La bonne parole /, 1 janvier 1933, mars 1933
BONNE PAROLE SOÏÏIÏÏIAIRE La médaille Dene Merenîi est remise à Madame Henri Gérin-Lajoie.I Etudes présentées aux fêtes du 23e anniversaire: L'association professionnelle des Employées de manufacture.Mademoiselle Maria Au cl air.5 L'association des Aides maternelles.Mademoiselle Patricia Lavallée.8 Le sens du carême.7 Pour faire vivre nos cercles d'étude: Quoi lire sur les questions familiales et d'éducation.Sr Marie Gérin-Lajoie .10 Journal des œuvres: Le comité de la Visite des hôpitaux — Chez les Aides maternelles — Chez les Employées de magasin — Au Comité central d'éludé — Chez les Ouvrières catholiques — Son Excellence Mgr Gauthier visite la Fédération — Chez les Employées de bureau.11 Revue des revues.14 Dons faits à la Fédération.15 Fédération Nationale Saint-Jean-Baplistc, 853 est, rue Sherbrooke. oCa ffionne !Parole REVUE MENSUELLE CE QU'ELLE EST un LIEN qui sert à unir d'esprit et de cœur Ici Canadiennes françaises; on FOYER d'où rayonnent, sur tous les do* niafhes de l'activité féminine, lumière et chaleur; ton CENTRE où se rencontrent les bonnes volonté?, désireuses de se dévouer avec plus d'efficacité aux œuvres nationales; MOYEN de propagande pour la diffusion des principes catholiques d'action sociale; an ORGANE indispensable à l'œuvre de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste, d'abord auprès des diverses associations qui la composent et des comités par lesquels elle agit; puis auprès des œuvres nationales étrangères qui Jont, comme nous, partie de l'Union Internationale des Ligues Catholiques féminines.CONDITIONS DE L'ABONNEMENT: Canada et Etats-Unis .«- .$1.00 par an Union postale .$1.30 par an Un escompte de 50% est, accordé aux membres des associations professionnelles, des Fédérations paroissiales et des communautés religieuses.Le prix de l'abonnement doit être envoyé au Secrétariat de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste, 853 Est, rue Sherbrooke.Les abonnés de la "Bonne Parole" jouissent des privilèges de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste et ont droit d'assister aux séances publiques, dont avis est donné dans les journaux.Les abonnés qui désirent des invitations personnelles et voudraient devenir membres actifs de la Fédération Nationale n'ont qu'à s'inscrire, en tout temps, au secrétariat de la Fédération Nationale, 853 Est, rue Sherbrooke, où les heures de bureau sont, le dimanche excepté: de 10 hrs & midi et de 2 hrs à 5 hrs p.m.— Téléphone: FRontenac 2665.Toute personne peut concourir à l'œuvre de la "Bonne Parole": 1° en s'y abonnant; 2° en lui procurant de nouveaux abonnés; 3° en la faisant lire; 4° en lui apportant une collaboration littéraire; 5° en sollicitant des annonces à son intention.La Fédération Nationale S.-Jean-Baptiste Fut fondée en 1907 et incorporée en 1912 puui grouper toutes les associations féminines canadiennes françaises catholiques en vue d'une action commune dans les questions d'intérêt général.Aumônier: Son Excellence Mgr Gauthier.Présidentes d'honneur: Lady Gouin, Mme F.-L.Béîque.Vice-pris, d'honneur; Mme L.-Athanase David et Mine Pi erre-F.Casgrain.Bureau de direction: Mme Henri Gérin-Lajoie, présidente générale: Mme Alfred Thibau-deau, vice-prés.; Mme François Mathys, vice-prés.; Mme Edmond Brossard, vicc-pres.; Mile Georgette LeMoyne, secrétaire générale; Mlle Jeanne Lapointe, ass.-scc; Mlle Maria Aurlair, tresorière; Mme Eustache Letellier de Saint-Just., rédactrice de la "Bonne Parole"; Mlle Graziclla Boissonnault, prés, du comité d'Administration de la "Bonne Parole"; Mme N.Sabuuriu, économe; Mme Eugène Desmarais, Mme Arthur Berthiaumc, Mme E.Bouthillier, Mlle Gabrielle Kiballier des Isles, Mlle lied-widge Lefebvre, Mlle Florine Phaneuf, Mme Alfred Martineau.Mme J.-A.Mollcur, Mme U'.ric Uivard, Mme Georges Pelletier, Mlle Corinne Méthot, des cercles de Fermières de la province de Québec.SOCIETES FEDEREES Les domes patronnesses des attires suivantes: Hôpital Notre-Dame, Hôpital Sainte-Justine.Fédérations et sections paroissiales: Saint-Tean-Baptiste de la Salle, T.-S.-N.de Jésus, Maisenneuve, Saint-Vincent-de-Paul, Saint-Henri, La Nativité d'Hochelaga, Saint-Pierre, Sainte-Hélène, Saint-Stanislas de Kotska, Saint-Lambert, L'Assistance maternelle.Les écoles ménagères provinciales.La Fédération des Cercles d'Etude?des Canadiennes françaises, Cercles de fermières de la province de Québec.Associations des; emp.de magasins, cmp.de bureau* femme* d'affaires, de la société des Ouvrières catholiques, (S.O.C); a'des maternelles, de la 1.O.C.F.et ses section*.: S.-Alphonse.S.-Uncitte, S.-Charlcs, S.-Cuncgonde.S.-lvlouard.S.-husebe.S.Etienne.S.-FrancHv Solann, S.-He'ène, S.-Jean-Bcr'hmn"s.S.-.lcq«i de M at lia.S -Pierre Cla\ cr, S.-Pierre-Apôtre.S- Vincent de Paul, Maisonneuyc, N.-Dame de la Paix, (Verdun), Québec, Sherbrooke, Trois-Rivières, Hull, Cap de la Madeleine, Asbc>tos; Société Educatrice des Dames Franco Américaines de Lowell, Muss.PRINCIPALES OEUVRES ACCOMPLIES PAR LA FEDERATION ET SES FILIALES Fondation des Associations professionnelles 1'oxidation des ièdéralions paroustales hlaoïiakcinciii de Caisses ae Secours Liubliascnictit de Cours d'Lnscignement Menacer Comité de lutte contre l'atcoolume Amendements a la loi des licences Legislation en laveur des institutrices et des employées de bureau Comité des questions domestiques Comité de lutte contre la mortalité infantile Fondation de "Gouttes de Lait" Paxticipation aux expositions pour le bien-être de l'enfance Comité de lingerie d'autel et décoration d'église du Congres Eucharistique Pèlerinage à Lourdes et à Home Affiliation à VUnion Internationale des Ligues catholiques féminines Fondation de la Bonne Parole Comité du "Denier National" Comité des questions civiques Comité de la Croix Rouge Comité du Fonds Patriotique Comité de l'Assistance par le travail Comité central d'étude et d'action sociale Comité des Oeuvres économiques Comité de Rédaction de la Bonne Parole Comité d'Administration de la Bonne Parole Comité de la construction Comité du service social Comité de la ï'isite des hôpitaux Picb'er Central de renseignements Comité des Aides Maternelles Comité de l'apo.itolaj de la paix l.a réforme du Code civil en faveur de la femme .V.H.— On peut devenir membre de I» Fédération Nationale Saint-Jean Baptiste en k'inseri-vaut à son secrétariat: 853, rue Sherbrooke est LA BONNE PAROLE Vol.XXI Montréal, MARS 1933 No 3 La médaille Bene Merenti est remise à Madame Henri Gérin-Lajoie, fondatrice de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste Les salons de la Fédération avaient.Ic 24 février dernier, revêtu un air de fête car une belle manifestation y avait lieu alors mie Sun Excellence Monseigneur Genres Gauthier remettait à Madame Henri Gérin-Lajoie la médaille Bene Merenti, conférée par le Saint-Père.Il >einhlc que cette décoration soit une répon>e aux vœux, qu'au cours de la célébration des fêtes des noces d'argent de la Fédération, les associations professionnelles adressaient récemment à Madame Gérin-Lajoie en retour du grand dévouement que toutes se sont plu à louer et à reconnaître en elle.Tous les membres de la Fédération se sont réjouis de l'honneur dont leur présidente était l'objet et tous ont tenu à lui exprimer la grande joie qu'ils éprouvaient en cette circonstance.La décoration remise à Madame Gérin-Lajoie redira le travail magnifique, inlassable et fructueux que celle-ci a accompli depuis vingt-cinq ans au sein de la population canadienne française et dont la relation appartient maintenant à l'histoire de la province de Québec et du Canada.Ce fut au cours «l'une cérémonie touchante •.Je voudrais pouvoir tout citer.Nous avons du reste trouvé l'écho de votre discours dans plusieurs rapports de nos associations.Votre parole était tombée en bonne terre et le message a bien pénétré nos âmes.La Fédération a vécu, elle a grandi et elle vient de célébrer ses noces d'argent, j'allais dire victorieusement.Le vœu final de ces journées d'étude a été le suivant: « Coordonner toute l'action sociale féminine c.a.d.l'action morale et religieuse en une vaste fédération de concorde et d'apostolat et être prête à présenter une unité centralisée, rayonnante, affiliée à l'université de Montréal ».et aus-i à l'Union internationale de- Ligues catholiques féminines que nous avons officiellement invitée à venir ici même, en notre lointain Canada, tenir son congrès de 1936.L'union Internationale des Ligues Catholiques féminines, dont le nom même suggère tout un programme d'action, est née du désir de Sa Sainteté Pic X attentivement soutenu par Benoit XV.Notre grand rape Pic XI réunit vingt-cinq millions de femmes de trente nations dont le siège permanent est à Utrecht avec une déléguée à ( ienève.Il est inutile de souligner l'importance de notre participation à l'union internationale puisque l'on a pu dire que « les caractères généraux essentiels, distinctifs de la civilisation contemporaine sont l'internationalisation de tous les problème- Excellence, vous serez notre lumière et notre courage en ce- année- de laborieuses préparations.Xous vous avons suivi, Monseigneur, par la pensée à tracer- l'Europe avec votre grande famille diocésaine et malgré l'intérêt de Taris, le charme de Lisicux ou la beauté «le Rome, nous avons deviné que le retour au pays, un des pins beaux pays «pie couvre le ciel en ce- jours lumineux de notre incomparable hiver canadien, «pie le retour au pays, dis-je, était une grande joie (en dépit «lu labeur intense qui vous attendait presque à la descente du train).Cette joie du retour nous l'avons partagée et magnifiée en mu ardente union de prière et la ferme résolution «l'être vos humbles collaboratrices dan- cette œuvre sociale «pie VOUS n'avez jamais cessé «le nous prêcher depuis 25 ans.Monseigneur, vous n«ui> apportez «le Rome une grande faveur, un éclatant témoignage de satisfaction, «l«»nt l'honneur rejaillit sur toute la grande famille de la Fédération, en la personne de notre chère fondatrice et présidente qui nous a entraînées avec persévérance à «brider tous nos etï«»rts «vers la justice par la charité».( l'erinettez-nou- «le saluer avec bonheur dan- ce bel auditoire sympathique Mère Sainte-Anne Marie et .Madame Justine Bcattbicil «pie VOUS ave/ vous-même décorée- de cette précieuse médaille l'eue Merenti).Cette joyeuse fête de ce soir mar«piée par une lettre d'or «lans nos annales, nous vous la devons encore et c'est avec émotion et gratitude «pie nous nous inclinons pour vous en remercier de tout cœur.Il est «lit au livre des r : « Il te reste un grand chemin à faire.» X«>u- le ferons, ce chemin, la main dans la main «le nos sœurs Montreal LA BONNE PAROLE canadiennes, religieuses et laïques, en passant le flambeau à la jeunesse montante.Fasse le ciel, grâce à votre réconfortante direction respectueusement suivie comme par le passé, que nous nous acheminions ainsi vers un avenir glorieux.Monseigneur Gauthier prit ensuite la parole s'adressant plus particulièrement à Madame Gérin-I-ajoie : Je suis venu ce soir pour vous remercier et vous féliciter de tout le travail efficace qu'a fait votre association depuis vingt-cinq ans.\ l'époque de sa fondation, la participation à l'action catholique était vraiment téméraire, pour les femmes, et vous ave* un grand mérite d'avoir réussi de façon à pouvoir inoutrer, après un quart de siècle, «le tels résultais.Votre initiative a été courageuse et belle.Lors de la célébration du 25e anniversaire «le fondation, l'occasion eut été favorable «le manifester notre gratitude pour les travaux accomplis au cours de ce quart de siècle.Des circonstances indé|>cndantcs de la volonté m'ayant empêché d'y assister, j'en ai profité pour solliciter «lu Saint-Père la médaille que je vous apporte et que j'ai le bonheur et l'honneur «le présenter aujourd'hui à Mme Gérin-Lajoic.Je suis heureux de joindre mes vœux personnels et mon témoignage de reconnaissance à l'in minage «lu Saint-l'ère.Monseigneur présenta le diplôme à Mme Gérin-Lajoic «mi le reçut à genoux.Mme Alfred Thibaudeau épingla la médaille sur la poitrine de la récipiendaire pendant que Mlle Madeleine Thibaudeau lui offrait une ^crlic «le fleurs.Très émue, Madame Gérin-Lajoic remercia ainsi: Monseigneur, c"e>t avec un sentiment de confusion et île reconnaissance «pie je prends la parole pour remercier Votre excellence de l'honneur insigne qu'elle vient «le faire à la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste, en décorant sa présidente «le la médaille • Bene Merenti >\ offerte par le Souverain Pontife.C'est avec «les vues tout-à-fait impersonnelles que je l'accepte et je vois dans ce geste une reconnaissance officielle, et combien flatteuse, «lu travail accompli depuis 25 ans par les Canadiennes-Françaises, dans le champ «le l'A|iostolat social.Ce sillon «pie nous avons tracé au pays, nous l'avons ensemencé du principe fundamental «lu Christianisme: la charité chrétienne, et nous savions qu'il produirait des fruits «le Justice.Depuis 25 ans, nous nous sommes penchées vers licaucoup «le souffrances; nous avons eu le bonheur d'en atténuer quelques-unes, soit en agissant sur les meeurs, soit en recourant à la Législation.Excellence, vous aviez bien pressenti cette vocation «pie la Fédération nationale Saint-Jean-BaptisU assignait à ses membres lors de notre séance «le fondation au Monument national.Tout y était solennel: Le lieutenant-gouverneur occupait le fauteuil présidentiel, Monseigneur Bruchési était à ses côtés; une foule immense remplissait l'édifice jusqu'au faite.Monseigneur, vous vous leviez alors pour prendre la parole et vous définissiez en ces termes VAction Catholique qui faisait son apparition au pays avec-nos manifestations: «Vous êtes dans la vérité, disiez-vous; le catholicisme social, c'est la preuve pour le peuple que Dieu S*OCCU|iC «le lui.«pie l'Eglise s'occupe de lui.et que les fruits «le la rédemption sont toujours actuels et féconds, lu il faut bien se rendre à l'évidence qu'au fond «lu christianisme, tel que Jésus l'a voulu, il y a plus que la vie et la .sanctification personnelles; il y a l'idée «l'un lien permanent établi par la religion entre tous les hommes, l'idée «l'une société dans laquelle la volonté divine n'est pas seulement la règle «les rapports de l'àme humaine avec Lui mais aussi des rapports fraternels «le tous les hommes entre eux.C'est cette grande idée «pie vous voulez appliquer et p«»ur vous prémunir contre les timidités «pii paralysent, vous allez trouver LA BONNE PAROLE Montreal au fond de vos cœurs toutes les énergies de la grâce chrétienne et, au fond de votre intelligence, toutes les conclusions sociales du dogme chrétien.Que si vous devez lutter contre les préjugés de salon ou contre la tyrannie de la routine pour faire le bien sous une forme nouvelle, vous répondrez, comme répondait Anne de Sainctongc à ceux qui condamnaient ses innovations: «11 est vrai que les principes sont immuable* mais les circonstances changent.» On peut juger du bien par son utilité et non par sa nouveauté.A une époque où on peut croire sans témérité qu'un peu partout des formes nouvelles d'apostolat s'imposent, vous aurez pris une initiative qui dans notre milieu est extrêmement intéressante.» Monseigneur, dans ce texte que je viens de citer et qui a pris place dans le premier volume des rapports officiels de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste, vous nous annonciez des combats et des contradictions.Dans les moments difficiles, nous avons recouru à vos directions et nous nous y sommes conformées.Cette règle de conduite sera encore celle de l'avenir! Les directions Pontificales, qui se font de plus en'plus pressantes, prescrivent aux élites, qui se groupent sous la houlette de leur pasteur, une discipline rigoureuse et qui tend à l'unité d'action chez les catholiques militants et les apôtres.C'est dans les cadres de l'action sociale catholique que la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste entend poursuivre son œuvre et.pour tremper la foi chez ses membres, pour aviver leur courage et leur apprendre le sacrifice, vous leur avez donne un Tabernacle où habite le Christ lui-même.Monseigneur, par cette insigne faveur, vous avez sauvegardé l'avenir religieux de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste et vous avez mis l'effigie du Christ au front de la race canadienne française Une communauté religieuse veille au respect «le nos serments.Soyez-en béni ! Et vous, mes chères compagnes, mes soeurs, je voudrais vous voir à tour de rôle porter cette décoration sur votre poitrine; car elle est notre bien commun et vous avez plus peiné (pie moi.vos sacrifices ont été plus héroïques.Je vous remercie de la confiance que vous m'avez témoignée et «lu bonheur que j'ai trouvé en travaillant à vos côtés.Pendant k- Salut, le chant fut exécuté par la chorale de l'Apostolat liturgique.Monseigneur donna la bénédiction du Saint-Sacrement.A l'issue de cette belle fête, le thé fut servi.-» m +,- Deux manières d'aider la "Bonne Parole 9t Nous prions nos abonnés de bien vouloir payer sans retard leur abonnement et nous demandons à ceux qui habitent la campagne de le faire par mandat et non par chèque, ce qui nous occasionne une remise qui diminue notre recette.Non-leur demandons une autre faveur: celle «l'encourager nos annonceurs toutes les fois que cela leur sera possible en menti»muant que la commande qu'ils donnent ou l'achat qu'ils font est dû au fait «te l'annonce lue dans la « lionne Parole».Voilà deux manières de nous aider et de témoigner de la sympathie aux œuvres de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste. Montreal LA HOWE PAROLE 5 { -J } Etude presentee aux fêtes du 25e anniversaire • : L'Association Professionnelle des Employées { ) de Manufacture { : par Mademoiselle Maria Auclair, fondatrice de cette association l A titre de fondatrice et de première présidente de l'Association professionnelle des Employées de manufacture, je suis heureuse de prendre part à la célébration solennelle du 25e anniversaire de notre œuvre nationale et d'être une fois de plus le porte-parole des membres «le cette association, fondée le 17 février 1907.et qui compte donc plus d'un quart de siècle.Permettez-moi tout d'abord de saluer en la présidente générale de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste, Madame Henri Gérin-Lajoie, l'instigatrice de la première (envie sociale féminine catholique canadienne française au Canada.En effet, nulle autre œuvre sociale féminine n'existait alors chez les Canadiennes-1'ranc.aises.Mous aimon> à nous rappeler la bienveillance toute particulière que Madame Gérin-Lajoic nous témoigna, à nous, les ouvrières de la première heure.Le but de la fondation de l'Association professionnelle pour les ouvrières devait naturellement être identique à celui de la Fédération et notre association eut alors pour objectif de grouper les femmes qui travaillent dans les maisons industrielles, les fabriques et les petits ateliers dans un but de protection et de perfectionnement moral, intellectuel et matériel.Ce mouvement créa dans certains milieux un petit scandale: on se demandait où tout cela pourrait nous conduire tant on fut surpris devant l'énergique décision des femmes qui, avec Madame Gérin-Lajoie, travaillaient à grouper les travailleuses.Beaucoup de patience et de persévérance prouvèrent les bonnes intentions des initiatrices.C'est dire (pie l'association des ouvrières n'a pas été organisée sans difficulté.Le premier SOÎîl de Madame Gérin-Lajoie fut alors de choisir les membres qui devaient la composer et qui furent recrutés dans les foyers et les pensions de dames.Les débuts de l'association professionnelle des Employées de manufacture furent très simples.Connue c'est aujourd'hui la fête du souvenir — permettez-moi de vous les rappeler.Désireuse de jeter les fondements de notre association.Madame Gérin-Lajoie demanda au directeur des Enfants de Marie de Notre-Dame, le regretté Paul-Marie Braic, sulpicicn, de les inviter à se rendre après une assemblée de la congrégation à l'ancienne cour de circuit, sise à la pointe que forme les rues Saint-Jacques et Xorte-I >amc, Cil face du nouveau Palais de justice.Nous y fûmes environ deux cents Banque Canadienne Nationale ACTIF, plus de $132,000,000 CAPITAL verse et réserve, $14,000.000 Toutes opérations de banque et de placement D- — -= f, 563 bureaux au Canada 79 succursales dans l'Ile de Montréal 6 LA DONNE PAROLE Montrcal congréganistes.Madame (îérin-Lajoie, accompagnée de Françoise.(Mlle Barry), dont nous gardons un si bon souvenir; de Madeleine.(Mine HugUCIlill) et de Mme K.-A.Bouthillicr, nous communiqua ses projets.Quelques jours plus tard, une nouvelle convocation nous réunissait au Patronage d'Youville, afin de continuer le travail d'organisation.Ce fut à cette assemblée que l'on nie proposa à la présidence.Saisissant bien toute l'importance du projet de Madame Gcrin-Lajoie, je ne fus pas longue à me mettre à l'œuvre d'autant plus qu'on n sans émotions (pie nous devons ici rappeler le nom de Mgr Paul Bruchési, premier aumônier de la Fédération, qui m- cessa de nous entourer de ses sollicitudes et nomma coninn premier aumônier.M.l'abbé Henri Gauthier.Celui-ci nous prodigua son entier dévouement.Ses belles conférences comptent parmi nos meilleurs souvenirs.Le recrutement fait, nous élaborâmes notre programme «l'action.Dès h printemps «le 1907.l'association professionnelle des Employées de manufacture fondait sa Caisse de secours et ouvrait, aux Ecoles ménagères provinciales et dans sept centres paroissiaux, des cours d'art culinaire, de langue française, de langue anglaise, de couplet de couture, «le broderie et de modes, avec des auditoires qui suivant les quartiers, varièrement de 20 à 85 personnes.Des expositions considérables patronnées par les personnages en vue eurent lieu chaque année dans chacune des sections où étaient donnés ces cours.Le 1er septembre 1908, à l'église NTotre-Dame, de par notre initiative, les femmes participèrent pour la première fois à la cérémonie religieuse de la Fête du Travail, ce qui par la suite se continua chaque année.Qui ne se souvient de la célébration de la l'été du Travail qui coïncida, en 1910, avec les cérémonies du Congrès Kucharis-tiqtlC international?Il y eut ce jour-là.en l'église de Notre-Dame, environ 20,000 femmes, en rangs si serrés par toute l'église que nous ne pûmes même pas nous agenouiller pour la bénédiction du Saint-Sacrement.En 1910, notre association présentait au premier ministre une requête pour faire nommer un de ses membres comme inspectrice de maisons industrielles.Kotrc association comptait à cette époque 1.200 membre-.Dès ses débuts encore, notre association obtenait des autorités civiques, des améliorations à certaines conditions défectueuses du travail féminin, entre autres, dans les industries textiles, le changement des anciennes navettes qui s'enfilaient par aspiration ce qui présentait un grand danger de contagion.Xous obtenions encore un meilleur éclairage des ateliers.En 1912 l'association participait à l'exposition du bien-être de l'enfance, par une enquête auprès de centaines d'ouvrières et d'enfants qui travaillaient dans les usines, les fabriques et les petits ateliers, afin d'établir des statistiques qui devaient donner une juste idée de leur travail, alors sujet à de grands abus.Celles qui me suivront Montréal LA IlOXXJi VAROLII 7 à cette tribune, Mlle Robert et Mlle Lcfcbvrc, vous parleront des progrès croissants de notre association.J'ai voulu, plus particulièrement, marquer le travail du début, travail souvent difficile et desservi par des enthousiasmes de courte durée.Que de visites, d'enquêtes, de discussions, de sollicitations, de prières, pour en arriver à con-vancre nos compatriotes qu'il y allait autant de leur intérêt que «le l'intérêt général, de se grouper pour travailler dans l'union à l'amélioration de la classe féminine ouvrière ! Nous eûmes heureusement dans l'exercice de cet apostolat, pour nous encourager, nous seconder et souvent nous ouvrir la voie, l'aide sympathique et éclairée de notre présidente générale, Madame Henri Gérin-Lajoie, véritable fondatrice des associations professionnelle^ et dont l'organisation fut un des rêves de sa vie.Elle-même se dépensa sans compter, nous réunissant pour nous dire ce qu'elle attendait de nous, visitant souvent les comités ou les accueillant chez elle.Ht avec quelle maternelle bienveillance elle IlOUS guida toujours! Aussi, est-ce avec une profonde émotion mie nous venions ce soir, chère madame, vous rendre l'hommage de tout notre succès.Le sens du Carême Notrc-Seigneur se prépare à sa vie publique par un jeûne de quarante jours, dans le désert, l.à le démon vient le tenter afin de savoir si Ce Ids de Marie est bien le fds de Dieu.Connue pour Adam, il s'adresse d'abord aux sens.Jésus a faim; le malin offre de convertir la pierre en pain.I >e même Satan essaie rie nous faire renoncer au jeûne et à la mortification pendant le Carême: concupiscence de la chair.*î* *•* Le démon avait promis à Adam qu'il deviendrait semblable à Dieu.Jésus qu'il a transporté sur le pinacle du temple, il l'invite à se faire porter dans les airs par les anges pour se faire acclamer par la foule.De même Satan nous tente par l'orgueil qui e>t opposé à l'esprit de prière et de méditation: c'est l'orgueil de la vie.:J: îjî jjï Enfin, comme il avait promis à notre premier père de connaître toute chose, Satan assure au Seigneur qu'il lui donnera l'empire du monde s'il tombe à ses pieds et l'adore.C'est la concupiscence des yeux, l'attache aux biens de ce momie dont, pendant le carême, nous «levons nous efforcer de nous détacher par l'aumône et les œuvres de charité.* * * Tel est le sens du Carême: Mortification de l'esprit, mortification de la chair, mortification du cœur.Bien qu'il n'y ait aucune époque qui ne soit riche en présents divins, maintenant cependant, il faut que les âmes de tous les chrétiens s'excitent avec plus de zèle aux progrès spirituels.C'est ainsi que nous célébrerons avec des âmes et des corps purifiés ce mystère, sublime entre tous, de la passion du Seigneur.(D'après le missel de Dont Caspar Lcfcbvrc) s LA BONNE PAROLE Montréal t -.—.-.- / Etude présentée aux fêtes du 25e anniversaire 5 : L'Association des Aides Maternelles l : par Mademoiselle Patricia Lavallâc ( Les aides maternelles suivent un cours à la Crèche d'Youville, dirigée par les Sœurs Grises.Bien qu'il n'y ait pas de cas de maternité à la Crèche, ces gardes se spécialisent dans la pédiatrie puisque, dans cette institution, on y reçoit les enfants immédiatement après leur naissance ou quelques heures plus tard.Le cours exige deux ans de pratique en plus un stage à l'Assistance maternelle pour acquérir des connaissances concernant les soins à donner à la mère après la naissance de l'enfant.Le programme des études de puériculutre et de pédiatrie de la Crèche comprend des cours préliminaires traitant des soins et traitements journaliers à donner aux enfants et des leçons démonstratives qui se divisent en cours théorique, anatomic et physiologie, bactériologie, hygiène et prophylaxie, alimentation dans l'enfance, maladies infantiles y emupris les maladies contagieuses, petite chirurgie, soins aux malades, matière médicale, dermatologie, métrologie et solution, autopsie avec clinique.Ces classes sont complétées par de nombreuses répétitions et démonstrations pratiques.Les conférences d'anatomie et de physiologie sont données par le Dr J.-ll.Kivard; la pédiatrie est enseignée par le Dr Daniel Longpré; l'ophtalmologie par le Dr Philippe Panneton; la dermatologie par le Dr Albéric Marin.La religieuse chargée de l'enseignement de ces cours doit posséder SCS brevets universitaire-.Les médecins qui donnent les conférences font subir les examens.Après deux ans d'étude et de pratique un diplôme Ct une médaille sont décernés à l'étudiante qui a obtenu au moin- les deux tiers des points.Au début, en 1927, les gardes diplômées, en quittant l'institution, se seraient procuré difficilement du travail, le cours n'étant pas connu, si la Fédération nationale Saint-Jean-Baptistc n'était venue à leur secours en les accueillant sons son toit familial.L'association des aides maternelles fut fondée en 1928 par la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste.Le comité chargé «le l'organisation «le notre association était composé de " Mme J.-P.-R.Drouin, Mme G.Bélanger, Mme Trudeau-Rondeau, Mme Lussicr, Mlle A.Bétournay, Mme E.Hurtubise, Mme L.-K.Warren et Mme B.-R.Xcckcr.Permettez-nous de remercier toutes ces dames pour le zèle et le dévouement apportés à la fondation de notre œuvre et plus particulièrement Mme f.-P.-R.Drouin et Mme E.Hurtubise.Le R.Père l'arrière, recteur du collège PIERRE THIBAUDEAU B.C.L.AVOCAT 266, rue ST-JACQUES Ouest, Montréal Telephone* Bureau: HA.6891 Domicile: ATlantic 5003 Montréal LA HOXNE PAROLE 9 Sainte-Marie, a bien voulu accepter d'être l'aumônier de notre association.En janvier 1930, Mine Gérin-Lajoie fit incorporer l'association.Depuis la fondation de l'Association des Aides maternelles 109 gardes se sont inscrites et ont pénétré dans 603 foyers, où elles ont fait œuvre éducatrice.s'efforcent d'enseigner partout «les notions, au inoins élémentaires, d'hygiène et de diététique infantiles.Son bureau de placement, dirigé par les Sœurs de Notre-Dame du Bon-Conseil, se tient au secrétariat de la Fédération.Aux religieuses nous devons beaucoup de reconnaissance car elles font tout en leur pouvoir pour procurer à chacune du travail.Klles nous sont encore en maintes occasions d'un grand soutien moral.L'association assure à ses aides maternelles, à celles surtout qui n'ont pas de famille à Montréal, la protection d'un foyer, celui de l'Institut Notre-Dame du Bon-Conseil.Nous possédons depuis un an un sceau et une devise.Le sceau est illustré de la veilleuse des catacombes surmontée d'une croix bleue portant notre emblème national, la feuille d'érable.Notre belle devise «sur les berceaux je veille* inspire toute notre action.Le but de l'Association des Aides maternelles consiste à donner des >oins à la mère et à l'enfant et c'est chez ces derniers surtout (pie l'on apprécie le travail compétent de l'aide maternelle car des premiers soins donnés au bébé dépend souvent sa santé future.Il faut ici les connaissances voulues qui permettent de donner des soins d'hygiène et d'alimentation appropriés à la constitution de l'enfant, ce qui varie avec chaque sujet.En plus des cas de maternité, l'aide maternelle accepte de donner ses soins aux personnes âgées, aux incurables, aux jeunes filles en convalescence et, d'une façon générale, aux cas bénins de maladie.Une fois notre travail terminé auprès de nos malades, nous imus prêtons généreusement à de légers services dans la maison, ce qui est grandement apprécié.Avant de terminer, il me reste un devoir très agréable à remplir: celui d'offrir au nom de l'association nos plus sincères remerciements à Madame Henri Gérin-Lajoie pour la magnifique idée miellé a eue de fonder notre œuvre et pour tout le dévouement qu'elle n'a cessé de nous manifester en toutes circonstances.A Madame Eugène Desmarais, la présidente de notre comité de dames patronne s se s.nous voulons dire aussi combien nous lui sommes reconnaissantes de ses délicates attentions à notre égard et qui sont réellement celles d'une mère.Manière de faire le sucre d'érable La fabrique du sucre d'érable n'a rien de singulier ni de difficile, les sauvages y réussirent aussi bien (pie les français, quoique ce soient ces derniers qui aient appris aux premiers à le faire.Quand «m a ramassé une certaine quantité d'eau d'érable, comme une demi-barrique, on la fait bouillir dans une chaudière de cuivre, ou encore mieux dans une chaudière de fer, jusqu'à ce qu'on ait fait évaporer presque toutes les parties aqueuses qui sont dans cette eau sucrée.11 faut avoir soin, pour faciliter cette evaporation, de la remuer souvent et de l'écinner quand elle commence à s'épaissir.On continue de la faire bouillir jusqu'à ce qu'il reste dans la chaudière une matière gTasse, onctueuse et sucrée, qui ait la consistance d'un sirop fort épais.Quand elle est en cet état, elle est as>ez cuite, et c'est la marque par laquelle on connaît que le sucre est fait.Cent pots d'eau d'érable fournissent ordinairement dix livres de sucre.Cela peut cependant varier, car lean (pli est plus sucrée en donne plus (pie celle qui l'est moins 10 LA BONNE PAROLE Montreal I i'our faire vivre nos cercles d'étude J ( Quoi lire sur les questions familiales et l { d'éducation ?) Sur les questions familiales et sur l'éducation, il ne faudra pas né^li^er de lire, d'analyser, de commenter les .deux encycliques de Pic XI qui donnent toute la doctrine catholique sur ces .sujets.Le Devoir et l'Ecole sociale Populaire ont publié Time et l'autre à «les prix si modiques que nous voudrions voir tous les membres de cercles d'étude se les procurer.Les ouvrages «lu père Coulct présentent les idées et les faits «le manière bien vivante et sont «l'une lecture agréable.La série entière intitulée: « L'Eglise et le Problème de la Famille* est à mettre dans toute bibliothèque de cercle.Notons: «La Crise du Foyer» avec ses chapitres sur les ennemis de la famille, d'ordre économique, législatif, idéologique, et moral; «La Stabilité «lu Foyer» étude> fondamentales «les principes sur le>t|iiels repose la famille chrétienne; «La Fécondité du Foyer», source «le la vie.avec ses exigences matérielles, sa discipline et ses joies; « L'Ecole et le Foyer», « L'Education et le Foyer», enfin
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