Mainmise, 1 janvier 1973, septembre
17 *) SHAMPOOINGS AUX HERBES ORGANIQUES NATURELLES ET LOTIONS DE RINÇAGE CONDITIONNANTES maintenant en vente dans tous les magasins d'aliments natures au québec distribués au québec par nutri - santé.terrebonne, p.o.téléphone (514) 666 9844 li- lin m li ni - .iu\ hi-il»- ii h» m-, lu i nli -i - li in il lit i "i.i nil (514y721 7092 marquett mont real votre heure est la nôtre! Avant-propos On repart! On n'a jamais arrêté, mais on peut I presque dire qu'on repart.Après ce numéro 26 qui fut presque le dernier m Mainmise, nous nous retrouvons avec encore énormément de choses à dire et de plus en plus de gens convaincus à nous écouter.D'un peu partout, nous \ avons reçus des encouragements: 100 5 lettres de pétition pour le Conseil des I Arts cl près de $900 en tranches de $2.Ce n'est pas cela qui effacera notre dette, mais c'est un coup de pouce additionnel qui nous aide à remonter.Bon.c'est dit: marci hen, on continue! Et on continue en accélérant le rvthme: ce numéro 27 est un des plus fournis que nous ayons publié.Fourni en ce sens qu'il est déjà représentatif de l'évolution de Mainmise.On re-\ marquera tout de suite l'importance que nous voulons maintenant accorder à l'apport des lecteurs: la chronique, "lettres d'amour et autres petites joies" a presque triplée de volume E étant donné l'importance du feed- \ pack créé par le numéro 26.Comme pour nous c'est la meilleure façon de J savoir ce que vous pensez et comment vous réagissez, on espère que cette tendance continuera à se manifester.Plus que ça: les lecteurs de Mainmise \c niellent maintenant à nous raconter leur "trip": on trouvera dans ce numéro 27 un article sur l'anarchie, un autre sur l'importance de la "-cave" dans l'évolution de la pensée tournée québécoise de même qu'une chronique gai1.Si on ne l'avait pas su déjà, ce serait là une preuve suffisante du jait qu'il ne faut surtout pas lâcher./ Celte énergie de l'extérieur, qu'on entendait depuis longtemps mais qui ne s'était pas encore manifestée, arrive au bon moment.Elle correspond a nue sorte de reprise en main et à un souille nouveau qui aime toute l'é-quipe de Mainmise.Ça fait longtemps qu'on vous dit que vous n'êtes pas tout seul; c'est une des premières lois que nous, de noire côté, on sent que vous êtes vraiment embarqués.En ce sens.Mainmise est ce mois-ci l'illustration d'une sorte de noeud spatio-temporel, le point de renneon-tre d'un /lot d'énergies se conjuguant dans une forme concrète.Tous les articles du numéro snt le résultat d'une sorte de rencontre: Pierrot Léger a rencontré une céramiste (potière, siouplait! ).et la Mère Michel (qui n'a pas perdu son chat) a rencontré une idée qui est à la base d'une nouvelle chronique sur le jardinage.Jean Basile.Charles Gosselin et Michel Bélair se sont aussi rencontrés en cours de fabrication de ce numéro 27: tout en travaillant sur des sujets (lijtcrenis.ils ont finalement développés des secteurs complémentaires d'un même univers de référence.Charles Gosselin.avec la première tranche des "Carnets de Noé".parle de l'organisation concrète du village marginal.Ce village "pi" se situant au point "pi" de l'univers est à structurer à partir de chacune de nos illuminations personnelles.On pose déjà dans cet article l'architecture sociale de l'univers que nous avons à construire.Çe village d'Astérix, "arche des mutants" et "cathédrale des tous joyeux" se conjugue au rythme de la magie, de la connaissance et de la sagesse.A un niveau extrêmement concret.Charles Gosselin décrit aussi la structure physique du village en référant à l'utilisation de la pyramide et du dôme de Fuller.Dans l'hypothèse de la survie, on trouvera également dans ce plus long article du numéro, des moyens de vivre en totale indépendance du système; la nourriture, l'approvisionnement en eau, le système de défense, l'organisation "commerciale", tout cela y est analysé à la lumière des possibilités et des énergies disponibles.Tous les mu- tants en puissance sont invités à participer à la construction physique du village pi; dès le numéro 28 de Mainmise, nous publierons à chaque mois quatre pages illustrant la conception graphique que se font nos lecteurs du village d'Astérix.Pondez, pondez; il en restera sans doute quelque chose.Jean Basile s'est attaché lui à décrire la concentration d'énergies qui est la base de toute structuration marginale de l'univers.Son article sur la technique des Mandata ou "Comment faire naître le monde dans votre pupille" est à la base de toute réflexion menant à la construction du village pi.On y retrouvera une techni-, que de méditation appliquable à la situation actuelle; d'origine orientale, la technique de la Mandata est un exercice spirituel menant à l'harmonie nécessaire qui peut conduire à la construction du village.C'est en puisant à l'énergie cosmique et en la faisant sienne qu'on trouve le moyen d'habiter le monde d'une conscience nouvelle.Quant à Michel Bélair, il décrit l'environnement mythique et sacré qui se rattache à l'édification du village pi.En référant à la fête, à la joie, il souligne le caractère sacré de la construction du village en rappelant la signification mythologique du geste de la construction.Passage entre le ciel et la terre, porte mythique, le village à construire relève tout autant de l'art des grands maçons du Moyen-âge que des premiers gestes sacrés des sociétés primitives.Ce numéro 27 se conçoit donc sous le signe de l'unité et de l'interelation la- plus directe.Manifestation concrète d'un Mainmise ouvert sur l'extérieur, il est en même temps le signe d'une parenté d'esprit et d'un courant énergétique que l'on commence à sentir à tous les niveaux.Vous commencez à embarquer; c'est surtout pas une joke! Il est de moins en moins temps de lâcher.MAINMISE MAINMISE 1 MAINMISE / Septembre 1973 CHRONIQUES Page 4 / Lettres d'amour Page 12 / La machine sauvage / "Guérir c'est comme l'amour" Page 14 / Embarke.avec Pierrot Léger / "Je suis céramiste-potière, je suis folle, et j'aime çà." Page 20 / La Jvlère Michel / "Conserves et confitures, c'est Septembre" Page 66 / Les Plantes / "lorsque les étoiles parlent aux plantes." ARTICLES Page 24 / Pour danser le monde : ¦econstruire le monde à la lumière de la fête et de la J.O.I.E.Page 28 / La technique de la Man- dala ou comment faire naître le monde dans votre pupille.Page 38 / Les carnets de Noé : Comment bâtir le village d'Astérix au Kébek.Page 70 / Pop-Pénélope / avec le concours de Pénélope, de Michel Bélair et de Raymond Lavallée pour les dessins.Page 88 / Historique du Jazz / De la Nouvelle-Orléans au Québec.ma\T\mftE 1589 eue St Denis Montreal 129 MAINMISE est un magazine mensuel publié sous l'inspiration directe de Pénélope.Le premier -numéro a vu le jour en octobre 1971.Fondateurs: Jean Basile et Georges Khal.Directeurs- Rolland Vallée Georges Khal et Michel Bélair Collaborateurs réguliers: Pierre "Le Fou" Léger, Michel Chevrier Musique: Richard Thérien (jazz), Jacques Thériault (classique), Pénélope (rock), Daniel Page (blues).Dessins: Raymond Lavallée Couverture: Dessin de Raymond Lavallée et maquette de Michel Landry Fabrication: Jim et Jean-Marc Publicité: Guy Latulippe Distribution exclusive pour l'Amérique du Nord: Distributions Éclair 8320, Place De Lorraine Anjou 437 Québec, Tél.: 353-6060 FRANCE: "La Marge", Ed.des Egraz, a/s Colette Bouquet, 38 rue des Trois-Frères, Paris 18e.Tél.: 606-17-81 Prix abonnement: 1 an (12 no.): 50F Dépôt légal, troisième trimestre 1973 Courrier de deuxième classe, numéro 2511.Port de retour garanti par MAINMISE.Rédaction, administration, circulation, fabrication et publicité: MAINMISE, 1589 rue St-Denis, Montréal 129, Province de Québec.843-4792.2 MAINMISE UNE AVENTURE DU CAPITAINE KEBEC Lettres d'amour et autres petites joies Planteurs heureux Salut à toute l'équipe, j'espère que tout va bien; nous autres dans not' ~ bout', y a eu une couple de bust pis des descentes mais on va assez bien merci.Je tiens à remercier toute l'équipe de MM pour les excellents conseils donnés relativement à la culture de notre très chère marijuana.On a suivi vos conseils à la lettre et on se retrouve maintenant avec plus de 100 beaux plants dont la hauteur varie entre 2 Vi et 4 pieds, et plein de belles feuilles à part ça.Pour vous récompenser, on ira vous faire fumer si ça vous tente.Parce que sans vous on aurait eu des problèmes.Je vous lâcherai un coup de fil en temps venu.Petite question: quand devrons-nous récolter tout ce beau grass?Yves et Jeân-Claude (réponse de la rédaction) Le meilleur temps pour la récolte est évidemment les deux semaines qui précèdent les premières gelées.Quelquefois c'est fin septembre, quelque fois c'est début octobre ou même plus tard.Si tu connais des fermiers dans ton coin, tu peux les interroger sur la question sans spécifier bien entendu que tu parles de marijuana.Une fois tes plantes coupées, n'oublie pas de les faire sécher dans un coin sombre et sec, accrochées au mur, la tête en bas.Plus longtemps le grass est déché, plus fort il sera.Un bon quatre semaines de séchage, et plus si vous avez la patience, et ton grass sera absolument excellent."Classix" pogné Salut.Vous recevez un petit cinq.Je vous dois plus car c'est presque, ce n'est pas presque, c'est une une thérapie que j'ai reçue de MM.C'est plus agréable et moins déformateur que le psychiatre.Comme MM.j'ai eu des hauts et des bas, mais dans chacun des numéros il y a une pépite à trouver.Le 25 est très important.Il est essentiel que la revue paraisse.Si les jeunes ne vont plus aux concerts "classix", c'est parce que c'est trop platte.J'ai écouté du Bach, de Beethoven dans une discothèque.Après les Pink Floyd ce n'était pas du tout déplacé.Pauvre musique "classix", elle est toute poignée.Si elle pouvait mettre un peu de crottin, un peu de jus sur ces bébelles là, ça deviendrait plus à l'échelle de l'Homme au lieu de passer son temps à écouter les bruits de fond.Lise Un mutant répond Salut Gangnn! J'vous envoyé mon douze piasses pour vous prouver que vous allez encore toffer deux ans.Ça vous prouve au moins la confiance que j'ai en vous.Ça fait un bon paquet de vous.Passons aux choses sérieuses.Ça fait longtemps que j'attendais l'article-catalogue de Georges Khal because, si ON est la civilisation des livres comm'y'dit, ça pas paru bin gros dans les MM, à venir jusqu'à aujourd'hui.Le peux pas pluss que vous encourager dans ce sens là.Lâchez pas.À propos du texte des pages 30 et 31 du numéro 25, ça résume en deux colonnes ce que j'ai pensé en un an ou environ.Ça serait pas mal tannant si vous lâchiez quand on commence à tripper-duo.Pour le texte de ces deux pages, y me fait penser à un genre "d'appel-à-tous", une annonce en code pour signaler une présence à un complice, un mutant.Gilles Un gay en colère Ce que je voudrais répondre à HLM qui vous envoie une lettre titrée "Libération", c'est que l'ennuyeux avec les imbéciles c'est qu'ils se croient autorisés à avoir une opinion.Cette péronelle quelque peu emmerdeuse a lu mon petit mot demandant des bandes dessinées homos dans votre numéro 21.Et son vagin se rétracte à cette idée.Si Crumb lui donne une bonne érection, si elle mouille son fond de culotte en voyant dans MainMise ou ailleurs une graine s'enfoncer dans une plotte, elle ne s'estime pas "-pognée".Ou alors, elle pense, la pauvre tarte que c'est MainMise qui est "pognée" en les publiant.En ce cas qu'elle s'abonne à un bulletin paroissial et qu'elle se fourre une carotte dans le cul.La libération, pour moi, c'est le droit d'embrasser sur la bouche, en pleine rue, le garçon que j'aime, pour lequel j'ai amour tendresse et respect.Et les autres seront libérés eux aussi si, tout hétérosexuels qu'ils soient, ils ne ricanent pas mars trouvent ça très naturel, comme s'il s'agissait d'un garçon et d'une fille.La libération, c'est pour moi le droit d'envoyer chier ceux qui affichent tolérance et indulgence à l'égard de nos amours.Est-ce que je suis, moi, tolérant et indulgent à l'égard des couples hétéros?Non, j'ai la courtoisie de les ignorer, ils font partie de mon paysage.Je peux être ému à leurs manifestations de tendresse, même s'ils ne sont plus jeunes, ni beaux.Jamais ironique ni moqueur.Vivre en harmonie avec cette merde de société, c'est accepter de se faire couper les parties sexuelles, lorsqu'on est homosexuel.C'est de se cantonner dans les clubs, les tavernes, les urinoirs et de trembler lorsque les milichiens froncent les sourcils.Que HLM se fasse coudre le trou si ça lui fait plaisir, moi je ne suis pas amateur.En fait, je n'ai pas grand intérêt aux bandes dessinées homos.La seule chose, c'est que je trouve que vous exagérez avec votre littérature hétéro qui couvre des pages et des pages.Je reproche à MainMise de voir demain comme hier sur ce plan là.Toutes les "révolutions" sont de la bull-shit à cause de cela justement.Il y a toujours une part de l'ordre établi que l'on veut maintenir: celui de la conjonction du pénis et du vagin.Au nom de cette foutaise que l'on appelle l'instinct sexuel.Sans savoir, sans vouloir admettre qu'il n'y a pas d'instinct sexuel.Que HLM fasse des enfants, qu'elle lave la vaisselle, qu'elle attende passivement que son mari la fourre.et que MainMise lui donne sa bénédiction, si c'est cela la contre- 4 MAINMISE culture.Mais en ce cas que l'on me prévienne: je lirai autre chose.XXX À propos de la surpopulation Une chose m'a toujours étonnée à "Mammise", (il est vrai que pendant la période du format à SI.j'ai passé des numéros): c'est le peu de cas que vous semblez faire du problème mondial no 1, celui qui est générateur de tous les autres, la surpopulation humaine.On s'ingénie à sauver ce qui reste de la faune et des espaces verts, à réduire la pollution et à concevoir des cités futuristes aussi automatisées que parfaitement inhumaines: c'est chercher la soluticjn à l'effet et non à la cause."Le nombre des hommes quand ceux-ci se multiplient sans entrave augmente suivant une progression géométrique, alors que leurs revenus n'augmentent que suivant une progression arithmétique", soulignait Thomas Robert Malthus.On semble croire qu'il y ait une forte déta-nalité dans la belle province: allez à la Ronde ou bien au zoo de Granby un bon week-end, les statistiques vous laisseront songeurs.Il y a la pilule oui, mais il y a aussi celles qui ne peuvent la prendre, celles qui cassent leur thermomètre, et celles qui persistent à cultiver les enfants comme d'autres les radis, avec une insouciance aberrante.Le Canada est grand, bien sûr, mais on est citoyen du monde d'abord et c'est du sort de la planète entière qu'il s'agit.Il n'est pas question de brimer l'instinct maternel de quiconque.Aux U.S.A., circulent des slogans du genre "Deux c'est assez", "Population Zéro".C'est tout juste ce qu'il faut de niassances pour équilibrer les décès.Et certains gouvernements semblent commencer à comprendre, qui facilitent l'avortement thérapeutique et la stérilisation des déficients mentaux pour assurer la sélection des meilleurs.Puisqu'il faut limiter le nombre de nos enfants, n'est-il pas logique que ceux qui naissent soient génétiqquement de la meilleure qualité possible?Logique et naturel aussi.La loi de la jungle ne veut-elle pas que seuls les plus forts survivent?On se targuent de posséder cette supériorité sur l'animal, l'intelligence.Si on s'en servait pour autre chose que la guerre ou l'&, pour une fois.Je pourrais disserter longtemps sur le sujet; je me contente de l'effleurer.J'aimerais connaître l'opinion de "Mainmise" et d'autres freaks sur la question.Louise.P.S.': J'ai 24 ans, pas d'enfant, et me marierai dans quelques mois.Je ne suis pas plus brillante qu'une autre, i.e.à l'abri des "accidents", mais en accord avec mon ami, on n'aura pas de descendants directs.On adoptera plutôt deux enfants.C'est notre façon 1° de les aimer, les enfants; 2° de pallier à la surpopulation.P.S.2: Ci-joint $2 pour que survive "Mainmise"; j'essaierai de faire t mieux une prochaine fois.Jusqu'où iront-ils?Ceci n'est pas une nouvelle car nous le savons tous: notre Planète est malade et se meurt de sa pire mort.Notre pluus vieille Amie, la plus fidèle que nous ayons eu, cette Mère de notre flore et de notre faune AGONISE! Ce que nous ne savons peut-être pas, toutefois, c'est la nature de sa maladie, ou, plutôt de ses maladies.Eh! Bien la Terre est atteinte de cancer généralisé et de tuberculose.Ce cancer et cette tuberculose sont tous deux d'un type très spécial: notre satellite du Soleil souffre du cancer-homme et de la tuberculose-argent.Ces maladies La rongent peu à peu et sa fragile peau laissera bientôt voir ses entrailles douloureusement endommagées par la vermine humaine-monétaire.Inutile de vous répéter que partout où il y a l'homme il y a l'argent et vice-versa.Bon, maintenant que le diagnostic est prononcé, savons-nous le remède qui permettrait à notre "Mère de recouvrer la santé?Qu'elle est la meilleure solution, si solution il y a: continuer comme nous le faisons depuis longtemps d'inviter l'homme à croire à des demeures supérieures en parlant et gesticulant pour rien devant ces foules d'êtres décadents et arriérées, devant des bêtas_fabri-qués à la douzaine, devant ces êtres répugnants adorateurs de statues de plastique et de cartons?OU vaudrait-il mieux de dynamiter toute la Boule avant que tout le MAINMISE 5 MAINMISE système solaire soit contaminé?Ich don't savoir! Et s'il faut encore les endurer, jusqu'où iront-ils?Pourront-ils toujours étrangler la Nature comme ils le font présentement?Le seul geste positif que nous ayons posé jusqu'à présent fut l'assasinat de ce bouffon qu'ils appelaient Dieu.Nous avons occis le taux-Dieu car il aurait fait l'objet d'un quiproquo injuste envers le vrai Dieu celui qui s'en vient, le Dieu de vie, de paix, de liberté, de joie et d'amour: l'HOMME-DIEU! Le seul qui eut jamais droit au trône de l'Immortalité.Hommes ridicules et usurpateurs, pleurez, pleurez car votre folie achève! Toutes les nausées que vous nous avez données retomberont sur vous.Dans votre esprit, nous planerons bientôt tout en déplaçant des courants d'air philosophique nouveau.Sur vos tombes, nous cracherons sans haine mais avec joie, l'écoeure-ment qui fut votre arme de persécution.Quel satisfaction que de savoir que l'homme est mort ainsi que son Dieu factice.À NOUS LA VIE, LES ÉTOILES ET L'UNIVERS! Car nous voyons que tout cela esi bon et que tout cela nous appartient.Georges-Réal réponse à I' "Au secours!" vous le savez C'est en plein pas le temps d'arrêter car ça laisserait un doutte en suspens, en compromis même.Votre échec, ou plutôt votre coupure, représentant pour beaucoup, inconsciemment, l'échec de tout ce que vous représentiez pour eux, de tout ce que vous produisiez: cet accès aux excès dans les perceptions cet accès aux excès dans le nombre et la qualité des éléments perçus entrevus, etc.et qu'ils ne peuvent eux-mêmes encore produire, ni déduire de leur salaire mental hebdomadaire.Encore moins le concrétiser.Nous avons encore besoin de connaissances, d'une présence qui existe concrètement et que vous représentez dans le moment, etc.etc.etc.La véritable MainMise vient juste de commencer.Il y a d'abord eu la période de lancement-nouveauté-curiosité-surprise celle de fascination (au début, pour tout ce qui nous tombait par la tête tout d'un coup, de vous, pour la première fois) (Vous semblez souvent oublier que cette période doit être dépassée.) puis celle de découvertes peu à peu s'établissait la solide fonction toute entière provoquée.Je veux dire, il y plus de mondes qu'avant, non seulement d'intéressés, (c'est loin de suffir) mais surtout il y a plus de mondes qu'avant qui mangent et digèrent ce que vous leur apportez, et tout ce qui en découle, (en oeufs!) Il y a de plus en plus de mondes qui se complètent (s'épanouissent naturellement "seul ou avec d'autres" et ce, à une vitesse de plus en plus significative et encourageante."Hors donc!", comme dirait mademoiselle Sainte-Bénite, notre confiance a continuellement besoin d'être stimulée, réincarnée, débarrassée.Par contre, n'avez-vous pas l'impression que l'étape MainMise pourrait s'arrêter.Car tout ce monde-là a bien envie de parler maintenant.On pourrait passer à quelque chose de plus local.Vous auriez dû en parler avant de vos "difficultés", franchement, si vos lecteurs sont si complémentaires que vous le dites, ils auraient bien mérité d'être tenus un peu plus au courant tout naturellement.Si on peut le savoir maintenant pourquoi pas avant?Pas besoin de fausses raisons, pas de ce faux sentimentalisme, pas de ces attentions hypocrites habituelles qui existent entre lecteurs et producteurs.Dites-nous donc carrément ce que vous avez à dire, êtes-vous satisfaits vous autres.Ces révélations à elles seules pourraient peut-être tout changer bien des choses.justement encore u autres choses de vous autres.et.-par votre entre -Main- mise.1) d'accord, il y a plusieurs sortes de lecteurs qui vous approchent et il faut en approcher le plus possible, et il faut penser à tout 1'-monde après; mais ne faut-il pas pousser ses forces à bout, user de toutes ses forces de puissances naturelles.Exploitons nos mines, pour nous autres.Il n'est pas nécessaire pour se dire universellement conscient et ouvert de parler des bebelles des autres pays (ex: la Gazette Électrique MM25: nixon et toutes les p'ti-tes nouvelles des USA usées et Toronto.Ce n'est pas le fait de parler de tel nouveau sujet à libération qui est libérateur, mais la manière, mes amis, la manière, on vous l'a déjà dit, voir lettre signée H.L.M.mainmise 25) car là franchement, vos petites - nouvelles deviertnent aliénantes et dangereuses car elles sont plattes.Être un peu plus femme dans l'art de concevoir et un peu plus homme dans la délicatesse de propulser en avant, un peu épanoui quoi! 2) ne faites que ce qui vous intéresse, ne vous parlez que de ce qui vous passionne.(j'ai beaucoup aimé la longue discussion du no.24) C'est dans ces articles-là que j'ai confiance, et qui disent de quoi, on le sent.Êtes-vous désintéressés, ou bien manquez-vous de confiance en nous autres?3) mais tout ça.ne règle pas le problème zéconomique, ce n'était qu'un prétexte (ça commence bien une lettre) Une suggestion que je ne réfléchis pas plus loin que le bout de mon nez: (mais il est gros!) si vous manquez de matériel, on est beaucoup, un peu partout, qui vous en écriraient des affaires intéressantes aussi, que chacun qui a quelque chose à dire "Pen-voille" avec le montant qu'il choisit de payer pour.Comme ça, il est un peu plus certain d'avoir des chances.Et ça vous fera des fonds.Et vous pourrez vous reposer, des fois c'est nécessaire, je suis sûre que vous le sentez.Un abonnement à la possibilité enfin de se répandre.Plus il y en a qui vont parler, plus il y en a qui vont savoir ce qu'ils disent.l'ai toujours été une grosse écriveuse de lettres! alors salut bien, Agathe de Québec MAINMISE 7 Le sous-sol, son importance dans la nouvelle culture québécoise.Ciao tutti quanti.Ça fait quatre mois que je voyage (d'Afrique du nord en Europe).Il y a une couple de semaine, j'ai reçu MM 23 qu'un chum m'a envoyé par la poste.Je l'ai bien aimé.Ça sentait bon la poussière de la rue St-Denis.J'ai pondu un article en cours de , route; ça arrive.C'est sur les "caves de banlieue".Je pense que savoir d'où on vient, reconnaître le premier lieu qui nous a façonnés, c'est important.Anyway, vous verrez ben.• .C'est beau, bon et frais.Le plus grand frigidaire d'âmes au monde! 20 km carré! 5 étages! (creusés à la main à part çà).Le premier endroit cool par excellence! Je m'explique.À ses débuts la réaction morale chrétienne était spécifiquement underground, i.e.que le premier espace qu'elle a occupé - - et dans lequel elle s'est développée et renforcée par la force du rituel - - a été le sous-sol de la civilisation latine.C'est en cela qu'elle a été "underground".Comme celle qui s'en vient, se développe et se renforce chaque jour (par différents rituels, musique, pot, etc.) dans les sous-sols de la banlieue nord-américaine.Le sous-sol (plus familièrement: cave), endroit frais et humide mais protecteur, a toujours été un lieu privilégié pour l'avènement de quelque chose.C'est en effet dans des grottes que se sont ébauchés les premiers surgeons de l'homo sapiens.Ce sont dans des caves que la plupart des Mouvements (politiques, culturels, révolutionnaires) se sont mis en branle.Vérifiez, vous verrez.Le Jazz est né dans les caves, le rock itou.Et c'est toujours en ce lieu, aménagé en café, qu'on allait l'écouter.Le sous-sol a donc été de tout temps un espace négligé par le Pouvoir (par le Pouvoir, j'entends pouvoir politique aussi bien que familial).Il est donc normal que ce soit le premier espace investi et occupé par une force naissante.Au début, il y a quinze ans, les parents y casaient leurs enfants de trop, i.e.nous autres.Puis, peu à peu, ces enfants ont commencé à grandir et à l'habiter.Avec les premiers posters des Beatles posé sur le mur (simili bois), des "soubassements" entre la fournaise et la machine à laver, quelque chose changeait.C'est là qu'on installa le premier pick-up rafistolé pour écouter les "hits" des Mdnkees.Et puis ce furent les parties au coke et seven-up, les premiers neckings à l'ombre de la machine à laver juste avant que maman descende, l'air embarrassée, avec un cabaret de chips et de beignes.Elle remontait presque aussitôt (rappelez-vous) car elle sentait bien que cette zone de sa maison échappait à sa compréhension, sauf les lundis pour son lavage.Puis voilà qu'entre les verres de coke, une merveilleuse cigarette commençait à circuler.Le volume de la musique devint plus fort.King Crimson remplaça les Monkees.Les cheveux s'allongèrent davantage.L'opposition avec les parents se fit plus ouverte, plus tenace, pour aboutir finalement à la rupture."Je krisse mon camp!" BANG! Et ce fut du coup le "rush" au carré Saint-Louis.On déménagea donc le sous-sol familial sur la rue Saint-Denis (les parents en moins bien entendu).La cave de banlieue a été et restera le premier espace d'importance occupé par le Mouvement, et il demeure de loin le plus important (dû à son nombre) mais aussi le plus inorganisé (à cause de son étendue).D'où la nécessité des points de ralliement comme la rue St-Denis, le Vieux Montréal, le Carré.Chaque cave de chaque bungalow et duplex qui couvrent la région de Montréal est un dynamo possible de changement.Pour comprendre l'importance du sous-sol, il faut comprendre comment le pouVoir s'exerce dans l'espace et quel espace ce pouvoir occupe.L'histoire tend à prouver que le pouvoir se déploie de deux manières: 1.en surface: guerres, colonisations, empires; 2.en hauteur: le bureau du premier ministre du Québec n'estil pas situé au dernier étage de l'édifice de l'Hydro?Le pouvoir se déploie difficilement en profondeur.C'est la même chose en ce qui concerne la famille.Le pouvoir de Papa ne s'exerce qu'en surface et s'arrête pratiquement à l'entrée de la cave.C'est simple.On ne punit bien que si l'on est en mesure de contrôler et de voir.et comme les enfants sont toujours fourrés dans la cave.alors.Le sous-sol a donc permis et favorisé très tôt une certaine liberté.Liberté cependant claire-obscure comme la lumière qui filtrait des fenêtres.Liberté ambiguë douce-amère, baignant dans une atmosphère d'ennui et d'attente qu'allégeait la musique (par chance).Les nuits de Verdun, de Duvernay, de Ville d'Anjou sont d'un ennui mortel, n'en abusez pas!.Cette atmosphère d'attente et de stagnation est normale malgré tout.Elle correspond au signe du Capricorne qui est un signe froid et de terre.Il signifie l'attente et la conservation du germe; de la graine dans la terre froide mais protectrice avant de percer (printemps) et de s'épanouir (été, automne).Cette étape est nécessaire comme l'est le grand cycle des saisons.Mais il faut savoir la franchir à temps car cette liberté, aussi édulcorée fusse-t-elle, exige que l'on sache l'exercer pleinement et carrément.C'est ce qui arrive chaque jour et continuera d'arriver.Parents, tremblez! il y a un monstre dans votre sous-sol! Fulvio The Dark Side of.Salut Mainmise.Bon ben avec tout le temps que je passe à écrire pis que je jette çà à la poubelle, le mois passé, j'ai passé proche de vous écrire: "les potes ! le 6 août on droppe pis on met plein d'ondes en l'air." Pourquoi pas le 6 septembre alors?je dis maintenant.Je me mets à vous écrire avec intention ferme d'envoyer.Franchement votre dernier numéro (25) est vraiment drôle, disons dans les documents gouvernementaux.J'aime ste genre de farce-dessins sur les drogués, pp.1,2,6.Votre avant-propos est bon.Après, Pierrot le fou, merci d'être venu à CTBR pour être candidat à la télé de Riki : sta un peu drôle.Je l'ai pas toute lu mais ça l'air pas mal bon.J'aime qu'il y ait des 8 MAINMISE lettres d'amour et autres petites joies.çé bon qu'on puisse écrire, pis çé bon que vous puissiez écrire et communiquer et informer.Franchement je peux dire (propre de sa personne) que j'ai beaucoup changé depuis le temps où J.F.m'avait passé le premier MM dans le métro.Même si j"avais pas lu MM, J'aurais changé, masi maintenant je me rends compte qu' on avait des goù ts en commun: la dope, sexe (oui), rire, la musique, recherches -philospirituelles.Là, çé sûr qu'on a une vision un peu montréalaise de la chose, çé normal, mais bientôt je pense qu chacun va (si on veut) collaborer à arranger, j'veux dire se donner des moyens pur réaliser les projets de notre société culturelle.Bon on a un assez bon moyen de communication MM, bon on est pris par la question d'argent, faut la résoudre, p.c.q.un bon moyen de communication nous est nécessaire pour assurer que la culture parallèle réussisse, c.à d.voit l'jour.Je veux parler de la nécessité: d'écoles nouvlles (Summerhill même si çé pas tout dernier cri, çé quelque chose d'assez enviable); de co-ops alimentaires; de groupements pour aider à solutionner certains besoins de communes de villes et de campagnes (ne serait-ce que la communication); de centres de travail altermatif (les ateliers).Les Yippies, on en a eu besoin d'eux-autres pour nous montrer pis dénoncer ou du moins dire, nommer le monstre-mythe de la société straight; on en a assez maintenant du paranoid de sta société-là, maintenant on invente notre société comme on le veut, (sans heurter celle des straights), seulement en la faisant de not' côté.Qu'y nous lâche la paix, pis on va la leur lâcher.Pour tout cela, il faut I) supporter M M soit avec des cotisations ou ben en s'abonnant ou en abonnant ceux qui la connaissent pas pis qui auraient avantage à connaitre que le mouvement existe bel et bien; 2) pis dropper une fois quelque chose de bon; 3) pis là d'écrire à MM; et pis 4) d'inventer le reste voilà c'est tout.Salut, hostie de christ de tabar-nac, que le pape encule Gordie Howe, Salut, le plus et le moins anonyme Canabis sativa de ta soeur Québec.P.S.Maintenant 6 jours après avoir cette lettre, j'y ait repensé, je suis pessimiste, les freaks sont tous des cassés comme moi, pis même si on fait un effort on va-tu s'en sortir un jour ou ben faudrait-il attendre de se voir sul côté noir de la lune?Jacques, de Rimouski 1 Xa'^c-d^ awi Ycu^ de ^o \ 40 mjk TT^mvYJ^r ^\ 2.Le village pi.D'abord une prémisse, le village pi y'é possible.SI vous sentez pas çà avec toute votre intuition, débarquez.Le village pi se prouve en se bâtissant.C'est une hypothèse de travail qui finit par avoir raison par elle-même.Vous ne posséderez une montagne de pierre (banquise de crystal itou) que si vous pouvez la déplacer par la fol ou vous y rendre par volonté.Bâtire le village pi, ce n'est rien d'autre que bâtir autour de soi un réseau de vibrations qui feront autour de vous l'effet d'une montagne de pierre.Imprenable et inattaquable donc.Que vous tissiez ce réseau de vibrations par la méditation, la musique, un toit de bois, un.dome, la parole, un sacrifice, une pensée joyeuse, un mur de pierre, un rire, une prière, peu importe.Chacun de nos gestes, chacune de nos pensées, chacune de nos intentions émet, déplace et se combine avec d'autres vibrations.Vous pouvez bâtir autour de vous ce que vous voulez, ce que vous souhaitez, ce que vous rêvez.Il ne s'agit que d'investir des énergies â la concentration nécessaire.C'est pas sorcier, c'est de la magie simple et pure au sens premier.C'est comme çà que l'univers fonctionne.Rien que des ondes.Einstein nous a fait la preuve sur papier, Hiroshima nous l'a faite en chair et sang, l'acide nous l'a faite en conscience.MAINMISE 3.Pourquoi bâtir le village pi.Y'a des forts, y'a des faibles.Okay, c'est fait de même, c'est inévitable.Si dans un système social quelconque, les forts ne sont pas au service complet des faibles, c'est l'enfer au bout.Si la richesse, qui n'est au fond que la moisson de la planète et des hommes, est concentrée par la force et le masque du pouvoir dans quelques mains, ce sera aussi l'enfer au bout.Y'a la force, y'a la douceur.Si la race humaine n'apprend pas dans de brefs délais à fonctionner efficacement par la douceur, ce sera la force qui lui fera avaler son arrogance.S'il n'existe pas des gens qui sont prêts sur cette planète à fonctionner et vivre ABSOLUMENT ET UNIQUEMENT PAR LA DOUCEUR ET L'AMOUR et pour qui la seule force sera intérieure de se tenir droit, debout et libre, alors la race ne passera pas l'épreuve.La seule mutation positive est dans ce sens: force et fermeté à l'Intérieur, douceur et amour à l'extérieur.Or les forts et la force l'emportent aujourd'hui partout.C'est pas nouveau, sauf qu'aujourd'hui y vont trop loin.Si les forts continuent encore à prendre des décisions, c'est la fin de la planète et le suicide de la race.Donc, ces décisions, il faut les prendre, nous.Ne plus suivre les directives ou appliquer les conventions qui viennent des centres pourris et féroces du pouvoir, mais s'inventer soi-même son propre code de vie.Oui mais, la police et l'armée, kossé t'en fait?C'est ici qu'a lieu le miracle du point pi et la folie drôle du village pi.Si l'univers a un sens, Il est possible de se protéger COMPLÈTEMENT ET TOTALEMENT en maniant l'univers par la douceur et l'amour.Le village pi, c'est un endroit physique précis dans lequel ne peut pénétrer aucun soldat, aucun policier, aucune personne qui veut du tort; sur lequel ne peut tomber aucune bombe.C'est un état d'esprit où plus rien ne vous fera peur, où ne pourra vous rejoindre aucune mauvaise vibration; un état d'âme où rien ne vous rend triste, où vous aimez tout et tous, où le spectacle de la misère et de la souffrance provoque une compassion telle qu'elle guérit tout.4.Structure extérieure du village C'est ici qu'il faut examiner les possibilités réelles de se protéger physiquement, efficacement et absolument de l'agression violente de ceux qui manient le pouvoir.Sans avoir à se servir du fusil, de l'épée, des bombes, du poing; sans vouloir tuer celui qui veut vous tuer ou vous emprisonner.Construire autour de notre corps, notre âme, notre esprit, notre maison, notre village, notre tribu un champ magnétique tissé par les forces maternelles de l'univers et construit de façon telle qu'aucun objet, aucun sentiment, aucune pensée, aucune personne, aucune armée qui n'a pas une intention paisible et fraternelle puisse y pénétrer.Ne plus avoir à se défendre avec les armes de l'adversaire parce que l'Univers et la Mère vous protège.Les champs magnétiques ne sont plus à prouver: la Terre elle-même n'hébergerait aucune forme de vie organique si elle n'était protégée par une énorme ceinture magnétique qui filtre les vibrations de ia galaxie et PROTÈGE ainsi la planète.L'atmosphère et ce champ magnétique forment ensemble un prisme qui trasforment les énergies brûlantes de l'univers en gamme de couleurs douces que peut absorber le grand organisme de l'Arbre terrestre de la Vie.Nous sommes entourés par un crystal.Projet: construire autour de soi un crystal qui filtre et protège, une banquise pure qui coulera sans broncher l'agression extérieure et la peur intérieure.41 5.Vibration.6.La magie.Tout vibre.La matière dense n'existe pas en tant que telle.Lorsqu'un doigt touche une pierre et se dit haha de la matière!, la science contemporaine, elle, dit: un paquet d'ondes ben tassées, donc du vide, qui entre en contact avec un aut' paquet d'ondes ben tassés et ben vides.Pour qui a pris de l'acide et voyagé, ceci est d'une évidence première et simple.Si l'univers n'est qu'un réseau infini de vibrations qui s'organisent entre elles, tout ce qu'il faut alors pour manier l'univers c'est une "machine" qui peut percevoir les vibrations, les Influencer et en émettre elle-même.Nous en avons une, bien simple, bien belle, bien puissante.Le corps humain: un cerveau et un système nerveux qui s'entourent d'organes et de chair pour percevoir l'univers et agir avec elle-lui, "Les sens sont pour l'homme autant de portes ouvertes sur l'Espace mystérieux et c'est par ces portes qu'il prend connaissance de la vie, c'est par leur évolution, leur redressement incessant et leur ouverture qu'il transmue la Quantité en Qualité." Shoral, Les forces magiques cité par Normand Bourque De plus: le corps humain n'est pas seul.Il est entouré de milliards d'autres corps semblables à lui, entouré de tous les animaux et de toutes les plantes.La Vie sur Terre est un seul grand organisme intimement et indissolublement relié à lui-même.Donc tout se trouve dans un champ magnétique et chaque objet est susceptible de maniement.Les anneaux magiques, les baguettes de fée, les tapis volants ne sont pas des fantaisies abstraites.42 Que l'on comprenne une fois pour toute ce qu'est la magie.Tout est magie: conduire une auto, cuire un pain, plonger dans l'eau, jardiner, jouer du piano, consacrer le pain et le vin, faire une transaction banquaire, la télévision, le téléphone, skier, un oiseau qui vole, une araignée qui tisse une toile, un corps qui pleure, un corps en orgasme, les extases de Ste-Thérèse, un film de Fellini, envoyer un homme sur la lune à l'aide de formules mathématiques sur papier, etc.Plonger un couteau dans le coeur d'un être humain ou brûler quelqu'un qui ne pense pas comme vous est aussi de la magie.Magie maudite dont l'intention est la haine.La seule magie que l'univers permet à l'homme sans que celui-ci en meure est l'utilisation amoureuse et respectueuse des lois naturelles de l'univers-organisme.Le mot "magie" veut dire: sagesse, connaissance, artisanat, art, interprétation, maniement, adoration, métier, ouvrage, imagination, poésie, faire, jouer, instrumenter.Les primitifs savaient véritablement ce qu'était l'univers et l'immense respect et dévotion avec lesquels il fallait manipuler le corps du MONDE-MÈRE."Les primitifs entretenaient des rapports magico-religieux avec la Matière.Ils la considéraient vivante et sacrée, et s'efforçaient dans leurs "travaux" de la transformer, la parfaire et la transmuter.Leurs mythes et leurs rites nous donnent l'image du caractère divin de l'artisan qui est à la fois architecte, danseur, musicien et guérisseur.L'artisan était un "connaisseur de secrets", quelqu'un qui avait été initié dans les arts et métiers, tous sacrés par définition.Le primitif "communiait" à la substance du monde; l'homme qui fabriquait posait un geste religieux et sacré." Mircéa Eliade."L'âme magique considère l'univers comme un processus mystique où le Verbe éternel et informé de Dieu pénétre en l'homme pour se manifester à travers lui dans les formes sensibles des sons et des lettres.Oswald Spengler, Déclin de l'Occident "On pouvait produire du feu en frottant un bout de bois (pénis) contre un autre (vagin).Le sexe et le feu partagent le même rituel de fabrication: répétition d'un même mouvement.Dans les mystères antiques, on enseignait la fabrication du feu, le rite du sexe et de l'amour, la production de nourriture, bref toute connaissance pratique susceptible d'apprendre à l'homme qu'il était d'origine divine et à ce titre digne de manier le corps de la Mère." Mircéa Éliade L'homme est le plus petit comos complet dans notre univers.À l'intérieur de lui se trouvent tous les éléments et toute la nature.Il contient la substance du système solaire et tes énergies du monde stellaire.Il est le microcosme de l'Absolu.MAINMISE 7.La tradition antique de connaissance et de sagesse.Il existe de nombreux documents attestant l'existence il y a très longtemps d'un système universel de connaissance complètement oublié.La science contemporaine n'est pas la seule possible; il y a d'autres moyens de manier la matière que le canon, les bulldozers et les fusées.Laissons parler deux chercheurs."Je crois sincèrement que l'ancien monde paien, dont l'Egypte et la Grèce furent les deux derniers bastions, cette grande époque paienne qui précéda notre ère, avait en sa possession un vaste système de connaissance aussi vaste que parfait, une science propre basée sur les phénomènes de la vie.À notre époque, cette science dégénéra dans la fausse magie et le charlatanisme.Même la sagesse s'effrite.Je crois que cette grande Connaissance qui précéda nos sciences et d'une facture complètement différente de la nôtre, fut il y a très longtemps universelle et établie sur toute la planète.Je crois qu'elle était ésotérique et contrôlée par des collèges de prêtres et d'initiateurs.Ainsi que les mathématiques, la physique et la mécanique sont définies et enseignées de la même façgn dans les universités de Chine, Bolivie, Londres ou Moscou, ainsi il me semble que dans le monde antique une grande Science et Cosmologie s'enseignait ésotériquement dans tous les pays du globe, en Asie, Polynésie, Atlantide et Europe.Dans ce monde, les hommes vivaient, enseignaient et savaient certaines choses bien précises; il régnait sur toute la planète une seule et complète correspondance.Les hommes voyageaient d'Atlantide en Polynésie comme aujourd'hui nous allons d'Europe en Amérique.Les communications étaient hautement perfectionnées; la connaissance et la science étaient universelles et répandues sur toute la surface habitée de la planète, aussi cosmopolites qu'aujourd'hui.Survint alors la fonte des glaciers, et le Déluge universel.Les survivants des continents engloutis s'enfuirent sur les sommets d'Amérique, d'Asie, d'Europe et des îles du Pacifique.Certains dégénérèrent et retournèrent à la vie néolitique et paléolitique des cavernes; certains gardèrent leur merveilleuse beauté innée et un mode de vie parfait comme les habitants des îles du Sud.D'autres redevinrent des sauvages en Afrique; et quelques-uns comme les Druides, les Étrusques, les Chaldéens, les Amérindiens ou les Chinois, refusèrent d'oublier et continuèrent d'enseigner l'antique sagesse, quoique dans une forme à demi-complète.Cette ancienne sagesse, plus ou moins oubliée, devint notre connaissance; mais son souvenir profond se transmit, plus ou moins intact, sous la forme de rites, cultes et mytholo- gies.D.l-I.Lawrence "Les recherches archéologiques semblent indiquer l'existence dans le passé d'une civilisation construite à partir de la manipulation de certains éléments naturels, une forme d'engineering spirituel dont les implications sont à peine imaginables pour nous.Les légendes d'Atlantide réfèrent constamment aux grandioses réalisations scientifiques d'un monde perdu, en particulier à l'utilisation d'une forme mystérieuse d'énergie naturelle qui soutenait cette civilisation préhistorique.Certaines découvertes récentes sur ce passe nous fournissent quelques indices qui nous permettent de comprendre la nature de cette force et la philosophie sublime inhérente à son usage.Nous vivons tous à l'intérieur des ruines d'une ancienne structure que sa grandeur tendait invisible.L'entière surface de la terre porte encore des traces d'un gigantesque projet d'engineering préhistorique, restes d'un ancien système universel de magie naturelle qui utilisait le magnétisme polaire en relation avec une autre force positive, l'énergie solaire.Il apparaît de plus en plus que les grands monuments de l'antiquité étaient à l'origine les instruments d'une science naturelle préhistorique.Cette vieille magie naturelle se fondait sur la correspondance complète et entière entre le cosmos, te système solaire, la Terre et le corps humain.Tout communiait et participait de tout.Il y avait moyen d'établir une communication directe entre la nature et l'esprit.Les mouvements célestes des étoiles et planètes étaient réduits à un système de géométrie et de mathématique qui illustrait les lois universelles premières èt les formes de la vie elle-même.Si nous savions pourquoi ces gens, hors de toute histoire écrite connue, consacrèrent toutes leurs énergies et ressources à la construction d'un appareil terrestre qui mesurait et la terre et le ciel, nous saurions le secret de leur civilisation universelle.Nous sommes au seuil d'une révélation de ce monde perdu, révélation qui nous renseignera sur notre vraie nature et celle de notre environnement." John Michell, A view over Atlantis MAINMISE 43 8.La grande preuve.Il y a quelques années, un français, monsieur Bovis, visitait la Grande Pyramide de Chéops.À environ un tiers de la hauteur, il remarqua dans une des chambres une boite à ordures qui contenait le corps d'un chat mort.Il fut surpris de remarquer qu'aucune odeur de putréfaction ne se dégageait du corps de l'animal.Ce dernier, pensa-t-il, est complètement désydraté, comme s'il était modifié malgré l'humidité qui règne à l'intérieur de la pyramide.Très étrange.Reveg/i chez lui, Bovis réfléchit longtemps à cet incident.Il décida d'expérimenter lui-même.Il fabriqua un modèle de la pyramide avec une base de trois pieds.Il l'orienta sur l'axe nord-sud comme l'est celle de Chéops et, à un tiers de la hauteur, déposa un chat mort.Au bout d'un certain temps, le chat fut complètement momifié.Il essaya avec d'autres types de matière organique qui se putréfiait très rapidement.Tout se désydratait et rien ne pourrissait.Bien sagement, Bovis dut conclure qu'il y avait quelque chose dans la pyramide qui arrêtait le processus de la putréfaction et favorisait celui de la déshydratation.Bovis publia ses résultats.Qui attirèrent l'attention ' tonnée d'un ingénieur Tchéchoslovaque, Karel Drbal: pourquoi la pyramide a-t-elle cet effet particulier?Drbal entreprit plusieurs expériences et en arriva à la conclusion suivante: il y a un rapport entre la disposition et la forme de l'espace à l'intérieur de la pyramide et les processus physiques, chimiques et biologiques qui ont lieu dans cet espace.En variant les formes, il serait possible d'accélérer certains processus et d'en ralentir d'autres.Drbal se demanda si ce n'est pas la forme elle-même qui accumule les ondes électromagnétiques ou les rayons cosmiques ou quelque autre forme d'énergie inconnue.Une telle accumulation d'énergie serait responsable de l'effet de la pyramide sur les processus physiques, chimiques et biologiques.Drbal décida alors d'expérimenter avec des lames de rasoir.La structure crystalline de l'acier d'une lame est "vivante": elle se déforme après usage mais revient d'elle-même lentement à sa première structure.Drbal voulait savoir si la pyramide allait accélérer ce processus.Ses résultats dépassèrent ses attentes: après une nuit sous le capuchon d'une pyramide construite en carton, la iame de rasoir était aussi effilée qu'une lame neuve.Il put même se raser plus de 200 fols avec une seule lame.Le mot se répandit; il fit patenter sa pyramide qui fut acceptée par le bureau des brevets de Prague non sans avoir fait freaké l'ingénieur-chef du bureau qui refit l'expérience lui-même avec succès.Interrogé sur la sorte d'énergie qui pouvait momifier ¦ un chat et effiler une lame de rasoir, Drbal commente: diverses formes telles que la sphère, la pyramide, le cône, le cube agissent comme des résonateurs de l'énergie cosmique, du soleil, de l'énergie qui nous entoure.Ainsi, lia forme du violon est responsable de la tonalité du violon puisque tout l'espace intérieur agit comme une boite de résonnance qui amplifie les sons et leur donne une qualité particulière.Un hôpital bâti en forme de pyramide guérirait ses patients plus vîtes.Les chapeaux des mages en forme de cône, ta tiare du pape, les formes inusités des chapeaux utilisés dans les cérémonies des différentes religions: tous des applications de cette propriété.D'après certains américains qui ont examiné le problème, la forme pyramidale agit comme une énorme lentille qui, par sa forme, concentre en un point très précis une énergie inconnue.En optique, comme avec la 7pyramide, la forme et la structure sont d'importance première.Pyramide, vient du grec pura-mis qui veut dire à l'intérieur, ce qui semble être effectivement le cas.44 L'on sait aussi que le fils de McLuhan s'occupe activement avec d'autres freaks de développer une électronique pyramidale.Des recherches ont lieu un peu partout dans le monde.Charroux, dans un de ses livres, rapporte que dans certains villages d'Europe on place du coton et de l'eau sous une pyramide de bols ou autre pour qu'ils acquièrent un poouvoir guérisseur.De jeunes américains utilisent des chapeaux pyramidaux pour de longues marches ardues.D'autres utilisent la pyramide comme chambres de méditation.D'autres comme réfrigérateur.De toute façon, chacun devrait expérimenter lui-même et se bâtir une pyramide.Voici quelques Indications techniques pour construire un aiguisoir de lame.Découpez quatre triangles de carton solide avec une base de 9 38 pouces et des côtés égaux de 8 7/8 pouces.Reliez les quatre triangles avec du papier gommé de telle sorte que la pyrramide soit haute de six pouces.Dessinez la base de la pyramide sur une feuille de papier et tracez-y deux lignes qui divisent le carré en quatre carrés égaux.En vous servant d'un compas, orientez : la feuille sur l'axe du vrai nord.Déposez au centre une boite d'allumette vide ou un mlni-piedestal d'une hauteur de 2 pouces (un tiers de la hauteur de la pyramide).Posez sur la boite selon l'axe du nord-sud une lame de rasoir qui a perdu son fil.Les côtés coupants de la lame doivent faire face à l'est et l'ouest.Déposez la pyramide sur la base dessinée de telle façon que la pointe soit directement au-dessus de la lame.La pyramide et la lame doivent se trouver exactement sur l'axe nord-sud sinon l'effet sera ralenti.Placer la pyramide loin de tout appareil électrique.La première séance d'aiguisement doit durer six jours.Après, on peut utiliser la lame chaque jour si on la laisse dans la pyramide entre chaque usage.Pour ceux qui veulent construire des pyramides plus grandes, voici le tableau des correspondances.Hauteur Base Côtés VJ z 7,85 b 7,47 \% 15,70 1494 1* 23,56 22,41 20 31,41 29 89 ?î 39»27 37 36 30 47,12 44 83 35 54,97 52 31 40 62,83 5978 J5 70,68 67,25 50 78,54 7473 55 86,39 82,20 g 94,24 89^7 65 102,10 97 14 70 109,95 104,62 75 117,81 11209 80 125,66 119 56 £5 133,51 12704 90 141,37 13451 .95 149,22 141,98 100 157,08 149,46 Tous les chiffres sont en centimètres.MAINMISE 9.La structure physique du village Après le massacre des Indiens d'Amérique par l'homme blanc, les survivants refusèrent au début de vivre dans les maisons carrées que leur avalent préparées les vainqueurs."Comment pourrions-nous vivre dans vos abris qui ne respectent pas les formes de l'univers?" disaient-ils."Nous avons vécu Jusqu'à maintenant dans nos tipis qui sont à l'image de l'univers, un cercle.Non, vos maisons nous feront peur et mal." Naturellement on les y força quand même.Les liaisons terre-ciel des Indiens furent dorénavant interrompues.L'espace dans et sous lequel vous vivez, dormez, mangez et travaillez est d'une importance -première dans tout effort de transformation, de transmutation Individuelle.Si votre hypothèse personnelle, votre axe de vie, est de rejoindre la perfection du centre où se cache le point pi, il doit nécessairement y avoir un déplacement d'un état imparfait à un état parfait.Arriver au but ou non, importe peu; c'est essayer de se rendre, gravir pas à h- pas la montagne, qui compte.Et soyez parfaitement assurés que le sentier qui mène au sommet du crystal et de la montagne monte à chaque pied.Ce ne sont pas seulement nos souhaits qui nous transformeront.Qui veut muter doit prendre les dispositions mentales ET physiques -r$pour y arriver.Se transformer, c'est transformer l'esprit, l'âme et le corps.Or comme ces trois choses sont j'expresslion identique d'une même chose, ce que vous faites à un niveau est nécessairement et immédiatement recopié dans les autres.On peut muter par la prière, l'amour, la danse.Pour qui comprend ceci, l'univers devient un nateurs.Qui vit sous chacune de ces formes a a sa disposition les forces bénévolentes de l'univers, les lois naturelles du corps de Dieu.Qui habite dans de telles maisons est en mesure de se purifier, de muter, énorme piano cosmique.La maison.Voici trois modèles de structure idéale sous laquelle vivre.La pyramide, le cone-tlpi, le dome-sphère.Ces trois maisons sont reconnues et par la science et par la mythologie comme d'excellents amplificateurs et réso- "La Grande pyramide représentait la géométrie de l'univers et la place de la Terre dans le scénario cosmique.Elle se développait dans l'espace selon des rapports et un rythme qui étaient ceux de la croissance naturelle et des mouvements célestes.L'oeil et le cerveau pouvait y lire la grande symétrie et proportion de l'univers et y découvrir la beauté à travers les lois géométriques de l'édifice.C'était la ville mystique.Elle était aussi un crystal qui selon la loi des formes et de la matière recevait et transmettait l'énergie solaire.Sa surface extérieure pouvait capter les rayons de la lune et les retransmettre plus loin dans le pays.Chaque édifice ou temple était conçu comme une expression figée des rythmes et processus de croissance naturelle.En étudiant soigneusement les nombres et les rythmes ordonnés qui contrôlaient la structure, les savants naturels des âges oubliés découvraient l'accès à une source de pouvoir qui rendait tout encombrement technologique parfaitement inutile.Les gigantesques blocs minéraux des pyramides durent nécessairement être lévites au moyen d'un crystal amplificateur.On ne peut concevoir aucune main-d'oeuvre humaine déplaçant ces blocs.La Grande Pyramide, par sa perfection à michemin entre le macrocosme et le microcosme, devenait le générateur- d'une énergie où s'était opérée la fusion entre le courant terrestre et l'étincelle céleste.John Michelle, A view over Atlantis MAINMISE 47 10.Construire./ D'abord une précision.Chacun décide où il-elie veut habiter.Si vous voulez rester en ville parce que c'est là que vous estimez que vous pouvez le mieux rendre service et vous développer, il est évident que pour vous toute la question de la structure devient inutile: vous aurez à vivre entre quatre murs, un plancher et un plafond.Mais vous pouvez élever au-dessus de votre lit, unetente de tissu à forme pyramidale ou simplement triangulaire.Encore une fois, peu importe le matériau de la pyramide, le secret est dans la forme, comme se plaisent à le répéter les savants tchèques et russes.Pour ceux qui s'installent à la campagne ou dans des terres reculées, il est tout probable qu'au début ils habiteront dans la maison d'une ferme.Avec le temps et la nécessité s'ajouteront d'autres bâtiments conçus, pensés et construits par l'architecte-ingénieur en nous.Si la terre ou l'endroit où vous vous installerez, ne comporte pas d'habitation déjà en place, habitez d'abord dans des tentes ou des tipis, et progressivement inventez-vous votre village et bâtissez-le.Autre précision: commmençez là où vous êtes.Le village pi se débute dans la tête et le coeur.Purifiez votre corps, affermissez votre esprit, adoucissez votre âme.Si vous devez passer encore six mois ou deux ans à la ville, n'attendez pas.Commencez tout de suite.11.La question de la femme et de I' Voici une des clés de la mutation comme de l'univers aussi.La ligne qui sépare l'homme de la femme ne doit pas passer entre les individus, c'est-à-dire d'un côté les femmes et de l'autre les hommes, mais bien traverser chaque individu.L'Univers a deuxaspects, deux sexes; celle-celui qui se place par un effort de volonté au centre de l'Univers, le point pi, doit nécessairement participer des deux visages du cosmos et les équilibrer.Qui que vous soyez, il y a une femme et un homme en vous et toute votre vie n'est que l'histoire de leurs éqquilibres et déséquilibres.Qui que vous soyez, il y a dans votre tête un des rites dramatiques, un des rythmes sous lesquels l'Univers nous apparaît, qui prend place dans une ronde entre la mère, le père, la fille, le garçon.Quiconque règle en lui-même selon la plus pure harmonie et justice les rapports entre ces quatre pôles du phénomène humain, peut voir d'un seul coup l'univers en trois dimensions et tomber dans l'extase d'une chute libre au point pi.Il y a entre la femme et l'homme le même rapport qu'il y a entre la douceur et la force.Si la force n'est pas au service de la douceur, ce sera nécessairement l'enfer au bout.Si l'homme prend la femme de force, ou s'il méprise la sexualité inhérente à la transmission de la vie par la femme-mère, ce sera l'horreur du viol (et le terrible châtiment karmique qu'il provoque), ou la sécheresse du puritanisme (et le vicieux procès qu'il intente à la beauté et au plaisir).L'Univers se présente à nos sens sous l'aspect d'une femme-mère qui nous enfante, nous nourrit, nous supporte, nous lave, nous réjouit, nous amuse, nous punit; sous l'aspect d'une femme-amante qui nous aime, qui s'offre à nous dans le mystérieux spectacle du sexe où la chair rencontre la chair.Celui qui arrache, blesse, viole, torture la chair par gourmandise et mépris, celui qui ne peut ressentir aucun respect et douceur pour l'aspect féminin du monde, s'expose au terrible renversement du plaisir en douleur.Qui n'aime pas le corps ou le méprise en arrivera à le violer ou à le torturer.Les plus grandes civilisations, les plus grandes > mythologies célèbrent Dieu-la-mère et identifient l'aspect masculin à l'enfant, la créature qui apprend à manipuler l'univers sous la tutelle de sa mère et qui apprend éventuellement à se tenir debout par lui-même et à ne plus blesser.Bâtir un crystal invisible autour de soi, c'est apprendre les secrets de l'Univers au travers des mères et des muses.C'est se bâtir un corps de femme autour d'un corps d'homme.Dans le I Ching, l'hexagramme de la Paix se symbolise par la Terre AU-DESSUS du Ciel, le féminin à l'extérieur et le masculin à l'intérieur: la force intérieure qui se présente sous les aspects de la douceur.Muter pour une femme, c'est assimiler la fonction de l'homme et l'intégrer dans un équilibre; muter pour l'homme, c'est comprendre l'aspect mystérieux de la femme et l'assimiler à sa vie.Ce sera beaucoup plus difficile dans le deuxième cas: jetez un coup d'oeil dans les journaux et dans les rues.48 MAINMISE MAINMISE 49 .lUMïE GAVlOtS B £ % G f Q V 12.Le village d'Astérix.Au fond qu'est-ce que c'est le village d'Astérix?Une tribu qui veut pas se faire écoeurer par C sar et qui prend les moyens pour demeurer complètement autonome.Ce sont des gens qui ont dans leurs propres mains tous les pouvoirs sociaux, économiques et religieux.Ils se dirigent eux-mêmes, produisent leur propre nourriture, consultent leur propre druide-magicien.Ils ont de plus une armée invincible: la potion magique qui leur donne une force extraordinaire et un mépris sans borne pour le danger.Ce qu'Us craignent le plus c'est que le ciel leur tombe sur la tête.(Historiquement, il a existé une tribu celte-gauloise qui a résisté victorieusement à César et dont les guerriers faisaient complètement freaker les Romains en les attaquant nus et peints en bleu.) Tous ceux qui répudient le système social actuel et qui voudraient vivre dans un autre ordre de valeurs et de coutumes n'ont en dernière analyse que trois choix: la révolution violente par le fusil et la bombe; tenter de parvenir au pouvoir par le système électoral; ou se détacher complètement des structures et valeurs du système, lignes d'approvisionnement compris.Ceux qui s'embarquent dans les complots révolutionnaires clandestins ou les complots politiques officiels, aurons bien peu pour ne pas dire aucune chance de réussir.L'État est beaucoup trop armé et la majorité du peuple a beaucoup trop à perdre pour qu'une révolution violente réussisse en pays industrialisé et affluent.Ceux qui s'embarquent dans le trip politique électoral seront bien surpris de découvrir lorsqu'ils auront atteint le pouvoir que les vrais centres du pouvoir réel sont cachés.Un examen rapide du monde politique contemporain nous apprend à quel point l'argent et les intérêts qu'ils suscitent contrôlent effectivement un pays, une province, une ville.Les scandales que les journaux nous révèlent ne sont que la fine pointe d'une banquise où grouille la plus écoeurante pourriture.Quel que soit le régime, libéral, conservateur, démocratie, monarchie, capitalisme, communisme, c'est toujours quelques-uns qui gouvernent des millions et ce sont toujours finalement les intérêts d'argent qui triomphent.Comment expliquer alors les guerres où quelques gouvernements qui ne comptent pas plus de cent individus influents s'affrontent ouvertement à coups de millions de morts?Pourra-t-on jamais expliquer les 60,000,000 de cadavres de la Seconde Guerre mondiale et les millions de la première?On a assassiné jusqu'aux deux Kennedy parce qu'ils gênaient.Pas rien qu'eux.___ _ _ Les intérêts du pétrole, de l'acier, de la nourriture, de 'auto, des services pubics lient complètement les mains de ceux que le peuple croit élire librement.Les syndicats du crime organisé tirent les fil» qu'ils veulent et éliminent aussi ceux qu'ils veulent.La bureaucratie et ses incroyables lenteurs agit comme une énorme résistance dans le courant d'énergie d'un système social et politique.Rien n'est vraiment fait nulle part pour régler les problèmes de la planète et rapporcher les peuples.On se fout complètement de nous au plus haut point et on assassine ceux qui veulent npus aider Ben cela fera.L'espèce humaine a peut-être eu besoin Jusqu'Ici de la coquille protectrice d'une nation politique centralisée, mais il arrive toujours un moment d'émancipation où le papillon sort de l'oeuf.Nous sommes rendus à cet instant.Il est possible maintenant pour un petit groupe d'individus décidés de reprendre tous les pouvoirs et responsabilités qu'ils avaient jusqu'ici délégués à l'État et de rapatrier dans l'intimité de leur commune leur charte d'indépendance et d'autonomie.Robin des bois.Les frontières n'existent que sur les cartes.Les humains sont partout les mêmes, il n'existe qu'une race: la race humaine.Il n'existe qu'un phénomèn: la Vie.Il n'y a qu'un seul pays: la planète Terre.Les éléments appartiennent à tout le monde ainsi que les continents.L'Amérique n'est pas plus aux américains que le Québec n'est aux québécois: ils appartiennent à l'indien qui vivait ici avant l'agression sauvage de l'homme blanc, de ses armées et de ses prêtres qui s'empressèrent d'apprendre à l'homme rouge qu'il était un sauvage dégénéré.Il y a deux Québec, le Québec des commerciaux, des rengaines, du canal 10, de l'exploitation patriotique, qui a ben gros d'eau et d'électricité à vendre ou se faire voler; et le Kébek, un coin de terre sur le continent américain où des gens décident de vivre librement et de bâtir leur maison.Le Kébek a deux ancêtres: les Indiens et les Celtes.L'identité du Kébek est dans l'avenir de la mutation comme celle du Québec est dans le passé de la colonisation.L'esprit libre qui vit au Kébek participe nécessairement des vibrations de ceux qui ont vécu sur cette terre et des origines de ses parents.Et c'est la fusion entre l'Indien du nord-est de l'Amérique et les anciens celtes de Bretagne et Normandie qui nous ouvre une porte sur la mutation propre au Kébek.OPOPOBOBBflBBHDBHHBBBBBBBHHBflBDBBOOBHHBPHHPBBBBHBflOBBOO Qui de nous a la mobilité et le pouvoir qui lui permettrait de pénétrer dans tous les laboratoires, tous les conseils des corporations multinationales, tous les cabinets des gouvernements pour / apprendre ce qui se passe réellement sur notre planète?W.I.Thompson aOBeQBBBBBBBBBBOBBBBBBBaBBBBBBBBBBBbBOBBBBBBBOeOOBBBBa MAINMISE 51 ¦ 13.Survie pratique.L'essentiel de la survie consiste à suppléer par soi-même à tous les services qu'offrent une ville et l'ordre social.Il s'agit en bref de se couper de toutes les énergies du système, eau, transport, électricité, nourriture, argent, etc.Surtout l'argent.Apprendre à survivre sans argent.(Note: le village pi est un projet à long terme et nécessite de l'argent au début.Déterminez avec vos frères et soeurs combien d'argent il vous faut pour vous installer et travaillez à l'obtenir.Ne volez pas, ne mentez pas.Vous, obtiendrez toujours ce qu'il vous faut si vous le voulez vraiment.La transition entre votre état actuel et l'établissement définitif du village est une époque de passage dont vous devez respecter la longueur, 'il vous faut cinq semaines, prenez-les.S'il vous faut deux ans, prenez-les aussi.L'important, c'est votre assurance et la force de votre décision.) Un village autonome doit pouvoir a) produire assez de nourriture pour nourrir ses membres, b) avoir accès à une source d'eau .que personne ne contrôle ou pollue, c) faire du feu naturellement d) produire sa propre énergie, e) se chauffer convenablement l'hiver, f) recycler intégralement ses déchets, g) se défendre de toute agression extérieure sans avoir à se battre, utiliser des armes ou tuer, h) se protéger des maladies et guérir les blessures i) entretenir une communication terre-ciel ouverte et sacrée.Ne plus se relier horizontalement aux ordres et conventions sociales mais verticalement à l'ordre et aux forces cosmiques.Se déplugger complètement de la machine sociale pour ensuite flotter librement dans les bras de l'univers-mère.Faire confiance à l'univers et avoir l'assurance que le cosmos ne vous laissera pas tomber, vous ses enfants.(Note 2: le programme précédent est aussi réalisable à la ville qu'à la campagne, à deux ou à vingt.Le germe du village pi repose daps votre volonté de vous détacher radicalement de ce que vous considérez être pourri.Que vous soyez un couple qui viviez seuls en apartement ou une commune de 8 familles sur une ferme, que vous habitiez dans un seul bâtiment ou que votre village s'étende à 10 domes reliés, c'est votre attitude mentale et votre regard sur les choses qui déterminera votre indépendance.Avant de vous coucher ce soir, dites vous à vous-même à haute voix: dorénavant je me déclare être un enfant du ciel et de la terre; je me sépare à ce titre des jeux aliénants et meurtriers des humains; je me retire de l'ONU, de l'OTAN, du Canada, du Québec, de Montréal et déclare ma propre indépendance là où je suis; le lit où je repose, la chaise où je m'assois, l'espace où Je vis est un pays libre; je serai le roi de mon royaume et le serviteur de toutes les soeurs et detous les frères qui y viendront; si je m'associe à d'autres, nous formerons un seul corps qui sera lui-aussi un pays libre; mon indépendance posée, je me relie immédiatement dans un esprit de paix, d'amour et de respect à toutes celles et ceux qui font comme mol sur cette planète; nous sommes partout, nous sommes nombreux, nous sommes les nouveaux neurones conscients du cerveau planétaire de la planète Terre du Système solaire de la galaxie locale.Nous sommes tous Un.14.La nourriture.A l'exception de ceux qui possèdent un jardin bien entretenu, tout le monde achète sa nourriture.Nous devons tous nous en remettre à d'autres personnes qui cultivent la terre, font les récoltes, distribuent la nourriture.Nous sommes obligés de nous en remettre à une INDUSTRIE qui contrôle et fabrique le pain quotidien.Cette industrie de l'agriculture et de la nourriture est devenue en pays occidentaux hautement industrialisés une pure machine monétaire.Tout y est admirablement contrôlé: des fermiers qui dépo- sent la graine dans le sol jusqu'aux camionneurs qui la distribuent dans une province ou pays.L'objet premier, la nourriture, n'a plus vraiment d'importance.On la traite n'importe comment, on y met n'importe quoi.Ironiquement, les pays les plus riches ont réussi à transformer un rituel sacré de vie en entreprise d'empoisonnement publc.La phrase de Voltaire: il faut cultiver son jardin, ce n'était pas une nostalgie mélancolique d'un courtisan écoeuré de la cour.C'était la conclusion inévitable du regard d'un esprit libre sur la société des pays de son temps.Il n'y a partout où se trouvent des hommes que batailles, querellés, guerres, persécutions, exploitation.Celui qui veut sortir de cet enfer sans nécessairement quitter la planète doit s'ancrer solidement sur un coin de terre où il produira tout ce dont II a besoin lui-même.Devenir une île-jardin dans le courant des choses humaines et flotter au-dessus des aberrations terrestres.Il faut cultiver son jardin, s'en remettre en souriant à la terre-mère et lui rendre le culte du respect.A la campagne, les jardins du village seront prévus pour nourrir toute la commune toute l'année, l'hiver compris.Désignez votre disposition spatiale en étudiant soigneusement toutes vos co-ordonnées particulières sur l'approvisionnement convenable et annuel de votre famille.La nourriture que vous saurez faire sortir de la terre devra éventuellement devenir pour vous la seule.Communier à son oeuvre installe un feedback entre le jardinier et son fruit qui s'amplifie comme un rayon laser qui ne s'accroît que de sa seule fréquence.Viendra un temps où vous aurez de moins en mois besoin de nourriture parce que votre être sera nourri des énergies du ciel.Viendra un temps où votre corps qui est fait de terre, d'eau, d'air et de feu ne se nourrira plus que de l'air, de l'eau, du soleil.Ceux qui ont jeune plus de vingt jours et qui marchèrent des milles au 22e et gravirent une montagne au 25e connaissent, cette incroyable impression de flottement, d'assurance, d'énergies immédiatement disponibles dans le moindre mouvement du corps.Produire sa nourriture, s'en déphaser.Biosphère.Voici le schéma d'une bio-sphère complètement retournée sur elle-même, comme un serpent qui avale sa queue.Elle s'occupe de tout et recycle intégralement ses déchets.Celle-ci n'est évidemment pas conçue en fonction de l'hiver kébékois.Nous reviendrons plus loin sur cet aspet.Mais cette bio-sphère montre bien la structure idéale des rapports qui doivent exister entre un groupe d'humains, la terre, les énergies du système solaire, la nécessité de nourrir le corps.Que chacun pense son jardin.Détermine ses besoins, h e irssr le sujet.Etudiez-en quelques-uns si vous n'y connaissez rien et laissez vous guider par votre intuition.Que chaque village émette son hypothèse de travail et la crée molécule par molécule dans la réalité.Pour la conservation de la nourriture en été comme hiver, vous pouvez construire une pyramide assez grande pour contenir votre stock: rien n'y pourrira.Ou vous pouvez creuser un trou dans la terre qui vous servira de glacière.Faites des conserves, confitures, marinades, etc.D'après certains auteurs, il serait possible de faire pousser des plantes à l'Intérieur d'une pyramide.L'énergie cosmique transformée par la forme pyramidale suppléerait à l'énergie solaire dont se nourrissent normalement les plantes.Faites des expériences pour voir jusqu'Où vous pouvez produire des plantes sans soleil.Pour ceux qui habitent en ville et qui n'ont pas de jardin extérieur, cet aspect est extrêmement important car il leur serait alors possible de faire pousser leur nourriture à l'intérieur.52 MAINMISE 15.L'eau.* Un fermier-philosophe américain fit remarquer un jour que quiconque ne possédait pas une ferme s'exposait à deux dangers: croire que le déjeuner sortait de l'épicier et que la chaleur venait du radiateur.Nous pourrions en ajouter deux autres aujourd'hui: s'imaginer que l'eau vient du robient et l'oxygène du ciel.L'eau, le sang de la terre.Notre sang aussi, 80% de notre corps est d'eau.Faites attention à l'eau que vous buvez; ceci n'est pas de la paranoïa, c'est du simple bon sang-sens.Un corps dont le sang est pur, c'est-à-dire un corps qui ne se nourrit pas d'impuretés et non pas "le sang pur des aryens", est invincible.Le sang irrigue tout votre organisme; purifiez-le par ce que vous mettez dans votre estomac et ce que vous n'y mettez pas.Un village doit avoir accès libre à son eau.S'installer près d'un lac, d'une rivière, d'une source, d'un puits qui existe déjà ou que vous avez creuse vous-même.Construire des réservoirs pour contenir l'eau de pluie.Ou trouvez une fois pour toute la quantité d'eau dont votre groupe a besoin par semaine; déterminez la longueur du recyclage de l'eau du bain, du lavage, l'urine; installez des bassins de recyclage et de purification.Un tel système peut être bâti à l'extérieur comme à l'intérieur; dans ce dernier cas, surtout dans un espace réduit un tel système sera bâti à plus petite échelle.Voici le schéma d'un tel recyclage.(Renseignez-vous en propre sur les modalités d'un cycle de l'eau et Inventez votre système.) sctibrw du RECVCLftGe.DE c5-av- source \ \ \ I / /.I \ \ \ i ¦ i ! i / RESERVOIR UTILISATIONS CU/SSON BOIRE LAVAGES JARDINS ETc Bassin de depot BASSfKl de Filtra ge BASSiN DE REMlNEV/A L/SAtjoN BASSIN DE FILTRAGE 2, 54 MAINMISE 16.La chaleur.Okay.L'hiver au Kébek.Problème majeur.Okay.Chacun doit trouver sa propre solution, consulter lui-même l'univers-mère et apprendre le secret de son propre feu.Prémisses: ne se servir ni de gaz, ni d'électricité, ni de charbon, ni de bois.C'est-à-dire en arriver éventuellement à ne plus avoir à se servir de ces carburants.Parce qu'il y a autre chose.L'amplification naturelle d'une source de chaleur simple et sa distribution dans l'espace à chauffer.Comme source de chaleur, prenons une flamme de bougie.Elle émet de la chaleur.Par un miroir concave on concentre cette chaleur sur un point précis.À ce point précis, on installe un amplificateur minéral, c'est-à-dire un crystal.Cette chaleur amplifiée est repartie dans l'espace ambiant à l'aide d'un miroir convexe.Ce schéma squelettique s'inspire de deux faits: les fabuleuses propriétés de réception, damplificatiorvtran- sofrmation, et de transmission du minéral et du crystal (on se souvient que les premiers postes de radio utilisaient un minéral le galène pour amplifier les ondes sonores); et cette confidence d'un vieuz marin qui en avaient vu d'autres: je me suis souvent chauffé dans la pièce froide où j'habitais en installant un pot de grès (pour plante) au-dessus de la flamme d'une chandelle.Au bout d'un certain temps, le pot de grès se mettait à émettre de la chaleur dans toute la pièce.(Schémas) Mettez-vous à plusieurs; beaucoup de papier et de crayons; prenez de l'acide; mettez-vous sous la bénédiction de ciel et partez à la recherche de votre découverte du feu.Laissez parler dans votre tête la sagesse de nos ancêtres indiens morts sur cette terre.Eux savaient et savent encore. 17.L'énergie.Comment remplaacer l'électricité, autre problème majeur.Il est évidemment hors de question pour un village d'arnacher une rivière.Il faut s'en remettre aux éléments naturels.On peut utiliser l'énergie solaire, le vent et, dans quelques cas, l'eau pour générer une énergie motrice.Les plans de telles installations existent; Mainmise en a publié quelques-uns dans le 21.Ces installations cependant nécessitent un outillage technologique qu'il n'est pas toujours facile de se procurer ou de mettre au point, et qu'on ne peut installer à la ville.Il existe une autre solution.Laissons parler un savant tchèque à qui on demandait d'expliquer une de ses découvertes: le générateur psychotronique."Les humains et tout être vivant sont remplis d'une sorte d'énergie qui, jusqu'à récemment, n'était pas connue de la science occidentale.Cette bio-énergie, que nous appelons énergie psychotronique, semble être responsable ou du moins derrière tous les phénomènes parapsychologiques que nous avons pu étudier et vérifier en laboratoire.Un générateur psychotronique peut capter cette bio-énergie, l'accumuler et l'utiliser.Un générateur qui serait chargé de votre bio-énergie pourrait reproduire certains pouvoirs des psychiques: déplacer un objet à distance, transmettre tèlépathi-quement." Le G.P.dérive de vieux manuscripts et de découvertes oubliées, d'une antique connaissance combinée à la science moderne.L'idée de l'existence d'une bioénergie est très vieille.Les Chinois considéraient le corps non pas comme une machine composée de parties mais comme une centrale d'énergie qu'ils appelaient: énergie de vie.L'Univers, selon eux était remplie de cette Energie Vitale qui reliait l'être humain à tout le Cosmos.Les Hindous parlent de Prana.Les Indiens de Mana.Voici l'expérience faite par le professeur Pavlita, inventeur des générateurs psychotroniques.À l'intérieur d'une boite de métal scellée hermétiquement se trouve un petit moteur qui fait tourner une pointe d'acier sur laquelle on a balancé un ruban de cuivre.Les mouvements de rotation du ruban sont enregistrés photo-électriquement de l'extérieur.Dans le coin de la boite se trouve aussi un objet métallique rectangulaire qui n'est relié à rien.Pavlita se tient à six pieds de la boite et la regarde fixement en s'y concentrant.Soudain le ruban de cuivre s'arrête comme si une force la retenait.Pavlita continue à fixer la boite; le ruban se met à tourner mais dans le sens inverse.Inutile de dire qu'une telle expérience fut soumise à tous les tests critiques des laboratoires officiels.Pendant deux ans, les savants essayèrent d'y trouver la faute qui expliquerait tout.Rien, Pavlita continuait toujours à faire tourner ie ruban.Ce dernier maintient qu'il n'est qu'un technologue qui manipule une forme d'énergie qu'il peut arrêter, déclencher ou diriger comme d'autres savants manipulent l'électricité.D'après lui, lorsqu'il se concentre sur l'objet métallique dans la botte, son générateur psychotronique, ce dernier aspire sa bio-énergie, l'accumule et la dirige sur le ruban de cuivre.D'autres savants se penchèrent sur le phénomène.On retrouva dans les annales scientifiques des expériences similaires qui indiquaient la présence d'une énergie inconnue dans les organismes vivants.On parla des "émanations de tout système biologique".On découvrit qu'on pouvait la refléter, la réfracter, la polariser, la combiner avec d'autres énergies.On pouvait la transformer en magnétisme, électricité, chaleur et radiations lumineuses sans qu'elle soit aucune de ces manifestations.Son courant est plus lent que l'électricité mais elle peut développer une charge électrostatique.On pouvait conduire cette énergie des humains par le papier, le bois, la laine, la soie, ou tout autre Isolant électrique.Les générateurs de Pavlita sont des objets de métal ou de bois, ressemblant à des sculptures modernes ou MAINMISE primitives, dotés d'une "forme" bien précise.Sur la plupart de ces objets, un dessin est garvé, très simple, pour faciliter la concentration sur le générateur."Le secret des générateurs est dans leur FORME.C'est la forme qui vous permet d'accumuler la bio-énergie et de l'appliquer à ce que vous voulez.La question du matériau du générateur dépend de ce que vous voulez en faire.C'est la juxtaposition de certains matériaux à l'intérieur d'une forme particulière qui rend le générateur efficace.Il s'agit d'expérimenter et de découvrir les différentes combinaisons".Quand au dessin sur le génératuer, ce n'est rien d'autre que la mandata hindue et primitive que l'on fixe en se concentrant et qui dégage elle-aussi de l'énergie.Comme le commente un neurophysiologue de Leningrad: "L'oeuvre de Pavlita nous démontre hors de tout doute qu'il est possible de transférer l'énergie des formes vivantes à des formes matérielles "non-vivantes"." MAINMISE 57 A 18.Défense et protection.Le Village pl ne peut s'en remettreà aucune force de l'ordre humaine pour protéger ses membres de toute agression extérieure.Il doit se protéger lui-même.Les trois ennemis d'un village pi peuvent être: les forces officielles: le soldatpollcier; les forces non-officielles: le gun-man du crime organisé ou le motard-blker déchaîné; et finalement la peur.Pour ce qui est de la peur, chacun règle pour lui-même dans le fond de son coeur ses rapports avec l'univers; si vous avez l'humilité, vous n'aurez rien à craindre, l'univers-mère vous protégera comme une panthère ses petits.Pour ce qui est des autres, c'est ici qu'intervient la folle drôle du village pl.Il est moyen, si vous ne voulez pas apprendre les techniques orientales meurtrières de self-defense, karate, Judo et kung-fu, de développer une émanation magnétique qui empêchera votre agresseur de vous frapper ou de tirer sur vous.Il est possible de créer autour de votre maison, votre dome, votre tente, votre tipl, un champ magnétique qui désarmera la volonté mentale de votre agresseur ou l'empêchera de passer.Ceci est peut-être de la science-fiction mais c'est la seule Issue qui reste à qui ne veut pas utiliser les armes de l'adversaire.Si vous voulez vous protéger par le fusil, vous ne durerez pas longtemps.Il arrive un moment où on ne peut plus s'en remettre qu'aux forces maternelles de l'univers pour assurer sa protection.Voici une technique simple pour se défendre passivement d'un assaut direct.On n'y arrive pas en un jour, c'est une technique mentale qu'on développe par exercise mental régulier.Il s'agit d'en arriver à contrôler par la pensée la vitesse ou le déroulement dans le temps du combat.Une balle de fusil est meurtrière-parce qu'elle arrive sur vous très rapidement.Si elle arrivait sur vous à trois milles à l'heure, elle ne vous égratlgnerait même pas.SI vous réussissez à ralentir la perception que vous avez de l'agresseur, vous verriez arriver son poing ou son couteau très lentement; il n'y a plus pour vous qu'à dévier son geste, et vous avez alors tout le temps mental pour le faire, ou à vous déplacer à côté du coup.La technique chinoise de danse Tai-Chi est un excellent moyen d'apprendre le ralentissement de la perception.Dans l'excellente émission Kung-Fu (qui n'est que Tai-Chi appliquée à l'auto-défense) de la télévision américaine, on volt le héros saisir au vol des flèches que lui décochent des Indiens.Il peut aussi résister à cinq agresseurs en même temps.De toute façon, tout le monde connaît de genre d'exploits orientaux; pour l'occidental, la clé de toutes ces techniques est l'attitude mental et la concentration.Tout ce qui se trouve à l'extérieur de vous ou hors de portée de la conscience de votre organisme n'exslte pas.Ce n'est qu'une abstraction, une fantaisie.Branchez-vous sur vos propres ondes et vous percevrez véritablement l'univers.Ceci fait, votre lumière Intérieure brillera.60 MAINMISE 19.La banque du village.Lecapitalisme a un seul côté révolutionnaire et pratique, celui de ses origines: des gens qui se mettent ensemble pour s'Incorporer, devenir une seule tête, développer leur capital propre.Des humains qui s'associent pour développer une entreprise privée.L'entreprise privée des membres du village pi ne peut eZtre autre chose que la survie et le bon fonctionnement de la commune du village.Leur capital sera les énergies dont Ils disposent pour construire leur ruche.Le peuple Juif est un grandiose exemple d'une telle Incorporation entre Individus; leur arche d'ALLAIANCE m'était autre chose que leur centtrale d'énergie qu'ils nourrissaient de leurs propres énergies et de leurs sacrifices.Cette arche leur a permis de survivre à travers les débuts de leur histoire parce qu'elle représentait symboliquement et effectivement leur volonté de s'allier entre eux et contenait, telle une banque, tous les "dépôts" énergétiques de chaque membre de la tribu.Que chaque village se crée une banque, c'est-à-dire qu'il consacre une pierre, une statue de bols, une plante particulière, une botte de métal à cet usage d'accumulateur d'énergies.Que l'objet soit toujours le même et qu'il soit entouré du plus grand respect: Il sera comme le centre et l'axe du village, le point de contact entre la terre et le ciel.Que chaque village invente son arche d'alliance et la construise comme un bijou précieux; qu'on la décore des grands symboles universels solaires et lunaires.Que cette pierre centrale devienne la bouée cosmique auquel se rattachera chaque membre du village et qui lui permettra de vaincre la peur.Que les émanations de la pierre sacrée devienne la potion magique des Astérix du village pl.Banque cosmique.Il existe une autre banque bien plus grande et bien plus riche que toutes les banques des humains mises ensemble.C'est celle qui contient toutes les énergies dégagées par tous les sacrifices de tous ceux et celles qui à travers l'histoire ont accepté au nom de leur Idéal de souffrir et mourir.Croyez bien que le sacrifice des 60,000,000 de morts de la Seconde Guerre n'aura pas été en vain.Un énorme courant d'énergie circule autour de la planète prêt à s'Incarner dans toute entreprise humaine qui tentera de résister aux fascls-mes totalitaires de la planète.Vos ancêtres ne sont pas morts pour rien non plus.Tous les indiens qui se firent massacrés et dépossédés par l'homme blanc sont là-haut et autour de nous, prêts à nous aider et soutenir.Toutes les mères qui sacrifièrent leur vie à leurs enfants et supportèrent en silence l'arrogance méprisante des mâles lorsque ceux-ci envoyaient ses fils se faire massacrer sur les champs de bataille, toutes ces mères sont làhaut, autour de nous, prêtes à nous aider et apprendre.Pensez à toutes les mères québécoises qui par leur amour et leur patience permirent à leurs enfants et descendants de survivre à travers trois siècles d'oppression et d'hivers.Elles sont toutes là.Réinstaurez dans votre village l'antique rituel du sacrifice aux ancêtres.Chacun de nous est l'aboutissement d'une lignée précise d'humains qui travaillèrent, suèrent, moururent pour que continue la race.Nous sommes responsables d'eux comme ils sont responsables de nous.Le rythme de leur sang bat dans chacune de nos veines et nous gravissons la montagne de l'évolution sur des marches qui, toutes, furent taillées une à une par nos mères et nos pères.61 É MAINMISE 20.Notes et contre-notes.Bien des choses restent à dire qui n'ont pas été dites dans ces cahiers.Une seconde tranche au prochain numéro apportera d'autres précisions.Ce qui suit dans ces notes n'est qu'un nettoyage rapide de fils perdus et accrochés dans la caverne cervicale de noé.Chaque Item mériterait bien plus quel quelques paragraphes ou lignes.LE CONSENSUS.C'est l'élément-clé de la magie sociale; le partage Intégral par deux personnes ou plus d'une même hypothèse de travail et d'une dedication complète à la même oeuvre de groupe.Une tribu fonctionne sur un concensus, personnalité dans le totem, une commune aussi; celles qui ne l'ont pas doivent travailler à en arriver au point où chaque membre est complètement ouvert et disponible au Jeu-Je de l'autre.Peu importe que personne d'autres ne voient comme vous, si vous êtes deux ou plus à voir la même chose vous pouvez piloter l'univers jusqu'à l'enfer ou au ciel.Deux ou trois ou cinq ou douze personnes en amour entre elles n'ont besoin d'aucune approbation sociale, religieuse, politique ou familiale pour se prouver leur amour.Les amoureux sont à eux-mêmes leurs preuves réciproques.POUR NE PAS FREAKER.Dans un tremblement de terre, une catastrophe quelconque, les seules personnes à ne pas freaker complètement sont les mères qui ont des petits ou des enfants à protéger.C'est normal: Il n'y a qu'à regarder le règne animal pour frémir devant la férocité passionnée d'une mère qui cherche à protéger ses petits.Elles n'ont pas peur.Soyez la mère de ceux qui vous entourent; si leur sort vous concerne jusqu'au fond de l'âme, vous n'aurez pas le temps d'avoir peur.COMMENT TRAVERSER TOUT.Accepter sa mort sous tous les angles.Être prêt à mourir quelle que soit la situation.Quelqu'un pour qui la mort n'est qu'un passage ne peut s'effrayer.Il ne s'agit pas de bravoure ou de kamikase, d'élitisme ou de fanatisme.Simplement comprendre comment fonctionne l'univers et son alternance entre l'éveil et le sommeil.LABORATOIRE.Votre corps est le laboratoire de l'architecte en vous.Votre maison, votre village aussi.Vous travaillez à les perfectionner.Chaque erreur ou expérience ratée est une source de lumière, un pas en avant dans l'apprentissage du papillon.Visez à devenir une ruche, littéralement.Suffisance complète, commerce aérien et amoureux avec les plantes et les fleurs, production de miel doré.PAUMES.La paume des mains et des pieds ont de mystérieux pouvoirs d'absorption et de transmission.Tendez vos mains ouvertes au soleil; marchez le plus souvent que vous pouvez les pieds nus sur le sol ov l'herbe (Jamais sur l'asphalte des rues ou le.ciment).Ce sont deux façons de vous recharger les batteries.Les mains peuvent guérir; elles peuvent même purifier l'eau d'un vase, ainsi qu'un générateur psychotronique.TRANSPORT.On peut construire un véhicule à quatre roues qui se déplace sur la seule énergie d'un générateur à crystal.L'expérience a été tentée par un membre de l'équipe mainmise: Il installa un engin à crystal dans son auto et partit sur la route avec moins d'un gallon d'essence dans son réservoir.Il parcourut 83 milles avant que l'auto ne s'arrête; c'était toute l'énergie dont son générateur à crystal disposait.Nous reviendrons sur cet aspect dans un autre numéro.RECHERCHES ET SYNTHESE.Créez des équipes de recherches entre vous.Faites des séances d'acide; mettez en commun vos connaissances et intuitions et élaborez votre propre synthèse de ce que les humains ont découvert et appris depuis six mille ans.Il existe un centre précis dans votre téte où toute la connaissance du monde s'ordonnera comme une fabuleuse mandata, où tout recoupera tout, où la multiplicité dès apparences sera issue de l'unité cosmique.Laissez parler les Mères de l'univers dans votre tête.PATIENCE.Prenez le temps de faire chaque chose.Le village pl est un long apprentissage, un Itinéraire spirituel ardu.Lisez les mystiques de tous les pays; apprenez à piloter dans les méandres et paysages de l'univers en consultant les pilotes qui ont voyagé avant vous.Ils sont tous à votre disposition dans votre tête; c'est à vous de les rejoindre et de leur parler.L'invocation des saints n'est pas une fantaisie de l'église chrétienne; c'est une des plus vieilles coutumes des primitifs, un des rites les plus anciens.GUÉRISSEURS.Une (ois le village pi installé et tous les problèmes réglés, la tribu du village devra se tourner vers l'extérieur et entreprendre une action sociale.Devenir des thérapeuthes, des guérisseurs, qui iront dans les campagnes et les villes aider les malades, les faibles, les opprimés, les exploités.Toute tribu qui, après s'être fermée sur elle-même pour prendre le temps de germer et croître, ne s'ouvre pas ensuite à l'extérieur s'expose à une mort lente par dessèchement spirituel.Bibliographie sommaire.Ostrander & Schroeder, Découvertes fantastiques en U.R.S.S.W.l.Thompson, Devant nous, l'Histoire John Michell, A view over Atlantis Jacques Languirand, de McLuhan à Pythagore Saint Exupéry, Pilote de Guerre Mlrcéa Éliade, Forgerons et Alchimistes Lee mythe de l'éternel retour MAINMISE A 62 Fjg.f 19.La RWifUe Jèmsaîrm.Maintenant que vous savez la vérité sur votre monde, cessez de supporter ceux qui vous détruisent.Le mal qui existe sur cette planète n'est possible uniquement que par la sanction que vous lui donnez.Retirez cette sanction et cet appui.N'essayez pas de vivre selon les conditions de vos ennemis ou de gagner àun jeu dont ils ont défini les règles.N'essayez pas d'obtenir la faveur de ceux qui veulent vous rendre esclaves, d'obtenir des cadeaux, du travail, des emprunts, des subsides; n'essayez pas de faire partie de leur équipe pour obtenir de l'argent qu'ils ont volé à vos voisins.S'il vous est possible tie disparaître dans un lieu sauvage ou des terres inhabitées, hors de leur portée, faites-le, mais pas comme un bandit qui organise une gang pour rivaliser avec leur racket.Construisez-vous une vie propre et protégez-la avec ceux qui acceptent votre code moral et qui sont prétsà travailler et suer pour une existence humaine libre.Vous n'avez aucune chance de gagner au Jeu de la Mort ou selon le code de la foi aveugle et de la force.Établissez des critères et des buts quiattireront les gens honnêtes, les buts de la Vie et de la Raison.Chaque humain construit le monde à son Image; chacun de nous a le pouvoir et la liberté de choisir, mais personne n'a le pouvoi d'échapper à la nécessité de choisir.MAINMISE 63 individualisme, égoisme ou anarchisme?tu es seul dans ton coin?tu trouves que la Société te mène à un cul de sac?tu te sens écraser par la bureaucratie gouvernementale?la politique t'Intéresse mais t'écoeure parce que tripaillée par des polltlcallleurs de toutes les couleurs?tu cherches un moyen de t'en sortir mais ne sais pas trop comment?t'aimes pas t'embarquer dans un mouvement organisé parque tu te sens toujours "organisé" par les chefs du mouvement?tu trouves Inutile le paquet de structures technologiques qui répressent l'individu et l'empêchent de s'épanouir pleinement?t'aimerais agir mais selon ta volonté propre et avec des gens que tu connais personnellement, et non rencontrés aux hasards de luttes partielles et stériles?tu sens et tu veux trouver de nouvelles valeurs de vie qui répondent à tes aspirations plutôt qu'à celles d'un groupe X?tu ne veux plus d'état sauveur, de police protectrice, d'armée défenseresse des valeurs de la Société, de patrons, de salariés?tu ne veux plus de gens en dominant d'autres ou dominés par ceux-ci ou ceux-là?tu veux être libre et qu'on te laisse libre tout en voulant laisser les autres libres?tu es probablement anarchiste sans le savoir.L'anar-chlsme veut la révolution mais ne croit pas que c'est en remplaçant une classe de patrons par une autre classe de patrons qu'on va régler tous les problèmes.Révolution bien ordonnée commence par soi-même.SI t'as pas d'illusions et te reconnais parmi ces Idées, donne-moi un coup de fil à 336-5959 et demande Charles.Je tente de regrouper les anarchistes afin qu'ils puissent faire connaissance.REHABILITER L'ANARCHIE La seule audition de ce mot "anarchie" soulève dans l'esprit de la plupart des gens des associations d'Idées négatives:chaos, agitation, sédition, révolution, terrorisme, crimes, bref, anarchie.L'idéologie du mouvement anarchiste ne rétend pas à aprt, àtlnnocnc non plus qu'à la preto.i elle croit avoir droit de cité parmi les courants d'idées lancées à droite et à gauche.Avant que de la dénigrer, faudrait-il au moins la comprendre.Je ne m'adresse donc pas aux sectaires (de gauche comme de droite), ce serait perdre mon temps.Que celui "que la corruption du siècle indigne et que le zèle de la justice dévore"ientende ce cri.Ce qu'est l'anarchie est difficileà cerner, à circonscrire, à définir.Ce quue jé perçois du socialisme libertaire (opposé au socialisme autoritaire communiste), c'est l'abolition de toute relation de dominant à dominé, que tous deviennent et soient dps "moi tout-puissants" (Max Stirner).Loin d'éliminer l'autorité, faire en sorte que tout le monde devienne autorité.L'anarchie veut l'abolition de toutes les structures étatiques afin de ramener le monde, la Société, à sa dimension humaine et de mettre fin à la domination technocratique.L'Etat a cette triste particularité de susciter plus de problèmes qu'il n'en résout.Il encourage de par sa seule existence le manque de confiance et l'irresponsabilité du citoyen vis-à-vis lui-même.Les mécanismes de contrôle de l'Etat sur (pour ne pas dire "contre") les citoyens créent des comportements stéréotypés et défaitistes face aux événements.L'anarchie veut l'instauration d'une société humaine, pour les humains, par les humains, avec les humains.Elle ne rejette pas le progrès, la science, la technologie, mais prône leur subordination aux besoins réels de l'humanité, s'opposant à la domination de la Science sur l'Homme comme c'est le cas pour la Société Technologique Moderne.L'anarchie veut l'abolition de tout système visant l'établissement de structures de domination; elle est par définition a-systématique et non imposée.C'est à l'individu de l'adopter, de l'absorber.L'anarchie est à la fois ennemie des systèmes, du Système, et parallèle à ceux-ci.Elle est une discipline, un apprentissage, un exercice permanent et mature de la liberté individuelle dans un univers social., L'anarchie est contre le "crois ou meurs" des institutions religieuses, s'opposant aux lois, règlements, pratiques répressives et culpabilisantes des Eglises.L'anarchie ne peut s'opposer aux religions car ces dernières sont adhésion de l'intérieur, choix personnel.Or, l'anarchie est l'idéologie du libre arbitre, du libre choix.L'anarchie veut la liberté; et si liberté veut dire "devoi", alors II est de la responsabilité de chaque individu et non des lois, édits, décrets de l'imposer à soi.L'anarchie est naturelle car elle est Issue de l'homme qui est ordre et non chaos.En ce siècle où l'écologie est à la mode, tous les déordres écologiques sont dus, non à la présence humaine, mais à l'action des agents technologiques.L'anarchie est l'Idéologie de l'homme suffisamment mature et sain d'esprit pour se débarrasser de ses béquilles techno-légalistes et se mettre enfin, non seulement à marcher, mais à courrlrl L'anarchlsme, c'est le non-Système; le Système, c'est le chaos d'une société, c'est le terrorisme institutionnalisé, c'est la négation de l'Homme pour la Loi."Quoique très ami de l'ordre, je suis, dans toute la force du terme, anarchiste.": 1 -2 P.J.Proudhon cité des Ni Dieu.Ni Maître, Maspéro éd.Lehsaj Mahdi 64 MAINMISE CONCOURS DU VILLAGE PI À partir du numéro d'octobre, MM 28, nous publierons chaque mois quatre pages illustrant la conception d'un ou plusieurs de nos lecteurs d'un village d'Astérix.Concevez graphiquement l'installation et la disposition d'un vaisseau spatial fixe, d'une ruche humaine.Pensez à tous les aspects possibles; prévoyez tous les besoins.Pondez, pondez, pondez.Que votre envoi ne dépasse pas ce qu'il est possible de mettre sur quatre pages du format de Mainmise.Si nos finances nous le permettent, nous paierons les auteurs.Le but d'un tel concours est de stimuler l'imagination de ceux qui veulent muter et prouver à ceux qui doutent que la liberté peut s'acquérir. ct3 cj3 La nature sauvage Lorsque les étoiles parlent aux plantes Ceci est une histoire vraie.Des professeurs d'une école secondaire américaine s'aperçurent un jour qu'un de leurs élèves possédaient des connaissances phénoménales sur les fleurs.Il savait tout de leur anatomie, de leur physiologie et connaissait même à fond les détails microscopiques de leurs structures.On le fit questionner par un expert en botanique qui dut avouer après l'entretien que l'élève en connaissait mille fois plus que lui sur tes fleurs et savaient même des choses que la science botanique n'avait pas encore découvertes.Lorsqu'on demanda à l'élève d'où il tenait toutes ses informations, il répondit: "J'ai toujours aimé les fleurs et souvent je leur parle.Un jour, elles voulurent me récompenser de l'amour que je leur portais et elles me racontèrent tous leur secrets." - - On peut imaginer la tête que les professeurs durent faire devant un tel aveu et le freak-out mental secret qui traversa la dite tête.Dans un vieux traité de la Renaissance, on peut lire ces lignes étonnantes: "Les étoiles sont la matrice de toutes les herbes et chaque étoile du ciel n'est que la spirituelle préfiguration d'une herbe, telle qu'elle la représente, et tout ainsi que chaque herbe ou plante est une étoile terrestre regardant le ciel, de même aussi chaque étoile est une plante céleste en forme spirituelle, laquelle n'est différente des terrestres que par la seule matière., les plantes et les herbes célestes sont tournées du côté de la terre et regardent directement les herbes qu'elles ont procréées, leur influant quelque vertu particulière".Les étoiles sont donc, comme le commente un auteur contemporain, le modèle sans changement des herbes de la terre, leur forme inaltérable et sur lesquelles les étoiles déversent secrètement toute la dynastie de leurs influences.À chaque étoile correspond une herbe ou une plante et à chaque > plante correspond une étoile: la terre sombre est le miroir du =; ciel semé.s en m Miroir universel qui abolit toute distance entre la terre et ses enfants, et le ciel et ses étoiles.Lien direct qui réunit immédiatement et sans équivoque possible le cosmos à notre planète.Nous avons beau être à quelques millions d'années-lumière des étoiles, toute la galaxie et ses soleils nous côtoient à chaque jour, nous sourient dans le vent, nous parfument, nous soignent, nous nourrissent, nous font voyager.Un joint fumé, et les secrètes influences de quelle étoile bienveillante nous pénètrent le cerveau pour s'adresser au coeur.Un bouton de peyote avalé, et aussitôt un astre caché de la voie lacté nous dictent de grandioses leçons sur le cosmos et sa vie.Le freak-out de Pascal n'est plus possible.Si l'astronomie et les milliards de milles qu'elle interposa entre nous et les étoiles firent frémir d'horreur l'Europe du XVIe et XVIIe siècle, il nous appartient d'abolir cette distance illusoire de l'espace et de comprendre que la joyeuse cosmologie commence humblement dans l'arrière-cour de notre jardin, ou pointe le nez silencieusement dans les comptoirs d'herbes.Ironie cosmique ou paradoxe infini, le plus loin est aussi le plus près, le plus inatteignable est aussi ce qui.se laisse le plus facilement manger.Qui imaginerons-nous derrière un chou, une échalotte, une fraise, un bouquet de menthe, une pivoine, un chêne, un thé de sauge, un parfum de rose, un vin de pissenlit, une liqueur à la verveine, un shampooing à la camomille, un drap de coton, un café d'Arabie, une feuille de papier?Quels sont les génials architectes de notre planète qui l'habitent tout en ne l'habitant pas, qui nous supportent sans se faire voir, qui nous donnent la vie tout en regardant le spectacle situé a des années-lumières de nous?LA VIE DES PLANTES Notre mentalité scientifique en Occident veut bien généreusement accorder aux plantes qu'elles possèdent une "vie" quelconque; on parlera doctement de la "vie végétale", mais sans plus.Une herbe ne pense pas, ne s'exprime pas, ne ressent pas, etc., etc.Pourtant, pourtant!.Depuis quelques années, des études "scientifiques", empruntant la méthode, et les instruments de la science, nous prouvent admirablement tout le contraire et nous laissent entrevoir un monde fascinant de sensibilité chez l'herbe la plus grossière.Étonnant renversement: le gros singe nu, tout imprégné de son arrogante importance, daignant enfin se pencher avec ses instruments chromés sur ce monde des plantes, sans lesquelles il ne pourrait pas vivre une seule seconde, et dont il est directement et absolument issu.Allons-y donc de nos plus récentes "découvertes" sur le.monde de nos parents ancestraux.Endroit: New York.Scène: laboratoire d'une Foundation.Personnages: un professeur, six étudiants, deux plantes.Scénario: les six étudiants tirent au sort lequel d'entre eux détruira une des deux plantes; après le délit, ils doivent tous nier quelque participation que ce soit à la destruction de la plante.Le professeur se servant d'un polygraphe )détecteur de mensonge) essaiera de découvrir le coupable.Le polygraphe est un instrument qui mesure chez les humains toute variation dans la respiration, la pression sanguine, le poul et les propriétés électriques de la peau.Sauf que, dans ce cas-ci, le professeur relia son appareil à la plante survivante.Les six étudiants défilèrent devant la plante-témoin un par un.Cinq d'entre eux ne provoquèrent aucune réaction chez elle, mais le sixième bouleversa complètement le métabolisme de la plante et le polygraphe enregistra une réaction hystérique sur papier.Cette plante savait donc ce qui s'était passé avec sa soeur et se souvint du coupable.Ce même professeur, Cleve Backster, entreprit une autre expérience en février '66.Arrosant, un matin, une grande plante qui poussait dans son laboratoire, il se demanda combien de temps prend l'eau pour se rendre des racines aux feuilles.Attachant une des électrodes de son polygraphe à une feuille, Il fut surpris de constater que l'appareil enregistrait un motif semblable à celui que dégage un humain émotivement stressé.Étonné, Backster décida de menacer le bien-être de la plante en plongeant une de ses feuilles dans un café bouillant.Aucune réaction: le tracé du polygraphie demeura le même.Backster décida alors d'attaquer directement le tissu cellulaire de la feuille et pensa à trouver une allumette pour brûler la feuille reliée aux électrodes.À l'instant précis où cette pensée lui traversa le cerveau, il y eut un changement dramatique dans le tracé du témoin.Selon Backster, il n'y a aucun doute que la variation prononcée dans l'attitude biochimique de la plante est due uniquement à une de ses pensées."À la seconde précise où j'eus dans ma tête l'image du feu, l'aiguille enregistreuse sauta d'un seul coup au haut de la page.J'avoue que la chose me bouleversa complètement". À REPEHEMC1 Dans une autre expérience, des plantes reliées à des polygraphes indiquèrent de fortes variations à l'instant précis où, six étages plus bas, une machinerie automatisée renversaient de l'eau bouillante sur des crevettes vivantes.À l'instant où les pauvres crevettes étaient brûlées vives, les plantes là-haut freakèrent.On répéta cette expérience plusieurs fois avec d'autres formes de vie, même avec des organismes uni-cellulaires: on utilisa des fruits frais, des légumes, des cultures de bactérie, de la levure, des amibes et même du sperme; à chaque fois, les plantes du laboratoire réagirent à la mort de chaque organisme vivent.Se peut-il que, lorsque la vie cellulaire est 'terminée", elle émette un "signal de détresse" ou un "avertissement" aux autres cellules vivantes?S'il en est ainsi, cette énergie (d'émission) semble être instantanée quelle que soit la distance; il n'est même pas possible de la contenir ou de l'arrêter à l'aide de cages électro-magnétiques ou de boucliers de plomb.Comme l'écrit Backster, "puisqu'il n'y a rien de connu qui puisse bloquer ou interférer avec 'l'onde' qui relit les pensées de l'homme à la plante, nous nous retrouvons dans une autre dimension, une espèce de crépuscule scientifique dans lequel quelque chose peut se rendre du point A au point B sans parcourir la distance qui sépare A de B, sans dépenser du temps pour s'y rendre." Oh! admirable chose, ce vieux texte de la Renaissance avait donc raison et les primitifs aussi; il n'y aurait donc aucune distance dans l'univers malgré les milliards de milles cubes de l'espace sidéral insondable! On pourrait donc enjamber le gouffre des années-lumière sans même se déplacer, communiquer avec l'autre extrémité de la galaxie sans consumer la moindre petite seconde.On pourrait donc.ici l'imagination se perd.Autre expérience: un recherchiste, Paul Sauvin, réussit à déclencher un appareil se composant d'une plante relié à un engin électrique, d'une distance assez considérable.Il installa un philodendron sur une table de son laboratoire à deux milles et demi de sa maison du New Jersey et lui télé-transmit une pensée d'un lourd contenu émotif.Lorsque le philodendron reçut le message télépathique de Sauvin, la plante déclencha un signal-radio qui mit en marche l'allumage d'une auto stationnée dans la cdur du laboratoire.À deux mille milles de là, au Colorado, un ami de Sauvin installé avec une radio à ondes courtes chronométra le moment précis où Sauvin envoyait son message télépathique au philodendron et la réception du message par ce dernier: les deux moments étaient parfaitement synchronisés.CULTIVER SON JARDIN Évidemment il n'y a rien de neuf dans ces rapports hommes-plantes.Tout le monde connaît des jardiniers qui parlent amoureusement à leurs plantes et qui en sont récompensés par des récoites miraculeuses.On se souvient de Jésus-Christ qui par sa malédiction sur le pauvre figuier, exemple parfait de transmission de vibrations négatives, contribua encore plus au dessèchement de l'arbre; on se souvient aussi de Saint François d'Assise qui conversaient avec les plantes et les animaux.Par contre ce qui est neuf, ce sont les "preuves" scientifiques qui s'accumulent et qui confirment ce que les âmes simples savaient par intuition depuis des siècles.Les fous ne sont pas fous.1 Un lien très précis d'attraction se développe entre une plante et son gardien.Backster a enregistré des réactions de "sym-pathie" chez les plantes lorsque leurs propriétaires pensaient à elles, même de très loin.En Europe, durant la Seconde Guerre, on remarqua que les jardins de personnes mortes au front dégénéraient pour une courte période au moment de la mort de celui ou celle qui s'en occupait. MAINMISE 69 Pop - Pénélope avec le concours de Pénélope, Raymond La vallée.Richard Thérien, Michel Bélair et Jacques Thériault 70 Robert Charlebois: SOLI DA RI TU DE, Éditions Conception, CAP AC.Barclay 80173 "Solitaire d'abord.Solidaire ensuite".On peut retrouver cette phrase sur la pochette intérieure du dernier disque de Robert Charlebois.Si l'on se souvient du Charlebois de "Lindbergh", "Dolores" et "Québec Love", il faut dire qu'il est difficile de trouver une meilleure introduction à cette dernière publication."Solidaritude" est le premier disque "mûr" de Charlebois.Celui qu'on avait surnommé le clown électrique n'est plus: il reste un homme préoccupé, cherchant d'abord à s'inscrire dans un contexte qui est le sien et qui ne tente plus de séduire comme auparavant, à coup de décibels.Pourtant, dans un certain sens, Charlebois est encore "fou".De cette folie qui caractérise de plus en plus le Québec et qui fait que dans un monde aussi speedé que celui qu'on connaît, il est encore possible de parler de sagesse et de rédemption future.La structure même de ce nouveau disque en témoigne d'ailleurs; construit en deux blocs, l'un pile l'autre face, il se pose comme une sorte de témoignage sur l'époque que nous traversons et sur ce qui est en train de s'installer doucement.Le côté "pile" est un peu plus "heavy" que le côté face; les amateurs de gros son seront toutefois déçus.Le Charlebois heavy d'aujourd'hui n'a plus grand chose à voir avec celui de jadis.Comme s'il revenait, au fond, à une musique de base, tout le disque et surtout cette première face s'impose d'abord par sa grande sobriété musicale.Pas d'éclats, pas de gros beat.Sauf "Entre deux joints" (une chanson de Pierre Bourgault) qui fait un peu penser à un exercice de style à la façon de Chuck Berry (beat rock traditionnel) et "Cauchemar", un folk-rock, le disque complet est un retour aux sources et à la simplicité.On remarquera tout de suite à l'audition, la différence fondamentale entre les deux côtés du disque, puisque Charlebois les a voulu nettement séparés.Même en étant plus "pensant" que le second, le côté pile est relativement calme si l'on se réfère aux autres Charlebois.11 n'y a pas d'éclats et seuls à ce niveau, "Entre deux joints" et "Cauchemar" risquent de faire le lien avec le Charlebois d'avant."Le révolté" est une sorte de "protest song" qui passe par le simple étalage des faits plutôt que de revendiquer de façon violente et cette première plage se termine avec "Witchi tai to" (que l'orl connaissait déjà) et "Cajun stripper" une chanson de folklore acadien qui donne aux musiciens l'occasion de se lancer dans une improvisation qui revient aux rythmes de base de la musique primitive et tribab.Dès le début de la seconde face on sent déjà que le disque prend une autre tournure.Avec "Alchimie", c'est presque un cycle qui commence; il y est question d'un troubadour alchimiste dont on peut presque sentir la présence tout au long des chansons qui composent cette face.Tout autant au niveau de l'inspiration qu'à celui du rythme musical, le ton n'est plus tout à fait le même.Les chansons sont douces, assez lentes pour la plupart et on y retrouve habituellement le même type d'accompagnement musical que dans "Ordinaire".On remarquera, entre autre, le piano de Marcel Beauchamp dans "Piano noir"; la présence de cet instrument influe énormément sur le nouveau son qu'a voulu se donner Charlebois."Insomnie", par exemple, qui fait penser à ce poème de Rimbaud de "Québec Love", est une réflexion lente et mollement sonorisée sur l'immobilité et sur l'inaction devant l'écoulement du temps."Adieu Alouette" développe la même tonalité émotive en y rajoutant toutefois une sorte de désespoir cynique qui surprend un peu chez Charlebois.Quant à "Avril sur mars", c'est une chanson bizarre qui frappe par son degré d'étrangeté; on y trouve du meilleur et du pire.Des accents à la fois sincères et vrais et des touches sentimentalistes qui frisent un peu le déjà fait.Cette chanson caractérise peut-être le disque; on y sent que Charlebois est à un passage, qu'il voudrait dire des choses mais qu'il n'a pas encore trouvé la manière et le ton juste."Solidaritude" est pourtant bien un disque d'ici; "Vivre en ce pays", une chanson de Pierre Calvé, donne une bonne idée de ce que Charlebois disait déjà dans MM 25 à propos de l'urgence de la situation.Avec "Entre deux joints" c'est plus qu'une invitation aux actes concrets; c'est déjà une sorte de programme tracé dans ses grandes lignes.Il s'agit de "s'grouiller l'cul", de se regrouper et de "changer la société" ("le révolté").Ce nouveau disque que Charlebois voulait "neuf" l'est donc incontestablement par rapport à sa production précédente.,11 frappera d'abord et avant par la coupure radicale qu'il manifeste à tous les niveaux.Charlebois a vieilli.Même si "Solidaritude" n'étonne pas par la profondeur de son inspiration, on sent que Charlebois cherche à y raconter des choses qu'il n'avait pas tellement abordées jusque là.Le disque dans son ensemble manque toutefois d'un peu de vigueur; même en retournant à un certain clacis-sisme formel, il est encore possible de laisser place à l'invention musicale, ce qui n'est pas tellement le cas ici."Solidaritude" marque donc une étape autant dans l'évolution musicale de Charlebois qu'au niveau du choix et de l'inspiration de ses chansons.Disque - étape, disque - frontière, il devrait être à l'origine d'une production totalement différente de celle à laquelle le premier "homme de cirque électrique" québécois (c'est là un titre que personne ne peut certes lui enlever) nous avait habitués.Le nouveau Charlebois n'est toutefois pas encore "sorti" tout à fait complètement; "Solidaritude" nous laisse deviner ce que sera le personnage et la texture de sa démarche.Il lui reste à mettre tout cela en forme de façon signifiante.En ce sens, c'est là un long-jeu qui nous laisse sur notre faim.Y t'reste un bout' à faire Faut qu't'aprennes à marcher Si tu fais comme ton père Tu vas t'faire fourrer.Entre deux joints Tu pourrais faire quequ'chose Entr'deux joint Tu pourrais t'grouiller l'cul.(entr'deux joints) MAINMISE 71 —i 57 Nilsson Schmilsson "A little Touch Uj Schmilsson In The Night" / RCA APL-I-oo97 Qui n'aime pas Carmen Miranda?Il y a une dizaine d'année, il n'y a que toutes nos braves coquettes qui écrivaient des pétitions au Verdi pour organiser un Festival de leur chère Vedette.Maintenant, tous les straight se masturbent en pensant à elle.Comme le temps passe!.Comme on regrette parfois les bananes sur la tête, les escaliers en chute d'eau et les beaux lamés de Fred Astair tranchant sur les gazes vaporeuses de Cyd Charisse!.Heureusement, PROCOL H ARUM est là, avec son "Grand Hotel", pour nous rappeler que le "bon temps" de l'entre-deux guerre ressemble un peu à notre "bon temps", dans cette entre-deux guerre où nous sommes peut-être sans le vouloir savoir.Heureusement, Nilsson Schmilsson a décidé d'enregistrer à nouveau quelques-unes des éternelles chansons d'amour qu'a données la culture anglo-américaine et qu'ont portées à leurs nues des gens comme Sinatra, Judy Garland, Cole Potter, Doris Day, Danny Kaye, etc.Schmilsson n'y va pas de main morte: grand orchestre à cordes dirigé dans un style d'époque magnifique par Gordon Jenkins, tempo ultra lents, effets pathétiques poussés au maximum.Quitte à jouer le jeu, il l'a bien joué.Voici donc la ronde émue de "Lazy Moon", de "Always", de "As Time Goes By"; tous les amoureux éperdus, que nous aurions pu être si nous étions nés une cinquantaine d'années plus tôt, se retrouvent, sinon avec la larme à l'oeil, du moins avec le petit pincement au coeur du regret.C'est, bien sûr, un divertissement, s'il est mélancolique; de cette qualité, il ne nous en était pas arrivé depuis l'apparition du regretté Tiny Tim.Jim Horn "Jim's Horns" / Shelter Record SW-8918 Connu comme musicien de studio, ce qui est déjà une sorte de vedettariat, Jim Horn sort un disque solo et son saxophone y trouve, naturellement, une possibilité d'expression qu'il n'a pas toujours ailleurs.Jim Horn dépasse, d'ailleurs, le simple saxophone.En fait, cet album est un petit répertoire d'instruments à vent, de la flûte à toute la gamme des saxophones.Par surcroit, il chante un peu; cette modestie lui fait honneur car ce n'est certes pas là qu'il est à son meilleur.A son meilleur, il l'est certainement dans les pièces purement instrumentales, comme beaucoup le sont, avec une mention spéciale pour les pièces plus lentes, comme "Moody", où l'on découvre une belle intériorité chez Jim Horn.Il y a, somme toute, peu de disque qui emploient la parole comme élé- ment d'expression principale.Parmi les- disques (presque) sans parole, celui-ci mérite très certainement une mention spéciale.Et d'autant plus que, malgré tous les cuivres présents, pas un instant ça ne rappelle Chicago ou BLOOD SWA ET AND TEARS.Steely Dan "Countdown To Ecstasy" / ABCX-779 "Can't Buy A Thrill" n'a certainement pas été un succès populaire ici; mais il l'a été aux EU.STEELY DAN y montrait son habileté à construire une chanson "populaire", courte et serrée, basée sur une ligne rythmique simple et enveloppante, sans excès de bruit mais sans déperdition d'énergie."Countdown To Ecstasy", leur second disque, n'aura guère plus de chance ici que le premier.Il s'agit encore d'une suite de chansons bien faites, suffisemment différentes dans leurs couleurs et dans leur pâte pour ne pas ennuyer.Il reste que le tout finit par sembler un peu terne, voire léché, comme "The Boston Rag", excellente invention mais pour moi gâchée par un côté hygiénique qui sent la recette de cuisine.Airto "Fingers" / CT16028 , Les amateurs de style rock latino-américain pourront se réjouir de la parution de "Fingers" qui est ici un percussionniste-chanteur: Airto.C'est la vedette de ce disque rythmique, sans cuivres et souvent sans paroles.74 MAINMISE Ten Wheel Drive TEN WHEEL DRIVE / EMI ST- On aurait pu croire que le départ de Genya Ravan aurait tout simplement fait disparaître ce groupe.Mais non.Plutôt que cette solution limpide à force d'être claire, on a préféré remplacer la chanteuse et redonner au groupe une chance qu'il n'a jamais eu.C'est donc Ann E.Sutton qui prend maintenant la vedette, tandis que le groupe continue son traintrain de jazz-rock sur un mélange assez pâteux de guitares et d'instruments à vent.Par sa simple conception composite, un tel groupe a peu de chance de s'en sortir.Ann E.Sutton, malgré un timbre de voix non sans qualité, n'a certainement pas la force de rendre homogène tant d'éléments disparates.Ce qui devrait être son rôle de toute évidence.Il n'y a donc g"uère à glaner dans cet album.même pas la naissance d'une nouvelle chanteuse.Commander Cody "Country Casanova" / Paramount PAS-6054 Après une longue et fructueuse carrière dans les salles de danse de San Fransisco, après un premier disque d'intérêt presque local, COMMANDER CODY se lance sur le marché international en entamant une tournée en Angleterre et en lançant de par le monde un second disque.On sait que ce groupe est country; il l'est tellement que cela fait paraître d'une atroce décadence toutes les plus récentes tentatives dans le genre y compris les NEW RIDERS.Il V a.bien sûr, un côté "GRATEFUL DEAD", en particulier dans la manière dont est traité la steel guitare et la guitare.Le reste est du plus pur "straight" avec un côté hystérique dans le foin.Ça n'a l'air de rien mais il faut le faire; ceux qui apprécient le country traditionnel américains seront au bord des larmes et de l'émotion rurale.C'est une question de souvenir d'enfance.Le son, absolument pur, .est l'exact reflet de l'esprit qui n'autorise aucun fard.Même à nos oreilles, plus accueillantes pour Davis Bowie et YES, un boogie comme "Everybody's Doin II" a bien du charme, à peine moins que "Rock That Boogie" avec un accompagnement au piano typique au point de ne pas y croire.On croirait entendre les Faiscelous Freans Brothers.Peter Frampton A & M SP4JH9 Peter Frampton fait partie de ces artistes que semble poursuivre un sort défavorable.On connaît son indubitable talent de chanteur mais, depuis son départ de HUMBLE PIE, il n'a jamais réussi à s'imposer comme un atout majeur du rock.Après un disque solo souvent délicieux, mais dont le succès commercial a été assez faible.Peter Frampton a donc décidé de former son groupe: c'est CAMEL dont paraît, aujourd'hui, le premier essai avec Rick Wills à la basse; Mick Gallagher aaux claviers, John Siomos aux drums et naturellement Frampton à la guitare.De toute évidence CAMEL est encore très loin d'être un groupe.C'est un ensemble de musiciens compétents qui jouent ensemble une musique de qualité mais sur une tonalité généralement mineure qui ne dépasse guère le niveau moyen.Si l'on excepte "Which Way The Wind Blows", seule bonne chanson de Frampton sur cette face, la prem-mière partie du disque est sans relief La seconde face n'est guère plus attrayante.Il faut dire que ce disque ne contient aucune très bonne chanson et c'est là sans doute la principale faiblesse de Frampton: la composition.Pourtant, le son est souvent bon et l'on remarque avec avantage Mick Gallagher aux claviers."Do You Feel Like We Do", qui clôt le disque, permet toutefois de se rendre compte que ce groupe, quand il trouve un matériel musical convenable, peut dégager une certaine énergie qui n'est pas exprimée bien clairement dans ce premier disque.Petites nouvelles du rock n ' roll MAINMISE 75 June Millington quittera FANNY, dès après que le groupe "tout fille" aura terminé sa tournée actuellement en cours en Grande-Bretagne.Lors d'un party à NY, Elton est apparu en hot pants de satin noir, les sourcils rasé et remplacés par des arc en ciel peints, avec une perruque afro rose.Inutile de dire que personne ne l'a reconnu.L'histoire des BEATLES continue.On espère maintenant la parution d'un double album "primitif.La "découverte" de rubans magnétiques datant de 1962, alors que les BEATLES jouaient encore à Hambourg, serait le matériel de cette publication.Les rubans contiennent quelques 36 chansons dont 30 pourraient figurer sur le double album.Selon ceux qui ont entendu les rubans, le son est d'excellente qualité; les chansons sont elles-mêmes excellentes et l'ensemble, outre l'intérêt historique d'une telle publication, ne ferait de tord ni au BEATLES ni au rock n'roll.La propriété de ces rubans ta à la firme I Ml que l'on espère convaincre de les mettre sur le marché.Les amateurs de Rick (.recti seront rat is.RSO annonce, en effet, la publication d'un disque où l'on retrouvera les meilleurs moments de Rick Grech, au temps où il jouait avec FAMILY, BLIND FAITH, GINGER BAKER, Rosetta Hightower, TRAFFIC et Gran Parsons.Bien qu'il y ait encore quelques hésitations, "Goat's Head Soup" semble être le titre retenu pour le prochain disque des ROLLING STONES.L'album devrait paraître incessamment, si ce n'est déjà fait.On y trouvera dix chansons nouvelles de Jagger/Richard dont l'une, "Silver Train" a déjà été enregistrée par Johnny Winter.Les STONES sont, d'ailleurs, très occupés en ce moment.Ils ont entamé une grande tournée européenne.Ils espèrent aussi se produire en URSS.mais ce n'est pas encore décidé.MAGMA sera, peut-être, le premier groupe français à paraître sur une étiquette américaine, Capricorn.Des transactions sont en cour à ce sujet.ANGE, autre groupe français, a tourné a*ec un certain succès en Angleterre.Le prochain album de Neil Young sera live et s'intitulera "Time Fades Away".Il a été enregistré durant la grande tournée que le chanteur a effectué cette année. 76 MAINMISE Drogue ou pas drogue (Tharis the question.) Le seandale de Clive Davis chez Columbia IMur les profanes, la musique adoucit les moeurs et donne un peu de sel au trips les plus ennuyeux.Mais la musique est aussi une industrie américaine qui, comme toutes les industries de ce type, entendent bien produire quelque chose dont la consommation en masse augmentera le revenu annuel de ceux qui la possèdent.Parmi les géants du monde du disque, la firme Columbia est la plus grande de toutes, tille se dresse avec tout un spectre de produits différents, du classique au hard rock.Celle hégémonie, qui alignent les noms de Dylan, Simon and Garfun-kel, Chicago, Laura Nyro et combien d'autres, Columbia la doit en grande partie à un homme: Clive Davis.Président de COLUMBIA RLCORDS, son salaire annuel avec les compensations d'usage peut aller jusqu'à $359.000 par an! Il règne en maître tant sur la production que sur la promotion.Clive Davis n'est plus Président de COLUMBIA.Il a "démissionné".En l'ait, par un concours de circonstance assez étonnant, le FBI a amorcé une enquête sur son compte, laquelle porte sur des points aussi peu musicaux que la prostitution et le traffic de drogues lories comme l'héroine.A cela, il faut encore ajouter le traffic de l'argent car.voyant le mauvais vent venir, la hiérarchie de COLUMBIA a tenu à se dissocier de son ancien Président en l'accusant d'avoir exagéré ses "dépenses", entre autres broutilles administratives.Une "broutille" administrative en a l'ait sursaute plus d'un: sous la direction de Davis, on aurait "payé" directement en drogues certains artistes! Une histoire, en particulier, a retenu l'attention: celle d'une saisie d'héroine qui a.d'ailleurs eu lieu à Montréal, et qui a mis en cause un dénommé Pascal Falcone qui a déclaré être l'agent de Lynn Naderson et de Johnny Cash, deux chanteurs de chez Columbia.Cet homme a etc reconnu pour "aller fréquemment chez Columbia" ainsi que "pour participer à de nombreuses conventions organisées par Columbia".Ces conventions, d'ailleurs, voyaient couler, selon d'autres sources, autant de vins fin que de drogues rares et chères, héroïne et cocaïne.Plus particulièrement encore, on se mil à soupçonner les agents de promotion de Columbia de-payer en drogue forte ou faible (cocaïne el marijuana) la bonne volonté que mettaient certains disque-jockey à passer les disques de la firme.La drogue remplaçait ici les cadeaux plus traditionnels que sont les prostituées, l'argent content, les manteaux de fourrure el l'alcool.Toute celle histoire est d'autant plus charmande que Davis, et derrière lui tout Columbia, semblait être parfaitement "straight".Columbia a toujours professé avoir horreur de la drogue.Même à Montréal, l'agent de promotion a toujours refusé de l'annonce à MAINMISK à cause du lait que le contenu était trop orienté vers la dope!.La réaction du milieu musical est très diverse.On parle parfois d'un Watergate du monde du disque.Pour d'autrres.Clive Davis n'est pas plus "corrompu" qu'un autre, car le marché de la musique est très dur, la compétition étant particulièrement féroce.Lors d'un meeting à Columbia, au moment où les rumeurs sur Davis commençaient à circuler, Simon (qui partage avec Garfunkel l'honneur d'être le plus gros vendeur de tous les temps chez Columbia) est arrivé impromptu et a lancé sur la table, devant Davis, un petit livre en disant: "Vous êtes l'homme au monde qui avez le plus besoin de lire ce livre".qui était "La Vie de Krishna".Pour d'anciens collaborateurs.Davis n'était qu'un égocentri-que.un fou de puissance, de cette puissance qui corrompt ainsi qu'on peut le voir en ce moment dans bien des domai-nes.Après avoir fait la manchette des journaux, l'affaire maintenant semble au repos provisoire el Davis a toujours trop de puissance pour que l'on s'inquiète vraiment pour lui.Au-delà de Davis, c'est évidemment tout un univers qui se révèle.Cet univers n'a évidemment plus rien à voir avec la musique.bl le plus triste, c'est que chaque l'ois que nous achetons un disque, nous en faisons partie inconsciemment.Pour l'instant un comité sénatorial, conduit par le sénateur Buckley, tente de l'aire un peu de clarté dans cette affaire.In lait, la bataille est sous jacente.Buckley, après avoir entendu 75 personnes environ prétend qu'il en sait assez pour provoquer une complète investigation sénatoriale sur les agissements des grandes compagnies de disques.Quant aux nouveaux "patrons" de CBS, ils tentent, selon certains investigateurs, de cacher des informations.Surtout la question d'éthique se pose de savoir l'ctcndue de la responsabilité des maisons de disques dans le déssimitation des drogues dans les années 60-70.Par exemple, le comité sénatorial demanda à la RUA.une association de commerce qui regroupe les compagnies de disque, de conduire sa propre enquête: cette demande fut jugée "amusante" par les membres de la RUA quand ils lirent dans la lettre envoyée par Buckley que ce dernier leur suggérait de faire celte enquête en posant, entre autres, cette question vraiment louchante:"À votre connaissance, quelle est l'importance de l'emploi de la drogue chez les artistes de musique populaire, ainsi que des gens qui les entourent?Sur quoi basez-vous votre estimation?Depuis combien les exécutifs de vos compagnies respectives sont-ils au courant de cet Usage de la drogue?" La RUA a promis cependant de mettre en oeuvre un plan d'action mais sans dire lequel.Petites nouvelles du rock nrroll MAINMISE 77 L'ancien guitariste lead des BY RDS, Clarence While, s'est tué dernièrement dans un accident d'automobile.Né dans le Maine.Clarence White avait joué dans de nombreuses formations avant de joindre les BYRDS en 1966.Il apparaît avec ce groupe dans pratiquement tous les albums depuis "Dr Byrds and My Hyde", paru en 1968.Parallèlement, Clarence White joua avec de nombreux autres groupes ainsi qu'avec un grand nombre de chanteurs solos.On l'a entendu, notamment, avec Joe Cocker.Linda Ronstadt, les FLYING Bl'RRITO BROTHERS et Randy Newman.Le guitariste laisse derrière lui une femme et deux enfants.Les célèbres EVERLY BROTHERS viennent de se séparer.Leur gloire date de 1957 et ils furent l'un des plus prolifiques duos de musique populaire.Aucun projet immédiat n'a été annoncé au sujet de la carrière que chacun continuera désormais de son côté.FAMILY a annoncé une "tournée d'adieu".Avec Roger Chapman comme chanteur.FAMILY a toujours voulu rester un groupe "underground", ce qui l'a sensiblement éloigné du grand succès que la qualité de sa musique les destinait à rencontrer.Andy Fraser, bassiste et fondateur de SHARKS, a quitté le groupe.Fraser s'est vu offrir la place de Ronnie Lane dans le groupe FACES mais a refusé.Buster Jones remplace Andy Fraser.SHARKS prépare actuellement son nouvel album dont la date de parution est prévue pour septembre.Félix Pappalrdi en fait ta production.Bobby Harrison, qui a été le batteur de PROCOL HARUM au temps de "A Whiter Shade of Pale", a formé un nouveau grouupe, SNAFU dont la première apparition publique est incessante.Bobby Harrison ne joue plus de tambours mais chante.Sitôt que le nouveau disque de Yoko Ono paraîtra sur le marché, John Lennon entrera en studio pour mettre en oeuvre son prochain disque solo.John et Yoko, en compagnie de Shirley McLaine avait prévu une sorte de comédie musicale sur WATERGATE mais le protêt a été annulé.Martha Reeves est arrivée à Londres pour y enregistrer son premier disque solo, sous la direction de Richard Perry.Une rumeur court à l'effet que les BEATLES, en tant qu'individus naturellement, apparaîtront dans certaines chansons. -»"•"» • • • •"• • • • •'• • • • • • • • • • • i Van Morrison "Hard Nose The Highway" / Warner Brothers BS27I2 Si l'on en a jamais douté (et ce fut mon cas d'ailleurs), ce nouveau disque de Van Morrison expose subli-mement la vocation purement psychique du chanteur.Après une sorte de repos, il nous, revient donc au sommet de sa forme pour se réinstaller sans aucune difficulté au-dessus de la plupart'de ses rivaux, pour ne pas dire de tous ses rivaux: hauteur de l'inspiration, perfection vocale, magnificence des lyrismes et expression de l'univers.voilà quelques- uns des qualificatifs qui viennent sitôt après l'écoute de cet album.C'est donc, sinon une surprise, une manière de réveil qui ne se dément pas de tout ce disque.C'est-à-dire huit chansons signées, hbrmi une, par lui-même.Il y a, d'abord, le style.Pour moi, et avant toutes autres choses.Van Morrison a toujours été un "styliste"."Hard Nose Highway" s'ouvre sur un exemple de ce style inimitable où se côtoient le profane et le sacré, dont la plus pure expression restera chez lui "Astral Week".Il s*agit de "Snow In San Anselmo", sorte de témoignage d'intention musical et lyrique; Van Morrison y oppose sa vision, toute cosmique, de la nature à la trépidation de la ville-sexe (symbolisé par le "Massage parlor") et de la ville-estomac (exprimé par la "pancake House").Sur un rythme binaire, où alternent de longs récitatifs tout à fait caractéristiques et des passages fortement rythmés et dynamiques, Van Morrison greffe des choeurs mixtes à la tonalité carrément religieuse du plus saisissant effet.C'est sans doute la chanson la plus étrange de l'album; c'est peut-être aussi la plus belle et l'une des plus belles qu'aura jamais écrite et interprétée Van Morrison lui-même depuis le temps de ses débuts.Mais ici, l'âge est venu et la 78 MAINMISE réflexion se l'ait plus profonde.Le matériel sonore est, d'ailleurs, beaucoup plus large que celui utilisé généralement par le chanteur.Une merveille! Il s'agit, de toute évidence, d'une chanson autobiographique et tout cet album l'est.Si l'amour, avec une chanson de nature simple et proche de l'inspiration de "Moondance", est dignement représenté avec "Warm Love", il s'en faut de loin que l'univers de Van Morrison s'y limite.C'est la nature de l'homme, et de l'homme dans NOTRE société, qui relient le plus son attention.Il nous rappelle, dans "Wild Children" que la pluspart d'entre nous sommes des enfants du juste après-guerre.Il s'interroge aussi, dans "The Great Deception", sur le sens de la contre-culture.Cette dernière chanson, d'une force énorme, est l'une des plus heavy écrites par Van Morrison: sa seule voix y domine la section rythmique ou Tes instruments ne se permettent qu'une ornementation d'autant plus efficace que discrète.La seconde face s'ouvre sur la seule chanson que n'a pas écrite Van Morrison lui-même.C'est "Green" (de Joe Reposo) et qui est une sorte d'hymne douloureux à l'Irlande du nord dont on sait que Van Morrison est citoyen.Au risque de déplaire aux nationalistes, il me faut dire que ce n'est pas.et de loin, la meilleure chanson de l'album, malgré son habillage un peu forcé de violons et de cuivre.Pourtant, que Morrison témoigne ainsi son attachement à son pays ne peut qu'être touchant et tel il faut prendre ce témoignage, au-delà de la valeur musicale.La seconde face contient aussi deux longues compositions qui rappellent par leur style souple et ample les meilleurs moments d'"Astral Week".La dernière, "Purple Heater" est une autre de ces manifestations de style parfait au cours de laquelle Van Morrison déploie les extraordinaires possibilités de sa voix, sur fond très complexe de violons."Autumn Song" semble être le prolongement le plus direct d"Astral Week": un détail de son évolution yrest manifeste.On sait que "Astral Week" se termine sur les mots superbes de "in another Space, in another Time"; ici, c'est le mot "inside" qui termine la chanson, marquant bien la concentra- lion, le retour en lui-même qui s'est opéré chez lui-même.Comme toutes les oeuvres un peu sérieuses, "Hard Nose Highway" ne se laisse pas cerner en quelques mots.J'ai parlé de hauteur en com-mançant cet article et je crois qu'il faut répéter encore une fois ce mot.Même si l'on peut, parfois à juste litre, regretter le côté un peu tonitruant de son accompagnement quand il y met des cuivres, ce disque marque toute la différence qui existe entre le rock n' roll d'amusement (bienvenu d'ailleurs) et ce que le rock n' roll a produit de plus vrai, musicalement et poétiquement.Il ne s'agit, au demeurant, pas d'UN disque mais bien d'une continuité où se relèvent aussi bien les points permanents, comme la souffrance, le besoin d'aimer, le sens de la nature, que les moments d'évolution.En ce sens."Hard Nose Highway" est un disque capital et dans l'univers de Van Morrison et dans le monde du rock.C'est, réunies en un seul disque, la beauté tendre et émerveillée de "Moondance" et la découverte de l'infini psychique de "Astral Week".De curcroit la maturité est venue avec son pouvoir de compassion: Did you ever see the people With the tears drops in their eyes Just can't stand it no how Living in this world of lies.(The Great Deception) Looking Glass Subwav Serenade" / Epic KE32167 Avec un côté qui touche parfois le temps béni du duo Simon et Garfun-kel, ce groupe que j'entends pour la première fois, peut prétendre faire une carrière dans le charme.Et d'autant plus que la production est extrêmement soignée malgré un certain académisme dans la formation: section rythmique que vient illuminer les claviers.Les parties les plus faibles, allant jusqu'à la mollesse d'une chanson comme "Sweet Something; nous pousse cependant à classe LOOKING GLASS dans la catégorie moyenne en soulignant que les possibilités sont réelles, surtout chez l'un des chanteurs-compositeur, Larry Gonsky dont on reparlera sans doute avec ce groupe où ailleurs.Sa voix fraîche et son style sans prétention sont le plaisir de ce disque avec les deux chansons qu'il signe: "Who's Gonna Sing My Rock n' Roll Song" et "Wooly Eyes".Kevin Ayers "B ananamour" / EMI S H VL 807 Disponible en exportation ce disque présenterait l'intérêt d'avoir, parmi les musiciens, deux SOFT MACHINE, Robert Wyatt et Mike Ratledge.Si l'on s'attend à retrouver le son de ce dernier groupe, on sera déçu car il n'en est rien.Kevin Ayers présente ici un album assez bizarre et composite où l'insignifiance n'est certes pas rachetée par des trouvailles où l'humour semble dominer.péniblement.La seule pièce vraiment intéressante est "Interview" avec Ratledge précisément.D'un autre côté, la pâte sonore de "Decadence" serait intéressante, ne serait-ce les vocaux de Ayers lui-même, parfaitement insipides.MAINMISE 79 Deux disque "live" LEGS RLSSEL TES Y FA RS A FTER Chrysalidis / Columbia C2X3288 S'il y a UN groupe de blues anglais qui n'a jamais prétendu à être progressif, c'est bien TEN YEARS AFTER.Malgré quelques expériences de son en studio, Alvin Lee a toujours su conserver à son petit orchestre un allant qui, pour être un peu vulgaire et répétitif, n'en est que plus vivant.Ce double album, enregistré lors d'une tournée européenne, est peut-être l'image la plus .parfaite que TEN YEARS AFTER puisse donner de lui-même: pas de complication, une guitare élémentaire mais qui souligne, des solos élaborés sans tomber dans l'ennui.et enfin une série de tunes que tout le monde connait, même si on ne veut pas les connaître.Comme on peut s'y attendre Alvin Lee est omniprésent sur ce dou- ble album, aussi bien à la guitare qu'au chant.Il est assez étonnant de constater son extraordinaire énergie et d'autant plus qu'il est le responsable de la grande majorité des pièces.On y retrouve naturellement "I'm Going Home" et "Choo Choo Marna".Le solo, naturellement inévitable, de batterie est contenu dans "Hobbit" et ce n'est pas la meilleure partie des disques.On se sent depuis quelque temps assez ennuyé à considérer les multiples tentatives vaguement intellectuelles pour sortir le rock n' roll des ornières où il se trouve, paraît-il.Dans ce temps où la simplicité ne semble pas être la vertu première, et où l'on s'interroge avec une feinte' anxiété sur le sens et le futur de ce genre de musique, un tel disque nous ramène aux sources et, par la-même, nous rafraîchit.Ce n'est sans doute de la GRANDE musique mais, à son niveau, c'est de la très bonne musique.L'enregistrement, enfin, est particulièrement soignée.A & MSTC0 8917 Forum Leon Russel savent quelle présence il peut avoir sur une scène.De prime abord, on devrait donc se sentir heureux de voir réuni sur un triple album un peu de ce côté magique qui lui fit presque voler la vedette à Harrison dans le concert de Bangla Desh et à Joe Cocker au temps des MAD DOGS.Mais on ne retrouvera pas sur cet enregistrement le ton au bord de la perfection de "Carney", quoique Russel en chante quelques chansons (dont le maginfique "Out In The Wood").En fait, il s'agit d'un retour au SHELTER PEOPLE avec des rock n' roll endiablés et l'inimitable gouaillerie des interprétations de Russel.Les chansons choisies couvrent la quasi totalité de l'oeuvre de Leon Russel avec l'addition de "Jumping Jack Flash" de Jagger-Richard et de "It's All Over Now Baby Blues" de Dylan.Après la parution de "Carney" qui est certainement le disque le plus achevé de Russel, et en attendant le prochain album, ce LEON LIVE permet de considérer le chemin accompli.Il est grand et long, même s'il peut paraître parfois ennuyeux, comme trois des six faces que l'on nous propose ici.80 MAINMISE Jethro Tull "A Passion Plav" / Cluvsaliclis 0598 Le théâtre n'est pas un fait nouveau dans le rock.On pense immé-diatenient à TOMMY: mais au fond tout David Bowie est du théâtre et tout Alice Cooper: même PINK FLOYD est un théâtre si l'on veut bien entendre qu'un son quadrapho-nique puisse remplacer un décor.Le titre du dernier disque de Jethro Tull portera à beaucoup de confusion et à bien des mésinterpré-tations.Le style dramatique de la "Passion" est tout à fait fixe avec des règles précises.C'est un peu ce qu'a voulu nous présenter Ian Anderson.On peut dire que "Passion Play", pour être une chose complète, doit avoir sa contrepartie scénique et ceux qui ont vu le dernier spectacle de Jethro Tull le savent.D'un autre côté, une "Passion" présente de la naïveté et aussi une moralité.Enfin le style en est archaïque, grave, propre à susciter en nous des sentiments nobles et simples, un peu ceux que voulaient susciter les acteurs du Moyen-âge européen quand ils jouaient leurs "Passions" devant les parvis des grandes cathédrales gothiques; lesquelles cathédrales ont tant et tant de liens organiques avec la musique rock, soit dit au passage.Ce disque est donc une tentative hautement estimable et tout à fait consciente.Quel qu'en soit son degré de réussite immédiat, Jethro Tull tient largement sa gageure.Malgré quelques longueurs évidentes, si l'on accepte la gravité de son propos, "A Passion Play" est et restera certainement comme l'un des moments importants du rock, non pas moyen quelconque de divertissement musical mais bien expression d'une nouvelle culture à venir, que l'on ne connaît pas encore mais que l'on entrevoit dans ce que l'on croit en être la graine, et que nous sommes.Il s'agit en fait de deux grandes chansons (un petit intermède poétique aurait pu, à mon avis, est tout simplement rayé) qui se développent selon le même principe: un récitatif généralement accompagné à la guitare acoustique, entrecoupé de motifs orchestraux qui en soulignent l'action tout en permettant quelques virtuosités à l'orchestre et à lan Anderson lui-même.La première, intitulée précisément "A Passion Play", est peut-être plus réussie et, spécialement, à cause des paroles qui, au-delà d'une certaine bour-soufflure surréalistes, sont parfois étonnantes de profondeur et de vérité.La seconde, "The End", est plus musicale à proprement parler; c'est en elle que l'on trouvera les meilleurs moments de Ian Anderson; elle est aussi un peu plus confuse pour les paroles.Les deux pièces sont généralement en mineur, ce qui accentue encore leur côté grave.On doit admettre que l'on aurait souhaité un peu plus de musique.Mais je crois que lan Anderson n'en n'a pas voulu davantage et que c'est très bien comme ça.Il se peut, naturellement, que la première impression soit tout à fait défavorable et qu'on retienne surtout le côté un peu prétentieux d'apparence de cette tentative.Je crois que l'on devrait, dans ce cas, faire un petit effort pour entrer dans le jeu: On ne le regrettera pas.Chicago Columbia KC 32400 J'avoue avoir perdu un peu ce groupe de vue et, particulièrement, quand il s'est mis à publier des albums doubles, sinon triples, à une cadence que je n'étais pas capable de prendre.Mon étonnement passé de voir CHICAGO reprendre la toute naïve parution d'un seul disque à la fois, je suis tombée dans un étonnement plus grand encore en l'écoutant.Pour la première fois, peut-être, j'ai été frappé par la maturité de ce groupe maintenant rodé et sérieux, tant par l'inspiration mélodique que pour le rendu musical.Un seul nom m'est venu aux lèvres et c'est THE BAND; le compliment n'est pas mince à faire.Il faut admettre, d'abord, que ce groupe célèbre pour ces cuivres, n'en abuse jamais.A quelques exceptions près, la couleur musicale s'équilibre dans un ensemble où la voix, la guitare et le piano ont presqu'autant de place que le saxophone et la trompette.La couleur vocale est particulièrement intéressante et toutes les chansons nous apprennent que Chicago est un groupe qui chante bien, ce qui est loin d'être toujours le cas chez les ensembles de ce style.Malgré la présence de rock n' roll solide et fort, comme "What's This World Comin' To", l'ensemble de cet album est beaucoup plus nuancé, parfois même nostalgique, comme la chanson qui ouvre la première face."Critic's Choice".La seconde fao confirme le côté "sérieux" de cet album qui comporte, d'ailleurs, beaucoup de blues.Les' inconditionnels de CHICAGO seront peut-être un peu déçu de la relative modestie des cuivres; tous lés autres se réjouiront de la sonorité pleine et ronde de cet album.82 MAINMISE Cat Steven "Foreigner" / A& MSF 4391 Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il n'y a guère d'évolution chez Cat Stevens, ni au plan de la musique, ni au plan de l'interprétation "Foreigner", comme tous les autres disques, contient à quelques détails près la même somme d'habileté que les autres disques.En ce sens, c'est donc une réussite car Cat Stevens a le son du détail et chacun de ses albums est, techniquement, une réussite."Foreigner" est cependant un peu plus ambitieux que les ouvrages précédents.Il contient, sur toute la première face, une "suite": assemblage, un peu mystérieux pour l'esprit, de chansons reliées entre elles par des intermèdes musicaux.La seconde face est composée de simples chansons selon la coutume.Si l'inspiration de Cat Stevens est toujours un peu pathétique, ainsi qu'il le prouve encore ici avec aban-dance, on ne peut que rester bouche bée devant certaines parties, comme "The Hurt" ou encore la chanson de "Foreigner Suite" qui commence par les mots de "Dreams 1 had just last night", où l'énergie semble couler de la bouche de l'interprète au rythme d'un torrent.Plus vulgaires sont incentestablement les "chansons d'amour" et il n'en manque pas dans cet album.Bien sûr, ce style amoureux est celui de Cat Stevens et la plupart des gens l'adorent pour ça.Ces gens sont servis car "Foreigner" est encore un disque d'amour niais un amour de nature plate, tout à l'ail ramené à la simple relation homme-femme dans ce qu'elle a de plus élémentaire.C'est le cas de toute la dernière partie de "Foreigner Suite" et c'est le cas de la plupart des chansons de la seconde lace.L'amour mène le monde mais de là à tout ramener du sentiment humain à ce que ressent l'amant un peu volage (et passablement narcissique ) face à sa maîtresse ("How Many Times" est typique de ce genre), il y a un pas aisément franchi par Doris Day et quelques rêveurs de vingt ans mais qui ne correspond à aucune réalité contemporaine.On connaît le sens du rythme de Cat Stevens."Foreigner" est un autre exemple de son brio, et plus encore du fait qu'il a été enregistré en Jamaique; il semble qu'il en ait conservé la folle ivresse des tam- bours, manipulés par un batteur vraiment stupéfiant: Bernard Pur-die.Pour moi, et cela sans aucune réticence bien que le brio ait quelque chose d'agaçant, la meilleure partie de ce disque est contenue dans ces pièces d'énergie rythmique.Les paroles s'effacent alors devant l'affolement contrôlé des syncopes: l'on se demande ce que cela pourrait donner si le.chanteur de charme numéro 1 du rock voulait bien se donner la peine de souffrir un peu moins.The Sutherland Brothers "Lifeboat" / Island SW-9325 Si je sais, par un précédent disque, qui sont les frères Sutherland, je n'ai aucune idée de ce qu'est QUIVER.Leur ménage me parait être, si j'en juge par la musique, une aventure charmante et sans lendemain, toute axée sur le charme indéniable et le sens du fun que ce disque nous expose au long de chansons toutes un peu élastiques.Le son est léger, dans le style si caractéristique des "nouveaux" de Island.Des rock n' roll sans aucune prétention, tels que "Real Love" ou "Have You Hade A Vision", pourraient ne rafraîchir quelques-uns par ces temps de chaleur.Mais je ne vois guère d'autres emplois."Lifeboat" reste une jolie ballade qui pourrait connaître un petit succès radiophonique, lard le soir, quand les disques-jockey en ont assez d'Alice Coltrane.Petites nouvelles du rock n * roll MAINMISE 83 Robert Moog, le célèbre inventeur d'un synthétiser qui porte son nom, a proposé à Keith Emerson un nouvel instrument qu'il vient de terminer.Même si David Bowie a annoncé sa "retraite", il prépare déjà son prochain disque qui est enregistré en Italie et en France avec une pléiade de musiciens.Après "Hair" et "Jésus Christ Superstar", Sgt Pepper va avoir les honneurs de la scène.En effet, Tom O'Horgan et Robin Wagner (respectivement metteur en scène et décorateur des deux pièces plus haut citées) vont présenter une nouvelle comédie musicale basée sur le célèbre disque des BEATLES et dont ils sont les auteurs.On y entendra, outre "Sgt Pepper", des chansons tirées de "Abbey Road" ainsi que "Strawberry Filled", "Fool On the Hill" et "Penny Lane".Le personnage principal en sera Billy Shear, le fameux "remplaçant" de McCartney au temps où sa présumée mort avait été annoncée.Les BEATLES n'ont rien à voir dans cette aventure.Ils ont vendu les chansons; c'est tout.Après bien des difficultés, les DOLLS de New York sortent, enfin, leur premier disque intitulé tout classiquement THE NEW YORK DOLLS.Todd Rundren en a assuré la production et sur les onze chansons, une seule n'est pas du groupe, "Pills" signée par Bo Diddley.Les DOLLS sont d'ailleurs sorties de l'underground et se sont produits au Felt Forum.On les imite aussi de partout et, littéralement, des douzaines de groupes s'inspirent d'eux, tels les HARLOTS OF 42nd St.ou encore les TEENAGE LUST.Des spéculations vont bon train à l'effet que les ROLLING STONES et que les FACES se sépareront pour former deux nouveaux super-groupes.Le premier, celui des ROLLING STONES, comprendrait Mick Jagger, Keith Richard, Ron Wood', Ian McLa-gen.Bill VVyman, Charlie Watts et Kenny Jones.Le second, celui des FACES, comprendrait Rod Stewart, Tetsu (ex-FREE) et Mick Taylor qui se dit insatisfait du rôle qu'il joue avec les ROLLING STONES.tin attend la parution du nouvel album de Hl'RRIAH HEEP.Le disque, produit par le groupe et Gerry Brou, contient huit nouvelles chansons.On attend également la sortie du premier album solo de Art Garfunkel; son titre est "Angel Clare". I • • • « Sly "Fresh" / EPIC KE 32134 L'univers de SLY est.tout à fait particulier et il faut, pour l'apprécier avec l'esprit complètement éclaté.Une partie de son énorme succès tient à ce que sa musique, et encore dans "Fresh", est éminemment dansante mais sans jamais tomber dans la vulgarité.Enfin, les paroles sont souvent freakantes comme celles de "Babies Makin" Babies From the Womb To The Tomb"!.Enfin, SLY a le sens du gag, comme le montre bien ici une interprétation de "Que sera sera", l'une des plus célèbres scies de toute l'histoire de la chanson populaire.Est-ce à dire que j'apprécie ce disque?Personnellement, j'ai du mal à me faire à ce groupe parfaitement extroverti, bien qu'il soit difficile de ne pas apprécier les pièces rapides où SLY semble semer sans effort les éclats de sa cervelle en folie, aidé par des interventions de cuivres et des traits vocaux comme seuls les noirs savent le faire.Une bataille académique est engagée èn ce moment pour savoir quel est le vrai FRESH.En effet, il y a eu deux pressages.Certains considèrent le premier comme le meilleur; les autres préfèrent le second.La version que j'ai trouvée à Montréal est la seconde.Grand Funk " We're An American Band" /EMI S M AS II207 La grande nouveauté de ce disque ce n'est pas qu'il est imprimé sur un disque de belle couleur jaune (très amusant à regarder tourner sur la table).La présence de Rod Rund-gren, à la production, est évidemment plus importante.On connait ce magicien des studios, un des rares à pouvoir, par la seule magie des consoles, redonner un peu d'éclat et de relief à ce qui n'en a guère.Peut-être ce nouveau GRAND FUNK marque-t-il une sorte de retour à un son moins heavy.Il y a, dans l'ensemble, une volonté dé clarté et de mélodie impossible à trouver dans leurs autres disques.Voilà donc un progrès qui est, presque entièrement contenu dans la pièce d'ouverture qui donne son titre à l'album.Il y a aussi une tentative honorable de donner une certaine variation dans les couleurs musicales et, sur ce point, l'apport de Craig Frost aux claviers n'est pas inopportune, ainsi que le montre "Creepin", très longue chanson de Farner, et nettement plus ambitieuse que les autres.Mais que les fans se rassurent, ni la tentative mélodique, ni le désir de coloration ne réussissent à cacher ce qui fait que l'on aime GRAND FUNK ou.qu'on ne l'aime pas: la simplicité'à peu près totale de la ligne rythmique et Don Brewer est à la hauteur de lui-même en remportant pour le 6ième disque consécutif le titre de batteur le plus élémentaire de l'histoire du rock.La seconde face s'ouvre sur un blues dont le nom de "Railroad" nous rappelle et le nom original du groupe et son incapacité évidente à donner quelque profondeur à quoi que ce soit.En fin de compte, Grand funk est encore aujour'dhui préférable dans les rock n' roll touffus qui ont fait sa gloire.Rabbit "Broken Arrow" / Island SMAS-9328 Les disques-solo sont trop souvent des déversoires d'un matériel, qui ne mérite certainement pas d'être déversé où que ce soit.Que FREE ne puisse pas absorber toutes les compositions de RABBIT, voilà qui n'est pas mal, après tout, si l'on en juge par cet album.Malgré la présence d'amis aussi imposants que Tetsu et Kirke (de FREE) et même que Capaldi qui joue sur une chan- son, l'ensemble de ce disque est extrêmement léger, pour ne pas dire insignifiant.C^est pourtant Capaldi qui donne le seul rythme intéressant de cet album, dans "Bhjes my Guitare".Pour la petite histoire cependant, "Broken Arrows" contient une chanson sur le LSD-25 intitulée "Ergot".Mais elle est si mystérieuse que l'on ne sait pas si Rabbit est pour ou contre.Il doit être plutôt contre, si l'on en juge par l'athmos-phère assez dépressive des paroles, toutes signées de John Bundrick.Weather Report "Sweetnighter" / Columbia KC 32310 Dans la géographie musicale, Weather report continue, et depuis "1 Sing The Body Electric", sa tentative d'intégration du rock, du jazz, de l'électronique et des rythmes latino-américains.Dans la géographie neurologique, "Sweetnighter" est encore une "MUS.IQUE POUR LA TETE", sérieuse et déterminée qui se sert volontiers de l'intellect pour accrocher les neuromes amicaux de partout où ils se présentent.En clair, WEATHER REPORT est, encore avec ce disque, dans l'avant-garde mais une avant-garde accessible, juste assez savante pour ne pas déplaire aux "connaisseurs" qui re-grètent toujours que le rock continue d'être une musique "populaire"."Sweetnighter" est dominé par le saxophone soprano de Miroslav Vi- 84 MAINMISE tous dont les variations brillantes mais contrôlées s'enroulent presque indéfiniment autour d'une section rythmique rassurante.Fait nouveau, ce disque fait un appel plus ample aux synthétiseurs dont le son se marie d'ailleurs parfaitement avec celui du saxophone.Pour les amateurs de sensations, cela manque un peu de vie.Pour les amateurs d'avant-garde, cela manque un peu de rigueur.Les meilleures pièces sont les pièces longues, "Boogoe Woogie Waltz" et "125th Street Congress", cette dernière plus directement inspirée du jazz.Les morceaux brefs sont malheureusement assez anodins.Savoy Brown "Jack The Toad" / LONDON XPAS 71059 Quelle que soit la valeur de Sim-monds en tant qu'animateur de ce groupe, il a bien du mal à faire vivre SAVOY BROWN sans le secours d'une voix qu'il ne possède pas, comme nous le prouve encore une fois sur ce nouvel album une chanson, "Ride On Babe", qu'il interprète.Au fond, le départ de Chris Youlden n'avait pas été compensé par l'arrivée de Dave Walker qui assurait les vocaux du précédent album.Son remplacement est donc, bienvenu et d'autant plus que les qualités du nouveau chanteur, Jackie Lyndon, sont plaisantes; il a un joli timbre et du style.Pour le reste de la formation, SAVOY BROWN continue d'employer Paul Ray-monde qui signe une bonne chanson de cet album, "Hold Youre Fire", blues sans prétention mais plaisant.C'est, malgré tout, la personnalité de Lyndon qui donne au disque ce "ton nouveau" qui faisait tant défaut aux dernières tentatives.On peut aller jusqu'à dire que c'est pour SAVOY BROWN un nouveau départ.Non content de chanter, Lyndon compose aussi: ainsi, il signe cinq des chansons de ce disque, ce qui est énorme.Kim Simmonds se contente essentiellement déjouer de la guitare et il eh joue fort bien avec précision et clarté, si ce n est avec une imagination débordante.Une certaine variété donne un peu plus de relief à cet album que ce que l'on était obligé de constater dans les derniers albums.Ici un peu de saxophone et là un bon vocal arrière.Il n'en reste pas moins que, trop souvent, le travail de ce nouveau SAVOY BROWN tombe dans une certaine routine et toute notre attention disparaît.Quand même, c'est un album honorable par son rythme soutenu et par une absence complète, de prétention intellectuelle, assez rare de nos jours pour qu'on commence à l'apprécier.Chris Youlden "Nowhere Road" / a LONDON XPS 633 Chris Youlden, précisément, vient de sortir son premier album solo qui, à l'inverse de ses anciens compagnons de SAVOY BROWN, ne porte pas un titre sans prétention.Heureusement le disque l'est moins, quoiqu'une certaine sophisti- cation qui convient mal au style élémentaire du chanteur fasse son apparition dans toute une série de chansons "arrangées" par Mike McNaught.C'est dans ce type même de chansons de caractère, dont "C-hink of Sanity" serait l'exemple, que Chris Youlden est tout à fait insuffisant.Il est plus agréable dans les blues vifs où son style un peu mou retrouve sa vraie expression.L'ensemble est loin d'être convaincant même pour ceux qui apprécient quelques tendances au jazz, évidentes chez Youlden mais exploitées un peu trop timidement pour donner du sel à ce disque.MAINMISE 85 The Guess Who "10" / NIMBUS 9 A PLI-0130 Dix albums sans histoire, c'est beaucoup pour un seul groupe pourtant THE GUESS WHO sem ble y parvenir sans faire d'effort Mieux encore, en arrivant à leur maturité de créateur, la qualité s'améliore.Déjà leur pécédent disque avait été une surprise agréable pour tous.Celui-là le sera encore plus.Cumming s'y révèle comme l'un des très bons paroliers du rock n' roll et certaines de ses chansons sont des petits chefs d'oeuvre très proches, en acuité, de ceux de PROCOL HARUM.Le son lui-même atteint maintemant une rondeur sans histoire.Ce numéro 10 est donc un album sans quasiment de faiblesse.On y rencontre des humeurs diverses, musicalement parlant, et THE GUESS WHO nous conduit avec aisance d'un son de country blues au rock n' roll tout simple qui a fait la réputation de ce groupe."Miss Frizzy", charmante histoire d'un garçon pourtant doué qui n'arrive plus à satisfaire les ardeurs de sa belle, nous les rappelle.Je préfère, quant à moi, les chansons de type nettement plus satiriques, celles où les paroles s'addition-nement d'une critique musicale acerbe.Ce disque en contient deux.La première est une chanson intitulée "Glamour Boy" et elle est, de toute évidence, destinée à David Bowie qui "for $25,000 can look like a woman tonight"; l'autre me semble dirigée vers Elvis Presley; c'est "Just Let me sing", qui illustre les magnifiques qualités vocales de Burton Cummings, incontestablement la vedette de ce disque tant par son travail d'interprète que par l'invention de chansons qu'il a signées.Wallace et Winter ne signe qu'une seule chanson à eux d'eux mais ce n'est pas la moindre du disque."Cardboard Empire" est, dans un sens, vraiment prophétique puisqu'elle nous place, nous-mêmes, en situation devant tout ce qui s'écroule autour de nous.Musicalement aussi le groupe arrive à un état de perfection assez rare.Connu comme un groupe "Heavy", THE GUESS WHO le reste ici aussi, quoique les musiciens fassent appel assez souvent au son country-blues ("Take it Off My Shoulders").La plupart des chansons sont basée sur la formation rythmique classique, avec ligne de basse toujours importante.Avec beaucoup de discrétion se superposent parfois des couleurs locales: la harpe, dans "Glamour Boy", est du plus saisissant effet.Même si ce n'est pas à proprement parlé "progressif, j'espère que beaucoup de personnes écoute^ ront ce disque.On y trouve en effet un peu de notre histoire."Who are the people, who are the people, Who are the people that you think you are?" La réponse n:est pas forcément agréable.Carole King "Fantasy" / Ode SP 77018 Suivant un peu le chemin de Dory Previn (sans la psycho-analyse), Carole King publie sous le titre de "Fantasy' un album éminemment personnel où elle tente de nous présenter son monde intérieur.Dès la première chanson, elle nous prévient: "In fantasy, I can be black and white, a woman or a man".Il faut reconnaître que ce disque n'est pas une réussite.Si les chansons ne sont pas très bonnes (et c'est le cas ici), on ne peut que remarquer l'uniformité de son style d'interprétation.La production poussée au point d'être parfois baroque, ne fait que souligner le manque de contraste du style vocale de la chanteuse.Un disque de transition.Santana-McLaughlin "Love Devotion Surrender" / Columbia KC 32034 La bataille stylistique n'est pas près d'être terminée.Qui est le meilleur guitariste de Santana ou de McLaughlin?C'est un peu se demander si l'on préfère "Caravanserai" à "Byrds of Fire", deux des plus étonnants disques de l'année et plus encore dans la carrière de Santana que dans celle de McLaughlin.Tou- 86l MAINMISE Coperhead jours est-il que le présent album est né de ces deux disques, puisque les deux musiciens se sont réunis pour faire cette "super-jam" autour d'un double prétexte (sérieux peut-être): 1) le gourou Sri Chimnoy dont les musiciens sont des dévots et 2) John Coltrane qui, musicalement, est le principal inspirateur de cet album.En fait, la personnalité des deux musiciens trouve, chacune, son épanouissement.Peut-être le style plus brillant de McLaughlin est-il plus à son aise djns la première face, qui contient d'ailleurs deux compositions de Coltrane, "A Love Supreme" et "Naima", ainsi qu'une variation de McLaughlin dans le style de Coltrane, "The Life Divine".Le style plus modale et plus carrément rythmé de Santana se révèle davantage dans la plus grande pièce de l'album (16 minutes) qui ouvre la seconde face, "Let Us Go Into The House Of The Lord", durant laquelle, sur un fond rythmique largement dominé par les musiciens issus du groupe de Santana (Doug Rauch, James Mingo Lewis et Armando Piraza) les deux guitaristes se permettent un duo éblouissant et particulièrement facile à suivre sur les appareils stéréo.Dès lors, il s'agit vraiment d'une question de goût.Préfère-t-on la pyrotechnie de McLaughlin ou la plus simple sensualité de Santana?Le miracle, c'est que ces deux guitares, pour la pâte et même pour l'esprit si différentes, se marient parfaitement, avec des effets qui ne sont pas sans rappeler les grands duo de Goodman et de McLaughlin dans "Byrds of Fire".Le reproche que l'on peut faire à cette pièce, qui se déclare pourtant spirituelle, est son extraordinaire brio.Mais c'est là un reproche de Normand.Le disque se termine sur une pièce plus brève de McLaughlin, "Meditation" d'atmosphère pins éthérée et plus détendue avec une intervention de piano par le compositeur.Si l'on excepte la personnalité des deux principaux interprètes, il y a sans doute guère de "nouveautés" dans ce disque que l'on sent unique.Les musiciens y démontrent, en tout cas et au-delà de leur propre excellence, qu'il est possible de renouvel-ler complètement le sens des mariages inter-groupes et d'en faire une réussite à peu près complète.C'est, depuis l'apparition des CREAM, la première fois que l'on se sent littéralement happé par une formation artificielle.Il est vrai qu'il y avait, pour réunir Santana et McLaughlin deux inspirations dont celle de Coltrane qui me paraît être, sans vouloir médire de Sri Chimnoy, beaucoup plus déterminante en ce qui a trait à la valeur musicale de cet album.Même si la vedette est délibérément laissée aux deux guitaristes, il serait injuste de ne pas signaler l'excellence de la section qui les accompagne.Il y a notamment Larry Young à l'orgue Jan Hammer, et Billy Codham, ce qui rajouté au "staff de Santana fait quand même une armée de batteurs assez étonnant! Columbia KC 32250 COPERHEAD est le groupe fondé par John Cippolina qui a, lors de la période moyenne de QUICKSILVER, assuré pour ce dernier groupe une partie des guita.-res et des vocaux.C'est aussi un groupe un peu bizarre: il a fait une grosse impression sur scène lors de ses premières apparitions sur la côte ouest, mais après avoir publié un premier disque il semble avoir disparu, quoique des rumeurs nouvelles nous assurent de sa réapparition incessante.C'est don un "Nouveau groupe de San Fransisco" qui nous arrive et on se demande un peu pourquoi.Les paroles sont, en effet, beaucoup plus offensives que la musique qui est un peu pâteuse.Une chanson comme "Roller Derby Star" nous montre bien l'assurance des musiciens; il s'en faut encore de beaucoup pour qu'on puisse parler de découverte.COPERHEAD a de l'allant mais reste néanmoins dans la seconde classe.John Cippolina lui-même a du charme comme chanteur; son manque totale de sophistication, son approche directe ne sont cependant suffisantes pour faire oublier une tendance à crier comme dans "Spin Spin" qui ouvre la deuxième face.Nous sommes très loin de QUICKSILVER.MAINMISE 87 Le "jazz", qu'est-ce que c'est?par Richard Thérieh On parle depuis quelque temps d'un marasme de la musique rock.Un commercialisms par trop évident, ainsi qu'une production forcée, jettent en effet une ombre sur ce qui fut la "musique d'une génération".D'un autre côté, on commence à remarquer que le rock, musicalement parlant, est parfois limité.Sont-ce là les raisons qui remettent à l'ordre du jour le "jazz"?Peut-être.Toujours est-il que cette "musique de noir" connaît en ce moment un grand regain d'intérêt.D'ailleurs, le jazz lui-même a commencé à revivre par l'intérieur et il existe un jazz "moderne" psychédélique qui accumule les oeuvres.On trouvera ici un petit "historique" commenté de l'histoire du jazz qui permettra à tous ceux qui veulent élargir leurs horizons musicaux de savoir où ils mettent les pieds./ MAINMISE 1- Prologue La plupart des musicologues s'accordent à dire que le Jazz en tant que musique instrumentale a pris naissance à la Nouvelle-Orléans au début du siècle.Après un long cheminement de trois siècles, depuis les premières déportations d'Afrique en 1619 et le début des années 1900, le Jazz, aura été tour à tour les danses folles du "Congo Square", le Work Song des plantations el des prisons (pour la différence.), le Blues plaintif d'après la Guerre de Sécession, le Negro-Spiritual, le Ragtime etc.Tous ces éléments auront contribué, à différents niveaux, à cristaliser cette naissance.Ce besoin d'une culture parallèle à la fois danse, chant, rythme, poésie et religion devenait impératif pour le peuple Noir face; à son assimilation.Le Jazz, c'est d'abord un phénomène socio-culturel essentiellement noir.La courte historique qui va suivre met l'emphase sur la relation Blanc-Noir et sur l'influence du Jazz sur la musique Rock.Ça n'a rien d'empirique ou d'anthologique.C'est seulement ce que j'en pense.2- La pré-naissance Vers 1812, on assiste aux premiers balbutiements de cette nouvelle culture sur le "Congo Square" de la Nouvelle-Orléans.C'est là qu'ont lieu les l'êtes populaires où la danse esl maîtresse el où le Noir américain peul s'extérioriser pour la première l'ois.Ils ne peuvent se payer d'instruments de musique et ces pénibles débuts sont constitués de Blues et de Work Song où les "Jug Bands", les banjos décrissés et les planches à laver font les frais de là soirée.Ce n'est que bien plus tard que les Noirs accédèrent aux fanfares qu'on entendait dans les mariages, les festivités et les enterrements.En 1895, un pianiste noir, Tom Turpin, (1873-1922) édile "HARLEM RAG", sorte de synthèse de cette musique noire syncopée et de la musique blanche contemporaine.Le RAGTIME EST NÊ.C'est cependant un autre pianiste noir, Scott.Joplin (1868-1917) qui développa ce style pianistique à l'origine du Jazz instrumental.La multiplicité des Honky Tonk Bars donne la chance à tous ces musiciens noirs de se perfectionner, et de gagner leur vie par surcroil.Le folklore prend une formé professionnelle.Le piano est l'instrument unique.Le Ragtime va amener le Boogie Woogie, cette variante du Blues si chère à John Lee Hooker.Le Boogie Woogie se caractérise par un motif répétitif de la main gauche (8 croches par mesures).Parmi les plus célèbres exécutants, notons Pete Johnson, Meade Lux Lewis et Albert Ammons.L'aventure est au tournant.3- La Nouvelle-Orléans C'est à "Storyville", quartier de bordels, de maisons de jeu et de bars, de la Nouvelle-Orléans que prend forme le Jazz.Le style se caractérise par une section rythmique appuyant les temps faibles et par une improvisation collective.La trompette, le trombone, la clarinette el le banjo sont les instruments majeurs.Il n'y a pas encore à cette époque de musique écrite.Un des premiers noir à faire surface est le pianiste Ferdinand "Jelly Roll" Morton (1885-1941) qui se proclame assez pompeusement le "créateur du Jazz".Parmi les autres musiciens à se faire valoir, on retrouve Joe "King" Oliver (1885-1938) qui fut l'un des tuteurs de Louis Armstrong # el le tromboniste Edward "Kid" Ory (1886-1973) qui fut lui aussi associé à Satchmo.Le grand maître de cette époque fut sans contredit Louis Duniel "Satchmo" Armstrong.Né à la Nouvelle-Orléans en 1900, il a apporté au Jazz l'harmonie jusque là délaissée.Il a joué chez lui, à New-York, à Chicago, partout et avec les plus grands jazzmen de son époque.Ses "Hot Five" et "Hot Seven" demeurent parmi les plus grands groupes de Jazz.Armstrong u enregistré quantité de disques en plus de faire plusieurs films avant de mourir en 1972.Un autre musicien, le clarinettiste Sidney Béchet (1897-1959), par son jeu suave et sensuel, s'est taillé une place de choix au panthéon du Jazz.Il était improbable que l'Amérique blanche puisse rester impassible face à ce phénomène.Le DIXIELAND fut la réponse blanche à l'âme noire.C'est une variante inane du style de la Nouvelle-Orléans qui avait pour principal représentant l'"Original Dixieland Jazz Band".Ce fut d'ailleurs à ce minable groupe que revint l'honneur d'enregistrer en 1917 le premier de disque de Jazz instrumental pour le compte de RCA Victor.Les Noirs s'étaient faits fourrer une fois de plus.4- Chicago A la fin de la première guerre mondiale, la vie musicale se transporte à Chicago, sans-doute attiré par la probihition.Le terme JAZZ (en argot: 'jass": coït ou orgasme) prend le dessus sur celui de RAGTIME.On assiste à une première tentative d'intégration des musiciens Blancs.Bien que l'accueil de Chicagoans fut assez froid au début, la popularité de cette musique força et lesmusiciens et les propriétaires de cabarets à emboiter le pas.Le trompettiste Leon "Bix" Beiderbrecke (1903-1931), alors membre de l'orchestre de Paul Whi-teman, devait s'illustrer par.son jeu ingénieux qui allait influencer plus tard Miles Davis.Le premier "Big Band" sous la direction de Paul Whiteman fit son apparition.Les Noirs, rie considérant pas cette mu- MAINMISE 89 sique comme sérieuse, répliquèrent rapidement.Le réputé pianiste de Blues Fletcher Henderson (1898-1952) forma lui aussi un "Big Band", entièrement noir cette fois, et qui allait paver la voie aux Ellington et Basic Louis Armstrong devait d'ailleurs s'intégrer à cette orchestre en 1924 et lui donner ses lettres de noblesse.Le style Chicago rejoint à la base le Dixieland et l'importance qu'on attache aujourd'hui à cette époque est probablement due au fait que les Blancs y étaient présents en force.Les solistes commencent à percer.Parmi eux, le père du saxophone ténor, Coleman Hawkins (1904-1969), membre de la formation de Fletcher Henderson devait donner à cet instrument une approche nouvelle qui influencera une multitude de musiciens modernes.Parallèlement, il régnait à New-York une vie musicale palpable.Avant même l'arrivée du "Original Dixieland Jazz Band", il y existait déjà une musique semblable au Jazz avec comme chef de file le pianiste de Blues James P.Johnson (1891-1955) qui devait influencer de grands pianistes comme Willie "The Lion" Smith et Earl Hines et "Fa-tha" Wallers.Kansas City connut aussi une certaine effervescence avec la venue en massue de musiciens de la Nouvelle-Orléans qui allaient créer le Middle Jazz (ou Mainstream) dans les années '30.5- Le Swing Au début des années '30, le SWING fit son apparition, véhiculé par les Big Bands de Roy Eldridge, Teddy Wilson et Lionel Hampton.Le "Duke" et le "Count" devaient cependant monopoliser l'attention.Edward "Duke" Ellington est né en 1899 à Washington.Il apporte une nouvelle approche aux orchestrations de Fletcher Henderson.En plus de ses talents de pianistes, Ellington donna au Jazz des thèmes célèbres comme "MOON INDIGO", "caravan" et "SATIN DOLL".Son orchestre est l'un des rares encore en existence aujourd'hui.Parmi ses plus notables solistes,, on remarque Ben Webster (1909- encore vivant) qui aborda le sax ténor différamment de Coleman hawkins et influença des musiciens modernes comme Archie Shepp.William "Count" Basie est né à Red Banks New-Jersey en 1904.Il fut l'un des pionniers du "Bounce Rythmn" et comme Ellington, il se produit encore aujourd'hui en spectacle.Son plus grand soliste fut Lester Young (1909-1959), un saxophoniste au son si larmoyant et si spécial qu'il devait influencer une quantité incroyable de musiciens dont le grand Charlie Parker.Young fut même à l'origine du courant "cool" des années '50.Il mourut en 1959, victime d'un accident d'auto.Vers 1935, il y eut une grande offensive blanche qui tenta, avec des musiciens comme Benny Goodman, Tommy el Jimmy Dorsey, Artie Shaw et Glen Miller, de voler (avec un certain succès) la patente du Swing aux Noirs.On consacra Goodman le "Roi du Swing".Né en 1909 à Chicago, Goodman donna une orientation divergeante du Swing noir à la musique de l'époque avec sa clarinette et son Big Band.11 tint le haut du pavé de '35 à '46, le "Swing Era", qui marqua la décadence des Big Bands pour des raisons économiques.Le batteur Gene Krupa et le trompettiste Harry James devinrent célèbres à cette époque mais seul un jeune guitariste noir retient mon attention: CHARLIE CHRISTIAN.Né à Dallas Texas en 1919, Christian causa une révolution de la guitare en la rendant électrique.On peut spéculer sur ce qu'il aurait pu accomplir si la mort ne l'avait pas fauché bêtement à 23 ans.Plusieurs le considèrent encore comme le plus grand guitariste de Jazz de tous les temps.Il est assez difficile de définir le Swing mais il est juste de dire qu'il est plus un "climat rythmique" qu'une révolution" musicale.L'importance qu'il se donne lui vient plus de l'influence des Big Bands blancs et de la danse-à-petits-pas-bien-comptés américaine que d'une valeur musicale et spirituelle réelle, comme le Be-Bop qui était en train de germer, par exemple.Le Jazz fit aussi son apparition en France avec le guitariste Gitan Django Reinhardt (1910-1953) qui avec sa guitare électrique et seulement quatre doigts à la main gauche créa un style unique qui fit de lui l'unique jazzman d'Europe pendant longtemps.Les temps ont bien changé puisque l'Europe est aujourd'hui une pépinière des plus riches en talents surtout avec l'avènement du "Free Jazz".Reinhardt créa en 1934 le quintet à cordes du Hot Club de France avec le violoniste français Stéphane Grappely (1908-.).Le Jazz moderne annoncé par le BOP est juste au tournant.6- Le Bop bn 1939, Alfred Lion et Francis Wolf fondent la compagnie de disques Blue Note dont le rôle dans la diffusion de la musique de Jazz sera immense.Le Jazz moderne s'ébauche avec le BOP.Le BOP constitue une révolution tant au niveau de l'approche musicale que de la sec-lion rythmique et ceci est dû en grande partie à trois grands noms: CHARLIE "The Bvrd" PARKER: Né à Kansas City le 29 août 1920, il débute professionnellement à l'âge de 15 ans avec l'orchestre de Lawrence E.Lee puis avec Jay McS-hann, Earl Hines et Billy Eckstine.Il adule Lester Young qu'il considère comme son maître.En 1948, il l'orme le Charlie Parker's Allstars avec Miles Davis, Max Roach, le pianiste Duke Jordan et le bassiste Tommy Potter.Il composa d'inépuisables sources d'inspiration musicale comme "YARDBIRD SUITE" et "ORNITHOLOGY".Parker s'est éteint le 12 mars 1955, miné par une vie houleuse et un abus de stupéfiants et d'alcool.Son apport est gigantesque.Son sens harmonique, mélodique, rythmique et surtout la chaleur de son jeu lui ont amené des milliers de disciplines dont Cannon-ball Adderly, Lou Donaldson, James Moody et Sonny Criss.TIIELONIUS MONK: Né à Rocky Mountain, Caroline du Nord le 10 90 MAINMISE octobre 1920, Monk révolutionna le monde du Jazz tant par son approche au piano que par sa personnalité excentrique.Il a donné des classiques comme "ROUND ABOUT MIDNIGHT", "well you NEEDN'T", "straight no chaser" et RUBY MY DEAR".Son style était tellement personnel qu'il n'a in-fluencé que très peu de gens, sauf peut-être le saxo alto Steve Lacy parmi les contemporains.JOHN BIRKS 'DIZZY" GILLESPIE est né à Cheraw en Caroline du Sud le 21, octobre 1917.Il débuta au trombone à 14 ans avant de se passionner pour la trompette.Une technique des plus sûres doublée d'un talent de Showman indéniable lui valut la notoriété.Parmi ses successeurs, mentionnons PATS NAVARRO (1923-1950).Clark Terry, Don Cherry, Don Ellis el un extraordinaire trompettiste qui perçait à I a m ê m e époque.C LU FORI BROWN.Né à Wil-monglon, Delaware le 30 octobre 1930, il joua avec plusieurs Big Bands dont ceux de Tad Dameron et Lionel Hampton.Ses séances d'enregistrement avec Sonny Rollins et Max Roach devinrent célèbres.Il mourut peu après lui aussi dans un accident d'auto.La révolution rythmique du BOP revient à trois noms importants: KENNY CLARKE, rte à Pittsburgh le 9 janvier 1944, fut l'un des pionniers du hop au club Minion's.MAX ROACH est né à New-York le 10 janvier 1925, lui fortement influencé par Clarke et devinl avec Sonny Rollins el Clifford Brown membre d'un quintet remarquable.ART BLAKEY.né le I I octobre 1919, était pianiste avant qu'on le force à devenir batteur.Joue dans les grandes formations de Gillespie, Henderson, Ecksline avant de former en 1955 ses légendaires JAZZ MESSENGERS.C'est un soliste décharné au solo d'une imagination soutenue.Les contrebassistes ont aussi contribué à cet essor rythmique.OSCAR PETTIFORD (1922-1960) el PAUL CHAMBERS (1935-1965) donnèrent les premiers solos de basses.Un autre génie devait commencer à se faire valoir à cette époque.MILES DU IS.né le 25 mai 1926 à Alton, Illinois, est considéré à juste litre comme le plus grand trompettiste de jazz de tous les temps.Il a su allier à une technique remarquable une sensibilité peu commune et une imagination sans borne.Après son séjour avec Charlie Parker en 1948.il participe aux fameuses sessions Capitol avec Gerry Mulligan et cie.Il enregistre (et compose) en 1957 ASCENSEUR POUR L'ECU Al- A UD, un des meilleurs disques de tous les temps, puis s'associe avec Gil Evans avec qui il produira de nombreux albums d'une qualité indéniable.Son apport est unique el colossal et aujourd'hui encore, même dans l'adversité, il continue à ouvrir de nouvelles votes.7- Le Cool Même si on attribue à Miles Davis la paternité du "Cool Jazz", c'est 1.ester Young qui a influencé tout le mouvement.On considère aujourd'hui le "Cool" comme une réaction blanche au Bop noir et au Jazz Hot.I n évidence, de nouveaux noms: (,/RRY MULLIGAN, né à Ne\y-York le 6 avril 1927, est un saxophoniste, clarinettiste, pianiste et chef d'orchestre qui s'est l'ail remarquer en 1949 lors d'une session avec Miles Davis.H adopte alors le sax baryton et en devient le maître incontesté, devenant le premier à faire swinger cet instrument au timbre très crave.STAN GETZ.né à Philadelphie le 2 février 1927, débute à la basse puis au basson.Il adopte ensuite le sax ténor et se gagne le titre du plus grand saxophoniste d'après 1950.Il connaît la gloire mondiale en 1962 a\ec Charlie Byrd et la Bossanova.De cette école se déclenche un mouvement dissident qui veut mettre l'emphase sur la théorie que l'on dit négligée par le Cool Jazz.Le pianiste aveugle LENNIE TRISTANO (1919-.) mène le mouvement secondé par le guitariste Biliy Bauer et l'altoiste Lee Konitz.Le vibraphoniste Milt Jackson fonde aussi en 1954 le fameux MODERN JAZZ QUARTET avec le pianiste John Lewis, le bassiste Percy Heath et le batteur Connie Kay.Le groupe existe encore aujourd'hui et nous a donné de très bons moments de Jazz.Pendant ce temps, une ramification essentiellement noire s'insurgeait contre le style "Cool" qu'on jugeait trop bonbon.Un hybride "Parkerien" alliant la rudesse primitive du Blues et du Negro-Spiritual naquit: le FUNK Les pianistes HORACE SILVER et BOBBY TIMMONS en furent les têtes d'affiche.Les frères Adderly (Julian & Nat) emboîtèrent le pas mais c'est cependant ART BLAKEY S SES .JAZZ M ESS ESC, ERS qui devinrent le pôle d'attraction avec un style qu'on copie même encore au- MAINMISE 91 «1 jour'dhui.Les Jazz Messengers produisirent des musiciens extrêmement talentueux comme Freddie Hubbard, Kenny Dorhan et Blue Mitchell, Lee Morgan et Donald Byrd, trompettistes, Wayne Shorter et Gary Bartz au sax ténor, Curtis Fuller au trombone, Beggie Workman, Jymie Merritt et Stanley Clarke .à la basse , et Bobby Tim-mons au piano.Le HARD BOP est une façon plus radicale de traiter le BOP.C'est une musique essentiellement noire avec comme guru le saxophoniste Sonny Rollins.Né à New-York le 7 septembre 1929, il est l'un des plus grands sax ténor des temps modernes, influençant Hank Mobley, Frank Foster, Yusef Lateef, Barney Wilen, Wayne Shorter, Gary Bartz et des tonnes d'autres.D'autres musiciens suivirent ses traces comme Donald Byrd, trompettiste, Tommy Flanagan, pianiste, Elvin Jones, batteur, Sam Jones, basse et le guitariste Kenny Burrell.Le HARDBOP devait amener un autre courant qui changera l'histoire de la musique: le ROCK & ROLL.C'est une variante blanche née du Rythmn N' Blues et du HARD BOP et véhiculée au début par les Gene Vincent, Bill Haley, Carl Perkins et autres.C'est en 1955 que le phénomène atteint des proportions gigantesques avec le dieu blanc, ELVIS PRESLEY.Même si aujour'dhui on reconnaît finalement que le Rock fut créé par les Little Richard Penniman, Chuck Berry et Bo Diddley, il faut reconnaître que leur musique était plus près du R&B que du Rock blanc.Et comme de toute façon les Rois sont toujours blancs en Amérique.Vers 1955, il se dessine (encore!) une autre tendance sur la côte ouest des Etats-Unis.Cette école dite du "WEST COAST", à majorité blanche et inspirée du Cool jazz, s'insurge contre le Hard Bop que l'on dit trop audacieux (sic !).Même s'il est assez difficile de centrer le mouvement, il se scinde en deux clans importants: DA VE BRU BECK: né à Concord, Californie le 6 décembre 1920, étudie d'abord le piano avec Milhaud et Schoenberg.Même s'il possède une très solide formation musicale, il en passe jamais la rampe comme pianiste de jazz.Il jouit cependant d'une énorme popularité sur disque et dans les campus universitaires.Nul doute que le jeu du sax alto de Paul Desmond et du batteur Joe Morello y sont pour quelque chose.Il est l'auteur de pièces très belles mais très techniques comme TAKE FIVE, BLUE RONDO A LA TURK et IN YOUR OWN SWEET WAY.L'autre clan de musiciens fut dominé par: BARNEY KESSEL, guitariste blanc né à Muskogee, Oklahoma, le 17 octobre 1923.Il est auto-didacte et l'un des grands techniciens de la guitare de Jazz.Un adepte de Char-lie Christian, il est lui-même très imité aujourd'hui.» RA Y BROWN, bassiste noir né le 13 octobre 1926 à Pittsburgh, il apporte à la basse une approche nouvelle et plus technique inspirée de Oscar Pettiford.Ex-époux de Ella Fitzgerald, il se joint au trio de Oscar Peterson.Il enseigne maintenant la contrebasse et le violoncelle à l'université de Berkeley, Californie.Son sens harmonique fait de lui l'un des plus grands solistes de cet instrument.SHELLY MANNE, batteur blanc né à New-York le 11 juin 1920.Il débuta à l'alto avant de se donner à la batterie.C'est un technicien moyen quant à l'exécution mais son imagination et sa théorie compensent amplement.Il fonda le "MANNE'S HOLE", un club de Jazz qui jusqu'à l'an passé présenta sur sa scène les meilleurs jazzmen contemporains.Brown, Kessel et M'anne firent les désormais célèbres sessions des POLL WINNERS pour Contemporary en 1956-1957, des documents didactiques à posséder.À la fin des années '50, l'organiste JIMMY SMITH (né le 8 décembre 1925) introduisit l'orgue fomme instrument de jazz.Il étudia d'abord la basse puis le piano, puis en écoutant Willie "The Lion" Smith, il décida d'adopter l'orgue en 1953.Ce fut long à faire accepter par les critiques de Jazz qui étaient, sous l'influence du West Coast Jazz, devenus Puristes.Smith, un "Funky Bluesman" réussit quand même.La musique Pop actuelle lui doit cet instrument électrique et ses succédannés.8- 1960 Entre le Rock en transition et le phénomène Beatles à venir, le Jazz jouit d'une grande popularité.Pendant cette période, les Stan Getz, Charlie Byrd, Jim Hall Bola Sete et Cie s'infiltrent dans la chanson populaire via la bossanova.Ce rythme envoûtant né du nouveau folklore brésilien nous permet de découvrir des talents immenses comme Antonio Carlos Jobim, Luis Bonfa, Baden Powell, Joao Gilberto et autres.Son effet sur le Jazz aura été bénéfique.On assiste aussi à l'entrée en force des Jazzmen sur le Hit-Parade américain.Mongo Santamaria rend célèbre le WATERMELON MAN 92 MAINMISE de Herbie Hancock, Brubeck vend son TAKE FIVE par millions; il y a aussi THE SIDEWINDERS de Lee Morgan et MERCY MERCY MERCY de Joe Zawinul que reprend Cannonball Adderly.Un des premiers noms qui émerge de cette décade est celui du guitariste noir Wes Montgomery.Né en 1925 à Indianapolis, Wes est un autodidacte qui révolutionne l'approche de la guitare par son jeu à l'octave et ses solos en accords ("Block Chords").Même s'il a glissé dans un certain commercialisme forcé vers la fin de sa vie (7 enfants et une femme, ça mange, et le Jazz, ça payait pas encore), il a quand même laissé un héritage immense au Jazz.Le 15 juin 1968 restera longtemps gravé dans ma mémoire.Wes Montgomery s'éteint bêtement d'une crise cardiaque à tout juste 43 ans.Sur le "West Coast", un nouveau mouvement s'amorce.Le MODERN JAZZ SEPTET devient les JAZZ CRUSADERS puis les CRUSADERS tout court.Ce groupe oeuvre ensemble depuis 21 ans mais ses membres ont à peine plus de 30 ans.Ce sont: Joe Sample, pianiste, Wayne Henderson, tromboniste, Wilton Felder, sax ténor et basse et Nestor "Stix" Hooper, batteur et leader officiel du groupe.Leur cohésien quasi-parfaite et leur harmonie "ténor-trombone" influencera la vague Rock menée par Chicago et Blood Sweat & Tears.Les Big Bands connaissent aussi un renouveau grâce aux Gerald Wilson, Oliver Nelson, Don Sebesky et Quincy Jones.En 1963, Herbie Han-, cook connaît, à 23 ans, la notoriété avec son WATERMELON MAN.Il influencera plusieurs pianistes modernes, dont Keith Jarrett et Robert Lamm (de CHICAGO).Après une brillante association avec Miles Davis, il forme son propre groupe, le Mwandishi.L'album SEXTANT (Columbia KC 32212) constitue une des belles réussites du Jazz nouveau.9- Le Free-jaz/.L'avénement du "Free Jazz" Constitue certainement le courant majeur des années '60.On assiste à une remise en question totale de l'approche harmonique, mélodique et rythmique.Et même si le courant prend son essort en Europe, .la paternité en revient à des Américains.ORNETTE COLEMAN: Né à Forth Worth, Texas en 1930, il étudie le sax alto et la théorie musicale avant de se tourner vers le R&B vers 1945.En 1958, une rencontre bénéfique avec le trompettiste Don Cherry et le jeune bassiste Charlie Haden l'oriente définitivement vers une nouvelle musique.En 1962, à Stockholm, il conjuge ses idées et finalise sa progression musicale en 1965 avec l'album EUROPEAN ECHOES (Blue Note BLP 4224).Cette brillante étude devient l'un des jalons les plus importants du mouvement Free.Coleman est toujours en mouvement comme l'atteste son récent SKIES OF AMERICA (Columbia KC 31562), une approche à la musique moderne contemporaine telle que visualisée par Edgar Va-rèse.CECIL TAYLOR: Né à New-York en 1933, il s'adonne au piano dès l'âge de 5 ans et fait de brillantes études classiques.Il est reconnu comme l'un des plus grands techniciens du piano de Jazz.Après avoir fait du R&B pendant quelques années, il opte pour le Free lors d'une tournée en Europe en 1962.Il ne laisse personne indifférent avec ses recherches poussées qui choquent ou charment selon l'ouverture d'esprit.Parmi les "disciples" de Taylor, mentionnons le batteur Sonny Murray (36 ans), les bassistes Gary Peacock et Scott La Faro (1936-1961).Le plus brillant cependant fut le saxophoniste Albert Ay- MAINMISE 93 1er.Né en 1936 à Cleveland, Ohio, Ayler est issu d'une famille musicale dominée par son frère Don, un trompettiste adepte lui aussi du Free.Albert Ayler fut l'un des plus brillants exécutants du Free Jazz jusqu'à sa mort mystérieuse en 1971.L'un des grands sax ténor des années '60, il fut ignoré de son vivant par les critiques.Ce courant devait amener l'épanouissement de musiciens européens.Mentionnons les pianistes Jacques loussier, Martial Solal, Joa-chin Kuhn, Joe Zawinul et Jan Hammer, les bassistes Miroslav Vi-tous, Dave Holland, "Bep" Guérin et Michel Gaudry, les batteurs Jean Louis Vialle et Daniel Humair, les guitaristes René Thomas, Terje Rypdal et Jukka Tolonen, les violoncellistes Alan Silva et Irène Aebi, le clarinettiste Michel Portai, le trompettiste Ian Carr et nombres d'autres.Le plus grand demeure cependant le violoniste JEAN-LUC PONTY, né à Auranches, en Normandie, il est initié au violon par son père, lui-même violoniste et sa mère, pianiste.Il étudie le violon et le piano jusqik'à 11 ans alors qu'il se consacre exclusivement au violon, il entre au Conservatoire de Paris et y remporte le 1er prix.Après un stage avec l'Organisation des Concerts Lamoureux, il s'intéresse, en 1964, au Jazz par ses rencontres avec les pianistes George Arvanitas- et Bud Powell.Récemment, il a même travaillé avec Frank Zappa et il est question qu'il remplace Jerry Goodman au sein du Mahavishnu Orchestra de McLaughlin.Touchons du bois.On note aussi la naissance de nombreux festivals de Jazz en Europe, comme ceux de Pori (Finlande), Montreux (Suisse), Châteauval-lon (France) et Liège (Belgique).Pendant ce temps, la vie musicale américaine est dominée par un saxophoniste extraordinaire, JOHN W.COLTRANE.Né le 26 septembre 1926 à Hamlet, Caroline du Nord, il débute à la clarinette et au saxophone et devient professionnel en 1945 dans un orchestre de R&B.Après avoir joué avec Miles Davis et Thélonius Monk, il forme son propre groupe au début des années '60.Il embrasse le Free, mais un Free plus ordonné où domine son incroyable technique sur tous les saxophones (alto-ténor-soprano).Au Free.il donne ASCENTION (Impulse A-95), une référence inestimable.11 a su intégrer à sa musique une philosophie de simplicité et d'amour.Son A LOVE SUPREME (Impulse A-77) réunit tous ces éléments à un degré de "perfectitude" (perfection et béatitude) inoui.Il meurt le 17 juillet 1967, victime lui aussi d'une crise cardiaque.Sa perte est irremplaçable.Dans son sillage, il nous a fait connaître le pianiste McCoy Tyner (37 ans), l'un- des pianistes les plus importants du Jazz Moderne.Aussi le bassiste Jimmy Ciarrison (34 ans) et le batteur Elvin Jones (46 ans), LE batteur des années '60 et l'un des plus grands de tous les temps.Sa femme, Alice Coltrane (36 ans) qui remplaça Tyner dans les dernières années du groupe est responsable de l'intégration de la harpe au Jazz.Elle est% aussi une des rares femmes à s'adonner au Jazz.Les années '60 sont marquées par une prise de conscience sociale des musiciens noirs.Les odes au B|ack Power et au Black Mysticism deviennent monnaie courante.C'est Miles Davis qui devait catalyser ce mouvement avec sa boutade: "Si je n'étais pas Miles Davis, vous me mépriseriez comme n'importe quel autre Noir!".Les musiciens de ce courant se sont juré d'en faire baver à l'Amérique blanche et on ne peut les blâmer.Miles Davis devait amener aussi un renouveau musical.Avec IN A SILENT WA Y (Columbia CS 9875) et surtout BITCHES BREW (Co-lumbia GP 26), il met de l'avant un Jazz noir électrique qui influencera beaucoup le Jazz.Le Weather Report, le Tony Williams Lifetime, le Mahavishnu Orchestra et les Soft Machines lui doivent leur existence.Sa composition de la trame du film /( TRIBUTE TO JACK JOHNSON peut se comparer à son célèbre ASCENSEUR POUR L'ECHAFAUD par la profondeur de son jeu.Parmi les disciples de Davis, on note les batteurs Tony Williams, Billy Cobham et Jack DeJohnnette, les bassistes Dave Holland et Ron Carter, les saxophonistes Wayne Shorter et Steve Grossman, le percussionniste Airto Moreira, les pianistes Herbie Hancock et Chick Corea, et le plus célèbre de tous, le guitariste John McLaughlin.Né à Glassow en Angleterre en 1942, il étudie le violon et le piano avant de s'amouracher de la guitare.Influence à ses débuts par les Bluesmen Muddy Waters, Leadbelly et Big Bill Bron/y, il passe au Jazz via le guitariste gitan Django Rein-hardt.Il se joint à Miles Davis par l'entremise de Tony Williams et fonde ensuite le Mahavishnu Orchestra avec l'ancien Flock, Jerry Goodman.Un nouveau roi de la trompette devait s'imposer durant cette période.FREDDIE HUBBARD est né en 1938 à Indianapolis.Il débute 94 MAINMISE au cor anglais puis se tourne vers la trompette sous l'influence de Clifford Brown.A 18 ans, il endisque avec les frères Montgomery (Wes-Buddy-Monk).Membre de 1962 à 1968 des Jazz Messengers d'Art Blakey, il fit aussi du Free Jazz avec Omette Coleman ("FREE JAZZ") et John Coltrane("/(5C£A/5/0/V").En 1970, il endisque RED CLAY (CTI 6001) et depuis, sa renommée ne cesse de s'accroître.Son phrasé exceptionnel et sa technique des plus sûres en feront la tête d'affiche de la prochaine décennie.Un des amis de Hubbard, George Benson, devait lui aussi s'attirer les plus grands éloges.Né le 22 mars 1943 à Pittsburgh, il adopte la guitare à 6 ans et est influencé par Charlie Christian, Grant Green et Wes Montgomery.Il se joint au groupe de l'organiste Jack McDuff en 1961.Il est depuis l'un des guitaristes les plus imités.Vers 1968, cet hybride Jazz-Rock dont je parlais tout à l'heure prend forme avec CHICAGO au Peace Festival de Tornoto parainné par John Lennon.Né à la suite de la désastreuse Convention démocrate de 1968, ce groupe a su allier l'emploie des cuivres à une polyrythmi-que nouvelle.Leur influence sur la musique est majeure.Parmi les autres groupes Jazz-Rock dignes de mention, soulignons Blood Sweat & Tears, Ten Wheel Drive, If, The Flock, The Electric Flag et The Ides Of March.Il- I x jaz/ au Quebec II,a toujours existé au Québec une "jazzistique" réelle trop souvent mésestimée.Le sentiment d'oppression des Québécois ressemble à celui des Noirs américains et du même coup nous rend complice dans l'aventure du Jazz.Parmi les Jazzmen d'ici, mentionnons les saxophonistes Lee Gagnon, Brian Barley, Nick Ayoub, les trompettistes Ron Proby, le bassiste Don Habib, les guitaristes Sonny Greenwich et Nelson Sym-mons, le vibraphoniste-pianiste Yvan Landry et le violoniste Willie Girard.Faut pas oublier le quatuor du Nouveau Jazz Libre du Québec qui a beaucoup contribué au renouveau du Jazz québécois.12- 1970 Les années '70 (comme se plaisent à les appeler les Américains) vien- nent à peine de débuter.Mais on peut déjà deviner que les têtes d'affiches s'appelleront pour les saxophonistes, Joe Farrell, Gato Barbieri, Gary Bartz et Anthony Braxton, pour les trompettistes, Woody Shaw, Chuck Mangione et Clifford Thornton et pour les flûtistes, Hubert Laws.Les guitaristes auront noms John McLaughlin, Larry Cor-ryell ou Jerry Hann et les bassistes, Stanley Clarke et Cecil McBee.L'influence qu'ils auront sur le Jazz et sur la musique en général est pure spéculation.Mais le Jazz sera plus vivant que jamais et les gens qui recherchent les choses "nature et vraie" lui donneront une place de choix au dessus de ce cirque de fumisteries et de propagande publicitaire qu'est la musique populaire actuelle.MAINMISE 95 Classix La nouvelle série "Fontana par Jacques Thériault Quelques mois après la collection "Orphic Egg" vouée aux oeuvres célèbres des plus grands compositeurs de l'histoire de la musique, la maison London revient à l'assaut du marché discographique avec une nouvelle série à prix modique qu'elle intitule "Fontana".Neuf microsillons attachants sont d'ores et déjà disponibles et, malgré l'opinion de certains puristes qui préfèrent toujours s'en remettre aux étiquettes de prestige, il convient de préciser tout de suite que les prises de son s'avèrent d'excellente qualité et que les gravures sont à peu près dénuées de bruits de surface.Les noms de tous les interprètes inscrits au générique de cette nouvelle collection sont favorablement connus de tous les - amateurs de "classix".Certains d'entre eux, dont le défunt chef français Jean Fournet, figurent aujourd'hui au walhalla des grands seigneurs de l'interprétation.On note également avec un égal bonheur la présence des chefs Igor Markevitch, Eduard van Beinum et Bernard Haitink, du célèbre ensemble italien I Musici, du pianiste Werner Hass, du trompettiste Maurice André, de l'organiste Pierre Cochereau, du violoniste Ivry Gitlis et de l'ensemble de cuivres Armand Birbaum qui est reconnu pour ses recréations musicales authentiques dans le domaine baroque.Somme toute, point de mauvaise surprise mais des sillons qui forcent l'adhésion et que votre table-tournante acceptera sans rechigner.Précédemment, j'ai eu l'occasion de présenter les trois premiers-nés de "Fontana", soit les cinq Suites pour orchestre de J.S.Bach, avec Kurt Redel et l'orchestre Pro Arte de Munich (deux disques: 6549 500 et 6549 501), et "Musique pour un feu d'artifice" d'Haendel, avec Pierre Cochereau, Maurice André et l'ensemble Armand Birbaum réunis à Notre-Dame de Paris (6549 513).La dernière cuvée est tout aussi bonne, bien que les programmes Purcell et Albinoni-Vivaldi risquent d'être les plus populaires.PURCELL: "Entrée", Trumpet voluntary", "Prélude et air", "Menuets 1 et 2", "Ouverture solennelle", "Fanfare" et neuf autres pièces brèves, par l'organiste Pierre Cochereau, le trompettiste Maurice ANDR ET L'ENSEMBLE DE CUIVRES Armand Birbaum; 6549 514.Absolument éblouissant! Une rencontre au sommet de virtuoses qui nous convient à la plus belle des fêtes musicales.Compositeur anglais du dix-septième siècle mort à trente-six ans, Purcell fut inhumé à l'abbaye de Westminster comme l'était cent ans plus tard l'Allemand anglicisé Haendel.ALBINONI: Concerto a cinque op.9,2 et Concerto a cinque op.9,10; VIVALDI: Concerto F.l, 139 (PV.222) "per eco in lontano" et Concerto FV.2 (PV.133) pour deux mandolines, cordes et continuo tenu ' à l'orgue, par l'Ensemble I Musici; 6530 002.Un groupe de solistes que de nombreuses années de vie musicale commune placent aujourd'hui au premier rang de leur spécialité.Des pages que tout un chacun connaît, même si les titres ne sont pas familiers.S'écoute à toutes les heures du jour et de la nuit, beau temps mauvais temps.contrairement aux ra-gas! .TCHAIKOVSKY:"Ouverture 1812" (dir.Igor Markevitch), "Caprice italien op.45" et "Roméo et Juliette", par l'orchestre du Conn-certgebouw d'Amsterdam sous la direction de Bernard Haitink; 6530 009.Un bon exemple de la sonorité bien personnelle de l'orchestre du Concertgebouw qui, entre autres, tranche nettement avec celle de la fougueuse Philharmonique de Berlin.Ici, les phrases sont empreignées d'un lyrisme particulièrement de bon aloi.On retiendra l'approche de Markevitch dans l'Ouverture 1812 op.49.Déconcertant dès les premières mesures mais de plus en plus fascinant.RAVEL:"Boléro" et "La valse"; DUKAS: "L'apprenti sorcier"; saint-SAFNS: "Danse macabre", par l'Orchestre du Concertgebouw d'Amsterdam dirigé par van Beinum (Ravel), Jean Fournet (Dukas) et Bernard Haitink (Saint-Saens); 6530 017.Trois grands chefs au programme d'un même microsillon.Une occasion unique de comparer les styles et le comportement d'un même orchestre sous des baguettes différentes.Les interprétations de van Beinum et Fournet sont d'une précision qui le dispute à la soyeuse matière sonore.CHOPIN: les quatorze Valses, par le pianiste Werner Haas; 6549 502.W.Haas est, certes, un spécialiste de la musique pour piano de Chopin, mais on préférera les interprétations légendaires de Dinu Lipatti (mono, 32 16 0057, Odyssey) et d'Alfred Cortot (mono, 60127, Seraphim) qui sont aussi publiées sur étiquette à prix modique.Pour une version plus moderne, opte/ pour celle d'Augusliin Anievas (S-36598, Angel).WIFNIAWSKI: Concertos pour violon et orchestre nos.1 et 2, avec le violoniste Ivry Gitlis et l'orchestre national de l'Opéra de Monte-Carlo sous la direction de Jean-Claude ( asadesus; 6549 510.Cela est un fait, le Polonais Hen-ryk Wieniawski (1835-1880) est assez peu connu.Violoniste pourvu d'une virtuosité extraordinaire, il s'inscrit dans la lignée des imitateurs de l'opéra italien et des Allemands.On a pu dire que'son style était aussi d'un "romantisme^ édulçoré", mais ces concertos plairont certainement à tous ceux pour qui le violon constitue un instrument privilégié.Cette nouvelle collection "Fontana" ne comporte qu'une seule lacune: l'éditeur n'a pas cru bon de présenter des notes explicatives concernant les oeuvres, les compositeurs, les interprètes et les circonstances des enregistrements en question.Jacques Thériault 96 MAINMISE Mainmise présente Comix No.3 Trimestriel RESERVE AUX ADULTES gotub BRETÊjCHER MANDRYKA L'Écho des Savanes (Pilote underground) En vente partout à $1.00
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