La bonne parole /, 1 janvier 1918, mars 1918
LA BONNE / PAROLE ABONNEMENT (payable en Janvier) Canada et Ctcit*>-Unfs, CO tts Etranger, - 80 cts ORGANE DE LA FEDERATION NATIONALE SAINT-JEAN-BAPTISTE, Vol.VI, MARS No 1 ABONNEMENT ET REDACTION : Chambre 3, Monument National Bout.Saint-Uurcnt, MoatrcaJ.Tél.M .in 7122.Heures de Bureau de 9 b.a.m., à 1 h.p.».SOCIÉTÉS FÉDÉRÉES Revue Mensuellb Lea domea patronneaaea des ocuvrea suivantes: hiat.«lis Sourdes-Muettes Crèche «le la Miséricorde Nazareth Hôpital Notre-Dame Hospice Saitit*Viticetit*(!c* liô,iitnl Stc-Juattnc ll'ul Hôpital Saint'^osepli La Providence et Les incurables Federation paroissiale de: rKnfant-Jcsiis T.S.Nom de Jésus, [Maisoiineuve Suint-Henri SaintJcaU'Baplistc Saint-Vincent «le Paul La Nativité d*lIi téliclaga Saint-Arsène iiiuaculcc Conception Saint-Anselme Sainte-Catherine Ste-Philoraène de Rose* Sacré-Cœur [mont Sainte-Hélène Saint*Eusébe Sainte-Clothilde N.-U.du Perpétuel Secours, Ville Ktnard Cercle des demoiselles de Saint-Pierre Le Foyer Les Kcok-s méiiaiîci»s Cercle d'études N.-Daiiic Association des: Institutrices catltoliqui s emp.de manufacture cmp.«le magasins emp.de bureau femmes d'affaires VAssistance maternelle Colonie de Vacances SOMMAIRE Entre Nous .Marie Gêrin-Lajolc Chroniques des œuvres.Le coin du travail : Vers la justice par îa justice.tfm/ Vol.VI, No 1 Montreal .— LA 13CLXXE PAROLE — Murs 1918.LE COIN DU TRAVAIL.Vers la justice par la justice.A la guerre des nations succédera, tout l'indique, la guerre des classes.Non moins générale, non moins sanglante, sera la ruée du prolétariat appauvri, dépouillé, affamé, contre le capital grossi.Jours de redoutable colère que ceux-là dont des personnages non moins avertis que le cardinal Bourne entrevoient déjà l'aurore effrayante.Notre cher Canada échappera-t-il totalement à cette nouvelle mêlée?Les flots gonflés fie la fausse démocratie n'auront-ils pas suffisamment battu nos rivages pour déterminer de violentes secousses dans les couches sociales de chez nous?- Ne goûterons-nous pas, nous aussi, et bientôt de ces après conflits de classes?11 serait par trop puéril de prétendre que nous sommes à l'abri de tels maux.Et donc, l'un des plus impérieux devoirs du moment n'est-ce pas de nous pencher de ce côté-là — de nous avancer discrètement, chacun suivant la mesure de ses attributions, sur la ligne qui sépare employeurs et employés — pour redire aux uns et aux autres, des paroles de justice, c'est-à-dire leur rappeler leurs devoirs réciproques.Par là seulement, nous semble-t-il, peut être écarté ou du moins atténué le choc prévu.lui d'autres ternies, aidons salariés et patrons à se former une conscience plus juste de leurs devoirs.Léon XIII a magistralement résumé ces devoirs en son Encyclique sur la condition des ouvriers.Ils s'adresse d'abord à ceux-ci.(/) "L'ouvrier doit fournir intégralement cl fidèlement tout le travail auquel il s'est engagé par contrat libre et conforme à 1 équité." Cela veut dire que si je m'engage librement à fournir S heures de travail consciencieux par jour, je dois en donner 8 et non 7.Un petit quart d'heure, dit-on parfois, bah! qu'est-ce que ça peut faire dommage?Et l'on arrive au poste dix minutes trop tard ; on quitte cinq minutes trop tôt.Résultat net au bout du mois : déficit d'une journée entière de labeur.Faute grave contre la justice commutative.Combien d'employés ne voleraient pas une carotte au jardinier voisin qui, de gaieté de cœur, lèsent lourdement la justice par des chômages volontaires, des lenteurs ou des tâtonnements calculés.Et le sens de la probité s'émousse plein de fâcheuses conséquences.Par l'adverbe "fidèlement," le Pape veut en outre faire entendre qu'il nous importe de fournir la qualité voulue de travail, c'est-à-dire, qu'il soit accompli avec un soin judicieux, comme si nous travaillions pour notre propre compte.Est-ce ainsi qu'on opère toujours, même en nos milieux catholiques?b) "Il ne doit point léser son patron, ni dans ses biens, ni dans sa personne; ses revendications mêmes doivent être exonptes de violences et ne jamais revêtir la forme de séditions." Patrons et travailleurs sont liés par un contrat bilatéral sur le respect duquel reposent la paix sociale hi bonheur de tous.On l'oublie parfois.Ainsi beaucoup ne se font pas scrupule de soutirer des marchandises que l'on prétend perdues mais qui ne le sont pas toujours.D'autres laisseront négligemment détériorer des ar ticles encore précieux.C'est léser le patron ùuns ses Ivens.Mais le grand précepte du Christ, opportunément rappelé par Léon XIII, veut aussi qu'on ne lèse point les personnes'.Il y a là affaire de justice autant que de charité.Que de faux rapports, de médisances, de critiques injustifiées et parfois systématiques.Certaine association ouvrière en fait le premier le second l'unique point de son programme.Ainsi se trouve fomentée la lutte des classes, lutte non moins désastreuse pour le travail que pour le capital.* Et alors que l'Eglise "ambitionne de resserrer l'union des deux classes jusqu'à les unir l'une à l'autre par les liens d'une véritable amitié" ( Encyclique Rerum Nova-ruin), ces coups de langues méchantes, accentuent la division et font de l'employeur et de l'employé deux ennemis qui se lancent des traits dans l'ombre en attendant le combat à découvert.Il appert que nos Canadiens et Canadiennes ont parfois de sérieux actes de contrition à faire de ce chef.Nous parlons trop—trop souvent, trop longtemps, trop haut ! Un employé supérieur d'une grande industrie me disait l'autre jour que les nôtres perdent à cause de cette verbosité nombre de postes parmi les meilleurs.Quand aux séditions et aux grèves proprement dites, tous en connaissent la faillite et les maux lamentables.Neuf fois sur dix, c'est le petit qui se fait rouler et généralement par le chef qu'il s'est donné.c) "Il (l'employé) doit fuir les hommes pervers qui.dans des discours artificieux.lui suggèrent des espérances exagérées cl lui font de grandes pro-messes qui n'aboutissent qu'à de si cri les regrets cl à la ruine des fortunes" ( Ency.Rerum Nova- rum).Paternelle et suprême recommandation du clairvoyant avocat des humbles.Il a vu combien on abuse sacrilège-ment de la bonne foi du peuple laborieux, dans quels buissons déchirants on le jette parfois, tout en le couvrant des roses de la basse flatterie.Les daines et demoiselles de la "Fédération" ne sont guère exposées à ces périls.Mais certains de leurs parents et amis le sont.Il suffit d'avoir lu l'esquisse que, dans son "Petit Manuel d'Etudes Sociales," le P.Rutten trace du Socialisme d'aujourd'hui, pour se convaincre que les idées directrices de cette pernicieuse erreur battent leur plein chez nous.La foi éclairée, le courage moral, la force persuasive de la femme canadienne feront leur noble part pour la conjuration de ce péril.Entre temps, mettons plus en lumière la sage doctrine de Léon XIII sur les devoirs des employés.A une autre livraison, l'examen des devoirs du patronat.Hervé Trudcl.Aux employées de bureau.Extraits d'une conférence de l'abbé Blanchard.Le dimanche 24 février, l'abbé Etienne Blanchard, auteur du Dictionnaire et des jeux de cartes du Bon Langage, donnait aux Employées de bureau une conférence dont voici quelques extraits : Mesdemoiselles, Il y a deux ans, je suis venu faire avec vous un brin de causette.Le délicieux petit goût de "revenez-y" que j'en ai emporté me ramène aujourd'hui devant les mêmes Montréal — LA BONNE PAROLE — Murs 1918.Vol.VI, No 1 LE COIN DU TRAVAIL- bienveillantes et "toujours jeunes" auditrices.J'avais "l'intention de vous signaler aujourd'hui quelques caprices de la langue française.Réflexion faite,, j'ai vu qu'il serait plus opportun de vous dire ce que vous.Employées de bureau, vous pouvez faire pour notre langue maternelle.La langue française est une reine: Sa Majesté la langue française.Comme reine, elle a les caprices de son sexe.Il serait imprudent, je crois, de parler des caprices d'une reine devant un auditoire féminin.La contagion de l'exemple, voyez-vous?Votre position vous permet de faire beaucoup pour la langue française: de la propager ou d'en restreindre l'action, de la défendre ou de l'immoler.C'est pour cela que tous ceux qui s'intéressent aux droits lexicologiques et grammaticaux comme aux droits constitutionnels et légaux de la langue française vous portent le plus vif intérêt.Employées de bureau! Mot plein de signification indiquant une classe de personnes qui doit faire preuve de distinction, d'intelligence, de jugement, de tact.La dactylographe, la correspon-dancière surtout, sert de trait d'union entre le marchand, le courtier en assurance, le professionnel et leur clientèle, et souvent, dans le cas d'erreur, de malentendu, de retard, et parfois même de mauvaise foi de l'une ou l'autre partie, on met tout sur le dos de la correspondancière innocente et c'est elle qui sert de tampon de choc, qu'on met entre le marteau et l'enclume.Pour être à la hauteur de votre tâche, mesdemoiselles, il vous faut de grandes qualités.Je n'ai pas l'intention de vous les énumérer toutes.On aurait long à vous dire sur la patience, la douceur, l'humilité, l'esprit de sacrifice, la discrétion, autant de charmes qui sont le complément de toute femme distinguée, charmes dont la Providence gratifie plus ou moins chaque personne, mais jamais d'une façon complète et pour l'acquisition desquels elle vous laisse une part de soin et d'attention qui vous donnent le mérite de l'effort.Cet effort, votre langue mérite que vous lui en consacriez une certaine partie.Une bonne connaissance de votre langue parlée ou écrite est une nécessité inhérente à votre condition.La jeune fille qui s'exprime bien attire facilement la sympathie et la confiance.Si elle se présente pour solliciter une position, c'est par son langage qu'on jugera 1 aspirante.Si elle s exprime en phrases claires, "correctes, précises, avec des mots abondants cf heureux, le chef de bureau se dira: Voici une jeune fille qui a du mérite, du bon goût, de la constance/de l'effort, de l'ap-plitation, car pour bien parler il faut de l'énergie et l'amour de l'étude, tandis que pour parler d'une façon médiocre, il n'y a qua se laisser faire.Le lion Langage, c'est le travail incessant de l'esprit, de l'attention toujours en éveil; le pauvre langage, c'est l'engourdissement de l'esprit, de la mémoire, de la réflexion qui occasionnent tant de malheureux manques de tact.Il faut bien connaître sa langue pour que la correspondance soit brève, précise, attrayante.Rien ne répugne comme une lettre diffuse, vague,, inélégante, parsemée de barbarismes, d'anglicismes et de * fautes de grammaire.* * * Le conférencier indique ensuite quelques mots qu'il faudrait proscrire des bureaux : Ecrire au type (à la machine, au dactylographe, au clavigraphe).All right! (Entendu.Parfaitement.Très bien).Overturn (surtemps).Charger (prendre, demander, exiger).Le patron est engagé (pris, occupé, n'est pas libre).Appointcment (entrevue, rendez-vous).Cosher un chèque (le toucher, le convertir en espèces).Lettre enregistrée (recommandée).Plume fontaine (stylo-graphe).Filière (classeur).Filer (classer) une lettre.Les Employées de bureau devraient se servir autant que'possible du français lorsqu'elles parlent au gérant, au chef de bureau.Parler anglais sans raison, entre Canadiennes françaises, c'est travailler contre sa propre nationalité, c'est presque la trahison.Souvent le patron laisse à ses employées beaucoup de latitude dans la direction du bureau, dans l'impression des mémoires, des factures, de la papeterie.Qu'elles en profitent pour afficher en français ou en anglo-français les avis au client, pour faire imprimer en français ou en anglo-français les têtes de lettres, les libellés de factures, de mémoires, d'étals de compte, les indications au coin des enveloppes, les cartes d'affaires, etc.; qu'elles corrigent les anglicismes ou les fautes qu'on y trouvait jusque-là.Ne serait-ce pas faire en cela acte de bonnes patriotes et contribuer pour une bonne part à la pureté, au maintien, â l'expansion même de la langue maternelle?* f Mesdemoiselles, je comprends que votre genre de vie n'est pas exempt de soucis.Le sourire joyeux, la bonne humeur que, par votre énergie, vous parvenez â faire vivre sur vos ligures font envier votre position par vos sœurs, vos compagnes.Elles ne savent pas tous les tracas, les petites peines, les petites humiliations qu'il vous faut subir dans ces bureaux affairés, ces atmosphères animées et énervantes où l'on ne voit que des figures qui reflètent la tension de l'esprit, l'empressement, l'impatience, où l'on entend souvent des commandements brusques, des observations sans délicatesse au milieu du bruit des machines trépidantes.L'énervement.la sensibilité de votre cœur, l'impres-sionnnbilité de votre âge et de votre sexe vous font donner trop d'importance à ces petites misères, vous portent à les exagérer à changer (les riens en montagnes et des heures qui devraient être joyeuses en des heures sombres, pénibles et cruelles.Heureusement, grâce aussi à cette même impressionnabilité, les nuages du cœur s'évanouissent vite.Le soir venu, lorsque vous quittez le bureau, la bonne humeur, la réconfortante gaîté viennent irradier vus figures.La paix du cœur est complète, lorsque l'Employée de bureau, joignant la piété à la distinction, ne retourne pas chez elle sans s'arrêter à l'église qui se trouve sur sa roule faire une visite au Dieu captif des tabernacles et à la Vierge consolatrice.Si les peines du jour ont été profondes, le découragement persistant, sa visite à l'église est plus longue, sa prière plus fervente.Elle va là chercher des encouragements et des consolations, savourer surtout le bonheur intime que procure la conscience sans reproche.Et c'est ce qui fait que l'Employée de bureau soigneuse et délicate dans ses manières, sa conduite, son .langage, sa conscience, est heureuse elle-même et répand le bonheur à son bureau; à son travail, dans sa famille, chez ses compagnes et partout autour de sa personne.Etienne Blanchard, PSS. Vol.VI, No J Moiitri'iil — LA BONNE PABOLK — Mars 5 tx Les premiers principes de l'économie.râleur nutritive des aliments.Nous disions le mois dernier que la ménagère économe devra servir à table, en de raisonnables proportions, les aliments propres à réparer l'usure de l'organisme et à lui fournir l'énergie nécessaire au travail.Et nous disions avec le Dr.Pascault, qu'une ration alimentaire normale doit présenter- les proportions suivantes: un pour les graisses, deux pour les albumines et cinq pour l'hydrate de carbone.Mais encore, faut-il savoir où trouver ces substances, c'est-à-dire connaître la valeui nutritive des aliments que nous absorbons.A cet effet nous publions le tableau suivant qui pourra servir d'utile référence dans l'élaboration de nos mesures.Nos lectrices voudront bien remarquer la forte proportion d'eau qui entre dans la plupart des aliments soi-disant solides, puisque la différence de la somme des chiffres donnés dans ce tableau au nombre cent indique la part d'eau qui s'y trouve.Jl faut également attirer l'attention sur l'absence presque totale d'hydrate de carbone dans le» viandes qui les empêche d'être un aliment convenable comme base de la nourriture.Tous les poissons (dons nous avons omis la liste) sauf le saumon et le flétan manquent à peu près totalement de graisse.Les céréales par contre, pour peu qu'on y ajoute un peu de graisse forment pour la plupart des aliments complets.TABLEAUX DE LA VALEUR NUTRITIVE DES ALIMENTS Oeufs.1 de poule.— (blanc), Tous les nombres sont rapportes à wo paities fraie lie s en poids* — (jaune) .Lait et ses dérivés.Viandes : Boeuf (viande moyenne).— (bouilli).— (rôti).Veau (viande grosse).— ( — maigrej.Mouton (viande très fiasse).— ( — moyenne).Porc (viande grasse).— (viande maigre).— (jambon salé et fumé).Lièvre.Poule (grasse).— (maigre).Dindon.Oie.Parties accessoires des animaux.Sang.Cervelle.Foie de veau.Rognon de veau.Langue de boeuf.Poissons.Saumon.Morue (fraiebe) .— (salée et fumée).Hareng (salé et fumé).,.20.35.22.18.10.1C.17.14.20.27.23.18.19.24.15.96 l 9 88 8G 02 11 54 25 07 1 5 72 i 9 G.42 11.5 17.G 22.13 17.10 21.G 16.23 27.0 86.70 5.41 2.1 5.I!» 7.41 .82 28.01 5.M 37.34 G.81 8.18 1.97 9.34 1.42 8.5 45.G .18 10.0 2.39 2.77 18.10 12.7 .33 .36 15.7 0.4G .05 .07 .54 .1.10 1.27 1.14 .9 1.0 1.33 .05 .93 1.33 .72 1.10 7.1 1.2 .09 1.37 1.2 .5 .08 1.25 1.00 1 .4 1.3 22.1 13.12 de vache.Crème.Beurre,.Fromage de Gruyère (migras).Céréales, farines et pains.Farine de froment (mi-fin).— d'avoine.— de maïs.Pain de froment.Gruau d'avoine.Nouilles et Macaroni.Graines de légumineuses* Haricots, fèves, lentilles et pois secs.Tubercules.Pomme de terre.Légumes herbacés, tiges et raeines,etc.Carottes, betteraves, navets, courges, céleri, chou-fleur, chou-cabus, asperges, salades endives.ITaricots verts, épinards, champignon! frais.Petits pois.Finit s huileux.3- 3.5 6.0 Amandes, noix, noisettes.15.8-24 Châtaignes.4-3 Cacao (dégraissé).13.76 — (non dégraissé).13.18 Chocolat.6.18 Fruits.Pommes, poires, prunes (fraîches).— — — (séchées).Raisins secs.2.0 2.42 12.5 12.11 .53 1.12 12.87 .25 .77 .61 10.12 31.4 .48 1.00 3.GG 3.62 4.48 .78 3.76 22.66 4.23 .50 .80 84.0 .6 30.24.0 2.0 12.0 t 1.0 72.0 .6 9.G5 3.8 09.55 1.3 7-12.7.4 60-G8 l.l 7- 9.3 .85 4G-55 .6-1 13.0 6 0 67.0 9.0 77.0 23-20 1.5-2 53-57 2.5-3.6 ' 1 .3 .15 20.0 •1.0 1- 2.5 .13-.34 .3-1.2 .0 1.0 53-02 .8 18.5 46 21.2 .8-2 12.0 7-13 35.6 24.24 14.18 61.9 12.0 63.0 54.56 •2-2.9 1.5 Correspondance Vous seriez bien bonne de me dire si l'on peut préparer non pas tout un menu, niais un seul plat, qui ait, par lui-même la valeur nutritive de lout un menu, composé judicieusement, selon les besoins de notre nature.Pot-au-feu.Réponse à Pot-au-feu.Il y aurait moyen de faire un plat qui ait par lui-même la valeur de tout un menu, mais la difficulté serait de faire accepter la quantité voulue d'une même nourriture.— L'on doit toujours tenir compte de la monotonie que produit une alimentation uniforme et des indigestions qui s'ensuivraient ! En résumé le moindre des inconvénients serait : le manque d'appétit, ou le dégoût, ou la fatigue.La variété est aimable et rend toute chose attrayante.Varions donc au contraire à l'infini : Ne mettons pas sur la table, le même jour, une soupe et un légume de même dénomination, ne donnons pas non plus deux jours de suite le même mets: l'appétit sera plus régulier, et les convives auront plus d'entrain!—Louise Rivard. 6 Montréal — I.A BONNE PAROLE — Mars lOlrt.Vol.VI, No 1 LA SOCIETE DES DAMES DE CHARITE DE 1827 (i) Le patient auteur de l'Annuaire de Ville-Marie, M.Huguet-Latour.avait sans doute l'intime conviction qu'"il est honorable de révéler et de confesser les œuvres de Dieu." (Tobie, XII.7.) Avec une ferveur, une sorte de satisfaction patriotique et religieuse, il a accumulé dans son ouvrage, les institutions charitables existant à Montréal, vers 1864.Elles s'y trouvaient déjà fort nombreuses.Parmi les œuvres laïques mentionnées, M.Huguet-Latour désigne à notre attention, une œuvre, très ancienne, fort intéressante: la Société des Dames de charité, fondée en 1827.Aujourd'hui, il devient possible sans trop craindre d'errer, de revendiquer pour cette Société, un privilège d'ancienneté, sur toutes les œuvres pies laïques, établies à Montréal, depuis la conquête.Voici ce que nous lisons dans l'Annuaire de Ville-Marie, à la mention de l'Orphelinat catholique, œuvre qui devait bientôt sortir, sous la poussée d'événements douloureux, de la Société des Dames de charité, et lu transformer: "Asile des Orphelins catholiques fondé en 1832.par une Société de' Dames de charité." Et l'auteur de nous aviser aussitôt dans une petite note au bas de la page que cette dernière Société avait été fondée en 1827.* Quelle avait donc été.à sou début, cette organisation féminine?La raison de son existence?Comment était -elle parvenue à cet état prospère, qui lui avait permis, en un jour de détresse publique, d'accourir proniptemeni à rappel d'urgence et de parer aux éventualités lcrniH KST 3.1O0 G-.J.PAPILLON Manufacturier de fourrures Notre assortiment est le plus complet que vous puissiez trouver.1S1 OUEST, AV LAURIER 7Y7t\ St'Louh 104.Près avenue tin Parc P.LAFRANCE & CIE Limitée 184.rue S.-DENIS En face de l'université Laval Maint facturiers et Importateurs de haute nouveauté en manteaux, costumes, robes de toilettes, blouses, etc.(l'une élégance et d'un chic incontestable.TEL.BELL MAIN 5032 IA CIE LOUIS WISINTAINER & FILS, Inc.Manufacturiers »lc cadres, mirroirs et moulures Manu fac turc : Bu ren u : 7, rue CLARKE 58, Boul.ST-LAURENT In Société coopérative de frais funéraires 242 est, rue Ste-Catherine-T«*«« Kst 1235 -MONTREAL Constituée en corporation par Acte du Parlement de la Province de Québec le 16 août 1895 ASSURANCE FUNÉRAIRE Nouveaux taux en conformité avec la nouvelle loi des Assurances, sanctionnée par le Parlement de la Province de Québec, le 22 décembre 1916.Système de Polices Acquittées ou Système de Polices à Vie entière.Assurance pour Enterrements de la valeur en marchandises de $5G\00, $100.00 et $150.00 Fonds de réserve en garantie pour les porteurs de POLICES approuvé par le Gouvernement.DÉPÔT DE $25,000.00 AU GOUVERNEMENT La première Compagnie d'Assurance Funéraire autorisé par le Gouvernement.1
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