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Titre :
La lyre
La vie musicale au Québec entre 1922 et 1931. [...]

Le premier numéro de la revue La Lyre, dont le sous-titre changera plusieurs fois (« Revue musicale et théâtrale », « Publication mensuelle », « Revue musicale mensuelle », « Revue mensuelle illustrée »), paraît en octobre 1922. Le mensuel est édité à Montréal par la Compagnie de publication « La Lyre », propriété de J.-E. Turcot, marchand de musique, qui a pignon sur rue au 3, rue Sainte-Catherine Est, et des compositeurs Henri Miro et Léo Lesieur. La Lyre annexe en 1927 la revue Le Carillon, consacrée à la « bonne chanson » et dirigée par Charles Marchand. Parmi les nombreux directeurs qui se succéderont à la tête de la publication, citons Raoul Vennat, Jean-Sébastien Lambert et Alice Duchesnay.

Jusqu'en 1924, la revue se consacre à la publication de pièces musicales ainsi qu'à la promotion de la musique et des arts de la scène québécois et canadiens. Par la suite, son rôle principal sera de diffuser et de mettre en valeur la musique du Québec et, plus rarement, celle de la Nouvelle-Angleterre. L'opérette, la chanson populaire et le jazz ont toutes leur place dans la revue. On y met aussi particulièrement de l'avant le piano et l'orgue, deux instruments fort appréciés au Québec.

Outre l'édition mensuelle de partitions de musique vocale et instrumentale, La Lyre propose à ses lecteurs un panorama de l'actualité musicale (au pays et à l'étranger), des profils d'artistes locaux et d'artistes internationaux de passage au Québec, des critiques de spectacles (théâtre, danse, mais surtout musique), la présentation des activités des orchestres québécois, des notices biographiques d'artistes, des leçons d'harmonie, des renseignements sur les instruments de musique et des conseils pour leur entretien.

En plus d'un calendrier des concerts à venir et d'un aperçu des nouveaux enregistrements disponibles sur le marché, La Lyre offre une couverture de l'activité scénique des artistes lyriques canadiens-français au Québec et à l'étranger. Parmi les compositeurs québécois publiés dans la revue figurent Henri Miro, Léo Lesieur, Conrad Bernier et Alfred Mignault. La revue présente aussi une revue du théâtre amateur de langue française aux quatre coins du Québec, ailleurs dans le Canada francophone et en Nouvelle-Angleterre.

La Lyre fait paraître à l'occasion des textes littéraires (nouvelles, contes, poésie, théâtre) d'auteurs comme Robert Choquette, Jean-Charles Harvey et Émile Coderre. Elle offre également une tribune à ses lecteurs, qui livrent par moments des articles très critiques à l'égard du gouvernement provincial, entre autres dans le sillage des débats entourant la fondation du Conservatoire national de musique.

De nombreux articles de fond paraissent dans La Lyre. Par exemple, dans le premier numéro, on s'interroge sur l'avenir du phonographe, compte tenu de l'arrivée de la radio. Au nombre des collaborateurs de la revue, on compte Jean Riddez, Charles Marchand, Maurice Morrisset, l'abbé Pierre Chassang, Jean-Sébastien Lambert, Alice Duchesnay, Roger Champoux, Léo-Pol Morin et Jean Dufresne.

La Lyre a cessé de paraître à l'été 1931. Malgré sa courte existence, elle a joué un rôle majeur dans la promotion de la culture musicale de l'Amérique du Nord francophone. Elle est une précieuse source d'information sur la vie artistique et sur les mouvements musicaux de son époque.

En 1924, le tirage de La Lyre avait atteint 4750 exemplaires.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1984, vol. VI, p. 52.

Éditeur :
  • Montréal :Cie de publication "La Lyre",1922-1931
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no 3
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Références

La lyre, 1922, Collections de BAnQ.

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Vol.I — No 3 Montreal, décembre ER -70 X.2 Lyre R.EVUE MUSICALE OTi^ ET THÉÂTRALE y JKJ De la technique du piano.Souvenirs de Noël.La musique pour le cinéma.L'art musical et le public.L'instrumentation.La danse à travers les âges.La musique pour tous.Le théâtre.— Les concerts.— Nos artistes.— Nouvelles mondiales.— Les nouveaux disques du mois.— etc.ê>ommairr bc la iflusique Les trois Noëls — Georges Milo La tentation d'un ange — Léo LeSieur Les cloches espagnoles — Miro-LeSieur Valse tendre — .1.Amédée Roy L'arbre de Noël — Jules Jacob ABONNEMENTS Montréal Canada $2.25 pour un an $2.00 1.15 pour six mois 1.00 .20 l'unité .20 'Payable d'avance.: : Revue mensuelle : : Musicale et Théâtrale Rédaction Annonces Administration 3, RUE CRAIG EST MONTREAL, Que.Tél.Est 8037.Rédigée en collaboration.Publiée par la Compagnie de Publication "La Lyre" le année, No 3 Montréal, décembre 1922 Souvenirs de Noël Nozis entrons dans le dernier mois de l'année.Ce mois renferme un jour de réjouissances universelles, un jour que petits et grands attendent avec une impatience fébrile : nous avons nommé le 25 décembre, dont, par anticipation, nous nous permettrons d'évoquer brièvement le souvenir.La terre est revêtue de son blanc manteau.Les carillons de tous les Temples percent le frimas de leurs sons joyeux et les échos d'alentour les répercutent ¦ à l'envi, pendant que par groupes, également joyeux, l'on se rend à la messe de minuit.L'on visite la crèche, et, à la vue de .l'Enfant-Dieu couché dans l'étable, un frisson d'amour vous saisit et parcourt tout votre être.Bientôt l'Office divin commence aux sons harmonieux de l'orgue qui accompagne de vieux cantiques, mais cantiques toujours nouveaux.Bref, la cérémonie se termine et vous regagnez vos foyers où la bûche de Noël pétille dans Vôtre et vous attend.Vous vous asseyez à la table de famille ou le "Réveillon" traditionnel, et toujours des plus succidents, voiis tend les bras; vous y faites honneur et vous vous retirez enfin pour goûter à un court repos.Dans un sommeil agité, les enfants feront cette nuit-là des rêves de rose: ils verront le "bonhomme Noël" venir à la sourdine et déposer dans leurs bas, qu'aucun d'eux n'aura oublié de pendre, dans la cheminée, lès présents si convoités, '¦ Il se peut que le "Père Noël", 'ou "Santa Claus", ' montre un peu de partialité, ' ce jour-là, et favorise les enfants du riche, mais il n'oubliera pas, nour cela, l'enfant du pauvre; dès le matin, il aura passé\partout.Il n'aura oublié ni la mansarde la plus froide, ni la chaumière la plus humble ou le réduit le plus misérable, et partout il aura laissé un témoignage d'amour et de charité- Oh ! avec quel élan les "petites familles" se précipiteront-elles vers la cheminée pour arracher du petit bas de laine le trésor y contenu, sous forme de jouets, d'objets utiles et de douceurs ! Si la ''Noël" est un jour de joie et de bonheur pour les enfants, il ne l'est pas moins pour les personnes d'un âge mûr et les vieillards.En effet, ne leur rappelle-t-elle pas les jours lointains d'une heureuse enfance, et ne se réjouissent-ils pas en voyant les enfants nager dans l'allégresse et donner cours à la joie qui les transporte ?Aujourd'hui Noël est aussi un jour de Musique.En effet, quel est le foyer qui ne possède pas un instrument de musique quelconque, dont on ne saurait manquer de se servir, dans toutes les occasions de réjouissances ?Si tous les gramophones et phonographes possédaient des attachements radio graphiques, on pourrait indubitablement entendre le pot-pourri le plus compliqué qui ait jamais été composé, mais-il y aurait à craindre que cette profusion d'harmonies, essayant de s'embouteiller, à la ronde, donnât naissance à des sons des plus discordants, et engendrât une cacophonie épicée ! En terminant l'année, "La'Lyre" tient à remercier totis ses abonnés dont le nombre s'accroît rapidement, tous ses lecteurs et le Public en général du témoignage d'appréciation accordé à ses premiers numéros.Elle leur promet de redoubler d'efforts pour continuer à plaire et offre cordialement, à chacun, en particidier;¦ ses souhaits de "Noël Joyeuse" ! LA DIRECTION.Les débuts Les jeunes qui entrent dans la carrière artistique, alors que leurs aînés y sont encore, n'ont point à se décourager.S'ils savaient combien, parmi les vedettes — hommes et femmes — ont mis de temps à décrocher la timbale dorée du succès, ils ne perdraient pas courage.Bien souvent, presque toiijouvs', ceux qui triomphent présentement sur le plateau ont exv de durs débuts.Sait-on pas, par exemple, que le comique Dorville, du Casino de Paris — de son véritable nom Henri Do-dane — était commis dans Un magasin de bonneterie et chaussures?C'est dans ce magasin, d'ailleurs, qu'il remporta ses premiers succès, .devant ses camarades et son chef de rayon en imitant Dranem, l'incomparable comique, qu'il allait applaudir chaque soir à l'Eldorado,'comme habitué de la claque.Dorville, dont le cachet s'élève maintenant à plusieurs centaines de francs par représentation, toucha, pour ses débuts au Casino de Grenelle, douze francs par semaine ?Encore était-il tenu d'imiter dans la même soirée et à trois reprises différentes Mayol, le fin diseur, Dranem et Vilbert.A la suite de ses réclamations, il est vrai qu'au bout de plusieurs mois il fut augmenté; son directeur lin-allongeait généreusement un franc de supplément par semaine ! \ Que les jeunes prennent donc patience.'.Puis, qui sait si Dorville ne se rappelle pas avec émotion ce temps héroïque, de la "vache enragée" ?- \ Décembre 1922 LA LYRE Spectacles créés pour le "Broadway" et qui ne seront vus qu'à New-York.L'évolution théâtrale a atteint le stage où des productions seront créées exclusivement pour le "Broadway", et rarement songera-t-on à faire voyager ces grandes .organisations, à succès, mais d'un coût fabuleux: telle est, du moins, l'opinion des gérants; et cette opinion est basée sur les développements de la présente saison.Dans le champ de la production de grands spectacles, on a été enclin, cette année, à dépenser de plus en plus d'argent pour les costumes et les décors, et à employer un personnel énorme, comprenant de nombreux artistes à hauts salaires.Il ne serait pas possible à ces organisations d'exister avec recettes hebdomadaires n'excédant pas $25,000, et, pour obtenir ce résultat, elles doivent exiger des taux d'admission élevés.Le public new-yorkais veut bien acheter à $4.00, plus les taxes, des sièges pour ces grandes représentations musicales; mais si elles se déplacent elles rencontrent de grandes difficultés.Même dans des villes telles que Chicago, on s'objecte aux taux d'admission élevés.Un public assez nombreux occupera les sièges d'orchestre, mais il n'y aura pas d'acheteurs pour les balcons, à taux correspondants, alors que ce genre de spectacle, pour exister, devrait faire salle comble.On répète, actuellement, à.New-York, une comédie musicale qui doit être représentée sous peu; à part les Ziegfield "Follies", cette comédie est, dit-on, en ce qui concerne les décors et le personnel, l'une des plus dispen-dieusement montées dont on ait jamais rêvé.Ce spectacle est produit uniquement pour le "Broadway", mais il pourrait se faire qu'il donnât quelques semaines à Philadelphie et à Boston; quant au reste des grandes villes, même Chicago, elles seront entièrement ignorées.A part New-York, Boston est, cette saison, reconnue comme la ville la plus favorable au théâtre.Eh bien ! le "Music-Box Revue", qui y joue à §4.00 maximum, se rend compte que les taux élevés demandés, particulièrement pour sièges de balcon, éliminent une forte assistance'.Ce spectacle, l'un des meilleurs qui aient été donnés depuis quelque temps sur le "Broadway", ne passera que deux semaines de plus à Boston, ce qui fera un total de cinq semaines.Des représentations musicales où l'admission est moins élevée, telles que "Nellie Kelly" et "Shuffle Along", sans les grandes vedettes de la "Music Box Revue", jouent encore, devant des salles combles, à Boston, après trois mois de succès.La situation est la même à' Chicago, où la Compagnie Ed.Wynn, dans "The Perfect Fool", fait de très bonnes affaires au taux de §2.50, tandis que "Good Morning Dearie" y perd de l'argent.Les gérants réalisent de plus en plus que, sur la route, le public ne paiera pas plus de $2.50 à toute attraction autre que celles du genre de Ziegfield "Follies'".Dans les cités telles que Boston ou Chicago, où les grandes représentations musicales devraient séjourner pendant des mois, elles ne peuvent y rester que quelques semaines à des prix surpassant $2.50.A Montréal, les comédies musicales américaines n'ont pas longue vie.A peine le théâtre "His Majesty" peut-il les retenir une semaine.Du reste, on ne voit que les troupes No 2 et No 3, c'est-à-dire des troupes spécialement formées pour voyager à part celle de New-York qui reste sur place, des succès new-yorkais.Les frais de transport au complet obligeraient à un prix d'admission inabordable; et, de plus, l'exiguïté de la scène ne saurait contenir tous les décors.Ce qu'il faut aller er>ter)dre MONTREAL Dec.3—Théâtre His Majesty .Chorale Brassard 4—Théâtre St-Denis.Jascha Heifetz 6—Hôtel Ritz-Carlton .Concert Contant 10—Théâtre His Majesty .Fanfare Grenadiers 13—Hôtel Ritz-Carlton .Trio de Montréal 14—Lachine (Près Montréal) Brard-Dufault Jan.—Théâtre St-Denis.L'Opéra-Comique de Paris 6—Hôtel Mont-Royal.Suzanne Keener - 7—Théâtre His Majesty .Fanfare Grenadiers ." 14—Théâtre St-Denis.Pablo Casals 15—Théâtre St-Denis .Tita Ruffo 25—Eglise St-Paul.Marcel Dupré 29—Théâtre St-Denis.Géraldine Farrar Fév.4—Théâtre His Majesty .Fanfare Grenadiers 8—Théâtre St-Denis.Alfred Cortot 19—Salle Windsor.Quatuor Flonzaley 23—Théâtre St-Denis.Jacques Tlribaud Mars 7—Théâtre St-Denis.Tetrazzini 15—Hôtel Windsor.Jean Gérardy 17—Théâtre St-Denis.Clialiapine Mai —Théâtre St-Denis.Gigli DATES JNOjV FIXEES Société Philharmonique de New-York — Les Choeurs Ukraniens — La Chorale Mendellsohn — Quatuor Chamberland — Quatuor Dubois — Marie Novello — Emma Calvé, Mezzo-soprano — Eugène Isaye, violoniste — Fritz Kreisler, violoniste — Ignace Paderewski, pianiste — Lucien Muratore, ténor — Robert Couzinou, baryton — L'Association des chanteurs.-.-1 Le Magasin par Excellence DES Belles Etreones Livres, Editions de Luxe, Beaux Arts.Ouvrages illustrés pour la Jeunesse.Livres et Articles religieux.Articles de Fantaisie, Parfums.Jeux de Société, Jouets, Peintures.Garnitures de Bureau, Encriers, etc.(en cuivre doré) Plumes-Fontaines, crayons or, Argent, Boîtes de Papier à Lettre, de Cartes.Carnets et autres Articles en cuir.Articles pour décorer, Drapeaux.Cartes de Fêtes, Calendriers français.GRANGER FRÈRES LibRisiRes, PcxpetieRS, lmpORtateuRs 43 NotRe-Dôane,(Xtest "Konkévxl LA LYRE Décembre 1922 Les Concerts Sprite Itaclinianinolï Le distingue pianiste russe qui u donné un récital choisi a.Montréal, lundi dernier, au théâtre Saint-Denis.Rachmaninoff est toujours le pianiste consciencieux qu'on aime à revoir.Son dernier récital est peut-être le plus intéressant qu'il nous ait été donné d'entendre.Il se composait d'oeuvres connues, telles que la "Sonate Appasionata" de Beethoven, et des oeuvres do Chopin, un nocturne, une valse et la sonate op.35 dans laquelle est la célèbre "Marche Funèbre".On entendit aussi une "Improvisation" -de Medtner,' "La Jongleuse" de Moszkowskl."Le Beau Danube Bleu" de Strauss et deux morc?aux de Rachuianinof lui-même."Mélodie" et "Sérénade", Bans compter les rappels.Concert très réussi et laissant le plus agréable souvenir "L'Opéra Comique" et le "Theatre de la Gaieté lyrique" de Paris nous enverront vers le commencement du mois prochain quelques-uns de leurs meilleurs sujets qui feront une tourné?d'opérettes de vingt semaines aux Etat- l"nls i't en Canada Les décors, les costumes, les principaux accessoires viendront aussi directement de la Ville-Lumière, de même que le chef d'orchestre et quelques bons musiciens pour faire partie de l'orchestre.Les choeurs seront formés à Montr'-al ml l'on ne manque guère de talents pour l'opéra.La tournée, qui est sous la direction de M.1.-Albert Gauvln.a qui nous sommes redevables des représentations de MM.Maurice de Féraudy.Albert Lambert et Mlle ('•iile Sorel.de lu Comédie-Française de Paris et du Grand Opéra llusse, dé'iutera il Québec.La troupe se rendra il Montréal où elle séjournera trois semaines: Ottawa et Toronto.Ncw-Vork Boston et Chicago sont les seules villes connues jusqu'à date où se feront entendre les artistes lyriques parisiens en territoire uméricaln.Mais l'itinéraire en sera considérablement augmenté.Le répertoire est des plus intéressants.On donnera en fait d'opéra "Manon"."Werther" de Massenet."Mignon" de Thomas."Le Barbier de Seville" de Ros-nini.Les opérettes suivantes sont annonçais : 'Le petit iluc"."Les Cloches de Cor-neville", "Lu fille du tunibour-major"."La Mascotte" et "La fille de Mme Angot".HAGDELEINE BRASS et PAUI DUFAULT le H décembre, à.Lachine Il y aura foule le 14 décembre prochain à la salle du T.S.Sacrement t Dominion Park).Lachine.pour applaudir de nouveau l'intéressante pianiste française Magdeleine Brard, la brillante élève du maître Alfred Cortot.On se souvient du beau concert que M.l'abbé Provost, curé de la purolsse du T.S.Sacrement de Lachine, organisait il y a trois ans.le 29 décembre, pour nous faire entendre ces deux artistes.Ce sera le même régal et nous aurons l'occasion de constater tous les progrès accomplis par Mlle Brard, car ce n'est plus une fillette que nous reverrons.Tous les journaux américains proclament avec quel accent sincère et véritablement profond cette toute ieune artiste peut maintenant aborder les oeuvres de grande envergure.La programme de la soirée du 14 sera un de ceux Hagdelelne Brard qu'on ne pourra oublier.(Billets en vente chez A.-J.Boucher, 2S est, rue Notre-Dame.Pour se rendre il Dominion Park, Lachine.on prend les tramways "Lachine" à la Place d'Armes, cûté ouest.Celui de 7.4(1 p.m.arrivera en temps pour le concert.I Magdeleine Brard se rendra ensuite aux Trois-Hivlères, où elle est annoncée pour I.' l!l Le Trio Larrieu.qui compte des adnm.i leurs par milliers, est revenu d'une triomphale tournée dans l'Ouest canadien et s'ent fait applaudir à Montréal dans un concert d'adieu qu'il donnait le lti novembre à la salle Montcalm, sous les auspices des étudiants eu phurmacie de l'Université de Montréal.Il est le lendemain reparti pour les provinces maritimes où l'attendaient de nombreux engagements: le 21 à Saint-Joseph, le 23 à Moncton.le 26 a Van Buren.le 3 décembre à Edmundston.OTTA \\ \ Notre ville est favorisée sous le rapport des concerts, cette saison.Nous avons en la visite du brillant violoniste Mischa El-man.qui a donné son concert à 11 p.m.le même soir que M, de Féraudy donnait "L'Avare" de Molière.De sorte que.tout en pouvant aller applaudir les artistes de la Comédie-Française, ceci ne nous empêcha pas d'assister au concert Elman quelques minutes plus tard.C'est un fait sans précédent ici.Nous avons aussi entendu Galli-Curci.le rossignol italien, et trois soirs inoubliables d'opéra donnés par une excellente troupe de Russie.Ces artistes ont laissé une impression formidable à Ottawa, bien qu'ils n'aient pas été des plus encouragés.L'on nous promet pour février prochain une troupe d'artistes lyriques français qui nous donnerait toute une semaine d'opérette française.Quelle aubaine ! A la fin de ce mois, le 21, le Quatuor Flonzaley se fera entendre pour la deuxième fois en notre ville et.enfin, le 10 avril, le jeune violoniste Heifelz.dans un récital qu'attendent avec la plus vive impatience tous les musiciens.Galli-Curci s'est fait entendre à Ottawa le 15, à Québec le 17.à Sherbrooke le 20.Son "manager" canadien a démenti la nouvelle sensationnelle que son cachet de $2.000 avait été saisi à Ottawa pour ne pas s'être conform • aux règlements fédéraux au sujet de lu taxe sur le revenu.L'avocat de la diva s'expliqua avec les autorités et comme Galli-Curci a déjà payé sa taxe au gouvernement américain, celui-ci rendra nu gouvernement canadien la part qui lui revient.Jucha iieii.t/ qui donne un récital de violon au théutre Suint-Denis lundi prochain. Décembre 1922 LÀ LYRE Le bruit court à Londres qu'il va surgir prochainement un nouveau Caruso.C'est Mme Tetrazzini qui l'aurait découvert.Il se nomme Attilia Baggiari.Le grand baryton italien Battistini vient de perdre sa femme.Battistini a résilié tous ses contrats afin de se rendre en Italie où les funérailles ont eu lieu.L'Orchestre Philharmonique de Berlin fera une tournée en Italie et en Suisse au printemps sous la direction du docteur Volkmar Andreae.L'Opéra-Comique cle Paris a donné trois oeuvres nouvelles le 6 du mois dernier : "Quand la cloche sonnera" d'Alfred Bache-let, "Les uns et les autres" de Max d'Ollone et "Gianni Schicchi" de Puccini.Le London String Quartet a donné un concert d'adieu à Londres et s'est embarqué peu après pour' une tournée mondiale.M.Merle-Forest, qui fut régisseur à la Monnaie (Bruxelles) et récemment au Grand Opéra de Paris, est arrivé à Chicago pour reprendre ces mêmes fonctions de régisseur qu'il y a remplies déjà pendant deux années à la "Chicago Opera Association".Des auditions de grand orgue seront données par les éminents organistes Ch.M.Widor à Saint-Sulpice (Paris), et Joseph.Bonnet, à Saint-Bustache (Paris), après quoi ce dernier s'embarquera pour donner une série de 40 récitals d'orgue aux Etats-Unis et en Canada.A Lyon, la saison de grand opéra, sous la direction de M.Moncharmont, s'annonce comme particulièrement brillante.Comme créations on donnera "Antar" de Dupont, "L'Heure Espagnole" de Ravel "Le Lion amoureux" de Gauthier, "Marouf" de Ra-baud.On donnera encore probablement "Le Cloître" de Lévy et "Stamboul" de Tre-misot.Les chefs d'orchestre sont MM.Strong, Cherubini, Cazin.Au théâtre des Célestins, durant les mois de décembre et janvier, quelques opérettes modernes sont à l'offiche parmi lesquelles "La divorcée", "La chaste Suzanne", "La Veuve Joyeuse", "Phi-Phi", "Dêdê" et ."Le Marriage Market".L'engagement de la basse russe Chalia-pine au Metropolitan Opera House est de cinq mois.Il touchera le cachet de Caruso, soit $2,500 par représentation.Epingle-Lyre (Emblêmo cle la Musique) que tout lecteur de "La Lyre" devrait se procurer.En simili-or, garanti ne pas ternir.Prix: 75 cts En vente chez: CHS.LAV ALLEE 390 St-Dcnls, Montrent (La vignette est la reproduction exacte de l'épingle.) L'opéra de Paris à l'intention cle reprendre "Grisélidis", le délicieux conte d'Armand Sylvestre sur lequel Massenet a écrit une musique des plus jolies.Le premier rôle sera confié à une artiste, brillant premier prix d'un récent concours du Conservatoire, et qui serait une véritable révélation.La ville de Liège célébrera très prochainement le centenaire de l'illustre compositeur César Franck.A Londres les merveilleux Ballets Suédois, sous la direction de M.Borlin, attirent au Court Theatre une foule admiratrice de féeries.On donne la "Boîte à Joujoux" de Debussy et "El Greco" de Borlin.La presse anglaise reconnaît à M.Borlin un sens prestigieux dans l'art de choisir les attitudes et de composer les groupements.Au théâtre Apollo, de Bordeaux (France), une troupe d'artistes lyriques est allée donner une série de représentations de "Phi-Phi" qui furent très suivies.La première fut conduite à l'orchestre par M.Christine.Urban interprêtait le rôle de Phi-Phi, dont il ,est l'inoubliable créateur.La grande artiste Lucienne Bréval reparaîtra dans le rôle de Pénélope de "Pénélope" du maître Fauve qu'elle a d'ailleurs créé.Le théâtre des Champs-Elysées de Paris, sous l'habile direction de M.Jacques Hé-bertot, fait connaître son programme pour la saison 1922-1923.Les concerts Pasde-loup, que dirigeront tour à tour MM.Rhené-Baton et André Caplet, continueront comme l'an passé à donner leurs auditions hebdomadaires.C'est dans ce superbe théâtre que se feront entendre les excellents artistes que sont MM.Jean Wiener qui donnera ses cinq concerts, Vladimir Golsch-mann avec quatre concerts, que se produira le choeur russe de M.B.Kilbatchich, qu'auront lieu les sept concerts consacrés à la musique internationale contemporaine, les dix concerts, organisés sur l'initiative cle M.Alexandrovitch, consacrés â la musique russe, les .récitals de M.Marius-François Gaillard, etc.La musique dramatique ne sera pas oubliée et la Société de Musique française fera représenter "La forêt bleue" de Louis Au-bert."La Petite Papacodo" de Marcel Bertrand, "Eros Vainqueur" de Brëville, "L'Ile désenchantée^ d'Henri Février."Naïla" de Philippe Gaubert, "Santan Vaincu" d'Alfred Ecole de Musique Montréal Institution musicale la plus moderne.Enseignement complet de la musique.Olasso d'opéras.Diplômes et Bourses.Pour syllabus et renseignements: 5, rue St-Marc, Tel.: Uptown 5079 Kullmann, "Bérengère" de Marcel Labey, etc., etc.La danse sera également brillamment représentée par les "Ballets suédois".Peu de théâtre lyriques au monde pourraient se flatter d'offrir à leur public une gerbe de nouveautés plus fournie et plus éclatante.Après les "Ballets russes" et les "Ballets suédois" voici que naissent des "Ballets italiens".C'est au Théâtre de l'Ouest, à Berlin, que cette compagnie fera ses débuts.Puccini, l'auteur de "Mme Butterfly", a autorisé une maison américaine à transcrire pour le jazz-band sa partition de "La Tosca" et en retour a reçu la somme de $120,000.Au Métropolitain cle New-York, durant la première semaine d'ouverture pour la saison 1922-1923 on a particulièrement remarqué "Der Rosenkavalier" avec le soprano autrichien Jeritza dans le rôle titre, tandis que la basse russe Chaliapine créait une profonde impression dans "Boris Go-dounoff".A Chicago, "Carmen" de Bizet, qui était donnée le second soir de la semaine d'ouverture, remporta un immense succès avec Mary Garden et Riccardo Martin dans les principaux rôles.Darius Milhaud.l'un des meilleurs compositeurs français de la jeune école, fera une tournée américaine en janvier prochain.Jean Gérardy.le grand violoncelliste belge, aura 44 ans ce mois-ci.Gérardy est actuellement en Amérique pour une tournée.Il fera connaître une oeuvre du compositeur anglais Elgar.Marion Talley, une fillette de 15 ans qui habite Kansas, s'est fait entendre récemment devant le bureau de direction du Metropolitan qui lui assura tout de suite le plus brillant avenir.Au concert qu'elle donna en sa ville natale la somme de §10,000 fut réalisés, ce qui lui permettra de poursuivre ses études musicales.LE COURRIER DE LA PRESSE "LIT TOUT" " Renseigne sur tout " ce qui est publié dans JOURNAUX, REVUES et PUBLICATIONS DE TOUTE NATURE Paraissant en France et à l'étranger et en fournit les Extraits sur tous Sujets et Personnalités Circulaires explicatives et Tarifs envoyés franco Ch.DEMOGEOT, Directeur 21, Boulevard Montmartre, PARIS (2e) la i,y re Décembre 1922 Les Nouveaux Disques du Mois Celte neellun île "lui l.jrr" *ern bleu vue NiiimiiPH m.*uré* i|llr pelle puKP rrmlru UM plu- * ¦|m-li|ur»-llti» ilf.meilleurs iiisiiiip.i||ip ip» eumpiiun pur loin* ceux -llli» ilr~ meilleurs iiisiiiip- ipip ip» i iimpiiiliiip» nipllriil -cir ip murine i.>••¦ I 9s012—gavotte en re (popper), pablo casals, violoncelliste.49950—paraphrase sur un menuet de paderewski i kreisler).toscha seidel.violoniste.a-3700—"dlxle-fantasia".fanfare columbia, et "old number one" i prince', fanfare prince.a-3702—"first love" ihnunuinn) et "amoureuse" (berger), valses pour accordéon par les frères marconi.(chant) e-7541—"quand on s'est connu" ichar-trlert.et "faut jamais dire ça aix femmes" (christinm.j.f.de b~lleva'.e-7548—"tu ne sauras jamais" (rico), et "chanson de l'adieu" i tostl).franc jis manetta.e-7551—ladébauche: "culotte a baptiste" et "chasse-galerie'" (bourgeois), e zîar hamel.98028—"ernani involami" (extrait d'"er-nani"'.rosa ponselle disqiks stakr.«;k.n>etï (disques île ilunscl 16024—"my buddy" (valse) — "two little ruby rings" i foxtrot).pablo casals l'incomparable violoncelliste espagnol qui a enregistré un disque pour le "columbia".i voir page suivante la lisle complète des disques casais.) 16025—"zenda" (fox-trot) — just as long as you have me" (fox-trot).16026—"i've found a four leaf clover".(fox-trot) — "1*11 build a stairway to paradise" (fox-trot).9309—"carolina in the morning" (fox-trot) — "i'm just a little blue for you (foxtrot).9312—"swanee smiles" (fox-trot) — "all muddled up" i fox-trot).9313—"you gave me your heart" (foxtrot) — "panama" (fox-trot).(musique instrumentale) 9310—"the rosary" et "humoresque" (solo de violon).j.gurdl.91s3—"spring song" et "moment musical" (solo de violon), j.gurdi.4641—"chu chin chow" (selection).1ère partie et 2ème partie.l'orchestre de la cour royale.4287—"le cygne" et "song of the soul" (solo de violoncelle).arthur lladley.6s9—"laughing records" — "the gypsy baron" (solo de cornet).( nouveaux disques français) 12055—"eugénie veut se marier" (scène comique) — "madame papln" (monologue comique).12057—"mon petit radio" (sur l'air de "ma!") — "j'en ai marre" (grand succès parisien).1205s—"l'angelus de la mer" (goublier) — "je ne vous aime plus" (valse chantée).12061—"a jamais dans mon coeur" — "36-ri'nade des millions d'arlequin".hector p.llerln.(disques de noël) 12059—"noil" (gounod).roméo faguy — "vierge sainte' (mis3u).roméo faguy.12c60—"noll che: les pauvres" — "monsieur noël".hector pellerin.12062—"la messe de minuit"—"papa noël".isccncs descriptives).12031—"minuit chietten" — "les anges dans nos campagnes".gaston nolin.12009—"les trois gosses" — "j'ai pleuré en réve".paul dufault.9173—"adeste fidèles" — "o sanctlsslma".(cloches et carillons).Succursale 1255 St-Laurent l'instrument de musique qui s'adapte le plus à égayer le foyer est certainement le (iUAl'X »'< )I-A C < )1A Ml 51A Le prix est à la portée de toutes les bourses et les conditions de paiement faciles.Les plus grands distributeurs des Grafonolas cl Disques Columbia COSMOPOLITAN GRAPHOPHONE & PIANO CO.LTD.7 I ! à 748 St-Laurent Tel.: Plateau 4653 décembre 1922 4208- "veille nv Noil dm un magasin «le jouets" (descriptif) — "lia danse des jouets" (scène imitative).9311—"sainte nuit" (trio) — "l'arbre de noèl" (trio).1(1023—"rocking horse parade" — "grandma's music box" (orchestre).DI8Q1 i s -i \ \ ni\ m min v mi BE" DDaue) 189s4— "toot.toot.tootsle" et "do i" (foxtrots l.orchestre benson.18960—"blowing bubbles all day long" et "just as long as you have me" (foxtrots).orchestre paul whiteman.18962—"carolina in the morning".orchestre paul whiteman.et "cow bells".orchestre zez confrey (fox-trots).18963—"homesick'.orchestre paul white-man, et "au over nothing at all", orchestre white way (fox-trots' 18s64—"tomorrow" ct "you gave me your heart" (fox-trots).orchestre white way.18965— "i wish i could shimmy like my sister kate" et "gee! but i hate to go home alone" i fox-trots).the virginians.18966—"lovely lucerne" i valse).orchestre white way.et "romany love" ( foxtrot).orchestre paul whiteman.216369—"lest you forget" et "in the land of sweet sixteen" (fox-trotsI.trio har ry thomas.216370-"holland moon" et "sleepy town' I valses I, trio harry thomas.i musique instrumentale) 55158—"fantaisie hongroise" (liszt).1ère et 2ètne partie, par torchestre royal de la salle albert.albert de greef.conducteur.55159 — "fantaisie hongroise" (liszt).3ème et 4ème partie, par l'orchestre royal de la salle albert.albert de greef conducteur.18951—"ouverture de la "flûte enchantée"' 1ère et 2ème partie.orchestre symphonique victor.18952—"les cloches de la liberté" et "saga more" (marches'.fanfare goldman.66099—"fond recollections" (popper).mi-cha km.!! violoniste.74785— nocturne'" (grlegi olga samaroff.pianiste.68101—"salut d'amour" (elyar).efrem xhiili.ilut.violoniste.dg081—ouverture du "secret de suzanne' ( wolf-ferrarll.orchestre de la scala.arturo toscanini.conducteur.(i liant) 2153131—"la paliupolnisc" et "le diable en bouteille", théodore botrel 263132—"lea coqs d"or" et "le défilé de la victoire", théodore botrel.'• "quand descendra la nuit" et "m'a mour, sèche tes larmes".m gesky.de l'olympia.paris 87849—'in the town of kazan' (extrait de "boris goudounow" de moussorgsky >.féodur chaliapine la lyre 74784—"prière et barcarolle" lexlrail de "l'etoile du nord", de meyerbeer).amellta galli-curci.66102—"sérénade" ( silveatrl-toseili ).benl amino gigli.88662—"sevlllana" (extrait de "don césar de bazan" de massenet).mme nellie melba.Instrumentation l m i m B DI8Q1 i S PABLO ( M B (Artiste exclusif du Toi uni Ma" i 49s04—mélodie en fa (rubinstein), pablo casals, violoncelliste.49796—"le cygne" isalnt-saèns).pablo casals, violoncelliste.49814—air pour la corde de sol (bach).pablo casals, violoncelliste.48710—allegro de la sonate en la majeur !boccherinii.pablo casals, violoncelliste.49801—"evening song" (schumann).pablo casals, violoncelliste.49802— largo (handel).pablo casals.49812—liebestraum lliszt).pablo casals 49820—nocturne en ml dièze (chopin), pablo casals.théodore bolrel le barde breton, qui a enregistré deux disques ce mois-ci pour "la voix de son maître"."enfin!" s'écrie un musicien."je tiens quelque chose qui va rendre mon nom fameux dans l'univers".qu'est-ce que c'est encore?" demande sa femme à qui la même phrase a été dite plus d'une fois son mari de répondre: "tu connais la wedding march" de mendelssohn et toute la réputation que ce compositeur s'est faite avec cela?*' "'après ?je ne vois pas du tout où tu veux en venir!" "je veux en venir à ceci", répond le mari, "que j'ai trouvé un titre a ma nouvelle marche; elle s'appellera "the divorce march ".(suite) instruments a embouchure (instruments de cuivre) L'embouchure est un bassin hémisphérique placé à l'extrémité supérieure du tuyau.les lèvres de l'exécutant, pressées contre l'embouchure, vibrent sous l'action du souffle: de la conformation intérieure du bassin dépend en grande partie le timbre de l'instrument.les proportions du tuyau influent principalement sur l'étendue de l'instrument.on sait que les sons de l'échelle harmonique forment la principale ressource des instruments à embouchure.voici, au point de vue de la conformation intérieure de l'embouchure et des proportions du tuyau, une caractéristique des quatre familles d'instruments à embouchure utilisés par les musiciens de notre époque.Cor: bassin conique: tuyau conique, étroit et long: timbre moelleux.Trompette: bassin curviligne; tuyau étroit et long, cylindrique pour les deux premiers tiers de la longueur: timbre strident.rlmron: (bugle ou saxhornI.bassin conique (mais à un degré moindre que le cor), tuyau conique, large et court; timbre sombre.Cornet: bassin se rapprochant de la forme curviligne, tuyau généralement conique, court comme celui du clairon; timbre éclatant, mais sans puissance.les instruments à embouchure se divisent en deux sections.la première comprend les instruments dits naturel»: le cor «impie, la trompette simple, le corner de poste, le clairon «l'ordonnance; ils ont un tuyau dont la longueur ne peut se modifier, au moins instatanément; en conséquence.leurs successions mélodiques ne se composent que de; harmoniques issus d'une seule fondamentale.la seconde section renferme les fn*frnmrnjk chromatique* il embouchure: ils sont pourvus d'un mécanisme qui.sans interrompre le jeu de l'exécutant, permet de donner au tube toutes les longueurs pour lui faire produire, dans l'étendue entière de l'in*trument.une échelle chromatique complète, résultat du mélange des diverses ,'chelles harmoniques.le cor et la trompette sont les deux seuls instruments naturels à embouchure qui ont été jugés dignes de prendre place dans l'orchestre.selon les différents procédés mécaniques que l'on a successivement imaginés pour varier à la volonté de l'exécutant la section de3 instruments chromatiques à embouchure se décompose en trois sections: l" instruments à coulisse; 2» à trous fermés par des clefs; 3" à pistons.henri miro.(«1 suivre) (li voir le riumôr ,1e novembre.REC0RD8 DE PHONOGRAPHE star r-< i ennett lis plus grands succès du jour H.lllli—< VKOIINX IN tiik MOKNINI.r.,x Tr.,1 .1 i'M Jl st a i.itti.t m i r.l'un vol (pou tror) mis— vot i.\\ i.mb toi h il k mit t fox-trot) r \n \\i \ (tu trot! i>is()i kh i'i.mii:i.[mm—mou, (omnodl bol.i'«u.1 mkui.k nmntk im -•>.knllli,«.krttill* l'.'WT.'—i.a mkhsk iik uim'it (x-enr d*«crtpttv«) r! r.\r\ noki.(Mcenn «lem:ri|»llvr 1 l'Illll —MINI I I i llli! I ii n.-i.i, .Villln.•! Ils VNl.KS n\Ns nos 1 un\i.nis.; .,.,koiin s 1 1RS- PHONOGRAPH Co.of Qooboc killli boiileiiird sahil-i.uiirenl montreal • I.choix complet de victrolas et disques -victor" "i.11 voix de son maître" !.«• Mittrnsiii île Musique l'Itis ni lialiiiiilc le plus (cntriil.E.TURCOT :; s| 1 .1 m m i;im 1 n| MONTH f.AI.Quo. 8 ~ LA LYRE l»«'e.'inlire V.)>i Sous celle rubrique, noun donnons loua le» mol», ft lllr>- de renKeiirlienit.nl une lisle îles nouveautés musicales populaires.Lo genre esl Indiqué, tel que: Fox Trol, Valse.One-Step.etc.Cette musique étant très recherchée pour I» danse et l'orchestre, nous espérons combler une .une en consacrant un espace de noire revue, IL ce domaine.LES PLUS (iltANDS SLICES III JOUR Who'll Take My Place (fox trot)."Georgette" (fox-trot).Lest You Forget" (fox trot, succès à Montréal)."Gee But I Hate to go Home Alone" (fox trot)."Thru I he Night" (valsel."Why Should I Cry over You (valse)."Sneak" (fox trot I."Three O'clock In Ihe Morning" (valse)."Hot Lips" (fox trot), "Mr.Gallagher & Mr.Shean" (fox trot), "Say it While Dancing" (fox trot).CHILDHOOD DAYS et SILVER SWAN EE sont deux fox trots nouveaux, publiés par la Cie Remlck le dernier ayant déjà fait des progrès dans la vole des succès.YOU GAVE ME VOIR HEART SO I GIVE YOU MINE, et I GAVE YOU UP, deux Jolis fox trois de la Maison qui publie "The Sheik" el plusieurs autres succès.IN AN OLD ROSE AND LAVENDER SHAWL.Joli fox trot dans le genre de "Old Fashioned Garden".DREAMY SUNSET ISLE et AFTER EVERY PARTY sont aussi deux Jolies valses chantées, excellentes pour la danse.WHEN THE LEAVES COME TUMBLING DOWN, fox trot, un succès que l'on commence à entendre partout.MY BUDDY et DOWN OLD VIRGINIA WAY sont deux nouvelles valses chantées publiées par la Cie Remick.On dit que ces nouveautés font fureur à New-York.OH BABY et LOVIN' MAMMA, deux fox trots mélodieux.PANAMA TWILIGHT".' Valse américaine dans le genre et par les auteurs de la valse à succès "Rio Nights"."CHICAGO".Fox Trot chanté.A peine lancé ce fox Irol est déjà un des plus grands succès du jour "HOMESICK" est le succès fox trot de la Cle Irving Berlin, éditeurs des succès populaires tels que "Tucky Home"."My Mammy"."Some Sunny Day" et plusieurs autre*.Les amateurs sont donc prévenus qua "Homesick" promet d'être un des succès de l'année.LE FOLIO UNIVERSEL No 3.publié par la Cle Irving Berlin de New-York, a fait son apparition ces jours derniers Ce volume comme ses précédents contient plusieurs des derniers "hit".Fox-trots.ValseB.Marches, etc.arrangés pour solo de piano.C'est une excellente collection pour les amateurs de danse qui aiment la musique américaine et se soucient peu des paroles anglaises."CRINOLINE DAYS" et "LADY OF THE EVENING", deux fox trots, sont les numéros à signaler dans "MUSIC BOX REVUE", comédie m usicale dont la deuxième version vient d'être présentée à New-York.EDITIONS EVETTE & SCHAEKH.lt ESKUAL HERRIA."PATRIE BASQUE" pour piano et orchestre, avec accompagnement d'un second piano réduit de l'orchestre .16 frs.La première audition de cette oeuvre a élé donné» à Paris, aux concerts Colonne, le dimanche 22 janvier 1922.sous la direction de M.Gabriel Plerné, le piano tenu par l'auteur.NOS MORCEAUX MUSIQUE DE i J.-A niellée Ito).l'auteur de "Valse Tendre" que nous donnons dans ce numéro LE SOUVENIR.Mélodie pour baryton.Prix.* frs.TROIS POEMES DE GUERRE Musique moderne (difficile): j—"Tenir".Baryton.2—"Jour des Morts", poésie d'Edmond Rostand.3—"Le Vent".Ténor.Prix marqué, chaque.4 frs GROS ET DETAIL J.E.Turcot MUSIQUE El INSTRUMENTS 8, STE-CATHERXNE EST, COIX ST-LAURENT, MONTREAL.Catalogues envoyés sur demande LES TROIS NOEI.S.par Ccorge M Ho.Le regretté compositeur Georges Milo a laissé à la postérité, entre autres morceaux."Les Trois Noëls".Rien n'était plus approprié que la publication de cette composition.Par sa simplicité et sa belle inspiration, elle fera les délices des amateurs dé chants de Noël.La direction de "La Lyre" a comblé une lacune en ajoutant aux chants si populaires de Noël la composition de M.Georges Mllo.Nous donnons ci-dessous le troisième couplet de lu chanson "Les Trois Noëls".Il sera facile d'adapter ces paroles à la chanson que l'on trouvera à la page 19.Pourquoi cette étrange lumière En tes regards, faibles, tremblants?Que revols-tu sur cette terre O beau vieillard aux cheveux blancs?Réves-tu d'un soir, d'une aurore, Rèves-tu de tes Jours passés Où ton coeur fut d'amour blessé.El voudrais-tu souffrir encore ?.I- songi- -i l.i -;imii- Patrie.Heureux.J'attends mon dernier Jour, J'espère et crois, j'aime et Je prie.C'est Noël, c'est l'amour.LA TENTATION DIN \NI.E.par Leo Le Sieur el \.Leclaire.La nouvelle romance de MM.L.Le Sieur et Armand Leclaire plaira certainement aux lecteurs de "La Lyre".C'est un nouveau genre de chanson.Les couplets doivent se chanter presque comme des récitatifs, en ayant bien soin de conserver la mesure autant que possible.Le refrain est en mouvement de valse; le chanteur peut obtenir de bons effets en observant toutes les nuances que l'auteur a indiquées dans sa composition.lis CLOCHES ESPAGNOLES.Fox-trol par VI iiiliiiiial-Mirii-l.i- Sieur.Un fox-trot espagnol, voilà qui est rare.Les compositeurs espagnols écrivent de la musique, caractéristique, de.leur.pays, comme par exemple le Tango.Malaguena, Bolero, etc."Les Cloches espagnoles" sera une nouveauté que le public en général saura apprécier el nous ne doutons pas que "Les Cloches espagnoles" sonneront dans touti s les demeures des admirateurs de la "La Lyre".\ VI si | | M.|{| .pu .L-Ameiléc Les compositions de M.J.-A.Roy sont très appréciées du public amateur de belle musique."Caresses", du même auteur, a obtenu un succès remarquable, et 11 n'y a aucun doute que "Valse tendre" suivra de près la vogue de son aînée.Nous recommandons a nos lecteurs d'essayer cette valse au piano el nous sommes certains que tout le monde l'aimera.l.'MHtltE DE NOEL, par .Iules Jamb.Rien de plus simple et naïf que cette belle mélodie; elle s'adapte bien aux enfants qTil ont haie, le Jour de Noël, d'aller voir ce que contient l'arbre.Les paroles de cette mélodie sont admirables et d'une réalité sans pareille.On peut se procurer l'accompagnement de piano dans tous les magasins de musique. 16 17 Le lendemain, surprise extrême, L'enfant voit sur un oranger, Ce qu'il espère,et ce qu'il aime, Fruits à cueillir, sucre à manger.Comme sa mère était heureuse En le voyant sur les rameaux Promener sa main curieuse Pour prendre les fruits les plus beaux .Les'anges bleus aux ailes blanches En fuyant à travers le ciel / Le regardaient sourire aux branches De l'arbre fleuri, De l'arbre fleuri de Noël! 3.Émerveillé de tant de choses Depuis,le soir en se couchant Ce chérubin aux lèvres roses, Dit à sa mère en souriant Je veux être encore plus sage Pour que les anges l'an prochain Couvrent de bonbons de feuillages, Les arbres de notre jardin.Des anges bleus aux ailes blanches Il attend le retour du ciel Et voit déjà pousser les branches De l'arbre fleuri,De l'arbre fleuri de Noël! Droits réservés par L.Jacquot, Paris, France La même avec accompagnement de piano 25 c net partout?Reproduit awec autorisation i>«-< «-in>>r«- 19-22 la i.vki: 21 Nos Artistes Toil- Ir-mm- i.A 11 " ~ 1111 1111.Mu.lull- Ir- Inu-iclril- \rulllrnf Illen —e -uu%-enlr «le "_ .— a fain- «onnullre uu pulillr; nnii.«er.n.toujour- prêt"» à le» ulder.Ir plu* «ju'il non- -rr» i.rl miu- -rrun- luujuur» lirurrui «le Ir faire.Ulr» «ont rorillalrmrnl Inrltr* a non- faire part «Ir leur» • ncucement» «le ronrrrt-: •urrr Ir- profr—rur- «Ir niu-ii|iir qu'il» troutrront en notre ret ne la plu» large Lyre" lor»«|U'll« auront «iurl«|ue l.i- rcurctte Uexls < niitunl Tous les admirateurs de l'excellent musicien que (ut M.Alexis Contant s'empresseront de se rendre a l'audition de ses principales oeuvres qui seront données au Ritz Carlton, mercredi le 6 décembre.Ce concert, qui est sous la présidence de l'hon.L.-A.David, sera précédé d'une causerie par M.Gonzalve Desaulniers.Le distingua président de l'Alliance française est le plus spirituel de nos conférenciers canadiens et le concert qui suivra cette causerie promet d'être particulièrement intéressant.(Les billets sont en vente chez Archanibault, 312 est.rue Sainte-Catherine.) Alexis Contant a laissé un nombre considérable d'oeuvres musicales.Parmi celles qui sont éditées, mentionnons: pour chant: "Aimer"."Quand Même"."La Querelle"."Tout le long", "Clos ta paupière'."Salut au Canada", "Musique": pour piano: "La Lyre enchantée"."Yvonne" (valse), "Alice" (valse)."Marche Héroïque"; enfin, en fait de musique religieuse: "Je vous salue.Marie" (pour deux volxl."Ave Maria" itrlo)."Sur un crucifix"."Tantum Ergo"."O Saluturls".des cantiques de Noël harmonises, une Messe des Morls harmonisée La fanfare des "Grenadier Guards", dont M.J.-J.i;.i.m.' est le directeur, aura son second concert de la saison le 10 de ce mois avec le concours du ténor américain Frank Pollock.Cette organisation mérite l'encouragement de tous car ses séances deviennent de plus en plus artistiques, grace à la direction sérieuse de son chef.Elle donnera des oeuvres fort belles au cours de cette saison.Nommons les plus marquantes: "L'Enterrement d'Ophélle" de Bougault-nucoudray."L'invocation de la Nuit" de Wagner."Pavane" de Fauré."Danse Macabre"."Suite Algérienne" de Saint-Saëns, "Suite Alsacienne" de Massenet."Espana" de Chabrler."Largo", extrait de la symphonie du "Nouveau Monde" de Dvorak, des extraits de la Vlème et Vlième symphonie de Tschaikowsky, etc.Les solistes annoncés sont de Hieropolis.baryton, Mona Gondré, diseuse, et Mary Jordon so- prano (non Mary Garden, comme nous l'annoncions dans notre dernier numéro).Le Trio de Montréal donne son concert au KHz Carlton le 13 prochain.Son programme consiste en un trio de Dvorak et d'un de Camille Salnt-Saéns.Le Trio de Montréal est composé de Mme Morin-La-brecque.pianiste, de Mlles Labrecque, violoniste, et Yvette Lamontagne.violoncelliste.Les aveugles de Nazareth, chaque année, donnent une séance musicale qui est toujours très réussie.Cette année on remarquait à leur programme des oeuvres intéressantes: "La Bataille de Marlgnan" de .lannequin."Ode à Sainte Cécile" de Haen-del."Les Martyre de Compiègne" de Stehle."Hymne au Christ" de Paladilhe et "Daph- • ¦¦ r m ai m- Muleparl Pianiste qui a obtenu un très vif succès à son concert du 21 de novembre.Mlle Maléparl est une planiste à la technique impeccable.né" de Maurice Rabaud.Tout cela fut rendu avec un grand souci de nuances.Concert très réussi que celui du corps de musique "Carabiniers Mont-Royal" sous la très habile direction du professeur J.-J.Goulet à l'occasion de la fête Sainte-Cécile, le 23 du mois dernier, à l'arsenal du 65ième Régiment.Au programme des oeuvres de Coquelet.Godard.Gauhlier, Massenet.Verdi, Puccini.Bizet.Lotter.Les solistes fu- rent Mmes E.Gareau.G Comeau.MM R.Aubertin.Lucien Rochon, parfaitement accompagnés par Mlle A.Lussier.La chorale Brassard donnera au Majesty un concert le 3 décembre, à l'occasion de la célébration du centenaire de César Franck.Le programme se compose de "Rébecca".oratorio d'une noble inspiration et d'une haute tenue musicale, et de quelques extraits des ""Béatitudes" (les Illième.IViènie et VlIIième).«M y.HKV :—Le Kcltal de Mlle Lucille Dompierre.pianiste qui devait avoir lieu le mois dernier, est remis au 5 de ce mois.Nous en reparlerons.LTnion Musicale, assistée de notre Symphonie, a exécuté le 27 de novembre l'oratorio "Crux", musique de F.de la Tombelle.Ce fut un concert très réussi.La seconde séance du Club Musical des Dames a eu lieu le S du mois dernier.Etaient au programme Mme Lorenzo Mon-treuil.pianiste, et Mlle Alice Valiquet.d'Ottawa, soprano.Cette dernière s'est fait applaudir dans des choses ravissantes de Fourdraln.Arne.Delibes.etc.Mme Mon-treuil a enlevé le "Scherzo" de Chopin.L'hon.L.-A.David, secrétaire provincial, a présenté un projet de loi pour l'envoi de trois sujets en Europe annuellement au lieu •l'un seul, nécessitant une dépense additionnelle de $5.000.Actuellement le prix d'Europe pourvoit aux études durant deux ans du lauréat, mais l'hon.Athanase David verrait d'un bon oeil la réalisation de son pro-'"t qu'il a à coeur.Professeur J.-J.Brassard 22^ -LÀ LYRE Décembre 1922 DE LA TECHNIQUE DU PIANO L'étude du piano pratiquée actuellement n'est pas sensiblement différente de ce qu'elle était il y a quarante ans ; certes on s'applique à présent davantage aux recherches^ de sonorité, la tenue de la main s'est un peu modifiée, mais la manière*de travailler demeure la même: machinale, mécanique, au lieu d'être raisonnëe et scientifique.Tel professeur réputé exige de ses élèves une étude approfondie de nombreux et volumineux ouvrages de technique: gammes, tenues, tierces, octaves, qu'il leur faut marteler chaque jour, pendant une heure, deux ou trois même.'.Un seul exercice, pour être joué selon les instructions stipulées par le professeur, demande un long effort et si l'on considère le temps qu'il faut encore consacrer au travail des études (Czerny, Clementi, Kess-ler, etc.), on ne pourra pas s'étonner de voir l'élève fatigué par l'effort accompli, lorsqu'il abordera l'étude des morceaux et grandes oeuvres classiques, qu'il lui faudra traduire et pénétrer.La répétition mécanique d'exercices fastidieux aura lassé son attention, émoussé et souvent même annihilé sa sensibilité, ainsi que ses moyens d'expression : d'où tant de virtuoses froids et insensibles.Cette façon de travailler le piano explique le découragement de nombre d'élèves, d'artistes même, devant l'énorme et ennuyeux effort quotidiennement demandé.Mais, direz-vous, la technique est la base et la condition de toute bonne exécution : comment l'acquérir sans travailler?' A cela, je répondrai que l'étude du piano n'exige pas une telle dépense de temps et de travail, qu'on peut élaborer une méthode, s'écartant des chemins battus et sinueux, menant par des sentiers cachés, mais directs, au résultat désiré : de longues et patientes recherches m'en ont convaincu.Pour alléger le fardeau du pianiste, il faut supprimer une grande partie des études, des exercices et s'appuyer sur une méthode de travail fort simple, mais scientifique et raisonnéè.Vous êtes-vous jamais demandé comment il se fait que certains passages de morceaux ou exercices n'exigent aucun effort, ni travail préparatoire pour en assurer une bonne exécution ?Ils viennent, dit-on, sous les doigts ! Parfait, mais, d'où provient alors • cette facilité ?Du fait qu'ils sont en harmonie avec la structure anatomique de l'a main, le relief du clavier, ainsi qu'en accord avec les lois de la pesanteur et de l'équilibre.Dans ces positions que j'appelle "équilibrées", la main évolue sur le clavier avec aisance et sûreté.Dans les positions différentes, n'étant plus, d'une part, en accord avec les lois dont je parle, contrariée, d'autre part, par le relief çlu clavier, la main est instable, incertaine; le malaise et la nervosité gagnent l'exécutant, qui essaie alors d'y remédier par la répétition mécanique du passage, sa décomposition en rythmes, etc;.Peine inutile, car beaucoup de difficultés pianistiques peuvent, je pense, trouver leur aplanissement par la mise en pratique de ces lois combinées de pesanteur et d'équilibre, et en assurant à la main, par un doigté adéquat, une position qui la mette en accord plus ou moins parfait avec ces lois.Que l'on me permette ici d'ouvrir une parenthèse et de citer quelques lignes d'un chapitre du livre très remarquable de M.Edouard Ganche, consacré à Chopin : "Chopin, dit-il, bouleversa' les règles du doigté en autorisant toutes les libertés, et perfectionna la technique du piano autant et sinon plus que Liszt: .Il ne craignait point de faire passer le troisième et quatrième doigts par-dessus le cinquième." Mikuli spécifie davantage ces innovations: "Dans l'indication du doigté, dit-il, et en particulier du sien, Chopin n'était pas parcimonieux; les pianistes lui doivent de grands changements, qui, en raison de leur utilité, furent bientôt adoptés, bien que les autorités" comme Kalkbrennér les considéraient avec horreur.Ainsi, Chopin plaçait sans hésitation le pouce sur les touches noires, le passait même sous le petit doigt, si cela pouvait faciliter Vexécution et donner plus de REPOS et d'égalité." Les passages que l'on vient de lire, étayent solidement mes théories de technique du piano.Les positions de la main sur le clavier peuvent se ramener à un nombre assez restreint de "formules" se reproduisant dans toute oeuvre, car les combinaisons du clavier ne sont pas très nombreuses pour qui les analyse de près.Chacune de ces formules représente une sorte de moule où est coulée la difficulté qu'il s'agit de résoudre; elles doivent être invariables; pour assurer de l'unité à l'étude, ainsi qu'à l'exécution, et leur application étant toujours identique, il en résulte une' grande simplification de travail et d'exécution.' Ces formules doivent être adaptées aux capacités techniques de la main.Chaque doigt possède, en effet, une conformation différente qui entraîne chez chacun des possibilités et qualités différentes de sonorité, de précision, de rapidité, d'attaque.Ma méthode consiste principalement à faire donner par chaque doigt le maximum de rendement que lui permettent ses capacités particulières, grâce à un emploi judicieux de ses moyens, et non pas, comme on le fait, à forcer le doigt, par un labeur obstiné, à acquérir une qualité qu'il ne possède point.Le quatrième doigt, par exemple, n'a pas, dit-on, d'indépendance: c'est qu'on-l'emoloie mal.On force son articulation par un travail opiniâtre ; or, le quatrième doigt, dans certaines positons, est aussi fort et aussi indépendant que le troisième.Pour vous en assurer, trillez avec le quatrième et le troisième.Le quatrième vous donnera dans cette position une impression de faiblesse.Au contraire, en trillant avec le quatrième et le deuxième, cette faiblesse disparaîtra aussitôt, et le quatrième doigt redeviendra fort et indépendant.On utilisera donc les doigts suivant leur qualités respectives pour obtenir'de chacun d'eux le service le plus parfait.(A suivre page 26) lîlTZ CAKtTON (Montreal), MERCREDI, 6 DECEMBRE Audition des oeuvres d'Alexis Contant sous la présidence de î'Hou.Atlianase David, Secrétaire de la Province.Causerie par M.Gonzalye De.saulniers Prix du billet (taxe comprise) : $2.20, chez Archambault Décembre 1922 LA LYBE 23 MUSIQUE POUR LE CINEMA L'orgue, le roi des instruments Il est un fait prouvé, c'est que le succès d'une interprétation musicale est aussi nécessaire à une vue qu'une bonne projection.La vérité de cette maxime, née de l'expérience, est irréfutable.La musique, aux vues cinématographiques, y fournit "l'atmosphère" et en établit le "caractère", Elle infuse la vie du ton et de l'harmonie dans l'action muette du drame, sur l'écran.Si l'on s'en sert comme il faut elle peut prendre la place du mot parlé et souligner chaque détail d'action du tableau et de la registration, par des phrases musicales accentuées, appropriées, explicatives ou emphatiques.Mais l'on ne devrait jamais considérer la musique comme simple accompagnement à une vue — elle doit faire corps avec elle.Dans ce fait, accepté en théorie et exécute en pratique, nous atteignons le point culminant du succès de la musique au cinéma, qui n'est autre que la synchronisation — la soudure du mouvement sur l'écran avec le mouvement de la musique, l'accouplement du caractère du tableau avec le caractère de la musique, la fusion du tableau et de la musique, dans une unité d'effet.La synchronisation est le secret d'un parfait accompagnement musical et c'est l'orgue, le roi des instruments, qui est le seul medium qui rende la synchronisation possible dans le plus strict sens du mot.L'organiste au cinéma est l'être avec un orchestre au bout des doigts.Il n'est qu'une seule personne, un individu, et cependant il détient à son commandement toutes les ressources d'un orgue avec ses merveilleuses variétés d'arrêts, les tons tendres, réels d'un violon, les notes mélancoliques d'un xylophone, le gai clic-clic des castagnettes, le bruit argentin du tambourin et le roulement syncopé du tambour.Il n'est pas d'épisode ou'il ne puisse rendre plus émouvant, plus touchant, plus agréable à l'auditoire.Comme les doigts courent sur le clavier, il est le maître de la situation.Il est l'interprète vivant de toutes les nuances d'émotions rendues par des acteurs muets.Il peut exprimer les chagrins et les histoires reproduites sur l'écran, et tout cela par la voix de ce grand orgue dont les mélodies recherchent le coeur: et il peut ajouter du goût et de la vie à une comédie oar l'accompagnement musical qui ajoute, lui aussi, un surcroît d'entrain au* actions bouffes des comédiens de l'écran.I! n'y a pas d'accompagnement musical oui puisse être appelé parfait sans de l'improvisation et do la synchronisation, en ce qui touche le cinéma, bien entendu.L'improvisation crée ce lien de sympathie et d'intérêt entre l'auditoire et la pièce jouée, lien qui est le facteur premier dans le plaisir procuré à celui-là par celle-ci.L'observation simple de la mesure n'est pas le vrai secret d'une improvisation heureuse.Elle peut avoir ses avantages marquée, mais elle a aussi sa limitation évidente.L'adaptabilité, la promptitude à rencontrer les casualités imprévues, susceptibles de se développer dans la projection des tableaux eux-mêmes, casualités qui exigent une décision instantanée de la pari du musicien, un sens de justesse pour donner un coloris approprié, sont beaucoup plus importants.L'imagination, l'attention au principe de flexible tempos (la flexibilité des temps i, et.sans cesse, une coopération absolue avec l'opérateur doivent, au cinéma, être à la base de toute improvisation qui mérite ce nom.Ceci peut-il être accompli par un orchestre de cinq, dix ou quinze artistes ?— Non, â moins de la possibilité de cinq ou six répétitions préalables.Plusieurs organistes des cinémas sont devenus des exécutants accomplis; doués d'une imagination vive, d'un talent d'improvisation et d'une technique impeccables, ils occupent aujourd'hui, dans divers théâtres, des positions commandant des salaires dignes d'envie.Il y a.par exemple, M.G.Wallace, du théâtre California.Los Angeles, qui reçoit annuellement $25,000 pour ses services; M.C.S.Minor, dans un des théâtres de Buffalo.N.-Y.au salaire hebdomadaire de $500; M.Crawford, Chicago, $10,000 par an; nous nommerons aussi M.Lamare.l'un des plus grands organistes du monde (orgue à venti: Rollo Miitlanu.organiste de théâtre et compositeur entr'autres de "Optimiste", etc., publié par White Smith i Boston i ; Ferrnin Swenen.organiste du Rivoli (New York), et compositeur.Il a fait de nombreuses transcriptions pour l'orgue de cinéma.Nous ajouterons les noms de deux Canadiens français, dont la virtuosité sur l'orgue fait l'envie de tous les amateurs: M.Martel du Strand de Boston et M.Léo LeSieur depuis un an organiste au Midway de Montréal.Avant son arrivée à Montréal.M.LeSieur était au Strand.Portland.Maine, et aussi organiste à l'église Saint-Joseph.Biddeford.Me."La Lyre" aura prochainement l'occasion de publier des oeuvres pour le cinéma de ce jeune compositeur.Joseph Saucier Le distingué baryton montréalais qui vient d'obtenir un succès marqué dans "Marie-Madeleine" de Massenet.M.Saucier est engagé en janvier prochain à Worcester (Mass.) pour un concert. Le Théâtre Nous nous voyons forcés, vu le manque d'espace, de remettre à notre prochain numéro plusieurs articles intéressants sur le théâtre à Paris.Nous avons même été obligés de renvoyer pour le numéro de janvier notre page sur "le Théâtre Amateur".Nous nous excusons auprès des fidèles lecteurs de cette page et nous leur do niions, rendez-vous pour le mois prochain à cette même place.Ils ne seront pas désappointés.Ta* Deux belles créations -à.Paris.La première, "Judith" drame en trois actes et sept tableaux de M.Henry Bernstein, au théâtre Gymnase, avec des interprètes incomparables.Mme Simone, dans le rôle de Judith, y a fait preuve d'une intelligence et d'une adresse dignes d'admiration.MM.Grétillat (Holopherne), Henri Rollan (Sa-aph), Alcover (Vagado) secondaient la grande artiste."Judith" est une oeuvre considérable par son importance, par sa signification profonde, et plus encore par l'effort de volonté dont elle témoigne, par le risque périlleux, audacieusenient voulu par l'auteur, et qui résultait du fait de choisir un sujet .légendaire en lui donnant une interprétation inattendue, éloignée de la tradition, bien que conforme à l'éternelle vérité humaine.L'impression produite par cette oeuvre extraordinaire a été s'accentuant jusqu'au revirement, si humain, de Judith se jetant dans les bras d'Holopherne, conclusion logique d'une scène où les personnages sont soulevés par le souffle furieux des passions tlécha;nées.Pourtant cette belle pièce n'est point un succès d'argent.Le déficit atteint chaque soir, dit-on, plusieurs milliers de francs; mais comme la pièce est du "patron", on ne peut décemment l'interrompre sans que le nombre des représentations ait atteint un chiffre honorable.A la Coir.élia Française, "Le Chevalier de Colomb", pièce en trois actes de François Porche.C'est une oeuvre sobre, sincère.M.Le Bargy, dans le rôle de Vincent de GarroviUas, n'a pas été ce qu'on attendait de ce grand artiste; Mlle Ventura (Beatrix) eut des cris fort émouvants toutes les fois qu'elle fut elle-même et renonça à dire les vers en mélopée.La Comédie Française a monté la pièce avec splendeur; les costumes, très exacts, très pittoresques, sont de toute beauté.Mme Sarah Bernhardt ne vient pas en Amérique cette saïson.Elle est occupée à faire paraître un livre, "Conseils aux artistes de théâtre", qu'on attend avec une vive impatience.Elle fera quelques créations à son théâtre et montera, notamment, "La Gloire" de Maurice Rostand.La grande artiste a célébré dernièrement ses 77 ans.Le théâtre Albert 1er donnera prochainement la création di'une pièce de M.Pierre Briance.Deux des artistes qui doivent faire partie de la> distribution ne sont pas des inconnus de ce côté-ci de l'Atlantique: Mme Yorska, qui revient justement d'une tournée américaine et Edgar Becman, de qui l'on conserve un bon souvenir.Ces deux artistes seront entourés de Harry Baur, Roger Vincent, etc.Mlle Cécile Sorel, qui est actuellement à Boston pour une semaine, à l'Opéra House, avec Albert Lambert et les quelques artistes que nous applaudissions il y a quelque temps, est en train de se moderniser.Elle a donné instruction à son chargé d'affaires de Paris de vendre son magnifique mobilier dix-huitième siècle, du quai Voltaire, pour un appartement ultra-moderne dans la capitale, qu'elle meublera de meubles également ultra-modernes."Il faut se renouveler, l'évolution est indispensable", a-t-elle dit à ses amis en s'embarquant pour l'Amérique.Aussi est-elle venue au Canada et aux Etats-Unis non seulement pour faire triompher l'art français, mais surtout pour changer d'air.Ainsi le veulent les méthodes modernes.Au théâtre de Montrouge, M.Gabriel Té-not donne une série de représentations du "Maître de Forges" avec une artiste qui a laissé le meilleur souvenir il y a environ quatre ans lorsqu'elle débuta à Montréal dans "Les Marionnettes" de Wolf; nous voulons parler d'Andrée Méry, la brillante élève d'Antoine.Le 10 novembre dernier, le populaire artiste Girardin — de son vrai nom Jacques Squire — mourait à l'hôpital français de Montréal.Il avait débuté dans cette ville comme journaliste et plus tard il entra au théâtre où il obtint de réels succès, dans des rôles de grand premier comique la plupart du temps.Alors qu'il était journaliste, M.Girardin avait épousé Mlle Eva Lavigne, fille cadette de feu Ernest Lavigne, musicien connu et directeur-fondateur de l'ancien Parc Sohmer.Est également décédé à Paris Alfred Ca-pus, membre de l'Académie Française, rédacteur en chef du "Figaro" et l'auteur de tant de pièces à succès, telles "Les Deux Ecoles", "La Veine" et "La Petite Fonctionnaire".Tél.Est 1193 Théâtre Ouimetoscope ALFRED NOHCOR, directeur.Revues amusantes et les meilleures vues.624 ST.CATHERINE EST Rés.tel.Est 6216 j 343 Champlain, Montréal Paul George-Hoffman "Prestidigitateur — Illusionniste" Disponible pour Concerts, Séances récréatives, Soirées intimes, Fêtes , de charité, Bazars, Tombola, Kermesse, Matinées enfantines, etc., etc.Prix: Conditions très abordables: Prix fixe ou percentage sur recettes.nNTOS ACTEURS - NOS ACTRICES MONTREAL THEATRE DES NOUVEAUTES (limites comé^Kes) membres de la troupe: MM.Eddy Debray, Paul Ferrât, Jos.St Bonnet, Charles Hémery, Ant.Godeau, Albert Derbil.Félix Hervé, Jean Dumontier.Mesdames Marthe Fabry.Suzanne Berni, Ginette Darcourt, Marthe Thierry, LUI Rlto, Adrlenne d'Ambricourt, L.Periy, Antoinette Glroux.THEATRE CANADIEN FRANÇAIS (Comédies bouffes et drames) Membres de la troupe: MM.Fillon, R.Léry, Palmiérl, H.Pellerin, Gul- ntond.Paul Gury.Henri Mirai, Mesdames Germaine Giroux, Simonne Roberval, Frégent, Rey Duzil, Zlata, Nozieres.THEATRE OUIMETOSCOPE (Revues) Membres de la troupe: MM.Horvé Germain, Jean Nell.Victor, Oscar Valade, Alfred Nohcor, Dequoy, Mesdames Blanche Beaumont, Juliette Béliveau, I.Darbell, Nohcor.THEATRE PARISIEN (Comédies légères) .Membres de la troupe: MM.Paul Monteil.Albert Therval, Jacques Arnaud.Guy Dervey, Gabriel Jacques, Roberty.Gilles, Arthur Rolland, Louis Totha.Mesdames Pnuletle Partais.Germaine Gérard.Georgette Djlmmy.Pauletfe Férial, Simonne Rivière.THEATRE FAMILY (Drames) Membres de la troupe: MM.Hamel.Valhubert, Page.Charlebols, St-Plerrc.Rollln.St-Georges, Durand, Valour, Blanchettc, Mesdames Pal-bieu, Valda, Dorgère, Deslauriers, Brland.THEATRE ARCADE (Comédies bouffes et opéretiosl Membres do la troupe: MM.Maurice Castel.Gaston Dauriac, Emile Juliany, Le Bret.Mesdames Berthe Renoult, Laviolettc, de Varennes.QUEBEC TIIKATTIE IMPERIAL (DrnnuïH et revues) Membres cle la troupe : MM.Frocl.Bnrry.V.OuelteUe, A.Duquoanc, M.Pelletier, A.Lechiire, A.Dosmar-Leau, P.Liefrancoia, H.Deyglun, E.Martel, Mesdames Bella Ouellelte, Jeanne Demons, Auroro Alys, B.Gau-thfo-r, J.Reyna, S.Gosselin. Novembre 1922.LA LYRE -25 Ha batrôe à traber£ leg âge£ A l'occasion des fêtes de Noël et du Jour de l'An, il se fera des réunions de famille, pt naturellement les soirées dansantes seront particulièrement bienvenues.Nous avons cru intéresser nos lecteurs en leur donnant un article sur "La Danse".C'est le résumé d'une conférence faite par M.Bougault-Ducoudray, professeur de l'histoire de la Musique au Conservatoire de Paris, il y a une quinzaine d'années, aux jeunes filles qui suivaient les intéressantes conférences des "Annales"."Mesdemoiselles, .Lorsque, il y a quelques années, on m'offrit, au Conservatoire, cette chaire de l'Histoire de la Musique que j'occupe encore aujourd'hui, le programme comportait une leçon sur les danses anciennes.Or il advint cette chose étrange: c'est que nul cle nous ne savait un traître mot de la question.Pour ma part, je ne me doutais point si la "courante", par exemple, était à deux ou trois temps.M'étant informé auprès de mes collègues ¦ dans l'espoir qu'ils seraient mieux documentés que moi, je n'eus pas de peine à m'apercevoir que leur ignorance valait la mienne.Nous pataugeâmes de compagnie, et probablement aurions-nous continué longtemps si la Providence qui, par bonheur, veille sur les musiciens, n'avait mis sur mon chemin Mademoiselle Laura Fonta.Danseuse émérite, Mlle Laura Fonta joignait au talent le plus souple une érudition surprenante.Elle savait tout, elle connaissait tous les auteurs anciens sans exception et avait pu reconstituer jusqu'à la notation des danses dont la tradition s'était perdue.Grâce à sa compétence, je fus sur la trace des éléments qui nous manquaient, et je suis heureux, Mesdemoiselles, de rendre un hommage public à cette vaillante et trop modeste artiste.Si aujourd'hui, nous avons retrouvé les cadences harmonieuses de nos vieilles danses, c'est à cette charmante femme que nous le devons; car, seule, une danseuse doublée d'une érudite et d'une musicienne pouvait reconstituer les pas, les glissements de pied, les voltes, les révérences et les pointes dont le secret échappe au vulgaire et qui, s'accordent si intimement avec la musique dès qu'on a retrouvé le fil conducteur.* * # Depuis Mlle Fonta, l'art chorégraphique est entré dans une voie nouvelle.Si on le voulait, avec ses merveilleuses indications, on pourrait rendre à cet art de la danse, qui se meurt, sa beauté, sa pureté antiques.Je dis "si on voulait" avec Intention, car il règne en ce moment, au théâtre, une esthétique qui me fait craindre qu'on n'y tienne guère.La danse, aujourd'hui, est le triomphe do la virtuosité, cle la voltige, de l'acrobatie et de la pirouette.C'est un admirable défi - Académie de Danse Sherbrooke i)7, rue Sherbrooke Est Lo Studio est ouvert lo jour et lo soir.Apprenez ft danser toutes les danses les plus récentes en crnolqncs leçons.PBOIT.H.BASTEEN aux lois de la pesanteur, une conquête de l'équilibre sur la matière; c'est transcendant et stupide.Les jambes accomplissent des tours de force et n'expriment rien que la légèreté, la sveltesse et l'adresse, et, vous le savez, Mesdemoiselles, ce ne sont pas là des sentiments.Or la danse, comme le chant, comme la poésie ,doit traduire les mouvements de l'âme, et savoir exprimer la douleur aussi bien que la joie; c'est un art — ne l'oublions pas — de dignité, de noblesse, ce que les entrechats, les jetés-battus et les pointes de ces demoiselles du corps de ballet ne nous laissent point apercevoir.Et quoiqu'en notre vingtième siècle nous aj'ons accompli, sur beaucoup de points, de réels progrès, nous devons convenir avec modestie que, dans la danse, nous sommes loin d'égaler les anciens.Ils vouaient à cet art un véritable culte, ils le tenaient en une estime si grande qu'ils l'idéalisaient en quelque sorte et lui prêtaient un caractère sacré.-Il n'y avait, point de cérémonie à laquelle il ne prît une part.La mémoire des morts était célébrée par des danses graves et lentes, oil la noblesse des attitudes, l'eurythmie et l'expression dépeignaient à merveille la douleur de l'âme.D'ailleurs, les définitions antiques que les auteurs en donnaient sont bien faites pour nous stupéfier quand on envisage la danse au point de vue frivole où nous l'avons placée de nos jours.Homère la célèbre en termes magnifiques.Platon, le sage Platon, dans son "Livre des Lois", ne craint pas d'affirmer que "toute l'éducation d'un homme consiste à savoir bien danser".Enfin, Lucien, dans un de ses dialogues, disait qu'il fallait, pour qu'un danseur s'acquittât bien de ses devoirs, qu'il fût admirablement instruit, puisque son art nécessitait qu'il connût toutes les antiquités grecques et le secret de leurs attitudes afin d'être capable de les imiter.D'où le mot "pantomine", qui veut dire : tout imiter.* * * Dans notre pays, on ne connaît pas assez le rôle "social" de l'art selon les Grecs.Ils lui attribuaient un pouvoir moralisateur; ils considéraient que, l'art était la plus haute expression des idées, la musique, la poésie, la danse, la sculpture, tous les arts enfin, quels qu'ils fussent, devaient par leur beauté, par leur perfection exercer une influence heureuse sur les esprits.Et cette conception n'est pas sans grandeur; on ne peut nier l'action suggestive d'une oeuvre, mauvaise ou belle: soit qu'elle s'inspire des sentiments vulgaires, soit qu'elle engendre des pensées nobles.Je me rappellerai toujours, Mesdemoiselles, cette parole d'un viveur : —Après tel acte de telle pièce, je me sentirais déchoir,, si c'était possible, disait-il.danse ¦ MÔDEKNE apprise en quelques leçons privées du Prof.Rodolphe Hamel 13 Montée dn Zouave Tél.Est GG27 (Près St-Denis-Sherbrooke) Il voulait exprimer par cette boutade ce que nous avons pu éprouver nous-mêmes.C'est que certains ouvrages distillent du poison, qu'ils aveulissent ou pourrissent le coeur et répandent au loin leur détestable influence.En revanche, les grandes inspirations des hommes de génie soulèvent nos sentiments en ce qu'ils ont de plus pur.Le sublime état d'âme de Beethoven nous pousse invinciblement vers une sphère rayonnante de beauté morale, et si peu que ses reflets nous atteignent, ils haussent la qualité de notre esprit, ils élargissent nos sentiments; en un mot, ils nous rendent meilleurs.Je crois, par exemple, qu'il est impossible d'entendre sans une profonde émotion cette ode à sainte Cécile, sur laquelle Haen-del a écrit une musique vraiment divine.Les anciens avaient donc raison de croire que l'art peut traduire tous les sentiments.A ce propos, il me revient une anecdote bien typique : On raconte qu'Alexandre, après sa victoire sur Darius se reposa de ses conquêtes dans le tendre amour d'une femme; aussitôt, un musicien, Thimothée, composa un chant exaltant à la fois l'orgueil du vainqueur, la pitié pour le vaincu, l'horreur de la guerre, les joies de l'amour; chant si beau qu'on ne pouvait l'entendre sans émotion ni douceur, tant il rendait parfaitement-ce qu'il voulait exprimer.* * * Les Grecs prétendaient que la ¦ danse était susceptible de rendre d'une façon saisissante — et, en quelque sorte, visible — les passions, que la poésie ou la musique ont seules coutume de traduire.La danse, chez les anciens, est étroitement liée au sens même de la poésie.Elle servait, je vous l'ai dit, à exprimer les idées, et, quand ces idées revêtaieut un caractère élevé, la danse, au lieu de faire bande a part comme cela se pratique de nos jours à l'Opîra, prenait corps avec le sentiment qui les dictait.Elle savait nous révêler les émotions intimes et les grandes passions de la nature: l'héroïsme, la terreur, la pureté morale, la douceur de vivre, l'extase, la prière, la résignation, l'amour et la haine.Elle contribuait au même effet final que tous les autres arts, qui s'adressent non seulement aux yeux, aux oreilles, mais touchent le fond de l'âme, et exercent sur elle la plus haute des puissances." (à suivre) 103, Professeur Laçasse Danses modernes.Spécialité : Tango Valentino et Tangro Argentin.Sherbrooke est Tel.: Est 47lo lirecte EST Maison tTethicaton ECOLE PREPARATOIRE Cours classique, .brevets, examens Attention spéciale aux i'K-vus retardés dans leurs e lassos commerciales ou classiques.Cours strictement privés, jour et -soir.Cours spéciaux d'anglais.INSTITUT LAROCHE, Enr.195 est, Snlnte-Cathertne 26 LA LYRE Décembre 1922 L'ART MUSICAL ET LE PUBLIC Un très grand nombre d'amateurs de musique manquent de naïveté.Ils vont au concert, non pour ressentir des émotions musicales, mais pour analyser les procédés musicaux et pour s'accorder la satisfaction de les critiquer d'une façon personnelle.Au lieu de suivre leur tempérament, ils écoutent leur raison.Au lieu de se livrer, ils se contractent.Au lieu de dire: "J'aime" ou "Je n'aime pas", chacun d'eux pose à son jugement une question à la Thomas Diafoirus : "Aimerai-je, papa ?" Et, pourtant, une oeuvre musicale n'est pas une thèse scientifique que l'on peut relire à loisir et froidement analyser.La musique agit sur l'organisme tout entier, telle une force magique qui supprime l'entendement et s'empare irrésistiblement de l'être.Vouloir analyser cette force, c'est en tuer l'essence même.Chaque public est composé d'analystes en même temps que de réceptifs.Et la majeure partie des réceptifs sont paralysés par une sorte de pudeur instinctive que des traditions séculaires d'empire sur soi-même, de contrôle personnel et de retenue physique ont créée en eux, leur constituant sans doute une force morale supérieure, mais les empêchant d'être tout naïvement artistes et de révéler les impressions profondes communiquées à l'être entier par les effluves divins de la musique.C'est cette pudeur qui incite tant de gens à préférer les exécutions figées1 des oeuvres de Beethoven et de Bach à des interprétations plus libres leur conservant la vie sensorielle et leur restituant les tressaillements originels de l'âme individuelle.C'est cette pudeur encore qui fait réserver leurs suffrages aux manifestations de pure virtuosité, car, en appréciant publiquement celles-ci, ils ne compromettent pas leur moi "intérieur" et satisfont au caractère scientifique qui est celui de toute race appréciant avant tout dans la musique les qualités d'ordre et de style.Mais encore cette pudeur des sentiments est-elle d'une noble essence et de nature à servir de contre-poids aux exagérations de nuances, aux recherches d'effets extérieurs, aux appétits de pathétisme qui compromettent la cause de la musique auprès de tant d'esprits supérieurement ordonnés.Restent les snobs, qui ne témoignent De la TechQique du Piano (Suite de page 22) Ces formules arrivent rapidement à simplifier le, travail qu'elles ramènent à l'application de certains procédés.J'en citerai quelques-unes : celle de l'octave, lui assurant souplesse et précision ; celle de l'arpège, lui donnant son maximum de sûreté et de rapidité; celle qui assure l'attaque de deux notes éloignées, la sécurité dans les sauts et dans l'attaque des basses, tout particulièrement: d'autres, enfin, relatives à la sonorité, l'intensité de l'accent, etc.Ceci posé, il n'est plus nécessaire de travailler en les décomposant, études et morceaux, car l'élève employant ce procédé harmonieux et'équilibré, assurera à la main sa position idéale sur le clavier et ne sera pas tenu à un travail lent; il jouera le morceau dans le mouvement indiqué, aussitôt que la main aura été bien établie sur le clavier ?d'après les principes dont j'ai parlé plus haut.En outre, faisant appel à l'esprit d'analyse et de raison, il pourra obtenir rapidement des résultats plus durables que ceux qui sont dus à l'effort musculaire, mécanique et répété, résultats qui disparaissent quand d'aucune sorte de pudeur, qui étalent en puérils et tapageurs bavardages leur nullité bouffie, qui disent être émus quand ils ne le sont pas,' qui font semblant de détester ce qui, en réalité, ne saurait exister pour eux, et qui, tout en prétendant honorer l'art musical, ne font pas autre chose que de cultiver l'art du mensonge.Il doit exister entre la musique et le public une collaboration intime.Que les sons frappent au coeur des gens sans pouvoir y pénétrer, c'est là une question de manque de tempérament.Mais que, par désir de paraître sensibles, les coeurs fassent semblant de s'ouvrir à leur bienfaisante influence, c'est là de l'hypocrisie ! Le snobisme, tout en ayant l'air de favoriser le progrès, ne fait qu'établir des malentendus, que d'infliger aux gens intelligents et sincères de légitimes agacements et que d'enrayer le naturel développement de l'art.Il substitue l'artifice à la réalité, il oppose l'imitation à la nature : il remplace la saveur authentique du goût par l'apparence de l'élégance et de l'enthousiasme.Mais, en dehors des analystes, des scientifiques, des pudiques et des snobs, il existe encore de nombreux individus sensibles, sincères, chercheurs d'idéal, fervents de l'art et amants du progrès.Leur influence est-elle suffisante pour servir à développer le sentiment artistique du peuple, pour orienter son jugement, faire fleurir ses facultés créatrices et pour épurer le style de ses interprétations ?Certainement, s'ils savent s'unir pour protester contre les mauvaises habitudes acquises, pour forcer les snobs à réprimer leurs intempestives ardeurs,' les pudiques à ne pas craindre de révéler leurs naïfs états d'âme, les analystes à concilier les exigences du style avec celles de tempéraments.Mais l'essentiel est qu'au lieu de jouir égoïstement de la musique, ils s'appliquent à en répandre le goût dans tous les milieux sociaux, dans la famille comme à l'école, se souvenant de ce mot fameux de Spencer : "Une éducation rationnelle et expérimentale entreprise sur les bancs de l'école peut, en quarante ans, changer complètement le mentalité artistique d'un peuple." E.JACQUES-DALCROZE (Le Courrier Musical).s'arrête l'entraînement.N'étant en rien fatigué par le côté technique, fastidieux de l'instrument, il conservera ainsi à ses interprétations leur caractère artistique et spontané.C'est ainsi que, débarrassé des obscurités épineuses qui le rendent si ardu, le piano deviendra un instrument docile; travaillé avec intelligence et clarté il laissera déchiffrer l'énigme de ses difficultés, et il sera un confident intelligent, compréhensif, et reconnaissant des efforts qui lui auront été consacrés.Henri ETLIN.-o- Jean.—Papa, veux-tu m'acheter un tambour ?Le Papa.—Oh ! non, tu feras trop de bruit avec dans la maison.Jean.—Oh ! non papa, je ne te dérangerai pas, je te promets de ne m'en servir que lorsque tu dormiras.Quel est le comble du scrupule musical ?— Jouer de l'orgue de Barbarie en suivant sur la partition. Décembre 1922 LA LYRE 27 Téléphone Est 1878 Spécialité: Tributs floraux Fleurs télégraphiées partout "LE FLEURISTE" Victor A.Lemieux Suce.Ed.Gernaey 108-110, rue Ste-Catherine E.Montréal Académie du T.S.Sacrement (Dominion Park Lachine) JEUDI, 14 DECEMBRE .Magdeleine Paul BRARD -¦ DUFAULT .PIANISTE TÉNOR Billets en vente chez A.J.BOUCHER, 2S \otre-Dame Est (Tramways cle Lachine à la Place d'Armes) 11 "SWANEE SMILES par FRED HAGER et JUSTIN RING UN FOX-TROT BU SUD ENSOLEILLE Acheté au prix le plus élevé contre les enchères des autres éditeurs de musique.Le dernier cri en fait de "fox-trot." 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LA LYEE Décembre 1922 SAXOPHONES GRETSCH et toutes les marques.Comptant ou crédit.Musique d'orchestre et de fanfare populaire et classique.Demandez notre catalogue 3 Ste-CATHEREVE E.MONTREAL, QUE.Rêve D'Or .PurolJ.de P»ul Guit '35* GoUcn SaiC 3 Valse chantée.La plus langoureuse et la plus dansante des valses.Prix : 35c, en vente partout.LEO FEIST, Editeur.TORONTO, Ont.GAVOTTE CHARMEUSE SOLO DE PIANO LA PLUS BELLE DES GAVOTTES Prix : 35 0 partout.Rffçr 1 H JiiiL.Ï975 IBLIDTMFni itr MiTinum c MERCI Aux milliers de lecteurs qui ont su apprécier l'effort unique déployé dans la réalisation de 66 CINEMA-NOEL" 32 PAGES TIRAGE DE LUXE "CINEMA" ne ressemble à aucune publication existant actuellement.C^st le véritable journal de Vues Animées POUR LE PUBLIC.En vente partout aujourd'hui.PRIX 10 cents le numéro.TéL Est 6551 BUREAUX :.3, rue Craîg Est Montréal Rés.tel.St-Louis 4675 169 Christophe-Colomb HENRI MIRÔ Directeur-Musical.Orchestration, arrangements d'orchestre, notations de musique pour chant et instruments de musique.Prix : $5.00 en montant.Satisfaction garantie.paul maugb Agent de publicité des principaux théâtres, concerts et attractions de Montréal.Seul éditeur autorisé des programmes des théâtres Capitol, des Nouveautés, Chanteclerc, Canadien-Français, St-Denis et de toutes les attractions venant au théâtre St-Denis durant la saison 1922-1823.Téléphones : Plateau 4854 on Est 1000 65, nie Sherbrooke ouest Les orgues Casavant sont célèbres.Au-delà de 1,000 instruments ont été construits par cette maison et sont installés au Canada, aux Etats-Unis, en Amérique du Sud.Cette maison est actuellement à travailler sur un orgue assez important pour la ville de Paris, France.Casauant fxkts limitée SAINT-HYACINTHE
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