La presse, 25 juin 1985, Cahier A
[" la presse LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE MONTRÉAL, MARDI 25 JUIN 1985, 101* ANNÉE, N« 243, 78 PAGES, 6 CAHIERS » ¦ \" ¦ ÀlONGTtKMt uneMercedesbenz directe meut de LA MÉTÉO: ENSOLEILLÉ, PASSAGES NUAGEUX.MINIMUM : 9°, MAXIMUM: 21°.DEMAIN: BEAU.DÉTAILS PAGE A 2 I Mercedes-Benz MTL: 735-3581 RIVE-SUD: 672-2720 35 cents Horsde la zone métropolitaine 45cents Sept-lles et Baie Comeay 50 cents UNE CENTAINE DE QUÉBÉCOIS À BORD DU 747 D'AIR INDIA La police scrute la filière terroriste photolaser Reuter En soirée hier, 131 corps avaient été repêchés au large de Cork, en Irlande.Une course contre la montre pour retrouver la boîte noire I CORK, Irlande \u2014 Après ™ deux jours de recb rches intensives, les hélicoptères britan FRANC1NE OSBORNE envoyée «pétiole de LA PRESSE niques et américains sont retournés à leur base, tout espoir ayant été abandonné de retrouver des survivants de l'écrasement, dimanche, du Boeing d'Air India avec 329 personnes à bord.Les recherches se concentrent maintenant sur les débris de l'avion et surtout sur la fameuse boite noire, susceptible d'expliquer la tragédie.Le porte-parole du gouvernement irlandais, M.George Hen- nings, a précisé hier soir que les hélicoptères avaient été rappelés à leur base à 22 h ( heure locale ).Les recherches continueront à bord de navires dans le secteur où a eu lieu la tragédie, à une centaine de milles au sud de Cork.La boite noire, qui est en fait de couleur rouge vif, serait enco- re dans le fuselage de l'avion, par deux mille mètres de fond.Un sous-marin s'est lancé dans une véritable course contre la montre pour la retrouver car la boîte n'émet des signaux de repérage que pendant un temps limité.En soirée hier, 131 corps voir BOÎTE en A 2 ma Les enquêteurs de cinq ™ pays, examinant un lien possible avec l'explosion de dimanche, à l'aéroport de Tokyo-Narita.de valises tirées d'un avion de CP Air en provenance JOONEED KHAN__ de Vancouver, retiennent sérieusement l'hypothèse d'un attentat terroriste dans la désintégration en plein vol, le même jour au large de l'Irlande, du Boeing 747 de la compagnie Air India qui avait quitté Toronto et Montréal avec 329 personnes à bord à destination de Delhi et Bombay.Les passagers étaient pour l'écrasante majorité des Canadiens d'origine indienne, dont au moins 80 enfants, et une centaine environ résidaient au Québec.« Il ne fait aucun doute que l'explosion de Tokyo était un coup terroriste », a déclaré hier Sean Brady, du ministère canadien des Affaires extérieures.Il a précisé que les services de police et de sécurité étaient sur la piste d'un « individu parti de Toronto et dont les bagages furent transférés à Vancouver sur le vol 003 de la CP Air en partance pour Tokyo, mais qui, lui-même, n'est pas monté à bord mais semble plutôt s'être volatilisé à Vancouver», où réside la plus importante communauté si-khe au Canada.Brady a cependant souligné que les autorités canadiennes ne disposaient à ce stade-ci de l'enquête d'« aucune preuve concrète » permettant de conclure à l'explosion d'une bombe à bord du vol 182 d'Air India.Premier témoignage oculaire sur la tragédie d'Air India : une radio maritime espagnole révélait hier avoir capté un message voir AIR INDIA en A 2 Sécurité accrue dans les aéroports du pays pages A 10 et A 11 OTAGES Les États-Unis rejettent une nouvelle condition du mouvement chiite Amal à la libération des 40 otages détenus à Beyrouth.page B 6 FLORE D'ICI LA PRESSE entame aujourd'hui la publication d'une nouvelle chronique sur la flore indigène du Québec.page A 2 LA MODE Lorsqu'ils partent en tournée, les danseurs des Grands Ballets canadiens s'habillent comme tout le monde.page D 1 L'AUTOMOBILE La grande popularité de la Volkswagen Golf GTI confirme son droit au titre de voiture de l'année.page B 1 Mi*™ Annonces classées.C 2, D8àD13 \u2014 Les échecs.D 10 Arts et spectacles \u2014 Informations.E 1 à E 4 \u2014 Horaires.E6 Décès, naissances, etc.D 15 Économie.C 1 à C 9 Êtes-vous observateur?.D 10 FEUILLETON.D9 .Horoscope.D 11 L'automobile.B 1 à B 4 Le monde.B 6 Loteries \u2014 résultats:.A 13 Mot* croisés.D 13 ¦ Motmystère».D12 Quoi faire aujourd'hui.E 5 Vivre aujourd'hui \u2014 La mode.D 1 à D 5 TABLOÏD SPORTS Bandes dessinées.10,11 Moto croisés.14 L'ÉLECTION AU SUFFRAGE UNIVERSEL, UNE PREMIÈRE AU CANADA Un nouveau chef du PQ dans trois mois ¦QUÉBEC \u2014 C'est le dimanche 29 septembre que sera élu, au suffrage universel des membres, le successeur de René Lévesque à la présidence du Parti québécois et à la direction du gouvernement.Tous ceux qui auront adhéré au PQ YVON LABERGE de notre bureou de Québec_ avant le 15 août pourront participer à ce scrutin, une première dans l'histoire des formations politiques au Canada.Si un deuxième tour était nécessaire, il aurait lieu le dimanche suivant, 6 octobre.Ainsi en ont décidé dimanche les délégués réunis en Conseil national au Centre municipal des congrès de Québec.Ils ont en somme approuvé la formule que leur avait suggérée l'exécutif national du parti après deux jours de consultation auprès des présidents des 13 associations régionales.La campagne à la présidence \u2014 d'une durée de 97 jours \u2014 commence officiellement aujourd'hui.Les aspirants à la succession devront déposer au plus tard le 15 août chez la présidente du scrutin, Mme Francine Jutras.leur bulletin de candidature signé par au moins 250 membres en règle.Auront ie droit de vote tous ceux et celles qui seront membres en règle au 15 août.Chaque candidat â la présidence ne pourra dépenser plus de $400 000 durant toute la durée de sa campagne.Si un deuxième tour de scrutin était nécessaire, les candidats encore en lice pourront alors dépenser un montant additionnel de $100 000 durant la seule semaine qui sépare le premier du deuxième tour de scrutin.Soit entre le 30 septembre et le 5 octobre, veille du deuxième tour.Les délégués au Conseil national de dimanche ont par ailleurs décidé que tout électeur au sens de la Loi électorale du Québec peut contribuer au financement de la campagne électorale du candidat de son choix._____ Autres , pages A 6 et A 12 Les règles de procédure adoptées en septembre dernier prévoyaient, au contraire, que seul un membre habilité à voter le jour de l'élection du président du parti pouvait le faire.En modifiant ainsi les règles de procédure, un non-membre di Parti québécois peut contribuer à la.caisse électorale d'un candidat, élargissant le bassin des éventuels souscripteurs.Mais la limite des contributions individuelles à la caisse d'un candidat est fixée à $3 000.Le mode de scrutin est conçu de manière à éviter une impasse possible au deuxième tour, ce qui aurait nécessité un troisième tour et des frais considérables.Sur leur voir PQ en A 2 AU MUSEE DES BEAUX-ARTS Défendu, Lévesque reçoit 500 personnes ¦¦ \\ Détendu, souriant et visible-\u2014 ment serein.M.René Lévesque a fait hier sa première apparition publique depuis qu'il a démissionné de la présidence du Parti québécois, jeudi.RUDY LE COURS de la Preste Canadienne_ À l'occasion de la Fête nationale, il était l'hôte à une réception offerte hier midi au Musée des beaux-arts où est présentée l'exposition Picasso, rencontre à Montréal.Contrairement à son habitude, le premier ministre est arrive une vingtaine de minutes plus tôt que prévu.Il a refusé de faire le moindre commentaire au groupe de journalistes désireux de le questionner sur sa démission.Devant les caméras, il s'est prêté de bonne grâce cependant à ses responsabilités d'hôte, flanqué de son épouse Corinne Côté et du directeur du Musée, M.Alexandre Gaudicri.Parmi les quelque 500 convives, on remarquait autant de députés péquistes que libéraux, des attachés politiques, de nombreux membres du corps consulaire et quelques amis, dont M.Yves Michaud.M.Lévesque serrait les mains énergiquement et échangeait de bons mots avec des gens qui le remerciaient d'une manière parfois trop condescendante pour être complètement sincère.Il a chuchoté quelques mots a l'oreille du chef libéral Robert Bourassa qui les a fait tous deux s'esclaffer.M.Bourassa était accompagné de son épouse, Andrée Simard.Parmi les députés libéraux, on voir LÉVESQUE en A 2 photoloier CP ! Le chef libéral Robert Bourassa et le premier ministre René Lévesque en ont profité pour échanger quelques bons mots.\u2014 UN ORDINATEUR PUISSANT \u2014 UN SYSTÈME CLÉ DE TRAITEMENT DE TEXTES COMPREND: \u2022 ordinateur 256 K (16 bits) \u2022 deux lecteurs intégrés 160 K \u2022 traitement de texte Wordstar \u2022 imprimante de qualité \u2022 accents français disponibles \u2022 écran 80 colonnes CRT-30 271-2316 8184.St-Hubert (nord de \u2022 câbles et manuels inclus _ 'mW 4\\ A et l'administration Reagan exprimait son «mépris» et sa «ferme condamnation» de ces opérations.«Je ne peux songer à rien de plus répugnant que la perte de vies innocentes causée par des actes terroristes délibérés », a affirmé M.Mulroney en faisant allusion à la double tragédie d'Air India et de CP AIR, dimanche.Il a offert ses condoléances aux familles des victimes, des Canadiens d'origine indienne pour la plupart, et annoncé qu'il leur avait offert des facilités aériennes pour ramener d'Irlande les corps de leurs proches afin d'être inhumés ou incinérés au Canada.Il y a deux semaines, des pirates chiites libanais détournaient un avion des lignes jordaniennes Alia, qu'ils faisaient sauter sur l'aéroport de Beyrouth.Un Palestinien détournait en représailles un appareil des lignes libanaises MEA.Quelques jours plus tard, des chiites libanais détournaient un Boeing 737 de la compagnie américaine TWA à Athènes.L'appareil est immobilisé depuis une semaine sur l'aéroport de Beyrouth et les pirates détiennent 40 otages américains en réclamant la libé- ration de plus de 700 chiites libanais détenus en Israël.La semaine dernière, un attentat à l'aéroport de Francfort faisait trois morts et plusieurs blessés.Vendredi, un Norvégien détournait un avion lors d'un vol intérieur entre Trondheim et Oslo, mais il libérait ses 115 otages contre de la bière.Dimanche, c'était la double tragédie de Tokyo, où des valises tirées d'un Boeing 747 de CP Air en provenance de Vancouver sautaient, faisant deux morts et quatre blessés, et la désintégration en plein vol, sans survivant, au dessus de l'Atlantique-Nord, du Boeing 747 d'Air India assurant la liaision Toronto-Bombay, avec 329 personnes à bord.\u2022 Cette catastrophe a bouleversé la conscience du monde », a affirmé hier à Rome le vice-président américain George Bush, chargé par le président Reagan de mettre en place, avec les Européens, d'une force d'intervention contre le terrorisme.Le secrétaire d'État américain George Shultz a fait part de « la tristesse et l'indignation des États-Unis » dans des lettres adressées à ses homologues de l'Inde, du Canada et du Japon, s'engageant à «coopérer pleinement à l'enquête pour établir si les tragédies étaient l'oeuvre de terroristes ».d'après CP, AFP et Router Cibles pour les terroristes ?Les autorités indiennes et canadiennes n'écartent pas la possibilité d'un lien entre l'explosion, en mer d'Irlande, de l'appareil d'Air-Indla parti de Montréal et celle, à Tokyo, d'un conteneur à bagages provenant d'un reacts de CP Air qui venait de Vancouver.teléphoto laser Le Régiment Dashmesh et l'Armée de du Cachemire soupçonnés mm Le Régiment Dashmesh de ™ la Fédération panindienne des étudiants sikhs (AISSF) et l'Armée de libération du Cachemire, au nom desquels a été revendiquée la desintégration en plein vol, dimanche, du Boeing 747 d'Air India avec 329 personnes à bord, sont deux mouvements extrémistes connus des autorités indiennes qui les soupçonnent d'ailleurs de collaborer entre eux et de s'appuyer sur le Pakistan.JOONEEP KHAN_ L'AISSF (All India Sikh Students' Federation), qui souscrit à la lutte pour la création d'un État sikh indépendant au Punjab (le Khalistan) et se dit forte de 800 000 membres en Inde, a été étroitement mêlé en 1984, aux côtés du leader extrémiste Jamail Singh Bhindranwaié, à l'occupation armée du temple d'Or d'Am-ristsar.Son chef, Amrik Singh, fut tué avec Bhindranwaié et le général Shahbeg Singh dans le sous-sol de l'Akal Takht, le saint des saints du temple d'Or, après l'assaut de l'armée indienne au début de juin 1984.L'AISSF fut interdite et la plupart de ses dirigeants arrêtés, mais ces mesures ont été levées récemment par le premier ministre Rajiv Gandhi dans un but d'apaisement.Il y a deux semaines, Harchand Singh Longowal, chef contesté du parti sikh modéré Akali Dal, appelait à la réconciliation avec les hindous et s'engageait à modérer certains articles de la résolution dite d'Anandpour Sahib, considérée comme la charte de l'indépendantisme khalistanais.Quant au Régiment Deshmesh (où Régiment du 10e gourou, Go-bind Singh, qui prêcha la militarisation des sikhs), il est considéré comme l'aile armée de l'AISSF, ayant revendiqué une véritable vague d'attentats contre des hindous et des sikhs modérés en Inde depuis trois ans.Le mois dernier, des explosifs cachés dans des transistors et autres appareils sautaient à travers le nord de l'Inde, faisant 87 morts.L'AISSF et le Régiment Deshmesh auraient, selon certains sikhs requérant l'anonymat, des sections au Canada, notamment dans la région de Vancouver où est concentrée la majorité des quelque 70 000 sikhs du pays.Selon ces sources, les militants sikhs disposeraient même d'un camp d'entraînement dans ia région d'Abbotsford, en Colombie-britannique, dirigé par un ancien militaire sikh.Quant à l'Armée de libération du Cachemire (Kashmir Army of Liberation-KAL), inconnue au Canada, elle s'était signalée pour la dernière fols le 6 février 1984 en revendiquant l'enlèvement et l'assassinat du diplomate indien Ravindra Mhatre à Birmingham, en Angleterre.Elle avait réclamé la libération de Maqbool Butt, le chef du Front de libération du Cachemire (KLF), emprisonné alors à Delhi pour meurtre, cambriolage et piraterie aérienne.Butt fut pendu le 11 février 1984 à la prison centrale de Delhi.LEVESQUE SUITE DE LA PAGE A 1 remarquait Reed Scowan (Notre-Dame de Grace ), Herbert Marx ( D'Arcee McGee ), Maxi-milien Pollack ( Sainte-Anne ) et Jean-François Viau ( Saint-Jacques ).Du côte gouvernemental, les ministres Jean-Guy Rodrigue, Clément Richard et Pierre-Marc Johnson étaient présents de même que les députés Louise Harel, Lue Tremblay, Jean-Paul Champagne et Jérôme Proulx.Visite Après les formalités de l'accueil, M.Lévesque et son épouse ont visité l'exposition Picasso, guidés par Mme Louise d'Argen-court et M.Pierre Théberge sans qui cet événement artistique n'aurait peut-être pu voir le jour.M.Lévesque s'est particuliè- rement attardé devant les tableaux intitulés « Couple » et « Femme assise et joueur de diaule ».Devant le tableau « Etreinte », offert par Mme Jacqueline Picasso au Québec, M.Lévesque n'a pu s'empêcher de lancer: « C'est à nous celui-là.» Après sa visite, le premier ministre a bien voulu donner quelques impressions sur l'artiste et sur l'exposition.« Picasso, on peut être snob tout simplement, ne pas l'apprécier et dire qu'on l'a apprécié quand même.Mais en plus c'est une sacrée belle exposition », a-t-il lancé.« J'avais vu celle à New York, a-t-il ajouté.Il y a peut-être moins de pièces ici niais je trouve que le choix donne plus toute la gamme possible de Picasso : U a tout fait, il a tout défait.» Pa: la suite, M.Lévesque a parti', ifà une réception où il a conversé avec tous et chacun avec patience et bonne humeur.Il est ensuite discrètement disparu pour aller prendre le déjeuner avec quelques proches aux Jardins du Ritz Carlton.Outre M.Lévesque, c'est Pierre-Marc Johnson qui était la personnalité la plus visible de cette réception.Bien qu'il n'ait pas encore annoncé s'il avait l'intention de se porter candidat à la succession de M.Lévesque, nombreux étaient ceux et celles parmi les invités désireux de lui serrer la main et de lui souhaiter bonne chance.De tous les candidats pressentis à la présidence du Parti québécois, M.Johnson était, avec Mme Harel, le seul présent au Musée hier bien que les invitations aient été envoyées par le service du protocole du gouvernement qui relève du ministère des Relations internationales dont le titulaire est Bernard Landry.PQ SUITE DE LA PAGE A 1 bulletin de vote, au deuxième tour, les votants devront appuyer l'un des trois candidats restés en lice.Ils devront en outre indiquer un deuxième choix.S'il arrivait que le candidat recueillant le plus grand nombre de suffrages au deuxième tour n'ait pas une majorité absolue, le troisième candidat sera éliminé et le deuxième choix de ses partisans sera attribué aux deux premiers.Supposons, par exemple, 'que 110 000 membres en règle ont voté.Le premier tour n'étant pas déterminant, on procède au deuxième tour.M.Landry obtient, mettons, 45 000 voix, M.Johnson en reçoit 35 000 et M.Duhaime, 30 000.Cette hypothèse montre bien que la majorité absolue n'est pas nécessairement acquise au deuxième tour.Plutôt que de prévoir un troisième tour, il a été décidé que le deuxième choix des partisans de M.Duhaime serait réparti entre les deux premiers.Ainsi, 10000 des électeurs qui se prononcent pour M.Duhaime indiquent, comme deuxième choix, le nom de M.Johnson ; les 20000 autres partisans de M.Duhaime optent, en deuxième choix, pout M.Lan- dry.Résultat : M.Landry ajoute 20 000 voix aux 40 000 qu'il avait déjà reçues et, sa majorité étant absolue, gagne la course.L'exécutif du Parti québécois esc.me qu'il en coûtera $500 000 au parti pour le déroulement de l'élection à la présidence \u2014 organisation, secrétariat, réservations de salle, etc.Pour financer toute l'opération, il a été décidé de lancer une vaste campagne de recrutement qui se terminera le 1er octobre.L'objectif de cette campagne: 100 000 nouveaux membres au moins.Le parti en compte présentement 117 000, selon sa vice-présidente, Mme Nadia Assimo-poulos.Le prix de la carte de membre du parti étant de $5, on espère ainsi une entrée de ' > n d s de $500000 au moins.Si un deuxième tour de scrutin était nécessaire, on estime qu'il en coûterait $100 000 de plus au parti.D'ici l'élection du nouveau président, c'est la vice-présidente, Mme Nadia Assimopoulos, 3ul assure l'intérim à la présl-ence du PQ.Devant les délégués au Conseil national, Mme Assimopoulos a expliqué qu'il eût sûrement été préférable de procéder au premier tour le 22 septembre f^titot que le 29.Mais, a-t-elle ajouté, entre le 22 et 28 septembre, c'est période de recensement annuel au Québec.Quelque 25 000 membres du parti devant y prendre part, il leur aurait été impossible de participer à une quelconque activité partisane le 22.Mme Assimopoulos a d'autre part affirmé que le décision de fixer à $400 000 le plafond des dépenses encourues par chacun des candidats respecte les traditions du Parti qui excluent les artifices et dépenses excessives propres aux partis traditionnels.Les candidats pourront, durant la campagne, profiter de treize grandes assembles régionales pour présenter leur programme.Une grande assemblée publique est aussi organisée le 27 septembre \u2014 à Montréal ou Québec, on ne sait encore \u2014 pour permettre aux candidats de livrer leur discours de clôture de campagne.Le jour du scrutin, des bureaux de volution seront ouverts dans les 122 circonscriptions du Québec.Les membres du parti pourront y exercer leur droit de vote entre 9 h et 17 h le dimanche 29 septembre.Les résultats seront connus en soirée et communiqués sur le champ.Si un deuxième tour de scrutin est nécessaire, les mêmes règles s'appliquent.AIR INDIA - SUITE DE LA PAGE A 1 radio du capitaine d'un navire panaméen affirmant, h ses affréteurs londoniens, qu'il avail vu la queue de l'avion explosa?» et l'appareil tomber à la mer.Le mystère le plus complet; continue cependant de planer sur les causes exactes de la t ru gédie.Six minutes avant de dis-' paraître abruptement des écrans radar, l'avion avait communiqué avec la tour contrôle u>* l'aéroport irlandais de Shannon.^ Le pilote, le capitaine Hans, Singh Narendra, 56 ans, un vétéran de 26 années de service chez'.Air India qui a péri avec les 21, membres de son équipage, n'a^ même pu envoyer de SOS.L'avion « est tombé comme une pierre », a déclaré un contrôleur aérien à Shannon, soulL gnant que le point d'impact de l'appareil et sa dernière position! connue sur l'écran radar, soit à;° environ 200 kms au large des elites sud-ouest de l'Irlande,' étalent le même.D'autre part, les débris du,, Boeing ont été éparpillés sur un,, rayon de plusieurs kilomètres à-la ronde, indiquant que la cause, de la désintégration de l'appa,, reil, quelle qu'elle fût, a dû être-dévastatrice.\u2022 Le scénario annonce haut et clair qu'il s'agissait d'une bombe », a affirmé David Lear-, mount, du magazine londonien, spécialisé Flight International.«L'hypothèse d'une turbulence extraordinaire est toujours pos-.sible mais fort peu probable », a-' t-il ajouté.\u2022'* A Delhi, le directeur-général-d'Air India, Dhruba Bose, a nu-rément exclu l'hypothèse de défectuosité mécanique ou de « l'a \u2022 tigue structurelle ¦ de l'appareil/ ¦ Mais quand des débris sont, projetés à une dizaine de kilomè- \u2022 très à la ronde, on ne peut exclure la thèse d'une explosion », a-.t-il ajouté.Les deux suspects sikhs recherchés, Lai Singh et-Am-mand Singh.Selon des fonctionnaires dtl gouvernement indien cités hier par un quotidien torontois, derm suspects sikhs.Lai Singh et Am* mand Singh, recherchés aux États-Unis dans le cadre d'une enquête sur un complot visant à assassiner le premier ministre Rajiv Gandhi lors de sa récente visite à Washington, sont entrés au Canada il y a quelque temps.» Ammand Singh serait arrivera' Toronto par avion samedi, pen avant le départ du vol 182 d'Air India pour Delhi.Quant à Lal Singh, il aurait pris le vol 002 de CP Air pour Vancouver où il devait s'embarquer à bord du vol 003 de la même compagnie pour Tokyo.Les recherches, auxquelles participent Interpol et les policés du Canada, du Japon, de l'Inde, d'Irlande et de Grande-Breta.-gne, se sont concentrées sur la filière sikhe après qu'un correspondant anonyme eut téléphoné dimanche au New York\" Times pour revendiquer la désintégration du Boeing 747 d'Air India au nom du ¦ Régiment Dashmesh,*.de la Fédération panindienne des étudiants sikhs.-¦ Cette revendication a été rejetée par les représentants des communautés sikhes au Canada et aux États-Unis, d'autant que, dans un appel reçu dimanche par CBC à Toronto, un corres?pondant anonyme revendiquait cette tragédie, le plus important écrasement en mer de toute, l'histoire de l'aviation civile, au nom de l'Armée de libération du Cachemire, qui réclame I indépendance de cet État montagneux du nord de l'Inde.,.' « Une vingtaine de familles sikhes de Montréal faisaient partie du vol 182 », ont indiqué hier des représentants de l'organisation Gurudwara Sahib du Québec, Une autre hypothèse qui relouait l'attention hier soir : s'il existe effectivement un lien entre l'affaire de CP Air et celle d'Air India, la destruction corps, et biens du Boeing d'Air India était peut-être duc à un décalage horaire du vol 182.Le vol 003 de CP Air, un autre, Boeing 747 avec près de 400 personnes à bord, eut en elfet arrivé à Tokyo avec une dizaine de minutes en avance sur son horaire et l'un de ses conteneurs à bagages a explosé environ 25 minutes après l'atterrissage, tuant deux préposés aux bagages et en blessant quatre autres.Le vol 182 d Air India était par contre en retard de près de deux heures sur son horaire, en raison notpmment des mises au point techniques et du filtrage des passagers par des services de sécH-\u2022I té renforcés à la demande de la compagnie Indienne.Si le vol 182 avait respecté son horaire, l'explosion au large dé l'Irlande, si explosion il y eut, serait produite sur l'aéroport dé Heathrow, à Londres, où le Boeing 747 devait, 45 minuté* plus tard, faire une escale de ravitaillement en carburant.-, Inversement, si le Boeing d'e CP Air avait été en retard d'une heure sur son vol, les 400 passagers et membres d'équipage du vol 009 auraient très probablement p&r) en mer.188993? LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 25 JUIN 1985 la presse \u2022 A3 19 morts accidentelles au cours du week-end Au moins 19 personnes ont \u2014 perdu la vie de façon accidentelle au cours du long week-end de la Saint-Jean au Québec.Treize personnes sont mortes sur les routes, trois autres se sbnt noyées, deux hommes sont décédés dans une collision entre deux bateaux et un homme est mort asphyxié.Un homme de 25 ans, Yves Côté, de Lévis, s'est noyé same-di après-midi, dans la chute de la rivière Famine, à la hauteur de Morissette Station, à une quarantaine de kilomètres de Sainte-Mariede Beauce.Une autre noyade s'est produite samedi soir, peu avant minuit, à Daveluyville, dans la région de Trois-Rivières.La victime, dont on ignore l'identité, serait tombée à l'eau après avoir perdu pied en escaladant des pierres le long de la rivière Bécancour.Son corps, vraisemblablement emporté par le courant, n'a pas encore été retrouvé.Dans la nuit de samedi, une collision frontale entre deux automobiles a fait un mort à Lac Frontière, dans la région de Montmagny.La victime est Mario Biais, âgé de 23 ans, de Saint-Fabien-Je-Bellechasse.Une jeune fille a perdu la vie dans le capotage de sa voiture à Godmanchester, dans la nuit de samedi, peu avant trois heures.Il s'agit de Chantai Landry, âgée de 19 ans, de Beauharnois.Tôt samedi matin, Michel La rouche, âgé de 22 ans, de Clermont, dans Charlevoix, est mort lorsque son véhicule s'est écrasé contre un poteau et une borne-fontaine à la suite d'une perte de contrôle.L'accident s'est produit à Rivière-Malbaie.Eric Paré, âgé de 19 ans, de Saint-Marc-des-Carrières, a perdu la vie dans la nuit de dimanche, après que sa motocyclette eut quitté la route et plongé dans un ravin.La tragédie s'est produite à Sainte-Geneviè-ve-de-Batiscan vers lh30.Un autre motocycliste, Gabriel Dupuis.âgé de 20 ans, de Maskinongé, a été tué lorsque sa moto a été emboutie par une automobile.L'accident s'est produit dimanche matin vers 4 h ni sur la route de Saint-Jo-seph-de-Maskinongé.' Un jeune homme de 23 ans, André Chevrette, de St-Am-brolse-de-Kildare, a perdu la vie dans la nuit de dimanche après avoir perdu le contrôle de son véhicule sur la route 131 à No-tre-Dame-de-Lourde, dans la région de Joliette.Un jeune motocycliste est décédé dans la nuit de dimanche après avoir percuté l'arrière d'une automobile à Notre-Dame-du-Bon-Conseil.La victime est Bernard Durocher, âgé de 23 ans, de Montréal.Mario Lepage, âgé de 28 ans, de Sherbrooke, a perdu la vie à la suite du dérapage de sa voiture dimanche matin, à Disraeli.Un accident survenu dimanche après-midi, vers 16hl5 à Ste-Anne-des-Plaines a coûté la vie de Belinda Worner, âgée de 16 ans, de Ste-Sophie.Une collision entre une automobile et une motocyclette lundi vers 9hl0 à Maple Grove a fait un mort.La victime est André Poirier, âgé de 40 ans, de Châteauguay.' Deux hommes ont perdu la vie dans une collision entre deux bateaux survenue samedi après-midi sur la Rivière-aux-saumons à Saint-Régis.Il s'agit de Pierre Hardi, âgé de 34 ans et de Gary Lepage, âgé de 21 ans, tous deux de Cornwall.Un homme de 40 ans est mort asphyxié en fin de semaine à la suite d'une fuite de gaz propane dans un camp de chasse du parc de la Vérendrye, en Abitibi.La victime est Gérard Gauvreau.de Rouyn.\u2022 Parti en balade sur un voilier avec un copain, hier après-midi sur le lac Magog, un homme dont l'identité n'a pas été révélée, s'est noyé vers 3hl5.Une Vague aurait happé l'embarcation, faisant basculer la victime dans les eaux du lac.L'autre homme n'a pas réussi â resca-per son compagnon.Une violente collision frontale survenue hier, en début de soirée, sur la route 175 à St-Jean-Chrysostome, sur la rive-sud de Québec, a fait trois morts.Les victimes, dont l'identité n'a pas encore été dévoilée, sont deux hommes et une femme.La tragédie s'est produite à la'suite d'un dépassement.Cadavre repêché ¦QUÉBEC \u2014 Le corps d'un homme de ty ans, Roger Chouinard, de Québec, a été repêché hier dans la Rivière aux-Pins, par des plongeurs de la Sûreté du Québec.Porté disparu dimanche matin, il aurait été vu pour la dernière fois en matinée alors 3' u'il montait la rivière à bord 'une péniche.Marine: le retour au travail ne dépend plus que des 300 employés de bureau I Les membres du syndicat des em-™ ployés du chantier de Marine Industrie ont entériné hier, en assemblée générale, le protocole de retour au travail.La MARIE FRANCE LÉGER rentrée au travail devrait donc se faire progressivement aussitôt qu'une entente interviendra avec les employés de bureau qui négociaient encore en soirée hier.Les deux points qui avaient mécontenté le syndicat de la production lors de la négo- ciation du protocole de retour au travail sont maintenant réglés.En effet, le retour au travail se fera par ordre d'ancienneté et le syndicat n'attend plus que le système informalisé, soit une période de deux mois, pour approuver définitivement le règlement des heures supplémentaires et des vacances.Selon Guy Sarrazin, porte-parole de Marine, le protocole est satisfaisant, mais il y a encore le cas des employés de bureau â régler.La rentrée graduelle est primordiale, car la production ne reprendra que petit à petit.Dans les jours qui viennent, il faudra vérifier les équipements pour voir s'il correspondent toujours aux normes de sécurité, puisqu'ils n'ont pas servi depuis bientôt 11 mois.Le contrat des 620 wagons est assuré En ce qui concerne le contrat de $38.6 millions pour la construction de 620 wagons de chemin de fer pour la Commission canadienne du blé, Marine en aura finalement l'octroi et fera ainsi travailler 400 personnes pendant sept mois.Hier, le président du syndicat, François Lamoureux, a déclaré: « On a gagné socialement et financièrement ».M.Lamoureux a précisé que le retour au travail ne se fera que si une entente intervient aussi avec les employés de bureau.Le protocole stipule qu'aucune mesuré disciplinaire ne sera prise contre ceux qui ont participé au conflit de travail et que les parties patronales et syndicales abandonnent toutes les procédures civiles entreprises durant le conflit.Les sept membres d'équipage devant la navette Discovery, hier, au cours d'une cérémonie marquant le grand succès de cette dernière mission spatiale américaine.Mission Discovery: réussite totale des objectifs commerciaux ¦BASE AÉRIENNE D'EDWARDS, Californie (d'après AFP et AP) \u2014 La navette spatiale Discovery et ses sept astronautes ont conclu brillamment, hier, un périple orbital d'une semaine en se posant à l'heure dite sur la base aérienne d'Edwards, en Californie.Discovery, dont c'était la cinquième mission dans le cosmos, a atterri à 06 h.12 locale sur l'une des pistes en terre de la base, dans le désert de Mojave, â l'issue de 111 révolutions complètes autour de la Terre.La navette a roulé sur une distance de 2,5km environ et, lorsqu'elle s'est enfin immobilisée, son train d'atterrissage principal s'est enfoncé de 15 cm dans le sol meuble de la piste, ce qui a fait craindre une répétition de la défaillance de freins qui avait déjà affecté les vols précédents.Toutefois, les ingénieurs ont pu déterminer par la suite que les freins fonctionnaient parfaitement, et que l'appareil de 91 tonnes s'était simplement arrêté en un endroit de la piste qui avait été ramolli par de récentes chutes de pluie.L'équipage du vaisseau spatial américain comprenait pour la première fois deux étrangers, le Français Patrick Baudry et le prince Sultan al Saoud, neveu du roi Fahd d'Arabie Saoudite.Âgé de 28 ans seulement, le Saoudien est ainsi le plus jeune astronaute à avoir jamais participé à une mission spatiale.Trois satellites de télécommunications Au cours de ces sept jours, une heure et 38 minutes sur orbite, Discovery a déployé avec succès trois satellites de télécommunications: le Morelos-A pour les Postes et Télécommunications mexicaines, l'Arabsat-A2 peur les 22 pays et organisations de la Ligue arabe et le Telstar-3D pour la société américaine ATT.Après leur largage de la soute de Discovery, ces trois satellites ont été propulsés sur des orbites géo-stationnaires à 36 000 km de la Terre par des moteurs-fusées PAM-D.Le bon fonctionnement de ces trois moteurs est un sujet de satisfaction particulière pour la NASA, car deux autres satellites avaient été placés sur de mauvaises orbites dans le passé.Un quatrième satellite, le Spartan-!, exclusivement scientifi- que, a été lui aussi largué par la navette.Il a été récupéré comme prévu 48 heures plus tard, après avoir terminé sa mission d'observations astronomiques.Il est encore trop tôt pour savoir si ce petit satellite a engrangé beaucoup d'informations et surtout, s'il a découvert un « trou noir » dans notre Voie lactée.Les chercheurs vont en effet mettre plusieurs mois à déchiffrer toutes les données qu'il a accumulées au cours de son bref vagabondage spatial.Prochaine mission scientifique, à la mi-juillet ,| HOUSTON ( AFP ) \u2014 La \" prochaine mission de la navette spatiale sera à caractère exclusivement scientifique et se déroulera du 12 au 19 juillet, a annoncé dimanche la Nasa.Sept astronautes, tous américains, seront à bord de Challenger pour ce 19ème vol : Charles Fullerton, le commandant de bord, Roy Bridges, le pilote.Story Musgrave, Anthony England, Karl Henize, John-David Bartoe et Loren Acton.Les deux objectifs de cette huitième mission de Challenger, qui porte l'indicatif 51F, sont de tester le module laboratoire européen Spacelab dans sa version non habitable et de collecter une importante moisson scientifique dans une importante variété de domaines.Par rapport aux deux précé dents vols d'un Spacelab dans la navette ( novembre-décembre 1983 et avril-mai 1985 ), la structure qui sera embarquée dans la soute de Challenger ne sera pas habitable mais sera constituée de palettes porte-instruments.Quatre expériences seront consacrées à l'observation du soleil, associées à un nouveau système de pointage astronomique.Dans la soute de la navette, sera également placé un petit télescope infra-rouge refroidi à l'hélium et un appareil d'étude du rayonnement x en provenance des galaxies.C'est également au cours de cette mission que seront expérimentées de nouvelles canettes qui permettront enfin aux astronautes de consommer des boissons gazeuses en apesanteur.Cette expérience est financée par Coca-Cola.Cette réussite totale des objectifs commerciaux de la mission constitue un énorme encouragement pour la NASA dans la lutte féroce qui l'oppose au consortium européen Arianespace pour le lancement des satellites géosta-tionnaires.« Nous sommes à nouveau dans la course », s'est écrié un expert de l'agence spatiale à la base d'Edwards.Premier pas vers la « guerre des étoiles » Ce vol, le huitième d'une navette, a également marqué la première participation officielle d'un cargo de l'espace aux recherches révolutionnaires du Pentagone sur l'aménagement d'un bouclier anti-missile dans l'espace, la fameuse guerre des étoiles.Après une première tentative malheureuse due à la mauvaise programmation d'un ordinateur de bord, un réflecteur installé sur un hublot de la navette a été illuminé par un rayon laser émis depuis l'île de Maui, dans l'archipel d'Hawai.Le succès de la visée de vendredi a ainsi effacé l'embarrassant échec enregistré 48 heures plus tôt, lorsqu'un \u2022 pointeur - au sol avait fâcheusement confondu milles marins et pieds en programmant un ordinateur de la navette.\" Nantie de ces informations erronées.Discovery avait survolé Maui sur son mauvais côté.D'importantes expériences sur les modifications de l'organisme humain en apesanteur ont également été réalisées par Patrick Baudry, deuxième Français dans l'espace après Jean-Loup Chrétien, qui avait volé avec les Soviétiques en 1982.Le prochain vol de la navette ( Challenger ) est prévu pour la mi-juillet.Accord du Québec et du Wisconsin sur les pluies acides M MADISON, Wisconsin ™ (d'après CP) \u2014 Les représentants du Québec et du Wisconsin ont conclu hier un accord écologique général qui pourrait mener à une intensification de la coopération sur divers problèmes, dont celui des pluies acides.L'entente prévoit la création d'un comité conjoint Québec-Wisconsin qui se réunira au moins deux fois par an au cours des cinq prochaines années, pour échanger des données sur diverses questions d'ordre écologique, entre autres les pluies acides, l'élimination des déchets dangereux et la gestion des eaux de surface.Rapport annuel aux législatures Le comité proposera par ailleurs l'adoption de mesures spécifiques et de recherchps scientifiques mutuelles, et publiera un rapport annuel à l'intention de l'Assemblée nationale du Québec et de la législature du Wisconsin.« L'État et la province comptent la même population et sont en butte aux mêmes problèmes écologiques », a fait remarquer le ministre québécois de l'Environnement, Adrien Ouellette.«Je suis convaincu que nous pouvons partager beaucoup de projets pour l'avenir.> Alertes à la bombe à Rome et à Chicago tm ( D'après Reuter et AFP ) \u2014 ™ Un Boeing 747 de la compagnie américaine intérieure People Express, avec 441 passagers à bord, a dû effectuer un atterrissage forcé hier soir à l'aéroport O'Hare de Chicago à la suite d'un appel anonyme annonçant qu'une bombe avait été placée à bord, a dit un porte-parole de la compagnie.Les passagers du vol direct Los Angeles\u2014Newark ont été évacués et la police a procédé à une fouille systématique des bagages.Plusieurs heures après le début de la fouille, aucun engin explosif n'avait été découvert.Le correspondant anonyme avait téléphoné au service des réservations de la compagnie à Los Angeles.Le mystérieux correspondant n'a donné aucune raison et ne s'est réclamé d'aucun mouvement politique.Fausse alerte Une fausse alerte à la bombe a aussi contraint, hier soir, un DC-9 des lignes aériennes autrichiennes, assurant la liaison Rome-Vienne, à rebrousser chemin.L'appareil venait de décoller de l'aéroport de Rome Fiumici-no, avec 60 passagers et quatre membres d'équipage à bord, quand le commandant a été avisé qu'un interlocuteur anonyme avait téléphoné à Vienne, signar lant la présence d'une bombe a bord.L'appareil a fait immédiatement demi-tour et est revenu, se poser à Fiumicino, où des mesures de sécurité avaient été prises pour le recevoir.Les forces de sécurité ont fouille l'appareil de fond ci comble sans trouver quoi que ce soit.LE RALLYE AÉRIEN NEW YORK-PARIS Deux Montréalais prennent le deuxième rang pi PARIS ( AP ) \u2014 L'équipe \u2014 canadienne constituée de Julie et Juergen Puetter, de Montréal, s'est classée deuxième derrière deux aviateurs suisses, dans le rallye aérien trans-Atlantique de 7 700 kilomètres entre New York et Paris.Il ne s'agissait pas véritablement d'une course bien que des prix totalisant $20 000 aient été remis aux équipages qui ont fait preuve de savoir-faire dans l'art de piloter des avions légers.Encore le Canada chez les femmes La coupe féminine pour les meilleurs résultats obtenus par un équipage de femmes a été décernée à deux Canadiennes, Margot MacCutcheon et Adèle Fogle, toutes deux de Toronto, qui ont fait la traversée à bord d'un Bonanza Beechcraft.Le rallye avait été organisé pour souligner le centenaire de la Statue de la Liberté, un symbole d'amlté entre la France et les États-Unis.En tout, 33 avions se sont posés aux aéroports Le Bourget et Pontoise, au nord de Paris, après avoir contourné la Tour Eiffel, au terme de la dernière étape de 1050 kilomètres depuis Aberdeen, en Ecosse.La traversée de l'Atlantique depuis New York via le Canada, le Groenland et l'Islande était, de l'avis des organisateurs, le 1 premier rallye du genre et a at- ; tiré des mordus de l'aviation du | Canada, des États-Unis et de ; Grande-Bretagne.Un total de 68 avions, dont 19 : équipages canadiens, ont pris le '.départ à Morris town.N.J.il y a huit jours, mais plus de la moi- ! tie ont dû abandonner en cours ; de route; A 4* LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 25 JUIN 1985 Montréal célèbre la Saint-Jean dans un calme remarquable Un feu d'artifice aussi beau que ceux de La Ronde, mais si vite terminé ! mm De nombreux quartiers de \u2014 Montréal ont célébré la Saint-Jean-Baptiste au cours du long week-end, par des repas communautaires, des fanfares et le traditionnel bûcher.Au Parc Maisonneuve dimanche soir, ce fut une des Saint-Jean « les plus calmes > selon les policiers de la CUM.CAROLE THIBAUDEAU Le feux d'artifice a été particulièrement, prisé des spectateurs, qui lui ont seulement reproché de n'être pas assez long.« J'ai assisté à trois ou quatre spectacles du festival Benson & Hedges et je crois que celui de la Société Saint-Jean-Baptiste supporte très Photos ARMAND TROTTIIR off PIIRRE LALUMIÉRE bien la comparaison >, affirme Stéphan, un Jeune homme perché sur sa bicyclette.Un groupe de jeunes filles de l'Institut Reine-Marie (une des deux seules écoles secondaires pour filles uniquement à Montréal) s'est délectée du spectacle sur scène, qualifiant Martine Saint-Clair de « super ».Quelques garçons du cégep s'étaient joints au groupe et ne cachaient pas leur penchant très fort pour Véronique Béliveau.Bien qu'ayant défendu vigoureusement leur droit à étudier dans une école non mixte, les filles ont admis que leurs compagnons masculins étaient < très sympatlques >.Plusieurs merr.bres du groupe appréciaient, contrairement aux autres, le fait que le spectacle principal et le feu d'artifice soient déjà terminés à 11 h 30.¦ Le dernier autobus pour Laval part à 12 h 30 », a expliqué une des jeunes filles.La foule qui couvrait le Parc Maisonneuve était remarquable de calme malgré la bonne humeur générale.La rareté des contenants de bière constrastalt avec ce que les montréalais ont connu les années précédentes.Il était visible que les policiers avaient décidé cette année d'appliquer le règlement municipal qui interdit la consommation de boisson alcoolisée dans les lieux publics.Il restait, pour mettre un peu de folie dans l'air, les innombrables petits tubes phosphorescents que les spectateurs avaient mis autour de leur cou, de leur front et même en guise de collier pour leur chien.\u2022 Nous avons eu le contrôle absolu de la foule, a expliqué un io-licier du poste SI.II n'y a eu qu'une seule arrestation dimanche à cause d'une bagarre et une samedi alors qu'une persoane a voulu apporter de la boisson sur le terrain du Parc Malsonueu- .ve ».Quelques cannettes de bière ont ; néanmoins réussi à entrer dans le parc s'il faut en croire Alain Si- ! rard, un jeune homme de 22 ans : qui estime avoir amassé pour environ $20 de vieilles cannettes.« Il faut que je trouve une façon de faire de l'argent, explique-t-il.¦ J'étais coordonnateur pour ! ONET 85.Maintenant que le pro- ; gramme est tombé à l'eau, je n'ai \u2022 plus de job ! » « Matine Saint-Clair, elle est super! » disent les adolescents.Martine est par ailleurs marraine du mouvement « intégration-jeunesse».Le Parc Maisonneuve était entièrement couvert de monde dimanche soir, pour les Fêtes de la Saint-Jean.L'absence de contenants de bière contrastait avec ce que les montréalais ont connu les années passées.La foule était une des plus calmes jamais vues pour une telle occasion, de mémoire de policier.Vers 11 h 00, beaucoup de spectateurs ont considéré qu'ils avaient vu l'essentiel et des courants humains se dirigeaient vers les bouches de métro.Le chanteur Robert Leroux n'a pas manqué de succès auprès des jeunes.L'artiste est également porte parole du ministère de la Justice pour la campagne anti-drogue.GA70MJS T0ULÉSAMDICQJPJS Uepuis l'avènement du Sanctuaire du Mont-Royal, le travail sur le terrain est révolu.Fini.Dépassé.Les gens bien et perspicaces l'ont compris.Ce qui explique le succès que nous connaissons.* Vivre mieux est l'unique façon de se distinguer.C'est pourquoi nous insistons sur une architecture noble (d'ailleurs lauréate de grands prix).Sur un emplacement qu'on nous envie: un boisé paisible près de tout, mais niché sur la montagne.Sur des pièces vastes, aérées.Sur un ensoleillement total et des baies vitrées qui vous permettent un vue superbe sur le reste du monde.Sur des ascenseurs semi-privés: intimité oblige.le sancruaiQe Accédez A un nouveau mode de vie.du mont-royal CONDOMINIUMS PRIVILEGIES EN BORDURE OUEST 0 OUTREMONT 6000 CHEMIN DEACON, MONTREAL (914) 738-tOOO.01 PREFERENCE SUN RENDEZ-VOUS.Ici tcoiiOar 1031 ,1er .111.500 ./ t «L I eo.chm lit! || CM., SlSl.NI ?' 3 cil Ico.cbif 1711 ,1 Clr.», J1N9 fjCO \u2022 / Plntlwiiitl 2143 ,1 en .$310.000 .R Une chanteuse rock dont la popularité n'est plus à faire: Véronique Béliveau.^ ^ Alain Harvey et Alain Sirard;: n'ont pas perdu leur temps: ils reviennent du Parc Moi-son neuve avec les conte-; nanti de bière que les policiers de la CUM n'ont pas pu intercepter.«Quand les gens voient 5 cents à terre, ils se précipitent pour récupérer la pièce, de dire Alain Sirard.Alain affirme qu'il et raté son coop avec ONET 85.Le projet est tombé à l'eau mais le jeune homme continue à s'intéresser à la propreté de l'environne- LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 25 JUIN 1985 \u2022 A 5 Le prince Andrew accueilli comme une star au Nouveau-Brunswick Le prince Andrew s'est penché sur un jeune handicapé de Fredericton hier.la^photo CP mm SAINT-JEAN, N.B.( PC ) ™ \u2014 Le prince Andrew a poursuivi hier sa tournée du Nouveau-Brunswick.Mais les foules qui l'on accueilli à Fredericton et à Saint-Jean, deux villes dont la tradition loyaliste ne s'est jamais démentie, lui ont réservé un accueil digne d'un jeune premier d'Hollywood.« Il a tellement de charme », ont fait remarquer un groupe d'écolières de Saint-Jean au moment où le prince était accueilli par le maire Elsie Wayne.Tout comme à Fredericton, la majorité des 2 000 personnes qui se sont déplacées pour voir le visiteur royal étaient des femmes, surtout des adolescentes qui connaissaient déjà la réputation du jeune prince comme bon vivant.\u2022 Quant au prince Andrew, tout indiquait qu'il commençait à prendre plaisir à cette tournée royale.Il s'agit de la première tournée solo au Canada du fils de la reine Elizabeth et du prince Philip.Si à certains moments, Andrew a semblé mal à l'aise lors de sa visite à Fredericton dimanche et lundi matin, il était tout sourire et manifestement de bonne humeur quand il est arrivé à Saint-Jean.Peut être était-ce la température qui lui rappelait son Angleterre natale.Le ciel était sombre, le tonnerre grondait au loin et la pluie s'est finalement mise de la partie.En dépit des averses, la foule se pressait sur le passage du prince dans l'espoir que celui- ci s'arrête et leur adresse la parole, ce qu'il n'a pas manqué de faire à quelques occasions.Le premier ministre Richard Hatfield, qui pilotait le distingué visiteur, a visiblement très apprécié cette tournée.Il s'agissait de la première apparition publique de M.Hatfield depuis son hospitalisation, il y a deux semaines, alors qu'il s'est blessé quand sa voiturette de golf s'est renversée sur lui au cours d'un tournoi de golf.M.Hatfield a dirigé le prince vers des groupes spéciaux tels que des handicapés en fauteuil roulant et des légionnaires coiffés du béret et arborant fièrement leurs décorations militaires.Le prince a fait un faux pas à un certain moment.Il avait passé bien près de chuter plus tôt dans la journée au moment de monter à bord d'un bateau pour une ballade sur la rivière Saint-Jean.Villes bicentenaires Fredericton et Saint-Jean sont deux des villes les plus anciennes du pays.Elles célèbrent cette année leur bi-centenaire et la visite du prince Andrew constituait le point culminant de ces fêtes.Saint-Jean doit ses originess aux loyalistes qui sont venus s'établir au Canada lors de la guerre d'indépendance américaine.Ils ont par conséquent joué un rôle important non seulement dans le développement de ces deux villes, mais aussi dans le développement de la province du Nouveau-Brunswick.PLAISIRS D'ÉTÉ AUBAINES D'ÉTÉ! 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Re-né ! Re-né ! À sa place, je reviendrais sur ma décision : « Je partais parce que je pensais que vous me haïssiez, mais puisque vous m'aimez tant que cela, m'a'm ressayer pour un autre mandat! » Personnellement, ça ne me ferait ni chaud ni froid qu'il soit encore là pour quelques années.Comme ça ne m'a pas fait un pli sur le ventre qu'il parte.Je n'ai pas attendu son récent virage à 180 degrés pour me détacher du grand chef.J'ai toujours considéré cet homme-là comme un politicien comme les autres.Plus brillant que les autres ?La belle affaire.Plus honnête ?Pis après !.L'honnêteté est bien la moindre des choses quand on se veut un peu rusé.Si les idées qu'il incarne me furent un temps sympathiques \u2014 excusez, ce n'est pas du tout ce que je voulais dire, je reprends \u2014, si les idées, donc, qu'il a incarnées un temps me sont encore sympathiques, l'homme m'a laissé au mieux indifférent ; au pire, méfiant.Vous avouerais-je même que j'ai déjà regretté qu'il ne fût pas fédéraliste à la place de M.Trudeau, et ce dernier dans la peau d'un indépendantiste.Ah, comme j'eusse alors haï sans retenue M.Lévesque, ce que je n'ai jamais réussi tout à fait avec M.Trudeau.Je ne connais pas personnellement M.Lévesque.Une fois pourtant, il y a très longtemps, alors qu'il était chroniqueur au Journal de Montréal, il m'a cherché une mauvaise querelle en écrivant n'importe quoi sur un sujet qui, au fond, ne l'intéressait absolument pas (le sport amateur).Ne croyez pas que je lui en ai gardé rancune tout ce temps-là ! Et la présente chronique n'est pas un chien de ma chienne ! Contrairement à bien d'autres qui l'embaument comme s'il était mort, moi j'en profite pendant qu'il est vivant, voilà tout.Mais revenons à l'incident.J'y attache de l'importance parce que, dans sa mécanique, cet incident est très « politique ».Et ce n'est pas du tout une qualité dans ma bouche.Je me souviens, j'avais été blessé, mais surtout déçu.Je ne comprenais pas.M.Lévesque démolissait brièvement mes arguments, ce qui était de bonne guerre, mais il se faisait ensuite l'apôtre d'une thèse très répandue, à l'époque, dans les milieux du sort amateur, mais que lui, M.Lévesque, ne pouvait pas connaître : c'était pas son bag, c'était emprunté, pas senti.Je ne dis pas que c'était faux, mais de sa part, c'était super artificiel.Tout étant très efficace.Son papier avait rallié, je l'avais senti, tous les gens qui s'intéressaient à la chose.J'ai longtemps cherché là-dedans la leçon de journalisme.H n'y en avait pas.Il y avait une grande leçon politique par exemple, qui disait ceci : il est très secondaire d'avoir intimement raison.Ce qui importe, c'est d'être le plus fort.Et pour être le plus fort, il faut toujours donner raison à la majorité.C'est tout l'art de gouverner que je viens de vous résumer.Ce n'est pas René Lévesque qui l'a inventé, mais il aurait pu.Rappelez-vous un certain congrès, au Vélodrome, je crois.On parlait d'avortement.Et Lise Payette qui battait vaillamment le tambour des pour.Mais c'est René Lévesque qui finalement rallia les contre.Pensez-y rien qu'une seconde.René Lévesque, le brillant journaliste, le moins tranquille des politiciens de sa génération, le social-démocrate, disons-le : l'intellectuel de gauche.allons donc, c'est évident que sa position sur l'avortement est la même que la votre, que la mienne, la même que celle de tous les intellectuels de gauche.Mais il votera contre pareil ! Cela participe du même procédé que l'incident de tantôt.C'est le même calcul.La même prudence qui le fera aussi abandonner ou reporter l'idée d'indépendance.Il y en a qui appellent cela gouverner.Moi j'appelle cela de la politique.Et je nomme politiciens ceux qui la font.Et qu'est-ce que je m'en fous qu'ils restent ou qu'ils partent ! Quand Us partiront, d'autres les remplaceront qui se dépêcheront de sonder l'opinion de la majorité sur tout et sur rien, sur l'universalité, sur la peine de mort, sur l'indépendance, sur la culture des rutabagas en Abitibi, et qui ajusteront leur opinion en fonction de.Ils appeleront cela gouverner.Moi je dis qu'ils nous prennent pour des cons.Et cela fait tellement longtemps que les politiciens me prennent pour un con que je préfère mon jardin, mes vélos et mes chats à leurs projets de société.Je préfère mes petits égolsmes à leurs petites ambitions.Je préfère mes fictions éclatées à leur majoritaire réalité.Et leur chef peut bien partir.Ce n'est sûrement pas moi qui irai voter pour le remplacer.Conseils pour ne pas être une victime de la foudre S'il est toujours impossi-ble de prévoir où la foudre frappera, quelques précautions élémentaires peuvent vous mettre à l'abri du phénomène.PIERRE GINGBAS Pourtant, chaque année, surtout durant l'été, le hasard et la méconnaissance du public à ce sujet sont toujours la cause de quelques accidents mortels.Ce fut le cas la semaine dernière, lorsqu'une femme est morte frappée par un éclair sur un terrain de golf, dans l'Estrie.L'an dernier, la foudre touchait une tente dans la région de (Iran by et faisait deux morts.D'autres se souviendront de cette homme décédé en juillet 83, au parc Lafontaine, parce que l'arbre sous lequel il s'était réfugié avait été la cibje de la décharge électrique.Pour éviter la foudre, un conseil essentiel que donnent tous les météorologistes : fuyez les endroits découverts.Si vous apercevez un gros nuage noir qui vient vers vous et que, par surcroit, ce nuage « gronde », méfiez-vous.Si vous vous réfugiez dans une forêt, là encore il faut faire atten lion.Evitez les arbres isolés, ou encore celui qui domine tous les autres.Fuyez aussi ceux qui sont en bordure des champs.La foudre cherche habituellement la voie la plus courte et celle qui conduit le mieux l'électricité pour se rendre vers le sol.Si vous êtes debout dans un champ ( ou sur un terrain de golf ), dans une chaloupe, sur un lac ou encore sur la rive d'un lac ou d'une piscine isolée, vous êtes une cible parfaite.I) faut fuir aussi les abris non protégés sur un terrain plat et découvert.Les granges, les tours d'observation, les bateaux, les tentes ou les monticules de foin se rangent dans cette catégorie.Il vaut mieux 'descendre de sa bicyclette ou de son cheval durant un orage.En fait, l'endroit où vous êtes le mieux protégé contre la foudre, c'est au centre-ville, au milieu des gratte-ciel aux structures métalliques.f -i \u2022 V ' 4 A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 25 JUIN 1985 EDITORIAL PAUL DESMARAIS président du conseil d'administration ROGER D.LANDRY président et éditeur MICHEL ROY éditeur adjoint ^ CLAUDE GRAVEL ricrwtpur »i /lm .S i 1 1 \u2014 ¦ ¦ ¦ » ¦ m iww w \u2014ii^\u2014\u2014i ¦ > L'un des premiers à se pré \u2014 senter au bureau de la compagnie Air India, rue McGill College, hier, M.Normand Jutras, d'Aylmer, a pris l'avion à destination de Londres, dans l'espoir de rapatrier le corps de sa soeur Rita, 32 ans, qui a péri dans la terrible catastrophe survenue au large des côtes de l'Irlande.ANDRÉ CÉDILOT_ Enseignante en géographie au Cégep de l'Outaouais, Rita Jutras profitait de ses vacances d'été pour voyager à travers le monde.Elle était accompagnée de cinq ou six amies de la région d'Ottawa pour ce voyage en Inde.Dès son retour, le 13 juillet, elle devait repartir pour l'Egypte.«Contrairement à son habitude, juste avant de partir, elle avait remis à ma mère un tas de souvenirs et de photographies d'autres périples qu'elle a effectués dans le passé.» a déclaré Normand Jutras, comme s'il avait besoin de se confier.Il ne pouvait croire que sa soeur ait été tuée si bêtement, après toutes les aventures périlleuses qu'elle avait vécues au cours de ses nombreux voyages.«Lors d'un voyage au Pérou, elle avait passé plusieurs jours M.Normand Jutras était inquiet, hier, avant de prendre l'avion pour Londres.Il avait en sa possession une série de photographies de sa soeur Rita, 32 ans, professeur au Cégeg de l'Outaouais, à Hull, qui a péri dimanche, avec cinq ou six autres de ses d'Air India.amies, dans la catastrophe du Boeing 747 dans un village des Andes, au milieu des Indiens, sans qu'il ne lui arrive rien », rappelle M.Ju- tras, en sortant d'un sac un album rempli de photographies de sa soeur.Jack Patel photos Armand Trottier, LA PRESSE Lafif Âbduiboshir Avant de monter dans l'appareil d'Air Canada qui devait le conduire à Londres, il se disait évidemment très inquiet, puisqu'il ne sait pas ce qui l'attend de l'autre côté de l'Atlantique.«Je ne sais même pas si le corps de ma soeur a été repêché.On nous a aussi demandé d'être patients, puisque les autorités irlandaises nous empêcheront probablement de franchir leurs frontières.» C'est son beau-frère qui a appris la triste nouvelle à toute la famille, après avoir entendu un bulletin d'information à la radio.Après de vaines tentatives auprès de la compagnie Air India, les Jutras ont finalement obtenu la confirmation du décès de la cadette de la famille de la part d'un membre du Haut-Commissariat de l'Inde, à Ottawa.Hier, affirme-t-il, les employés d'Air India, même s'ils étaient débordés de travail, ont manifesté beaucoup de chaleur, d'empressement envers les familles éprouvées.Ils ont fait le tour des lignes aériennes pour lui dénicher le billet d'avion qui lui permette de se rendre en Grande Bretagne.Tous le* frais sont assumés par le transporteur indien.Le Père Léger n'est plus ¦Un missionnaire catholique, le Père Gérald Léger.65 ans, est au nombre des victimes de la tragédie d'Air India.Né à Saint-Stanislas, près de Valleyfield, M.Léger se rendait en Inde pour y prendre des vacances.Il a passé les 11 dernières années à Montréal, à titre d'organisateur pour la Société des missionnaires d'Afrique, mieux connus sous le nom des Pères blancs.Deux personnes de Trois-Riviè-res étaient également à bord du Boeing: Davinder et Feena Mar-jara, la femme et la fille du directeur du département de langue moderne de l'Université du Québec à Trois-Rivières.\u2022I Tous les membres de la communauté indienne de Montréal sont solidaires ¦« Nous sommes tous très tristes.Il n'y a pas de mots pour décrire notre état d'àme.Tous les membres de la communauté se sentent solidaires de ceux que la tragédie a frappés.» CAROLE TH1BAUDEAU C'est en ces termes que Latif Abdulbashir, gérant du restaurant indien Le Paon, à Montréal, commente l'événement qui a coûté la vie aux 329 passagers du vol 182 d'Air India, dimanche matin.« Ça fait 12 ans que je demeure au Canada et je connais deux familles touchées par l'accident », relate un des clients du restaurant, Bharat Patel.M.Patel explique que son ami Trivedi vit en Inde depuis un an et que sa fem- me et ses deux enfants sont restés au Québec tout ce temps.« Il avait d'abord voulu se trouver un emploi avant de les faire venir auprès de lui.Samedi soir, le reste de la famille pensait bien aller vivre définitivement en Inde.Le destin en aura décidé autrement.Trivedi ne les reverra jamais », affirme sombrement le jeune homme.Plusieurs Canadiens d'origine indienne interrogés hier par LA PRESSE croient à l'hypothèse de la bombe placée par des terroristes Sikhs dans la soute à bagages, bien qu'une dizaine de Sikhs se soient trouvés à bord du Boeing 747.«J'aurais préféré qu'ils se contentent de tuer leurs ennemis avec un revolver plutôt que de faire sauter 329 passagers », a commenté un autre client d'origine indienne.L'organisme Gurudmara, qui regroupe des Sikhs de Montréal, a fermé son école, hier, et a invité les écoliers à participer à des prières.Une enseignante de l'école, Mme Devinder Kaur Marjara, est au nombre des victimes de l'accident.Par ailleurs, à la Mission Hin-doux du Canada, un temple situé rue Bellechasse, toutes les festivités prévues sont annulées pour les trois prochaines semaines.« Nous ne conservons que les cérémonies religieuses ordinaires, les samedis et dimanches de 12 li 3d à 14 h, explique Jack Patel, le gardien de l'établissement.Deux ou trois cents fidèles se réunissent à chaque office religieux pour prier et partager un bol d'amandes et de raisins en guise de communion.« Dimanche, la cérémonie s'est déroulée avec beaucoup de larmes et de lamentations », relate M.Patel.Dimanche prochain, c'est l'anniversaire de la déesse Durga Mata, qu'on célèbre habituellement par un festin végétarien, comme le veut la religion.Mais la fête n'aura pas lieu cette année.M.Patel croit que les âmes se réincarnent un certain temps après avoir quitté leur dépouille mortelle.« Si elles ont vécu une vie en accord avec leur conscience, leur vie suivante sera encore meilleure », explique-t-il.Assurances : réclamations sans précédent D'après AFP et Reuter mm La catastrophe du Boeing *** 747 d'Air India va entraîner la plus grosse demande de dédommagements de toute l'histoire de l'aviation.Les sommes vont largement dépasser celles versées après la collision de deux B-747 dans les iles Canaries, en 1977, ou après la destruction du Boeing sud-coréen par les Soviétiques, en 1983.L'avion d'Air India était assuré pour 75 à 80 millions de livres (environ $140 millions) par la compagnie General Insurance Corporation of India, avec une réassurance à la Lloyd's de Londres.Ces dédommagements ne comprennent que le remplacement de l'appareil.Quant aux sommes réclamées par les familles, elles sont difficilement estimables à ce stade-ci.Selon le Centre de documentation et d'information de l'assurance de Paris (CDIA), la garantie «responsabilité civile» des passagers pour ce type de vol prévoit d'accorder au maximum $58000 par personne, ou $75 000 selon que l'on inclut ou non les frais de justice.Un porte-parole de la Lloyd's, M.Terry Titron, a déclaré que la somme des dédommagements était plus élevée que dans toute autre catastrophe aérienne à cause de l'inflation et parce que la tragédie mt classée comme une Sans femme ni enfants, Trilok Soni ne peut imaginer l'avenir : ,:| L'atmosphère était lourde, *** hier après-midi, chez M.Trilok Soni, dont la femme et les trois enfants ont péri dans l'hécatombe du Boeing 747 d'Air India.«Il ne peut répondre au téléphone.Il ne se sent pas bien du tout», a commenté un des amis venus lui tenir compagnie dans sa résidence de Bror ¦ ard.CAROLE THIBAUDEAU Le malheureux père n'avait encore reçu aucune nouvelle des inspecteurs irlandais chargés de l'identification des restes des victimes.Attendu impatiemment depuis la veille, le beau-frère de M.Soni est arrivé de Toronto hier, en fin d'après-midi.« Il est trop abasourdi par le choc, affirmait dimanche un ami.Mieux vaut qu'il décide avec le frère de sa soeur ce qu'il convient de faire maintenant.Peut-être la famille souhaite-t-elle que les corps soient ramenés en Inde pour y être incinérés.» Les deux beaux-frères ont convenu que Trilok partirait pour Londres mercredi.Le salon de M.Soni était rempli d'amis au visage consterné lorsque LA PRESSE l'a rencontré, dimanche après-midi.M.Soni répondait mécaniquement aux appels incessants du téléphone: les amis, les agences de presse européennes,^» télévi- sion et les journalistes canadiens, tout le monde voulait avoir des nouvelles du malheureux ingénieur.« Je suis incapable d'imaginer ce que sera l'avenir, répondait Soni.J'ai perdu, d'un seul coup, tout ce qui faisait ma raison de vivre.Je ne sais pas encore ce que je vais faire.» Une dizaine de personnes, dont une femme en sari, s'échangeaient les photos de l'épouse, Usha, de ses deux jumelles de 10 ans, Rina et Mone-ka, et de son petit garçon de 3 ans, Pankaj.« Ils étaient partis pour deux mois, visiter nos familles indiennes, relate M.Soni.En septembre, je devais recevoir mes parents de New-Delhi.¦ Sur le téléviseur, un bouquet de fleurs témoigne de la sympathie du comité de parents de l'école que fréquentaient les enfants Soni.Trilok était membre de ce comité.Certaines personnes présentes ne connaissaient que très peu M.Soni mais étaient venues par solidarité, pour soutenir un des leurs.Les familles d'origine indienne sont petites au Canada : les cousins sont en Inde ou dans une grande ville américaine.H est bon de pouvoir compter sur des amis.«Je suis allé d'une maison à l'autre depuis ce matin, a expli- qué, en entrant, un dénommé Kanju.Je connais environ 10 familles subitement endeuillées.» Les 279 victimes canadiennes du vol 182 d'Air India étaient en majorité parties passer des vacances dans leur famille.« Sitôt l'école terminée, on emmène les enfants chez leurs grand-parents indiens, explique Gobinda Bhowmicu, une des personnes présentes.Le scénario se répète chez de nombreux canadiens d'origine indienne, qu'ils demeurent à Vancouver, Toronto ou Montréal.» Cette coutume explique le nombre exceptionnellement élevé d'enfants parmi les victimes : environ 80 sur 329 passagers.La liste n'en finit plus des connaissances cruellement frappées par le sort.Dans le salon de M.Soni, on parle de Mahesh Sharma, de Notre-Dame-de-Gr&ce, qui a perdu subitement sa femme, deux filles et sa belle-mère.Mme Sakeo, dont le mari était entrepreneur, demeure seule ici avec deux filles: elle perd son mari et deux autres filles.« Il y a 35 000 personnes dans la communauté indienne montréalaise et nous sommes tous touchés, explique Bejoy Nanda.Nous connaissions tous une victime ou un de ses proches.Nous sommes tous en deuil.> M.Trilok Soni part domain pour Londres.Le malhourovx ingénieur de Brossard a perdu sa femme et sot trois offrants dans la tragédie «lu Booing 747 d'Air India. LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 25 JUIN 1985 A 11 L'explosion du Boeing d'Air India On entend faire appel plus souvent aux chiens pisteurs lors de la fouille des bagages, à l'aéroport international de Montréal, à Mirabel.Jusqu'à nouvel ordre, tous les bagages sont exceptionnellement fouillés à la main ou soumis au détecteur de métal dans les dix aéroports internationaux du Canada.Et les passagers s'y prêtent de bonne grâce puisque leur sécurité est en cause.Des mesures exceptionnelles de sécurité dans les aéroports du pays ¦ Le ministre fédéral des Transports, Don Mazan-kowski.a ordonné la mise en pla- ce de mesures de sécurité extraordinaires dans les dix aéroports internationaux du Canada, à la Responsable de la sécurité à l'aéroport de Mirabel, André Sauvé explique le fonctionnement du nouvel appareil de détection des explosifs.suite des deux tragédies survenues a Tokyo et au large de l'Irlande.Depuis dimanche, à l'aéroport de Mirabel, les préposés à l'accueil vérifient avec soin l'identité des passagers qui embarquent à destination de l'Europe, de l'Asie et de l'Afrique.Aux heures de pointe, la GRC affecte aussi un plus grand nombre de policiers aux entrées de l'aéroport, dans les corridors et dans toutes les aires accessibles au public.Tous les bagages sont exceptionnellement fouillés à la main ou soumis au détecteur de métal avant d'être placés dans les avions, tandis que la marchandise de fret est retenue au sol durant une période d'au moins 24 heures, avant d'obtenir le sceau des services d'inspection.Les responsables de la sécurité à Mirabel ont aussi acheté deux appareils électroniques servant à détecter les matières explosives.Au besoin, on peut aussi faire appel à des chiens pisteurs spécialement dressés à cette fin.Auparavant, à moins d'exceptions, on examinait seulement les bagages et les menus articles que les passagers i apportaient dans l'avion.M.Mazankowski a par ailleurs demandé aux autorités internationales d'appliquer des mesures de sécurité semblables pour tous les vols à destination du Canada.Les mesures de contrôle plus sévères édictées par le gouvernement canadien ont causé des retards de deux ou trois heures sur certains vols au départ de Mira- bel, dimanche soir.La situation devrait toutefois s'améliorer dans les prochains jours, avec l'ajout de quatre ou cinq détecteurs de métal.Dans l'intervalle, on invite les voyageurs a se présenter plus à bonne heure aux Toxto : ANDRÉ CtDILOT Photos t ARMAND TROTTIER guichets des compagnies aériennes.Le responsable de la sécurité à l'aéroport de Mirabel, M.Robert Beaudette, ne croit pas que l'engin explosif qui a présumément détruit le Boeing 717 d'Air India ait été embarque à Mirabel, puisque que le transporteur indien avait accru les mesures de contrôle sur tous ses vols depuis un mois.« La sécurité était aussi stricte que celle de la compagnie nationale israélienne.El Al », a-t-il dit, tout en reconnaissant qu'il n'y avait pas de système de sécurité infaillible.M.Beaudette a par ailleurs admis que la compagnie Air India n'avait pas suivi les directives de l'aéroport, à la suite de la découverte de trois valises suspectes, peu avant le départ de l'appareil, samedi soir.« On aurait normalement du trouver les propriétaires et leur faire ouvrir les valises.Au besoin, on aurai; même pu faire débarquer tout le monde et fouiller tous les bagages ».a-t-il dit.L'avion étant déjà en retard de 90 minutes sur son horaire, les autorités d'Air India ont simple- ment retenu les valises au sol.Un chien pisteur de la SQ a été appelé à vérifier leur contenu, mais il n'a rien trouvé d'anormal.« Un fer à repasser et un appareil ra-diophonique ont déclenché le détecteur de métal et provoqué la méprise », a souligné M.Beau-dette.Le Boeing 717 d'Air India s'est écrasé dans l'Atlantique-Nord, au large des côtes irlandaises, trois heures environ après son départ de Mirabel, vers 22h 13, où il avait pris 104 nouveaux passagers.En tout.329 personnes, dont 22 membres d'équipages, se trouvaient à bord de l'appareil qui se dirigeait vers New Delhi, via Londres.Avant le départ, à l'aéroport Lester B.Pearson, à Toronto, on avait remplacé l'un des moteurs, ce qui explique, en grande partie, le retard de 90 minutes sur l'horaire.Après son escale à Londres, l'appareil devait mettre le cap sur New Delhi et Bombay.L'autre catastrophe s'est produite quelques heures plus tard, à Tokyo, lorsqu'un engin contenu dans une valise a explosé à l'aéroport de Narita.peu après l'arrivée d'un avion de la compagnie CP Air, en provenance de Vancouver.Deux personnes sont mortes et quatre autres ont été blessées, dont deux grièvement.On ignore pour le moment s'il y a un lien entre les deux tragédies.Hier, des enquêteurs de la GRC.avec l'aide d'autres corps policiers, passaient à la loupe la liste des passagers qui sont montés à bord des deux avions, dans les trois grands aéroports canadiens Réunion spéciale de l'AITA vendredi Q| Des experts de l'Association interna-^ tionale du transport aérien (AITA) se rencontreront en réunion extraordinaire vendredi, à Montréal.Ils entendent réviser en profondeur tous les aspects de la sécurité dans les aéroports internationaux.CAROU THIBAUDEAU_ Selon M.Harry Atterton, porte-parole de l'association, il ne s'agit pas nécessairement d'augmenter la quantité des mesure» de sécurité mais de s'assurer qu'elles seront rigoureusement appliquées.« Il est primordial que les gens qui mon- tent à bord d'un avion soient totalement rassurés quant à la sécurité des bagages », explique-! -il.Des délégués du Canada et de l'Inde participeront à la réunion de vendredi.Les experts feront des recommandations qu'ils enverront aux gouvernements, aux compagnies d'aviation et aux aéroports.La tenue de cette rencontre a été inopinément décidée dimanche, à la suite de la catastrophe d'Air India, et compte tenu de la série d'attentats perpétrés récemment au Proche-Orient contre des sociétés aériennes.Tous les membres du comité consultatif de l'Arr.\\ ne seront toutefois pas à Montréal vendredi, puisque certains d'entre eux enquêtent actuellement sur les accusations portées contre l'aéroport d'Athènes en matière de sécurité.Rappelons que c'est un avion de la société américaine TWA au départ d'Athènes qui a été détourné, il y a deux semaines, par des radicaux chiites libanais et qui est toujours immobilisé sur l'aéroport de Beyrouth M.Atterton affirme qu'on n'a pas encore déterminé de façon certaine l'origine de l'explosion qui a détruit le Boeing d'Air India.Une des hypothèses de l'enquête veut que l'accident se soit produit avant que l'on puisse envoyer un message de détresse.Le porte-parole de l'AITA ne croit pas que les récentes tragédies fassent diminuer la clientèle des compagnies d'aviation.« L'industrie du transport aérien a atteint sa maturité depuis longtemps, soutient-il.Les gens qui prennent l'avion savent que le risque n'est pas plus élevé que quand ils voyagent en autobus.» L'AITA regroupe 138 compagnies de transport aérien.Son siège social est à Montréal.Son rôle consiste à fixer les normes de sécurité aérienne, de concert avec l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI).un organisme de l'ONU dont le siège est également à Montréal.131 corps repêchés Des 329 victimes de l'écrasement du Boeing d'Air India, parti de Toronto et arrêté à Montréal, dimanche matin au large des côtes irlandaises, les plongeurs avaient ramené, hier soir, les cadavres de 131 d'entre elles à l'hôpital régional de Cork, au sud de l'Irlande.téléphoto Rsuter téléphoto CP Mère Teresa demande le pardon Mère Teresa, la « nonne de Calcutta», espère que les familles des 329 victimes de la catastrophe de dimanche, le pire attentat (présumé) de l'histoire aérienne, vont pouvoir pardonner à ceux qui en sont responsables.Lauréate du prix Nobel de la paix en 1979, elle a rencontré hier la communauté indienne de Toronto pour prier avec elle pour les victimes de la tragédie.Devant l'escalade du terrorisme, Mère Teresa répond que seule la prière peut purifier les coeurs et apporter la paix.Elle était à Toronto pour inaugurer le nouveau siège de l'ordre des Missionnaires de la Charité, dont elle est la fondatrice.70 victimes de la région de Montréal ¦Sur les quelque 103 person nés qui ont pris, à l'aéroport de Mirabel, le vol 182 d'Air India, au départ de Toronto et à destination de New Delhi vja Londres, environ 70 étaient des citoyens de l'agglomération', montréalaise.C'est du moins l'estimé sommaire qu'a diffusé, hier soir, l'Association nationale des Ca-, nadiens d'origine indienne ( NA-COI).Selon le regroupement, le Boeing qui s'est abîmé en mer.causant la mort de :»2!> personnes, comptait aussi 26 citoyens de la région d'Ottawa, deux de.Burlington ( Vermont ) et quel-, ques familles du Nouveau-Brunswick.NACOI est une association qui.regroupe près de 60 000 personnes à travers le pays et dont le but est de faciliter l'intégration des immigrants d'origine indienne au Canada.Un capitaine a vu Vavion exploser tm MADRID (AFP) - Le ta-.^ pitaine d'un navire panaméen affirme avoir vu exploser le Boeing 747 d'Air India qui s'est abimé dimanche au large;, des côtes irlandaises, dans une' conversation captée par la radio maritime espagnole Onda Pesquera.Le nom du ba:eau n'a pu être obtenu, car Onda Pesquera a capté une conversation entre le capitaine Esteban Fraile et sa compagnie d'affrètement à ' Londres, alors qu'elle oiait déjà en cours.Dans la convention avec sa compagnie, M.Fraile.dont le porte - conteneurs se ¦ trouvait à environ 10 kilomètres du point de chute de l'apparetl, a déclaré qu'il avait vu la par'.*\"' arrière du fuselage de l'avion exploser avant de tomber À l'eau, à 7h 16 GMT.«Nous sommes actuellement-en route vers ce que je crois être le centre où est tombe l'avion, a dit M.Fraile.Il nous faudra environ une demi-heure» La mer et assez mauvaise.\u2022 \u201e.«Je crois qu'il y a beaucoup, de bateaux dans la zone car cette région est fréquentée par de.nombreux bateaux de pèche et est une route habituelle des ca?-*« I gos.Avant de tomber à l'eau, l'avion a fait deux tours sur lui- -même après avoir explosé, en éparpillant des débris et des , ' choses que je n'ai pu identifier, sur une surface d'au moins trois, \u2022 km.» .fo \u2022> !>, a \u2022» ¦\u2022 .' A LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 25 JUIN 1985 A 12 DJFQRM/ITiaNS NATIONALES Le PQ entreprend l'opération marketing [| Le Parti québécois entreprend la plus grande opération de ™ marketing politique de sa petite histoire.Trois mois pour élire un successeur à René Lévesque à la présidence du PQ au suffrage universel et tenter de faire oublier le mécontentement, d'une ampleur surprenante, de la population face à un gouvernement arrivé au terme de son mandat.Le défi est de taille, et la taxe anti-sociale de 9 p.cent imposée sur les assurances dans le dernier budget du ministre Yves Du-haime ne facilitera pas la tâche.On peut en outre prévoir une lutte sans merci entre les « néo-fédéralistes » et les «souverainistes », qui ne pourront guère faire autrement que de se déchirer sur la place publique.Officiellement il n'y a aucun candidat sur les rangs.Mais déjà les contradictions sont apparues dans les discours.La présidente par intérim du PQ, Nadia Assimopoulos, a déclaré en substance en conférence de presse qu'il ne saurait être question de remettre en cause le virage fédéraliste entrepris par son parti lors du congrès spécial du 19 janvier.Le conseiller au programme, Jules-Pascal Venne, estime de son côté que le droit à la dissidence existe toujours et que tout candidat aura le droit de proposer des changements.Deux points de vue qui démontrent bien que la «cohésion » pé-quiste, sérieusement amochée depuis plusieurs mois entre les tenants du pouvoir et ceux de la cause souverainiste, ne sera pas retrouvée facilement, ni dans les jours à venir ni d'ici la fin de cette course au leadership.Car, que Mme Assimopilos le veuille ou non, c'est justement la mise au rancart de l'option souverainiste et la volonté de signer une nouvelle entente constitutionnelle qui est à l'origine de la crise qui a secoué le PQ.Et ce sera forcément là l'essence même des discours de ceux qui vont tenter de devenir président du PO.Une lutte à deux?De tous les candidats possibles, il semble bien que la lutte se fera principalement entre les ministres Pierre Marc Johnson et Bernard Landry, du moins au premier tour.Si jamais il y avait un deuxième tour, un troisième candidat pourrait causer des surprises et réussir à se faufiler entre les deux principaux adversaires.On peut penser au ministre de l'Agriculture, Jean Garon, si jamais il décidait de tenter sa chance.Pour le moment, tout le monde réfléchit à son avenir, y compris MM.Johnson et Landry.M.Johnson, pour sa part, en a fait sourire plusieurs quand il a déclaré «qu'il se sentait,une responsabilité morale» et que c'est dans cette perspective qu'il analysait la présente situation avant d'annoncer sa décision.Considéré comme le grand responsable du tournant fédéraliste à des fins strictements eioctoralistes, M.Johnson porte aussi la lourde responsabiliierselott plu>>euB.d'avoirtout fait, depuis des mois, pour miner le Icadersnip de M.Lévesque et provoquer son départ.M.Johnson est aussi accusé d'avoir réussi à « unionnationali-ser » le Parti québécois pour réaliser ses ambitions personnelles et devenir, comme son père Daniel, premier ministre du Québec.Il peut donc s'attendre à devoir répondre à certaines accusations au cours de la campagne.Il ne pourra plus faire comme il l'a fait depuis des mois et se retrancher derrière un « silence prudent ».M.Johnson ne pourra pas non plus s'en tenir strictement à un discours économique, comme il voudrait le faire, pour donner la réplique à Robert Bourassa.Il devra démontrer aux militants qu'il a l'étoffe d'un chef.Landry, le souverainiste Même si les mêmes ambitions habitaient aussi M.Landry, son action et celle de ses supporteurs et organisateurs a tout de même été un peu plus discrète et il n'est pas vraiment perçu comme un partisan du « beau risque » fédéraliste.Les nationalistes, les purs et les durs de la cause, ne peuvent pas non plus trop lui reprocher de ne pas avoir imité ses collègues ministériels qui ont remis leur démission.M.Landry a toujours laissé savoir à ceux-ci qu'il préférait rester à l'intérieur du PQ pour pouvoir un jour récuper le discours souverainiste.Le week-end dernier d'ailleurs.M.Landry a déclaré qu'il croyait qu'il y avait toujours place pour parler de souveraineté à l'intérieur du PQ.Il indiquait clairement qu'il entendait en débattre, s'il décidait d'être candidat.Ce qui ne fait aucun doute dans l'esprit des observateurs de la scène politique.À certains égards, la crédibilité de M.Landry est beaucoup moins hypothéquée que celle de son collègue Johnson.Il existe d'ailleurs un mouvement mis sur pied il y a plusieurs mois et dont le but avoué est de bloquer par tous les moyens l'élection de Pierre Marc Johnson.On verra dans les semaines à venir si le leitmotiv « any body but Johnson » a du succès auprès des anciens et des nouveaux militants.Le grand risque de cette course au leadership c'est que le PQ en sorte encore plus divisé qu'il ne l'est présentement.Si cela est encore possible.Bédard est inquiet La situation inquiète au plus haut point le vice-premier ministre et leader parlementaire, Marc-André Bédard.Lors du caucus des parlementaires, en début d'après-midi samedi, il a lancé un appel à la discipline et à la rigueur.Même s'il n'a été investi d'aucune mission particulière par le premier ministre, M.Bédard entend lu; n agir comme préfet de disciple.M.Bedard a en effet déclaré qu'il ne tolérerait aucun coup bas entre les adversaires et les organisateurs.Et s'il le fallait il interviendrait personnellement pour rappeler les fauteurs à l'ordre.L'avenir du PQ est une chose primordiale pour ce pionnier, nembre du premier exécutif du parti et élu comme député de Chicoutimi sans interruption depuis 1970.M.Bédard entend veiller à ce que la campagne se déroule dans le meilleur climat possible, de façon civilisée et sans bavures.Dans les circonstances actuelles, on ne peut que lui souhaiter bonne chance.Recrutement des membres Le dernier Conseil national a aussi décidé que le recrutement des nouveaux membres se terminera le 15 août.Déjà les supporteurs des candidats sont sur la route pour « vendre » des cartes d'adhésion.Une situation qui permettra dans bien des cas à certains libéraux de voter aussi pour le choix du prochain chef.Ainsi plusieurs craignent-ils une certaine manipulation de la part des adversaires, susceptible d'entraîner l'élection d'un chef péquiste qui ne correspondrait pas aux aspirations des vieux militants de la base.Une situation qui rappelle à certains égards l'élection des duchesses du Carnaval qui découle du résultat de la vente de billets de loterie.Mais c'est sans doute plus démocratique dans l'esprit des membres de l'Exécutif national.Les péquistes retrouvent le sourire et se remettent à espérer le miracle -fi QUEBEC \u2014 Les militants péquistes ont quitté la Vieille capitale et sont retournés dans leurs régions respectives, la plupart pour prendre au moins deux ou trois semaines de vacances avant de se lancer sérieusement dans la lutte au leadership, à la fin de juillet ou au début d'août, tout dépendant des individus.PIERRE VENNAT_ Pour la première fois depuis des mois, et en dépit des sondages, le sourire, le goût de se battre et la bonne humeur sont réapparus.Pour tout dire, plusieurs croient le miracle possible, c'est à dire bloquer le retour au pouvoir de Robert Bourassa.Un bon nombre, plus prudents, se contentent de parler de « renouveau » ou de « résurrection » d'un parti qui semblait moribond et se satisfont de prédire qu'avec un nouveau chef, qui qu'il soit, le parti évitera l'effritement électoral.« It is a new ball game» Déjà, en un sens, un certain miracle s'est produit.Les péquistes ont retrouvé le goût de lutter, eux qui l'avaient perdu, il n'y a pas si longtemps.Certains, comme le député de Verchères, Jean-Pierre Charbon-neau, qui songeait à revenir au journalisme et laisser la politi- que, annoncent maintenant qu'ils vont se représenter et croient avoir des chances sérieuses de l'emporter.À la condition, souligne Réal Lafontaine, directeur administratif de la FTQ, défait le 3 juin dans Bourget, que le parti évite de recommencer le débat du 19 janvier dernier.Désireux de briguer à nouveau les suffrages lors des élections générales, il s'efforcera quant à luii d'enterrer les vieilles querelles.Sympathique à Bernard Landry, M.Lafontaine constate que la plupart de ses organisateurs ont tendance à appuyer Pierre Marc Johnson.Il semble s'en ac-comoder assez bien et croit que l'unité du parti ne sera pas pertu-bée par le résultat de la lutte au leadership pour autant que les militants fassent l'économie d'une querelle entre les « orthodo-doxes » et les « révisionnistes ».Il ne croit pas pour l'instant à une invasion des « orthodoxes ».« It is a new ball game », disait-on samedi aux cafés-terrasses de la Grande-Allée, signifiant ainsi que les règles du jeu sont maintenant changées.L'espoir renaît L'organisateur en chef du Parti conservateur du Québec pour l'est de la province, candidat dans Montmorency, rencontré par hasard au cours du week-end, s'inquiétait un peu des consé- quences de la lutte au leadership sur son parti naissant.« Pendant deux ou trois mois, se lamentait-il, il n'y en aura que pour les péquistes dans les médias.» Il se consolait cependant à l'idée qu'un pareil phénomène de publicité ne peut que nuire aux libéraux de Robert Bourassa, d'autant plus que, l'Assemblée nationale ne siégeant pas avant l'automne, ceux-ci perdent une tribune de choix pour répliquer.C'est d'ailleurs cette analyse que font les hauts fonctionnaires, qui prédisent des élections générales à l'automne.Officiellement neutres, ceux-ci sunt des observateurs très attentifs de la vie des partis, susceptible d'avoir des incidences directes sur leur propre carrière.« Les Québécois, c'est évident, veulent un changement », notait samedi soir un sous-ministre influent, attablé au célèbre « Aquarium ».Pour le moment, ce sont les libéraux de Robert Bourassa qui incarnent dans les sondages cette volonté de changement à tout prix.Mais il n'est pas exclu qu'un nouveau chef péquiste puisse répéter le miracle du « désormais » de Paul Sauvé, au lendemain de la mort de Maurice Duplessis.C'est du moins ce que croit le ministre Yves Bérubé.Bien sûr, il ne faut pas vendre la peau de i'ours avant de l'avoir Les candidats à la succession de René Lévesaque ne se sont pas encore fait connaître officiellement, mais la campagne des poignées de mains a déjà commencé.Deux des principaux candidats pressentis pour le poste, les ministres Bernard Landry et Pierre Marc Johnson, n'ont pas fait exception en fin de semaine.Ceux-ci devraient faire connaître leurs intentions avant la mi-juillet.MISE EN VEILLEUSE DE LA SOUVERAINETÉ Refaire le débat du congrès de janvier serait une erreur de jugement ( Mme Assimopoulos ) -:.si QUEBEC \u2014 Profiter de ¦***' l'élection à la présidence du Parti québécois pour refaire le débat qui a conduit à la mise en veilleuse de la souveraineté serait une erreur de jugement.YVON LABERGE de notre bureau de Québec_ Telle est l'opinion émise dimanche, en conférence de presse, par la vice-présidente et présidente par intérim du Parti québécois, Mme Nadia Assimopoulos.Selon Mme Assimopoulos, la décision de ne pas faire porter les prochaines élections sur la souveraineté a été prise en congrès et seulement un congrès dûment convoqué pourrait renverser cette décision prise le 19 janvier dernier.De son côté, la ministre de la Main-d'oeuvre et de la Sécurité du revenu, et candidate possible à la succession de René Lévesque, Mme Pauline Marois, abonde dans le même sens.« Il ne faudrait pas qu'on revienne sur ça, a-t-elle précisé.Ce serait refaire péniblement et durement un débat déjà fait et pour lequel on a pris position.» À cause de Landry Les craintes que ne soient rouvertes les plaies fraîchement re- fermées de la division interne de l'hiver dernier sont venues à la suite de certains propos de M.Bernard Landry, dont la candidature paraît acquise bien qu'elle n'ait pas été posée officiellement encore.Interrogé à savoir s'il comptait beaucoup d'appui au Conseil des ministres, M.Landry a dit qu'il en avait plus il y a dix mois.Sans les nommer, il faisait directement référence à certains de ses ex-collègues orthodoxes devenus indépendants.Invité à préciser s'il comptait sur leur retour, il a dit que cela n'était pas un élément fondamental.\u2022 Sans compter là-dessus comme un élément fondamental, devait-il déclarer, je suis dans une assez bonne position parce que j'ai essayé, durant cette période, de ne me brouiller avec personne.De garder les portes du dialogue ouvertes avec ton les groupes.» Pour le reste, M.Landry a ajouté que s'il devait être candidat, son nationalisme québécois ne fera pas mystère.Cela étant dit, il promet de faire une campagne de contenu.« Les questions nationales vont jouer un grand rôle, a-t-U dit.J'ai certaines vues sur l'économie et le développement social et sur l'ouverture sur le monde.Ce se- rait vraisemblablement les thèmes que j'exploiterais si j'étais candidat.» Johnson Le ministre doit prendre sa décision d'ici une quinzaine de jour.Sa collègue Pauline Marois, elle, la fera connaître après la naissance son enfant prévue pour le 7 ou le 8 juillet.Pierre Marc Johnson la promet pour très bientôt, le temps de poursuivre sa réflexion et les consultations nécessaires.Prancine Lalonde continue elle-aussi sa réflexion et l'avocat québécois Guy Bertrand fait de même.«Je la prendai, a dit Pierre Marc Johnson, à partir de certaines idées que je me fais de ce que doit être le progrès du Québec.En conformité avec les consensus au Parti québécois.» Cela présuppose, ajoute-il, que le PQ s'ouvre au plus grand nombre possible de Québécois pour qu'il redevienne le parti de tous les Québécois.\"Dans le but de battre le Parti libéral de Robert Bourassa\".» Affirmant ne pas avoir encore d'organisation, il promet que si sa décision est d'y aller, « on va s'organiser pour ça ».D est finalement assez touché que certains de ses collègues pensent autant de bien de lui et qu'on lui trouve autant de qualités! tué.les libéraux ont trop frais à la mémoire la déconfiture de John Turner en septembre dernier pour oublier que le fait de changer de chef et la publicité qui entourre une lutte au leadership ne constituent pas à eux seuls un gage de succès.Mais comme le déclarait à LA PRESSE l'organisateur chevronné Jean-Yves Pataloni, directeur de la campagne péquiste dans Saint-Jacques et orgnisateur conservateur au fédéral, « il y a quelques jours, on espérait sauver une dizaine de sièges.Maintenant on sent qu'on en sauvera au moins uhe trentaine.Ça devient plus intéressant de travailler et qui sait?» Samedi soir, sur la Grande-Allée, un Bernard Landry tout souriant serrait les mains de tous les clients de cafés-terrasses qu'il rencontrait.À quelques pas de là.également décontracté.Pierre Marc Johnson faisait de même, au risque, tous les deux, de tomber sur des touristes américains surpris.Pour tout dire, les péquistes ont retrouvé le sourire.Ouellette, Bertrand et Charbonneau appuient Johnson I QUEBEC \u2014 Au moins ™ deux ministres et un dépu té péquiste ont déjà donné publiquement leur appui à Pierre Marc Johnson, bien que ce dernier n'ait pas encore annoncé sa candidature à la présidence du Parti québécois.YVON LABERGE de notre bureau de Québec Les deux ministres sont Jean-François Bertrand (Communications) et Adrien Ouellette (Environnement).Le député est Jean-Pierre Charbonneau, qui représente les électeurs du comté de Verchères à l'Assemblée nationale depuis novembre 1976.MM.Bertrand et Charbonneau n'avaient jamais fait mystère de leur préférence.Nul n'avait prévu, par contre, la décision de M.Ouellette.Les trois hommes se sont dit convaincus, dimanche, à l'issue de la réunion du Conseil national du Parti québécois, que Pierre Marc Johnson est capable de mener son parti à la victoire lors des prochaines élections et d'empêcher ainsi le Parti libéral de Robert Bourassa d'infliger une cuisante défaite aux troupes péquistes.«Je continue à Croire que M.Johnson est capable de gagner les prochaines élections ».a dit M.Ouellette.S'il donne' un appui si hâtif à son collègue du Conseil des ministres, c'est pour en inciter d'autres à en faire autant et tenter ainsi de susciter une prise de décision rapide de la part de M.Johnson.M.Ouellette, comme ses collègues Bertrand et Charbonneau, croit que Pierre Marc Johnson ralliera à sa cause une majorité de la deputation péquiste et une majorité de ministres.Quant à Jean-François Bertrand, il voit déjà en M.Johnson un grand leader capable de rassembler derrière lui des gens de tous les horizons politiques.«C'est un homme de consensus, a-t-il commenté dimanche.Il peut assumer son leadership avec douceur et fermeté à la fois.» Il se dit par ailleurs convaincu que le ministre de la Justice pourrait refaire de son parti le véritable parti de tous les Québécois et de toutes les Québécoises.Jean-Pierre Charbonneau, lui, n'a jamais caché sa sympathie à l'endroit de Pierre Marc Johnson.Et ce, avant même que la course au leadership ne soit annoncée.Il voit d'ailleurs dans la personne du député d'Anjou « une force de caractère exceptionnelle ».Témoignant de cela, le député de Verchères explique que tout le temps qu'a duré l'incertitude entourant le leadership de M.Lévesque, Pierre Marc Johnson s'en est tenu à une consigne du silence des plus strictes.«Ça doit donner confiance en la force de son leadership.» Tant les ministres Bertrand et Ouellette que le député Charbonneau sont persuadés que d'autres de leurs collègues feront comme eux dans les prochains jours et donneront leur appui à la candidature de M.Johnson. LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 25 JUIN 1985 A 13 Les Grands Lacs sont sérieusement menacés par la contamination des eaux de surface ^ VOYAGES Les plus beaux voyages aux meilleurs prix PfRMIS DU QUEBK ¦SAULT STE-MARIE, Ontario ( d'après CP ) \u2014 La contamination des eaux de surface du bassin des Grands Lacs représente une menace très sérieuse pour la principale réserve mondiale d'eau douce.C'est ce qu'affirme la Régie de la qualité de l'eau des Grands Lacs, dans un rapport qui doit être soumis dans le courant de la semaine à la Commission internationale conjointe, à Kingston, Ontario.Dans ce document, l'organisme propose qu'une étude détaillée soit entreprise afin de déterminer l'effet de la contamination de l'eau de surface sur le système hydraulique des Grands Lacs.Toutes les régions bordant les Grands Lacs sont considérées comme possédant un potentiel de contamination élevé ou modéré, tandis qu'il est généralement faible dans le sud-est de l'Ontario, le sud-ouest du Michigan, l'État de New York, la Pennsylvanie et l'Ohlo.Le rapport souligne que si la qualité de l'eau des Grands Lacs s'est généralement améliorée depuis les années 1970, la menace causée par les toxines et leur rapport probable avec les tumeurs des poissons exigent des études plus approfondies.On a relevé des tumeurs sur les poissons dans tous les Grands Lacs et les cours d'eau qui y sont reliés, et bien que l'on soupçonne que la cause en soit les toxines, la chose n'a pas encore été directement prouvée.Le document de 212 pages souligne qu'on a cherché à déplacer les poissons vers les secteurs où la qualité de l'eau avait été améliorée, mais qu'ils y avaient été contaminés par les produits chimiques contenus dans les sédiments, contractant diverses formes de cancer et d'autres anomalies.Projet de sécurité du travail identique partout au monde ¦NATIONS UNIES, Genève ( AFP ) \u2014 La catastrophe de Bhopal, qui a fait plus de 2 000 morts en décembre dernier en Inde, a été évoquée hier devant la 7le Conférence générale de l'Organisation internationale du travail ( OIT ), réunie à Genève, lors d'un débat sur un projet de recommandation concernant les services de santé du travail.Ce texte prévoit notamment que les entreprises nationales ou multinationales devraient fournir aux travailleurs de tous leurs établissements, sans discrimination, les prestations ( en matière de prévention et de santé ) répondant aux normes les plus élevées, quel que soit le lieu ou le pays ou ils sont situés.Une telle disposition devrait éviter \u2014 comme ce fut le cas lors de la catastrophe de Bhopal \u2014 que les travailleurs d'un établissement d'une multinatio-r\"'e situé dans un pays en voie de développe-m;nt soient moins bien protégés que ceux d'un autre établissement de la môme société implanté dans un pays développé.Selon plusieurs représentants des employeurs, cette disposition risque d'empêcher le développement d'une politique cohérente des services de santé puisqu'elle ne toucherait pas les entreprises nationales n'ayant qu'un seul établissement.Un autre article de la recommandation a également soulevé des objections des employeurs.Il stipule que l'employeur et les travailleurs devraient coopérer et participer \u2014 sur une base équitable \u2014 à la mise en oeuvre de l'organisation des services de santé de l'entreprise.Le délégué des employeurs belges s'est élevé contre cette cogestion quotidienne des services médicaux.Résultats é I Tirage du I2-06-W Prochain gros lot 1800000,00$ appro* 1 7 15 20 31 45 no rompit- mvnttttrv 22 GM 66\tIK'ANTS I.OTS 2 1 932 002,80$ 5/6 +\t10 76 822,20$ 5/6\t362 162180$ 4/6 N\t18173 62,10$ 3/6\t322651 10,00$ Ventes totales: 17212150,00$\t Ia'\\ mmtiiliU's tl't'inaisM'tit'iii hilïrts gaNijant* tyunlmpnt\t au vrrtu c/cx htllrt* En Appelez des aujourd'hui.Nous conviendrons d'une date pour une demonstration gratuite.1-800-361-9140 Vous pouvez maintenant faire profiter chaque minute de U journée.Bell Cellulaire 7 T. A 14 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 25 JUIN 1985 du 1*3* esse Femme de l'année 85 La reconnaissance des \\ ¦ femmes en management
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