Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La bonne parole /
Publiée de 1913 à 1958, La Bonne Parole est un important organe de diffusion des idées du féminisme social catholique au Québec. [...]

Créée en 1913 par Marie Gérin-Lajoie, en collaboration avec Caroline Béique, la revue mensuelle montréalaise La Bonne Parole est, jusqu'en 1958, l'organe officiel de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste (FNSJB). La Fédération chapeaute de nombreuses organisations féminines et catholiques canadiennes-françaises.

LA FNSJB a d'abord été précédée dès 1902 par les Dames patronnesses de la Société Saint-Jean-Baptiste, association créée pour accueillir les francophones de la Montreal Local Council of Women (MLCW) et leur permettre d'appuyer la Société Saint-Jean-Baptiste, à laquelle elles sont souvent affiliées par leurs maris.

Des préoccupations liées à l'éducation catholique et à la survivance nationale du Canada français ont amené Mmes Gérin-Lajoie et Béique à créer ces rassemblements francophones.

Mue par les idées de progrès social incarnées au début du siècle par les mouvements de réforme urbaine et de santé publique, La Bonne Parole, en plus de faire écho aux activités de la FNSJB et de les alimenter, endosse tôt certains combats comme les luttes contre l'alcoolisme et la mortalité infantile.

Soucieuses de conserver la bienveillance des élites cléricales, les collaboratrices de la revue choisissent tôt de se conformer à la doctrine sociale de l'Église et de tempérer leurs revendications féministes en relayant l'idéologie de la femme au foyer.

La Bonne Parole met tout de même de l'avant les questions de la défense des intérêts professionnels traditionnels, de l'émancipation juridique et du droit de vote des femmes. À cet effet, Marie Gérin-Lajoie donne rapidement le ton, en 1913 et en 1914, avec une suite d'articles sur la condition légale de la femme, question sur laquelle elle revient au cours des années.

L'accomplissement social de la femme tel que prôné par La Bonne Parole, bien qu'il se cantonne au foyer et aux activités des congrégations religieuses, sera orienté vers de nombreuses initiatives philanthropiques relayées par la revue.

Entourée de collaboratrices appréciées comme Anne-Marie Gleason, Blanche Lamontagne-Beauregard et Marie-Claire Daveluy, Marie Gérin-Lajoie a doté la FNSJB d'une revue dont le tirage atteint 2000 exemplaires dès ses premières années de publication.

Cette volonté d'offrir aux Canadiennes françaises un média intellectuel engagé de grande qualité a permis à La Bonne Parole de devenir un important organe de diffusion des idées du féminisme social catholique au Québec.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, vol. V, p. 75-76.

LAVIGNE, Marie, Yolande PINARD et Jennifer STODDART, « La Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste et les revendications féministes au début du XXe siècle », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 29, n° 3, 1975, p. 353-373.

SAVOIE, Chantal, « Des salons aux annales - Les réseaux et associations des femmes de lettres à Montréal au tournant du XXe siècle », Voix et Images, vol. 27, n° 2 (80), 2002, p. 238-253.

Éditeur :
  • Montréal :la Fédération,1913-
Contenu spécifique :
avril 1920
Genre spécifique :
  • Revues
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (12)

Références

La bonne parole /, 1920, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
Vol.VIII, Xo 4.MONTREAL.AVRIL 1920.- i ma Yr.v «1 H Bp • i.'Vif M ¦ I HI v Entre nous—L'organisation sociale catholique aux Etats-Unis.1/unV (1er in-La joie.Chronique des lenvres.Notre enseigne ment professionnel Saint Paul était-il anti-fémmste?Henri Cmrrautc'uit, p.s.s.Le Christ Ressuscité .llberi Ferhné.Pour le Foyer: L'Education féminine ./.Sertillange*.Nuage .Christine Aubin.Tragique destinée .Indrée Jarret.Le tabernacle vide .BenoU de List cl Les Cercles d'étude : J'ai rencontré Lncette .Mme Jules Angers L'oeuvre des Cercles «le fermières A.Desileis, H.S.A.Notre Courrier Chronique Internationale.A Lire.I \ - « 04 h A ÇONNE PAROfeE REVUE MENSUELLE Ce qu'elle est: un LIEN qui sert à unir d'esprit et de cœur les Canadiennes-françaises ; un FOYER d'où rayonne sur tous les domaines de l'activité féminine lumière et chaleur; • un CENTRE où se rencontrent les bonnes volontés désireuses de se dévouer avec plus d'efficacité aux œuvres nationales; ;/;/ MOYEN de propagande pour la diffusion des principes catholiques d'action sociale; ORGANE indispensable a l'œuvre de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste, d'abord auprès des diverses associations qui la composent et des comités par lesquels elle agit ; puis auprès des œuvres nationales étrangères qui font comme nous partie de l'Union Internationale des Ligues Catholiques féminines.CONDITIONS DE L'ABONNEMENT: Canada et Etats-Unis.$1.00 par an.Union postale.$1.30 par an.Un escompte de 50% est accordé aux membres des associations professionnelles, des Fédérations paroissiales et des communautés religieuses.Tous les abonnements sont payables à l'avqnec en janvier et doivent être envoyés au Secrétariat de la F.N.St-J.-B.Chambre 3, Monument National.Boul.St-Laurent, Montréal.Heures de Bureau : 9 a.m., à 1 p.m.Tel.Main 7122 TOUTE PERSONNE peut concourir à l'œuvre de la "Bonne Parole:" 1.En s'y abonnant ; 2.En lui procurant de nouveaux abonnés; 3.En la faisant lire; 4.En lui apportant une collaboration littéraire; 5.En sollicitant des annonces à son intention.La Fédération Nationale St-Jean-Baptiste Fut fondée en 1907 et incorporée en 1912 pour grouper toutes les associations féminines canadiennes-françaises catholiques en vue d'une action commune dans les questions d'intérêt général.Aumônier: Sa Grandeur Monseigneur Bruchcsi Présidentes d'honneur: Lady Gouin M™ L.-F.Béïquc Bureau de direction: Prés.: Mme M.Gérin-Lajoic: vice-prés.: Mme T.Brtineau: Sec: Mlle G.LeMoyne; Trésorièrcs: Mme Clioquet et Mlle M.-K.Boulais.Membres: Mmes Eus.Desma-rais.D.-N.Germain.A.Terroux; Mlles M.Auclair, M.-C.Daveluy, M.-J.Gérin-Lajoie, Lalime.S.Renauld, Boissonheault.SOCIÉTÉS FÉDÉRÉES Les dames patronnesses des œuvres suivantes: Tnst.des Sourdes-Muettes Crèche de la Miséricorde Nazareth Hôpital Norc-Dame Hôpital Stc-Justinc Ilôpial St-Joscph La Providence et Les Incurables Fédérations paroissiales de: l'Enfant-Jésus T.S.Nom de Jésus, Maisonneuve.Saint-Henri Saint-Vincent-de-Paul La Nativité d'Hochelaga Saint-Arsène Immaculée Conception Saint-Pierre St-J.-Baptistc de la Salle Saint-Anselme Ste-Philomènc de Rosemont Sacré-Cœur / Sainte-Hélène Saint-Eusèbe Saintc-Clotildc N.-D.du Perpétuel Secours, Ville Emard.Saint-Stanislas de Kostka Le Foyer Les écoles ménagères Cercle d'études N.-Damc des Fermières de la province de Québec Association des: Institutrices catholiques emp.de manufacture emp.de magasins emp.de bureau femmes d'affaires L'Assistance maternelle Chaque œuvre par son affiliation à la Fédération, fortifie ft étend son influence particulière, PRINCIPALES ŒUVRES ACCOMPLIES PAR LA FÉDÉRATION ET SES FILIALES.Fondation des Associations professionnelles Fondation des Federations paroissiales Etablissement de Caisse de Secours Etablissement de Cours d'Enseignement Ménager Comité de luttre contre l'alcoolisme Amendements à la loi des licences Législation en faveur des Institutrices et des employées de bureau Comité des questions domestique Comité de luttre contre la mortalité infantile Fondation de "Gouttes de Lait" Participation aux expositions pour le bien-être de l'enfance Comité de lingerie d'autel et décoration d'église lors du Congrès Eucharistique Pèlerinage à Lourdes et à Rome Affiliation à l'Union Internationale des Ligues catholiques féminines Fondation de la Bonne Parole Comité du "Denier National" Comité des questions civiques Comité de la Croix Rouge Comité du Fonds Pariotique Comité de YAssislance par le travail Comité permanent d'étude.N.B.— On peut devenir membre de la Fédération Nationale Saint-Jcan-Raptiste en s'inscrivant à son secretariat; Ch.3, Monument National. Vol.VIII, No 4.Montréal — LA BONNE PAROLE —Avril 1920.3 ENTRE NOUS L'organisation sociale catholique aux Etats-Unis De tout temps les œuvres nées de la charité chrétienne ont reçu de la part.de l'Eglise un appui qui a fait leur force: les œuvres d'assistance aux pauvres, aux infirmes, aux miséreux de toutes sortes ont surgi de son sein, comme ces Retirons qui enlacent les colonnes du temple.11 est naturel que les manifestations extérieures du catholicisme, qui proclament hautement la vertu fécondante de la foi, soient l'objet* de la sollicitude maternelle de l'Eglise et s'incorporent pour ainsi dire à son existence.Si on jette par exemple un regard sur notre organisation paroissiale, ne retrouve-t-on pas à l'ombre du clocher: l'orphelinat, l'hospice, la St- Vihcent-dc-Paul ?L'Eglise reste donc dans ses traditions les plus pures en donnant de nos jours un essor à ces créations nouvelles appelées communément : œuvres sociales et qui vont au secours, non plus seulement d'une classe de déshérités, mais qui embrassent les besoins de l'humanité entière et remontant des effets aux causes, cherchent à tarir la souffrance dans sa source, à corriger les vices d'un régime social qui oppresse la faiblesse d'une législation qui consacre l'iniquité."Tout restaurer dans le Christ", tel est le mot d'ordre de cette action sociale cpti cherche à faire main mise sur le monde pour le remettre sous la domination de Celui qui en est le légitime maître.Le clergé américain a donc fait preuve d'une claire vision des besoins contemporains en jetant les bases d'une organisation qui permettra aux catholiques des Etats Unis de pénétrer dans tous les domaines et d'exercer une influence profonde sur les destinées de leur pays.L'épiscopat groupe dans une vaste fédération toutes les sociétés existantes, toutes les âmes de bonne volonté, pour constituer avec ces énergies variées, un organisme puissant, capable de sonder tous les besoins populaires et d'entreprendre les réformes les plus hardies.Déjà durant la guerre les catholiques s'étaient exercés à agir dans un mouvement d'ensemble.Ils organisèrent les secours aux victimes de la guerre et fondèrent un nombre prodigieux de settlements pour receuillir en France des blessés, des orphelins, des ouvriers, etc.Grâce à l'excellence de cette action bien concentrée, le National Catholic War Committee of the United States a commandé le respect universel et a reçu des autorités civiles et militaires une reconnaissance officielle qui en a fait l'organe attitré des catholiques d'Amérique dans les services d'outre mer.L'efficacité de l'organisation des forces vives des catholiques, après avoir fait ses preuves dans un temps de calamités, faisait naître les plus belles promesses pour le travail de reconstruction qui s'imposait après la guerre.Aussi, les évëques réunis en assemblée en septembre 1919 sous la présidence de Son Eminence le cardinal Gibbons décidèrent-ils d'entretenir en permanence cette belle orga- nisation nationale et d'en faire le principal instrument des rénovations sociales.Le nom du National Catholic War Committee fut remplacé par celui de National Catholic Welfare Committee, et voilà comment maintenant nos coreligionnaires de la république voisine sont à la hauteur des devoirs de l'heure présente.Cet organisme puissant mis au service des intérêts du christianisme permettra de mettre en valeur la doctrine catholique dans la vie pratique.J'extrais d'une communication récente faite à la Fédération nationale St-Jean-Baptiste le passage suivant qui peut intéresser nos lecteurs et qui expose bien le programme de cette organisation du N.C.W.C.comme de l'esprit qui l'inspire: "Durant la guerre, les associations d'Amérique ont développé plus (pie jamais des relations fraternelles avec "les peuples d'outre-mer et il est à espérer que ces liens "se resserrent dans l'avenir.Tout mouvement puissant tend à devenir international et les catholiques doivent "universellement s'organiser pour faire entendre leur voix "et fortifier leur action dans la solution des problèmes graves qui surgissent aujourd'hui.L'Eglise Catholique "enseigne les vrais principes sur lesquels repose la solicité de la société et les catholiques son: en état, s'ils "perfectionnent leurs méthodes de travail, unissent leurs "efforts, échangent leurs vues de pays à pays et utilisent "l'expérience commune, de devenir supérieurs à tous dans l'exercice de la charité." Les femmes, il va sans le dire sont appelées à jouer un rôle de premier ordre dans ce mouvement général imprimé à l'activité catholique.Aussi durant le mois de février furent-elles convoquées à un congrès afin d'orienter l'action féminine et de constituer dans la grande association nationale, un comité spécial qui a pris le nom de: National Catholic Womcns Committee.L'exemple qui nous vient des Etats-Unis* n'est-il pas plein d'enseignement pour nous.Le Canada, pays mixte, ou se forment des factions acharnées à s'emparer de l'opinion publique, n'offrc-t-il pas aux catholiques un champ d'action particulièrement propice à l'apostolat?Un projet a été formé à cette fin par Mgr McNeil, archevêque de Toronto.Le digne prélat qui vient de défendre avec vigueur notre langue et qui se montre particulièrement bienveillant à l'égard des canadiens-français, s'efforce de grouper les activités catholiques de ce pays.Il parcourt en ce moment les provinces du Canada, s'initie aux œuvres existantes, ne dissimule pas son admiration pour ce qu'il voit dans la province de Ouéhcc, et espère réunir les Mvk^ sous une seule bannière dans un comité national d'action sociale.Espérons (pie tous, entraînés par un mobile supérieur, nous nous unirons fraternellement dans une action commune pour faire triompher les principes de l'éternelle justice et vivre la plénitude de notre christianisme: ce christianisme qui en dépit de la variété des individus, de la complexité des intérêts et de la diversité des nationalités présente aux âmes dans les sphères élevées et sereines du divin une unité de croyance qui donne à la pensée les mêmes convictions, au cœur les mêmes aspirations et qui oriente les volontés vers un même but.Nous nous plaignons du fait que, dans les tentatives actuelles d'organisation internationale, on méconnaît Pau- 4 Montréal — LA BONNE PAROLE — Avril 1920.Vol.III, No 4 torité de celui qui est le vicaire de Jésus-Christ ici-bas et qui pourrait, par la doctrine évangélique, faire l'unité entre les hommes.Commençons par prouver l'efficacité de notre foi et la valeur de la loi de charité dans nos relations avec le prochain; l'exemple est un enseignement fécond.Ceux qui cherchent en vain la paix dans des théories trompeuses diront en se tournant vers les chrétiens: 44 Voyez donc comme ils s'aiment", et, peut-être alors, que le monde qui a soif d'amour, et qui cherche son équilibre dans la fraternité humaine, fixera ses regards sur Celui dont la parole est Esprit et vie et qui a laissé tomber de ses lèvres cette loi sublime : "Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés".Marie Gérin-Lajoie.-« « » Chronique des OEuvres Comité central d'études et d'action sociale.— La série des conférences données chaque mois par M.l'abbé Dupuis, au cercle d'Etude de la Fédération devant un auditoire ties plus attentifs, se terminait le jeudi 25 mars par un travail très bien fa't sur "la formation d'une élite féminine par l'enseignement supérieur".Aucune canadienne-française ne devrait rester indifférente, nous semble-t-il, en face de cette question, puisque cet enseignement secondaire qui se donne depuis douze ans chez les Dames de la Congrégation, aidera puissamment comme le prouvait M.le Visiteur des Ecoles, à former une élite dans notre pays, et à répandre cette culture supérieure à laquelle nous devons et nous pouvons nous élever.Par cette mise au point, par la discussion qui s'en suivit par les renseignements précis que fournissaient Mlles Thérèse Eerron et Edmée Moue, deux bachelières invitées à prendre la parole, cette séance contribura encore nous l'espérons, à mieux faire connaître l'Ecole d'Enseignement Supérieur ,et à préparer les esprits en faveur de l'enseignement qui s'y donne.^ Quêtes du Denier National.— Un mois à peine nous sépare peut-être de cette quête en plein air.Nous voulons en faire un grand succès c'est entendu, puisque nos œuvres ont un grand besoin de ressources.Que toutes les présidentes des fédérations paroissiales, des œuvres fédérées et d'autres groupements, se mettent donc à l'œuvre sans plus tarder.Pour le moment il s'agit de former partout des sous-comité et d'envoyer à l'organisatrice générale, Mlle Boissonnault, 1270 est.S.-Catherinc, les listes de personnes qui doivent prendre part d'une façon ou d'une autre à la fête du Denier National.Mlle Boissonnault donnera gracieusement tous les renseignements demandés, par téléphone même si on désire.LaSalle 520.11 n'y aura pas d'assemblée générale concernant cette quête.Messe dit Saint-Esprit.— Elle aura lieu le dimanche, 2 mai, à neuf heures, dans la chapelle de Notre-Dame de Lourdes.Toutes les dames membres de la Fédération, sont cordialement invitées à y assister.Associations professionnelles.— Les expositions des ouvrages faits par les jeunes filles qui suivent les cours du soir aux différentes sections des employées de manufacture, et les distributions de prix qui viennent sanctionner ces beaux efforts, se continuent avec le plus brillant succès, A St-Iùisèbe et à St-Zotique l'assistance s'élevait à près de 300 et 500 personnes.Ces séances se continueront: à Ville Eniard, le 14 avril dans la salle du couvent, sous la présidence de M.le Curé; à Ste-Hélène, le 21 avril dans la salle paroissiale; à St-Jean-Baptiste-de-la-Salle elle aura lieu à la fin du mois.Les journaux annonceront la date de chacune de ces expositions et distributions de prix.Cercles des fermières.— A.Beauport, près de Québec, un nouveau Cercle de fermières vient de se fonder.C'est ainsi que petit à petit, grâce à la coopération, les femmes de nos campagnes, tout en apprenant à améliorer les produits de leurs fermes, se feront une vie plus intelligente.Une vie assez pleine d'intérêt pour retenir à la vie des champs les jeunes filles qui jusqu'ici ne voyaient d'attraits que dans celle des villes.Notre Enseignement Professionnel.Après la conférence de M.l'abbé Dupuis sur renseignement professionnel à l'une des dernières assemblées mensuelles, deux personnes d'expérience ont été appelées à prendre la parole pour indiquer les lacunes qu'elles constatent 'Mans l'éducation des jeunes filles au point de vue de leurs succès dans les carrières commerciales et industrielles".Nous croyons que ces réponses, fruit de longues années de professorat méritent d'être signalées à l'attention de nos lectrices, surtout de celles à qui leur carrière fait prendre un intérêt particulier à tout ce qui peut améliorer la situations économique des jeunes filles de bureau.Mademoiselle Begin note avec concision et un sens pratique très éveillé les lacunes suivantes : 441° L'étude de la langue française n'est pas assez é-tenduc ni assez approfondie.Nos gens d'affaires se plaignent avec raison du peu de personnes qui écrivent correctement les verbes et les participes, connaissent bien toutes les règles de la syntaxe et savent ponctuer.Les ternies en usage chez les professionnels, les expressions et les mots employés dans le commerce et l'industrie sont ignorés.Le style commercial est trop négligé, combien de personnes sont obligées d'avoir recours à autrui pour rédiger une lettre d'offre de services, pour ne citer que cet exemple proniptement.2° L'enseignement de la sténographie laisse à désirer Commcnce-t-on trop tard, ou ne sait-on pas comment l'enseigner pour répondre aux exigences du bureau.Assez souvent on possède un diplôme, et l'on ne peut pas écrire rapidement sous la dictée, et encore moins reproduire fidèlement ses notes.3° En dactylographie, il y a beaucoup à faire, outre de connaître le clavier pour écrire soigneusement et proniptement, il y a toute une théorie qu'il est nécessaire de sa-voir.Ces observations correspondent fidèlement aux plaintes que Ton entend souvent de la part des employeurs.Mais quel remède y apporter?Oh! sans doute l'on a cru que le simple énoncé de ces lacunes suffisait à les combler car ce n'est pas tant renseignement lui-même qui fait défaut mais la volonté de travailler et le soin persévérant chez l'élève.En garde, donc contre les défauts qui nous ont été signalés.Mademoiselle Lafcrrière représentante de l'Institut Ex- Vol.VIII, No 4.Montreal — LA BONNE PAROLE — Avril 1920.5 celsior fit plusieurs observations pratiques très judicieuses."Naturellement les élèves les plus aptes à compléter un cours commercial en moins d'un an sont celles qui possèdent leur diplôme d'école modèle et ont des connaissances de la langue anglaise suffisantes pour leur permettre de commencer l'étude des sujets anglais dès le début.Cependant toutes personnes possédant quelques bonnes notions de grammaire, d'arithmétique et d'anglais, avec des connaissances générales, peuvent suivre un cours commercial sans grande difficulté et le compléter en moins d'un an."Toutes les élèves arrivant au cours commercial désirent apprendre les différents sujets en anglais, mais comme un grand nombre n'ont aucune notion de cette langue, il faut commencer par leur donner les premières leçons d'anglais, ce qui allonge beaucoup la durée du cours.Ce serait donc un grand avantage pour les élèves si, en entrant dans un "Collège Commercial", elle possédaient déjà un assez bon vocabulaire anglais.Une élève apprenant la sténographie anglaise et ne connaissant de l'anglais que ce qu'elle apprend durant son cours ne peut pas réussir aussi bien qu'une autre comprenant et parlant l'anglais; elle peut prendre ses notes en signes sténographi-ques, mais elle peut difficilement les relire, ne comprenant pas les mots dont elle écrit les sons."Quant à l'arithmétique, une élève doit avoir assez de facilité à compter mentalement et rapidement; si elle possède bien les quatres règles simples, les fractions décimales et les fractions ordinaires, sans oublier dans ces mêmes fractions les parties aliquotes d'un dollar, elle apprendra facilement l'intérêt et l'escompte."Ces matières sont enseignées dans le cours commercial, mais il y aurait avantage pour les élèves de les bien savoir avant leur entrée.Si nos élèves doivent posséder de bonnes notions d'arithmétique et d'anglais, elles doivent aussi en avoir de leur français, de sorte que pendant le cours elles n'auront qu'à perfectionner, à cultiver la bonne prononciation, à ne pas omettre les syllabes en "reM et à enrichir leur vocabulaire/' Mlle Laferrière prit aussi le problème de plus haut et ouvrit aux institutrices professionnelles de vastes horizons d'apostolat.Elle montra qu'une sérieuse formations morale et chrétienne est la source des plus précieuses qualités même dans l'ordre pratique'que "le programme d'étude du cours commercial n'a pas seulement pour but d'inculquer des connaissances, mais de /;/-go, disait le peintre antique.Michel-Ange parlait de même de la fresque.La femme travaille à la fresque éternelle que composent toutes nos vies.C'est assez pour sa gloire; mais il faut lui apprendre le maniement du pinceau, et plus encore lui inculquer l'idéal ; cest-à-dire le sens de la vie et la place qu'elle-même prend dans l'organisation providentielle de ce monde.Cue fois bien fixée en esprit, bien orientée de cœur, l'instinct de dévouement qui est le fond de sa nature saura se mettre à l'oeuvre.Lin homme à qui l'on dit ces choses peut devenir lin idéologue; une femme agira toujours.A.Scrlïïlangcs.ferez ce que je vous demande.11 a dit cela sans colère aucune, mais elle sent tout ce qu'il y a de résolution, dans ce ton de voix.Dans un mouvement de dépit, elle est sortie du salon, ne sachant que faire.Son orgueil lui crie de ne pas céder.d'autre part elle aime.Et que fera Paul une fois parti?Une lutte s'engage dans son âme; ira-t-telle?restera-t-elle; comme elle a dit?.Elle se regarde dans sa glace: "Ma robe de "georgette" est un peu claire, c'est vrai.un peu trop basse peut-être.mais c'est comme tout le monde.Je suis sûre que ces ^ens-là sont des bigots, qui se scandalisent de tout." Mais le temps passe.et Paul attend.Elle se rappelle.ses yeux fixés sur elle en une prière: "Bon.que vais-jc .ne mettre à présent?ma robe de serge défraîchie?mon tailleur?" Elle ouvre son tiroir, en tire une blouse simple, mais fraîche, l'essaie.et avec un regret visible: "Ma robe leuve m'allait si bien.Non.non je n'y vais pas.tant pis s'il se fâche." Tout de même elle continue de s'habiller.et est bientôt prête.Mlle descend au salon l'air contrarié, agacé.Paul en l'apercevant : "Est-ce donc si dur de m'étre agréable?" — C'est que.je m'attendais si peu.— Vous n'aviez pas deviné donc, que je vous aimais parce que vous étiez différente de toutes celles que je vois tous les jours, esclaves de la mode, et ne vivant que pour elle?— Je n'avais pas songé à cela, moi, je vous aimais sans vous connaître aussi.— Et maintenant ?— Puisque je me rends! monsieur le censeur! Christine Aubin.NU A GE.Dans le grand salon de la pension, Paul s'impatiente; il est venu chercher sa fiancée, pour l'amener chez lui, à l'occasion d'une fête intime de famille.Que peut bien faire Annette si longtemps?Peut—être ne l'a-t-on pas annoncé.11 se lève, et se dispose à sonner une seconde fois, puis il se ravise et s'assied de nouveau.il a cru entendre venir.En effet, des pas légers se rapprochent dans le couloir, et Annette toute pimpante, toute riante entre en s'excusant.Mais Paul, au lieu de paraître content a pris un air contrarié: "Pourquoi avez-vous fait tous ces frais de toilette pour venir chez nous?" 11 n'ose pas dire, cette robe trop transparente déplairait à ma mère, et lui ferait une mauvaise impression.Il continue: "Voulez-vous me faire plaisir Annette, en mettant une robe plus simple?" Annette humiliée, blessée ne sait que dire; elle sent des larmes monter à ses veux.Va-t-il déjà se poser en maître de ses goûts, de ses actions?.Elle se raidit contre sa défaite, et avec dans le regard, une expression de défi: "Si vous ne me trouvez pas mise convenablement comme je suis Paul — je n'irai pas chez votre mère.ne m'attendez pas." — Si vous m'aimez vraiment Annette, vous TRAGIQUE DESTINEE Cue avalanche de papillons blancs, minuscules, lourds d'humidité et qui s'accrochent épcrdûincnt aux choses.Il en est tombé, la nuit entière, et consterné, le jour blafard voit leur chute innombrable se succéder sans merci.C'est la neige de février, llocons peureux, que la main géante du Bonhomme I liver a balayés du ciel bas.L'horizon se fond dans un nuage trouble, à peine, le firmament se teinte-il d'un peu de gris, et sous les Ilots du déluge blanc, la campagne va périr!.Au loin, déjà, les maisons émergent à peine de leurs toits, dirait-on.La terre enfle à vue d'œil : elle va devenir moelleuse, légère, d'une blancheur miraculeuse.Un long serpent rigide s'est collé au fût de chaque arbre, et les rameaux aux gestes tourmentés, soutiennent avec un respect timide, les cordons d'ouate, en un instant, tissés pour eux.Enfin, le ciel reprend sa sérénité: l'air redevient fluide et pur.Etonnés, mal rassurés encore, les llocons attendent.La neige a étouffé l'écho: le silence survient.Avril, et sous les ardents baisers du soleil, la terre est enfin sortie de sa torpeur, saisie d'une soif monstrueuse, elle ouvre alors ses pores, vers lesquels se précipitent des torrents de larmes, souillées d'impuretés, pressées d'enfouir leur bon le dans son sein.Tragique destinées! Les hivers reviendront: ne riez pas, ne riez jamais des gros llocons mous, des pauvres llocons tout épeurés dans leur blancheur, qu'une main brutale aura chassés de leur asile et que, en tombant, vous verrez s'accrocher éperdûment aux choses! Andrée Jarret. 10 Montreal — LA BONNE PAROLE —Avril lojo.Vol.III, No 4.LE TABERNACLE VIDE L'office était fini.Le calme de la nuit Remplissait la chapelle où j'étais solitaire Le monotone écho de l'heure qui s'enfuit Rythmait mon (.raison comme un chant mortuaire.La lampe était sans feu; elle qui nous conduit Jusqu'aux pieds de Jésus, pleurait son luminaire.Mais dans l'obscurité la lune qui reluit Eclairait faiblement le triste sanctuaire.Ht je vis, oh! douleur, l'autel sans ornement.Tel le sépulcre froid.— Et le rayon livide Montrait, là près de moi, le tabernacle vide!.Mon âme frisonna.C'était l'isolement! Et je compris alors l'angoisse d'une vie Qui n'aurait pour soutien qu'un autel sans Hostie! Benoit tir Cistcl.Vendredi Saint 1908, LES CERCLES D'ÉTUDES -o- J'AI RENCONTRE LUCETTE.Rue Sainte-Catherine, c'est une véritable procession, et dans les magasins, une animation générale; tout ce monde va, vient, est affairé.Oh! c'est ce soleil brillant, cette brise chaude, qui nous enfièvrent, et semblent nous dire: "Hâtez-vous, hâtez-vous de vous fleurir, le printemps'est avec nous!" — Les étalages ne m'intéressent plus, et si l'alsphate résonne du son de mes pas.déjà, par l'imagination, j'habite d'autres régions.Je revois tel coin charmant qui m'a captivée l'été dernier, un lac immense scintillant au soleil, et je respire l'air balsamique des montagnes qui l'entourent, t'n "Honjour chère amie!" me tire de mes visions champêtres: Lucette est là, devant moi, pimpante, rieuse.— Je vous y prends, vous rêviez, pas vrai?— ("est ce soleil.je me croyais en juin.— Juin!! Vous êtes pire qu'un collégien qui rêve de pêche et d'excursions, quand il devrait traduire Virgile et préparer ses examens." A propos d'examen, le nôtre, notre journée d'étude, est fixé au 24 avril.Vous viendrez?J'appelle cela un examen parce que c'est un compte-rendu de nos activités de l'année, mais l'expression n'est pas juste.La journée d'Etude, c'est une réunion de tous les cercles d'Etudes féminins, où chacune apporte sa collaboration, où l'on échange des opinions, où l'on étudie un sujet donné principal avec le concours d'autorités compétentes.— Quel est le sujet de l'étude cette année?— L'enseignement secondaire pour les jeunes filles, et la réunions est sous la présidence d'honneur de Monseigneur .( îauthier.— Comptez sur moi, chérie, le 24 avril me trouvera à l'Ecole d'enseignement supérieur.Lucette s'en est allée, et la suivant des yeux, je pensais au grand nombre de jeunes canadiennes qui ne feraient qu'ajouter à leurs charmes si elles avaient le goût de l'étude.Combien, au lieu de vivre pour leurs chiffons, gagneraient à cultiver leur intelligence, a se renseigner sur les besoins sociaux du jour, à renforcer leur convictions religieuses de connaissances plus approfondies.Quelle meilleure préparation la jeune canadienne pourrrait-elle apporter à son rôle futur?Epouse, elle serait une compagne intelligente, une conseillère avisée, et dans les cercles mondains, une force à l'appui des principes de charité sociale et chrétienne.Mère, ses études lui permettraient de mieux suivre l'instruction de ses fils et pour ceux-ci seraient un titre de plus à leur respect.Ah! si l'on comprenait l'importance d'une école d'enseignement secondaire, où se forme l'élite de notre société de demain ! Les directrices ont travaillé pour faire de notre Ecole d'enseignement supérieur, un centre de culture intellectuelle et de formation inorale, mais combien y en a-t-il qui en bénéficient?Combien ignorent jusqu'au programme d'étude?Combien d'autres s'opposent à ces cours postscolaires sors je ne sais quels futiles prétextes?Apathie et ignorance: deux excellents agents de stagnation.Pourtant du haut de la chaire de Vérité, une voix autorisée, n'a-t-elle pas placé l'Etude au rang des vertus de la femme chrétienne du vingtième siècle?L'Etude, une vertu?Oui, je comprends bicji cela.L'étude demande de la patience, du renoncement pour convertir des heures oisives en un travail ardu.L'élude façonne la volonté: cette volonté oscillante, indisciplinée, (pu* s'abandonne au gré des temps, de ces abandons qui effritent la personnalité et le rendent incapable de résistance.Comment une canadienne-française peut-elle perdre en loisirs inutiles un temps et des libertés (pie ses aïeules ont si chèrement payé! Non, il faut que toutes les canadiennes connaissent et appuient notre enseignement secondaire.Et, quelle meilleure occasion :1e se renseigner (pie la "Journée d'Etude" du 24 avril?• Madame Jules Angers.L'OEUVRE DES CERCLES DE FERMIERES Quelques mais d'historique.M.Paul de Vuyst, sociologue et économiste belge écrivait, en 1906, dans la "Revue Agronomique" de Paris: "Les progrès agricoles d'ordre économique ont été réalisés en grande partie grâce à l'intervention du cultivateur.Mais, c'est à la fermière surtout qu'il appartient de contibuer efficacement au relèvement de la "condition sociale de l'homme des champs en veillant à "la bonne éducation des enfants, en améliorant l'alimentation, en rendant l'habitation plus hygiénique et en s'employant à la faire apprécier davantage." "Ce rôle de la fermière, ajoute le même apôtre, a certes été compris par les agronomes et les économistes "éclairés: mais il est vraiment singulier qu'on ait tardé "si longtemps à comprendre aussi la nécessité de préparer efficacement la future fermière à la remplir." Et le grand ministre de l'Agriculture de France, M.Méline.dans son "Retour à la terre", estime que "c'est "sutout par l'intervention de la fermière qu'il sera possible "d'enrayer l'exode rural, dont les conséquences économiques et morales constituent un des plus redoutable: "périls sociaux." Ces vérités avaient été comprises par les pays les plus avancés cl les plus soucieux de leur prospérité.Or, pour activer la diffusion de ces principes nécessaires on créa, comme pendant aux écoles ménagères, des groupements féminins dans les centres ruraux sous le nom de Cercles de fermières.36 Vol.VIII, No 4.Montréal — LA BONNIï PAROLK — Avril 1920.11 C'est en 1898, dans la province d'Ontario, que furent tentés les premiers essais.En 1905, il existait chez nos voisines 69 cercles groupant 7,018 membres.En 1906, M.Paul Vuyst introduisit cet organisme social en Belgique où il progressa rapidement.Dans son ouvrage sur les Problèmes économiques et sociaux", Max Tur- i mann signale que cette œuvre comptait, en ce pays, 65 cercles en 1909, avec un effectif de 6,162 membres.Lt , le rapport officiel des Cercles de fermières de Belgique pour 1914, chiffre à 283 le nombre des Cercles de Fermières belges, et leur donne un total de 30,610 membres.On voit, par son développement prodigieux dans le pays le mieux organisé du -monde, que ce mouvement social arrivait à son heure.Aussi ne fut-on pas étonné que sa contagion heureuse s'étendît à d'autres contrées comme 'la Suisse, l'Allemagne, l'Autriche, l'Angleterre, la Russie, le Danemark et les Etats-Unis.Dans son rapport général de 1917-18, M.Georges A.Putnam, surintendant des "Homemakers Clubs" d'On-J tario mentionne au-delà de 800 cercles dans sa province avec plus de 30,000 membres.Mais il fait remarquer que ce n'est pas d'après ces chiffres seulement qu'il faut apprécier les résultats obtenus.Il constate un progrès général dans la tenue des foyers, l'attachement des jeunes à la vie champêtre, la pratique modèle du jardinage, de l'aviculture, de l'apiculture et de l'embellissement des demeures.Aussi fait-il remarquer que l'œuvre des cercles de fermières est la base la plus solide de l'enracinement profond au sol nourricier.Notre province de Québec, grandissant dans des conditions économiques presque analogues, avait besoin elle-même de cet organisme social et la clairvoyante administration du Ministre actuel de l'Agriculture devait le lui donner.En effet, c'est avec l'assentiment de l'honorable Joseph-Edouard Caron (pie se fondèrent ici il y a dix ans les premiers groupes de fermières sous le vocable de "Homemakers' Clubs" auxquels vinrent s'ajouter les Cercles de fermières canadiens-français en 1915.Le premier cercle canadien-français s'organisa â Chi-coutimi, en février 1915, à la suite des Cours Abrégés d'Agriculture tenus durant une semaine dans cette lo-calite.On vit naître la même année lès groupes de Ro-berval et de Champlain, et l'année suivante, ceux de Beau-ceville, Plessisville et St-Agapit de Lotbinièrc.Nous comptons aujourd'hui 23 cercles dans la section française et 45 dans la section anglaise et notre effectif global s'élève à près de 1700 membres.Le vœu que formulait en 1914 M.Arthur St-Pierrc, dans son ouvrage "Questions et œuvres sociales de chez-nous", est en bonne voie de réalisation puisque nous voyons avec joie "s'acclimater ici une institution qui est 'appelée à faire beaucoup pour la rénovation de nos campagnes et la guérison de cette plaie de tous les pays : l'exode rural." A.Desilcts, B.S.A., directeur des Cercles de fermières de ki province de Québec.BANQUE DHOCHELAGA Capital autorisé: $10,000,000 — Capital versé et Total de l'actif, $42,500,000 Fonds de réserve : $7,700,000 CONSEIL DE DIRECTION: J.A.Vnillancourt, Président; Hon.F.-L.Bcïque, Vice-Président; A.Turcotte; E.-H.Lemny ; Hon.J.-.M.WiUon ; A.-A.Larocque ; A.-W.Bonnor.— Beaudry Léman, Gérant (jetterai; F.-G.Leduc, Ocrant du bureau principal; Y von Lamarre, Inspecteur; J.-C.Thivicrge, Contrôleur.Toute personne peut ouvrir un compte h notre département d'épargne, aven un dépôt de $ 1.Nous accordons l'intérêt au plus haut taux courant à ton» Iai dépôt* d'épargne.Notre Courrier Le pape et le vote des femmes.— En Angleterre, la "Catholic Woman's Suffrage Society", dans son organe "The Catholic Citizen" rapporte les parole de S.S.Benoît XV à Miss Christitch, chargée de lui exposer le but de l'œuvre: "Oui, nous approuvons! Nous voudrions des femmes électrices partout." Forte de cet encouragement, la Catholic Woman's Suffrage Society s'est mise au travail.Elle s'est donné comme but d'avoir dans chaque circonscription, un groupe de femmes électrices intelligentes, qui étudient les problèmes et devoirs nouveaux devant lesquels elles sont placées, afin d'exercer une sorte d'apostolat civique autour d'elles.De la documentation Catholique.21 février 1920.Les "Prix d'Action Intellectuelle".— Afin de développer chez les jeunes Canadiens français le goût de la culture générale, et d'encourager le bon labeur, Y Association catholique éissance et fidélité aux conseils qu'il a l'intention de leur donner?Quelle belle harmonie des volontés! Quelle parfaite concorde, dont cette spontanéité est le meilleur gage, dans les rapports du père avec ses enfants! lui ce moment, Nous en faisons Nous-même la douce et suave expérience.Nécessité d'une action féminine uniforme.— Sachant que Nous aurions le plaisir de recevoir aujourd'hui une nombreuse délégation de l'Union des Femmes catholique, Notre cœur Nous a inspiré de donner quelques directions opportunes en vue d'orienter sûrement vers son but cette action féminine dont les conditions de la société actuelle Nous permettent d'espérer tant de fruits.Or, voici que la digne présidente de l'Union des Femmes catholiques d'Italie a prévu Notre désir.L'adresse même qu'elle vient de Nous lire Nous apprend et la fin Vol.VIII, No 4.Montreal — LA BONNE PAROLE — Avril 1920.13 que se propose l'Union et les moyens qu'elle entend employer pour parvenir.^ Nous ne pouvons qu'applaudir au but et aux moyens d'action que s'est fixés votre œuvre, car ils Nous paraissent s'inspirer de la mission spéciale qui revient à la femme dans la société.Mais comme on remplit plus facilement les devoirs qu'on s'est imposés à soi-même, Nous Nous réjouissons de ce que les dames catholiques aient pris d'elles-mêmes conscience de la mission qui leur incombe à cette heure si grave.Elles seront nécessairement d'autant plus empressées à la remplir qu'elles en ont plus spontanément pris conscience.D'autre part, Nous ne pouvons pas ne pas ajouter quelques mots pour mettre en plus vive lumière encore les devoirs qui s'imposent aux Femmes catholiques d'Italie, leur action devant suivre un plan uni forme dans toutes les provinces de ce pays.C'est, sans nul doute, pour assurer cette uniformité qu'on a convoqué le tout récent Congrès des représentantes des deux sections de l'Union des Femmes catholiques, et ce sera là assurément le but principal des Semaines sociales qui doivent se tenir d'ici peu.Pourtant, Notre parole ne laissera pas de vous pénétrer mieux encore de la nécessité de cette uniformité dans l'action féminine, car elle semblera dictée par la sollicitude du père plus que par l'autorité du maître.: .'Y " .Le champ de l'activité feminine élargi: l'apostolat au milieu du momie.— L'évolution qui a amené l'état de choses actuel a pu conférer à la femme des charges et des droits (pi'on ne lui reconnaissait pas jadis.Mais nul changement dans l'opinion des hommes, aucun état de choses nouveau ni le cours des événements ne sauraient jamais arracher la femme consciente de sa mission à cette sphère naturelle qu'est pour elle la famille.C'est elle qui est la reine du foyer domestique; même quand elle s'en trouve éloignée, c'est à ce foyer que doivent se concentrer non seulement l'affection de son cœur de mère, encore tous ses soucis de sage maîtresse de maison, de même qu'un souverain qui se trouve hors de son royaume, loin de négliger le bien de ses sujets, le met toujours au premier rang de ses pensées et de ses préoccupations.On a raison de dire que les transformations de l'ordre social ont élargi le champ de l'activité féminine: l'apostolat au milieu du monde s'est ajouté pour la femme à l'action plus intime et plus restreinte réservée jusqu'ici au foyer domesticjlte.Mais cet apostolat extérieur, elle l'exercera de manière à bien montrer que la femme doit, même de nos jours, consacrer le meilleur de ses soins à sa famille, au dehors aussi bien que chez elle.C'est bien dans ce sens, Nous venons de l'entendre, cpie veut s'orienter l'activité plus développée et chaque jour plus intense des Femmes catholiques italiennes.Aussi applaudissons-Nous à leur dessein "de se dévouer à l'éducation de la jeunesse, à l'amélioration des conditions de la famille et du régime scolaire".Déplorable extension des modes inconvenantes.— Nous n'insistons pas sur le droit qu'il faut reconnaître à la mère d'asurer en toute liberté l'éducation de ses enfants.Il serait barbare de n'admettre le rôle de la mère que durant les années oit il s'agit de former chez ses enfants la partie la plus grossière et de la mettre à l'écart quand le moment est venu de soigner et de développer en eux la partie la plus noble.Hâtons-Nous, au contraire, de Nous féliciter de la résolution qu'on vient de formuler: vous allez veiller à ce que la femme catholique se sente tenue non seulement d'être honnête, mais encore de prouver son honnêteté par la façon de se vêtir.Pareille résolution rappelle la nécessité pour la femme catholique de donner le bon exemple.Ouel grave et urgent devoir de condamner les exagérations de la mode! Nées de la corruption de ceux qui les lancent, comme le remarquait tout à l'heure la très digne présidente de l'Union des Femmes catholiques, ces toilettes inconvenantes sont, hélas! un des ferments les plus puissants de la corruption générale des mœurs.Nous croyons devoir insister d'une manière particulière sur ce point.Nous savons, d'une part, (pie certaines toilettes aujourd'hui admises chez les femmes sont funestes au bien de la société, car elles sont une funeste provocation au mal ; et, d'autre part.Nous sommes rempli d'étonnement, de stupeur, en voyant (pie celles qui versent le poison semblent en méconnaître les funestes effets, (pie l'incendiaire qui met le feu à la maison semble en ignorer la puissance de dévastation.L'ignorance peut seule expliquer la déplorable extension prise de nos jours par une mode si contraire à la modestie, le plus bel ornement de la femme chrétienne; mieux éclairée, il Nous semble qu'une femme n'eût jamais pu arriver à cet excès de porter une toilette indécente jusque dans le lieu saint, sous les regards des maîtres naturels et les plus autorisés de la morale chrétienne.Aussi avec quelle, satis faction approuvons-Nous (pie les adhérentes de l'Union des Femmes catholiques aient inscrit dans leur programme la résolution de se montrer honnêtes même dans leur mise.Par cet engagement elles remplissent le devoir strict de ne pas faire scandale et de ne pas être pour autrui une pierre d'achoppement dans le chemin de la vertu: elles témoignent, de plus, avoir compris (pie.leur mission ayant pris une plus large étendue dans la société, il leur incombe de donner le bon exemple non plus seulement entre les murs du foyer domestique, mais encore dans les rues et sur les places publiques.Désir d'une Ligue féminine contre les dérèglements de la mode.—11 importe (pie les femmes catholiques acceptent en toute logique cet important devoir: il leur impose, outre des obligations individuelles, une mission sociale.Aussi désirons-Nous (pie les nombreuses adhérentes de l'Union des Femmes catholiques aujourd'hui réunies en Notre présence forment entre elles une ligue pour combattre les modes indécentes, non pas seulement en ce qui les concerne, mais encore chez toutes les personnes ou familles sur lesquelles leur influence peut s'exercer efficacement.La mère chrétienne ne doit jamais, cela va de soi.permettre à ses filles de céder aux fausses exigences d'une mode reprehensible: mais il ne sera pas superflu d'ajouter (pie la femme d'un rang social plus élevé est plus rigoureusement tenue de ne pas tolérer chez ses visiteuses des immodesties de toilette.Un avis donné à propos empêcherait le retour de cette audacieuse absence de réserve qui viole les droits de l'hospitalité bien comprise.Et peut-être l'écho de ce blâme, arrivant opportunément à d'autres personnes peu attentives, complices de créateurs des modes inconvenantes, leur donnerait-il le courage de ne plus se déshonorer en portant ses toilettes indécentes ou toutes autres analogues que la sage maîtresse de maison aura réprouvées sans hésitation.Nous croyons que cette ligue contre les dérèglements 14 Montréal — LA BONNE jtf—— i m « i.i j.| B .il | 1 de la mode ne peut c|iic trouver lx)n accueil chez les pères, les époux les frères et tous les parents des courageuses militantes.Nous voudrions, en tout cas, que s'emploient à la favoriser et à la répandre les pasteurs sacrés et tous î les prêtres qui ont charge d'âmes, là où la mode a franchi les limites de la modestie.et elles les a franchie.4 en de nombreuses régions! Mais que Notre parole s-»it entendu principalement de vous, très chères Filles, qui avez aujourd'hui manifesté votre résolution d'être des apôtres au milieu du monde.Il ne faut pas croire, du reste, que le bon exemple favorise seulement l'œuvre éducatrice qui revient directement à la femme, dans la famille comme au dehors: le courage chrétien qui donne "vie au bon exemple de la femme dans les milieux corrompus de notre époque et tient tête au débordement des modes indécentes, facilite encore la mission de la femme au milieu de la société.Aussi le langage populaire lui-même exprime-t-il un adage du 1: >n sens quand il affirme (pie "la vertu s'impose".Eloge iln programme de l'Union des Femmes catholiques d'Italie.: Famille, Jeunesse.Ecole, — Venons-en enfin, très chères Filles, à l'examen, qui ne veut être qu'un éloge, de votre programme.Nous avons appris avec plaisir (pie l'Union des Femmes catholiques "s'engage tout spécialement à se consacrer à l'éducation de la jeunesse, à l'amélioration des conditions de la famille et du régime scolaire".C'est sur ce terrain surtout (pie Nous pouvons dire Notre joie de voir devancés nos désirs.Si Nous avions dû tracer un programme à l'action féminine.Nous n'aurions pu fixer d'autres règles (pie celles (pie vous formulez vous-mêmes dans l'intérêt de la famille, de la jeunesse et de l'école.Non seulement Nous approuvons le but, mais encore Nous applaudissons aux moyens que vous voulez employer, "mettant, comme on l'a fort bien dit, au service de toute la vie du pays un sens plus clair de la justice et de la charité".Oh! si les nouvelles générations étaient élevées dans la pratique de ces vertus, surtout si l'on parlait moins de la justice et de la charité en les pratiquant mieux, les questions sociales si débattues et si formidables ne tard raient, pas à trouver la meilleure solution.Tour assurer la réalisation d'une si belle espérance, la femme catholique doit également faire appel au devoir qui s'impose aux parents d'exiger renseignement religieux pour leurs enfants, comme aussi à l'obligation qui pèse sur les autorités civiles de ne pas mettre obstacle à ce* enseignement: mais surtout qu'elle se pénètre bien de 1;» nécessité de demander à l'Eglise, pour les mettre aussitôt en pratique, les directions les mieux appropriées.Kn parlant ainsi.Nous ne pensons rien dire (pie ne sache déjà l'Union des Femmes catholiques, et Nous ne visons pas â imposer des règles nouvelles (ni de nouvelles directives: Nos vues sont, en effet, les mêmes nue celles (pie l'on vient d'exprimer si heureusement.Nous sommes heureux, au contraire, de déclarer (pie Nous savons ce programme déjà réalisé en bon nombre de diocèses d'Italie.Les fruits excellents qu'il a déjà produits, en certains endroits Nous font souhaiter (pie l'action féminine suscite sans retard une semblable organisation dans tous les diocèses d'Italie.L'enthousiasme avec lequel la nouvelle "Section des jeunes filles" a mené à bien l'œuvre de son aînée, la si méritante Union des Femmes catholicities.Nous permet d'espérer que toute l'Italie pourra dans un avenir assez rapproché être dotée d'une organisation féminine complète.* PAROLE — Avril 1920.Vol.III, No 4.——U LJJill^iaiilli»»«MWPBMM»"M*"*M|M|MM,Bg Ce n'est pas sans motifs que Nous Nous sommes réservé à Nous-même le soin de pourvoir aux besoins matériels des Semaines Sociales, qui vont suivre le premier Congrès féminin, elont le succès a été si complet.De ce Congrès et des Semaines Sociales qui vont se succéder Nous attendons des résultats décisifs, d'abord pour l'organisation de l'activité féminine, puis, comme par conséquence nécessaire, pour une réforme générale de la société.11 est si juste, si naturel, pour un Père, d'encourager, même en termes affectueux, l'action de ses filles! Nous.savourons par avance les effets bienfaisants de l'écho que ne peut manquer d'éveiller en Nos filles Notre sollicitude paternelle.Mais, si l'apostolat de la femme est devenu une urgente nécessité, tous les efforts possibles de la créature ne suffisent pas â enrayer le mal; c'est pourquoi Nous levons Nos regards vers le ciel et c'est vers le ciel d'où peut venir le secours le plus puissant, (pic Nous faisons monter Notre confiante prière.Daignez, Seigneur, faire fructifier par votre grâce les sages projets de l'Union des Femmes catholiques! Hénisscz celle qui, après les avoir si noblement formulés, doit veiller à leur exécution; bénissez ceux qui, par leurs conseils et par leur collaboration, doivent en favoriser le développement et assurer l'efficacité de la mission confiée à la femme! Nous verrons ainsi se réaliser encore pour la société le mot de l'Ecriture sur l'homme égaré, ramené dans la voie droite par la fidélité d'une femme: sanetijieatus est vif infidel is per millier, ni fidelem: em pourra bientôt dire de la société contemporaine qu'elle est revenue à la voie du salut grâce aux exemples et aux leçons, grâce, en un mot, à l'apostolat de la femme catholique.(Dù la femme Belge.) MORS ET VITA "Heureux qui pleure!" a dit le Christ à ses apôtres.Pleurez; mais du bonheur ne désespérez pas, l'ous dont le cœur, brisé du loin/ tourment des vôtres, Râla leur agonie et mourut leur trépas.L'heure à l'éternité nous mène pas à pas; lit.par-delà nos jours mortels, il en est d'autres Où, plus jeunes, pins beaux, plus aimants qu'ici-bas, Xous reverrons en Pieu rayonner tous les nôtres.L'arbre à la fleur fanée attache son fruit mûr; L'ombre insensiblement devient ce clair azur Que l'aurore naissante empourpre de ses flammes.linsi, de nos douleurs, il ne restera rien Pans l'étreinte infinie où s'uniront les âmes: Le mal est le terrestre enfantement du biçH* Vol.VIII, No 4.Montreal — LA HONNK PAROLK — Avril 1920.15 Nous traitons 1c cuir chevelu et la figure par le procédé le plus moderne le Générateur à Rayon violet de l'rans-lon.Nous nous occupons spécialement de la fabrication des perruques, transformations, toupets, tresses et postiches en tous genres.Wl WfiNS Mme ASSELIN 175 ouest, Av.Laurier, angle Mance Tél.: St-Louis POULIN & C1E Volailles, Gibiers, Œufs 39, marché Bonsccotirs.—- Tél.Main 7107 Rod.Carrière, Henri Senécal Opticiens et Optométristes 207 Est, Rue STE-CATHERINE Entre les nus Su-Elisabeth et Sanguine! MONTREAL ffiSS**** Assuriiincni compUt ,1»- I.mkii,.,,s lu *4§^~ "t,U'.s, ycux ;,,,illl"uI>.Imu-Ui-s marine ./^^ cl «Topera.Aussi un grand choix de Thermomètres, Baromètres de unîtes sortes, Hygromètre* et Boussoles.Salons prives pour rajustement des yeux artificiels.Satisfaction garantie CONSULTATIONS: A l'Hôtel.Dieu, par Rod.Carrière «le 9.30 à 11 heures, excepté le mercredi et le samedi.Aux salons d'Optique, de 9 a.m.it H p.m., par Rod.Carrière «le 1 p.m.à 5 p.m.Tél.Dell Est 2257.Rendez-vous pris par téléphone HARNAIS, VALISES, SACS DE VOYAGE.SELLES.LAMONTAGNE^LIMITÉE Rloc Balmoral, N.-Dame ou^st HENRI ST-PIERRE BOUCHER n«puf, vran.lard, saucisses, jamlion, conserves, • •••'aill r» li'—umes.Iteurrc **t ceufs.Tel.St-Louis 7993 93 Ave.Laurier Est.Nous Brodons, Nous Etampons, Nous Perlons Demandez toujours le meilleur colon Français: M.F.A, Raoul Vennat 642, S.-Dcnis.— Tel.Bell Est 3065 Nous vendons toute la Musique Française C.-J.GRENIER & Cie fabricants cl Importateurs «le Corsets.— Grand choix
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.