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L'oiseau bleu /
Première revue destinée à la jeunesse canadienne-française, L'Oiseau bleu a marqué les débuts de la littérature enfantine au Québec. [...]

Le premier numéro de la revue L'Oiseau bleu, sous-titré « revue mensuelle illustrée pour la jeunesse », paraît à Montréal en janvier 1921. Créée par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, sous la direction d'Arthur Saint-Pierre, fondateur de la publication, L'Oiseau bleu est la première revue destinée exclusivement à la jeunesse canadienne-française. Sa création a marqué les débuts de la littérature enfantine au Québec.

La revue est diffusée dans les écoles et, selon la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, elle s'adresse aux enfants canadiens de 3 à 18 ans. Certains ouvrages soulignent toutefois que la revue s'adresse davantage aux écoliers de la fin du primaire et du début du secondaire, soit aux jeunes de 10 à 15 ans, car la publication contient beaucoup plus de textes que d'illustrations. La revue est également diffusée auprès des jeunes franco-américains, franco-ontariens et acadiens.

L'Oiseau bleu poursuit le double objectif d'instruire et de divertir les jeunes. La revue a pour mission de renforcer leur sentiment d'appartenance nationale et leurs croyances religieuses. L'enseignement de l'histoire et de la géographie y occupe une place importante; on y trouve des rubriques telles que « Nos plaques historiques », « À travers l'histoire », de même que des récits de voyage comme « Mon voyage autour du monde ».

L'instruction religieuse et morale est présente dans les contes, les fables, les poèmes, les feuilletons et les biographies de saints. La publication comprend également des articles sur les sciences. Pour divertir les jeunes, la revue leur propose des feuilletons, des chansons, des jeux, des illustrations et des concours.

Plusieurs collaborateurs sont invités à participer à la rédaction de la revue, notamment Marie-Claire Daveluy, qui y publie en feuilletons son premier roman, Les aventures de Perrine et de Charlot. Celui-ci est considéré comme une oeuvre fondatrice qui a donné le ton aux oeuvres subséquentes de la littérature québécoise pour la jeunesse.

L'Oiseau bleu, qui a cessé de paraître en juillet 1940, a véritablement été un catalyseur pour la littérature enfantine québécoise.

LEPAGE, Françoise, Histoire de la littérature pour la jeunesse (Québec et francophonies du Canada) - Suivie d'un dictionnaire des auteurs et des illustrateurs, Orléans [Ontario], Éditions David, 2000, p. 113-118.

Éditeur :
  • Montréal :la Société,1921-1940
Contenu spécifique :
février
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
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Références

L'oiseau bleu /, 1939, Collections de BAnQ.

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PER CON ^ REVUE MENSUELLE ILLUSTREEVPOUR ^^^^ _ 7 ^fe.LA JEUNESSE ^^^^k W j OISeauBlEU PUBLIÉE PAR LA SOCIÉTÉ SAIM-JEAN-BAPTISTE DE MONTRÉAL Redaction et administration, 1182, rue Saint-Laurent wKf Montreal, Canada vA^f \i/V^ ~^r~* Conditions exceptionnelles aux collèges, couvents et écoles Téléphone: PLnte.iu 1131 VOLUME XIX — No 7 MONTREAL, FEVRIER 1939 Le numéro: 10 «ous Après le coucher du soleil, Tulisé arriva dans un somptueux palais.Son époux la reçut avec tendresse.Il était jeune, beau et plein de prévenances. 162 L'OISEAU BLEU CONTE DE FÉES La Fille du Bûcheron DANS un grand empire d'Orient vivait un bûcheron, nommé Nur-Singh, si pauvre qu'il n'avait pas même de quoi nourrir sa femme et sa fille.Tous trois passaient leurs journées à ramasser du bois mort dans la forêt; ils l'assemblaient en fagots et allaient le vendre à la ville, s'estimant heureux quand ils retiraient de quoi manger le lendemain; il leur arrivait bien souvent de se coucher sans dîner.Nur-Singh et sa femme supportaient avec peine ces privations et souffraient surtout de voir leur fille manquer du nécessaire.Tulisé — c'était le nom de la jeune fille — était en âge de se marier, mais elle savait bien que personne ne viendrait demander sa main et que ses parents ne pourraient pas lui payer un trousseau.A quoi lui servait sa beauté, dans ce coin perdu où nul ne passait jamais?Son père et sa mère étaient trop pauvres pour que l'on daignât s'occuper d'eux.Or, un jour, s'étant un peu éloignée de la maison, elle arriva auprès d'une antique fontaine abandonnée, à demi enfouie sous de hautes herbes.A sa grande joie, elle découvrit à cet endroit une importante quantité de bois.Elle en ramassa vite un gros fagot, le plaça sur ses épaules et, tout heureuse à l'idée d'en retirer un peu plus d'argent que d'habitude, elle allait reprendre le chemin de sa chaumière, quand une voix lointaine l'appela par son nom.Saisie d'effroi, elle s'arrêta, regarda de tous côtés et ne vit personne.Pourtant la voix, qui semblait sortir de la fontaine, l'appelait de nouveau: Tulisé! Veux-tu être ma femme?Alors, elle s'enfuit sans oser regarder en arrière, bien décidée à ne plus remettre les pieds dans ces parages.Pourtant, le lendemain, elle réfléchit que nulle part ailleurs elle ne trouvait de quoi faire d'aussi gros fagots; malgré sa terreur, elle revint au lieu redouté.Elle se dépêcha de ramasser du bois, mais au moment où elle se disposait à partir, la voix se fit entendre: Tulisé.veux-tu être ma femme?Encore plus épouvantée que la première fois, elle courut d'une traite jusque chez elle, et raconta son aventure à ses parents.Ils ne furent pas si effrayés que la craintive jeune fille.Ils la rassurèrent, lui conseillèrent de retourner une troisième fois à la fontaine et de répondre à celui qui lui parlait.Tulisé obéit en tremblant.Quand la voix s'éleva pour dire: Veux-tu être ma femme?elle rassembla tout son courage et murmura: t Comment pour rais-je accepter une demande qui ne devrait être adressée qu'à mon père?— Eh bien! reprit la voix, qu'il vienne ici, nous nous mettrons d'accord.Le père, averti par sa fille, se dépêcha d'arriver.Aussitôt qu'il fut à la fontaine, la voix se fit entendre: Nur-Singh, tu es pauvre; donne-moi ta fille en mariage et je te rendrai heureux et riche; vous vivrez, ta femme et toi, dans l'abondance, chaque jour accroîtra vos richesses, car je puis combler tous vos voeux.Il n'en fallait pas davantage pour décider le bûcheron.Il consentit au mariage et l'on fixa, sans plus tarder, le jour des noces.Quand il rentra, sa femme et sa fille furent très troublées et attristées à l'annonce de ces fiançailles si précipitées.Mais quelle surprise lorsque, quelques jours plus tard, ils trouvèrent cent paniers posés, par d'invisibles mains, devant la chaumière! Les uns contenaient des fruits rares, d'exquises pâtisseries et des vins fins, les autres un splendide trousseau et des bijoux dans des écrins enrubannés; la corbeille de mariage, selon la coutume hindoue, était ornée de petits lampions de couleurs variées.Ce début laissait espérer d'autres merveilles.Tulisé et sa mère commencèrent à se rassurer et à se consoler.Au jour dit, la fiancée et ses parents se rendirent à la fontaine, mais il n'y avait personne au rendez-vous.Le bûcheron, surpris, finit par s'écrier: Comment vais-je marier ma fille, le fiancé n'est pas là! — Mais si, mais si, répondit la voix, nous y sommes tous, le fiancé et ses amis.Mets au doigt de ta fille l'anneau nuptial et elle sera nui femme.Au même instant, un anneau d'or tombait aux pieds de Nur-Singh.Il le plaça au doigt de Tulisé.et, en se retournant, il aperçut, dans une magnifique tente, une table couverte de mets délicieux.Il s'y assit, entre sa femme et sa fille.Comme ils finissaient leur repas, ils virent, devant la tente, un beau palanquin de noce.Tulisé et sa mère pleuraient à l'idée de se séparer.La jeune épousée comprenait qu'elle se trouvait désormais au pouvoir d'un puissant génie.Elle prit place dans le palanquin, et, toute tremblan- L'Oiseau bleu eat publié par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.1182, rue Saint-Laurent, à Montréal.Directeur: AlDhonse de la Rochelle.La revue ne parait pas en Juillet et en août. L'OI SEAU BLEU 163 te, se laissa tomber sur les coussins.Les porteurs se mirent en route; les pauvres parents, après un dernier regard d'adieu à leur enfant, rentrèrent silencieusement dans leur demeure.Mais, à la place de leur misérable chaumière, ils trouvèrent une belle maison, richement meublée et de nombreux domestiques empressés à les servir.A partir de ce jour, ils vécurent heureux, comblés de richesses.Cependant Tulisé, après le coucher du soleil, arriva dans un somptueux palais.Son époux la reçut avec tendresse.Il était jeune et beau, plein de prévenances; mais il ne la voyait jamais que la nuit.Chaque matin, il parlait pour la journée entière et ne rentrait que le soir.Il offrit à sa femme de riches présents et la rendit très heureuse.Il la pria seulement de ne jamais sortir du palais et du parc, et de ne recevoir aucun étranger.Ce n'était pas une grande exigence, car, dans les magnifiques jardins du château, étaient répandues d'innombrables merveilles; des statues de marbre et d'agathe, des bassins de jaspe s'élevaient au milieu de parterres couverts de fleurs rares et parfumées; des arbres précieux, au feuillage épais, ombrageaient les pelouses.De nombreuses dames d'honneur et de belles esclaves divertissaient Tulisé par leurs récits et leurs chants.Un jour que la jeune femme se promenait dans les jardins, elle aperçut un joli petit écureuil poursuivi par un écureuil gros et fort; le pauvret la regarda d'un oeil suppliant qui émut la douce Tulisé; elle menaça d'un bâton l'agresseur qui s'arrêta.Alors elle se baissa, le saisit par les pattes et le jeta par-dessus la grille.A la longue, cette vie, pour agréable qu'elle fût, commença de peser à la jeune femme.Les portes du palais étant toujours fermées et gardées par des serviteurs, la jeune femme ne pouvait ni sortir, ni acheter elle-même le moindre objet, ni parler à aucune personne du voisinage.A quoi bon se parer de robes magnifiques et de riches joyaux que nul ne venait admirer?Elle eût donné son plus beau diadème pour une couronne de jasmins qu'elle aurait cueillie et tressée elle-même à travers champs.Elle en venait à dédaigner les présents de son époux et sa vie luxueuse; elle regrettait le temps de sa pauvreté et de sa liberté.Un matin, de sa fenêtre, elle vit une vieille marchande qui frappait à la porte du château; comme le portier ne la laissait pas entrer, la vieille marcha lentement le long du mur, jusqu'au moment où elle arriva au bas de la fenêtre où se trouvait Tulisé; alors elle adressa la parole à la jeune femme, lui promettant des récits extraordinairement divertissants si l'on voulait bien la laisser entrer.Oubliant les recommandations de son époux, Tulisé, qui brûlait du désir de causer avec la nouvelle venue, lança par la fenêtre un drap de lit dont elle tenait une extrémité; la vieille saisit l'autre bout et, avec une agilité bien étonnante pour son grand âge, grimpa en deux bonds jusque dans la chambre.Si Tulisé avait été plus avisée, elle aurait compris que, seule, une sorcière pouvait en faire autant.La fausse marchande se mit à causer de mille choses intéressantes, loua fort la beauté de la jeune femme et la plaignit de l'isolement où elle vivait.Quel est donc le nom de votre époux?dit-elle tout à coup.— Je Vignore, répondit Tulisé, il ne me Va jamais dit.— Cest une grave injure qu'il vous fait, reprit la femme, et si vous avez quelque pouvoir sur lui, il faut Vobliger à se nommer.Puis elle partit.Le soir même, quand son époux rentra, Tolisé n'eut rien de plus pressé que de lui demander son nom.Ne cherche point à le connaître, répondit-il, contente-toi d'être ma femme bien-aimée.Mais elle ne lui laissa pas de cesse jusqu'à ce qu'à la fin, son mari lui dit: Si tu t'obstines à l'exiger, je te dirai qui je suis, mais au même instant, je tomberai au pouvoir d'une puissance supérieure à la mienne et nous serons séparés pendant dix ans; tu retourneras dans ta clmumière misérable, où tu vivras plongée dans les regrets et les remords.Tulisé se tut un moment, puis, se rappelant les paroles de la vieille marchande, elle reprit d'une voix ferme: Je veux savoir ton nom; si tu me refuses de me le dire, je comprendrai que tu nos pas d'amour pour moi.—C'est bien, lui dit tristement son mari, qu'il soit fait selon ton désir, suis-moi." Il la conduisit sur la rive d'un grand fleuve, et s'arrêtant, reprit: Tu veux toujours savoir mon nom?— Oui, répondit-elle, poussée par un désir irrésistible, et ne songeant pas aux suites terribles de son indiscrétion.Alors, son mari entra dans l'eau jusqu'aux genoux, en la priant encore de renoncer à son caprice funeste.Sur son refus, il entra plus loin dans le fleuve; l'eau lui montait jusqu'aux épaules.Il s'arrêta de nouveau, regarda de nouveau sa femme avec douleur et tendresse et, d'une voix altérée, la supplia d'abandonner une exigence qui allait causer leur malheur.Mais Tulisé, inspirée par quelque mauvais esprit, répondit : 164 L'OISEAU BLEU Je veux savoir qui tu es.— Mon nom est Basnack-Dan! s'écria-t-il ; il terminait à peine ces mots, qu'une hideuse tête de serpent émergea au-dessus de la surface du fleuve; le monstre jeta un regard terrible à l'imprudente, et bondit sur Basnack-Dan qui fut englouti dans les profondeurs de l'eau.En même temps, Tulisé, revêtue en une minute de haillons sordides, cherchait en vain des yeux son palais.Tous les chemins qui s'ouvraient devant elle aboutissaient à la misérable chaumière où elle habitait autrefois; quand elle mit le pied dans son ancien logis, il lui parut encore plus délabré que jadis: sur le seuil se tenaient ses parents, vêtus aussi de guenilles et se lamentant sans fin.Après leur temps de prospérité, ils se voyaient soudain replongés dans une misère affreuse, ayant perdu l'habitude du travail, incapables dorénavant du moindre effort.Le soin du ménage retomba tout entier sur l'infortunée Tulisé; quand elle avait fini de faire la chambre et de préparer les maigres repas, il lui fallait courir dans la forêt, ramasser du bois, le porter à la ville; elle en retirait un prix dérisoire, et bien souvent, les trois malheureux n'avaient rien à manger.Le bûcheron et sa femme ne cessaient de se plaindre, songeant à leur splendeur passée; la nuit, même, ils se réveillaient en pleurant, et accusaient la Providence.Tulisé n'avait aucune consolation à leur offrir, l'avenir était affreux pour eux tous; pour comble de chagrin, depuis qu'elle était séparée de son époux, elle sentait son amour augmenter de jour en jour pour celui qui l'avait tant aimée; elle se reprochait d'avoir causé des malheurs irréparables par sa sotte curiosité, et se fût jetée à l'eau si elle n'eût été retenue par l'idée que, privés d'elle, ses vieux parents mourraient de faim.Elle chercha bien souvent la fontaine d'autrefois, mais ne la retrouva jamais.Tulisé vécut ainsi misérablement pendant dix ans, maudissant sa folle curiosité et pleurant son jeune et tendre époux qui vivait loin d'elle, sous le joug d'un ennemi implacable.Quand arriva le dernier jour de son temps d'expiation, elle se rendit, épuisée d'angoisse et d'émotion, dans la forêt où elle avait rencontré celui qu'elle aimait.La fontaine mystérieuse se trouvait à sa place, et près d'elle, Basnack-Dan, triomphant et plein de tendresse, tendait les bras à Tulisé qui s'y jeta en pleurant de joie.Maman, pourquoi me fais-tu écrire rossignol avec un seul l, puisqu'il en a deux comme tous les oiseaux?Cliché du Pacifique Canadien Pour devenir bon skieur, il faut commencer jeune.© Peur rire Je suis bien, bien contente de toi, mon enfant, disait à Marie, sa mère à qui elle avait présenté un devoir bien fait, et papa te donnera quelque chose que tu aimes bien! Assieds-toi là et écris ce que je vais te dicter: Marie a été bien sage et son papa est prié de lui donner un gâteau.— Maman, faut-il pas x à gâteau?— Non, mon enfant; il ne faut un x que quand le mot est au pluriel.— Mais si nous le mettions au pluriel?* * * Maman, la nuit a donc un oeil?— Pourquoi, mon petit?— Papa a dit qu'il n'a pu fermer l'oeil de la nuit ! H* 4* La grand'mère trouve son petit-fils à la fenêtre, avec un arrosoir dont il verse tranquillement le contenu sur les passants.— Eh bien, Jean, qu'est-ce que tu fais donc là?L'enfant se retournant et sans s'émouvoir: — Je joue au bon Dieu, grand'maman.Je fais pleuvoir! L'OISEAU BLEU 165 L'ENFANT.AU SOURIRE TRISTE.LE soleil parsemait de diamants la route blanche de neige.Les skieurs, le nez au vent, les joues mordues par le froid, allaient et venaient élégamment sur le flanc du Mont-Royal.Ils faisaient tache gaie, avec leurs costumes aux riches bigarrures.Les uns, s'élançant de haut, réussissaient leurs sauts périlleux; les autres, moins heureux, oscillaient dans l'espace, perdaient l'équilibre et, brutalement parfois, venaient pirouetter sur la piste réservée aux skieurs.Plusieurs fois, je m'adonnai à ce sport captivant et chaque fois je remarquai un petit bonhomme immobile, appuyé à un arbre.De grands yeux rêveurs emplissaient sa figure de mélancolie, alors que parfois ses lèvres esquissaient un sourire qui se figeait dans la tristesse.Pourquoi ce bambin ne s'amusait-il pas avec les autres enfants de son âge?Des petits compagnons de jeux, il en pleuvait tout autour de lui, sur la pente du Mont-Royal!.Le garçonnet paraissait avoir sept ans.Avait-il un papa.une maman.des frérots.des soeurettes?Un jour, j'appris l'histoire de l'enfant au sourire triste.Des parents, eh oui! il en avait, mais rarement, il les voyait.Le père, grand industriel, était mangé par les affaires.Il n'appartenait plus à son foyer.Sa société se bornait à celle des banquiers, des financiers, des présidents de firmes de toutes sortes.Il ne venait chez lui que pour le coucher.La mère, de son côté, fascinée par la vie sociale et le grand chic, passait après-midi et soirées, soit au théâtre, soit au bal.Les dîners de gala, les parties de bridge, les réceptions l'accaparaient.La nuit, elle entrait à une heure très avancée.Le lendemain, va sans dire, la matinée était consacrée au sommeil.Au milieu de cet étourdissement mondain, son unique enfant — mon petit ami au sourire triste — était presque de trop au foyer.Une bonne avait, auprès de lui, remplacé sa vraie maman.Cette dernière, il est vrai, au jour de l'An, lui avait bien acheté force jouets.Des bonbons, il y en avait une pleine corne d'abondance! Dans sa chambrette, le petit avait trouvé près de son lit un énorme éléphant, un avion, un petit canon, des soldats de plomb, des marionnettes.Tout cela l'avait un instant ébloui.mais le sourire triste avait tôt supplanté l'éclair de joie.Un jour, je découvris vraiment la cause de la tristesse de cet enfant.Interrompant mes ébats de skieur, j'allai le trouver.— Bonjour, petit homme.— Bon.jour.L'enfant eut l'idée de s'enfuir, mais je le retins par le bras.— Allons! je ne te ferai aucun mal!.Dis, n'aimerais-tu pas jouer avec tous ces bambins qui sont ici?.— Non !.— Tiens! tu as le coeur gros.Y a-t-il quelque chose que tu aimerais avoir?.Tu sais.je ne suis pas riche.mais, comme je n'ai pas de petit garçon à moi, je te donnerai tout ce que tu me demanderas.— Non.oui.Veux-tu.me donner.une maman.La mienne.je ne la vois jamais.Des fois, elle me donne un baiser.J'ai beaucoup de jouets, mais c'est maman que je voudrais voir souvent.toujours!.Et puis, je n'ai pas de petit frère." 166 L'OISEAU BLEU A ce moment, la bonne vint chercher le petiot.Je le regardai longuement s'en retourner.puis l'enfant riche, au sourire triste, disparut à l'angle de rues débouchant sur l'un des quartiers les plus fashionables de notre populeuse grande ville.* * * Pauvre petit! Puisse un jour la maman de l'enfant au sourire triste deviner la souffrance de celui qu'elle confie à des mains étrangères! Puisse mon petit ami retrouver le coeur de sa mère afin de s'y blottir et de chasser bien vite ses grands désespoirs d'enfant orphelin! 3|C 5JC .sfi Les années ont passé et je n'ai plus revu mon petit ami.au sourire triste.C.F.©C© Correspondance Abeille de Marie — Puisse l'exil ne pas trop vous faire souffrir! Nous vous sommes unis de coeur et de pensée et nous tâcherons de vous faire oublier la distance qui nous sépare par de plus fréquentes visites.Puisse le Maître vous soutenir et vous consoler! Mère St.-J.de P.— Recevez ma meilleure amitié.Votre santé reste-t-elle satisfaisante?Je prie Dieu de bénir votre apostolat, de le rendre fécond et de vous accorder en retour consolation et joies nombreuses.Respects de ma famille.Jean-Ls G.— Bons succès toujours! Je suis heureuse de savoir que mon jeune ami est un fervent de l'étude, de la lecture.et aussi du sport.Il paraît que Jean-Louis fait beaucoup de progrès dans l'art de patiner.Ai-je deviné juste?A mon correspondant et à sa famille, mes amitiés! Clorinde D.— Vous restez une amie active et dévouée.Quelle vie utile et bien remplie! Je vous écrirai prochainement! En attendant, croyez à ma fidèle amitié! Ariane — Fauvette se réjouit du bonheur qui est vôtre.Puisse-t-il durer toujours en dépit des épreuves inévitables dans toute vie humaine.A vous et aux vôtres, mon meilleur bonjour! Jeannine — Puisse votre santé se maintenir malgré le poids de la tâche quotidienne! Je vous reste amie sincère et fidèle et compte vous voir bientôt.Micheline — Je ne possède pas actuellement la biographie de Soeur Cécile de Rome.Deux volumes ont été récemment écrits et publiés sur la vie lumineuse de cette sainte religieuse.Je compte les lire bientôt.Je vous en réserve la lecture, croyez-m'en! Affectueux au revoir.* * * Soeur Jeanne me prie de vous dire que les nombreuses graphologies ont été expédiées par courrier postal.A tous les correspondants, un cordial bonjour de Soeur Jeanne et de C.F.©©© GRAPHOLOGIE Telle écriture, tel caractère! C'est ce que vous dira Soeur Jeanne, notre graphologue, pourvu que vous lui envoyiez dix lignes d'écriture, de composition personnelle, sur du papier non réglé, le tout, accompagné de la modique somme de vingt-cinq sous et d'une enveloppe affranchie.Adressez: SOEUR JEANNE L'OISEAU BLEU 1182, rue Saint-Laurent Montréal, P.Q.Hoi«.Ai.bint Paqdkti MiixittT» Jban Bruche»! Sout-Minittrt Ministère du Secrétariat de la Province de Quebec Les Écoles d'Arts et Métiers Enseignement gratuit Cours du Jour et du Soir .dans les principales Tilles de la province COURS: Dessin industriel, Menuiserie, Électricité, Physique industrielle, Mathématiques, Ajustage, Dessus à main levée, Modelage, Architecture, Lettrage d'enseignes, Peinture, Solfège.Pour renseignements s'adresser à GABRIEL ROUSSEAU, Directeur, 59, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, Tél.: BElair 2374 Abonnement: $1 par année " TECHNIQUE" Revue de riilfcnrUstlon scientifique L'OISEAU BLEU 167 No 72 Février 1939 AFFILIÉS À LA SOCIÉTÉ CANADIENNE D'HISTOIRE NATURELLE ET RECONNUS D'UTILITÉ PUBLIQUE PAR LE GOUVERNEMENT DE LA PROVINCE DE QUÉBEC r9(* fA> r$n ¦JJV JJl» V*J%.L'ECOLE BARIL au JARDIN BOTANIQUE Le 22 septembre, nous avions l'agréable surprise de recevoir l'invitation d'aller visiter le magnifique jardin botanique de notre ville, dont plusieurs ignorent encore l'existence.Cette invitation nous parvint par l'intermédiaire de M.le directeur des études de la Comnùssion des Ecoles.Situé à l'est de notre ville, il s'étend de la rue Sherbrooke au boulevard Rosemont, et du boulevard Pie IX au golfe municipal; il mesure un mille de longueur par un demi-mille de largeur environ, et contient quarante-deux sections différentes.Le jardin économique est entouré par trois haies servant de bordures.Ce sont: le ko-chia, le chèvrefeuille et l'épine-vinette.Dans cette promenade à travers le jardin économique, nous nous sommes longuement arrêtés devant certaines sections.Nous avons vu les grosses tomates qui se mangent comme légumes et les petites qui servent à faire des confitures et des marinades; des citrouilles, des melons, des aubergines et des concombres.Les choux nous ont surpris par leur diversité: chou-fleur, chou de Bruxelles, chou frisé, chou pommé, chou-rave.Parmi les plantes qui donnent une teinture: les racines de la garance donnent une riche couleur rouge, les stigmates du safran, qui sont à l'intérieur de la fleur, donnent une couleur jaune, et les feuilles du rastel, un bleu foncé.Dans les sections des légumes-racines et des pois et des fèves, nous avons "renouvelé connaissance avec les légumes familiers de notre menu de chaque jour, mais que nous n'avions jamais pu contempler dans un jardin potager".J'ai gravé dans mon esprit, pendant mon séjour de quelques heures au Jardin botanique.l'histoire de plantes dont auparavant j'ignorais totalement l'existence: tout d'abord, le basilic, plante dont les feuilles s'agrémentent de plusieurs couleurs et qui produit un baume d'une agréable odeur.La flexinelle: plante inflammable; les fleurs renferment une essence volatile qui s'enflamme si on les met en présence du feu.Comme nous, nombre de jeunes filles de la ville n'ont jamais vu le lin.Cot arbrisseau dont les fibres de la lige servent à fabriquer une des plus belles toiles, fait bonne figure au Jardin botanique.Cette plante a de nombreuses propriétés: avec sa graine, on fait un laxatif; la farine de lin est réputée pour faire des cataplasmes emollients.Le serpolet est une plante intéressante, dont on extrait un parfum suave.Voici une belle fleur jaune connue sous le nom de soleil; elle est originaire de l'Amérique tropicale.Ses pétales jaunes donnent une teinture de la même couleur; de sa graine, on extrait une huile; sa tige peut servir de combustible.Nous avons aussi visité le jardin des écoliers; c'est le fruit des travaux de vacances, exécutés par des écoliers et des écolières de notre âge.Que l'élève à qui la palme a été décernée en septembre, reçoive ici les félicitations de ses amies de l'Ecole Baril.Au moment de quitter notre guide bienveillant, une invitation nous était faite de nous enrôler comme jardinières "en herbe", moyen- 168 I "OISEAU BLEU Photo M.Racine À droite: Paulino (Jour (14 ans) dont le jardin a été primé; à gauche: sa petite soeur, Aline (10 ans).nant la modique contribution de vingt-cinq sous.Plusieurs apprécièrent cet avantage et elles entretiennent l'espoir de répondre à cet appel.Nous revenions enchantées de cet après-midi, pendant lequel il nous avait été donné d'ouvrir des yeux admirateurs sur quelques-unes des merveilles de la création.— Pour les élèves de septième année: Juliette Bergeron, Luce Mercile, Yvette Courchesne, Géraldine Béland.Pauline Laurin.Claire Chevalier.VISITE au JARDIN BOTANIQUE de MONTREAL Au cours de l'automne dernier, nous avons eu l'occasion d'aller visiter le Jardin botanique de Montréal.La température était magnifique.Un beau soleil versait généreusement ses rayons sur notre planète.Le vent nous caressait le visage de son souffle doux et câlin.Nous n'avons point la désagréable impression d'être étrangers au Jardin Botanique.Au contraire, nous nous sentons chez nous tant les employés y semblent accueillants.Nous fûmes ébahis par l'apparence et la propreté incontestable du jardin.Tout était gai.Certains hommes avaient un sourire franc et loyal, d'autres une figure engageante.Les fleurs, les fruits et les légumes répandaient un parfum odorant qui égayait à la fois la nature et le visiteur.Ici surgissent de petites montagnes en miniature ou de petites cascades, vrais chefs-d'oeuvre de l'homme.Là s'élèvent quelques bâtisses; plus loin on creuse de petits lacs aux ondes pu- res et transparentes, et l'on élève des serres qui abriteront les fleurs délicates incapables de supporter notre climat.Les premières plates-bandes, faisant face à l'entrée principale, sont plantées de fleurs annuelles aux couleurs variées, et au feuillage vert sombre ou éclatant.Ah! quelle douleur ce doit être pour mesdames les fleurs que de se voir incapables de réagir devant l'automne! Ensuite, nous passons au Jardin économique.Nous contemplons les asperges à la tige élégante et à la chevelure soignée, les citrouilles, les tomates, les potirons, les piments, les cerises de terre, les pommes de terre, les tournesols, le maïs, etc.Ces plantes sont toutes d'origine américaine.Qui aurait pu penser, il y a quatre siècles, que le Nouveau-Monde, ce continent où vivaient les Incas, les Aztèques et les Iroquois, produirait les légumes, les fruits, les céréales que je viens d'énumérer.On limite toutes les plates-bandes par des arbustes qu'on a taillés; ce sont des haies de chèvre-feuille, de koehia ou d'épine-vinette.Notre guide, par ses explications claires et vivantes, nous a vivement intéressés.La visite dans ce jardin fut un réel plaisir.Nous remercions sincèrement les professeurs qui ont contribué à nous procurer cette promenade instructive.Léo CADOT, 8ème année Ecole Liidgttr-Duvernay.MONTAGNES La vue d'une montagne, même petite, n'est jamais sans nous impressionner fortement.De cette masse, soulevée au cours d'une colère de Photo M.Racint Élèves de l'Externat Classique de Sainte-Croix et de l'École supérieure Saint-Stanislas, travaillant à leur jardinet au Jardin Botanique.Quatre élèves de l'École Ludger-Duvernay cultivaient également une parcelle de terrain. L'OISEAU BLEU la terre, se dégage un air de grandeur, de majesté, dont elle possède seule le secret.L'homme aime les montagnes; il les fréquente.Il sait que cette terre ne se soulève pas toujours seule, que parfois elle entraîne dans sa tourte ascension des minerais utiles pour son industrie.Il 'laisse aux prospecteurs le soin de déceler leur présence.Sans doute espère-t-il aussi prendre sa part des arbres qui souvent en ornent les versants.Et, s'il s'agit de montagnes isolées, l'homme peut espérer y rencontrer les animaux qui y élisent domicile.Mais les montagnes ne nous fournissent pas (pie des ressources matérielles, les naturaliste» et les poètes le savent bien.L'un y trouvera ses plus beaux spécimens, ses plus riches captures.L'autre y écrira ses meilleurs poèmes.Tous deux admireront les splendides paysages qu'elle leur réserve.Une promenade dans les montagnes élève notre âme, donne des ailes à notre pensée, en même temps qu'elle repose notre esprit et délasse nos membres.C'est tout d'abord la montée, lente parfois, niais continue vers la cime.L'attention que nous mettons sur le sentier que nous gravissons nous empêche d'admirer les magnifiques scènes qui se déroulent à nos côtés.A peine jetons-nous de temps à autre, un regard circulaire, constatant le chemin parcouru, celui qui reste, sans pour cela interrompre notre marche.Parvenus là-haut, nous éprouvons un sentiment de satisfaction et nous ressentons pleinement la joie de contempler la Nature.Tandis que nous aspirons complaisamment l'air Irais et pur de la montagne, nous regardons avec sourire les arbres qui nous ont aidés dans notre montée.Nous suivons du regard des oiseaux que nous voudrions retenir mais que notre présence effraie.Nous nous intéressons grandement à cette activité insoupçonnée dans ce coin de montagne.Nos yeux se portent comme par hasard sur quelques fourmis affairées qui hâtivement traversent le sentier, ou sur d'autres insectes qui dépensent beaucoup d'énergie pour compléter leur tâche.Cette vie peu bruyante est toujours nouvelle.Le naturaliste même, qui souvent en a été témoin et même l'a étudiée, ne se lasse pas de l'observer.Il y trouve toujours une particularité nouvelle.Et, dans ce milieu si sauvage, nous sommes souvent surpris de ne pas trouver un silence complet.Quelques sources portent jusqu'à nous leur murmure confus, langage d'activité incessante.Les feuilles des arbres, agitées par une brise légère, produisent un charmant bruissement.Les oiseaux chantent une dernière fois leurs douces mélodies, tandis que le soleil glisse se* 169 derniers rayons entre le feuillage touffu des arbres.Toute celte nature chasse un moment les souris, et Ton voudrait que ceci durât toujours.Il n'en est toutefois pas ainsi.Il nous faut don" prendre le sentier du retour.Nous descendons à regret, admirant de plus en plus la Sagesse divine qui se révèle si bien dans le grand inonde de la Nature.H.V.Cercle Sainl-Sulpice.Montréal.AVATAVAYAVAYAVAVA Riens un peu Julie (sept ans I «-si marraine.A la sacristie, comme elle est trop petite, on la monte sur une chaise, pour qu'elle puisse signer sur le registre.La chose faite, elle redescend; puis soudain: Ah! remontez-moi.j'ai oublié mon point sur mon i! * * * l ii petil examen subi en classe par Marthe: — Qu'est-ce qu'un corps transparent?- C'est celui au travers duquel on peut voir.— Bien! un exemple?—Lés carreaux de vitre.Rien, un autre exemple?-— Le trou de la serrure! * * * Quel temps fait-il, mon petit Louis?demande la mère.Oh! petite mère, nous ne pouvons pas sortir, il pleut à chaudes larmes!.3JC îj< )|t Un enfant écrivait à sa mère une lettre qu'il terminait ainsi: — Tu embrasseras bien tout le monde pour moi.et surtout tu ne t'oublieras pas.LA PHOTOGRAVURE NATIONALE LIMITEE 282 ouest, rue Ontario, pré» Bleury - Montréal 170 L'OISEAU BLEU LE QUESTIONNAIRE DE LA JEUNESSE LE CHAUFFAGE QUESTION.1.Que signifie le mot foyer?— L'endroit où l'on fait le feu; c'est là le centre de la famille, là où elle se réunit; on dit équi-valemment le foyer paternel ou la maison paternelle.Q.En quoi consiste 'le chauffage central?— A faire circuler dans toutes les pièces de la maison de la vapeur, de l'eau chaude ou de l'air chaud provenant d'une source unique, ou centrale.2.Que voyons-nous ici ?— C'est un radiateur pour chauffage central, à la vapeur ou à l'eau chaude.Le tuyau est disposé de manière à augmenter autant que possible la surface de rayonnement, ou de contact avec l'air de l'appartement pour le réchauffer rapidement Près du radiateur une certaine quantité de tuyaux empilés les uns sur les autres.3.Comment s'appelle ce réservoir s'adaptant à un poêle pour faire chauffer de l'eau?— C'est un chauffe-eau.4.Que forme cet ensemble?— Un service de foyer.5.De quel combustible use-t-on pour cette cuisinière?— C'est une cuisinière de fumée.6.Qu'est-ce qu'un calorifère?— Un calorifère, qu'il ne faut pas confondre avec un radiateur (fig.2), est une chaudière ou un appareil de grandes dimensions qui se place en dehors des pièces à chauffer et d'où, au moyen de conduites, se fait la distribution de la chaleur.7.Que fait ici le fumiste?- Il est à fixer un tuyau de cheminée.Q.Pourquoi donne-t-on le nom de fumiste au plombier qui s'occupe de chauffage?— C'est parce qu'il travaille dans la fumée et est souvent entouré de fumée.8.Que voit-on ici?— Un thermomètre.Q.A quelle température doivent être maintenues les pièces d'une maison habitée?— Cette température pourra osciller entre 65 et 70 degrés.Il faut tenir compte de l'âge, du tempérament, de l'état de santé des personnes.9.De quoi sommes-nous témoins ici?— D'une livraison de charbon.Q.Que fait le livreur de charbon?— Par le layon d'un camion à bascule, il fait tomber du charbon dans un tonneau.A remarquer que la roue du camion est jumelée, c'est-à-dire double, qu'elle a des pneus jumeaux.10.Comment désigne-t-on tout poêle destiné à faire de la cuisine?— Sous le nom de cuisinière.Celle-ci a quatre pieds et quatre feux, recouverts par quatre plaques ou rondelles amovibles.Sur le dessus, en arrière, est la buse (partie à laquelle s'abouche le tuyau à fumée).11.Quel combustible emploie-t-on pour cette «uisinière?— Le gaz.12.Comment s'appelle cet ornement qui s'applique autour du tuyau d'une cheminée pour dissimuler les anfractuosités ou inégalités de l'ouverture?— Une virole de cheminée.13.Que voit-on ici?— Une virole posée.Elle masque ainsi les dégradations.14.Quel est cet outil pour faire du feu?— C'est une raclette ou un tire-cendre.15.Comment appclle-t-on cette sorte de clé?- - C'est une clé de rondelle.16.Quel est cet accessoire de chauffage?— C'est un fumifupe.A l'intérieur, il y a une hélice aspiratrice, activant le tirage de la cheminée et supprimant les refoulements de fumée.17.Comment désigne-t-on la fonction de cet homme?— Plombier, fumiste, installateur de chauffage, monteur en chauffage.18.A quoi chauffe cette cuisinière?— A l'é-leotricité.19.A quoi sert ce paravent?— C'est un pare-feu.20.Quel est l'usage de cette pelle?— C'est une pelle à feu ou ébraisoir.21.A quoi sert cet appareil?— C'est un tamis à cendre: celui-ci est à bascule, parce qu'on peut lui imprimer un mouvement de va-et-vient.22.Quel est ce petit outil servant à attiser le feu?— C'est un tisonnier.23.A quoi sert cet autre paravent?— C'est un pare-étincelles.24.Qu'opère ici cet ouvrier?— La soudure (l'un tuyau.25.Pourquoi dit-on (pie ce fourneau est mixte?—¦ Parce qu'il peut chauffer soit au charbon, soit au gaz.26.Quel nom donne-t-on à cette fournaise?— Une tortue, à cause de sa combustion lente.27.Que peut-on apprécier ici?— Une cheminée moderne, respirant la richesse et le confort.L'abbé Etienne BLANCHARD L'OISEAU BLEU Un secret! mmà 1/ fi'M J 'AI un beau secret à vous confier.Appro- vous-mêmes.Car, ce que je viens de trouver, chez Voreille.J'ai découvert un trésor ! Vous riez ?Vous ne me croyez pas ?Ecoutez.Il y a des choses qui donnent bien plus de plaisir, quand on les trouve, qu'une bourse l'emplie d'argent.Par exemple, en vous promenant dans le parc, vous entendez un buisson qui jase.Vous approchez doucement et, sous les feuilles, dans le creux, d'un tout petit nid, vous apercevez trois fauvettes menues.Hein ! quelle joie délicieuse ! Ce ne sont pas des oiseaux que j'ai découverts, mais quelque chose qui vous réjouirait autant, bien sûr ! Vous goûtez les contes?Et les jolies chansons?Alors, comme vous aimeriez des chants qui content des histoires merveilleuses ! Celle, par exemple, du glorieux a"Iberville.Vous vous rappelez ce grand Canadien qui surprit les Anglais à la baie d'Hudson; qui, menant une poignée d'hommes, enleva à l'abordage trois gros navires.Puis, la légende des lutins qui surgissent, la nuit, et dansent comme des flammes de cierges autour de nos maisons.Eh bien ! vous pourrez les entendre, ces beaux chants, vous pourrez les chanter.Oui, arsons c'est précisément un superbe recueil de chansons.Des airs faciles, les uns gais, d'autres guerriers.Tous captivants et, remarquez, tous canadiens ! Ce recueil s'intitxde les Chansons du vieux Québec.Vraiment, un trésor, je le répète.Vous y rencontrez la chanson des fleurs, celle des oiseaux, celle des écureuils.Il s'y trouve pour les excursions des cadences qui nous portent sur la route, et pour les feux de camp, des récits miraculeux à mimer.Peut-être préférez-vous les mélodies qui font pleurer'-.Vous chanterez la lettre si émouvante qu'écrit à sa maman le petit François Hertel, prisonnier des Iroquois.Et ce sont des dizaines de ces ra-r issu nies chansons que fredonnèrent nos ancêtres et que nous devons répéter, à notre tour, afin que leur grand coeur vive en nous ! Je le sens, vous le voudriez bien, ce trésor, je vous confie le reste de mon secret.Ces Chansons du vieux Québec, je les ai trouvées chez le libraire.J'avais ramassé mes sous, et je les ai achetées.Un chic bouquin, gai, jeune, exprès pour nous ! Etes-vous contents ?Editions i
de

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