable que l'inséparable rosegorge.Il est aussi plus coûteux.Le hic, c'est qu'il faut du temps pour l'apprivoiser.Même s'il a été nourri à la main, il faudra faire preuve de patience lorsqu'on établit les premiers contacts avant qu'il ne devienne vraiment familier.Les deux spécialistes insistent aussi sur le fait que les inséparables devraient subir régulièrement une taille d'ailes, une opération qui ne mutile en rien l'oiseau, mais qui l'empêche tout simplement de voler.« Au Québec, les amateurs d'oiseaux de compagnie aiment bien voir leurs préférés voler un peu partout dans la maison, explique Mme Aubin.C'est pour cette raison qu'une foule d'oiseaux de compagnie font des fugues dont ils ne reviennent jamais.Quand notre inséparable est calmement installé sur notre épaule, il nous arrive souvent d'oublier sa présence.Une porte ou une fenêtre entrouverte, et adieu ! » Pour sa part, Mme Racine conseille de confier à un vétérinaire la taille des ailes.Plusieurs animaleries ont tendance à laisser un ou deux rémiges à leurs extrémités pour des fins esthétiques, soutient-elle.Ce qui est suffisant pour permettre à l'oiseau de voler ou sinon, à l'inciter à s'élancer dans les airs.Pour en savoir plus : > Les inséparables, par Michèle Pilote ; éd.Le Jour ; Montréal 1995, 150 pages.> Le grand livre des inséparables, par G.Ravazzi ; éd.De Vecchi, Paris 2000, 158 pages (traduit de l'italien ) LE CARNET D'OBSERVATION Le moucherolle vermillon est disparu UNE CENTAINE de personnes s'étaient donné rendez-vous au parc de Pointe-aux-Prairies, dans l'est de l'île de Montréal, samedi matin, le 3 novembre, pour aller à la rencontre du moucherolle vermillon qui était sur place depuis le début de la semaine.Mais le visiteur, le premier de son espèce au Québec, avait disparu.Pourtant la veille, plusieurs amateurs avaient pu l'observer.Il ne semble pas que le temps soit en cause dans cette disparition.À moins que le moucherolle soit déménagé, il n'est pas impossible qu'un des rapaces nocturnes présents en bon nombre dans le parc ait décidé de l'inscrire à son menu.D'ailleurs, ce samedi-là, deux petites nyctales et trois hiboux moyens-ducs ont été observés à cet endroit, ce qui en fait un lieu peu recommandable pour un petit passereau.Par ailleurs, plusieurs oiseaux rares où inusités sont signalés actuellement un peu partout au Québec.Le plus rare est ce tyran de l'Ouest, observé seulement à deux ou trois reprises au Québec dans le passé.Il est en visite, à Deschênes, à deux pas de Aylmer, dans l'Outaouais.Plus près de nous dans la grande région métropolitaine, on signale l'arrivée de quelques harfangs des neiges, le long du Chemin Sainte-Marie, à Mirabel, ou encore dans un champ de choux, sur le Chemin de la Cabane, à Legardeur.Tous ces oiseaux étaient encore sur place mercredi dernier.Les amateurs à la recherche d'oiseaux inusités sont d'ailleurs invités à consulter l'excellent site Web de l'Association québécoise des groupes d'ornithologues, mis à jour quotidiennement par Louise Simard (www.pages.infinit.net/simard/ lesoiseauxraresduquebec)."]
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