La presse, 11 mai 1985, Cahier A
[" Jean-Paul Riopelle Entre deux voyages, deux séjour» à Paris, entre deux crises d'inspiration, une entrevue avec Jean-Paul Riopelle, peintre «dans les troupes de choc», qui était de passage au pays récemment pour présider au lancement d'une fondation portant son nom et qui aura pour site une prison désaffectée de Québec.page E 1 Ces chers G.O.! Tout autour de ce coin de paradis règne un bleu turquoise comme on n'en trouve nulle part ailleurs dans les Antilles.C'est l'île Providenciales, dans l'archipel des îles Turks et Caïcos, où le Club Méditerranée, à l'occasion de son 35e anniversaire, vient d'ouvrir un nouveau' village nommé.«Turquoise».£ page X 1 la presse LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE MONTRÉAL, SAMEDI 1 1 MAI 1985, 101e ANNÉE, N° 200, 204 PAGES, 13 CAHIERS LA MÉTÉO : PASSAGES NUAGEUX, AVERSE POSSIBLE EN FIN DE JOURNÉE.MINIMUM: 10°, MAXIMUM: 22°.DEMAIN: CIEL VARIABLE.DÉTAILS PAGE A 2 3 GREICHE et SCAFF OPTOMÈTRISTES 24 SUCCURSALES À MONTRÉAL 336-5330 | EN COMPAGNIE DE TROIS HOMMES DAFFAIRES DU QUEBEC Masse négocie des contrats de $2 milliards en Algérie ma OTTAWA \u2014 Alors que le ™ ministre des Communications, M.Marcel Masse, est dans l'eau chaude pour s'être rendu MICHEL VASTEL de notre bureau d'Ottawa_ en Algérie et en Arabie Saoudite en «Challenger», LA PRESSE a appris hier que l'avion du gouvernement transportait aussi trois hommes d'affaires et que cette «mission» visait en fait à donner une petite «touche politique» a la négociation de contrats de près de $2 milliards pour trois entreprises québécoises.M.Masse s'est fait accompagner au cours de ce voyage par trois hommes d'affaires de Montréal ( qui rembourseront d'ailleurs le prix de leur voyage au gouvernement), MM.Denis Mercier, vice-président de Northern Telecom, Jacques Lamar- re, vice-président de Lavalin, et John Feeny, vice-président de Monenco.Le président du groupe Bell-Northern, M.Jean de Grandpré, attendait en outre M.Masse sur place à Alger.Selon diverses sources autorisées au ministère des Communi-cations, confirmées par un porte-parole de Lavalin à Montréal, LA PRESSE a appris que les trois groupes de contrats portent: ¦ sur un méga- projet algérien de monuments publics deux fois plus important que celui déjà réalisé par Lavalin dans ce pays: $1 milliard de construction et $100 millions d'honoraires pour Lavalin et ses partenaires architectes dont le bureau Aflek & Associés, pour la construction de la nouvelle Assemblée populaire nationale, un palais des congrès et une bibliothèque nationale.Selon des cadres de La- valin, ce projet pourrait représenter jusqu'à 8 500 années hommes de travail au Canada.Lavalin a gagné le concours de sélection auquel, dit-on, le président algérien, Ben Dje-did, «attache un vif iniérèt personnel»; ¦ sur des achats d'équipements de prés de $.\">00 millions du gouvernement algérien a Northern Telecom, en vue d'installer un réseau de telecommunications numériques; sur la reconversion d'une usine à Tlemcen qui suppose «un très important transfert de technologie», selon des sources canadiennes et qui approvisionnerait d'ici à cinq ans un marché d'environ $100 millions: enfin, le groupe Bell-Northern voudrait \u2014 comme ce fut le cas en Arabie Saoudite \u2014 é-tre retenu pour la planification et la formation technique des ca-.voir MASSE en A 2 Québec enten ses negoc er gourmand avec Limiter le pouvoir de dépenser d'Ottawa Nomination des juges de la Cour suprême Droit de regard sur le choix des immigrants nel QUÉBEC \u2014 Loin d'être prêt à toutes les concessions pour se joindre à l'accord constitution-de 1982, le gouvernement Lévesque entend se LOUIS FALARDEAU de notre bureau de Québec montrer gourmand dans les négociations qu'il doit entreprendre d'ici à quelques semaines avec le gouvernement Mulroney.LA PRESSE a appris de sources sûres, hier, que le cahier de revendications qui devrait être rendu public au cours des prochains jours dépasse largement les conditions minimales énoncées par l'Assemblée nationale en décembre 1981.(Voir page A 9) Le gouvernement a en effet décidé de profiter de l'occasion pour tenter de relancer le processus de révision de la constitution dans l'espoir que certaines des demandes faites par le Québec dans les années 60 et 70 soient enfin satisfaites.Les stratèges québécois estiment qu'il faut profiter pleinement d'un climat favorable et ne pas rater une occasion qui pourrait mettre dix ans à se reproduire.Depuis la campagne électorale de l'année dernière, M.Brian Mulroney souhaite que le Québec adhère à la nouvelle constitution dans l'enthousiasme et dans l'honneur.Il est donc prêt, pour y arriver, à faire certaines modifications à l'entente de 82 et jouit encore de la popularité et de l'autorité morale qu'il faut pour convaincre les provinces anglaises d'accepter ces changements.Le Québec veut donc profiter de cette dynamique pour régler des questions en litige depuis des an- nées.Il n'a pas pour autant l'intention de faire de la surenchère et s'en tiendra aux sujets sur lesquels Ottawa et les provinces étaient parvenus à un quasi consensus au cours de la ronde de négociations de 1980.Il demandera donc que les sujets suivants \u2014 entre autres \u2014 soient abordés ( ou encore que ses partenaires s'engagent a les aborder dans une deuxième phase, une fois que les conditions minimales pour l'adhésion du Québec au «Canada Bill» auront été réglées): voir QUÉBEC en A 2 SOMMAIRE Annonces classées.C 8, D14àD17, G1 àG8, H4àH9 \u2014 Habitat.D 1 à D 14 Arts et Spectacles.E 1 à E 24, F1.F2 \u2014-Horaires.E 16 Bandes dessinées.X 15, X 16 Bricolage.D 9 Bridge.Z 11 Carrières et profess.Y 1 à Y 8, Z 1 àZ 10 Décès, naissances, etc.H 13 Économie.C 1 à C 8 Êtes-vous observateur?.D 1 7 FEUILLETON.D16 « Génies en herbe ».X15 Horoscope.G 2 Jardinage.D 6 Le monde.A 12, A 13 Loteries \u2014 résultats.A 16 Maisons d'enseignement.A 23 Mots croisés.D 17, G 6 « Mot mystère ».G 3 Pleins feux.A 7 à A 9 Quoi faire.A 22 Restaurants.F 3 à F 8 Sciences.Z 12 Sports.B1 à B 8 \u2014 Chasse et pèche.B 5 Télévision.E 21 Timbres.Z 11 Vacances-voyage,.X 1 àX 14 Vivre aujourd'hui.H 1 à H 3 DRAPEAU ARRIVE À HONG KONG « J'aimerais passer un an en Chine» ¦ I HONG KONG \u2014 L'intermi-nable traversée du Pacifique et 12 heures de décalage horaire ont ordinairement raison des plus robustes explorateurs qui entreprennent un safari asiatique mais c'est un maire de Montréal en forme et enthousiaste qui a fait son apparition à Hong Kong hier.JULES NADEAU collaboration .pédale_ Laissant deviner son esprit curieux, M.Jean Drapeau a lancé à la blague: «J'aimerais pouvoir passer un an en Chine», afin d'y voir le plus de choses possible.A la suggestion qu'il, accepte une bourse d'étude de cette durée pour réaliser son ambition, il a rétorqué sur le même ton enjoué qu'il pourrait d'abord mettre fin à sa carrière et se lancer ensuite dans une branche académique tout à fait noble.la sinologie: expert en études chinoises.Le premier magistrat aura besoin d'une bonne dose d'énergie pour cette tournée qui le conduira de Hong Kong à trois autres villes de Chine, Shanghai, Hang-zhou et Pékin, avant un total de cinq jours au Japon et même un crochet d'une journée en République de Corée.La partie importante de la visite officielle aura lieu à Shanghai où le maire de Montréal signera avec son homologue, M.Wang Daohan, un «protocole d'entente de relations privilé- voir DRAPEAU en A 2 Le taux de chômage tombe en avril au-dessous de 11 % mm Le taux de chômage au \u2022*P Canada a poursuivi, pour le huitième mois consécutif, ses mouvements en dents de scie.CLAUDE PICHER Statistique Canada a en effet annoncé, hier, une baisse de 0,3 p.cent du taux désai-sonnalisé de chômage qui se situait ainsi, en avril, à 10,9 p.cent.C'est la première fois, depuis le début de l'année, que le taux de chômage au Canada se situe au-dessous de 11 p.cent.Toutefois, les forts écarts mensuels enregistrés depuis la fin de l'été (voir graphique) ont tendance à masquer une autre réalité: depuis août, le taux de chômage n'accuse qu'un faible recul de 0,2 p.cent.C'est donc devenu une sorte de mouvement rituel depuis huit mois: chaque baisse mensuelle est suivie d'une hausse, suivie à son tour d'une baisse.Le fait que le taux de chômage ne parvienne pas à amorcer de véritable chute est en grande partie at-tribuable à l'arrivée massive, sur le marché du travail, de personnes a la recherche d'un emploi.Ainsi, l'économie canadienne a créé 89 000 emplois au Canada en avril.Cette poussée en flèche a été en bonne partie neutralisée par 58 000 nouveaux arrivants, de sorte que le nombre de chômeurs n'est tombé que de 31000.11 faut noter qu'il s'agit là de !a plus forte création d'emplois, sur une base mensuelle, depuis cinq ans.Statistique Canada note d'autre part que le nombre de chômeurs découragés, ceux qui ont abandonné la recherche d'un emploi parce qu'ils croient qu'il n'y ¦ voir CHÔMAGE en A 2 letaux de chômage au canada depuis neuf mois 7o 12 11,9 11,8 U.7 11,6 11,5 11,4 11,3 11,2 U,l 11,0 10,9 10,8 10,7 10,6 10,5 Q..« Il est clair que cette extravagance télévisée à été organisée principalement pour de la poudre aux yeux politique, je veux que les conservateurs s'engagent à payer et non les contribuables >, a lancé M.Gramais à chaque fois que nous aurons l'opportunité de déployer d'aussimagnifiques talents canadiens à travers le monde nous la saisirons avec fierté », a dit M.Mulroney.À la sortie des Communes, l'attaché de presse du premier mi- nistre Michel Gratton a soutenu que la facture de Radio-Canada, «semblait tout à fait raisonnable » et ne tranchait pas avec les pratiques établies dans ce domaine par le passé.De la class* Aux Communes, les libéraux s'en sont par ailleurs pris à la décision du bureau du premier ministre d'avoir lors du récent sommet de Bonn délogé l'ambassadeur canadien pour permettre aux Mulronrey d'y résider.«N'importe quel premier ministre dont les gazouillements valent $500 000 ne peut résider dans le même hôtel de seconde classe que Joe Clark et Michael Wilson », de lancer ironiquement le libéral terre-neuvien Brian To-> bln.Devant ce tir, le premier minis- \" tre s'est contenté d'une rebuf-^ fade, soulignant que les chiffres * du chômage publiés hier matin révélaient une1mellleure perfor-.mance du gouvernement sur son prédécesseur libéral.\u2022 ; Par la suite, après que les néo-> démocrates soient revenus à la -charge sur cette question, M.; Mulroney a soutenu que l'ambas-:-sadeur « avait offert sa résidence l dont la grande salle à manger fut> utilisée comme salle de réunion ».-\u2022 « Il y avait aussi des considéra- \u2022 tions de sécurité », a-t-il ajouté, \u2022 *' MASSE SUITE DE LA PAOE A 1 dres du réseau téléphonique algérien.C'est Bell International qui assurerait ce contrat; ¦ enfin, le troisième projet, en Arabie Saoudite cette fois, implique la société Monenco en vue de la gestion de l'ensemble du spectre des ondes radiophoniques dans ce pays.C'est à la demande expresse des entreprises impliquées dans ces diverses négociations qu'aucune information détaillée n'avait été fournie jusqu'ici.L'implication de M.Masse dans ce dossier n'est pas surprenante.Outre son titre de ministre des Communications, qui le place en position de choix pour appuyer le projet de Bell-Northern, le ministre est aussi un ancien dirigeant de Lavalin International et connaît bien les projets de la société québécoise en Algérie.Tant dans le cas du contrat de près de $1 milliard à Bell-Northern, que de celui de plus de $1 milliard à Lavalin, c'est la première fois qu'on en fait mention publiquement.Cela fait deux semaines que l'opposition aux Communes attaque le ministre des Communications pour le coût de ce voyage \u2014 $57000 \u2014 en Afrique du Nord et au Moyen-Orient.Tout en ayant fait allusion aux projets des trois entreprises québécoises, le ministre n'avait ja- mais laissé soupçonner l'ampleur des contrats en jeu.En Algérie, la délégation canadienne a rencontré six membres du gouvernement et en Arabie Saoudite, deux ministres dont le prince héritier Saud Al Faisal, ministre des Affaires étrangères.Selon les informations obtenues par LA PRESSE, la mission algérienne a été organisée à la demande des dirigeants de Northern Telecom pour appuyer la négociation de ce contrat qui représente, selon Bell-Northern, 7 000 emplois par année pendant cinq ans, au Québec et dans la région de la Capitale nationale.Quant à Lavalin, elle vient déjà de réaliser un vaste complexe socio-culturel incluant un monument à la mémoire des martyrs de la Révolution algérienne et un centre culturel pour une valeur de $400 millions.Lavalin est en outre l'un des principaux soumissionnaires pour la construction d'une aciérie à Jijel d'une valeur de $100 millions et dont la technologie s'apparenterait à celle utilisée par Sidbec.M.Masse en a longuement discuté avec le ministre algérien de l'Industrie lourde, Selim Saâdi, et les dirigeants de Lavalin ont souligné hier l'importance de cet échange.L'Algérie est depuis plusieurs années le plus important client africain du Canada en particulier pour les équipements et les services.Depuis le milieu des années 70, le ministère canadien des Affaires extérieures l'avait identifiée comme priorité commerciale.La Société pour l'Expansion des exportations a déjà consenti des lignes de crédit de plus de $ 1 milliard à ce pays et LA PRESSE a appris qu'une nouvelle ligne de $700 à $800 millions sera de nouveau accordée dans quelques semaines.De plus, n'oubliant pas qu'il est aussi député de Frontenac, M.Masse a pris l'initiative d'organiser une rencontre avec de gros acheteurs algériens d'amiante.Le Canada fournit 95 p.cent des besoins de ce pays en fibre d'amiante.Radio-Canada négocie en outre depuis plusieurs mois un contrat de l'ordre de $1,5 milliard prévoyant la création de réseaux régionaux d'informations, de centres de transmission et d'un établissement équivalent à la Maison de Radio-Canada à Montréal.On précise toutefois de source autorisée que le gouvernement algérien ne semble pas lui accorder une priorité aussi grande qu'à la construction de la nouvelle Assemblée nationale algérienne.Plus tôt dans la journée d'hier, le ministre des Communications a souligné qu'il est l'objet d'attaques répétées des milieux culturels du Canada anglais.«Il y a des anglophones qui ne voudraient à Ottawa que des francophones de service, des francophones qui ne dérangent pas », a dit M.Masse au cours d'une émission qui sera diffusée ce soir sur le réseau CTV.M.Masse a ensuite laissé entendre que ces personnes ont développé avec l'administration libérale depuis vingt ans des contacts qui leur ont beaucoup profité.«Ce pays est tel qu'il est et chacun doit y être ce qu'il est, les Québécois comme les autres», a conclu le ministre des Communications.Taux de chômage MARS AVRIL Terre-Neuve.21,2 23,6 Nouveau-Brunswick.17,0 14,8 Colombie-Britannique.14,4 14,8 Nouvelle-Ecosse.15,6 14,6 Ile-du-Prince-Edouard .14,3 12,3 Québec.12,6 12,0 CANADA.11,2 10,9 Alberta.10,8 10,8 Manitoba.9,0 8,7 Ontario.8,7 8,3 Saskatchewan.8,6 8,1 - ~s mm à Trois-Rivières (de 13,4 à CMO/WAvC 14-! P- cen,)' à Chicoutimi- .\u201e\u201e\u201e., BA__ - , Jonqulère (de 13,2 à 13,3 p.SUITE DE LA PAGE A 1 cent} et à QueDec, qui demeu- en a pas, a nettement tendan- re relativement épargnée (de ce à diminuer.8,4 à 8,5 p.cent).Tenant compte à la fois des ,Les.canadiennes les nouveaux emplois et des nou- P,us.^Çhées par le chômage veaux arrivants, le Québec se l?nt Sa/i,n,tIJean de\u201e T*r™ ' tire relativement bien d'af f ai- Neuve ( 17 5 p.cent ), Saint - re avec 13 000 chômeurs en **** du Nouveau-Brunswck moins.Résultat: le taux de (15,8 p cent).Vancouver (15 chômage au Québec a glissé P- c,ent>et, ?,ay-, À de 0,6 p cent en avril, pour se aut,™ ^ de, 'échelle, les situer à 12 p.cent.Le Québec loca}^él ,es Plus se rapproche ainsi un peu plus son 0s}l™& < 6>6 Ç; To- de la moyenne canadienne, î™0,^'2 P\" C^l)\\ comme l'indique le tableau «u» nistère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche avaient été respectés lors de la réalisation de ces travaux.À l'origine, on devait creuser le lit de la rivière pour permettre un J meilleur écoulement des eaux, j Les protestations des biologistes i et les pressions du ministère du { Loisir, de la Chasse et de la Pè-» che avaient permis d'en arriver à 5 un compromis acceptable pour » toutes les parties impliquées.| Située à quelques kilomètres en [ amont de Saint-Jean, sur la Rive-| Sud, la rivière du Sud est un petit i tributaire de la rivière Richelieu.[ Depuis la hausse du niveau d'eau ' dans le Richelieu depuis quelques \\ décennies, la crue printanière j empruntait le lit de la rivière du i Sud et inondait les terres en J amont.Cette rivière avait déjà S de la difficulté à absorber les ï eaux de son propre bassin hydrate graphique, provoquant encore g des inondations lors de coups i d'eau.Si bien que les agriculteurs l ne pouvaient cultiver leurs l champs que tard en saison, rédui-I sant d'autant leurs revenus.Tou-v tcfois.la plaine basse formée par l la rivière du Sud forme un habi- * tat exceptionnel pour la faune et t une frayère très productive au [ printemps.!; Le ministère de l'Agriculture !\" décida donc de creuser deux grands canaux de dérivation d'une longueur 2.7 km chacun i afin d'augmenter le débit de la rivière tout en n'affectant pas son lit original.On construisit également 15 km de digues protégeant quatre grands ilôts de terres d'une superficie totale de 3 800 hectares (9 390 acres).Selon les représentants de l'Union des producteurs agricoles (UPA).le simple fait de protéger dorénavant ces terres des crues aug-; mente leur valeur marchande de plus de $1 000 l'hectare sans compter les profits réalisés par les récoltes additionnelles.Les travaux ont coûté $2,1 millions, défrayé pour plus de la moitié par le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation.Une réserve problématique Toutefois, le sort du projet de réserve faunique dans le bassin de la rivière du Sud non aménagé demeure encore problématique.Même si les agriculteurs ont consenti, selon leur expression, à laisser inonder 1100 hectares de terres qui auraient pour être récupérables, rien n'indique pour l'instant dans quelle mesure les agriculteurs voudront collaborer avec le ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche (MLCP) qui voudrait acheter ce terrain.En décembre dernier, un décret ministériel vait autorisé ce ministère à négocier avec les agriculteurs pour acheter les terres en vue d'en faire éventuellement une réserve faunique.Au cours d'une entrevue téléphonique, un biologiste du MLCP a déclaré que les travaux de la rivière du Sud démontrait que les divers ministères pouvaient en arriver à des compromis acceptables dans la mesure où les intéressés étaient de bonne foi.Mais celui-ci d'ajouter que le récent massacre d'une magnifique frayère près de Venise-en-Québec, ou encore l'endiguement des berges du Lac Saint-Pierre, permettent de croire que le fossé entre les agriculteurs et les amants de la faune est encore grand.Signalons qu'aucun représentant des ministères de l'Environnement et de celui du Loisir, de la Chasse et de la Pêche n'était présent lors de l'inauguration, tous s'étant désistés il y a quelques jours, selon l'UPA.Des actes de sabotage paralysent en partie î'Hydro-Ontario r | NANTICOKE, Ontario (PC) \u2014 Alors que la grève des 15 000 ^ employés d'Hydro-Ontario entrait dans sa sixième journée, des inconnus se sont livrés, jeudi soir et vendredi matin, à des actes de sabotage qui ont paralysé en tout ou en partie des installations de la société d'Etat en quelques coins de la province.Aux environs de Barry's Bay, près du parc Algonguin, quelque 700 abonnés ont manqué d'électricité durant une heure, jeudi soir, après que quelqu'un se fut glissé dans une sous-station et eut coupé le courant.M.Norm Manning, porte-parole de l'Hydro, a précisé que cette interruption était survenue avant minuit.« Ceux qui ont posé ce geste savaient exactement ce qu'ils faisaient.En outre, ils avaient en main une clé qui leur a permis d'entrer ».Des cadres sont intervenus pour rétablir le courant, mais les saboteurs sont revenus et ont plongé le district dans l'obscurité une deuxième fois.Les superviseurs ont branché les circuits de nouveau et, cette fols, ont changé les serrures de la sous-station en question.M.Manning a ajouté qu'il ne connaissait pas tous les détails de l'incident, parce que les communications téléphoniques avec le bureau régional de Cobden avaient été rompues peu après minuit.Quelqu'un a sectionné un câble établissant la liaison avec le bureau qui reçoit les appels des abonnés ayant à porter plainte.La compagnie, a-t-il rapporté, a dû utiliser des appareils radios pour communiquer avec les six membres de l'équipe se trouvant à l'intérieur et ne pouvant quitter les lieux à cause des piquets de grève dressés tout près.Vendredi matin, quelqu'un a aussi sectionné, un câble de la station génératrice de l'Hydro à Nanticoke, près du lac Érié, et toute communication téléphonique avec cette usine a été impossi-t ble durant une dizaine d'heures.« Nous avons actuellement 250 acres de terres sous serre.Nous pourrions facilement tripler cette surface.El durant une période relativement courte», explque-t-il.Selon les normes en vigueur le projet nécessiteraient des investissements de plus de $500 millions.Un marché considérable Le ministre Garon explique qu'il existe un marché considérable pour la production en serre.un plus de la clientèle locale, les populeuses provinces de la Nouvelle-Angleterre représentent autant de clients.Il explique que les représentants de ces Etats sont de plus en plus inquiets de faire affaires avant tout avec la lointaine Californie pour leurs approvisionnements de fruits et de légumes.Les frais de transports ne peuvent qu'aller en augmentant.«Ces États ont peu de marge de manoeuvre, explique M.Garon.L'énergie coûte très cher et ils ont peu de bons sols disponibles ».Selon le ministre, le Québec a fait des pas de géant ces dernières années en construisant de 400 à 500 entrepôts de légumes.Les agriculteurs québécois vendent pour $20 à $30 millions de légumes aux États-Unis par année, notamment dans le Massachusetts, le New Hampshire et même la Floride.Jean Garon estime qu'il est temps d'attaquer le marché des légumes frais qui seraient produits en serres.Poivrons, tomates, concombres, salades, etc.pourraient se vendre à prix compétitifs à ceux de la Californie ou d'ailleurs, estime-t-il.À ceux qui disent que son projet est irréalisable, il rétorqué que, par le passé, un grand nombre de ces projets ont soulevé beaucoup de réticences.« Souvenez-vous des céréales, dit Jean Garon.On me disait fou quand jé parlais d'autosuff isance.En 1976; on en produisait 800 0000 tonnes, Aujourd'hui on en récolte 2,4 millions de tonnés.La production de boeuf est passé de 10 000 à 80 000 tonnes par année et celle du veau de grain passera à 100 000 tonnes cette année.Elle était de 2 000 il y a neuf ans.» Accompagné de nombreux agriculteurs de l'endroit, M.Ga- excédentaires de la rivière du Sud.ron a inspecté une des digues de régularisation des eaux photo Pierre McCann, LA PRESSE Une fleur pour maman.chez St-Hubert! Samedi le 11 mai, dès 17 h, et dimanche le 12, toute la journée, St-Hubert célèbre la fête des Mères en offrant une fleur à toutes les mamans, à la salle à manger des rôtisseries participantes.Profitez de cette belle occasion et amenez la famille célébrer cet événer ment en savourant le fameux poulet rôti, la délicieuse brochette de poulet ou les succulentes côtes levées St-Hubert.St-Hubert se fera une fête d'offrir une fleur à votre mère.Vous verrez qu'il n'y a rien de plus touchant qu'un sourire de maman! Une fleur de tendresse.000 Copyright, tous drolls do reproduction el do traduction rtservés \u2014 Canada 19B5 - Los Rôtisseries StHuDort Ltce.Laval.PC.Canada i j ;i S i à 8 \u2022 i ¦ - ¦3 !5 I M il S i 'S I i'« i I .'1 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 11 MAI 1985 Sept jeunes stagiaires donneront un coup de jeunesse à la rédaction de LA PRESSE m Ils sont sept.Sept jeunes de 20-2.T ans qui, en môme temps que leur enthousiasme et leur solide formation, apporteront cet été une bouffée de fraîcheur à la salle de rédaction de l'A PRESSE.Tous ont été choisis avec soin parmi une centaine de candidatures et ont du traverser une batterie de tests rigoureux.LILIANNE LACROIX \u2022\u2022' Pendant 12 semaines, à compter du 21 mai, ils se joindront à notre équipe de rédacteurs, pour trpprendre le quotidien, la réalité du métier, bien encadrés par des journalistes chevronnés.«C'est le plus beau métier du monde, avoue sans hésiter Claude Archambault.qui détient un baccalauréat en sciences politiques de l'Université do Montréal.Au début, je voulais être romancier, mais être journaliste, n'est-ce pas justement être romancier du quotidien ?» Tous semblent aussi emballés à l'Idée de venir travailler à LA PRESSE, « la vieille dame centenaire», comme l'appelle gentiment Brigitte Gauvreau, qui termine un bac en communications à l'UQAM, avec un profil en journalisme.Pour vous permettre, à vous, lecteurs, de vous familiariser au plus tot avec eux.on vous les présente donc dans les regies.¦ Marie France Léger, de l'Université de Montréal, termine un baccalauréat en sciences politiques et est inscrite en maîtrise.Elle considère justement que le journalisme représente un excellent départ pour les passionnés de sciences politiques.¦ Josée Boileau, de l'UQAM, détient des diplômes en droit et en communications.Elle rêve de couvrir la politique internationale.Déjà, la forme du stage qui allie apprentissage et expérience pratique l'emballe.¦ Anne Normand a fait des études en communications (profil journalisme) cl un baccalauréat en littérature.Elle ne cache pas une petite préférence pour les arts et lettres et aime bien mêler critique et littérature.¦ Claude Archambault.Depuis deux ans.il voyage et travaille à la pige.« La pige représente une excellente école, avoue-t-il.C'est \u2022ce qui m'a vraiment donné la piqûre.» ¦ .Iules Richer, lui aussi, est bachelier en communications de l'UQAM, il a déjà fait de la pige et de la photo de presse.Ce qui lui Tait le plus peur à l'idée d'être plongé dans le milieu de LA PRESSE ?« MM.Longpré et Ri-vest.», lance-t-il en riant.Adjoint au direcieur de l'information, Paul Longpré est le directeur du stage, tandis que .Jean Rivest, responsable de l'équipe de révision des textes, suivra les progrès quotidiens des stagiaires.¦ Brigitte Gauvreau, à 21 ans, est la plus jeune du groupe.Elle a Nos sept stagiaires, réunis dans le bureau de l'éditeur adjoint Michel Roy (assis, le quatrième à gauche) avec le directeur du stage, Paul Longpré (debout), sont de gauche à droite : Jules Richer, Brigitte Gauvreau, Josée Boileau, Claude Archambault, Marie-France Léger, Manon Cornellier et photo Robert Mailloux, LA PRESSE Anne Normand.lait du journalisme ù la pige pour, les hebdos et avoue préférer le quotidien et les articles a caractère humain.¦ Manon Cornellier a elle aussi été formée par le réseau des communications et possède de l'expérience de pigiste.« Tous les événements a incidence sociale m'intéressent : la situation féminine, l'écologie, le développement international.J'ai un peu peur de rater mon coup, de passer à côté, mais je vais fournir tous les efforts pour que le stage soit des plus productifs.Au niveau de l'expérience, c'est inestimable.» Un laboratoire de journalisme Réalistes, ces jeunes savent que l'embauche est rare dans les quotidiens et magazines et que l'avenir risque d'être rude par moments : « L'avenir est à la pige, avoue Brigitte Gauvreau.Il faudra se battre et trimer dur, niais les possibilités sont là pour ceux qui veulent investir les efforts nécessaires.» Du côté de LA PRESSE, on se dit heureux d'accueillir ce petit courant d'air frais : « Ils sont pleins de souplesse, de curiosité, de bonne volonté et d'une culture générale au-dessus de la moyen ne, déclare Paul Longpré.Com me l'année dernière, nous tenterons d'offrir à ces jeunes un vrai stage de formation professionnel le, LA PRESSE deviendra pour eux un laboratoire de journalisme.Pour nous, même si l'embauche est, à toutes fins utiles, inexistante, il est important d'apporter une contribution à la formation de Ja relevé.» M.Longpré ne cache d'ailleurs pas l'effet positif que cette transfusion de jeunesse pourrait avoir sur les autres journalistes: « Ils .stimulent leurs aines, posent beaucoup de questions.Ils amènent souvent les vieux pros à se remettre cux-mème en question.» « Campus » fait relâche Soulignons que dans ce même état d'esprit, LA PRESSE publiera les textes primés d'un concours de journalisme mis sur pied à l'intention des étudiants de l'université Laval et de l'UQAM.Enfin, la chronique Campus, de notre édition du dimanche, qui a donné à nos lecteurs depuis l'automne dernier des échos de ce qui se passe sur les campus universitaires montréalais, fera relâche cet été mais reviendra avec la même équipe, dès la mi-août, dans sa page habituelle des dimanches.RESPONSABLE DES FÊTES DU CENTENAIRE Sylvie Lalande est nommée «Relationniste de l'Année» MAIGRIR Une ÉQUIPE de diéleliites, éducateur» physique, animateurs, sous la responsabilité des docteurs, Joan-Guy Boileau M.D., M.S.C.(nutrition) et Pierre Liiotte M.D.C'BON DE MONTRÉAL 276-2573 ¦l Quelques mois après la fin ™ officielle de l'Année du Centenaire de LA PRESSE, le grand événement vient encore nous hanter agréablement, cette fois sous la forme d'un prix.LILIANNE LACROIX Dans le cadre du premier congrès annuel de la Société des re-lationnistes du Québec, Sylvie Lalande, la principale artisanc des manifestations du Centenaire, a reçu jeudi soir le titre de « Relationniste de l'Année » pour son travail dans le cadre du Centenaire de LA PRESSE.« Nous ne pouvions ignorer l'impact d'une telle campagne.Sa continuité, sa cohérence en faisaient la réussite de l'année dans le domaine des relations publiques, a avoué Yves Saint-Amand, président de la Société.« Nous nous sommes donc mis à la recherche du ou de la principale responsable et tout le monde a pointé Sylvie Lalande ».D'un geste de la main, cette dernière décline la responsabilité totale : « Il faut féliciter tout le ENCAN EMPIRE CONSIGNATIONS MAINTENANT ACCEPTÉES POUR NOTRE 3e ENCAN ANNUEL DE MONTRES, HORLOGES, INSTRUMENTS SCIENTIFIQUES et autres pièces de temps QUI FERA PARTIE D'UN ENCAN DE 5 SESSIONS Comprenant: antiquités, meubles de qualité, toiles, bronzes, tapis, bijoux, lustres, porcelaines, objets orientaux, ivoire, jade, etc.Montres de poche en or et argent, montre à répétition, montres entaillées, ensemble d'horlogerie 3 mex, montres-bracelets, horloges grand-père, boites à musique, instruments scientifiques et PLUS.Montre à répétition 18k, perpétuelle à plusieurs fonctions.VISITE: 24, 25 et 26 mai ENCAN: 27, 28,29 et 30 mai (19h chaque soir) ENCAN D'HORLOGES: 2 juin (13h) à: INDUSTRIES EMPIRE INC.5500 Paré, Montréal juste à l'ouest de Décarie 737-5343 737-6586 NOUS SOMMES AUSSI L'ACHETEUR D'UN ARTICLE A UNE SUCCESSION ENTIÈRE.monde car ce sont les employés, les lecteurs et toute la population, qui n'ont pas hésité à s'embarquer, qui ont fait le grand succès du Centenaire.Fêtez tous ça, ce prix-là.C'est à vous tous.» Le séjour de Sylvie Lalande à LA PRESSE fut relativement court, à peine plus d'un an, de juillet 83 jusqu'en novembre 84.Consultante en communications, elle avait été choisie par les dirigeants pour mener à bien l'entreprise du Centenaire.Sa feuille de route parlait déjà pour elle : diplômée en communications de l'UQAM, cette native de Québec avait hérité, d'un professeur, un penchant pour la radio.C'est donc dans ce milieu, plus principalement à CKAC, qu'elle oeuvre sept ans, franchissant tous les échelons, de rédactrice commerciale jusqu'à directrice des émissions, poste qu'elle a occupé pendant deux ans et demie.Parce qu'elle a soudainement eu envie d'un peu plus d'autonomie, elle a choisi de devenir pigiste, de devenir elle-même sa propre entreprise.«Dès le début, j'ai été emballée par le défi que me proposait LA PRESSE, admet-elle, et ce fut la plus belle expérience professionnelle de ma vie.Le Cente- photo J.-Y.Lélourneau, LA PRESSE Sylvie Lalande naire d'un quotidien et d'un quotidien francophone en plus, c'est tellement exceptionnel dans notre contexte.En me proposant d'y prendre part, on me conviait à faire partie de l'histoire.D'ailleurs, quand j'ai vu tout ce que recelait, entre autres, les archives de LA.PRESSE, je me suis dit : mais c'est une mine d'or.Il y a là tout notre passé, toute notre culture.Comme le président directeur-général Roger D.Landry m'a laissé « toute la glace dont j'avais besoin pour patiner», et comme la participation de tous a été constante, il n'y a vraiment pas eu de moments difficiles, sauf peut-être de garder ce rythme infernal, jour après jour.» VENTE DE à PITONS JUMEAU DOUBLE «QUEEN» MATELAS 6\" (en coton) $ 99 $125 $145 BASE DE LIT PLIANT $120 $135 $150 LES DUVETS WÊÊIM I Nouvelles d'Amérique : suite et fin 4986, chemin Queen Mary «»n face Hu metro Snowdon 738-0710 pi Tout dépend, bien sûr, de ce qu'on entend par «voyager».Mais supposons qu'on entende par là parcourir une réalité, plutôt qu'accomplir un parcours donné, alors la bicyclette est le plus efficace de tous les moyens de locomotion.Je veux dire que cinq jours pour aller de Pittsburgh à Philadelphie est une ridicule éternité quand il ne s'agit que de traverser la Pennsylvanie.Par contre, s'il s'agit de se laisser traverser par l'Amérique de ce printemps 85, alors la bicyclette est le véhicule le plus approprié.Le plus poétique.Le plus politique.Le moins objectif aussi, parce que pédaler c'est, en même temps, parcourir sa propre réalité.Le moins objectif disais-je, mais pour ce que j'en ai à foutre de l'objectivité !.Pédaler l'Amérique aujourd'hui, à fleur de trafic, c'est parcourir, de petits riens en petits riens, la médiocrité du royaume rea-gauien.Mais je me trompe : la médiocrité est de tous les royaumes et de toutes les géographies.Ce qu'elle a de spécial ici, c'est qu'elle triomphe.Ce qu'elle a de terrifiant ici : c'est qu'elle est au pouvoir dans le pays le plus influent du monde.Je n'ai pas d'anecdote pour illustrer va.C'est un climat.Le bonhomme dans le country store qui me conseille de ne pas passer par la capitale de l'État, Ilarrisburg, parce que c'est, dit-il.une ville de nègres dopés, ce bonhomme-là n'est pas spécialement reaganien.C'est le modèle courant du tôton éternel et universel.Ce qui est reaganien.par contre, c'est le silence approbateur des trois ou quatre clients qui sont aussi dans le country store.Il n'y pas plus de connards aux États-Unis, maintenant qu'avant Reagan, mais disons qu'ils parlent plus fort, et au nom d'une plus grande majorité.Faut pas compter les connards.faut compter les complices.Tiens, moi comme cyclotouriste, je suis habitué aux étonnements de l'habitant.Eh bien cette fois, j'ai bien senti qu'en plus de l'intriguer, je troublais un peu l'eau claire de son quotidien.Il m'a dit comme d'habitude, l'habitant, et avec la même gentillesse: «Jeez.t'as pédalé KO milles aujourd'hui! ».mais, muettes et souterraines, suivaient des questions puritaines comme : « Qu'est ce qu'il fout sur un bicycle un mardi après-midi, à son âge ?Pourquoi il ne travaille pas ?».Et à cause de mon accent : « Pourquoi on laisse passer des bums comme lui à la frontière ?» Il va y avoir des élections cantonales prochainement en Pennsylvanie.Je ne sais pas trop comment ça marche, ils doivent élire des juges, des commissaires d'école, des shérifs.bref, à la grandeur (le l'État, les murs, les granges, les poteaux, les panneaux sont placardés de slogans et d'affiches.Celle-ci, par exemple, près de Sommerset: «Juge Olichek, for good old time justice! ».My God ! (iood old time justice ! Comme Ronald le cowboy, le doigt sur la gâchette.Comme un vol de corbeaux au-dessus des gibets.Pédaler l'Amérique aujourd'hui, c'est prendre le vent de la Moral Majority.C'est dans la magnificence du printemps, sentir quelque part, pas loin, comme quelque chose qui pourrit.La Pennsylvanie est un pays plein de temples, d'Églises, de sectes.Il n'est pas rare, à l'entrée de villes de moins de W000 habitants, de voir annoncer une demi-douzaine d'Égl/se.s \u2014 méthodiste, baptiste, congrcgati'onn/.ste, episcopate, presbytérienne, advantisle, parfois catholique \u2014, sans compter les Amishs et les Mennonites du comté de Lancaster.Voici deux petites histoires presque religieuses.Le sermon Je suis arrivé à Coatesville à la nuit et à la pluie.Pas de motel, pas d'hôtel.Dans ces cas-là, je me ramasse chez les flics et je leur dis : « Trouvez-moi quelque chose ou laissez-moi coucher en prison ».Généralement, ils me trouvent quelque chose.Généralement, dans une église.A Coatesville, j'ai couché à l'église des Adventistcs du Septième Jour (Seventh-day, Adventist Church).Je n'en savais, à ce moment-là, pas plus que vous sur ces petits cousins de Mormons qui, en attendant la fin du monde et la réssureetion des Justes, se prennent un peu pour l'Armée du Salut.L'assistant du pasteur est venu me chercher au poste de police avec son camion.\u2014 On vous attend pour le sermon ! \u2014 Moi ?C'est trop d'honneur ! \u2014 De tout façon, comme vous coucherez dans l'église elle-même, vous ne pouvez pas vous installer avant que le sermon ne soit fini, alors aussi bien y assister.Nous étions une quinzaine au sermon.J'étais le seul Blanc.Le pasteur s'est inspiré de ma présence pour prêcher le recrutement de nouveaux fidèles.Me désignant : « Qui nous dit que ce n'est pas le Christ qui nous envoie celui-là, pour voir si nous serons capables de lui faire partager notre loi ?» Après le sermon, les 15 se sont garrochés sur moi.J'ai eu beau leur dire que c'était les flics qui m'avaient envoyé, rien à faire.Ils m'ont bassiné pendant une heure, m'ont enseveli sous deux tonnes de paperasses, dont une Bible, et même un cahier de recettes.figurez-vous qu'ils sont granoles en plus d'être collants !.L'assistant du pasteur m'a tiré de mon lit de camp aux aurores le lendemain matin, pour un bol de gruau tiède et un autre sermon.Je m'en allais, quand il m'a lancé : \u2014 Tu oublies ta Bible ! Par politesse, je l'ai rangée dans ma sacoche.Deux coins de rue plus loin il y avait une poubelle.Je ne vous le jurerais pas, mais quand je suis reparti, il m'a semblé qu'un coq, quelque part, chantait une couple de fois.\u2022 Déviation Ce matin-là, dans l'arriére-arrière pays de Lancaster, je m'étais trompé deux fois d'itinéraire, uni peu par inattention, mais aussi par la faute d'une signalisation très rudimentairc.Or voilà que je me retrouvais encore en plein champ, sur une route qui se divisait soudain en deux branches, comme les bras d'un « Y », et sans autre indication qu'un panneau, planté juste à la jonction des deux branches de P« Y ».Un panneau, sur lequel était écrit ceci, en grosses lettres : « Èfes- vous sûr d'être sur la bonne routa ?».Je vous le jure ! Pour plus de précision, c'est entre Manheim et Lititz, mais pas sur la 772, sur la toute petite route un peu au nord.Je me dis c'est rire du monde.Au lieu de nous faire freaker en nous demandant si on est sur la bonne route, ferait mieux de mettre une flèche : par là Lititz, et une autre flèche : par là Elm et Brlckerville.C'est pas tout.Sous la phrase, « Ètes-vous sûr d'être sur la bonne route ?», il y a le nom d'un bonhomme, et ce qui me semble être, à ce moment-là, son numéro de téléphone.Pour le coup, je capote ! Je ne comprends plus.Machinalement, du regard, je cherche une cabine téléphonique.voyons, c'est quoi déjà son nom à ce mongol-là ?Et soudain la lumière fut ! Matthieu !.Matthieu 23: 53-24 : 1 Je l'ai ri jusqu'à Philadelphie.Evidemment ce que j'avais pris pour un numéro de téléphone, était le numéro du verset, ou du chapitre ou de je ne sais pas quoi.Un peu plus loin je me suis rendu compte que j'étais en plein pays mennonite.N'empêche que je ne savais pas plus quel chemin prendre.C'est bien pour dire que les Mennonites, comme les Jésuites, sont bien plus habiles & poser des questions qu'à y répondre. A 6 \u2022\u2022 la presse, montréal, samedi 11 mai 1985 ÉDITORIAL PAUL DESMARAIS MICHEL ROY président du conseil d'administration éditeur adjoint ROGER D.LANDRY président et éditeur CLAUDC GRAVEL directeur de l'information'.JEAN-GUY DUBUC editorioliite en chef La FTQ s'éloigne du gouvernement Il y avait eu une espèce d'échange.D'un côté, le chef du nouveau gouvernement péquiste avait avoué son préjugé favorable pour les travailleurs.En retour, ou en conséquence, la fédération des travailleurs du Québec accordait son appui à ce gouvernement qui prenait ses distances face à l'establishment patronal.L'idylle paraissait toute naturelle.Pourtant, comme toutes les idylles intéressées, elle ne pouvait durer.Et c'est heureux que la FTQ reprenne aujourd'hui son indépendance face au pouvoir politique.Son appui n'avait rien de trop compromettant.Le Parti québécois était bien conscient de ne pas devoir son élection à la FTQ qui, dans le passé, avait appuyé le Nouveau parti démocratique sans jamais n'avoir pu faire élire un seul député.Ce n'est pas parce que le président ou le secrétaire général d'une fédération se prononce en faveur d'un parti politique que ses membres sont obligés de s'aligner de la même façon.L engagement politique des chefs n'oblige personne.Ce qui ne l'empêche pas d'avoir quelque chose de gênant.En effet, d'une part, cet engagement ne représente que ceux qui le prennent, c'est-à-dire un tout petit groupe de dirigeants.Parler de «l'appui d'un syndicat à un parti politique, c'est utiliser un langage excessif qui ne signifie rien et ne représente rien.C est se payer de mots au-delà du pouvoir que ces dirigeants possèdent.C'est finalement user de fausse représentation.D'autre part, il faut qu'il en soit ainsi.Car nos syndicats ne sont pas des lieux idéologiques comme il en existe en Europe: il n'est pas du tout nécessaire de s'identifier à une idéologie pour être syndiqué.Ils ne peuvent donc pas prétendre orienter la conscience de leurs membres qui n'ont pas le loisir de choisir, très souvent, un syndicat plutôt qu'un autre.C est peut-être par sympathie pour le gouvernement que la FTQ a accepté de participer à un grand nombre de sommets ou autres rencontres de concertation.Mais d'autres organismes, même patronaux, ont également accepté d'y participer, sans pour autant manifester de sympathie envers le gouvernement en place.Et si la FTQ considère qu elle en a maintenant assez de ces rencontres trop nombreuses qui ne mènent nulle part, qu'il faut toujours reprendie et qui font perdre le temps de tout le monde, elle sait bien que d'autres organismes participants entretiennent la même opinion.Ce n'est donc pas une question d'appui officiel retiré mais simplement un jugement sur l'utilité de ces exercices.Ce qui signifie qu'en exprimant une nouvelle distance, la FTQ se rapproche de la vérité et de la logique.Il ne faudrait pas que ce soit essentiellement à cause de sa déception face au nouveau régime de négociation imposé par le ministre Michel Clair, même si on peut y trouver un mécanisme déclencheur.Que ce soit plutôt le respect des membres et l'appréciation de son rôle et de ses limites qui incitent la FTQ à ne pas faussement impliquer des milliers de syndiqués.Le Québec possède présentement un gouvernement qui affectionne particulièrement les sommets et les sondages, lesquels semblent parfois lui servir d'orientation politique.Mais même si ce gouvernement était fidèle à son idéologie, aucune fédération ou centrale syndicale n'aurait le droit d impliquer ses membres.La FTQ donne lexemple.Elle fait la preuve qu'il vaut mieux demeurer libre devant un gouvernement, quel qu il soit: la liberté donne un sens à la participation comme au refus de participer.Jean-Guy DUBUC Succès mitigé d'une randonnée Dieu est partout et Reagan est partout en Europe.Au cours des dix derniers jours, où sa présence n'a-t-elle pas été signalée?On a vu le président américain à Bonn pour le sommet des pays industrialisés; au cimetière de Bitburg pour une cérémonie qui n'a pas plu à tout le monde; dans un camp de concentration pour effacer l'impression désastreuse laissée par la visite au cimetière; au Parlement de Strasbourg pour un grand discours; ensuite à Madrid et à Lisbonne, d'où M.et Mme Reagan se sont envolés pour les États-Unis.Le bilan de ce voyage présidentiel n'est pas uniformément positif.La commémoration du 40e anniversaire de l'écrasement de I Allemagne nazie s est déroulée dans des conditions insatisfaisantes pour à peu près tout le monde.Les Allemands ont pu mesurer combien demeure vive la méfiance des démocraties, après plus de 40 ans de paix officielle.Une fois de plus, ils auront pu constater que leur participation à la vie politique ne suit pas I élan spectaculaire de leur redressement économique.Fallait-il donc rappeler ce 40e anniversaire, quand les 30e et 25e anniversaires n avaient pas été spécialement soulignés?On parle de «réconciliation».Mais la réconciliation a commencé en 1948.avec le plan Marshall.Du sommet de Bonn le président Reagan ne ramène pas que des consolations.À cause des réserves du président Mitterrand vis-à-vis des objectifs commerciaux et stratégiques des États-Unis (il serait plus exact de dire: vis-à-vis des méthodes à mettre en oeuvre pour atteindre les objectifs) les «Sept» n'ont pu donner l'image d'une belle grande famille unie.Il s'en trouve très peu aujourd'hui pour regretter que le sommet ait omis de mimer une unité de toute façon introuvable.Même s'il reste permis de supposer que Moscou a noté avec satisfaction que le monde capitaliste reste en proie à des contradictions.Bonn aura également souligné la fragilité de l'unité européenne, le chancelier Kohi s'étant montré un allié défaillant de M.Mitterrand face à M.Reagan.Si les manifestations hostiles à la visite au cimetière de Bitburg n'ont pas été terriblement impressionnantes, on reste un peu surpris des mouvements divers qu'a suscités la visite présidentielle en Espagne et au Portugal.En Espagne, un sondage complété à la fin d'avril indiquait que 45% de la population jugent Ronald Reagan «antipathique».Le passage du président a réveillé les oppositions à l'intégration de l'Espagne à l'OTAN.Mais, au Portugal aussi, le passage de M.Reagan a révélé des sentiments d'hostilité.C'est là qu'on en attendait le moins la manifestation.Le Parlement de Strasbourg est une tribune mineure.Mais il offrait une caisse de résonance à un Reagan soucieux d'apparaître au-dessus de la mêlée.Là aussi sont apparues quelques discordances, des députés interrompant le propos présidentiel par des murmures désapprobateurs.Vedette admirée et choyée aux États-Unis, Ronald Reagan est accueilli par des critiques très modérément enthousiastes hors de son pays.Le voyage du président américain visait à commémorer une victoire et à célébrer la réconciliation.La vraie réconciliation que le monde attend est l'apaisement des antagonismes entre les artisans principaux de la victoire sur le nazisme, soit les États-Unis et l'URSS.Pas plus le discours de M.Gorbatchev à Moscou que celui du président Reagan à Strasbourg n'inspire pleine confiance à cet égard.Chez l'un et l'autre personnage le ton est très dur.Si le dialogue, apparemment sincèrement souhaité par M.Reagan, s'amorce, il sera rêche.Guy CORMIItt (Droiti réiervé») Marcel Adam Plusieurs vices sont m^Shk déjà légalisés par l'État Après avoir écrit, dans la conclusion de nia chronique de jeudi sur la décriminalisation de la prostitution, que ce n'est pas faire une vertu d'un vice que de le légaliser pour on limiter les inconvénients sociaux, je posais la question suivante: Revient-il à l'État, dans une société libérale et pluraliste, de faire un crime de pratiques immorales, quand celles-ci ne portent pas préjudice à autrui?Ceux qui seraient tentés de répondre sans examen un non catégorique à cette question d'ordre général, risquent de se trouver en contradiction avec eux-mêmes.Sur le plan moral l'usure et l'alcoolisme ne sont-ils pas des vices?Pourtant l'État a légalisé le commerce de l'argent, (dont les taux sont fixés par les lois du marché et non la morale) et il est devenu le plus important tenancier de débits de boisson.De plus la morale a longtemps qualifié de vice les jeux de hasard pratiqués en vue d'un gain financier: l'Etat l'a récupéré à son profit et il en fait la promotion comme si c'était une vertu civique que de jouer à la Loto.L'État a légalisé la pratique de ces vices indéracinables pour être mieux en mesure de réduire au minimum leurs ef- fets pervers sur la société.C'est en tout cas la raison invoquée et je remarque qu'elle fait consensus.En décriminalisant ces vices l'État n'en a pas fait des vertus morales.Or en décriminalisant partiellement la prostitution, comme le propose la commission Fraser, l'État n'anoblirait pas pour autant ce métier avilissant, mais il pour-rail probablement mieux qu'aujourd'hui on atténuer les nuisances publiques.Tout en prémunissant mieux contre les risques de violence celles et ceux qui pratiquent ce commerce dangereux.En demandant au gouvernement d'adopter en priorité une série de mesures pédagogiques et économiques pour la combattre à sa source, et d'assistance sociale pour récupérer les personnes qui désirent s'en sortir, la commission indique bien que pour elle la prostitution est.et demeurera, un métier ignoble et une plaie sociale.Mais elle reconnaît toutefois que décriminaliser la simple sollicitation et le proxénétisme exercé sans coercition ni violence «peut fort bien nous obliger à envisager sérieusement de traiter la prostitution exactement comme toute autre activité commerciale».Beaucoup de Canadiens ne pourront jamais envisager cet- te perspective.Avec hypocrisie certains n'accepteront pas que l'État puisse jamais considérer comme un commerce semblable aux autres la prestation tarifée et privée de services sexuels entre adultes consentants; mais ils trouveront absolument normal et moral que l'État fasse le commerce des armes, voire même de vivre par leur travail de ce métier homicide.Mais d'autres s'y objecteront sincèrement, n'acceptant pas la thèse qui fonde la recommandation de la commission de décriminaliser partiellement la prostitution, dans la mesure où elle ne porte pas préjudice à autrui.Parce que pour eux les lois doivent refléter les valeurs morales de la société, le droit pénal a non seulement pour but de réprimer les actes personnels qui transgressent les principes de convenance et de décence de la majorité, mais aussi d'illustrer dans un code les excès que condamne la majorité.La commission Fraser, confrontée non seulement à ces deux thèses, mais aussi à celle du mouvement féministe qui n'en épouse aucune totalement mais emprunte aux deux, a choisi de faire jouer au droit pénal un rôle qui se situe entre la thèse dite des «ultra-libéraux» et celle des «ultra-conservateurs».À moins que cela ne soit justifié par une raison très probante, «nous considérons, dit-elle, qu'il ne faut pas invoquer les dispositions du droit pénal pour intervenir dans des rapports personnels entre adultes, même si ces rapports laissent à désirer, tant qu'il n'y a ni violence ni menace de violence».Même si la commission admet que «le droit, surtout le droit pénal, contribue de manière importante et souvent subtile à la formation des comportements individuels», elle croit cependant «qu'il peut être dangereux de faire un usage inapproprié du droit pénal pour résoudre des problèmes se prêtant mieux ù d'autres stratégies juridiques, voire purement sociales».Guidée par ces principes, elle a donc proposé d'accorder aux prostitués des deux sexes «une certaine marge de manoeuvre permettant d'exercer leurs activités en privé et avec dignité».L'expérience a amplement démontré que le droit pénal n'est pas une panacée au mal de la prostitution.Sans en être une elles non plus, les recommandations essentielles de la: commission Fraser paraissent au moins susceptibles d'en at- '' ténuer les pires inconvénients.LECTURES Jean-Louis Gagnon se raconte «Qu'est-ce que la vérité?En politique, sa recherche est d'autant plus difficile et lente qu'il s'agit de traquer l'inconnu, ce que l'on ne connaît pas encore.Chaque étape représente un choix, lequel a son PIERRE VENNAT tour est sujet à révision.Je suis né à droite, «maurassien» et nationaliste.La crise économique et la guerre civile d'Espagne m'ont fait basculer à gauche.La dictature du prolétariat et la nature antidémocratique du socialisme m'ont conduit au libéralisme, comme l'ethnocentrisme de tous les nationalismes m'a convaincu que seul le fédéralisme offre aux minorités raciales, linguistiques, religieuses, économiques ou politiques, c'est-à-dire à tous les hommes, le moyen de vivre dans la dignité et la paix».Jean-Louis Gagnon, considéré par plusieurs comme le père du journalisme moderne au Québec, a décidé de rédiger ses mémoires.Pour ceux qui, comme moi, l'ont connu au début de la Révolution tranquille.Jean-Louis Gagnon fut celui qui, il y a un quart de siècle, sortit LA PRESSE de la grisaille pour en faire le grand journal qu'il est aujourd'hui, avant de plonger dans l'aventure moins heureuse du Nouveau Journal.Mais Jean-Louis Gagnon fut bien plus que cela.C'est il y a déjà 50 ans qu'il fondait, à Québec, la revue Vivre et c'est il y a 15 ans que la mort d'André Laurendeau devait en faire le coprésident de la Commission royale d'enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme.Jean-Louis Gagnon songeait à faire carrière dans le Droit.La lecture de l'Ordre d'Olivar Assclin devait changer toute sa vie.Comme quelqu'un qui se découvre une vocation, terme qu'il emploie d'ailleurs lui-même, il entra dans le journalisme comme on entre en religion.Ce fut d'abord Vivre, puis La voix de l'Est de Granby dont on lui confia la responsabilité il y a maintenant un demi-siècle, alors qu'il n'était toujours que dans la vingtaine, puis Le Journal, puis la radio à CKCV.Ce n'est pas par hasard que Jean-Louis Gagnon a baptisé ses mémoires Les Apostasies.Il n'a jamais tenu le cléricalisme bien haut dans son estime.Comme il l'explique lui-même, curieusement, il a dit «non» au cléricalisme avant de dire «jamais plus» au nationalisme.\u2022 Au Québec, le clergé a été le ferment du nationalisme alors qu'il avait pour mission d'être le sel de la terre.Il récolte en somme ce qu'il a semé à tous les niveaux de l'enseignement.A y regarder de plus près, on peut cependant se demander s'il a perdu à jamais toute influence sur la vie collective des Canadiens français.«L'Église, prêtres et pasteurs confondus, s'est trouvé une autre vocation, un second souffle: elle donne son avis sur l'évolution de la Confédération canadienne, se fait l'agent des syndicats, tape sur les riches et se prononce sur les méri- tes de notre politique étrangère, à défaut d'être encore le sel de la terre, elle se veut tout au moins le gros sel des cuisines de la laïcité».C'est tout le Québec contestataire des années 30, avec les Jeunes Canada et André Laurendeau.Saint-Deny s Garneau, Olivar Assclin, Armand Lavergnc, Claude-Henri Grignon, Jean-Charles Harvey et les Demi-Civilisés.Albert Saint-Martin et l'Université ouvrière, l'Action libérale nationale et la naissance de l'Union nationale, que raconte Gagnon, dans ce premier tome de mémoires qui s'arrête à 1939.Il faudra attendre à plus tard pour lire ce qu'il a à dire sur son passage à LA PRESSE, du Nouveau Journal et' à la Commission sur le bilinguisme et le bicultura- ' lisme.M.Gagnon se raconte telle- ; ment bien que ce deuxième volume; est attendu avec Impatience.Les Apostasies, Tome I, Les Coqs de Village, Jean-Louis Gagnon, Editions de LA PRESSE, 294 pages.,1 ki* T 7/ A 7 A LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 11 MAI 1985 PLEINS FEUX SUR L'ACTUALITE POLITIQUE ÉTRANGÈRE : Joe Clark en appelle à l'opinion publique m Mardi prochain \u2014 avec ™ deux mois de relard \u2014 le secrétaire d'État aux Affaires extérieures déposera aux Communes son Livre vert sur la politique étrangère canadienne.Joe Clark « parie sur la maturité des Canadiens et leur offre pour la première fois l'occasion d'un vrai débat.» Mais il se lance dans une course contre la montre, en raison de la hâte de Brian Mulroney de faire plaisir à Ronald Reagan.MICHEL \tVASTEL \t \t \t \tJlïa de notre bureai \tME d'Ottawa D'abord annoncé pour la fin de février, le Livre vert a été revu et corrigé plusieurs fois par le comité des priorités du Cabinet et par le bureau du premier ministre lui-même.Quel que soit son contenu, ce document de politique étrangère n'en constituera pas moins une première.Ce sera la pre mière fois, en effet, que le gou vernement donne au Parlement et a l'opinion publique canadienne l'occasion d'un vrai débat sur la politique étrangère.Selon toutes les indications en effet, le Livre vert sera soumis à un comité conjoint des Communes et du Sénat.La méthode retenue par Joe Clark ne devrait pas surprendre.En 1979.son gouvernement avait en effet tenté le même exercice.Mais le ministre d'alors.Mme ['Mora Macdonald.n'avait pas eu le temps de le mener à terme.Joe Clark n'a jamais caché son souci d'associer le parlement à l'élaboration des politiques gouvernementales.On rappelle volontiers, dans son entourage, qu'il a déjà créé un précédent en 1981 en obligeant le gouvernement Trudeau a soumettre son projet constitutionnel à un comité spécial des Communes et du Sénat.Le gouvernement de Pierre Trudeau avait lui-même procédé à plusieurs révisions de sa politique étrangère mais sans jamais la soumettre à un débat.En 1969, le Parlement fédéral lui-même avait discute de politique étrangère, mais le premier ministre avait tout ignoré de l'exercice lors de la publication, en 1970, de sa « politique étrangère au service des Canadiens.» Avaient suivi en 1971 un « Li-vre blanc sur la défense », en 1972 un document sur la ¦< troi- sième option ».en 1975 une « stratégie de développement international », en 198(1 un mémoire sur la politique du \u2022< Bilatéralisme », en 1981 une « stratégie en matière d'exportations » et même, au printemps de 1983, une « Révision » de la politique canadienne de relations extérieures que le gouvernement n'a jamais rendue publique.Malgré tous les efforts que Joe Clark et son ministère des Affaires extérieures ont mis dans la préparation de leur Livre vert, leur leadership sur la politique étrangère canadienne soulève quelques doutes.Le fait que ce Livre soit « vert » plutôt que « blanc » laisse entendre que les Parlementaires pourront en faire ce qu'ils veulent.La portée de cet exercice de consultation n'en sera pas moins limitée.¦ Il y a des éléments de la politique étrangère canadienne \u2014 comme l'appartenance à l'OTAN, au système de défense nord-américain ou au GATT \u2014 qui ne sont tout simplement pas négociables.¦ Le ministre de la Défense, Eric Nielsen, prépare de son côté un Livre blanc sur la Défense.Toutes les décisions sur la sécurité risquent donc d'être arrêtées avant que le comité parlementaire ne transmette ses recommandations au gouvernement.¦ Le ministre du Commerce, James Kelleher, vient de terminer ses consultations sur la politique commerciale.Le Canada s'est engagé à faire connaître sa position à l'administration américaine sur les relations commerciales entre les deux pays avant la fin de cette année.Il semble que le document de mardi prochain mettra l'accent sur l'interdépendance économique des nations.Les relations économiques, commerciales en particulier, y tiendront une place importante.Quel que soit l'appétit des autres membres du cabinet, et du premier ministre en particulier, de se mêler d'affaires internationales, il serait prématuré d'en conclure que Joe Clark s'est fait dépouiller du squelette de sa politique étrangère.Ce qui reste à la table des matières du Livre vert est énorme.¦ Le Canada devra bien un jour prendre position sur sa participation à plusieurs organisations internationales, comme l'Organisation des États américains, le Commonwealth et la Francophonie, sans compter l'éventuelle participation à des cartels internationaux pour le commerce.¦ La politique d'aide au développement et ses liens avec le commerce international ont toujours intéressé les conservateurs.Il y aura probablement des changements, dans ce domaine, par rapport aux politiques de l'ancien gouvernement.¦ La politique canadienne de l'immigration n'a pas fait, elle non plus, l'objet d'une révision importante depuis longtemps, sauf pour ce (pli est du contingentement annuel.¦ La qualité de l'environne-menl (les pluies acides et les réserves aquatiques), de même que la souveraineté sur l'espace (les télécommunications), n'effleuraient même pas l'esprit de Pierre Trudeau, en 1970.et n'ont jamais été sérieusement analysées, dans le cadre d'une politique de relations extérieures.¦ Il existe enfin toute une série de stratégies sectorielles \u2014 les pèches et océans, les mines et métaux, l'agro-alimentai-re.les industries forestières, les transports, pour n'en citer que quelques-unes \u2014 qui pourraient bien donner lieu à des débats longs et ardus.Le Parlement n'aura pas trop d'une année pour épuiser cet agenda.Joe Clark semble décidé à « mettre le Parlement et les Canadiens dans le coup».Mais tout le monde se pose la même question : « Brian Mulroney aura-t-il la patience d'attendre?» La bataille n'est pas jouée.En laissant son ministre lancer le débat, le premier ministre a peut-être, sans le soupçonner, ouvert une boîte de Pandore.La preuve que le gouvernement s'engage sans doute sur un terrain miné : les libéraux viennent eux-mêmes de créer un groupe de travail pour lancer leur propre enquête sur le terrain.À Sorel, seule une enquête publique a pu corriger une situation chaotique wm Comme c'est trop souvent |™ le cas, il a fallu une enquête publique qui entache la crédibilité des policiers et celle des \u2022 autorités municipales pourdéci-Tder la Ville de Sorel à corriger une situation chaotique qui trai-¦ nait depuis plus de dix ans.! En 1971.la Commission de police du Québec, qui n'a que des pouvoirs de recommandation, avait cerné les graves lacunes qui minaient l'efficacité du service, mais l'administration municipale n'avait pas donné \u2022suite à ses recommandations.La seule façon de remettre le .service sur la bonne voie, disait-on, était de former, un état-major solide, en nommant un directeur et, si possible, trois adjoints.La Ville s'est contentée alors .de nommer un nouveau directeur de police, sans influence ni autorité.«J'ai voulu réorganiser le service selon les plans de \u2022la Commission de police, mais :ies hommes politiques ne m'ont ;pas appuyé.Toutes mes demandes demeuraient lettres mortes, » a déclaré l'ancien direc- teur Benoit Turcotte, qui a démissionné en 1981.En dépit de ces recommandations, la structure de direction de la force policière de Sorel est non seulement toujours incomplète.ANDRE CIDILOT mais aussi illégale, à cause de l'absence d'un directeur unique.On a plutôt opté pour deux adjoints.Pourtant, en 1981, une autre étude de la Commission de police exhortait la Ville à compléter les rangs de l'état-major.Rien n'a été fait.Résultat: le service de police de Sorel s'est retrouvé dans un véritable cul-de-sac, comme l'a démontré la Commission de police, lors de ses récentes audiences publiques.L'inertie des autorités met même en péril les efforts de réorganisation entrepris il y a trois ans au coût de centaines de milliers de dollars.Soudainement, à la toute fin des audiences publiques de la Commission de police, l'exécutif de la Ville procède à la nomination d'un directeur intérimaire.Elle publie aussi des avis dans les journaux afin de dénicher la perle rare qui saura ramener la barque ù bon port.Au prochain directeur, on promet évidemment tout le support dont il aura besoin.Il aura donc fallu la pression publique et les travaux d'une commission d'en-quôte pour rappeler aux administrateurs municipaux ce qu'ils savaient déjà depuis 1974.Ce laissez-aller, on l'a vu, n'est pas étranger au climat malsain qui régnait au service de police.Au point où les directeurs ont perdu toute autorité.Ainsi, les audiences publiques ont permis d'apprendre que le maire de Sorel a fait des pressions sur la direction dp service de police pour « mettre la péda- le très douce », dans une affaire concernant un automobiliste arrêté en état d'ébriété.Informé de ce fait, le président du syndicat a tenté de faire des pressions auprès du maire pour qu'il obtienne un arrêt de l'enquête de la Commission de police.L'histoire récente démontre que Sorel n'est pas la seule ville à connaître des ennuis avec son corps de police.La liste des municipalités s'allonge d'année en année.Après Laval, c'était Trois-Rivières.Et bientôt, Co-wansville.On aura probablement un portrait plus exact de la « police québécoise » quand la Commission aura terminé sa tournée d'inspection des 180 corps policiers municipaux de la province.Elle visitera aussi tous les postes de police de la Sûreté du Québec et de la police de la CUM.Le travail a été entamé l'an passé.Une vingtaine de services ont été passés à la loupe jusqu'à maintenant.On ne croit pas qu'il puisse être complété avant 1988.VOIR MAISONS D'ENSEIGNEMENT en page A23 Lysiane Gagnon Impressions de Québec Bflj QUÉBEC \u2014 La colline parlementaire vit dans un flou qui n'a rien d'artistique.Personne ne sait ce qui va se passer.Des élections au printemps'.' A l'automne?L'an prochain?Et avec qui?Avec ou sans Lévesque?Certains couteaux volent assez bas.et parfois les esprits s'échauffent.Pendant que M.Lévesque semble déterminé à rosier en selle \u2014 il a même laissé entendre à deux reprises, cette semaine, qu'il pourrait reporter les élections à l'ultime limite du printemps 8(> \u2014, les partisans de Bernard Landry et ceux de Pierre-Marc Johnson s'accusent mutuellement d'avoir déjà mis en marche leurs « machines » en vue du leadership.Dans ce théâtre où se mènent à plusieurs niveaux d'âpres luttes de pouvoir, deux hommes sont plus exposés que les autres, plus visibles et plus vulnérables, en situation proprement inhumaine: le chef actuel et celui qui est plus populaire que le chef, qui vivent depuis des mois dans une cage de verre, et dont les moindres gestes sont surveillés, épiés, analysés, interprétés : René Lévesque et Pierre Marc Johnson.Il est clair que le premier, comme d'ailleurs beaucoup de umt»m»i i teti BANLIEUE OUEST.Plut Centeenll MIS.det Ssirat DOC ut» ta Owtil du kr&iu merer** \"130 te ieuo) el le vtr&eo de9HX»!Vi EST: 2IJ?NcrttRcylltl! H2H Hfl Sltnon de miln Pnplnoio 33».MmM «i rim in Stitioit d$ métro f revente Mil SHrtmtititHtN ICI Suite* de métro Uogélmr NORD: MWH.«#.¦»»«\u2022>« HMM de métn Htnh-iooroui *t.ru» Sherbrooke 33 1-3019 ROSIMIRI CINTI.D'ACHATS LIS OAKIIIS miliMLES 313, bout.Lob.ll.437-9444 LAVAL CINTIf D'ACHATS OUVWNAT 3100, bout.D.La CorKofd.(a l'air 661-3343 V1UI ST-LAURINT LfSGAliUKS ST-LAUBIN! 303 1, boul lour.nll.n (foc* o Conodok) 3 3 2-3097 VIUI LASALLI PIACIMWMAN DoMord «i bout.Nowmoi» 3*6-e444 RIVI SUD LES OAKItlS TAKHtICAU 739.bwil.Tn.ch.r.oo Gr\u201e.r,(i.ld Pork 4Û3-604O OATINIAU US nOUUNADIS O'OUTAOUAIS bout.Moloney sei-iraa DOLLAR D-DIJ-ORAAJAU X MAZA CINTINNIAL 33*t, bout, do» Source** 6B3-3050 I Gouvernement du Québec Ministère de la M.in-d oeuvre I et de la Sécurité du revenu CDD au vous invite à venir rencontrer Sylvie Bernier dimanche, jour de la Fête dessylvîFbernier * I Championne canadienne de plongeon.Mères, de 13h30 à 15h30._ Championne canadienne de plongeon.Médaillée d'or aux Joux Olympiques de Los Angeles 1984 Venez aussi découvrir les salles d'expositions de piscines creusées exceptionnelles au Canada OFFRES SPECIALES Piscine creusée acier et vinyle 15' x 30' équipée QQCOO installée \\J WWW Piscine creusée ciment gunite 15' x 30' équipée SQQQCOO installée W W W^/ Nous nous occupons de tout, nous n'avons pas de sous-traitant 465-5854 395-8669 8050, boul.Taschereau Brossard À quelques minutes au sud du Pont Champlain A 20 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 11 MAI 1985 Achetez trois bidons de 4 litres sans frais supplémentaires.1 \u2022.Jr.\u2022\u2022 \" 9$ ¦ PARA TEMPS Le Para Temps Olympic à l'huile ce lin contient des agents de préservation hydrofuges pour protéger le bois contre la moisissure et la décomposition.Excellent pout les balcons escaliers et patios de bois.Choix de riches couleurs semi-transparentes TEINTURE À L'HUILE La Teinture Olympic à l'huile de lin pénètre pour renforcer et protéger les fibres du bois Choix de nches couleurs semi-transparentes 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Castor Bricoleur Tous les magasins Le carrefour du Bricoleur a 'Oka Ltée 265, rue St-Michel, Oka Centre de la Maison Beauchesne inc.800, montée Ste Julie, Ste-Julie (fa Peintures et teintures 5B5 ovmpfc.Les maîtres de la protection extérieure.Cathleen Webb a oublié les détails de son «viol» d'après AP i m CHICAGO \u2014 Cathleet» Crowell Webb a dé-\u2014 claré hier, lors d'un témoignage devant une commission de libération, qu'elle était incapable de se souvenir des détails de l'histoire qu'elle avait fabriquée pour faire accuser Gary Dotson de viol sur sa personne.« Je n'ai pas de mémoire photographique », a dit la jeune femme, pendant que les avocats de Dotson réclamaient la libération de leur client.Témoignant pour une deuxième journée lors d'une audience réclamée par M.James Thompson, le gouverneur de l'Etat de l'Illinois, Miss Webb a déclaré que « le i) juillet 1977, j'ai dit que Gary Dotson m'avait violée, et c'était un mensonge ».\u2022 Mais pressée de questions par les membres de la Commission de libération de l'Illinois.Miss Webb a dit être incapable de se souvenir des détails de l'histoire de viol qu'elle avait fa- briquée, histoire qu'elle avait racontée en long et en large lors du procès de Dotson en 1979.j?« Je n'ai pas une mémoire photographique », dit-elle.« Je ne me souviens pas exactement de tout ce que j'ai dit et de ce que je n'ai pas fait le 9 juillet 1977 », a déclaré Miss Webb.«En 1979, avant le procès, on m'avait remis un résumé que j'ai lu et relu », a-t-elle ajouté.Pour sa part.Me Warren Lupen, l'avocat de Dotson, a dit que « les souvenirs et le nouveau témoignage de Miss Webb étaient en parfait accord avec l'innocence de Dotson ».î>\\ Celui-ci a été condamné à une peine d'emprisonnement de 25 à 50 ans.Il avait été libéré ' récemment à la suite des déclarations de Miss Webb, puis Incarcéré à nouveau à la suite d'une décision d'un juge.Il est maintenant en libération conditionnelle en attendant les résultats de sa requête en appel.Cathleen Webb et son avocat John McLario, au moment où la première témoigné': devant la commission de libération.Pho,° A^ Une femme avait prévu dans lé journal que son mari la tuerait d'uprès AP no LONGMOKT.Colorado \u2014 Une ™ femme, qui avait écrit dans un journal qu'elle se ferait tuer par son ex-mari, a été portée en terre, hier, et son ex-înari est détenu en rapport avec le meurtre de la femme.Hier, environ 100 membres de la «Coalition de Longmont pour les femmes en crise», une organisation qui s'occupe des femmes battues, ont accompagné à sa dernière demeure Jane Campbell, 51 ans, qui a été abattue mardi dans une station-service.Son ex-mari, Blond Cole Hunter, est accusé d'avoir fait feu sur sa femme avec un pistolet .357 Magnum, la touchant à la gorge et à la poitrine.Mme Campbell avait obtenu le divorce en septembre dernier, et depuis ce temps, elle aurait été l'objet, à plusieurs reprises, de menaces proférées par son ex-mari.Le mois dernier, dans un journal local, elle avait écrit un article pour alerter les autorités des menaces de mort portées contre elle.5HIKOKU 80NSAI \\ ¦ ¦ ¦- \" '',\\ty i «L'une des plus belles façons de faire rimer amour et toujours» Pour la Fête des Mères cruelle meilleure manière de montrer votre amour crue d'offrir un cadeau qui va vivre pour toujoursl Le Bonzca est l'art de faire pousser des arbres en miniature en capturant l'ampleur de leur forme naturelle.Soyez sûr de trouver ce cadeau spécial, venez choisir un arbre maintenant et nous le garde-» rons pour vous jusqu'à la Fête des Mères.Prix à partir de $20.Lun.au sam.12 h à 21 h Dimanche 13 h à 17 h.5$ d* (-«mit* avec c*tt« annontt.j 768/ St-Paul OUest à l'ouest de McGIII Tél.: 866-0314 Ni à Paris, ni à Rome, ni à New York.C'est à Montréal qu'on verra Picasso.+ r * 3l\\ ù De la collection privée de Jacqueline Picasso, plus de 80 œuvres du Maître dont la plupart n'ont jamais été montrées au grand public.Où et quxnd't CM te exposition se tient au Musée des beaux-culs de Montreal, au 1379 rue Sherbrooke ouest, du 21 ji i ni .m lOnovcmure 1985.Le Musée sera ouvert de 101) à 22h, du mardi au dimanche inclusivement.Qmbieni Adulte: 5$; Amis du Musée: 3$; étudiant et âge d'or: 2,50$; enfants de moins de 12 ans: I $; personne handicapée: entrée libre.Il est préférable d'acheter les billeLsavanl l'exposition.Vous devra specifier lors de l'achat la date cl l'heure d'entrée désirées ( aux demi-heures de lOhà 21b).Comment?Il y a 3 laçons de vous procurer dis billets: \u2022 au comptoir des billets du Musée des beaux-ans de Montréal; renseignements: (514) 280-7184; \u2022 par le service de vente par téléphone Tclctron (cartes de crédit acceptées); renseignements: (514) 288-3782.Frais en sus de 2,25$; \u2022 i tous les comptoirs Tickctron; renseignements: (514)288-3651.Frais en sus à Montréal: 1,15$; i l'extérieur: 1.30$.En plus.Moyennant un léger supplément vous pouvez réserver un guide sonore ou profiter de visites commentées ou de conférences offertes pendant l'exposition, certains jours de la semaine.Veuillez arrêter votre choix avant l'achat des billets.Pour plus de détails, compose/ l'un des numéros indiqués plus loin.Renseignements.Pour plus de détails sur les modalités d'achat de billets et sur l'exposition Pablo Picasso: rencontre à Montréal, composez l'un des numéros suivants: nnn \u2014 fttl'ajut Limit tr * M l> or* I ¦(\"\u2022< *«*\u2022 \" I\"* ¦ I aiwdKn Pm tliqur.LimHt', marche contre la guerre des étoiles, le 11 mai.Départ à 13 h, du complexe Guy-Favreau, angle du boulevard Dorchester et de la rue Jeanne-Mance.Manifestation au square Dominion (spectacles pour enfants, clowns, chanteurs, musiciens).¦ La Commission scolaire de Jacques-Cartier tient un marché aux puces à l'école Jean-de-Brébeuf.1 863, rue Brébeuf, à Longueuil, le 11 mai, de 10 h à 15 h.Renseignements complémentaires : 674-0851.¦ La Société pour la promotion de la.danse traditionnelle québécoise organise une soirée de danse traditionnelle, le 11 mai, à 20 h 30.au 350, rue 'Boucher.Renseignements complémentaires : 598-8295.¦ Parcs Canada, propose des visites guidées à pied du canal de La-chlne avec un interprète professionnel.Le point des rendez-vous est au 1 255, boulevard Saint-Joseph, à La-chine (métro Lionel-Groulx / autobus 191).Les visites sont offertes les sa- medis, dimanches et jours fériés, à 13 h 30 (en fiançais) et à 15 h (en an- .glais).Cette activité est gratuite eHI* n'est pas nécessaire de réserva/.» Renseignements complémentaires 283-6054.t« ¦ La boutique La Magie de l'art de Sutton, 8 sud.Rue Principale, présente tous les week-ends des expositions d'antiquités et d'artisanat, de 11 h à 17 h, à partir du 30 mars.Ren7 selgnements complémentaires: 514-538-2563.« «V U3ENTRES CDIIURELS\u2014\u2014 J JH Atelier d'artisanat Centre-Ville.159 est, rue Duluth (288-3343) : exposition de pièces produites par des handicapés ; les mardis et mercredis, de 10 h à 18 h; les jeudis et vendredis, de 10 h à 21 h ; les samedis, de 10 h à 17h.Bibliothèque Municipale de Bea-consfleld, 303, boulevard Beacons-fiels (69 7-3040) : exposition de cour-tepoir.es présentée par la Guilde des artisans de la courtepointe de Bea-consfield; jusqu'à la lin du mois de mai Bibliothèque Municipale des Sources.110, rue Cartier, Roxboro (684-824') : aquarelles el collages de Mme Lorrie Marshall.Bibliothèque Municipale de West-mount, 4 574 ouest, rue Sherbrooke (933-9377) : peintures a l'huile de Thomas Keenan.du 13 au 26 mai, du lundi au jeudi, de 10h à 21 h 30; le vendredi, de 10 h à 18 h; le samedi, de 9 h à 1,7.h.Centre culturel de Longueuil, 100 ouesl, rue Saint-Laurent : exposition « Portrait d'un studio d'animation en tournée, production française de I ONF »; jusqu'au 22 mai: du lundi au vendredi, de 14 h à 21 h; les samedis et dimanches, de 13 h à 17 h.Centre culturel de Pointe-Claire, galerie d art.176, rue Bord-du-Lac (695-3312): exposition de la Société des artistes de l'Ontario (oeuvres d art), du 27 avril au 19 mai, du lundi au vendi?di, de 14 h à 17 h: les lundis et mercredis, de 19 h à 21 h; les samedis et dimanches, de 13 h à 17 h.Centre culturel La Marquise.130, rue Saint-Jacques.Saint-Sauveur-des-Monls (227-3549) .exposition permanente de 22 peintres et artisans; tous les jours, de 13 h à 17 h.Centre d'art de la Maison de l'artisan, 1 005, route 112.Saint-Césaire : exposition en permanence de Dupont, Varin, Lambert, Legwen, Labelle, Pas-karyk (gravures et huiles).Centre de création et de diffusion en design de l'UQAM, 200 ouest, rue Sherbrooke, salle 4005 : « Affiches de Kazumasa Nagai.design, électronique el poésie »; jusqu'au 26 mai; du mercredi au dimanche, de midi à 18 h.Entrée libre Centre d'histoire de Montreal.355, place d'Youville (845-4236): exposition « Place aux squares » (histoire des squares Dominion, Victoria, Viger-et Place d'Armes); |usqu au 25 mai, du mardi au dimanche, de 10 h à 16 h.Entrée : 1 S et 2 S.Centre des arts visuels.350.avenue Victoria (488-9558) : exposition des étudiants du Centre; du 9 au 25 mai.Cercle d'art, 2 159, boulevard Saint-Martin, à Laval (384-2551): monotype et dessin de Julie Lefebvre; tous les jours, de 19 h à 21 h jusqu'au 28 mai.Conseil des artistes-peintres du Ouebec, 4 060, boulevard Saint-Laurent, local 307 : exposiiion du collectif des nouveaux membres, jusqu'au 25 juin; les mardis, mercredis et jeudis, de 13 h à 17 h.Fort Chambly.2.rue Richelieu, Chambly (658-1585) : « Le Fort Chambly et le régime français » (en permanence); ouvert du mardi au dimanche, de 9 h à 17 h.Fort Lennox, Saint-Paul-de-l'lle-aux-Noix (514-291-5700): exposition « L'archéologie subaquatique dans la vallée du Richelieu », du 13 mai au 29 septembre, tous les jours, sauf le lundi, de 9 h 30 à 17 h 30.Galerie d'art l'Imaginaire, Valley-field : exposition d'oeuvres des employés et employées de Zinc électro-lylique du Canada; jusqu'au 31 mai.Habitat Saint-Camille.11 025, rue Alfred, Montréal-Nord : oeuvres récentes de l'aquarelliste André Massicot; du 15 au 31 mai.Hôtel Château Versailles, 1 659 ouest, rue Sherbrooke (933-3611): oeuvres récentes de Date Alpen-Whi-teside; du 15 mai au 15 juin.Maison de la culture Côte-des-Nei-ges, 5 290.chemin de la Côte-des-Neiges (739-7195) : « L enfant est un artiste », 50 peintures exécutées par des enfants de 6 à 9 ans; du 10 mai au 16 juin, les mardis, mercredis et jeudis, de 12 h 30 a 21 h; le vendredi, de 12 h 30 à 18 h; le samedi, de 9 h 30 à 16 h 30; le dimanche, de 13 h à 17h.Maison de la culture Maisonneuve, 4 120 est.rue Ontario (872-2200): exposition d'illustrations d'Alain Cardinal, du 10 mai au 9 juin, les mardis, mercredis et jeudis, de 12 h 30 à 20 h; les vendredis, de 12 h 30 à 18 h; les samedis, de 9 h 30, à 16 h 30; les dimanches, de 13 h à 17 h.Maison de la culture Marie-Uguay, 6 052.boulevard Monk (872-2044): exposition de marsque et marionnettes de Claire Brisson, du 7 au 26 mai; les lundis, mardis et mercredis, de 12 h 30 à 21 h; le vendredi, de 12 h 30 à 18 h; le samedi, de 9 h 30 à 16 h 30; le dimanche, de 13 h à 17 h.Maison de la culture de Notre-Dame-de-Grâce, 3 755, rue Bctrel (489-0842) : tableaux d artistes qui ont participé à libération des Pays-Bas au cours de la 2e guerre mondiale; du 8 mai au 2 juin; Ulric Bourgeoyo, photographe du Québec et de la Nouvelle-Angleterre, du 9 au 26 mai; exposition de 23 peintres, contemporains yougoslaves, jusqu'au 23 mai; les mardis, mercredis et Jeudis, de 12 h 30 à 21 h; le vendredi, de 12 h 30 à 18 h; le samedi, de 9 h 30 à 16 h 30; le dimanche, de 13 h à 17 h.Maison de la culture du Plateau Mont-Royal, 465 est, avenue Mont-Royal: sculptures de Jacques Bes-ner, jusqu'au 12 mal, les mardis, mercredis et jeudis, de 12 h 30 à 21 h; le vendredi, de 12 h 30 à 18 h; le samedi, de 9 h 30 à 16 h; le dimanche, de I3hà17h.Maison Loui6-H.-Laf ont aine.314, boulevard Marie-Victorin, Bouchervll-le : exposition de l'Association dos tis- serands d'ici, du 2 au 29 mars; les jeudis, vendredis, samedis et dimanche, de 14 h à 16 h 30 et de 17 h à 21 h.Musée du Vieux-Marché, 249, rue Sainte-Marie, La Prairie : exposition sur l'histoire de La Prairie; du lundi au vendredi, de 9 h à 18 h, le samedi, de 9 h à 17 h; le dimanche, de midi à 18 h.Le Musée offre des visites guidées de son arrondissement ainsi qu'un service de recherche et de généalogie.Musée régional de Vaudreuil-Soulan-ges, 431 boulevard Roche.Vaudreuil, sortie 35 de l'autoroute 40; « Un siècle de têtes » (chapeaux); jusqu'au 5 juin; métiers et professions d'autrefois, jusqu'au 5 juin; contes et légen- des de Vaudreuil-Soulanges, jusqu'au 15 juin; du mardi au dimanche, de ¦ 11 h à 17 h .Place des arts, hall d'entrée de la salle Wilfrid-Pellelier : second volet de l'exposition «Les vingt ans du Musée ' d art contemporain : oeuvres choisies de la collection »; jusqu'au 26 mai.Université Concordia, galerie d'art.1 455 ouest, boulevard de Maison-neuve (879-5917): François HoÛUéV études en verre, jusqu'au 25 rriâC; Murray MacDonald et R.Holland Mur-'-ray, oeuvres récentes, du 1er matao** 1 er juin; '.»-\"\u2022 Valleyfield, hôtel de ville, rue Nichol-'.son: exposition « Le vieux canal 'de*; Beauharnois (1842-1907) \u2014 sa vie il-jj lustrée »; jusqu'au 26 juillet.\u2022 * D IRONS.5r Suite de E 16 Atelier J.Jukacs ( 1504.Sherbrooke o.) \u2014 Peintures el gravures d'Adria-na Lysak.Du mar.au sam., de 9:30 à 17:00.Dim., de 14:00 à 17:00.Jusqu'au 20 mai.Atelier-Galerie Nouvel Age (350.Sherbrooke e.) \u2014 Peintures et dessins de Céline-EIce Barrette et d'Edouard Lachapelle.Jeu., ven., de 13:00 à 20:00.Sam., de 13:00 a 17:00.Atelier-Galerie Laurent-Tremblay (4809.Marquette) \u2014 Oeuvres de Christian Williams.Mer., jeu., de 12:00 à 18:00.Ven., de 12:00 à 21:00.Sam , dim., de 12:00 à 17:00 Jusqu au 19 mai.Centre Copie-Art (813, Ontario c.) \u2014 Exposition «Constructions légitimes», de Claude Lacroix.Sam., dim .de 13:00 à 18:00.Centre de Création et de Diffusion en design de l'UQAM (200 .Sherbrooke o.salle 4005) \u2014 Exposition «Affiches de Kazumasa Magal: design, électronique el poésie».Du mer.au dim., de 12:00 à 18:00.Jusqu'au 26 mai.Centre des arts visuels (350.av.Victoria) \u2014 Exposition des étudiants du Centre des arts visuels.Jusqu au 25 mai.Centre d'histoire de Montréal (355, Place d Youville) \u2014 Exposition «PIe ce aux Squares».Jusqu'au 25 mai.Complexe Guy-Favreau (2C0.Dorchester o.) \u2014 Festival Photo 85.Ven.Ce 18:00 à 22:00.Pointures sur soie.Jusqu'au 20 mai.Espace Global (4297.St-Laurent) \u2014 A comptai de ven., sculptures, installations oe Carol Proulx Espace Oboro (3981, St-Laurent) \u2014 Photographies de Jean-Pierre Bcau-din.Se termine sam.Galerie Alexandre (1456.Sherbrooke o.) \u2014 Peintures de Yvon Breton.Jusqu'au 25 mai.Galerie Appart (326 o , Marie-Anne) \u2014 Oojvros do Monique Grenon.Du jeu.au dim., de 13:00 à 18:00.Jusqu'au 2 juin.Galerie Art et Style (4675A.Sherbrooke o.) \u2014 Peintures de Colette Boivin, Hélène Corriveau, Henri Mas-son, René Richard ol Albert Rousseau.Jusqu'au 6 juin Galerie Art Select Inc.(6810.St-De-nis) \u2014 Exposition «Des gens et des gestes».Sam , dim.Galerie Atara (1622, Sherbrooke o.) \u2014 A compter de mer., peintures de Michael Eisemann.Jusqu'au 5 juin.Galerie Aubes 3935 (3935.Saint-Denis) \u2014 Installations, peintures, sculptures, dessins, photomontages et vidéo.Jusqu'au 24 mai.Galerie Laurienne-Bazinet (5451, Sherbrooke o.) \u2014 Oeuvres de Mary Cassatt, Marc Chagall; Jean-Paul Le-mieux, Alfred Pellan, F.S.Coburn, A.Y Uackson.Alex Colville.Phillip Surrey.Sylvia Daoust et Cezyl Testeau.Du mar.au ven., de 12:00 à 18:00.Sam., dim., de 12:00 à 17:00.Jusqu'au 3i mai.Galerie Daniel-Beauchesne (307, Ste-Catherine o.suite 600) \u2014 Oeuvres de Henri Sylvestre.Du mer.au ven., de 11:00 à 18:00.Sam., de 11:00 à 17:00.Dim., de 13.00 à 17:00.Jusqu au 28 mai.Galerie Bourdon (7701.Lamartine) \u2014 Peintures de Del Signore.Souli-kias et Tiengo.En sem , de 10:00 à 17:00.Galerie Concordia (1455, de Maisonneuve o.) \u2014 Verre de François Houdé Jusqu'au 25 mai.Oeuvres de Murray Macdonald et R Holland Murray.Jusqu'au 1er juin.Du lun.au ven., de 10:00 à 20:00.Sam., de 10:00 à 17:00.Galerie Convergence (1285, de la Visitation) \u2014 Estampes de Carlos Calado.Sam., de 11:00 à 18:00.Galerie Cultart (360, Roy e.) \u2014 Artistes de la galerie.Jusqu au 1 5 juin.Galerie Daniel (2159.Mackay) \u2014 Peintures de Yehouda Chaki.Jusqu'au 1er juin.Galerie d'art contemporain Intart (3434, Côte-des-Neiges) \u2014 Oeuvres de Sam Abitbol, Gaétan Bernier, Martine Bertrand, Dragos llie, Bertrand Neveu, Aurelio Sandonato, Victor Timoste, Viorica Velescou.Dany Wolf et Natacha Wrangel.Du lun.au sam., de 11:00 à 18:00.Galerie d'arts contemporains de Montréal (2165, Crescent, 2c étage) \u2014 Peintures de Lise Gervais.Jusqu'au 25 mai.Galerie Dazibao (4060, St-Laurent, Suite 104) \u2014 Photographies de Anne-Marie Zeppetelli et Alain Cha-gnon.Du mer.au ven., de 12:00 à 17:00.Sam., dim., de 13:00 à 17:00.Jusqu'au 19 mai.Galerie de Bellefeuille (1212, av.Greene) \u2014 Oeuvres de Sydney Berne, Yvette Boulanger et Jori Smith.Dim., de 13:00 à 17:00.Galerie des 5 continents (1225, Greene) \u2014 Tissage décoratif, tissus imprimés, écharpes, murales modernes et antiques.Jusqu'au 25 mai.Galerie Dominion (1438, Sherbrooke o.) \u2014 Oeuvres de J.C.Vilallonga et Lloyd Fitzgerald.Galerie du Cygne (2050, Crescent) \u2014 Céramiques d'André Brasllier.Lithographies d Arroyo et Lilivandel.Galerie du 22 mars (1333,, av.Van Horne) \u2014 Peintures et dessins de Bruno Tenti et gravures de Maria Lul-sa Segnorel.Du mer.au dim., de 12:00 à 18:00.Jusqu au 19 mai.Galerie Esperanza (2144, MacKay) \u2014 Sculptures, reliefs, pastels et dessins de George Segal.Se termine sam.à compter de jeu., aquarelles, huiles sur toile et huiles sur papier de Kathryn Kroo.Photographies de De-.nis Farley.Jusqu'au 15 juin.^ Galeiie Carence-Gagnon ( 1 1 88,.-Laurier o.) \u2014 Oeuvres de Paule ta- j qacè.Jusqu au 18 mai Galerie Joyce-Goldman (4012.DrO-;.-; let) \u2014; Dessins, aquarelles, gravures-: de Andreas Sensor.Sam., dim.~ J Galerie Graff (963.Rachel e.)^r-Pointures et installations de Pierre Ayot.Du mar nu ven.de 12:00 à 18:00 Sam , de 12:00 à 17:00 Jusqu'au 21 mai.JJiJ '; Galerie Guy (2325, Guy) \u2014 OeuvroV de Clarence Gagnon.Lome Boiï-chard, Roméo Vincelctte, Josepîr Giuntas, Phillip Surrey et Georges-.Delfosse.Galerie Intercontinentale (2168>* Crescent) \u2014 Sculptures et vases de : Robert Pierini.Mar.et mer., de 10:00 j à 18:00; jeu., ven'., de 10:00 à 21:00; sam , de 10:00 à '700.Galerie J.C.R.(1223.av Greene.; Westmounl) \u2014 Masques el monoly- ! pes de Renée Grad.Du lun au sam \u2022 de 10:30 à 18:30.Jusqu'au 31 mai.' Galerie Kastel (1366.av Greene)\u2014 .' À compter de mer., peintures de Pini Sekeris.Jusqu'au 25 mai.Galerie Walter-Klinkhoff (120U,.Sherbrooke o.) \u2014 Peintures de Ro- -bert Mclnnis.Se termine sam.à ; comjilor de lun.oeuvres de Bruce Le .Dain et Jean-Paul Lemieux.Jusqu'au \\ 25 mai.', Galerie Samuel-Lallou* (1620.Sher- \u2022 brooke o.) \u2014 Oeuvres de Claude Si- \\ mard.Jusqu'au 30 mai.\u2022 Galerie La Malvas (3859, Saint-De- ; nis) \u2014 Oeuvies de Robert Cadol Du i mer.au ven., de 13.00 à 18:00.J Sam., dim., oc 13.00 à 17:00.Jus- t qu'au 30 mai.' Galerie l'Art vivant (3804, St-Denis) ', \u2014 Aquarelles de M Grisé, P.Y.Ga- < gnon, A.Gelod.J.G.Meunier, J.Po- ! wers et G.Pearson., \u2022 Galerie l'Emergence (1452, Laurier j o.) \u2014 Acryliques et dessins de Clau- ! dette Corriveau Jusqu'au 19 mai.\u2022 Galerie les deux B (4R72.Saint-De- ', nis) \u2014 Peintures et aquarelles de \u2022 Jean-Pierre Làfrance, Jusqu'à lun A ' compter do mer., gravures et monta-ges de Catherine Bouruel Aubertot.j Jusqu'au 3 juin.Galerie Lézart (1601.St-Denis) \u2014 Artistes de la galerie.Tous les jours de 12:00 à 18:00.Galerie Elca London (1616, Sherbrooke o.) \u2014 Oeuvres de Eric Sluis-ky.Galerie Ludovic (1390, Sherbrooke o.) \u2014 Oeuvres de M.Poissant, L.Chapdelaine.A.Berlounesque, T.K.; Thomas, Ayfer, M.Brazeau et M Bel- \u2022 légo.Galerie France-Martin (Complexe ! Desjardins) \u2014 Oeuvres de René Ga- ¦ gnon.Sam., de 9:30 à 17:00.Lun., ; de 9:30 à 18:00.Galerie Michel-Ange (430, Bonse-cours) \u2014 A compter de mer., peiruù- '.res de Neréo de Grâce.Jusqu'au 27 mai.Galerie Mihalis (1500.Sherbrooke ; o.) \u2014 Oeuvres de Ron Boit.Jusqu'au 25 mai.»! Galerie Noctuelle (307, Sainte-Ca-Ihenne o.) \u2014 Oeuvres de John Mi|i-gola et Hélène Lord.Jusqu'au 29 mai.£ ! Galerie Port-Maurice (8420, Lacôr- ¦ daire, Saint-Léonard) \u2014 Joailleries ; de Claudette Hardy-Pilon.Sam.'de ', 10 00 à 17:00.Dim., de 13:00-\"à i 17:00.t, ! Galerie Powerhouse (3738, St-Do- i minique) \u2014 Dessins et peintures rie j Nancy Spero.Du mar au sam., de '.11:00 à 17:00.Jusqu'au 18 mai.-J j Galerie Rolland (2350, Guy) \u2014 Oe.û- I vres de Jocelyne Aird-Bélangei.j Tous les jours, de 9:30 a 18:00.\u2022 Sam., de 10:00 à 17:00.Jusqu au 31 ; mai._ ; Galerie John A.Schweitzer (42, av.1 des Pins o.) \u2014 Peintures de Kenneth M.Pc-ters.Du jeu.au sam., de 12:00 \\ à 1800.Jusqu'au 1er juin.Galerie Skol (3981, Saint-Laurent.' suite 810) \u2014 A compter de mar., oeuvres de Lucie Duval.Du mar au -' sam., de 12:30 a 16:00.Jusqu'au 26 ', mai.; Galerie Symbole Art (2824, De Sala- [ berry) \u2014 Oeuvres de Lise Auger.Du '\u2022 lundi au mer., de 9:00 à 18:00.Jeu., ( ven., de 9:00 à 21.00.Sam., de 9:30 à 17:00.Jusqu'au 31 mai.Galerie Treize (3772, St-Denis) \u2014 \u2022 Dessins de Denis Juneau.Du mer.au | dim., de 12:00 à 18:00; Jusqu'au 2 '¦ juin.Galerie UQAM (Pavillon Judith-Jas- j min, Salle J-R120, 1400, Berri) \u2022\u2014 i Exposition «Abri», de Yolande Du-puis.Sam., dim., de 12:00 à 18:00.Galerie Waddlngton (1504 Shre- ! brooke o.) \u2014 Oeuvres de Pudlat, Ke- 1 nejuak et Jamnssie.', Galerie J.Yahouda Meir (2160, de la \u2022 Montagne, Suite 705) \u2014 Oeuvres de ' Harlan Johnson.Jusqu'au 18 mai.', Guilde canadienne des Métiers ' d'art du Québec (2025, Peel) \u2014 ', Gravures inuit.Se termine samedi.\u2022 Interaction (3575, av.du Parc) \u2014 A ! compter de dim., céramiques de Lo-raine Basque, Janet Blackburn; France Gilbert, Edouard Jasmin, Paul Mathieu et Virginia McClure.du mer.au dim, de 13:00 à 17:00.Jusqu'au 13 'juin.Michel Tétreault (4260, Saint-Denis) ; \u2014 Peintures de Susan Scott.Jus- \u2022\u2022 qu'au 2 juin.i Pavillon Mont-Royal (265, Mont- '.Royal o.) \u2014 Travaux'd'étudiants on ¦ arts visuels de l'Université de Mont- ', réal.Tous les jours, de 11:00 \"à ' 17:00.Jusqu'à mer.Verre d'Art (1518, Sherbrooke o.) \u2014 > À compter de mar., «Ubiquitous», de j Caron Tlndale.Du mar.au ven., de \u2022 10:30 à 19:00.Sam., de 10:30 à ; 17:00.Jusqu'au 31 mai.- - LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 11 MAI 1985 A 23 CHANGEMENT DE NOM Le gouvernement projette diverses modifications aux Affaires sociales Mj Le ministre des Affaires so-claies, Guy Chevrette, a dé- Kié, hier, à l'Assemblée nationa-.un projet de loi qui modifie diverses dispositions législatives concernant les Affaires sociales.Entre autres, ce projet propose HUGUETTE POBERGE dé changer le nom du ministère des Affaires sociales en celui de «ministère de la santé et des services sociaux », qui correspondrait mieux à sa vocation.Le projet de loi modifie la Loi sur l'assurance-maladie dans le but de permettre au gouvernement de fixer par règlement l'âge des bénéficiaires admissibles à certains services optomé-triques.Il modifie aussi la Loi sur la Commission des affaires sociales par concordance avec les modifications de la Loi sur la protection de la santé publique, lesquelles é-tablissent, pour les personnes qui subissent un préjudice à la suite d'une vaccination, une indemnisation selon les barèmes établis en vertu de la Loi sur l'assuran- ce-automobile et de ses règlements.Ce nouveau projet de loi abroge la Loi sur les exhibitions publiques (de personnes présentant une anomalie), laquelle loi est rendue caduque du fait que les personnes incapables de donner un consentement valide sont déjà protégées par la Loi sur la protection de la santé publique.Il modifie également la Loi de la protection de la jeunesse, en précisant que l'obligation pour le Directeur de la protection de la jeunesse de saisir le Tribunal, existe également lorsque les pa- rents se retirent d'une entente visant l'application de mesures volontaires.ICnfin, la Loi sur les services de santé et les services sociaux est modifiée afin que les centres d'accueil puissent être financés à môme les deniers publics pour les services founts à des adolescents qui leur sont confiés en vertu de la Loi sur les jeunes contrevenants, et pour prévoir que la contribution financière des parents, établie par la Loi sur les services de santé et les services sociaux, s'applique également dans le cas de ces adolescents hébergés.La Croix-Rouge se défend d'avoir fourni du sang porteur du SIDA ¦¦j TORONTO (D'après PC) \u2014 La Société canadienne de la ™ Croix-Rouge déclare qu'il n'a pas été prouvé que deux résidants de la Colombie-Britannique, qui sont décédés récemment, victimes du SIDA (syndrome d'immuno-déficience acquise), avaient contracté la maladie à la suite de transfusions de sang contaminé.L'un, qui était un résidant de Vancouver, est décédé mercredi, deux ans après avoir reçu des transfusions au cours d'une intervention chirurgicale pour troubles cardiaques.L'autre, qui avait reçu une transfusion en 1081, est décédé en février dernier.M.John Derrick, porte-parole de la Croix-Rougo.a déclaré, hier, lors d'une conférence de presse, que la Croix-Rouge menait présentement une enquête pour savoir si les transfusions sanguines reçues par les deux hommes avaient été les seules sources du virus du SIDA.A cet égard, M.Derrick a dit que les réserves nationales de sang à la Croix-Rouge étaient sûres et que les fions ne devraient pas paniquer.APPRENEZ LA TENUE DE LIVRES EN 4 SEMAINES SEULEMENT VOUS GAGNEREZ SUREMENT PLUS EN TANT QUE TENEUR DE LIVRES Comptabilité pratiqua snMigné* par dei comptable! agrées.Choix de» dattes matin, soir, samedi.Les coure recommencent chaque mois.Aussi nouveau coure de Tenue de Livres tur micro-ordinaleur I 0 Leçon d'introduction GRATUITE.Service de placement GRATUIT ÉCOLE COMMERCIALE LONDON Établit depuis 1970 Permit ne 749767 733-5217 ou 733-8261 COLLÈGE ANDRÉ-GRASSET ÉDUCATION PERMANENTE INFORMATIQUE BUREAUTIQUE Séminaires (15 heures) 1.Utilisation d'un logiciel de COMPTABILITÉ GÉNÉRALE pour PME les 21 et 22 mai 2.Utilisation du IBM-PC les 23 et 24 mai 3.Traitement de texte les 31 mai et 1er juin Coût: $1 50 (incluant documentation, dîners et cafés) Renseignements, prospectus, inscription: Collège André-Grasset 1001 est, boul.Crémazie Montréal, Que.H2M1M3 Tél.: 381-4293 ANGLAIS COURS INTENSIFS \u2022 Préparation pour le TOEFL/lvilCHIGAN (60 heures) \"ANGLAIS, LANGUE DES AFFAIRES (48 heures) Tests de classement: jeudi 16 mai, 1'J:00 vendredi 17 mai, 9:00 Début de la prochaine session: 21 mai 861-8433 Centre de consultation linguistique n.l.ltée 1(>3, Saint-Paul est, bureau B Montréal, Québec H2Y1CH INSTITUT ¦ ¦ ¦ ¦ warn m a m h.m m m APPLIQUEE\u2014 525, DeCastelnau Montréal N Cours d« type professionnel, do niveau collegia: Métro Jean-Talon Permis du MmiMore do I Education 749604 Coi ;ih ;i-1}lni-oiwatiqu\\i%] du Canada LE MEILLEUR CHOIX POUR VOTRE AVENIR v Peel \u2022 JOUR ou SOIR \u2022 PKE1 DUGOUVtPNEMENt \u2022 STAGE EN ENTREPRISE I P«imii du minutrc* dv l'Em^ignement kup*ri*ut d« la ] uirnct .'i ri* In t*
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