La bonne parole /, 1 janvier 1944, avril - mai
Montréal, Canada Avril-Mai 1944 mm Organe de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste SOMMAIRE La Loi de Protection de l'Enfance, Yvonne Lctellier de Saint-Just 1 A la mémoire de Mlle Eglantine Phancuf, Georgette Le Moyne 1 Intéressante étude des problèmes féminins d'après-guerre, Y.L.de S.-J.___^ — — — — — 2 Un rapport d'actualité, Y.L.de S.-J.______- 2 Donnez-lui, Seigneur., Marie-Jeanne P.-Gibeault .—- 3 Messe annuelle à la Fédération nationale Saint-Jean-Baptistc, Juliette Bélanger_____.-— —- 4 Asstmblée annuelle__________L-—- 4 La Fêtes des Mères, Eva R.-Thibaudeau_________ 5 Nominations et honneurs obtenus, Georgette Le Moyne______ 6 Quctc du « Denier National Hedwige Lefebvre .6 Prière pour la Pologne, Madeleine Thibaudeau .7 Le Vie Emprunt de la Victoire, Maria Auclair ._ .m .7 Hommage à Jeanne Man ce, M crie-Ange M ad ore______ 8 «Le Carmel au Canada français>, Y.L.de S.-J.____.m 8 Au service de l'humanité, Rose Létourneau-La Salle ._ 9 Journal des œuvres : A l'Association des Femmes d'affaires, Berthe Lefebvre — Chez les Employées de magasin, Léa Sauvant — Au Comité consultatif d'études sociales, Sr A lire G>odtn .•-*•-• »¦¦•«« .»*.~~« ««« mm .10 Le Club des 25, Juliette Bélanger___________ 16 853 est» rue Sherbrooke La Bonne Parole REVUE MENSUELLE fondée en 1913 CE QU'ELLE EST un LIEN qui sert à unir d'esprit et de coeur les Canadiennes-Françaises ; un FOYER d'où rayonnent, sur tous les domaines de l'activité féminine, lumière et chaleur; un CENTRE où se rencontrent les bonnes volontés, désireuses de se dévouer avec plus d'efficacité aux oeuvres nationales ; un MOYEN de propagande pour la diffusion des i.principes catholiques d'action sociale; un ORGANE indispensable à l'oeuvre de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste, d'abord auprès des diverses associations - qui la composent et des comités par lesquels elle agit; puis auprès des oeuvres nationales étrangères qui font, comme nous, partie de l'Union Internationale des Ligues Catholiques féminines.CONDITIONS DE L'ABONNEMENT: Canada et Etats-Unis.$1.00 par an Union postale .$1.30 par an Un escompté de 50% est accordé aux membres des associations professionnelles, des Fédérations paroissiales et des communautés religieuses.Le prix de l'abonnement doit être envoyé au Secrétariat de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste.853 Est, rue Sherbrooke, Montréal.Les abonnés de la "Bonne Parole" jouissent des privilèges de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste et ont droit d'assister aux séances publiques, dont avis est donné dans les journaux.Les abonnés qui désirent des invitations personnelles et voudraient devenir membres actifs de la Fédération Nationale n'ont qu'à s'inscrire, en tout temps, au secrétariat de la Fédération Nationale, 853 Est, rue Sherbrooke, où les heures de bureau sont, le dimanche excepté: de 10 heures à midi et de 2 heures à 5 heures p.m.— Téléphone: FRon-tenac 2665.Toute personne peut concourir 1 l'oeuvre de la "Bonne Parole": lo en s'y abonnant; 2o en lui fprocurant de nouveaux abonnés; 3o en la faisant ire; 4o en lui procurant une collaboration littéraire; 5o en sollicitant des annonces à son intention.La Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste Œuvre auxiliaire d'Action catholique fondée en 1906 AumÔnhn Monseigneur Philippe Perrier.Présidentes-fondatrices: Madame F.-L.Béique et Madame Henri Gérin-Lajoie.Présidente d'honneur: Madame Henri Gérin-Lajoie.Bureau de direction'.Mme Alfred Thibaudeau, présidente générale: Mme Edmond Brossard, vice-présidente : Mme Théodule Bruncau, vice-présidente ; Mlle Georgette LeMoyne, secrétaire générale; Mlle Maria Audair, trésorière; Mlle-Jcanne Lapointe, secrétaire-archiviste; Mme Eusta-chc Lctcllier de Snint-Juat, directrice de "La Bonnb Parolb"; Mme R.-A.Bouthillier, Mme Arthur Berthiaume, Mlle Hedwige Lefebvre, Mlle Florine Phaneuf.Mme J.-A.Molleur, Mme Albert Dupuis, Mlle Laura Robert, Mlle Marie-Ange Madore, Mme Tancréde Jodoin, Mme P.-A.Robi-chaud, Mlle Alma Cham poux, des Cercles de Fer* mières de la Province de Québec; Mlle Eglantine Phaneuf, Mme H.Végiard, présidente de la section de Saint-Lambert ; Mlle Marie Cypihot.Mlle Emma Douesnard, Mme J.-J.-E.L'Espérance, Mlle Mnrie-Elise Begin, Mlle Marie Girard, présidente de la Fédération des Cercles d'étude des Canadiennes-Françaises ; Mlle Emérentienne Chagnon.Fédération nationale Saint-Jeau-Baptiste, Conseil de Québec.Les dames patronnesses des Oeuvres suivantes: l'Hôpital Notre-Dame ; le Comité d'Administration de l'Hôpital Sainte-Justine; l'Assistance Mater-nelle, les Ecoles Ménagères Provinciales, la Fédération des Cercles d'étude des Canadiennes-Françaises, les Cercles des Fermières de la Province de Québec; la Cour Villa-Maria des Forestières In-dépendantes: l'Ecole d'Education familiale et sociale.Fédérations et sections paroissiales: La Nativité de la Sainte-Vierge, d'Hochelaga ; Très-Saint-Nom de Jésus, de Maisonneuve; Saint-Stanislas, Saint-Lambert, Saint-Ambroise, Côte Saint-Paul, Saint-Joseph ; Notre-Dame du Perpétuel-Secours (Ville-Emard): Saint-Bernardin de Sienne.(Ville de Saint-Michel).Associations Professionnelles: Employés de magasin.Employés de bureau, Femmes d'affaires.Aides Maternelles, la Société des Ornières Catfao- SVS i?°-C>,.ft r«tlooi: La Nativité de la ?i»nte-yierge.d'Hochelaga ; Côte Saint-Paul, La-chine, Saint-Alphonse d'Yooville, Saul t- au-Hécol let.Comités: Comité des Oeuvres Economiques, Comité, de la Visite des Hôpitaux.Comité de l'Economie Domestique.Comité des Questions Nationales, Comité de la Protection de la Jeune Fille.Comité féminin du 11le centenaire de Montréal, Comité de la Croix-Rouge.Principales oeuvres accomplies psr la Fédération et ses filiales Fondation des Associations Professionnelles Fondation des Fédérations paroissiales Etablissement de Caisses de Secours Etablissement de Cours d'Enseignement Ménager Comité de lutte contre l'alcoolisme Amendements i la loi des licences Législation en faveur des Institutrices et des employées de bureau Comité des questions domestiques Comité de lutte contre la mortalité infantile Fondation de "Gouttes de lait" Participation aux expositions pour le bien-être de l'enfance Comité de lingerie d'autel et décoration d église du Congrès Eucharistique Pèlerinage à Lourdes et à Rome Affiliation à l'Union Internationale des Ligues catholiques féminines Fondation de la Bonne Parole Comité du "Denier National" Comité des questions civiques Comité de la Croix Rouge Comité du Fonds Patriotique Comité de l'Assistance par le travail Comité central t étude et faction sociale Comité des Oeuvres économiques Comité de Rédaction de la Bonne Parole Comité d'Administration de la BONN! Paeolb Comité de la construction Comité du service social ¦ Comité de la Visite des hôpitaux Fichier Central de renseignements Comité de l'apostolat de la.paix La réforme du Code dvil en faveur de la femme.N.0.— On pent devenir membre de U Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste en 11 inscrivant à m secrétariat: §53.rue Sherbrooke Est LA BONNE PAROLE Vol.XXXIV Montréal, Avril-Mai 1944 Nos 4 et 5 LA LOI DE PROTECTION DE L'ENFANCE Dès que le rapport de la Commission d'Assurance-Maladie — instituée par le gouvernement et composée île Me Antoine Garneau, président; du Dr Roméo Blanche! et de M.P.E.Dunford — a été communiqué à la deputation provinciale, son étude et son adoption n'ont pas tardé.La loi de protection de l'Enfance est devenue une réalité dans notre province.Tout ne sera pas, évidemment, mis à point du jour au lendemain mais le plan est en branle et son exécution est certaine.La Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste qui a réclamé avec instance cette loi se réjouit aujourd'hui mais elle comprend que de nombreux écueils surgiront avant que, en dépit du travail qui se poursuit, elle n'apporte à l'enfance abandonnée et malheureuse la protection complète nécessaire.La Commission d'Assurance-Maladie a reçu l'appui de tous ceux, groupes et particuliers, qui pouvaient faciliter ses enquêtes et sa tâche.11 en sera de même du « Conseil supérieur de Protection de l'Enfance » dont la fondation est préconisée par la Commission : ceux qui en feront partie, en plus de leur expérience personnelle dans ce domaine, pourront compter sur les sociétés que le problème de l'enfance intéresse et préoccupe depuis nombre d'années.Il ne suffit pas de mettre un rouage en marche, son efficacité dépend de l'excellence de sa constitution en vue du rendement qu'on veut lui faire donner.Le public a réclamé une Loi de Protection de l'Enfance pour empêcher que ne se perde parmi nous un seul de ces enfants qui ont besoin d'être protégés par la société et il n'y aura de cesse que tout ne soit bien mis à point et la sauvegarde de tous ces enfants misérables définitivement assurée.Yvonne LETELL/ER de SAINT-IUST À LA MÉMOIRE DK Mlle EGLANTINE PHANEUF Les membres du Bureau de direction de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste désirent joindre l'expression de leur souvenir ému au bel hommage que rend dans ces pages Mme Jeanne Qibeault, à la mémoire de très regrettée Mlle Eglantine Phaneuf, qui fut durant cinq années un membre fidèle, éclairé et si dévoué, du Bureau de direction de la Fédération.A sa sœur Mlle Florine Phaneuf, aux autres membres de sa famille, à ses amis, aux sociétaires de l'Association des Employées de magasin, nous offrons nos profondes et sincères condoléances.Des messes seront dites dans la chapelle de la Fédération pour le repos de l'âme de la défunte.Gcorirette LE MO Y NE LA BONNE PAROLE Montréal Intéressante étude des problèmes féminins d'après-guerre Le Comité Consultatif de Reconstruction sociale a consacré le sixième de ses rapports à l'étude îles problèmes féminins d'après-guerre.Il est le résultat d'enquêtes et d'étud< ; faites par le sous-comité féminin dont Mme R.F.McWilliams, de Winnipeg, était la présidente.Ce rapport de trente-quatre pages établit d'abord que les problèmes féminins font partie des problèmes de la société en général et que la femme doit être considérée comme un citoyen et un membre tie la grande société libre.L'étude porte sur le travail féminin et la façon dont on devra le réorganiser et le répartir après la guerre, afin de répondre aux légitimes exigences tie la femme dont la condition, par suite tie l'évolution politique, économique et sociale générale, n'est plus ce qu'elle était.La femme s'est créée une mentalité différente et ties besoins différents et s'est reconnue la liberté tie se choisir un état qui réponde à ses aptitudes et à ses goflts.Au cours d'enquêtes sérieuses, un nombre imposant tie femmes ont été interrogées sur le genre de vie qu'elles comptent adopter après la guerre.La considération tie ces réponses a établi les grandes divisions du rapport : la femme mariée dans son foyer, la célibataire qui pourvoit à sa subsistance, la femme mariée qui travaille hors du foyer, les problèmes propres à la fermière.Suivent ensuite les recommandations faites par le sous-comité et qui terminent ce rapport extrêmement utile à t|iii veut considérer le problème féminin dont l'acuité n'est pas une illusion.Il n'y a pas à se dissimuler qu'il causera une perturbation au sein tie la réorganisation et tie la sécurité sociale que l'on travaille à établir si on ne lui apporte, .à temps, une solution adéquate.r.l.de s.-y.IW RAPPORT D'ACTUALITÉ La Société d'Adoption et de Protection de l'Enfance vient de publier une plaquette qui constitue un rapport ties résultats obtenus depuis sa fondation en 1937, en même temps qu'une incitation à l'adoption.La formule est touchante et la lecture ties différentes statistiques établit que l'adoption peut se faire dans tous les milieux.Au cours de 1943, par l'entremise de la Société d'Adoption et de Protection de l'Enfance, 993 adoptions légales ont été faites, ce qui signifie que 993 enfants sans état civil sont devenus ties citoyens qui, grâce à leurs parents atloptifs, ont pris leur ran- dans la nation.La plaquette intitulée Solitude a Plénitude par l'Adoption » vaut qu'on la fasse connaître afin que soient connus le rôle de la Société d'Adoption et tie Protection de l'Enfance et l'angoissant problème de l'enfance abandonnée, qu'elle tente de résoudre avec ténacité et succès.)'.tic S.-/. Montrent LA BONNE PAROLE 3 DONNEZ-LUI, SEIGNEUR Lus morts vont vite.lit la Main qui trappe est bien mystérieuse en ses desseins.La Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste vient de perdre l'un de ses membres les plus dévoués clans la personne de Mlle Eglantine Phaneuf, décédée subitement le 25 avril.La regrettée disparue faisait partie du Bureau de direction de la Fédération, à titre de présidente de l'Association professionnelle des Employées de magasins.Flic avait été, ainsi que sa sœur, Mlle Florine, parmi les premières adhérentes de notre mouvement national féminin.Ses chères employées de magasins ! Eglantine Phaneuf leur a donné vingt-deux ans de son existence.Trop peu d'entre elles sauront jamais bien exactement avec quel cœur, quelle intelligence de leurs besoins et quelle persévérance elle a servi leur cause et défendu leurs intérêts.Pas un jour ne se passait sans que la sollicitude de cette présidente, profondément imbue des devoirs et ties responsabilités qui lui incombaient, ne se soit manifestée d'une façon ou d'une autre.File recherchait sans cesse des moyens pratiques pour améliorer le sort de ses sœurs en labeur.Constamment, elle visait à leur assurer l'avantage d'étendre leur instruction, à cultiver leurs aptitudes personnelles et à éveiller en elles un sens plus élevé de l'idéal.Ce dévouement, jamais il ne sera plus vrai de dire que Mlle Phaneuf l'a exercé jusqu'à son dernier jour puisque, la veille même de sa mort, elle présidait l'assemblée mensuelle de l'Association des Employées tie magasin, tenue, ce soir-là, dans les salons tie sa fidèle et bienveillante collaboratrice, Mme Albert Dupuis.Le lendemain, aux mêmes heures, autour tie la tombe trop prématurément ouverte, s'élevait un concert d'éloges émus sur la gaieté et l'amabilité avec lesquelles avait alors rempli sa charge celle qui reposait, si sereine et si belle, dans son dernier sommeil et la majesté tie la mort.Eglantine Phaneuf était une timide tie nature.Cette timidité, celte réserve plutôt, qu'elle savait surmonter en temps opportun, cachait une foi profonde, une piété éclairée et un cœur délicatement sympathique.Ses nombreux amis le savaient : c'est ce qui fait que son souvenir vivra longtemps dans l'âme tie ceux et celles sur qui elle déversait sans compter les trésors tie son affection.La Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste perd en Mlle Phaneuf une organisatrice précieuse en même temps qu'un dévouement toujours prêt à l'action.C'est dire avec quelle ardente sympathie son Bureau tie direction et les membres ties Associations professionnelles partagent le deuil île sa sœur, Mlle Florine.et tie sa famille affligée.Seigneur, Eglantine Phaneuf vous fut une fidèle servante.Comme la vierge sage tie l'Evangile, elle n'a jamais laissé s'éteindre la lampe qu'attisait, dans l'attente du Maître bien-aimé, sa foi.sa charité et sa ferveur.Pour cela, pour récompenser une vie si féconde et si pure d'intentions, donnez-lui.Seigneur, le repos éternel dans l'infinie béatitude.Marie-Jeanne P.-GIBEAULT 4 LA BONNE PAROLE Montréal M esse annue lie à la Fédération nationa le S aint-J ean-13aptiste Le dimanche 7 mai nous assistions, en la chapelle de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste, à la messe annuelle célébrée par le R.Père Bergeron, S.S.S.Sous l'habile direction de Mlle Hélène Lefebvre la chorale exécuta le chant.Les solistes étaient : Mlles Hélène Lefebvre, Irène Daigle et Laurence TllOllin.Nous eûmes le plaisir d'entendre à nouveau le chant créé lors de l'inauguration de la chapelle, dont nous devons la poésie à notre regrettée Mlle Marie Beaupré et la musique à Mlle Hélène Lefebvre.Mlle Blanche Marchildon agissait comme accompagnatrice.Le R.Père Bergeron, S.S.S., prononça le sermon.S'inspiran! de la première oraison de la messe du jour : « () Dieu qui montrez la lumièie de votre vérité aux égarés, afin qu'ils puissent rentrer dans la voie de la justice», il démontra en quoi consiste la justice sociale.Le premier devoir de justice doit s'exercer envers Dieu qui réclame l'adoration, la prière.« Demandons à Dieu, dit-il, de nous faire aimer ce qu'il commande ; de rechercher et d'espérer ses bienfaits ».Le second devoir es! notre sanctification propre.Notre apostolat ne sera efficace qu'en raison de notre sanctification personnelle.Nous ne devons donner aux autres que le débordement de notre vie spirituelle.Au-dessus de toute idée d'action sociale doit régner la charité du cœur, telle qu'enseignée par le Christ lui-même, charité dans nos paroles, dans nos exemples.L'Eucharistie est la source qui alimentera notre charité sans laquelle on ne saurait faire œuvre féconde.Depuis les débuts pénibles de notre pays jusqu'à nos jours, les femmes canadiennes furent les ouvrières actives et inlassables de la famille chrétienne.Quelques-unes maintenant faiblissent à la tâche.Aidons de toutes nos forces «à leur faire comprendre leur beau rôle de gardienne du foyer.La quête fut faite par Mlle Emérentienne Chagnon.Après la messe, le déjeuner fut servi dans une atmosphère des plus cordiale.Parmi la nombreuse assistance présidée par Mine Alfred Thibaudeau, présidente générale, l'on remarquait : Mines L.de 0.Beau-bien, Edmond Brossard, T.Bruneau ; Ailles Maria Auclair, .Madeleine Thibaudeau, Georgette Le Moyne, At.-A.Madurc ; Aimes A.Duhamel, II.Végiard, R.Vennat, L.De Muy, L.Lippens, |.-|.Girouard ; .Mlles II.Lefebvre, F.Chagnon, II.Faquin, F.Deschamps, M.-E.Bégin, F.Doues-nard, L.De Quire, L.Sauvant, B.Lefebvre.L.Auclair, C.et L.Lapierre, Al Auclair, A.Rousseau, L.Brault, A.Caron, A.Whilhelmy, A.Morin, M.-L.d'Auteuil, Y.Qenest, j.Bélanger, et plusieurs autres.Juliette BÉLANGER ASSEMBLEE ANNUELLE L'assemblée générale annuelle de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste aura lieu le samedi 27 mai, à 3 heures.On y entendra les rapports, par la présidente ou sa représentante, de tous les groupements qui composent la Fédération.Mme Alfred Thibaudeau présidera et Mlle Georgette Le Moyne agira comme secrétaire.Tous les membres de la Fédération sont priés d'assister h cette réunion. M en tri al LA BOSSE PAROLE 5 La Fête des mères En marge de la Fête des mères, la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste recevra dans ses salons, en l'honneur des mères de familles nombreuses, pour bien marquer l'importance qu'elle attache à cette journée de la reconnaissance.A Radio-Canada, le dimanche soir de cette fête, nous avons eu le plaisir de participer en ces termes à l'émission « Je me souviens » au nom de l'Institut Familial : «Il y a cinq ans aujourd'hui nous étions à Paris pour la Fête des mères et nous allions en groupe nombreux raviver la « flamme du souvenir » à l'Arc de triomphe.De là, nous montions au Sacré-Cœur de Montmartre.C'était la Ville Lumière dans sa conquérante beauté de printemps ; il y avait de la joie dans l'air, des fleurs, du soleil.Hélas ! que de changements depuis.Nous adressons ici un message aux admirables mères de France dans leur inexprimable malheur : message d'amour et d'espérance.A toutes les mères du Canada nous disons nos vœux et la confiance que nous mettons en elles pour notre survivance et l'avenir glorieux de la Nouvelle France.On dit la famille menacée dans ses enfants, menaces qui viennent du dehors, de la guerre, de la maison désertée.Mais que de contributions magnifiques viennent s'ajouter à la reconstitution de la grande famille canadienne.Rappelons brièvement les écoles maternelles et de puériculture, l'école de l'éveil, studios d'art, les Amis de l'art, les nombreux concours et expositions, camps de vacances, guides et scouts, loisirs organisés, bibliothèques enfantines, concerts symphoniques pour la jeunesse, psychologie expérimentale, orientations ; écoles et associations des parents, des parents et des professeurs ; école d'éducation familiale et sociale, écoles ménagères, cercles d'étude, retraites fermées, les Quid Novi, enfin, et j'en passe, l'Institut Familial et sa belle revue aux 25 000 abonnés : la Famille.Dans le domaine matériel : Assistance maternelle, hôpital Sainte-Justine, école des enfants infirmes et épilep-tiques, pensions aux mères nécessiteuses, allocations familiales, lois pour la protection tie l'enfance, le conseil des Œuvres.L'éducation semble devoir être ainsi un enchantement, mais elle n'en demeure pas moins un sacerdoce sous la vigilance de l'éternelle gardienne de la lumière qu'est la mère.Une tâche ainsi partagée, soutenue, tendra tout naturellement vers un progrès constant et nous reverrons les foyers pleins d'enfants et de gaieté, la vie familiale remise en première place (à condition toutefois que la mère soit allégée de son fardeau quotidien par son mari et ses enfants et non pas seulement le jour de votre fête, madame) ! La mère joue donc un rôle social et patriotique de premier plan et voilà pourquoi cette fête des mères deviendra sans doute chez nous comme chez nos voisins des Etats-Unis une fête populaire.11 nous plaît d'imaginer ici, en ce moment même, ces milliers de foyers où les mamans sont fêtées, admirées et entourées d'une reconnaissance infinie.Notre pays sera ce que nos mères le feront, préparant des chefs avec l'aide de Dieu et si notre foi est la règle de toutes nos actions.Terminons avec la liturgie du jour en demandant « au Seigneur la réalisation de nos désirs ».Eva R.-THIBAUDEAU 6 LA BONNE PAROLE Montréal Nominations et honneurs obtenus _Mlle Marie-Claire Daveluy, docteur «honoris causa» de l'Université de Montréal et fondatrice en 1937 de l'Ecole des Bibliothécaires de Montréal, vient de prendre sa retraite connue adjointe du conservateur de la Bibliothèque municipale, M.Léo-Paul Desrosiers.Mlle Juliette Chabot, B.A., diplômée en biblio-économie ties Universités Columbia et McGill ainsi que de l'Institut catholique de Paris, lui succède à ce poste.— Mme Albertine Ferland-Angers a été nommée membre du Conseil de la Société historique de Montréal.— La Société d'étude et de conférences a élu Mme Pierre Dltpuy, B.A., présidente île la Société pour 1944 ; Mmes Paul Laurendeau et Antonio Barbeau, vice-présidentes ; Mmes Maurice Le Bel et Bernard L é v e s c 111 e, conseillères.— Les dames patronnesses de l'hôpital Notre-Dame viennent délire présidente Mme L.-E.Orotlîé, et première et deuxième vice-présidentes Mmes Hector Racine et Paul Bienvenu.— Le Service ties Consommateurs de la Commission des Prix et du Commerce a récemment nommé, pour la représenter près de la population rurale française, Mlle Anne-.Warie Vaillancourt, directrice générale des Cercles de Fermières.— Les archéologues et numismates du Château Ramezay ont dernièrement élu ;'i la charge de présidente, Mme O.-W.Pacaucl.— Mme A.-II.Moissan, présidente de l'Art chrétien, vient tie recevoir la décoration de Chevalier du lion Parler français.— Le secrétariat de la Faculté des Sciences île l'Université de Montréal annonce la nomination tie .Wile Rachel Robert, 11 A., M.S., comme «chargée tie cours en chimie» à l'Université.— Mlle Cécile-E.Bouchard, officier d'état-major du C.W.A.C.pour le district militaire No 4.a été promue au grade tie major.— L'aviatrice-chef Jacqueline Boucher vient tie recevoir un certificat île la Royal Canadian Humane Association, pour sauvetage du jeune Gagné, au lac tie Sainte-Adèle.(jcor«ettc LE MOV SE QUÊTE DU «DENIER NATIONAL» La Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste a organisé pour le samedi 20 mai sa quête annuelle dite tlu « Denier National ».Une jolie feuille d'érabe, portant les mots « 0 Canada », était cette année le gage distribué au public, toujours sympathique aux oeuvres canadiennes.La générosité de nos compatriotes a été aussi grande et spontanée que par les années passées, et nombreuses sont les pièces déposées clans les troncs de nos gentilles et dévouées quêteuses.Hedwige LEFEBVRE Montr t'ai LA ROSSE PAROLE 7 à Zosia Kwapinska La Pologne, trahie, en dépit des traites, /•'/// /in, vers le sud.un pâle soleil de midi s'appuie à peine sur l'horizon et son regard, nous disent les voyageurs, est aussi glacial que l'haleine île la nuit dans laquelle il se couche aussitôt.Mais le printemps arrive et c'est maintenant au bord du cercle polaire le soleil de minuit.Pour saluer son retour, la population blanche et indigène sort sur la banquise et.dès qu'il paraît à l'horizon, les cloches de la Mission sonnent à toute volée pendant que les esquimaux dansent en rond en poussant des exclamations joyeuses.Les chaudes caresses de l'astre lumineux opèrent Slll toutes choses une merveilleuse transformation.Hans l'espace de quelques jours, les feuilles s'étalent sur les arbres, le sol prend une belle couleur verte, des milliers de fleurs s'épanouissent ; et.durant les mois qui suivent, la nature avec une hâte fébrile fera germer, pousser et mûrir toutes les semences confiées à la terre.Au cours de ce prodigieux été.on fait, dans les lacs, de véritables pêches miraculeuses prenant jusqu'à 200 carpes d'un même coup de filet, et capturant des truites saumonées d'une douzaine de livres *, La conférencière ajoute encore que la terre du « Grand Silence Blanc» est très difficile d'accès.Sans doute, au cœur de l'été, lorsque l.i banquise s'est disloquée les places s'en vont lentement à la dérive et on peut s'offrir alors le luxe d'une croisière dans les régions polaires.Il suffit, pour cela, de prendre confortablement place sur un bateau de la Hudson Bay partant de Montréal pour aller d'escale en escale ravitailler Montr nil LA HOWE PAROLE It tous les postes de traite de la compagnie.Une autre croisière, non moins merveilleuse, est celle qui se fait le long du littoral du Pacifique, de Vancouver en Alaska, à travers une multitude d'îles et d'îlots qui constituent de véritables fjords dans lesquels le bateau n'avance qu'avec lenteur comme impressionné par le grandiose du décor.Mais tout cela ne constitue qu'une vue de l'extérieur et l'intérieur n'en continue pas moins à garder jalousement ses secrets et ses mystères.Quant à la population, voyons maintenant ce qu'elle est.Suivant le recensement de 1935, la population du territoire du Nord-Ouest et du Yukon s'élevait à environ 25800 âmes, dont 8 000 Esquimaux, 8000 Indiens et 9 800 Blancs et Métis.Les Esquimaux ont pour partage la terre la plus désolée, la plus dépourvue, la plus stérile, le Barrum, dans toute son horreur.Personne ne songera jamais à venir la leur disputer.Ils y vivent de poissons et de chair de phoques crus, s'éclairant d'huile de morse ou de baleine, se chauffant avec du crottin de caribou desséché, habitant des huttes tie neige, les igloos où grouille la vermine et flotte une atmosphère quasi-irrespirable.Les Indiens qui peuplent la région de la sylve sont de la famille des Déné laquelle se partage en de nombreuses tribus.L'étude de leurs mœurs est fort intéressante sans doute mais occuperait certainement plusieurs soirées comme celle-ci.La population blanche, disséminée dans les vastes régions, se compose du personnel des forts tic traite de la Hudson Bay Company, des agents tie la Royal Canadian Mounted Police, de quelques commerçants ei tenanciers des petites villes Dawson, Skagway, White Morse, jMayo City, de trappeurs, tie chercheurs d'or, tie missionnaires catholiques et protestants.Les premiers blancs qui pénétrèrent dans ces régions que l'on désignait alors sous le nom tie Pays d'en Haut furent les français, coureurs ties bois.Vers I860, ils étaient environ 800 qui, à la suite ties sauvages, étaient allés traquer presque dans leurs derniers retranchements ties botes à fourrures.Ht cela se faisait en dépit ties ordonnances qui défendaient aux jeunes colons d'embrasser la vie tie trappeur sous peine du fouet à la première offense et tie galères à la seconde.Ces exotles étant tenues comme nuisibles aux mœurs, à la religion, à l'agriculture, à l'industrie, à la vie domestique et à la nation.Il y eut même parmi ces audacieux trappeurs îles enfants tie la noblesse française qui laissèrent dans les pays d'En Haut des rejetons dont les missionnaires ont relevé les noms illustres tie Mandeville, tie Saint-Georges, tie Charle-bois, île l'Espinay.L'histoire tie ces régions tient surtout à la convoitise ties riches territoires tie chasse dont ties compagnies diverses se disputèrent l'exploitation.Quelques années plus tard, vers 1818, le Père Aubert et l'abbé Provenchcr arrivèrent à Fort (iarry, aujourd'hui Winnipeg, et durant les vingt-sept années qui suivirent, douze missionnaires recrutés dans la Province tie Québec et au nombre desquels se trouvent les belles figures de Mgr Laflèche, tie Mgr Taché et du Père Lacombe jetèrent la semence évangélique dans les provinces actuelles tie la Prairie et jusqu'aux Rocheuses.Encouragé par les succès obtenus et animé d'un zèle grandissant l'évèque tie Saint-Boniface résolut d'entreprendre l'évangélisation ties tribus du nord et, dans ce but, au printemps tie 1845, dépêcha l'un des douze, l'abbé Thibault, au fameux Portage-laRoche, situé au point tie partage ties eaux. 12 LA BOSSE PAROLE Montréal Et la conférencière termine sa causerie : Ne commencez-vous pas aussi, mesdames, à entendre cet appel mystérieux ?Au cas où vous voudriez retourner dans ces régions, je vous recommande mes guides et vous conseille de fréquenter beaucoup les missionnaires.Leurs œuvres qui contiennent pourtant des renseignements précieux sur la géographie et les races indigènes de notre pays restent trop souvent l'ornement de nos bibliothèques monastiques.Pourquoi nous détournons-nous avec indifférence de ces vies merveilleuses ?Craignons-nous en fréquentant ces hautes cimes d'attraper le vertige ?lit pourtant, la vie de ces forts entre les forts, quel stimulant pour notre faiblesse ! Et puis, le prix qu'ils ont librement consenti à payer nous donnera une plus juste conscience de la valeur des âmes.Ni vous, ni moi, n'avons entendu le « Laisse là tes filets », qui un jour fait de tel homme un pécheur d'âmes et c'est pourquoi nous sommes ici bien confortablement au lieu de courir par les glaces polaires ou les forets'équatoriales à la conquête des âmes ; mais il nous reste toujours la nôtre.Et à ce propos, Mgr Faraud qui, en plus d'avoir été un saint apôtre, fut aussi un directeur éclairé, écrivait à ses missionnaires : « Comme Dieu tire plus de gloire d'une seule âme vraiment sainte que de mille indifférentes ou moins saintes, en vous sanctifiant de plus en plus vous atteindrez mieux le but de votre vocation qu'en en convertissant un grand nombre d'autres ».Ces paroles, mesdames, ne vous découvrent-elles pas de merveilleux horizons ?Je vous les laisse en guise de bouquet spirituel ».Mlle la Présidente remercia Mme Dupuy de son intéressante causerie et l'invita à revenir à l'automne nous parler de choses aussi instructives.La secretaire : Bertlic LEFEBVRE • CHEZ LES EMPLOYÉES DE MAGASIN Avril — L'Association professionnelle des Employées de magasin a interverti, ce mois-ci, l'ordre de son programme ordinaire.L'assemblée mensuelle est fixée au lundi 24 avril, chez Mme Albert Dupuis.La réunion habituelle du 1er dimanche est remplacée par une visite â l'exposition de peintures hollandaises, à la Galerie des Arts, le mardi 4 avril.Mlle Sénécal, professeur à l'école des Beaux-Arts, â la demande de Mlle E.Phaneuf.conduit notre groupe à travers les galeries, et explique avec beaucoup de clarté les divers tableaux qui représentent cinq siècles d'art hollandais.Les explications données par Mlle Sénécal, sur les peintures appartenant à différentes périodes, font preuve d'une grande érudition, et les membres de l'Association ont été enchantés de leur visite et de la complaisance tie leur guide.Lundi, le 24 courant, chez Mme Albert Dupuis avait lieu la réunion mensuelle sous la présidence de Mlle Eglantine Phaneuf.Etaient invitées .Mmes Baribeau, Pierre Rolland, Pierre Dupuy, Arthur Ling.Albert La Salle, MM.et Mines A.-J.Dugal, Raymond Dupuis, Emile Boucher, |ules Massé ; Mlles Florine Phaneuf, Maria Auclair.|acqueline Pariseau, Aline Delorme et les doyennes du magasin Dupuis Eréres.Au programme récréatif.Mlles Marthe Létourneau et Pauline Phaneuf ont rendu plusieurs extraits de l'opéra comique : « Le Père des Amours » et se sont prêtées de bonne grâce â de nombreux rappels. Montréal LA BONNE PAROLE Mlle Denise Bernard, professeur de diction, a aussi été très applaudie.Mme Rose Létourneau-La Salle, la conférencière invitée, nous parle du rôle que jouent les Associations professionnelles, groupées autour tie la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste, en suivant sa devise « Vers la Justice par la Charité ».Ei.cette justice, continue .Mme La Salle, à laquelle nous aspirons tous, l'Association professionnelle des Employées de magasin l'a admirablement bien enchâssée dans l'or de sa propre devise : Travail, Honnêteté, Bienveillance, trois mots faits du plus pur métal, que résument le plus beau programme de bonheur et de quiétude.Mettre au service de l'idéal son travail c'est faire un acte d'amour capable d'ensoleiller toute sa vie ; aimer son travail, y consacrer son énergie et ses connaissances c'est servir la grande cause de la justice qui nous rend solidaires les uns ties autres.Aimer son travail et y mettre le meilleur de soi afin qu'il nous procure le grand contentement du devoir accompli et nous donne la satisfaction d'avoir collaboré, selon nos talents, au bien de la collectivité ; remplir sa tâche sans amertume ni mépris mais la remplir avec honnêteté et bienveillance, c'est servir, dit la conférencière, le but assigné à chacun de nous.Mme La Salle fait ensuite un tableau saisissant des divers problèmes de l'heure, tous plus agissants les uns que les autres, semble-t-il et nous montre aussi le beau travail accompli par ces divers groupements qui se dévouent à faire du bien, à donner de la joie à leurs semblables.Mme La Salle termine son intéressante causerie par cette exhortation : « Il faut s'aimer, s'unir, être utiles, servir ».M.Albert Dupuis remercie Mme La Salle qui, dit-il, vient de nous donner une causerie digne d'être radiodiffusée pour aider l'humanité souffrante.Les prix de présence, dons de MM.Albert Dupuis et A.-|.Dugal, sont gagnés par Mlles Ouellette, Antoinette Rousseau.Germaine Bolduc, Jacqueline Pariseau et Eva Favreau.Un délicieux goûter est ensuite servi, par les soins de Mme Albert Dupuis.L'Association des Employées de magasin sait t^ré à M.et Mme Albert Dupuis de recevoir sous leur toit, chaque année, notre groupe.C'est une marque de condescendance à laquelle l'Association est particulièrement sensible.Cette soirée si agréable, dans une atmosphère de bienveillance et de fraternelle compréhension restera mémorable dans les annales tie l'Association.Elle termine la carrière si remplie tie notre chère et dévouée présidente, Aille Eglantine Phaneuf, puisque le lendemain Dieu l'appelait à lui, nous laissant, nous, désemparées par la soudaineté tie cette mort, mais résolues à continuer l'œuvre qui lui fut chère ; l'oeuvre pour laquelle elle s'est dépensée sans compter jusqu'au dernier moment.Cette dernière réunion qu'elle présida, comme toujours, sans ostentation, mais avec tact, où elle sembla ni heureuse, si à l'aise, s'exprimant sans effort quand, au nom de toutes, elle remercia M.et Mme Dupuis de leur gracieuse invitation, quand elle nous donna la 12e leçon sur l'Art tie Vendre : « Quelle impression laissez-vous au client à son départ ?» laisse dans nos cœurs l'impression qu'elle nous donnait ce soir-là « Le chant du Cygne », qu'elle lègue à toutes en exemple du plus beau dévoue- Le a MM ANI LA BONNE PAROLE Montréal « AU COMITÉ CONSULTATIF D'ÉTUDES SOCIALES 10 mars — Assemblée sous la présidence de Mme Alfred Thibau-deau.Mme Henri Vaulelet, ayant été chargée de préparer un rapport sur le travail féminin clans la Province de Québec, a déjà commencé une enquête .à ce sujet dans les centres anglais.Elle exprime son intention de faire un relevé de ce qui existe actuellement chez les Canadiens-Français pour venir en aide à la femme qui travaille.D'après les statistiques, dit Mme Vautelet, 161 000 femmes, dans notre province, sont employées dans les usines de guerre.Après enquête, on a constaté que les femmes mariées ont pris goût à l'indépendance économique et trouvent qu'elles travaillent moins fort dans les usines que dans leur foyer.50'; seulement d'entre elles, paraît-il, ont l'intention de retourner, après la guerre, à leur ancienne manière de vivre.On discute ce qui pourrait être fait pour leur venir en aide lorsque les usines de guerre seront fermées.Pour arriver à de bons résultats.ii faut connaître la psychologic tie la femme qui travaille et savoir apprécier sa valeur personnelle afin tie lui permettre de la développer.11 est proposé, en dernier lieu, de préparer un questionnaire qui devra être envoyé aux différentes associations de la Fédération, aux Cercles tie Fermières et à toutes les autres associations féminines qui s'occupent d'éducation et de service social.19 avril — L'assemblée du Comité consultatif d'Etudes sociales eut lieu sous la présidence tie Mme Edmond Brossard.Etaient présentes : Outre Mme Brossard, Mme Lfppens, Mlles G.Le Moyne, M.Auclair, II.Lefebvre, Champoux, E.Chagnon, Florine et Eglantine Phaneuf, Bastien et Goulet, Mère (jérin-Lajoie et Sœur Alice Godin.Mme Brossard proposa tie rédiger en collaboration le questionnaire qui sera distribué aux employées ties usines tie guerre, afin tie connaître leurs aptitudes et le genre de travail qu'elles préfèrent.Cette enquête permettra tie les aider plus efficacement lorsque les usines tie munitions seront fermées et qu'elles seront à la recherche d'un autre emploi.La formule suivante a été préparée et approuvée : Etes-vous célibataire ?Mariée ?Veuve ?Votre âge ?En quelle année d'étude avez-vous termine Etes-vous soutien tie famille ?Quelles ont été vos occupations jusqu'à présent ?'Vous proposez-vous de continuer à travailler hors du foyer après la guerre V Aimeriez-vous mieux pouvoir rester à votre loyer ?Si vous aviez le choix d'une occupation et que les moyens vous en étaient fournis, indiquez dans la liste suivante vos préférences ; Travaux tie la campagne : jardinage, mise en conserve, élevage ties poules, élevage ties abeilles, etc.— Service domestique — Travaux d'usine — Hôtellerie (direction tie maisons tie pension) — Artisanat : tissage, tricot, reliure, menuiserie, arts décoratifs, tapis — Soins des malades — autres occupations : couture, confection et modes — Industries alimentaires (pâtisseries, confiserie, etc.) — Carrières tie techniciennes : télégraphiste, chimiste, dessinatrice, coiffeuse, etc.— Travaux d'employées tie bureau, de magasin — Enseignement : général, ménager, spécial (pour réadaptation ties anormaux, infirmes, etc.) _ Service social.Sr Alice GODIN, N.D.B.C. 36" la verge .85 à 1.69 48" la verge I.35 à 1.85 Le salon se transformera gaiement pour l'été si t )7 vous recouvrez les meubles de housses confee-/ données de cette cretonne fleurie., une façon de ' protéger le tissu d'ameublement délicat.Pour ce qui est de recouvrir de neuf un fauteuil, un divan dont la couverture est défraîchie.il n'y a pas mieux que la cretonne de qualité supérieure.Fleurs grandes ou petites, détachées ou mélangées.I)WlllS — cinquième (Demoniiguy) ALBERT DUI'UIS.président A.-.J.DUG AL, v.-p.et dir.-jrér.A KM AND DUI'UIS.sec.-três. 16 LA HOSXE PAROLE Montreal LE CLUB DES 25 La Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste a accepté de faire partie du «Club îles 25», dont Mme loseph-Edouard Perrault est la présidente.Les autres membres sont : Mme L.Marcoux, des Amicales féminines du diocèse de Montréal ; Mme Roger Dufresne, tie la Société d'étude et de conférences; Mlle Thibault, de la Ligue île la Jeunesse féminine; Mlle J.Bélanger, de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste.Le 10 mars dernier le Comité ties Finances de Guerre réunissait les membres du • Club des 25 » pour lui exposer son programme.Mme Gérard Parizeau représentait Mme Perrault.M, Turnbull, vice-président du Comité des Finances de Guerre, souhaita la bienvenue.M.C.-ll.Martel, président tie la section des timbres d'épargne de guerre au Comité ties Finances de Guerre, et son collaborateur.M.Emile Pigeon, expliquèrent le fonctionnement du
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