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Titre :
La lyre
La vie musicale au Québec entre 1922 et 1931. [...]

Le premier numéro de la revue La Lyre, dont le sous-titre changera plusieurs fois (« Revue musicale et théâtrale », « Publication mensuelle », « Revue musicale mensuelle », « Revue mensuelle illustrée »), paraît en octobre 1922. Le mensuel est édité à Montréal par la Compagnie de publication « La Lyre », propriété de J.-E. Turcot, marchand de musique, qui a pignon sur rue au 3, rue Sainte-Catherine Est, et des compositeurs Henri Miro et Léo Lesieur. La Lyre annexe en 1927 la revue Le Carillon, consacrée à la « bonne chanson » et dirigée par Charles Marchand. Parmi les nombreux directeurs qui se succéderont à la tête de la publication, citons Raoul Vennat, Jean-Sébastien Lambert et Alice Duchesnay.

Jusqu'en 1924, la revue se consacre à la publication de pièces musicales ainsi qu'à la promotion de la musique et des arts de la scène québécois et canadiens. Par la suite, son rôle principal sera de diffuser et de mettre en valeur la musique du Québec et, plus rarement, celle de la Nouvelle-Angleterre. L'opérette, la chanson populaire et le jazz ont toutes leur place dans la revue. On y met aussi particulièrement de l'avant le piano et l'orgue, deux instruments fort appréciés au Québec.

Outre l'édition mensuelle de partitions de musique vocale et instrumentale, La Lyre propose à ses lecteurs un panorama de l'actualité musicale (au pays et à l'étranger), des profils d'artistes locaux et d'artistes internationaux de passage au Québec, des critiques de spectacles (théâtre, danse, mais surtout musique), la présentation des activités des orchestres québécois, des notices biographiques d'artistes, des leçons d'harmonie, des renseignements sur les instruments de musique et des conseils pour leur entretien.

En plus d'un calendrier des concerts à venir et d'un aperçu des nouveaux enregistrements disponibles sur le marché, La Lyre offre une couverture de l'activité scénique des artistes lyriques canadiens-français au Québec et à l'étranger. Parmi les compositeurs québécois publiés dans la revue figurent Henri Miro, Léo Lesieur, Conrad Bernier et Alfred Mignault. La revue présente aussi une revue du théâtre amateur de langue française aux quatre coins du Québec, ailleurs dans le Canada francophone et en Nouvelle-Angleterre.

La Lyre fait paraître à l'occasion des textes littéraires (nouvelles, contes, poésie, théâtre) d'auteurs comme Robert Choquette, Jean-Charles Harvey et Émile Coderre. Elle offre également une tribune à ses lecteurs, qui livrent par moments des articles très critiques à l'égard du gouvernement provincial, entre autres dans le sillage des débats entourant la fondation du Conservatoire national de musique.

De nombreux articles de fond paraissent dans La Lyre. Par exemple, dans le premier numéro, on s'interroge sur l'avenir du phonographe, compte tenu de l'arrivée de la radio. Au nombre des collaborateurs de la revue, on compte Jean Riddez, Charles Marchand, Maurice Morrisset, l'abbé Pierre Chassang, Jean-Sébastien Lambert, Alice Duchesnay, Roger Champoux, Léo-Pol Morin et Jean Dufresne.

La Lyre a cessé de paraître à l'été 1931. Malgré sa courte existence, elle a joué un rôle majeur dans la promotion de la culture musicale de l'Amérique du Nord francophone. Elle est une précieuse source d'information sur la vie artistique et sur les mouvements musicaux de son époque.

En 1924, le tirage de La Lyre avait atteint 4750 exemplaires.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1984, vol. VI, p. 52.

Éditeur :
  • Montréal :Cie de publication "La Lyre",1922-1931
Contenu spécifique :
no 20
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Références

La lyre, 1924, Collections de BAnQ.

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PER L-70 EX.2 Vol.II - No 20 Montréal.Juin 1024 LA.LYRE REVUE ^\LXrip nous obtenons un accord altère Q nouveau dit de si.rle augmentée -Ar- lequcl conserve, comme le précédent, la l'onda-menlale sol de l'accord originel ¦I" Accord de i/ianle augmentée arec-septième.— Si enlin :'i ces douze accords nous ajoutons une combinaison analogue de raccord de septième mineure, mais avec la quinte augmentée an lieu de diminuée avec Iransposilion inférieure des deux noies extrêmes, sol et /a Irauspot*.la) Cet accord de neuvième mineure prive de sa foiKlomenlïtle rcçnit, ici qu'd esi ici, le nom iVaccurd tie septième diminuée par enliarmanie.On iloil avoir vu, dons les principes de lu musique, que Venluinnnnie est une cunvention musicale en vertu de laquelle le même son petil représenter-deux noies (mi 5.fa M qui devionnenl ainsi homophones, c'est-à-dire qu'elles donnenl le même sou, quoique de nature dilïérenle.L'arconl de sejilième diminuée esl coniposé exclusivement de lierces mineures el esl le plus iinpers"nncl de ton s les accords, en ce sens qu'il n'éveille le sentiment d'aucune conclusion ou résolution parliculièl'e, ni d'aucun lon déliai, ('.n conséquence, aucun accord ne se prèle mieux aux luciles modulolions.Il ne ligure pas dans la classiticnlion.U se renverse avec la plus grande aisance, cl chaque renversement entendre des cnrltainemenls nouveaux.N'ous le retrouverons plus loin.' un accord dit de quinte augmentée avec sep-liéme,lequel corn pléto la classification des 5c augo"" accords (lie Rei- cha) (a) fjui répondent à Ions les besoins de l'harmonie, et procèdent tous du même principe, c'csl-à-dire des superpositions de tierces (naturelles ou altérées).Observation.— Pour l'étude des'" accords premiers, le lecteur avail assez de la simple connaissance des harmoniques; l'élude des 6 accords déduits est certainement plus délicale.et nous recommandons de ne pns aller plus loin sans s'être absolument familiarisé avec eux.Ceci est essentiel, on doit le comprendre : il ne suffit pas do connaître le nom des accords, il l'aul les sentir, les reconnaître on les entendant comme en les lisanl.L'expérience m'a prouvé que l'on obtient très rapidement ce résultat.Voici le tableau des 13 accords ramenés à la même fondamentale, pour plus de clarté.Section III.—Classikication m-.s \ccuuds.Tableau des accords ftturnis par la nature.I" Trois accords de 3 soiis : parf.majeur | parf mineur { dicniuué Leur place dans la série des harmoniques : 2* Trois accords de -i son s ; 7e 1re espèce I 7e 2e espèce Leur place dans ia série des harmoniques : 3° Un accord de 5 sons la) Les, modernes Irailês, bien que ne reproduisant pas la classilleation de Reichn, en uliliseul les éléments.D'autres altérations, peuvent évidemment être pratiquées el produire les plus heureux efTels.Mais on comprendra qu'elles relèvent d'un art supérieur, incompatible avec tes principes élémentaires de cet ouvnifre (1) Voyez les numéros de nov.déc.(1923), janv., mars et mai (1924).Sa place dans la série des harmoniques : Tableau des accords complémentaires.I" Cn 5|C au^m.accord £ l , it II (déduit de Raccord de 0 i|" r" =| parfait majeur."2" Deux accords île /sons, par augmentation li\ -7e de .Vlespèce [ 5tL\au£ni.avec_7° (déduit cie l'accord de septième de dominante).3° Drus accords de I sons, par diminution :.-) : /i'* el ficaufîni.j G'° augmentée 4" Cn accord île 5 sons, par diminution [Y! uiiueure (déduit de l'accord de neuvième majeure).Observations.— Certains auteurs joignent à ces accords des accords dé onzième et de treizième.Schumann,dans une lettre à Clara Wieck,parle de « notre cher accord de treizième».Qu'on les considère comme réels ou provenant de divers artilîces harmoniques.bornons-nous à dire qu'on ne peut les em-•ployer qu'en supprimant plusieurs de leurs intervalles.TITRE II.- De la nature des accords et de leur emploi.Suction I.— Ce ou distincts les accords consonants des accords dissonants (a).11 a sut'li de voir et d'enlendre les accords de la classification pour reconnaître que, tandis que certains donnent l'impression du repos.(ai Sur leur définition et leur nature, se reporter au.x accords de trois sons (voir plus haut}.DEMANDEZ' LA LISTE DE MUSIQUE A MOITIE PRIX consentie aux abonnés de "LA LYRE" Nouvelle adresse après le 1er juin : ¦207 RUE SAINT-DENIS, MONTREAL Près Sninte-Cntlierinc Hygromètres Indique la.température probable L'4 heures à l'avance.75c Cie J.C.Noury, Ltée SUS ST-DENIS MONTREAL Ouvrages d'esthétique musicale LIBRAIRIE WILFRID METHOT, Limitée dans le département de LITRES NEUFS que nous avons ouvert.Coin St-Denls et Ontario Tél.Est 4429 Juin 1924 d autres, plus nombreux, éveillent un sentiment d'inslabililé qui réclame une suite.)\'ous avons rapidement indiqué, en étudiant la formation des accords de quatre sons, que les premiers sont appelés accords consonants, parce que composés de consonances ou intervalles consonants ¦' ce sont les accords parfaits majeur cl mineur.Tous les autres sont appelés accords dissonants, parce que In presence d'un ou de plusieurs intervalles dissonants s'y l'ait sentir, lesquelles dissonances exigent îles accords préliminaires et cons6culirs,dilsf/e/j/,epa/'fl/io;iel//i' résolution, par lesquels ces intervalles dissonants sont présentés (ou préparas) et quittés (on résolus).Expliquons par des exemples ces importants principes: voici —ft: les deux accords par- ffip faitsmajeurctmineur "77" Frappez-les sur le piano ; ces deux accords peuvent durer indéfiniment, et donnent le sentiment du repos.Voici le plus simple cl le plus doux des accords dissonants : l'accord de septième —Q-o-n On ne saurait,sans de dominante " | une bizarrerie voulue (il y en a des cas), rester sur cet accord indéfiniment, et un morceau finissant su r 1 ni ne semble pas terminé (voir des exemples dans Schumann notamment L'Ecole enseigne qu'on ne saurait même, en principe, l'ai Laquer isolément (o) Un accord dissonant éveille donc une idée de commencement et de fin, étrangère a lui-même.C'est ce qu'on appelle la préparation et la resolution, l.a préparation //répare l'oreille à la dissonance en la Taisant entendre d'abord comme noie faisant partie de l'accord précédent.iici-ce (consonance! seplicme (dissonance; Ex : =3= A".que toutes B.— On remarquera, ucec un peu d'attention lea notes dissonantes de celle suite d'accords sont entendues comme consonances du troisième {sauf les premiers) dans l'accord /mëccdenl.L'observance ou la violation des régies précédentes sont la caractéristique de la musique d'Ecole traditionnelle, on de la musique 1res moderne (a) SliCTlO.N 11.— ËNCII.VIXKSIKNT llKS ACCOItnS.L'n seul accord, fut-il consonant et de repos, ne saurait constituer de la musique : el l'exemple qui précède prouve que les accords doivent se succéder et s'cncliaiiicr.Il faut donc des successions d'accords, el ces successions, ces enchaînements, sont régis par des règles que l'on peut aussi considérer comme issues des lois naturelles qui régissent les sonorités.Enchaînements de premier ordre.— Ici, il est nécessaire de rappeler ce qui précède : nous avons d il que sur la gamme majeure se formaient les premiers accords, el nous avons vu qu prcmierelle plus simple de tous * esl l'accord parfait majeur, le corps sonore Nous avons en outre remarqué que cet accord se trouve répété sur le premier, le quatrième et le cinquième degrés de la gamme majeure, appelés/on/- l^degrc /,e degré 5e degré que, sous-do- ¦ j) i .|_ „.j minante el ^ -,—°—i-~—»¦ " I tV=a__Ii] dominante, *„,„,,„ sous Doinin.Oouiin.le Tu qiq u e un groupe sou: une Irinilè de trois Le mi entend u tierce esl préparé a èlre eiilendu' septième.La résolution résout la dissonance', en la reposant sur une consonance, ou même sur une série de dissonances enchaînées, qui finakineid doivent aboutir a une consonance de conclusion Voici, pour li; premier cas, une dissonance pré parée et résolue .septième préparée par une tierce el résolue sur une lierce.¦ Pour le second cas, voici un exemple, qui renferme les quatre accords de seplième se succédant, préparés et résolus pardeux consonances .initiale et finale, mais, au cours de.l'exemple, formant une série de dissonances enchaînées pn'pi.7e.6 //cap.Secep.2ccsp.Y° ralion -i'^'esp.^fcs)1."J^sp.2cesp.résolu.ces trois accords fournissent une formant ainsi accords semblables qui définit très licitement le ton dans lequel on se Irouve, el que, pour celte raison, on a appelé formule de cadence '.!')¦ En outre prem i è relia rnionie à toutes h's noies de la gamme majeure (c).Si l'on veut considérer que les fondamen-1 aiesdeces accords, par rapport au premier, celui de la Ionique («/ dans l'exemple), se trouvent à un intervalle de quarte et de quinle inférieure a'ul, on devra conclure que ces accords ol'frenl le modèle d'enchaînement le plus parfait, el, par conséquent, les enchaînements à la quarte el à la quinte inférieures seront dits de premier ordre, quelle que soit d'ailleurs In nalure des accords enchaînés.accord de lL'rrang.'2'nag- Ut) Je, (lois placer ici une réflexion qui ne jnuirn peut-être pas immédiatement rie l'approbation universelle, mois laquelle on reconnaîtra, fi l'un veut bien l'étudier rie près d'une part, basée mit l'observation sincère rie faits rigoureux, (le l'aulre.présentant une explication, sinon une excuse, ries lenlatives les plus audacieuses rie noire temps.La nature nous donne les accords slfiblrs nu parfaits; mais elle nous donne aussi, on vient d'en avoir la preuve, les accorda instables ou dissonanti Or, nous dnnne-l-elle, avec ces derniers, leur résolution, c esl-ù-riîre la conclusion, réclamée par l'Ecole, législatrice tie noire sm li men l musical?En indit|iie-t-ellc même lu nécessité?Nous sommes obligés d'avuuec que mbn et que rici ne trahit, parmi les phénomènes rie I'acousli'iue.'a loi de In résolution des accords dissonants, que la nature engendre par la succession de ses harmoniques ou nliquoles" Il est donc probable que ce besoin purement intellectuel, que celte mentalité d'art, est artificielle, qu'elle e*l le produit rie l'enseivnenieril, le résultai du lent façonnement rie noire -eus musical pur l'influence ries maîtres, des traditionalistes Un enfant élevé à n'enlcndre qu'une musique purement dissonante, sans nulle conclusion sur un accord parfnil, considérerait certainement l'intrusion d'un accord parfait comme une cacophonie vérilable.Ainsi donc rie même que dans les choses de la nalure, les accords de (juinlc diminuée.je y île i", de 2' et tic 3* espèces, de '9e majeure, résonnent isolément, el sans que nul phénomène naturel leur impose la suite d'une consonance résolutive, rie même, rions l'ordre des choses de l'art, de riiiirmouie, il ne riil pus être inadmissible qu'ils sonnent indépendamment, et qu'ils puissent même (pur une conséquence nécessaire) lorminer une phrase, comme font les accords parfaits Cette forme (riirni-ic celle vérité?), Schumann l'a eiilreMie et pratiquée; d autres, actuellement, la poussent en ries conséquences autrement extrêmes!.Est-ce le vrai?est-ce le faux?.qui donc oserait, de nosjours, tracer la limite qui sépare ces deux tenues0.Par exemple, on ne doit pas nier que celte tendance à tout subordonner à 1 impression des dissonances les plus excessives ne soit rieslruelivc rie l'art traditionnel; l'art qui en résulte n'est même peul-èlre plus re que l'on a appelé la musique, mais plukH le sonoristne (je hasarde le mol, d'antres hnzar-denl la ehos-e), nu jeu pnrliculier ries sonorités, jusqu'à Considérant, en oulre, qu'il estadmis que Loul présent purement céréurol et descriptif Comme Toute iriio-e, le monde de Tort est livré aux agitations humaines.mandant iradidil dispntalionibns liominurn.\n) Les résolutions irreuulieres on exceptionnelles tie* dissonnnecs el ries accords dissonants sont une source ri'elTcls innombrables qui tournent la rèyle sans en diminuer l'importniire.Voici cette rê^le .tout accord dissonant se résout rétinlh-rement sur l'accord de la quinte inférieure, 'loul accord dissonant devrait donc se résoudre sur l'accord dont lu quinle inférieure serait la fondamentale.Mais il est loin d'en être ainsi, et c'est lu ce qui constitue les resolutions excep-liannelies.Nous n'en diron* pu* plus long sur ce sujet, enr l'élude des accords dissonants relève des cours ri'hurmouie.Cependant, nous devons ajouter ceci: En principe d'tîcole, toute dissonance doit èlre préparée.Mais lu musique libre permet de prendre sans préparation l'accord de septième de dominante, les accords de neuvième et ceux qui en sont issus ou déduits, c'est-à-dire les accords de quarte cl sixte augmentées el de sixte augmentée el l'accord diminué ; pour les autres, la dissonance doit èlre préparée.(6.Cette codence n'est que la réalisation régulière el >'t quatre voix du groupe des trois accords parfaits que noiii avons vus jusqu'icl'sotià les formes les plus frustes.'(c) Il est indispensable, pour quiconque vomirnit'joiiirirc quelque pratique a cet enseignement, île commencer t'élude ries enchaînements des accords par les accords de irais suns enchaînes dans un seul ion, c'est-à-dire par l'harmonie rorisonrfiifc unîloiiùjutî.Phis t uni, lu Modulation enseignera à sortir du Ion.{d) Il e»l bien entendu, une foN pour toutes, que, lorsqu'on parle,; d'un enchuinemenl de fon.lamcn-; laies an suus-eiilcnd quelles doivent èlre accompagnées îles parties supérieure.-* qui complètent l'harmonie de chaque accord.Ion majeur a des relations élruiles aver un Ion mineur porlnnl la même annal un/; qui se trouve n sa tierce mineure inférieure, el qu'on appelle son relui if mineur (/.photographie à bord du "Paris", en route pour l'Europe où il a eu l'honneur, en arrivant à Barcelone, de faire exécuter, â l'occasion du mariage du fils du grand compositeur espagnol Enrique Granados, un cantique pour mariage que notre revue publiera dans un de ses prochains numéros la Sorlété des Concerta Syapnonlquea de Miuilr.nl lie sixième concert de la Société des Concerts Symphoniques de Montréal donné le Il mal dernier nu Théâtre St Ilenis.remporta un succès qui fait honneur à son dévoué directeur.M J.-J.Ooulet.Le programme, divisé en deux parties, fit valoir, d'une part, un orchestre hien homogène, et d'autre part, des solistes remarquables et une chorale qui donna une idée excellente il, "Les Bavards" (Offenbach), "Le Jongleur de Notre-Dame" (Massenet ), "Mignon" ( Ambrolse Thomas ), "La Tosca" (Puccini ), "Cavalleria Rusticana" (Maseagni), "Louise" (Charpentier), "Manon" (Massenet), "Le Voile du Bonheur" (Pons), "Dans l'ombre de la Cathédrale" (G.Hue)."Quand la Cloche Sonnera" (Eachelet), "Carmen" (Bizet).(Du 2 1 niai au.1er juin) : "Quand la Cloche Sonnera" (Bachelet), "La Habanera" (Lapara), "L'Appel de la Mer" (Henri Rabaud), "Lakmé" (Delîbes), "Le Chalet" (Adam)."Louise" (Charpentier), "Polyphène" (J.Cras), "Le Festin de l'Araignée" (A.Roussel), "A[me Butterfly" (Puccini), "Le petit Elfe ferme l'oeil" (Florent Schmltt), "La Basoche" (Messager), "Les Contes d'Hoffmann" (Offenbach), "Manon" (Massenet), "Paillasse" (Leoncavallo).M.Albert Wolff quitte l'Opéra-Comique.Il a signé avec M.Hébertot un contrat par lequel il devient directeur de la musique au Théâtre des Champs-Elysées pour une durée de neuf années.C'est le 0 octobre que s'ouvrira au Théâtre des Champs-Elysées la saison lyrique.M.Albert Wolf f scia remplacé, a l'Opéra-C'nm iquo, par M.Ingclbrecht, qui a dirigé au Théâtre des Champs-Elysées l'orchestre des ballets suédois.M.Ingelbrecht est, en outre, un compositeur de talent auquel on doit, entre autres, la m u siii ue du ballet "El Greeo" et une importante oeuvre symphonique, "Neiges au Japon", donnée plusieurs fois aux Concerts-Colonne.Théâtre des Clnimps-Klysées, (du 2 G mai au 2 juin) : Les Ballets Russes dans le programme suivant : "Les Tentations de la Bergère" (Monte-clair), "Les Biches" (Poulenc), "Noces" (Stravinsky), "Don Juan" (Mozart), "L'Enlèvement au Sérail" (Mozart), "Les Noces de Figaro" (Mozart), CONCERTS DES GRANDS ORCHESTRES Concerts Kou.sNevit.sky : (S niai)—Programme : "Symphonie funèbre" (Première audition), Loea-telli ; "L'Amour Sorcier", Manuel de, Falla ; "Légende" (Première audition), A.Tansman ; "Pacific", (Première audition), a.Hohneger; "2iême Concerto" pour piano, (1 ère audi t ion ), Prokof ieff, (l'auteur au piano J ; "Tableaux d'une Expos] lion", Moussorgsky.( 1 î> niai) "Symphonie \rngique", Schubert: "La Tragique Chevauchée", (1ère audition), F.Schmitt : "Impression da I Vero", ( ] ère audition), F.Mallplero ; "Concerto" pour violon (1ère audition), Resnlghi, (Albert Spalding, soliste) "Poème de l'Extase", Scriabine.(22 mai ) : Festival Stra win sky, avec le.en n cours de l'n ut eu r."L'oiseau de feu", "Pet'rouchka", "Concerto" (piano et orehost re), l'auteur au pia no ; "Le Sri ere du Printemps".(20 mal) : "Certo Grosso" ('1er'1 n.udi-lion) Corel li ; "M ira ges", Florent Schmitt ;."Trois Nocturnes", Claude Debussy ; "Le Roi des Etoiles" -(1ère audition), Straw In sky, avec choeurs ; "Sept, ils sojil sept", (1ère audition), Prokofleff, fantaisie pour ténor, choeur et grand orchestre; "Danses du Prince Igor", Borodine- (avec choeurs).Société des Concerts du Conservatoire (4 mai) — Programme : "Camp de Wallenstein", Vincent d'Indy, sous la direction de l'auteur; "Felléas ot Mélisande", Claude Dehussy, sous la direction de M.André Messager; "Daphnis et Chloé" (2ième suite), Maurice Ravel, sous la direction de M.Gaubert; "Deux Nocturnes", Debussy, sous la direction de M.Pli.Gaubert; "Procession Nocturffe", Henri Rabaud, sous la direction de l'auteur; "Apprenti Sorcier", P.Dukas, sous la direction de l'auteur.Cycle Beethoven (dirigé par Walter Damrosch, chef d'orchestre de la Symphony Society de New-York avec la Société des Concerts du Conservatoire et le concours du Choeur Mixte de Paris.) (29 mai)—Programme : "Les deux premières Symphonies" ; "Concerto en ut mineur" pour piano et orchestre, au piano : Alfred Cortot; "Postlude".(lî mai)—Programme : "Ouverture de Léonore No 2"; "Ouverture de Fidélio"; "Romance en fa" pour violon et orchestre, (soliste.Samuel Duskin) ; "Symphonie No 3", (Héroïque).(13 mai)—Programme : "Symphonie Ne 4 en si"; Air : "Ah! perfido", chanté par Mme Jeanne Montjovet; "Symphonie No 5 en ut mineur".(20 mai)—Programme : "Symphonie No 6" dite "Pastorale" ; Air .d"'Adélaïde" chanté par, John McCormack, ténor; "Symphonie No 7.en la".(27 mai)—Programme : "Ouverture du Roy Etienne" ; "Symphonie No S, en fa", pour piano et orchestre (soliste.Joseph Hoffmann; "Ouverture de Léonore", No 3"; (3 juin)—Programme : "Concerto en ré" pour violon et orchestre, (soliste, Jascha Heifetz) ; "Neuvième Symphonie" avec choeur, avec le concours des artistes suivants : Mmes Marcelle Demougeot, Ketty Lapeyrette; MM.Gabriel Paulet, Hector Du-f ran ne.Les recettes de ces six concerts ont été versées au profit de la Société des Anciens Elèves du Conservatoire de Paris.Association des Concerts H-amoureux, (14 mai) — Programme : "Symphonie", Ernest Chausson; "Deux airs" de J.-Ph.Rameau chantés par Mme Germaine Lubin ; "La Valse", Maurice Ravel ; "La Péri", Paul Dukas; "Bourrée Fantasque", Emm.Chabrïer.Concert dirigé par M.Paul Paray.Orchestre de Barcelone dirigé par le violoncelliste Pablo Casals.(24 mai)—Programme : "Ouverture de Coriolan", Beethoven ; "Symphonie inachevée", Schubert; "Double Concerto" pour violon et violoncelle, Brahms, (soliste.Jacques Thibaud et Pablo Casals, orchestre sous la direction de M.Paul Paray) ; "Rapsodie" pour clarinette et orchestre, Claude Debussy, (soliste : M.Joseph.Norl) ; "Interlude et Danses de la Vie brève", Manuel de Falla; "Sardana", "A Fa Pau Casais", Garetta.(25 mal)—Programme : "Troisième Symphonie" (Héroïque), Beethoven; "Quatrième Concerto en ut mineur", pour piano et orchestre, Camille Saint-Saëns, (soliste, Alfred Cortot) ; "Suite de la tragé-d'e Néron et Acte", Manen; "Prélude de Goyescas", Granados ; "Catalonia", Rondo populaire, Albeniz ; "Don Juan", poème symphonique, Richard Strauss.Concerts-Colonne, (G mai)—Programme :, "Ouverture de Coriolan", Beethoven; "Rapsodie" pour violon et orchestre, Sylvio Lazzari.(Roger De-bonnet, sol isle) ; "Lumière d'Asie" (1ère audition), F.de Bret eu il ; "Symphonie Espagnole", Ed.Lalo, (M.Roger Debonnet, soliste).Sous la direcLlon de MM.Gabriel Pierné et Francois Ruhlmann.( 9 mai)—Programme : "Ouverture du Roi d'Ys", La lo ; "Deux Mélodies".Duparc, (Chantées par Mlle Suzanne Bal guérie, "Danse macabre", Saint-Saëns; "Entrée Triomphale de Pharaon", E.Fa-nolli ; "Symphonie en ré mineur".César Franc le ; "Napoli" (Impressions d'Italie), G.Charpentier ; ¦ "Prélude' il l'Après-MIdi d'un Faune", Claude Debussy.Dirigé par M, Gabriel Pierné.Il vient de se f-jnder un groupement dont le but put d'encourager les jeunes auteurs Si produire des oeuvres théâtrales.Son nom est "La Société française du Théâtre", Le Comité comprend une section musicale dont MM.Gustave Charpentier, Henri Rabaud.Alfred Bruneau, Hirchmann, Reynaldo Ha lin et Albert Roussel sont' membres.Henri Maréchal vient de mourir à l'âge de quatre-vingt-deux ans.Cet ait un musicien remarquable : né en 1842, il obtint en 1S70 le grand prix de Rome."La Nativité" parut en 1875, puis ce furent en 1S7G "Les A mnureux de Ca t her! no", qui restèrent longtemns au répertoire de l'Opéra-Comique, la musique de scène de "L'Ami Fritz", "L'Etoile" {1S S1 )."La Ta venu* des Trabans", "Les Vivants et les Morts" (IRSiï)."le Miracle de Nnïm" (1887), "Déidamle" (18 03), "Calendal" (IS!) I), "Daphnis el Chloé" H 805).Henri Ma réchal était inspecteur de r enseigne-ment musical et chevalier de la Légion d'honneur.La Société des Auteurs et- Compositeurs dramatiques s'est réunie en Asscmbléo générale 'le mois dernier.Après la lecture des divers rapports elle a procédé à l'élection des nouveaux commissaires.Ont été élus MM.André Ri voire, Hughes Delorme, Edmond Guiraud, Henri Duvernois et Georges HUe.Aussitôt après l'Assemblée la commission a constitué son bureau : M.André Messager a pour la seconde fols été élu président à l'unanimité.Ont été nommé à.l'unanimité : MM.Paul Milliet, René Peter, Edmond Guiraud, Henri Rabaud, vice-présidents, MM.Henri Duvernois et Georges Hue, secrétaires.MM.Lucien Glelze, et Léon Xanrof, trésoriers.M.Maurice Des va 11 lères, archiviste.Le grand prix de Rome : Sont entrés en loge les musiciens admis à concourir : ce sont MM.Dussnut.Bérard, de la Casi-nière, Gaulac et Gui lion.Le grand organiste Marcel Du pré a donné un unique réci lai d'orgue le 15 ma i dernier au Palais du Trocadéro et a fait entendre le programme suivant : "Passacnille et Fugue en Ut mineur", "Choral 'Réjouissez-vous Chrétiens' ", "Toccate", "Adagio et Fugue en Ut majeur", Bach; "Choral en Si mineur", César Franck ; "Scherzo de la TViême Symphonie", Ch.-M.Wldor; "Carillon" (dédié a.Ma reel Dupré), Emile Bourdon ; "Scherzo en Fa mineur"."Variations sur un vieux Noël français", Marcel Dupré.Le grand pianiste français Alfred Cortot a donné à l'Ecole Normale de Musique de Paris dix cours d'interprétation des chef s-d'oeuvre du piano au XI Xe siècle.Ces cours ont été suivis avec le plus grand intérêt par la jeunesse et par tous les artistes soucieux de voir le maître incomparable qu'est Cortot illustrer par l'exemple au piano les pages immortelles des grands compositeurs du siècle dernier.Voici le programme détaillé de ces dix concerts : (G mal) : "Sonate, op.27.No 2", Beethoven ; "3 2 Variations", Beethoven ; "Sonate, op.57, Beethoven ; "Sonate, op.SI", Beethoven ; Sonate, op.SI", Beethoven ; "Sonate, op.4 2", Schubert.(S mai) : "Sonate, op.39", Ch.M.Weber; "Fantaisie, op.15".Schubert ; "Sonate, op.106", Beethoven ; "Invitation a la Valse", Ch.M.Weber; "Rondo brillant", Ch.M.Weber.(10 mai) : "Sonate, op.110".Beethoven ; "Impromptu, op.14 2".Schubert; "Sonate, op.111".Beethoven; "Rondo Oaprieeioso" , Mendelssohn r "Papillons", Schumann; Etudes, op.10", Chopin: "Sonate, op.11", Schumann.(13 mai) : "Variations sérieuses" Mendelssohn: "Romances sans par-.'les", Mendelssohn; "Eludes symphoniques", Schumann ; "Etudes, op.Chopin ; "Carnaval, op.9", Schumann.(15 mal) : "Fantaisie, op.17", Schumann; "1ère Ballade", Chopin ; "Davidbdndlertanz, op.G", Schumann ; "Prélude et fugue, op.35".Mendelssohn : "Fantasiesiiick.op.12", Schumann; "2e Scherzo".Chopin; "3e Scherzo", Chopin.(17 mal) : "Krels-lerinna" Schumann ; "Sonate en si bémol mineur", Chopin ; "Kinderszenen", Schumann ; "Préludes", Chopin; "2e Ballade", Chopin; "Valse, op.69, No 1, en la bémol", Chopin; "Polonaise, op.44 en fa dièze mineur", Chopin.(19 mai) : "Fantaisie, op.49.en fa mineur", Chopin; "3e Ballade", Chopin; "4e Ballade", Chopin; "Nocturne en ut mineur", Chopin ; "8e Polonaise", Chopin ; "Berceuse", Chopin; "Barcarolle".Chopin; "Valse ut dièse mineur, op.64".Chopin ; "2e et lie Rhapsodie", Liszt : "Campanella, Legglorezza, Feux Follets".Liszt; "Après une lecture du Dante".Liszt.(21 mai) : "Sonate en si mineur".Liszt: "12e et 13e Rhapsodie", Liszt : "Sonate en fa mineur".Brahms ; "Mcphisto-Walzer", Liszt; "Variations sur un thèmo du Haendel", Brahms; "Polonaise", Liszt.(26 mai) : Variations sur Welnen, Klagcn, Sorgen", Liszt ; "Deux Légendes", Liszt ; "Islamey", Bala-kirew ; "Tableaux d'une Exposition", Moussorgslct ; "Rhapsodie", Brahms; "Ballade, Lvrische Stucke", Grieg; "Prélude, Choral et Fugue", César Franck; "3e Sonate".Scriabine.(28 niai) : "Prélude, Aria.Finale", César Franck ; "Intermezzi".Brahms; "Pièces Pittoresques, Bourrée fantasque", Chabrier; "Chants d'Espagne", Albeniz: "Thème et Variations, 1er, 6e, 7e Nocturnes, 5e Barcarolle", G.Fauro; "Pour le Piano", C.Debussv ; "Sonate", Paul Dukas.ANOLETEItRK Deiius viendra bientôt en Amérique.Deux do ses ouvrages y seront dirigés par son ami Porcy Grainger.Richard Strauss n'est pas content de l'Anglotorre.Peu de temps avant la guerre, 11 avait déposé dans une banque de Londres une somme qui représente toute sa fortune.Cette somme fut officiellemont saisie comme "bien d'étranger".Il se plaint do ne pouvoir en obtenir la restitution.Le "Musical News and Herald" n'est pas tendre pour la famille royale.Dans un court mais véhément article il félicite Sir Walford Ravies d'avoir refusé le.poste d'orgu-n Istc de Sa lut-George's Chapel, puisque le titre ot la position de Ma s 1er of the King's Mustek n'y sonL plus adjoints, Juin 1924 A l'exception de I:l princesse Mary, ajoute le ".Musical News", la Maison Royale n'a jamais rien fait pour la musique.Elle n'assiste jamais aux concerts du Royal Philharmonie Orchestra, non plus qu'aux grands festivals, TI n'est pas de cour r-n Europe, conclut-Il, qui témoigne aux musiciens nationaux une aussi méprisante Indifférence.Un Dominion Artists' Club va se fonder a.Londres.H représentera l'Australie, le Canada, la Nouvelle-Zélande et l'Afrique du S'.îd.II se composera de musiciens, acteurs, danseurs, peintres, sculpteurs, écrivains, venus de ces divers pays habiter en Angleterre et qui pourront ainsi, pour le mieux de leurs Intérêts communs, se rencontrer et se concerter plus aisément Le Club aidera ses membres à se faire connaître du public anglais et patronnera les artistes ou les étudiants qui viendront des dominions faire un séjour en Grande-Bretagne.Une des attractions de la British Empire Exhibition, a.Wembley.C'est un carillon de 24 cloches que la grande fonderie Gillet et Johnston, de Croydon, doit expédier au Canada quand l'Exposition sera close.il est installé dans une tour spéciale.Au dernier coup de chaque heure le mouvement d'un machine électro-pneumatique déclenche automatiquement un air connu.La combinaison du clavier et du pédalier permet aux carillonneurs toute la série des nuances qui va du murmure d'un pianissimo au fortissimo le plus tonitruant.La presse, du moins, l'affirme.Elle ajoute que les plus fameux de ces artistes viendront de Belgique et de Hollande afin de mettre en valeur, au cours de plusieurs récitals, les qualités de ce carillon parfait.Il ne semble pas que l'Exposition de Wembley ait fait jusqu'ici large place a la vie musicale anglaise.Mais les dominions vont y donner une série de concerts oit leurs artistes se feront entendre.L'Australie est inscrite pour quatre concerts ; l'Afrique du Sud, la Nouvelle-Zélande et le Canada pour un ensemble de six.La Royal Opera Season de Co vent-Garden, la première depuis 1914, s'est ouverte par une représentation de "L'Or du Rhin." Deux séries du "Ring" seront données.L'orchestre, composé d'une centaine d'instrumentistes anglais, est dirigé par Bruno Walter.La semaine s'est close par le revival de la "Salomé" de Strauss.Londres ne l'avait pas entendue depuis 1913.Ele y fut représentée pour la première fois avec Sir Thomas Beccham pour conductor en 1910, cinq ans après "la première", qui fut donnée à Dresde.HOLLANDE Trois importants concerts d'orchestre seront donnée a Utretch, les 11, 1S et 25 juin, sous la direction de M.Evert Cornells : on y entendra la "Neuvième Symphonie" de Beethoven."Le Chant de la Terre" et "La Deuxième Svmphonie" de Gustav Mahler.Il se prépare, pour le mois de juillet prochain, un festival de musique, en quatre journées, qui sera clôturé par une exécution du "Te Deum" de Berlioz.La Schola Cantorum donnera sous peu la première audition en Hollande d'une oeuvre de M.Rogcr-Ducasse : "Aux premières clartés de l'aube".Au même concert.Mme Rosa Spier jouera des oeuvres pour harpo de Paint-Saens ol de Gabriel Pierné.BELGIQUE La Monnaie de Bruxelles vient d'ajouter à son répertoire courant deux reprises intéressantes, celle de "Cosi fan tutte." de Mozart, et celle d'"Armide".de Gluck.L'interprétation du premier de ces ouvrages est exactement celle de l'an dernier, avec Mlles Torka.Lyon.Bovy et Berthrnnd.qui y sont excellentes, MM.Boyer, Razavet et Charmât, dans un cadre de mise en scène délicieux."Armide" n'avait plus été donnée depuis quinze ans; Mme f'itvinnne en soutint alors le grand succès pendant quarante représentations.Mme Laure Berge lui succède dans le rôle redoutable de l'héroïne; elle y apporte une ardeur, un éclat, une émotion communicative, qui valent bien la noblesse et le charme dont sa devancière enveloppait le personnage, aux dépens parfois d'un peu de style et de goût.L'orchestre et les choeurs des concerts de la Zoologie d'Anvers sont venus, quelques jours avant, à la Monnaie, sous la direction de leur chef, M.Alpaerts, donner une exécution de 4a "Neuvième" avec choeurs et .du "Psaume" de M.Schmitt.Elle n'a pas fait oublier celles que le Conservatoire do Bruxelles donna, plus d'une fois, du chef-d'oeuvro do Beethoven, non plus que l'exécution assez récente de l'ouvrage de M, Schmitt par les Concerts-Ysaye.T-a musique belge, a fait, en ces dernières semaines, deux pertes sensibles par la mort de Karl Mestdagh, directeur du Conservatoire de Bruges, ot de M.Wambach, directeur du Conservatoire flamand d'Anvers.Ils étalent l'un et l'autre compositeurs de très sérieux mérite et érudits fort appréciés.Mestdagh s'était fait une spécialité de l'étude du Folklore; U avait publié sur cette matière des ouvrages excellents et écrit des oeuvres charmantes.Wambach était l'auteur do divers opéras, notamment de "Quinton Metsys", qui fut 27 représenté a Anvers plus de cent fois et connut une vogue populaire.Il est regrettable que cette oeuvre, très dramatique et très mélodique, n'ait jamais été jouée en français à.Bruxelles, ainsi qu'il en fut souvent question; Wambach a disparu sans avoir eu cette joie, qu'il méritait bien.HONGRIE Le centenaire de Frédéric Smetana fut digne-mont commémoré par l'administration de nos théâtres de l'Etat en faisant monter au Théâtre Municipal, notre seconde scène lyrique, étroitement liée a\'Hc l'Opéra Royal."La Fiancée Vendue".M.Abranyi, directeur et chef d'orchestre de ce théâtre, h mis â jour tout le trésor contenu dans la partition de Smetana ; la tâche difficile de la mise a la scène de cette oeuvre avait été pleinement réalisée grâce au goût de M.Dalnoky, régisseur général.L'orchestre de la Société Philharmonique de Vienne, qui donne depuis des années un ou deux concerts par saison â Budapest, interpréta en deux audition* consécutives des oeuvres de Mozart, Beethoven, Wagner et Berlioz dont chacune est une pièce de parade de cet orchestre, sous la direction de son célèbre chef, M.Welngartner.La réputation dont jouit c" incomparable corps musical, consacrée par '_-< connaisseurs des plus importants centres de «a deux hémisphères devant lesquels il s'est produit, vient d'être confirmé par deux auditions.ALLEMAGNE Le petit musée de la Maison- Beethoven, â Bonn, vient de s'enrichir d'un alto joué par Beethoven dans son enfance et' qui.jusqu'ici, appartenait aux descendants de F.Ries.Le nouveau ballet de M.Richard Strauss, "Crème fouettée", vient d'être présenté pour la première fois a Vienne.Une symphonie, jusqu'ici inconnue, de Bruckner vient d'être retrouvée et sera exécutée, en septembre prochain, â l'occasion du centenaire du maître.Le Théâtre de Karlsruhe a donné récemment le "Tamerlan" de Haendel, arrangé par MM.Anton Rudolph pour le textt* et Hermann Roth pour la musique.Le centenaire de Cari Reinecke (23 juin 19241 va être célébré à Leipzig en deux concerts.Un facteur de pianos allemand vient de construire un piano donnant les quarts de ton.L'Orchestre de la Philharmonie de Berlin, comprenant S 4 artistes, sous la direction de M.W.Furtwangler.accomplit une tournée importante en Allemagne et en Suisse.BAVIERE Munich : Un grand festival d'opéras de Wagner et de Mozart sera donné dans le cours de l'été prochain et commencera exactement le 1er août pour se terminer le 9 septembre.L'orchestre sera sous la direction de trois eminent chefs allemands.Ce sont : Hans Knappersbusch.Robert Heger.Wilhelm Furtwangler.lie programme suivant a été arrêté : "Meistersinger", 1er août; "Rheingold", 3 août; "Walkilre".4 août : "Siegfried", G août ; "Cosi fan t ut te".7 août ; "Gotierdammerung", S août : "Tristan und Isolde".10 août ; "Entfiihrung aus dem SeraiI", 11 août ; "Don Juan".13 oût : "Parsifal" (dans un décor nouveau*.15 août; "Figaros Hoch-zeit".lfi août; "Meistersinger", 17 août; "Sosi fan tutte".1S août; "Parsifal", 19 août; "Entfiihrung" 20 août ; "Tristan und Isolde".21 août : "Don Juan".23 août; "Parsifal", 24 août; Figaros Hoch-zeit", 2iî août; "Parsifal".27 août; "Meistersinger".2S août; "Rheingold", 30 août; "Walkiire", 31 août "Siegfried", 2 septembre ; "Figaros Hochzeit".3 septembre; "Gotterdammerung".4 septembre: "Parsifal".6 septembre; "Tristan und Isolde".7 septembre : "Cosi fan tutte".S septembre."Meistersinger", ?sept cm bre.ITALIE La première du "Xerone" de Roi to à la Scala de Milan occupe tous les esprits.Arturo Toscanini.chanteurs, musiciens, machinistes et figurants ont observé le plus grand secret sur les répétitions oû nul curieux ne fut admis, et l'éditeur Ricordi, bien que la partition soit prête, la tint hermétiquement cachée.Alberto Gasco écrit qu'il n'a connu lui-même de cette oeuvre posthume que le jugement rendu jadis par deux intimes du poète-musicien.L.Mnnclnelli et G.Gallignani.Il en conclut que nulle déception ne saurait suivre une si fervente attente.L'art de "Nerone" atteindrait plus haut encore que celui de "MeCistofele".Pour la première certaines places se sont élevées il huit cents lires.Ce n'est pas, inutile de le dire, û, ces hnuteurs-lâ que 1'eminent critique faisait allusion.Nulle première n'a va il jamais suscité en Italie un intérêt comparable à celle du "Xerone" de Boito, qui vient d'avoir Heu à la Scala de Milan avec un éclat extraordinaire.Comme à Bayreuth, les étrangers étaient venus en foule et l'Italie entière se trouvait représentée à cette solennité nationale.Son attente, savamment graduéee depuis deux an n nées, défrayait ces dernières semaines toutes les chroniques.L'on comprendra l'importance attachée à cet événement artistique en apprenant qu'un grand quotidien comme "La T.ri-buna" de Rome relégua pour un jour toute politique et toute affaire afin de consacrer ses deux premières pages au seul compte rendu de la première représentation.L'honneur de l'écrire revint tout naturellement â son eminent critique, le compositeur Alberto Gasco.Les noms des interprètes sont après leur succès un éloge par eux-mêmes.A leur tête Toscanini, le grand animateur de l'oeuvre qui la monta et la dirigea en maître; le ténor Aureliano Fertile (Néron), Carlo Galeffi (Fanuel), Marcel Journet (Simon le Mage), Rosa Raisa (Asteria).Luisa Ber-tana (Rubria).L'orchestre de l""Augusteo", en tournée sous la direction de son chef eminent Bernardino Molinari, a été particulièrement fêté à Pise et à Forence.Dans la première de ces villes, "L'Isle Joyeuse" de Debussy et le poème pastoral "Presso il clitunno" de Gasco, entendus pour la première fois, y obtinrent un succès unanime.La Scala de Milan a fermé ses portes sur une dernière représentation de "Nérone".L'on.Mussolini y assistait avec les ministres belges Theunis et Hymans.A leur entrée la "Marcia Reale" et la "Brabançonne" ont préludé à la musique de Boïto.Saison magnifique pour la grande scène et son animateur artistique A.Toscanini.Commémoration de l'anniversaire de Tartinî qui naquit en 1692 et mourut en 1770, laissant avec la réputation d'un violoniste diabolique de virtuosité, plusieurs compositions dont le fameux "Trille du Diable", précisément.Pour la première fois vient d'être entendu en Italie le "Pierrot lunaire" Schonbergien.L'exécution eut lieu sous la direction de l'auteur à la salle S.Cecillia de Rome.Bien que quelques protestations se soient fait entendre, l'accueil, sans être chaleureux, fut honnête.Il en alla autrement à, Naples où l'oeuvre fut interprétée également.La critique, dans cette ville, se montra particulièrement sévère, refusant de voir là.quelque chose répendant â l'appellation du mot "musique".¦ Jamais encore en Italie n'avait été entendu la "Messe sollennelle en ré" de Beethoven.II a fallu qu'advînt le 100e anniversaire de la première exécution en Europe (à Saint-Pétersbourg) pour que l'on s'y avise que peut-être on pourrait lier connaissance aux mélomanes de la péninsule n'ayant pas le moyen d'aller s'en pénétrer tra los montes avec cette oeuvre capitale! C'est au chef d'orchestre Molinari que revient l'honneur (un peu triste) d'avoir enfin levé le voile.D'une statistique récente, il résulte que 7 0 opéras nouveaux ont été montés en Italie pendant le cours de l'année 19 23.Lablache n'était pas seulement le chanteur à la voix puissante et souple, véritable type de basse bouffe, qu'ont admiré les dilettanti de 1S30; il était également renommé pour sa corpulence, équivalente au volume de sa voix; un vrai géant- Il habitait une maison où il avait pour voisin une célébrité d'un autre genre, le général Tom-Pouce : nom qui.procédant du petit Poucet, suffit â indiquer la différence.Un jour, un provincial quelconque, à moins que ce ne fût un Anglais, soucieux de rapporter chez lui des souvenirs de ses belles relations parisiennes, sonne à.la porte.C'est Lablache qui vint ouvrir."Le général Tom-Pouse", demanda timidement l'amateur ?.— "C'est moi", répondit une voix caverneuse.Etonnement.explications : "Mais je croyais.on m'avait dit.le général.si petit, si mignon, si menu." A quoi Labache, sans perdre un pouce de sa taille, et d'une voix de stentor, de répondre : "En public, monsieur, c'est possible ; mais, chez moi; je me mets à mon aise." ETATS-UNIS L'imprésario Bogue de New-York a reçu une dépêche d'Arnold Schoenberg à l'effet que celui-ci veut retarder d'une année sa venue en Amérique.Le Quatuor Flonaaley annonce que la saison prochaine des séances de musique de chambre seront donnés en concert comme par le passé.M.Félicien d'Archambeau, le frère du violoncelliste Iwan, remplacera le viola Louis Bailly qui est en procès avec ce quatuor.Le ténor américain Forrest Lnmond, a été réengagé il l'Opéra Civique de Chicago pour la saison prochaine.Les (irnnds Sueecs do In Chanson DIS-LE MOI L'AMOUR PARDONNE Chnnisoii-ViilRC Chanson de tenre EX TEXTE PARTOUT : 35 cts la copie.KVDIO MUSIC CO.- - 1600 BOTTL.ST-LAUTUÎXT - MONTREAL 28 L Orchestre Paul White-man est en tournée depuis le Id mai dernier, et a visité les villes suivantes : Rochester, Buffalo, Pittsburg, Indianapolis, Louisville, Cincinnati, St.Louis, Kansas Citv, Davenport, Milwaukee, Chicago.Cleveland Toledo.Détroit, Toronto, Ottawa et Montréal." Partout des succès marqués.Howard Harold Hanson, qui gagna en novembre 1021 le prix Juilliard vient d'être nommé, directeur du Collège de Musique Eastman a.Rochester.M.Hanson est âgé de 2S ans étant né le 28 octobre 1S0G a.Yvaboo, (Neb.).La venue de Nicholas Medtner, le grand compositeur russe, en Amérique la saison prochaine fera connaître davantage sa musique, mais M.Medtner-n'entend pas se confiner à, ses compositions car il est reconnu comme un interprête idéal de Beethoven et de Chopin.John C.Freund, éditeur du "Musical America", New-York, est décédé le 3 juin dernier à Mount Vernon, N; Y".Il était né a—Londres en Angleterre.La presse new-yorkaise nous apprend que l'Ecole de Fontainebleau comptera cette année de nombreux élèves.Cent vingt déjà- sont inscrits.La classe d'orgue est presque au complet.La classe de violon sera le double de ce qu'elle était l'an dernier.L'heureuse tournée dans l'Union de Marcel Grandjany, professeur de harpe a.Fontainebleau, vaut également a, sa classe de ' nombreuses recrues.NEW YORK Anna Pavlowa.la célèbre danseuse russe et son corps de ballet, a donné des représentations chorégraphiques durant la semaine du 21 au 27 avril dernier.Au programme : "Amarilla", "Le Rêve de la Volga", "Chopin iana", "Boule de Neige", "La Beauté endormie", "La Poupée Magique", "Noces Polonaises".La Société Symphonique de New-York a engagé comme soliste pour sa saison prochaine Serge Rachmaninoff, Ossip Gabrilowitsch, Paul Ko-chanski, Sigrid Onegin, Samuel Dunshkin, Florence Easton, Alfred Cortot, Félix Salmond, Albert Spalding, Renée Chemet, Adéla Verne, Lionel Ter-tis et plusieurs autres qui seront annoncés plus tard.Alfred Cortot, le brillant pianiste français, fera une courte apparition en Amérique l'an prochain.En effet, il ne séjournera que du 2 0 janvier au 5 avril 1925.La New-York Symphony Orchestra vient d'engager un nouveau premier-solo violon pour l'an prochain en la personne de Mischa Mishakoff.un jeune violoniste russe né à, Proskurow, en 1897.H étudia sous la direction de KorguefC, qui lui-même fut élève de Leopold Auer.Il fut gradué en 1913 au Conservatoire de Musique de Petrograd et obtint la place de premier violon dans l'orchestre de Petrograd, dirigé alors par Albert Coates.En 1920 et 1921, l'Opéra de Moscou l'invita à prendre rang dans son orchestre et il passa successivement â, celui de Varsovie, la capitale de la Pologne.Il fit une fructueuse tournée en Pologne et en Allemagne et il vint récemment en Amérique où il fit son début comme violoniste soliste a la salle Carnegie ¦ au mois d'avril dernier.' Quelques heures avant de s'embarquer à.bord du "Paris" pour l'Europe, .le directeur Gattl-Gasazza a fait connaître, comme il l'avait promis, le programme définitif et détaillé de la saison prochaine.Parmi les nouveaux artistes engagés : Tulllo Sera-fin, chef d'orchestre de Theatro de la Scala de Milan ; Nanny Larsen-Todsen, soprano de l'Opéra de Stockholm; Maria Miller, soprano de l'Opéra de Munich; Toti Dal Monte, soprano de la Scala de Milan; Joan Ruth, soprano; Mary Bonetti, contralto; Ralph Erroll, ténor; Francesco Seri.basse.Ont été réengagés : Frances Aida, Grace Anthony, Lu-erezia Bori, Ellen Dalossy, Yvonne d'Arle, Florence Easton, Minnie Egener, Amelïta Gai 11-Cure i, Nan-nette Guilford, Louise Hunter, Marie Jeri tza, Queena Mario, Mary Melish, Nina Morgana, Frances Perelta, Rosa Ponselle, Delia Relnhardt.Elizabeth Rethberg, Laura Robertson.Marcella Roeseler, Charlotte Ryan, Thalia Saba n leva, Le-nora Sparkes, Marie Sundelius, Marie Tiffany.Phradie AVells, soprani ; Marie Alcock, Cecil Ar-den, Karin Branzell, Ina Bourskaya, Julia Claus-sen, Raymonde Delaunois, Jeanne Gordon, Kathleen Howard, Marie Mattfield, Margaret Matze-nauer, Sigrid Onegin, Marion Tel va, Henriette Wakefield, contralti, mezzo-soprani; Angela Bada, Max Bloch, Mario Chamlee, Rafaolo Diaz.Miguel Plata, Benjamino Gigli, Edward Johnson Morgan Kingston, Rudolf La u ben thai, Giacono Lauri-Volpl, Giovanni Martinelli, George Meader, Giordono Pal-trinieri.Curt Taucher.Armand Tokatyan, ténors ; Vineente Bal lester, Edmund Bu rie, Thomas Chalmers, Louis d'An gel o, Giuseppe Danise, Giuseppe De Luca, Arnold Gaber, Millo Pi ceo, Vincenzo Reschiglian.TItta Ruffo, Carl Schelgel, Freiderich Schorr, Gustav Schutzendorff, Antonio Scotti, Lawrence Tibbett.Clarence Whitehiil, barytons; Paolo Ananian.Paul Bender, Michael Bohnen, Feodor Chaliapin, Adamo Didur, William Gustaf-son, Pompilio Mal a tes ta, Jose Mardones.Giovanni Martino, Léon Rot'hier, James Wolf, basses ; Giuseppe Bamboschek, Arthur Bodansky, Louis Hasselmans, Gennaro Papi, chefs d'orchestre ; Fausto Cleva, Riccardo Déliera, Antonio Dell Oreflee, Carlo Edwards, Paul Eisler.Wilfrid Pelletier, Karl Rieder Georg Sebestyen, Vittorio Verse, assistants chefs d'orchestre; Glullo Setti, maître des choeurs; Roaina Galli, première danceuse; Ottoka Bartik, maître du ballet; Giuseppe Bonfiglio premier dan-ceur; Alexia Kosloff, (mime).Les artistes suivants qui apparaissaient sur la liste de la saison dernière n'ont pas renouvelé leur engagement : Suzanne Keener, Barbara Kemp, Margaret Romaine, Flora Perini, Pietro Audisio, Orville Harrold, Renato Zanelli, Italo Pucchi, Roberto Moranzoni, chefs d'orchestre et Augest Berger, maître du ballet.La rupture du contrat de Barbara Kemp, l'une des artistes allemandes du Metropolitan, a suscité la colère du "Tag" berlinois.Il accuse M.Gatti-Casazza de n'obéir qu'aux seules considérations d'argent, de préparer insuffisamment ses spectacles et de se montrer partial â l'égard des artistes germaniques qu'il obligerait ù.chanter sans répétitions.Arthur Bodansky, chef d'orchestre du Metropolitan, a pris la défense de son patron.Il affirme que M.Gatti-Casazza, même pendant la guerre, ne s'est jamais départi, quelle que fût la nationalité de ses artistes, d'une stricte impartialité, que Mme Barbara Kemp, dont il ne conteste pas le talent, avait du moins ce tort de ne connaître qu'insuffisamment les rôles de son contrat', et qu'il n'est pas de théâtre, enfin, où les ouvrages soient montés avec plus de soin et d'artistique richesse qu'au Metropolitan.L'Orchestre de la Philharmonique de New-York donnera au cours de la prochaine saison une série de concerts les jeudis soirs et les vendredis en matinées â commencer les 16 et 17 octobre prochain .11 y aura en outre 6 concerts le samedi soir, ît partir du 8 novembre; 12 concerts les dimanches en matinées, commençant le 16 du même mois.Le 9 novembre, commencera la série de 5 concerts au Metropolitan et les 29 octobre est la date choisie pour les 10 concerts pour les jeunes étudiants.24 solistes ont été jusqu'ici engagés; ce sont : William Bachaus, Alfred Cortot.Cari Friedberg (qui fera connaître un nouveau concerto en Amérique), Ossip Grabilowitsch, Heinrich Gabhard.Myra Hess, Wanda Landowska, Nicholas Medtner (qui fera sa première tournée américaine).Yolando Mero, Elly Ney, Giuomar Novaes (pianistes) ; Cari Flesch, Samuel Gardner, Scipione Guidi, Cecillia Hansen, Erna Rubinstein, Efrem Zimbalist (violonistes) ; Pablo Casals, Leo Schulz, Cornelius Van Vliet (violoncellistes); John Amans (flûtiste): Sophie Braslau.Mme Charles Cahier et Marie Sundelius (artistes lyriques).New-York aura l'avantage de recevoir la saison prochaine l'un des meilleurs chefs d'orchestre de l'Angleterre en la personne d'Eugène Goosens.H sera en Amérique vers le milieu de décembre et dirigera l'Orchestre de Rochester.Lundi, le 2G mai dernier est décédé.Victor Herbert, l'un des compositeurs les plus estimés sur ce continent.Né le 1er février 1859 a, Dublin, en Irlande, il vint en Amérique en 1SSG et fut engagé immédiatement dans les orchestres de Théodore Thomas et d'Anton Seidl.En 1894, il remplaça Gilmore, le directeur du 22ième Régiment.De 1S98 à 1904, il fut directeur de l'Orchestre de Pittsburg, et c'est â cette date qu'il vint définitivement s'établir â.New York où il eut son orchestre pour donner des concerts populaires au Broadway Theater le dimanche soir.La dernière fois qu'il apparut en public fut en avril dernier â l'occasion du concert Paul Whitemon où il dirigea sa petite "Suite de 4 Sérénades".Mais c'est surtout comme compositeur que Victor Herbert est connu.Il écrivit deux opéras : "Natoma" qui fut donné a.Philadelphie en 1911 et "Madeleine", opéra en 1 acte que le Metropolitan monta et une quantité de musique plus légère comme "Babes in Toyland" (1903), "It Happened in Nordland" (1904), "Mlle Mûdiste" (1905)."The Red Mill" (190G), "Eilenn"."My Golden Girl", "Angel Face", "Girl in the Spotlight".On vient d'annoncer que la grande ' cantatrice Schumann-Heink reviendra ù l'opéra la saison prochaine et se fera entendre au Metropolitan dans Erda de "Siegfried" et Magdalena des "Maîtres Chanteurs" de Wagner à titre d'artiste en représentation.Les récents concerts 21 avril : Emniy Krueger, (début), soprano allemand.Orchestre Paul Whlteman.22 avril : Mary Allen, contralto, Ernest Davis, ténor, Frederic Dixon, pianiste, et Marguerite Schuiling, mezzo-soprano, Edward Rechlin, organiste.Juin 1924 24 avril : Michael Banner, violoniste, 5Ième musicale de la Haarlem Philharmonie Society.25 avril : Marian Anderson, contralto, Charles Leech Gulick, organiste, Godfrey Ludlow, violoniste.2G avril : Frederick Bristol, pianiste.27 avril : Le trio Ragini de l'Inde (danses, chant et instruments anciens).Jacques Goutmanovitch, violoniste.La Chorale Novello Davies, Florence McGuinness, soprano.2S avril : M nihil de Hardin, pianiste.29 avril: American Orchestral Society; American Association of Lovers of Music; Elizabth Armstrong, violoniste, et Eleanor Mehl Berger, contralto; le Trio Slttig (violon, violoncelle et piano); Leonida Coroni, baryton.3 0 avril : Beethoven Orchestra Society ; André Polah, violoniste; Charlotte I-Iarvis, soprano.1er mai : Armen Ohanian, danceuse.2 niai : Société Chorale des Collèges Rutgers et New Jersey ; Columbia University Glee Club.3 mai : Honka el ses élèves, danceuses.4 mai : Richard Singer, pianiste ; Sunday Symphony Society.CHICAGO (Ravinia Park) La grande saison musicale s'ouvre le 21 juin et se terminera le 1er septembre prochain.Les plus grands artistes du Metropolitan font parti des principales distributions et l'Orchestre de Chicago sera dirigé par les chefs d'orchestre suivants : Eric Delamarter, Louis Hasselmans, Gennaro Papi, ayant pour les seconder Wilfrid Pelletier, et Gia-como Spadoni.Des concerts seront donnés les après-midi de samedi et dimanche sous la direction de Hasselmans et Papi tandis que ceux de lundi soir seront sous la direction de M Eric Delamarter.Au nombre des artistes lyriques engagés pour donner de l'éclat aux fêtes musicales de Ravinia, mentionnons : Lucrezia Bori, Florence Easton.Philine Falco, Margery Maxwell, Gra-ziella Pare to, Thalia Sabanieva, soprani ; Melle Alcock, Ina Bourskaya, Anna Correnti et Jeanne Gordon, contralto et mezzo-soprani ; Giacomo Lauri Volpi, Giovanni Martinelli.Armand Tokatyan.Giordano Paltrinieri, ténors; Vicente Bal lester, Mario Basiola, Giuseppe Danise, Louis d'Angela, Désiré Defrère, barytons; Paolo Ananian, Virgilio Lazzari, Léon Rothler, basses.Au programme, les opéras suivants : "Martha", "La Tra-viata", "Cavalleria Rusticana", "Rigoletto", "Aida", "Mignon", "Lucie de Lammermoor", "Les Contes d'Hoffmann", "Carmen"."Paillasse", "Mme Butterfly"."Faust"."La Tosca", "Les Joyaux de la Madone", "La Bohême", "Le Secret de Suzanne", "Manon" (Massenet), "Roméo et Juliette"."H Travatore"."Le Barbier de Seville", "Lakmé", "L'EIisir d'Amore", "L'Amore dei tre re", "Don Pasquale", "Zaza" "La Navarraire", "Lohengrin", "Fedora"."L'Amico Fritz", "Le Chemineau", "Samson et Dalila", "André Chénier", "Adrienne l.ecouvreur"."Fra Diavolo", "La Légende du Point d'Argentan".La soirée d'ouverture se fera le 21 juin avec "Paillasse" et "Cavalleria Rusticana".DETROIT L'Orchestre Symphonique do Détroit sous la direction de Victor Kolar a donné non moins de 21 concerts le dimanche après-midi.La saison a commencé le 28 octobre dernier avec un programme de musique russe.Au nombre des principales pièces qui furent données par cet orchestre le dimanche après-midi, mentionnons : "Concerto" pour piano de Delius.les "Dances viennoises'' de Schubert, les "Valses" de Joahnn Strauss, le "New World Symphony" de Dvorak, la "Suite Indienne" de MacDowell, la "Marche du Couronnement du 'Prophète" de Meyerbeer, l'"Ouverture d"Obéron' " de Weber, la "Suite du Ballet 'Casse-Noisette' " de Tachaikowsky.Les prix pour ces concerts qui atteignent un haut degré de fini artistique sont «le ,25c â $1.00.La salle où ces concerts se donnent est toujours remplie a sa pleine capacité.liOSTOX Les "Pop" concerts de la Boston Symphony seront encore cette saison sous la direction de maestro Agide Jaecliia.clinique privee du dr prevost Des hôpitaux de Paris — Londres — New-York Voies Génito-Urinaires Maladies des reins, de la vessie Maladies Ténériennes et des organes génitaux et maladies do la pean 460, rue ST-DENIS Tél.Est 7580 LES NOUVEAUX CONCERTS Les récents progrès de la science vont avoir des conséquences qui, dès maintenant, méritent de retenir l'attention des musiciens: je veux parler des auditions à distance, que procure aujourd'hui la téléphonie sans fil.Ceux qui, dans les grands centres ou dans les environs immédiats, ont passé près des hauts-parleurs à l'heure des concerts quotidiens, ne peuvent se rendre compte de la joie qu'on éprouve, quand, à plu^euis centaines de milles de distante, au fond d'un village perdu, on écoute, le casque aux oreilles, la sérénade du Roi d'Y.i.une Rhapsodie de Liszt ou une Sonate pour vio on de J.-S.Bach.C'est ainsi que chaque jour, dans les dernières semaines de septembre, je me rendais à la cure, où nous avions installé nos appareils.L'antenne partait du clocher, et sauf les lampes à trois électrodes, les accumulateurs et la batterie de piles, nous avions tout construit nous mêmes.Avec six lampes, aucun détail de l'exécution- ne nous échappait, et le son était d'une pureté presque parfaite.C'est à peine si .e piano devenait un peu plus métallique.Mais le violon gardait sa prenante douceur, la voix humaine sa résonance grave ou cristalline, et dès les premières notes nous reconnaissions l'artiste, s'il s'était déjà fait entendre.Nous tournant l'un vers l'autre, nous échangions alors un sourire de satisfaction.Debout, près de la table, trois enfants penchaient l'orei le devant le pavillon du haut-parleur, monté en dérivation sur les mêmes bornes que nos deux écouteurs, et qui laissait passer une musique lointaine, mais bien nette et très perceptible dans le silence de la campagne.Par la porte-fenêtre, on apercevait le fil noir venu de l'antenne, à demi caché par la vigne pendante.Fixée au mur, à hauteur d'appui, la première bobine d'accord, celle que nous appe ons le self, avec le curseur dont nous savions la place, selon le poste qui nous donnait le concert.Sur la table, les autres appareils d'accord avec leurs curseurs ou leurs manettes que nous déplacions par degrés, en y touchant à peine, et les six lampes g obuleuses.alignées sur leur support, l'éclat du filament contenu par le petit cylindre de mitai qui l'entoure.Au fond de la chambre, un harmonium, un bureau chargé de brochures pieuses.C'était, transporté dans le monde moderne, un tableau digne de cet ancien titre, Je Concert en famille: Après chaque morceau, retirant nos écouteurs, nous nous communiquions nos impressions.Le jeune abbé, qui est bon musicien mais n'a guère fréquenté les sa les de concerts, s'étonnait parfois d'avoir mal saisi les paroles, quand une ée nos plus re-nomm'es cantatrices venait d'égrener pour nous les perles de sa voix.U accusait l'appareil, dont il m'arrivait, je l'avoue, de Consultez la maison G.BRENTA pour la décoration intérieure de vos appartements Decoration française et ameublements l'a il s à ordre Dessins exclusifs de la maison 305, RUE SAINT-DENIS (en face du théâtre St-Denis) Tél.Est 1866 l'n escompte spécial est accordé à tout lecteur de "La Lyre".prendre la défense.Si le morceau était exécuté par un chanteur, on ne perdait pas d'ordinaire une syllabe.Ou bien, quand l'air était tiré d'un opéra ou d'un opéra-comique, j'exp iquais en quelques mots la situation.Chaque matin, le journal de la ville nous annonçait les programmes du jour.L'intérêt n'en était pas toujours le même.Il y avait de bons et de moins bons jours.Les artistes n'étaient pour nous que des noms, mais parmi ces noms nous avions nos préférés, nos favoris.Tel d'entre eux ne saura jamais qu'à un endroit où, par la faute de l'appareil sans doute, le chant ne paraissait plus d'accord avec l'accompagnement, il nous arrivait de hocher tristement la tête ou de froncer les sourcils.D'autres ne recevront jamais l'hommage d'une muette et d'autant plus fervente admiration.La téléphonie sans fil est encore assez peu répandue, dans les grandes distances, parce que les appareils sont compliqués et d'un maniement délicat.Ce n'est pas tout de les acquérir ou de les construire, il faut encore être à même d'en contrôler le fonctionnement, de mesurer la charge des accumulateurs et des pi.es, d'intercaler ou de mettre hors circuit, selon la longueur d'onde, un condensateur ou une bobine de réaction, de rechercher méthodiquement, si un accident se produit, dans ce dédale de fils, la borne desserrée ou le contact intempestif qui fait un court-circuit.Mais les appareils se simplifieront, les connaissances indispensables se répandront.Le temps est proche où l'appareil de téléphonie sans fil aura sa p.ace marquée dans un salon modeste, comme aujourd'hui le piano droit.Les concerts distribués au loin par ce procédé deviendront de plus en plus nombreux, et seront amenés par la concurrence à améliorer constamment leurs programmes.Il reste à trouver le moyen d'indemniser, selon leur mérite, les artistes et les auteurs.On ne peut, en effet, taxer les auditions puisque les ondes uniformément répandues dans l'espace sont à la disposition de qui peut ies capter, et qu'aucun iudice ne permet de reconnaître si elles actionnent de nombreux appareils, ou si personne n'en veut; la dépense d'énergie est toujours la même.Je crois savoir que déjà la Société des Compositeurs et le Syndicat des Musiciens ont mis la question à l'étude; quand elle sera résolue, les entreprises rivales se disputeront à prix d'or les interprètes et feront des traités avec les auteurs cé èbres pour s'assurer le monopole de leurs ouvrages.Les concerts à l'ancienne mode ne disparaîtront pas immédiatement.Ils garderont, des fidèles, qui, à la satisfaction dentemire l'artiste, ajouteront la curiosité de le voir.Mais à chacun de ces concerts on verra se dresser sur l'estrade un auditeur supplémentaire, sous la forme d'un petit disque sur un pupitre: c'est, le transmetteur téléphonique qui, rattaché à un poste d'émission, ajoutera aux quelques centaines de personnes visibles dans a salle une foule inconnue, disséminés dans toute l'Europe et jusqu'en Amé- PAUL DUFAULT chante "LES PAPILLONS" Olôiutlic pour Ternir ou Soprano) de OMER LETOURNEAU Prix marqué: 75 sous M.Utile IIlA peiulnntle mois rte juillet.J.E.TURCOT 3 Ste-Catherine E.rique.Comme il est beaucoup plus agréable d'entendre la musique sans sortir de chez soi, sans être gêné par la présence de voisins qui sont des étrangers, sans être obligé d'applaudir par politesse, de rester jusqu'à la fin du concert, et avec la liberté de formuler à voix haute son opinion, sans risquer d'être rappelé à l'ordre, je suis persuadé que peu à peu les sa.les de concerts seront désertées par ceux mêmes qui habitant la ville auraient la faculté de s'y rendre.Chanteuses et chanteurs, pianistes, violonistes, et même les sociétés chorales et les orchestres symphoniques prendront ainsi l'habitude de jouer devant le téléphone, sans autres témoins qu'un ou deux opérateurs- occupés au réglage.Dès lors, nos charmantes artistes, ne se croiront plus tenues de préparer, en même temps que le programme, la robe du concert et leur exécution ne pourra qu'y gagner.Plus de décolletés suggestifs, plus de coiffures savantes, plus de bagues ni de colliers.L'habit noir avec la cravate blanche ne sera plus la~ tenue réglementaire du musicien ; le chef pourra suivre sa partition et distribuer les signaux parmi la cohorte attentive, sans songer aux yeux observateurs qui.derrière lui, dans les concerts publics, ne perdaient pas un de ses mouvements.II ne sera plus obligé de se surveiller, et sera donc tout entier, à sa tâche, pareil aux chefs d'orchestre de Bayreuth, eux aussi séparés du monde dans leur souterrain, et par exemple à l'admirable Hans Richter, qui conduisait la Tétralogie en bras de chemise.Jusqu'ici les artistes musiciens assistent à leur succès comme Charles-Quint assistait à ses funérailles: la salle garnie et tapissée de visages leur renvoie en écho l'indifférence, le recueillement, la sympathie et l'enthousiasme qui viennent s'y peindre.Un murmure flatteur les encourage; les applaudissements les transportent.Mais ce contact direct n'est pas indispensable.Un auteur qui fait imprimer un livre n'en voit pas les ecteurs; il ne pénètre pas dans les chambres où les uns en coupent curieusement les nages et d'autres le rejettent avec dégoût.Il ne reçoit pas de compliments, sinon ceux des amis et des confrères, qui ne s'en peuvent dispenser.Il n'est pas applaudi.Il en est de même pour un peintre, à moins qu'il ne soit assez vaniteux pour demeurer en faction tous les jours auprès de son tableau, dans la salle où il est exposé.L'un et l'autre cependant peut parvenir à la gloire.L'un et l'autre est averti de son progrès, non par des témoignages immédiats, dont le bruit peut bien être illusoire, mais par des chiffres et des prix de vente, qui sont irrécusables.La téléphonie sans fil privera les artistes de quelques satisfactions d'amour-propre.Mais elle donnera à leur profession plus de sérieux, de dignité, d'indépendance.Je crois que les bons artistes n'auront qu'à y gagner.Louis LALOT."Le Courrier Musical"."IN THE CLOISTERS" (Dans les Cloîtres) par Leo Torrnnce Une nouvelle composition descriptive qui sera bienvenue par les amateurs de "In a Monastery Garden".Publiée pour piano solo, orgue ou violon et piano Prix: 52c clinque, franco Demandez-le à votre marchand The Anglo-American Music Co.Yictoria St., Toronto, Ont. 30 (Suite de page 11) dans le cadre de "La Lyre" de l'aire l'analyse des récitals d'élèves.Nous mentionnerons cependant 'les dates : 27 mai—A l'Assistance Publique, Mlle C.Marier (chant); 2S mai—A la Salle des Musiciens, M.Joseph Saucier (chant); 11 juin—A la Salle St-Sulpice, Mme Héraly (piano) ; 12 juin—A l'Institution des Aveugles, M.A.Letondal (orgue).11 juin—A la Salle Willis, M.J.-B.Dubois (violoncelle) ; 17 juin—A la Salle Y.M.C.A., M.Emile Taranto (violon).Nous sommes heureux d'annoncer que M.Gabriel Cusson, élève de Nazareth, a oDt'enu le "Prix d'Europe".Tous les amis de l'Institution se réjouiront de ce succès, et féliciteront ce jeune homme de 27 ans qui a déjà obtenu de l'Institution: en 1922, Lauréat de piano, Lauréat d'orgue et Lauréat de vio.oncèlle; en 1923, Lauréat de chant; en 1924, le 6 juin dernier, le baccalauréat en musique; le 1S, le Lauréat de l'Académie de Québec (obligatoire pour le Prix d'Europe) ; tous ces titres "avec grande distinction." Et enfin, samedi soir, le 27, il fut proclamé vainqueur par le jury du Concours du Prix d'Europe.M.Cusson se révèle également compositeur; il fera honneur aux nôtres là-bas.il a étudie le violoncelle, instrument sur lequel il a passé son exécution au Prix d'Europe, avec M.Gustave Labelle; il a complété ses études d'harmonie et étudié .e contrepoint avec M.Romain Pelletier et M.Achille Fortier, le piano et l'orgue avec M.Arthur Letondal, le chant avec M.Alfred Lamoureux.Qu'on ne s'étonne pas qu'un aveugle ait pu décrocher le Prix d'Europe; l'Institution Nationale des Aveugles de Paris (sur la-.quelle, est calquée celle de Montréal, toute modeste et toute inconnue qu'elle soit) est un foyer musical, un rendez-vous des meilleurs professeurs,, une pépinière de musiciens, de professeurs, d'organistes surtout.On compte les organistes aveugles par centaines en France.A propos d'organistes, soulignons l'audition d'orgue qu'ont donnée les élèves de Nazareth, le 12 juin courant.Cette classe, sous la direction de M.Arthur Letondal, se caractérise vraiment par une technique impeccable de clarté, de solidité, de netteté et de sûreté, qualités essentielles de l'organiste.M.Cusson est à Nazareth depuis son enfance; il y a l'ait toutes ses études.Il y reviendra, souhaitons-le lui, avec l'apport d'un développement plus profond.' Que la floulec France lui soit accueillante.UN AMI.Le courrier d'Europe du milieu de juin nous a apporté deux lettres intéressant tout particulièrement les lecteurs de "La Lyre", la première de notre directeur M.Henri Miro, et la seconde de l'imprésario montréalais Bernard Laberge.M.Miro, dans une lettre datée de Barcelone le 30 mai dernier, nous dit tout le bien qu'il pense de l'Orchestre de Barcelone qu'il a entendu à Paris le 24 mai, dirigé par Pablo Casals, l'éminent violoncelliste espagnol."Ni .l'orchestre de l'Opéra, ni les Symphonies de Boston et de Philadelphie ne peuvent se comparer à l'Orchestre de Barcelone d'après l'avis des critiques les plus autorisés, il s'ensuit donc que le succès de Casais est aussi grand comme directeur que comme soliste." M.Miro nous apprend clans cette même lettre qu'il a eu le plaisir, en arrivant à Barcelone, de faire exécuter à l'église St-Just, lors du mariage du fils du grand compositeur Enrique Granados, l'auteur des Goycscas, une cie ses compositions "Virgo Prudentissima" que l'auteur a lui-même acompagné à l'orgue.M.Laberge nous donne une foule de détails extrêmement intéressants.Il nous dit confidentiellement qu'il a fait signer de très beaux contrats à des artistes européens réputés, dont les débuts à New York feront sûrement sensation Depuis son séjour à Paris, il a assisté à 60 concerts environ, tous plus intéressants les uns que les autres et ceci l'amène à nous faire les quelques remarques suivantes.: "Au cours de la dernière saison musicale, j'entendais un ami de Montréal me dire: "il y a trop de concerts cette année; ii ne se passe pas de semaines sans qu'il y en ait deux ou trois." Si cet amateur de belles choses, un fervent du reste, avait passé le mois de mai à Paris, je me demande ce qu'il eût dit.car j'ai compté au-delà d'une centaine de concerts donné ici au cours du dernier mois.Je me contente d'énumérer les principaux et d'abord les concerts d'orchestre.Ce furent : l'Orchestre Lamoureux, l'Orchestre Colonne, l'Orchestre du Conservatoire, l'Orchestre Koussevitzky, l'Orchestre Golshmann, l'Orchestre Pablo-Casals de Barcelone, l'Orchestre de l'Opéra de Vienne, l'Orchestre et les choeurs (500 exécutants) des Concertgebow et de la Toonkunst d'Amsterdam sous la direction magistrale de Mengelberg.Parmi ces orchestres, certains ont donné quatre ou cinq concerts ou même plus, présentant des oeuvres nouvelles, des oeuvres d'avant-garde, en plus des chefs-d'oeuvres classiques, romantiques ou modernes.L'Orchestre du Conservatoire, sous la direction de Walter Damrosh (directeur de la New-York Symphony) a donné le cycle des Symphonies de Beethoven et l'Orchestre et les choeurs d'Amsterdam ont fait entendre deux inoubliables auditions de la "Passion selon St-Mathieu" de Bach et de la "Neuvième Symphonie" de Beethoven.Cela poulies concerts d'orchestre et à part les nombreux concerts de différents groupements Juin 1924 (orchestres réduits) mi peu partout clans Paris.Pour se rendre compte des concerts de chanteurs ou d"instrumentistes, dans le mois de mai toujours, il suffit de lire la liste suivante qui énumère les plus importants : Cortot (10 récitals, où il a fait entendre les chefs-d'oeuvre de la littérature pianistique au 19ième siècles), Thibaud, Casais, Marcel Dupré, Robert Smitz, Joseph Bonnet, Marcel GrandJany, Clara Haskil, Rose Armandie, Edouard Risler, Maria Barrientos, Wanda Landowska, Ninon Vallin, Jane Bathori, Ga-brielle Gi.es, Victor Giles, Le Choeur mixte de Paris, Robert Casadesus, Brailowsky, Joseph Hoffman, Albert Spalding, Vera Jana-copulos, Serge Prokofieff, Igor Stravinsky, Suzanne Balguerie, Arthur Rubinstein, Croiza, Blanche Selva, Borowsky, Dolorès de Silvera, Franz, Willaume, Jean Wiener, Herscher, Clément, Moiseiwitsch, Hubermau, les concerts Touche, le Quatuor Pro Arte, le Quatuor Tchèque, Société Franco-American, le Quatuor Krettly, etc.Ces concerts ont attiré des milliers d'auditeurs.Français et étrangers.Il y a toujours beaucoup de concerts à Paris, en avril, mai et juin, mais cette année est une année de bénédiction, une année d'abondance comme Paris n'en a vue depuis 1914.Cela est dû surtout aux "Jeux Olympiques" qui, ayant pour cadre cette année la grande ville, ont occasionné dans tous les domaines des fêtes spéciales, fêtes ou apothéose de la force physique mais aussi fêtes de l'esprit.Un comité spécial a été formé sous la présidence de Monsieur le Marquis de Polignac pour organiser la "Grande Saison d'Art de la Sième Olympiade" et la scène des plus beaux concerts de cette saison est le Théâtre des Champs-Elysées, cette magnifique salle or et pourpre édifiée avant la guerre par l'imprésario Gabriel Astruc au coût d'un million de dollars.C'est là où, le soir, depuis un mois, se retrouvent les musiciens de tous les pays et aux tendances souvent les plus opposées, les amateurs profanes ou avertis, là aussi où l'on voit le Paris luxueux et mondain, noble ou bourgeois, briller de tout son éclat.Vers neuf heures du soir les voitures particulières ou les taxis déversent sur l'avenue Montaigne un flot continu et riche d'hermine, de velours, de soie, de fourrures, de cheveux ondulés où l'on voit briller les pierres les plus diverses, les hommes circulant à travers toute cette beauté vraie ou fausse emprisonnés ou raides dans leurs impitoyables plastrons.Paris a décidément repris ses airs de fête d'avant-guerre et les belles parisiennes parées, oubliant les dernières élections françaises ne songent sûrement pas à la revanche allemande.Quoi qu'il en soit, cette saison musicale demeurera une des plus belles, des plus nourries qu'ait connu la jeune génération actuelle.C'est une véritable fête d'art où peuvent se nourrir, boire et même s'enivrer PIANOS REMIS A NEUF L'ATELIER LE MIEUX OUTILLE ET LE PLUS CONSIDERABLE A MONTREAL MICHAUD & CIE LIMITEE 518, HUE RACHEL EST TEL.BELAIK 036G "Réputation BrréprochahGe" VENEZ VOUS EN CONVAINCRE par vous-même en profitant de nos examens scientifiques.Le prix de nos verres de tous genres est ù la portée de toutes les bourses.('HAOTE l'Ai It E DE VERRES EST GARANTIE.Nos PRIX sont de $3.00 à $9.00 complet, comprenant l'Examen TAIT- FAVREAU L.FAVREAli specialists JlIfE Pour la ¦ ^Zrtn VUE OPTOMÉTRISTE bot 7st7 Ltée 197 Rue SAINTE-CATHERINE E st Juin 1924 i on -111< ¦ 11 m-o t lei mnalcleni mai» toua mux nut, «un» toujour! comprendre ou analyser, savenl » Au concert organisé le 1" juin dernier en le Salle de l'Hôtel-de-Ville pas M.J.D.Archambault.pianiste, au bénéfice des oeuvres paroissiales, on entendit Mmes Co-meau.soprano.Maiibourg-Roberval.contralto.MM.Jos.Morency, ténor.Hercule Lavoie.baryton.André Durleux.violoniste, Jean Raster, violoncelliste, et J.D.Archambault.pianiste, dans un joli programme de musique.La soirée se termina avec la comédie en 1 acte Le l'hntrlam KoeUttttt de Jean Dratilt.interprétée par ungronpe d'amateurs de Maisonneuve.(fl I V| ION If W II MU 1 l'n bon chef d'orchestre doit-il être pia-piste?Voici quelques noms célèbres qui ne laissent aucun doute sur la réponse à donner.Le grand Lulljr.violoniste.Manclnelli.(Scaia et Métropolitain 1.violoncelliste.I attain t.Opéra de Paris, flûtiste.Lamoureux.i Concerts Lamoureux I.violoniste.Ilan» Ificliter.un des plus grands i hefs d'orchestre wagnériens avait choisi le cor.Nikisch.ISymphonies de Londres et Boston', violoniste.Culmine (Concerts Colonne i.violoniste.ii ch.iril Strauss, l'auteur de Salomé.cor-nettiste.r'ernadez Arlms, Bodété des Concerts.Madrid, violoniste.husenltzk).le futur directeur de la Symphonie de Boston est un virtuose sur la contrebasse l'alibi (usais, chef de la Symphonie du même nom, est un violoncelliste de renom-m- e universelle.Nous ajouterons à cette liste le nom Illustre de M.!.llasselmans, chef d'or-cnestre au Métropolitain de New-York.ni.est un virtuose accompli sur le violoncelle.L'orchestre qui accompagnait la chorale, complétait l'harmonie, et faisait ressortir toutes les nuances.Le programme était varié.Le "Duo des Fleurs" de Madame Butterfly plut beaucoup i.e Quatuor qui exécuta ensuite avec un art consommé Delia Figlia del Amure'' de Ri-goletto.fut longuement applaudi Rien ne lut aussi touchant que le "Miserere" i II Travatorel avec accompagnement d'un groupe de voix d'hommes, et de l'orchestre.On ne saurait trop faire l'éloge du programme musical."Ce n'est pas un concert, mais bien deux que nous avons entendu, ce soir." disait une personne en sortant de la salle QUELQUES-UNS DES MUSICIENS DE MANCHESTER I M Walter Richard Mlle Corona Turcotte Mlle Agnès Désilets Il Arthur J.Allard MELOGRAPHIE Il s'agit d'un art nouveau et qui n'a point encore conquis son droit de cité parmi les artistes.Je veux parler de la reproduction mécanique de la musique.Cela se divise en deux branches.Celle des gramophones, dont les disques se rapprochent chaque jour de la perfection et celle des claviers automatiques.De même que, maintenant, le téléphone nous apporte à travers l'espace les plus fines moda.itës de la voix humaine (qui y paraissait, il y a peu de temps encore, si d'é-l'ormée et nasillarde), de même un bon phonographe peut nous transmettre à travers le temps le chant d'un gosier, d'un violon, d'un piano ou d'un orchestre; et le musicologue des âges à venir ne sera plus réduit comme nous autres aux explorations d'une bibliothèque, il aura des tiroirs pleins de vibrations éloquentes qu'un mouvement d'horlogerie, sur commande, réveillera.Il aura aussi d'autres moyens, en ce qui concerne le jeu si passionnant des virtuoses du clavier.Il pourra se griser du lyrisme des exécuteurs disparus en adaptant à un piano pneumatique un rouleau perforé sous l'action de leurs doigts et revisé sous leur diction.Cette merveilleuse empreinte, nous la possédons déjà pour les maîtres contemporains.Quel dommage qne son ingéniosité ait été découverte après la mort des géants romantiques ! Avec quelle prodigieuse émotion — n'en déplaise aux contempteurs du XIXe siècle — nous écouterions — à genoux — de fidèles évocations sonores de Beethoven, de Chopin, de Liszt, de Rnbinstein ou de Scriabine ! Plus heureux que nous, nos descendants auront amplement de quoi contenter leur curiosité historique et leur culte d'un passé auquel nous appartenons et dont nous ne pouvons évaluer la grandeur.Mais il est parmi ces mélographes, un instrument déjà merveilleusement assoupM et docile entre les mains d'un musicien de goût; un instrument pouvant, au prix de peu d'étude (relativement) transformer n'importe quel amateur en virtuose accompli : je veux parler du piano automatiques dont on actionne soi-même les pédales pour lui faire jouer les rouleaux perforés avec une rigueur métronomique absolue, grâce aux accent imprimés par le pédalage humain, grâce à la manoeuvre combinée des manettes de piano, de forte, de chant séparé et de temps, la perception mécanique est corrigée, le rubato assuré, les contours des traits sont rendus moelleux, alanguis ou incisifs à volonté, et telle sonate de piano et violon, telle mélodie pour le chant, tel morceau à deux pianos peuvent être exécutes — j'en ai entendu des exemples — avec une telle souplesse d'ensemble que l'oreille la plus difficile est satisfaite — je dirai même ravie.Nous en sommes à ce point.Le sait-on bien dans le monde musical ?Non, apparemment.Un certain nombre de virtuoses célèbres acceptent de faire enregistrer leur exécution sur les appareils électriques, mais peu d'entre eux consentiraient, comme M.Noël Gallon, à accompagner avec leurs doigts un concerto dont la partie pianis-tique est confiée à un piano mécanique, sous le contrôle d'un partenaire expert.Le piano môlographe n'est pas encore en usage dans les concerts.Je prédis qu'il le sera bientôt.La légion croissante des pianistes en sera peut-être offusquée ?Mais il y trop de pianistes .' Rosny aîné disait devant moi, l'année dernière : "Il y a trop de romanciers! II faut décourager les romanciers!" Et Gladstone, en son temps, s'écriait devant des agriculteurs : "Si vous vendez mal vos houblons, cultivez des roses!" Y eut-il moins de prestigiditateurs du clavier, la musique ne perdrait pas ses droits.(Seulement des doigts!) Huit pianistes sur dix ont un répertoire assez limité.L'humble musicologue que je suis connaît beaucoup plus de musique qu'eux.Ils sont enclos dans leurs obligations professionnelles, ils n'ont pas le temps d'explorer l'histoire le la géographie de leur art.Ils jouent tous les mêmes oeuvres des mêmes auteurs.Quand les gens doués pour la musique seront débarrassés du souci d'acquérir, de garder, de perfectionner la technique du piano, ils travailleront davantage le quatuor, le rythme, l'harmonie, l'orchestre, que sais-je ?Ils auront du temps pour les sciences, la littérature, les autres arts; leur culture généra e, leur développement intellectuel profiteront de l'aubaine.Les compositeurs de tempérament écriront des oeuvres originales et d'étonnantes transcriptions d'orchestre pour les bandes perforées qui peuvent faire entendre des accords de "vingt-cinq notes, des glissandos chromatiques et toute espèce de choses irréalisables par des mains.et quant à la foule, elle apprendra à moudre artistement des morceaux classiques de tout style, ce qui vaudra indéfiniment mieux que d'ânonner les valses de Durand ou les gavottes de Thomé jusqu'à l'heure où la puberté vient changer le registre des plaisirs.En ce temps-là, les innombrables professeurs de piano mettront sur leur carte "enseignement musical" tout simplement et les conservatoires ouvriront, à n'en pas douter, des cours d'interprétation mélographique.assidûment suivis.R.DE MARATRAY.-o- PHOTOGÉNIE MUSICALE Bien qu'il intéresse avant tout le sens de la vue, le cinéma pose aussi de sérieux pro-b èmes auriculaires, ou, plus exactement, musicaux.Le Courrier Musical, qui s'est occupé occasionnellement des rapports de l'art des sons et de l'art muet, devait forcément être amené à les étudier de façon suivie.Le public ne conçoit pas le cinéma sans la musique.Dès le principe, les projections furent réalisées en musique.Un film non accompagné, fût-ce par le seul piano, perd cinquante pour cent de son emprise sur le spectateur, sinon plus.Tous les cinégraphistes, accoutumés à travailler dans les laboratoires où l'on n'entend que le bruissement monotone de l'appareil savent cela.Oui, mais, pratiquement, l'accompagnement musical d'un film n'est pas chose aussi simple que d'aucuns sont tentés de l'imaginer.On ne peut pas jouer n'importe quoi pendant que se déroule une bande dramatique, comique ou documentaire.La fonction créant l'organe, une technique de l'adaptation musicale s'est constituée petit à petit.Puisque les conditions de l'exploitation cinématographique ne permettent pas, quant -à présent du moins, la généralisation de la partition originale spécialement écrite pour un film, il faut bien que le chef d'orchestre — ou le pianiste — puise dans le fond de la littérature musicale préexistante.Et cela devient, pour l'adaptateur, une affaire tout à la fois d'érudition, d'expérience et d'intuition.Etant donné l'infinie variété des visions cinématographiques, un lait s'est tout de suite imposé aux adaptateurs, un fait étrangement suggestif de considérations susceptibles de se hausser jusqu'à la philosophie.Il s'est trouvé que les compositeurs, du t'ait du cinéma, se classent d'eux-mêmes e:i deux catégories, abstractions faite de leur talent, voire de leur génie : il y a les musiciens qui s'accordent avec le ciné, et ceux qui ne s'accordent pas.Absolument comme il y a des gens photogéniques et des gens, qui impressionneront toujours déplora-blement la pellicule négative ! Tenez ! .Parmi les musiciens "photogéniques" — ^u sens que je viens de définir — il en est un qui, selon moi, est l'as des as.Or, il ne s'en est jamais douté, pour cette raison que le cinématographe n'était pas inventé à l'époque où il vivait.Ce maître — car c'en est un, et des plu.-; grands — c'est Mendelssohn.Vous pouvez jouer du Mende ssohn de confiance avec presque toutes les bandes dramatiques et documentaires.Ça ira toujours, ça ira même toujours très bien.Il y a quelques temps, en écoutant La (Jrottc de Fiugal au concert, je voyais par la pensée de nombreux films très divers, très contrastes, que cette adorable musique aurait accompagnés à la perfection.Après tout, ne serait-ce pas simplement parce que Mendelssohn possédait au plus haut point "le sens du mouvement de la vie" qui manque à tant d'artistes, même très grands par ailleurs ?Le sens du mouvement de la vie, c'est la qualité première du réalisateur cinématographique.Qui sait ?Né un demi-siècle plus tard, Mendelssohn aurait certainement fait de la musique, mais il l'aurait peut-être écrite à l'intention du cinéma."Lé Courrier Musical" , GABRIEL BERNARD.- o - L'Italie acclame Richard Strauss Richard Strauss est à Rome où il vient de conduire en personne sa "Salomë" devant le public enthousiaste qui remplissait le "Costanzi".Un incident a suspendu le cours de la première représentation.L'esclave chargé de porter à Salomé le coupe qu'Héroûe fit emplir d'un vin brûlant laissa tomber quelques gouttes du liquide enflammé sur la perruque et les vêtements des deux servantes.L'émoi fut considérable, tant sur le plateau que dans la salle.Mais bientôt les pompiers éteignaient ce commencement d'incendie, où nul ne fut brûlé gravement, et l'orchestre attaqua "La Marche Royale" en signe de ralliement.La représentation put s'achever normalement.Elle fut heureuse pour la Mélis (serait-ce Carmen Melis qui a laissé un si bon souvenir lorsqu'elle faisait partie de la Montreal Grand Opera Co ?) qui s'y montra chanteuse, actrice et danseuse de grand style, dédaignant les contorsions de l'hystérie pour composer son rôle avec l'expression d'une froide et cruelle volonté.Recevant A.Gasco, lors d'une précédente répétition, Richard Strauss fit à i'éminent critique de la "Tribuna" quelques confidences.Le compositeur allemand renoncerait désormais an pathétique du drame pour se consacrer à la comédie musicale.Non qu'il renie ses oeuvres passées, mais il sent que cette ère est close pour lui."Le temps passe, dit-il, et c'est quand la vie commence à ne plus nous sourire que nous devons apprendre à sourire nous-mêmes." "Compagnacci", la comédie lyrique de RIticelli, précédait la tragédie straussienne sur l'affiche.L"'Augusteo" a tout naturellement appelé l'illustre compositeur à diriger.Un premier concert eut lieu, où Strauss fit entendre des oeuvres de Beethoven : "Léonora", No III; la "Cinquième Symphonie" et, par-mie ses propres compositions, "Le Bourgeois gentilhomme" et sa fort ancienne "Burlesca", écrite voici près de 40 ans.L'importante partie de piano y fut jouée par Alfredo Blumen, associé par son excellente exécution à l'ovation que le public romain fit au grand musicien germain. Juin 1924 MONTREAL PEUT-IL AVOIR UN ORCHESTRE SYMPHONIQUE ?(Suite de page 8) 3° Le public.L'apathie du public a été la cause de l'échec chaque fois qu'on a tenté de créer un orchestre.Les conditions se sont-elles améliorées depuis ?L'éducation musicale a-t-elle pénétré plus profondément les masses de la population et celle-ci est-elle aujourd'hui plus en état de comprendre et d'apprécier la belle musique et partant de l'encourager?N'en doutons pas, le succès de la future symphonie dépend de là.La condition indispensable au maintien d'une société philharmonique réside dans le bon goût de la population, dans son désir de s'instruire, dans la soif du beau, si nous pouvons nous exprimer de la sorte.Il faut que le public se porte au concert par choix.L'encouragement donné à des amis musiciens par pure sympathie ne sera jamais que fictif et passager.A cet encouragement du public, qui a fait défaut jusqu'ici, il faut joindre des souscriptions volontaires, toujours utiles, souvent indispensables.Un corps de musique ainsi appuyé aurait grande chance de succès.Comme on le voit, l'organisation d'un orchestre symphonique n'est pas une mince affaire, mais nous croyons que ce que Boston a accompli il y a près d'un demi-siècle, Montréal peut bien l'accomplir aujourd'hui.Les talents musicaux ne manquent pas en notre ville, il ne s'agit que de les grouper, de compléter les vides qui resteraient dans les cadre, et, "en avant la musique".Mais pour que l'entreprise ait quelque chance de succès, ne l'oublions pas encore, il faut l'encouragement du public.L'avenir dira si cet encouragement sera accordé.Henri MIRO.THEODORE DUBOIS (Suite de page 25) "Agite, bon cheval, ta crinière fumeuse." et qui donne l'impressionnante sensation de la course à l'abîme.A Douarnenez.Par le sentier.Pris d'un ruisseau.Trîmazo ou la chanson de mai et un très curieux emprunt au folk-lore de Provence, Bergerctte, mélodie pour choeur et solo exécutée avec le plus vif succès au Conservatoire en 1SSS.L'oeuvre de piano comprend des numéros d'une grande importance, le concerto cap-pricioso, .e scherzo et choral, le scherzo en fa dièse mineur, un concerto, une sonate, doute etudes de concert; mais, en dehors de ces compositions magistrales, nous rencontrons un grand nombre de morceaux auxquels notre regretté confrère Hugues Imbert a appliqué le qualificatif de pièces humoristiques.Elles sont généralement de dimension restreinte, lestement enlevées et précédées d'un titre qui en résume l'esprit et le caractère: esquisse, badinage, scher-zetto.andantino.rêverie, faisant partie d'un recueil de douze pièces dédiées à Mme Théodore Dubois.Air à danser.Chanson d'Orient.Histoire bizarre.Stella matutina, la Petite Ya'sc et aussi la charmante tarentelle Sor-rentr dédiée à Jules Lefebvre.Mentionnons aussi les poèmes virgiliens et les poèmes silvestres qui portent ces titres: l'Allée solitaire.1rs Myrtilles, les Bûcherons, la Source cni'hantcc.les Danses rustiques.La musique religieuse a joué un rô.'e considérable dans l'oeuvre du compositeur, qui, avant d'obtenir le prix de Rome, était déjà organiste à Sainte-Clotilde.Son premier envoi d'Italie fut une messe solennelle que 33 J'auteur avait fait entendre à Liszt pendant son séjour à la Villa Médicis et qui a été exécutée à la Madeleine.EUe présageait l'oratorio des Sept Paroles du Christ au sujet duquel Ernest Reyer écrivit en 1867 dans son feuilleton du Journal des Débats ce jugement flatteur et définitif : "Le style des Sept Paroles n'est pas sans analogie avec celui des maîtres italiens de la fin du XVIe siècle, rajeuni cependant par des harmonies modernes et des rythmes p.us variés.La cinquième parole, qui est peut-être la plus belle, est aussi la plus dramatique, bien que le sentiment religieux y soit conservé d'un bout à l'autre; le chant du ténor de la parole suivante, accompagné par un contre-sujet de flûte, repris ensuite par les premiers violons et )a harpe, m'a charmé par la douceur et la simplicité de son expression ; la septième parole renferme un orage d'une excellente facture.A des qualités mélodiques très personnelles M.Théodore Dubois joint un talent réel dans l'art de grouper les voix et de combiner les différentes sonorités de l'orchestre." Ces qualités que Reyer saluait chez le jeune compositeur des Sept Paroles du Christ devaient s'accentuer et s'affirmer dans le drame oratorio du Paradis perdu (1S7S), la Jlesse pontificale (1S96).la liesse de Saint-Remii (1900), sans oublier le Baptême de Cloris.composé sur un poème du pape Léon XIII dont voici la donnée : "Le maître des nations, c'est Dieu.Soudain il abat les puissants, il exa!te les humbles, il tient dans sa main les événements, il les gouverne au gré de sa justice." Comme conclusion, ce cri: "Vive le Christ qui aime les Francs!" M.Théodore Dubois a encore composé une sonate pour piano et violon, des notes et études d'harmonie, complément du traité Reber.quatre-vingt-sept leçons d'harmonie, un traité de Fugue et contrepoint.Aux Professeurs^ Communautés et Amis Service courtois Meilleures éditions et conditions Tél.Est 1752 :; J'ai l'honneur de vous informer que j'ai définitifs veinent réuni mon maga-:: sin de la rue St-Denis avec celui de la Maison Bouvier ri Liée à 4-52 Est, rue Sainte- 5"' U Catherine, où je serai heu-!] reux d'apporter le plus U grand soin aux moindres demandes de tous.;; Votre loul dévoué, :: Camille DUQUETTE, U Directeur-Gérant.Comptoir de musique Bouvier Ltée 452 Est, Rue 3te-Catherine (En face de Dupuis Frères) MONTREAL Orchestrations, Manuscrits A LOUER (Arrangements de Henri Miro) Par représentation Carmen.Grand Orchestre.Ç25.00 Mireille, Grand Orchestre.25.00 Philemon et Baucis, Grand Orchestre.15.00 Les >"oces de Jeannette, Grand Orchestre et Part.20.00 Les Noces de Jeannette, 10 parties et Part.20.00 Le Maître de Chapelle complet.15.00 Par semaine Mme Favart, 10 parties.$10.00 La Fille du Tambour Major, 10 parties.10.00 Le Coeur et la Main, 10 parties.10.00 Le Coeur et la Main.5 parties.10.00 Le Chalet, 10 parties.10.00 La Grande Duchesse, S parties.10.00 Ln Princesse de Canaries, 7 parties.10.00 Gillette de N'arbonne, 5 parties.10.00 Girofle Girol'la.S parties.10.00 Kip, 6 parties.10.00 Le Jour et la Nuit, 5 parties.10.00 Ma mie Rosette, 7 parties.10.00 Le Joyeux Hussard.6 parties.10.00 Les Cloches de Corneville.12 parties (non complètes) 10.00 Les Petits Mousquetaires, 6 parties.10.00 Le Dîner de Pierrot.7 parties.10.00 Le Sire de Yergi, 6 parties.10.00 François les Bas Bleus, 5 parties.10.00 La Périchole, 10 parties.10.00 L'Amour mouillé.5 parties.10.00 Le Pelit Duc, 6 parties.10.00 Ln Ronssotte.9 parties.,.10.00 La Cigale et la Fourmi, 5 parties.10.00 La Petite Mariée.10 parties.10.00 Le Petit Faust, 5 parties, complet.5.00 Lili.La Licéenne, La Licée de Jeunes Filles, 5 parties chacune.5.00 La Femme ii Papa, 6 parties, complet.5.00 N'iniche.l'amour qu'est-ce que ça ?, 5 parties .5.00 LA LYRE, 207 rue Saint-Denis, Montréal f Suite de page 4) — Il vous plaît à dire, mais je ne vous cèlerai point que cet iconoclaste me fit l'effet d'un Malherbe à rebours, bousculant ma Vénus intérieure avec une si souveraine irrévérence, que je regimbai violemment, in petto d'abord, puis d'une manière bruyante qui m'attira la colère de mes voisins de concert.— Vous, vous avez sifflé Debussy?— Oui, moi, et bien d'autres, qui ne s'en montrent pas fiers, aujourd'hui que ce démon honni naguère est devenu leur dieu.LE COLLEGE DE MUSIQUE "DOMINION" Fondé en 1894 Incorporé en 1S9B Le syllabus est envoyé pnitultenienl nus personnes qni cn font la demande G.M.BREWER, F.A.G.O., A.Mu».Secrétaire 444, rne Guy (angle Ste-Catherine), Tél.Up.2403 MONTREAL CONSERVi Ranir KTOIRE !IÎT linljluu i Enseignement général de la musique Piano, Chant, Violon, Violoncelle, etc.Solfège, Théorie et Harmonie Mlle RACICOT directrice 761, rue St-Denis Tél.: Est 734W L'Institution des Aveugles 95 rue Ste-Catherine Ouest Montréal offre en vente les romances suivantes pour voix élevées Arthur Laliberté: "Viens dans les champs fleuris" .$0.60 "Votre Sourire".0.50 "La Messagère" .0.50 Pourtant, quoi de plus humain que la palinodie! Notre vie en serait toute tissue si nous étions plus francs.A chaque instant, nous nous méprenons sur les gens et les choses, et sur nos propres sentiments; mais avouer notre erreur à autrui, voire à.nous-même, est pour notre amour-propre une si cuisante épreuve, que nous préférons jeter le voile sur nos incessantes variations, que nous ne devrions pas renier, cependant, car elles sont le signe de la vie.Méfions-nous donc de notre impression première, si nous voulons nous épargner la honte d'une rétractation toujours humiliante, puisque nous sommes ainsi faits que nous rougissons de notre sincérité d'hier quand celle d'aujourd'hui la contredit.— Ah! non, par exemple; ça, c'est de la veulerie.— Vous êtes jeune.Non, de la simple prudence.La musique de Debussy, une fois la chaleur du premier choc absorbée, m'a tôt fait éprouver un trouble auquel ma sensibilité ne s'est pas montrée rétive.Ce parangon de beauté, cette Vénus que je m'imaginais éclose en moi comme par magie, à l'appel de que'.ques-uns parmi les plus grands musiciens, j'ai compris que beaucoup au contraire en ont modelé la chair heureuse, lentement et tour à tour, et demeurent responsables qui d'un galbe délicat, qui d'une gracieuse fossette, qui d'une nuance indéfinissable du regard où l'âme se délie.Mais cette effigie du beau musical, frappée à la ressemblance multa-nime de tant de démiurges, serait incohérente et discorde, et froide, si l'adhésion de mon esprit n'en assurait l'unité, l'harmonie fondamentale et vivante.— En d'autres termes, vous êtes d'avis que notre idée de la beauté évolue avec les données de l'expérience?— N'est-ce pas l'évidence même?Il est bon qu'on commence par y croire, à la Beauté absolue, avec un grand B.Parce que les changements qui se produisent en nous, échappent pour beaucoup à notre conscience, nous avons l'impression de l'immutabilité; et puis, ils sont si insensibles! Ce n'est que plus tard, lorsque nous nous retrouvons en face d'une oeuvre d'art, jadis adorée, et qui ne fait plus tressaillir en nous la fibre sacrée, que nous nous étonnons douloureusement: Eh ! quoi, est-il possible que j'aif; aimé cela ! C'est ainsi qu'un jour, prochain peut-être, quand vous réentendrez la Rapsodie de Milberg, vous vous demanderez comment vous avez pu mépriser cette musique admirable.— Railleur! — Pourquoi pas?Il est dans l'ordre que toute nouveauté déconcerte les esprits habitués aux errements antérieurs, c'est-à-dire tout le monde, ou peu s'en faut.La majorité de ceux qui prenaient des airs extasiés aux premières représentations de Pelléas ne faisaient que feindre l'extase; au fond, ils n'y comprenaient rien et s'ennuyaient à très cher de l'heure.— C'est justement ce snobisme qui m'exaspère, et que je ne puis tolérer.— Je ne l'aime pas davantage.Pourtant, il est quelquefois utile; et puis, il n'y a pas que des snobs parmi les gens qui font fête aux chercheurs d'inouï.Convenez que quelques-uns peuvent être profondément touchés par la grâce d'une beauté vierge, qui accomplit leur voeu le plus intime.— Ces quelques-uns sont si rares! — Pas tant que cela, peut-être.Debussy n'a fait que donner corps à des aspirations confuses, informulées chez la plupart, mais qui étaient, comme on dit, dans l'air.Ceux qui le goûtèrent d'emblée, c'est que, plus impatients que moi, par exemple, d'une sensibilité plus ardente, ils souhaitaient l'afflorescence prochaine d'une beauté libre et f exueuse, ingénue et raffinée, dont l'image bougeait déjà au fond d'eux-mêmes, faiblement et comme enveloppée de limbes, quand la frêle Mélisande, résumant ces ébauches préconçues d'elle-même, s'échappa du vitrail frigide où elle s'étiolait, pour entrer dans la vie frémissante et sensuelle de l'art.— Debussy, Debussy, toujours lui! Mais combien de soi-disant novateurs qui ne rêvent qu'incendie et dont les fusées sont irrémédiablement mouillées! Il ne faudrait pas, sous prétexte qu'un Debussy a réussi, s'humilier devant les pires extravagances, adorer indifféremment toutes les audaces avec la foi du charbonnier, sans s'inquiéter si elles sont de bons ou de mauvais aloi.— Je suis de votre avis.Toute la question est là.Aussi bien, ne l'avons-nous pas encore abordée.Elle mériterait de l'être, mais il se fait tard, et, si vous m'en croyez, nous en resterons là pour aujourd'hui, comme disait \in de mes anciens professeurs, lorsquil craignait de voir ses explications interrompues par le roulement de tambour qui annonçait la fin de la classe.Le pianiste acquiesça d'un sourd grognement, et la séance fut levée.A.HIMONET.(Le Courrier Musical) «flair 4SSD-W J.A.LEBLANC Violoniste—Professeur Concerts — Enseignement 1330 RUE ST-HU RTC RT .MONTREAL CHANT 985 RUE ST-DENIS, Apt.A Méthode française CI.BR1CV du COLLET Mlle ALICE RAYMOND Seul professeur autorisée nu Canada Tél.: St-Louls I8»2-J in.mxj.K BARYTON l ¦' '.Nl'KllTS 212 CHAMP DE .MAKs Tél.Main 1927 Montréal M m e M O R I N Planlnte-comiiosUeur Sopruno dramalliiue CONCERTS RECIjTALS Prof, de chant 1331 S.-Urbuin Tél.S.-L» 5475 JEANNE LAURBCQUffi Violoniste et Soprano léicer ECOLE MORIN-LABRECQUE l'Inno, violon (du début A In pltin jr/rnnd« vlrtntmlté) (hnul, Snlfègf, Théorie, Hnrtnonte, Composition.251 SHtiKRROOKE EST MONTKEAIi Tlltphune Eut 21*17 Tmiih If» ihmIb 11 y a grand concert donne eï-chifl'\erneHt pur l^a élevea 'le l'Ecole.l.'admlaalon A eel enneerts «M iur invitation et présenlutlon d une «'«rie o> 1'E-c^le M orl n - I.h brticq ne.Mme Morin-Labrecque est l'auteur de la fameuse Méthode de piano Morin-Labretque universellement répandue.BELLEAU ISSAUREL l'iniiii; 1,'nrt d'iiilerpreter: ICiiHeignemenr rapide.S mis île l'riiressiiriil en Californie, lie ri-lnur du Je voyii ne d'études i\ Fni-is Studio : KOI SI-Denis Tél.Eut 57-111-,» SALVATOR TECHNIQUE VOCALE — ART DU CHANT 747 STE-CATHERINE OUEST, "Guy Block" Juin 1924 PAMPHILE LANGLOIS OrKaiilHlo ù l'Jinmnculée-Coneeptlmi PROFESSEUR DE PIANO ACCOMPAGNATEUR )A DEI.OBIMIER Tél.: Hélair 2B16-F RAOUL PAQUET Elève de Abel Decaux, organist*.Marc Delmas, compositeur, et Mme Plltan.planiste (Parlu) 1054, RUE ST-DENIS Tel: St-Louis 1467J1 Mlle E.REMINGTON Organiste a St-lrénée SOLFEGE, N.INO, OBIJUE S'IL 1)10, 933 ST-UKMS, Ai"V.A Tél.: 8t-Uiui»-1800-J MARIE-LOUISE LAURIER Organiste à l'église Saint-Pierre de Montréal PROFESSEUR DE PIANO, D'ORGUE, DE PLAIN CHANT, DE THEORIE ET D'HARMONIE Un orgue est à la disposition de» élèves à mon studio.ITO.Kl E VISITATION Tél.: Kit 6912 Tél.: Est 78J6 J.E.S AVARIA PIANISTE TUll SIIKKIIKOOKE KST MONTREAL HECTOR GRATTOH Professeur de Piano 4i19 ST-A.\I)RE Tél.: Est 7737w Tél.Hélair 1077J HERVE CLOUTIER ORGANISTE DU JESUS Pî n no — Orjrue -— Théorie Harmonie 107 1 A.UACILEL KST, MONTREAL Mme MONGENAIS-GADOURY SOPRANO DRAMATIQUE Leçons de chant et Concerts rue .ïtaninede, Tél.Belair 7197M ~ MmV^J.A.LARIVIERE SOPRANO lATUOl'K Concert s-Récit»ls 127, RUE rilKRKIEB TKI.EST 9078-.J Cartes professionnelles LUCILLE DOMPIERRE "Prix d'Europe 1919" PIANISTE—VIRTUOSE Elevé de Félix Fourdrain et Georges de Lausnay du Conservatoire de Paris.CONCERTS—ENSEIGNEMENT Studio: 14iya rue Crémazie QUEBEC Tel.2551-J A.J.Srassatt PROFESSEUR DE CHANT ET PIANO Maître de Chapelle chez les PP.du Saint-Sacrement Directeur de la Chorale Brassard 1er Prix au Festival de Montréal 1923 1.11)9.Kl'F, ST-lll'BERT_Tél.: St-Louls 8937 Sl-l.ouis t)274-\\ Mlle ANNETTE MIREAULT PROFESSEUR DE THEORIE ET PIANO i.l'ill ESPLANADE_MONTREAL Mlle Etiennette LEPINE Professeur de piano.Préparation à tous les degrés.Licencié en Musique.193 Parc G.E.Cartier (St-IIenri), Tel.Westmonnt 7156-Tf_MONTREAL Tél.: Est 6782-J Mlle ZELLIANNA PESANT PROFESSEUR DE PIANO.SOLFEGE ET THEORIE 363 SHERBROOKE EST 3eme étage .MONTREAL Mlle Marie Antoinette Milot PROFESSEUR DE PIANO Spécialité: Préparation aax examens Leçons données à domicile et au Studio ¦118 I.ETOURNEUX Tél.Clairral 5012J MONTREAL li ERAKB-M A.) ELLA GAMAOHE PIANISTE — PROFESSEUR Stiitlin : 3i8 ORLEANS Tél.: Clairral 4737\v ROLAND BEL1SLE PROFESSEUR DE PIANO •I SHERBROOKE EST MONTREAL Tél.: Eut 4333__ J.D.ARCHAMBAULT PROFESSEUR DE PIANO Préparation aux diplômes a tous lea degrés Studio chez Bouvier Limitée iSÏ.STE-CATHERINE EST Tél.Ext 17B2 L.C.35 CHANT ET PIANO 20 DeLANAU-DIERE Tel S.-Ls 3248J Mlle Aiiue MASSE PIANO — CHANT Enseignement du français, anglais, italien, espagnol PRIX MODERE Studio: 35 ATE DU PARC Api.10 Tél.Plateau 6207 Mme M.B.LIPPENS-RICARD Professeur de piano, violon, muudolme, tuitare, banjo, l'i-irt'ii ration aux txumens à tous les degrés 151 MANIFACTIRE Tel.Vittoria 14-10 Pointe-Salnt-Charle» J.J- GAGNIER CHEF U'ORCIIESTRE "rifuniaateur d'Orchestres pour Oratorios, Opéras, etc.lllt \IM.ENEUVE OUEST.Tri.: Sl-Louis 3507 Prof.Jean Goulet VIOLON, THEORIE, SOLFEGE 270, RUE VISITATION_Tél.Est 2IX ADRIENNE DUSSAULT VIOLONISTE Concert — Enseignement mi.
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