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Titre :
L'oiseau bleu /
Première revue destinée à la jeunesse canadienne-française, L'Oiseau bleu a marqué les débuts de la littérature enfantine au Québec. [...]

Le premier numéro de la revue L'Oiseau bleu, sous-titré « revue mensuelle illustrée pour la jeunesse », paraît à Montréal en janvier 1921. Créée par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, sous la direction d'Arthur Saint-Pierre, fondateur de la publication, L'Oiseau bleu est la première revue destinée exclusivement à la jeunesse canadienne-française. Sa création a marqué les débuts de la littérature enfantine au Québec.

La revue est diffusée dans les écoles et, selon la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, elle s'adresse aux enfants canadiens de 3 à 18 ans. Certains ouvrages soulignent toutefois que la revue s'adresse davantage aux écoliers de la fin du primaire et du début du secondaire, soit aux jeunes de 10 à 15 ans, car la publication contient beaucoup plus de textes que d'illustrations. La revue est également diffusée auprès des jeunes franco-américains, franco-ontariens et acadiens.

L'Oiseau bleu poursuit le double objectif d'instruire et de divertir les jeunes. La revue a pour mission de renforcer leur sentiment d'appartenance nationale et leurs croyances religieuses. L'enseignement de l'histoire et de la géographie y occupe une place importante; on y trouve des rubriques telles que « Nos plaques historiques », « À travers l'histoire », de même que des récits de voyage comme « Mon voyage autour du monde ».

L'instruction religieuse et morale est présente dans les contes, les fables, les poèmes, les feuilletons et les biographies de saints. La publication comprend également des articles sur les sciences. Pour divertir les jeunes, la revue leur propose des feuilletons, des chansons, des jeux, des illustrations et des concours.

Plusieurs collaborateurs sont invités à participer à la rédaction de la revue, notamment Marie-Claire Daveluy, qui y publie en feuilletons son premier roman, Les aventures de Perrine et de Charlot. Celui-ci est considéré comme une oeuvre fondatrice qui a donné le ton aux oeuvres subséquentes de la littérature québécoise pour la jeunesse.

L'Oiseau bleu, qui a cessé de paraître en juillet 1940, a véritablement été un catalyseur pour la littérature enfantine québécoise.

LEPAGE, Françoise, Histoire de la littérature pour la jeunesse (Québec et francophonies du Canada) - Suivie d'un dictionnaire des auteurs et des illustrateurs, Orléans [Ontario], Éditions David, 2000, p. 113-118.

Éditeur :
  • Montréal :la Société,1921-1940
Contenu spécifique :
janvier
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Références

L'oiseau bleu /, 1924, Collections de BAnQ.

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mn 3 \ OISEauBlEU ON cher Paul, il y a quelque temps, tu me captivas eu me parlant de Charles Le Moyne.—C'est vrai, aimable Pauline, et tu veux sans doute.—Que tu tiennes ta parole en complétant ce que tu avais si éloquem-menl commencé. L'OISEAU BLEU 2 ¦I M ¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦ S O U HA IT S L'Oiseau Bleu souhaite a tous ses lecteurs et lectrices et à tous ceux qui s'intéressent à lui, Une Bonne, Heureuse et Sainte Année ! RlH | i | ¦ M M ÊHËMH.I Mi ' 11ÉMI •.ÉB —Merci du compliment! je vais m'efforcer de résumer la dernière période de la vie de mon héros.—A la bonne heure! —Toutefois, j'y mets une condition.—Ah! Laquelle donc?—C'est que tu sois fidèle à ta promesse, toi aussi! —Oh! la! la! mon héroïne préférée, Madeleine de Verchèrcs! En effet, j'ai trouvé! Mais ce sera pour notre prochaine entrevue, n'est-ce pas?—Parfait, ma chère Pauline.Donc, je continue.Tout en se sacrifiant pour la colonie, M.Le Moyne s'occupait du bien-être de sa famille.C'est ainsi qu'il obtint, en 1695, l'ile Sainte-Hélène et l'île Ronde.En 1668, l'intendant Talon proposa l'anoblissement de M.Le Moyne, comme l'un des plus anciens colons et celui qui avait rendu à la colonie les services les plus plus grands et les plus utiles.Sa Majesté Louis XIV lui accorda des lettres de noblesse avec le titre de "Sieur de Longueur!".(1) De nouveau M.Le Moyne se rendit dans le pays des Iroquois comme inter- Srèle, il accompagnait M.de Courcelles.e dernier avertit les sauvages de garder la paix, sinon, avec des troupes nombreuses, il leur ferait une guerre à mort.Au retour de cette expedition.Talon fit don à M.Le Moyne des terres non encore concédées, situées sur le Saint-Laurent et attenantes à la seigneurie de Lon-gueuil.L'annép suivante (1673), il obtint le fief de Chàteauguay.Voici comment s'exprime le comte de Frontenac dans l'acte de concession: "Elle fut accordée au Sieur Le Moyne.pour l'affection qu'il a toujours témoignée pour le service du Roi et à la promptitude avec laquelle il a toujours exécuté les ordres qui lui ont été donnés par les Gouverneurs, soit dans les guerres où il s'est signalé en plusieurs occa- (1) I.miiuu! niI tient son origine d'un village de Normandie, clief-llcu de ennton, dans l'arrondissement de Oleppe.pairie de Le MojTie.sions, soit en diverses négociations ët traités de paix qu'il a faits avec eux par leurs commandements et le zèle dont il nous a donné les preuves dans le voyage «pie nous avons fait au lac Ontario (été de 1763) oil nous nous sommes servis de son ministère pour proposer à toutes les nations iroquoises les choses que nous avons crues nécessaires pour maintenir la paix." M.Le Moyne était fortement opposé à la traite de l'eau-de-vie avec les sauvages.Ecoutons ce qu'il dit à ce sujet: "L'expérience que j'ai eue parmi eux m'a convaincu que la plupart d'entre eux ne boivent que pour s'enivrer, pour avoir ensuite plus de liberté pour commettre tous les crimes et désordres que les lois divines et humaines défendent.J'ai été moi-même avec mes domestiques obligé d'arracher des mains de quelques sauvages, hommes et femmes ivres, les haches et les couteaux qu'ils tenaient pour 'en-tre-tuer, dans le dessein ensuite d'embraser et de réduire en cendres leurs cabanes, sans considérer qu'il y avait plusieurs autres sauvages, femmes et enfants." Quoique malade, notre héros accompagna M.de la Barré dans sa lamentable expédition contre les Iroquois.Grâce à l'influence de M.Le Moyne qui se présenta au Camp français avec 14 députés iroquois, la paix fut conclue au prix de grands sacrifices, il est vrai, mais pour le bien-être du pays.La place de gouverneur de Montréal étant vacante par la mort de M.Pcrrot.M.de la Barre sollicita pour M.Le Moyne ce poste important.Il écrivit en ces ternies à la cour: "M.Le Moyne a rendu de grands services au pays', mais celui qu il vient de rendre, au mois de juillet dernier, en négociant la paix avec les Iroquois, est si considérable qu'il est à propos, pour l'encourager A l'avenir, où il nous peut encore mieux servir, que vous lui accordiez celle gratification.Il est capitaine pour la ville de Montréal et a plus fait la guerre contre les Iroquois qu'aucun autre officier qui soit au Canada; Je vous envoyé pour porter mes dépêches son fils d'Iberville.jeune homme qui entend bien la mer, sait cotte rivière admirablement, a mené et ramené déjà plusieurs navires en France, vous suppliant de le faire enseigne de marine.Il pourra fort bien vous servir et il est avantageux que vous ayez dans ce corps des ge>ns qui connaissent parfaitement ce pays, outre que son père Mius en resterait infiniment redeva- \ I/O I S EAU BLEU 3 ble, se croira plus obligé encore de servir le Moi dans les occasions qui s'en présentent journellement à cause des Iroquois." M.Le Moyne étant tombé sérieusement malade, il lit son testament le 30 janvier 1685 par devant Bénigne Basset, notaire Royal de la terre et seigneurie de l'Ile de Montréal.Voici quelques extraits de ce testament : "Fui présent noble homme Charles Le Moyne, Escuycr sieur de Longuçuil."Considérant qu'il n'est rien plus certain que la mort el l'heure d'icefle incertaine, et craignant d'estre prévenu de mort et voulant auparavant que partir de ce monde, s'il plait à Dieu de le retirer pendant que tous, sa mémoire el jugement sont en luy, après qu'il a l'ait le vénérable signe de la sainte croix et recommandé son âme à notre Seigneur Jésus-Christ, à la très sainte Vierge Marie, sa mère, monsieur SI.Michel, anges el archanges, el à tous les Saints et saintes du paradis, a fait el dicté son testament et ordonnance en dernière volonté ainsi qu'il en suit, c'est à scavoir.Le dit sieur testateur donne et lègue à l'oeuvre et fabrique de la paroisse matrice de cette isle, la somme de trois cents livres, qu'il veut estre payée par l'exécuteur de son présent testament cy après nommez aux sieurs marguilliers de la ditlc paroisse, après son décès pour faire prier Dieu pour le repos de son unie selon l'ordre qui leur en sera donné par laditle demoiselle Primo! son épouse.Donne et lègue le dit testateur aux pauvres et nécessiteux de cette isle, une somme de cent livres." M.Le Moyne mourut au commencement de février 1685 el l'ut inhumé dans l'église de Noire-Dame de Montréal.Dans un acte du I mars 1685, il est dit "qu'une fondation fut faite pour faire dire douze basses messes par année à perpétuité pour l'e repos de l'âme du dit sieur de Chàteauguay (Sieur de Longue uil) en la chapelle de Saint-Joseph en 'la ditlc église où est enterré luy Sieur"; ces messes devaient se dire les premiers samedis de chaque mois à huit heures du malin cl les exécuteurs testamentaires avaient payé quatre cenl cinquante livres pour celle fondation.De l'inventaire de M.Le Moyne, voici linéiques détails intéressants: Le fief de Chàteauguay, avec ses dépendances et une maison de 45 pieds sur 22 en pierre, eslimé à dix mille livres.Le fief "au bout d'en liant de l'île de Montreal" avec ses dépendances et une maison dé pièces sur pièces de 22 pieds par 20, estimé à 650 livres.Le fief Maricourt, ci-devant appelé l'île Perrot, avec ses dépendances en plantes de grand bois, eslimé à 1,000 livres.La concession de Lachine avec maison en pierres de .'(7 pieds sur 18 estimée à 1,000 livres.La maison de ville avec les dépendances, jardin el cour en bon étal, estimée à 11.000 livres.Emplacement voisin de la maison ci-dessus, 1,500 livres.Concession de la pointe St-Charles consistant en 60 arpents de terre labourable à la charrue, bas lieux en ruines .5,000 livres.Le fief de l'Ile Sainte-Hélène avec une pelile maison en pièces sur pièces sans planches ni maçonnerie, .800 livres.L'estimation dé ces différents immeubles se monte à la somme de 30,053 livres.Le Moyne possédall une chapelle dans sa maison du fief de Chàteauguay si nous en croyons l'inventaire."Une chapelle garnie de son calice, sa piscine d'argent, une chasuble de brocard garnie de dentelle d'or, une aube, devant d'autel et tout ce qui sert à la ditte.estimé ensemble à la somme de deux cent cinquante livres, y compris son ciboir d'argent." A la maison de ville la vaisselle d'argent était ainsi désignée: "Un bénitier, cuillères, fourchettes, deux flambeaux, lasses, vinaigrier, pot à l'eau, écuellcs, le tout d'argent pesant ensemble trente sept mares, à Irente huiel le mare, y compris la façon cy" .1,406 livres.Aussi son épéc à la garde et poignée d'argent: 90 livres.M.Le Moyne eut une nombreuse famille.1 I enfants, tOUS des braves éprouvés, qui imitèrent la vaillance de leur père.Quelquefois on appelle cetle famille "les Machabécs de la Nouvelle-France".Le plus célèbre d'entre eux est, sans contredit d'Ibcrville.dont la vie a été racontée dans les numéros de l'Oi-srau Bleu des années 1922-1923.Voici les noms de ces illustres enfants: C.hailes.sieur de Longuçuil; Jacques, sieur de Sainte-Hélène; Pierre, sieur d'Ibcrville; Paul, sieur de Maricourt; François, sieur de Bienville 1er; Joseph, sieur de Sérigny; Louis, sieur de Chàteauguay 1er; Jean-Baptiste, sieur de Bienville II; Antoine, sieur de Chàteauguay II; François-Marie, sieur de Sau-volc; Catherine-Jeanne; Marie-Anne; (labriel.et un autre ondoyé et mort le même jour.Elie de SALVAIL. 4 L'OISEAU BLEU L'INCROYABLE HISTOIRE DE DAMIEN-SANS-PEUR " — Tante Élise, nous ne voulons plus jouer.Il nous faut un conte !" dit le petit Jacques.— Une histoire, une longue, longue histoire, tante Élise, reprennent en chrrur bamliins et bambines qui accourent, délaissant leur petit chemin de for mécanique.Tante Klise hoche la tête en souriant.Il se fait tard.L'heure du repos va sonner.L'énorme bûche qui flambe dans la cheminée dessine des formes fantastiques sur les murs noyés d'ombre.Tout a l'heure, cela taisait bien un peu rêver tante Élise toutes ces petites têtes qu'elle, voyait se dresser là, encadrées de lances et de piques.puis ce chariot, vite effondré sous mille éclairs., oc gros chat pelotonné, candide et heureux., ces lutins grimaçant et dansant.ah I quel écran merveilleux créait la fantaisie du vieux sapin qui, lentement, se consumait."Mes petits, remarque tante Élise, en se secouant un peu, vous ne vous lassez donc pas des récits sur lesquels ma pauvre imagination brode, brode sans fin,.ou tout haut, ou tout bas !" Il sous les bandeaux d'argent, les yeux fins et gais de la vieille demoiselle ont un éclair.Ils enveloppent de tendresse tout ce petit inonde qui se presse, déjà attentif, autour de son fauteuil."Kt puis, continue doucement tante Élise, que diront vos mamans?Rlles me recommandent sans cesse de vous narrer de préférence quelque page de notre histoire.— C'est vrai cela, répond le sérieux Guy, le savant du groupe enfantin; mais voyez-vous, tante Élise, ce soir, je désire tout comme Jacques, malgré mes onze ans, (il se redresse fièrement) un conte de belles, de surprenantes aventures.Kt maman n'en dira rien, allez.Nous refuse-t-on quelque ehese durant les vacances du premier de l'an ?Tous les enfants battent des mains.L'argument est sans réplique.Ce Guy sera un jour un brillant avocat ! "Tante Élise, tante Élise, crie-t-on de nouveau, il nous faut, ce soir, la vision des fées, des génies, des féroces géants." Un grand silence se fait.On s'ajierçoit que tante Élise, docile, s'est recueillie.Et !.'-t.elle raconte ce qui suit : 11 y avait une fois, enfants, un petit village hAti dans une forêt si sombre, si longue, si mystérieuse qu'on la croyait enchantée ou habitée par quelque démon.Dans ce petit village, on voyait passer chaque jour sur la place de l'église, un vieux curé aux cheveux de neige, une ménagère larmoyante, toute "tassée" par l'Age, un bedeau hargneux, et un gamin de onze ans, surnommé par tous Damien-sans-pcur.C'est là mon petit héros, Itcteiiez bien son nom.Jamais on n'avait vu rien de plus brave que cet enfant, jamais, petits, jamais.Coucher à l'obscurité, affronter un orage, passer à minuit par le cimetière, tenir tête au bedeau devant qui tous tremblaient, même le curé tout cela lui semblait fort égal.Il paraissait même si Crovocant, parfois, que le bedeau, jaloux, en serrait ¦a poings de rage.Jo te revaudrai cela, un jour", Délit drêle, grimacait-il.Je saurai te faire trembler comme tout le monde" ! Mais le curé veillait.Et, comme par miracle, il surgissait toujours lorsqu'une querelle s'élevait entre Dnmien et le bedeau.A port cette bravoure sans égale, Damien avait un tendre amour pour la chère Mère de Jésus.11 baisait sa médaille matin et soir.Il avait promis à sa mère mourante, voyez-vous, de ne jamais manquer à cette coutume.Kl quand Damien avait promis, on pouvait dormir sur ses deux oreilles, il tiendrait parole coûte que coûte.Hélas ! sauf ces deux bons points que je viens de marquer à l'avantage du garçonnet, je crois que Dnmien n'avait que des défauts.Il était tour à tour désobéissant, tapageur, taquin à faire uerdre patience à un saint, colère, rendant toujours deux coups pour, un.Le curé en pleurait tous les soirs de chagrin.l'n après-midi, brûlant de soleil et de parfums, le bon vieux curé s'aventura très loin dans la sombre forêt afin de venu; en aide à quelque famille inconnue qu'il n'y trouva point, 11 en revint clopin-clopant, la figure toute tirée.Il raconta qu'il s'était heurté le pied à une grosse pierre, rouge comme du feu, et qu'il avait eu toutes les peines du monde A se relever, pour atteindre la grande route, il lui semblait être cloué au sol.Il s'alita le soir même, La vieille Mélanie en était toute consternée et bien inquiète."Vous verrez, disait-elle, cette forêt maudite va porter malheur à notre curé ! C'est monsieur Satan, qui hait les saints, qui l'y a attiré.J'en mettrais ma main au feu".Chaque nuit, la ménagère ramenait Damien au chevet du malade."Veille bien le sainl homme", recommandait-elle.Kt Damien veillait le malade sans jamais se plaindre.11 aimait, voyez-vous, son bon vieux curé qui lui pardonnait sans cesse ses fredaines.Une nuit, cependant, Damien somnola.Il s'était trop fatigué la veille à bûcher du bois, le pauvre gun.nn.Tout à coup, il sursauta, il lui semblait entendre un bruit étrange.Il tendit l'oreille de nouveau.Oui, plus de doute, c'était bien la petite cloche du baptême qui sonnait à l'église.Elle sonnait si doucement, et pour un glas si triste qui' cela fendait, le creur de pitié.A l'instant, la vieille Mélanie frappe A la oorte du curé, toute tremblante : "Damien, Damien, souffle-t-eUe, entends-tu?On dirait la plainte d'un tréoassé qui loge dans le clocher".— Oui, oui, j'entends, fit Damien, et malheur à ce trépassé s'il réveille mon malade.Deux autres glas sr font entendre, l^es tintements sont plus forts, plus prolongés.Cela devient lugubre."Damien, Damien, vient redire Mélanie, entends-tu?C'est quelque calamité qu'on noua annonce pour sûr.Notre curé rendra l'Ame bientôt.Si tu allais voir !" Kt Damien qui voit le vieux curé s'agiter dans son sommeil n'y tient plus, lilémc de colère il court, il vole jusqu au clocher.Il appelle le sonneur d'une voix enflammée : "Lami, descends de là-haut, ou malheur t'arrivera si j'v monte".Un éclat de rire strident, bizarre, que l'écho répercute dans chaque coin de l'église lui répond.Le glas reprend.Tout autre que Damien se fût enfui, terrifié.Un damné seul pouvait avoir de ces audaces.Mais hélas ! Damien, au lieu de craindre, voit rouge, grimpe en deux bonds au clocher, saisit le sonneur par les deux pieds, et en un clin d'rril le descend du haut en bas de l'escalier.Iji tête du sonneur résonne sur chaque marche de liois.11 hurle ne fut anobli Sa Sfi,UT jeanne ie M0yne épousa le sieur Jacques Le Ber et quatorze enfants qui ont continué d'illustrer son nom ; dix de en 1668.sous le titre de " sieur de Longueuil " nom qui *>c ratta- mèiv Jtf la vertueuso recluse Jeanne Le Ber.filleule de Jeanne ses fils ont servi dans l'armée eu la marine et ont mérité par leur -hait a Tune de ses terres, située en face de Montreal.Ses his pr- Manco, qui vécut dix-neuf ans enfermée volontairement dans une Valeur le surnom de " Macchabées de la Nouvelle-France " ent ensuite les noms des diverses autres terres ou tl possédait.cellule de l'église de Notre-Dame-de Pitié.Lamé des fils de Charles Le Moyne porta le même nom que son père et fut créé " baron de Longueuil " en 1700 .il construisit sûr sa baron nie un chàteau-fort flanqué de quatre tours, ouvrit la rive sud à la colonisation et devin! gouverneur de Montréal.Jacques I* Moyne de Sainte-Hélène.Pierre Le Moyne d'iber-ville.Paul Le Moyne de Maricourt.Joseph Le Moyne de Sérigny> ci Jean Baptiste Le Moyne de Bienville II- s'illustrèrent dans la défense de Québec, dans les conquêtes de la baie d'Iludson et dans la fondation de la Louisiane.CMtMiSnit, ''I S^SÊ* Bienville llerj et Louis Le Moyne de Uiaiçaugujy lier) périrent en combattant ; Gabriel U Moyne.d AsMgny.Antoine Le Moyne de çfiâteauguay [Ile).Fnnsote-Marié U Moyne de -Sau.ole.Catherine-Jeanne l.e Moyne de Novan ;„™,ei»;nn.c, ?ync.dc ,a Chassaigneei un autre enfant onà'oWL tomplétent le cadre de cette belle famille canadienne.(Droits réservés, Canada, 1919.) EN FEVRIER : PIERRE LE MOYNE D'IBERVILLE.?667026457 10 L'OISEAU BLEU UNE FUTURE INSTITUTRICE Je viens de faire mes débuis.—Oh! ne craignez rien, gentils cousins et cousines, vous ne lirez nul écho des chroniques mondaines, relatant les débuts de Mlles X ou Z.Depuis longtemps Cousine a franchi l'heureuse étape de ses dix-huit ans et, d'ailleurs, la mode était moins aux "débuts", alors, et on ne s'en trouvait pas plus mal; aujourd'hui encore, disons-le à la louange de plus d'une jeune fille, cette mode d'afficher son nom dans les colonnes d'un journal .même sa photographie .ne s'est pas généralisée.Je vous souhaite, petites amies qui, demain, aurez atteint l'âge d'entrer dans les cercles mondains, de le faire avec le moins de bruit possible et de préférer à tous les autres le cercle de la famille, le cercle intime de l'amitié vraie, le cercle d'études aussi; croyez-moi, vous n'aurez qu'à vous en féliciter.Pardonnez cette longue parenthèse et laissez-moi continuer la phrase interrompue.Je vous disais donc que, hier, j'ai fait mes débuts .comme visiteuse d'école.Ajouterai-jc que j'ai été satisfaite des examens qu'ont eu à subir les vingt élèves qui, aussi immobiles que des statues, composaient la classe de ma petite amie Cécile?Non, pas tout à fait; sous le rapport de la tenue, ces écolières, de toutes les catégories, — puisqu'il s'y trouvait des "bambines" de "quatre ans", à côté de grandes "fillettes" de "quatorze ans", — auraient pu servir de modèles à beaucoup de jeunes élèves de nos écoles, car leur toilette, tout en étant simple et modeste, brillait par une propreté irréprochable; et autour d'elles, rien en désordre: les livres, les cahiers de chacune étaient soigneusement rangés, et pas de crainte que l'encre ne tachât leurs jolis tabliers blancs.Malheureusement, à toutes les questions posées par leur maîtresse à ces écolières, du cours "préparatoire" ou "intermédiaire", il n'y avait pour réponses qu'un silence profond."Elles sont gênées", répartit, de l'air le plus naturel du monde, leur jeune institutrice, et à la question posée, vite, celle-ci s'empressait de répondre.— "Leur donnes-tu des récompenses, parfois, Cécile?— Ah! oui; tenez, "Marie", la plus avancée, a presque autant de points que moi; mais celle-ci, "Antoinette", n'est pas appliquée; je la punis souvent; "Françoise" et "Pauline" sont bien gentilles; "Germaine" est désobéissante et "Pompon" n'apprend rien, — c'est un pompon!" Et, tout en me laissant admirer sa classe, Cécile me faisait ainsi le panégyrique de toutes ses écolières.Rien ne lui"était plus agréable que de se promener au milieu de ce petit monde inanimé, mais auquel son imagination féconde prêtait des personnalités diverses, des qualités et des défauts.Et puis les questions que la jeune institutrice en herbe posaient à ses poupées — vous avez deviné pourquoi les élèves de Cécile étaient si sages?— elle devait elle-même parfois se donner du mal à en trouver la solution, ainsi, sans qu'elle s'en doutât, son intelligence et sa mémoire s'enrichissaient de connaissances précieuses: ce que l'on prend la peine de chercher soi-même se grave plus profondément dans l'esprit.Et puis, Cécdc ne craint pas de proposer des sujets au-dessus de son savoir de petite fille de sept ans: si une question l'embarrasse, elle recourt vite à sa bonne maman, son professeur dévoué.Pour enseigner les autres, il faut soi-même étudier beaucoup; ma petite amie le comprend, et pour mériter la plus agréable de ses récréations, celle de se retrouver au milieu de son joli groupe de poupées-écolières, elle s'applique beaucoup à l'étude.La récréation de Cécile en vaut bien d'autres, n'est-il pas vrai? L'OISEAU BLEU 11 cIkts oisillons, et j'en sais quelques-unes, au doux nid de l'Oiseau Bleu, qui aiment bien "jouer à la classe".Ne prélude nl-elles pas, ainsi que leur charman-te émule dont j'ai eu le plaisir de visiter la classe, à leur carrière de demain?La vocation se dessine d'ordinaire dès les tout jeunes ans.A ceux d'entre vous donc qui veulent, plus tard, s'orienter vers renseignement, de l'aire tous leurs efforts pour èlre des écoliers modèles; car ils auront à commander, à diriger dans l'avenir, et pour bien conduire, il faut tout d'abord savoir soi-même obéir.Ce n'est pas seulement aux futurs professeurs et institutrices que s'adresseut ces dernières lignes, mais à vous tous, chers petits lecteurs; voulez-vous, quand vous serez grands, posséder l'autorité sur ceux qui vous seront inférieurs?Soyez aujourd'hui des enfants soumis et respectueux de l'autorité; obéissez promp-tement el avec joie aux ordres de vos parents et de vos maîtres et maîtresses.Ainsi, gentils oisillons, l'année qui s'ouvre vous apportera toutes les joies, tous les bonbeurs.¦C'est le soubait du nouvel An de la grande amie qui vous aime bien, Cousine FAUVETTE.-:o:- CORRESPONDANCES Gérard L., Colombe, Claire G.Lucienne F., F.Meunier, Jeanne G, Simonne L., Françoise G., Marguerite G., Cécile V., les réponses que vous aviez adressées A "Sœur Jeanne" ou à "Cousine" ont été remises au directeur des concours mensuels."Sœur Jeanne" et moi vous remercions du bon souvenir et vous souhaitons d'être au nombre des gagnants.• • • Radia.— Curieuse coïncidence en effet ! Vous serez désormais plus fidèle, n'il se peut au nid qui vous garde toujours votre place.Amenez des amis.Au revoir I • « * Blé manilobain.— Tout vous est parvenu, je suppose?Soyez toujours chez vous au nicl de l'Oiseau Bleu, petite cousine.• • Lucienne L.— Vous avez reçu la revue n'est-ce pas ?Revenez quand vous le désirerez, "Sœur Jeanne" et moi vous vous disons cordialement : "Au revoir".• • * Estelle S.-M., Bertha G, Jeannette G, Irène L.Violette des champs.Un rayon, Petite sœur de Charité, Lyre brisée, Carmélite, Pauline P., Rosette, Jeannette, Petit Ijaurentien, "Sœur Jeanne" vous a adressé, depuis quelque temps déjà les études graphologiques: les avez-vous reçues?Un revoir cordial ù, tous de ' Sœur" et de "Cousine".Gérard P.— L'envoi vous a plu, n'est-ce pas ?Amenez des lecteurs au nid de L'Oiseau bleu où vous serez toujours favorablement accueilli.• • • Diane de Trevikrt*.— L'Oiseau Bien vous a.été adressé selon votre demande.Au revoir et affections de "Sœur Jeanne" et de "Cousine".* • • Petite maman, Orpheline, Petite Zéphirette, Petit Chaperon Rouge, Qui suis-je?Petite Russe, Myrlo, Violette de Parme, (Una, Andrée V., Rose blanche, Lull, Petite Êcolifre, Claire de Lhune, Mie Fadol, Messagtre des sourires, Yeux noirs.Rayon de soleil, Chrysanthème, Sœur Jeanne me prie de vous dire qu'elle a reçu nos écritures et qu'elle en fera l'analyse a tour de rôle.Au revoir.• • • Petite abeille et Rayon de soleil, vos réponses au concours ont été remises a qui de droit.Revenez causer avec cousine qui vous garde une place au nid.A bientôt.• • • Colibri.— De tout cœur, je sympathise avec vous, petite cousine : le bon Dieu, qui vous a confié cette noble tflehe.sera avec vous et vous aidera, soyez-en sûre.Soyez heureuse de ce que votre vie soit ainsi utilement employée : partout, même chez celles qui vous sembleront extérieurement les plus favorisées, vous trouverez des épreuves, des croix, croyez-en l'expérience de Cousine qui vous garde un affectueux souvenir et prie pour vous.Au revoir.Votre message est fait a "Sœur Jeanne", mais malheureusement, votre écriture ne pourra être analysée aujourd'hui: d'autres, arrivées auparavant, attendent leur tour.Patience ! ! • * • T.aux yeux noirs., Une amie de L'Oiseau Rleu, Fcrnand D., Florianne A.Pauline S., Jeaune, Frileuse, Anysie B., Gentille Fleurette, tel que demandé, les études graphologiques vous sont adressées par courrier postal.Bonjours affectueux des amies de YOiseau lileu.• • • Chaperon rouge, Marie Deslys, Jeannette des érables, Léonie G., Fauvette de Marie, Cigalou, Éclair dans l'azur, Berlhe aux yeux bruns, fjucia Line, "Sœur JeaDne" u analysé vos écritures dans une autre colonne, et elle me prie de vous dire que celles de vos compagnes arrivées en même temps seront anul sées dans le prochain numéro do L'Oiseau Bleu.Patience ! Bonjours affectueux a toutes.G F.-:o:- LE BLE MARQUIS On rapporte qu'un insulaire, ayant trouvé un grain de blé, le sema.La première récolte produisit la contenance d'un dé à coudre; la seconde put tenir dans un bol.Href, par sa persévérance, notre homme dota son pays d'une ressource inestimable.L'histoire du blé Marquis, au Canada, ressemble fort à celle du grain de blé de l'insulaire.Après de multiples essais sur la ferme expérimentale d'Ottawa, le blé Maïquis fut notablement amélioré.En 1904 on obtenait une récolte pesant environ une livre; en 1918, le blé Marquis, à jamais célèbre dans le monde entier, donnait un rendement évalué à .$600,000,000.Honneur au Canada! 12 1/ OISEAU BLEU EXPLORONS NOTRE PAYS LA COLOMBIE ANGLAISE Nous voici, mon cher Kdgar, dans Victoria, la capitale de la Colombie anglaise.Nous pourrions dire, aimable Pauline, la capitale de la Suisse du Canada.—Très certainement, car la région montagneuse de cette province égale bien 2a l'ois la superficie de la Suisse.—Environ :156,000 milles carrés; la région des monts altiers et des gouffres insondables occupe 200,000 milles carrés.—Oh! il reste encore 150,000 milles cariés pour la culture et l'élevage des bestiaux; ce n'est pas à dédaigner! —Et l'exploitation des forêts donc?Les fameux pins de Colombie, dans le voisi- CHUTE TAKAKKAN - COLOMBIE BRITANNIQUE — Photo Ci?.R.—Que de Canadiens vont en Europe, par pur snobisme, c'est-à-dire par sotle affectation, pour poser, et qui ignorent les beautés incomparables, les spectacles grandioses de notre superbe naturel —Je disais, il y a un instant, que tla région des pies rocailleux, des glaciers et des neiges éternelles de la Colombie anglaise égalait 25 fois celle de la Suisse; mais si nous considérons toutes les Rocheuses, il faudrait dire 50 fois.—Oui! Tous les touristes canadiens devraient d'abord visiter leur pays et alors, quand ils traverseraient l'Atlantique, ils pourraient parler en connaisseurs avertis et diserts.—Quelle est donc la superficie de cette vaste province, la troisième du Canada pour retendue?nage de Vancouver, n'ont-ils pas de 200 à 300 pieds de hauteur, avis; une circonférence de 36 pieds?Quelques-uns de ces géants «le la forêt sont dépourvus de branches jusqu'à 100 pieds du sol.L'industrie forestière de la Colombie a donné, en 1921, le joli montant de $00,000,000.—Une petite fortune, n'est-ce pas?—Oui ! mais ce n'est pas tout.En effet, les produits de la ferme ne sont pas négligeables! Le revenu total doit être élevé/ -Il est de 64,000,000 de dollars pour 1921.On estime que les pommes seules ont produit $8,000,000.—Quoi rang cette province occupe-t-elle, dans le Canada, par sa production minière? L'OISEAU BLEU la —Elle occupe le second rang, n'étant dépassée que par l'Ontario.L'or, le charbon et le cuivre sont extraits en abondance de ses mines.En 1921, les mines ont donné à la province $34,000,000.—Nous allions oublier les pêcheries et le fameux saumon.—Ah! pour cela, par exemple, la Colombie anglaise occupe le premier rang dans le Canada.Ses pêcheries sont les plus considérables du pays et peut-être même du monde entier.BHes produisent une moyenne de $25,000,000 par année.—Pourrais-tu me donner la population de cette province d'après le recensement de 1921 ?—Certainement.Il y avail 523,000 âmes dans cette province privilégiée, dont 20,000 Canadiens français.—Bravo pour nous.Canadiens français! En 1760.nous étions 60,000; aujourd'hui, nous dépassons 1,000,000, tant au Canada qu'aux Etats-Unis; on a cherché plusieurs fois à nous enterrer, niais nous ne sommes pas encore morts, tant s'en faut ! —Quel a été le principal facteur du progrès de la Colombie anglaise?—C'est le chemin de fer.La Colombie anglaise entra dans la Confédération canadienne en 1871 ; elle mit comme condition expresse, qu'une ligne de chemin de fer mettrait en rapport la nouvelle province avec les autres parlies du Canada.C'était une oeuvre colossale devant laquelle ne reculèrent pas les ingénieurs.En effet, le réseau d'acier passe à travers les pics rocailleux, contourne les hautes montagnes et, s'il le faut, perce son chemin dans leur flanc granitique; il saute, un peu plus loin, un torrent impétueux, puis côtoie, une rivière ou longe avec précaution un gouffre insondable.Parfois, il s'élève jusqu'à 6,500 pieds pour franchir une passe, puis descend au fond des vallées que dominent les géants de pierre couronnés de neiges étinceJlan-tes.Les paysages changent constamment, mais toujours ils sont superbes.Voilà ce que le génie civil a exécuté.—C'est réellement prodigieux.Mais revenons à Victoria.Ne trouvcs-lu pas singulière cette anomalie?Victoria est située dans l'île Vancouver el la ville de Vancouver, la plus grande ville de la Colombie anglaise, est sur la terre ferme à l'embouchure, de la rivière Fraser.—De fait, j'ai été plusieurs fois embarrassé pour localiser ces deux cités.Mais avec de l'observation et de la patience, ne vient-on pas à bout des questions les plus épineuses?Maintenant, je sais que l'île de Vancouver a 278 milles de longueur sur une largeur de 50 à 65 milles, qu'elle fut découverte en 1592 par le navigateur grec Juan de Fuca; qu'elle fut visitée en 1792 par un lieutenant de la marine anglaise, nommé Vancouver, qui lui a laissé son nom.Quant à la ville de Vancouver, sa population est d'environ 125,000; si on y ajoute les annexes, elle atteint facilement 200,000 âmes.On l'appelle la "métropole de la côte du Pacifique".Elle est le terminus du chemin de fer du Pacifique-Canadien, dans l'Ouest; son port est incomparable.Belle ville moderne, Vancouver possède le parc Stanley, formé par une presqu'île d'une dizaine de milles de circonférence; il est couvert d'une végétation luxuriante et de pins géants.Vancouver a un service direct de paquebots océaniques avec la Chine, le Japon el l'Australie.Fort bien! mais j'aimerais avoir quelques détails sur Victoria, la capitale de la province.—Victoria a une population de 60,000 habitants.Elle est située à l'extrémité sud de l'île Vancouver, sur une élévation d'où elle domine le détroit Juan de Fuca.Belle ville résidentielle, elle attire 'de nombreux touristes, car elle jouit d'un climat semi-tropical, à cause des chauds effluves qui émanent du Kouro-Sivo, courant d'eau chaude, qui baigne la côte de l'ile Vancouver.Du RI VAGI-.-:o:- -:o :- 15.000 AVEUGLES Un professeur allemand publie une statistique sur les aveugles de guerre, dont le nombre snail de 15,000 environ.L'Allemagne en compte 3,3-19, la France, 3,000, l'Angleterre, 1.700.l'Autriche, 950.Les autres pays se partagent le reste.AUX ABONNES L'OISEAU BLEU vous a plu durant l'année écoulée?Voulez-vous qu'il vous intéresse en-core davantage cette année ?Payez donc sans tarder votre abon- j nement aussitôt qu'il est échu. L’Oiseau Bleu janvier 1924 Pages 14-15 manquantes 16 L'OISEAU BLEU :
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