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Titre :
Mainmise
Réponse québécoise à l'underground californien qui exerçait alors un puissant magnétisme culturel sur la jeunesse rebelle du monde entier, Mainmise a été le principal et le plus durable des porte-étendards de la culture hippie au Québec. [...]

Mainmise est une revue bimestrielle, puis mensuelle, publiée à Montréal de 1970 à 1978. Parmi les principaux porte-étendards québécois de la culture hippie d'influence américaine, la revue offre une incursion dans le mode de vie et les aspirations de la jeunesse séduite par le rock, la poésie et les plaisirs sensuels et psychédéliques véhiculés par la contre-culture des années 1960 et 1970.

La première équipe est constituée de Jean Basile Bezroudnoff, journaliste culturel au Devoir et hippie notoire, Georges Khal, animateur radio à CKGM, Kenneth Chalk, professeur à l'université Sir George Williams, Linda Gaboriau, animatrice radio à CKGM, Christian Allègre et Denis Vanier. Se joindront à eux, au cours des années, Michel Bélair, Liliane Lemaître-Auger, Rolland Vallée, Guy Latulipe, Daniel Vincent, Merrily Paskal, Gérard Lambert, Michel Bogos, Paul Chamberland, Raôul Duguay et Claude Péloquin.

Comme membre associé de l'Underground Press Syndicate, Mainmise a, pour une modique contribution annuelle, accès à une banque de textes et d'images produite par un réseau de publications contre-culturelles principalement américaines. Plusieurs des textes sont traduits en français; c'est le cas surtout d'articles thématiques et spécialisés. Les éditoriaux, chroniques et textes de création sont en grande partie des créations originales.

Le mouvement de la contre-culture auquel s'alimente Mainmise est diffusé à partir des États-Unis, et est relayé ailleurs dans le monde, particulièrement en Europe. Il s'attaque aux institutions établies qui, selon ses adeptes, transmettent la tradition et le conformisme : école, famille, Église et système politique. La subversion sociale prendrait les chemins épars de la transformation de la conscience individuelle, de la spiritualité et des religions orientales, du rejet de la recherche d'intérêts pécuniaires, ainsi que de la lutte au contrôle de l'information, le tout facilité par une expérimentation de plaisirs sensoriels artificiels.

La drogue, la libération sexuelle, le féminisme, l'écologie, l'école alternative, la musique rock, le syndicalisme et l'autogestion sont les principaux sujets qui alimentent les pages de Mainmise, alors que l'utopie et la pensée magique en colorent l'approche.

D'abord présentée en format poche, la revue adopte en 1973 la forme du magazine, puis celle du tabloïd à partir de l'automne 1975. Ces changements entraînés par des considérations financières et de mise en marché, ainsi que des tentatives de distribution sur le marché européen, ne permettront pas à Mainmise de surmonter ses difficultés budgétaires récurrentes, mais la revue survit tout de même jusqu'en 1978. Cette même année, la revue Le Temps fou viendra combler le vide laissé par la défunte Mainmise.

Après avoir oscillé autour de 8000 exemplaires pendant les premières années de vie de la revue, le tirage de Mainmise aurait atteint son apogée à l'automne 1973 avec 23 000 ou 26 000 exemplaires.

MOORE, Marie-France, « Mainmise, version québécoise de la contre-culture », Recherches sociographiques, vol. 14, no

WARREN, Jean Philippe, « Fondation et production de la revue Mainmise (1970-1978) », Mémoires du livre / Studies in Book Culture, vol. 4, no

Éditeur :
  • Montréal :Payette et Payette,1970-1978
Contenu spécifique :
février
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Références

Mainmise, 1976, Collections de BAnQ.

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% # LES PRODUCTIONS % 0 / BEAU BEC PRÉSENTENT Bonté Divine présente du 16 février au 7 mars à 20h3Q $3.50 à $5.50 *»PDA & Sauvé Frères Une production ">|f kébec spec 7h30 et 10h Vendredi 30 janvier OFFENBACH OCTOBRE Samedi 31 janvier 7h30 et 10h 7h30 et 10 h Vendredi 13 février BO DIDDLEY $250.$3.00.$3.50 SIEGES RÉSERVÉS RÉSERVATIONS 277-3186.277-3187 BILLETS EN VENTE à la librairie du cinéma OUTREMONT à l'Alternatif et che* Sauvé Erères DE LA CONTRADICTION A FAIRE MAINMISE Comment se fait un numéro de MM.?Voilà une question qui, dans les dernières semaines, nous a souvent été posée et à laquelle aucun d'entre nous qui sommes impliqués dans sa fabrication ne pourrait répondre.Tout au plus pouvons-nous parler des contradictions auxquelles, quotidiennement, nous faisons face.Ainsi, au moment où sont écrites ces lignes, nous attendons le chiffre de vente du premier numéro de la nouvelle formule, le 53.En même temps, nous préparons le 55.Et cette contradiction est loin d'être celle qui nous stresse le plus.C'est en effet une contradiction de taille que d'être là à vivre la transmission des idées plutôt que les idées elles-mêmes.Une idée qui se dit parfois "partir loin, au fond des bois, repartir un monde à zéro".Quoique cela pourrait, dans le contexte actuel, être plus une fuite qu'une solution.Nous parlons d'"implication profonde de tout l'être dans un processus de transformation et de tous les êtres dans la création d'un même réseau d'énergie amoureuse et cosmique" et chacun de nous en est réduit au rôle de témoin le plus neutre possible d'une réalité dont, en fin de compte, on se demande si elle n'est pas le résultat de jeux matériels auxquels nous avons à peine le temps, ni le goût, de participer, qui n'ont peut-être jamais été les nôtres, en dehors des besoins de survie.En faisant un journal, ne perpétuons-nous pas malgré nous l'illusion qu'une idée ou un esprit n'est valable - n'a droit d'existence - qu'en autant que mis en forme, ce qui, tout en nous donnant accès au monde, tend à nier l'Enigme, essence questionnante de toute pensée ou esprit, force irréductible à toute forme alphabête ou graphique et dont tous, même les plus inconscients, vivent?De nouveaux modèles de culture sont en gestation d'un bout à l'autre du Québec.Nous voulons, de toutes nos énergies, de tout notre amour, participer à leur naissance.Autre contradiction.N'est-ce pas se livrer pieds et poings liés à l'ennemi que d'exposer des plans qui, pour un temps encore, devraient rester secrets.mais partagés par qui?Comment, dans le Système tel qu'il se définit aujourd'hui, parler d'une chose sans en faire la publicité?Et d'un autre côté, comment ne pas tenir compte, dans la déprogrammation progressive des modèles culturels actuels, de ce Système qui, en se détruisant' lui-même, cherche à nous détruire, comme malgré lui.Comment savoir si toute la réalité de l'Occident n'est pas issue d'une Utopie fragmentée et remise en question par une autre Utopie qui, même si elle se veut plus globale et plus consciente, laisse peut-être, à son tour, tomber des parts essentielles de l'Homme, contribuant par là, elle aussi, à l'immense suicide de notre civilisation?Et si.comme l'article de fond du présent numéro le demande, nous en étions aux dernières heures de l'Occident Blanc?1589 rue St-Denis, Montréal: Mainmise.Parallèlement au projet du Répertoire qui deviendra peut-être un des grands instruments de l'Alternative Québécoise, un journal d"'information et d'interprétation culturelles" à faire.Nous nous sommes dits, à un moment donné, que la meilleure façon d'amorcer et d'incarner l'Alternative était de parler de ce que créent autour de nous et partout dans le Québec, des gens impliqués, eux aussi, à leur façon, dans une transformation d'eux-mêmes donc du monde qui les entoure.Chacun de nous étant un fragment, révélé ou non à lui-même d'une conscience universelle avant d'être québécoise ou américaine, quelle autre façon avons-nous de parler de cette conscience sinon en parlant de ceux qui, à un moment ou à un autre, en sont les représentants."Tout le monde ou personne, ce sera tout ou rien.", disait Brecht.Nul n'a assez dit le rôle ingrat de ceux qui se posent en incarnateurs d'une idée ou d'une autre et qui, une fois l'idée transmise et diffusée dans le conscient collectif - ô combien lentement! - se trouvent comme automatiquement sacrifiés.Soit que croyant avoir droit à une reconnaissance du public pour "services rendus", ils se soient laissés prendre au piège du Nom, soit que, en fonction d'eux-mêmes, ils n'aient pas su se renouveler à temps et se soient trouvés condamnés à se répéter jusqu'à devenir les réactionnaires nostalgiques d'un autre monde.Qu'on regarde la lente et combien de fois faussée assimilation par les masses des idées de Freud! Qu'on regarde l'utilisation qu'on fit, en Occident, de l'idéal chrétien! Nous avons aujourd'hui à notre disposition des instruments de transmission d'information incroyables.Il semble que nous ayons tellement investi dans leur création que nous n'ayions plus rien à nous dire.Comme si nous avions perdu la raison qui nous avait fait vouloir nous parler.Qu'on regarde à quelle vitesse la télévision consomme non plus seulement leurs idées mais les gens eux-mêmes.N'y a-t-il rien d'autre à faire avec une idée que de la consommer, comme une marchandise.?Le médium journal.Reposant essentiellement sur une invention du moyen-âge - l'imprimerie -, cherchant à imager la vision commune d'un Québec qui cherche encore "le petit prince qui lui fera passer le pont", comme le chante si bien Vigneault.(A deux heures du matin, le téléphone sonne: "Allô! Pizzeria Napoli?-Non, ici, c'est Mainmise.-Et qu'est-ce que vous vendez?) Accepter ses limites.Début de la sagesse ou.de la paresse?On peut n'importe quand - essayez, c'est facile poser un feu brûlant dans l'instant pur, dire qu'au-delà de l'"instant présent" tellement idéalisé par cette époque, il n'y a rien.L'attrait de l'instantané et du "nouveau", c'est aussi le désespoir snob d'un matérialisme rendu à son paroxysme et qui, ayant perdu tout contact avec sa matrice, ne sait plus que poser que l'individu (non la personne) est tout, puis, profitant du désespoir de ce dernier ne trouvant plus aucune raison de commun! quer ou de partager, que le juguler en lui injectant de faux besoins et ces illusions qui sont les premières responsables de la désensibilisation grandissante des gens et de la destruction parallèle de la planète On en est rendu à calculer - scientifiquement - la paranoia générale pour mieux ensuite profiter de la peur de ceux à qui, par ailleurs, on refuse l'accès à une vraie information.On pourrait presque dire que c'en est au point où par peur de la peur, les masses reproduisent d'elles-mêmes ces schémas.1589 St-Denis, Montréal: Mainmise.Au coeur de Babylone, au milieu de toutes ces contradictions et de bien d'autres, une équipe de gens qui cherchent, tels qu'ils sont, en ce qu'ils sont, comme ils sont, les éléments d'une réponse et qui, s'ils n'avaient pas le plaisir de travailler ensemble iraient se trouver ailleurs des "jobs" plus payantes (en argent, s'en tend.) Et si, au-delà d'une qualité de produit qu'il ne nous appartient pas d'évaluer, il suffisait qu'une douzaine de personnes arrivent, dans une quête et un partage communs, à travailler ensemble pour faire la preuve que l'harmonie est encore possible et qu'un nouveau modèle culturel est né au Québec.?INFOROCK: .page 3 LA LIBRE ECOUTE: .page 9 CLASSIQUE: Jean-Sébastien Bach.page 10 INTERVIEW: Louise Forestier, page 13 DISQUES:.page 16 JAZZ: Le Festival de Montreux page 18 ARTS PLASTIQUES: Métiers d'Art 75 page 30 CINEMA: André Brassard .page 31 LE GRAND SUICIDE DE L'OCCIDENT: .page 34 LIVRES: .page 39 DOSSIER PROVINCE: Québec II .page 44 REPERTOIRE: .page 46 MAINMISE est un journal mensuel distribué par les distributions ECLAIR, 8320 Place de Lorraine, Anjou 437 Québec (tél.: 353-6060).Dépôt légal: 4e trimestre 1975.Courrier de deuxième classe, no 2511.Port de retour garanti par Mainmise.Le journal n'est pas responsable des taches de café ou autres ennuis pouvant survenir aux manuscrits ou aux dessins qui lui parviennent, mais on vous promet de faire attention quand même.Fondateurs: Jean Basile et Georges Khal Propriétaires: Michel Bélair, Georges Khal et Rolland Vallée.Rédaction, administration, abonnements, fabrication et publicité: MAINMISE, 1589 rue St-Denis, Montréal H2X 3K2, Tél.: 843-4792 et 843-5844 pour la publicité.Equipe de production: Arabelle, André-Gilles d'Astous, Michel Chevrier et Claude.Ont participé à ce numéro: Christian Allègre, Madeleine Aubé, Jean Basile, Pierre Bédard, Michel Bélair, Jean Clouâtre, Kathou Cordeau, Pierre Desruisseaux, Michèle Favreau, Edgar Fruitier, Georges Khal, Christine l'Heureux, Pierre Maheu, Jean-Guy Prince, Siddanth Prakkash, Michek Saint-Sauveur, Sleepy-la-Gouine, Pierre-François Tassé, Laurent Tru-del, Georges A.Turcot, Daniel Véronneau, Pierre Voyer.Les photos sont de: Paul Décarie (interviews Louise Forestier et Robert Paquette), Reynald Fecteau (interview André Brassard), Marie Larouche (dossier Québec) e't Daniel Rheault (Arts Plastiques).Les bandes dessinées sont de: Bello, Fern, Grane et Pébé.Est-ce que ça t'intéresse de travailler un peu pour payer ta part à l'achat d'une petite ferme, histoire de vivre ensemble et de triper un peu tous en travaillant.Si ça te tente, écris-moi : Jean-Pierre Lévesque, 24 rue de la Cour, No.227, Rivière-du-Loup,.Que.Salut! \ppel urgent au monde le tonne qui habile la utile).: de St-Eustache.Je suis dans ia iégio:: depuis peu.je travaille dans une garderie de St-Kustache et je suis réduit a vivre dans une i ham-Drt dans la même ville.Donc, a vous qui vue/ a ta campagne dans les environs, soit en com-inu: e.soit seul >e .je vous dis que moi j'ai envie el besoin de la campagne et que j'ai envie d'aller livre avec vous.Ecrivez a l'adresse suivante Koperl \ adeboncoeur.:176 Riviere-Sud.St-Eus-laçhe.Ou téléphone/ entre 10 et 15 heures a 47li-l:i22.Merci et salut' J'ai publié un calendrier avec photographies noir et blanc disponible à $1.50, à Montréal, au Vidéographe (rue St-Denis), à Québec, Atelier d'Arts Graphiques (rue St-Jean), à Jonquièreet Chicoutimi, dans les tabagies et les librairies.Mon atelier: Marcel Cloutier, 541 Hunt, Arvida.Que.548-3009.Cherche une belle petite mère libre "âge sans importance", aimant la Nature, "naturelle", pour nasser une partie de l'hiver en pleine forêt dans un très beau camp avec toutes les commodités; au centre de la Gaspésie, dans les montagnes.Il faut aimer faire de la raquette.Tu n'as pas besoin de $.Tu viens, c'est pour tout de suite.Il faut se connaître un peu avant de partir.J'ai 35 ans de jeunesse.C.Boucher, 607 Bennett, Montréal.C'est plus fort que moi: je vous aime!!! ".A-t-on remarqué que la musique rend l'esprit libre?Qu'elle donne des ailes à la pensée?Que l'on devient d'autant plus philosophe que l'on est musicien?" Je suis l'hôte de vous, de vos idées hautes.Enfin.Le Québec, c'est l'Alternative Utopique.(passages omis parce que trop élogieux).C'est plus fort que moi, je m'aime et je vous aime.et je suis heureux de nous, et je suis heureux pour vous!!! Erik.Disques [33 tours] à vendre: Led Zeppelin, Pink Floyd, Jethro Tuli, Genesis, Yes, Strawbs, Gentle Giant, Elton John, Ravi Shankar, Cat Stevens, Rick Wakeman, Santana, Allman Brothers etc.etc.(une quarantaine en tout): Gilles, 376-2054.Pouding [chatte], fille d'un grand anthropologue québécois, voudrait donner un chat sevré.Téléphonez à Mainmise: 843-4792.Le monde à bicyclette: MANIFESTATION, samedi, •e 31 janvier 1976.Départ à 1 heure P.M.du Parc-Lafontaine (coin Calixa-Lavallée et Sherbrooke).Emportez vos bicyclettes.Pour de plus amples informations, contactez Alain Vadnais, 277-5714.On cherche une maison d'au moins 10 pièces, avec une grande pièce pour la danse et une autre pour une garderie.Contactez Junaid : 721-3816.Je vous écris parce que c'est urgent.J'espère que mon message va tomber dans de bonnes oreilles.Des escrocs sont en train de nous enlever nos terres.C'est en fait tout ce que nous avons à nous ici, Québécois: notre campagne.Ceux qui vivent dans les villes, je vous plains, faites quelque chose, sortez de là.Anciens fils de cultivateurs revenez, vos pères se font voler leurs terres par les spéculateurs.Le gouvernement au pouvoir y pourvoit pas ses lois à lui, pas à nous, c'est de la dépossession, c'est urgent, voyez-y, c'est le problème de l'heure.L'herbe tendre vous manque en ville, c'est pour cela qu'il vous faut du grass.Jean-Paul St-Laurent, Coaticook.Salut à Tout le Monde de Mainmise! Je vous écris car je vous aime beaucoup.Ca fait un bon bout de temps que je vous suis du coin de l'oeil et plusieurs de vos numéros m'ont fait passer des heures "divines".J'ai été un peu surpris cependant par la formule du Mainmise 53.Moi aussi j'aime ben gros la musique car j'en mange pas mal.J'ai trouvé cependant qu'il y en avait un peu trop.J'espère que vous ne délaisserez pas totalement les sujets plus profonds comme l'univers, la conscience, la planète, l'homme, le monde etc etc etc.Et pourquoi pas une petite page par numéro sur la Poésie?Avec votre nouvelle formule vous allez sans doute rejoindre plus de monde mais faites attention pour ne pas vous commercialiser trop (style Pop-Rock par exemple).Je vous aime aussi parce que vous êtes unique en votre genre.Restez-le plus possible.Salut ben pi lâchez pas.Christian.Salut! Parti de la campagne pour aboutir en ville.Quel triste sort, pensez-vous.?Non, puisqu'un trip en égale un autre du moins en ce qui me concerne.Donc me v'Ià t'y pas en ville.Première impression : beaucoup de monde, vous conviendrez avec moi que je n'ai pas tout-à-fait tort.Deuxième impression: beaucoup de petit monde mais maudit qu'y a pas grand contact dans ce troupeau.Maudit que j'aimerais donc pouvoir triper avec du monde qui oni la même idée que moi, ou encore le même but.Question de jaser un peu, de connaître comment vous voyez ça, vous.Vous conviendrez encore une fois qu'il est assez difficile d'établir des contacts durables avec du monde que tu rencontres dans un hôtel, par hasard.Ben du monde "plein", avec qui tu tripes un peu mais ça ne va jamais plus loin.J'aimerais beaucoup me mettre en contact avec du monde qui trouvent la ville bien impersonnelle.Tous ceux ou celles - celles en particulier - qui trouvent le temps long peuvent m'écrire.Y a pas de gêne.J'ai un assez grand appartement.Y a de la place.Michel Proulx, 971 Agnès, Montréal.Salut! Je suis assise ben au chaud au ras de mon beau poêle et entre deux bûches je suis en train d'écrire un livre de recettes.Mais je n'ai pas assez de juste ma tète pour ça.Ce qui fait que je me cherche un complice (ou plusieurs), un trippeux de chaudrons et de mains-dans la farine.Pis en plus je ramasse les recettes de tout le monde, partout au Québec.Des recettes d'aliments naturels, de gibier, de plantes sauvages, de fruits, légumes, de vieilles recettes québécoises, des trucs de popotte, des secrets de cuisine, des rêves de gourmand, des péchés de cuisinière, des fantaisies de jardinier, des trips de survie.Vous voyez ce que je veux dire Alors, j'attends.J'espère recevoir des tas de lettres avec des sniffs de votre cuisine dedans.Ecrivez-moi, appelez-moi ou venez manger une croûte chez nous O.K.?Salut! Isabelle Brabant, St-Adelphe-de-Champlain: 1-418-322-5325.MAINMISE FEVRIER 1976 - 3 LOUISIANA RED ET SUGAR BLUE: LE BLUES ROUGE.Café Campus La guitare souple et sauvage, électriquement puissante, élasti-quement sensuelle, sous le doigté précis de Louisiana Red, plus l'harmonica langoureux, traînant et entraînant de Sugar Blue, voilà les atouts majeurs d'un charmant duo qui, sous l'éclairage rougeoyant du Campus aux trois quarts plein, ont élucubré sans gêne à la bonne manière du heavy blues louisianais, par un bon lundi blasé où plusieurs sont venus comme pour y attendre le train.Ces deux jeunes bluesmen, par leur originalité et leur fièvre lyrique, ont fait surgir parmi tous les adorateurs de gros blues, l'histoire même du blues où, au tout début pendant la guerre de Sécession, les maladies, la famine, la misère, la libération des esclaves puis la construction des chemins de fer ont excité l'inspi- ration des poètes populaires.Ces troubadours, Sugar Blue en est un fier exemple, ce beau prodige noir de l'harmonica, casquette sur les yeux et doigts tremblants cachant le visage, allaient de villes en villages apporter au blues sa vraie définition; l'affirmation d'une forme originale, capable de tout contenir et transporter.De par son étymologie, les blues (les "bleus" autrement dit, pour nous, le noir, le cafard, avoir les bleus) sont des chants d'abandon, de désespoir ou de tristesse lyrique.Quoiqu'adapté chez nous, certains blues deviennent gais, ironiques, sarcasti-ques, vengeurs.Ce qui fut le cas lundi au Café; un concert-contexte à cheval entre le blues rural (rappelant les chants de travail, les premiers spirituals) et le blues urbain ( les ghettos surpeuplés, les bars louches, le mal d'amour).Le train n'est jamais passé même si on l'entendait toujours siffler.On s'est retrouvé sur le quai, tous, complet, content et bleu-gris.Kathou Cordeau.BRUCE SPRINGSTEEN: COURS TOUJOURS, MON LAPIN! Théâtre Maisonneuve On n'avait pas, depuis le phénomène Janis Joplin, assisté à la montée aussi vertigineuse d'un artiste au sommet de la renommée.Faire la page couverture du magazine "Time", critiques élo-gieuses partout, on le disait le sauveur du rock américain, le nouveau Dylan; avec lui la musique pop connaît de nouvelles heures de gloire.et ainsi de suite.Pourtant à l'écoute de ses disques, on est assez déçu.C'est dire qu'on l'attendait de pied ferme l'autre soir à la Place des Arts.D'autant plus qu'on était là plus par curiosité qu'autre chose.On s'était dit: "On va bien voir de quoi il en retourne!" Eh! bien il en retourne tout simplement que Bruce Springsteen et son groupe sont tout à fait étonnants de nouveauté, de fraîcheur et surtout d'entrain.Ca se sent et ça se communique.Il y a vraiment deux parties ou plutôt, deux volets, à ce spectacle.Le premier, c'est du Bruce Springsteen pur, uniquement ses succès, comme "Born to Run".Il se garroche et nous chante une poésie qui sans créer une nouvel- le école, est d'un genre assez spécial.C'est par les tripes qu'il nous prend pour se rendre au coeur.Il est si beau et si irrésistiblement sympathique qu'on lui pardonne pratiquement tout.(C'est peut-être la clé de son incroyable succès?).L'autre volet n'arrive qu'après deux rapels au moment-même où l'on croyait que le tout était terminé.Mais non, après avoir allumé de petites lumières de Noël tout autour de la scène, ils se lancèrent dans l'interprétation la plus rock'n'roll du traditionel "Santa claus is coming to town", et poursuivirent à un rythme essou-îlant des airs rock de Little Richard en passant même par de vieux Roy Orbison tout ça à leur manière: tempo endiablé, et soli de saxophone, piano, guitare, batterie, etc.Ils jouent très bien ensemble et on sent qu'ils adorent ça et ne se font pas prier pour en ajouter.Une véritable surprise! Que l'envoûtement qui sévit aux Etats-Unis pour Bruce Springsteen en ce moment soit surfait, peut-être.Une chose est certaine: son spectacle, lui, n'est pas surfait mais superbement fait! André-Gilles Café Campus TOUBABOU: L'AFRIQUE A10 SOUS ZERO.1000 yeux étaient rivés sur les coudes et les poignets agiles de Michel Séguin.Si on se souvient des anciens groupes comme Ville Emard Blues Band, les Alexandrins, les Séguin, les Cousineau (c'est devenu une affaire de famille) etc.on réalise que, déjà, il en est passé de la musique sous les ponts.Un voyage en Afrique pour Séguin qui, en plus d'y apprendre un art de vivre, s'exerce à taper sur les congas, les bongos, les tam-tams, enfin, toute caisse à percussion (pourquoi pas cogner deux bouteilles ensemble par exemple?Evidemment).Au Café ce soir-là, c'était l'Afrique à 10 degrés sous zéro mais l'attention et la tension y étaient au plus fort volume.Le nouveau groupe était là: l'ensemble était bon, seulement.au Café, comme c'est souvent le défaut numéro 1 les soirs de show, il y a infiniment trop de monde: on ne sait plus où se placer les pieds.On grimpe ou on s'accroupit.On cherche un coin, un pied carré.On veut aller aux toilettés, on est emporté par le courant.Une fois assis quelque part (ouf) le son ne paraît plus le même.Que sont devenus le piano et les guitares?Séguin cogne et cogne tout le temps.Cousineau chante et cogne elle aussi.Surprenant et rassurant, pour une fille jolie qui a de la voix, d'être capable de tenir un beat assez longtemps pour le bon rythme de ces Missieux blancs.Kathou MAINMISE FEVRIER 1976 - 4 Frank Zappa & the Mothers Edgar Winter Group Mahogany Rush Manfred Mann's Earth Band au Forum Tout ce papier sera en brun.Oui, brun comme le chocolat, ce délice, et brun comme la marde, ce résultat.Saviez-vous que le forum est dangereux?Seulement et surtout lorsqu'un groupe rock y joue et que les décibels déferlent.Machine à mutation pour le cerveau VIA les oreilles.Le spectacle VIA les yeux, c'est pour les attardés?Combien d'ingénieurs et de mathématiciens a-t-il fallu pour en arriver à ces exquises machines électroniques et cette structure métallique qui tient tout seul au-dessus de nos tètes?Un complot de science-fiction, ni plus ni moins.Comment parler encore d'art populaire?L'élite de la science et de la musique, là, devant nous: des équations mathématiques aux gammes musicales, tout ce qu'il y a de plus élégant et de racé dans notre civilisation servi goutte à goutte.Façon de parler: des tonnes de sueurs humaines quintessenciées dans quelques heures de ce qui, pour nos parents, serait certainement un enfer.Sans parler d'une énigme.Mais nous n'y pensons pas.Existe-t-il seulement une expression française (cette langue de la diplomatie ET de la séduction) pour traduire: "blow my mind"?Mais non, puis qu'est-ce que ça peut ben faire! Passez le joint et que la Fête continue.Il est bien connu que Zappa déteste les applaudissements.Ses concerts sont un seul et long morceau enchaîné sans coupures, sans bavures, où ne doivent pas intervenir ces disgracieux bruits des mains frappées ensemble.Il y a de tout chez Zappa: un ingénieur froidement calculateur, un comédien bassement cynique (ce qui ne veut rien dire), un musicien exceptionnellement virtuose, et un sociologue passablement en retard.Le tout servi avec une précision d'autant plus atroce (atroce pour nous qui n'en n'avons pas, témoin nos conversations) qu'elle se présente sous les séduisants aspects du je-m'en-foutisme le plus inconditionnel et le plus innocent.A son dernier concert à Montréal, début décembre, ils étaient là.les fanatiques, les inconditionnels ( bis), la garde impériale.Ils étaient là, venus admirer, entendre, déguster, mordre dans le dieu.Ils étaient tous là, je les ai comptés un par un.Et QU'a fait SI VOUS AIMEZ CA, EST-CE QUE CA VEUT DIRE QUE C'EST BON?François?Ben, il a d'abord commencé par enculer un chien, déverser de la marde sur l'auditoire, (j'en passe), cracher sur les femmes, raconter des histoires plus idiotes que celles des joyeux troubadours et.j'en oublie.Et puis, et puis, il est parti dans de longs jams et solos de guitares où, une fois de plus, son "éblouissante" virtuosité s'est montrée le cul.C'était extraordinairement bon et c'était extraordinairement mauvais.Le lendemain, sans parler du soir même, la rage se le disputait aux pleurs.On alla même à se demander si le tout n'avait pas été un peu niaiseux.NIAISEUX?C'est un gros mot, çà.Un osti de gros mot et on ne l'emploie pas souvent.Alors le sortir pour Zappa, ça demande.vous comprenez, ça demande.beaucoup.de.Oui, osti, niaiseux, pi rien d'autre.Alors là, il faut s'expliquer.Zappa est un intellectuel.Deux minutes à déchiffrer ses rythmes convaincra n'importe qui.Or, Zappa est au courant de ce fait.Donc, premier regard sur soi, donc, ironie.Multipliez çà par quatre et vous verrez la moquerie se mordre la queue de sa propre moquerie se mordant la queue jusqu'à l'épuisement.L'obsession s'installe, car il n'y a pas moyen d'en sortir à moins de jouer au DOORS: je couche avec ma mère et je coucherais bien avec vous.Pas question pour Zappa: vous ne le verrez jamais sourire pendant ses soli, penché sur sa guitare comme un philosophe sur sa proposition.Mais à côté de lui, lés autres, les fameux "autres" de Zappa, eux font les pitres.Bravo, ils-elles sont très bons, même lorsqu'ils-elles ennuient avec des soli qui ne devraient être réservés qu'au seul maître.Et lui.le maître?Impassible, retranche derrière sa reputation, il domine le vide, "son" vide, dont il émerge aux moments suprêmements calculés pour dé- biter encore plus de vide.Ce serait une erreur grave que de penser que ce sont des platitudes.Encore une fois, Zappa sait très bien, mille fois plus que nous, qui est Zappa et ce qu'il DOIT faire.Suprême génie du discontinu et du ni-queue-ni-tête, il enfile sa musique dans nos têtes comme une broche encule un poulet.Et la foule, vous et moi, applaudit à tout rompre.Zappa doit alors vraisemblablement bander.Pour le groupe Edgar Winter-Dick Derringer, le problème est autre.Ce sont eux qui bandent.Ou plutôt, elles.Ce sont sur scène quatre folles.Ce qui n'a rien à voir avec l'homosexualité qui peut aussi bien se réfugier chez les nazis que chez les Spartiates que chez les joueurs de football.Avec Winter-Derringer, la musique atteint un comble hystérique dont la dilatation par unité de verge-cube est inversement proportionnelle au degré de contrôle anal de l'auditeur.Car c'est bien par là que pénètre cette musique qui tombe sur nous comme le torrent de la Manicouagan si seulement ce barrage voulait bien péter.Aucune emphase, aucune grandiloquence, aucune rhétorique, aucune prétention: c'est le pur assaut du rock'n'roll dans tout ce que sa violence a de plus jouissance.Dans la rue, messieurs, allons-nous battre et nous mordre dans la rue, ah! LA RUE, et nous rouler corps à corps dans la poussière dont nous venons tous et à qui nous retournons victorieusement.Nostalgie de la boue, il n'est pas encore dit que le pur soleil de l'abstraction aura raison du vert royaume du toucher.Les hurlements s'amplifient: voulez-vous du ROCK'N'ROLL, mes maudits, mes too-muchs, mes bien-aimés?La foule (petit mot pour une si grande chose) bave, incapable de répondre que par un beuglement d'orgasme.Derringer s'énerve et se lance dans son numéro de Punk rock.C'est l'apothéose des bums, le triomphe ultime de la lutte des classes.Il n'y a plus ici de bon ou de mauvais goût.La vulgarité s'aristocratise pour disparaître dans le trou noir de la splendeur originelle.Le refoulé explose, les opprimés décompriment, les écrasés lévitent.Et la foule vient, poussée par le bas et empalée sur son propre enthousiasme.Seul détail gênant, c'est la quatrième fois en trois ans que le EDGAR WINTER GROUP donne le même et identique spectacle.L'apothéose et le triomphe sont devenus de l'athlétisme professionnel et les rappels sont tous programmés.Mais qu'importe, on pardonne bien la répétition quotidienne au théâtre et qui oserait interdire le plaisir à ceux et celles pour qui "c'est la première fois".Mais il ne faudrait pas pour autant prendre la foule montréalaise pour de spacieuses valises, fourrables à souhait et consentantes à bon marché.C'est là une leçon qu'a du douloureusement apprendre MAHOGANY RUSH lors de son concert avec MANFRED MANN'S EARTH BAND à la mi-décembre.Coula alors à flot le plus méprisable et pitoyable mauvais goût musical qu'il ait jamais été donné à la foule montréalaise d'entendre.Ou plutôt de constater.Car ce fut plus un théâtre de gaffes et d'inepties qu'à proprement parler un "concert".De musique point: seulement les amplificateurs boustés au plus stupide boutte et nourris gargantuesquement par les signaux engorgés de la guitare survoltée ( mettons-en autant que lui) de monsieur Frank Marino, la vedette-crotte en tenue immaculée de beaux dimanches.La consternation circulait et les gens sortaient.Un si bon groupe se ridiculiser autant! Faut dire que l'entreprise était de taille: entrer sur scène comme si on était le plus grand, le plus fort, le plus bon, le plus beau de tous les groupes du monde, et jouer comme si on était la plus grande révélation décibélesque depuis Hendrix et Black Sabbath et Grand Funk.Saviez-vous qu'il existe une loi qui interdit aux groupes rock de bouster leurs amplis plus haut que cent-quelque-chose décibels?Lorsque la prétention atteint les rares sommets de l'arrogance toute nue, la stupidité se transforme en viol, mais comme c'est quand même la stupidité qui entreprend ce viol, la "victime" se déplace d'un pas et le stupide va directement se péter la yeule sur le mur inébranlable de son propre feedback.A la fin du concert, des milliers de ballounes soufflées, retenues par deux grands sacs au plafond du forum, devaient nous tomber sur la tête et participer avec nos cris d'admiration à la sublime canonisation de Mahogany Rush.Il n'en fut absolument rien.Les sacs refusèrent de s'ouvrir, et nendant un joyeux quinze minutes une foule amusée regarda deux employés du forum s'énerver sur les hautes passerelles avec les cordes des sacs.jusqu'à ce que.un par un.deux par deux.quelquefois six ou sept.des fois douze.le plus souvent un.toutes les ballounes finirent par.hé oui.tomber.comme ça.lentement sans s'énerver, en bon ordre, ne poussez pas, les femmes et les enfants d'abord.Comme bouquet final, c'était ra-té.Mais qu'est-ce qu'ils ont tous à vouloir nous péter les oreilles?Okay, à seize ans, on aime ça, c'est connu et c'est comme çà.Mais ce n'est pas çà la musique et la force n'a jamais rien prouvé.Très fort, c'est jouissif; trop fort, c'est nul.C'est pourtant pas difficile à comprendre.Quant à Manfred Mann, rien à dire d'autre que c'est MAGIQUE par moments et déroutant à d'autres.Ceux qui ont aimé comprendront, et ils étaient nombreux ce soir-là.Raffinement, sûreté, contrôle, vigueur, un peu de théâtre (celui de l'immobilité figée quinze secondes).en fait, il faudrait une autre salle que le forum pour les approfondir.En fait, il faudrait que le rock, au lieu de la FISSION atomique, explore la FUSION nucléaire, qu'au lieu de l'explosion, tâte de l'implosion.Cequi n'a manifestement aucun sens électronico-réel.Mais peu importe.un jour mon prince viendra.Georges l« mJÊm fPp' ri, > Ma A i i Les deux forces essentielles de la sensibilité moderne sont le sérieux moral des Juifs, et l'esthétisme mêlé d'ironie des homosexuels.Susan Sontag Quoiqu'aucune comparaison empirique ne soit possible, l'hystérie du rock'n'roll surpasse nettement l'orgie dionysiaque de Nietzsche.Lorsque l'élément d'idolâtrie publique est combinée aux tendances purement orgiastiques du rock, une extraordinaire intégration se produit.Richard Meltzer ¦K1 j m MAINMISE FEVRIER 1976 - 5 g JAZZ CLASSIQl'K ROCK F'OI' MUSIQUE ETHNIQUE BLUES
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