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Titre :
La lyre
La vie musicale au Québec entre 1922 et 1931. [...]

Le premier numéro de la revue La Lyre, dont le sous-titre changera plusieurs fois (« Revue musicale et théâtrale », « Publication mensuelle », « Revue musicale mensuelle », « Revue mensuelle illustrée »), paraît en octobre 1922. Le mensuel est édité à Montréal par la Compagnie de publication « La Lyre », propriété de J.-E. Turcot, marchand de musique, qui a pignon sur rue au 3, rue Sainte-Catherine Est, et des compositeurs Henri Miro et Léo Lesieur. La Lyre annexe en 1927 la revue Le Carillon, consacrée à la « bonne chanson » et dirigée par Charles Marchand. Parmi les nombreux directeurs qui se succéderont à la tête de la publication, citons Raoul Vennat, Jean-Sébastien Lambert et Alice Duchesnay.

Jusqu'en 1924, la revue se consacre à la publication de pièces musicales ainsi qu'à la promotion de la musique et des arts de la scène québécois et canadiens. Par la suite, son rôle principal sera de diffuser et de mettre en valeur la musique du Québec et, plus rarement, celle de la Nouvelle-Angleterre. L'opérette, la chanson populaire et le jazz ont toutes leur place dans la revue. On y met aussi particulièrement de l'avant le piano et l'orgue, deux instruments fort appréciés au Québec.

Outre l'édition mensuelle de partitions de musique vocale et instrumentale, La Lyre propose à ses lecteurs un panorama de l'actualité musicale (au pays et à l'étranger), des profils d'artistes locaux et d'artistes internationaux de passage au Québec, des critiques de spectacles (théâtre, danse, mais surtout musique), la présentation des activités des orchestres québécois, des notices biographiques d'artistes, des leçons d'harmonie, des renseignements sur les instruments de musique et des conseils pour leur entretien.

En plus d'un calendrier des concerts à venir et d'un aperçu des nouveaux enregistrements disponibles sur le marché, La Lyre offre une couverture de l'activité scénique des artistes lyriques canadiens-français au Québec et à l'étranger. Parmi les compositeurs québécois publiés dans la revue figurent Henri Miro, Léo Lesieur, Conrad Bernier et Alfred Mignault. La revue présente aussi une revue du théâtre amateur de langue française aux quatre coins du Québec, ailleurs dans le Canada francophone et en Nouvelle-Angleterre.

La Lyre fait paraître à l'occasion des textes littéraires (nouvelles, contes, poésie, théâtre) d'auteurs comme Robert Choquette, Jean-Charles Harvey et Émile Coderre. Elle offre également une tribune à ses lecteurs, qui livrent par moments des articles très critiques à l'égard du gouvernement provincial, entre autres dans le sillage des débats entourant la fondation du Conservatoire national de musique.

De nombreux articles de fond paraissent dans La Lyre. Par exemple, dans le premier numéro, on s'interroge sur l'avenir du phonographe, compte tenu de l'arrivée de la radio. Au nombre des collaborateurs de la revue, on compte Jean Riddez, Charles Marchand, Maurice Morrisset, l'abbé Pierre Chassang, Jean-Sébastien Lambert, Alice Duchesnay, Roger Champoux, Léo-Pol Morin et Jean Dufresne.

La Lyre a cessé de paraître à l'été 1931. Malgré sa courte existence, elle a joué un rôle majeur dans la promotion de la culture musicale de l'Amérique du Nord francophone. Elle est une précieuse source d'information sur la vie artistique et sur les mouvements musicaux de son époque.

En 1924, le tirage de La Lyre avait atteint 4750 exemplaires.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1984, vol. VI, p. 52.

Éditeur :
  • Montréal :Cie de publication "La Lyre",1922-1931
Contenu spécifique :
no 44
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
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Références

La lyre, 1926, Collections de BAnQ.

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Vol.IV - No 44 Montréal, Septembre 1926 -——-* f m in Lyre VUE MUSICALE THÉÂTRALE y ¦VlÂRCliÂ^DS ET EDITEURS DE MUSIQUE LIMITEE Pianos — Kadios — Phonographes Instruments et Accessoires 610, Ave Mt-Koyal Est.Tél.Bclair 53Ï10 Le plus grand choix cle MUSIQUE CLASSIQUE au Canada Les meilleures éditions Les meilleurs prix Musicale vocale et Instrumentale Spécialité: Musique Française Programme musical pour le numéro d'octobre 1926.PIANO "Luxor" ou "La Vallée des Rois".Henri Miro 2ème partie : Réveil, danse et prière des momies CHANT Votre Rose.Chs P.Rice Cantique à Ste Thérèse de l'Enfant-Jésus.J.A.Forest -Tp tiens TOUT ce que je promets— — POUR L'OUVERTURE DES CLASSES ! 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Septembre 1926 3 0.MICHAUD Pianos — Phonographes Radios Spécialité: Pianos remis à neuf C'EST A —*¦« que se trouvent toujours les meilleurs experts pour coupes, coiffures, teintures garanties, ondulations permanentes, massages, traitements du cuir chevelu Prenez vo* rendez-von»: EST 0052 326, RUE SAINTE-CATHERINE EST MONTREAL JEAN BELI,AND VIOLONCELLISTE Des concerts classiques de Paris Leçons — Récitals Concerts 236, RUE DE LA MONTAGNE (Mountain St.) Tél.Uptown 4848 Montréal ADRIENNE DUSSAULT VIOLONIST» friper* — BTAolrBcueHt «3»:, ST-DENIS Tél.BElair 3513-J JOSEPH GIRARD ENSEIGNEMENT PROFESSEUR DE VIOLON U3S, KDE NOTRli-DAME EST ,e T»L Clalrral J71»-J Tél.LAneaster G74D ROLAND BELISLE PROFESSEUR DE PIANO tl.RUE SHERBROOKE EST MONTREAL ORIGINE DE L'ORGUE Depuis quand l'orgue existe-t-ilf L'on ne saurait répondre à cette question.Il existe une intéressante reproduction d'un orgue, sculptée sur un obélisque érigé par Théodose qui mourut en l'an 393 de l'ère chrétienne, maïs il est certain qu'il existait des orgues longtemps avant cette époque.L'usage d'orgues dans les églises était général en Espagne dès Tan 450 A.D.En l'an 666, le Pape Vital reconnut l'importance du rôle que l'orgue pouvait jouer dans l'accom- I pagnement des chants liturgiques et il en avocassa l'emploi.Ce pape, pourtant semble avoir été d'opinion peu stable, car peu de temps après il décrétait l'abolition du chant en commun dans les églises et la création de chantres canoniques.La construction des orgues commença en Angleterre au cours du Se siècle, quelque temps avant la date de la première apparition de ces instruments en France.Pépin, le père de Charlemagne, fit venir de Constantinople un orgue byzantin vers l'an 757.C'était un orgue pneumatique aux tuyaux de plomb.L'organiste était un prêtre italien.Le premier orgue érigé en Allemagne, le fut par Charlemagne, à Aix-la-Chapelle, c'était une .copie de l'orgue importé de Constantinople par Pépin.En 823, le Calife Haroun Al Raschid fit don à Charlemagne d'un orgue de manufacture arabe qui fut aussi installé à Aix-la-Chapelle.Prof.Jean Goulet VIOLON, THEORIE.SOLFEGE 1S9S, RUE VISITATION TéL Est 213 J.J.DESROCHEUS PIlOrXMEUB DM VIOLON (TOO DIUOCBIU) Ent*aa*«m«nt d* sommrts 1257.rue Lunelle.Tél.Est 0622-630$ Montré» Tél.: LAB.4393 Lundi et Jeudi soir.TOrk 6746 Mme M.B.LIPPENS-RICARD Professeur de Piano, Théorie et Solfège Préparation aux examena à tous les degrés US, SlrjEBBBOOKE E.(près St-Denls).Montrés Tambours, Xylophone, Marimba i.ppr»»»i à Jouftr c»§ In ¦ tramant» corr»ct«m»oi d'an profvsMar «périmant* MALRICB MKEBTB • M.0*t»rU K*t TéL Unnhw 4*»1 PROF.EMILE TARDY VIOLONISTE Ensslffnement d'après Its meilleures méthodss fn •t b«lcs».S*.tisfs.ction ruuU*.ITimint *44« AVE DU PAKC (près BsJnt-TUt.i ) 3IUUIU3: lui SAINT-GEKMAIN (près OnUri») OLIVIER BEAUDRY PROFESSEUR DE VIOLON du CoBMTTstslrs ds Boston StudU: *• >n» rvnti.ii.le a K)"t> ••» ili- Muaniur •'I nna .Vnl».M>- O'!?lui ntloti I o ma'aon »'»i innn-iv peur rcm-tllr lu» f mioarul) a nvpr -n.pr>niptltudr uul IPtM •tonnata .illi, a., Iiat.it l'en Telephone: M lin ll>3e INSTITUT LANCTOT "LES HIRONDELLES" .Mademoiselle Lanctot a fait oeuvre de la véritable Institutrice chrétienne.Diriger une école laïque, mais n'ayant de laïcité que le nom.tel a été le but de la directrice des Hirondelles.Témoin toute la jeunesse canadienne française qui a reçu dans cette Maison une parfaite éducation et une instruction éclairée.Mlle Lanctot a fourni des sujets à maintes communautés religieuses : le Précieux-Sang, le» Franciscaines Missionnaires de .Marie, les Servantes de Jésus-Marie, les Relig'euses Marie-Réparatrice et de l'Immaeulée-Conceptlon.etc.l'n certain nombre d'anciennes élèves occupent des positions importantes dans les bureux d'affaires; beaucoup font leur marque dans les oeuvres sociales.C'est qu'aux Hirondelles, la méthode d'enseignement est le fruit d'observations basera sur les exigences modernes.Cette méthode est aux vues larges mais aux prinepes tout à fait chrétiens.Aucune peine n'est épargnée pour donner aux Jeunes filles la culture intellectuelle et morale indispensable à notre We Hermine l.aucti'.t époque.De tous temps.la directrice des Hirondelles a exercé une vigilante sollicitude sur l'Instruction religieuse, les bienséance i.la politesse, le Ion langage, — toutes questions sérieuses pour la formation de la jeunesse Les cours d'art.— elocution, chant, piono.volon, etc.— sont confiés à des professeurs de choix.Plu-leurs élèves des Hirondelles ont remporté de brillants succès dans leur lauréat ilevent l'Académie de .Musique de Québec.Le personnel enseignant est connu.La plupart dei institutrices sont depuis de longues années attachées a la .Maison.Elles en comprennent l'esprit, le devoir.Elles savent en faire observer les règlements, et — ce qui est mieux.— les faire respecter et aimer.Bref.l'Institut Lanctot.Les Hirondelles, e t au premier rang des Maisons d'éducation C'est ft peu près la seule aux professeurs laques qui ait pu traverser les années.Nous formons nous mêmes des voeux pour voir de longue; années ft venir l'heureuse jubilaire ft lu direction des Hirondelles.Toupets et Perruques pour Messieurs Nous sommes des experts dans le postiche.Toul ouvrage sorti de nos ateliers est d'une exécution parfaite et garantie.PUNDE & BOEHM 119 Metcalfe 262 Ste-Cath.E.Up.3161 Est 6320 lohettev1lle La fanfare de Lorretteville.sous la direction de Al.J.G.Morin, nous a donné des beaux concerts durant la saison d'été.Le public a pu constater les progrès accomplis par cette fanfare, depuis que M.Alorin en a pris la direction.JULIETTE Les amateurs de radio ont été charmés par le beau concert transmis par le Poste CNRO d'Ottawa.L'orche3tre du Château Laurier a été la principale attraction.AIM.Charles .Marchand et E.Patience doivent donner un concert qui sera transmis aussi par ce même poste.plilm 1 u bum.man.M.et Aime Duprat.qui sont en tournée dars l'Ouest canadien, ont donné un concert qi'l a été très apprécié du public amateur de la bonne chanson française.On sait que lu campagne entreprise par ces deux vaillants artistes commence déjà à porter ses fruits car le public canadien aime de plus en plus lu bonne chanson française.SHERBROOKE Les répétitions du "Roman de Suzon".la charmante opérette de AI.Henri Aliro, tirent à leur fin Tout fait présager un grand succès car la vente de billets pour le 2S sept, au His .Majesty est très avancée Iji distribution comprendra Aime Jeanne Bachand-Dupuls dans le rôle de "Suzon".Al.Hercule La voie et le Dr Paul Trépanier dans les rô'es de Jean et Willy.Les Choeurs de la BoClété Alusicale de Coaticook et l'orchestre de l'Union Musicale de Sherbrooke compléteront l'organisation de cette manifestation artistique.J.G.YON I.J DouceI prop.lïCflt rut- M liv.*.Muttlr.-ial.Tél.ItrUir V&VS1 ¦Cndroit par *xc*II*nr* ou l'on pout m procurer I* plu* besu rhoit do rnustqu* classique, piano aolo chant, violon, violoncolla.mustqus rehcleus*.chanta Canadians, trait** ¦i - «'i- - httératuro mualcalo.ot tout* la ni ji'.,us dimindti par différants Conservatoires, y compris Iss éditions Durand.Schirmer.Wood a d** pris défiant touts compétition Nouvsau rayon do phonograph** st dlsquss Starr-Qsnnstt.R*mi**s spécial** aux Communauté* R*Ug.*u*»* *t aux Profcsssurs Ssrvics courtois.Un* visit* à notr* macssln vous oon val sera du choix de musique varié qu* nous somra** en mesur* d* vous offrir 80 NOTJVELLE-AXGLETERRE SPRINGFIELD, Mass.M.Ernest Philie, le compositeur distingue, élait de passage à Montreal, de retour de Grandby où il a passé ses vacances.M.Philie reprendra ses activités musicales dans le- courant du mois de septembre.LAWRENCE, Mass.M.Philippe Léveil'é, notre violoniste renommé est de retour d'un voyage en Canada.M.Ph.Léveillé partira incessamment pour une tournée dans l'ouest canadien et de là il se rendra en Californie.PA1YTTTCKET, Mass.M.et Mme A.Lemons, nos artistes bien connus, sont de passage dans notre ville, de retour d'une tournée théâtrale à Boston et ses environs.Ils doivent rejoindre bientôt leur fameuse troupe de Coleman et Lemons autrefois connue sous le nom de Orth et Colman.WOON'SOGKET, R.I.Les deux fanfares "Eagle" sous la direction de M.Sameul Coté et "Cornet" sous la direction de M.Houghton rivalisent de zèle pour se faire applaudir de notre public qui aime tant la bonne musique.Leurs programmes sont choisis avec soin et composés pour la plupart des oeuvres classiques.NEYT BEDFORD, Me.Mlle Laura Baillargeon, soprano, partira pour Montréal où elle s'embarquera sur le paquebot "Minnedosa".Elle se rendra directement à Paris pour y continuer ses études musicales.Nous lui souhaitons beaucoup de succès."LUXOR" ou "LA VALLEE DES ROIS" Par Henri Miro Description et commentaires de Vtcuvre de M.Henri Miro par le distingué compositeur et critique musical québeequois, M.LEO ROY.COIFFCTtE SOIGNEE ! En quelques minutes la coiffure est parfaite et rien ne révèle le postiche.Nos transformations sont irréprochables.Vnv visite il notre magasin vous convaincra.MADAME ASSELIN SALON DE COIFFVRK HT», Avenue Luiïrier Ouest, coin élance Tél.: Belair -1085 Il m'est agréable de donner un bref aperçu d'une Suite d'orchestre en trois parties, composée par M.Henri Miro, musicien de talent peu commun.Dans cette Suite sonore, M.Miro décrit l'histoire des recherches de Lord Carnavon et de Carter dans la Vallée des Pharaons.Ire PARTIE La première partie a trait au travail ordonné et réalisé par le corps de savants occidentaux dont nous avons déjà nommé les chefs; ces savants sont devenus célèbres à la suite des circonstances tragiques qui suivirent leur découverte, connue du monde entier.On sait que les Egyptiens, poussant fort loin le culte de leurs morts, considérèrent comme une profanation du respect qu'ils portent à la mémoire de leurs ancêtres les travaux effectués par les chercheurs d'antiquités européens; aussi, M.Miro, se faisant le fidèle interprète de leur point de vue, a-t-il intitulé cette première partie de sa Suite: "Profanation".Cette pièce descriptive nous fait entrevoir le mystérieux Orient violé par le réaliste Occident, peu scrupuleux lorsqu'il s'agit de découvertes à conséquences dites pratiques.Quelques rares savants visent uniquement la digne recherche de l'Antique Savoir; mais, en effet, combien d'aventuriers s'attachent à leur suite, et cela dans le but exclusif d'y faire surtout fortune et d'y atteindre une bruyante notoriété.Voilà ce qu'il importe au plus haut point de bien comprendre afin de comprendre également Ja mentalité orientale, si respectueuse des dépouilles mortelles de ses humains, et afin, aussi, de bien saisir la description musicale que nous en donne avec talent M.Henri Miro, et qu'il a justement intitulée "Profanation".En parcourant l'intelligente et intelligible partition de M.Miro, quelques routiniers de la lettre morte sursauteront à la vue de certaines suites de quintes — qui y sont pourtant utilisées logiquement, et non pas au hasard — et d'agrégations harmoniques quelque peu dissonantes, même si le tout est bien agencé et conforme à la liberté, c'est-à-dire contraire à l'incohérente licence.M.Miro a bien réussi le genre passif orien- Septembre 1926 tal, ainsi que celui de l'activité occidentale, lesquels, selon l'histoire, vinrent en conflit.Loin de nous servir un soi-disant "orientalisme".à l'américaine, aussi faux que plat, M.Miro évoque sobrement et de façon artistique le pays du Sphinx énigmatique.Il ne recherche pas les exclusives sensations atonales ou polytonales tant et trop à la mode, mais il sait user discrètement de teintes d'exotisme où dominent le Sentiment et l'Idée, suivant l'antique tradition.Quant au côté occidental, fidèle au temps présent, il fait usage de thèmes continus ou ieif-m-otivs et de progressions chromatiques qui nous remémorent Wagner, ainsi que d'harmonies nous rappelant Rachmaninoff et Debussy, — tout cela sans plagier ces maîtres aimés.M.Miro n'est pas un pédant esclave d'un contrepoint périmé, mais il n'a pas renié le contrepoint durable et valeureux, et l'imitation dont il se sert avec avantage n'est pas vaine et vide.En général, son art est romantique, d'un moderne romantisme dénué d'excès romanesque et fortement charpenté de richesses harmoniques telles que les accords de neuvièmes et de dizièmes, entre autres.Bref, cette première partie de la Suite de M.Miro est intéressante à plus d'un point de vue, et, en attendant que nous voyions les deux autres parties de cette œuvre, je suis heureux de reconnaître et de signaler son beau talent d'artiste-musicien.Léo ROY.M.GERARD G.GUAY M.Gérard G.Guay est actuellement de passage à Windsor, Ont., et de là il se dirigera vers l'ouest américain dans l'intérêt de notre revue.U est aussi la représentant officiel du Bureau de concerts Bogue-Laberge de New-York et Montréal.GERMAINE MALEPART PIANISTE L*«*u «t Cumti 183, HUTCHISON Tél.: Plateau 3000 lbert lefort .ssurances De tontes sortes 190 ST-JACQUES.Main 0937 rodolphe mathieu ECOLE DE COMPOSITION Coura et leçons particulières: Harmonie — Contrepoint — Fugue — Orchestration Studio : 312 Est, rue SU-Catherine Tél.Est 4480 Résidence : 224 Est, rue Sherbrooke Tel.Lancaster 0030 A l'occasion de la Fête de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, "La Lyre" publiera dans son numéro d'Octobre un Cantique à 2 voix égales, de J.A.Forest.Un artitcle de l'abbé P.Chassang intitulé "Le Maître de Chapelle" intéressera au plus haut degré tous les lecteurs de "La Lyre".LA DIRECTION.UN PRETRE, L'ABBE HAM0N {Cur
de

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