La presse, 26 octobre 1985, D. Arts et spectacles
[" ARTS ET SPECTACLES J-j I j petite boite où l'on mange bien \u201e LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 OCTOBRE 1985 Michel Tremblay: ma Il y a un an el demi, alors ™ que Michel Tremblaj s'était réfugié a Paris pour rédi j»it «Les nouvelles d'Edouard», .lean Duceppe communiquait avec lui pour lui proposer d'écrire une adaptation québécoise du «Revizor» de Gogol.Tremblay se souvenait vaguement avoir lu celle piece, alors qu'il était adolescent.Il se procure donc une Gogol au Québec RAYMOND BERNATCHEZ réédition de l'oeuvre écrite en 1836, redécouvre toute la saveur de cette comédie humaine et constate tout le parti qu'il pour rait en tirer en la resituanl dans le Québec des années 50.Trembla] s'est emballe pour le projet.Jean Duceppe a donc eu son texte.«Le «ars de Québec», qu'il présentera au Port-Royal de la ['lace des \\rts du :iu octobre au 7 décembre En écrivant le «Revizor», do t»ol.qui vivait alors dans la sainte Russie du Tsar Nicolas 1er, a voulu ridiculiser le systô me de corruption qui s'était ins taure à tous les echelons.Il ima gina subséquemmenl la situation suivante: le gouver Heur d'un patelin de province apprend, par une indiscretion, qu'un «revizor» ou commissaire-enquêteur si vous prêterez, viendra sous peu passer au crible tous ses sen ices administra tifs.La nouvelle l'ait tache d'huile et seme la panique dans tout l'arrondissement puisque l'élite locale, du gouverneur jusqu'au directeur des postes, en passant parle juge et les marchands, de tournent les l'omis de l'Etal a des fins personnelles et pressurisent ceux qui leurs sont hiérarchiquement inférieurs.On découvre simultanément la présence, a l'auberge du village, d'un jeune homme, accompagné d'un serviteur qui s'annonce publiquement comme étant un fonctionnaire de Pctersbourg el qui séjourne dans la place de puis plusieurs jours.Catastrophe' Le renard était déjà dans le poulailler Que faire'.' Se le concilier, faire .elon ses volontés, surtout ne rien lui refuser.L'héberger royalement, lui proposer de l'argent, tout ce (pi'il voudra pourvu qu'il ferme les yeux sur les malversations des autorités civiles et marchandes, Khlestakov, c'est le nom du jeune homme, n'est pas plus «re vizor» que tsar.Il comprend néanmoins la méprise et s.iisit promptemenl tout le parti qu'il peut en tirer 11 siphonne allègrement l'argent de tout ce beau monde puis, sentant la soupe chaude, Ole avec son butin a boid d'un equipage somptueux offert gracieusement par ses hôtes par trop empresses.Voilà pour l'oeuvre originale.Voyons maintenant ce que Michel Tremblay en a fait.Ayant supprime tout le cinquième acte ainsi (pie Mi personnages pour n'en conserver que 12, il a reproduit grosso modo la même situa lion mais dans le temps des Fêtes, a Sainte Hose de lama, en 1952, sous Maurice Duplessis.Son fonctionnaire en disgrâce, Hubert Lalonde, est de passage dans le seul village Rouge du canton alors (pie «Le nars de Québec», un inspecteur «encrai envoyé special du gouvernement, doit débarquer dans là place pour demander des comptes aux élus et aux autres.Feront partie de la distribu tion: Monique Miller.Raymond Bouchard, Denis Bernard, Bè non Girard, Hubert Loiselle, Chantai Beaupré, Claude Laroche, Normand l.evesque.Michel Daigie, Manon Gauthier, Raj mond Legault et Jean Duceppe Sous la direction de Gilbert Le page dans les decors de Marcel DauphinaiS et les costumes de François Barbeau; Michel Tremblay qui n'avait pas écrit une comédie depuis belle lurette, la dernière, -l.es héros (te mon enfance», ayant ele jouée chez Marjolaine en l!(7(i.a eu.semble t il.beaucoup de plaisir ,i renouer avec le «cure, «ils (ses personnages) vont plus loin dans le plus beau contl (pie (pie dans le texte original.Ils sont également a la lois plus cyniques, différents parce que plus conscients.L'adaptation, pour suit l'auteur, c'est une vacances.Tu n'as pas a imaginer les situa lions, elles sont la.J'ai eu plus de difficulté, par exemple, a ira dmre «Oncle Vania», parce qu'il faut respecter l'auteur, qu'à fai re les adaptations >Madcmoisel le Robertfc boit un peu».«L'effet des rayons Gamma sur les vieux «arçons» ou «J'ramasse mes p't its pi j'pars en tournée» Pour ce qui est de l'adaptation, c'est la premiere 'ois (pie j'aborde une pièce tirée d'une oeuvre (pli in st pas américaine.» Et Tremblay d'expliquer qu'il n'est pas plus déshonorant d'adapter un texte que de taire PAGE D 4 Joe Bocan: le poids de la grande nouveauté tM II y a deux ou Irois ans.\"~ Claude Meunier el Serge Thériaull s'inquiétaient à la veille du tout premier spectacle des Lundis des Ha! Ha! au Club Soda.L'an dernier, Michel Le-mieux se mourait de trac avant de risquer Solid Salad au Spectrum.L'ouratfan Michael .lack son avait déferle sur le Québec et Letnieux s'accrochait à ses rêves.11 y a quelques jours, je rencontrais .lue Bocan, dans un restaurant situe à linéiques pas du Mil/eu, l'ancien New Yorker qui deviendra la salle de predilection des artistes intermédiaires C'est l'histoire qui se répète.JEAN BEAUNOYER «C'est exaltant et terrifiant à la fois parce qu'on attend beaucoup de ce spectacle», admettait Joe Bocan qui porte le poids de la grande nouveauté de la saison.Parce qu'il faut bien dire que personne n'a ete écrase, ému.renverse, ébloui par qui que ce soit ou par quoi que ce soit depuis la rentrée.C'est le tout Montreal el probablement tout le Québec qui attend, quel qu'un, quelque chose qui pour rait tout autant rejoindre la pla nete en plus du Québec, On a déjà vécu Charlebois.Diane Du fresne, Beau Dommage et aujourd'hui.peut être Michel Le mieux si le génie tient le coup, peut être Joe Bocan, peut-être quelqu'un d'autre Qui sait?Personne Surtout pas Joe Bocan qui arrive au bon moment, soit, mais qui ne veut surtout pas briller les étapes: «Je n'aime pas les rushes.Tout s'est d'ailleurs déroulé trop rapidement depuis neuf mois.Apres mon spectacle a l'Kskabel, on m'a propose des televisions, un dis que, une comédie musicale.J'ai accepte, mais je veux pousser tout à maturité.Le prochain al bum est prévu pour les fêtes, mais il retardera probablement jusqu'à ce qu'il soit prêt» Le prochain spectacle qui commence le :ïl octobre au Milieu, pour une durée de trois semaines, n'a pas la pretention de combler tous les désirs et d'atteindre tous les sommets: «C'est un tout nouveau spectacle parce que j'ai voulu reprendre tout à zéro, eorriner les erreurs du premier et aller jusqu'au bout de mon évolution».Ce premier spectacle solo qu'elle présentait a l'Kskabel n'a pas i-te facile: «il fallait être naïve ou inconsciente.J'ai inves li un an de salaire dans ce pre mier show.Il m'a coûte $'201)00 et j'ai reçu beaucoup d'aide dont celle de mon pere.Tu sais, il faut investir pour démarrer dans ce metier, il n'y a pas de prince charmant.Il a fallu bûcher, attendre, faire mes preuves.Le producteur Jean-Claude Lespérance m'a fait confiance, mais il faut bien préciser qu'il s'agit d'une co production avec Jean-Claude Lespérance qui a consenti a prendre des risques Je n'ai pas l'intention de changer et mes concessions sont mineures: pas un spectacle hermétique mais un show qui me ressemble».A l'âge de 1!S ans, Joe Bocan.arrive sur les planches des variétés après une carrière de comedienne.Kile a chante quel ques minutes dans Passer lu nuit, un peu plus longtemps dans l'oeuvre dramatique Défendu après avoir remporte un deuxième prix derrière Jean Lecler au festival de tlranby et puis, elle a tenté le grand coup l'an dernier .i l'intérieur d'un one woman show a l'Kskabel.Un spectacle souvent maladroit mais apprécie a sa juste valeur par l'en semble des critiques montréalais.On a parle de magnétisme, de sens animal, d'une presence, PAGE D 8 Photo Denis Courville, LA PRESf.E La danse a Bogival, 1882-3 Photo Museum of Fine Arts, Boston PIERRE-AUGUSTE RENOIR À BOSTON Apres Londres et Bans ou elle a attiré des foules records, la grande exposition Renoir est finalement arrivée a Boston ou le Museum of Fine Arts, battant bannières tricolores, l'accueille jusqu'au \") janvier 1986 Voir l'article de Jocelyne Lepage en page E 1 UIM (tu; Sonia JULIA BDMA (f WIUUM HUM \u2022 MEILLEUR ACTEUR \u2022 FESTIVAL M CANNES ^Bj LE BAISER DE LA FEMME ARAIGNEE A ( « ISS of me SPIDER WOMAN)______/ D 2 LA PRESSE, MONTREAL.SAMEDI 26 OCTOBRE 1985 LITTÉRATURE AU PLAISIR DE LIRE La nostalgie et les racines Andrée Chedid M Simone Signoret n'est plus, \u2014 elle est partie et c'est triste.Il y a des personnes qui s'avancent vêtues d'un halo, d'une sorte d'aura, d'une poussière de rêve, et la Signoret était de celles-là.Casque d'or: un vieux film comme une nostalgie, en noir et blanc, et l'on n'a jamais fait mieux en couleurs.C'est étrange et c'est heureux.Vive l'inexplicable.Andrée Chedid est une dame très douce et très tendre, qu'on aurait envie d'avoir pour amie.Elle est aussi un poète, de ceux qui n'écrivent pas toujours en vers, mais dont on sent en les lisant que leur littérature provient toujours d'un monde intérieur très fort et fait de mille sensations enchevêtrées.Alors, chaque roman d'Andrée Chedid nous touche, aucun ne nous laisse indifférents.Le dernier s'appelle La maison sans racines.D'origine libanaise, née au Caire.Écrit en langue française.Est venue voir l'Amérique.Ces trois choses-là se retrouvent dans le roman, qui mettra en scène une grand-mère nommée Kalya, libanaise d'Egypte exilée à Paris, et sa petite fille Sybil JACQUES FOLCH- collaboration spéciale BANDES DESSINÉES Paw! Paw! t'es mort! En partant c'est le coup de lit grande vignette! Comme une deuxième pane couverture, l;i premiere vignette de l'album fait la page au coin plet.Elle est 1res belle cette grande vignette qui vient frapper à la porte de ma mémoire d'images pour se faire une petite place.GILLES RACETTE (collaboration speciole)_ El ii pense alors a la chambre d'Horus ou Blake et Mortimer surprennent Abdel Razek terras sant le méchant Olrik.Je pense aussi a Tintin, au capitaine et à Miluu.assoiffés et épuisés, marchant dans le désert après l'écrasement de l'hydravion Quelles grandes vignettes! Ici.dans Le prive d'Holly wood, les erreurs comme vues au microscope, seront Impardonnables On devra respecter la perspective et les jeux d'ombres, rigou reusement.Il faudra atténuer les teintes à cause des grandes dimensions du Plan, cause aussi du smog d'Hollywood en cette fin de journée de septembre l!):t!i.Le ciel noir ne devra pas L^privé d'Hollywood écraser la ville.Une atmosphere à rendre d'un seul coup avec son agitation ordonnée el sa quiétude précaire l'n veritable lest J'avais lu de Berthet Couleur cale qu'il avait fail avec An drieu.Un album qui déboulait à un train d'enfer.La critique de la politique coloniale de la Belgique au Congo pendant les années folles y était féroce La fin était remarquable.Le texte, explicite el envahissant, avait été astu- cieusement regroupé dans des médaillons.Le héros s'appelait Lloyd.Dans Le privé d'Hollywood, le héros s'appelle Hippolyte Fynn mais ressemble à Lloyd.L'intri gue se passe dans les milieux du cinéma.On tourne un film d'horreur: or l'horreur sortira du film, envahira le studio puis ma tranquillité.Il y aura des coups de feu et des morts troues.El du sang sur une musique de Glenn Miller, mettons American Patrol.Et quelques cliches d'usage pour faire vraiment «époque»' l'omniprésente cigarette, la v isi-te guidée dans un studio en plein tournage, un irrespect total pour la police qui d'ailleurs le mérite bien ici, la villa cossue gardée par le chien féroce, le coup de théâtre de la fin et les 1res «cinématographiques» flash back monochromes.Ça tombe en place aux bons moments, aux bons endroits.Quelques pris: viennent officiellement cautionner la qualité du travail de Berthet.en 1978 le Prix du ministère de la Culture française de Belgique, en 1981 le l'rix Spatial Création el Style et enfin la Sonnaille d'Argent au qui vit aux Etats-Unis.Ces deux personnes se rencontrent au Liban, elles ne se connaissaient pas.Embrasser sa grand-mère pour la première fois, alors que l'on a douze ans.Revoir le Liban, à l'âge de cinquante ans, le Liban que l'on quitta à douze ans.Tels sont les avatars de l'exil, cette maison sans racines.Tout est dans le manière?Alors, celle d'Andrée Chedid est bonne et nous fait tout appré cier.Le récit se déroule sur trois plans bien précis.Le premier: une scène de rue en 1975, à Beyrouth: deux jeunes femmes lasses des querelles entre frères libanais, décident de faire un geste symbolique, aidées en cela par la population tout entière d'un quartier.Le geste sera simple: elles iront l'une vers l'autre, vêtues d'amples robes colorées, la musulmane Ammal et la chrétienne Myriam, elles agiteront leurs écharpes au milieu de la place, en signe de paix.Alors d'autres femmes et hommes qui attendaient ce geste, se mettront en route eux aussi.De rue en rue, de place en place, la ville sera envahie par les frères et les soeurs de la paix, et de la liberté.Second plan du récit: les quel ques journées qui ont précédé ce beau geste d'amour.C'est-à-dire l'arrivée au Liban de la grand-mère venue de France et de la petite-fille venue des États Unis, leurs retrouvailles, les cent gestes et paroles de connaissance et de reconnaissance.Troisième plan: Kalya, bouleversée par les événements de 1975, se souvient du temps où elle avait douze ans, elle aussi.Lui reviennent en mémoire les instants de bonheur et les tendresses de 1932.En ce temps-là, c'est elle qui rencontrait sa grand-mère, Nouza, et décou vrait Paris, et le grand-oncle Parla, et la gouvernante Suissesse, et Nicolas.Découvrait?Peut-être pas: c'est le souvenir et la nostalgie, plutôt, cette nostalgie dont on a beaucoup parlé à pro pos de Signoret, et qui n'est plus ce qu'elle était, paraît il.Pourtant oui.dans ce livre de Andrée Chedid.la délectation triste et le plaisir du regret sont immuables et produisent les effets escomptés.Une sorte de vague à l'âme evanescent qui vous donne envie de vous vautrer sur des coussins bouffis et de fumer un long, long narghilé dont on entend les oui les bouillir et de dire à votre compagne, elle aussi rêveuse, quelque profonde pensée sur la sottise des hommes qui se bat tent dehors, dans les rues chaudes de Beyrouth où le crépite- La maison sans racines Ramm ment des mitrailles a remplacé les modulations du muezzin.Vous n'avez point connu cela?Moi non plus, moi non plus.Mais c'est tout comme, si vous lisez ces évocations des années trente, qui se mêlent aux drames et aux bonheurs d'aujourd'hui.Le Liban était un mauvais sujet de roman, à premiere vue.le pen sais cela.Je n'en suis plus très sur.Mais surtout.Andrée Chedid nous raconte une histoire de femmes \u2014 surtout de femmes \u2014 placées devant et à côté de la sottise et de la folie des hommes.C'est le point de vue qui est intéressant, et même passionnant: à travers les yeux embués de larmes (pas toutes de tristesse) d'une femme qui est continuellement au contact du sensible le plus evanescent.Comme tous les poètes.Andrée Chedid: LA MAISON SANS RACINES, roman, 248 pages, Éditions Flammarion, Pans, 1985.Festival 1984 de B.D.à Sierrc.Ayons l'oeil maintenant car bientôt ce sera Mortes saisons que Berthet a signé avec Andreas qui nous avait donné les deux albums de Bork.Ça promet.LE PRIVE D'HOLLYWOOD, par Berthet.Rivière et Bocquet.Ed.; - 40 pages.$6.95.LLOYD: COULEUR CAFÉ, par Philippe Berthet et Antoine An-drieu.Coll.«Dupuis Aventures-No I.Ed.Dupuis.4N pages.BABUTÎQNS DIVERS Tout ce que vous pouvez fair* avec votre ordinateur - Adam d* Coleco, par Jerry Willis, Merl Miller et Nancy Morrice,206 pages.Editions de Mortagne.Prix: $14.95.Tout ce que vous pouvez faire avec votre ordinateur - PC,PCjr d'IBM et compatibles par Jerry Willis, Merl Miller, Deborrah Willis et Nancy Morrice, 330 pages.Éditions de Mortagne.Prix: $14.95.La seconde Guerre mondiale, texte de Michel Pierre et Annette Wieviorka,recherche iconographique de Martine Mairal,70 pa-ges.Éditions Casterman.1900 - La naissance du siècle, par Noël Bosetti.recherche iconographique de Martine Mairal,70 pa-ges.Éditions Casterman.les aventures de Pinocchio, par Carlo Collodi.trad.par Nathalie Castagne.illustrations de Carlo Chiostri,236 pages.Éditions Gallimard.La vérité sur le Burundi par Boni-face Fidel Kiraranganya.llO pa-ges.Édilions Naaman.Pour piano seuL par André Mau-rois,410 plages.Éditions Flammarion.les Lorrains en Amérique du Nord, par Jean Houpert,517 pages.Éditions Naaman.Stalky et de, par Rudyard Ki-pling.trad.par Paul Bettelheim et Rodolphe Thomas, illustrations de Roland Sabatier,285 pa-ges.Editions Mercure de France.La vie sexuelle, par Gilbert Tordj-man.48 pages.Éditions Nathan.Prix: $9.95.Ancien et Nouveau Testament.textes choisis par Jacques Delval et Jean-Pierre Manigne, 174 pa ges.Éditions Nathan.Mort d'un prêtre par patrick Michel et Georges Mink,textes traduits du polonais par Maryla Laurent,345 pages.Éditions Fayard.Prix.: $22.TRADITION Robert Bateman chez Ogilvy Un léopard à l'affût, en Tanzanie.Une chouette des clochers tapie dans un cimetière d'Angleterre.Robert Bateman, peintre naturaliste de renom, vous invite à un safari peu ordinaire.Venez découvrir le monde de ce grand voyageur et artiste.«L'Univers de Robert Bateman».Plus de 90 planches en couleurs et commentées.55$.Robert Bateman nous fera l'honneur de sa visite au cours de laquelle il présentera lui-même un diaporama et dédicacera son tout dernier livre.C'est un rendez-vous, le mardi 29 octobre, de 12H45 à 15h, aux salons du Tudor Hall, cinquième étage, centre-ville.Livres, rez-de-chaussée, centre-ville.Écrire ou composer le 842 7711.OGILVY Livres, des livres, encore des livres 25 50e 12° RIEN de PLUS CHER QU'UN POLAR gui PEUT FAIRE ÇA?PJERRE- ROGER NADEAU.- ADRESSE: KueBoYER ownrTrfc M.diaShi-, 7gtur* ml-me le d i Franche 251 Ste CatherineE.CENTRE VILLE \u2022 BURVIEW POINTE CLAIRE \u2022 LES GALERIES D'ANJOU \u2022 CARREFOUR LAVAL \u2022 le travail \u2022 l'orientation et la formation professionnelles \u2022 les affaires \u2022 la gynécologie \u2022 le contrôle des naissances \u2022 la vie a deux \u2022 la séparation \u2022 la violence faite aux femmes \u2022 etc.etc.etc.En vente dans la plupart des librairies ^ et autres points de vente.6,95 $ Québec ss > \\ LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 OCTOBRE 1985 D 3 LITTÉRATURE- NAÏM KATTAN ET HÉLÈNE FECTEAU Dans le vaste monde des sentiments s I Peu d'auteurs, mieux que ™ Nairn Kattan, ont su relancer les êtres humains jusque dans leurs ultimes retranchements.La nouvelle, cet art minimal, sert bien un tel propos.Elle confine à l'essentiel, décor plaqué comme un accord, situation tout juste ébauchée, femmes et hommes surpris dans leur fragilité.Le plus récent recueil, la Re-prise, ne décevra pas qui aime cette littérature en mineur, étrangère aux modes ou aux effets à la mode.Ainsi est l'oeuvre tout entière, nourrie du Livre et de la vie, et ses résonances ne sont pas immédiates dans la conscience du lecteur, où elles s'instillent lentement, secrètement.Méfions-nous en effet de la ba nalité que l'écrivain paraît éta 1er.Elle n'est qu'apparence et vise peut être à rendre plus sensible l'essentiel, je veux dire l'instant critique où les rêves bascu lent dans un gouffre vague, effaçant provisoirement cet éner-vement, cette agitation un peu vains qui font l'enchaînement des jours.Alors les personnages arrivent au bout d'un âge OU de leur peine, parfois brises tout à fait et déjà tournés à jamais vers le mauvais cote des choses, et parfois neufs, miraculeusement.comme au commencement du monde.Avant la chute, avant l'ascension, qu'y avait-il?Ceci que Nairn Kattan décrit conciencieu sèment, sans trop de détails pour tant, et qui serait la très fréquen- te inadéquation de l'être humain et de son milieu, famille ou société plus large, car les circonstances, ou plus souvent la culture, ont décidé pour chacun qui il sera, qui il aimera et qui l'aime ra, dans un cadre strict, conçu pour que ce chacun résiste aux pulsions les plus exigeantes et profondes de^ coeurs et des corps.La chute ou l'ascencion seraient en quelque sorte les ris ques du désir, la sanction d'un appel, d'un cri qu'on aura pour tant tenté d'atténuer.À vrai dire, la vie.Cette si petite chose et ce m grand mot.serait une erreur : tant à faire et le possible se rétrécit sans cesse Pourtant, en relisant la Reprise on ne voit rien qui soit franchement pessimiste, encore moins désespéré.Car la manière de l'auteur, subtilité et sensibilité, consiste aussi à plaquer un sourire, souvent ironique, sur le visage des mauvais jours.Certes, tout lasse et tout casse et emporte tout le monde.Mais il se passe quelque chose, presque rien, un oiseau passe devant la fenêtre, la couleur du temps change brus quement.le grain serré d'une peau de brune présente au regard une caresse nouvelle; presque rien et cela même explique ou justifie la sequence mystérieuse des mots ou des gestes passés, que déjà recouvre la poussière du temps.L'espace artificiel dans lequel se meuvent certains personnages n'abuse personne, eux encore moins.Les belles capitales, les hotels elegants, les rencontres brillantes, rien de tout cela ne les atteint vraiment, parce qu'ils sont atteint de quelque blessure secrete, inavouable.La vie malaisée est au centre d'eux mêmes et ne s'en détache pas; le mouvement ne guérit pas ce mal qu'ils ne savent pas.qu'ils n'osent pas nommer.Surtout, ils ne confie ront a personne ni ami ni aman te, la question obsédante : à quoi bon'.' Ils emportent donc partout leurs bonnes manières et les affi client; ils emportent aussi, selon le mot de Virgile, mais maigre eux.les bleus qui leur collent a l'âme.Le nouvelliste, parmi la foule de ses personnages, maintient une ires sereine neutralité.Parce que l'être humain est complexe, c'est se condamner que de le juger.Plutôt chercher en chacun ce qui le singularise, parfois près que rien mais ce rien est tout; plutôt laisser filer la plume sans ecorcher celui-ci ou celle la.qui sont les acteurs d'un jeu dont ils ne comprennent pas très bien la règle, ni même, parfois, le but.L'empathie de Nairn Kattan n'est pas pour autant absente, ni même tue.elle est laite de teintes variées niais discretes, tolérance, espérance, quête de sens dans ce qui parait n'en pas avoir Au carrefour des sexes Héiène Fecteau montre d'une Hélène Fev m pathie face a leurs errements Son héros.Stéphane, n'a pas de chance Les deux femmes qu'il aime sont devenues amantes, créant autour d'elles un espace dont il se sent exclus.Comme il arrive dans 'es romans de ce con tinenl.ou les routes attirent les âmes torturées, il s'en va ailleurs, à Cape Cod justement, cul tiver sa souffrance en attendant de tenter île la guérir, Il sera reçu chez Patrick ou un autre choc l'attend.Son ami.qui en son temps a tout quitté pour s'inventer une nouvelle existen ce, (on ne saura pa^ 1res bien pourquoii.vient de se découvrir une orientation homosexuelle, qu'ti accepte et expérimente C'est contre nature, proteste Sté plume qui est un peu straight, comme on dit.mai- a Cape (od Nairn Kattan rien n'est contre nature parait >\\.tout appel de la nature est au con-traire recevante.Les jours s'écoulent lentement, peu a peu Stéphane réussit a faire taire son immense douleur d'homme abandonné, il Se glisse enfin hors de sa depression, grace a la rencontre d'un garçon de dix ans.Mark, auprès de qui il remplace du mieux qu'il peut le père disparu Celte histoire d'une depression.qui pourrai) tenir en vingt pages.soit l'espace d'une nouvelle.Me lene Fecteau a préféré lui donner l'ampleur d'un roman.Cape Cod aller-retour y perd forcément en densité puisque le lecteur risque de se lasser un peu vile de l'extrè me complaisance avec laquelle Stéphane contemple ses petits bobos.Dire a Patrick son désespoir, l'écrire dans des carnets, le ma ni fester par son comportement ombrageux, tout cela devient a la longue un peu repetitil L'auteur a eu besoin, pour pal lier la carence d'intensité drama tique et la lenteur de l'action, de recourir aux descriptions de pay sages.Ce n'est pas si gratuit qu'on pourrait le croire.En rêve liant au bon Virgile, qui disait qu'on emporte partout sa peine, il faut concéder que la nature, village et ciel et mer, offre a Stéphane l'occasion tie prendre la vraie mesure de son angoisse et de sa solitude, bref, de lui-même.Quand rien ne vous parle plus, la beauté brute du monde peut enco re vous consoler.S'il fallait reprocher quelque chose a Hélène l'ecteau qui a réussi un roman tort acceptable, c'est de s'être attachée bien plus à un theme, qui d'ailleurs en vaul bien d'autres, qu'aux personne ges qui devraient l'illustrer L'ami Patrick, l'enfant Mark et les personnages périphériques n'ont pas beaucoup d'épaisseur L'auteur n'en a que pour Slepha ne et sa souffrance, dont l'anal} se aurait eu besoin de plus de rat finetnenis peut-être môme de fantaisie, Car c'est un travail bien sage, trop saue.qu'a realise l'écrivain.Les dialogues sont raides et manquent de naturel L'écriture est pourtant correcte partout, mais d manque quelque chose une explosion, des excès, une cer laine folie.La mort de ceux qui enfin se seront reconcilies avec la vie.le petit Mark et Stéphane, ne suffit |ias a donner le souffle lyri que (pie l'autour a peut être trop timidement retenu La mort ici n'est en realite qu une anecdote atroce si un veut, mais (pli ne sort pas a éclairer davantage la lente traversée (te la souffrance a la quelle Stéphane a consacre tout un hiver.On referme le livre eu se disant (pie le meilleur n'a pas eu lieu, qu'on n'a pas rêvé ou ré fléchi selon sa soif et sa faim, que cette histoire sera oubliée dans quelques jours (\"est dommage.Nairn Kartan, LA REPRISE, nouvelles, collection l Arbre, Edition» HMH.Mont real.1985.Hélène fecteau, CAPE COD ALIEP RETOUR, ioman, Editions Libre Exprès sion, Montreal.1985.BEST-SELLERS DE LA SEMAINE 1\tDans ta fosse aux lions\tJean Chrétien\tL Homme\t1 2\tIls se sont connus a Lwow\tAlice Panzeau\tCLF\t5 3\tLe Matou\tYves Eteauchemin\tQuebec.-Amorii|ue 9\t 4\tLe crash: le défi à survivre\tJohanne de Montiqny\tRemue-menage\t1 5\tL'héritage Scarlatti\tRobert Ludlum\tLatfont\t7 6\tLa passion du Dr Christian\tColleen McCullough\tBeltond\tt 7\tGaston 0: gaffes et gadgets\tFranquin\tDupuis\t2 8\tLes saisons du corps\tThérèse Bertheral\tSeuil\t3 9\tLes Kennedy\tCollier et Horowitz\tdu Roseau\t3 10\tLe livre des nuits\tSylvie Germain\tGallimard\t1 Les listes nous sont fournies p.ir tes librairies suivnm.'s Bertrand.Oemarc.Ducharme.rfu Scorp/on.Flammarion.Cuerm.Hermès.Lemeac.Ratlin, RenauOBray.Sons et Lettres et Rcne Martin (Joliette).FOIRE DU LIVRE ANCIEN DE MONTRÉAL Sam.2 nov.12 à 20 heures Dim.3 nov.11 à 17 heures Du 11 octobra au J novtmbrt, Plat» BoruMftturf Le premier sommet de la saison vous attend.Tenu bien voi tuques I Le SAIOM DU SKI 85 df Montr*al un village foormillarrt de ipecuciei d c.poiitiom ei d aninuriom pour u gmnde r»mllle del iknvn et tkieuiei de router uiiegonet * Wnnuqnf (] f K4lMW \u2022.,Aourt-« tepUtaMI nweciat Ui< ' Heurvi d ouverture; ieudt.Il octobre.17h ë 22hM Vendredi.1er novembre, midi j - /hic iamedl.2 novembre, midi * J2HÈQ Otmamne S twfmbtm.midi m .\u2022¦10 Soycx-y I L'ORCHESTRE SYMPHONIQUE DU CONSERVATOIRE DE MUSIQUE DE MONTRÉAL Chef d'orchestre: Ralfï Armenian Au Théâtre Maisonneuve de la Place des Ans Dimanche, le 21 octobre à 20 heures Au programme: W.A.MOZART, P.HINDEMITH L.V.BEETHOVEN, J.BRAHMS Entrée libre Ministère des Altairos culturelles Conservatoire de musique et dait dramatique du Québec CONCOURS LITTÉRAIRE INTERNATIONAL CHARLES-HÉLOU[fj^È OBJET DU CONCOURS L Europe et le monde ont bien évolue depuis le concouts organise il y a deui siècles, pat l Académie de Berlin sut lunivetsalito de la langue française Comment les peuples qui sur les cinq continents, utilisent entiétement ou partiellement le trançais comme langue de pensée ou de communication peuvent-Ils \u2022 coopérer a revolution de cette langue pour lui permettie de mieui touei son rôle international et de mieui assumer sa vocation a I universel?\u2022 assurer dans un dialogue permanent des civilisations la ditlusion la plus large de leuts connaissances ei de leuis cultures'' \u2022 renforcer leur solidarité au prolit de tous les peuples7 ADMISSIBILITÉ .i.i ' i: s àgeieis de 15 ans minimum a 2t ans maximum au 30 mais I9ttb.citoyemneis dun dos 39 pays membres de l Agence de cooperation culturelle et lecnnlque CONDITIONS Oeuvie inédite écrite en langue iiançaise.ne dépassant pas du pages dactylographiées à mteilignes simples ilormat 21 > 29,7 cmi soumise en trois eiempiaues PRIX 25 000 fF (environ 3 600ii IbOOOFF ienwun2 150$) 10000 FF (environ 1 450$i DATE DE FERMETURE DU CONCOURS 3< décembre 198b a minuit lie MCiet île la poste en tera Ion ENVOI DES MANUSCRITS A Agence de cooperation culturelle et tecnmque 13 quai Andte Citioen 75015 Paris franco uConcouis international Charles Helou Pm special leunesson RENSEIGNEMENTS Direction du Attitrée francophone* Ministère det Relations IntornatlonalM 122b, plaça GioroaV Quabac.QC G1R 4Z7 (418)643-3076 RELATIONS INTERNATIONALES Québec s; mm.Nouveau aux Éditions La Presse < 4liilm r u| ft*| n r|,u m, r ri itr- ilia |ri|(«- ^\\«nt »U m « ji t h lr* |Ni)i|(t-< tljiin ' HIM(|)H|tl.r«l({lrf|lt)l< l'hntrlouif 11 Ntiltin i .Mi.i.1.1 Kl If rM rtiamifritAIH n I riii|t|r.t ¦lu ItiiUtrrnrftitMil >lr» CBS MKRVKILLBUX OISEAUX DU CANADA voutf«r« connuttii-1» ^ ii* uiiiiit» »*r\\ h ¦ rrrjuil»' fl illl, «1 r I.¦ii.-tiii**'i ItOJM rl 11 p 1 ¦ ru 1 «rnnuinilaini VM Uvtm » .t.\",,.,.Iji |'rT.»» |MU ictv ith»|M' *\u2022 iHi* n 4>rj i|u \u2022 < t'ttiiB^vi W IMMOllO t*Un4.doOMl »*,tr* niimrr*' .i» i Atl* VIsa-.MAHTRHCAHDh ir mi hn|» \u2022I !\u2022'.Ar.r.m.,,,.-, au* Mî ' I\\ ftlillvi ma liirr ruirvrriir ^, , .I , .KoiUoni im rretuw l.i MontrcHl ujurlu-.i llL'Y l.lfi j .i.* rjaftli al m rlr ADKKSSIv I StMl chacun! plu» 16 pour Ma da i IH-ntr rt (t.- llunu-rnriMii I Nod'abo.(a) VI,-'-K I | IMPORTANT loujntiàcatU.n \u201e,.,,.I .manda un chaque mandai paya rrl,\"lw '* .I IhV mix fviiii'ii» i i t'n \u2022\u2022«.\u2022 ii.\" CODE I larrwmlutUuwrvotn POSTAI.TÉL.I carta da crtdlt omma mod* da naja- TOTAL irUiatl pour (nia ¦ I ,\u2022¦ Inl « ''\u2022 i\"\"\" '1 I i MASTKRCAR.visa j' ' 1 * - .i observer.«SI tu vois les Grecs, on ne l'ait que répéter tout ce qu'ils oui écrit il j a 2500 ans Tous les sentiments ont été ex plorés.La raison d'être de l'auteur reside davantage dans l'exploration de structures différentes pour exprimer les choses que dans la recherche de personnages nouveaux.L'adaptation permet de maintenir vivante la mémoire collective.Même pour le roman.Ça s'appelle une culture.Ma job.a moi.c'est aussi de me servir de cela.«Cette adaptation-là je l'ai realise en trois semaines, en février et mars 19X:>.Quand tu écris de la comédie, il faut écrire plus rapidement.C'est une ques tion de rythme.Il ne faut pas perdre le rythme, il faut qu'il y ait du souffle, tout le temps.«Puis dans cette pièce-là la matière premiere, la corruption, est intéressante, (\"est de cela dont on a voulu se débarrasser ici mais est-ce que c'est plus pro pre aujourd'hui'.' On peut le croire mais est-ce qu'elle n'est pas Michel Tremblay toujours présente, d'une manie re plus subtile?Ici.on se sert de paravent pour cacher.Dans la pièce c'est clair.La corruption est honteuse et dangereuse.N'importe qui peut acheter n'importe quoi, C'est le genre de chose qui me fait plaisir à déculotter.Chaque petit pouvoir te donne la puissance d'acheter quelqu'un en-dessous et au (Us sus.Le directeur d'école comme le libre penseur.«Mais je crois également que c'est ici que l'on peut trouver le plus de liberté.On peut dire n'importe quoi au Québec.C'est l'endroit ou la presse et les créa tours sont les plus libres au mon de.» Cette liberté de parler et d'écrire était pourtant brimée dans le Quebec des années 50, a l'époque du «(Jars de Québec» précisément.En ce temps la François llertel avait du s'exiler à Paris pour pouvoir s'exprimer.Corduas avait produit le muni teste «Le refus global», un plaidoyer contre le blocage des idées.C'était la naissance de la photo Jean Goupil, LA PRESSE television.Quinze ans plus tard, en réaction à la langue d'usage, dans un film de Pierre Patry.que Tremblay ne reconnaissait pas comme étant celle parlée par la majorité des gens d'ici, le jeune homme, qui allait devenir le plus f^rand dramaturge de la francophonie nord américaine, rédigeait ses premiers dialogues.Trois ans plus tard.«Les belles soeurs» étaient jouées à la scene soulevant un tollé de pro testations, donnant naissance a un débat linguistique d'une rare vigueur.Michel Tremblay devait sortir gagnant de cette lutte.Il avait conquis le droit de s'exprimer librement, comme il le ressentait, «Ce qui a fait notre force, dit il.c'est que l'on a tout lait eu même temps.Je n'étais pas seul.Au même moment Charlebois et Deschamp mon taienl sur la scene du Quat'Sous avec l'«()stie d'show».on mon tait a Sainte Agathe «Le Cid Ma ghane» de Regent Ducharme.Nous exprimions le besoin viscéral d'une société pour passer à travers un rêve tranquille.» À des joueurs bien connus de l'an dernier.Sylvie Potvin.Pierrette Robitaille chez les Rouges et Yves .lacques, Diane Jules et Jacques L'Heureux chez les Verts, se joindront des corné diens qui ont déjà fait leur mar que dans l'impro dans le passé, les Pierre Curzi, Michel Rivard.Germain lloude.11 faudra aussi surveiller Louis-George Girard, un comédien de Québec, qui a été animateur de Station-Soleil pour Mer et Monde 8t.Franchie Ruel.Johanne Feymour et Chantai Baril.Sur le banc des Rouges.Yves Simoneau.dont le dernier film Pouvoir Intime sortira au début de l'an prochain, aura comme Vis-à-vis chez les Rouges un néo phyte dans le metier.Robert Ménard.le réalisateur du film Une journée en faxiet de la série télévisée l'n amour de quartier.Cette saison, l'affrontement entre les quatre équipes se poursuivra chaque dimanche soir jusqu'à la grande finale du 2 février.Sept parties seront télévisées sur les ondes de Radio Quebec, soit celles des s décembre, 15 decern bre.22 décembre.12 janvier.1!) janvier, 2tï janvier, ainsi que la finale du 2 février.Le calendrier local compte 15 parties, dont une d'Étoiles, le 2li décembre.Mais la grande bataille du Mondial de l'impro.qui doit se dérouler cette année à Paris, rassemblera encore une fois les comédiens joueurs des pays francophones.Le directeur de la LNI, Y von Leduc, partira le 2 novembre pour l'Europe.C'est à son re touir que seront dévoilées les de tails des rencontres du Mondial.Où les Québécois devront défendre leur litre de Champions du Monde, brillamment conquis l'an dernier a Montreal.photo Denis Courvillc, LA RESSE La saison de la LNI débute demain soir.L'ATRIUM PRESENTE LA CHAMBRE BLE de Hélène Lasnlei mise en scene Robert Lepage elMarc-Alain Robitaille scénographie Richaid Lacroix conception sonoie Marc Peiussc- ^ or.lairages Martine- Gagne avec Norman Helms.Suzanne Lemoine et Jeanne Ostiguy du 24 octobre au 9 novembre a 20h / * A L ESKABEL 123/ rue Sangumet Montreal reservations 849 7164 8?à Des problèmes?Vite, téléphonez au 523-1211.Nos spécialistes de Mademoiselle Autobody vous y attendent Dès le 7 novembre ! * KODAK * VOUS PROPOSE * D'INVITER UNE * STAR CHEZ VOUS - A 2 * DE RABAIS! i Avec les vidéocassettes Kodak, louez des films à prix rabais.Vous pouvez maintenant économiser en emportant chez vous vos films préférés.Économisez 2 $ En achetant une vidéocassette Kodak chez un détaillant participant, demandez un coupon relatif à cette offre et postez-le, accompagné de votre preuve d'achat.Kodak vous enverra alors un bon de 2 $, remboursable à la location d'un film vidéo, aux endroits participants* seulement.6 S -i a $ Achetez trois vidcocasbettes Kodak et postez vos preuves d'achat accompagnées du coupon relatif à cette offre.Kodak vous enverra alors trois (3) bons de rabais de 2 $ ainsi que 3 $ en argent comptant.Renseignez-vous chez les détaillants participants Tout comme les stars de vos rêves, les bons moments de votre vie méritent d'être conservés sur vidéocassettes Kodak.à 'Comptoir» de location do (Urns vidéo, vldéoclub», otc.I -it.' lie Mou ni WrWdV cette sa/son.J( w 1 1 du 12 au 16 Novembre OCTOBRE val d &t»PDV rAONTR^ jolieUf lOCV aOO , >o OCT.,b »u *u isoçr.Zb'OCT- NOV îNCW S NOV bNOV , NOV 9 NOV.10 nov .|é NOV- ,bnov- ,9 nov 20 nov-l\\ nov.22 nov ïînov.26 nov 28 nov- )nov.\u2022', aOtt } 20h00 fl'LteT,s C.UIIWW EN VENTE TiririkTU >», *. LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 OCTOBRE 1985 JOE BOCAN Paradoxale SPECTACLES PAUL PICHÉ REVIENT DE PARIS Le record des nominations pour le gala de l'Adisq Paul Piché pho,° PaulHeon Tolboi, la presse i Après un disque platine ^ (pour des ventes de plus de 100 000 disques) et trois d'or (50 000 disques vendus), des spec tacles qui attirent des milliers de fans.Paul Piché devrait se réjouir de constater en revenant de DENIS LAVOIE_ Paris, qu'il a le record des nominations pour la course aux Félix au gala de l'Adisq de dimanche.Seulement voilà, il craint encore qu'on l'oublie, même s'il sera du spectacle présenté à l'occasion de ce gala.Il est même prêt à gager un $20.qu'il n'aura pas encore droit à sa consecration et à un Felix.«J'ai jamais nantie de Félix, même si j'ai toujours été en nomination.F.t je pense pas en gagner un cette année encore, même si j'ai le plus de mises en nomination, si j'avais eu à '.-n gagner un.j'aurais dû l'avoir en lii\"7 \"S.pour mon premier micro sillon dont on a vendu plus de 100 000 exemplaires.Mai; j'ai même pas gagné le trophée de la révélation de l'année».Paul Piché.fraîchement de barque de Paris, n'en perd pas le sourire.Même s'il constate que la presse ne braque son attention que sur la chanteuse Martine Saint-Clair.Ce qui l'offusque et à bon droit, l'est qu'on prétende que la chan teuse a le plus tfrand nombre de nominations avec six.alors que Paul Piché est huit fois en nomination pour un trophée Fé lix: pour le spectacle de l'année dans les catégories pop et rock, deux fois pour le vidéo-clip de l'année, ainsi que dans les catégories de disque rock, auteur et-ou compositeur, et il est dans la course aux trophées pour l'interprète masculin de l'année et le microsillon populaire de l'année.«C'est l'appréciation qui comp te», souligne Piché.Et de ce côté, Paul Piché a toutes les raisons dise rejouir.Son public lui est acquis.Il en a pour preuve les milliers de jeunes qui ont vu l'un ou l'autre de ses nombreux spectacles cette année, tantôt seul, tantôt en complice avec Michel Rivard.Il a rempli des arenas, pour chanter devant des publics de 10 à 15 000 spectateurs.«Ça me fait quand même un petit velours de voir que j'ai le plus de nominations à l'Adisq.a-joute-I-il en engouffrant un smo de meat.Et puis Martine Saint Clair est aussi très bonne.De toute façon, c'est pas compara ble».«J'ai confiance en moi au ni veau de la sct>ne, mais j'ai ja mais été un artiste à faire des chansons à succès.Le mieux que j'ai fait au palmarès ça a été une deuxième position.Je ne vends donc pas beaucoup de 15 tours, mais mes microsillons se sont toujours bien vendus».Il y a cependant des chansons de Paul Piche (et tout particulièrement 1.'escalier), que des jeu-lies connaissent par coeur.Cette même chanson intéresse d'ailleurs la France (pour en faire une nouvelle version), et jusqu'à l'Espagne, comme a pu le constater Piché, à la suite d'un spectacle intime qu'il vient de donner à Paris, devant des représentants de l'industrie du disque et du spectacle en France.Piché revient donc de Paris enthousiasmé par un projet de disque et cette nouvelle façon de faire* sur scene, simplement accompagne d'un pianiste.Il parle de faire quelques petits specta des du genre cet hiver.Pour l'instant, une fois passé le gala de l'Adisq.il devrait se retirer dans ses terres, dans les La u rentides.à la Minerve où il a ton jours vécu, pour écrire de nouvelles chansons.Il ne sortirait de ce refuge que pour tester m-^ nouvelles tounes devant des petits publics.«Au lieu de jeter de la poudre aux yeux avec un gros show, tii chanson a besoin d'être bonne, quand tu es tout près du public» «La chanson française, dans la tradition des chansons qui disent de quoi, c'est important que ça existe, poursuit Piché.Or.après l'engouement pour la chanson en anglais on revient à des gens comme moi, Richard Seguin et Michel Rivard».A entendre Piché.la chanson québécoise aurait ainsi trouvé un nouveau souffle, et il ne serait surtout plus seul.Il ne fait pas les manchettes de la presse et n'est guère montre à la télévision, et pourtant.Paul Piché arrive à rejoindre un très jeune public.Ça lui est une entente.11 ne comprend pas qu'un jeune qui n'avait que dix ans à la sortie de son premier disque, se trouve dans son public.Ces! peut-être parce qu'il a changé de style a chaque disque (folk-swing au premier, doux romantique pour le second, très rock au troisième et moderne pour son dernier, qui lui vaut tant de nominations au gala de l'Adisq) «.lai peut être des pre occupations de vieil adolescent, parce que je suis revendicateur et contestataire, et que les jeunes sont ceux qui cherchent le chan gement ».Avec un public aussi nombreux à le voir en spectacle et à acheter ses disques, se pourrait il qu'avec huit chances de remporter un Felix.Paul Piché rempor te son pari de sortir \u2022perdant», les bras vides, du gala de l'Adisq dimanche'' SUITE DE D 1 sans jamais définir clairement ce nouveau phénomène.«Non je ne suis pas une chanteuse rock.Non je ne comprends pas la comparaison avec Madonna (peut être à cause des che- J1AN MMINOYl» veux».Son attaché de presse.Loui Maufette parle de Anna Prucnal.Pas bêle, mais on ne compare pas de genre de personnalités.Elles ont tant fait pour sortir du moule qu'il faut toujours leur rendre leur originalité.Prucnal est Prucnal, Bocan est déjà Bocan et ce qu'elle fera sur scène au Milieu.ressemble dans sa structure à son spectacle de l'Eskabel.Elle ne reprendra pas son chapeau de Napoleon, ne refera pas la scène de Bench (avec ses vagues en carton) mais cherche encore l'effet visuel, le costume et l'intensité.«Nous avons éprouvé certaines difficultés de distribution avec mon premier quarante-cinq tours Beach et au fond, j'en suis très heureuse parce qu'il n'est pas représentatif de ce que je suis et de ce que je fais sur scène».Tout à fait d'accord et bien ou mal distribué, cet enregistre ment n'allait de toute façon rien casser.C'est le reste qui importe.Cette façon de bouger, de créer de nouvelles images sur scène, de nouveaux costumes: tant d'Inventions (je pense à des robes, à une chorale, dé nouveaux éclairages).En compagnie du réputé René Richard Cyr et de Claude Posant, elle participe à la mise en scène, elle écrit une bonne partie des textes, imagine des costumes, coproduit le spectacle, prépare un album et travaille ses chansons mieux que personne: «Je peux répéter une chan sons 250 fois avant de la présen- photo Denis Courville, LA PRESSE Joe Bocan ter sur scène.Lorsque je chante, je donne, je ne travaille plus,».L'équipe du spectacle est sensiblement la même avec Toni Rivest à la composition et aux arrangements, les décors de Da-niele Lévesque, les costumes de Jean Rossignol, les éclairages de Michel Beaulieu et les choristes Bernier, Carbonneau et Vézina.Une tournée en province devrait suivre le spectacle et il y aura de plus cette comédie musicale qu'on verra l'hiver prochain à Radio Québec Le reporter mas quo contre Caslafior Liboirnn.Un cartoon j'imagine, un peu comme Joe Bocan, cette joyeuse vivante qui chantera Tatouée, Electrocutez-moi.Pour qu'on s'essoule.Pour une femme possédée et il sera question de guer re nucléaire, de l'urgence de vivre.Un paradoxe quelque part, mais le show s'intitule justement Paradoxale.LE GAR30 __ .___ dim 2hres avant le spectacle RENSEIGNEMENTS.521-4650 M A S T F PI AMD LA MAISON QUÉBÉCOISE DU THÉÂTRE POUR, L'ENFANCE ET LA JEUNESSE LE DANSE PARTY DE LHALLOWEEN Jeudi, 31 octobre de 21h à 3h è PRIX PUZZLES POUR LES COSTUMES LES PLUS ORIGINAUX.\u2022 un *Mh*#nd pour df>\\i* une suit*» de l'Hot»! du Parc avec dïniirj ut b'unch du dimanche \u2022 une houte'»* de champagne \u2022 une pmte d# nanq tuf Qlece ENTRÉE LIBRE COSTUME OBLIGATOIRE IF llSoU, 333 rue Prince-Arthur, Montréal 288-6666 g presenre a \u2022 /a marelle de Suzonne Lebeou HUGUETTE OLIGNY, POUR LA PREMIÈRE FOIS AU THÉÂTRE POUR ENFANTS ovec Huguerte Oligny et Cari Oéchord M.e.s.: Alain Grégoire Orflprs d 50 S 6 00 i ( u ans
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